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24/09/2007

N°123 journal de l'Afghanistan Special dossiresuite

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

   4-1 Roland Marounek : Afghanistan: de nombreux civils tués dans un raid de l'OTAN : "lâche et odieux"? Tuer un soldat d'occupation : Le président Nicolas Sarkozy a dénoncé un "lâche et odieux attentat". Bombarder des maisons avec femme et enfants, pas lâche et odieux du tout.  L'ISAF a assuré qu'elle ignorait que des civils pouvaient se trouver dans des maisons, voilà tout

Un peu l'inverse de ce qu'on nous apprenait enfant, avec les histoires de ces héros qui donnaient leur vie pour libérer leur pays, et les exactions de l'armée allemande qui passaient par les armes les villages où s'étaient réfugiés les résistants...

 

Articles de référence : KABOUL - Un soldat français et un civil afghan ont été tués vendredi dans un attentat à la voiture piégée à Kaboul, alors qu'au moins six civils afghans ont été blessés. Le président Nicolas Sarkozy a dénoncé un "lâche et odieux attentat". "Plus que jamais, je reste déterminé à poursuivre la lutte contre le terrorisme", a-t-il souligné. De son côté, le Premier ministre François Fillon a fait part de sa "tristesse" à la suite du décès d'un militaire français. Par Amir Shah AP - Vendredi 21 septembre, 17h54 Parallèlement 16-09 Dans un communiqué, la coalition internationale dirigée par les États-Unis a annoncé la mort dimanche matin de plus d’une douzaine de  personnes dans un raid aérien. « Des munitions de précision ont été employées sur des positions du district de Garmser où la coalition soupçonne les militants de se cacher », indique le communiqué.

 

AFP 21-09 La force de l'Otan en Afghanistan a annoncé : "Tragiquement (…), hier (jeudi), il y a eu un certain nombre de victimes civiles dans un affrontement" qui a duré "plusieurs heures" dans la vallée de Gereshk, dans la province de Helmand. Six civils afghans -dont des femmes et des enfants- ont été tués quand leurs maisons qui ont été visées par des frappes aériennes. "Les résistants ont attaqué l'Isaf (...) et nous avons demandé un soutien aérien pour neutraliser la menace", "L'Isaf ignorait la présence de civils (…) dans les environs de la cible et il semble malheureusement qu'un certain nombre de personnes qui ne combattaient pas aient été prises au piège dans l'attaque et tuées", a indiqué dans un communiqué l’Isaf, sous commandement de l'Otan.

 (AFP 06h40) - AP

 


4-2 De "informations democratie-socialisme.org" : Kouchner-la-guerre ! Démission, dehors !
C'est venu de lui, qui s'est vendu à Sarkozy après avoir approuvé en son temps la sale guerre de Bush contre l'Irak.
Après s’être aussi opposé à l’idée des démocrates US  de retrait des troupes US de l’Irak. Après avoir renforcé les troupes françaises en Afghanistan.  Des centaines de milliers de morts en Irak et la barbarie régnante là-bas, cela ne lui suffit pas, Kouchner est un ultra.  
L'ex-homme de gauche (si peu vers la fin) devient donc le porte parole de la guerre dans le monde contre l'Iran.
"Il faut se préparer à la guerre" avec l'Iran a affirmé ce belliciste au "grand jury" de RTL-LCI-Le Figaro, comme si les crimes de Bush en Irak n'avaient pas suffit !
Kouchner est un danger public, il avait envisagé déjà au Darfour une intervention militaire Française (contre la Chine ?) puis il avait carrément expliqué qu'il fallait débarquer le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki.
Maintenant ce fauteur de guerre placé aux affaires étrangères montre ce qu’il entend par “droit d’ingérence”, il ne s'arrête plus.
Comme Sarkozy il travaille à une "alternative catastrophique": "la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran". Dit comme cela, cela renverse même les prudences de Condoleezza Rice, les va t en guerre ne sont pas à Washington mais à Paris.
De l'article 6 du traité de non prolifération qui précise que tous les pays qui ont l'arme nucléaire doivent progressivement désarmer, il n'est pas question : Koucher affirme "négocier jusqu'au bout" mais cette "négociation" est d'ors et déjà en trompe l'oeil, elle n'est visiblement pas conçue comme un instrument de marche vers une paix multilatérale, un désarmement universel mais comme un chantage guerrier.
Que dire aux peuples du monde quand les grands pays capitalistes dépensent chaque année 1000 milliards de dollars d'armement, dont 600 millions pour les seuls Etats-Unis ?
Que leur dire ?
Que c'est pour leur bien, et qu'il n'y a pas d'autre alternative pour eux que de se soumettre ?
Demain, les mêmes raisonnements pousseront à déclarer la guerre à la Chine pour des motifs commerciaux, Taïwan servant d'Alsace-Lorraine.
“Le capitalisme porte la guerre, comme la nuée porte l'orage” disait Jean Jaurès, et le prochain criminel de guerre se désigne lui-même en employant, le premier, le mot, c'est Kouchner. Dehors, qu'il parte  !
D&S 147, Gérard FILOCHE lundi 17 septembre

 

 

 



5 Annexe Géopolitique et stratégie

 

5-1 « Contes et légendes de l'argent du terrorisme » Le nouveau livre d'Ibrahim Warde
Une co-édition Le Monde diplomatique / Agone

En 1998, « Le Monde diplomatique » décidait, avec les éditions Complexe, de publier une ouvre
majeure, « L'Age des extrêmes. Le court XXe siècle.1914-1991 ».
Eric Hobsbawm, historien britannique, auteur d'ouvrages sur le nationalisme et sur les empires, avait vu tous ses ouvrages traduits en français. Sauf celui sur l'histoire du XXe siècle.
>>       Pourquoi ? Pierre Nora, des éditions Gallimard,
>>       écrivait  : « Tous [les éditeurs], bon gré mal gré,
>>       sont bien obligés de tenir compte de la conjoncture
>>       intellectuelle et idéologique dans laquelle
>>       s'inscrit leur production. Or il y a de sérieuses
>>       raisons de penser (...) que [ce] livre apparaîtrait
>>       dans un environnement intellectuel et historique
>>       peu favorable. D'où le manque d'enthousiasme à
>>       parier sur ses chances (...). La France ayant été
>>       le pays le plus longtemps et le plus profondément
>>       stalinisé, la décompression, du même coup, a
>>       accentué l'hostilité à tout ce qui, de près ou de
>>       loin, peut rappeler cet âge du philosoviétisme ou
>>       procommunisme de naguère, y compris le marxisme le
>>       plus ouvert. Cet attachement, même distancé, à la
>>       cause révolutionnaire, Eric Hobsbawm le cultive
>>       certainement comme un point d'orgueil, une fidélité
>>       de fierté, une réaction à l'air du temps  ; mais en
>>       France, et en ce moment, il passe mal. »

Ce que Pierre Nora n'expliquait pas, c'est s'il partageait ce point de vue. Son influence aux éditions
Gallimard aurait sans aucun doute balayé les résistances. Il n'en fit rien. Ironie de l'histoire, le livre d'Eric Hobsbawm dont Nora estimait qu'il ne rencontrerait qu'hostilité, s'est vendu à des dizaines de milliers d'exemplaires.
>>
>>       Depuis, « Le Monde diplomatique » a publié, chaque
>>       année, en coédition, un livre publié à l'étranger
>>       et qui se heurtait, en France, à une forme ou une
>>       autre de « censure ». Citons, parmi d'autres,
>>       Culture et impérialisme, d'Edward Said que Le Seuil
>>       avait refusé d'éditer, bien que son ouvrage,
>>       L'Orientalisme, publié chez cet éditeur, ait été un
>>       immense succès.
>>
>>       Le livre que nous proposons aujourd'hui tourne
>>       autour d'un sujet central, la « guerre contre le
>>       terrorisme ». Mais son auteur, Ibrahim Warde,
>>       professeur associé à la Fletcher School of Law and
>>       Diplomacy (Massachusetts), l'aborde sous l'angle,
>>       inédit, de la finance. Depuis le 11-Septembre, des
>>       experts ont relayé l'administration américaine pour
>>       expliquer la nécessité de mettre fin au financement
>>       du terrorisme par des mesures immédiates, alors
>>       même que toutes les enquêtes démontrent que les
>>       attentats nécessitent très peu d'argent.
>>
>>       Sans réels effets sur leur cible officielle, les
>>       frappes financières causent en revanche de
>>       considérables dommages économiques, politiques,
>>       sociologiques et psychologiques - parfois sur des
>>       pays entiers comme la Somalie. Elles pourraient
>>       même produire le résultat inverse de celui proclamé
>>       à grands renforts médiatiques. Qu'importe, les
>>       guerriers de la finance sont chaque fois
>>       généreusement récompensés tant sur le plan
>>       politique que bureaucratique.
>>
>>       Ce livre ne montre pas seulement la manière dont,
>>       pour occulter toute relation entre terrorisme et
>>       politique étrangère, l'administration américaine
>>       s'est prise à sa propre propagande, il dévoile les
>>       contradictions entre la libéralisation prônée à
>>       marche forcée dans les années 1990 et le contrôle
>>       financier tentaculaire que les Etats-Unis désormais
>>       mettent en place, non sans résistance, presque
>>       partout dans le monde. Quand l'« ignorance informée »
>>       est devenue la norme de l'expertise, la finance
>>       est bien la poursuite de la guerre par d'autres
>>       moyens. Mais une guerre contre qui ?
>>
>>       Vous pouvez, sur notre site, lire un extrait de cet
>>       ouvrage : « Contes et légendes de l'argent du terrorisme »

>>       http://www.monde-diplomatique.fr/2007/09/WARDE/15093

 


5-2 Le Quebecois Libre : « l’Islam doit être combattu tant par une propagande féroce que par les armes. »

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 « Les attentats du 11 septembre 2001 ont littéralement galvanisé les fondamentalistes chrétiens. Pour eux, l’antéchrist a révélé son vrai visage, l’Islam doit être combattu tant par une propagande féroce que par les armes. » À titre d’exemples, des fonds publics ont été utilisés pour accorder des privilèges à des détenus dans une prison de l’Iowa à condition qu’ils acceptent de se convertir aux enseignements évangéliques. Au Kentucky, le Baptist Homes for Children a reçu plus de 61 millions $ pour des activités sociales dans lesquelles des enfants ont été soumis à des séances d’endoctrinement et de coercition afin qu’ils acceptent la compassion du Christ. Un million de dollars ont été accordés à l’Exodus Baptist Church, du Pasteur Herbert H. Lusk de Philadelphie, pour son soutien au gouvernement Bush dans ses sermons(6). La liste s'allonge, preuve que le mur qui sépare l’Église et l’État a bien été dynamité... Cette campagne de séduction cherche surtout à fidéliser la droite religieuse au Parti républicain et s’inscrit dans une stratégie beaucoup plus vaste qui dépasse les frontières nationales. L’instrumentalisation de la religion En politique étrangère, trois grands réseaux proches du président Bush cohabitent: le camp militaire, néoconservateur et évangélique – qui lui apportent un important bassin d’électeurs. Même s’ils ne sont pas issus de la même mouvance idéologique et si leur influence sur le pouvoir varie beaucoup, ils partagent un but commun: redessiner la carte du Moyen-Orient.
Richard Perle, Dick Cheney, Condoleezza Rice et l’ancien secrétaire d’État à la Défense , Donald Rumsfeld, ne sont pas de fervents pratiquants et la religion ne motive pas l’élaboration de leurs politiques. Elle est davantage perçue comme un outil de persuasion et de contrôle qui, dans certaines circonstances, peut être utile pour garantir leurs entreprises militaires. Bref, ils peuvent s’accommoder de certains élans d’irrationalité et d’hystérie collective en provenance de la population.
Certains Born Again, parmi les plus fondamentalistes, considèrent l’État d’Israël comme une terre sacrée dont le destin est lié au pacte hébraïque que l’on retrouve dans la Genèse. Le prophète Zacharie dit qu’au jour dernier, l’État hébreu sera complètement encerclé par ses ennemis et Dieu accordera toute sa bénédiction aux nations qui lui seront fidèles. Or, de toutes époques, des gens ont tenté de faire coller des fables bibliques à la réalité. Les attentats du 11 septembre 2001 ont littéralement galvanisé les fondamentalistes chrétiens. Pour eux, l’antéchrist a révélé son vrai visage, l’Islam doit être combattu tant par une propagande féroce que par les armes.

 

L’erreur de George W. Bush a été de laisser cette culture langagière polluer son gouvernement. Il en est ressorti une politique de communication basée sur la rectitude religieuse. Les références à l’« axe du mal » que l’on retrouve dans les discours sur l’État de l’union de 2002 et 2003 renvoient au Livre de Daniel sur les empires maléfiques du nord et de l’est. Non seulement le président utilise-t-il des extraits bibliques de type messianique, mais il s’en sert pour légitimer ses politiques et se rendre imperméable à la critique. « Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous », a-t-il dit lors d’un discours en novembre 2001, citant les paroles du Christ dans Mathieu 12:30: « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne se joint pas à moi s’égare ». Cette conception simpliste et manichéenne du monde amène les États-Unis sur un terrain glissant et potentiellement dangereux. N’oublions pas que l’Islam est une religion abrahamique dotée d’une branche millénariste dans laquelle on retrouve exactement la même dualité entre le bien et le mal que chez les chrétiens fondamentalistes. Peut-on affirmer hors de tout doute que Dieu est le copilote de l’un de ces deux groupes? De là l’importance de miser sur la raison plutôt que sur la confrontation des mythes dans la lutte contre le terrorisme. Le prochain occupant de la Maison-Blanche , peu importe son éthique et ses croyances personnelles, devra avant tout respecter la Constitution et faire preuve d’un peu plus de rigueur et de maturité.
1. Selon les données compilées par la journaliste Barbara Victor dans son livre La dernière croisade. Les fous de Dieu – version américaine, Plon (2004).
2. Les grands conflits entre protestants et catholiques; les huit guerres de religion qui se succèdent en France de 1562 à 1598; les meurtres de protestants pendant la rébellion irlandaise de 1641...
3. Le 25 juin 1988, est signée la Charte de Williamsburg. Il s'agit de la réaffirmation du 1er amendement de la Constitution. La liberté religieuse ne dépend ni des faveurs de l'État et de ses fonctionnaires, ni des caprices des tyrans ou des majorités. Aucune menace à la liberté de conscience n'a historiquement été plus grande que la collusion entre l'Église et l'État. Ces deux institutions ont succombé à travers les siècles à la tentation de la coercition avec comme conséquences des violations terribles de la liberté et la dignité humaine.
4. George W. Bush est le président le plus religieux à avoir occupé la Maison-Blanche selon l’historien Alan Lichtman de l’American University. Rien de surprenant direz-vous, la grande majorité de la population américaine souhaite un chef d’État ayant une certaine foi. Certes, mais la nuance à faire dans le cas de Bush est qu’il a la certitude qu’il agit vraiment sous l'impulsion de la volonté divine.
5. Lors d’une interview menée par Esther Kaplan, auteur du livre With God on their Side, avec l’ancien directeur du programme Jim Thowey, celui-ci a confirmé que rares sont les organisations non chrétiennes qui peuvent jouir de ce type de subvention.
6. Voir « Ban on Prison Religious Program Challenged », The Washington Post, 25 février 2007, « Coercion In Kentucky: State-Funded Children’s Home Pushed Religion On Kids » et « Phila. Church That Endorsed Bush Gets $1 Million 'Faith-Based' Grant » Americans United for Separation of Church and State. Sources Le Quebecois Libre

 

N°123 Journal de l'Afghanistan spec dossier fin

3 Dossiers Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  3-1 Matin Baraki : La destruction de l’Afghanistan. Là aussi, après l'invasion des satrapes, on voit où en est l'Afghanistan. Même que topo que l'Irak. Tout est en ruines, rien n'est reconstruit. On pille le pétrole. Point. Et personne ne dit rien. C'est normal. On n'entend pas Sarkozy là dire, il faut que Bush cesse ses massacres. Non, il vaut mieux s'en prendre à l'Iran. La destruction de l’Afghanistan
La destruction des structures étatiques de l’Afghanistan a déjà débuté en 1979. L’ancien directeur de la CIA et actuel ministre américain de la Défense Robert Gates écrit, dans ses mémoires, que les services de renseignements américains ont déjà commencé à soutenir les islamistes afghans six mois avant l’intervention soviétique fin 1979. Le conseiller à la Sécurité du président américain Jimmy Carter, Zbigniev Brzezinski, confirmait également que celui-ci avait signé le 3 juillet 1979 la première directive sur le soutien secret de l’opposition islamique contre le régime de Kaboul [3]. Ensuite a eu lieu l’intervention soviétique et de cette manière le conflit afghan s’est internationalisé. Il ne s’agissait plus en premier lieu de l’Afghanistan mais de faire du pays un Vietnam pour l’URSS. L’Afghanistan a été victime de cette stratégie. Près de 30 ans plus tard, il n’y a pas de fin prévisible à la tragédie afghane.
Après l’expulsion des Talibans en 2001, il existait une chance réelle de reconstruire l’Etat afghan. Encore pendant la guerre menée par les USA contre l’Afghanistan, une conférence internationale a eu lieu sous l’égide formelle de l’ONU en 2001 au cours de laquelle le fondement du statut futur du pays a été édifié [4]. Ce n’est pas en Afghanistan par les Afghans mais à Petersberg près de Bonn que l’itinéraire a été tracé et qu’un gouvernement a été formé sous la pression des représentants américains présents, qui étaient plus de 20, avec la participation de trois islamistes et d’un groupe monarchiste. Hamid Karsai, qui avait entretenu des relations étroites avec la CIA depuis le début de la guerre civile afghane et qui se trouvait sur un bateau de guerre américain dans l’océan Indien, a été nommé président intermédiaire. Comme ce gouvernement n’avait ni légitimité ni soutien en Afghanistan, il a – selon le modèle colonial – été accompagné à Kaboul par une « troupe de protection », la « Force internationale d’assistance à la sécurité » (FIAS) – formée par des soldats issus avant tout des Etats de l’OTAN – et a aussi été protégé sur place par cette troupe. Petersberg était une conception néoconservative.

« L’Afghanistan ouvre le chemin aux interventions internationales de la Bundeswehr  »

Les Allemands ont participé à l’instrumentalisation de l’Afghanistan et ouvert le chemin pour des interventions internationales. Comme dans le passé, une « solution militaire » du conflit a été favorisée. L’Afghanistan est, lors, depuis devenu une véritable place d’entraînement des USA et de l’OTAN où les nouvelles armes, parmi lesquelles des armes interdites par le droit international, et la capacité d’intervention des soldats sont testées.

Les élections – « une action américaine grossière »

Le peuple afghan a été mis ainsi devant un fait accompli. Sur la base de la feuille de route de Petersberg, plusieurs processus électoraux ont été effectués entre 2002 et 2005. En décembre 2001, Karsai a pris ses fonctions en tant que Premier ministre et a été ensuite élu en juin 2002 lors d’une Loya Djirga (assemblée du conseil), où 24 voix de plus que le nombre de députés présents ont été données [5]. A l’entrée de la tente électorale, les représentants ont été forcés par des ministres et des gouverneurs à signer qu’ils allaient voter pour Karsai [6]. Préalablement à ces élections, les USA ont dépensé 10 millions de dollars pour lui acheter des voix. Début janvier 2004, une constitution a été adoptée lors d’une autre Loya Djirga et l’Afghanistan a été proclamé République islamique. En 2004, les élections présidentielles ainsi que les élections parlementaires ont été organisées, durant lesquelles la menace, la violence, le meurtre et l’achat de voix était de règle. Le « New York Times » a décrit la manière dont ces élections ont eu lieu, soit comme « une action américaine grossière » [7]. Lors de toutes ces activités, la communauté internationale était présente : Les Nations Unies avec leur envoyé pour l’Afghanistan, Lakhdar Brahimi, l’Union européenne avec son représentant, le diplomate espagnol Francesc Vendrell, et les Etats-Unis comme acteur principal avec leur ambassadeur Zalmay Khalitzad. Toutes les résolutions décisives ont été prises soit par le bureau de Karsai soit par l’ambassade américaine. Aussi bien les représentants de l’ONU que ceux de l’UE se sont laissés instrumentaliser par les USA et ont fait un signe de tête approbateur. De cette manière, ils ont perdu leur neutralité et leur crédibilité. Il était donc logique, que l’OTAN, lors de son sommet du 28 juin 2004 à Istanbul, ait décidé de déposséder la « troupe de protection » FIAS de ses pouvoirs, respectivement de la subordonner à son propre commandement. Selon un plan élaboré au quartier général de l’OTAN, le pays a été divisé entre les occupants en quatre secteurs à peu près égaux en grandeur [8]. Ainsi, la fonction de surveillance de l’ONU, la souveraineté et l’indépendance de l’Afghanistan ont été pratiquement abolies.

Les USA et l’OTAN prévoient de rester longtemps dans le pays

Cette humiliation des Afghans est la base de la résistance grandissante. Tant que l’occupation militaire et la manipulation par l’étranger dureront, aucune paix, aucune reconstruction et aucune solution civile au conflit ne sera possible en Afghanistan. Comme les USA et l’OTAN prévoient de rester très longtemps dans le pays, ils ont créé pour cela des conditions politiques et militaires correspondantes. Avant même les élections parlementaires, Karsai avait convoqué une prétendue « conférence nationale » où 100 personnes de son entourage se sont rassemblées. Elles lui ont donné le pouvoir de conclure un contrat avec les USA sur la base duquel les troupes états-uniennes pouvaient rester pour un temps indéterminé en Afghanistan.

Le cabinet de Kaboul composé à 50% d’Afghans américains

Est-ce que l’Afghanistan a un gouvernement souverain et indépendant ? Le cabinet actuel de Kaboul comprend plus de 50% d’Afghans américains, le reste sont des Euro-afghans et quelques « Warlords » complaisants. En plus, il y a les conseillers américains, qui sont présents, sans exception, dans tous les ministères et qui ont un pouvoir décisionnel. Le 11 septembre 2001 est devenu le motif de la guerre contre l’Afghanistan, bien que celle-ci ait été planifiée de longue date, car déjà en juin 2001 l’administration Bush en avait informé le Pakistan, son partenaire régional, comme l’a confirmé l’ancien ministre des Affaires étrangères du Pakistan Naiz Naik [9]. Fin septembre 2006, l’ancien président américain Bill Clinton se vantait d’avoir aussi planifié une telle guerre contre l’Afghanistan [10]. Sous l’égide formelle de l’ONU, le pays a été dégradé à l’état de protectorat soumis à la communauté internationale. Depuis le début des années 90, la « fiducie » [11] et le « protectorat libéral », qu’on désigne également par « impérialisme libéral » sont utilisés de l’extérieur comme moyen de propagande en prétendant qu’ils sont une chance pour le « nation-building » et la démocratisation. Les « failing states » (Etats défaillants) doivent être placés pour un certain temps sous l’administration internationale et l’on défend la cause d’un « nouvel interventionnisme » des pouvoirs occidentaux avec un mandat militaire « robuste » [12]. En Afghanistan, cette « théorie » a été mise en pratique. Comme la communauté internationale est constituée en grande partie par les pays de l’OTAN sous contrôle américain, elle a elle-même des préjugés et est partiale. Elle ne peut pas résoudre les problèmes du pays – au contraire, elle est devenue une part du problème. Puisque l’ONU a contribué de manière essentielle à la création du protectorat et s’est ainsi discréditée, elle ne peut plus prendre une fonction de direction adéquate et crédible. Comme les protectorats sont en fait des colonies, les problèmes ne peuvent dans le meilleur des cas qu’être déplacés, dans le pire des cas ils s’aggravent. Comme on le voit pour l’Afghanistan, on n’arrive à aucune solution.

99% de l’ensemble des marchandises sur le marché afghan sont des importations

C’est justement à cause du statut de protectorat que l’économie afghane a été détruite. Comme le ministre de l’Economie à Kaboul, Mohammad Amin Fahrang, l’a déclaré, 99% de l’ensemble des marchandises sur le marché afghan sont des importations. Toute chance de développement est ôtée à l’économie indigène. Comme les barons de l’héroïne sont intégrés dans l’appareil étatique, ils utilisent le « boom économique » pour laver leur argent sale. Ils investissent seulement dans le secteur du luxe – hôtels, maisons et produits alimentaires – pour le besoin des étrangers solvables. Une reconstruction pour les couches plus larges de la population n’a pas lieu. Le taux de chômage s’élève à environ 70% [13], à certains endroits, avant tout dans l’Est et le Sud, jusqu’à 90%. Là, déjà 80% de la population sympathisent avec les Talibans [14]. Les habitants d’un village au Sud du pays ont déclaré qu’on leur avait promis des paysages florissants ; maintenant, ils se rendent compte que depuis presque six ans l’Occident « raconte un tas de mensonge et fait de fausses promesses » [15]. Le programme de retour au pays pour les réfugiés afghans, soutenu avec des millions de dollars par l’ONU, est voué à l’échec parce que ceux-ci ne trouvent ni travail ni logis. Les 50 000 combattants des meneurs de guerre, libérés dans le cadre de la démobilisation, s’ajoutent non seulement à l’armée des chômeurs, mais sont devenus un facteur de déstabilisation, de criminalité et de troubles. Comme ils ne peuvent pas trouver d’occupation rémunérée, soit ils retournent vers leurs meneurs de guerre, soit ils rejoignent les Talibans ou Al Kaida. La situation de sécurité n’a jamais été aussi mauvaise que depuis la chute du régime des Talibans. Les puissances occupantes réagissent par des bombardements massifs et sans égards. Les victimes sont des milliers de personnes civiles, des femmes et enfants, de simples villageois. La population va de plus en plus mal. Même à Kaboul, ni l’approvisionnement en eau ni en électricité ne fonctionne. A cause de la situation sanitaire catastrophique, des épidémies de choléra répétées se déclarent pendant les mois d’été. Seulement une petite minorité peut se permettre des soins médicaux adéquats. Certes, le traitement dans les hôpitaux publics est officiellement gratuit mais sans bakchichs, il n’y a rien à faire. Le prix des loyers en ville sont devenus exorbitants, même pour les personnes qui ont du travail.

La solution pour la pacification de l’Afghanistan serait la formation d’un gouvernement représentatif

Il existait une alternative à cet itinéraire erroné, déjà tracé à Petersberg, pourtant elle n’a jamais été discutée. Le seul et meilleur chemin praticable pour la pacification de l’Afghanistan aurait été la formation d’un gouvernement représentatif dans le pays et pas dans un endroit éloigné, quelque part à l’étranger. Les élections pour une Loya Djirga auraient dû être pratiquées sous le contrôle très sévère, non pas de la « communauté internationale » mais des Etats non-alignés, de la conférence des Etats islamiques, des syndicats internationaux, des organisations pacifiques et de femmes et lors de cette assemblée représentative, un gouvernement provisoire et des commissions pour l’élaboration d’une constitution ainsi que des lois concernant les partis et les élections auraient dû être élus. Je suis persuadé qu’un tel procédé aurait donné des résultats tout autres que ceux d’aujourd’hui découlant de Petersberg. Un gouvernement, élu par le peuple, aurait également peu à craindre à Kaboul. Dans le pire des cas, on aurait pu, si une protection militaire avait été nécessaire à court terme, la demander auprès des Etats proches du pays comme les Etats non-alignés et les Etats islamiques. Comme on le sait, l’Afghanistan appartient à ses membres fondateurs [16]. Ainsi, on aurait coupé l’herbe sous les pieds des Islamistes, car l’Afghanistan ne serait pas occupé par les « chrétiens sans foi » et le « grand Satan ». Ce choix alternatif était dès le départ, indésirable. Même aujourd’hui, il n’est toujours pas trop tard, de suivre ce chemin et de corriger les erreurs de Petersberg.

Les ONG font fonction de gouvernement de substitution et détruisent l’économie afghane

Une reconstruction durable, qui serait un combat contre la faim et qui profiterait à tous les Afghans, doit avoir priorité. Les milliards de dollars, promis au pays lors de diverses conférences internationales par les pays donateurs, déposés sur un compte spécial de la Banque mondiale, retournent dans les poches des pays donateurs en passant d’abord par les 2500 « Organisations non-gouvernementales » (ONG) stationnées à Kaboul et dotées de tous les pouvoirs et qui « trop souvent travaillent l’une contre l’autre au lieu d’œuvrer main dans la main » [17]. Les ONG font fonction en fait de gouvernement de substitution et détruisent encore davantage l’économie afghane. Les entreprises indigènes obtiennent d’elles très peu de commandes. L’Afghan français, Ramazan Bachardoust, naïf et plein d’énergie, a été délégué à Kaboul selon le vœu du gouvernement français et nommé par Karsai ministre de la Planification. Lorsqu ’il a voulu dévoiler les machinations des ONG – qu’il « désigne comme le nouvel al-kaida en Afghanistan » [18] – il a été congédié par Karsai [19]. La perspective économique de l’Afghanistan repose dans le découplage des structures économiques quasi-coloniales et dans une orientation vers une coopération régionale avec les pays voisins plus développés au niveau industriel, notamment l’Inde, la Chine , l’Iran et le Pakistan, ainsi que dans une coopération avec les pays du Sud. En tant que protectorat soumis à l’OTAN, l’Afghanistan n’a pas de perspective politique ni économique, encore moins un avenir pacifique. De plus, la « solution militaire » favorisée par l’OTAN ne peut se faire. Même si elle existait, elle serait un « avaleur de ressources » gigantesque et elle se trouverait en désaccord éclatant avec une solution politique. Depuis 2002, 82,5 milliards de dollars ont été dépensés en Afghanistan pour la guerre, contre seulement 7,3 milliards pour la reconstruction. « Ainsi les dépenses militaires dépassent de 900% les dépenses accordées à l’aide. [20] » La supériorité de l’OTAN concernant la technique des armes en Afghanistan a conduit à une barbarisation de la guerre. L’élite afghane s’est déjà vendue à divers degrés aux puissances occupantes. Les fondations internationales sont vraiment à la recherche de l’intelligentsia politique qui se laisse acheter. Ainsi, le « National Democratic Institute for International Affairs » (Institut national démocratique pour les Affaires internationales) de l’ancienne ministre des Affaires étrangères Madeleine Albright s’est chargé des parlementaires de Kaboul ayant un passé de gauche. A l’exception de la Rosa-Luxemburg -Stiftung (fondation Rosa Luxembourg), toutes les autres fondations allemandes liées aux partis politiques ont leurs activités à Kaboul. Un proverbe afghan dit : « L’arbre dit à la hache, si ton manche n’était une partie de moi, tu n’aurais pas pu m’abattre. » Les USA essaient maintenant de vaincre les peuples avec leurs propres armes. Nous vivons maintenant « dans un monde, où la soumission est considérée comme vertu ou du moins comme une preuve de talent, dans un monde où est loué ce qui ne se vend pas », comme l’écrivain uruguayen Eduardo Galeano l’a constaté. Les néoconservateurs se trouvent devant les ruines de leur doctrine militaire. En Afghanistan, les puissances impériales n’ont pu dans le passé remporter aucune victoire. Les nouvelles puissances ne pourront pas non plus s’établir durablement dans l’Hindou Kouch. Il est grand temps que l’Occident remette en question sa stratégie pour préserver l’Afghanistan contre la spirale de la violence incontrôlée. Vendredi 31 Août 2007 Matin Baraki  1] Cf. Les Révélations d’un Ancien Conseiller de Carter, « Oui, la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes … », Le Nouvel Observateur 15–21/1/1998, p. 76.

 

[2] Cf. Les Révélations d’un Ancien Conseiller de Carter, « Oui, la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes … », Le Nouvel Observateur 15–21/1/1998, p. 76.

 

[3] Cf. Les Révélations d’un Ancien Conseiller de Carter, « Oui, la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes … », Le Nouvel Observateur 15–21/1/1998, p. 76.

 

[4] Baraki, Matin : Afghanistan nach « Petersberg », in : Blätter für deutsche und internationale Politik, Bonn, 47e année, 2002, n° 2, p. 147–150.

 

[5] Cf. « Karsai fordert Einigkeit und Opferbereitschaft », ds. Frankfurter Rundschau, 14/6/2002, p. 2. [6] Cf. Pohly, Michael : Am Anfang war der Wahlbetrug, in : Bedrohte-Völker-Pogrom, Göttingen, N° 218 (2/2003), p. 8.

 

[7] Cité d’après : Paasch, Rolf : Stunde der Strippenzieher, ds. : Frankfurter Rundschau, 19/6/02, p. 3.

 

[8] Cf. Nato hofft auf baldige Ausweitung von Isaf, in : Frankfurter Allgemeine Zeitung, 29.10.2004, S. 7.

 

[9] Cf. Hahn, Dorothea : Vergebliche Suche nach der « goldenen Brücke », in : TAZ, 3–4/11/01

 

[10] Cf. Leyendecker, Hans : « Ich habe es versucht », ds. : Süddeutsche Zeitung, 25/9/06, p. 2.

 

[11] Ulrich Menzel de l’Université de Braunschweig est un fervent partisan de cette « théorie ». [12] Cette « théorie » est défendue par le Professeur Menzel de l’Université technique de Braunschweig et par le Professeur Franz Nuscheler de l’Université de Duisbourg. [13] Lüders, Michael : Nur die Milliarden aus dem Ausland halten Karsai an der Macht, ds : Frankfurter Rundschau, 24/4/06, p. 6.

 

[14] Cf. Möllhoff, Christine : « Westen hat in Afghanistan versagt », ds. Frankfurter Rundschau, 14/9/06. [15] op. cit. [16] D’autres membres fondateurs des Etats non-alignés étaient l’Egypte, l’Inde, l’Indonésie et la République Fédérale de Yougoslavie. [17] Fischer, Karen : Afghanistan kommt nicht zur Ruhe, ds. Hintergrund Politik, Deutschlandfunk, 26/6/06, 18h40. [18] Busse, Nikolas : Böse Blicke, ds. Frankfurter Allgemeine Zeitung, 4/6/05, p. 3. [19] Cf. Koelbl, Susanne : « Versickernde Milliarden », ds. : Der Spiegel, n° 13, 26/3/05, p. 117.

 

[20] Möllhoff, Christine : « Westen hat in Afghanistan versagt », op. cit. Sources Réseau Voltaire

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

N°123 journal de l'Afghanistan Special dossier 24-09 début

Sommaire :

Tirer à part

Afghanistan : La mission renvoie une image d’échec.

 

 

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1   Ben Laden aussi vivant qu'Elvis. 1-2   Giulietto Chiesa : Si ponctuel, ce Ben Laden !

 

2 Brèves

2-1 Aux USA plus de 100 000 opposants sont interdits de prendre l’avion. 2-2 Le Conseil de sécurité de l'Onu a renouvelé le mandat de la force internationale. 2-3 La Belgique assurera à partir du 1er octobre prochain le commandement de l'aéroport de Kaboul.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Matin Baraki : La destruction de l’Afghanistan. VOIR  dossier FIN

 

3-2 Guantanamo. 1 Anne Schumacher : Nizar Sassi - Prisonnier 325, Camp Delta, Guantanamo

Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Roland Marounek : Afghanistan: de nombreux civils tués dans un raid de l'OTAN : "lâche et odieux"? 4-2 De "informations democratie-socialisme.org" : Kouchner-la-guerre ! Démission, dehors.

5 Annexe Géopolitique et stratégie

5-1 « Contes et légendes de l'argent du terrorisme » 5-2 Le Quebecois Libre : « l’Islam doit être combattu tant par une propagande féroce que par les armes. »

 

 

 

 

 

 

 

 




 

 

 

 




                                 




 Tirer à part

Afghanistan : La mission renvoie une image d’échec
Un sondage international met en relief le pessimisme de pays engagés.
Agnès Gruda

La mission militaire en Afghanistan est un échec, jugent plus de 60% des Allemands, Italiens, Français et Britanniques, selon un sondage publié hier par la firme Angus Reid. Parallèlement, une portion infime de l’opinion publique dans ces quatre pays européens engagés en Afghanistan, soit entre 12 et 18%, conclut à un succès. De loin plus optimistes, les Canadiens restent pourtant très sceptiques à l’égard de leur engagement militaire dans ce pays : près d’une personne sur deux juge que cette mission a échoué dans son combat contre les "groupes militants", et moins d’une personne sur cinq croit qu’elle a été couronnée de succès. Le sondage a été effectué fin juillet en Europe et à la miaoût au Canada auprès d’un millier de répondants dans chacun de ces pays, qui déploient les contingents militaires les plus importants en Afghanistan après les États-Unis. Comment expliquer l’écart entre le Canada, qui a pourtant connu de très lourdes pertes en Afghanistan, et les quatre pays européens, nettement plus pessimistes quant au bilan de la mission ? "L’armée canadienne a une tradition de gardienne de la paix ", souligne Mario Canseco, directeur des "enquêtes globales " chez Angus Reid. Il s’étonne de la proportion importante de Canadiens incapables de se prononcer sur le bilan de la mission afghane 29% des répondants n’ayant pas su s’il s’agissait d’un succès ou d’un échec.  "C’est le Canada qui a le plus fort taux d’indécis dans notre sondage, et cela signifie que le gouvernement fédéral n’a pas fait un bon travail pour communiquer avec le public et expliquer la mission", constate M. Canseco. Il souligne enfin que ce sondage a été réalisé avant l’attentat dans lequel deux soldats et un interprète afghan ont perdu la vie, la semaine dernière.   Un succès ? Les Français, dont le gouvernement a envoyé environ un millier de soldats à Kaboul, se montrent les plus sceptiques face au succès de la mission afghane : 12% de répondants jugent que "la guerre contre les groupes militants" atteint ses objectifs. Au Canada, 22% des répondants partagent cette opinion. Et ce sont les Allemands qui sont les plus nombreux 69% à estimer que cette guerre s’est soldée par un échec. Près d’un Canadien sur deux 49% sont de cet avis. Dans tous les pays sondés, les femmes jugent beaucoup plus négativement le bilan de la mission que les hommes. Au Canada, par exemple, à peine 14% des femmes concluent au succès, contre 29% des hommes. Enfin, dans la portion canadienne du sondage, les jugements les plus sévères sur la mission afghane sont portés au Québec et en Colombie-Britannique à peine 11% des Québécois jugent qu’il s’agit d’un succès, et 56% des répondants de Colombie-Britannique concluent à l’échec. Ce sondage confirme le déclin de l’appui à la mission afghane en Europe et au Canada, constate Marc-André Boivin, directeur adjoint du Réseau francophone sur les opérations de paix affilié à l’Université de Montréal. "Durant les premières années, la mission afghane était une " success story ", avec les élections présidentielles, puis législatives. Mais l’opinion publique occidentale a été secouée par la recrudescence de violence et le retour en force des talibans", note-t-il. Parmi les cinq pays sondés, la Grande-Bretagne est celui qui a dépêché le plus de soldats et connu le plus de pertes en Afghanistan, avec 6500 militaires et 73 pertes de vie depuis le début de la mission. L’Allemagne compte 3000 soldats et 21 morts, le Canada 2500 soldats et 69 morts, l’Italie 2500 soldats et 9 morts, et la France entre 800 et 1000 soldats, dont une dizaine ont perdu la vie en Afghanistan.   Encadré(s) :  Sondage ANGUS REID L’armée de votre pays participe à la mission de l’OTAN en Afghanistan. Jusqu’à maintenant, croyez-vous que la guerre contre les groupes militants en Afghanistan a été surtout un succès ou surtout un échec ? Un succès Canada : 22%   Italie : 18%   Grande-Bretagne : 16%   Allemagne : 15%   France : 12%   Un échec   Allemagne : 69%   Italie : 66%   France : 63%   Grande-Bretagne : 63%   Canada : 49%   Pas sûr   Canada : 29%   France : 25%   Grande-Bretagne : 21%   Italie : 16%   Allemagne : 16%

Le sondage a été réalisé entre les 26 et 29 juillet derniers en Grande-Bretagne, France, Italie et Allemagne, auprès de 1 000 personnes dans chacun de ces pays. Il a été aussi réalisé auprès de 1075 Canadiens les 10 et 11 août. Le taux d’erreur est de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Agnès Gruda
La Presse
mardi 28 août 2007

http://www.vigile.net/AFGHANISTAN-La-mission-renvoie-une

 

 


Médias  et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  1-1 Ben Laden aussi vivant qu’'Elvis.

C’est vendredi. Collection de nouvelles en vrac.

D’abord, cette analyse fascinante du dernier clip d’Oussama ben Laden, faite par le Dr. Neil Krawetz, un chercheur en sécurité informatique bien connu du monde des hackers pour avoir mis au point une technique révélant la moindre altération d’une séquence vidéo.

 

Voici ses conclusions, que vous pouvez lire en détails sur son blogue:

 

- La vidéo diffusée vendredi dernier est authentique, mais contient au moins six raccords. On peut conclure qu’il y a eu montage.  - Les seuls éléments d’actualité auxquels ben Laden fait référence surviennent à un moment l’image est figée, et tout juste après une coupure dans la piste audio. - La couleur noire de la barbe de ben Laden, normalement poivre-et-sel, a été obtenue grâce à des manipulations de contraste. - Les vêtement que porte ben Laden sont exactement les mêmes que ceux qu’il portait dans un clip vidéo diffusé le 29 octobre 2004. La conclusion de Neil Krawetz: “Oussama ben Laden est aussi vivant qu’Elvis”.

 

(Un lecteur) m’a proposé une autre analogie intéressante. Oussama est aussi vivant que le gars dans Weekend chez Bernie“, écrit l’analyste.

 

Source : http://blogues.cyberpresse.ca/peloquin/?p=276

 

14-09 VIDEO 11 SEPTEMBRE :
http://video.google.com/videoplay?docid=-3471566655427096787&hl=fr

 


1-2 Giulietto Chiesa : Si ponctuel, ce Ben Laden !

 

Voici la nouvelle apparition de l’ectoplasme, autrement dit Osama Ben Laden. Veille du sixième anniversaire du 11 septembre, ponctuel comme le fantôme de minuit. Le directeur de la Cia qui l’a annoncé, fait savoir que c’est la première preuve, depuis 2004, que Ben Laden soit encore vivant. C’est-à-dire depuis la fameuse externalisation, à trois jours du vote, qui contribua de façon pas négligeable du tout à la réélection de Georges W. Bush. A cette allure, quelque chose est en train de se préparer cette fois aussi. Il manifesto, dimanche 9 septembre 2007.
Entre les terroristes arrêtés en Allemagne et ceux pris au Danemark, le climat d’une attaque contre les Etats-Unis semble finalement propice. Exactement comme l’avait prévu Zbigniew Brzezinski le 2 février dernier, devant la Commission Défense du sénat américain.
Vous verrez, avait dit l’ex-secrétaire à la sécurité étasunien (sous la présidence de Jimmy Carter), quand il sera clair que Al Maliki n’arrivera pas à atteindre les objectifs qu’on lui a assignés, Washington commencera à accuser l’Iran, puis il y aura un attentat terroriste à grande échelle, éventuellement contre les Etats-Unis, après quoi, immédiatement, le président ordonnera l’attaque contre l’Iran. La seule chose que Brzezinski n’avait pas dit c’était que, pour la mise en scène, il aurait été opportun que l’ectoplasme réapparaisse.

Le vide a été comblé.
Dommage que l’ectoplasme ait eu la barbe un peu trop noire. Peut-être ont-ils exagéré avec la teinture.
Pour le moment, tout le monde écrit les nouvelles que fournit la Cia et, après elle, CNN et ainsi de suite en recopiant. Mais il n’est pas exclu que, même dans ce cas, on ne découvre, entre un photogramme et l’autre, le logo d’Intelservices, la boîte américaine qui semble avoir l’exclusivité des images de Ossama Ben Laden.
Nous verrons, mais en attendant, il sera utile de se souvenir que pas une seule des apparitions de l’ectoplasme cité précédemment n’a été authentifiée comme vraie.
A commencer par la première, quelques mois après la tragédie, qui fut mystérieusement trouvée dans une cassette au fond d’une grotte afghane, par des militaires étasuniens non mieux identifiés. Dans ce cas, comme dans tous ceux qui ont suivi, le courant dominant mondial dans son ensemble mordit à l’hameçon (volontiers d’ailleurs) sans vérifier, sans contrôler. Exactement comme cette fois ci. Il aurait suffi de peu, à l’époque, pour découvrir que le protagoniste ressemblait à peu près autant à Osama Ben Laden que l’auteur de ces lignes ne ressemble à Magdi Allam (journaliste italien d’origine égyptienne, directeur-adjoint du Corriere della Sera, que nos médias qualifieraient sans doute de « musulman modéré » c’est-à-dire pas trop musulman, quoi, NdT). Le nez n’était pas le sien, les yeux non plus, il avait une bague en or qu’il n’aurait pas du avoir, et la caméra semblait vraiment accrochée au collet d’un espion fourré dans le groupe pour filmer en cachette. Et surtout on ne comprenait pas grand-chose à ce qu’il disait. Allez vous fier aux traductions. Peut-être que, dans ce cas, c’était le fameux Memri qui l’avait faite, le gars de Washington, qui a été dirigé par un ex-agent du Mossad et qui se trompe - comme par hasard - pour traduire même Ahmanidejad. En principe, quand il m’arrive de douter des histoires qu’on nous raconte sur le 11 septembre, il se trouve toujours quelqu’un pour me demander, mi stupéfait mi indigné (même chez les gens de gauche) : mais comment peut-on douter ? Ben Laden lui-même a revendiqué être l’auteur de l’attentat !

En effet, il faudrait d’abord être certains que celui qui parle est Osama. Et nous avons de nombreuses raisons d’en douter. Mais, même s’il l’était, il resterait toujours bon nombre de questions à résoudre. Quand il parle, les rares fois, et toujours fort à propos, où il le fait, il arrive toujours à boucler des considérations insignifiantes et quelque stupidité. Cette fois aussi : « Chez nous on ne paye pas d’impôt », aurait-il dit. Mais vous croyez vraiment, avec le peu de temps qu’il a à sa disposition, que quelqu’un qui prétend tenir en échec tout l’occident n’arriverait pas inventer quelque chose de plus solennel, plus hiératique ?

Et, si ce n’est pas lui qui parle - chose que je suis enclin à penser- comment n’aurait-il jamais eu le moindre sursaut d’orgueil en envoyant à Al Jazzera un véhément communiqué de démenti ? Pas un, au contraire. Comme s’il était d’accord et laisse qu’on lui fasse jouer ce rôle. Un tel comportement ne serait excusable que s’il était mort.

Mais, s’il était mort, qui est l’auteur de cet ectoplasme ? Son adjoint Al Zawahiri, n’en parlons même pas. Celui là apparaît beaucoup plus fréquemment, mais depuis qu’on a su qu’il avait participé activement aux épisodes des brigades islamiques qui ont combattu en Bosnie et au Kosovo, équipées par le Mpri (Military personnel research incorporated, filiale de la Cia ) et, quelques années auparavant, qu’il avait fait un tour aux Etats-Unis, accompagné par un agent des services secrets étasuniens, pour recueillir des fonds de soutien à la Jihad , nous avons peu de doutes sur le fait qu’il s’agit d’un personnage équivoque. Agent simple, double ou triple. Et un agent qui se respecte ne dément jamais. Un peu comme le défunt Al Zerkawi, le si terrible chef de Al Qaeda en Irak ; celui dont le général Georges W. Casey Junior dit qu’il lui a fabriqué certains papiers, et dont le commandant des opérations psychologiques en Irak, Mark Kimmit, dit textuellement que « le programme Al Zarkawi d’opérations psychologiques en Irak (psyop) est la campagne d’information la mieux réussie » (voir Washington Post du 10 avril).

Et comment prendre au sérieux le nouveau chef de Al Qaeda, un certain Abu Omar al-Baghdadi, « commandeur des croyants », alors que Kevin J Berger, conseiller du président étasunien, révèle que celui qui le représenta au moment de sa plus solennelle apparition, le 15 octobre 2006, était un acteur et que « Al Qaeda en Irak est une pure mystification » ? (New York Times, 19 juillet). On peut tout faire, sauf les croire.
Source : il manifesto www.ilmanifesto.it
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 



2 Les Brèves Ndlr :  la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  2-1 Aux USA plus de 100 000 opposants sont interdits de prendre l’avion.  L’éditeur écologiste du Vermont, Chelsea Green Publishing Company, publie le 5 septembre 2007 un pamphlet de la féministe Naomi Wolf dénonçant la répression politique aux États-Unis. intitulé The End of America : A Letter of Warning to a Young Patriot ( La Fin de l’Amérique : une lettre d’alerte à un jeune patriote), l’ouvrage se présente comme un appel à ses concitoyens dans la tradition révolutionnaire américaine de Thomas Paine. Naomi Wolf y relate notamment que l’administration Bush empêche les dissidents de circuler librement à l’intérieur et à l’extérieur des États-Unis. Une agence créée au lendemain des attentats du 11septembre 2001, la Transportation Security Administration (TSA), a fiché plus de 100 000 opposants à la politique de George W. Bush et les soumets à des contrôles abusifs de sécurité pour les empêcher ou leur interdire de prendre des vols intérieurs ou extérieurs. L’existence de ce fichier avait été découverte, en mars 2004, lorsque les agents de la TSA empêchérent par cinq fois le sénateur Edward Kennedy de prendre un avion. Désormais, ce sont les dissidents de tous horizons (élus locaux, militants associatifs, universitaires…) qui font l’objet de cette privation de liberté.

 


2-2 Le Conseil de sécurité de l'Onu a renouvelé le mandat de la force internationale.
La résolution, qui déplore "la recrudescence de la violence et des activités terroristes des taliban, d'Al Qaïda, de mouvements armés illégaux et des narcotrafiquants", a été approuvée par 14 voix pour et une abstention, celle de la Russie.
Dans ce texte, le Conseil de sécurité se félicite de l'action de la Force d'assistance à la sécurité (Isaf), qui compte près de 40.000 hommes, et exprime son soutien au gouvernement japonais, qui fait face à une polémique quant à sa participation à l'opération. Ichiro Ozawa, chef de file de l'opposition, est hostile à la poursuite de cette mission, qui consiste en une assistance logistique aux navires de la coalition internationale croisant dans l'océan Indien, jugeant qu'elle n'a pas été explicitement autorisée par les Nations unies. Le Premier ministre Shinzo Abe, qui a démissionné la semaine dernière, a évoqué cette controverse pour justifier sa décision surprise. Devenue majoritaire au Sénat en juillet, l'opposition pourrait faire obstacle à la reconduction de la mission de la marine japonaise jusqu'à la date butoir du 1er novembre.  (Reuters) -  
2-3 La Belgique assurera à partir du 1er octobre prochain le commandement de l'aéroport de Kaboul . Une quarantaine de militaires ont quitté la Belgique , vendredi matin, à destination de l'Afghanistan pour renforcer le contingent belge de la force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF).  Ces troupes contribueront à la gestion multinationale de l'aéroport international de Kaboul. Elles comprennent des officiers spécialisés dans les opérations aériennes, des contrôleurs du trafic aérien, des opérateurs radar, des pompiers, des prévisionnistes, des techniciens avion et des démineurs. La Belgique assurera également à partir du 1er octobre prochain le commandement de l'aéroport de Kaboul pour une période de moins de six mois. 
""Nous allons assurer le commandement de l'aéroport, c'est une première"" depuis la mise sur pied de l'ISAF en décembre 2001, a déclaré à l'agence Belga le ministre de la Défense , André Flahaut.
Le contingent belge au sein de l'ISAF comprend 320 militaires, dans le cadre d'une mission entamée en 2003, avec quelques 245 soldats déployés pour la sécurité de l'aéroport international de Kaboul. Publié le: 21/09/2007 à 10:01:47 GMT  



3-2 Guantanamo.
1 Anne Schumacher : Nizar Sassi - Prisonnier 325, Camp Delta, Guantanamo
Alors que commence en Allemagne un débat sur les enlèvements, les séquestrations et les tortures perpétrées par la CIA dans l’Union européenne, le témoignage du Français Nizar Sassi éclaire la réalité du camp Delta de Guantanamo. En vue du débat, actuellement mené en Allemagne, sur la défaillance du gouvernement allemand en ce qui concerne la libération de Murat Kurnaz, détenu à Guantanamo sous des conditions indicibles, il est indispensable de faire référence au livre de Nizar Sassi, un jeune Français d’origine tunisienne, qui tout comme Murat Kurnaz a dû subir malgré son innocence la privation et le mépris total de ses droits humains et de liberté [1]

 

Au nom de la « guerre contre le terrorisme » pour une prétendue « liberté » et « justice », ce jeune homme a été incarcéré par le gouvernement états-unien sans procès judiciaire et sans possibilité de se défendre pendant presque 30 mois à Guantanamo. Il retrouve finalement la liberté parce que son frère, en commun avec d’autres personnes engagées, intervient avec intrépidité pour le maintien des droits de l’homme et du citoyen et lutte inlassablement pour sa libération. Les descriptions de la souffrance de Nizar Sassi, qui a duré des années, vont droit au cœur. Elles montrent au lecteur, que c’est le souhait d’une liberté inaliénable, inné à l’être humain, qui fait survivre quelqu’un à de telles conditions. Ce qui est impressionnant dans les descriptions de ce jeune homme, ce sont son attachement humain, son intérêt pour autrui, qui le font survivre malgré l’isolement dû aux conditions de détention. La certitude, qu’il n’est pas oublié et qu’il y a des gens qui dénoncent haut et fort l’injustice qui lui est arrivée et qui exigent la réinstauration du droit, lui donne la force de résister. Un livre, qui malgré tout est encourageant et peut inciter chaque lecteur à réfléchir sur son engagement dans le monde. Nizar Sassi naquit le 1er août 1979 à Lyon. Il est le deuxième de 7 enfants. Sa famille vit dans des conditions modestes et quand Nizar quitte l’école sans diplôme, il cherche un travail pour aider financièrement sa famille. Celle-ci est très importante pour lui. Il écrit sur sa mère : « Elle nous inculque la tolérance, le respect et les limites à ne jamais dépasser. Grâce à elle, je sais ce que je peux faire, et ce que je ne ferai jamais. » Au cours d’un de ses emplois, où il rencontre beaucoup de gens, Nizar fait la connaissance d’un musulman pratiquant.

Descente aux enfers pour des mois

En été 2001, à l’âge de 21 ans, par soif d’aventure et par enthousiasme pour les armes à feu, Nizar Sassi se fait enrôler dans un camp d’entraînement de tir à l’arme à Kandahar en Afghanistan. Il n’est ni religieux ni fanatique sur le plan politique et il n’a jamais jusqu’alors entendu parler d’ al Qaïda ou de ben Laden. Nizar Sassi se trouve depuis deux mois en Afghanistan lorsqu’il apprend par les médias les attentats de New York. Après les premiers bombardements contre l’Afghanistan, il décide de fuir aussi vite que possible à l’ambassade de France au Pakistan, pour de là retourner en France. Quand à la suite des attentats du 11 septembre, le Pakistan ferme ses frontières, Sassi vit pendant sa fuite le bombardement américain dans les montagnes de Tora Bora. « Des mois d’enfer », comme il écrit, « on s’attend à chaque instant à être fauché par une bombe, ou à sauter sur un de ces petits engins explosifs jaunes, gros comme un poing, dispersés par milliers lors de l’explosion des bombes qui les acheminent. On peut aussi être pulvérisé par les missiles tirés depuis les avions ou, s’il fait nuit, haché menu par le feu des hélicoptères. » Et plus loin : « Je n’ai sans doute jamais eu autant envie de vivre que durant ces heures terribles passées sous les bombes. Lorsque les avions nous laissent un peu de répit, je me repasse le film de ma vie. Je revois les bons moments du passé. Je regrette aussi le temps perdu, toutes ces heures gaspillées durant lesquelles je n’ai rien fait de bon. Si j’avais su que ma vie pouvait s’arrêter si vite, j’aurais profité de chaque minute, de chaque seconde. Mais je ne capitule pas. Ma seule obsession, dans ce trou à rats, c’est de survivre. De toutes mes forces et de toute mon âme. » Quand il atteint enfin le Pakistan après des mois épuisants de fuite, il est vendu comme beaucoup d’autres réfugiés par des soldats pakistanais pour une prime de 5000 dollars par tête comme « terroriste capturé » à la CIA. En tant que numéro « two-nine-four » (294), il est soumis à la torture lors des interrogatoires dans un camp militaire états-unien et livré à un traitement dépouillé de toute dignité humaine de la part des GI’s. Le froid glacial, la privation de nourriture et de sommeil, les traitements les plus brutaux et les humiliations font son quotidien. Des représentants de la Croix-Rouge essaient de soulager un peu le quotidien du prisonnier en lui donnant du linge chaud pour le protéger contre le froid. On lui promet d’informer sa famille. A part cela, ils ne peuvent pas faire grand’chose. Les Américains ne reconnaissent pas les conventions internationales sur le traitement des prisonniers de guerre.

Des cages installées dans des containers métalliques géants

À l’encontre de tout droit, Nizar Sassi est transféré à Guantanamo. Là-bas, maintenant en tant que numéro « 325 », les humiliations quotidiennes, les coups et les interrogatoires continuent. Les prisonniers sont incarcérés dans des cages d’environ 1, 80 sur 2 mètres, qui se trouvent dans des containers métalliques géants, n’offrant aucune protection de l’intimité ; ce sont d’ailleurs des entreprises civiles qui les livrent à l’armée US. Tous les détenus sont régulièrement déplacés dans d’autres cages, afin que des liens humains entre ces derniers ne puissent pas se nouer. « Les premières semaines sont terribles. Il fait très chaud dans les containers métalliques en plein soleil. Plus de paysage, finie la sensation du vent sur le visage. Rien que ces murs peints en vert fluo et cette lumière électrique allumée vingt-quatre heures sur vingt-quatre… » Il sombre dans une grave dépression et un profond désespoir. Il craint de devenir fou. C’est à ce moment-là qu’il reçoit après des mois la première lettre de son frère. Celui-ci lui écrit que sa famille lutte pour sa libération et qu’il doit tenir bon. Le fait de savoir que sa famille et ses amis ne l’oublient pas et qu’ils s’engagent pour sa liberté, donne à Nizar Sassi la force de continuer à combattre : « La seule façon d’y parvenir, c’est de rompre cette solitude, véritable prison dans la prison. Je dois absolument parler aux autres. Leur parler de tout, de rien, mais leur parler avant de perdre la raison. Leur parler pour ne plus penser. »

« Guantánamo Human Rights Commission »

Mais le Français Nizar Sassi n’est entouré dans son conteneur que de personnes de langue arabe. Alors, il décide pour survivre d’apprendre cette langue. La solidarité humaine entre les co-détenus est grande : Ils le soutiennent dans son intention en lui disant un mot et en expliquant ce qu’il signifie par des gestes. Après quatre mois, muni de rien d’autre que de sa volonté et de sa mémoire, Nizar Sassi est capable grâce à l’aide de ses compagnons de prison, de mener une conversation en arabe. Nizar écrit : « J’ai réussi mon pari (…). Surtout, j’ai tenu à distance le spectre de la dépression et de la folie. Je peux désormais m’évader à tout moment de cet endroit, rien que par la parole. » (p. 152) Et ainsi, l’intention des Américains, d’empêcher que des liens étroits entre les voisins de cellules se nouent, en déplaçant les prisonniers quotidiennement par la force, devient pour lui un enrichissement humain : « Une aubaine pour moi. Au gré des transferts, je vais ‹rencontrer› des gens de tous les pays. Ibrahim vient des Maldives. David est australien. Des Anglais, des Jordaniens, des Yéménites, des Pakistanais, et tant d’autres encore. Ils me racontent leur pays, leur vie d’avant. Grâce à eux, mes journées ne sont plus les mêmes. » Entre-temps, une liste de la CIA avec les noms des prisonniers détenus à Guantanamo a été publiée en France. Le frère de Nizar Sassi initie dans sa commune natale un collectif de soutien. Le maire leur désigne deux avocats, William Bourdon et Jacques Debray, qui sans aucune rétribution, offrent leur concours. Ils portent plainte en France pour « détention arbitraire ». Mais même une requête auprès des ministres français de la Justice et des Affaires étrangères, une pétition adressée aux députés du parlement français ne mènent à rien. Le frère de Nizar Sassi ne cesse pas de se battre. Il part pour Londres, où l’organisation pour la défense des droits de l’homme « Guantánamo Human Rights Commission » est fondée à l’initiative des acteurs britanniques Vanessa et Corin Redgrave.

« Dire au monde ce qui se passe ici »

Début mars 2004, il s’envole pour les USA, accompagné par des membres de cette organisation, les avocats de son frère, le maire de sa commune natale ainsi que d’autres amis. Ce voyage est organisé et entièrement financé par la « American Civil Liberties Union », une association fondée en 1920 pour la protection des droits civiques et qui comprend aujourd’hui 400 000 membres. Cette visite défraye la chronique : des conférences de presse devant la Cour suprême, devant la Maison-Blanche , un entretien avec le Haut Commissaire de l’ONU et le député républicain Graham font croître l’espoir de la libération de Nizar. Nizar Sassi écrit l’effet que ce voyage a eu sur son frère : « Ce voyage avait beaucoup compté pour Aymane. Il avait eu, d’un seul coup, une autre vision de l’Amérique. Il avait rencontré des gens d’une grande humanité, qui s’étaient excusés devant lui, au nom de leur pays. Des gens qui ne voulaient pas juger sur le fond de l’affaire, ça n’était pas leur problème. Pour eux, quoi que ces gens enfermés à Guantanamo aient commis, ils n’avaient rien à faire là-bas. » La lutte pour la liberté de Nizar Sassi a du succès. Le 26 juillet 2004, celui-ci est libéré du camp de Guantanamo. Le 27 juillet 2004, il atterrit sur l’aéroport militaire français où il est arrêté « pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » et est ensuite incarcéré. Cela dure encore 18 mois avant que Nizar Sassi soit enfin libre. C’est le 9 janvier 2006. Nizar Sassi a écrit ce livre pour tenir une promesse. Lorsqu’il quitta Guantanamo, ses compagnons de détention lui ont fait cette prière : « Nizar, dit au monde ce qui se passe ici ». Anne Schumacher

 

12-09 [1] Prisonnier 325, camp Delta : De Vénissieux à Guantanamo, par Nizar Sassi avc Guy Benhamou, Denoël, 2006

 

 

 


4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

   4-1 Roland Marounek : Afghanistan: de nombreux civils tués dans un raid de l'OTAN : "lâche et odieux"? Tuer un soldat d'occupation : Le président Nicolas Sarkozy a dénoncé un "lâche et odieux attentat". Bombarder des maisons avec femme et enfants, pas lâche et odieux du tout.  L'ISAF a assuré qu'elle ignorait que des civils pouvaient se trouver dans des maisons, voilà tout

Un peu l'inverse de ce qu'on nous apprenait enfant, avec les histoires de ces héros qui donnaient leur vie pour libérer leur pays, et les exactions de l'armée allemande qui passaient par les armes les villages où s'étaient réfugiés les résistants...

 

Articles de référence : KABOUL - Un soldat français et un civil afghan ont été tués vendredi dans un attentat à la voiture piégée à Kaboul, alors qu'au moins six civils afghans ont été blessés. Le président Nicolas Sarkozy a dénoncé un "lâche et odieux attentat". "Plus que jamais, je reste déterminé à poursuivre la lutte contre le terrorisme", a-t-il souligné. De son côté, le Premier ministre François Fillon a fait part de sa "tristesse" à la suite du décès d'un militaire français. Par Amir Shah AP - Vendredi 21 septembre, 17h54 Parallèlement 16-09 Dans un communiqué, la coalition internationale dirigée par les États-Unis a annoncé la mort dimanche matin de plus d’une douzaine de  personnes dans un raid aérien. « Des munitions de précision ont été employées sur des positions du district de Garmser où la coalition soupçonne les militants de se cacher », indique le communiqué.

 

AFP 21-09 La force de l'Otan en Afghanistan a annoncé : "Tragiquement (…), hier (jeudi), il y a eu un certain nombre de victimes civiles dans un affrontement" qui a duré "plusieurs heures" dans la vallée de Gere

23/09/2007

n° 122 journal de l'Afghanistan 21-09 - FIN

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 La ‘loi sur les médias’ restreint la liberté d’expression en Afghanistan.

7 Brèves

7-1 Les 'talibans' sont prêts à discuter avec le gouvernement afghan. 7-2 Les Verts allemands se divisent sur l'engagement en Afghanistan. 7-3 L'Iran a identifié "les points faibles des USA" en Irak et en Afghanistan. 7-4 Rapport de l'ONU: Plus de 80% des kamikazes ont suivi un entraînement au Pakistan.

 

7-5 Rapport de l'ONU: Les troupes de l'OTAN doivent éviter de faire des victimes civiles.

 

7-3 Guantanamo et prisons en Afghanistan.

1 La CIA aurait supprimé le "supplice de la baignoire".

2 L’ACLU dénonce des crimes de guerre commis par les soldats US.

3 La situation carcérale en Afghanistan.

4 Le Canada va ouvrir un centre de détention en Afghanistan

8 Dossier & Point de vue

8-1 Point de vue de CRI Online: les Etats-Unis, en position délicate, devront désormais composer avec la Résistance.

 9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

9-1 La Chine est accusée d’armer la résistance.

