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27.01.2012

501 -journal de l'Afghanistan- 27-01: Un viol toutes les 3 heures dans l'armée américaine.


N°501 -journal de l'Afghanistan- 27-01: Un viol toutes les 3 heures dans l'armée américaine.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 501 - 27-01

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     ·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

 

Tiré à part :

IRIB - Nouveau scandale en Afghanistan: viol des enfants par les soldats britanniques.

IRIB -  Le gouvernement afghan, dégoûté, par la maltraitance d’enfants afghans par deux militaires britanniques. 

Nouvelobs : Pour la presse régionale française, il est temps de quitter "le bourbier afghan".

Jon Boone : Document : La haine des soldats afghans contre l’OTAN.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge.

AFP : Près de 1,3 million de personnes menacées par les mines.

Paroles & action du président...

Rfi : Washington et Kaboul vers un accord pour le maintien de forces US en Afghanistan .

L’Afghanistan au cœur des débats.

Ian Hamel : Alain Chouet: « Le trafic de drogue en Afghanistan par voies aériennes est assuré par des militaires américains >

3) Politique

b) Les occupants 

1) Usa

Occupation de l'Afghanistan

Reuters : Clinton et Juppé d’accord « pour poursuivre la mission ».

2 Dans le monde

France

LUC MATHIEU :Afghanistan, échec et morts.

3 Occupation de l'Afghanistan

Reuters : Clinton et Juppé d’accord « pour poursuivre la mission ».

4 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Bernie Sanders au Sénat des USA  (à entendre)

5-2 Obama et la loi sur la détention prolongée 

6 Dossiers

6-1 Slate : Un viol toutes les 3 heures dans l'armée américaine. !!!

6-2 Louis Denghien : Sarkozy : menaces & débâcles.

6-3 Yves.Harté : Pourquoi l’Afghanistan ?

7 Courrier.

7-1 Communiqué officiel de l’UPR.

8 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

8-1 McDonough County : De nombreux vétérans post 11-Septembre estiment que les guerres n’en valaient pas la peine.

8-2 Nouvel Observateur : Les maigres résultats (prévisibles) de la conférence de Bonn.

8-3 JEAN-PIERRE PERRIN : L’armée afghane, de solution à maillon faible.

8-4 French.people : La « Nouvelle Route de la Soie », ou la nouvelle voie des Etats-Unis pour dominer l'Asie

 



Tiré à part :

IRIB -Nouveau scandale en Afghanistan: viol des enfants par les soldats britanniques.

Deux militaires britanniques ont été condamnés à dix ans de prisons pour avoir violé des enfants afghans de moins de dix ans.

La police a ouvert une enquête à ce sujet, a annoncé le Porte-parole du ministère britannique de la défense, selon Press TV, citant un quotidien britannique. Les militaires britanniques ont avoué avoir filmé leurs atrocités et posté des  clips sur internet. Selon ce rapport, le premier ministre britannique, David Cameron s'est dit quelque peu surpris de cette terrible révélation!

IRIB


IRIB - Le gouvernement afghan, dégoûté, par la maltraitance d’enfants afghans par deux militaires britanniques.  

19/01/2012

 Deux militaires britanniques, soupçonnés d'avoir agressé, sexuellement, des enfants afghans, ont été interpellés et interrogés, avant d'être relâchés, a indiqué, mercredi, le ministère de la Défense, à Londres.

Deux militaires ont été arrêtés, interrogés et relâchés, a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense, confirmant des informations révélées plus tôt par le tabloïd britannique "The Sun".

Le gouvernement afghan a fait part de son immense dégoût vis-à-vis de l'augmentation récente d'incidents, de nature immorale, commis, par des soldats étrangers.

IRIB


Nouvelobs : Pour la presse régionale française, il est temps de quitter "le bourbier afghan".

Envisagé par Paris après la mort de quatre soldats vendredi, le retrait des troupes françaises du "piège" afghan avant l'échéance de 2014 est inéluctable, estiment samedi les éditorialistes de la presse régionale.

Pour Didier Louis du Courrier picard, "poser la question de l'utilité de la présence de la France (...) c'est y répondre".

Le Journal de la Haute-Marne écrit, sous la plume de Patrice Chabanet, que "l'Afghanistan est devenu un piège (...) il faut partir, sans état d'âme. Aux Afghans de résoudre leurs problèmes, leurs contradictions et leurs conflits internes".

Avis partagé par Jean Levallois de La Presse de la Manche: "l'Afghanistan est un gâchis, et nous aurons sans doute à le regretter. Mais on ne sauve pas une population contre elle-même".

"Quels qu'en soient les prix politique et diplomatique, il est temps pour la France de quitter le bourbier afghan, de programmer un retour en bon ordre de nos forces armées exposées sur le terrain", renchérit Dominique Garraud dans La Charente libre.

"Le coût en vies humaines de notre contribution à la loyauté atlantique sur ce lointain théâtre est de moins en moins tolérable depuis que nos troupes ont en charge la région de Kapisa", juge Daniel Ruiz dans La Montagne.

François Martin remarque dans le Midi libre que "jusqu’ici, les Français sont restés relativement indifférents aux enjeux de la guerre afghane. Mais devant le tribut grandissant payé par notre nation, l’opinion publique pourrait vite basculer".

Election présidentielle oblige, "c’est donc la probable montée de l’émotion dans l’opinion publique qui pourrait bien conduire le chef de l’Etat à ordonner le repli de nos troupes", note Jacques Camus dans La République du Centre.

"Pression électorale, pression économique, pression humaine : le Président envisage à voix haute ce que l'opinion publique lui soufflait depuis quelque temps", résume Hervé Cannet dans La Nouvelle République du Centre-Ouest.

Le problème est que, "à défaut de l'avoir fait à froid, conformément aux besoins de la France, Nicolas Sarkozy se trouve aujourd'hui acculé à une retraite précipitée et sans gloire", commente Patrick Fluckiger dans L'Alsace.

"Aujourd’hui, l’accélération du calendrier de retrait, programmé pour 2014, apparaît à la fois inévitable et tardif. Désastreux en tout cas pour le moral des unités qui, depuis dix ans, se battent sur un terrain en croyant être utiles", fait valoir Olivier Picard des Dernières Nouvelles d'Alsace.

Attention, "on ne déchire pas l’image de la France dans la précipitation", avertit Hervé Chabaud de L'Union. Même souci chez Olivier Berger de La Voix du Nord: "Il s'agit désormais de réussir la sortie du pays. Or l'exercice est extrêmement périlleux. Il ne peut se précipiter ni s'improviser. Une force qui se replie est en état de faiblesse. Ultime".

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120121.AFP5077/pour-la-presse-regionale-il-est-temps-de-quitter-le-bourbier-afghan.html


Jon Boone : Document : La haine des soldats afghans contre l’OTAN.

Une étude de l’armée américaine met en évidence que la méfiance mutuelle, le mépris, confinant parfois à la haine, qui règnent en Afghanistan entre les forces locales et étrangères, sont l’une des principales raisons pour lesquelles les troupes afghanes retournent de plus en plus souvent leurs armes contre les soldats de l’OTAN

Par Jon Boone, The Guardian, 20 janvier 2012 - extrait

Cette étude indique que les soldats américains exaspèrent leurs collègues afghans par leur arrogance extrême et leur « comportement brutal ».

Elle critique également sévèrement l’affirmation « profondément malhonnête intellectuellement » de l’OTAN selon laquelle les meurtres de soldats de l’Alliance par des soldats afghans seraient extrêmement rares.

Les données recueillies montrent que les incidents tels que le meurtre récent de quatre soldats français « révèlent une menace permanente, en forte augmentation, [d’actions] homicides (d’une importance qui pourrait être sans précédent entre « alliés » dans l’histoire militaire moderne) ».

Elle met en garde sur le fait que ce problème est désormais si grave qu’il « provoque une crise de confiance chez les formateurs Occidentaux qui travaillent avec les forces de sécurité afghanes »

Le rapport, signé par le comportementaliste Jeffrey Bordin, précise que le nombre d’attaques a augmenté, avec 26 meurtres ou tentatives de meurtre depuis le début 2007. Ces attaques ont entraîné la mort de 58 membres des forces étrangères.

Bien que certains de ces incidents impliquaient des talibans infiltrés, Bordin estime que beaucoup ont été provoqués par une « animosité profonde, souvent renforcée par des conflits sociaux et personnels ».

Réalisé à partir d’entretiens avec 613 membres des forces de sécurité afghanes, ce document brosse un tableau extrêmement sombre du mépris mutuel et de l’incompréhension régnant entre les deux parties.

Les troupes américaines considèrent leurs alliés afghans, qu’ils entraînent et qui combattent à leurs côtés, comme indignes de confiance, malhonnêtes, incompétents et ayant une « hygiène répugnante ».

A l’inverse, nombre de bagarres et même de tentatives de meurtre perpétrés par des Afghans ont été provoquées par des comportements que beaucoup d’Américains ne jugent pas choquants, comme « uriner en public », pousser des jurons, insulter, être grossier et vulgaire avec les membres des forces de sécurité afghanes, et tirer sans raison sur des animaux. »

Parmi les facteurs qui créent le plus d’animosité, le rapport énumère les convois militaires américains bloquant la circulation, les ripostes aux insurgés par des tirs apparemment indiscriminés, au risque de tuer des civils, une utilisation naïve de sources de renseignement incertaines, et les raids visant les maisons des Afghans.

Une autre cause d’inquiétude tient au fait que les soldats afghans n’interviennent presque jamais quand un de leurs camarades tente de tuer des soldats de l’Otan.

Ce vendredi, l’ISAF, la force internationale de l’OTAN déployée en Afghanistan, a précisé que cette « étude de l’équipe rouge » avait été réalisée par un organisme extérieur et n’avait pas été approuvée ou entérinée par les responsables qui l’ont lue.

L’ISAF affirme que l’étude souffre « de généralisations non pertinentes, d’échantillons [trop] restreints, d’une rhétorique dépourvue de professionnalisme et de sensationnalisme ».

Dans le jargon militaire, les « équipes rouges » sont des cellules indépendantes chargées de porter un regard critique sur les plans et les opérations.

Un commandant afghan rencontré au sud de l’Afghanistan avait déclaré au Guardian l’année dernière que sa plus grande préoccupation était les soldats pachtounes.

Bien que les Pachtounes forment le groupe ethnique majoritaire, ils sont sous-représentés dans l’armée afghane, alors qu’ils forment l’écrasante majorité des rangs de l’insurrection.

Ce capitaine, lui-même non-pachtoune, avait raconté comment il avait désarmé l’un de ses subordonnés, qui était tellement dégoûté par les soldats Américains qu’il refusait même de les regarder quand il les rencontrait.

Bien que l’armée afghane se soit nettement améliorée ces dernières années, les entretiens menés lors de cette étude avec 215 soldats américains mettent en évidence une longue liste de problèmes persistants. Ces soldats font état « d’un usage omniprésent de drogues illicites, de vols massifs, d’instabilités psychologique, de malhonnêteté, de manque d’intégrité et de compétence, d’un maniement des armes dangereux, d’officiers corrompus, de l’absence de véritables sous-officiers, d’alliances secrètes ou d’accords informels passés avec les insurgés, d’un taux élevé de désertions, d’un moral faible, de paresse, d’une hygiène répugnante et de la torture de chiens. »

Jon Boone, The Guardian,

20 janvier 2012

Publication originale Guardian, traduction Contre Info

23 janvier 2012

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3183



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge.

AFP : Près de 1,3 million de personnes menacées par les mines.

Près de 1,3 million de personnes sont encore menacées par quelque 600 kilomètres carrés de champs de mines en Afghanistan, un pays que la communauté internationale et le gouvernement afghan nettoient depuis vingt ans, ont annoncé jeudi les Nations unies.

Au cours des deux dernières décennies, "plus de 500.000 mines anti-personnelles, plus de 22.000 mines anti-tank et plus de 15 millions de munitions non explosées" ont été nettoyées, a indiqué à l'AFP Alan MacDonald, le directeur du Centre de coordination et d'action de l'ONU contre les mines en Afghanistan (CCCMA), en qualifiant cette campagne de "succès majeur".

Quelque 375 personnes ont été blessées ou tuées en 2011 par des mines - qu'elles soient anti-personnelles ou anti-tank - ou des munitions non explosées, contre 2.027 en 2001, année record en la matière, selon le CCCMA.

Mais il reste de nombreux champs à nettoyer, a souligné M. McDonald. "Nous savons exactement où ils se trouvent. Il y en a partout dans le pays. A la fin de l'année 2011, il restait 6.048 zones dangereuses, touchant 588 kilomètres carrés et 1.930 communautés", soit précisément "1.277.857 personnes à risque".

"Nous connaissons les caractéristiques des champs de mines et celles des communautés qui vivent autour. Et nous privilégions (le déminage des sites les plus dangereux), ce qui permet de réduite le nombre d'accidents", selon lui.

Quelque 90 millions de dollars sont dépensés chaque année par la communauté internationale pour parvenir à ce résultat dans l'un des pays les plus minés au monde. Environ 15.000 personnes travaillaient au nettoyage des mines en 2011.

Ces explosifs ont dans leur très grande majorité été enterrés au cours de trois conflits récents: l'invasion soviétique (1979-1989), la guerre civile entre chef de guerre afghans (1992-1996) et la guerre entre les résistants et l'Alliance du Nord du commandant Ahmad Shah Massoud (1996-2001).

S'y ajoute le conflit en cours entre le gouvernement de Kaboul, soutenu par l'Otan, et les résistants. Depuis quelques années, les rebelles ont en effet fait des mines artisanales placées le long des routes et déclenchées à distance l'une de leurs armes favorites et les plus mortifères.

AFP



Paroles & action du président...

Rfi : Washington et Kaboul vers un accord pour le maintien de forces US en Afghanistan

Nb

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision américaine CNN, le président afghan Hamid Karzaï a annoncé, dimanche 18 décembre, que son gouvernement est en train de négocier les conditions d'un partenariat stratégique avec les Etats-Unis, qui pourrait inclure la présence d'un contingent militaire américain après le départ des forces étrangères. Près de 100 000 GI's sont déployés en Afghanistan pour soutenir le gouvernement face à l'insurrection des résistants et de leurs alliés d'al-Qaïda. Dix mille d'entre eux seront partis d'ici la fin de l'année, et plus de 20 000 partiront l'année prochaine.

L'accord en cours de négociation entre Kaboul et Washington est censé définir la présence américaine à l'issue du retrait de l'ensemble des quelque 140 000 combattants de la force internationale de l'Otan. Cet accord de sécurité va probablement prévoir le maintien de quelques bases américaines sur le sol afghan.

Des milliers de soldats américains pourraient ainsi rester en Afghanistan pendant plusieurs années. Parmi les conditions posées par la partie afghane, Hamid Karzaï

exige que les forces internationales cessent les fouilles de domiciles afghans

et les opérations nocturnes, à la recherche d'insurgés.

La présence des troupes internationales a assuré la stabilité (…) de l'Afghanistan pendant dix ans, mais elle n'a pas réussi à assurer la sécurité personnelle des Afghans, a-t-il affirmé.

Le président afghan avait déjà annoncé début décembre que son pays aurait besoin d'une aide financière et militaire internationale pendant au moins dix ans après le départ des forces étrangères, afin de former et équiper l'armée et la police et mettre en place des institutions stables.

19 décembre 2011 

.

http://french.peopledaily.com.cn/Economie/7691157.html

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20111219-washington-kaboul-vers-accord-le-maintien-forces-americaines-afghanistan



L’Afghanistan au cœur des débats.

Ian Hamel : Alain Chouet,: « Le trafic de drogue en Afghanistan par voies aériennes est assuré par des militaires américains .

> C’est un ouvrage particulièrement dense que nous livrent Alain Chouet, ancien patron des services secrets français, la Direction générale de la  sécurité
> extérieure (DGSE), interviewé par Jean Guisnel, journaliste au Point,spécialiste des questions militaires. « Au cœur des services spéciaux » (*) ne se contente pas de mettre les pieds dans les plats. L’ouvrage piétine carrément certains plats, notamment en ce qui concerne le printemps arabe.
 Oussama Ben Laden a été tué à Abbottabad, au Pakistan.Alain Chouet prend plaisir à rappeler qu’il s’agit d’un centre de vacances de l’armée, avec ses hôtels et son golf, où « tout le monde se connaît », Abbottabad étant réservé aux gradés pakistanais et à leurs familles. Que faut-il en déduire ? Qu’Oussama Ben Laden était gardé bien  au frais par le régime d’Islamabad depuis des années.

 Pourquoi a-t-il été éliminé en 2011 ? Barak Obama, plus éclairé que son prédécesseur, a compris que le fondateur d’Al-Qaida ne servait plus à rien. L’intervention occidentale en Afghanistan depuis 2001 est un échec total. Comme les résistants vont de toute façon revenir au pouvoir à Kaboul, autant faire croire qu’on les invite à la table des  négociations, maintenant qu’ils ne sont plus associés à des « terroristes internationaux ». Et politiquement, Obama a gagné des points pour sa réélection en 2012.
>> 80 à 90 % de la morphine base
L’ancien responsable de la DGSE rappelle qu’en 2002, l’Occident a mis sciemment en place en Afghanistan un gouvernement fantoche et mafieux, avec à sa tête, Hamid Karsai, le plus minable des « parrains ». Les chefs de bandes afghans se sont ensuite répartis « les  rentes du pouvoir, les revenus du pavot, la manne de l’aide

 internationale ». Pour rappel, 80 à 90 % de la morphine base mondiale provient d’Afghanistan.Le plus compliqué n’est pas de produire de l’opium, mais de l’exporter
> vers les consommateurs, sachant que l’Afghanistan n’a pas de débouché maritime. Contrairement à ce que croit l’opinion publique,la drogue ne rejoint pas l’Europe et les Etats-Unis par des routesdéfoncées et de vieux rafiots rouillés, mais par les voies aériennes,  les gros porteurs de l’armée américaine. Et celle-ci contrôle tous les
> aérodromes du pays…
 L’ancien chef du renseignement dit que c’est des militaires, qui arrondissent ainsi leurs soldes, et surtout les mercenaires engagés dans les sociétés militaires privées « pour assurer des tâches de logistique, d’intendance, de transport et même d’engagement opérationnel ».
> Pression sur les armées
Les chapitres consacrés au « printemps » arabe risquent de faire grincer quelques mâchoires.« Les Arabes et les musulmans sont comme tout le monde, ils préfèrent la démocratie et la liberté à la dictature et à la répression », insiste Alain Chouet, soulignant que les
>Les  habitants du Nord de l’Afrique n’ont pas attendu 2011 pour se révolter. Il  y a eu des émeutes et des manifestations en Tunisie en 1969, 1978,
> 1980, 1984, 2000, en Egypte en 1968, 1977, 1986, 1987, 1995. Et qu’en Libye, les tentatives de coups d’Etat militaires contre Kadhafi
 « étaient quasiment mensuelles pendant la décennie 1980 ». Seulement voilà, l’Occident ne s’en préoccupait pas et les médias n’en parlaient guère. Qu’est-ce qui a changé cette année ? Non seulement l’Europe et les Etats-Unis se sont intéressés à la contestation dans le monde arabe, mais ils sont intervenus… indirectement. Du moins en Tunisie et en Egypte, en faisant pression pour que les armées ne jouent plus leur rôle traditionnel de répression.
> Visées sur la Cyrénaïque
> Au lieu de jeter les dictateurs dehors en envoyant des soldats américains, Barak Obama préfère faire jeter aux orties les dictateurs « par leur propre armée », assure l’ancien responsable des services spéciaux français.
> Pessimiste en ce qui concerne la Tunisie, très pessimiste pour l’Egypte,  Alain Chouet est carrément alarmiste quant au devenir de la Libye. Il souligne que la révolte a débuté le 15 février en Cyrénaïque, dans la région de Benghazi, « avec l’apparition brutale de civils armés ». Or, curieusement, les observateurs étrangers ne se sont
 pas demandés comment des centaines d’hommes sont apparus « armés de canons B7 et B10 sans recul, de canons bitubes anti-aériens, des mitrailleuses de 500 et 800, des lance-roquettes individuels ».
 L’auteur de « Au cœur des services spéciaux » n’exclut pas que le haut commandement égyptien ait pu recevoir la promesse de la part des Américains que la Cyrénaïque, riche en pétrole, soit un jour rattachée à l’Egypte, surpeuplée, et qui manque cruellement de ressources.
> (*) Alain Chouet, entretiens avec Jean Guisnel « Au cœur des services  spéciaux.
 La menace islamiste : fausses pistes et vrais dangers », La Découverte,
301 pages, 20 €

par Ian Hamel

Publié le mercredi 7 septembre 2011



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Sur le terrain…

L'Afghanistan et la Chine signent un accord sur l'exploitation du pétrole.

Le gouvernement afghan et l'entreprise d'Etat China National Petroleum Corporation (CNPC) ont signé mercredi un accord sur l'exploitation du pétrole en Afghanistan. L'entreprise chinoise remporte ainsi le premier appel d'offres relatif aux champs pétrolifères afghans.
"Selon l'accord signé aujourd'hui avec la CNPC, l'entreprise chinoise va pouvoir exploiter les gisements pétroliers situés dans le bassin de la rivière Amu Darya, dans le nord de l'Afghanistan, et devrait commencer à produire du pétrole au cours des deux ans à venir", a déclaré aux journalistes le ministre afghan des Mines, Waheedullah Shahrani, juste avant la signature de l'accord.
Les deux parties, représentées respectivement par Waheedullah Shahrani et Lu Gongxun, directeur général de la CNPC, ont signé l'accord au Centre gouvernemental de presse et d'informations à Kaboul.
"C'est un grand plaisir pour moi de prendre part à cette cérémonie de signature, qui marque le début de la coopération énergétique entre la CNPC et le ministère afghan des Mines. Cette cérémonie est un symbole de la coopération bilatérale en matière d'énergie", a déclaré M. Lu lors de la cérémonie.
En vertu de l'accord, la CNPC va lancer ce projet en collaboration avec un partenaire local, Watan Group.
Le contrat stipule que la CNPC devra payer 15% de redevance sur le pétrole et 20% de taxe d'exploitation; l'Afghanistan obtiendra pour sa part 70% du bénéfice de la vente du pétrole.

Source: xinhua


Irna :  L’Iran et l'Afghanistan signent un accord de défense.

L'Iran et l'Afghanistan à la fin de la première encontre de leur commission mixte de coopération de défense à Téhéran ont signé un protocole d'entente portant sur l'élargissement de leur coopération de défense.

Selon un communiqué du ministère iranien de la Défense, le protocole d'accord a été signé par les responsables des deux parties ».
Pendant la cérémonie de signature, les deux parties ont exprimé l'espoir que l'accord aiderait à promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité en Afghanistan ainsi que dans toute la région.
Cet accord a appelé également à la promotion de programmes de formation dans les domaines de la logistique et de l'ingénierie.
La délégation militaire afghane pendant son séjour à Téhéran s'est entretenue avec le ministre iranien de la défense, le ministre iranien des Affaires étrangères et le président de la commission de la sécurité nationale et de politique étrangère du parlement iranien sur des sujets d'intérêts mutuels ainsi que des développements régionaux.

La délégation afghane a également visité certaines installations de défense iranienne.

14 Décembre 2011.

Téhéran.Irna.



b) Les occupants 

1) Usa

Obama

Joseph Kishore : La ‘Meutre S.A.’ de Barak Obama opère dans le monde entier.

L’administration Obama a construit un vaste appareil ayant pour but l’exécution d’assassinats et comprenant des engins volants sans pilote (drones), opérés par la CIA et l’armée. Ce réseau de « machines à tuer » est géré dans le secret, derrière le dos du peuple américain et virtuellement en dehors de tout contrôle de la part du Congrès américain.

Le programme dans le cadre duquel opèrent ces « drones » a fait l’objet d’un article publié par le Washington Post le 28 décembre et intitulé « Sous Obama, l’émergence d’un appareil mondial du meurtre par drone ». Si l’article est de présentation plutôt discrète, ce qu’il montre n’en est pas moins effrayant : un gouvernement s’est arrogé le droit de tuer n’importe qui dans le monde sans même se soucier d’une apparence de légalité. On a déjà tué de cette façon des milliers de personnes.

Selon le Washington Post, ce ‘programme drones’, « comprend des dizaines de sites secrets dont deux sites principaux opérationnels sur la côte Est, des cockpits virtuels de l’US Air Force dans le Sud-est et des bases clandestines dans six pays sur deux continents. »

Selon les conclusions d’une étude du Bureau du Budget du Congrès américain, les Etats-Unis ont 775 drones ‘Predator’ et autres, plus un nombre inconnu de drones opérés par la CIA et faisant partie d’opérations secrètes. Les assassinats ont jusqu’à présent eu lieu dans au moins trois pays, en dehors des guerres en Irak et en Afghanistan. Le drone abattu récemment au dessus de l’Iran indique cependant des opérations bien plus étendues.

Un des premiers actes d’Obama en tant que président a été d’ordonner une attaque de drone Predator au Pakistan. 240 attaques ont été effectuées depuis contre ce pays, entraînant la mort de milliers de personnes, pour la plupart des civils. Quelque quinze attaques ont été effectuées au Yémen et d’autres encore en Somalie.

Le quotidien donne une description des « listes de sujets à assassiner » compilées par la CIA et le Joint Special Operation Command (JSOC) de l’armée américaine, sans que les critères utilisés pour la sélection des personnes ciblées soient rendus publics. La liste de la CIA est apparemment plus courte que celle de l’armée, ce que certains de ceux qui sont impliqués dans le programme de drones attribuent au fait qu’elle a eu moins de temps pour la dresser. Selon certains responsables, « L’Agence finira par rattraper le temps perdu. »

Parmi les gens assassinés, se trouvent trois citoyens américains, dont Anwar Al-Awlaki qui fut tué le 30 septembre et son fils de 16 ans, tué lui, par le JSOC quelques semaines plus tard. Tous deux furent tués au Yémen. Le Washinton Post affirme que le jeune Awlaki n’était pas la cible prévue. Ce « citoyen américain sans implication passée avec Al-Quaida » était au contraire une « victime non intentionnée. »

Pour expliquer l’augmentation des assassinats par drone, le journal mentionne la fermeture officielle de programmes de détention et la fin des transferts à Guantanamo Bay. Cela laissait «  peu d’options mis à part les attaques par drones… » En d’autres mots, au lieu d’enfermer des ‘terroristes’ présumés dans des camps et des centres de torture, l’administration Obama s’est dit qu’il serait simplement plus efficace de les tuer en secret.

Ces deux programmes différents sont soi-disant contrôlés par diverses commissions du Congrès. Mais, précise le Post, « aucune de ces commissions n’est en mesure de comparer les listes de sujets à abattre de la CIA et de la JSOC ou même de parvenir à une compréhension générale des règles selon lesquelles chacune de ces listes est fabriquée. »

Les dirigeants des deux fractions parlementaires sont tout à fait complices car les responsables des commissions sur les services de renseignement et l’armée acceptent de limiter ce qui peut être discuté publiquement. « Le fait qu’un président de leur parti ait monté une machine aussi efficace dans le but d’éliminer de façon ciblée des gens suspectés de terrorisme ne trouble pas outre mesure les dirigeants démocrates. »

Le président Lyndon Johnson, arrivé au pouvoir à la suite de l’assassinat de John F. Kennedy, avait en son temps admis que la CIA avait monté une entreprise qu’il appela, dans une remarque restée fameuse, une « damnée ‘Meurtre S.A.’ dans les Caraïbes ». Celle-ci avait plusieurs fois tenté d’assassiner le dirigeant cubain Fidel Castro. Le gouvernement Nixon fut lui, impliqué dans de nombreux complots d’assassinat. Cela avait contribué aux enquêtes à des fins de destitution qui conduisirent finalement à sa démission. Des enquêtes menées par la Commission Church du Sénat américain dans les années 1970 ont finalement conduit à un ordre exécutif interdisant officiellement la pratique de l’assassinat.

Les actes de l’administration Obama et la vaste augmentation des pouvoirs secrets de la CIA et de l’Armée dépassent de loin les crimes commis à cette époque.

Les assassinats extra-judicaires sanctionnés par l’Etat sont une métastase de la « guerre à la terreur » menée sur tout le globe, un élargissement d’une criminalité internationale qui comprend le lancement de guerres d’agression, l’emprisonnement indéfini et la torture. Ils sont devenus une importante composante de la politique militaire américaine. Celle-ci comprend aussi la guerre en Libye qui s’est conclue par l’assassinat, soutenu par les Etats-Unis, de Mouammar Kadhafi. Obama a fait du meurtre extra judicaire de Osama ben laden un des hauts faits et un des événements charnière de son administration.

La violence sans frein et l’abolition de la démocratie sont deux aspects d’un même processus. Les révélations du Washington Post suivent de deux semaines à peine le passage du National Defense Authorization Act. Cette loi donne, pour la première fois explicitement, un sceau d’approbation parlementaire à la détention militaire indéfinie de citoyens, américains ou non, selon le bon vouloir du président. La loi abolit dans les faits le recours d’habeas corpus et les garanties constitutionnelles d’application régulière de la loi.

L’administration qui préside à cette affirmation de pouvoirs quasi dictatoriaux, dirigée par Obama, est pour l’essentiel une alliance entre de puissants intérêts financiers et l’appareil militaire et des services de renseignements.

Ce gouvernement de la réaction extrême jouit du soutien déterminant d’une partie de la classe moyenne argentée qui, sur la base de la politique identitaire, s’est réconciliée avec une politique qui va au-delà même de celle de l’administration Bush. Tout est bon et même « progressiste » du moment que c’est un président afro-américain qui le fait.

La conduite d’un réseau destiné à exécuter des gens n’a rencontré qu’une objection de pure forme de la part de journaux comme La Nation et d’autres gens et partis ‘de « gauche’ qui soutiennent le Parti démocrate. Un commentateur libéral, Ta-Nehisi Coates, un des principaux rédacteurs en chef du magazine Atlantic, fit en réponse à l’article du Washington Post, ce commentaire réjoui: « Les drones sont l’arme parfaite de la démocratie. On obtient tout le mérite d’avoir tué les ennemis du pays et on ne porte pas le blâme de pertes militaires. Le massacre occasionnel d’un garçon de 16 ans est certes regrettable, mais pratiquement sans conséquence du point de vue politique. »

La défense des droits démocratiques, la défaite de l’impérialisme américain, la lutte contre l’inégalité sociale dépendent de la formation d’un mouvement politique de masse de la classe ouvrière sur la base d’un programme socialiste.

Ce mouvement entrera directement en conflit avec l’administration Obama, le Parti démocrate et ses apologues ‘de gauche’.

(Article original publié le 29 décembre 2011)

Joseph Kishore
4 janvier 2012

http://www.wsws.org/francais/News/2012/jan2012/obam-j04.shtml


3 Occupation de l'Afghanistan

Reuters : Clinton et Juppé d’accord « pour poursuivre la mission ».

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton et le ministre des affaires étrangères Alain Juppé sont tombés d’accord samedi pour « travailler ensemble » afin d’assurer la poursuite de la mission (…) internationale en Afghanistan.

Les deux ministres sont tombés d’accord pour que les Etats-Unis et la France « travaillent avec les partenaires de l’isaf (la mission de l’Otan) et le gouvernement afghan afin d’assurer la solidité et l’efficacité continues de la mission ».

12-01 



Qu'en pensent les Voisins ?

Russie

french.ruvr : Guantanamo – Le Ministère des Affaires étrangères russe : « la zone d’un vide juridique »  

La prison américaine sur la base de Guantanamo à Cuba contient toujours 171 prisonniers.

Ces gens-là se trouvent dans «le vide juridique» et ils ignorent complètement leur destin ultérieur.

Le Ministère des Affaires étrangères russe trouve une telle situation sans précédent dans l'histoire contemporaine, est-il dit dans la déclaration du MAE sur son site web.

La prison à Guantanamo est apparue le 11 janvier 2002 - d’abord, comme un camp de détention provisoire. C’est alors que les premiers 20  détenus  pris au cours de la guerre globale contre  le terrorisme, annoncée par les États-Unis, ont été placés là. Au cours des  10 dernières années, le camp s'est transformé en une vraie institution pénitentiaire. Environ 800 personnes de 23 pays âgés de 25 à 62 ans, sont passées par là. Formellement à Guantanamo se trouvent les gens soupçonnés des liens avec les organisations terroristes – "Al - Qaïda", "le Taliban" et d’autres.  Sergei Maksimov, l'expert dans le domaine du droit international,  commente ainsi cette situation:

«La prison à  Guantanamo est un phénomène extraordinaire dans la vie moderne. C'est  un  camp qui était créé pour les personnes accusées par les autorités des États-Unis de divers crimes. De plus, il se trouve sur le territoire d’un autre État,  c'est le territoire cubain. Et la situation, lorsqu’il  y a des prisons ex- territoriales,  des lieux où des gens sont détenus sans que l'accusation contre eux soit présentée   est un malentendu du point de vue de la pratique internationale moderne».

Les défenseurs des droits de l'homme donnent depuis longtemps un signal  d'alarme au sujet de la prison. Leur principal argument est celui-ci: son existence contredit les normes du droit international. Plusieurs prisonniers se trouvent là sans présentation des accusations officielles, et leur traitement n'entre aucunement dans le cadre des règles d’une société civilisée.

Les Américains eux-mêmes ont reconnu que l'on appliquait aux prisonniers les méthodes interdites de l'enquête. On sait aussi que trois personnes soupçonnées du terrorisme ont subi  les tortures en forme de l'imitation d’une noyade.  Déjà du  temps du président George Bush-junior, 537 prisonniers étaient libérés. Et Barak Obama, lui, après l'entrée en fonction, a ordonné de fermer la prison au cours d'une année – vers janvier 2010. Le congrès a bloqué cette décision, et le président et n'avait pas assez de courage pour  profiter de son droit de veto. Il était supposé qu’une partie des prisonniers seraient jugés, d’autres – extradés. Au total,  seulement 6 personnes étaient officiellement condamnées, 8 sont mortes, d’autres n'ont toujours pas été accusées. Une telle situation est sans précédent, trouve le Ministère des Affaires étrangères russe. Cela témoigne des violations les plus grossières du droit international par les États-Unis.

Le MAE a également commenté la situation avec l'adoption aux États-Unis des nouvelles lois antiterroristes. Elles contribuent au renforcement de l'application ex-territoriale de la législation américaine  - pénale et  antiterroriste - en ce qui concerne les citoyens des tiers-pays. Washington viole ses obligations suivant le Pacte International sur les droits civils et politiques de 1966. Ce document interdit la privation illégale de la liberté et le mauvais traitement des prisonniers.  Il contient aussi  la position sur la nécessité de la garantie d’une  justice équitable. Il paraît qu'à Washington, on se croit  au-dessus des  obligations internationales et, en fait, on légalise ainsi  les prisons, semblables à celle de Guantanamo. Le président Obama, en signant les nouvelles lois, se contredit, laissant les services secrets agir à leur gré. 
16 Janvier 2012

french.ruvr.ru

 

Cri.cn : Les plans militaires américains en Asie centrale et en Afghanistan inquiètent la Russie.

Les projets américains d'accroître leur présence militaire en Asie centrale et d'établir d'importantes bases militaires en Afghanistan inquiètent la Russie, a déclaré jeudi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov.

"On ne sait pas encore comment le retrait des troupes (américaines) prévu en 2014 après la fin des opérations antiterroristes correspond aux projets américains d'établir des bases militaires importantes en Afghanistan", a déclaré M. Lavrov aux journalistes après sa rencontre avec le ministre indien des Affaires extérieures, S.M. Krishna, ici à Moscou.

M. Lavrov a déclaré que Moscou avait discuté du sujet avec les représentants afghan et américain, mais "il y a plus de questions que de réponses pour l'instant".

"Par ailleurs, des informations arrivant périodiquement montrent que nos collègues américains veulent accroître leur présence militaire en Asie centrale", a-t-il fait savoir.

M. Lavrov a souligné que, dès le début des opérations contre Al-Qaïda et les résistants, la Russie avait été informée que la présence étrangère en Afghanistan et ses centres de transit en Asie centrale seraient utilisés uniquement pour combattre cette menace terroriste particulière.

"Il a été dit à la Russie qu'il n'y avait pas de calculs géopolitiques sur le long terme", a poursuivi M. Lavrov, concluant que ces principes devraient être entièrement respectés.

  2011-11-17

http://french.cri.cn/781/2011/11/17/304s261402.htm



Les organisations mondiales

Crisis Group (ICG),

D’après l’International Crisis Group (ICG), plusieurs attaques qui ont frappé la capitale entre 2008 et 2010 ont été fomentées par le commandant des résistants pour la province de Kapisa, Qari Bariyal, allié pour la circonstance au réseau Haqqani, dirigé à Tagab par le mollah Daoud et son frère Aman. Les insurgés de Kapisa reçoivent en outre l’aide de résistants venus du Pakistan. Leur passage est facilité par l’abandon par les forces de l’Otan des provinces de Kunar, du Nouristan (Nord-Est) et du nord du Laghman, frontalier avec le district de Tagab. L’armée américaine a quitté la région à partir de 2010, incapable de contrer les attaques insurgées contre ses postes de combat installés dans les montagnes. Les résistants pakistanais en ont profité pour s’infiltrer avant d’y installer des camps d’entraînement. Tout aussi inquiétant, des membres d’Al-Qaeda y sont régulièrement signalés. Vingt-cinq d’entre eux, dont un leader saoudien, Abu Hafs al-Najdi, ont été tués début 2011 dans la Kunar lors d’opérations de l’Otan.

LUC MATHIEU

21-02

http://www.liberation.fr:80/monde/01012384832-afghanistan-echec-et-morts?xtor=EPR-450206



3 Dans le monde

France

LUC MATHIEU :Afghanistan, échec et morts.

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information.

Récit : Quatre soldats français ont été tués vendredi dans leur base de la province de Kapisa par un membre de l’armée afghane.

Une tuerie qui marque l’impossible sécurisation d’une région acquise aux résistants.

Les quatre soldats français terminaient vendredi, vers 10 heures, leur séance de footing dans l’enceinte de la base de Gwan, près de Tagab, dans le sud de la province de Kapisa. Désarmés, ils ne portaient pas leur gilet pare-balles. C’est à ce moment qu’ils ont été tués par un soldat afghan qui a ouvert le feu à l’arme automatique. Au moins 15 autres militaires ont été blessés, dont 8 grièvement, selon le ministère de la Défense.

«Je ne peux accepter que des soldats afghans tirent sur des soldats français»,a aussitôt réagi Nicolas Sarkozy, avant d’évoquer un retrait anticipé de l’armée française d’Afghanistan (lire page suivante). François Hollande a de son côté réaffirmé sa «volonté de retirer [les] forces [françaises] le plus rapidement possible, au plus tard à la fin de l’année 2012». Les opérations de formation de l’armée afghane ont par ailleurs été suspendues.

place forte. La tuerie de vendredi s’est produite alors que l’armée française a considérablement réduit ses opérations dans la zone. Hormis les forces spéciales, les soldats déployés dans le district de Tagab ne sortent quasiment plus de leurs bases. Ils cantonnent leurs rares actions le long de la route qui mène à Sarobi, dans le sud du district de Tagab, en accompagnant des soldats de l’armée afghane. Cette stratégie de repli a été ordonnée par l’Elysée après l’attentat-suicide qui avait déjà tué 5 soldats français, le 13 juillet, dans le village de Joybar, à moins de deux kilomètres de la base de Tagab. Les militaires sécurisaient alors une choura (assemblée de notables) où était discutée la construction d’un hôpital. «S’ils avaient été tués lors d’une opération pour arrêter un chef taliban, l’Elysée aurait peut-être réagi différemment. Mais là, il était inadmissible qu’il y ait autant de pertes pour une mission aussi banale», explique un gradé. Désormais retranchés dans leurs camps, les militaires français n’ont plus aucune chance de sécuriser un district qu’ils n’ont, en fait, jamais contrôlé.

Peuplé quasi exclusivement de Pachtounes, Tagab reste une place forte des insurgés. Les résistants, qui en avaient été chassés à la fin 2001, se sont peu à peu réimplantés en éliminant les membres du Hezb-i islami, le groupe islamiste rival de Gulbuddin Hekmatyar. Ils seraient désormais plusieurs centaines à y évoluer, selon des sources militaires. Sûrs de leur puissance, ils n’hésitent pas à régenter la vie quotidienne des habitants. Des commandants insurgés locaux rendent des décisions de justice dans des mosquées à quelques kilomètres de la base française. Les appels au jihad sont courants durant les prières du vendredi, tout comme les menaces contre ceux qui travaillent avec le gouvernement afghan.

Pour contrer cette emprise des résistants, l’armée française a tenté de «gagner les cœurs et les esprits» de la population. La stratégie a été un échec, les projets de développement étant trop peu nombreux. La route qui mène à Saroubi et permet de contourner Kaboul a bien été achevée, mais la sécurité n’y est pas assurée. La majorité des villages du district ne sont toujours pas raccordés à l’électricité. Selon une étude confidentielle réalisée pour l’armée française par The Liaison Office, une ONG afghane, les habitants de Tagab se disent frustrés à la fois par le choix des projets de reconstruction et la mauvaise qualité des travaux réalisés par les entreprises locales, soupçonnées de corruption.

L’échec de l’armée française, et avant elle des Américains, à sécuriser Tagab est d’autant plus préoccupant que la zone sert de base à l’organisation d’attentats à Kaboul, situé à moins de 100 kilomètres.

LUC MATHIEU

21-02

http://www.liberation.fr:80/monde/01012384832-afghanistan-echec-et-morts?xtor=EPR-450206


Reuters : Gérard Longuet, le ministre français de la défense, doit s’entretenir avec le président afghan Hamid Karzaï et les ministres afghans de l’intérieur et de la défense. Le soldat afghan qui a tué quatre militaires français tués vendredi était « un taliban infiltré depuis longtemps » a confirmé(...) le ministre de l’intérieur.

Le décès des quatre soldats avait amené le président Nicolas Sarkozy à s’interroger sur un retour anticipé du contingent.

21-02



4 Lutte pour la libération du territoire &  la victoire de la résistance Afghane

Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan). 

20-01

Six marines américains ont péri jeudi dans un accident d'hélicoptère dans la province de Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, a déclaré vendredi un haut responsable américain de la Défense à l'Associated Press.

L'OTAN avait auparavant annoncé que six de ses soldats avaient péri dans l'accident sans préciser leur nationalité.

L'Alliance a indiqué dans un communiqué diffusé tôt vendredi qu'aucune activité hostile n'avait été enregistrée dans la zone au moment du crash.

Selon le responsable s'exprimant sous le couvert de l'anonymat joint par l'AP, rien n'indique que l'hélicoptère ait été touché par des tirs ennemis.

AP



5 Médias etManipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Bernie Sanders au Sénat des USA 

14-01

http://www.youtube.com/watch?v=pSD7rDdbgA4&feature=youtu.be

 


5-2 Obama et la loi sur la detention prolongee

http://www.dailymotion.com/video/xnyfa1_obama-et-la-loi-sur-la-detention-prolongee-loi-ndaa_news#from=embediframe



6 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

6-1 Slate : Un viol toutes les 3 heures dans l'armée américaine. !!!

Le problème du viol dans l'armée américaine a longtemps été passé sous silence et continue d'ailleurs à l'être, raconte le quotidien britannique The Guardian, pointant la présence d'une culture de l'ignorance et de la confidentialité chez les militaires. 

C'est l'histoire de Kate Weber, violée, après un bal, par un officier qui l'avait conduite vers l'issue de secours d'un bâtiment pour soi-disant lui parler de son travail; c'est aussi celle de Rick Tringale, qui a subi un viol collectif dans son dortoir lors de ses premières semaines d'entraînement.

On estime que 37% des agressions sexuelles dans l'armée sont commises sur des soldats. Pour Mic Hunter, auteur de l'essai Honor Betrayed: Sexual Abuse in America's Military, cité par Newsweek, ce sont bien souvent des héterosexuels qui commettent ce type d'agressions, non par pulsion sexuelle, mais pour «remettre les gens à leur place». Dans ce cas, «l'agression sexuelle n'est pas une question de sexe, mais de violence».

En février, 17 membres militaires et vétérans ont porté plainte contre le Pentagone (via une class action) pour protester contre le «fléau» des violences sexuelles pratiquées dans l'armée américaine et ont particulièrement visé les anciens secrétaires d'Etat Robert Gates et Donald Rumsfeld pour avoir toléré, ignoré voire encouragé implicitement la poursuite de telles pratiques.

En 2005, face à la médiatisation de certaines histoires de viol et l'accroissement du nombre de femmes dans l'armée, le Congrès avait demandé au département de la Défense de réfléchir aux mesures à mettre en place pour une meilleure prévention de telles pratiques, ce qui donna lieu à la création du Sexual Assault Prevention and Response Office. En 2007, le département de la Défense avait signalé 2.200 cas de viols dans l'armée; le nombre a augmenté à 3.158 en 2010 (soit un viol toutes les 3 heures) et une femme sur 3 a déclaré avoir expérimenté une forme de violence sexuelle, allant du harcèlement au viol. Ce nombre est deux fois supérieur à la moyenne de la population féminine civile américaine, chez qui on répertorie un traumatisme d'ordre sexuel pour une femme sur 6.

Dans une enquête, un journaliste d'Al-Jazeera estimait en octobre 2011 que de nombreux cas de viols étaient généralement classés, faute de preuves ou d'informations concordantes et que seulement 8% des agresseurs supposés étaient réellement poursuivis. En dépit des 15 millions de dollars mobilisés, le Government Accountability Office, qui évalue le suivi des politiques publiques, a estimé en 2008 que peu de choses avaient été accomplies en la matière.

Pourquoi l'armée faillirait-elle à protéger ses soldates des intentions malveillantes de leurs collègues? Pour Kira Mountjoy-Pepka, directrice de Pack Parachute, association défendant les droits des victimes de «military sexual trauma» (terme retenu par le département américain des vétérans pour qualifier les agressions ou harcèlements sexuels subis par les membres de l'armée), la non-judiciarisation de ces affaires s'inscrit dans la doctrine juridique qui a suivi l'arrêt Feres v. United States, après lequel la Cour suprême américaine a rendu difficile toute poursuite engagée contre l'armée, laquelle tend à être placée à l'extérieur de la sphère du droit du travail.

Une désillusion pour ces femmes qui «aspiraient à des longues carrières dans l'armée et croient en leur mission» et qui, faute d'avoir reçu l'écoute nécessaire à la suite de leurs traumatismes post-viol, «sont conduites à démissionner ou à prendre leur retraite plus tôt car elles n'ont pas su surmonter leurs souffrances», relève Sandra Park, avocate auprès de l'American Civil Liberties Union (ACLU) interrogée par IPS News. The Guardian mentionne l'existence de sites comme mydutytospeak.com permettant aux victimes de viols de partager leurs expériences.

Photo: Des officiers de l'armée américaine à la conférence sur les femmes servant en Irak

United States Forces Iraq via Flickr CC License by

http://www.slate.fr/lien/47343/armee-americaine-viol


6-2 Louis Denghien : Sarkozy : menaces & débâcles.

« La France ne se taira pas devant le scandale syrien » : c’est Nicolas Sarkozy qui l’a dit vendredi matin 20 janvier, à l’occasion de ce qui pourrait bien être ses ultimes voeux au corps diplomatique. Ces dix derniers mois, en tout cas, il est certain que la France, par sa bouche et plus encore celle de son ministre des Affaires étrangères, n’est pas restée silencieuse sur le cas syrien. Et, hélas, la France – par la faute de ces deux hommes – a proféré beaucoup de contre-vérités, de mensonges, sans oublier les menaces et rodomontades. C’est bien simple, Sarkozy/Juppé regnante, notre pays a parlé d’une même voix avec les Etats-Unis.

La veille, Alain Juppé avait une nouvelle fois envoyé un coup de patte à la mission d’observation de la Ligue arabe, qui se déroule selon lui « dans des conditions qui ne sont pas satisfaisantes« . Pas satisfaisantes pour lui, ça ne fait guère de doute : nombre des quelque 165 observateurs arabes ont fait état de violences de partisans de l’opposition, d’autres ont dit que la situation dans telle ou telle ville était calme ou allait en s’arrangeant.

Le coût politique et humain d’un tropisme pro-américain

Cette guérilla de communiqués et de déclarations fielleuses est, il est vrai, la seule intervention qui reste permise au tandem Sarkozy/Juppé : le jour même de la présentation des voeux présidentiels, quatre nouveaux militaires français tombaient en Afghanistan – 16 autres étant blessés dans le même attentat. Et la première réaction du « chef » de l’Etat était d’évoquer un possible « retrait anticipé » de nos troupes, la deuxième consistant à suspendre « toutes les opérations de formation et d’aide au combat » à l’armée afghane. Alors, dans ces conditions, une intervention militaire otanesque à participation française comme au « bon vieux temps » de la Libye… D’ailleurs, Alain Juppé vient même de se prononcer contre l’idée – il est vrai délirante – de ses amis qataris de déployer une force arabe en Syrie, c’est dire si la jactance n’empêche pas la prudence !

Revenons sur cette tragédie franco-afghane : 82 militaires français ont été tués – et 500 blessés – à ce jour en Afghanistan parce que Chirac, puis Sarkozy ont voulu mériter l’amitié de l’Oncle Sam, que celui-ci ait les traits de George Bush Jr ou ceux de Barack Obama. En Afghanistan, Sarkozy a imité en toute chose Obama (pourtant, il est notoire que les deux hommes se méprisent mutuellement), augmentant (juillet 2010) les effectifs français après qu’Obama eût décidé d’envoyer 30 000 G.I.’s supplémentaires, et annonçant le retrait de 1 100 soldats quand son homologue américain a annoncé le départ de 33 000 soldats d’ici septembre 2012.

Et ce suivisme s’est retrouvé sur l’Iran, la Libye (où l’élève français a dépassé et précédé le maître yankee)… et la Syrie. Au point que des hommes de la DGSE se retrouvent en Turquie pour « aider » les gangs de l’ASL. « Attention, président dangereux » écrivions nous (le 1er septembre 2011) à propos de Nicolas Sarkozy. Dangereux parce qu’il pense et réagit américain. Ou pro-américain, avec ce que ça suppose de surenchère. Des analystes ont pu écrire que si cet homme avait été président en 2003, la France se serait retrouvée embarquée dans le désastre irakien. Et d’autres disent que Sarkozy aurait bien aimé en découdre avec l’Iran. Et bien sûr avec la Syrie, dans le collimateur des Américains et de leurs suiveurs parce que c’est un allié de l’Iran, LA cible géopolitique à abattre – en attendant la Russie et la Chine – pour les stratèges néo-conservateurs sévissant des deux côtés de l’Atlantique. On n’en attendait pas moins de « Sarko l’Américain ». Mais quant au « gaulliste » Juppé…

Quoiqu’il en soit, ces menaces françaises interviennent sur fond de débâcle. Débâcle politique plus encore que militaire en Afghanistan qui ne devrait pas échapper longtemps à la reconquista des Résistants, en dépit des propos lénifiants des Juppé et autres Longuet. Débâcle électorale annoncée par les sondages et la plupart des analystes pour la présidentielle à venir – il y a fort à parier que Bachar al-Assad survivra politiquement à Nicolas Sarkozy.

Mais combien de militaires français tomberont-ils encore avant la fin de cette calamiteux et déshonorant quinquennat ? Et combien de mensonges et de coup tordus contre la Syrie de la part de ce qui fut la diplomatie française ?

Louis Denghien,

le 20 janvier 2012 


6-3 Yves Harté :Pourquoi l’Afghanistan ?

On ne sait, dans la mort de ces quatre soldats français en Afghanistan, ce qui bouleverse le plus. L’annonce de leur mort ?

Le nombre de Français tombés au front en dix ans – 80 depuis 2001 ? Ou les circonstances ?

Un légionnaire et trois chasseurs alpins tués. 16 autres blessés.

Et cela non pas dans un raid d’exploration, dans une embuscade au fond d’une vallée pierreuse, au détour d’un chemin ocre et boueux. Ce n’est pas non plus une mine qui a explosé sous les roues d’un blindé. Depuis que nous sommes partis là-bas pour une étrange guerre, jamais ces morts « au combat » n’ont mieux traduit la totale ambiguïté de notre engagement. Ils sont morts sur le lieu où ils se croyaient en sécurité. Ces soldats, parmi les plus aguerris de l’armée française, ont été tués à bout portant par une arme automatique pendant leur footing dans leur base de Gwan, dans le sud d’une province oubliée, la Kapisa, nom devenu tragiquement familier depuis que nos forces armées y ont été déployées. C’est un soldat afghan, formé par l’armée française pour assurer la transition militaire, qui a ouvert le feu, choisissant soigneusement ses victimes et essayant d’en tuer le plus grand nombre.

Ce drame est double. Depuis longtemps, nous sommes quelques-uns – aujourd’hui de plus en plus nombreux – pour dire qu’aucune armée étrangère n’a pu rester durablement dans ce pays. Fût-ce la plus grande des puissances. Ni l’empire moghol ni les dynasties de l’Indus ne surent imposer une domination. Pas plus que l’armée britannique de la reine Victoria à l’apogée de son règne. Pas plus que les troupes soviétiques des années 1980.

Alors, comment un agglomérat militaire y serait-il arrivé ? Si l’on pouvait comprendre qu’un raid en 2001 – après la tragédie du World Trade Center -, dont l’objectif était de chasser Ben Laden de son protectorat, obéissait à une logique, il devenait incompréhensible d’espérer y demeurer dès lors que la capture du supposé cerveau des attentats du 11 septembre 2001 avait échoué. L’intervention elle-même en devenait caduque. Aujourd’hui, c’est toute cette politique d’aveugle au côté d’une coalition qui est mise en échec et se clôt dans le sang.

Ces morts inutiles disent l’absurdité d’une logique d’orgueil. Pourquoi se retirer maintenant plus vite qu’hier ?

Pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt ? Pourquoi être resté coûte que coûte ?

Pourquoi avoir sacrifié tant d’innocents et sanctifié des haines ? Et voir mourir sans cause des soldats de 20 ans

Yves.Harté

dans Sud-Ouest

 le 21 janvier 2012

En lien avec cet article :

Afghanistan : les resistants revendiquent la mort des 4 soldats français | Source LeParisien.fr, le 21 janvier 2012

Sibel Edmonds : Mais au fait, l’OTAN, c’est quoi exactement ? | par Sibel Edmonds, sur son blog BoilingFrogs, le 8 décembre 2011

USA : Pour de nombreux vétérans post 11-Septembre, ces guerres n’en valaient pas la peine paru sur GateHouse News Service, le 8 novembre 2011

Obama: Un président transparent ? | Pétition soumise par Sibel Edmonds et Coleen Rowley sur le site warisacrime.org, juin 2011

Faire la guerre « au nom » des victimes | par Jean-Claude Paye et Tülay Umay, sur VoltaireNet le 9 mai 2011

Les États-Unis peuvent-ils l’emporter dans cette guerre en Afghanistan, si dépendante à la drogue ? L’opium, la CIA et l’administration Karzai | par Peter Dale Scott, The Asia-Pacific Journal, décembre 2010

Le 7 octobre 2001 : La décision de l’OTAN et des États-Unis d’envahir l’Afghanistan. Le prétexte d’une « guerre juste » | par Michel Chossudovsky, le 21 décembre 2009, pour Global Research



7 Courrier des lecteurs &trouvé sur le net & témoignage

7-1 Communiqué officiel de l’UPR.

Un 79ème, un 80ème, un 81ème et un 82ème morts Français en Afghanistan.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Notre armée est encore frappée aujourd’hui en Afghanistan.

Quatre soldats français ont été tués ce vendredi 20 janvier 2012 à l’aube par un homme portant un uniforme militaire afghan dans l’est de l’Afghanistan. Seize autres ont été blessés.

[source : http://www.leparisien.fr/international/afghanistan-4-soldats-francais-tues-sarkozy-suspend-les-operations-de-l-armee-20-01-2012-1820858.php]

Alors qu’il s’exprimait lors de ses vœux au corps diplomatique, Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il suspendait toutes les opérations de l’armée française en Afghanistan, et il a affirmé que  « l’armée française n’est pas en Afghanistan pour que les soldats afghans lui tirent dessus ».

Compte tenu de la personnalité de Nicolas Sarkozy, qui se réfugie toujours dans le déni lorsqu’il est en difficulté et qui affirme à peu près systématiquement le contraire de ce qu’il pense en toutes circonstances, cette phrase vaut aveu : les événements le forcent à constater que « l’armée française est en Afghanistan pour que les soldats afghans lui tirent dessus ».

Comme dans tous les cas précédents, l’UPR déplore vivement ce décès de 4 militaires français, ainsi que les souffrances des 16 blessés.

Pour être des engagés volontaires, nos soldats n’en demeurent pas moins des hommes que les plus hautes autorités de l’État ont envoyé, sans l’assentiment du peuple français, mener une guerre scandaleuse.

Cette guerre est scandaleuse à tous les égards :

- elle nuit aux intérêts bien compris de la France,

- elle n’est justifiée par aucune agression préalable contre la France,

- elle menace la Paix ailleurs dans le monde,

- elle bafoue les principes d’humanité et de justice entre les nations,

– elle provoque fatalement des crimes de guerre épouvantables.

L’UPR présente toutes ses condoléances les plus attristées aux familles des 20 victimes, ainsi qu’aux familles de toutes les victimes de cette guerre immorale, qu’elles soient françaises, afghanes, américaines ou autres.

Toutes sont les victimes de ce bain de sang honteux et criminel qui a été déclenché, rappelons-le, à la demande du gouvernement américain suite aux attentats du 11 septembre 2001, voici plus de 10 ans, et cela sans qu’une relation de cause à effet claire entre ces attentats et la situation intérieure afghane ait été indubitablement démontrée.

L’UPR rappelle qu’elle exige :

1)- le retrait immédiat de toutes nos troupes présentes en Afghanistan (et aussi en Libye).

2)- le retrait de la France de l’OTAN (et pas seulement de son « Commandement militaire intégré »), ce qui suppose de dénoncer l’article 42 du traité sur l’Union européenne.

3)- le retrait de la France de l’Union européenne, qui n’est que le volet civil d’une construction hégémonique euro-atlantiste, dirigée depuis Washington et Bruxelles, dont le volet militaire s’appelle l’OTAN.

4)- la dénonciation solennelle de la théorie états-unienne du « Choc des civilisations ». Cette doctrine, qui constitue le soubassement idéologique de la construction dite « européenne » et des interventions militaires occidentales en Afghanistan ou en Libye, est extrêmement nocive pour la paix du monde.  Elle doit être dénoncée comme contraire au droit international, contraire à la vocation émancipatrice des idéaux de la Révolution française et de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et contraire aux principes universels posés par la Charte de l’Organisation des Nations Unies.

En conclusion, l’UPR dénonce le silence complice de tous les autres partis politiques français face à cette guerre néo-coloniale.

Ce silence complice est encore plus honteux lorsqu’il émane des partis prétendument d’opposition, et notamment des partis dits « de gauche » qui avaient jadis une tradition pacifiste marquée.

Ce silence complice prouve à lui seul que la présence militaire de la France en Afghanistan découle de l’inféodation de notre pays aux intérêts euro-atlantistes, inféodation que seule l’UPR dénonce.

L’UPR rappelle à cette occasion que l’article 42 du traité sur l’Union Européenne (TUE) subordonne la défense dite « européenne » à l’OTAN.

L’UPR rappelle qu’elle est le seul mouvement politique français à réclamer conjointement :

- le rappel immédiat de nos troupes d’Afghanistan et de Libye

- la sortie de l’OTAN

- et la sortie de l’Union européenne par application de l’article 50 du traité sur l’Union Européenne.  

La position de l’UPR est d’une logique imparable puisque ces 3 situations se tiennent. Elle est seule conforme à l’honneur et à la vocation émancipatrice universelle de la France.

[source :http://www.leparisien.fr/international/afghanistan-4-soldats-francais-tues-sarkozy-suspend-les-operations-de-l-armee-20-01-2012-1820858.php]



8 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 McDonough County : De nombreux vétérans post 11-Septembre estiment que les guerres n’en valaient pas la peine.

.Dix années se sont écoulées depuis que les États-Unis ont envahi l’Afghanistan, et durant cette décade, [les USA] ont perdu plus de 6000 soldats dans les conflits tant là qu’en Irak.
Les vétérans post 11-Septembre et les troupes [US] encore à l’étranger se sont battues avec courage et abnégation pour protéger notre nation loin de leurs êtres chers, pour effectuer souvent plusieurs périodes de service au front.
Tandis que le président Obama semble vouloir retirer pratiquement toutes les troupes d’Irak d’ici la fin de l’année, la mission en Afghanistan n’est toujours pas terminée. Le personnel militaire continue d’endurer des sacrifices, parmi lesquels le syndrome du stress post-traumatique et les blessures physiques de guerre.

Aussi, lorsque les vétérans nous font part de leurs opinions sur les missions pour lesquelles ils ont tant sacrifié, nous devrions écouter attentivement. Le Pew Research Centre a diffusé un récent sondage de vétérans post 11-Septembre qui contient quelques informations surprenantes : un tiers des vétérans pense que les guerres en Irak et en Afghanistan n’en valaient pas la peine.
Bien que cette opinion ne soit pas majoritaire, il est surprenant qu’un pourcentage aussi élevé de ceux qui ont risqué leurs vies pour les causes en Irak et en Afghanistan estime que ces guerres n’auraient jamais dû être entreprises.
Le sondage a aussi révélé que pour la majorité des vétérans post 11-Septembre, après dix années de combats, l’Amérique devrait se concentrer moins sur les affaires extérieures et davantage sur ses problèmes domestiques.
Que l’Américain moyen ne fasse pas grand cas de ces missions est une chose. Après tout, elles sont devenues depuis longtemps des problèmes tant politiques que militaires, et il a finalement été demandé relativement peu de sacrifices aux familles de non-combattants – même au niveau des impôts.
Mais concernant ceux qui ont été les témoins directs des efforts en cours, qui ont subi au premier chef la dévastation des guerres et qui ont vu leurs effets sur nos Alliés et leurs positions, il extrêmement frappant de les voir manifester de tels sentiments au sujet de leur expérience à l’étranger.
Ces sentiments sont exactement ce que l’administration Obama devrait prendre en considération alors qu’elle planifie ses prochaines actions. Si autant de vétérans en viennent à penser que partir en guerre fut une erreur depuis le début, il serait temps que le gouvernement réfléchisse exactement pourquoi il en est ainsi et pourquoi il se bat.

McDonough County The Voice

http://11septembre2001.blogspot.com/


8-2 Nouvel Observateur : Les maigres résultats (prévisibles) de la conférence de Bonn.

Rien de concret n'est sorti de cette conférence destinée pourtant à programmer l'avenir du pays...

Comme on pouvait le redouter, les quelque 90 délégations réunies à Bonn pour la Conférence internationale sur l’Afghanistan se sont séparées lundi 5 décembre sur une déclaration d’intentions aussi vaine que vertueuse. Selon le communiqué final officiel, "l’Afghanistan et la communauté internationale sont fortement engagés pour renouveler leur partenariat pour la prochaine décennie". C'est-à-dire après le retrait du dernier contingent des 140 000 soldats de l’Otan, fin 2014.

 En contrepartie de cet engagement international, l’Afghanistan a promis "de lutter de façon décisive contre la corruption, de mettre en œuvre des réformes pour améliorer le régime et de conforter la démocratie avec la participation de la société civile".

 Promesses à accueillir avec les plus grandes réserves : la corruption, la gabegie, l’incompétence, l’arbitraire, l’abus de pouvoir étant les principales tares du régime en place depuis dix ans, que la communauté internationale s’engage à soutenir envers et contre tout.

 

L’absence des résistants et du Pakistan

 Pouvait–on d’ailleurs attendre la moindre percée diplomatique d’une conférence aussi ample – un millier de délégués -, aussi brève – une seule journée de travaux – à laquelle, de surcroit ne participaient pas deux des principales forces en présence sur le terrain : les résistants et le Pakistan ? 

Non. Avant même l’ouverture des travaux, les participants savaient parfaitement que de ce vaste forum ne sortirait aucune initiative concrète. Faute d’avoir pu vaincre les résistants, maîtres du terrain dans de nombreuses provinces après avoir été chassés du pouvoir en 2001, les Occidentaux ont fini par admettre que la seule solution viable était de les contenir militairement tout en recherchant une négociation avec eux. 

Mais ce dialogue ne s’ouvrira que si les insurgés acceptent trois conditions : 1) rupture avec Al Qaida, 2) abandon de la violence, 3) engagement à respecter la constitution afghane. 

Certains chefs résistants, soutenus par une population lasse de trente ans de guerre sont disposés à accepter le marché. D’autres, convaincus de pouvoir l’emporter à terme, après le départ des derniers soldats de l’Otan, sont résolument hostiles à toute négociation. Ils l’ont indiqué de manière sanglante en assassinant l’homme chargé par Hamid Karzai d’engager le dialogue.

 

Une armée afghane de 400 000 hommes 

L’hypothèse d’une solution négociée avant 2014 est si ténue qu’elle n’est pas réellement prise en compte par la stratégie américaine. Washington et ses alliés de l’Otan estiment pour l’instant que le plus probable, après 2014 est la persistance d’une insurrection que devra affronter, seule, une armée afghane forte de 400 000 hommes. L’une des missions de la force internationale en Afghanistan est d’ailleurs de former, armer et entraîner – non sans mal - cette armée dont le budget annuel est évalué entre 3,5 et 6 milliards de dollars, à verser par les alliés occidentaux de Kaboul.

La tension récurrente entre les Etats-Unis et le Pakistan, aggravée, en mai dernier par la liquidation de Ben Laden au nez et à la barbe des services de sécurité pakistanais, et portée à son comble, récemment, par les frappes de l’aviation de l’Otan sur deux camps de l’armée afghane où 24 soldats ont trouvé la mort, n’arrange rien.

Le Pakistan – ou au moins une partie de son appareil militaire et de ses services secrets – est considéré par Washington, comme le protecteur des résistants afghans. Son rôle pourrait être décisif dans le déclenchement d’un processus de paix. Mais, pour des raisons de politique intérieure – poids des islamistes locaux – et de stratégie régionale – rivalité historique avec l’Inde -, Islamabad ne semble souhaiter ni la stabilisation durable de l’Afghanistan ni l’instauration à Kaboul d’un régime qui échapperait à ses manipulations. Le retour de la paix en Afghanistan n’est donc pas pour demain.

 

Le problème numéro un de l’Afghanistan : la corruption

La Conférence de Bonn a-t-elle au moins pris des engagements concrets sur l’aide financière à Kaboul ? Non. La version définitive du communiqué final ne fait pas mention d’un soutien financier et ne cite aucun chiffre.

La poursuite et l’organisation de l’aide étrangère devrait, en principe, être discutée en juillet 2012 lors d’une conférence des donateurs annoncée à Tokyo. En attendant, Washington a toutefois fait un geste généreux en débloquant les 600 à 700 millions de dollars d’aide, dont le versement avait été suspendu après la révélation du scandale de la Kaboul Bank dans lequel étaient impliqués les frères du président et du vice-président afghan.

Alors que Hamid Karzai estime à 10 milliards de dollars le montant de l’aide étrangère destiné à compenser, en 2015, le départ des troupes de l’Otan, l’expert chargé par l’ONU d’évaluer le niveau de corruption de l’Etat afghan, Drago Kos, a fait la semaine dernière un constat cruel : "Nous ne sommes pas satisfait du travail de l’administration afghane chargée de lutter contre la corruption, aucune des hautes personnalités impliqués dans des scandales n’a été l’objet de poursuites. S’il n’y a pas de changements rapides, nous n’aurons aucune raison de rester dans le pays. Le problème numéro un de l’Afghanistan n’est pas la sécurité, ce n’est pas non plus le danger des résistants c’est la corruption. Chacun ici le ressent tous les jours. Ce gouvernement doit nous prouver qu’il est sérieux dans sa lutte contre ce fléau. Et la seule manière de nous le prouver c’est de traîner devant les tribunaux les hauts-dirigeants impliqués". 

René Backmann - Le Nouvel Observateur

06-12-11
nb

 Dire transformation de rebelles en résistants…


8-3 JEAN-PIERRE PERRIN : L’armée afghane, de solution à maillon faible.

Analyse

Le déploiement accéléré d’une force nationale montre ses limites. Nicolas Sarkozy évoque un retrait anticipé.

La formation à marche forcée de l’armée afghane, c’est la solution miracle, vantée tant et plus par les états-majors et hommes politiques, qui estiment qu’elle va permettre à l’Otan de sortir la tête haute du bourbier afghan. Une formation à ce point accélérée qu’elle doit faire bondir les effectifs de l’ANA (Armée nationale afghane) de 180 000 hommes actuellement à 300 000 en 2014, date de la fin du retrait des soldats américains qui constituent l’essentiel du corps expéditionnaire. La tuerie perpétrée vendredi par un soldat de l’ANA, qui s’ajoute à de nombreuses autres commises contre les troupes occidentales, porte un coup très dur à cette politique d’afghanisation à tous crins de la guerre où, précisément, les forces françaises jouaient un rôle de formation important.

Les forces afghanes pourront-elles prendre le relais de la coalition ?

C’est la question qui hante les états-majors. Si certaines unités afghanes ont acquis ces dernières années des capacités opérationnelles, et si les forces spéciales américaines et afghanes ont réussi ensemble, shona be shona (épaule contre épaule) de belles opérations d’éliminations de chefs résistants, il n’en demeure pas moins que l’ANA est infiltrée par les insurgés.

Cela fait d’ailleurs partie de leur stratégie. A chaque attentat, Washington, Londres ou Paris se dépêchent d’assurer qu’il ne s’agit que d’un acte isolé et d’un incident mineur au regard des progrès réalisés par l’ANA. C’est faux puisqu’un rapport classifié de l’armée américaine, révélé vendredi par le New York Times, indique le contraire. Selon ce document de 70 pages, 28 incidents ont eu lieu entre mai 2007 et mai 2011, au cours desquels au moins 58 militaires de la coalition ont été tués - soit 6% du total des pertes de l’Otan sur cette période.

Depuis, les problèmes se sont multipliés. En avril, huit officiers américains ont été tués à l’aéroport de Kaboul par un colonel afghan. Le 29 décembre, deux légionnaires français ont été à leur tour victimes d’un soldat afghan. D’où ce commentaire sévère du rapport, pour qui les affirmations de l’Otan sur le caractère isolé de ces tueries sont «peu sincères, sinon d’une profonde malhonnêteté intellectuelle». «Les altercations mortelles sont loin d’être rares et isolées, elles reflètent une menace systémique qui croit rapidement (d’une ampleur sans précédent entre alliés dans l’histoire moderne)», souligne encore le document, préparé pour un commandement américain non précisé dans l’est du pays.

Ce n’est pas tant, précise-t-il, les résistants infiltrés qui sont à l’origine des incidents que l’incompatibilité culturelle et la méfiance viscérale entre soldats afghans et occidentaux. Le récent scandale des Marines américains photographiés en train d’uriner sur des cadavres de résistants illustre d’ailleurs bien ce que les Afghans appellent «l’arrogance américaine». Vendredi, Alain Juppé a exigé de l’armée afghane des «assurances crédibles» sur le recrutement de ses soldats, sans quoi les troupes françaises se retireront de manière anticipée. Ces soldats étant recrutés à la va-vite pour répondre aux objectifs de l’Otan - près d’un tiers va ensuite déserter -, on voit mal comment une telle situation pourrait s’améliorer.

Un retrait anticipé des Français est-il possible ?

S’il a été clairement envisagé par Nicolas Sarkozy, et si François Hollande, qui semble ignorant du dossier, a réaffirmé sa volonté d’un retrait «le plus rapidement possible, au plus tard à la fin de l’année 2012 […]», une telle opération ne peut pourtant guère être précipitée. Quitter la Kapisa ferait tomber aussitôt cette province aux mains des insurgés (lire page précédente) et mettrait Kaboul à leur portée. Cela leur permettrait aussi de couper une des voies de ravitaillement de la capitale. On voit mal alors les Américains accepter un tel retrait qui affaiblirait l’Otan, la décrédibiliserait et serait salué par les résistants comme une victoire.

A l’heure où un rapport confidentiel de la CIA dresse un bilan très sombre de l’avenir en Afghanistan, mettant en doute la survie du gouvernement Karzaï si les Américains se désengagent, un retrait trop rapide, alors que les négociations avec les résistants n’ont pas vraiment commencé, risquerait d’aggraver encore la débâcle.

JEAN-PIERRE PERRIN

21-01

http://www.liberation.fr/monde/01012384833-l-armee-afghane-de-solution-a-maillon-faible


8-4 French.people : La « Nouvelle Route de la Soie », ou la nouvelle voie des Etats-Unis pour dominer l'Asie…

Tout récemment, les Etats-Unis ont présenté leur proposition de « Nouvelle Route de la Soie », disant qu'ils espéraient faire de l'Afghanistan un nouveau pôle de transport et de commerce, afin que les pays environnants puissent participer à la reconstruction du pays. 

La Chine soutient, encourage et participe à la reconstruction de l'Afghanistan depuis longtemps.

Entre 2002 et 2009, la Chine a offert pour plus de 900 millions de Yuans d'aides non remboursables, effacé pour plus de 19,5 milliards de Dollars US de dettes arrivées à échéance et fourni sept séries complètes de projets à l'Afghanistan.

 

Depuis le Sommet de Londres, la Chine a offert à l'Afghanistan pour 160 millions de Yuans de nouvelles aides non remboursables pour l'aider à développer des secteurs comme la construction d'infrastructures, les soins médicaux, les installations sanitaires et l'éducation.

 

La Chine et l'Afghanistan ont également signé des notes d'échange accordant un traitement zéro droit à certains produits exportés de Chine vers l'Afghanistan, couvrant plus de 4 000 produits. La Chine continuera aussi à aider l'Afghanistan à former des techniciens, à construire des projets d'aide dans ce pays, et à fournir de l'aide dans les secteurs où l'Afghanistan en a cruellement besoin.

 

Actuellement, l'Afghanistan connaît toujours une crise grave, et la stabilité est la condition première pour que le pays puisse repartir sur la voie du développement. Tout en fournissant de l'aide pour la reconstruction de l'Afghanistan, chaque pays se doit de respecter les choix du peuple afghan et aider ce pays à se débarrasser des interférences externes et à revenir à une vie normale et décente.

 

Les Afghans n'ont pas besoin d'un plan magnifique sur le papier, mais ils ont plutôt besoin que la communauté internationale respecte ses promesses et fasse marcher pleinement les mécanismes de coopération actuels. Créer de manière aveugle un nouveau mécanisme n'aura pas d'autres conséquences que de gaspiller les ressources coopératives et de réduire l'efficacité de la coopération.

 

La Nouvelle Route de la Soie n'est pas une simple initiative ayant pour but la reconstruction de l'Afghanistan. En fait, elle cache de fortes intentions stratégiques. Avec la mise en oeuvre progressive du plan de retrait des troupes étrangères d'Afghanistan, la coopération économique et commerciale va sans aucun doute devenir un lien important pour maintenir les relations entre les Etats-Unis, les pays européens et l'Afghanistan.

 

L'initiateur de la Nouvelle Route de la Soie a pour intention de connecter l'Asie Centrale avec l'Asie du Sud et affaiblir autant que possible la puissance des grands pays de la région afin de pouvoir maintenir et renforcer sa domination sur la région.

 

Reliant l'Asie à l'Europe, la Route de la Soie est vieille d'une histoire de plus de 2 000 ans. Ce n'est pas seulement une route commerciale, mais aussi une route où se mêlent d'une façon harmonieuse les cultures de différents pays et qui représente le concept de la coexistence de diversités, la coexistence pacifique, et la coexistence tolérante.

 

La Route de la Soie est favorable aux opportunités de rajeunissement. Les énormes marchés de la Chine et des pays de l'Asie du Sud complètent bien les riches ressources des pays de l'Asie Centrale et de l'Ouest, et d'ailleurs la Chine continue à renforcer ses relations amicales et à intensifier la coopération dans différents domaines avec les pays concernés.

 

Afin de développer et d'améliorer les conditions de vie des gens, les pays situés le long de la Route de la Soie construisent sans cesse des routes et des réseaux ferroviaires, des pipelines transfrontières pour le pétrole et le gaz, créant ainsi une « Route de la Soie du Commerce » et une « Route de la Soie de l'Energie » internationales et modernes.

 

Rajeunir la plus longue et la plus prometteuse des voies économique et commerciale du monde n'est pas seulement une obligation pour les pays situés le long de cette route, mais cela représente aussi une nouvelle opportunité pour différents pays de déclancher un nouvel élan pour le développement économique et partager les fruits de la coopération.

 

L'initiative de rajeunissement de la Route de la Soie devrait être proposée, conduite et mise en œuvre par les pays situés le long de cette route. Il est absolument nécessaire de respecter complètement l'histoire et de prendre en considération la situation réelle de l'économie, de la sécurité et des autres aspects de la région. L'initiative de grandes puissances extérieures à la région, marquée par la recherche de leur intérêt personnel, n'est pas la bienvenue et ne saurait résister à l'épreuve de l'Histoire.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

http://french.people.com.cn/International/7668703.html 


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

26.01.2012

n°500 - dossiers de l'Afghanistan - 18/12/11- :: Les perdants et les gagnants dans l’Afghanistan d’Obama.


n°500 - dossiers de l'Afghanistan  - 18/12/11- :: Les perdants et les gagnants dans l’Afghanistan d’Obama.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°500 du 26-01

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "Afghanistan le dossier de l'Afghanistan" est  visible 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

 

d) un sommaire à :  http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ )colonne de gauche.

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Brèves

1-1 IRIB  :Dix ans après, une chaîne humaine à Washington demande la fermeture de Guantanamo.  

1-2 IRIB : Bush est parti, Guantánamo reste. 

2 Exactions & torture  dans le camp de concentration de Guantanamo.

2-1 Fuites sur des simulations de noyade: un ancien de la CIA poursuivi.

2-2  IRIB : Les Américains maltraitent les prisonniers afghans.  

2-2 Trois Français dénoncent des mauvais traitements et humiliations.  

2-3 IRIB :Guantanamo: La juge française demande à pouvoir enquêter aux Etats-Unis.  

2-4 Almanar : Guantanamo: Courrier détenus-défense contrôlé: les avocats protestent.

3 Dans la PRISON.

3-1 Détenu 4 ans à Guantanamo, Hija n’a qu’un souhait: "Punir les Américains".

3-2 GeantVert : Guantanamo : Le témoignage de Lakhdar Boumediene qui est resté prisonnier 7 ans sans procès ni inculpation

4  D'années en année.

4- 1 DossierPCF : 10 ans de Guantanamo : « Mépris consternant des droits humains »

5 Qu'en pensent les Voisins ?

Russie

5-1 french.ruvr : Guantanamo – Le Ministère des Affaires étrangères russe : « la zone d’un vide juridique »  



Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1 Brèves

1-1 IRIB : Dix ans après, une chaîne humaine à Washington demande la fermeture de Guantanamo.  

Plusieurs centaines de manifestants ont formé une chaîne humaine mercredi à Washington, de la Maison Blanche à la Cour suprême, pour protester contre les dix années d'existence de la prison de Guantanamo, malgré les promesses de fermeture de Barack Obama. "Dix ans de trop ! Dix ans, ça suffit !", ont scandé pendant deux heures et demi les manifestants parmi lesquels 200 personnes étaient vêtues des célèbres combinaisons oranges et encagoulés de sacs noirs, symboles du centre de détention américain situé sur l'île de Cuba.
"Nous sommes ici avec notre colère, notre énergie et même avec notre espoir pour demander à Obama et à la Cour suprême de fermer Guantanamo", a dit Frida Berrigan de l'association Témoins contre la torture, un des organisateurs de la manifestation.

IRIB-

12/01/2012



1-2  IRIB : Bush est parti, Guantánamo reste.    

 «C'est une des premières photos qui a circulé sur Guantanamo.

Elle servait à faire peur.

Et c’a réussi.

J'étais terrorisé quand on m'a dit que je serais envoyé là-bas», raconte Moazzam Begg, ancien détenu de la base militaire américaine de Cuba, joint par téléphone. Le 25 janvier, cela fera sept ans que M. Begg, un ressortissant britannique, a été libéré de «Gitmo», où il a été détenu, pendant deux ans.

Un de ses voisins de cellule a été le jeune canadien Omar Khadr. En novembre dernier, M. Begg a reçu une compensation du gouvernement de la Grande-Bretagne, pour le rôle que les autorités de son pays ont joué dans son arrestation et sa détention, qui n'ont jamais mené à procès. Mais l'ex-détenu n'a jamais tourné la page. Fondateur de l'organisation Cage Prisoners, le Londonien s'est lancé en croisade contre Guantanamo et les détentions arbitraires. Il est en contact avec une centaine d'anciens détenus. «Guantanamo, c'est 10 ans de vies gâchées», grommelle-t-il. Le problème, c'est que les États-Unis - sous quelque administration que ce soit - refusent de voir Guantanamo comme une question de droits de la personne. Les gens croyaient que Guantanamo était une lubie des faucons de Bush, mais ce n'est pas le cas. Ça s'inscrit dans la tradition américaine».

IRIB



2 Exactions & torture  dans le camp de concentration de Guantanamo.

2-1 Fuites sur des simulations de noyade: un ancien de la CIA poursuivi.

Un ancien agent de la CIA, qui avait confirmé que la technique de la simulation de noyade était belle et bien utilisée pour faire parler un suspect de terrorisme, a été accusé lundi aux Etats-Unis. Dans un communiqué du ministère américain de la Justice, il est accusé d'avoir divulgué des secrets aux médias.

John Kiriakou, salarié de la CIA de 1990 à 2004, 47 ans, était devenu célèbre en décembre 2007, sous l'administration Bush, en accordant un entretien à la chaîne de télévision ABC, lors duquel il avait confirmé pour la première fois que la technique de la
simulation de noyade avait été utilisée contre Abou Zoubaydah, détenu de Guantanamo accusé d'être membre d'Al-Qaïda.

La simulation de noyade était l'une des principales techniques d'interrogatoire autorisées par l'administration Bush à l'encontre de suspects de terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001.

Dans un communiqué du ministère de la Justice, il est en outre soupçonné d'avoir révélé à un journaliste, lors d'échanges par courriels entre juillet et août 2008, l'identité d'un autre agent secret, en le présentant comme le "chef d'équipe" de certaines opérations.

John Kiriakou, qui a été en poste au siège de la CIA et à l'étranger, est passible de 20 ans de prison s'il est reconnu coupable de toutes les charges retenues contre lui.

Après cette nouvelle accusation,  David Patraeus, le directeur de l'Agence centrale de renseignements, s'inquiète dans un communiqué où il relève qu'il s'agissait de la deuxième fois en l'espace d'un an que des poursuites de ce type étaient engagées contre des fonctionnaires de la CIA.

En janvier 2011, un autre ancien de la CIA, Jeffrey Sterling, avait été arrêté pour avoir fourni en 2006 à un journaliste du New York Times des informations sur une opération secrète contre le programme nucléaire iranien.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=13&frid=13&eid=47169

 

2-2  IRIB :Les Américains maltraitent les prisonniers afghans.  

Le gouvernement afghan a rendu public, samedi 7 janvier, un rapport mentionnant des cas de tortures et de mauvais traitements, dans la prison de Bagram, près de Kaboul, un établissement tenu, conjointement, par les troupes américaines et afghanes. La publication du rapport intervient, deux jours après l'ordre donné, jeudi, par le président afghan, aux Américains, de transférer, d'ici à un mois, à son gouvernement, le contrôle de la prison de Bagram. "De nombreux cas de violations de la Constitution afghane, d'autres lois du pays et des Conventions, en vigueur, sur les droits de l'Homme", ont été relevés", avait justifié M. Karzaï, dans un communiqué, après s'être entretenu avec Gul Rahman Qazi, le Président de la Commission de surveillance de la Constitution. "L'existence de prisons dirigées par des étrangers, en Afghanistan, n'est absolument pas permise par notre Constitution", a expliqué ce dernier. "Au cours de notre visite de la prison, certains des prisonniers se sont plaints d'avoir été torturés", a déclaré M. Qazi, qui s'est rendu à Bagram, sur ordre du Président afghan, Hamid Karzaï. M. Qazi a, également, mentionné des prisonniers "privés de nourriture", des maintiens en détention, malgré un acquittement ou au-delà de la durée de la peine. "Des prisonniers se sont aussi plaints d'avoir été déshabillés, pour être fouillés", a-t-il dit, sans autres précisions.

08/01/2012

IRIB

2-2 Trois Français dénoncent des mauvais traitements et humiliations. 

La juge d'instruction française Sophie Clément, dans sa demande d'enquête adressée aux autorités américaines sur d'éventuels actes de torture commis sur trois Français à Guantanamo, retranscrit les accusations de mauvais traitements et humiliations des trois hommes. Saisie de plaintes de ces trois ex-détenus revenus en France en 2004 et 2005, la juge cherche à vérifier ces déclarations, déjà partiellement relatées dans les médias, et à identifier d'éventuels responsables.

IRIB

 

2-3 IRIB :Guantanamo: La juge française demande à pouvoir enquêter aux Etats-Unis.  

Une juge d'instruction française, saisie de plaintes d'anciens détenus français de Guantanamo, a demandé aux autorités américaines de pouvoir se rendre sur place et de faire procéder à des actes d'enquête.
Dans sa commission rogatoire internationale du 2 janvier, la juge Sophie Clément, qui enquête sur des accusations de torture et d'actes de barbarie lancées par trois ex-détenus français, demande à pouvoir procéder à toutes constatations matérielles utiles sur la base américaine de la baie de Guantanamo. La juge demande aux autorités américaines de nous permettre de prendre connaissance et prendre copie de tous les documents détenus concernant Mourad Benchellali, Nizar Sassi et Khaled Ben Mustapha, les trois plaignants français.

10 janvier 2012.

17/01/2012 IRIB

 

 

2-4 Almanar : Guantanamo: Courrier détenus-défense contrôlé: les avocats protestent.

Le responsable des avocats de Guantanamo a appelé jeudi tous les défenseurs exerçant dans la prison américaine à protester contre une récente décision du commandant de la base d'inspecter systématiquement le courrier échangé entre les détenus et leurs conseils.

Cette décision "ne vous permet pas de protéger convenablement les relations privilégiées entre avocats et clients", a écrit le colonel Jeffrey Colwell, chef des avocats de la défense des tribunaux militaires d'exception.

Elle "vous contraint à révéler illégalement des informations liées à la représentation d'un client en violation avec le code déontologique professionnel", a-t-il estimé dans un courriel à tous les avocats.

Ces protestations des avocats surviennent après qu’un nouveau règlement en ce sens ait été mis en application fin Décembre 2011 par une équipe du ministère de la Défense ainsi que des agents du renseignement et des forces de l'ordre qui avancent des raisons de "sécurité".

Selon le commandant de la base, le contre-amiral David Woods,  auteur de cette décision, l'objectif serait de vérifier si les courriers contiennent des informations de "contrebande" qui pourraient avoir pour conséquence de "nuire de manière immédiate et substantielle à la sécurité nationale, de causer des actes imminents de violence (...) ou de présenter une menace pour le centre de détention ou le personnel gouvernemental".

Le colonel Colwell a exhorté les avocats à refuser de signer un document autorisant le commandant à faire contrôler leur courrier avec leurs clients.

"Une fois encore, les agissements du gouvernement montrent exactement pourquoi ces dossiers doivent être transmis devant un tribunal fédéral où le règlement est clair, juste et efficace", a commenté Zachary Katnelson, de l'organisation de défense des droits civils (ACLU).

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=13&frid=13&eid=45626



3 Dans la PRISON.

3-1 Détenu 4 ans à Guantanamo, Hija n’a qu’un souhait: "Punir les Américains".

Cinq années après son retour de la prison américaine de Guantanamo, où il fut enfermé pendant près de quatre ans, Hija Shahaza, 45 ans, n'en démord pas: il veut "prendre sa revanche" et "punir les Américains", ces "ennemis de l'Afghanistan".

Ancien "moudjahid (combattant) ordinaire", selon ses dires, du Hezb-i-Islami, un groupe de combattants afghan distinct des résistants, sa vie bascule une nuit de 2002, quand des soldats "font irruption" dans sa maison.

Il passera cinq mois à la prison de Bagram, près de Kaboul. Avant d'être transféré à base navale américaine de Guantanamo à Cuba, où les Américains ont ouvert en janvier 2002 une prison pour y enfermer, au mépris de toute convention internationale, des soi-disant « terroristes ». 

Dix ans après, quelque 171 hommes y sont encore détenus, dont une vingtaine d'Afghans, selon Kaboul.

A son arrivée à Guantanamo, Hija Shahaza est enregistré sous le nom de "Mollah Khairullah", comme, d'après lui, six ou sept autres détenus. "Pourtant (le vrai) Mollah Khairullah était (lui aussi) à Guantanamo. Et il n'a jamais nié son identité", observe-t-il, dénonçant "un complot", puisque "80% des prisonniers dits résistants ne l'étaient pas".

Enfermé dans un container divisé en quatre chambres, chacune d'une dimension de deux mètres sur deux, toilettes incluses, il doit partager son quotidien avec un autre détenu, faire ses besoins devant ce dernier, et inversement. Se déshabiller devant ses geôliers. Se faire raser cheveux et barbe.

"Je suis surpris de n'être pas mort d'avoir fait cela, que mon coeur, de honte, n'ait pas cessé de battre. Comment ai-je pu devenir un Pachtoune aussi faible ?", se demande-t-il, en référence à son ethnie, également celle d'origine des résistants. Ses interrogatoires  tournent autour des résistants et d'Oussama Ben Laden. Sans qu'il ne puisse jamais répondre quoi que ce soit.

Après plusieurs années à ce régime, et un passage devant un tribunal, le "prisonnier 952" est appelé. "Ils m'ont dit : +Félicitations, tu es libre+."

Quinze jours plus tard, un avion le ramène à Kaboul. Une lettre lui est remise, attestant de son innocence.

"Mais j'en fais quoi de cette lettre, après quatre ans de prison ?", s'interroge-t-il. Et d'embrayer: "Les infidèles ne seront jamais des amis de l'Islam. (...) Si un jour je le peux, je prendrai ma revanche et je punirai les Américains".

"Guantanamo a été un facteur important de l'expansion de la violence et de la rébellion contre les Etats-Unis en Afghanistan et au Pakistan. Les histoires horribles liées à ce lieu hanteront la mémoire collective pendant des dizaines d'années encore", observe Waheed Mujda, analyste politique afghan et ancien fonctionnaire sous le régime des résistants (1996-2001).

"Beaucoup des gens qui n'étaient pas des résistants y ont été emprisonnés. J'en connais même certains qui ont rejoint les résistants après avoir été libéré", note-t-il.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=45116&frid=20&cid=20&fromval=1&seccatid=25


3-2 GeantVert : Guantanamo : Le témoignage de Lakhdar Boumediene qui est resté prisonnier 7 ans sans procès niinculpation

Le triste (ou scandaleux, c’est selon) anniversaire des 10 ans de la prison américaine de Guantanamo nous donne l’occasion de diffuser le témoignage poignant de certains prisonniers revenus de cet enfer et qui tentent de retrouver une vie normale.

Voici celui de Lakhdar Boumediene, resté enfermé sept années à Guantanamo, et qui a survécu à l’isolement, aux séances de torture et aux grèves de la faim.

Mon cauchemar à Guantanamo
Obama, prix Nobel de la paix ???

par Lakhdar Boumediene, sur Europalestine

le 9 janvier 2012

"Ce mercredi 10 janvier, il y aura dix ans qu’a été ouvert le camp américain de détention dans la baie de Guantanamo. Durant sept de ces dix années, j’y ai été détenu sans chef d’accusation ni explication. Pendant tout ce temps, mes filles ont grandi sans moi. Elles marchaient à peine quand on m’a jeté en prison et jamais elles n’ont eu la permission de me rendre visite ni de me parler au téléphone. La plupart de leurs lettres étaient retournées avec la mention « Ne peut être remis au destinataire », et les rares missives que j’ai reçues avaient été si radicalement et brutalement censurées que leurs messages d’amour et de soutien en étaient volatilisés.

Certains hommes politiques américains affirment que les détenus de Guantanamo sont des terroristes, mais jamais je n’ai été un terroriste. Si j’avais été présenté à un tribunal lors de mon arrestation, les vies de mes enfants n’auraient pas été dévastées, ni ma famille précipitée dans la pauvreté. Ce n’est qu’après que la Cour Suprême des Etats-Unis (ci-dessous) a enjoint au gouvernement de justifier ses actes devant un juge fédéral que j’ai enfin eu la possibilité de réhabiliter mon nom et de rejoindre mes proches.

J’ai quitté l’Algérie en 1990 pour travailler à l’étranger. En 1997, ma famille et moi avons déménagé vers la Bosnie et l’Herzegovine à la demande de mon employeur, le Croissant Rouge des Emirats Arabes Unis. J’ai assuré au bureau de Sarajevo les fonctions de directeur de l’aide humanitaire pour des enfants qui avaient perdu leurs parents dans les violences des conflits balkaniques. En 1998, j’ai pris la nationalité bosniaque. Nous vivions bien, mais tout a changé après le 11 septembre 2011.

Lorsque je suis arrivé à mon travail le matin du 19 octobre 2001, un agent de sécurité m’attendait. Il m’a demandé de l’accompagner pour un interrogatoire. Ce que j’ai fait, de mon plein gré – pour apprendre ensuite que je ne pouvais pas retourner chez moi. Les Etats-Unis avaient demandé aux autorités locales de m’arrêter en même temps que cinq autres hommes.

Selon des informations de l’époque, les USA supposaient que je complotais pour faire sauter leur ambassade à Sarajevo. Je n’ai jamais – pas une seule seconde – envisagé cela.

Le fait que les Etats-Unis avaient commis une erreur était manifeste dès le début. La Cour Suprême de Bosnie a enquêté sur l’accusation américaine, établi qu’aucune preuve contre moi n’existait et ordonné ma relaxe. Au lieu de quoi, au moment même de mon élargissement des agents américains se sont emparés de moi et des cinq autres. Nous avons été ligotés comme des animaux et expédiés par avion à Guantanamo, base américaine sur l’île de Cuba. J’y suis arrivé le 20 janvier 2002.

Je gardais confiance en la justice américaine. Je croyais que mes ravisseurs se rendraient rapidement compte de leur erreur et me libéreraient. Mais, quand je n’ai pas fourni aux interrogateurs les réponses qu’ils voulaient – et comment l’aurais-je pu, puisque je n’avais rien commis de mal ? – ils sont devenus de plus en plus brutaux. On m’a tenu éveillé pendant plusieurs jours d’affilée, j’ai été forcé à rester durant des heures dans des positions douloureuses. Ce sont des choses dont je ne veux pas faire le récit, je ne demande qu’à oublier.

J’ai observé pendant deux ans une grève de la faim, parce que personne ne voulait me dire pourquoi j’étais incarcéré. Deux fois par jour, mes geôliers enfonçaient un tube par mes narines, le long de ma gorge et jusqu’à mon estomac, de sorte qu’ils pouvaient y verser de la nourriture. C’était atroce, mais j’étais innocent et j’ai donc poursuivi ma démarche protestataire.

En 2008, ma demande d’un procès légal et équitable a suivi son chemin jusqu’à la Cour Suprême américaine. Dans un Arrêt qui porte mon nom, la Cour a déclaré que « les lois et la Constitution doivent persister et rester en vigueur dans les périodes extraordinaires ». Elle décidait que des prisonniers tels que moi, quelles que fussent la gravité des accusations, ont droit à comparaître devant un tribunal. La Cour Suprême reconnaissait une vérité fondamentale, à savoir que le gouvernement commettait des erreurs. Et elle déclarait que, dès lors que « les conséquences de l’erreur peuvent être la détention de personnes pour toute la durée d’hostilités qui sont susceptibles de persister sur une génération ou plus, il y a là un risque trop important pour être ignoré ».

Cinq mois plus tard, le juge Richard J. Leon, du tribunal fédéral du district de Washington, a réexaminé tous les motifs présentés pour justifier mon emprisonnement, y compris des informations secrètes dont je n’ai jamais eu connaissance. Le gouvernement a retiré sa plainte relative à un complot d’attentat à la bombe contre une ambassade, juste avant que le juge puisse l’examiner. Après les auditions, il a ordonné au gouvernement de me libérer en même temps que quatre des hommes qui avaient aussi été arrêtés en Bosnie.

Jamais je n’oublierai le moment où, ces quatre hommes et moi, assis dans une pièce sordide de Guantanamo, écoutions le son d’une voix confuse tandis que le juge Leon faisait lecture de son arrêt dans un tribunal de Washington. Il implorait le gouvernement de ne pas faire appel de sa décision, parce que « sept années d’attente pour que notre système judiciaire leur fournisse une réponse à une question si importante, est, selon moi, excessif ». J’ai été libéré, enfin, le 15 mai 2009.

Aujourd’hui, j’habite en Provence avec ma femme et mes enfants. La France nous a accordé l’asile et permis un nouveau départ. J’ai fait l’expérience du plaisir de me refamiliariser avec mes filles et, en août 2010, j’ai eu la joie d’accueillir un fils, Yousef. J’apprends à conduire, je suis une formation professionnelle et je reconstruis ma vie. J’ai espoir de recommencer à travailler au service des autres, mais jusqu’ici le fait d’avoir passé sept ans et demi comme prisonnier de Guantanamo a eu pour conséquence que seuls quelques organismes de défense des droits de l’homme ont sérieusement envisagé de m’embaucher. Je n’aime pas penser à Guantanamo. Les souvenirs en sont chargés de souffrance. Mais je fais part de mon histoire parce que 171 hommes sont encore là-bas. Parmi eux, il y a Belkacem Bensayah, qui a été arrêté en Bosnie et expédié à Guantanamo en même temps que moi.

Environ 90 prisonniers ont été disculpés et devraient être transférés hors de Guantanamo. Certains d’entre eux sont originaires de pays tels que la Syrie ou la Chine – où ils seraient soumis à la torture s’ils y retournaient – ou encore du Yémen, pays tenu pour instable par les USA. De sorte qu’ils restent en captivité, sans aucune issue en vue – non pas parce qu’ils auraient attaqué les Etats-Unis, mais parce que les stigmates de Guantanamo signifient qu’ils n’ont nulle part où aller, et que l’Amérique ne donnera pas asile à un seul d’entre eux.

On m’a dit que mon cas traité par la Cour Suprême est maintenant au programme des Facultés de Droit. Il se peut que cela me soit un jour une satisfaction, mais aussi longtemps que Guantanamo reste ouvert, et que des innocents y demeurent, mes pensées iront vers ceux qu’on a laissés en arrière, en ce lieu de souffrance et d’injustice."

Lakhdar Boumediene a été le principal plaignant dans le procès Boumediene contre Bush. Il a été détenu dans la prison militaire de la Baie de Guantanamo de 2002 à 2009.

11 janvier, 2012

by GeantVert

http://www.reopen911.info/News/2012/01/11/guantanamo-le-temoignage-de-lakhdar-boumediene-reste-prisonnier-7-ans-sans-proces-ni-inculpation/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

 

Traduit de l’anglais par Anne-Marie PERRIN pour CAPJPO-EuroPalestine, à partir d’un texte anglais, traduit de l’arabe, par Felice BEZRIet disponible sur le site du New York Times



4  D'années en année.

4- 1 DossierPCF : 10 ans de Guantanamo : « Mépris consternant des droits humains »
Le 11 janvier 2002, les premiers détenus de l'après-11 septembre ont été transférés sur la base navale de Guantanamo (enclave américaine illégale sur le territoire cubain). Des centaines de personnes y ont été détenues dans des conditions inhumaines au cours des dix années écoulées. 171 y sont toujours enfermées. Le PCF juge choquante la persistance d'une telle situation de non-droit.

Détention arbitraire et secrète, actes de torture et mauvais traitements sont infligés depuis 10 ans aux prisonniers de Guantanamo, mais aussi d'Abou Graib en Irak, de Bagram en Afghanistan et d'autres prisons secrètes, véritables zones de non-droit contrôlées et régies par les États-Unis, en complicité avec certains de leurs alliés, y compris européens. Il s'agit d'une négation profonde des droits humains les plus fondamentaux.
Les responsables politiques américains de ces violations des droits humains devraient comparaître devant la justice et répondre de leurs actes, jusqu'au plus haut niveau puisque l'implication de George W. Bush et de Dick Cheney, entre autres, est avérée.

Malgré les dires de l'administration Bush, il ne s'est jamais agi de bavures ou d'excès: ces atteintes choquantes aux droits humains sont le fait d'une législation d'exception adoptée et mise en œuvre par le gouvernement des États-Unis. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, certaines de ces dispositions illégales ont été prolongées sine die et sont toujours en vigueur. En effet, aujourd'hui encore, les prisonniers de Guantanamo sont privés de leurs droits: sans inculpation ni jugement, ils sont détenus pour une durée indéterminée, dans des conditions dégradantes. Ils n'ont pas d'autres perspectives que celles d'un procès inique devant une juridiction militaire, et certains d'entre eux encourent la peine de mort.
Le Président des Etats-Unis, Barak Obama, endosse aujourd'hui ce mépris consternant des droits humains. Il s'était engagé à fermer Guantanamo au plus tard un an après son élection. Il avait reconnu le caractère inacceptable de la législation d'exception instaurée par G. W. Bush mais il s'est refusé à en tirer les conséquences judiciaires qui auraient dû s'imposer. Il continue comme son prédécesseur.
Devant les pratiques honteuses qui perdurent à Guantanamo et ce déni de justice persistant on peut se poser la question : un pays qui met en œuvre de telles pratiques, de façon prolongée et systématique, peut-il être qualifié d'État de droit?
Parti communiste français,



5 Qu'en pensent les Voisins ?

Russie

5-1 french.ruvr : Guantanamo – Le Ministère des Affaires étrangères russe : « la zone d’un vide juridique »  

La prison américaine sur la base de Guantanamo à Cuba contient toujours 171 prisonniers.

Ces gens-là se trouvent dans «le vide juridique» et ils ignorent complètement leur destin ultérieur.

Le Ministère des Affaires étrangères russe trouve une telle situation sans précédent dans l'histoire contemporaine, est-il dit dans la déclaration du MAE sur son site web.

La prison à Guantanamo est apparue le 11 janvier 2002 - d’abord, comme un camp de détention provisoire. C’est alors que les premiers 20  détenus  pris au cours de la guerre globale contre  le terrorisme, annoncée par les États-Unis, ont été placés là. Au cours des  10 dernières années, le camp s'est transformé en une vraie institution pénitentiaire. Environ 800 personnes de 23 pays âgés de 25 à 62 ans, sont passées par là. Formellement à Guantanamo se trouvent les gens soupçonnés des liens avec les organisations terroristes – "Al - Qaïda", "le Taliban" et d’autres.  Sergei Maksimov, l'expert dans le domaine du droit international,  commente ainsi cette situation:

«La prison à  Guantanamo est un phénomène extraordinaire dans la vie moderne. C'est  un  camp qui était créé pour les personnes accusées par les autorités des États-Unis de divers crimes. De plus, il se trouve sur le territoire d’un autre État,  c'est le territoire cubain. Et la situation, lorsqu’il  y a des prisons ex- territoriales,  des lieux où des gens sont détenus sans que l'accusation contre eux soit présentée   est un malentendu du point de vue de la pratique internationale moderne».

Les défenseurs des droits de l'homme donnent depuis longtemps un signal  d'alarme au sujet de la prison. Leur principal argument est celui-ci: son existence contredit les normes du droit international. Plusieurs prisonniers se trouvent là sans présentation des accusations officielles, et leur traitement n'entre aucunement dans le cadre des règles d’une société civilisée.

Les Américains eux-mêmes ont reconnu que l'on appliquait aux prisonniers les méthodes interdites de l'enquête. On sait aussi que trois personnes soupçonnées du terrorisme ont subi  les tortures en forme de l'imitation d’une noyade.  Déjà du  temps du président George Bush-junior, 537 prisonniers étaient libérés. Et Barak Obama, lui, après l'entrée en fonction, a ordonné de fermer la prison au cours d'une année – vers janvier 2010. Le congrès a bloqué cette décision, et le président et n'avait pas assez de courage pour  profiter de son droit de veto. Il était supposé qu’une partie des prisonniers seraient jugés, d’autres – extradés. Au total,  seulement 6 personnes étaient officiellement condamnées, 8 sont mortes, d’autres n'ont toujours pas été accusées. Une telle situation est sans précédent, trouve le Ministère des Affaires étrangères russe. Cela témoigne des violations les plus grossières du droit international par les États-Unis.

Le MAE a également commenté la situation avec l'adoption aux États-Unis des nouvelles lois antiterroristes. Elles contribuent au renforcement de l'application ex-territoriale de la législation américaine  - pénale et  antiterroriste - en ce qui concerne les citoyens des tiers-pays. Washington viole ses obligations suivant le Pacte International sur les droits civils et politiques de 1966. Ce document interdit la privation illégale de la liberté et le mauvais traitement des prisonniers.  Il contient aussi  la position sur la nécessité de la garantie d’une  justice équitable. Il paraît qu'à Washington, on se croit  au-dessus des  obligations internationales et, en fait, on légalise ainsi  les prisons, semblables à celle de Guantanamo. Le président Obama, en signant les nouvelles lois, se contredit, laissant les services secrets agir à leur gré. 
16 Janvier 2012

french.ruvr.ru


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

25.01.2012

n°2 - Qatar : Les dossiers - 24.2 - a1 - : eva R-sistons : Qatar, symbole d'un monde pourri

n°2 - Qatar : Les dossiers - 24.2 - a1 - : eva R-sistons : Qatar, symbole d'un monde pourri



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Qatar : Les dossiers

n° 2 - 15-02

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Qatar : Les dossiers est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part 

Fida Dakroub :Al-Qaïda en Syrie : Les ambitions « impériales » de l'émirat du Qatar.

Le Temps d’Algérie’ : Des manifestants égyptiens exigent la suspension du Qatar de la Ligue arabe.

Gilles Devers : Les Tunisiens contre la visite de "l’allié des Américains et des sionistes" .

eva R-sistons : Qatar, symbole d'un monde pourri

1 Médias & Manipulation de l’opinion/ Vidéos

1-1 Vidéo : Visite secrète de l'Emir du Qatar en Israël.

1-2 Guerre de L'Information :

- Le Dictateur Wahhabite Qatari Al Thani pour Un Putsch Militaire En Syrie.

- Manipulation Honteuse De la Mort De Jacquier de FR2

2 Brèves

2-1 Gilles Munier : Provocation qatarie : l'ambassadeur russe roué de coups.

3  Dossiers

3-1 Fida Dakroub : Qatar : le Corbeau voulant imiter l’Aigle!

3-2Quand l’émir du Qatar se fait renvoyer bottes au cul..de la Mauritanie!

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Ilia Kharlamov : Tension dans les relations diplomatiques avec le Qatar.

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 IRIB :Tunisie : le petit Qatar fait peur!  

5-2 Léon Camus : Le Qatar, fer de lance de la diplomatie étasunienne, et la France plurielle.

 



Tiré à part 

Fida Dakroub :Al-Qaïda en Syrie : Les ambitions « impériales » de l'émirat du Qatar.

La Démocratie, cette Démocratie des puissances impérialistes et colonialistes qui nous écrasent et exploitent, cette Démocratie proclamée par l’Empire, écrite en majuscules, sur le front de l’Occident, sur chaque prison, sur chaque Guantanamo, sur chaque missile Cruise ou Tomahawk, son expression véritable, authentique, prosaïque, c'est le chaos constructif, les guerres civiles, les conflits religieux, ethniques et tribaux sous leurs formes les plus effroyables, les guerres au Moyen-Orient.

La Démocratie ! tel fut le cri de guerre de Caesar George W. Bush. La Démocratie ! cria Barak Obama, le jour où Syrte devint cendres, par la grâce de la « mission humaine » de l’OTAN en Libye. La Démocratie ! cria Hamad, le despote absolu du Qatar, écho brutal des monarchies absolues du Golf et de la décadence arabe. La Démocratie ! gronda l’explosion terroriste à Damas en déchirant le corps du peuple syrien. 

Al-Qaïda en Syrie

Dans une vidéo marquant le dixième anniversaire des attentats du 11 Septembre, le nouveau leader d’Al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a exhorté les Syriens à « poursuivre leur résistance » au président Bachar al-Assad : « Ce tyran semble chanceler. Maintenez la pression sur lui jusqu'à sa prochaine chute », promet-il [1].

Il n’aurait pas été difficile pour un observateur débutant, qui montrait une certaine curiosité – innée ou acquise – aux conflits du Moyen-Orient, de remarquer qu’une certaine similarité rassemblait, dans un même panier, les derniers attentats terroristes qui ont frappé la capitale syrienne, Damas, et ceux qui avaient frappé l’Irak, depuis l’invasion du pays par les légions de l’Empire étatsunien ; de remarquer, par conséquent, que  le « cerveau » qui a commandité les attentats à Damas avait aussi dirigé la terreur partout dans le monde, depuis les attentats des ambassades américaines en Afrique[2], jusqu’à la dernière attaque contre les civils en Irak, laissant au moins 68 morts[3]; et de constater, en plus, que tous ces attentats, ceux du passé et ceux du présent, – mais aussi ceux qui pourraient arriver au futur proche – étaient  issus d’une même idéologie, celle fondée sur l’élimination de l’Autre, voire le salafisme wahabite ; et cela vu 1) la méthode employée  – attentats suicides, voitures piégées – ; 2) la victime ciblée – des établissement gouvernementaux et des places civiles – surtout en Irak – et 3) la justification idéologique – une idéologie islamiste salafiste takfiriste appelant à la mort des « infidèles », voire l’Autre religieux.

Parallèlement, il n’aurait pas été aussi difficile – cette fois-ci pour un observateur chevronné – de remarquer qu’au lendemain du retrait des légions de l’Irak, l’Empire étatsunien rêve encore de « renverser la table » sur la tête du joueur iranien, et cela pour établir un nouvel ordre régional, qui permettrait de maintenir le Moyen-Orient sous son contrôle. Mais la Bastille n'est pas encore prise. Le triomphe momentané des groupes terroristes à frapper au cœur de la capitale syrienne est payé par l’anéantissement de toutes les illusions et chimères camouflant la prétendue « révolution » syrienne, par la désagrégation de tout le discours « philanthrope » des puissances impérialistes, par la scission de la Ligue arabe en trois camps : les pays résistant à l’Empire, les pays dociles à l’Empire et ceux qui se sont mis à l’écart. 

Ainsi naquirent les ambitions impériales de l’émirat du Qatar.

Taliban au Qatar : l'ennemi d'hier l'ami d'aujourd'hui

Nous nous rappelons tous du discours patriotique de Caesar George W. Bush le soir des attentats du 11 septembre, depuis la Maison Blanche. Pendant cette nuit très obscure, Bush s'adressa à la nation en parlant avec une certaine gravité, qui évoqua en nous le souvenir des grands patriarches bibliques :

"Ce soir je vous demande de prier pour toutes les personnes affligées, pour les enfants dont le monde est brisé, pour tous ceux dont le sentiment de sûreté et de sécurité a été menacé. Et je prie pour qu'ils soient soulagés par une puissance plus grande que nous dont nous parle le psaume 23 : " Bien que je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal car tu es avec moi"[4].

Le soir même, après s'être adressé à la nation, deux anges seraient arrivés à la Maison Blanche et auraient pris Caesar George W. Bush par la main, en lui chuchotant à l'oreille : " Va donc, conduis le peuple où je t'ai dit. Voici, mon ange marchera devant toi, mais au jour de ma vengeance, je les punirai de leur péché" [5].

Quelques jours plus tard, jeudi 20 septembre, Caesar Georges W. Bush prononça un discours devant les deux chambres réunies du Congrès. Parmi les points forts de son discours, nous lisons:

"Livrer aux autorités américaines tous les dirigeants de l'organisation Al-Qaïda qui se caches sur votre terre"[6]. "Ces demandes ne sont pas ouvertes à la négociation ou à la discussion. Les Taliban doivent agir et agir immédiatement. Ils livreront les terroristes ou bien ils partageront leur sort"[7]. "Notre guerre contre la terreur commence avc Al-Qaïda mais elle ne se termine pas là. Elle ne se terminera que lorsque chaque groupe terroriste qui peut frapper partout dans le monde aura été repéré, arrêté et vaincu"[8].

En dépit du Saint-Esprit qui eut soufflé l'audace dans la bouche de Caesar, ces déclarations historiques sont devenues d'ores et déjà copyright de l'Histoire. En effet, tous les obstacles semblent aujourd'hui levés pour que des négociations puissent commencer entre les ennemis d'hier, amis d'aujourd'hui.

Depuis l'été 2011, on entend chuchoter, dans les couloirs des puissances impérialistes, à propos de l'ouverture d'un bureau de représentation des Taliban au Qatar, comme symbole du processus de paix engagé avec le principal groupe insurgé en guerre contre l'OTAN et le gouvernement de Kaboul[9].

Certainement, cette initiative honorable de la part de l'émir du Qatar, n'aurait pas pu voir la lumière sans la bénédiction de l'Empire. Ainsi, des émissaires américains rencontrèrent seuls, "une petite dizaine de fois", des représentants talibans[10].

Cependant, cet événement n’est en aucun sens un fait isolé. Par contre, il fait partie d’un continuum de messages d’amour entre les groupes islamistes salafistes – Taliban et Frères musulmans – d’un côté, et l’Empire étatsunien – par le biais de son concessionnaire au Moyen-Orient, l’émirat du Qatar – d’un autre côté. Les premières lueurs de la nouvelle aube commencèrent en mars 2009, après que l’administration Obama eut abandonné l’expression « guerre contre le terrorisme », adoptée par son prédécesseur Bush[11]. 

Sur un autre plan, des responsables américains ont entamé, récemment, des négociations avec le gouvernement de Kaboul pour transférer, aux autorités afghanes, des responsables Taliban du haut rang emprisonnés au Goulag de l’Empire, à Guantanamo, depuis l’invasion de l’Afghanistan ; et cela dans l’espoir de parvenir à une trêve entre Washington et les insurgés. Des responsables américains ont déjà exprimé leur accord d’ « expédier », hors de la baie de Guantanamo, les détenus Taliban[12].

En plus, des sources de l’administration Obama ont indiqué que des détenus talibans seront libérés une fois que les insurgés auront accepté d’ouvrir un bureau au Qatar et entamé des pourparlers avec les Américains[13]. De leur côté, les Taliban ont dit qu'ils étaient prêts à aller d’avantage avec ces pourparlers.

Il faut noter que ces échanges romantiques du genre épistolaires entre l’Empire et les insurgés viennent après dix ans de guerre atroce[14]. 

Loin des affections foudroyantes entre les ennemis d’hier amis d’aujourd’hui, au cours d’une réception de la délégation de la Ligue arabe, comprenant le cheikh Hamad, à Damas le 26 Octobre dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, aurait « lutté » pour amender certains articles du texte de l’Initiative arabe, comme l’article concernant le « retrait de l’armée syrienne » ; un article considéré comme le plus dangereux par les autorités syriennes, qui voient impossible d’envisager de retirer l’armée de régions désormais devenues le théâtre d’une guerre civile comme à Homs. Mais le cheikh Hamad a exigé ce retrait : « Il est impératif de retirer l’armée et de cesser de tuer les manifestants ! », dit-il. Ce à quoi le président syrien a répondu : « L’armée ne tue pas des manifestants, elle poursuit plutôt des terroristes armés. Si jamais tu avais une solution pour en finir avec ces derniers, elle serait bienvenue ! »[15]. Pourtant, le cheikh Hamad persistait à faire croire à ses hôtes qu’il refusait toute utilisation du terme « terrorisme », et a même failli récuser l’évocation de bandes armées dans les villes[16].

Une question s'impose fortement : pourquoi cette anélisation attendue des groupes islamistes armés - les ennemis d'hier - de la part de l'Empire et son concessionnaire au Moyen-Orient ?

Le nouveau rôle accordé au Qatar : Le Corbeau voulant imiter l’Aigle

Il est clair d’emblée que le rôle que joue le Qatar sur la scène des événements régionaux, depuis l’accord de Doha en 2008[17], vise à imposer ce petit émirat, dont la population ne dépasse pas un million et quelques centaines de mille de sujets[18], comme joueur principal aux conflits du Moyen-Orient.

De façon similaire, depuis sa précipitation théâtrale sur la scène des événements du présumé Printemps arabe, l’émir du Qatar, cheikh Hamad, insiste à se présenter en costume de despote éclairé[19]. Pour en faire, il s’habille en Frédéric II de Prusse, dit Frédéric le Grand[20], et fréquente les voltaires de l’impérialisme français, tel que Bernard-Henri Lévy, et ceux de l’obscurantisme  arabe, tel que Youssef al-Qardaoui[21]. 

Par contre, il est vrai que Hegel fait quelque part cette remarque que « tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d'ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce »[22].

De surcroît, le cheikh Hamad – on l’appelle aussi émir - s’est entretenu le 4 janvier avec le secrétaire général de l’ONU, monsieur Ban Ki-moon, de la possibilité d’associer l’ONU à la mission de la Ligue arabe en Syrie, afin que celle-ci profite de « l’expérience » de l’organisation internationale en matière de mission de paix et d’interposition[23].

Cette manœuvre de la part de l’émir vise à atteindre deux objectifs : premièrement, faciliter et légitimer une intervention de l’OTAN dans la crise syrienne – il n’est plus secret que parmi les récentes « expériences » de l’ONU figure le feu vert à l’OTAN pour la destruction de la Lybie – ; deuxièmement,  contrecarrer le pouvoir de la Ligue arabe et réduire son rôle, comme organisation représentant les intérêts du monde arabe, pour qu’elle soit une sorte de Loya Jirga[24], rassemblant précisément les émirs et sultans des familles royales du Golf.

Il en va de même que l’émirat du Qatar, qui possède une armée de mille cinq cents mercenaires, mais qui abrite, par contre, la plus grande base militaire américaine dans la région, ambitionne jouer un rôle au niveau international, aussi énorme que l’énormité de la présence des troupes étrangères sur son territoire.

Ainsi, aux premières lueurs du prétendu Printemps arabe, le Qatar, qui s’est transformé en un outil médiatique aux mains des puissances impérialistes dans le monde arabe, s’est précipité sur la scène des événements. Nous soulignons dans ce sens le rôle que joue la chaîne al-Jazeera, dont l’objectif est de fausser les données réelles de la guerre impérialiste contre la Syrie, et cela en promouvant un discours de haine et de ressentiment religieux contre les groupes minoritaires au monde arabe. Aussi le Qatar, en s’alignant sur des positions qui suggèrent carrément l’intervention étrangère en Syrie, est allé loin dans la question des sanctions contre la Syrie, qui ont laissé des effets négatifs et directs sur le niveau de vie, l’alimentation et les  médicaments du peuple syrien.

Nous partageons le même avis de l'analyste politique russe, Viatcheslav Matuzov, qui a souligné que le Qatar joue un rôle négatif au sein de la Ligue arabe, ajoutant que « les États-Unis veulent la chute et la destruction de la Syrie en tant qu'État arabe indépendant (…) L'Occident a une seule demande de la part de la mission des observateurs arabes, à savoir la prise d'une position en solidarité avec l'opposition extrémiste sans aucun souci de chercher après les faits réels sur le terrain », a estimé l'analyste russe, dans une interview à la chaîne « Russia Today »[25].

Il convient de mentionner que les ingérences hostiles du Qatar dans les affaires internes de la Syrie se font au moment où deux puissances se confrontent dans une sorte de guerre froide dans la région du golf Persique : celle du Pygargue à tête blanche[26] étatsunien et celle du Derafsh Kaviani[27] iranien. La présence de la première puissance est en déclin dans la région, surtout après le retrait des légions de l’Empire de l’Irak ; celle de la deuxième puissance est en croissance. Entre ces deux grandes puissances belligérantes – l’Iran et l’Empire étatsunien – les ambitions « impériales » du Qatar évoquent en nous la fable de La Fontaine, Le Corbeau voulant imiter l’Aigle[28]. 

Le Qatar pirate la Ligue arabe

Pendant toutes les périodes précédentes au prétendu Printemps arabe, l’Égypte jouait un rôle central au sein de la Ligue, qui lui permettait de diriger le monde arabe, surtout à l’époque du président Nasser (1956 – 1970) et la montée de l’idéologie nassérienne[29].

Dès sa naissance en 1945, la Ligue arabe était toujours divisée en deux camps aux visées politiques opposés. D’abord, dans les années quarante et cinquante, l’entente égypto-saoudienne favorable aux projets d’indépendance s’opposait à l'axe hachémite jordano-irakien, plus enclin à une coopération avec la puissance britannique, encore maîtresse de nombreux protectorats et mandats (Soudan, Palestine, Émirats, etc.). Par la suite, dans le contexte d’anticolonialisme et de la Guerre froide, la division prit une nouvelle démarcation entre États socialistes proches de l'URSS (Libye, Syrie, Algérie, Égypte de Nasser, l’Irak, le Yémen du Nord) et États proches des États-Unis (les émirats et sultanats arabes du Golf)[30]. Enfin, après la chute de l’Union soviétique, la Ligue arabe se trouvait divisée encore en deux camps : d’un côté, les pays résistants aux projets américains de domination (surtout la Syrie et le Liban) ; de l’autre côté, les pays dociles à l’Empire (toujours les émirats et sultanats arabes du Golf, l’Égypte de Moubarak).

Suite à la chute du dernier pharaon, Moubarak, en 2011, l’Égypte se trouve  occupée par ses problèmes internes, ce qui l’empêche de continuer à jouer un rôle principal  dans le monde arabe ; même si le secrétaire général de la Ligue continue à faire privilège de l’Égypte. Il n’est plus secret que l’absence « transitoire » de l’Égypte comme leader du monde arabe a entrainé une diminution du rôle que joue la Ligue.  Autre que l’Égypte, aucun pays n’est en mesure de diriger le monde arabe. L’Égypte reste le seul pays « habile » de jouer ce rôle, vu son poids démographique[31], économique et culturel.  Sur un autre plan, l’Arabie saoudite n’est plus dans une situation lui permettant de remplir ce vide laissé par l’enfermement de l’Égypte sur ses propres crises et problèmes internes, et cela vu la fragilité et l’instabilité intérieure – la menace chiite à l’Est du Royaume – et les tremblements politiques aux portes du Royaume – la révolution au Bahreïn et la guerre civile au Yémen. Simultanément, les pays du Maghreb ne sont pas non plus en mesure de diriger le monde arabe, vu premièrement leur position géographique, au bout du monde arabe, et deuxièmement la nature démographique de ces pays, qui ne constituent pas vraiment des agglomérations de masses, comme l’Égypte et le Levant, mais plutôt des centres urbains dispersés au long de la côte méditerranéenne de l’Afrique du Nord. De même, la Tunisie reste, au lendemain de sa révolution Jasmin, instable du point de vue politique ; et la Lybie se trouve ruinée par la grâce de la « mission humanitaire » de l’OTAN. 

Donc, le retrait temporaire de l’Égypte de la scène des événements a créé un vacuum, aux niveaux politique et diplomatique. Ajoutant à cela le retrait des légions de l’Empire de l’Irak, qui a ouvert les portes devant la puissance iranienne ascendante. Pour faire « barrage » à l’expansion iranienne, seul le Qatar semble capable de jouer ce rôle aux niveaux politique et diplomatique, en tant que concessionnaire de l’Empire et négociant – plutôt que négociateur – ; pour la simple raison que du point de vue militaire, le Qatar n’est, en réalité, qu’une base militaire américaine dans la région.

Pour contrecarrer le rôle de la Ligue arabe, l’ingérence hostile du Qatar dans la crise syrienne et son engagement complet à la conjuration impérialiste visent, en premier lieu, à créer des divisions entre ses membres, basées sur des sensibilités religieuses – sunnites vs. chiites – et ethniques – Arabes vs. Perses – et deuxièmement, à transformer la Ligue en une sorte de Loya Jirga, rassemblant les émirats et sultanats arabes du Golf, dont les monarchies se justifient par une idéologie islamiste wahabite, la même que celle des Taliban. Plus tard, ce nouveau bloc sunnite wahabite, qui comprend les émirats et sultanats arabes du Golf, les Taliban de l’Afghanistan et les Frères musulmans de l’Égypte et de la Syrie – bénéficiant de l’énorme support des puissances impérialistes – tenterait à démembrer l’Arc chiite qui s’étend de l’Iran jusqu’au Liban, tout en passant par l’Irak et la Syrie ; et cela en renversant le régime syrien, en premier lieu, ensuite en isolant le gouvernement pro iranien de Maliki en Irak, en second lieu. Par conséquent, le Hezbollah au Liban se trouverait coupé totalement de son arrière-front, l’Iran ; ce qui faciliterait, à une étape plus avancée, à envahir l’Iran.

En un mot, l’ouverture d’un bureau de Taliban au Qatar met, officiellement, fin à la guerre étatsunienne contre le terrorisme ; et les ennemis d’hier deviennent les amis d’aujourd’hui. Ce qui revient à dire que les dernières attaques terroristes au cœur de la capitale syrienne expriment l’application concrète de ces nouvelles Liaisons dangereuses[32] qui sont émergées, récemment, entre le vrai Patron – l’Empire étatsunien – représenté par son concessionnaire arabe – le Qatar – d’un côté, et les Taliban de l’autre côté – derrière eux Al-Qaïda, évidemment.

La réplique syrienne et le déclin de la Ligue arabe

Un diplomate arabe au Caire a rapporté que lors de la réception de la délégation de la Ligue arabe à Damas le 26 Octobre 2011, le président syrien, Bachar al-Assad, aurait accusé le premier ministre du Qatar, Hamad, d’être l’exécuteur de « diktats américains » et lui aurait dit : « Moi, je protège mon peuple avec l’aide de mon armée, mais toi tu protèges le tien par les bases américaines implantées sur ton sol (…) Si vous venez ici en tant que délégation de la Ligue arabe, vous êtes les bienvenus. En revanche, si vous êtes les délégués des Américains, il vaudrait mieux que nous cessions toute discussion »[33].

Pourtant, le cheikh qatari devait attendre le 10 janvier pour entendre le président syrien prononcer sa réplique finale à l’ingérence du Qatar dans les affaires internes de son pays. Ce jour même, l’ambassadeur de Syrie auprès de la Ligue arabe, monsieur Youssef Ahmed, a invité le cheikh qatari à dire qui l’avait mandaté pour parler au nom de la Syrie : « Il doit se taire et s’abstenir de toute ingérence dans les affaires internes syriennes », a-t-il dit[34].

Dans un discours prononcé à l’amphithéâtre de l’université de Damas, le président syrien, Bachar al-Assad, déploya son artillerie lourde et déclara le commencement d’une nouvelle étape de la guerre impérialiste contre la Syrie, celle de la contre-offensive syrienne : « Nous avions fait preuve de patience et d'endurance dans un combat sans précédent dans l'historie moderne de la Syrie et ceci nous a rendu plus solide, et bien que ce combat porte de grands risques et des défis fatidiques, la victoire est à deux doigts tant que nous nous maintenons capables de résister, d'exploiter nos points forts qui sont nombreux, et de savoir les points faibles de nos adversaires, qui sont plus nombreux »[35], déclara-t-il.

Au cours de son discours, le président Assad attaqua la Ligue arabe à plusieurs reprises. Il l’accusa d’avoir accepté de se transformer en une sorte de vitrine diplomatique, derrière laquelle se cachent les vrais conjurateurs, les puissances impérialistes : « Après l'échec de ces pays au Conseil de Sécurité de convaincre le monde de leurs mensonges, il était indispensable de recourir à une couverture arabe qui est devenue une base pour eux »[36], souligna le président Assad.

Le président Assad a voulu « expédier » plusieurs messages à plusieurs destinataires. Nous pouvons résumés ces messages en trois points :

Premièrement, la Syrie ne craint pas une suspension de la Ligue arabe. Les conséquences d’une telle suspension semblent sans effets énormes sur la Syrie. Par contre, la Syrie se trouvera « libre » des exigences de la Ligue, surtout maintenant que le Qatar a piraté son rôle, et que toutes les résolutions de la Ligue se préparent dans les coulisses des puissances impérialistes. 

