02.09.2010
n°451 - dossiers de l'Afghanistan - 01-08 -: Début :- : La propagande à gros sabot.
n°451 - dossiers de l'Afghanistan - 01-08 -: Début :- : La propagande à gros sabot.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Sa diffusion est un acte de résistance.
dossiers de l'Afghanistan n°451 du 01-08
L'enlisement et l'aveuglement..
C.De Broeder & M.Lemaire
Le "dossier de l'Afghanistan" est visible sur mes blogs :
a) sur nos blog :
http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/
http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/
b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html
c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com
NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire.
1 Médias et Vidéos 1-1 Qu’en est-il des troubles post-traumatiques de guerre. 1-2 Une opération ‘spéciale’ vue depuis un drone… 1-3 Vidéo : Des civils afghans attaquent une base militaire de l'OTAN 1-4 Vidéo : «On se croirait au Vietnam» 1-5 La propagande à gros sabot : Le rôle de l'opinion publique est massif dans le choix entre Guerre et Paix. 2 Les Brèves 2-1 La résistance s’est intensifiée depuis quatre ans, élargissant son champ d’action 2-2 Les pertes militaires dans les rangs des forces étrangères ont dépassé officiellement la barre des 2.000 morts. 2-3 Chaque jour des attaques 2-4 Débâcle de l'armée afghane. 2-5 Un drone s'écrase ... 2-6 Sondage 2-7 Des tirs ont forcé un hélicoptère à atterrir 2-8 Deux policiers espagnols tués par leur chauffeur afghan 2-9 Une attaque. 2-10 Un entraînement dans le nord de l'Afghanistan... 2-11 Le fléau des «tirs amis» frappe les soldats français 2-12 Une forte augmentation des victimes "hors combat". 2-13 La connaissance du terrain des Afghans utile aux Occidentaux 2-14 L'armée canadienne dévoile son plan de sortie de Kandahar 2-15 Une offensive majeure de l'armée afghane tourne à la débâcle. Fin 3 Dossiers 3-1 Alain Gresh : Afghanistan, l'enlisement et l'aveuglement. 4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 4-1 André Pratte : L'échec. 4-2 Blue Rider : Afghanistan: RIEN NE VA PLUS, suite (2) 5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion 5-1 Biden: Il est trop tôt pour parler d'échec et nous ne quitterons pas l'Afghanistan... |
Tiré à part :
La propagande à gros sabot : Le rôle de l'opinion publique est massif dans le choix entre Guerre et Paix.
Ce qui est arrivé alors que nous sommes en Afghanistan
La propagande à gros sabot est aussi dirigée vers les alliés de l'Otan, comme le laisse apparaître le commentaire final et réjoui de l'article du Figaro.
Une jeune fille est victime d'une pratique familiale barbare, que son mari fut ou non 'combattant taliban' n'a que peu de rapport avec cette guerre et l'occupation occidentale, peut-être même n'est-il devenu 'combattant taliban' qu'après que la jeune femme ait obtenu l'assurance de se faire opérer aux USA.
Qui peut savoir cela?
Ce qui est certain, comme le rappelle l'article ci-dessous, c'est que les USA et les autres islamistes qu'ils ont mis "au pouvoir" en Afghanistan, n'ont que faire en fait du sort des femmes afghanes, - sauf pour la vitrine.
"Ce qui arrivera si nous quittons l'Afghanistan" : Cela n’est-il pas arrivé pendant que nous sommes en Afghanistan?
August 10
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Voici l’article… La propagande à gros sabot
Renaud Girard : L'opinion américaine face aux exactions des ‘talibans’
nb Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.
Destinée à impressionner l'opinion publique américaine, afin de provoquer un retrait de l'Otan d'Afghanistan, la stratégie de terreur tous azimuts des talibans a-t-elle 100% de chances de marcher? Contrairement aux apparences, rien n'est moins sûr aujourd'hui.
Certes, les Américains sont sensibles au choc des photos. Le cliché, ultracélèbre, d'une petite fille napalmée, entièrement nue, criant sa peur et sa douleur, tout en courant sur une route de la guerre du Vietnam, provoqua aux États-Unis une prise de conscience telle qu'elle força l'Administration Nixon à engager une sortie négociée du conflit.
En ce qui concerne l'Afghanistan, la perception du public américain est différente. Clairement, la sauvagerie n'est cette fois pas du côté des B-52, mais bien du côté des talibans. La semaine dernière, la couverture de Time, le plus grand hebdomadaire américain d'information, étalait la photo d'une toute jeune femme afghane, qui devait avoir été très jolie, à en juger par ses yeux noirs en amandes, ses joues pleines, sa bouche charnue. Mais, à la place du nez, il n'y avait qu'un trou béant. Aïcha, 18 ans, a récemment eu le nez et les oreilles tranchés au couteau de boucherie par la «justice» des talibans.
Son crime?
Après avoir été mariée de force toute jeune pour apaiser une vendetta de familles pachtounes, Aïcha avait fui le domicile de sa belle-famille, qui passait son temps à la battre et à l'humilier. À côté de cette image terrible, la rédaction en chef de Time ne mit qu'un seul titre: «What Happens if We Leave Afghanistan» («Ce qui arrivera si nous quittons l'Afghanistan»).
«Avons-nous le droit ?»
Ici, la photo créa un choc émotionnel considérable. Non seulement affluèrent immédiatement des milliers de propositions de donateurs privés, prêts à financer une opération de chirurgie plastique de reconstruction de visage pour la belle Aïcha.
Mais aussi, le débat afghan reprit aussitôt de plus belle au Congrès, dans la presse et dans les nombreux think tanks (groupes de réflexion stratégique) de Washington. Soudain la grande question n'était plus: «Que faisons-nous dans ce pays lointain à mener une guerre ingagnable?» Elle était devenue: «Avons-nous moralement le droit d'abandonner toutes les femmes afghanes à la sauvagerie des islamistes?»
Dans la psychologie collective américaine, le départ précipité de Saïgon est toujours ressenti comme un sujet de honte. Les événements qui suivirent l'abandon par l'Amérique, au printemps 1975, de l'Indochine aux mains des diverses forces communistes de la région - génocide des Khmers rouges au Cambodge, drame des boat-people au Vietnam - sont toujours ici, commentés en permanence. Comme si, demain, il faudrait réfléchir à deux fois, avant de laisser la barbarie derrière soi, en Afghanistan.
Renaud Girard
Le Figaro, 09/08/2010
1 Médias et Vidéos
Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.
1-1 Qu’en est-il des troubles post-traumatiques de guerre.
Vidéo : qu’en est-il des troubles post-traumatiques de guerre ? Voici des paroles d’adultes bouleversantes. Les enfants-soldats ? S’ils ne sont pas évoqués ici, et d’après ces témoignages, on peut concevoir le terrible traumatisme qui les habitera toute leur vie.
Voici le film "Sans blessures apparentes", documentaire de 63 minutes, tiré du livre du grand reporter Jean-Paul Mari qui fut dépêché à Bagdad en avril 2003. Ce film a été diffusé sur Fr2 dans l’émission "Infrarouge". Il a reçu le Grand Prix FIGRA et le Prix du Public 2010.
Attention, cette vidéo est déconseillée aux personnes sensibles.
SANS BLESSURES APPARENTES (1)
Vidéo 1
http://www.dailymotion.com/video/xdte3u_sans-blessures-apparentes-1_webcam?start=60#from=embed
Vidéo 2
http://www.dailymotion.com/video/xdtex6_sans-blessures-apparentes-2_webcam
Vidéo 3
http://www.dailymotion.com/video/xdtfbd_sans-blessures-ap...
1-2 Une opération ‘spéciale’ vue depuis un drone…
Ce blog avait révélé en février dernier une opération spéciale française qui avait abouti à la capture d'un résistant afghan, recherché pour sa participation à la pose d'engins explosifs improvisés.
Cette opération, qui s'était déroulée quelques semaines plus tôt, était baptisée Hard Wake-Up, réveil difficile...
Elle s'est en effet déroulée au petit matin.
Voici des images exclusives de Hard Wake Up, prises par un drone français déployé en soutien.
Il s'agissait d'un SDTI mis en oeuvre par un détachement du 61ème régiment d'artillerie.
Ces images ont été présentées lors d'un colloque de l'armée de terre à Paris, le 12 mai dernier, colloque ouvert au public. Il s'agit donc d'images non classifiées, ou en tout cas "nettoyées" d'informations sensibles et dont la qualité a été dégradée.
On y voit notamment la dépose du groupe d'action français par deux hélicoptères lourds américains Chinook, ainsi que l'objectif entouré de rouge, c'est-à-dire la maison de la cible. On y voit ensuite des équipes de surveillance sur les hauteurs. Le drone filme également un hélicoptère de combat, avant que tout le monde prenne le chemin du retour vers les hélicoptères.
Ce film permet d'apprécier la qualité des images, ainsi que l'intérêt de l'observation aérienne.
Vidéo : http://www.dailymotion.com/be-fr
http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/07/...
1-3 Vidéo : Des civils afghans attaquent une base militaire de l'OTAN
vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xel1fi_des-civils-afghans-attaquent-une-ba_news?start=9#from=embed
1-4 Vidéo : «On se croirait au Vietnam»
LUC MATHIEU Kaboul, de notre correspondant …
En Afghanistan, dans la province de Kandahar, les soldats de la compagnie Bravo doivent affronter les pièges des résistants et l’hostilité des habitants.
Il est 18 heures, les soldats de la compagnie Bravo sont épuisés. La boue macule les treillis, la poussière colle aux visages. Depuis midi, la quinzaine d’hommes a traversé des vergers, escaladé des murs, franchi des canaux d’irrigation. Elle cherche des IED (Improvised explosive devices),
21/07/2010 à 00h00
http://www.liberation.fr/monde/0101648060-on-se-croirait-...
2 Les Brèves
2-1 La résistance s’est intensifiée depuis quatre ans, élargissant son champ d’action à la quasi-totalité du pays
Les troupes occidentales, arrivées dans le pays sous la houlette des Etats-Unis à la fin 2001 sont chargées de soutenir les 115 000 soldats et 104 000 policiers afghans face à la résistance menée par les combattants de l’ancien régime.
Mais cette dernière s’est intensifiée depuis quatre ans, élargissant son champ d’action à la quasi-totalité du pays, malgré le renforcement régulier des troupes internationales, notamment américaines. Les forces étrangères perdent depuis chaque année davantage de soldats sur le terrain afghan.
15-08
http://www.elwatan.com/Douze-soldats-tues-en-deux-jours
2-2 Les pertes militaires dans les rangs des forces étrangères ont dépassé officiellement la barre des 2.000 morts.
Si le bilan des soldats tués en Afghanistan reste encore inférieur de moitié à celui des pertes enregistrées en Irak, de nombreux membres de l'Alliance commencent à réfléchir de plus en plus au bien-fondé de leur présence au sein du pays, à l'image des Pays-Bas, qui ont décidé de retirer leurs troupes d'ici 2015.
L'annonce du franchissement de cette barre symbolique des 2.000 morts est également un coup porté au président Barack Obama, qui a promis la mise en place d'une nouvelle stratégie en Afghanistan en décembre, après les élections de mi-mandat, face au scepticisme grandissant de la société américaine à l'égard de ce conflit.
En Europe, la guerre en Afghanistan a déjà fait tomber un gouvernement aux Pays-Bas et un président, en Allemagne.
Selon un décompte du site indépendant (...) Icasualties.org, 2.002 soldats ont trouvé la mort en Afghanistan depuis le début du conflit.
Parmi ces tués figurent 1.226 Américains, 331 Britanniques et 445 autres soldats répartis entre les 44 partenaires de l'Otan opérant pour le compte de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf).
Le mois de juin fut le plus meurtrier depuis 2001 avec la perte de 102 membres des forces de sécurité étrangères, notamment au cours de vastes opérations menées dans les provinces de l'Helmand et de Kandahar. En juillet, 88 soldats ont été tués, portant ainsi le nombre de victimes depuis le début de l'année à 434 morts.
Les généraux américains, britanniques et d'autres responsables de l'Otan ont prévenu ces dernières semaines que le conflit allait entrer cette année dans une phase encore plus radicale, les troupes de l'Isaf se préparant à mener des offensives contre des bastions des résistant situés dans le sud du pays et contre d'autres fiefs d'résistants dans l'est de l'Afghanistan.
15 août,
AP
2-3 Chaque jour des attaques
A Nolen, les troupes de la 2e Brigade de combat de la 101e division aéroportée traversent une période particulièrement difficile, confrontés qu'ils sont chaque jour à des attaques lancées de Charqulba, localité désertée par ses habitants.
Le trajet du quartier général du bataillon au poste avancé de Terra Nova ne fait que 700 mètres, mais peut s'avérer mortel.
Sur trois de ses flancs, Nolen est encerclé de bombes dissimulées, sommaires mais meurtrières. Maintenir le quatrième côté ouvert relève de la bataille permanente, car chaque nuit, les résistant cachent de nouveaux IEDs.
Ces engins sont plus petits que ceux jadis prisés des résistants irakiens, capables de détruire des blindés. Mais ils sont de plus en plus utilisés. En juin, plus de 300 IEDs ont explosé ou ont été repérés, contre une cinquantaine par semaine en 2007.
Pour y faire face, les Etats-Unis ont expédié pour trois milliards de dollars d'équipement anti-IED en Afghanistan.
A Arghandab, les troupes disposent de camions pouvant résister à de fortes bombes et équipés d'instruments de brouillage et de dispositifs pour déclencher les IED.
"Je suis allé en Irak, mais ici c'est autre chose. Nous sommes là depuis seulement un mois et on nous a déjà tiré dessus trois fois et un IED a explosé juste devant mon visage", témoigne le chef d'escouade Matthew Hubbard, 28 ans.
Les incidents tels que le meurtre de trois soldats d'élite britanniques par un renégat afghan ont altéré la confiance entre les troupes occidentales et nationales. Mais pour le médecin Dylan Schwinn, il reste plus sûr de patrouiller conjointement.
"Ils savent si quelque chose n'est pas à sa place ou n'a pas l'air normal", dit-il à propos des Afghans.
Le sergent afghan Ezatallah Yusafi, 22 ans, assure que ses hommes, après avoir livré de violents combats en février près de Marjah, dans le Helmand, sont prêts à ‘sécuriser’ Arghandab et les environs.
Pour le chef de bataillon David Flynn, la présence d'Afghans va permettre en outre de rassurer la population locale, qui soutient ses propres troupes à défaut d'aider les Occidentaux.
"Les villageois d'ici vont voir pour la première fois un important groupe d'Afghans venus protéger leur propre peuple et leur propre pays", relève l'officier.
21-08
www.lexpress.fr/.../la-connaissance-du-terrain-des-afghans-utile-aux-occidentaux_907789.html -
2-4 Débâcle de l'armée afghane.
L'une des premières grandes offensives menées par l'armée afghane contre les résistants, sans l'aide de l'Otan, a viré à la débâcle, les soldats afghans ayant dû appeler le secours des renforts américains et français, rapporte vendredi la presse américaine.
L'armée a réclamé l'aide des forces internationales de l'Isaf après le décès d'au moins 10 de ses soldats et la capture d'une vingtaine d'hommes au cours de cette opération lancée le 3 août et qui a mobilisé un bataillon de 300 militaires afghans.
(Le Soir 14.8.2010, d'après le N.Y. Times)
2-5 Un drone s'écrase ...
Un drone de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) s'est écrasé mercredi dans la province afghane de Paktika (est), a-t-on appris d'un communiqué publié par la force sous commandement de l'OTAN à Kaboul.
"Un véhicule aérien sans équipage (UAV) s'est écrasé aujourd'hui dans le district de Sharan de la province de Paktika", ajoute le communiqué.
La défaillance mécanique demeure la cause du crash, souligne le texte.
Une équipe de l'ISAF immédiatement envoyée vers le site suite au crash a récupéré l'épave de l'UAV.
Il s'agit du 3e drone qui s'est écrasé le mois dernier en Afghanistan alors que les deux autres crash s'étaient produits dans la province de Kondoz (nord).
2010-08-18
xinhua
1 - 58% des Américains opposés à la guerre en Afghanistan
Près de six Américains sur dix (58%) sont opposés à la guerre en Afghanistan, selon un sondage GfK pour l'Associated Press qui traduit les doutes de la population, après neuf ans de conflit et alors que le président Obama envoie des dizaines de milliers de soldats supplémentaires au combat.
Plus de 1.100 militaires américains ont trouvé la mort en Afghanistan depuis l'invasion en octobre 2001, dont 66 pour le seul mois de juillet.
A l'automne 2009, Barack Obama a autorisé le déploiement de 30.000 hommes de plus, pour porter l'effectif total à 100.000, soit trois fois plus qu'en 2008.
Mais de plus en plus de parlementaires s'interrogent sur la possibilité d'un succès militaire sans une campagne vigoureuse contre la corruption, qui sape la confiance des Afghans dans leur gouvernement.
A dix semaines des élections de mi-mandat en novembre, 38% des personnes interrogées soutiennent la stratégie du président en Afghanistan, contre 46% en mars. Seules 19% pensent que la situation devrait s'améliorer la semaine prochaine, contre 29% qui tablent sur une dégradation et 49% qui s'attendent à ce qu'elle ne change pas.
Cette perception pourrait coûter cher au chef de l'Etat et à la majorité démocrate, confrontés à un chômage élevé (9,5% en juillet), une reprise économique poussive et un déficit budgétaire qui devrait dépasser les 1.300 milliards de dollars (1.015 milliards d'euros). Une forte opposition à la guerre en Afghanistan pourrait décourager les sympathisants de la majorité alors que le Parti démocrate, majoritaire aux deux chambres du Congrès, a désespérément besoin de mobiliser ses partisans pour le scrutin de novembre.
En ce qui concerne l'Irak, 65% des Américains sont également opposés à la guerre (31% sont pour), après sept ans de conflit, mais 68% approuvent la décision de Barack Obama de mettre fin aux opérations de combat. La dernière brigade de combat américaine a quitté le pays jeudi, devançant la date-butoir du 31 août fixée par le président.
Sondage réalisé par téléphone du 11 au 16 août auprès de 1.007 adultes. Marge d'erreur de plus ou moins 4,5 points de pourcentage.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100821.O...
2 - Près de la moitié des Norvégiens souhaitent un retrait des troupes norvégiennes
Selon un sondage publié hier, qui témoigne d'un changement radical de l'opinion norvégienne vis-à-vis des opérations menées par l'Otan.
49,4 % des personnes interrogées ont dit vouloir un retrait des troupes norvégiennes d'Afghanistan,
contre
36 % affirmant être favorables à ce qu'elles restent et 14 % d'indécis, précise ce sondage.
2-7 Des tirs ont forcé un hélicoptère à atterrir
Les Forces armées canadiennes ont confirmé, samedi, que des tirs d'armes de petit calibre avaient forcé l'atterrissage d'urgence, jeudi, d'un hélicoptère Chinook en Afghanistan.
L'hélicoptère avait atterri brutalement à 20 kilomètres au sud-ouest de la ville de Kandahar et s'était immédiatement enflammé.
Samedi, le commandant de la Force opérationnelle à Kandahar, le Huit des 21 personnes qui se trouvaient à bord de l'appareil, un CH-147 Chinook appartenant au Canada, ont subi des blessures mineures.
brigadier-général Jonathan Vance, a précisé que des armes légères avaient atteint l'hélicoptère, provoquant un incendie qui a contraint le pilote à atterrir et qui s'est soldé par la destruction de l'appareil.
«Bien qu'un hélicoptère ait été détruit, cet incident met en relief les habiletés des équipages d'aéronef canadiens déployés en Afghanistan», a-t-il fait valoir.
«Le fait que personne n'a été gravement blessé durant l'atterrissage d'urgence démontre la capacité de nos équipages à briller sous pression, ce que (l'équipage du Chinook) a fait de manière exemplaire.»
Le brigadier-général Vance a précisé qu'il s'agissait du premier incident d'importance de ce genre à se produire depuis l'arrivée de l'escadre aérienne canadienne en Afghanistan, en 2008. Selon lui, les pilotes de l'armée canadienne ont accumulé des milliers d'heures de vol sans incident.
L'hélicoptère Chinook avait dû effectuer ce que l'armée appelle un «atterrissage brutal» à proximité du village d'Armarah, situé en plein coeur du district de Panjwaii.
Cinq membres d'équipage, soit deux pilotes et trois tireurs latéraux, et 16 passagers se trouvaient à bord de l'appareil. L'incident a fait 8 blessés conséquence de l'atterrissage violent.
Des témoins ont raconté que ces personnes étaient parvenues à se sortir du Chinook avec difficulté tout juste avant que l'hélicoptère ne devienne complètement la proie de flammes.
Les résistants avaient immédiatement revendiqué l'attaque.
Le porte-parole des résistants Qari Yousef Ahmadi a affirmé que l'hélicoptère avait été touché par un tir de roquette.
Il ne s'agit pas de la première fois qu'un hélicoptère des Forces canadiennes s'écrase en Afghanistan.
Le 6 juillet 2009, le caporal-chef Patrice Audet, un Montréalais âgé de 38 ans, et le caporal Martin Joannette, un résidant de Saint-Calixte, dans Lanaudière, de 25 ans, sont morts dans la province de Zabul, après que leur hélicoptère se fut écrasé peu après le décollage. Trois autres membres des Forces canadiennes avaient été blessés, dont l'un, grièvement. Un officier britannique avait également péri dans l'accident.
Avec l'incident de jeudi, la flotte aérienne du Canada en Afghanistan ne comporte plus que cinq hélicoptères Chinook.
07 août
http://www.cyberpresse.ca/dossiers/le-canada-en-afghanist...
2-8 Deux policiers espagnols tués par leur chauffeur afghan.
Le ministre espagnol de l'Intérieur a annoncé qu'un Afghan travaillant comme chauffeur pour un contingent de la police espagnole avait ouvert le feu au cours d'un entraînement, tuant deux policiers espagnols et leur interprète mercredi dans l'ouest de l'Afghanistan, a précisé Alfredo Perez Rubalcaba au sujet des tirs qui ont éclaté à la base militaire espagnole de la province de Badghis. Les policiers espagnols ont riposté, tuant l'agresseur.
