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31/10/2007

N°277 Journal de Palestine au Jour le Jour 30-10 FIN

7 Dossier

 

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs, mais doit être vu comme information 

 

7-1 Point de vue de Aldad Bick - Si Arafat a parlé, de « la paix des braves », aujourd’hui en Europe, on parle de « la paix des faibles ».

 

A Bruxelles, la capitale de la bureaucratie européenne, l’ambiance est à l’optimisme et à la réjouissance ces jours-ci, à la veille du début de la conférence internationale d’Annapolis.

 

« L’échec n’est une fatalité » pour les résultats de ce rassemblement dont la date n’est pas encore tout à fait déterminée, disent certains grands responsables de l’Union Européenne.

 

Les plus prudents d’entre les leaders européens préfèrent être un peu plus réalistes. « La conférence d’Annapolis est une vraie chance de laquelle il ne faut passer à côté », disent-ils. Ils croient que les conditions politiques au Moyen-Orient n’ont jamais été aussi mûres que de nos jours pour réaliser une avancée notable sur la route vers une solution du conflit dans la région.

 

Les directions israélienne et palestinienne donnent aux Européens l’impression qu’ils sont prêts à pratiquer toutes les concessions nécessaires pour arriver à un accord historique. Bien que les politiciens de Bruxelles sachent dans quelles conditions difficiles vivent ces deux directions, ils espèrent que ladite conférence engendre un document général et exhaustif précisant des buts finaux, touchant des problèmes essentiels du conflit et mettant des agendas concrets. Si Arafat a parlé, dans les années Oslo, de « la paix des braves », aujourd’hui en Europe, on parle de « la paix des faibles ».

 

Les Européens promettent de soutenir les négociations, de les aider par tous les moyens possibles, financièrement parlant. Dès la première réunion, les pays donateurs se réunissent. Cette réunion sera comme un signe confirmant aux Palestiniens que la communauté internationale est prête à participer aux efforts destinés à restaurer les infrastructures des territoires. Ce soutien financier doit affaiblir la popularité du Hamas.

 

A part des promesses financières, les Européens n’ont pas un réel plan de réserve, dans le cas où la conférence se trouverait dans une impasse, où serait même confrontée à l’échec. En fait, ces Européens refusent tout simplement de penser à toutes les hypothèses possibles. Ils disent qu’à l’heureuse époque d’Oslo, on disait que l’opération de paix est sans retour. Aujourd’hui, la règle du jour est : « l’échec n’est pas une fatalité », et quant à l’Histoire, qu’elle arrête de nous agacer avec ses paraboles.

 

Pendant plusieurs années durant, l’Union Européenne était en colère pour le fait que l’Europe n’était pas autorisée à intervenir dans un quelconque effort visant à trouver une solution au problème du Moyen-Orient. On ne traitait avec eux qu’à travers leur chéquier. Et maintenant et après être arrivés à une respectabilité politique, les Européens ne se montrent pas prêts à jouer le rôle qu’ils convoitaient aussi longtemps.

 

Les dernières années ont prouvé au monde entier que la formule « l’échec n’est pas une fatalité » ne s’applique pas pour le Moyen-Orient. Il est alors préférable aux Européens d’envisager les scénarios les plus difficiles au lieu de sombrer dans des rêves profonds. L’espoir est une question importante, mais reste de loin insuffisante. Lorsque les illusions s’explosent sur la pierre de la réalité, la désillusion pourra causer de nombreux dégâts.

 

Par ailleurs, à Bruxelles, on dit que tout accord politique sera l’objet d’un référendum, des deux côtés. En même temps, ils refusent l’idée que le Hamas pourrait interdire tout référendum populaire à ce sujet, ou même qu’il concrétise un refus populaire de cet accord. Les Européens parlent d’Abou Mazen comme étant le représentant légitime des Palestiniens, en oubliant que ce sont eux-mêmes qui avaient donné la légitimité au Hamas lorsqu’ils avaient insisté à ce qu’il participe aux élections dans les territoires [palestiniens].