Deuxièmement, sans la Syrie, la Ligue perdra sa légitimité et sa validité, car le monde arabe, comme entité culturelle, ne peut pas exister – ni en théorie ni dans la réalité – sans la Syrie, berceau de la culture et de la civilisation arabo-musulmane. A fortiori, l’aube de la civilisation arabo-musulmane rayonnait en Syrie omeyyade (661 – 750). Dans le domaine des arts, des littératures, de la langue, des sciences, de l’Histoire, de la mémoire collective et des religions, la Syrie reste le « cœur » du monde arabe. Du point de vue géographique, sans la Syrie, le monde arabe ne peut pas exister comme entité politique ; au contraire, il sera déchiré en plusieurs zones géographiques séparées : la péninsule Arabique, la vallée du Nil et l’Afrique du Nord. Il faut bien noter ici que la Syrie, comme entité culturelle et géographique, dépasse les frontières de la République arabe syrienne, imposées par le colonialisme franco-britannique au lendemain du démembrement de l’Empire ottoman en 1918. Nous parlons ici de la Syrie naturelle. Le président Assad était clair à ce propos quand il a indiqué que « si certains pays arabes avaient œuvré pour suspendre notre arabité à la Ligue, nous disons qu'ils suspendraient plutôt l'arabité de la Ligue, or, sans la Syrie, c'est l'arabité de la Ligue qui est suspendue. Si certains croyaient pouvoir faire sortir la Syrie de la Ligue, ils ne peuvent pas faire sortir la Syrie de l'arabité, car l'arabité n'est pas une décision politique, mais un patrimoine et une histoire »[37], a-t-il poursuivi.

Troisièmement, La Syrie ne sera jamais aux genoux des puissances impérialistes. Les sanctions imposées par les puissances impérialistes et celles imposées par les monarchies absolues arabes pourraient sans doute avoir des conséquences négatives sur l’économie de la Syrie. Cependant, dans le monde, se trouvent d’autres puissances économiques ascendantes, hors du système de subordination à l’Occident, telles que la Russie, la Chine, l’Inde, l’Iran ; autrement dit, l’Orient. Le président Assad a fait noter que la Syrie doit s’orienter vers l’Orient, et ceci elle l’avait fait depuis des années : « L'Occident est important pour nous, nous ne pouvons pas nier cette vérité, mais l'Occident aujourd'hui n'est pas celui qui était une décennie avant (…) Les relations de la majorité des pays du monde avec la Syrie sont bonnes en dépit des circonstances actuelles et des pressions occidentales »[38], a-t-il fait savoir, soulignant que l'embargo imposé à la Syrie et les circonstances politiques et sécuritaires auraient des répercussions, mais « nous pourrions réaliser des accomplissements diminuant les pertes »[39], a-t-il précisé.

Ce qu’ambitionner veut dire

En guise de conclusion, nous trouvons utile de retourner rapidement aux ambitions « impériales » de l’émirat du Qatar.

Profitant de la présence militaire des légions de l’Empire sur le territoire de son fief, l’émir du Qatar, Hamad, semble convaincu que la deuxième résurrection du Royaume de Prusse, pour ainsi dire, devient jour après jour inévitable ; cette fois-ci non pas au bord de la Vistule ni aux mains des Hohenzollern, mais plutôt au bord du golf Persique et aux mains de Al-Thani, la famille royale qatarie.

Il reste à ajouter que s’il est vrai que le Qatar ambitionne jouer un rôle dans la région plus grand que sa « taille » réelle, il n’est pas moins vrai que le Corbeau qui a voulu, un jour, imiter l’Aigle ne put faire retraite. Le Berger vient, le prend, l’encage bien et beau, le donne à ses enfants pour servir d’amusette[40].
Fida Dakroub, Ph.D
Notes
[1] http://www.lemonde.fr/mort-de-ben-laden/article/2011/09/13/al-qaida-publie-une-video-pour-les-dix-ans-du-11-septembre_1571327_1515627.html

[2] Les attentats de Nairobi et de Dar es Salaam, le 7 août 1998.

[3] http://www.france24.com/fr/20120109-serie-attentats-mortels-frappent-irak-dizaine-pelerins-afghans-chiites-tues-bagdad

[4] http://www.20minutes.fr/monde/107840-11-septembre-2001-9-11-Discours-de-Bush-apres-les-attentats.php

[5] Exode 32 : 34.

[6] http://www.20minutes.fr/monde/107840-11-septembre-2001-9-11-Discours-de-Bush-apres-les-attentats.php

[7] http://www.20minutes.fr/monde/107840-11-septembre-2001-9-11-Discours-de-Bush-apres-les-attentats.php

[8] http://www.20minutes.fr/monde/107840-11-septembre-2001-9-11-Discours-de-Bush-apres-les-attentats.php

[9] http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/12/29/accord-pour-ouvrir-un-bureau-taliban-au-qatar_1623969_3216.html

[10] http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/12/29/accord-pour-ouvrir-un-bureau-taliban-au-qatar_1623969_3216.html

[11] http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200903/30/01-841783-obama-abandonne-la-guerre-contre-le-terrorisme.php

[12] http://rt.com/usa/news/obama-afghan-taliban-war-035/

[13] http://rt.com/usa/news/obama-peace-taliban-us-219/

[14] http://rt.com/usa/news/obama-peace-taliban-us-219/

[15] http://www.algeria-watch.de/fr/article/pol/ligue_arabe/syrie_visees_inquietantes.htm

[16] http://www.algeria-watch.de/fr/article/pol/ligue_arabe/syrie_visees_inquietantes.htm

[17] L’accord de Doha est un arrangement politique conjoncturel, en situation de nécessité et sans changement constitutionnel, entre l’opposition libanaise pro syrienne et le gouvernement libanais, alors pro saoudien, suite aux événements de 8 mai 2008, qui ont entrainé la chute totale de la capitale Beyrouth aux mains des combattants de l’opposition. 

[18] La population totale du Qatar est de 1 699 435 personnes. http://www.qsa.gov.qa/QatarCensus/

[19] Le despotisme éclairé est une variante du despotisme qui s’est développée au milieu du XVIIIe siècle, le pouvoir y est exercé par des monarques de droit divin dont les décisions sont guidées par la raison et qui se présentent comme les premiers serviteurs de l’État. Les principaux despotes éclairés ont ainsi entretenu une correspondance suivie avec les philosophes des Lumières.

[20] Frédéric II de Prusse fait entrer son pays dans la cour des grandes puissances européennes. Après avoir un temps fréquenté Voltaire, il devient célèbre pour être l'un des porteurs de l'idéal du prince du siècle des Lumières en tant que « despote éclairé ».

[21] http://www.legrandsoir.info/youssef-al-qardaoui-bernard-henry-levy-meme-combat.html

[22] Marx, Karl. Le 18-Brumaire de Louis Bonaparte. http://www.marxists.org/francais/marx/works/1851/12/brum3.htm

[23] http://www.infosyrie.fr/actualite/mission-arabe-le-qatar-nest-decidement-pas-satisfait/

[24] La Loya Jirga (Grande assemblée ou Grande réunion), est un terme d'origine Pashto qui désigne une assemblée convoquée afin de prendre les grandes décisions concernant le peuple afghan.

[25] http://www.sana.sy/fra/55/2012/01/08/393114.htm

[26] Le Pygargue à tête blanche est le symbolisme officiel du Grand sceau des États-Unis d’Amérique.

[27] Derafsh Kaviani est e légendaire drapeau de l’Empire perse signifiant le Glorieux drapeau de l'Iran.

[28] Les Fables de La Fontaine ; Livre II, fable 16.

[29] Le nassérisme est une idéologie panarabe révolutionnaire, combinée avec un socialisme arabe, mais qui reste opposée aux idées marxistes.

[30] Jean-Christophe Victor, « Mondes arabes », Le Dessous des cartes, 10 septembre 2011.

[31] L’Égypte est le pays le plus peuplé du Monde arabe et du Moyen-Orient, avec une population de 82 million. http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_population

[32] Les Liaisons dangereuses est le titre d’un roman épistolaire écrit par Pierre Choderlos de Laclos, et publié en 1782.

[33] http://www.algeria-watch.de/fr/article/pol/ligue_arabe/syrie_visees_inquietantes.htm

[34] http://jeune-independant.net/index.php?option=com_content&view=article&id=203:alors-qual-assad-annonce-un-referendum-sur-une-nouvelle-constitution&catid=6:monde&Itemid=4

[35] http://www.sana.sy/fra/51/2012/01/10/pr-393414.htm

[36] http://www.sana.sy/fra/51/2012/01/10/pr-393414.htm

[37] http://www.sana.sy/fra/51/2012/01/10/pr-393414.htm

[38] http://www.sana.sy/fra/article/31.htm

[39] http://www.sana.sy/fra/article/31.htm

[40]Les Fables de La Fontaine.  Le Corbeau voulant imiter l’Aigle ; Livre II, fable 16.
Fida Dakroub

Docteur en Études françaises (UWO, 2010), Fida Dakroub est membre du « Groupe de recherche et d'études sur les littératures et cultures de l'espace francophone » (GRELCEF) à l’Université Western Ontario.

Elle est l’auteur de « L’Orient d’Amin Maalouf, Écriture et construction identitaire dans les romans historiques d’Amin Maalouf » (2011).

Fida Dakroub est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Fida Dakroub publiés

Le 15 janvier 2012

Mondialisation.ca,

Fida Dakroub

 http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=DAK20120115&articleId=28670


Le Temps d’Algérie : Des manifestants égyptiens exigent la suspension du Qatar de la Ligue arabe.

Ils lui reprochent sa «  collaboration directe avec le Mossad »

 Des Égyptiens regroupés au sein de la coalition générale des commissions populaires ont tenu vendredi un imposant sit-in au Caire pour exiger la fermeture de l’ambassade du Qatar. Selon la presse égyptienne, le Qatar est devenu un instrument du Mossad et de la CIA, travaillant selon les agendas des Occidentaux visant à déstabiliser la région du monde arabe. Les manifestants égyptiens ont appelé également à la suspension du Qatar au sein de la Ligue arabe en tant que membre. Les Égyptiens reprochent à ce pays arabe son implication directe dans la guerre libyenne aux côtés des forces de l’Otan en fournissant l’armement et sa chaîne de télévision Al Jazeera afin de décapiter l’État libyen et de tuer Kadhafi et tous ses partisans.

Selon les manifestants, le Qatar avait mobilisé plus de 5000 militaires en Libye et tente aujourd’hui de détruire la Syrie, le Yémen et l’Égypte.

Pour les manifestants, le Qatar menace les intérêts stratégiques et idéologiques de l’Égypte et des pays arabes. Des membres de la coalition générale des commissions populaires affirment détenir des preuves sur « les relations entretenues par le Qatar avec le Mossad ».

Ils menacent de les rendre publiques. Ils précisent que l’ancien patron d’Al Jazeera, M. Khanefar, était un agent au service de la CIA et recevait des instructions directes des responsables américains.

La ligne éditoriale d’Al Jazeera est identique à celles de CNN, de BBC et bien d’autres médias occidentaux, soulignent les Égyptiens sortis vendredi exprimer leur colère et leur indignation quant à l’implication de l’émir du Qatar dans les révoltes des peuples du monde arabe. Nombreux sont les pays qui ont eu des relations tendues avec le Qatar, notamment au sein de la Ligue arabe. Récemment, le président mauritanien a renvoyé l’émir du Qatar. Le président mauritanien,

Mohamed Ould Abdelaziz n’a pas apprécié les « conseils » de son hôte, l’émir du Qatar, Hamad Bin Khalifa Al Thani. Selon des médias mauritaniens, la visite de l’émir du Qatar en Mauritanie a été très négative, puisque ce dernier s’est vu obligé de quitter le pays sans même être escorté à l’aéroport de Nouakchott.

Ould Abdelaziz aurait dénoncé des « conseils » comme étant une ingérence dans les affaires internes de la Mauritanie, allant jusqu’à ridiculiser la politique qatarie qui veut « exporter la révolution », accusant la chaîne Al Jazeera d’inciter la haine contre les peuples arabes. L’émir du Qatar aurait même demandé au président mauritanien des réformes et de faire pression sur le président syrien Bachar Al Assad.

14 janvier 2012 –

Le Temps d’Algérie


Gilles Devers : Les Tunisiens contre la visite de "l’allié des Américains et des sionistes" . 

EXTRAIT

Les trois présidents tunisiens ont accueilli vendredi le prince du Qatar Hamad ben Khalifa Al Thani, venu participer à la cérémonie de la première commémoration de la révolution du 14 janvier qui a renversé le dictateur Ben Ali.

Cette visite a été toutefois dénoncée par le peuple tunisien qui a manifesté dans la ville de Sfax, considérant que celle-ci est une autre forme d’ingérence étrangère de la part « de l’agent des Américains et des sionistes ». 
Les manifestants ont brandi des pancartes rejetant «à la fois l’ingérence qatarie et française dans le pays ».
De son côté, le prince qatari a exprimé dans un communiqué « sa fierté d’être venu en Tunisie pour féliciter le peuple du premier anniversaire de sa révolution et pour échanger les points de vue sur les différents sujets qui intéressent les deux pays ».
Le premier ministre tunisien Hamadi Jabali a indiqué à la presse que la visite d’Al Thani « est une visite d’amitié et de travail visant à renforcer les relations entre les deux pays et à les élargir pour toucher les différents domaines ».
A la question de savoir son opinion sur les manifestations populaires opposées à cette visite, Jabali a répondu : « La Tunisie est un pays démocratique qui respecte toutes les positions ». «Mais ces positions cachent quelque fois des agendas qui portent atteinte à la Tunisie », a-t-il encore dit !
Gilles Devers


eva R-sistons : Qatar, symbole d'un monde pourri

Notre monde est pourri jusqu'à la moelle par l'idolâtrie de l'argent.

Vous avez encore des illusions sur nos Elus ? Ils sont pourris !

Comme les dirigeants. Ils ne font pas de la politique pour servir leur pays, leurs électeurs, mais pour profiter d'un Système qui leur accorde tout : Pouvoir, honneurs, argent.

En abondance, même en pleine crise ! Et pour rester au pouvoir, tout est bon. Même se vautrer devant des crapules qui mentent, volent, commettent des crimes, pillent les richesses des pays, asservissent les citoyens !

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Vous avez entendu parler du Qatar ? C'est un chancre qui pourrit tout, Etats souverains, politiques, révolutions populaires, économie, sport, et même banlieues (mais tout n'est-il pas pourri au sommet, d'ailleurs ?)... et qui est à la pointe des guerres et des jolies "démocraties" dont le socle (par la grâce des magiciens Sarkozy, Cameron, Obama, Netanyahou, Erdogan, et autres BHL) devient... fanatiquement islamiste. Comprenne qui pourra ! L'argent justifie tout, et les habitués de Neuilly et du Fouquet's se fichent de savoir comment le pouvoir est obtenu et conservé, et avec qui, du moment que leurs coffre-forts sont bien remplis, et qu'ils peuvent aller se dorer sur les plages les plus belles, souvent d'ailleurs aux frais des contribuables, de nous donc. 

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D'un côté on fustige les Musulmans, de l'autre on favorise l'accession de leurs éléments les plus radicaux, comme en Tunisie ou en Libye, bientôt en Syrie - pour ensuite susciter le rejet et le choc de civilisations qui profitera d'abord, comme d'habitude, à tous les Industriels de Mort.

Lisez jusqu'au bout l'article mis en vedette dans cette parution, et relayez-le: Vous verrez à quel point la politique est pourrie, et à quel point les politiciens sont corrompus, et donc ne vous étonnez pas si le monde va mal, très mal..... 
Au fait, vous avez encore des illusions sur les Révolutions arabes ?

Les Indignés désignés hommes de l'année par les Amércains, ça ne vous met pas la puce à l'oreille ? A leur insu, ils servent les intérêts des Maîtres du Monde. Même si, au départ, une Révolution éclate spontanément, comme en Tunisie, elle est aussitôt récupérée par l'Oligarchie et ses Soros. Il s'agit moins d'abattre un "dictateur", que de lui substituer un homme plus docile ! Un Ben Ali ou un Moubarak monopolisaient les richesses du pays, désormais elles passeront directement dans les coffres-forts des banksters anglo-saxons et israéliens et de leurs compères français. Dans tous les cas, les peuples n'en verront pas la couleur. 

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Et en Libye, les terroristes de l'OTAN ne se contentent pas de confisquer l'argent du pétrole, ils volent, aussi, les importantes réserves d'or de la nation. Quelle peine pour un tel hold-up ? Parce qu'ils sont anglo-saxons, israéliens ou français, les filous peuvent tout se permettre. Vous avez dit Justice internationale ?  

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En Egypte, le dictateur a sauté, mais le Régime est resté en place; Les militaires n'entendent pas quitter le pouvoir. Et les marionnettistes de l'Occident gouvernent par marionnettes interposées, privant les Egyptiens de leur Révolution. Répression et tortures continuent, le chômage s'amplifie, etc etc. Et comme d'habitude, les Anglo-Saxons vont exporter leur modèle, c'est-à-dire les inégalités, les dettes, la loi du plus fort, les guerres... comme en Libye, où désormais les habitants asservis à l'Occident sont envoyés asservir les Syriens à leur tour qui ensuite se retourneront contre leurs frères iraniens. La cause est entendue, les Occidentaux sont de grands démocrates, et ceux qui leur résistent, d'affreux terroristes. Quant aux dictateurs, ils ne le sont que s'ils sont non-alignés... Les autres, comme dans les monarchies pétrolières sentant le souffre, sont exonérés. Et tant pis si les femmes n'ont même pas le droit de conduire ! L'Occident n'en est pas à une contradiction près. Il promeut la démocratie, mais pas dans les dictatures complices de ses crimes; Il attaque sans cesse les Musulmans, mais il se sert des plus radicaux d'entre eux pour piller les pays convoités. 

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Découvrez le Qatar : Petit royaume bourré de fric, mais grande influence. On n'arrête pas l'argent... Rien ne lui résiste !  

En découvrant le Qatar, vous allez plonger dans les tréfonds de la politique. Accrochez-vous ! La politique occidentale et de ses alliés n'est belle que dans la bouche des journaleux français...       

Eva R-sistons 

http://r-sistons.over-blog.com/



1 Médias & Manipulation de l’opinion/ Vidéos

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information

1-1 Vidéo : Visite secrète de l'Emir du Qatar en Israël.

L'Emir du Qatar Sheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani a rendu une visite secrète en Israël, bien que Doha et Tel Aviv n'entretiennent pas de relations politiques, révèle une vidéo.

La chef du parti israélien Kadima, Tzipi Livni, a accueilli l'Emir et le Premier ministre qatari Sheikh Hamad Bin Jaber Al-Thani pendant la visite.
L'Emir qatari et sa délégation ont également rencontré plusieurs responsables israéliens haut placés.
Parmi les sujets discutés entre Sheikh Hamas et Livni, la signature d'un nouveau contrat d'exportation de gaz et la rédaction de manuels scolaires qatari par des experts israéliens.
Sheikh Hamad aurait souligné l'importance de relations politiques entre les deux côtés.
Livni a informé le Qatar de l'importance de son rôle dans les discussions entre les Arabes et
Israël.
Le Qatar et
Israël ont une convergence de points de vue au sujet du programme nucléaire de l'Iran. Doha a systématiquement soutenu Tel Aviv contre l'Iran. Le Qatar pourrait également aider Israël dans le cas d'une attaque militaire contre les installations nucléaires iraniennes.
Il est important de noter qu'en avril 2008, Livni, qui était Premier ministre d'
Israël, rendait de fréquentes visites au Qatar pour pousser l'Etat arabe à s'opposer au programme nucléaire d'Iran.

Source : Press TV

Traduction : MR pour ISM



1-2 Guerre de L'Information :

- Le Dictateur Wahhabite Qatari Al Thani pour Un Putsch Militaire En Syrie.

- Manipulation Honteuse De la Mort De Jacquier de FR2

Al Thani dictateur féodal qatari putschiste appelle au renversement par des « soldats arabes « - mercenaires islamistes et renégats syriens qu’il paie grassement - du régime de Bashar Al Assad en Syrie.

En France Sarkozy et ses médias propagandistes ne reculent devant rien pour faire accepter par l’opinion publique une intervention militaire en Syrie en manipulant la mort du journaliste de France 2 Gilles Jacquier et en dissimulant les preuves .

Ce qui est connu sur sa mort et que les médias va-t-en- guerre taisent.
- Le roi dictateur wahhabite du Qatar Al Thani pousse à un coup militaire en Syrie
Le Qatar actuellement à la tête de la Ligue Arabe sera bientôt remplacé par un autre membre de la LA. Comme il l’a déjà fait pour la Libye - mais aussi après avoir échoué à imposer son protégé, Saad Hariri, également chouchou des Saud wahhabites au Liban - le roi dictateur qatari putschiste Al Thani s’empresse donc d’appeler à une intervention militaire cette fois « arabe » en Syrie.

Al Thani avait déjà essayé d’infiltrer le groupe d’observateurs de la LA actuellement en mission en Syrie avec des agents des renseignements occidentaux et sionistes. Désormais en appelant à l’envoi de « troupes arabes » en Syrie c’est un putsch contre Bashar Al Assad qu’il veut organiser.

Le roi dictateur qatari, Al Thani, est lui- même un expert en putsch. En 1995, Hamad bin Khalifa Al Thani a renversé son père lors d’un putsch de palais. Il a été couronné en 2000.
Al Thani roi féodal dictateur règne sur 1.5 millions de sujets dont 200 000 seulement sont qataris les autres étant des immigrés travaillant sur des chantiers et ayant un statut guère plus élevé que celui d’esclaves (salaire entre 60 et 120 euros par mois). Les 200 000 Qataris quant à eux ont le revenu par tête le plus élevé de la planète ne payent pas d'impôts, disposent de transports et d'un système de santé gratuits pour la plupart ils n’ont pas besoin de travailler vivement grassement des rentes pétrolières.
Les étrangers représentent au moins 80 % de la population totale le roi féodal dictateur Al Thani féru de « liberté et de démocratie » pour les autres pays en particulier en Libye et en Syrie - mais surtout pas chez lui - n’autorise pas la divulgation des chiffres exacts. Ces esclaves étrangers représentent 90 % de la population active et 100 % des ouvriers. Ces esclaves sont principalement originaires d'Asie du Sud et du Moyen-Orient achètent souvent au prix fort - 800 à 1 500 euros - leur droit de venir travailler pour 3 ans renouvelables au Qatar auprès de trafiquants de main d’œuvre humaine installés à Katmandou - endroit privilégié pour le « repos du guerrier » sioniste après 3 ans passée dans l’armée coloniale de l’entité sioniste.
Sur cet esclavagisme moderne de la monarchie dictatoriale qatarie d’Al Thani lire l’article :
«Au Qatar, visages des soutiers de la croissance


Comme l’écrit Eric Leser sur Slate.fr dans un article intitulé
« Comment le Qatar a acheté la France (et s'est payé sa classe politique) »
« …Le Qatar n'est pas vraiment un pays fréquentable. C'est une monarchie absolue construite sur une rente. Il n'y a pas de partis politiques et encore moins de démocratie. Le régime de l'émir est fragile même si les révolutions arabes semblent ne pas l'avoir affecté. Il est très difficile d'obtenir des informations sur la tentative de coup d'Etat de juillet 2009. Des militaires de haut rang alliés à une puissance étrangère auraient été arrêtés avant de passer à l'acte… »

Le monarche dictateur Al Thani est pourtant un proche de Sarkozy qui n’hésite pas à le recevoir et l’appeler fréquemment pour comploter au renversement de Bashar Al Assad comme il a comploté pour renverser Kadhafi et comme il complote pour réinstaller Saad Hariri au Liban.

Le Qatar ne dispose pas d’une armée - avec 200 000 habitants majoritairement des rentiers difficile de «mobiliser» - mais de mercenaires souvent des fanatiques islamistes whahhabites. Le Qatar comme l’Arabie Saoudite est sous domination féodale fondamentaliste wahhabite.

Le Qatar finance « l’Armée Libre Syrienne » des mercenaires islamistes et renégats de l’armée syrienne entraînés par des forces spéciales françaises anglaises US/Israël et stationnés en Turquie - avec l’accord du gouvernement turc d’Erdogan proche des Frères Musulmans - à Antakya dans la province d’Hatay prés de la Syrie d’où ils lancent leur opérations terroristes en territoire syrien.

L’appel du roi féodal dictateur qatari, Al Thani, à l’envoi de « troupes arabes » en Syrie est tout simplement un appel à l’envoi de mercenaires arabes islamistes et autres renégats syriens pour renverser par un putsch le régime de Bashar Al Assad. A l’évidence ce dernier n’acceptera pas une telle demande même sous la menace d’un chantage à l’envoi du dossier syrien au CSONU. Là la Syrie bénéficie du soutien de la Russie et de la Chine qui n’hésiteront pas à utiliser leur veto y compris pour une demande de l’envoi de « troupes arabes » - envoi qui serait d’ailleurs une première la LA n’ayant aucune accréditation internationale onusienne.

La Russie tout comme la Chine ont renouvelé leur opposition à une ingérence étrangère militaire en Syrie considérant d’autre part qu’une attaque contre la Syrie et l’Iran était une «menace pour leur sécurité nationale». Autrement dit ces deux puissances nucléaires sont prêtes à se mobiliser y compris en participant à un conflit qui de régional pourrait vite se transformer en IIIème Guerre Mondiale.

La Russie dont l’ambassadeur et des employés de son ambassade au Qatar ont été malmenés récemment à l’aéroport de Doha - les mercenaires du roi féodal dictateur Al Thani tentant de s’emparer de valises diplomatiques allant même jusqu’à frapper l’ambassadeur russe - sait à quoi s’en tenir sur les plans d’invasion militaire de la Syrie projetée par le Qatar les documents diplomatiques les détaillant précisément. D'où peut être l'empressement des Russes à livrer des armes à la Syrie au grand dam de Washington et Tel Aviv. Le port syrien de Tartous reste pour la Russie la seule ouverture sur la Méditerranée difficile de croire que Moscou va y renoncer.

En Tunisie «libérée» tout comme en Libye « libérée » certains commencent à manifester contre l’ingérence du roi féodal dictateur Al Thani dans les affaires de leur pays.

En Libye le Qatar pourtant riche en pétrole a obtenu gratuitement sa part du gâteau pétrolier libyen en participant à la guerre contre Kadhafi imitant en cela les pays membres de l’OTAN et volant ainsi le peuple libyen de sa principale ressource financière: le pétrole.

Ce n’est pas au roi féodal dictateur qatari Al Thani oeuvrant pour ses maîtres de Washington Tel Aviv et complotant avec le renégat actuel occupant de l’Elysée Sarkozy de décider à la place du peuple syrien. Ce dernier reste majoritairement fidèle à Bashar Al Assad pour le moment contrairement à la propagande de guerre diffusée non stop par les médias occidentaux inclus FR2.

 - Manipulation honteuse de La mort du journaliste Gilles Jacquier De FR2
A peine la mort du journaliste Gilles Jacquier de FR2 tué la semaine dernière à Homs en Syrie alors qu’il était en reportage pour la chaîne TV FR2 avait-elle été annoncée en France que déjà les loups politiques et médiatiques va t-en guerre commençaient -t-ils à déverser sur papier et sur la toile leurs rumeurs nauséabondes contre le régime de Bashar al Assad accusé de « manipulation » pour ne pas dire de meurtre du journaliste français.

Le directeur de l'information de FR2, Thierry Thuillier, repris en boucle par ses confrères hargneux du Monde Libération Le Figaro et consorts a lui estimé qu'il y a des éléments "troublants" entourant les circonstances de la mort du journaliste.

Thuillier avant de lancer de telles insinuations gratuites sans preuve ne s’est pourtant pas rendu en Syrie où il aurait pu à sa demande visiter l’endroit où a été tué Jacquier et demander à voir tous les documents vidéos à disposition relatifs aux évènements tragiques interrogés des témoins, bref faire sa propre enquête in situ immédiatement aprés.

Travail d'investigation "trop professionnel" sûrement !
Au lieu de cela lui et le gouvernement de Sarkozy se sont empressés de rapatrier la dépouille du journaliste ce qui constitue en droit pénal une appropriation frauduleuse d’un corps alors même que la justice syrienne avait été immédiatement saisie et une autopsie prévue dans le cadre de l’enquête syrienne sur les circonstances de sa mort. Cet acte de kidnapping de la dépouille du journaliste permet au gouvernement Sarkozy de faire disparaître des preuves et manipuler la vérité.

Encore une fois cela prouve hélas l’absence de professionnalisme de ceux qui occupent des postes clés dans les médias français et leur soumission totale au dictat de l’ Elysée qui supervise de toute façon leurs nominations aux postes qu'ils occupent.

Le site voltairenet.org publie deux articles à lire consacrés à la mort de Gilles Jacquier
Le journaliste français Gilles Jacquier meurt sous le feu des gangs armés à Homs
Décès du reporter d’Envoyé Spécial : la France dissimule les preuves

C’est à sa famille endeuillée mais aussi à ses collègues journalistes de conscience d’exiger par respect pour sa mémoire son professionnalisme par respect de la déontologie journalistique que toute la vérité soit faite sur sa mort sans se laisser manipuler par des va-t-en guerre politiques et médiatiques

http://www.planetenonviolence.org/Le-Dictateur-Wahhabite-Qatari-Al-Thani-Pour-Un-Putsch-Militaire-En-Syrie-Manipulation-Honteuse-De-La-Mort-De-Jacquier-De_a2540.html



2 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

2-1 Gilles Munier : Provocation qatarie : l'ambassadeur russe roué de coups.
   L’information est passée pratiquement inaperçue : le 29 novembre dernier, Vladimir Titorenko, ambassadeur de la Fédération de Russie au Qatar, ainsi que des fonctionnaires d’ambassade venus l’accueillir à sa descente d’avion sur l’aéroport de Doha, ont été roués de coups par des policiers et des douaniers.

   Selon l’agence de presse Novosti, les quataris tentaient de s’emparer de la valise diplomatique russe. Le diplomate a été blessé à la rétine et son corps serait couvert d'ecchymoses.

   Le ministère russe des Affaires étrangères a immédiatement protesté contre le « caractère inadmissibles »de ces actes, précisant qu’il s’agit d’ « une violation flagrante des normes du droit international ». Il exige une enquête

   Selon le quotidien libanais Al-Nahar (1), l’attaque s’est produite après que la Russie aurait refusé plusieurs millions de dollars offerts pour qu’elle change de position à l’égard de la Syrie.

    Vladimir Titorenko est un ambassadeur qui ne se laisse pas impressionné. En avril 2003, en poste en Irak, il a été blessé alors qu’il roulait en convoi vers la Syrie, son véhicule ayant été délibérément pris pour cible par une patrouille étasunienne. Plusieurs diplomates avaient été touchés.

A l’époque, la CIA croyait que le président Saddam Hussein se terrait à Bagdad, caché à l’ambassade russe.

(1) http://www.annahar.com/content.php?priority=4&table=mahaly&type=mahaly&day=Sat

© G. Munier/X.Jardez
Publié le 5 décembre 2011 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier



3  Dossiers

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

3-1 Fida Dakroub : Qatar : le Corbeau voulant imiter l’Aigle!

Il est clair d’emblée que le rôle que joue le Qatar, sur la scène des événements régionaux, depuis l’accord de Doha, en 2008, vise à imposer ce petit émirat, dont la population ne dépasse pas un million et quelques centaines de mille de sujets, comme joueur principal aux conflits du Moyen-Orient.
De façon similaire, depuis sa précipitation théâtrale sur la scène des événements du "Printemps arabe", l’émir du Qatar, Cheikh Hamad, insiste à se présenter en costume de despote éclairé. Pour en faire, il s’habille en Frédéric II de Prusse, dit Frédéric le Grand, et fréquente les voltaires de l’impérialisme français, tel que Bernard-Henri Lévy, et ceux de l’obscurantisme arabe, tel que Youssef al-Qardaoui. Par contre, il est vrai que Hegel fait, quelque part, cette remarque que «tous les grands événements et personnages historiques se répètent, pour ainsi dire, deux fois. Il a oublié d'ajouter : la première fois, comme tragédie, la seconde fois, comme farce». De surcroît, le Cheikh Hamad – on l’appelle, aussi, émir - s’est entretenu, le 4 janvier, avec le secrétaire général de l’ONU, monsieur Ban Ki-moon, de la possibilité d’associer l’ONU à la mission de la Ligue arabe, en Syrie, afin que celle-ci profite de «l’expérience» de l’organisation internationale, en matière de mission de paix et d’interposition. Cette manœuvre, de la part de l’émir, vise à atteindre deux objectifs : premièrement, faciliter et légitimer une intervention de l’OTAN, dans la crise syrienne – il n’est plus secret que, parmi les récentes «expériences» de l’ONU, figure le feu vert à l’OTAN, pour la destruction de la Lybie – ; deuxièmement, contrecarrer le pouvoir de la Ligue arabe et réduire son rôle, comme organisation représentant les intérêts du monde arabe, pour qu’elle soit une sorte de Loya Jirga, rassemblant, précisément, les émirs et sultans des familles royales du golfe Persique. Il en va de même que l’émirat du Qatar, qui possède une armée de mille cinq cents mercenaires, mais qui abrite, par contre, la plus grande base militaire américaine, dans la région, ambitionne de jouer un rôle, au niveau international, aussi énorme que l’énormité de la présence des troupes étrangères, sur son territoire. Ainsi, aux premières lueurs du "Printemps arabe", le Qatar, qui s’est transformé en un outil médiatique, aux mains des puissances impérialistes, dans le monde arabe, s’est précipité, sur la scène des événements. Il faut souligner le rôle que joue, en ce sens, la chaîne Al-Jazira, dont l’objectif est de fausser les données réelles de la guerre impérialiste contre la Syrie, et cela, en promouvant un discours de haine et de ressentiment religieux contre les groupes minoritaires au monde arabe. Aussi le Qatar, en s’alignant sur des positions, qui suggèrent, carrément, l’intervention étrangère, en Syrie, est allé loin, dans la question des sanctions contre la Syrie, qui ont laissé des effets négatifs et directs, sur le niveau de vie, l’alimentation et les médicaments du peuple syrien. On en peut que partager le même avis de l'analyste politique russe, Viatcheslav Matuzov, qui a souligné que le Qatar joue un rôle négatif, au sein de la Ligue arabe, ajoutant que «les États-Unis veulent la chute et la destruction de la Syrie, en tant qu'État arabe indépendant (…) L'Occident a une seule demande de la part de la mission des observateurs arabes, à savoir, la prise d'une position, en solidarité avec l'opposition extrémiste, sans aucun souci de chercher après les faits réels sur le terrain», a estimé l'analyste russe, dans une interview à la chaîne «Russia Today».
Il convient de mentionner que les ingérences hostiles du Qatar, dans les affaires internes de la Syrie, se font, au moment où deux puissances se confrontent, dans une sorte de guerre froide, dans la région du golfe Persique : celle du Pygargue, à tête blanche, étatsunien et celle du Derafsh Kaviani iranien. La présence de la première puissance est en déclin, dans la région, surtout, après le retrait des légions de l’Empire de l’Irak ; celle de la deuxième puissance est en croissance. Entre ces deux grandes puissances belligérantes – l’Iran et l’Empire étatsunien – les ambitions «impériales» du Qatar évoquent en nous la fable de La Fontaine, Le Corbeau voulant imiter l’Aigle. Pendant toutes les périodes précédant le "Printemps arabe", l’Égypte jouait un rôle central, au sein de la Ligue, qui lui permettait de diriger le monde arabe, surtout, à l’époque du Président Nasser (1956 – 1970) et la montée de l’idéologie nassérienne.
Dès sa naissance, en 1945, la Ligue arabe était toujours divisée en deux camps aux visées politiques opposés. D’abord, dans les années quarante et cinquante, l’entente égypto-saoudienne, favorable aux projets d’indépendance, s’opposait à l'axe hachémite jordano-irakien, plus enclin à une coopération avec la puissance britannique, encore, maîtresse de nombreux protectorats et mandats (Soudan, Palestine, Émirats, etc.). Par la suite, dans le contexte d’anti-colonialisme et de la Guerre froide, la division prit une nouvelle démarcation entre États socialistes, proches de l'URSS (Libye, Syrie, Algérie, Égypte de Nasser, l’Irak, le Yémen du Nord) et États proches des États-Unis (les émirats et sultanats arabes du golfe Persique). Enfin, après la chute de l’Union soviétique, la Ligue arabe se trouvait divisée, encore, en deux camps : d’un côté, les pays résistants aux projets américains de domination (surtout, la Syrie et le Liban) ; de l’autre côté, les pays dociles à l’Empire (toujours, les émirats et sultanats arabes du golfe Persique, l’Égypte de Mubarak).
Suite à la chute du dernier pharaon, Moubarak, en 2011, l’Égypte se trouve occupée par ses problèmes internes, ce qui l’empêche de continuer à jouer un rôle principal, dans le monde arabe, même si le secrétaire général de la Ligue continue à faire privilège de l’Égypte. Il n’est plus secret que l’absence «transitoire» de l’Égypte, comme leader du monde arabe, a entraîné une diminution du rôle que joue la Ligue. Autre que l’Égypte, aucun pays n’est en mesure de diriger le monde arabe. L’Égypte reste le seul pays «habile» à jouer ce rôle, vu son poids démographique, économique et culturel. Sur un autre plan, l’Arabie saoudite n’est plus dans une situation lui permettant de remplir ce vide laissé par l’enfermement de l’Égypte, sur ses propres crises et problèmes internes, et cela vu la fragilité et l’instabilité intérieure et les tremblements politiques aux portes du Royaume – la révolution, a Bahreïn, et la guerre civile, au Yémen. Simultanément, les pays du Maghreb ne sont pas, non plus, en mesure de diriger le monde arabe, vu, premièrement, leur position géographique, au bout du monde arabe, et deuxièmement, la nature démographique de ces pays, qui ne constituent pas vraiment des agglomérations de masses, comme l’Égypte et le Levant, mais, plutôt, des centres urbains dispersés, au long de la côte méditerranéenne de l’Afrique du Nord. De même, la Tunisie reste, au lendemain de sa révolution "Jasmin", instable, du point de vue politique ; et la Lybie se trouve ruinée, par la grâce de la «mission humanitaire» de l’OTAN.
Donc, le retrait temporaire de l’Égypte de la scène des événements a créé un vacuum, aux niveaux politique et diplomatique. Ajoutant à cela, le retrait des légions de l’Empire, de l’Irak, qui a ouvert les portes, devant la puissance iranienne ascendante. Pour faire «barrage» à l’expansion iranienne, seul, le Qatar, semble capable de jouer ce rôle, aux niveaux politique et diplomatique, en tant que concessionnaire de l’Empire et négociant – plutôt que négociateur – ; pour la simple raison que, du point de vue militaire, le Qatar n’est, en réalité, qu’une base militaire américaine, dans la région.
Pour contrecarrer le rôle de la Ligue arabe, l’ingérence hostile du Qatar, dans la crise syrienne, et son engagement complet à la conjuration impérialiste visent, en premier lieu, à créer des divisions entre ses membres, basées sur des sensibilités religieuses – sunnites vs. chiites – et ethniques – Arabes vs. Perses – et deuxièmement, à transformer la Ligue, en une sorte de Loya Jirga, rassemblant les émirats et sultanats arabes du golfe Persique, dont les monarchies se justifient par une idéologie wahhabite, la même que celle des Taliban. Plus tard, ce nouveau bloc wahhabite, qui comprend les émirats et sultanats arabes du golfe Persique, les Taliban de l’Afghanistan et les "Frères musulmans" de l’Égypte et de la Syrie – bénéficiant de l’énorme support des puissances impérialistes – tenterait de démembrer l’Arc chiite qui s’étend de l’Iran jusqu’au Liban, tout en passant par l’Irak et la Syrie ; et cela, en renversant le régime syrien, en premier lieu, ensuite, en isolant le gouvernement de Maliki, en Irak, en second lieu. Par conséquent, le Hezbollah, au Liban, se trouverait coupé, totalement, de son arrière-front, l’Iran ; ce qui faciliterait, à une étape plus avancée, à envahir l’Iran. En un mot, l’ouverture d’un bureau de Taliban, au Qatar, met, officiellement, fin à la guerre étatsunienne contre le terrorisme ; et les ennemis d’hier deviennent les amis d’aujourd’hui. Ce qui revient à dire que les dernières attaques terroristes, au cœur de la capitale syrienne, expriment l’application concrète de ces nouvelles Liaisons dangereuses qui sont émergées, récemment, entre le vrai Patron – l’Empire étatsunien – représenté par son concessionnaire arabe – le Qatar – d’un côté, et les Taliban, de l’autre côté – derrière eux Al-Qaïda, évidemment....
Fida Dakroub

http://www.alterinfo.net/Qatar-le-Corbeau-voulant-imiter-l-Aigle_a69685.html


 

 

3-2Quand l’émir du Qatar se fait renvoyer bottes au cul..de la Mauritanie!

Il fallait oser le faire... En effet, le président mauritanien, Mohamed Oueld abd el Aziz n'a pas hésité de rappeler à son hôte l'Emir du Qatar,  Hamad bin Khalifa Al Thani, ses limites quand il s'agit de proférer des conseils sur la manière de gérer son pays!

Selon des  sources mauritaniennes bien informées ,  la visite de l'Emir du Qatar en Mauritanie a été trés négative, puisque ce dernier s'est vu obligé de quitter le pays sans même être escorté à l'aéroport de Nouakchott !

Les sources ont souligné que la raison de cette dispute est que le prince du Qatar a exigé du  président mauritanien  d'apporter des réformes démocratiques à son  pays, notamment dans le domaine des libertés et de la politique économique.

Des "conseils" que  Ould Abdel-Aziz a dénoncé comme étant une ingérence dans les affaires internes de la Mauritanie, allant jusqu'à vilipender  la politique qatarie qui se contente d'"exporter la révolution" , accusant la chaîne satellitaire qatarie Al-Jazira d'inciter la haine contre les régimes arabes.

Selon le journal mauritanien alSiraj,  la rencontre entre l'émir du Qatar et le Président mauritanien a pris une tournure dramatique quand l'émir du Qatar a demandé au président mauritanien des réformes, et lui a demandé de faire pression sur le président Bachar al-Assad .

Le journal a indiqué que le président mauritanien a réagit violemment aux propos de sa Majesté qatarie, allant juqu'à  exprimer sa solidarité avec le président Bachar al-Assad, affirmant que " les peuples ne savent pas ce que vous voulez", et que "ce que vous appelez des révolutions ne sont que des complots".

Le journal alSiraj a précisé que des sources sécuritaires arabes ont mis en garde le président mauritanien du rôle du   Qatar de tenter de provoquer un changement dans le pays, ajoutant "ce rôle consiste à péraper le terrain pour entraîner la Mauritanie dans le cercle vicieux des complots, sponsorisés par les qataris selon les termes de ces sources!

Et donc,  l’émir et sa suite sont repartis seuls à l’aéroport de Nouakchott, sans être accompagnés, comme l’aurait voulu le protocole et comme cela avait été le cas lors de l’arrivée du prince, par leur hôte mauritanien.

Lequel aurait même interdit à ses ministres de le remplacer dans cette circonstance !http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=21&frid=21&eid=44996



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Ilia Kharlamov : Tension dans les relations diplomatiques avec le Qatar.

Les relations entre Moscou et Doha sont tendus suite à un incident avec l'ambassadeur de Russie au Qatar. La Russie est prête à accepter les excuses du Qatar et à reprendre des relations diplomatiques normales.

Moscou exige des excuses officielles et une enquête minutieuse suite à l'incident avec l'ambassadeur de Russie au Qatar, Vladimir Titorenko.

Le 29 novembre, la police de l’aéroport de Doha a tenté d'employer la force contre l'ambassadeur et de s'emparer du courrier diplomatique.

Cet incident jette un froid sur les relations diplomatiques entre les deux pays et pourrait remettre en question la participation du Qatar dans le projet d'extraction de gaz Iamal.

La position russe déplait

Le printemps arabe tellement salué par les libéraux occidentaux, risque de d'entraîner une explosion d’islamisme de large envergure dans le Nord de l’Afrique. Mais les islamistes ne sont pas les seuls à vouloir contrôler la situation.

L’Occident voit l’Afrique du Nord comme une sphère d'influence et cherche à tirer le maximum de profit des changements de régimes.

La Russie se positionne depuis le départ pour un règlement pacifique des conflits politiques intérieurs en Libye et en Syrie. Les intentions de Moscou de développer des projets énergétiques avec les pays de la région n’est pas au goût de tout le monde. L’agression de l’ambassadeur russe au Qatar pourrait être lié à cela car il est impossible de l’expliquer du point de vue des relations civilisées entre les pays. 

Une action commanditée

Selon Vladimir Titorenko «de telles actions ne peuvent pas être accidentelles. Le déroulement de l'opération montre clairement qu'elle était organisé par certaines forces, étrangères ou qataries. Ces deux ou trois dernières années ont été tumultueuse du point de vue des partenariats énergétiques. En novembre dernier des accords préliminaires ont été conclues concernant la mise en œuvre de gros projets d’investissements dans la sphère énergétique. Cela ne plait pas à certains Etats, comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne qui voient la Russie comme un concurrent».

L'ordre de confisquer la valise diplomatique aurait émané, d’après les employés de l’aéroport, du Premier ministre du Qatar, Hamad ben Djasem. Cet homme est étroitement lié aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne, où il possède des intérêts économiques.

L’incident pourrait cependant être attribué à un malentendu regrettable.

Il y a un mois, un journal qatari s'en était pris à la Russie, critiquant dans une série d'articles sa position sur la situation conflictuelle dans la région.

La Russie est prête à accepter des excuses de la part des autorités qataries et de fermer l’incident. Doha ne semble pas être pressé et les relations diplomatiques avec Moscou sont au toujours au plus bas.

Ilia Kharlamov

27 Décembre 2011

french.ruvr.ru



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information

5-1 IRIB :Tunisie : le petit Qatar fait peur!  

L’un des signes les plus apparents de cette influence grandissante est, sans aucun doute, la désignation au poste du ministère des Affaires étrangères de Rafic Abdel Salam, à la demande de Doha.
Gendre du leader du mouvement islamique "Ennahda", Rached Ghannouchi, Abdel Salam a travaillé, pendant de longues années, comme Directeur du centre d’études du réseau d’Al-Jazira net au Qatar. Le déclencheur de cette appréhension n’est autre que la visite, en Tunisie, de deux jours, du prince qatari Hamad Ben Khalifa al-e Thani . Le secrétaire général du Mouvement des Nationalistes Démocratiques (MND), Choukri BelEid, assure que cette visite fait l’objet d’un refus populaire, s’attendant à ce qu’elle exacerbe la situation politique, en Tunisie. BelEid a accusé "Ennahda" d’avoir convoqué «le parrain de l’Islam politique, dans la région», en allusion au prince du Qatar : «Je m’étonne de la visite du prince du Qatar, dont le pays souffre d’une pauvreté, dans le tissu politique, et qu’il nous lance des théories sur la démocratie, alors qu’il est l’allié de l’OTAN, des Etats-Unis et de l’entité sioniste», a-t-il déploré. Même son de cloche, de la part du secrétaire général du parti de l’Action Communiste (AC), Hamma AlHamami, qui en a appelé à une mobilisation générale, pour refuser cette visite. Alors que le journal «Al Hakika» (La vérité) a publié, en première page, un portait du prince qatari, avec, comme manchette : "Hamad, tu n’es pas le bienvenu ... La Tunisie n’est pas à vendre". Doha est critiqué, pour son rôle dans la formation du gouvernement provisoire actuel, présidé par Hamadi al-Jabali, le chef du mouvement islamique "Ennahda". L’an dernier, une visite du prince Hamad, prévue le jour de l’investiture des membres de l’Assemblée nationale constituante, issus des élections du 23 octobre, avait été annulée, après le tollé qu’elle a suscité, au sein de la classe politique tunisienne. Jeudi soir, le porte-parole du gouvernement provisoire tunisien, le ministre des droits de l’Homme, Samir Dilo, a signalé que le dirigeant qatari devrait participer à la cérémonie de la première commémoration de la révolution du 14 janvier, qui a renversé le dictateur Ben Ali. En même temps, neuf protocoles d’entente seront, également, signés, pour renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays. Le Président libyen, Mustapha Abdel Jalil, algérien, Abdel Aziz Bouteflika, et des ministres venus du Maroc, des Emirats-arabes-unis, de Bahreïn, du Koweït et de la Palestine, devront, également, participer à la cérémonie.

14/01/2012


5-2 Léon Camus : Le Qatar, fer de lance de la diplomatie étasunienne, et la France plurielle.

Unique pays wahhabite hors l’Arabie saoudite, l’émirat qatari est une péninsule de 11 437 Km2 soit un peu plus que la Corse, indépendant depuis 1971, peuplé d’un million et demi d’habitants dont seuls 200 000 sont des qataris de souche ! Pétrole et gaz naturel y abondant (3e producteur mondial), le revenu par tête de pipe y est l’un des plus élevés au monde, nul ne payant d’impôts, tous disposent de transports et d’un système de santé gratuits… aucun Qatari - parce que riche avant de naître - ne se voit donc contraint de travailler pour gagner son pain à la sueur de son front, la main d’œuvre servile s’en charge.
Une pétro-monarchie absolue [dirigée depuis 1995 par l’émir (commandeur) Hamad bin Khalifa al-Thani, lequel a déposé son père en profitant de son séjour en Suisse, ce dernier ayant au préalable évincé son cousin en fév. 1972] sans parti politique et moins encore sans l’esquisse d’une once de symbole démocratique, les révolutions arabes n’ont apparemment en rien affecté le pouvoir… même s’il existe de tout évidence des contre-pouvoirs actifs dans la péninsule comme semble l’indiquer un coup d’État avorté en juillet 2009. Un pays où les quatre cinquième de la population n’étant pas des nationaux, les minorités iranienne, chiite, pakistanaise, arabe pourraient quelque jour avoir la velléité de réclamer les droits élémentaires dont elles se voient privées aujourd’hui.
Al-Jazira - La Péninsule.
Fort d’une réserve de 700 mds de $ en fonds souverain, l’émirat à eu l’astuce géniale de se doter en 1996 d’un prodigieux outil d’influence international avec la CNN du Monde arabe, al-Jazira la bien nommée puisque son nom signifie l’île… chaîne de télévision d’information en continu - anglo et arabophone - al-Jezira est sans contestation possible le canal satellite le plus influent du monde musulman. Il n’en demeure pas moins qu’al-Jazira couvre tous les pays sauf un… le Qatar !
Mais le temps est désormais révolu où les Yanks faisaient bombarder et assassiner ses journalistes 
2, depuis tout est rentré dans l’ordre du Meilleur des Mondes Globaux, et comme WikiLeaks nous le confirme, al-Jezira s’est opportunément placé sous la bannière étoilée et gratifiante de la diplomatie armée nord-américaine… ce qui ne l’empêche nullement de relayer les communiqués d’Al-Qaïda, assurant par ce biais à la nébuleuse terroriste un canal de communication hors pair. L’Émir à ce propos, en janvier 2010, admettait benoîtement devant le Conseil de coopération du Golfe, que l’outil politique al-Jezira lui était utile à se ménager les bonne grâces de l’organisation takfiriste ! Mais al-Qaïda et la CIA, n’est-ce pas du pareil au même  3 ?
Quand le « Printemps arabe » se déclenche, le Qatar dispose ainsi de tous les atouts pour y jouer un rôle déterminant : une chaîne satellitaire suivie par 50 millions de téléspectateurs, des soutes pleines à craquer de pétrodollars et des liens étroits avec les futurs dirigeants islamistes durs qui vont s’imposer à l’issue de processus démocratiques destinés à donner le change.
Al-Jazira est basée, à Doha, la capitale du Qatar. C’est également le Qatar qui a « hébergé » le CentCom, le commandement opérationnel américain ayant supervisé l’invasion de l’Irak en mars 2003.
Tête de pont et fer de lance de la diplomatie armée nord-américaine.
En vertu d’accords de défense signés en juin 1992, nous trouvons à une quarantaine de Km de Doha, el-Oudeid, principale base aérienne des É-U dans la région sur laquelle se trouve prépositionnés quelque 120 chasseurs bombardiers F-16 et divers autres aéronefs de combat. L’armée américaine dispose là d’une formidable capacité de « projection » sur l’ensemble du Proche-Orient, le Bassin de la Mer Caspienne et l’Asie centrale… C’est à partir d’El Oudeid que les É-U ont, en mars 2003, bombardé l’Irak. Le Qatar est donc, à ce titre et de toute évidence, un État de première ligne dans la stratégie de conquête et suprématie holistique conduite depuis 1991 par les ÉUA 
4.
Une politique fourre-tout d’influence tous azimuts...
« L’émir n’est pas un grand démocrate, mais il a été parmi les premiers [dans le monde arabe] à comprendre qu’il fallait aller dans le sens de l’histoire  ». Anonymous !
Alors Doha s’efforce, avec l’aide assidue du Département d’État, de mener un jeu diplomatique subtil consistant à être dans tous les camps simultanément. En février 2010, le Qatar signe un pacte de défense avec la Syrie et l’Iran et se fait le tour operator avec le président syrien Bachar el-Assad - contre lequel l’Émirat conspire activement à l’heure et militairement parlant - de la visite triomphale que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad fera au Liban en juil. 2010… L’émir s’est quant à lui rendu en Israël lors d’une visite discrète la même année, en mars selon Wikileaks. En ce qui regarde les transferts de fonds au profit des organisations djihadistes [New-York Times « Follow the Money » 8 déc.2010] et de tous les islamistes, des plus modérés aux plus radicaux, tel le parti tunisien islamiste Ennahda en la personne de son chef Rached Ghannouchi, le Qatar ferait preuve de beaucoup de laisser-aller, laisser-faire, pour ne pas parler d’une bienveillante indulgence... «  Ici je puis défendre ma cause sans contrainte… Le Qatar m’assure une liberté d’action et une large couverture médiatique internationale » dira le fondateur du FIS algérien, Abassi Madani, réfugié à Doha depuis 2003 et souvent reçu au palais. Qui ne doute d’ailleurs que l’Algérie à bout de souffle, ne perde rien pour attendre ?!
Égypte, Tunisie, Libye, Syrie... un rôle central dans les révolutions arabes.
Lors de la révolution de palais de 1995, les gardes du corps égyptiens qui assuraient la protection rapprochée de l’émir déchu s’étaient vilainement battus jusqu’au bout. Al-Thani s’est alors convaincu qu’ils avaient suivi des ordres pris au Caire… Hosni Moubarak sera par conséquent la première cible de l’Émirat à l’heure des révoltes arabes. De son côté, le Raïs égyptien Moubarak n’appréciait guère que le Qatar multiplie les missions de bons offices au Liban ou au Soudan, sa chasse gardée diplomatique. Dès les premières émeutes populaires au Caire, al-Jazira prend fait et cause pour la foule. Au fait des méthodes et techniques éprouvées empruntées aux journalistes occidentaux, les correspondants d’al-Jezira gonflent outrageusement le nombre des manifestants et la violence de la répression, suscitant un surcroît de colère et de révolte dans les opinions publiques arabes par le truchement de son auditorat… Le prédicateur islamiste, vedette de la chaîne, l’Égyptien Youssef al-Qaradawi, exilé à Doha depuis cinq décennies, animateur de l’émission à très large audience « La Charia et la Vie » excite alors les foules à bouter dehors le « Pharaon » ... La messe est dite !
Passons rapidement sur la Tunisie. Une chose est certaine : le financement d’Ennahda, nouveau parti islamiste au pouvoir par le Qatar est un secret de Polichinelle. Le 2 janvier dernier, Rached Ghannouchi son chef -qui se déplace considérablement sans excepter les États-Unis of course -et apporte un soutien sans réserve à la noble cause du Conseil national syrien - était à nouveau reçu au Qatar appelé à lui fournir les moyens nécessaires pour « que la Tunisie nouvelle puisse devenir un exemple en matière de progrès et de démocratie authentique sur la base des valeurs de l’Islam et de ses enseignements ». Pourquoi pas, mais que ce message soit envoyé depuis le Qatar, bastion du radicalisme wahhabite, laisse quand même songeur, pour ne pas dire pantois !
Pour ce qui est le Libye, le cas est exemplaire. Selon le Figaro 6 novembre 2011, Doha aurait engagé 5000 commandos des Forces spéciales qataries sur le front libyen ! Il ne s’est donc pas agi d’un soulèvement populaire, voire d’une cruelle guerre civile, mais bien – comme tout le laissait supposer - d’une intervention armée extérieure et d’une guerre sans uniforme ! « Chargées d’épauler les rebelles, les troupes de Doha se sont d’abord déployées à Tobrouk puis ensuite à l’ouest dans le djebel Nefoussa, où le chef d’état-major qatarien, le général Hamad ben Ali al-Attyiah s’est rendu à plusieurs reprises ». La participation du Qatar au cours de l’intervention menée contre la Jamahiriya libyenne, aura été ainsi particulièrement plus conséquente qu’avouée et ne se sera pas limitée au soutien logistique et aérien revendiqué de prime abord… l’émirat ayant mis quand même à disposition de l’Otan huit Mirage 2000 sur les douze qu’ils possèdent ! Mais les guerres modernes ne sont-elles pas avant toute chose, voire essentiellement, des guerres du mensonge, ne serait-ce que par omission ?
D’après d’autres sources [27-12-2011 Le Nouvel Observateur] : « Les Qatariens sont arrivés avec des valises remplies d’argent, ce qui leur permit de retourner des tribus », ajoutons de recapitaliser les groupes et factions djihadistes [notamment les surgeons du Groupe islamique combattant en Libye - GIGL] en sommeil depuis leur répression par Kadhafi il y a une petite dizaine d’années, mais dont certains éléments libérés en 2008 on joué un rôle central dans la chute de la Jamahiriya, tel Abdelhakim Belhaj, chef de troupes de chocs qui firent tomber Tripoli, puis commandant militaire de la capitale libyenne avant de partir – selon toute vraisemblance 
5.
Dans un entretien accordé à la chaîne panarabe Al Arabiya, le président démissionnaire du bureau exécutif du Conseil national de transition libyen, Mahmoud Jibril, avait corroboré que les pétrodollars qataris avaient servi à alimenter « les rivalités et les motifs de désaccords existant entre les rebelles et les divers courants gérant l’après Kadhafi, dans le but explicite de diviser et de monter les uns contre les autres les frères libyens » 
6. Au total ce sont 400 millions de $ qui auraient été versés par l’émirat. Quand on aime, on ne compte pas !
Pour ne pas conclure sur le très sanieux chapitre libyen, il s’agit de garder en mémoire que les Qataris ont largement favorisé, approvisionné et abondé les groupes islamistes 
7. Dans le Djebel Nefoussa, au sud de Tripoli, les Moukhabarat, les services spéciaux qataris en liaison directe avec leur Cheikh, ont présidé à la distribution très sélective des missiles antichars généreusement offerts par la France. Ce n’est pas moins de neuf cargaisons qui furent ainsi réparties au seul profit des combattants islamistes. Une partie des armes devait par la suite s’évanouir dans la nature en complément des « 10 000 missiles sol-air » engloutis dans les sables libyens selon l’amiral Giampaolo Di Paola, chef du Comité militaire de l’Otan assurant la coordination entre les différents états-majors opérationnels en Libye.
Or, à présent, c’est le Qatar - qui sait apparemment à merveille tirer les marrons du feu - qui a pris le relais de l’Otan sur le sol libyen, en assurant la suite des opérations puisque contrairement à ce que n’en dit pas la grande presse, la situation y est encore loin d’être complètement stabilisée… État de fait qui confirme indirectement le rôle central que le Qatar a occupé dans le déroulement des opérations d’une guerre qui n’a jamais dit son nom 
8 !
Désormais, il sera parfaitement loisible de voir dans le Qatar un « acteur majeur » de la scène orientale et plus encore, à travers les liens politiques et économiques tissés avec la France, un protagoniste de l’espace euroméditerranéen. « Un cas unique ! Nous avons assisté à la naissance d’une puissance régionale de la taille d’une tête d’épingle » s’était exclamé le chantre belliciste Bernard-Henri Lévy… et même une « puissance internationale » faudrait-il ajouter en tant que - ultima ratio - bras armé du Pentagone et agitateur au service du Département d’État dans les banlieues du Tiers-Monde hexagonal.
Reste qu’il est parfaitement cocasse – et pas uniquement pour les esprits chagrins – de voir une monarchie réellement absolue, animée par un puritanisme religieux fanatique, œuvrer au triomphe de la démocratie… ou de ce que l’on nomme tel !
Le PSG, les banlieues, l’émir et le Sarkoland.
Depuis quelques années Washington s’immisce insidieusement, sournoisement mais sûrement dans les affaires intérieures françaises, notamment celles de nos périphéries et autres « banlieues », sous couvert de nous donner des leçons de démocratie plurielle et en accusant aimablement les Frenchies d’être d’infâmes « réacs » pratiquant d’odieuses exclusions à l’égard du sel de la terre… C’est ce modèle made in America qu’entendent aujourd’hui appliquer également les Qataris bien décidés à déverser les millions par brassées sur nos gentils discriminés sous le regard attendri des supporteurs du PSG. Le Qatar, micro État et vibrion polymorphe, a en effet racheté la majorité du capital du PSG tout en intervenant militairement aux côtés de l’Otan pour démocratiser la Libye, et bientôt la Syrie – c’est-à-dire l’offrir aux islamistes radicaux - et en se faisant désigner dans la foulée, contre monnaie sonnante et trébuchante il va de soi, comme organisateur en 2022 de la Coupe du monde de football !
Des banlieues « céfrans » choyées et convoitées.
Le Qatar a depuis longtemps emboîté le pas aux Yanks en matière d’ingérence dans les affaires intérieures hexagonales : son ambassadeur n’a-t-il pas annoncé en décembre la création d’un fonds d’investissement de 50 millions € en vu de financer des projets économiques portés par des habitants des banlieues de France ? Dix élus périurbains - cinq hommes, cinq femmes, parité oblige – ont de la sorte été invités au Qatar où ils ont été reçus à l’instar de chefs d’État (futurs peut-être) par l’émir Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani dans le but officiel d’établir des partenariats économiques entre l’émirat et les quartiers populaires où des entrepreneurs se disent « victimes de discrimination et bloqués » 9.
Le Qatar en France : un État dans l’État et le généreux financier de nos politiques.
Une question se pose crûment : les fonds souverains qataris sont-ils en passe d’acheter la France en pièces détachées à l’instar de ces organisations sionistes qui s’implantèrent en Palestine - pour finir par y créer un État, pour l’heure toujours sans frontières ! - en rachetant morceau par morceau, des terres, des lopins, des domaines, des champs et des maisons à qui voulaient leur vendre ?
Commençons par l’achat en gros et en détail de notre classe politique. Des faits et ils sont évocateurs ! Nos politiques sont tous autant qu’ils sont, de modernes jet-setteurs passant le plus clair de leurs temps dans les avions pour aller se dorer la pilule qui à Marrakech, qui en Tunisie (Alliot-Marie), qui en Égypte (Juppé) et ne parlons pas de notre agité-du-bocal ! En vrac parmi les habitués de l’émirat : Villepin, Delanoë, Douste-Blazy, Dati, Royal, Amara, Guéant, Debré, Larcher, Védrine, Mitterrand, Morin, Chevènement, Baudis, Lang 
10. Pas un qui manque à l’appel !
Trois semaines après son élection, en 2007, le premier chef d’État arabe reçu à l’Élysée est l’émir al-Thani. Celui-ci, le 14 juillet suivant, assistait au défilé de nos troupes au côté du président de la République. Lorsque M. Sarkozy occupait la place Beauvau, il avait eu à connaître de la formation des forces de sécurité qataries, d’où des contacts privilégiés… Ce serait par ailleurs le Qatar qui serait intervenu de façon décisive dans la libération en août 2009 du libyen al-Megrahi, l’un des auteurs présumés de l’attentat de Lockerbie, puis surtout, en juillet 2007, dans celle des infirmières bulgares détenues en Libye ; pourtant, curieusement, ce furent Cécilia Sarkozy et son mari qui en récoltèrent tous les lauriers.
De la même mauvaise manière quand le président français - en bonne compagnie : celle du Premier ministre britannique David Cameron et du plumitif Bernard-Henri Lévy alors promu Ministre bis des Affaires étrangères et de la Guerre - paradent à Tripoli le 14 septembre, après la mort ignominieuse - pour les vainqueurs – du Raïs déchu, le grand allié qatari est exclu du triomphe… Et il en concevra un ressentiment durable à l’égard du chef de l’État français 
11. Précisons que le Qatar joua un rôle discret, pour ne pas dire occulté - mais essentiel car unique dans le monde arabe - dans la destruction libératoire de la Lybie assortie de ses 150 000 morts « humanitaires », lesquels auront évité, il est vrai, par leur sacrifice « un véritable bain de sang »  12 ! Il en sera vraisemblablement de même, lorsque les nouveaux Alliés anglo-franco-turco-quataris en auront fini avec la Syrie, mais la démocratie est à ce prix et l’on ne peut faire d’omelette sans casser des œufs, n’est-ce pas ?
Pour revenir à la noria de personnalités françaises qui vont chercher quelque fraîcheur à l’ombres des méga buildings et palmiers qataris, réservons une mention spéciale aux membres ou ex membres du gouvernement : Claude Guéant missi dominici de M. Sarkozy, Fadela Amara et Rachida Dati qui, lorsque cette dernière était encore Garde des sceaux, se rendait deux ou trois fois par mois à Doha ! Il est vrai, ceci expliquant cela, que sa sœur est ou était l’une des proches collaboratrices du procureur général du Qatar… On comprend mieux ainsi les bâillements de la susdite sur les travées du Parlement européen de Strasbourg et ses savoureux fourchages de langue dus évidemment aux décalages horaires ! Chirac président effectua neuf visites officielles dans l’émirat, un client avantageux et assidu du cabinet de conseil de l’ancien Premier ministre Villepin dont les déplacements se font apparemment sur les avions personnels de l’émir ! 
On jugera également du poids de l’émirat dans la vie politique française, sachant qu’à partir de 2008 il s’est vu octroyer des privilèges fiscaux tout à fait exorbitants - par la grâce des votes de la Chambre et du Sénat – afin de faciliter ses investissements dans notre belle République bananière 
13. Ainsi les investissements immobiliers qataris ne sont pas imposables sur les plus-values et ses ressortissants en France ne sont pas astreints à l’ISF durant les cinq premières années de résidence. Notons que le groupe d’amitié France/Qatar ne compte pas moins de 49 députés à l’Assemblée nationale... en contrepartie Doha a passé avec Paris des accords pour la formation de ses marins et de ses policiers, ce pourquoi le Qatar devrait voir la création d’annexes de certaines de nos grandes Écoles telles HEC, Saint-Cyr ou l’École nationale de la magistrature… mais de là à dire que le palais de Élysée et celui de Doha seraient cul et chemise, subsiste un pas que nous ne saurions franchir !
Quant aux liens économiques…
Les entreprises françaises sont comme de bien entendu représentées en force dans l’émirat, au premier rang desquelles Total, GDF-Suez (5,8%), EDF, Veolia, Vinci, Air Liquide, EADS, Technip… Reste que le Qatar en tant que détenteur d’un prodigieux fonds souverain – la Qatar Investment Authority - dont les avoirs tournent autour de 700 milliards de dollars, s’intéresse de près à nos secteurs stratégiques : par exemple le groupe d’industries de défense et de presse Lagardère (7,6 %), Veolia (5%), de Suez Environnement (1%), Vinci (5,8%), ou la compagnie maritime d’affrètement CMA CGM, et plus encore à Areva et au nucléaire. Fin 2010, ce n’est qu’in extremis que fut bloquée par le gouvernement – et non par la présidence évidemment - l’entrée du Qatar dans le capital du groupe nucléaire français. Un activisme boursier et des offres d’achat représentatifs de l’agressivité et du volontarisme des mercenaires de l’ingénierie financière qui conseillent la famille régnante du Qatar ou œuvrent au service de ses hommes d’affaires.
Un cas intéressant : l’immobilier et le patrimoine.
L’immobilier donne également une assez bonne mesure de l’influence et des ambitions qatarie en Hexagonie : l’émir possède personnellement à Marnes-la-Coquette, dans les Hauts-de-Seine, une résidence couvrant 4.000 m2 ainsi que l’hôtel d’Évreux, place Vendôme, assorti des deux autres hôtels particuliers y attenant. Quant au fonds souverain émirati, il s’est octroyé à Paris plusieurs grands hôtels tels le Royal Monceau... ou encore le Majestic de Cannes.
Plus emblématique encore, le cas de l’Hôtel Lambert, fleuron du patrimoine parisien du XVIIe siècle sis à la pointe est de l’île Saint-Louis, acquis en 2007 des mains des héritiers de Guy de Rothschild par le propre frère de l’émir et dont les travaux de « restauration » (lire aménagement façon pétromonarchique) ont fait beaucoup de bruit, et pour cause. Des travaux considérables et illégaux qui ont suscité une polémique, or pour l’étouffer, Christine Albanel ministre de la Culture (dont le digne prédécesseur, Jean-Jacques Aillagon, faisait accrocher en sept. 2008 un homard rouge géant à Versailles au plafond de la Salle des batailles), s’est à l’époque bien gardée de saisir la Commission nationale des monuments historiques mais avait créé de toutes pièces un Comité scientifique ad hoc… Passez muscade !
2012 l’année du Qatar en France ?
D’un côté l’émirat comble de bonheur des supporteurs du PSG en recrutant joueurs et entraîneur à prix d’or, de l’autre, il offre à Arnaud Lagardère une magnifique assurance-vie en devenant le premier actionnaire de l’empire familial (7,6 %) ! Quant à la chaîne qatari al-Jazira, celle-ci vient d’acquérir la majeure partie des droits de retransmission de la Ligue des champions de 2012 à 2015, soit quatre lots sur cinq relatifs aux droits audiovisuels de la Ligue des champions pour la France sur la période 2012-2015. 
14
Amorcé en 2006, le rachat du PSG par Qatar Sports Investments, a conclu au final quinze ans de rapprochement et d’intrication d’intérêts politiques et économiques entre la France et le Qatar 15. À l’origine, Jacques Chirac avait eu l’habileté – ou un pragmatisme en béton teinté d’un franc mépris pour l’état de droit en général - d’avoir été en 1995 le premier chef d’État a reconnaître officiellement l’émir al-Thani qui venait justement de pousser dehors son propre père parce que jugé inapte à la gestion de son micro et richissime royaume… Quant à Nicolas Sarkozy, il a pour sa part, en quelque sorte, assuré la continuité du service public – certes d’abord au profit du despotisme sportif - en se démenant pour faire aboutir la reprise du club par l’émirat. Chantal Jouanno, alors ministre des Sports, avait failli payer cher et se faire virer pour avoir déclaré publiquement - la folle - qu’elle eût préféré des investisseurs français !
Pour compléter le tout, Doha a obtenu – à coup de dessous de tables ! - l’organisation de la Coupe du Monde 2022. Le recrutement de Zinedine Zidane – il aurait reçu dit-on entre un et dix millions €… ce que l’intéressé s’est bien gardé de contredire - en tant qu’ambassadeur d’un pays n’ayant jamais organisé un tournoi international de ce type et de cette envergure, aura été aussi un maître coup en matière de communication. Au demeurant, le Royaume-Uni et l’Allemagne auront contesté une décision - pourtant rationnelle selon les critères en vigueur de nos jours : la loi d’airain du pognon - et demandé de façon assez peu réaliste que le choix en faveur de Doha soit réexaminé… Qui vivra verra !
Notons que l’intérêt du Qatar pour le « foot » déborde largement la Coupe du monde, l’acquisition du PSG et d’une brochette de joueurs peoplisés et dorés sur tranche parce que mieux payés que les plus super traders de salle de marchés… Ainsi les clubs de football européens deviennent des proies qui tombent les unes après les autres : Malaga en Espagne et le FC Barcelone, maintenant le Paris Saint-Germain avons-nous dit, le seul grand club de la capitale française dont Nicolas Sarkozy - comme par hasard – est, ou est supposé être, un fervent supporteur.
Alors, le PSG, les banlieues, l’Émir et le Sarkoland ?!
Que recherche le Qatar en France ? L’analyse de sa stratégie d’influence reste à faire, à commencer par comprendre quels sont les effets directs et indirects que recherche le Qatar par le biais d’un tel activisme ? Activisme d’ailleurs irréductible à une simple compulsion frénétique… Au fond le Qatar n’est-il pas une sorte de chancre se nourrissant des chairs mortes qui l’entourent ? Au demeurant force est de constater que la présence et l’influence du Qatar en France grandissent de façon démesurée. L’annonce d’un fonds d’investissement au profit exclusif des banlieues, « oubliées et délaissées », intervient quelques jours à peine après l’acquisition par le Qatar, via la chaîne al-Jazira Sport, de quatre des cinq lots des droits audiovisuels de la Ligue des champions pour la France sur la période 2012-2015. Il se répète enfin, et de façon particulièrement insistante, que l’Élysée n’aurait pas ménagé ses efforts – comme si cela constituait une priorité dans la conjoncture actuelle ! - pour convaincre l’émir de donner au PSG les moyens de ses nouvelles ambitions. Mais en contrepartie de quoi ?
Washington en terrain conquis : politique d’ingérence et d’influence !
Les banlieues françaises sont aujourd’hui des cibles prioritaires de l’influence culturelle américaine… au vu au su de tous et sans que nul ne songe à s’en offusquer, bien au contraire. Le Japon, l’Inde et la Chine se partagent à vil prix les dépouilles de notre ex empire industriel, la Grande Amérique quant à elle, nous passe sur le ventre et guigne les faveurs de nos banlieues musulmanes. Tout cela est cependant en parfaite cohérence avec la vague de pouvoirs islamistes militants qui s’installent inexorablement sur le pourtour méditerranéen avec la bénédiction ou l’aide de Washington et de son bras armé qatari.
Depuis le printemps 2008 l’Administration américaine envoie, par le truchement de sa représentation diplomatique à Paris, ses chasseurs de talents recruter des Young leaders ou leur équivalent dans les banlieues françaises, mais dorénavant non plus parmi les futures élites autochtones. Des actions dites d’influence culturelle qui sont largement montées en puissance avec l’arrivée à Paris d’un nouvel ambassadeur en août 2009 
16.
Dès 2008 les Américains s’intéressent en effet à nos banlieues et surtout à leurs responsables musulmans : des séjours dans l’Amérique de Bush et d’Obama, son digne successeur, sont organisés au profit d’associatifs qui en reviennent conquis. Une opération de séduction qui vise aussi ceux qui sont entrés dans notre paysage existentiel sous la dénomination de « Jeunes », éléments phares de nos cités, entrepreneurs intrépides et capitalistes naturels qui prospèrent dans l’économie noire et les trafics illicites ( ?) de drogues réputées douces. Des lycéens et des collégiens du 9-3 ont été à ce titre généreusement invités à dîner par l’ambassadeur d’alors, Craig Robert Stapleton et son épouse dans l’imposant hôtel particulier du Faubourg-Saint-Honoré abritant l’ambassade des ÉUA.
Le maire communiste de Vénissieux, banlieue lyonnaise, André Gérin se déclarait encore à cette époque « curieux de connaître la posture du gouvernement français et du président de la République sur ces actions. Un problème se pose d’un point de vue de l’autorité de nos institutions et de l’indépendance de la France vis-à-vis des États-Unis ». Une bonne question restée depuis sans réponse et c’est bien là que le bât blesse.
En mars 2008 un colloque « Médias et nouvelles générations urbaines : exclusion ou intégration ? » organisé en partenariat avec l’ambassade américaine et le groupe de média américain Trace, nous apportait quelques éléments de réponses en illustrant la collusion sans équivoque entre le Département d’État et nos institutionnels : y figuraient entre autres, Jean-Louis Missika (vice président de Free et ancien haut fonctionnaire du Secrétariat général du gouvernement), Robert Namias (président de l’information de TF1) et Philippe Tassi (directeur général de Médiamétrie), et Claude Grunitzky, Français d’origine togolaise habitant à New York, fondateur de la chaîne de culture urbaine Trace TV et auteur de « Transculturalismes » ayant fait carrière sur la promotion des métissages urbains… « Les États-Unis [disait-il] savent que le rêve américain est bien présent dans les consciences collectives [des banlieues] et veulent l’entretenir… Les évènements à l’ambassade rue du Faubourg-Saint-Honoré sont fréquents où sont invitées des personnalités culturelles, souvent Africaines, issues de l’immigration, qui s’expriment sur les États-Unis » !
À présent, merci au décrié Wikileaks 
17qui a rendu public un rapport du 19 janvier 2010 destiné à Mme Clinton, Secrétariat d’État américain et rédigé par l’actuel ambassadeur des É-U en France, Charles Rivkin, sous le titre évocateur « Embassy Paris. Minority engagement strategy - Stratégie d’engagement envers les minorités » dont le chapitre 4 se propose de « lancer un programme agressif de mobilisation de la jeunesse[des banlieues] ». En substance : « l’Ambassade de Paris met en œuvre une stratégie d’approche des Minorités notamment musulmane… Notre objectif est de mobiliser la population française à tous les niveaux afin d’amplifier les efforts de la France pour réaliser ses propres idéaux égalitaires, ce qui par suite fera progresser les intérêts nationaux américains. Alors que la France est à juste titre fière de son rôle moteur dans la conception des idéaux démocratiques et dans la promotion des droits de l’homme et de l’État de droit, les institutions françaises ne se sont pas montrées elles-mêmes assez souples pour s’adapter à une démographie de plus en plus hétérodoxe ».
Le 2 avril 2010, Charles Rivkin 
18en déplacement à Bondy à la rencontre des jeunes de banlieue, leur déclarait solennellement « Chez moi, c’est différent. Tu peux être africain, indien, mais tu es avant tout américain. […] J’aime parler avec tous les Français. Je sais, et je suis sûr, que le prochain leader français est en banlieue  ». On appréciera (diversement) la prétention – voire l’arrogance – américaine à nous donner des leçons de savoir-vivre républicain. Mais cela vient de loin, les GI’s débarqués sur les côtes normandes, quand ils ne lutinaient pas les french girls après avoir carbonisé les villages au phosphore, jetaient nos camembert car ceux-ci entraient, à leur grand dégoût dans la catégorie du « putride » !
« Rééduquer, réinformer le public français me semble être la tâche la plus fondamentale aussi bien que la plus urgente pour la politique démocratique américaine en France, et dans ce domaine presque rien d’efficace n’a encore été fait ». Ainsi donc s’exprimait Sydney Hook, membre fondateur en 1950 à Paris du Congrès pour la Liberté de la Culture l’un des faux-nez de la CIA, dans le rapport de 1949 « Report on the International Day of Resistance to Dictatorship and War » ! L’Amérique ne nous avait pas seulement envahis, selon sa propre terminologie qui n’a jamais mentionné une quelconque « libération », elle entendait en outre nous « rééduquer »… elle y est d’ailleurs presque parvenu vu l’actuelle atonie de la France populaire.
Bref, l’immixtion dans la nos affaires et nos zones périurbaines ainsi que le but clairement affiché d’y découvrir les prochains Obama « rebeu », est impressionnant pour qui n’est pas totalement aveuglé en raison d’une contemplation trop assidue et addictive du cyclope télévisuel. Plus précisément, il s’agit d’un exercice inédit de soft power - autrement dit une opération minutieusement planifiée, suivie et évaluée de manipulation des minorités ethno-confessionnelles - qui ne saurait se développer sans la complicité active, ou la veulerie, de nos dirigeants et des oppositions compradores.
Autre temps, autres mœurs. Autrefois chasser en plein jour en terre étrangère eut été difficilement imaginable et même dangereux : un État étranger court-circuitant les institutions d’un pays pour venir recruter sans intermédiaire ses agents d’influence, incroyable et jamais vu mais aujourd’hui banal - notre siècle n’est-il pas celui de tous les miracles ? - dans un pays lobotomisé, alcoolisé au Vingt Heure et apparemment – ce qu’à Dieu ne plaise - en état de quasi mort cérébrale.

Notes

(1 ) Locution du pays d’Oc « Qu’es aquò ? « Qu’est-ce ? »
(
2 ) Wiki. Les locaux de la chaîne sont bombardés par les Etats-Unis à deux reprises : une première fois en Afghanistan, la seconde fois en Irak. Un journaliste, Tarik Ayyoub, trouve la mort à Bagdad sous les bombes libératirce. Le Daily Mirror annonce le 22 nov. 2005 à la Une que le président G.W. Bush avait eu l’intention de faire la source mère dans ses locaux de Doha ce à quoi se serait opposé le Premier ministre anglais Tony Blair. En déc. 2001, un autre journaliste de la chaîne de nationalité soudanaise, est arrêté en Afghanistan et emprisonné à partir de juin 2002 à Guantanamo, il sera libéré six ans plus tard en juillet 2008 sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui.
(
3 ) Donald Rumsfeld, Secrétaire à la Défense sous George Walker Bush, s’était fait remarquer à ce propos en saluant « la parfaite et excellente coopération entre le Qatar et les É-U dans la guerre contre le terrorisme  » !
(
4 ) Le Qatar hébergeait également le « CentCom », à savoir le commandement opérationnel ayant supervisé l’invasion de l’Irak. Quant au nombre de militaires américains stationnés au Qatar, ils seraient plus de 10 000 hommes, dont 5 000 présents sur la base d’el-Oudeid !
(
5 ) cf. Réseau Voltaire - combattre avec l’Armée syrienne Libre contre le nationalisme arabe et laïc de Syrie
(
6 ) 18-11-2011 Alger. Le Temps « Mahmoud Jibril accuse le Qatar d’alimenter la zizanie »
(
7 ) A commencer par ceux d’Abdelhakim Belhaj, d’Ismael Salabi, la Katiba des Martyrs d’Abu Salim, dirigée par Abu Sofiane Qumu, un ancien de Guantanamo ou encore la Katiba Obaida Ibn Jarrah, soupçonné d’avoir assassiné, le 27 juillet 2011, le général Abdul Younes. Cf. Ibid. NouvelObs
(
8 ) Slate Afrique 07/12/2011
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9 ) Le Point.fr - Publié le 09/12/2011
(
10 ) On lira l’article très fouillé - mais cependant muet sur certains points cruciaux - auquel nous avons emprunté une grande partie des matériaux utilisés ici : « Comment le Qatar a acheté la France (et s’est payé sa classe politique) ». Eric Leser 6 juin 2011. Slate.fr
(
11 ) 27-12-2011 Le Nouvel Observateur
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12 ) Alain Juppé 22 mars et 16 sept. 2011 Le Point.fr
(
13 ) http://www.bladi.net/forum/183275-f...
(
14 ) Ibid. Slate juin 2011 « Comment le Qatar a acheté la France (et s’est payé sa classe politique) »
(
15 ) « PSG-Qatar » Le Nouvel Observateur 5 août 2011
(
16 ) le Parisien 21 avril et 22 Avril 2008 Marianne 2 « Banlieues : OPA américaine sur les beurs et les blacks »
(
17 ) 27 fév. 2011
(
18 ) Jeudi 16 septembre 2010- Gestion des Risques Interculturels

Léon Camus

Lundi 16 Janvier 2012

http://www.geopolintel.fr



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

24.01.2012

n°602 - dossier de Palestine - 23-01 - a1pal - Pam Baile : "Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous"

n°602  -  dossier de Palestine - 23-01 - a1pal -  Pam Baile : "Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous"



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



Dossier de Palestine

n°602                                                     23-01

C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

e) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



 

Sommaire

Tiré a part

Press TV : Visite secrète de l'Emir du Qatar en Israël.

1 Les brèves

1-1 french.irib : Proche-Orient: Nick Clegg dénonce «le vandalisme délibéré» d'Israël.

2 Dossier

2-1Israël déploie une vaste attaque planifiée pour judaïser la Palestine.  

2-2 Ginette Hess Skandrani : C’EST TOUTE LA PALESTINE QUI EST A DECOLONISER

2-3 Lorientlejour : Eau : Un rapport français dénonçant la politique d’"apartheid" menée par Israël suscite un tollé à Tel Aviv.

2-4 Sameh A. Habeeb : L'autre guerre psychologique contre Gaza.

2-5 Atallah Hanna: le ciblage de la Syrie vise à démembrer la nation arabe en prélude à la liquidation de la cause palestinienne.

2-6  Pam Bailey : "Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous".

2-5 Atallah Hanna: le ciblage de la Syrie vise à démembrer la nation arabe en prélude à la liquidation de la cause palestinienne.

2-6  Pam Bailey : "Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous".

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Angela Lano : Voyage au cœur de Gaza, en partie reconstruite, toujours sous blocus.

3-2 Communiqué de presse  du Porte Parole d' ÉGALITÉ  : Saïdi Nordine :  Plainte contre Israël.

4 Analyse - Géopolitique et stratégie– Réflexion.

4-1 Ziad Medoukh : Les conséquences économiques du blocus israélien sur la bande de Gaza.

4-2 Amira HASS : Les Palestiniens sont des héros qui bravent la dictature israélienne.

4-3Hamas : l’enlèvement de Dweik a pour but de saboter l’union nationale.



Tiré a part

Press TV : Visite secrète de l'Emir du Qatar en Israël.

L'Emir du Qatar Sheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani a rendu une visite secrète en Israël, bien que Doha et Tel Aviv n'entretiennent pas de relations politiques, révèle une vidéo.

La chef du parti israélien Kadima, Tzipi Livni, a accueilli l'Emir et le Premier ministre qatari Sheikh Hamad Bin Jaber Al-Thani pendant la visite.
L'Emir qatari et sa délégation ont également rencontré plusieurs responsables israéliens haut placés.
Parmi les sujets discutés entre Sheikh Hamas et Livni, la signature d'un nouveau contrat d'exportation de gaz et la rédaction de manuels scolaires qatari par des experts israéliens.
Sheikh Hamad aurait souligné l'importance de relations politiques entre les deux côtés.
Livni a informé le Qatar de l'importance de son rôle dans les discussions entre les Arabes et Israël.
Le Qatar et Israël ont une convergence de points de vue au sujet du programme nucléaire de l'Iran. Doha a systématiquement soutenu Tel Aviv contre l'Iran. Le Qatar pourrait également aider Israël dans le cas d'une attaque militaire contre les installations nucléaires iraniennes.
Il est important de noter qu'en avril 2008, Livni, qui était Premier ministre d'Israël, rendait de fréquentes visites au Qatar pour pousser l'Etat arabe à s'opposer au programme nucléaire d'Iran.
AGB/HGH

Source : Press TV

Traduction : MR pour ISM

http://www.ism-france.org/communiques/Visite-secrete-de-l-Emir-du-Qatar-en-Israel-video--article-16517



1 Les brèves

1-1 french.irib : Proche-Orient: Nick Clegg dénonce «le vandalisme délibéré» d'Israël.

Le vice-Premier ministre britannique a traité ce lundi de "vandalisme délibéré" la politique israélienne de colonisation dans les territoires palestiniens qui, a-t-il dit, sabote les efforts visant à créer un Etat palestinien. "Une fois qu'on agit physiquement sur le terrain de manière à rendre impossible ce qui a été accepté depuis des années comme l'objectif final, on commet alors des dégâts considérables", a déclaré à la presse Nick Clegg en faisant allusion aux colonies juives qui font obstacle à la "solution à deux Etats".
"Il s'agit d'un acte de vandalisme délibéré dirigé contre le principe de base sur lequel reposent des années de négociations; et c'est pourquoi nous avons fait part de notre inquiétude en tant que gouvernement avec de plus en plus de fermeté", a dit le n°2 du gouvernement à l'occasion de la visite à Londres du président palestinien Mahmoud Abbas.
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/164278-proche-orient-nick-clegg-d%C3%A9nonce-le-vandalisme-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9-disra%C3%ABl



2 Dossier

2-1Israël déploie une vaste attaque planifiée pour judaïser la Palestine.  

Ahmed Qöoreî, membre du parti palestinien Fatah, a vivement condamné jeudi la colonisation israélienne "illégale et inacceptable", la qualifiant aussi de "crime de guerre" commis en plein mutisme international.
"Israël tente précipitamment de trancher unilatéralement sur l’avenir d’Al-Qods", a indiqué M. Qoreî, ajoutant que l’occupant "fait tout ce qui est en son pouvoir pour isoler la Ville sainte occupée des autres territoires palestiniens". Les autorités d’occupation "veulent annexer la ville par tous les moyens en imposant notamment aux Palestiniens des restrictions et mesures discriminatoires, et en commettant des violations flagrantes du droit international", a-t-il averti. Ce qui se passe à El-Qods actuellement "est une vaste attaque planifiée par Israël pour judaïser les territoires palestiniens", a-t-il dit, dénonçant "un crime de guerre" commis en Palestine. En 2011, l’Union européenne (UE) a dévoilé de nouveaux plans d’extension des colonies israéliennes notamment dans la partie sud d’El-Qods, des projets fermement condamnés par la communauté internationale, mais celle-ci n’a jamais osé prendre la moindre sanction contre Israël pour ces incessantes violations.

Cité par le journal "The Guardian", le rapport de l’UE avait fait la lumière sur un autre projet prévoyant la construction de 14.500 nouvelles colonies dans une zone qui s’étend jusqu’à la partie orientale de la Ville sainte. Les autorités d’occupation ont donné des instructions pour expulser 2300 personnes, en les incitant à quitter cette région, selon le même document. La colonisation israélienne est la principale cause de l’arrêt du processus de paix, suspendu depuis fin septembre 2010. Pour tenter de le relancer, la Jordanie a accueilli trois rencontres israélo-palestiniennes auxquelles ont pris part aussi des représentants du Quartette international pour le Proche Orient. Jusqu’ici, les efforts du Quartette et de la Jordanie qui parraine les discussions, restent vains puisque aucune avancée n’est enregistrée dans cette nouvelle initiative, après l’échec de la médiation américaine dans ce même processus traduite par la démission de l’émissaire George Mitchell.

http://www.echoroukonline.com/fra/international/14235-israel-deploie-une-vaste-attaque-planifiee-pour-judaiser-la-palestine.html


2-2 Ginette Hess Skandrani : C’EST TOUTE LA PALESTINE QUI EST A DECOLONISER

Afin de remettre quelques pendules à l’heure’.

 La Pierre et l’Olivier, réseau de solidarité avec le peuple de Palestine.

 Des gens de tous bords, de gauche comme de droite, politisées ou non, religieux pratiquants ou non, athées, libres-penseurs, commencent à se rendre compte que l’entité sioniste plus agressive et plus suicidaire que jamais, n’a pas sa place dans un Moyen-Orient arabe qui ne demande qu’à se développer plus harmonieusement.

 Le fait de construire un seul Etat démocratique et pluriel entre la Méditerranée et le Jourdain implique forcément le démantèlement de l’Etat juif.

 Un seul Etat démocratique pour tous ceux qui aiment cette terre et veulent la construire ensemble, contre la proposition irréalisable et mensongère dont on nous bassine depuis des années : deux Etats séparés, l'un dominant l'autre, l'un occidentalisé, surarmé et financé

 comme tel et l'autre, riquiqui, parcellisé et intégré dans un monde  arabe divisé.

 * Un seul Etat pour tous les habitants, de la Méditerranée au Jourdain :

 Il me semble, qu'après quatre guerre, deux Intifada, des milliers de massacres, des centaines de milliers de déportations, des milliers de  maisons et de champs détruits, des dizaines de milliers de prisonniers  dans les geôles israéliennes, plusieurs négociations/

 manipulations, baptisées pompeusement "conférences pour la paix", Gaza massacrée et toujours bloquée, il n'y a plus d'illusions à se faire ... tout a lamentablement échoué.

 L'état palestinien, si souvent évoqué et prôné par tous ceux qui veulent faire perdurer la séparation ethnique sur cette terre, se fait  toujours attendre. La résistance continue toujours et plus forte que  jamais et le peuple palestinien se relève à chaque fois que quelques

 Ames  bien pensantes veulent lui faire baisser la tête en lui faisant  miroiter une petite parcelle de terre octroyée généreusement par  l’occupant alors que c’est toute la terre de la Palestine ancestrale  qui lui appartient.

 Ce peuple, qui n'a jamais baissé les bras,  a fait la fierté de toutes les causes et de tous les mouvements de résistance de cette planète.  Il sait bien que sa cause est juste et qu'il finira bien par regagner  sa terre, son histoire et son identité.

 En cette année 2010, nous savons tous qu'il ne se présente d'autre solution en Palestine occupée, que celle d'un état unique pour tous ses habitants, état pluriel, multiethnique, multiculturel et démocratique avec des droits et des devoirs partagés par tous ses

 habitants -de la Méditerranée au Jourdain- quelle que soit leur religion, leur appartenance idéologique, ethnique ou politique.

 * La Proposition malhonnête et trompeuse de deux Etats séparés :

 - Dont l'un, l'Israël détiendrait 80% des terres en continu, maintiendrait les colonies de peuplement, les routes de contournement des villages, le mur de la honte, soutenu financièrement par tout  l'occident, et continuerait à posséder en grande quantité des armes de destruction massive prenant en otage tous les peuples de la région .

 - Et, l'autre, le Palestinien avec 20 % (moins le  mur, les colonies et les routes de contournement, ce qui l'amène à 18 %), désarmé, morcelé, parcellisé, sans aucun débouché vers l'extérieur, désarmé et esclavagisé par son  voisin, séparé de Gaza bloqué … ne me semble pas viable.

 PALESTINE : Un petit peu d'histoire

 pour nous remémorer l'origine contemporaine du conflit.

 La résolution 181, votée le 29 novembre 1947 par  l'Assemblée générale de la toute jeune ONU instaure la  partition de la Palestine par :

 - 33 votes pour, dont celui des Etats-Unis, de l'Union soviétique et de la France,

 - 13 contre

 - et 10 abstentions, dont celle du Royaume-Uni.

 C'est cette résolution imposée par les grandes puissances de l'époque qui porte la responsabilité de la Nakba (désastre palestinien) et de la majorité des problèmes du Moyen-Orient.

 Il faut rappeler qu'à cette époque, une grande partie des peuples de la planète, dont les peuples arabes, n'étaient pas souverains et n'avaient donc pas voix au chapitre. Toutes les manœuvres et pressions exercées par les grandes puissances occidentales auront été bonnes pour obtenir la majorité requise des deux tiers.

 La résolution 181 crée :

 ° Un Etat juif sur 56, 47 % de la Palestine pour 498 000 Juifs.

 ° Un Etat arabe sur 43,53 % du territoire pour 807 000 Palestiniens et 10 000 juifs, un état qui n'a jamais existé.

 ° Un régime de tutelle internationale pour Jérusalem avec 105 000 Palestiniens et 100 000 juifs.

 Cette résolution jugée illégale et illégitime a toujours été dénoncée par l'ensemble du Monde arabe car :

 ° Le peuple le plus concerné par ce vote, le peuple palestinien, peuple autochtone dans toutes ses composantes, n'a jamais été consulté sur le partage de  sa terre ancestrale.

 ° Le Monde arabe étant encore largement colonisé et ne pouvait donc s'exprimer officiellement, alors qu'il était tout autant concerné par le devenir de cette région, n'a pu prendre part au vote.

 ° Et surtout l'ONU a outrepassé son rôle en créant artificiellement un Etat sur la terre d'un peuple qui  s'y accrochait désespérément et continue encore aujourd'hui à s'y accrocher, avec le même désespoir.

 Le mandat britannique a pris fin la 14 mai 1948 et le lendemain, les sionistes ont proclamé unilatéralement l'Etat d'Israël.

 En quelques jours les Palestiniens sont devenus minorité au sein d'une entité étrangère, sans changer de lieu, sans avoir été consultés.

 La fin du mandat colonial britannique annonçait leur aliénation existentielle. Comment auraient-ils pu accepter passivement ce hold-up ?

 Déjà avant mai 1948, les persécutions anti-palestiniennes , marquées par le massacre de Deir Yassine dans la nuit du 9 au 10 avril où l'Irgoun de Beghin et le groupe Stern de Shamir massacrèrent plus de 300 civils endormis, entraînant la fuite d'environ 300 000 personnes, sans qu'aucun pays Arabe ne proteste.

 380 villages furent, comme Deir-Yassine, rayés définitivement de la carte.

 Après une tentative de trêve marquée par l'assassinat du médiateur de l'ONU, le Comte Bernadotte, par le groupe Stern, la première guerre Israélo-arabe consacrait la victoire

 d'Israël, les pays arabes préférant signer des armistices séparés en n'acceptant que des frontières de fait.

 La défaite arabe a permis à l'Etat juif de s'agrandir et a redessiné une nouvelle configuration de la  Palestine :

 - L'état d'Israël avec 12 % de Palestiniens restés sur place ;

 - Une Palestine sous influence égyptienne (la Bande de Gaza)

 - Une Palestine annexée à la Transjordanie dans le  royaume hachémite de Jordanie ( la Cisjordanie) .

 Ces deux morceaux de Palestine s'appelleront dorénavant et durant de nombreuses années "Territoires occupés".

 La Palestine ancestrale a été atomisée, ses habitants exilés sur leurs propres terres, dotés du statut de réfugiés, assistés par l'UNRWA (organisme d'assistance des Nation Unies pour les réfugiés), parqués dans des camps concentrationnaires à Gaza ou en Cisjordanie qui en accueillent près de

700 000.

 Dès lors, on distingue les Palestiniens de l'intérieur ceux des territoires occupés en 48, ceux des territoires occupés en 67 et ceux de l'extérieur (les réfugiés, auxquels on peut ajouter la diaspora disséminée dans le Monde arabe, en Europe,  aux USA ou ailleurs).

 Le 11 mai 1949 Israël est admis au sein de l'ONU et est  à ce jour, le seul Etat devenu membre sans avoir eu à déposer une carte de ses frontières. Il contrôle environ 80 % de la Palestine et rejette immédiatement  l'internationalisation de Jérusalem votée par l'ONU le 29 novembre 1949.

 Dans le même temps, en application de la "loi du retour", les Juifs, n'ayant jamais eu aucune attache avec cette terre, qui s'installent sont automatiquement naturalisés, alors que les "réfugiés" (nouveau nom des Palestiniens) qui y sont nés n'ont pas le droit d'y revenir.

 Les Palestiniens n'ont jamais accepté cet état des  lieux et ont toujours organisé la résistance à l'occupation avec obstination et détermination par des actions fortes et spectaculaires selon les  conjonctures.

 Si nous voulons nous engager sur la proposition d'un seul Etat démocratique sur la terre historique de  Palestine, il faut avant tout dire que nous soutenions ceux qui veulent décoloniser toute la Palestine et  donc démanteler les structures d'Israël afin de reconstruire ensemble un nouvel état.

 Il faudra aussi nous poser des questions sur le démantèlement des colonies et de ces horribles routes de contournement qui zigzaguent entre les champs, les villages et les maisons palestiniennes. Et ne parlons pas de ce mur barbare, qui nous rappelle, à nous autres Européens de si sinistres souvenirs et qui doit être détruit comme l'a été celui de Berlin.  Et ne pas oublier Gaza qui est toujours sous un embargo criminel et séparé du reste de la Palestine.

 * La résistance palestinienne

 Cette résistance a toujours existé. Mais elle ne n'apparaissait pas dans nos lucarnes, puisque le peuple palestinien était nié dans son existence, donc sa résistance ne pouvait qu'être traitée d'inexistante et forcément de terroriste.

  L'Intifada de 1987, et le soulèvement de l'ensemble de la population, les enfants lanceurs de pierres, les femmes largement engagées dans l'autosuffisance alimentaire, les familles boycottant les produits israéliens, organisant les entraides, les grands-mères et grands pères soutenant l'infrastructure de la  résistance ont donné une autre image de ce peuple spolié depuis si longtemps.

 Les accords d'Oslo, comme tous ceux qui ont suivi, y compris l'arlésienne de Genève, que nous n'avions pas soutenue, ont été une énième tentative de soumettre la résistance.

 L'Intifada Al Aqsa en l’an 2000 a été certainement plus organisée et différente.

 La résistance prend aujourd'hui plusieurs formes. Nous devons la soutenir globalement et dans toutes ses composantes, car elle est juste. Et résister à l'occupant est non seulement un droit mais également  un devoir.

 Nous comprenons fort bien que les attaques-kamikazes ont pu choquer quelques-uns, mais elles ne sont certainement pas plus choquantes que les F16, les missiles envoyés dans les maisons ou l'assassinat de Cheikh Yassine dans sa chaise roulante.

 Nous n'avons pas à critiquer la forme de résistance que choisissent les Palestiniens et surtout pas à accepter qu'elle soit traitée de terroriste

 * Les réfugiés palestiniens

 Intervenir pour un Etat unique en Palestine implique forcément d'exiger le droit au retour de tous les réfugiés. La résolution 194 adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 11 décembre 1948 spécifie dans son paragraphe 11 : "Il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, que des indemnités doivent être payées au titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers  ou pour tout bien perdu et  endommagé".

 Cette résolution pourtant acceptée par Israël comme condition pour pouvoir accéder à l'ONU n'a jamais été appliquée. Encore aujourd'hui, après 62 ans d'errances des réfugiés et plusieurs guerres subies par le peuple palestinien, l'Etat juif refuse toujours d'en discuter. C’est également une des raisons pour laquelle la Communauté  internationale doit exiger des comptes et demander à l’entité sioniste  d’honorer ses engagements passés ou bien exiger que cet Etat quitte l’ONU, comme cela l’a été demandé à d’autres pays.

 Actuellement, selon l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) organisation crée en 1949, les réfugiés Palestiniens et leurs descendants sont au nombre, de l'ordre de trois millions et demi de personnes dont 30 % vivent dans des camps. Le sort de ces réfugiés constitue depuis plus d'un demi-siècle le plus grand problème humanitaire jamais résolu, la honte des Nations Unie et de la Communauté internationale et surtout un problème de sécurité majeure, ayant eu des répercussions régionales énormes et jouant un  rôle central pour la paix dans le Moyen-Orient. Ce problème s'est encore accentué depuis la colonisation de l'Irak, vu que les Palestiniens qui s'étaient intégrés dans la population irakienne ont été ramenés dans des camps et vivent, sous domination US, dans le plus complet dénuement.

 * Le désarmement de l’entité sioniste devient urgent

 N'oublions pas qu'Israël possède des armes de destruction massive. L'armement nucléaire israélien a été dénoncé dès 1986 par l' ingénieur israélien Mordechaï Vanunu, dans le "Sunday Times" des 5 et 12 octobre  1986.

 Cet acte courageux l'a fait croupir, durant 18 longues années en prison et au secret. Secret qui continue toujours après sa libération, car il est toujours en résidence surveillée et ne peut communiquer avec personne. Ce courageux ingénieur en paie encore le prix aujourd’hui.

 C'est dans le complexe nucléaire de Dimona, planqué dans le désert du Neguev, ayant plusieurs étages souterrains qu'Israël a produit une  centaine d'ogives nucléaires. Ces ogives ont certainement quadruplé depuis lors puisque personne, ni dans la région, ni parmi les "pays qui veulent donner des leçons au peuple iranien" ne s'en est inquiété.

 Le silence officiel, la protection des autres puissances nucléaires, le barrage des informations reste à ce jour total.

 L'usine est cachée dans le désert et produit des ogives nucléaires depuis 1966. Entre-temps, elle a certainement, d'après certain articles échappés dans une certaine presse israélienne, fabriqué des armes thermonucléaires d'une capacité suffisante pour détruire des

 villes entières. Nous savons aussi que l'armée israélienne utilise ponctuellement des gaz qui auraient des effets sur le système nerveux pour les personnes qui les inhalent. Accusation sur laquelle s'était fondé un journaliste de France culture pour mener une enquête dans la Bande de Gaza. Nous avions déjà, lors d'un voyage en Palestine été confronté à ce genre de gaz qui pue comme des œufs pourris et est d'une couleur jaunâtre très bizarre. Ce ne sont certainement pas des gaz lacrymaux que nous connaissons bien, pour en avoir profité lors des manifestations. Les Palestiniens nous disaient que ce gaz faisait avorter les femmes enceintes et était responsable de l'étouffement des personnes âgées ou de ceux qui avaient des problèmes respiratoires.

 Ce sont quelques bases sur lesquelles nous avons créé l'association " La Pierre et L'Olivier "en 1990 et nous n'avons jamais transigé sur ces principes. Nous n'avons pas soutenu les accords d'Oslo ni aucun des suivants, car nous sommes restés fidèles aux propositions de la charte de l'OLP : " Un Etat laïc et démocratique sur toute la terre de Palestine". Pour nous, cette charte n'a jamais été jugée caduque et  reste toujours d'actualité.

 Nous savons que nous ne pourrons jamais renier ce que nous avons toujours défendu jusqu'à aujourd'hui.  Nous ne comprendrons jamais, comment certaines associations et organisations se mobilisent pour la multi-culturalité en France et en Europe et exigent la séparation ethnique en Palestine.

Ginette Hess Skandrani

 Juin 2010


2-3 Lorientlejour :Eau : Un rapport français dénonçant la politique d’"apartheid" menée par Israël suscite un tollé à Tel Aviv.

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  
La publication d'un rapport parlementaire français dénonçant en des termes dures la politique israélienne de gestion de l'eau en Cisjordanie, suscite la polémique en Israël. Polémique autour de la teneur du rapport, mais polémique, aussi, en raison du fait que les officiels israéliens aient trop longtemps ignoré l’existence et la publication de ce rapport. Un gros ratage diplomatique en somme, que le Haaretz rapporte aujourd'hui.
Ce rapport sur "La géopolitique de l'eau", produit par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française a été publié le 13 décembre dernier. Le problème porte sur un encadré de ce rapport, issu d'une mission d'information parlementaire présidée par le député UMP (parti présidentiel) Lionnel Luca et dont le rapporteur est le député socialiste Jean Glavany, intitulé : "L'eau, révélatrice d'un nouvel apartheid au Moyen Orient". Dans cet encadré, l'on peut lire que "la Palestine n'est pas l'Afrique du Sud et les années 2010 ne sont pas celles d'avant 1990" mais qu'"il est des mots et des symboles qui, par leur force, peuvent avoir une vertu pédagogique".
"Tout démontre, même si bien peu nombreux sont ceux qui osent employer le mot, que le Moyen Orient est le théâtre d’un nouvel apartheid (...) L'eau est devenue au Moyen Orient bien plus qu'une ressource: c'est une arme. Pour comprendre la nature de cette +arme+ au service de ce +nouvel apartheid+, il faut savoir, par exemple, que les 450.000 colons israéliens en Cisjordanie utilisent plus d’eau que 2,3 millions de Palestiniens", est-il encore écrit. "La priorité est donnée aux colons en cas de sécheresse en infraction au droit international", ajoute le texte.
Or, l’ambassade d'Israël à Paris est complètement passée à côté de ce rapport, rapporte le Haaretz, en conséquence de quoi aucun démenti officiel israélien ou correction ne lui a été apporté, ce qui constitue "une grave faille diplomatique", affirment des diplomates israéliens. "Ce rapport a causé des problèmes diplomatiques et a sérieusement endommagé l'image d'Israël en France", affirme au quotidien israélien un haut responsable dont le nom n’a pas été révélé.
La commission parlementaire française avait demandé à M. Glavany, ancien ministre de l’Agriculture dans le gouvernement de Lionel Jospin et ancien chef de cabinet de l’ancien président François Mitterrand, d'établir un rapport sur la géopolitique de l’eau dans les zones de confrontations dans le monde. Dans ce cadre, M. Glavany a effectué, en mai dernier, une visite en Israël et dans les Territoires palestiniens. Visite pendant laquelle il a rencontré plusieurs hauts responsables du gouvernement, y compris le ministre de l’Energie et de l’Eau, Uzi Landau et le directeur de l’Autorité de l'Eau en Israël, Uri Shani.

Le ministère israélien des Affaires étrangères et l’ambassade d’Israël à Paris étaient au courant de cette visite et savaient que M. Glavany prévoyait d’écrire un rapport sur le sujet, note le quotidien israélien. Mais l’ambassadeur d’Israël en France Yossi Gal n’a assuré aucun suivi de cette affaire, poursuit le Haaretz.

L’ambassade d'Israël n'a pris connaissance du rapport que plusieurs jours après sa publication sur le site web du parlement français, et ce uniquement après avoir été informé de l'existence du document par le bureau du ministère européen des Affaires étrangères à Jérusalem.


"Les +puits+ forés spontanément par les Palestiniens en Cisjordanie sont systématiquement détruits par l’armée israélienne ; à Gaza les réserves d’eau ont été prises pour cible en 2008-2009 par les bombardements", accuse encore le rapport. "On peut citer plusieurs exemples de stations d’épuration programmées par le ministère palestinien de l’Eau et qui sont +bloquées+ par l’administration israélienne", affirme également le document.
"Israël conduit une politique d’expansion territoriale tendant à s’approprier les ressources en eau", souligne aussile rapport qui ajoute : "La politique d’expansion se traduit ensuite par la construction du mur de séparation de façon décalée par rapport à la ligne verte (zone tampon à l’ouest de l’aquifère est) qui prolonge une politique systématique de limitation des prélèvements palestiniens afin que les eaux continuent leur écoulement vers l’ouest. Le mur de séparation construit par l’Etat hébreu dans les Territoires palestiniens permet également de contrôler l’accès aux eaux souterraines".
Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor a accusé M. Glavani d'avoir ajouté, à la dernière minute, des termes jugés extrêmes dans son rapport, sans avoir consulté les autres membres de la commission. "Ces propos inacceptables ont surpris ses collègues, qui ont été choqués de trouver ces termes dans la version finale publiée", affirme M. Palmor. Le rapport relève d'une "propagande vicieuse", accuse encore le responsable israélien, qui affirme que son auteur "a omis de nombreux faits et a agi avec une subjectivité flagrante".

En 2008, l'ONG israélienne B'Tselem avait établi que la consommation quotidienne d'eau des Palestiniens en Cisjordanie variait entre 37 et 73 litres, contre 211 litres à 242 litres pour les Israéliens.

L'année suivante, Amnesty International affirmait que la politique israélienne discriminatoire envers les Palestiniens des territoires occupés est la cause essentielle de la disparité frappante entre Palestiniens et Israéliens en matière d’accès à l’eau. La consommation d’eau des Palestiniens atteint à peine 70 litres par personne et par jour, soit une quantité bien inférieure aux 100 litres minimum par personne recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), poursuivait l'ONG.
http://www.lorientlejour.com//news/article.php?id=740661


2-4Sameh A. Habeeb : L'autre guerre psychologique contre Gaza.

La punition israélienne continue. C'est de fait une politique sans fin. La punition dont je parle n'est pas le siège imposé depuis plus de 5 ans. Ce n'est pas l'attaque de 2008-2009, qui a tué plus de 1400 civils. Même pas l'humiliation subie au passage frontalier d'Erez entre Gaza et Israël, où le renseignement israélien a essayé de recruter des espions parmi les malades palestiniens, ni les attaques constantes. C'est plutôt la guerre psychologique cachée qu'Israël mène contre nous depuis plus de dix ans.


Depuis qu'a éclaté la deuxième Intifada en 2000, Israël a commencé à se servir de ses machines de guerre lourdes. La population de Gaza, et aussi celle de Cisjordanie , sont exposées à ces engins militaires. L'exposition a tristement pour conséquence que la population a fini par s'habituer aux bombardements, aux invasions et aux attaques constantes. Même les enfants se sont adaptés. Personne cependant ne s'est habitué aux drones, ces petits avions télécommandés contrôlés par ordinateur depuis Israël dont les Israéliens se servent pour surveiller la Bande de Gaza "pour des raisons de sécurité".

L'un des problèmes avec les drones est leur bourdonnement bruyant. Depuis 10 ans, le bourdonnement fait partie de la vie à Gaza. Ils survolent la Bande 24h par jour. Beaucoup de gens ont du mal à dormir tranquillement. Le bruit s'infiltre partout, même quand vous fermez les fenêtres pour dormir. Quand la nuit tombe et que les rues sont calmes, le bruit est encore plus fort. Certains lecteurs pourraient rétorquer que c'est normal, mais ça ne l'est pas. Il n'est pas humain qu'une population vive dans une terreur constante qui peut rendre fou. Certes, Gaza souffre de tant d'autres maux que le bruit des drones peut sembler "normal". Rien n'est normal, en réalité. Les drones sont juste un autre aspect des très nombreux maux et traumatismes qui touchent les enfants de Gaza et qui ajoutent à leurs souffrances.

Jamila Zaqoot, 21 ans, est étudiant à l'université de Gaza. Comme beaucoup d'autres étudiants, elle a beaucoup de difficultés à trouver du calme pour étudier. Après l'université, Jamila aide sa mère aux tâches ménagères, et elle se prépare à étudier ensuite, habituellement vers 20h.

"J'ai beaucoup de mal à étudier et à me concentrer. Le bruit des drones m'accompagne pendant que je travaille. C'est vraiment un problème. Je lis à haute voix pour couvrir le son. Imagine combien c'est perturbant, ce bruit permanent, 'zzzzzzz zzzzzzz zzzzzzz". Je l'appelle même 'Zananana'", dit Jamila.

Le drone est une arme israélienne efficace. Outre la surveillance du ciel de Gaza 24h par jour, 7 jours sur 7, il est utilisé d'un point de vue militaire dans des attaques légères par missiles pour des missions "spéciales". Israël s'en est souvent servi pour des assassinats ciblés. Beaucoup des dirigeants des factions de la résistance palestinienne luttant pour la liberté ont été tués par des attaques de drones. Des civils aussi ont été tués. Il y a deux mois, un médecin et son fils de 4 ans ont été tués par un drone. Ils étaient à moto lorsque la machine à tuer a frappé, les tuant tous les deux sur le coup. Israëla bien sûr déclaré que c'était une mesure de sécurité, et la communauté internationale a ignoré les assassinats.

En plus de l'irritation provoquée par le bruit, les drones sont un obstacle lorsque les familles essaient de passer du temps ensemble. Elles ne peuvent pas regarder des vidéos familiales ni même écouter les informations. Quand un drone survole un secteur, la télévision numérique par satellite est brouillée. En conséquence, les images de 90% des chaines de télévision sont floues et très peu ne sont pas touchées par le phénomène.

Ahmad al-Safedi, 45 ans, tient un magasin de satellites à Gaza. J'ai discuté avec lui de l'effet des drones. Il n'a pas d'interprétation scientifique du brouillage. Selon lui, le problème est apparu il y a 10 ans, lorsque l'armée israélienne a commencé à surveiller l'espace aérien de Gaza avec ces drones. Beaucoup de gens, dit-il, se plaignent du problème qui perturbe leur temps de détente en famille.

Al Safedi ajoute, "C'est vraiment pénible et irritant d'être distrait pendant que vous regardez un film, les informations ou une série-TV. Le drone ne cesse de couper le signal des satellites, en particulier celui de Nile Sat (un satellite égyptien qui comporte plus de 500 chaines). Vous regardez quelque chose qui vous plaît, et l'image disparaît. La diffusion reprend 2 minutes plus tard, puis s'interrompt à nouveau. La plupart des chaines de TV européennes ne sont pas touchées par les drones, mais peu de gens les regardent."

Les premiers drones étaient de fabrication américaine, mais au fil des ans,Israël a développé ses propres modèles. Ils sont maintenant vendus dans le monde entier. Les drones violent le droit international, que de toutes façonsIsraël viole constamment. Ils violent la souveraineté palestinienne. Bien qu'Israël se soit retiré de Gaza après avoir dégagé les 8000 colons qui occupaient 50% du sol de Gaza, en 2005, il continue de maintenir son contrôle grâce aux drones et l'occupation israélienne sur Gaza continue.

Motasim Dallol, 32 ans, étudiant palestinien qui est arrivé à Londres dernièrement, ressent la différence. Il vit dans un quartier calme de Londres, d'où les drones sont absents. Il dit que le ciel de Londres, sans drone, est comme le paradis.

Faudra-t-il que les occidentaux soient terrorisés par le bourdonnement des drones pour qu'ils se réveillent et réalisent l'impact que ces armes inhumaines ont sur l'humanité ?

Source : Pal Telegraph

Traduction : MR pour ISM

vidéo http://www.youtube.com/watch?v=xnHHSOJGvbk

Sameh A. Habeeb

http://www.ism-france.org/temoignages/L-autre-guerre-psychologique-contre-Gaza-article-16515


2-5 Atallah Hanna: le ciblage de la Syrie vise à démembrer la nation arabe en prélude à la liquidation de la cause palestinienne.  

Al-Qods occupée /

L'Archevêque Atallah Hanna, métropolite de la Sébaste des Grecs-Orthodoxes, a affirmé que le ciblage de la Syrie relève d'un plan américano-sioniste, exécuté avec une assistance des parties régionales, visant toute la région arabe, y compris la Palestine.
"Ils croyaient qu'affaiblir la Syrie leur permet de liquide la cause palestinienne", s'est exclamé l'Archevêque Hanna, dans un entretien téléphonique avec la télévision syrienne, assurant que le peuple palestinien, dans sa majorité, se solidarise avec la Syrie "qu'il aime désormais davantage en réalisant qu'elle paye aujourd'hui la facture de ce qu'elle avait donné pour la Palestine et les causes arabes", a-t-il précisé, affirmant que le peuple palestinien espère que la Syrie restera le pays fort et ferme qui soutient la cause palestinienne, "étant en effet le seul pays arabe qui avait ouvert les portes à nombre de factions palestiniennes, et la seule à prendre une position déclarée à l'égard du blocus de Gaza, de l'agression israélienne contre le Liban et des mesures de judaïsation d'al-Qods et des lieux sacrés".
L'Archevêque Hanna a proclamé sa solidarité avec la Syrie qu'il a qualifiée "le chaud foyer du nationalisme arabe, dont la capitale, Damas, représente la capitale spirituel de l'idéologie nationaliste arabe", exprimant l'espoir de voir "la Syrie renouvelée" dont avait parlé le président Bachar al-Assad, "L'Etat civil, démocratique, civilisé, sûr, stable, attaché aux constantes nationales et patriotiques".
Il a salué dans ce sens le peuple de Syrie "qui a fait preuve, durant cette crise, de sens élevé de conscience et d'attachement aux valeurs humaines, patriotiques et arabes", exprimant son émotion devant l'image du rassemblement des hommes de religion musulmans et chrétiens dans l'église de la Croix à Damas pour prier ensembles pour les âmes des martyrs.
L'Archevêque Hanna a fait savoir que le peuple palestinien avait cessé de suivre les chaînes de télévision qui répandent les mensonges et les mystifications sur la Syrie, soulignant que durant les dix mois derniers, ces chaînes s'étaient mobilisées pour couvrir les événements sur la scène arabe tout en faisant le back-out sur ce qui se passe dans la ville saintes d'al-Qods où les autorités d'occupation poursuivaient le vol des biens fonciers et des Waqfs de la ville, l'expulsion de ses habitants et les agressions contre les quartier arabes.
L'Archevêque Hanna a enfin appelé les intellectuels et les hommes de pensée, soucieux de l'intérêt de la nation arabe, à se tenir aux côtés de la Syrie face au terrorisme organisé et au complot dont elle fait face, et exhorté le peuple de Syrie à se cramponner à son unité et à bannir la sédition et ses colporteurs.

15/01/2012

http://www.sana.sy/fra/55/2012/01/15/394396.htm


2-6  Pam Bailey : "Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous".

Chers amis, je vous recommande un très beau témoignage de prisonniers palestiniens libérés,  : m-a  

Pam Bailey : La prison les sépare, la libération les réunit à Gaza

 

Le 19 décembre, le second groupe de prisonniers palestiniens faisant partie de l'échange avec le soldat israélien capturé doit être libéré. 550 hommes pourront enfin goûter à la liberté après des années - des décennies pour certains - derrière les barreaux. Leurs histoires seront certainement semblables à celles des 447 libérés en octobre. Les autorités carcérales israéliennes ont pratiquement tout fait pour effacer l'ancrage des détenus à la réalité et à leur culture, à leurs familles et à leurs compagnons de détention - par les interdictions de visites pendant plusieurs mois d'affilée, les changements répétés de prison pour parasiter toute nouvelle amitié, l'isolement solitaire, des années durant. Certains prisonniers n'ont pas supporté. Un prisonnier libéré que j'ai rencontré pendant ma récente visite à Gaza est resté en isolement pendant 15 ans ; il semble incapable de soutenir une conversation, et se parle tout seul, doucement, sans interruption

 

"Nous vivions en prison, oui. Mais la prison ne vivait pas en nous."

La vie en prison vous renforce," dit-il. "Quand vous êtes en grève de la faim, et sans nourriture jour après jour, vous trouvez des capacités et une force que vous ignoriez avoir. Quand il s'agit de défendre notre identité même et notre culture, Israël ne sera jamais plus fort que nous."

[…]

"Le plus grand défi, c'est d'être capable de résister soi-même, de vaincre ce désir de liberté et de votre famille, qui vous rend faible et vous donne envie d'abandonner," dit-il. "J'ai cherché des manières, même petites, de réaffirmer mon propre sentiment d'identité et de contrôle. Il y a toujours un moyen, même s'il est insignifiant. Par exemple, lorsque les gardiens ont interdit de fumer pendant que nous attendions nos familles les jours de visite, j'ai décidé d'arrêter de fumer. J'ai cessé ce jour là, pour que mon ennemi ne gagne pas."

[…]

Ce que leur réserve l'avenir est encore incertain, et ils reconnaissent que ce ne sera pas un ajustement facile. Ils ont été accueillis avec les 131 autres prisonniers "déportés" à Gaza, avec force célébrations pour "le retour des héros". L'administration Hamas à Gaza a aidé les prisonniers libérés en leur trouvant et en leur payant un logement. Mais Abu Sfeir compare cette première étape de transition à une "fête". Une fois l'attention retombée, le travail difficile va commencer.
"Je veux passer mon baccalauréat, trouver du travail, fonder une famille," dit Abu Seir. "Mais mes compagnons restés en prison [dont il reste plus de 5000] resteront dans mon esprit à jamais. J'ai essentiellement été élevé et éduqué par certains d'entre eux. Nous n'aurons pas de repos tant qu'ils ne seront pas libres eux aussi »

Pam Bailey

Article intégral sur  : http://www.ism-france.org/temoignages/La-prison-les-separe-la-liberation-les-reunit-a-Gaza-article-16413



3 Déclaration, courrier des lecteurs& témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Angela Lano : Voyage au cœur de Gaza, en partie reconstruite, toujours sous blocus.

Les « Printemps des Libertés ». C’est sous ce slogan qu’une délégation parlementaire internationale est arrivée le lundi 21 novembre dans la Bande de Gaza pour entamer une tournée qui a pris fin le 24 novembre 2011.

7 décembre 2011

Les habitants de Gaza ont partiellement reconstruit leurs habitations détruites par l’agression israélienne de 2008/2009 en utilisant un composé de sable et d’argile qui, mélangé à de l’eau et à un peu de paille peut se transformer en briques après séchage au soleil (Photo : BBC).

Outre la délégation, il y avait une forte présence de députés et sénateurs de l’Amérique Latine à savoir du Chili, du Pérou, du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay, du Paraguay et de l’Equateur (dont quelques futurs candidats pour les prochaines présidentielles). Certains d’entre eux étaient des représentants du Marché Commun du Sud (Mercosur) et du Parlement Andin.

Ce fut donc l’occasion pour ces parlementaires latino-américains d’exprimer leur soutien à la population de Gaza et aux autorités politiques. Ils ont également manifesté leur intérêt à suivre de « plus près » la situation que vit la Bande, en particulier, et toute la Palestine, en général.

Les invités de Gaza ont été accueillis par le premier ministre de Gaza, Ismail Haniyah et le ministre des affaires étrangères Mahmoud Az-Zahaar.

Vingt-quatre heures après l’arrivée de la délégation, soit le 22 novembre, une conférence de presse a eu lieu au siège du Parlement de Gaza. A cette occasion, Ismail Haniyah a qualifié la visite de la délégation internationale et des sud-américains comme « un moment exceptionnel pour notre lutte », en ajoutant : « Le peuple palestinien apprécie votre engagement et vous fait part de sa plus grande gratitude ».

Il a poursuivi : « Votre présence parmi nous n’offre qu’une seule lecture : c’est qu’Israël est en train de vivre une situation d’isolement politique international. Il y a trois aspects fondamentaux que nous devons aborder sur le plan international. Premièrement, il y a une nécessité de comprendre que la ’Cause Palestinienne’ n’est pas seulement une question humanitaire, mais également politique. Nous voulons la libération de la totalité de la Palestine historique, Jérusalem comme capitale, le droit au retour de tous ses enfants, et bien évidemment, la libération des 7000 prisonniers encore détenus dans les prisons israéliennes. A part cela, nous ne voyons aucune autre solution au conflit ».

« Deuxièmement, il est important de parler du blocus imposé à Gaza. En nous enfermant à l’intérieur de la Bande, l’occupation sioniste avait prétexté la capture du soldat Gilad Shalit. Maintenant qu’il a été libéré, toutes les excuses pour continuer d’assiéger Gaza sont nulles et non avenues ».

« Ceci m’amène à souligner un point fort important et pour lequel on devrait faire pression sur Israël. Il s’agit du Rapport Goldstone sur les crimes israéliens commis durant l’Opération Plomb Durci. Les conclusions de ce rapport ne doivent pas être négligées, au contraire, et les responsables sionistes doivent être poursuivis en justice pour crimes de guerre. Ils ont assez fui la justice comme ça. »

« Et il demeure un quatrième aspect essentiel qui est la reconstruction de la Bande de Gaza, où l’entrée des matériaux de construction est toujours interdite. »

Lors d’une autre rencontre tenue le 21 novembre dans le palais du gouvernement en l’honneur de la délégation sud-américaine, le premier ministre de Gaza a réitéré et a exprimé sa gratitude et son estime aux représentants des sept pays latino-américains qui, en décidant se rendre à Gaza, ils ont dû effectuer un très long périple.

Dans ce contexte, Haniyah a tenu à rappeler que cette partie du monde a ouvert ses bras, depuis 1948, aux réfugiés palestiniens. « Des millions de palestiniens et leurs descendants vivent depuis 63 ans en dehors de leur terre, de la Palestine ». Et d’ajouter : « Nous vivons depuis 63 ans sous l’occupation et la torture. Depuis le début de l’oppression, les Israéliens nous ont entraînés dans des guerres, ils ont construit le Mur de l’Apartheid, ils ont assiégé et empoisonné le Président Yasser Arafat dans son quartier général de la Mouqata’a. Ils sont en train de judaïser Jérusalem, ils ont imposé un blocus illégal sur la Bande de Gaza, ils ont emprisonné des milliers de Palestiniens et au cours de l’hiver 2008-2009, ils ont lancé une guerre contre Gaza qui n’a engendré que destruction, blessures et mort. »

« La vérité est, par conséquent, évidente : Israël ne veut pas la paix et est en constante quête de conflits. C’est pourquoi, nous estimons que la visite de cette imposante et valeureuse délégation est la démonstration concrète que la situation tourne en notre faveur et qu’il est grand temps de s’opposer aux politiques israéliennes. »

Evoquant son parti, Haniyah explique : « Le mouvement du Hamas lutte contre l’occupation. Chaque pays occupé a le droit de se libérer et de combattre pour arracher sa propre liberté. Et ce que je dis n’est pas nouveau puisque ce droit est même établi par les conventions internationales et par le Conseil de Sécurité de l’ONU. »

Le premier ministre n’a pas manqué de préciser la nature du conflit en soulignant : « Le problème existant oppose occupants et occupés. Le problème est Israël et non pas les hébreux. Nous n’avons aucune animosité envers les hébreux, mais plutôt contre ceux qui ont occupé notre terre. La preuve, durant toutes ces années, nous avons reçu la visite de plusieurs individus hébreux et antisionistes qui tenaient à nous faire part de leur solidarité et de leur soutien au peuple palestinien. Ceux-là sont les bienvenus. »

Il a ajouté : « Le Hamas appelle à la démocratie et croit aux élections libres, et c’est pourquoi, le peuple palestinien a donné sa confiance totale au parti en 2006. A cette époque, les gouvernements occidentaux avaient demandé au mouvement islamique de ’’respecter la démocratie’’, mais lorsque la victoire a été du côté de notre mouvement, ce sont ces mêmes occidentaux qui ont refusé de respecter et de reconnaître les résultats des élections. Ils ont donc décidé de nous punir collectivement en nous assiégeant. Montrez-moi n’importe quelle partie du monde où la population subit un blocus marin, terrestre et même par le ciel. Et pour finir, ils ont déclenché une guerre pour punir la population, comme ils ont puni tous les pays qui entretiennent des relations avec nous. »

Dossier prisonniers

L’agenda de la délégation internationale avait également prévu une visite importante au Centre des Prisonniers de Gaza. La conférence tenue ce jour a été ouverte par Ramy Abdou, représentant de l’European Campaign to end the siege on Gaza (organe ayant pris l’initiative d’organiser la caravane internationale), et la députée chilienne d’origine palestinienne Marcela Constanza Sabat Fernandez.