"Je ne peux pas dire si les résistants sont derrière (ces tirs) ou pas. Mais ce qui est clair, c'est que c'était une attaque préméditée", a expliqué le ministre lors d'une conférence de presse à Madrid. L'individu qui "a ouvert le feu savait exactement ce qu'il faisait".
M. Perez Rubalcaba a ajouté que l'auteur de l'attaque était le chauffeur d'un des Espagnols tués et n'était pas lui-même agent de police. Il travaillait selon lui avec l'unité de police espagnole depuis l'arrivée de celle-ci en Afghanistan il y a cinq mois.
Les deux Espagnols décédés, âgés de 33 ans, étaient membres de la Garde civile, une unité paramilitaire sous le commandement du ministère de l'Intérieur. Leur interprète, espagnol, était d'origine iranienne, a fait savoir le ministère.
M. Shkib a jugé possible que des résistants, qui sont actifs dans ce secteur reculé, aient infiltré la police, comme ils le font de plus en plus.
Après la fusillade dans le secteur de Qalay-I-Naw, des centaines d'habitants se sont rassemblés devant le camp espagnol, scandant des slogans religieux et jetant des pierres.
Des coups de feu ont été tirés, mais on ignore qui était à l'origine de ces tirs.
Le directeur des services de santé de la province Abdul Aziz Tariq a déclaré que 25 personnes avaient été blessées lors de la manifestation, la plupart par balles, et que deux d'entre elles se trouvaient un état grave. Sept des personnes hospitalisées sont âgées de moins de 18 ans mais leurs jours ne sont pas en danger, a-t-il ajouté.
La police a installé des barbelés en certains endroits pour retenir la foule. L'OTAN a précisé que ses hommes surveillaient la manifestation. "Selon toutes nos informations, les soldats de l'ISAF (Force internationale) n'ont pas ouvert le feu sur des civils", a déclaré un porte-parole James P. Judge.
Un porte-parole des autorités provinciales, Sharafuddin Majidi, a de son côté affirmé que les coups de feu avaient été tirés à la fois depuis la base et dans sa direction, ajoutant que des individus au milieu de la foule avaient délibérément incité à la violence. D'après lui, la police avait rétabli l'ordre en milieu d'après-midi.
21-08 - 25/8
2-9 Une attaque.
Trente gardes afghans ont été tués et une quinzaine blessés jeudi lors d'une attaque des résistants contre un chantier de construction de route dans la province du Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé à l'AFP la police locale.
"Les combats ont duré toute la journée. Trente gardes ont été tués, une quinzaine ont blessés et d'autres ont été enlevés par les résistants", a déclaré Kamaludin Sherzai, le chef adjoint de la police du Helmand.
Le responsable de la police a accusé la société de sécurité qui travaillait avec les ouvriers de ne pas s'être coordonnée avec la police et de ne pas avoir demandé d'aide quand les résistants ont attaqué.
Abdul Mohammad, un employé de l'entreprise de construction, avait indiqué à l'AFP que les combats avaient été "violents" et qu'au moins 20 autres corps se trouvaient encore sur les lieux de l'attaque, en plus des 12 déjà transportés à l'hôpital.
Dans un appel téléphonique à l'AFP, un porte-parole des résistants, Zabihullah Mujahed, a revendiqué l'attaque et affirmé que les résistants avaient pris le contrôle de 30 barrages de contrôle et "tué plus de 50 gardes".
Les ouvriers étrangers, notamment pakistanais, chinois ou indiens, sont généralement protégés par des employés d'une des 52 sociétés privées de sécurité enregistrées en Afghanistan, un secteur florissant qui emploie quelque 40.000 personnes.
Ces sociétés étrangères ou afghanes travaillent avec les forces internationales, le Pentagone, la représentation de l'ONU, les ambassades, les entreprises chargées de gérer les milliards de dollars d'aide internationale, les ONG et les médias occidentaux. Elles assurent notamment la sécurité des convois ou des chantiers de construction dans le pays.
10 août 2010
AFP
2-10 Un entraînement dans le nord de l'Afghanistan...
Un policier afghan a tué mercredi deux militaires et un interprète espagnols avant d'être abattu, lors d'un entraînement dans le nord de l'Afghanistan, provoquant la colère de centaines d'Afghans qui ont tenté d'entrer dans la base militaire espagnole.
Selon le ministre espagnol de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba, les deux gardes civils et un interprète également de nationalité espagnole effectuaient une "mission de formation" de policier afghans dans la province de Badghis (nord-ouest) lorsqu'"un des élèves a tiré apparemment" et "les a tués tous les trois".
"Les forces de sécurité ont repoussé l'attaque, tiré sur l'assassin présumé et l'ont tué", a ajouté le ministre.
Les deux gardes civils avaient le grade de capitaine et de sous-lieutenant.
Cet incident est intervenu dans la base espagnole de Qalaw-i-Naw.
Dans la foulée, des centaines d'Afghans ont essayé d'entrer dans la base, selon M. Ahmadi et des témoins.
La police afghane, l'armée et les forces espagnoles ont "dispersé" la foule qui jetait des pierres. "Trois jeunes ont été blessés dans la manifestation", a affirmé M. Ahmadi, sans préciser si les militaires avaient fait usage de leurs armes.
Ce n'est pas la première fois qu'un policier ou un soldat afghan ouvre le feu sur des militaires étrangers..
25/08
http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-un-policier-tue-2...
2-11 Le fléau des «tirs amis» frappe les soldats français.
PS : La publication de l'article doit être vu comme information
L'état-major ouvre une enquête pour éclaircir les circonstances dans lesquelles trois soldats du 21e Rima ont été blessés en Afghanistan.
Les résultats de l'enquête ouverte par l'état-major français ne seront pas connus avant quinze jours. Mais les trois soldats du 21erégiment d'infanterie de marine (Rima) blessés lundi en Afghanistan ont probablement été victimes de tirs fratricides. C'est-à-dire qu'ils ont sans doute été la cible d'autres militaires français et non pas de résistants.
Il était environ minuit dans la nuit de dimanche à lundi lorsque l'opération «Hermes Burrow», qui visait à «désorganiser les structures des résistants et réduire leurs capacités logistiques» dans la région de Tagab, a été déclenchée par le bataillon français basé en Kapissa. Aux environs de 3 heures du matin, la section d'appui qui s'était installée sur les hauteurs du village de Karamkhel, a ouvert le feu. Immédiatement après, une compagnie de combat qui se déplaçait à pied en contrebas, annonce qu'elle a été prise pour cible et compte trois blessés, dont un grave. Le commandement fait alors cesser le feu. C'est tout ce que l'on sait pour l'instant.
10 à 15% des pertes au combat
La section d'appui avait-elle reçu l'autorisation de tirer?
Les soldats ont-ils été victimes d'un «tir ami» ou ont-ils été visés par les résistants au moment où la section d'appui se mettait à tirer? C'est l'enquête qui le dira. Mais si l'incident était confirmé, il s'agirait du premier du genre impliquant des troupes françaises depuis leur déploiement en Afghanistan. Du moins le premier à voir eu des conséquences aussi lourdes. En soi, pourtant, de tels événements ne sont pas rares dans les opérations de combat. Pendant la première guerre de Tchétchénie, dans les années 1990, les tirs fratricides entre compagnies russes étaient extrêmement fréquents, encouragés par la consommation de vodka et par la peur. Un jour, des généraux ont même été tués dans la capitale, Grozny, par des soldats d'une autre compagnie qui patrouillaient pourtant dans le même quartier…
Selon plusieurs études, 10 à 15% des pertes au combat seraient dus à des tirs amis dans certains conflits comme la Première et la Seconde Guerre mondiale ou, plus récemment, la guerre du Golfe. Les guerres contemporaines menées par les armées occidentales sont devenues moins meurtrières. Et les soldats sont aujourd'hui équipés de systèmes d'identification individuels et de GPS qui leur permettent de se reconnaître entre eux.
Mais le mélange des forces interarmées et multinationales sur le même champ de bataille, la vitesse des armes actuelles et le fait que de nombreux conflits se déroulent dans des zones urbaines, le long de fronts mouvants et mal définis, font qu'il est difficile d'éradiquer ce fléau. Les «tirs amis» auraient fait au moins 40 morts dans les deux guerres d'Irak et d'Afghanistan. Parce qu'ils sont plus nombreux et qu'ils sont envoyés dans les zones les plus difficiles, les soldats américains sont les principales victimes. Et pourtant, ils sont aussi les mieux équipés en technologie moderne…
25/08
http://www.lefigaro.fr/international/2010/08/25/01003-201...
2-12 Une forte augmentation des victimes "hors combat".
La divulgation des 91 731 rapports confidentiels de l'armée américaine sur l'Afghanistan par le site Wikileaks, il y a quelques semaines avait déjà révélé que les années 2006 et 2007 avaient été marquées par une forte augmentation des victimes "hors combat".
Les assassinats ciblés en hausse
L'ONU souligne également que les assassinats ont quasiment doublé, notamment des candidats aux élections législatives du 18 septembre.
Cette tactique, essentiellement à l'œuvre dans le sud, vise également souvent les chefs de tribus
2-13 La connaissance du terrain des Afghans utile aux Occidentaux
Soldats américains et afghans ont commencé à patrouiller ensemble dans un des secteurs les plus dangereux tenus par les résistant, dans la province de Kandahar, afin d'essayer de réduire les pertes.
Les commandants des forces américaines et de l'Otan comptent sur la connaissance du terrain dont peuvent se prévaloir les Afghans pour déjouer des pièges meurtriers, notamment les explosifs dissimulés sur les routes.
"Ils apprécient mieux les conditions, si vous voulez. Quand il y a un nouveau nid-de-poule sur la route, ils le savent. C'est comme avoir un ange sur l'épaule", explique sous le sceau de l'anonymat un haut responsable de la coalition chargé de l'intégration des Afghans.
Les engins explosifs improvisés, qu'ils appellent IED, sont la principale menace pour les soldats. Souvent cachés dans les aspérités de la route, ils se déclenchent à la moindre pression.
Ils ont mutilé cinq Américains près des postes avancés de combat Terra Nova et Nolen, non loin du village de Charqulba. L'un d'entre eux a perdu ses deux jambes.
Couverte de plantations de vignes et de grenadiers, la zone offre un camouflage idéal aux résistants qui descendent dans la vallée où passe une route stratégique vers Kandahar.
A Arghandab et dans d'autres secteurs alentour, les combats s'intensifient en prévision de l'offensive américaine contre les bastions des résistants, qui sera doublée d'un soutien accru aux responsables locaux loyaux au gouvernement de Kaboul.
Ces derniers jours, deux autres soldats ont été tués à Arghandab, dont un touché en pleine tête par un tireur embusqué, ce qui laisse craindre un ralliement de combattants étrangers ou de mercenaires aux côtés des résistant pour être employés comme snipers ou poseurs de bombe.
21/7
www.lexpress.fr/.../la-connaissance-du-terrain-des-afghans-utile-aux-occidentaux_907789.html -
2-14 L'armée canadienne dévoile son plan de sortie de Kandahar
Les Forces canadiennes ont remis au gouvernement fédéral un document de préparation crucial qui détaille les étapes du retrait de Kandahar l'année prochaine, a appris La Presse Canadienne.
Le document du Commandement de la Force expéditionnaire du Canada a circulé tôt la semaine dernière au Bureau du Conseil privé et au ministère des Affaires étrangères, selon des sources militaires.
La proposition détaille la mise en place des complexes rouages du gouvernement fédéral en vue de retirer l'armée canadienne de plus de quatre ans d'opérations de combat dans le sud de l'Afghanistan.
Le document constitue le point culminant de près d'une année de préparation, alors que l'armée se débat avec un impératif logistique colossal consistant à sortir du pays quelque 3000 soldats, des centaines de chars de combat et des milliers de conteneurs d'équipement.
Le plan demande notamment aux Affaires étrangères de «dégager une voie» de façon diplomatique avec d'autres pays non identifiés de la région pour assurer le passage de l'équipement et des véhicules hors de l'Afghanistan, qui n'a aucun accès à la mer.
Le plan conseille aussi aux autres commandements militaires, en particulier le quartier général responsable des opérations au Canada, de se préparer à recevoir et à ranger l'équipement dans les bases à travers le pays.
C'est le signe le plus récent de l'amenuisement de l'effort militaire canadien, un processus qui devrait se poursuivre au cours des 16 prochains mois. Le Parlement a mandaté l'armée de mettre fin aux opérations de combat à Kandahar le 1er juillet 2011 et de terminer le retrait de la province avant la fin de 2011.
La semaine dernière, sans tambour ni trompettes, le Canada a transféré la responsabilité du camp Nathan Smith, près de Kandahar, aux Américains.
Le camp, dirigé jusqu'à vendredi dernier par l'armée canadienne, constituait depuis 2005 la base de l'équipe de reconstruction provinciale dirigée par les Canadiens. Le camp faisait la fierté du gouvernement fédéral, désireux de donner une vitrine aux efforts de développement et de reconstruction en Afghanistan.
Des travailleurs humanitaires, des diplomates et des soldats canadiens continuent d'y mener leurs opérations, mais le camp est désormais sous contrôle américain.
http://www.cyberpresse.ca/dossiers/le-canada-en-afghanist...
2-15 Une offensive majeure de l'armée afghane tourne à la débâcle.
L'une des premières grandes offensives menées par l'armée afghane contre les résistants, sans l'aide de l'OTAN, a viré à la débâcle, les soldats afghans ayant dû appeler au secours des renforts américains et français, rapporte vendredi la presse américaine.
L'Armée nationale afghane (ANA) a réclamé l'aide des forces internationales de l'Isaf après le décès d'au moins 10 de ses soldats et la capture d'une vingtaine d'hommes au cours de cette opération lancée le 3 août et qui a mobilisé un bataillon de 300 militaires afghans, écrit le New York Times.
Citant une source américaine haut placée, le Times indique que la mission, qui s'est déroulée dans une zone isolée à l'est de Kaboul, visait à reprendre une région accidentée depuis longtemps sous influence résistante.
Les combats sont tels depuis la semaine dernière dans les environs du village de Bad Pakh, dans la province de Laghman, que la Croix-Rouge n'a pas été en mesure d'atteindre le front pour évacuer morts et blessés, souligne le prestigieux quotidien new-yorkais.
«Beaucoup de leçons doivent être tirées» de cet échec, notamment comment et pourquoi l'ANA a lancé cette opération, qui n'a pas été préparé avec l'Isaf, a dit au journal un haut gradé américain.
Cette débâcle a lieu alors que l'ANA, qui mène rarement seule des opérations d'envergure, a été félicitée mercredi par le chef des troupes internationales en Afghanistan, le général américain Petraeus, pour avoir atteint avec trois mois d'avance l'objectif de 134 000 hommes.
13-08
AFP
http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/2010...
07:51 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pakistan, al qaeda, résistants, occupants, usa, attentats, 11-septembre, amérique, militaire
n°451 - dossiers de l'Afghanistan - 01-08 -: Fin :- : La propagande à gros sabot.
n°451 - dossiers de l'Afghanistan - 01-08 -: Fin :- : La propagande à gros sabot.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Sa diffusion est un acte de résistance.
dossiers de l'Afghanistan n°451 du 01-08
L'enlisement et l'aveuglement..
C.De Broeder & M.Lemaire
Le "dossier de l'Afghanistan" est visible sur mes blogs :
a) sur nos blog :
http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/
http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/
b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html
c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com
NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire. 3 Dossiers 3-1 Alain Gresh : Afghanistan, l'enlisement et l'aveuglement. 4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 4-1 André Pratte : L'échec. 4-2 Blue Rider : Afghanistan: RIEN NE VA PLUS, suite (2) 5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion 5-1 Biden: Il est trop tôt pour parler d'échec et nous ne quitterons pas l'Afghanistan... |
3 Dossiers
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
3-1 Alain Gresh : Afghanistan, l'enlisement et l'aveuglement.
Les blogs du Diplo
Alain Gresh
Samedi 17 juillet 2010
C’est le 20 juillet que s’ouvrira à Kaboul la première conférence internationale en Afghanistan depuis le renversement du régime résistant en 2001. « Le Conseil commun de coordination et de suivi (CCCS), qui rassemble des représentants des autorités afghanes et de l’ONU, a défini les domaines sur lesquels la réunion se focalisera : développement économique, gouvernance, sécurité et réconciliation, et coopération régionale. » (« Conférence internationale de Kaboul : une réunion préparatoire fixe les objectifs »). Cette réunion se tient alors que jamais depuis 2001 la situation n’a semblé aussi difficile sur le terrain, ce qui suscite des réticences grandissantes dans les opinions européenne et américaine.
Selon un sondage repris par LeFigaro.fr, « Afghanistan : les Américains divisés » (15 juillet 2010), « quelque 44 % d’Américains désapprouvent la façon dont leur président Barack Obama gère la situation en Afghanistan, un pourcentage en hausse depuis le printemps, selon le dernier sondage réalisé par la chaîne de télévision américaine CBS. Ils étaient 37 % à désapprouver sa politique en Afghanistan lors d’une précédente enquête d’opinion CBS datant de mai ».
« Quelque 43 % des individus interrogés continuent d’approuver la politique de M. Obama en Afghanistan (44 % en mai). Mais le pourcentage d’“indécis” sur la question se réduit à 13 %, contre 19 % en mai. Une majorité des sondés estime que la guerre va “plutôt mal” (41 %) ou "très mal" (21 %, contre 12 % en mai), tandis que seuls 29 % jugent que le conflit en Afghanistan se passe “plutôt bien” pour les Etats-Unis. »
Ce sondage a été réalisé quelques jours après le limogeage du commandant en chef des troupes américaines et de l’OTAN et son remplacement par David Petraeus, et alors que les pertes américaines ainsi que celles de l’OTAN n’ont jamais été aussi élevées depuis l’intervention américaine, qui a mis un terme au régime des résistants en octobre 2001. C’est désormais en Afghanistan qu’est concentré le principal contingent de troupes américaines au Proche-Orient, son nombre ayant dépassé celui des soldats présents en Irak.
Le président Obama remplit ainsi la promesse qu’il avait faite durant sa campagne présidentielle, quand il décrétait que l’Irak était une mauvaise guerre et l’Afghanistan la « bonne guerre ».
Mais les doutes sur cette stratégie n’arrêtent pas de croître et les Afghans interrogés ne cachent pas leur pessimisme.
The International Council on Security and Developement a publié le 16 juillet un rapport intitulé « Afghanistan : The Relationship Gap », dont les principales conclusions sont :
74 % des Afghans interrogés pensent qu’il ne faut pas collaborer avec les forces internationales ; 68 % ne croient pas que les forces de l’OTAN-ISAF les protègent ; 65 % souhaitent que le mollah Omar et les résistants soient intégrés au gouvernement ; 80 % pensent qu’Al-Qaida reviendra si les résistants s’emparent du pouvoir.
Norine MacDonald, président et principal chercheur de l’ICOS explique que « la communauté internationale échoue à répondre aux besoins de la population locale ou à comprendre leur vision du monde. Nous échouons à expliquer nos objectifs à la population afghane. Cela offre des possibilités à la propagande des résistants et d’Al-Qaida contre l’Occident et aboutit à des attitudes très négatives à l’égard de nos troupes sur le terrain ».
« 70 % des hommes afghans interrogés pensent que les opérations militaires dans les zones où ils habitent sont mauvaises pour le peuple afghan. 55 % pensent que l’OTAN-ISAF sont là pour des objectifs qui leur sont propres, détruire ou occuper le pays, détruire l’islam. 75 % pensent que les étrangers manquent de respect à l’égard de leur religion et de leurs traditions. 68 % pensent que les forces de l’OTAN ne protègent pas les populations locales. »
Mr Jorrit Kamminga, directeur des recherches à l’ICOS, ajoute : « 61 % des personnes interrogées pensent que, cette année, plus d’Afghans ont rallié les résistants que l’année dernière. (...) 70 % pensent que les officiels dans leur région s’enrichissent en faisant du trafic de drogue. Plus inquiétant, 64 % pensent que les responsables gouvernementaux sont liés aux résistants. »
Il existe toutefois, selon les auteurs du rapport, de « bonnes nouvelles ». 55 % des personnes interrogées estiment que l’OTAN et le gouvernement sont en train de gagner la guerre ; 40 % affirment que la démocratie est importante pour eux et 57 % sont favorables à l’éducation des filles.