9-2 New York Times: Les forces canadiennes ont repris la moitié du terrain cédé en août…

9-3 Nos amis afghans
10 Annexe Géopolitique et stratégie
 10-1 Paul Craig Roberts : Bush prépare-t-il un deuxième "11 septembre" ? 10-2 Paul Craig Roberts : “Impeach Bush and Cheney Now"

 

10-3 Provinces Afghanes

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
Marc 6-1 La ‘loi sur les médias’ restreint la liberté d’expression en Afghanistan. Le Conseil national uni d’Afghanistan (CNUA) Shura-ye-Motahed-e Milli a exprimé ses inquiétudes quant aux modifications apportées à la loi sur les médias qui restreignent la liberté d’expression dans le pays. La Meshrano Jirga , ou Chambre Haute du Parlement (Sénat) examine actuellement la loi sur les médias adopté plus tôt par la Wolesi Jirga (Assemblée nationale), et l’on entend dire que son contenu est modifié. Pendant des mois, les discussions autour de cette loi furent le thème le plus brûlant dans les médias. En 2004, après la transmission au Parlement, en annexe de la proposition du ministère de la Culture , d’un décret présidentiel intitulé loi des médias, les journalistes et les médias se sont inquiétés de la possibilité d’atteintes restrictives à la liberté d’expression. Des discussions très dures et de vifs échanges ont eu cours entre les journalistes et les membres de la Wolesi Jirga , ceux de la Commission des Affaires religieuses et culturelles en particulier. La loi finalement adoptée le 22 mai 2004 par la représentation nationale a satisfait une large part des professionnels des médias et des partisans de la liberté d’expression. Mais comme le prévoit la Constitution , cette loi a récemment été transmise pour adoption à la Meshrano Jirga , la seconde Chambre du Parlement (Sénat). Dès les premiers jours de l’examen du texte, des fuites relatives à certaines modifications ont mis à nouveau les médias en alerte, qui cette fois n’ont pas été les seuls à s’alarmer. Les courants politiques se sont rangés aux côtés des gens de médias et des journalistes. C’est ainsi que le CNU, un mouvement politique d’opposition regroupant, selon ses responsables, plus de cinquante partis politiques et des organisations de la société civile, a exprimé ses inquiétudes et qualifié de décevants le comportement de certains sénateurs et les modifications décidées au cours de l’examen préliminaire de la loi. « Le CNUA d’Afghanistan exprime ses inquiétudes quant à de probables dispositions contre la liberté d’expression. Il demande au Sénat d’éviter toute modification préjudiciable à cette liberté, et d’adopter la loi en concertation avec les associations et les organisations de journalistes et les propriétaires de médias, sur la base du respect de la liberté d’expression », a déclaré Ahmad Zia Rafat, le président de ce mouvement. Il est certes normal que les opinions des parlementaires diffèrent sur les divers sujets [qu’ils examinent]. Toutefois, certaines idées circulent au sein du Parlement, au Sénat en particulier, qui ont récemment renforcé les inquiétudes relatives la liberté d’expression dans le pays. Mawlawi Arsalah Rahmani, le président de la Commission sénatoriale des Affaires religieuses, de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, qui est également chargé de l’examen de la loi sur les médias, vient ainsi de répondre à ceux qu’inquiètent les modifications apportées au texte : « En ce qui concerne la liberté d’expression, son cadre est défini. Chacun peut critiquer et dire ce qu’il a sur le cœur à condition ne pas porter préjudice à autrui, de ne pas insulter, abaisser, offenser autrui. S’il n’y a pas d’offense, il n’y a pas de restriction à la liberté d’expression. Même à l’égard de l’État, chacun est libre, dans son domaine, de s’exprimer, verbalement ou par écrit. » Selon certains sénateurs, le maintien de la Radio-Télévision nationale dans le giron du ministère de la Culture , le changement de la composition de la Haute Commission des médias - retrait des parlementaires des deux Chambres, limitation du nombre de représentants de la société civile et des médias -, l’obligation de demande préalable d’autorisation pour les médias recevant des dons, constituent à ce jour les modifications essentielles. Ce sont elles qui suscitent les plus grandes inquiétudes. Pour Fazel Sangcharaki, le président de l’Association nationale des journalistes d’Afghanistan, « Des groupes de pression au sein du gouvernement sont en étroite relation avec certains sénateurs aux idées très rétrogrades, incapables de comprendre les phénomènes modernes, source à leurs yeux de changements négatifs dans la société. Ces groupes profitent de leur naïveté et les confortent dans leurs opinions. En discutant avec certains sénateurs, les membres de la Commission des Affaires religieuses en particulier, nous avons constaté qu’ils étaient totalement étrangers au sujet, et nous n’avons malheureusement pas plus compris leur langage qu’eux, le nôtre. C’est là, un vrai problème. » Mais quoiqu’il en soit, les gens avertis estiment que la propagation et l’instauration de libertés modernes comme la liberté de pensée et d’expression s’avèrent extrêmement difficiles compte tenu du bas niveau de connaissances, de l’existence d’idées étroites et extrémistes vis-à-vis des phénomènes modernes, et de la valeur de la citoyenneté dans la société afghane actuelle. Par ailleurs, nombreux sont les groupes qui, dans le présent Parlement, considèrent que la liberté d’expression et son influence sur la population vont à l’encontre de leurs intérêts politiques et leurs idées. De fait, le Parlement est un réceptacle d’idées et de conceptions qui furent mutuellement hostiles et antagonistes pendant les trois décennies passées. C’est pourquoi, les professionnels des médias et les organisations qui croient à la liberté d’expression dans le plein sens du terme doivent travailler plus sérieusement au développement d’une culture de l’acceptation d’autrui et de la pluralité des idées dans la société. Ceci afin que la liberté d’expression, un des acquis majeurs de ces six dernières années, ne soit pas victime, une fois encore, de la concurrence de bords opposés et de conceptions et opinions limitées. Source : Ariaye.com - 31 août 2007 Article publié dans Sobh Bakhir Afghanistan [1]

 

 



7 Les Brèves Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information Marc 7-1 Les 'talibans' sont prêts à discuter avec le gouvernement afghan.

Les talibans sont prêts à discuter avec le gouvernement afghan, a affirmé lundi leur porte-parole  au lendemain de l'offre de dialogue du président afghan Hamid Karzai.

"Pour le bien et les intérêts de la nation  nous sommes prêts à des pourparlers avec le gouvernement", a déclaré Yousuf Ahmadi. Le porte-parole attitré des talibans a comparé les éventuelles discussions avec Kaboul à celles qui se sont récemment déroulées pour la libération de 21 otages sud-coréens, libérés le mois dernier après six semaines de captivité et d'âpres tractations avec des émissaires de Séoul. "De la même façon que nous avons tenu des discussions avec le gouvernement sud-coréen, nous pouvons en ouvrir à un niveau encore plus élevé avec le gouvernement", a-t-il déclaré par téléphone depuis un lieu non divulgué. Le président Karzai s'était à nouveau déclaré prêt dimanche à discuter avec les talibans."La paix ne peut être réalisée sans négociations. Tout Afghan prêt à venir dans ce pays pour aider l'Afghanistan dans la paix, la stabilité et le développement est le bienvenu", avait déclaré le chef de l'Etat. "Si j'avais une adresse pour les talibans et si je pouvais y envoyer quelqu'un pour y rencontrer une autorité qui se déclare officiellement celle des talibans, je le ferais", avait-il ajouté. Il a indiqué avoir demandé au Pakistan voisin de l'aider à entrer en contact avec les rebelles, car Kaboul affirme que ces derniers se cachent dans les montagnes frontalières du pays voisin, ce qu'Islamabad dément. Le chef d'Etat afghan, qui a également inclus dans son offre le dirigeant fondamentaliste du Hezb-i islami (HIG), Gulbuddin Hekmatyar, avait mis en place une commission de réconciliation en 2005.

Source : AFP / 10 septembre 2007)


7-2 Les Verts allemands se divisent sur l'engagement en Afghanistan.

Les Verts allemands, réunis samedi en congrès extraordinaire, se sont divisés sur l'engagement militaire de l'Allemagne en Afghanistan et ont infligé un cinglant revers à leur direction en rejetant une motion approuvant sans conditions la mission de la Bundeswehr. Une majorité des 800 délégués, réunis à Göttingen (centre-est), se sont en effet prononcés pour une autre motion défendue par l'aile gauche et pacifiste du parti et qui fixe des conditions à la participation de soldats allemands à des missions militaires en Afghanistan. Ils ont également exprimé un non franc et massif à l'utilisation par les troupes de l'OTAN en Afghanistan d'avions de reconnaissance allemands de type Tornado et à une participation de soldats allemands à l'opération internationale de lutte contre le terrorisme "Liberté immuable" en Afghanistan (OEF), conduite par les Etats-Unis dans le sud du pays. Les Verts, dans l'opposition depuis novembre 2005, voulaient au cours de ce congrès parvenir à une position commune avant que les députés ne se penchent à partir de jeudi sur la reconduction ou pas du mandat de la Bundeswehr au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité de l'Otan (Isaf). Près de 3.000 soldats allemands de cette Force sont en effet déployés dans le nord du pays dans le cadre de l'OTAN. Mais dans une ambiance houleuse, les dirigeants écologistes ne sont pas parvenus à défendre leur position malgré le plaidoyer de leur président Reinhard Bütikofer. "Laisser tomber l'Afghanistan maintenant n'apporterait pas la paix, mais une nouvelle escalade de la violence, la guerre et la guerre civile", a-t-il assuré. L'Allemagne a promis aux Afghans de les aider à reconstruire leur pays détruit par la guerre. "Je considère toujours cette décision comme la bonne, et nous nous en tenons à cette responsabilité", a-t-il ajouté, sous les sifflets. De son côté, la chancelière Angela Merkel a réaffirmé la nécessité de prolonger les mandats allemands, en dépit des critiques croissantes de la classe politique et de sondages montrant les réticences des Allemands. "Il n'y a pas d'alternative", "cet engagement est important pour ceux qui vivent en Afghanistan mais aussi pour la sécurité et la liberté des citoyens d'Allemagne", a redit la chancelière dans un video-podcast, en allusion aux menaces d'attentats islamistes qui planent depuis plusieurs années sur l'Allemagne. Elle a aussi vanté les résultats obtenus en Afghanistan en termes de reconstruction: "80% de la population reçoit des soins médicaux" et "cinq fois plus d'écoliers qu'il y a six ans vont à l'école, dont beaucoup de filles", a-t-elle dit. 52% des Allemands sont pour un retrait immédiat des troupes de la Bundeswehr , selon un sondage de l'institut Forsa réalisé début septembre. (Source AFP -15 septembre 2007)


7-3 L'Iran a identifié "les points faibles des USA" en Irak et en Afghanistan.

Le général Mohammad Ali Jaafari, a dit avoir identifié les "points faibles des Etats-Unis" en Irak et en Afghanistan et donnera une "réponse décisive" en cas d'attaque américaine, a rapporté mardi l'Agence centrale de presse iranienne. Le prédécesseur du général Jaafari, Rahim Yahia Safavi, avait évoqué à cet égard la semaine dernière la "vulnérabilité" des 200.000 troupes américaines dans la région. Ces derniers mois, les responsables américains ont régulièrement accusé l'Iran d'aider la résistance qui combat les troupes américaines en Irak et en Afghanistan. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré par ailleurs le mois dernier que son pays était prêt à "combler le vide" que laisseraient les Etats-Unis en Irak. Lundi, les plus hauts responsables américains en Irak ont de nouveau affirmés que l’Iran serait le "grand gagnant" d'un retrait précipité (…)  des troupes US.

 

(Source AFP / 11 septembre 2007)

 


7-4 Rapport de l'ONU: Plus de 80% des kamikazes ont suivi un entraînement au Pakistan.

 

Un rapport d'autant plus important que le nombre d'attaques kamikaze a explosé ces deux dernières années en Afghanistan.

De 17 en 2005, il est passé à 123 en 2006. Et entre le début de l'année et la fin août, 103 attaquesont été effectués, selon l'ONU.

Les cibles sont exclusivement militaires ou gouvernementales, d'après le rapport

 

Ce document, se fonde sur des entretiens avec 23 détenus de Kaboul, ainsi que d'autres activistes et des responsables de la sécurité.

Sur les 23 candidats kamikazes, 21 sont afghans mais la plupart ont séjourné au Pakistan en tant que réfugiés.

Les organisations recrutent dans les camps de réfugiés et les écoles coraniques du Waziristan, région pakistanaise frontalière de l'Afghanistan, note le rapport. "Plus de 80%" des kamikazes passent par des camps d'entraînement au Waziristan, peut-on y lire. La plupart des candidats kamikazes sont jeunes, pauvres et illettrés, affirme l'ONU qui suggère de "comprendre et neutraliser les racines" sur lesquelles pousse le terrorisme. Source : Chris Brummitt AP - Lundi 10 septembre.
7-5 Rapport de l'ONU : Les troupes de l'OTAN doivent éviter de faire des victimes civiles...

 

 

Le rapport suggère aux troupes de l'OTAN d'éviter de faire des victimes civiles mais aussi d'éviter procéder à des perquisitions humiliantes. Pour la force de maintien de la paix, il prône le déploiement de soldats venant de pays musulmans. D'après le document, les troupes étrangères sont perçues comme une armée d'occupation et le président afghan Hamid Karzaï comme un pantin de l'Occident. "Ce sont des envahisseurs", résume Munir, un Afghan de 19 ans arrêté après avoir planifié un attentat à la voiture piégée. Source : AP  

7-3 Guantanamo et prisons en Afghanistan.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 La CIA aurait supprimé le "supplice de la baignoire". Il s'agit d'un simulacre d'exécution par noyade. Le directeur de la CIA , Michael Hayden, a interdit le "supplice de la baignoire" et a obtenu l'accord de la Maison Blanche pour supprimer cette pratique de la liste des techniques d'interrogation autorisées par l'administration Bush en 2002, après le 11-Septembre, selon la chaîne de télévision ABC News. qui cite des sources ayant requis l'anonymat. Cette technique a été supprimée l'année dernière mais cette décision n'avait pas été rendue publique, selon ABC News. Les organisations des droits de l'homme et d'influents responsables US, dont le sénateur républicain John McCain , qualifient le supplice de la baignoire de "torture" car elle s'apparente à un "simulacre d'exécution". "Je suis convaincu que (sa suppression) va non seulement nous aider dans nos techniques d'interrogatoire mais aussi nous aider (à améliorer) notre image dans le monde", a dit McCain. (Source : ats / 15 -09)

 


2 L’ACLU dénonce des crimes de guerre commis par les soldats US.

 

Des soldats américains en Irak et en Afghanistan ont contrevenu aux règles sur les interrogatoires et ont commis des crimes contre les populations civiles locales, selon des documents publiés mardi.
Le rapport de l’Union américaine des libertés civiles (ACLU) a montré que les soldats américains étaient convaincus de ne violer aucune loi en tuant des civils.(…)
Parmi ces actes criminels, les soldats américains ont poussé un Irakien dans le Tigre pour n’avoir pas respecté le couvre-feu et un ancien général irakien soupçonné d’aider les résistants  a été étouffé pendant son interrogatoire, selon les documents.
Lewis Welshofer, condamné en cour martiale en janvier 2006 pour homicide par négligence sur la personne du général pendant l’interrogatoire, explique :  "Un interrogatoire sans pression n’est pas un interrogatoire, c’est une conversation"…
Invoquant la Loi fédérale sur la liberté de l’information, l’ACLU a demandé tous les documents concernant l’implication de soldats américains dans la mort de civils en Irak et en Afghanistan.
L’ACLU devrait entamer des procédures judiciaires pour obliger l’armée américaine à publier tous les documents relatifs aux morts de civils imputables aux soldats américains en Irak et en Afghanistan depuis janvier 2005.

Sources Xinhuanet  Vendredi 07 Septembre 2007 Posté par Adriana Evangelizt

 


3 La situation carcérale en Afghanistan.

 

Ali Mohaqeq Nassab, le rédacteur en chef du magazine « Droits des Femmes » a été jugé en appel la semaine dernière [21 décembre] et libéré. À l’occasion d’une conférence de presse, il s’est élevé contre la situation carcérale en Afghanistan et a réclamé une réforme du système judiciaire. Qualifiant d’« impitoyables » les conditions de détention en vigueur dans les prisons, il a indiqué que les prisonniers sont couramment enchaînés et que cette pratique n’est pas considérée comme une torture. Le journaliste, qui a passé près de deux mois dans une prison de Kaboul a signalé avoir été témoin de violations répétitives des lois et des principes juridiques d’Afghanistan au cours de son incarcération. Ses affirmations sont partiellement partagées par les instances judiciaires. Ali Mohaqeq Nassab estime que le pouvoir judiciaire et les instances juridiques doivent renforcer la « sécurité judiciaire » dans le pays. Cette sécurité, a-t-il précisé, repose sur deux piliers : la crainte de la loi pour les coupables, d’une part ; la certitude de n’être pas inquiétés pour les innocents, d’autre part. Selon lui, le manque de « sécurité judiciaire » est source de multiples difficultés pour les Afghans. Mohaqeq Nassab a été arrêté et jugé voici deux mois [1er octobre] pour avoir publié un article sur l’apostasie en Islam dans « Droit des femmes ».

 

Au terme d’un premier jugement, il avait été condamné à deux ans prison. Mais nombre de chefs religieux exigeaient, pour leur part, son exécution. Il a été rejugé en appel par la Haute Cour de Kaboul la semaine dernière, et libéré. Source : Dawood Naji pour la BBC   Post Scriptum :

Voir dossier Focus

 


4 Le Canada va ouvrir un centre de détention en Afghanistan.

Ottawa devrait évaluer la nécessité d'ouvrir un centre de détention en Afghanistan, a estimé une conseillère juridique de la Croix-Rouge canadienne. "Je ne dis pas que ce serait la situation idéale, a affirmé Isabelle Daoust, mais ce devrait être une option." Mme Daoust a fait cette déclaration au cours d'une discussion entre experts traitant du rôle du Canada dans le traitement des détenus en Afghanistan organisée dans le cadre d'une conférence, à l'Université Dalhousie. "C'est une décision politique qui doit être prise par notre gouvernement", a-t-elle déclaré lors d'un entretien après la discussion de groupe. Certaines allégations ont fait état de mauvais traitements infligés à des prisonniers capturés par les Canadiens une fois qu'ils étaient confiés aux autorités afghanes. En réponse à ces allégations, Ottawa a renégocié son accord sur les transferts de prisonniers avec l'Afghanistan afin de garantir aux autorités canadiennes un accès aux détenus transférés. L'organisme international de défense des droits humains Amnistie Internationale conteste devant les tribunaux le pouvoir d'Ottawa de transférer d'autres prisonniers aux autorités afghanes. Hilary Holmes, une militante de l'organisme qui prenait également part à la discussion, prétend que les pays de l'OTAN devront prendre position sur la façon de traiter les détenus. "Ces pays doivent décider s'ils peuvent faire quoi que ce soit de façon conjointe, a-t-elle déclaré en entrevue. S'ils font quelque chose de façon conjointe, est-ce que ce projet pourrait également impliquer les autorités afghanes et s'intégrer dans cette reconstruction à long terme? Il y a moyen, s'ils s'en donnent la peine, de détenir quelqu'un dans de bonnes conditions." Source : PC - 16-09

 



8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 Point de vue de CRI Online: les Etats-Unis, en position délicate, devront désormais composer avec la Résistance. « Nous sommes disposés à entamer des négociations ». Voilà, en substance, le message qu’a adressé le porte-parole des talibans, Yousouf Ahmadi, au gouvernement afghan. Une prise de position qui est tout à fait inédite, puisque c’est la première fois qu’ils acceptent le principe d’une négociation. Il répond donc positivement à l’appel de Hamid Karzai, qui proposait la veille d’ouvrir des négociations entre le gouvernement et la résistance. Cette nouvelle approche du gouvernement afghan reflète, la situation difficile des USA en Afghanistan. Depuis l'année dernière, la sécurité en Afghanistan s'est brutalement dégradée. Une dégradation qui n'a fait que s'accentuer depuis. Selon les statistiques, depuis 19 mois, plus de 7 000 Afghans ont trouvé la mort lors de ces violences. Jamais l'Afghanistan n'avait connu une période aussi critique. Ce qui est encore plus préoccupant, c'est que les groupes armés ont de plus en plus souvent recours aux enlèvements et aux attentats-suicides pour riposter aux attaques des troupes de la coalition et de l'armée afghane. Le récent rapport sur la sécurité en Afghanistan, publié par l'Onu, fait état de 103 attentats-suicides entre janvier et août. Un chiffre bien plus élevé que l'an passé, sur la même période. Ces attentats visaient essentiellement les policiers afghans et les troupes étrangères, mais de nombreux civils ont également péri dans ces attaques. Une situation pour le moins instable qui a mis un sérieux coup de frein au processus de reconstruction et de développement économique du pays. La situation en Afghanistan s'explique surtout par l'inefficacité de la politique trop rigide mise en place par les pays occidentaux. Premiers visés : les Etats-Unis. Depuis l'éclatement de la guerre en Afghanistan en 2001, les Etats-Unis et leurs alliés ont axé leurs efforts sur l'extermination des résistants et la traque du chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden. Des hommes et du matériel ont été dépêchés sur place. Mais les résultats concrets, sur le terrain, sont minces. Ben Laden est toujours en fuite. Les talibans ont littéralement résusités de leurs cendres, et la situation sécuritaire en Afghanistan se dégrade. Et pourtant, actuellement, plus de 27 000 militaires de l'Otan et une armée de coalition dirigée par les Etats-Unis, forte d'un effectif de 13 000 soldats, sont déployés en Afghanistan. Sans compter que depuis l'année dernière, les troupes étrangères et l'armée gouvernementale afghane ont lancé des offensives militaires de grande envergure. Mais qui ont surtout touché de nombreux civils innocents, d'où une résistance de plus en plus forte de la population afghane. Bref, les offensives militaires n'ont pas vraiment porté leurs fruits, d'autant plus que ces régions n'ont pas, après coup, été suffisamment contrôlées par le gouvernement après les combats. Et en parallèle, compte tenu de la pression de l'opinion publique dans le monde, certains des pays influents de l'Otan n'ont pas voulu envoyer de troupes dans les régions à haut risque du Sud et de l'Est de l'Afghanistan pour livrer des combats directs contre les forces rebelles. Pour certains observateurs, les Etats-Unis et leurs alliées occidentaux ont trop confiance en la force militaire. Mais les positions évoluent. Le mois dernier, le sous-secrétaire du département d'Etat américain, Richard Bocher, rencontrait Aftab Ahmad Khan Sheroap, le ministre pakistanais de l'Intérieur. Un entretien à l'issue duquel le représentant américain laissait entendre que Washington ne s'opposait plus à la participation des talibans au processus de paix. Un signe pour certains médias que les Américains sont en difficulté, et qu'ils devront très rapidement modifier leur stratégie. 11-09
CRI Online

 

 



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 9-1 La Chine est accusée d’armer la résistance. Selon la BBC , des responsables britanniques se sont plaints récemment aux dirigeants chinois du fait que des armes fabriquées en Chine sont utilisées contre les troupes américaines et britanniques. Selon des sources afghanes, les résistants sont en possession d’armes sophistiquées d’origine chinoise. « Nous savons que les taliban possèdent des missiles sol-air HN-5, dont certains ont été récemment fabriqués dans des usines chinoises », affirme un responsable afghan sous le couvert de l’anonymat. « Les numéros de série et d’autres informations figurant sur la plupart des armes chinoises ont été effacés. Il est presque impossible pour nous de déterminer l’origine de ces armes. Nous avons fait part de nos inquiétudes aux Chinois et aux Américains », a déclaré une autre source proche des services afghans en charge du contre-terrorisme. En juillet, Qin Gang, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait affirmé que les exportations d’armes chinoises se conformaient « aux lois chinoises et aux obligations internationales du pays ». Les taliban disposeraient, en plus du missile HN-5, d’autres armes chinoises : canons antiaériens, mines, lance-roquettes et composants permettant de fabriquer des engins explosifs improvisés.

Au lendemain de la publication de cet article, le gouvernement afghan a réfuté ces informations. « Nous ne sommes pas au courant de la présence de quelconques armes chinoises », a assuré le porte-parole du ministère de la Défense , Mohammad Zahir Azimi.

Un autre porte-parole a accusé à mots couverts le Pakistan de fournir des armes d’origine chinoise aux taliban. « Dans le voisinage, il y a des gens qui soutiennent les taliban et leur fournissent pas seulement des armes chinoises, mais tous types d’armements », a estimé M. Hamidzada, porte-parole de la présidence. La BBC émet une autre hypothèse. Elle ne croit pas à une implication directe ou indirecte de Pékin, même si la présence américaine en Asie centrale va à l’encontre des intérêts stratégiques chinois. L’Iran serait, selon la BBC , le point de passage des armes chinoises. Téhéran armerait divers éléments antigouvernementaux en Afghanistan dans l’optique d’une riposte à une attaque américaine visant ses installations nucléaires. Des responsables américains ont, sous le couvert de l’anonymat, récemment affirmé que la Chine avait vendu des armes à l’Iran qui les auraient remises aux taliban. Vendredi dernier, la police des frontières afghanes a annoncé la découverte dans l’ouest de l’Afghanistan d’une cache renfermant dix tonnes d’armes fabriquées en Iran, en Chine et en Russie. Les armes et les munitions ont été découvertes dans le district de Ghoryân, dans la province de Hérât. Des experts américains ont été dépêchés sur place. La question de l’armement de la résistance par des puissances étrangères est éminemment politique. Les suppositions actuelles reposent sur des considérations géopolitiques et sur des accusations provenant, pour l’essentiel, de l’administration Bush. Ainsi, le mot de la fin revient à un porte-parole de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Fias) de l’Otan en Afghanistan, le major Charles Anthony. « Je ne vois pas quelle conclusion on peut en tirer », du fait que des armes fabriqués dans de nombreux pays différents sont retrouvées sur les champs de bataille afghans, a-t-il déclaré. Bassirat.net mercredi 12 septembre 2007

Avec BBC, RFE/RL et AFP

 

 


9-2 New York Times: Les forces canadiennes ont repris la moitié du terrain cédé en août…
Selon le New York Times, les soldats canadiens et afghans sont parvenus cette semaine à regagner le terrain qu’ils avaient perdu le mois dernier à l’ouest de la ville de Kandahâr, capitale de leur Émirat islamique de 1994 à 2001.
700 soldats canadiens, appuyés par des unités afghanes, l’aviation de l’Otan et des chars Leopard, ont mené une opération dimanche et lundi dans le district de Zhari. Selon le porte-parole du contingent canadien, la résistance des taliban a été faible. « Les taliban ont éviter le combat », a dit le capitaine Sylvain Chalifour. a-t-il ajouté. Selon plusieurs responsables canadiens, la volonté des résistants d’éviter les combats frontaux a été l’une des constantes des opérations dans les provinces méridionales durant l’été. En septembre 2006, Zhari et le district voisin de Panjwayi avaient été le théâtre des combats les plus intenses depuis le printemps 2002. Pendant de longues semaines, les soldats canadiens, américains et afghans avaient dû affronter des centaines de combattants taliban installés dans des positions fortifiées et rendus insaisissables par l’utilisation d’un important réseau de canaux d’irrigation. Les résistants allaient utiliser ces deux districts pour s’emparer de la ville de Kandahâr.

n°122 journal de l'Afghanistan 21-09 Au jour le jour

Sommaire :  :
1 Analyse
Des résistants
Des occupants
2 Occupation de l'Afghanistan 

3 Politique

a) collaborateurs afghans

b) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire
Détails.
L'Afghanistan en chiffre. 
4 Lutte pour la libération du territoire
Détails.

L'Afghanistan en chiffre

 


Tiré à part :
16-09
Dans un communiqué, la coalition internationale dirigée par les États-Unis a annoncé la mort dimanche matin de plus d’une douzaine de  personnes dans un raid aérien. « Des munitions de précision ont été employées sur des positions du district de Garmser où la coalition soupçonne les militants tde se cacher », indique le communiqué. AFP
21-09
La force de l'Otan en Afghanistan a annoncé : "Tragiquement(…) , hier (jeudi), il y a eu un certain nombre de victimes civiles dans un affrontement" qui a duré "plusieurs heures" dans la vallée de Gereshk, dans la province de Helmand.
Six civils afghans -dont des femmes et des enfants- ont été tués quand leurs maisons qui ont été visées par des frappes aériennes.

"Les résistants ont attaqué l'Isaf (...) et nous avons demandé un soutien aérien pour neutraliser la menace", "L'Isaf ignorait la présence de civils (…) dans les environs de la cible et il semble malheureusement qu'un certain nombre de personnes qui ne combattaient pas aient été prises au piège dans l'attaque et tuées", a indiqué dans un communiqué l’Isaf, sous commandement de l'Otan.

 (AFP 06h40) .- AP



L'Afghanistan en chiffre du 07 -09 au 21/09/07  

 

 

 

tués

 

blessés

 

 

 

 

Usboys / Autres boys

 

 5  22

 

Policiers, armée et collaborateurs

 

 81

 63

 

Peuple Afghan

 

 70

 

 8 + x

 

 

   

 




 


1 La résistance contre l'agresseur
Résistance :

Analyse & déclaration

19-09

Ayman al-Zawahri, affirme que les Etats-Unis étaient en train d'être défaits en Afghanistan, en Irak et sur d'autres fronts.

La vidéo d'Ayman al-Zawahri, dure 80 minutes,

al-Zawahri : "Ce qu'ils revendiquent comme étant la plus grande puissance de l'histoire de l'humanité est aujourd'hui défaite face à l'avant-garde de la résistance six ans après les deux raids de New York et Washington",

"Les Croisés eux-mêmes ont attesté de leur défaite en Afghanistan ", affirme-t-il avant d'ajouter: "les Croisés ont attesté de leur propre défaite en Irak aux mains des moudjahidines qui ont porté la bataille de l'islam dans le coeur du monde islamique"

AP

14-09

Brother un  chef de la résistance a annoncé le lancement d'une nouvelle offensive à l'occasion du mois du ramadan qui commence vendredi.

"Nous avons terminé tous les préparatifs pour mener de nouvelles attaques en Afghanistan et une nouvelle opération baptisée "Nousrat" (aide) va être lancée pendant le mois d’octobre".

(Reuters)

14-09

Brother à déclaré à Reuters qu'il était "en vie et en bonne santé"..

Brother était l'un des responsables militaires du gouvernement taliban et il fait toujours partie de la direction du mouvement taliban.

Brother a accusé l'armée d’occupation de mener une campagne de désinformation. "Je suis vivant et je suis en bonne santé et le gouvernement afghan a communiqué de fausses informations sur ma mort", a-t-il dit par téléphone satellite à un journaliste qui connaît bien sa voix.

Le ministère afghan de la Défense avait rapporté le mois dernier qu'il avait trouvé la mort du mollah Brother lors d'un raid lancé par l'armée US dans la province d'Helmand après une attaque des la résistance contre un convoi de l'armée afghane.

(Reuters)


Occupation de l'Afghanistan  
Analyse & déclaration
USA
 16-09

Dans son édition de dimanche, le Washington Post affirme que d’importantes quantités d’armes en provenance d’Iran, ont été saisies le 6 septembre par l’Otan dans la province occidentale de Farah.

Parmi ces armes, le Washington Post fait état de la présence d’engins capables de percer des véhicules blindés qui font des ravages sur le théâtre irakien.
Deux autres saisies avaient été effectuées dans la province d’Helmand (sud de l’Afghanistan) le 11 avril et le 3 mai, selon les mêmes sources citées par le quotidien. « Ce n’est pas tant le fait qu’il s’agit d’armes qualitativement différentes mais le fait qu’il s’agit d’une grosse livraison d’armes qui a marqué les esprits », a déclaré un responsable américain au Washington Post sous couvert d’anonymat.

Avec Washington Post et AFP


Canada  
11-09
Les Forces armées canadiennes et la Gendarmerie royale du Canada, aux côtés des armées de l'Allemagne et des Etats-Unis, ont entrepris de former les forces nationales afghanes.
Un nouveau programme de mentorat vient justement d'être mis en place entre les forces canadiennes et la police afghane.

(PC)


 


2 Occupation de l'Afghanistan

2-2 Les forces en présence

18-09

Les troupes étrangères qui épaulent l'armée afghane,  sont emmenées très majoritairement par les Etats-Unis, ils comptent désormais plus de 50.000 hommes.

(AFP 14h36)

Allemagne
14-09
Berlin, chargé dès l'origine par le G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume Uni et Russie) de cet aspect de la reconstruction du pays, a envoyé une quarantaine d'instructeurs en Afghanistan dans le cadre de la mission européenne qu'elle dirige, pour former la police afghane qui compte 70.000 hommes. (AFP 18h19
France

21-09  

Selon la DICOD (Direction de la communication de la Défense , ex-SIRPA),

Le contingent militaire français qui participe à la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN en Afghanistan est présent à Kaboul.

Il est composé de chasseurs alpins de la 27e brigade d'infanterie de montagne. Ce contingent compte 1.100 soldats chargés de missions coordonnées avec les Italiens et les Turcs. L'armée française doit également augmenter ses effectifs de formateurs consacrés à la "montée en puissance" de l'armée afghane, pour atteindre 20%. Près de 150 nouveaux formateurs devraient rejoindre l'Afghanistan.

AFP


 


3) Politique
a) Les collaborateurs afghans

Les grandes manoeuvres

11-09 Karzaï a répété que le gouvernement était toujours prêt à des négociations avec les talibans. "Le gouvernement afghan, et tout particulièrement le président, a annoncé à plusieurs reprises que les portes de la réconciliation étaient ouvertes", a déclaré mardi le porte-parole de Hamid Karzaï Humayun Hamidzada. "Nous avons entendu l'annonce des talibans par le biais des médias. Nous l'étudions". Le lendemain, le porte-parole du mouvement, Qari Youssef Ahmadi a affirmé qu’ils envisageraient de négocier si une offre formelle était faite. Les talibans souhaitant réellement trouver "une solution pour la paix" ne seront pas arrêtés s'ils se présentent d'eux-mêmes, a précisé le porte-parole.

AP

18-09 La présidence afghane a annoncé la nomination d’un nouveau gouverneur pour diriger la province de Ghazni. Faizanullah Faizan va remplacer Merajuddin Patan. Originaire du district d’Andar, Faizanullah Faizan a annoncé qu’il a notamment invité les résistants à rejoindre le gouvernement dans le cadre d’un programme de réconciliation nationale mis en œuvre par les autorités.

Pajhwok 



b) Les occupants 
1) Usa

Occupation de l'Afghanistan

12-09 Le porte-parole de la Maison Blanche , Gordon Johndroe. a déclaré "les Japonais ont fortement soutenu les opérations en Afghanistan et je m'attends à ce qu'ils continuent à soutenir cet effort". " Bush et le Premier ministre Abe ont eu de très bonnes relations de travail. Les Etats-Unis et le Japon restent des alliés solides et loyaux et les Etats-Unis comptent bien maintenir cette relation avec le Japon" (AFP / 15h42)

 


Pays corrompu  
11-09 Le général David Petraeus, commandant des forces US en Irak, a affirmé que non seulement l’iran n'avait pas cessé de fournir des armes à divers groupes de résistants irakiens, mais que le volume de ces livraisons avait augmenté.

Petraeus a indiqué que l'armée prévoyait d'installer une base militaire très près de la frontière irakienne avec l'Iran pour mieux lutter contre le flux clandestin d'armes et de combattants iraniens rejoignant l'Irak.

"Il apparaît de plus en plus évident que l'Iran (...) cherche à transformer les milices irakiennes en une force semblable au Hezbollah, afin de mener une guerre par procuration contre les forces de coalition en Irak", a-t-il conclu.

(Source AFP / 11 septembre 2007)

 


Prisons

13-09

"Inayatullah, a été capturé à l'issue d'opérations de lutte contre les résistants en Afghanistan menées par le ministère (US) de la Défense ",

Le détenu "a admis être l'émir d'Al-Qaïda à Zahedan, en Iran, et (a reconnu) qu'il avait planifié et dirigé des opérations terroristes", indique un communiqué du Pentagone.

Le département de la Défense a assuré qu'il avait "collaboré avec plusieurs dirigeants d'Al-Qaïda, dont Abou Ubaydah al-Masri et Azzam".

Selon le ministère de la Défense , il aurait en particulier facilité les déplacements de combattants étrangers en Afghanistan, en Iran, au Pakistan et en Irak.

 "Au vu de la menace que représente ce suspect et de son rang important au sein d'Al-Qaïda, il a été transféré à Guantanamo", Quelque 340 personnes sont actuellement détenues sur la base américaine de Guantanamo.

(AFP)


 


2) Otan-Isaf

Sur le terrain12-09 Le 12 septembre, le représentant civil de l'Otan en Afgfhanistan, le Néerlandais Dan Everts avait critiqué l'insuffisance, à ses yeux, des efforts de l'UE par rapport à ceux faits par les Etats-Unis.

"J'estime que du côté de l'UE, la réponse doit être de faire plus et mieux", avait-il déclaré à son passage à Bruxelles, soulignant que la police afghane restait largement corrompue et inefficace, ce qui facilite le trafic de drogue qui finance en partie les talibans.

(AFP 18h19

Les alliés

Nations unies 21-09

le chef de la mission des Nations unies en Afghanistan, l'Allemand Tom Koenigs a affirmé :

"Nous, aux Nations unies, nous soutenons la tenue de pourparlers de paix, parce qu'il n'est pas possible de venir à bout de l'insurrection uniquement par des moyens militaires", "Nous devons laisser la porte ouverte à des négociations". Selon M. Koenigs, l'ONU peut jouer un rôle de médiateur, par exemple, entre les tribus qui combattent pour le gouvernement et les tribus qui combattent pour la résistance. "Où nous pouvons négocier et jouer un rôle de médiateur, nous le ferons", a-t-il dit.

AP


3 UE
18-09 Nomination d'un nouveau chef de la mission européenne de formation de la police afghane, au moment où les Etats-Unis réclament un important effort de l'UE dans ce domaine. Le général allemand Friedrich Eichele, qui n'était en poste que depuis juin 2007, sera remplacé par son compatriote Jürgen Scholz, 56 ans, également général, qui a notamment dirigé la mission de police Eupol en Macédoine de décembre 2004 à juin 2006, a indiqué M. Schaüble. Pour justifier ce qui a paru à la presse allemande être un limogeage en bonne et due forme du général Eichele trois mois à peine après son arrivée, le ministre a affirmé que l'officier était rappelé en Allemagne pour contribuer à la réorganisation de la police fédérale.... (AFP 18h19)


Dans le monde

Allemagne

18-09 M. Schäuble s'est dit favorable à une coopération plus étroite avec les Américains, précisant, sans autre détail, qu'il aborderait ce sujet lors d'un prochain voyage à Washington. Dans une interview au Welt Am Sonntag dimanche dernier, l'ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'Otan, Victoria Nuland, s'est félicitée de la mission de formation lancée par l'Union européenne le 17 juin et encadrée par l'Allemagne, suite, déjà à des pressions exercées fin 2006 par les Etats-Unis et le secrétariat général de l'Otan. Mais elle a prôné la mobilisation d'au moins 5.000 instructeurs pour former la police afghane, au lieu des 160 Européens prévus aujourd'hui, qui sont en outre insuffisamment mobiles, selon elle. "Il ne suffit pas de former des policiers dans des salles de classe, comme l'Allemagne l'a fait pour l'instant", il faut aussi "aller avec des policiers afghans sur le terrain, même dans des régions dangereuses dans le sud et l'est de l'Aghanistan", a affirmé l'ambassadrice américaine.

M. Scholz, pour sa part, a fait partager la responsabilité de cette situation à d'autres pays européens, qu'il n'a pas nommés et qui, d'après lui, ont envoyé des policiers à Kaboul sans les véhicules qui leur permettraient de circuler dans le pays.

"On ne peut pas fonctionner avec aussi peu de moyens. Si les policiers ne peuvent pas bouger, leur présence en Afghanistan n'a pas de sens", a-t-il estimé devant la presse (AFP 18h19)


Canada
20-09 L'engagement du Canada en Afghanistan prend fin en février 2009, mais l'ambassadeur d'Afghanistan au Canada Samad a demandé aux Canadiens d'être patients avant d'évaluer les progrès réalisés.
"L'histoire nous a montré que tous les pays qui sont sortis d'un conflit on dû passer à travers plusieurs années de reconstruction et l'Afghanistan n'est pas une exception", …
Presse Canadienne



4 Lutte pour la libération du territoire
Pertes des occupants.- US & Isaf 
09-09

Dimanche, un engin explosif a explosé au passage d’une patrouille de soldats canadiens au deuxième jour d’une nouvelle opération dans le district de Zhari, à l’ouest de Kandahâr.

Deux soldats canadiens ont reçu des éclats de shrapnel quand un char Leopard 1 poussant devant lui un rouleau de dépistage des bombes a roulé sur un engin explosif.
Les deux soldats, qui étaient à l'extérieur de leur véhicule blindé au moment de l'explosion, ont été hospitalisés à la base de Kandahar

Plusieurs autres soldats canadiens et une journaliste de la Presse Canadienne sont sains et saufs mais ont été ébranlés… Selon la journaliste, leur groupe a été vraiment chanceux.

 

Presse Canadienne avec Agences

18-09 Lundi après-midi, un soldat du 36e Engineer Regiment a été tué dans l’explosion d’une bombe artisanale au passage d’un convoi de logistique, à dix-neuf kilomètres au nord-est de la localité de Gereskh, dans la province de Helmand. Deux autres soldats britanniques ont également été blessés. Presse Canadienne avec Agences dont MoD & Reuters) 19-09 Deux militaires de la coalition dirigée par les Américains ont été blessés par l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule mardi dans la province orientale de Paktia, a déclaré l'armée américaine mercredi. (Reuters) 21-09 Un porte-parole français de l'Isaf : "un engin explosif a retourné un véhicule militaire". Le chef de la police afghane Alishah Paktiawal a déclaré : "L'étranger tué est un Français de l'Isaf", Il avait auparavant annoncé que l'attentat avait fait plusieurs morts dont un ressortissant étranger. L'attaque visait un convoi de chasseurs alpins français qui circulait dans des véhicules blindés, ont annoncé les autorités afghanes. "C'était une attaque contre un convoi de l'Otan", a confirmé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Zamaraï Bashary. (AFP 08h03)
Pertes des Résistants        - Province non précisée
15-09 Dans un communiqué, la coalition internationale a annoncé la mort samedi soir de douze résistants dans le district de Sangin, qui ne parle pas de ces propres pertes. Selon le texte, une patrouille de la coalition et de la police a été la cible d’une attaque par un nombre important de résistants. La patrouille a riposté et demandé un appui aérien afin de se dégager, précise le texte.

Xinhua


 


Détails
Kaboul
A 40 km de Kaboul . 16-09 Dimanche matin, une patrouille de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) et de l’armée nationale afghane a été la cible de tirs provenant d’une maison du village de Gazbala, dans le district de Sarobi, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Kaboul. La patrouille a demandé et obtenu un appui aérien. Selon le chef de la police locale, les bombardements ont fait deux morts et deux blessés. Il n’a pas précisé si les victimes étaient des civils ou des résistants...

Avec Presse canadienne

 

 


Province du Badakhshan (septentrionale)
13-09 Un Bangladais employé par une ONG internationale de micro-finance, la Commission du Bangladesh pour le progrès rural (Brac), a été tué, et son collaborateur afghan blessé alors qu'ils voyageaient mercredi à moto pour recouvrer un emprunt dans la province de Badakhshan, dans le nord-est, a déclaré le commandant régional de la police, Aqa Noor Kendoz. Les résistants s'attaquent à quiconque participe ou soutient les efforts du gouvernement afghan pro-occidental, selon lui. (AFP 15h43)

 


Province de Badghis
09-09 Dimanche, quatre policiers ont été tués dans une attaque imputée dans la province. En provenance de la province voisine de Faryâb, leur convoi est tombé dans une embuscade, ont précisé les forces de police locales. Avec Pajhwok 19-09 Quatre policiers ont été tués, 9 miliciens et quatre policiers ont également été blessés lors d'une attaque mercredi contre un poste de police du district de Bala-Murghab, gouverneur Mohammad Ashraf Nasiri. L'ouest de l'Afghanistan est ‘relativement’ paisible comparé au sud et au sud-est du pays, où les combats sont quotidiens. Afp

 

 


Province de Ghanzi (centre de l’Afghanistan)
12-09 Deux policiers ont été tués et trois autres blessés, a annoncé le chef de la police provinciale, le général Ali Shah Ahmadzaï. L’incident s’est produit dans le district de Qarabagh. Avec Pajhwok 14-09 Opération aéroterrestre de la coalition internationale et des forces de sécurité afghanes. Les soldats se sont rendus dans le district de Qarabagh où des « militants présumés se trouvait » indique le texte, « De nombreux présumés militants ont été tués et un arrêté au cours d’une opération aujourd’hui (vendredi) dans la province de Ghazni », a déclaré à l’AFP le chef de la police provinciale, Ali Shah Ahmadzaï

 

La coalition a affirmé n'avoir essuyé aucune perte (…).
(AFP 17h17)

14-09

 Un homme accusé d'espionner pour le compte des Américains, a été exécuté a indiqué le chef de la police. (AFP 17h17)

 

15-09 Samedi soir, une bombe commandée à distance a explosé dans le bazar de la localité d’Andar, alors que le chef du district, Abdoul Rahim Desiwal, effectuait des achats. Le chef du district, trois de ses gardes du corps et plusieurs civils ont été blessés. Le district d’Andar est une région considérée comme particulièrement instable. Avec Pajhwok 18-09 La coalition internationale, dirigée par l'armée américaine, a confirmé qu'une opération militaire a fait "plusieurs morts parmi la résistance" Le commandant Abdullah Jan, à péri dans la nuit de lundi à mardi dans le bombardement par l'aviation américaine a affirmé à l'AFP le chef de la police provinciale, Alishah Ahmadzaï. sans pouvoir officiellement confirmer l'information. "Nous enquêtons", a-t-il poursuivi. La résistance à reconnu, par la voix d'un porte-parole, qu'ils avaient perdu "quatre hommes" mais assuré que Jan n'en faisait pas partie. AFP 20-09 Un kamikaze s'est fait exploser contre un camion de l'armée afghane. Un soldat afghan a été grièvement blessé, a annoncé le chef de la police provinciale Alishah Ahmadzai. AFP

Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan)
11-09 Une attaque kamikaze a visé le commandant auxiliaire de la police provinciale, Haji Abdul Qodus, dans le centre de l'agglomération vers six heures du soir. Selon le gouverneur du district de Gereshk Abdul Mana, 27 corps ont été transférés dans un hôpital local, parmi lesquels 13 policiers. Environ soixante personnes ont été blessées.(combien de policiers ?) Selon le général Zahir Azimi, le porte-parole du ministère de la Défense , l'attaque "était dirigé contre Haji Abdul Qodus, mais il a survécu".  (AFP 17h11)

 

11-09 Un kamikaze a activé ses explosifs au milieu d'un convoi d'employés afghans d'une société de sécurité américaine, dans le district de Girishk, rapporte le ministère afghan de l'Intérieur. Les 5 tués ainsi que 7 blessés sont des employés de la société de sécurité. Deux autres blessés sont des civils. Les employés escortaient un convoi de logistique destiné à des bases militaires de l’Otan dans le sud de l’Afghanistan.

21/09/2007

N° 58 - Journal Liban Special dossier FIN - 21-09

SUITE et FIN

Si des pays homogènes comme l’Egypte ou le Maroc ou le puissant petit Emirat de Qatar ou d’autres pays peuvent se payer le luxe de relations avec Israël et la soumission aux intérêts américains dans la région, pense-t-on vraiment que le Liban dans sa fragile complexité le peut ? C’est manquer totalement de réalisme et refuser les leçons du passé tout proche (1982-1985). Faut-il ajouter que ce que peuvent se permettre les majorités communautaires en Orient, les minorités ne le peuvent pas et n’ont aucun intérêt à mettre en danger leur avenir et ceux des générations futures pour les beaux yeux des Etats-Unis et d’Israël.

 

De plus, peut-on continuer avec cette vieille obsession qui ne voit l’ennemi que d’un seul et même côté et l’ami toujours d’un autre, comme si la géopolitique tourmentée de la région était régie par des démons d’un côté, des bonnes oeuvres charitables de l’autre. Cela est indigne de notre culture libanaise, de notre riche patrimoine, ainsi que de l’ambition des Libanais d’être une avant-garde du progrès en Orient.

 

Le Liban, de par sa vocation, mais aussi de par sa position géographique entre la Syrie , la Palestine occupée et Israël, ne peut être malheureusement un pays non aligné ou même neutralisé dans l’ordre régional, ce qui eût certes été souhaitable. Il doit donc développer une stature forte qui ne le mette pas à la remorque de tel ou tel regroupement régional. Il doit, pour cela, disposer d’un système de défense cohérent et efficace qui dissuade l’Etat d’Israël de vouloir encore et toujours l’attaquer, violer son espace maritime et aérien, s’accaparer ses eaux, notamment celles très abondantes de la zone des Fermes de Chébaa, toujours occupée par Israël. Le Liban ne peut pas non plus plus faire partie de groupe de pays arabes qui font pression sur les organisations palestiniennes pour qu’elles abandonnent toute résistance à l’occupation israélienne et qui oeuvrent pour consolider l’hégémonie américano-israélienne sur la région. La présence d’un si grand nombre de réfugiés, le spectre d’une implantation qui leur attribuerait la nationalité libanaise et achèverait de perturber les fragiles équilibres communautaires et socio-politiques : autant de raisons graves qui font que notre politique doit être très vigilante en ce domaine.

 

Avec la Syrie , il est clair au-delà de toute hésitation qu’il faut des relations très strictement égalitaires sur le plan des respects de la souveraineté. La délimitation définitive des frontières et l’établissement de relations diplomatiques, ainsi que la révision des accords passés, sont une autre composante d’une relation définitivement assainie. En contrepartie, il convient d’abandonner toute velléité de participer à des pressions occidentales ou arabes pour déstabiliser le régime de notre grand voisin. Le devoir de réserve s’impose à tous les hommes politiques dans ce domaine avec la même vigueur que pour d’autres pays arabes, comme l’Arabie saoudite.

 

Cependant, pour parvenir à ces objectifs, il est clair que nous devons passer du vieux modèle économique basé sur une économie non sophistiquée de simple intermédiation dans le domaine des services à un modèle à l’irlandaise. Notre modèle actuel est, en effet, totalement dépassé par les données nouvelles de la globalisation économique et les progrès immenses réalisés par les économies arabes voisines. Si autrefois nous avons pu jouer le rôle d’intermédiaires entre le monde capitaliste développé et les économies arabes sous-développées ou en proie au socialisme d’Etat, aujourd’hui, ce rôle est dépassé. De toutes façons, il est de la nature même de la globalisation économique de supprimer les intermédiaires. En conséquence, nous devons opérer un saut qualitatif majeur dans notre façon de penser notre économie : il est impératif de la diversifier, d’aller vers des activités sophistiquées à haute valeur ajoutée qui tirent profit de l’existence de ressources en eaux, de la remarquable biodiversité dont jouit le pays, de la qualité de nos ressources humaines dans tous les domaines techniques et scientifiques et qui doivent s’expatrier faute de trouver stabilité et débouchés professionnels à la mesure de leurs capacités et de leur dynamisme.

 

Ce n’est que de cette façon que nous pourrons dégager les ressources nécessaires pour commencer enfin à rembourser notre dette publique astronomique et pour assurer le financement de moyens de notre défense adéquats, tout en intégrant le bras armée du Hezbollah dont il ne faut pas perdre l’expérience et la capacité militaires exceptionnelles, ni le brader politiquement sans contrepartie sérieuse.

 

Si les problèmes libanais ne trouvent pas de solution plus de soixante ans après l’indépendance, c’est parce qu’ils sont mal posés. C’est une autre façon de penser le Liban à laquelle nous sommes appelés, si nous voulons sortir du cercle vicieux des crises qui nous affectent à chaque fois que des tensions régionales fortes se manifestent ; mais aussi, si nous voulons dépasser les sensibilités politiques antagonistes entre Libanais, qui tournent toujours et exclusivement autour de la politique extérieure du pays et de sa place sur l’échiquier régional.

 

Tout le reste n’est que bavardage insipide, répétitif et lassant qui pousse toujours plus de Libanais à l’émigration.

 

Georges Corm –

 

Septembre 2007

 

Georges Corm est l'auteur de l’ouvrage Le Liban contemporain. Histoire et société, La Découverte , Paris, 2005 et du Proche-Orient éclaté. 1956-2007, Gallimard, Coll. Folio/histoire, 2007.

 

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4154

 

3-2 Point de vue de Al-Manar : Nasrallah promet de grandes surprises si le Liban était attaqué.
Des dizaines de milliers de supporters libanais et arabes du Hezbollah se sont rassemblés mardi dans le stade de Raya dans le quartier sud de Beyrouth pour marquer le premier anniversaire de la Victoire Divine.

 

Ils attendaient tous l’apparition du secrétaire générale du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah sur des douzaines d’écrans géants pour renouveler l’hommage à la résistance comme choix pour défendre le Liban contre les complots et agressions américano-israéliens.

 

Lorsque son éminence est apparue, des personnes enthousiastes agitaient des drapeaux du Liban et du Hezbollah de manière aussi rapide que le battement de leur cœur, particulièrement lorsque Sayyed Nasrallah a salué les foules « respectables », comme il aime toujours les nommer.

 

« Aujourd’hui, je m’adresse au peuple du Liban et à nos peuples arabes et islamiques et à tous les peuples du monde, par votre biais et par le quartier sud, pour remercier les leader, les puissances, les mouvements, les sociétés, les figures et tous ceux qui se sont tenus aux côtés du Liban lors de l’agression israélienne contre ce pays. Je remercier tous ceux qui ont offert de l’aide au Liban pour guérir les blessures et essuyer les larmes », a dit Sayyed Nasrallah.

 

La guerre et la préparation du Hezbollah

 

Dans le discours de ce mardi soir, le troisième d’une série de discours qu’il a délivrés dans les dernières semaines pour marquer l’anniversaire du 14 août, Sayyed Nasrallah a promis à Israël une « grande surprise » si elle essayait d’attaquer le Liban.

 

« Ô sionistes, si vous pensez lancer une agression contre le Liban, je ne vous promettrai pas de surprises comme celles dont vous avez été témoins, mais je vous promets la grande surprise qui pourrait changer le destin de la guerre et de la région », a dit Sayyed Nasrallah.

 

« Si une guerre a lieu, que Dieu nous en préserve, nous devons être prêts », a ajouté son éminence, soulignant que sa remarque du mois dernier disant que les roquettes de son groupe étaient capable de frapper tout point d’Israël était destiné à servir d’effet dissuasif, et non pas à apporter un conflit.

 

« J’avertis les Israéliens et je les préviens. Ici, au Liban, ils font face à une résistance, à une armée et à une nation qui rejettent l’humiliation. Une nation qui combat et qui est prête aux sacrifices et qui réalisera la victoire historique, si Dieu le veut », a dit Sayyed Nasrallah.

 

« Il se pourrait que vous dites que j’exerce une guerre psychologique. C’est vrai, cependant, ma guerre psychologique est basée sur des faits réels et des objectifs à éviter toute guerre. Et en disant ceci, la résistance et moi-même comprenons la responsabilité que nous sommes en train de prendre », a-t-il ajouté.

 

Son éminence a aussi averti : « Toute nouvelle guerre au Liban aura un prix élevé… Je ne recherche pas une guerre, mais je travaille pour empêcher une guerre », a-t-il ajouté.

 

« La préparation à la guerre et l’état d’alerte pour une guerre sont les moyens les plus importants pour empêcher une guerre », a-t-il dit. « Les sionistes et les Américains battent les tambours de la guerre. Si Dieu le veut, il n’y aura pas de guerre. Comme je l’ai dit dans de précédents discours, nous ne voulons pas la guerre », a ajouté Sayyed Nasrallah.

 

L’objectif de la guerre de l’été dernier

 

Le chef du Hezbollah a expliqué que les forces tyranniques ont cherché à dépeindre la guerre de l’été dernier comme une guerre entre Israël et des forces soumises à l’Iran et à la Syrie et comme étant une guerre dirigée contre le tribunal à caractère international pour juger les suspects dans l’assassinat de l’ancien premier ministre le martyr Rafik Hariri. « Cette déclaration est tombée face aux objectifs placés par Rice et Olmert au début de la guerre. Le monde entier a su que l’objectif de la guerre était de subjuguer le Liban pour la naissance du prétendu Nouveau Moyen-Orient, qui a en effet échoué », a dit Sayyed Nasrallah.

 

Le secrétaire général du Hezbollah a aussi dit que les Américains et les Israéliens avaient cherché à diminuer la victoire de la résistance, car « cette victoire a donné un nouvel espoir à la Umma et a présenté une alternative sérieuse pour défendre les terres et les pays. Ceci n’est pas une victoire pour une secte ou une religion ou un parti. Lorsque nous avons remporté la guerre, c’était un triomphe pour le Liban et pour la Umma , et si nous devions être vaincus, cela aurait été une défaite pour le Liban et la Umma  ».

 

Sayyed Nasrallah a expliqué que le projet du Nouveau Moyen-Orient remonte au début du 20ème siècle, lorsque le fondateur du sionisme, Théodore Herzl, a écrit en 1877 qu’il devait y avoir une communauté au Moyen-Orient dans laquelle l’état juif aurait un rôle principal. « Et en 1907, le ministre britannique des colonies a dit que la Méditerranée constitue un danger sur l’occident étant donné que c’est le lien entre l’est et l’ouest, pour ne pas mentionner les ressources naturelles et les richesses qu’y s’y trouvent… Ceci est lorsqu’ils ont exploité la religion pour diviser le monde arabe en de petits états », a dit Sayyed Nasrallah.

 

Il a ajouté : « Aujourd’hui, nous avons mis en échec la naissance du Nouveau Moyen-Orient, mais cela ne veut pas dire qu’ils ne continueront pas à effectuer de nouvelles tentatives, cette fois sur des bases religieuses et sectaires ».

 

Sayyed Nasrallah a dit dans son discours que l’objectif le plus dangereux de la guerre était la prise en cible délibérée des musulmans shiites, en détruisant leurs maisons, leurs écoles et leurs institutions et en tuant leurs femmes et enfants pour punir la société de résistance et l’inciter contre le Hezbollah et la résistance. Il a ajouté que cet objectif avait aussi été déjoué.

 

Reconstruction

 

Le 14 août 2006, Sayyed Nasrallah a promis à ceux qui ont perdu leur maison une reconstruction dès que possible. « Ce que nous avons offert à notre peuple n’était pas une compensation. C’étaient des contributions et des aides pour cicatriser les blessures de ceux qui avaient perdu leurs maisons et leurs affaires. Le gouvernement devrait payer les compensations. Il a reçu plus d’un milliard de dollars en aides de pays donateurs, et cet argent est le droit des gens affligés ».

 

Le chef du Hezbollah a ajouté que le Hezbollah avait jusque-là contribué avec plus de 380 millions de dollars, « et c’est de l’argent propre et légal, sans conditions politiques ».

 

Lors du premier anniversaire de la Victoire Divine , Sayyed Nasrallah a critiqué le rythme lent du gouvernement à payer les compensations pour les personnes affligés et a promis de lancer une nouvelle contribution nommée « location », qui verra le Hezbollah en train de payer des locations jusqu’à douze mois jusqu’à ce que la reconstruction de la maison détruite soit achevée.

 

Politique

 

Sayyed Nasrallah a dit que le Hezbollah soutenait l’idée d’efforts de médiation pour qu’ils soient effectués par le porte-parole du parlement Nabih Berri dans la semaine à venir, dans un but de parvenir à une solution à l’impasse politique qui dure depuis dix mois.

 

« Nous soutenons un compromis au Liban et nous avertissons les Libanais des tentatives prises par les Etats-Unis et de certains politiciens libanais visant à retarder toute solution à la crise », a-t-il dit.

 

Nasrallah faisait référence aux déclarations effectuées samedi par le parlementaire Walid Jumblatt, qui a dit que toute personne du bloc du 14 février qui pense atteindre un compromis ou un accord avec l’opposition serait considéré comme étant un traître et devait être exécuté « moralement et politiquement ».

 

Sayyed Nasrallah a renouvelé son soutien à l’armée libanaise, en disant que les Etats-Unis rejetaient l’idée d’avoir une « armée forte au Liban capable de protéger son territoire et son peuple avant que notre armée n’arrête de considérer Israël comme un ennemi ».

 

« La résistance avec l’armée et le peuple courageux du Liban réaliseront une victoire à chaque fois », a-t-il dit.

 

Al-Manar

 

Lundi 03 Septembre 2007

 

Traduction : manar-fr.com

 

Sources CCIPPP

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

http://palestine.over-blog.net/article-7084465.html

 

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 
4-1 Raymond Richa : Geagea et Joumblatt seuls responsable de l’attentat du 19 septembre 2007.

 

Le premier prédit et le second menace.
Le premier, à chaque approche d'une chance d'entente, prédit des assassinats politiques et, comme d'habitude, lance ses accusations sans preuve.
Mais aussi, qui autre que lui a intérêt dans la liquidation physique de ses potentiels adversaires dans le camp maronite des pro-gouvernementaux ?
Le second n'a-t-il pas déclaré à plusieurs reprises que toute initiative d'entente interpellera une condamnation à mort ?
Seigneur JOUMBLATT, inquiet de voir un jour son hégémonie tribale s'écrouler face à la vague déferlante de la démocratie, n'hésitera pas à menacer ses alliés.Gare à celui qui dévie du chemin.
Ainsi Antoine GHANEM, ayant récemment pris l'initiative de préparer un rapprochement entre le chef des Kataëb et le général Michel AOUN, donc choisi le chemin de l'entente, commençait à compromettre sérieusement l'action JOUMBLATT.
Sa condamnation à mort fut prononcée et exécutée le soir du 19 septembre 2007.
Cet assassinat ne leur suffisait pas ; il faudra aller plus loin en accusant la Syrie et ainsi le jeu est joué à cinq jours du 25 septembre 2007.
Si justice il y a dans notre pays, nous devrons commencer par interroger ces deux individus car il y aura forte chance de connaître toute la vérité, depuis l'assassinat de Rafik HARIRI.
20 septembre 2007
Raymond RICHA

 

4-2 Feltman (

L’ambassadeur des États-Unis,) soutient l’initiative Berry et accuse le Hezbollah de se réarmer via la Syrie.
Washington ne reconnaîtra pas un gouvernement libanais qui n’a pas le soutien de la majorité parlementaire

Feltman soutient l’initiative Berry et accuse le Hezbollah de se réarmer via la Syrie
L ’ambassadeur des États-Unis, Jeffrey Feltman, a prévenu hier, après avoir salué l’initiative de Nabih Berry, que son pays ne reconnaîtra que le gouvernement soutenu par la majorité parlementaire, en réaction à la menace d’Émile Lahoud de former un gouvernement provisoire si son successeur n’était pas élu dans les délais. « Nous continuerons à reconnaître le gouvernement qui a obtenu le vote
de confiance au Parlement », a ainsi déclaré à l’AFP l’ambassadeur
Jeffrey Feltman, en allusion au Premier ministre Fouad Siniora, soutenu
par les pays occidentaux et la majorité parlementaire. « L’élection d’un
président déclenchera la formation d’un nouveau gouvernement, mais,
jusque-là, nous continuerons à reconnaître le gouvernement qui dispose
du vote de confiance de la Chambre des députés », a précisé le diplomate
américain.

Jeffrey Feltman a assuré que si le chef de l’État mettait à exécution sa
menace de former un gouvernement provisoire, si son successeur n’était
pas désigné à l’expiration de son mandat le 24 novembre, les États-Unis
ne soutiendraient pas une telle initiative. « Nous espérons que le
président Lahoud va terminer son mandat prorogé dans le calme sans
recourir à des mesures à caractère inconstitutionnel qui tendraient à
compliquer la situation plutôt qu’à la régler », a-t-il estimé.

L’ambassadeur américain a par ailleurs soutenu la proposition du
président de la Chambre Nabih Berry de parvenir à un consensus sur le
prochain président de la République , entre la majorité antisyrienne et
l’opposition menée par le Hezbollah. « M. Berry a tendu la main pour
dépasser les clivages politiques qui empoisonnent le pays depuis près
d’un an », a-t-il jugé, insistant sur la nécessité de la tenue de
l’élection présidentielle sans ingérence étrangère et sans appui
étranger à tel ou tel candidat. « Beaucoup de personnes nous poussent à
donner des noms, mais ceci n’est pas un jeu de noms », a-t-il assuré. «
Nous voulons voir les députés libanais élire librement le prochain
président de la République », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le diplomate
Les
USA ont accusé le Hezbollah de se réarmer via la Syrie.
Pa
r ailleurs, Jeffrey Feltman a affirmé qu’il y avait des preuves indiquant que le Hezbollah continuait à se réarmer par la frontière syro-libanaise, en violation des résolutions de l’ONU, notamment la 1701.
« Nous estimons que les preuves sur un trafic d’armes à travers la frontière syro-libanaise sont solides », a-t-il ainsi déclaré, ajoutant être inquiet après les récentes déclarations du Hezbollah affirmant
disposer d’armes pouvant atteindre Israël. « De notre point de vue, cela
constitue l’un des plus grands dangers au Liban parce qu’il s’agit d’une
violation des résolutions du Conseil de sécurité » de l’ONU, a-t-il dit.
« La communauté internationale répondra favorablement à toute demande du
gouvernement libanais pour aider à la sécurisation des frontières et il
y a plusieurs initiatives en discussion pour éviter les trafics,
spécialement le trafic d’armes », a conclu Jeffrey Feltman.
Rappelons que le Hezbollah est considéré comme une organisation «
terroriste » par les États-Unis
.