 ?Etaient présents de nombreux prisonniers, dont certains récemment libérés lors de l’accord d’échange conclu avec Israël (Shalit contre 1100 détenus politiques). A cette occasion, Abdelaziz Amro et Samar Sbeh, une jeune maman, ont pris la parole pour raconter leur propre vécu dans les prisons. Amro a expliqué qu’il avait été condamné à 700 ans de prison. Détenu en 2004, il a été torturé avec des produits chimiques dont les séquelles se font sentir aujourd’hui où son état de santé s’est détérioré. Il affirme : « N’importe quel Palestinien peut se trouver emprisonné, et pour n’importe que motif. Dans ce cadre, Israël opte souvent pour la détention administrative qu’il renouvelle tous les six mois ou tous les ans. Il faut savoir que les prisons israéliennes contiennent un grand nombre de détenus dont l’état de santé est vraiment critique sans qu’on daigne leur prodiguer les soins médicaux nécessaires. Hélas, je ne peux me permettre de vous raconter davantage des souffrances subies dans les prisons et ce, par respect pour les nombreuses familles présentes dans cette salle, et dont certaines ont des proches en prison... mais je vous laisse deviner la souffrance insupportable qui y règne. »

Quant à Sbeh, qui a été arrêtée la même année, à savoir en 2004, elle était enceinte de trois mois et a donné naissance à son bébé à l’intérieur de la prison. Bara’ est aujourd’hui âgé de 3 ans. Le petit a vécu en prison avec sa maman jusqu’à l’âge de deux ans et demi, puis il a été libéré et confié à la famille.

Malheureusement, le cas de Samar et de son fils n’est pas unique puisque beaucoup de prisonnières sont confrontées aux mêmes conditions de vie où elles sont contraintes d’accoucher en prison. Ces femmes n’ont d’autre choix que d’élever leurs petits derrière les barreaux et leur quotidien est partagé entre incommodité, précarité hygiénique, sanitaire et alimentaire et situation psychologique cruelle. Et là, il ne s’agit pas de criminelles mais de détenues politiques privées de leurs droits humains.

La journée du 23 novembre : les invités de Gaza se sont rendus à « Assalama. Société de Bienfaisance » , centre pour handicapés situé à Beit Lahiya au nord de la Bande.

La réunion a été présidée par Mohammed Hannoun de l’Association des Palestiniens en Italie et responsable des affaires humanitaires de la caravane, et par la députée brésilienne Marina Pignataro Sant’Anna.

Ala, une des responsables du centre nous a expliqué que la plupart des handicapés présents ici sont des victimes des guerres israéliennes ou des tortures. Ce sont des enfants contraints à vivre en fauteuil roulant, qui ont des membres amputés, ou bien qui sont devenus sourds ou aveugles. Un des problèmes auxquels ces handicapés se heurtent est l’interdiction imposée par Israël concernant toute possibilité de voyage à l’étranger pour des soins médicaux ou pour bénéficier de prothèses.

Hôpitaux de la Bande : l’urgence est quotidienne

L’hôpital de Beit Lahiya compte 100 lits pour 300 mille personnes. La structure appelée « Martyr Kamal Udwan » est également au service des malades du camp de réfugiés de Jabaliya. L’affluence des patients est continue et un aspect très évident est celui des conditions de travail précaires et déplorables et l’insuffisance des produits sanitaires. En effet, le personnel médical est contraint de travailler alors que l’établissement manque de médicaments, de pièces de rechange pour les appareils, les chambres sont délabrées et les blocs opératoires mal équipées manquent même d’autoclave. Outre le manque flagrant de médicaments, l’électricité est souvent coupée pendant plus de 8 heures par jour, et les pièces de rechange pour les machines ne sont pas disponibles.

Durant la guerre de l’hiver 2008-2009, l’hôpital a pu secourir plus du tiers des blessés.

Le port de Gaza

A peine arrivés au petit port de Gaza, nous avons remarqué un monument édifié à la mémoire des neuf victimes turques du bateau Mavi Marmara, tuées lors de l’assaut lancé, au mois de mai de l’an dernier, par les Israéliens contre la Flottille de la Liberté I. Nous avons donc rencontré, ici même, le président de l’association des pêcheurs de Gaza, le représentant du ministère de l’Agriculture et de la Pêche et le président de l’autorité portuaire.

Ils nous expliquent : « 87% des pêcheurs vivent sous le seuil de la pauvreté. Même si les Accords d’Oslo prévoient 20 miles, l’occupation nous interdit de naviguer au-delà de 3 miles. Et si nous ne pêchons pas au large, nous ne trouvons pas de poisson sur la rive, où la faune est très faible. »

Ici, les bombardements sont quotidiens et les pêcheurs sont souvent enlevés et emmenés en Israël. Les barques et même les moteurs sont volés dans l’unique objectif de saboter la pêche qui est un fond de subsistance pour près de 3500 familles.

Cette année, sept pêcheurs sont morts et 30 autres ont été blessés, dont Ahmed qui lève son bras pour nous montrer sa main coupée. Une chose est sûre, ce pêcheur ne pourra plus travailler en mer. Il faut reconnaître qu’à présent, la pêche est une activité à haut risque et peu recherchée. A cause des agressions israéliennes, les pertes enregistrées cette année ont dépassé la barre des 5 millions d’euros. Cette situation engendre une misère généralisée chez les pêcheurs et leurs familles. En effet, les enfants, faute de moyens, ne peuvent plus aller à l’école, certains sortent en mer avec leurs pères ou leurs frères, ou bien, se tournent vers les marchés pour des petits boulots médiocres, souvent mal payés.

Et pourtant, il fut un temps où le poisson de Gaza était exporté dans plusieurs pays. Aujourd’hui, il ne suffit même pas à subvenir aux besoins des familles des pêcheurs.

Le ministre des affaires étrangères de Gaza

Le soir du 23 novembre, les délégations sud-américaine et italienne ont été accueillies dans les bureaux de Mahmoud az-Zahaar. Avec un large sourire dessiné sur son visage, le ministre a exprimé sa joie et gratitude quant à la présence d’un si grand nombre de parlementaires latino-américains, entre députés, sénateurs, représentants du Mercosul et du Parlement Andi et aussi des candidats aux prochaines élections présidentielles.

Alors que l’Europe (au niveau officiel) boycotte le gouvernement de Gaza, les politiciens sud-américains viennent lui rendre visite pour discuter, pour parler et même pour prendre des photos avec les ministres, les députés et le premier ministre. Les paramètres occidentaux n’admettent pas une telle approche, contrairement à cette partie du monde qui, au cours des dernières années, a réussi à se libérer des dictatures, des régimes et des oppresseurs locaux manoeuvrés par les USA. Cette partie du monde qui peut même élire des ex-guérilleros au poste de Président.

« L’Amérique Latine ne voit aucune objection à porter au pouvoir des partis et des politiciens qui ont appartenu à la résistance et à la guérilla de libération » a expliqué une parlementaire latino-américaine à Az-Zahar, surpris mais amusé. Pour les sud-américains, le mouvement islamique de la résistance qu’est le Hamas est tout simplement un mouvement de résistance populaire contre un régime qui l’assiège, l’occupe et l’opprime. D’autres parlementaires ont ajouté que leurs mouvements de libération étaient autrefois qualéifiés de « terroristes » par les dictateurs. Mais aujourd’hui, ou ils sont au gouvernement, ou ils ont leurs représentants.

Le ministre gazaoui a tenu à préciser un point très important sur l’Islam : « L’Islam n’est pas votre ennemi, ni celui de l’Occident. Notre lutte est conduite contre le sionisme qui a occupé notre terre » a-t-il dit.

Reconstruction

En parcourant la Bande de Gaza, il apparait clairement qu’elle a été reconstruite grâce à la volonté invincible de ses enfants. Les débris ont été collectés, écrasés et mélangés avec du sable. Les bâtiments et édifices que le déchaînement sioniste meurtrier avait détruit durant l’opération Plomb Durci (hiver 2008-2009) ont été reconstruits. Depuis quelque temps, par les « tunnels de la survie », les matériaux de construction arrivent à entrer dans la Bande . Les gazaouis ne sont pas restés les mains croisés, bien au contraire, ils ont réussi à reconstruire ce qu’Israël avait détruit.

La situation dans la Bande est aujourd’hui totalement différente de ce qu’elle était il y a deux ans, en janvier 2009, juste après la guerre israélienne. Les tunnels construits sur la frontière avec l’Egypte ont permis l’introduction des produits alimentaires, des vêtements, des voitures qui, même déjà utilisées, restent très chères, des jouets et bien d’autres marchandises.

Les magasins ne manquent pas de produits, que se soit dans le vieux souk de Gaza ou bien dans les nouveaux supermarchés modernes, au style arabo-occidental. Il est vrai qu’il n’y a pas une urgence humanitaire, mais le problème est celui du chômage qui a atteint un niveau très élevé et qui, par conséquent, empêche les gens d’acheter, même des produits de première nécessité. La plupart des gazaouis sont pauvres et manquent d’argent.

Il existe également des zones encore plus affectées, comme le camp d’An-Nuseirat. Cette partie de la ville, sauvagement frappée par l’opération Plomb Durci, est toujours dans la ligne de mire des Israéliens. La population de ce camp est quasiment isolée puisque les ponts et autres structures avaient été détruits, et peinent à être reconstruits à cause du manque de fer et d’acier.

Le siège

Aujourd’hui, la véritable urgence humanitaire dans la Bande de Gaza touche à la fois les secteurs de la santé et du travail. Les hôpitaux manquent de fournitures médicales, de médicaments, de pièces de rechange pour les appareils.

Israël assiège, boucle et attaque constamment la Bande, détruit les maisons et les infrastructures, les champs et les barques des pêcheurs, empêche la libre circulation des personnes et des produits. Il tire sur les ouvriers et les empêche de travailler rien que pour les affamer et leur enlever toute possibilité de jouir d’une vie digne et normale.

Aujourd’hui, le constat est sans équivoque : les produits ne manquent pas à Gaza, mais c’est l’argent pour les acheter qui fait défaut, et pour beaucoup de gazaouis.

Trouver une occupation, un travail est le casse-tête quotidien de beaucoup de gens, qu’ils soient jeunes, vieux, licenciés, diplômés ou incultes. Ceux qui ont de la chance sont ceux qui peuvent vivre de ce que leur envoient des parents établis à l’étranger .

A Gaza, les catégories les plus touchées sont les pêcheurs, les agriculteurs, notamment ceux qui cultivent des terres proches des Territoire de 1948, constamment attaquées par Israël, et les employés des entreprises et des industries détruites durant l’opération Plomb Durci.

Ainsi, le blocus sur la Bande de Gaza doit prendre fin vu son caractère illégal et inhumain. Il est temps que la population puisse se déplacer, trouver un travail, gagner sa vie, étudier et recevoir les soins adéquats. Gaza doit mener une vie digne : tel a été l’avertissement de la délégation internationale.

Angela Lano
Le Caire et Gaza occupée, 21 -25 novembre 2011.
Publié (infopal.it) le 25 novembre 2011.

Traduit de l’italien par Niha (07.12.2011) :
http://www.info-palestine.net/article.php3 ?id_article=11517

Texte original en italien (25.11.2011) :
http://www.infopal.it/leggi.php ?id=19957


3-2 Communiqué de presse  du Porte Parole d' ÉGALITÉ  : Saïdi Nordine :  Plainte contre Israël.
Madame Monsieur,
Le 8 juillet 2011 débutait la mission internationale et citoyenne “Bienvenue en Palestine”.
Cette mission regroupant des centaines de ressortissants de tous pays du globe, avait pour objectif de se rendre en Palestine (et plus particulièrement à Bethléem en Cisjordanie), du 8 au 16 juillet 2011, afin de dénoncer le blocus de la Cisjordanie par l’armée d’occupation israélienne, et d’ainsi soutenir pacifiquement le peuple palestinien persécuté, en participant, aux côtés d’associations palestiniennes, à une série d’activités culturelles organisées par celles-ci.

Les participants de la mission « Bienvenue en Palestine » furent contraints, pour se rendre en Cisjordanie, de transiter par l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. Une fois à l’aéroport, ils ont déclarés aux services de l’immigration qu’ils comptaient se rendre en Cisjordanie, ce qui n’a évidemment rien de répréhensible. Pourtant, ils furent littéralement pris d’assaut et encerclés par plusieurs dizaines d’agents de sécurité de l’aéroport, de policiers et de militaires israéliens, munis d’armes de guerre.

Malgré le pacifisme et la bonne volonté de ces citoyens, des dizaines d’entre eux furent bloqués à l’aéroport, ensuite transportés dans des conditions déplorables (fourgons à bestiaux), avant d’être détenus sans aucunes raisons ni aucunes charges. En tout, une centaine de personnes furent mises derrière les barreaux de prisons israéliennes, parmi
Les quelles pas moins de soixante Belges
Durant plusieurs jours, ils ont été humiliés, menacés, frappés pour certains d’entre eux, privés de nourriture, d’eau potable, de médicaments,…
D’où la volonté pour un certain nombre de citoyens belges de porter plainte contre ces agissements.
A la suite de quoi, ce 9 janvier 2012, s’est tenu un entretien avec le Procureur fédéral-adjoint Philippe MEIRE, lequel est le Procureur dirigeant la section "compétence universelle" du Parquet fédéral. A l'occasion de cet entretien, auquel assistait une participante à la mission "Bienvenue en Palestine", fut déposée la plainte contre les dirigeants israéliens. L'entretien fut extrêmement cordial et notre impression commune fut que le Procureur fédéral semble réellement prêt à aller au bout des choses.
Par ailleurs, nous comptons déposer encore d'autres plaintes (éventuellement sur d'autres bases juridiques).
Afin d’expliciter notre démarche, une conférence de presse se tiendra le mardi 17 janvier 2012 à 10h30 au local de « ESG » Rue du Chevreuil, n°4 à 1000 Bruxelles.
Je vous prie de croire, Madame/Monsieur en l'assurance de mes sentiments bien dévoués.

Maître Sébastien COURTOY – Maître Stéphanie DUMONT (collaboratrice )
Contact presse :
Maître Sébastien COURTOY
Avenue du Commandant Lothaire 11
1040 Bruxelles
Fax 02/736.17.20
G.S.M 0477/955082
Responsable de la mission pour Bruxelles
Nadia Boumazoughe
Rue du Chevreuil, n°4
1000 Bruxelles
Nadia.boumazoughe@yahoo.fr
GSM 0485/54.95.79
Bienvenuepalestine.com
Nordine Saïdi
Mouvement Citoyen Palestine
http://mcpalestine.canalblog.com

Saïdi Nordine
Porte Parole d' ÉGALITÉ 

GSM : 0476/84.19.69
http://egalite.be
http://e-s-g.blogspot.com



4 Analyse - Géopolitique et stratégie– Réflexion.

Ndlr La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

4-1 Ziad Medoukh : Les conséquences économiques du blocus israélien sur la bande de Gaza.
Les Palestiniens célèbrent ces jours-ci le troisième anniversaire de l’agression israélienne contre la population civile de la bande de Gaza, une population qui subit un blocus inhumain imposé de façon illégale par les forces de l’occupation.

Nous allons essayer dans cet article, de parler des conséquences économiques de ce blocus sur la vie des habitants de cette région, la plus peuplée du monde, une région oubliée voire déserte, une région en souffrance permanente.

Les chiffres et statistiques de cet article sont datés du deuxième trimestre 2011 .Ils proviennent d'organisations internationales telles que le bureau des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens-UNRWA-, le Programme des Nations-Unies pour le Développement, la Banque Mondiale, l’Organisation Mondiale du Travail et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Gaza.

On peut dire que l’économie de la bande de Gaza souffre d’une crise très grave à cause du blocus israélien et des fermetures de tous les passages commerciaux qui la relient à l’extérieur. Cette situation empêche tout développement d'une économie en faillite qui ne trouve pas les ressources nécessaires pour sortir d'une crise qui touche tous les autres secteurs.

On peut d’abord qualifier le blocus israélien sur Gaza de punition collective contre plus de 1.6 millions d’habitants qui vivent dans le chômage, la pauvreté et la précarité, et se battent quotidiennement pour survivre et rester dignes sur leur terre.

La fermeture totale des passages commerciaux qui relient la bande de Gaza au monde extérieur depuis 2007, et son ouverture de temps en temps de manière arbitraire et partielle, ont rendu l’économie gazaouite chaotique, sans aucun espoir de redressement, tous les secteurs économiques sont paralysés en raison de l’arrêt complet de tous les projets en cours.

Cette fermeture a empêché la libre circulation des importations et des exportations des biens et produits de Gaza, en particulier les matières premières et les produits semi-finis.

Les conséquences économiques de ce blocus illégal se manifestent par :

- Un recul des indicateurs de l’économie palestinienne, car l’économie de la bande de Gaza contribue pour 44% au PIB palestinien. Cette situation a rendu l’économie palestinienne dépendante de l’économie israélienne et de l’aide internationale.

- Les pertes financières directes ou indirectes dues à ce blocus inhumain et qui, en quatre ans, dépassent 1 milliard d’euros.

- Le secteur privé a été le secteur le plus touché, ce secteur qui employait environ 100.000 personnes avant 2007, et qui représentait 54% du marché de travail dans la bande de Gaza, est actuellement paralysé. A cause de la fermeture des usines et des ateliers, avec l’interdiction d’entrée de matières premières pour tous les projets et l’interdiction d'exporter , sans oublier la destruction de 85% des entreprises privées lors de la guerre de 2008-2099 , plus de 700 installations industrielles fermées sans réouverture, et la seule zone industrielle qui se trouvait au nord de la bande de Gaza fermée elle aussi définitivement après la guerre, à cause de tout cela, le secteur privé n'emploie plus que 20.000 personnes

- Le secteur de l’agriculture qui employait 40.000 travailleurs a été aussi touché. Actuellement, il y a seulement 9500 personnes qui travaillent- avec une baisse permanente de revenu- Ce secteur souffre de l’interdiction israélienne permanente de faire exporter les produits agricoles de Gaza connus pour leur qualité, vers les marchés externes. Sans oublier la diminution des terrains cultivables, des espaces ayant été détruits soit pendant la guerre, soit par les différentes incursions israéliennes sur les différentes régions de la bande de Gaza. La surface cultivée a diminué de 13% depuis 2007.Les pertes agricoles quotidiennes à cause de la non exportation des produits agricoles vers l’étranger est de 150.000 euros par jour. Conséquence grave: beaucoup de personnes sont en train d’abandonner leur terre agricole à cause de ces pertes, cette terre est remplacée par des constructions et des bâtiments. Une autre raison, la décision israélienne de porter la zone tampon, au nord de la bande de Gaza, à 300 mètres, a conduit à la détérioration dans le secteur agricole. De plus, la mort de beaucoup d’animaux a rendu l’élevage très difficile, et les prix ne cessent d'augmenter..

Avant 2007, la zone cultivée dans la Bande de Gaza s'élevait à 170 000 000 mètres carrés. Actuellement, il est estimé que 20 % de la zone cultivée, dont des vergers et des serres, ont été gravement affectés. Selon le rapport de la Chambre du commerce de Gaza, le coût de l'impact sur les moyens de subsistance des agriculteurs, combiné à celui des mesures de nettoyage nécessaires, s'élève à environ 10 millions d'euros.

- L’industrie: 90% des usines existantes sont fermées sans réouverture à cause du manque de matières premières, d’exportation, d’importation et du coût élevé des produits qui arrivent via les tunnels. La bande de Gaza est connue pour ses industries de qualité, notamment les vêtements, le tissu et le bois, les pertes dans ce secteur depuis juillet 2007 sont de 15 millions d’euros par mois.

- Le secteur de la pêche souffre énormément du blocus israélien, les pécheurs Gazaouis sont interdits de dépasser 400 mètres dans l'eau de Gaza, ces restrictions et ces limites ont influencé ce secteur et plus de 2000 pêcheurs, soit, ont changé d'activités, soit, travaillent avec un revenu minimum.

- Le chômage a augmenté, le taux de chômage a dépassé les 65% au deuxième trimestre de 2011, mais le phénomène le plus dangereux est la hausse du chômage chez les jeunes de moins de 30 ans, qui atteint 75%

- La pauvreté, 42% de la population de Gaza vit en dessous de seuil de pauvreté depuis mai 2007.

- Le développement du marché noir et le commerce qui vient des tunnels, entre 2008 et 2011; 45% des besoins commerciaux de la bande de Gaza en toutes matières proviennent des tunnels.

-L’augmentation de nombre de personnes qui dépendent des organisations humanitaires, selon les sources du bureau des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens –UNRWA- dans la bande de Gaza, plus de 450.000 personnes ont bénéficié du programme de l’aide alimentaire géré par le bureau, ce programme a élargi ses services pour cibler les citoyens et non seulement les réfugiés.

Le seul changement en 2011? Le nombre de camions autorisés à entrer Gaza est passé à 150 camions par jour alors qu’il était de 30 pendant le blocus, mais pour l’entrée et la sortie des produits de Gaza et vers Gaza, rien a changé.

Ces conséquences économiques sur la population, montrent une fois de plus que le véritable objectif de ce blocus imposé par l’armée israélienne, et cela devant le silence complice de la communauté internationale officielle, est de casser la volonté remarquable de cette population civile en pleine résistance.

Ziad Medoukh


4-2 Amira HASS : Les Palestiniens sont des héros qui bravent la dictature israélienne.

Les Palestiniens sont des héros et c’est la seule chose qui ressort des attaques des voyous des collines (les colons ndt) contre eux. Les mains sont les mains de voyous, et la tête ? La tête est celle du régime hostile imposé aux Palestiniens qui les persécute à chaque instant de leur vie, jour après jour, semaine après semaine depuis des décennies. Vivre dans de telles conditions et rester sain d’esprit —c’est de l’héroïsme. "Et qui dit que nous sommes sains d’esprit ?" me répondent les Palestiniens. Eh bien voilà la preuve qu’ils le sont : ils sont capables de se moquer d’eux-mêmes.

Les voyous des collines ne sont que la cerise sur le gâteau. La plus grosse partie du travail est faite par les voyous en gants de chevreau. Contrairement à ceux qui ont lancé des pierres à l’adjoint du commandant de brigade, ceux-là sont les chouchous d’Israël. La chair de notre chair. Des officiers et des soldats, des juges militaires, des architectes et des hommes d’affaire au service de l’armée, du ministère de l’Intérieur et des employés de l’Institut de la Sécurité Nationale. Les mains sont leurs mains. La tête est celle du peuple juif israélien qui par des voies démocratiques envoie son gouvernement imposer ses dictats aux Palestiniens.

En quoi consiste la dictature israélienne sur les Palestiniens ? Ce n’est pas seulement le contrôle de leur espace et la création d’enclaves isolées les unes des autres ; pas seulement l’envoi de jeunes israéliens de 19 ans —masqués et armés jusqu’aux dents— dans des raids militaires (560 le mois dernier selon le groupe qui supervise ce secteur dans le département des négociations de l’OLP) ; pas seulement les arrestations quotidiennes (257 arrestations en novembre dont 15 Gazaouis) et les 758 blocs de pierres mis en travers des routes de Cisjordanie pour les condamner temporairement le mois dernier.

La dictature n’est pas seulement l’interdiction faite aux Palestiniens de construire dans plus de 60% de la Cisjordanie, l’invention quotidienne de nouvelles lois pour les priver de leurs droits civiques et les expulser, ni la démolition en 2011 de 500 maisons palestiniennes, de puits, de citernes, d’abris pour les animaux, des toilettes et autres structures essentielles. La dictature est tout cela et beaucoup plus encore.

La dictature israélienne est l’art des deux poids deux mesures (les Palestiniens n’ont pas le droit de construire sur leur terre cultivable car elle est classée en zone rurale mais l’état peut légaliser une colonie juive construite sur de la terre cultivable palestinienne). Israël est le champion de l’arrogance et de la prétention ("la seule démocratie") et il détient la palme de l’hypocrisie ("prêt à retourner à la table des négociations à tout moment"). Ce qui empêche les Palestiniens de devenir fous de colère, c’est qu’ils savent que tout cela se retournera contre les Israéliens eux-mêmes.

Tous ceux que la dictature israélienne a blessés se sentent seuls, démunis, furieux et désespérés. Mais chaque famille à sa manière cultive son humanité. D’une manière étonnante et émouvante, — en dépit de rivalités internes, d’une répartition injuste du fardeau, de manifestations d’ignorance et d’opportunisme, et de leaders décevants — la dictature israélienne a rendu les Palestiniens plus solides et plus solidaires.

C’est le sumud* dont l’avocat Raja Shehadeh a parlé il y a longtemps, quand nous vivions encore dans l’illusion que le peuple juif israélien pouvait guérir de la maladie du pouvoir. Ce que recouvre ce mot est aussi vrai de chaque individu que de chaque famille : c’est la capacité de résilience, la capacité de se contrôler avec beaucoup de sagesse et de finesse, qui est à la base du courage qui est devenu la norme en Palestine et qui se transformera en résistance collective de masse quand le moment sera venu.

Les Palestiniens sont des héros et ce n’est pas seulement une belle tournure journalistique. C’est une fait dont les voyous n’ont que faire mais qui pourrait peut-être toucher les gens qui ferment les yeux —et il y en a beaucoup. Les gens ferment les yeux parce qu’ils veulent que tout soit normal. Ce qu’ils ne voient pas n’existe pas et ne les gêne pas. La normalité israélienne a besoin que les Palestiniens disparaissent ou au moins qu’ils se taisent et se rendent. Mais la bravoure des Palestiniens n’a pas fini de contrarier les espoirs israéliens de normalité.

Amira Hass

Article paru originellement dans Haaretz.

Amira Hassest la correspondante de Haaretz dans les Territoires Occupés. A ce titre, elle a vécu 3 ans à Gaza et cette expérience a fait l’objet de son célèbre livre : Boire la mer à Gaza. Elle vit dans la ville de Cisjordanie de Ramallah depuis 1997.

Pour consulter l’original : http://dissidentvoice.org/2011/12/palestinians-are-heroes-br...

Traduction : Dominique Muselet

Note : Sumud (Résistance, détermination, patience)

 : http://www.geostrategie.com/2475/sumud-l%e2%80%99ame-du-peup...

URL de cet article 15458
http://www.legrandsoir.info/les-palestiniens-sont-des-heros-qui-bravent-la-dictature-israelienne-haaretz.html


4-3Hamas : l’enlèvement de Dweik a pour but de saboter l’union nationale.  

Le Dr Ahmad Bahar, vice-président du Conseil législatif palestinien (CLP), a vivement dénoncé l’enlèvement du président du CLP, le Dr Aziz Dweik, et tenu responsable Israël de sa sécurité. Le CLP et le gouvernement dirigé par le Hamas à Gaza ont également dénoncé l’enlèvement de Dweik, et exigé sa libération immédiate et inconditionnelle.
Le Dr Dweik a été enlevé hier jeudi par les soldats israéliens postés au check-point de Jaba, au sud de Ramallah, dans le centre de la Cisjordanie.
Dans un communiqué de presse publié jeudi, le Dr Bahar déclare que « l’enlèvement du Dr Dweik est un crime israélien de plus contre le peuple palestinien et leur représentants démocratiquement élus. »
Il appelle la Ligue arabe et l’Organisation de la Conférence islamique à intervenir et à assurer la libération de Dweik, sain et sauf, ajoutant que cette arrestation viole le droit et les règlements internationaux relatifs à la protection des représentants élus.
Le Dr Bahar soutient encore que l’enlèvement du Dr Dweik vise à saper tous les efforts déployés pour l’union palestinienne, et à entraver le travail du Conseil législatif en Cisjordanie.
Il demande aux Nations-Unies d’honorer leurs obligations et d’assurer la libération de Dweik, ajoutant qu’elles doivent également agir contre les violations et les crimes israéliens contre le peuple palestinien, leurs terres et leurs lieux saints.
En outre, le gouvernement palestinien dirigé par le responsable Hamas, Ismail Haniyya, dans la bande de Gaza, a dénoncé l’enlèvement de Dweik et appelé à sa libération immédiate, sain et sauf.
Pour le gouvernement, le Dr Dweik a été enlevé après qu’il se soit entretenu avec le représentant d’Afrique du Sud en Cisjordanie.
Le Dr Dweik est allé rencontrer l’officiel sud-africain à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, et il a été enlevé alors qu’il revenait à Hébron, dans le sud du territoire.
Le cabinet du Dr Dweik déclare que l’enlèvement vise à saper les efforts des Palestiniens pour réussir l’union nationale, et qu’il s’inscrit dans « la politique hostile d’Israël à l’égard des Palestiniens et de leurs représentants élus ».
Après avoir été élu à la présidence du CLP en 2006, le Dr Dweik a été enlevé en août et il a passé trois ans en détention administrative jusqu’à ce qu’il soit libéré en juin 2009.
Le Dr Dweik a été enlevé et emprisonné à plusieurs reprises par Israël ; en 1992, lui et 415 dirigeants politiques du Hamas ont été expulsés vers la zone de Marj Az-Zohour, dans le sud du Liban. Ils refusèrent d’aller au Liban et campèrent dans le froid à Marj Az-Zouhour jusqu’à ce qu’ils soient autorisés à rentrer en Palestine.
Il a été porte-parole de langue anglaise du Hamas, et en 2006, il a été élu à la présidence du Conseil législatif palestinien, le Hamas ayant remporté une victoire écrasante aux élections législatives et locales ; Israël et les États-Unis décidèrent alors de rejeter ce gouvernement élu.
Le 29 juin 2006, après avoir été élu président du CLP, le Dr Dweik a été enlevé, avec des dizaines d’autres officiels élus du Hamas ; il a été emprisonné par Israël pendant trois ans en dépit du fait qu’aucune charges n’étaient retenues contre lui, et placé en détention administrative.
Il a été libéré le 23 juin 2009, après le refus d’un tribunal israélien de prolonger sa détention, le procureur israélien ayant été incapable de produire la moindre preuve contre lui. L’accusation avait tenté de prolonger la détention administrative du Dr Dweik d’une année supplémentaire.
20/01/2012

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11695


23.01.2012

n°601 - Journal de Palestine -11-12 au 22-01 - f -Trois ans après, qu’est ce qui a changé à Gaza ?

 


n°601 - Journal de Palestine  -11-12 au 22-01 - f -Trois ans après, qu’est ce qui a changé à Gaza ?



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

 n°601                             11-12  au  22-01

C.De Broeder          &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré a part

Ziad Medoukh: Trois ans après, qu’est ce qui a changé à Gaza ?

Amira Hass: dictature, vous avez bien lu dictature.

Rapport CPI : Les enfants de Gaza, les plus pauvres de toute la Palestine.

Etat palestinien : reconnaissance par l’Islande.

Cyberpresse : Plus de 100 pays reconnaissent l'État de Palestine.

Allain Jules : Paris: le drapeau palestinien flotte à l'Unesco.

1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Bande de Gaza - Au jour le jour

Un Palestinien tué et 12 blessés dans des frappes israéliennes.

2 Politique Israélienne

1 Politique colonialiste

a) IRIB : Poursuite des crimes du régime sioniste et l’inaction de l’ONU.

2 Pays corrompu cherche

a) La Cour suprême israélienne approuve l’exploitation des ressources naturelles en Cisjordanie

d) Situation dans les geôles israéliennes

John Lyons: Un magazine australien dénonce les tortures israéliennes sur les enfants palestiniens. 

3 Usa (le Parrain...)

1 Les grandes manœuvres

Israël doit agir pour rompre son isolement selon le Pentagone.

Pour 33% des étudiants Israël est un pays d’apartheid... 

3 Organisations Mondiales & régionales

Quartette

Israël et les Etats-Unis tentent de contourner la proposition du Quartette.  

5 Monde

1 Belgique

'Bienvenue en Palestine': deux Belges portent plainte contre «Israël».  



Tiré a part

Ziad Medoukh: Trois ans après, qu’est ce qui a changé à Gaza ?

Alors que tous les peuples s’apprêtent à fêter la fin de l’année écoulée et l’avènement de la suivante, une partie oubliée de ce monde célèbre le troisième anniversaire de l’agression israélienne contre sa population civile.
Comme le monde entier, nous aimerions fêter la fin et le début d’une année, mais, chaque fois, cette période nous rappelle la fin tragique de 2008.
C’était en décembre 2008, trois ans déjà, trois années se sont écoulées, mais c’est difficile pour nous Palestiniens de Gaza d’oublier la guerre, les massacres et les crimes commis par cette armée sauvage, contre nos femmes et nos enfants, contre nos maisons et nos écoles, contre nos usines et nos routes.
Cette guerre avait pour objectif de briser la volonté d’une population résistante, cette population courageuse qui a résolu de défier le blocus imposé par la force de l’occupation israélienne, mais qui a surtout décidé de rester attachée à sa terre, en dépit de toutes les difficultés et des mesures atroces d’une occupation qui ne veut jamais la paix.
Comment pourrait-on effacer les événements dramatiques de la dernière guerre israélienne contre la population civile gazaouite ? Lequel d’entre nous pourrait oublier les pertes humaines, la destruction massive de nos infrastructures civiles ? Y-a-il un seul Gazaoui qui n’ait pas été touché directement ou indirectement par les attaques sanglantes d’une armée d’occupation qui visait avant tout les civils ?
Mais la question la plus importante qui se pose après ces trois années, c’est : qu’est ce qui a changé à Gaza ?
Avec la mobilisation internationale, les manifestations dans beaucoup de pays contre cette offensive militaire israélienne, mais, surtout, après les réactions et les critiques de plus en plus affichées envers la politique de ce pays contre la bande de Gaza, les Palestiniens de cette prison à ciel ouvert, pensaient que le blocus allait se lever, et leur situation économique et sociale évoluer. Hélas ! Il n’en est rien !

Trois ans après la fin de ce carnage, la situation stagne, rien ne bouge et les gens, sur place, attendent et attendent.
Oui, rien ne bouge, malgré quelques événements internes et externes, qui ont apporté un signe d’espoir pour les Palestiniens, comme les révolutions dans le cadre du printemps arabe, comme la demande d’adhésion de la Palestine aux Nations-Unies, et le discours historique du président de l’Autorité palestinienne devant l’Assemblée générale de l’ONU, comme l’adhésion de la Palestine à l’UNESCO et la libération de plus de mille prisonniers palestiniens, dont 600 de Gaza accueillis dans une liesse populaire, rare dans cette prison à ciel ouvert , malgré les pourparlers sérieux pour faire avancer la réconciliation, malgré la mobilisation des jeunes Gazaouis dans leurs manifestations de masse contre la division, oui, malgré tout cela, rien ne bouge.
Ces événements, en dépit de leur importance, n’ont pas eu d’influence sur la vie difficile de 1,6 millions de Gazaouis qui continuent de vivre dans des conditions précaires, ils n’ont pas changé l’existence de ces jeunes qui vivent la pauvreté, le chômage et la souffrance.

En décembre 2011, la situation actuelle dans la bande de Gaza est marquée par :

Le blocus inhumain et illégal imposé par le gouvernement israélien depuis plus de cinq ans, blocus maintenu, certes un peu allégé, grâce aux événements dans notre région ou à des pressions réelles de la part de quelques pays et quelques organisations internationales. Actuellement, 130 à 150 camions entrent à Gaza chaque jour, mais la moitié de ces camions sont pour les organisations internationales et leurs projets de construction d’écoles et de stations d’eau. Gaza n’a droit qu’à 98 produits au lieu de 450 avant le blocus, quelques produits et médicaments n’entrent pas, ce qui a aggravé la situation. Selon les estimations des organisations internationales, la bande de Gaza a besoin de 750 camions par jour pour répondre aux besoins énormes d’une population en augmentation permanente.

Les conséquences de ce blocus sont dramatiques, 77% des habitants de Gaza vivent de l’aide alimentaire humanitaire, distribuée par les organisations internationales.

90% des usines détruites pendant la guerre de 2008, sont fermées ou tournent au ralenti, car les matières premières n’entrent pas.

Les maisons détruites lors de la dernière agression israélienne contre la bande de Gaza, n’ont pas été reconstruites ; les matériaux de construction sont toujours interdits d’entrer, par ordre militaire israélien ; les quelques matériaux qui passent actuellement à Gaza sont pour les projets internationaux comme les écoles de l’UNRWA ; plus de 3000 habitants vivent toujours à coté des ruines de leurs maisons détruites, aucun projet de reconstruction civil n’a eu lieu.

Le chômage s’est accru, notamment chez les jeunes : plus de 65% des jeunes Gazaouis, sont au chômage ; on note l’absence de projets de développement réel : tous les projets actuels sont pour le secours et non pour le développement.

La division continue, malgré les rencontres et les manifestations populaires du 15 mars 2011, organisées massivement par les jeunes, à Gaza comme en Cisjordanie, les Palestiniens sont divisés entre deux gouvernements et entre deux projets différents.

Les passages sont fermés, ils ouvrent et ferment de façon arbitraire pour permettre à quelques produits de sortir de Gaza, notamment les produits agricoles comme les fraises et les roses, mais cela est occasionnel, et seulement quand il y a une pression internationale qui permettre d’exporter deux camions de ces produits vers l’étranger.

Le passage de Rafah, le seul passage qui relie la bande de Gaza à l’extérieur, est ouvert actuellement et on constate une amélioration certes, mais, vu le nombre considérable de voyageurs, étudiants et malades, les Palestiniens exigent une ouverture totale, notamment avec le changement politique en Egypte.

A tout cela s’ajoutent les attaques et bombardements israéliens qui n’ont pas cessé : durant cette année de 2011, plus de 70 Palestiniens sont morts, parmi eux 20 enfants et cinq femmes après des raids de l’armée israélienne contre Gaza.

Les conséquences du blocus et cette situation marquée par des difficultés économiques obligent beaucoup d’habitants à aller récupérer des matériaux dans la zone tampon au Nord de la bande de Gaza, une zone dangereuse contrôlée par l’armée de l’occupation israélienne qui n’hésite pas à tirer, elle a causé la mort de 6 paysans en 2011 ; cela les contraint aussi à aller travailler aux tunnels à Rafah au sud de la bande de Gaza, un travail à risques, puisque plus de 60 travailleurs y ont trouvé la mort, soit à cause l’effondrement des tunnels, soit à cause des raids israéliens.
L’aspect le plus grave de toute cette situation difficile des habitants de la bande de Gaza et qui marque l’esprit de la majorité des habitants ici, est l’absence de perspectives chez ces gens qui ne voient aucun changement, qui constatent que les choses n’avancent pas , ne bougent pas, sentiment horrible qui va influencer l’avenir de cette génération, surtout celle des jeunes, qui commencent à perdre espoir en un avenir immédiat meilleur .

Trois ans après, Gaza la blessée, Gaza la meurtrie existe et résiste, elle continue de souffrir, elle est toujours sous blocus, Gaza affronte les bombardements et les incursions de l’armée israélienne, Gaza est toujours et plus que jamais une prison à ciel ouvert.
Mais la vie continue, ses habitants s’adaptent et montrent une patience extraordinaire devant le silence complice d’une communauté internationale impuissante.
Les Gazaouis attendent toujours, ils n’ont pas d’autre choix que d’attendre, ils attendent trois réponses claires à leurs interrogations :
D’abord, question légitime : jusqu’à quand les violations israéliennes du droit international ? Jusqu’à quand l’impunité d’Israël ? Jusqu’à quand va durer leur souffrance ?
Puis, y aura-t-il une décision courageuse de la part des instances internationales de lever le blocus inhumain qui leur est imposé de façon illégale par une force d’occupation.
Et finalement, quand vont-ils ressentir une amélioration réelle dans leur vie et un changement radical de leur situation précaire.

En attendant, les Palestiniens de Gaza tiennent bon, persistent, patientent, résistent, mais surtout, ils continuent d’espérer en un lendemain meilleur, un lendemain de liberté, de paix, mais, avant tout, un lendemain de justice.

(Ziad Medoukh)

mercredi 21 décembre 2011,

GAZA, ON N'OUBLIE PAS !

GAZA, NOOIT VERGETEN !

MOUVEMENT CITOYEN PALESTINE,

Palestina Solidariteit, Coordination des Femmes Citoyennes (COFECI), Comité Verviers Palestine, Le Centre tricontinental (CETRI), ULB BDS, Links Ecologisch Forum (LEF-FGE), SocialWarBxl, Désobéissance Civil Belgium (DCB), Coordination Mapuche Belgique (COMABE), Parti Tunisie Verte, Halk Cephesi, Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), Ligue Communiste des Travailleurs (LCT), La Jeunesse Ouvrière Chrétienne de Liège (JOC de Liège),Karama 48,GAPP (Gents Actieplatform Palestina), EGALITE, …

France : Europalestine

https://www.facebook.com/event.php?eid=281453798557106

http://mcpalestine.canalblog.com:80/archives/2011/12/26/23051674.html


Amira Hass: dictature, vous avez bien lu dictature.

Les Palestiniens sont des héros qui bravent la dictature israélienne

D’une manière éton­nante et émouvante,en dépit de riva­lités internes, d’une répar­tition injuste du fardeau, de mani­fes­ta­tions d’ignorance et d’opportunisme, et de leaders déce­vantsla dic­tature israé­lienne a rendu les Pales­ti­niens plus solides et plus solidaires.

Les Pales­ti­niens sont des héros et c’est la seule chose qui ressort des attaques des voyous des col­lines (les colons ndt) contre eux. Les mains sont les mains de voyous, et la tête ? La tête est celle du régime hostile imposé aux Pales­ti­niens qui les per­sécute à chaque instant de leur vie, jour après jour, semaine après semaine depuis des décennies. Vivre dans de telles condi­tions et rester sain d’esprit —c ’est de l’héroïsme. "Et qui dit que nous sommes sains d’esprit ?" me répondent les Pales­ti­niens. Eh bien voilà la preuve qu’ils le sont : ils sont capables de se moquer d’eux-mêmes.
Les voyous des col­lines ne sont que la cerise sur le gâteau. La plus grosse partie du travail est faite par les voyous en gants de che­vreau. Contrai­rement à ceux qui ont lancé des pierres à l’adjoint du com­mandant de brigade, ceux-
​​là sont les chou­chous d’Israël. La chair de notre chair. Des offi­ciers et des soldats, des juges mili­taires, des archi­tectes et des hommes d’affaire au service de l’armée, du ministère de l’Intérieur et des employés de l’Institut de la Sécurité Nationale. Les mains sont leurs mains. La tête est celle du peuple juif israélien qui par des voies démo­cra­tiques envoie son gou­ver­nement imposer ses dictats aux Palestiniens.
En quoi consiste la dic­tature israé­lienne sur les Pales­ti­niens ? Ce n’est pas seulement le contrôle de leur espace et la création d’enclaves isolées les unes des autres ; pas seulement l’envoi de jeunes israé­liens de 19 ans —masqués et armés jusqu’aux dents— dans des raids mili­taires (560 le mois dernier selon le groupe qui supervise ce secteur dans le dépar­tement des négo­cia­tions de l’OLP) ; pas seulement les arres­ta­tions quo­ti­diennes (257 arres­ta­tions en novembre dont 15 Gazaouis) et les 758blocs de pierres mis en travers des routes de Cis­jor­danie pour les condamner tem­po­rai­rement le mois dernier.
La dic­tature n’est pas seulement l’interdiction faite aux Pales­ti­niens de construire dans plus de 60% de la Cis­jor­danie, l’invention quo­ti­dienne de nou­velles lois pour les priver de leurs droits civiques et les expulser, ni la démo­lition en 2011 de 500 maisons pales­ti­niennes, de puits, de citernes, d’abris pour les animaux, des toi­lettes et autres struc­tures essen­tielles. La dic­tature est tout cela et beaucoup plus encore.
La dic­tature israé­lienne est l’art des deux poids deux mesures (les Pales­ti­niens n’ont pas le droit de construire sur leur terre culti­vable car elle est classée en zone rurale mais l’état peut léga­liser une colonie juive construite sur de la terre culti­vable pales­ti­nienne). Israël est le champion de l’arrogance et de la pré­tention ("la seule démo­cratie") et il détient la palme de l’hypocrisie ("prêt à retourner à la table des négo­cia­tions à tout moment"). Ce qui empêche les Pales­ti­niens de devenir fous de colère, c’est qu’ils savent que tout cela se retournera contre les Israé­liens eux-
​​mêmes.
Tous ceux que la dic­tature israé­lienne a blessés se sentent seuls, démunis, furieux et déses­pérés. Mais chaque famille à sa manière cultive son humanité. D’une manière éton­nante et émouvante,
en dépit de riva­lités internes, d’une répar­tition injuste du fardeau, de mani­fes­ta­tions d’ignorance et d’opportunisme, et de leaders déce­vantsla dic­tature israé­lienne a rendu les Pales­ti­niens plus solides et plus solidaires.
C’est le sumud [
1] dont l’avocat Raja She­hadeh a parlé il y a long­temps, quand nous vivions encore dans l’illusion que le peuple juif israélien pouvait guérir de la maladie du pouvoir. Ce que recouvre ce mot est aussi vrai de chaque individu que de chaque famille : c’est la capacité de rési­lience, la capacité de se contrôler avec beaucoup de sagesse et de finesse, qui est à la base du courage qui est devenu la norme en Palestine et qui se trans­formera en résis­tance col­lective de masse quand le moment sera venu.
Les Pales­ti­niens sont des héros et ce n’est pas seulement une belle tournure jour­na­lis­tique. C’est un fait dont les voyous n’ont que faire mais qui pourrait peut-
​​être toucher les gens qui ferment les yeux —et il y en a beaucoup. Les gens ferment les yeux parce qu’ils veulent que tout soit normal. Ce qu’ils ne voient pas n’existe pas et ne les gêne pas. La nor­malité israé­lienne a besoin que les Pales­ti­niens dis­pa­raissent ou au moins qu’ils se taisent et se rendent. Mais la bra­voure des Pales­ti­niens n’a pas fini de contrarier les espoirs israé­liens de normalité.

[1] sumud : Résis­tance, déter­mi­nation, patience

Amira Hass

 jeudi 29 décembre 2011



Rapport CPI :Les enfants de Gaza, les plus pauvres de toute la Palestine.

Le bureau central palestinien des statistiques a remarqué que ses chiffres de l’an 2010 montrent que 26% des enfants palestiniens souffrent de la pauvreté : 19% en Cisjordanie, 38,4% dans la bande de Gaza.

Dans un communiqué dont l’agence Safa a reçu une copie, le bureau indique aussi que 21% des familles palestiniennes souffrent de la pauvreté, 16% en Cisjordanie, 31,9% dans la bande de Gaza.

Et 53,8% de ces familles pauvres ont des enfants, contre 46,2% en Cisjordanie.

Le rapport souligne également qu’environ 65 mille enfants, 6% des enfants âgés entre 5 et 14 ans, travaillent, avec ou sans salaire : 8% en Cisjordanie, 3,1% dans la bande de Gaza. 7,7% sont des garçons et 4,2 des filles.

Le taux des enfants qui travaillent et vont à l’école en même temps est de l’ordre de 5,6%, 7,5% en Cisjordanie, 3% dans la bande de Gaza, surtout parmi les garçons : 7,2% contre 4% pour les filles.

L’éducation

Le taux d’échec à l’école primaire pour l’année scolaire 2009-2010 était de 1,8% pour les garçons et de 1,6% pour les filles. Pour l’école secondaire, il était de l’ordre de 1,9% pour les garçons contre 1% pour les filles.

Les enfants invalides

Le communiqué du bureau des statistiques a mentionné qu’en 2011, 1,5% des enfants dans les territoires palestiniens souffrent d’un handicap : 1,6% en Cisjordanie, 1,4 dans la bande de Gaza. 1,8% parmi les garçons, 1,3 parmi les filles.

Les handicapés de naissance sont à un taux de 29,6%. Et le niveau des enfants invalides à cause de maladies est de 24%.

Par ailleurs, 19,4% des enfants âgés de 6 à 59 mois souffrent d’anémie, dans les territoires palestiniens, 13% en Cisjordanie, 25,6% dans la bande de Gaza.

La mortalité infantile

En 2010, 20 enfants mourraient pour mille naissances, 18,8 en Cisjordanie, 23 dans la bande de Gaza.

Et pour les enfants âgés de moins de 5 ans, 25 enfants mouraient pour mille enfants.

Le rapport note que des enfants âgés de 12-17 ans se marient, 1,6% des filles, 0,2% des garçons.

Et pour le nombre total d’enfants de moins de 18 ans, il a atteint les deux millions enfants, représentant 48,2% du nombre total d’habitants des territoires palestiniens, en 2011 : 46,1% en Cisjordanie, 51,5% dans la bande de Gaza. Ainsi, la société palestinienne est bien jeune.

Le rapport ajoute que les enfants âgés de moins de cinq ans constituent 14,7% des habitants des territoires palestiniens, les enfants âgés de 5-9 ans 13,4%, ceux de 10-14 ans 12,7%, et ceux de 15-17 ans 7,3%.

Enfin, le rapport montre que 45% des enfants de moins de 18 enfants des territoires palestiniens sont des réfugiés, 28% en Cisjordanie, 68,8% dans la bande de Gaza.

Rapport paru sur le site www.Safa.ps, le 17 novembre 2011, traduit et résumé par le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)

 Source : CPI

Lundi 5 décembre 2011
http://www.palestine-info.cc/...



Etat palestinien : reconnaissance par l’Islande.

L’Islande est le premier pays, dans le Nord-Ouest de l’Europe, à reconnaître l'Etat palestinien.

"L’Islande reconnaît, officiellement, l’Etat palestinien, en tant que pays indépendant, dans le cadre des frontières de 1967", a déclaré, jeudi, le ministre islandais des Affaires étrangères, Ossur Skarphédinsson. Ce dernier a, également, condamné les attaques du régime sioniste contre les Palestiniens, en Cisjordanie, à Qods-Est et à Gaza. Le Premier ministre cambodgien soutient, également, la proposition de l’adhésion de la Palestine à l’ONU. Lors de sa rencontre avec le Président de l’Autorité autonome de la Palestine, Mahmoud Abbas, il a déclaré : "La prise de position du Cambodge envers la proposition palestinienne n’a pas changé".
http://french.irib.ir/info/...



Cyberpresse : Plus de 100 pays reconnaissent l'État de Palestine.

L'Autorité palestinienne a choisi la voie de l'ONU pour faire de la Palestine un État reconnu par la communauté internationale. »

 «Voici le jour où je vous présente la déclaration de l'indépendance de la Palestine en accord avec la volonté du Parlement islandais», a déclaré le ministre des Affaires étrangères Össur Skarphedinsson (à droite) s'adressant à son homologue palestinien Riad Malki (à gauche).

Après l'annonce par l'Islande, jeudi, de la reconnaissance de «l'indépendance et de la souveraineté de la Palestine» et l'établissement de relations diplomatiques bilatérales, plus de 100 pays ont reconnu la Palestine en tant qu'État.

En reconnaissant l'État palestinien, l'Islande est devenu l'un des premiers pays d'Europe occidentale et membre de l'OTAN à prendre cette décision.

«Voici le jour où je vous présente la déclaration de l'indépendance de la Palestine en accord avec la volonté du Parlement islandais», a déclaré le ministre des Affaires étrangères Össur Skarphedinsson s'adressant à son homologue palestinien Riad Malki.

Les deux ministres, qui étaient réunis lors d'une cérémonie à la Maison de la culture de Reykjavik, ont également convenu de l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays qui seront représentés par des ambassadeurs non-résidents.

Cette annonce a été aussitôt saluée par le ministre palestinien pour qui elle «revêt une grande portée» car elle peut créer en Europe «une atmosphère très positive que d'autres pourront suivre».

Cette décision intervient après l'adoption par le parlement islandais (Althingi) le 29 novembre dernier d'une résolution autorisant le gouvernement «à reconnaître la Palestine en tant qu'État indépendant et souverain dans le cadre des frontières antérieures à la Guerre des Six Jours de 1967».

Le chef de la diplomatie islandaise a déclaré que cette reconnaissance par un pays d'Europe occidentale également membre de l'OTAN intervient au bon moment.

«Ils ont eu des revers au Conseil de sécurité et c'est pourquoi nous avons pensé qu'il serait juste de ne pas attendre, mais d'aller de l'avant dès maintenant», a expliqué M. Skarphedinsson lors d'une conférence de presse conjointe avec M. Malki.

«Il est très symbolique pour eux qu'un pays d'Europe occidentale qui est aussi membre de l'Alliance atlantique, franchisse maintenant un pas en avant et reconnaisse la souveraineté de la Palestine», a-t-il dit ajoutant que cette décision «leur donnera un peu de vent dans les voiles».

M. Riad Malki s'est également félicité du «timing parfait» de cette annonce parce qu'elle intervient «après une saison sèche pendant laquelle peu de pays ont pris la décision de reconnaître la Palestine», a-t-il relevé. Elle coïncide aussi avec la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, a précisé M. Malki.

Le chef de la diplomatie palestinienne a exprimé l'espoir que cette décision «contraindra Israël à repenser son approche du processus de paix cette fois d'une manière positive».

M. Skarphedinsson veut également y croire. Il a souligné que déjà la récente détermination de l'Islande à faire admettre la Palestine à l'UNESCO «avait compté pour certains». «Je voudrais donc croire que cela (la reconnaissance, NDLR) va aider» le processus de paix, a-t-il dit.

La décision de reconnaître la Palestine «nous a pris deux ans», a poursuivi le ministre islandais. Il a souligné que son gouvernement a préféré faire approuver cette décision par le parlement, mais qu'il n'y était pas obligé.

Faisant allusion aux réactions d'hostilité d'Israël à cette reconnaissance il a ajouté qu'aucun pays «ne peut dire quoi que ce soit quand une décision est prise de manière aussi démocratique».

Selon l'autorité palestinienne, 130 pays ont reconnu l'État palestinien.

Quatre pays membres de l'Union européenne l'ont reconnu: la République tchèque, la Hongrie, la Pologne, Malte.

En Amérique du Sud, douze pays ont reconnu l'État palestinien. Seule la Colombie, principale alliée des États-Unis et d'Israël dans la région, fait bande à part.

En Amérique centrale, l'État palestinien a été reconnu par Cuba, le Costa Rica, le Nicaragua, le Honduras et le Salvador.

Il a également été reconnu par des pays arabes, comme la Syrie en juillet 2011, ainsi que des États africains.

D'autre part, quelque 150 pays maintiennent des relations diplomatiques avec la Palestine sous une forme ou une autre.

La Palestine détient un statut d'observateur à l'ONU. Le 31 octobre 2011, les Palestiniens ont été admis comme membres à part entière de l'UNESCO lors d'un vote des États membres qui avait entraîné la suspension des versements des États-Unis à l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.

15-01

http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/la-palestine-a-lonu/201112/15/01-4478162-plus-de-100-pays-reconnaisent-letat-de-palestine.php


Allain Jules : Paris: le drapeau palestinien flotte à l'Unesco.

Le drapeau palestinien a été hissé pour la première fois mardi midi au siège d’une organisation de l’ONU, l’Unesco à Paris. La cérémonie a eu lieu en présence de Mahmoud Abbas, qui y a vu une «première reconnaissance de la Palestine».

Sous une pluie battante, le drapeau composé d’un triangle rouge prolongé par trois bandes horizontales noire, blanche et verte, a été hissé devant le siège de l’Organisation de l’ONU pour l’éducation, la science et la culture, pendant que l’hymne palestinien était diffusé à l’intérieur de l’enceinte sous les applaudissements des nombreux délégués présents. «Cette adhésion est une première reconnaissance de la Palestine. C’est émouvant de voir notre drapeau hissé aujourd’hui dans une enceinte de l’ONU», s’est félicité le président palestinien Mahmoud Abbas dans son discours.

«Je souhaite que ceci soit de bon augure pour une admission de la Palestine dans d’autres organisations internationales», a-t-il ajouté, alors que la candidature palestinienne présentée à l’ONU à New York est dans l’impasse au Conseil de sécurité.

Poursuivre les démarches

Lors d’une conférence de presse ensuite, M. Abbas a affirmé vouloir poursuivre les démarches au Conseil de sécurité, où les Palestiniens n’ont pour l’instant pas les 9 voix sur 15 nécessaires. S’ils les obtenaient, les Etats-Unis ont prévenu qu’ils utiliseraient leur veto pour empêcher que leur soit octroyé le statut de membre à part entière de l’ONU.

«Nous n’avons pas encore demandé de vote mais cela peut intervenir d’un moment à l’autre. Si nous n’avons pas de majorité, nous répéterons cette demande encore et encore», a déclaré Mahmoud Abbas.

Le président de l’Autorité palestinienne s’est entretenu mardi soir de cette stratégie avec Nicolas Sarkozy, avant de rencontrer le candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012 en France, François Hollande. Il demande concrètement un vote du Conseil de sécurité de l’ONU reconnaissant un Etat palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, avec Jérusalem-Est pour capitale.

Sites à inscrire

Le 31 octobre, les Palestiniens avaient enregistré une première victoire diplomatique sur la voie de la reconnaissance de leur Etat, en devenant le 195e membre de l’Unesco, à la suite d’un vote écrasant de la conférence générale, où seuls 14 Etats s’y étaient opposés.

Cette adhésion va leur permettre de déposer des demandes de reconnaissance d’une vingtaine de sites archéologiques et religieux au Patrimoine mondial de l’humanité.

Les Palestiniens veulent que l’église de la Nativité à Bethléem soit le premier site inscrit «au nom de la Palestine», dès 2012. Ils souhaitent présenter aussi rapidement l’inscription du caveau du prophète Abraham à Hébron, un lieu saint à la fois pour les juifs et pour les musulmans.

Rétorsion étasunienne et israélienne

Le vote de la fin octobre avait provoqué la colère des Américains qui avaient suspendu leur financement pour l’Unesco, privant l’organisation de 22% de son budget, soit un trou de 65 millions de dollars dès 2011, puis de 143 millions de dollars sur les années 2012-2013. Cela a contraint l’Unesco à annoncer un plan drastique d’économies.

De son côté, Israël avait décidé d’accélérer la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée, et gelé le transfert de fonds aux autorités de Ramallah. Finalement, sous la pression internationale, Israël a levé un mois après le gel de ces fonds, des taxes douanières et de la TVA, qui représentent deux tiers des recettes budgétaires propres de l’Autorité palestinienne.

«Cette cérémonie de lever du drapeau ne fera en rien avancer la cause de la paix et de la réconciliation», a réagi mardi à Jérusalem, le porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Mark Regev.

«Le seul moyen d’y parvenir sont des négociations directes. Israël a proposé cette semaine de relancer des pourparlers directs... mais malheureusement, les Palestiniens ont une nouvelle fois refusé», a-t-il affirmé. De son côté, Mahmoud Abbas a rappelé que les Palestiniens exigeaient «qu’Israël arrête immédiatement les colonisations» pour reprendre les pourparlers.

Israël-Palestine: l'OTAN va-t-elle intervenir en faveur des Palestiniens ?
Allain Jules

Vendredi 16 décembre 2011

C’est un coup de tonnerre. La question est stupide, n’est-ce pas ? Rien n’est inventé et pour lire ce genre de constat fait par des ONG, en France, il faut se lever de bonheur. D’ailleurs, avant de publier ce post, j’ai fait le tour des sites. Rien. La peur du terrorisme intellectuel qui empêche de dire un mot sur le calvaire des Palestiniens, apparenté honteusement à ce que vous savez. Passons. Donc, 20 ONG, dont Amnesty International, Human Rights Watch et Oxfam dénoncent la recrudescence des démolitions, des expropriations ou vol et des violences à l’encontre des Palestiniens et appellent Israël à respecter le “droit international”. C’est comme demander à un aveugle de lire un livre sans le braille.

La Palestine a battu cette année 2011, le record de destructions et d’agressions. On croyait que l’arrivée de Barack Obama allait régler cette situation injuste. Hélas, il est avéré et confirmé qu’il a été simplement le nègre de maison. Celui utilisé pour réprimer ses frères et semer la zizanie. La paix dans le monde n’a jamais été aussi menacé depuis son installation à la Maison Blanche. Aujourd’hui, 16 décembre 2011, Luis Moreno-Ocampo cède sa place à la Gambienne Fatou Bensouda. Tiens, c’est elle qui va s’occuper des dossiers chauds, comme celui de Laurent Gbagbo. Ainsi, les prédateurs auront lavé les mains.

Hélas, les justiciers ne s’appliquent pas à eux-mêmes, cette justice-là. Or, Kant affirmait : « Agis de telle sorte que tu puisses également vouloir que ta maxime devienne une loi universelle ». Le « que tu puisses » invoqué ici est celui de la raison et de son accord avec elle-même : à supposer l’existence d’une communauté d’êtres humains (d’êtres raisonnables actifs). Alors, nos amis ne peuvent êtres crédibles si la réciprocité et la justice ne les guident pas. Ils sont en contradiction en voulant faire la loi en Syrie, en Iran ou en Libye dans leur action meurtrière.

A quoi sert le Quartet sur le Proche-Orient qui propose la relance des négociations de paix entre Israël et les Palestiniens alors qu’il ne condamne jamais la colonisation qui se développe de façon abyssale ? Destruction, occupation… mais aussi violence. Un doublement du nombre de Palestiniens dont Israël a détruit les habitations en 2011. Doublement du “nombre de personnes déplacées en raison des démolitions”. Dans un communiqué, les ONG appellent le Quartet sur le Proche-Orient à “exiger du gouvernement israélien qu’il revienne sur sa politique de colonisation et gèle toutes les démolitions”.

Le constat de l’année 2011 est amer pour les ONG. Ainsi, plus de 500 habitations palestiniennes et autres infrastructures de base ont été détruites en Cisjordanie. Conséquences: plus de 1000 Palestiniens ont été déplacés, selon les chiffres des Nations unies. Ces destructions vont de pair avec l’expansion accélérée des colonies israéliennes, pointe le communiqué. Sur l’année 2011, “des plans concernant près de 4 000 nouveaux logements pour des colons à Jérusalem Est ont été approuvés”. Ces actes sont considérés comme “des violations du droit humanitaire” a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice pour le Moyen-Orient de Human Rights Watch.

Les colons deviennent de plus en plus agressifs, bénéficiant de l’impunité. Les 12 derniers mois ont été marqués par “une escalade des actes de violence de la part des colons”. Les agressions contre les Palestiniens ont augmenté de plus de 50% par rapport à 2010. Par ailleurs, les moyens de subsistance de centaines de familles sont aussi touchés, poursuivent les ONG, puisqu’environ 10 000 plants d’oliviers et autres arbres ont été détruits en Cisjordanie. Sans que les auteurs de ces actes ne soient inquiétés: 90% des plaintes déposées pour violence commise par des colons ayant été classées sans suite par la police israélienne entre 2005 et 2010, précise le communiqué. A quel moment va-t-on faire valoir le droit international ? Quand la poule aura des dents ou quand Israël gagnera encore plus de terrain et de temps ?

Publié avec l'aimable autorisation d'Allain Jules

Source : Allain Jules

http://www.24heures.ch/actu/monde/drapeau-palestinien-hisse-agence-onu-paris-2011-12-13

http://allainjules.com/...



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Bande de Gaza - Au jour le jour

Un Palestinien tué et 12 blessés dans des frappes israéliennes.

nb : Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

Des Palestiniens réunis autour d'un véhicule touché par les frappes israéliennes à Gaza, le 27 décembre 2011

Au moins un Palestinien a été tué et une douzaine d'autres blessés, dont deux grièvement, mardi soir par des frappes aériennes israéliennes sur la bande de Gaza, selon des sources hospitalières locales.

Dans un communiqué, l'armée israélienne a affirmé avoir visé et atteint des "terroristes jihadistes" considérés comme proches de la mouvance Al-Qaïda.

Abdallah Al-Telbani, 22 ans, circulait dans un triporteur quand il a trouvé la mort lors d'une première frappe sur le camp de réfugiés de Jabaliya, au nord de la ville de Gaza, ont précisé des sources médicales palestiniennes. Deux autres Palestiniens ont été blessés.

Une deuxième frappe aérienne a ensuite touché une jeep roulant à l'est de l'agglomération de Gaza, blessant dix personnes, dont deux sérieusement, ont indiqué les autorités sanitaires.

Selon la radio publique israélienne, M. Al-Telbani était un membre du groupe radical Jihad islamique. Mais les Brigades Al-Quds, la branche armée du mouvement, ont démenti dans un communiqué avoir perdu un de leurs hommes. Un combattant du Jihad islamique avait été tué le 7 décembre à Gaza.

Il n'est pas inhabituel que, dans la nébuleuse des organisations armées de Gaza, des activistes changent d'allégeance ou servent plusieurs groupes.

L'armée israélienne a pour sa part indiqué dans un communiqué avoir d'abord ciblé "un terroriste associé au Jihad mondial et un affidé" puis "une unité affiliée au mouvement terroriste du Jihad mondial" dans le nord de la bande de Gaza.

"Cette unité avait été déjà repérée par l'armée israélienne à la suite d'une tentative d'effectuer une attaque terroriste à la frontière entre Israël et l'Egypte", a ajouté le communiqué.

Au début du mois, des unités de l'armée déployées dans le sud d'Israël, le long de la frontière avec le Sinaï égyptien, avaient été placées en "état d'alerte renforcé" de crainte d'une attaque terroriste.

Le 18 août dernier, un commando armé avait franchi la frontière israélo-égyptienne et mené plusieurs opérations coordonnées dans le désert du Néguev, à une vingtaine de kilomètres au nord de la station balnéaire d'Eilat, au bord de la mer Rouge, tuant huit Israéliens, dont un soldat et un policier.

L'armée israélienne a identifié deux des Palestiniens visés par sa frappe: Rami Daoud Jabar Khafarna, né en 1984 et originaire de Gaza, un ancien membre de la branche armée du mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, et Hazam Mahmoud Sa'adi Al-Shakr, un autre Gazaoui né en 1985 et également ex-brigadiste du Hamas.

Ces frappes surviennent alors que le Hamas est engagé dans un processus de "réconciliation nationale" avec son rival du Fatah, dirigé par le président palestinien Mahmoud Abbas.

Le chef du Hamas, Khaled Mechaal, basé en Syrie, s'est prononcé récemment en faveur de "la résistance populaire pacifique", qui supposerait que son mouvement renonce dans les faits à la lutte armée.

Le Jihad islamique, principal protagoniste des récentes épreuves de force avec Israël à Gaza, est également partie prenante de la tentative de réconciliation entre les principales factions palestiniennes.

Créé en 1980 et d'inspiration pro-iranienne, le Jihad islamique, qui représente la deuxième force combattante de Gaza, observe une trêve tacite avec Israël depuis la fin octobre. Cette trêve a été instaurée sous l'égide du Hamas grâce à une médiation égyptienne.

27 décembre

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_gaza-un-palestinien-tue-et-12-blesses-dans-des-frappes-israeliennes?id=7303613



2 Politique Israélienne

1 Politique colonialiste

a) IRIB : Poursuite des crimes du régime sioniste et l’inaction de l’ONU.
Le bureau onusien des affaires humanitaires pour la Cisjordanie vient de publier un nouveau rapport, pour décrire les récents crimes commis , à l’encontre des Palestiniens, la semaine dernière.

Dans ce rapport, il est dit que les militaires israéliens ont fait tomber en martyrs deux Palestiniens, dans la bande de Gaza, du 21 décembre 2011 au 3 janvier. Durant le même temps, 30 citoyens palestiniens ont été blessés, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, où les Sionistes ont, également, détruit une quarantaine de maisons. L’histoire du régime sioniste est ponctuée, quasi-quotidiennement, par les crimes horribles commis à l’encontre des Palestiniens et des peuples de la région. En effet, le massacre fait partie intégrante de la nature inhumaine du régime sioniste. A présent, les Sionistes multiplient leurs actes barbares, dans les régions palestiniennes, tandis que le silence complaisant des organisations internationales et des faux défenseurs des droits de l’Homme encouragent les dirigeants israéliens à décupler leurs crimes. Le nouveau rapport de l’ONU est publié, dans le contexte où son secrétaire général visitera, dans 45 jours, la région de Gaza. Il a, déjà, fait des promesses à la partie palestinienne, au sujet de la levée du blocus, sans pour autant agir, concrètement, dans ce domaine. Le représentant de l’Autorité palestinienne, auprès de l’ONU, Riyad Mansour, a critiqué l’inaction de l’ONU vis-à-vis des crimes du régime sioniste. Il a critiqué, aussi, le soutien tous azimuts des Etats-Unis à Tel-Aviv, en soulignant que Washington entravait l’action du Conseil de sécurité de l’ONU, pour empêcher la poursuite de l’affaire concernant les crimes inhumains du régime sioniste. En réalité, la pression que les Etats-Unis exercent sur les institutions et les organisations internationales les empêchent d’adopter des positions impartiales, au sujet des événements de la Palestine occupée, d’où l’inaction de ces organisations, à l’égard des crimes que le régime israélien commet contre les civils palestiniens.

IRIB 


b) IRIB :Projet israélien de multiplier les colonies : Tel-Aviv s’acharne à judaïser Qods .

Judaïser Qods ! Israë en a fait son credo. Aux premiers jours de 2012, les médias internationaux ont dévoilé le projet israélien de multiplier les colonies de peuplement, à Qods, et à changer le tissu démographique et géographique de la ville. Le plan s'inscrit, dans le cadre du projet de "l'Etat juif", pour la mise à exécution duquel, 1 milliards et demi de dollars ont été consacrés. 30.000 nouvelles unités doivent être construites, en 2012, dans le secteur oriental de Qods, soit une partie du projet d'implantation de 60.000 unités censé changer le tissu démographique de la ville. Environ, 2.500 maisons palestiniennes, ont été détruites, depuis l'occupation, en 1967, de la ville sainte, 3.200 hectares des terres palestiniennes ont été confisquées, en 2011, sans oublier les 72 maisons d'habitation détruites, durant cette même année. Il est vrai que, sous n'importe quel prétexte ou mesure, le régime sioniste a essayé, en détruisant les maisons ou les endroits islamiques, d'anéantir et d'éliminer toutes les traces et manifestations islamiques de la ville et de donner un visage juif à la ville de Qods. Entre autres, la construction du mur de séparation, qui a divisé la ville en deux, isolant les 250.000 habitants, à Qods, compte parmi les démarches entreprises par ce régime, en vue de changer le tissu démographique de Qods, en faveur des Juifs. Notons, en passant, l'expulsion des Palestiniens de Qods, qui est la politique poursuivie par Israël, depuis quatre décennies. D'après les chiffres les plus récents, le régime israélien a, jusqu'à présent, annulé le permis de séjour de 15.000 familles palestiniennes, qu'il a mises en errance, dans le but d’évacuer Qods de ses habitants palestiniens. Par ailleurs, l'établissement d'Owqafs d'Al-Aqsa a annoncé qu'Israël détruit les bâtiments et les œuvres islamiques autour de la mosquée d'Al-Aqsa, première Qibla des Musulmans, sous prétexte du progrès et de la reconstruction des rues et des quartiers alentours.

Mais jusqu'où ira la politique discriminatoire d'Israël?

05/01/2012



2 Pays corrompu cherche

a) La Cour suprême israélienne approuve l’exploitation des ressources naturelles en Cisjordanie
La Cour suprême d’Israël considère que les entreprises israéliennes ont le droit d’exploiter les ressources naturelles en Cisjordanie, bien que cela soit contraire au droit international. La Cisjordanie est un territoire occupé depuis 1967 par Israël et dont l’appartenance reste encore un enjeu majeur du conflit israélo-palestinien. Yesh Din, une ONG israélienne a demandé à ce que les entreprises israéliennes cessent leurs activités d’extraction de pierres destinées à la construction, un secteur dont le poids économique est évalué à 900 millions de dollars en Cisjordanie. Les trois quart des matériaux extraits sont envoyé en Israël, ce qui s’apparente à du pillage d’après Yesh Din. « La Cour suprême a rejeté une requête émanant d‘une organisation israélienne de défense des droits de l’homme qui demandait à ce que l’extraction des pierres en Cisjordanie par des compagnies israéliennes soit examinée et arrêtée. Yesh Din affirmait que cette pratique était illégale au regard du droit international du fait qu’il s’agisse de l’exploitation de ressources naturelles d’un territoire occupé au bénéfice de la puissante occupante », rapporte le Guardian le 3 janvier. La cour a estimé, au regard de la réalité du terrain qui prime sur le droit international, que les activités économiques ne pouvaient pas être arrêtées indéfiniment qu’elles fournissaient des emplois aux Palestiniens. Yesh Din craint que cette décision s’étende à d’autres secteurs comme l’eau ou le patrimoine archéologique.
5 janvier 2012
 
http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/La-Cour-supreme-israelienne-approuve-l-exploitation-des-ressources-naturelles-en-Cisjordanie/%28theme%29/1447


b) La Cour Suprême stoppe le droit de retour rampant.
Cette fois-ci, la présidente Dorit Beinish a été mise en minorité par ses pairs. Un forum (rare) de onze juges avait à trancher sur une loi votée par la Knesset, et qui entend mettre fin à une pratique dangereuse à terme pour l’avenir de l’Etat d’Israël : la réunion de familles arabes palestiniennes par voie de mariage. Cette pratique consistait dans le mariage d’Arabe israéliens avec des Arabes palestinien non-citoyens, et qui exigeaient ensuite la citoyenneté israélienne au nom du principe de « réunion des familles » pour venir s’installer en Israël. Ce stratagème permettait à de nombreux Arabes palestiniens de bénéficier de tous les droits que procure la carte d’identité bleue sans parler des conséquences démographiques à long terme. Les Arabes israéliens et surtout leurs représentants à la Knesset ne cachent leur volonté de transformer Israël en « Etat de tous les citoyens », en caressant le rêve que la population arabe en Israël submerge un jour la population juive ou tout au moins constitue une force revendicative contre la spécificité juive de l’Etat. Six juges de la Cour ont considéré la loi comme constitutionnelle, contre cinq – dont la présidente Beinish – qui voulaient que les Palestiniens puissent continuer à réunir leur famille sous la bannière de la citoyenneté israélienne.

Désormais, Arabes israéliens et palestiniens pourront se marier où ils le veulent mais ils ne pourront plus arguer de la citoyenneté israélienne de l’un pour accorder cette citoyenneté à son conjoint.
[Mercredi 11/01/2012 23:51]
http://www.israel7.com/2012/01/la-cour-supreme-stoppe-le-droit-de-retour-rampant/


c) Nouvelle loi et débats houleux à la Knesset sur le sort des migrants.
Hier, mardi 9 janvier, la Knesset a approuvé un nouveau projet de loi concernant les immigrés clandestins en Israël, et a débattu du phénomène de l’immigration en Israël des travailleurs étrangers et des demandeurs d’asile.
Lors d’un débat houleux à la Knesset, la majorité des membres présents ont voté en faveur d’un projet de loi visant à dissuader les immigrations clandestines en Israël. Les organisations pour les droits de l’homme mettent en garde contre l’atteinte que porte cette loi au caractère démocratique de l’Etat d’Israël, et soulignent qu’elle ne convient pas au peuple juif, lequel a tant souffert de lois similaires au cours de son histoire. Selon le projet de loi, qui constitue un amendement à une loi existante de 1954 contre les immigrés clandestins, les personnes qui se sont infiltrées de façon illégale dans le pays seraient passibles d’emprisonnement pour de longues périodes, sans procès légal.

Pour lire un rapport sur le débat et le projet de loi, cliquez ici.
Mercredi, 11 Janvier 2012 11:15    

http://www.haaretz.com/print-edition/news/knesset-passes-bill-that-could-put-asylum-seekers-in-jail-without-trial-1.406351



d) Situation dans les geôles israéliennes

Cisjordanie : Le régime sioniste a arrêté le président du parlement palestinien.  

L’Armée du régime sioniste a arrêté, jeudi, le Président du parlement palestinien, Aziz al-Dwik, membre du Hamas, en Cisjordanie. Il a été arrêté, à un check point, sur le chemin de Ramallah-Qods. Il avait, également, été arrêté, le mois dernier à un poste de contrôle de l’Armée, en compagnie de trois membres du Hamas. "L’objectif de ces arrestations est d’affaiblir les efforts déployés, dans le sens de la réconciliation avec le Fatah et de saboter le travail de la législation, en Cisjordanie", a estimé un membre du Hamas et vice-président du parlement palestinien. Le porte-parole du Hamas a condamné cette arrestation et mis en garde contre ses répercussions, en réclamant la libération immédiate du président du Parlement palestinien.

IRIB

20/01/2012


PRISONS - tortures

"Israël" a détenu 3.312 Palestiniens, en 2011  

"Les forces de l'occupation ont arrêté 3.312 Palestiniens, dont des enfants, depuis le début de l'année 2011", a déclaré l'ancien détenu et chercheur palestinien, spécialisé dans les affaires des prisonniers, Abdul-Nasser Farawna.
Selon M.Farawna, l'armée a mené une moyenne de 276 arrestations, chaque mois, près de 9, par jour."L'armée israélienne a arrêté des hommes, des femmes et des enfants, même, des malades et des handicapés mentaux, outre les politiciens et les députés palestiniens", a-t-il souligné.

Le chercheur palestinien a révélé que "la grande majorité des arrestations avaient eu lieu, en Cisjordanie occupée et à Qods, en plus de 38, menées, dans la Bande de Gaza, dont des pêcheurs et même, des patients, au terminal d'Erez".

Dans un rapport, publié, le 19 décembre, l'Association Ad-Dameer (Conscience), pour le soutien aux prisonniers et pour les droits de l'Homme, avait annoncé que, depuis le 18 octobre 2011, lorsque 477 prisonniers palestiniens ont été libérés, en échange du soldat israélien, Gelaad Shalit, lors de la première phase de l'échange, les soldats israéliens avaient enlevé près de 470 Palestiniens, dont 70 enfants. Le rapport indique que, pendant les 15 premiers jours de décembre, l'armée a kidnappé plus de 21 jeunes, dont 11 enfants, dans le camp de réfugiés de Shu'fat, à Qods-Est occupée.

29/12/2011 

IRIB


John Lyons: Un magazine australien dénonce les tortures israéliennes sur les enfants palestiniens. 

Article paru sous le titre : Rudd veut agir sur les allégations de torture sur des enfants palestiniens

DCI a recueilli 385 déclarations sous serment de mineurs palestiniens gardés en détention par Israël et qui affirment avoir subi de graves sévices.

L’Australie va exprimer ses préoccupations auprès d’Israël concernant son système judiciaire militaire pour mineurs, qui est accusé d’emprisonner et de torturer des enfants aussi jeunes que 12 ans.

Suite à un article paru dans The Weekend Australian Magazine il y a trois semaines, le ministre des Affaires étrangères d’Australie, Mr Kevin Rudd, a donné pour instructions aux diplomates australiens d’aller visiter les tribunaux militaires pour mineurs (en Israël).

Les diplomates ont été invités notamment à faire connaître à Mr Rudd les conditions qu’ils avaient trouvées à la prison militaire d’Ofer, près de Jérusalem.

Selon une déclaration du cabinet de Mr Rudd, celui-ci a également demandé aux fonctionnaires australiens d’organiser des rencontres avec les autorités israéliennes pour leur notifier leurs préoccupations à propos du système en vertu duquel les mineurs palestiniens sont jugés.

Soixante éminents psychologues, universitaires et pédiatres d’Israël ont écrit à leur Premier ministre, Benjamin Netanyahu, lui disant que « la vague d’arrestations et d’enquêtes qui ne tiennent aucun compte de la loi ne sert pas à maintenir l’ordre public et la sécurité ».

The Weekend Australian Magazine donne des exemples de ces allégations :

Un garçon gardé à l’isolement pendant 65 jours ;

D’autres garçons à l’isolement sous une lumière 24 h sur 24 ;

Un garçon de 7 ans, de Jérusalem, emmené pour interrogatoire où il dit avoir été frappé pendant qu’on l’interrogeait ;

Trois enfants ont subi des décharges d’électricité à l’aide d’appareils portatifs pour les obliger à faire des aveux ;

De la nourriture pour chiens a été mise sur la tête et près des parties génitales d’un garçon qui avait les yeux bandés et on a fait venir un chien pour qu’il la mange, sous les rires de son interrogateur.

 

Position en banane

Le magazine signale aussi que, depuis janvier 2007, DCI (Défense de l’enfance/Internationale) a recueilli et traduit en anglais 385 déclarations sous serment de mineurs palestiniens gardés en détention par Israël et qui affirment avoir subi de graves sévices :

chocs par l’électricité ;

coups ;

menaces de viol ;

mise à nu ;

isolement,

menaces d’annuler les permis de travail de leurs familles, et

le « supplice de la position », qui consiste à placer un enfant sur une chaise, à lui enchaîner les pieds et lui attacher les mains dans le dos, et à le laisser comme cela quelquefois pendant des heures.

Un garçon de 10 ans témoigne : «  Un soldat a pointé son fusil sur moi. Le canon du fusil était à quelques centimètres de ma figure. J’étais terrifié au point que je me suis mis à trembler. Il s’est moqué de moi et m’a dit :

  Tu trembles ? Dis-moi où est le pistolet avant que je ne te tue ».

Un garçon de 15 ans témoigne d’avoir été attaché à un tuyau métallique et frappé par un soldat, et qu’un interrogateur a mis un appareil contre son corps et lui a envoyé une décharge d’électricité en disant :

  Si tu n’avoues pas, je continue à te secouer.

Le garçon affirme que l’interrogateur lui donné un autre choc électrique, au point qu’il ne sentait plus ses bras et ses jambes, qu’il avait mal dans la tête, et qu’il a avoué.

Gerard Horton, avocat australien qui traite de nombreux dossiers dans sa fonction à DCI, dit que l’un des interrogateurs israéliens, à l’œuvre dans la colonie Gush Etzion, est « spécialisé dans les menaces de viol des enfants » pour l’obtention d’aveux.

 

"Supplice de la position"

Une femme est engagée dans le programme de l’YMCA (Young Men’s Christian Association - Association chrétienne des jeunes gens) pour la réhabilitation des enfants qui ont été soumis à la détention israélienne, Fadia Saleh, a révélé au magazine The Australian dans le cadre de son enquête : « La semaine dernière, un garçon m’a décrit comment des chiens se trouvaient dans la jeep de l’armée. Dans ces jeeps, vous avez des sièges de chaque côté et un espace vide au milieu ; les enfants placés là, sur le plancher. Parfois, les soldats marchent sur eux.

« A chaque fois que l’enfant bougeait, l’un des chiens le mordait. Quand il est arrivé au centre d’interrogatoires, il avait l’un de ses bras en sang. Le déplacement avait été court, mais lui avait l’impression qu’il avait duré un an ».

The Weekend Australian Magazine rapporte que, si des missions diplomatiques et parlementaires de nombreux pays ont visité les tribunaux pour enfants, les diplomates australiens n’ont paru manifester aucun intérêt évident pour le tribunal.

Pour Maître Horton de DCI, l’Australie est restée « étonnamment silencieuse » face aux violations alléguées des droits humains des enfants palestiniens.

Il a déclaré au magazine : « Il est décevant que, parmi toutes les missions diplomatiques dans la région, l’Australie a brillé par son silence sur la question des tribunaux militaires ».

L’ambassadrice d’Australie en Israël, Andrea Faulkner, a évoqué les traitements sur les enfants, il y a plus d’un an.

Bien qu’au courant de la question, ni Mme Faulkner ni aucun autre représentant australien n’ont visité les tribunaux.

The Weekend Australien Magazine a eu un accès, rare pour un journal, au tribunal - il a été autorisé à le visiter à trois occasions différentes au cours de l’année dernière, avec les FDI (Forces de défense israéliennes), dans le cadre de cette enquête.

Cette semaine, un fonctionnaire australien a entamé des réunions sur le sujet en préparation de la visite d’un tribunal pour mineurs par des diplomates australiens.

La plupart des enfants traduits devant les tribunaux militaires sont accusés d’avoir jeté des pierres et condamnés à des peines de prison allant de deux semaines à 10 mois.

D’après les FDI, il y a eu au moins 2766 incidents de jets de pierres contre elles ou sur des voitures qui circulaient, cette année.

La police israélienne a parlé d’un accident en septembre dans lequel un homme et son enfant ont été tués par ce qui pourrait avoir été provoqué par une pierre lancée sur leur voiture.

Les autorités en Israël ne veulent pas discuter des cas individuels d’enfants, mais selon le porte-parole des Affaires étrangères, Yigal Palmor, « beaucoup de choses » doivent être améliorées et Israël travaille avec des organisations des droits de l’homme mais les « réformes et améliorations sont lentes ».

 

A l’isolement sous la lumière - privation de sommeil.

Le traitement des enfants palestiniens en Cisjordanie sous l’occupation militaire israélienne contraste avec celui des enfants en Israël :

en Israël, un enfant ne peut être envoyé en prison avant l’âge de 14 ans, alors que les enfants palestiniens y vont à partir de 12 ans ;

en Israël, un enfant ne peut être soumis à interrogatoire sans la présence d’un parent ;

en Israël, un enfant ne peut être interrogé la nuit, alors que la plupart des enfants palestiniens sont enlevés dans leurs maisons et mis en détention entre minuit et 5 h du matin ;

en Israël, la durée maximum de détention sans accès à un avocat est de 48 h, alors qu’en Cisjordanie, elle est de... 90 jours.

Ces derniers temps, les tribunaux militaires ont été visités par des délégations de diplomates ou parlementaires du Royaume-Uni, des États-Unis, de l’Union européenne, des Pays-Bas, de France, d’Espagne, de Belgique, d’Allemagne, d’Irlande, de Norvège, de Chypre et des Nations-Unies.

Maître Horton affirme que dans la plupart des cas, DCI exige des déclarations sous serment avant de prendre le dossier en charge.

Il a indiqué au magazine quel était le traitement courant pour beaucoup des enfants : « Une fois attaché et les yeux bandés, l’enfant est conduit à un véhicule militaire qui attend, et dans un tiers des cas, il sera jeté sur le plancher métallique pendant son transfert dans un centre d’interrogatoires.

« Parfois, les enfants sont maintenus le visage plaqué sur le plancher par des soldats qui mettent leurs bottes sur sa nuque, et les enfants sont menottés, parfois avec des menottes en plastique qui leur coupent les poignets. Beaucoup d’enfants arrivent aux centres d’interrogatoires contusionnés et meurtris, manquant de sommeils et apeurés. »

Maître Horton affirme que tout l’intérêt (pour Israël) d’un tel traitement est d’amener les enfants à faire des aveux, aussi vite que possible.

Dans un cas, bien que l’enfant eût insisté en disant que l’aveu qu’il avait signé était faux, qu’il l’avait signé seulement sous la pression, malgré cela, cet aveu a été utilisé pour le condamner.

Une porte-parole de Mr Rudd fait savoir que, lors de la dernière comparution d’Israël devant le Groupe de travail sur l’Examen périodique universel, l’Australie avait interrogé Israël sur les sévices rapportés par des détenus.

Elle indique que le gouvernement (australien) est contre la détention des mineurs.

« L’opinion du gouvernement australien depuis longtemps est que tout enfant, indépendamment de son ethnie, de sa religion, de son sexe et de quelque différence que ce soit, doit bénéficier des mêmes protections légales et des droits humains » dit-elle.

Texte de l’article en version anglaise :

Rudd seeks action on torture allegations involving Palestinian children

by John Lyons - The Australian

17 December 2011

lundi 19 décembre 2011 - 06h:41

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11566


Révélations sur les tortures pratiquées par l’Unité 504 de l’armée israélienne : perversion et cruauté

lundi 26 décembre 2011

The Palestine Chronicle

Un colonel de réserve de l’armée israélienne a livré des informations choquantes sur les méthodes de torture utilisées contre des prisonniers arabes et iraniens en Israël dans le tristement célèbre centre d’interrogatoire : l’Unité 504.

L’Unité 504 est l’unité de renseignement de l’armée israélienne chargée d’interroger les prisonniers, en particulier ceux dont la nationalité est arabe ou iranienne.

Le colonel, connu sous le nom de Het, a mis la lumière sur les traitements cruels et inhumains appliqués à des réfugiés irakiens par un inspecteur israélien identifié comme le capitaine George.

Il a également divulgué des détails sur la façon dont le capitaine George torturait ses victimes, dont faisait partie Mustafa Dirani, un ancien membre du mouvement chiite libanais Amal fondé en 1974.

Het a déclaré qu’il avait assisté à une séance d’interrogatoire au cours de laquelle le capitaine George avait violé un prisonnier à l’aide d’une matraque. Le capitaine, qui n’a jamais été inquiété, sert maintenant comme conseiller des affaires arabes à la direction de la police du district de Jérusalem.

Dirani, qui a été enlevé par les forces israéliennes en 1994, a témoigné qu’il avait été sodomisé et torturé pendant son interrogatoire à l’Unité 504.

Selon les médias, la chaîne israélienne Canal 2 a diffusé ensuite une séquence montrant un interrogateur nu déshabillant Dirani tout en le battant et le violant avec un bâton.

En 1999, Het a contacté Zvi Rish, un avocat israélien qui avait représenté Dirani et certains réfugiés irakiens maltraités, et il a fait savoir qu’il était gravement malade et qu’il souhaitait dénoncer les méthodes d’interrogatoire de son unité afin de « libérer sa conscience ».

A la fin du mois de décembre 2010, un groupe de défense des droits de l’Homme - le Comité public contre la torture en Israël - a révélé que les détenus palestiniens se voyaient systématiquement refuser le droit de rencontrer un avocat durant les interrogatoires.

Rester enchaîné à des chaises pendant de longues périodes, la privation de sommeil, l’intimidation, la torture et des conditions de détention épouvantables sont quelques-unes des méthodes utilisées, a dénoncé le groupe dans son rapport.

Israël prétend que son armée est « l’une des armées les plus morales » dans le monde et qu’elle traite les prisonniers et les détenus avec décence.

Mais ces dernières années des séquences vidéo ont été divulguées montrant comment les soldats israéliens humilient et maltraitent leurs détenus palestiniens, menottés et les yeux bandés.

 23 décembre 2011 - The Palestine Chronicle - Vous pouvez consulter cet article à :
http://palestinechronicle.com/news....
Traduction : Info-Palestine.net



3 Usa (le Parrain...)

1 Les grandes manœuvres

Israël doit agir pour rompre son isolement selon le Pentagone.

Le chef du Pentagone Leon Panetta (à gauche) croit qu'Israël doit améliorer ses relations avec l'Égypte et la Turquie.

Israël doit agir pour sortir de son «isolement» dans la région, a estimé vendredi le chef du Pentagone Leon Panetta, évoquant implicitement les relations tendues depuis plusieurs mois entre Israël, l'Égypte et la Turquie.

«Malheureusement, au cours de l'année écoulée, nous avons vu croître l'isolement d'Israël par rapport à ses partenaires de la région, et la recherche de la paix au Moyen-Orient a été mise entre parenthèses», a déclaré le secrétaire à la Défense américain lors d'un discours.

Mais M. Panetta a souligné qu'Israël n'était pas le seul à blâmer pour sa position difficile et a même évoqué une «campagne internationale» destinée à isoler le pays.

S'il a dit comprendre les inquiétudes d'Israël face aux bouleversements au Moyen-Orient, le chef du Pentagone a souligné que le Printemps arabe offrait à Israël une chance de se construire une position plus sûre dans la région.

Leon Panetta a aussi jugé crucial qu'Israël «rétablisse de bonnes relations» avec des pays comme l'Égypte, la Turquie et la Jordanie qui ont, selon lui, intérêt à la stabilité régionale.

Israël doit «faire des efforts pour arriver à faire la paix avec les Palestiniens», a également jugé M. Panetta, qui s'exprimait lors d'un événement organisé par la Brookings Institution, un centre de réflexion de Washington.

Interrogé après son discours sur ce qu'Israël devait concrètement faire pour favoriser la recherche d'une solution pacifique avec les Palestiniens, M. Panetta a répondu dans le langage fleuri qui lui est habituel: «Amenez-les à cette fichue table, c'est tout! Le problème, à l'heure actuelle, est qu'on ne peut pas les amener à cette fichue table» de négociations.

Au cours de son discours, le chef du Pentagone a par ailleurs souligné que les États-Unis restaient attachés à la sécurité d'Israël et a juré d'empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire, indiquant que le président américain Barack Obama n'avait pas écarté l'option d'une intervention militaire le cas échéant.

Il a toutefois plaidé en faveur de la stratégie de l'administration Obama, qui fait la part belle à la diplomatie et aux sanctions pour convaincre l'Iran de renoncer à ses ambitions nucléaires, soulignant qu'une éventuelle action militaire ne pouvait être envisagée qu'en «dernier ressort».

Il a redit qu'il pensait que des frappes aériennes contre l'Iran ne retarderaient son programme nucléaire que d'un an ou deux et pourraient avoir des conséquences «indésirables» dans la région.

M. Panetta s'est également engagé à ce que Washington continue à assurer à Israël un soutien militaire important en fournissant à l'État hébreu des systèmes sophistiqués de défense antimissile et de nouveaux avions de chasse F-35.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201112/02/01-4474151-israel-doit-agir-pour-rompre-son-isolement-selon-le-pentagone.php


2 Politique colonialiste israélienne.(...vue des USA)

Voltairenet : Racisme, guerre secrète, assassinat et torture au programme de la politique étrangère des candidats républicains US.  

A l’approche de l’ouverture des primaires, les sept candidats en lice pour l’investiture républicaine se livrent à une surenchère néoconservatrice en matière de politique internationale. État des lieux.

Mitt Romney, numéro deux selon les sondages et considéré comme l’un des plus modérés des candidats, a appelé à « passer aux actions secrètes à l’intérieur de la Syrie pour obtenir un changement de régime ».

Rick Santorum, ancien sénateur de Pensylvanie, a estimé que la récente explosion d’un dépôt de missiles iranien était l’œuvre de Washington et averti qu’il poursuivrait dans cette voie s’il s’installe à la Maison-Blanche, avant de plaider pour des assassinats ciblés : « Tout savant étranger travaillant en Iran pour le programme nucléaire sera considéré comme un combattant ennemi et sera promis, (...) tout comme Oussama ben Laden, à l’ élimination. Des savants ont été retrouvés morts en Russie et en Iran. Il y a eu des virus informatiques. Il y a des problèmes dans ces installations. J’espère que les États-Unis sont impliqués », a-t-il dit.

L’égérie du Tea Party, Michele Bachman, a quant à elle jugé que la pratique de la simulation de noyade devait être reprise. Le président Obama avait mis fin à cette forme de torture à son arrivée au pouvoir début 2009.

Le gouverneur du Texas Rick Perry a déclaré devant laRepublican Jewish Coalition que « toutes nos lois émanaient de la Torah » et a estimé que les États-Unis devraient aider Israël à attaquer l’Iran.

La palme de la rhétorique néoconservatrice revient sans conteste à l’actuel favori des sondages, Newt Gingrich. Ce dernier a confirmé ses positions après ses commentaires controversés sur les Palestiniens, qualifiant ce peuple « inventé » de « terroriste » lors d’un débat à Des Moines.

Il a promit de financer « tous les groupes dissidents en Iran » et de saboter la plus grande raffinerie du pays.

Il a aussi reproché au département d’État actuel de « procéder au désarmement moral de la tradition judéo-chrétienne » tout en promettant la nomination du néo-conservateur John Bolton à sa tête à la place de Hilary Clinton.

L’ancien président de la Chambre des représentants déclare que s’il devenait président des États-Unis, il envisagerait d’être très proche, « de plusieurs façons », de Benyamin Nétanyahou, l’actuel Premier ministre israélien. « Bibi est un dur à cuire. Il place la sécurité d’Israël en premier », dit-il.

Enfin M. Gingrisch veut demander au Congrès de redonner leur « liberté » aux services de renseignement étasuniens, suggérant ainsi de revenir sur l’interdiction actuelle d’assassiner les dirigeants en exercice des États qui s’opposent à la politique impériale.

Au-delà de l’habituelle rhétorique sioniste et anti-iranienne qui vise à s’attirer les faveurs du puissant lobby pro-israélien, ce qui ressort de ces déclarations c’est que désormais les candidats à la Maison-Blanche assument ouvertement la dimension criminelle de la politique étrangère des États-unis d’Amérique.

http://www.voltairenet.org/Racisme-guerre-secrete-assassinat


Pour 33% des étudiants Israël est un pays d’apartheid... 

Un sondage effectué au sein des universités américaines a montré qu’un tiers des étudiants américains considèrent Israël comme un fardeau pour leur pays.  

Cette information a suscité l’inquiétude des milieux juifs, qui connaissent une recrudescence des incidents anti-juifs à New York et New Jersey.

Selon le quotidien israélien Haaretz, la recrudescence des incidents a provoqué les tensions parmi des plus grandes communautés juives des Etats-Unis. Au quartier des juifs « Haridims », on a retrouvé l’expression « Hitler est grand » inscrite sur l’un des murs.
Des milieux juifs ont qualifié de la « plus dangereuse et violente » attaque le jet d’un cocktail Molotov sur une synagogue juive à New Jersey.
L’incident de New Jersey est le quatrième en son genre commis le mois dernier dans la même région. La première attaque contre les synagogues remonte au 10 décembre dernier.
D’autres expressions comme « les juifs sont responsables des incidents du 11 septembre » ont été inscrites sur les murs des quartiers juifs, alors qu’une autre attaque a visé la maison d’un rabbin.
Le président de la ligue anti-diffamation Abraham Foxman a appelé à « la retenue face à la recrudescence de la vague des attaques racistes dans cette région », ajoutant que les motivations antisémites derrière les dernières attaques de New Jersey son claires et tranchantes.
De retour au sondage effectué parmi les universités américaines, le quotidien Maariv a indiqué que 33% des étudiants considèrent Israël comme un fardeau sur les Etats-Unis alors qu’un quart d’eux (25%) qualifient Israël de pays d’apartheid contre 22% qui estiment le contraire.
Par ailleurs, 27% des étudiants ne trouvent pas Israël en tant qu’allié et 43% disent qu’il influence exagérément la politique étrangère américaine.
Sur un autre plan, 50% des personnes interrogées estiment que les réfugiés palestiniens ont le droit de choisir le lieu de leur retour, alors que 35% disent qu’Israël est prêt à une évacuation « partielle » des colonies.
Concernant les droits des arabes dans l’entité sioniste, 32% croient qu’Israël ne fait pas le nécessaire pour assurer à « ses citoyens » arabes des droits égaux, 11% disent qu’il transgressent ces droits alors que 10% seulement prétendent que les droits des Arabes sont préservés.
Ce sondage effectué par «AICE The Israël Project » conclut qu’il est vrai que le soutien à Israël reste grand dans plusieurs mesures, mais il semble que l’opposition ait grandi plus que jamais. Toutefois, le soutien aux Palestiniens reste limité.
Source: Assafir



4 Organisations Mondiales & régionales

Quartette

Israël et les Etats-Unis tentent de contourner la proposition du Quartette.  

 Israël et les Etats-Unis tentent de contourner une proposition internationale visant à relancer le processus de paix au Moyen-Orient, a indiqué dimanche Saeb Erekat, le principal négociateur palestinien.
"Il s'agit d'une tentative par Israël et, malheureusement, par les Etats-Unis, de contourner l'appel du Quartette", qui demande qu'Israël et les Palestiniens puissent entamer un dialogue de proximité sur les questions liées aux frontières et à la sécurité, a déclaré M. Erekat.
Il a indiqué qu'Israël et les Etats-Unis voulaient que ces deux questions soient abordées dans le cadre de véritables négociations, alors que les Palestiniens refusent d'envisager des pourparlers avec Israël tant que se poursuivra la construction de colonies juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
En septembre, le Quartette, composé des Etats-Unis, de l'Union européenne, de la Russie et des Nations Unies, a suggéré un dialogue de proximité, qui se tiendrait sur plusieurs mois et constituerait une sorte de préliminaire à la reprise des négociations directes, bloquées depuis plus d'un an.
Les Palestiniens ont déjà soumis aux représentants du Quartette leur proposition concernant les frontières d'un futur Etat palestinien et les questions de sécurité qui en découlent. Israël, de son côté, n'a rien fait dans ce sens.
Pour que de véritables négociations directes reprennent, Israël doit mettre fin aux activités de colonisation, et accepter l'idée de deux Etats basés sur les frontières de 1967, a déclaré M. Erekat.
05/12/2011

http://french.news.cn/monde/2011-12/05/c_131287794.htm



Ue

L'UE appelle à enrayer la colonisation en Cisjordanie

Un rapport interne s'inquiète de l'extension des colonies qui rend «plus improbable que jamais» l'établissement d'un État palestinien viable dans les frontières d'avant 1967.

Entre Intifada, négociations avortées et conditions préalables, le processus de paix israélo-palestinien est depuis plusieurs années un dialogue de sourds complètement bloqué. Mais la colonisation israélienne en Cisjordanie s'est pendant ce temps poursuivie inexorablement. Un récent rapport interne de l'Union européenne, dont Le Figaro et plusieurs médias ont pris connaissance, tire le signal d'alarme et appelle à des mesures pour enrayer ce processus. «Si on n'arrête pas et n'inverse pas cette évolution, l'établissement d'un État palestinien viable dans les frontières d'avant 1967 semble plus improbable que jamais», souligne le rapport.

Souvent frustrés de l'attitude de leurs gouvernements, qui préfèrent éviter de se heurter de front aux autorités israéliennes et se contentent d'appeler à la paix et au dialogue, les représentants de l'UE à Jérusalem ont régulièrement recours à des «fuites» à destination des médias pour rendre publiques leurs conclusions. En 2005 et en 2008, deux rapports avaient été consacrés à l'absorption des quartiers palestiniens de Jérusalem-Est dans le vaste ensemble du Grand Jérusalem, considéré par la loi israélienne comme la «capitale éternelle et indivisible» de l'État. Le nouveau rapport est consacré à la colonisation de la Cisjordanie, un territoire divisé depuis les accords d'Oslo de 1995 en trois zones.

310.000 colons israéliens en 2010

La zone A, placée sous le contrôle de l'Autorité palestinienne, est la plus peuplée et la moins étendue, avec 18 % de la superficie totale et 55 % de la population. Elle comprend les grandes villes palestiniennes, Djenin, Naplouse, Ramallah, Bethléem, Jéricho et Hébron. La zone B, sous contrôle mixte israélien et palestinien, comprend 41 % de la population et représente 20 % du territoire. La zone C est sous contrôle israélien exclusif et essentiellement peuplée par les colons israéliens. De 1200 en 1972, leur nombre passe à 110.000 en 1993, juste avant la signature des accords d'Oslo, puis à 310.000 en 2010, sans compter Jérusalem-Est.

Avec 5,8 % de la population, la zone C représente 62 % de la Cisjordanie. Elle englobe la plupart des colonies et leurs routes d'accès, mais aussi des zones militaires et des réserves naturelles. La vallée du Jourdain, et l'essentiel du désert de Judée en font partie. Routes et colonies se développent à grand renfort d'investissements publics.

Le moratoire de 2010 et quelques ralentissements mis à part, le processus de colonisation s'est poursuivi sous tous les gouvernements israéliens successifs, de droite comme de gauche. Les zones de peuplement palestinien sont aujourd'hui isolées dans des enclaves dépourvues de continuité territoriale. Le constat des diplomates européens ne surprendra pas quiconque s'est rendu récemment sur les routes de Cisjordanie. Leur conclusion est en revanche d'une lucidité inhabituelle pour un rapport officiel: la solution à deux États, pourtant soutenue par la quasi-totalité de la communauté internationale, est aujourd'hui presque impossible.

http://www.lefigaro.fr/international/2012/01/13/01003-20120113ARTFIG00665-l-ue-appelle-a-enrayer-la-colonisation-en-cisjordanie.php


Desdiplomates de l'UE accusent

"Israël sape les chances d'un Etat palestinien"
 «Si la tendance actuelle n'est pas stoppée et renversée, l'établissement d'un Etat palestinien viable dans les frontières de 1967 paraît plus éloigné que jamais», estiment les diplomates européens.

La colonisation et les restrictions imposées aux Palestiniens en Cisjordanie occupée sapent rapidement la viabilité d'un futur Etat palestinien, affirme un rapport interne de diplomates de l'UE obtenu par l'AFP, vivement critiqué par Israël. «L'ouverture en faveur d'une solution à deux Etats (israélien et palestinien) est en train de se refermer rapidement avec la poursuite de l'expansion des colonies israéliennes et les restrictions de mouvement imposées aux Palestiniens en zone C», selon ce rapport des chefs de mission des pays de l'Union européenne (UE) à Jérusalem et à Ramallah (Cisjordanie). «Si la tendance actuelle n'est pas stoppée et renversée, l'établissement d'un Etat palestinien viable dans les frontières de 1967 paraît plus éloigné que jamais», estiment les diplomates européens. Aux termes de l'accord intérimaire dit d'Oslo II de septembre 1995 entre l'OLP et Israël, la Cisjordanie est partagée en zone A, sous contrôle civil et sécuritaire palestinien, zone B (sous contrôle civil palestinien et sécuritaire israélien) et C (sous contrôle civil et sécuritaire israélien). Fait notable, ce rapport interne de l'UE, daté de juillet 2011 et envoyé à Bruxelles, se penche spécifiquement sur la zone C, peu peuplée mais qui couvre 62% de la Cisjordanie - en évoquant notamment la vallée du Jourdain où vivent des communautés bédouines. Israël veut garder le contrôle militaire de cette vallée frontalière de la Jordanie. «La zone C comprend des ressources naturelles et des terres cruciales pour la future croissance démographique et économique d'un Etat palestinien viable», note-t-il. Le rapport confidentiel exhorte les Etats membres, «en coordination avec d'autres acteurs internationaux», à «exprimer systématiquement leurs objections» aux mesures d'expulsion prises à l'encontre des Palestiniens dans les régions sous contrôle israélien. Intitulé «Zone C et édification de l'Etat palestinien», le document de 16 pages «encourage Israël à changer sa politique et son système de planification en zone C» et à y «promouvoir le développement économique». Un responsable gouvernemental israélien, interrogé par l'AFP, a fustigé «la méthodologie malhonnête» de l'UE en lui reprochant de «préparer des rapports secrets sans nous demander des informations ou une réaction et en se fondant seulement sur des données venant des Palestiniens». Ce responsable, parlant sous couvert de l'anonymat, a accusé les consuls européens basés à Jérusalem de «se mettre au service de la lutte politique et de la propagande palestiniennes». La porte-parole de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, Maja Kocijancic, a qualifié le document de «rapport interne et factuel de la situation sur le terrain» qui a pour objet de «servir de source d'information à l'Union européenne et au processus d'élaboration de sa politique». «En tant que tel, il doit aider l'UE a déterminer la meilleure façon de parvenir à l'objectif d'une solution à deux Etats dans le cadre du processus de paix au Proche-Orient», a-t-elle précisé à l'AFP à Bruxelles. Le ton monte entre Israël et l'UE, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, ayant accusé l'Allemagne, la France, le Portugal et le Royaume-Uni de se rendre «insignifiants» après que ces pays eurent condamné à l'ONU la décision israélienne d'accélérer la construction dans les colonies.

L'Expression

http://www.lexpressiondz.com/...



5 Monde

1 Belgique

'Bienvenue en Palestine': deux Belges portent plainte contre «Israël».  

Deux participants belges à la mission « Bienvenue en Palestine » ont déposé plainte contre l'entité sioniste pour crimes de guerre auprès du parquet fédéral belge . La plainte vise notamment le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, les ministres israéliens de l'Intérieur et de la Guerre, Eli Yishaï et Ehud Barak ainsi que l'ancien chef d'Etat-major israélien Gabi Ashkenazi.
Les plaignants, Hajar Moumni et Mohamed Najar, ainsi que d'autres participants à la mission qui devaient se rendre du 8 au 16 juillet 2011 en Cisjordanie occupée, déclarent avoir été humiliés, menacés, frappés et détenus par les forces de l'occupation israélienne. Les participants, qui entendaient dénoncer le blocus de la Cisjordanie par l'armée d'occupation israélienne disent avoir subi des fouilles corporelles, vu leurs affaires saisies, avoir été mis à l'isolement puis subi de longs interrogatoires musclés.
« L'un des deux plaignants a été tabassé par huit membres des forces de l'ordre », explique son avocat Me Sébastien Courtoy. « Les lésions et les hématomes ont été constatés par un médecin qui a rédigé des certificats médicaux », a affirmé l'avocat.
« Après avoir subi ces traitements inhumains durant plusieurs heures, les victimes furent conduites dans les geôles israéliennes dans lesquelles elles furent séquestrées plusieurs jours durant, dans des conditions inhumaines", peut-on lire également dans la plainte.
Me Courtoy rappelle que les juridictions belges sont compétentes pour poursuivre en Belgique les personnes étrangères ayant commis hors de Belgique des crimes de guerre, à condition que les victimes soient de nationalité belge.
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/164621-bienvenue-en-palestine-deux-belges-portent-plainte-contre-isra%C3%ABl


2 Irlande : protestations contre la visite d’une délégation de la Knesset.  

Les activistes anti-sionistes et partisans de la Palestine en Irlande ont fait part de l’organisation de manifestations contre la visite du Président de la Knesset, Rivline, dans ce pays. Les manifestants ont exigé, dimanche, des autorités gouvernementales d’empêcher cette visite. Selon les organisateurs de ces manifestations, l’objectif de ces manifestations est de protester contre les crimes du régime sioniste, le massacre du peuple palestinien, la poursuite du blocus de Gaza, ainsi que l’attaque menée par ce régime contre la "Flottille de la liberté de Gaza". Au cours de cette visite qui aura lieu le 17 janvier 2012, le Président de la Knesset, Rivline, s’entretiendra avec le président irlandais et certains parlementaires de ce pays. Un membre de la Knesset accompagnera Rivline dans cette visite.
http://french.irib.ir/info/international/item/164065-irlande-protestations-contre-la-visite-d%E2%80%99une-d%C3%A9l%C3%A9gation-de-la-knesset



3 France

CAPJPO : Des parlementaires français dénoncent (enfin) l'apartheid israélien.

Les officines sionistes françaises ne savaient plus à quel saint se vouer, lundi, à la suite de la publication, par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale, d’un rapport dénonçant enfin, et de manière parfaitement explicite, le régime d’apartheid imposé par Israël au peuple palestinien.

Le rapport, « La géopolitique de l’eau », est disponible sur le lien suivant : http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i4070.asp

La mission parlementaire d’information, qui a remis son rapport le mois dernier, était composée de 11 députés de tous partis : Lionnel Luca (UMP, Alpes-Maritimes, Président de la mission) ; Jean Glavany (PS, Hautes-Pyrénées, rapporteur) ; Nicole Ameline (UMP, Calvados) ; Jacques Bascou (PS, Aude) ; Claude Birraux (UMP, Haute-Savoie) ; Alain Bocquet (PC, Nord) ; Gilles Cocquempot (PS, Pas-de-Calais) ; Jean-Claude Guibal (UMP, Alpes-Maritimes) ; Jean-Pierre Kucheida (PS, Pas-de-Calais) ; Renaud Muselier (UMP, Bouches-du-Rhône), et Jean-Marc Nesme (UMP, Saône-et-Loire).

La lecture du document, d’un peu plus de cent pages, est réellement instructive, tant la question de l’eau et des ressources en eau pour l’humanité est un enjeu fondamental pour l’avenir de la société.

Un chapitre consacré au Tibet rappelle, par exemple, que cette région, au-delà de ce qu’en retient généralement le public avec les apparitions régulières du dalaï-lama à la télévision, est tout simplement le siège des ressources en eau de 3 milliards d’êtres humains, Chinois et Indiens confondus.

Le chapitre consacré, sur une vingtaine de pages, au Proche-Orient, remet lui aussi les pendules à l’heure, en démontrant par A + B que depuis les origines, l’Etat d’Israël n’a eu de cesse de s’emparer des ressources en eau de la région et d’en priver les populations non juives.

Tandis que les habitants de la bande de Gaza sont aujourd’hui ceux du monde qui ont le moins d’eau propre disponible par habitant, leurs frères et sœurs de Cisjordanie en ont pour leur part 10 fois moins que les colons juifs qui volent leurs terres.

Comment nommer un tel crime, une telle situation ? « APARTHEID ! », répondent les auteurs du rapport, dont voici les conclusions, concernant Israël.

« Encadré n°3 :

L’eau, révélatrice d’un nouvel apartheid au Moyen Orient Mise en place en 1948 par le premier ministre F. Malan, l’apartheid a vu le développement différencié des groupes ethniques en Afrique du Sud pendant un demi siècle.

Cette politique consistait à la fois en une ségrégation raciale et spatiale (cloisonnement des populations noires et "coloured" dans des espaces confinés appelés bantoustans) mais aussi en une ségrégation citoyenne, les libertés d’une partie de la population (restriction du droit d’aller et venir, du droit de se rassembler dans les lieux publics, violences policières) étant bafouées. L’odieux régime de l’apartheid a pris fin en Afrique du Sud au début des années 90, avec la libération de Nelson Mandela et des prisonniers politiques, le compromis courageux entre M. de Klerk et Mandela et les premières élections libres de 1994 confiant massivement le pouvoir à l’ANC African National Congress, le parti de Mandela.

Bien sûr, comparaison n’est pas forcément raison : la Palestine n’est pas l’Afrique du Sud, et les années 2010 ne sont pas celles d’avant 1990. Pourtant, il est des mots et des symboles qui par leur force peuvent avoir une vertu pédagogique.

Or, tout démontre, même si bien peu nombreux sont ceux qui osent employer le mot, que le Moyen-Orient est le théâtre d’un nouvel apartheid. La ségrégation y est raciale mais comme on n’ose pas le dire, on dira pudiquement « religieuse ». Pourtant, la revendication d’un état « Juif » ne serait-elle que religieuse ?

La ségrégation est spatiale également : le mur élevé pour séparer les deux communautés en est le meilleur symbole. La division de la Cisjordanie en trois zones, A, B et C en est une autre illustration :

L’armée israélienne a transféré à l’Autorité palestinienne la responsabilité des affaires civiles, c’est-à-dire la fourniture de services à la population, dans les zones A et B. Ces deux zones, qui contiennent près de 95 % de la population palestinienne de Cisjordanie, ne représentent que 40 % du territoire. La zone C reste entièrement placée sous l’autorité de l’armée israélienne. Cette zone représente 60 % du territoire de la Cisjordanie, avec toutes les réserves foncières et l’accès aux ressources aquifères, ainsi que toutes les routes principales.

La ségrégation est aussi hautaine et méprisante (« ces gens-là ne sont pas responsables »…répètent à l’envie certains responsables israéliens), vexatrice et humiliante (les passages aux check point sont restreints ou relâchés sans prévenir) voire violente (la répression des manifestations fait régulièrement des morts…).

C’est donc bien d’un « nouvel apartheid » qu’il s’agit.

Et dans cette situation, l’eau est ainsi un élément particulier du conflit entre Palestiniens et Israéliens, au point qu’elle constitue le « 5ème volet » des accords d’Oslo. La Déclaration d’Oslo du 13 septembre 1993 reconnaît les droits des Palestiniens sur l’eau en Cisjordanie. L’accord intérimaire de Taba du 28 septembre 1995 prévoit un partage des eaux jusqu’à la signature d’un accord permanent. Mais ce partage est incomplet : il ne porte que sur les aquifères ; le Jourdain en est exclu, les Palestiniens n’y ayant plus accès. Ensuite il gèle les utilisations antérieures et ne répartit que la quantité d’eau encore disponible, c’est dire 78 mètres cubes de l’aquifère oriental. Il est donc très défavorable aux Palestiniens qui n’exploitent que 18 % des aquifères ; soit 10 % de l’eau disponible sur le territoire.

C’est pourquoi sans règlement politique global, on voit mal comment ce qui est devenu un véritable "conflit de l’eau" pourrait trouver une solution. Quelles sont donc les caractéristiques de ce « conflit de l’eau » ? Du point de vue « hydrique », il concerne avant tout le fleuve Jourdain, où sont réunis tous les éléments prompts à déclencher une « crise de l’eau » : depuis le début du conflit, guerre après guerre, les « extensions territoriales » d’Israël, qu’on le veuille ou non, s’apparentent à des « conquêtes de l’eau », que ce soit des fleuves ou bien des aquifères.

Or, l’eau est devenue au Moyen-Orient bien plus qu’une ressource : c’est une arme.

Pour comprendre la nature de cette « arme » au service de ce « nouvel apartheid », il faut savoir, par exemple, que les 450 000 colons israéliens en Cisjordanie utilisent plus d’eau que 2,3 millions de Palestiniens. Sachons aussi entre autres multiples exemples que :
la priorité est donnée aux colons en cas de sécheresse en infraction au droit international ;
le mur construit permet le contrôle de l’accès aux eaux souterraines et empêche les prélèvements palestiniens dans la « zone tampon » pour faciliter l’écoulement vers l’ouest ;
les « puits » forés spontanément par les Palestiniens en Cisjordanie sont systématiquement détruits par l’armée israélienne ;
à Gaza les réserves d’eau ont été prises pour cible en 2008-2009 par les bombardements.
et comme les zones A et B ne sont pas d’un seul tenant, mais fragmentées en enclaves entourées par des colonies israéliennes et par des routes réservées aux colons, ainsi que par la zone C, cette configuration entrave le développement d’infrastructures performantes pour l’approvisionnement en eau et l’évacuation des eaux usées. La plupart des Palestiniens résident dans les zones A et B, mais les infrastructures dont ils dépendent se trouvent dans la zone C ou la traversent. Les déplacements des Palestiniens dans la zone C sont limités ou interdits ; l’armée israélienne autorise rarement les travaux de construction ou d’aménagement.

On peut citer plusieurs exemples de stations d’épuration programmées par le ministère palestinien de l’Eau et qui sont « bloquées » par l’administration israélienne.

Les Israéliens reprochent aux Palestiniens l’existence de puits non contrôlés responsables de pompages excessifs et d’une salinisation des aquifères. Ils citent l’exemple de Gaza où l’aquifère est en passe d’être perdu. Ils reprochent également l’absence de traitement des eaux. Seuls 31 % des Palestiniens sont raccordés. Mais le Comité n’a approuvé que 50 % des projets palestiniens, avec d’énormes retards, alors que son autorisation doit encore être suivie d’une autorisation administrative pour la zone C. L’appropriation des ressources par les colonies et par le tracé du mur est également troublant. La surexploitation des aquifères est avérée.

Les Israéliens se fondent sur la théorie de la première appropriation pour défendre leurs droits et refusent toute gestion partagée dans une vision sécuritaire de l’eau. Israël propose des solutions, parfois intéressantes, mais où il garderait la maîtrise de l’eau. Il a semblé à la mission que le pays préférerait abandonner les aquifères, en finissant de développer le dessalement, plutôt que de mettre en place une gestion partagée. Il n’y aura pas de partage de l’eau sans solution politique sur le partage des terres.

Pourtant, un comité conjoint sur l’eau (Water joint committee) a été créé par les accords d’Oslo II. Il a compétence pour toutes les questions d’eau relative aux seuls Palestiniens sur le territoire de la Cisjordanie. Ce n’est donc pas un organisme de gestion partagée et encore moins de bassin. Il fonctionne en outre sur le mode du consensus ce qui donne de facto un pouvoir de veto à Israël »

(extrait du rapport « Géopolitique de l’eau », Assemblée Nationale, décembre 2011)

Ayant fini de réveillonner, le député sioniste du très bling bling 16ème arrondissement de Paris Claude Goasguen ne s’est réveillé que ce lundi matin 9 janvier, pour s’époumoner et rameuter contre le rapport de ses collègues. Qu’il braille donc. Nous serions pour notre part plutôt enclins à le féliciter pour avoir fait la promotion du document, et s’être ainsi tiré une balle dans le pied. C’est quand il veut pour la deuxième.

CAPJPO-EuroPalestine

 source : CAPJPO EuroPalestine
http://www.europalestine.com/...



5 Grande – Bretagne

Nick Clegg dénonce «le vandalisme délibéré» d'Israël  
Le vice-Premier ministre britannique a traité ce lundi de "vandalisme délibéré" la politique israélienne de colonisation dans les territoires palestiniens qui, a-t-il dit, sabote les efforts visant à créer un Etat palestinien. "Une fois qu'on agit physiquement sur le terrain de manière à rendre impossible ce qui a été accepté depuis des années comme l'objectif final, on commet alors des dégâts considérables", a déclaré à la presse Nick Clegg en faisant allusion aux colonies juives qui font obstacle à la "solution à deux Etats".
"Il s'agit d'un acte de vandalisme délibéré dirigé contre le principe de base sur lequel reposent des années de négociations; et c'est pourquoi nous avons fait part de notre inquiétude en tant que gouvernement avec de plus en plus de fermeté", a dit le n°2 du gouvernement à l'occasion de la visite à Londres du président palestinien Mahmoud Abbas.
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/164278-proche-orient-nick-clegg-d%C3%A9nonce-le-vandalisme-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9-disra%C3%ABl

 

Manifestation devant l’ambassade d’Israël à Londres  

Des centaines de partisans britanniques de la cause palestinienne ont effectué un sit-in devant l’ambassade israélienne à Londres, pour commémorer l’anniversaire de l’agression sioniste sur la bande de Gaza début 2009 et exprimer leur solidarité avec les habitants assiégés à Gaza. 
Les protestataires ont scandé des slogans de soutien au peuple palestinien, assurant qu’ils n’oublieront jamais les crimes de l’occupation ni les martyrs et les blessés de Gaza. Ils ont appelé les autorités de l’occupation à lever le blocus sur Gaza et à traduire les criminels de guerre israéliens devant la justice. 
Parmi les organisateurs de ce sit-in figurent le forum palestinien et des organisations britanniques.  Les représentants des organisations de solidarité britanniques ont assuré qu’ils poursuivront leur soutien aux droits palestiniens, dont à leur tête le droit à la liberté et à l’autodétermination.
De son côté, le responsable médiatique au forum palestinien en Grande Bretagne Zaher Birawi a affirmé à la presse : « Les crimes de l’occupation ne se limitent pas à la bande de Gaza, mais ils visent les Palestiniens partout, et surtout dans la ville occupée d’AlQods qui souffre de la judaïsation et du nettoyage ethnique, ce qui nécessite plus d’efforts pour stopper les crimes de l’occupation ».
Il a ajouté : « Cette guerre injuste sur la bande de Gaza témoignera de l’héroïsme des hommes et des femmes de Gaza, et de la trahison de tous ceux qui se sont contentés de regarder de loin les transgressions de l’occupation ».
Et de conclure que la poursuite de l’injustice israélienne contre le peuple palestinien menace la paix du monde entier non seulement celle du Proche-Orient.

28/12/2011

Al ManarTout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



21.01.2012

n°82 - journal d'Iran - 01-01-au 19-01-2011 - : Chavez et Ahmadinejad, AFP en délit de mensonges et manipulation


n°82 - journal d'Iran - 01-01-au 19-01-2011 - : Chavez et Ahmadinejad, AFP en délit de mensonges et manipulation



Dossier d'Iran   n°82 du 20-01                                 

C.De Broeder& M.Lemaire



 Le "dossierd'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Tiré à Part

Iran : l’assassinat de Ahmadi Roshan suscite 1 000 vocations.

Mei Xinyu : Il est impossible que la Chine n'achète plus le pétrole iranien.

1 Dossier & Point de vue

1-1 Karim MOHSEN : Mais contre qui s'arme donc Riyadh?  

1-2 Dedefensa : Les USA et les sanctions anti-Iran: désordre et bras d'honneur dans les rangs.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Fidel CASTRO : La paix mondiale tient à un fil.

2-2 Pétition contre la guerre en Iran et en Syrie

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Bibeau : LA GUERRE CONTRE L’IRAN N’AURA PAS LIEU !

3-2 Manlio Dinucci : OTAN : Répétitions de guerre

3-3 Michel Chossudovsky : L’Iran face à une attaque à l’arme nucléaire : « Aucune option n’est écartée ».

3-4 Chems Eddine CHITOUR : Embargo pétrolier de l’Iran : coup d’épée dans l’eau ou apocalypse.

3-5  Michael Bar-Zvi : Les scientifiques iraniens sont-ils les seuls en danger ?

4 Annexe

4-1 Maxime Chaix : La guerre financière globale, l’escalade dans le golfe Persique et les menaces vitales contre le système des pétrodollars.



Tiré à Part

Iran : l’assassinat de Ahmadi Roshan suscite 1 000 vocations.

Selon le ministre des Sciences et Techniques, M Kamran Daneshjo, de nombreux jeunes universitaires iraniens ont demandé à changer leur cursus en réaction à l’assassinat d’un de leur scientifique.

Mostafa Ahmadi Roshan, agé de 32 ans, a été tué le 11 janvier dernier lors de l’explosion d’une bombe magnétique placée sur une voiture à bord de laquelle il se trouvait en compagnie de deux autres passagers.

Il travaillait au sein du programme d’enrichissement d’uranium du site de Natanz, et avait été formé à l’université Sharif de Théhéran, l’université scientifique la plus réputée du pays.

Depuis janvier 2010, trois autres scientifiques iraniens ont été assassinés, dont deux travaillaient pour le programme nucléaire du pays.

L’actuel chef de l’Organisation Iranienne de l’Énergie Atomique, Fereydoun Abbasi, a également été visé par un attentat similaire en 2010, auquel il a échappé.

Une enquête du Sunday Times à révélé ce dimanche que les agents du Mossad israélien étaient les auteurs de l’assassinat contre le scientifique iranien.

À ce jour plus de 300 étudiants de l’université Sharif et environ un millier d’étudiants à travers le pays ont postulé pour changer leur major et commencer un cycle d’étude en physique nucléaire et ingénierie nucléaire.

Réseau Voltaire |

18 janvier 2012


Mei Xinyu :Il est impossible que la Chine n'achète plus le pétrole iranien.
On apprend que les Etats-Unis envisage de demander à la Chine de coopérer avec eux pour intensifier et renforcer les sanctions à l'encontre de l'Iran en s'abstenant d'acquérir le pétrole iranien. Cependant pour ce qui est de la partie chinoise, quels que soient les arguments qu'on avance, il n'y a aucune raison pour elle de suivre à l'aveuglette la partie américaine dans les sanctions économiques qu'elle applique à l'encontre de la partie iranienne, et tout particulièrement en renonçant à l'achat du pétrole iranien.

Primo, les sanctions économiques qui frappent l'Iran ont été déclenchées par les Etats-Unis et non une sanction due à une résolution de l'ONU qui supervise et contrôle son application. Ce qui est certain, c'est que les Etats-Unis ne signifient aucunement la communauté internationale. Peu de temps après la fin des sanctions appliquées de 1979 à 1981 à l'égard de la République islamique, les Américains ont déclenché une fois de plus trois années plus tard, c'est-à-dire en 1984, des sanctions économiques plus dures et plus complètes envers cette dernière et celles-ci ont duré et traîné en longueur jusqu'à aujourd'hui. Pour ce qui est de la Chine, elle est un pays souverain indépendant qui ne peut en aucun cas emboîter à l'aveuglette le pas aux Etats-Unis, excepté dans le cas où les sanctions ont été imposées suite à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. Quant aux échanges économiques et commerciaux entre la Chine et l'Iran, ils constituent des transactions légales basées sur des normes internationales et ils ne transgressent aucunement quelque loi que ce soit.

 

Secundo, la politique extérieure chinoise aspire à deux grands et importants sujets que ce sont la paix et le développement et elle a comme objectif principal la sauvegarde de la paix mondiale. Afin de pouvoir créer un excellent environnement favorable au développement de l'économie chinoise et de l'économie mondiale. L'intensification et le durcissement des sanctions économiques à l'encontre de l'Iran ne pourraient qu'accroître et qu'aggraver la situation déjà extrêmement tendue dans la région du Golfe, ne pourraient qu'augmenter sérieusement les risques d'affrontement dans la région et ne pourraient qu'apporter encore plus de facteurs indéterminés à l'économie mondiale sur laquelle planent les ombres de la crise de la dette souveraine qui ravage les Etats-Unis et l'Europe et des risques auxquels doivent faire faces les économies émergentes. En tant qu'un grand pays responsable de la communauté internationale, la Chine ne doit pas et ne peut pas adopter ce genre de mesures irresponsables et risquées.

 

Pour les Etats-Unis qui sont le pays du monde qui s'est servi le plus du moyen de la sanction économique depuis le vingtième siècle, ils est important pour eux de réfléchir sérieusement et profondément s'ils ont effectivement abusé et utilisé avec excès ce moyen. Au cours de la période allant de 1914 à 1990, il y a eu 116 sanctions économiques internationales dont 77 ont été appliquées par les Américains. Puis, après la fin de la Guerre froide jusqu'à l'année 2007, parmi les quelques 80 cas de sanctions économiques, plus de 60 ont été dues à la partie américaine et les sanctions ont frappé plus de la moitié de la population mondiale. Dans le court laps de temps de seize ans qui ont suivi la fin de la Deuxième guerre mondiale, le nombre des nouveaux cas de sanction a atteint à peu près soixante dix pour cent du nombre des cas de sanctions internationales étalées sur les 76 années allant de 1914 à 1990.