L’organisation Oxfam, dans un rapport intitulé « Promises, promises... » (PDF, en anglais, disponible à partir du 19 juillet en français sur le site d’Oxfam France), dénonce elle aussi la politique de la soi-disant « communauté internationale ». Le communiqué qui accompagne ce rapport précise :
« Oxfam demande aujourd’hui aux dirigeants mondiaux présents à la conférence de Kaboul de s’attaquer aux causes responsables des crises de développement et humanitaires qui frappent l’Afghanistan et d’aider le peuple afghan à s’extraire de la pauvreté. »
« Alors que plus de 40 milliards de dollars ont été dépensés pour l’aide en Afghanistan ces neuf dernières années, des millions d’Afghans vivent toujours dans la pauvreté. L’insécurité n’a jamais été aussi élevée depuis la chute des Résistants et les bailleurs de fonds voient de plus en plus à court terme et favorisent les approches militaires. Les Etats-Unis, par exemple, ont considérablement réduit le financement de leurs activités humanitaires, alors que le budget américain pour les activités censées conquérir “les cœurs et les esprits” a augmenté de plus de 2 500 %. »
« Pour Ashley Jackson, responsable de plaidoyer d’Oxfam en Afghanistan : “de nombreux Afghans en ont assez des conférences pendant lesquelles des ministres du monde entier débattent sur l’avenir de leur pays pour finalement n’aboutir à aucun changement concret. Les Afghans veulent du travail. Ils veulent se sentir en sécurité quand ils marchent dans la rue. Ils veulent des médecins dans leurs hôpitaux et de bons professeurs dans leurs écoles. C’est maintenant qu’il faut agir – assez de promesses non-tenues et de rhétorique. Les besoins du peuple afghan doivent être une priorité.” »
« Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner avaient accueilli également une grande conférence internationale sur l’Afghanistan à Paris il y a maintenant plus de deux ans. Pour Nicolas Vercken, d’Oxfam France : “les résultats de la conférence de Paris, à l’instar des autres conférences internationales, ne sont toujours pas visibles sur le terrain. Lors de la conférence de Kaboul, la France doit plaider pour que l’aide soit effectivement distribuée en fonction des besoins, et non pas fortement biaisée en faveur des zones où la présence de troupes internationales est la plus importante. L’aide doit être mise en œuvre par des professionnels du développement, pas par des militaires.” »
C’est le moment qu’a choisi l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées françaises pour défendre les choix occidentaux en Afghanistan dans une tribune du quotidien Le Monde (17 juillet 2010), « En Afghanistan, la guerre demande de la patience », une critique indirecte et peu convaincante des déclarations faites dans ce même journal le 2 juillet par le général Vincent Desportes, commandant du Collège interarmées de Défense (CID), lequel avait déclaré : « La doctrine de contre-insurrection traditionnelle, telle que l’a engagée McChrystal depuis un an, avec un usage restreint de l’ouverture du feu (...) pour réduire les dommages collatéraux, ne semble pas fonctionner. (...) La situation n’a jamais été pire. » Desportes devrait être sanctionné a déclaré le ministre de la défense Hervé Morin.
Un exercice utile pour comprendre le texte de l’amiral Guillaud est de remplacer Afghanistan par Algérie ou Vietnam et on retrouve les mêmes accents qu’avaient les militaires français expliquant dans les années 1945-1954, puis dans les années 1954-1962, comment ils étaient en train de gagner la guerre.
La situation n’a jamais été pire, et ni les Etats-Unis ni les Européens ne semblent prêts à en tirer les conséquences. Ils devraient pour comprendre l’imbroglio qu’ils ont créé en Afghanistan (et au Pakistan) lire l’article d’Ahmed Rashid sur le site de la New York Review of Books, « Petraeus’s Baby »(14 juillet).
Alain Gresh
Les blogs du Diplo
Samedi 17 juillet 2010
4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
4-1 André Pratte : L'échec.
Les événements survenus au cours des 72 dernières heures n'ont fait qu'intensifier la perception selon laquelle l'OTAN est en train de perdre la guerre en Afghanistan.
L'alliance a lancé hier une enquête sur une tragédie qui serait survenue vendredi, dans un village du sud du pays; 45 civils, surtout des femmes et des enfants, auraient été tués lors d'un raid aérien. Samedi, cinq soldats américains ont perdu la vie dans des attaques à la bombe.
Deux autres ont été pris en embuscade par des résistants; l'un d'eux est mort tandis que l'autre est détenu. Enfin, les médias ont mis la main sur 92 000 documents secrets de l'armée américaine relatant le déroulement de la guerre au cours des cinq dernières années, une fuite qui plonge l'administration Obama dans l'embarras.
Tout n'est pas noir, bien sûr. Hier, Kaboul a annoncé l'arrestation de six dirigeants de la résistance, dont un important commandant des résistants. Dans l'ensemble, toutefois, l'augmentation du nombre de soldats américains et l'adoption d'une nouvelle stratégie n'ont pas donné les résultats espérés.
Les résistants contrôlent une bonne partie du territoire du pays tandis que le gouvernement d'Hamid Karzaï ne semble gagner ni en efficacité ni en crédibilité.
L'année en cours s'annonce comme la plus lourde en pertes humaines pour l'OTAN; jusqu'ici, 399 soldats alliés ont été tués.
L'appui à la guerre s'effrite dans tous les pays participants, accentuant la pression sur les dirigeants de ces pays. C'est pourquoi le président Barack Obama et le premier ministre David Cameron ont tous deux parlé d'un début de retrait de leurs troupes en 2011. Il est toutefois peu probable que ce retrait soit autre chose que symbolique, les forces locales n'étant pas du tout prêtes à prendre la relève. Il faudra au moins quatre ans avant qu'elles le soient, si l'on en croit l'objectif annoncé par le président Karzaï.
Malgré la détermination affichée par les politiciens occidentaux, l'opinion publique et de plus en plus de spécialistes estiment que la guerre est d'ores et déjà perdue. Richard Haas, ancien haut fonctionnaire du département d'État, analyste influent, écrit cette semaine dans Newsweek: «La guerre que les États-Unis mènent présentement en Afghanistan est un échec et elle ne vaut pas la peine d'être menée de cette manière. Le temps est venu de revoir à la baisse nos objectifs et de réduire considérablement notre participation sur le terrain.»
À moins d'un improbable revirement, il faudra conclure à l'échec de la deuxième phase de la guerre en Afghanistan, celle qui, une fois Al-Qaïda(…) chassée, visait à transformer le pays en État stable et démocratique. Cela devrait servir d'enseignement à ceux qui sont prompts à souhaiter l'intervention occidentale pour protéger des populations victimes de guerre civile.
Malheureusement, même lorsqu'on y investit des moyens colossaux, comme c'est le cas en Afghanistan, les interventions de ce genre sont rarement efficaces.
André Pratte
La Presse (Canada)
26 juillet 2010
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/a...
4-2 Blue Rider : Afghanistan: RIEN NE VA PLUS, suite (2)
Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information
Les ronds de jambe du Congrès américain, qui se rend bien compte du coût militaire, humain, politique et médiatique désastreux de l’engagement américain en Afghanistan (il ne s’agit pas d’une guerre, malgré ce vocabulaire de propagande constamment utilisé), ne s’expriment-ils que pour donner le change aux opinions publiques à coup d’espoirs, ou bien sont-ils sincères ?
Quel sera le prix en vies humaines à payer pour l’armée américaine et les forces alliées de l’ISAF pour « sauver l’honneur » de leur engagement, s’il y a encore quelque chose à sauver là-bas ?
Nous avons une solution rapide et efficace au sein du « mouvement international pour la vérité sur le 11/9 » : dévoiler les preuves accablantes de la culpabilité d’Oussama Ben Laden, celui par qui tout est censé avoir commencé, selon le récit officiel de l’exécutif américain et de son administration depuis le 12 septembre 2001. Si ces preuves sont impressionnantes et sans concessions, cela redonnera du souffle et du soutien, car du sens, à la lutte contre-insurrectionnelle en cours, sinon, son arrêt immédiat deviendra inévitable. Deux solutions viables au vu de l’enlisement des stratèges, des opinions, et des résultats ici et là-bas.
De fait, toutes les chancelleries savent depuis le début, que cet « engagement armé » voit ses jours comptés, et qu’il était (comme le rapport de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre) voué à l’échec, sorti des nécessités politiques du moment. Seule une prise en main responsable de la gouvernance des Etats-Unis par un Congrès « mature » peut arrêter cette escalade insensée et redonner aux Etats-Unis (un peu de) leur réputation acquise – même si entachée d’erreurs – à l’issue des deux derniers conflits mondiaux.
Aurions-nous atteint ce stade ? Il serait grand temps
Blue Rider
Published on juillet 23,
!http://www.reopen911.info/News/2010/07/23/afghanistan-rie...
9 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
9-1 Biden: Il est trop tôt pour parler d'échec et nous ne quitterons pas l'Afghanistan. 24/08/2010
Malgré les pertes de vie quotidiennes dans les rangs des forces d'occupation, le vice-président américain Joe Biden a estimé, lundi, devant des anciens combattants
que l'action de la coalition en Afghanistan continue d'être prometteuse, et il est trop tôt pour la qualifier d'échec.
"Donc, les gars, ne croyez pas aux propos disant 'nous avons échoué en Afghanistan'. Nous venons juste de démarrer avec le bon général et le bon nombre de soldats pour atteindre nos objectifs", a estimé Biden, faisant référence au nouveau commandant américain des forces d’occupation en Afghanistan, le général David Petraeus.
Biden a également cité le fait que le président américain Barack Obama a triplé la présence militaire américaine en Afghanistan depuis sa prise de fonction en janvier 2009, la portant à 100.000 soldats actuellement.
Quant à la date de juillet 2011 fixée pour le début du retrait des troupes, elle ne signifie pas que les Etats-Unis vont quitter le pays, a assuré Biden, mais a-t-il ajouté que les rênes seront progressivement confiées aux forces de sécurité afghanes.
Dans ce contexte, le général américain Bill Caldwell, chargé de l'entraînement de l'armée et de la police afghanes, a estimé que les forces de sécurité afghanes ne seront pas prêtes à prendre le relais des forces d’occupation avant au mieux octobre 2011, soit trois mois après le début du retrait annoncé des troupes américaines.
"Nous n'aurons pas terminé de bâtir l'armée (afghane) avant octobre de l'an prochain", a dit le général Caldwell par visioconférence depuis Kaboul.
Ces commentaires viennent à l'appui de récents signaux provenant de responsables américains et semblant revenir sur les perspectives d'un début de retrait des troupes américaines en juillet 2011, comme l'avait promis le président américain Barack Obama.
Le général Petraeus disait envisager de recommander une autre date en fonction de la situation sur le terrain.
Quant au secrétaire à la guerre, Robert Gates, il a également laissé entendre récemment que la réduction des effectifs américains serait peut-être modeste.
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
- " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme - Article 19
07:49 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pakistan, al qaeda, résistants, occupants, usa, attentats, 11-septembre, amérique, militaire
01.09.2010
n° 450 - journal de l'Afghanistan - 09-08 au 31-08 : Début - : La coalition perd la guerre.
n° 450 - journal de l'Afghanistan - 09-08 au 31-08 : Début - : La coalition perd la guerre.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Sa diffusion est un acte de résistance.
journal de l'Afghanistan
La coalition perd la guerre.
n° 450 - du 09-08 au 31-08
C.De Broeder & M.Lemaire
Avant propos
‘La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.
Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.
(MICHEL BOUNAN)
· Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes
Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda' & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes
Le "journal de l'Afghanistan" est visible :
a) sur nos blogs :
http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/
http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/
b) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...
c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com
d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire.
| Tiré à part : Gilles Dorronsoro : En attendant la chute de Kaboul. Stephen Gowans : A propos des droits des femmes en Afghanistan André Gunthert : Un portrait pour la guerre. Femme mutilée: les résistants Taliban nient. Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge Les civils afghans payent le plus lourd tribut de la guerre. a) Manifestation après la mort de 2 Afghans, tués par l'Otan b) Colère après un nouveau massacre commis par l’OTAN Fin 1 Analyse & déclaration : Résistance Occupants: 2 Occupation de l'Afghanistan Les forces en présence 3 Politique occupants 4 Lutte pour la libération du territoire Détails. L'Afghanistan en chiffre. |
L'Afghanistan en chiffre du 08-08 au 31/08/10
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| tués | blessés |
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| Usboys / Autres boys | 48 + x | 18 + x |
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| Policiers, armée et collaborateurs | 56+ x | 47 + x |
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| Peuple Afghan | 5 + x | 5 + x |
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Tiré à part :
Gilles Dorronsoro : En attendant la chute de Kaboul.
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
Contrairement à l'optimisme de commande qui teinte les déclarations de la conférence de Kaboul, la détérioration de la sécurité s'est accélérée depuis quelques mois, la perspective d'un gouvernement afghan capable d'assurer l'essentiel de sa défense en 2015 est totalement irréaliste et la question centrale de l'ouverture de négociations avec les Résistant a été une nouvelle fois évacuée.
La guérilla poursuit avec méthode une stratégie d'étranglement du dispositif allié qui menace maintenant les bases du régime.
L'insécurité est telle que la route qui relie la capitale à Mazar-i Sharif, la troisième ville du pays, est régulièrement coupée par l'insurrection, au point qu'il est dangereux de l'emprunter pour des étrangers. (La route vers Kandahar, la deuxième ville du pays, est interdite depuis des années.)
Le nord-est de l'Afghanistan est largement pénétré par les résistants, y compris dans les zones non Pachtounes, ce qui montre la généralisation de l'insurrection aux zones jusque-là calmes.
Mal conçue, l'opération de Marjah s'est conclue par un échec prévisible des forces américaines, qui remet en cause les principes même de la contre-insurrection menée par l'OTAN.
Les résistant se battent avec acharnement contre les troupes américaines dans la région de Kandahar et ont systématiquement assassiné tous les notables qui voulaient travailler avec la coalition.
En raison des consignes strictes pour limiter les pertes civiles, les soldats occidentaux voient et tuent fort peu d'résistants, mais subissent des pertes importantes.
Avec 102 morts en juin, nous sommes désormais près du niveau des pertes en Irak dans la phase la plus violente. Alors que l'administration afghane contrôle un territoire de plus en plus limité, les structures parallèles mises en place par les résistants se développent rapidement. Le cœur de la stratégie de contre-insurrection – convaincre la population de soutenir le gouvernement – ne peut pas fonctionner dans ces conditions. Contrairement au mantra de la coalition, les pertes actuelles n'annoncent pas une amélioration pour l'an prochain, car la guérilla a étendu ses opérations à la presque totalité du territoire et pourrait être en position de remporter des victoires tactiques.
IMPOPULARITÉ
En posant le principe de l'afghanisation de la guerre dans un délai de quatre ans, la coalition fait preuve d'un irréalisme qui est, au moins dans les conversations privées, parfaitement reconnu. L'armée afghane sera incapable de résister à une poussée résistante à cette date. La progression du nombre de soldats et de policiers ne doit pas dissimuler les limites de la formation, notamment pour les officiers, et l'importance du turn-over. Le plus grave est cependant l'absence de perspectives politiques. Le renvoi du ministre de l'intérieur et du chef du renseignement, proches de l'OTAN, est un signe de l'autonomie accrue de Karzai. Mais celle-ci ne se traduit pas par une plus grande crédibilité du gouvernement afghan. Ce dernier se referme sur des réseaux de plus en plus étroits, ses appuis tendent à s'effriter chez les ethnies non pachtounes qui s'inquiètent de leur progressive marginalisation au sein des instances de décision. Son impopularité atteint des sommets à la fois chez les Pachtounes et dans les autres ethnies. Rappelons que probablement moins de 15 % des Afghans ont voté pour lui aux élections d'août 2010. Rien n'indique que le régime sera moins corrompu ou bénéficiera d'un soutien populaire en 2014. Les élections législatives prévues en septembre ne correspondront pas, même d'assez loin, aux normes démocratiques et le prochain Parlement sera probablement encore plus miné par la corruption et le népotisme.
DIALOGUE POLITIQUE
Dans ce contexte, l'idée de rallier les résistants par une amnistie (dépôt des armes, acceptation de la Constitution) reflète, pour utiliser un understatement, d'une lecture un peu optimiste des rapports de force. D'autant que le président Karzai ne parvient pas à ouvrir des négociations avec l'insurrection en raison de sa faiblesse. En réalité, si aucune initiative n'est prise, les Résistant reprendront Kaboul militairement dès le départ des forces internationales. Et qu'on ne s'y méprenne pas : le retrait aura lieu quelle que soit la situation militaire sur le terrain, car les opinions publiques sont de plus en plus opposées à cette guerre (aux trois-quarts pour les opinions européennes).
Un dénouement catastrophique – la prise de Kaboul par les forces résistantes – ne peut être évité que par un dialogue politique.
Ceux-ci préfèreront en effet une solution négociée plutôt que de (re)devenir un paria sur la scène internationale comme dans les années 1990.
Anticipant leur victoire, les Résistant veulent dès maintenant projeter l'image d'une organisation responsable, c'est pourquoi ils ont globalement une attitude moins stricte avec la population et ne sont pas nécessairement opposés à laisser les ONG travailler dans les zones qu'ils contrôlent. Si les négociations sont bien menées, les pays occidentaux peuvent espérer obtenir des garanties internationales d'un gouvernement de coalition, notamment sur le non retour d'al Qaida.
Plus que l'expression d'une stratégie, le refus de négocier est lié aux contraintes de la politique intérieure américaine. Hillary Clinton se voit mal engager des négociations avec un mouvement responsable de sévères violations du droit des femmes et la Maison Blanche hésite devant le risque politique et les attaques probables des Républicains. Les pays européens et, au moins pour l'instant, la nouvelle diplomatie de l'UE n'ont pas le poids suffisant pour se démarquer de la politique américaine.
La paralysie qui en résulte nous rapproche un peu plus chaque jour de l'inéluctable.
Gilles Dorronsoro, professeur de science politique à la Sorbonne
Gilles Dorronsoro est actuellement "visiting scholar" à la Carnegie Endowment for International Peace (Washington D.C.).
Ses recherches portent sur la situation politique en Afghanistan et la question kurde en Turquie.
LEMONDE.FR
27.07.10
http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/07/27/en-attenda...
Stephen Gowans : A propos des droits des femmes en Afghanistan
Alors que des inquiétudes sont exprimées au sujet des « précaires droits des femmes en Afghanistan en train de disparaître » [1], il fut un temps où les droits des femmes afghanes ont été beaucoup plus forts, et plus forts encore parmi les gens qui partageaient une culture commune avec les Afghans, mais vivaient dans l'Asie centrale soviétique.
Alors que les journalistes américains attirent l'attention pour s'inquiéter qu'un retrait des troupes américaines, et l'éventuel retour des résistants au gouvernement, mettrait en péril le peu les droits que les femmes ont acquis, le journalisme de l'establishment US a exprimé peu de préoccupations quant à la perte des droits des femmes, lorsque Washington a soutenu les Moudjahiddines dans leur lutte contre un gouvernement progressiste à Kaboul qui cherchait à libérer les femmes afghanes de l'emprise de pratiques traditionnelles.
Voici ce que dit le reporter du New York Times, Alissa J. Rubin:
Les précaires droits des femmes en Afghanistan ont commencé à disparaître. Les écoles de filles ferment; les femmes qui travaillent sont menacées; les défenseurs sont attaqués, et les familles terrifiées confinent de plus en plus leurs filles à la maison. Comme les gouvernements afghan et occidentaux explorent la voie de la réconciliation avec les résistants, les femmes craignent que la paix dont ils rêvent pourrait se faire au prix des droits qui se sont améliorés depuis que le gouvernement résistant a été renversé en 2001.[2]
Le reportage de Rubin s'inscrit dans le cadre d'une offensive de propagande qui se joue dans les journaux et magazines américains pour obtenir le soutien pour la poursuite de l'occupation de l'Afghanistan par les États-Unis et ses alliés de l'OTAN. Cette campagne est révélée de manière peut-être la plus flagrante dans le numéro du 29 Juillet du Time, dont la couverture, pour citer le magazine de rédacteurs,
...est puissante, choquante et inquiétante. Il s'agit d'un portrait de Aicha, une timide jeune femme de 18 ans afghan qui a été condamné par un commandant résistant d'avoir le nez et les oreilles coupés pour fuir ses beaux-parents abusifs. Aicha a posé pour la photo et dit qu'elle veut que le monde entier voit l'effet qu'aurait une résurgence des résistants pour les femmes de l'Afghanistan, dont beaucoup se sont épanouies au cours des dernières années. Sa photo est accompagnée d'une histoire puissante de notre reporter Baker Aryn sur la façon dont les femmes afghanes ont embrassé les libertés qui sont venus de la défaite des Résistant - et comment elles craignent un renouveau résistant.
Qu'arrivera-t-il si nous quittons l'Afghanistan? demande le magazine Time.
Les éditeurs de magazine auraient montré un plus grand sens de l'histoire si ils avaient demandé: Est-ce que ceci serait arrivé si nous n'avions pas soutenu les Moudjahidine dans les années 1980? Washington a soutenu la réaction islamique en Afghanistan, recrutant et finançant des dizaines de milliers de jihadistes pour renverser un gouvernement qui cherchait à libérer les femmes de la misogynie de l'Islam traditionnel.
Il n'y a rien de bon à dire sur la perspective d'une renaissance des résistants. Les conditions pour les femmes sombreront en effet à un niveau de barbarie si les extrémistes islamiques reviennent au pouvoir. Mais l'idée que les responsables de la politique étrangère américaine se soucient d'un iota des conditions des femmes en Afghanistan, ou que le plus sûr moyen de garantir les droits des femmes afghanes est de maintenir les troupes américaines fermement en place, ne tient pas compte de l'histoire de la politique étrangère américaine dans la région, et ignore aussi un point que Rubin lui-même évoque : que Washington est en train d'explorer la voie de la réconciliation avec les résistants.
L'utilisation par Rubin du mot «réconciliation» est pertinente. Washington avait une relation de travail avec les résistants qui remonte à 1995, quand elle a financé et conseillé ce mouvement naissant via la CIA, en partenariat avec l'agence de renseignement pakistanais, l'ISI, et l'Arabie saoudite. [3] Washington n'avait alors aucun état d'âme sur le traitement barbare réservés aux femmes, et pour les raisons expliquées ci-dessous, n'en a sans doute pas plus aujourd'hui. Le département d'État a maintenu des relations amicales avec les extrémistes sunnites jusqu'en 1999, quand tous les officiels résistants étaient payés par le gouvernement américain. [4]
Qu'il y ait des préoccupations bien plus élevées pour les décideurs à Washington que les conditions des femmes dans les sociétés fondamentalistes est attesté par l'énorme soutien que l'Arabie saoudite reçoit du gouvernement US. Le Royaume est un allié stratégique de Washington et une source de profits colossaux pour les entreprises pétrolières américaines et les banques d'investissement US, à travers lesquelles les Saoudiens recyclent leurs pétrodollars.
Et tandis qu'on ne dit presque jamais rien aux États-Unis sur la condition des femmes en Arabie saoudite, les femmes saoudiennes sont soumises à des pratiques tout aussi barbares et occultées que celles que les Résistants ont infligées aux femmes afghanes. [...].
La présence de troupes US dans la péninsule arabique n'a pas mis fin à ces pratiques barbares.
