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27/07/2007

N°261-Journal de Palestine Special dossier-26-7

N°261 - Journal de Palestine Special dossier - 26-07

1 Tiré à part

2 Les brèves

2-1 Olmert à Abbas : "Pour vous aider contre le Hamas, je libèrerai 250 détenus sur les 10.500"

 

2-2 Bush à Abbas : "Pour vous aider contre le Hamas, je vous donne 190 millions de dollars de plus".

 

2-3 Pourquoi pas aussi, les prisonniers palestiniens en Israël ?

 

3 Dossier

3-1 Union Juive de France : Palestine : le droit de se défendre et le droit légitime de résister.

 

3-2 Point de vue de Arablink : Escalade en Palestine avec le soutien des USA.

 

3-3 Point de vue de Charley Reese : Des fissures dans le sionisme.

 

3-4 Point de vue de Avigaïl Abarbanel : Ce que le mot " Paix " signifie, en réalité, pour les Israéliens.

 

3-5 Point de vue de Convergence des Causes : Le dernier César et ses Peace talks.

 

3-6 Point de vue de Amira Hass : Le pouvoir d’un roi d’Angleterre.

 

3-7 Point de vue de Aluf Benn : 'Keeping the Palestinians out of sight' (Garder les Palestiniens hors de vue).


4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

4-1 M. Saâdoune : Les dupes...

 

5 Annexe

5-1 Déclaration des Brigades du Martyr Abu Ali Mustafa : Nous ne reposerons jamais nos armes.

 

5-2 Communiqué de presse du Front Populaire pour la Libération de la Palestine  : Il incombe à chacun de s'opposer à toutes les actions qui sont en train d'être commises.

 

5-3 Positionnement de l’Association Belgique-Palestine (ABP) concernant  la situation qui prévaut dans les Territoires palestiniens occupés à l’issue de l'Assemblée générale du 29 juin 2007

 


1 Tiré à part

 

26-07

 

Après avoir évoqué diverses mesures prises par son cabinet pour renforcer M. Abbas, le Premier ministre israélien Ehud Olmert a fait allusion mercredi à ce transfert d'armes en parlant de "divers gestes plus discrets" d'Israël.

 

(AFP 18h51)

 

26-7

 

Israël a autorisé récemment le transfert d'armes en provenance de Jordanie à l'Autorité palestinienne, a indiqué jeudi le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnaï.

 

"Nous avons permis ce transfert d'armes et nous n'avons pas de certitude qu'elles n'aboutiraient pas en fin de compte aux mains du Hamas, mais nous voulons éviter que ce dernier puisse prendre le pouvoir en Cisjordanie", a-t-il déclaré à la Chaîne-10 privée de la télévision israélienne.

 

"Nous espérons que les forces fidèles à Abou Mazen (le président Mahmoud Abbas) pourront ainsi s'opposer au Hamas, mais nous n'avons pas non plus de certitude sur ce point, et faisons ce que nous pouvons faire", a-t-il ajouté.

 

Selon le quotidien israélien Haaretz, Israël a permis récemment de transférer depuis la Jordanie à l'Autorité palestinienne un millier de fusils d'assaut de type M-16.

 

Il s'agit de la plus importante quantité d'armes transférées aux services de sécurité palestiniens de Cisjordanie avec le feu vert d'Israël, a indiqué le journal.

 

Depuis le début de l'année, plusieurs milliers de fusils d'assaut en provenance d'Egypte et de Jordanie ont été transférés aux forces du Fatah avec l'assentiment d'Israël..

 

(AFP 18h51)

 

27-07

 

Le président Abbas a annoncé qu'il allait amender par décret le code électoral.

 

Cette décision  rendra plus difficile pour le Hamas de conserver la majorité parlementaire qu'ils avaient obtenue l'an dernier.

 

Prié de dire si les élections anticipées qu'il a décrété se tiendraient dès cette année, le Abbas a répondu qu'il ne pouvait encore fixer de date.

 

(ats 00:53)

 

 


 


2 Les brèves

 

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 Olmert à Abbas : "Pour vous aider contre le Hamas, je libèrerai 250 détenus sur les 10.500"

 

Mahmoud Abbas s'est entretenu durant deux heures lundi 16 juillet à Jérusalem avec Ehud Olmert de mesures décidées par ce dernier pour renforcer le président palestinien face au Hamas qui contrôle Gaza depuis le mois dernier.