 

 

L’Orient-Le Jour

 

samedi 15 septembre 2007
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&a...

4-3 Khalil Fleyhane : Israël n’a pas réussi à obtenir le déploiement de la Finul au nord du Litani.
Israël semble avoir échoué à convaincre le Conseil de sécurité de l’ONU d’élargir le déploiement de la Finul au nord du Litani, sous prétexte que le Hezbollah est en train de se réarmer et de renforcer son arsenal militaire dans cette zone.
Les contacts diplomatiques s’étaient auparavant intensifiés afin de modifier dans ce sens la résolution 1773 qui a été adoptée vendredi dernier.
De source ministérielle, on indique à cet effet qu’Israël concentre son attention actuellement sur la région du nord du Litani, comme l’illustre la déclaration de son ministre de la Défense , Ehud Barak, devant la commission parlementaire israélienne des Affaires étrangères. M. Barak a ainsi affirmé que le Hezbollah était en train de poursuivre son réarmement.

 

L’État hébreu souligne aussi que la zone de réarmement se situe en dehors de la zone d’influence de la Finul.
Cett e même source a d’autre part mis en garde contre les propositions
faites par M. Barak concernant une éventuelle réaction à l’accroissement
de l’arsenal militaire du Hezbollah. Israël envisagerait d’installer un
bouclier antimissile qui neutraliserait les roquettes à moyenne portée
détenues par le Hezb.
La source précitée a souhaité que l’on parvienne, sur la scène interne,
à une unité de rang afin d’être en mesure de faire face aux préparatifs
militaires israéliens. C’est pourquoi la diplomatie libanaise devrait se
placer en état d’alerte maximal afin de battre en brèche tout projet
d’offensive contre le Liban, à l’instar de ce qui s’est passé l’été
dernier. Une telle offensive irait d’ailleurs à l’encontre de la
résolution 1701 et contredirait la mission de la Finul.

 

L’Orient-Le Jour Le quotidien libanais d'expression française
Mardi 28 août 2007 
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=350818

 

 

4-4 L’aviation israélienne a survolé à très basse altitude le Liban-Sud et la Békaa.
Voilà un article plus précis sur les survols aériens au-dessus du Liban et du nez de la Finul quotidiennement, ils renforcent aussi les troupes à la frontière. Ils vont attaquer pour décimer le Hezbollah, c'est une certitude. Ces sadiques font, en plus, exprès de passer plusieurs fois, simultanément en divers endroits pour effrayer la population. Mais franchement comment peut-on vivre tranquille avec ces criminels qui sont toujours là en train d'emmerder le monde. Des sadiques, il n'y a pas d'autres mots. Sadiques et diaboliques.

 

Adriana Evangelizt

 

Six appareils de guerre israéliens ont survolé hier à très basse altitude le Liban-Sud et la Békaa et franchi à plusieurs reprises le mur du son.
Quatre avions de guerre israéliens ont survolé, dans la matinée, la région de Naqoura au Liban-Sud, selon un communiqué de l’armée. Les avions ont quitté le ciel libanais vers 11h05, en survolant le village frontalier de Alma al-Chaab. Les quatre appareils avaient survolé, à moyenne altitude, les cazas de Bint Jbeil et Marjeyoun ainsi que le secteur occidental du Liban-Sud, où la Finul maintient des positions.
À quinze heures, la veille, un avion de reconnaissance israélien venu du côté de la mer est entré dans le ciel libanais au-dessus de Saïda puis a pris la direction du Nord. Il est passé au-dessus de Baalbeck, avant d’effectuer des rondes entre cette dernière ville et Rayak. L’appareil n’a quitté le ciel libanais qu’à 23 heures en soirée, en passant au-dessus de Alma al-Chaab.
De même, l’aviation de guerre israélienne a effectué plusieurs rondes ainsi que des raids fictifs, hier, à très basse altitude, au-dessus de la ville de Tyr et de ses environs, à dix heures trente-cinq, dans la matinée.
La région de Jezzine et ses environs n’ont pas non plus été épargnés par les survols de l’aviation israélienne, à onze heures moins le quart. À la même heure, les appareils de guerre étaient dans le ciel de Nabatiyeh et de l’Iqlim al-Touffah. À quatorze heures quinze, ces appareils ont survolé Rachaya et Hasbaya, à moyenne altitude.
Depuis près de deux semaines, l’aviation israélienne viole quotidiennement l’espace aérien libanais, mais les survols d’hier se sont différenciés par leur intensité et leur très basse altitude.
Rappelons que les survols israéliens du Liban constituent une violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui avait mis fin en août 2006 à la guerre de 34 jours entre le Hezbollah et Israël. Les appels lancés à Israël par l’ONU et par plusieurs pays occidentaux, notamment la France , pour qu’il cesse ses violations de la 1701 sont restés vains.
Parallèlement, l’armée israélienne a poursuivi, hier, les travaux de renforcement de ses positions, à la frontière avec le Liban, notamment dans le secteur des fermes occupées de Chebaa et des collines de Kafarchouba. Les patrouilles tout le long de la ligne bleue s’intensifient aussi. Toutes ces actions de l’armée israélienne sont prises « très au sérieux », tant par l’armée libanaise que par la Finul , selon une source au sein de la force onusienne.

Sources  palestine.over-blog.net

 

Lorient le Jour

N° 58 - Journal Liban Special dossier - 21-09

Sommaire : 

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1   Pierre Mellet : Comment la structure rituelle du Journal télévisé formate nos esprits.

 

1-2    Le réseau parallèle de télécommunications du Hezbollah démantelé à Beyrouth, affirme Aridi.

 

2 Les brèves

2-1 La France conspire-t-elle pour assassiner Hassan Nasrallah ?

 

3 Dossier

3-1 Point de vue de Georges Corm : Une autre façon de penser les problèmes du Liban.

 

3-2 Point de vue de Al-Manar : Nasrallah promet de grandes surprises si le Liban était attaqué.

 

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

 

 

4-1 Raymond Richa : Geagea et Joumblatt seuls responsable de l’attentat du 19 septembre 2007.

 

4-2 Feltman (L’ambassadeur des États-Unis,) soutient l’initiative Berry et accuse le Hezbollah de se réarmer via la Syrie.
4-3 Khalil Fleyhane : Israël n’a pas réussi à obtenir le déploiement de
la Finul au nord du Litani.

 

4-4 L’aviation israélienne a survolé à très basse altitude le Liban-Sud et la Békaa

 

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos .

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

1-1 Pierre Mellet : Comment la structure rituelle du Journal télévisé formate nos esprits. La propagande, c’est les autres Si le téléspectateur est de plus en plus attentif au traitement d’informations particulières par les journaux télévisés, il s’interroge rarement sur la structure même de cette émission. Or, pour Pierre Mellet, la forme est ici le fond : conçu comme un rite, le déroulement du journal télévisé est une pédagogie en soi, une propagande à part entière qui nous enseigne la soumission au monde que l’on nous montre et que l’on nous apprend, mais que l’on souhaite nous empêcher de comprendre et de penser. Le journal télévisé est le cœur de l’information contemporaine. Principale source d’information d’une grande partie des Français, il n’était pourtant, à ses débuts, en 1949 en France, que le sous-produit de ce que n’avaient pas voulu diffuser au cinéma la Gaumont et les Actualités Françaises. Défilé d’images sur lesquels était posé un commentaire, le « présentateur » ne s’est installé dans son fauteuil qu’en 1954, quand le journal a été fixé à 20h. Depuis lors, la mise en scène n’a fait qu’aller en s’accroissant, et l’information en a été écartée —si jamais elle était présente au départ— pour faire de ce théâtre non plus un journal, mais un spectacle ritualisé, une cérémonie liturgique. Le « 20h » n’a pas pour fonction d’informer, au sens de dégager une tentative de compréhension du monde, mais bien de divertir les téléspectateurs, tout en leur rappelant toujours ce qu’ils doivent savoir. L’analyse qui suit se base sur les deux principaux journaux télévisés de 20h français, celui de TF1 et celui de France 2, mais peut, à bien des égards, trouver des correspondances avec les journaux télévisés d’autres pays, principalement en « Occident ».

Le contexte

Fixé à 20h, le journal télévisé est devenu, comme la messe à son époque, le rendez-vous où se retrouve (chacun chez soi) toute la société. C’est un lieu de socialisation essentiel, paradoxalement. Chacun découvre chaque soir le monde dans lequel il vit, et peut dès lors en faire le récit autour de lui, en discuter les thèmes du moment avec l’assurance de leur importance, puisqu’ils ont été montré au « jt ». Tout est mis en place comme dans un rituel religieux : l’horaire fixe, la durée (une quarantaine de minutes), le présentateur-prêtre inamovible, ou presque, qui entre ainsi d’autant mieux dans le quotidien de chacun, le ton emprunté, sérieux, distant, presque objectif, mais jamais véritablement neutre, les images choisies, la hiérarchie de l’information. Comme dans tout rituel, le même revient en permanence, et s’agrège autour d’un semblant d’évolution quotidienne. Les mêmes heures annoncent les mêmes histoires, racontées par les mêmes reportages, lancées et commentées par les mêmes mots, mettant en scène les mêmes personnages, illustrées par les mêmes images. C’est une boucle sans fin et sans fond.En ouverture, le générique lance une musique abstraite où s’entend le mélange du temps qui passe, la précipitation des événements, et une façon d’intemporel nécessaire à toute cérémonie mystique. Sur la musique, un globe précède l’apparition du présentateur, ou un travelling vers ce dernier le fait passer de l’ombre à la lumière. Tout se passe comme si le monde allait nous être révélé. Le présentateur y tient rôle de passeur et d’authentifiant. Personnage principale et transcendantal, il se trouve au cœur du dispositif de crédibilité du 20h. C’est par lui que l’information arrive, par lui qu’elle est légitimée, rendue importante et donnée comme « vraie ». Par lui également que le téléspectateur peut être rassuré : si le monde va mal et semble totalement inintelligible, il y a encore quelqu’un qui « sait » et qui peut nous l’expliquer. (Dans d’autre cas, c’est un duo qui présente le journal télévisé. La relation avec le téléspectateur est du coup beaucoup moins professorale et paternaliste, mais plus de l’ordre de la conversation, et peut sembler plus frivole. Bien évidemment, on ne trouvera jamais deux présentateur, ou deux présentatrices, mais toujours un duo hétérosexuel. C’est qu’il s’agit de ne pas choquer la représentation de la famille bourgeoise chrétienne. Ce type de mise en scène étant rare en France, nous ne développerons pas ce point plus avant).

Crédibilité et information

« Madame, Monsieur, bonsoir, voici les titres de l’actualité de ce lundi 6 août », nous dit le présentateur au début de chaque journal. Il ne s’agit donc pas d’un sommaire, d’un tri de la rédaction dans l’information du jour, mais bien des « titres de l’actualité », c’est-à-dire précisément de ce qu’il faut savoir du monde du jour. Il n’y a rien à comprendre, le « journalisme » ne s’applique désormais plus qu’a nous apprendre le monde. Le présentateur ne donne pas de clé, il ne déchiffre rien, il dit ce qui est. Ce n’est pas une « vision » de l’actualité qui nous est présentée, mais bien l’Actualité. Ce qui importe, dès lors, pour lui, c’est « d’avoir l’air ». Sa crédibilité n’est pas basé sur sa qualité de journaliste, mais sur son charisme, sur l’empathie qu’il sait créer, sa manière d’être rassurant, et sur son apparence d’homme honnête et intelligent. David Pujadas peut bien annoncer le retrait d’Alain Juppé de la vie politique, et Patrick Poivre d’Arvor montrer une fausse interview de Fidel Castro, ils sont tout de même maintenus à leur poste avec l’appui de leur direction, et n’en perdent pas pour autant leur statut de « journaliste » [1] et leur crédibilité auprès du public. Tout se passe comme si l’information délivrée n’avait finalement pas d’importance. Elle n’est là que pour justifier le rituel, comme la lecture des Évangiles à la messe, mais elle n’en est en aucun cas la raison centrale, le cœur, qui se trouve toujours ailleurs, dans le rappel constant des mots d’ordres moraux, politiques et économiques de l’époque. « Voici le Bien, voici le Mal », nous dit le présentateur.

 

La hiérarchie de l’information est donc inexistante. Alors que l’un des premiers travail effectués dans tout « journal » est de dégager les sujets qui semblent les plus essentiels pour tenter d’en ressortir un déroulé (propre à chaque rédaction) de l’information en ordre décroissant, de l’important vers l’insignifiant, ici, point. On passe de la dépouille du cardinal Lustiger à l’accident de la Fête des Loges, puis vient le dénouement dans l’affaire de l’enlèvement du petit Alexandre à la Réunion , suivit du suicide d’un agriculteur face aux menées des anti-OGM, à quoi font suite l’allocation de rentrée scolaire, les enfants qui ne partent pas en vacances, la hausse du prix de l’électricité, la spéléologue belge coincée dans une grotte, la campagne électorale états-unienne chez les démocrates, l’intervention de Reporters sans frontière pour dénoncer l’absence de liberté d’expression en Chine, la Chine comme destination touristique, le licenciement de Laure Manaudou, un accident lors d’une course aux États-Unis, le festival Fiesta de Sète, le décès du journaliste Henri Amouroux et enfin celui du baron Elie de Rothschild [2]. Il n’y a aucune cohérence, à aucun moment. Les sujets ne semblent choisis que pour leur insignifiance quasi-générale, ou leur semblant d’insignifiance. Tout y est mélangé, l’amour et la haine, les rires et les pleurs, l’empathie se mêle au pathos, les images spectaculaires ou risibles aux drames pathétiques, et l’omniprésence de la fatalité nous rappelle toujours la prédominance de la mort sur la vie.

 

Le reportage

Une fois les « titres » annoncés, le présentateur en vient au lancement du reportage. Le reportage est la démonstration par l’exemple de ce que nous dit le présentateur. En effet, tout ce qui va être dit et montré dans le reportage se trouve déjà dans son lancement. Le présentateur résume toujours au lieu précisément de présenter. Cela crée de la redondance. Ce qui est dit une fois en guise d’introduction est systématiquement répété ensuite dans le reportage. Ce sont les mêmes informations qui sont énoncées, la première fois résumées, et la seconde fois étendues pour l’élaboration de l’histoire contée. Le reportage ajoute très peu de chose à ce qu’à déjà dit le présentateur, tout juste développe-t-il les détails anodins qui contrebalancent « l’objectivité » du présentateur en créant de la « proximité ». Aux éléments de départ, trouvé dans le lancement, s’ajoute ensuite à l’histoire les petits détails romanesques nécessaire à son instruction ludique. Le reportage est constitué de deux choses : l’image et son commentaire. Or, si l’on coupe le son, l’image ne signifie plus rien. Alors même que tout devrait reposer sur elle, c’est l’inverse précisément qui se produit à la télévision : le commentaire raconte ce que l’image ne fait qu’illustrer. Cette dernière n’est là que comme faire-valoir. C’est une succession de paysages semblables, de visages et de gestes interchangeables, collés les uns à côté des autres, et sans lien entre eux. À la télévision, l’image ne sert qu’à justifier le commentaire, à l’authentifier. Elle lui permet d’apparaître comme « vrai ». Et elle le lui permet précisément parce que ne disant rien par elle-même, le commentaire peut alors la transformer en ce qu’il veut, et c’est là le principal danger de ce media. L’image possédant une force de conviction très importante, le consentement est d’autant plus simple à obtenir une fois que vous avez dépouillée l’image de tout son sens et l’avez transformée en preuve authentifiant votre discours. Tout repose donc désormais sur le commentaire, et sur la vraisemblance de l’histoire qui va nous être racontée. « Dans le reportage, note l’anthropologue Stéphane Breton, le commentaire est soufflé depuis les coulisses, cet arrière-monde interdit au téléspectateur (…) et d’où jaillit, dans le mouvement d’une révélation, un sens imposé à l’image. La signification n’est pas à trouver dans la scène mais hors d’elle, prononcée par quelqu’un qui sait » [3]. Le journaliste n’apparaît que très rarement à la fin de son reportage. Nous entendons donc une voix sans énonciateur. C’est une parole divine qui s’impose à nous pour nous expliquer ce que nous ne pourrions comprendre en ne regardant que les images. Il n’y a pas d’interlocuteur, donc pas de contradiction. Le reportage est un fil qui se déroule suivant une logique propre, celle que le journaliste veut nous donner à apprendre, où les « témoins » ne se succèdent que pour accréditer la parole qui a de toute manière déjà dit ce qu’ils vont nous expliquer. Comme avec le lancement, la redondance est omniprésente dans le reportage. Tout « témoin » est présenté non pas selon sa fonction, ni dans le but de justifier sa place dans ce reportage à ce moment là, mais suivant ce qu’il va nous dire. Et la parole du « témoin » accrédite le commentaire en donnant un point de vue nécessairement « vrai ». « Puisqu’il le dit, c’est que c’est comme ça ». Et bien souvent, le « témoin » n’a strictement rien à dire, mais va le dire tout de même, le journaliste devant faire la preuve de son objectivité et de l’authenticité de son reportage, de son enquête, en démontrant qu’il s’est bien rendu sur place et qu’il peut donc nous donner à voir ce qui est.

 

Le reportage, au journal télévisé, n’est pas la réalisation d’une enquête qui explore différentes pistes, mais le récit d’un fait quelconque montré comme fondamental. C’est une vision du monde sans alternative, qui tente d’apparaître comme purement objective. Si le présentateur dit ce qui est, le reportage, lui, le montre. Et c’est précisément là que l’image pêche par son non-sens, et que le commentaire semble devenir parole divine. « Voici le monde », nous dit l’un, « et voilà la preuve », poursuit le reportage. Et comment contester la preuve alors qu’elle nous est présentée, là, sous nos yeux ébahis ? La réalité se construit sur l’anecdote, et non plus sur un ensemble de faits plus ou moins contradictoires qui permettent de regarder une situation dans une tentative de vision globale pour pouvoir ensuite en donner une analyse.

Les mots d’ordre

Tout cela se rapporte à la logique de diffusion de la morale. Le journal télévisé, comme la quasi-totalité des médias, est un organe de diffusion des mots d’ordre de l’époque. Il ne discute jamais le système, il ne semble d’ailleurs même pas connaître son existence, mais diffuse à flux tendus les ordres que la classe dominante édicte. Le journal télévisé fait partie de ce « service public », dont parle Guy Debord dans les Commentaires sur la société du spectacle, « qui [gère] avec un impartial "professionnalisme" la nouvelle richesse de la communication de tous par mass media, communication enfin parvenue à la pureté unilatérale, où se fait paisiblement admirer la décision déjà prise. Ce qui est communiqué, ce sont des ordres ; et, fort harmonieusement, ceux qui les ont donnés sont également ceux qui diront ce qu’ils en pensent » [4] .

 

Le 20h, issu d’une société où la mémoire a été détruite, transmet les mots d’ordre, comme pour tout conditionnement, par la répétition permanente et quotidienne. Les histoires racontées semblent toutes différentes, quand bien même elles sont finalement toutes semblables. Tout y est répété, soir après soir, constamment, et à tous les niveaux. Seuls les noms et les visages changent, mais le film, lui, reste toujours identique. C’est un perpétuel présent qui est montré et qui permet d’occulter tous les mouvements du pouvoir. Les évolutions n’étant plus jamais mises en lumière, c’est bien qu’elles n’ont plus cours. Le journal télévisé diffuse donc la morale bourgeoise (chrétienne et capitaliste) en bloc compact. C’est un vomi long et lent qui s’écoule, dilué et disséminé tout au long du 20h. Ils connaissent plusieurs modes de diffusions : - L’accusation. Elle est constante, et généralement dite par les « témoins », ce qui permet de faire croire au journaliste qu’il a donné à voir un « avis », et qu’il a donc rendu un regard objectif de la situation. Un incendie ravage une maison, et ce sont les pompiers qui auraient dû arriver plus tôt. Un violeur est sorti de prison parce qu’il avait droit à une remise de peine, et c’est la justice qui dysfonctionne. Un gouvernement refuse de se plier aux injonctions occidentales, et c’est une dictature, un pays sous-développé où la stupidité se mêle à la barbarie, et mieux encore, où la censure bâillonne tous les opposants, qui sont eux nécessairement d’accord avec le point de vue des occidentaux mais ne peuvent pas le dire. Il s’agit toujours de trouver quelqu’un à vouer aux gémonies pour rappeler ce qui est « bien » et ce qui est « mal », et où l’on retrouve toute la sémantique chrétienne du « pardon », de la « déchéance », etc.

 

- L’évidence. Particulièrement utilisée pour régler sans discussions les questions économiques, elle consiste à diffuser les dogmes ou les décisions gouvernementales sans jamais les remettre en question. C’est par exemple le cas de la « croissance », qui est toujours la voie nécessaire à la survie jamais remise en cause et dont le présentateur nous annonce.s’éloignant, l’ombre grandissant, et se fondant progressivement dans cette sorte de musique qui ouvrait déjà la cérémonie les chiffres avec un air catastrophé : « la croissance ne sera que de 1,2 % cette année selon les experts »...

 

- L’hagiographie. Commme à la messe, le journal télévisé a ses saints à mettre en avant. C’est le portrait de quelqu’un qui a « réussi », soit qu’il vienne de mourir, soit qu’il ait « tout gagné », soit qu’il se soit « fait tout seul », etc. C’est le prisme de l’exception qui édicte le modèle à suivre en suscitant admiration et respect. « Voilà ce que vous n’êtes pas, que vous devriez être, mais ne pourrez jamais devenir, et que vous devez donc adorer », nous répète le journal télévisé en permanence.

 

- Le voisinage. Particulièrement efficace, il s’agit de dire que «  la France est le dernier pays en Europe à aborder cette question ». C’est le mécanisme qui régit la sociabilité de base, l’appartenance au groupe par l’imitation, par la reproduction de ce qu’il semble faire ou être. Le présentateur nous dit alors « eux font comme cela, pourquoi faisons nous autrement ? », présupposant que notre manière de faire est nécessairement moins bonne. « Travailler après 65 ans, aux États-Unis ça n’est pas un problème ». Aucune analyse n’est jamais donnée des points positifs et négatifs du système voisin, seulement un regard « objectif », qui dit : « voilà comment ça se passe là, et pourquoi c’est mieux que chez nous ».

 

- Le folklore. Ici sont présentés, avec le sourire aux lèvres et l’indulgence pour l’artiste un peu fou mais qui ne fait finalement pas de mal, des gens qui vivent un peu autrement. C’est alors, et seulement dans ce genre de sujet, que le présentateur souligne le caractère « exceptionnel » des personnes qui vont nous être présentées, pour dissuader quiconque de suivre leur exemple.

 

Ce ne sont là que quelques exemples.

Anecdote et fatalité

Deux modes de représentation du monde bercent principalement le journal télévisé, et sont les deux principaux mouvements de diffusion des mots d’ordre : l’anecdote et la fatalité. L’anecdote se trouve au début de chaque sujet. Tout part du fait particulier, du fait divers du jour, et s’étend vers le problème plus vaste qu’il semble contenir en lui-même, ou que les journalistes font mine de croire qu’il contient. C’est une rhétorique particulière qui se retrouve aujourd’hui à la base de tous les discours politiques ou journalistiques, un renversement de la logique, du déroulement effectif de la démonstration et de l’analyse du monde : c’est l’exception qui explique désormais la règle, qui la construit. Tout part du fait particulier pour se prolonger, comme si ce dernier détenait en lui toutes les causes et toutes les conséquences qui ont fondé la situation plus générale qu’il est censé démontrer. Le 20h ne se préoccupe jamais de décrire des phénomènes endémiques, ou les sort toujours de la chaîne d’événements qui les a amené à la situation présente. C’est une nécessité dialectique logique pour qui veut transmettre les consignes sans se mettre en devoir de les expliquer, sans quoi il se trouve obligé d’apporter de la complication à sa démonstration et se rend compte que les choses sont moins simples qu’il ne voulait les faire paraître. Pour que les mots d’ordre soient diffusés efficacement, il ne faut pas donner la possibilité d’être contredit, donc il vaut mieux ne rien expliquer. De toute manière, nous l’avons dit, il ne s’agit jamais de donner à comprendre, mais toujours à apprendre. La fatalité, elle, berce l’ensemble du journal télévisé. Les événements arrivent par un malheurs contingent, un hasard distrait qui touche malencontreusement toujours les mêmes (personnes, pays…). C’est une lamentation constante : « si les pompiers étaient arrivés plus tôt », « si le violeurs n’était pas sorti de prison », « si l’Afrique n’était pas un continent pauvre et corrompu », etc. Elle est la base de toute religion puisqu’elle permet de ne rien avoir jamais à justifier, et rappel le devoir de soumission face à la transcendance, puisque nous sommes toujours « dépassés ». La fatalité revient sonner en permanence comme une condamnation, et ajoute avec dépit (mais pas toujours) : « c’est comme ça ». Le système se régule tout seul et est « le meilleur des systèmes possibles », l’homme est un être « mauvais » et passe son temps à « chuter » et à « rechuter » malgré toutes les tentatives de lui « pardonner », le pauvre est responsable de sa situation parce qu’il est trop fainéant pour chercher des solutions et les mettre en application alors même qu’on les lui donne, etc. C’est un soupir constant, un appel permanent à l’impuissance et à la soumission face à la souffrance. Le monde va et nous n’y pouvons rien… Une fois les mots d’ordre transmis, le messager divin peut nous donner congé, concluant le sermon du jour en n’omettant jamais de nous donner rendez-vous le lendemain à la même heure, puis disparaît, rangeant les papiers qui font foi de son sérieux… Pierre Melle 18 -09- 2007 Mordechaï Vanunu pourrait être de nouveau condamné Par Pierre Mellet | Paris (France) | 9 mai 2007 | Voltaire, édition internationale | Les chiffres 2006 du terrorisme en Europe Par Pierre Mellet | Paris (France) | 16 mai 2007 | Voltaire, édition internationale |

La Banque Mondiale très critique sur la politique d’Israël en Cisjordanie Par Pierre Mellet | 10 mai 2007 | Voltaire, édition internationale |

1-2 Le réseau parallèle de télécommunications du Hezbollah démantelé à Beyrouth, affirme Aridi.
Le Conseil des ministres s’est réuni hier au Sérail, à 11 heures. sous la présidence du Premier ministre, Fouad Siniora, et en l’absence des six ministres démissionnaires et du ministre des Travaux publics, Mohammad Safadi.

 

À l’issue de la séance, qui s’est achevée aux alentours
de 15h, le ministre de l’Information Ghazi Aridi a égrainé les décisions
approuvées par le Conseil, dont notamment le retrait du réseau de
télécommunications du Hezbollah à Beyrouth. « Le ministre des
Télécommunications Marwan Hamadé a informé le gouvernement que les
câbles installés à Beyrouth avaient été récemment retirés », a ainsi
déclaré Ghazi Aridi, lors d’une conférence de presse. « Il est
nécessaire de continuer cette action dans les autres régions » où des
câbles ont également été installés par le Hezb, a-t-il ajouté. Il
convient de souligner à cet égard que le gouvernement avait formé le 27
août dernier un comité chargé d’établir un rapport sur les informations
faisant état de l’installation par le Hezbollah de son propre réseau de
télécommunications à Beyrouth et au Liban-Sud.

Dossier brûlant que les ministres ont également abordé hier, l’affaire des câbles téléphoniques que le Hezbollah a installés à travers la capitale. M. Siniora a indiqué à cet égard que le Conseil des ministres avait d’ores et déjà notifié les services concernés qui ont
fait savoir que les câbles installés à Beyrouth avaient été retirés. Les
ministres ont en outre réaffirmé leur volonté de « suivre ce dossier et
de compléter les mesures à prendre afin de traiter les autres
installations qui posent problème dans d’autres régions ».
Fouad Siniora s’est ensuite attardé sur l’affaire du brouillage des télécommunications et des ondes télévisées, assurant qu’il était dû à des actions israéliennes « qui peuvent être ajoutées à la série
d’exactions et de violations » qui sont perpétrées par Israël à l’encontre du Liban.
M. Siniora a précisé qu’il avait effectué des
contacts avec des instances internationales et régionales et qu’il était
fort probable que le Liban « réclame l’assistance de l’ONU dans cette
affaire ». Interrogé par les journalistes sur une éventuelle
communication téléphonique qui aurait eu lieu entre M. Siniora et les
dirigeants syriens en signe de réprobation, M. Aridi a indiqué que le
Premier ministre n’avait pas entrepris un tel contact mais qu’il avait «
pris position publiquement ».

jeudi 13 septembre 2007 L’Orient-Le Jour
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=352261

 

 

 

 

2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 La France conspire-t-elle pour assassiner Hassan Nasrallah ?
Des négociations informelles sur l’avenir du Liban se sont tenues sur la Riviera française et monégasque pendant la seconde semaine d’août. En marge de ces tractations, une réunion secrète a été organisée dans la résidence du prince Bandar bin Sultan à Juan-les-Pins. Le conseiller national de sécurité saoudien y a notamment reçu le leader de la coalition du 14-Mars, Saad Hariri, et un hôte mystérieux qui n’était autre que le Premier ministre israélien Ehud Olmert. L’ambassadeur d’Arabie saoudite à Beyrouth, Abdel Aziz Khoja, représentait le roi Abdallah. Bien que le Quai d’Orsay refuse de confirmer ou d’infirmer la présence d’officiels français représentant le président Sarkozy, celle-ci est attestée par nos sources. Au demeurant, il est peu probable que l’Élysée n’ait pas été convié et représenté alors qu’il a organisé le déplacement discret de M. Olmert sur la Riviera. Il est par contre plus difficile de savoir avec certitude le contenu exact de cette réunion. Cependant, de source diplomatique, on assure que Saad Hariri a demandé à Ehud Olmert de le débarrasser du Hezbollah et que le Premier ministre israélien lui a répondu que Tsahal ne pouvait faire le travail seul. Après cette entrée en matière, les conjurés seraient convenus qu’il revient à Saad Hariri de faire assassiner Hassan Nasrallah, puis, une fois le Hezbollah décapité, que Tsahal écraserait la Résistance libanaise. L’ambassadeur Abdel Aziz Khoja aurait mis en garde les autres participants en soulignant que quelque soient les développements possibles d’un tel scénario, ils aboutiraient à une implosion du pays du Cèdre. Ses réserves n’ont pas été appréciées de certains conjurés. De retour à Beyrouth, l’ambassadeur s’est déclaré menacé et a soudainement quitté le Liban [1]. Dans les milieux dirigeants libanais, on s’interroge sur la nouvelle politique de Nicolas Sarkozy et sur la duplicité des autorités françaises qui, un jour, invitent tous les protagonistes à débattre à La Celle Saint-Cloud et, quelques semaines plus tard, participent à la planification de l’assassinat du leader de la Résistance libanaise Réseau Voltaire 30 -08 2007 http://palestine.over-blog.net/article-7084465.html

 

 



3 Dossier
Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

Marc

3-1 Point de vue de Georges Corm : Une autre façon de penser les problèmes du Liban. Depuis l’accession du Liban à l’ordre international au milieu du XIXè siècle, une partie des personnalités politiques chrétiennes du Liban a toujours voulu voir notre pays arrimé aux puissances occidentales, qu’elles qu’en soient les conséquences pour la stabilité du pays et la paix civile. Ce groupe de familles politiques a continué sur la même ligne après l’indépendance du pays en 1943, sans plus réfléchir sur les conséquences de cette politique de nature suicidaire. 1958, 1968, 1975-1990, enfin depuis 2005 jusqu’à aujourd’hui, autant d’épisodes durant lesquels, ce groupe n’a eu qu’une obsession en tête : coller à la politique des puissances occidentales au Moyen-Orient et aux régimes arabes dits « modérés » qui leur sont dévoués. Peu leur importe qu’en définitive les résultats, bien rarement positifs, de cette politique entraîne une émigration permanente et dangereuse des chrétiens du Liban ainsi que l’érosion de leur importance politique sur l’échiquier national. Il y a dans cette position quasi-suicidaire une dogmatique qui s’exprime par trois axiomes. Il s’agit d’abord du refus d’un Etat fort, disposant d’appareils de sécurité efficace ; ce refus amène au démantèlement de ces appareils à chaque grande crise régionale. Il en a été ainsi notamment après le départ du Général Fouad Chéhab de la présidence de la république et la guerre israélo-arabe de juin 1967, ce qui a ouvert la porte à la pénétration des mouvements armés palestiniens et la signature du malheureux Accord du Caire; mais aussi, plus récemment, à l’occasion de l’assassinat de Rafik Hariri, ce qui a permis l’implantation des mouvements jihadistes sunnites au Liban, tels Fath el Islam. Ce démantèlement se déroule à chaque fois derrière le prétexte de la défense de la démocratie, comme si le Liban était la Norvège et vivait sur une île isolée à l’abri des ambitions de puissances régionales et internationales. Il s’agit ensuite de la recherche à tout prix d’un alignement sur un axe arabe pro-occidental contre ceux des pays arabes qui résistent aux demandes et pressions de l’Occident sur le plan politique. Fouad Chéhab fut honni par cette catégorie de personnalités politiques pour avoir traité avec le régime nassérien et avoir accepté que l’influence nassérienne soit prise en considération dans la politique extérieure du pays. La sécurité et la stabilité que cette sagesse politique a assurées au Liban durant les six ans de sa présidence sont totalement ignorées et, jusqu’aujourd’hui, une propagande nocive s’acharne à détruire l’image de ce grand réformateur, sous prétexte des agissements du Second bureau de l’armée libanaise, comme si ailleurs dans le monde – y compris démocratique- les services de sécurité respectaient toujours dans leurs opérations et comportements la plus haute moralité et transparence. Enfin, le troisième axiome est qu’il n’existe pas de problème social au Liban, ni même un problème de modèle économique étriqué qui ne peut en aucun cas assurer la prospérité de tous les Libanais et la solidité financière de l’Etat. Les phénomènes d’exploitation économique et sociale les plus outrageants qui, à leur tour, mettent aussi en danger la paix civile et favorisent le développement des extrémismes sont totalement ignorés et toute aspiration de réforme économique et profondeur est vivement combattue, comme ce fut le cas pour celles préconisées et réalisées par Fouad Chéhab sous l’inspiration (chrétienne) très remarquable de l’Abbé Louis Lebret et de la mission IRFED. Les résultats de cette attitude politique ont été particulièrement catastrophiques durant la période 1975-1990 et, notamment à partir de 1978 du fait de l’alliance forgée par le Front Libanais avec l’Etat d’Israël et de l’abandon de l’alliance précédente conclue en 1976 avec la Syrie. Cette alliance contre nature avec l’Etat d’Israël, qui amènera le Liban à être le second pays à signer la paix (morte née) avec Israël après l’Egypte, permet alors l’invasion sanglante de 1982 qui se termine dans le chaos généralisé et l’expulsion de toute la communauté chrétienne de la région du Chouf. Il semble, toutefois, que les leçons du passé n’ont guère été apprises. Le même comportement aveugle, sur le mode de la tragédie grecque, semble aujourd’hui se répéter. Il est vrai qu’à la différence de la période 1978-1982, une partie de la communauté sunnite et de la communauté druze s’est convertie aux thèses d’un pro-occidentalisme aveugle, ce qui ne fait malheureusement que conforter cette façon de voir devenue un autisme dangereux dans une partie du leadership libanais. En revanche, ce sont encore cette fois deux militaires chrétiens (le Général Emile Lahoud et le Général Michel Aoun) qui font face à cet autisme. Parce que ces deux personnalités ont continué sur la lignée du Chéhabisme et ont refusé d’embrigader le Liban dans les projets de l’Occident et des régimes arabes alignés sur lui en Orient, quel déchaînement de dénigrement subissent ces deux militaires (qui ont pourtant été dans des camps opposés autrefois) ! La même véhémence, les mêmes mots dépréciateurs et jugements à l’emporte pièce sont employés aujourd’hui que ceux qui avaient été proférés, il y a un demi-siècle, pour dénigrer la politique du Général Fouad Chéhab et sa personnalité, ainsi que son alliance avec l’Egypte nassérienne. Et pourtant, existe-t-il vraiment une autre politique afin de sauvegarder la paix civile, mais aussi afin d’assurer aux Chrétiens du Liban de pouvoir vivre la tête haute dans leur pays, sans être toujours du mauvais côté de la barrière. En effet, qui peut croire vraiment, s’il connaît quelque peu l’histoire du Moyen-Orient, à la possibilité pour les Etats-Unis et Israël de pouvoir continuer à long terme de mener cette politique d’hégémonie cruelle dans la région ? L’échec des Croisades ou la liquidation des deux colonialismes anglais et français, mais aussi la persistance des résistances aux occupations étrangères en Irak, en Palestine, au Liban, la catastrophe entraînée par l’intervention américaine en Irak, ne donnent-ils pas à réfléchir sur l’erreur permanente d’un alignement sur la politique des puissances occidentales ?

20/09/2007

N° 56 Journal du Liban 19-09

19/09/2007

N°271 Journal de Palestine dossier 19-09 suite et fin

3-3 Point de vue de Sharmila Deviin : L'ONU constate : 'La politique israélienne en Cisjordanie "n'aide pas la paix" '

 

3-4 Point de vue de Adriana Evangelizt : Gaza : Kouchner encourage les dirigeants israéliens à massacrer.

 

4 4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4 4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Silvia Cattori  interview Samah : Gaza soumise au blocus.

 

4-2 Une Interview par Silvia Cattori : Prières et grèves au service de la stratégie de la tension ?

 

5 Annexe Géopolitique et stratégie

5-1 J.Mearsheimer & S. Walt : Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine.

 

5-2 Le projet US d’une conférence sur le Proche-Orient est compromis.



3-3 Point de vue de Sharmila Deviin : L'ONU constate : 'La politique israélienne en Cisjordanie "n'aide pas la paix"

 

L'infrastructure israélienne qui divise la Cisjordanie et confine 2,5 millions de Palestiniens dans des enclaves ne fournit pas une base pour une solution du conflit à deux Etats, a indiqué un rapport des Nations Unies hier.

 

Le rapport critique du Bureau de Coordination aux Affaires Humanitaires de l'ONU survient alors que des efforts diplomatiques doivent être proposés parmi ce qu'appelle le coordinateur des Nations-Unies en partance, Michael Williams, des "signes d'espoir"
M. Williams a également attiré l'attention mercredi sur les colonies juives dans son dernier briefing au Conseil de sécurité de l'ONU avant de prendre son poste comme représentant de Gordon Brown, le premier ministre Britannique. "La colonisation ébranle tout espoir pour un état palestinien contigu," a-t'il dit.
Près de 40% de la Cisjordanie sont interdits aux Palestiniens en raison des colonies israéliennes, de l'infrastructure militaire et d'un système de routes conçu pour faciliter l'accès des colons juifs, justifié par Israel comme étant une protection contre le terrorisme.
Le rapport dit : "Ces mesures sont également intimement liées au maintien de l'accès des colons et de leur qualité de vie."
Israël a pris le contrôle de la Cisjordanie , Jérusalem-Est et de la Bande de Gaza en 1967. Les colonies sont considérées comme illégales en vertu du droit international, mais environ 450.000 colons juifs habitent maintenant à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. Les colons ont quitté Gaza en 2005.
La Cisjordanie ressemble étrangement aux propositions israéliennes faites juste après la guerre de 1967 en termes d'infrastructure et de territoire pour les Palestiniens.
Les restrictions se sont renforcées depuis le soulèvement de l'Intifada qui a commencé en 2000 via un système d'enclaves et la construction du Mur.
Une conférence sur le Moyen-orient parrainée par les Etats-Unis doit se tenir en novembre, bien que peu de choses aient encore été décidées

 

Ehud Olmert, le premier ministre israélien, est arrivé au pouvoir avec des promesses de retrait de Cisjordanie mais il a été très affaibli par la guerre du Liban de l'année dernière.
Mahmoud Abbas, le président de l'autorité palestinienne, a perdu le contrôle de Gaza quand le mouvement islamique du Hamas a pris le pouvoir en juin dernier.
Néanmoins, Condoleezza Rice, le secrétaire d'Etat américain, et Tony Blair, le nouvel envoyé spécial au Moyen-Orient, doivent venir dans la région le mois prochain pour pousser les deux camps à faire des progrès.
Les observateurs dit Mr Williams, en tant que représentant britannique, pourraient avoir plus de marge de sécurité à arriver à un accord de paix que M. Blair, qui devrait prendre ses directives des Etats-Unis.)

 

Source : The Financial Times

 

02-09-2007

 

Traduction : MG pour ISM

 

Rapport complet du Bureau de Coordination aux Affaires Humanitaires des Nations Unies - 30 août 2007 (fichier PDF en anglais 23 Mb


 

3-4 Point de vue de Adriana Evangelizt : Gaza : Kouchner encourage les dirigeants israéliens à massacrer.

 

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a été l'un des premiers à réagir, mardi, au tir de roquettes sur une base de l'armée israélienne, en bordure de la bande de Gaza, qui a fait une soixante de blessés, dont plusieurs grièvement, dans les rangs militaires israéliens.

 

Kouchner se trouve en effet en Israël, pour manifester son soutien à l'écrasement continu du peuple palestinien par Israël et les grandes puissances. Il participait mardi à une conférence de presse avec son homologue israélienne Tsipi Livni, et les deux ministres ont répondu à des questions sur la « riposte » israélienne au tir de cette roquette Qassam par la résistance palestinienne.

 

Tsipi Livni a alors déclaré que son armée frapperait, ce qui ne constitue évidemment pas une « information », dans la mesure où Israël, depuis soixante ans qu'existe ce pays, n'a jamais utilisé d'autre langage que celui de la force à l'encontre du peuple palestinien. Tsipi Livni a cependant ajouté, pour pimenter son propos, qu'Israël va probablement avoir aussi recours « à des moyens non militaires ».

 

Il s'agit là, ont décodé sans mal des commentateurs de presse, d'une allusion transparente à des punitions collectives additionnelles infligées au million et demi de Gazaouis enfermés dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde : par exemple, la coupure de l'approvisionnement en combustibles et/ou en électricité, déjà pratiqué à de nombreuses reprises par l'Etat hébreu.

 

Mais ce nouveau crime annoncé n'a pas suscité la moindre réserve de la part de Kernard Bushner. « Israël a bien le droit de défendre sa population », a déclaré le ministre, sans même se rendre de l'énormité de son propos : quand Israël se venge, sur la population palestinienne, d'une action militaire de la résistance contre un objectif israélien lui-même militaire, Bernard Kouchner appelle cela défendre la population d'Israël !

 

Les familles des militaires israéliens touchées par la roquette Qassam ont fait preuve d'un peu plus de lucidité, en manifestant leur colère contre les généraux de leur propre armée.

 

Les circonstances dans lesquelles les 67 soldats israéliens ont été blessés illustrent en effet parfaitement comment l'armée israélienne, si brillante comme on le vit lors de l'attaque du Liban à l'été 2006, méprise sa propre jeunesse.

 

La base israélienne touchée par la roquette, Zikkim, se trouve ainsi à peine un kilomètre de la bande de Gaza, c'est-à-dire à une distance que les plus rudimentaires des roquettes palestiniennes franchissent aisément, même si elles tombent le plus souvent dans le vide, sans faire victimes ni dégâts.

 

Pourtant, les soldats de la caserne de Zikkim ne jouaient absolument aucun rôle opérationnel dans le dispositif permanent d'encerclement et incursions sanglantes mis en place par Israël autour, au-dessus et dans la bande de Gaza, avec avions, hélicoptères, blindés, pièces d'artillerie, etc.

 

Ces soldats étaient en effet de fraîches recrues du service militaire, effectuant ce qu'on appelle dans le jargon militaire leurs « classes » d'instruction, avant d'être répartis dans différentes unités, que ce soit en Cisjordanie occupée, sur les hauteurs du Golan ou dans des unités et services centraux, pour la suite de leurs trois années de service obligatoire. Aucune tâche de « défense du territoire » face à une hypothétique menace d'invasion palestinienne en provenance de la bande de Gaza ne leur avait jamais été assignée.

 

Alors pourquoi avoir choisi Zikkim comme centre d'instruction, ont demandé les parents des victimes ?

 

L'Etat-major s'est contenté de répondre qu'il avait fourni des casques et des gilets pare-balles aux bidasses, et que c'était la faute à pas de chance si les radars de détection des départs de roquettes n'avaient pas été assez rapides pour permettre à la troupe de gagner les abris construits à Zikkim. Mais il s'est bien gardé de donner la vraie raison de ce choix techniquement aberrant : montrer, tant au peuple palestinien qu'au peuple israélien, que « Tsahal est partout ».

 

Sources EuroPalestine

 

 

 

 

 


4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Silvia Cattori  interview Samah : Gaza soumise au blocus.

 

Palestine : « Appel aux peuples qui ont un reste d’humanité ».

 

Aussi incompréhensible et immoral que cela puisse être, le président Mahmoud Abbas, et son parti Fatah, ont demandé à Israël de maintenir Gaza totalement coupée du monde pour en finir avec le Hamas. Samah, 34 ans, mère de 6 enfants, vit dans cette grande prison appelée « Bande de Gaza ».

 

Elle appelle les citoyens du monde à venir protester à Erez et Rafah, sur les lieux mêmes où M. Abbas et Israël empêchent les gens de sortir et de rentrer à Gaza.

 

Silvia Cattori : Comment la population vit-elle cette situation de blocus qui s’éternise ?

 

Samah : C’est une catastrophe ! Quel peuple pourrait supporter la punition que le monde entier nous fait subir ? La liste des maux qui pèsent sur nous s’allonge de jour en jour. La pauvreté nous écrase. Nous sommes de plus en plus désespérés. Nous demandons à Dieu de nous aider à passer ce Ramadan. Nos enfants souffrent. Nous souffrons des avions israéliens qui nous survolent en permanence et vivons dans la terreur du prochain bombardement.

 

Tout est devenu un problème. Nous sommes écrasés par les problèmes. Même le peu d’eau que nous avons encore et l’air que nous respirons sont un problème. Nous sommes très affaiblis physiquement et moralement. Il ne faudra pas vous étonner si, demain, nous commençons à nous entre-tuer.

 

Nous manquons de farine, de riz, d’huile, de lait. Israël ne laisse entrer que 30 camions de farine par jour. Cela ne couvre de loin pas les besoins réels de toute la population. Alors les prix grimpent. Un sac de farine de 50 kg coûte 120 shequels (30 US §).

 

Pour nourrir mes 6 enfants, j’ai besoin de 75 kg de farine par mois. Mon mari n’a pas de salaire depuis deux ans. Avec les coupons de l’UNWRA, ma famille ne reçoit que 90 kg de farine tous les deux mois. Je n’ai pas l’argent pour acheter la quantité de farine qui nous manque. Nous n’achetons jamais de viande. Il y a assez de légumes car on ne peut pas les exporter mais ils sont hors de prix pour nous. Bientôt il n’y aura plus assez de légumes car, ces derniers mois, la majorité des agriculteurs ont cessé de cultiver parce que ce qu’ils gagnent ne leur suffit plus à payer les engrais et l’eau.

 

Les jeunes souffrent beaucoup. Ils sont sans espoir de trouver un travail et sans moyens pour fonder une famille. Ils ne pensent qu’à une chose : partir à l’étranger, s’enfuir de cet enfer. Nous nous sentons complètement abandonnés.

 

Silvia Cattori : Quand vous entendez M. Abbas dénigrer les autorités du Hamas, les accuser, entre autres, de brimer les femmes et de vous priver de liberté, que ressentez-vous ?

 

Samah : Mais c’est exactement le contraire ! Je ne suis pas affiliée au Hamas mais je suis croyante ; je ne suis pas d’accord avec ce que notre président affirme. Il y a des femmes dans le mouvement Hamas qui sont membres du Conseil législatif, qui ont des positions de pouvoir ! Les femmes sont sacrées pour tout croyant musulman ! Mes filles, ne sont pas moins respectées par leur père que mes garçons. Jamais je n’ai été maltraitée par mon mari qui est croyant.

 

Silvia Cattori : Les femmes ne portent pas le voile sous la contrainte des époux ou des familles ?

 

Samah : Il n’y a aucune femme à Gaza qui est forcée de porter le voile. Il y a des femmes qui ne le portent pas. Si une femme porte le voile, c’est qu’elle a un sentiment religieux et qu’elle adhère pleinement à la foi musulmane, que c’est son choix.

 

Silvia Cattori : Comment réagissez-vous aux annonces incessantes d’une offensive militaire israélienne massive en préparation ?

 

Samah : Nous vivons tout le temps dans la peur. Israël parle d’une attaque générale pour en finir avec le Hamas. On est bien sûr très effrayés à l’idée d’une nouvelle invasion car on s’attend à ce qu’elle soit plus terrible que les précédentes. Nous ne pouvons rien faire pour empêcher leurs chars d’avancer et de nous tuer.

 

Nous savons qu’ils sont prêts à intervenir depuis que les soldats basés à Bersheva –où ils ont construit une base qui ressemble à Gaza pour s’exercer à nous envahir- ont terminé leurs exercices d’entraînement militaire. Ces derniers temps, les Israéliens ont multiplié les tentatives d’invasion, à Kahn-Younes, à Rafah, à Beit Hanoun. Sont-ils en train de tester les capacités de défense de la résistance avant de lancer un assaut général ? Si Dieu ne nous protège pas nous allons mourir. Il n’y a pas d’autre solution.

 

Nous savons tout le mal qu’ils peuvent encore faire subir à nos enfants. Mais, quoiqu’ils fassent, à la fin, ils seront obligés de trouver une entente avec le Hamas. Car le Hamas est la force politique majoritaire. Abbas et le Fatah ne représentent pas grande chose. Abbas ne représente qu’une petite partie des Palestiniens ; à terme il sera mis de côté. Il n’obtiendra rien d’Israël en échange des concessions qu’il se prépare à faire.

 

Silvia Cattori : Espérez-vous encore que des Etats européens vous viennent en aide ?

 

Samah : Nous n’attendons plus rien de l’Europe ni de l’ONU. Toute notre histoire nous a montré qu’ils n’ont jamais rien fait pour nous, que c’est à cause de leur parti pris en faveur d’Israël que celui-ci a les mains libres pour nous massacrer.

 

Par contre, nous continuons d’espérer que les populations, en Europe et dans les pays arabes, se mettent à réagir. Qu’elles viennent protester contre le blocus aux passages de Rafah et d’Erez. Il y a des malades qui meurent faute de pouvoir aller se faire soigner en Egypte. J’en appelle aux peuples qui ont un reste d’humanité afin qu’ils se mobilisent, notamment en Europe.

 

Nous sommes au plus mal. Les journalistes qui viennent à Gaza ne parlent jamais de ce dont nous souffrons dans notre chair. Ils vont toujours interroger des gens du Fatah, qui ne représentent rien ici, car ils veulent accréditer l’idée que le Hamas est quelque chose de mauvais pour la société. Ils nous font tant de mal quand ils disent que, chez nous, les jeunes et les femmes sont brimés par les autorités du Hamas.

 

Ils veulent distiller peu à peu l’idée que c’est le Hamas qui est un problème. Alors que, pour nous qui vivons ici, le problème c’est Abbas et ses notables corrompus qui s’emploient à nous intimider et à nous affamer par des mesures d’enfermement. Ils nous contraignent à vivre enfermés, à la merci d’Israël qui ferme, quand il le veut, le robinet de l’eau, du mazout, de la nourriture. Une nuit sur deux, Israël nous coupe l’électricité et nous plonge dans le noir.

 

Silvia Cattori

Traduit de l’anglais par SC


 

4-2 Une Interview par Silvia Cattori : Prières et grèves au service de la stratégie de la tension ?

 

Alors que, au milieu de tant d’adversités, la population de Gaza pouvait au moins se réjouir du maintien d’une relative sécurité par les forces de l’ordre du Hamas, depuis la mise en déroute du Fatah il y a trois mois, le président Mahmoud Abbas et le premier ministre Salam Fayyad, ont entrepris de combattre la popularité du Hamas et de le couper des fidèles, en ouvrant cette fois une « guerre »contre les mosquées.

 

Ainsi, à Gaza, le Fatah a encouragé ses partisans à se servir des prières collectives en plein air pour semer le trouble et provoquer des affrontements avec le Hamas. Le moment choisi, pour mettre en œuvre cette nouvelle stratégie de la tension, l’approche du Ramadan, est une période sensible.

 

En Cisjordanie également, M. Abbas a entrepris de réduire l’influence du Hamas dans les mosquées ; le ministre des Affaires religieuses Jamal Bawatneh a averti que tout imam ou prêcheur qui ferait "la promotion d’idées politiques, personnelles ou partisanes", serait "limogé ou remplacé". N’est-ce pas là une manière d’alignement sur la guerre anti-islam que mènent les grandes puissances pour en finir avec toute opposition ?

 

La jeune personne qui témoigne ici, depuis Beit Hanoun, tient à garder l’anonymat dans ce contexte intimidant où le Fatah est davantage intéressé à poursuivre les opposants à sa politique de soumission aux grandes puissances, et à semer la violence et la discorde entre Palestiniens, plutôt que d’alléger leurs souffrances.

 

Silvia Cattori : Les médias ont donné un large écho aux violences survenues depuis mi août 2007 à Gaza au moment des prières en plein air organisées par le parti Fatah du président Abbas. Pourquoi, après les avoir autorisées durant deux vendredis, les autorités du Hamas ont-elles décidé de les interdire le 7 septembre ?

 

Parce que ces prières, au-dehors, se sont avérées n’être qu’un prétexte pour provoquer des incidents, diviser les gens, et exaspérer la population qui souffre déjà énormément du blocus.

 

Tout cela a commencé il y a quatre semaines quand les leaders du Fatah ont demandé à leurs anciens employés (sans travail mais toujours salariés) de ne plus aller prier le vendredi dans les mosquées, mais de se rassembler, désormais, pour prier à l’extérieur, dans les rues et sur les places.

 

Le Hamas leur a donné l’autorisation de prier à l’extérieur des mosquées deux vendredi de suite. Mais, à chaque fois, juste après la prière, quelques centaines de personnes ont commencé à abîmer des voitures, renverser les poubelles, brûler des pneus, briser des devantures de magasins et des vitres, sur leur passage.

 

Le but des organisateurs était clair : il ne s’agissait pas de foi religieuse mais de se servir de ces rassemblements à l’extérieur pour stigmatiser les fidèles qui allaient prier à la mosquée, provoquer des troubles, et exploiter ensuite l’intervention de la Force exécutive (forces de l’ordre du Hamas) pour répandre l’idée que le Hamas prive les gens de leurs libertés.

 

Le vendredi 7 septembre, les autorités du Hamas ont refusé de leur accorder l’autorisation de prier dehors, interdit toute prière collective dans la rue, et accusé le Fatah de vouloir exploiter ces rassemblements pour fomenter des troubles.

 

Les responsables du Fatah ont alors appelé leurs partisans à aller prier dehors, malgré le refus d’autorisation du Hamas ; le but était clairement de provoquer des heurts avec la Force exécutive du Hamas. Cela n’a pas manqué : les forces de police du Hamas les ont dispersés à coups de matraque et il y a eu des blessés.

 

Silvia Cattori : Cette revendication, de pouvoir prier à l’extérieur des mosquées, est-ce une chose inhabituelle ?

 

C’est quelque chose de totalement nouveau. Ce n’est pas du tout la coutume d’aller prier sur les places et dans les rues. La prière s’est toujours déroulée à l’intérieur des mosquées, de la même façon que les catholiques vont dans les églises, pas dehors. Il n’y a que trois prières qui, traditionnellement, se font à l’extérieur : la prière du Ramadan, la prière de l’Aïd et la prière pour demander la pluie. Le Fatah a sans doute choisi cette façon d’affronter le Hamas parce que le moment de la prière est quelque chose d’extrêmement sensible.

 

Le Fatah est en train de se servir de l’Islam, de la sensibilité religieuse, pour casser notre société en deux, dans sa lutte impitoyable pour le pouvoir. Il veut attiser les haines entre laïcs et pratiquants. Il veut pousser les gens à se soulever contre le Hamas, qui est la seule force politique capable de s’opposer à ses compromissions avec l’occupant.

 

Silvia Cattori : Alors, ceux qui disent que « la rue est devenue le lieu de prière et de contestation du coup de force du Hamas et de son emprise croissante sur tous les rouages de la société » et que c’est un mouvement de protestation de fidèles du Fatah qui sont empêchés de se rendre dans les « mosquées totalement contrôlées par les islamistes » [1], ne reflètent pas ce qui se passe réellement ?

 

Ceux qui présentent les choses ainsi ne font que donner crédit à la propagande du Fatah et à ceux qui s’opposent aux élus du Hamas de façon illégale. Ce n’est pas un mouvement populaire. Ce sont des gens qui reçoivent un salaire ; un salaire versé par les autorités de Ramallah.

 

Silvia Cattori : Ces gens du Fatah, qui provoquent les forces de sécurité du Hamas à Gaza, sont-ils nombreux ?

 

Ils ne sont pas nombreux : quelques centaines au nord, quelque centaines à Gaza ville (au centre), quelques centaines au sud. Ils ne sont pas plus de 1500 quand ils mobilisent la rue. Mais ils font parler d’eux, appuyés par Abou Mazen (Mahmoud Abbas) qui fait des déclarations mensongères, immédiatement reprises par les médias du monde entier, pour éclabousser les autorités du Hamas. Les médias, contrôlés par le Fatah, et les médias étrangers, montrent toujours les interventions de la police du Hamas mais ils ne montrent pas les déprédations qui les ont précédées et ont conduit les autorités du Hamas à les réprimer.

 

Les gens qui ont organisé ces prières appartiennent aux mêmes bandes qui ont échoué jusqu’ici à liquider les autorités du Hamas. Des bandes que nous craignons et sur lesquelles Abou Mazen et Dahlan, qui n’ont que faire de notre bien être, s’appuient pour tenter de reprendre le contrôle de Gaza. Elles sont habilement manipulées par les services secrets d’Abou Mazen, de la CIA et du Mossad. Leur but est toujours le même : décapiter le Hamas. Il leur faut donc continuer de créer des occasions pour stigmatiser le Hamas et retourner l’opinion contre lui.

 

Silvia Cattori : La haine finira-t-elle par réussir à vous tirer vers des combats internes ?

 

C’est une haine programmée. Ces gens reçoivent un salaire du Fatah alors que plus de 50% de la population n’a aucun revenu. Ce sont des gens frustrés, ignorants, qui n’ont pas l’intelligence de comprendre qu’ils sont manipulés, qu’ils ne servent pas leurs intérêts et ceux de leur peuple, mais l’intérêt des puissants, l’intérêt des collaborateurs d’Israël.

 

Silvia Cattori : Cette grève a-t-elle été un succès ?

 

Cette grève n’a pas été un succès. Les magasins et marchés n’ont pas fermé. Elle n’a pas été largement suivie, sauf dans les écoles et les hôpitaux où les directeurs et les concierges sont généralement des gens affiliés au Fatah. Nous avons envoyé nos enfants à l’école mais ils se sont fait renvoyer à la maison par les concierges qui avaient bouclé toutes les entrées.

 

Silvia Cattori : Dans le quotidien « Le Monde » il a été rapporté que « Gaza a été en bonne partie paralysé, dimanche 9 septembre, par une grève générale » [2]  !? Qui croire ?

 

Tout cela est inexact. Nul ne peut parler d’une grève générale quand il s’agit d’une manifestation organisée par un pouvoir qui peut acheter les gens qu’il a affamés, pour ensuite les payer pour combattre son propre peuple. C’est un usage biaisé de la grève. C’est Abou Mazen qui est l’instigateur de cette grève. Il a multiplié les déclarations mensongères, affirmé que le Hamas veut supprimer les libertés. C’est lui qui veut déstabiliser Gaza en affamant les gens par le blocus et, ensuite, en versant des salaires à ceux qui organisent ces prières dans les rues. Si les gens veulent toucher leur salaire il faut qu’ils commettent des actes qui déstabilisent le Hamas.

 

Silvia Cattori

 

Traduit de l’anglais par SC

 

 

[1] Michel Bôle-Richard dans le quotidien parisien « Le Monde » du 10.09.07

 

[2] Michel Bôle-Richard dans le quotidien parisien « Le Monde » du 10.09.07

 

 

 



5 Annexe Géopolitique et stratégie
Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

5-1 J.Mearsheimer & S. Walt : Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine.

 

Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine porte sur un sujet profondément tabou aux Etats-Unis, celui de l’influence des groupes de pression israéliens sur la politique étrangère américaine au Proche-Orient et dans les pays arabes. Il est l’oeuvre de deux éminents universitaires américains : John J. Mearsheimer, professeur émérite de Sciences Politiques à l’université de Chicago (auteur entre autres de The Tragedy of Great Power Politics) et Stephen M. Walt, directeur des études et professeur émérite de Relations internationales à la Kennedy School of Government d’Harvard (auteur lui de Taming American Power : The Global Response to US Primacy).

Les deux politologues démontrent dans ce livre précis et extrêmement bien documenté qu’Israël a été le pays au monde qui a le plus bénéficié de l’aide économique, militaire et diplomatique américaine depuis la seconde guerre mondiale.
L’État hébreu a systématiquement et largement été favorisé, soutenu et défendu par l’Oncle Sam, même sur des questions sensibles comme par exemple le développement illégal de l’arme nucléaire, la colonisation des territoires palestiniens ou la violation des Droits de l’Homme. De fait, depuis 1972, les États-Unis ont mis leur veto à 42 résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU critiquant la politique israélienne, y compris lorsqu’il s’agissait de crimes contre l’humanité ou de crimes de guerre, sans compter les nombreuses autres résolutions affaiblies afin d’éviter la mise en accusation d’Israël, qui de toutes façons multiplie les infractions au Droit international sans être jamais inquiété.

Et chaque année, Israël, pays industriel pourtant désormais aussi riche que l’Espagne, continue de recevoir à lui seul plus d’un cinquième de l’aide économique étrangère des États-Unis (soit environ 500 dollars par an et par Israélien), à laquelle il faut ajouter une très importante fourniture d’armes et d’assistance militaire, le Pentagone et Tsahal collaborant étroitement. Plus radicalement, les auteurs affirment entre autres que George W. Bush est entré en guerre contre l’Irak de Saddam Hussein à la demande d’Ariel Sharon et de ses affidés au Pentagone tels Paul Wolfowitz, même si ce n’est pas l’unique facteur, et qu’Al-Qaïda est à l’origine une émanation conjointe des services secrets israélo-américains. De même pour les conflits comme la récente guerre au Liban ou les menaces de guerre nucléaire avec l’Iran qui, sous couvert de lutte contre le terrorisme islamique, sont les résultats de la désastreuse politique commune entre israéliens et américains. Enfin les deux chercheurs n’hésitent pas à dénoncer pour leur partialité en faveur d’Israël les grands médias américains, qu’ils soient journaux ou télévisions de tous bords politiques.

Adoptant un point de vue résolument réaliste, Stephen Walt et John Mearsheimer estiment que l’Etat juif est plus un fardeau qu’un atout stratégique car la protection zélée de Washington, qui va jusqu’à compromettre la sécurité de l’ensemble des pays occidentaux, est extrêmement dangereuse, politiquement contre-productive, et stratégiquement néfaste tout autant à l’intérêt national américain qu’à celui d’Israël et à la paix dans le monde. Entre parenthèses, il serait intéressant de connaître l’avis du très atlantiste et très pro-israélien Nicolas Sarkozy, nouveau "caniche" européen de George W. Bush, et de son ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner, qui viennent tout juste d’aligner sans aucun complexe la politique étrangère de la France précisément sur celle des Etats-Unis.

Le soutien indéfectible et irraisonné des États-Unis à Israël ne peut s’expliquer ni par des intérêts stratégiques communs ni par des impératifs moraux, estiment les deux auteurs. Arguments, chiffres et documents incontestables à l’appui, ils démontrent clairement qu’un puissant lobby pro-israélien — représenté notamment par l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC, 100.000 membres actifs), quelques autres organisations juives de droite et d’influents cercles de réflexion comme entre autres la Brooking Institution — exerce une influence considérable dans tous les secteurs, de l’administration aux médias en passant par l’université, et travaille activement à l’orientation de la politique étrangère américaine. Ce lobby est soutenu par les nombreux néoconservateurs et chrétiens évangéliques fondamentalistes — tels ceux de Chrétiens Unis pour Israël (pour qui la "renaissance" d’Israël s’inscrit dans un dessein biblique) — tous fervents sionistes largement représentés dans l’administration Bush.