 

Tertio, la participation aux sanctions économiques contre l'Iran portera gravement et sérieusement préjudice aux intérêts stratégiques de la Chine, notamment dans le domaine économique. Seulement pour ce qui est des intérêts économiques, l'Iran constitue pour celle-ci l'une des principales et des plus importantes sources d'approvisionnement en pétrole et également un grand marché pour l'écoulement de ses produits de consommation, de l'exportation de ses capitaux et de ses équipements et de la réalisation de grands projets forfaitaires de construction outre-mer. En 2010, le commerce entre la Chine l'Iran a atteint 29,4 milliards de dollars US. L'année suivante, il a augmenté à quelques 41 milliards de dollars US durant la période janvier – novembre, soit une croissance de 55,8%. L'Iran occupe une place prépondérante dans l'importation du pétrole en Chine. Si par hasard la Chine décide de suspendre l'achat du pétrole iranien, alors pour pallier à l'important manque de pétrole où doit-elle se porter alors pour trouver une autre source d'approvisionnement ? Même si elle trouverait un autre pays et d'autres compagnies pétrolières qui acceptent de lui vendre du pétrole, mais le renforcement du monopole dans les marchés pétroliers internationaux, ainsi que la hausse des prix du pétrole constitueraient pour elle des problèmes qu'elle préfère ne pas rencontrer.

 

Quarto, les faits ont toujours démontré que dans la plupart des cas les nombreuses sanctions économiques déclenchées par les Etats-Unis n'étaient aucunement utiles à la réalisation de leurs objectifs et qu'au contraire elles pourraient provoquer de graves désastres humanitaires. On a déjà évoqué ci-devant les moyens de sanctions économiques utilisés dans le monde entier au vingtième siècle et indiqué que les Etats-Unis ont été le pays qui s'en servait le plus. Cependant les résultats laissent à désirer du fait des effets douteux de ces moyens. Le cas typiques après la fin de la Guerre froide a été la sanction économique à l'encontre de l'Irak appliquée principalement de 1991 à 2003 par les Etats-Unis avec l'approbation de l'ONU. Ladite sanction a constitué un sérieux catastrophe humanitaire du fait qu'elle à touché gravement le peuple irakien qui en a beaucoup souffert : dans ce pays, le revenu moyen par tête d'habitant qui était de quatre mille dollars US en 1989 est tombé à moins de trois cent en l'an 2000 ; l'enseignement gratuit appliqué depuis une trentaine d'années disparaît complètement en septembre 2000, car on a été obligé de l'annuler et de le supprimer du fait de la situation désastreuse de l'économie du pays ; il a été enregistré le décès de quelques 1.732.000 personnes mortes des suites de l'insuffisance en personnels et en produits médicaux et parmi les décédés, plus de la moitié sont des enfants …… Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse, si tu veux qu'on t'épargne, épargne aussi les autres. La même chose s'était passée au début de la fondation de la Chine nouvelle, car les Etats-Unis ont appliqué un embargo commercial global envers celle-ci, lequel a duré une vingtaine d'années et c'était seulement après la visite en Chine en 1972 du Président américain Nixon que l'embargo a été annulé, c'est pourquoi le peuple chinois comprend parfaitement les souffrances et les malheurs qu'endurent un peuple en raison des sanctions économiques et c'est la raison pour laquelle il se montre réticent et n'approuve aucunement ce genre de pratique qui impose souffrance et malheur à un peuple innocent.

(Auteur de l'article :Mei Xinyu, chercheur à l'Institut de recherches du Ministère chinois du Commerce)

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

http://french.people.com.cn/Economie/7705006.html



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1 Karim MOHSEN : Mais contre qui s'arme donc Riyadh?  

L'Arabie Saoudite vient d'acquérir 84 chasseurs-bombardiers F-15 américains pour la modique somme de 29,4 milliards de dollars. Ce qu'annonçait jeudi dernier le département d'Etat américain. Pour les Etats-Unis, cette vente constitue un «message fort» selon lequel «Washington est attaché à la sécurité du Golfe». Suivez le regard du porte-parole du département d'Etat qui, positif ajoute, - les affaires sont les affaires et un pactole de tant de milliards de dollars n'est pas de refus - cette transaction «va améliorer les capacités de dissuasion et de défense de l'Arabie Saoudite contre des menaces extérieures à sa souveraineté». Une dissuasion contre qui? Israël? A notre connaissance, le seul «vrai ennemi» du Royaume wahhabite. Vous n'y êtes pas. L'ennemi auquel songe Washington est bien évidemment l'Iran et son controversé programme nucléaire. Est-ce là le combat de l'Arabie Saoudite? La question mérite désormais d'être posée lorsque Riyadh surenchérit, déclarant par la voix du porte-parole de son ministère de la Défense que ce contrat «garantit au royaume de bénéficier des capacités de défense les plus élevées possibles pour protéger son peuple et son territoire». Pour se prémunir contre qui? Israël ou l'Iran? Il faut savoir que dans les ventes de ces armes aux pays arabes un alinéa interdit leur utilisation contre Israël. Ceci dit, «l'ennemi» pour lequel les Etats-Unis arment l'Arabie Saoudite est donc identifié: l'Iran! On relève, dès lors, qu'il y a là comme un défaut: l'Arabie Saoudite, siège des Lieux Saints de l'Islam, et qui accueille (à Djeddah) l'Organisation de la Conférence islamique (OCI, 57 pays, dont l'Iran) peut-il être l'ennemi d'un autre pays musulman? Désormais la question se pose avec gravité: le combat que les Etats-Unis mènent contre l'Iran peut-il être celui de l'Arabie Saoudite? L'interrogation se pose d'autant plus que Riyadh aurait dû - devait - faire l'effort d'ijtihad pour une interprétation correcte du bras de fer qui oppose depuis des années l'Iran aux Etats-Unis. Si l'Arabie Saoudite ne s'arme pas contre l'Iran ni, on le sait, contre Israël, contre qui s'arme-t-elle alors? Contre ses voisins arabes? Il serait donc opportun que Riyadh explique ce qu'il entend par ce contrat qui «garantit au royaume de bénéficier des capacités de défense les plus élevées possibles pour protéger son peuple et son territoire» si ce n'est pas contre le seul ennemi connu de l'Arabie Saoudite, Israël, contre qui Riyadh veut protéger «son peuple et son territoire»? De fait, beaucoup de questionnements pour ce qui apparaît comme le «marché du siècle» en matière de vente d'armes - quand des dizaines de milliards de dollars sont en jeu - mais contient peu de réponses. Admettons que Riyadh soutienne à coups de milliards de dollars le complexe militaro-industriel américain (qui en a bien besoin en ces moments de récession), c'est son problème, comme c'est son droit de jeter son argent par les fenêtres - encore que cela se discute eu égard à la question du Proche-Orient et au veto de Washington à l'admission de la Palestine à l'ONU - mais que l'Arabie Saoudite s'embrigade dans un combat douteux qui n'est pas le sien, cela remet en question l'indépendance des pays du Golfe - lesquels accueillent l'armada américaine notamment à Bahreïn, au Qatar, au Koweït et...en Arabie Saoudite (Riyadh Air Base et King Fahd Air Base, Prince Sultan Air Base a été rendue à l'armée saoudienne en septembre 2003) - et pose avec acuité l'interrogation quant à la sécurité du Monde arabe dans son entier. En attendant, la liste des «achats» saoudiens, confirmés ou en attente de concrétisation, est ahurissante.Jugez-en plutôt: 84 chasseurs F-15 dernier modèle, plus la rénovation de 70 F-15 S (c'est le contrat annoncé le 29 décembre), achat de 72 hélicoptères lourds Black Hawk dont les Saoudiens possèdent déjà 22 exemplaires, 60 hélicoptères antichars Apache Longbow, et 36 hélicoptères légers Little Bird. No comment!
Karim MOHSEN

05/01/2012
http://www.lexpressiondz.com/edito/145751-mais-contre-qui-s-arme-donc-riyadh.html


1-2 Dedefensa : Les USA et les sanctions anti-Iran: désordre et bras d'honneur dans les rangs.

A la fin de la semaine dernière, quelques délégués de l’Union européenne rencontraient au département d’Etat le Special Envoy on Iran Sanctions et un assistant à l’adjoint de la secrétaire d’Etat. Ils recevaient comme “bonne nouvelle” qu’une coalition massive était en train de se former, avec notamment l’Union Européenne, l’Inde, la Chine, et “d’autres encore”, où certains auraient cru distinguer la Russie et la Turquie, notamment comme participants effectifs à l’embargo sur le pétrole iranien. Les “informations” données quasiment comme acquises par le State Department furent accueillies par les émissaires européens comme argent comptant et s’avérèrent fondées sur les renseignements que le secrétaire au trésor Geithner et d’autre envoyés US étaient assurés par avance de voir confirmées durant des visites effectuées la semaine dernière et ces derniers jours. En quelque sorte, ces visites semblaient n'être qu'un silmple déplacement de remerciement pour ce qui ne faisait plus aucun doute... Les sources proches de Geithner firent notamment état, de leur côté, de l’intérêt ou du ralliement de pays tels que la Chine, le Japon et l’Inde, et donc ce qui fut aussitôt déterminé comme leur accord acquis pour suivre la politique d’embargo du pétrole iranien. Cette vision avait été, bien entendu, entièrement acceptée par la bureaucratie de l’UE qui a vécu pendant quelques jours sur l’illusion d’un front anti-iranien puissant et sans guère de failles.

Depuis, ces pays ont réagi par l’une ou l’autre voie officielle. Ils ont largement mis en cause ou écarté abruptement la version américaniste selon laquelle ils avaient finalement été convaincus et avaient donné leur accord à la partie US. Certains l’ont fait catégoriquement, d’autres d’une façon moins directe. Ces diversités de réactions permettent de tirer des enseignements précis sur le comportement de ces directions politiques, face aux pressions américanistes fondées, du point de vue de la communication, sur la certitude quasiment a priori de la partie US que leurs interlocuteurs doivent céder sans aucun doute à leurs pressions. On peut considérer que la machinerie bureaucratique US, agissant comme d’habitude selon les conceptions et la psychologie du Système qu’elle représente, manifeste ce caractère spécifique de la psychologie américaniste que nous nommons “indéfectibilité” (incapacité d’envisager la défaite pour soi-même).

• La Turquie a eu la réaction la plus nette, et cela en réponse directe à la visite à Ankara du sous-secrétaire d’Etat William Burns, venu lundi et mardi à Ankara pour obtenir l’accord turc sur les sanctions décidées par les USA. La visite de Burns, spécialement pour la Turquie, était considérée comme un acte de pression extrêmement fort des USA, surtout venant directement du département d’Etat. L’argument était encore plus celui de la sécurité nationale que celui de l’économie (comme c’était le cas avec la visite de Tom Geithner dans d’autres pays), fondé sur la nécessité de la solidarité avec l’OTAN et les pays du bloc BAO. Dans ces conditions, cette sollicitation était clairement perçue comme une tentative majeure des USA, non seulement d’impliquer la Turquie dans la dynamique des sanctions, mais de réintégrer ce pays dans la solidarité américaniste-occidentaliste après son affirmation de politique indépendante de ces deux dernières années. Le refus turc est significatif à mesure et constitue un échec grave pour les USA. PressTV.com rapporte l’aspect formel de ce refus, le 13 janvier 2012 : «Turkey will not abide by any unilateral or multilateral sanctions against Iran, Turkish Foreign Ministry spokesman Selcuk Unal told a news conference on Thursday. Ankara would examine the content of sanctions, but commits itself to the United Nations Security Council's resolutions and not to any other sanctions by other countries, he added.»

• Une réaction très nette est également celle de la Chine. Elle est notamment relayée et répétée par le représentant de la Chine à l’ONU, Li Bao dong (le 12 janvier 2012 sur PressTV.com). C’est une position classique des Chinois, qu’ils tiennent fermement depuis qu’il est question de sanctions et de l’embargo du pétrole, selon une décision d’origine US. Enfin, sur le fait des sanctions, c’est un jugement catégoriquement négatif au profit de négociations. Une allusion est faite par Li Bao dong au voyage de Geithner à Pékin, signifiant par là, de façon très nette et contrairement aux affirmations US, que les USA ont rencontré une fin de non-recevoir à leurs sollicitations, – ce qui donne à la position chinoise, malgré ses précautions de langage, une très nette coloration anti-US.

«China has expressed its opposition to the US call for the imposition of an oil embargo on Iran, stressing that Washington should consider holding constructive talks with Tehran. Sanction against Tehran will bear no fruit. Beijing believes that sanctions will change nothing, said China's Permanent Representative to the United Nations Li Baodong in an interview with IRNA on Thursday.

»He pointed to the efforts by US Treasury Secretary Timothy Geithner to woo China for the implementation of an oil sanction on Iran and reiterated that sanctions would not be effective. “I believe that the time is ripe for Beijing and Washington to resolve problems and launch constructive direct negotiations,” Li stated.»

• Les USA comptent beaucoup sur un ralliement de l’Inde. Là aussi, l’opération paraît vouée à l’échec, avec les réactions d’un ministre (non désigné) qui tient le raisonnement déjà exposé impliquant une négociation directe avec l’Iran pour réaménager les conditions de livraison et de paiement (en roupies, et non plus en dollars) du pétrole iranien à l’Inde. C’est le site Trust.org, qui relaie Reuters et détaille cette réaction, le 13 janvier 2012.

«India will keep doing business with Tehran and sees no reason to seek a waiver from the United States that would protect buyers of Iranian oil from a fresh round of sanctions, a senior Indian cabinet minister said on Thursday. “Why should we seek waiver from the U.S.? We have done business with Iran earlier and will continue to do business,” the minister, who has knowledge of the matter but did not want to be named as the issue is confidential, told Reuters. The minister said government officials would visit Iran next week and find ways to pay for oil in light of U.S. financial measures designed to block the trade.»

• Le Japon était tenu comme acquis par les USA, pour revenir rapidement et sans délais sur son annonce initiale qu’il envisageait de poursuivre l’exportation de pétrole iranien. La chose était déjà dite dans la dépêche citée ci-dessus, annonçant, toujours selon les informations US d’un ralliement général, que le Japon “ferait comme les autres” et suivrait la consigne US («Other major buyers of Iranian crude such as Japan and South Korea do intend to secure such waivers»). Pour l’instant, “les autres” semblent, avec ceux qui rechignent ou refusent, fort peu nombreux. Le ministre japonais qui avait donné son accord à Geithner lors de la visite du secrétaire au trésor américaniste a été démenti comme ayant parlé un peu vite et pour son propre compte. (Voir Trudst.org du 13 janvier 2012, relayant Reuters.) Il reste évidemment qu’il semble assez improbable que les Japonais n’en viennent pas finalement à s’aligner sur les USA, selon ce qu’on sait de leur allégeance totale aux USA.

«Japan's policy on Iranian oil was left in doubt on Friday after the prime minister distanced himself from the finance minister's pledge to reduce oil imports in support of a U.S. push to prevent Iran from making nuclear weapons. Prime Minister Yoshihiko Noda said the pledge, made by Finance Minister Jun Azumi only a day before in a joint press conference with U.S. Treasury Secretary Timothy Geithner, was Azumi's “personal opinion” and that the government wants to discuss the matter with the business community.

»The foreign minister and the government's top spokesman also made comments suggesting Japan was not yet committed to reducing Iranian oil imports, which could potentially damage the credibility of its foreign policy and its dealings with the United States, its most important ally…»

• Les Russes, eux, parlent sécurité nationale. Rogozine, ambassadeur russe auprès de l’OTAN récemment nommé vice-Premier ministre, donnait une réception d’adieu à ses collègues de l’OTAN vendredi. Il a fait une déclaration amicale d’adieu, mais néanmoins fort politique, et il s’agissait bien du très sérieux nouveau vice-Premier qui parlait. Un point fort de sa déclaration a concerné l’Iran, qui ne fait pourtant pas partie des préoccupations officielles de l’OTAN, mais qui est confirmée comme faisant partie des préoccupations majeures de sécurité nationale de la Russie. Selon Russia Today du 14 janvier 2012, Rogozine a réaffirmé très officiellement que tout conflit concernant l’Iran constituerait “une menace” pour la sécurité nationale de la Russie, – ce qui n’est plus très loin de l’interprétation selon laquelle “si vous attaquez l’Iran, vous attaquez indirectement la Russie, – avec les conséquences…”. The escalating conflict around Iran should be contained by common effort, otherwise the promising Arab Spring will grow into a “scorching Arab Summer,” says Dmitry Rogozin, Russia’s deputy prime minister and former envoy to NATO. “Iran is our close neighbor, just south of the Caucasus. Should anything happen to Iran, should Iran get drawn into any political or military hardships, this will be a direct threat to our national security,” stressed Rogozin.”»).

:http://www.dedefensa.org/article-les_usa_et_les_sanctions_anti-iran_desordre_et_bras_d_honneur_dans_les_rangs_14_01_2012.html



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Fidel CASTRO : La paix mondiale tient à un fil.

J’ai eu le plaisir, hier, de converser calmement avec Mahmoud Ahmadineyad que je n’avais plus vu depuis septembre 2006, voilà plus de cinq ans, quand il était venu à La Havane participer à la Quatorzième Conférence au sommet du Mouvement des pays non alignés qui avait élu Cuba pour la seconde fois à la présidence de cette organisation pour la durée prévue de trois ans. J’étais tombé gravement malade le 26 juillet 2006, un mois et demi avant, et je pouvais à peine me maintenir assis sur le lit. Plusieurs des dirigeants les plus distingués qui assistaient au Sommet eurent l’amabilité de me rendre visite. Chávez et Evo le firent plusieurs fois. Quatre dont je me souviens encore vinrent en début d’après-midi : Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU ; un vieil ami, Abdelaziz Bouteflika, le président algérien ; Mahmoud Ahmadineyad, le président iranien ; et Yang Jiechi, alors vice-ministre et aujourd’hui ministre des Relations extérieures de la République populaire de Chine, en représentation de Ju Jintao, chef du Parti communiste et président du pays. Ce fut vraiment un moment important pour moi qui rééduquais aux prix de gros efforts mon bras droit sérieusement blessé lors de ma chute à Santa Clara.

J’avais commenté avec ces quatre dirigeants des aspects des problèmes complexes que le monde connaissait alors et qui sont le devenus assurément de plus en plus.

À notre rencontre d’hier, j’ai constaté que le président iranien était on ne peut plus tranquille, absolument indifférent aux menaces yankees, confiant en la capacité de son peuple de repousser n’importe quelle agression et dans l’efficacité des armes dont il produisent une grande partie eux-mêmes pour faire payer aux agresseurs un prix insupportable.

En fait, c’est à peine s’il a parlé de la guerre. Il est plutôt revenu sur les idées qu’il avait exposées à sa conférence dans le grand amphi de l’Université de La Havane, axées sur l’être humain : « S’acheminer vers la paix, le respect de la dignité humaine en tant que souhait de tous les êtres humains tout au long de l’Histoire. »

Je suis convaincu qu’on ne doit pas s’attendre de la part de l’Iran à des actions irréfléchies qui contribueraient au déclanchement d’une guerre. Si celle-ci éclate, ce sera uniquement la faute de l’aventurisme et de l’irresponsabilité congénitale de l’Empire yankee.

Je pense de mon côté que la situation politique créée autour de l’Iran et les risques d’une guerre atomique qui en émanerait et toucherait tous les pays, qu’ils possèdent des armes de ce genre ou non, sont extrêmement délicats parce qu’ils menacent l’existence même de notre espèce. Le Moyen-Orient, qui produit des ressources économiques vitales pour l’économie de la planète, est devenu aujourd’hui la région la plus conflictuelle au monde.

La capacité de destruction de certaines armes employées durant la Deuxième Guerre mondiale et les souffrances massives qu’elles infligèrent incitèrent fortement à en prohiber quelques-unes, dont les gaz asphyxiants. Néanmoins, les conflits d’intérêts et les énormes profits des fabricants les conduisirent à élaborer des armes encore plus cruelles et plus destructrices, jusqu’au jour où la technologie moderne a fourni les matériaux et les moyens nécessaires à la mise au point d’armements dont l’emploi dans une guerre mondiale conduirait à notre extermination.

Je suis d’avis – qui est sans aucun doute celui de toutes les personnes dotées d’un sens élémentaire de leurs responsabilités – qu’aucun pays, grand ou petit, n’a le droit de posséder des armes atomiques.

On n’aurait jamais dû s’en servir pour attaquer deux villes sans intérêt militaire comme Hiroshima et Nagasaki, pour assassiner et irradier avec d’horribles effets durables des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants d’un pays déjà vaincu sur le plan militaire.

À supposer que le nazi-fascisme eût obligé les puissances liées contre lui à rivaliser avec cet ennemi de l’humanité dans la fabrication de cette arme, le premier devoir de l’Organisation des Nations Unies, créée à la fin de la guerre, aurait dû être de l’interdire sans la moindre exception.

Mais les États-Unis, la nation la plus puissante et la plus riche, imposèrent au reste du monde la ligne à suivre. Ils possèdent aujourd’hui des centaines de satellites qui épient et surveillent de l’espace tous les habitants de la planète ; ils ont équipé leurs forces navales, terrestres et aériennes de milliers d’armes atomiques ; ils manipulent à leur guise, par Fonds monétaire international interposé, les finances et les investissements du monde.

Quand on analyse l’histoire de l’Amérique latine, depuis le Mexique jusqu’à la Patagonie en passant par Saint-Domingue et Haïti, on constate que toutes les nations, sans exception, du début du XIXe siècle à nos jours, soit deux cents ans, ont été victimes et continuent de l’être toujours plus des pires crimes que le pouvoir et la force puissent commettre contre le droit des peuples. De brillants écrivains ne cessent de les dénoncer. L’un d’eux, Eduardo Galeano, auteur de Les Veines ouvertes de l’Amérique latine, vient d’être invité à inaugurer le prix prestigieux de la Casa de las Américas, en reconnaissance à son œuvre marquante.

Les événements se succèdent à une vitesse incroyable, mais la technologie permet d’en informer le public encore plus vite. Des nouvelles importants tombent, aujourd’hui comme hier. Une dépêche de presse du 11 nous apprend :

« La présidence danoise de l’Union européenne a informé mercredi qu’un nouveau train de sanctions encore plus sévères serait décidé le 23 contre l’Iran à cause de son programme nucléaire, visant non seulement son secteur pétrolier, mais aussi sa Banque centrale… Nous irons encore plus loin dans nos sanctions contre son pétrole et ses structures financières », a affirmé le chef de la diplomatie danoise, Villy Soevndal, à la presse étrangère.

On peut constate clairement que sous prétexte d’éviter la prolifération nucléaire, Israël a le droit d’accumuler des centaines d’ogives atomiques, tandis que l’Iran, lui, n’a même pas celui de produire de l’uranium enrichi à 20 p. 100.

Une agence de presse britannique bien connue fournit une autre nouvelle sur ce thème :

« La Chine n’a pas donné le moindre signe, mercredi, qu’elle céderait aux pressions des États-Unis pour qu’elle réduise ses achats de pétrole iranien et elle a considéré comme excessives les sanctions de Washington contre Téhéran. »

On reste abasourdi de voir avec quelle tranquillité les États-Unis et l’Europe censément civilisée orchestrent une campagne assortie de méthodes systématiquement terroristes. Pour s’en convaincre, il suffit de la nouvelle fournie par une autre agence de presse européenne :

« L’assassinat, ce mercredi, d’un responsable de la centrale nucléaire de Natanz, au centre de l’Iran, a été précédé de trois autres depuis janvier 2010. »

Le 12 janvier de cette année-là, « un physicien nucléaire de renommée internationale, Massoud Ali-Mohammad, professeur à l’Université de Téhéran, qui travaillait pour les Gardiens de la révolution, est mort dans l’explosion d’une moto piégée devant son domicile de la capitale. »

« 29 novembre 2010 : Majid Shahriari, fondateur de la Société nucléaire iranienne, "chargé d’un des grands projets de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique" […] a été tué à Téhéran par l’explosion d’une bombe magnétique fixée à sa voiture.

«  Ce même jour, un autre physicien nucléaire, Feyerdoun Abbasi Davani, a fait l’objet d’un attentat dans des conditions identiques quand il garait sa voiture devant l’Université Shahid Beheshti de Téhéran, où tous deux étaient professeurs. » Il n’a été que blessé.

« 23 juillet 2011 : le scientifique Dariush Rezainejad, qui travaillait à des projets du ministère de la Défense, a été abattu à coups de feu par des inconnus qui roulaient en moto à Téhéran.

« 11 janvier 2012 – soit le jour même où Ahmadineyad voyageait entre le Nicaragua et Cuba pour donner sa conférence à l’Université de La Havane – le scientifique Moustapha Ahmadi Roshan, qui travaillait à la centrale de Natanz où il était le vice-directeur pour les affaires commerciales, est mort dans l’explosion d’une bombe magnétique posée sur sa voiture, près de l’Université Allameh Tabatabai, à l’est de Téhéran… L’Iran en a accusé de nouveau les États-Unis et Israël », comme pour les cas précédents.

Il s’agit là de l’assassinat sélectif, mais systématique, de brillants scientifiques iraniens. J’ai lu des articles de sympathisants notoires d’Israël qui considèrent ces crimes perpétrés par ses services secrets en collaboration avec ceux des États-Unis et de l’OTAN comme quelque chose de tout à fait normal.

Des agences informent depuis Moscou :

« La Russie a alerté aujourd’hui qu’un scénario similaire à celui de la Libye était en train de mûrir en Syrie, mais que l’attaque partirait cette fois-ci de la voisine Turquie.

« Nikolaï Patrouchev, secrétaire du Conseil de sécurité russe, a affirmé que l’Occident voulait "punir Damas non pas tant à cause de la répression contre l’opposition, mais de son refus de rompre son alliance avec Téhéran".

« …à son avis, un scénario libyen est en train de mûrir, mais les attaques ne viendront pas en l’occurrence de France, de Grande-Bretagne et d’Italie, mais de Turquie.

« Il s’est même risqué à affirmer : "Il se peut que Washington et Ankara soient déjà en train de définir différentes options de zones d’exclusion aérienne, où des armées de rebelles syriens pourraient être entraînées et concentrées". »

Les nouvelles proviennent non seulement d’Iran et du Moyen-Orient, mais aussi d’autres points d’Asie centrale proche de cette région. Ce qui nous permet d’apprécier la complexité des problèmes découlant de cette zone dangereuse.

Les États-Unis ont été entraînés par leur politique impériale contradictoire et absurde dans de sérieux problèmes dans des pays comme le Pakistan, dont les frontières avec celles d’un autre État important, l’Afghanistan, ont été délimitées par les colonialistes sans tenir compte des cultures ni des ethnies.

Dans ce dernier pays qui a défendu des siècles durant son indépendance face au colonialisme anglais, la production de drogues s’est multipliée depuis l’invasion yankee, tandis que les soldats européens appuyés par des drones et l’armement perfectionné des États-Unis commettent des massacres ignominieux qui augmentent la haine de la population et éloignent les possibilités de paix. C’est bien ça, et d’autres horreurs, que reflètent les dépêches des agences de presse occidentales :

« WASHINGTON, 12 janvier 2012. Le secrétaire d’État à la Défense, Leon Panetta, a taxé ce jeudi d’ "absolument déplorable" le comportement de quatre hommes présentés come des marines étasuniens en train de pisser sur des cadavres, selon une vidéo circulant sur Internet.

« "J’ai vu les images et je trouve ce comportement absolument déplorable".

« "Ce comportement est absolument inapproprié de la part de membres de l’armée étasunienne et ne traduit en aucun cas les critères et les valeurs que nos forces armées jurent de respecter".

En fait, le secrétaire à la Défense ne confirme ni n’infirme ces faits. Chacun donc peut en douter, et lui le premier peut-être.

En tout cas, il est extrêmement inhumain que des hommes, des femmes et des enfants, ou un combattant afghan qui se bat contre l’occupation étrangère, soient assassinés sous les bombes d’avions sans pilote. Pis encore : des dizaines de soldats et officiers pakistanais qui surveillent les frontières du pays ont été déchiquetées par ces bombes.

Le président afghan lui-même, Karzai, a affirmé qu’outrager des cadavres était « "tout simplement inhumain" et il a demandé à l’administration étasunienne d’ "infliger la peine la plus sévère à quiconque serait condamné pour ce crime". »

Des porte-parole des Talibans ont déclaré : « Des centaines d’actes semblables ont été commis ces dix dernières années sans qu’on les révèle. »

On en arrive presque à prendre en pitié ces soldats, séparés de leurs familles et de leurs amis, envoyés à des milliers de kilomètres de leur patrie pour lutter dans des pays dont ils n’ont peut-être jamais entendu parler à l’école et où on leur confie la mission de tuer ou de mourir afin d’enrichir des sociétés transnationales, des fabricants d’armes et des politicards sans scrupules qui dilapident chaque année les fonds dont on aurait besoin pour alimenter et éduquer les innombrables millions d’affamés et d’analphabètes dans le monde.

Nombre de ces soldats, victimes de leurs traumatismes, finissent par s’ôter la vie.

Est-ce que j’exagère quand je dis que la paix mondiale tient à un fil ?

Fidel Castro Ruz

14 janvier 2012

traduction J-F Bonaldi, la Havane

URL de cet article 15592
http://www.legrandsoir.info/la-paix-mondiale-tient-a-un-fil.html


2-2 Pétition contre la guerre en Iran et en Syrie.

Lancé à l’initiative de Domenico Losurdo, cet appel international, paru en plusieurs langues et destiné au gouvernement respectif de chaque pays concerné, a déjà reçu le soutien de plusieurs députés au Bundestag, du philosophe et député européen Gianni Vattimo, et de nombreux citoyens.
Pour signer la version française de cette pétition, envoyer vos noms et confirmation à stopperlaguerre@gmail.com
N’hésitez pas à faire circuler ce texte.
Stopper les préparatifs de guerre!

Mettre fin à l’embargo!
Solidarité avec les peuples iranien et syrien!
.
Des dizaines de milliers de morts, une population traumatisée, des infrastructures largement détruites et un Etat désintégré : c’est là le résultat de la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN pour s’approprier les richesses lybiennes et recoloniser le pays.

A présent, ces derniers préparent éhontément la guerre contre l’Iran et la Syrie, deux pays stratégiquement importants, riches en matières premières et qui refusent, en toute indépendance politique, de se soumettre à leurs dikats. Une attaque de l’OTAN contre la Syrie ou l’Iran pourrait provoquer un conflit direct avec la Russie et la Chine, ce qui aurait des conséquences inimaginables.
De continuelles menaces de guerre, le déploiement de troupes aux frontières de l’Iran et de la Syrie, sans parler des actions terroristes et de sabotage de la part d’ “unités spéciales” inflitrées, tout cela fait partie de l’arsenal avec lequel les Etats-Unis et autres membres de l’OTAN imposent un état d’exception aux deux pays pour les épuiser. Les Etats-Unis et l’Union européenne tentent de façon cynique et inhumaine de paralyser par l’embargo le commerce extérieur et les transactions financières de ces pays. De manière délibérée, ils veulent précipiter les économies iranienne et syrienne dans une crise grave, augmenter le nombre de chômeurs et compromettre l’approvisionnement de la population. Pour trouver un prétexte à leur intervention militaire planifiée depuis longtemps, ils cherchent à attiser les conflits ethniques et sociaux internes et à provoquer une guerre civile. L’Union européenne ainsi que le gouvernement italien collaborent grandement à cette politique d’embargo et de menaces de guerre contre l’Iran et la Syrie.
Nous appelons tous les citoyens, églises, partis, syndicats, mouvements pacifistes à s’opposer énergiquement à cette politique de guerre.
Nous demandons au gouvernement français :
-    de stopper sans conditions et immédiatement l’embargo contre l’Iran et la Syrie
-    de déclarer qu’il ne participera en aucune sorte à une guerre contre ces Etats et qu’il n’autorisera pas l’utilisation de sites français pour une agression de la part des Etats-Unis et de l’OTAN
-    de s’impliquer au niveau international pour mettre fin à la politique des chantages et des menaces de guerre contre l’Iran et la Syrie.
Les peuples iranien et syrien ont le droit de décider par eux-mêmes et souverainement de l’organisation politique et sociale de leur pays. Le maintien de la paix exige que soit respecté rigoureusement le principe de non-ingérence dans les affaires internes des autres Etats.
Domenico Losurdo
Gianni Vattimo
Manlio Dinucci

la version allemande de ce texte a été signée par les élus :

Eva-Bulling-Schroeter

Sevim Dagdelen

Dr. Diether Dehm

Heike Hänsel

Ulla Jelpke



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Bibeau : LA GUERRE CONTRE L’IRAN N’AURA PAS LIEU !

La guerre contre l’Iran n’aura pas lieu… pour le moment. 

La guerre d’Iran n’aura pas lieu de sitôt même si ‘Pierrot le fou’ - Benjamin Netanyahu, Premier ministre d’Israël - crie «Aux loups, aux loups» à la Knesset - parlement israélien - pendant qu’Ahmadinejad – le Président iranien – ne l’écoute pas, ne l’entend pas, et pour cause, l’Iran connaît parfaitement les plans de l’hyène américaine et l’Ayatollah Khamenei sait également que le renard israélien ne commande pas au loup états-unien. C’est plutôt l’inverse (1).

Tout ce que la Terre porte d’analystes, d’observateurs, d’experts militaires se sont émus la semaine dernière à l’annonce qu’un porte-avions de la Ve flotte américaine, furetant dans le secteur du détroit d’Ormuz, loin de son port d’attache, avait été chassé de la région par un exercice militaire iranien. Le navire risquait en effet de provoquer un incident-accident entre les deux belligérants se disputant le Golfe persan (2).

L’incident n’était pourtant qu’un exercice de réchauffement avant la conflagration à venir. Après avoir assisté à ce coup monté, dites-vous que l’une des prochaines fois sera la bonne et que cet incident provoqué déclenchera non pas la ‘troisième guerre mondiale’ mais l’attaque américano-israélienne contre l’Iran que l’Amérique attend depuis si longtemps.

Pourquoi pas cette fois,  ni la prochaine,  mais la suivante seulement ? Et pourquoi en 2013 et pas avant ?  Pour répondre à ces questions il faut savoir pourquoi les USA en veulent tant à l’Iran. Si l’on ne sait pas répondre à cette question préalable, on en est réduit à conjecturer – à spéculer – à colporter les papiers d’intoxication médiatique des éditorialistes américains et israéliens.

Posons d’abord une prémisse évidente. Neuf pays de par le monde possèdent l’arme atomique. Ce sont les États-Unis, la Russie, la France, le Royaume-Uni, l’Inde, la Chine, le Pakistan, la Corée du Nord et Israël – entre 100 et 200 ogives – (3). Y a-t-il plus criminel que le gouvernement états-unien ? Y-a-t-il plus hystérique que le gouvernement israélien ?  Y-a-t-il plus instable que le gouvernement pakistanais ? Y-a-t-il plus imprévisible que le gouvernement coréen ? Y-a-t-il plus soumis que le gouvernement du Royaume-Uni ?  Y-a-t-il plus cynique que le gouvernement de Russie ? Y a-t-il plus agité que le gouvernement de Sarkozy ? Pourtant, ni l’AIEA (Agence Internationale de l’Énergie Atomique) ni l’ONU ne suggèrent le désarmement nucléaire de ces gouvernements menaçants et incompétents.

Il faut en conclure que la propagande à propos du danger nucléaire iranien n’est qu’un faux-semblant qui cache autre chose, d’autant plus que celui qui s’en dit le plus préoccupé-menacé est justement le seul qui ait utilisé l’arme atomique deux fois plutôt qu’une (Hiroshima et Nagasaki) et qu’il menace encore une fois de l’utiliser contre l’Iran – bombes de type Blu-117 – (4). Qui plus est, les États-Unis possèdent 2 200 têtes nucléaires et 800 vecteurs, de quoi détruire la planète toute entière (5). Que feront les deux ou trois bombes nucléaires iraniennes – à supposer qu’elles existent – montées sur des missiles Shihab-3  – 2 200 km de portée maximum – alors que les États-Unis se situent à 11 000 kilomètres du Golfe persique ? Moins d’une heure après une prétendue attaque iranienne, mille bombes nucléaires américaines pulvériseraient l’Iran ne laissant plus une âme qui vive (77 millions d’habitants). Espérons que nous en avons terminé avec cette fadaise de la menace nucléaire iranienne tout juste bonne à effrayer les retraités des salons de thé.

Mais alors qu’est-ce qui justifie l’acrimonie états-unienne à l’encontre de la destinée iranienne ? Dans un papier, il y a tout juste une année,  nous avions répondu à cette question – «Regardez du côté du détroit d’Ormuz», disions-nous (6).

L’Iran a commis le crime de lèse-majesté de ne pas trembler quand Georges W. Bush l’a désigné à la vindicte de sa  ‘communauté internationale’. L’Iran a l’outrecuidance de développer sa propre politique nationale plénipotentiaire. L’Iran a le culot de vendre son pétrole à la Chine en devises souveraines iraniennes. L’Iran s’approvisionne en armement auprès de la Russie honnie. L’Iran a choisi le camp de l’impérialisme chinois – l’ennemi irrédentiste de l’impérialisme américain. Enfin, l’Iran a le mauvais goût de posséder une frontière sur le détroit d’Ormuz par où transite près de 35 % du pétrole mondial, point de passage pétrolier que les États-Unis entendent bien entraver ou faire entraver ! Pour que ce plan machiavélique fonctionne, les États-Unis doivent cependant colmater au moins deux brèches dans le dispositif de verrouillage pétrolier de la région du Golfe persique. Le projet Nabucco, un oléoduc irano-irako-syrien destiné à acheminer le pétrole iranien et irakien jusqu’en Méditerranée via le territoire syrien et le projet d’oléoduc des Émirats Arabes Unis destiné à contourner le détroit d’Ormuz pour l’acheminer directement jusqu’au port de Foujeirah (7). Pour ce dernier oléoduc ce ne sera pas compliqué; les Émirats Arabes Unis sont sous protectorat américain et leur pétrole sera acheminé aux clients que Washington aura accrédités ; pour le premier cependant, rien n’est assuré et la subversion récemment entreprise contre la Syrie vise justement le contrôle de cet oléoduc.

Dans un récent article nous demandions pourquoi la France et l’Euroland endossent la stratégie américaine visant leur propre étranglement pétrolier (8) ? En effet, si le détroit d’Ormuz est interdit à la navigation, c’est la Chine et l’Europe qui seront privées de carburant et non les États-Unis qui s’approvisionnent autrement. Ceci nous amène à conclure que l’Union Européenne devrait réviser ses politiques vis-à-vis de la Syrie et de l’Iran prochainement.

 

L’agression américaine contre la Syrie et l’Iran s’inscrit comme une étape de la guerre que se livrent les trois grands camps de l’impérialisme mondial – le camp états-unien – le camp de l’Euroland allié au camp américain jusqu’au 8 décembre dernier et dont il tente dorénavant de s’éloigner pour ne pas couler avec le dollar plombé – et le camp chinois, la superpuissance industrielle montante à laquelle sont associées l’Iran, la Syrie et la Russie.

 

Un expert affirme que ce que nous décrivons ci-haut : « ce modèle militaire mondial du Pentagone en est un de conquête du monde » (9). Les États-Unis n’envisagent nullement de conquérir le monde. Leur puissance technico-militaire est énorme mais leur capacité militaire conventionnelle – humaine – est bien en-deçà de telles ambitions. Les Américains souhaitent simplement détruire les infrastructures urbaines, les infrastructures portuaires et les raffineries iraniennes de façon à punir ce pays pour sa dissidence ; faire un exemple auprès de tous les autres pays en voie de développement qui caressent des rêves d’indépendance nationale.

 

Les États-Unis ne cherchent pas à s’emparer du pétrole iranien, ils en seraient bien incapables puisqu’ils ne songent nullement à débarquer des détachements de Marines et à s’installer à Téhéran. Quand on est impuissant à mater les talibans afghans, on ne songe même pas à occuper l’Iran.

 

Les États-Unis cherchent plutôt à provoquer une crise économique, financière, monétaire mondiale qui frappera toutes les puissances impérialistes, dépréciera leurs monnaies (le Yuan et l’Euro –  le Dollar, lui s’en va déjà à vau-l’eau) et les rendront dépendantes des marchés boursiers et des ressources énergétiques du monde anglo-saxon (États-Unis, Royaume-Uni, Australie, Canada) où la valeur des entreprises pétrolières s’élèvera de façon vertigineuse en même temps que la valeur de l’or noir (Golfe du Mexique, Alaska, Sables bitumineux de l’Alberta et Mer du Nord).

Ce coup de «poker» démentiel et meurtrier ne provoquera pas la ‘troisième guerre mondiale’ – les deux autres blocs impérialistes concurrents ne sont pas encore prêts à engager un affrontement militaire contre la superpuissance nucléaire américaine représentant la moitié des dépenses militaires de la planète (10).

 

Les peuples du monde souffriront énormément de cette crise économique profonde accompagnée d’une inflation importante, d’une hausse du chômage déjà catastrophique, d’une déprime boursière, de l’effondrement des hedge funds et des caisses de retraite des travailleurs; cette crise enclenchera des soulèvements ouvriers, des grèves et des occupations d’usines jalonneront la guerre de classe – travail contre capital – sur le front économique que les opportunistes petits-bourgeois auront mission de liquider en proposant divers slogans réformistes pour sauver le système capitaliste.

 

L’attaque américano-israélienne contre l’Iran n’aura pas lieu en 2012 – année d’élection américaine. Le sort de la Syrie doit d’abord être tranché ; pour Méphisto Obama et pour le Minotaure Netanyahu rien ne presse. Après l’élection il sera temps d’ouvrir les portes de l’enfer et de libérer les Cerbères des Guerres puniques contemporaines.

 

Un indice pour ceux qu’il presse de savoir quand cela surviendra : il suffit de compter les grands navires de guerre américains qui mouillent dans le Golfe persique ; quand il n’en restera plus aucun, le combat de l’Armageddon tonnera dans la fournaise persane. 

(1)    «Déclarations d’Hillary Clinton et du secrétaire à la Défense Leon Panetta : « aucune option n’est écartée ». Panetta a toutefois indiqué qu’« Israël ne devrait pas envisager d’action unilatérale contre l’Iran », tout en soulignant que «  toute opération militaire d’Israël contre l’Iran doit être appuyée par les États-Unis et coordonnée avec eux ». (Déclaration de Leon Panetta le 2 décembre au Saban Center, cité dans U.S. Defense Secretary: Iran could get nuclear bomb within a year – Haaretz, 11 décembre 2011. C’est l’auteur qui souligne.).

 

(2)    Il faut souligner toutefois que la flotte de guerre iranienne est chez-elle près des côtes d’Iran alors que la Ve flotte américaine est une intruse à 11 00 kilomètres des côtes américaines. 3.1.2012.  http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/01/03/le-bras-de-fer-entre-l-iran-et-l-occident-se-poursuit_1624979_3218.html

 

(3)  Mordechaï Vanunu en entrevue avec Silvia Cattori. 2005.  «non seulement on ne s’en prend pas à Israël, mais on aide même ce pays en secret. Il y a une coopération secrète entre Israël et la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis. Ces pays ont décidé de contribuer à la puissance nucléaire d’Israël afin de faire de ce pays un État colonial, dans le monde arabe. Ils aident Israël, parce qu’ils veulent que ce pays soit à leur service, en tant que pays colonialiste contrôlant le Moyen-Orient, ce qui leur permet de s’emparer des revenus pétroliers et de maintenir les Arabes dans le sous-développement et les conflits fratricides. Telle est la principale raison de cette coopération.». http://www.silviacattori.net/article2313.html

 

(4)    Michel Chossudovsky 6.1.2012. Mondialisation.  « (…) attaque contre l’Iran, mais aussi que cette attaque pourrait inclure l’utilisation d’armes nucléaires tactiques antiblockhaus ayant une capacité explosive allant de trois à six fois celle d’une bombe d’Hiroshima  http://www.centpapiers.com/l%E2%80%99iran-face-a-une-attaque-a-l%E2%80%99arme-nucleaire-%C2%AB-aucune-option-n%E2%80%99est-ecartee-%C2%BB/91431

 

(5)    http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1089606/2010/04/06/Arsenal-nucleaire-americain-sur-terre-mer-ou-ciel-des-ogives-par-milliers.dhtml

 

(6)    La guerre contre l’Iran aura-t-elle lieu ? 14.01.2011.   http://bellaciao.org/fr/spip.php?article112543  et dans cet écrit datant de  novembre dernier,  Menacer l’Iran préparer l’invasion de la Syrie. 17.11.2011.  http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27724

 

(7)  http://www.voltairenet.org/Les-Etats-Unis-suspendent-leurs et  http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201201/09/01-4484169-emirats-un-oleoduc-pour-eviter-le-detroit-dormuz-bientot-operationnel.php

 

(8)  Deux mille douze avant et après ?http://www.centpapiers.com/deux-mille-douze-avant-et-apres/91333

 

(9)    Pierre Khalaf.  Guerre au Proche-Orient : anatomie d’une menace. 24.10.2011. http://www.voltairenet.org/Guerre-au-Proche-Orient-anatomie-d

 

(10)Manlio Dinucci.  Les USA ‘tournent’ la page et s’apprêtent à de nouvelles guerres. 7.1.2012.

Robert Bibeau

11.01.2012

 

http://www.centpapiers.com/la-guerre-contre-l%e2%80%99iran-n%e2%80%99aura-pas-lieu/91834

htt   http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28526


3-2 Manlio Dinucci : OTAN : Répétitions de guerre

Manœuvres de guerre, l'OTAN contre l’Iran : Avions israéliens à Decimomannu

Les avions de chasse OTAN stationnés à Decimomannu (Cagliari, Sardaigne) avaient à peine fini de bombarder la Libye que s’est immédiatement déroulée dans la base aérienne la manœuvre Vega 2011. Hôte d’honneur l’aviation israélienne, qui, avec celles italienne, allemande et hollandaise, s’est exercée à des « attaques à longue portée ». Comme le rapporte ce matin (jeudi 3 novembre 2011, NdT) la presse israélienne elle-même, ceci entre dans le cadre de la préparation d’une attaque contre les implantations nucléaires iraniennes. La manœuvre fait partie de la coopération militaire Italie-Israël, établie par la Loi du 17 mai 2005. Elle entre aussi en même temps dans le « Programme de coopération individuelle » avec Israël, ratifié par l’OTAN le 2 décembre 2008, trois semaines environ avant l’attaque contre Gaza. Elle comprend non seulement des manœuvres militaires conjointes, mais l’intégration des forces armées israéliennes dans le système électronique OTAN et la coopération dans le secteur des armements. C’est ainsi que la seule puissance nucléaire de la région, Israël, se trouve de fait intégrée dans l’OTAN même si elle refuse de signer le Traité de non-prolifération (alors que l’Iran, qui ne possède pas d’armes nucléaires, l’a signé).
Il y a deux jours Israël a testé un nouveau missile balistique à longue portée, que le ministre de la défense[1]
[1][1] Ehud Barack a défini comme « un important pas en avant dans le domaine balistique et spatial ». Ceci confirme le rapport d’une commission britannique indépendante, que vient de publier le Guardian, selon lequel Israël est engagé à potentialiser ses capacités d’attaque nucléaire, en particulier les missiles balistiques Jéricho 3 à portée intercontinentale de 8-9mille Kms et les missiles de croisière lancés par les sous-marins. Ce programme est soutenu par les plus grands pays de l’OTAN.
L’Allemagne a fourni à Israël, dans les années 90, trois sous-marins Dolphin (deux sous forme de don) et lui en remettra en 2012 deux autres (dont le coût de 1,3 milliards de dollars est financé pour un tiers par le gouvernement allemand), tandis qu’est ouverte la tractation pour la fourniture d’un sixième sous-marin.  Les Dolphin, dotés des systèmes de navigation et de combat les plus sophistiqués, ont été modifiés de façon à pouvoir lancer des missiles de croisière nucléaires à longue portée : les Popeye Turbo, dérivés des étasuniens, avec une portée de 1.500 Kms.
Les Etats-Unis, qui ont déjà  fourni à Israël plus de 300 chasseurs bombardiers F-16 et F-15, se sont engagés à lui fournir au moins 75 chasseurs F-35 Joint Strike Fighter de cinquième génération (dont le coût unitaire a grimpé à 120 millions de dollars) et à entraîner en premier les pilotes israéliens, pour former au plus tôt trois escadrilles de F-35 qui constitueront « un nouveau fer de lance stratégique des forces aériennes israéliennes ». L’Italie, dans le cadre de l’accord de coopération militaire, est en train de collaborer à des projets de recherche conjointe surtout avec les instituts israéliens Weizmann et Technion[1]
[1][2], qui effectuent des recherches sur les armes nucléaires et sur celles de nouveau type.
Entre dans ce cadre la manœuvre de Decimomannu, confirmant qu’on est en train de mettre au point un plan d’attaque contre l’Iran, avec la participation de forces israéliennes, étasuniennes, britanniques et autres, soutenues par les commandements et les bases OTAN.  Et le plan prévoit sûrement, pour décourager d’éventuelles lourdes représailles, de pointer sur la tête du pays attaqué le pistolet avec la balle nucléaire dans le canon.

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

[1][1][1] ministre de la défense, « appelé de la guerre en des temps plus sincères » comme disait José Saramago. Les intermittences de la mort, p. 67, Seuil, Paris 2008. NdT.

[1][1][2] A propos de Technion, avec lequel collaborent nombre de nos laboratoires publics de recherche, fondamentale ou appliquée, financés donc par nos impôts (on peut trouver le détail sur Internet), voir :

http://www.technionfrance.org/ .

On y apprend (http://www.technionfrance.org/actualites.asp ) par exemple que  le prix Nobel de chimie 2011« Daniel Shechtman [est], professeur émérite, faculté génie des matériaux, [au] Technion.
Le Technion, Israel Institute of Technology et l'Association Technion France sont fiers et heureux d'annoncer que le Prix Nobel de Chimie 2011 vient d'être attribué au Professeur Distingué Danny Shechtman de la Faculté de Génie des Matériaux au Technion.

[…] C'et le deuxième prix Nobel de Chimie pour le Technion qui l'avait déja reçu en 2004.
L'association Technion félicite Daniel Shechtman et sa famille, félicite le Technion, Israel Institute of Technology pour un nouveau succès au nom de la Science en Israël et dans le Monde.
L'association Technion félicite Daniel Shechtman et sa famille, félicite le Technion, Israel Institute of Technology pour un nouveau succès au nom de la Science en Israël et dans le Monde ». (surlignages de la traductrice)

On y apprend aussi que le Technion est un institut de recherche israélien depuis 1924

http://www.technionfrance.org/leTechnion.asp

Sur la mission :

« Les diplômés du Technion occupent une place de premier plan dans le secteur industriel en Israël et dans le monde ainsi que des fonctions éminentes dans les organismes gouvernementaux, académiques et liés à la défense nationale du pays. Le Technion s'est fixé une mission : conquérir des positions nationales et internationales pour promouvoir sa haute technologie cruciale à l'avenir de l'Etat d'Israël et en étroite collaboration avec l'industrie. »

Exemple de recherches sympathiques contribuant à la mission à la rubrique Sécurité :

http://www.technionfrance.org/docs/ATF%20Bulletin%20Adhsion%202010.pdf

Et pour avoir une idée des mondanités présidant à la collaboration et au soutien politique -gouvernement et opposition- français à cette mission « cruciale à l’avenir de l’Etat d’Israël », voir :

http://www.facebook.com/group.php?gid=324805283581 .

On aura sans doute intérêt à faire aussi quelques recherches sur notre collaboration scientifique avec l’institut Weizmann…NdT

Manlio Dinucci

Edition de vendredi 4 novembre de il manifesto
Prove di guerra, aerei israeliani a Decimomannu

Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, Le 4 novembre 2011

ilmanifesto.it

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20111104/manip2pg/09/manip2pz/312756/


3-3 Michel Chossudovsky : L’Iran face à une attaque à l’arme nucléaire : « Aucune option n’est écartée ».

 « Lorsqu’une guerre nucléaire sous l’égide des États-Unis devient un "instrument de paix" toléré et accepté par les institutions internationales et les plus importantes autorités, dont les Nations Unies, il n’y a pas de retour en arrière : la société humaine a été précipitée la tête la première et de manière indélébile sur la voie de l’autodestruction. » (Towards a World War III Scenario, Global Research, mai 2011)

Le monde est à un carrefour dangereux. Les États-Unis sont sur le sentier de la guerre.

La Troisième Guerre mondiale n’est plus un concept abstrait.

Les États-Unis et leurs alliés se préparent à lancer contre l’Iran une guerre nucléaire aux conséquences dévastatrices.

Cette aventure militaire, dans le vrai sens du terme, menace l’avenir de l’humanité.

Le modèle militaire mondial du Pentagone en est un de conquête du monde.

Le déploiement militaire des forces des États-Unis et de l’OTAN a lieu simultanément dans plusieurs régions du monde.

Les prétextes de guerre et les « justifications » abondent. L’Iran est présenté comme une menace pour Israël et le reste du monde.

La guerre contre l’Iran est sur la planche à dessin du Pentagone depuis plus de huit ans. Récemment, une nouvelle série de menaces et d’accusations ont été proférées à l’endroit de Téhéran.

Une guerre non déclarée («war of stealth») a déjà débuté. Des agents de renseignement du Mossad sont sur le terrain. Des formations paramilitaires clandestines sont envoyées en Iran et des drones de la CIA sont déployés.

Pendant ce temps, Washington, Londres, Bruxelles et Tel-Aviv ont lancé des initiatives de déstabilisation spécifiques visant à « étouffer l’Iran sur le plan diplomatique, économique et financier » .

Un régime de sanctions accru a été formulé par le Congrès des États-Unis :

« "[U]n consensus bipartite a émergé à Washington en faveur de l’étranglement de l’économie iranienne." Celui-ci consiste à introduire "un amendement au projet de loi sur l’autorisation de défense de 2012, conçu pour anéantir l’économie iranienne […] en rendant la vente de son pétrole pratiquement impossible pour Téhéran". » (Tom Burghardt, Target Iran: Washington's Countdown to War, Global Research, décembre 2011.) 

Cette nouvelle vague de battage diplomatique accouplée à la menace de sanctions économiques a également contribué à déclencher une aura d’incertitude dans le marché du pétrole brut, ce qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour l’économie mondiale.

Entre-temps, les entreprises médiatiques se sont lancées dans une opération renouvelée de propagande relative au présumé programme nucléaire iranien en soulignant des « activités possiblement liées à l’armement ».

Dernièrement le président Barack Obama a rencontré Ehoud Barak, le ministre israélien de la Défense, en privé, derrière des portes closes (le 16 décembre), fait à peine cité par les médias étasuniens. La réunion s’est tenue en périphérie de Washington D.C., à l’hôtel Gaylord de National Harbor dans le Maryland, sous les auspices de l’Union for Reform Judaism

Barack rencontre Barak, Barack Obama et le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak. 16 décembre 2011 à la Plénière biennale de l’URJ à l’hôtel Gaylord de National Harbor. (Photo de la Maison-Blanche.)

On ne peut pas sous-estimer l’importance de cette réunion privée à ce moment opportun sous les auspices de l’URJ. Des reportages suggèrent que cette rencontre était largement axée sur la question d’une attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.

Dans un texte du Haaretz, l’analyste politique Amir Oren a décrit cette réunion comme un « feu vert » donné à Israël pour lancer une guerre totale contre l’Iran :

Se pourrait-il que dans l’histoire d’Israël on se souvienne de la réunion d’une demi-heure vendredi dernier entre le président des États-Unis et le ministre de la Défense Ehoud Barak à l’hôtel Gaylord de National Harbor comme du moment où Barack O. a donné le feu vert à E. Barak pour attaquer l’Iran, pour le meilleur ou pour le pire? […] Peut-on voir cela comme un flashback des pourparlers entre le ministre de la Défense Ariel Sharon et le secrétaire d’État étasunien Alexander Haig à Washington en mai 1982 et ayant donné l’impression (erronée) à Israël qu’il y avait une entente avec les États-Unis pour entrer en guerre avec le Liban […] (No sign U.S. has given Israel green light to strike Iran - Haaretz Daily Newspaper | Israel News)

Après cette rencontre privée, Obama s’est adressé à la Plénière biennale de l’Union for Reform Judaism et a rassuré son public en leur affirmant que la « coopération entre nos armées [et nos services de renseignement] n’a jamais été si forte ».

Obama a souligné que l’Iran constitue une « menace à la sécurité d’Israël, des États-Unis et du monde entier […] » Ila ajouté : « C’est pour cela que notre politique est très claire : nous sommes déterminés à empêcher l’Iran de se procurer des armes nucléaires […] Et c’est pourquoi […] nous avons imposé les sanctions les plus complètes et percutantes que le régime iranien ait jamais affrontées […] Et, rassurez-vous, c’est pour cette raison que nous n’écartons aucune option. » (Transcription de la vidéo du discours du président Obama devant l'Union for Reform Judaism le 16 décembre 2011: Discours à la Biennale de l'URJ, 71e Assemblée générale. C’est l’auteur qui souligne.)

Vers une attaque « coordonnée » des États-Unis et d’Israël contre l’Iran?

Durant les dernières semaines, les tabloïds étasuniens ont été littéralement couverts de déclarations d’Hillary Clinton et du secrétaire à la Défense Leon Panetta : « aucune option n’est écartée ». Panetta a toutefois indiqué qu’« Israël ne devrait pas envisager d’action unilatérale contre l’Iran », tout en soulignant que «  toute opération militaire d’Israël contre l’Iran doit être appuyée par les États-Unis et coordonnée avec eux ». (Déclaration de Leon Panetta le 2 décembre au Saban Center, cité dans U.S. Defense Secretary: Iran could get nuclear bomb within a year - Haaretz, 11 décembre 2011. C’est l’auteur qui souligne.)

La menace d’une guerre nucléaire contre l’Iran

La déclaration « aucune option n’est écartée » indique que les États-Unis envisagent non seulement une attaque contre l’Iran, mais aussi que cette attaque pourrait inclure l’utilisation d’armes nucléaires tactiques antiblockhaus ayant une capacité explosive allant de trois à six fois celle d’une bombe d’Hiroshima. Ironie cruelle du sort, pour riposter contre le programme d’armement nucléaire inexistant de l’Iran on envisage d’utiliser contre lui ces bombes nucléaires « humanitaires » et « pacificatrices » « fabriquées aux États-Unis », lesquelles, selon des « avis scientifiques » d’experts sous contrats avec le Pentagone, sont inoffensives pour les populations civiles environnantes.

Alors que l’Iran ne possède pas d’armes nucléaires, on mentionne rarement que cinq « États (officiellement) non nucléarisés », incluant l’Allemagne, la Belgique les Pays-Bas, l’Italie et la Turquie, possèdent des armes nucléaires tactiques fabriquées aux États-Unis et déployées sous commandement national sur leurs bases militaires respectives. On prévoit utiliser cet arsenal nucléaire contre l’Iran.

Le stockage et le déploiement de B61 tactiques dans ces cinq « États non nucléarisés » visent des cibles au Moyen-Orient. Conformément à des « plans de frappe de l’OTAN », ces bombes B61 antiblockhaus thermonucléaires seraient lancées contre la Russie ou des pays du Moyen-Orient comme la Syrie et l’Iran (cité dans National Resources Defense Council, Nuclear Weapons in Europe , février 2005. C’est l’auteur qui souligne.) 

Tandis que ces « États nucléarisés non déclarés » accusent Téhéran nonchalamment et sans preuves documentaires de développer des armes nucléaires, ils ont eux-mêmes la capacité de lancer des ogives nucléaires, lesquelles ciblent l’Iran la Syrie et la Russie. (Voir Michel Chossudovsky, Les « cinq puissances nucléaires » européennes « non déclarées », Mondialisation.ca, 18 février 2010.)

Les armes nucléaires israéliennes visent l’Iran. « Coordination » du déploiement d’armes nucléaires par les États-Unis et Israël.

C’est Israël plutôt que l’Iran qui constitue une menace à la sécurité mondiale.

Israël possède entre 100 et 200 ogives nucléaires stratégiques, toutes déployées contre l’Iran.

Déjà en 2003, Washington et Tel-Aviv confirmaient qu’ils collaboraient au « déploiement de missiles de croisière Harpoon dans la flotte israélienne de sous-marins de classe Dolphin. Ces missiles, fournis par les États-Unis, étaient armés d’ogives nucléaires ».(The Observer, 12 October 2003)

Selon le général russe Leonid Ivashov :

Depuis octobre 2006, l’armée et les cercles politiques israéliens parlent ouvertement de la possibilité de lancer des missiles et d’effectuer des frappes nucléaires contre l’Iran, et G. Bush a immédiatement appuyé l’idée. À l’heure actuelle [2007], on vante les mérites des frappes nucléaires sous la forme d’une « nécessité ». On apprend au public à croire qu’une telle possibilité n’a rien de monstrueux et qu’au contraire, une frappe nucléaire est tout à fait réalisable. On prétend qu’il n’y a aucun autre moyen d’« arrêter » l’Iran. (Général Leonid Ivashov, Iran Must Get Ready to Repel a Nuclear Attack, Global Research, janvier 2007. C’est l’auteur qui souligne.)

Il convient de noter qu’au début du second terme de Bush, le vice-président Dick Cheney avait dit très clairement que l’Iran était « en tête sur la liste » des ennemis voyous des États-Unis et qu’Israël allait, pour ainsi dire, « bombarder pour eux », sans que les États-Unis mettent de pression pour « qu’ils le fassent » et sans s’impliquer militairement.

Dans le contexte ci-dessus, l’analyste politique et historien Michael Carmichael a souligné l’intégration et la coordination du processus décisionnel militaire entre les États-Unis et Israël relativement au déploiement d’armes nucléaires :

Au lieu d’effectuer une frappe nucléaire directe contre les cibles renforcées de l’Iran, les États-Unis ont donné à Israël le devoir de lancer un ensemble coordonné de frappes nucléaires ciblant des installations nucléaires dans les villes iraniennes de Natanz, Ispahan et Arak. (Michael Carmichael, Global Research, janvier 2007)

« Aucune option n’est écartée » : Qu’est-ce que cela signifie dans le contexte de la planification militaire? L’intégration de systèmes d’armes nucléaires et conventionnelles

Les règles et directives de l’Armée étasunienne régissant l’utilisation des armes nucléaires ont été « libéralisées » (par exemple, elles ont été « déréglementées » par rapport à celles qui prévalaient durant la guerre froide). La décision d’utiliser des armes nucléaires tactiques contre l’Iran ne dépend plus du Commandant en chef, soit Barack Obama. Il s’agit d’une décision strictement militaire. La nouvelle doctrine stipule que le Commandement, le Contrôle et la Coordination (CCC) concernant l’utilisation d’armes nucléaires devraient être « flexible », permettant aux différents commandants de combat de décider d’utiliser ou non des armes nucléaires et à quel moment le faire :

Connue dans les cercles officiels de Washington sous le nom de « Joint Publication 3-12 », la nouvelle doctrine nucléaire (Doctrine for Joint Nuclear Operations, (DJNO) (mars 2005)) réclame « l’intégration des attaques nucléaires et conventionnelles » sous un Commandement et un Contrôle unifié et « intégré » (C2).

On y décrit largement la planification militaire comme un processus décisionnel managérial, où l’on doit atteindre des objectifs stratégiques et militaires grâce à un mélange d’instruments, cela sans trop se préoccuper de la perte de vies humaines qui en résulte.

Cela signifie que si une attaque contre l’Iran est lancée, des armes nucléaires tactiques feront partie intégrante de l’arsenal.

Du point de vue d’un processus décisionnel militaire, « aucune option n’est écartée » signifie que l’armée appliquera « l’utilisation de la force la plus efficace ». Dans ce contexte, les armes conventionnelles et nucléaires font partie de ce que le Pentagone appelle « le coffre à outils » dans laquelle les commandants militaires peuvent piger et choisir les instruments dont ils ont besoin conformément à « l’évolution des circonstances » dans le « théâtre de guerre ». (Voir Michel Chossudovsky, Is the Bush Administration Planning a Nuclear Holocaust? Global Research, 22 février 2006)

Une fois qu’une décision de lancer une opération militaire est prise (par exemple, des frappes aériennes contre l’Iran), les commandants de théâtre ont une certaine latitude. Cela signifie qu’en pratique, une fois que la décision présidentielle est prise, USSTRATCOM, en liaison avec les commandants de théâtre, peut décider quelles seront les cibles et le type d’armement utilisé. Les armes nucléaires tactiques stockées sont maintenant considérées comme partie intégrante de l’arsenal de champs de bataille. Autrement dit, les armes nucléaires font désormais « partie du coffre à outils » utilisé dans des théâtres de guerre conventionnels. (Michel Chossudovsky,Targeting Iran, Is the US Administration Planning a Nuclear Holocaust, Global Research, février 2006, C’est l’auteur qui souligne.)

 

L’intégration des guerres conventionnelle et nucléaire. CONPLAN 8022
Relativement à l’attaque planifiée contre l’Iran, la mention de l’intégration des armes nucléaires et conventionnelles, ainsi que l’utilisation de bombes nucléaires de manière préemptive dans un théâtre de guerre conventionnel constitue ce qu’il ya de plus pertinent dans les documents de l’Armée étasunienne

Cette proposition d’« intégrer » des systèmes d’armes conventionnels et nucléaires a d’abord été formulée en 2003 dans le CONPLAN 8022. On le décrit comme étant « un plan concept pour l’utilisation rapide des capacités de guerre conventionnelle, nucléaire et de l’information visant à détruire, de manière préemptive si nécessaire, des cibles "urgentes" n’importe où dans le monde [incluant en Iran] ». (Voir Michel Chossudovsky, US, NATO and Israel Deploy Nukes directed against Iran, Global Research, 27 septembre, 2007). Coordonné par l’US Strategic Command, le CONPLAN est devenu opérationnel au début de 2004. (Robert S. Norris and Hans M. Kristensen, Bulletin of Atomic Scientists). 

Le CONPLAN ouvre une boîte de Pandore militaire. Il brouille la ligne séparant les armes conventionnelles des armes nucléaires et ouvre la porte à l’utilisation préemptive de bombes nucléaires « n’importe où dans le monde ».

L’absence de sensibilisation du public

La « communauté internationale » a cautionné une attaque contre l’Iran au nom de la paix mondiale.

« Rendre le monde plus sécuritaire » constitue la justification pour lancer une opération militaire qui pourrait résulter en un holocauste nucléaire.

Alors que l’on peut concevoir la perte de vie et la destruction résultant des guerres actuelles, incluant celles d’Irak et d’Afghanistan, il est impossible de comprendre entièrement la dévastation que pourrait entraîner une Troisième Guerre mondiale employant de « nouvelles technologies » et des armes sophistiquées, dont des bombes nucléaires, avant que cela ne se produise et devienne une réalité.

Les entreprises médiatiques bloquent délibérément la couverture de ces préparatifs de guerre. La guerre contre l’Iran et les dangers d’escalade ne sont pas considérés comme des « unes » de journaux. Les médias dominants ont exclu les analyses de fond et les débats sur les implications de ces plans de guerre.

L’Iran ne représente pas une menace nucléaire.

La menace à la sécurité mondiale émane de l’alliance militaire entre les États-Unis, l’OTAN et Israël, laquelle envisage, dans le cadre de CONPLAN, l’utilisation d’armes thermonucléaires contre un État non nucléarisé.

Dans les termes du général Ivashov : « On fait croire à l’opinion publique qu’une telle possibilité n’a rien de monstrueux. » Les armes nucléaires font partie du « coffre à outils ».

Une attaque contre l’Iran aurait des conséquences dévastatrices. Elle déclencherait une guerre régionale totale de l’est de la Méditerranée à l’Asie centrale, conduisant peut-être l’humanité à un scénario de Troisième Guerre mondiale.

L’administration Obama représente une menace nucléaire.

L’OTAN représente une menace nucléaire.

Cinq États européens « non nucléarisés » (l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Italie et la Turquie) détenant des armes nucléaires tactiques déployées sous commandement national et devant être utilisées contre l’Iran constituent une menace nucléaire.

Le gouvernement israélien du premier ministre Benjamin Netanyahou représente non seulement une menace nucléaire, mais aussi une menace à la sécurité du peuple israélien, induit en erreur quant aux implications d’une attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.

 

La complaisance de l’opinion publique occidentale, incluant des segments du mouvement antiguerre étasunien, est troublante. Aucune préoccupation n’a été exprimée dans la sphère politique concernant les conséquences probables d’une attaque contre l’Iran par les États-Unis, l’OTAN et Israël, et l’utilisation d’armes nucléaires contre un État non nucléarisé.

Une telle action entraînerait l’« impensable » : un holocauste nucléaire sur une grande partie du Moyen-Orient

Il convient de noter qu’un cauchemar nucléaire aurait lieu même si l’on n’utilisait pas d’armes nucléaires. Le bombardement des installations nucléaires iraniennes à l’aide d’armes conventionnelles contribuerait à déclencher un désastre du même genre que Tchernobyl ou Fukushima avec des retombées radioactives de grande envergure.

Discours de Barack Obama devant l’Union of Reform Judaism, 16 décembre 2011

Transcription (Extraits)

« Je souhaite la bienvenue au vice-premier ministre et ministre de la Défense Ehoud Barak. (Applaudissements.) La coopération entre nos armées n’a jamais été aussi forte et je voudrais remercier Ehoud pour son leadership, son engagement de toute une vie envers la sécurité d’Israël et la recherche d’une paix juste et durable. (Applaudissements.) Le programme nucléaire de l’Iran représente également une importante source d’inquiétudes et une menace pour la sécurité d’Israël, des États-Unis et du monde entier. C’est pour cela que notre politique est très claire : nous sommes déterminés à empêcher l’Iran de se procurer des armes nucléaires. (Applaudissements.) Et c’est pourquoi, dès que je suis entrée en fonction, nous avons travaillé assidument avec nos alliés et partenaires et nous avons imposé les sanctions les plus complètes et percutantes que le régime iranien ait jamais affrontées. Nous n’en avons pas seulement discuté, nous avons agi. Et nous allons maintenir la pression. (Applaudissements.) Et, rassurez-vous, c’est pour cette raison que nous n’écartons aucune option. Nous avons été clairs.

Nous continuerons à appuyer nos amis et alliés israéliens comme nous l’avons fait lorsqu’ils en ont eu le plus besoin. En septembre, lorsqu’un gang a menacé l’ambassade israélienne au Caire, nous nous sommes assurés que les hommes et les femmes qui y travaillaient puissent sortir en sécurité. (Applaudissements.) L’an dernier alors que des incendies menaçaient Haïfa, nous avons dépêché des avions anti-incendie pour aider à éteindre le feu. (Applaudissements.)

Sous ma surveillance, les États-Unis d’Amérique ont montré l’exemple, de Durban aux Nations Unies, en contrant les tentatives d’utiliser les forums internationaux pour délégitimer Israël et nous continueront à le faire. (Applaudissements.). C’est ce que font les amis et alliés l’un pour l’autre. Alors ne laissez personne vous dire le contraire. Nous avons été présents et le seront encore. Voilà les faits. (Applaudissements.)

Michel Chossudovsky

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).

 Michel Chossudovsky

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).       
Article original en anglais : Preparing to Attack Iran with Nuclear Weapons: "No Option can be taken off the Table.",

publié le 26 décembre 2011 

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28473


3-4 Chems Eddine CHITOUR : Embargo pétrolier de l’Iran : coup d’épée dans l’eau ou apocalypse.
« La dissimulation est aux affaires ce que l’alliage est à la monnaie : un peu est nécessaire, trop la discrédite. »

Ce proverbe iranien qui a traversé le temps est plus que jamais d’actualité. Peut-être que la mentalité iranienne que l’Occident dédaigne de connaître, fait que nous sommes en présence d’un gigantesque malentendu sur le programme nucléaire militaire iranien, contrairement à celui d’Israël qui lui est bien réel. Il n’empêche ! L’année démarre mal avec comme punition, les velléités d’embargo du pétrole iranien. Cet embargo sera-t-il efficace ? Etouffera-t-il l’Iran ? Renversera-t-il Ahmadinejad pour mettre à la place une marionnette pro-occidentale qui arrêtera le programme nucléaire civil, répondant de ce fait, à l’exigence américano-israélienne. Quelles sont les conséquences ?

On sait que l’Iran détient 10% des réserves pétrolières mondiales prouvées (ce qui place le pays à la 3e place dans le monde). L’Iran possède également les secondes réserves de gaz naturel mondiales (15% du total mondial) ; celles-ci sont exploitées principalement pour l’usage domestique. L’Iran est un grand pays qui essaie de diversifier d’une façon cohérente l’utilisation de ses ressources, notamment par la construction de barrages hydroélectriques...

L’embargo du pétrole iranien

On apprend que l’Allemagne et la France ont réussi à « imposer » aux petits pays européens l’ordre de ne pas acheter du pétrole iranien. L’embargo est considéré comme « Une très bonne nouvelle » par les Etats-Unis qui se félicitent de l’accord de principe conclu par les pays européens pour imposer un embargo sur l’achat de brut iranien. Deuxième pays producteur de l’Opep, l’Iran tire 80% de ses rentrées de devises de ses exportations de pétrole, soit environ 100 milliards de dollars pour l’année iranienne en cours (mars 2011 - mars 2012). La Russie, la Chine et d’autres pays asiatiques ont récemment affirmé leur opposition à un embargo pétrolier. Les Etats-Unis ont renforcé ces derniers jours leurs sanctions contre le secteur financier iranien, via le gel des avoirs de toute institution financière étrangère qui commercerait avec la Banque centrale iranienne dans le secteur du pétrole.

Pour Zhor Hadjam, Téhéran a menacé de bloquer le détroit d’Ormuz, un canal stratégique par où transitent entre un tiers et 40% du trafic maritime pétrolier mondial, ajoutant aux incertitudes. Des tensions persistantes qui ont eu leur impact sur le baril de Brent qui a atteint, le 3 janvier, 112,59 dollars, son niveau le plus élevé depuis le 15 novembre 2011. Il faut savoir que l’Iran produit quelque 3,5 millions de barils par jour et exporte environ 2,5 millions de barils par jour, dont près de 18% sont destinés à l’Europe. Pour contourner la pression occidentale des sanctions, l’Iran s’est tourné vers l’Asie pour faire baisser sa dépendance par rapport au marché européen. La France et l’Allemagne défendent l’idée d’un embargo sur l’achat de brut iranien, mais certains pays européens s’y opposent fermement ; Téhéran vend quelque 450.000 barils aux Européens, essentiellement à l’Italie qui dépend à plus de 40% du pétrole iranien (180.000 barils), à l’Espagne (160.000 barils) et à la Grèce (100.000 barils). De plus, la recherche d’autres sources de substitution, venant d’Arabie Saoudite (qui s’est déclarée disposée à fournir plus de barils) et de Libye, reste aléatoire et ne tranquillise pas totalement les pays européens réticents. Selon certaines estimations, la Libye ne produit actuellement que 800.000 barils par jour. (1)

Le ministre iranien du Pétrole, Rostam Qasemi, cité par l’hebdomadaire Aseman, déclare que le prix de 200 dollars que pourrait atteindre le baril en cas de nouvelles sanctions occidentales contre Téhéran. « Pour Nicholas Sarkis, directeur du Centre arabe d’études pétrolières, interviewé par Melissa Roumadi, l’embargo sur les importations de pétrole iranien aura des conséquences considérables sur le marché pétrolier pour deux raisons. La première est que ceci priverait les pays consommateurs de tout ce que l’Iran exporte comme pétrole. La seconde est qu’il y a le risque de représailles du côté des Iraniens. Ceux-ci ne s’en cachent pas. Ils menacent de fermer le détroit d’Ormuz par où passe une grande partie des exportations mondiales de pétrole. (...) Personne ne peut prévoir jusqu’où les prix du pétrole pourraient aller. On ne peut pas donner un chiffre comme ça avant même que d’éventuels événements aient lieu. Ce qui est certain, c’est qu’il y aura une très forte augmentation des prix. Qu’ils passent à 150 dollars, à 180 ou à 200 dollars et plus, toutes les hypothèses sont possibles. Ce qui est certain, c’est qu’une telle possibilité aurait des effets désastreux sur le marché pétrolier. » (2)

« Il y aura, poursuit l’expert, un impact certain sur les économies de tous les pays consommateurs de pétrole, y compris les pays de la zone euro qui dépendent, en grande partie, du pétrole iranien. La demande augmente alors que les capacités non utilisées de production deviennent limitées et les découvertes se font rares. Le développement de nouvelles capacités de production est assez lent. (...) Ce dont je doute. Le risque est trop grand pour les Etats-Unis et l’Europe pour avancer dans ce sens et interdire le pétrole iranien. ... Depuis plusieurs années déjà, ces pays (Etats-Unis, Europe, Ndlr) ont cherché à étrangler l’Iran pour faire pression et le pousser à arrêter son programme nucléaire. Ils n’ont pas réussi jusqu’ici. Un durcissement des sanctions que ce soit dans le domaine pétrolier, financier ou autre qui irait jusqu’à présenter un risque plus grave pour l’économie iranienne, il faudrait s’attendre dans ce cas à des représailles du côté iranien. » (2)

Que se passera-t-il si l’embargo est décrété ?

En fait, de notre point de vue, il ne se passera rien d’exceptionnel, les prix pourraient augmenter pour une très courte période et redescendre tout aussi brutalement. Les Occidentaux jouent à se faire peur et à faire peur en parlant de la catastrophe de la fermeture du détroit d’Ormuz. Est-ce la fin du Monde ? De fait, ce sont les petits pays qui seront les premiers touchés. D’abord, les Etats-Unis ne sont pas concernés, ils se ravitaillent ailleurs. De plus, il ne faut jamais oublier que l’Agence internationale de l’énergie, le gendarme pétrolier à la solde de l’Empire, veille au grain. On sait que cette institution créée par Henry Kissinger en 1974 pour « casser l’Opep » fait dans ses statuts obligation aux membres- les pays de l’Otan- de constituer des stocks de sécurité de 90 jours pour amortir le choc en cas de conflit. En clair, si un conflit est déclaré, les membres de l’AIE vont déstocker leurs réserves, ils vont créer une abondance artificielle qui va annihiler l’effet d’augmentation due à une rareté conjoncturelle.

Cette « façon de faire » est absolument contraire à l’esprit de la doctrine libérale de l’offre et de la demande, mais qui peut protester ? Ces scénarios ont fonctionné dans les derniers conflits. Il faut cependant que le conflit ne dure pas plus de trois mois. L’Empire et ses vassaux ont les moyens de juguler la flambée des prix. Seuls les marchés financiers de la spéculation peuvent les perturber. De ce fait, il ne faut pas être naïf pour croire que les kermesses de l’Opep servent à quelque chose, les décisions sont prises ailleurs, elles sont annoncées et imposées par l’Arabie Saoudite et les roitelets du Golfe pour le compte de l’Empire. En décembre 2011, à la réunion de l’Opep, l’Iran a réclamé en vain une baisse de la production de l’Arabie et du Koweït. On dit que les Etats-Unis sont le membre le plus important de l’Opep.

Pourtant, il semble que l’Empire craque de partout au profit de l’Asie. « Requiem pour les États-Unis d’Amérique, tels que vous les avez connus depuis la guerre, écrit Robert Bibeau. Après moins de soixante-dix ans de règne sans partage - si ce n’est quelques velléités du social-impérialisme soviétique (1955- 1989) - l’empereur d’Occident poursuivra sa descente aux enfers encore cette année. L’agonie de l’Empire amorcée en 2008 - crise des subprimes - prolongée en 2011 - crise de la dette souveraine - se poursuivra en 2012 et s’étiolera sur quelques années. Au cours de cette période, les États-Unis seront simultanément insolvables et ingouvernables, transformant en « bateau-ivre » ce qui fut le « navire-amiral » de la flotte impérialiste occidentale (...) Le déclin de l’empire américain est bien certain. Les émissions de dollars (Quantitative Easing) de 2009 et 2010 n’auront servi qu’à plomber le navire à la dérive. Les agences de notation anglo-saxonnes et les banquiers de Wall Street le savent pertinemment, en 2012 ne soyez pas étonnés d’apprendre qu’ils convertissent une partie de leurs avoirs - dollars - en euros, en yuans, en francs suisses, en or...Les rats ont commencé l’an dernier à abandonner le navire-ivre. » (3)

« Dans le monde occidental, poursuit Robert Bibeau, l’impérialisme étatsunien aux abois - l’ennemi irréductible de l’impérialisme chinois - essaiera de soulever une vague de protectionnisme et de nationalisme fanatique et les États-Unis tenteront d’impulser une désastreuse « Guerre froide » contre la Chine. Au cours de 2011, Obama a fourni le cadre et la justification d’une confrontation à grande échelle et de longue durée avec la Chine. Ce sera un effort désespéré pour maintenir l’influence étatsunienne et conserver ses positions stratégiques en Asie et partout dans le monde. « Le « quadrilatère de pouvoir » de l’armée étasunienne - les États-Unis, le Japon, l’Australie et la Corée - avec le soutien des satellites philippins, essaieront de détruire les liens commerciaux de la Chine au moyen de la puissance militaire de Washington. (...) La déconfiture économique et sociale de l’Amérique commande cette action « audacieuse et périlleuse », pensent un certain nombre de stratèges du Pentagone et de Wall Street. La déstabilisation des approvisionnements en hydrocarbure de la Chine, du Japon et de l’Euroland permettra aux États-Unis (qui ne s’approvisionnent pas au Proche-Orient) de se refaire une autorité sur les marchés boursiers - folle équipée de financiers désespérés. (3)

Malgré cela, les Etats-Unis resteront la première puissance militaire malgré une croissance moins soutenue de leur budget militaire, a promis Barack Obama, qui a présenté le 5 janvier une réforme de la doctrine militaire prévoyant une baisse des effectifs. « Notre armée sera plus réduite, mais le monde doit savoir que les Etats-Unis vont maintenir leur supériorité militaire avec des forces armées mobiles, souples et prêtes à faire face à toutes les éventualités et les menaces », a déclaré le président, s’adressant à la presse au Pentagone.

A cette stratégie du pire, à ces bruits de bottes savamment entretenus, on peut ajouter le rôle des vassaux. Pour pouvoir étouffer financièrement l’Iran, il est nécessaire que ceux qui s’approvisionnaient par l’Iran puissent ne pas manquer de pétrole. C’est là qu’interviennent les pays du Golfe et principalement l’Arabie Saoudite dont le rôle sera justement d’ouvrir les vannes. Karim Mohsen s’interroge justement sur l’armement saoudien. Il écrit : « L’Arabie Saoudite vient d’acquérir 84 chasseurs-bombardiers F-15 américains pour la modique somme de 29,4 milliards de dollars. (...) Pour se prémunir contre qui ? Israël ou l’Iran ? Il faut savoir que dans les ventes de ces armes aux pays arabes, un alinéa interdit leur utilisation contre Israël. Ceci dit, « l’ennemi » pour lequel les Etats-Unis arment l’Arabie Saoudite est donc identifié : l’Iran ! On relève, dès lors, qu’il y a là comme un défaut : l’Arabie Saoudite, siège des Lieux Saints de l’Islam, et qui accueille (à Djeddah) l’Organisation de la Conférence islamique (OCI, 57 pays, dont l’Iran) peut-il être l’ennemi d’un autre pays musulman ? Désormais la question se pose avec gravité : le combat que les Etats-Unis mènent contre l’Iran peut-il être celui de l’Arabie Saoudite ? » (4)

Une attaque contre l’Iran est annoncée depuis plusieurs années par différents services de renseignement privés, dont les plus sérieux. Pour ce faire il faut sauter le verrou syrien, il sera facile, alors pour Israël qui piaffe d’impatience - à moins que cela ne soit un bluff - de « traverser » le territoire syrien et ce qui reste du territoire pour aller tester ses missiles Jéricho sur les Iraniens. « La déstabilisation de la Syrie, écrit Gilles Munier, comme celle de l’Irak, fait partie du projet de démembrement du Monde arabe sur des bases ethniques, tribales ou confessionnelles. Les contre-mesures adoptées pour détourner les « Printemps arabes » de leurs objectifs semblent inspirées du plan Yinon de 1982, du nom d’un fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères qui préconisait la création de mini-Etats antagonistes partout dans le Monde arabe. (...) La politique de la canonnière - ou du porte-avions - est de retour, comme au XIXe siècle au service des intérêts économiques et géostratégiques occidentaux. L’Irak, la Yougoslavie, l’Afghanistan, la Côte d’Ivoire, la Libye et bientôt, peut-être, la Syrie et l’Iran en ont été, sont ou seront les victimes. Je ne suis pas le seul à penser que pour enrayer leur déclin économique et politique, les Etats-Unis et leurs alliés s’en prendront à la Fédération de Russie et à la Chine. (...) Barack Obama a si peur du lobby israélien qu’il fera à peu près n’importe quoi pour s’assurer du vote juif cette année. Chaque fois qu’on l’accuse de ne pas être assez ferme avec l’Iran, il augmente d’un cran les mesures contre l’Iran. » (5)

Devant cette apocalypse annoncée, y a-t-il un pilote dans le vaisseau Terre ? Cette course vers l’abîme est porteuse de tous les dangers. Pourquoi ne pas se mettre autour d’une table et parler de l’avenir de la planète dans la dignité et le respect de chacun en demandant d’abord aux 5 membres du Conseil de sécurité de permettre des inspections de leur programme nucléaire, pourquoi ne pas parler de dénucléarisation du Moyen-Orient ? Pourquoi prendre par la force ce qui ne vous appartient pas ? Pourquoi imposer une fausse démocratie aéroportée qui apporte le chaos, le sang, les larmes, une violence permanente ? Pourquoi ne pas régler le problème de la place de l’homme par rapport au capital, à l’ultralibéralisme ? Quand quelques milliers d’oligarques sont plus riches que la moitié de la planète, il y a lieu de s’indigner. Une guerre nucléaire sera mondiale, les Chinois et les Russes ne laisseront pas faire, car après, ce sera leur tour. C’est peut-être cela la fin de l’espèce humaine prévue par les calendriers mayas.

Chems eddine Chitour

1. Zhor Hadjam : Le prix du pétrole pourrait connaître une forte hausse El Watan 5 01 2012

2. Melissa Roumadi : Nicolas Sarkis « Le contexte pétrolier n’est pas favorable à des sanctions contre l’Iran » El Watan 05.01.12

3. Robert Bibeau http://www.centpapiers.com/deux-mille-douze-avant-et-apres/9...

4. Karim Mohsen : Mais contre qui s’arme donc Riyadh ? L’Expression 05 Janvier 2012

5. Gilles Munier http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28...

Chems Eddine CHITOUR

10 janvier 2012

http://www.legrandsoir.info/embargo-petrolier-de-l-iran-coup-d-epee-dans-l-eau-ou-apocalypse.html


3-5  Michael Bar-Zvi : Les scientifiques iraniens sont-ils les seuls en danger ?

Au lendemain de l’annonce de l’ouverture de l’usine souterraine d’enrichissement d’uranium à Fordow, l’ingénieur chargé des importations pour la centrale nucléaire de Natanz, Mostapha Ahmedi Roshan a perdu la vie dans un attentat à Téhéran.

La technique utilisée, une fois encore, est celle de ce qu’on appelle la sticky bombe, lorsque deux motards placent une charge explosive sur la portière d’un véhicule en mouvement. Le temps de réaction ne permet pas aux passagers de stopper le véhicule avant l’explosion, qui, en général est très meurtrière pour les personnes à bord, sans pour autant provoquer d’importants dégâts à l’environnement, ni même au véhicule lui-même.

Cette méthode a été déjà été appliquée à plusieurs reprises pour la liquidation d’autres ingénieurs iraniens. Les médias attribuent bien entendu cet acte au Mossad, avec l’aide des américains. Pourtant, il faut savoir qu’une telle action ne peut se dérouler qu’avec l’aide de personnes locales. On évoque l’opposition iranienne ou la résistance kurde, car aussi bien pour l’exécution d’une telle opération, que pour la fuite des auteurs, il est nécessaire de connaître le terrain à la perfection.

Ces actions entravent et retardent sérieusement l’avancée du programme de développement nucléaire iranien, mais elles ne l’arrêtent pas pour autant. Cette tactique de retardement repose sur deux principes : le premier est la volonté de ne pas attaquer l’Iran de manière frontale, et de ne pas lui donner le prétexte d’une contre-attaque contre des cibles civiles et militaires israéliennes.

Le second principe est l’espoir, qui, ces derniers jours, ne semble plus infondé, de voir les américains changer leur attitude attentiste pour une politique plus musclée.

Plusieurs sources, proches de la Maison-Blanche, ont affirmé que le président Obama et le secrétaire d’Etat à la défense Panetta ont rencontré les représentants des pays du Golfe, et notamment l’Arabie Saoudite, pour les informer de l’élévation du niveau d’alerte américain dans le détroit d’Ormuz et de l’éventualité d’une intervention armée si les Iraniens mettaient à exécution leurs menaces de fermeture. La circulation dans le détroit est vitale pour les exportations de pétrole des pays du Golfe, auxquels les Etats-Unis et l’Europe ont demandé d’augmenter leur production, dans le cadre de l’application d’un boycott à l’encontre de l’Iran.

L’analyse des spécialistes israéliens, formulée il y a quelques années déjà, prend aujourd’hui tout son sens. Israël n’est pas le seul pays menacé par la bombe iranienne, et un jour ou l’autre les Etats occidentaux et les autres régimes de la région finiront par arriver à la conclusion qui s’impose : empêcher Téhéran de se munir de l’arme fatale. En attendant, il faut mettre tout en œuvre pour retarder l’échéance.

Jamais l’expression "mieux vaut tard que jamais" n’aura été aussi judicieuse.

Chronique du 12 janvier 2012 Yod Zain Be Tevet 5772

Michael Bar-Zvi

vendredi 13 janvier 2012,

http://www.jforum.fr/forum/israel/article/les-scientifiques-iraniens-sont?utm_source=activetrail&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter%20du%2013-01-2012

 



4 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

4-1 Maxime Chaix : La guerre financière globale, l’escalade dans le golfe Persique et les menaces vitales contre le système des pétrodollars.

Standards & Poor’s – certainement visée par l’ancien Président français Valery Giscard d’Estaing lorsqu’il parlait d’« officines» déstabilisant l’économie européenne – perpétue une stratégie de diversion en dégradant la note de neuf pays de l’Euroland, parmi lesquels la France, l’Italie, le Portugal, l’Autriche et l’Espagne. L’entreprise financière Standards & Poor’s, critiquée depuis une décennie pour son incapacité à prédire l’effondrement d’Enron, de Lehman Brothers et plus récemment de MF Global, provoque donc un choc psychologique en France à 100 jours de l’élection présidentielle, les effets de cette « dégradation » étant sur-amplifiés par une certaine dramatisation médiatique. 


Si l’on adhère à la lecture des événements que partagent Valery Giscard d’Estaing, le chercheur
Emmanuel Todd ou la présidente du MEDEF Laurence Parisot, la guerre psychologique menée contre l’Europe par les « officines » anglo-saxonnes et leurs relais médiatiques et spéculatifs monte en intensité, l’Euroland étant ciblé dans son ensemble. Pourtant, de l’autre côté de l’océan Atlantique, les États-Unis – qui malgré leurs difficultés structurelles restent la première puissance mondiale sur le plan financier, militaire, culturel et économique – affichent un endettement national de plus de 15 000 000 000 000 de dollars US, pour une dette totale avoisinant les 56 000 000 000 000 de dollars US, selon les chiffres officiels de l’horloge nationale de l’endettement des États-Unis. 
 

Au vu de cette dette gargantuesque, nous pouvons affirmer avec confiance que, dans l’hypothèse où le système des pétrodollars s’effondre du fait de la diversification monétaire dans les échanges commerciaux et pétroliers internationaux, les États-Unis en tant qu’État fédéral font faillite et se retrouvent de facto en catégorie D (« En défaut »), quelle que soit la position des agences de notation. Dans ce contexte, les généraux du Pentagone, qui représentent l’omnipuissant complexe militaro-financier-énergétique des États-Unis, ne peuvent accepter la politique d’abandon du dollar comme monnaie d’échanges pétroliers qui est menée par l’Iran, en ce qu’elle constitue par essence une menace vitale contre le système des pétrodollars. Par conséquent, tout porte à croire que les généraux du Comité des chefs d’État-major interarmées du Pentagone (JCS) planifient un conflit armé contre l’Iran, comme l’indiquent les dernières déclarations du général Dempsey – qui dirige le JCS – et de Leon Panetta, le secrétaire à la Défense à l’origine du récent durcissement rhétorique visant l’Iran (avant l’offensive économique, psychologique et stratégique actuelle). 
 

Aujourd’hui, les États-Unis mènent à l’égard de l’Iran une guerre économique totale, accompagnée de mouvements militaires à grande échelle. Ce déploiement stratégique est axé sur le positionnement prochain d’au moins deux porte-avions US dans le golfe Persique (l’USS Carl Vinson étant censé relever l’USS John Stennis, avant d’être rejoint par l’USS Abraham Lincoln). Cette importante planification écourte les nuits du commandant en chef de l’US Navy, l’amiral Jonathan Greenert, selon ses propres déclarations publiques.  


Depuis le naufrage de l’USS Maine dans le port de Cuba en 1898, dont l’exploitation médiatique provoqua la guerre hispano-américaine, en passant par les mystérieux
incidents du golfe du Tonkin du 4 août 1964 qui précipitèrent les États-Unis dans la guerre contre le Nord-Vietnam, l’Histoire militaire des États-Unis reste entachée de zones d’ombres lorsqu’il est question des incidents navals comme casus belli, et plus généralement des justifications précipitant les forces armées US dans leurs récentes guerres. Sachant que Dick Cheney avait songé, selon Seymour Hersh, à organiser une attaque sous faux pavillon contre des navires de la 5ème flotte des États-Unis – envisageant une opération contre la flotte US par des Navy Seals grimés en Gardes révolutionnaire iraniens à proximité du détroit d’Ormuz – une provocation navale immédiatement attribuée à l’Iran semblerait suffire au déchainement de la puissance militaire des États-Unis contre un Iran déterminé à résister. Il semblerait que de telles provocations soient en cours au moment où ces lignes sont écrites. Quoi qu’il en soit, l’on pourrait penser qu’en ne réagissant pas militairement à la politique étrangère de l’Iran, les hauts responsables US auraient beaucoup plus à craindre de l’effondrement du système des pétrodollars que d’une guerre contre l’Iran, aux conséquences pourtant incalculables au vu du contexte économique et financier particulièrement volatile (quoique propice aux augmentations constantes du prix des hydrocarbures). Sans surprise, les pétromonarchies du Golfe et Israël soutiennent ouvertement cette guerre. 

 

Quoi qu’il en soit, à travers la politique étrangère iranienne, le statu quo des pétrodollars semble sérieusement menacé. Aujourd’hui, la Chine achète le pétrole iranien en euros, et les États-Unis ne semblent pas en mesure d’influer sur la politique chinoise vis-à-vis de l’Iran, les relations sino-iraniennes datant de la période préislamique, au 1er siècle avant Jésus Christ. L’Inde est en train de mettre en place un système d’achat de l’or noir perse en roupies. Enfin, la Russie s’apprête à mettre en œuvre avec l’Iran un accord d’échanges pétroliers et commerciaux en rial et en roubles. Comme elle l’a fait il y a quelques mois avec la Russie, le Chine a également adopté avec le Japon un système d’échanges énergétiques et commerciaux centré sur leurs monnaies respectives. La suprématie du dollar comme monnaie de réserve internationale est donc indiscutablement mis à mal. Toutefois, le système des pétrodollars qui l’impose depuis des décennies est encore plus dangereusement remis en cause par une politique d’affirmation de puissance invariablement menée par l’Iran. 
Comme l’a écrit avec justesse Peter Dale Scott à l’aube du conflit ayant déstructuré la
Libye,

« La question du pétrole est étroitement liée à celle du dollar, car le statut du dollar comme monnaie de réserve mondiale dépend largement de la décision de l’OPEP de libeller les achats du pétrole de l’OPEP en dollars. L’économie actuelle des pétrodollars se fonde sur deux accords secrets passés durant les années 1970 avec les Saoudiens pour recycler les pétrodollars dans l’économie des États-Unis. Le premier de ces accords assurait une participation spéciale et durable de l’Arabie saoudite dans la santé du dollar US ; le second sécurisait un soutien saoudien continuel pour la tarification de l’intégralité du pétrole de l’OPEP en dollars. Ces deux accords garantissaient que l’économie des États-Unis ne serait pas affaiblie par les hausses de prix du pétrole de l’OPEP. Depuis lors, le plus lourd fardeau a en fait été porté par les économies des pays les moins développés, qui doivent acheter des dollars pour leurs fournitures en pétrole. Comme Ellen Brown l’a relevé, d’abord l’Irak et ensuite la Libye ont décidé de défier le système des pétrodollars et de stopper leurs ventes de pétrole en dollars, peu avant que ces deux pays ne soient attaqués ». Aujourd’hui, l’Iran semble être dans cette position de « cible » chez les planificateurs militaires du Pentagone. Toutefois, ce pays vient de démontrer qu’il est opérationnellement capable de boucher l’aorte d’une économie mondiale fragilisée et instable : le détroit d’Ormuz.

Maxime Chaix
Maxime Chaix, traducteur et analyste politique indépendant.

15 janvier 2012

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20.01.2012

n°81 - journal d'Iran - 01-01-au 19-01-2011 - a1i - : Chavez et Ahmadinejad, AFP en délit de mensonges et manipulation

 



journald'Iran   n°81 du 01-01-au 19-01-2011

C.De Broeder& M.Lemaire



a) Le "Journald'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

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Sommaire :

Tiré à Part

Chavez et Ahmadinejad, AFP en délit de mensonges et manipulation

LEMONDE.FR avec AFP : Les Etats-Unis menacent de "répondre", si l'Iran bloquait le détroit d'Ormuz.

Juste une nouvelle guerre qui débute...  

Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

Ahmadinejad : Le capitalisme est dans l'impasse.

Visite historique d'Ahmadinejad en Irak.

Les Usa au cœur des débats.

Ahmadinejad : Les Etats-Unis feront renversés leurs potentats. 

Abdel Bari Atwan : Que font les États-Unis dans le Golfe ?

1) PolitiqueIranienne

Ahmadinejad

Chavez reçoit son frère Ahmadinejad en pleine crise entre l'Iran et les USA.  

Les grandes manœuvres 

L’Iran et l'Afghanistan signent un accord de défense.

Sur le terrain

Ria Novosti : Un porte-avions US au large des côtes iraniennes.  

OLJ/Agences : Nouvelle mise en garde iranienne contre la marine US dans le Golfe.

2) Politiquedes Usa

Préparation à la guerre

3) Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

 

4 Les organisations mondiales

1 AIEA (Onu)

IRIB : Le Synday Times publie les détails de l’assassinat de Roshan. 

5 Dans le monde

Canada

Préparatifs de guerre contre la Syrie et l'Iran. 

6 Les brèves

Les Vingt-Sept gèlent les avoirs de 143 nouvelles sociétés iraniennes.

 



Tiré à Part

Chavez et Ahmadinejad, AFP en délit de mensonges et manipulation.

Le 09 janvier 2012, Hugo Chavez recevait Mahmoud Ahmadinejad à Caracas.

Dans son discours, le président vénézuélien a plaisanté sur la diabolisation des médias occidentaux, remarquant qu'ils imaginaient sans doute qu'un missile serait lancé depuis le Venezuela vers Washington.

L'AFP a grossièrement manipulé les déclarations de Chavez pour transformer sa boutade en terrifiante déclaration de guerre.
VIDEO http://www.youtube.com/watch?v=Okkq3ei_gnI&feature=player_embedded#!

Le 13 janvier 2012

Mondialisation.ca,

http://www.michelcollon.info/L-AFP-en-flagrant-delit-de.html


LEMONDE.FR avec AFP : Les Etats-Unis menacent de "répondre", si l'Iran bloquait le détroit d'Ormuz.

Les Etats-Unis "répondront" par la force si l'Iran cherche à bloquer le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le trafic maritime pétrolier, a affirmé dimanche 8 janvier le secrétaire américain à la défense, Leon Panetta, interrogé dans l'émission "Face the nation", sur la chaîne CBS. "C'est une autre ligne rouge" à ne pas franchir, a insisté le chef du Pentagone.

La tension est montée d'un cran entre Téhéran et Washington mardi après les mises en garde émises par l'Iran à l'issue de manœuvres militaires contre la présence de la marine américaine dans le Golfe, suscitant des craintes sur l'éventuelle fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transite 35% du pétrole brut transporté par voie maritime dans le monde.
En dépit de ces menaces, Washington a promis de
maintenir ses navires de guerre déployés dans le Golfe, la Maison Blanche estimant que les avertissements de l'Iran trahissaient sa "faiblesse" et montraient l'efficacité des sanctions contre son programme nucléaire controversé.

"NOUS AGIRIONS ET ROUVRIRIONS LE DÉTROIT"
Le plus haut gradé américain, le général
Martin Dempsey, a de son côté jugé dimanche que l'Iran serait en mesure de bloquer le détroit, une "action intolérable" selon lui. "Nous avons investi dans des moyens pour nous assurer que si c'est le cas, nous l'emportions", a-t-il confié aux côtés de Leon Panetta. "Nous agirions et rouvririons le détroit" en cas de fermeture, a prévenu le général Dempsey.

"Sont-ils en train de développer une arme nucléaire? Non. Mais nous savons qu'ils tentent de développer une capacité nucléaire et cela nous préoccupe", a répété le secrétaire américain à la défense sur CBS, réaffirmant la priorité donnée à l'action diplomatique et aux sanctions économiques contre le régime des mollahs sans pour autantexclure toute action militaire.

S'il n'a pas voulu qualifier la difficulté à mener une éventuelle action militaire, le chef d'état-major interarmées, Martin Dempsey, a expliqué que son rôle était de planifier une éventuelle opération, d'en évaluer les risques et, "dans certains cas, de positionner des moyens" militaires pour mener une telle opération. "Toutes ces activités sont en cours", a-t-il précisé.

Petit répit dans les tensions entre les deux pays, la marine américaine a libéré jeudi treize marins iraniens retenus en otage par des pirates somaliens au large d'Oman, une action saluée par Téhéran comme un "geste humanitaire positif".

LEMONDE.FR avec AFP

08.01.12 |

Mis à jour le 08.01.12

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/01/08/les-etats-unis-menacent-de-repondre-si-l-iran-bloquait-le-detroit-d-ormuz_1627184_3222.html#xtor%3dEPR-32280229-%5bNL_Titresdujour%5d-20120109-%5btitres%5d


Juste une nouvelle guerre qui débute...  

Nous avons appris aujourd’hui que la Grande-Bretagne a envoyé ses meilleurs navires de guerre dans le Golfe persique.  

Le navire de guerre britannique le plus moderne se dirige vers le Golfe persique pour sa première mission...Mais à un moment de tensions qui ont poussé l’Iran à menacer de fermer le détroit stratégique d’Hormuz, une voie de transport essentiel pour le pétrole...
Le destroyer de la Royal Navy Type 45 HMS Daring, qui dispose d’un système « furtif » dont l’objectif est d’éviter la détection par les radars, est en train de rejoindre d’autres navires britanniques dans la région, a confirmé le ministère de la Défense ce samedi. Ceci ne devrait en rien être une surprise pour nous, considérant le fait choquant que 80% des députés du parti britannique au pouvoir sont membres de la « Conservative Friends of Israel » (CFI), une bande de sionistes enragés.
Combien de temps va-t-il encore falloir avant que les Britanniques ne montrent des signes de lassitude à l’égard de leurs politiciens et de leur comportement institutionnalisé de traîtres ?

10/01/2012

IRIB



Paroles & action du président Ahmadinejad  ...

Ahmadinejad : Le capitalisme est dans l'impasse.

 Le développement des pays capitalistes est dans l'impasse, la destruction restant pour eux la seule issue, a déclaré mercredi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, en visite à Cuba.

"Le capitalisme manque de logique, et il recourt aux armes pour tuer et détruire. Le meurtre, c'est tout ce qui reste actuellement au système capitaliste. Le système capitaliste s'est presque effondré dans sa décadence", a déclaré le chef de l'État iranien.

"Pourquoi les Etats-Unis punissent-ils les peuples iranien, cubain et latino-américains? Avons-nous attaqué qui que ce soit? Avons-nous jamais eu des revendications exagérées? Jamais", a ajouté le responsable.

Le chef de l'État iranien a également exhorté à créer un nouvel ordre mondial, "fondé sur la justice" et "respectueux à tous les êtres humains".

"Si nous ne créons pas le nouvel ordre mondial, ce seront les héritiers de propriétaires d'esclaves et les capitalistes qui le feront", a-t-il déclaré.

M.Ahmadinejad est arrivé à Cuba mercredi 11 janvier. Le président iranien a été nommé le docteur honoraire de l'Université de la Havane.

Cuba était le troisième pays que le président iranien a visité dans le cadre de son périple dans l'Amérique latine, après le Venezuela et le Nicaragua. Jeudi matin, M.Ahmadinejad se rendra en Équateur.

12 janvier

http://fr.rian.ru/world/20120112/193007391.html

 

Visite historique d'Ahmadinejad en Irak.

Le président iranien a rencontré Ali Akbar Velayati, conseiller de l'Ayatollah Khomenei.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est arrivé dimanche en Irak pour une visite de deux jours sans précédent pour un chef d'Etat iranien dans l'histoire contemporaine des deux pays voisins, ont indiqué les médias et le ministre irakien des Affaires étrangères.
Le ministre, Hoshyar Zebari, qui doit accueillir le président iranien, a affirmé que son avion, en provenance de Téhéran, avait atterri à l'aéroport international de Bagdad à 09h05 locales (06H05). La télévision irakienne Furat avait auparavant indiqué que M. Ahmadinejad était arrivé. Le président iranien doit rencontrer dans la foulée le président irakien Jalal Talabani, un Kurde, à son domicile de Bagdad, puis le Premier ministre Nouri al-Maliki, un chiite.
La visite de Mahmoud Ahmadinejad sera la première d'un chef d'état iranien dans l'histoire récente de l'Irak et l'Iran, deux puissances régionales à majorité chiite ennemies durant le régime de Saddam Hussein. (belga)

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1734/Irak/article/detail/190982/2008/03/02/Visite-historique-d-Ahmadinejad-en-Irak.dhtml


Les Usa au cœur des débats.

Ahmadinejad : Les Etats-Unis feront renversés leurs potentats.  

 « Certains gouvernements de la région qui s'imaginaient que leur suivisme des Etats-Unis et leur obéissance aveugle à leurs diktats, les maintiendront au pouvoir, sont tombés dans la trappe et ils seront finalement renversés par les Etats-Unis eux-mêmes, a fait remarquer le président Ahmadinejad. « Un coup d’œil sur la donne actuelle du monde, on remarque des pays dans le voisinage de l'Iran, qui sont dans la tourmente, s'imaginent qu'en s'appuyant sur les Etats-Unis et leurs alliés, ils pourraient préserver la paix et leur autorité, a souligné le président avant d’ajouter : « Ces pays ont même accepté de payer par leur prestige et leur richesse, les frais de la répression du soulèvement des peuples dans d'autres pays alors que l'Arrogance ne leur accordent aucune importance et qu’ils ne les instrumentalisent que dans le droit fil de ses propres intérêts.
Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad a ajouté mercredi que la nation iranienne ne cédera jamais à la politique expansionniste des États-Unis. Il a rappelé que les Etats-Unis et leurs alliés œuvrent contre l'Iran depuis 32 ans maintenant.
S'adressant aux ennemis du pays, il s’est interrogé sur ce qu'ils ont obtenu au cours des trois dernières décennies de leur animosité contre la nation iranienne qui les pousse à continuer de la même manière.
Il a dénoncé les allégations des ennemis de la nation iranienne faites d’accusations infondées alors qu'ils sont les seuls à mériter de tels comportements.
28/12/2011

http://french.irib.ir/info/iran-actualite/item/161143-les-etats-unis-feront-renverses-leurs-potentats-ahmadinejad
http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/1112285435155600.htm


Abdel Bari Atwan : Que font les États-Unis dans le Golfe ?

Il y a d’un côté ceux qui soutiennent que l’administration Obama, à la veille d’une bataille féroce électorale avec ses rivaux républicains et face à une grave crise économique, ne peut pas risquer un nouvel embrasement, après s’être brûlé les doigts sur les guerres perdues d’Afghanistan et d’Irak. Mais ne serait-ce pas être aussi rationnel que de conclure qu’en raison de ces éléments justement - la crise économique et l’élection présidentielle - l’administration Obama voudrait peut-être une guerre ?

Pour mieux nous faire comprendre que soutenir Israël et satisfaire à ses exigences pour une destruction des ambitions nucléaires de l’Iran sont un dénominateur commun dans toutes les campagnes électorales des deux grands partis politiques américains. Pour gagner la bonne volonté d’Israël et du puissant lobby juif, un candidat républicain a même menacé d’envoyer des avions et des missiles contre l’Iran pour protéger Israël.

Le président Obama a raccourci ses vacances du Nouvel An et a mis moins de deux jours à reprendre le travail et signer une loi imposant une interdiction de toute transaction avec la Banque centrale de l’Iran. Il a également publié une déclaration dans laquelle il appuie fortement une entente préliminaire européenne pour imposer de sévères sanctions sur les exportations de pétrole iranien. C’est comme s’il voulait, à un tel point, aggraver les sanctions en vigueur qu’il ne pouvait tolérer d’attendre la fin du mois pour signer ce document.

L’Amérique et ses alliés occidentaux ne peuvent pas survivre sans mener des guerres au Moyen-Orient, alors ils inventent des prétextes. Au cours des dix dernières années, ils ont mené trois guerres majeures, en Afghanistan, en Irak et en Libye. Maintenant il semble que le compte à rebours a commencé pour une quatrième guerre, cette fois-ci contre l’Iran, dans les prochaines semaines ou prochains mois.

Il y a trois indicateurs clés communs à chacune de ces guerres précédentes - et montrant qu’une nouvelle est en préparation :

D’abord, l’imposition de négociations israélo-palestiniennes par la force, pour donner l’impression que l’Amérique est engagée à résoudre ce problème. C’est ce que George H.W. Bush a fait quand il a convoqué la Conférence de paix en 1991 à Madrid, afin de justifier son opération « Tempête du désert » contre l’Irak. C’est ce que George W. Bush a fait quand il a lancé des négociations et parlé deux fois d’établir un État palestinien, d’abord à la veille de lancer sa « guerre contre le terrorisme » en Afghanistan, puis avant d’aller occuper l’Irak.

Et maintenant, à la demande de l’Amérique et sous l’initiative jordanienne, sans motif et sans respecter la moindre des exigences palestiniennes de stopper l’activité de colonisation, l’Autorité palestinienne est à nouveau contrainte d’ouvrir des pourparlers avec les Israéliens, alors que les colonies israéliennes connaissent une expansion sans précédent. Et pourquoi ? Parce que ce sont les préparatifs d’une guerre contre l’Iran et peut-être contre la Syrie, le Hamas et le Hezbollah.

Le seconde indicateur a trait à l’achat de systèmes d’armes modernes par les pays du Golfe. Cela équivaut à plus de 130 milliards de dollars sous la forme d’avions et de missiles - bien plus que la capacité de ces pays à les absorber. L’intention ici est de donner une impulsion à l’industrie de guerre américaine, créant des milliers d’emplois pour les chômeurs d’Amérique, ce qui est une façon indirecte de recycler les profits pétroliers des pays du Golfe.

Troisième indicateur : le siège de l’Iran se poursuit par des sanctions et des embargos visant à étouffer économiquement l’Iran et ses alliés et à affamer la population. L’expérience enseigne que tous les embargos imposés par l’Amérique ont présagé une guerre destructrice. Ce fut le cas en Irak, en Libye et en Afghanistan, et nous doutons que l’embargo étouffant imposé sur l’Iran, qui est de plus en plus strict depuis ce mois-ci, puisse être une exception.

Nous assistons maintenant à une guerre de communiqués sur les eaux du Golfe arabe. L’Iran mène des exercices navals et teste de nouveaux systèmes d’armes qui incluent des missiles à moyenne et longue portée. Washington a réagi en mettant en garde l’Iran contre de graves conséquences s’il donnait suite à sa promesse de fermer le détroit d’Ormuz, et considère la menace de Téhéran de fermer le détroit comme un signe de faiblesse - comme si les États-Unis incitaient l’Iran à aller jusque-là.

L’administration américaine, qui a certainement élaboré des plans pour mener cette guerre avec la coopération de son allié la Grande-Bretagne, est à la recherche de la « détente ». Qu’il s’agisse de plans pour mener une guerre réelle ou de plans pour une guerre d’ordre psychologique, les États-Unis sont le grand gagnant. D’une façon ou d’une autre, ils ont réussi dans leurs efforts pour augmenter la crainte dans les petits États du Golfe, dont les poches et les caves sont remplies de milliards de dollars avec lesquels ils peuvent acheter des armes pour soutenir des économies qui risquent l’effondrement, comme aux États-Unis et en Europe.

Hillary Clinton, ingénieur en chef de la politique étrangère américaine et de ses dernières guerres dans la région, affirme qu’elle ne permettra pas à l’Iran d’acquérir des armes nucléaires, afin, dit-elle, de prévenir une course aux armes nucléaires dans la région entre des pays comme l’Égypte, la Turquie et l’Arabie saoudite. Mais on peut répondre à cette justification en demandant pourquoi il n’est pas question de course aux armements nucléaires lorsque c’est Israël - plus dangereux pour la nation arabe que ne l’est l’Iran, et qui continue d’occuper des terres arabes et des lieux saints - qui s’équipe de telles armes ?

Nous pouvons même voir un certain avantage à une course aux armements dans la région en ce qu’elle coûterait beaucoup moins cher que d’acheter des armes américaines. En outre, elle constituerait un bouclier dissuasif en faveur des peuples arabes face aux menaces à la fois iraniennes et israéliennes.

* Abdel Bari Atwan est palestinien et rédacteur en chef du quotidien al-Quds al-Arabi, grand quotidien en langue arabe édité à Londres.

Abdel Bari Atwan est considéré comme l’un des analystes les plus pertinents de toute la presse arabe.

Abdel Bari Atwan 

 5 janvier 2012 –

 Vous pouvez consulter cet article à :http://www.abdelbariatwan.com/Ameri...
Traduction : Info-Palestine.net


1) PolitiqueIranienne

Ahmadinejad

Chavez reçoit son frère Ahmadinejad en pleine crise entre l'Iran et les USA.  

Ndlr : la publication des articles  doit être vu comme information.

 Le président vénézuélien Hugo Chavez a reçu lundi son homologue et frère Mahmoud Ahmadinejad, au premier jour d'une tournée du président iranien dans quatre pays latino-américains hostiles aux Etats-Unis, en pleine crise avec l'Occident sur son programme nucléaire.
Il y a la volonté de continuer à travailler ensemble (...) pour freiner la folie impérialiste qui prétend contrôler la planète, a déclaré M. Chavez dans la cour du palais présidentiel de Miraflores où le président iranien a été reçu avec les honneurs militaires.
Aujourd'hui, le peuple vénézuélien et le peuple iranien sont sur le chemin de la lutte contre l'égoïsme et l'arrogance de l'impérialisme, a renchéri M. Ahmadinejad durant la cérémonie, retransmise à la radio et la télévision.
Le président iranien est arrivé dimanche à Caracas, première étape de cette tournée de cinq jours qui doit également le conduire au Nicaragua, à Cuba puis en Equateur, pays réputés hostiles aux Etats-Unis.
L'objectif de ce déplacement est de renforcer les relations entre la République islamique et ces pays alors que les puissances occidentales accentuent la pression sur l'Iran pour qu'il renonce à son programme nucléaire civil, soupçonné d'être destiné à fabriquer clandestinement l'arme atomique.
Lundi, l'Iran a annoncé le début de l'activité d'enrichissement d'uranium dans son usine de Fordo, au sud-ouest de Téhéran, et la condamnation à mort d'un citoyen irano-américain, accusé d'espionnage.
Les Etats-Unis ont fermement condamné ce verdict et ont qualifié, à l'instar de l'Allemagne, de nouvelle escalade l'annonce de la production d'uranium enrichi. La Grande-Bretagne a évoqué une provocation.
Les relations s'étaient déjà tendues ces dernières semaines, notamment après les menaces iraniennes de fermer le détroit stratégique d'Ormuz, par où transite environ 35% du trafic pétrolier maritime mondial.
Ces menaces ont suivi la promulgation fin décembre par le président américain Barack Obama d'une loi renforçant les sanctions contre le secteur financier de l'Iran. L'Union européenne envisage elle aussi d'interdire fin janvier l'achat de pétrole iranien.
Le président iranien est accompagné dans son périple par une importante délégation ministérielle: Ali Akbar Salehi (Affaires étrangères), Shamseddine Hosseini (Economie), Mehdi Ghazanfari (Industrie, commerce et mines) et Majid Namjou (Energie).
M. Ahmadinejad avait annoncé à son départ qu'il allait inaugurer plusieurs projets et signer de nouveaux contrats avec chacun des pays figurant au programme de sa tournée.
Les Etats-Unis ont demandé lundi à ces pays de faire tout leur possible pour lui rappeler que le chemin qu'il a pris dans son dialogue sur le nucléaire avec la communauté internationale est erroné.
Hugo Chavez, qui entretient également des relations tendues avec Washington, a affirmé dimanche que les recommandations des Etats-Unis sur la nature des liens qu'il devait entretenir avec l'Iran le faisaient rire alors que l'Equateur répliquait qu'il ne disait pas aux Etats-Unis ce qu'ils devaient faire.
Dimanche, Washington avait décidé d'expulser la consul vénézuélienne à Miami, Livia Acosta, présentée dans un documentaire de la chaîne hispanophone Univision comme complice du présumé projet iranien d'attentats aux Etats-Unis en 2007.
Mardi, le président iranien assistera à l'investiture du président réélu du Nicaragua, Daniel Ortega.

Il se rendra ensuite à Cuba, où il pourrait rencontrer Fidel Castro, puis en Equateur, pour une réunion avec son homologue Rafael Correa, jeudi.

10/01/2012

http://www.romandie.com/news/n/_Chavez_recoit_son_frere_Ahmadinejad_en_pleine_crise_entre_l_Iran_et_les_USA090120122301.asp


Les grandes manœuvres 

L’Iran et l'Afghanistan signent un accord de défense.

L'Iran et l'Afghanistan à la fin de la première encontre de leur commission mixte de coopération de défense à Téhéran ont signé un protocole d'entente portant sur l'élargissement de leur coopération de défense.

Selon un communiqué du ministère iranien de la Défense, le protocole d'accord a été signé par les responsables des deux parties ».
Pendant la cérémonie de signature, les deux parties ont exprimé l'espoir que l'accord aiderait à promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité en Afghanistan ainsi que dans toute la région.
Cet accord a appelé également à la promotion de programmes de formation dans les domaines de la logistique et de l'ingénierie.
La délégation militaire afghane pendant son séjour à Téhéran s'est entretenue avec le ministre iranien de la défense, le ministre iranien des Affaires étrangères et le président de la commission de la sécurité nationale et de politique étrangère du parlement iranien sur des sujets d'intérêts mutuels ainsi que des développements régionaux.
La délégation afghane a également visité certaines installations de défense iranienne.

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/1112141868191626.htm


Politique intérieure & extérieure

Politique extérieure

L’Iran a transmis à la Suisse la preuve de l’implication directe de la CIA, dans l’assassinat d’un scientifique nucléaire 

Le ministère des Affaires étrangères de l’Iran vient de transmettre à l’Ambassadeur de Suisse, à Téhéran, des preuves de l’implication de la CIA, dans l’assassinat du jeune scientifique nucléaire, Mostafa Ahmadi Roshan. Lors de la remise de ces documents, à l’ambassade de la Confédération helvétique, qui représente les intérêts des États-Unis, en Iran, le ministère des Affaires étrangères de la RII a déclaré par écrit :«Nous avons en notre possession des documents crédibles, qui témoignent du fait que cet attentat terroriste a été planifié et exécuté, avec l’implication directe des agents de la CIA». Mostafa Ahmadi Roshan, âgé de 32 ans, employé du centre iranien nucléaire de Natanz, a été victime d’un attentat à la bombe, le 11 janvier 2012. C’est le quatrième assassinat de scientifiques iraniens liés à des recherches nucléaires. L’Iran attribue tous ces meurtres à des agents de la CIA et du Mossad.

IRIB



Sur le terrain

Ria Novosti : Un porte-avions US au large des côtes iraniennes.  

Les forces navales iraniennes, qui manœuvrent au large des côtes sud du pays, ont découvert un porte-avions américain patrouillant à une faible distance des bâtiments de guerre de la République islamique, a annoncé jeudi l'agence iranienne IRNA, se référant au commandant en chef adjoint de la Marine, le contre-amiral Mahmoud Moussawi.

Le porte-avions a été découvert par un avion de patrouille maritime iranien, a précisé M. Moussawi.
"Notre Marine observe attentivement les déplacements de tous les groupes militaires dans la région et en contrôle les activités", a-t-il souligné.
La situation concernant les manœuvres navales iraniennes s'est aggravée après la déclaration de Téhéran selon laquelle l'Iran pourrait bloquer le détroit d'Ormuz, importante voie d'acheminement de pétrole et de gaz en provenance du Golfe. Un membre de la commission parlementaire pour la sécurité nationale de l'Iran, Parviz Sarvari, a annoncé mi-décembre que les manœuvres navales auraient pour objectif de mettre au point un scénario de blocage du détroit. Cette déclaration a alors provoqué une flambée des cours du brut sur les marchés mondiaux. Pour calmer les esprits, le porte-parole de la diplomatie iranienne Ramin Mehmanparast a fait savoir que le bouclage du détroit d'Ormuz n'était pas prévu lors des manœuvres.
Le vice-président iranien Mohammad Reza Rahimi a indiqué mardi que Téhéran fermerait le détroit en cas de sanctions occidentales frappant les exportations pétrolières iraniennes. Le contre-amiral Habibollah Sayari a souligné à son tour que les militaires étaient en mesure de le faire, mais que cette décision devait être prise par les hauts dirigeants du pays.
Le commandement de la Cinquième flotte des Etats-Unis, basé au Bahreïn, a pour sa part promis de contrer toute action visant à entraver la navigation dans le détroit d'Ormuz.

29/12/2011

Ria Novosti


Golfe Persique : L'Iran met en garde les États-Unis
Mardi 3 janvier 2012, le général Ataollah Salehi, commandant en chef de l'armée iranienne a déclaré: « Nous conseillons au porte-avion américain [John C. Stennis, NDLR] qui a traversé le détroit d'Ormuz et qui se trouve en mer d'Oman de ne pas retourner dans le Golfe Persique. L'Iran n'a pas l'intention de répéter son avertissement et fera tout pour préserver la sécurité dans le détroit d'Ormuz ». Le porte-avion américain qui se trouvait dans le Golfe Persique avait en effet traversé, la semaine dernière, le détroit d’Ormuz pour se rendre en mer d’Oman, en pleines manœuvres navales iraniennes qui ont duré 10 jours autour du détroit. Cette mise en garde adressée aux États-Unis a eu de nombreux échos en Occident.

La chaîne satellitaire américaine Foxnews a rapporté l’avertissement du commandant de l'armée iranienne adressé au porte-avion américain dans le Golfe persique, précisant que cet avertissement ne serait pas répété dans le futur. Foxnews a prétendu que le porte-avion américain, qui appartient à la Vème Flotte américaine et qui se dirigeait vers le détroit d'Ormuz, via le Mont Ali à Dubaï, était à l’origine présent dans la région du Golfe persique.

Tandis que l’agence de pressemondiale AP reprenait l’information dans ses colonnes internationales, Reuters, sous son titre « L’Iran met en garde les États-Unis », écrivait que « plusieurs jours après la menace de l'Iran de fermer le détroit d'Ormuz, l'armée iranienne revenait à la charge et mettait en garde le porte-avion américain de pénétrer dans le Golfe persique, au risque de s’exposer à des mesures militaires répressives ».

Néanmoins, l'adjoint du chef de l'état-major des forces armées iraniennes, le général Massoud Jazayeri, a atténué ces menaces en déclarant mardi que l'Iran n'avait pas l'intention de fermer le détroit par où transite 35% du trafic pétrolier maritime mondial.

De leur côté, les États-Unis ont déclaré le même jour ne pas rechercher la confrontation avec l'Iran : « Personne dans ce gouvernement ne recherche la confrontation au sujet du détroit d'Ormuz. Il est important de faire retomber la pression », a indiqué le porte-parole du Pentagone, George Little.


 

Source : Parti Anti Sioniste

Jeudi 5 janvier 2012
http://www.partiantisioniste.com/...


OLJ/Agences : Nouvelle mise en garde iranienne contre la marine US dans le Golfe.

Le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi, a lancé mercredi une nouvelle mise en garde contre la présence de la marine américaine dans le Golfe. "Nous avons toujours dit que la présence des forces non régionales dans le Golfe Persique était nocive et ne pouvait que créer des troubles. Et nous avons par conséquent toujours demandé qu'elles ne soient pas présentes dans cette voie d'eau", a déclaré le général Vahidi, cité par l'agence iranienne Mehr.
Le porte-avions américain John C. Stennis stationné dans le Golfe a traversé la semaine dernière le détroit d'Ormuz pour se rendre en mer d'Oman, et ce en pleines manoeuvres navales iraniennes qui ont duré 10 jours dans la région du détroit.
Un haut responsable militaire iranien avait déjà averti mardi les Etats-Unis de ne pas renvoyer leur porte-avions dans le Golfe. Le bâtiment américain devra affronter "toute la force" de la marine iranienne s'il revenait, avait prévenu ce responsable.
Le même jour, la Maison Blanche a affirmé que ces avertissements trahissaient la "faiblesse" de l’Iran. Le Pentagone a de son côté adopté une position partagée, promettant de maintenir les bâtiments de guerre déployés dans le Golfe, tout en assurant ne pas rechercher la confrontation avec l'Iran.
La tension est actuellement très vive, alors que Téhéran vient de tester lundi de nouveaux missiles dans la région du détroit d'Ormuz et a menacé de fermer ce détroit par où transite 35% du trafic pétrolier maritime mondial, en cas de nouvelles sanctions internationales.
OLJ/Agences

 04/01/2012
http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/738837/Nouvelle_mise_en_garde_iranienne_contre_la_marine_US_dans_le_Golfe.html


Préparation à la guerre

Larijani : Iran : les assassinats ne parviendront pas à arrêter le programme nucléaire iranien. 

Le président du parlement iranien a déclaré qu’avec les assassinats des savants atomistes iraniens, les activités pacifiques nucléaires iraniennes ne cesseront pas. Ali Larijani qui parlait lundi à l’antenne d’Al-Alam, tout en condamnant l’assassinant du martyr Mostafa Ahmadi-Roshan, tué par les éléments de l’Arrogance, a ajouté: « la gestion des activités nucléaires de l’Iran est de sorte que les assassinats des individus ne parviendront pas à les arrêter. » Au sujet de l’implication des éléments américains, britanniques et israéliens dans les assassinats des savants atomistes iraniens, Larijani a souligné que de preuves indéniables sont à la disposition de l’Iran, et les terroristes arrêtés l’ont déjà avoué. Le président du Majlis islamique, en évoquant également que ces renseignements sont mis à la disposition de l’ONU, du Conseil de Sécurité et des Etats-Unis, a indiqué: « malheureusement le Conseil de sécurité n’exerce pas ses devoirs et l’ONU est un instrument au service des politiques américaines. »

17/01/2012

IRIB



2) Politiquedes Usa

Préparation à la guerre

En prélude à une attaque sur l’Iran , Obama déploie des milliers de soldats en Israël.
Avec des médias restant remarquablement discrets, des milliers de soldats américains sont déployés en Israël et des responsables iraniens estiment que ce n’est que le dernier signal d’alarme, et le plus flagrant, que les Etats-Unis vont bientôt attaquer Téhéran.
La
soumission des Etats-Unis aux intérêts israéliens est à présent absolue -
Les tensions entre les deux pays ont été élevés ces derniers mois et n’ont fait qu’empirer dans les semaines qui ont suivi le début du mois de décembre lorsque l’Iran a détourné et récupéré un drone espion américain. Beaucoup estiment que la situation entre l’Iran et les Etats-Unis dégénérera bientôt dans une guerre tous azimuts et que cet événement pourrait se produire plus tôt qu’on ne le pensait.
L’armée israélienne va héberger dans les prochaines semaines le plus important test de systèmes de missiles réalisé conjointement par les deux pays. Après l’installation de troupes américaines près du détroit d’Ormuz, voisin de l’Iran, et le renforcement des pays limitrophes avec des armes américaines, les autorités de Téhéran envisagent que tout ceci ne soit pas de simples manoeuvres mais le prélude de quelque chose de beaucoup plus important.
Dans les tests prévus, le THAAD [Theater High Altitude Area Defense], le système antimissile américain sera géré par le système Aegis à partir de navires, conjointement avec le système Israël basé sur les missiles Arrow, Patriot et Iron Drone.
Des responsables militaires israéliens disent que les tests ont été planifiés avant les épisodes récents impliquant les Etats-Unis et l’Iran. La préoccupation, cependant, est liée au fait que ces manoeuvres nécessitent le déploiement de milliers de soldats américains en Israël.
Le Jerusalem Post cite le commandant américain lieutenant-général Frank Gorenc disant que le test n’est pas seulement un « exercice », mais aussi un « déploiement » qui impliquera « plusieurs milliers de soldats américains ». En outre, des postes de commandement seront établies par les forces américaines en Israël et l’armée israélienne elle-même commencera à opérer à partir d’une base en Allemagne.
En septembre, le Commandement américain en Europe a construit un système de radar en Israël.
L’Amérique a préalablement équipé l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis avec de nouvelles armes afin de ruiner toute éventualité d’un programme d’arme nucléaire iranienne. Les États-Unis ont maintenant ajouté des forces en Israël et en Allemagne, et Téhéran craint que ce soit un signe que ce ne soit pas qu’un test.
Russia Today a rapporté la semaine dernière que les États-Unis vont l’Arabie Saoudite pour 30 milliards d’avions de guerre F-15, dans le cadre d’un accord qui intervient peu après que Washington ait mis au point un contrat avec Dubaï pour fournir des « bunker buster » aux Emirats Arabes Unis (des bombes qui pourraient détruire les souterrains hébergeant des activités nucléaires dans l’Iran voisin).
Depuis la capture par l’Iran d’un drone américain espion, les tensions ont dégénéré entre les deux nations. Après les menaces d’embargo total sur le pétrole iranien, l’Iran a répliqué en menaçant de fermer le détroit d’Ormuz, une voie essentielle pour le commerce du pétrole à destination des Etats-Unis. Quinze mille marines supplémentaires ont été envoyés dans la région.
La comédie d’une reprise de pourparlers à Amman [Jordanie] entre dirigeants israéliens et dirigeants palestiniens de l’autorité de Ramallah, ces jours-ci relève très probablement d’une volonté de désamorcer d’éventuels regains de tension en Palestine occupée, évitant ainsi à Israël l’ouverture d’un nouveau front au moment où il va attaquer l’Iran. La complaisance des dirigeants de Ramallah à rentrer dans cette combine américano-israélienne n’est en rien une surprise... N.d.T

vendredi 6 janvier 2012
Russia Today


La Maison Blanche s’acharne.