 

L'autorité d'occupation compte notamment libérer 250 détenus, appartenant pour la plupart au Fatah d'Abbas. Leur liste définitive sera revue par un comité ministériel mardi 17 juillet et, passé un délai légal de recours de 48 heures, les premières libérations pourraient intervenir vendredi, a déclaré Miri Eisin, porte-parole d'Olmert.

 

Saëb Erekat, conseiller du président palestinien, a précisé de son côté qu'Abbas avait une nouvelle fois réclamé la libération de Marouane Barghouti, chef du Fatah pour la Cisjordanie.

 

Tenu par l'autorité d'occupation pour le chef clandestin des Brigades des martyrs d'Al Aksa, Barghouti purge une peine de prison à vie pour avoir commandité des attentats de résistance et l'autorité d'occuaption s'est refusée jusqu'à présent à le gracier.

 

L'autorité d'occupation a annoncé son intention de lever l'ordre d'assassiner ou de capturer 180 autres résistants recherchés, précisément des membres des Brigades d'Al Aksa, qui se sont engagés par écrit à renoncer à utiliser la violence contre l'autorité d'occupation. Ils pourraient intégrer les forces de sécurité officielles d'Abbas.

 

En remettant en selle le Fatah mis en déroute le mois dernier par le Hamas à Gaza, l'autorité d'occupation entend aider Abbas à mettre au pas le Hamas en Cisjordanie, pour ne pas que ce territoire se transforme en nouveau Gaza.

 

"Abou Mazen, qui avait dû flatter le Hamas et n'a pas voulu le combattre, n'a maintenant plus rien à perdre. Il affronte son dernier test", a estimé le ministre de l'autorité d'occupation de l'Intérieur Meir Sheetrit, en désignant Abbas par son nom de guerre. "Nous espérons que nos initiatives le mettront en mesure de remplir sa part du contrat", a ajouté Sheetrit.

 

Les deux hommes ont aussi évoqué les moyens de s'avancer vers une solution définitive prévoyant la cohabitation d'un Etat palestinien au côté d'Israël, a déclaré Miri Eisin.

 

"Pour rétablir la foi des opinions palestinienne et israélienne dans le processus de paix, il faut traiter le court terme et le long terme simultanément", a dit au quotidien israélien Haaretz Salam Fayyad, le Premier ministre de crise de Mahmoud Abbas .

 

Mais, pour le moment, Olmert, affaibli depuis la guerre du Liban et incertain quant à l'avenir de Gaza, répugne à s'engager dans des discussions sur les questions de fond comme le statut de Jérusalem, les futures frontières de l'Etat palestinien et le problème du retour des réfugiés.

 

Selon son entourage, ces épineuses questions n'ont donc pas été évoquées lors de la rencontre entre les deux hommes, qu'un dirigeant du Hamas, Sami Abou Zouhri, a qualifiée de "honteuse" dans la mesure où le président palestinien se refuse dans le même temps à discuter avec son mouvement.

 

Les sommets Abbas-Olmert se déroulent désormais sur une base régulière, à l'instigation des Etats-Unis.

 

Le "quartet" se réunira au plus haut niveau le 19 juillet au Portugal, qui assure la présidence de l'UE, en présence de l'ex-Premier ministre britannique, réunion qui sera l'occasion de définir son rôle, que l'intéressé souhaite étendu, sans pour autant lui accorder "carte blanche".

 

Le quartet, dont ce sera la première réunion depuis la "sécession" de Gaza, a d'ores et déjà chargé Blair de rallier les fonds nécessaires pour aider Abbas à mettre en place en Cisjordanie une économie et des institutions politiques viables pour le futur Etat palestinien.

 

 (mardi, 17 juillet 2007 )

 

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4030

 

 

 

 


2-2 Bush à Abbas : "Pour vous aider contre le Hamas, je vous donne 190 millions de dollars de plus".
George Bush propose la tenue d'une conférence régionale de paix au Proche-Orient et promet une aide supplémentaire de 190 millions de dollars cette année au gouvernement de Mahmoud Abbas.

 

Réaffirmant sa volonté de parvenir à la création d'un Etat palestinien vivant en paix au côté d'Israël, Bush a souligné que les Palestiniens étaient arrivés à "l'heure du choix" entre la vision d'Abbas et celle du Hamas.