Mearsheimer et Walt estiment in fine que, s’il n’en allait de la sacro-sainte sécurité de la Jérusalem juive, l’Amérique de George W. Bush ne serait aujourd’hui pas autant exposée aux menaces terroristes venant de Syrie, d’Irak ou d’Iran. "Israël n’a pas le poids stratégique que les États-Unis mettent en avant. Israël a pu avoir un poids stratégique pendant la guerre froide, mais il est devenu un handicap grandissant maintenant que celle-ci est terminée", écrivent-ils, ajoutant que "Le soutien inconditionnel à Israël a renforcé l’antiaméricanisme dans le monde, a contribué à alimenter le problème de terrorisme pour les États-Unis, et a affaibli les liens avec des alliés en Europe, au Proche-Orient et en Asie". En conclusion, ils prônent un changement radical de politique envers Israël.

La thèse de Stephen Walt et John Mearsheimer ne présente guère d’éléments nouveaux pour les observateurs de la politique étrangère américaine, la réalité des chiffres et des actes étant difficile à nier. Elle n’a cependant pas échappé à une violente vague de réactions hostiles et de commentaires haineux dans les médias, sans parler des "punitions" (Stephen Walt a par exemple été "démissionné" de son poste de doyen). La polémique tient sans doute au fait qu’il ne s’agit pas d’un simple pamphlet anti-israélien mais d’un très sérieux essai politique rédigé par des intellectuels américains réputés et de plus responsables d’études sur ces questions dans des universités prestigieuses.

L’article à l’origine du livre, prévu initialement pour être publié par la revue américaine Atlantic Monthly qui l’avait commandé en 2002, a été refusé par toutes les revues américaines lorsqu’elles ont pris connaissance du propos. Il a pu être publié quelques jours en mars 2006 sur le site web de la Fac de Droit d’Harvard mais a été précipitamment retiré sous la pression des donateurs et sponsors de l’université. C’est la London Review of Books, vénérable revue littéraire et intellectuelle britannique lue par l’intelligentsia libérale éclairée, qui a finalement eu le courage de publier l’article en version abrégée au printemps 2006, (version française), provoquant un énorme tollé.

Pas un éditorialiste américain, du Los Angeles Times au Washington Post en passant par le New York Times ou The New Republic, sans parler du virulent Daniel Pipes qui diffuse dans tous les médias néo-conservateurs sa propagande sioniste, qui n’ait pris position, le plus souvent pour condamner l’essai de façon méprisante et accuser les deux auteurs d’antisémitisme quant ce n’est pas de pure et simple démence. Certains ont été jusqu’à parler d’un nouveau Protocole des sages de Sion, en référence au célèbre faux antisémite. La plupart des commentaires de la presse ne portaient généralement pas sur les questions soulevées par l’article mais sur les "intentions" de Stephen Walt et John Mearsheimer.

Globalement, le ton de la presse a été celui donné par Eliot Cohen dans le Washington Post : "Si, par antisémitisme, on entend des croyances hostile, irrationnelles et obsessionnelles sur les Juifs ; si on les accuse de manque de loyauté, de subversion et de trahison, d’avoir des pouvoirs occultes et de participer à des tractations secrètes pour manipuler les institutions et les autorités gouvernementales ; si quelqu’un liste systématiquement tout ce qu’il y a d’injuste, de laid et de faux chez les Juifs pris individuellement ou collectivement et en même temps exclut systématiquement toute information à leur décharge, alors oui, cet article est antisémite". Le mois dernier encore, alors qu’ils devaient parler devant le Chicago Global Affairs Council, la réunion avec Walt et Mearsheimer a été annulée au dernier moment pour "protéger l’institution". Certains critiques courageux comme David Remnick dans The New Yorker ont toutefois jugé qu’il n’y avait pas lieu de crier à l’anti-sémitisme et qu’un débat sur le sujet était nécessaire, même s’il est très improbable qu’un tel débat ait lieu pendant l’actuelle campagne pour l’élection présidentielle américaine.

En brisant le tabou sur l’alliance israélo-américaine, les deux intellectuels ont pris le risque de voir briser leur carrière et leur réputation par les groupes de pression qu’ils dénoncent. Ils déplorent l’impossibilité de débattre des relations israélo-américaines, un aspect pourtant central des relations extérieures de la première puissance mondiale, sans se voir systématiquement affublé d’une casquette d’antisémite ou de juif renégat. "Nous ne développons pas une position extrémiste. Notre livre ne met pas en question le droit d’Israël à exister et ne dépeint pas les groupes pro-israéliens comme faisant partie d’une espèce de conspiration contrôlant la politique étrangère des Etats-Unis. Au contraire, il décrit ces groupes et ces individus — des juifs et des non-juifs — comme un groupe d’intérêt dont les activités ne sont pas très différentes du lobby des armes, du lobby agricole ou d’autres lobbies ethniques", se défendent-ils.
J.Mearsheimer & S. Walt

 

 - La République des Lettres

 

jeudi 6 septembre 2007
Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine de John Mearsheimer et Stephen Walt est publié simultanément par les éditions Farrar Strauss & Giroux (États-Unis), Campus (Allemagne), Kodansha (Japon), Atlas (Hollande), Penguin (Royaume-Uni), Mondadori (Italie) et La Découverte (France).

La République des Lettres
"Depuis la publication du Choc des civilisations dans le magazine Foreign Affairs en 1993, aucun essai universitaire n’avait autant défrayé la chronique." (Michael Massing, New York Review of Books)
" Il se pourrait que l’analyse réaliste que Mearsheimer et Walt présentent de façon si pertinente [...] mette en branle un utile changement de paradigme dans la politique américaine au Proche-Orient ". (L. Carl Brown, Foreign Affairs)


5-2 Le projet US d’une conférence sur le Proche-Orient est compromis.

 

 

.Les États-Unis font face à de sérieux écueils dans leurs tentatives visant à assurer la réussite de la conférence de paix au Moyen-Orient, convoquée par le président George Bush en novembre prochain. Visiblement, la tournée de la secrétaire d’État Condoleezza Rice dans la région vise à explorer les possibilités de la tenue de cette conférence après que le président égyptien, Hosni Moubarak, eut posé comme condition à sa participation l’invitation de la Syrie et le début d’un dialogue inter-palestinien. L’attitude de l’Égypte est dictée par des considérations internes mais aussi par les liens étroits et anciens entre ce pays et la question palestinienne, surtout que le Caire a joué un rôle essentiel depuis les accords d’Oslo.
Côté saoudien, il est vrai que les propos du ministre des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal, concernant la conférence de Bush, n’étaient pas aussi clairs et directs que ceux de Moubarak. Mais ils reflètent une attitude plutôt négative du royaume vis-à-vis de l’initiative du président états-unien et une forte hésitation de l’Arabie saoudite à y prendre part. Les analystes estiment que les Saoudiens sont conscients que le principal objectif des États-

 

uniens est d’organiser une rencontre publique entre de hauts responsables du royaume et le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, en contrepartie d’une déclaration d’intentions qui ne comporterait aucun engagement clair de la part de l’État hébreu ni un calendrier raisonnable pour le règlement du problème palestinien. Souad al-Fayçal avait ouvertement exprimé ces griefs et avait fait allusion à la nécessité de conclure une paix globale.
Dans le cas saoudien aussi, les considérations internes et les enjeux régionaux laissent penser que Riyad ne participera pas à cette conférence de paix et conseillera son report jusqu’à l’obtention d’engagements israéliens clairs. L’Arabie souhaite par ailleurs réhabiliter son rôle de médiateur entre les Palestiniens à travers la réactivation de l’accord de la Mecque entre le Fatah et le Hamas.
Enfin, Israël lui-même, qui craint le déclenchement d’une troisième Intifada si la conférence est organisée dans les circonstances actuelles, pourrait conseiller à Mme Rice le report de cette réunion et son remplacement par des navettes du représentant du quartette international, Tony Blair, entre les différentes parties concernées par le conflit israélo-arabe.

 

Presse et agences internationales

 

14-09-07

N°271 Journal de Palestine dossier 19-09 1ere partie

 

 

 

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Silvia Cattori : Manipulation de l’opinion par les relais d’Israël.

 

2 Les brèves

2-1 Tendances : Israël tente de promouvoir un plan économique visant à combattre l’influence du Hamas.

 

3 Dossier

3-1 Point de vue de Julien Salingue : Pendant que les résistants meurent, les collabos prospèrent.

 

3-2 Point de vue de Julien Salingue : Palestine : reconstruire, pierre par pierre, la résistance et la solidarité.

 



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Silvia Cattori : Manipulation de l’opinion par les relais d’Israël.

 

Des journalistes contribuent à légitimer les massacres d’enfants palestiniens par Tsahal

 

Notre monde est en plein ensauvagement. Chaque jour nous apporte des images atroces d’enfants et d’adultes découpés en morceaux, brûlés, déchiquetés par ces armes de guerres terrifiantes utilisées en Irak, en Afghanistan, en Palestine. Ces images d’enfants baignant dans leur sang, amputés, gémissant sur des lits d’hôpitaux qui n’ont pas de quoi les soigner, nul ne peut les accepter. Et pourtant, nombre de correspondants étrangers présents sur le terrain semblent n’avoir aucun mal à accepter ces images. Ils n’en parlent quasiment pas. Du reste, quand ils en parlent, nos sociétés « civilisées » semblent s’en accommoder.

 

Le 29 août 2007, un tank israélien a sauvagement tué trois enfants, âgés de 9, 10, et 12 ans, en lançant délibérément un missile sur eux. [1] Ce nouveau meurtre d’enfants n’a bien sûr pas été relayé par les médias dominants.

 

Pour ces médias, tout comme pour l’armée qui s’autoproclame « la plus morale du monde », ces enfants massacrés semblent faire partie de la routine.

 

Tous les jours Israël tue ou blesse gravement des enfants palestiniens avec des armes de guerre.

 

Cela est bouleversant.

 

Nous restons atterrés devant ces massacres d’innocents et nous sommes de plus en révoltés par le silence et la complicité de nos gouvernants.

 

Egalement révoltante est l’attitude de ceux qui, dans leur soutien inconditionnel à Israël, s’emploient à dépeindre les Arabes comme de dangereux fanatiques pour empêcher l’opinion de s’attendrir sur eux, et à les présenter comme responsables de ce qui leur arrive.

 

Face à cette situation, nous ne pouvons rester sans réagir. Car cela revient à laisser le champ libre aux imposteurs qui, dans chaque pays, s’emploient à dénaturer les faits pour couvrir les crimes d’Israël.

 

Comme nous l’avons vu par le passé avec Alain Finkielkraut, lors de l’assassinat de Mohamed Al-Dura, 12 ans, [2] et comme on le voit avec Stephanie Zenati, [3] lors de l’assassinat passé inaperçu de Sarah, Mahmoud, Yehya Abu Ghazal, que nous analysons ici.

 

Rappel des faits. Le 29 août deux frères Mahmoud et Yehya Abu Ghazal et leur cousine Sarah, jouaient à proximité de leur pauvre maison, au nord de la bande de Gaza, quand des soldats, cachés à l’intérieur de leur char, ont délibérément tiré sur eux au canon.

 

Comme à l’accoutumée, pour couper court à toute accusation, et faire croire qu’ils n’étaient concernés en rien, des officiers israéliens ont menti en disant qu’ils avaient "tiré sur des lanceurs de roquettes qui visaient Israel", et qu’il n’était "pas exclu que, cette fois encore, les enfants aient été touchés par l’explosion de Qassams (roquettes artisanales) palestiniennes"

 

La mère de la fillette, et la mère des deux garçons, dont le père est détenu sans raison dans une prison israélienne depuis septembre 2006, sont catégoriques ! Aucune roquette n’avait été tirée durant les neuf derniers mois depuis ce secteur désertique où Israël a tout rasé, et il n’y avait pas de tireurs de roquettes dans toute cette zone.

 

Voici de quelle scandaleuse manière Stephanie Zenati relate ce massacre d’enfants : «  La semaine dernière, deux enfants palestiniens sont morts sous les tirs de Tsahal. On en compte trois de plus cette semaine. C’est sans hésitation que contre quelques shekels, les organisations terroristes palestiniennes exposent des enfants aux ripostes israéliennes »

 

Stéphanie Zenati reprend donc à son compte la propagande de l’armée israélienne, qui comme on le sait fait toujours porter aux victimes palestiniennes la responsabilité de ses crimes, laisse entendre « qu’un groupe de cinq terroristes ayant orienté leurs lance-roquettes en direction d’Israël, a été identifié », et que « Jérusalem a explicitement accusé les organisations terroristes « de faire un usage cynique des enfants. Il n’y a lieu de s’en prendre qu’à ces commanditaires »

 

A noter que, par son titre, l’article reconnaît une chose qu’Israël ne pouvait contester « Trois enfants palestiniens tués par Tsahal ». C’est toute l’habileté de la propagande : jouer sur le vrai, l’origine du crime, pour ensuite faire passer le faux : innocenter les criminels.

 

Stephanie Zenati peut toujours aligner ses contre vérités et laisser entendre que l’armée israélienne a le droit de se défendre. Elle ne peut ignorer que l’armée israélienne n’est pas du tout une armée défensive mais bien une armée offensive, une armée de colonisateurs, créée en 1948, non pas pour combattre une autre armée, mais pour combattre un peuple désarmé, pour le terroriser et le chasser afin de pouvoir s’installer sur sa terre.

 

Ces enfants sont aimés de leurs parents. Il est scandaleux de vouloir faire croire que les Palestiniens s’en servent pour attirer « volontairement les soldats dans les zones d’habitation de façon à ce que les civils soient atteints, et que la légitimité israélienne de se défendre soit prise en défaut ". Ces enfants sont victimes, comme leurs parents, d’une armée offensive, extraordinairement brutale, qui après les avoir chassé de leurs foyers en 1948, veut aujourd’hui les chasser des lieux où elle les a parqués.

 

C’est ainsi que, depuis fin 2000, des unités terroristes de l’armée israélienne ont délibérément tué plus de 1’000 enfants palestiniens dans ces morceaux de territoires qu’Israël leur a laissés et qu’il a totalement dévastés. A côté de cela les soldats de l’armée israélienne ont blessé plus de 20’000 enfants, dont un grand nombre sont invalides à vie. Sthéphanie Zenati, ne peut pas ignorer ces données. Elle ne peut ignorer que les soldats d’Israël ont l’ordre de tuer des enfants comme l’avait avoué le colonel de l’armée de l’air, Yiftah Sepctor, en octobre 2003. [4]

 

En contribuant, pour tenter de préserver l’image d’Israël, à faire porter aux victimes palestiniennes la responsabilité des crimes commis par Tsahal, Sthéphanie Zenati participe à l’épuration ethnique programmée et sans cesse pratiquée par les colons de confession juive qui sont allés s’installer sur des terres volées aux Palestiniens. C’est une attitude moralement inacceptable.

 

Quand on songe que l’on entend toujours des personnes et des organisations juives demander que l’on reconnaisse les victimes juives du nazisme, bien que cette reconnaissance soit acquise, et que, dans le même temps, ces mêmes personnes et organisations refusent de reconnaître le statut de victimes aux Palestiniens persécutés par l’Etat d’Israël, on peut s’interroger sur leur sincérité et leur véritables intentions, quand ils prétendent parler au nom des victimes juives.

 

Silvia Cattori

 


[1] http://www.ism-suisse.org/news/article.php ?id=7412&type=temoignage&lesujet=Enfants http://electronicintifada.net/v2/article8978.shtml

 

[2] Alain Fikielkraut n’a jamais cessé de prétendre que l’attribution de l’exécution de l’enfant aux soldats irsaéliens, est un « mensonge délibéré »

 

[3] http://www.guysen.com/articles.php ?sid=6098
Des organes de désiformation en faveur de l’Etat d’apartheid d’Israël, comme guysen.com, sont nombreux.

 

Voir par exemple : www.debriefing.org, www.menapress.com, www.desinfos.com, www.primo-europe.org, www.upjf.org, http://cidinfo2000.free.fr/ www.memri.org

 

[4] Rapporté en octobre 2003 par IPC

 


Toutes les versions de cet article :
- Algunos periodistas contribuyen a legitimar las masacres de niños palestinos por parte del Tsahal

 

13 Septembre 2007

 

 



2 Les brèves

 

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 Tendances : Israël tente de promouvoir un plan économique visant à combattre l’influence du Hamas.

 

Israël tente de promouvoir un plan économique visant à combattre l’influence du Hamas et des associations caritatives qui relèvent du mouvement en procédant à des changements radicaux dans le mode de vie des Palestiniens en l’espace de quatre mois. Ce plan sera soumis lors d’une conférence qui doit réunir à Washington des experts palestiniens, israéliens, égyptiens et jordaniens.
L’idée vient de l’ancien conseiller du ministère israélien des Finances, Rany Lubinstein. Celui-ci préconise le déblocage des montants appartenant aux douanes palestiniennes et confisqués par Israël, le démantèlement de centaines de barrages militaires installés par les Israéliens en Cisjordanie et la mise en place d’un programme permanent de soutien aux Palestiniens, financé par les Arabes. Le plan prévoit également la lutte contre l’influence du Hamas en offrant aux Palestiniens des projets subventionnés et des assurances sociales qui remplaceraient l’aide fournie actuellement par les associations caritatives du Hamas.

 

• Le courant était sur le point d’être rétabli dans la bande de Gaza après la décision de l’Union Européenne d’assurer à nouveau le règlement des factures de fioul de l’unique centrale électrique de ce territoire palestinien.
« Nous avons reçu suffisamment de fioul pour une journée. Mais nous avons encore besoin d’un peu de temps pour relancer la production d’électricité », a déclaré à l’AFP le directeur de la compagnie d’électricité Rafiq Maliha.
Selon lui, trois camions citerne ont alimenté la centrale qui produit entre 25 % à 30 % de l’électricité de la bande de Gaza, le reste étant fourni par des lignes des compagnies israélienne et égyptienne d’électricité.
À la suite de l’interruption de l’approvisionnement en fioul la semaine dernière, des centaines de milliers de Palestiniens avaient été plongés dans le noir par intermittence. Ils avaient dû recourir à des lampes à gaz et aux bougies pour s’éclairer et à des générateurs pour faire fonctionner les équipements ménagers.
Une porte-parole de l’UE a confirmé que l’Union Européenne avait versé l’argent nécessaire à la compagnie israélienne Dor Alon, qui dispose du monopole sur le ravitaillement de la bande de Gaza en carburant.
L’Union européenne versait depuis la fin de l’an dernier quelque 6 millions d’euros par mois pour assurer l’approvisionnement en fioul de Gaza. Ces fonds ont permis l’achat de 75 millions de litres de fioul depuis novembre.
« L’UE a interrompu ses paiements à la suite d’informations selon lesquelles le Hamas prélevait de l’argent sur les factures d’électricité réglées par les abonnés », a ajouté la porte-parole.
Mahmoud Abbas avait accusé le Hamas de détourner des fonds de la compagnie d’électricité pour financer les membres de
la Force exécutive, la police du mouvement islamiste. Depuis leur prise de pouvoir, les islamistes ont remplacé le directeur de la compagnie, accusé de corruption, et ont cessé de reverser cet argent au ministère à Ramallah (Cisjordanie), avait affirmé un haut responsable du gouvernement de Salam Fayyad.
Le Hamas avait rejeté ces accusations et s’était dit prêt à donner des garanties à l’Union européenne prouvant qu’il ne détournait pas de fonds de la compagnie d’électricité de Gaza et qu’il ne s’ingérait pas dans la gestion de la société.

 

Source : AL-CHARK AL-AWSAT (QUOTIDIEN SAOUDIEN)

 

Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth.

 

 



3 Dossier

 

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Pierre-Yves Salingue : Pendant que les résistants meurent, les collabos prospèrent.

 

Akram Abu Sba’ est mort le 05 septembre à Jénine « dans un affrontement inter palestinien » nous apprennent les communiqués de presse.

 

Une déclaration de l’ISM confirme qu’il a été tué « alors qu’il faisait son devoir et qu’il essayait de faire baisser les tensions entre des membres des services de sécurité et des membres du Jihad islamique » (1)
Au-delà de celles et ceux qui l’avaient rencontré au camp de Jénine, témoin infatigable de la lutte menée par les réfugiés du camp contre les incursions quasi quotidiennes de l’armée israélienne et défenseur acharné des droits des résistants emprisonnés dans les geôles israéliennes, Akram était connu pour son apparition dans le film de Bakri, « Jénine Jénine ».

 


Je l’ai rencontré pour la première fois en juillet 2006, chez lui, au camp de Jénine.
Il se remettait d’une blessure dont il avait été victime lors d’une récente attaque israélienne. Ce jour là l’armée israélienne avait effectué une opération visant apparemment à atteindre Zacharia Zubeidi, un dirigeant charismatique des brigades des martyrs Al Aksa à Jénine.

Une fois de plus, et assez miraculeusement, Zubeidi en avait réchappé et Akram était intarissable sur la capacité tout à fait extraordinaire de Zubeidi à survivre à toutes les tentatives d’assassinat israéliennes.

 

Nous avons enregistré cet entretien et Akram est l’un des témoins importants du film Samidoun, où il s’exprime notamment sur la question des prisonniers palestiniens.

 

Akram était membre de l’ISM et je peux comprendre que ses camarades aient fait le choix de rester évasifs sur les circonstances qui ont entouré sa mort.

 

Mais je crois que le soutien à la lutte du Peuple palestinien et la défense de la mémoire de tous ceux qui ont été directement ou indirectement victimes de l’occupation coloniale sioniste de la Palestine nous imposent un devoir de vérité et de clarté, au service de la poursuite de la lutte et de la solidarité avec cette lutte.

 


Peu de temps avant sa mort Akram a été directement impliqué dans une affaire qui a suscité beaucoup de réactions en Palestine mais assez peu de commentaires ici.

 

Le 27 août, un officier israélien en uniforme s’est introduit avec son véhicule privé dans les rues de Jénine.

 

Il a été repéré et un groupe du Jihad s’apprêtait à l’emmener (l’enlever ?) quand des forces de sécurité palestiniennes sont intervenues, l’ont pris en charge et l’ont ensuite remis à l’armée israélienne après coordination. Des dizaines de Palestiniens en colère ont alors brûlé la voiture restée dans Jénine.

 

Akram a participé à ce « sauvetage » en sa qualité d’officier de la garde présidentielle.

 

Dans ce contexte, l’incident dans lequel Akram a été tué prend une autre dimension.

 

Des militants abandonnés et trahis.

 

Sur le fond je partage totalement l’appréciation suivant laquelle ce comportement des forces de sécurité palestiniennes « fidèles au Président Abbas » est de « la collaboration pure et simple » (2)

 

Mais ce qui m’intéresse ici, c’est de tenter de répondre à une question : Comment un militant comme Akram a-t-il pu en arriver là ? Et au-delà, comment des militants honnêtes et ayant participé sans ambiguïté à la résistance à l’occupation en arrivent-ils à participer ou à cautionner de telles actions et pour certains, parfois, à renoncer à la lutte ?

 

Une réponse facile est évidemment de dire que toute situation d’occupation durable d’un territoire par une force armée étrangère génère non seulement la résistance d’une partie de la population mais aussi la collaboration d’une autre partie.

 

Mais ce constat n’est guère opérationnel s’agissant de résistants aguerris, militants politiques engagés de longue date et dont la réalité de l’engagement passé dans la lutte est indiscutable.

 

La collaboration plonge ses racines dans l’accord politique signé par la direction palestinienne avec l’Etat d’Israël dit « accords d’Oslo ».

 


On trouve dans ces accords, passés avec la force occupante, un engagement palestinien à renoncer à la résistance alors que l’occupation coloniale se poursuit !

Abbas, qui a condamné les « attentats suicide » et qui vient de prendre une série de décrets déclarant « illégale » toute action de résistance, a signé en mai 1994 un accord qui précisait :

 


"…la partie palestinienne prendra toutes les mesures nécessaires pour empêcher tout acte d’hostilité à l’encontre des implantations, des infrastructures les desservant et de la zone d’installation militaire…"

 

On ne dira jamais trop l’incroyable capitulation de la direction palestinienne, de Arafat et d’Abbas en particulier, consistant à accepter une « autonomie provisoire » en échange d’un engagement à protéger les forces occupantes et les colonies israéliennes.

 

Le peuple palestinien en général et les militants qui on renoué avec différentes formes de résistance armée, notamment après octobre 2000, paient le prix de cette capitulation et de cette tromperie, victimes du piège de l’autonomie qui devait mener à l’état indépendant palestinien.

 

En fait de conquêtes de droits et de conditions de vie meilleures, l’immense majorité de la population a trouvé plus de répression, plus de colonisations détruisant les terres, moins d’emplois (sauf à devenir fonctionnaire, dépendant de l’Autorité et affilié à la faction politique et/ou au clan qui contrôlait l’accès à ces emploi « privilégiés »), plus de corruption etc.

 

L’échec programmé de la « deuxième Intifada », inévitable dès lors que les dirigeants de l’Autorité et de tous les partis palestiniens ont renoncé à construire une mobilisation populaire sur la base d’une remise en cause explicite des accords d’Oslo, a laissé les militants de la lutte armée de plus en plus isolés et exposés à la répression féroce de l’armée d’occupation.

 

En Cisjordanie notamment, de par l’omniprésence de l’armée à proximité des zones habitées et le quadrillage policier de tous les axes de circulation, toute action de résistance exposait ses auteurs à la mort ou à l’arrestation et leur faisait endosser la responsabilité de mesures répressives exercées à l’encontre de leurs proches : destruction des maisons familiales, arrestations de pères et frères, mises en danger de quiconque se proposait de les cacher ou de les héberger etc.

 

Dans un entretien accordé en juillet 2007 et qui suivait de peu l’annonce de son ralliement à l’accord signé par Abbas avec Olmert qui acceptait d’amnistier ( !) 178 combattants recherchés par les Israéliens à condition que ceux-ci renoncent à la lutte armée contre Israël et intègrent les forces régulières sous l’autorité d’Abbas, Zaccharia Zubeidi déclarait « pour l’instant ce que j’espère le plus c’est de réussir au moins dans mon travail ou ma carrière » (3)

 

Peu de temps après il expliquait qu’il était las et qu’il souhaitait tout simplement pouvoir vivre, étudier etc.

 

On imagine ici difficilement ce que signifie vivre pourchassé, sachant qu’on figure sur une liste de militants recherchés, avec pour seule perspective la mort ou l’emprisonnement…

 

Surtout quand la conviction de servir les intérêts de son peuple et de bénéficier de sa pleine sympathie se heurte aux hésitations bien légitimes d’une population qui entend ses propres dirigeants condamner les attaques contre l’armée israélienne !

 


En juillet Abbas a multiplié les déclarations condamnant les actes de résistance, il a signé un décret déclarant illégales les actions des groupes armés et Fayyad a présenté un programme de gouvernement qui ne mentionnait même pas le droit de résister à l’occupation coloniale.

 

Pour celles et ceux qui ont vu ou verront le film Samidoun, je veux dire ici que les militants des brigades des martyrs al Aqsa partent dormir à la Muqata de Naplouse, non seulement parce qu’ils ne veulent plus mettre en danger les gens qui les hébergent (ce que dit le commentaire), mais aussi parce que de moins en moins d’habitants le leur proposent …

 

On était alors en juillet 2006 et ce processus de désagrégation politique s’est approfondi et a désormais gagné les dernières zones de résistance qui tenaient encore en Cisjordanie, notamment à Naplouse et à Jénine.

 

Une victoire électorale illusoire.

 


En votant majoritairement pour le Hamas en janvier 2006, la population de Cisjordanie et de Gaza a fait une nouvelle tentative de sortir du piège d’Oslo, une « intifada électorale » vouée hélas à un échec similaire à celui du soulèvement de 2000, dès lors que l’élection d’une majorité différente ne pouvait pas prétendre inverser la logique infernale d’un dispositif qui livre les Palestiniens pieds et poings liés à l’occupant et accroît sa dépendance à l’égard de la manne financière de l’impérialisme

 

La prétention du Hamas à faire jouer en faveur de la population « un appareil d’état sans état » (4) dont la mission est de favoriser la liquidation de la cause nationale palestinienne, a fait long feu face à la réalité du blocus imposé par les puissances occidentales bien décidées à infliger une leçon à ces Palestiniens qui refusaient d’abdiquer et tentaient de détourner un processus électoral destiné à normaliser la situation d’occupation coloniale.

 

A son tour, tout en maintenant son refus des compromissions et son refus d’abandonner les revendications nationales, le Hamas n’a pu que prendre ses distances à l’égard des actions de résistance menées par d’autres forces politiques et par des groupes assez peu contrôlés par le niveau politique.

 

La vie quotidienne de la population a continué de se dégrader, à ses yeux les clivages politiques sont apparus n’être que des batailles pour le pouvoir et pour le contrôle de l’argent venu de l’extérieur.

 

Cet échec inévitable a suscité une nouvelle vague de frustration dans la population palestinienne qui s’est ajoutée à la désastreuse expérience de la déliquescence de l’OLP et notamment de la corruption du Fatah au cours des années Oslo.

 

Si on ajoute à ce tableau déjà sombre la faillite totale de la gauche palestinienne à proposer la refondation d’un projet politique de combat unifiant, collectivement discuté au sein de l’ensemble du Peuple palestinien, on a tous les éléments permettant de comprendre que de nombreuses hésitations et dérives individuelles sont avant tout le résultat des trahisons ou des faillites collectives des différents courants politiques palestiniens.

 

S’agissant de combattants armés, des questions lancinantes ont peu à peu émergé chez la plupart de ces militants jeunes et sincères : Pourquoi continuer à risquer la prison ou la vie si tous ces sacrifices ne mènent à rien ? Pourquoi mettre ma famille et mes proches en danger par mes actions de résistance si celles-ci sont désormais systématiquement condamnées par les dirigeants politiques ? Pourquoi devrais-je être en permanence une cible menacée ou même un clandestin incapable de nourrir sa famille quand je vois mes anciens amis reconvertis en « professionnels » d’ONG régulièrement payés et d’autres amasser en peu de temps quelques jolies sommes à l’occasion de campagnes électorales en faveur de tel ou tel dirigeant ? Pourquoi ne pas accepter de devenir un membre des forces de sécurité « régulières » si ça me permet de survivre ?

 

Et plus généralement pourquoi combattre, quand mes représentants adoubés par les puissances occidentales et soutenus par les institutions internationales déclarent qu’aujourd’hui, « résister, c’est d’abord négocier » ? Déjà en 2005 on pouvait, dans un spot tournant sur les télés israéliennes, voir Erekat déclarant aux spectateurs israéliens « aidez-nous à vaincre les extrémistes palestiniens » !

 

Suite à l’éviction, par le Hamas, des milices du Fatah liées à Dahlan, Abbas a réaffirmé son engagement, auprès d’Israël et des pays impérialistes, à mettre tous les moyens en son pouvoir pour neutraliser toute résistance en Cisjordanie. La principale conséquence de cet engagement suivi d’effets est le renforcement de la contradiction, pour de nombreux militants du Fatah, entre la fidélité à la direction historique de l’OLP et la poursuite du combat contre l’occupation.

 

C’est ainsi que des militants authentiques se retrouvent à participer ou à cautionner des agissements qui participent de l’affaiblissement de la lutte du peuple palestinien et renforcent les divisions entre ceux qui ont combattu ensemble l’ennemi israélien.

 

Pas de connivence avec les liquidateurs de la cause palestinienne !

 

Cette semaine, en France et dans d’autres pays européens, des organisations politiques qui se disent solidaires des revendications du Peuple palestinien et des associations du mouvement de solidarité vont rencontrer Abdallah Al Frangi, responsable des relations extérieures du Fatah.

 

Au-delà de la trajectoire assez controversée de l’intéressé qui fait partie de ceux qui ont opportunément quitté la bande de Gaza avant « les évènements de l’été », il est clair que Al Frangi est envoyé en Europe par Abbas pour redorer le blason du Fatah et légitimer l’ensemble des mesures anti-démocratiques du gouvernement de Fayyad.

 

Rencontrer cet individu, même pour simplement « échanger avec lui », c’est ni plus ni moins légitimer le coup d’état rampant de Abbas et de la direction du Fatah : une direction de plus en plus sous la coupe du courant des collaborateurs, à l’image de Dahlan ou de Al Frangi.

 

Cette semaine aussi, Kouchner est au Moyen-Orient. Son programme ne prévoit pas d’aller à Gaza.

 

Abbas cautionne expressément ce boycott.
Dans le même temps, en France, des militants s’apprêtent à rencontrer le représentant d’Abbas !

 

Les mouvements de solidarité avec les luttes des peuples pour leur indépendance n’avaient pas pour habitude de rencontrer les représentants des régimes fantoches, inféodés à l’occupant et soumis aux plans de l’Impérialisme.

 

Ceux qui, comme Akram, sont morts ces derniers mois dans « des affrontements inter palestiniens », ceux qui sont morts en allant se faire exploser en Israël ou près des colonies, ceux qui par milliers croupissent dans les prisons israéliennes pendant qu’Abbas, Fayyad, Abed Rabbo et Erekat trinquent avec Olmert et autres assassins du Peuple palestinien , ceux qui hésitent à rendre les armes et ceux qui refusent encore, tous ceux là sont les victimes de la soumission de la clique capitularde d’Oslo, dont la corruption et le clientélisme ont défiguré la lutte de libération et détruit la perspective et la volonté de combat collectif.
A tout le moins, l’affirmation d’une solidarité réelle avec le combat palestinien exige de se tenir à distance des représentants de cette maffia.
Pierre-Yves Salingue

 

14 Septembre 2007

 

(1)   Article consultable à http://www.ism-france.org/news/article.php?id=7409&type=temoignage&lesujet=Victimes%20ISM

(2)   Article de Julien Salingue consultable à http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4130
(3)   Article consultable à   Ism.
(4)   Voir article Julien Salingue  http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4130

 

Sources Global Research

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

3-2 Point de vue de Julien Salingue : Palestine : reconstruire, pierre par pierre, la résistance et la solidarité.

 

 

Julien Salingue, doctorant en Science politique à Paris, militant du mouvement de solidarité avec la Palestine , réalisateur du film « Palestine, vivre libre ou mourir » et co-réalisateur du film « Samidoun » répond aux questions d’Al-Oufok

 

De toutes les contradictions de la situation en Palestine, quelle est celle qui vous paraît être la plus fondamentale ?

 

Quelles que soient les évolutions actuelles de la situation en Palestine, je pense qu’il est essentiel de rappeler que la contradiction la plus fondamentale demeure celle qui existe entre le projet sioniste et les droits nationaux du peuple palestinien.

 

L’établissement d’un Etat juif sur la plus grande partie possible de la Palestine a signifié et signifie toujours la colonisation, les expulsions et la répression. C’est cette contradiction qui est structurante, y compris dans la situation actuelle. Evidemment cela ne signifie pas qu’il faille simplifier les choses et faire l’impasse sur les contradictions dans le « camp » palestinien, notamment dans la période actuelle, mais que ces dernières doivent être pensées dans le cadre général de la négation des droits du peuple palestinien par le projet sioniste.

 

Les deux événements majeurs de ces deux dernières années (la victoire du Hamas aux élections et les « événements » de Gaza) sont le produit des contradictions entre d’un côté les intérêts de la minorité qui a dirigé l’Autorité palestinienne depuis sa création en 1994 et de l’autre les aspirations de la population palestinienne. Cette minorité a été clairement rejetée par la population lors des élections, qui l’a sanctionnée en raison de son abandon de toute perspective de lutte au profit des seules négociations alors que la situation sur leur terrain se dégradait, de ses contacts approfondis et parfois de sa collaboration ouverte avec l’occupant israélien et de la corruption. Dès les jours qui ont suivi les élections, la frange la plus radicale (dans le mauvais sens du terme) de cette minorité de privilégiés, représentée notamment par Mohammad Dahlan, s’est mis en tête de revenir au pouvoir à tout prix. C’est ce qui a conduit aux événements de Gaza en juin dernier.

 

En effet, le « coup d’Etat » dont beaucoup ont parlé lorsque le Hamas a chassé les milices de Dahlan de la Bande de Gaza est avant tout la conséquence de la tentative de coup d’Etat, bien réelle celle-ci, orchestrée par la frange putschiste de l’Autorité palestinienne, avec le soutien d’Israël et des pays occidentaux. Ces derniers ont organisé le blocus politique, diplomatique et économique du nouveau pouvoir politique, tandis qu’Israël renforçait le siège de la Bande de Gaza, place forte de l’aile militante du Hamas, et reprenait sa politique de liquidation de résistants. De son côté, la frange putschiste de l’Autorité a tout fait pour paralyser le nouveau gouvernement et pour court-circuiter toute tentative d’établissement d’un gouvernement d’union nationale. L’objectif conjoint était de créer les conditions d’un renversement du gouvernement Hamas. Les affrontements, d’abord sporadiques, se sont multipliés dans la Bande de Gaza et, lorsque les milices de Dahlan, armées par les Etats-Unis avec l’accord d’Israël, sont passées à la vitesse supérieure, le Hamas a répondu sur le même terrain et a rapidement chassé les putschistes de Gaza.

 

On connaît la suite : Abu Mazen a limogé le gouvernement Hamas et créé un « gouvernement d’urgence » dirigé par Salam Fayyad, ancien haut fonctionnaire des institutions financières internationales, dont la liste avait obtenu à peine plus de 2% aux législatives de 2006. Les choses sont maintenant très claires : Abu Mazen et sa clique ont fait le choix de se conformer exclusivement aux exigences des pays occidentaux et d’Israël, sans même faire semblant de se préoccuper du peuple palestinien. Leur seul objectif est de rester au pouvoir et d’être les futurs administrateurs des bantoustans palestiniens, même s’ils doivent pour cela collaborer ouvertement avec les forces d’occupation. Un événement survenu à Jénine à la fin du mois d’août est à ce sujet exemplaire : un soldat israélien qui s’était égaré dans la ville a été pris en charge par les forces de sécurité d’Abbas, qui l’ont protégé de la population et raccompagné jusqu’au barrage militaire le plus proche. On parle bien d’un soldat membre d’une armée d’occupation... Il n’y a qu’un mot pour qualifier ce genre d’agissements : de la collaboration, pure et simple.

 

Pour ceux qui avaient encore des doutes sur les intentions du clan Abbas, leur positionnement, dans le cadre de la contradiction structurante que j’évoquais plus haut, est sans ambiguïté : ils travaillent sciemment aux côtés d’Israël contre le peuple palestinien.

 

Quelles sont les formes de résistance possible dans les conditions d’aujourd’hui ?

 

Je pense que les conditions actuelles sont des plus défavorables quant à l’organisation et la structuration de la résistance :

 

. Plus de 11 000 prisonniers politiques palestiniens croupissent dans les prisons israéliennes. Rapporté au nombre d’habitants, c’est un chiffre invraisemblable : imaginez qu’en France il y ait près de 200 000 prisonniers politiques. Je ne parierais pas sur un haut niveau de développement des luttes sociales... Et pour ceux qui continuent la lutte, la répression, les arrestations et les assassinats se poursuivent.

 

. La fragmentation géographique entre les « zones autonomes » palestiniennes constitue un obstacle de taille : séparation complète entre Gaza et la Cisjordanie , encerclement des villes de Cisjordanie, très grande difficulté, voir impossibilité, de se rendre d’une ville à l’autre... Autant d’éléments qui empêchent tout développement ou structuration « nationale » de la résistance.

 

. La mise en place de l’Autorité palestinienne, consécutive aux Accords d’Oslo, a eu deux conséquences d’ampleur : en premier lieu nombre de militants du Fatah ont été cooptés et intégrés aux structures bureaucratiques en construction en échange de leur renonciation à la lutte, ce qui a affaibli le mouvement national et fait considérablement reculer la conscience politique. En second lieu, la mise en place de ce vaste réseau de corruption et de clientélisme a délégitimé la politique et le politique, renforçant le fonctionnement en réseaux principalement structurés par la captation de la manne financière venue de l’étranger.

 

. La multiplication des ONG dépendantes des financements de l’extérieur, si elle a pu constituer une alternative, pour de nombreux militants de l’Intifada de 1987, à l’intégration à l’appareil d’Etat, a également participé de cette dépolitisation et de cet affaiblissement de la résistance. En se désinvestissant du terrain de la lutte politique, les militants et dirigeants de ces ONG ont laissé les mains libres à la direction capitularde de l’OL

18/09/2007

N°270-Journal de Palestine-17-09 : suite & fin

6 Les brèves

6-1 Israël va renforcer ses troupes terrestres.

 

6-2 Provocation israélienne.

 

6-3 Des contours d'un futur Etat palestinien …

 

6-4 Abbas & Olmert pour une solution de deux États.

 

6-5 Israël, soutenu par les USA exclut de se retirer de l'intégralité de la Cisjordanie. .

 

6-6 Le Hamas affirme respecter une trêve avec Israël signée en novembre.

 

6-7 Shimon Peres : La paix est possible une fois pour toutes

 

6-8 Proche-Orient : les pays arabes ne participeront pas à la conférence tant que ses objectifs ne seront pas concertés.

 

6-9 Les Européens serviront d’intermédiaire pour l’échange de prisonniers.

 

6-10 La force doit être utilisée contre l’occupation et non contre les Palestiniens.

 

7 Dossier


7-1 Point de vue de  Al-Oufok. "Les gens viennent pour regarder, pas pour acheter".

 

7-2 Point de vue de Ahmed Bakkali : Vérité en Israël, mensonge au-delà.


 


5 Médias/Vidéos 

 

 

14-09

 

Des sources palestiniennes ont rapporté que deux assaillants inconnus ont attaqué vendredi après-midi le bureau du journal Al Watan de la ville de Gaza et ont saboté leurs biens. C’est la seconde attaque contre ce bureau en une semaine.
PNN

 

 



6 Les brèves

 

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

Marc
6-1 Israël va renforcer ses troupes terrestres.

L'armée israélienne a dévoilé lundi un plan quinquennal qui met l'accent sur un renforcement considérable de ses forces terrestres, selon un communiqué.

 

L'armée a été largement critiquée en Israël après la guerre du Liban de l'été 2006, pour ne pas avoir brisé l'appareil militaire du Hezbollah lors d'une campagne de 34 jours durant laquelle elle a essentiellement engagé ses forces aériennes.

 

"L'objectif principal de ce plan est de bâtir, équiper et entraîner l'armée de telle sorte qu'elle puisse remplir sa tâche, la défense d'Israël et de ses citoyens", a affirmé le chef d'état-major, le général Gaby Ashkenazi, cité dans le communiqué.

 

Le général, qui a fait ses armes dans l'infanterie, a dévoilé les grandes lignes de ce plan quinquennal devant l'état-major.

 

"L'armée de terre va être sensiblement renforcée et, dans ce contexte va se poursuivre la production du char Merkava 4 (...) et la fabrication de centaines de transports de troupes blindés lourds de type Merkava-Tigres" qui utiliseront le châssis du char israélien, précise le communiqué.

 

Le gouvernement avait dans le passé envisagé l'arrêt de la production du char Merkava en raison de son coût élevé.

 

L'armée de l'air, de son côté, va être renforcée par l'acquisition de chasseurs-bombardiers F-35 (JSF) à long rayon d'action échappant aux radars. L'armée va également développer des systèmes d'armement capables d'intercepter des missiles, comme le missile anti-missile sol-air "Hetz" (Arrow), déjà opérationnel.

 

Le général Ashkenazi a décidé en outre d'autres acquisitions pour renforcer la capacité de frappe à "longue distance" de l'armée, indique le communiqué sans autre précision.

 

Israël s'estime menacé notamment par l'Iran, accusé de vouloir se doter d'une capacité nucléaire militaire sous couvert d'un programme civil.

 

Pour la première fois depuis la création de l'Etat hébreu en 1948, la défense va pouvoir compter sur un budget pluriannuel grâce à un nouveau mécanisme du Trésor. En 2008, selon les prévisions, quelque 12 milliards de dollars devraient lui être affectés.

 

Par ailleurs, en vertu d'un protocole d'accord signé le 16 août, les Etats-Unis vont fournir à Israël durant la prochaine décennie une aide militaire de 3 milliards de dollars par an, pour trois quarts consacrée à l'achat d'armes américaines, et le reste à des armements fournis par des firmes israéliennes.

 

(Source : AFP 13h44)

 

03-09

 


6-2 Provocation israélienne.
L’Etat hébreu multiplie ses actes qui témoignent de sa volonté de saboter tout effort de paix. A l’heure où l’on prépare, à l’initiative de l’Amérique, le grand allié d’Israël, une conférence sur le Proche-Orient.

 

 

Ainsi, la tension est-elle montée entre la Syrie et l’Etat hébreu suite à la violation par des avions israéliens de l’espace aérien syrien. Une mesure incompréhensible dans la mesure où rien ne justifie une escalade.

 

Les autorités israéliennes ont tenté, au départ, d’observer le mutisme au sujet de cette opération. Mais la presse aussi bien par la radio publique que la radio militaire, quasiment une source officielle, n’ont pas manqué de confirmer cette opération avant qu’un responsable, le ministre des Retraités, Rafi Eitan, qui est également membre du Cabinet de sécurité, ne vienne quasiment le confirmer en attaquant la Syrie , l’accusant de terrorisme et mettant en doute sa volonté de paix. De plus, des commentateurs ont révélé que le premier ministre, Ehud Olmert, et plusieurs responsables militaires avaient affiché leur satisfaction, quelques heures après l’incident. Secret de polichinelle, donc. Les Israéliens croient rire sous la barbe et provoquer ainsi Damas.

 

Rien de surprenant, en plus que Washington observe le silence. Le département d’Etat a refusé de commenter ces informations. D’ailleurs, selon un responsable du département d’Etat, Washington ne s’inquiète pas outre mesure de ce regain apparent de tension entre Israël et la Syrie. De toute façon, Damas est dans le collimateur américain, il est accusé par les Etats-Unis de torpiller les efforts de paix au Proche-Orient et de faire cause commune avec l’Iran. Cela dit, Washington et Tel-Aviv font l’impasse sur l’occupation israélienne du plateau du Golan conquis par Israël durant la guerre de juin 1967 puis annexé en 1981. Sa restitution totale est exigée par Damas, ce qui est normal s’agissant d’un territoire syrien et dont la restitution figure dans les différentes résolutions internationales.

 

Ce ballon d’essai israélien pose donc beaucoup de questions, mais une chose est sûre : Israël est un fauteur de troubles et veut semer le doute et sans doute exclure toute discussion sur le Golan. Une autre politique faite d’obstination et d’obstacles.

 

AL-Ahram –PNN

 

 


6-3 Des contours d'un futur Etat palestinien …

 

 

10-09

 

Mahmoud Abbas &  Ehud Olmert ont décidé de mettre en place des commissions conjointes pour discuter plus avant des contours d'un futur Etat palestinien.

 

Ils ont "souligné l'importance de leur engagement commun en faveur d'une solution à deux Etats et décidé de nommer des équipes pour oeuvrer à cet objectif", a annoncé la porte-parole d'Olmert, Miri Eisin.

 

Eisin s'est ensuite efforcée de minimiser la portée de la rencontre de lundi: "Il n'est pas question de calendrier pour le moment. Les deux parties souhaitent le succès de cette conférence internationale, mais celle-ci ne constitue pas le bout du chemin."

 

Le négociateur palestinien Saëb Erekat s'est félicité de ce développement notable" "Ils pensent maintenant qu'il est temps de passer à la vitesse supérieure, de s'attaquer aux moyens d'aboutir à une solution à deux Etats", a fait valoir ce proche d'Abbas.

 

De source palestinienne, on fait état d'"immenses pressions" des Etats-Unis pour que les 2 arrivent avec un accord à la conférence organisée en novembre à Washington pour donner corps à l'idée d'un Etat palestinien indépendant et viable (…)  aux côtés d'Israël.

 

Selon un sondage du Centre palestinien d'études et de recherche politiques, 26% seulement des Palestiniens s'attendent à ce que la conférence de Washington soit un succès et moins d'un sur deux (46%) approuvent la solution à deux Etats telle que prônée par les Etats-Unis.

 

Source : Reuters

 

 


6-4 Abbas & Olmert pour une solution de deux États.

 

 

11-09

 

Abbas & Olmert ont prôné une "solution basée sur deux États" pour régler le conflit israélo-palestinien, à l’issue d’une rencontre.

 

Olmert a en outre promis de "recommander au gouvernement d’approuver la libération de détenus palestiniens à l’occasion du ramadan, comme l’a demandé M. Abbas", selon un haut responsable israélien qui a requis l’anonymat.

 

Selon ce responsable, Olmert a annoncé à Abbas qu’il préparait un plan destiné "améliorer la liberté de mouvement en Cisjordanie et entre les villes palestiniennes"….

 

10-09

 

Hammad, un haut responsable palestinien, M. Hammad  précise :"L’Autorité palestinienne veut un accord clair, avec un calendrier de mise en oeuvre, sur toutes les questions liées au statut définitif des territoires palestiniens", "Un projet d’accord doit être conclu avant la conférence internationale prévue en novembre. Il doit porter notamment sur la nature de l’Etat palestinien, ses frontières ainsi que sur le sort des réfugiés, de Jérusalem et des ressources en eau",

 

Sans un tel accord, la réunion internationale "a peu de chances de réussir", a-t-il prévenu.

 

(Al-oufok avec les agences de presse- AFP)


6-5 Israël, soutenu par les USA exclut de se retirer de l'intégralité de la Cisjordanie.

 

 

Les Palestiniens réclament que la conférence de novembre se prononce en faveur du principe de la création d'un Etat pleinement souverain sur la Cisjordanie , y compris à Jérusalem-Est, ainsi que dans la bande de Gaza.

 

On ignore toujours encore dans quelle mesure Olmert est prêt à s'engager, dans des discussions sur le fond du contentieux: frontières, statut de Jérusalem et sort des réfugiés de 1948.

 

Olmert se dit seulement prêt à une "déclaration de principe" avant la conférence de novembre, alors qu'Abbas recherche un "accord-cadre" comportant un calendrier de règlement de ces trois questions litigieuses.

 

Source : Reuters 10-09

 

 

 

 


6-6 Le Hamas affirme respecter une trêve avec Israël signée en novembre.

 

Le Hamas a affirmé respecter un accord de trêve conclu en novembre 2006 entre l'Autorité palestinienne et l'Etat israélien.

 

"Le gouvernement (du Hamas) confirme qu'il applique les décisions du gouvernement d'union nationale, particulièrement l'accalmie des deux côtés", israélien et palestinien, "car nous sommes en plein mois du ramadan saint et nous voulons donner la chance aux Palestiniens de vivre en sécurité et ouvrir les points de passage afin qu'entrent les marchandises".a déclaré à l'AFP le porte-parole du Hamas, Tahar al-Nounou.

 

Israël a rejeté ces déclarations, les qualifiant de "risibles" …

 

"Il n'est pas question d'aboutir à quelque accord de cessez-le-feu avec eux. Il s'agit d'une organisation terroriste considérée comme telle par la communauté internationale et qui a pris le pouvoir à la suite d'un putsch", a affirmé la porte-parole du gouvernement israélien, Miri Eisin.

 

Israël a été obligé de retirer ses troupes présentes dans la bande de Gaza en novembre 2006.

 

(Source : AFP / 16 septembre 2007)

 

 


6-7 Shimon Peres : La paix est possible une fois pour toutes
Le président israélien et prix Nobel de la paix, Shimon Peres, a déclaré que la paix avec les Palestiniens est possible, une fois qu’ils auront abandonné leur droit de retourner aux "frontières israéliennes".

 

 

La remarque de Peres a été faite durant un interview avec de nombreux médias israéliens pour le Nouvel An hébreu, a rapporté l'agence d'information Maan.

 

"Il y a une chance pour la paix une fois pour toute, une chance qui ne doit pas être gaspillée", a cité l'agence Maan.

 

Le président israélien a refusé les affirmations israéliennes selon lesquelles le président Mahmoud Abbas est "impuissant" et que la séparation entre Gaza et la Cisjordanie va le soutenir, ainsi que son premier ministre Salam Fayyad.

 

Peres croit qu' "il y a quelqu'un avec qui parler, il faut maintenant bien préparer toutes les sortes de discussions".

 

Ces déclarations arrivent dans l'ombre d'une conférence proposée par Washington pour la paix au Moyen-Orient, prévue en novembre, dans le but de faire revivre la paix israélo-palestinienne.

 

Peres a contribué aux accords de paix d'Oslo entre Israël et l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) en 1993. Ces accords ont mis sur pieds l'Autorité Nationale Palestinienne.

 

Source : PNN 17-09

 

 


6-8 Proche-Orient : les pays arabes ne participeront pas à la conférence tant que ses objectifs ne seront pas concertés.
Pas un seul pays arabe ne participera à une conférence internationale sur le Proche-Orient, proposée par les Etats-Unis, tant que ses objectifs ne seront pas nettement définis et la liste de ses participants ne sera pas concertée, a déclaré jeudi aux journalistes le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa.

 

 

"Il y a trop de vague autour de cette conférence, car on ignore toujours son ordre du jour, ses objectifs et les parties qui y participeront. Je suis certain que pas un seul pays arabe ne participera à une telle conférence", a notamment estimé le secrétaire général de la Ligue arabe à l'issue de son entretien au Caire avec le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, rapporte l'agence d'information égyptienne MENA.

 

Selon le président américain George W. Bush, qui a proposé de tenir la conférence de paix internationale sur le Proche-Orient aux Etats-Unis, des officiels d'Israël, de la Palestine et de plusieurs autres pays de la région doivent y discuter des problèmes entravant la reprise des négociations de paix et la création d'un Etat palestinien.

 

Quoi qu'il en soit, Amr Moussa a réaffirmé que les pays arabes étaient très préoccupés par la nécessite de la reprise du processus de paix au Proche-Orient.

 

"L'idée du président des Etats-Unis de convoquer une conférence internationale a toute une série d'aspects très positifs, mais tous ses participants doivent en connaître les objectifs, autrement ce ne serait de nouveau qu'une perte de temps parfaitement inutile", a souligné le secrétaire général de la Ligue arabe.

 

Cela dit, Amr Moussa a exprimé sa perplexité face au fait qu'Israël poursuit toujours la construction de colonies de peuplement juives dans les territoires palestiniens et continue à violer les droits des Palestiniens, tout en parlant de la paix et de la tenue d'une conférence internationale sur le Proche-Orient.

 

Le secrétaire général a exhorté la communauté internationale à se saisir enfin de ces problèmes et à adopter des décisions susceptibles de couper court à de tels actes avant même la tenue d'une conférence internationale sur le règlement au Proche-Orient.

 

Auparavant, lors d'une réunion extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe au niveau des ministres des Affaires étrangères, les pays arabes ont approuvé l'initiative du président des Etats-Unis, George W. Bush, sur la convocation d'une conférence internationale sur le règlement au Proche-Orient, prévue pour novembre prochain. Quoi qu'il en soit, les leaders de bien des pays arabes ont exprimé leur préoccupation face à l'incertitude des projets américains, ainsi que par l'absence d'un programme net de la conférence et de la liste de ses participants.

 

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud al-Fayçal a notamment déclaré mercredi dernier qu'il "doutait" de la participation de son pays à la conférence internationale sur le Proche-Orient si celle-ci n'était pas préparée comme il se devait.

 

RIA Novosti

 

13-09


6-9 Les Européens serviront d’intermédiaire pour l’échange de prisonniers.
Les Européens ont commencé à jouer le rôle d’intermédiaire entre le Hamas et Israël, pour parvenir à un accord d’échange de prisonniers, après le retrait de l’Egypte dans cette affaire, a annoncé lundi un adjoint du dirigeant du Hamas Ismaïl Haniyeh.
"C'est la partie européenne qui déploie actuellement des efforts pour lancer et accélérer le processus d'échange de prisonniers entre le Hamas et Israël", a confié à la presse à Gaza le conseiller politique de M. Haniyeh, Ahmed Yousef.

 

 

L'Egypte a joué les bons offices pour la mise en oeuvre d'un tel échange depuis l'enlèvement du soldat israélien Gilad Shalit, commis en juin 2006 par le Hamas et deux autres factions palestiniennes dans un raid transfrontalier.

 

Pourtant, l'Egypte a retiré sa mission représentative de Gaza trois mois plus tard, après que le Hamas eut pris par la force le contrôle de la bande des mains des forces fidèles au président palestinien Mahmoud Abbas, chef de file du mouvement du Fatah.

 

Parallèlement, M. Yousef a réaffirmé que le caporal captif était en bonne santé, en refusant toutefois de révéler davantage d'informations à ce sujet.

 

Préoccupé toujours par la question : "dans quelle mesure Israël pourra satisfaire aux conditions posées par le Hamas et d'autres factions palestiniennes malgré son intérêt pour réactiver le processus", M. Yousef a fait savoir qu'ils attendaient encore la réponse du côté israélien, après avoir soumis le nom de 1.000 prisonniers issus de tous les mouvements palestiniens en plus des Arabes détenus dans les geôles israéliennes.

 

CRI Online

 

10-09

 


6-10 La force doit être utilisée contre l’occupation et non contre les Palestiniens.

 

 

09-09

 

Des fonctionnaires et commerçants ont observé dimanche pour la première fois une grève d’un jour à Gaza en guise de protestation contre les actes de violences.

 

."Cette grève générale est un moyen de protestation pacifique, non-violent. La force doit être utilisée contre l’occupation et non contre les Palestiniens", a affirmé à l’AFP Hazem Abou Chanab, un responsable du Fatah à Gaza.

 

Le Hamas a estimé :."La grève n’a pas réussi et illustre l’échec des nouvelles méthodes employées par la direction de l’Autorité palestinienne pour affaiblir le Hamas",

 

AFP presse)

 

 

 


7 Dossier

 

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

7-1  Point de vue de  Al-Oufok. "Les gens viennent pour regarder, pas pour acheter".

"A cette époque, normalement, on voyait des dizaines de gens se presser pour acheter mes produits. Aujourd’hui, comme vous le voyez : personne."

 

Chômage élevé, restrictions israéliennes aux frontières pour éviter l’action de la résistance et blocus occidental destiné à asphyxier le Hamas handicapent depuis longtemps l’économie de Gaza.

 

Trois mois après la prise de contrôle du Hamas, la situation a empiré. Les principaux points de passage sont désormais fermés et seuls passent les denrées alimentaires de base.

 

Chômage élevé, restrictions israéliennes aux frontières pour éviter l’action de la résistance et blocus occidental destiné à asphyxier le Hamas handicapent depuis longtemps l’économie de Gaza.

 

En temps normal, les cornichons au vinaigre de Mahmoud al Helo s’arrachent dans la bande de Gaza à l’occasion du ramadan, mais cette année, peu de clients peuvent se permettre d’en acheter.

 

Le principal marché de Gaza, où travaille al Helo, ne bruit pas de l’activité coutumière qui marque en principe le début du ramadan, mois au cours duquel les musulmans jeûnent toute la journée avant de se retrouver en famille à la tombée de la nuit autour de soupers copieux et animés.

 

"Les gens viennent pour regarder, pas pour acheter", témoigne al Helo.

 

En ce qui concerne les autres marchandises, c’est la pénurie, et les Gazaouis dépendent de plus en plus des aides alimentaires de l’Onu.

 

Les gouvernements occidentaux ont repris leur aide à la Cisjordanie gouvernée par Mahmoud Abbas, mais refusent de négocier avec le Hamas.

 

Alors qu’à Gaza, les Palestiniens doivent tirer un trait sur les friandises, amandes et pignons, ceux de Ramallah, capitale économique de la Cisjordanie , préparent leurs festins.

 

La reprise de l’aide occidentale dans ce territoire contrôlé par Mahmoud Abbas a permis de recommencer à verser les salaires des fonctionnaires.

 

"Les affaires sont très bonnes, comme vous pouvez le voir. Les gens ont de l’argent en ce moment", se réjouit Abou Ahmed, vendeur de riz et de fruits secs dans le centre-ville de Ramallah. "Que n’êtes-vous pas venu me voir à l’époque où les salaires n’étaient pas payés ? Nous aurions en pu parler longuement."

 

Les tensions entre Hamas et Fatah se sont étendues à la population, allant jusqu’à diviser les familles.

 

"Les gens n’aiment plus leurs propres frères", déplore Abou al Abed, 55 ans, alors qu’il parcoure le marché de Gaza en pestant contre la hausse des prix due aux pénuries. "Il n’y a plus d’argent, et la situation sociale et politique est préoccupante."

 

Tandis qu’en Cisjordanie, le pouvoir politique se prépare à la conférence sur la paix au Proche-Orient qui devrait se tenir en novembre près de Washington, à Gaza, on s’inquiète surtout de l’approvisionnement en électricité et des tensions sociales.

 

De nombreux Palestiniens, de Gaza ou de Cisjordanie, n’ont plus confiance envers les dirigeants politiques, jugés incapables de s’entendre entre eux, et encore plus avec Israël.

 

"Comment pourrions-nous lutter pour l’indépendance alors que nous nous affrontons les uns les autres ? C’est honteux", s’indigne Mohamed Abou Aouad, fonctionnaire à Djénine, en Cisjordanie.

 

Source : Al-Oufok.

 (Avec les agences de presse )

 

 

13 septembre 2007.


7-2 Point de vue de Ahmed Bakkali :

 

Vérité en Israël, mensonge au-delà.

 

 

En paraphrasant Pascal, le grand penseur français du XVIIième siècle, je tenais  à rappeler la relativité de toute vérité, bien entendu, mais je voulais aussi et surtout dénoncer la manipulation médiatique de l’information…   

 

Au gré des patrons des medias, l’information est « travaillée » pour atteindre des objectifs bien définis à l’avance. Pour ne parler que de la problématique palestinienne qui nous occupe ici, il est bien clair que la  « vérité » d’Israël est souvent présentée au dessus de tout soupçon. Rares  sont les journalistes qui osent dire ce qu’ils constatent réellement sur le terrain.

 

Dés qu’il s’agit des crimes commis  par Israël, l’observateur est tenu à surveiller ses mots et à bien tenir sa langue et/ou sa plume en laisse. Il est strictement interdit de comparer certains crimes sionistes à certains crimes nazis même lorsque les faits sont très semblables ou pires encore. Autrement On risque d’être accusé de négationniste et/ou d’antisémite. Le fait que les victimes sont aussi des sémites n’y changera rien.

 

Or, œuvrer pour une paix dans cette région du monde, comme ailleurs, doit d’abord passer par un constat des faits réels et dire un certain nombre de vérités. Que les Juifs ont été victimes des pires atrocités nazis est un fait établi et reconnu par la communauté internationale. Cependant, il faut aussi avoir le courage de dire que ce statut de victime ne leur donnait nullement le droit d’aller se venger sur un autre peuple faible et paisible et totalement innocent.

 

 Pour être aussi justes que conséquents, ceux qui voulaient consoler les juifs, en leur donnant un foyer, devaient leur créer Israël sur le territoire allemand et  non pas en Palestine. Continuer à raconter n’importe quoi et emballer des contres vérités dans un style aussi pathétiques que légendaires ne peut justifier l’entreprise et encore moins faire oublier les crimes sionistes contre le peuple palestinien. Le mythe de la terre promise pour le peuple élu des Juifs, le mensonge de la terre sans peuple pour un peuple sans terre ou que sais-je encore comme âneries, ne trompent plus personne.

 

Mes propos ici ne visent, bien évidemment, pas à refaire l’histoire mais juste une reconnaissance de cette histoire tel qu’elle a été faite. Les Palestiniens ont fait d’énormes concessions. Ils ont fini par accepter l’inacceptable et partager leur pays avec des gens venus d’ailleurs bien soutenus et armées jusqu’au dents par les grandes puissances coloniales.

 

 Cependant le sionisme se trouve  actuellement face à deux grandes problématiques à l’intérieur comme à l’extérieur. Il y a aujourd'hui plus de 10 millions de Palestiniens dans le monde dont la moitié vit sous l'occupation et l'autre moitié  se trouve  en exil dans les pays voisins. Ces millions d’êtres humains entassés dans des camps de fortune depuis 1948  ne cessent de revendiquer leur doit au retour et agitent les clefs de leur maison dont ils étaient injustement expulsés. Privés de leurs droits fondamentaux, ils développent une résistance active et passive face à l'Etat d'Israël qui a tout fait, sans parvenir, à écraser totalement cette résistance.

 

Par ailleurs les Palestiniens d’Israël ou les  arabes d’Israël comme les appellent officiellement Tel-Aviv, ceux  qui vivaient et qui sont restés sur le territoire devenu celui de l’État d’Israël après la guerre de 1948, étaient environ 160 000. Tous les autres, contraints de partir pour nulle part, sont devenus des réfugiés au Liban, en Syrie, en Cisjordanie, à Gaza, en Égypte et ailleurs. Les Palestiniens d’Israël sont aujourd’hui environ un million, soit 18 à 20 % de la population totale du pays. Ils revendiquent aussi leurs droits spécifiques et mènent toute une lutte contre tout un système d’inégalités et discriminations dont ils font l’objet.

 

La situation extrême de ces inégalités se manifeste, entre autre,  dans le problème récurrent des villages arabes qui ne sont pas reconnus par l’administration israélienne. Cela touche une population évaluée à près de cent mille personnes dont soixante-dix mille dans le Néguev chez les bédouins et trente mille dans le nord du pays.