Une autre preuve de la suprême indifférence de Washington pour les droits des femmes à l'étranger est attestée par le rôle qu'il a joué dans la destruction d'un gouvernement progressiste en Afghanistan qui visait à libérer les femmes de l'emprise des pratiques traditionnelles. Dans les années 1980, Kaboul était « une ville cosmopolite. Les artistes et les hippies ont afflué vers la capitale. Des femmes ont étudié l'agriculture, l'ingénierie et des affaires à l'université de la ville. Les femmes afghanes avaient des emplois au gouvernement. »[5] Il y avait des membres féminins du parlement, et les femmes conduisaient des voitures, et voyageaient et se rendaient à des rendez-vous, sans avoir besoin de demander la permission à un tuteur mâle. Que ceci soit révolu, est en grande partie dû à une décision secrète faite à l'été 1979 par le président américain Jimmy Carter et à son conseiller à la sécurité nationale Zbigniew Brzezinski pour attirer "les Russes dans le piège afghan et donner à l'URSS sa guerre du Vietnam " en finançant et en organisant des terroristes islamistes pour lutter contre le nouveau gouvernement à Kaboul dirigé par le Parti démocratique du peuple de l'Afghanistan. [6]
L'objectif du PDPA était de libérer l'Afghanistan de son retard. Dans les années 1970, seulement 12 pour cent des adultes étaient alphabétisés. L'espérance de vie était de 42 ans et la mortalité infantile l'une des plus élevés au monde. La moitié de la population souffrait de la tuberculose et un quart de la malaria.
La plus grande partie de la population vivait dans les campagnes, gouvernées par des propriétaires et de riches mollahs. Les femmes - soumises aux pratiques islamiques traditionnelles du mariage forcé, mariage des enfants, isolement des femmes, subordination aux hommes, et burqa - vivaient dans des conditions particulièrement barbares. [7]
À l'opposé, les bolcheviks avaient élevé le niveau de vie des tadjik, turkmène et ouzbek frères des Afghans en Asie centrale soviétique et avaient délivré les femmes de la misogynie de l'Islam traditionnel. Le confinement des femmes, la polygamie, la dot, les mariages dans l'enfance, le port du voile (ainsi que la circoncision des hommes, assimilés par les bolcheviks à de la maltraitance d'enfants) avaient été mis hors la loi. Les femmes étaient recrutées à des postes administratifs et étaient encouragées - si ce n'est obligées - de travailler hors du foyer. Ceci suivait l'idée de Friedrich Engels que les femmes ne pouvaient être libérées de la domination des hommes que si elles avaient un revenu indépendant. [8]
En 1978, le gouvernement de Mohammed Daoud, que le PDPA avait d'abord soutenu, mais en avait été de plus en plus été déçus, tua un membre du parti populaire. Cela suscita des manifestations de masse, auxquelles Daoud répondit par l'ordre d'arrêter les dirigeants du PDPA. Toutefois, avant que cet ordre n'ait pu être exécuté, le PDPA ordonna à ses partisans dans l'armée de renverser le gouvernement. La rébellion fut un succès, et Noor Mohammed Taraki, chef de file d'une aile radicale du parti, fut porté au pouvoir. La Révolution d'Avril avait été une réaction spontanée aux plans du gouvernement Daoud d'arrêter les dirigeants du PDPA et de réprimer la gauche, et pas la réalisation d'un plan élaboré avec la complicité de Moscou pour prendre le pouvoir. Bien que le nouveau gouvernement ait été pro-soviétique et que les Soviétiques allaient rapidement intervenir militairement à sa demande, pour tenter de supprimer la réaction islamique soutenue par les USA, Moscou n'était pas derrière la prise du pouvoir. [9]
Le nouveau gouvernement annonça immédiatement une série de réformes. Les dettes des paysans pauvres serait annulés et une Banque de développement agricole serait créé pour fournir des prêts à faible taux d'intérêt aux paysans, dans essayer d'éliminer les pratiques de prêts usuraires des prêteurs et des propriétaires. La propriété foncière fut limitée à 15 acres et de grandes propriétés découpées et redistribuées aux paysans sans terre. [10]
En même temps, les femmes seraient libérées des contraintes de l'Islam traditionnel. [...] L'âge du consentement pour les filles de se marier fut porté à 16 ans. Et les étudiants des villes furent envoyés à la campagne pour enseigner à la fois les hommes et les femmes à lire et à écrire. [11]
Alors que certains progrès ont été réalisés, en particulier à Kaboul, où le soutien au PDPA était le plus fort, les réformes n'ont jamais pris racine dans les campagnes, où le gouvernement a agit trop rapidement, suscitant une opposition déterminée des riches propriétaires et des mollahs, qu'il n'avait pas le pouvoir de réprimer militairement. [12] Le recrutement au djihad, par Washington, de dizaines de milliers de moudjahiddines en provenance de pays musulmans, y compris le millionnaire d'origine saoudienne Oussama ben Laden, a finalement contribué à la décision soviétique de retirer ses forces militaires, et au renversement du gouvernement PDPA, quelques années après que les Soviétiques aient quitté le pays. Bientôt, les résistants, soutenus par les Etats-Unis, le Pakistan et l'Arabie saoudite, allaient ramener l'Afghanistan, une fois de plus, au Moyen Age, après que le pays ait fait quelques pas déterminé vers la modernité, sous la direction du PDPA. De manière significative, ce furent les Bolcheviks en Asie centrale soviétique et les marxiste-léniniste du PDPA en Afghanistan, qui avaient agi pour améliorer les conditions des femmes, tandis que les États-Unis se sont alliés avec des fanatiques religieux, qui ont imposer - et continuent d'imposer en Arabie saoudite - un barbare règne patriarcal sur les femmes.
Pour Washington [...] les profits sont au-dessus des droits des femmes. Les communistes, par contraste, furent inspirés par les buts de libérer les paysans de l'arriération féodale et de briser l'emprise de l'Islam traditionnel sur le sort des femmes. Les seconds ont agi comme chevaliers du progrès humain et du droit des femmes, les premiers, comme des captifs de la logique de l'impérialisme. La libération des femmes de la misogynie des résistants et des Saoudiens ne se fera pas par l'intermédiaire de Washington. Quiconque s’inquiète de la renaissance des résistants et la perte des quelques gains que les femmes afghanes ont péniblement acquis sous un gouvernement fantoche soutenu par le Pentagone, devrait espérer, au contraire, la renaissance des communistes. Ils ont une grande expérience au service de la libération de la femme. Le bilan de Washington, par contraste, n'est pas un de ceux qui inspirent confiance.
Notes
1. Alissa J. Rubin, “Afghan women fear the loss of modest gains”, The New York Times of July 30, 2010.
2. Rubin.
3. Michael Parenti, “Afghanistan, Another Untold Story”, Michael Parenti Political Archives, December, 2008, updated in 2009. http://www.michaelparenti.org/afghanistan%20story%20untold.html
4. Parenti.
5. “Women’s rights in Saudi Arabia,” Wikipedia, http://en.wikipedia.org/wiki/Women’s_rights_in_Saudi_Arabia
San Francisco Chronicle, November 17, 2001. Cited in Parenti.
6. From an interview in Le Nouvel Observateur, translated by William Blum, available at Http://www.globalresearch.ca/articles/BRZ110A.html...
Paris, 15-21 January 1998,
[Original ici (---]
Nouvel Observateur : - L'ancien directeur de la CIA Robert Gates l'affirme dans ses Mémoires (1) : les services secrets américains ont commencé à aider les moudjahidine afghans six mois avant l'intervention soviétique. A l'époque, vous étiez le conseiller du président Carter pour les affaires de sécurité, vous avez donc joué un rôle clé dans cette affaire. Vous confirmez ?
Zbigniew Brzezinski : (2) Oui. Selon la version officielle de l'histoire, l'aide de la CIA aux moudjahidine a débuté courant 1980, c'est-à-dire après que l'armée soviétique eut envahi l'Afghanistan, le 24 décembre 1979. Mais la réalité, gardée secrète jusqu'à présent, est tout autre : c'est en effet le 3 juillet 1979 que le président Carter a signé la première directive sur l'assistance clandestine aux opposants du régime prosoviétique de Kaboul. Et ce jour-là, j'ai écrit une note au président dans laquelle je lui expliquais qu'à mon avis cette aide allait entraîner une intervention militaire des soviétiques.
N.O : Malgré ce risque, vous étiez partisan de cette “covert action” [opération clandestine]. Mais peut-être même souhaitiez-vous cette entrée en guerre des Soviétiques et cherchiez-vous à la provoquer?
Z.B : Ce n'est pas tout à fait cela. Nous n'avons pas poussé les Russes à intervenir, mais nous avons sciemment augmenté la probabilité qu’ils le fassent.
N.O : Lorsque les Soviétiques ont justifié leur intervention en affirmant qu'ils entendaient lutter contre une ingérence secrète des Etats-Unis en Afghanistan, personne ne les a cru. Pourtant, il y avait un fond de vérité … Vous ne regrettez rien aujourd’hui ?
Z.B : Regretter quoi ? Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d'attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez que je le regrette ?
Le jour où les Soviétiques ont officiellement franchi la frontière, j'ai écrit au président Carter, en substance : “Nous avons maintenant l'occasion de donner à l'URSS sa guerre du Vietnam.” De fait, Moscou a dû mener pendant presque dix ans une guerre insupportable pour le régime, un conflit qui a entraîné la démoralisation et finalement l'éclatement de l'empire soviétique.
N.O : Vous ne regrettez pas non plus d'avoir favorisé l'intégrisme islamiste, d'avoir donné des armes, des conseils à de futures terroristes ?
Z B : Qu'est-ce qui est le plus important au regard de l'histoire du monde? Les résistants ou la chute de l'empire soviétique? Quelques excités islamistes ou la libération de l'Europe centrale et la fin de la guerre froide?
N.O : “Quelques excités”? Mais on le dit et on le répète: le fondamentalisme islamique représente aujourd'hui
Une menace mondiale.
Z.B : Sottises! Il faudrait, dit-on, que l'Occident ait une politique globale à l'égard de l'islamisme. C'est stupide, il n'y a pas d'islamisme global. Regardons l'islam de manière rationnelle et non démagogique ou émotionnelle. C'est la première religion du monde avec 1,5 milliard de fidèles. Mais qu'y a-t-il de commun entre l'Arabie Saoudite fondamentaliste, le Maroc modéré, le Pakistan militariste, l'Egypte pro-occidentale ou l'Asie centrale sécularisée? Rien de plus que ce qui unit les pays de la chrétienté... »
7. Albert Szymanski, Class Struggle in Socialist Poland: With Comparisons to Yugoslavia, Praeger, 1984a.
8. Albert Szymanski, Human Rights in the Soviet Union, Zed Books, London, 1984b.
9. Szymanski, 1984a.
10. Szymanksi, 1984a.
11. Szymanksi, 1984a.
12. Irwin Silber, Afghanistan – The Battle Line is Drawn, Line of March Publications, 1980.
Stephen Gowans,
9 août 2010
http://gowans.wordpress.com/2010/08/09/women%E2%80%99s-ri...
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-a-propos-du...
André Gunthert : Un portrait pour la guerre.
Comme en réponse aux fuites massives sur le conflit afghan publiées par Wikileaks, une image.
En couverture du Time de cette semaine (édition du 9/08/2010), le portrait d’Aisha, beau visage creusé en son centre d’une blessure atroce – le nez coupé.
Une punition infligée l’an dernier par sa propre famille à l’issue d’un procès pour avoir fui un mariage forcé.
Le titre choisi par le magazine américain ne laisse pas de doute sur l’interprétation de cette torture barbare: “What happens if we leave Afghanistan” (“Ce qui se passera si nous quittons l’Afghanistan”).
Alors qu’on apprend que la jeune femme a rejoint les Etats-Unis pour une opération de chirurgie reconstructrice, le débat fait rage entre faucons et colombes, qui qualifient la publication de l’image de “pornographie de guerre” (“war porn”).
Terrible constat de l’échec de 9 ans d’occupation, le message de cette photo peut en effet se retourner comme un boomerang contre ses émetteurs. Certains décryptent le choix de cette image-choc comme le signe d’une escalade désespérée de la part des partisans d’un conflit de plus en plus impopulaire.
Si l’image de la souffrance d’Aisha semble rejoindre la courte liste des icônes qui, de Kim Phuc à Neda, s’inscrivent dans la mise en scène médiatique des guerres, il faut souligner deux caractéristiques qui l’isolent de la série. Alors que l’image de la victime féminine est habituellement utilisée comme symbole pour dénoncer le conflit, celle-ci sert à l’inverse à légitimer la poursuite de l’occupation.
Ce retournement du schéma explique l’autre différence essentielle de cette icône: au lieu d’une photographie de reportage prise sur le vif, il s’agit d’un portrait soigneusement posé (réalisé par Jodi Bieber pour le magazine), comme celui d’un mannequin ou d’une célébrité, qui rend plus affreux encore le contraste entre la mise en scène de la beauté et la blessure ouverte.
On peut voir dans cette photographie un écho paradoxal à l’un des plus célèbres portraits du XXe siècle, celui de la jeune afghane par Steve McCurry, publié en 1985 par le National Geographic. Au-delà de la victimographie de guerre, façon gueules cassées, la couverture du Time raconte que le comble de la barbarie est l’agression contre la beauté.
Dans le cas d’Aisha, on peut redouter que le magazine ne nous inflige dans quelques mois l’épreuve de comparaison après reconstruction, qui fournira l’attestation définitive du bien-fondé de l’invasion américaine (avec mes remerciements à Pascal Kober).
André Gunthert
Vendredi 6 août 2010
http://culturevisuelle.org/icones/1001
Femme mutilée: les résistants Taliban nient.
La photo d’une jeune afghane mutilée figurant début août en une du magazine américain Time, est perçue comme un acte «désespéré de propagande» par les résistants Taliban, qui nient en être responsables, a rapporté lundi le centre de surveillance des sites internet islamistes SITE.
Les résistants affirment que Time ment en les accusant d’avoir coupé le nez et les oreilles d’Aisha, 18 ans, après qu’elle a fui son foyer dans la région d’Oruzgan, (centre) l’an dernier.
«Cet acte désespéré de propagande par le magazine Time a montré à la planète les excès auxquels les médias sont prêts à recourir pour satisfaire les Etats-Unis, même au prix de leur intégrité journalistique», a dénoncé un porte-parole des résistants dans un communiqué cité par SITE.
Le communiqué en anglais a été publié samedi sur le site de l’Emirat islamique. Il accuse les Américains de «publier ces mensonges pour détourner l’attention des gens de leur défaite nette et honteuse».
Opération en Californie
Le communiqué ajoute que les résistants Taliban ont condamné l’attaque dont a été victime Aisha et précise que «couper le nez et les oreilles d’un être humain, qu’il soit vivant ou mort, est illégal et interdit.
Aisha a raconté au magazine qu’elle avait été mariée à un résistant, et que ce dernier lui avait coupé le nez et les oreilles, pour s’être échappée de chez elle.
Laissée pour morte par sa famille, elle a été recueillie par l’armée américaine.
La jeune Aisha va prochainement bénéficier d’une opération de chirurgie réparatrice gratuite en Californie.
Le rédacteur en chef de Time, Richard Stengel, avait justifié la publication de la photo en assurant qu’«Aisha a posé car elle voulait que le monde voie les conséquences, pour les femmes, d’un renforcement des résistants».
AFP
août 2010
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/df171b6c-a58c-11df-8a27-a...
Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge
Les civils afghans payent le plus lourd tribut de la guerre.
Un rapport de la mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan publié la semaine dernière a révélé que le nombre de civils tués était en hausse de 31% au cours du premier semestre 2010, avec un bilan de 1.271 morts sur cette période.
Vendredi, le président afghan Hamid Karzaï a demandé à Barack Obama, au général David Patraeus, commandant des forces américaines et de l'Isaf, et à l'ambassadeur américain à Kaboul de revoir leur stratégie pour limiter le nombre de victimes civiles.
15 août,
AP
a) Manifestation après la mort de 2 Afghans, tués par l'Otan
Des centaines de villageois bloquaient mercredi une route fréquentée de l'est de l'Afghanistan pour protester contre la mort d'un père et de son fils dans une opération de l'Otan, a indiqué à l'AFP le responsable de la police locale.
Des centaines de villageois bloquaient mercredi une route fréquentée de l'est de l'Afghanistan pour protester contre la mort présumée d'un père et de son fils dans une opération de l'Otan, a indiqué à l'AFP le responsable de la police locale.
L'opération des forces internationale a été menée mardi soir dans le district de Surkh Rod, dans la province de Nangarhar.
"Les forces de la coalition sont entrées dans une maison et ont tué un père et son fils. Ils ont aussi arrêté trois personnes. Il s'agissait de civils innocents, de fermiers, sans lien avec un groupe insurgé", a déclaré Abdul Ghafor, le porte-parole de la police de la province.
Quelque 600 villageois ont alors bloqué la route en scandant "Morts aux Américains" et "Mort à Karzaï", a constaté un journaliste de l'AFP.
b) Colère après un nouveau massacre commis par l’OTAN
Des centaines de villageois ont crié « mort aux Etats-Unis » tandis qu’ils bloquaient une route principale en Afghanistan oriental après que les forces de l’OTAN aient massacré trois personnes lors d’une incursion.
Les représentants du village de Zarin Khil dans la province de Wardak ont déclaré que des troupes des Etats-Unis avaient donné l’assaut à une maison où vivait une famille et ont abattu trois des fils avant d’emmener leur père en prison, selon un chef de la police locale.
Shahedullah Shahed, un porte-parole pour la province, a indiqué qu’environ 300 manifestants ont bloqué la route reliant Kaboul et le sud de l’Afghanistan pendant plusieurs heures.
« La nuit dernière, les forces de la coalition et les forces afghanes sont entrées dans une maison capturer un commandant résistant. Pendant l’attaque, malheureusement, trois civils ont été tués, » a indiqué Shahed à l’agence de presse AFP, ajoutant que quatre personnes suspectées d’être des combattants anti-gouvernementaux ont été capturées.
L’ISAF, la force internationale dirigée par l’OTAN, a indiqué que ceux qui ont été abattus lors de l’incursion dans la zone de Sayed Abad étaient suspectés d’être des « résistants » et qu’un commandant résistant avait été fait prisonnier.
La version de l’OTAN invalidée par celle des villageois
Les villageois ont affirmé qu’il n’y avait aucun combat avant que les troupes n’entrent dans la maison.
« Ils dormaient dans une chambre et soudain les soldats ont brisé la fenêtre, et ils ont tiré sur eux et les ont tués, » dit Mahmoud Khan, un parent [des victimes] qui vit dans le village, et cité par l’agence Associated Press.
La question des civils tués et blessés est une question sensible en Afghanistan, où presque 150 000 troupes étrangères d’occupation sont en guerre depuis presque neuf ans.
L’ONU a indiqué cette semaine que le nombre de civils tués ou blessés était en hausse d’un tiers dans la première moitié de 2010,
Mais au moins 386 civils ont été tués par l’OTAN (que l'OTAn reconnait) ou les forces du gouvernement afghan, dont 41 pendant les opérations de recherche et capture telles que des incursions de nuit, selon l’ONU.
Dans un incident mercredi, une femme a été tuée dans les échanges de tirs entre l’ISAF et des combattants [résistance afghane] dans la province méridionale de Helmand, a déclaré l’ISAF.
14 août
Al Jazeera
Voici la vidéo de cette manifestation:
http://www.youtube.com/watch?v=Gz59cJw8m5E&feature=pl...
17-08
Deux civils ont été tués et cinq blessés mardi dans l'explosion d'une moto piégée visant un convoi de la police dans le sud de l'Afghanistan, a indiqué à l'AFP un responsable de la police afghane.
La bombe, fixée sur une moto garée sur un pont, a explosé avant le passage des policiers.
Europe1.fr
21-08
L'Otan a reconnu avoir tué ‘par erreur’ une femme et deux enfants lors d'un raid aérien visant des résistants dans la province de Farah (sud-ouest).
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n° 450 - journal de l'Afghanistan - 09-08 au 31-08 : Fin - : La coalition perd la guerre.
n° 450 - journal de l'Afghanistan - 09-08 au 31-08 : Fin - : La coalition perd la guerre.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Sa diffusion est un acte de résistance.
journal de l'Afghanistan
La coalition perd la guerre.
n° 450 - du 09-08 au 31-08
C.De Broeder & M.Lemaire
Avant propos
‘La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.
Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.
(MICHEL BOUNAN)
· Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes
Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda' & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes
Le "journal de l'Afghanistan" est visible :
a) sur nos blogs :
http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/
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b) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...
c) sur le site de Robert Bibeau : : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com
d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/
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Sommaire.
| 1 Analyse & déclaration : Résistance Occupants: 2 Occupation de l'Afghanistan Les forces en présence 3 Politique occupants 4 Lutte pour la libération du territoire Détails. L'Afghanistan en chiffre.
|
1 Analyse & déclaration
a) Résistance :
L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.
AFP
09-08
09-08
La rébellion menée par les résistants a gagné en intensité depuis quatre ans, élargissant son champ d'action à la quasi-totalité du pays, malgré le renforcement régulier des troupes internationales, notamment américaines.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/09/97001-201008...
16-08
"Les troupes afghanes et internationales ont bombardé dimanche soir des abris des résistants situés dans le district de Muqar, entraînant la mort de cinq militants, dont leur commandant le mollah Salim", a indiqué M. Shirzai à l'agence Xinhua.
Ces derniers ont promis d'intensifier leurs activités contre les forces afghanes et celles dirigées par l'Otan, et ont tiré plusieurs roquettes la semaine dernière contre la ville de Ghazni
http://french.cri.cn/781/2010/08/16/302s225791.htm
16-08
Abou Baqir, un Ouzbek décrit comme un "commandant résistant", "chef de groupe d'Al-Qaïda" et "membre du Mouvement islamique d'Ouzbékistan", a été tué alors qu'il se déplaçait dans son véhicule dans la province de Kunduz, dans le nord du pays,a annoncé lundi le commandement de l'Otan dans un communiqué.
Un policier avait été tué dans l'attaque.