 

"C'est un moment de lucidité pour tous les Palestiniens. Aujourd'hui est venu le moment du choix", a-t-il dit lors d'un discours prononcé à la Maison blanche.

 

"Les possibilités qui s'offrent au peuple palestinien sont nettes", a poursuivi Bush, pressé de longue date par ses alliés saoudiens et égyptiens notamment de s'impliquer davantage dans la recherche d'une solution diplomatique à la crise au Proche-Orient.

 

Mahmoud Abbas de même que Ehud Olmert, se sont félicités de cette initiative.

 

Pour Nabil Amr, conseiller du président palestinien, Bush "ouvre une nouvelle porte qui pourrait conduire à une relance du processus de paix".

 

La porte-parole d'Olmert, Miri Eisin, a estimé pour sa part que le discours du président américain, au soir d'une rencontre entre Olmert et Abbas, "s'ajoutait à la dynamique" des discussions israélo-palestiniennes.

 

Le Hamas a jugé lui que l'initiative de Bush participait d'un "complot pour partir en croisade contre le peuple palestinien". "Nous demandons à tous les pays arabes de tenir bon contre ces menaces", a ajouté Sami Abou Zouhri, un des responsables du Hamas joint à Gaza.

 

Depuis que le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza, il y a un mois, les pays occidentaux ont resserré leurs liens avec le gouvernement de crise constitué par Mahmoud Abbas.

 

Leur espoir est d'isoler le Hamas, inscrit sur la liste américaine des organisations terroristes, et de rouvrir un espace à des négociations de paix avec Israël.

 

Plusieurs commentateurs pointent toutefois les risques de cette stratégie, qui peut faire passer Abbas pour un dirigeant inféodé à Israël et Washington et le décrédibiliser aux yeux de son peuple.

 

"Je ne vois pas comment quoi que ce soit de sérieux pourrait être accompli sur le front diplomatique tant que la stratégie visant à isoler le Hamas sera maintenue", estime ainsi Shibley Telhami, spécialiste du Proche-Orient à l'Université du Maryland.

 

Bush n'a pas précisé le calendrier de son projet de conférence régionale. La réunion serait présidée par Condoleezza Rice. Y seraient conviés des représentants d'Israël, de l'Autorité palestinienne et de pays "voisins de la région".

 

"J'apporterai un soutien diplomatique aux parties dans le cadre de leurs discussions et négociations bilatérales, de sorte que nous puissions progresser sur la voie fructueuse d'un Etat palestinien", a dit le président américain.

 

Rice, qui a différé un déplacement initialement prévu cette semaine au Proche-Orient, et le secrétaire à la Défense , Robert Gates, doivent se rendre dans la région à la fin du mois ou début août.

 

( Mardi, 17 juillet 2007 ) 

 

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4030

 

 

 

 


2-3 Pourquoi pas aussi, les prisonniers palestiniens en Israël ? 
Ce n'est pas pour gâcher la joie et le soulagement de tous ceux qui compatissaient au sort des prisonnières bulgares en Libye......

 

 Mais il est juste de rappeler à la conscience des hommes dignes de ce nom, dirigeants politiques, militants des associations humanitaires ou simples citoyens du monde, le sort de plus de dix milles prisonniers palestiniens, dont certains croupissent – sans jugement - depuis des années dans les geôles israéliennes parfois pour le simple fait d'avoir participé à une manifestation réclamant la fin de l'occupation.

 

     Pourquoi cette mobilisation des médias et de l'opinion internationale pour telle affaire et pas pour telle autre ?  Pourquoi ce luxe dans la mise en scène de tel heureux dénouement et ce silence lâche et complice de l'Occident, vis-à-vis des horreurs de la persécution quotidienne des palestiniens par l'armée d'occupation israélienne ? Comment rester complice de ces interminables jérémiades, réglées comme sur du papier musique, orchestrées depuis voilà plus de soixante ans par l'organisation sioniste mondiale, pour maintenir l'Occident dans un état permanent de culpabilité à l'égard des juifs, malgré les larges réparations reçues et les reconnaissances solennelles des Etats responsables directement ou indirectement des persécutions subies par les juifs ?  