 

Bref, dans ce domaine crucial, les discriminations entre les citoyens juifs et les citoyens arabes sont particulièrement graves. Il n’est pas vrai de prétendre, comme on l’entend souvent dans le discours officiel israélien, que les discriminations entre ces deux catégories de citoyens n’existent plus. Les citoyens palestiniens ne sont pas considérés comme des citoyens à part entière. Pour s’en convaincre, outre  la persécution des militants syndicaux et politiques tels que le cas le plus récent du parlementaire Azmi BICHARA, il suffirait de rappeler le traumatisme particulièrement révélateur subi le 28 septembre 2000 à la suite de la visite d’Ariel Sharon sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem.

 

Dans un pays censé être démocratique, « Les Citoyens israéliens d’origine arabe » ont voulu manifester leur réprobation en protestant pacifiquement  contre ce qu’ils considéraient comme une provocation. La police israélienne a aussitôt réprimé très brutalement ces manifestations ; plusieurs Palestiniens ont été tués par balles et de très nombreux autres ont été blessés dont certains très grièvement. Ce commentaire du journal israélien Haaretz, au lendemain de ces événements, se suffit à lui-même : « Les pogroms de cette semaine ont renforcé le sentiment que notre police est devenue une police raciste engagée seulement dans la défense des Juifs. Elle n’a tiré que sur les émeutiers arabes …».

 

Sur le plan social, Israël expérimente actuellement depuis juillet 2005 un programme néfaste appelé « Le Plan Wisconsin ». Ce plan importé des USA et géré par des firmes privées a pour objectif déclaré l’activation des demandeurs d’emploi. Sur le terrain il représente tout simplement une véritable  machine d’exclusion. L’Etat fait des économies et les firmes privées font des profits sur le dos des chômeurs. Le programme permet aussi (privatisation et globalisation oblige) la mise en place d’un mécanisme infernal de pression sur les salaires des travailleurs.  Comme par hasard ce plan est appliqué uniquement dans des zones à forte population arabe,  notamment à Nazareth…

 

Le 10 novembre 1975,  l’assemblée générale de l’ONU avait voté la résolution 3379 qui considérait que le Sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale. 16 ans plus tard, en décembre 1991, cette résolution a été  abrogée  mais les pratiques discriminatoires d’Israël à l’égard des Palestiniens ainsi que ses attitudes quant à leurs droits les plus légitimes, n’ont nullement  changé …

 

Les Arabes ont accepté de composer avec le fait accompli imposé injustement par les armes. Mais l’occupant ne semble pas vouloir se contenter du « peu ». Il se croit le plus fort et donc en droit de tout avoir: la terre, l’argent et l’Arabe comme esclave. Dans ces conditions on peut parler de paix. Une paix durable n’est possible que si la communauté internationale se décide enfin d’être un peu plus juste et d’amener Tel-Aviv à reconnaître et à respecter les résolutions de l’ONU,  y compris le droit au retour des réfugies sur leur terre natale et le démantèlement des colonies. Aucun gouvernement israélien ne le fera de lui-même.

 

Pour finir, le même Pascal, paraphrasé dans le titre de cet article, m’inspire la conclusion : « Tous les efforts de la violence ne peuvent affaiblir la vérité, et ne servent qu’à la relever d’avantage. »

 

Article écrit pour  « Rencontres pour la paix »

 

Bruxelles le 08 juin 2007

 

Ahmed Bakkali

 

N°270-Journal de Palestine-17-09 -1ere partie

Tiré à part :

Askalane
12-09

# Une roquette a explosé sur la base de Zikim, qui sert aux jeunes militaires de Tsahal.

 

Au moins 76 soldats israéliens dont un officier ont été touchés par deux missiles palestiniens qui ont pris en cible leur poste militaire dans la ville d’Askalane dans les territoires palestiniens occupés en 1948. dans la nuit de lundi à mardi.

 

Cette attaque a été revendiquée par le Jihad islamique et les Comités de résistance populaire.

 

Trente-neuf soldats ont été légèrement blessés, tandis que les autres militaires étaient plus gravement atteints (Un des soldats est dans un état critique) et hospitalisés dans plusieurs établissements israéliens, a indiqué un porte-parole militaire israélien.

 

(EuroNews - ats 06:52 - CPI)

12-09

 

Des soldats israéliens touchés prés de Gaza
IPC

 

Rosh Hashana : Etat d’alerte maximal, les territoires palestiniens bouclés

 

11-09

 

L’armée d’occupation israélienne a annoncé, qu’elle a imposé une fermeture générale sur tous les territoires palestiniens pour cause de fêtes du début de l’année juive qui a commencé hier à minuit.
« Conformément à la décision du ministère de la Défense et au vu des considérations de sécurité, un bouclage total a été imposé à la Judée-Samarie et à la bande de Gaza à partir de mardi à minuit », a indiqué le porte-parole de l’armée dans un communiqué.

 

CPI. & Infolive.tv


                                    03-09 au 17-09: Peuple Palestinien : 25 tués   -  29 blessés

 

 
                                                              Occupants              :  0 tué      -  76 blessés


Résistance

 

Au jour le jour
05-09

 

Tirs de roquettes à partir du nord de la bande de Gaza.Près d'une dizaine des roquettes se sont abattues depuis lundi dans le sud d'Israël.

L'un des engins a(urait) explosé près d'un jardin d'enfants de la ville de Sdérot, cible régulière de ces tirs.

 

(AFP 09h17)

 

06-09

 

#  En fin d'après-midi, des combattants palestiniens ont attaqué un poste frontière israélien.

 

Un porte-parole du Djihad islamique, Abou Ahmed, a expliqué qu'un camion conduit par des militants avait percuté la barrière séparant la Bande de Gaza d'Israël pour permettre à une Jeep blindée de franchir la frontière.

 

Le véhicule a explosé à l'intérieur de la base.

 

Les militants ont commencé à attaquer les soldats, selon le communiqué. Une tour de contrôle a été détruite dans les affrontements. (les occupants ne parle d’aucun tués…)

 

Les militants ont été repoussés et six ont trouvé la mort. L'aviation israélienne ayant frappé deux véhicules dans le centre du petit territoire, apparemment ceux qui ont servi à cette attaque.

 

AP& AFP

 

07-09

 

Les brigades d’Al-Nasser Salah Al-Dine, branche militaire des Comité de la résistance populaire, ont annoncé leur implication dans le bombardement effectué contre le passage de Karam Abou Salem.
CPI

 


Analyse
11-09

 

Quelques heures après qu’une roquette Kassam se soit abattue sur la base militaire de Zikim faisant près de 70 blessés, les portes-parole du Hamas et du Jihad islamique ont accordé un entretien exclusif à Infolive.tv, au sujet de l’attaque de Zikim, de Guilad Shalit et des tirs incessants de roquettes.

 

 



1  Politique Palestinienne

 

MM Abbas & Haniyeh.

Abbas

10-09

 

#  Selon le sondage d'un organisme palestinien indépendant, le président palestinien voit sa côte de popularité grimper

 

Abbas l'emporterait par 59% contre 36% à Ismaïl Haniyeh en cas d'élection présidentielle anticipée.

 

Près d'un sondé sur deux (48%) soutient son mouvement, le Fatah, contre 31% le Hamas.

 

Le rapport était de 43-33 en juin.

 

AP

 

05-09

 

Le président Abbas s’est engagé à ne pas organiser d’élections avant la réunification de la bande de Gaza et la Cisjordanie. "Les élections n’auront pas lieu tant que la nation ne sera pas réunifiée", a dit Abbas lors d’une conférence de presse avec le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer.
IPC


1-1 Processus de paix.
10-09

 

MM. Abbas & Olmert ont donné leur accord à la formation d'équipes de négociation chargées de travailler sur les sujets-clé d'un éventuel futur accord de paix, a indiqué Jacob Galanti, du gouvernement israélien.

 

Ces équipes débattront des questions de l'eau, de l'environnement, de l'énergie et de l'économie.

 

Toutefois, Jacob Galanti n'a pas évoqué les sujets les plus délicats que sont les frontières du futur Etat palestinien, le problème des réfugiés et la carte de Jérusalem.

 

AP

 


1-3 Sur le terrain.

 

07-09

 

#  "Festival de la victoire contre le Mur",

Le villageois de Bilin, dans le département de Ramallah et Al-Bira, et différentes personnalités dont des parlementaires palestiniens et des solidaires étrangers à la cause palestinienne ont participé au "Festival de la victoire contre le Mur",

 

Avec ses mille huit cents habitants, un petit village bien calme était Bilin, avant que l’occupation israélienne ne vienne perturber cette quiétude.
En travaillant à l’élargissement de ce maudit mur discriminatoire de séparation, les bulldozers ont transformé la tranquillité du village en agitations et affrontements

 

NB : C’était la première fois depuis deux ans que la population du village n’a pas organisé son défilé hebdomadaire de protestation contre le mur discriminatoire de séparation.
CPI


1-4 Les grandes manœuvres.
09-09

 

# Mechaal : La campagne contre le Hamas est une partie d’un plan programmé pour le faire tomber.

 

Le président du bureau politique du Hamas,  Khaled Mechaal, a dit que le refus de la présidence de l’autorité palestinienne à l’unité et à la participation avec le Hamas et les interventions étrangères sont les raisons de l’échec du dialogue national palestinien.
CPI.

09-09

 

Dr. Aziz Duwik, le président du conseil législatif palestinien, emprisonné par les autorités de l’occupation israélienne, a affirmé que l’unité nationale est la volonté du peuple palestinien.
 CPI.

13-09

 

# Le premier ministre du gouvernement légal d’unité nationale, Ismaïl Haniyeh, a affirmé que les menaces de l’occupation israélienne de lancement d’une vaste opération militaire contre la bande de Gaza ne font pas peur aux Palestiniens et qu’elles ne peuvent pas les obliger à abandonner leurs principes et leurs droits.
 CPI.

 

 

 

1-5 Désaccord intra palestiniens
06-09

 

#  Le Hamas a décidé d'interdire toute prière collective dans la rue ce vendredi, accusant le Fatah d'avoir exploité des rassemblements similaires la semaine dernière pour fomenter des troubles.

 

Des milliers des partisans du Fatah et d'autres mouvements avaient défié vendredi dernier le Hamas à Gaza en priant et en manifestant dans les rues, lors des plus importantes protestations depuis sa prise de contrôle de Gaza.

 

(AFP 11h26)

09-09

 

## Le front démocratique condamne l’interruption des salaires et appelle Abbas à retirer sa décision.
Il a affirmé que le blocus étouffant imposé contre la bande de Gaza, les moyennes plus élevées de la pauvreté et du chômage, ainsi que la continuation de l’interruption des salaires de milliers de fonctionnaires, augmentent énormément les souffrances des citoyens, dans la bande de Gaza.
CPI

 

11-09

 

Dr. Yahia Moussa, le vice-président du Hamas au conseil législatif palestinien, a accusé le président Abbas, de faire échouer plusieurs rencontres visant à mettre un terme aux désaccords entre les partis palestiniens, à cause de son refus au dialogue.
CPI

13-09

 

# La députée Khaleda Jarar, membre du bureau politique du front populaire pour la libération de la Palestine , a dit que certaines parties palestiniennes utilisent l’OLP comme une couverture et renforcent les désaccords politiques.
CPI

16-09

 

Une explosion de faible puissance a secoué dimanche le quartier général de la Force exécutive du Hamas à Gaza, faisant au moins quatre blessés, selon des témoins.

 

Aucune autre information n'était disponible dans l'immédiat.

 

 (AFP 16h19)

 

 


1-6 Gouvernement cherche coalition désespérément...
02-09

 

# Le président Abbas a annoncé la publication d'une nouvelle loi électorale favorisant son parti. Le texte impose à tout candidat de "respecter le programme politique de l'OLP".

 

Ce nouveau texte, publié dans l'optique d'élections législatives anticipées a été présenté avec le représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère Solana, impose également aux candidats de respecter les accords signés avec Israël, ce que refuse de faire le Hamas.

 

(ats 15:39)

 

02-09

 

#  Le Hamas a qualifié d'illégal la nouvelle loi électorale.

 

Le président palestinien "n'a pas le droit d'apporter des modifications à la loi palestinienne et n'a pas le droit d'organiser des élections sans un accord du Hamas" a déclaré le porte-parole du Hamas.

 

(ats 15:39)

 

05-09

 

# Haniyeh : Pas d’état sans Gaza

 

Ismaïl Haniyeh, le premier ministre au gouvernement légal d’unité nationale, a affirmé que la seule solution à la crise actuelle est le dialogue, l’engagement à l’unité géographique, l’union du régime politique, la compréhension qu’on ne peut pas créer un état dans la bande de Gaza et un autre sans Gaza et le respect à la constitution et la loi.

 

CPI

 


1-9 Action & déclaration palestinienne contre la politique colonialiste en général
13-09

 

Le bureau des organisations nationales et la campagne de la vie pour Al-Qods ont annoncé le commencement d’une campagne internationale pour mettre fin au blocus imposé par les autorités de l’occupation israélienne contre la ville occupée d’Al-Qods et la sainte mosquée d’Al-Aqsa.
 CPI.

 


1-11 Situation économique.
12-09

 

# Le député Al-Barghouthi, secrétaire général de l’initiative nationale palestinienne, a demandé au gouvernement formé illégalement par le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas, sous la direction de Salam Fayyad, d’annuler ses décisions de confisquer les salaires de milliers de fonctionnaires palestiniens.
CPI

 

 

 

1-12 Diplomatie
11-09

 

#  Le premier ministre du gouvernement légal d’unité national, Ismaïl Haniyeh, a annoncé, qu’il est prêt à rencontrer le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas, en Arabe Saoudite, pour discuter de tous les désaccords sans conditions préalables.
CPI

13-09

 

Le Hamas salue le rôle russe qui vise à la reprise du dialogue palestinien interne au moment où le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas refuse le dialogue avec le Hamas depuis trois mois.
CPI

 


1-13 Déclaration et situation dans les geôles israéliennes - Prisons & tortures
07-09

 

# L’organisation "les partisans des captifs" considère que les dernières agressions, perpétrées par les autorités de l’occupation israélienne, contre les familles des détenus palestiniens dans la prison de "Rimone" comme une violation éclatante aux règles et chartes humanitaires, renfort d’une politique barbare face aux captifs et leurs familles.
CPI


2  Politique Israélienne
Olmert
03-09

 

#  Olmert a affirmé lundi qu'il n'était pas certain de parvenir à un accord de principe avec Mahmoud Abbas sur les contours d'un futur Etat palestinien avant la conférence organisée en novembre par les Etats-Unis.

 

Reuters

 

06-09

 

# Olmert a prévenu que son pays frapperait "sans pitié et sans hésitation" les palestiniens impliqués dans les attaques contre Israël.

 

(ats 06:52- AP)

 

09-09

 

# Olmert, a affirmé que les forces de l’armée occupante vont poursuivre leurs opérations militaires contre la bande de Gaza.
CPI

 


2-2 Des Canons ... pas du beurre.

 

04-09

Pour contrer les tirs de roquettes quasi-quotidiens, une incursion militaire d’envergure avait été envisagée, mais cette option a été écartée pour le moment.

 

Dans un communiqué, le cabinet Olmert a en revanche indiqué que l’autorité d’occupation poursuivrait sa stratégie d’opérations ponctuelles visant à détruire les unités de tirs de roquettes.

 

05-09

 

Le cabinet de sécurité de l’autorité d’occupation a exclu mercredi de mener une incursion militaire d’envergure dans la Bande de Gaza dans l’immédiat, mais pourrait couper l’électricité du territoire pour empêcher les tirs de roquettes palestiniens.

 

05-09

 

# "Je pense qu’il y a plusieurs mesures que peut prendre Israël sans déclencher de crise humanitaire à Gaza, dans le but d’envoyer un message au Hamas et au reste des mouvements radicaux", a estimé mercredi Tzipi Livni.

 

06-09

 

Des sources palestiniennes signale que le gouvernement d’occupation a remis à l‘autorité palestinienne et à l’Egypte, un rapport concernant une vaste opération dans le sud de la bande de Gaza, afin de détruire les tunnels qui lient la bande aux territoires égyptiens.
CPI

05-09

 

## Le président Peres a affirmé que le Hamas devait choisir entre "nourrir" les enfants de la bande de Gaza ou "tirer des roquettes" vers le sud d'Israël.

 

"Ceux qui gouvernent dans la bande de Gaza (le Hamas) vont devoir faire leur examen de conscience et choisir entre nourrir les enfants de la bande de Gaza ou poursuivre les tirs de roquettes",

 

Peres faisait allusion au bouclage et aux restrictions sur l'entrée des marchandises imposés à la bande de Gaza par Israël depuis la prise du pouvoir par le Hamas à la mi-juin et qui ont énormément aggravé la situation économique et humanitaire, dans le territoire palestinien.

 

Peres, a souligné que l'armée israélienne avait "réussi ces dernières semaines à frapper ceux qui tirent des roquettes à partir de la bande de Gaza ".

 

05-09

 

Le ministre de l'Intérieur, Meïr Sheetrit, a souligné que des coupures d'électricité ou en eau étaient "impraticables en raison des pressions internationales qui ne manqueraient d'être exercées contre Israël, qui serait accusé d'affamer la population civile palestinienne".

 

Il a rappelé que de telles mesures avaient été appliquées par le passé par Israël, qui avait finalement été contraint d'y renoncer sous la pression internationale.

 

(AFP 09h17)

05-09

 

Plusieurs ministres israéliens, dont le numéro deux du gouvernement Haïm Ramon, ont préconisé des punitions collectives sous forme d'arrêt de l'approvisionnement en électricité et en eau de la bande de Gaza, et d'autres membres du cabinet ont suggéré des opérations militaires dans ce territoire.

 

"Nous devons faire ce qui est possible sur le plan militaire et faire preuve d'une ténacité qui a déjà contraint le Hamas à payer le prix des tirs de roquettes", a de son côté estimé le président.

 

(AFP 09h17)

 

05-09

 

# Interrogée par l'AFP, une responsable du bureau de M. Olmert a indiqué que le ministre était opposé à une réoccupation de la bande de Gaza, tout en estimant que des sanctions économiques frappant toute la population civile ne constituaient "pas une solution". Elle a aussi indiqué que M. Olmert était favorable à une "politique de ténacité qui a fait ses preuves".

 

Selon les commentateurs, M. Olmert ne veut pas d'une opération militaire de grande envergure dans la bande de Gaza, de crainte de pertes importantes parmi les soldats.

 

Ps : Le Premier ministre estime aussi qu'une telle initiative inciter le Hezbollah libanais à reprendre ses attaques en vue de créer un "deuxième front", au nord d'Israël.

 

 (AFP 09h17)

 


2-3 Sur le terrain .
05-09

 

# Le quotidien Yediot Ahronot a rapporté, mardi 4/9, que le numéro deux à la Knesset israélienne a annoncé ses menaces de couper les sources principales à la vie des Gazzauites (l’alimentation en électricité, eau et carburant), en riposter la poursuite des tirs de roquettes contre les colonies israéliennes.
CPI

 


2-4 Les grandes manœuvres
10-09

 

Sept soldats d’un groupe de juifs orthodoxes de l’armée d’occupation suspendus par leur hiérarchie pour avoir refusé de participer à l’expulsion de colons en Cisjordanie le mois dernier, a annoncé l’armée d‘occupation.

 

mardi 11 septembre 2007.

 

(Al-oufok avec les agences de presse- AFP)

 

10-09

 

Olmert a proposé de libérer des prisonniers palestiniens à l'occasion du mois de Ramadan.

 

Ehoud Olmert a indiqué qu'il recommanderait aux responsable israéliens de la guerre la libération d'un nombre non-précisé de prisonniers palestiniens,

 

Saeb Erekat a affirmé que cette libération aurait lieu lors de la première semaine du mois de jeûne musulman.

 

AP

 

 

 


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)
06-09

 

# Les forces de l’occupation israélienne ont annoncé, ce matin mercredi 5/9, la fermeture de six organisations et associations de bienfaisance dans la ville de Naplouse au nord de la Cisjordanie en prétendant qu’elles appartiennent au Hamas.
CPI

 


2-13 Prisons & tortures.
06-09

 

## Les forces de l’occupation israélienne ont augmenté, durant le mois dernier d’août, leurs campagnes d’arrestation contre les citoyens palestiniens en arrêtant 545 palestiniens dont plusieurs recherchés par les autorités occupantes, des leaders des factions et des activistes de l’Intifada.
CPI

 

05-09

 

La négligence médicale devient une politique israélienne. Elle a même conduit plusieurs Palestiniens à la mort, la dernière en date est la tombée en martyre du captif Omar Mossalima.
CPI

05-09

 

# Le gouvernement d’occupation israélienne veut libérer 100 captifs, dix jours avant le début du mois de Ramadhan,des habitants de la bande de Gaza,  qui appartiennent au Fatah pour montrer sa bonne foi envers le Fatah et son président Abbas.
CPI

09-09

 

Des commandos de l’armée d’occupation déguisés en membres de la Force exécutive du Hamas Mouhaouesh al-Khadi, un haut responsable du Hamas dans le sud de la bande de Gaza, a annoncé samedi le Hamas.

 

(Les forces spéciales de l’armée d’occupation se sont souvent déguisées en Palestiniens pour mener des missions contre des résistants en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza.)

 

.AP

 

 



3 Politique Internationale des térritoires occupés

 

1 Pays Arabes & voisins

Jordanie

09-09

 

Les autorités jordaniennes ont interdit à Raïd Salah, président du mouvement islamique dans les territoires palestiniens occupés en 1948, d’entrer dans leurs territoires pour participer à un congrès organisé par les syndicats techniques autour d’Al-Qods,
CPI

 

Syrie# 17-09

 

Le secrétaire général adjoint du Parti Baas Arabe Socialiste, M. Abdallah al-Ahmar a examiné aavec M. Bassam Ahmad Omar al-Salhi, secrétaire général du Parti palestinien du peuple, la situation dans les territoires palestiniens, les pratiques israéliennes exercées contre le peuple palestinien, ainsi que les plans et les pressions exercées sur les pays de la région pour estomper l’identité arabe et créer des émeutes entre les Arabes.

 

M. al-Ahmar a affirmé, à cette occasion, le soutien de la Syrie au peuple palestinien et à ses droits à la lutte contre l'occupation, et à la récupération de sa terre occupée et de ses droits légitimes, mettant l'accent sur l'importance du dialogue interpalestinien pour le règlement des question en suspens.

 

Sana

 

 



2 Le Monde1 Usa (le parrain)

2 Les grandes manœuvres

03-09

 

#  Le secrétaire d'Etat adjoint US David Welch doit rencontrer cette semaine Olmert dans le cadre d'une mission visant à "sonder les parties" sur les concessions qu'elles sont prête

16/09/2007

N° 298-Journal d'Irak- Dossiers 16-09 -suite & fin

Sommaire :

1 Tiré à part

Sondages

 

1-1 Deux Américains sur trois se disent opposés à la guerre.

 

1-2 Attentats du 11-Septembre: les Américains veulent une enquête sur Bush.

 

1-3 11/9 : La majorité des Américains souhaite une enquête sur le rôle de Bush-Cheney

 

1-4 Sondage Zogby.

 

2 vidéos

2-1 Version intégrale du discours d'Oussama ben Laden

 

2-2  Steve Watson (Prison planet) - La nouvelle vidéo de ben Laden : Falsification à 100%.

 

2-3  13129 enfants irakiens nés malformés ces 5 dernières années.

 

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net.

4-1 Front du Djihad et du Changement en Irak.

 

4-2 ben Laden s'adresse au peuple américain.

 

4-3 RIA Novosti : 11 septembre 2001: les tours jumelles se seraient effondrées suite à une explosion.

 

5 Annexes

5-1 Lisa Karpova : Les « valeurs » occidentales.

 

5-2 Un B-52 chargé de missiles à tête nucléaire a survolé les USA.

 

6 Pièce jointe

 

 6-1 Silvia Cattori interview Jean-Claude Paye : « Les lois anti-terroristes. Un Acte constitutif de l’Empire »

 

6-2 Broder et J. Risen : Forte hausse du nombre de tués parmi les agents privés en Irak.

 



Tirer à part

 

Sondages

1-1 Deux Américains sur trois se disent opposés à la guerre.

07-08

 

Environ 60% des Américains, selon des sondages cet été, veulent au moins un début de retrait.

 

Deux Américains sur trois se disent opposés à la guerre et réprouvent la manière dont M. Bush la conduit.

 

Plus de quatre ans après l’attaque ils voient que l'Irak, est loin de ce leur président leur ..

 

 Et qu'une guerre justifiée par un argumentaire discrédité et plusieurs fois révisées a coûté la vie à beaucoup de soldats et englouti des centaines de milliards de dollars (venant des contribuables..)

 

Les Américains, las de la guerre, devraient savoir dans les prochains jours si leurs soldats commenceront bientôt à rentrer d'Irak ou si Bush leur demandera des mois de patience supplémentaires….

 

Selon certaines informations de presse, le commandant de la force multinationale en Irak, le général David Petraeus accepterait le retrait d'environ 4.000 hommes début 2008, surtout pour apaiser le Congrès. Selon d'autres, il préfèrerait attendre le printemps pour réduire le contingent.

 

Mais, inquiet, il voudrait maintenir une présence renforcée une bonne partie de 2008. La Maison Blanche a refusé de commenter.

 

(AFP: 


1-2 Attentats du 11-Septembre: les Américains veulent une enquête sur Bush.


Une majorité d'Américains (51%) veulent une enquête du Congrès sur les actes du président George Bush et de son vice-président Dick Cheney avant, pendant et après les attentats du 11 septembre 2001, selon un sondage publié jeudi aux Etats-Unis.
A l'approche du 6e anniversaire des attaques terroristes sur New York et Washington, un tiers des sondés (32%) estiment qu'une procédure de destitution doit être immédiatement entamée à la Chambre des Représentants à l'encontre de MM. Bush et Cheney.
Selon cette enquête de l'institut Zogby pour le compte de l'organisation "0911truth.org", plus des deux tiers (67%) des personnes interrogées jugent en outre que la commission d'enquête sur le 11-Septembre aurait dû mener des investigations sur l'effondrement inexpliqué d'un immeuble de 47 étages du World Trade Center à New York, près de huit heures après les attentats sur les tours jumelles.
Cet immeuble, qui s'est effondré à 17H20 le 11 septembre 2001, abritait notamment les services de secours de la ville, des bureaux de l'Agence centrale de renseignement (CIA), du département de la Défense ou des services de l'immigration.
Le sondage a été réalisé par téléphone du 23 au 27 août auprès d'un millier d'adultes, avec une marge d'erreur de plus ou moins 3,1%.

 

 

Source : 06-09-2007 (AFP) -

 

11 Septembre 2007

 

 


1-3 11/9 : La majorité des Américains souhaite une enquête sur le rôle de Bush-Cheney

 

 

Voilà la raison pour laquelle le figurant ben Laden refait son apparition... il y a péril en la demeure pour Bush et Cheney...

 

La raison l’emporte sur la propagande

 

Six ans après les attentats du 11 septembre 2001, la polémique ouverte sur notre site par Thierry Meyssan n’est pas close.

 

Malgré une campagne visant à déformer et à dénigrer ses travaux, et malgré la répression aux États-Unis, il est parvenu à mobiliser des relais d’opinion et à sensibiliser la population. Désormais la majorité des États-Uniens s’interroge sur la responsabilité de MM. Bush et Cheney dans ces attentats et souhaite une enquête parlementaire sur leurs agissements. La presse atlantiste dira-t-elle que les États-uniens sont devenus « anti-Américains » ?

 

Quelques jours après les attentats du 11 septembre 2001, Thierry Meyssan mit en évidence les contradictions de la version gouvernementale de ces événements. Au fur et à mesure de son enquête, il publia sur le site du Réseau Voltaire (Voltairenet.org) des indices, puis des preuves, de l’implication du complexe militaro-industriel US dans l’organisation et la perpétration de ces crimes. Ne se limitant pas à l’analyse des attentats eux-mêmes, il élargit ses investigations à la transformation de la politique intérieure et extérieure des États-Unis, montrant que les attentats marquaient le début d’un régime répressif et d’une aventure militaire expansionniste. Il publia ses conclusions dans deux ouvrages, L’Effroyable imposture et Le Pentagate, qui connurent un retentissement mondial et convainquirent plusieurs gouvernements de réviser leur relations avec Washington.

 

Cependant, le régime Bush répondit par une vaste campagne de presse visant à dénigrer l’auteur et à désinformer sur le contenu de ses travaux. Thierry Meyssan fut interdit d’accès au territoire US, les journalistes qui mentionnèrent son travail furent privés d’accréditation au Pentagone et à la Maison-Blanche , tandis que le département d’État le qualifiait de « principale source de désinformation à l’encontre des États-Unis » et dissuadait les diffuseurs US de vendre ses ouvrages.

 

Sans se décourager, Thierry Meyssan continuait ses recherches et son travail d’information. En outre, il constituait un vase réseau de presse dans les pays non-alignés et réunissait des leaders d’opinion pour dénoncer la théorie du complot islamique mondial et s’opposer au projet néo-conservateur de clash des civilisations.

 

Cette persévérance et ces efforts n’ont pas été vains : six ans après les attentats qui endeuillèrent les États-Unis, la majorité de la population US s’interroge sur ce qu’on lui cache et souhaite une enquête parlementaire sur le rôle de l’administration Bush, et un tiers pense même que le président Bush et le vice-président Cheney sont impliqués dans ces crimes et doivent être destitués. Tel est le résultat surprenant d’un sondage réalisé entre le 23 et le 27 août 2007 par le prestigieux institut Zogby.

 

Interrogé sur ces résultats, Thierry Meyssan nous déclare : « Ce sondage confirme des études précédantes et montre que le phénomène ne cesse de s’amplifier. Maintenant, nous sommes majoritaires aux États-Unis. L’argument qui a le plus porté dans l’opinion publique US est celui de la Tour n°7, plus encore que ceux du Pentagone, du délit d’initié, et de l’incendie de l’annexe de la Maison-Blanche. Ces deux derniers éléments, qui ne sont pas des moindres, ont même été provisoirement étouffés. Par ailleurs, le détail des diverses études montre des opinions très différentes selon les groupes sociaux : il faut être blanc et évangélique pour croire à l’innocence de MM. Bush et Cheney dans cette affaire. »

 

 


1-4 Sondage Zogby.

 

Des groupes, de droite et de gauche, pétitionnent actuellement au Congrès pour destituer le président et/ou le vice-président. Au regard de votre propre connaissance de la conduite de George Bush et de Dick Cheney en ce qui concerne la guerre, le traitement des détenus, la surveillance intérieure, les attentats du 11 septembre, et les enquêtes du Congrès, laquelle des opinions qui suivent est la plus proche de la vôtre ?
• Le Congrès doit commencer la procédure de destitution de George Bush : 1,9 %
• Le Congrès doit commencer la procédure de destitution de Dick Cheney : 2,9 %
• Le Congrès doit commencer la procédure de destitution de George Bush et Dick Cheney : 26,0 %
• Le Congrès ne doit commencer aucune procédure de destitution : 66,8 %
• Sans opinion : 2,4 %

 

Il y a trois principales écoles de pensée à propos des attentats du 11 septembre. La première théorie, est la théorie gouvernementale. Elle soutient que 19 arabes fondamentalistes ont exécuté une attaque surprise qui prit en défaut les services de renseignement et l’armée US. La seconde théorie connue comme « Ils ont laissé faire » affirme que certains éléments du gouvernement US savaient que les attaques surviendraient, mais délibérément les laissa se dérouler pour divers motifs politiques, militaires et économiques. Et la troisième théorie, connue comme « Ils l’ont fait » prétend que certains éléments du gouvernement US ont activement planifié et aidé certains aspects des attentats. Selon votre connaissance des évènements du 11 septembre et de leurs conséquences, avec laquelle de ces théories êtes-vous d’accord ?
• La théorie officielle : 63,6 ‰
• « Ils ont laissé faire » : 26,4 %
• « Ils l’ont fait » : 4,6 %
• Sans opinion : 5,4 %

 

En octobre 2006, un sondage New York Times / CBS a montré que seuls 16 % des États-uniens croient qu’on leur a dit toute la vérité sur la connaissance que l’administration avait à l’avance des attentats du 11 septembre. Selon votre connaissance de ces événements, pensez-vous ou non que le Congrès doit enquêter sur la conduite de l’Exécutif avant, durant et après les attentats du 11 septembre ?
• Doit enquêter :
50,7 %
• Ne doit pas enquêter : 46,1 %
• Sans opinion : 3,1 %

 

L’immeuble n°7 du World Trade Center était le building de 47 étages à un bloc des Tours jumelles qui abritait le Centre de gestion de crise de la mairie de New York et les bureaux de la Commission des opérations de bourse (SEC), du Secret service et de la CIA. Il n’a pas été touché par un avion durant les attentats du 11 septembre, mais s’est pourtant effondré huit heures plus tard. L’Agence fédérale de gestion des crises (FEMA) n’explique pas cet effondrement, la Commission d’enquête présidentielle l’ignore, et la promesse officielle d’un étude annoncée il y a deux ans n’a pas été réalisée. Pensez-vous que la Commission présidentielle sur le 11 septembre a eu raison de concentrer ses investigations sur l’effondrement des buildings qui furent directement touchés par les avions ou pensez-vous qu’elle aurait dû aussi s’interesser à l’effondrement de l’immeuble n°7 ?
• On devrait rouvrir l’enquête sur la Tour 7 : 36,7 %
• L’enquête sur la Tour 7 était assez approfondie : 56,8 %
• Sans opinion : 6,5 %

 

Sources Réseau Voltaire

 

Posté par Adriana Evangelizt


 

2 Vidéos :

 

2-1 Version intégrale du discours d'Oussama ben Laden.

 

Elles sont sous-titrées en anglais...

 

http://usa-menace.over-blog.com/article-7105295.html

 

envoyé par lefigaro

 

10 Septembre 2007

 

 

 


 

2-2  Steve Watson (Prison planet) - La nouvelle video de ben Laden : Falsification à 100%.

 

 A noter qu'il est question dans cet article d'Adam Gadahn dont nous avons déjà parlé ICI... il aurait d'après le FBI réalisé le script de la video... mais il serait, en réalité, un agent du Mossad... lire ICI... voir aussi ICI, la "transformation" des terroristes par le FBI... lire aussi ICI que l'organisation SITE -directrice Rita Katz- est directement connectée aux services de renseignements israéliens. Ce que nous avions aussi supputé.

 

Alors effectivement regardez la video à partir d'1mn58  et vous allez voir que ben Laden est complètement figé, plus rien ne bouge jusqu'à 12 m 30 s. Puis se refige à 14mO2. Prostré le ben laden made by les manipulateurs de tous poils qui sont aussi nul en mise en scène que toute leur propagande mensongère pour faire avaliser leurs crimes. L'heure approche de l'addition.

 

La nouvelle vidéo d'Oussama Ben Laden est une falsification béton et même pas bien réalisée. Toutes les références à l'actualité faites soit-disant par Ben Laden se produisent à un moment dans la vidéo où l'image se fige et où l'audio est seulement présent. Ben Laden présente aussi la vidéo d'un martyr pré-enregistrée d'un des pirates de l'air présumé du 9/11, Waleed al Shehri, qui a été annoncé par BBC comme toujours bel et bien vivant en Arabie Saoudite.

 

Les blogs comme celui-ci sont montés en flèche car ils ont été les premiers à montrer les aspects louches de la vidéo qui est devenue publique pour la première fois aujourd'hui :

 

La vidéo d'Oussama Ben Laden largement annoncée aux américains a une particularité qui jette un doute sérieux sur son authenticité : les images vidéos se figent à environ 1 minute et 58 secondes et reprennent seulement de nouveau à 12:30. La vidéo se fige alors de nouveau à 14:02 reste statique jusqu'à la fin. Toutes les références à l'actualité, comme le 62ème anniversaire du bombardement atomique américain du Japon, Sarkozy et Brown étant les chefs de la France et du Royaume-Uni, respectivement, se produisent quand la vidéo est figée ! Les mots prononcés quand la vidéo est en mouvement ne contiennent aucune référence aux événements contemporains et pourraient avoir été (et étaient probablement) fait avant l'invasion américaine de l'Iraq.

 

Les empreintes audio ont vraiment l'air d'être la voix d'un simple speaker. Je soupçonne qu'ils se sont servis d'une video qui été doublée pour cette opération, avec la vidéo figée, ils ont collé la voix audio sur une video originale.

 

 

Watch the video:

 

Aussi, le fait est que Ben Laden commence à parler des 19 pirates de l'air alors que la video semble figée comme si cela avait coupé au montage ou changé.

 

Pendant ce temps ABC's The Blotter  dit qu'une deuxième bande d'Oussama Ben Laden a été enregistrée au même endroit que la vidéo réalisée la semaine dernière :

 

Les services de renseignements qui ont vu la bande pensent qu'elle est directement rattachés à l'anniversaire du 9/11 parce que le chef d'al Qaeda présente la vidéo du martyr préenregistrée d'un des pirates de l'air 9/11, Waleed al Shehri.

 

Waleed al Shehri était soit-disant un des pirates de l'air sur le vol 11 d'American Airlines qui a percuté la Tour Nord du WTC.

 

Non, vraiment Waleed al Shehri n'était pas un des pirates de l'air sur le vol 11, comme  comme l'a annoncé la BBC et d'autres média peu de temps après le 9/11. Le rapport qui est vite parti aux oubliettes à la suite des attaques exposait :

 

Le pilote saoudien Waleed Al Shehri était un de cinq hommes dont le FBI disait qu'il s'était délibérément scratché lors du vol 11 d'American Airlines dans le WTC le 11 septembre.

 

Sa photographie a été diffusée et est, depuis, apparu dans les journaux et à la télé dans le monde entier.
Maintenant il proteste de son innocence de Casablanca, au Maroc.

 

Il a dit aux journalistes là qu'il n'a rien en commun avec les attaques sur New York et Washington et qu'il vivait au Maroc quand ils sont arrivés. Il a contacté tant les autorités saoudiennes qu'américaines, selon les rapports de presse saoudiens.

 

Demandez-vous donc pourquoi Oussama Ben Laden donne l'impression que cet homme était sur le vol 11 et pourquoi il existe une vidéo d'un martyr alors que cet homme est toujours vivant et n'est pas retenu, ni cherché par le FBI pour sa connexion avec le 9/11 ?

 

La diffusion de la vidéo a été retardée pour provoquer une frénésie chez les mass-média  à l'approche du sixième anniversaire des attaques. Les services de renseignement et les principaux mass-média ont eu la video en leur possession depuis un certain nombre de jours si ce n'est pas de semaines, et elle a seulement été divulguée sur Internet aujourd'hui.

 

Pourtant les rapports continuent d'affluer en exposant : "pour la première fois depuis presque trois ans, le nouveau message de Ben Laden sera dévoilé sur les écrans de télévison à travers le monde et qu'il fait une déclaration télévisée pour marquer le sixième anniversaire des attaques du 11 septembre."

 

Oussama Ben Laden ne contrôle pas les agences de renseignements américaines ou les mass-média principaux, il y a eu une décision consciente de retarder la diffusion de la vidéo pour lui donner l'impact maximum sur l'anniversaire de 9/11. Dans ce sens, même si vous voulez toujours croire que les vidéos sont des productions authentiques d'Al Qaeda, en face il y a toute l'évidence du contraire, il n'y a aucun démenti que nos propres mass-média à l'ordre du gouvernement utilisent les bandes comme de la propagande.

 

L'absence de questionnement de la part de tous les principaux médias ou même l'absence de tout soupçon quant à la fixité des images dans la vidéo aux points précis où Ben Laden parle de l'actualité est scandaleux et trahit un manque total de volonté pour correctement enquêter et signaler des renseignements exacts.

 

A leur crédit certains analystes ont montré que  la barbe d'Osama est entièrement fausse tandis que d'autres apologistes ont essayé de le faire passer comme un "changement d'image" pour le chef terroriste, en disant qu'il a teint sa barbe et ses cheveux dans un effort de sembler plus jeune et plus sévère, que d'autres en citant l'agence de renseignements de  l'Institut SITE, ont ridiculement fait ressortir que c'est "la pratique commune" parmi les hommes Musulmans. En réalité c'est entièrement rare pour les hommes Musulmans de teindre leurs barbes en noir.

 

Les vidéos de Ben Laden diffusées auparavant se sont révélées être de vieux films datant d'il y a cinq ans, et que les principaux mass-médias font encore toujours passer comme des nouvelles.

 

Dans notre article précédent, nous avons exposé comment presque chaque soit-disant bande d'"Al-Qaeda" a été diffusée à des époques ou à des moments politiquement opportuns pour l'administration  Bush et les néo-cons.

 

Nous avons aussi accentué les conclusions de notre enquête précédente concernant IntelCenter, le soi-disant "intermédiaire", bien nommé "middle-man" derrière le mass-média El-Sahab, diffuseur du réseau terroriste d'Al-Qaeda et la diffusion publique des bandes. En réalité, toute l'évidence montre qu'IntelCenter est lui-même directement lié à  la diffusion des bandes et de son rôle envers le complexe industriel-militaire.

 

En plus, les services de renseignement ont  précisé qu'ils voient Adam Gadahn, alias Adam Pearlman, comme le scénariste de la dernière vidéo d'Oussama Ben Laden. La CIA nous ferait croire que Gadahn est "l'Américain Al Qaeda", le citoyen américain qui aurait mal tourné. Pourtant si vous effectuez un minimum de recherche sur Gadahn, vous découvrirez comme actualité principale qu'il est un Sioniste juif hardcore qui a écrit une fois des essais mordants condamnant des Musulmans comme "les terroristes sanguinaires,".

 

La propagande ne peut pas être mieux accentuée qu'avec une analyse superficielle de la nouvelle vidéo. Qui a ajouté la nouvelle toile de fond représentant un avion volant dans des 11 et des 9 ? Il n'a certainement pas été présent dans la vidéo réelle, ni dans celle diffusée la semaine dernière. Aussi, qui exactement se tire d'embarras avec l'image publique de ben Laden cette semaine ?

 

La perpétuelle continuation de ce mythe a atteint le point culminant de la farce désormais. Il ne peut plus y avoir aucun doute que ces bandes de propagande diffusées de manière systématiques, révisées et fabriquées, qui sont imposées aux Américains ne représentent rien d'autre qu'un canular ou hoax organisé par les Néo-cons pour renforcer la fausse version officielle du 9/11 et la légitimité de la soi-disant guerre à la terreur.

 

Sources Info wars

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

http://usa-menace.over-blog.com/article-7109794.html


2-3 13129 enfants irakiens nés malformés ces 5 dernières années.

 

 

 

Que Bush et sa cohorte de malfaisants contemplent leurs oeuvres. Ainsi que l'ONU. Avec Ban-ki-moon à sa tête, nous sommes d'avis plus que jamais que cette Organisation -s'affublant du mot Paix dans le monde quant à son concept- n'est qu'un organe au service de ce que nous nommons la Bête. Nous en parlons ICI et démontrons qu'il est question de cette chose dans l'Apocalypse. Il est à noter que la Résolution portant sur la soit-disante Aide Humanitaire votée en 1990 portait le n° 666. Nous avons rajouté ci-dessous le film de John Pilger tourné avant l'invasion de 2003, certaines images peuvent heurter les âmes sensibles.  Que tous les criminels de guerre qui ont voulu et déclenché cette guerre soient jugés. Cela devient une nécessité. Ce qu'ils ont fait en Irak, ils peuvent le faire partout ailleurs.

 

Des malformations congénitales liées aux bombardements avec des armes à l'UA par les américano britanniques sur l'Irak lors de la Première Guerre du Golfe répertoriées et ce n'est malheureusement qu'un début car les troupes US et leurs supplétifs britanniques continuent d'utiliser ces armes toxiques radioactives jusqu'à ce jour. L'ONU a payé ses inspecteurs en puisant dans les coffres irakiens.

 

13129 enfants irakiens nés malformés ces 5 dernières années à cause de l'UA
Des malformations congénitales liées aux bombardements avec des armes à l'UA par les américano britanniques sur l'Irak lors de la Première Guerre du Golfe répertoriées et ce n'est malheureusement qu'un début car les troupes US et leurs supplétifs britanniques continuent d'utiliser ces armes toxiques radioactives jusqu'à ce jour. L'ONU a payé ses inspecteurs en puisant dans les coffres irakiens.

13129 enfants malformés sont nés en Irak ces 5 dernières années. Leurs malformations ont été causées par l'utilisation d'armes à l'UA lors de la 1ere Guerre du Golfe («Désert Storm - Tempête du Désert ») menée par les américains en 1991 contre l'Irak après l'invasion du Koweït par Saddam Hussein. Les forces américaines et britanniques ont utilisé des tonnes d'armes à l'UA pendant la guerre.
La Première Guerre du Golfe a été suivie d'un régime * de sanctions imposées par l'ONU à la demande express des US. (Programme Pétrole contre Nourriture). Les sanctions incluaient l'interdiction pour l'Irak d'importer des médicaments pour le traitement des cancers et les malformations congénitales. La guerre actuelle en Irak a été lancée au prétexte que l'Irak ne respectait pas les sanctions et avait des Armes de Destruction Massive.
Ces informations proviennent d'un rapport publié sur Al Melaf (www.almalafpress.net) qui reprend les statistiques d'un communiqué du ministère de la santé irakien portant sur le nombre d'enfants nés avec des malformations depuis 2001. Le nombre d'enfants avec malformations nés l'année dernière dépasse 1919.
C'est dans la province de Ninive (Nineveh) que le nombre d'enfants atteints de malformations congénitales est le plus élevé : 411
Puis dans Bagdad avec 372 enfants nés malformés.
A Basra il y a eu 300 naissances d'enfants avec malformations congénitales.
Entre 30 et 40 enfants par mois naissent avec des malformations que l'on attribue à l'inhalation par leurs mères de particules d'Uranium Appauvri, une poussière radioactive provenant des bombardements américano britanniques avec des armes à l'UA. Ce poison radio actif s'attaque à l'ADN des personnes, provoquent des cancers et des malformations congénitales.
La totalité du rapport publié sur Al Menaf contient également des interviews de parents et des comptes rendus de décès des enfants.
Source : un article de Mark Fromireland (Gorilla's Guides) publi sur uruknet le é7 juin 2007. www.uruknet.info?p=34061
* Un film vidéo (1heure 15) : Paying the Price : Killing The Children of Irak « de John Pilger documente l'impact de ces sanctions immorales sur les enfants irakiens.

500 000 enfants irakiens sont décédés à la suite de ces sanctions prises par l'ONU qui s'est ainsi complètement discréditée. Interrogée sur ces sanctions dont on connaissait alors les effets dévastateurs sur les enfants irakiens, la secrétaire d'état américaine de l'époque, Madeleine Albright, avait dit « je pense que c'est un choix très dur, mais le prix – nous pensons que le prix (en vies humaines ndlt) en vaut la peine ». Ce film a été tourné avant la Deuxième Guerre du Golf.

Et celle qui vole l'argent des irakiens est….. L'Organisation des Nations Unies
Peu de gens le savent, ni en Irak ni à l'étranger. Et pourtant, l'ONU a volé des milliards de dollars dans les coffres de l'Irak depuis 1996, avec la mise en application du Programme Pétrole contre Nourriture, mais en fait aussi bien avant.
Selon une dépêche du correspondant de l'AP auprès des Nations Unies :
« le Conseil de Sécurité a voté vendredi la fermeture immédiate des organismes d'inspection de l'ONU qui ont joué un rôle pivot dans la surveillance des programmes d'armes non conventionnelles sous Saddam Hussein.
La résolution qui met fin au mandat des organismes de l'ONU responsables de la supervision du démantèlement des programmes pour développer des armes nucléaires, chimiques et biologiques et des missiles de longue portée, a été approuvée par un vote de 14-0. »
Ce que l'on ne vous a pas dit c'est que chaque billet d'avion acheté par un inspecteur, chaque boisson, chaque repas, chaque cigarette, chaque appel téléphonique, chaque ordinateur portable, chaque stylo, chaque voiture, chaque plein d'essence, chaque nouvelle paire de pneus, chaque centime dépensé pour l'entretien, chaque connection satellitaire….. La moindre plus petite dépense faite par les équipes d'inspection de l'ONU a été payée par l'Irak.
Non point par les US à l'origine de cette chasse aux ADM alors qu'on sait maintenant que Saddam Hussein avait fait détruire ces armes, qu'en matière d'ADM les inspecteurs sont donc rentrés bredouille et pour cause (mais comment prouve-t-on qu'on ne possède pas ce qu'effectivement on ne possède pas ?), ni par le Conseil de Sécurité, mais avec de l'argent irakien provenant du programme Pétrole contre Nourriture.
Alors que les irakiens subissaient de plein fouet cet embargo sur de nombreux produits et étaient victimes de malnutrition surtout les enfants (500 000 enfants morts au cours de ces années de sanctions immorales, illégales parce que constituant une punition collective) les inspecteurs de l'ONU étaient payés grâce à l'argent puisé dans les coffres de l'état irakien.
Mais cet « hold up » ne s'est pas terminé avec la « libération » de l'Irak par les troupes américano britanniques et leurs sbires, ni quand Duelfer et les autres cowboys inspecteurs n'ont pas trouvé d'armes. Non, en fait, l'argent des irakiens a continué de servir à payer les salaires de quelque 400 inspecteurs et le personnel logistique d'accompagnement et c'est certainement un chiffre à minima étant donné la réputation bureaucratique de l'ONU. Certains salaires atteignaient les 10 000$ par mois.

Combien de milliards ont ainsi été volés au peuple irakien ?
Toujours selon la dépêche de l'AP :
« les dirigeants irakiens ont fait du lobbying pour que le Conseil arrête d'utiliser les revenus du pétrole du pays pour payer les salaires des inspecteurs – et pour récupérer tout l'argent restant du Programme Pétrole contre Nourriture sur le compte en banque de l'ONU transféré au gouvernement en place.
La résolution autorise le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon à transférer tous les fonds non distribués du compte lié au Programme Pétrole contre Nourriture au Fond de Développement Irakien, soit environ 60 millions de dollars. »
Sources Ya Basta

 

Posté  par Adriana Evangelizt

 

http://usa-menace.over-blog.com/article-7104768.html

 

 

 



 


 

4 Trouvé sur le net

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Front du Djihad et du Changement en Irak.
En prévision du retrait des troupes d’occupation, la Résistance Irakienne se réorganise et constitue un Front du Djihad et du Changement composé de 8 groupes de résistance
Huit groupes de la Résistance Armée Irakienne ont annoncé le 6 septembre 2007, la constitution d’un nouveau front, « pour faire face à la situation qui sera créée par le prochain retrait des forces d’occupation et répondre à un besoin légitime de réorganisation ». Le Communiqué publié à cet effet rappelle « la nécessité d’une coordination politique et médiatique entre les différents groupes constitutifs du front, unis sur la base du refus de l’occupation et de ses conséquences ». Le nouveau front se dit «  indépendant de tout parti politique et affirme que cette décision  résulte du choix souverain des assemblées consultatives des divers groupes de résistance et de leur attachement aux options fondamentales ».
Jeudi le 06/ 08/ 2007
Le nouveau front de la Résistance a lancé un appel aux autres groupes de combattants pour entrer en contact avec lui afin de débattre des conditions de leur adhésion au nouveau projet de la Résistance.
Rappelon s que des groupes de la Résistance irakienne avaient déjà constitué auparavant un front du Djihad et de la Réforme. L ’Agence de presse Al Haq avait diffusé déjà un appel à la nécessité de constituer une couverture politique aux divers groupes de résistance armée en Irak afin de répondre aux nécessités de la prochaine étape et pour consolider les acquis du Djihad.
Le 5 septembre courant, l’Association des Oulémas Musulmans en Irak, a lancé elle aussi un vibrant appel aux divers groupes de Résistance armée pour les exhorterr à s’unir et à constituer un front politique, capable de prendre en charge les affaires du pays après le retrait imminent des troupes d’occupation (texte en traduction).

Communiqué du Front du Djihad et du Changement
Au nom d’Allah, Le Miséricordieux, Le Tout Miséricordieux
« Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués de se défendre parce que vraiment ils sont lésés ; et Allah est certes Capable de les secourir ». Sourate Le pèlerinage- Verset 39
« Allah aime ceux qui combattent dans son Chemin en rang serré, pareils à un édifice renforcé » As-SAff- Verset 4.
« Et cramponnez-vous tous ensemble au câble d’Allah et ne soyez pas divisés » : Sourate Al’Imran- verset : 103.
Louange à Allah et la paix sur son prophète, sa famille, ses compagnons et tous ceux qui continuent son message.
Le combat dans la voie d’Allah exige l’unification de tous les efforts et le déploiement de tous les moyens en notre pouvoir pour garantir le succès de la lutte contre les agresseurs de notre patrie, de notre foi, de nos êtres et de nos biens et de leurs agents. Nous devons tous les combattre, unis comme ils le sont, en fidélité à notre promesse à Allah et dans l’espoir d’obtenir de Lui la victoire ou le martyr.
La triste réalité que subit notre peuple Irakien, victime d’une conspiration, conçue et exécutée par le grand mécréant et soutenue par un voisin prédateur, nous impose de nous unir, en parole et en action, pour juguler le danger qui guette la résistance et ses réalisations, menacées d’instrumentalisation et de récupération par les partis et les mouvements politiques.
L’examen minutieux de la situation de la résistance irakienne au plan politique et de l’information, ainsi qu’au plan de la légitimité, impose le recours à la constitution d’un front uni, capable de prendre les mesures objectives et les décisions adéquates que nécessitent les plans et les exigences stratégiques de la prochaine étape.
En foi de quoi, les groupes de résistance sous mentionnés, ont décidé de se constituer en Front du Djihad et du  Changement.
Le Front du Djihad et du Changement, avec tous le groupes constituants, déclare :
- Son refus de l’occupation et de toutes ses conséquences, c'est-à-dire le processus politique, le gouvernement, la constitution, les partis politiques et les accords qui en sont nés. Le Front du Djihad et du Changement s’engage à réaliser dans un premier temps le projet de la Résistance irakienne pour aboutir par la suite à la constitution d’un Etat d’essence arabo- musulmane, garantissant la sécurité, la justice et la vie décente à tous ses citoyens. Les groupes constituants le Front y concourant à travers l’unification de leur discours politique, de leur information et de leurs référents culturels.
- Son indépendance vis à vis de tout parti ou formation politique. Sa décision résulte du choix souverain des assemblées consultatives des divers groupes de résistance et de leur attachement aux options fondamentales. Il n’est dirigé contre aucune formation ou rassemblement autre que l’ennemi et ses alliés.
- Le Front du Djihad et du Changement lance un appel à tous les groupes de résistance afin d’éviter de se confronter et de s’entretuer, et d’instituer entre eux un climat de complémentarité et de tolérance pour enfin aboutir à l’union. Ce sont les gouttes qui forment les torrents !
- Le Front appelle toutes les forces hostiles à l’occupation et soutenant la résistance en Irak à bénir notre initiative et à appuyer le programme politique qui sera publié sur son site officiel.
Frères et compatriotes du nord au sud de l’Irak et d’Est en Ouest, sachez que l’ennemi est terrassé par les frappes de vos frères Moudjahiddines et qu’il vit actuellement une véritable impasse. Allah a aggravé son échec. Il l’a complètement mis à nu et brisé sa puissance et il vous appartient maintenant d’entretenir le flambeau du combat militaire, politique et médiatique afin de le faire déguerpir de notre patrie, vaincu et la tête basse.
En Conclusion, les groupes de Moudjahiddines constituant le Front, réaffirment leur confiance dans leurs frères irakiens en particulier et les musulmans d’une façon générale, et leur détermination à ne jamais transformer un différend politique avec un autre groupe en conflit armé ou de l’étaler sur les chaînes satellitaires et de chercher en toute  occasion l’arbitrage sage de la Charia , convaincus du caractère sacré de la vie du musulman et notamment du Moudjahid.
Les signataires s’engagent à aller de l’avant pour réaliser les objectifs du Front dans le respect de l’intérêt du pays et de Allah et pour mériter la grâce divine.
Les Groupes signataires :
1 Les brigades de la Révolution de 1920
2 L’armée des Rachidines( bien guidés)
3 L’armée des musulmans en Irak
4 Le mouvement islamique des moudjahiddines en Irak
5 Les bataillons de l’armée Arrahman (du miséricordieux)
6 Les bataillons de la prédication et de la résistance
7 Les brigades Attamkin (du raffermissement)
8 Les brigades Mohamed Al Fateh (le conquérant)


4-2 ben Laden s'adresse au peuple américain.

 

08-09

 

ben Laden s'adresse au "peuple américain" en évoquant deux manières de mettre fin à la guerre en Irak:

 

"La première solution vient de nous, et est de continuer à intensifier le combat et les tueries à votre encontre. C'est notre devoir et nos frères l'exécutent".
La deuxième "solution" serait que les Etats-Unis abandonnent leur système … démocratique de gouvernement. "L'impotence du système démocratique, et la façon dont ce système joue avec le sang du peuple, est désormais claire aux yeux du monde et à vos yeux".

N° 298 - Journal d'Irak - Dossiers 16-09

Sommaire :

3 Dossiers

 

3-1 The New York Times : Tous les ingrédients d’un désastre stratégique américain.

 

3-2 Sylvain Cypel : Gueules cassées de la campagne d'Irak.

 

3-3 A.S. Tyson & J.W Anderson : Les attaques contre les troupes US en Irak sont de plus en plus efficaces et meurtrières.

 

3-4 Saleh Al-Naami : Après la défaite américaine en Irak.

 

3-5 Paul Craig Roberts : Le retour des barons pillards.

 

3-6 Point de vue de David Bacon : Faleh Umara et Hashmeya Hussein : « Le retrait des GI’s d’Irak ne doit pas être conditionné à la loi sur le pétrole »

 

r et J. Risen : Forte hausse du nombre de tués parmi les agents privés en Irak.

 




 


2 Sources Ya Basta

 

 

 

 

 



 

3 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 The New York Times : Tous les ingrédients d’un désastre stratégique américain.

 

Extraits

 

Six sous-officiers américains, présents depuis quinze mois en Irak, prennent la plume dans les pages du New York Times pour souligner le fossé entre les déclarations rassurantes de Washington et la situation sur le "théâtre des opérations

 

Vu d’Irak, au terme de quinze mois de service, le débat politique en cours à Washington paraît bien surréaliste.

 

Croire que les Américains, avec une force d’occupation qui dès le départ ne suscitait que peu d’enthousiasme, peuvent l’emporter sur une population récalcitrante et parvenir à vaincre l’insurrection en cours est extrêmement hasardeux.

 

En tant qu’hommes du rang et sous-officiers responsables de la 82e division aéroportée devant bientôt rentrer au pays, nous tenons à faire part de notre scepticisme à la lecture de récents articles qui dépeignent un conflit sous contrôle. Nous estimons que les médias sous-estiment l’aggravation de l’agitation civile, politique et sociale que nous constatons chaque jour. Bien entendu, il s’agit là de notre opinion personnelle, qui n’engage en rien notre chaîne de commandement.

 

Prétendre que nous sommes en train de prendre le contrôle de la situation en Irak nous paraît être une conclusion erronée issue d’un raisonnement américano-centré. Certes, nous sommes militairement supérieurs, mais chacun de nos succès est aussitôt contrebalancé par un échec. Ce que les militaires appellent le "théâtre des opérations" est resté inchangé, si l’on excepte quelques changements marginaux. Ce théâtre est peuplé d’acteurs échappant aux définitions simples : extrémistes sunnites, terroristes d’Al-Qaida, miliciens chiites, criminels et tribus armées. Cette situation est rendue encore plus complexe par la loyauté douteuse et le rôle ambigu de la police et de l’armée irakiennes, qui ont été formées et armées aux frais du contribuable américain.

 

Lors d’une mission de nuit récente, par exemple, un soldat américain a été tué et plusieurs autres blessés par un puissant engin explosif placé entre un poste de contrôle de la police irakienne et un autre de l’armée irakienne. Des habitants du quartier ont spontanément déclaré aux enquêteurs américains que des policiers et des officiers de l’armée irakienne avaient escorté les auteurs de l’attentat et les avaient aidés à placer la bombe. Ces civils irakiens ont d’ailleurs évoqué le dilemme devant lequel ils étaient placés : s’ils avaient informé les Américains de la présence de la bombe avant l’incident, l’armée irakienne, la police ou les miliciens chiites auraient massacré leur famille.

 

Beaucoup d’hommes de terrain vous le diront : c’était là un événement quasi routinier. Les rapports qui affirment que la majorité des officiers irakiens sont nos partenaires ne sont que rhétorique trompeuse. Même animés des meilleures intentions, les commandants de bataillon n’ont que peu d’influence sur leurs milliers de subordonnés obstinés, qui ne sont loyaux qu’envers leurs milices respectives.

 

De la même façon, les sunnites, sous-représentés dans les nouvelles forces armées irakiennes, se sont mis à former à leur tour des milices, parfois avec notre accord tacite. Les sunnites estiment que la meilleure garantie qu’ils puissent avoir contre les milices chiites et un gouvernement dominé par les chiites est de constituer leurs propres bandes armées. Et nous les équipons pour qu’elles nous viennent en aide dans notre lutte contre Al-Qaida.

 

S’il est essentiel de constituer des forces d’appoint pour venir à bout de l’insurrection, il importe que ces auxiliaires soient loyaux envers ceux que nous soutenons. Les tribus sunnites armées sont de fait devenues des auxiliaires efficaces, mais la question demeure de savoir où ira leur loyauté lorsque nous serons partis. Le travail du gouvernement irakien est en contradiction avec le nôtre, car il craint à juste titre que les milices sunnites ne se retournent contre lui si les Américains devaient s’en aller.

 

Bref, nous opérons dans un contexte déroutant, pris entre des ennemis déterminés et des alliés douteux, un contexte dans lequel le rapport des forces sur le terrain demeure extrêmement confus. (Alors que nous rédigions cet article, une nouvelle preuve en a été apportée : l’un d’entre nous, le sergent-chef Murphy, ranger et chef de section de reconnaissance, a été blessé à la tête le 12 août au cours d’une "mission urgente d’acquisition de cible" ; il a été évacué vers un hôpital militaire aux Etats-Unis et devrait survivre à ses blessures.) Alors que nous avons la volonté et les moyens de combattre dans un tel contexte, nous avons de fait les mains liées. La réalité du terrain exigerait des mesures que nous nous refuserons toujours à employer : le recours généralisé à la force brutale.

 

Au vu de cette situation, il est important de ne pas procéder à une évaluation de la sécurité à partir d’un point de vue strictement américain. La capacité, disons, d’observateurs américains à se déplacer sans risque dans des villes autrefois plongées dans la violence n’est pas un indicateur significatif du niveau de sécurité. Ce qui importe, c’est l’expérience quotidienne des habitants irakiens de ces villes et l’avenir de notre contre-insurrection. Or, de ce point de vue, nous constatons qu’une large majorité d’Irakiens se sentent de moins en moins en sécurité et nous considèrent comme une force d’occupation qui a échoué en quatre ans à rétablir les conditions d’une vie normale. Et la perspective d’un retour à la normale s’éloigne à mesure que nous armons deux camps opposés.

 

Vouloir associer notre stratégie militaire au progrès des Irakiens sur la voie de conditions politiques permettant la réconciliation est également inutile. Par son incurie, le gouvernement a nourri l’impatience et la confusion, et a été incapable d’assurer un semblant de sécurité pour l’Irakien moyen. Les dirigeants sont encore loin d’un règlement politique durable. Cela n’a rien d’étonnant, dans la mesure où une solution politique durable demeurera impossible tant que la situation militaire restera changeante.

 

Le gouvernement irakien est dirigé par le principal partenaire de la coalition, l’Alliance irakienne unie, dominée par les chiites, les Kurdes en formant la minorité. Le clergé chiite a constitué cette alliance afin de s’assurer que les chiites ne retombent pas dans la même erreur qu’en 1920, lorsqu’ils se rebellèrent contre la force d’occupation occidentale (britannique à l’époque) et perdirent ce qu’ils considéraient comme leur droit légitime à diriger le pays en tant que majorité. L’accueil réticent que nous avons reçu de la part des chiites depuis notre invasion doit être replacé dans ce contexte historique. Ils nous ont considérés comme un élément utile à un moment donné.

 

Ce moment arrive à son terme, puisque les chiites ont obtenu ce qu’ils estimaient leur revenir de droit. Leur prochaine tâche consistera à trouver les moyens de consolider leurs acquis, car une réconciliation sans consolidation comporterait pour eux le risque de tout perdre. L’insistance avec laquelle Washington exige des Irakiens qu’ils corrigent les trois plus grandes erreurs que nous avons commises - la débaasification, le démantèlement de l’armée irakienne et la création d’un système de gouvernement fédéral branlant - nous met en contradiction avec le gouvernement que nous nous sommes engagés à soutenir.

 

La réconciliation politique se réalisera un jour en Irak, mais elle ne résultera pas de notre insistance et ne se fera pas en vertu des objectifs intermédiaires que nous avons fixés. Elle se réalisera suivant des modalités irakiennes, lorsque la réalité sur le champ de bataille correspondra à la réalité de la scène politique. Il n’y aura pas de solution magnanime susceptible de donner à chaque parti ce que nous aimerions le voir recevoir, et il y aura des gagnants et des perdants. Le seul choix qui nous reste est de décider de quel côté nous allons nous ranger. Essayer de faire plaisir à tous les camps à la fois - comme nous le faisons aujourd’hui - ne peut à long terme que susciter la haine de l’ensemble des Irakiens à notre égard.