 

Dans le passé, les Européens ont exigé l’amélioration des relations entre l’Union Européenne et "Israël" afin de soutenir l’opération de paix, et l’affaire dépendait de nous [les Israéliens] uniquement. Mais maintenant, s’ils veulent vraiment soutenir la paix, ils doivent doucement chuchoter aux oreilles des Palestiniens pour leur dire que s’ils ne montrent la souplesse nécessaire pour déclencher l’affaire, l’Europe pourrait envoyer la grande quantité d’aides financières à d’autres lieux du monde. En somme, puisque les Palestiniens profitent du soutien européen sans limites, il n’y aura aucune possibilité de réussite pour cette « paix des faibles ».

 

Aldad Bick - Yediot, journal hébreu -21-10

 

 

 


Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

 

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

 

8-1 Non à la visite d’Ehud Olmert en France ! Ehud Olmert vient prêcher la guerre en France !

 

Dans une lettre envoyée au New York Times le 4 décembre 1948, plusieurs éminentes personnalités juives (dont Hannah Arendt et Albert Einstein) s’élevaient contre la visite aux Etats-Unis de Menachem Begin qualifié de terroriste chauvin utilisant des méthodes proches des partis fascistes.

 

Pour les mêmes raisons, nous nous élevons contre la visite en France du Premier Ministre israélien Ehud Olmert le 22 octobre.

 

La politique d’Ehud Olmert viole en permanence le droit international. Son gouvernement a mené une agression meurtrière contre le Liban pendant l’été 2006 et l’armée israélienne y a commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Aujourd’hui Olmert récidive : il vient en France pour obtenir un large consensus des dirigeants occidentaux afin d’obtenir une guerre dite « préventive » contre l’Iran en affirmant que l’Iran a un dirigeant qui veut la destruction d’Israël. Une telle guerre qui mettrait à feu et à sang toute la planète, ajoutée à la destruction de l’Irak, est présentée par le gouvernement israélien comme indispensable.

 

Cette fuite en avant meurtrière ne peut pas masquer la politique menée par le gouvernement Olmert : la société palestinienne est méthodiquement détruite. Le blocus de Gaza, les assassinats ciblés, les milliers de prisonniers politiques (dont de nombreux élus), les confiscations de terre, les expulsions, le pillage de l’eau, les centaines de barrages qui interdisent toute circulation, la progression du Mur dit « de séparation » sont autant de violations de l’ensemble des normes du droit humanitaire international et des droits humains ouvertement assumées par le gouvernement israélien. La colonisation continue. Plus de 450000 Israéliens vivent dans des territoires occupés depuis 1967. Avant toute discussion « de paix », Ehud Olmert affirme que l’essentiel de ces annexions est irréversible et donc que si futur Etat Palestinien il y a, ce ne sera qu’un territoire morcelé, éclaté et non-viable.

 

Tant que l’occupation durera, l’UJFP demande un boycott politique et économique d’Israël pour obliger ses dirigeants à renoncer à l’occupation. Une paix juste et durable au Proche-Orient repose sur la fin du déni de droit dont est victime l’ensemble de la population palestinienne, de l’occupation, le démantèlement de toutes les colonies, la fin des agressions militaires, l’égalité totale entre les peuples de la région et le droit au retour des réfugiés. La politique de M. Olmert est une politique de guerre, de fuite en avant et de refus de « l’autre ». Cette politique est criminelle pour les Palestiniens, suicidaire pour les Israéliens et dangereuse pour les peuples de la région, pour la paix et la sécurité internationale.

 

NON, M. Olmert n’est pas le bienvenu.

 

Union Juive Française pour la Paix (UJFP)
21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS

 

Tél. national : 06 09 73 53 72
Tél. Ile-de-France : 01 42 02 59 76

 

23-10

 


8-2 Communiqué de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP).
Paris, le 30 octobre 2007

 

En 1988, la direction Palestinienne a proposé un énorme compromis : limiter le futur Etat palestinien aux territoires conquis par Israël en 1967. La Ligue Arabe a établi un plan qui repose sur les mêmes principes. Les normes du droit international et les résolutions de l’ONU, ainsi que la décision de la cour de justice de 2004 n’ont jamais légitimé les conquêtes ou les annexions israéliennes basées sur la politique du fait accompli. Donc un accord pour une paix juste et durable devrait être basé sur le refus de ces conquêtes.