 

Salam : Simple réflexion... consignée sur mon blog - http://abdelkader.blogs.nouvelobs.com/

 

 http://abdelkader.blogs.nouvelobs.com/

 

 



3 Dossier

 

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Union Juive de France : Palestine : le droit de se défendre et le droit légitime de résister.

 

Des pays occidentaux, dont les Etats-Unis et certains pays européens - ne cessent de proclamer le droit de l’Etat d’Israël à se défendre, justifiant ainsi tous les crimes qui vont des massacres de la population civile palestinienne jusqu’aux pires crimes internationaux. Ces mêmes Etats se gardent bien de rappeler qu’Israël est un Etat qui soumet, en tant qu’occupant, le peuple palestinien à la domination coloniale ; ce faisant ces Etats sont responsables de la situation de dégradation généralisée qui règne aussi bien en Palestine que sur l’ensemble du Moyen Orient.

Les Palestiniens n’ont qu’à subir la domination coloniale et sont, de facto, privés du droit de réagir devant les atrocités israéliennes : en ce qui les concerne, tout acte de résistance à cette domination est considérée illicite, tandis que l’Etat d’Israël a le droit de continuer d’occuper l’ensemble des territoires palestiniens (y compris Jérusalem Est).

 


L’ensemble des Etats occidentaux accepte et assiste ainsi à la re-écriture du droit international dans un contexte où l’ordre néolibéral cherche à imposer, par une violence permanente envers les peuples, son modèle social unique à l’ensemble de la planète.

 


La communauté internationale n’a toujours pas émis la moindre condamnation du terrorisme d’Etat israélien, pourtant connu urbi et orbi, planifié et exécuté depuis les plus hautes instances de l’Etat, y compris la mise en place de la torture comme méthode et pratique systématique à l’égard des prisonniers politiques, oubliés du reste du monde et dont le nombre ne cesse d’augmenter.

 


L’Etat d’Israël a violé et continue de violer toutes les normes impératives du droit international malgré les nombreuses résolutions de l’ONU ; la dernière en date, 27 janvier 2007, émane de l’Assemblée générale -A/RES/61/184. Elle énumère les nombreuses violations des normes du droit humanitaire international et du droit international et précise que toutes ces violations légitiment le droit du peuple palestinien à demander réparation (…) par suite de mesures illégales prises par Israël, la puissance occupante, dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, ainsi de l’édification du mur à laquelle Israël procède dans le territoire palestinien occupé, y compris à Jérusalem-Est et alentour, qui est contraire au droit international et prive sérieusement le peuple palestinien de ses ressources naturelle ; l’Assemblée générale demande à cet égard le respect intégral des obligations juridiques énoncées dans l’avis consultatif rendu le 9 juillet 2004 par la Cour internationale de Justice.
Elle demande également à Israël, la puissance occupante, de mettre fin au déversement de déchets de toute sorte dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et dans le Golan syrien occupé, qui font peser une grave menace sur leurs ressources naturelles, à savoir les ressources en eau et en terre, et risquent de porter atteinte à l’environnement et de compromettre la santé des populations civiles.

 


Elle demande encore à Israël de cesser de détruire des équipements essentiels, notamment des réseaux d’adduction d’eau et d’assainissement, ce qui a notamment pour conséquence une dégradation des ressources naturelles.

 


Pour finir, l’AG demande(…) à Israël, la puissance occupante, de s’acquitter scrupuleusement des obligations qui lui incombent en vertu du droit international, y compris le droit international humanitaire, en ce qui concerne la modification du caractère et du statut du territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est ;

 


Pourtant, les dirigeants israéliens, avec l’appui des dirigeants de certains pays occidentaux, ont manifesté et manifestent encore, un mépris ouvert envers, d’une part, leurs obligations internationales découlant des accords et des traités et d’autre part, envers la décision d’une instance internationale comme la Cour internationale de Justice.

 


Aucun des Etats occidentaux et aucun de leur gouvernement n’a condamné explicitement la politique israélienne permettant à des responsables israéliens de commettre, en Palestine occupée, des crimes de guerre sur une grande échelle : exécutions sommaires et extrajudiciaires, enlèvement et détention arbitraire de membres démocratiquement élus, pratique institutionnalisée de la torture et de l’apartheid -crime de droit international. Aucun de ces Etats n’a demandé explicitement ou exigé le jugement et la condamnation des responsables de ces crimes, ainsi de l’actuel premier Ministre et d’autres membres de son cabinet. Pas plus, d’ailleurs que pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis contre le peuple libanais pendant le conflit armé de l’été 2006.