AP
b) USA & Coalition
16-08
Le général David Petraeus, commandant des forces américaines et internationales en Afghanistan, a indiqué dimanche qu'Oussama ben Laden est probablement dans "une région montagneuse très, très isolée" d'Afghanistan ou du Pakistan.(…)
"Je ne pense pas que quiconque sache où se trouve Oussama ben Laden", le chef du réseau Al-Qaïda, a dit le général lors d'une interview sur la chaîne américaine NBC.
Le chef du réseau Al-Qaïda reste une "figure iconique (…) et je pense que le capturer ou le tuer est encore une tâche très, très importante pour tous ceux qui participent à la lutte antiterroriste" dans le monde", a dit M. Petraeus.
(AFP / 16 août 2010)
http://www.romandie.com/infos/News2/100816131631.q45z38ck...
2 Les forces en présence
Résistance
USA
08-08
L’armée américaine fournit près de 100 000 des quelque 143 000 soldats étrangers actuellement déployés en Afghanistan.
http://www.elwatan.com/Douze-soldats-tues-en-deux-jours
Otan-Isaf
14-08
Environ 150.000 soldats américains et de l'Otan sont actuellement déployés, dont 30.000 dans les provinces de Kandahar et du Helmand,
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/14/97001-201008...
Australie
21-08
Environ 1.500 soldats australiens sont déployés au sein de la force internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf) dans la province de l'Uruzgan (sud), où ils entraînent l'armée afghane …)
http://actualite.fr.be.msn.com/actualiteetrangere/article...
Grande Bretagne
15-08
Forts de quelque 9 500 soldats, les Britanniques constituent le deuxième contingent étranger le plus important en Afghanistan derrière les Américains.
http://www.elwatan.com/Douze-soldats-tues-en-deux-jours
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/14/97001-201008...
3) Politique
Les occupants
1) Usa
Occupation de l'Afghanistan
USA: Robert Gates confirme son départ pour 2011
Le secrétaire américain Gates, a confirmé lundi qu'il quitterait l'an prochain l'administration Obama, une fois qu'il aura l'assurance que le début de retrait des troupes d'Afghanistan est sur les rails.
"Je pense que dans le courant de l'année prochaine, je serai en position (...) de savoir si notre stratégie fonctionne en Afghanistan", a déclaré le ministre dans un entretien accordé au magazine américain Foreign Policy.
"La stratégie d'envoi de renforts aura été achevée. Nous en aurons fait l'évaluation en décembre (2010). Et il me semble que dans le courant de 2011 il y aura logiquement un moment pour passer la main", a ajouté M. Gates.
M. Gates avait d'abord été nommé à son poste par l'ancien président George W. Bush puis maintenu dans ses fonctions par Barack Obama, à qui il a apporté une caution républicaine dans sa stratégie guerrière en Afghanistan.
(AFP / 16 août 2010 15h34)
http://www.romandie.com/infos/News2/100816133407.ge8gsnbz.asp
Les Voisins
Iran
La "terreur" afghane va "engloutir" Washington et Petraeus
Les Etats-Unis et le commandant des forces d'occupation en Afghanistan David Petraeus vont être engloutis par la "terreur" dans ce pays en guerre depuis près de neuf ans, c'est ce qu'a affirmé, ce mercredi, un commandant des Gardiens de la Révolution d'Iran.
"Le gouvernement américain n'a aucune chance de succès car les flammes qui vont engloutir l'Amérique en Afghanistan sont déjà visibles. La terreur va submerger l'Amérique et ses alliés de l'Otan" en Afghanistan, a déclaré le brigadier général Massoud Jazayeri, selon Sepahnews, le site web des Gardiens.
"La présence (du général américain David) Petraeus en Afghanistan va renforcer le combat et sceller l'expansion des échecs américains" dans le pays, a-t-il clamé.
Mardi, le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki avait affirmé que, malgré une hausse des effectifs de l'armée américaine en Afghanistan, Washington avait échoué à stabiliser le pays et sa présence empire de plus en plus la situation en Afghanistan.
21/07/2010
Pakistan -
Pour le président pakistanais, la coalition perd la guerre en Afghanistan.
Le président pakistanais Asif Ali Zardari a averti mardi que la coalition était "en train de perdre la guerre" en Afghanistan et rejeté les critiques du Premier ministre britannique David Cameron sur un double jeu d'Islamabad avec les résistants.
"La communauté internationale, à laquelle appartient le Pakistan, est en train de perdre la guerre contre les résistants. Et ce, avant tout, parce que nous avons perdu la bataille de la conquête des cœurs et des esprits", a déclaré au quotidien Le Monde M. Zardari qui achève mardi une visite en France avant de se rendre à Londres.
Estimant cependant que "la communauté internationale n’acceptera jamais de voir les résistants diriger à nouveau" l'Afghanistan, le chef de l'Etat pakistanais juge que les résistants "n’ont aucune chance de reprendre le pouvoir" même si "leur emprise progresse".
"Le Pakistan et sa population sont victimes des terroristes. Nous ne faisons pas que défendre nos frontières, nous luttons contre la terreur et ceux qui la propagent", a-t-il affirmé.
Les zones tribales du Nord-Ouest, frontalières avec l'Afghanistan et bastion des résistants pakistanais, sont le sanctuaire d'Al-Qaïda et la base arrière des résistants afghans.
"Il n’y a pas de bons résistants avec qui on pourrait parler et d’autres, mauvais, qu’il faudrait combattre", ajoute-t-il, même s'il "respecte le choix" du président afghan Hamid Karzaï "d'engager son pays dans un processus de réconciliation avec les résistants disposés à accepter le dialogue".
M
6/8
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j0rRO9...
4 Lutte pour la libération du territoire & la victoire de la résistance Afghane Pertes déclarée des occupants.
US & Isaf
15-07 : Coup dur pour la force de l’OTAN
Douze soldats de la force internationale de l’Otan en Afghanistan (Isaf) ont été tués en deux jours par une série d’attaques résistants dans le sud, soulignant une nouvelle fois le risque d’un sanglant enlisement des forces occidentales dans le pays.
http://www.elwatan.com/Douze-soldats-tues-en-deux-jours
15-07
Cinq soldats américains ont péri, hier, dans deux attaques dans le sud, bastion des résistants résistants. « Quatre soldats de l’Isaf ont été tués par l’explosion d’une bombe artisanale et un autre à la suite d’une attaque à l’arme légère », a précisé la force. Un porte-parole de l’Isaf a ensuite indiqué que ces soldats étaient américains.
Mardi soir, trois autres soldats américains de l’Isaf et cinq civils afghans avaient été tués lors de l’attaque, par des résistants, d’un poste de police dans la province de Kandahar (sud), selon l’Isaf et les autorités afghanes.
Les résistants ont tirer sur le poste de police à la roquette et à l’arme légère, selon les mêmes sources.
15-07
Mardi également, quatre soldats britanniques avaient péri, dont trois abattus par un soldat afghan renégat sur une base militaire, un incident d’autant plus marquant que la formation de l’armée afghane est l’un des points cruciaux de la stratégie occidentale dans le pays. Le gouvernement britannique a dénoncé « un acte méprisable et lâche » qui fera l’objet d’une « enquête approfondie » de l’Isaf et de l’armée afghane.
Le quatrième soldat britannique tué mardi est mort à la suite d’une attaque rebelle contre une patrouille à pied, toujours dans le sud.
http://www.elwatan.com/Douze-soldats-tues-en-deux-jours
08-08
Huit soldats des forces internationales, dont deux Danois, ont été tués par des mines du même type samedi et dimanche. Tous ces incidents sont intervenus dans le sud de l'Afghanistan, où les résistants comptent le plus de bastions.
AFP
08-08
L'hélicoptère Chinook de l'armée canadienne qui a été contraint à un atterrissage d'urgence jeudi a été touché par des tirs d'armes légères des résistants, c'est ce qu'a confirmé une enquête des forces canadiennes, dont les conclusions ont été rendues samedi. L'incident a fait 8 blessés conséquence de l'atterrissage violent. L'accrochage s'est produit jeudi en début d'après-midi à 20 kilomètres au sud-ouest de Kandahar, dans le district de Panjwa'i, sous contrôle canadien. http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=14...
09/08
Des résistants ont attaqué lundi trois postes avancés des forces américaines et afghanes dans le sud-est de l'Afghanistan, a annoncé le commandement de l'Otan soulignant que les combats étaient cours.
"Les forces américaines et afghanes repoussent des attaques des résistants sur trois postes avancés dans le nord-est de la province de Paktika", a indiqué la Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (Isaf) dans un communiqué.
"Les combats sont en cours", ajoute l'Isaf sans plus de précisions.
La province de Paktika, frontalière du Pakistan, est très fortement sous contrôle des résistants.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/09/97001-201008...
09/08/
Un soldat des forces internationales a été tué aujourd'hui par une mine artisanale, dans le sud de l'Afghanistan, après un week-end où huit soldats étrangers ont péri dans les mêmes conditions, a annoncé l'Otan.
La force internationale (Isaf) n'a pas révélé la nationalité du soldat.
AFP
09-08
Un soldat polonais a été tué et cinq autres ont été blessés dans un attaque à la bombe dans la province afghane du Ghazni, a rapporté vendredi l'agence de presse polonaise citant un porte-parole du contingent polonais de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf).
Ces soldats participaient à une opération afghano-polonaise contre les résistants à Ghazni, dans le sud de l'Afghanistan.
Source: xinhua
09-08
2 600 soldats polonais sont présents en Afghanistan dans le cadre de l'Isaf sous commandement de l'Otan.
Source: xinhua
10-08
Selon nos informations, un militaire français s'est donné la mort en Afghanistan, vers le 10 aout.
Ni son identité, ni son régiment ne sont connus. L'information, qui n'avait pas jusqu'à présent pas été rendue publique, nous a été confirmée de source officielle. Le militaire s'est suicidé avec son arme à feu.
Il s'agit du deuxième suicide d'un militaire français en Afghanistan. http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2010/08/...
12 août,
Un gendarme français blessé dans une explosion en Afghanistan
Il souffre d'une fracture d'une vertèbre cervicale et devrait être rapatrié à la fin du mois.
Deux autres militaires, appartenant eux aussi à un escadron de Pontivy (Morbihan), ont été contusionnés.
Lundi dernier, en début de matinée, un engin explosif s'est déclenché au passage du véhicule qui circulait en convoi dans une vallée habituellement calme, à une cinquantaine de kilomètres au Nord-est de Kaboul. La charge, estimée à plusieurs dizaines de kilos, sans doute activée à distance, a soufflé l'avant du Toyota blindé.
http://fr.news.yahoo.com/78/20100812/twl-un-gendarme-fran...
AFP
13/8
Trois soldats internationaux ont été tués dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé vendredi la coalition.
Le ministère britannique de la Défense a fait savoir qu'un de ses soldats avait été tué vendredi par des tirs d'arme légère dans le district de Sangin, dans la province de Helmand.
Un autre soldat britannique, blessé mardi dans le district de Nahri Sarraj (district de Helmand), a succombé à ses blessures dans un hôpital en Grande-Bretagne, a ajouté le ministère.
L'OTAN a par ailleurs annoncé la mort d'un soldat à la suite d'une attaque des résistants dans le sud du pays.
AFP
14-08
Un soldat britannique a été tué vendredi dans un bref échange de tirs survenu dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé aujourd'hui le ministère britannique de la Défense. Le militaire a été tué par balles dans le district de Nad-e Ali, dans la province méridionale du Helmand.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/14/97001-201008...
14/08/
Un soldat australien a été tué par des résistants près de Kandahar, dans le sud du pays, a annoncé aujourd'hui le commandant en chef par intérim des forces armées australiennes, le général David Hurley.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/14/97001-201008...
14-08
Le gouvernement britannique a confirmé mardi la mort de trois de ses soldats dans le sud de l'Afghanistan, "trahis" par un militaire afghan qui a ouvert le feu au cours d'une "attaque préméditée" sur des troupes de la Force internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf).
G.I.N avec Agences
17-08
Trois soldats des forces internationales ont été tués mardi dans deux explosions, l'arme de prédilection des résistants, dans l'est et dans l'ouest de l'Afghanistan, a annoncé le commandement de l'Otan dans un communiqué.
Deux des soldats ont péri dans un incident dans l'est du pays, a indiqué l'Otan.
Un 3e soldat a été tué dans l'ouest.
17/08/
Deux soldats des forces internationales ont été tués mardi dans l'explosion d'une mine artisanale, l'arme de prédilection des résistants, dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé le commandement de l'Otan dans un communiqué.
Le commandement de la Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (Isaf) n'a pas dévoilé la nationalité des soldats.
l'AFP
20/8
Dans le sud, une attaque des résistants contre un chantier routier a fait au moins sept morts, selon une source médicale.
AFP
20-08
La coalition internationale a par ailleurs rapporté qu'un militaire américain était mort jeudi dans une explosion dans le sud.
AFP
20-08
Deux soldats de l'OTAN ont été tués par l'explosion d'une bombe sur une route vendredi dans le sud du pays, selon les autorités, qui n'ont pas précisé les nationalités de ces militaires.
AFP
21/08
Un soldat britannique a été tué aujourd'hui dans un échange de tirs survenu dans la province du Helmand, sud de l'Afghanistan, a annoncé le ministère britannique de la Défense.
L'Isaf avait annoncé un peu plus tôt la mort de deux soldats de l'Otan, sans dévoiler leur nationalité, l'un lors d'une "attaque des résistants", l'autre par l'explosion d'une mine artisanale, l'arme de prédilection des résistants.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/21/97001-201008...
21-08
Deux soldats australiens ont été tués et deux autres blessés par l'explosion d'une bombe en Afghanistan, a annoncé samedi le ministre australien de la Défense.
http://actualite.fr.be.msn.com/actualiteetrangere/article...
23-08
Quatre soldats américains ont été tués dimanche dans l'est et le sud de l'Afghanistan
Selon l'OTAN, trois de ces soldats ont été tués dans des attaques de l'insurrection et le quatrième par un engin artisanal.
On ne précisait pas le lieu exact de ces décès, mais de violents combats se déroulaient dans le secteur de Jaji, dans la province de Paktiya (est), à environ 20 km de la frontière pakistanaise.
AP
Pertes des armées privées
10-08
Deux chauffeurs travaillant pour une compagnie de sécurité privée à Kaboul ont été tués mardi après-midi dans une double attaque kamikaze visant un immeuble abritant les locaux de la compagnie, a-t-on appris auprès de la police
L'un des gardes de sécurité a été blessé. Tous travaillaient pour une compagnie de sécurité étrangère, Hart Security.
Zemarai Bashary, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a déclaré pour sa part que la cible n'avait pas été clairement identifiée.
"Il y a des victimes, mais je ne sais pas combien, ni si ce sont des Afghans ou des étrangers", a-t-il dit à Reuters.
http://fr.news.yahoo.com/3/20100810/twl-afghanistan-viole...
Détails
Province de Farah (sud-ouest),
21-08
Six résistants ont péri dans les frappes aériennes, selon la même source.
Province de Faryab (nord-ouest)
23-08
Dans la province de Faryab (nord du pays), un engin explosif déclenché à distance a coûté la vie à l'ancien chef moujahiddine Salaam Pahlawan, ainsi qu'à deux de ses fils, âgés de cinq et dix ans, et deux gardes du corps, a annoncé le chef de la police provinciale Khalil Andarbi.
Nombre d'anciens vétérans de la lutte contre l'envahisseur soviétique (1979-89), comme Pahlawan, ont été pris pour cible par les résistants pour s'être alliés avec le gouvernement de Kaboul.
Enfin, le frère de Abdul Hadi Jamshadi, conseiller provincial et candidat aux élections législatives du 18 septembre prochain a été tué dans une embuscade dans la province de Herat.
AP
Province de Ghanzi
16-08
"Les troupes afghanes et internationales ont bombardé dimanche soir des abris des résistants situés dans le district de Muqar, entraînant la mort de cinq militants, dont leur commandant le mollah Salim", a indiqué M. Shirzai à l'agence Xinhua.
Ces derniers ont promis d'intensifier leurs activités contre les forces afghanes et celles dirigées par l'Otan, et ont tiré plusieurs roquettes la semaine dernière contre la ville de Ghazni
http://french.cri.cn/781/2010/08/16/302s225791.htm
Province d'Helmand (sud de l'Afghanistan).
07-08
Quatre policiers et un civil ont été tués, et treize autres personnes ont été blessées ce samedi, dans l'explosion d'une mine artisanale dans la province du Helmand, bastion résistant dans le sud de l'Afghanistan, d'après le ministère de l'Intérieur. Les bombes artisanales sont la première cause de mortalité, et de loin, dans les rangs des troupes internationales et afghanes.
http://www.europe1.fr/International/Afghanistan-4-policie...
20/8
Des résistants ont tué jusqu'à 30 Afghans travaillant à la construction d'une route dans la province du Helmand (sud), a-t-on appris vendredi de sources afghanes.
L'attaque s'est produite jeudi soir dans le district de Sangin.
Des ouvriers et des agents assurant leur sécurité ont été victimes de l'opération.
La compagnie de BTP a annoncé que 25 de ses ouvriers avaient été tués.
Les résistants se sont en outre emparés de douze véhicules 4x4, a-t-il ajouté.
AFP
Province de Koundouz.
16-08
Abou Baqir, un Ouzbek décrit comme un "commandant résistant", "chef de groupe d'Al-Qaïda" et "membre du Mouvement islamique d'Ouzbékistan", a été tué alors qu'il se déplaçait dans son véhicule dans la province de Kunduz, dans le nord du pays,a annoncé lundi le commandement de l'Otan dans un communiqué.
Un policier avait été tué dans l'attaque.
AP
Belges impliqués
Les militaires belges dans le nord de l'Afghanistan ont été à deux reprises cette semaine impliqués de loin dans des incidents armés avec des résistants mais sans blessés dans leurs rangs.
Le 12.8, deux équipes d'instructeurs belges encadrant l'armée afghane, ont assisté à un "contact" entre les troupes afghanes et des résistants.
Le lundi 16.8, des démineurs belges accompagnaient un convoi de l'armée allemande dans les environs de Kunduz quand celui-ci a été pris sous le feu des résistants.
(Le Soir, 21.8.2010)
26/8
Les résistants ont tué jeudi huit policiers à Kunduz, dans le nord du pays, a annoncé le gouverneur de la province du même nom.
L'attaque s'est produite peu avant l'aube, alors que les policiers dormaient.
Un policier a été blessé et un autre a réussi à prendre la fuite, a déclaré à la presse Mohammad Omar, gouverneur de la province, en modifiant le bilan initial qui était de neuf tués.
AFP
4-2 L'Afghanistan en chiffre
Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 : "Force combinée 82 "
Civils tués 15.970 (Voir Dufour-n°196)
Civils blessés : ? + 3065 (chiffres trop bas)
Résistants tués : : ? + 5139
Résistant blessés : ? + 1.856 (chiffres trop bas)
Résistances arrêtés : 23.000 prisonniers
Militaires occupants et milice privés occupante tués : 2536
Militaires et milice privés occupante blessés : ? + 4.016
Suicides : 1421 + ? (voir article)
300.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure (Afghanistan & Irak)
CIA tués : : 11
Soldats /policiers gouvernementaux tués : ? + 5.761
Soldats gouvernementaux blessés : ? + 6063 (chiffre trop bas)
Collabo tués : 1.838
Collabo blessés :? 316 (chiffre bien trop bas)
Collaborateurs disparus : ? +25
Les chiffres indiqués sont vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux
The War in Afghanistan Costs
| Relèvé le 31-08 à 14.34
|
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
- " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme - Article 19
08:35 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pakistan, al qaeda, résistants, occupants, usa, attentats, 11-septembre, amérique, militaire
31.08.2010
n°449 - Afghanistan - Le dossier : WikiLeaks : Documents Secrets. - 30-08 - : A1:- Des plans pour manipuler l’opinion publique européenne.
n°449 - Afghanistan - Le dossier : WikiLeaks : Documents Secrets. - 30-08 - : A1:- Des plans pour manipuler l’opinion publique européenne.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Sa diffusion est un acte de résistance.
Afghanistan
Le dossier
WikiLeaks : Documents Secrets.
n°449 du 30-08
C.De Broeder & M.Lemaire
Le "dossier de l'Afghanistan" est visible sur mes blogs :
a) sur nos blog :
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http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/
b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html
c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com
NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 1-1 Documents publiés par Wikileaks : une manœuvre de diversion médiatique. 1-2 Daniel Tencer : Un document de la CIA révèle des plans pour manipuler l’opinion publique européenne au sujet de l’Afghanistan. 2 Brèves 2-1 WikiLeaks prêt à publier d'autres documents... 2-2 La saga des journaux de guerre afghans révélés par Wikileaks ne semble pas près de se terminer. 3 Dossiers 3-1 Alex Lantier : Qui a du sang sur les mains en Afghanistan ? 3-2 Les fuites sur l'Afghanistan lèvent un coin du voile sur une unité très spéciale de l'armée américaine. 4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 4-1 Philippe Rivière : Les révélations du site Wikileaks : Rapports explosifs sur la guerre en Afghanistan 5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion 5-1 F. William Engdah : Une manœuvre des services de renseignements derrière la publication des documents « secrets » de Wikileaks? |
Tiré à part :
1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.
1-1 Documents publiés par Wikileaks : une manœuvre de diversion médiatique.