A peine la visite du chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu, en Iran achevée, le sous-secrétaire d'Etat américain, William Burns s'est empressé à se rendre lundi, à Ankara pour débattre avec les responsables turcs de l'Iran ainsi que de la situation en Irak et en Syrie. Washington prétend que la visite avait été programmé à l'avance, pourtant certains médias de la région insistent que c'était pour convaincre les responsables d'Ankara à être sur les mêmes longueurs d’onde que la Maison Blanche vis-à-vis de l’Iran, que Burns a effectué cette visite. Rappelons qu'à l'issue de sa visite en Iran, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu a annoncé que les négociations Iran/5+1 sur les activités nucléaires iraniennes, se reprendront bientôt, sur le sol turc. Il semble donc naturel qu'un responsable américain se précipite pour aller persuader les autorités turques de changer de position. Il est vrai que la Maison Blanche n'a un seul instant hésité, depuis la victoire de la Révolution islamique, d'œuvrer pour affaiblir la Révolution, ne lésinant sur rien, tout au long de ces trois dernières décennies, pour entraver les progrès scientifiques et les succès de l'Iran, via sanctions, intimidations ou pressions qui ont, pourtant, été considérées comme une opportunité pour assurer davantage le progrès scientifique et technique du pays. Les sanctions américaines ont en effet encouragé les savants iraniens à profiter et utiliser leur savoir et atteindre les progrès notables dans divers domaine de la science, nucléaire, pétrole ou industrie. L'Iran a accédé à l'énergie nucléaire pour subvenir à ses besoins en matière civil, Washington cherche toutefois à faire suggérer aux nations de la région que la RII vise des objectifs militaires dans le sens d'un prétendu militarisme dans la région. Voisine de l'Iran, la Turquie ne s’est jamais laissé influencer par les politiques américaines qui consistait à porter préjudice aux relations irano-turques. S'inscrit dans le même cadre, la visite actuelle de Burns en Turquie.

10/01/2012

IRIB -


L'administration Obama pourrait envisager des sanctions contre la banque centrale iranienne.

De hauts responsables de l'administration Obama ont indiqué jeudi que celle-ci pourrait soutenir "en temps utile" des sanctions contre la banque centrale iranienne, tout en mettant le Congrès en garde contre les risques d'une telle mesure.
Une telle initiative devrait être "bien conçue et bien ciblée", a souligné lors d'une audition au Sénat Wendy Sherman, directrice politique du département d'Etat.
Les chefs des deux partis de la Chambre des représentants ont réclamé à l'administration Obama de sanctionner la banque centrale d'Iran afin de perturber le programme nucléaire de Téhéran, selon le texte d'une lettre au président Barack Obama rendue publique le 18 novembre. (AIEA) qui vient d'étayer les soupçons des Occidentaux selon lesquels Téhéran, malgré ses démentis, a travaillé à la fabrication d'une arme atomique.

L'UE a en outre "décidé de travailler sur des sanctions plus dures et sans précédent sur les secteurs financier et pétrolier", a annoncé le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé.

Une déclaration évoque la préparation de nouvelles mesures contre "le système financier iranien, le secteur des transports, de l'énergie" ainsi que "contre la Garde iranienne révolutionnaire et d'autres secteurs" pour la prochaine réunion des ministres de l'UE le 30 janvier 2012.

La formulation trouvée est "assez vague" pour continuer à travailler sur un embargo pétrolier, une option soutenue par l'Allemagne et la France notamment, mais qui se heurte aux réticences de certains Etats dépendant du pétrole iranien, a expliqué un diplomate européen.

"La Grèce a émis un certain nombre de réserves", a reconnu M. Juppé. Tout en promettant d'en tenir compte, il a jugé "tout à fait possible" de "travailler avec les différents partenaires pour que l'interruption des livraisons de l'Iran puisse être compensée par l'augmentation de la production dans d'autres pays".

L'UE a importé 5,8% de son pétrole brut d'Iran, soit 30,3 millions de tonnes en 2010, indique la Commission européenne. L'essentiel --un bon tiers-- va à l'Italie, suivie de l'Espagne, la Belgique et la Grèce.

Le brut iranien représente 14,6% des importations en Espagne, 14% en Grèce, 13,1% en Italie.

Tout en s'y disant favorable, le Suédois Carl Bildt s'est interrogé sur "l'impact" réel de la mesure qui ne concernerait pas la Chine, principal client de l'Iran.

Les Européens redoutent aussi une possible une hausse des prix du pétrole et donc des recettes de l'Iran.

Selon l'agence Fitch, l'embargo n'affecterait que peu BP, Shell, Total ou Eni, qui profiteront au final d'une hausse des cours.

Outre l'embargo pétrolier, l'UE a mis dans sa ligne de mire la Banque centrale iranienne, ainsi que la banque Tejarat, qui a des filiales au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, ainsi qu'en Chine, aux Emirats Arabes unis et au Tadjikistan, selon un diplomate.

L'offre de négociation du groupe des 5+1 est toujours sur la table, a affirmé la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton en déplorant toujours attendre une réponse à sa dernière lettre.

Israël a pour sa part exclu "à l'heure actuelle" une attaque contre les installations nucléaires iraniennes en guise de rétorsion.

Le saccage mardi de la chancellerie britannique dans la capitale iranienne a jeté de l'huile sur le feu.

L'UE s'est dite "outragée" par ce qu'elle considère comme une action "contre l'ensemble de l'UE" et a évoqué des "mesures appropriées en réponse".

En solidarité avec Londres qui a fermé son ambassade, "nous avons décidé de coordonner nos décisions de rappel de nos ambassadeurs", a expliqué Alain Juppé.

Paris, Amsterdam et Berlin l'ont déjà fait. Et Rome a dit "examiner" cette possibilité.

Ces décisions témoignent de "l'isolement croissant" de l'Iran, ont commenté les Etats-Unis.

http://geo.yahoo.com/serv?s=97490468/grpId=13966425/grpspId=2123802191/msgId=43521/stime=1322829033


Voltairenet : Racisme, guerre secrète, assassinat et torture au programme de la politique étrangère des candidats républicains.

A l’approche de l’ouverture des primaires, les sept candidats en lice pour l’investiture républicaine se livrent à une surenchère néoconservatrice en matière de politique internationale. État des lieux.

Mitt Romney, numéro deux selon les sondages et considéré comme l’un des plus modérés des candidats, a appelé à « passer aux actions secrètes à l’intérieur de la Syrie pour obtenir un changement de régime ».

Rick Santorum, ancien sénateur de Pensylvanie, a estimé que la récente explosion d’un dépôt de missiles iranien était l’œuvre de Washington et averti qu’il poursuivrait dans cette voie s’il s’installe à la Maison-Blanche, avant de plaider pour des assassinats ciblés : « Tout savant étranger travaillant en Iran pour le programme nucléaire sera considéré comme un combattant ennemi et sera promis, (...) tout comme Oussama ben Laden, à l’ élimination. Des savants ont été retrouvés morts en Russie et en Iran. Il y a eu des virus informatiques. Il y a des problèmes dans ces installations. J’espère que les États-Unis sont impliqués », a-t-il dit.

L’égérie du Tea Party, Michele Bachman, a quant à elle jugé que la pratique de la simulation de noyade devait être reprise. Le président Obama avait mis fin à cette forme de torture à son arrivée au pouvoir début 2009.

Le gouverneur du Texas Rick Perry a déclaré devant laRepublican Jewish Coalition que « toutes nos lois émanaient de la Torah » et a estimé que les États-Unis devraient aider Israël à attaquer l’Iran.

La palme de la rhétorique néoconservatrice revient sans conteste à l’actuel favori des sondages, Newt Gingrich. Ce dernier a confirmé ses positions après ses commentaires controversés sur les Palestiniens, qualifiant ce peuple « inventé » de « terroriste » lors d’un débat à Des Moines.

Il a promit de financer « tous les groupes dissidents en Iran » et de saboter la plus grande raffinerie du pays.

Il a aussi reproché au département d’État actuel de « procéder au désarmement moral de la tradition judéo-chrétienne » tout en promettant la nomination du néo-conservateur John Bolton à sa tête à la place de Hilary Clinton.

L’ancien président de la Chambre des représentants déclare que s’il devenait président des États-Unis, il envisagerait d’être très proche, « de plusieurs façons », de Benyamin Nétanyahou, l’actuel Premier ministre israélien. « Bibi est un dur à cuire. Il place la sécurité d’Israël en premier », dit-il.

Enfin M. Gingrisch veut demander au Congrès de redonner leur « liberté » aux services de renseignement étasuniens, suggérant ainsi de revenir sur l’interdiction actuelle d’assassiner les dirigeants en exercice des États qui s’opposent à la politique impériale.

Au-delà de l’habituelle rhétorique sioniste et anti-iranienne qui vise à s’attirer les faveurs du puissant lobby pro-israélien, ce qui ressort de ces déclarations c’est que désormais les candidats à la Maison-Blanche assument ouvertement la dimension criminelle de la politique étrangère des États-unis d’Amérique.

http://www.voltairenet.org/Racisme-guerre-secrete-assassinat


Dans les coulisses et au sénat

Panetta : L'Iran ne fabrique pas la bombe atomique. 

"En dépit de certains verbiages, l'Iran n'est pas en train de fabriquer la bombe atomique", a estimé le secrétaire américain à la Défense, Léon Panetta. Dimanche, le secrétaire à la Défense a affirmé, au cours d'un entretien accordé à CBS : "Sont-ils (les Iraniens) en train de développer une arme nucléaire ? Non.

Mais nous savons qu'ils tentent de développer une capacité nucléaire et cela nous préoccupe", a-t-il confié. "Le programme nucléaire iranien, à des fins civiles,  peut lui permettre d'atteindre le seuil suffisant; pour décider de construire une arme nucléaire; si l'Iran le voulait", a-t-il ajouté.

09/01/2012

IRIB


Sur le terrain

Timothy Geithner a quitté bredouille la Chine  

 Le Secrétaire américain au trésor, Timothy Geithner qui s'était rendu en Chine pour convaincre les autorités chinoises de cesser leur soutien à l'Iran, a reçu une fin de non-recevoir de la part des autorités chinoises et a quitté bredouille Pékin. Un haut responsable chinois a déclaré que son pays préférait la solution négocie et diplomatique de la question du nucléaire iranien à toute autre option. Geithner s'est rendu, au Japon pour s'entretenir avec les autorités nippones des sanctions contre l'Iran.

12/01/2012

IRIB 



3) Politiqued'Israël

Préparation à la Guerre.

Contre l’Iran, le Mossad a renforcé ses infiltrations chez les Kurdes d’Irak

 

 

"Anticipant un retrait militaire américain d’Irak, le Mossad israélien a renforcé sa présence ces derniers mois dans les provinces kurdes du nord du pays, limitrophes de l’Iran", a rapporté le quotidien français "Le Figaro" citant une source française bien informée au Moyen-Orient.

"Les agents du Mossad ou d’anciens militaires israéliens entraînent discrètement les forces de sécurité kurdes. Mais ces dernières années, avec une menace nucléaire iranienne de plus en plus pressante, l’Etat hébreu s’est surtout servi du Kurdistan comme d’une base à partir de laquelle ses agents pouvaient recruter des opposants kurdes iraniens réfugiés dans le secteur, avant de les envoyer en mission de l’autre côté de la frontière en Iran", a dévoilé le reporter du Figaro et spécialiste du Moyen-Orient, Georges Malbrunot dans un article.

"Les services de renseignements français présents en Irak ont été mis au courant de ce renforcement de la présence des agents israéliens auprès des Kurdes", ajoute-t-il.

Selon Malbrunot, la collaboration entre le Mossad et les services de renseignements kurdes d’Irak n’est pas nouvelle.

"La collaboration entre les services de renseignements kurdes et israéliens était assez forte sous le Shah, avant de connaître un ralentissement à l’avènement de la République islamique d’Iran en 1979", a-t-il souligné.

"Mais profitant de l’invasion américaine de l’Irak en 2003, les espions israéliens ont de nouveau infiltré les régions kurdes du nord de l’Irak, avec l’aval des autorités locales, en particulier de Massoud Barzani, le chef de la région kurde autonome", a-t-il dit.

Le journaliste a également évoqué une implication de ces agents kurdes pro israéliens infiltrés en Iran dans la mort du scientifique iranien tombé en martyr dans un explosion à Téhéran.

"Difficile de dire si Mostapha Ahmadi Roshan, cet ingénieur nucléaire iranien tué dans l’explosion d’une bombe ce matin près d’une université à l’est de Téhéran, l’a été grâce à des informations fournies par un de ces agents kurdes pro israéliens infiltrés en Iran", a-t-il poursuivi.

"Mais le modus operandi de l’attentat en rappelle d’autres, jamais revendiqués bien sûr par Israël, mais qui, pour les spécialistes, portent la marque du Mossad. Ce faisant, l’Etat hébreu reste fidèle à une tradition qui consiste à éliminer ses ennemis, avant qu'ils ne portent atteinte à sa sécurité", a-t-il conclu.
moqawama.org



4 Les organisations mondiales

1 AIEA (Onu)

IRIB : Le Synday Times publie les détails de l’assassinat de Roshan. 

Le Sunday Times a publié lundi un rapport confirmant que les agents du Mossad étaient derrière l'assassinat du scientifique nucléaire iranien Mostafa Ahmadi-Roshan. 
Selon le rapport, l'assassinat de Roshan était similaire aux scénarios vus dans les "films d'espionnage". « La planification de l’attaque a duré plusieurs mois, y compris une surveillance intensive et une collecte de renseignements ».
Citant des sources israéliennes, le Sunday Times a indiqué que cet assassinat était un prélude à une attaque militaire, puisqu’il rendrait plus difficile la reconstruction des installations nucléaires, qui devraient être bombardées.
Par ailleurs, de petits groupes des agents du Mossad ont longuement  observé des zones clés à Téhéran, jugées pertinentes à l'assassinat de Roshan, a révélé le quotidien israélien Haaretz.
"Il y a une tolérance zéro pour les erreurs. Evidemment, chaque échec expose non seulement les agents au danger, mais aussi il crée des risques de provoquer un scandale international", a ajouté la source israélienne au Sunday Times.
Le journal basé à Londres a en outre présenté des détails sur l'assassinat, affirmant que le scientifique en question, 32 ans, a été contrôlé à partir d'une salle d’opération proche de sa maison, alors qu'il se préparait à aller au travail.
Pendant ce temps, d’autres agents du Mossad contrôlaient l’accès au site nucléaire du centre de Téhéran, à un kilomètre seulement du lieu de l’assassinat.
« Le chauffeur de la voiture accompagnant le scientifique martyr avait examiné le véhicule de type Peugeot 405. Et vers 8h du matin, un agent sur place a informé son équipe que le scientifique nucléaire est parti. C’est alors que le commandant du groupe  a donné son ordre final à des agents qui attendaient le passage du scientifique dans un garage caché ». 
Selon la même source, les agents ont détecté la voiture du scientifique à 8h20, et après s’être assurés de son identité, un motard de l’équipe a collé une bombe magnétique sur sa voiture qui a explosé en 9 secondes, provoquant la mort de Roshan et du chauffeur ».
Le rapport fait état d’activité inhabituelle dans la zone de l’assassinat : « Les agents du Mossad ont observé un grand nombre de véhicules et des gens qui accourent, au milieu d’une présence policière massive. L’un des agents qui espionnait les communications entre la police de Téhéran et les forces de sécurité a rapporté qu’il y avait une activité inhabituelle dans la région, mais que le calme a été réinstauré peu de temps après », rapporte le Sunday Times.
Campagne estudiantine en réponse à l’assassinat de Roshan :
En réaction à l’assassinat du scientifique Ahmadi Roshan, des étudiants universitaires iraniens ont lancé une campagne de volontariat pour travailler dans les sites nucléaires iraniens, et ce, dans une lettre adressée au président de l’organisation iranienne de l’énergie nucléaire, Faridoun Abbassi.
Dans le même cadre, des centaines d’étudiants à l’université polytechnique de Shérif (Téhéran) ont présenté des demandes pour changer leur spécialité en « génie nucléaire ».

17/01/2012

IRIB


L'AIEA derrière l'assassinat de Roshan? 

Quelques jours avant l'attentat qui a côuté la vie mercredi à l'ingénieur Rochan, ce dernier a rencontré des inspecteurs de l'Agence internationale e l'énergie atomique. En qualité de directeur adjoint du site nucléaire de Natanz pour le département du commerce, il était censé evoquer avec ses interlocuteurs les récents développements liés au dossier nucléaire. comment ne pas s'interroger sur la quasi concomitance de cette rencontre et de son assassinat?

Le nom de Rochan figurait sur la liste des personnalités iraniennes sanctionnées par le Consiel de sécurité et c'est l'AIEA qui a fourni ces noms à l'Instance. Mais avait-il le droit de le faire? N'était-elle pas appelé par la nature même de ses fonctions à tenir secret le nom des scinetifiques iraniens?

Depuis près de huit ans, la RII a fait preuve d'une extrême ouverture envers l'AIEA pour l'unique raison de rester dans le cadre tracé d'un traité (TNP) dont elle est signataire. Mais jusqu'ôù iront cette patience, cette ouverture cette coopérativité? l'opinion publique iranienne se le demande de plus en plus et exige une réponse....

 12/01/2012

IRIB



Les Voisins

Chine

 Pékin "opposé à des sanctions unilatérales" américaines contre Téhéran.

Pékin s’est dit, aujourd’hui, "opposé à des sanctions unilatérales" contre Téhéran, en référence à la loi de financement du Pentagone qui renforce les sanctions contre le secteur financier de l'Iran, afin de contraindre ce pays à abandonner son programme nucléaire. "La Chine s'oppose à ce qu'une loi nationale prévale sur les règlements internationaux et impose des sanctions unilatérales à d'autres pays", a déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise, Hong Lei, en réponse à une question sur cette loi promulguée samedi par Barack Obama.
Les nouvelles mesures prévoient d'autoriser le président américain à geler les avoirs de toute institution financière étrangère qui commercerait avec la Banque centrale iranienne dans le secteur du pétrole. L'Union européenne réfléchit parallèlement à un possible embargo sur le pétrole iranien.
Soutien traditionnel de l'Iran, la Chine -qui y achète beaucoup de pétrole- est devenue son premier partenaire commercial avec des échanges bilatéraux de 30 milliards de dollars, contre seulement 400 millions il y a 15 ans. "La Chine a des échanges économiques et énergétiques ouverts et transparents avec l'Iran, et ces échanges ne violent pas les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et ne portent pas atteinte à des intérêts tiers", a encore affirmé mercredi M. Hong. Les sanctions frappant l'Iran ont permis aux sociétés chinoises d'accroître largement leur présence dans ce pays.
Par ailleurs, le rial iranien a repris aujourd’hui 21% face au dollar, deux jours après l'intervention de la Banque centrale, selon un site spécialisé. Un dollar était vendu à 14.000 rials mercredi contre 17.800 rials lundi.

Le rial avait plongé après l’annonce des nouvelles sanctions américaines.
Le ministre de l'Industrie, du Commerce et des Mines, Mehdi Ghazanfari, avait déclaré mardi que le gouvernement avait demandé à la Banque centrale "d'injecter des dollars sur le marché et qu'elle a promis de le faire".
OLJ/Agences
http://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/738837/Nouvelle_mise_en_garde_iranienne_contre_la_marine_US_dans_le_Golfe.html


Inde

L'Inde continuera d'acheter du pétrole iranien malgré les sanctions américaines.  
L'Inde a déclaré qu'elle continuerait d'acheter du pétrole iranien en dépit des sanctions imposées par les Etats-Unis sur Téhéran, ont rapporté mercredi les médias indiens.
"Nous avons accepté les sanctions prises par les Nations Unies. Les autres sanctions ne s'appliquent pas aux pays pris individuellement", a déclaré le secrétaire indien aux Affaires étrangères Ranjan Mathai mardi à la presse.
"Nous continuons d'acheter du pétrole à l'Iran", a-t-il confirmé.
Il a également fait savoir qu'une délégation indienne était partie afin de mettre au point un mécanisme permettant de poursuivre les achats de pétrole iranien, et notamment un mécanisme de financement à cet égard.
La délégation devrait revenir dans quelques jours et faire un rapport au gouvernement. Il est prévu que soit élaboré un mécanisme commercial basé sur les devises indienne et iranienne - la roupie et le rial - permettant à New Delhi de commercer directement avec Téhéran.
Le brut iranien représente environ 12% de la consommation pétrolière de l'Inde.
18 janvier

(Xinhua) --

http://french.news.cn/monde/2012-01/18/c_131366968.htm


Turquie

Xinhua : La Turquie n’appliquera pas les sanctions des États-Unis contre l’Iran.  
La Turquie a annoncé qu'elle ne se conformerait pas aux nouvelles sanctions des États-Unis contre l'Iran, malgré la campagne menée par Washington pour multiplier les sanctions contre Téhéran du fait de son programme nucléaire.
"La Turquie ne se considère pas comme liée par des sanctions prises unilatéralement ou en groupe, mais seulement par celles imposées dans le cadre du chapitre sept de la Charte des Nations unies", a déclaré lors d'une conférence de presse le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Selcuk Unal.
"Nous sommes favorables à un règlement du litige sur le nucléaire par des moyens diplomatiques", a dit M. Unal.
Les États-Unis ont renforcé leurs pressions sur Téhéran avec une nouvelle série de sanctions visant à arrêter ce que les gouvernements occidentaux qualifient d'efforts iraniens pour développer l'arme atomique.
Ces sanctions visent l'industrie pétrolière iranienne, dans une tentative pour interdire les institutions financières du marché américain de commercer avec la banque centrale iranienne.
La compagnie Turkish Petroleum Refineries Corporation (Tupras), plus grand importateur de pétrole brut du pays, achète une grande partie de cette matière première à l'Iran.
"Tupras poursuit ses importations et à l'heure actuelle il n'y a eu aucun changement de notre feuille de route", a déclaré jeudi le ministre turc de l'Énergie Taner Yildiz.
La Turquie s'est opposée en 2009 à une proposition de sanctions contre l'Iran, faisant valoir que ce problème devait être résolu par des moyens diplomatiques.
La semaine dernière, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, en visite à Téhéran, a discuté de la question d' une reprise des pourparlers sur le nucléaire avec les pays occidentaux. La Turquie a accueilli en janvier 2011 un round de ce dialogue sur le nucléaire entre l'Iran et le G5+1, soit les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies plus l' Allemagne, mais les deux parties ne sont pas parvenues à un accord.
"La partie iranienne a dit être déterminée et prête à reprendre les discussions (sur son programme nucléaire)", avait déclaré auparavant M. Davutoglu lors d'une conférence de presse à Ankara.
Aucune date ou lieu de visite n'a jusqu'à présent été convenu pour une reprise des pourparlers sur le nucléaire, a déclaré M. Unal, ajoutant que "si on nous transmet une demande d'accueillir des discussions sur le nucléaire, nous la considèrerons favorablement".
Par ailleurs, le président du Parlement iranien Ali Larijani, ex-négociateur sur le nucléaire, a rencontré jeudi le président turc Abdullah Gul, son Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, le président du Parlement Cemil Cicek ainsi que M. Davutoglu.
Source Xinhua

14/01/2012

http://french.cri.cn/621/2012/01/13/444s267225.htm



Russie

La Russie aux USA au sujet de l'Iran : « prenez un verre d’eau fraîche et calmez-vous ! »

Ignoré par les grands média, nous reproduisons le message de Rogozine, relaté par Interfax et posté sur le site internet de Russie unie.

Le vice-premier ministre russe Dmitri Rogozine, ex-ambassadeur de la Russie auprès de l’OTAN depuis peu, est retourné ce vendredi 13 janvier au siège de l’OTAN à Bruxelles afin d’y tenir sa dernière conférence de presse. Le ton et le contenu sont restés dans l’esprit des avertissements lancés le 12 janvier par le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev.
Au sujet de la crise iranienne, Rogozine affirme :
« Pour les Américains, [l’Iran] est très éloigné, complètement de l’autre côté de la Terre, de la planète, du globe. Mais pour nous, il est juste au Sud de notre Caucase. Par conséquent, si quelque chose a lieu avec l’Iran, s’il est impliqué dans un genre d’initiative militaire, alors cela constitue une menace directe à notre sécurité. »
Pour Rogozine, la Russie, en tant que grande puissance « responsable » de la paix mondiale, partage les intérêts des Etats-Unis d’Amérique et d’autres nations quant à la non-prolifération d’armes de destruction massive.
« De plus, en tant que vice-président de notre gouvernement en charge de l’industrie nucléaire, pour Rosatom, je peux vous dire en des termes dénués d’ambiguïté que nous mènerons une politique très dure, destinée à empêcher des pays, tandis que nous les aidons à développer des sources modernes d’énergie, d’acquérir des technologies pour utiliser l’atome à des fins militaires. Cela n’arrivera pas. Je vous le garantie. » Précisant que la surveillance du processus d’exportation est en cours de resserrement, il a ajouté : « Nous remplirons strictement nos obligations internationales dans ce domaine. »
En même temps, a-t-il ajouté, c’est un droit pour chaque pays « de disposer de tout ce dont il a besoin, de se sentir à l’aise et solide. L’Iran aussi a ce droit. En conséquence nous voudrions dire à tous ceux qui prennent part à ce jeu agité autour de l’Iran : ’Calmez-vous. Baissez vos débats et vos déclarations publiques d’un ton. Gardez en tête que toute déclaration publique a des conséquences matérielles.’ (…) Nous espérons que la crise actuelle autour de l’Iran s’apaisera par le fait de chacun d’entre nous. Si la tension continue de croître autour de l’Iran, et qu’elle se combine à la situation en Syrie, aux suites de la guerre civile en Libye, et au ’printemps arabe’ à venir en Afrique du Nord, personne ne dira qu’il s’agit là de quelque chose d’insignifiant. Nous le répétons donc, ’prenez un verre d’eau minérale fraîche et calmez-vous’. »
Les préoccupations de Rogozine quant aux sanctions contre l’Iran ont été soulignées dans une déclaration faite à Moscou ce 13 janvier par le vice-ministre aux Affaires étrangères Guennadi Gatilov, qui a identifié la politique de sanctions, présentée en Occident comme une alternative à la guerre, comme étant une politique de guerre :
« Des sanctions supplémentaires contre l’Iran, ou une possible frappe militaire contre la République islamique d’Iran, seront incontestablement perçues par la communauté internationale comme poursuivant un objectif de ’changement de régime’ à Téhéran. »
Il a aussi été interrogé sur la déclaration de Susan Rice, l’ambassadrice américaine aux Nations unies, affirmant qu’une nouvelle ébauche de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies au sujet de la Syrie est attendue de la part de la Russie. Là encore, il a clairement refuse de cautionner toute politique visant à renverser le régime : « Malheureusement, l’approche de l’Occident est fondamentalement différente de la nôtre et, à en juger par les amendements avancés, [elle] vise essentiellement à défaire le régime Assad à Damas. »

12 janvier

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/164079-russes-aux-usa-au-sujet-de-liran-prenez-un-verre-d%E2%80%99eau-fra%C3%AEche-et-calmez-vous


Conseil de sécurité russe : Risque "d'escalade militaire" en Iran. 

Le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev estime qu'il y a un risque "d'escalade militaire" en Iran, les Etats-Unis, poussés par Israël, visant selon lui à un changement de régime dans ce pays, dans un entretien publié jeudi.
"Il y a un risque d'escalade militaire dans le conflit, vers laquelle Israël pousse les Américains", a déclaré M. Patrouchev dans cet entretien publié sur le site du quotidien Kommersant.
"Les Etats-Unis considèrent l'Iran comme le problème numéro un. Ils voudraient faire passer Téhéran du statut d'ennemi à celui de partenaire loyal, et pour cela changer par tous les moyens le régime en place", ajoute M. Patrouchev.
"Ils ont recours à l'embargo économique et à une aide massive aux forces d'opposition", poursuit le responsable russe.
"On entend depuis des années les affirmations selon lesquelles les Iraniens vont créer pratiquement la semaine prochaine une bombe atomique (mais) personne n'a encore prouvé l'existence d'un volet militaire dans le programme nucléaire iranien", déclare-t-il.
L'Iran - déjà soumis à plusieurs sanctions de l'ONU - a démarré cette semaine une autre usine d'enrichissement, à Fordo (150 km au sud-ouest de Téhéran), provoquant un regain de tensions avec les Occidentaux, qui disent craindre que le programme nucléaire civil de Téhéran ne cache un volet militaire.
M. Patrouchev analyse la tension autour de la Syrie dans ce contexte.
"On veut punir Damas pas tant pour la répression de l'opposition que pour son refus de renoncer à ses relations d'allié avec Téhéran", affirme-t-il.
"Il y a des informations selon lesquelles les membres de l'Otan et des Etats arabes du Golfe persique, agissant selon le scénario rodé en Libye, veulent transformer leur ingérence actuelle dans les affaires syriennes en intervention militaire directe", affirme encore Nikolaï Patrouchev.
"Cette fois, l'essentiel des forces de frappe sera fourni non par la France, la Grande-Bretagne et l'Italie mais, peut-être, par la Turquie voisine, qui entretenait jusqu'à récemment des relations d'amitié avec la Syrie", estime le haut responsable russe.
La Turquie "est en rivalité avec l'Iran et a des ambitions immenses", juge-t-il.
Selon lui, "Washington et Ankara travaillent dès maintenant à divers plans de zones d'exclusion aérienne où pourraient se former et s'amasser des unités armées de la rébellion syrienne".

12/01/2012

http://www.lorientlejour.com/category/Derni%C3%A8res+Infos/article/739927/Risque_%22descalade_militaire%22_en_Iran_%28Conseil_de_securite_russe%29.html


Pakistan

Zardari : Guerre contre l'Iran : c'est sans compter sur le Pakistan!  

Le Président pakistanais Assef Ali Zardari a rejeté d'eblée l'idée d'une participation aux côtés des Etats Unis dans une éventuelle guerre contre l'Iran. "Il n'est pas question non plus que nous limitons nos coopérations avec l'Iran dans un contexte de crise économique et de marasme en Europe et aux Etats Unis, un contexte qui empêche ces pays de nous aider, a-t-il ajouté.

12/01/2012

IRIB



5 Dans le monde

Canada

Préparatifs de guerre contre la Syrie et l'Iran. 

Dénonçons les criminels de guerre que sont Harper et compagnie!
Établissons un gouvernement anti-guerre!

Les Canadiens doivent défendre le principe que préparer la guerre est un crime de guerre tout aussi grave que les autres. La guerre d'agression, qui est le crime de guerre suprême, ne peut avoir lieu sans la préparation des conditions objectives et subjectives.

Défendre ce principe signifie qu'il faut tenir le gouvernement canadien responsable des préparatifs de guerre contre la Syrie et l'Iran. Tous ceux qui concilient avec ces préparatifs de guerre sous un prétexte ou un autre doivent aussi être tenus responsables.

Les préparatifs de guerre contre la Syrie et l'Iran s'ajoutent à la liste des crimes de guerre déjà perpétrés par la dictature fédérale et ses conciliateurs, liste qui, en plus de l'Afghanistan, comprend désormais la guerre d'agression contre la Libye. Le bellicisme de la dictature Harper était étalé au grand jour à la cérémonie du 24 novembre à Ottawa, avec la glorification de la guerre contre la Libye comme une grande victoire et avec triomphalisme répugnant, de style nazi.

En tant qu'État annexé au système impérialiste d'États dominé par les États-Unis, qui comprend les alliances agressives que sont l'OTAN et NORAD, la dictature fédérale de Harper prépare le pays et ses forces armées à une guerre contre la Syrie et contre l'Iran. Il s'agit d'un crime de guerre monstrueux de la part de tous ceux impliqués directement et de ceux qui concilient avec Harper.

Le 20 novembre, la dictature Harper a annoncé qu'un navire de combat canadien resterait en Méditerranée jusqu'à la fin de 2012, pour servir à « des évacuations et des blocus maritimes advenant que la violence de la Syrie dégénère en guerre civile ». Le gouvernement a dit que le NCSM Vancouver, qui a participé à la guerre d'agression contre la Libye, sera réaffecté et intégré à l'opération « Active Endeavour » de l'OTAN en Méditerranée jusqu'au début de 2012 et sera ensuite relevé par le NCSM Charlottetown jusqu'à la fin de l'année. L'opération « Active Endeavour », qui a prétendument pour mission de combattre le terrorisme en Méditerranée, a commencé en octobre 2001.

Le ministre de la guerre, Peter MacKay, a dit au réseau CTV que le Canada est prêt à s'impliquer dans une guerre d'agression contre la Syrie. L'armée canadienne est « prête à toute éventualité », a-t-il dit. Une attaque contre la Syrie ne serait possible qu'après « une série de sanctions (internationales) graduées. [...] Je pense qu'il est clair pour un grand nombre de dictateurs que leur comportement ne sera pas toléré. Mais comment nous agirons et quelle sera la prochaine étape, cela dépendra de ce que certains appellent l'échelle de progression », a dit MacKay.

 

Cette « échelle de progression » est en référence à l'ingérence active des États-Unis et de l'Europe en Syrie où ils cherchent à fomenter une guerre civile réactionnaire et aux préparatifs de guerre à l'extérieur de la Syrie qui consistent à rassembler les forces de l'OTAN nécessaires à une invasion. Ces préparatifs comprennent une désinformation pour gagner de l'appui, sinon pour s'assurer qu'il n'y ait pas d'opposition organisée à l'aventure militaire pour renverser le régime syrien et en établir un qui serait directement annexé au système impérialiste d'États sous la conduite des États-Unis.

La destruction de l'opinion publique contre la guerre d'agression se fait suivant la tactique colonialiste de diviser pour régner. Dans le monde contemporain d'une superpuissance unique, cela veut dire financer et armer des groupes d'opposition à l'intérieur du pays ciblé. La base de cette opposition peut être des différends tribaux, religieux ou nationaux ou tout simplement une opposition empressée de prendre le pouvoir avec l'appui de l'impérialisme étasunien. Le régime attaqué se défend avec force et on assiste alors à une escalade vers une guerre civile réactionnaire et des appels à une intervention internationale.

Au Canada, un soutien important aux préparatifs de guerre de la dictature fédérale vient de ceux qui, sous la bannière de la « responsabilité de protéger », appuient l'appel à l'agression étrangère pour arrêter l'effusion de sang d'une guerre civile réactionnaire, comme pour la Libye et la Syrie. Cela comprend aussi ceux qui appellent au renversement du régime iranien. L'impérialisme américain convoite l'Iran et veut s'en emparer au détriment de ses rivaux européens. Il dénigre le régime iranien uniquement pour des raisons intéressées. Il omet le contexte d'une société qui a connu le renversement de son gouvernement par un coup d'État orchestré de l'étranger et qui a souffert en conséquence de la cruauté de la dynastie Pahlavi, le chah d'Iran. Depuis le renversement du chah en 1979, la société iranienne connaît un processus dynamique où font rage la lutte de classe et des contradictions et conflits attribuables à la transformation d'une société ancienne avec ses privilèges aristocrates et sa petite production en une économie socialisée moderne qui voit la croissance d'une classe capitaliste indigène désirant profiter des ressources naturelles du pays et de la grande production, d'une section qui lie son destin aux monopoles mondiaux et d'un mouvement ouvrier qui grandit et qui gagne en expérience.

Ceux qui concilient avec les ambitions guerrières de la dictature Harper abandonnent toute réflexion consciente et toute analyse de la guerre impérialiste. Ils refusent de reconnaître la vérité que la responsabilité des Canadiens de protéger les peuples du monde réside dans l'organisation et le développement d'un gouvernement anti-guerre ici même au pays. Elle commence par la formation d'un gouvernement qui prend la responsabilité de protéger le droit public et les droits de tous et de garantir ces droits en opposition au droit de monopole, en préparant aussi les conditions pour une alternative centrée sur l'être humain. Toute autre interprétation des responsabilités internationales du Canada est une fraude et un prétexte pour nous embrouiller dans l'annexion à la machine de guerre impérialiste de l'empire américain.

Ceux qui concilient avec les ambitions guerrières de Harper oublient que la véritable responsabilité de protéger vient des peuples eux-mêmes qui s'organisent pour défendre leurs droits. Le peuple est son propre libérateur. Ceux qui concilient avec la guerre oublient que le système impérialiste d'États déploie des espions et des agents partout pour provoquer l'anarchie et le chaos, comme le « groupe intégré de la sécurité » de la police canadienne qui a envoyé des espions et des agents au sein des groupes qui organisaient l'opposition aux rencontres du G20 en 2010 en Ontario.

Ceux qui concilient avec la guerre oublient que les principes de l'indépendance et de la souveraineté des nations, le droit de ne pas être attaqué par une grande puissance impérialiste et la nécessité d'un équilibre international fondé sur l'avantage réciproque et non sur la loi du plus fort sont le précieux héritage de la victoire antifasciste de la Deuxième Guerre mondiale. Il ne faut à aucun prix que ces principes soient abandonnés sous l'influence de la résurgence du fascisme et sous la pression du système impérialiste d'États dominé par les États-Unis qui veut restaurer l'anarchie, la dictature et un état constant de guerre imposé par la loi du plus fort.

Ceux qui concilient avec les ambitions guerrières de Harper oublient que, dans les années 1960 et 1970, le Canada a également été la cible d'incitations à la guerre civile quand la GRC et des agents militaires des États-Unis ont tenté d'écraser la juste lutte du peuple québécois pour ses droits nationaux et de la transformer en une lutte dominée par un terrorisme aveugle, par l'anarchie et le chaos. La dictature fédérale de l'époque a imposé la Loi sur les mesures de guerre sous prétexte de combattre le terrorisme et a déployé l'armée dans les rues du Québec pour arrêter des militants et intimider ceux qui s'engageaient à défendre les droits de tous. En 1979, la Commission MacDonald sur les méfaits de la GRC a exposé le recours au terrorisme d'État et l'ingérence dans les organisations populaires afin de détourner la classe ouvrière et ses alliés de l`édification du nouveau. Les personnes progressistes à l'époque ont été fermement solidaires de la lutte de libération nationale du Québec contre l'impérialisme étasunien et le colonialisme anglo-canadien. Il s'agissait de s'opposer consciemment aux espions de la GRC et de l'armée américaine qui incitaient à la guerre civile réactionnaire avec des attentats terroristes et autres sales manoeuvres pour écraser la lutte de libération nationale du Québec, le mouvement ouvrier et les luttes de tous pour leurs droits, y compris les femmes et les Premières Nations. À l'époque, il existait un réel danger de guerre civile réactionnaire et d'intervention de l'armée américaine d'un côté ou de l'autre dans le but d'annexer à la fois le Canada et le Québec sous prétexte de défendre la sécurité nationale des États-Unis et de la responsabilité de protéger les civils.

La responsabilité des Canadiens est de se défendre contre la subversion et l'ingérence de la dictature fédérale et de l'impérialisme étasunien pour que la classe ouvrière et ses alliés puissent défendre les droits de tous et résoudre les problèmes économiques, politiques et sociaux qui existent présentement au pays. Cela veut dire être conscient des tentatives de la police politique d'infiltrer et de perturber les organisations du peuple et leurs luttes à la défense des droits de tous et pour une alternative centrée sur l'être humain. Il faut aussi être conscient que la « communauté internationale » déploie des espions et des agents et soudoie des groupes et des individus dans le but d'arrêter le progrès de la société et, si nécessaire, inciter à la guerre civile réactionnaire pour provoquer un changement de régime favorable à l'empire étasunien.

Concilier avec les ambitions guerrières de la dictature fédérale, c'est oublier que le monde entier est aux prises avec un système impérialiste d'États sous la conduite des États-Unis.

Concilier avec les ambitions guerrières, c'est oublier que les pays plus petits et moins puissants sont extrêmement vulnérables face à la subversion impérialiste et à l'incitation de divisions qui peuvent mener à une guerre civile réactionnaire.

La conciliation avec les ambitions guerrières mène à l'abandon des principes de non-ingérence dans les affaires internes des nations et des peuples souverains.

La conciliation avec les ambitions guerrières nie la vérité que les peuples sont leurs propres libérateurs et qu'ils sont en mesure de renverser leurs oppresseurs. Ayant oublié cela, il y a conciliation avec les guerres d'agression dirigées par les États-Unis sous prétexte de protéger les peuples de leurs propres régimes.

Concilier avec les ambitions guerrières, c'est détourner les peuples de leurs luttes à la défense de leurs droits pour plutôt s'engager dans quelque mouvement illusoire de solidarité avec ceux qui luttent pour leurs droits et qui refusent l'ingérence de l'impérialisme. Cela mène au sabotage de ces luttes.

La conciliation avec les ambitions guerrières signifie en pratique le refus de s'engager dans des luttes ici au pays pour mobiliser la classe ouvrière et ses alliés pour défendre les droits de tous, contester le droit de monopole et s'engager dans une lutte organisée, consciente et conséquente pour une alternative centrée sur l'être humain au Canada.

Non à l'agression contre la Syrie et l'Iran !
Dénonçons les criminels de guerre de Harper !
Dénonçons ceux qui concilient avec les criminels de guerre de Harper !
Organisons et luttons pour un gouvernement anti- guerre !



Venezuela

Le Venezuela et l'Iran unis pour arrêter "la folie impérialiste".

Les peuples vénézuélien et iranien doivent agir de concert pour arrêter "la folie impérialiste" qui menace la paix et la vie sur terre, a déclaré lundi le leader vénézuélien Hugo Chavez.

"Le Venezuela et l'Iran sont accusés d'être agressifs mais cela n'est pas vrai. L'Iran n'a attaqué personne, et la révolution bolivarienne n'a attaqué personne ni bombardé personne non plus. Alors, qui a agressé d'autres pays et d'autres peuples?", a admonesté M.Chavez, recevant à Caracas son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad.
La seule "guerre" qui soit menée par le Vénézuela est, selon M.Chavez, celle contre la pauvreté, la misère et l'injustice sociale.
"Les peuples du monde ne veulent plus de guerres, d'impérialisme. Nous respectons le droit international et le droit des peuples à l'autodétermination. C'est ainsi qu'on peut assurer la paix sur terre", a insisté M.Chavez.
Selon lui, le renforcement des relations avec l'Iran répond aux intérêts du peuple vénézuélien, et l'union des deux pays a un caractère pacifique.

10/01/2012

Ria Novosti


Chavez et Poutine défendent la souveraineté de l'Iran, face aux puissances arrogantes.  

18/01/2012

 Lors d'un contact téléphonique, le président vénézuélien et le Premier ministre russe ont plaidé en faveur de l'essor de leurs relations bilatérales et ont défendu la souveraineté de l'Iran et de la Syrie, face à l'intervention des puissances arrogantes.
Le ministère vénézuélien des Affaires étrangères a annoncé, mardi, dans un communiqué, qu’Hugo Chavez et Vladimir Poutine ont insisté sur le renforcement de leurs relations amicales, mais aussi, stratégiques, et qu'ils se sont engagés à poursuivre le processus normal de ces relations et échanges. Ils ont, également, parlé de leurs relations avec la Syrie et l'Iran, affirmant que ces deux pays jouissent de la souveraineté et de l'indépendance et que les puissances arrogantes ne peuvent intervenir, dans leurs affaires.

IRIB



6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Les Vingt-Sept gèlent les avoirs de 143 nouvelles sociétés iraniennes.

Cette décision, qui intervient deux jours après le saccage de l'ambassade britannique en Iran, fait suite au rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique selon lequel Téhéran a travaillé à la fabrication d'une arme atomique.

 L'Europe a durci jeudi ses sanctions contre l'Iran du fait de son programme nucléaire controversé, deux jours après le saccage de l'ambassade britannique à Téhéran, et menace de s'attaquer d'ici fin janvier aux secteurs des finances et du pétrole iraniens.

Les ministres européens des Affaires étrangères réunis à Bruxelles ont gelé les avoirs et interdit de visa 143 nouvelles sociétés ou organisations iraniennes et 37 personnes supplémentaires.

Cette décision fait suite au rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique

http://www.france24.com/fr/20111201-lue-gele-avoirs-societes-iraniennes-durcit-sanctions-contre-teheran-nucleaire?ns_campaign=nl_bo_fr&ns_mchannel=email_marketing&ns_source=NLBO_48_20111202&ns_linkname=20111201_lue_gele_avoirs_societes_iraniennes_durcit&ns_fee=0&f24_member_id=1026180894835&ns_mail_job=1109484886&ns_mail_uid=1026180894835&ns_robot=partner-emailvision&ns_service=mail


Rogozine : Un conflit iranien constituerait un danger direct pour la Russie. 14/01/2012

L'implication de l'Iran dans des hostilités constituerait une menace directe pour la sécurité de la Russie, a estimé vendredi à Bruxelles Dmitri Rogozine, vice-premier

ministre et représentant spécial du président russe pour la coopération avec l'Otan sur la défense antimissile.
"Si quelque chose arrive à l'Iran, s'il se trouve impliqué dans des hostilités, il s'agira d'une menace directe pour notre sécurité", a déclaré M.Rogozine lors d'une conférence de presse après quatre ans de travail au poste d'ambassadeur russe auprès de l'Alliance.
Et d'ajouter que la Russie était "incontestablement intéressée" à la non-prolifération des armes de destruction massives (ADM).
"Il va sans dire que, que, tout en aidant d'autres pays à développer des sources d'énergie modernes, nous les empêcherons fermement d'entrer en possession du savoir-faire en matière d'utilisation du nucléaire à des fins militaires", a-t-il martelé.
Dans le même temps, l'ex-délégué permanent russe auprès de l'Otan a souligné que chaque pays, y compris l'Iran, était en droit d'avoir tout le nécessaire pour vivre dans le confort et la sécurité.
En conclusion, M.Rogozine a espéré que l'actuelle crise autour de l'Iran serait désamorcée par des efforts collectifs.
Plusieurs pays occidentaux, les Etats-Unis en tête, soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme mené, selon Téhéran, à des fins pacifiques.
Selon des médias israéliens et occidentaux, le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu cherche à convaincre ses ministres de soutenir une éventuelle attaque contre les installations nucléaires iraniennes. De son côté, le président israélien Shimon Peres a déclaré dans une interview à propos du problème iranien que "la possibilité d'une attaque militaire était plus proche qu'une option diplomatique".

Ria Novosti



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


19.01.2012

n°32 - Dossiers du 11-09 (suite) - 18- 2.012 : -p- : Le 11/9. Mythes et réalité -



Dossiers du 11-09 (suite)

n°32 du 18- 2012                       C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : 

1 Dossier

1-1 Le 11/9… Mythes et réalité  - Questions à Léon Camus

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

2-1 Donald Forestier : J’accuse : les sauveteurs du 11/09/2001

 


1 Dossier

1-1 Le 11/9… Mythes et réalité  - Questions à Léon Camus Tout le monde se souvient de l’état de stupeur et d’anxiété dans lequel les attentats nous ont plongés. Vous-même, comment avez-vous réagi quand les médias nous ont présenté, dans les heures qui ont suivi cette tragédie, la théorie du complot islamiste comme seule et unique explication ?

J’ai assisté en direct au deuxième impact sur les Tours jumelles avec un ami qui m’avait appelé en urgence juste après que la première tour eut été frappée. Le téléphone portable, ce prodige des temps modernes, m’a permis ce jour là de vivre vraiment l’histoire « en temps réel ».

Et bien, quand j’ai vu l’appareil s’encastrer dans le gratte-ciel, je me suis exclamé « c’est Pearl Harbour ». Cela signifiait que ces événements me semblaient a priori manipulés, voire programmés, tout comme l’avait été la destruction de la flotte du Pacifique le 7 décembre 1941… laquelle, comme chacun sait ou devrait le savoir, a été délibérément voulue par le président Roosevelt, cela afin de produire l’électrochoc utile à jeter l’Amérique dans le brasier de la guerre.

Nous avions ici, à première vue, un cas de figure strictement identique – notez que je dis « identique » et non « analogue » - à celui de Seconde guerre mondiale en ce qu’il a permis de lancer successivement des attaques contre l’Afghanistan puis l’Irak. L’Irak étant la cible principale et l’Afghanistan la cible subsidiaire… Avec on le sait, dans le cas irakien, de sordides mensonges à la clef. Des mensonges que tous admettent benoîtement – ne faut-il pas faire la part du feu ? – mais qui ne semble absolument gêner personne… parce que personne ne tire les conclusions qui devraient s’imposer quant à la féquentabilité de l’establishment américain. Des trucages à ce point cynique qu’ils jettent – rétrospectivement - une ombre sale sur les événements du Onze Septembre et renforcent la suspicion intuitive de la première heure… les menteurs ne mentent jamais une fois, par hasard, par accident, ils mentent en permanence parce que c’est un vice, une tournure d’esprit, un tempérament, parce qu’ils ne peuvent pas s’en empêcher…

L’extrême capacité de nuisance d’Al Qaïda - incarnation du Joker maléfique défiant la puissance américaine et agissant soi-disant en raison d’une jalousie pathologique à l’égard de sa prospérité et des ses libertés - avait été révélé à l’opinion trois ans auparavant à l’occasion des deux attentats d’août 1998 dirigés contre les représentations américaines de Dar es Salam et de Nairobi, puis avec l’attaque lancée contre le destroyer USS Cole en octobre 2000 au Yémen, dans la Baie d’Aden. Notons au passage que M. Bayrou, archétype du politicien limité et prétendant au trône élyséen, n’a découvert l’existence d’Al Qaïda que fortuitement lors d’une rencontre avec Shah Massoud, peu de temps avant la mort d’icelui, le 9 septembre 2001. Une ignorance exemplaire de l’état d’hébétude et d’ignorance crasse qui sont constitutives de la classe politique française, à de rares exceptions près bien entendu.

Que l’on ait donc attribué, dans les heures qui suivirent, le coup de foudre du 11 Septembre à des radicaux musulmans, n’avait donc rien de vraiment surprenant. Le terrain psychologique avait été déjà amplement préconditionné par l’industrie de guerre culturelle que sont les studios d’Hollywood, et par la montée bien réelle d’un radicalisme islamique né de la première Guerre du Golfe de 1991. Je m’explique, le djihad anti occidental est à l’origine apparu avec l’installation militaire américaine – en vérité une occupation - de l’automne 1990 sur la Terre sacrée de l’Islam, l’Arabie saoudite en vue de l’opération Tempête du Désert… laquelle allait balayer quelques mois plus tard, en février 1991, les forces irakiennes.

Vous dites que le terrain psychologique avait été préparé depuis longtemps ?

Le 11 Septembre est en effet arrivé sur un terrain psychologique déjà profondément labouré depuis de longues années, au moins depuis le premier attentat islamiste contre les Tours de Manhattan de 1993. Dans ce contexte, les opinions publiques occidentales tétanisées étaient prêtes à tout entendre et à tout accepter. Alors quoi d’étonnant à ce qu’Al Qaïda ait été désignée d’office parce que pré-désignée de longue date et soit ainsi derechef la cible à abattre ?

Depuis l’effondrement en 1991 de l’empire soviétique il fallait aux États-Unis un ennemi de substitution pour justifier leurs politiques agressives d’ingérence, et que trouver de mieux que ce grand diable de Ben Laden avec son regard intense et sa barbe méphistophélique ? C’était oublier que Ben Laden, fils de famille passé au service actif de l’Islam, était lui-même un soldat perdu de la Grande Amérique… Que même s’il était allé trop loin dans la rébellion à l’encontre de son parâtre américain, il n’était pas tout à fait le Golem de la légende praguoise… c’est-à-dire qu’il n’était pas complètement hors de contrôle ? Sa famille après tout prospérait à Paris, Londres et New-York où elle participait au Fonds Carlyle en compagnie de Frank C. Carlucci et de George H. Walker Bush. Cet ancien président des États-Unis d’Amérique et père de George Walker Bush, ne s’est, précisons-le, finalement retiré du groupe Carlyle qu’en octobre 2003, plusieurs mois après l’écrasement de l’Irak baasiste ! Quant à Frank C. Carlucci, son palmarès est également impressionnant : associé à un certains nombre de coups tordus tel l’assassinat dans l’ex Congo belge, en janvier 1961, de Patrice Lumumba, il est nommé en 1978 directeur adjoint de la CIA par le président démocrate Jimmy Carter ; il passera en 1982 par le monde des affaires et de l’industrie de l’armement avant de devenir en 1987 le Conseiller à la Sécurité nationale de Ronald Reagan. En 1989 il quitte la sphère gouvernementale et devient directeur du groupe Carlyle…

En dehors de tout conspirationnisme aigu ou de paranoïa déclarée, ne peut-on pas tirer de ces parcours individuels d’étonnantes déductions ? Croire qu’OBL soit devenu complètement incontrôlable c’est ne pas voir que ses « écarts » mêmes, son activisme, ses déclarations de guerre aux Croisés judéo-américains, son existence même, aussi fantomatique ait-elle été ces dix dernières années - jalonnées de message et de fatwas, autant de faux fabriqués pour les besoins de la cause - ont magnifiquement servi ses anciens commanditaires. Si OBL n’avait pas existé, il eu fallu l’inventer pour justifier les guerres d’agressions et de conquête qui se succèdent de façon ininterrompue depuis vingt ans…

OBL est venu combler un vide en donnant à l’Amérique un ennemi sur mesure – c’est-à-dire conforme à l’imaginaire conspirationniste façonné par la machine de guerre psychique hollywoodienne – permettant d’imposer à la Nation américaine les durs sacrifices en terme de vies humaines, de restrictions budgétaires et d’érosion des libertés, qui seraient le prix à payer pour des guerres théorisées et programmées depuis des lustres…

Rien de hasardeux par conséquent dans des événements qui auraient été plus ou moins planifiés ?

Plus que moins. Voyez à ce propos Le grand échiquier de Zbigniew Brezinski publié en 1997 et réactualisé en 2004 sous le titre évocateur « Le choix : domination globale ou leadership mondial ? ». C’est le même homme qui est aujourd’hui le conseiller de l’ombre du président Obama après avoir été son mentor au début des années quatre-vingt à l’Université Columbia. Or ce fut l’homme qui sous Carter eut l’idée de recourir au djihadistes de la « Légion arabe », deux mille hommes environ au plus fort de la guerre, dans le but explicite de pourrir la vie aux Soviétiques actifs en Afghanistan entre 1978 et 1989. Ce sont les débris de cette Légion qui seront recyclés ultérieurement en Bosnie de 1993 à 1995, puis au Kossovo en 1999 au service de l’UCK d’Haçim Taci, actuel premier ministre du Kossovo… intronisé par les euratlantistes et dont l’actualité récente nous a révélé le lourd passé criminel de trafiquants d’organes prélevés notamment sur de prisonniers serbes. Ce sont toujours les mêmes radicaux libres salafistes qui interviennent à présent en Libye toujours au service du parâtre américain. OBL a été pour sa part piloté en Afghanistan par le truchement des Services spéciaux pakistanais, l’Inter-Services Intelligence qui reprend la main en Afghanistan et peut-être se trouve derrière l’assassinat de l’ex président Rabbani… ce n’est un mystère pour personne que l’ISI recoure aux services du réseau fondamentaliste Haqqani ! L’ISI n’a-t-elle pas apporté son soutien aux organisateurs de l’attentat ayant visé la semaine passé l’ambassade des États-Unis à Kaboul ? ce n’est pas moi qui le dit mais l’amiral Mike Mullen, chef d’état-major de l’armée américaine : "Le réseau Haqqani... a agi comme une véritable arme pour l’Inter-Services Intelligence » ?

Revenons sur les conséquences du 11/9 !

Il s’agissait en l’occurrence de faire accepter sans discussion possible à des citoyens pétrifiés d’effroi après l’attaque de l’un des symbole les plus fort de la démocratie nord-américaine - la citadelle imprenable du pouvoir global, celui de ces Idoles totalitaires que sont l’Argent et la Marchandise - toutes les restrictions de liberté accompagnant l’état de siège permanent qui s’en suivit. Cela s’est traduit par le Patriot Act I et II de sinistre réputation : surveillance électronique de la population toute entière, dérogation aux droits fondamentaux comme l’incarcération ab libitum sans preuves, sans recours juridiques et sans jugement… Le 12 septembre GW Bush ne déclare-t-il pas une guerre sans limites à tous ceux qui ne se rangeront pas automatiquement derrière la Bannière étoilée ? Lorsque Bush junior nous dit « Ceux qui ne seront pas avec nous serons contre nous » il faut entendre que les É-U entendaient s’arroger un droit de suite partout dans le monde : le droit de porter et fer et le feu partout où une menace, réelle, supposée et le plus souvent imaginaire, se manifesterait. Or c’est bien ce que l’Administration américaine fit un peu partout dans le monde avec des enlèvements, des assassinats ciblés et des centres de tortures sous-traités à des États compradores. Une politique dont l’Union européenne qu’elle toléra, contre laquelle nul gouvernement ne s’insurgea et dont elle se fit peu ou prou le complice. Cela ne doit pas être oublié.

Mais comment expliquer au fond cette sidération de l’Occident face à es événements dont il sautait aux yeux que l’explication ne tenait guère debout ?

Il est certain, comme je l’ai déjà évoqué, que tout ceci n’aurait pas été envisageable sans le sévère conditionnement des masses occidentale passablement lobotomisées, zombifiées, décennie après décennies, par la machine à décerveler hollywoodiennes. Un formatage relayé par le cyclope télévisuel dont l’intrusion dans chaque foyer a permis un gavage permanent des cervelles avec des conspirations à grand spectacle façon James Bond… avec toute la gammes des films « d’action », d’espionnage et les thrillers politiques tous la plupart du temps passés préalablement à leur réalisation au crible des analystes du Pentagone. En contrepartie il est vrai, ces productions bénéficient d’avantages substantiels en matière de tournages, de mise à disposition de sites ou d’infrastructures militaires, de bâtiments de guerre de la marine, de forces spéciales et autres experts ! Des images et des fictions délirantes vantant l’invincibilité des forces et des héros américains sur la toile de fond de menaces terribles ourdies par l’underworld, l’infra monde du terrorisme…

L’expression est de GW Bush dan son discours sur l’état de l’Union du 29 janvier 2002 et pourrait être traduite par monde inférieur, celui qui n’existe que pour détruire la Liberté et le mode de vie américains. Autrement dit, sont visés la sous-humanité constitutive des bas-fonds du fanatisme religieux et du crime organisé unis dans le mal par une haine pathologique du modèle américain. Une humanité maléfique qui se serait d’ailleurs mise à prospérer sur les ruines du Mur de Berlin ! De ce point de vue la levée du Rideau de fer n’aurait pas signé la fin de l’ennemi communiste mais la dispersion de ses métastases recombinées à l’Islam radical en vue de conduire une guerre impitoyable au Monde libre… et vertueux ! Cependant, à bien y regarder, il n’est pas certain que les pires ennemis du genre humain - pour prendre le contrepied du discours dominant - ne se trouvent pas à la tête des États occidentaux ?

Mais pour mieux nous convaincre que l’Underworld conspire dans l’ombre et non à la Maison-Blanche, au 10 Downing Street ou à l’Élysée, Hollywood a déployé des trésors d’imagination pour nous créer une effrayante galerie de monstres pervers ne rêvant que de meurtres de masse, avec moult cavernes super bunkerisées. Tout un florilèges de personnages insensés se conjurant pour mieux lancer sur le pauvre monde les pires fléaux… s’afférant à faire péter des bombes infernales au nez et à la barbe d’Autorités publiques impuissantes mais malgré tout déterminées à effacer de la face de la Terre cette vermine sociopathe… De ce point de vue, le 11 Septembre n’aura été que la nième transposition d’un scénario catastrophe ultra rabâché de fin du monde et dans lequel l’Amérique messianique, bénie du Ciel, sauve les hommes et annihile les méchants à grands jets d’hémoglobine, de fureur et de GI’s sacrificiels, patriotes jusqu’à la moelle.

La réalité est hélas moins noble et moins successful, les bourbiers irakien et afghan en témoignent. N’en demeure pas moins que l’Amérique populaire continue à croire que des barbus hirsutes et enturbannés dont toute la science est contenue dans le Coran, ont été capables de la frapper en plein cœur, jusqu’à faire s’effondrer en quelques secondes les fleurons d’une architecture futuriste, formidablement ferraillés d’acier et fraîchement réassurés !

L’Amérique populaire sous-informée dont vous parlez n’est cependant pas toute l’Amérique ?

En effet, tous les habitants de la planète n’ont pas le QI des lecteurs des Marvel comics. Ces illustrés inventés à la fin des années Trente dans l’intention précise de conditionner mentalement les jeunes américains pour la grande tuerie à venir. Des illustrés spécialement conçus pour que les young guys se sentent pousser les ailes nietzschéennes de Superman avant de se faire allégrement trucider sur des îles exotiques ou sur les plages de Normandie… Le complexe de Captain America - chevalier sans peur et sans reproche des Temps modernes – a été également d’une grande utilité asseoir la légitimité morale de la liquidation massives des cancrelats ennemis sous des déluges de feu… comme ce fut le cas au Japon, en Allemagne, pour certaines villes et villages du Cotentin ou dans la banlieue Nord de Paris… Les bombardements canadiens, américains et britanniques firent au bas mot, en France métropolitaine, quelque 70 000 morts. Une bagatelle ! Autant d’holocaustes minute avec des centaines de milliers d’êtres humains carbonisés sur les deux fronts du Pacifique et de l’Atlantique nord… L’on oublie hélas que la plupart des crimes contre l’humanité perpétrés par les Alliés au cours de la Seconde Guerre mondiale, sont aujourd’hui oubliés ou gommés par une histoire négatrice de la mémoire vraie… par une historiographie politiquement correcte qui réécrit les événements autant de fois que nécessaire pour coller au plus près de la légende en cours de construction : ainsi la journée fatidique du 11/9 a été savamment revue et corrigée dix ans après, à grand renfort de scénographie médiatique afin de coller au mieux à une version officielle réchappée alors que depuis des années elle s’effilochait lamentablement.

Citons le documentaire anglais diffusé sur la chaîne publique Fr3 le 7 Septembre dernier « Le 11-Septembre, au sommet de l’Etat américain » qui suit le déroulement minutieux de la journée du 11/9 telle que vécue par les huiles de Washington, GW Bush, le vice-président Dick Cheney, Donald Rumsfeld Secrétaire à la défense, etc. Ce document filmé devrait en toute logique devenir un jour prochain une sorte de cas d’école… un exemple à disséquer par les chercheurs en matière de désinformation subtile : outre l’interpolation anachronique au milieu d’images d’archives de scènes postérieures au 11/9 (comme les gardes armés sur le toit de la Maison-Blanche), l’on notera de quelle façon le président Bush - affligé d’yeux de merlan frit – est informé des attentats de New-York alors qu’il ânonne l’histoire de biquette devant une petite classe fort attentive ! Or les contorsions du réalisateur pour nous faire croire qu’il savait déjà sans savoir tout à fait - ceci afin de corriger un lapsus présidentiel que d’aucuns avaient épinglé, indiquant que Bush savait tout avant d’entrer dans la classe et ce, alors qu’il était dans l’impossibilité matériel de savoir - est d’une belle habileté. Désormais à l’appui du document diffusé par la Troisième chaîne, l’histoire retiendra que Bush savait déjà mais ne connaissait pas encore l’ampleur de la catastrophe ceci pour masquer qu’en réalité il était au courant de l’attaque avant que celle-ci n’ait eu lieu. Cette visite d’école n’était sans doute au fond qu’une mise en scène s’inscrivant dans le scénario général et grandiose du 11/9…

Ajoutons qu’à l’instar des meurtres de masse de la seconde guerre mondiale passés sous silence par des vainqueurs décidément très pudiques – à l’exception d’Hiroshima et Nagasaki commémorés chaque année pour leur ineffable cruauté, cérémonie du souvenir masquant la crémation de Tokyo qui en une nuit fit à elle seule autant de victimes que les deux bombes atomiques réunies – les larmoyantes et grandiloquentes commémorations de la tragédie new-yorkaise occultent les centaines de milliers, voire les millions de morts extérieures qui en découlèrent. J’ai bien dit les « millions de morts » : ce sont des chiffres dignes de foi établis par des organisations crédibles, gouvernementales ou non et par les grandes Agences onusiennes. Les grands messes mémorielles sur Ground zéro en tant que spectacle cathartique présentent certes l’intérêt pour le manipulateur de foules, de consolider la formation d’un imaginaire collectif occidental quasi universel, marqué au fer rouge de la sidération et de la peur… tout en faisant oublier les Himalaya de cadavres jonchant les déserts d’Irak et les vallées de l’Hindou Koush. Des fleuves de sang et larmes passés par pertes et profits, escamotés, effacés de la mémoire des peuples par la puissance des caméras, les grandioses mise-en-scène, la chorégraphie des acteurs, sources inépuisables d’émotions bouleversantes dégoulinantes de pathos.

À propos de mémoire collective, le parallèle avec la Seconde guerre mondiale signifierait que l’histoire se répète ?

Pour pousser plus loin notre parallèle avec la seconde guerre mondiale, il est en effet particulièrement désolant que seuls le souvenir d’Hiroshima et de Nagasaki ait surnagé dans l’océan de crimes commis par l’Amérique en guerre au prétexte de défendre une Constitution, des droits et des libertés que sa classe dirigeante bafoue tous les jours que Dieu fait. À ce titre, les atrocités industrielles perpétrées au Vietnam dépassent bien évidemment en horreur les massacres artisanaux des Khmères rouges. Mais qui songe à faire passer en jugement les hommes qui en furent responsables ?

Personnellement j’aurais tendance à penser que l’Amérique en guerre fait preuve – tout comme dans sa production cinématographique - d’un mépris total et absolu de la vie humaine. Surtout celle de l’ennemi comme on a pu le voir en Afghanistan et en Irak, en particulier dans les enfers qui ont nom Bagram, Abou Graïb ou Guantanamo, pour ne citer que les plus connus. Un mépris de l’homme qui plonge ses racines dans puritanisme démoniaque et un goût prononcé pour une conduite de la guerre de type génocidaire (au moins des élites des territoires conquis), c’est-à-dire pour des guerres d’extermination d’inspiration biblique.

On sait que la stratégie du rouleau compresseur adoptée dans chaque conflit par les É-U ne connaît que deux phases principales : le massacre préliminaire, par tapis de bombes interposés, et une reddition sans condition… La défaite du vaincu étant suivi assez souvent, comme l’histoire récente nous l’enseigne, par la débandade des troupes de l’Oncle Sam et une fuite honteuse la queue entre les jambes [Scott Ritter dixit - officier de renseignement du corps des Marines, il se fit conjointement agent du Mossad et de la Cia en Irak sous couvert du statut d’inspecteur en chef des Nations unies dans le recherche des ADM]. Ce fut le cas au Vietnam et à présent, par delà les rodomontades médiatiques, en Somalie, en Mésopotamie et en Afghanistan. Quant au comportement sanguinaire du commandement américain – la bataille d’annihilation constitua le cadre de l’Opération Tempête du désert en février 1991 et visait à la destruction totale des 400 000 hommes de la Garde présidentielle irakienne - il puise ses racines dans les récits vétérotestamentaires où les rois et certains patriarches légendaires, de Moïse à Ézéchiel, ne se privent pas d’appeler à l’immolation collective de peuples entiers, voués qu’ils sont à l’anathème - Ehem - pour satisfaire à une inextinguible vindicte divine.

… Pour revenir au 11 Septembre, l’adage selon lequel « plus c’est énorme et mieux ça marche » s’applique ici à la lettre mais à quelques nuances près, car des voix dissidentes animées par la raison critique - de plus en plus nombreuses - sont parvenues peu ou prou à se faire entendre malgré la mobilisation des médiacrates, relayés par la servile piétaille des gens de presse, pour les étouffer ou les ridiculiser. Las, l’épais mur de silence s’est fissuré et aujourd’hui, malgré les énormes contrevérités que débitent les médias, 53% des Français se déclarent sceptiques pour ce qui est de la version officielle du 11/9. Aux É-U le pourcentage des incroyants est tout aussi révélateur : plus d’un tiers !

Reste qu’une grosse majorité des Américains ont encore la cervelle imbibées par au moins un siècle de fictions conspirationnistes plus labyrinthiques les unes que les autres, ce qui permet de dénigrer les thèses les plus plausibles relatives à des conspirations ouvertes et bien réelles. Et à l’opposé, de faire passer comme lettres à la poste les boniments et les fables les plus extravagants. En effet l’histoire se répète !

L’imprégnation des cervelles américaines – un terrain propice en raison d’une religiosité exacerbée - a commencé à échelle nationale avec l’avènement de la radio et la diffusion le 30 octobre 1938, la veille d’Halloween, de la « Guerre des Mondes » d’HG Welles par… Orson Welles. Le « succès » de l’émission, malgré quelques avertissements a été proprement ahurissant. Rappelons au passage que ce même HG Welles - auteur de La Guerre de Mondes - l’était également d’un essai relatif aux voies et moyens d’instaurer une gouvernance mondiale oligarchique, messianique, socialiste et plus ou moins totalitaire à travers ce qu’il nommait l’« Open conspiracy » ! Un projet et un titre qui ne sont d’ailleurs pas sans faire écho à l’Open society préconisée par le milliardaire, financier des révolutions colorées, George Soros !

L’Amérique primitive, goinfrée d’irrationalisme, de spiritisme, de forces des ténèbres, d’anges du mal, de tueurs en séries, de vampires et de génocides de Cananéens, va donc le 11/9 marcher comme un seul homme de la même façon qu’elle avait gobé en 1938 l’invasion extraterrestre mise en onde par Orson Welles. De la même manière qu’elle avait été prise de panique à l’audition d’un montage radiophonique de témoignages et de bulletins d’information purement fictifs - mais finalement plus vrais que nature - le 11 Septembre l’Amérique et le monde avec elle tombent dans le panneau de la guerre au monde engagée dans l’instant par l’Administration Bush en réponse à des Al Qaïdistes tueurs identifiés sur le champ. En 1938, la folie collective ne cessa qu’avec l’arrêt brutal de l’émission pour causes de morts accidentelles et de suicides multiples. Un épisode radiophonique qui fit cependant, in vivo, la démonstration de la puissance des médias à coaguler les foules dans la panique, à les manier et à les manœuvrer en jouant savamment de leurs peurs primales…

Une leçon qui fut - n’en doutons pas - retenue et exploitée à Pearl Harbor et pour les Tours de Manhattan. Des précédents avaient montré le chemin de l’efficacité aux vrais stratèges de la Terreur, ainsi le 15 février 1898 la destruction de l’USS Maine dans la baie de la Havane, événement déclencheur de la guerre américano-hispanique. Ou le torpillage - annoncé par voie de presse - du paquebot Lusitania, le 7 mai 1915, lequel permit aux É-U d’entrer en guerre contre l’empire allemand. Ou encore le faux incident naval du 2 août 1964 de la Baie du Tonkin qui servit de détonateur à la dévastatrice guerre du Vietnam… Or l’obscure puissance des mass-médias ne fit que croître après 1938 dont l’un des enseignements les plus spectaculaires tient en ce qu’en dépit des démentis formels diffusés les jours suivants l’émission d’Orson Welles, un grand nombre d’Américains resta persuadé que les Martiens avaient réellement débarqué ! Un phénomène qui montre l’inquiétante perméabilité et suggestibilité psychique d’une majorité d’habitants du Nouveau Monde imprégnés de puritanisme judéo-chrétien surlequel se sont greffées toutes les superstitions New Age, les urban legends et autres mythologies de carton pâte qui prolifèrent depuis 1945 avec l’essor du cinéma et la conquête du monde par Hollywood...

Le World Trace center s’est cependant concrètement effondré…

Bien entendu les Tours jumelles sont vraiment tombées, mais les scénaristes de l’impossible appartiennent désormais à l’ère postindustrielle et à l’aube du XXIe siècle ils ont affiné leurs techniques pour faire plus vrai que le vrai. En Septembre 2001, des scénaristes occultes, protégés par une multitude d’intermédiaires, d’écrans, de relais, qu’ils aient été de Washington ou d’ailleurs, lâchaient ainsi les noms des supposés terroristes dont certains auraient été des pilotes aussi émérites qu’improvisés. Qui ignore aujourd’hui que les listes de shahid (martyrs ou kamikazes, c’est selon) publiées le surlendemain des événements, sont pour certaines improbables et pour partie fantaisistes !

En désignant la nébuleuse Al Qaïda à des masses en état de choc ou à des gouvernements tétanisés par la peur irraisonnée des réactions américaines – la crainte inavouées de représailles nucléaires et de la guerre universelle – les dirigeants américains savaient qu’ils jouaient sur du velours : nul n’aurait eu alors la témérité de les contredire ouvertement. Mentionnons quand même - en tant qu’exception remarquable mais a posteriori - l’ancien secrétaire d’État allemand à la Défense et ministre de la Recherche scientifique du gouvernement d’Helmut Schmidt, Andreas Von Bülow qui mit les pieds dans le plat avec son livre « La CIA et le 11 septembre » publié en 2002… mais qui s’en souvient aujourd’hui ?

Dans ces circonstances, toutes les équipes dirigeantes de la planète, se rallièrent sans broncher ou se turent, la lâcheté faisant partie de la panoplie du parfait dirigeant démocrate. Le postulat de l’irréfutable culpabilité d’Al-Qaïda et de son chef OBL devint un dogme que « tous » acceptèrent avec pour conséquence le consentement sans barguigner de l’immédiate destruction de l’Émirat islamique d’Afghanistan… et les Afghans avec ! Du grand art.

Revenons un instant sur les super héros sauveurs du genre humain, outils de propagande utiles à doper psychiquement la jeunesse américaine avant de l’envoyer au casse-pipe. Ces « comics » - d’authentiques amphétamines graphiques - se sont vicieusement greffés sur l’imaginaire occidental en tirant à l’origine leurs modèles de la mythologie gréco-romaine ou nordique : Thor par exemple, héros d’un film récent qui vient de traverser nos écrans. Ces comics ont incrusté l’idée dans l’inconscient collectif occidental que les guerres américaines n’étaient que l’expression de la lutte éternelle du bien contre le mal. Et c’est bien ce même thème inoxydable, ce leitmotiv que nous a resservi, sous la forme de l’Axe du mal, GW Bush dans son Discours sur l’état de l’Union le 29 janvier 2002. Pour qui s’y reportera, il est loisible d’y lire le programme - requalifié présentement « agenda » - de toutes els guerres en cours et à venir.

Une conditionnement invisible qui commence par l’industrie du divertissement, par le biais d’innocentes bandes dessinées, se poursuivent par des films dits « commerciaux » mais en réalité de redoutables véhicules des propagandes de guerre, le tout en appliquant à la lettre les préceptes d’un des neveux de l’autrichien Sigmund Freud, Edward Bernays. Celui-ci, théoricien à la fin des années Vingt des divers moyens et techniques de « Manipuler l’opinion en démocratie », fut le pendant de ce que fut en Russie soviétique et dans la France du Front populaire, Serge Tchakhotine, son coreligionnaire en cynisme et insurpassable exégète du « viol des foules par la propagande politique »… Convenons que les stratèges de la Terreur associé à des experts en manipulations mentales sont à l’œuvre depuis longtemps. Certainement trop d’ailleurs !

Pour nous résumer ?!

Pour nous résumer, l’affaire du 11/9 constitue de toute évidence une application à grande échelle des moyens de manipulation des masses élaborées au cours des années d’avant guerre dans le contexte de la Grande dépression. Le président Roosevelt commençait alors, sous l’influence d’impérieux groupes de pression et de minorités agissantes, à ne voir d’autre issue à la Crise que la guerre. De façon analogue à la situation qui prévalait aux É-U à la veille de 1939, à savoir la peur panique d’une rechute de la crise, dans son discours du 29 janvier 2002, GW Bush déclare en préambule –et ce faisant, il se trahit - que l’économie américaine se trouve « en récession » ! Par conséquent en 2001, il ne s’agissait pas tant de contrer la menace qu’aurait représenté le fondamentalisme musulman, que de trouver un exutoire à une crise systémique rampante qui commençait à ne plus être maîtrisable.

Ce propos et cette motivation implicite qui éclaire l’événement du 11/9 et ses suites, d’un jour nouveau, se trouvent inscrits dans le marbre des archives de la Maison-Blanche, et ce, quelles que soient les réécritures successives de l’Histoire et l’effaçage systématique des faits significatifs. De ce point de vue Roosevelt aura été le dans la pratique du méga mensonge, le grand précurseur de George Walker Bush… et avant celui-ci, son père, George HW Bush qui avait déchiré les consciences occidentales avec la fable des nourrissons koweitiens arrachés à leur couveuse pour être « jetés sur le sol comme du bois à brûler » !

Quels éléments ont commencé à vous faire douter de la version officielle et médiatique des événements ?

Entre autres l’histoire grotesque du passeport voltigeur qui serait venu se déposer benoîtement intact au pied des tours ruinées… l’idée m’a paru tellement incongrue, être une invention à ce point stupide, que je n’ai pu avaler une seconde la version géopolitiquement et sécuritairement correcte qui nous avons été gavés dans les heures qui ont suivi les attentas. Qu’« on » ait eu l’idée de s’appuyer sur un détail aussi surréaliste pour accréditer l’implication directe d’Al Qaïda m’a propulsé dans un abîme de perplexité : il m’est apparu que les présumés terroristes islamo-saoudiens ne pouvaient être seuls à l’origine de ces « attaques », que ce soit en tant que promoteurs ou même en tant qu’acteurs.

À la réflexion, la très haute technicité de l’opération, la remarquable maîtrise des différents protagonistes ne collaient pas avec ce que je savais du monde musulman, et de l’Afghanistan en particulier. Ce n’est pas l’intelligence des hommes qui est ici en question mais la complexité incroyable du montage – penser à la coordination des attentats dans une unité de temps des plus restreinte – qui est a priori incompatible avec la rusticité des modes opératoires orientaux en un tel domaine. Fabriquer et poser une bombe sont une chose, monter une opération d’une telle envergure en est une autre. Et ceux qui ont tenté de nous faire croire le contraire ont mal jugé ceux qu’ils s’efforcent de convaincre ou de subjuguer par leurs mensonges et au moyen d’une tromperie par trop manifeste… Dans leur orgueil dément ils se sont persuadés que le lessivage permanent des cerveaux depuis au moins un siècle avait abêti les foules au point qu’elles ne sachent définitivement plus que 2 + 2 font 4 et non 5… Heureusement nous n’en sommes pas encore tout à fait là !

La foule reste longtemps silencieuse, parce qu’elle ne dispose d’aucune possibilité de faire entendre des voix discordantes. Ce pourquoi lorsque la coupe est pleine, les masses parlent en acte. Nous assistons alors à des déchainements de violence comme ceux qui ont soulevé les peuples oubliés - voire méprisés - du Maghreb et du Machrek, ou ceux d’Europe qui de Rome à Londres et Athènes se sont levés, en réaction à la l’incurie crasse et à la corruption morale des classes dirigeantes, grands responsables des crises financière, boursière, budgétaire qui nous frappent !

Pourquoi le FBI a-t-il toujours imputé les attentats de Dar es Salam et Nairobi d’août 1998 à Ben Laden mais jamais ceux du 11 Septembre ?

En effet les gens du FBI n’ont jamais attribué les événements du 11/9 à Ben Laden lui-même et ce, malgré la soi-disant vidéo d’aveux qui auraient été trouvé – comme par hasard – dans la villa de Mollah Omar, Émir al-Muminin, Commandeur des croyants, dans sa villa de Kandahar après l’invasion de l’Afghanistan. Cela renvoie au passeport volant des Tours jumelles, au Petit Poucet qui sème des cailloux et à l’ordinateur accusateur trouvé par la plus pure des coïncidences chez un antiquaire de Peshawar ! On peut toujours rêver, n’est-ce pas ?

Ce qui est intéressant dans ce cas, c’est que la presse en général, les grands médias, les spécialistes en tout genre, les observatoires du terrorisme (plus ou moins bidons), les « consultants internationaux » hautement rémunérés pour ne rien voir, ne rien dire et ne rien savoir, aient mis tant de temps, des années et plus encore, pour découvrir un fait aussi élémentaire et à portée d’un simple « clic » : ne suffisait-il pas de consulter dès le départ le site du FBI à la rubrique « The ten most wanted people » ?

Mais tout cela est demeuré soigneusement confidentiel, ignoré du grand public. N’ont su que ceux qui voulaient savoir, c’est-à-dire ceux qui possédaient suffisamment de curiosité pour désirer faire le tour d’une question pénombreuse ! Pourquoi se fatiguer à savoir quand il suffit de sacrifier sans peine au psittacisme ambiant : répéter comme un perroquet avec aplomb et conviction la version autorisée et seule légale. Remarquons que s’il n’existe pas encore de texte destiné à sanctionner partout et toujours l’exercice de la raison critique, celle-ci est déjà largement réprouvée par tous les détenteurs d’une parcelle d’autorité. Penser est aujourd’hui a priori suspect et parfois à la limite de la délinquance. On le voit tous les jours et le délit d’opinion, même non encore inscrit sur les tables de la loi, n’en fait pas moins désormais l’objet de poursuites judicaires fréquentes, pour ne pas dire courantes.

En réalité, personne ne voulait savoir que le FBI ne recherchait pas OBL pour son implication directe dans la destruction des tours de Manhattan. Ce qui aurait à coup sûr jeté un voile de suspicion sur la thèse officielle… justification à et prétexte de la guerre à outrance livrée à l’ethnie afghane majoritaire, les Pachtounes. Un peuple que l’on a pris la détestable habitude d’appeler « Taliban » pour mieux, là aussi, leurrer l’opinion. Quelle absence de curiosité donc, et de professionnalisme de la part de ces journalistes surpayés et choyés des puissants… pour beaucoup d’entre eux, ce ne sont que des « menteurs professionnels » salariés soit pour se taire, soit pour ne rien comprendre et surtout ne pas sortir des clous ! Cela ne les empêche pas de tenir le haut du pavé mais qui pour finir, quand le temps des révisions déchirantes arrive, quand les mensonges sont trop criant, ne se gênent pas pour exploiter sans vergogne le travail de ceux qui avaient des yeux pour voir et des oreilles pour entendre le moment voulu.

Cette cécité médiatique structurelle – appartenant aujourd’hui au patrimoine génétique de la profession ! – doit nous interpeller et nous mobiliser. Parce que les médiacrates portent, et de plus en plus, une lourde responsabilité dans le déclenchement des guerres, leur prolongation et leur extension. On vient de le voir avec l’affaire Libyenne qui n’a été en grande partie qu’un montage médiatique utile à couvrir une guerre aérienne d’agression de la part de l’Otan et des opérations aux sols pilotées par les forces spéciales de la dite alliance atlantique. En tout cas, ce constat remet en cause le mythe tenace du journalisme d’enquête… Lequel existe certes, mais terriblement à la marge et hors institution !

En fait, les journalistes sont plus occupés à jouir de leurs privilèges, à cultiver leur ego et abêtir les foules pour certains d’entre eux par la diffusion d’une sous-culture de la niaiserie et de la vulgarité, qu’à pratiquer des curiosités contreproductives pour leur carrière… Et puis la paresse aidant, « l’ignardise » souvent insigne chez des gens dont la « culture » est superficielle et délimitée, les dispense de tout effort inconsidéré hors des chemins battus de la langue de bois. Ces intellectuels appartiennent ainsi, peu ou prou, à la meute des garde-chiourmes de la pensée unique et de l’idéologie dominante… Mais précisons que, quand je parle d’ignardise à leur propos, cela ne préjuge en rien de leurs capacités intellectuelles, ni de leur savoir-faire, ni parfois de leur talent. C’est d’ailleurs cela qui les rend si redoutables et si efficaces dans la désinformation. Car leur intelligence, pour résumer, ne fonctionne que sur un seul mode, celui du conformisme combiné à l’intérêt personnel et à l’opportunisme social.

Suis-je dur ? Non ! Les faits sont là, ils parlent d’eux-mêmes ! Pendant des années, pas un des grands journalistes awardisés n’a en effet eu l’idée d’aller consulter le site du FBI et de révéler le pot-aux-roses. Personne pour poser les bonnes questions à part quelques marginaux ou de courageuses individualités, résistants de la première heure à la dictature du mensonge consensuel… Des questions telles que : pourquoi le FBI, la Mecque sécuritaire de la Grande Amérique, excluait-elle OBL du champ des responsabilités directes dans la tragédie du 11 Septembre ? Pourquoi, hormis quelques rares isolés, dont votre serviteur, interdits permanents d’antennes et de colonnes, en conséquence parfaitement inconnus du grand public, nul ne s’est intéressé à cette incongruité qui se trouvait pourtant à portée du premier venu ?

Cherchez la réponse et vous finirez par conclure qu’elle n’est finalement guère flatteuse pour la clique de ceux de cette petite caste de nomenklaturistes complices des contre-vérités officielles et par conséquent, directement ou indirectement, du terrorisme d’État… Un milieu où jamais personne ne fait son mea culpa et où rares sont ceux qui s’aventurent à remettre en cause le fonctionnement d’un système où les médias, machine à ensorceler et à décerveler les peuples, occupent une position centrale dans la marche, de plus en plus boiteuse, des affaires du monde. Mais qui demandera de rendre des comptes à ces marchands de sommeil, à ces trafiquants d’opium désinformatif à grande échelle ?

Un dernier mot, on peut toujours se rassurer soi-même quant à la valeur morale des gens de presse et à leurs capacités professionnelles en leur trouvant toutes sortes d’excuses afin d’expliquer la désaffection du public à leur égard et le discrédit qui les frappe de plus en plus : par exemple la déloyale concurrence de la Toile, celle des journalistes amateurs dont l’absence de compétence ruine le travail des gens de métier… En vérité les médiacrates et leurs patrons tremblent de voir leur puissant monopole remis en cause par la foule presque anonyme des bloggeurs et la marée humaine montante des internautes. Que leur souhaiter de mieux que d’achever leur triste carrière dans les poubelles de l’Histoire enfin remise à l’endroit ?

Comment interprétez-vous que le jour même des attentats une troisième tour soit tombée à New York mais sans avoir été frappée par aucun avion et que personne n’ait jugé bon d’en parler durant des années ?

Pour les mêmes raisons que celles que je viens d’évoquer. Plus c’est énorme et plus il est facile de mentir par « omission ». En l’occurrence, il s’agit de présenter les faits comme évident : deux tour s’effondrent pourquoi pas trois ? N’est-ce pas une seule et même chose ? La sidération est telle que nul ne songe à se poser la moindre question ! Douter de la parole tombée du ciel depuis le troisième étage du Pentagone ou depuis Langley siège de la CIA ou via le porte-parole de la Maison-Blanche et des journalistes accrédités, serait un acte impie, proprement blasphématoire. Le mensonge est si super massif qu’il capte toute la lumière de la raison et de la vérité… Nous avons à faire à une sorte de trou noir qui absorbe tout ce qui passe à sa portée !

Il est ici licite d’appliquer à l’information les lois qui régissent la nature physique de l’univers : plus le mensonge est colossal, plus il est évident, moins il est contestable et plus facilement il est admis… Plus la chose cachée mais immédiatement visible est pharamineuse, impensable, incroyable, plus le mensonge est énorme plus la chose devient incontestable, plus est acceptée facilement. La raison s’efface devant la croyance, devant l’acte de foi qui cristallise toutes nos peurs, nos besoins de protection et notre soir de certitude… il est apaisant de connaître le mal, de le désigner, de savoir son nom… rien ‘est plus terrible qu’une menace diffuse : cela renvoie à nos terreurs ataviques, la hantise du prédateur tapi dans les ténèbres des nuits enfantines. Nous sommes à la jonction de deux mondes : tout autant dans le domaine de la physique que dans celui du religieux et de la psychologie collective. Or dans ce cas, quant les foules sont saisie par la stupeur et l’effroi – nom donné à l’Opération d’invasion de l’Irak en 2003 - le mensonge agit comme une sorte de curare en paralysant les centres nerveux de cet être polymonocéphale qu’est la foule universelle. Ajoutons à cela une omerta spontanée au sein des classes dirigeantes, de leurs commensaux et de leurs affidés lorsqu’il qu’il s’agit de conserver les secrets du Temple. Autrement dit les secrets qui maintiennent l’édifice des pouvoirs en forme et en place.

Un exemple anecdotique mais puissamment révélateur tiré de l’actualité récente : tout le monde – enfin tous les initiés, et ils étaient nombreux – était au courant des frasques sexuelles de M. Strauss-Kahn… Et l’on en découvre tous les jours, ainsi l’affaire des réseaux de proxénétisme hôtelier de Lille qui fournissait à distance des égéries d’un soir au susdit. Cela n’a pas empêché de nombreuses personnalités publiques de venir, la bouche en fleur, nous débiter, dans les premières 72 heures de son arrestation, qu’ils n’étaient au courant de rien quant à sa consommation quasi pathologique de sexe, tarifé ou non, du susdit ! Que rien des accusations portées contre lui ne tenait debout. Puis il a bien fallu admettre l’existence chez ce membre de l’élite socialiste d’une certaine « vulnérabilité » sur ce plan très particulier… Vulnérabilité qui rendait crédible le déroulé des événements tel que présenté par le procureur de l’État de New York. Certes, les coups de théâtre intervenus dans les derniers jours de juin ont partiellement remis en perspective les accusations portées contre l’oligarque institutionnel. Reste à connaître les ultimes rebondissements qui ne manqueront pas d’intervenir après la fin du « cauchemar » new-yorkais ! Il n’en reste pas moins qu’indépendamment des péripéties plus ou moins graveleuses de cette histoire, M. Strauss-Kahn est clairement atteint d’une érotomanie incontrôlée qui a priori ne peut qu’être nuisible à l’exercice serein de ses prérogatives en tant que dirigeant mondial… ou national ! À commencer par des fonctions à la tête du Fonds monétaire international, institution décisive s’il en est, surtout en temps de crise. Et il ne s’agit pas ici de porter un jugement de nature morale mais bien de formuler une appréciation relative à la capacité physique et psychique de se concentrer sur sa mission et de remplir les devoirs terriblement astreignants qui sont ceux d’un dirigeant planétaire. Et cela nous devons le reprocher aux gens de presse de nous l’avoir caché pendant des années : ils savaient mais ils ont tous communié dans un silence coupable laissant M. Strauss-Kahn poursuivre son irrésistible ascension vers les sommets du pouvoir… n’était-il pas assuré d’être en 2012 d’occuper la présidence de la République française ? À quelles sectes appartiennent donc les élites dirigeantes de ce monde pour bénéficier de si sinistres complaisances ?

Car au demeurant, dans cet affaire de « troussage de bonniche » - comme l’avait qualifié cet autre Khan de la presse, M. Jean-François Kahn - M. Strauss-Kahn n’avait-il pas déjà fait appel, au cours de la nuit précédent sa tentative de viol, aux services d’une fille de joie ? Quand bien même serait-il tombé dans un piège à visée crapuleuse, il n’en a pas moins reconnu avoir eu des rapports sexuels avec ladite femme de chambre. Une bien étrange façon de préparer ses dossiers en prévision de sa rencontre le lendemain avec la chancelière Merkel… pardonnez-moi de me répéter. Vous conviendrez avec moi que, comme dans le cas des incohérences du scénario officielle du 11 Septembre et de l’effondrement « spontané » de la Tour n°7, la presse est toujours restée singulièrement muette sur des zones d’ombre pourtant aveuglantes… Parce qu’enfin, pour revenir au cas Strauss-Kahn celui-ci nous éclaire de façon crue sur les complicités des médias et la loi du silence régissant les réseaux de pouvoir à tous niveaux. Faut-il en conclure que nous avons basculé dans un univers mafieux ou grands délinquants et hommes politiques sont devenus interchangeables ?

En fin de compte, l’affaire du « Perv », comme le titrait le quotidien américain Daly News, n’est que peu de chose comparé au traitement hémiplégique de l’information relative au 11 Septembre. J’insisterais pourtant sur le fait que l’affaire du Dr Strauss- Jekyll et de Mr Hyde-Kahn, mouture grand argentier globaliste, n’est finalement que la continuation des mégas mensonges du 11/9 et la confirmation d’une dérive pathologique de la nomenklatura mondialiste, de la presse et du système tout entier. Dans ces conditions, comment des classes dirigeantes ayant rompu toutes amarres avec les vertus de base et la morale élémentaire, ayant perdu la plupart du temps tout contact direct et tout sens de la réalité, peuvent–elles prétendre diriger les affaires du monde et le destin des peuples ? Sauf à ce qu’il soit des usurpateurs – ce qu’ils sont sans doute pour nombre d’entre eux – ou pire les membres de mafias et de sectes du crime organisé, fauteurs de guerres injustes et de pillages en tous genres des ressources naturelles et humaines, qui auraient fait main basse sur les leviers du pouvoir, à commencer par le pouvoir suprême celui qui s’exerce depuis la City et depuis Wall Street.

Notez qu’avec l’avènement du Net, l’intensification des échanges, l’information vraie rattrape le mensonge de plus en plus vite… S’il a fallu des années pour que les langues commencent à se délier à propos du 11/9 – au moins en France car aux États-Unis les choses sont allées beaucoup plus vite : les demandes d’enquête et de mises en accusation des responsables américains en relation avec le 11 Septembre fleurissaient sur les murs de Washington dès 2002 et de façon tout à fait légale – le délai est actuellement de plus en plus court pour que les bonnes questions commencent à remonter à la surface et à être posées. Si l’Union soviétique mourante avait adopté la Glasnost, la transparence, c’est que la langue de bois ne marchait plus. Les citoyens des démocraties populaires étaient devenus totalement imperméables à la propagande officielle. C’est peut-être ce qui est en train de se passer ici, chez nous, maintenant.

Est-ce à dire que nous nous trouvons à la veille d’un effondrement total et pas seulement financier des États-Unis et l’Union européenne comme construction artificielle pseudo démocratique prospérant sur le mensonge depuis quelques générations et un siècle au moins ? Pourquoi pas ? Il existe des signes avant-coureurs comme le mépris dans lequel les citoyens commencent à tenir leurs classes dirigeantes politico-médiatiques. Des signaux forts sont envoyés par les mouvements des indignés qui de Wall Street à Tel-Aviv en passant par Rome, Londres et Madrid, devraient être regardé par tous les sociologues, sondeurs et autres prévisionnistes – des gens qui en temps ordinaire ne voient jamais rien venir – comme les prémices des tempêtes à venir. Reste qu’aucune civilisation, aucun système sociétal ne saurait perdurer en étant bâti sur le sable du mensonge. Un mensonge qui s’étend à toute l’Eurasie puisque la Russie, héritière de l’Empire soviétique, est aussi l’héritière de des mythes fondateurs de l’Ordre mondial né à Yalta et à Postdam.

Une dernière chose, l’omerta médiatique à la française reste une exception dans le monde occidental, par son cynisme, son opacité et son hermétisme. J’ajouterais aussi : en raison de l’exceptionnelle et incommensurable mépris de l’opinion et des faits des médiacrates. Cependant soyez convaincus qu’il se trouvera toujours quelques esprits libres ou libertaires, quelques sonneurs de trompe dans la passe de Roncevaux, qui seront – assez fous pour crier que le roi est nu… Si nu qu’il en est obscène, comme l’était, quoi qu’on en dise, le roi déchu du FMI au sortir de sa douche !

Comment interprétez-vous le fait que sur les images de l’explosion du Pentagone filmées par la caméra de surveillance d’une station-service et authentifiées par les autorités américaines, on ne voit aucun avion de ligne mais un objet de taille beaucoup plus réduite et volant à ras du sol ?

En vérité même au ralenti, on ne voit pas grand chose et bien malin celui qui peut quel est l’objet qui traverse l’écran. Connaissant bien les lieux – même si je n’ai pas focalisé de prime abord ma réflexion sur l’épisode du Pentagone – il est évident, patent même que, compte tenu de la configuration des lieux, la manœuvre était quasi impossible pour un avion de ligne. La partie du Pentagone qui a été touchée – l’aile « occidentale » - est adossée à la colline d’Arlington, presque à l’opposé de la partie de l’édifice faisant face au fleuve Potomac. La version officielle trace une trajectoire qui évite la colline en la contournant mais cela paraît a priori parfaitement tiré par les cheveux.

Les images du trou béant fixées par la pellicule, trou encore fumant, au flanc de la bâtisse – images que je n’ai découvertes qu’un peu plus tard – sont elles aussi peu probantes : où sont les éléments de l’appareil désintégré ? Ses réacteurs ? Cependant, là encore, il suffit d’affirmer avec suffisamment de force et d’autorité pour paralyser tout réflexe critique dans l’opinion et du même coup couler dans le béton des vérités éternelle les fondations d’un mythe… Hélas pour les vrais terroristes, les vrais promoteurs de cette tragédie qui a fait disparaître dans les décombres carbonisés du Pentagone des archives comptables qui étaient elles potentiellement explosives… ne s’agissait-il pas d’éventuels détournements de fonds publics pour un montant de 2,3 milliards de dollars ? Chiffres livrés la veille, le 10 septembre, au public américain par le Secrétaire d’État à la défense Rumsfeld à l’occasion d’une déclaration télévisée dans laquelle il déclarait la guerre non terrorisme mais aux « gaspillages » !

Comment expliquez-vous la censure qui règne en France sur ce sujet ?

Par une consternante exception française, ai-je dit ? La France est le pays de l’exception. C’est un fait, le plus souvent pour le pire et rarement pour le meilleur. Il faut voir que la France - terre natale de René Descartes et en principe adepte de la raison critique - est depuis longtemps sévèrement muselée. C’est le pays où l’histoire est réécrite et manipulée de façon politiquement correcte selon les besoins de telle ou telle minorité, de tel ou tel groupe de pression, un peu comme cela se pratiquait dans les démocraties populaires au beau temps du marxisme-léninisme. Après tout la France n’est-elle pas imbibée, imprégnée d’un relent de collectivisme ? Si l’idéologie libérale-libertaire est celle maintenant des classes dirigeantes, de l’intelligentsia branchée, l’idéologie à l’œuvre pour la gestion du corps social est celle de la « démocrature ». Système à deux vitesses caractérisé par une liberté indécente des marchées et la libre circulation de la marchandise – à ce titre considérez que les êtres humains sont des marchandises comme toutes les autres – avec en contrepartie une sévère caporalisation de la société civile et d’une ingérence constante, et à tous niveaux, de l’État dans les affaires privées des personnes et des groupes dès lors qu’il ne s’agit pas de commerce et de consommation. L’argent – et ceux qui le détiennent – est libre mais les peuple voient leur servitude à l’égard du système s’aggraver de jour en jour.

Bref, nous n’avons pas à être particulièrement fiers de cette exception française par laquelle le pays légal s’emploie assidûment à boviniser, voire à décérébrer le pays réel. Grâce à la Toile, les choses changent pourtant car nous assistons à une authentique libération de l’expression et de la pensée au grand dam de la médiacrature qui pleurniche tant qu’elle peut en dénonçant la concurrence déloyale et le non professionnalisme de cette déferlante de libre parole. Cela sied bien à la confrérie du mensonge et de la manipulation sans vergogne ! N’avons-nous pas été les pionniers en matière de répression judiciaire du libre exercice de la raison critique quant aux lectures différentes de l’histoire ? Bientôt suivis sur cette voie scélérate par la plupart des démocrassies européennes. Quel progrès de l’esprit humain ! Alors vous pensez bien que si certains faits, réels ou supposés, sont désormais protégés par des lois situées aux antipodes des principes de libre pensée, notre « civilisation » ou ce qu’ill en reste n’est plus très loin de s’effondrer. Mais là encore le consensus du silence est presque absolu à quelques exceptions près… exceptions qui sont généralement traquées, persécutées et embastillées dans l’indifférence universelle des grandes consciences, des médias et des soi-disant autorités morales. On sait de ce point de vue qu’il ne fait pas bon pour les gens en vue d’avoir des états d’âme et pis, de le faire savoir, quant à la véridicité ou à la vraisemblance de la version officielle du 11/9. Ces personnalités imprudentes ont été aussitôt sommées de se rétracter, de faire amende honorable et de présenter des excuses publiques sous forme de ces confessions publiques et autres séances d’autocritiques qu’affectionnaient tant les tenants des meilleurs des mondes totalitaires dans les anciennes démocraties dites populaires.

D’après vous qui seraient les commanditaires des attentats ?

Comment savoir ? Comme dans toutes les vraies conjurations, nous avons un système de poupées russes, des emboîtements successifs d’acteurs, des jeux de miroirs, des leurres, des fausses pistes. Mieux vaut s’intéresser de savoir à qui profite le crime. « Is fecit cui prodest » ? Là encore les enchâssements, les intrications, les combinaisons d’intérêts sont multiples. En tout cas, certains indices laissent à penser qu’il y aurait eu un certains nombre d’initiés : le rachat des tours jumelles quelques mois avant le drame et leur réassurance pour un montant colossal, les ventes anormales d’actions et les spéculations à la baisse, la vielle ou l’avant-veille des attentats, sur les sociétés aériennes qui allaient y être impliquées, peuvent être de pures coïncidences… mais au fond, qui le croit ? Les enquêtes ont tourné court, les dossiers ont été refermés plus vite qu’ils n’ont été ouverts au prétexte qu’ils ne possédaient pas de lien direct avec les faits. Notez que ces bénéficiaires annexes voire marginaux ne sont ni les promoteurs, ni les vrais commanditaires de l’affaire. De simples profiteurs, des commensaux conjoncturels, pas plus. Mais également des révélateurs, des marqueurs de la conspiration.

Il me semble qu’il ne faille pas, qu’il ne faudrait pas chercher un commanditaire bien défini mais regarder plutôt en direction d’un faisceau d’intérêts convergents politiques, économiques, géopolitiques, géostratégiques, géoéconomiques avec un partage des tâches ou, au minimum, un consensus tacite pour encourager ou laisser faire les agents opérationnels. Tout cela s’est indéniablement concrétisé dans un montage au long cours, conçu, programmé et orchestré par des opérateurs d’une formidable compétence technique… mais au final, malgré la somme d’intelligence et de moyens engagés, l’affaire était cousu de fil blanc ! Et que l’on ne vienne pas nous dire que si un grand nombre de personnes, des milliers, peut-être plus, ont été engagés dans ce complot dirigé contre l’humanité, celui-ci aurait été immanquablement éventé, victime de fuites avant, pendant et après… Il est cependant assez facile d’invalider cet argument - sérieux uniquement en apparence – en rappelant que le Projet Manhattan, le bien nommé, qui allait aboutir à la nucléarisation gratuite – c’est-à-dire sans objectif stratégique immédiat – d’Hiroshima et de Nagazaki, s’est poursuivi pendant trois ans dans le secret le plus absolu alors qu’il impliquait quelque cent trente mille personnes … toutes restèrent silencieuse jusqu’au bout !

Au reste, il faudrait pouvoir développer ici les différents événements entrant dans la composition de l’apothéose qu’à été la chute des deux tours, les analyser – ce à quoi beaucoup se sont employés avec pertinence – puis procéder minutieusement à une sorte d’anatomo-pathologie de l’événement qui ouvre le bal des grandes perturbations du XXIe siècle. Indépendamment de cette revue de détail, l’on peut se faire une idée juste, même approximative, de qui sont ou pourraient être les opérateurs et les commanditaires au seul vu des effets produits.

Par analogie, Roosevelt, qui a sciemment laissé Pearl Harbour se faire bombarder, cherchait un prétexte depuis 1936 pour entrer en guerre dans le Pacifique et plus encore dans l’Atlantique nord et ce, à rebours de ses professions de foi enflammées en faveur de la paix. Le spectre de la grande crise continuait à hanter l’Amérique et la récession menaçait à nouveau. Dans ce contexte de montée des périls, le Congrès juif mondial, dont l’influence politique était considérable en Amérique tout comme l’est aujourd’hui celle de l’American Israel Public Affairs Committee, avait depuis 1933 déclaré une guerre ouverte et totale à l’Allemagne hitlérienne… Et l’on sait que le Congrès sut convaincre en autres par le truchement ses sous-marins en poste à la Maison Blanche tel le secrétaire au Trésor Henry Morgenthau, de la nécessité pour l’Amérique d’entrer en guerre. Une option par conséquent située aux antipodes de l’idéalisme abondamment louangé dans les manuels d’histoire. Un choix délibéré, celui de la guerre, qui s’appuyait sur une solide tradition interventionniste – il n’est pas exagéré de dire que l’Amérique est en guerre depuis deux siècles avec le reste monde - et beaucoup d’arrière-pensées impérialiste à savoir dépouiller, à l’occasion d’un conflit mondial, l’Europe des reliquats de ses empires coloniaux. Cela sous couvert du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de la liberté et de la démocratie. Chanson connue que l’on a à nouveau serinée pour mieux nous endormir dans l’affaire libyenne.

De façon analogue – et récurrente - on sait aujourd’hui, et plus que jamais, ce que pèse la question de la sécurité de l’État hébreu dans la politique américaine. Nous venons d’ailleurs de le voir une fois encore avec le discours du Premier ministre israélien M. Benjamin Netanyahou, le 24 mai 2011 à Washington devant le Congrès des États-Unis … Un discours qui claquait comme autant de gifles sur le visage du président Obama, un discours sans concession, intransigeant disant « non » à tout, en premier lieu à l’existence d’un État palestinien, même virtuel… Un discours démontrant avec cynisme que les négociations de paix depuis 1967 n’ont jamais été que de la comédie, du faux-semblant… Un discours pourtant applaudi à tout rompre et à trente reprises par des sénateurs et des représentants en incandescence ! Ce qui en dit long sur l’adhésion – ou la soumission - intellectuelle et morale de la classe politique américaine aux diktats de la communauté israélo-américaine. De fait, il semble bien que ce ne soit plus à présent le Congrès américain qui soit à la manœuvre mais bel et bien l’AIPAC qui a pris le relais du CJM pour piloter les États-Unis dans des guerres préventives principalement au service – certes non exclusif - du cinquante-et-unième état de l’Union.

L’on sait en outre – en dépit des clameurs indignées qui se sont élevées à Tel-Aviv et ailleurs pour démentir toute implication israélienne dans l’invasion de la Mésopotamie au printemps 2003 – que la destruction de l’Irak baasiste constituait une priorité géopolitique… Cela dans la vision obsidionale de leur environnement où se complaisent les dirigeants de l’État hébreu et pas seulement les sionistes frénétiques du Likoud. De la même façon, le renversement du pouvoir à Téhéran, ou bien l’élimination du pouvoir alaouite et du Baas syrien, s’inscrivent dans la même perspective géostratégique visant à faire le nettoyage à la périphérie d’Israël, en principe pour mieux assurer la sécurité de ses frontières… des limites territoriales non encore fixées qui font d’Israël sans doute le seul pays au monde sans frontières définies.

Il faut aussi comprendre la récente partition du Soudan dans une même perspective. La division Nord-Sud du plus grand État africain par la géographie, aura été en effet autant un dessein de l’ancienne puissance coloniale britannique que celui de David Ben Gourion « fondateur » de l’État hébreu, l’homme qui le 14 mai 1948 a lu publiquement la Déclaration d’indépendance créant Israël. Or ce sont des considérations géopolitiques de cet ordre, inchangées depuis un demi-siècle, qui interviennent ou interfèrent de façon récurrente dans la vie de la superpuissance américaine, influant sur sa politique étrangère, notamment dans les décisions qui ont débouché sur l’ouverture de différents fronts de guerre. Paramètres et facteurs qui, combinés à d’autres, ont pu ou auraient pu certainement participer au processus ayant aboutit au coup d’État caché qu’a été cette « journée des dupes » du 11 Septembre 2001 !

Les événements sont rarement le fruit exclusif du hasard et les mêmes causes produisent les mêmes effets… Les drames de ce type qui ont émaillé l’histoire contemporaine sont toujours intervenus après de longues phases de maturation et de préparation parce qu’en effet les stratégies étatiques ou paraétatiques ne sont jamais improvisées. Elles se déploient sur le long terme, et en ce qui concerne l’exemple du Soudan il aura fallu quelque soixante ans pour aboutir et voir ainsi s’accomplir le projet de sécurité régionale conçu par le premier dirigeant de l’État hébreu.

Mais le « lobby juif » américain - lequel possède une existence officielle aux États-Unis mais n’existe pas en France, comme les instances judiciaires savent judicieusement le rappeler - n’est pas seul en cause en ce qui concerne le 11 Septembre proprement dit. Nous sommes vraisemblablement en présence de l’interconnexion de réseaux aux volontés et aux objectifs convergents. Ceux-ci regroupent des idéologues – issus des think-tanks néoconservateurs c’est-à-dire nés de la recombinaison posthume de Trotski, Machiavel, Carl Schmitt et Leo Strauss ! – auxquels s’ajoutent des stratèges de la finance et de l’économie, des militaires et des industriels, ces deux dernières catégories étant associées dans ce qu’il convient de nommer le complexe militaro-industriel, et aussi, bien entendu, les pétroliers.

Chacun peut identifier nominalement qui sont les derniers acteurs mentionnés. Il suffit pour cela de consulter la liste des Majors américaines, des grandes entreprises d’armements, et de leurs dirigeants, de consulter les organigrammes des administrations concernées pour disposer de quelques pistes de réflexion. Quant aux « idéologues », il s’agit évidemment des universitaires et autres experts qui élaborent, tissent la toile des doctrines de légitimation des politiques d’influence et d’expansion des États-Unis, corps théorique sur lequel s’appuieront les lobbyistes et les politiques pour faire avancer leurs pions et déclarer les guerres préventives planifiées depuis belle lurette quelles que puissent en être ultérieurement les pourtant prévisibles dérives sanglantes et autres bourbiers infernaux.

Point n’est besoin d’entrer dans les détails, mais l’autorité intellectuelle et morale d’ouvrages comme Le Choc des civilisations de Samuel Huntington n’a à l’évidence pas joué un rôle négligeable quand il s’est agi de faire avaler à l’opinion publique nord-américaine l’ouverture de fronts de guerre en Asie centrale - Afghanistan et Zones tribales du Pakistan - et au Proche-Orient. En familiarisant ou en habituant le citoyen lambda à l’inéluctabilité d’une confrontation entre grandes aires culturelles, des élites prestigieuses, mais intellectuellement dévoyées, préparent le terrain psychologique aux pires aventures militaires. Il incombe ensuite à cette intelligentsia de forger et d’entretenir un discours de justification pour les interventions extérieures les plus contestables et de trouver des explications alambiquées – et en apparence rationnelles – à la multiplication d’ennemis implacables de la démocratie américaine. De cette manière de savants ouvrages analysent la croissance des monstres virtuels - initialement créés ou soutenus par les Services américains : Al Qaïda et d’OBL… la remarque s’appliquant également aux hommes à abattre, les Hussein, Kadhafi, Assad, etc. – et que les analystes et universitaires décrivent abondamment à l’instar de nouvelles variétés zoologiques. L’imaginaire se met à vivre et prend corps sous la plume habile de ces scénaristes et apôtres de l’Apocalypse… Je vais peut-être vous surprendre, et surtout n’allez pas le répéter, mais Al Qaïda n’existe pas et le terrorisme est une blague. Je ne parle évidemment que pour les pays du « Nord », au sud, là-bas, c’est une autre paire de manches !

Si les terroristes étaient vraiment à l’œuvre, tapis dans l’ombre, il y aurait chaque jour dix morts dans chacune des grandes métropoles occidentales. Rien n’est plus facile en effet que de jeter une grenade dans un bistrot et de prendre ses jambes à son cou, comme le faisait par exemple la « résistance » des FTP-MOI – francs-tireurs et partisans/main-d’œuvre immigrée – de la fameuse Affiche rouge. Comme ce n’est pas le cas, j’en conclus que le terrorisme est une invention de nos politiques pour justifier des restrictions de libertés de plus en plus asphyxiantes… Et disant cela, ne venez pas m’objecter que je ferais une quelconque apologie du terrorisme, car il est impensable et surtout impossible de faire l’apologie d’une fiction !

Au demeurant, le terrorisme, là où il se manifeste vraiment, au Pakistan, en Insulinde, en Afghanistan, en Irak, relève de stratégies complexes ou parfois, tout bonnement, de règlements de comptes entre organisations rivales de la grande criminalité transfrontières. Les trafics de drogue (l’Afghanistan est le grand « super narco » État et il l’est devenu grâce aux États-Unis et à l’Otan), d’armes, et d’êtres humains sont connexes aux guerres souterraines qui font rage aux niveaux inférieurs de l’économie globalisée. En outre l’argent noir est bien entendu recyclé et blanchi dans l’économie à ciel ouvert. Il sert aussi à financer les campagnes électorales remontant ainsi, par percolation insidieuse, vers le sommet des appareils d’État…

Il existe donc des lieux où les lignes de partage séparant des marchés se croisent, se rencontrent et s’affrontent. En résulte une tectonique des aires de répartition des pouvoirs visibles et invisibles, donnant lieu à des chocs violents, lesquels se traduisent en tueries, attentats, terrorisme de toutes sortes… Israël, pays où s’affrontent des mafias locales et russes, en constitue un exemple emblématique : certains attentats particulièrement meurtriers ne font l’objet d’aucune publicité de la part des autorités, et l’on comprend bien pourquoi.

Il n’est pas rare non plus que des cervelles égarées se laissent contaminer par l’ambiance générale promotrice du désordre et s’essayent à jouer avec le feu… ce qui brouille un peu plus les pistes. Il est alors aisé pour les récupérateurs et les stratèges de la terreur - réelle ou de conditionnement subjectif - de tout fourrer dans le même sac avec l’étiquette Al Quaïda par-dessus. Ça fait chic et cela ajoute un épisode au feuilleton sans fin de la guerre éternelle déclarée par les États-Unis à ses ennemis virtuels/imaginaires/subjectivement réels et finalement existant en vertu de la dynamique des prophéties auto-réalisées !

Un dernier mot : dans ces très complexes jeux de billards à sept bandes, il est bien difficile de dire qui est la source initiale, autrement dit le décideur originel, le commanditaire, l’organisateur. Quant à l’exécutant, la plupart du temps il est inscrit sous la rubrique « consommable », expandable !

Et qui seraient ces exécutants ?

A priori, il existerait de façon générale trois types d’exécutants : le solitaire, agissant possiblement en free lance type Unabomber qui a envoyé pendant dix huit ans des colis piégés depuis sa cabane au fond des bois ; puis les gars endoctrinés, manipulés, conditionnés, plus ou moins fanatiques, plus ou moins conscients des finalités et des conséquences de leurs actes ; enfin les véritables exécutants, les manipulateurs qui se cachent derrière les exécutants de première ligne et qui la plupart du temps effectuent le travail en arrière plan du leurre destiné à être identifié, repéré et arrêté par les services de police et de sécurité.

Lee Harvey Oswald a-t-il agi seul ou sur commandite, la question est secondaire ? Car ce qui importe c’est il n’était apparemment qu’un écran destiné à détourner l’attention des véritables exécuteurs de John Fitzgerald Kennedy. Un leurre destiné à égarer les enquêteurs et l’opinion sur les raisons et les buts de l’assassinat et fournir ainsi des conclusions épousant immédiatement un imaginaire collectif préformaté. En ce qui concerne Oswald, le complot communiste s’imposait après des années de mise en culture de la Guerre froide, de diffusion des pires fantasmes conjurationniste rouges par Hollywood… une industrie de guerre mentale qui avance masquée derrière sa façade d’entreprise commerciale.

De la même façon, Timothy McVeigh, membre d’une milice patriotique, exécuté le 11 juin 2001 par injection létale pour l’attentat d’Oklahoma City - lequel fit, cinq ans auparavant, quelque 168 morts - était très certainement destiné à masquer les véritables perpétrateurs de l’attentat. Il fallait un appeau, un daguet à jeter à la meute, et ce fut lui qui, avec son camion chargé d’engrais agricole mais insusceptible d’entraîner la destruction complète des bâtiments du FBI, remplit ce rôle en occupant le siège du mort. Dans ce cas, comme dans presque tous les autres de même type, les vrais exécutants comme les vrais commanditaires courent toujours et ne seront certainement jamais ni connus ni inquiétés. Encore que des indications orientent toujours les soupçons vers ceux à qui profite le crime, directement ou indirectement.

Dans le cas Kennedy ont sait que celui-ci avait en 1963 peu avant sa mort, annoncé son intention de combattre la mafia et de mettre un terme au programme nucléaire offensif israélien engagé avec l’aide de la France. Kennedy effacé, il ne fut plus question d’entraver quelque projet nucléaire militaire que ce soit à l’Ouest du Jourdain… Quant aux mafias, elles n’eurent plus guère à craindre après l’assassinat en juin 1968 de Robert Kennedy, ancien ministre de la Justice de son frère John Fitzgerald ! En ce qui concerne le 11/9, si les pousse-au-crime, les boutefeux sont à chercher du côtés des néoconservateurs infestant les allées du pouvoir à Washington, il faut aller chercher pour les exécutants du côtés de certaines unités de services spéciaux tant américains qu’israéliens, ces derniers ayant pu servir de sous-traitants ou faire eux-mêmes sous-traiter tel ou tel segment de l’opération. Des complicités au sommet de la hiérarchie militaire américaine s’inscriraient également dans la logique dans ce schéma. N’oublions pas qu’en amont les Saoudiens et les Pakistanais auraient également eu leur partition à jouer…

Quant aux bénéficiaires ?

Qui bénéficie des « stratégies de la tension », qui sème le vent pour mieux récolter la tempête ? Tout bonnement ceux qui ont intérêt à attendrir la couenne des peuples pour leur faire accepter de vendre « spontanément » leurs richesses à vil prix et pour les convaincre d’acheter leurs marchandises à prix d’or… Tous ceux qui veulent davantage de « parts de marché » et veulent mettre les peuples en coupe réglée. Contrairement à ce que l’on pense, le commerce ne prospère pas seulement dans la paix et grâce à un « climat » de confiance car d’extraordinaires et passionnément juteux marchés se développent sur les ruines des nations à rebâtir ou pour alimenter les feux de la guerre.

De ce point de vue, les non-dits sont immenses. La guerre de février 1991 contre l’Irak visait à la destruction du Koweït avec en arrière-plan de fabuleux chantiers de reconstruction. C’est l’une des raisons pour laquelle la France s’était associée à cette mauvaise et meurtrière action avec sa ridicule opération Daguet : pénétration d’une centaine de kilomètres en « territoire ennemi » tout en repoussant des troupes irakiennes dépenaillées et sonnées - KO debout - après trois semaines de bombardements en continu… Une « balade » qui valut la croix militaire à tous ses participants ! Or, si Paris a trahi avec autant de facilité son allié et client irakien, ce n’est évidemment pas pour la plus grande gloire des Droits de l’homme mais pour obtenir un carton d’invitation à la cérémonie de distribution des prix, en un mot à la séance de partage des dépouilles. Espérons que cette fois-ci elle ne sera pas déçue par ses nouveaux amis du Conseil de transition libyen qui lui auraient promis monts et merveilles !

Las, la France, la pauvrette, en fut réduite en Irak à ramasser quelques miettes tombées de la table des repues franches et n’obtint que de petits et maigres marchés pour la réhabilitation de cette prodigieuse démocratie qu’est encore aujourd’hui le Koweït… et une participation symbolique à la reconstruction des infrastructures pétrolières en partie dévastées par les bombes intelligentes des coalisés. Les Américains en furent également quelque peu pour leurs frais puisque la première guerre du Golfe n’a pas rempli, et de loin, le rôle attendu, à savoir relancer l’économie américaine dès cette époque en état crise semi larvée. En 2001 elle était entrée en « récession » de l’aveu même de son président, GW Bush, il était par conséquent urgent d’agir et de ce point de vue le 11/9 est tombé pile poil !

En résumé, « Tempête du désert » fut une guerre d’annihilation destinée, au-delà de ses indéniables aspects économiques, à saigner à mort un Irak qui faisait décidément trop d’ombre à l’État hébreu… parce qu’il devenait une puissance régionale montante, qu’en conséquence il fallait le briser et le « renvoyer à l’âge de pierre »… Comme il s’agit de le faire aujourd’hui avec le deuxième et dernier état laïc bassiste au Levant, la Syrie. Mais il fallait « terminer le travail » resté inachevé et cela n’aurait pas été possible sans le 11 Septembre. Chacun sait que ce n’était pas l’Afghanistan qui était prioritairement visé, mais l’Irak… Kaboul n’a été ravagé que parce qu’il fallait amorcer l’engrenage de la terreur planétaire et que parce que le pentagone savait à l’avance que ce ne serait qu’une promenade de santé… qui a tourné vinaigre, mais il a fallu attendre 2004pour que le ciel commence à s’assombrir au-dessus des GI’s.

Il n’en reste pas moins que la Guerre du Golfe aura au moins, après 1991, dopé un secteur, celui de la défense antimissiles avec les ventes d’intercepteurs « Patriot » à Israël puis ensuite à l’Égypte, la Grèce, l’Allemagne, Taïwan, la Hollande, l’Espagne et aura de cette manière fourni une excellente vitrine - une visibilité médiatique optimale - pour le commerce des armes produites par les industries américaines. Le même scénario s’est répété à l’identique avec et après les interventions qui suivirent le 11/9 ! Notons également, que nombre de pays tiers, tirant leçon du sort funeste réservé à l’Irak, se sont par contrecoup lancés immédiatement après les deux Guerres du Golfe, 1991 et 2003, dans une course aux armements qui se poursuit à l’heure actuelle. Faut-il insister une fois de plus sur le fait, pourtant évident mais généralement contredit par la doxa dominante, que ce qui est bon pour l’industrie et le commerce ne l’est pas forcément pour la quiétude et la paix des peuples et des nations ?

Un dernier mot, les bénéficiaires du terrorisme comme instrument de domination intérieure – penser aux conséquences du 11/9 et des Patriot Act I et II qui mettent sous surveillance exhaustive les populations des États-Unis –et outil d’excellence en matière géopolitique et géoéconomique, sont multiples, certains sont des personnalités visibles, repérables, d’autres évoluent dans l’anonymat et le secret. Il serait cependant vain de croire que tous poursuivent des buts entièrement « matériels ». La volonté de puissance, la soif pouvoir, la « dominance » s’expriment par des voies éminemment concrètes, à commencer par celle de l’argent, en l’occurrence celle de l’Idole Dollar… Laquelle commence aujourd’hui à pâlir eu égard à l’endettement astronomique des États-Unis et à une perte de crédibilité croissante !

Bref, réduire la quête de puissance à une soif inassouvie de jouissances charnelles serait une erreur. L’homme vit aussi et d’abord par l’esprit, et la finalité de la puissance est peut-être sans doute essentiellement d’ordre messianique en ce qui concerne nombre d’acteurs et promoteurs du Nouvel Ordre international. En dernier ressort, presque a contrario de l’énoncé précédent, ce « messianisme » qui cherche l’instauration d’un nouvel ordre sociétal et mondial n’est-il pas taillé sur mesure pour promouvoir et assurer la pérennité non seulement d’individus mais également d’entités oligarchiques, des sectes et des mafias, des réseaux tribaux, claniques et familiaux qui prospèrent et se disputent les arcanes du pouvoir ?

C’est ainsi qu’à travers une certaine vision du monde, des hommes et des choses, à travers les fables et les mythes, à travers le dépôt légendaire des siècles, s’exprime tout simplement la grande loi naturelle des espèces, loi selon laquelle le plus fort élimine nécessairement le plus faible pour mieux imposer son propre héritage génétique. Or certaines idéologies marquées du sceau de la Bête, dont la vocation est de pousser les peuples à s’autodétruire et à se donner certains types de maîtres sous prétexte de Liberté abstraite, de Paix et de Bonheur factices dans l’Égalité et la Fraternité cannibales - du communisme marxisme-léninisme à l’anarcho-capitalisme friedmanien – servent une telle Loi.

Idéologies messianiques ou théologies de la Libération qui conduisent inéluctablement à la tyrannie universelle par le chemin du chaos. L’Ordo ab chao réputé salvateur par certains – et d’où est supposé sortir une humanité nouvelle sous la loi d’airain d’une gouvernance mondiale - est la voie tentatrice qui nous est maintenant offerte comme seule issue à cette Crise systémique mondiale prête à déferler sur les économies développées. Or les tenants et les chantres de ce projet totalitaire, sont les mêmes qui en sous mains financent le terrorisme et les médias, les crises et les révolutions « spontanées »… Ce sont ceux qui donnent un corps objectif aux peurs irrationnelles, qui investissent et spéculent à la hausse et à la baisse lors des paniques boursières afin de s’enrichir insolemment grâce à toutes les crises meurtrières et autres pénuries alimentaires qu’ils ont suscitées voire savamment orchestrées…

Ceux qui finalement sont peut-être derrière les attentats du 11 Septembre 2001 ressortent peu ou prou de ce que l’économie libérale nomme fort à propos « la Main invisible » censée réglée la marche économique du monde dans le cadre d’une concurrence non faussée, pure et parfaite… Car cette main invisible s’incarne bien quelque part en la personne de quelques stratèges de la méga finance, tantôt hommes politiques comme les Carlucci et Rumsfeld et Cheney protagonistes des événements du 11/9, lesquels savent à l’occasion s’associer à d’autres de leurs pairs, stratèges et officiants de la terreur d’État. À ce titre, le monde des puissants est en effet une vaste conspiration contre les peuples et les libertés réelles des hommes et des nations.

Quant aux promoteurs cachés de la Terreur et des stratégies de la tension à échelle mondiale, ceux qui ourdissent certaines provocations à l’égard de la Chine populaire par exemple, bénéficiaires invisibles de tous les désordres qu’ils s’emploient à répandre, leurs actions prend en temps ordinaire des formes plus ou moins repérables en tant que telles. Pensons aux fluctuations erratiques du cours des matières premières, ou encore aux manipulations de la dette grecque par le prédateur new-yorkais Goldman-Sachs, lequel d’un côté conseillait Athènes sur le moyen de travestir sa dette et qui simultanément spéculait sur sa faillite…

Le 11/9 est à ce titre un terrible révélateur des puissances de l’ombre à l’œuvre sous la surface des choses. Une puissance occulte qui ne serait pas envisageable sans la complicité active d’une médiacratie quasi psychotique évoluant dans une réalité parallèle où 2+2 font 5…

Voilà pourquoi la Tour N° 7 a pu s’écrouler spontanément et ce pourquoi Ben Laden à pur être l’objet d’une exécution extrajudiciaire dix ans après sa mort. Ce faisant nous comprendrons mieux alors comment et pourquoi le monde se porte mal ou pourquoi le mal s’aggrave de jour en jour et à une telle vitesse !

dimanche 11 décembre 2011

http://www.geopolintel.fr/article394.html

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EFkuuFAuZkFOIMqTuF.shtml



2 Analyse -  Géopolitique et stratégie– Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 

2-1 Donald Forestier : J’accuse : les sauveteurs du 11/09/2001

Il y a un an j'ai publié sur ce site mon livre « J'accuse la pandémie conspirationniste » au rythme d'un chapitre par semaine. Les lecteurs attentifs auront peut-être remarqué qu'il en manquait deux dans la seconde section : celui sur les sauveteurs et les familles de victime remettant en cause la version officielle, et celui évoquant les états d'âmes des membres de la commission Kean Hamilton. Le premier chapitre se divisera en deux articles. Voici le premier traitant des sauveteurs.