 


Au contraire, le silence complice et prolongé marque une volonté de garantir aux responsables israéliens l’impunité la plus totale mieux encore, une impunité institutionnalisée, contribuant ainsi à la violation grave des droits humains et du statut de Rome. Deux poids, deux mesures. Tout ceci est fait contre la construction et le maintien de la paix et de la sécurité internationales.

 


Faut il rappeler que la CIJ avait confirmé plusieurs violations graves du droit international et des droits humains, notamment dues à l’occupation permanente du territoire palestinien ; et la violation constante du droit international et de toutes les normes concernant les droits humains.

Il est nécessaire de rappeler que, selon le droit international, les Palestiniens ont le droit légitime de résister à la domination coloniale, à l’occupation et aux forces occupantes. L’Etat d’Israël commettant les pires violations du droit international et ne respectant ni les Conventions de Genève ni les autres règles découlant des conventions tels que les deux pactes de 1966, dès lors, les actes de résistance sont des actes licites et légitimes. Sans parler des décisions du Conseil de sécurité dont n’a cure l’Etat d’Israël.

 


Rappelons aussi le principe inaliénable du droit des peuples à disposer d’eux mêmes consacré par la Charte des Nations Unies et réaffirmé par la résolution 2625 (XXV) de l’Assemblée générale. Selon cette résolution –faisant partie du droit coutumier-, «tout Etat a le devoir de s’abstenir de recourir à toute mesure de coercition qui priverait de leur droit à l’autodétermination … les peuples mentionnés….». L’article 1er commun aux deux pactes internationaux relatifs, l’un aux droits économiques, sociaux et culturels et l’autre, aux droits civils et politiques, réaffirme le droit de tous les peuples à disposer d’eux mêmes et fait obligation aux Etats parties de faciliter la réalisation de ce droit et de le respecter, conformément aux dispositions de la Charte des Nations Unies.

 


Les pays occidentaux, dont les Etats-Unis en tête, agissent de manière radicalement incompatible avec le droit international et les normes de protection des droits humains. Ainsi, l’Etat français et le tramway.
D’ailleurs, l’Assemblée générale de l’ONU ne s’est pas privée de proclamer « le désir passionné de liberté de tous les peuples dépendants et le rôle décisif de ces peuples dans leur accession à l’indépendance » suivant les termes de la Résolution 1514 de 1960. Ce même désir d’indépendance s’applique indiscutablement au peuple palestinien qui résiste face à l’occupant israélien dans une lutte inégale à la manière de celle de David et Goliat.

 


De plus, rappelons que devant la domination coloniale et la violence exercée sur les peuples colonisés- et aujourd’hui encore sur le peuple palestinien- l’Assemblée générale a également manifesté sa conviction que « ...le processus de libération est irrésistible et irréversible et que, pour éviter des graves crises, il faut mettre fin au colonialisme et à toutes les pratiques de ségrégation et de discrimination… ». Cela s’applique pour la lutte du peuple palestinien en vue de son autodétermination et de son indépendance. Il est opportun de rappeler, avec force, à l’Etat d’Israël et aux pays occidentaux qui cautionnent la politique d’apartheid et de domination coloniale du peuple palestinien, la Résolution 1514 de l’Assemblée générale- qui affirme que « …la sujétion des peuples à une subjugation, à une domination et à une exploitation étrangères constitue un déni des droits fondamentaux de l’homme, est contraire à la charte des Nations Unies et compromet la cause de la paix et de la coopération internationales…. ».

 


Signalons aux pays occidentaux qui appuient la politique israélienne de violations spécialement graves du droit international, constantes, permanentes, systématiques, comprenant la domination coloniale israélienne, l’occupation et le vol des ressources du peuple palestinien que « ….tous les Etats doivent observer fidèlement et strictement les dispositions de la Charte des Nations Unies, de la Déclaration universelle des droits de l’homme et de la présente Déclaration, sur la base de l’égalité, de la non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats et du respect des droits souverains et de l’intégrité territoriale de tous les peules…. ». Les pays européens sont, dès lors, dans l’obligation d’appuyer la lutte légitime et licite des Palestiniens en quête de se libérer de la domination coloniale. C’est la seule politique de respect des droits humains, de lutte contre les crimes internationaux et de respect de la Charte des Nations Unies.