Sollicité par de nombreux lecteurs à propos des documents publiés par Wikileaks, le Réseau Voltaire tient à recentrer le débat. Dans ce communiqué, il dénonce une manœuvre de diversion médiatique et réaffirme que la guerre d’Afghanistan est illégale
Ces documents sont des notes utilisées par les troupes engagées en Afghanistan. Certaines relatent des combats, d’autres rapportent des renseignements. Leur degré de confidentialité est faible (ce qui signifie qu’ils ont circulé en de nombreuses mains), mais leur nombre est très élevé (ce qui implique que peu de personnes pouvaient les réunir). Leur authenticité n’a pas été contestée. La presse internationale et de nombreux leaders politiques dans le monde ont commenté les conclusions des trois médias, considérant ces informations comme sûres
Tout laisse à penser que ces fuites ont été organisées par un clan de l’appareil US pour imposer ses vues simultanément au limogeage du général McChrystal par le président Obama. Et le fait que ce dernier ait stoppé toute enquête interne visant à identifier l’origine des fuites montre que celle-ci lui est connue, qu’il ne souhaite pas l’affronter ou qu’il l’approuvegeneva;
Ces documents ne décrivent pas la réalité de terrain, mais attestent du degré d’auto-intoxication des forces US. Les notes de renseignement afghanes qui servent de base aux opérations de l’Alliance dans ce pays ne rapportent que de stupides ragots et l’on se demande comment ces informateurs ont été recrutés. Il est particulièrement ridicule de présenter un officier pakistanais de 74 ans, le général à la retraite Hamid Gul, comme le manipulateur en sous-main des insurgés et le responsable à lui tout seul de l’échec militaire de l’OTAN.
Nous ne sommes pas étonnés que trois médias connus pour leur alignement aveugle sur les thèses atlantistes participent à une opération psychologique de diversion dont le but est de critiquer un général qui vient d’être démis de ses fonctions pour mieux disculper les responsabilités politiques de cette catastrophe humaine
Au demeurant, l’unanimité de grands médias, qui n’ont cessé de répéter des années durant les mensonges de Washington, ne peut qu’inquiéter
La guerre d’Afghanistan est illégale. Qu’ils nous soient sympathiques ou pas, les insurgés exercent leur droit fondamental et légitime à défendre leur pays contre l’occupation étrangère. Ce ne sont pas seulement les bavures de telle ou telle unité militaire qui constituent des crimes, mais la totalité des opérations conduites sur place et jusqu’à la simple présence des troupes étrangères
http://www.voltairenet.org
http://www.internationalnews.fr/article-controverse-wikil... :
1-2 Daniel Tencer : Un document de la CIA révèle des plans pour manipuler l’opinion publique européenne au sujet de l’Afghanistan.
Secouée par la chute du gouvernement hollandais à cause de l’engagement du pays dans la guerre en Afghanistan, la CIA vient de proposer une stratégie destinée à éviter un éventuel effondrement du soutien à la guerre chez les alliés européens.
Un document marqué « confidentiel / non destiné aux regards étrangers », posté sur le site internet de Wikileaks, propose des stratégies pour manipuler les opinions publiques européennes, particulièrement en France et en Allemagne.
Le document ne propose pas de méthodes directes que la CIA pourrait employer pour parvenir à cette fin – il n’y a, par exemple, aucune référence à la diffusion de propagande dans la presse – mais il énonce ce que l’agence considère comme les axes d’intervention qui pourraient gagner les coeurs et les esprits. Parmi les propositions, le document propose une campagne sur le sort des femmes afghanes auprès de l’opinion publique française, cette dernière ayant démontré sa préoccupation pour les droits des femmes en Afghanistan.
En ce qui concerne l’opinion pubique allemande, le document propose une campagne alarmiste sur l’éventualité d’un échec de l’OTAN en Afghanistan. « L’exposition de l’Allemagne au terrorisme, à l’opium, et aux réfugiés pourrait rendre la guerre plus acceptable pour les sceptiques, » affirme le document.
Le document est disponible sur le site de Wikileaks. file.wikileaks.org/file/cia-afghanistan.pdf
Le document a été rédigé par un groupe appelé « CIA Red Cell » (cellule rouge de la CIA) qui se définit comme un groupe chargé « d’adopter une approche "prête à l’emploi" qui donnerait des idées et offrirait un point de vue alternatif sur l’ensemble des enjeux ».
« La chute du gouvernement hollandais à cause de l’engagement des troupes en Afghanistan montre la fragilité du soutien européen à la mission menée par l’OTAN, » déclare le document. « Certains états membres de l’OTAN, particulièrement la France et l’Allemagne, ont compté sur l’apathie de leurs opinions publiques sur l’Afghanistan pour renforcer leur participation, mais cette indifférence pourrait se transformer en hostilité si les combats prévus pour le printemps et l’été provoquent une hausse du nombre de victimes militaires ou civiles. »
Le rapport de la CIA souligne que 80% des Français et des Allemands sont opposés à la guerre, mais présent une bouée de sauvetage : l’apathie de l’opinion publique. Grâce à cette dernière, les dirigeants européens ont pu étendre et élargir leur engagement en Afghanistan, malgré une profonde opposition.
Mais « si certaines prévisions qui annoncent un été meurtrier en Afghanistan se révèlent exactes, l’opposition passive des Français et des Allemands à la présence de leurs soldats pourrait se transformer une hostilité politiquement puissante. » dit le rapport.
IMPLIQUER OBAMA
La Cellule Rouge souligne que le président Obama bénéficie d’un soutien populaire en Europe qu’il n’a pas connu aux Etats-Unis depuis des mois. Le rapport suggère que le président s’implique personnellement pour vendre la guerre en Afghanistan aux Européens.
« La confiance des opinions publiques françaises et allemandes dans la capacité du Président Obama à gérer les affaires internationales en général et l’Afghanistan en particulier laisse entendre qu’elles seraient plus réceptives s’il déclarait clairement leur importance pour la mission, et qu’elles seraient sensibles s’il se déclarait déçu par une absence de soutien de la part des alliés, » précise le document.
Le rapport souligne que « lorsqu’il était rappelé (aux sondés ) que le Président Obama avait personnellement demandé le renforcement des troupes en Afghanistan, leur soutien à initiative augmentait considérablement, passant de 4 à 15 pour cent parmi les sondés français et de 7 à 13 pour cent parmi les allemands. »
Pour changer l’opinion des Français, la Cellule Rouge propose de lier la guerre en Afghanistan aux les efforts pour améliorer les droits des femmes en Afghanistan. Elle propose aussi d’insister sur le fait que la mission en Afghanistan est plus populaire en Afghanistan même qu’en Europe, du moins selon les sondages mentionnés dans le rapport.
Daniel Tencer
29 mars 2010
ARTICLE ORIGINAL http://rawstory.com/rs/2010/0326/ci...
www.legrandsoir.info/Un-document-de-la-CIA-revele-des-plans-pour-manipuler-l-opinion-publique-europeenne-au-sujet-de-l-Afghanistan-...
2 Brèves
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.
2-1 WikiLeaks prêt à publier d'autres documents...
Julian Assange n'entend pas céder aux remontrances du Pentagone. [Keystone]
Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a déclaré jeudi que son site internet spécialisé dans le renseignement prévoyait toujours la publication d'environ 15'000 nouveaux documents militaires confidentiels sur la guerre en Afghanistan.
Julian Assange a indiqué que le site se préparait à diffuser ces documents, malgré la demande du Pentagone, la semaine dernière, de rendre les milliers de documents déjà publiés et de ne pas en diffuser d'autres.
"On en est déjà à 7000 documents", a-t-il dit sans révéler la date à laquelle ils seraient publiés. Interrogé sur le fait de savoir si le site internet poursuivrait la publication, il a répondu: "Absolument". "Jusqu'à présent, nous n'avons eu aucune aide, malgré nos demandes répétées, de la part de la Maison Blanche ou du Pentagone", a-t-il ajouté.
Pentagone sollicité?
Un porte-parole de WikiLeaks en Allemagne, Daniel Schmitt, avait déclaré la semaine dernière que le site souhaitait des contacts avec le Pentagone pour examiner 15'000 documents classés non encore publiés, de manière à "rendre la rédaction des textes telle qu'ils puissent être publiés sans danger". Le Pentagone, qui avait fait état de dangers pour les Afghans cités nommément dans des documents publiés jusqu'ici, a cependant affirmé n'avoir jamais reçu de demande en ce sens de la part de WikiLeaks.
Le Pentagone critique la publication des noms d'Afghans collaborant avec la coalition. [Reuters]
A Washington, le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, a réagi aux déclarations de Julian Assange en l'appelant à "retirer du site internet tous les documents volés". De plus, si WikiLeaks venait à effectivement diffuser de nouveaux documents, malgré les réserves et "l'inquiétude" du Pentagone quant "au tort" que ces révélations "causent à nos troupes, à nos alliés et aux civils afghans innocents, nous atteindrions le summum de l'irresponsabilité", a dit Geoff Morrell.
Le site WikiLeaks, fondé en 2006 et spécialisé dans le renseignement, a déjà diffusé il y a une dizaine de jours près de 92'000 archives classifiées jetant une lumière crue sur la guerre en Afghanistan, avec des révélations notamment sur les victimes civiles et sur les liens supposés entre le Pakistan et les insurgés.
afp/cab
13.08.
http://www.tsr.ch/info/monde/2366143-wikileaks-pret-a-pub...
2-2 La saga des journaux de guerre afghans révélés par Wikileaks ne semble pas près de se terminer.
Le Pentagone accentue la pression sur Wikileaks
Le Pentagone a publiquement demandé au site Internet de "rendre immédiatement" les milliers de documents secrets sur la guerre en Afghanistan encore en sa possession.
En juillet, le site avait diffusé près de 70 000 documents concernant la stratégie militaire américaine, pour la plupart des rapports secrets auxquels seuls les soldats présents sur place avaient accès.
Mais Wikileaks avait laissé entendre qu'il possédait encore près de 15 000 documents similaires et qu'ils étaient prêts à les publier. "La publication par Wikileaks d'un grand nombre de nos documents a déjà mis en danger nos troupes, nos alliés et les citoyens afghans qui travaillent avec nous", et "la diffusion d'informations classifiées supplémentaires ne peut qu'aggraver la situation", a déclaré le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. "Le département de la défense exige que Wikileaks rende immédiatement au gouvernement américain tous les documents extraits directement et indirectement des bases de données du département de la défense [et ] qu'il les efface de ses sites, de ses ordinateurs et de ses archives", a-t-il ajouté.
UNE ENQUÊTE ET UN MYSTÉRIEUX FICHIER
M. Morrell n'a pas indiqué ce que le Pentagone serait prêt à faire si Wikileaks ne coopérait pas.
Devant les journalistes, il a déclaré qu'à ce stade le Pentagone demandait au site de faire "faire ce qui semble le plus juste"."Si faire ce qui est juste n'est pas suffisant pour eux, nous chercherons des moyens de les convaincre de faire ce qui est juste", a noté le porte-parole. Le Pentagone et le FBI ont déjà lancé une enquête pour trouver le responsable des fuites. Bradley Manning, un soldat américain déjà soupçonné d'avoir transmis une vidéo d'une bavure de l'armée américaine en Irak à Wikileaks, figure parmi les suspects.
Depuis le début de l'enquête, Wikileaks a mis en ligne un mystérieux fichier baptisé "assurance". Ce fichier "pèse" 1,4 giga-octets, soit environ le quart d'un DVD. Il est compressé et crypté. Il est apparu sur la page consacrée aux "journaux de guerre afghans" de Wikileaks, le 30 juillet. Et jusqu'ici, personne – en dehors des administrateurs du site – ne sait ce qu'il contient. Interrogé sur le contenu de ces archives, le porte-parole du site, Julian Assange, a expliqué qu'"il valait mieux qu'[il] ne fasse pas de commentaires sur ce fichier". Avant de titiller ses interlocuteurs : "On pourrait facilement imaginer une situation comme la nôtre, où il vaudrait mieux s'assurer que des documents historiques importants ne disparaissent pas."
LEMONDE.FR |
06.08.10
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/08/05/le-...
3 Dossiers
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
3-1 Alex Lantier : Qui a du sang sur les mains en Afghanistan ?
Des accusations portées par des responsables de l'administration Obama et des médias que le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, et ses sources ont « du sang sur les mains » pour avoir révélé des informations sur les opérations militaires et les informateurs des Etats-Unis en Afghanistan sont de méprisables calomnies. La responsabilité du sang versé en Afghanistan repose sur le gouvernement américain, qui a déclenché la guerre.
Ces accusations sont d'autant plus dégoûtantes que l'administration Obama prépare ouvertement une augmentation de l'effusion de sang par l'armée des Etats-Unis en Afghanistan. Un article paru hier en première page du New York Times était intitulé « Les Etats-Unis se concentrent maintenant sur les assassinats politiques en Afghanistan ». Il faisait les éloges de la Task Force 373, l'escadron de la mort secret dévoilé dans les documents publiés par WikiLeaks, en notant que les « raids du commando » ont tué « plus de 130 insurgés d'importance » durant les cinq dernières semaines.
Les plus récents plans de Washington consistent à tuer en masse pour terroriser la population afghane et forcer sa capitulation. A l'audience de la Commission des affaires étrangères du Sénat de mardi dernier, le sénateur Richard Lugar a expliqué : « Pour que les négociations fonctionnent, nous devons faire preuve de force. Aussi violent que cela puisse sembler, il est essentiel que nous tuions beaucoup de talibans. »
La mentalité fascisante qui sous-tend de tels plans n'est pas différente de celle d'Hitler et de ses hommes de main lorsqu'ils préparaient des guerres et la répression des forces de la résistance en Europe.
Dans le milieu politique dégénéré d'aujourd'hui, les médias - qui ont systématiquement et délibérément masqué les crimes révélés par WikiLeaks - se prêtent à la campagne contre Assange. Lors d'une conférence de presse jeudi dernier, l'amiral Mike Mullen, chef d'état-major interarmées, a déclaré qu'Assange et ses sources « pourraient bien avoir le sang d'un jeune soldat ou d'une famille afghane sur les mains ».
Dimanche, sur le plateau de l'émission « This Week » à ABC, Christiane Amanpour a demandé à son invité, le secrétaire à la Défense Robert Gates, de commenter l'assertion que « le responsable de ces fuites avait essentiellement du sang sur les mains ». Gates a répondu qu'au point de vue de la « culpabilité morale » d'avoir révélé les informateurs afghans qui avaient collaboré avec l'armée des Etats-Unis, « WikiLeaks est coupable ».
Le World Socialist Web Site n'est pas touché par cet appel à la solidarité avec les informateurs et les mouchards de Washington. Nous rejetons avec mépris les tentatives visant à excuser la barbarie du gouvernement américain en Afghanistan en citant la violence de la résistance de la population afghane à l'occupation néocoloniale. Il n'y a pas d'équivalence politique ou morale entre les deux.
Comme le grand marxiste Léon Trotsky l'écrivait dans Leur morale et la nôtre : « Que de méprisables eunuques ne viennent pas soutenir que l'esclavagiste qui, par la ruse et la violence, enchaîne un esclave est devant la morale l'égal de l'esclave qui, par la ruse et la violence, brise ses chaînes ! »
Qui est M. Gates pour donner des leçons à quiconque sur la « culpabilité morale » ? L'homme qui supervise le massacre de masse de la population afghane par l'armée américaine aujourd'hui est un bureaucrate endurci de la terreur d'État. Le livre qu'il a publié en 1996 en sa qualité d'initié de la politique américaine, intitulé à juste titre From the Shadows [Dans les ombres], fait état de son rôle dans les plus grands crimes de l'impérialisme américain dans les années 1970 et 1980.
Analyste de la CIA et collaborateur du conseiller à la sécurité nationale Zbigniew Brzezinski durant les années 1970, Gates était un haut fonctionnaire de la CIA dans les années 1980. Il a noté comment la CIA a soutenu la milice UNITA en Angola, responsable pour la mort de dizaines de milliers d'Angolais. Gates a aussi expliqué comment la CIA a miné les ports du Nicaragua pour aider les contras (les rebelles de droite) et a autorisé la rédaction d'un « manuel de meurtre », qui donnait des instructions sur la façon de réaliser les assassinats politiques.
Gates est impliqué depuis le tout début dans la politique criminelle de Washington en Afghanistan. Bien avant l'invasion de ce pays par l'Union soviétique, les Etats-Unis offraient déjà un soutien financier secret aux forces islamistes qui s'opposaient au gouvernement afghan soutenu par les Soviétiques. L'objectif des Etats-Unis, comme l'expliquait un officier de l'armée en mars 1979 dans une réunion que Gates décrit, était « d'entraîner les Soviétiques dans un bourbier comme ce que fut le Viet Nam ».
A cette époque, écrit Gates, les Etats-Unis ont signé des accords secrets avec l'Arabie saoudite et le Pakistan qui visaient à assembler « un pipeline logistique extraordinaire de fournisseurs du monde entier. La table était mise pour la vaste expansion à venir d'aide extérieure, entièrement sous la direction de la CIA. » Comme il est bien connu, la chaîne d'approvisionnement, « entièrement sous la direction de la CIA » comptait dans ses rangs Oussama bin Laden et ses associés politiques. C'est là l'origine du mouvement al-Qaïda, l'organisation qui a réalisé les attaques terroristes du 11-Septembre.
Quand le Kremlin a envahi l'Afghanistan, la CIA a financé et soutenu des milices sous la direction de seigneurs de guerre islamistes d'extrême-droite. Gates sait que cela ne pouvait que finir en désastre pour le peuple afghan. Il écrit : « Personne ne doit avoir d'illusions sur ceux qui s'alliaient politiquement, que ce soit avant ou après la défaite de l'URSS. En tout cas, personne à la CIA n'avait de telles illusions. »
L'Afghanistan est ravagé par la guerre civile depuis. Même si cela n'est pas rapporté dans les médias américains, qui n'ont aucune considération pour une vie afghane, des millions d'Afghans sont morts en conséquence de cette guerre civile.
La campagne médiatique contre WikiLeaks montre l'état de dépravation régnant dans le milieu politique américain. Les médias et l'État ne peuvent pardonner à Assange et ses sources d'avoir eu le courage d'exposer aux yeux de tous les crimes de tout l'establishment politique. La somme des documents que ce site a rendu public donne à la Cour pénale internationale les matériaux dont elle a besoin pour poursuivre les administrations Bush et Obama pour crimes de guerre et les principales personnalités des médias américains pour complicité.
Toutes les accusations contre Assange et ses sources en rapport avec la publication de ces documents doivent être levées et des accusations portées contre les criminels de guerre à Washington.
(Article original anglais paru le 2 août 2010)
Alex Lantier
5 août 2010
http://www.wsws.org/francais/News/2010/aou2010/sang-a05.s...
3-2 Les fuites sur l'Afghanistan lèvent un coin du voile sur une unité très spéciale de l'armée américaine.
La diffusion par le site WikiLeaks de milliers de documents militaires américains confidentiels lève un coin du voile sur une unité spéciale de l'armée américaine, chargée sous le nom de code "Task Force 373" de traquer et de tuer des combattants ennemis en Afghanistan, talibans ou chefs d'Al-Qaïda répertoriés sur une liste d'objectifs.
Les documents révèlent des détails sur des missions de cette unité, mentionnant de nombreux incidents et bavures aux conséquences mortelles pour la population civile, dont des enfants.
La "Task Force 373", selon les rapports divulgués, a pour mission de capturer ou éliminer, hors de toute procédure judiciaire, des cibles figurant sur une liste appelée JPEL (acronyme en langue anglaise de Joint prioritised effects list, traduisible par Liste commune prioritaire). Des juristes s'interrogent sur la légalité des exécutions et de la détention, sans procès et pour une longue durée, de certaines des personnes capturées.
Des responsables militaires à Washington ont réfuté les accusations de crimes de guerre, faisant valoir que les listes de cibles nominatives sont un des éléments inévitables de tout conflit armé.
Parmi les rapports cités par WikiLeaks figurent les comptes-rendus d'opérations comme celles du 11 juin 2007. Ce jour-là, la TF 373, accompagnée d'éléments des forces spéciales afghanes, est partie à la recherche d'un commandant taliban nommé Qari Ur-Rahman. A la tombée de la nuit, une fusillade a éclaté alors que l'unité approchait de l'objectif. Elle a appelé en renfort un avion AC-130, appareil d'attaque au sol et d'appui aérien, une véritable canonnière volante qui a arrosé d'obus le secteur.
Le bilan de l'opération n'a été découvert que plus tard: sept morts et quatre blessés parmi des membres de la police afghane, ce dont les communiqués officiels diffusés par la suite ne firent pas mention, pas plus que de la participation de la TF 373 à cette mission.
Une autre opération de la TF 373 fit également des "dommages collatéraux", selon la formule consacrée, dans la province de Paktika (sud-est). La cible était un chef d'Al-Qaïda, Abou Laith al-Libi, soupçonné de diriger plusieurs camps d'entraînement terroristes dans cette région frontalière du Pakistan. Cinq roquettes furent tirées contre un groupe de bâtiments. Al-Libi ne figurait pas parmi les victimes du bombardement, qui a tué sept enfants dans une madrasa, une école coranique.
Ce rapport interne était classé secret mais aussi "Noforn", c'est à dire qu'il ne devait pas être divulgué aux membres étrangers de la coalition alliée.
Selon Julian Assange, le fondateur du site WikiLeaks, des "milliers" d'attaques américaines en Afghanistan seraient susceptibles de faire l'objet d'enquêtes pour crimes de guerre si des tribunaux se penchaient sur la question.
Tom Parker, un des responsables d'Amnesty International USA, n'est pas certain que tous les incidents relèvent du crime de guerre et note que la guerre d'Afghanistan soulève des questions complexes. "Il est vraiment de difficile de savoir où se terminent les assassinats et où commence la guerre" même si, dit-il, les listes nominatives "mettent mal à l'aise les gens".
Pour le député démocrate Adam Smith, la question ne se pose pas: "nous sommes en guerre. L'ennemi nous tire dessus, nous lui tirons dessus." Le parlementaire juge "absolument injuste et inéquitable" que l'on "condamne nos troupes". Juan Zarate, ancien responsable chargé du contre-terrorisme sous l'administration Bush, souligne, lui, que tenter de tuer ou capturer les dirigeants ennemis, "c'est précisément ce que font les pays en guerre".
Les listes d'objectifs de l'armée, et notamment de la TF 373, diffèrent des cibles répertoriées par la CIA, l'agence centrale américaine de renseignement dont des unités paramilitaires opèrent en Afghanistan. L'armée ne peut intervenir que dans des zones de guerre, alors que la CIA est autorisée à mener à agir dans des pays ou secteurs où les Etats-Unis ne sont pas en conflit.