Message aux modérateurs : pour ceux qui ne connaissent pas Donald Forestier et pourraient le comprendre de travers, il vous faut lire son commentaire de dévoilement :http://www.agoravox.fr/spip.php?page=forum&id_article=83977&id_forum=2739885.

Donald : un narrateur inversé adepte de la démonstration par l'absurde....

 Les attentats du 11 septembre 2001 sont de très loin les attentats plus meurtriers de toute l'histoire. Au total ce sont près de 2986 citoyens de 30 nationalités différentes qui ont péri en cette journée funeste.

 On n'a retrouvé que 293 corps complets ; plus de 1500 personnes ont pu être identifiées à partir de 20 000 fragments de bouts d'os et de tissus, dont des centaines seront retrouvés en 2006 sur le toit de la tour de la Deutsche Bank située à un jet de pierre de la tour sud. 1151 personnes ont disparu sans laisser la moindre trace.

Ces chiffres impressionnants témoignent à la fois de l'immensité du désastre, et de la violence inouïe de l'effondrement des tours. Je veux me joindre, avant de commencer ce chapitre, aux familles qui ont perdu des proches en cet événement de basculement. Je m'associe en pensée à leur douleur et à leur deuil, et partage leurs prières quelle que soit leur confession religieuse. Où que soient les victimes du 11 septembre, qu'elles reposent en paix.

 

 A présent je me sens un peu mieux, plus serein. Aucun chapitre de cette étude ne m'a posé un cas de conscience plus aigü, et je tenais à me mettre un peu en condition. Si certains ont été choqués par tel ou tel des morceaux précédents, j'ai peur, malheureusement, d'élever leur indignation à un cran encore supérieur dans ce nouveau chapitre. Il peut en effet paraître scandaleux que je tienne à faire le procès des associations de citoyens sans compétence particulière comme les familles de victimes et les pompiers demandant la réouverture d'une enquête sur les attentats du 11/09. On ne parle pas, comme au chapitre précédent, de spécialistes, comme Richard Gage ou Sibel Edmonds, qui ont vécu les événements de loin et ne sont entrés dans la ronde conspirationniste que des années plus tard, mais de ceux qui ont été touchés dans leur chair au plus profond d'eux-mêmes. La pudeur aurait pu me retenir d'en parler, mais comme nous avons là affaire, avec les deux associations de pompiers et de familles de victimes, aux deux fers de lance de la pandémie les plus redoutables, j'aurais péché par faiblesse, manque de cran, si j'avais oublié de jeter avec les autres ces deux sacs poubelles dans la benne.

 La morale de l'histoire n'est pas en effet celle que tout le monde connaît. Un deuil, aussi immense soit-il, ne doit pas servir de prétexte à des combats politiques honteux et hors de propos. C'est bien de pleurer, ça soulage, mais c'est mal de détourner ses larmes pour son profit personnel. Les larmes ne sont ni une monnaie d'achat, ni un moyen de pression. Quand on sort du cimetière il faut retrouver ses esprits, et savoir rester digne, et discret.

 Autant de principes que n'ont pas respectés les deux associations de secouristes et de familles de victimes, et dont je veux dénoncer les abus et errances dans ce chapitre.

 

 L'association des secouristes du 11 septembre 

 J’ai déjà eu l'occasion d'évoquer les pompiers du 11 septembre dans le chapitre 3 sur la tour WTC7, le comportement douteux de certains d’entre eux, leur refus d’obéir aux ordres d’évacuation, leur comportement excessivement téméraire, « à la John Wayne », leur vanité démesurée en raison de la présence de caméras, leurs témoignages la plupart du temps bancals… C'est néanmoins une belle épine dans le pied de l'establishment étasunien, que l'association des Fire Fighters for 9-11 truth montée en août 2008 par Erik Lawyer et demandant la réouverture d'une enquête. Certes les pompiers sont la corporation, qui, avec 343 soldats du feu engloutis en faisant leur devoir, a payé le plus lourd tribut humain dans ces événements tragiques. L'esprit de sacrifice dont ils ont fait montre ce jour-là suscite encore aujourd'hui l'admiration universelle. Pour avoir été dans les tours, parfois jusqu'au point d'impact des avions, ce sont les témoins les plus proches et les plus directs de ce qui se passait dans les tours entre l'impact des avions et leur effondrement. Leur association par ailleurs ne regroupe pas une minorité des secouristes ayant participé au déblaiement du site de Ground Zero, mais une majorité d'entre eux.

 Bref, non seulement les pompiers du 11 septembre disposent d'un crédit de compassion considérable, mais en plus leur témoignage a une portée qu'il est impossible d'éluder.

 

 Comme les architectes et ingénieurs fédérés autour de Richard Gage, les secouristes de l'association des Fire Fighters for 9-11 truth prétendent que les trois tours n'ont pas été détruites des suites de l'impact des avions et des incendies, mais du fait d'une démolition contrôlée. Leurs porte-parole participent souvent à des conférences conjointes avec leurs collègues en col blanc.

 Voilà comment ils étalent leur doutes sur la pétition qu'ils ont mise en ligne sur leur site : « Au nom du peuple des États-Unis, nous soussignés pompiers pour la vérité sur le 11 septembre et affiliés, sommes profondément troublés par la version « officielle », et la façon dont les secouristes de Ground Zero ont été oubliés.

 Nous pensons qu'il existe des preuves accablantes d'obstruction de la justice, de destruction d'éléments de la scène du crime, dénoncée par les commissionnaires eux-mêmes. Le sénateur Cleland a démissionné de la commission en déclarant : « l'enquête est à présent compromise. »

 Un peu plus loin ils posent l'hypothèse de l'utilisation d' « accélérateurs exotiques » pour expliquer l'effondrement. Entendez : des explosifs et de la nanothermite.

 Ils formulent pour finir une série de demandes parmi lesquelles : la réouverture d'une enquête indépendante sur les attentats du 11 septembre, l'examen de l'hypothèse d'une destruction des immeubles au moyens d' « accélérateurs exotiques », des poursuites judiciaires contre ceux qui dans l'appareil d'état auraient fait obstruction à l'investigation ou auraient contribué à la destruction des preuves, enfin, l'application de la loi Zadroga.

 Cette loi, votée en décembre 2010 dans des circonstances que je détaillerai plus loin, prévoit l'octroi, pour les secouristes ayant participé au déblayage du site de Ground Zero, un fonds d'indemnisation pour les maladies qu'ils auraient contractées lors de ces opérations ingrates mais nécessaires. Nous touchons là un point très polémique de l'affaire : non seulement dans les pompiers nous avons la corporation qui a payé le plus lourd tribut humain dans l'effondrement des tours, mais, à l'occasion des opérations de déblayage du site, nombre d'entre eux auraient été empoisonnés par l'air ambiant chargé de poussière toxique. Beaucoup seraient en train de mourir à petit feu du fait d'une exposition prolongée aux effluves toxiques émanant des décombres de Groud Zero. L'administration Bush serait coupable pour avoir garanti l'innocuité du cocktail de poussière dès les premiers jours, et freiné des quatre fers pour accorder des indemnités aux pompiers malades ou mourants dont beaucoup seraient dans l'incapacité de financer leur traitement.

 

 J'ai déjà débunqué les hypothèses de la nanothermite et de la démolition contrôlée dans les chapitres 3et 4. Je ne m'appesantirai donc pas sur ces éléments de controverse. Deux points maintenant me semblent d'une urgence absolue à traiter, en terme de debunking : les témoignages d'explosions qui ont tant fait jaser dans les chaumières des truthers, et, surtout, les prétendues maladies professionnelles des secouristes du 11 septembre.

 

 Les témoignages d'explosion

 Il existe de nombreux enregistrements de témoignages audio ou vidéo faisant état d'explosions dans les tours avant leur effondrement. Ces témoignages, au nombre d'une grosse centaine, émanent de pompiers, de journalistes, ou de citoyens qui se trouvaient là par hasard.

 Je commencerai par répéter (ce que doit commencer faire tout bon journaliste qui veut se faire une idée définitive sur ces questions ardues) l'argumentaire lucide auquel recourt le scientifique Jérôme Quirant dans un courriel au conspirationniste Charmord publié sur le forum de reopen911 : « Les témoignages humains ne sont pas des preuves surtout dans ces conditions de catastrophes. La première démarche du scientifique est JUSTEMENT DE LES ECARTER… On connaît tous l’histoire de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours… Les légendes entourant la journée du 11 septembre sont largement au-dessus de toute rationalité… Pour ce qui est des bruits de démolition contrôlée, il faudrait organiser un pèlerinage pour ceux qui croient à cela pour voir quel est le bruit que créent ces explosions. »

 Je me joins absolument à cette analyse qui suffit à expliquer un ensemble de questions litigieuses soulevées par les truthers : comment se fait-il que pendant 5 ans l'administration de Michael Bloomberg, le maire de New York, ait refusé catégoriquement de rendre publics les témoignages d'explosions ? Comment se fait-il, mieux, qu'elle ait refusé de communiquer ces enregistrements aux membres de la commission d'enquête Kean Hamilton, puis aux enquêteurs du NIST qui avaient été mandatés pour expliquer les effondrements des trois tours ? Ces centaines de témoignages ne valant guère mieux, pour détourner une expression heureuse de M Quirant, « que ceux faisant état d'une sardine bouchant le port de Marseille  », il est facile de comprendre que c'est par professionnalisme, et souci d'épargner aux commissionnaires de longues et inutiles tergiversations, qu'ils ont maintenu si longtemps secrets ces enregistrements. Le Fire Comissioner Nicholas Scoppetta invoque deux autres arguments à l'appui de cette thèse : un que, Zacarias Moussaoui ayant pu disposer de ces enregistrements pour la préparation de son procès, ce procès aurait été annulé s'ils avaient été rendus publics ; deux que leur dévoilement constituerait une violation de la dignité de ces héros tombés au champ d'honneur, et plongerait de nouveau dans la détresse leurs proches éplorés. A vrai dire, pour être honnête, même après avoir creusé je ne comprends pas trop le premier argument, mais le second, en plus d'être parfaitement convaincant, montre avec éclat les profondes qualités humaines de quelqu'un comme M Bloomberg.

 Ces explications n'ont malheureusement pas suffi. Menacée de procès par certaines familles de victimes,la ville de New York a été finalement contrainte de dévoiler certains enregistrements en 2005. Je ne surprendrai pas mon lecteur en lui révélant que ces témoignages n'apportent aucun grain à moudre aux truthers, rien de plus en tous cas que ceux déjà révélés par le Times par des canaux non officiels. Enfin s'il veut s'en faire une idée par lui-même, en voici trois, extrait d'un dossier conspirationniste intitulé « Collapse  ». Un dit : « Alors que nous regardions le bâtiment, ce que j'ai vu, c'était comme si les 4 côtés du bâtiment explosaient. Nous avons réellement entendu les « pops », dans les bâtiments. » Un autre : « J'ai pensé que les terroristes avaient installé des explosifs quelque part dans le bâtiment. C'était aussi fort que çà, des claquements d'explosifs. » Un autre : « Soudain il y a eu un autre boom sonore aux étages supérieurs, et il y a eu une série de petites explosions qui semblaient faire le tour du bâtiment, aux étages supérieurs. Et un autre souffle venant du sol, avec une grosse boule de feu qui crachait beaucoup de débris.  »

 Certes, on doit faire confiance aux pompiers qui sont habitués à pénétrer dans toutes sortes de brasiers, qui savent faire la différence entre une explosion et une vitre qui pète, et sur les 118 témoignages déclassifiés la plupart semblent aller dans le même sens. Mais il faut avoir bien en tête le caractère exceptionnel de la situation. Jamais les pompiers ne s'étaient retrouvés sur un terrain de jeu aussi immense, il y avait toutes ces caméras et tous ces appareils photos... Il me semble donc évident que les pompiers ont été victimes d'une hallucination collective, du type de celles que C. G. Jung décrit dans son livre sur les ovnis pour expliquer les visions collectives de soucoupes ou de cigares volants. Remarquez au passage comment ils gesticulent sur certaines vidéos, en faisant de grands mouvements des bras, comme s'ils voulaient mimer par des gestes ce qu'ils seraient incapables de faire avec des phrases.

 

 D'autres faits encore plus incroyables doivent nous amener à reconnaître que les pompiers du 11 septembre n'avaient décidément pas les yeux en face des trous : on dispose de l'enregistrement audio du témoignage de deux pompiers au moment où ils atteignent le 78ème étage de la tour nord. Que dit-il ? « Nous avons deux foyers d'incendie isolés ; faites monter deux lances : nous devrions être capables de les réduire avec deux lances » Les pauvres hommes seront emportés dans l'effondrement de la tour qui survient quelques minutes plus tard. Rendez-vous compte ! Alors que l'incendie était forcément gigantesque (nous sommes quelques étages en-dessous du point d'impact), l'homme prétend ni plus ni moins qu'il est pratiquement éteint, et qu'à la limite quelques seaux d'eau suffiraient à l'éteindre ! Ce fait est évidemment impossible au vu des conclusions sans appel du rapport de la commission Kean Hamilton et de ceux du NIST, qui énoncent que ce sont les incendies, et les incendies seuls qui ont entraînés l'effondrement des trois tours. On est obligé de conclure que les deux hommes nageaient en plein délire, puisqu'ils ne sentaient ni ne voyaient les flammes incandescentes qui forcément les environnaient de toutes part.

 

 On doit également noter l'utilisation abusive de chalumeaux oxy-ethylène par les pompiers : en effet on voit, sur certains segments de poutres jaillissant des ruines des tours jumelles, des traces nettes de découpage réalisées à l'aide de cet instrument.

 Lorsque certains truthers, pour expliquer l'existence de plaques de métal en fusion dans les décombres du site, invoquent l'hypothèse de la démolition contrôlée au moyen d'accélérateurs exotiques, Jérôme Quirant les rappelle à la raison en expliquant que cela ne peut être que la résultante de l'utilisation de tels chalumeaux. Il en donne la raison sur son site de debunking bastison.net : certaines poutres pour être évacuées plus facilement ont été découpées au chalumeau oxy-éthylène, et quant aux concentrations de lave plus volumineuses allégués par certains témoignages, il s'agit certainement (pas besoin d'imaginer une autre hypothèse) d'aluminium dont la température de fusion est beaucoup plus basse que celle de l'acier, et qui était présent en abondance dans le parement des tours. Maintenant, si c'est cela l'explication, alors nous sommes face à une énigme : comment se fait-il que sur certaines images on voit de la lave s'écouler à travers les fenêtres, près des points d'impact ? A quoi cela peut-il bien correspondre ? Les incendies avaient transformé les environs en fournaise, mais certainement pas au point de provoquer des écoulements de lave. Du reste on voit bien que la lave dans ce cas précis ne provient pas du parement, qui demeure intact, mais de l'intérieur de la tour.

 Je sais que l'hypothèse semblera à certains tirée par les cheveux, mais à mon avis les suspicions doivent donc se tourner vers les seuls susceptibles de parvenir à un tel résultat : ça ne peut être que certains pompiers de New York qui, au lieu d'éteindre les nombreux foyers d'incendie, ont eu la riche idée de vouloir baptiser leurs énormes chalumeaux de compétition dont ils brûlaient de se servir ! L'identité des coupables demeurera malheureusement pour toujours un mystère : en effet l'immeuble s'effondre peu de temps après que l'on voit le filet de lave s'échapper de la fenêtre. Mais la responsabilité des pompiers sur ce coup-là de fait pas l'ombre d'un doute.

  Sous cet éclairage inédit, je comprends tout à fait que les enquêteurs du NIST aient décidé de ne reteniraucun de ces témoignages, de la même façon qu'ils ont délibérément décidé de ne réaliser aucun prélèvement d'échantillon de la poussière des ruines... comme aucun explosif n'a été utilisé, il est inutile d'en chercher des traces, et tous les témoignages d'explosion sont des faux ou ressortissent à des hallucinations collectives.

 

 La loi James Zadroga et la polémique des pompiers malades du 11 septembre. 

 Le vote de la loi James Zadroga en décembre 2010 fait de l'affaire des secouristes cancéreux l'aspect sans doute le plus vivant de la polémique qui s'est développée autour des attentats du 11 septembre. James Zadroga est un inspecteur de police qui a participé pendant 450 heures au déblaiement des décombres dans les semaines suivant l'attentat. Au bout de deux mois, l'homme commence à ne pas se sentir très bien : il crache ses poumons, et est pris de vomissements. Très inquiet, il se rend chez un médecin qui lui diagnostique une silicose des poumons, malheureusement incurable. D'ici 3 ans il sera aveugle, et dans 5 il mourra. Diagnostic correct puisque l'homme décède en 2006, à l'âge très vert de 34 ans. Persuadée que ce décès prématuré est lié au séjour du secouriste sur le site, la famille fait procéder à une autopsie et mène une action pour requalifier ce décès en maladie professionnelle directement liée à sa présence prolongée sur Ground Zero. Au terme de cette action, pour la première fois, le décès d'un secouriste de Ground Zero est lié à sa présence prolongée sur le site. Cette action débouche sur le vote de la loi James Zadroga en décembre 2010, qui ouvre la possibilité, dans l'attente des résultats d'une enquête médicale menée sur une vaste échelle, de débloquer une enveloppe de 7,4 milliards de dollars pour les personnes comportant des séquelles physiques découlant de leur implication directe dans les opérations de déblaiement sur le site de Ground Zero.

 Le cas de James Zadroga ne serait en effet pas isolé. Selon John Feal, secouriste qui a perdu un pied sur le site de Ground Zero et qui a créé la Fondation Fealgood, dont la mission est de « faire prendre conscience et donner des éléments d'informations au public sur les séquelles catastrophiques dont souffrent les pompiers du 11 septembre », 51 secouristes du 11 septembre seraient déjà morts des suites de cancers prématurés, et uniquement des hommes jeunes n'ayant pas dépassé 40 ans. Certains documentaires de propagande récemment sortis semblent confirmer cette affreuse éventualité. L'un d'entre eux est particulièrement saisissant. Réalisé par deux de nos compatriotes, Xavier Deleu et Oriane Demeulin, les héros sacrifiés du 11 septembre met en scène un photographe présent sur le site au moment des attentats, qui depuis a pris fait et cause pour les secouristes. L'homme parcourt les Etats-Unis pour aller à leur rencontre, les interviouver et les photographier. Deux cas sont particulièrement impressionnants : celui de Franck Silechia, ouvrier du bâtiment qui a travaillé 10 mois sur le site. L'homme marche avec difficulté, parle avec lenteur, et le regard tourné vers l'intérieur, comme s'il n'était déjà plus de ce monde : « Avant je débordais d'énergie, j'étais fort comme un bœuf. Maintenant c'est terminé, je suis... je tombe en miettes, je me sens vide, je me sens inutile, pourquoi est-ce que j'existe ? Mon traitement est censé m'aider... je déteste le fait que les gens oublient le 11 septembre. Moi je n'oublierai jamais. Quant à moi, quand je mange, quand je bois, quand je dors, du matin au soir je pense au 11 septembre. J'ai sorti 47 personnes des décombres, j'y pense sans arrêt. J'ai des amis et des collègues qui souffrent des mêmes problèmes que moi, et ça me ronge. On ne reçoit pratiquement aucune aide du gouvernement fédéral. L'aide financière ça aussi ça me ronge... C'est un cauchemar sans fin pour moi. 3000 personnes sont mortes ce jour-là, et la liste continue de s'allonger. J'en ferai bientôt partie. C'est juste une question de temps. » celui de John Mc Namara, pompier ayant œuvré sur le site, aujourd'hui décédé : « J'aimerais que la ville reconnaisse... Ils nient encore que les cancers soient liés au World Trade Center. Ils ont peur d'admettre leur responsabilité. Question d'argent, j'imagine : ils ne veulent pas être poursuivis. (…) Sur le site je n'ai pas trouvé un seul ordinateur, un seul téléphone, une seule chaise, un seul bureau. Tout avait été pulvérisé, réduit en poussière, à néant. Quand on trouvait un fragment de corps, c'était un jour faste. (…) J'ai commencé à être malade en juin 2006. J'ai ressenti d'affreuses douleurs abdominales, j'ai été voir mon médecin. Il a remarqué des tâches sur mon foie et il a pensé au cancer du colon ; j'ai donc passé une coloscopie. La tumeur était si grosse que le coloscope ne pouvait pas passer. Elle bouchait presque tout. Le médecin a dit qu'il avait rarement vu de tumeur aussi virulente au niveau du colon. Mon ami Shawn avait lui une tumeur qui adhérait à sa colonne vertébrale, et son docteur lui a dit qu'il n'avait jamais vu une tumeur aussi virulente. En tout j'ai subi 4 opérations. Je suis une expérience vivante. Ils m'ont ouvert de part en part. On m'a retiré la moitié du foie, le côlon, la vésicule biliaire, un bout d'estomac, et la moitié du poumon gauche. Puis ils m'ont mis une pompe, tout ça en 10h30 d'opération. »

 Les témoignages en eux-mêmes sont peut-être bouleversants mais il faut savoir garder la tête froide. Première remarque déjà, ces deux-là sont complètement contradictoires. l'un dit avoir trouvé 47 corps, l'autre dit qu'il n'a trouvé que des bouts de corps. Enfin, peut-être que Mc Namara n'avait pas la chance de se trouver dans un bon coin… Allez, sur ce point je leur laisse le bénéfice du doute…

 Fait beaucoup plus solide maintenant, la mise en scène de l'ensemble du documentaire les héros sacrifiés du 11 septembre, comme celle d'une femme à abattre, que j'ai débunqué au chapitre précédent, me semble des plus sujette à caution. Dans le cas de Silechia, premier témoignage, nous avons de toute évidence affaire à un fétichiste, puisqu'il a gardé intact dans son jardin un 4*4 rempli de poussière de Ground Zero qu'il n'a pas lavé depuis l'époque. On voit par ailleurs, qu'en plus du cancer, il a été atteint de plein fouet par la pandémie conspirationniste puisqu'il suspecte au détour d'une phrase (bonjour le hors-sujet), le maire de New York d'avoir volé 219 millions de dollars sur le fonds d'indemnisation d'un milliard prévu pour les pompiers dans une loi précédente de 2010. Dans le cas McNamara, second témoignage, que dire de l'introduction dans laquelle on voit le photographe mitrailler l'ancien « héros » sous tous les angles, avec le casque de pompier rutilant et le fiston en bonne place sur les clichés ? Le plus choquant est peut-être ces courtes scènes où il demande à ses interlocuteurs moribonds, à des fins de manipulation de l'opinion, de poser à côté des dizaines de médicaments qui leur ont été prescrits disposés en pyramides évocatrices.

 Ce genre de reportage permet d'entrevoir cet aspect particulièrement révoltant de la psychologie des pompiers du 11 septembre : la volonté de se mettre en avant à tout prix, de profiter du moindre rayon de soleil médiatique pour faire jaillir hors de terre les délétères mauvaises herbes de la pandémie conspirationniste.

 

 Je n'imagine pas un instant que la représentation étasunienne puisse rester insensible à la détresse humaine en général, puisse laisser sur le bord de la touche des héros de leur patrie, comme les pompiers prétendent l'être avec la vanité qui les caractérise. Or dans cette affaire, ils ne veulent rien lâcher, rien reconnaître. « Que ces pompiers dévoyés aillent mourir en silence dans leur coin » semblent penser de nombreux députés et sénateurs, au vu de l'intransigeance de leur refus face aux demandes répétées des plaignants. Le lecteur s'en convaincra avec l'énumération suivante. Les sénateurs républicains ont fait obstruction à la loi Zadroga en décembre 2010, parviennent à ramener la somme de 7,4 milliards de dollars promise à l'origine aux secouristes à 4,3 milliards. En avril 2011, selon Anne-Mary Bowmann, vice présidente de l'association Fealgood, des experts médicaux viennent prendre le corps d'un pompier décédé sous les yeux de sa famille pour de nouveaux examens, alors qu'il allait être inhumé. Le but était de prouver que sa maladie n'était pas liée à son métier. Le même mois, est adopté un amendement à la loi Zadroga qui autorise le FBI à croiser les données personnelles de dizaines de milliers de secouristes prétendant bénéficier de la loi Zadroga avec son fichier anti-terroriste, afin de s'assurer qu'aucun membre d'Al Qaida ne se glisse dans cette clique de soupirants. Pour être indemnisés, ceux-ci devront impérativement communiquer ces informations à l'agence de renseignement. Enfin, dernier coup de théâtre, paraît en juillet 2011 un rapport s'appuyant sur plusieurs études médicales établit que «  trop peu de preuves existent à l'heure actuelle pour que l'on propose d'ajouter le cancer, ou un certain type de cancer, à la liste des problèmes de santé liés au World Trade Center. », en conséquence de quoi tous les secouristes ayant contracté des cancers ne seront probablement jamais indemnisés au titre de la loi Zadroga.

 Il est toujours intéressant dans une histoire d'entendre tous les sons de cloche, et de ne pas céder à l'émotion, qui oblitère si facilement le jugement. En l'occurrence, l'attitude intransigeante de l'establishment étatsuniens montre bien que l'histoire des pompiers n'est pas très crédible. Dans le tas il doit bien y avoir un lot de vrais cancers, mais je frémis en imaginant la proportion d'hypocondriaques, de mythomanes, et de voyous, sans compter les agents d'al Qaida infiltrés dans cette cour des miracles pour abuser de la générosité du gouvernement.

 

 A la limite, la seule faute qui m'apparaît imputable à l'administration W. Bush, comme le montre un rapport rendu public en 2003 par l'agence de protection de l'environnement (EPA), c'est d'avoir expressément demandé à sa directrice Christie Whitman, « d'ajouter des déclarations rassurantes, et de mettre en sourdine celles qui pouvaient être alarmantes » quant à la qualité de l'air respiré par les secouriste sur le site de Ground Zero. Ainsi voit-on cette dernière affirmer, quelques jours après les événements, que : « Les concentrations (de produits toxiques), sont telles qu'elles ne posent pas de problèmes de santé. Nous allons nous assurer que tout le monde soit en sécurité ». Il est malheureusement possible que deux ou trois pompiers un peu trop curieux s'étant penchés au-dessus d'un trou particulièrement toxique aient respiré quelques effluves pas très catholiques. Mais depuis la directrice de l'agence n'a-t-elle pas eu le courage, en 2003, de démissionner de son propre chef, pour se consacrer à sa famille, et ne pas plomber la campagne de réélection de George W. Bush ? Et la position responsable qu'elle avait prise en 2001 n'a-t-elle pas facilité la réouverture de la bourse de Wall Street, située à deux pas du World Trade Center, six jours plus tard ? Je sais bien que certains tiqueront de ce que je privilégie le matériel sur l'humain, mais la crise des subprimes en 2007 nous a appris que les institutions financières étaient le cœur du système, que c'était là qu'était le soleil véritable autour duquel toute la réalité humaine gravitait, que la disparition de ce soleil entraînerait la mort du système et le commencement d'une errance sans fin pour les planétoïdes que nous sommes tous. Il est là le véritable poumon des États-Unis d'Amérique, et par ricochet du monde libre et démocratique ! Qui sait ? Peut-être même cette décision de Christie Whitman, en permettant de relancer dare-dare le moteur économique étasunien, a-t-elle contribué à sauvegarder des précieux points de croissance et des millions vies irremplaçables..

 Une dernière remarque là-dessus : pourquoi un pompier s'émouvrait-il de contracter un cancer ? A force d'aller dans les incendies, de respirer des fumées toxiques de toutes sortes, c'est un noir compagnon que l'on croise tôt ou tard sur son chemin. Partir d'un cancer pour un pompier, c'est comme la cirrhose pour les vigneronss, ou la balle perdue pour les soldats, cela fait partie, tout bien pesé, de l'ordre naturel. La charte des pompiers ne stipule-t-elle pas que la mort fait partie des risques du métier ?

 Conclusion

 Je veux finir cette accusation du comportement des pompiers en cette journée funeste du 11 septembre 2001 et dans la décennie qui a suivi, en rendant hommage au président George W. Bush, injustement brocardé selon moi dans cette polémique nauséabonde. Les pompiers ont en effet un grief particulier envers le 43ème président des États-Unis d'Amérique : l'homme s'est servi dans plusieurs de ses spots de campagne de 2004 de vidéos mettant en scène des familles de victimes et des pompiers de Ground Zero.Celui intitulé « safer, stronger », où l'on voit un groupe de pompiers transportant le cercueil d'un des leurs recouvert de la bannière étoilée, sur fond d'images de la tragédie a particulièrement choqué les intéressés. La polémique populiste qu'ils ont déclenchée en réponse n'a heureusement pas empêcher le président qui a dû faire face à l'impensable de gagner une seconde fois le cœur du peuple étasunien.

 Le caractère choquant de cette démarche n'est qu'apparent. La séparation des pouvoirs, contrairement à des pays comme la France, n'est pas un vain mot. Si le président George W. Bush avait écouté son cœur, il aurait certainement signé sans réfléchir n'importe quel chèque en blanc que leur aurait tendu les pompiers. Cependant une enquête indépendante a été menée. Les sénateurs, surtout dans le camp républicain, domptant le flot d'émotions patriotiques qui les submergeaient, ont courageusement mené leur enquête pour voir de quoi il retournait vraiment. Il s'est avéré au terme de cette enquête dont les premières conclusions ont été rendues en juillet 2011, que les pompiers avaient en quelque sorte « vendu leur corps » pour les besoins de ce que l'on est obligé de considérer, tout bien pesé, comme une arnaque à l'assurance. Peut-être avaient-ils été mis en appétit par les 4,65 milliards de dollars récupérés par le pauvre Larry Silversteïn, l'homme qui a sauvé d'innombrables vies de pompiers en les obligeant à sortir de la tour 7 avant son effondrement (voir chapitre 3). Larry Silversteïn, un vrai héros pour le coup... aucun rapport avec ces pompiers mythomanes qui entendent des explosions à chaque coin de rue, et fantasment un cancer derrière chaque grain de beauté. Tout ce monde-là à l'évidence ne joue pas dans la même division.

 

 Post Scriptum : au moment où je rends public sur le World Wide Web ce chapitre sur les pompiers dévoyés du 11 septembre, un reportage vient de passer sur M6 dont les personnages principaux sont les pompiers du 11 septembre. Les auteurs du reportage, qui disposent d'autres moyens que moi, ont pu se rendre aux Etats Unis pour mener leur enquête dans des conditions autrement plus satisfaisantes. Ils sont parvenus à deux conclusions que je suis obligé de discuter, eu égard à leur caractère profondément novateur.

Premier point : Les auteurs ont découvert que les policiers présents autour du site se sont rendus compte avant les pompiers que les tours jumelles allaient s'effondrer et ont tenté de les avertir. Ce nouveau fait renforce mon hypothèse de la folie des pompiers : si des gens ne connaissant rien aux incendies d'immeubles peuvent avertir des professionnels d'une évidence faisant partie du B-A BA de leur instruction, nous tenons là la preuve indubitable de l'état de démence des pompiers que j'ai décrit de façon convaincante à travers deux exemples édifiants. Second point : les policiers, l'esprit foudroyé par cette évidence auraient tenté d'avertir leurs collègues en rouge à l'intérieur des tours, mais en vain, en raison du fait qu'ils n'étaient pas informés de la fréquence sur laquelle était calée les talkie-walkies des pompiers.

Là je suis obligé de m'insurger. Autant la première hypothèse me semble traduire une belle trouée dans le chemin vers la vérité, autant le second me semble propre à jeter le discrédit le plus profond sur le respectable et nécessaire mouvement des debunkers. Comment imaginer une erreur aussi incroyable ? Il faut bien plutôt supposer que les pompiers ont entendu les avertissements des policiers, mais qu'ils n'ont pas voulu les entendre. Occupés à cisailler les poutres en acier au chalumeau oxy-éthylène, rendus sourds à toute parole humaine sensée, la parole de leurs collègues en bleu comptaient à ce moment là pour de la poussière.

Cette interprétation des mauvaises communications me semble pour le coup vraiment tirée par les cheveux, et sur ce coup-là, je me dis que la petite chaîne qui monte est tombée bien bas.

Donald Forestier

10-10

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/j-accuse-les-sauveteurs-du-11-09-102031

 

Article bon à 98 pour cent seulement qq petites réserves mais qui ne portent pas sur le cœur du sujet traité

M.



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 

18.01.2012

n°31- Dossiers du 11-09 - 18-01 - a1 - : Le 11/9 est un attentat sous fausse bannière.

 


n°31- Dossiers du 11-09 - 18-01 - a1 - : Le 11/9 est un attentat sous fausse bannière.


Dossiers du 11-09(Début)

n°31 du 18- 01

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossierdu 11-09" est  visible  sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

Vous retrouverez ce journal 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : 

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Les attentats du 9/11/01 "EN 5 MINUTES" - Solving the Mystery of WTC 7 - French

1-2 Le 11/9 est un attentat sous fausse bannière.

1-3 Tim Hjersted : Tabou ou pas, les journalistes ont le devoir de parler honnêtement du 11-Septembre.

2 Dossier & Point de vue.

2-1 Mike Gravel :Untournant historique.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage. 

3-1Lalo Vespera : 11-Septembre : de la misère journalistique à la logique de collabos.

 


 1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Les attentats du 9/11/01 "EN 5 MINUTES" - Solving the Mystery of WTC 7 - French

Pour les 10 ans de l'attaque sur les tours du World Trade Center à NY. RTL a invité

Michel Collon,

Isabelle Durand (Ecolo),

Pieter De Crem (Ministre de la Défense)

et d'autres experts favorables aux invasions de l'Irak, l'Afghanistan et la Libye.

VIDEO  http://www.youtube.com/watch?v=9TodrYHvsfI&feature=player_embedded


1-2 Le 11/9 est un attentat sous fausse bannière.

Cette vidéo repose sur l'affirmation fausse de l'attentat du 11/9 par les musulmans.
Le 11/9 est un attentat sous fausse bannière commis par l'administration des USA (CIA ou...et?) pour justifier les guerres projetées par l'oligarchie US afin de maintenir sa domination sur le monde.
VIDEO http://www.ubest1.com/?page=video/34170/Des-citoyens-am%C3%A9ricains-expliquent-pourquoi-le-monde-d%C3%A9teste-les-%C3%89tats-Unis#null >


1-3 Tim Hjersted : Tabou ou pas, les journalistes ont le devoir de parler honnêtement du 11-Septembre.

Le site d’information vidéo alternatif FilmsForAction – sorte d’AgoraVoxTV américain – prend ouvertement position pour la liberté de parole sur le 11-Septembre, et vilipende aussi bien les grands médias que les sites d’information alternative pour leur attitude d’omerta ou d’auto-censure sur ce sujet malgré l’accumulation de faits pourtant reconnus et documentés – toujours de façon ponctuelle – qui contredisent la version du gouvernement US. Le directeur du site, Tim Hjersted, choisit ici d’illustrer son propos à l’aide de 25 exemples rapportés par la  grande presse au cours de ces 10 années, et qui, mis bout à bout, devraient amener tout journaliste honnête et désireux d’informer réellement ses lecteurs, à admettre que le cadre global dressé par ces informations ne colle pas avec tout ce qui nous a été raconté par les autorités sur les événements du 11 septembre 2001. 

Inutile de préciser que ces 25 exemples choisis par l’auteur ne constituent qu’une infime partie des éléments contredisant la thèse officielle, et que ces derniers peuvent être consultés entre autres dans

Tim Hjersted, sur FilmsForAction, le 2 janvier 2011

Traduction GV pour ReOpenNews

Qu’est-ce que la « vérité » sur le 11 septembre 2001 ? C’est en fait assez simple, il s’agit de relater les deux versions de l’histoire, ou plutôt toutes les versions. Cela signifie assembler tous les faits connus, les questions sans réponses, les [récits des] protagonistes et les points de vue contradictoires, le tout au sein d’un même récit, aussi complexe soit-il – en donnant un poids et un contexte appropriés à chacune des perspectives les plus pertinentes. Cela signifie rapporter l’histoire – et son analyse – indépendamment des pressions gouvernementales, publicitaires, corporatistes ou culturelles.

Malheureusement, très peu de journalistes ont fait ce travail, ou sont capables de le faire. Pourtant, chez Films for action, nous pensons que notre statut de média indépendant nous impose de rapporter les versions alternatives sur le 11/9. Et la raison en est que nous avons, en tant qu’éditeurs, fait des recherches très poussées sur le sujet, et que nous sommes persuadés que c’est le seul choix responsable et éthique possible. Les médias grand public et la plupart des médias alternatifs ont refusé de faire ce choix, par conséquent cette tâche nous revient, comme entité citoyenne. Nous devons le faire quel que soit le coût politique ou en termes de pertes de soutien que cela pourrait générer. Lorsqu’un journaliste prend connaissance des aspects légitimes, mais non relatés de cette histoire, il est simplement de son devoir de le faire.

Bien sûr, tout cela pose la question de la crédibilité. Tout journaliste sérieux doit reconnaitre que s’il existe une information crédible, vérifiable qui conforte une vision critique vis-à-vis de la version gouvernementale, cette voix mérite d’être mentionnée. Pour écarter ce dilemme moral, la plupart des médias voudraient faire croire à leur public qu’il n’y a pas de question ou de fait qui mérite leur attention, et c’est ainsi que nous voyons pratiquement partout des textes dénonçant les sceptiques du 11/9 à l’aide d’arguments ridicules ou d’attaques personnelles sans jamais donner le contexte de leurs arguments.

Mais la vérité est qu’il existe des dizaines d’informations qui méritent largement de paraitre dans les journaux et qui contredisent la version officielle, et dont les faits qu’elles relatent ont été vérifiés par les grands médias. Mais ces histoires sont pratiquement toujours enterrées ou  isolées de leur contexte, ce qui permet d’occulter leur signification réelle.

En voici 25 exemples pris sur le site wanttoknow.info

  • 1996 – 2001 : À de multiples occasions, des agents secrets ont fourni des rapports détaillés sur l’endroit où se trouvait Ben Laden. À chaque fois, le directeur de la CIA ou des responsables de la Maison Blanche ont empêché son élimination. [Los Angeles Times, 5/12/2004New York Times, 30/12/2001autres]
  •  
  • 2000-2001 : Quinze des dix-neuf pirates de l’air n’ont pas rempli correctement le formulaire de demande de visa en Arabie Saoudite. Seulement six d’entre eux ont été interrogés. Tous les quinze auraient dû se voir refuser l’entrée aux USA. [Washington Post, 22/10/2002ABC, 23/10/2002] Deux ténors républicains affirment que si le personnel du Département d’État avait respecté les procédures légales, le 11-Septembre aurait pu être évité [AP, 18/12/2002,autres]
  •  
  • 2000-2001 : L’armée US conduisait des exercices simulant des détournements d’avions qui étaient ensuite utilisés comme armes contre des cibles pour faire le maximum de victimes. L’une de ces cibles était le World Trade Center (WTC), une autre, le Pentagone. Pourtant, après le 11/9, des officiels de la Maison Blanche et de la Sécurité ont dit et répété qu’ils avaient été surpris par le fait que les terroristes avaient fait s’écraser des avions de ligne contre des bâtiments importants. [USA Today, 19/4/2004Military District of Washington, 3/11/2000New York Times, 3/10/2001autres]
  •  
  • Janvier 2001 : Après les élections de novembre 2000, les agences de renseignement US ont reçu l’ordre d’arrêter toute investigation sur Ben Laden et la famille royale saoudienne. Elles avaient [de toute façon] été systématiquement gênées dans leurs enquêtes sur les Saoudiens. [BBC, 6/11/2001autres]
  •  
  • Mai 2001 : Pour la 3e fois, le chef de la sécurité US rejette l’offre du Soudan de lui livrer des dossiers sur Ben Laden et al-Qaïda. Un haut responsable de la CIA appellera cela « la plus grosse erreur du renseignement jamais faite. » [Guardian, 30/9/2011autres]
  •  
  • Juin-août 2001 : Les services allemands avertissent la CIA que des terroristes au Moyen-Orient s’entrainent à détourner des avions et envisagent de frapper les intérêts américains. Le président russe Vladimir Poutine alerte les USA au sujet de pilotes kamikazes s’entrainant pour attaquer des cibles US. Fin juillet, un émissaire des talibans prévient les États-Unis que Ben Laden prépare une vaste attaque sur le sol américain. En août, Israël avertit de l’imminence d’un attentat d’al-Qaida. [Fox News, 17/5/2002The Independent, 7/9/2002CNN, 12/9/2002autres]
  •  
  • 26 juillet 2001 : Le procureur général John Ashcroft cesse d’utiliser des vols commerciaux suite à l’annonce de menaces [d’attentats]. [CBS, 26/7/2001] En mai 2002, Ashcroft sort de son bureau au lieu  de répondre aux questions qui lui sont posées à ce sujet. [Fox News/AP, 16/5/2002autres]
  •  
  • 6 août 2001 : Le président Bush reçoit un mémo des services de renseignements l’avertissant que Ben Laden est en train de planifier le détournement de vols commerciaux. Le mémo est intitulé « ben Laden déterminé à frapper aux USA », et mentionne spécifiquement le WTC. Pourtant, Bush déclarera plus tard que ce mémo « ne disait rien sur un attentat aux USA. » [CNN, 12/4/2004Washington Post, 12/4/2004Briefing, 6/8/2001autres]
  •  
  • 27 août 2001 : Un superviseur du FBI tente de s’assurer qu’aucun pirate ne peut « prendre le contrôle d’un avion et le faire s’écraser contre le World Trade Center. » [Rapport du Sénat, 17/10/2002] Le siège du FBI le blâme pour avoir prévenu la CIA. [Time, 21/5/2002autres]
  •  
  • 10 septembre 2001 : Plusieurs hauts responsables du Pentagone annulent brusquement leurs voyages prévus pour le lendemain, apparemment pour des raisons de sécurité. Pourquoi cette information n’a-t-elle pas été diffusée plus largement ? [Newsweek, 13/9/2001Newsweek, 24/9/2001autres]
  •  
  • 11 septembre 2001 : Des experts en récupération de données parviennent à retrouver les informations stockées sur 32 disques durs endommagés au WTC. Les données révèlent une brusque augmentation du nombre de transactions financières juste avant les attentats. Des transferts illégaux de plus de 100 millions de dollars ont transité par les ordinateurs du WTC immédiatement avant et pendant le désastre du 11/9. [Reuters, 18/12/2001CNN, 20/12/2001autres]
  •  
  • 11 septembre 2001 : Par une étrange coïncidence, une agence de renseignement US avait prévu un exercice le 11 septembre 2001 à 9h du matin, au cours duquel un avion devait s’écraser contre un de ses bâtiments près de Washington DC. [USA Today/AP, 22/8/2002autres]
  •  
  • 11 septembre 2001 : Quelques heures après les attaques, un « gouvernement de l’ombre » est formé. Des membres éminents du Congrès déclarent ne pas avoir eu connaissance qu’un tel « gouvernement de secours » avait été prévu. [CBS, 2/3/2002Washington Post, 2/3/2002,autres]
  •  
  • 11 septembre 2001 : Six contrôleurs aériens qui ont communiqué avec les avions détournés enregistrent leur description des événements quelques heures après les attentats. La bande ne sera jamais remise au FBI. Elle sera plus tard détruite illégalement par un superviseur sans que personne n’en ait fait la transcription ou ne l’ait même écouté. [Washington Post, 6/5/2004,NY Times, 6/5/2004]
  •  
  • 13-19 septembre 2001 : Des membres de la famille Ben Laden sont mis sous la protection du FBI et rassemblés dans un endroit tenu secret. Ils quittent le pays à bord d’un avion privé alors que les aéroports ne rouvriront que plusieurs jours après les attentats. [New York Times, 30/9/2001Boston Globe, 20/9/2001autres]
  •  
  • 15-16 septembre 2001 : Plusieurs pirates de l’air du 11/9, dont leur chef, Mohammed Atta, semblent s’être entrainés sur des bases militaires US. [Newsweek, 15/9/2001Washington Post, 16/9/2001Los Angeles Times, 15/9/2001autres]
  •  
  • 20 septembre 2001 : Plusieurs pirates de l’air mentionnés plus tard dans le Rapport de la Commission sur le 11/9 sont toujours vivants. « Cinq des supposés pirates ont refait surface, vivants, innocents, et stupéfaits que leurs noms et leurs photos soient apparus sur les télévisions satellites… Les pirates de l’air ont usurpé leurs identités. » [Citation du Times of London, 20/9/2001, voir aussi BBC, 23/9/2001autres]
  •  
  • Décembre 2001 – février 2002 : Les USA organisent l’arrivée au pouvoir de deux anciens employés de la firme pétrolière Unocal : Hamid Karzai, le président par intérim de l’Afghanistan, et Zalmay Khalizad, l’envoyé des USA. Les gigantesques bases construites pendant la guerre en Afghanistan se trouvent précisément sur la route du projet de pipeline pétrolier. [Chicago Tribune, 18/3/2002autres]
  •  
  • 17 mai 2002 : Dan Rather déclare que lui et d’autres journalistes n’ont pas pu investiguer correctement depuis le 11/9. Il dessine de manière précise les pressions subies [pour se conformer à la version officielle] depuis les attentats du 11/9. [BBC, 16/5/2002Guardian, 17/5/1002,autres]
  •  
  • 23 mai 2002 : Le président Bush explique qu’il s’oppose à l’établissement d’une commission d’enquête indépendante sur le 11/9. [CBS, 23/5/2002] Le Vice-président Dick Cheney s’oppose [également] à toute audition publique sur le 11-Septembre. [CNN, 29/1/2002Newsweek, 4/2/2002autres]
  •  
  • 30 mai 2002 : L’agent du FBI Robert Wright accuse formellement le FBI d’avoir délibérément contrecarré les investigations qui auraient pu empêcher le 11/9. Il est menacé de représailles s’il en parle devant le Congrès. [Fox News/Reuters, 30/5/2002autres]
  •  
  • 22 juillet 2004 : le Rapport de la Commission sur le 11/9 est publié. Il ne fait aucune mention de ce qu’un an avant les attentats, une équipe top secret au Pentagone avait identifié quatre des pirates de l’air du 11/9, dont le leader Mohammed Atta. Le porte-parole de la Commission a d’abord expliqué qu’ils n’avaient pas été informés de ce fait, mais a reconnu plus tard qu’ils l’avaient été. [New York Times, 11/8/2005autres]
  •  
  • 2004 – 2005 : Un nombre toujours plus important d’officiels du gouvernement et de leaders politiques expriment leur scepticisme vis-à-vis de la version officielle sur le 11/9. Une centaine de leaders et 40 membres de familles de victimes du 11/9 signent une déclaration appelant à une enquête non biaisée sur les éléments de preuves suggérant que de hauts responsables du gouvernement aient pu de façon délibérée laisser les attentats se produire. [Plusieurs publications…]
  •  
  • 9 août 2006 : Un livre écrit par les deux co-présidents de la Commission sur le 11/9, Thomas Kean et Lee Hamilton, souligne les tromperies répétées de la part du Pentagone et de la FAA, y compris au sujet de la « timeline » des vols 77 et 93. CNN News : « Le fait que le gouvernement… continue de mentir indique que nous avons clairement besoin d’une enquête sur ce qui s’est réellement passé. » [CNN, 9/8/2006 , MSNBC/AP, 4/8/2006autres]
  •  
  • 2006 – 2011 : Plus de 50 hauts responsables du gouvernement, 100 éminents professeurs, 1500 architectes et ingénieurs dénoncent le Rapport de la Commission sur le 11/9 comme étant fallacieux, et appellent à une nouvelle enquête indépendante [Hauts responsables,ProfesseursArchitectes, …]

Vous trouverez ici 60 pages d’exemples, tous référencés et sourcés et rapidement vérifiés par les grands médias.

Pourquoi ces informations n’ont-elles pas été rapportées de façon plus large, même parmi ce que l’on appelle les médias alternatifs ? Project Censored a publié un excellent ouvrage d’investigation sur la censure dans les médias. Se basant sur une douzaine de faits d’actualité comme autant d’études de cas (y compris certains relatifs au 11/9) qui soit n’ont jamais été publiés par la presse alternative, soit l’ont été de façon anecdotique, Project Censored examine les raisons pour lesquelles une grande partie de la presse alternative souffre du même « modèle de propagande » que celui qui affecte les conglomérats des grands médias. « The propaganda model of news » (Le modèle de propagande des actualités) qu’Edward Herman et Noam Chomsky ont co-écrit explique en détail la moralité abjecte et l’échec professionnel de la plupart des médias à privilégier leurs principes professionnels par rapport à l’opportunisme politique.

Les journalistes peuvent rapporter en toute sécurité les histoires ci-dessus s’ils le font de manière ponctuelle, mais s’ils tentent de les présenter dans leur intégralité, alors le filtre qui maintient les autres journalistes « aux ordres » aura vite fait de les cataloguer comme un « théoricien de la conspiration », l’une des armes les plus toxiques et efficaces pour s’assurer que l’auto-censure reste la norme.

Lorsque l’on assemble ces dizaines de récits rapportés par les grands médias en une unique trame narrative (chose que tout journaliste est capable de faire) il devrait être clair que le fait d’exiger une nouvelle enquête est une réaction à la fois valide, rationnelle, et respectable vis-à-vis de toutes ces informations.

En fait, plusieurs membres de la Commission sur le 11/9 et d’autres hauts responsables gouvernementaux ont eux-mêmes déclaré qu’ils ne croyaient pas en la description des événements donnée par le gouvernement et qu’ils pensaient qu’une nouvelle enquête était nécessaire. Mais évidemment, cette information (qui mériterait pourtant d’être publiée dans les médias) n’a jamais été rapportée correctement.

Nous espérons que vous qui lisez ces lignes et qui avez peut-être été choqués par notre décision de traiter de ce sujet, comprenez à présent notre position et la respectez. Nous osons espérer également que vous serez d’accord pour dire que le fait de parler honnêtement de tous les aspects de cette histoire, en faisant fi des tabous et du « politiquement correct » est une position de principe que tous les médias devraient adopter, s’ils n’étaient pas étranglés par autant de conflits d’intérêts. Enfin, nous espérons que vous vous autoriserez à aller un cran plus loin en créant dans votre espace culturel quelque ilot de liberté où pourront avoir lieu ces discussions certes gênantes, mais ô combien nécessaires.

Une société qui met en avant les principes démocratiques et de liberté de la presse devrait accueillir de tels débats à bras ouverts. Elle devrait également être la première à défendre le droit à la parole lorsque celui-ci est attaqué.

Tim Hjersted

04 janvier, 2012 by GeantVert 

Traduction GV pour ReOpenNews

En lien avec cet article :

  • Le site de référence "Complete 9/11 Timeline" collecte l’ensemble des articles parus dans les médias sur le sujet du 11-Septembre.

Et aussi :

04 janvier, 2012 by GeantVert

·         http://www.reopen911.info/News/2012/01/04/tabou-ou-pas-les-journalistes-ont-le-devoir-de-parler-honnetement-du-11-septembre/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Reopen911-News+%28ReOpen911+-+News%29

 



2 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Mike Gravel :Untournant historique.

Cette fin d'année 2011 marque sans aucun doute un tournant historique pour la justice sur les événements du 11-Septembre comme en témoignent différentes initiatives citoyennes en Italie,  en Angleterre, et aux USA.  

Le 10ème anniversaire des attentats marquera-t-il la fin des réactions épidermiques et permettra-t-il d'avancer sur la recherche des responsabilités ?

Nous pensons que l'exigence de vérité de milliers de professionnels et une volonté citoyenne toujours plus affirmée ne peuvent plus être ignorées sans faire insulte aux valeurs démocratiques et au droit à l'information les plus élémentaires.

Et le "Mouvement international pour la Vérité sur le 11/9" a désormais une chance unique de pouvoir porter le 11-septembre devant un jury populaire 

Cette dernière initiative américaine est portée par un groupe de personnalités aux états de service exceptionnels, et sa voix sera celle de Mike Gravel, ancien sénateur démocrate de l'Etat de l'Alaska. ReOpen911 s'associe pleinement à cette campagne citoyenne exemplaire, en recevant à Paris son porte parole. Elle est financée par une importante campagne de dons, et  consiste à proposer lors des prochaines élections présidentielles US de 2012 un référendum aux citoyens du Massachusetts (USA) visant à instituer une nouvelle enquête indépendante sur les événements du 11-Septembre 2001. Un « OUI » amènerait pour la première fois le 11-Septembre devant un jury à pouvoir d'assignation. De plus, plusieurs hautes personnalités américaines s'associent à ce projet citoyen dont l'ex-parlementaire et candidate aux présidentielles américaines de 2008 Cynthia McKinney, le professeur et ancien diplomate canadien Peter Dale Scott, et bien d'autres...

 

Le sénateur Mike Gravel s'était fait connaître mondialement lors de la diffusion dans les années 70 des Pentagon Papers, des documents secrets obtenus par Daniel Ellsberg dévoilant les mensonges et les manipulations des autorités américaines dans l'affaire du "Golfe du Tonkin" qui entraîna les USA dans la Guerre du Vietnam. Après que le New York Times en eût publié une partie, l'Administration Nixon s'arrangea pour bloquer cette diffusion et pour sanctionner tout journal qui continuerait la publication de ces documents. Depuis la tribune du Sénat américain, Gravel (alors jeune sénateur) insista pour dire que ses électeurs avaient le droit de connaître la vérité sur les raisons de l'entrée en guerre des USA, et commença à lire un à un, devant le Sénat US, 4100 des 7000 pages de documents, afin qu'ils soient enregistrés et restent dans le domaine public. Il publia en 1971 un livre intitulé "The Pentagon Papers".

 

Le sénateur Gravel et l'équipe de la Citizens 9/11 Commission Campaign ont toute légitimité pour porter cette initiative historique et pour en finir définitivement avec l'expression « conspirationniste ».

C'est l'espoir de justice qui fait un pas de géant.

Sur la nécessité d'une nouvelle enquête citoyenne sur le 11/9 

Mike Gravel

Interview de Mike Gravel - Janvier 2011
 
Articles de Mike Gravel publiés par Mondialisation.ca   

Mondialisation.ca,

Le 9 novembre 2011

ReOpen911 - 2011-11-04

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=GRA20111109&articleId=27558



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1Lalo Vespera : 11-Septembre : de la misère journalistique à la logique de collabos.

Le magazine Le Point vient de mettre en ligne* le dossier publié dans son numéro du 1er décembre dernier, consacré aux « obsédés du complot », à l'occasion des récents rebondissements dans la saison 3 de l'affaire DSK.

Une nouvelle fois, l'hebdomadaire se lance dans quelques rapprochements hasardeux avec la problématique du 11-Septembre en noyant celle-ci dans un amalgame de comparaisons fumeuses.

La ficelle du « conspirationnisme » pour inhiber le débat sur les attentats de 2001 étant aujourd'hui usée, pourquoi Le Point s'embarrasse-t-il de cette manœuvre qui a peu à voir avec le journalisme et davantage avec une activité de propagande pour discréditer tout exercice de la pensée critique sur cet événement fondateur de l'histoire récente ?

Et plus généralement, quelle sont les motivations et la logique de ces médias qui, en France, s'obstinent curieusement à défendre bec et ongles la version officielle du 11-Septembre délivrée par le gouvernement des États-Unis, quelque soit la somme gigantesque des aberrations qu'elle comporte ?
Dix années d'observation

L'aspect passionnant que soulève ce dossier du Point, et bien d'autres cas de figure similaires avant celui-ci, se situe dans la compréhension du système qui conduit certains individus au sein des médias à organiser une instrumentalisation de l’information. L'hebdomadaire qui surfe sur l'affaire DSK pour coller du « négationnistes » sur le dos des opposants à la théorie officielle de la conspiration sur le 11-Septembre, et qui nous ressert le même refrain éculé, ne fait certainement pas tout ça en dilettante.
Certes, le contenu qui nous est offert ici affiche une forme de misère journalistique qui est presque devenue coutumière. On est très loin de l'esprit d'Albert Londres dans le traitement du sujet**, et bien proche de celui d’un magazine people comme Closer. Mais en l'occurrence, cette misère n'est pas tant due à l'incompétence de ceux qui rédigent ces articles (ou à la fatuité d'un Taguieff, appelé en renfort, partisan jusqu'à l'extrême et toujours dévoué pour vendre quelques cravates), mais plutôt aux intentions qui sont les moteurs des positions qu'ils défendent. À ce sujet, AgoraVox a récemment publié un article intitulé « Mathieu Kassovitz et la rhétorique de disqualification », à l'occasion du procès que le cinéaste avait intenté à plusieurs journalistes qui l'avaient qualifié de « révisionniste » ou caricaturé en adepte de Goebbels à la suite de sa prise de position critique à l'égard de la version officielle sur le 11-Septembre. Un commentaire posté sur le site ReOpen911 en réaction à cet article, par une internaute nommée Carla, se montre fort pertinent :
« Dénigrement, évitement, intimidation, mensonges par omission, la presse utilise toutes les ficelles pour ne surtout pas aborder l'examen minutieux des FAITS et faire de l'obstruction passive. Par contre, concernant les insultes à Matthieu Kassovitz, on est carrément dans une démarche très active (carrément militante) de prise de position caractérisée, qui outrepasse de très loin les prérogatives que l'on peut attendre d'un organe de presse. Pour moi, Laurent Joffrin*** et consorts ont fait bien plus qu'une simple bévue professionnelle. Ils ont ce jour-là affirmé publiquement leur appartenance à des relais de pensée nauséabonds (qu'il reste à déterminer), non compatibles avec la poursuite pantouflarde d'une activité de presse. »

Après dix années d'observation de cette position aberrante d'une grande majorité des médias dominants, qui soit ignore, soit ridiculise, soit attaque avec une virulence démesurée toute vision alternative à la version officielle sur le 11-Septembre, il est possible aujourd'hui d'affirmer que la position de ces médias ne relève pas d'une vague ignorance du sujet, d'une attitude « pantouflarde » ou passive, ou d'une bévue sans cesse répétée… Ce qu'on observe en l'occurrence est d'une tout autre nature. Comme le précise Carla, il s'agit bien d'une « démarche très active, carrément militante » de la part de ces « organes de presse ». Le lynchage médiatique infligé à Mathieu Kassovitz démontre une volonté de nuire gravement à l'honneur et à la réputation de toute personnalité osant s'affranchir publiquement de la version officielle. Voilà qui est bien loin d'une quelconque aspiration ou éthique journalistique.

Et dernièrement, sur d'autres fronts, les citoyens attentifs auront identifié quelques média-mensonges, ainsi que Michel Collon nomme fort à propos cette nouvelle arme de diversion massive. Qu'il s'agisse du conflit en Libye, où de lourdes contre-vérités concernant les massacres de populations ont été fournies par des sources arrangeantes, et pilonnées sans réserve par les médias occidentaux, avant que ces manœuvres ne se révèlent être que des simulacres d'information servant les intérêts des membres de l'OTAN. Qu'il s'agisse de la Syrie et de l'Iran pour lesquels sont utilisés plus ou moins les mêmes procédés sans qu'aucune leçon ne semble être retenue du fiasco libyen. Ou qu'il s'agisse encore du fait que peu de journalistes s'émeuvent outre mesure de l'anomalie actuelle qui veut que quelques agences de notation - agences privées - implantées aux États-Unis, jouent avec le destin économique des pays européens, comme on parie sur des chevaux… Tout ça termine de démontrer la duplicité d'une partie des médias dominants, et la forfaiture à laquelle ils participent.

Operation Mockingbird
Tous ces médias qui entretiennent plus spécifiquement la dynamique de dénigrement acharné sur toute liberté de parole concernant le 11-Septembre et assurent ainsi la formidable rigidité du tabou sur le sujet le font sous l'influence de responsables qui s'inscrivent dans un courant atlantiste. Et ce courant mérite une attention toute particulière en ce qui concerne la façon dont il a infiltré les médias en France.
L'atlantisme a pris naissance au départ de la guerre froide. Dans les années 50, un vaste programme nommé « Operation Mockingbird », aujourd'hui bien documenté, a été mis en place par la CIA pour infiltrer les médias nationaux et étrangers, et influencer leurs contenus afin que ces derniers se montrent favorables aux intérêts américains. En quelque sorte, un système de propagande secrète qu'il est intéressant de situer en parallèle avec « Les armées secrètes de l'OTAN » mises en lumière par Daniele Ganser.
La méthodologie consistait à placer des rapports rédigés à partir de renseignements fournis par la CIA auprès de journalistes conscients ou inconscients de cette manœuvre. Ces informations étaient ensuite relayées par ces journalistes et par les agences de presse. À l'étranger, ce système a été très payant dans le cadre de la déstabilisation de pays en vue de coups d'État ou autres délicatesses, comme au Guatemala en 1954. Des auditions menées par le Congrès américain en 1975, dans le cadre de la Commission Church, ont prouvé que plusieurs responsables de presse ainsi que des journalistes avaient été payés par la CIA dans le cadre de l'opération Mockingbird.
Par ailleurs, un des aspects intéressants de toute cette affaire est le fait que l'homme qui a initié et longtemps dirigé cette imposante opération de propagande est Frank Wisner Senior qui est un des fondateurs de la CIA. Mais celui-ci est aussi le père de Frank Wisner Junior qui est encore aujourd'hui un gros poisson de la diplomatie américaine et qui n'est pas sans lien avec les ramifications séditieuses du 11-Septembre. Mais là où le cocktail politique devient pétillant, c'est quand on remarque que Frank Wisner Junior est également le beau-père d'Olivier Sarkozy, le demi-frère du Président français. Cela pourrait à la rigueur n'être qu'anecdotique, mais il faut savoir que c'est ce même Frank Wisner qui, il y a longtemps déjà, a introduit Nicolas Sarkozy dans les réseaux d'influence politique aux États-Unis et lui a permis de tisser des liens précieux dans le cadre de son accession au pouvoir en France.

Réseaux d'influence
Les réseaux d'influence américains en Europe sont très puissants, mais ils ne sont pas les seuls facteurs qui peuvent inciter les médias à confondre information et propagande. Lorsqu'ils sont publics, ces médias sont, depuis la présidence Sarkozy, sous le contrôle accru de l'exécutif. Et lorsqu'ils sont privés, ceux-ci sont en bonne partie financés par les fleurons de l'oligarchie économique mondiale ou par les fabricants d'armes. Cet état de fait ne contribue certainement pas à produire des organes de presse d'une neutralité exemplaire. D'autant plus que la décennie passée nous a démontré que la finance mondialisée et les marchands d'armes étaient parmi les premiers bénéficiaires du 11-Septembre. À partir de ce constat, comment imaginer que la logique de l'argent n'a pas d'influence sur le contenu de l'information qui est produite par ces médias ? C'est particulièrement remarquable pour la presse de gauche (Libération financé par Rothschild), dont on attendrait volontiers qu'elle offre une vision réellement alternative de la marche du monde, ce qui n'est pas le cas. David Ray Griffin a analysé ce phénomène pour les USA, et ce n'est guère différent ici.

Il est également important d'évoquer les réseaux d'influence sionistes dont le fait est qu'ils sont de très fervents soutiens de la version officielle sur le 11-Septembre, et ce, pour une raison qui reste encore à déterminer… Quoi qu'il en soit, l'autorité de ces réseaux est considérable dans les médias occidentaux. Et bien entendu, évoquer ce fait revient à se situer au croisement de deux tabous majeurs de notre époque, sionisme d'un côté, 11-Septembre de l'autre. Autant dire qu'à ce croisement est dressé un bûcher qui attend les esprits libres qui choisiraient de s'y aventurer. Pour prendre quelques repères sur ce sujet, il est intéressant de consulter l'ouvrage de référence de Stephen Walt et John Mearsheimer « Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine » aux éditions La découverte, ou de visionner le documentaire réalisé sur l'impact de cette publication.

Le livre « Black List » dans lequel Kristina Borjesson réunit les témoignages de quinze grands journalistes américains, nous a appris en 2002 comment le journalisme américain a perdu son titre de quatrième pouvoir et comment le naufrage de l'investigation a permis les dérives que nous avons constaté avec le 11-Septembre et les guerres d'agression en Irak et en Afghanistan. Et comme nous l'avons vu, aujourd'hui nous observons une accentuation de ces dérives avec les mensonges concernant la Libye et la finance mondiale. Ce naufrage vaut aussi pour la France, et les pressions des réseaux atlantistes ne sont pas étrangères à cette évolution que le site La mécanique universelle analyse avec pertinence : « Les symboles sont légions de la collusion entre le milieu journalistique et les puissants du marché, de la politique ou du star-système (livres écrits en commun, amitiés, loisirs, appartenance aux mêmes clubs…) Depuis la prise de contrôle direct ou indirect des médias par le marché, une pensée unique s'est imposée, alignée sur les thèses les plus conservatrices des grands patrons et des grands guerriers, aux commandes du monde. […] La collusion entre journalistes, marchés et politiques, est préjudiciable à l'ensemble humain, y compris bien sûr au marché et au journalisme. […] Cette collusion anéantie également, tous les rêves et les idéaux grâce auxquels les journalistes se sont engagés dans cette vocation. L'humanité future considèrera sans doute les quelques décennies autour de l'an 2000, comme un vaste retour à la propagande… »

L'atlantisme en France : le charme discret de la collusion
Le courant atlantiste qui s'est enraciné en France dans les années 80 avec la Fondation Saint Simon, un think tank à la française qui n'était pas sans lien avec la CIA, comme le décrit l'historique documenté de Denis Boneau, publié en 2004. Un des buts premiers de cette fondation dont la figure médiatique était Alain Minc consistait à infiltrer la gauche française afin de la convertir aux bienfaits du libéralisme économique. Parmi ses membres ont figuré nombre de responsables de presse ou de personnalités qui sont aujourd'hui d'incontournables leaders d'opinion : Laurent Joffrin (actuel directeur du Nouvel Observateur), Franz-Olivier Giesbert (actuel directeur du Point), Serge July (Fondateur de Libération), Jean Daniel, Jean-Pierre Elkabbach, Christine Ockrent, Bernard Kouchner, Michel Cotta, Alain Finkielkraut… On y trouvait aussi de hauts dirigeants de l'économie qui faisaient tout le charme feutré de ce « cercle de la raison » comme le nommait Alain Minc : Antoine Riboud, Christian Blanc ou Jean-Luc Lagardère… Un délicieux cocktail de cadors tout à fait caractéristique ce cette « collusion entre journalistes, marchés et politiques » que décrypte La mécanique universelle. La Fondation Saint Simon dissoute en 1999 a suscité l'émergence d'autres « groupes de réflexion » du même tonneau dont « Le Siècle » est aujourd'hui le spécimen le plus représentatif de son espèce. Et le courant atlantiste n'a fait que prendre toujours plus d'importance ces dix dernières années jusqu'à constituer aujourd'hui l'axe d'une pensée unique, particulièrement sur la question du 11-Septembre, à gauche comme à droite, du Canard Enchaîné jusqu'au Figaro, en passant par la plupart des titres de presse, les radios, les télés publiques ou privées en France.
La pensée atlantiste pose les États-Unis au centre du monde, en modèle de vertu démocratique pour le reste de la planète, alors que les dirigeants de ce pays mènent une politique impérialiste arrogante et insatiable. On est en droit de penser qu'une partie non négligeable des prosélytes atlantistes installés au sein des rédactions sait parfaitement ce qu'il en est du 11-Septembre, et cette partie sait que cet événement lui a permis de forcer le courant en Europe et plus particulièrement en France, mais que le 11-Septembre et la charge des anomalies qui pèsent sur la version officielle, constitue aussi son point faible. Alors les soldats de cette mouvance conquérante attaquent encore et encore… Et ils attaqueront toujours plus durement, car leur position ne leur autorise pas d'autre issue.
Pourtant, quelque chose de vain apparaît dans la répétition incessante de cette manœuvre improbable. Car elle s'effectue dans le cadre d'un profond mépris pour les citoyens français (le sondage effectué cette année par HEC pour ReOpen911 montre que moins d'un tiers des personnes interrogées adhère à la version officielle des attentats du 11-Septembre). Et de ce fait, c'est aussi méprisant pour les lecteurs mêmes du magazine Le Point.
Quelle que soit la propagande que relayent les médias grand public, le 11-Septembre reste un révélateur pour tous ceux qui défendent le droit à la vérité. Et la somme des mensonges soutenus sur le 11-Septembre offre aux citoyens une opportunité de découvrir la logique qui anime ces médias corporatistes, aujourd'hui à la botte du pouvoir de la finance mondiale bouclée à Wall Street et tenue par une oligarchie qui dévore toutes les richesses du monde, le corps de nos démocraties et l'esprit des Lumières. Ainsi, pour servir ce système au bénéfice d'une puissance étrangère et contre l'intérêt des citoyens de notre pays, fonctionne la logique des atlantistes et de ce qu'il est convenu d'appeler une élite intellectuelle au sein des médias français. Une logique de collabos.

Pour une critique plus détaillée du contenu même du magazine, je relaie ici l'analyse pertinente de Buzz l'éclair :
« Le Point utilise un titre tapageur pour vendre son torchon : Les Obsédés du complot / Les négationnistes du 11 septembre 2001. Mais ils se dispensent bien de mettre derrière ces mots des arguments qui les justifient, c'est un effet d'accroche. Rien dans leur dossier ne vient expliquer l'emploi de tels mots. Et rien ne s'adresse aux faits, on peut chercher, il n'y a rien, rien, rien. A l'image de l'émission Service Public de France Inter du 2 novembre, tout part du principe qu'une classe particulière de personnes de plus en plus large se met à croire aux complots, sorte de déviance de la société en perte de confiance. La question est donc traitée d'un point de vue social et absolument pas sur l'étude des faits qui valideraient ou invalideraient une thèse ou une autre (thèse officielle incluse).

On remarquera par contre que le discours se fait de plus en plus précis et construit, on ne se contente plus de traiter sèchement le mouvement avec quelques noms invalidants comme conspirationniste ou complotiste, ou bien de suggérer leur antisémitisme et leur anti-américanisme, mais on va chercher à analyser la construction d'une pensée conspirationniste comme un effet de société qui mérite toute l'intention paternaliste de nos journalistes / intellectuels. Les comparaisons entre ce numéro du Point et l'émission de France Inter sont tout à fait saisissantes, et on peut y voir un réel effort de mise en forme quand il suffisait avant de jouer sur la diabolisation […]

Mais en dehors de ça, c'est toujours un peu les mêmes ingrédients qu'on affine et qu'on assemble pour engendrer un discrédit total sans jamais parler des faits : comparaison avec la Lune, Lady Di et autres histoires « louches », utilisation des « people », une dose d'antisémitisme par ci un brin d'anti-américanisme par là, faites une allusion aux juifs, Thierry Meyssan, Dylan Avery, et voilà, le tour est joué !
Où sont les faits ? Et bien ça n'intéresse personne apparemment, mais cela mériterait également analyse : le journalisme est devenu un métier de communiquant, voire de propagandiste, où tout se base sur la confiance du discours dans la validation hiérarchique de l'information et non dans la démonstration. »
*** Laurent Joffrin est un des défenseurs les plus zélés de la théorie officielle des attentats du 11-Septembre, délivrée par l'administration Bush.

21/12/11

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EFkuuFAuZkFOIMqTuF.shtml



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

17.01.2012

n° 31- Dossier de Syrie - 16-01 - Médias et Manipulation de l'opinion :- lmm - : Préparatifs de guerre contre la Syrie et l'Iran


n° 31-  Dossier de Syrie - 16-01 -  Médias et Manipulation de l'opinion :-  lmm -  :  Préparatifs de guerre contre la Syrie et l'Iran



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Dossier de Syrie : Médias et Manipulation de

l’opinion.

n°34                              16-01

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Dossier deSyrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.


Sommaire :  

Tiré à part :

Assad: "Nous frapperons le terrorisme d’une main de fer".  

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

1-1 A. Chatta & T. Slimani  - Syrie : Reçue par le ministre des Waqfs à Tartous, une délégation russe dénonce la falsification médiatique.

1-2 Qui a tué le journaliste Gilles Jacquier ?

1-3 Gilles Jacquier - Syrie : Juppé et Sarkozy préparent les preuves.

1-4 Journaliste tué en Syrie : Juppé va t'il nous refaire le " coup de Markale " ?

1-5 Arthur Lepic : Le journaliste français Gilles Jacquier meurt sous le feu des gangs armés à Homs.

1-6 Vidéo : 5 questions à Thierry Meyssan

1-7 Karbalaqsa : Propagande anti-syrienne sur Arte 

2 Les brêves

2-1 Arrestations de terroristes, d’origine saoudienne, qatarie et koweïtienne. 

2-2  Les arabes turcs veulent la paix.

2-3 USA et Qatar se sont entretenus sur la Syrie.

2-4 Les voisins de la Syrie craignent le chaos à leur porte.

3 Dossier

3-1 Thierry Meyssan : L'Armée syrienne libre est commandée par le gouverneur militaire de Tripoli., 

3-2 Angie Todd : « La Syrie : un autre concept erroné »

3-3 Les scientifiques iraniens sont-ils les seuls en danger ? Michael Bar-Zvi.

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Préparatifs de guerre contre la Syrie et l'Iran : Dénonçons les criminels de guerre que sont Harper et compagnie! 

4-2 Pierre Khalaf : Syrie, Liban : face au chaos, l’unité et la détermination.

5 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

5-1 La résolution de la Ligue Arabe justifie l'intervention étrangère.

6  Analyse

6-1 Nouvelle Solidarité : Comment Londres est à l'œuvre en Syrie.

6-2 AlArabi : le spectre de la guerre civile

7 Annexe

7-1 Voltairenet : USA - Racisme, guerre secrète, assassinat et torture au programme de la politique étrangère des candidats républicains



Tiré à part :

Assad: "Nous frapperons le terrorisme d’une main de fer".  

Le président syrien Bachar al-Assad a accusé des parties régionales et internationales de chercher à déstabiliser le pays, après avoir échoué de renverser le régime par la voie politique.
Dans un discours d'une heure quarante-cinq minutes retransmis par la télévision officielle, le dirigeant syrien s'en est pris aux pays arabes qui complotent contre son pays et qui suivent un agenda extérieur. « Le plus étonnant c’est qu’ils nous soutiennent du fond de leur cœur, mais ils s’opposent à nous politiquement ! », s’est-il exclamé.
Fustigeant les pays arabes qui ont réussi en quelques semaines à adopter des lois et des mesures contre la Syrie alors qu’ils ne sont jamais parvenus à le faire contre « Israël », Assad a rappelé que ces pays n’ont pas soutenu Damas par le passé et que la Ligue arabe a tant voté contre la Syrie, surtout aux Nations Unies.
Au sujet des réformes, Assad s’est raillé de certains pays qui exigent des réformes en Syrie alors qu'ils ne savent rien de la démocratie. Selon lui, « leur but depuis des années était de mettre la Syrie à la place d’"Israël ». Nous savions leurs objectifs, mais nous avons voulu montrer cette réalité à ceux qui ont toujours des soupçons à ce sujet ».
Il a toutefois promis de rester « attachés à notre arabité malgré les tentatives de nous chasser de la Ligue arabe » et indiqué que « la porte reste ouverte aux efforts arabes tant qu'ils respectent notre souveraineté ».
Le chef de l’Etat syrien s’en est pris notamment aux médias internationaux qui tentent "sans relâche de pousser la Syrie à l'effondrement". "Ils ont échoué mais ne désespèrent pas de le faire », a-t-il dit.
Par ailleurs, Assad a fait savoir que le complot de la Syrie s’arrêtera dès que Damas annoncera des concessions gratuites, et dès qu’elle se séparera de la résistance et de la cause palestinienne.

Sur ce point il a tranché : « Notre dignité est plus forte que toutes leurs armées ».
Frapper le terrorisme d’une main de fer :
Sur le terrain, il a assuré qu’aucun ordre n'a été donné de la part d'aucune autorité pour ouvrir le feu sur des manifestants, soulignant que « selon la loi, personne ne peut ouvrir le feu sauf en cas d'autodéfense".
"Je gouverne avec la volonté du peuple et si je renonce au pouvoir ce sera aussi avec la volonté du peuple", a poursuivi Assad.
Pour lui, le rétablissement de la sécurité dans le pays était la priorité absolue, promettant de frapper les terroristes d'une main de fer.
"Il ne faut pas tolérer ceux qui terrorisent les gens, ni ceux qui sont complices avec les parties étrangères", a-t-il affirmé.
"La bataille avec le terrorisme c'est notre combat à tous, tout le monde doit y participer, mais un Etat fort c'est un Etat qui sait pardonner", a-t-il ajouté dans cette quatrième intervention télévisée depuis le début de la crise.
En toute confiance, le président syrien a promis de sortir victorieux de cette guerre sans précédent, puisque le peuple syrien a fait preuve d’une forte résistance. « Les pressions exercées sur nous ne nous pousseront point à prendre des mesures non calculées », a-t-il dit.
Pour le dialogue avec une opposition nationale :
Par ailleurs, il a annoncé la tenue d'un référendum populaire sur une nouvelle Constitution "la première semaine de mars", une fois que "la commission sur la nouvelle Constitution aura terminé ses travaux".
Tout en saluant la participation des différentes forces politiques au dialogue interne, Assad s’est dit prêt à dialoguer avec une opposition nationale et non pas une opposition qui se réfugie dans les ambassades étrangères, qui complote contre la Syrie et qui prétend rechercher une solution à la crise.
Et de promettre d’entamer ce dialogue dès que les différentes forces concernées se disent prêtes à le faire.

10/01/2012
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=45146&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1


1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

1-1 A. Chatta & T. Slimani  - Syrie : Reçue par le ministre des Waqfs à Tartous, une délégation russe dénonce la falsification médiatique.

Tartous /

Recevant une délégation russe regroupant des journalistes, des candidats au Parlement, et nombre de représentants d’organisations populaires, estudiantines et civiles, M. Mohammad Abdel Satar al-Sayyed, ministres des Waqfs, a insisté sur l’importance de la visite de la délégation pour prendre connaissance de la réalité de la conjoncture en Syrie qui affronte un complot visant à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

M. al-Sayyed a souligné les campagnes de falsification et de tromperie véhiculées par nombre de chaînes satellitaires tendancieuses, affirmant que des millions de citoyens sont sortis dans les rues pour confirmer leur amour à la patrie.

De son côté, M. Attef Naddaf, gouverneur de Tartous, a mis l’accent sur le rôle des personnalités et des délégations populaires amies dans le dévoilement du complot extérieur dont la Syrie fait l’objet.

 

Il a souligné la nécessité de poursuivre et d’améliorer les relations d’amitié entre la Syrie et la Russie et d’œuvrer pour mettre en échec les plans occidentaux visant à porter atteinte à l’unité nationale via la tromperie médiatique de nombre de chaînes satellitaires.

Pour leur part, les membres de la délégation ont exprimé leur solidarité avec la Syrie, direction et peuple, dans l’affrontement du complot extérieur tramé contre elle. MM Wa’el Jneid, chef de la communauté syrienne à Moscou, et Mohamed Ma’rouf, vice président de la communauté, ont appelé tous les chefs des communautés syriennes dans le monde à envoyer des délégations en Syrie pour prendre connaissance de la réalité et démasquer la couverture trompeuse des chaînes satellitaires.

M. Nawaf Ibrahim, président de la branche des étudiants syriens en Russie et dans les pays indépendants, a affirmé que ce qui se déroule en Syrie est un complot extérieur soutenu par des campagnes de désinformation médiatique.

A. Chatta & T. Slimani

Source : http://www.sana.sy/fra/63/2011/11/25/384186.htm

vendredi 25 novembre 2011,

 par Comité Valmy

 


1-2 Qui a tué le journaliste Gilles Jacquier ?

Désinformation des médias occidentaux au sujet de la mort du journaliste de france2,
Gilles Jacquieret de la défection d'un "observateur" de la ligue Arabe

Toute une armada politico-médiatique s’attelle pour induire en erreur l’opinion publique et laisser entendre que la mort du reporter de France 2 en incombe aux autorités syriennes.

Au lendemain de la mort de Gilles Jacquier tué alors qu’il effectuait un reportage à Homs, épicentre de la rébellion contre le régime syrien, les responsables occidentaux de premier rang se sont tous mis de concert pour mener à bien cette tâche.

D’aucuns ont exigé aux autorités syriennes de protéger la presse. (Juppé et le Clinton). Insinuant que c’est en raison de leur déficience que le journaliste a été abattu. D’autres ont réclamé l’ouverture d’une enquête (Sarkozy et Ashton).

Alors que le chef de la diplomatie britannique s’est engagé dans un discours mesquin et pitoyable volontairement déconnecté de l’incident, évoquant « le prix terrible payé par la population de Homs et le courage des journalistes qui prennent de grands risques pour faire savoir ce que vit la population syrienne ». Seul Human Right Watch va droit au but, demandant à la Ligue arabe « de condamner d’urgence les forces de sécurité qui tirent sur les protestataires pacifiques qui cherchent à contacter les observateurs arabes ».

Sans oublier le vice-président américain Joe Biden qui se veut devant le Premier ministre et chef de la diplomatie qatari « condamner les violences perpétrées par le régime Assad en Syrie »

Le journaliste tué au sein d’une manif pro Assad

Bien entendu aucune allusion chez tous ceux-là au fait que le journaliste français qui faisait partie d’un groupe de journalistes (un autre de France 2, cinq belges, deux suisses, deux Libanais et un journaliste syrien, selon un collègue de Jaquier, Mohammad Ballout cité par le Figaro) a été tué au milieu d’une manifestation pro Assad qui, a peine attroupée a été victime de tirs de mortiers et de RPG, armement favori des rebelles syriens.

Et naturellement, les responsables occidentaux omettent de signaler que 8 civils syriens ont aussi été tués dans ce pilonnage et qu’ils sont tous des sympathisants du président syrien.

Même l’Observatoire syrien des droits de l’homme qui diffuse des chiffres sur les victimes sans donner de preuves, tente dans sa réaction une démarcation, disant ignorer l’origine des tirs et réclamant l’ouverture d’une enquête. Tellement les faits sont évidents.

 

Défection douteuse d’un observateur...

Al Jazeera encore...

Anouar Malek

Une autre affaire liée également à la crise syrienne révèle la manière d’agir manipulatrice des sbires des insurgés syriens.

Mercredi, un des observateurs de la Ligue arabe (LA), l’algérien Anouar Malek a déclaré pour AlJazeera sa décision de se retirer de la commission des observateurs sous prétexte qu’il s’est « trouvé en train de servir le régime syrien ».

De Doha, Malek a accusé le régime syrien de commettre « les actes les plus sales », de tuer ses partisans pour étayer sa version des faits. Il a dit avoir vu dans les régions qu’il a visitées (Bab Amro, Khalidiyya, Sultaniyyé, Bab Sibae) « des spectacles honteux, des cadavres torturées, ---, des enfants martyrisés ». Il a dit avoir vu de ses propres yeux les partisans du régime ouvrir le feu sur les manifestants...

Or il s’avère que les propos de cet observateur n’ont rien à avoir avec la réalité. Selon le quotidien libanais AsSafir, la Ligue arabe et par la voix de son vice-secrétaire général Ahmed Ben Helli a tenu à signaler que personne d’autre que le porte-parole de la commission, le général soudanais Mohammad Ahmad al Dabi ne peut parler en son nom.

« ... quant à celui qui voudrait renchérir ou mentir, il n’exprime en rien la position de la Ligue arabe, de sa délégation ou tout autre », a-t-il précisé.

Selon l’AFP, le chef de la mission d'observation, le général soudanais Mohammed Ahmed al-Dabi, a déclaré dans un communiqué que "les déclarations d'Anouar Malek sur une chaîne satellitaire sont sans fondement".

"M. Malek était déployé avec une équipe à Homs, mais pendant six jours il n'a pas quitté sa chambre et ne s'est pas joint aux autres membres sur le terrain en prétextant être malade", a-t-il ajouté.

Selon le général Dabi, M. Malek avait demandé à aller à Paris pour y être soigné, mais est parti sans attendre l'autorisation.

Un responsable de l’organisation pan arabe ayant requis l’anonymat a affirmé selon AsSafir que le témoignage de Malek est erroné, et quoiqu’étant réellement un des observateurs de la mission, mais il est resté au lit dans sa chambre d’hôtel en raison de sa maladie.

Il a indiqué que Malek qui est un algérien résident en France est membre de la Commission arabe des droits de l’homme dont le siège se trouve à Paris, qu’il sert d’autres agendas, sachant qu’il a des lien de parenté avec le chef du Conseil national syrien (CNS) Bourhane Ghalioune, ( de par sa première épouse algérienne, ndlr)et qu’il est en contact avec Haytham Mannaa qui est le chef de l’organisme de coordination des forces du changement démocratique à l’étranger.

Le ministre algérien des affaires étrangères s’est lui aussi exprimé sur le faux témoignage de Malek, indiquant qu’il n’a pas été dépêché par le gouvernement algérien et que les dix autres observateurs algériens de la commission ont « des avis différents du sien ».

Sa défection avant la publication des conclusions finales ne soient publiées semble être une tentative de décrédibiliser la mission des observateurs, surtout si ces conclusions seront différentes des attentes de l'opposition qui n'a cessé de la fustiger.

AlArabi : le spectre de la guerre civile

 

A cet égard, le chef de la Ligue Arabe Nabil AlArabi a mis en garde contre l’éclatement d’une guerre civile en Syrie. dans un entretien télévisé, rapporte le site en ligne alArab Online, il a signalé que la Syrie est un pays influent dans la région et que les problèmes dont il souffre auront des séquelles sur l’entourage.

Selon lui, le scénario d’ingérence étrangère en Syrie a l’instar de ce qui s’est passé avec la Libye n’est pas envisageable :

« La Syrie n’est pas séduisante pour des pays qui utilisent leurs armes et trouvent qui leur payer. Elle n’a pas de pétrole et les Etats-Unis ont des élections cette année et par conséquent je ne pense pas qu’ils veuillent entrer dans des aventures militaires », a-t-il expliqué, indiquant avoir dit ceci a plusieurs reprises à l’opposition syrienne.

Al Arabi pense qu’en exerçant des pressions et un embargo politique et économique de la part de plusieurs pays sur le régime syrien et l’opposition aussi pourrait porter ses fruits et faire cesser la violence.

D’après lui, la situation s’est beaucoup compliquée et les rapports qui lui parviennent du bureau de la LA à Damas, via le général al Dabi sont « particulièrement inquiétants ».

Concernant la saisine du Conseil de sécurité, réclamée incessamment par l’opposition pro occidentale, AlArabi estime que s’il voulait vraiment interférer, il l’aurait fait effectivement, et n’a pas besoin d’une décision de la LA pour le faire.

Mercredi, l’organisation pan arabe a décidé de surseoir à l'envoi de nouveaux observateurs en Syrie après une attaque contre la mission lundi, au cours de laquelle trois d'entre eux ont été blessés légèrement.

Pékin hostile toujours à l'internationalisation de la crise

De leur coté, les Chinois à l'instar des Russes ne changent pas de position d'un iota et refusent toute internationalisation de la crise syrienne.

L'émissaire de Pékin pour le Moyen-Orient Wu-Sike a réitéré cette position lors d'une rencontre avec AlArabi au Caire devant lequel il a insisté sur la solution de cette crise dans le cadre de la Ligue arabe.

Faisant état de difficultés auxquelles font face les observateurs de la Ligue arabe en Syrie, il s'est refusé, contrairement aux positions occidentales et arabes, a en incomber la responsabilité exclusivement au gouvernement syrien .

"Le gouvernement syrien et les autres parties syriennes devrait faire en sorte que la mission bénéficie de conditions convenables pout l'accomplissement de son travail", a-t-il déclaré à l'issue d'une rencontre avec le chef de l'institution panarabe, Nabil al-Arabi.

Pékin "espère que les observateurs feront preuve de patience et poursuivront leurs efforts afin de réaliser leurs objectifs pour le bien de la Syrie et de son peuple"

Al Manar

Cri du PeupleJeudi 12 janvier 2012

http://www.mleray.info/article-syrie-96995940.html


1-3 Gilles Jacquier - Syrie : Juppé et Sarkozy préparent les preuves.

Alors que les premiers témoignages évoquent sans ambiguïté une implication des terroristes "Syriens ", que nos médiats qualifient de " rebelles " , dans la mort du journaliste Gilles Jacquier , l'Elysée et le Quai d'Orsay  préparent les " preuves " pour mettre en accusation les chefs politiques Syriens .

Selon Le Figaro qui depuis le début de la subversion en Syrie relaye  les thèses Atlantistes  d'une intervention militaire  , les proches du Président Nicolas Sarkozy parlent de " manipulation " : «Les responsables Syriens étaient seuls à savoir qu'un groupe de journalistes occidentaux visitait Homs ce jour-là, et dans quel quartier il se trouvait», observe-t-on à l'Élysée. [ lien ]

Le fait que la famille du journaliste tué , conseillée par nos représentants diplomatiques en Syrie , ait refusé une autopsie totale de sa dépouille par un institut médico-légal Damascène renforce le doute quand à une possible manipulation non pas des autorités Syriennes mais des autorités Françaises .

Cette autopsie , au delà de déterminer de manière prècise la ( les ) cause(s) du décés , d'une analyse des impacts de munitions létaux , aurait permis de déterminer peut-être* le fabricant   de la munition mortelle  par une analyse métallurgique des éventuels éclats .

Alors qu'hier sur un ton cominatoire Nicolas Sarkozy exigeait des autorités Syriennes qu'elles " fassent toute la lumière " sur les circonstances de la mort de Gilles Jacquier , celles-ci se voient soustraire des élèments de preuve essentiels !

Pierre Rousselin , petit fourrier à deux brouzoufs de l'interventionisme Atlantiste et aide de camp à temps partiel du général Malbrunot et de la colonelle Minoui , réclame quand à lui  une " enquête internationale " du haut de son blogue de " géopolitique " ! [ lien ]

On peut donc s'attendre comme en 1995 lors du " massacre de Markale " à des " preuves " exhibées ex-nihilo par M. Juppé et ses services . Au besoin montrera-t'-on un transfuge nous assurant qu'il a " été payé par le régime pour tirer sur les journalistes Français  " !

Les autorités Syriennes devraient donc sans tarder se lancer dans un recueil massif de témoignages sur place afin d'essayer de contrer le tsunami de propagande qui s'annonce .Elles doivent sans tarder établir qui se trouvait dans la zone d'ou aurait pu provenir le tir , la marque laissée par l'impact du  projectile sur la chaussée peut les y aider .

Elles doivent sans tarder mettre sous scellés les débris de munitions retrouvées sur place . Il se pourraït que certains de ces débris aient été " souillés " , c'est le terme employé , par  des fragments de tissus humain du journaliste tué et une analyse ADN permettra alors de faire face à une manipulation des autorités Françaises .

Mais le manque de  " preuves " n'a  jamais fait reculer M. Juppé et ne fera certainement pas reculer M. Sarkozy qui avoue " ne pas avoir de preuves pour fonder ses soupçons " [ sur le " régime Syrien " ] !

Alors que de nombreux témoignages remettaient en cause la version qui attribuait aux " milices Serbes " le bombardement du marché de Markalé , M. Juppé  n'hésitait pas à déclarer devant les caméras de l'émission 7/7 : " Au fond peu importe qui a tiré , la question n'est pas là ! Les coupables ce sont les responsables de la situation de violence qui régne à Sarajevo , c'est à dire les Serbes ! "

Remplacez " Sarajevo  "par " Homs " et " les Serbes " par " le régime Syrien  "et vous aurez une idée de l' " argumentaire " que peut développer M. Juppé pour justifier une agression militaire .

Ice Station Zebra publiera tous les témoignages de  Syriens Francophones ayant assisté à cet attentat et qui viendraient à lire cet article . J'encourage tous mes confrères de la blogosphère " alternative " à en faire de même !

Je vous invite aussi à vous rendre sur le site Infosyrie . Je n'ai aucun lien avec eux et cette démarche est unilatérale.

J'ai toujours condamné les attaques ad hominem et encore plus les attaques contre le physique d'une personne n'étant pas moi-même un Apollon.  On , M. Jacques Chirac , a dit de M. Juppé qu'il " incarnait physiquement l'impôt " . Aujourd'hui , en le regardant lui et M.Gérard Araud , on peut dire qu'ils " incarnent physiquement l'agression mlilitaire ".

DanielB


1-4Journaliste tué en Syrie : Juppé va t'il nous refaire le " coup de Markale " ?

La mort violente d'un homme , fut-il un journaliste  de la chaîne de propagande France 2 , est toujours déplorable .

Ce qui est indigne c'est l'exploitation qui en est faite .

Déja le sinistre Alain Juppé , la morve sanguinolente aux lèvres , " exige une enquête " [ internationale ? ] avec pour ligne de mire la mise en accusation du " régime Syrien " et certainement une intervention militaire .

M.Juppé n'en est pas à son coup d'essai  : Déja en 1994 et 1995 , deux  autres bombardements dont les auteurs ne sont pas encore aujourd'hui clairement identifiès - on avait à l'époque accusé " les Serbes " comme on accuse aujourd'hui " les militaires Syriens " - avaient servi de prétexte à une agression de l'OTAN , largement inspirée par M. Juppé .  L'histoire a retenu le nom de ces bombardements , qui apparaissent aux travers de certains élèments comme une provocation Bosniaque , comme les " masascres de Markale ".


1-5 Arthur Lepic : Le journaliste français Gilles Jacquier meurt sous le feu des gangs armés à Homs.

Gilles Jacquier, reporter de guerre travaillant pour France 2 (Envoyé spécial), entré de sa propre initiative en Syrie pour couvrir les événements qui déstabilisent le pays, est mort aujourd’hui à Homs, sous le feu des roquettes de l’« Armée syrienne libre ».

Cette attaque a causé la mort de huit personnes et en a blessé 25 autres, dont aucune ne portait d’arme d’après nos sources.
La veille, le reporter avait quitté le voyage de presse organisé à sa demande, arguant qu’il n’était pas interréssé par les rencontres avec des leaders politiques et religieux qui lui avaient été proposées. Il avait loué un véhicule privé pour se déplacer à sa guise et relevé de toute responsabilité les personnes qui l’avaient aidé à obternir un visa.
Au moment des faits, le journaliste décédé se trouvait avec des confrères français et belges à proximité d’une manifestation pro-gouvernementale.
Une première roquette, tirée par un lance-roquettes portatif, a frappé les manifestants, tuant huit personnes. Après avoir évalué la situation en montant sur une terrasse, M. Jacquier et son cadreur se sont approchés des cadavres pour les filmer, lorsqu’une seconde roquette s’est abattue à proximité, tuant le reporter français et blessant sérieusement son confrère.

Ce drame nous rappelle que le peuple syrien est confronté à des groupes armés faisant feu de manière indiscriminée sur des personnes non armées dans les rues de certaines villes du pays.

Il s’agit d’une guerre non-conventionnelle et en aucun cas de répression musclée de « manifestations pacifiques », comme ont pu le constater les observateurs de la Ligue arabe.
M. Jacquier et ses confrères avaient un rendez-vous avec des membres de l’opposition armée et s’estimaient donc protégés par elle, mais les journalistes n’étaient pas encore entrés dans le quartier qu’ils contrôlent et se trouvaient donc dans la partie qu’ils attaquent de manière indiscriminée.

Intoxiqués par la propagande atlantiste, et ayant refusé d’écouter les témoignages des victimes précédentes, ils ont mal évalué la situation et se sont inutilement exposés.

Peu de temps après la tuerie, l’ « Observatoire syrien des droits de l’homme », l’organe de propagande des gangs armés basé à Londres, a prétendu que le groupe de journalistes avait été la cible d’"obus de mortier", faisant planer un doute sur l’origine des tirs car l’armée n’a pas recours à ce type de lance-roquettes dans le cadre de ses activités de maintien de la sécurité.

Cependant les images tournées sur place peu de temps après l’attaque et diffusées par la télévision syrienne montrent clairement l’impact d’une roquette thermobarique « RPG-7 » sur le trottoir (et non pas un cratère d’obus) tandis que les victimes sont évacuées, ainsi que les ailettes de la roquette, récupérées par les habitants du quartier.

Habitant de Homs montrant à la caméra de la chaîne syrienne al-Dounia les ailettes de la roquette de type « RPG-7 » qui a causé la mort du reporter français.

Le Réseau Voltaire présente ses condoléances à la famille et aux collègues de M. Jacquier.

Arthur Lepic

Réseau Voltaire

11 janvier 2012

http://www.voltairenet.org/Le-journaliste-francais-Gilles



1-6 Vidéo : 5 questions à Thierry Meyssan

03-01-2012

http://www.youtube.com/watch?v=IRcVJH2Vv88


1-7 Karbalaqsa :Propagande anti-syrienne sur Arte 

   Des médias occidentaux et arabes (notamment Al-Jazeera et Al-Arabia téléguidées respectivement par le Qatar et l’Arabie Saoudite) nous ont décrit sans discontinuer l’enfer d’une sanglante répression en Syrie : manifestants pacifiques froidement assassinés, enlèvements, tortures, mutilations de cadavres… dont les autorités syriennes, selon eux, se seraient rendu coupables. Désormais, il est clair que le but de ces accusations mensongères est d’incriminer le président Bashar el-Assad et de préparer l’opinion publique à une intervention étrangère, selon un scénario désormais bien rôdé lors de l’offensive criminelle de l’OTAN et de ses alliés sur la malheureuse Libye.

   Alors que j’ai pu en Syrie voir de mes propres yeux un des immenses rassemblements de soutien à Bachar el-Assad, j’ai été extrêmement surpris de la manière tendancieuse avec laquelle les médias français, dans leur grande majorité, rapportaient les faits.

Contre-enquête

   Un reportage m’a particulièrement frappé, car il reprenait et synthétisait toutes les accusations attribuées au gouvernement syrien depuis des mois. Il s’agit du reportage réalisé par la journaliste Sofia Amara, diffusé par la chaîne télévisée ARTE le 11 octobre 2011.

   Estimant que le travail de Sofia Amara était totalement subjectif, j’ai décidé de faire une contre enquête. D’où les huit vidéos que je présente ici. Je tiens à préciser que ma démarche critique ne concerne pas uniquement cette journaliste, mais doit être interprétée comme une opposition globale à un système médiatique néfaste, parce qu’orienté et trompeur. Le reportage de Sofia Amara en est une merveilleuse illustration.

   Depuis Mars 2011, l’écrasante majorité des manifestations contre Bachar el-Assad ne réunissent que quelques centaines ou quelques milliers de personnes, alors que le peuple syrien descend régulièrement dans la rue par centaines de milliers, voire par millions, pour exprimer son soutien au Président de la République et dénoncer ce qu’il perçoit comme étant un « complot extérieur ».

   Malgré leur supériorité numérique, ces rassemblements ont été à peine relayés dans les médias occidentaux, laissant ainsi le citoyen lambda croire que le gouvernement syrien ne bénéficiait que d’un très faible appui populaire.

   Aujourd’hui, alors que la crise syrienne rentre dans son neuvième mois, nous savons de manière certaine que beaucoup d’exactions dénoncées par les journalistes et certaines ONG sont totalement fausses et infondées. Il y a eu de nombreux cas qui ont été montés de toute pièce, comme celui d’Amina Abdallah Araf el-Omari, une blogueuse soi-disant kidnappée ou encore celui de Zaynab Al-Hosni, retrouvée décapitée, démembrée et la peau arrachée selon Amnesty International. Après contre enquête, tous ces cas se sont avérés être de pures inventions.

Sources invérifiables

   France 24 est allée jusqu’à diffuser un entretien téléphonique durant lequel une personne présentée comme étant Lamia Chakkour, ambassadrice de Syrie à Paris, annonçait sa démission en signe de protestation contre les violences dans son pays. L’ambassadrice a immédiatement démenti et France 24 s’est trouvée contrainte de porter plainte contre X pour usurpation d’identité !

   Toutes ces accusations portées contre le gouvernement syrien ne sont que très rarement prouvées par les médias. Elles proviennent de sources invérifiables, pour la plupart. Cependant le climat qu’elles installent demeure, même quand les accusations s’effondrent. Ce qui est grave, c’est que la fiabilité de ces journalistes qui volontairement ou non trompent l’opinion publique n’en est pas pour autant remise en question. . Il devient de plus en plus évident que l’appareil médiatique dominant a eu et a toujours pour objectif caché de préparer les peuples à accepter des interventions militaires extérieures, comme cela s’est passé pour l’Irak et la Libye.

   Après les mensonges au sujet des « armes de destructions massives », l’intervention militaire américaine en Irak a laissé place à huit années de chaos et détruit un pays entier. Et en Libye, la presse si prompte à dénoncer la « barbarie » des forces gouvernementales a clairement révélé son parti pris lors du lynchage sauvage de Kadhafi. Pour ceux qui n’auraient pas encore compris, il existe une barbarie « logique », « compréhensible » et « non condamnable » aux yeux de la presse et des milieux politiques lorsque cette barbarie est commise par des milices alliées de l’OTAN.

Jeter de l’huile sur le feu

   Le rôle des médias dans la déstabilisation de ces pays tient une place essentielle car ce sont eux qui légitiment les interventions militaires auprès de l’opinion publique. Les journalistes qui remplissent cette tâche, consciemment ou non, portent donc une lourde responsabilité, malheureusement très rarement reconnue. En effet, s’il arrive assez souvent que les institutions militaires soient critiquées et prises à partie après coup, très rares sont les journalistes visés pour de fausses informations qu’ils auraient relayées ou inventées.

   Conscients du fait que ce genre de documentaire jette de l’huile sur le feu et génère des conséquences désastreuses pour les peuples qui en sont victimes, il convient désormais que nous puissions désigner chaque journaliste qui relaie des informations mensongères, chaque rédaction qui diffuse des nouvelles ou des vidéos sans en vérifier l’authenticité, a fortiori lorsqu’il s’agit de vidéos manifestement manipulées.

   L’erreur est humaine, mais ces comportements sont des fautes. Chacun doit assumer ses fautes face au public. C’est pourquoi nous demandons à ceux des journalistes qui se sont trompés de reconnaître leurs manquements et de cesser de vouloir décider au nom des autres de ce que doit être leur avenir.

Karbalaqsa (revue de presse :

 Blog de Silvia Cattori –

30/11/11)*

http://www.silviacattori.net/article2441.html

Titre et intertitres / AFI-Flash

Contre-enquête - Première partie:
http://rutube.ru/tracks/5045548.html?v=b09a188ffa65319ca51ab692e2dc8c0a

2ème partie :
http://rutube.ru/tracks/5045707.html?v=5380019e4cb7724fde1cbc21032e9ded

3ème partie :
http://rutube.ru/tracks/5045917.html?v=13bd5b0e55c4f80f5501f6cd83798916

4ème partie :
http://rutube.ru/tracks/5046312.html?v=268c129fa6dd77b7622b0e76c3bb893a

5ème partie :
http://rutube.ru/tracks/5046532.html?v=700079dac50de6b6b5b28d4a0cad1bf9

6ème partie :
http://rutube.ru/tracks/5046205.html?v=fb5bef6b8799c44e980ee27652e43e6f

7ème partie :
http://rutube.ru/tracks/5046252.html?v=e6b7af504877b6bc716f1ce5d55ce889

8ème partie :
http://rutube.ru/tracks/5047874.html?v=e2c1a21288656c5350e8ac6e1838cbf3

Sur le même sujet, lire aussi :

La Syrie, objet de toutes les attaques, par Alain Corvez

http://www.france-irak-actualite.com/article-la-syrie-objet-de-toutes-les-attaques-74534686.html

Affaire Hariri : propagande anti-syrienne sur LCP, par Gilles Munier

http://www.france-irak-actualite.com/article-affaire-hariri-propagande-anti-syrienne-sur-lcp-56420341.html 


vidéo qui permet de nuancer le noir et le blanc ...
Pourquoi il faut se méfier des informations qu'on nous impose et qu'on ne peut soumettre au contrepoids d'une critique :
< http://www.youtube.com/watch?v=acEedYLMZLc&feature=player_embedded#! >



2 Les brêves

2-1 Arrestations de terroristes, d’origine saoudienne, qatarie et koweïtienne. 

 Les forces de sécurité syriennes ont arrêté des dizaines de terroristes d’origine, saoudienne, qatarie et koweïtienne en Syrie. Les forces de sécurité de ce pays ont arrêté plus de 70 terroristes saoudiens, qataris et koweïtiens qui sont impliqués dans des actes de sabotage et le massacre du peuple syrien. Ils ont avoué lors d’interrogatoires, qu’ils avaient reçu de l’argent et des armes ainsi que des appareils sophistiqués de communication de la part des conseillers officiels, qui travaillent pour les Cheikhs qataris et saoudiens. Leur mission consiste à assassiner, à faire exploser et à détruire les installations et les bâtiments publics dans le but de créer des dissensions et des troubles en Syrie. Selon ce rapport, les personnes arrêtées ont avoué qu’il y a des camps de recrutement et de formation des forces sur le territoire turc et en Arabie saoudite ainsi que dans une base américaine, au Qatar.
10/01/2012

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/163275-syrie--arrestations-de-terroristes-d%E2%80%99origine-saoudienne-qatarie-et-kowe%C3%AFtienne


2-2  Les arabes turcs veulent la paix.

De nombreuses vois s'élèvent en Turquie.

Pendant ce temps, en Turquie désormais officiellement alliée des Etats Unis sur ce dossier, de nombreuses voix s'élèvent pour que l'Occident laisse la Syrie en paix.
Notamment les arabes alaouites de le province d'Hatay qui accusent l'  « Occident colonial » de déstabiliser la région et s’inquiètent de la dégradation des relations syro-turques ainsi que de l’impact des crimes à caractère confessionnel commis de l’autre côté de la frontière par certaines composantes des forces d’opposition syriennes, soutenues par l'Occident.

ALMANAR

 

2-3 USA et Qatar se sont entretenus sur la Syrie.

Le vice-président Joe Biden s'est entretenu de la situation en Syrie mercredi avec le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, un proche allié des États-Unis dans le Golfe, a indiqué la Maison Blanche.

"En particulier, ils ont condamné les violences perpétrées par le régime (du président) Assad en Syrie et souligné l'importance du rapport des observateurs de la Ligue arabe, attendu le 19 janvier", selon la même source.

Les responsables ont aussi évoqué le dossier des tensions entre les États-Unis et l'Iran, a précisé la présidence américaine dans un communiqué.
Mardi, Bachar al-Assad a accusé des pays étrangers de "comploter" contre la Syrie, lançant: "Leur rêve tournera au cauchemar. Nous n'allons pas permettre la défaite de la Syrie qui signifiera la chute de la région entière".

De nombreuses vois s'élèvent en Turquie

Pendant ce temps, en Turquie désormais officiellement alliée des Etats Unis sur ce dossier, de nombreuses voix s'élèvent pour que l'Occident laisse la Syrie en paix.
Notamment les arabes alaouites de le province d'Hatay qui accusent l'  « Occident colonial » de déstabiliser la région et s’inquiètent de la dégradation des relations syro-turques ainsi que de l’impact des crimes à caractère confessionnel commis de l’autre côté de la frontière par certaines composantes des forces d’opposition syriennes, soutenues par l'Occident.

Leur rêve tournera au cauchemar.

Nous n'allons pas permettre la défaite de la Syrie qui signifiera la chute de la région entière".
 
ALMANAR


2-4 Les voisins de la Syrie craignent le chaos à leur porte.

« Revue de presse Syrie » #26

Les médias internationaux couvrent abondamment l’attentat survenu à Damas. Seuls quelques articles représentatifs ont été reproduits dans cette revue de presse. Alors qu’il y a deux semaines, lors du premier attentat, les journaux rapportaient avec scepticisme la version de Damas accusant al-Qaida et avec complaisance la version de l’opposition pro-occidentale accusant le pouvoir, ils renvoient cette fois dos-à-dos les deux camps, sans plus manifester de sympathie pour personne. Si la plupart des médias persistent à condamner Bachar el-Assad, ils sont moins nombreux à souhaiter sa chute, tant ils manifestent leur crainte d’une évolution chaotique à l’irakienne et d’un exode des chrétiens.

Sur le terrain, les groupes armés ne cherchent plus à ouvrir la voie à une intervention de l’OTAN pour renverser le régime, mais à livrer une guerre de basse intensité pour affaiblir le pays.

Les acteurs régionaux rebattent leurs cartes. Le gouvernement Erdogan doit faire face à la colère de sa population, qui souffre des conséquences économiques de la fermeture de la frontière syrienne. Après avoir instrumenté le débat sur le génocide arménien pour faire éclater l’alliance militaire avec la France, la Turquie amorce un virage perceptible en cherchant à renouer de bonnes relations avec Téhéran. Israël s’inquiète d’un soutien apporté par Washington aux islamistes dans trop de pays à la fois. De son côté, la Ligue arabe est déconcertée par les découvertes de ses observateurs qui remettent en cause la version médiatique occidentale et le rôle du Qatar. Ce dernier réagit en accusant la Syrie de ne pas respecter ses engagements et en cherchant à transmettre le fardeau aux Nations-Unies. Mais le voyage de M. Ban dans la région suscite à l’avance beaucoup d’hostilité.

Partenaires| 8 janvier 2012  

• Dans De Morgen (Belgique), Jef Lambrecht revient sur la confusion qui régne autour des observateurs de la Ligue arabe. Et si ce que disait l’opposition syrienne n’était pas tout à fait vrai, s’interroge t-il ? Auteur d’un ouvrage sur lesrévolutions arabes, il rappelle que le général al-Dabi a été choisi pour diriger cette mission parce qu’il avait été ambassadeur du Soudan au Qatar et avait négocié l’accord de Doha ouvrant la voie à une solution pacifique au Darfour. Jef Lambrecht souligne également que les informations de regroupement en Turquie des Libyens d’Al Qaida commandés par Abdelhakim Belhaj font plus penser à un scénario d’intervention étrangère qu’à une authentique révolution.

8 janvier 2012  



3 Dossier

3-1 Thierry Meyssan : L'Armée syrienne libre est commandée par le gouverneur militaire de Tripoli., 

 À la faveur du « printemps arabe » et des interventions de l’OTAN, officielles ou secrètes, le Qatar tente d’imposer partout où il le peut des dirigeants islamistes. Cette stratégie l’a conduit non seulement à financer les Frères musulmans et à leur offrir Al-Jazeera, mais aussi à soutenir les mercenaires d’Al Qaida. Ces derniers encadrent désormais l’Armée syrienne libre. Cependant, cette évolution soulève de vives inquiétudes en Israël et parmi les partisans du « choc des civilisations ».

Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies s’affrontent sur l’interprétation à donner des événements qui endeuillent la Syrie. Pour la France, le Royaume-Uni et les États-Unis, une révolution agite le pays, dans le prolongement du « printemps arabe », et fait l’objet d’une répression sanglante. Au contraire, pour la Russie et la Chine, la Syrie fait face à des bandes armées, venues de l’étranger, qu’elle combat maladroitement en faisant des victimes collatérales parmi la population civile qu’elle tente de protéger.

L’enquête que le Réseau Voltaire a menée sur place valide cette seconde interprétation [1]. Nous avons recueilli des témoignages directs des survivants des attaques de ces groupes armés. Ils décrivent certains agresseurs comme étant des Irakiens, des Jordaniens ou des Libyens, reconnaissables à leur accent, ainsi que des pachtounes.

Au cours des derniers mois, certains journaux arabes, favorables à l’administration el-Assad, ont évoqué l’infiltration en Syrie de 600 à 1 500 combattants du Groupe islamique combattant en Libye (GICL) renommé depuis novembre 2007 Al Qaida en Libye. Fin novembre, la presse libyenne a relaté la tentative de la milice de Zintan d’arrêter Abdelhakim Belhaj, compagnon d’Oussama ben Laden [2], chef historique d’Al Qaida en Libye, devenu gouverneur militaire de Tripoli par la grâce de l’OTAN [3]. La scène a eu lieu à l’aéroport de Tripoli, alors qu’il partait en Turquie. Enfin, des journaux turcs ont évoqué la présence de M. Belhaj à la frontière turco-syrienne.

Ces imputations se heurtent à l’incrédulité de tous ceux pour qui Al Qaida et l’OTAN sont des ennemis irréductibles entre lesquels aucune coopération n’est possible. Au contraire, elles confortent la thèse que je défends depuis les attentats du 11 septembre 2001, selon laquelle les combattants étiquetés Al Qaida sont des mercenaires utilisés par la CIA [4].

Qui dit vrai ?

Depuis une semaine le journal monarchiste espagnol ABC publie en épisode le reportage du photographe Daniel Iriarte. Ce journaliste côtoie l’Armée syrienne libre (ASL) dans le nord du pays, justement à la frontière turque. Il a pris fait et cause pour la « révolution » et n’a jamais de mots assez durs contre le « régime el-Assad ».

L’Armée syrienne libre serait composée de plus de 20 00 hommes selon son chef politique, le colonel Riyad Al Asaad, de seulement quelques centaines selon les autorités syriennes [5].

Pourtant, dans l’édition datée du samedi 17 décembre 2011, Daniel Iriarte témoigne d’une rencontre qui l’a choqué. Alors que ses amis de l’ASL le conduisait dans une nouvelle cachette, il se trouva avec d’étranges insurgés : trois Libyens [6].

Le premier d’entre eux était Mahdi al-Hatari, un Libyen ayant vécu en Irlande avant de rejoindre Al Qaida. À la fin de la guerre de Libye, il devint le commandant de la Brigade de Tripoli, puis le numéro 2 du Conseil militaire de Tripoli dirigé par Abdelhakim Belhaj. Il démissionna de cette fonction, selon les uns parce qu’il était entré en conflit avec le Conseil national de transition, selon d’autres parce qu’il souhaitait rentrer en Irlande dont son épouse est ressortissante [7]. En réalité, il a rejoint la Syrie.

Plus étrange encore : ce membre d’Al Qaida se trouvait, en juin dernier, parmi les militants pro-palestiniens embarqués sur le navire turc Mavi Marmara. Des agents de nombreux services secrets, notamment US, s’étaient infiltrés dans la « Flottille de la Liberté » [8]. Il fut blessé et retenu prisonnier durant neuf jours en Israël.

Enfin, durant la bataille de Tripoli, Mahdi al-Harati a commandé le groupe d’Al Qaida qui a assiégé et attaqué l’hôtel Rixos, où je me trouvais avec mes compagnons du Réseau Voltaire et la presse internationale, et dont les sous-sols servaient d’abri à des dirigeants de la Jamahiriya sous la protection de la garde de Khamis Kadhafi [9]. Selon ce dernier, Mahdi al-Harati bénéficiait des conseils d’officiers français, présents sur le terrain.

Le second Libyen rencontré par le photographe espagnol dans l’Armée syrienne libre n’est autre que Adem Kikli, un autre lieutenant d’Abdelhakim Belhaj. Enfin, Daniel Iriarte n’a pas été en mesure d’identifier le troisième Libyen que l’on appelait Fouad.

Ce témoignage recoupe ce que les journaux arabes anti-Syriens clament depuis plusieurs semaines : l’Armée syrienne libre est encadrée par au moins 600 « volontaires » d’Al-Qaida en Libye [10]. Toute l’opération est dirigée par Abdelhakim Belhaj en personne avec l’aide du gouvernement Erdogan.

Comment expliquer qu’un quotidien aussi anti-Assad qu’ABC ait décidé de publier le témoignage de son envoyé spécial alors qu’il met en lumière les méthodes nauséabondes de l’OTAN et confirme la thèse gouvernementale syrienne de la déstabilisation armée ? C’est que depuis une semaine, certains idéologues du choc des civilisations se rebellent contre ce dispositif qui intègre des extrémistes islamistes dans la stratégie du « monde libre ».

Invité du blog de CNBC [11], l’ancien Premier ministre espagnol José Maria Aznar a révélé le 9 décembre 2011 qu’Abdelhakim Belhaj était suspecté d’être impliqué dans les attentats du 11 mars 2004 à Madrid [12] ; attentats qui mirent fin à la carrière politique nationale d’Aznar.

La sortie de M. Aznar correspond à des interventions de ses amis du Jerusalem Center for Public Affairs, le think tank dirigé par l’ancien ambassadeur israélien à l’ONU, Dore Gold [13]. Ils expriment publiquement leurs doutes sur le bien-fondé de la stratégie actuelle de la CIA de placer des islamistes au pouvoir partout en Afrique du Nord. Leur critique vise d’abord la très secrète confrérie des Frères musulmans, mais surtout deux personnalités         libyennes: Abelhakim Belhadj et son ami le cheik Ali Al-Salibi. Ce dernier est considéré comme le nouvel homme fort du pays [14]. Les deux hommes sont réputés être les pions du Qatar dans la nouvelle Libye [15]. C’est d’ailleurs le cheik Salabi qui a distribué les 2 milliards de dollars d’aide qatariote à Al-Qaida en Libye [16].

Ainsi la contradiction que l’on s’efforce de masquer depuis dix ans revient à la surface : les mercenaires, jadis rémunérés par Oussama Ben Laden, n’ont jamais cessé de travailler au service de la stratégie US depuis la première guerre d’Afghanistan, y compris durant la période des attentats du 11-Septembre. Ils sont pourtant présentés par les dirigeants occidentaux comme des ennemis irréductibles.

Il est probable que les objections de M. Aznar et du Jerusalem Center for Public Affairs seront balayées par l’OTAN comme l’ont

été celles du général Carter Ham, commandant en chef de l’Africom. Il s’indignait, au début de la guerre de Libye, de devoir protéger des jihadistes qui venaient de massacrer des GI’s en Irak.

Loin de la réalité, le Comité anti-terroriste de l’ONU (dit « Comité d’application de la résolution 1267 ») et le département d’État des États-Unis maintiennent sur leur liste noire l’organisation d’Abdelhakim Belhaj et du cheik Salabi sous son ancienne dénomination de Groupe islamique combattant en Libye. Il est paraît-il du devoir de chaque État d’arrêter ces individus s’ils passent sur leur territoire.

Thierry Meyssan 

Le 18 Décembre 2011

 Url de l’article original:  http://www.voltairenet.org/L-Armee-syrienne-libre-est

 

[1] « Mensonges et vérités sur la Syrie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 novembre 2011.

[2] « Libya’s Powerful Islamist Leader », par Babak Dehghanpisheh, The Daily Beast, 2 septembre 2011.

[3] « Comment les hommes d’Al-Qaida sont arrivés au pouvoir en Libye », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 septembre 2011.

[4] « Ennemis de l’OTAN en Irak et en Afghanistan, alliés en Libye », par Webster G. Tarpley, Réseau Voltaire, 21 mai 2011

[5] « Syria’s opposition, rebels hold talks in Turkey », par Safak Timur, AFP, 1er décembre 2011.

[6] « Islamistas libios se desplazan a Siria para “ayudar” a la revolución », par Daniel Iriarte, ABC (Espagne), 17 décembre 2011. Version française : « Des islamistes Libyens en Syrie pour “aider” la révolution », traduction de Mounadil Al-Djazaïri, Réseau Voltaire, 18 décembre 2011.

[7] « Libyan-Irish commander resigns as deputy head of Tripoli military council », par Mary Fitzgerald, The Irish Times, 11 octobre 2011.

[8] « Flottille de la liberté : le détail que Netanyahu ignorait », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 juin 2010.

[9] « Thierry Meyssan et Mahdi Darius Nazemroaya menacés de mort à Tripoli », Réseau Voltaire, 22 août 2011.

[10] « Libyan fighters join “free Syrian army” forces », Al Bawaba, 29 novembree 2011. [11] « Spain’s Former Prime Minister Jose Maria Aznar on the Arab Awakening and How the West

Should React », CNBC.com., 9 décembre 2011. [12] « Attentats de Madrid : l’hypothèse atlantiste », par Mathieu Miquel, Réseau Voltaire, 6

novembre 2009.

[13] « Diplomacy after the Arab uprisings », par Dore Gold, The Jerusalem Post, 15 décembre 2011.

[14] « Meet the likely architect of the new Libya », par Marc Fisher, The Washington Post, 9 décembre 2011.

www.voltairenet.org/a172150


3-2 Angie Todd : « La Syrie : un autre concept erroné »

Granma International

La Syrie est le cœur du Moyen-Orient, sur le plan géostratégique et nationaliste.

Elle partage des frontières avec l’Irak, le Liban, l’Israël, la Turquie et l’Iran, avec lequel elle maintient une forte alliance, récemment réaffirmée par le président Ahmadinejad dans le contexte de l’agression accentuée de l’Europe et des États-Unis, quand il a affirmé que son pays ne permettrait aucune ingérence étrangère.

La Syrie a toujours été un allié déterminé de la Palestine, avec plus de 472 000 réfugiés de ce pays ; elle a perdu des territoires, qu’elle continue de réclamer, sur les plateaux du Golan, occupés par Israël pendant la guerre d’expansion israélo-arabe de 1967.

La Constitution syrienne de 1973 définit officiellement le pays comme un État socialiste laïque, avec l’Islam comme religion majoritaire. Depuis lors, elle a pu maintenir un État aux diverses croyances, y compris des Chrétiens coptes, des Juifs, et d’autres branches de l’Islam, avec un développement économique et social continu, malgré les sanctions imposées par les États-Unis à la fin des années 70, quand la Syrie fut déclaré pays promoteur du terrorisme.

La position géostratégique de la Syrie l’a placée dans la ligne de mire des États-Unis et de ses alliés européens avec deux objectifs : en premier lieu affaiblir la résistance contre Israël et isoler l’Iran, et en second lieu, contrôler le Moyen-Orient et l’approvisionnement pétrolier de la région.

L’explosion de la violence en Syrie au mois de mars, comme dans le cas de la Libye, n’a été ni spontanée ni fondamentalement nationaliste dans son contenu, mais elle a permis aux États-Unis de profiter des vents qui soufflaient dans la région pour les utiliser à son profit, à savoir pour tenter de remplacer le gouvernement syrien par un gouvernement plus docile.

Même s’il existe une opposition en Syrie, depuis le début le conflit civil dans le pays a été alimenté par des forces extérieures. Toutes les luttes armées ont d’abord commencé dans des villes proches des frontières, exactement comme cela s’était passé à Benghazi en Libye. Il n’est pas étonnant que très peu d’informations apparaissent sur Internet concernant les infiltrations de forces d’élite dans le but de déstabiliser le pays. L’opposition cependant est très fragmentée, elle manque d’un programme populaire et d’une idéologie cohérente, et elle a pour leader un ancien exilé syrien en France.

Dans le contexte de ce conflit national, la Syrie a lancé une consultation populaire sur les réformes constitutionnelles en vue des élections parlementaires de février 2012 – les présidentielles sont prévues en 2014 – ainsi que sur les réformes sociales et les négociations pour parvenir à une solution pacifique, en même temps qu’elle insiste sur le respect de sa souveraineté dans la résolution des problèmes nationaux. En novembre, la Syrie a protesté officiellement contre les États-Unis pour ses interventions dans les affaires internes du pays.

Comme ce fut le cas en Libye, les grands médias ont joué le rôle prévu, en particulier depuis l’explosion de la violence armée en Syrie. Initialement, ils ont délibérément présenté comme des arrestations de civils l’arrestation de personnes impliquées dans des actes de violence contre l’État et, la situation évoluant, ils ont présenté des membres de groupes terroristes tués par les forces de l’ordre syriennes, ou des morts de ces forces comme de simples civils.

La campagne de désinformation sur la Libye après Kadhafi s’est renforcée, reflétant comment les pouvoirs néo-colonialistes à l’OTAN et les États-Unis ont soumis les Nations unies à leur volonté de détruire ce pays sans avoir à impliquer leur forces armées sur le terrain, tout en prévoyant l’extension de ce nouveau modèle de guerre « réussi » en Syrie.

Ils ont passé sous silence les manifestations massives et croissantes de soutien au gouvernement de Syrie à Damas et dans d’autres grandes villes. Les dernières dépêches concernant la mort de milliers de civils, acceptées sans que les Nations Unies et Amnesty international n’enquêtent sur leur véracité, ont été extrêmement exagérées, et basées sur une seule enquête téléphonique sur les meurtres supposés de Syriens qui en réalité sont bien vivants. Les manifestations contre l’intervention de la Ligue Arabe à la fin du mois de novembre étaient en réalité un mouvement de soutien populaire qui réunissait plus de 1,6 millions de personnes. Silence total sur ce sujet.

Après le désastre instructif de la Libye, le soutien de la Russie, de la Chine et d’autres pays émergents à une solution pacifique régionale du conflit syrien a empêché une intervention militaire, mais l’ONU a imposé de fortes sanctions et la majorité docile de la Ligue Arabe s’est mobilisée pour promouvoir et légitimer une intervention impérialiste aux yeux de l’opinion publique internationale.

Le 7 décembre, le président Bachar el Assad a accordé une interview à Barbara Walters, de la chaîne nord-américaine ABC, dont le ton hostile faisait partie de la propagande habituelle. À un moment de l’émission, réalisée en anglais, Barbara Walters a demandé au président : « Selon vous, quel est le concept le plus erroné de mon pays à l’égard de ce qui se passe ici, s’il est vrai qu’il y a un concept erroné ? ».

Et le président El Assad de répondre avec perspicacité : « Un concept erroné sur beaucoup de choses… il y a tant de faits dénaturés dans les médias. Mais, le plus important, telle l’accumulation de ces faits, c’est qu’ils n’ont pas de vision. Le problème des pouvoirs occidentaux en général, notamment des États-Unis, c’est qu’ils manquent de vision – pour le moins de ma région, je ne vais pas parler du reste du monde –, et ils se sont trompés en Irak, en Afghanistan, dans la lutte contre le terrorisme ».

Angie Todd, Granma International

vendredi 16 décembre 2011
http://lepcf.fr/spip.php?page=article&id_article=957


3-3 Les scientifiques iraniens sont-ils les seuls en danger ? Michael Bar-Zvi.

vendredi 13 janvier 2012, Au lendemain de l’annonce de l’ouverture de l’usine souterraine d’enrichissement d’uranium à Fordow, l’ingénieur chargé des importations pour la centrale nucléaire de Natanz, Mostapha Ahmedi Roshan a perdu la vie dans un attentat à Téhéran.

La technique utilisée, une fois encore, est celle de ce qu’on appelle la sticky bombe, lorsque deux motards placent une charge explosive sur la portière d’un véhicule en mouvement. Le temps de réaction ne permet pas aux passagers de stopper le véhicule avant l’explosion, qui, en général est très meurtrière pour les personnes à bord, sans pour autant provoquer d’importants dégâts à l’environnement, ni même au véhicule lui-même.

Cette méthode a été déjà été appliquée à plusieurs reprises pour la liquidation d’autres ingénieurs iraniens. Les médias attribuent bien entendu cet acte au Mossad, avec l’aide des américains. Pourtant, il faut savoir qu’une telle action ne peut se dérouler qu’avec l’aide de personnes locales. On évoque l’opposition iranienne ou la résistance kurde, car aussi bien pour l’exécution d’une telle opération, que pour la fuite des auteurs, il est nécessaire de connaître le terrain à la perfection.

Ces actions entravent et retardent sérieusement l’avancée du programme de développement nucléaire iranien, mais elles ne l’arrêtent pas pour autant. Cette tactique de retardement repose sur deux principes : le premier est la volonté de ne pas attaquer l’Iran de manière frontale, et de ne pas lui donner le prétexte d’une contre-attaque contre des cibles civiles et militaires israéliennes.

Le second principe est l’espoir, qui, ces derniers jours, ne semble plus infondé, de voir les américains changer leur attitude attentiste pour une politique plus musclée.

Plusieurs sources, proches de la Maison-Blanche, ont affirmé que le président Obama et le secrétaire d’Etat à la défense Panetta ont rencontré les représentants des pays du Golfe, et notamment l’Arabie Saoudite, pour les informer de l’élévation du niveau d’alerte américain dans le détroit d’Ormuz et de l’éventualité d’une intervention armée si les Iraniens mettaient à exécution leurs menaces de fermeture. La circulation dans le détroit est vitale pour les exportations de pétrole des pays du Golfe, auxquels les Etats-Unis et l’Europe ont demandé d’augmenter leur production, dans le cadre de l’application d’un boycott à l’encontre de l’Iran.

L’analyse des spécialistes israéliens, formulée il y a quelques années déjà, prend aujourd’hui tout son sens. Israël n’est pas le seul pays menacé par la bombe iranienne, et un jour ou l’autre les Etats occidentaux et les autres régimes de la région finiront par arriver à la conclusion qui s’impose : empêcher Téhéran de se munir de l’arme fatale. En attendant, il faut mettre tout en œuvre pour retarder l’échéance.

Jamais l’expression "mieux vaut tard que jamais" n’aura été aussi judicieuse.

Chronique du 12 janvier 2012

Yod Zain Be Tevet 5772

Michael Bar-Zvi

http://www.jforum.fr/forum/israel/article/les-scientifiques-iraniens-sont?utm_source=activetrail&utm_medium=email&utm_campaign=newsletter%20du%2013-01-2012



4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Préparatifs de guerre contre la Syrie et l'Iran : Dénonçons les criminels de guerre que sont Harper et compagnie!
Établissons un gouvernement anti-guerre!