Plus que le droit de se défendre, l’Etat d’Israël a d’abord l’obligation essentielle de cesser tout crime international, tout acte de terrorisme d’Etat, de se retirer de manière inconditionnelle et immédiate de tous les territoires palestiniens, d’indemniser les victimes palestiniennes des crimes d’Etat, de rendre les biens et les ressources volés et de juger les responsables des crimes qui se trouvent aujourd’hui au pouvoir politique.

 


C’est l’un des rares Etats qui, avec les Etats-Unis et certains pays européens, a l’honneur d’avoir à sa tête des criminels de droit international, ce qui ne fait pas honneur à la démocratie tant prônée par ces mêmes pays. Une politique d’agression et de domination coloniale est substantiellement incompatible avec la démocratie : on ne peut être démocrate et en même temps, soumettre les peuples à la domination coloniale et mener des politiques d’agression et mettre en place des politiques d’occupation et d’apartheid.

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 


3-2 Point de vue de Arablink : Escalade en Palestine avec le soutien des USA.
Depuis qu'Israël détient dans ses geôles entre 39 et 41 membres de l'Assemblée Législative palestinienne affiliés au Hamas, le Fatah a, ou avait, ce qu'on peut appeler une majorité de fait à l'Assemblée Législative, résultant de ce grand nombre d'abstentions de fait. Du fait accompli, si vous voulez.
Le 11 juillet, Abbas a demandé la réunion de l'Assemblée parce qu'il avait besoin de son accord pour la poursuite légale de son "gouvernement d'urgence", mais comme on s'en doutait, les membres non kidnappés du Hamas ont boycotté la réunion, la laissant sans le quorum nécessaire pour pouvoir voter sur quoi que ce soit. Donc la durée du "gouvernement d'urgence" n'a pas pu être prolongée légalement.
Mais c'est "exactement ce que voulait M. Abbas", dit le New York Times, expliquant que "M. Abbas est en mesure de déclarer le gouvernement "intérimaire" jusqu'à la tenue de nouvelles élections…", selon l'article 43 de la Loi Fondamentale qui, explique le NYT, "lui donne le droit de promulguer des décrets dans des situations exceptionnelles."
Ce n'est pas tout à fait clair ? Quelque chose vous échappe ?
Voici l'explication dans Al-Akhbar, avec rajout du chaînon manquant :
Le Hamas pouvait bloquer la tenue de la session de l'Assemblée Législative appelée par Abbas pour élire [une nouvelle direction parlementaire] et retirer au Hamas le contrôle du Parlement, en prenant avantage du fait que 41 des membres Hamas de l'Assemblée sont en prison en Israël.
Il apparaît qu'Abbas va utiliser le blocage de la session pour allonger la durée du gouvernement d'urgence qu'il a formé, et lui donner les pouvoirs légaux, sur la base que le Hamas a interrompu son processus légal, une accusation qui est répétée par tous les porte-parole du Fatah, arguant que leur adversaire Hamas a l'intention d'établir un "Emirat à la somalienne" dans la Bande de Gaza qui sera un pion dans les mains des partis régionaux.
Ce sont les mots du porte-parole officiel du Fatah, Ahmad Abdul Rahman.
Le Hamas continue à appeler au dialogue, et Haniyya dit que ce qu'Abbas propose de faire va entraîner la dissolution de toute la structure politique palestinienne.
David Welsh, l'homme du Département d'Etat dans la région, dit que le gouvernement US approuve tout ce que fait Abbas depuis que le Hamas a pris le contrôle de Gaza.
Et le journaliste d'Al-Akhbar ajoute que Condoleeza Rice revient en visite le 18 juillet.
15 Juillet 2007

 

Arablink
Sources ISM

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 


3-3 Point de vue de Charley Reese : Des fissures dans le sionisme.
Un des mythes inventés par le lobby sioniste consiste à donner à accroire que les juifs, dans le monde entier, sont unanimes à soutenir Israël, quoi qu’il fasse. Ce n’est pas vrai, et ça n’a jamais été vrai. Le sionisme politique moderne, dont l’idéologie revendique un Etat juif peuplé d’une majorité juive, a été inventé par un journaliste autrichien, et il s’est démené en vain durant des décennies. Ce n’est pas le Bon Dieu, qui a créé l’Etat d’Israël. C’est le colonialisme britannique, les Etats-Unis, l’Union soviétique et les sionistes.