 

Dans le même temps, le front le plus important pour la victoire de la contre-insurrection, c’est-à-dire l’amélioration des conditions sociales et économiques de base, est celui où nous avons le plus lamentablement échoué. Deux millions d’Irakiens croupissent dans des camps de réfugiés installés dans les pays voisins. Près de 2 millions d’autres ont été déplacés à l’intérieur même de l’Irak, et s’entassent aujourd’hui dans de nombreux bidonvilles urbains. Les agglomérations connaissent des coupures de courant, le téléphone fonctionne mal et les conditions sanitaires sont déplorables. Les Irakiens les plus "chanceux" vivent dans des communautés barricadées, entourées de murs antiattentats qui suscitent plus un sentiment de claustrophobie communautaire que de sécurité au sens où nous l’entendons habituellement.

 

Dans un contexte de non-droit où des hommes en armes font la loi dans les rues, accomplir les simples actes de la vie quotidienne est devenu un défi permanent à la mort. Au bout de quatre années d’occupation, nous avons manqué à toutes nos promesses, tout en substituant à la tyrannie d’un parti Baas celle d’une violence islamiste, milicienne et criminelle. Lorsque la première préoccupation des Irakiens est de se demander quand et comment ils risquent de trouver la mort, il nous est difficile de nous sentir satisfaits lorsque nous leur distribuons nos colis de vivres. Comme nous l’a déclaré il y a quelques jours un Irakien d’un air profondément résigné : "Nous avons besoin de sécurité, pas de nourriture gratuite."

 

Au bout du compte, nous devons reconnaître que notre présence a peut-être délivré les Irakiens des griffes d’un tyran, mais qu’elle les a également privés de leur respect d’eux-mêmes. Ils ne vont pas tarder à comprendre que la meilleure façon de recouvrer leur dignité est de nous qualifier de ce que nous sommes - une armée d’occupation - et de nous obliger à nous retirer.

 

Avant que cela ne se produise, nous serions bien avisés de laisser les Irakiens occuper peu à peu toute la scène dans tous les domaines, et de définir une politique nuancée dans laquelle nous les soutiendrions aux marges tout en les laissant régler leurs différends à leur manière. Cette suggestion n’a rien de défaitiste, elle est destinée à mettre en lumière notre poursuite de politiques contradictoires visant des objectifs absurdes sans en reconnaître les incongruités.

 

Nous nous abstiendrons d’évoquer la question de notre moral. En tant que soldats, nous poursuivrons jusqu’à son terme la mission qui est la nôtre.

 

Buddhika Jayamaha, Wesley D. Smith, Jeremy Roebuck, Omar Mora, Edward Sandmeier, Yance T. Gray et Jeremy A. Murphy (The New York Times)

 

05 Septembre 2007

 

The New York Times, via le Courrier international, le 24 août 2007 - Version originale : Boots on the Ground Tell the Real Story in Iraq (1 letter)/

 

Sources YA BASTA

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

http://usa-menace.over-blog.com/article-7091093.html

 


3-2 Sylvain Cypel : Gueules cassées de la campagne d'Irak.

 

 

Une petite galerie d'art à New York, à quelques rues du quartier chic de Soho.

 

Au mur, dix grandes photos de Nina Berman, pas plus. Des portraits - en pied la plupart, parfois cadrés serrés. Uniquement des hommes seuls ; sauf un, nommé Ty Ziegel, qui pose, le jour de son mariage, avec celle qui l'a attendu, avant que tout cela n'arrive. Avant qu'il ne perde son visage, aujourd'hui recousu de partout. Un amas de peau blanche sans nez, sans oreilles et sans cheveux. On en reste interdit.

 

Nina Berman, en 2003-2004, a photographié des vétérans américains de la guerre en Irak blessés au combat. Elle en a fait un livre. L'exposition, qui s'est tenue du 8 août au 8 septembre, montrait des photos dont certaines étaient inédites et d'autres déjà parues. Des visages, des corps d'hommes effroyablement amoindris dans leurs fonctions les plus vitales.

 

Si certains n'avaient posé en uniforme, ce pourrait être des images de rescapés de séismes, d'incendies, d'accidents de la route. Pour ceux-là, ce fut la guerre. Les interviews accompagnant les photos leur donnent toute leur dimension - on n'ose dire leur intérêt.

 

Soldat de première classe Adam Jermaine Lewis, 23 ans, 3e division d'infanterie. Noir. Vivait à Chicago, dans un quartier déshérité. A perdu ses jambes en sautant sur une mine. Visage brûlé. Il pose la tête enfouie dans une main, l'autre tenant une béquille. Un sentiment de désolation émane du cliché.

 

Il dit : "Chez moi, la mort était présente bien avant que je ne m'engage. Quand j'avais 6 ans, un copain, Charles, a été tué d'une balle dans la tête. Ma soeur aînée a été tuée par une balle perdue. Mon père aussi, durant un vol à main armée, par une balle perdue. J'avais 7 ans. La mort m'a toujours entouré."

 

Sergent Jeremy Feldbush, 24 ans, de Pittsburg, 3e bataillon de Rangers. Licencié en biologie. Voulait devenir médecin. Aujourd'hui handicapé cérébral et aveugle.

 

Lui dit : "Du Moyen-Orient, je ne savais en partant que ce que j'avais besoin de savoir. (...) Je n'ai aucun regret. C'était fun là-bas. Mais je ne veux plus parler de l'armée."

 

Caporal Tyson Johnson, 22 ans, de Prichard, Alabama, 205e brigade de renseignement. Touché dans tout le corps. Invalide à 100 %. "Black", lui aussi. Il pose, torse nu, sur son lit de souffrance, le regard vide - vidé, plutôt. Une énorme cicatrice barre son abdomen.

 

"Mes potes, ils auraient fait n'importe quoi pour se tirer de là. L'un d'eux, sa femme venait d'accoucher. Et vous savez quoi ? Il y est resté. Je pense à lui chaque jour. Pour m'engager, j'ai reçu une prime de 2 999 dollars (2 180 euros). Maintenant ils me demandent de la rembourser. C'est enregistré sur mon crédit bancaire. Je brûle de l'intérieur. Je brûle."

 

Caporal Sam Ross, 21 ans, de Pennsylvanie, 82e régiment aéroporté. Plusieurs fois opéré, aveugle et multi-amputé. Lorsque la photographe l'a rencontré, il venait de se faire arrêter pour avoir pointé un revolver sur son grand-père et menacé le personnel hospitalier venu le chercher. Il est sur un chemin de traverse, dans une forêt où il vit seul. A la jambe gauche, une prothèse.

 

"Il me reste des éclats d'obus à peu près partout dans le corps. Je déraille. J'ai des migraines. Mon oreille gauche ne marche plus. Mais je n'ai aucun regret ; ce fut la meilleure expérience de ma vie."

 

Sergent Joseph Mosner, 35 ans, 1re division d'infanterie. Habite avec sa famille à Fort Riley (Kansas). Blessé à la tête, au visage, à la poitrine, aux genoux. Deux jambes cassées. Lui pose en uniforme, médailles sur la poitrine. Cheveux ras, regard droit. Côté gauche du visage défiguré.

 

"On a eu du bon temps. (...) C'était bien, vous savez, d'aller tâter de la chose pour de bon. C'est comme dans le sport. On s'entraîne, on s'entraîne, on s'entraîne, à la fin, quand vient le moment de jouer le match, vous voulez en être."

 

New-Yorkaise, Nina Berman a travaillé depuis 1985 pour les plus grands journaux américains : le New York Times, Harper's, National Geographic, Rolling Stone... Pourquoi, en octobre 2003, a-t-elle commencé ce travail ? "J'étais frustrée par la couverture de la guerre chez nous. Surtout à la télévision : "La chasse à Saddam", "Le sauvetage de Jessica Lynch". On se serait cru dans une série télévisée. Le coût humain de la guerre n'apparaissait jamais. Quand des soldats étaient touchés, on montrait toujours les opérations de sauvetage, leurs camarades qui les évacuent en urgence pour être opérés. En plus, on nous expliquait combien cette guerre permettait de grandes avancées médicales. L'assurance implicite des images était que tout irait bien, que, pour ces blessés, tout allait s'arranger."

 

Est-ce pour cela que, sur ses photos, les soldats apparaissent seuls ? "Oui. Je ne connaissais personne parmi les combattants en Irak. Mais je refusais d'être un spectateur-consommateur de cette guerre. Je me suis dit que pour montrer la solitude du soldat dans la guerre, le mieux était d'aller photographier des blessés, de voir ce qu'était devenue leur existence."

 

Pourtant, leurs réactions, après la tragédie qu'ils ont vécue, sont très différentes. "Il y a un attrait évident à être un combattant, un occupant, et voir vos actes validés par une idéologie qui dit que vous êtes le meilleur, le sauveur du monde et le vengeur du 11-Septembre. La plupart de ces jeunes hommes s'étaient engagés parce que l'armée leur avait fait la seule promesse qui leur ait jamais été faite. Voilà pourquoi certains disent encore, après ce qui leur est advenu : "Ce fut la meilleure expérience de ma vie" ! Mais mes images montrent que tout ne "va pas bien". Elles parlent de la dislocation actuelle de la société américaine."

 

A 100 mètres de la galerie, devant une bouche de métro, un homme, les yeux clos et la barbe hirsute, est allongé à même le sol. Sur le poitrail, un bout de carton où l'on lit, en grosses lettres, "VN Vet", vétéran du Vietnam. Et en dessous : "Gravement blessé, sans abri, de l'aide, SVP."

 

Sylvain Cypel

 

13 Septembre 2007

 

Sources Le Monde


3-3 A.S. Tyson & J.W Anderson : Les attaques contre les troupes US en Irak sont de plus en plus efficaces et meurtrières.

 

 

Alors que les troupes US vont plus profondément dans Bagdad et ses quartiers périphériques, les insurgés irakiens emploient des moyens de plus en plus sophistiqués et mortels dans leurs attaques, dont font partie des bombes de plus puissantes placées aux bords des route. Le résultat un plus grand nombre de morts américains relativement au nombre de blessés.

 

Les résistants utilisent d’énormes quantités de munitions, profondément enterrées, avec pour objectif de protéger leur territoire, et mettent sur pied des embuscades complexes qui prouvent leur capacité à répondre rapidement aux tactiques utilisées par les États-Unis.

 

La nouvelle stratégie US de contre-insurrection à Bagdad a placé des milliers de soldats américains supplémentaires face à un plus grand risque dans de petits avant-postes dans la capitale et d’autres parties du pays.

 

« Il est très clair que le nombre d’attaques contre les forces des États-Unis est en hausse » et que ces attaques sont plus efficaces à Bagdad, particulièrement durant ces dernières semaines, a déclaré le Général James E. Simmons, commandant adjoint pour les opérations en Irak.

 

Dans le même temps, dit-il, les attaques contre les forces irakiennes de sécurité ont légèrement diminué, citant des chiffres qui comparent la période de la mi-février à la mi-mai aux trois mois qui avaient précédé. « Les attaques sont directement dirigées contre nous et pas contre les autres, » a-t-il ajouté.

 

Le mois de mai, avec 132 morts américains, a été le troisième mois le plus mortel pour les troupes des États-Unis depuis l’invasion de 2003. Comme dans le cas des deux mois les plus mortels pour les troupes US — 137 morts en novembre 2004 et 135 en avril de cette année — les premières raisons à invoquer sont les opérations militaires amércianes à grande échelle. Simmons a évoqué les pertes élevées des États-Unis en mai comme « une expérience très douloureuse et qui brise le coeur. »

 

L’intensité des combats et l’efficacité plus grande des attaques contre les troupes US sont soulignées par la diminution du rapport entre blessés et tués pour le mois de mai, qui est tombé environ à 4,8 pour 1 — comparé à une moyenne de 8 pour 1 depuis le début de la guerre en l’Irak, selon les données du Pentagone. « Plus les combats s’intensifient, plus vous allez vous rapprocher du rapport de 3 pour 1 » qui caractérisait la guerre au 20e siècle, a estimé John Pike, directeur de Globalsecurity.org, un site Internet d’information sur les questions de défense.

 

Simmons a déclaré qu’en mai, le nombre d’armes anti-blindage s’approchait du chiffre de 65 correspondant à celui du mois d’avril, et que les principales causes de l’augmentation du nombre de morts américains étaient « des IEDs puissants et parfaitement dissimulés [dispositifs explosifs improvisés] ».

 

Le nombre de morts américains a brusquement augmenté dans certains quartiers périphériques de Bagdad, comme dans la province de Diyala où les groupes de résistants ont fait monter le niveau de violence et ont lutté pied à pied contre les forces américaines.

 

« Les extrémistes des deux bords essayent de trouver un terrain d’entente en attaquant les troupes des États-Unis, » a déclaré Simmons.

 

Le pourcentage global des morts américains provoqués par des bombes au bord des routes était passé l’année dernière de plus de 60% à 35% en février. Il a ensuite grimpé à 70,9% en mai, selon les recherches faites par le site Web indépendant icasualties.org. Les progrès faits dans le désamorçage des bombes n’ont pas eu comme conséquence une diminution des décès car le nombre de bombes et leurs effets meurtriers ont augmenté, affirment des officiels de l’armée.

 

Les résistants planifient également soigneusement des embuscades et des attaques de représailles complexes contre les troupes des États-Unis, disent les mêmes officiels. Bien que peu nombreuses, ces attaques incluent des assauts directs contre des avant-postes militaires américains, des guet-apens dans lesquels des soldats américains ont été capturés, et des attaques sophistiquées avec de multiples types d’armes pour frapper plus d’une cible à la fois.

 

Par exemple, les attaquants bombarderont une patrouille et attaqueront ensuite les forces terrestres ou les appareils volants venus porter secours.

 

« Nous commençons à voir plus de sophistication et d’entraînement dans leurs attaques, » a déclaré un important officiel de l’armée à Bagdad. Tandis que la grande majorité des attaques sont toujours relativement simples et impliquent un type courant d’arme, « clairement la tendance va dans la mauvaise direction, » a-t-il ajouté, parlant sous couvert de l’anonymat car il n’était pas autorisé à parler aux journalistes.

 

Dans une attaque ce lundi dans Diyala, par exemple, un hélicoptère OH-58D Kiowa Warrior transportant deux soldats américains a été pris sous un lourd feu ennemi pendant un combat puis s’est écrasé dans les champs au sud-ouest de la ville d’Abu Saydah, environ à 40 milles au nord de Bagdad, dans une région où le mouvement extrémiste sunnite Al-Qaeda essaye d’établir un nouveau bastion.

 

Les militaires américains ont alors envoyés des véhicules Bradley depuis la base Normandie située à 19 milles de l’accident, pour porter un secours rapide.

 

Mais alors la force d’intervention rapide traversait en grondant la campagne juste un mille et demi avant l’emplacement du crash de l’hélicoptère, une très forte bombe a frappé un véhicule Bradley, tuant quatre soldats et en blessant quatre autres, dont un mortellement. Soudain, la mission de secours se trouvait elle-même en péril, et les hélicoptères se sont précipités pour évacuer les blessés.

 

D’autres unités se sont dirigées vers le lieu du crash de l’hélicoptère, récupérant les corps des pilotes et tuant trois insurgés. Mais près de l’emplacement de la bombe qui avait renversé le véhicule Bradley et où les soldats dégageaient l’épave, une deuxième bombe a explosé, tuant encore un autre soldat américain.

 

En tout, ce sont huit miltaires américains qui sont morts et trois autres ont été blessés dans l’attaque ce jour du Memorial Day, ce qui a nettement contribué au total élevé de décès au mois de mai.

 

D’après Simmons, les destructions d’hélicoptère comme cela s’est produit dans Diyala sont le reflet « d’un ennemi qui réfléchi et qui sait s’adapter » et qui rend ses méthodes plus raffinés. « Il y a un plus grand degré d’entraînement, » ajoute-t-il. Dans ce dernier cas, les insurgés ont pu placer les bombes qui ont tué les troupes au sol délibérément le long des itinéraires menant à l’hélicoptère, mais les enquêteurs militaires ne l’ont pas confirmé.

 

Dans une attaque hautement élaborée dans Babil le 12 mai, un patrouille américaine légère composée de deux Humwee et qui surveillait un secteur où les insurgés enterrent souvent des bombes au bord de la route, a été repérés. Les insurgés ont traversé un périmètre de barbelés, attaqué la patrouille avec des grenades, capturé trois soldats puis les ont fait monter dans voiture qui a pris la fuite ; ils ont ensuite disposé des bombes des deux côtés de la route pour retarder environ pendant une heure d’autres forces américaines venues à la rescousse de la patrouille.

 

Quatre soldats ont été tués dans l’attaque, le corps d’un des autres a été trouvé plus tard, et deux soldats restent manquants.

 

Les commandants américains ont depuis longtemps prévenu qu’il y aurait plus de tués suite au déploiement d’environ 25 800 soldats américains supplémentaires comme cela a été décidé par le Président Bush en janvier. Ce déploiement a placé les troupes dans la région de Bagdad et dans le bastion sunnite de la province d’Anbar. Ces forces avaient été stationnées depuis février sur de petites bases dans les voisinages de Bagdad dans le cadre d’une stratégie de contre-insurrection dont l’objectif était de pacifier la capitale.

 

Les pics de 2004 dans le nombre de décès américains ont résulté principalement des offensives US au sol, telles que la campagne du novembre 2004 pour reprendre le bastion sunnite de Fallujah. Aujourd’hui, les pertes se produisent alors qu’un grand nombre de soldats américains sont dispersés dans Bagdad et d’autres secteurs dans le but [officiel] de protéger les Irakiens.

 

Les commandants affirment que les opérations militaires seraient la cause d’une diminution des morts de civils à Bagdad. Les morts et blessés dûs à la violence sectaire auraient diminué de 50% ces 90 derniers jours dans Bagdad, en comparaison des 3 mois précédents, d’après Simmons, en dépit de ce que quelques militaires ont décrit comme une légère reprise dans les morts civils courant mai.

 

Les patrouilles US et leurs incursions auraient permis la découverte de 2500 caches d’armes et le meurtre ou l’arrestation de plus de 20 000 insurgés, membres de milices et autres combattants dans tout le pays depuis janvier. Parmi les résistants tués ou capturés se trouveraient plus de 1700 cibles considérées « de haute valeur, » dans ce que des officiers et analystes militaires présentent comme une tentative d’élimination des responsables des cellules ennemies, en espérant qu’ils ne pourrontpas être remplacés rapidement.

 

« Peut-être est-ce la période la plus sanglante dans notre combat, mais nous pourrons ainsi gagner un futur plus paisible, » a dit Michael O’Hanlon, un analyste militaire de l’Institut Brookings à Washington [finalement, plus cela empire et plus cela nous rapproche du but... N.d.T].

 

Mais après avoir diminué leur niveau d’activité d’un certain degré et à avoir pris le temps d’observer, les combattants ont commencé à répliquer et à exercer des représailles. « En février, tous nos adversaires - dont Al-Qaeda en Irak, Jaish Al-Mahdi - ont pris le temps de mesurer l’offensive US, et depuis avril et mai, ils sont repassés à l’offensive et ils testent avec détermination la résolution des forces des États-Unis, » a déclaré Toby Dodge, un expert de l’Irak au Queen Mary College University of London. Ces forces se battent sous le nom arabe d’armée shiite du Mahdi

 

Les officiers et les analystes militaires estiment que les raions qui contribuent à l’augmentation du nombre de tués ne disparaitront pas de si tôt. « Nous nous attendons à un été très dur, » ajoute Dodge.

 

A.S. Tyson & J.W Anderson - Washington Post

 

mardi 5 juin 2007


3-4 Saleh Al-Naami : Après la défaite américaine en Irak.

 

 

Il y a une lampe allumée dans le bureau d’Ehud Barak, dans le district d’Harkiyah à Tel Aviv, pratiquement jusqu’au point du jour. Le ministre israélien de la défense et son équipe ont travaillé 19 heures de rang, s’acharnant sur ce qui a été présenté comme un document « extrêmement vital ». Le document en question est une compilation des résultats de cinq groupes d’étude --- du ministère de la défense, du renseignement militaire, du service de planification de la défense et du conseil de sécurité nationale --- sur les effets sur les intérêts stratégiques israéliens du retrait maintenant certain des troupes américaines d’Irak.

 

Les tas de mégots trouvés dans les bureaux concernés témoignent de l’ampleur du travail et de l’intensité de la concentration investis dans cette étude, qui, selon des informations parues dans la presse israélienne cette semaine, prédit « un nouveau Moyen-Orient » dans le plein sens du terme.

 

D’après les analystes qui ont entamé leur étude dans un complet secret il y a trois mois, la prochaine forme de la région sera plus préjudiciable que n’importe quoi qu’Israël ait jamais prévu. Le retrait américain d’Irak, d’après eux, équivaudra à un « tsunami » qui secouera tous les alliés des Etats-Unis dans la région, le coup le plus dur étant réservé à Israël. Toujours selon ces analystes, le retrait effectif des troupes peut débuter dès septembre, après que se soient tenues les auditions au congrès américain sur le rapport soumis par le général David Petraeus, commandant américain en Irak.

 

Les auditions renforceront les actuelles pressions exercées sur la Maison Blanche , car elles placeront inévitablement le président George Bush au centre de la polémique interne à propos de l’Irak et elles aggraveront les relations déjà tendues entre son administration et le gouvernement irakien en place.

 

Selon l’opinion israélienne, la preuve que l’administration de Bush s’est préparée à un retrait anticipé d’Irak est attestée par sa décision d’amplifier l’aide militaire américaine destinée à Israël de 25% jusqu’à ce que cette aide atteigne 30 milliards de dollars dans les 10 années à venir, et dans l’énorme contrat d’armements pour 20 milliards de dollars entre Washington et l’Arabie Saoudite.

 

Toujours d’après l’étude, le montant de l’aide militaire et ce contrat d’armements ont pour objet d’anticiper les contrecoups subis par les israéliens et les saoudiens suite à la décision des Etats-Unis de se retirer d’Irak, en leur donnant le sentiment de pouvoir faire face aux retombées de cette décision. Les analystes ajoutent que c’était la raison pour laquelle le roi Abdullah, en forme de protestation, a repoussé une visite à Washington et a fait à la place des ouvertures pour développer la communication avec l’Iran.

 

Les analystes israéliens craignent que le retrait des USA ne libère trois menaces.

 

En premier, ce qui sera vu dans tout le monde islamique et arabe comme une défaite retentissante des Etats-Unis aura l’effet d’un énorme encouragement pour les mouvements islamistes radicaux qui intensifieront leur action pour déstabiliser des régimes [présentés comme] modérés dans la région, et renforcera les régimes qui sont hostiles aux Etats-Unis.

 

Pour Israël, la conséquence la plus désastreuse serait la déstabilisation du régime en Jordanie qui d’après ces études « est d’une importance stratégique capitale pour Israël dans la région car qu’il forme un tampon entre Israël et le croissant de chiite, lesquels fusionneront après le retrait des Etats-Unis d’Irak. De plus, le régime jordanien est un adversaire déclaré des mouvements islamistes radicaux et il remplit la tâche de sécurité essentielle d’empêcher l’infiltration des terroristes en Israël à travers la longue frontière qu’il partage avec ce pays. »

 

L’étude israélienne estime que l’Irak d’après le départ américain, deviendra un refuge pour des activités terroristes poussant à l’insurrection les mouvements d’opposition au régime jordanien. La Syrie , naturellement, prêtera la main, autorisant les menées anti-jordaniennes depuis son territoire. La chute du régime jordanien, poursuit le rapport, transformerait ce pays en territoire ennemi, ramenant Israël aux toutes premières années de son existence.

 

Pour écarter ce danger, le rapport conseille que tous les efforts soient faits pour soutenir le régime jordanien avec une aide internationale et américaine pour résoudre le problème du manque d’eau et en équipant les forces jordaniennes de sécurité avec autant de technologie militaire que possible.

 

En second lieu, le retrait américain d’Irak fournira une nouvelle motivation aux mouvements de résistance arabes, notamment le Hizbullah, pour abattre l’état israélien, et l’Irak redeviendrait une source potentielle de tirs de missile en direction d’Israël. En effet, certains protagonistes pourraient trouver leur intérêt à fournir des jihadistes en missiles à longue portée, au début à cette fin et ensuite dans l’espoir que les missiles seraient dirigés contre la Jordanie.

 

La troisième menace, explique encore le rapport, c’est que l’Iran soit alors libéré des pressions qu’elle subit aujourd’hui et soit alors libre de ses gestes pour mener à bien son programme nucléaire et pour fabriquer sa propre bombe. L’Iran pourrait même agir en coordination avec la Syrie qui aurait neutralisé les tentatives américaines d’accroître les pressions sur le régime de Damas. D’ici 2009, avertissent les analystes, la Syrie aura terminé la modernisation de son armée. Cette année-là, ajoute le rapport, coïncidera avec la fin de du deuxième mandat de Bush, après quoi les Etats-Unis changeront de politique à l’égard de l’Irak et en partiront au plus tôt.

 

De façon évidente, le document en question représente le point de vue de la plupart des experts à Tel Aviv qui ont participé à sa rédaction. Mais une minorité parmi les groupes d’étude a suggéré que le retrait des américains d’Irak pourrait signifier une bonne chose pour Israël. Le commandement américain en Irak s’est énergiquement opposé à une attaque américaine contre les installations nucléaires iraniennes dans la crainte que l’Iran n’exerce des représailles contre des forces américaines en Irak. Le retrait des Etats-Unis soulèverait cet obstacle, préparant le terrain pour une possible frappe américaine contre l’Iran.

 

Bien avant que soient publiées des informations à propos de cette étude, les experts stratégiques israéliens avaient invité les décideurs à Tel Aviv à ne pas compter sur une présence américaine permanente en Irak et à prendre de façon indépendante l’initiative de contrer le programme nucléaire de l’Iran.

 

Uzi Arad, ancien directeur du renseignement pour le Mossad et actuellement président du centre interdisciplinaire Herzliya, a déclaré qu’Israël devait mobiliser toutes ses énergies pour contrecarrer le programme nucléaire iranien même au prix d’aller à l’encontre de Washington. Faisant écho à cette opinion, l’ancien ministre adjoint de la défense Ephraim Sneh soutient que tous les signaux indiquent que les Etats-Unis sont sur le point de quitter l’Irak avant d’avoir bloqué la menace nucléaire iranienne et qu’Israël devrait remédier seul à ce problème. Le « Président Ahmadinejad ne doit pas utiliser l’arme nucléaire contre nous ou même menacer de l’employer. La plupart des Israéliens quitteront Israël au moment où ils entendront dire que l’Iran a développé une arme atomique, » a-t-on pu entendre sur la radio israélienne.

 

Mais on entend par moments des voix discordantes en Israël.

 

Shlomo Avineri, ancien directeur du ministère israélien des affaires étrangères, a prévenu ses chefs de ne pas souhaiter que les Etats-Unis restent en Irak. « Pour les Américains l’Irak est une histoire terminée. Ils ne voient rien d’autre qu’un échec, toutefois ils pourraient essayer de donner l’impression que la situation s’améliore. Ils vont se retirer d’Irak tôt ou tard, et le plus tôt sera le mieux, parce que plus ils resteront, plus les dégâts infligés à la stature internationale des Etats-Unis seront considérables. »

 

Avineri poursuit en expliquant que si la posture internationale des Etats-Unis était sévèrement affaiblie, cela aurait des répercussions dangereuses parce que le prestige des Etats-Unis est l’un des premiers piliers de la force israélienne.

 

L’auteur israélien Yaakov Ahmeir prévient les supporters juifs-américains de ne pas présenter l’état hébreu comme la raison d’envoyer plus de troupes américaines en Irak et de faire usage d’une plus grande violence à un moment où tous les signes indiquent l’inévitable et lamentable échec de cette entreprise.

 

Il ajoute que la position israélienne aux Etats-Unis s’est beaucoup dégradée du fait qu’il y a des personnes qui expliquent que les Etats-Unis sont allés faire la guerre en Irak afin de défendre Israël. Israël ne doit pas présenter la situation « comme s’il était dans les intérêts de l’état juif que les Américains maintiennent leur présence mortelle et inutile en Irak. »

 

Saleh Al-Naami - Al Ahram Hebdo

 

Lundi 10 Septembre 2007

 

 

 


 

3-5 Paul Craig Roberts : Le retour des barons pillards.

 

Au "Richistan" : la richesse vertigineuse pour quelques-uns, le déclin constant pour la masse

 

Alors même que le Régime de Bush équipe ses bombardiers furtifs B-2 avec des bombes monstres "anti-bunkers" de 15 tonnes, pour son attaque à venir contre l'Iran, l'économie des Etats-Unis poursuit son déclin du 21ème siècle. Pendant que les profits de l'industrie de l'armement grimpent en flèche, le peuple américain continue d'en prendre plein la gueule.

 

Le dernier rapport du Bureau des Statistiques du Travail montre que les salaires réels des travailleurs américains sont en dessous de ceux d'il y a cinq ans. Il ne peut pas en être autrement avec les grandes entreprises américaines qui délocalisent les bons emplois pour réduire les coûts salariaux et, ce faisant, convertissent en primes multimillionnaires payées aux PDG et autres grands directeurs les salaires qui étaient autrefois versés aux Américains.
Les bons emplois qui restent encore aux Etats-Unis sont pourvus de façon croissante par des travailleurs étrangers que l'on fait venir avec des visas de travail. Les départements de relations publiques des grandes entreprises ont réussi à répandre le mensonge selon lequel il y a une pénurie de travailleurs américains qualifiés, nécessitant de faire venir des étrangers aux Etats-Unis. En vérité, ce sont les grandes entreprises américaines qui obligent leurs employés américains à former des étrangers moins bien payés pour qu'ils prennent leurs emplois. S'il refuse, l'Américain remplacé n'obtient pas d'indemnité de licenciement.
Les compagnies d'avocats, telles que Cohen & Grigsby, se font concurrence pour commercialiser leurs services aux grandes entreprises étasuniennes sur la manière d'échapper à la loi et de remplacer leurs employés américains par des étrangers moins bien payés. Ainsi que Lawrence Lebowitz, le vice-président de Cohen & Grigsby, l'a expliqué dans une vidéo marketing de sa compagnie juridique, "notre but est clairement de ne pas rechercher de travailleurs américains qualifiés et intéressés".
Entre temps, les facs et les universités continuent de diplômer des centaines de milliers d'ingénieurs qualifiés, de professionnels de l'informatique et autres, qui n'auront jamais l'occasion de travailler dans les professions pour lesquelles ils ont été formés. L'Amérique d'aujourd'hui est comme l'Inde du temps jadis, avec des ingénieurs travaillant comme barmen, chauffeurs de taxi, serveuses ou employés comme larbins dans des chenils, tandis que la délocalisation des emplois américains démantèle l'ascenseur social pour les citoyens des Etats-Unis.
Au cours de l'année passée (de juin 2006 jusqu'à juin 2007), l'économie américaine a créé 1,6 millions d'emplois dans le secteur privé. Comme Charles McMillion de MBG Information Services le rapporte tous les mois, pratiquement tous ces nouveaux emplois sont des services domestiques mal payés ne nécessitant aucune éducation supérieure.

La catégorie "Loisir et Hospitalité" compte pour 30% de ces nouveaux emplois, dont 387.000 barmen et serveuses, 38.000 employés de motels et d'hôtels et 50.000 employés dans les distractions et les loisirs.

La catégorie "Education et Services de santé" compte pour 35% de la progression des emplois, dont 100.000 dans les services d'éducation et 456.000 dans la santé et l'assistance sociale, principalement les services de santé ambulatoires et les hôpitaux. Les "Services professionnels et techniques" comptent pour 268.000 des nouveaux emplois. "Finance et Assurance" a apporté 93.000 nouveaux emplois, dont environ un quart dans l'immobilier et environ la moitié dans l'assurance.

"Transport et entreposage" a ajouté 65.000 emplois et le commerce de détail et de gros en a ajouté 185.000.
Au cours de cette même année, l'économie américaine n'a créé que 51.000 emplois dans les services d'architectes et d'ingénieurs, moins que les 76.000 emplois créés dans le management et le conseil technique (essentiellement des professionnels en cols blancs en chômage technique).

 


À l'exception de quelques diplômés ayant des relations, qui font leur trou dans les banques d'investissement de Wall Street, dans les meilleures sociétés d'avocats ou dans la médecine libérale, les universités américaines d'aujourd'hui sont comme des centres de détention, destinés à retarder de quatre ou cinq ans l'entrée de la jeunesse américaine dans des services domestiques non-qualifiés. Pendant ce temps, les riches deviennent beaucoup plus riches et s'abandonnent avec délice dans la consommation la plus extraordinairement ostentatoire depuis l'Age d'Or. Robert Frank a surnommé le nouveau monde américain des super riches, le "Richistan".
Au Richistan, il y a une liste d'attente de deux ans pour acheter un yacht de 70 mètres à 50 millions de dollars. Au Richistan, les montres Rolex sont considérées comme de la camelote de supermarché. Les "Richistaniens" arborent des montres Frank Muller à 736.000 dollars, signent leurs noms avec des stylos mont-blanc à 700.000 dollars incrustés de pierres précieuses. Leurs valets, leurs maîtres d'hôtel (payés 100.000 dollars) et leurs gardes du corps portent les sacs à main Louis Vuitton à 42.000 dollars des femmes et des maîtresses.
Les Richistaniens sont membres de clubs ouverts seulement à ceux qui possèdent plus de 100 millions de dollars, qui payent des cotisations de golf à 650.000 dollars, mangent des hamburgers à 500 dollars et des omelettes à 1.000 dollars, boivent de l'eau minérale Bling à 90 dollars la bouteille et descendent des "martinis sur une pierre" (de la vodka ou du gin versé sur un diamant) à 10.000 dollars à l'Hôtel Algonquin de New York.

Qui sont les Richistaniens ? Ce sont les PDG qui ont délocalisé leurs sociétés et converti les salaires de leurs anciens employés américains en packages de 100 millions de dollars qu'ils

15/09/2007

N° 297 - Journal d'Irak - les Brèves 13-09

Sommaire :

5 Médias

5-1 La guerre en Irak en gros plan à la Mostra de Venise.

 

5-2 Frédéric Koller : guerre mondiale d'espionnage informatique. L'armée chinoise dément qu'elle aurait infiltré le système informatique de Robert Gates.

 

6 Les Brèves

6-1 Bush ne sait plus très bien à quel sommet il se trouve...

 

6-2 Sommet de l'APEC, le bloc de coopération économique Asie Pacifique.

 

6-3 Irak: difficile dans tous les cas de maintenir les renforts en 2008.

 

6-4 Le Pentagone lent à investir pour la sécurité des troupes en Irak…

 

6-6 L'Iran a identifié "les points faibles des USA" en Irak et en Afghanistan

 

6-7 Ryan Crocker : Un retrait américain ferait de l'Iran le grand gagnant.

 

6-8 Les Américains sont divisés sur les résultats de la nouvelle stratégie de Bush en Irak.

 

6-9 54% des Américains pensent que les Etats-Unis n'ont pas perdu la guerre en Irak.

 

6-10 Irak: baisse des attaques de l'armée du Mahdi, affirme l'armée américaine.

 

6-11 processus de réconciliation.

 

6-12 Tension entre les britanniques et états-unien sur l'Irak.

 

6-13 Les britanniques se retire bientôt de leur dernière base à Bassorah.

 

6-14 La politique américaine en Irak "en faillite intellectuelle".

 

6-15 Faillite intellectuelle" de Rumsfeld.

 

6-16 « Faillite intellectuelle » 2eme.

 

6-17 Bremer contredit Bush sur la dissolution de l'armée irakienne.

 

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net.

8-1  Marianna Belenkaïa : Peut-on vendre des armes au Proche-Orient?

 

8-2 Tuerie d'Haditha: Sanick DeLa Cruz, raconte le massacre de 5 civils irakiens.

 

8-3 Haditha: un général et deux autres officiers ont reçu des blâmes 

 

 


5 Médias / Vidéos
Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

Marc

5-1 La guerre en Irak en gros plan à la Mostra de Venise.

 

L’actrice incarne dans le film "In the Valley of Elah" une femme policier qui vient en aide à un militaire retraité, joué par Tommy Lee Jones. Ce dernier veut retrouver son fils soldat, disparu après son retour d’une mission en Irak. "In the Valley of Elah" est réalisé par le scénariste chevronné Paul Haggis. Il montre les conséquences psychologiques de cette nouvelle "sale guerre" sur les jeunes Américains.

 

Brian De Palma s’attaque aussi aux dégâts causés par la guerre en Irak dans les consciences."Mon film Redacted m’a été dicté par les informations publiées sur internet, explique le metteur en scène. Toute ma recherche a été basée sur Youtube, sur les blogs et les vidéos réalisés par les soldats eux-mêmes". "Redacted", en compétition à la Mostra , est inspiré par des faits réels : le viol et le meurtre d’une adolescente irakienne par des GI’s en mars 2006.

 

De Palma analyse surtout le désoeuvrement et la perte de repères de jeunes soldats.

 

02-09

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 


5-2 Frédéric Koller : guerre mondiale d'espionnage informatique. L'armée chinoise dément qu'elle aurait infiltré le système informatique de Robert Gates.

Cela peut faire penser à un roman d'espionnage futuriste. Mais ce n'est que le dernier épisode spectaculaire d'une guerre mondiale d'espionnage qui s'intensifie.

Au mois de juin dernier, l'armée chinoise est parvenue à pénétrer le système informatique du Pentagone et à perturber durant plus d'une semaine le cabinet du secrétaire américain à la Défense , Robert Gates.
Selon des responsables américains cités de manière anonyme par le Financial Times qui révélait dans son édition de mardi cette attaque informatique, «l'infiltration de juin a soulevé de nouvelles inquiétudes car la Chine a montré qu'elle pouvait perturber les systèmes à des moments critiques». Le Pentagone a toutefois refusé de confirmer l'information. Pékin a sèchement réagi en dénonçant une accusation «sans fondement» qui serait la démonstration d'une «mentalité de guerre froide».
La semaine dernière, ce sont les Allemands qui découvraient que des espions chinois avaient infiltré l'ordinateur d'Angela Merkel - ainsi que les Ministères stratégiques de la recherche, de l'économie et des affaires étrangères - à la veille du déplacement de la chancelière à Pékin. Ces deux affaires de piratage risquent d'accentuer, au sein de l'opinion européenne et américaine, l'image d'une Chine prédatrice et prête à tout pour rattraper son retard économique et militaire.
La réalité est pourtant bien plus complexe. «L'espionnage est un sport généralisé, tout le monde le fait», explique Martin Vuagnoux, chercheur au laboratoire de sécurité et de cryptographie à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Pour mémoire, les Etats-Unis avaient livré il y a quelques années un Boeing 747 au président chinois Jiang Zemin truffé de micros détectés à sa livraison.
Les Etats-Unis sont les principaux espions à l'échelle internationale avec le système d'écoute de conversations téléphoniques «Echelon» qui a des relais jusqu'en Suisse. La France a son propre système, Israël est également très actif et «il n'y a pas de raison que la Suisse ne le fasse pas», ajoute Martin Vuagnoux. Il n'en reste pas moins, selon un récent rapport de l'armée américaine, que la Chine serait la source de la majorité des attaques contre des sites internet. Il est toutefois impossible d'affirmer qu'elle ne sert pas de simple relais à des opérations dont l'origine se trouve dans d'autres pays.
Sur le plan technique, l'attaque du Pentagone a apparemment fonctionné de deux manières: d'une part une attaque par «cheval de Troie», qui permet de récolter des informations à l'insu de l'utilisateur, puis une paralysie du système appelée «déni de service», comme en a récemment connu l'Estonie sous le coup de «hackers» basés en Russie.
Martin Vuagnoux rappelle que la plupart des systèmes informatiques sont vulnérables. «Techniquement, ce n'est pas compliqué. Des outils pour le type d'attaque contre le Pentagone sont librement disponibles sur Internet.» Le piratage ou l'espionnage entre les grandes puissances relevant de la routine, reste à savoir pourquoi elles ont été dans ce cas rendues publiques. Y a-t-il un message politique particulier ou les Chinois se sont-ils montrés trop naïfs dans leurs manières d'agir?
Valérie Niquet, directrice du Centre Asie à l'IFRI, rappelle que la guerre informatique est théorisée par les militaires chinois depuis 1985. La Chine , qui ambitionne d'être le pôle dominant de l'Asie de l'Est, est très loin de pouvoir rivaliser avec la puissance de feu des Etats-Unis. D'où l'idée de guerre asymétrique chère au philosophe de l'Antiquité, Sun Zi. En s'attaquant au nœud informatique, Pékin espère pouvoir paralyser sans combattre l'hyperpuissance technologique américaine qui se transformerait du coup en une faiblesse.
«Les cibles sont choisies en fonction des tensions en cours», précise la chercheuse. Ces dernières années, la Chine a procédé a des attaques informatiques contre le Japon et Taïwan. L'attaque contre l'Allemagne était le signe d'un mécontentement à l'égard d'Angela Merckel qui durcit le ton face à Pékin. «Face aux Etats-Unis, l'adversaire principal, on est dans une continuité. Peut-être s'agit-il d'une réponse à la campagne en cours aux Etats-Unis de China bashing (frapper sur la Chine ).»

 

Le Temps, 2007

 

5 septembre 2007

 



6 Les brèves

 

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 
Marc
6-1 Bush ne sait plus très bien à quel sommet il se trouve...

 

07-09

Sommet de l'APEC, le bloc de coopération économique Asie Pacifique.

 

 

Bush, présent au Forum de l'Asie-Pacifique (Apec) à Sydney, a remercié vendredi son hôte d'avoir organisé "le sommet de l'Opep" (OPEC en anglais).

 

M. Bush a remercié le Premier ministre australien Howard "pour être un hôte exquis du sommet de l'Opep", qui désigne l'Organisation des pays exportateurs de pétrole. "Sommet de l'Apec", s'est-il ensuite repris, provoquant des éclats de rire.

 

NB : Bush n'en est pas à sa première gaffe, en particulier vis-à-vis de ses alliés australiens. Lors d'une visite en Irak de M. Howard, M. Bush avait remercié les "troupes autrichiennes" …

 

(ats - 04:26)


6-2

Sommet de l'APEC, le bloc de coopération économique Asie Pacifique.

 

Parmi les sujets de discussion :  la guerre en Irak.

 

Cette guerre suscite de plus en plus de contestation chez les Australiens.

D'ailleurs, une manifestation était organisée peu avant l'arrivée du président américain. "Bush n'est pas le bienvenu" disait une banderole. Les manifestants réclamait aussi la fin du conflit en Irak. Un nouveau rassemblement des pacifistes est prévu samedi.

 

EuroNews.

 

04-09


6-3 Irak: difficile dans tous les cas de maintenir les renforts en 2008.

 

Le commandant en chef des forces alliées le général Petraeus, a estimé que les Etats-Unis auront la plus grande peine à maintenir l'an prochain leurs troupes envoyées en renfort début 2007, quelle que soit la situation sur le terrain.

 

Petraeus "J'aurais beaucoup de mal à recommander cela à cette échéance".

 

Le général Petraeus avait indiqué la veille au Congrès avoir proposé au président Bush un retour des renforts envoyés en Irak d'ici l'été 2008, tout en renvoyant à mars 2008 une décision sur un éventuel retrait plus substantiel.

 

Des experts avaient souligné lundi que les Etats-Unis ne pourraient pas maintenir une force de 160.000 soldats au-delà du mois d'août 2008 sans rallonger la durée des missions des troupes en Irak, fixée à 15 mois.

 

Actuellement, plus de 160.000 soldats sont en Irak, contre 130.000 en début d'année avant l'envoi de renforts.

 

(Source AFP / 11 septembre 2007)


6-4 Le Pentagone lent à investir pour la sécurité des troupes en Irak…

 

Le Pentagone a rechigné ou tardé à plusieurs reprises depuis le début du conflit en Irak à investir dans des équipements plus performants pour protéger les troupes américaines, forçant le Congrès américain à intervenir, selon une enquête publiée mardi par USA Today..

 

Parmi de nombreux exemples, le quotidien cite la réticence des hauts responsables de l'armée américaine à acquérir des véhicules blindés spécialement conçus pour résister aux mines (Mine Resistant Ambush Protected, MRAP), malgré les demandes pressantes des forces de commandement en Irak.

 

Ces acquisitions sont devenues prioritaires lorsque Gates a remplacé Rumsfeld à la tête du ministère de la guerre en décembre, soit plus de deux ans après la première demande des Marines en Irak.

 

Le Pentagone a cependant indiqué fin août qu'il avait du mal à trouver des fabricants et qu'il ne pourrait livrer aux troupes américaines en Irak que 1.500 véhicules de ce type, soit la moitié du nombre prévu d'ici la fin de l'année.

 

Face à l'inertie du Pentagone, le Congrès américain a augmenté de plusieurs milliards de dollars les budgets destinés à équiper les troupes en Irak, souligne USA Today.

 

Les parlementaires ont notamment ajouté 5,2 milliards de dollars au budget réclamé par l'administration Bush pour blinder les Humvee utilisés par l'armée en Irak, et ont imposé une rallonge de 4 milliards pour acquérir des gilets pare-balles, d'après des documents publiés par une commission parlementaire.

 

Selon le sénateur Joseph Biden, cité par USA Today, M. Rumsfeld et "plusieurs hauts membres de l'administration pensaient que la guerre s'achèverait rapidement", et qu'il n'y avait "pas besoin d'investir d'importantes sommes dans les équipements" des troupes.

 

"Cette ignorance de la réalité sur le terrain a coûté des vies", conclut M. Biden.

 

 (Source - AFP)

 

04 septembre 2007  

 

 


6-6 L'Iran a identifié "les points faibles des USA" en Irak et en Afghanistan.

 

Le nouveau chef des Gardiens de la révolution, le général Mohammad Ali Jaafari, a dit avoir identifié les "points faibles des Etats-Unis" en Irak et en Afghanistan et donnera une "réponse décisive" en cas d'attaque américaine, a rapporté mardi l'Agence centrale de presse iranienne.

 

"Les Gardiens de la révolution ont identifié les points faibles de l'ennemi qui occupe l'Irak et l'Afghanistan et si l'ennemi veut mener une action audacieuse contre le peuple iranien, il recevra une réponse décisive et destructrice", a déclaré le général Jaafari.

 

"Tous les points faibles de l'ennemi ont été identifiés en Irak et en Afghanistan et de la sorte les points faibles de notre capacité défensive ont été renforcés", a-t-il ajouté.

 

Le prédécesseur du général Jaafari, Rahim Yahia Safavi, avait évoqué à cet égard la semaine dernière la "vulnérabilité" des 200.000 troupes américaines dans la région.

 

Le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré par ailleurs le mois dernier que son pays était prêt à "combler le vide" que laisseraient les Etats-Unis en Irak.

 

Source : AFP 11-09)


6-7 Ryan Crocker : Un retrait américain ferait de l'Iran le grand gagnant.

 

10-08

 

L’ambassadeur des Etats-unis en Irak, Ryan Crocker, lors d'une audition devant le Congrès, devant les commissions réunies des Forces armées et des Affaires étrangères de la Chambre des représentants :"Abandonner ou réduire drastiquement nos efforts conduirait à l'échec et il faut que les conséquences d'un tel échec soient claires"."Un Irak tombé dans le chaos ou la guerre civile (...) inciterait les Etats voisins à intervenir, tous voyant leur avenir fondamentalement lié à celui de l'Irak "Il est évident que l'Iran serait le grand gagnant, et qu'il pourrait consolider son influence sur les ressources, voire le territoire de l'Irak". "L'évolution actuelle est difficile", a-t-il reconnu, ajoutant mais "les alternatives sont bien pires".

 

(AFP 20h44)


6-8 Les Américains sont divisés sur les résultats de la nouvelle stratégie de Bush en Irak.

 

 

Selon ce sondage UPI/Zogby, les Américains sont cependant divisés sur les résultats de la nouvelle stratégie du président américain en Irak: si 49% pensent que l'envoi de 30.000 soldats supplémentaires en 2007 n'a pas porté ses fruits, ils sont 45% à juger au contraire que les renforts ont été efficaces.

 

Sans surprise, les démocrates, adversaires de la Maison Blanche et majoritaires au Congrès, estiment, à une écrasante majorité (86%), que la nouvelle stratégie n'a pas marché, et à 66% que les efforts de guerre ont échoué, contre respectivement 11 et 9% chez leurs rivaux républicains.

 

Le général David Petraeus, commandant de la force multinationale en Irak, et l'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, Ryan Crocker, doivent remettre à la mi-septembre une évaluation décisive de la situation en Irak et des résultats de la stratégie décidée en janvier par George W. Bush.

 

 


6-9 54% des Américains pensent que les Etats-Unis n'ont pas perdu la guerre en Irak,
Selon un sondage réalisé une quinzaine de jours 34% des Américains ne croient pas possible une victoire des Etats-Unis en Irak, tandis que 37% pensent que cette victoire sera atteinte quand le gouvernement de Bagdad retrouvera le contrôle de la sécurité de son territoire.

 

La plupart des sondés pensent que l'invasion américaine de 2003 a été insuffisamment préparée: 80% jugent que l'administration Bush n'a pas planifié de manière adéquate l'après-guerre et 72% ne pensent pas que la phase d'occupation a été bien gérée.

 

Un nombre écrasant d'Américains (60%) disent avoir perdu confiance en leur président depuis le début de la guerre, dans le Congrès (73%) et dans les agences de renseignement américain (63%).

 

Quelle que soit leur opinion politique, 27% des Américains jugent positive la gestion de la guerre en Irak par le président Bush, contre 24% en juillet.

 

En revanche, les actions du Congrès dans ce domaine ne satisfont que 3% des sondés, les démocrates étant les plus sévères: 95% d'entre eux attribuent une mauvaise note aux parlementaires sur cette question.

 

Ce sont deux candidats républicains à la Maison Blanche qui sont d'ailleurs jugés plus aptes à gérer le conflit en Irak, Rudy Giuliani (14% de soutien) et Fred Thompson (11%), qui n'est pas encore officiellement déclaré, devant les démocrates Hillary Clinton (10%) et Barack Obama (9%).

 

Ce sondage a été réalisé auprès de 6.711 adultes du 17 au 20 août, avec une marge d'erreur de 1,2%.

 

(Source AFP

 

29 août 2007

 


6-10 Irak: baisse des attaques de l'armée du Mahdi, affirme l'armée américaine.
De "nombreux" membres de l'armée du Mahdi respectent la trêve annoncée le 29 août par leur chef Moqtada Sadr, a affirmé mardi l'armée d’occupation  qui venait pourtant de déplorer la poursuite des "activités criminelles" de miliciens à Bagdad.

 

"L'armée américaine et les forces irakiennes ont constaté une récente réduction des attaques généralement associées aux milices sadristes", assure ce communiqué.

 

"Cependant, quelques attaques contre les forces de la coalition se poursuivent dans des zones clairement sous le contrôle de Moqtada Sadr, à l'aide notamment d'armes fournies par l'Iran comme des explosifs et des roquettes", ajoute le communiqué.

 

Dans un premier communiqué rendu public mardi matin, le commandement américain s'en est pris sur un ton beaucoup moins conciliant aux "milices " qui "ont mené onze attaques à Bagdad depuis le 30 août".

 

(Source : AFP 14h50)

 

04 septembre 2007

 

 

 


6-11 processus de réconciliation.
04-08

 

Les représentants de factions irakiennes ‘ennemies’ se sont mis d'accord sur les termes d'un processus de réconciliation, sorte de "feuille de route" vers un règlement pacifique durable, à l'issue de quatre jours de négociations secrètes en Finlande, ont annoncé lundi soir les organisateurs de cette rencontre.  Le Crisis Management Initiative (CMI), dirigé par l'ancien président finlandais Martti Ahtisaari

 

Au terme du compromis baptisé "accord d'Helsinki", les participants "ont accepté de mener de nouvelles consultations" portant sur une liste de recommandations en vue d'entamer un processus de réconciliation et notamment de résoudre leurs différends politiques par des moyens démocratiques et non violents.

 

Parmi ces recommandations figurent le désarmement des factions ennemies et la formation d'une commission indépendante pour superviser ce désarmement "d'une façon vérifiable".

 

L'accord appelle toutes les parties à s'impliquer dans ce processus de réconciliation, à accepter les résultats des négociations et à faire en sorte de "mettre fin aux ingérences internationales et régionales" en Irak.

 

Les participants se sont mis d'accord pour mettre fin à la présence des troupes étrangères en Irak selon un "calendrier réaliste".

 

Quant aux groupes armés qui "ne sont pas classés comme ‘terroristes’", ils seraient encouragés à adopter "des méthodes politiques pacifiques" et leurs membres pourraient obtenir des postes dans l'administration publique.

 

Parmi les participants à ces négociations secrètes en Finlande se trouvaient des représentants de Moqtada al-Sadr, Adnan al-Dulaimi, ainsi que Humam Hammoudi, le président chiite de la commission des Affaires étrangères du Parlement irakien.

 

AP

 

 

 

 

6-12 Tension entre les britanniques et états-unien sur l'Irak.
Les ministres britanniques de la Défense et des Affaires étrangères Des Browne et David Miliband ont affirmé, vendredi dans une tribune au Washington Post, qu'il y avait eu "dans les dernières semaines beaucoup de critiques déplacées sur le rôle du Royaume-Uni dans le sud de l'Irak".

 

"La question que certaines personnes se posent est: les troupes britanniques ont-elles échoué à Bassorah? La réponse est non", ont affirmé les deux ministres.

 

"Beaucoup de choses ont été écrites ces dernières semaines sur la situation dans le sud, et en particulier sur les défis importants auxquels Bassorah fait toujours face. Ces défis sont réels, étendus et profondément ancrés", ont-ils reconnu, soulignant que la Grande-Bretagne continuait à jouer un "rôle clef" dans le sud de l'Irak.

 

Selon eux, "il n'y a aucune insurrection anti-gouvernementale, et très peu d'indication d'une présence d'al-Qaïda dans le sud de l'Irak ".

 

Le général Jackson a lui aussi défendu l'action de l'armée britannique en Irak, en particulier à Bassorah, la grande ville du sud.

 

"Ce qui s'est passé dans le sud, comme dans le reste de l'Irak, est que la responsabilité première de la sécurité devait être transférée aux Irakiens dès que les autorités irakiennes et la coalition étaient sûres que leur niveau d'entraînement et de développement est approprié", a-t-il expliqué.

 

"Dans le sud, nous avions la responsabilité de quatre provinces. Trois de celles-ci ont été transférées (aux Irakiens) en vertu de cette stratégie. Il ne reste plus que Bassorah", a-t-il relevé.

 

(Source : AFP - 01 septembre 2007)

 

 


6-13 Les britanniques se retire bientôt de leur dernière base à Bassorah.
Les troupes britanniques ont commencé à se retirer de leur quartier général du Palais de Bassorah (leur dernière base dans la ville de Bassorah) pour se concentrer sur une base aérienne situé à 25 kilomètres de la ville, sur lequel sont basés quelque 5.000 soldats britanniques

 

Pour Charles Heyman, il serait très difficile pour les Britanniques de se retirer complètement de la base aérienne car ils y sont nécessaires pour assurer les voies d'approvisionnement et, éventuellement, les gisements pétroliers.

 

Cet analyste s'attend dès lors à ce qu'un grand nombre de militaires britanniques soient toujours présents dans la région dans six mois.

 

(Reuters)

 

02-09

 


6-14 La politique américaine en Irak "en faillite intellectuelle".

L'armée et le gouvernement britanniques ont rejeté les critiques américaines sur l'action des troupes britanniques dans le sud de l'Irak.

 

Le chef de l'armée britannique au moment du début de l'intervention en Irak Sir Mike Jackson estime que la politique américaine en Irak est "en faillite intellectuelle", selon des extraits d'une autobiographie publiés samedi par le Daily Telegraph.

 

Le général en retraite critique sévèrement le secrétaire américain à la Défense de l'époque, Donald Rumsfeld, dans ce livre intitulé "Soldier" à paraître prochainement.

 

Selon lui, Rumsfeld est "l'une des personnes les plus responsables de la situation actuelle en Irak".

 

L'approche des Etats-Unis pour combattre est "inadéquate" et trop centrée sur la puissance militaire plutôt que sur la construction d'une nation et la diplomatie, estime le militaire, qui ajoute que le démantèlement de l'armée irakienne et des forces de sécurité après le renversement de Saddam Hussein avait été une approche à "très court terme".

 

(Source : AFP - 01 septembre 2007)

 

01-09


6-15 Faillite intellectuelle" de Rumsfeld.

 

Tim Cross, général britannique en retraite, dénonce les plans conçus par les Etats-Unis pour administrer l'Irak dans la période suivant l'invasion de 2003 et il déplore que les autorités US aient refusé de prendre en compte les préoccupations britanniques à ce sujet            (...)

 

"Il n'y a aucun doute avec le recul que le plan américain pour l'après-guerre était totalement défectueux et nombre d'entre nous le pressentait à l'époque", a déclaré au Sunday Mirror le général Tim Cross.

 

Le général Tim Cross raconte qu'avant l'invasion, il s'est entretenu avec l'ancien secrétaire à la guerre Rumsfeld de la nécessité d'obtenir un soutien international et de déployer suffisamment d'hommes sur le terrain (l'Irak.)

 

Cross. : "Il ne voulait pas entendre ce message. Les Américains s'étaient déjà convaincus que l'Irak serait assez vite stable, Ils ne voulaient tout simplement pas écouter quiconque tentait de leur dire quelque chose allant à l'encontre de cette idée".

 

Les propos de Cross, le plus haut gradé britannique à avoir participé à la planification de l'après-guerre en Irak, font écho à ceux du général Mike Jackson, qui dirigeait l'armée britannique pendant l'invasion et qui, selon l'édition de samedi du Daily Telegraph, a qualifié de "faillite intellectuelle" l'approche de Rumsfeld.

 

Ces propos d'anciens responsables militaires font suite à des commentaires, parus principalement dans la presse US, selon lesquels les forces britanniques ont échoué dans le sud de l'Irak et vont devoir fuir.

 

NB : Cross était le plus haut gradé britannique à s'occuper de la planification

 

Le général Cross, 59 ans, était le plus haut gradé britannique à s'occuper de la planification de l'après Saddam Hussein.

 

(Reuters)

 

02-09

 

 


6-16 « Faillite intellectuelle » 2eme.

 

Le général à la retraite Mike Jackson, commandant de l'armée britannique au moment de l'invasion en 2003, a estimé que la politique US en Irak était "en faillite intellectuelle", selon des extraits de son autobiographie publiés par le Daily Telegraph.

 

Pour les deux hommes(général Cross é Mike Jackson),  le principal responsable de cette mauvaise situation n'est autre que Donald Rumsfeld.

 

Selon Mike Jackson, M. Rumsfeld est "l'une des personnes les plus responsables de la situation actuelle en Irak".

 

"Dès le tout début nous étions très préoccupés par le manque de précisions du plan pour l'après-guerre et il n'y a aucun doute que Rumsfeld était au centre du processus", a-t-il indiqué, précisant lui avoir fait part de ses inquiétudes avant l'intervention.

 

(source AFP).


6-17 Bremer contredit Bush sur la dissolution de l'armée irakienne.

 

L'ancien administrateur américain pour l'Irak Bremer s'incrit en faux contre l'idée que Bush ignorait son intention de dissoudre l'armée irakienne…

 

Cette dissolution passe pour l'une des plus funestes erreurs américaines de l'après-Saddam Hussein. Elle a été prononcée le 23 mai 2003 par M. Bremer, chef de l'autorité provisoire ayant fait office de gouvernement en Irak d'avril 2003 à juin 2004.

 

Dans un entretien pour le livre "Dead Certain"(Bush) , qui devait paraître mardi, M. Bush semble laisser entendre qu'il a été pris par surprise par la décision de démanteler l'armée irakienne alors que le projet initial était de la maintenir.

 

Paul Bremer, noté comme l'un des grands responsables de la stratégie en Irak à dans une lettre transmise à M. Bush le 22 mai par l'intermédiaire du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, M. Bremer évoque les efforts pour purger l'administration irakienne des membres du parti Baas de Saddam Hussein. Il dit à M. Bush qu'il entend accompagner ces efforts d'une "mesure encore plus forte", la dissolution de l'armée irakienne.

 

 (AFP 2007 18h21)

 

04-09

 




8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net
8-1  Marianna Belenkaïa : Peut-on vendre des armes au Proche-Orient?

 

9 août 2007

 

Aux Etats-Unis, les débats sur le retrait des troupes d'Irak ont aujourd'hui cédé la place à ceux sur la légitimité de fournir des armes américaines parmi les plus modernes à l'Arabie Saoudite.

 

La France traverse une situation similaire, et les futures livraisons d'armements et d'un réacteur nucléaire à la Libye déchaînent les passions. Dans les deux cas, on invoque, d'une part, des bénéfices économiques et des avantages politiques, et de l'autre, la menace de voir proliférer des know-how nucléaires et les craintes que les armes ne tombent finalement entre les mains des terroristes.

 

A qui, en effet, est-on sûr de pouvoir vendre une telle marchandise? Et à quelles conditions? Ces questions n'ont rien perdu de leur actualité!

 

Les congressistes américains ont averti le président George W. Bush qu'au mois de septembre prochain, soit au retour de leurs vacances d'été, ils soumettraient à la Chambre des Représentants et au Sénat un projet de résolution spéciale de blocage, interdisant la vente de certains types d'armements aux Saoudiens. Ils ont avancé comme argument que "l'Arabie Saoudite ne se comportait pas en allié des Etats-Unis, car elle fournissait des activistes et des terroristes-kamikazes à la guerre en Irak et finançait des actes terroristes à travers le monde".

 

L'Arabie Saoudite est pourtant l'un des principaux partenaires de Washington dans le monde arabe. Or, les accusations formulées par les membres du Congrès américain à l'endroit des Saoudiens réitèrent pratiquement mot pour mot celles que Washington adresse aux "ennemis numéro un" des Etats-Unis, et de George W. Bush en personne, que sont la Syrie et l'Iran. Mais quelle est alors la différence entre ennemi et ami?

 

Il est vrai que des terroristes s'infiltrent en Irak depuis le territoire saoudien, comme c'est, soit dit au passage, le cas depuis la Syrie. Bien des activistes arrêtés en Irak sont porteurs de passeports saoudiens. Quoi qu'il en soit, cela ne signifie pas pour autant que les autorités d'Arabie Saoudite encouragent cette tendance. (Aucune preuve formelle non plus n'atteste un tel comportement de Damas). En revanche, les officiels saoudiens et syriens sont vivement intéressés à la répression du terrorisme.

 

Il n'en reste pas moins cependant que, tant en Arabie Saoudite qu'à travers l'ensemble du monde islamique, de nombreuses fondations privées emploient leurs ressources au soutien des extrémistes arborant le drapeau de l'islam. Depuis les attentats terroristes de 2001 aux Etats-Unis, les autorités des pays du Golfe pratiquent une politique très prudente à l'égard de ces fondations. Par ailleurs, elles ont globalement changé d'attitude face aux porteurs d'idées extrémistes de tout bord, dont elles sont souvent les premières à souffrir. N'oublions pas, non plus, que les extrémistes constituent un problème non seulement pour l'Arabie Saoudite, mais pour l'ensemble du monde musulman.

 

Mais cela signifie-t-il que l'on doit interdire complètement le commerce des armes au Proche-Orient?

 

Une déclaration du chef du Pentagone Robert Gates est sans doute très significative à cet égard. Selon le secrétaire américain à la Défense , si Washington n'épaule pas l'Arabie Saoudite et les autres régimes arabes modérés, ils pourront acheter des armes ailleurs, "y compris en Russie". La logique est très simple: au lieu de céder le marché aux autres, il vaut mieux contrôler soi-même les armes vendues, en collaborant, au besoin, avec les organisations internationales, telles que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

 

Mais Moscou suit également cette logique, coopérant avec la Syrie et l'Iran. Il va sans dire que des centaines d'arguments pourraient être invoqués pour expliquer la différence entre l'Arabie Saoudite et l'Iran, entre la Syrie et l'Irak, mais probablement ne retourneraient-ils pour la plupart que de la conjoncture politique. Tout le Proche-Orient, et bien plus encore, l'ensemble du monde musulman, est sur le même bateau. Aussi les armes, qu'elles soient livrées à l'Irak, à l'Arabie Saoudite, à l'Egypte, au Pakistan ou au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, peuvent-elles se retrouver un jour entre les mains des terroristes. Il en va de même pour les armes vendues à la Syrie et à l'Iran. Or, nul ne peut garantir que demain, dans un an ou deux, par exemple, des représentants de l'industrie de l'armement des Etats-Unis ou de l'Union européenne (UE) ne viendront pas s'installer dans ces pays, si la Russie s'en retire un jour.