Les Canadiens doivent défendre le principe que préparer la guerre est un crime de guerre tout aussi grave que les autres. La guerre d'agression, qui est le crime de guerre suprême, ne peut avoir lieu sans la préparation des conditions objectives et subjectives.

Défendre ce principe signifie qu'il faut tenir le gouvernement canadien responsable des préparatifs de guerre contre la Syrie et l'Iran. Tous ceux qui concilient avec ces préparatifs de guerre sous un prétexte ou un autre doivent aussi être tenus responsables.

Les préparatifs de guerre contre la Syrie et l'Iran s'ajoutent à la liste des crimes de guerre déjà perpétrés par la dictature fédérale et ses conciliateurs, liste qui, en plus de l'Afghanistan, comprend désormais la guerre d'agression contre la Libye. Le bellicisme de la dictature Harper était étalé au grand jour à la cérémonie du 24 novembre à Ottawa, avec la glorification de la guerre contre la Libye comme une grande victoire et avec triomphalisme répugnant, de style nazi.

En tant qu'État annexé au système impérialiste d'États dominé par les États-Unis, qui comprend les alliances agressives que sont l'OTAN et NORAD, la dictature fédérale de Harper prépare le pays et ses forces armées à une guerre contre la Syrie et contre l'Iran. Il s'agit d'un crime de guerre monstrueux de la part de tous ceux impliqués directement et de ceux qui concilient avec Harper.

Le 20 novembre, la dictature Harper a annoncé qu'un navire de combat canadien resterait en Méditerranée jusqu'à la fin de 2012, pour servir à « des évacuations et des blocus maritimes advenant que la violence de la Syrie dégénère en guerre civile ». Le gouvernement a dit que le NCSM Vancouver, qui a participé à la guerre d'agression contre la Libye, sera réaffecté et intégré à l'opération « Active Endeavour » de l'OTAN en Méditerranée jusqu'au début de 2012 et sera ensuite relevé par le NCSM Charlottetown jusqu'à la fin de l'année. L'opération « Active Endeavour », qui a prétendument pour mission de combattre le terrorisme en Méditerranée, a commencé en octobre 2001.

Le ministre de la guerre, Peter MacKay, a dit au réseau CTV que le Canada est prêt à s'impliquer dans une guerre d'agression contre la Syrie. L'armée canadienne est « prête à toute éventualité », a-t-il dit. Une attaque contre la Syrie ne serait possible qu'après « une série de sanctions (internationales) graduées. [...] Je pense qu'il est clair pour un grand nombre de dictateurs que leur comportement ne sera pas toléré. Mais comment nous agirons et quelle sera la prochaine étape, cela dépendra de ce que certains appellent l'échelle de progression », a dit MacKay.

 

Cette « échelle de progression » est en référence à l'ingérence active des États-Unis et de l'Europe en Syrie où ils cherchent à fomenter une guerre civile réactionnaire et aux préparatifs de guerre à l'extérieur de la Syrie qui consistent à rassembler les forces de l'OTAN nécessaires à une invasion. Ces préparatifs comprennent une désinformation pour gagner de l'appui, sinon pour s'assurer qu'il n'y ait pas d'opposition organisée à l'aventure militaire pour renverser le régime syrien et en établir un qui serait directement annexé au système impérialiste d'États sous la conduite des États-Unis.

La destruction de l'opinion publique contre la guerre d'agression se fait suivant la tactique colonialiste de diviser pour régner. Dans le monde contemporain d'une superpuissance unique, cela veut dire financer et armer des groupes d'opposition à l'intérieur du pays ciblé. La base de cette opposition peut être des différends tribaux, religieux ou nationaux ou tout simplement une opposition empressée de prendre le pouvoir avec l'appui de l'impérialisme étasunien. Le régime attaqué se défend avec force et on assiste alors à une escalade vers une guerre civile réactionnaire et des appels à une intervention internationale.

Au Canada, un soutien important aux préparatifs de guerre de la dictature fédérale vient de ceux qui, sous la bannière de la « responsabilité de protéger », appuient l'appel à l'agression étrangère pour arrêter l'effusion de sang d'une guerre civile réactionnaire, comme pour la Libye et la Syrie. Cela comprend aussi ceux qui appellent au renversement du régime iranien. L'impérialisme américain convoite l'Iran et veut s'en emparer au détriment de ses rivaux européens. Il dénigre le régime iranien uniquement pour des raisons intéressées. Il omet le contexte d'une société qui a connu le renversement de son gouvernement par un coup d'État orchestré de l'étranger et qui a souffert en conséquence de la cruauté de la dynastie Pahlavi, le chah d'Iran. Depuis le renversement du chah en 1979, la société iranienne connaît un processus dynamique où font rage la lutte de classe et des contradictions et conflits attribuables à la transformation d'une société ancienne avec ses privilèges aristocrates et sa petite production en une économie socialisée moderne qui voit la croissance d'une classe capitaliste indigène désirant profiter des ressources naturelles du pays et de la grande production, d'une section qui lie son destin aux monopoles mondiaux et d'un mouvement ouvrier qui grandit et qui gagne en expérience.

Ceux qui concilient avec les ambitions guerrières de la dictature Harper abandonnent toute réflexion consciente et toute analyse de la guerre impérialiste. Ils refusent de reconnaître la vérité que la responsabilité des Canadiens de protéger les peuples du monde réside dans l'organisation et le développement d'un gouvernement anti-guerre ici même au pays. Elle commence par la formation d'un gouvernement qui prend la responsabilité de protéger le droit public et les droits de tous et de garantir ces droits en opposition au droit de monopole, en préparant aussi les conditions pour une alternative centrée sur l'être humain. Toute autre interprétation des responsabilités internationales du Canada est une fraude et un prétexte pour nous embrouiller dans l'annexion à la machine de guerre impérialiste de l'empire américain.

Ceux qui concilient avec les ambitions guerrières de Harper oublient que la véritable responsabilité de protéger vient des peuples eux-mêmes qui s'organisent pour défendre leurs droits. Le peuple est son propre libérateur. Ceux qui concilient avec la guerre oublient que le système impérialiste d'États déploie des espions et des agents partout pour provoquer l'anarchie et le chaos, comme le « groupe intégré de la sécurité » de la police canadienne qui a envoyé des espions et des agents au sein des groupes qui organisaient l'opposition aux rencontres du G20 en 2010 en Ontario.

Ceux qui concilient avec la guerre oublient que les principes de l'indépendance et de la souveraineté des nations, le droit de ne pas être attaqué par une grande puissance impérialiste et la nécessité d'un équilibre international fondé sur l'avantage réciproque et non sur la loi du plus fort sont le précieux héritage de la victoire antifasciste de la Deuxième Guerre mondiale. Il ne faut à aucun prix que ces principes soient abandonnés sous l'influence de la résurgence du fascisme et sous la pression du système impérialiste d'États dominé par les États-Unis qui veut restaurer l'anarchie, la dictature et un état constant de guerre imposé par la loi du plus fort.

Ceux qui concilient avec les ambitions guerrières de Harper oublient que, dans les années 1960 et 1970, le Canada a également été la cible d'incitations à la guerre civile quand la GRC et des agents militaires des États-Unis ont tenté d'écraser la juste lutte du peuple québécois pour ses droits nationaux et de la transformer en une lutte dominée par un terrorisme aveugle, par l'anarchie et le chaos. La dictature fédérale de l'époque a imposé la Loi sur les mesures de guerre sous prétexte de combattre le terrorisme et a déployé l'armée dans les rues du Québec pour arrêter des militants et intimider ceux qui s'engageaient à défendre les droits de tous. En 1979, la Commission MacDonald sur les méfaits de la GRC a exposé le recours au terrorisme d'État et l'ingérence dans les organisations populaires afin de détourner la classe ouvrière et ses alliés de l`édification du nouveau. Les personnes progressistes à l'époque ont été fermement solidaires de la lutte de libération nationale du Québec contre l'impérialisme étasunien et le colonialisme anglo-canadien. Il s'agissait de s'opposer consciemment aux espions de la GRC et de l'armée américaine qui incitaient à la guerre civile réactionnaire avec des attentats terroristes et autres sales manoeuvres pour écraser la lutte de libération nationale du Québec, le mouvement ouvrier et les luttes de tous pour leurs droits, y compris les femmes et les Premières Nations. À l'époque, il existait un réel danger de guerre civile réactionnaire et d'intervention de l'armée américaine d'un côté ou de l'autre dans le but d'annexer à la fois le Canada et le Québec sous prétexte de défendre la sécurité nationale des États-Unis et de la responsabilité de protéger les civils.

La responsabilité des Canadiens est de se défendre contre la subversion et l'ingérence de la dictature fédérale et de l'impérialisme étasunien pour que la classe ouvrière et ses alliés puissent défendre les droits de tous et résoudre les problèmes économiques, politiques et sociaux qui existent présentement au pays. Cela veut dire être conscient des tentatives de la police politique d'infiltrer et de perturber les organisations du peuple et leurs luttes à la défense des droits de tous et pour une alternative centrée sur l'être humain. Il faut aussi être conscient que la « communauté internationale » déploie des espions et des agents et soudoie des groupes et des individus dans le but d'arrêter le progrès de la société et, si nécessaire, inciter à la guerre civile réactionnaire pour provoquer un changement de régime favorable à l'empire étasunien.

Concilier avec les ambitions guerrières de la dictature fédérale, c'est oublier que le monde entier est aux prises avec un système impérialiste d'États sous la conduite des États-Unis.

Concilier avec les ambitions guerrières, c'est oublier que les pays plus petits et moins puissants sont extrêmement vulnérables face à la subversion impérialiste et à l'incitation de divisions qui peuvent mener à une guerre civile réactionnaire.

La conciliation avec les ambitions guerrières mène à l'abandon des principes de non-ingérence dans les affaires internes des nations et des peuples souverains.

La conciliation avec les ambitions guerrières nie la vérité que les peuples sont leurs propres libérateurs et qu'ils sont en mesure de renverser leurs oppresseurs. Ayant oublié cela, il y a conciliation avec les guerres d'agression dirigées par les États-Unis sous prétexte de protéger les peuples de leurs propres régimes.

Concilier avec les ambitions guerrières, c'est détourner les peuples de leurs luttes à la défense de leurs droits pour plutôt s'engager dans quelque mouvement illusoire de solidarité avec ceux qui luttent pour leurs droits et qui refusent l'ingérence de l'impérialisme. Cela mène au sabotage de ces luttes.

La conciliation avec les ambitions guerrières signifie en pratique le refus de s'engager dans des luttes ici au pays pour mobiliser la classe ouvrière et ses alliés pour défendre les droits de tous, contester le droit de monopole et s'engager dans une lutte organisée, consciente et conséquente pour une alternative centrée sur l'être humain au Canada.

Non à l'agression contre la Syrie et l'Iran !
Dénonçons les criminels de guerre de Harper !
Dénonçons ceux qui concilient avec les criminels de guerre de Harper !
Organisons et luttons pour un gouvernement anti- guerre !


4-2 Pierre Khalaf :Syrie, Liban : face au chaos, l’unité et la détermination.

Dans une série d’entretiens accordés aux TV US, le 18 novembre 2011, Hillary Clinton a renoncé à présenter les événements en Syrie comme un soulèvement populaire contre le président Assad et a choisi de les qualifier désormais de « guerre civile ». Cette rhétorique peut également être utilisée pour justifier une intervention militaire conventionnelle, mais il devient de plus en plus difficile de masquer que Washington livre déjà une guerre non conventionnelle avec des commandos infiltrés.

La tendance en Syrie et au Liban

Les extrémistes à l’œuvre au Liban
Ad Diyar (Quotidien libanais proche de la nouvelle majorité, 18 novembre 2011)
Ibrahim Jbeily

Comment expliquer l’enthousiasme sans précédent de la France vis-à-vis du printemps arabe.

La réponse est claire, la France ayant laissé ses empreintes partout et s’empressant de transférer son matériel d’un pays à l’autre dès la fin du mouvement de contestation dans le premier pays. Après la Tunisie, l’Egypte et la Libye, c’est aujourd’hui Damas qui est dans le collimateur français. L’apparition d’un homme mystérieux : Bernard-Henri Lévy, qui s’active aujourd’hui sur le front de l’opposition au régime en Syrie. Dans le dossier syrien, il se serait mis à la tâche dès que l’Odéon à Paris a ouvert ses portes à l’opposition syrienne. On peut voir les empreintes de Bernard-Henri Lévy dans les dernières déclarations anti-régime faites à la presse par l’ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam. Pour l’intellectuel français, la frontière syro-turque constitue aujourd’hui le point de départ idéal. Il a réussi à convaincre Paris et les autres grandes puissances d’introduire clandestinement en Syrie, via la frontière turque, des missiles Stinger destinés aux insurgés. Et c’est la compagnie aérienne française Corse Air qui transporte ces armes vers la région de Cilicie afin qu’elles soient passées en contrebande à bord de petites voitures à destination des insurgés.
Bernard-Henri Lévy attend impatiemment d’avoir mené jusqu’au bout ses noirs desseins en Syrie pour passer au Soudan. L’Algérie a elle aussi sa place sur son agenda.

Pierre Khalaf

23 novembre 2011

Source

Partenaires | Beyrouth (Liban) | New Orient News (Liban)



5 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

5-1 La résolution de la Ligue Arabe justifie l'intervention étrangère.

Face à la résolution de la Ligue arabe justifiant l'intervention étrangère, le PC Syrien appelle à rassembler des forces pour défendre la patrie et mettre en œuvre les réformes nécessaires.

Continuons d'appliquer les articles de l'Initiative arabe et rassemblons toutes les forces sincères dans la défense de notre patrie!

Communiqué du Parti communiste syrien (unifié)

Chers compatriotes,

Notre pays travers une période-charnière décisive, la plus dangereuse que notre pays ait eu à traverser durant les huit derniers mois, depuis le début du problème Syrien dont les pertes s'élèvent environ à 3 000 martyrs civils et militaires. Bien que les revendications soulevées par les manifestants pacifiques se concentrent sur la nécessité de transformer le régime dans le sens de la démocratie, de revenir sur les orientations économiques du pays qui ont mené à la multiplication des problèmes dans la vie des couches pauvres et moyennes, et en dépit du fait que des lois réformatrices aient été adoptées en vue de répondre à ces revendications et doivent désormais s'engager à élaborer une nouvelle constitution pluraliste, les forces de la haine et de l'impérialisme menés par la seule super-puissance, les États-Unis, ses partenaires européens et certains pays Arabes dans l'orbite Américaine, n'ont eu de cesse d'user de provocations et d'inciter les manifestations pacifiques à se transformer en rébellion militaire. A cette fin, ils ont joué de tous les médias et de toutes les ressources à leur disposition afin de diviser le peuple Syrien, et de réduire à néant le rôle national joué par la Syrie, principal obstacle actuellement aux plans Américains.

Après que leurs tentatives pour internationaliser la question Syrienne ont échoué, grâce aux positions adoptées par la Russie et la Chine au Conseil de sécurité de l'ONU, ils ont eu recours à la Ligue arabe pour faire pression sur la Syrie et pour rendre légal le transfert du dossier à des organismes internationaux dans une tentative de reproduire à l'identique le scénario Libyen, tout particulièrement maintenant que la Ligue Arabe est devenue le terrain de jeu de pays pétroliers arrogants essayant de jouer le rôle de grandes puissances.

La Syrie avait accepté l'initiative Arabe après reformulation de certains de ses articles. Elle a également commencé à appliquer ces articles, en dépit de l'intensification de l'escalade militaire de la part des groupes armés, des partisans du séparatisme et de ceux qui appellent à une intervention étrangère. Outre la libération de certains détenus, conformément aux dispositions de l'initiative, des unités militaires ont été retirées des secteurs où des tensions ont été constatées, il a été redonné aux forces de police la charge de s'occuper de la sécurité dans les villes.

Quoi qu'il en soit, ces puissances visant à internationaliser le problème Syrien et à légitimer l'intervention militaire n'étaient pas contentes du tout, après avoir été surprises par la position Syrienne positive vis-à-vis de l'initiative Arabe, elles se sont donc empressé de convoquer une réunion exceptionnelle de la Ligue arabe au niveau ministériel afin d'adopter une résolution condamnant la Syrie. Il est désormais manifeste que la mission de la Ligue arabe consiste à compliquer le problème Syrien plutôt qu'à le résoudre. Cela est devenue on ne peut plus clair avec la résolution suspendant la participation de la Syrie dans les institutions de la Ligue arabe. Cette résolution est dans les intérêts des forces colonialistes et ne fait qu'approfondir le problème Syrien.

Les objectifs des forces qui se trouvent derrière cette résolution adoptée à la va-vite deviennent très clair. Les faits démontrent que la résolution était déjà prête avant même que la réunion ne se tienne. La menace du recours à l'intervention étrangère est désormais plus importante qu'auparavant. La résolution marque l'aboutissement indispensable à l'internationalisation de la crise, et contribue à ouvrir la voie à l'intervention étrangère de plusieurs façons.

En conséquence, la Syrie doit prendre cela très au sérieux, traiter le fond du problème avec des moyens politiques, cela prouverait l'adhésion de la Syrie à l'initiative du 2 novembre 2011, qui a été pour partie mise en application. Toutes les mesures nécessaires à la mise en œuvre intégrale de tous ses articles doivent être adoptées. Ainsi, nous estimons essentiel la libération de tous les détenus politiques et les prisonniers coupables d'avoir manifester leur colère, à condition qu'ils n'aient pas mené des attaques armées contre l’État ou des individus ; les médias étrangers devraient pouvoir entrer en Syrie, et être en mesure de se confronter avec les faits et la situation réelle dans le pays. Cela contribuerait à affaiblir le rôle joué par les médias qui propagent de fausses informations et jouent le rôle d'agents provocateurs. Le résultat des enquêtes sur ceux qui ont fait un mauvais usage de la force contre le mouvement populaire pacifique.

L'accélération des réformes visant à transformer la société en une société démocratique, et la préparation d'une nouvelle constitution pour le pays basée sur le pluralisme doivent être considérées comme des étapes essentielles pour faire barrage à l'intervention étrangère, et retrouver la confiance des citoyens. Dans le même temps, la sécurité de la patrie ainsi que des citoyens doivent être garanties. Cela va tout à fait de pair avec les réformes. Les réformes et la garantie de la sécurité des citoyens sont deux éléments qui vont ensemble.

La situation évolue rapidement. Les menaces contre notre patrie se multiplient. Unissons toutes les forces honnêtes pour protéger notre terre de l'intervention des forces colonialistes étrangères, assurer une transition calme et pacifique vers une société démocratique et civilisée, et répondre aux revendications des masses populaires et des travailleurs.

Traduction MA pourhttp://solidarite-internationale-pcf.overPM-blog.net/

 



6  Analyse

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

6-1 Nouvelle Solidarité : Comment Londres est à l'œuvre en Syrie.

Revue de presse (Nouvelle Solidarité - 26/12/11).

Le drame qui se joue actuellement en Syrie n’est pas local mais international, car c’est un des foyers d’instabilité créé par l’oligarchie financière britannique pour déclencher un conflit mondial. A l’heure où l’empire financier offshore de la City de Londres est au bord de l’effondrement, ce sont bien diverses agences britanniques qui sont à l’œuvre pour forcer l’opinion mondiale à soutenir la destruction de la nation syrienne, quoi que l’on pense de son régime actuel.

Comme le révèle le site d’information de la gauche américaine Huffington Post, « pour la première fois, une société de collecte de renseignements “mainstream” basée aux Etats-Unis même, remet en question la ligne éditoriale sur la Syrie ». Agence privée basée au Texas, Stratfor vient en effet de publier un rapport où sur la base d’une série d’exemples étayés, il conclut que « la plupart des dénonciations faites par le Conseil national syrien (CNS) se sont avérées grossièrement exagérées ou tout simplement fausses, révélant ainsi plus la faiblesse de l’opposition que le niveau d’instabilité au sein même du régime syrien ». Le rapport mentionne aussi comme acteur de cette propagande l’Armée syrienne libre et l’Observatoire des droits de l’homme, et explique que « les forces de l’opposition ont intérêt à évoquer des massacres imminents, espérant ainsi engendrer les mêmes conditions qui ont conduit à une intervention militaire en Libye ».

Ainsi, l’Observatoire syrien des droits de l’homme, organisme basé à Londres, est non seulement la seule source de tous les médias internationaux lorsqu’ils évoquent le bilan totale des affrontements en Syrie, mais il est aussi la source des chiffres annoncés par le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Et cet « Observatoire » est à son tour alimenté par une autre officine londonienne, le Strategic Research and Communication Center présidé par Ausama Monajed, un opposant syrien adopté par le MI6 et choyé par le Project Democracy américain. Ce qui laisse à penser, selon l’ancien agent de la CIA Phil Giraldi, que les bilans chiffrés des victimes civiles en Syrie émanent en fait directement des services britanniques.

D’autre part, la multiplication des attentats, sabotages et attaques contre les services de sécurité syriens démontrent la présence de troupes entraînées à la guérilla et approvisionnées en armes depuis l’extérieur. Grande-Bretagne, France et Etats-Unis sont à l’œuvre côté turc pour former et ravitailler les combattants syriens : « ils utilisent le printemps arabe et les manifestations comme couverture, comme ils l’ont fait en Libye », a déclaré Paul Craig Roberts, ancien officiel de l’administration Reagan. « Ce ne sont pas des protestions spontanées et dans un Etat autoritaire comme la Syrie, on n’est pas censé trouver une opposition capable de s’armer militairement ». D’ailleurs, et ce n’est plus un secret puisque les grands journaux en font état, de nombreux rebelles libyens sont à pied d’œuvre en Syrie.

Comme l’ont rapporté l’envoyée spéciale du Figaro, qui s’est infiltrée au sein de l’Armée syrienne libre, et plusieurs autres journalistes, parmi les Libyens présents l’on trouve Mahdi al Hatari et Adem Kikli, les lieutenants d’Abdelhakim Belhaj, le dirigeant d’Al Qaida Libye utilisé par les Occidentaux pour renverser le régime libyen et devenu depuis commandant militaire de Tripoli. Belhaj était le chef du Groupe des combattants islamistes libyens (GCIL), un groupe terroriste « made in Britain » né dans les années 90 en Afghanistan puis fondu au sein d’Al Qaida.

26/12/11

*http://www.solidariteetprogres.org/Comment-Londres-est-a-l-oeuvre-en-Syrie_08433

Sur le même sujet, lire aussi :

Otan contre Syrie – Des avions de l’Otan à Iskenderun : http://0z.fr/s5dZV

Préparatifs de guerre contre la Syrie à la frontière jordanienne? : http://0z.fr/uYQle

Nouvelle Solidarité 

Mercredi 28 décembre 2011

Revue de presse (Nouvelle Solidarité - 26/12/11).


6-2 AlArabi : le spectre de la guerre civile

A cet égard, le chef de la Ligue Arabe Nabil AlArabi a mis en garde contre l’éclatement d’une guerre civile en Syrie. dans un entretien télévisé, rapporte le site en ligne alArab Online, il a signalé que la Syrie est un pays influent dans la région et que les problèmes dont il souffre auront des séquelles sur l’entourage.

Selon lui, le scénario d’ingérence étrangère en Syrie a l’instar de ce qui s’est passé avec la Libye n’est pas envisageable :

« La Syrie n’est pas séduisante pour des pays qui utilisent leurs armes et trouvent qui leur payer. Elle n’a pas de pétrole et les Etats-Unis ont des élections cette année et par conséquent je ne pense pas qu’ils veuillent entrer dans des aventures militaires », a-t-il expliqué, indiquant avoir dit ceci a plusieurs reprises à l’opposition syrienne.

Al Arabi pense qu’en exerçant des pressions et un embargo politique et économique de la part de plusieurs pays sur le régime syrien et l’opposition aussi pourrait porter ses fruits et faire cesser la violence.

D’après lui, la situation s’est beaucoup compliquée et les rapports qui lui parviennent du bureau de la LA à Damas, via le général al Dabi sont « particulièrement inquiétants ».

Concernant la saisine du Conseil de sécurité, réclamée incessamment par l’opposition pro occidentale, AlArabi estime que s’il voulait vraiment interférer, il l’aurait fait effectivement, et n’a pas besoin d’une décision de la LA pour le faire.

Mercredi, l’organisation pan arabe a décidé de surseoir à l'envoi de nouveaux observateurs en Syrie après une attaque contre la mission lundi, au cours de laquelle trois d'entre eux ont été blessés légèrement.

Pékin hostile toujours à l'internationalisation de la crise

De leur coté, les Chinois à l'instar des Russes ne changent pas de position d'un iota et refusent toute internationalisation de la crise syrienne.

L'émissaire de Pékin pour le Moyen-Orient Wu-Sike a réitéré cette position lors d'une rencontre avec AlArabi au Caire devant lequel il a insisté sur la solution de cette crise dans le cadre de la Ligue arabe.

Faisant état de difficultés auxquelles font face les observateurs de la Ligue arabe en Syrie, il s'est refusé, contrairement aux positions occidentales et arabes, a en incomber la responsabilité exclusivement au gouvernement syrien .

"Le gouvernement syrien et les autres parties syriennes devrait faire en sorte que la mission bénéficie de conditions convenables pout l'accomplissement de son travail", a-t-il déclaré à l'issue d'une rencontre avec le chef de l'institution panarabe, Nabil al-Arabi.

Pékin "espère que les observateurs feront preuve de patience et poursuivront leurs efforts afin de réaliser leurs objectifs pour le bien de la Syrie et de son peuple"

Al Manar

Cri du Peuple

http://www.mleray.info/article-syrie-96995940.html



7 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 

7-1 Voltairenet : USA - Racisme, guerre secrète, assassinat et torture au programme de la politique étrangère des candidats républicains

A l’approche de l’ouverture des primaires, les sept candidats en lice pour l’investiture républicaine se livrent à une surenchère néoconservatrice en matière de politique internationale.

État des lieux.

Mitt Romney, numéro deux selon les sondages et considéré comme l’un des plus modérés des candidats, a appelé à « passer aux actions secrètes à l’intérieur de la Syrie pour obtenir un changement de régime ».

Rick Santorum, ancien sénateur de Pensylvanie, a estimé que la récente explosion d’un dépôt de missiles iranien était l’œuvre de Washington et averti qu’il poursuivrait dans cette voie s’il s’installe à la Maison-Blanche, avant de plaider pour des assassinats ciblés : « Tout savant étranger travaillant en Iran pour le programme nucléaire sera considéré comme un combattant ennemi et sera promis, (...) tout comme Oussama ben Laden, à l’ élimination. Des savants ont été retrouvés morts en Russie et en Iran. Il y a eu des virus informatiques. Il y a des problèmes dans ces installations. J’espère que les États-Unis sont impliqués », a-t-il dit.

L’égérie du Tea Party, Michele Bachman, a quant à elle jugé que la pratique de la simulation de noyade devait être reprise. Le président Obama avait mis fin à cette forme de torture à son arrivée au pouvoir début 2009.

Le gouverneur du Texas Rick Perry a déclaré devant laRepublican Jewish Coalition que « toutes nos lois émanaient de la Torah » et a estimé que les États-Unis devraient aider Israël à attaquer l’Iran.

La palme de la rhétorique néoconservatrice revient sans conteste à l’actuel favori des sondages, Newt Gingrich. Ce dernier a confirmé ses positions après ses commentaires controversés sur les Palestiniens, qualifiant ce peuple « inventé » de « terroriste » lors d’un débat à Des Moines.

Il a promit de financer « tous les groupes dissidents en Iran » et de saboter la plus grande raffinerie du pays.

Il a aussi reproché au département d’État actuel de « procéder au désarmement moral de la tradition judéo-chrétienne » tout en promettant la nomination du néo-conservateur John Bolton à sa tête à la place d’Hilary Clinton.

L’ancien président de la Chambre des représentants déclare que s’il devenait président des États-Unis, il envisagerait d’être très proche, « de plusieurs façons », de Benyamin Nétanyahou, l’actuel Premier ministre israélien. « Bibi est un dur à cuire. Il place la sécurité d’Israël en premier », dit-il.

Enfin M. Gingrisch veut demander au Congrès de redonner leur « liberté » aux services de renseignement étasuniens, suggérant ainsi de revenir sur l’interdiction actuelle d’assassiner les dirigeants en exercice des États qui s’opposent à la politique impériale.

Au-delà de l’habituelle rhétorique sioniste et anti-iranienne qui vise à s’attirer les faveurs du puissant lobby pro-israélien, ce qui ressort de ces déclarations c’est que désormais les candidats à la Maison-Blanche assument ouvertement la dimension criminelle de la politique étrangère des États-unis d’Amérique.

http://www.voltairenet.org/Racisme-guerre-secrete-assassinat



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


16.01.2012

n°33 Journal de Syrie - 25-12 au 13-01 - a1 - : Les Forces spéciales britanniques, la CIA et le MI6 appuient l'insurrection armée.

n°33   Journal de Syrie - 25-12 au 13-01 - a1 - : Les Forces spéciales britanniques, la CIA et le MI6 appuient l'insurrection armée.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal deSyrie

                  n°33                                             25-12 au13-01        

C.De broeder & M.Lemaire



Le "Journal deSyrie" est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Michel Chossudovsky : Les Forces spéciales britanniques, la CIA et le MI6 appuient l’insurrection armée.

Une intervention de l’OTAN est envisagée.

Wayne Madsen : L’ambassadeur des États-Unis en Syrie en charge du recrutement d’escadrons de la mort arabes et musulmans.

Les terroristes « pacifistes et démocrates » de l’Occident frappent en plein cœur de Damas.

LA RUSSIE LACHERAIT-ELLE LA SYRIE ?

COMMENT NAVIGUER ENTRE DEUX MERS

2  Politique Syrienne 

Paroles & action du président

AAssad: "Nous frapperons le terrorisme d’une main de fer".   

3 Résistance

Thierry Meyssan : « L’expression printemps syrien » est une pure fiction » .

4 Pays Arabes & voisinsLigue arabe

Les observateurs de la Ligue arabe constatent que Homs est confrontée à des groupes terroristes.

5 Les grandes manœuvres 

Le monde occidental .

Tiré à part

Canada

Oscar fortin : LE CANADA ET LA SYRIE.

3 France

Ingérence en Syrie: l’empire ne se cache même plus

6 Les actions dans le monde

USA - Le plan secret US, pour l’avenir de la Syrie 

7 Les réactions dans le monde

Les voisins de la Syrie craignent le chaos à leur porte.



Tiré à part

Michel Chossudovsky : Les Forces spéciales britanniques, la CIA et le MI6 appuient l’insurrection armée.

Une intervention de l’OTAN est envisagée.
Plusieurs articles dans les médias britanniques confirment que les Forces spéciales britanniques (UKSF) entraînent les rebelles syriens. Le modèle sous-jacent est similaire à celui de la Libye où les Special Air Services (SAS) britanniques étaient sur le terrain avant le lancement de l’intervention militaire de l’OTAN.
Une intervention de l’OTAN, calquée sur celle de la Libye, est envisagée en vertu de la responsabilité de protéger (R2P). L’Armée syrienne libre (ASL) est une création paramilitaire de facto de l’OTAN.
Les reportages confirment que des agents de l’armée et du renseignement sont déjà sur le terrain en Syrie :

Il y  de plus en plus de rumeurs indiquant que les Forces spéciales britanniques assistent d’une manière quelconque les forces alignées contre le régime syrien.

Des reportages de la fin novembre de l’an dernier mentionnent que les Forces spéciales britanniques ont rencontré des membres de l’Armée syrienne libre (ASL), le bras armé du Conseil national syrien. Le but apparent de ce contact initial était d’établir la puissance des forces rebelles et d’ouvrir la voie à toute forme future d’opération d’entraînement.

Des reportages plus récents ont indiqué que des Forces spéciales britanniques et françaises ont entraîné activement des membres de l’ASL sur une base en Turquie. Certains reportages mentionnent qu’un entraînement a lieu également en Libye et au nord du Liban. Des agents du MI6 britannique et du personnel de l’UKSF (SAS/SBS  - Special Boat Service) auraient entraîné des rebelles pour le combat en zone urbaine et leur auraient fourni des armes et de l’équipement. Des agents de la CIA et des forces spéciales des États-Unis apporteraient de l’aide aux rebelles dans le secteur des communications. (British Special Forces Training Syrian Rebels?, Elite UK Forces, 5 janvier 2012. C’est l’auteur qui souligne.)

Ces reportages confirment sans équivoque une interférence étrangère dans les affaires d’un État souverain.
Il ne s’agit pas d’une révolte populaire.
L’insurrection ainsi que les meurtres de civils ont été commandités dès le début par des puissances occidentales.
Des agents des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Turquie fournissent des armes aux rebelles, en violation du droit international. Des reportages confirment que les rebelles sont des tireurs qualifiés et des membres d’organisations associées à Al-Qaïda.
La Grande-Bretagne se prépare à un combat en Syrie qui pourrait être plus important et plus sanglant que la bataille contre Kadhafi. Le ministre de la Défense dresse des plans secrets pour une zone d’exclusion aérienne sous l’égide de l’OTAN, mais celle-ci doit d’abord être appuyée par le Conseil de sécurité des Nations Unies.
Alors que les troubles et les tueries s’intensifient au sein de l’État arabe en crise, un représentant de la sécurité a révélé que des agents du MI6 et de la CIA sont déjà en Syrie pour évaluer la situation.
Des forces spéciales discutent également avec des soldats dissidents. Ils veulent savoir de quelles armes et de quels instruments de communications les forces rebelles auront besoin si le gouvernement décide de les aider.
Une source bien placée a affirmé : « Le MI6 et la CIA sont en Syrie pour infiltrer et connaître la vérité.  ». 
 « Nous avons les SAS et les SBS qui ne sont pas très loin. Ils veulent savoir ce qui se passe et se renseignent sur l’équipement dont les soldats dissidents ont besoin. (Deborah Sherwood, Syria will be bloodiest yet, Daily Star, 1er janvier 2012. C’est l’auteur qui souligne.)
Article original : Syria: British Special Forces, CIA and MI6 Supporting Armed Insurgency. NATO Intervention Contemplated

Michel Chossudovsky* (revue de presse : Mondialisation.ca – 10/1/12)
* Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa.

Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Vendredi 13 janvier
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=28529

 Gilles Munier

http://www.france-irak-actualite.com/article-syrie-les-forces-speciales-britanniques-la-cia-et-le-mi6-appuient-l-insurrection-armee-une-interve-97019922.html

Le 10 janvier 2012

Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28574


Wayne Madsen : L’ambassadeur des États-Unis en Syrie en charge du recrutement d’escadrons de la mort arabes et musulmans.

Cet article publié en septembre 2011 par Wayne Madsen peut aider à comprendre ce qui continue à se passer aujourd’hui en Syrie. (Silvia Cattori)

WMR a été informé par des sources fiables que l’ambassadeur américain en Syrie, Robert S. Ford, est le fonctionnaire clé du Département d’État responsable du recrutement d’ « escadrons de la mort » arabes auprès des unités affiliées à Al-Qaïda en Afghanistan, en Irak, au Yémen, et en Tchétchénie, pour lutter contre l’armée et les forces de police syriennes dans la Syrie assiégée. Ford a servi comme « Political Officer » à l’ambassade des États-Unis à Bagdad de 2004 à 2006 sous l’ambassadeur John Negroponte qui fut ambassadeur des États-Unis au Honduras de 1981 à 1985. Negroponte a été un personnage clé dans le programme secret des États-Unis pour armer les Contras du Nicaragua et dans le soutien aux unités paramilitaires criminelles au Salvador et au Honduras qui lui a valu le surnom de « Mr. Death Squad » (« Monsieur Escadron de la Mort ») .

Negroponte a chargé Ford de mettre en œuvre l ’« option El Salvador » en Irak, par l’utilisation de milices chiites irakiennes et de Pechmergas kurdes pour assassiner, enlever, et torturer des dirigeants irakiens de l’insurrection, en Irak et à travers la frontière avec la Syrie. L’opération a été baptisée d’après les opérations d’Escadrons de la Mort de Negroponte en Amérique centrale dans les années 1980.

Ford est devenu le pivot du recrutement d’Arabes et de musulmans du Moyen-Orient et d’ailleurs pour mener la guerre contre les forces de sécurité loyales au président syrien Bachar al-Assad. Les terroristes soutenus par les États-Unis ont non seulement mené des attaques contre les forces de sécurité syriennes, mais ont aussi massacré des civils dans des opérations sous « faux drapeau » attribuées par la suite aux forces du gouvernement syrien. WMR a été informé que les opérations de Ford en Syrie étaient menées avec l’aide du Mossad israélien.

L’option « El Salvador » a également été utilisée en Libye, où des miliciens d’Al-Qaïda, venant d’Irak, d’Afghanistan et du Yémen, ont perpétré des meurtres contre des civils libyens, surtout des Libyens noirs et des travailleurs immigrés africains, pour le compte du gouvernement libyen rebelle. Certains de ces meurtres de civils ont été attribués aux forces de Mouammar Kadhafi, mais ils ont, en fait, été perpétrés par les unités d’Al-Qaïda combattant aux côtés des rebelles, sous la direction de la CIA et du MI-6. Ford a fourni des conseils aux rebelles libyens sur la façon de mener leurs attaques d’escadrons de la mort.

De 2006 à 2008, Ford a servi comme ambassadeur des États-Unis en Algérie, une nation qui s’oppose au gouvernement rebelle libyen et qui a commencé à voir apparaître une résurgence d’attaques terroristes d’ « Al Qaïda » contre des cibles du gouvernement algérien. En fait, l’Algérie est considérée comme le prochain domino à faire tomber dans le cadre de la totale hégémonie militaire et politique que les États-Unis cherchent à établir sur l’Afrique du Nord.

WMR a appris par une source qui a été récemment en Libye que le gouvernement rebelle libyen de transition a accepté d’autoriser les États-Unis à établir des bases militaires permanentes en Libye, y compris à la frontière algérienne. Les rebelles ont également convenu de permettre à un États-unien de servir en qualité de « chief political officer » (« chef de la direction politique ») de l’organisme consultatif libyen de transition qui va être mis en place par l’OTAN et les Nations Unies. Cet organisme sera calqué sur le modèle de l’« Autorité provisoire » de la coalition en Irak.

Wayne Madsen
opinion-maker.org, 12 septembre 2011.

Wayne Madsen est un journaliste d’investigation, auteur et chroniqueur résidant à Washington, DC. Il a écrit pour plusieurs journaux de renom, et des blogs. Madsen est un contributeur régulier de Russia Today. Il est apparu fréquemment comme commentateur de questions politiques et de sécurité nationale sur Fox News et il est également apparu sur ABC, NBC, CBS, PBS, CNN, BBC, Al Jazeera, et MS-NBC.

Traduit de l’anglais par JPH (27.11.2011)

Texte original en anglais (12.09.2011) :
http://www.opinion-maker.org/2011/09/u-s-ambassador-to-syria-in-charge-of-recruiting-arabmuslim-death-squads/#

Toutes les versions de cet article :
- U.S. Ambassador to Syria in charge of recruiting Arab/Muslim death squads


Les terroristes « pacifistes et démocrates » de l’Occident frappent en plein cœur de Damas.

UNE ANALYSE DE PIERRE KHALAF.
Les terroristes « pacifistes et démocrates » de l’Occident frappent en plein cœur de Damas

Les deux attentats-suicides de Damas, le vendredi 23 décembre, sont une preuve sanglante que la violence aveugle, qui est exclusivement imputée au pouvoir, est surtout l’œuvre des groupes extrémistes qui n’hésitent pas à frapper sous n’importe quelle forme, même au risque de faucher des dizaines de civils innocents.

Si, depuis le début des troubles, la « répression » exercée par le régime est généreusement mise en évidence par les médias arabes et occidentaux qui diffusent en boucle les communiqués de l’opposition, celle des groupes extrémistes était systématiquement passée sous silence. Elle a pourtant fait quelque 2000 morts dans les rangs de l’armée et des forces de sécurité.

Au début, le monde occidental niait obstinément l’existence d’une fraction violente au sein de l’opposition. Maintenant, elle est admise, et les violences qu’elle commet sont imputées à des dissidents de l’armée.

Mais qui peut vérifier qu’il s’agit vraiment de soldats qui ont fait défection ou d’anciens jihadistes qui ont fait l’Irak dans les rangs d’Al-Qaïda. L’opposition syrienne se reconnait désormais une branche armée, appelée l’Armée syrienne libre. Une sorte d’étiquette ou de franchise, sous laquelle sont placés des dissidents, des jihadistes et des extrémistes musulmans d’obédience salafiste et wahhabite.

Les deux attentats ont d’ailleurs été revendiqués par les Frères musulmans de Syrie qui ont publié un communiqué sur leur site. Mais devant la gravité de cette revendication, le numéro 2 du mouvement a démenti sur la télévision satellitaire saoudienne Al-Arabiya tout lien avec les attentats. Mohammad Tayfour n’a pas trouvé de meilleure explication que d’accuser le régime d’avoir publié ce communiqué sur un site parallèle des Frères musulmans qu’il a créé à cette fin. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant d’évoquer ce soi-disant site usurpé ?

L’explication la plus plausible est que les Frères musulmans syriens sont tiraillés par plusieurs courants dont les plus extrémistes jugent normal et légitime des actions violentes telles que celles perpétrées à Damas. Il faut rappeler que dans les années 1980, ce mouvement avait commis des dizaines d’attentats de ce type dans les grandes villes syriennes et que les chefs de l’aile militaire s’appelaient Mohammad Riad Chakfa et Mohammad Tayfour, qui sont à la tête de la confrérie aujourd’hui.

Les analyses les plus invraisemblables ont circulé, les plus extravagantes affirmant que le régime avait lui-même organisé ces attentats pour saboter la mission des observateurs arabes. Les auteurs de ce type d’explication suscitent une vraie pitié. Quel intérêt a le pouvoir syrien de frapper dans sa propre capitale qui le soutient et qui est calme depuis le début des troubles ? Quel intérêt a-t-il à prendre pour cible le quartier général des Renseignements généraux, son principal service de sécurité et le plus efficace ? De plus, si le régime voulait saboter la mission des observateurs, il se serait tout simplement abstenu de signer le protocole de coopération avec la Ligure arabe.

La vérité est ailleurs. Ce sont plutôt les arabes des États-Unis qui sont furieux de l’acceptation par Damas de l’initiative arabe, car leur véritable but est d’envoyer le dossier syrien au Conseil de sécurité pour internationaliser la crise dans le cadre d’un scénario semblable à celui de la Libye. Les déclarations des ministres saoudien et qatari des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal et Hamad Ben Jassem, visiblement irrités par la signature syrienne, en disent long sur leurs véritables intentions.

Le double attentat porte clairement l’empreinte d’Al-Qaïda. C’est le mode opératoire bien connu et expérimenté en Irak et ailleurs de l’organisation terroriste. De toute façon, le Liban avait informé, deux jours avant les attaques, les autorités syriennes de l’infiltration d’éléments d’Al-Qaïda à partir du village libanais de Ersal.

Le double attentat est intervenu au lendemain d’une cuisante défaite infligée aux groupes extrémistes par l’armée syrienne à Jabal Zawiya, où 17 villages ont été libérés de leur emprise, au prix de 300 tués dans leurs rangs.

Le double attentat-suicide à la voiture piégée perpétré vendredi à Damas a fait au moins 44 morts et quelque 170 blessés. Les explosions, qui ont eu lieu à 10h15, ont été entendues dans toute la ville. Elles ont « secoué la maison, c’était effrayant », a témoigné Nidal Hamidi, un journaliste syrien de 34 ans qui vit dans le quartier de Kfarsoussa.

Le général Rustom Ghazalé, qui dirige le département de renseignements militaires visé, a assuré que c’était la preuve d’un projet étranger contre la Syrie. « Nous le combattrons jusqu’à la dernière goutte de sang ».

D’après un responsable militaire, la charge explosive qui a visé le bâtiment de renseignements militaires, la plus forte des deux, était composée de plus de 300kg d’explosifs, tuant 15 personnes.

« Les premiers éléments d’enquête font porter la responsabilité sur Al-Qaïda », ont annoncé les autorités syriennes. Le Liban dit avoir prévenu Damas cette semaine que des éléments d’Al-Qaïda s’étaient infiltrés en territoire syrien, a déclaré vendredi un porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères.

Des milliers de Syriens ont scandé « Mort à l’Amérique » et brandi des portraits du président Bachar al-Assad samedi lors des obsèques des victimes du double attentat-suicide.

Les funérailles se sont transformées en rassemblements pro-Assad où des proches de victimes ont lancé des appels à la vengeance et condamné le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Hamad ben Jassem Al Thani, dont le pays est devenu un détracteur véhément d’Assad.

La foule, dans laquelle s’élevaient des drapeaux syriens et des banderoles à l’effigie d’Assad, scandait « On veut ta tête, Hamad », « Nous sacrifions nos âmes et notre sang pour toi, Bachar » ou encore « Dieu, la Syrie et Bachar, c’est tout ».

Les cercueils, enveloppés dans des drapeaux du pays, étaient alignés à l’intérieur de la Mosquée des Omeyyades, l’un des principaux sanctuaires de l’islam, qui date du VIIIe siècle. Sur beaucoup d’entre eux, on lisait « Inconnu ».

Des religieux musulmans et chrétiens ont pris part aux obsèques, placées sous la direction du grand dignitaire sunnite Saïd al-Bouti. La télévision nationale syrienne a retransmis des images en direct des processions funéraires.

Al-Bouti a déclaré que les auteurs des attentats étaient des ennemis « de l’humanité et de la religion », et il a accusé leConseil national syrien d’y être impliqué. « C’est un cadeau de Bourhan Ghalioun (dirigeant du CNS) et de ses amis. Est-ce que les délégués de la Ligue arabe ont écarté les voiles qui leur couvraient les yeux afin de voir qui est le meurtrier et qui est la victime ? », a-t-il interrogé. « Pour qu’ils sachent que l’armée syrienne ne peut pas faire sauter d’oléoducs, qu’elle ne peut pas tuer les siens. »

Un Noël discret pour les chrétiens de Syrie

Les méfaits de l’opposition syrienne, qui promet liberté et démocratie, se font sentir avant même qu’elle n’accède au pouvoir. En effet, pour la première fois depuis très longtemps, les chrétiens de Syrie ont célébré les fêtes de fin d’année dans la plus grande discrétion. Pas de manifestations religieuses publiques, pas de prières en plein air non plus. Dans le quartier de Bab Touma à majorité chrétienne à Damas, les traditionnelles décorations de Noël ont disparues. Mais c’est dans la ville de Homs, où le quart des habitants sont chrétiens, que la situation est le plus dramatique.

A Homs, les groupes extrémistes ont instauré un climat de guerre civile, qui a fait plus de 5000 morts et blessés depuis le début des troubles. Des rapts et des liquidations à consonance confessionnelle y ont lieu presque tous les jours. Une cinquantaine de chrétiens et quatre fois plus d’alaouites ont été tués par des extrémistes sunnites en raison de leur appartenance religieuse. Ces mêmes extrémistes, regroupés sous l’ombrelle du Conseil national syrien, et auquel l’Occident accorde aides matérielles, soutien politique et tribune médiatique.

Des milliers de familles ont quitté la ville ces derniers jours pour célébrer Noël dans la vallée des chrétiens, le berceau du christianisme syrien, situé dans l’ouest du pays. Les églises étaient presque désertes à Homs. Seuls quelques rares fidèles y ont célébré la messe sous la protection de centaines de soldats et de policiers.

Voilà les premiers résultats de la pseudo-révolution soutenue et parrainée par les Etats-Unis et leurs vassaux européens, avec la contribution des Turcs et des Arabes du Golfe !

Pierre Khalaf (*) 

New Orient News (Liban) 
Tendances de l’Orient No 63, 26 décembre 2011.

(*)Rédacteur en chef  et Chercheur au Centre d’Etudes Stratégiques Arabes et Internationales de Beyrouth

Source : 
http://www.neworientnews.com/news/fullnews.php ?news_id=51469

http://www.silviacattori.net/article2584.html



LA RUSSIE LACHERAIT-ELLE LA SYRIE ?

COMMENT NAVIGUER ENTRE DEUX MERS

« La Russie lâche Damas et l’ONU s’agite », titrait le journal Libération le samedi 17 décembre (1).

Le quotidien jaune – propriété du milliardaire Édouard de Rothschild – s’agite depuis quelques mois, à l’unisson avec quelques autres torchons français, et réclame une agression ‘humanitaire’ contre la Syrie victime d’infiltration d’escadrons de la mort, de snipers et de mercenaires bénéficiaires de l’aide française, turque, israélienne et américaine (2). 

Le journal obéissant à son créancier – officier de l’État-major Sarkozyste – se réjouit vertement du revirement diplomatique russe, qui,  jeudi le 15 décembre 2011 présentait à l’ONU un projet de proposition sur la Syrie coincée entre la Caspienne et la MéditerranéeLe lecteur qui ne lirait que le titre et le chapeau de l’article aurait la fausse impression que le Kremlin capitule complètement et s’apprête à soutenir une résolution à «la libyenne» au Conseil de sécurité de l’ONU. Autant dire que les aviations franco-britannique et israéliennes obtiendraient l’autorisation de bombarder  la population civile, massacrant des milliers de syriens sous prétexte d’empêcher leur massacre – un ‘remake’ du tragique drame libyen, du « déjà vu », écriraient les scénaristes hollywoodiens.

La lecture attentive de l’article  révèle cependant la véritable nature du projet de résolution que le cynique ambassadeur français à l’ONU a qualifiée de «manœuvre russe» pour duper la ‘communauté internationale’. En effet, dans son projet de proposition le Kremlin suggère de condamner les violences de toutes les parties (y compris des djihads soutenus par l’OTAN et des snipers payés par la CIA) et dénonce l’illégal approvisionnement en armes et munitions des escadrons de la mort implantés en Syrie par quelques puissances étrangères, une allusion évidente à la France, la Turquie, Israël et les États-Unis (3).

La position de la diplomatie russe a très peu changé si ce n’est qu’elle a effectivement pris l’initiative d’une proposition de résolution au Conseil de sécurité afin de permettre aux journalistes à la solde de l’AFP, de Libération, du Monde, du Figaro, de TF1 et TF2 d’accréditer le mensonge d’un soi-disant  isolement de Damas sur la scène internationale, ce qui est strictement faux. Un grand nombre de pays soutiennent le gouvernement syrien légitime mais les médias occidentaux ne le rapportent pas.        

Chacun est cependant en droit de se demander le pourquoi de ce compromis de la diplomatie russe qui avait jusqu’ici condamné tout rififi en Syrie? Quelques pages plus loin le journal Libération fournit réponse à cette question.

Après dix-huit ans de négociation entre le Kremlin et l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) – les États-Unis ayant récemment levé leur véto – la Russie fait son entrée à l’OMC. Voilà pour les trente deniers (4).

Le plus long marathon de tractation de l’histoire de l’OMC se solde par la capitulation de Washington et la victoire du parangon de l’organisation. Cependant le peuple russe ne doit rien attendre de cette adhésion si ce n’est l’asservissement de leur économie nationale aux diktats de cet organisme de commerce international. L’Europe est depuis longtemps assujettie à cette dictature avec les résultats financiers et commerciaux que l’on sait.

La politique et la diplomatie sans principe des puissants de ce monde donnent souvent lieu à ce type de tractation : La Russie trahit la Syrie pour le bénéfice des États-Unis qui en retour accommodent la Russie auprès de l’OMC – et la roublarde Russie  tente de ne pas livrer le supplicié et de finasser sur le libellé du papier à déposer au Conseil de sécurité. Car la Russie maintient une vieille alliance de guerre avec la Syrie et elle entretient une base militaire à Tartous sur la Méditerranée. Les puissances impérialistes jouent ainsi sans état d’âme avec la vie des peuples qui leur sont assujettis.

L’éditorialiste du journal Le Monde, informé de la manigance russe pour obtenir son ticket d’entrée à l’OMC, sans accoucher du libellé de résolution souhaité propose comme alternative de créer un «groupe de contact» sur la Syrie, auquel le premier intéressé, le gouvernement syrien légitime, ne serait pas convié, ni la Chine, ni les nombreux pays qui supportent la Syrie. Seuls y participeraient la Russie stipendiée, la Ligue Arabe de triste renommée, et la ‘communauté internationale’ de Sarkozy et d’Obama, c’est-à-dire les quelques pays qui présentement arment et financent illégalement les djihadistes infiltrés, les bandits en liberté et les snipers payés par leurs affidés et qui sévissent contre la population syrienne dans les rues d’Homs et d’Alep (5).

Un tel «groupe de contact» sur la Syrie comploterait contre le peuple syrien à l’identique du groupe de contact créé il y a des années sur la question de la colonisation et de l’occupation de la Palestine par les criminels de guerre  sionistes avec pour seul résultat d’assister avec complaisance au bombardement de Gaza, la ville martyr, et de condamner le Hamas d’avoir résisté à son extermination.

La Russie défend ici ses intérêts impérialistes et joue la vie des syriens pour obtenir quelques avantages pour les siens – la France et les États-Unis défendent leurs intérêts impérialistes – et complotent pour faire tomber le gouvernement de el Assad inféodé au Kremlin afin d’y imposer un nouveau gouvernement inféodé à l’Élysée. Quel intérêt y a-t-il dans tout cela  pour le peuple syrien ?

Tous ces puissants espèrent que par la suite la route de Téhéran sera ouverte pour les hordes barbares européennes et les légions étrangères du Nord. Tous ces malfrats oublient que Bagdad sous domination iranienne bloque toujours la route vers les puits iraniens et que le Détroit d’Ormuz est toujours aussi vulnérable aux armes de Téhéran  (6).

Triste «Printemps arabe» où des révoltés souffrent et meurent Place Tahrir, à Tunis, au Bahreïn ou à Sanaa pensant contribuer à libérer leurs pays ravagés par la peste impérialiste d’une alliance comme d’une autre, d’un camp comme d’un autre,  chassant un tyran avant qu’un autre s’installe sur le trône des «Rois nègres arabes» pour imposer les mêmes soumissions, les mêmes trahisons, les mêmes collaborations avec les puissances qui ont manigancé pour les imposer. Toute cette mascarade porte le nom de démocratie bourgeoise en néo-colonie ; c’est de cette parodie de démocratie impopulaire que les peuples arabes doivent se défaire. Le pouvoir des peuples arabes est dans la rue, juste au bout du fusil (7).

 (1)    «La Russie lâche Damas à demi-mot, l’ONU s’agite» Libération. Samedi-dimanche 17.12.2011. Page 10.

 (2)    «L’ambassadeur américain à Damas recrute des insurgés». Silvia Cattori. 27.11.2011. http://www.silviacattori.net/article2426.html <http://www.silviacattori.net/article2426.html>

(3)    http://www.dailymotion.com/video/xmjfm2_1-2-webster-tarpley-intervient-depuis-la-syrie-s-t_news?start=0#from=embediframe <http://www.dailymotion.com/video/xmjfm2_1-2-webster-tarpley-intervient-depuis-la-syrie-s-t_news?start=0#from=embediframe>

 (4)     «La Russie intègre finalement l’OMC». Libération. Samedi-dimanche 17.12.2011. Page 19.

(5)    «Il faut créer un groupe de contact sur la Syrie». Le Monde. Lundi 19.12.2011. Page 1.

(6)    http://www.france-irak-actualite.com/article-150-000-collaborateurs-irakiens-abandonnes-par-les-troupes-americaines-94155578.html <http://www.france-irak-actualite.com/article-150-000-collaborateurs-irakiens-abandonnes-par-les-troupes-americaines-94155578.html>  .

 «Menacer l’Iran et préparer l’invasion de la Syrie». Robert Bibeau. 17.11.2011. http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27724 <http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27724> 

(7) «Le plan américain de Grand Moyen-Orient bat de l’aile.». Robert Bibeau.  19.10.2011.  http://www.centpapiers.com/le-plan-americain-de-%C2%ABgrand-moyen-orient%C2%BB-bat-de-l%E2%80%99aile/84557 <http://www.centpapiers.com/le-plan-americain-de-%C2%ABgrand-moyen-orient%C2%BB-bat-de-l%E2%80%99aile/84557>  et  http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=5694



2  Politique Syrienne  

Paroles & action du président

Assad: "Nous frapperons le terrorisme d’une main de fer".  

Le président syrien Bachar al-Assad a accusé des parties régionales et internationales de chercher à déstabiliser le pays, après avoir échoué de renverser le régime par la voie politique.
Dans un discours d'une heure quarante-cinq minutes retransmis par la télévision officielle, le dirigeant syrien s'en est pris aux pays arabes qui complotent contre son pays et qui suivent un agenda extérieur. « Le plus étonnant c’est qu’ils nous soutiennent du fond de leur cœur, mais ils s’opposent à nous politiquement ! », s’est-il exclamé.
Fustigeant les pays arabes qui ont réussi en quelques semaines à adopter des lois et des mesures contre la Syrie alors qu’ils ne sont jamais parvenus à le faire contre « Israël », Assad a rappelé que ces pays n’ont pas soutenu Damas par le passé et que la Ligue arabe a tant voté contre la Syrie, surtout aux Nations Unies.
Au sujet des réformes, Assad s’est raillé de certains pays qui exigent des réformes en Syrie alors qu'ils ne savent rien de la démocratie. Selon lui, « leur but depuis des années était de mettre la Syrie à la place d’"Israël ». Nous savions leurs objectifs, mais nous avons voulu montrer cette réalité à ceux qui ont toujours des soupçons à ce sujet ».

Il a toutefois promis de rester « attachés à notre arabité malgré les tentatives de nous chasser de la Ligue arabe » et indiqué que « la porte reste ouverte aux efforts arabes tant qu'ils respectent notre souveraineté ».
Le chef de l’Etat syrien s’en est pris notamment aux médias internationaux qui tentent "sans relâche de pousser la Syrie à l'effondrement". "Ils ont échoué mais ne désespèrent pas de le faire », a-t-il dit.
Par ailleurs, Assad a fait savoir que le complot de la Syrie s’arrêtera dès que Damas annoncera des concessions gratuites, et dès qu’elle se séparera de la résistance et de la cause palestinienne. Sur ce point il a tranché : « Notre dignité est plus forte que toutes leurs armées ».


Frapper le terrorisme d’une main de fer :
Sur le terrain, il a assuré qu’aucun ordre n'a été donné de la part d'aucune autorité pour ouvrir le feu sur des manifestants, soulignant que « selon la loi, personne ne peut ouvrir le feu sauf en cas d'autodéfense".
"Je gouverne avec la volonté du peuple et si je renonce au pouvoir ce sera aussi avec la volonté du peuple", a poursuivi Assad.
Pour lui, le rétablissement de la sécurité dans le pays était la priorité absolue, promettant de frapper les terroristes d'une main de fer.
"Il ne faut pas tolérer ceux qui terrorisent les gens, ni ceux qui sont complices avec les parties étrangères", a-t-il affirmé.
"La bataille avec le terrorisme c'est notre combat à tous, tout le monde doit y participer, mais un Etat fort c'est un Etat qui sait pardonner", a-t-il ajouté dans cette quatrième intervention télévisée depuis le début de la crise.
En toute confiance, le président syrien a promis de sortir victorieux de cette guerre sans précédent, puisque le peuple syrien a fait preuve d’une forte résistance. « Les pressions exercées sur nous ne nous pousseront point à prendre des mesures non calculées », a-t-il dit.

Pour le dialogue avec une opposition nationale :
Par ailleurs, il a annoncé la tenue d'un référendum populaire sur une nouvelle Constitution "la première semaine de mars", une fois que "la commission sur la nouvelle Constitution aura terminé ses travaux".
Tout en saluant la participation des différentes forces politiques au dialogue interne, Assad s’est dit prêt à dialoguer avec une opposition nationale et non pas une opposition qui se réfugie dans les ambassades étrangères, qui complote contre la Syrie et qui prétend rechercher une solution à la crise.
Et de promettre d’entamer ce dialogue dès que les différentes forces concernées se disent prêtes à le faire.

10/01/2012
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=45146&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1



3 Résistance

Analyse

Thierry Meyssan :« L’expression printemps syrien » est une pure fiction »

 Thierry Meyssan est un journaliste français et président du Réseau Voltaire. Il est connu pour ses articles et positions polémiques sur les questions internationales et les conflits armés.

Il a été un des journalistes à avoir ouvert la polémique sur les attentats du 11 septembre 2001 avec son livre intitulé l’Effroyable imposture.

Un livre qui a dénoncé cet attentat en le qualifiant de « complot », attribuant la responsabilité à « une faction du complexe militaro-industriel ».

Il est très présent dans les médias russes, latino-américains et moyen-orientaux, où il est présenté comme un « dissident » ou un « révolutionnaire ». Fondateur du Réseau Voltaire, dont le principal objectif est celui de la « défense de la liberté d’expression et de la laïcité », le journaliste Thierry Meyssan, répond dans cet entretien à plusieurs questions en rapport avec la situation de la Syrie, pays où il effectue, actuellement, une enquête sur les derniers évènements politiques.

Le Temps d’Algérie : Vous êtes un des rares journalistes à être présent en Syrie et à apporter un témoignage décalé sur la situation sur le terrain. Qui croire, M. Meyssan, et quelles sont, selon vous, les raisons du décalage entre la version dominante sur les événements en Syrie et celle de témoins neutres, dont vous faites partie, dont la voix ne porte pas et semble frappée de soupçons de complaisance, y compris au sein même de la corporation des journalistes ?

Thierry Meyssan : Les Occidentaux dominent l’information. Dans les années 1970, l’Unesco a remis en cause cette domination provoquant la furie des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Cette tentative a échoué et, au fil du temps, la situation a empiré : aux agences de presse se sont ajoutées des chaînes satellitaires. Désormais, AP, Reuters, AFP, BBC, CNN, France24, Al-Jazeera, Al-Arabiya ont une telle puissance qu’ils peuvent intoxiquer l’ensemble du public.

Ces médias se citent et se répondent, donnant l’impression fallacieuse d’une information recoupée, confirmée. La situation en Syrie est simple : les puissances occidentales et leurs alliés ont décidé de renverser le gouvernement de Bachar El-Assad et de détruire son pays.

Ils livrent, actuellement, une guerre non-conventionnelle avec des combattants infiltrés qui tentent de provoquer une guerre civile confessionnelle de manière à ouvrir la voie à une intervention militaire conventionnelle. Durant cette période, les Occidentaux montent un dossier juridique contre la Syrie pour légaliser la guerre qu’ils veulent entreprendre. A cette fin, leurs médias inventent une histoire effrayante de révolution et de répression de masse.

Il n’y a aucun rapport entre la fiction développée par les médias impérialistes et la réalité sur le terrain. Ce n’est pas que ces médias ont exagéré des faits, c’est qu’ils les ont inventés.

Comment analysez-vous la situation actuelle de la crise syrienne ? Estimez-vous que les revendications de la population sont d’ordre démocratique où social ?

Il y a en Syrie une opposition intérieure qui milite pour des changements profonds et une alternance démocratique après des décennies de pouvoir du parti Baas. Cette opposition, qui a été réprimée par le passé, participe aujourd’hui au « Dialogue national » : des tables rondes avec le gouvernement qui sont retransmises en direct à la télévision. Les deux parties profitent de la crise pour éliminer l’influence de la vieille garde : pour les leaders de l’opposition comme pour le président El-Assad, c’est le moment des réformes.

Il y a, également, en Syrie un courant takfiriste, très marginal, mais très violent. Il exige que le pays soit gouverné par des sunnites orthodoxes. A l’appel de prédicateurs saoudiens, il entend égorger les « usurpateurs alaouites ». Il affirme que, s’il le faut, un tiers des Syriens doit mourir (les chiites, alaouites, druzes, ismaélites, chrétiens…) pour que les deux autres tiers gouvernent sans partage.

Il est probable que s’ils arrivaient au pouvoir après avoir massacré les autres confessions, ils poursuivraient leur épuration en jetant l’anathème sur les autres écoles théologiques sunnites. Il existe, enfin, une opposition fabriquée à l’étranger et sponsorisée par les Occidentaux pour habiller un « changement de régime ». Ces gens ne font pas mystère de leurs ambitions ni de leurs stratégie. Ainsi Abdelhakim Khaddam a déclaré à la presse israélienne qu’il rentrerait en Syrie « sur la tourelle d’un char américain » (sic).

La Ligue arabe a initié une voie de dialogue avec le gouvernement syrien, mais elle a échoué, selon certaines parties, en raison du refus de Damas à appliquer les principes de cette démarche. Quelles sont, selon vous, les raisons qui ont empêché la réussite de la démarche entreprise par la Ligue arabe ?

La Ligue arabe est aux mains de ceux qui la financent : les Etats du Conseil de coopération du Golfe. Elle agit ici comme elle avait commencé à le faire avec la Libye. Elle ouvre la voie à la recolonisation de la région. Si la Ligue arabe avait voulu sincèrement le dialogue, elle n’aurait pas suspendu la Syrie de son organisation avant la fin de la période convenue pour la mise en application des engagements mutuels. La chronologie est indiscutable : ce n’est pas la Syrie qui a rompu le dialogue, c’est la Ligue qui a violé ses propres engagements, puis ses propres statuts.

Quelles seront, d’après vous, les conséquences des sanctions prises par l’Organisation panarabe sur la Syrie. Le peuple syrien sera-t-il touché et à quel degré ?

Ce qui est appelé « sanctions » ne sanctionne rien du tout. C’est un ensemble de mesures pour assiéger la Syrie et l’affaiblir avant de l’attaquer. Elles ne ressortent pas de la diplomatie, mais de l’action militaire préalable.

Les Occidentaux ne peuvent réaliser ce siège seuls.

Ils ont besoin de l’aide des Etats riverains et ils l’ont en partie obtenue. Les mesures de la Ligue arabe s’ajoutent à celles de l’Union européenne et des Etats-Unis. D’ores et déjà, on assiste à un effondrement du niveau de vie, mais à aucune pénurie. En effet, l’import-export est devenu presque impossible avec l’Europe et l’Amérique du Nord, mais la Syrie est autosuffisante en de nombreux domaines, dont l’alimentation. En réponse, la Syrie est en train de créer de nouvelles voies commerciales avec la Chine.

Compte tenu de l’interdiction bancaire, ces échanges ont lieu sous forme de troc. Les besoins des deux pays ne correspondant pas tout à fait, l’Iran joue le rôle de troisième partenaire dans ce troc. Le choc du siège devrait donc être en grande partie amortie dans les prochains mois, seul le tourisme restera sinistré.

Selon vous, pourquoi certains partis d’opposition n’ont pas voulu s’inscrire dans la démarche de réforme entreprise par le gouvernement syrien ? S’agit-il d’un manque de confiance ?

La seule force d’opposition représentative, qui ne milite pas pour une alternance politique, mais pour un « changement de régime », ce sont les Frères musulmans. La branche syrienne de la confrérie marche sur les pas de la branche libyenne : dans sa quête du pouvoir, elle a noué une alliance objective avec l’impérialisme. Son programme vise prioritairement à l’établissement d’un régime islamique, tandis qu’elle remet à plus tard la libération du Moyen-Orient, en général, et de la Palestine, en particulier.

Des analystes n’hésitent pas à remettre en cause le « printemps syrien » estimant que le problème syrien, d’ordre interne, est amplifié par des pays connus pour leur volonté de nuire à la stabilité de la Syrie. Quel est votre avis à ce sujet ?

L’expression « printemps syrien » vise à faire croire en l’existence d’un mouvement populaire révolutionnaire. C’est une pure fiction. Il n’y a eu aucune manifestation importante en Syrie contre le « régime ». On assiste, par contre, à de petites manifestations de quelques centaines de personnes au cri de « A mort Bachar ! ». Elles ne sont pas le fait de démocrates, mais de takfiristes. Et elles ne sont pas réprimées.

Les médias étrangers, notamment les chaînes satellitaires, sont accusés par le gouvernement syrien d’être à l’origine de l’amplification de la révolte populaire. Peut-on croire à cette accusation ? Quelle est justement la part de responsabilité des médias dans la crise syrienne ?

Ce n’est pas exactement cela. Le gouvernement n’accuse pas les médias pro-impérialistes de pousser le peuple à la révolte. Il les accuse de mettre une fiction en image. La plupart des vidéos de téléphones cellulaires qui sont diffusées par ces médias sont des images de fiction.

Souvenez-vous que lors de la guerre contre la Libye, j’avais révélé à l’avance qu’Al-Jazeera avait fait construire un studio à ciel ouvert pour reproduire la Place Verte. Lors de la bataille de Tripoli, Al-Jazeera a effectivement diffusé des images de fiction, tournées dans ce studio, pour faire croire que les « rebelles » étaient entrés dans la ville, alors qu’on en était à la phase de bombardements intensifs et que les « rebelles » ne sont arrivés que trois jours plus tard.

Et vous vous souvenez qu’entre les images de propagande d’Al-Jazeera et la chute de la capitale, Seif el-Islam a été acclamé sur cette place par ses partisans qui ne l’avaient jamais quittée.

Dans cette affaire, les médias pro-impérialistes – dont Al-Jazeera – ont acquis un savoir-faire technique pour créer des mensonges. Et ils ne s’en privent pas.

Selon certaines analyses, les deux véritables révolutions dans le monde arabe sont celles de la Tunisie et de l’Egypte. Dans ces deux cas, les pays occidentaux n’ont pas appelé au départ de Ben Ali et de Moubarak, encore moins à l’intervention étrangère. Les communiqués et les déclarations des officiels occidentaux étaient tellement prudents que des médias ont dénoncé, sinon leur complicité, au moins leur attentisme. A ce propos, il y a lieu de rappeler les déclarations de l’ex-ministre française des Affaires étrangères Michel Alliot-Marie de soutien au régime de Ben Ali dans la répression des manifestants, jusqu’à vouloir dépêcher des avions pleins de bombes lacrymogènes et autres moyens de répression. Qu’en pensez-vous ?

Les Etats-Unis souhaitaient se débarrasser de Ben Ali et de Moubarak qui n’étaient plus assez dociles. Ils ont donc créé les conditions de ces révolutions. Mais lorsqu’elles ont eu lieu, ils ont été dépassés par la colère populaire. Ils ont essayé par tous les moyens de la canaliser, mais les événements leur ont échappé.

Le déclencheur profond de ces révolutions, c’est la spéculation sur les denrées alimentaires organisée par Washington dans les années précédentes jusqu’à provoquer des famines localisées dans ces deux pays. A ce moment, tous les commentateurs politiques ont pronostiqué une révolution. Pourtant, tout le monde a été surpris quand cela a eu lieu parce que personne n’avait anticipé la manière dont les gens réagiraient. La CIA a immédiatement envoyé ses équipes de « révolutions colorées » pour reprendre en main la situation, mais tout cela était plaqué, improvisé, et a échoué.

Dans ce contexte, peut-on dire que les révoltes tunisienne et égyptienne, d’essence populaire, ont été exploitées pour renverser le gouvernement libyen et tenter de reproduire le même scénario en Syrie ?

Oui, les médias occidentaux font croire à leurs spectateurs que le monde arabe est un bloc homogène. S’il y a une révolution dans deux pays, il doit y en avoir partout. Ils nous expliquent que les Européens ont eu tort de ne pas soutenir les Tunisiens et les Egyptiens et voulu se rattraper en soutenant les Libyens et les Syriens.

Mais la vérité, c’est qu’ils ont tout fait pour écraser les révoltes en Tunisie et en Egypte dès qu’ils ont vu qu’elles menaçaient leur domination, et qu’ils font tout en Libye et en Syrie pour imposer leur domination.

Quel est également le poids de la Russie et de la Chine dans le règlement de la crise syrienne ? Pensez-vous que les deux puissances seront capables de faire face à la pression des pays occidentaux exercée sur le gouvernement syrien, d’autant plus que Moscou s’est dit favorable à la solution proposée par les pays du Golfe au président Saleh du Yémen ?

Les intérêts de la Russie sont directement menacés par l’agression occidentale contre la Syrie. Pas du tout parce que Moscou se sentirait concerné par la lutte contre le sionisme, mais pour deux raisons fondamentales.

Premièrement, Moscou ne dispose que d’une seule base navale en Méditerranée : le port de Tartous. Si la Russie perd cette facilité, elle perd toute liberté dans cette mer et sa flotte de la mer Noire, bloquée derrière les détroits, sera l’otage de la Turquie.

Deuxièmement, si les Occidentaux contrôlent la Syrie, ils y feront passer un gazoduc qui permettra aux Européens d’acheter le gaz du Golfe et d’Asie centrale au lieu du gaz russe. Ce sera l’effondrement de Gazprom et de l’économie russe.

Qu’est-ce qui empêche, selon vous, le président Al Assad d’organiser une élection présidentielle anticipée dans laquelle il sera candidat au même titre que les autres opposants ?

Pour le moment, le pays affronte une guerre non conventionnelle. Des milliers de combattants, principalement étrangers, tentent de le déstabiliser. Ce n’est guère propice à un scrutin démocratique. Le président el-Assad a été élu sous l’emprise de l’ancienne constitution. Je suis certain qu’il remettra son mandat en jeu lors d’une élection présidentielle anticipée ou lors d’un référendum, dès que la situation sera stabilisée.

Quel est justement le poids des figures de l’opposition syrienne ? Sont-elles capables de diriger le pays et de sauvegarder leur indépendance, sachant que la Syrie a été toujours secouée par des tentatives de déstabilisation ?

Il est tout à fait possible que l’opposition syrienne intérieure dispose de leaders capables de diriger le pays et d’assumer une alternance politique, il est trop tôt pour en juger. Par contre, quand ils ont été reçus à Moscou le mois dernier, ces leaders ont d’abord remercié les Russes pour avoir usé de leur veto au Conseil de sécurité et fait échec à la guerre conventionnelle. Ils ont donc fait preuve de leur patriotisme.

Comment analysez-vous également le rôle de la Turquie dans la gestion de ce conflit ? Pour certains spécialistes, la Turquie est devenue le porte-parole des Etats-Unis d’Amérique dans la région. Les Américains considèrent d’ailleurs le mouvement d’autonomie du Kurdistan comme une organisation terroriste au même titre qu’Ankara...

Une altercation à Davos et quelques phrases à propos de la Flottille de la Liberté ont suffi à faire oublier que la Turquie est membre de l’OTAN. L’élimination du réseau Ergenekon n’a rien changé à la domination en sous-main des Etats-Unis dans ce pays. La preuve : la Turquie vient d’accepter le transfert sur son sol des bases militaires que l’OTAN entretenait en Espagne.

De plus, elle laisse construire sur son sol de nouvelles installations radars dirigées contre l’Iran.

Quand aux organisations kurdes, tout le monde joue avec elles. L’Armée turque garde Öcallan sur une de ses bases et l’agite dès que le pouvoir civil lui tient tête. Des écoutes téléphoniques dans l’affaire Ergenekon ont largement illustré les complicités secrètes entre l’état-major turc et le PKK. Les Israéliens utilisent aussi les Kurdes.

Je vous rappelle par exemple que Netanyahu avait pu donner l’ordre d’attaquer simultanément la Flottille par Tsahal et une base navale turque par le PKK. Ankara n’a toujours pas compris que ses alliés historiques, Washington et Tel-Aviv, ont besoin d’une Turquie solide pour défendre leurs intérêts au Proche-Orient, mais ne veulent pas qu’elle soit forte.

Si on devait mettre en perspective les événements qui secouent le monde arabe et musulman, quelle lecture en faites-vous ? Faut-il penser qu’il y a une stratégie derrière tout cela ? Si tel est le cas, pourquoi ? L’habillage de ces mouvements est qu’il répond à un désir de démocratie. Dans ces conditions, comment expliquez-vous que des pays comme les monarchies du Golfe soient épargnées ?

Où est la liberté ? En Europe avec la bureaucratie bruxelloise anonyme, la pensée unique et le musellement des médias ? Aux Etats-Unis avec le Patriot Act, la torture et Guantanamo ? Non.

Nous sommes sous le joug d’un système de domination globale et les seules révolutions authentiques sont celles qui luttent d’abord pour la souveraineté nationale. La démocratie, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui en Occident, n’a plus grand rapport avec le projet des penseurs du XVIIIe siècle. Elle est corrompue par les lobbys et les ingérences de toutes sortes. Elle n’est plus qu’un leurre. L’Occident n’est plus un modèle démocratique et assoie sa domination sur le reste du monde en combattant la démocratie partout où des peuples lui tiennent tête.

Les révolutions en Tunisie et en Egypte ont été des mouvements à la fois sociaux et politiques. Les Tunisiens et les Egyptiens s’en sont d’abord pris aux présidents Ben Ali et Moubarak, mais ils ont parfaitement intégré que ce n’étaient que des fantoches et que rien ne changera tant que les structures de dépendance ne seront pas renversées.

Les monarchies du Golfe sont hétérogènes. Cependant, les plus puissantes tirent exclusivement leur fortune du commerce d’hydrocarbures qu’elles entretiennent avec l’Occident. Elles n’ont donc pas besoin d’être occupées militairement pour être vassalisées, il suffit qu’elles préfèrent le confort à la liberté. Là encore, le système de domination privilégie les gouvernements les plus impopulaires (Arabie saoudite, Bahreïn…) parce qu’ils sont les plus dépendants.

Thierry Meyssan,

 Journaliste et fondateur du Réseau Voltaire

lundi 19 décembre 2011,

F B - Le Temps d’Algérie

par Comité Valmy

http://www.letempsdz.com/content/view/67301/1/ 


Sur le terrain

Arrestations de terroristes, d’origine saoudienne, qatarie et koweïtienne 

 Les forces de sécurité syriennes ont arrêté des dizaines de terroristes d’origine, saoudienne, qatarie et koweïtienne en Syrie. Les forces de sécurité de ce pays ont arrêté plus de 70 terroristes saoudiens, qataris et koweïtiens qui sont impliqués dans des actes de sabotage et le massacre du peuple syrien. Ils ont avoué lors d’interrogatoires, qu’ils avaient reçu de l’argent et des armes ainsi que des appareils sophistiqués de communication de la part des conseillers officiels, qui travaillent pour les Cheikhs qataris et saoudiens. Leur mission consiste à assassiner, à faire exploser et à détruire les installations et les bâtiments publics dans le but de créer des dissensions et des troubles en Syrie. Selon ce rapport, les personnes arrêtées ont avoué qu’il y a des camps de recrutement et de formation des forces sur le territoire turc et en Arabie saoudite ainsi que dans une base américaine, au Qatar.
10/01/2012
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/163275-syrie--arrestations-de-terroristes-d%E2%80%99origine-saoudienne-qatarie-et-kowe%C3%AFtienne



4 Pays Arabes & voisins

Ligue arabe

Les observateurs de la Ligue arabe constatent que Homs est confrontée à des groupes terroristes.

Les médias atlantistes et du Golfe affirment que le président el-Assad a fait retirer les chars qui encerclaient la ville de Homs, combler les tranchées qui avaient été creusées, ramasser les cadavres dans les rues et nettoyer les prisons, pour cacher ses crimes aux observateurs de la Ligue arabe. Cette mise en scène se serait avérée insuffisante car 70 000 personnes seraient venues les accueillir en manifestant place al-Saa contre le régime, mais ils auraient été dispersés avec des gaz lacrymogènes.

Dans ce contexte, les médias atlantistes et du Golfe s’interrogent sur la crédibilité des observateurs de la Ligue arabe qui n’ont toujours pas validé leur version des événements.

Le lecteur reste perplexe à la lecture de ces articles : comment les journalistes à Paris ou Riyadh peuvent-ils mieux savoir ce qui se passe à Homs que les observateurs de la Ligue arabe venus constater sur place ?

D’autant que les images diffusées en direct par la télévision syrienne montraient, certes, une immense manifestation au centre de Homs accueillant les observateurs, mais appelant le président el-Assad à sévir contre les bandes armées qui terrorisent la ville. La foule sur la place al-Saa brandissait des portraits de Bachar el-Assad et des drapeaux du pays, et ne paraissait pas souffrir de gaz lacrymogènes
L’opposant syrien installé aux États-Unis, Farid Ghadry, dénonce dans le Jerusalem Post des négociations secrètes qui se tiendraient entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Il craint que Riyadh abandonne la révolution syrienne en échange d’un abandon de la révolution bahreinie par Téhéran. Il s’ensuivrait que Bachar el-Assad pourrait rester au pouvoir et ne manquerait pas de continuer son soutien aux terroristes, notamment au Hezbollah, au détriment d’Israël.

• Dans le Wall Street Journal, Jay Solomon souligne le rapprochement diplomatique entre la France et les USA pour joindre leurs efforts au Proche-Orient. Paris est devenue la capitale du printemps arabe. Non seulement l’administration Sarkozy héberge les réunions des opposants syriens et iraniens, mais elle finance leurs déplacements. Toutefois, Washington est parfois embarrassé par des initiatives françaises non coordonnées.

Mondialisation.ca,

 Le 29 décembre 2011

« Revue de presse Syrie » #17, voltairenet.org


Turquie

Bureau secret de l’opposition syrienne en Turquie.

29/12/2011

Le réseau d’informations turc CNN a révélé que le premier bureau du conseil national syrien a été ouvert en secret à Istanbul, ajoutant que l’adresse de ce bureau qui a entamé sa mission secrète n’a pas été annoncée publiquement.Selon cette source, « tous les rideaux et les fenêtres du bureau sont toujours fermés et les vitres sont de couleur noire ».Khaled Khoja a été choisi président du bureau, ajoute le réseau d’information, selon lequel ce dernier a appelé à «la nécessité de poursuivre les aides humanitaires au peuple syrien et à fournir les soins médicaux aux opposants surtout dans les villes où le régime tue les civils ». Répondant à une question de NowLebanon sur son compte de Twitter, l’ancien Premier ministre libanais a appelé à la formation d’une « force arabo-turque commune pour en finir avec le régime syrien ». Hariri s’est dit « horrifié par les crimes commis par celui-ci à l’encontre de son peuple », estimant que si le Conseil de sécurité adopte une résolution contre Damas, « ce sera soit le résultat d’un grand changement au niveau de ce dossier, soit le fruit du hasard ».

IRIB



5 Les grandes manœuvres 

Le monde occidental ?

Canada

Oscar fortin : LE CANADA ET LA SYRIE.

LE CANADA DE NOUVEAU AU SERVICE DES POLITIQUES DE WASHINGTON EN SYRIE. HILARY CLINTON L'A DIT DEPUIS LONGTEMPS "BACHAR AL-ASSAD VA-T-EN!". TOUS LES MOYENS SONT BONS, SAUF LA VÉRITÉ, POUR LE METTRE DEHORS. RESTE À VOIR SI LE SCÉNARIO MIS EN PLACE EN LIBYE VA FONCTIONNER DANS CE CAS-CI.

oscar fortin

Samedi 24 Décembre 2011

Au moment même où une délégation de la Ligue arabe est en Syrie pour évaluer la réalité des faits, rapportés de part et d’autre et qu’un attentat terroriste se produit à Damas, faisant plus de 44 morts et près de 166 blessés, le Canada annonce, avant même de connaître les auteurs des crimes commis, une nouvelle série de sanctions contre la Syrie en raison, selon lui, de la répression sanglante de l'opposition par le régime de Damas.
D’où lui vient cette urgence d’annoncer de nouvelles sanctions alors que la communauté internationale se préoccupe de savoir qui sont les véritables responsables de cette violence. Nous savons que les États, regroupés derrière les Etats-Unis, ont décidé, depuis les tout débuts de cette histoire, que l’unique responsable est le président Bachar Al-Assad. Les versions de témoins et d’analystes qui plaident dans le sens d’une toute autre explication n’y font rien.
En effet, de plus en plus nombreux sont les États et les personnes qui disent, exemples à l’appui, que des groupes armés par l’Occident font régner la terreur et obligent les forces de l’ordre à intervenir. Le Gouvernement syrien parle de plus de 2000 de ses soldats qui auraient été tués par ces forces terroristes, sans préciser toutefois le nombre de blessés.
Quel gouvernement occidental accepterait que des groupes armés fassent la loi dans leur pays ? Le Canada et les Etats-Unis sont les premiers à condamner l’action des terroristes sur leur territoire et à leur réserver un traitement de terreur. Guantanamo est une belle illustration de ces traitements.
A-t-on déjà entendu le Gouvernement canadien porter des accusations contre le Gouvernement de la Colombie qui s’en prend aux groupes armés révolutionnaires qui se battent depuis plus de 40 ans pour un changement de régime ? Dans ce cas, la consigne est que le Gouvernement a la responsabilité de faire respecter l’ordre et d’assurer la sécurité de tous ses citoyens et citoyennes. Sur ce point, il n’y a rien à redire. Toutefois, qu’il y ait eu des paramilitaires pour commettre des crimes et que des fausses communes de milliers de personnes assassinées gratuitement aient été, n’a jamais soulevé l’indignation du Gouvernement canadien.
En tant que canadien, je suis scandalisé par cette obsession d’agir sans prendre le temps de bien comprendre ce qui se passe réellement en Syrie. Actuellement la Ligue arabe est là, d’autres observateurs y sont également. La Russie et la Chine ne veulent pas que le scénario qui a conduit à la chute du régime de Kadhafi et à son assassinat se répète en Syrie. C’est également la volonté de ces dizaines et même de ces centaines de milliers de syriens qui sortent dans les rues pour demander que cessent les interventions extérieures dans les affaires internes du pays.
Regardons simplement ce que les Etats-Unis et le Canada ont fait avec les indignés, groupes totalement pacifiques. Il est dommage que nos représentants canadiens soient davantage à l’écoute de Washington que des canadiens eux-mêmes. Il est également regrettable que nos journalistes et médias n’approfondissent pas les différentes versions qui circulent concernant la violence en Syrie. Le peuple a le droit de savoir, de penser et de décider ce qui est le plus juste pour lui-même et les autres.
Je pose cette question à John Baird, chef de la diplomatie canadienne :
S’il s’avérait exact que des pays étrangers fournissent des armes et entrainent des mercenaires en vue de renverser le gouvernement légitime de Syrie, le Canada condamnerait-il pareille intervention ?
Le gouvernement canadien accepterait-il que de pareils procédés se réalisent sur son propre territoire ?
Québec, le 24 décembre 2011
http://humanisme.blogspot.com
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/syrie/201112/23/01-4480551-nouvelles-sanctions-canadiennes-contre-la-syrie.php



3 France

Ingérence en Syrie: l’empire ne se cache même plus

La France entraîne les rebelles pour combattre en Syrie

Un journal turc a dévoilé que les forces militaires françaises entraînent les rebelles armés syriens pour se battre contre le gouvernement du président Bashar Al-Assad

D’après le journal Milliyet, cité par l’IRNA, la France a envoyé ses forces d’entraînement en Turquie et au Liban pour conseiller et entraîner la soi-disante “armée syrienne libre”, un groupe de déserteurs qui opèrent depuis la Turique et le Liban, dans un effort de faire la guerre à l’armée syrienne.

L’article ajoute que les autorités française, britannique et turque ont un accord pour envoyer des armes aux rebelles”.

Le quotidien turc a dit que les trois pays avaient informé les Etats-Unis à propos de leur décision d’armer et d’entraîner les forces d’opposition syrienne.

Toujours d’après le Milliyet, un group de rebelles armé est stationné en ce moment dans la province de Hatay en Turquie, près de la frontière syrienne.

Ce rapport arrive après un autre qui révélait que les services de renseignement français et britannique ont pour mission de contacter les dissidents syriens basés dans la ville nord du Liban, Tripoli, afin qu’ils aident à produire plus de déstabilisation en Syrie.

Des rapports disent également que des agents du renseignement français et britannique ont été envoyés dans le nord-Liban et en Turquie pour conseiller les premiers contingents de l”armée libre syrienne”, à partir des déserteurs qui ont fuits la Syrie.

La Syrie est sujette à des troubles internes depuis la mi-Mars, avec des manifestations ayant lieu pour et contre le président Assad.

Damas dit que les troubles ont été largement incités par des éléments qui sont très bien payés et armés par des puissances étrangères. Des centaines de personnes, incluant des membres des forces de sécurités, ont été tuées dans le tumulte.

L’opposition et les pays occidentaux accusent les forces de sécurité syriennes d’être derrière les meurtres dans le pays, mais le gouvernment blâme pour cette violence meurtrière ce qu’il décrit comme des hors-la-loi, des saboteurs et des groupes terroristes armés, insistant sur le fait que les troubles sont fomentés et organisés depuis l’étranger»!

Press TV

Le 27 Novembre 2011.

Url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/212224.html

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 


Franck de Bouvines : Gérard Araud, Ambassadeur de France à l’ONU  : "Nous sommes des vautours qui nous nourrissons des conflits"

Nous sommes des vautours qui nous nourrissons des conflits

"Nous, diplomates, sommes des vautours qui nous nourrissons des conflits." Cet aveu - rapporté par le JDD [1] - de Gérard Araud, Ambassadeur de France à l’ONU résume admirablement le but poursuivi par les fauteurs de guerres qui se sont emparés des décombres vassalisées de la diplomatie française.

Côte d’Ivoire

Le vendredi 25 mars, son excellence Gérard Araud fait circuler un projet de texte en urgence, que la France met en bleu, (au vote) texte adopté le 30 sous la forme de la résolution 1975 qui "demande à toutes les parties de coopérer pleinement aux opérations de l’Onuci et des forces françaises qui la soutiennent". Gbagbo tombera douze jours plus tard. Expulsé de son pays pour l’empêcher de revenir par les urnes après avoir été sorti par les armes néocoloniales, Gbagbo est emprisonné à la Haye. Les crimes commis par les mercenaires et les partisans de l’agent occidental Ouattara restent impunis.

Libye

La résolution 1973 est adoptée le jeudi 17 mars, ouvrant la voie aux bombardements en Libye. Un Ambassadeur européen admire la manœuvre : "Araud a réussi un tour de force en parvenant, sous une présidence du Conseil de sécurité chinoise, à ce que personne ne vote contre cette résolution." Le pays est devenu ingouvernable et a été ramené un siècle en arrière. Les crimes des mercenaires alliés à Al Qaïda (à qui la France et le Qatar ont livré un arsenal dernier cri qui constitue une terrible menace pour l’aviation civile) et au CNT raciste sont également impunis.

Iran

« Si nous ne réussissons pas à atteindre aujourd’hui un objectif sur les négociations avec les Iraniens, il y a un fort risque d’une action militaire », aurait dit l’Ambassadeur aux journalistes américains le 28 septembre [2]. Araud a ajouté qu’il est convaincu que « certains pays n’accepteront jamais la perspective d’une République Islamique d’obtenir l’armement nucléaire ».

« Ce serait une opération très compliquée. Elle aurait des conséquences désastreuses dans la région. Mais tous les pays arabes sont extrêmement inquiets de ce qui se passe ».

La dramatisation de la situation iranienne n’est pas perdue pour tout le monde : en tentant d’accréditer l’hypothèse d’une fermeture du détroit d’Ormuz, les médias occidentaux font les affaires des compagnies pétrolières qui voient les cours grimper, malgré les démentis du gouvernement iranien [3]

Syrie

Sur la base d’informations souvent non sourcées et généralement orientées, allant jusqu’à attribuer les crimes des opposants aux forces armées [4], le Conseil des Droits de l’Homme publie un rapport visant ostensiblement à forcer le Conseil de sécurité à voter une résolution entraînant une nouvelle escalade vers une intervention militaire. [5] La diplomatie guerrière française est secondée par la Commission européenne qui dresse des listes noires des médias qui se refusent à inverser les responsabilités et à participer à la propagande censée justifier une invasion de la Syrie. [6]

Malgré tous les témoignages des journalistes qui se sont, rendus sur place, [7] recoupant les témoignages des Français vivant en Syrie [8], malgré la mobilisations des chrétiens d’Orient [9] et l’union nationale des Syriens opposés à toute interventions étrangères dans leur immense majorité [10], la propagande continue, même si, secrètement l’OTAN a du reculer [11] devant ce sursaut salvateur des défenseurs de la vérité.

Le ministère des Affaires étrangères russe a fait savoir, publiquement, que « les positions adoptées, dans ce document, qui incluent une possibilité, à peine voilée, d’une intervention militaire étrangère, sous le prétexte de défendre le peuple syrien, sont inacceptables, pour la partie russe ».

L’envoyé chinois, à Genève, He Yafei, a déclaré : « Les États membres des Nations Unies devraient se conformer aux principes et buts de l’ONU et s’abstenir de résoudre les différends, par la force ou la menace d’utiliser la force ».

Constatant que la clairvoyance des russes et des chinois mettait en échec la manipulation, Gérard Araud sur réagit : « C’est le rapport le plus épouvantable que nous ayons entendu devant ce Conseil depuis au moins deux ans […] et ce sont les autorités syriennes qui sont responsables, qui ont ordonné aux soldats de torturer et de tuer ».

« Le silence du Conseil de sécurité est un scandale. Il est scandaleux que le Conseil, du fait de l’opposition de certains membres, n’ait pas pu agir pour exercer une pression sur les autorités syriennes. »  [12]

 

Les vautours dont se réclame l’ambassadeur français à l’ONU ont déjà fait plusieurs victimes dont la Côte d’Ivoire et la Libye ne sont pas les seules : l’image de la France a l’étranger est également en ruine. Et que dire de l’état de notre « démocratie », en constatant que tous les candidats à l’élection présidentielle évitent soigneusement ce sujet majeur ? Doit-on conclure qu’ils continueront cette politique de vautours et/ou qu’ils n’ont pas le droit d’en parler… Quels que soient les résultats des prochaines élections, la politique étrangère française serait donc vassalisée et dévoyée, les diplomates français n’auraient d’autres glorioles que de faire pire que leurs collègues états-uniens, tel « l’exploit » de Gérard Araud, consistant à pirater le texte américain et prendre de vitesse Susan Rice [13] pour mettre au vote, avant les Etats-Unis, la résolution 1973 qui a abouti à la destruction de la Libye, à quelques dizaines de milliers de morts, à la commission de nombreux crimes contre l’Humanité et à l’installation d’un nouveau vivier d’extrémistes intégristes surarmés… Bravo, la diplomatie française ! Vu ces résultats, produits par cette course à l’échalote entre ces vautours renégats et les faucons US, avec de tels « diplomates », la France n’a plus besoin d’ennemis.

Laissons la conclusion au Général de Gaulle :

« Un pays comme la France, s’il lui arrive de faire la guerre, il faut que ce soit sa guerre. Il faut que son effort soit son effort. S’il en était autrement, notre pays serait en contradiction avec tout ce qu’il est depuis l’origine, avec son rôle, avec l’estime qu’il a de lui-même, avec son âme. » [14]

Notes

[1] -Gérard Araud, l’homme de la guerre en Libye La conclusion de l’article : "Araud, l’épicurien qui n’aime pas Paris, se verrait bien rester dans la ville qui ne dort jamais."

[2] -Gérard Araud : “une frappe préventive sur l’Iran est possible”

[3] -L’Iran dément vouloir fermer le détroit d’Ormuz

[4] -Le rapport de l’ONU sur la Syrie : Une mauvaise odeur d’OSDH

[5] -Syrie : ....un rapport ...puis une nouvelle guerre !

[6] Réaction russe : "On ne peut que s’étonner de la décision du Conseil de l’UE en date du 1er décembre d’inscrire dans sa "liste noire" deux médias syriens, notamment le quotidien al-Watan et le journal en ligne Cham Press, qui figurent parmi les éditions indépendantes et les plus populaires à Damas", lit-on dans un communiqué de la diplomatie russe.

Al-Watan est l’unique quotidien politique privé du pays. Il a longtemps mené campagne en faveur du rapprochement entre la Syrie et l’Europe.

Auparavant, l’UE a ciblé par ses sanctions la première chaîne de télévision privée de Syrie, Dunya TV.

Selon M.Loukachevitch, il s’agit de nouveau d’une politique de "deux poids, deux mesures" à l’égard de Damas, la critique sévère de l’absence de libertés démocratiques en Syrie étant accompagnée de tentatives de bâillonner des médias syriens connus pour leur impartialité.

[7] Pour contribuer à rétablir la vérité sur la situation dans ce pays, LE PRÉSIDENT DU COMITÉ VALMY EN SYRIE AVEC UN GROUPE DE JOURNALISTES

[8] -Franco-syrienne, je suis révoltée par vos reportages sur la Syrie

[9] -Le Patriarche Lahham : Nous refusons l’ingérence étrangère... Les Syriens sont capables de régler leurs problèmes

[10] -La Syrie calomniée par les médias du système : conditionnement des esprits pour une nouvelle guerre impérialiste Claude Beaulieu - Comité Valmy

[11] -L’OTAN suspend ses projets militaires et renforce la guerre économique contre la Syrie par Thierry Meyssan

[12] -Syrie : le coup de sang de l’ambassadeur de France

[13] Araud prend alors la parole : "Je mets le texte en bleu !" En langage onusien, cela signifie le soumettre au vote, les résolutions adoptées étant toujours imprimées à l’encre bleue. "En agissant ainsi, j’étais sûr de prendre le Russe de vitesse." Susan Rice s’emporte : "Gérard, tu as piraté le texte !" Araud n’a pas attendu le feu vert de Paris.

[14] Bulletin d’information du ministères des Armées de novembre 1959, cité par Antoine Pinay dans « La tragédie du Général » de Raymond Tournoux

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article2100

samedi 17 décembre 2011, par

 Comité Valmy



6 Les actions dans le monde

Pays

USA

Le plan secret US, pour l’avenir de la Syrie 

Dans le cadre d’un nouveau plan, les Etats-Unis soutiendraient, désormais, les éléments armés qui sont entrés, illégalement, sur le sol syrien. Selon Al-Alam, qui citait un article publié par le magazine "Foreign Policy", ce nouveau plan répond à l’appel récent des Etats-Unis, qui ont demandé à l’opposition armée syrienne de ne pas déposer les armes. Le Conseil de sécurité national américain, qui est à l’origine de ce projet, l’a conçu, en plusieurs étapes: une première consiste à construire des points de passages, à la frontière turco-syrienne, en vue d’intensifier le trafic d’armes et de munition, à destination de la Syrie. Selon ce plan, les opérations seraient diligentées, comme dans le cas libyen, par un coordinateur choisi dans les rangs de l’opposition.

02/01/2012

IRIB


Grande- Bretagne

Daily Star Sunday: des agents de MI6 et de la CIA en Syrie. 

Le quotidien britannique, Daily Star Sunday a rapporté dimanche que les agents des services du MI6 et de la CIA opèrent activement en Syrie pour évaluer la situation sur le terrain.
Les forces spéciales britanniques seraient, quant à elles, en contact avec ces espions, pour être prêts à fournir, au moment opportun, les armes et les munitions nécessaires à "l'armée de libération de la Syrie", (des soldats dissidents soutenus par l’Occident), poursuit le Daily Star Sunday.
Citant une source sécuritaire, le quotidien révèle que le ministère britannique de la guerre a élaboré des plans secrets dans l’intention d’instaurer une zone d’exclusion au-dessus de la Syrie sous la supervision de l’Otan.
Or, Londres aura besoin en premier lieu de l’approbation du conseil de sécurité pour mettre à exécution ces plans. La Russie et la Chine s’y opposent toujours.
Réagissant à ces informations, un porte-parole du ministère britannique de la guerre a fait état de spéculations.
Le Foreign Policy évoque un plan de soutien US aux groupes armés
De son côté, le magazine américain, Foreign Policy, a évoqué un plan de soutien américain aux groupes armés en Syrie.
Selon ce magazine, le bureau du conseil de la sécurité nationale américain a déjà entamé une opération secrète visant à trouver un passage d’armes le long de la frontière syro-turque, et à renforcer l’aide militaire fournie aux groupes armés.
Les hauts dirigeants du Département d’Etat, du Trésor et du conseil de la sécurité nationale entendent nommer un coordinateur chargé de mener les contacts entre l’opposition et l’administration américaine, à l’instar de ce qui a eu lieu en Libye.
Des armes saoudiennes et israéliennes fournies aux groupes armés syriens
Dans ce contexte, le directeur du bureau de la chaine de television iranienne arabophone AlAlam en Syrie, Hussein Mortada a révélé que des armes saoudiennes ont été fournies aux terroristes en Syrie.
Selon M.Mortada, une réunion regroupant des personnalités libanaises et des membres de la sécurité française, américaine et turques ainsi que l’attaché militaire de l’ambassade saoudienne à Ankara s’est récemment tenue dans la capitale turque.
Les parties se sont convenues de remettre aux terroristes syriens les armes saoudiennes et israéliennes déjà arrivées en Turquie et au Liban.
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=43836&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1



7 Les réactions dans le monde

Les voisins de la Syrie craignent le chaos à leur porte.

Les médias internationaux couvrent abondamment l’attentat survenu à Damas. Seuls quelques articles représentatifs ont été reproduits dans cette revue de presse. Alors qu’il y a deux semaines, lors du premier attentat, les journaux rapportaient avec scepticisme la version de Damas accusant al-Qaida et avec complaisance la version de l’opposition pro-occidentale accusant le pouvoir, ils renvoient cette fois dos-à-dos les deux camps, sans plus manifester de sympathie pour personne. Si la plupart des médias persistent à condamner Bachar el-Assad, ils sont moins nombreux à souhaiter sa chute, tant ils manifestent leur crainte d’une évolution chaotique à l’irakienne et d’un exode des chrétiens.

Sur le terrain, les groupes armés ne cherchent plus à ouvrir la voie à une intervention de l’OTAN pour renverser le régime, mais à livrer une guerre de basse intensité pour affaiblir le pays.

Les acteurs régionaux rebattent leurs cartes. Le gouvernement Erdogan doit faire face à la colère de sa population, qui souffre des conséquences économiques de la fermeture de la frontière syrienne. Après avoir instrumenté le débat sur le génocide arménien pour faire éclater l’alliance militaire avec la France, la Turquie amorce un virage perceptible en cherchant à renouer de bonnes relations avec Téhéran. Israël s’inquiète d’un soutien apporté par Washington aux islamistes dans trop de pays à la fois. De son côté, la Ligue arabe est déconcertée par les découvertes de ses observateurs qui remettent en cause la version médiatique occidentale et le rôle du Qatar. Ce dernier réagit en accusant la Syrie de ne pas respecter ses engagements et en cherchant à transmettre le fardeau aux Nations-Unies. Mais le voyage de M. Ban dans la région suscite à l’avance beaucoup d’hostilité.

• Dans De Morgen (Belgique), Jef Lambrecht revient sur la confusion qui règne autour des observateurs de la Ligue arabe. Et si ce que disait l’opposition syrienne n’était pas tout à fait vrai, s’interroge t-il ? Auteur d’un ouvrage sur lesrévolutions arabes, il rappelle que le général al-Dabi a été choisi pour diriger cette mission parce qu’il avait été ambassadeur du Soudan au Qatar et avait négocié l’accord de Doha ouvrant la voie à une solution pacifique au Darfour. Jef Lambrecht souligne également que les informations de regroupement en Turquie des Libyens d’Al Qaida commandés par Abdelhakim Belhaj font plus penser à un scénario d’intervention étrangère qu’à une authentique révolution.

« Revue de presse Syrie » #26 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


13.01.2012

n°23 -Journal de Côte d’Ivoire - 09-09 au 13-01 : a1 : Gbagbo gagne son premier combat à la Cpi.


n°23 -Journal de Côte d’Ivoire - 09-09 au 13-01 : a1 : Gbagbo gagne son premier combat à la Cpi.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



       Journal de Côte d’Ivoire  

     n°23                              09-09 au 13-01   

 Par C.Debroeder &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs : http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                               http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-              solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part :

Rober Bibeau : L'EXTRADITION ILLÉGAL DE GBAGBO DE SON PAYS NATAL !

Laurent Gbagbo a dénoncé devant la CPI les conditions de son arrestation.

Simplice Allard : Libération provisoire de Gbagbo : Deux chefs d’Etat prêts à payer la caution. 

CPI-Côte d'Ivoire: Gbagbo gagne son premier combat à la Cpi. 

1 Côte d'Ivoire occupée :

Manifestation de partisans de Gbagbo devant la prison de la "CPI" à La Haye.

Letemps  : "Libérez Gbagbo!", scandent les Ivoiriens devant la CPI à La Haye

2 Politique 

2-3 Sur le terrain

IRIB : Côte d'Ivoire : faible participation aux élections législatives.  

Boga Sivori : Laurent Akoun, SG du FPI : “Les Ivoiriens ont mis KO Ouattara et la France”.

3 Politique internationale

France

Abidjandirect : Guerre de la France contre Gbagbo et la Côte d’Ivoire, la CPI nouveau théâtre des opérations.

4  Dossier

4-1 Droits de l'Homme: "il est temps de se demander quel est cet homme qui a des droits et quels sont ces droits".

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 COTE D’IVOIRE : POURQUOI LA FRANCE EN VEUT A GBAGBO !



Tiré à part :

Rober Bibeau : L'EXTRADITION ILLÉGAL DE GBAGBO DE SON PAYS NATAL !
EXILÉ - LIVRÉ AUX AFFRES DE LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE
Laurent GBAGBO est coupable d'avoir perdu la guerre fratricide contre Allasanne OUATTARA, le nouveau Président de la Côte d'Ivoire choisi par Nicolas SARKOZY au nom de la "communauté internationale" - lire ici le rassemblement de quelques chefs d'État représentant les anciennes puissances impérialistes occidentales décadentes.
Dans la nuit sombre du 29 novembre 2011, subrepticement, un avion furtif décolle secrètement de la base militaire des forces d'occupation française - le 43e BIMA d'Abidjan - direction La Haye aux Pays-Bas où Laurent GBAGBO sera incarcéré pour n'avoir pas accepté de capituler et pour s'être rebellé contre l'armée d'occupation française. La loi du milieu a ses règles que GBAGBO ne pouvait transgresser, pas plus que KADHAFI après lui, le révolté qui a expié son péché, assassiné par les mercenaires de l'OTAN de la façon que vous savez... (1).
L'ex-premier ivoirien, capturé par l'armée de SARKOZY, est livré tel les esclaves d'antan, un "cadeau" du nouveau Président ivoirien stipendié - élu par l'Élysée - aux autorités de la Cour pénale internationale (CPI) de triste renommée, pour être accusé de crimes contre l'humanité. Nous aurions quant à nous plutôt songé à monsieur SORO, le nouveau Premier ministre de la Côte d'Ivoire, " recherché " depuis l'année 2002 pour crimes contre l'humanité ivoirienne, crimes commis dans le nord du pays divisé - séparé - par ses sbires et ses mercenaires sur-armés ! Mais voilà, l'histoire a la mémoire écourtée et les récents vaincus ont préséance sur les anciens à la barre des accusés de cette Cour déshonorée.
Pendant ce temps les insignifiants soldats de l'ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire) paradent dans les rues éventrées, inutiles observateurs des mercenaires para-militaires de OUATTARA-SORO affublés d'uniformes de l'armée ivoirienne dans le but de légaliser leurs crimes anticipés.
 
En plus de s'afficher dans les rues délabrées, l'ONUCI se préoccupe aussi d'accréditer l'élection ivoirienne bidon (11.12.2011) - à laquelle plus d'un millier d'aspirants aux prébendes de député - se pressent pour obtenir accès à l'assiette au beurre gouvernementale avec pour seul programme électoral de ne pas déplaire au nouveau maître du palais présidentiel. Eh oui ! Au milieu de cette misère désespérée, les remplaçants des anciens rois nègres d'antan se pavanent dans des palais de pacotille pendant que leur peuple meurent affamé dans des taudis surpeuplés. Triste Afrique bafouée, outragée. suppliciée.
 
COUP MONTÉ CONTRE L'EXTRADÉ 
L'expatrié - illégitimement incarcéré et illégalement exilé de son pays de naissance, a été " pressément réclamé " par la CPI, suite à une rencontre secrète entre le gestionnaire arbitraire de ce tribunal à tout faire (l'outrecuidant Luis Moreno OCAMPO dont ce n'est pas la première billevesée) et le Président OUATTARA - affidé attitré à cette possession d'Afrique française néo-colonisée. C'est ainsi que le Président ivoirien, soi-disant garant de la constitution de ce pays indivisible - susurre la chanson sur les ondes de la télévision - joue le thuriféraire de son ami coreligionnaire de la République française électoralement très agité.
Pourquoi un tel empressement du Président ivoirien à livrer l'africain aux "geôliers européens" à la veille des élections de la pseudo "Vérité et Réconciliation" ? Tous les ivoiriens de cette terre mortifère savent pertinemment que chacune des factions a commis des exactions. Chaque famille ivoirienne a perdu un enfant, un parent, aux mains de l'un ou de l'autre camp, certains dans les années quatre-vingt dix, d'autres en 2002, les derniers en 2010, car ici les guerres de succession sont légion pour le contrôle de l'appareil d'État distributeur de commissions, de maigres emplois sous corruptions, de petits contrats pour croupions ; ici est permanente cette engeance sévissant en néo-colonie de la France "mère patrie" spoliatrice. Rien de nouveau sous la lune en cette terre tropicale au soleil éternel...à la misère perpétuelle (2).
 
Devant une telle situation deux options s'offraient au Président croupion. Ils y passaient tous - équitablement - inexorablement - lui y compris, ou alors, les parties négociaient en douce la paix des braves et la "Réconciliation nationale". Monsieur SORO, le nouveau Premier ministre, le criminel de guerre "oublié" de 2002, plutôt que de se taire pudiquement - étale son arrogance sur les ondes publiquement - et les médias français à la solde lui font écho. SORO le nouveau héraut, réclame la peine capitale pour les perdants repentants parce qu'ils ont le tort d'être du mauvais bord - quel atavisme accable ce tyran récidiviste ?
 
Quelle réconciliation nationale peut-on espérer quand le vainqueur triomphant se venge en toute impunité du vaincu emprisonné, humilié, et quand moult prisonniers politiques sont toujours incarcérés, maltraités, torturés, empilés dans des geôles oubliées. Les sbires et les mercenaires de OUATTARA-SORO déguisés en soldats, arpentent les rues des cités outragées ; toutes les universités du pays seront fermées pour les deux prochaines années en Côte d'Ivoire éplorée. Rien à faire de cette "Réconciliation" avec l'oppression murmurent les ivoiriens enragés notamment à l'encontre des éditorialistes de Paris qu'ils détestent royalement (3).
 
LE VALEUREUX PEUPLE IVOIRIEN 
Je suis en ce pays depuis peu, pourtant, ce temps m'a suffi pour constater l'immense courage de ce peuple souriant, aimable, généreux, chaleureux, valeureux, industrieux, fier, amer et ulcéré au pays des chocolatiers. Si du moins le peuple ivoirien bénéficiait des revenus mirobolants générés par ces bouchées chocolatées - savez-vous à quel prix ils sont payés ces métayers exploités comparé au montant qui nous est réclamé à nous d'Occident, par les nouveaux négriers de la modernité (Nestlé, Lynds, Mars, etc.) pour cette denrée recherchée ?
Ils sont 22 millions de citoyens - 1 036 dollars US de revenu annuel moyen (148e rang mondial) - la misère généralisé se constate chaque jour sur la chaussée des villes polluées, alors que quelques députés, ministres, juges, mandarins, hauts gradés de l'armée et des milices privées ainsi que quelques industriels caféiers et planteurs exploiteurs, tout au plus quelques milliers de riches plantureux, se partagent quelques bénéfices sporadiques, prébendes fragiles, salaires de sous-fifres dont ils se contentent faute de mieux, misérables gueux (4).
Quand on ne contrôle pas son armée, ses tribunaux, ses alliés, son économie, ses frontières, sa terre et ses ressources aurifères, comment faire pour gérer ou administrer ? De toute façon, ils savent tous ce qu'il en coûte de souhaiter la liberté contre le maître de curée...logé à l'Élysée.
 
Dans le petit matin, ils sont des millions anxieux - marchant bruyamment sous le soleil levant, déjà brulant, pressant le pas vers leurs étals chambranlants, vers leurs boutiques déclinguées, vers leurs bureaux surchauffés - s'ils ont un emploi ce qui est rare en cet endroit - vers nulle part pour certains - vers le coin de la chaussée pour les autres, vers l'office d'une succursale quelconque d'une multinationale moribonde, où les uns offrent leurs babioles à un prix de famine, où les autres offrent leur savoir pour un salaire dérisoire, et les derniers leur labeur pour quelques francs sans valeur (650 F CFA = 1 Euro).
Tous ces gens qui déambulent lentement ou circulent en taxis pétaradants ou s'entassent dans les bus tonitruants, ce matin ensoleillé, ne connaissent pas encore le forfait méprisable de la nuit, l'extradition de leur ex-Président - élu démocratiquement quoi qu'en disent ceux de Paris - qui n'étaient pourtant nullement concernés - et leurs complices en ce pays, ainsi que tous ces lâches médias à la solde, d'ici et d’ailleurs, qui ont répété le mensonge à satiété jusqu'à ce que vous le gobiez.
Ses geôliers - nouveaux négriers - l'ont livré pour l'humilier, lui et tout son peuple ostracisé, pour faire exemple et pour briser leur résistance à l'avant veille de la mascarade électorale législative prévue pour la mi-décembre (11.12.2011) et à la veille de ces spectacles chauvins de "Réconciliation nationale " programmés pour le début décembre. On n'amorce pas une campagne de "Vérité et Réconciliation" par la livraison de ses ex-compagnons d'armes à une cour pénale manipulée par des puissances internationales (5). 
Ils seront des millions à faire abstention lors de ces élections bidons - Ce sera leur moyen d'expression...en attendant le prochain soulèvement de cette population (6).
 
 
(1) http://www.legrandsoir.info/Le-parricide-La-guerre-civile-en-Libye.html
(2) http://www.centpapiers.com/massacres-en-cote-d%e2%80%99ivoire-%c2%ab-liberee-%c2%bb-par-les-colonisateurs-francais/66712
(3) http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/11/29/laurent-gbagbo-inculpe-par-la-cour-penale-internationale_1610832_3212.html
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/laurent-gbagbo-un-aller-simple-pour-la-haye_1056612.html
(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_(PPA)_par_habitant http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%B4te_d'Ivoire
(5) Les 3 et 4 décembre 2011 s'amorçait une série de spectacles pour la " Réconciliation nationale ". Quelques dizaines d'artistes ivoiriens chantent l'amour, la paix, la réconciliation et le pays "indivisible" et autres refrains chauvins, déplacés, après cette trahison et la mortification imposée aux magistrats et aux juges contrits, obligés de faire leur mea culpa pour avoir dit la vérité qu'ils sont contraints de répudier et de renier. Le peuple ivoirien reste imperturbable et le parti politique dirigé par Laurent GBAGBO (FDI) s'est récemment retiré de cette mascarade et plusieurs partis politiques ivoiriens boycottent ces élections bidons empressées (11.12.2011).
(6) http://www.legrandsoir.info/alassane-ouattara-ou-la-soumission-sans-equivoque-de-la-cote-d-ivoire.html et CNRD

Robert Bibeau

7.12.2011 

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=poli&id=3271

http://www.centpapiers.com/l%e2%80%99extradition-de-laurent-gbagbo/89096

http://www.eburnienews.net/politique/communique-du-cnrd-suite-a-la-deportation-du-president-laurent-gbagbo/

 

Laurent Gbagbo a dénoncé devant la CPI les conditions de son arrestation.

LA HAYE – Voici les principales déclarations de Laurent Gbagbo, qui a dénoncé les conditions de son arrestation “sous les bombes françaises” le 11 avril, lors de la première comparution de l’ex-président ivoirien, devant la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye :

.”Mes conditions de détention ici à La Haye sont correctes, les conditions normales de détention d’un être humain (…) ce sont les conditions de mon arrestation qui le sont moins”.

.”J’ai été arrêté le 11 avril 2011 sous les bombes françaises”.

. “Le 11 avril, pendant qu’on bombardait la résidence qui était déjà à terre, pendant qu’on se cachait, une cinquantaine de chars français ont encerclé la résidence pendant que les hélicoptères la bombardaient. C’est dans ces conditions-là que j’ai été arrêté (…) c’est l’armée française qui a fait le travail”.

.”J’ai vu devant moi mourir mon ministre de l’Intérieur. Mon fils aîné, qui est encore détenu en Côte d’Ivoire, je ne sais pas pourquoi on l’a arrêté, peut-être parce qu’il est mon fils, je l’ai vu battu”.

Sur ses conditions de détention en Côte d’Ivoire :

.”J’étais logé dans une maison, j’avais un lit, une moustiquaire, une douche, j’avais deux repas par jour (…) mais je ne voyais pas le soleil. Je ne savais ce qu’il se passait dans le ciel que quand il pleuvait sur le toit.”.”Maître Altit (son avocat, ndlr) est venu jusqu’à Korhogo pour me voir et on l’a empêché de me rencontrer. Ca a été tout le temps comme ça : une bataille entre mes avocats et mes geôliers.”

.”Ca, ce n’était pas correct. Là aussi, je vais m’arrêter parce que ce n’est pas une séance pour apitoyer les gens, j’essaie de décrire ce qu’il y a à dire : l’enfermement sans pouvoir marcher, sous pouvoir voir le ciel, sans pouvoir sortir”.

.”J’ai eu de nouvelles pathologies en plus de celles que j’avais déjà. Et je ne suis plus un jeune homme, comme vous le voyez madame, je ne suis plus un jeune de 20 ou 30 ans. J’ai aujourd’hui 66 ans. Aujourd’hui, j’ai mal à l’épaule, j’ai mal à tout le poignet”.M. Gbagbo a en outre assuré ne pas avoir été prévenu de son transfert dans la nuit de mardi à mercredi, au centre de détention de la CPI :

.”Je suis venu sans rien, sauf avec ma chemise et mon pantalon, sans rien du tout”.

http://www.ivoirediaspo.net/laurent-gbagbo-a-denonce-devant-la-cpi-les-conditions-de-son-arrestation/

 

Simplice Allard : Libération provisoire de Gbagbo : Deux chefs d’Etat prêts à payer la caution.

Depuis sa première comparution devant les juges de la Cour pénale internationale (Cpi), le 5 décembre 2011, Laurent Gbagbo ne fait que monter dans l’estime des partisans de la démocratie et de la justice. Un courant de sympathie qui va crescendo de la Côte d’Ivoire sa patrie et qui parcourt le monde entier, du continent noir, l’Afrique, terre de ses ancêtres à l’Europe en passant par les Amériques et l’Orient. Une unanimité dans le soutien sans faille et la solidarité au président Gbagbo qui fait bouger les lignes jusque-là rigides des puissances impérialistes. Au point où il  est aujourd’hui possible  de  téléphoner  au  Président  Laurent  Gbagbo  à  la Cpi,  possible  de  lui  écrire  et  de  lui  rendre  visite. Selon des informations en notre possession, il est désormais également possible d’appeler le Woody de Mama de sa prison de la Haye au numéro de téléphone  003170 515 8515. Bien sûr,  en  demandant  à  parler  au  détenu  Laurent Gbagbo, Président  de  la  République  de  Côte  d’Ivoire, et vous aurez droit à quelques instructions à suivre de la part du  garde  pénitencier. L’on peut également rendre visite au Président Laurent Gbagbo, il suffit de le lui notifier par une  demande adressée  à  la Cpi à  l’adresse  électronique suivante: visits@icc-cpi.int. Ce n’est pas tout, d’autres moyens de rapprochements ou de manifestations de soutien ont été prévus. Par exemple, la voie postale pour ceux qui voudraient bien lui envoyer des fleurs, des mots de  soutien  et lui  marquer  leur  attachement. Ceux-là pourraient écrire à  l’adresse  postale  suivante : Son  Excellence  Monsieur  Le  Président  Laurent  Gbagbo ; Boîte Postale 195192500 CM, La Haye Pays-Bas. Ces facilités qui lui étaient interdites dans sa prison de Korhogo et auxquelles a droit le président Laurent Gbagbo depuis qu’il se trouve à la Cpi en Hollande est le résultat d’une forte pression internationale qui s’abat sur cette institution dont la réputation et la crédibilité se jouent. Le phénomène Gbagbo intéresse tout le monde. Le 5 décembre 2011, jour de sa première comparution publique, c’était déjà 190 chaînes de télévisions et de radio qui faisaient la retransmission directe du procès. De nombreux journalistes, sociologues et analystes politiques lui ont consacré des ouvrages. Le dernier ouvrage en date et qui fait sensation est celui du journaliste Camerounais Charles Onana, il est intitulé «Côte d’Ivoire : le coup d’Etat». Ce livre est un condensé des confidences exclusives du Président Laurent Gbagbo sur la journée du 11 avril 2011, jour de son arrestation à sa résidence de fonction à Cocody par l’armée française.  Des anciens chefs d’Etat d’Afrique se mobilisent également pour le Président Laurent Gbagbo. Le Sud-Africain Thabo MBeki lui consacre des contributions dans la presse, des épilogues entiers et des préfaces dans des livres des écrivains qui le sollicitent. Le Ghanéen Jerry Rawlings se veut plus corsé lorsqu’ il parle des évènements survenus en Côte d’Ivoire : «l’Afrique ne peut pas se taire», crie-t-il son indignation face à l’injustice. L’ancien président du Ghana s’était investi corps et âme pour arriver à un dénouement pacifique de la crise ivoirienne, mais il n’a pas été suivi par les va-t’en guerre qui en voulaient coûte que coûte à la place de Laurent Gbagbo pour la remettre à un dirigeant de leur goût, plus malléable. Deux chefs d’Etat, l’un d’un pays de l’Amérique du sud et l’autre d’Afrique de l’Est dont nous tairons volontairement les noms se sont proposés, selon nos sources, à payer la caution de «mise en liberté provisoire» du Président Laurent Gbagbo, au cas où la situation l’imposait à la Cour pénale internationale (Cpi). «Je ne me rappelle pas avoir donné un mandat à quiconque pour un bombardement aérien sur la Côte d’Ivoire. Nous ne soutenons pas nécessairement ce que nous n’avons pas voté.» Réagissait la ministre des Affaires étrangères de l’Afrique du sud, Madame Maite Nkoana-Mashabane qui a participé au vote de la résolution 1975, adoptée le 30 mars 2011 par l’Onu. C’est cette résolution qui a été prétextée par l’armée française avant de bombarder la résidence du Président Laurent Gbagbo où plusieurs dizaines de jeunes civiles aux mains nues ont été atrocement assassinés. «C’est l’armée française qui a fait le travail, et elle nous a remis aux forces d’Alassane Ouattara qui n’étaient pas encore les forces régulières de la Côte d’Ivoire, parce que les forces régulières travaillaient avec moi». Témoignait, le 5 décembre 2011 devant la Tribunal pénal international, pour sa part le Président Gbagbo dont l’art oratoire continue de donner l’insomnie aux puissances impérialistes. Les téléspectateurs qui ont pu suivre l’entretien réalisé par la télévision Al Jazirah avec Luis Moreno Ocampo se sont vite rendu compte que le procureur de la Cpi avait perdu les pédales face aux questions pertinentes du genre : “pourquoi sont-ce les dirigeants africains seulement qui sont jugés par votre cour de justice ?». Al Jazirah est l’œil du monde arabe qui vient s’ajouter à la longue liste des curieux. Le monde entier veut comprendre pourquoi cet acharnement sur un président légalement élu par son peuple. Ces pressions enclenchées par ce courant de sympathie, de solidarité de par le monde à l’endroit du célèbre prisonnier s’expliquent particulièrement par des faits et des chiffres contemporains. En effet, Laurent Gbagbo, c’est indéniable, est le père de la démocratie en Côte d’Ivoire. Par la lutte du Front populaire ivoirien (Fpi) parti qu’il a fondé, le régime néocolonialiste du président Houphouët-Boigny a cédé au multipartisme. Il est le chef d’Etat qui a interdit l’emprisonnement des journalistes dans son pays, celui qui a ordonné de façon légale le financement des partis politiques pour l’exercice de leurs activités. L’histoire de Laurent Gbagbo rime avec exil (1982), prison (1974, 1992), attentats physique, accidents de voitures occasionnés par des adversaires politiques au plan national. Ceux-ci voyaient déjà en lui le futur président de la République. En lui aussi des dirigeants occidentaux voyaient un potentiel dirigeant panafricain, un nationaliste qui menacerait leurs intérêts. Professeur d’Histoire, Laurent Gbagbo est auteur de plusieurs publications qui font référence. Universitaire, très cultivé, Laurent Gbagbo est un personnage qui annonce à l’avance à travers des livres, ce qu’il ambitionne de faire pour son pays ; contrairement à ses adversaires politiques nationaux. Son dernier ouvrage “Côte d’Ivoire : bâtir la paix sur la démocratie et la prospérité”, sorti à deux mois de la campagne présidentielle, est un condensé de l’amour qu’il porte à son pays. Cet ouvrage est un coup projecteur sur tous les secteurs d’activité susceptibles de procurer du bonheur à ses concitoyens. Laurent Gbagbo l’a réalisé avec le concours de trois cent (300) experts chacun dans sa spécialité sous la supervision du Premier ministre Pascal Affi N’Guessan alors président du comité desdits experts. Lors des grandes conférences internationales, Laurent Gbagbo s’est toujours montré brillant. Ses ex-homologues ne manquaient pas de lui soumettre certains travaux de réflexion. Comme c’est le cas, à Yamoussoukro en 2008, de la réflexion portant sur les transports dans la sous région ouest africaine. Il en est de même en 2009, toujours à Yamoussoukro, des travaux sur l’autosuffisance en énergies, en Afrique de l’ouest, zone potentiellement riche. Le tout reposant sur un système de prélèvement ou de taxation par Etats selon le volume de ses transactions transfrontalières et les potentialités locales. Il ne comprenait pas que des pays naturellement dotés en ressources puissent être déficitaires en énergie électrique… Tribun vénéré, Laurent Gbagbo pèse à lui tout seul 51% de l’électorat lors du deuxième tour de l’élection présidentielle de novembre 2010. Résultat confirmé en sa première qualification par le Conseil constitutionnel seul juge des élections en Côte d’Ivoire dont «le jugement n’est susceptible d’aucun recours». Il s’est toujours proclamé «enfant du peuple» et son peuple le lui rend bien. Les dernières élections législatives du 11 décembre 2011 ont conforté son charisme et sa popularité. Il a suffi que ses partisans lancent un mot d’ordre de boycott desdites élections législatives pour que toute la machine du régime Ouattara s’enrhume. Même la presse occidentale a qualifiée le taux de participation à ces élections législatives de «désert électoral». Ce, en dépit du gonflage dudit taux à (36%) par la Cei six jours après la fermeture des bureaux de vote. Un peu plus 14,33% de participation, selon des observateurs libres. Ce, malgré l’appel du président Ouattara à l’endroit des populations à exercer leurs droits civiques, intervenu samedi après fermeture des campagnes. Pour certains observateurs de la scène politique ivoirienne, les élections législatives viennent confirmer le poids réel des acteurs politiques nationaux. Laurent Gbagbo y compris. En effet, l’ex-chef d’Etat déchu demeure de très loin l’homme politique le plus populaire de son pays, malgré son éloignement à environ 13 mille km de la Côte d’Ivoire. Ce 80% de taux d’abstention pourrait s’expliquer par l’appel au boycott de ses partisans. Il rejoint le taux de participation lors du référendum 2000 sur le vote de la Constitution ivoirienne. A cette époque, les Ivoiriens devaient voter entre le «Oui» qui signifie que le candidat à l’élection présidentielle doit «être Ivoirien de père et de mère eux-mêmes Ivoiriens» et le «Non» qui signifiait «être Ivoirien et de père ou de mère Ivoirien». Le «Oui» l’avait emporté à 82%,  c’est-à-dire que le  candidat doit être né Ivoirien et avoir son «père et sa mère eux-mêmes Ivoiriens», répondant ainsi à l’appel du président Gbagbo, déjà à cette époque. La forte mobilisation du monde entier autour du président Gbagbo s’explique forcément, aussi, par les crimes commis par la rébellion pro-Ouattara, avant, pendant et après le 11 avril 2011. En témoignent les  rapports  d’enquêtes de Human Right Watch, Amnesty Internationale, Commission internationale sur la guerre en Côte d’Ivoire ainsi que la Fédération nationale des victimes de la guerre en Côte d’Ivoire qui regroupe 27 Associations. Qui accusent ouvertement les rebelles qui doivent subir la rigueur de la loi de la Cour pénale internationale. Pour avoir commis «le génocide, les crimes de guerre et crimes contre l’humanité», selon les articles 5 et 6 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. De fait, le  6 octobre 2002 à Bouaké, 61 gendarmes, 61  enfants et 7 civils ont été exécutés. Le  21 décembre 2002 à Sakassou, neuf (09) personnes ont été fusillées à bout portant cinq (05) parmi elles sont des femmes danseuses traditionnelles d’Adjanou. En 2004, à Korhogo, l’opinion nationale et internationale découvrait un charnier de 99 corps dont 66 morts asphyxiés dans un conteneur fermé. Ces infortunés, des combattants de la faction pro-Ibrahim Coulibaly vaincus, ont été placés au soleil  pendant quatre (4) jours par le chef de guerre Fofié kouakou. Ce dernier est d’ailleurs sous embargo de l’Onu. Le 31 mars 2005, c’était l’horreur et la consternation  à Guitrozon où 150 personnes d’ethnie Wê étaient exterminées. Le 28 mars 2011 encore à Duékoué le monde découvrait une nouvelle fois le massacre de 800 personnes d’Ethnie Wê. Des partisans du président Laurent Gbagbo sont systématiquement exterminés après le 11 avril 2011. Ces scènes atroces se déroulent à Abidjan notamment dans la vaste commune de Yopougon majoritairement acquise à la cause du chef d’Etat déchu, mais aussi dans les  villes et villages de Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo légalement élu président de la République, à l’issue de l’élection présidentielle de novembre 2010 avec plus de 51% de voix du peuple ivoirien selon le Conseil constitutionnel de son pays a été déchu, le lundi 11 avril 2011 par les puissances étrangères dirigées par la France, les Etats-Unis d’Amérique et l’Organisation des nations unies (Onu). Arrêté cet historique 11 avril 2011, il est d’abord remis aux forces d’Alassane Dramane Ouattara qui n’étaient pas à cette époque des forces républicaines – Laurent Gbagbo ayant prêté serment devant le Conseil constitutionnel -, puis déporté dans l’antre de la rébellion au nord précisément à Korhogo. D’une prison gardée secrète – une trois pièces où il ne «voyait pas le soleil» et n’imaginait le temps que lorsque «la pluie tombait sur le toit», selon les révélations lors de sa première comparution le 5 décembre dernier, de l’ex-président déchu, Laurent Gbagbo est transféré le 29 novembre 2011 à la Cour pénale internationale.