Les quelque 90.000 documents -rapports, notes internes, messages couvrant la période 2004-2009- divulgués dimanche par le site WikiLeaks pourraient constituer une des plus importantes "fuites" de l'histoire du renseignement. Des enquêtes ont été ouvertes pour déterminer l'origine des fuites et leurs conséquences.
AP
27/07/2010
tempsreel.nouvelobs.com/.../les-fuites-sur-l-afghanistan-levent-un-coin-du-voile-sur-une-unite-tres-speciale-de-l-armee-americaine.html
4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage
4-1 Philippe Rivière : Les révélations du site Wikileaks : Rapports explosifs sur la guerre en Afghanistan
Une masse considérable de fichiers confidentiels de l'armée américaine vient d'être dévoilée, lundi 26 juillet, par le site Internet Wikileaks.org. Ces documents relatent, événement après événement, le quotidien d'une guerre entamée en octobre 2001 et d'une occupation qui n'en finit pas.
Fouiller l'ensemble des quelque 92 000 rapports d'incident divulgués constitue une tâche herculéenne. C'est pourquoi Le Monde diplomatique s'est associé à l'initiative d'Owni.fr visant à mettre à la disposition de tous un outil de consultation de ces rapports. Accessible directement en ligne, ce dispositif nommé « War Logs » permet au lecteur d'appréhender le jargon militaire dans lequel les événements sont décrits, d'effectuer des recherches dans l'ensemble des documents dévoilés, et d'ajouter des annotations. La base de données comprend déjà 75 000 documents et sera enrichie rapidement.
Les lecteurs qui le souhaitent peuvent exploiter cet outil pour, d'une part, se familiariser avec ces documents exceptionnels, et, d'autre part, participer - avec les dizaines de personnes qui se sont déjà plongées dans ces fichiers - à la mise à nu de la guerre d'Afghanistan. Le Monde diplomatique reviendra sur ces révélations.
Avant d'ouvrir ces données à tout le monde, Wikileaks s'est associé à trois journaux, leur offrant une période d'exclusivité qui leur a permis de travailler sur ces informations : The Guardian, The New York Times et Der Spiegel. Ces derniers proposent, chacun sur leur site, un premier aperçu de ces 200 000 pages de « journaux de bord de guerre » (d'où le titre, War Logs), qui donnent de la guerre en Afghanistan une image dévastatrice aussi bien pour les talibans que pour les occupants occidentaux, Etats-Unis en tête.
Parmi les 300 rapports sélectionnés dans cette masse par The Guardian, trois concernent les troupes françaises. Notamment ceci, qui n’avait jamais été rendu public : le 2 octobre 2008, à Tangi Kalai, à proximité de Kaboul, elles ont fait feu sur un bus s’approchant trop près d’un convoi militaire, blessant huit enfants.
Sur la carte dessinée par les « data journalists » (journalistes de données) du Guardian à partir de ces rapports, on peine à distinguer une « ligne de front » ou de grands mouvements stratégiques (voir la carte des incidents). Ce sont, un peu partout dans le pays, des engins explosifs improvisés (IED) qui tuent des civils, des troupes de la coalition ou des militaires afghans (voir la carte des IED).
Si, pour le président afghan Hamid Karzai, cette fuite ne nous apprend « rien qui ne soit déjà connu », Julian Assange, porte-parole de Wikileaks, est plus convaincant quand il affirme qu’une foule d’informations se nichent dans les données qu’il a collectées : « Regardez par exemple le ratio du nombre de tués par rapport aux blessés et aux prisonniers : cette guerre est extrêmement létale. »
Wikileaks pense ainsi pouvoir déjà mettre en évidence plusieurs éléments :
— sur l’implication du Pakistan dans les attaques contre les forces de la coalition ;
— sur le rôle qu’on prête encore, au sein de l’armée, à Oussama Ben Laden ;
— sur une présence clandestine des Iraniens ;
— sur les combats entre soldats afghans ;
— sur l’unité américaine TF-373, spécialisée dans la capture et l’assassinat de chefs talibans, et qui disposerait d’une liste de 2 000 noms ;
— sur le fait que les Etats-Unis ont caché au public l’usage de missiles sol-air par les talibans contre un hélicoptère Chinook ;
le tout avec force détails, d’incident en incident et de mission en mission.
Quant au tableau des pertes humaines directes recensées par ces fichiers, qui couvrent six années de guerre (2004-2009), il est éloquent :
| Nombre de morts | |
| Ennemis | 15 506 |
| Civils | 4 232 |
| Armée afgh. | 3 819 |
| OTAN | 1 138 |
Philippe Rivière
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-07-26-Rappor...
accéder directement à l'application : http://app.owni.fr/warlogs/
5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.
5-1 F. William Engdah : Une manœuvre des services de renseignements derrière la publication des documents « secrets » de Wikileaks?
Depuis la publication sensationnelle d’une vidéo de l’armée étasunienne montrant la fusillade aérienne de journalistes non armés en Irak, Wikileaks a acquis une notoriété et une crédibilité au niveau international en tant que site web audacieux, publiant des informations confidentielles fournies par des dénonciateurs au sein de divers gouvernements. Leur dernier « coup » impliquait la soi-disant fuite de milliers de pages de documents prétendument confidentiels concernant des informateurs étasuniens parmi les talibans en Afghanistan et leurs complicité avec de hauts gradés liés au service de renseignements militaire pakistanais, Inter-Services Intelligence (ISI). Les preuves suggèrent toutefois que, loin d’être honnête, la fuite consiste en une désinformation calculée au profit des services de renseignements des États-Unis, et peut-être ceux d’Israël et de l’Inde, et qu’elle camoufle le rôle des États-Unis et de l’Occident dans le trafic de drogues en provenance d’Afghanistan.
Depuis la mise en ligne des documents afghans il y a quelques jours, la Maison-Blanche d’Obama a donné de la crédibilité aux fuites en déclarant que d’autres fuites poseraient une menace à la sécurité nationale des États-Unis. Pourtant, les détails de ces documents ne révèlent rien de confidentiel. La personnalité à laquelle on fait le plus visiblement référence, le général (à la retraite) Hamid Gul, ancien chef de l’ISI, est celui qui a coordonné la guérilla des moudjahidines, financée par la CIA, contre le régime soviétique en Afghanistan dans les années 1980. Dans les récents documents de Wikileaks, Gul est accusé de rencontrer régulièrement des dirigeants d’Al-Qaïda et des talibans, et d’orchestrer des attentats-suicides contre les forces de l’OTAN en Afghanistan.
Déclaré mort il y a trois ans par la candidate pakistanaise Benazir Bhutto sur les ondes de la BBC, Oussama ben Laden serait toujours vivant, selon les documents divulgués. À un moment où la plupart des Étatsuniens avaient oublié la raison initiale présumée de l’invasion de l’Afghanistan par l’administration Bush, soit la poursuite du saoudien ben Laden pour son rôle dans les attentats du 11 septembre, cette affirmation entretient convenablement le mythe pour la guerre au terrorisme de l’administration Obama.
Diaboliser le Pakistan?
Le fait de mentionner Gul à cet instant comme lien clé avec les « talibans » afghans fait partie d’une tendance générale de diabolisation de l’actuel régime pakistanais par les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui s’efforcent de présenter ce dernier comme un des principaux problèmes en Afghanistan. Une telle diabolisation favorise grandement la position de l’Inde, récent allié militaire des États-Unis. De plus, le Pakistan est le seul pays musulman possédant des armes nucléaires, ce que Tsahal et le Mossad, l’armée et le service de renseignement israéliens, souhaiteraient fortement changer, d’après certaines informations. Une fausse campagne de dénigrement par le biais de Wikileaks contre Gul, un homme au franc parler en politique, pourrait relever de cette volonté géopolitique.
Le Financial Times de Londres souligne que le nom de Gul apparaît dans 10 pages sur environ 180 dossiers confidentiels étasuniens prétendant que le service de renseignements pakistanais a soutenu des militants afghans dans leurs combats contres des forces de l’OTAN. Gul a affirmé au journal que les États-Unis ont perdu la guerre en Afghanistan et que la fuite des documents aiderait l’administration Obama à détourner le blâme en suggérant que le Pakistan en était responsable. « Je suis un des boucs émissaires favoris des États-Unis. Ils ne peuvent pas s’imaginer que les Afghans puissent gagner des guerres seuls. Ce serait une honte impitoyable qu’un général de 74 ans à la retraite, manipulant les moudjahidines, engendre la défaite des États-Unis », a confié Gul au quotidien.
À la lumière des derniers documents de Wikileaks, l’attention conférée à l’homme de 74 ans est digne de mention. Comme je l’écrivais dans un article publié en juin sur ce site web, Warum Afghanistan? Teil VI:Washingtons Kriegsstrategie in Zentralasien (Pourquoi l’Afghanistan? 4e partie : La stratégie de guerre de Washington en Asie centrale), Gul a été franc à propos du rôle de l’armée étasunienne dans le trafic d’héroïne afghane par le biais de la base aérienne hautement sécurisée de Manas au Kirghizistan.
En outre, dans une entrevue accordée à UPI le 26 septembre 2001, deux semaines après les attaques du 11 septembre, en réponse à la question « qui a orchestré le 11 septembre noir? », Gul a déclaré : « Le Mossad et ses complices. Les États-Unis dépensent 40 milliards de dollars annuellement pour leurs 11 services de renseignements. Cela signifie 400 milliards en 10 ans. Pourtant, l’administration Bush dit qu’elle a été prise par surprise. Je n’y crois pas. Dix minutes après que la deuxième tour du World Trade Center a été touchée, CNN a annoncé qu’Oussama ben Laden était responsable. C’était un coup de désinformation planifié par les vrais auteurs […] [1] ». Gul n’est visiblement pas très aimé à Washington. Il affirme que ses demandes de visas pour le Royaume-Uni et les États-Unis ont été refusées à maintes reprises. Faire de Gul l’ennemi juré ferait bien l’affaire de certains à Washington.
Qui est Julian Assange?
Le fondateur et « rédacteur en chef »de Wikileaks, Julian Assange, est un mystérieux Australien de 39 ans, à propos duquel on connaît peu de choses. Il est soudainement devenu une personnalité très en vue en offrant de négocier les fuites avec la Maison-Blanche. À la suite des dernières révélations, Assange a avoué à Der Spiegel, l’un des trois médias avec lesquels il a partagé les récentes fuites, que les documents qu’il avait déterrés « changeraient non seulement notre perspective de la guerre en Afghanistan, mais aussi celle de toute les guerres modernes ».
Au cours de la même entrevue, il a affirmé : « J’aime écraser les salops. » Pourtant, si l’on observe de près sa position affichée sur l’une des questions les plus controversées des dernières décennies, à savoir les forces cachées derrière les attaques du 11 septembre sur le Pentagone et le World Trade Center, il se montre curieusement du même avis que l’ordre établi. Lorsque le Belfast Telegraph l’a interviewé le 19 juillet, il a déclaré : « Chaque fois que des personnes en position de pouvoir font des plans en secret, ils fomentent une conspiration. Il y a donc des conspirations partout. Il existe aussi des théories de conspirations délirantes. Il est important de ne pas confondre les deux […] » Qu’en est-il du 11 septembre? : « Cela m’agace constamment que les gens soient distraits par de fausses conspirations comme celles entourant le 11 septembre, alors que nous fournissons des preuves de réelles conspirations concernant la guerre et la fraude financière. » Et qu’en est-il des conférences de Bilderberg? : « En ce qui a trait au réseautage, c’est vaguement collusoire. Nous avons publié leurs comptes rendus de réunion [2]. ».
Provenant d’une personne s’étant bâti une réputation d’anti-élite, une telle déclaration est plus que digne de mention. Comme l’on témoigné des milliers de physiciens, d’ingénieurs, de militaires chevronnés et de pilotes de ligne, l’idée que des Arabes à peine entrainés, armés de couteaux polyvalents puissent détourner quatre avions de ligne étasuniens et exécuter les frappes pratiquement impossibles contre les tours jumelles et le Pentagone en l’espace de 93 minutes sans une seule interception aérienne du NORAD dépasse l’entendement. Il incombe à une véritable enquête internationale et impartiale de trouver qui, précisément, a livré cette attaque professionnelle.
En contrepoids au désaveu catégorique de M. Assange concernant toute conspiration sinistre sur le 11 septembre, il convient de mentionner la déclaration de l’ancien sénateur étasunien Bob Graham, président du Select Committee on Intelligence du Sénat étasunien lors de l’enquête conjointe sur le 11 septembre. En entrevue à la BBC, il a déclaré : « Je peux seulement affirmer qu’il y a trop de secrets entourant le 11 septembre, c’est-à-dire qu’il y a des informations auxquelles le public n’a pas accès et qui apporteraient des réponses crédibles, tangibles et spécifiques. Le refus de divulguer ces secrets a érodé la confiance des Étasuniens en leur gouvernement, car ces informations sont liées à leur propre sécurité. » Le narrateur de la BBC : « Le sénateur Graham a découvert que le camouflage menait au cœur de l’administration. » Bob graham : « J’ai contacté la Maison-Blanche et j’ai parlé à Mme Rice et je lui ai dit : " Écoutez, on nous a dit que l’on coopérerait avec nous dans cette enquête." Elle a dit qu’elle y verrait, et il ne s’est rien passé. »
Certes, l’administration Bush a été en mesure d’utiliser les attentats du 11 septembre pour lancer sa guerre au terrorisme en Afghanistan et ensuite en Irak, un point que M. Assange omet convenablement.
Pour sa part, le général Gul prétend que le renseignement étasunien a orchestré la fuite de Wikileaks sur l’Afghanistan pour trouver un bouc émissaire à blâmer : lui-même. À point nommé, comme si cela était prémédité, le premier ministre conservateur britannique David Cameron, en visite en Inde, a fustigé le Pakistan pour son soi-disant rôle de soutien aux talibans en Afghanistan, donnant opportunément davantage de crédibilité à l’histoire de Wikileaks. La véritable histoire de Wikileaks, elle, n’a pas encore été révélée.
[1]General Hamid Gul, Arnaud de Borchgrave 2001, Interview with Hamid Gul, Former ISI Chief, UPI, reprinted July 2010 :
http://www.veteranstoday.com/2010/07/28/arnaud-de-borchgr...
[2]Julian Assange, BelfastTelegraph, 19 juillet 2010.
F. William Engdah
14 aout 2010
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticl...
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
- " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme - Article 19
08:55 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pakistan, al qaeda, résistants, occupants, usa, attentats, 11-septembre, amérique, militaire
30.08.2010
n°448 - Afghanistan - Les Compagnies de sécurité 'privées' : -30-08 - : "Ils se croient propriétaires des rues"
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Sa diffusion est un acte de résistance.
n°448 - Afghanistan - Les Compagnies de sécurité 'privées' : -30-08 - : "Ils se croient propriétaires des rues"
Afghanistan
Le dossier
Les Compagnies de sécurité ‘privées’.
n°448 du 29-08
C.De Broeder & M.Lemaire
Le "dossier de l'Afghanistan" est visible sur mes blogs :
a) Sur nos blog :
http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/
http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/
b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html
c) sur le site de Eva Resis no-war.over-blog.com : http://no-war.over-blog.com/
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 1 Les brèves 1-1 Le président Karzaï va dissoudre les compagnies de sécurité privées. 1-2 Le délai fixé aux sociétés de sécurité pose un "grave défi". 1-3 L'ex-Blackwater va payer une amende de 42 millions de dollars. 2 Dossiers 2-1 Renaud Girard : Karzaï expulse les mercenaires et crée des milices afghanes. 2-2 Les USA hostiles au retrait des firmes de sécurité décidé par Karzai. 3 Trouvé sur le net & témoignage 3-1 L'Amérique embarrassée par ses mercenaires. 3-2 La société de sécurité privée, ex Blackwater, mise à l’amende aux Etats-Unis. 4 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion 4-1 La guerre sous-traitée à des entreprises privées.
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1 Les brèves
1-1 Le président Karzaï va dissoudre les compagnies de sécurité privées.
Le président afghan Hamid Karzaï va fixer une date limite après laquelle il va dissoudre les compagnies privées de sécurité qui travaillent en Afghanistan, a annoncé mardi son porte-parole Waheed Omar. "La dissolution des compagnies privées de sécurité est un programme gouvernemental sérieux. La décision du président est clair et très bientôt, le président va fixer une date limite pour une dissolution des compagnies privées de sécurité", a déclaré M. Omar lors d'une conférence de presse.
Plus de 40.000 personnes travaillent en Afghanistan dans le secteur très florissant de la sécurité. Compagnies internationales, sociétés afghanes: elles travaillent souvent avec les forces internationales, le Pentagone et les entreprises chargées de gérer les milliards de dollars de l'aide internationale.
10/8
http://fr.news.yahoo.com/73/20100810/twl-afghanistan-le-p...
1-2 Le délai fixé aux sociétés de sécurité pose un "grave défi".
La décision du président afghan Hamid Karzaï de dissoudre d'ici le 1er janvier 2011 les sociétés privées de sécurité présentes dans le pays constitue un "grave défi en termes de délai", a affirmé lundi le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley.
"Nous allons voir ce que nous pouvons faire. Quatre mois, c'est un grave défi en termes de délai", a dit le porte-parole.
La présidence afghane a annoncé lundi que M. Karzaï s'apprêtait à signer un décret accordant "un délai de quatre mois pour la dissolution des compagnies privées de sécurité", fixant la date limite au 1er janvier 2011.
La présidence a clairement indiqué qu'il ne s'agissait pas de revoir les conditions d'enregistrement ou de fonctionnement des "contractors", ces sociétés de sécurité, mais bien de les voir quitter le pays.
M. Crowley a précisé que Washington entendait étudier le "décret pour mieux comprendre ses détails".
La présidence afghane avait annoncé le 10 août son intention d'interdire les 52 compagnies privées de sécurité, afghanes et internationales, sans en préciser le délai.
Quelque 40.000 personnes travaillent en Afghanistan dans le secteur florissant de la sécurité.
(AFP / 16 août 2010
http://www.romandie.com/infos/News2/100816195441.w966nvzt...
1-3 L'ex-Blackwater va payer une amende de 42 millions de dollars.
La société de sécurité américaine Xe, mieux connue sous son ancien nom de Blackwater, va payer une amende de 42 millions de dollars pour avoir violé les règles d'exportation en vendant notamment des armes à l'Afghanistan, a rapporté vendredi le New York Times.
Xe est parvenu à un accord avec le département d'Etat pour verser cette amende, a précisé le quotidien américain sur son site Internet, citant une porte-parole du groupe. Interrogé par l'AFP, un porte-parole du département d'Etat a dit ne pas pouvoir fournir de «confirmation immédiate».
Selon le journal, l'ex-Blackwater a violé les règles d'exportation en vendant illégalement des armes en Afghanistan, en proposant d'entraîner des troupes dans le sud du Soudan et en entraînant des policiers taïwanais au tir d'élite.
Le New York Times précise que Blackwater a exporté des armes automatiques et d'autres équipements militaires destinés à son personnel. Dans un cas, la société a délibérément cherché à cacher ce trafic en dissimulant les armes dans des caisses de nourriture pour chiens destinées à l'Irak, selon l'article.
Les enquêteurs ont cherché à savoir si les armes exportées par Blackwater ne se retrouvaient pas sur le marché noir en Irak. Selon le journal, la Turquie se serait plainte auprès des Etats-Unis après que des armes se furent retrouvées entre les mains de rebelles kurdes du PKK.
Autres procédures en cours
En acceptant de payer l'amende, la société échappe à des poursuites judiciaires et peut continuer à obtenir des contrats de l'Etat, a souligné le journal, qui précise que l'accord ne couvre par d'autres procédures en cours devant la justice américaine.
Parmi ces procédures qui restent en cours, le New York Times cite des poursuites contre cinq anciens dirigeants de la société, dont son ancien président, Erik Prince, pour détention d'arme illégale et d'obstruction à la justice. Il évoque aussi une tentative de corruption de fonctionnaires irakiens et les poursuites contre deux anciens employés d'une filiale pour le meurtre de deux civils afghans à Kaboul en 2009.
Blackwater a défrayé la chronique lorsque cinq de ses agents ont été accusés par la justice américaine d'avoir tiré sur des civils irakiens désarmés lors d'une fusillade qui avait fait 17 morts le 16 septembre 2007 à Bagdad. La justice américaine a abandonné les poursuites fin 2009.
Blackwater a été banni d'Irak à la suite de cette fusillade mais continue à travailler pour le département d'Etat et la CIA en Afghanistan, où le président Hamid Karzaï a décidé de renvoyer les sociétés de sécurité étrangères à la fin de l'année.
Selon des documents de justice dont l'AFP s'est procuré copie mercredi, Erik Prince a pour sa part quitté les Etats-Unis pour Abou Dhabi. Ancien membre des forces spéciales de la Marine américaine, proche du parti républicain, Erik Prince, 51 ans, avait fondé en 1997 Blackwater USA, qui est devenue la plus grande entreprise de sécurité privée utilisée par les Etats-Unis en Irak.
Il avait pris en 2009 ses distances avec son entreprise affirmant avoir été lâché par les autorités américaines après leur avoir rendu service dans leur guerre contre le terrorisme.
(Source AFP)
21/08/2010
http://www.liberation.fr/monde/0101653255-l-ex-blackwater...
2 Dossiers
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
2-1 Renaud Girard : Karzaï expulse les mercenaires et crée des milices afghanes.
Un décret dissout les sociétés de sécurité privées, un autre met en place des forces locales d'autodéfense.
Que vaut un décret du président afghan?
La question vient de se poser de manière aiguë, après qu'Hamid Karzaï a annoncé que toutes les sociétés de sécurité privée opérant en Afghanistan devaient se dissoudre d'ici à la fin de l'année.