 

C'est que l'impossible s'avère trop souvent possible. En effet, le leader libyen Mouammar Kadhafi - ennemi juré de l'Occident, qui l'a accusé sans ménagement d'organisation d'actes terroristes - embrasse le président français Nicolas Sarkozy et reçoit chez lui Tony Blair, quand il était encore premier ministre britannique. Qui plus est, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, estime tout à fait probable sa visite en Libye. Les plus grosses compagn

11/09/2007

fin n° 120 Jjournal de l'Afghanista 07-09

-2 L'Otan plaide pour la poursuite de l'engagement en Afghanistan du Canada. Les officiers supérieurs de l'Otan sont venus au Canada participer à une conférence du Comité militaire de l'Otan consacrée aux "opérations et aux capacités de l'Alliance, d'un point de vue stratégique à long terme". Le président du Comité militaire de l'Otan, le général Ray Henault, a appelé les pays de l'Alliance, dont le Canada, à poursuivre leur engagement en Afghanistan aussi longtemps que possible. "Nous rappelons à tous les pays que la mission (en Afghanistan) est une mission à long terme", a déclaré le général canadien à son arrivée à Ottawa en compagnie des chefs d'état major des pays membres de l'Alliance atlantique. "Nous encourageons tous les pays, comme le Canada entre autres, à essayer de continuer à fournir de l'assistance et des capacités opérationnelles à l'Afghanistan aussi longtemps et au niveau où (chaque) pays peut le faire", a déclaré le général Henault au cours d'un point de presse. "Nous avons la responsabilité de maintenir le cap (...), de rester aussi longtemps que possible pour remplir la tâche à laquelle nous nous sommes engagés", a-t-il ajouté. Le général a dans le même temps souligné que la décision d'opérer en Afghanistan revenait à chacun des pays et que l'Otan n'entendait pas s'immiscer dans les débats nationaux, notamment au Canada. "Mais nous espérons que le Canada trouvera le moyen de continuer à opérer en Afghanistan", a-t-il dit en exprimant le même souhait à propos des Pays-Bas. Des débats sont en cours au Canada et aux Pays-Bas sur une éventuelle prolongation des missions militaires de ces deux pays en Afghanistan. Ottawa a déployé un contingent de 2.500 soldats dans le sud de l'Afghanistan et un débat a lieu au Canada sur la poursuite de la mission qui a coûté la vie à 70 soldats canadiens depuis 2002. Deux partis d'opposition réclament que la mission ne soit pas prolongée au delà de son échéance prévue en février 2009, et un troisième réclame le rapatriement immédiat des troupes. Cette question jouera un rôle important lors d'un vote de confiance qui aura lieu le 16 octobre et pourrait mettre en cause la survie du gouvernement minoritaire de Stephen Harper. Les Pays-Bas doivent pour leur part décider très prochainement s'ils prolongeront ou non le mandat de leurs 1.500 soldats déployés en Afghanistan. Les chefs d'état-major devaient être reçus à dîner jeudi par la gouverneure générale Michaëlle Jean, avant de s'envoler vendredi pour Victoria, sur la côte pacifique canadienne, où ils auront deux jours de discussions et de séminaires. Les débats porteront sur les opérations, en particulier en Afghanistan, la priorité opérationnelle de l'Otan, mais aussi sur la stratégie à long terme. "Nous aurons des discussions sur les opérations en cours, mais l'accent sera mis sur les besoins stratégiques à long terme de l'Alliance", a indiqué le président du Comité militaire. La conférence de Victoria compte parmi les trois réunions annuelles des officiers supérieurs de l'organisation atlantique. Ils se réunissent deux foix par an à Bruxelles et une fois dans un pays hôte. Ces rencontres contribuent à l'établissement d'un consensus pour élaborer des recommandations à l'intention de l'organisme décisionnaire civil de l'Otan, le Conseil de l'Atlantique Nord. (Source : AFP)

07 septembre 2007 01h10

 

 


7-3 Le deal des USA : la libération contre la collaboration.

 

Un recueil de poésie en Anglais, intitulé « poèmes de Guantanamo », comprenant des poèmes, de Sami et de certains de ses co-détenus vient d’être publié, avec deux mois de retard. Dans ses poèmes, adressés particulièrement à son fils Mohamed, le cameraman d’Al Jazzera révèle que les américains lui ont offert de le libérer à condition qu’il espionne ses concitoyens. « Les geôliers, qui se meuvent avec une liberté totale dans ce vaste monde, jouent avec moi un nouveau jeu, dit-il à son fils. Ils me proposent de l’argent, un pays et la liberté. En contrepartie je dois espionner mes frères pour leur compte ». Sami dit avoir refusé la proposition, accusant l’administration américaine de terroriser les orphelins au quotidien et lui prédisant une punition divine. S’adressant a Bush, il lui dit : «  il faudrait que vous sachiez que le monde connaît l’imposteur arrogant. Quant à moi je ne peux me réfugier qu’auprès de Dieu ». Il poursuit : « j’ai la nostalgie de ma patrie et je suis triste de cette séparation.   Ce livre, édité par la maison d’édition d’une université américaine, comprend aussi des poèmes du détenu originaire du Bahrein, Jomâa Eddousari qui avait tenté de suicider 12 fois. Dans son poème, ce dernier dit notamment : prenez mon sang, la sueur de mon front, ma dépouille mortelle et photographiez la dans sa solitude. Envoyez la photo au monde, aux juges, aux hommes pourvus de conscience et de principes et aux justes…Appelez les à assumer face au monde la responsabilité d’une âme innocente ». Le Jordanien Oussama Abou Kheir, qui était chauffeur d’un camion-citerne à la municipalité d’Amman, avant de partir en Afghanistan d’où il a été enlevé, a lui aussi apporté sa contribution. Le recueil compte aussi des poèmes de 14 autres détenus dont des Yéménites, des Saoudiens, des Britanniques et des Pakistanais. L’idée de la publication de ce recueil de poèmes est venue après que Marc Valcov, l’avocat des détenus Yéménites, a reçu des poèmes de ses clients. Il s’est rendu compte par la suite qu’un certain nombre de ses confrères en recevaient aussi des leurs. Ainsi, il a réussi à obtenir les droits de publication ! Al Jazzera et autres sources 20 AOÜT 2007 http://www.aljazeera.net/NR/exeres/734373C7-7599-4520-B996-B2324115926A.htm/

 

Traduit de l’arabe par Ahmed Manai : Pour lire les lettres de Sami Elhadj à son fils et à son avocat : http://tunisitri.net/lette-appel/lettre14.htm/

 


 

7-4  Guantanamo

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 Victimes de mauvais traitements. Une soixantaine de détenus de Guantanamo pourraient être victimes de mauvais traitements s'ils étaient remis à leur pays d'origine, affirme jeudi l'ONG américaine Human rights watch (HRW). Environ 50 des 350 détenus de la base américaine de Cuba sont originaires de pays "connus pour des faits de torture" comme l'Algérie, la Chine , la Libye , la Tunisie ou l'Ouzbékistan, et refusent d'être reconduits vers ces pays par peur de mauvais traitements, affirme HRW. Neuf autres ressortissants de ces pays n'ont pas d'avocat ou n'ont pas pu le rencontrer, ajoute HRW. Selon l'ONG américaine, les assurances de respect des droits de l'Homme données par les Etats-Unis ou les pays d'origine ont été bafouées à plusieurs reprises. L'ONG dénonce en particulier les mauvais traitements subis par deux anciens détenus tunisiens de Guantanamo, Abdallah ben Amor et Lotfi Lagha. Détenus près de cinq ans à Guantanamo sans être inculpés, ils ont été remis aux autorités tunisiennes le 18 juin et sont toujours en prison actuellement. Les deux hommes affirment avoir été victimes de mauvais traitements de la part des autorités depuis leur retour et auraient dit à leurs proches qu'ils préféreraient être restés emprisonnés sur la base américaine. HRW demande aux Etats-Unis de mieux protéger les détenus et de leur offrir la possibilité de contester devant la justice leur transfert vers leur pays d'origine. AP 06-09  

 



8 Dossiers

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8-1 «On est plusieurs milliers dans la région. On n'a pas besoin d'aide extérieure. On est chez nous ». Rashid Shah : On connaît bien la zone. Ce qui nous permet de traverser la frontière malgré la surveillance des militaires. L'arrivée de l'armée en 2005 n'a rien changé. Si, une chose: les bavures des soldats ont poussé des jeunes à s'engager à nos côtés.» Rashid Shah* a le visage dissimulé sous un foulard rouge et blanc. Il porte une longue barbe et ses yeux bleus s'animent quand il évoque son combat. Celui des tribus du Waziristan, en guerre contre l'occupant américain, de l'autre côté de la frontière, en Afghanistan. «Ce sont nos cousins, nos frères. On a toujours habité de part et d'autre de la frontière. Pour nous, cette limite entre les deux pays n'existe pas. Et elle n'existera jamais. Rashid Shah est un chef taliban qui dirige une centaine de combattants. Arrivé à Peshawar, ce père de famille de trois enfants est accompagné par l'un de ses fidèles. «Mon garde du corps», indique-t-il. A Wana, capitale du Sud-Waziristan, l'homme est respecté. La population aide ces nouveaux djihadistes. Elle finance même leur combat. Impossible pour un journaliste étranger de se rendre en zone tribale. Au nombre de sept, trois d'entre elles font l'objet d'une attention particulière de l'armée pakistanaise, qui a déployé 90.000 soldats sur la frontière pour stopper les militants qui vont combattre les forces étrangères en Afghanistan. En 2005, l'armée a signé un accord de paix avec les militants dans le Sud-Waziristan. L'année suivante, un accord est signé dans le Nord-Waziristan. Depuis, selon l'OTAN, les passages de frontière ont été multipliés par 300! «Impossible de nous arrêter», affirme Rashid, sur un ton victorieux, avant d'ajouter: «On a des espions le long de la frontière, qui nous indiquent les sorties des Américains. On a aussi des espions à l'intérieur des bases militaires. Dès qu'une opération se prépare, on est au courant. Le plus souvent, on part alors immédiatement pour attaquer les convois.» A 35 ans, Rashid Shah a déjà derrière lui quinze ans d'entraînement et de guerre. Il raconte avoir combattu les soldats de Massoud, dans les années 1990, dans le nord de l'Afghanistan. Fin 2001, au moment de la chute du régime des talibans, il se trouvait à Kunduz, «avec les Arabes», se souvient-il. «On s'est battu jour et nuit. On savait que c'était ça ou la mort assurée. Les soldats de l'Alliance du Nord [ndlr: que commandait Massoud] nous en voulaient. Ils tuaient leurs prisonniers. Quand Kunduz est tombée, on est partis à Ghazni, puis à Kandahar. Mais la plupart des talibans ont préféré rentrer chez eux. Ils ont caché leurs armes et ont remis leurs vêtements de paysans. Ni vu ni connu. Juste le temps de se réorganiser. Mes hommes et moi, on est retournés au Waziristan. Et on a attendu quelques années avant de reprendre le combat.» Au printemps dernier, lorsque les talibans pakistanais ont chassé les combattants étrangers du Sud-Waziristan, Rashid était à leur côté: «Les Ouzbeks avaient pris trop de pouvoir. Ce n'était plus possible.» Il explique qu'ils n'ont pas besoin d'aide extérieure, même si certains sont partis se former en Irak, «en passant par l'Iran. C'est facile, avec les filières baloutches.» «Certains de mes hommes ont été formés aux attentats-suicides. Ça n'existait pas avant, mais désormais, il y a au Waziristan plusieurs centaines de combattants prêts à mourir pour notre cause. Quand il est temps, nous les envoyons de l'autre côté de la frontière.» Il ajoute, un peu nerveux: «Attention, si le président Musharraf revient sur ses engagements, alors on se battra contre lui. Certains ont déjà commencé. Vous croyez qu'ils venaient d'où les kamikazes qui se sont fait exploser au mois de juillet pour venger nos frères de la Mosquée rouge?» La Mosquée rouge, Rashid refuse de commenter cet événement dramatique qui a ensanglanté la capitale pakistanaise. Il dit juste: «Personne n'était extrémiste là-dedans. On n'a pas compris pourquoi le gouvernement a donné l'assaut. C'étaient des étudiants qui apprenaient le Coran. Un jour, ils seront vengés.» Le commandant sort un petit téléphone portable. Après avoir passé quelques coups de fil, il conclut: «On n'a pas besoin d'argent. On en a. La population finance directement notre effort de guerre. Et on reçoit aussi des subsides de pays comme l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis. Ils donnent de l'argent à nos écoles coraniques. Beaucoup d'argent. Ce qui nous permet d'acheter des armes. Ce qu'on veut, c'est libérer l'Afghanistan des Américains. Et ensuite, on libérera notre pays des gouvernements proaméricains, comme celui de Musharraf.» * Si Rashid Shah a accepté cette interview, c'est parce que l'interprète du reporter vient de la même région que lui. Ils se connaissent et se font confiance. L'entretien s'est déroulé dans un petit hôtel à Peshawar.
http://www.afghana.org/html/article.php?sid=2442...
8-2 Point de vue de Nathalie Petrowski : Je suis partie en vacances au son d'une marche militaire sur fond de défilé de fiers soldats.

 

Je suis partie en vacances au son d'une marche militaire sur fond de défilé de fiers soldats. Je reviens et c'est toujours la même marche militaire qui joue à la télé, un peu moins triomphalement il est vrai. Mais quoi qu'en pense Michael Fortier qui, encore lundi soir à la télé, déclarait qu'il n'y a pas de guerre en Afghanistan, la musique des chars d'assaut et des cercueils lourds de chagrin, ne trompe pas.
La guerre nous a définitivement envahis, agissant sur nos esprits alanguis par l'été comme un rouleau compresseur qui nivelle toute objection et écrase toute forme de critique.
La mort du soldat Longtin, l'explosion du véhicule où se trouvaient le journaliste Patrice Roy et son caméraman Charles Dubois de même que deux soldats et un interprète tués sur le coup, tous ces événements tragiques sont devenus l'occasion de louanger le courage de ceux qui perdent leur vie pour le bien de la population afghane, mais jamais de remettre en cause le bien fondé de la mission. Du moins pas à la télé. Surtout pas la télé française de Radio-Canada.
C'est ce que déplore une coalition d'associations pacifistes réunissant, entre autres, le groupe Échec à la guerre et les Artistes pour la paix. Ces derniers ont déposé le 2 septembre une plainte à la nouvelle ombudswoman Julie Miville-Dechêne pour dénoncer la couverture partisane de la guerre en Afghanistan à la télé française de Radio-Canada pendant les mois de juillet et d'août.
Fait intéressant et inusité, les auteurs de la plainte ne s'en prennent pas à un journaliste en particulier mais à l'ensemble de la direction de l'information de la télé française. Bref pour une fois, ce sont les patrons qui sont montrés du doigt et qui devront rendre des comptes.
En lisant cette plainte de plus de six pages, certaines choses que je n'avais pas vues ni comprises sont devenues claires. Comme le malaise coupable que je ressentais chaque fois que je regardais un topo sur l'Afghanistan. (Eh oui, même en vacances à la campagne, je regarde les nouvelles.)
Le malaise était en partie dû au fait que j'étais confusément contre cette mission mais que mon point de vue (et celui d'une majorité de Québécois) n'était jamais exprimé ou reflété dans les bulletins.
Les auteurs de la plainte mettent cela sur le compte de plusieurs facteurs. D'abord un angle de traitement de l'information qui est avant tout tactico-militaire. Or, la reprise d'une montagne ou d'un pont fait peut-être de superbes et sensationnelles images mais cela reste de la cuisine militaire qui nous concerne moyennement.
L'important ce sont les enjeux géopolitiques de cette guerre; le rôle du Pakistan, les négociations secrètes de Karzaï avec les talibans, les réels objectifs visés par le Canada par cette mission, etc. Or, selon les auteurs de la plainte, la géopolitique a complètement été évacuée des bulletins.
Autre source de frustration: le recours par la télé française à des analystes qui ont tous un lien ou un autre avec l'armée, soit à titre de militaires à la retraite ou de prof du Collège militaire de Saint-Jean.
Ce manque de distance critique se poursuit, selon les auteurs, sur le terrain où les journalistes utilisent les ressources des Forces canadiennes, ce qui crée une proximité qui, à la longue, sape l'objectivité. Et pour cause. Qui est assez fou pour aller critiquer le travail de celui qui le protège contre les bombes pourries des talibans?
Les auteurs de la plainte ont été assez charitables pour ne pas mentionner le barbecue, les tours d'hélicoptère et le traitement VIP que s'est fait offrir Bernard Derome par l'armée, mais bon, on a compris le message.
Ils déplorent aussi qu'en juillet et août, Radio-Canada a couvert mur à mur le départ des troupes, le retour du premier cercueil, les funérailles des soldats tués au combat, des moments certes empreints d'émotion, mais qui finissaient par nous convaincre que non seulement cette mission allait de soi, mais qu'elle était juste et noble.
Pour être franche, j'ai l'impression d'avoir appris plus sur la mission en Afghanistan en lisant la plainte des Artistes pour la paix et du groupe Échec à la guerre qu'en regardant la télé de Radio-Canada ces deux derniers mois.
Heureusement, la télé publique s'est rattrapée lundi soir en diffusant Mission Kandahar de Jean-François Lépine, un reportage d'une heure sur la mission afghane, clair, instructif et passablement critique.
Évidemment, diffuser cela un soir de retour de fête du Travail, alors que les gens ont l'esprit ailleurs, c'est noyer le poisson. Mais à ce stade-ci d'une guerre qui selon Michael Fortier n'existe pas, mieux vaut un poisson noyé que le disque usé d'un ministre qui nie la réalité
Nathalie Petrowski

 

La Presse  

 


8-3 La chronique de Gilles Delafon : Afghanistan …Une guerre à ne pas perdre. Sans images, le conflit en Afghanistan n'en demeure pas moins une vraie guerre. De plus en plus violente. Près de 4 000 talibans ont ainsi été tués depuis le début de l'année par les forces de sécurité afghane, appuyées par les soldats de l'Otan. Ces derniers essuient d'ailleurs de lourdes pertes, forcément plus discrètes.
Les batailles prenant de l'ampleur dans le Sud, l'Otan demande régulièrement à ses vingt-six membres de lui fournir des renforts. Sans grand succès. George W. Bush le répétera encore mardi à Sydney à ses partenaires asiatiques, lors du forum de l'Apec. Hôte du sommet, l'Australie a, en effet, près de 800 hommes en Afghanistan, et l'opposition y fait pression pour leur retrait.
Dans le même temps, les 2.500 Canadiens ont, eux, déjà perdu plus d'une soixantaine d'hommes. Quant aux 1 500 Néerlandais, leur Parlement doit se pencher prochainement sur un possible retrait début 2008. Pour l'heure, seuls les Britanniques devraient augmenter leur contingent, fort de 7 000 hommes, en transférant en Afghanistan les 5 500 militaires sur le point de se retirer d'Irak.
Les Français aussi puisque 150 soldats devraient aller grossir les rangs des 1 000 militaires déjà présents à Kaboul. Ces derniers ne sont, certes, pas directement engagés dans les combats, mais les six avions de combat Mirage 2000 basés au Tadjikistan le seront plus encore. Leur redéploiement directement sur le sol afghan, à Kandahar, est programmé.
Cette guerre-là reste stratégiquement fondée. Elle est d'ailleurs toujours soutenue par l'ONU. A l'époque, l'attaque contre le régime islamiste des talibans devait aussi mettre en déroute les terroristes d'Al-Qaïda. Or six ans après les attentats du 11-Septembre, Ben Laden et Zawahiri demeurent introuvables. Probablement cachés dans les zones tribales d'un Pakistan douteux, désormais au bord de l'implosion.
Aussi, l'inévitable désengagement américain d'Irak ne fera que le souligner un peu plus: l'Afghanistan reste la guerre à ne pas perdre.

 

 



9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  9-1 Lisa Karpova : Les « valeurs » occidentales. ​​​​Il a été suggéré par quelques occidentaux hautains et arrogants que la Russie devrait adhérer aux « valeurs occidentales » ou les adopter. Quelles sont exactement les valeurs occidentales ? Jetons un bon coup d'œil. Depuis 1961, plus de huit millions de personnes du tiers monde sont mortes directement aux mains des militaires US ou indirectement par l'intermédiaire des régimes soutenus et financés par les USA.

​​​​Source : Casualties in the Third World: Loss of life caused by American invasions or by US-backed and funded regimes since 1960 (Victimes du Tiers Monde : Nombreuses victimes dues aux invasions US ou aux régimes soutenus et financés par eux depuis 1960).

​​​​Plus tôt dans l'histoire colonialiste impérialiste, autour de 10 millions de Congolais sont morts à cause du travail forcé Belge et de massacres de masse au début du 20ème siècle. Des dizaines de millions ont péri dans des famines évitables ou imposés en Inde sous le règne britanniques. Jusqu'à un million d'Algériens sont morts dans la guerre pour leur indépendance. Beaucoup plus d'exemples du colonialisme brutal et meurtrier peuvent être cités. ​​​​Les USA en sont venus à se voir eux-mêmes en sauveur du monde et arbitre suprême du futur de toute nation. Les nations non préparées à se plier à leur volonté sont classées « États voyous, » menacées de cruelles sanctions inhumaines et en fin de compte la force brutale meurtrière est utilisée. À peine entrés dans le 21ème siècle, nous trouvons maintenant la planète revenue un siècle avant avec des pratiques impérialistes non dissimulées, tout au nom de quelques valeurs morales occidentales présumées. ​​​​La résistance irakienne a démontré que les gens de différentes ethnies et cultures ne veulent pas être gouvernés ou dictés par une puissance étrangère depuis l'autre côté du monde. Dans l'intervalle, la révélation du comportement criminel largement répandu des troupes étasuniennes et britanniques est une triste illustration du fait que les prétendues valeurs morales occidentales sont une farce totale et une mascarade, et que la prêche occidentale n'est rien de moins qu'hypocrisie et duplicité absolues. ​​​​Quand le Mur de Berlin est tombé vers la fin des années 80, en Europe de l'Est certains y ont pensée comme à un événement à célébrer. Les États-Unis ont envahi et bombardé le Panama seulement quelques semaines après que le Mur de Berlin soit tombé. Simultanément les USA intervenaient aussi dans les élections au Nicaragua pour vaincre les sandinistes. Quand l'Albanie et la Bulgarie ont élu des gouvernements non acceptables pour Washington, Washington est juste intervenu et a renversé ces gouvernements. Bientôt est venu le bombardement du peuple en Irak pendant 40 jours horribles et impitoyables sans raison valable ou honnête. Les USA étaient bientôt près d'attaquer encore la Somalie pour davantage de bombardements, de mutilations et de massacres. Ensuite est venu le démantèlement de la Yougoslavie. ​​​​L'empire a bombardé le peuple en Yougoslavie pendant 78 jours et nuits. Encore, sans raison valable ni honnête. Puis nous avons l'Afghanistan. Selon toute vraisemblance, ils ont maintenant tué plus de civils innocents dans cet infortuné pays qu'il y a eu de morts le 11 septembre, avec davantage à venir car les gens continuent à mourir des blessures des bombardements, des bombes à fragmentation, des mines, et de la toxicité de l'uranium appauvri qui continuera à dévaster l'environnement et les futures générations encore à naître. Après toutes ces années, ils insistent toujours pour garder leur domination sur Cuba. Ce n'est qu'une liste incomplète ! ​​​​Le président Bush a ramené les États-Unis aux jours sombres archaïques du tournant du siècle dernier et il rentrera probablement dans les annales comme l'un des pires présidents US de l'histoire. Les fonctionnaires de l'administration Bush n'ont aucune compréhension de l'histoire ni des régions et des peuples qu'ils cherchent à dominer et à piller. En dépit du record de sa basse cote de popularité, le président Bush a vacciné les étasuniens contre toute idée que leur pays était engagé dans l'impérialisme. Mais ceux à l'extérieur de son règne de désinformation considèrent ses actions pour exactement ce qu'elles sont : de l'impérialisme. Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont toujours proclamé les mobiles les plus élevés en cherchant à dominer les autres peuples. Cependant, l'impérialisme n'a jamais donné naissance à la démocratie, mais plutôt à des guerres sans fin conduites avec une sauvagerie qui révèle la fausseté absolue de l'engagement US dans la civilisation occidentale ou dans la démocratie. La mentalité impériale considère le peuple qu'elle cherche à civiliser ou à démocratiser comme inférieur et cela mène en fin de compte à des atrocités innombrables et incessantes contre ces infortunés peuples. ​​​​Extrêmement plein de suffisance, Tony Blair a été cité disant, « Et ce n'est pas juste pour la sécurité ou la tactique militaire -- c'est au sujet des cœurs et des esprits. C'est pour l'inspiration des peuples, les persuader, leur montrer ce que nos valeurs signifient de meilleurs. Et pour juste présenter en ces termes appuyés à quel point nous devons le faire. » ​​​​Après 1945, l'ouest a décidé d'adopter des méthodes fascistes. Nuremberg a seulement puni un petit nombre de coupables, la plupart des criminels de guerre nazis ayant fini libre avec l'aide des USA. En 1946, plus de 1.000 scientifiques nazis ont été secrètement amenés aux USA. Les criminels de guerre nazis sont devenus architectes de la politique US chez eux et à l'étranger. Les mœurs et les valeurs se sont rapidement détériorées en Occident au bout de plusieurs décennies pendant que la révolution technologique et la société progressaient. Dans les sociétés occidentales, seul le point de vue admis du corporatif élitiste a accès à la diffusion médiatique, à l'industrie de publication ou aux facultés des universités. Les valeurs occidentales sont colportées comme supérieures à toutes autres. Pourquoi ? ​​​​Nous avons là quelques exemples plus récents des valeurs occidentales : ​​​​Un marine étasunien s'est exclamé fiévreusement, « C'est le rêve pour un tireur embusqué (sniper), vous pouvez aller n'importe où et il y a tant de manières de tirer sur l'ennemi sans qu'il sache où vous êtes. » ​​​​« Parfois un type tombera, et je le laisserai crier un peu pour détruire le moral de ses copains. Ensuite j'userai d'un deuxième coup de feu. » ​​​​« Éliminer un mauvais type, » explique-t-il, « c'est un incomparable bouffée d'adrénaline. » Il se vante d'avoir « 24 mises à mort confirmées. » ​​​​Il y a le cas de l'Armée Privée de Matt Guckenheimer, juste revenue après une virée de service en Afghanistan qui a révélé ce qui était censé être un ordre secret de ses supérieurs. « Il nous a été dit qu'il n'y avait aucune force amie, » a dit Guckenheimer. « Quiconque se trouvant là, est un ennemi. Il nous a été dit précisément que, s'il y avait des femmes et des enfants, de les tuer. » Il a été dit spécifiquement à des soldats étasuniens de tuer les femmes et les enfants sur ordres explicites de leurs supérieurs. ​​​​Un film pris à domicile en secret depuis un toit à Bassora dans le sud de l'Irak montre des soldats britanniques traînant quatre jeunes adolescents irakiens dans la base de leur armée après une émeute et les battant avec des bâtons, puis les boxant et leur donnant des coups de pied à plusieurs reprises sur le corps, la tête et entre les jambes. En l'espace d'une minute, les quatre adolescents qui n'avaient même pas de chaussures ont été roués par environ 42 coups. Un soldat a été vu donnant un coup de pied dans le visage d'un Irakien mort. Peut être que le cameraman non identifié entendait rire ses collègues et qu'il les poussait avec des vulgarités. Les britanniques sur le film chez eux sont exactement comme les tortionnaires des détenus tout feu tout flamme et excités, comme étaient les soldats à Abu Ghraib. Naturellement les abus pervertis et déviants d'Abu Ghraib et de Guantanamo sont déjà légendaires. ​​​​« Ils combattent pour notre liberté. » Aucun crime n'est trop inconcevable ni trop grand, à ce qu'il semble, pour assurer la « liberté » étasunienne et les valeurs occidentales. Les impérialistes sont voués à obtenir le contrôle et la domination des ressources et des marchés du monde. Tous les peuples du monde aimant la liberté doivent lutter pour vaincre l'impérialisme, et donner leur soutien à toutes ces nations et ces peuples qui résistent à l'empire, et faire échouer la plus brutale puissance militaire du monde. Les peuples aimant la liberté doivent être instruits et éclairées sur qui sont leurs ennemis : ceux qui envoient les travailleurs tuer ou se faire tuer pour cet empire tellement insatiable, un empire dans lequel ils n'ont absolument aucun intérêt, un empire qui abuse d'eux, les réprime et les garde sous domination dans une illusion vide, un empire qui ne réussit pas à leur fournir les besoins et les droits élémentaires des êtres humains uniquement pour l'avantage et l'enrichissement des élitistes des sociétés. ​​​​Avec une politique d'adhésion au droit international, de dialogue et de discussion amicaux et honnêtes, la Russie peut à coup sûr rejeter les valeurs occidentales en faveur de celles du peuple Russe que possède déjà la nation et qu'elle développera car elles se verront adaptées au futur de la Russie et de tous les peuples de partout aimant la liberté. La Russie peut bien le faire sans la brutalité débridée inhumaine inhérente aux valeurs occidentales. Puisant dans l'héritage de courage, d'héroïsme, de patriotisme et de sacrifice durant la Grande Guerre Patriote, et dans les prodiges technologiques et la supériorité du programme spatial russe, tout est possible pour assurer un futur brillant à la Russie. Lisa Karpova

La Pravda, par le 2 septembre 2007
Original :
http://english.pravda.ru/opinion/columnists/96606-0/

ALTER INFO
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info

 

Mardi 04 Septembre 2007

 



10-0 Annexe
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
10-1 Provinces Afghanes

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Suite n° 120 Jjournal de l'Afghanista 07-09

Province de Ghanzi (centre de l’Afghanistan) 03-08 Le chef de la police de la province le général Ali Shah Ahmadzaï, a annoncé samedi la mort de dix-huit résistants dans des combats qui se sont déroulés vendredi soir. L’opération a été menée par la police afghane et les forces étrangères pour déjouer une attaque de la résistance, a expliqué le chef de la police provinciale. Nb : Cette information n’a pu être confirmé de source indépendante et la résistance a démenti avoir eu autant de pertes. Avec AP 31-08 Vendredi, des inconnus ont abattu Nourôllah, un ancien commandant dans le district de Qarabagh. Un porte-parole a revendiqué l’exécution, affirmant que Nourôllah espionnait pour le compte des forces étrangères et du gouvernement afghan.

Avec Pajhwok

01-09  La coalition a annoncé avoir tué "plusieurs résistants" et en avoir arrêté d'autres, sans en préciser le nombre, pour avoir facilité "les mouvements de combattants étrangers".

 

AFP 04-09 Des combats ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi dans le district de Qarabagh. L'armée afghane et les forces internationales en Afghanistan signalent : "Nous avons tué 16 ennemis dont le commandant qui est l'un des personnages-clés de l'enlèvement des Sud-Coréens", a expliqué Alishah Ahmadzaï, chef de la police de la province. PS : La coalition internationale dirigée par les Américains, qui soutient dans ses opérations l'armée afghane, s'est contentée de confirmer la mort de "plusieurs" insurgés dans cette bataille. (AFP)

05-09

La coalition internationale dirigée par les Etats-Unis a annoncé mercredi que de nouveaux affrontements avaient éclaté dans la province Les soldats de la coalition attaqués ont "riposté avec des armes de précision, tuant plusieurs résistants et provoquant d'importants dommages à leurs bases", a précisé la coalition. Il n'a pas été possible de vérifier ces bilans de sources indépendantes. Un porte-parole des talibans, Youssouf Ahmadi, a confirmé les combats mais affirmé que les victimes étaient des civils. (AFP 18h53)

 


Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan)
27-08 Des combats ont éclaté lundi à l’est de Moussa-Qala, région contrôlée depuis près d’un an par la résistance. Les résistants ont attaqué une patrouille afghano-américaine à l’aide de mitrailleuses et de lance-roquettes, a annoncé la coalition dans un communiqué. Trois résistants qui se trouvait dans un bunker voisin ont été tués dans les combats.

Avec AFP et AP

30-08 Brother,  responsable militaire de la résistance, a été tué dans un raid aérien dirigé par les Etats-Unis dans la province de Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, annonce le ministère afghan de la Défense. ( l'annonce du ministère de la Défense n'a pu être vérifiée de façon indépendante.)

 

Toutefois, l'information a été démentie par un responsable de la résistance : Qari Mohammad Bashir, qui a parlé de "mensonge intégral de la part du gouvernement". Le raid a d'abord été lancé par l'armée afghane, lorsqu'un de ses convois a été pris en embuscade. L'armée américaine, appelée en renfort, a lancé une attaque aérienne.

(Reuters&AIP)

01-09 Des policiers afghans et des soldats de la coalition internationale patrouillaient lorsque les résistants ont lancé une attaque, en faisant notamment usage de lance-grenades. Dans les affrontements qui ont suivi, 20 polisiers ont été tués, selon le communiqué qui précise qu'aucun soldat étranger n'ont été blessés…. AP

01-09

Une patrouille de la police afghane et de la coalition internationale a été attaquée au mortier, au lance-roquettes et à l’arme légère dans le district de Moussa Qala, a annoncé samedi la coalition dans un communiqué.

Dans les combats qui ont suivi, une vingtaine de résistants a été tués, précise le texte. L’incident s’est produit dans le district de Moussa Qala, région contrôlée par la résistance depuis près d’un an. Avec AP 01-09 Les forces internationales ont annoncé avoir vaincu conjointement avec les troupes afghanes deux embuscades tendues à quelques heures d'intervalles et en deux endroits différents par les résistants dans le secteur de Musa Qala, considéré comme une de leurs place-forte. Lors d'une première attaque vendredi, "des résistants ont été tués", indique un communiqué, bien que les résistants avaient fait usage de canons, mortiers et lance-grenades depuis plusieurs positions situées en zones habitées. Les forces de coalition ont annoncé avoir fait appel à un soutien aérien, tant pour se défendre de cette première embuscade que pour la seconde lancée quelques heures plus tard samedi qui ont eu sept tués,(résistants ?) selon la coalition qui ne déplore aucune perte.(…) AFP

05-09

Mercredi matin deux policiers ont tués par l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dans la province d'Helmand (sud). (AFP 18h53)

 


Province de Kandahar (sud) 
28-08

Des combats ont commencé mardi matin et ont duré jusque tard dans la nuit, dans la province au cours desquels l'aviation a détruit plusieurs positions a annoncé la coalition dirigée par les Etats-Unis.

Kandahar, capitale de la province du même nom, est une place forte de la résistance.

(AFP 21h25)

02-09 Des troupes afghanes et étrangères dirigées par les Etats-Unis ont attaqué dimanche à l'aube une base de résistants près de la ville de Kandahar et ont tués de nombreux résistants selon la coalition internationale, la police afghane annonçant pour sa part 120 morts…. L'attaque a été menée contre une base située à 17 km au sud-ouest de Kandahar, à la suite d'informations indiquant que les talibans tentaient à partir de là de reprendre le contrôle d'une zone qu'ils ont perdue l'an dernier, selon la même source. En pénétrant dans la base, les soldats ont été accueillis par un déluge de feu a ajouté la coalition. Un soutien aérien appelé en renfort a fait de nombreuses victimes. Cette base aurait permis le lancement de plusieurs attaques contre la Route n°1 toute proche, reliant Kandahar à la ville de Herat, dans l'ouest. (AFP 18h15- Reuters)

02-09

Plus au nord, 25 résistants ont été tués dans d'autres combats, dans le district d'Arghandab voisin de Kandahar, a affirmé M. Saqeb. Ces affrontements semblent correspondre à ceux décrit par la coalition internationale qui a quant à elle dénombré une demi-douzaine de morts. La plupart des combats ont lieu dans des zones reculées où il est impossible de vérifier de façon indépendante la véracité de bilans divergents.  (AFP 18h15) 04-08 Le ministère de la guerre afghane  a annoncé la mort samedi de trois soldats dans l’explosion d’un engin piégé improvisé au passage de leur véhicule sur une route du district de Panjwayi, au sud-ouest de la ville de Kandahâr. Deux autres soldats ont également été blessés. Avec Pajhwok 05-09 Des affrontements quasi-quotidiens ont lieu depuis une semaine à Shah Wali Kot, où les résistants semblent s'être récemment regroupés. Mercredi, plus de 150 résistants armés de roquettes et de mitraillettes lourdes ont attaqué les forces internationales, a annoncé la coalition internationale..

(ats -10:33)

05-09

Des résistants ont tendu une embuscade à une patrouille de la coalition dans des villages du district de Shah Wali Kot, explique l'armée dans un communiqué.

 

 Plus d'une douzaine de résistants ont été tués, a précisé la coalition.
Les résistants n'ont pas pu être contactés dans l'immédiat, et le bilan ainsi que le déroulement des combats n'ont pas pu être confirmés auprès d'une source indépendante.
(Reuters)

 

 


Province de Kunar (est de l'Afghanistan)
03-09
Dimanche soir, six membres d’une milice tribale qui combat les résistants aux côtés des soldats de la coalition internationale ont été tués dans l’explosion d’une mine, ont annoncé les autorités locales. Quatre autres miliciens ont été blessés par l’explosion.
Avec AFP

 


Province de Koundouz,
04-09 Deux policiers ont été tués mardi matin à Koundouz, chef-lieu de la province éponyme, au nord-est de l’Afghanistan. Un volontaire de la mort c’est  fait exploser lalors qu’il venait d’être arrêté par deux policiers devant un arrêt de bus. Trois autres policiers ont été blessés.

 


Province de Logar,(sud de Kaboul)
31-08 Deux résistants et deux civils ont été tués lors d’un mariage dans le village de Zarghoun Shah, situé dans le district de Mohammad Agha, ont annoncé vendredi les autorités locales. Avec Pajhwok

 


Province de Nangarhar(orientale)
28-08

Mardi, quatre soldats de l’armée nationale afghane ont été tués et trois autres blessés dans le district de Khogiani. Ils ont été attaqués alors qu’ils effectuaient une patrouille en compagnie de soldats de la Force internationale.

Avec Pajhwok

 

 

 


Province de Nouristan (Nord-Est du pays,)
31-08 Les forces de sécurité afghanes et des militaires de la coalition internationale sous commandement américain ont effectué des raids vendredi soir dans trois villages de la vallée de Pitigal, une région frontalière avec le Pakistan.

 

Plus de 15 résistants ont été tués à seulement six kilomètres de la frontière.

Nb : Cette information n’a pu être confirmé de source indépendante.

AP

01-08 À Musa Qala, les forces afghanes ont appelé samedi en renfort l'aviation de la coalition après avoir été victimes d'une attaque. Le pilonnage de "positions ennemies connues" a fait sept morts parmi les résistants, (ou civils…) selon le communiqué de la coalition. AP

Province d'Oruzgan (sud de l'Afghanistan)
 04-09 "Deux tentatives d'embuscades par des résistants ont échoué le 4 septembre car les Forces nationales de sécurité afghanes, conseillées par les forces de la coalition, ont repoussé et tué plus d'une douzaine de combattants ennemis ont été tués", dit le communiqué militaire US. La résistance avait attaqué un poste d'observation situé près d'une base de la coalition dans la province d'Uruzgan, ajoute-t-il. Un porte-parole a démenti que la résistance ait subi des pertes.

(Reuters)

05-08 Dans la nuit de mardi à mercredi, des combats ont opposé les soldats afghans et de la coalition internationale aux résistants. Dix résistants ont été tués dans les attaques, affirme le communiqué. Avec Reuters  

 


Province de Paktikâ (sud-est)
30-08 La ville de Sharan, chef-lieu de la province a été la cible jeudi d’une importante attaque ont annoncé vendredi les responsables locaux. Les résistants ont pris d’assaut le centre administratif, les combats ont duré quatre heures. Cinq rpoliciers ont été tués et deux autres ont été blessés. Le centre administratif et le commissariat central ont été partiellement endommagés durant les affrontements. Avec Pajhwok
03-09 Six policiers sont morts lundi soir dans une attaque kamikaze a annoncé le gouverneur de la province, le Docteur Mohammad Akram Khpalwak. Le volontaire de la mort a déclenché la charge explosive qu’il portait sur lui au passage du convoi du chef de la sécurité dans le district de Yahyakhel. .

Avec Deutsche Presse-Agentur, AIP et Reuters

05-08

Quatre civils et deux soldats afghans ont été tués mercredi, a déclaré le gouverneur de la province, le Dr Akram Khpelwak. Il a précisé que le kamikaze s’est fait exploser à proximité d’un groupe de soldats en train de faire des achats.

Reuters

 


Province de Zaboul (sud-est)
02-09 Dimanche, un convoi de cinquante camions transportant de la logistique entre les bases aériennes de Bagram, au nord de Kaboul, et de Kandahâr, au sud du pays, a été attaqué. Au moins seize camions ont été détruits, ont rapporté des témoins et des policiers afghans.

Avec AFP



Enlèvement
25-08 Lundi soir, des inconnus ont enlevé le mawlawi Mirza Mohammad, chef du district de Kharwar, dans la province du Logar, au sud-est de Kaboul, alors qu’il rentrait chez lui après sa journée de travail. Son chauffeur a également été kidnappé, selon le gouverneur de la province, Abdoullah Wardak.

Avec Pajhwok

30-08

Les 19 Sud-Coréens ont été libérés, après un accord conclu entre leurs ravisseurs et une délégation venue de Séoul.

Afp

04-09 Le ministère du développement rural a annoncé mardi que deux de ses employés ont été kidnappés lundi dans la province de Nimrouz, frontalière de l’Iran.. L’enlèvement s’est produit dans le district de Khash Roud, au nord de la province. Avec Reuters et AIP

 

 
07-09 Les autorités de la province de Paktia ont annoncé jeudi la disparition de douze démineurs afghans. Selon le chef de la police provinciale, ils circulaient à bord de deux voitures lorsqu’ils ont été arrêtés par des résistants qui les ont enlevés. Le directeur de l’agence qui les emploie, l’ Afghan Technical Consultants, a précisé que l’équipe comprenait huit démineurs, deux docteurs et deux chauffeurs.. Avec BBC et VOA

 



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "
 

Civils tués                                                     : ? +  3.346

Civils blessés                                                : ? +  1.950 (chiffres trop bas)

 

 

 

Résistances afghans tués :                           : ?  +  2.431

Résistances afghans blessés                         :?  +  1.538(chiffres trop bas)

 

Résistances afghans arretés :                        : ?  +  1.100


Militaires et milice privés occupante tués         :         951

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?  +  1044 (chiffre invraisemblablement bas...)

 

Suicides                                                         : ?  +  20

 

CIA tués :                                                       :          4

 


 

Soldats /policiers gouvernementautués               : ? + 3.417

Soldats gouvernementaux blessés                     : ? + 3.556 (chiffre trop bas)

 

Mercenaires / collabo   tués                                :        867

Mercenaires / collabo   blessés                           :? +  441 (chiffre trop bas

Collaborateurs disparus                                     :  ? +  13

 

Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.

 



6 Médias
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
Marc 6-1 Agnes Gaudet : Mission impossible ou indispensable? La guerre en Afghanistan et la couverture des journalistes québécois divisent le monde des médias. Denise Bombardier accuse les médias de faire du show-business. Jean Lapierre s'estime de son côté content que les médias du Québec soient présents et Claude Charron trouve la couverture journalistique adéquate et qu'il est possible avec l'information actuelle de se faire une opinion sur les grands enjeux de cette guerre. «Ce n'est pas du journalisme qu'on fait en Afghanistan, mais du show-business, lance la fougueuse Denise Bombardier. Bernard Derome n'est pas là pour faire de l'information. Il est là pour faire des cotes d'écoute!» L'éditorialiste du TVA 22 heures ne mâche pas ses mots, persuadée que les médias ne traitent pas des vrais enjeux. «Je le dis parce que je le pense, martèle-t-elle. Les journalistes font leurs reportages à l'intérieur de la base, avec les soldats. Ce n'est pas comme ça qu'on voit un pays.» Selon Jean Lapierre, le Canada est arrivé en Afghanistan dans un moment malheureux et il est important maintenant de connaître le pendant de cette mission-là. «J'espère que je vais le sentir (dans les reportages), dit-il. On a besoin de savoir qu'on fait du bien, besoin de savoir qu'on aide le vrai monde.» Quant à lui, Claude Charron croit que le volet d'information qu'il appelle le «daily life, la vie quotidienne de la mission du soldat et de la soldate», est absolument nécessaire, d'autant plus que les nôtres sont au front. Il a besoin de savoir. Mission impossible «À moins d'être un pigiste casse-cou, sur le terrain, prêt à mourir pour son travail, comme cette fille de la télé française à Bagdad, la couverture est biaisée. Un journaliste ne peut pas être neutre sur le terrain en Afghanistan, parce que sans l'armée, il ne peut pas assurer sa propre sécurité», renchérit Denise Bombardier. «Quand René Lévesque couvrait la guerre de Corée, poursuit-elle, il a joint l'armée américaine et portait l'uniforme américain.» Pour ce qui est de la présence de notre armée en Afghanistan, Denise Bombardier est contre: «On n'a pas d'affaire là. Ce n'est pas notre place», tranche-t-elle. «Quand on a vu le sort réservé aux femmes par les talibans, on a hurlé. On voulait être là. Mais le problème, c'est que l'armée ce n'est pas une ONG (Organisme non gouvernemental) et que notre société ne croit plus qu'on doive mourir pour une cause.» Savoir qu'on fait du bien Jean Lapierre, qui anime Larocque/ Lapierre tous les dimanches à TVA, s'estime de son côté content que les médias du Québec soient présents en Afghanistan. «Pas juste pour nous donner le décompte des morts, spécifie-t-il, mais pour nous expliquer ce qu'on fait là.» Quant à la présence de l'armée canadienne en sol afghan, M. Lapierre, ex-lieutenant politique de Paul Martin qui a approuvé les premiers déplacements de l'armée canadienne en Afghanistan, croit qu'on n'a pas le droit de se laisser distraire par le débat politique au point d'en oublier le courage des soldats, «plus courageux que nous», qui exécutent les ordres en notre nom. «Ça prend beaucoup d'appui et de fierté, dit-il, pour qu'ils continuent de croire qu'ils font quelque chose d'utile. Moi, je n'aurais pas eu le courage d'aller dans l'armée.» L'opinion du peuple afghan Claude Charron estime qu'il est possible avec l'information actuelle de se faire une opinion sur «l'ingagnabilité» de notre mission là-bas. «Je suis navré pour Patrice (Roy) et son caméraman. Quant à Richard (Latendresse), j'espère qu'il sera doublement prudent, maintenant qu'on sait que c'est mission impossible. Mais il faut qu'il soit là.» Ce qui manque à la couverture actuelle est, selon M. Charron, le «produit afghan». «Je sais que c'est difficile à cause de la culture et de la langue. On est à des années-lumière des Afghans. Mais j'aimerais savoir ce qu'ils pensent de notre présence chez eux. Est-ce qu'ils nous voient comme des adversaires, des chrétiens qui viennent se mêler de leur vie?» «Il me semble que ce serait possible pour un journaliste, un photographe et un interprète de se lancer dans un village afghan pour poser des questions, ajoute M. Charron. Mais c'est trop dangereux, trop risqué. Ils ne seraient pas sûrs de revenir vivants. Ça me manque pourtant comme information. Mais encore là, dans ce village, le chef voudrait contrôler l'information et proposer sa version des faits.» Quant à son opinion sur notre participation à cette guerre, Claude Charron l'a déjà énoncée à TVA récemment. Il offre son support indéfectible aux soldats et à leurs familles, mais estime que c'est une guerre «pas gagnable» et une «mission irréalisable». Il sait que chaque vie humaine perdue d'ici 2009 nous fera paraître cette mission de plus en plus inutile. «Mais se retirer maintenant serait un déshonneur.» AGNÈS GAUDET
Le Journal de Montréal

02-09-2007


6-2 Libération prochaine du cameraman d’Al Jazzera, Sami El Hadj, détenu à Guantanamo depuis 2001.
20-08
Selon le ministre soudanais de la justice, la libération du cameraman de la Chaîne Al Jazzera, Sami El Hadj, détenu à la base de Guantanamo depuis fin 2001, est attendue pour les prochaines semaines. Le ministre soudanais a déclaré que son pays a accepté de s’assurer auprès de Sami El Hadj qu’il n’avait pas commis ni ne commettrait « des actes terroristes », mais il a démenti que les américains aient conditionné cette libération par l’engagement du Soudan à interdire à Sami de quitter le pays. Clive Stafford-Smith, l’avocat Britannique de Sami précise : « il est urgent qu’une décision soit prise parce que Sami est en grève de la faim depuis plus de 200 jours, estimant d’autre part, qu’interdire à son client de quitter le Soudan est illégal parce que l’intéressé travaille au Qatar ». Sami Elhadj avait été arrêté au mois de décembre 2001 à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistan au cours de sa mission pour la Chaîne Al Jazzera. Il a été incarcéré durant des mois à la base américaine de Begram, proche de Kaboul, avant son transfert à Guantanamo où il est détenu depuis plus de 5 ans. Al Jazzera et autres sources

 

 



7 Les Brèves Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information Marc 7-1 La guerre en Afghanistan peut être gagnée, dit l'ancien chef de l'armée britannique. La guerre en Afghanistan reste «gagnable» et la Grande-Bretagne «doit maintenir le cap» sur place, a estimé jeudi l'ancien chef de l'armée britannique, le Général Jackson. «En Afghanistan, je suis confiant. Je pressens que la guerre en Afghanistan est gagnable et nous devons le faire», a assuré le général Jackson, qui dirigeait jusqu'à l'année dernière l'armée britannique.
«Si nous ne restions pas en Afghanistan, j'ai peu d'illusion sur le fait que les talibans renverseraient à nouveau le gouvernement de Kaboul. Ce serait un lieu de refuge sûr pour Al-Qaeda», a ajouté le militaire désormais à la retraite.
Les commentaires du général Jackson font écho au
sondage réalisé par l'institut ORB et diffusé par la BBC selon lequel 43% des Britanniques interrogés pensent la victoire en Afghanistan impossible, et 35% que la Grande-Bretagne n'est pas en train de gagner et ne gagnera pas au final. Agence France-Presse http://www.cyberpresse.ca/article/20070906/CPMONDE/70906228/5024/CPDMINUTE

 

jeudi 06 septembre 2007

 


7Le président du Comité militaire de l'Otan, le général Ray Henault, a appelé les pays de l'Alliance, dont le Canada, à poursuivre leur engagement en Afghanistan aussi longtemps que possible.

"Nous rappelons à tous les pays que la mission (en Afghanistan) est une mission à long terme", a déclaré le général canadien à son arrivée à Ottawa en compagnie des chefs d'état major des pays membres de l'Alliance atlantique. "Nous encourageons tous les pays, comme le Canada entre autres, à essayer de continuer à fournir de l'assistance et des capacités opérationnelles à l'Afghanistan aussi longtemps et au niveau où (chaque) pays peut le faire", a déclaré le général Henault au cours d'un point de presse. "Nous avons la responsabilité de maintenir le cap (...), de rester aussi longtemps que possible pour remplir la tâche à laquelle nous nous sommes engagés", a-t-il ajouté. Le général a dans le même temps souligné qu

suite et fin n° 121 - journal de l'Afghanistan Special dossier - 11-09 1

George Bush Sr, ancien directeur de la CIA et à l’époque candidat aux élections présidentielles, dont il sortit ensuite victorieux.9

 

Or c’est justement George W. Bush, le fils de George Bush Sr, qui, en succédant à Bill Clinton, a supervisé le plus efficacement l’application, sur le plan national et international, de tout un programme politique américain basé essentiellement sur l’idéologie du “terrorisme international”. La seule différence notable tient à ce qu’au lieu d’exagérer la menace posée par une Union soviétique désormais défunte, la doctrine contemporaine qui sous-tend la nouvelle “guerre contre le terrorisme” se fonde sur la projection d’une nouvelle menace transnationale islamiste : l’al-Qaida d’Oussama ben Laden. Mais la logique qui étaye l’accent mis sur le “terrorisme international” par le gouvernement Bush est bien la même que celle promue par George Bush Sr et la CJTI. Comme l’écrit Frank J. Donner, avocat défenseur des libertés civiques : “Le candidat principal au développement des opérations de renseignement, c’est aujourd’hui le terrorisme, un phénomène qui a profondément choqué la conscience populaire dans tous les pays occidentaux, y compris ceux qui sont restés épargnés par les attentats. Cette stratégie a pour but de créer la peur, et ce but est incontestablement atteint.”10
Autre coïncidence, la CJTI – la première conférence politique majeure à définir le concept du “terrorisme international” et à en légitimer l’instrumentalisation politique par le gouvernement américain – se déroule pratiquement au moment où ce même gouvernement lançait une série d’opérations secrètes décisives en Afghanistan, qui présageaient une dangereuse nouvelle alliance entre l’Occident et tout un éventail d’organisations aujourd’hui reconnues comme l’ennemi terroriste numéro un du monde occidental. Par une ironie fâcheuse, au moment même où les élites américaines, israéliennes et britanniques construisaient une idéologie du “terrorisme international”, le gouvernement américain exploitait les tensions issues de la politique soviétique pour créer des liens avec les individus qui allaient précisément former le réseau terroriste international le plus puissant de notre époque.

 


L’ACCOUCHEUSE DU DIABLE : LA GUERRE FROIDE
En 1978, l’URSS est profondément impliquée dans la politique de l’Afghanistan. En avril 1978, Nur Mohammad Taraki et son Parti démocratique du peuple afghan (PDPA) sont le fer de lance d’un coup d’État qui renverse le gouvernement de Mohammad Daoud Khan. Le même jour voit l’assassinat de Daoud et la chute de son gouvernement. Le coup d’État est précipité lorsque Daoud fait arrêter la plupart des chefs du PDPA, en vue de réprimer l’opposition de manière draconienne. Sans conteste, le PDPA était soutenu par les Soviétiques. Parmi ses chefs de file, nombreux étaient ceux qui avaient étudié ou suivi une formation militaire en URSS. Scindé en deux factions depuis 1967, le parti ne s’était réunifié qu’en 1977 sous la pression soviétique.

 

Sous l’égide du PDPA, l’Afghanistan devient exclusivement tributaire de l’aide soviétique et subit un programme de réformes socioéconomiques assez complet. Parmi les éléments les plus significatifs, on retiendra l’abolition de l’usure et des inégalités entre les propriétaires terriens, l’annulation des dettes hypothécaires des travailleurs agricoles, des métayers et des petits propriétaires terriens, le lancement de projets éducatifs à grande échelle tels les cours d’alphabétisation, notamment en faveur des femmes, l’impression de manuels scolaires rédigés en plusieurs langues, la formation d’un grand nombre d’enseignants et la création, par centaines, d’écoles, d’hôpitaux et de crèches destinées aux orphelins.

 

Tout en reconnaissant les bienfaits de ces réformes, il importe également de souligner les failles du PDPA. Comme le régime de Taraki était essentiellement le fruit du coup d’État militaire perpétré par une faction restreinte, il ne disposait pas des institutions démocratiques nécessaires à l’établissement d’un véritable rapport avec la majorité des Afghans. Malgré le succès relatif de nombreuses réformes, le régime ne parvint jamais à susciter une véritable participation populaire au processus politique. Le problème tient en grande partie au fait que le PDPA était en réalité une institution laïque dirigée par un pouvoir séculier, et l’Union soviétique elle-même peu ouverte aux sensibilités islamiques d’une population afghane en majorité musulmane. C’est ainsi que l’islam devint en Afghanistan l’instrument de classes sociales puissantes soucieuses de consolider leurs privilèges face à la menace des réformes du PDPA.

 

Le fossé entre le peuple et le gouvernement était encore aggravé par le caractère révolutionnaire des programmes de modernisation dont la politique de redistribution agraire à grande échelle devait octroyer des terres à 200 000 familles rurales. Porteuse d’une promesse de plus grande égalité, cette politique n’en exacerba pas moins les conflits sociaux. Elle s’opposait diamétralement aux intérêts des riches propriétaires terriens et de ceux auxquels le système féodal traditionnel accordait une position privilégiée, parmi lesquels de nombreux membres du clergé musulman.11 Comme le relève le New York Times, la nécessité de protéger les pratiques musulmanes “fut instrumentalisée par certains Afghans qui s’opposaient en fait surtout aux projets de réforme agraire et aux transformations de la société féodale voulus par le président Taraki.”12 Même si, comme le note The Economist, “les pratiques religieuses n’avaient fait l’objet d’aucune restriction” de la part du régime de Taraki,13 les Afghans n’en ressentaient pas moins le régime prosoviétique du PDPA comme une occupation étrangère destinée à défier les traditions musulmanes de leur pays. De son côté, le clergé faisait tout pour entretenir ce sentiment et le problème était encore exacerbé par l’absence de rapports entre le parti et la population.

 


Dès juin 1979 et peut-être même avant, les États-Unis lancent une série d’opérations secrètes en Afghanistan pour y exploiter les conflits sociaux potentiels. Selon Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller à la Sécurité nationale sous le gouvernement Carter, l’implication américaine avait débuté bien avant l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS le 27 décembre 1979. Citant Brzezinski, l’Agence France-Presse rapporte que “les États-Unis lancèrent une opération secrète au moins six mois avant l’invasion soviétique du pays en 1979… ‘Nous avons effectivement soutenu les moudjahidin avant l’invasion’ [déclara Brzezinski].”14 Zbigniew Brzezinski confirme également que le but de la stratégie américaine était de provoquer une invasion soviétique : “Nous n’avons pas poussé les Russes à l’invasion, mais nous en avons délibérément accru la probabilité. Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu
pour effet d’attirer les Russes dans le piège afghan.”15 Les révélations de Zbigniew Brzezinski ont été corroborées par Robert Gates, ancien directeur de la CIA , qui affirme dans ses mémoires, From the Shadows, que les services secrets américains ont commencé à soutenir une rébellion afghane en Afghanistan six mois avant l’intervention soviétique.16

 


Il s’agissait apparemment d’une tentative soigneusement orchestrée pour semer le trouble parmi les factions afghanes dirigées par des membres du clergé féodal – pour la plupart dissociés des groupes politiques nationaux –, dans le but de déstabiliser le PDPA soutenu par les Soviétiques. Les États-Unis exploitèrent les sentiments des chefs religieux, riches et puissants, et recrutèrent des chefs de guerre locaux pour former des groupes rebelles. Cette stratégie envenima le conflit entre les rebelles et le gouvernement. La réaction assez malheureuse du PDPA consista notamment à faire arrêter et exécuter ses ennemis – tant réels que présumés –, provoquant ainsi le premier grand exode de réfugiés vers le Pakistan voisin. Le fait que la répression gouvernementale ait également frappé d’innocents civils apporta de l’eau au moulin des revendications des chefs religieux afghans et rendit apparemment plus crédible la légitimité de leur opposition au PDPA. Des révoltes éclatèrent dans plusieurs régions du pays, en réaction à ce qui était perçu comme une répression gouvernementale. Mais les tenants du pouvoir, dont les intérêts reposaient foncièrement sur le système féodal traditionnel afghan, jouèrent un rôle essentiel dans cette rébellion soutenue par les États-Unis.

 

Un reporter de la BBC séjourna quatre mois parmi les membres du mouvement rebelle. À l’issue de ce séjour, la BBC conclut que les détenteurs du pouvoir “se battaient pour conserver leur système féodal et empêcher les réformes de gauche du gouvernement de Kaboul qui [étaient] vues comme contraires à l’islam.”17 Le clivage de la société afghane a ainsi été aggravé par la domination du PDPA soutenue par les Soviétiques et la rébellion appuyée par les États-Unis.18

 

En décembre 1979, l’URSS lance une invasion en règle destinée à contrer le programme américain de déstabilisation. À leur tour, les États-Unis intensifient leur soutien clandestin aux rebelles, et la CIA s’attache les services de renseignement militaire pakistanais en leur offrant soutien militaire et formation. Comme l’observe l’analyste afghan Nour Ali, “des centaines d’hommes politiques et de technocrates afghans de haut rang, d’officiers de l’armée et même de généraux passèrent au Pakistan dans l’espoir d’y organiser la résistance nécessaire à l’invasion, et de libérer l’Afghanistan.” Le gouvernement américain, “en collusion avec les dirigeants pakistanais, usa et abusa de cette opportunité.” Nour Ali distingue trois objectifs essentiels derrière cette stratégie américaine : (a) au sein du pays, bloquer la création de toute organisation afghane responsable et indépendante favorable à la résistance afghane et en rapport direct avec Washington, (b) repousser l’Armée rouge en versant uniquement du sang afghan, et (c) faire de l’Afghanistan un satellite, voire une partie intégrante du Pakistan, en contrepartie des services rendus par les dirigeants pakistanais et au mépris total de la souveraineté du peuple afghan et des sacrifices qu’il avait consentis.19

 


Un élément-clé de l’opération soutenue par les États-Unis consistait à tenter de fabriquer une idéologie religieuse extrémiste au moyen d’un amalgame de traditions féodales afghanes et de rhétorique islamique : “Parmi les thèmes principaux [on relève] que l’islam était une idéologie sociopolitique complète, que les troupes soviétiques athées violaient l’islam sacré et que le peuple islamique d’Afghanistan devait réaffirmer son indépendance en renversant le régime afghan de gauche soutenu par Moscou.”20

 


Parmi les innombrables politiques destinées à générer le niveau d’extrémisme requis, les États-Unis financèrent – à la hauteur de millions de dollars – la production et la distribution en Afghanistan de manuels scolaires vantant les valeurs guerrières du meurtre et du fanatisme. “Les livres élémentaires,” relate le Washington Post, “qui regorgeaient de références au jihad et dont les illustrations montraient des fusils, des balles, des soldats et des mines, font depuis lors du programme scolaire de base en usage dans les écoles afghanes. Même les talibans ont utilisé les livres produits par les Américains.” Le Washington Post a cité des officiels américains qui ont admis, sous couvert d’anonymat, que les manuels scolaires “ont imprégné de violence toute une génération.”21

 


Par conséquent, les États-Unis ont joué un rôle particulièrement crucial dans cette culture de l’extrémisme. Comme l’observe l’expert en Asie centrale Selig Harrison, du Woodrow Wilson International Center for Scholars : “Je les ai prévenus que nous étions en passe de créer un monstre. Ils m’ont répondu qu’il s’agissait de fanatiques et que plus ils seraient féroces, plus leur combat contre les Soviétiques serait acharné.”22 Le gouvernement américain est donc parfaitement informé de la nature du monstre qu’il a créé. Comme le remarque le journaliste de Washington Ken Silverstein, rédacteur au Harper’s Magazine :
Même si Reagan qualifiait les rebelles de “combattants pour la liberté”, rares étaient les membres du gouvernement qui s’illusionnaient sur les forces soutenues par les États-Unis. Les combattants moudjahidin embrassaient un islam radical – on savait que certains commandants avaient vitriolé des femmes qui refusaient de porter le voile – et bafouaient les droits de l’Homme en commettant des atrocités dans leur guerre contre l’Armée rouge.23

 


L’idéologie religieuse extrémiste “jihadiste” cultivée dans les programmes de formation parrainés par la CIA était émaillée de normes tribales, engendrant ainsi un système totalement déformé, fait de valeurs guerrières affublées d’un jargon “islamique”.
Oussama ben Laden a joué un rôle crucial dans ce processus. Son père, Sheikh Mohammad ben Laden, fondateur d’une formidable dynastie de bâtisseurs, allait bientôt devenir “un constructeur arabe légendaire, responsable de grands projets de routes, d’aéroports et autres infrastructures dans le royaume d’Arabie Saoudite, dans l’Émirat de Ras al-Khaimah et en Jordanie,” selon John K. Cooley, correspondant d’ABC News et spécialiste du Moyen-Orient. “Attirant les ingénieurs talentueux du monde entier, l’entreprise ne tarda pas à amasser une fortune colossale.” En 1966, le conglomérat des sociétés ben Laden “était le premier entrepreneur privé de ce type au niveau mondial.” À la fin des années 70, “l’un des jeunes fils de Sheikh Mohammad, Oussama, était à la tête d’une grande partie des affaires. Sous sa direction, le groupe conserva sa réputation d’excellence professionnelle et d’attitude novatrice – ‘rien n’est impossible’ – dans les projets de grande envergure. Des revenus phénoménaux ne tardèrent pas à s’ajouter à la part de la fortune familiale dont avait hérité Oussama ben Laden.”24

 

Ahmed Rachid, correspondant de la Far Eastern Economic Review et du Daily Telegraph (Londres) pour le Pakistan, l’Afghanistan et l’Asie centrale, relève dans la Pittsburgh Post-Gazette qu’Oussama ben Laden et sa famille étaient profondément impliqués dans la rébellion afghane soutenue par les États-Unis contre l’occupation soviétique: “[Sa famille] appuyait la lutte afghane et lui apporta son soutien financier ; quand Oussama ben Laden décida de rejoindre les combattants non afghans avec les moudjahidin, sa famille réagit avec enthousiasme.”25

 

John Cooley rapporte que les activités d’Oussama ben Laden en Afghanistan se déroulèrent “avec l’approbation pleine et entière du régime saoudien et de la CIA.” 26 C’est dans le cadre d’un contrat avec la CIA qu’Oussama ben Laden et la société familiale construisirent, pour plusieurs milliards de dollars, les grottes connues sous le nom de Tora Bora : Il fit venir des ingénieurs de la société de son père et des équipements de construction lourds pour bâtir les routes et les entrepôts destinés aux moudjahidin. En 1986, il participa à la construction d’un complexe de tunnels enfouis sous les montagnes proches de la frontière pakistanaise. Ce complexe financé par la CIA devait servir aux moudjahidin comme un important dépôt d’armes, un camp de formation et un centre médical.27
John Cooley ajoute :
En raison de sa réputation de pieux musulman favorable à la cause de l’islamisme wahhabite, et de la participation des sociétés ben Laden à la construction et à la rénovation des lieux saints de La Mecque et de Médine, les services secrets saoudiens tout comme la CIA voyaient en ben Laden un candidat idéal pour le rôle de premier plan qu’il commençait à jouer. Ben Laden commença à financer – avec ses propres fonds et ceux de sa société – le recrutement, le transport et la formation des volontaires arabes qui arrivaient en masse, d’abord à Peshawar, puis en Afghanistan… En 1985, avec sa fortune familiale et sa société, ben Laden avait rassemblé suffisamment de millions… pour organiser al-Qaida.28

 

Nafeez Mosaddeq Ahmed

 

Traduit de l'anglais par Monique Arav et Kiersten Weeks

 

http://usa-menace.over-blog.com/article-7101289.html

 

suite

 

http://usa-menace.over-blog.com/article-7101293.html

 

http://usa-menace.over-blog.com/article-7101302.html


5-2 Marina Montesano : Les mystérieux sosies du 11 septembre.