Simplice Allard al08062317@yahoo.fr

http://www.ivoirediaspo.net/liberation-provisoire-de-gbagbo-deux-chefs-detat-prets-a-payer-la-caution/

 

CPI-Côte d'Ivoire: Gbagbo gagne son premier combat à la Cpi.  

Le président ivoirien renversé Laurent Gbagbo a finalement obtenu d'un greffier de la Cour pénale internationale l'aide judiciaire que réclame depuis trois semaines un de ses avocats, Maître Emmanuel Altit. Il est présumé «indigent», selon Le Figaro. Qui affirme : «Malgré les investigations engagées dès son transfèrement hors de Côte d'Ivoire, l'enquêteur financier mandaté par la CPI n'a en effet trouvé aucune trace d'avoirs attribuables à l'ex-homme fort d'Abidjan».

«Un examen préliminaire ( ) laisse penser, a priori, que le demandeur ne dispose pas de ressources suffisantes pour prendre en charge tout ou partie des coûts de sa représentation légale devant la cour», indique la décision rendue par le greffier Esteban Peralta Losilla. Qui s'empresse de dire que l'aide judiciaire octroyée ne l'est qu'à titre provisoire, la CPI n'ayant pas renoncé à trouver des biens à Gbagbo, «auquel des rumeurs jamais confirmées ont notamment prêté des avoirs aux Etats-Unis et en Afrique du Sud», affirme Le Figaro.

Les leçons de cette révélation du Figaro sont simples et limpides : après plus de cinq semaines d'enquêtes sur «les avoirs de Gbagbo à l'étranger», la CPI n'a rien trouvé. Et pourtant, ce n'est faute de méthode et de volonté de bien chercher de la part des enquêteurs de la CPI. En effet, selon les informations, les recherches menées dans le but de découvrir la masse d'argent que Laurent Gbagbo et son régime auraient cachée à l'étranger, ont lourdement bénéficié de la collaboration zélée des nouvelles autorités d'Abidjan, ainsi que celle non moins zélée des dirigeants français et de pays occidentaux. C'est dans le but de pouvoir trouver des preuves qui accablent Gbagbo et son régime que depuis février 2011, sous la conduite de Nicolas Sarkozy, le clan Ouattara au pouvoir a gelé les avoirs de plus de 400 familles innocentes en Côte d'Ivoire. Or, voilà que malgré toutes ces méchancetés racontées et exercées sur le compte et contre le président Gbagbo et tous ses proches, aucune fortune cachée ni aucun bien immobilier n'ont été découverts portant la trace des Refondateurs ivoiriens. Et pourtant, sur le continent européen, tous les «biens mal acquis» des présidents africains sont proprement documentés. En Côte d'Ivoire, il est de notoriété publique que, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, les rivaux qui accusent le président Gbagbo de crimes économiques aujourd'hui, jouissent eux-mêmes de riches patrimoines immobiliers et autres dans l'Hexagone. Au contraire de ces chouchous de la France, Laurent Gbagbo, le chef d'Etat le plus détesté par la «communauté internationale» en Afrique s'avère être, au terme de l'enquête de la CPI, le plus honnête et le plus patriote des présidents ivoiriens.

Du coup, le président Laurent Gbagbo, déclaré vainqueur de l'élection présidentielle ivoirienne par le Conseil constitutionnel mais renversé par l'armée française, vient de remporter une victoire importante à la CPI. Gbagbo n'a aucun bien, ni bien acquis ni mal acquis à l'étranger. A son corps dépendant, la CPI s'est engagée à prendre à sa charge, selon Le Figaro, «la rémunération d'un avocat, d'un assistant juridique et d'un gestionnaire de dossier ainsi que le remboursement des frais engagés par la défense de Laurent Gbagbo à hauteur de 76 000 euros (49,83 millions FCFA) ». Fini les accusations farfelues de crimes économiques contre le président Laurent Gbagbo. La fierté de l'Afrique digne et souveraine.
César Etou
Notre Voie/

09/01/2012 
http://www.afriquejet.com/justice-gbagbo-2012010931146.html



1 Côte d'Ivoire occupée :

Manifestation de partisans de Gbagbo devant la prison de la "CPI" à La Haye.

 Deux cent cinquante personnes, selon la police, 500, selon les organisateurs, ont manifesté samedi, devant le centre de détention de la Cour pénale internationale, (CPI), à La Haye, où est écroué l'ancien Président ivoirien, Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l'humanité.
"On fête ici Noël avec le président et même s'il ne peut pas nous voir, nous pensons qu'il nous entendra" , a déclaré à l'AFP, Abel Naki, Président du Congrès pour la Renaissance ivoirienne (CRI) et panafricaine, l'une des associations de la diaspora ivoirienne, qui avait appelé à la manifestation. Venus en cars, principalement, de France, les manifestants étaient rassemblés devant la prison à Scheveningen dans la banlieue de La Haye, où ils ont écouté de la musique et chanté des chants ivoiriens.

 25/12/2011
http://french.irib.ir/info/afrique/item/160501-manifestat...

 

Letemps  :"Libérez Gbagbo!", scandent les Ivoiriens devant la CPI à La Haye

"Libérez Gbagbo, libérez Gbagbo!" : venus de plusieurs pays d'Europe, des centaines d'Ivoiriens ont manifesté samedi à La Haye devant la Cour pénale internationale (CPI) qui soupçonne leur ancien président de crimes contre l'humanité commis lors des violences post-électorales de fin 2010-début 2011.
Au nombre de 600 selon la police néerlandaise, 2.000 selon les organisateurs, les partisans de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo étaient rassemblés devant un podium installé dans la rue longeant la Cour, un imposant bâtiment blanc d'une douzaine d'étages dans la banlieue de La Haye. "Nous sommes ici pour manifester notre soutien au président Gbagbo", explique à l'AFP l'un des organisateurs du rassemblement,
Seri Zokou, avocat à Bruxelles et membre de l'équipe de défense de l'ex-chef d'Etat. "Nous demandons à la Cour pénale internationale de faire venir ici les vrais responsables des massacres en Côte d'Ivoire, MM. Alassane Ouattara,
Soro et les chefs militaires", poursuit-il. Les manifestants étaient venus principalement de France mais aussi de Belgique et de Suisse, à l'appel du Comité de pilotage des actions de la diaspora (CPAD), une plate-forme de mouvements patriotiques pro-Gbagbo et panafricains, selon M. Zokou. "Laurent Gbagbo sortira de ce bâtiment libre,
Laurent Gbagbo n'est pas seul, le peuple africain est avec Laurent Gbagbo", lance depuis le podium le Togolais Gaétan Zoumaro, coordinateur du Cercle de réflecion et d'initiative pour un Togo démocratique. "On se sent solidaire du peuple ivoirien", dit-il pour justifier sa présence à La Haye. Premier ex-chef d'Etat remis à la CPI, entrée en fonction en 2002, Laurent Gbagbo, 66 ans, est écroué à La Haye depuis le 30 novembre. Il était auparavant détenu dans le nord de la Côte d'Ivoire.
L'ancien chef d'Etat avait participé lundi à une première audience, de comparution initiale, au cours de laquelle il avait notamment dénoncé les conditions de son arrestation "sous les bombes françaises" le 11 avril à Abidjan. Parmi les manifestants, dont beaucoup portaient des bonnets et des écharpes oranges, blancs et verts, les couleurs du drapeau ivoiriens, l'ancien "Monsieur Afrique" du parti socialiste français, Guy Labertit, venu de Paris.
"C'est la première fois qu'il y a ici un rassemblement de soutien pour un prévenu de la CPI", souligne-t-il. "Je me devais de venir ici en tant qu'ami et politique", continue le socialiste. Il avait hébergé Laurent Gabgbo durant son exil en France dans les années 80 et espère lui rendre visite bientôt en prison.
L'ancien président ivoirien est soupçonné par la CPI d'être "coauteur indirect" de crimes contre l'humanité lors des violences post-électorales de 2010-2011, à savoir meurtre, viol, actes inhumains et persécution commis par ses forces entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Son refus de céder le pouvoir à son rival et actuel président Alassane Ouattara avait plongé le pays dans une crise meurtrière qui avait fait 3.000 morts. Des élections législatives sont prévues dimanche en Côte d'Ivoire.

10/12/2011

http://www.letempsdz.com//content/view/67145/1/



2 Politique 

2-3 Sur le terrain

IRIB : Côte d'Ivoire : faible participation aux élections législatives.  

Les Ivoiriens se sont rendus, sans grande affluence, mais dans le calme, dimanche, aux urnes, pour élire leurs députés, au cours d'un scrutin capital, pour tourner la page d'une décennie de crise politico-militaire, mais boycotté par le parti de l'ex-Président Laurent Gbagbo. Ouverts, vers 7h (heures locale et GMT), les bureaux de vote ont, progressivement, fermé, vers 17h, et le dépouillement des bulletins a, aussitôt, débuté, ont constaté des journalistes de l'AFP, à Abidjan et Bouaké, (centre), l'ex-capitale rebelle. Les résultats de ce scrutin, organisé huit mois, jour pour jour, après l'arrestation de M. Gbagbo, sont attendus, dans la semaine. La coalition présidentielle est assurée d'avoir la majorité des 255 sièges de la nouvelle Assemblée, faute d'adversaires de poids, mais le score de ses deux principales composantes déterminera le rapport de forces, au sein du nouveau pouvoir.

12/12/2011

IRIB

 

Boga Sivori :Laurent Akoun, SG du FPI : “Les Ivoiriens ont mis KO Ouattara et la France”.
Les élections législatives ont été pour les Ivoiriens, l’occasion de rejeter la politique d’Alassane Ouattara par un très faible taux de participation tel que la Côte d’Ivoire n’en a jamais connu. C’est pour donner son analyse à la suite de cette situation que le secrétaire général et porte-parole du FPI, Akoun Laurent, a animé, hier au siège du CNRD, une conférence de presse.
Le secrétaire général et porte parole du FPI est catégorique. Pour lui, le taux de participation pour les « législatives taillées sur mesure organisées par le pouvoir Ouattara tourne autour de 14,33% ». Les Fpi dit avoir obtenu ce chiffre suite au recoupement d’informations recueillies de diverses sources par cellule électorale mise en place pour contrôler, recouper et analyser les résultats sur le terrain.
Selon M. Akoun, il ressort des investigations des structure interne à son parti, que les militants du Fpi en particulier et les Ivoiriens en général en observé avec rigueur le mot d’ordre de boycott de l’élection législative lancé par la direction du Fpi.

Il a fait remarquer que Radio Côte d’Ivoire et Onuci-fm qui ont couvert en duplex les législatives, ont fait état du peu d’engouement des électeurs pour ces élections. Même si, selon lui, paradoxalement les journalistes ont voulu sauver la situation par des commentaires contradictoires avec la réalité qu’ils ont eux mêmes observée sur le terrain.

La presse internationale, selon M. Akoun, a été plus explicite sur le désintérêt des Ivoiriens pour ces élections. Et M. Akoun de citer une dépêche de l’agence France presse (AFP) : « face à l’indifférence totale des Ivoiriens pour les législatives suite au mot d’ordre de boycott du FPI, Alassane Ouattara cherche électeurs ». En effet, quand le président Ouattara est allé voter aux environs de 12h, et quand il a constaté le manque d’affluence des électeurs, il a lancé un appel aux populations pour aller voter. Le porte-parole du FPI estime que cet appel de Ouattara est anticonstitutionnel, même s’il n’a pas été suivi.

Pour Laurent Akoun, le très faible taux de participation à ces élections confirme l’impopularité et l’illégitimité de Ouattara. En effet, a fait remarquer le porte-parole du FPI, le Patriote, journal de M. Ouattara avait barré, la veille de l’élection à sa Une : « Après la victoire, en route pour le pouvoir », parlant du nouvel homme fort du pays. Ce qui voulait dire que Ouattara n’avait pas le pouvoir depuis qu’il était parvenu au pouvoir. Et que ce sont les législatives qui devraient lui conférer ce pouvoir. Mais avec ce fiasco, les Ivoiriens viennent de refuser le pouvoir à Ouattara. Celui-ci devrait, selon Laurent Akoun, en tirer toutes les conséquences en démissionnant.

Le secrétaire général du FPI a par ailleurs dénoncé le caractère tribal qui va être imprimé au nouveau parlement. Ce parlement sera selon lui, à forte coloration nordique avec quelques ressortissants du pays Akan pour un pays qui compte plus de 60 ethnies. Un tel parlement ne peut être représentatif du peuple de Côte d’Ivoire.
Pour toutes ces raisons et pour bien d’autres encore, le parti de Laurent Gbagbo par la voix de son porte-parole demande l’annulation du scrutin et la reprise des discussions avec l’opposition. « Les Ivoiriens, en suivant le mot d’ordre de boycott du FPI de façon impressionnante, infligent un KO à Ouattara et à la France. Tous les deux ont été vomis et le seront à jamais car le peuple Ivoirien ne se reconnaît pas en eux. En conséquence de ce qui précède, M. Ouattara et la France doivent en tirer toutes les conséquences. Ces législatives viennent de démontrer clairement que la présidentielle de 2010 a élu un candidat qui n’est pas M. Ouattara. Laurent Gbagbo et son parti le FPI restent et demeurent à la fois populaires et légitimes », a indiqué M. Akoun.
Mardi 13 Decembre 2011
Boga Sivori   



3 Politique internationale

France

Abidjandirect : Guerre de la France contre Gbagbo et la Côte d’Ivoire, la CPI nouveau théâtre des opérations.

On peut l’affirmer sans risque d’exagérer : l’annonce la déportation de Laurent Gbagbo à la CPI, a eu, en Côte d’Ivoire comme partout ailleurs, l’effet d’une bombe. Son onde de choc n’a pas encore fini de secouer les ivoiriens et tous ceux qui, depuis lors, voyaient d’un mauvais œil  l’arrestation et l’emprisonnement de celui-ci à Korhogo.

Pour le moment, Laurent Gbagbo est soupçonné de crimes contre l’humanité, de violations de droits de l’homme qui auraient été commis sous son autorité et dont on dénombre officiellement 3000 victimes. Là-dessus, il faut être frappé de cécité, car toutes ces 3000 victimes le sont-elles du seul fait du camp Gbagbo ?

D’autre part, comment appeler les tueries et les actes inhumains perpétrés depuis 2002 à nos jours  par la rébellion armée se faisant d’abord appeler forces nouvelles (FN), rebaptisée depuis peu, forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI)? Sous quelle autorité ou au  nom de qui ces crimes ont-ils été commis ? Comment des commanditaires avérés de crimes peuvent-ils accuser leurs adversaires devant la CPI, sans au préalable s’assurer qu’ils ne courent eux-mêmes aucun risque ? Toutes choses qui poussent  certains à exprimer des suspicions légitimes quant à l’impartialité la CPI dans cette affaire. Mais, la réalité est là, implacable : Laurent Gbagbo, président élu par les ivoiriens et victime d’un coup d’état, au départ emprisonné à Korhogo, a été déporté à la Haye, où il croupit dans une cellule de prison.

 

Raisons profondes d’une déportation à la Cour Pénale Internationale.

A la lecture de l’actualité passée et récente de la Côte d’Ivoire, il n’est pas hasardeux d’admettre que cette déportation, s’inscrit dans la logique du plan bien orchestré par Sarkozy et Ouattara dans le but de ‘’neutraliser’’ totalement le Président Laurent Gbagbo, à défaut de l’avoir physiquement éliminé. D’assurer surtout à Alassane Ouattara un mandat tranquille. Certes, le camp Ouattara  se vante aujourd’hui, d’avoir laissé la vie sauve à Gbagbo, en comparaison à ce qui est arrivé au Colonel Kadhafi. Mais le fait ici, c’est que Laurent Gbagbo n’est pas Kadhafi et la Côte d’Ivoire n’est pas la Libye.

 

Laurent Gbagbo n’est pas que l’adversaire d’Alassane Ouattara, il est aussi celui du président français Nicolas Sarkozy. Car, au delà des discours angéliques dégoulinants de condescendances, la France s’est manifestement impliquée bien au-delà de « l’ingérence dans les affaires internes d’un état souverain » et a affiché de façon flagrante son parti-pris dans un différend électoral opposant deux adversaires politiques.

 

Comment en est-on arrivé là ? Laurent Gbagbo, aussitôt à la tête de l’état ivoirien, s’est résolument tourné vers un discours politique basé sur : « l’indépendance totale et la souveraineté ».  Saisissant l’occasion devant un parterre d’entrepreneurs français exerçant en Côte d`Ivoire, il affirmait : « Je ne suis pas un sous-préfet français nommé en Côte d’Ivoire. Je suis un chef d’état élu ». C’est par ce discours et par des décisions courageuses aux commandes du navire ivoirien, qu’il a séduit plus d’un ivoirien. De même que par son refus de voir la Côte d’Ivoire spoliée de ses richesses et de subir l’hégémonie de l’occident. Selon des observateurs internationaux, le mandat de Laurent Gbagbo, aura manifestement  provoqué la descente aux enfers de la France néo-colonialiste en Côte d’Ivoire. Au fil des années, cette France qui, naguère avait une mainmise totale sur ce pays, aura mordu la poussière, voyant s’échapper l’ex-pré-carré. La volonté de Gbagbo d’ouvrir, en toute souveraineté, la Côte d’Ivoire au reste du monde, de se tourner résolument vers des partenaires commerciaux autres que la France, ont fait de lui l’ennemi numéro un des intérêts français en Côte d’Ivoire. La France aura donc mal perçu le risque de perde, avec Gbagbo, à tout jamais sa place de partenaire exclusif de la Côte d’Ivoire. Un tel personnage représente sans aucun doute une véritable menace pour la France et ses alliés occidentaux.

 

C’est pourquoi, selon l’avis d’observateurs, l’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire, n’était qu’un prétexte pour faire partir Gbagbo ‘’le populiste’’. Devant l’impasse électorale, la France n’a eu d’autres recours que la guerre. Une guerre qui est aujourd’hui loin d’être finie. Mieux, elle s’est déportée à la CPI qui est, depuis peu, le nouveau théâtre de la guerre menée par la France contre la Côte d’Ivoire digne.

 

Laurent Gbagbo, ce prisonnier jugé ‘’trop gênant’’, a été déporté à la CPI. A qui cela profit-il ?

 

Au plan national, les caciques du pouvoir Ouattara ne s’en sont pas cachés : selon eux, Gbagbo hors de Côte d’Ivoire, cela faciliterait la réconciliation nationale. Mais il s’agit en réalité de priver l’opposition de son leader charismatique. De faire disparaitre, à l’usure, du cœur des ivoiriens toutes les idées nobles qu’incarne l’illustre prisonnier de la CPI. 

 

Pour la France, il s’agit de faire avaler au monde entier la pilule de son ingérence en Côte d’Ivoire. L’éventualité de voir la France jeter tout sont dévolu dans ce procès, pour ne pas perdre la face, existe. La perdre signifierait, pour la France, la mise à nue de son plan machiavélique et par la même occasion, le dévoilement du complot international, monté de toute pièce, contre Laurent Gbagbo et la Côte d’Ivoire. On imagine bien qu’elle voudra aller jusqu’au bout dans sa logique ‘’d’effacer’’ les traces de Laurent Gbagbo. Il s’agira de peser de tout son poids, pour

voir, Laurent Gbagbo maintenu pour le restant de ses jours dans les geôles de la Cour Pénale Internationale. Dans cette logique, les média français ne sont pas en reste. Ils ont dès à présent embouché la trompette de l’intox, dépeignant le président Laurent Gbagbo, comme: « un affreux dictateur ayant massacré son peuple ».

 

Ce dernier, pour sa part, a d’ores et déjà  sonné le début des hostilités en mettant les pieds dans le plat : « j’ai été arrêté sous les bombes françaises ». Pour sa première comparution devant le juge, c’est un homme serein que l’on a vu, nullement intimidé et très à l’aise. Il a une fois de plus démontré qu’il est déterminé et prêt à livrer bataille pour que la vérité éclate enfin au grand jour. La phrase : « Nous irons jusqu’au bout », qu’il a lâché, illustre bien le défi qu’il lance, avant tout, à ses adversaires.

 

La déportation de Laurent Gbagbo aura eu le mérite d’apporter de l’eau au moulin et de raviver certains débats. Tant elle renvoie avec force à l’interrogation suivante : « Avons-nous les moyens nécessaires, en tant qu’africains, d’inverser l’ordre de la domination occidentale, ou devrions-nous accepter cet ordre établi et faire avec ? » La déportation de Laurent Gbagbo s’inscrit, sans nulle doute, dans la dynamique de ce débat qui divise les africains. Certains estiment qu’il y a ceux qui veulent changer les choses et qui n’y arrivent pas. Selon eux, Laurent Gbagbo ferait partie de ceux-là. Ces mêmes personnes soutiennent que raisonner en termes de combat de « l’Afrique contre l’impérialisme occidental », c’est exprimer un ‘’complexe africain’’. Que faire alors face à l’attitude hautaine des occidentaux qui n’hésitent pas à piétiner les plus faibles pour imposer leurs intérêts et faire triompher leur hégémonie ? Devrions-nous rester les bras croisés à attendre un hypothétique secours divin ? Certes il faut que l’Afrique aille de l’avant, mais comme nous l’ont maintes fois démontrés nos illustres leaders africains,  à travers leurs luttes: « la liberté ne se donne pas, elle s’arrache». A cela nous pouvons ajouter, avec Roosevelt qu’« il y a quelque chose de pire dans la vie que de ne pas avoir réussit, c'est de ne pas voir essayé ».

source : Marc Micael

http://www.abidjandirect.net/index2.php?page=dossi&id=3264



 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Droits de l'Homme: "il est temps de se demander quel est cet homme qui a des droits et quels sont ces droits".

Komla Kpogli, Secrétaire Général de la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) échange avec Lynx.info sur la Côte d'Ivoire, la CPI, les droits de l'Homme et l'Afrique d'une manière générale.

Samedi 10 Décembre 2011

Lynx.info : Bob Denard disait qu’avec les africains : « Il faut montrer la force pour ne plus avoir à s’en servir ». Le traumatisme des ivoiriens dû aux bombardements français ne va-t-il pas rendre définitivement ce peuple amorphe ?
Komla Kpogli : Au-delà du peuple sur le territoire de Côte d’Ivoire, c’est tous les africains qui sont concernés par la question. A la commotion issu des razzias négrières transatlantiques et de la colonisation directe vient s’ajouter le traumatisme créé par les différents types d’agressions dont notre peuple est victime. L’objectif, en assénant ces coups au peuple noir est de l’atteindre psychologiquement, le paralyser dans la réflexion autonome pour ainsi mieux le contrôler et le bloquer dans les actions qui peuvent le conduire à son émancipation. Cette pratique peut être rapprochée de ce qu’on appelle la « stratégie du fou ». Cette stratégie dont l’invention est attribuée à Israël dans les années 50, permet à ceux qui la déploient de montrer à leur ennemi qu’ils sont pourvus d’une force de frappe terrible qu’ils peuvent montrer dans toute sa splendeur à l’occasion et qu’il vaut ainsi mieux se plier à leur volonté que tenter de les confronter.

Même si pour le moment la peur est installée, les mémoires sont traumatisées et les bandits installés au pouvoir dans le territoire de Côte d’Ivoire, ceci ne va pas durer éternellement. La lutte pour la libération d’un peuple est invincible même si elle peut enregistrer ici ou là et à un moment ou à un autre des échecs, ceux-ci ne peuvent empêcher définitivement la victoire finale. C’est pour cette raison qu’il faut tirer tous les enseignements de ce qui s’est passé et de ce qui se passe. Puis, redéfinir aussi bien nos réflexions que nos moyens d’actions ainsi que nos méthodes en fonction de ces analyses. De ce qui vient de se passer dans ce territoire, une première observation s’impose : nos analyses selon lesquelles nous sommes demeurés dans un système colonial, nos analyses selon lesquelles pour combattre la France ne devons savoir ce dont elle capable dans les territoires africains, nos analyses maintes fois répétées selon lesquelles nous devons nous inscrire dans une démarche globale se confirment. Aucun territoire en solo ne peut sortir des griffes du système colonial. Il faut plus de solidarité, plus de rassemblement et plus de resserrement des liens entre les différents mouvements qui agissent dans chacun des territoires pour en faire un vrai front contre le système. C’est donc le lieu de réitérer l’idée du Front Africain contre le Néocolonialisme (FAN) proposée par la J.U.D.A dans sa déclaration datée du 15 février 2005 et renouvelée dans une autre déclaration le 30 décembre 2010. Ne disons pas plus pour le moment.

Lynx.info : Les 1308 morts de Duekoué en un seul jour par les forces de Ouattara n’ont pas été retenus comme crime de guerre par la CPI….

Komla KPOGLI: Ces crimes sont de « bons crimes » car commis par des individus qui sont du bon côté. Ce sont des agents. Ils sont couverts par l’immunité et ils sont assurés d’une impunité totale puisque ceux qui prétendent rendre justice dans ces cas là, sont justement leurs parrains. La Fédération internationales des ligues des droits de l’homme (FIDH) ne fait pas autre chose lorsque son Monsieur Afrique en la personne du français Florent Geel énonce que la justice, leur justice, plus précisément la très sélective cour pénale internationale n’a pas pour mission de juger tous les criminels. Le même Geel pour immuniser ces bons criminels tentait, déjà en juillet dernier, d’introduire les crimes de Duekoué comme des dégâts relevant d’une sorte de légitime défense face aux projets macabres des « milices pro-Gbagbo » avant de préciser qu’on devait se méfier des témoignages parlant de crimes commis par les dozos et les rebelles de Soro-Ouattara car, estimait-il, il avait été lui-même « confronté à des témoignages bidon et instrumentalisés, essentiellement à Duékoué.» Donc, vous voyez vous-mêmes où on en est.

Face à ces justifications des crimes des forces qu’on veut voir arriver au pouvoir par une organisation présentée comme sérieuse, crédible et impartiale dans ses fameuses enquêtes, il faut dire simplementqu’un jour les africains qui pour le moment, ne comprenant pas l'arnaque des droits de l'homme, de la liberté et de la démocratie venant de l'Occident, se lient naïvement ou pour des miettes de financements de leur business associatif, d'amitié avec ses organisations dites de défense droits de l'homme, comprendront combien ils sont utilisés contre nous-mêmes. Contre leur peuple et contre leur propre avenir et celui de leurs enfants. Car, ces organisations ne sont des outils que pour permettre à l’Occident capitaliste d’atteindre ses objectifs en ciblant de façon farouche les poches de résistance à ses tentacules ; une pratique agrémentée de quelques rares incursions convenues dans les pays amis à qui elles se contentent d’adresser des recommandations à la suite d’enquêtes bien diluées. Ils comprendront enfin que le premier droit de "l'homme africain" c'est le devoir de combattre toute soumission, toute domination et toute forme d'exploitation coloniale. Car, on ne développe pas un continent colonisé. Et en vérité, il n’y a pas de droits de l’homme africain dans un continent soumis et extraverti.

Lynx.info : Du côté de Ouattara on pense que le départ de Laurent Gbagbo à la CPI va réconcilier rapidement les ivoiriens……

Komla KPOGLI: Oui, c’est un des arguments évoqués pour camoufler cette déportation. En réalité, même s’il a intérêt à voir Gbagbo définitivement écarté et même si la forme donne l’impression qu’il est celui qui décide pleinement, ce n’est pas Ouattara qui est aux commandes. C’est la France qui est en première ligne. Elle veut, par cette déportation, punir ce qu’elle considère comme l’insolence du président Laurent Gbagbo qui a régulièrement eu des positions et des propos que la France ne peut tolérer pendant longtemps dans son espace. Il faut fermer cette parenthèse appelée l’arrogance de Gbagbo qu’on a tenté d’ailleurs de présenter comme un francophobe alors même que les entreprises françaises et des personnalités françaises dominent l’économie du pays et n’ont cessé de le fréquenter. Au fond, avons-nous besoin d’être francophiles ou francophobes ? Non ! Nous avons à défendre les intérêts de notre peuple sans aucun sentimentalisme enfantin. Bref, le territoire de Côte d’Ivoire doit redevenir normal et pour cela, il fallait utiliser les gros moyens. Sarkozy avait fait déclarer à Ouattara qu’il ne faut pas tuer le président Gbagbo pour éviter d’en faire un nouveau martyr africain. Ils le voulaient vivant afin de lui infliger des humiliations qui serviront d’exemple à tous ceux que l’idée de dignité traversera. Ceci s’inscrit dans le canevas tracé par un gouverneur de l’Afrique occidentale qui en 1932 écrivait que la France « ne pouvait admettre à la tête des colonies des dirigeants qui prétendraient faire échec à l’autorité française, soit par inertie systématique, soit dans une résistance ouverte ». Il faut donc, préconisait-il, « neutraliser les ferments de discorde et prévenir la contamination des éléments hostiles à l’action coloniale de la France». On ne peut mieux résumer la situation. Samory était de ses éléments hostiles, Behanzin était de ces éléments hostiles. Gbagbo aujourd’hui est de ces éléments comme le furent Olympio, Lumumba, Sankara… Mais, malgré la similitude des faits et des pratiques, il existe une bande d’irréductibles négro-occidentalisés trépanés dans les écoles et universités occidentales pour qui tout rapprochement de ce qui est fait contre le président Gbagbo de ces cas précédents relève d’une fraude historique. Comme l’hôpital aime se foutre de la charité, ces petits griots historiquement incultes prétendent que ceux qui essaient de leur rappeler l’histoire sont dans le faux et dans l’aberration. Or, par leurs fameuses analyses, ces « intellectuels » de « l’élite indigène » font la preuve manifeste qu’ils n’ont jamais lu une seule ligne de la littérature coloniale à propos de Behanzin par exemple. Ils ne peuvent donc rien en déduire. Aussi se permettent-ils de présenter les choses dans un ordre totalement inédit oubliant que si le président Gbagbo était, comme ils l’écrivent, comparable à Mobutu, Sassou ou Gnassingbé, il doit donc manquer une pièce pour que le scénario soit complet car, ces derniers sont restés et restent de bons amis avec ceux qui ont tué en Côte d’Ivoire et capturé le président Gbagbo.

Lynx.info : Le procureur Luis Ocampo parle des ivoiriens qui suivront Laurent Gbagbo à la CPI. Vous le croyez ?

Komla KPOGLI: Oui, il faut le croire. Et ces gens ou personnalités sont tout au plus au nombre de 7, selon les déclarations de Florent Geel, Monsieur Afrique de la FIDH, qui sur ce coup là est plus que le porte-parole de cet inénarrable procureur Ocampo pour qui les crimes contre l’humanité n’ont que le visage noir des africains ; des africains manifestement triés sur le volet. Cet Ocampo n’a pas vu aussi bien les crimes de Gnassingbé, des Bongo, des Sassou, des Biya, des Guélleh, des Déby, des Bozizé…qui font des massacres cycliques une mesure de leur fidélité à leurs mentors que les crimes commis en Irak encore moins ceux commis en Palestine, en Afghanistan et sur les bases militaires de Guantanamo et d’Abou Ghraïb.

Lynx.info : Beaucoup d’analystes disent que Nicolas Sarkozy veut utiliser le cas ivoirien pour avertir que toute lutte pour la libération des peuples africains sera matée. C’est aussi votre avis ?

Komla KPOGLI: C’est une évidence. Mais comme nous l’avions dit un peu plus tôt, cette lutte ne sera jamais arrêtée parce qu’elle est justement une lutte de libération. Ce qui, en revanche, fait vraiment peur c’est le fait que certains africains n’aient pas encore compris ou refusent de comprendre que les territoires africains ne sont en rien indépendants et que du fait de l’assassinat des leaders ou leur renversement par coup d’état, le processus qui conduisait l’Afrique à sa libération a été interrompu. Cette interruption brutale a été menée de main de maître dans l’espace francophone par le Général De Gaulle, vénéré par le peuple français et une quelques africains qui ont attribué ou confirmé l’attribution de son nom à des rues et des places en terre africaine. Une autre source d’inquiétude réside dans le fait que d’autres africains encore considèrent toujours l’Occident comme une partie de la solution sinon la solution alors que l’Occident est bel et bien une bonne partie du problème.
Toutefois, en dehors de la répression brute, le colonialisme utilise d’autres outils plus doux, moins perceptibles pour nombreux africains pour briser la résistance ou en tout cas pour retarder la prise de conscience des africains. Il s’agit entre autres des médias (BBC, RFI, France 24, CNN, Vox of America, Deutsche Welle…) dont les africains en raffolent, car se disent-ils ainsi civilisés en les écoutant, des séries télévisées, des sectes et autres loges maçonniques qui mystifient les plus crédules, de l’école coloniale, du catholicisme colonial, du protestantisme le plus éculé, de l’évangélisme born-again destructeur, du business associatif qui appâte avec des miettes de fonds et financements des esprits qui manifestent des signes de compréhension, des ONG prétendument humanitaires paralysant toute imagination locale et consolidant l’extraversion, des centres culturels français, allemands (instituts Goethe)…faisant des africains qui les fréquentent des amis de ces cultures au détriment de la culture africaine, des institutions telles que la francophonie qui structure patiemment mais résolument la jeunesse africaine en la dotant des CNJ (Congrès National de la Jeunesse) et le Commonwealth promouvant les langues des pays qui les ont pensées aux fins de conserver et renforcer les liens entre les métropoles et les colonies…

Face donc à toute ceci, le chantier est certes immense mais pas impossible. Il faut d’abord que les noirs commencent par s’emparer de la vertu de l’humilité pour apprendre et ainsi recouvrer la mémoire historique, car sans apprentissage point d’ouvrage. Il faudra aussi commencer par admettre que sous un leadership éclairé, les peuples les plus médiocres ont pu faire des bonds dans l'histoire et qu’en conséquence l’attitude typiquement négro-africaine qui nous fait haïr celles et ceux de nos enfants qui sont lucides et capables d'imprimer un rythme de marche relève de la folie qui conduit au suicide. C'est uniquement sous un leadership capable que nous relèveront la tête et dans ce cas, il faut dénoncer les mesquineries qui nous minent, braquer la torche sur les petits coups bas, éclairer les petits arrangements nocturnes pour isoler, détruire ou court-circuiter les gens les plus vaillants parmi nous et saboter les initiatives les plus audacieuses, ne plus confier aux plus incapables mais qui par la ruse et le torpillage des autres s’accaparent des tâches qu'ils se précipitent à couler dans l’immobilisme le plus paralysant. Dans un souci d’efficacité chacun a certainement une place, mais n'importe quelle place ne convient à n'importe qui. Ce n’est qu’à partir de tout ceci qu’une organisation globale bien structurée et munie des moyens les plus adaptés conduira notre marche vers des plaines vertes après avoir vaincu des difficultés les plus terribles imposées par le système que nous avons en face de nous.

Lynx.info : On a tué au nom de la démocratie en Côte d’Ivoire. Comment expliquez-vous que Ouattara s’apprête à organiser des élections unilatérales sans être inquiété par l’UE, la CEDEAO, l’UE ?

Komla KPOGLI: Il ne peut y avoir « démocratie » dans un cadre colonial. Le concept de démocratie a servi à habiller une guerre de reconquête d’un territoire qui était passé aux mains d’un homme et ses amis qui n’avaient pas été cooptés. Ce sont des intrus qu’on a chassés et on ne peut, en aucun cas sous le prétexte d’une notion démocratique qu’on ne définit d’ailleurs jamais, les faire revenir. Le but de tout ce qui se passe, une fois encore, est que ce territoire redevienne normal et rentre dans les rangs. Le pouvoir colonial n’est partagé véritablement qu’avec les femmes et les hommes qui ont l’aptitude d’assumer froidement les dégâts qu’ils infligent aux populations tout en étant chaleureux et hyperactifs dans la défense des intérêts extérieurs et les leurs propres. A moins que les dirigeants du Front Populaire Ivoirien dispose d’un capital humain bien aguerri qu’il introduit intelligemment dans le système pour des missions précises ou à moins d’inverser le rapport de force brutalement sur le moyen ou long terme, Ouattara et ses acolytes s’ils ont la santé et aussi longtemps qu’ils seront dociles, resteront au pouvoir sous un protectorat occidental et avant tout français. Tant pis pour ceux qui pensent qu’Alassane Ouattara est mis au pouvoir pour faire autre chose.

Lynx.info : L’organisme des droits de l’homme Human Right Watch salut le transfèrement de Laurent Gbagbo….

Komla KPOGLI: Elle n’est pas la seule organisation dite de défense des droits de l’homme à se réjouir de cet événement qui n’est qu’une étape supplémentaire après une longue marche qui entraîne l’homme Gbagbo à la sortie. A travers cette épisode, ces ONG qui défendent tout sauf le droit du peuple noir à résister contre toute forme de domination et de soumission collective établies souvent à la suite des guerres d'agression, révèlent leur vraie nature. Nous sommes donc arrivés à un moment où les africains qui se sont laissés prendre à leur jeu, doivent commencer par se demander quel est cet homme qui a des droits et quels sont ces droits que ces organisations défendent vraiment. Mais, il faut le redire, le terrorisme occidental n’aura pas triomphé. Il aura vaincu probablement un résistant comme ce fut le cas avec l’assassinat de Nasser, de Sylvanus Olympio, de Lumumba, de Biko, et plus loin de Behanzin, de Samory et de tant d’autres résistants anonymes massivement tués. Ce terrorisme n’a pas triomphé et ne triomphera jamais pour la simple et bonne raison que la résistance qui lui est opposée en Afrique ne se réduit pas à une personne, aussi immense fut-elle. Elle est systémique et populaire. Elle est un souffle qui se transmet.
Interview réalisée par Camus Ali Lynx.info
Vendredi 09 décembre 2011

Komla Kpogli, Secrétaire Général de la Jeunesse Unie pour la Démocratie en Afrique (J.U.D.A) échange avec Lynx.info sur la Côte d'Ivoire, la CPI, les droits de l'Homme et l'Afrique d'une manière générale.

Samedi 10 Décembre 2011

 http://www.alterinfo.net/Droits-de-l-Homme-il-est-temps-de-se-demander-quel-est-cet-homme-qui-a-des-droits-et-quels-sont-ces-droits_a67775.html



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 COTE D’IVOIRE : POURQUOI LA FRANCE EN VEUT A GBAGBO !

La Côte D’Ivoire, devenue l’une des colonies de la France depuis la conférence de Berlin de 1885, continue après les indépendances factices, d’être la vache à lait de cette vorace puissance colonisatrice. Malgré ces indépendances, et pour satisfaire leurs besoins sans cesse croissants en matières premières, les dirigeants français vont installer à la tête de leurs ex-colonies leurs hommes de main, des personnes disposées à leur brader les richesses africaines.

Ce fut le cas en Côte D’Ivoire avec Houphouët Boigny, pion essentiel de la françafrique, pour enraciner l’hégémonie de la France en Afrique. C’était le prix à payer pour que celui-ci puisse demeurer longtemps au pouvoir. C’est pourquoi, la France avec l’aide de ses  « préfets » africains s’employait à tuer ou chasser du pouvoir tous les responsables politiques africains qui s’opposaient à ses intérêts.

Ainsi furent tués ou chassés du pouvoir Modibo Keita du Mali, Sylvanus Olympio du Togo, François Tombalbaye du Tchad, Hamani Diori du Niger, Thomas Sankara du Burkina Faso, Pascal Lissouba du Congo et bien d’autres. De même, tout africain n’ayant pas l’onction de l’Elysée et qui s’opposait au Président parrainé, subissait la même furia. C’est le sort réservé aujourd’hui à Gbagbo.

l –GBAGBO, l’opposant d’HOUPHOUET

Historien et enseignant, très tôt, Gbagbo va s’employer à ouvrir l’esprit des élèves, des étudiants et autres cadres de la nation ivoirienne aux réalités politiques de la Côte D’Ivoire ; ceci contre les usages du parti unique pourtant parti démocratique de Côte D’Ivoire (PDCI) habitué à défendre les intérêts de la France. C’est pourquoi, il fut plusieurs fois abusivement arrêté et jeté en prison. Mais cela n’altérera en rien sa vision d’une Côte d’Ivoire libre et démocratique.

Pour confirmer ses ambitions politiques, Gbagbo, avec certains de ses camarades issus de toutes les régions de Côte d’Ivoire, crée clandestinement un parti, le Front Populaire Ivoirien (FPI), d’obédience socialiste. Il dote ce parti d’un programme de gouvernement solide avec l’ambition d’impulser à son pays un développement fondé sur une meilleure exploitation de ses matières premières agricoles et minières ainsi que des ressources humaines ivoiriennes au bénéfice de la Côte d’Ivoire.

Cette prise de position ne peut évidemment plaire à la France des réseaux impérialistes et mafieux. Gbagbo qui a, en son temps, accepté son statut d’opposant et qui n’a pas tendu la main au puissant Houphouët et à la France, refusant ainsi toute tentative de corruption, va réclamer le multipartisme dès 1990 et contraindre pacifiquement le pouvoir PDCI à accepter, contre son gré, la pratique des règles démocratiques.

Il n’est donc pas un héritier de l’houphouétisme et des réseaux  françafricains. Gbagbo est l’enfant des élections, parvenu au pouvoir par des élections transparentes, démocratiques, organisées par son adversaire Feu le Général Guéï Robert.

II – GBAGBO AU POUVOIR

Après son accession au pouvoir, il s’est employé à réconcilier les ivoiriens, pendant que ses opposants, en particulier le RDR, parti du Chef de l’Etat imposé aux ivoiriens avec l’aide de la France et du Burkina-Faso, manigançaient itérativement des mauvais coups  pour lui arracher le pouvoir par la violence armée.

Son humanisme a permis, de faire revenir d’exil l’ex- Président Bédié, de mettre fin au mandat d’arrêt international lancé contre Ouattara pour faux et usage de faux par son allié d’aujourd’hui ; de soulager officiellement et  financièrement les anciens Présidents, premiers ministres, ministres et cela sans discontinuer.

Son courage politique lui a permis d’honorer l’invitation de l’ex- Président français Chirac, qu’il connaissait bien comme étant le parrain de ses opposants violents. Ce courage l’a amené à revenir au pays, après l’échec du coup d’état du 19 septembre 2002, alors que le Président français d’alors lui proposait hypocritement le gîte et le couvert à Paris. Ce courage l’a encore poussé, à se dresser contre la guerre de la France, des USA et autres soit disant membres de la communauté internationale, à refuser le deal à lui proposé par Sarkozy et Obama pour céder le pouvoir à celui qui n’a pas gagné les élections. Ainsi Obama, l’africain n’a pu saisir l’opportunité de rentrer  dans l’histoire en apportant sa contribution à la libération totale de l’Afrique du néocolonialisme comme l’avait fait en son temps le Pape polonais Jean Paul II pour la libération des pays d’Europe de l’Est avec la chute du mur de Berlin.

Contrairement à bien d’autres Présidents africains, Gbagbo même au pouvoir, a continué de garder sa simplicité, son humour, sa compassion pour ses compatriotes y compris ses adversaires politiques dans la maladie et dans le deuil ; bref c’est un Président pas comme les autres, très proche du peuple, faisant de lui un vrai nationaliste, contrairement à ces Présidents- préfets parachutés et imposés par la France.

Au plan politique, Gbagbo est un fin stratège ; ce que lui reconnaissent ses pires adversaires étrangers et ivoiriens qui le considèrent par leurs faits et gestes comme un ennemi. Il a toujours prôné le consensus. C’est pourquoi il fait régulièrement usage du slogan « asseyons nous et discutons », écartant ainsi toute violence et toute accession au pouvoir par la force, contrairement à ses adversaires que soutient la France. Dans le déroulement de sa politique, Gbagbo a institué la décentralisation en créant les conseils généraux, démocratisant ainsi l’appareil politique et administratif.

Au plan financier, Il a fait élaborer et mettre en œuvre, pour moins dépendre des institutions de Bretton Woods, un budget sécurisé fondé sur les richesses et revenus propres de son pays et cela à l’étonnement des dirigeants français. C’est dans cet ordre aussi que, par une gestion rigoureuse, reconnue d’ailleurs par le FMI et la BM, la Côte D’Ivoire a été inscrite à l’initiative PPTE. Il a toujours payé, à temps, les salaires des agents de l’état sans recourir à des aides financières étrangères, en particulier françaises, alors qu’une grande partie des ressources du pays était pillée par la France et les rebelles à sa solde. Il a même pu rétablir les avancements salariaux donnant ainsi à tous les fonctionnaires des revenus plus importants. Il a mis fin à l’injustice des salaires à deux vitesses, imposées par Ouattara alors 1er ministre. Gbagbo a encore répondu favorablement aux revendications des syndicats en augmentant les indices salariaux de base et en débloquant les avancements gelés depuis les années 80 ; et cela sans le concours ni l’autorisation de la France qui, au contraire par les institutions de Bretton Woods, prônait la diminution de la masse salariale dans le but d’appauvrir les ivoiriens.

Toutes ces actions de développement mises en œuvre par le Président Gbagbo ont naturellement conduit les ivoiriens à lui renouveler leur confiance lors de la dernière présidentielle qu’il a légalement, légitimement et véritablement remportée, n’en déplaise à la France, à ses alliés américains et onusiens qui n’ont trouvé que la solution de le chasser du pouvoir par le coup d’état le plus long et le plus meurtrier que le monde ait connu.

Ce traquenard électoral, pour reprendre le terme du « Général » sans arme destructrice Blé Goudé, arrêté par la France et ses alliés impérialistes bien avant l’élection présidentielle dont Gbagbo a laissé l’organisation à ses adversaires politiques du RHDP, va amener le bloc putschiste à le déporter manu militari et illégalement à la CPI. Honte à la France et à toute cette clique de cyniques et mafieux donneurs de leçons qui ne sont en rien des modèles.

III GBAGBO à la CPI

C’est la continuation du projet colonial de déporter toujours les opposants loin de leur lieu d’origine pour les faire mourir à petit feu et mettre fin à leur carrière politique, qui se perpétue, cette fois à l’aide d’institutions internationales et même mondiales de soit disant justice dont  la CPI. En pratique, cette CPI est  une institution d’injustice aux mains des gouvernants occidentaux et des multinationales pour assujettir et asservir les dirigeants nationaux  des pays pauvres. Si non, Chirac et Sarkozy en 2004 et 2010, par les tueries massives de civils ivoiriens aux mains nues de leur armée méritent amplement d’être traduits devant les juridictions de la CPI.

 

Par la déportation de Gbagbo, Ouattara et son parrain Sarkozy, tentent d’humilier le Président  patriote, qui n’a fait que défendre son pays contre ces rebelles criminels formés et commandités par la France ; il s’agit de faire disparaître le parti créé par ce panafricaniste, le Front Populaire Ivoirien, de mettre fin à la carrière de celui qui ne veut pas adhérer aux sectes pernicieuses des gouvernants occidentaux.

Toutefois l’espoir demeure que par les audiences de la CPI, la vérité sur le coup d’état le plus sanglant et le plus long fomenté par la France éclate au grand jour pour la planète entière. Il faut donc continuer de retransmettre en direct ces audiences contrairement au désir secret de la France frileuse. Ce sera ainsi la fin de la culture du mensonge néocolonialiste à moins que les conclusions et les décisions du tribunal ne soient déjà imposées aux juges de la CPI par la France et ses alliés.

 

A l’analyse, la déportation du Président Gbagbo à la Haye apparaît clairement comme la manifestation de la haine injustifiée de deux hommes politiques l’un africain, l’autre européen contre un homme qui a su à leurs endroits faire preuve d’amour, de pardon, en permettant la candidature de l’un, en faisant voter une loi d’amnistie pour des rebelles et leurs parrains, en continuant d’offrir de gros marchés à des entreprises françaises qui, à la vérité, ne le méritaient pas. La traduction de Gbagbo devant les juridictions de la CPI est donc la concrétisation de l’ingratitude de ce couple de franc-maçons.

La France, pour mieux exploiter l’Afrique et la Côte d’Ivoire en particulier, en veut à Gbagbo, démocrate dans l’âme, défenseur des libertés qui, par sa politique et ses actions, fait la promotion de la vraie liberté et de la vraie démocratie en Afrique. En effet, c’est seulement  du bout des lèvres que les dirigeants français parlent de démocratie en Afrique car la véritable démocratie ne sert pas forcément les intérêts français mais d’abord et avant tout, les intérêts africains.

Il est vrai que volontairement Gbagbo, qui est loin d’être francophobe, a concédé aux entreprises françaises des secteurs d’activité stratégique ivoiriens mais il refuse d’être le préfet d’un quelconque colonisateur.

Un tel homme attaché à son peuple ne peut accepter une offre aussi mirobolante soit-elle, présentée par la France, les USA et d’autres puissances occidentales pour s’exiler et abandonner son peuple à la tyrannie des partisans de la France.

A La Haye, Gbagbo continue d’être lui-même, n’ayant rien à se reprocher ; il garde son humour, sa simplicité, son courage, sa combativité et peut déclarer avec aise« je suis venu, nous irons jusqu’au bout ». C’est pourquoi Gbagbo reviendra libre, pour reprendre sa place à la tête de la Côte d’Ivoire comme Mandela en Afrique du Sud. C’est ainsi que sera mis fin au néocolonialisme français dans le monde.

KOBAZEYRET Laurent                                                                    

 http://www.ivoirediaspo.net/cote-divoire-pourquoi-la-france-en-veut-a-gbagbo/



12.01.2012

n° 100 - Journal des Guerres de l'Otan -111-01 : a1 - Du Meilleur des Mondes Démocratiques à la Guerre Mondiale.

 


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan.  

n° 100 - 11-01-2012

            C.De Broeder & M.Lemaire     

 


 "Le'Journal des guerre de l'Otan est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous vouleznous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part 

Roland Marounek : Du Meilleur des Mondes Démocratiques à la Guerre Mondiale.

DEUX MILLE DOUZE AVANT ET APRÈS ? 

1 Otan

1-1 Jean-Paul Pougala : LES MORTS DE COTE D'IVOIRE ET DE LIBYE CREENT  LE NOUVEL ORDRE MONDIAL.

1-2 H. A : L’OTAN installe un rideau de missiles en face du Maghreb.

Associated Press : Un diplomate de l’ONU demande une enquête sur les violations des droits humains dans les actions de l’OTAN en Libye.

1-3 Claudine Pôlet : Le Plan de Petersberg : Comment faire semblant de partir pour mieux rester après 2014.

1-4 Carla Goffi et Ria Verjauw : La Sardaigne, poubelle de l’Otan et du complexe militaro-industriel.

2 Les USA

2-1 Derrière les coupes du budget du Pentagone …

Manlio Dinucci : … Les USA « tournent la page » vers de nouvelles guerres

Manlio Dinucci : La guerre, mais avec des avions low cost

2-2 Manlio Dinucci : La guerre, mais avec des avions low cost.

3 France -  Grande Bretagne

3-1 Mireille Delamarre : Renforcement de la Coopération Militaire -France Grande Bretagne –au Service Des Guerres

4 Israël

4-1 Les troupes US s'en vont en Israël.

4-2 Al Manar : L'OTAN participera aux manœuvres internes israéliennes.

5 Belgique

5-1 Nouveau gouvernement en Belgique - Vieille Politique d’allégeance à l’Otan. 



Tiré à part 

Roland Marounek : Du Meilleur des Mondes Démocratiques à la Guerre Mondiale.

Beaucoup dans les partis et mouvements progressistes ont perçu dans les événements de cette année 2011, les prémices d'une toute nouvelle page de l'histoire humaine, inaugurée avec le vent des "révolutions démocratiques" arabes, qui, après avoir balayé indifféremment les dictatures de Tunisie, d'Égypte, et de Libye, est en train de faire tituber tous les autres "tyrans" : El Assad, Poutine, Ahmadinejad…, bientôt le tour de la tyrannie communiste chinoise, rêvent certains.

Le fameux principe de la Responsabilité de protéger (R2P) adopté solennellement par les Nations Unies en 2005 est considéré comme une grande avancée du droit international. Cette R2P et l'appui que nos démocraties avaient le devoir moral d'apporter à l'élan populaire démocratique forment la trame fondamentale de l'intervention en Libye et de celle en formation en Syrie.

Malgré les diversités fondamentales entre les situations de chaque pays, un amalgame global a permis de fusionner tous les événements sous le même grand concept de l'"aspiration des peuples à la démocratie". Ceux qui remettaient en question cette image se voyaient accusés de faire preuve d'un mépris vis-à-vis du peuple, voire de faire le jeu des USA en osant nier la réalité de la lutte populaire.

L'analyse de la situation hier en Libye, aujourd'hui en Syrie, est ainsi profondément déformée par cette conviction que nous sommes entrés dans une période de grands changements historiques. Alors que ce qui aurait dû être frappant, c'est plutôt la formidable continuité de la politique des pays dominants.

La R2P renvoie directement aux politiques coloniales du 19e siècle, où les motivations des colonisateurs ont toujours été présentées comme une nécessité de protéger les populations en périls. Au "fardeau de l'homme blanc", le devoir moral de lutter contre les tyrannies indigènes au nom de la civilisation, fut-ce par les bombes, s'est substitué le devoir moral des états démocratiques (les pays de l'Otan) de "soutenir" les opposants aux régimes tyranniques. C'est la Responsabilité de Protéger les Sudètes en Tchécoslovaquie, puis les populations allemandes de Pologne, qui a été l'alibi de Hitler et a précipité l'Europe dans la Seconde Guerre Mondiale.

La capacité de l'impérialisme et des services secrets de fomenter des troubles et des rébellions présentées comme populaires est un grand classique. On peut se rappeler de l'opération Ajax, où le reversement de Mossadegh (1953) a été présenté comme le résultat de mécontentements populaires, ou du renversement de Jacobo Arbenz Guzmán au Guatemala un an plus tard sur le schéma d'un "mouvement révolutionnaire" (financé par la CIA). Le fait que le gouvernement renversé soit, ou ne soit pas 'progressiste', moralement adoubable par la gauche européenne ou non, n'entre pas en jeu ici. Le seul point pertinent, c'est si il est ou non profitable de l'éliminer.

Enfin la manipulation de l'opinion publique de "nos pays démocratiques" identifiés sans états d'âme à la "Communauté Internationale" toute entière, est complètement niée, minimisée, ou alors soigneusement rangée dans la catégorie erreurs du passé. Pourtant cette manipulation médiatique est une réalité constante, et s'est à l'évidence perfectionnée avec les technologies modernes. La "théorie du complot" est brandie pour réduire au ridicule ceux qui évoquent ce simple fait. Peut-on verser dans l'idéalisme et imaginer que ce qui a été la réalité prégnante des services secrets durant des décennies, et qui a si bien servi, s'est soudain évaporé ?

La méconnaissance de l'histoire et la présentation idéologique démocratique empêchent de distinguer la parfaite continuité des manœuvres impérialistes, et font entrer de plein pied et tout pétri de bonne volonté dans le jeu de la "défense des peuples et de la démocratie", qui consiste in fine à hurler avec les loups contre les régimes qui s'opposent aux pays occidentaux.

A noter que la marche triomphale vers la Démocratie était déjà annoncée dès 2000 lors du renversement du dictateur (élu) Milosevic, qui avait eu l'outrecuidance de résister à l'Otan, puis avec l'avènement d'un régime démocratique en Afghanistan, et avec la chute du dictateur Saddam Hussein, -au prix d'un million de morts et de la destruction et la ruine de l'Irak, mais La Démocratie n'a pas de prix- En avril de cette année, la Communauté Internationale enfin, et les bombes françaises, imposaient à la Côte d'Ivoire ce que cette même Communauté Internationale avait décidé être le résultat indiscutable des urnes. Tout va décidément de mieux en mieux dans le meilleur des mondes démocratiques. Le XXIe siècle s'ouvre sur une période de nouvelles Lumières démocratiques, qui ressemble furieusement à la grande époque de la politique de la canonnière.

La Libye comme expérimentation

L'agression de la Libye a marqué un saut qualitatif important. C'est d'abord une première application officielle du R2P par les Nations-Unies, où l'Otan se présente ouvertement comme son bras armé "naturel". On n'avait jamais ni au Kosovo, ni en Afghanistan, été aussi loin dans la confusion des genres. Cette agression a été applaudie par une série de personnes usuellement plus circonspectes, grâce en grande partie à l'illusion de la nouvelle ère démocratique.

Autre très grande réussite, l'anesthésie de l'opinion publique et des mouvements de paix. Alors que tous étaient appelés à s'horrifier de bombardements de manifestants pacifiques par l'armée Kadhafi qui n'ont jamais eu lieu, il n'y a eu aucune réaction sérieuse aux faits avérés que l'Otan ait affamé, privé d'eau et de soin, bombardé durant 2 mois et détruit la ville de Syrte, qu'elle ait bombardé avec application les dépôts de produits alimentaire, pratiqué un blocus naval ; que les populations noires sont pourchassées, torturées, massacrées par les milices qu'elle a amené au pouvoir... L'information est là, et même répercutée, mais on est arrivé à la rendre complètement inoffensive.

"Les journalistes ont pu voir un bâtiment complètement détruit, avec le Croissant Rouge à l'entrée et des produits pharmaceutiques, un brancard, des gants, des bouteilles d'oxygène éparpillées. Dans l'après-midi, les secours s'activaient en quête d'éventuels survivants. Dans une autre zone, les journalistes ont constaté que des dépôts de produits alimentaires étaient endommagés, et le 4e était en flammes. Les journalistes ont vu des centaines de sacs de riz, des tomates, de l'huile végétale partir en fumée." (11/07/2011)

Le pays est évidemment ruiné, divisé, aux mains de bandes armées rivales, en voie de somalisation – mais l'essentiel est le mantra démocratique : "la Libye a été libérée du joug de Kadhafi", et tout le reste est dommage collatéral insignifiant.

A l'assaut humanitaire de la Syrie

On tente de rééditer l'exploit aujourd'hui avec la Syrie. De la même manière qu'avec le précédent libyen, la Commission des Droits de l'homme des Nations-Unies a ressorti des accusations d'abominations qui auraient été commises par le régime, - sans élément tangible puisque les témoins doivent être protégés. Autrement dit en se fiant sur la seule parole des "opposants" qui ont des intérêts évidents à provoquer une intervention humanitaire en leur faveur.

On peut juger de la fiabilité de ce genre de témoignages en regardant l'interview par Julien Teil du représentant de la Ligue Libyenne des Droits de l'Homme, dont les déclarations à l'ONU ont été un élément clef de la marche vers la guerre, et où il déclare benoîtement qu'il n'y avait aucune preuve de ce qu'il avançait, et que les chiffres lui avaient été fournis directement par le CNT1.

Mais rien n'y fait. La propagande continue est à ce point efficace qu'il est devenu impossible d'entendre de simples faits et témoignages qui s'éloignent de la version officielle imposée "Bachar El Assad est un abominable tyran qui massacre son peuple qui se révolte contre lui". Toute autre discours est littéralement inaudible, scandaleux, classifié "défense des tyrannies". La complexité de la réalité est reléguée à de la propagande anti-démocratie. Les informations précises sur la présence de mercenaires islamistes et le financement des rebelles armés sont disponibles, - mais c'est comme une goutte d'eau sur la carapace des certitudes démocratiques (voir encadré).

Un exemple frappant est fourni avec ces quelques journalistes qui se sont rendus en novembre en Syrie et sont revenus avec des témoignages contredisant frontalement le discours d'usage. Françoise Wallemacq, de la RTBF exprime sont sentiment « que la grande majorité des Syriens soutient encore le président Bachar El Assad, que les Syriens ont très peur d'une déstabilisation de leur pays. » « A Damas on a pu parler avec à peu près tout le monde dans la rue […] les gens qu'on croisait dans la rue nous disaient qu'on mentait, que les télévisions étrangères manipulaient la réalité et que ce n'était pas ce qui se passait dans le pays. » La journaliste évoquera encore cet "Observatoire Syrien des Droits de l'homme", qui est la source quasi exclusive des médias étrangers et des rapports de l'ONU: « L'OSDH, c'est un homme basé à Londres que personne n'a jamais rencontré. »2

Ce reportage aura pu être entendu… un jour. Tous les autres jours, la chaîne d'information a fidèlement répercuté la ligne officielle et les nombres de morts civils toujours fournis par ce même OSDH. Le Soir laisse entendre que les journalistes ont été manipulés par le régime syrien, et parle de propagande. Propagande, on ne fait pas ça chez nous.

Le plus affligeant est que, comme dans le cas de la Libye, ce discours est relayé par nombre de mouvements progressistes et pacifistes pour lesquels la débat n'est à aucun instant la remise en cause de la manipulation médiatique, mais plutôt le remplacement des bombes par des sanctions économiques - sans arriver à réaliser par ailleurs la nature réellement criminelles de ces mesures pour la population, et le fait qu'elles préparent toujours la guerre active.

"Le peuple est en révolution", "le peuple lutte pour la démocratie", on ne peut pas remettre la doxa en question. Et certainement pas pour demander qui est exactement "le peuple" que l'on prétend "soutenir". Avec quelle arrogance dénie-t-on la qualité de "peuple syrien" aux gens qui manifestent par millions contre la déstabilisation du pays ?

Lorsqu'un mouvement de Paix en arrive à appeler à "agir" pour soutenir le combat du peuple syrien contre la féroce répression qui le frappe, on peut apprécier à quel point la travail de la propagande a été remarquable, et à quel degré de préparation psychologique à la prochaine juste guerre on est parvenu.

Vers une guerre de grande ampleur?

L'Afrique vient d'être bien verrouillée, avec les interventions en Côte d'Ivoire, et en Libye, suivant la partition du Soudan. En septembre, on apprenait que les USA bâtissaient, dans la Corne de l'Afrique et dans la Péninsule arabique, un réseau de nouvelles bases pour des drones. The Economist écrivait en 2010 que le Président ougandais « …semblait ébloui par les promesses des Chinois de les aider à construire une raffinerie de pétrole et à produire des plastiques et des engrais à partir du pétrole…. Plusieurs gouvernements et compagnies occidentaux veulent arrêter la progression de la Chine dans le bassin du Congo avec ses immenses réserves de minéraux et de bois ». En octobre 2011, des forces spéciales US étaient envoyées en Ouganda.

Les accusations s'accumulent à nouveau contre l'Iran, terrorisme, droits de l'homme, course à l'arme nucléaire…. « Le secrétaire à la Défense US et le président des chefs d'état-major ont déclaré tous deux que les États-Unis vont "maintenir une forte présence militaire dans la région, en partie comme contrepoids à l'Iran." […]. L'administration et l'armée tentent de favoriser une nouvelle "architecture de sécurité" pour le Golfe Persique qui intégrerait les patrouilles aériennes et navales et la défense antimissile. »3

Les infos sur le départ des troupes en Afghanistan occultent le fait que la Loya Jirga de novembre a accepté l'établissement pour une présence indéfinie de bases militaires US sur le territoire afghan. En novembre, le président étatsunien annonçait que les USA allaient renforcer leur présence militaire en Australie. Le mois suivant, Hilary Clinton reprenait pied au Myanmar, misant apparemment sur un prochain retournement démocratique de cet allié de la Chine.

Les USA et les autres pays de l'Otan sont en train de placer fébrilement leurs pions sur l'échiquier du monde. Les agressions de la Libye et celle en gestation de la Syrie pourraient bien n'être que les premiers jalons d'une confrontation militaire globale, qui, comme dans les années 30 coïnciderait avec une tentative de sortie d'une crise financière particulièrement profonde. Au nom de "La Démocratie" bien entendu, - alors même que cette crise est en train de faire apparaître la démocratie comme une notion de plus en plus évanescente dans les pays de "l'Alliance des Démocraties", où le citoyen a tout juste la liberté de choisir quel représentant viendra nous expliquer que "les Marchés nous imposent de…". Et que non, il n'est décidément pas discutable de sortir de cette Alliance qui nous mène droit à la guerre.

1.www.laguerrehumanitaire.fr
2. www.csotan.org/textes/texte2.php?art_id=585&theme=P
3.
cité par Stephen Gowans, "Seeing the US everywhere", www.csotan.org/textes/texte2.php?art_id=582&theme=P

Roland Marounek
Autres textes de Roland Marounek sur le site du CSO


DEUX MILLE DOUZE AVANT ET APRÈS ?

 

 LE SÉISME AMÉRICAIN

Requiem pour les États-Unis d’Amérique tels que vous les avez connus depuis la guerre.

Après moins de soixante-dix ans de règne sans partage – si ce n’est quelques velléités du social impérialisme soviétique (1955-1989) – l’empereur d’Occident poursuivra sa descente aux enfers encore cette année.

L’agonie de l’empire amorcée en 2008 – crise des subprimes – prolongée en 2011 – crise de la dette – se poursuivra en 2012 et s’étiolera sur quelques années. Au cours de cette période, les États-Unis seront simultanément insolvables et ingouvernables, transformant en «bateau-ivre» ce qui fut le «navire-amiral» de la flotte impérialiste occidentale (1).

Le dollar devrait perdre plus du quart de sa valeur par rapport à l’Euro – la future devise de réserve dirigée par la baguette d’Angela qui n’entend pas à rire de ces choses là –.  Cette dévaluation du dollar signifie que le peuple américain perdra plus du quart de son pouvoir d’achat déjà mal en point étant donné que ce pays importe la plus grande partie des produits qu’il consomme (inflation galopante, dévaluation du dollar, faillites bancaires, 20 % de chômage, un américain sur six reçoit des bons alimentaires, un enfant sur cinq connaît des épisodes de vie sans abri, le taux de mortinatalité est au niveau des pays sous-développés, les municipalités abolissent les services, les États font défaut de paiement, etc.) – feu la superpuissance américaine.

Un économiste de renom n’avait-il pas distribué les rôles entre les puissances économiques mondiales – la Chine était l’atelier de fabrication et les États-Unis le marché de consommation, comme si dans votre logement votre voisin de palier était celui qui travaille plus pour gagner plus comme le proposait Sarkozy (interdit de rigoler) et vous, celui qui dépense sans compter sans jamais rien gagner, croyez-vous que votre coopérative d’habitation pourrait recruter ? Dans l’histoire, l’empire espagnol puis l’empire britannique ont déjà tenu ce rôle de pôle de consommation et l’on sait ce qu’il advint de ces empires moribonds !

Le déclin de l’empire américain est bien certain. Les émissions de dollars (Quantitative Easing) de 2009 et 2010 n’auront servi qu’à plomber le navire à la dérive.  Les agences de notation anglo-saxonnes et les banquiers de Wall Street le savent pertinemment, en 2012 ne soyez pas étonné d’apprendre qu’ils convertissent une partie de leurs avoirs – dollars – en euros, en yuan, en franc suisse, en or…Les rats ont commencé l’an dernier à abandonner le bateau-ivre. Le nationalisme de pacotille n’est bon que pour les soldats des champs de mines anti personnelles d’Afghanistan et pour les bozos paniqués des résidences de retraités (2).

L’EMPIRE CHINOIS

En 2012, l’approfondissement de la dépression et l’effondrement du marché américain dévoré par l’inflation et la dépréciation du dollar – premier client de l’empire industriel chinois –  entraînera ralentissement économique et fermetures d’usines en Chine (3).

La reconversion industrielle et commerciale de la Chine en direction de son marché domestique en expansion et en direction de l’Euroland, de l’Asie et de l’Afrique (investissement de 1 000 milliards de yuans d’ici dix ans nous dit-on) n’étant pas complétée, la défaillance du client américain ne pourra être amortie. L’espoir de Pékin était vraiment que l’effondrement américain tarderait de deux ans au moins et le «Céleste empire» a tout fait pour retarder l’échéance fatale en achetant en pure perte les obligations américaines au rendement décevant (4).

Il est trop tôt pour que la reconversion chinoise ait été complétée aussi cette année les secousses sismiques économiques de l’Amérique ébranleront l’empire du milieu – industriel.

Dans le monde occidental, l’impérialisme étatsunien aux abois – l’ennemi irréductible de l’impérialisme chinois – essaiera de soulever une vague de protectionnisme et de nationalisme fanatique et les États-Unis tenteront d’impulser une désastreuse “Guerre Froide” contre la Chine. Au cours de 2011 Obama a fourni le cadre et la justification d’une confrontation à grande échelle et de longue durée avec la Chine. Ce sera un effort désespéré pour maintenir l’influence étatsunienne et conserver ses positions stratégiques en Asie et partout dans le monde.  « Le “quadrilatère de pouvoir” de l’armée étasunienne — les États-Unis, le Japon, l’Australie et la Corée — avec le soutien des satellites philippins, essaiera de détruire les liens commerciaux de la Chine au moyen de la puissance militaire de Washington.» (5). Nous doutons cependant que le Pentagone y parvienne. Il n’est pas certain que ce que Petras appelle les satellites militaires étatsuniens se laissent entraîner dans la déroute en compagnie du canard boiteux américain.

EUROLAND

Suite à la session de briefing et de réorientation stratégique de décembre dernier à Bruxelles où le couple Merkozy a tenu tête aux hydres anglo-saxons de la City –  les pays de l’Euroland sont en ordre de marche sous le joug du major d’homme Merkel – le seul homme politique bourgeois d’envergure en Europe – . La ‘Diva’ de l’économie européenne bat la marche – fait rentré les récalcitrants dans le rang – fixe la cadence de la reconversion des finances européennes en prévision du séisme étatsunien qui tel un deus ex machina constata en décembre dernier le peu d’influence qu’il a conservé chez son allié outre Atlantique (6).

L’Euroland a changé de direction à Bruxelles l’an dernier et 2012 devrait confirmer la reprise en main par les nouveaux maîtres de la BCE (Banque centrale européenne) avant l’émission des Eurobonds, fin 2012. « Quand on est l’Euroland et qu’on est le premier bloc commercial mondial, le détenteur de la plus grosse épargne mondiale, on se moque des agences de notation. On les ignore ou on leur casse les reins, deux choses qui seront au programme de 2012» (7).

Révoltes populaires et grèves ouvrières devraient marquer l’année européenne, mais faute d’une direction révolutionnaire influente et unifiée tous ces sacrifices seront gaspillés.

L’AFRIQUE MONÉTAIRE

Quelques mots sur un morceau d’Afrique à propos des quatorze pays soumis au diktat néo-colonialiste français via l’entente d’adhésion au Franc CFA. Un protocole d’union monétaire qui cède à la France le contrôle du développement financier de ces quatorze pays dominés, néo-colonisés. Comment imaginer qu’en 2012 des pays où les présidents et chefs d’État d’opérettes s’entretuent à chaque élection bidon frauduleuse pour s’emparer d’un pouvoir qu’il ne contrôleront jamais de toute façon puisqu’un levier essentiel – le pouvoir financier – est accaparé quelque part à Paris aux bureaux du Trésor public français où chacun des pays soumis doit déposer en garantie une partie de ses avoirs (ce qui en soit n’est pas une mauvaise pratique financière – ce qui est mauvais c’est que le dépôt et la gestion se fassent au Trésor de France et que cette devise soit totalement dépendante et à parité avec l’Euro)… Hallucinant n’est-ce pas ?

J’ai le sentiment qu’à la faveur de la dépression monétaire mondiale, 2012 sera une année de grande friction autour de la question de créer une monnaie africaine commune à partir d’un regroupement de quelques états courageux – projets que caressait à la fois Kadhafi et Laurent Gbagbo… allez comprendre après cela pourquoi ils ont été détrônés, puis déportés ou  assassiné (8)?

LA DIPLOMATIE DE LA CANONNIÈRE

Il est étrange que très peu d’observateurs de la scène internationale aient remarqué un changement important survenu sur le théâtre militaire mondial depuis 2010 environ. Jusque-là, toute agression militaire impérialiste occidentale était initiée puis dirigée par le chef de meute américain avec ou sans la complicité de l’OTAN – Bush le cowboy texan étant l’archétype de ces capots Yankee –. Or, en 2010-2011 trois des principales interventions de la «diplomatie de la canonnière» ont été initiées par la France sarkosiste avec le soutien de Londres, de Berlin et d’autres capitales de l’Euroland et parfois l’intervention tardive de Washington (Côte d’Ivoire, Libye, Syrie). Il en sera de même en 2012.

L’AGRESSION CONTRE LA SYRIE

Dites-moi ce que Sarkozy cherche en Syrie ? Ce pays n’a pas de pétrole, peu de minerais, son marché est exsangue, sa population est pauvre. La Syrie est encombrée de réfugiés palestiniens, irakiens, kurdes, son peuple est irascible, nationaliste et il s’empressera de chasser tout envahisseur étranger. De plus, on retrouve à sa frontière Nord la Turquie amère et rancunière (d’avoir été refusé dans l’UE) ; à sa frontière Sud la Jordanie insipide; à l’Ouest le Liban intrépide et le Hezbollah invincible ; aux limites Est on retrouve l’Irak – deuxième réserve  pétrolière du monde – Voilà la réponse que nous cherchions.

Sarkozy, plus malin que certains le subodorent, pendant qu’Obama manigance de lui couper l’or noir par bateau (Détroit iranien d’Ormuz) tout en se retirant d’Irak – laissée à la garde des mollahs Chiites qui couperont le pétrole irakien à la première bombe jetée sur l’Iran – l’Europe tente donc de se rapprocher des puits irakiens afin de les envahir le moment venu et faire passer le précieux carburant par le pipeline syrien jusqu’à la Méditerranée.

Une question se pose cependant. Pourquoi ne pas avoir comploté avec Bachar al Assad pour accéder au pipeline syrien ? Parce que Bachar est l’allié de l’Iran et que l’attaque américano-israélienne contre l’Iran coupera les ponts de la collaboration avec la Syrie. L’Europe devrait alors se dissocier de son allié américain et de l’agression contre l’Iran – ça viendra – mais l’Euroland nouvelle – post étatsunienne – n’en n’est pas encore là.

Dernier problème qui se posera en 2012 relativement à l’attaque contre la Syrie. Comment contourner la puissance Russe qui possède une base navale en Syrie (Tartous)? Qui plus est, la Russie ‘poutinienne’ fournit du gaz naturel de l’Europe (9). Attaquer la base militaire du Kremlin au Levant c’est se couper de l’approvisionnement en gaz russe. Sarkozy et Merkel y ont-ils pensé et quelle est l’alternative ?

Le soutien européen aux milliardaires voleurs d’élections de l’opposition russe contre les voleurs d’élections du parti Russie Unie n’ira pas très loin. La Russie n’est pas une «République de banane» ni une «législature du café» et l’armée Rouge est bien en laisse sous la poigne de Vladimir… J’en conclu que l’Euroland devra réviser sa stratégie syro-iranienne en 2012.

Comme l’année en cours sera année d’élections présidentielles on ne verra pas les États-Unis s’engager dans cette guerre ouverte qu’elle prépare fébrilement contre l’Iran d’autant que la Syrie n’est pas encore tombée dans l’escarcelle européenne ni américaine et c’est bien là l’enjeu de cette guerre qui ne dit pas son nom. Dans cette affaire Sarkozy n’est pas le «proxy» des États-Unis il mène la politique de l’impérialisme français et européen et pour cette raison il devrait sauvegarder son perchoir présidentiel en 2012.

Le conflit entre alliés de l’OTAN porte bien sur cette alternative, si la Syrie devient protectorat européen – le pétrole Irakien sera à portée de main – si la Syrie devient protectorat américain, l’Irak de al- Maliki gardera le verrou Ouest du dispositif d’étranglement pétrolier européen pendant que l’Iran à son corps défendant gardera le verrou Sud par le détroit d’Ormuz, le Pakistan et l’Afghanistan les verrous Nord et Est.

L’OTAN AU LEVANT

Cette année électorale américaine les États-Unis et leur organisation militaire assujettie – l’OTAN – poursuivront leur pression contre le Liban via leur satellite israélien, leur occupation passive de l’Afghanistan (préparant leur retrait pour 2014 quand toutes les manœuvres qu’ils anticipent contre le pétrole européen auront été menées à bien). Par ses drones l’OTAN poursuivra son harcèlement du Nord Pakistan de façon à contrer tout rapprochement du Pakistan avec les talibans afghans.

Retenez cependant qu’un fauve blessé comme le drapeau étoilé demeure un danger et l’État-major américain s’il ne lance pas immédiatement l’attaque contre l’Iran la préparera toute l’année en sous-main et la déclenchera probablement l’an prochain, après l’élection quel que soit le vainqueur de la course à la présidence. La déconfiture économique et sociale de l’Amérique commande cette action «audacieuse et périlleuse» pensent un certain nombre de stratèges du Pentagone et de Wall Street. La déstabilisation des approvisionnements en hydrocarbure de la Chine, du Japon et de l’Euroland permettra aux États-Unis (qui ne s’approvisionnent pas au Proche-Orient) de se refaire une autorité sur les marchés boursiers – folle équipée de financiers désespérés.

PRINTEMPS ARABES

En Égypte les ‘Facebookeurs’ des réseaux sociaux pseudos révolutionnaires sont retournés chez papa après la mise à la retraite de Moubarak enveloppé dans son parachute doré (10). En 2011 les vrais révoltés sont retournés sur le pavé et ils sont tombés sous les balles d’aciers de l’armée dans la plus grande impunité et sous les hourras des médias étrangers – qui ont même suggéré qu’ils étaient des «contre-révolutionnaires»… d’une révolution avortée.

Ces véritables révolutionnaires méprisés par la bourgeoisie internationale n’ont pas voté – qu’ils en soient félicités – ils ont renvoyé leurs «leaders» patentés – des fils à papa ‘indignés’ – bon vent les Twitters formés aux «révolutions colorées», qui sait si 2012 ne verra pas les révoltes arabes devenir de vraies révolutions populaires pour la conquête du pouvoir d’État !?

En Tunisie identique à l’Égypte avec cette différence que cette ancienne colonie française a hérité des habitudes de verbiage balaise et outrecuidant de l’ex-mère patrie. L’intelligentsia maghrébine aime à mimer les débats oiseux des cafés parisiens et les tiers partis égo-centripètes sont pléthores sur la scène tunisienne où ils bouchent la vue des jeunes révoltés et ces groupuscules d’opérettes pourraient bien faire avorter la seconde édition de la vraie révolution. De toute façon l’élection bidon fut un échec et dans de nombreuses cités les révoltés n’ont pas désarmé, en 2012 ils vont se radicaliser (11).

En Libye cesser de pavoiser petits démagogues planqués à Paris ou à Londres. En 2012 BHL et ses petits amis pluriels pourraient déchanter – Kadhafi est mort mais pas l’esprit de révolte et d’indépendance des tribus de Tripolitaine, du Fezzan et de Cyrénaïque. Le CNT est hors-jeu et si la production pétrolière a repris le peuple est contrit et réalise petit à petit qu’il a été dupé par de faux amis. Rien n’est écrit, rien n’est fini en Libye, ceux qui ne l’ont pas compris en seront bientôt conchis (12).

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(1)       Crise systémique globale – USA 2012/2016. GEAB no. 60. In l’Étoile du Nord vol. 9, no. 6 novembre-décembre 2011, pages 6-11.

(2)       La guerre des monnaies (Dollar contre Yuan). Robert Bibeau. 24.11.2011. http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-guerre-des-monnaies-dollar-104886

(3)       Vincent Gouysse. 2010-2011 : Le réveil du dragon s’accélère ! Septembre 2011. http://www.communisme-bolchevisme.net/download/Le_reveil_du_dragon_s_accelere.pdf

(4)       La Chine impérialiste. Robert Bibeau. 29.06.2011. http://www.centpapiers.com/la-chine-imperialiste/74924

(5)       C’est le seul point sur lequel nous nous entendons avec Petras, le reste de son écrit présente une vision conspirationniste surfaite à notre avis. http://www.centpapiers.com/2012-une-vision-d%e2%80%99apocalypse/91055

(6)       La crise de l’Union Européenne : le Dollar contre l’Euro. Robert Bibeau. 15.12.2011. http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28229

(7)       USA Crise systémique globale 2012/2016. GEAB no. 60. In l’Étoile du Nord vol. 9, no. 6 novembre-décembre 2011, pages 6-11.

(8)       La Libye sous les bombes ‘humanitaires’ de l’ONU. Robert Bibeau. 23.03.2011. http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23889  et L’extradition illégale de Gbagbo de son pays natal ! Robert Bibeau. 7.12.2011. http://www.alterinfo.net/L-EXTRADITION-ILLEGALE-DE-GBAGBO-DE-SON-PAYS-NATAL-_a67600.html   et http://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_CFA

(9)       La Russie lâcherait-elle la Syrie ? Robert Bibeau. 29.12.2011. http://www.legrandsoir.info/la-russie-lacherait-elle-la-syrie-comment-naviguer-entre-deux-mers.html

(10)     Révoltes arabes et répression néocoloniale. Robert Bibeau. 16.05.2011. http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article5127

(11)     Il n’y a pas de projet de démembrement du monde arabe. Il n’y a que des projets à courtes vues d’une puissance impérialiste puis d’une autre pour s’emparer d’un marché arabe ou d’un autre, des ressources arabes, pétrolières surtout et pour annihiler tout mouvement de révolte. De nombreux pays arabes agressés depuis nombre d’années n’ont pas été démembrés.   http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=8501

(12)     «la deuxième et la troisième puissance économique du monde la Chine et le Japon vont désormais utiliser la monnaie chinoise pour leurs échanges…»  Libye, Côte d’Ivoire, ouvriront la voie à un nouvel Ordre mondial Jean-Paul Pougala. 31.12.2011.

 



1 Otan

1-1 Jean-Paul Pougala : LES MORTS DE COTE D'IVOIRE ET DE LIBYE CREENT  LE NOUVEL ORDRE MONDIAL.
En 1945 L'Organisation des Nations-Unies s'est créée après le choc de la deuxième Guerre Mondiale.Aujourd'hui, le nouvel ordre mondial est en train de se mettre en place après le lourd sacrifice de l'Afrique, après le choc des milliers de morts de côte d'Ivoire dont les 1200 villageois de Duékoué et des dizaines de milliers de morts Libyens, même si l'Otan a décidé d'insulter notre intelligence en parlant de zéro mort et ce, après 26.323 sorties, 9.658 raids de bombardement,7.700 bombes et missiles tirés par l'OTAN sur la Libye, avec la complicité des Nation-Unies qui étaient censées les protéger.

 L'ONG britannique Stop the War Coalition a certifié l'utilisation par l'OTAN des armes de destruction massive en Libye à travers les bombes et missiles contenant le fameux DU (depleted uranium), c'est de l'uranium appauvri, pour tuer le plus de personnes possibles. Daniele Cardetta dans le journal italien Articolo3, avance le chiffre de 60.000 morts.
C'est le journal italien Nibiru2012 qui conclut que 60.000 morts sur une population libyenne de 6 millions sont 1% de la population décimée par l'Otan en Libye et que cela équivaudrait en proportion à 3millions d'américains que des puissances étrangères viendraient décimer avec des bombes non conventionnelles. Et au lieu de mener la moindre enquête, l'Onu a tourné la tête ailleurs, vers Abidjan pour le méchant désigné le Président Gbagbo. C'est contre tout cela que la Chine a décidé de prendre les devants et de mettre sur pied un nouvel ordre mondial.

Voici comment :
1- LE YUAN CHINOIS REMPLACE LE DOLLAR
La Chine ne peut pas prétendre diriger un nouvel ordre mondial crédible sans être la première puissance du monde. Il y a des spécialistes qui disent qu'il y a longtemps que la Chine est devenue première puissance mondiale. C'est vrai, mais ce qu'ils ne savent pas c'est que le seul fait que les Etats-Unis d'Amérique peuvent imprimer leur monnaie le Dollar pour servir toute la planète qui n'attend que cela pour payer leurs échanges, offre de facto un avantage financier inouï aux USA sur tout potentiel concurrent à son trône. Et au delà deson vrai poids économique, le positionnement stratégique de sa monnaieplace ce pays au trône inconditionnel de la première puissancemondiale. La perversité potentielle du levier financier étaitsous-estimée par beaucoup depuis des années. Mais un élément est venubouleverser la donne et ce sont les deux crises Ivoirienne et Libyennealors quand les USA et leurs Alliés Européens ont joué sur le leviermonétaire pour plier leurs ennemis du moment. En violant toutes lesrègles du droit international, ils ont unilatéralement gelé les avoirsbancaires de la Côte d'Ivoire d'abord et de la Libye ensuite que cesdeux pays détenaient en Occident, allant jusqu'à fermer lessuccursales des banques privées européennes en Côte d'Ivoire, contrel'avis même du gouvernement en place. C'est cette technique de guerreinaugurée par les Occidentaux et testée deux fois en Afrique qui aalarmé la Chine qui a dès lors compris qu'elle ne pouvait plusattendre longtemps pour créer et guider le nouvel ordre mondial et quepour y parvenir, il fallait tout simplement signer la fin du Dollaraméricain comme monnaie de référence au niveau mondial. C'est enpleine guerre de l'Occident contre la Libye qu'elle réussit en Juin2011 à convaincre la Russie de se passer du dollar et d'utilisedésormais la monnaie chinoise pour leurs échanges. Ce sera la mêmechose avec les pays africains où pour la plupart, après l'assassinatdu Guide Libyen et le retardement de la monnaie commune africaineinitialement prévue pour 2016, le Yuan chinois qui resteinconvertible, est en train de devenir la monnaie de change avec laChine qui est depuis 2010, le premier partenaire économique ducontinent africain. En Amérique Latine, l'initiative chinoise estaccueillie avec euphorie pour des pays qui n'en pouvaient plus del'arrogance de leur puissant voisin du nord. Au Venezuela, c'est leprésident Hugo Chavez qui ira plus loin en vidant tout simplement lescoffres des pays occidentaux de la réserve d'or que son pays ydétenaient depuis la gouvernance de ses prédécesseurs. Mais  le plusdifficile restait à venir : convaincre un pays encore sous occupationmilitaire américaine depuis plus de 60 ans de rejoindre le nouvelordre mondial que la Chine a décidé de créer. C'est finalement le jourde Noël, le 25/12/2011 durant la visite du Premier Ministre Japonais àPékin qu'un accord est trouvé pour se passer du Dollar, c'est-à-direque la deuxième et la troisième puissance économique du monde la Chineet le Japon vont désormais utiliser la monnaie chinoise pour leurséchanges. Le revirement de Tokyo s'explique par la faiblesse militairede l'Occident mise à nu par la cacophonie et les difficultés surtoutfinancières rencontrées lors de sa tentative pour faire plier Kadhafipendant 7 longs mois. Ce qui a fait comprendre au Japon qu'en cas deconflit armé avec la Chine, les USA ne sont tout simplement pas enmesure de les aider, autant faire la paix tout de suite et se mettresous l'ombrelle de Pékin. La Corée du Sud et l'Inde vont très bientôtrejoindre le Brésil pour faire partie de ce nouveau directoire. Aprèsle vote de l'Afrique du Sud et du Nigeria en faveur d'une résolution des Nations Unies pour aller faire la guerre à un pays africain, ces  deux pays sont-ils suffisamment crédibles pour faire partie de cedirectoire mondial qui se forme sous le guide de la Chine ?

2- L'ALLIANCE STRATEGIQUE AVEC LA RUSSIE
On ne peut pas conduire le monde sans une alliance militaire forte. Ily a plusieurs années que les spécialistes parlaient d’une nouvellegouvernance mondiale portée par les USA et la Chine dénommée G2. Pourl’Occident, c’était une solution de compromis qui aurait signifiéqu’il n’avait pas perdu le train des bouleversements du 21ème siècle,puisque représenté dans ce G2 par l’un des leurs, les USA.
Et patatras. A cause d’une guerre des plus maladroites contre la Libyetout cela est terminé. Cette guerre a permis la création du G2 oui,mais un nouveau G2 que personne n’avait prévu, un G2 militaire enconstruction entre la Chine et la Russie. Ces deux pays ont en effet,à cause de ce qu’ils appellent une agression injustifiée contre laLibye, décidé de renforcer leur collaboration dans toute une série desecteurs dits stratégiques avec l’objectif affiché de stopperl’Occident belliqueux ;
La célébration des 10 ans d'amitié nouvelle entre les deux pays àMoscou du 16 au 18 juin 2011 dernier s'est transformée en Conseil deguerre pour le lancement du nouveau G2. L’Occident qui espéraits’emparer des ressources énergétiques africaines à commencer parcelles libyennes pour tenter un diktat sur la politique économiquechinoise devra revoir ses plans, puisque le nouveau G2 y a déjà trouvéune parade. Ainsi la Russie deviendra le premier fournisseur desproduits énergétiques à la Chine, ceci permettant à cette dernière derelativiser le risque et le poids de l’Afrique dans sesapprovisionnements et pour la Russie de pouvoir se passer de son plusgros client, l’Europe sans laquelle elle était incapable de disposerde ressources financières suffisantes pour son développement. Ainsi,la guerre contre la Libye est devenue pour l’Europe un vrai boomerangreçu à la figure : elle pensait utiliser des manœuvres souterrainesinavouées pour contrôler à terme le pétrole et le gaz africain, ellese trouve au contraire sous le coup d’un chantage russe pour sesapprovisionnements avec un robinet qui risque d’être fermé à toutdébut d’hiver par Moscou si elle n’est pas suffisamment docile. Lesnouveaux accords avec la Chine permettent à Moscou de tenir ce robinetfermé pendant des mois sans que sa caisse en pâtisse outre mesure.
Comme les autorités le répètent à volonté à Moscou, « avec les Chinoisnous aurons le nécessaire pour nous émanciper de l’Europe » Parailleurs après le nouvel accord signé par le président Chinois lors decette visite, le premier consommateur des produits énergétiques desprochains 20-30 ans devient un concurrent incommode pour l’Europe quidésormais ne pourra plus négocier ses prix avec la Russe commeauparavant, elle doit donc se préparer à payer plus cher son gaz. Etaprès les accords récemment stipulés entre la Russie et l’Algérie,pour former un cartel du gaz, on peut s’attendre à un doublement desprix du gaz russe pompé vers l'Europe occidentale. On était parti pourvoler le pétrole Libyen, on se retrouve à perdre le gaz russe, 100fois plus important que la mise libyenne. Ils sont de vrais génies cesdirigeants européens ! Si nos éclaireurs européens ont fourni le mêmetype de conseils aux dirigeants africains, on peut dès lors sedemander pourquoi s’étonner qu’après 50 ans d’indépendance nourris detels conseils, on ait fait du surplace en Afrique ou qu'on soit allé àreculons.
L’histoire démarre le 18 Novembre 2009 lorsque l’agence de Presserusse Novotni écrittriomphalement ces quelques mots de titre : NIET,NIET, NIET ! pour décrire le « Non » chinois à la propositionAméricaine formulée par monsieur Obama lors de sa première visite dansl’empire du Milieu de former avec la Chine ce fameux G2 pour répondreensemble aux défis de la gouvernance des problèmes du 21ème siècle.
Déjà alors, la Chine avait fait remarquer que sa vision du monde étaitdiamétralement opposée à celle des Etats-Unis d’Amérique et qu’elle nevoyait aucune convergence de vue entre ces 2 pays sur plusieursdossiers brûlants, de la crise avec l’Iran au problème avec la Coréedu Nord. Pour les Américains, les bombes étaient les meilleurs remèdesaux problèmes de la planète alors que pour les Chinois, les bombesétaient la démonstration de la faillite de l’intelligence humaine àrésoudre ses problèmes aussi compliqués qu’ils soient. La guerre enLibye nous a ainsi donné l’épilogue de cette réorganisation du mondepour le nouvel ordre mondial qui tarde à venir. La Chine et la Russieont ainsi décidé de se concerter régulièrement et avoir une positioncommune sur tous les sujets importants de l’actualité mondialeprivilégiant toujours et toujours le dialogue, encore le dialogue ettoujours le dialogue. La guerre de l’Occident contre la Libye adéfinitivement tourné la page du 20ème siècle, le siècle des guerrescycliques de l’occident, le siècle des guerres coloniales en Afriqueet en Asie et impérialistes en Amérique du Sud. Le double veto de laChine et de la Russie aux Nations-Unies sur la crise Syrienne témoignedu sérieux de ce nouveau G2 à devenir un vrai contrepoids auxambitions souvent suicidaires de l'Occident. Et le monde ne peut ques'en féliciter.

3- LA GUERRE EN LIBYE A POUSSE AU REARMEMENT DE LA RUSSIE
4 jours seulement après le déclenchement des bombardements contre laLibye, c’est par la voix du premier Ministre Russe Vladimir Poutine,que l’Occident a été informé le 23 Mars 2011 de la fin des accords dudésarmement stratégiques à peine conclus entre les Etats-Unis et laRussie. Ce dernier s’indignait de ce qu’il avait décrit comme une «agression de type médiévale » en concluant que cela était en train dedevenir une tendance de la politique extérieure de Washington : lesbombes tirées par centaines en une seule nuit sur l’ennemi désigné dumoment. Le pire vient toujours de la bouche du premier Ministre russequi nous informe que les Américains ont utilisé des avions d’attaquenucléaire (même si avec des armes non-nucléaires) comme lesbombardiers furtifs Stealth B-2 Spirit qui ont frappé des objectifscivils en Libye, un pays ami qui avait pourtant signé tous les accordsinternationaux voulus par Washington pour abandonner tout programmenucléaire, civil ou militaire ; une véritable lâcheté : on s’assureque tu sois sans défense avant de venir t’assommer ; et M. Poutine deconclure : « Cela confirme que la Russie fait bien de renforcer sescapacités de défense ». Le lendemain, c’est le Ministre de la défenserusse qui nous annonçait lui aussi la mort des accords de désarmementà peine signés un an auparavant avec Washington. Ainsi, pour lapériode 2011-2020 la Russie dope son armement d’un budget de 665milliards de dollars pour construire : 5 véhicules spatiaux, 21systèmes de défense missilistiques, 35 bombardiers, 109 hélicoptèresde combat, 3 sous-marins nucléaires pouvant lancer des missilesnucléaires à 10.000 km de distance. Ainsi, dès 2012, l’armée russesera équipée de nouveaux missiles intercontinentaux et bénéficierad’un investissement de 2,6 milliards de dollars pour en développer denouveaux types plus sophistiqués d’ici 2013. Et comme nous confirme lejournaliste Italien Manlio Dinucci, avec la première bombe lancée surTripoli l’après midi du 19 mars 2011, l’Occident a mis le stop à lanouvelle ère de l'entente cordiale entre la Russie et les Etats Unisd'Amérique symbolisée le 8 Avril 2010 à Prague par la signature de cefameux accord du désarment d'armes stratégiques et offensives ditesSTART. Pourquoi ceci est une vraie mauvaise nouvelle pour l’Occident ,parce qu’elle n’a plus d’argent. Le moindre dollar dépensé parWashington pour s’armer lui coûte en vérité le double puisqu’il doitl’emprunter sur les marchés et comme rien n'est prévu pour rembourserle capital, les seuls intérêts au bout de quelques années feront quece 1 dollar coûtera en vérité 4 ou 5 alors que les 665 milliards dedollars de la Russie sont de l’argent frais de sa vente du gaz ou dupétrole.

4- UNE EUROPE ENCORE PLUS HORS JEU
La décision la plus déraisonnée des leaders politiques de l'Union Européenne de ces 5 dernières années a été celle de tourner le dos àla Russie et de pousser cette dernière dans la nouvelle alliance avecla Chine. La Russie a clairement exprimé son opposition à la guerre contre la Libye, elle a dénoncé le projet d'assassinat du Guide Libyen, mais l'Europe l'a ignorée et a mis en sourdine sespréoccupations et les solutions qu'elle proposait pour la résolutionde la crise libyenne, préférant l'alliance de fortune avec son ancienallier d'hier, mais son vrai ennemi aujourd'hui notamment sur lesquestions financières et monétaires. A partir du moment où pourapporter la paix en Europe, la Russie avait dissout le Pacte deVarsovie et n'avait opposé aucun véto pour l'entrée dans l'UnionEuropéens de certains de ses anciens pays satellites, la sagesseaurait dû guider les actions des dirigeants Européens en les amenant àexiger et obtenir des Américains la dissolution de l'OTAN, pour passerà la mise sur pied d'une vraie armée européenne inclusive de laRussie. Au lieu de cela, ils se sont contentés d'humilier la Russie etla contraindre à chercher plus à l'est de nouveaux partenariats oùelle y a trouvé la Chine. La nouvelle alliance de ces deux géantsfragilise encore un peu plus l'Europe qui est déjà un nain politique.
La maladresse de la guerre en Libye a fait le reste. Ce ne sera pas lamaigre consolation fêtée sur tous les médias européennes d'une poignéede manifestants à Moscou qui changera le cours de l'histoire qui esten train de s'écrire sans l'Europe. L'autre consolation de séquestrerun président africain en exercice, Laurent Gbagbo de Côte d'Ivoire etl'exposer à l'humiliation populaire dans un cirque européen dénommé
Cour Pénale Internationale, n'offrira en rien à l'Europe le sérieuxnécessaire pour faire partie du directoire du nouveau monde parcequ'elle est fortement restée prisonnière d'une conception vétuste etdépassée d'un monde qui a déjà son barycentre déplacé vers l'Asie. Cen'est pas pour rien que la Russie est en train de mettre uneimportance stratégique renouvelée à sa ville plus à l'est :Vladivostok.
CONCLUSION
L'Afrique doit-elle se réjouir de cette réorganisation du monde ?
Lorsqu'on est couché par terre, on ne peut plus avoir peur de tomber.
Dans le système résultant de l'organisation du monde de la fin de laseconde guerre mondiale, l'Afrique alors sous occupation européenne n'a cessé de l'être malgré les opérations de maquillage ici et làportant le nom tout aussi provocateur et mensonger : indépendance.
L'Afrique n'a rien à perdre dans cette nouvelle configuration dumonde. Il faut espérer que le plus grand financeur des différents projets de l'Union Africaine, l'Algérie rejoigne très bientôt cenouveau cercle afin que l'un de nous puisse véritablement porter lavoie de plus d'1 milliard d'africains pour exiger et faire finalementrespecter la souveraineté de notre continent.  Selon les croyancesancestrales africaines, les morts ne sont pas morts. Ils deviennenttous des divinités. Nos morts de Abidjan, de Bouake, de Duékoué, deSirtes, de Tripoli de Bani Walid, de Zliten etc. sont des dieux quiveillent sur nous. Leur sacrifice est en train d'offrir au mondeentier un nouveau visage, une nouvelle gouvernance. La route estencore longue, mais le pas est déjà emboitée. Tant de douleur et depleurs ont suivi et accompagné nos morts en 2011 vers leur placeactuelle de divinité. Ce qui nous a donné la lucidité pour nous poserles bonnes questions sur nos partenariats et en déduire qui sont nos vrais amis qui sont fort heureusement ceux qui réorganisent le monde.
Saurons-nous être suffisamment unis pour compter dans ce nouveau départ ?  La jeunesse africaine est-elle suffisamment formée et avertie pour s'insérer demain la tête haute dans cette nouvelle donne qui se renforce toujours plus? 2011 qui se termine a été une année tragique pour l'Afrique, mais les événements, aussi détestables soient-ils ont eu le mérite de réveiller beaucoup d'Africains quironflaient encore de leur long sommeil dogmatique, tellement les mensonges de l'Occident étaient gros comme un éléphant.

Jean-Paul Pougala 
(*) Jean-Paul Pougala est Camerounais, Directeur de l'Institut d'Etudes Géostratégiques de Genève en Suisse.

29/12/2011


1-2 H. A

 : L’OTAN installe un rideau de missiles en face du Maghreb.

Le rideau de défense antimissile de l’OTAN que le président George Bush voulait placer en Pologne et en Tchéquie, donc aux portes de la Russie, sera finalement installé à la base hispano-américaine de Rota (Cadix).

La « menace » de l’Iran et de la RPDC de Corée

L’annonce de cette décision qui a surpris jusqu´à la classe politique espagnole et suscité les inquiétudes de Moscou a été faite mercredi par le Président José Luis Zapatero à Bruxelles, siège de l´Alliance atlantique, en présence du secrétaire général de l´OTAN, Anders Fogh Rasmussen, et du secrétaire à la Défense des Etats-Unis, Leon Paneta.

De source officielle espagnole, l´objectif de ce rideau est de faire face à d´éventuelles attaques aux missiles par des pays comme l´Iran et la Corée du Nord.

Ce nouveau système antimissiles a de quoi inquiéter, outre les Iraniens, les Coréens du nord, mais aussi les Russes et leurs alliés de l´Europe de l´Est, ainsi que les pays d´Afrique du nord où les islamistes sont en train de faire une remarquable percée dans le Printemps arabe, pourtant planifié par les puissances occidentales.

Les missiles libyens aux mains d’Aqmi

En fait l´OTAN est très inquiète du lot de 6000 Sam 7 russes et Stringer américains de l´armée de Kadhafi dont une bonne partie est déjà passée aux mains d’Aqmi dans le Sahel, et transférée, depuis, probablement vers les pays d´Afrique du Nord, Algérie, Tunisie et même Maroc.

Le Président espagnol s´est voulu rassurant en disant que ce nouveau dispositif de défense était de caractère strictement « dissuasif ». Sa mission serait essentiellement de son point de vue de « protéger l´ensemble du territoire européen », et ne serait, selon son expression, « dirigée contre personne ».

Les forces américaines en Espagne

Les navires de guerre américains affectés à la mise en place de ce rideau de missiles seront déployés à Rota en 2013 et 2014. Cet arsenal de guerre se compose de 4 navires dotés de ce genre d´engin longue portée, avec un effectif de 1200 militaires et de 100 civils.

L´armée américaine qui est déjà installée à Rota depuis les années 1980 dispose de 18 navires de guerre équipés de la dernière version de Aegis.

Ce missile, dont sont équipés les F18 espagnols, est spécialement conçu pour la défense contre toute attaque par missiles balistiques (BMD).

L´US Navy dispose aussi de 15 destroyers Arleigh Burke et de 3 croiseurs Ticonderanga, un matériel militaire d´une capacité totale de 9500 tonnes qui peut s´appuyer sur le nouveau Centre des pérations aériennes combinées de l´OTAN, basé à Torrejon (Madrid), lequel sera incorporé à ce système de commandement et de défense antimissile, selon les nouveaux plans de l´OTAN pour l´Europe. Le journal espagnol El Mundo a fait observer, hier, que le gouvernement Zapatero n´a même pas daigné, à la veille de son départ du pouvoir, d´informer le Parlement national de « cette décision qui fait ressusciter le spectre de la guerre froide. Il n´avait pourtant rien à perdre, puisque son parti est déjà été donné grand perdant des élections générales du 20 novembre prochain.

Inquiétudes de la Russie

Par ses propos, Zapatero fait allusion à la réaction immédiate de Moscou dont le ministre des Affaires étrangères, Serguë Lavrov, avait exigé à « chaud » mercredi que l´Alliance atlantique apporte des « garanties légales solides sur l´équilibre stratégique ».

Cet équilibre avait été mis en place en Europe au lendemain de l´enterrement officiel de la « guerre froide » avec le Sommet de l´OTAN, élargi à la Russie qui s´est tenu dans les années 2000 à Rome.

Selon le gouvernement Zapatero, le choix de la base de Rota pour une telle mission se justifie par « sa position géostratégique comme porte d´entrée en Méditerranée ». Par cette précision, Madrid fait clairement allusion à la menace de l´Europe par missiles depuis la rive sud de la Méditerranée.

H. A.

mercredi 21 décembre 2011

Source : http://www.letempsdz.com/content/vi...

http://www.geopolintel.fr/article405.html


1-3 Associated Press : Un diplomate de l’ONU demande une enquête sur les violations des droits humains dans les actions de l’OTAN en Libye.

Le nouveau président du Conseil de sécurité -*Baso Sangqu  - a appelé Mercredi à une enquête sur les

violations des droits humains commisesau cours de la campagne de bombardements de l’OTAN pour évincer le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.
L’ambassadeur d’Afrique du Sud à l’ONU, M. Baso Sangqu, qui détient la présidence dans la rotation du Conseil de sécurité pour Janvier, a déclaré qu’il pensait que l’OTAN avait outrepassé son mandat sur l’application d’une zone d’exclusion aérienne en tuant un très grand nombre de civils innocents.
«Nous étions conscients du fait que la mise en œuvre de la résolution elle-même aurait ses propres problèmes, mais nous avons maintenant entendu parler de beaucoup d’erreurs qui ont été faites « , a déclaré M. Sangqu. » Ils sont censé avoir frappé avec précision, mais il était clair que les frappes n’étaient pas précises du tout.
M.Sangqu, l’ homme de l’ONU a déclaré que les responsables des droits mènent actuellement des enquêtes sur le terrain et a exigé qu’ils doivent interroger toutes les parties concernées.
« Il doit y avoir des enquêtes sur les violations des droits humains en Libye à travers le Consei l: par des partisans du régime de Kadhafi, par les rebelles, par l’OTAN.
Quiconque a été impliqué dans ce conflit tel que mandaté par la résolution 1973 et 1970 devrait être tenu pour responsable en particulier ceux qui ont été mandatés », a
dit Sangqu
M.Sangqu, qui a dit qu’il parlait en sa qualté d’ambassadeur de l’Afrique du Sud. Il a déclaré qu’il croyait en la résolution du Conseil de sécurité et que son pays a soutenu seulement l’autorisation d’ une zone d’exclusion aérienne, mais n’a jamais voulu un « changement de régime ou toute autre chose. »
Les remarques deM. Sangqu font écho à un appel similaire de l’ambassadeur russe à l’ONU, M.Vitaly Tchourkine, qui a récemment exprimé son insatisfaction au
Secrétaire général Ban Ki-Moon sur le commentaire du chef de l’ONU qui a prétendu que l’OTAN a agi dans le cadre de son mandat dans sa campagne de
bombardement en Libye.
La Russie a également appelé à une enquête indépendante des Nations Unies concernant la mort de nombreuses victimes civiles civiles
Le président syrien Bachar el-Assad est un proche allié russe.
Oana Lungescu, porte parole de l’OTAN a nié que l’alliance a dépassé ses mandats ou que le bombardement a entraîné un grand nombre de victimes civiles.
« Tout au long de l’opération, nous avons pris toutes les précautions pour minimiser le risque pour les civils avec une intelligence solide, une sélection des cibles très
strictes et des munitions guidées avec précision « , a dit M. Lungescu a dit, parlant de la Belgique. »
Nous avons averti à plusieurs reprises les civils afin qu’ils restent à l’écart des installations militaires et de l’équipement. Nous avons tout fait pour réduire les risques,
tout en étant clair que dans une campagne aérienne, ce risque ne peut jamais être nul. «
Associated Press
4 janvier 2012


1-4 Claudine Pôlet : Le Plan de Petersberg : Comment faire semblant de partir pour mieux rester après 2014.

Le Tandis que le gouvernement belge déclarait bien fort que les forces armées belges quitteront l’Afghanistan en 2014, des représentants du même gouvernement participaient au début décembre 2011, à la « Conférence de Bonn » qui a dessiné le plan pour rester en Afghanistan, au moins dix ans de plus. Ce plan devrait être approuvé lors du prochain Sommet de l’Otan à Chicago en mars 2012. Cette conférence s’est appelée Petersberg II, en référence à celle qui s’était tenue en 2001 au même endroit pour imposer Karzai comme chef du gouvernement après le renversement des Talibans et l’occupation de l’Afghanistan par les Etats-Unis.

« Petersberg II » réunissait  - 85 Etats - appelés une fois de plus la « communauté internationale »,

                                              15 « Organisations Internationales » – parmi lesquelles…. l’ONU ! –

et…. l’Afghanistan – avec le même Karzaï en vedette.

L’ONU est présentée comme une « organisation internationale » parmi d’autres, alors que c’est elle qui devrait être au centre des décisions concernant la fin ou la poursuite de la guerre en Afghanistan.

L’Otan est aussi présentée comme une « organisation internationale » parmi d’autres, alors que dans la réalité de la guerre, c’est elle qui commande les énormes forces militaires internationales engagées en Afghanistan.

Les 1.000 délégués présents à Bonn ont ainsi conclu un nouveau pacte, baptisé « Partenariat Historique : ce partenariat renouvelé entre l’Afghanistan et la Communauté Internationale comprend de fermes engagements mutuels dans le domaine de la gouvernance, sécurité, processus de paix, développement économique et social et coopération régionale ».

Le document final porte le titre : « L’Afghanistan et la Communauté Internationale : de la Transition à la Décade de la Transformation ».

Les points les plus importants sont :

Le soutien à la reconstruction institutionnelle de l’Afghanistan, unissant démocratie + gouvernement islamique ; la nécessité d’une solution politique pour atteindre la paix et la sécurité ; cela passe par des négociations et la réconciliation des forces afghanes en conflit et par un soutien régional à ce processus.

Les PRT (Equipes de reconstruction provinciales) seront dissoutes au fur et à mesure de la possibilité de remplacer les militaires Otan par des forces afghanes de sécurité.

Poursuivre le retrait graduel et responsable de l’ISAF jusqu’à son aboutissement complet à la fin de 2014. Les Forces de la Sécurité Nationale Afghane (ANSF) continueront à recevoir le soutien de la Communauté Internationale en matière d’entraînement, d’équipement, financement et de développement des capacités, après la fin de la période de Transition. En particulier, le financement international sera assuré, mais diminuera en fonction de la progression des capacités financières de l’Afghanistan.

Cependant, la menace principale pour la sécurité et la stabilité de l’Afghanistan reste le terrorisme et l’extrémisme, qui met en danger la paix et la sécurité régionale et globale. Il faut reconnaître l’existence d’une dimension régionale du terrorisme et de

l’extrémisme et des sanctuaires pour les terroristes et souhaiter à ce propos une coopération régionale sincère et sérieuse.

Concernant le « développement économique et social », la Communauté Internationale apportera son soutien dans les domaines de l’administration publique, l’état de droit, l’éducation, la santé, l’agriculture, l’énergie, l’infrastructure, la création d’emplois.

L’économie de marché doit être la règle. La Communauté Internationale continuera pendant la prochaine décade à compenser les dépenses de l’Afghanistan relatives à la sécurité. Le progrès économique dépendra essentiellement du

développement des secteurs productifs. En agriculture, l’économie sera basée sur l’exportation. On souligne l’importance des investisseurs internationaux qui s’intéressent au secteur minier et l’importance du développement d’un secteur compétitif de services et un système financier stable. Le potentiel économique de l’Afghanistan sera activé prioritairement par les investissements privés, nationaux et internationaux.

Un rôle central est dévolu à l’Afghanistan pour faire le lien entre Asie du Sud, Centrale, Eurasie et Moyen Orient. Importance des projets régionaux tels que le pipeline gazier, les chemins de fer et autres. « Après la Transition, vient la Décade de la Transformation ».

 

Cette Conférence de Bonn n’avait donc rien d’anodin.

Les 140.000 militaires sous commandement Otan et états-unien se

retireront progressivement, mais ce ne sera pas sans laisser des forces très importantes sur place : on ne connaît pas le nombre de bases en train de se construire et de se renforcer, elles font l’objet d’accords secrets avec le gouvernement de Karzai.

L’encadrement par l’Otan de la pléthorique armée afghane – on cite le chiffre de 400.000 militaires - restera massif. Les milices de sécurité privées , surtout US, se comptent par dizaines de milliers. La dite « communauté internationale » continuera à financer et à fournir les capacités militaires afghanes pendant au moins dix ans après 2014. Mais elle se « remboursera» très largement grâce aux diktats économiques qui seront imposés à la population afghane : tout en déclarant le droit de l’Afghanistan à sa souveraineté et à son indépendance, elle décide que l’économie de marché sera la règle, que le secteur privé sera le roi, et que les multinationales se verront dérouler un tapis rouge pour exploiter un secteur minier très prometteur et contrôler le transport du gaz et les voies de passage commerciales, sans oublier que le secteur agricole devra s’orienter vers’exportation et pas vers la satisfaction des besoins alimentaires de la population afghane.

Mais le plus significatif, c’est le constat fait par la

Conférence de Bonn que « la menace principale pour la sécurité et la stabilité de l’Afghanistan reste le terrorisme et l’extrémisme, et que celui-ci met en danger la paix tant régionale que globale ». Des représentants de l’État-major de l’Otan à la conférence ont même considéré comme un grand succès le fait, qu’après 10 ans de guerre et d’occupation militaire de l’Afghanistan, « un quart de la population peut se sentir en sécurité ».

Le Pakistan a d’ailleurs refusé de venir à Bonn. A la veille de la Conférence, une attaque aérienne de l’Otan a tué 23 militaires pakistanais, en territoire pakistanais et en sachant bien que les cibles n’étaient pas des « terroristes talibans ». Des F-16 belges auraient participé à ce raid meurtrier, comme le dénonçait l’ambassadeur du Pakistan à Bruxelles.

Où est la stratégie de sortie ? En affirmant que « le terrorisme » reste une menace essentielle, tant régionale que globale, l’Otan s’arroge le droit de rester massivement en Afghanistan après 2014 et, en outre, d’agresser le Pakistan voisin. Il s’agit vraiment d’un faux départ. L’ISAF ne va pas se « dissoudre », mais changer d’étiquette comme cela s’est déjà fait en Yougoslavie. L’Otan ne va pas se retirer, mais instaurer un nouveau partenariat avec le gouvernement de Karzai ou un successeur présentant des mains plus propres.

L’Otan continue à étendre ses tentacules dans toute cette région de l’Asie pour, entre autres, menacer l’Iran et encercler la Chine et la Russie. Et même si certaines troupes, comme annoncé par la France, l’Allemagne et aussi la Belgique, pourraient se retirer de certaines opérations de combat, nos gouvernements continuent à participer globalement à cette politique de guerre de l’Otan !

Claudine Pôlet  - Comité de Surveillance OTAN


1-5 Carla Goffi et Ria Verjauw : La Sardaigne, poubelle de l’Otan et du complexe militaro-industriel.
Dans ALERTE OTAN n°42, nous rendions compte d’une rencontre-débat à Bruxelles, organisée à l’initiative de plusieurs associations italiennes sur « le cas de la Sardaigne – le polygone de la mort ». A la mi-octobre, Carla Goffi (Mouvement Chrétien pour la Paix) et Ria Verjauw (Coalition pour l’abolition des armes à uranium) ont rejoint en Sardaigne les militants en lutte contre la militarisation de l’île.

L’article ci-dessous est un résumé de leur témoignage.

Sur les bords enchantés de la Méditerranée, derrière le rideau invisible des radiations nucléaires émises suite à l'usage d'armes à l'uranium, est apparu un immense paysage de désolation, pleins de secrets maléfiques. Plantons le décor. C'est en Sardaigne. Là, un territoire d'une superficie de 35.000 hectares est loué aux installations militaires.

Sur l'île, on trouve des polygones de tir (Perdasdefogu), des exercices de feu (capo Teulada), des polygones pour exercices aériens (capo Frasca), des aéroports militaires (Decimomannu) et des dépôts de carburant (dans le cœur de Cagliari, alimentés par une conduite qui traverse la ville, sans compter de nombreuses casernes et sièges de commandement militaire (Aéronautique, marine) Il s'agit d'infrastructures des forces armées italiennes et de l'Otan.

Quelques chiffres : le polygone de Salto de Quirra- Perdasdefogu (Sardaigne orientale) de 12.700 hectares et le polygone de Teulada de 7.200 hectares sont les deux polygones italiens les plus étendus, alors que le polygone Otan de Capo Frasca (côte occidentale) en compte 1.400. A cela on doit ajouter l'ex-base Otan de 'la Maddalena', à jamais polluée. Pendant les exercices militaires, on y interdit la navigation et la pêche sur une étendue marine de plus de 20.000 km2, une superficie presque égale à celle de la Sardaigne.

Que découvre-t-on ? Cette vallée de Quirra, l'une des zones les plus belles et encore sauvages de la Sardaigne, a été transformée en coffre-fort de poisons à ciel ouvert. Pendant des années on a mis le couvercle sur la marmite des "poudres de guerre" qui a décimé nombre d'habitants et militaires qui vivaient et travaillaient dans le polygone et les villages des environs. Mais maintenant, grâce à un Procureur, Domenico Fiordalisi, déterminé à suivre les plaintes des nombreuses victimes, la vérité commence à percer. Les "secrets" sont enfin en train de se dévoiler à la lumière de la justice.

Accusés de "désastre environnemental", trois généraux jadis au commandement dans le polygone de Quirra, deux techniciens et un chercheur universitaire sont actuellement inculpés par le procureur qui enquête, depuis plusieurs mois, sur les décès par cancer de plusieurs habitants de la zone de Quirra et sur des malformations de nouveau-nés et du bétail. On s'attend à d'autres inculpations, vu le désastre environnemental et humain qui, depuis des années, frappe la Sardaigne.

Tout a commencé en 1956, lorsque le gouvernement italien décida d'installer, au beau milieu d'une zone d'incomparable beauté, où poussent les vignes, le myrte, les orangers et qui se termine sur une plage encore épargnée par les constructions, un polygone de tir, centre d'expérimentation de missiles, théâtre de "war games" grandeur nature et de destruction à ciel ouvert d'armes obsolètes des dernières guerres. Le polygone est aussi loué à des firmes d'armement privées, à l'Otan, et à des armées diverses du monde entier, notamment Israël. Pendant des années, les habitants affirment avoir vu de mystérieux camions, venant de « l'étranger », entrer dans le polygone, et y déverser de l'armement obsolète qu'on fait ensuite exploser à ciel ouvert. Pendant des années, des gardes forestiers, ont constaté les maladies des bergers et du bétail, les brebis qui sautaient sur des armes, encore en état de fonctionnement, éparpillées partout dans les champs et sur la plage.

Les plus importantes firmes d'armement connues (Aérospatial, Orlikon-contraves, Finmeccanica) louent encore actuellement cet espace naturel, afin d'y exécuter leurs expérimentations au prix de 1 million d'euros par jour, somme qui est versée directement à l'Etat Italien. A la Sardaigne restent les cancers et les enfants malformés. Alors qu'on parle de 28 enfants actuellement malades et de 36 militaires décédés dans la base, les autorités militaires nient toujours la réalité, en faisant état d'études, commandées par elles et exécutées par des universités, qui ont délivré des certificats de "propreté environnementale".

Ces certificats n'ont pas convaincu le Procureur-enquêteur. Vu la gravité de la situation, il a délivré, au début du mois de novembre dernier, un avis d'inculpation pour faux d'actes publics aux personnes responsables de cette étude et au commandant de la base qui les a "traficotés". D'autres scientifiques italiens 'indépendants' se sont rendus sur place afin d'y exécuter leurs propres analyses. On a déjà trouvé, dans l'eau et dans le sol, une grande quantité de thorium, du tungstène, du césium, de l'arsenic, tous métaux lourds qui, au dire d'un scientifique de Turin, ne peuvent apparaître que grâce à une combustion très élevée comme celle occasionnée par l'explosion d'armes à uranium appauvri. Le même scientifique a d'ailleurs trouvé des traces d'uranium dans les os d'un agneau mort d'une malformation génétique. On attend les résultats d'analyses du même genre effectuées sur les cadavres exhumés de bergers décédés de cancer.

Au fur et à mesure que l'enquête avance, les langues se délient. Des vétérinaires ont fait état, dans leur rapport, du fait qu'environ 60% des bergers qui vivent et élèvent leur bétail à proximité ou à l'intérieur du polygone ont contracté divers cancers. Un militaire, maintenant retraité, a témoigné devant les enquêteurs que, de son temps et pendant des années on a fait exploser environ 800 kg d'explosifs par jour, après avoir creusé des trous de 30 x 30 m. Ces explosions délivraient dans l'atmosphère des nuages noirs et blancs qui arrivaient jusqu'aux villages voisins, poussés par le vent qui y souffle sans arrêt. Dans ces trous, se déposait l'eau de pluie qui servait à abreuver le bétail et, ensuite, pénétrait dans les cours d'eau souterrains. Il a aussi affirmé que les explosions pour détruire les armements duraient une vingtaine de jours par mois, et cela pendant plusieurs mois consécutifs. Pendant les explosions, lui et son collègue devaient se réfugier à l'intérieur des camions. Ce collègue est mort de cancer quelques années après. La même procédure avait lieu a Capo Frasca (un terrain d'exercices militaires, plus au sud de la Sardaigne) où il s'est ensuite rendu. On y compte aussi beaucoup de militaires et de travailleurs civils décédés de cancers.

Sur base de son témoignage, le procureur prend maintenant de plus en plus en considération le fait que la nappe phréatique qui alimente la conduite d'eau potable des villages et villes environnants à été probablement atteinte. Un autre ex-militaire a affirmé que, entre les années 1986 et 2004, on a lancé quelque 1180 missiles Milan (à tête au thorium). Chaque jour, de nouveaux témoignages apportent des nouvelles de plus en plus inquiétantes faisant apparaître un véritable désastre probablement irréparable du point de vue humain, mais aussi environnemental : les géologues concluent à l'impossibilité de remettre le sol en état. Mais les militaires et le ministère de la défense italien, continuent de nier. La santé des gens coûte cher, alors que l'armement rapporte énormément !

Toutes ces constatations devraient être replacées dans le cadre réflexif plus vaste, comme celui de la militarisation de la Méditerrané par l'Otan à des fins stratégiques, l'intérêt financier du complexe-militaro industriel, le déficit démocratique (secret d'état, mépris des populations locales etc.), le contrôle de la population civile et plus précisément des migrants, la corruption, le mépris de l'environnement, le manque de vision politique à long terme, la loi du profit, les préparatifs actuels des guerres futures et le maintien des guerres actuelles (Afghanistan) . Tant de sujets que nos mouvements de paix ne cessent d'aborder… Jusqu'à quand ?…

Carla Goffi et Ria Verjauw



2 Les USA

 
Derrière les coupes du budget du Pentagone …

2-1 Manlio Dinucci : … Les USA « tournent la page » vers de nouvelles guerres

« Après une décennie de guerre les Etats-Unis sont en train de tourner la page » : c’est ce qu’a dit hier le président Obama dans la conférence de presse au Pentagone, en présentant la nouvelle stratégie, avec le secrétaire à la défense Leon Panetta. Les forces armées deviendront « plus minces », rendant possibles des coupes dans le bilan militaire pour un montant de 450 milliards de dollars en dix ans.  Le message propagandiste est clair : en temps de crise même les forces armées doivent serrer la ceinture. Le Pentagone est-il donc en train de désarmer ? Pas du tout : il rationalise l’utilisation des ressources pour rendre sa machine de guerre encore plus efficiente.

  La dépense militaire étasunienne, qui a presque doublé cette dernière décennie, se monte selon le Sipri à 43% de la dépense militaire mondiale. Mais, y incluses d’autres dépenses de caractère militaire, elle dépasse les 50% de la dépense mondiale. Pour 2012, le Pentagone reçoit 553 milliards de dollars, 23 milliards de plus qu’en 2010. S’y ajoutent 118 milliards pour la guerre en Afghanistan et pour les « activités de transition en Irak » et 17 pour les armes nucléaires, que gère le Département de l’énergie. En y incluant d’autres dépenses à caractère militaire, parmi lesquelles 124 milliards pour les militaires à la retraite et 47 pour le Département de la sécurité de la patrie, la dépense militaire étasunienne dépasse les 900 milliards de dollars, un quart environ du budget fédéral.

  C’est sur ce fond que vient la coupe annoncée de 45 milliards annuels dans la prochaine décennie. Les économies devraient être effectuées surtout en réduisant les forces terrestres, de 570mille à 520mille effectifs, et en réduisant les allocations (y compris l’assistance médicale) des anciens combattants. La réduction des forces terrestres prend place dans la nouvelle stratégie, testée avec la guerre contre la Libye : c’est la nouvelle façon de faire la guerre -soutient-on à Washington- qui a montré comment des puissances de grandeur moyenne peuvent être battues et leurs leaders renversés, en utilisant l’écrasante supériorité aérienne et navale Usa/OTAN et en en faisant porter le plus gros poids aux alliés. Les guerres n’en coûtent pas moins pour cela : les fonds nécessaires, comme cela s’est passé pour la Libye, sont autorisés par le Congrès d’une fois sur l’autre, en les ajoutant au budget du Pentagone.

   Les forces étasuniennes, a souligné Panetta, deviendront plus agiles, plus flexibles et prêtes à être déployées rapidement. Avec elles, les Usa seront en mesure d’affronter et de vaincre simultanément plus d’un adversaire. Cela sera rendu possible par le fait que, tandis qu’ils réduiront leurs forces terrestres, les Usa acquerront de nouvelles capacités militaires, en ciblant des systèmes d’arme à haute technologie et le contrôle de l’espace. La nouvelle stratégie prévoit, en même temps, une utilisation de plus en plus grande des services secrets et des forces spéciales.

  Quand il était directeur de la Cia (une des 17 organisations fédérales de la « communauté d’intelligence ») Panetta a accéléré la transformation de l’agence en une véritable organisation militaire : elle a utilisé de façon croissante des drones armés dans les attaques en Afghanistan et constitué des bases secrètes pour les opérations de commandos au Yémen et dans plusieurs autres pays. Comme il est ressorti d’une enquête du Washington Post, les forces pour les opérations spéciales sont aujourd’hui déployées dans 75 pays, au lieu de 60 il y a deux ans, et sont de plus en plus flanquées de mercenaires de compagnies privées, qui agissent elles aussi dans l’ombre. La guerre est ainsi menée en des formes moins visibles, mais non moins coûteuses de ce fait. Le budget des services secrets est en effet « classifié », c’est-à-dire secret. Personne ne peut ainsi savoir à combien se monte réellement la dépense militaire étasunienne.

   Les Etats-Unis, prévoit la nouvelle stratégie, devront être en mesure d’assumer et de vaincre un conflit de grandes proportions, en conservant simultanément la capacité de bloquer un autre adversaire majeur dans une autre région et de conduire en outre des opérations de « contre-terrorisme » et d’imposition d’une « no-fly-zone ». Ils auront besoin pour cela des systèmes d’armes les plus avancés, comme le chasseur F-35, dont la réalisation, avec quelque ajustement, va continuer (du fait, aussi, qu’il sert à renforcer le leadership étasunien sur ses alliés). Les Usa auront en même temps besoin de forces nucléaires toujours prêtes à l’attaque : à cette fin, annonce le Pentagone, « l’Administration modernisera l’arsenal nucléaire et le complexe qui le soutient ». La dépense n’est pas quantifiée, mais sera certainement énorme.

   Ce qu’a annoncé Washington n’est donc pas un ralentissement de la course aux armements, mais un ajustement qui prélude une nouvelle escalade guerrière et, donc, une augmentation ultérieure de la dépense militaire mondiale, qui dépasse déjà les 3 millions de dollars par minute.  Panetta a expliqué que la nouvelle stratégie a comme centre focal le Moyen-Orient et la région Asie/Pacifique, faisant comprendre que les Usa gardent dans leur collimateur l’Iran et la Syrie, et entendent s’opposer militairement à la Chine et à la Russie. Le président Obama a annoncé que « même si nos troupes continuent à se battre en Afghanistan, la marée de la guerre se retire », mais il a bien clarifié que « les Etats-Unis garderont leur supériorité militaire ». Son but est déclaré dans le titre du rapport par lequel le Pentagone énonce la nouvelle stratégie : « Soutenir le leadership mondial des Usa ». Qui « sont entrain de tourner la page » en faisant marche arrière dans l’histoire, à l’âge d’or de l’impérialisme.

Manlio Dinucci 

Edition de vendredi 6 janvier 2012 de il manifesto

Samedi 7 janvier 2012

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20120106/manip2pg/06/manip2pz/316013/

Comme aime parfois le faire la rédaction de il manifesto, on trouvera cet article publié sous un titre qui signifie à peu près le contraire de ce qui est écrit dans le texte :