 

 

Environ un tiers – seulement – des juifs ont choisi de vivre en Israël et, ce, en dépit de près d’un siècle d’efforts de propagande pour persuader les juifs d’y immigrer. Il y a eu beaucoup de contempteurs juifs du sionisme, dès ses débuts, et il y en a encore, malgré l’adoption par les sionistes contemporains de tactiques fascistes afin d’étouffer tout débat.

 

Joel Beinin, un juif libéral, qui s’est trouvé en butte à cette campagne visant à réduire au silence les adversaires d’Israël, a déclaré ce qui suit, dans un article récemment repris par le site ouèbe Znet :

 

 

« Des organisations prétendant représenter les juifs américains sont en train de se livrer à une campagne systématique de diffamations, de censure et de fomentation de la haine, afin de réduire au silence toute critique visant la politique d’Israël. Ils évident la tradition juive de son noyau étique, et se comportent comme si le devoir suprême d’un juif était de défendre Israël, qu’il ait tort ou qu’il ait raison.

 

 

« Pourquoi discréditer, diffamer et faire taire ceux qui ont des avis différents ? Je pense que c’est parce que le lobby sioniste sait pertinemment qu’il ne saurait l’emporter en se basant uniquement sur les données de faits. Un débat honnête ne saurait aboutir qu’à une unique conclusion : le statu quo, dans lequel Israël affirme être seul à avoir des droits et a la ferme intention de dicter ses volontés aux Palestiniens, infiniment plus faibles, en les dépossédant de manière permanente de leur territoire, de leurs ressources et de leurs droits, ne saurait conduire à une quelconque paix durable.

 

 

« Nous avons besoin d’un débat ouvert, et de la liberté de discuter de faits dérangeants et d’explorer tout un éventail d’options politiques possibles. Ce n’est qu’alors que nous pourrons adopter une politique étrangère qui serve véritablement les intérêts américains. »

 

 

Avigail Abarbanel, une juive née en Israël, qui a vécu vingt-sept ans dans ce pays avant d’en émigrer, a tenu, quant à elle, des propos encore plus tranchants :

 

 

« Les citoyens palestiniens d’Israël vivent dans un Etat policier arbitraire et brutal. Leurs déboires avec la bureaucratie israélienne sont non seulement frustrants, mais ils peuvent parfois être extrêmement dangereux.

 

 

« Les Palestiniens des territoires occupés vivent sous un régime à la Pinochet. Ils peuvent disparaître – ils disparaissent, parfois – au beau milieu de la nuit. On leur bande les yeux, on les menotte, on les tabasse, on les humilie, on les emmène vers des destinations inconnues sans leur donner la moindre information, ni à eux, ni à leur famille, on les torture physiquement et psychologiquement, et on les emprisonne sine die, souvent sans procès et sans s’enquérir de savoir s’ils ont commis le moindre délit.

 

 

« Israël n’est pas un pays sympa. C’est un puissant Etat policier, fondé sur une paranoïa pathologique recouverte d’une mince couche de vernis de civilité, astucieusement composé et entretenu à l’usage de ceux qui s’entêtent à croire à la « démocratie israélienne », qui n’est qu’un mythe.

 

 

« Ne vous gênez pas pour envoyer ce dernier paragraphe au prochain politicien que vous entendrez répéter comme un perroquet la propagande de l’Aipac [American Israel Public Affairs Committee], selon laquelle « Israël est (entendre : serait) la seule démocratie au Moyen-Orient. »

 

 

Mme Abarbanel est psychothérapeute. Son article a été publié par le site ouèbe ElectronicIntifada.net, que je vous recommande vivement, car c’est une excellente source d’informations sur le Moyen-Orient.

 

 

L’Amérique a grand besoin d’un débat franc et ouvert, basé sur des faits, exempt de noms d’oiseaux. Nos politiciens sont aussi timides que des enfants introvertis, dès lors qu’il est question d’Israël. Le lobby sioniste se vante d’avoir dézingué des candidats dès lors que ceux-ci ne suivaient pas la ligne du parti imposée par les partisans inconditionnels d’Israël. Aux hommes politiciens qui ne sont pas totalement des poules mouillées, je file le tuyau suivant : la seule façon de traiter ce problème, c’est de faire de l’Aipac un des points du débat, dans les campagnes électorales.