 

 

Nous voici au sixième anniversaire du 11 septembre 2001. Pendant ces années nous en sommes presque tous venus à l’impression que l’histoire avait pris un brusque tournant ou, comme on l’entend souvent répéter, que depuis lors le monde n’a plus été le même. Une analyse soignée pourrait montrer à quel point cela n’est que partiellement vrai, et comment nombre de situations actuelles trouvent au contraire leurs causes et leurs racines dans les vingt années précédentes. Cependant, quoique l’on pense à ce sujet, il est indubitable qu’à partir du 11 septembre 2001 les gouvernements et une grande partie des médias occidentaux ont contribué à communiquer à l’opinion publique l’idée que le monde occidental est désormais soumis à une menace constante : celle du terrorisme international et des « états voyous » qui le soutiendraient.

 

Pourtant, au-delà des proclamations d’omniprésence de Al Qaeda et affiliés, la dynamique et les coulisses du 11 septembre apparaissent aujourd’hui rien moins que clairs.

 

En Europe et aux Etats-Unis, de nombreux essais (sans parler des sites Internet) ont mis en question la version officielle des faits. La Terreur fabriquée. Made in Usa (titre français, voir (éditions Demi-lune, NdT) puissant ouvrage de Webster G. Tarpley, qui en est à sa quatrième édition aux USA, n’est pas le moindre de la série. Il vient d’être traduit en italien (Arianna editrice), avec quelques adaptations dues aux nécessités de mises à jour constantes dans une affaire qui s’enrichit chaque jour de nouveaux éléments.  Tarpley est un expert du rôle des services secrets dans les trames politiques ; c’est avec cette grille de lecture qu’il s’était aussi intéressé, auparavant, au terrorisme italien et en particulier à l’affaire Moro. En ce qui concerne les USA, on se souvient aussi de sa monographie sur la famille Bush.

 

Comme on le sait, les publications qui ont proposé des scénarios alternatifs aux versions officielles sur le 11 septembre, se sont arrêtés sur de nombreux aspects de l’affaire qui ne sont pas clairs : l’avion « invisible » qui aurait touché le Pentagone ; l’interception manquée des avions détournés ; le brusque écroulement  des Tours jumelles et de l’édifice 7 du World Trade Center ; les personnalités et actions des présumés pirates de l’air pendant les mois (voire les années) précédant les attentats, ainsi de suite. Griffin Tarpley prend en considération avec soin l’ensemble du débat, s’intéressant aux chapitres les plus opaques.

 

La partie la pus intéressante est celle qui aborde l’identité des terroristes : certains d’entre eux (en particulier l’égyptien Mohammad Atta et le libanais Ziad Jarrah)  semblent avoir eu des « doubles », c’est-à-dire que des personnages ayant la même identité, et d’allure identique, sont signalés avec insistance dans diverses localités ; par exemple, ils sont aux Etats-Unis alors que les services secrets  allemands les signalent à Hambourg. Leurs compétences de pilotes sont maigres, aux dires de tous leurs instructeurs. De nombreux pirates, au lieu de se comporter comme des membres d’une  cellule dormante, se font remarquer en diverses  circonstances : disputes en public, ébriété dérangeante, menaces ; au point que, parfois, on se demande s’ils sont vraiment en train de préparer un attentat ou s’ils agissent de façon à ce que, plus tard, on se souvienne d’eux. Certains se font aussi remarquer par leur fréquentation de prostituées, dans des établissements équivoques, salles de jeux de Las Vegas : des comportements dont c’est peu dire qu’ils sont insolites pour des fanatiques islamistes prêts au suicide. Le lecteur non expert de la question y trouvera un recueil ponctuel de tous les éléments (et il y en a beaucoup) qui ne sont pas clairs et n’ont pas été expliqués.

 

L’auteur ne propose pas que des faits, mais tend à montrer quelles pourraient être les modalités et les causes d’un attentat qu’il déclare, lui, explicitement, made in USA. En expert des trames élaborées par les services secrets, il cherche à en retracer le rôle possible dans l’affaire : et il ne s’en tient pas qu’au 11 septembre, il étend son analyse aux actes de terrorisme qui ont frappé aussi Madrid et Londres, dans les années 2004 et 2005. Dans les deux épisodes, on trouve des éléments qui mériteraient un éclaircissement : il ressort par exemple d’une enquête du quotidien espagnol « El Mundo » que certains des auteurs madrilènes de l’attentat  (dont nombre d’entre eux se sont suicidés dans les jours suivants) n’étaient ni des musulmans fondamentalistes, ni même des membres d’une cellule secrète de Al –Qaeda, mais des repris de justice connus, certains comme trafiquants, et, pour quelques uns, indicateurs  de police.

 

En résumé, Tarpley affirme que le 11 septembre a représenté la prise de pouvoir du groupe conservateur, porteur d’intérêts économiques et stratégiques bien précis (évidemment ceux qui ont conduit aux guerres qui ont suivi), qui se présente comme une sorte de coup d’état aux dépens du gouvernement étasunien lui-même. Il n’est pas dit que, à la fin de cette lecture, on se trouve d’accord avec toutes les hypothèses : mais ses affirmations et, surtout, la masse des informations réunies méritent la plus grande attention ; à plus forte raison parce qu’il ne s’agit pas de la reconstruction d’affaires qui se seraient terminées dans la tragédie d’il y a maintenant six ans,  mais de scénarios qui continuent à avoir un impact dévastateur  sur notre présent et  – il y a des raisons fondées pour le craindre- sur notre avenir.

 

Marina Montesano

 

http://usa-menace.over-blog.com/article-7101047.html

 

Edition de mardi 4 septembre de il manifesto

 

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/04-Seetembre-2007/art46.html

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Sources Global Research

 

Posté par Adriana Evangelizt


5-3 Paul Craig Roberts : Bush prépare-t-il un deuxième "11 septembre" ?

 

 

Dans un article intitulé « Impeach Bush and Cheney Now » publié le 17 juillet 2007 sur internet, le Dr Paul Craig Roberts, sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan, avertit ses concitoyens de l’imminence d’un deuxième 11 septembre orchestré par le duo Bush-Cheney. Selon le Dr Roberts, cet attentat terroriste permettra à Bush d’activer les décrets présidentiels qui donnent au président des pouvoirs dictatoriaux en cas d’urgence nationale. Aucun grand média anglophone ou francophone n’a mentionné l’appel du Dr Roberts.

 

www.agoravox.fr
Dans un article intitulé “Impeach Bush and Cheney Now” (« Destituez Bush et Cheney maintenant ») publié le 17 juillet 2007 sur internet dans Online Journal, le Dr Paul Craig Roberts, sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan, économiste et ancien éditorialiste au Wall Street Journal et à Business News, avertit ses concitoyens de l’imminence d’un deuxième 11 septembre orchestré par le duo Bush-Cheney. Selon le Dr Roberts, cet attentat terroriste permettra à Bush d’activer les décrets présidentiels qui donnent des pouvoirs dictatoriaux au président en cas d’urgence nationale et de renverser ainsi la démocratie constitutionnelle américaine.
D’après Google News (voir ici et là), aucun grand média anglophone ou francophone n’a jugé utile de nous informer de l’appel du Dr Roberts. Une telle unanimité dans le silence médiatique sur un sujet d’une telle importance soulève bien des interrogations, d’autant plus que ce n’est pas la première fois que cela se produit. Vous trouverez d’autres exemples de cet étrange blocage médiatique ici et là.
Dans la traduction suivante, réalisée par mes soins, de l’article du Dr Roberts, des hyperliens ont été rajoutés pour faciliter la compréhension des lecteurs non américains.
Agoravox

Destituez Bush et Cheney maintenant
À moins que le Congrès ne destitue Bush et Cheney immédiatement, dans un an les États-Unis pourraient être une dictature policière en guerre avec l’Iran. Bush a mis en place toutes les mesures nécessaires pour établir une dictature. Ces mesures prennent la forme de décrets présidentiels (« executive orders ») qui se déclencheront dès que Bush déclarera un état d’urgence national. Des déclarations récentes du chef de la Sécurité intérieure (« Homeland Security ») Michael Chertoff, de l’ancien Sénateur Rick Santorum et d’autres laissent penser que les Américains doivent s’attendre dans un futur proche à la mise en scène d’une série d’attentats “terroristes”, autrement dit des opérations false flag.
De nombreux observateurs attentifs sont convaincus que la raison pour laquelle l’administration Bush ne cède pas aux conseils d’experts et à l’opinion publique, et ne commence pas à retirer les troupes américaines d’Irak, est que l’administration a l’intention de s’extraire de son impopularité grâce à des opérations false flag lui permettant d’étendre la guerre à l’Iran.
Tout va mal pour l’administration Bush : l’échec de ses guerres moyen-orientales, des sénateurs républicains qui abandonnent le navire, des troupes turques massées à la frontière nord de l’Irak prêtes à régler leur compte aux Kurdes, une majorité d’Américains en faveur d’une destitution de Cheney et une quasi majorité en faveur d’une destitution de Bush. L’administration Bush a désespérément besoin d’événements dramatiques pour effrayer et faire rentrer dans le rang le peuple américain et le Congrès grâce à un État militaro-policier dont Bush et Cheney ont encouragé l’émergence.
William Norman Grigg écrivait récemment que le Parti républicain « prie pour qu’il y ait une attaque terroriste » pour sauver le parti d’une débâcle électorale en 2008. Chertoff, Cheney, les néoconservateurs nazis, et le Mossad n’auraient pas de scrupules à sauver la peau de ces républicains qui ont permis à Bush de commencer deux guerres injustifiées, avec l’Iran attendant dans l’antichambre d’une troisième.
L’administration Bush a essayé sans succès de relancer la peur de l’attentat terroriste en infiltrant quelques groupuscules fier-à-bras pour les inciter à parler d’organiser des attentats “terroristes”. Ces propos, encouragées par le FBI, donnèrent lieu à des arrestations de “terroristes” montées en épingle par les médias. Mais même les médias captifs furent incapables d’effrayer la population avec des opérations de provocation aussi transparentes.
Si l’administration Bush veut poursuivre ses guerres au Moyen-Orient et asseoir la primauté du pouvoir exécutif (« unitary executive ») aux États-Unis, elle devra organiser des opérations false flag qui terroriseront et enrageront le peuple américain au point de lui faire accepter la déclaration d’état “d’urgence nationale” de Bush et le retour de l’enrôlement militaire obligatoire.
Une autre solution serait pour l’administration Bush de simplement laisser se produire un véritable attentat terroriste sans s’y opposer.
Une série d’attentats, orchestrés ou permis, serait présentée par les médias captifs comme la légitimation de la politique islamophobe des néoconservateurs, dont l’intention est de détruire tous les gouvernements du Moyen-Orient qui ne sont pas des États marionnettes contrôlés par les Américains. En cas de succès, les États-Unis obtiendrait le contrôle du pétrole, mais le but principal est d’éliminer toute résistance à l’absorption complète par Israël de la Palestine dans un Grand Israël.
 
Réfléchissez. Si une autre “faille de sécurité” du type 11 septembre n’était pas en préparation, pourquoi le tsar de la Sécurité intérieure Chertoff se donnerait-il la peine de convaincre le Chicago Tribune que les Américains ont relâché leur vigilance vis-à-vis de la menace terroriste et qu’il sent “au fond de ses tripes” que l’Amérique sera bientôt durement frappée ?
Pourquoi le belliciste républicain Rick Santorum dirait-il lors de l’émission radio de Hugh Hewitt que « entre maintenant et novembre [novembre 2008, la date des prochaines élections présidentielles, ndt], beaucoup de choses vont arriver, et je crois que l’année prochaine, à la même époque, le public américain aura une vision très différente de cette guerre. »
Tout au long de son existence le gouvernement des États-Unis a mis en scène des incidents qu’il a ensuite exploités pour poursuivre des buts autrement inaccessibles. Selon de nombreux auteurs, des opérations false flag ont été régulièrement utilisées par l’État d’Israël. Pendant l’ère tsariste en Russie, la police secrète faisait exploser des bombes pour pouvoir arrêter ceux qu’elle considérait comme gênants. Hitler était un formidable orchestrateur d’opérations false flag. Les opérations false flag sont un outil couramment mis en oeuvre par les gouvernements.
Demandez-vous si un gouvernement qui nous a menti pour nous plonger dans deux guerres, et qui continue à nous mentir pour attaquer l’Iran, hésiterait à orchestrer des attaques “terroristes" pour supprimer toute opposition à ses ambitions.
Seule une indécrottable minorité croit encore en l’honnêteté et en l’intégrité de l’administration Bush-Cheney, et dans la sincérité des médias aux mains de grandes entreprises.
Hitler, qui n’a jamais obtenu de majorité à une élection allemande, utilisa l’incendie du Reichstag pour provoquer un vent d’hystérie et faire passer la “Loi des pleins pouvoirs” qui fit de lui un dictateur. Les tyrans déterminés n’ont jamais besoin de la majorité pour reverser l’ordre constitutionnel.
Le système constitutionnel américain est sur le point d’être renversé. Les attentats “terroristes” à venir, dont Chertoff nous avertit et que Santorum nous prédit, sont-ils les instruments pour renverser notre démocratie constitutionnelle ?
http://www.agoravox.fr/article.php3 ?id_article=27674

 

suite n° 121 - journal de l'Afghanistan Special dossier - 11-09

3-3 Point de vue de Réseau Voltaire : La raison l’emporte sur la propagande.
La majorité des États-Uniens souhaite une enquête sur le rôle de MM. Bush et Cheney dans les attentats du 11/9
Six ans après les attentats du 11 septembre 2001, la polémique ouverte sur notre site par Thierry Meyssan n’est pas close. Malgré une campagne visant à déformer et à dénigrer ses travaux, et malgré la répression aux États-Unis, il est parvenu à mobiliser des relais d’opinion et à sensibiliser la population. Désormais la majorité des États-Uniens s’interroge sur la responsabilité de MM. Bush et Cheney dans ces attentats et souhaite une enquête parlementaire sur leurs agissements. La presse atlantiste dira-t-elle que les États-uniens sont devenus « anti-Américains » ? Quelques jours après les attentats du 11 septembre 2001, Thierry Meyssan mit en évidence les contradictions de la version gouvernementale de ces événements. Au fur et à mesure de son enquête, il publia sur le site du Réseau Voltaire (Voltairenet.org) des indices, puis des preuves, de l’implication du complexe militaro-industriel US dans l’organisation et la perpétration de ces crimes. Ne se limitant pas à l’analyse des attentats eux-mêmes, il élargit ses investigations à la transformation de la politique intérieure et extérieure des États-Unis, montrant que les attentats marquaient le début d’un régime répressif et d’une aventure militaire expansionniste. Il publia ses conclusions dans deux ouvrages, L’Effroyable imposture et Le Pentagate, qui connurent un retentissement mondial et convainquirent plusieurs gouvernements de réviser leur relations avec Washington.

 

Cependant, le régime Bush répondit par une vaste campagne de presse visant à dénigrer l’auteur et à désinformer sur le contenu de ses travaux. Thierry Meyssan fut interdit d’accès au territoire US, les journalistes qui mentionnèrent son travail furent privés d’accréditation au Pentagone et à la Maison-Blanche , tandis que le département d’État le qualifiait de « principale source de désinformation à l’encontre des États-Unis » et dissuadait les diffuseurs US de vendre ses ouvrages. Sans se décourager, Thierry Meyssan continuait ses recherches et son travail d’information. En outre, il constituait un vase réseau de presse dans les pays non-alignés et réunissait des leaders d’opinion pour dénoncer la théorie du complot islamique mondial et s’opposer au projet néo-conservateur de clash des civilisations. Cette persévérance et ces efforts n’ont pas été vains : six ans après les attentats qui endeuillèrent les États-Unis, la majorité de la population US s’interroge sur ce qu’on lui cache et souhaite une enquête parlementaire sur le rôle de l’administration Bush, et un tiers pense même que le président Bush et le vice-président Cheney sont impliqués dans ces crimes et doivent être destitués. Tel est le résultat surprenant d’un sondage réalisé entre le 23 et le 27 août 2007 par le prestigieux institut Zogby. Interrogé sur ces résultats, Thierry Meyssan nous déclare : « Ce sondage confirme des études précédantes et montre que le phénomène ne cesse de s’amplifier. Maintenant, nous sommes majoritaires aux États-Unis. L’argument qui a le plus porté dans l’opinion publique US est celui de la Tour n°7, plus encore que ceux du Pentagone, du délit d’initié, et de l’incendie de l’annexe de la Maison-Blanche. Ces deux derniers éléments, qui ne sont pas des moindres, ont même été provisoirement étouffés. Par ailleurs, le détail des diverses études montre des opinions très différentes selon les groupes sociaux : il faut être blanc et évangélique pour croire à l’innocence de MM. Bush et Cheney dans cette affaire. »

Sondage Zogby

Des groupes, de droite et de gauche, pétitionnent actuellement au Congrès pour destituer le président et/ou le vice-président. Au regard de votre propre connaissance de la conduite de George Bush et de Dick Cheney en ce qui concerne la guerre, le traitement des détenus, la surveillance intérieure, les attentats du 11 septembre, et les enquêtes du Congrès, laquelle des opinions qui suivent est la plus proche de la vôtre ?
• Le Congrès doit commencer la procédure de destitution de George Bush : 1,9 %
• Le Congrès doit commencer la procédure de destitution de Dick Cheney : 2,9 %
• Le Congrès doit commencer la procédure de destitution de George Bush et Dick Cheney : 26,0 %
• Le Congrès ne doit commencer aucune procédure de destitution : 66,8 %
• Sans opinion : 2,4 %

Il y a trois principales écoles de pensée à propos des attentats du 11 septembre. La première théorie, est la théorie gouvernementale. Elle soutient que 19 arabes fondamentalistes ont exécuté une attaque surprise qui prit en défaut les services de renseignement et l’armée US. La seconde théorie connue comme « Ils ont laissé faire » affirme que certains éléments du gouvernement US savaient que les attaques surviendraient, mais délibérément les laissa se dérouler pour divers motifs politiques, militaires et économiques. Et la troisième théorie, connue comme « Ils l’ont fait » prétend que certains éléments du gouvernement US ont activement planifié et aidé certains aspects des attentats. Selon votre connaissance des évènements du 11 septembre et de leurs conséquences, avec laquelle de ces théories êtes-vous d’accord ?
• La théorie officielle : 63,6 ‰
• « Ils ont laissé faire » : 26,4 %
• « Ils l’ont fait » : 4,6 %
• Sans opinion : 5,4 %

En octobre 2006, un sondage New York Times / CBS a montré que seuls 16 % des États-uniens croient qu’on leur a dit toute la vérité sur la connaissance que l’administration avait à l’avance des attentats du 11 septembre. Selon votre connaissance de ces événements, pensez-vous ou non que le Congrès doit enquêter sur la conduite de l’Exécutif avant, durant et après les attentats du 11 septembre ?
• Doit enquêter : 50,7 %
• Ne doit pas enquêter : 46,1 %
• Sans opinion : 3,1 %
L’immeuble n°7 du World Trade Center était le building de 47 étages à un bloc des Tours jumelles qui abritait le Centre de gestion de crise de la mairie de New York et les bureaux de la Commission des opérations de bourse (SEC), du Secret service et de la CIA. Il n’a pas été touché par un avion durant les attentats du 11 septembre, mais s’est pourtant effondré huit heures plus tard. L’Agence fédérale de gestion des crises (FEMA) n’explique pas cet effondrement, la Commission d’enquête présidentielle l’ignore, et la promesse officielle d’un étude annoncée il y a deux ans n’a pas été réalisée. Pensez-vous que la Commission présidentielle sur le 11 septembre a eu raison de concentrer ses investigations sur l’effondrement des buildings qui furent directement touchés par les avions ou pensez-vous qu’elle aurait dû aussi s’interesser à l’effondrement de l’immeuble n°7 ?
• On devrait rouvrir l’enquête sur la Tour 7 : 36,7 %
• L’enquête sur la Tour 7 était assez approfondie : 56,8 %
• Sans opinion : 6,5 %
Documents joints 7 septembre 2007 Sondage Zogby 2007 sur les attentats du 11 septembre
(PDF - 120.9 ko)
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2007-09-03%2012:07:12&log=invites

 

 


3-4 Point de vue de Salim Lamrani : Quand Reporters sans frontières légitime la torture.

 

Robert Ménard, de Reporters sans frontières, suivant Washington, légitime la torture S’il est un principe voltairien clair, c’est que la torture est absolument contraire aux Droits de l’homme et à l’idéal démocratique. Pourtant, il existe en France une association de défense des Droits de l’homme, Reporters sans frontières, qui légitime l’usage de la torture prétendument pour défendre la démocratie face au terrorisme. Cela n’est malheureusement pas surprenant : comme le souligne Salim Lamrani, le discours de cette organisation n’est qu’une rhétorique de façade qui masque mal son alignement sur son bailleur de fonds, la NED-CIA . Robert Ménard, le secrétaire général de l’organisation parisienne Reporters sans frontières (RSF) depuis 1985, est un personnage extrêmement médiatique qui prétend défendre la « liberté de la presse » et qui se drape dans un discours humaniste plutôt apprécié de l’opinion publique. Grâce à la collusion des médias, Ménard est devenu un homme incontournable dans le monde de la presse. Pourtant, ses actions sont loin de faire l’unanimité. Le manque flagrant d’impartialité dont fait preuve RSF a souvent été stigmatisé. L’organisation française, financée par les conglomérats économiques et financiers ainsi que par les États-Unis, comme l’a publiquement reconnu son secrétaire général, a mené des campagnes médiatiques curieusement similaires à l’agenda politique de la Maison-Blanche. Ainsi RSF, sous prétexte de défendre la liberté de la presse, s’en est pris respectivement à Cuba [1], a soutenu le coup d’État contre le président vénézuelien Hugo Chávez en avril 2002 [2], a implicitement approuvé l’invasion sanglante de l’Irak en 2003 [3] et a légitimé le coup d’État contre le président Jean-Bertrand Aristide à Haïti [4]. Désormais, RSF mène une campagne médiatique spectaculaire contre la Chine et les jeux olympiques de Pékin de 2008 [5] .

 

La proximité idéologique entre RSF et l’administration Bush est évidente à tel point que l’on se demande quels sont réellement les véritables objectifs de Robert Ménard. Les scandales de Guantanamo, d’Abou Ghraïb et des prisons secrètes tenues par la CIA à travers le monde ont démontré que les troupes étasuniennes n’hésitaient pas à utiliser la torture pour arriver à leurs fins. Ces méthodes inhumaines et injustifiables ont été unanimement condamnées par l’ensemble de la communauté internationale. En octobre 2006, le Congrès étasunien a franchi le pas et a approuvé un projet de loi légalisant la torture, en flagrante violation des principes même de la démocratie. La majorité républicaine ainsi que plusieurs élus démocrates de la Chambre des représentants et du Sénat ont autorisé l’utilisation des preuves obtenues sous la torture contre le « combattant ennemi illégal ». Le texte, intitulé Loi des commissions militaires, 2006 , reconnaît l’existence de tribunaux secrets pour juger tout ressortissant étranger soupçonné de porter atteinte aux intérêts des États-Unis. L’accusé ne pourra pas prétendre au choix de son avocat, ni connaître les charges qui pèsent contre lui. De plus, les preuves présentées contre lui pourront rester secrètes. Bien évidemment, il pourra également être détenu sans pouvoir réclamer d’être présenté devant un juge, et ce indéfiniment. Il ne pourra pas contester la légalité de sa détention, ni les tortures dont il aura été victime [6].

 

La loi confère également au président étasunien « l’autorité [pour] interpréter la signification et l’application des conventions de Genève » prohibant la torture. Ces dernières ne pourront pas être invoquées « comme source de droit devant aucun tribunal des États-Unis ». La section V de la législation stipule que « personne ne pourra invoquer les conventions de Genève ni aucun de leurs protocoles dans une quelconque action d’habeas corpus ou tout autre acte civil ou toute poursuite judiciaire dans lesquels les États-Unis, un fonctionnaire en activité ou non, un employé, un membre des forces armées ou tout autre agent des États-Unis est partie en tant que source de droit ». En outre, « aucun tribunal, aucun juge n’aura le pouvoir d’entendre ou de prendre en considération une demande en assignation d’habeas corpus introduite par un ressortissant étranger (ou en son nom) qui est ou qui a été détenu par les États-Unis et qui a été considéré comme étant correctement détenu comme combattant ennemi ou en instance de cette qualification [7] ».

 

Non seulement cette loi liberticide, d’essence totalitaire, représente une menace pour n’importe quel citoyen du monde ne bénéficiant pas de la nationalité étasunienne, mais elle octroie une impunité totale aux responsables des traitements cruels, inhumains et dégradants. L’Union européenne et la France en particulier ont maintenu un silence scandaleux au sujet de cette législation. Que se serait-il passé si la Chine , Cuba, l’Iran, la Russie ou le Venezuela avaient adopté une loi similaire ? Qui peut encore parler, en référence aux États-Unis, de modèle de démocratie ? Lors de l’émission de radio « Contre-expertise » présentée par Xavier de la Porte sur France Culture le 16 août 2007 de 12h45 à 13h30, Robert Ménard, s’exprimant au nom de Reporters ans frontières, a suivi les pas de son mécène et a légitimé l’utilisation de la torture, tenant des propos extrêmement préoccupants. Évoquant l’assassinat du journaliste étasunien Daniel Pearl, il a souligné qu’il était légitime de torturer des suspects pour sauver la vie d’innocents, reprenant l’argumentation des plus effroyables dictatures et bien-sûr de l’administration Bush [8].

 

Ménard va encore plus loin puisqu’il légitime même la torture contre les membres des familles des preneurs d’otages, c’est-à-dire contre des innocents. « Si c’était ma fille que l’on prenait en otage, il n’y aurait aucune limite, je vous le dis, je vous le dis, il n’y aurait aucune limite pour la torture ». Voici un extrait des propos tenus par le secrétaire général de RSF : « La police pakistanaise va prendre les familles, vous entendez bien, les familles des preneurs d’otages en otage et va torturer ces familles de preneurs d’otages pour obtenir les renseignements.
Ils vont obtenir des renseignements. Ils arriveront trop tard pour sauver Daniel. Vous savez comment il a été égorgé et dans quelles conditions….
Où on arrête ? Est-ce que on accepte cette logique qui consiste à... puisqu’on pourrait le faire dans un certain nombre de cas "vous le prenez en otage, on le prend en otage ; vous les malmenez, on les malmène ; vous torturez, on torture…"
Qu’est ce qui justifie… Est-ce que pour libérer quelqu’un, on peut aller jusque là ? C’est une vraie question.
Et ça c’est la vie réelle, c’est ça, ce que dit à l’instant François : on n’est plus dans les idées, c’est plus des combats, c’est plus des principes. Moi je sais plus quoi penser. Parce que ça, ça arrive à Marianne Pearl, je ne dis pas, je ne dirai pas qu’ils ont eu tort de le faire parce que elle, elle a pensé que c’était bien de le faire, qu’il fallait faire ça, qu’il fallait sauver son mari ; elle était enceinte… pour le petit qui allait naître, tout était permis.
Et il fallait absolument le sauver et s’il fallait s’en prendre à un certain nombre de gens, on s’en prenait à un certain nombre de gens ; s’en prendre physiquement, vous avez compris, en les menaçant et en en torturant, quitte à en tuer un certain nombre.
Je sais plus, je suis perdu, parce qu’à un moment donné je ne sais plus où il faut arrêter, où il faut mettre le curseur. Qu’est-ce qui est acceptable et qu’est ce qui n’est pas acceptable ? Et en même temps, pour les familles de ceux qui ont été pris en otage, parce que ce sont souvent nos premiers interlocuteurs, à Reporters Sans Frontières ; légitimement, moi, si c’était ma fille que l’on prenait en otage, il n’y aurait aucune limite, je vous le dis, je vous le dis, il n’y aurait aucune limite pour la torture [9] »
. Comment peut-on prétendre défendre les droits de l’homme dès lors que l’on justifie une pratique aussi abominable et inhumaine que la torture ? Que reste-t-il de la crédibilité de Robert Ménard et de Reporters sans frontières – les deux étant tellement liés qu’il est de fait impossible de les dissocier – lorsqu’ils légitiment l’injustifiable ? Le secrétaire général de RSF a montré son vrai visage. Il ne défend pas la liberté de la presse mais les pratiques odieuses de la CIA. Mais est-ce bien surprenant sachant qu’il est financé par la National Endowment for Democracy [10] [11] qui n’est rien d’autre que l’officine écran de l’agence selon le New York Times [12] ?

 

Salim Lamrani
Enseignant, écrivain et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les États-Unis. Il a notamment publié Washington contre Cuba (Le Temps des Cerises, 2005), Cuba face à l’Empire (Timeli, 2006) et Fidel Castro, Cuba et les États-Unis (Le Temps des Cerises, 2006).

Le Groupe central du Projet de contre-information ARGOS IS-INTERNACIONAL EN LA RED , situé à Miami, aux États-Unis, fondé en 1991, membre de la CAMACOL et de la FELAP.

 



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Le discours de Ben Laden. Voilà donc le discours d'Oussama ben Laden. Il faut le dire, c'est un très beau discours. Mais est-ce vraiment ben Laden qui l'a prononcé ? Et n'y aurait-il pas deux faux ben Laden ? Unpour servir les intérêts sionisto-néo-cons et un -celui-là- créé par un autre camp ? Le message de Ben Laden Le monde selon Ben Laden est traversé par une lutte impitoyable entre deux systèmes. D’un coté le capitalisme - selon lui, le véritable terrorisme - qui par avidité provoque les guerres et le réchauffement climatique menant l’humanité à sa perte.
De l’autre l’Islam, ordre indépassable car soumission au maitre et créateur de toutes choses, bienveillant envers les chrétiens et les juifs, à la différence de l’occident qui lui, porte la responsablité de l’holocauste.
En un curieux mélange d’analyse marxiste et de théologie moyen-âgeuse, citant Chomsky et sans le nommer, Emmanuel Todd, il prédit à l’empire américain la même fin que l’Union Soviétique, fait l’analogie entre Bush et Brejnev, et appelle au renversement du capitalisme et à la soumission à l’Islam, seuls moyens de sauver l’espèce des menaces que les démocraties - manipulées par le pouvoir économique, dit-il - ne parviennent pas à combattre.
09 Septembre 2007 (...) [Ben Laden rend grâce à Allah] Peuple d’Amérique, je vais vous parler de sujets importants qui vous concernent, donc prêtez moi l’oreille. Je commencerai en discutant de la guerre qui a lieu entre nous et par quelques une des répercussions qu’elle a pour vous et nous. En introduction je dis : bien que l’Amérique soit la plus grande puissance économique et possède également l’arsenal militaire le plus puissant et moderne, bien qu’elle dépense pour son armée et la guerre plus que ce que le monde entier dépense pour les armées, et bien qu’elle soit la nation la plus importante pour influencer les politiques dans le monde, comme si elle avait un monopole sur un injuste droit de veto ; et bien en dépit de tout cela, 19 jeunes hommes ont été capables de changer la direction de la boussole - par la grâce d’Allah, le plus Grand. Et de fait, la question des moujahidines est devenue un sujet incontournable dans les discours de vos dirigeants, et les conséquences et les manifestations de ceci sont visibles. Depuis le 11 septembre, nombre de politiques américaines ont été influencées par les moujahidines, et ceci par la grâce d’Allah. Le résultat en a été que les gens ont découvert la vérité au sujet de l’Amérique, que sa réputation s’est ternie, que son prestige mondial a été détruit et qu’elle a été saignée à blanc économiquement, même si nos intérêts recouvrent ceux des plus grandes entreprises et également ceux des néoconservateurs, bien que nos objectifs diffèrent. En ce qui concerne vos média, durant les premières années de la guerre, ils ont perdu leur crédibilité et se sont montrés les instruments des empires colonialistes, et leur situation a souvent été pire que celle des médias des régimes dictatoriaux qui marchent en caravane derrière un seul dirigeant. (...) L’un des éléments les plus importants dans les discours de Bush depuis les évènements du 11 septembre, c’est l’affirmation que les américains n’ont pas d’autres options que de continuer la guerre. Ce thème fait écho aux discours des néoconservateurs comme Cheney, Rumsfeld et Richard Pearle, ce dernier ayant déclaré précédemment que les américains n’ont d’autres choix en face d’eux que de continuer la guerre ou de faire face à un holocauste. Je dis, en réfutation de cette déclaration injuste, que la moralité [1] et la culture de l’holocauste sont votre culture, pas notre culture. De fait, brûler des êtres vivants est interdit par notre religion, même s’ils sont aussi petits que des fourmis, alors quand il s’agit d’hommes ! L’holocauste des juifs a été accompli par vos frères, au cœur de l’Europe, mais s’ils avaient été plus proches de nos pays la plupart des juifs auraient été sauvés en trouvant refuge chez nous. Et ma preuve, à l’appui de ceci, tient au fait que lorsque vos frères, les espagnols, ont établi l’horrible inquisition contre les musulmans et les juifs, les juifs n’ont pu trouver d’abri sûr qu’en cherchant refuge dans nos pays. C’est pourquoi la communauté juive au Maroc aujourd’hui est l’une des plus nombreuse au monde. (....) Vos frères chrétiens vivent également parmi nous depuis 14 siècles ; rien qu’ en Egypte , il y a des millions de chrétiens que nous n’avons pas brûlés et que nous ne brûlerons pas. Mais le fait est qu’une campagne continuelle et partiale a été menée contre nous depuis longtemps par vos politiciens et nombre de vos auteurs, à travers les mass-média, et tout spécialement Hollywood, visant à caricaturer l’Islam et ses fidèles pour vous éloigner de la vraie religion. Les génocides de peuples et leurs holocaustes ont eu lieu parmi vous ; seuls quelques indiens [d’Amérique] ont été épargnés et il y a quelques jours les japonais commémoraient le 62ème anniversaire de la destruction d’Hiroshima et Nagasaki par vos armes nucléaires. L’un des éléments qui retiennent l’attention de ceux qui observent les répercussions de votre guerre injuste en Irak, c’est la faillite de votre système démocratique, malgré ses slogans affichés de justice, liberté, égalité et d’humanitarisme. Non seulement il a échoué a accomplir cela, mais il a également détruit ces concepts - et d’autres - par les armes, de manière honteuse, en particulier en Irak et en Afghanistan, en leur substituant la peur, la destruction, le meurtre, la faim, la maladie, le déplacement [de réfugiés] et plus d’un million d’orphelins, rien qu’a Bagdad, sans parler de centaines de milliers de veuves. Les statistiques américaines mentionnent la mort de 650 000 personnes en Irak à cause de la guerre et de ses répercussions. Peuple d’Amérique, le monde est à l’écoute des informations [en provenance des USA] au sujet de votre invasion de l’Irak, car les gens ont appris récemment qu’après plusieurs années de tragédies dans cette guerre, la grande majorité parmi vous voulait qu’elle prenne fin. Vous avez donc élu le Parti Démocrate pour ce faire, mais les Démocrates n’ont effectué aucun changement qui vaille la peine d’être mentionné. Au contraire, ils continuent à donner leur accord pour dépenser des dizaines de milliards pour continuer les meurtres et la guerre ici, ce qui a affligé et déçu une grande majorité parmi vous. Nous voici au cœur de la question, et chacun devrait prendre le temps de réfléchir et de penser. Pourquoi les Démocrates ont-ils failli à arrêter cette guerre, bien qu’ils soient la majorité ? Je répondrai plus tard à cette question, après en avoir soulevé une autre : Pourquoi les dirigeants de la Maison Blanche sont-ils désireux de déclancher et mener des guerres de part le monde, et utilisent toutes les occasions possibles pour atteindre ce but, créant même par moment des justifications bâties sur des mensonges comme vous l’avez vu pour l’Irak ? Durant la guerre du Vietnam les dirigeants de la Maison Blanche affirmaient à l’époque qu’elle était nécessaire et cruciale, et pendant cette guerre Rusmfeld et ses aides assassinèrent deux millions de villageois. Lorsque Kennedy devint président et dévia de la ligne politique dessinée pour la Maison Blanche , et voulut arrêter cette guerre injuste, cela fâcha les propriétaires des grandes firmes qui bénéficiaient de la poursuite de la guerre. Donc Kennedy fut assassiné. Al Qaida n’existait pas à l’époque, mais il y avait ces entreprises qui furent les premiers bénéficiaires de ce meurtre. La guerre a continué ensuite durant approximativement une décennie. Ensuite, lorsqu’il devint clair que pour vous que c’ était une guerre injuste et non nécessaire, vous avez fait l’une de vos plus grandes erreurs, en ceci que vous n’avez jamais demandé de comptes ou punis ceux qui avaient mené cette guerre, même au plus grand de ses meurtriers, Rumsfeld. Plus incroyable encore, Bush l’a choisi comme Secrétaire à la Défense pour son premier mandat, après avoir choisi Cheney pour Vice Président, Powell comme Secrétaire d’Etat, et Armitage comme adjoint à Powell, en dépit de leur passé horrible et sanguinaire de meurtre. C’était donc un signal clair montrant que ce gouvernement - le gouvernement des généraux - n’avait pas pour souci premier de servir l’humanité mais était plutôt préoccupé de provoquer de nouveaux massacres. Malgré cela, vous avez permis à Bush de terminer son premier mandat, et plus étrange encore, l’avez choisi pour un deuxième, lui donnant un mandat clair, en pleine connaissance de cause et avec votre consentement, pour continuer à tuer les nôtres en Irak et en Afghanistan. Puis vous clamez que vous êtes innocents ! Cette innocence de votre part est semblable à mon innocence pour le sang de vos fils le 11 septembre, si je revendiquais une telle chose. Mais il m’est impossible d’être indulgent avec aucun d’entre vous pour l’arrogance et l’indifférence que vous montrez pour la vie humaine en dehors des USA, ou d’être indulgent pour les mensonges de vos dirigeants (...) Cette guerre était complètement non nécessaire, comme l’établissent vos propres enquêtes. Dans votre camp, parmi les plus compétents qui s’adressent à vous sur le sujet et sur la manipulation de l’opinion, se trouve Noam Chomsky. Il a donné des conseils raisonnables avant la guerre. Mais le dirigeant du Texas n’aime pas recevoir de conseils. Le monde entier s’est exprimé par des manifestations sans précédent pour mettre en garde contre le déclenchement de la guerre, et a décri sa vraie nature en des termes éloquents comme « ne pas verser le sang rouge pour de l’or noir, »mais il n’a pas écouté. Il est temps pour l’humanité de comprendre que les discours sur les droits de l’homme et la liberté sont des mensonges écrits à la Maison Blanche et ses alliés en Europe pour tromper les hommes, prendre le contrôle de leurs destinées et les soumettre. Alors, en réponse à la question sur les raisons de l’ échec des Démocrates à stopper la guerre, je déclare : ce sont les même raisons qui ont conduit à l’échec du président Kennedy pour arrêter la guerre du Vietnam. Ceux qui ont le véritable pouvoir et l’influence sont ceux qui détiennent le plus de capital. Dans la mesure où le système démocratique autorise les grandes entreprises à soutenir les candidats, que ce soit au Congrès ou à la présidence, il ne devrait y avoir aucune raison de s’étonner - et il n’y en a aucune - sur l’échec des Démocrates à arrêter la guerre. Vous êtes ceux qui ont pour dicton « l’argent a la parole. » Je vous le dis, après l’échec de vos représentants du parti Démocrate de mettre en œuvre votre souhait d’arrêter la guerre, vous pouvez continuer à brandir des pancartes contre la guerre et à vous répandre dans les rues des grandes villes, puis à rentrer chez vous. Mais cela ne sera d’aucune utilité et conduira à la prolongation de cette guerre. Malgré tout il existe deux solutions pour l’arrêter. La première, se trouve dans notre camp. Elle consiste à augmenter vos pertes et le combat contre vous. Il s’agit de notre devoir. Nos frères l’accomplissent et je demande à Allah de leur accorder la fermeté et la victoire. La deuxième solution est dans votre camp. Il est maintenant devenu clair pour vous, comme pour le monde, que le système démocratique est impuissant et qu’il se joue de l’intérêt des peuples et de leur vie en sacrifiant les soldats et les populations pour les intérêts des grandes entreprises. En ceci, il devient clair pour tous que ce sont elles les véritables tyrans terroristes. En fait, la vie de toute l’humanité est en danger à cause du réchauffement climatique qui provient pour une grande part des émissions des usines des grandes entreprises. Mais malgré cela, les représentants des entreprises à la Maison Blanche insistent pour que ne soit pas observé l’accord de Kyoto, tout en sachant que les prévisions parlent de la mort et de l’exode de millions d’êtres humains en raison [du réchauffement], en particulier en Afrique. La plus grande des plaies, la plus dangereuse des menaces à la vie a lieu de façon de plus en plus rapide, alors même que le monde est dominé par le système démocratique, ce qui confirme son échec massif à protéger les humains et leurs intérêts de l’avidité et de l’avarice des grandes entreprises et de leurs représentants. Malgré ces attaques honteuses contre les peuples, les dirigeants de l’occident, en particulier Bush, Blair, Sarkozy et Brown, continuent de parler de liberté et de droits de l’homme avec un mépris flagrant pour l’intelligence des être humains. Y a-t-il donc une forme de terrorisme plus forte, plus claire et plus dangereuse que celle-là ? C’est pourquoi je vous dis : comme vous vous êtes libérés vous-mêmes dans le passé de l’esclavage des moines, des rois et du féodalisme, vous devriez vous libérez vous-mêmes du mensonge, des fers et de la pression du système capitaliste. Si vous l’analysiez bien, vous verriez qu’au bout du compte il s’agit d’un système plus dur, plus féroce que vos systèmes du Moyen Age. Le système capitaliste cherche à transformer le monde entier en un fief pour les grandes entreprises, sous l’étiquette de la « globalisation, » afin de protéger la démocratie. L’Irak et l’Afghanistan et leurs tragédies ; l’écrasement de nombreuses personnes parmi vous sous le poids des intérêts des dettes, d’impôts déraisonnables et d’emprunts hypothécaires ; le réchauffement climatique et ses menaces ; la pauvreté horrible et la faim tragique en Afrique ; tout cela ne représente qu’un aspect du visage sinistre de ce système mondial. Il est donc indispensable que vous vous libériez vous-mêmes de tout ceci et cherchiez une méthode alternative, meilleure, dans laquelle ce ne soit pas les affaires réalisées par une classe quelconque dans l’humanité qui impose ses propres lois, à son propre avantage, et aux dépens des autres classes, comme c’est le cas avec vous. Car l’essence des lois faites par l’homme c’est qu’elles servent les intérêts de ceux qui détiennent le capital et font donc les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. [suit une apologie de la religion islamique] Avant de conclure, je vous dis : Le nombre des penseurs qui étudient les évènements augmentent. Sur la base de leurs études, ils ont déclaré que l’effondrement de l’empire américain approchait. Parmi eux se trouve le penseur européen qui a anticipé la chute de l’Union Soviétique qui s’est bien sûr effondré. Il vous serait bénéfique de lire ce qu’il a écrit au sujet de qui advient après l’empire, pour ce qui concerne les Etats-Unis d’Amérique. Je veux aussi attirer votre attention sur le fait que parmi les raisons majeures de l’effondrement de l’Union Soviétique, se trouve le fait que qu’elle ait été affligée d’un dirigeant comme Brejnev, empli de fierté et d’arrogance, qui refusait de considérer les faits sur le terrain. Depuis la première année de l’invasion de l’Afghanistan, des rapports indiquaient que les russes perdaient la guerre, mais il a refusé de le reconnaître, (...) bien que ce refus non seulement ne change en rien la réalité pour les gens qui réfléchissent, mais aussi exacerbe les problèmes et accroît les pertes. Combien est-elle semblable, votre position aujourd’hui, relativement à la leur voila a peu près deux décennies. Les erreurs de Brejnev sont répétées par Bush qui, quand on lui demande la date du retrait des soldats d’Irak, dit que ce retrait n’aura pas lieu sous son règne, mais plutôt sous celui de son successeur. (...) Pour conclure je vous invite à rejoindre l’Islam, car la plus grande erreur que l’on peut faire dans ce monde, celle que l’on ne peut corriger, c’est de mourir sans s’être rendu à Allah, le plus Grand (...) [1] Ndt : morality : traduction littérale publication originale MSNBC, traduction Contre Info

 

La video est disponible sur la BBC

 

Sources Contre Info

 

Posté par Adriana Evangelizt http://usa-menace.over-blog.com/article-7102074.html

 

 

 

 



5-0 Annexe
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

5-1 Nafeez Mosaddeq Ahmed : 11 Septembre, désinformation et anatomie du terrorisme. 1ère partie GÉOPOLITIQUE DU TERRORISME
Ce chapitre introductif s’efforce de décrire les circonstances politiques et historiques dans lesquelles sont intervenus les attentats du 11 Septembre. Nous nous proposons d’aider à comprendre toute la gamme des politiques étrangères mises en place par les États-Unis envers des États amis ou hostiles, vis-à-vis du terrorisme international, tant à notre époque que par le passé, politiques qui sont essentiellement le fruit de préoccupations de sécurité nationale. Les plus importants parmi ces États font l’objet de politiques américaines ambiguës en matière de sécurité. L’étude portera également sur les conséquences de ces politiques sur les opérations menées par des réseaux terroristes internationaux (en particulier al-Qaida) et sur les États qui protègent et/ou répriment ces réseaux, ainsi que les rapports réels et/ou potentiels de ces conséquences avec le 11 Septembre. 1. L’AFGHANISTAN ET LE “TERRORISME INTERNATIONAL”
Chacun sait que les racines du terrorisme international contemporain viennent de l’Afghanistan, théâtre de conflits majeurs pendant la guerre froide lorsque les États-Unis soutenaient les moudjahidin afghans qui tentaient de repousser l’occupation de leur pays par l’URSS. Certaines factions rebelles afghanes soutenues par les États-Unis ont ainsi fini par contribuer à la création d’un réseau international de terroristes formés par la CIA et unis sous la bannière “al-Qaida” d’Oussama ben Laden. Certes, ce lien historique entre la politique étrangère américaine et occidentale et la généralisation actuelle du terrorisme international est souvent reconnu ; il n’en demeure pas moins que son déroulement réel est rarement compris,
et ses ramifications contemporaines largement méconnues. En réalité, l’implication de l’Occident en Afghanistan pendant la guerre froide n’a fait que marquer le début d’une relation qui s’est épanouie bien après la fin de l’Union soviétique, et ce malgré les massacres qui s’en sont suivis. Toutefois, pour prendre la mesure des liens étroits qui unissent le terrorisme international à la politique étrangère américaine et occidentale, il convient d’examiner avec précision l’évolution de cette relation complexe dès son origine dans un pays meurtri par la guerre.

L’IDÉOLOGIE DU “TERRORISME INTERNATIONAL”

 

À l’été 1979, un groupe d’élites puissantes venues de différents pays se réunit à Jérusalem lors d’une conférence internationale visant à promouvoir et exploiter l’idée du “terrorisme international”. Cette enceinte, officiellement intitulée Conférence de Jérusalem sur le terrorisme international (ci-après “CJTI”), avait été organisée pour le compte de l’Institut Jonathan par Benyamin Netanyahou, alors ministre des Finances israélien. Cet institut avait été fondé à la mémoire du frère de Benyamin Netanyahou, le lieutenant-colonel Jonathan Netanyahou, officier israélien tué par une balle perdue lors d’un raid des Forces de défense israéliennes (FDI) dans les territoires occupés.1
Il y a plus de vingt ans, la CJTI jetait ainsi les bases idéologiques de la “guerre contre le terrorisme”. Selon le thème phare de cette conférence, le terrorisme international était un mouvement politique organisé dont l’origine se trouvait toujours en Union soviétique. En dernière analyse, tous les groupes terroristes découlaient de cette source unique qui, aux dires de la CJTI , fournissait un soutien financier, militaire et logistique aux mouvements terroristes du monde entier. Face au danger mortel posé par l’envergure mondiale de ce mouvement terroriste international pour la sécurité et la démocratie occidentales, une offensive antiterroriste mondiale s’imposait sous la forme d’une coordination entre les différents services de renseignement militaire occidentaux.2

Mais comme le démontre Philip Paull dans sa thèse de Master de l’université de San Francisco, la documentation de la CJTI laissait beaucoup à désirer, tout comme son utilisation des sources. Ainsi, elle citait fréquemment des statistiques censées démontrer que les incidents liés au terrorisme international avaient décuplé entre 1968 et 1978. Or, comme le montre Philip Paull, ces chiffres gonflés, voire inventés, contredisent les données originales de la CIA qui attestaient au contraire une diminution des incidents terroristes.3 La CJTI recourait souvent à des techniques de désinformation flagrante, avec force citations inexactes ou déformations des rapports des services secrets occidentaux. Elle reprenait également à son compte la désinformation diffusée dans les médias dominants et soutenue par le gouvernement.4 En conclusion, Philip Paull affirme que la CJTI de 1979 fut :
… une opération de propagande réussie… le concept de “terrorisme international” promu par la Conférence de Jérusalem se base intégralement sur des informations de mauvaise qualité, malhonnêtes et en fin de compte corrompues… La problématique du terrorisme international n’a pratiquement rien à voir avec les faits, pas plus qu’avec une définition juridique objective du terme. Sous la forme promue par la Conférence de Jérusalem et utilisée par l’administration Reagan, cette problématique est un instrument idéologique. À l’heure actuelle, aux États-Unis, c’est l’idéologie qui prime en matière de politique étrangère, et non la réalité des faits.v5
La nouvelle idéologie du “terrorisme international” justifie alors l’orientation de l’administration Reagan vers un “renouveau de la politique étrangère interventionniste” et légitime une “nouvelle alliance entre les dictatures de droite dans le monde” et le gouvernement. “Ces dictatures militaires et ces gouvernements répressifs utilisent souvent le terme ‘terroriste’ pour désigner l’opposition
.” Le gouvernement opte ainsi pour “une légitimation de ses politiques de terrorisme d’État et de répression”. Ce faisant, il diminue la pression en faveur d’une réforme des services secrets et ouvre la porte à “des actes agressifs et parfois illégaux des services secrets” dans le cadre de la lutte contre la menace du terrorisme international.6 Mais si la cible de son programme antiterroriste n’est pas réelle, quelle est donc la véritable cible du gouvernement ? Selon Richard Barnet, ancien fonctionnaire du Département d’État, le gonflement de ce "terrorisme international" soutenu par l’URSS sert précisément à diaboliser les menaces pesant sur le système économique capitaliste dominé par les États-Unis : Le terme même de “communiste” a été utilisé si fréquemment de manière impropre pour qualifier des régimes révolutionnaires ou radicaux qu’il risque d’être appliqué à tout gouvernement qui adopterait l’une ou l’autre des politiques suivantes qui ne sont pas du goût du Département d’État : nationalisation des entreprises privées, notamment des sociétés en mains étrangères, réforme agraire radicale, politiques commerciales autarciques, acceptation de l’aide soviétique ou chinoise, insistance à suivre une politique étrangère antiaméricaine ou non alignée, etc.7
Mais quels étaient les principaux architectes du projet de “terrorisme international” de la CJTI ? Selon Philip Paull, “des membres des gouvernements des États-Unis et d’Israël, présents ou passés, des membres de la nouvelle droite, d’anciens officiers de haut rang des services secrets américains et israéliens, le groupe opposé à la détente et en faveur de la guerre froide associé aux politiques du sénateur Henry M. Jackson, un groupe de journalistes et d’intellectuels néo-conservateurs..., ainsi que des hommes politiques et des journalistes réactionnaires britanniques et français.”8 Parmi les participants les plus en vue, on relève :

Menachem Begin, à l’époque Premier ministre israélien et ancien “terroriste” de l’Irgoun
Benzion Netanyahou, à l’époque professeur émérite à la Cornell University
Shimon Peres, à l’époque chef du Parti travailliste israélien
Gén. Chaim Herzog, ancien chef du renseignement militaire israélien
Maj. Gén. Meir Amit, ancien chef du renseignement militaire israélien
Lt. Gén. Aharon Yariv, ancien chef du renseignement militaire israélien
Maj. Gén. Schlomo Gazit, ancien chef du renseignement militaire israélien
Paul Johnson, ancien rédacteur du New Statesman
Honorable Sir Hugh Fraser, député conservateur et ancien sous-secrétaire britannique aux Colonies
Henry M. Jackson, sénateur de droite influent de l’État de Washington
Richard Pipes, professeur et expert sur la Russie au sein du Conseil de sécurité nationale du président Reagan
Ray S. Cline, ancien directeur adjoint du renseignement à la CIA
Maj. Gén. George J. Keegan, ancien chef du renseignement de l’armée de l’Air américaine
George Bush Sr, ancien directeur de la CIA et à l’époque candidat aux élections présidentielles, dont il sortit ensuite victorieux.9

 

Or c’est justement George W. Bush, le fils de George Bush Sr, qui, en succédant à Bill Clinton, a supervisé le plus efficacement l’application, sur le plan national et international, de tout un programme politique américain basé essentiellement sur l’idéologie du “terrorisme international”. La seule différence notable tient à ce qu’au lieu d’exagérer la menace posée par une Union soviétique désormais défunte, la doctrine contemporaine qui sous-tend la nouvelle “guerre contre le terrorisme” se fonde sur la projection d’une nouvelle menace transnationale islamiste : l’al-Qaida d’Oussama ben Laden. Mais la logique qui étaye l’accent mis sur le “terrorisme international” par le gouvernement Bush est bien la même que celle promue par George Bush Sr et la CJTI. Comme l’écrit Frank J. Donner, avocat défenseur des libertés civiques : “Le candidat principal au développement des opérations de renseignement, c’est aujourd’hui le terrorisme, un phénomène qui a profondément choqué la conscience populaire dans tous les pays occidentaux, y compris ceux qui sont restés épargnés par les attentats. Cette stratégie a pour but de créer la peur, et ce but est incontestablement atteint.”10
Autre coïncidence, la CJTI – la première conférence politique majeure à définir le concept du “terrorisme international” et à en légitimer l’instrumentalisation polit

n°121-journal Afghanistan Special dossier-11-09

Sommaire :

1 Médias

1-1   Vidéo : Oussama ben Laden s'exprime sur des attentats.

 

1-2 Vidéo : Oussama ben Laden dans les montagnes de Tora-Bora.

 

1-3 Reseau Voltaire : La falsification des prétendues vidéos d’Al-Qaida a été prouvée.

 

1-4 Jooneed Khan : La propagande de guerre passée au crible par un Américain.

2 Brèves

2-1 Jean-Marie Colombani : Là où l'Otan se retire, les résistants prennent place l

 

2-2 Les résistants reprendraient du terrain… 2-3 L'Afghanistan priorité numéro un pour l'Otan, selon le général Ray Henault.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de Claude Lévesque : Afghanistan - Ce pays que nul envahisseur n'a jamais conquis… 3-2 Point de vue de Réseau Voltaire : Retranchés dans des bunkers afghans pour 40 ans.

 

3-3 Point de vue de Réseau Voltaire : La raison l’emporte sur la propagande. 3-4 Point de vue de Salim Lamrani : Quand Reporters sans frontières légitime la torture.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

4-1 Le discours de Ben Laden. 09-11

 

5-0 Annexes

5-1 Nafeez Mosaddeq Ahmed : 11 Septembre, désinformation et anatomie du terrorisme. 5-2 Marina Montesano : Les mystérieux sosies du 11 septembre. 5-3 Paul Craig Roberts : Bush prépare-t-il un deuxième "11 septembre" ?

 


 

 

 

 







1 Médias
Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 

 1-1 Vidéo : Oussama ben Laden s'exprime sur des attentats.

Une video d'Oussama ben Laden où il s'exprime sur des attentats.  Il est à noter qu'il n'a jamais revendiqué les attentats du 11 septembre. Voir l'article sur WSWS. Nous avons aussi mis la dernière video en dessous pour que vous voyez la différence. C'est quelqu'un qui bouge beaucoup les yeux et les mains lorsqu'il parle. Il ne reste pas fixe. Nous possédons beaucoup de doc sur Ben Laden. Par exemple, lorsqu'il fait des discours, il n'a jamais de papier devant lui. On ne le voit jamais lire, il a tout dans la tête. Il est à noter que les dernières videos le montrent toujours de loin. Dans la dernière, il fait très sombre. Ceci pour dissimuler des détails. Le plus gros détail qu'il n'ont pas pu dissimuler c'est quand même le nez qui n'a rien àvoir avec celui de ben Laden.

Adriana Evangelizt

http://usa-menace.over-blog.com/article-7102228.html

Source :  Oussama ben Laden s'exprime au sujet du 11septembre
envoyé par lefigaro


Nous avons trouvé quelques videos de ben Laden sur le net... en voilà une où il se promène dans les montagnes de Tora Bora. En fond, chants et imprécations, nous semble-t-il...

Adriana Evangelizt

http://usa-menace.over-blog.com/article-7102101.html

09 Septembre 2007

 


1-3 Reseau Voltaire : La falsification des prétendues vidéos d’Al-Qaida a été prouvée.

Depuis le départ, nous disons que la nébuleuse Al Qaïda n'est qu'un organe au service des sionisto-neo-conservateurs. Tout un tas de faits troublants nous le font penser. Nous sommes aussi à peu près certain que Ben Laden est mort. Nous avons pour nous la certitude que la vérité se saura bientôt. Et là, les Imposteurs seront enfin démasqués. Néanmoins, quand Sarkozy nous parle du terrorisme, on sait à quoi s'en tenir. Il doit bien savoir la vérité. Tout comme il doit bien savoir que la chasse au terrorisme planétaire n'est qu'une manipulation pour mettre en place le Nouvel Ordre Mondial. On fait planer la peur sur les peuples pour installer davantage de mesures de sécurité et de flicages de population

Des résumés d’une présentation de Neal Krawetz, expert en informatique américain, à l’occasion de la « BlackHat conference » pour la sécurité informatique à Las Vegas le 3 août (http://blog.wired.com/27bstroke6/files/bh-usa-07-krawetz.pdf) circulent actuellement dans quelques rares médias imprimés et surtout sur des sites web internationaux.

Krawetz a présenté des preuves que les prétendues bandes vidéo d’Al-Qaida ont, en règle générale, été manipulées.

Les bandes vidéo d’Al-Qaida ont été retravaillées par l’entreprise américaine IntelCenter. A l’aide d’un exemple, Krawetz a montré comment le prétendu logo de l’émetteur d’Al-Qaida « As Sahab » a, tout comme le logo d’IntelCenter, été ajouté à cette bande vidéo de façon identique.

IntelCenter est une entreprise privée qui rend des « services » aux services secrets. L’entreprise collabore étroitement avec le Pentagone, son personnel se recrute surtout parmi les anciens collaborateurs des services secrets de l’armée américaine. L’année dernière déjà, le groupe anti-guerre états-unien « Prison Planet » avait prouvé qu’IntelCenter avait sous-titré des images d’Al-Qaida de l’an 2001 avec de nouveaux textes de l’an 2006.

 

Les jugements concernant le fait indéni­able de ces falsifications diffèrent. Le 4 août, la junge welt a écrit : « Tout cela renforce le vieux soupçon que le Pentagone lui-même se cache derrière les menaces de l’Al-Qaida. Celles-ci ont toujours apparu à un moment où elles étaient d’une grande importance pour l’administration Bush. »

 

Il est intéressant qu’un rapport du site Telepolis du 7 août dénie cela en se référant, comme preuve, à une déclaration du porte-parole d’IntelCenter – un fait qui en dit long ! Le blog politique DaRockwilda a expliqué le 6 août pourquoi il n’était vraisemblablement pas possible qu’il existe une entreprise de production de bandes vidéo propre à Al-Qaida, vu le niveau technique des moyens de reconnaissance actuels des services secrets : « S’il y avait vraiment une organisation terroriste mondiale de l’envergure prétendue qui dispose d’une voie de communication quelconque vers l’Occident, pourquoi cette voie n’a-t-elle pas été découverte, identifiée et utilisée pour arrêter les leaders d’Al-Qaida ? Peut-être parce qu’Al-Qaida n’est qu’un fantôme de propagande des militaires bellicistes de Washington et d’autres capitales ? […] N’acceptez pas qu’on vous fasse croire que les pouvoirs publics sont capables de trouver le moindre petit « téléchargeur de musique », alors qu’ils n’accepteraient jamais qu’une agence de médias des terroristes puisse produire ses petits films en toute tranquillité. »

Sources Reseau Voltaire

31 Août 2007

Posté par Adriana Evangelizt

 

 


1-4 Jooneed Khan : La propagande de guerre passée au crible par un Américain.

Le Canada justifie son engagement militaire en Afghanistan en invoquant, diversement, la «mission» de «libérer la femme afghane», d'«instaurer la démocratie», d'«anéantir les talibans», et ou «reconstruire le pays». Pour Norman Solomon, critique du discours officiel aux États-Unis et de sa diffusion par les médias dominants, ce sont là «des slogans qui relèvent de la propagande de guerre».
«Le Canada fournit 10% des troupes étrangères en Afghanistan et les paroles du cabinet Harper sont comme l'écho des mots d'ordre émis par l'administration Bush», a-t-il dit hier à La Presse.
Solomo n était en route pour Montréal où un documentaire de 72 minutes, inspiré de son récent livre War Made Easy, est au programme du Festival des films du monde (FFM). Le livre publié en 2005 a pour exergue: How Presidents and Pundits Spin Us to Death, ou «Comment les présidents et les experts nous manipulent à mort».
Un film d'enquête
«L'idée du film est née d'une rencontre avec les gens du Media Education Foundation, dont j'avais aimé le documentaire Hijacking Catastrophe qui montrait comment les néo-conservateurs ont exploité les attentats du 11 septembre pour relancer l'Empire», a raconté Solomon.
Le film, réalisé par Loretta Alper et Jeremy Earp, porte un regard d'enquêteur sur 60 années de propagande de guerre des États-Unis. Solomon décortique le sujet d'une voix calme, et des images d'archives, avec des clips pertinents, illustrent ses propos. La narration est fournie par l'acteur Sean Penn.
«Les guerres sont déclarées et menées pour des raisons très complexes, qui allient des intérêts économiques à des calculs géopolitiques. Mais pour gagner et conserver l'appui du public, les élites lui parlent avec des mots simples comme liberté et démocratie. Et elles diabolisent l'ennemi à souhait», a dit Solomon.
L'auteur d'une dizaine d'ouvrages et fondateur de l'Institute for Public Accuracy estime que le public est prêt à soutenir une guerre, même de longue haleine, s'il juge que c'est pour une bonne cause.
«Mais si le public sent que la cause n'est pas bonne, il s'opposera même à une guerre éclair», a-t-il ajouté.

Le rôle des médias
Les Américains ont appuyé leur pays dans la Seconde Guerre mondiale car la cause était bonne, a-t-il dit.
«Mais les guerres menées depuis par les États-Unis, au Vietnam et en Irak notamment, se sont heurtées au scepticisme populaire car les dirigeants ont menti sur les causes et la conduite des hostilités», a-t-il souligné.
Le film analyse tout particulièrement le rôle des médias dominants comme amplificateurs du discours officiel.
«Nous, Américains, croyons ne pas subir la propagande, mais c'est faux. Nos médias sont l'otage des sources officielles. Quand nos dirigeants ont décidé, surtout s'il s'agit de guerre, nos médias virent au chauvinisme», a affirmé Solomon.
Une étude du Project for Excellence in Journalism vient d'établir que la couverture de l'Irak dans les médias états-uniens a chuté de 22% entre le 1er et le 2e trimestre de 2007. Ce qu'il en reste est consacré surtout au débat politique aux États-Unis mêmes.
«Tout tourne en fait autour de nous. Nous tuons les autres pour leur bien. Nous ne cherchons rien pour nous-mêmes.
«Mais une question nous obsède: sommes-nous en train de gagner? Les autres deviennent alors des abstractions», a-t-il ajouté.

 

Jooneed Khan 

La Presse

Le vendredi 24 août 2007

http://www.cyberpresse.ca/article/20070824/CPMONDE/708240466/1014/CPMONDE/?utm_campaign=retention&utm_source=bulletin&utm_medium=email