Intrinsèquement, cette mesure se justifie par les excès qu'ont commis les mercenaires, employés par l'armée américaine ou les agences distribuant l'aide internationale pour escorter leurs convois de ravitaillement, dans un pays où la sécurité des routes n'a cessé de se détériorer depuis 2005. Certains comportements arrogants et attitudes de cow-boys dans les villages traversés, certaines bavures - jamais aussi sérieuses que celles de Blackwater en Irak - ne sont pas seuls en cause. Le gouvernement afghan reproche à ces sociétés privées - succursales de grands réseaux de mercenaires anglo-saxons et entreprises proprement afghanes, dirigées par des proches du régime - des choses beaucoup plus graves: pour faire passer sans encombre un convoi à travers une zone de forte insurrection pachtoune, elles paient à l'avance les chefs talibans locaux. Passe encore que les talibans prélèvent une dîme de 10% sur tous les paysans produisant de l'opium et, ensuite, une autre dîme de 10% sur tous les trafiquants exportant la drogue en dehors du pays. Mais que ce racket touche désormais le convoyage de biens payés par les contribuables américains et européens dépasse la mesure. Les autorités de l'Otan soupçonnent même certaines sociétés de mercenaires d'avoir arrangé des «embuscades», afin de justifier leur très lucratif business de «protection».
Politiquement, le décret ne manque pas d'intelligence, avant les élections parlementaires, prévues pour le 18 septembre. La décision vise des sociétés très impopulaires, jalousées pour brasser un argent considérable. On estime que, depuis le début de la guerre, ces entreprises privées et leurs employés ont déposé quelque 4 milliards de dollars en cash dans les banques de Dubaï. Argent qui échappe bien sûr à toute imposition du gouvernement afghan ou de l'IRS (Internal Revenue Service) américain…
Pratiquement, le décret risque cependant de poser des problèmes considérables. Car les forces de sécurité afghanes sont incapables aujourd'hui d'assurer les missions dévolues jusqu'ici à ces sociétés privées. Quant aux soldats de l'Otan, ils ne sont pas assez nombreux pour le faire. Leur nombre est trois fois inférieur à celui des forces américaines dans le Vietnam du général Westmoreland. Selon les termes du décret présidentiel, les ambassades et ONG pourront conserver devant leurs sièges leurs gardes privés. Mais elles ne pourront plus se faire escorter par eux dans leurs déplacements à Kaboul ou en province. Les visas des mercenaires expatriés ne seront pas renouvelés. Quant aux mercenaires afghans, ils sont invités à s'intégrer dans l'armée ou la police. L'hypothèse manque de réalisme, en raison de l'extrême modicité des soldes versées par le gouvernement afghan.
Une mesure pleine de bon sens
Karzaï agit comme s'il jouissait d'une véritable autorité dans le pays. Or quelle peut être l'autorité d'un président sur un territoire où il n'y a pas d'État, mais seulement différentes ethnies, régies par une complexe organisation tribale traditionnelle? Les seuls résidents à prendre au sérieux son autorité sont les Américains. Le moins qu'on puisse dire est que le président afghan ne facilite pas aujourd'hui la tâche à ses alliés. Il est vraisemblable que le général Petraeus, patron de l'Otan dans le pays, emploiera ses prochaines semaines à négocier avec Karzaï de substantielles dérogations au décret…
Dans un geste plus réaliste, le gouvernement afghan vient aussi d'annoncer la création de milices locales, chargées de défendre leurs villages contre les talibans. Les miliciens toucheront une solde équivalente à 60% de celle des soldats de l'armée nationale afghane (ANA). Ce projet est soutenu par les Américains, qui veulent reproduire en Afghanistan le schéma qui leur avait réussi en 2008 dans les zones sunnites de l'Ouest irakien, où les miliciens du mouvement «L'Éveil» s'étaient mis à faire la chasse aux combattants arabes islamistes internationalistes affiliés à al-Qaida en Mésopotamie. Déjà appliqué dans les provinces du Wardak et de l'Oruzgan, ce programme, cher au général Petraeus, devrait être désormais étendu aux provinces pachtounes où l'insurrection est la plus virulente, celles du Helmand et de Kandahar. L'idée de ces milices locales d'autodéfense est pleine de bon sens, dans un «croissant pachtoun» où les chefs de tribu considèrent qu'un officier tadjik de l'ANA est aussi étranger à eux que n'importe quel militaire américain ou britannique…
Renaud Girard
18/08/2010
http://www.lefigaro.fr/international/2010/08/18/01003-201...
2-2 Les USA hostiles au retrait des firmes de sécurité décidé par Karzai.
Une interdiction des sociétés de sécurité privées en Afghanistan affecterait le développement du pays et l'aide que reçoit le pays du fait que ces firmes protègent les projets occidentaux sur son territoire, ont déclaré mercredi des responsables américains. Malgré les fortes réticences de Washington sur ce point, le président Hamid Karzai a publié, mardi, un décret enjoignant aux sociétés de sécurité privées de se démanteler dans un délai de quatre mois, ceci en vue de la prise en charge de l'ensemble des questions de sécurité par le gouvernement à compter de 2014.
Ces firmes, qui se disputent des milliards de dollars de contrats, emploient environ 40.000 vigiles fortement armés. La plupart sont afghans, mais de nombreux étrangers figurent aussi parmi eux. On fait également appel à eux pour protéger convois, ambassades et autres intérêts occidentaux. Karzai critique depuis longtemps ces sociétés en leur imputant de terribles accidents, mais la rapidité avec laquelle a été publié son décret a pris de court certains observateurs et des responsables américains présents dans le pays ont fait savoir qu'ils s'employaient encore à l'étudier.
"Nous craignons que tout empressement à faire partir les sociétés de sécurité privées n'ait des conséquences non désirées, notamment un retard susceptible d'affecter les efforts d'assistance à la reconstruction et au développement", a dit Caitlin Hayden, porte-parole de l'ambassade des États-Unis. "Les firmes de sécurité privées comblent actuellement un vide afin de nous permettre de fournir une assistance (...) qui, en fin de compte, a pour but d'améliorer les conditions de vie du peuple afghan", a-t-elle ajouté.
"Ils se croient propriétaires des rues" (étudiant afghan)
Mardi, le Pentagone a estimé le délai imparti très difficile à tenir, mais l'initiative semble accueillie favorablement par la population afghane, qui voit les firmes en question d'un oeil critique. Les vigiles en armes sont omniprésents dans les rues du pays, où ils remontent les files de voitures en convois de 4 x 4. "Ils se croient propriétaires des rues", commente Edrees, étudiant de l'université de Kaboul, selon lequel ses compatriotes sont, chaque jour, mis à l'épreuve par leur façon de conduire et leur comportement de "machos". Mohammad Anwar, boutiquier de la capitale, acquiesce lui aussi à la décision du président. "Karzai aurait dû démanteler toutes les firmes de sécurité plus tôt, qu'il s'agisse d'Afghans ou d'étrangers", estime-t-il.
Munit Mangal, vice-ministre de l'Intérieur, a déclaré que des responsables afghans coopéreraient avec leurs homologues occidentaux pour veiller à ce que le décret soit appliqué sans accrocs : "Nous tentons d'appliquer un plan (...) dans un esprit pratique. Nous ne prétendons pas qu'il n'y aura aucune difficulté, mais nous devrions pouvoir les surmonter." L'an dernier, le gouvernement afghan avait tenté sans succès de formaliser le secteur et d'enregistrer les armes qui y sont utilisées. Des responsables occidentaux font état de 52 firmes de sécurité privées enregistrées qui emploient environ 26.000 personnes, et de nombreuses autres non recensées.
L'image des vigiles privés a été ternie par une série d'incidents sanglants en Irak, où il n'était pas rare de voir des gardes lancer des bouteilles d'eau sur des piétons et des voitures pour les éloigner des convois qu'ils protégeaient. Lors d'un incident plus "médiatisé" que d'autres, des gardes de la firme américaine Blackwater avaient été impliqués dans une fusillade qui s'était soldée par la mort de 14 civils en 2007. Blackwater a depuis lors changé de nom et a obtenu plusieurs contrats en Afghanistan. Le département d'État américain avait annoncé l'an dernier qu'il réviserait son recours aux firmes de sécurité privées pour ses ambassades à l'étranger à la suite d'une affaire de bizutage sexuel survenue à sa mission de Kaboul.
Lepoint.fr
18-08
www.lepoint.fr/.../les-usa-hostiles-au-retrait-des-firmes-de-securite-decide-par-karzai-18-08-2010-1226328_24.php -
3 Trouvé sur le net & témoignage
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.
3-1 L'Amérique embarrassée par ses mercenaires.
Le moment choisi par le président afghan, Hamid Karzaï, pour prôner l'interdiction des mercenaires dans son pays ne peut que plonger Washington dans un sérieux embarras. M. Karzaï n'a d'ailleurs pas fait état d'une date limite pour la dissolution des cinquante-deux sociétés militaires privées opérant en Afghanistan. Il s'appuie sur quelques constatations. D'abord, sur le fait que "la population ne fait pas confiance" aux mercenaires. Ensuite, que "leur existence est contraire aux intérêts nationaux afghans". Il souligne, enfin, que les Afghans travaillant pour ces sociétés seraient plus utiles au sein des forces de sécurité gouvernementales.
fois que le pouvoir afghan, comme celui de Bagdad, se plaint des mercenaires. Quel pays, même allié avec Washington et acceptant la présence d'une force militaire internationale sur son sol, se verrait de gaieté de coeur envahi par des hommes non contrôlés par le pouvoir politique, n'obéissant à aucun ordre militaire et ne répondant à aucune justice, civile ou militaire, en cas d'infraction ou de crime ?
Il fut un temps, durant leur campagne électorale, où les démocrates américains avaient juré de revenir sur cette privatisation de la guerre voulue par l'administration Bush. Barack Obama et son entourage faisaient partie des plus convaincus de l'aspect néfaste du mercenariat. Hillary Clinton était alors l'un des deux élus au Sénat à préconiser une législation sur une interdiction totale des activités militaires privées.
Depuis qu'elle est au pouvoir, la seule initiative de l'équipe Obama a consisté à résilier le contrat entre la CIA et Blackwater (la plus importante société militaire privée au monde) confiant aux mercenaires de cette dernière un programme secret d'assassinats.
Pour le reste, Blackwater et les autres sociétés continuent de recevoir des milliards de dollars du gouvernement américain pour des activités de sécurité et de logistique, voire de renseignement, en Afghanistan, en Irak et dans d'autres "points chauds" de la planète. Le directeur de la CIA, Leon Panetta, a réaffirmé en juin que cette dernière avait "besoin" de Blackwater pour assurer la sécurité de ses bases et de ses agents en zone de guerre.
D'autres facteurs jouent en défaveur d'une interdiction des mercenaires, notamment le fait que la volonté politique de M. Obama de retirer l'armée américaine d'Irak, et, à terme, d'Afghanistan, ne supprime évidemment pas du jour au lendemain les besoins en sécurité.
Pourtant, M. Karzaï a raison, et les officiers américains sont les mieux placés pour le savoir. Le recours à des mercenaires handicape le plus souvent le succès d'une mission militaire. D'un point de vue moral, l'usage de la force létale ne peut être laissé à des "privés" sans foi ni loi. Et, d'un point de vue politique, il faut savoir quel est l'objectif : tandis qu'une armée a pour ordre de gagner une guerre, donc d'y mettre fin, le seul intérêt des mercenaires et autres chasseurs de primes est qu'une guerre continue, le plus longtemps possible.
13.08.
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/08/13/l-amer...
3-2 La société de sécurité privée, ex Blackwater, mise à l’amende aux Etats-Unis.
Le New York Times l'a annoncé dans son édition du samedi 21 août 2010 : la société de sécurité Xe Services, mieux connue sous son ancien nom de Blackwater, devra payer une amende de 42 millions de dollars, après accord avec le gouvernement américain. Une amende pour avoir violé les règles d'exportation d'armes. C'est une dérive supplémentaire de ces sociétés militaires privées
Un montant de 42 millions de dollars de pénalités pour vente d'armes en Afghanistan, entraînement de policiers taïwanais au tir d'élite et proposition de formation de soldats au Soudan. Décidément, on pouvait vraiment tout demander à Blackwater, la plus importante des sociétés militaires privées du monde.
Depuis le 11 septembre 2001, les services de ces sociétés sont très sollicités. En premier lieu par le gouvernement américain lui-même : logistique, équipement, surveillance, renseignement. Les Etats-Unis privatisent la guerre à tout va et sous-traitent leurs conflits auprès de Blackwater et consorts. De véritables armées de l'ombre qui interviennent en Irak, en Afghanistan ou en Colombie.
L'ex-Blackwater échappe à des poursuites judiciaires
Que les contrats soient légaux ou illégaux, on ne compte plus les abus et les bavures des mercenaires sur le terrain. En 2007, l'Irak bannit Blackwater du pays après la mort de 17 civils dans une fusillade. Et l'Afghanistan prévoit d'interdire l'activité des sociétés militaires privées sur son territoire, pour la fin de l'année 2010.
Avec ce règlement à l'amiable de 42 millions de dollars, l'ex-Blackwater échappe à des poursuites judiciaires. Même si d'autres procédures sont en cours, les affaires en eau trouble peuvent continuer entre les mercenaires et l'administration américaine.
A consulter: Le site de Xe Services, ex Blackwater
21 août 2010
http://www.rfi.fr/ameriques/20100821-societe-securite-pri...
4 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion
4-1 La guerre sous-traitée à des entreprises privées.
Mercenaires d’Etat en Afghanistan
Le ministère américain de la justice a décidé de faire appel de la décision d’un tribunal de relaxer cinq employés de la société militaire privée (SMP) Blackwater qui avaient fait feu sur la foule à Bagdad en septembre 2007. Cet acquittement avait suscité l’indignation en Irak et illustré le rôle ambigu des SMP, dont l’utilisation s’étend désormais à l’Afghanistan, où elles développent des stratégies autonomes pour rentabiliser leur mise de fond.
Par Marie-Dominique Charlier
Le 19 août 2009, le New York Times révélait que la Central Intelligence Agency (CIA) avait engagé en 2004 des employés de Blackwater, dans le cadre d’un programme secret visant à pister et assassiner des dirigeants d’Al-Qaida. Cette société de sécurité privée a ainsi contribué à des missions d’organisation, d’entraînement et de surveillance facturées plusieurs millions de dollars à la CIA, sans néanmoins permettre la capture ou l’assassinat d’un seul activiste, rapporte le quotidien, qui cite des responsables américains en fonction ou retirés des affaires.
Blackwater a changé de nom pour devenir Xe Services, après les polémiques suscitées par son rôle en Irak. Cinq de ses employés, qui, le 16 septembre 2007, escortaient un convoi du département d’Etat américain, sont accusés d’avoir ouvert le feu sur la foule, à Bagdad, tuant quatorze civils (selon le bilan de l’enquête américaine) ou dix-sept (selon celle des Irakiens).
Malgré cette « bavure » et bien d’autres, ceux qu’on appelle lescontractors mettent dorénavant le cap sur l’Afghanistan, où ils poursuivent les mêmes pratiques : ainsi, le 5 mai 2009, quatre hommes de Blackwater (sous couvert d’une société appelée Paravant) tiraient sur une voiture, causant un mort et quatre blessés. Malgré l’opacité de leur contrat d’engagement, deux d’entre eux ont été inculpés le 7 janvier 2010 par un procureur fédéral américain.
Un statut juridique très flou
Depuis leur apparition dans les années 1990, les sociétés militaires privées (SMP) (1) ont connu un développement très rapide ; elles incarnent à présent un acteur essentiel des conflits, tant sur le plan militaire qu’économique. Le marché mondial de ce secteur se chiffre à plus de 70 milliards d’euros par an. Cette évolution a été favorisée par la diminution drastique des effectifs de l’US Army, à la fin de la guerre froide, et par la décision du ministre de la défense Donald Rumsfeld (2001-2006) de s’engager dans la « rationalisation » de l’outil militaire, à travers le transfert au privé de nombreuses compétences non directement militaires. Il s’agissait de contourner le contrôle du Congrès et de l’opinion publique américaine, mais aussi de faciliter un emploi « plus souple » de personnels lors d’opérations clandestines.
L’estimation des effectifs des SMP déployés en Afghanistan oscille entre cent trente mille et cent soixante mille hommes (2), faisant de ce pays le deuxième théâtre d’engagement après l’Irak (3), qui pourrait être dépassé dans peu de temps : le déploiement supplémentaire de trente mille soldats américains devrait s’accompagner de l’envoi de cinquante-six mille nouveaux contractors. Ces effectifs représenteront près des deux tiers du personnel du Pentagone déployé en Afghanistan — le plus grand pourcentage de toute l’histoire des Etats-Unis.
Les plus connues de ces sociétés — Xe (Blackwater), DynCorp, Military Professional Resources Inc. (MPRI) et Kellogg Brown and Root (KBR) (4) — sont regroupées au sein de la Private Security Companies of Afghanistan. Leur activité draine une part non négligeable des fonds destinés à la reconstruction de l’Armée nationale afghane (ANA).
Bien qu’elles soient censées agir en auxiliaires de la coalition et de l’armée américaine, leur statut juridique demeure très flou. Mais, derrière leurs solutions « clés en main », se profilent des intérêts économiques colossaux qui orientent les choix de guerre sur le terrain. Financièrement, il existe en effet une convergence d’intérêts entre les SMP et les grands groupes industriels américains. La plupart de ces sociétés ont été acquises dans une logique économique classique de fusions et acquisitions, et ce particulièrement depuis 2001.
En outre, l’essor de cette « sous-traitance » coïncide avec l’intérêt des militaires américains pour leur reconversion : l’état-major des SMP est généralement composé d’anciens officiers. Ceux-ci organisent ainsi leur carrière dans une continuité naturelle entre secteurs public et privé. Les connexions privilégiées entre les ex-officiers supérieurs américains opérant au sein des SMP et le monde politique du Pentagone demeurent étroites. Cette proximité leur confère une facilité d’accès en matière d’informations classifiées et leur garantit une certaine impunité.
« Les armées américaine, britannique et les autres sont ici pour gagner une guerre. Pour nous, plus la situation sécuritaire se détériore, mieux c’est », expliquait, il y a peu, un contractuel britannique (5). Ce qui ne va pas forcément dans le sens d’une stabilisation du conflit et de l’« afghanisation de la paix ».
De par leurs effectifs, leurs implantations au cœur des états-majors des différents organismes interalliés et leurs connexions internationales, ces SMP se trouvent en position d’influencer les décisions militaires portant sur les opérations. On retrouve ainsi des employés de MPRI (6) dans l’ensemble des échelons hiérarchiques de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) et des forces de sécurité afghanes : rôle de mentor auprès des états-majors et des autorités, rédaction de la doctrine de l’ANA au sein du Combined Training Advisory Group (CTAG), formation des chefs de corps au sein du Kabul Military Training Center (KMTC) ou encore instruction des spécialistes.
Fortes d’une connaissance approfondie du théâtre afghan, issue de missions longues de deux à quatre ans, ces entreprises disposent d’une mémoire unique de la situation. Une expérience indispensable aux états-majors interalliés dont les missions sur zone excèdent rarement six mois. Elle leur permet de coordonner, réguler, voire promouvoir l’action des autres SMP et d’orienter la vision des états-majors dans le sens qui leur convient.
Selon les sources officielles du ministère de la défense français, le budget alloué à la société MPRI pour la rédaction de la doctrine militaire de l’armée afghane atteint 200 millions de dollars (140 millions d’euros) ; pour l’entraînement des forces de l’ANA, il en coûte environ 1,18 milliard d’euros. Les SMP n’ont donc aucun intérêt à une stabilisation de la situation et à ce que l’« afghanisation » de l’ANA fonctionne : cela diminuerait d’autant la nécessité en agents contractuels et irait logiquement à l’encontre de leurs intérêts financiers. Elles se gardent donc bien de transmettre leurs connaissances et préfèrent suppléer les organismes afghans plutôt que de les conseiller utilement.
Chef du bureau « doctrine » de l’Afghan National Army Training Command (ANATC), le « général » Gulbahar a indiqué qu’il ne disposait d’aucune date butoir pour le passage sous contrôle national de la rédaction de la doctrine militaire de l’ANA. L’intéressé ne s’insurge pas contre cette tutelle : colonel occupant des fonctions de général, il aurait tout à perdre s’il remettait en cause cette situation.
MPRI dispose donc d’un véritable monopole de fait dans l’écriture de la doctrine de l’armée afghane, ce qui lui permet de légitimer durablement son assistanat. Mais l’entreprise sait aussi se montrer solidaire : rédigée par MPRI, la doctrine logistique de l’ANA cite DynCorp comme l’organisme chargé du soutien de son corps d’armée aérien, et ce sans restriction ni limitation de durée !
La composante « entraînement » constitue elle aussi un volet très rentable. Lorsqu’elles recrutent, forment et mettent en place huit cents professeurs pour le programme de lutte contre l’illettrisme au sein de l’ANA (Literacy Program), la recherche d’un retour sur investissement le plus lucratif possible incite les SMP à allonger leurs délais d’instruction. Apparemment, l’accroissement des capacités de formation interne de l’armée afghane ne compte pas au nombre des urgences... Même situation en matière de logistique (assurée par RM-ASIA), autre point fort du monopole des société militaires privées : aucune limite de temps n’est imposée pour la formation des techniciens afghans.
Là encore, les intérêts financiers des compagnies, qui emploient plusieurs milliers de contractuels, divergent des intérêts militaires de la FIAS : pas plus qu’elles n’escomptent de victoire trop rapide, les SMP ne souhaitent des changements trop soudains du dispositif opérationnel. Il leur faut pouvoir agir sur les événements en cours et infléchir si besoin est les orientations du niveau opératif (7) et stratégique.
Dans cet ordre d’idées, elles bénéficieront prochainement d’une nouvelle occasion de consolider leur position. La systématisation de l’instruction des unités de l’armée par les acteurs publics ou privés a été lancée par le général britannique Neil Baverstock, commandant le groupement d’entraînement CTAG situé près de Kaboul. Cette évolution implique un accroissement considérable du besoin en instructeurs et ouvre de nouveaux débouchés aux principaux contractors, qui ont déjà prévu d