 

 

A l’heure où j’écris ceci, un groupe de dirigeants sionistes est réuni, en Israël, inquiets de la montée des critiques à leur encontre, motivées par le fait qu’ils étouffent dans l’œuf tout débat. Ces gens ne sont pas invincibles. Ils ne peuvent, en réalité, réduire au silence les Américains, dès lors que ceux-ci cesseraient d’être terrorisés à l’idée de se voir traité de tous les noms. Enfant, j’ai appris que des bâtons et des pierres peuvent briser vos os, mais que de simples mots ne sauraient vous atteindre.

 

Charley Reese

 

on Antiwar.com, 17 juillet 2007

 

http://www.antiwar.com/reese/?articleid=11283

 

traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

 

 


3-4 Point de vue de Avigaïl Abarbanel : Ce que le mot " Paix " signifie, en réalité, pour les Israéliens.
"Quand les Israéliens engagent des " pourparlers de paix ", il est fondamental de comprendre quelle est leur position de départ. Ils n’ont aucun intérêt réel pour une solution qui aille au cœur de ce qui est, de fait, leur problème. Ils ressemblent à cet individu qui veut que ses symptômes disparaissent, mais qui refuse de faire quoi que ce soit concernant leurs causes réelles."

 

Il y a environ deux mois, je rentrais d’une visite familiale, d’une quinzaine de jours, en Israël. Bien que je milite pour les droits des Palestiniens, j’avais décidé que cette visite serait de caractère entièrement privé. Le fait de vivre, deux semaines, avec mon frère, son épouse et leurs deux petites filles, dans leur petit appartement d’une ville de banlieue, au nord de Tel-Aviv, m’a donné l’occasion d’observer et de comprendre ce que signifie la vie quotidienne, pour les Israéliens, actuellement.

 

Je n’ai rien fait de particulièrement exceptionnel. Je suis allée faire de grandes ballades dans les rues de Tel Aviv, et j’ai visité beaucoup d’endroits que je connaissais déjà, découverts au cours de visites précédentes. Je suis allée faire des courses au supermarché du coin, et j’ai pris un café à une terrasse du centre commercial voisin. J’ai regardé la télévision locale et je suis même inscrite à des cours de gymnastique... Pendant deux semaines, je me suis plongée dans la vie quotidienne de Tel Aviv. Plutôt que parler - moi -, j’ai décidé de me taire et d’écouter... d’écouter, beaucoup. Je parle couramment l’hébreu ; cela m’a permis de me fondre dans les conversations, et les gens parlaient sans réticences, tout autour de moi. Les médias, en Australie, aiment bien insister sur la dureté de l’existence, pour les Israéliens. Alors, je voulais vérifier ça par moi-même...

 

La chose la plus évidente, en ce qui concerne la société israélienne, c’est la profondeur de l’insécurité que ressentent les Israéliens. Ils sont nerveux et irascibles, et vivent, pour la plupart d’entre eux, dans une anxiété extrême. Non que cela eût été entièrement neuf, pour moi, mais visiblement les choses ne s’étaient pas arrangées. Quand une bombe a explosé, au marché central Ha’carmel, de Tel Aviv, j’étais à la gym. J’ai regardé autour de moi : en quelques secondes, tout le monde était suspendu à son téléphone portable, pour dire ce qu’il ou elle avait entendu, ou pour vérifier que leurs proches et les personnes aimées étaient encore là, saines et sauves. Une jeune femme, à côté de moi, dans le coin des haltères, poussa un soupir anxieux : " Oh, non ! Pas de nouveau ! "

 

Depuis mon adolescence, j’ai été habituée à ce qu’on fouille mes affaires personnelles à chaque fois que j’entrais dans un lieu public, comme un cinéma, un supermarché, bref : un peu partout, en Israël. Et bien que j’habite en Australie depuis treize ans, j’ai conservé ce réflexe d’ouvrir spontanément mon sac, comme si je vivais toujours en Israël... Cette fois-ci, ce qu’il y avait de différent, c’est que les agents de sécurité avaient tous un détecteur électronique pour passer les gens au peigne

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