 

Pourtant tout indique que la conférence d’Annapolis ne va pas suivre cette voie. Cette conférence se dit internationale, mais elle ne l’est pas. Les Etats-Unis et leurs alliés européens trient leurs invités sur des critères tendancieux (invitation des « modérés », pas de ceux qui sont qualifiés de « terroristes » ...). Le Hamas qui a remporté les dernières élections palestiniennes au terme d’un processus démocratique incontestable n’est pas invité.

 

Cette conférence va se dérouler alors que la bande de Gaza subit une « punition » collective et un blocus. L’occupant organise l’asphyxie et la pénurie généralisée. Aucune paix n’a de sens quand on divise et quand on affame un peuple.

 

Le gouvernement américain, comme c’était le cas à Taba et Camp David, est à l’initiative de cette conférence. Les dirigeants américains qui ont envahi et détruit l’Irak, qui menacent l’Iran et qui ont toujours apporté un soutien inconditionnel politique et militaire aux gouvernements israéliens ne sont pas intéressés par le respect du droit des peuples. Ils veulent avant tout que règne leur hégémonie sur toute la région.

 

Plus de 450000 Israéliens sont installés dans les territoires palestiniens illégalement acquis depuis 1967. La moitié vivent dans le « Grand Jérusalem » dont les frontières actuelles vont de Ramallah à Bethléem. Plusieurs colonies sont devenues de véritables villes. Toute trace de la frontière de 1967 a disparu et tout est fait pour rendre les annexions irréversibles.

 

Il faudrait une volonté politique et une pression sur les dirigeants israéliens pour que l’occupation illégale et la colonisation cessent et pour que les colonies soient démantelées.

 

Or les mesures récentes (construction du Mur, tramway de Jérusalem, expropriations incessantes, prolifération des check-points, construction de routes spéciales ... ) indiquent bien que la colonisation et la politique du fait accompli sont plus que jamais à l’oeuvre.

 

Une conférence de paix qui se déroule quand l’occupation violente, la colonisation et les annexions se poursuivent à grande échelle n’en est pas une. Le gouvernement israélien n’a démantelé aucun check-point, contrairement aux pré requis définis par l’administration Bush et il définit le travail de cette conférence comme un « processus provisoire de longue durée ».

 

Dans ces conditions, le pire est à prévoir. On proposera à Mahmoud Abbas une aide contre le Hamas et un territoire morcelé et non-viable baptisé Etat Palestinien. On le sommera d’accepter. On préparera l’opinion internationale à faire porter sur les Palestiniens toute la responsabilité d’un échec déjà programmé de ces négociations. Les dirigeants israéliens martèleront comme ils l’ont déjà fait « qu’ils n’ont pas de partenaire pour la paix » et qu’il n’y a pas d’alternative à leur politique.

 

Et après l’échec prévisible des discussions, les bruits de bottes contre l’Iran se feront plus pressants. Déjà les armes affluent au Proche-Orient et l’opinion est préparée à une guerre régionale. L’UJFP met en garde l’opinion à propos d’une conférence qui n’est pas vraiment une conférence de paix mais bien plutôt un leurre. Aucune négociation, aucune démarche pour une paix juste et durable ne peuvent faire l’économie des droits inaliénables du peuple palestinien et d’une égalité totale entre les peuples de la région.

 

UJFP, 21 ter rue Voltaire,
75011 PARIS - Tél. national : 06 09 73 53 72 - Tél. Ile-de-France : 01 42 02 59 76

 

Transmis par Stambul Pierre
stambul.pierre@wanadoo.fr

 

N°277 Journal de Palestine au Jour le Jour 30-10 Suite

3 Politique Internationale des térritoires occupés

 

1 Pays Arabes & voisins

 

Égypte

 

22-10

 

Des sources égyptienne ont reçu des informations soulignant que le dirigeant du groupe du "coup d’état " dans le mouvement de Fatah, Mohammed Dahlan excite des responsables du Fatah contre le président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas afin de l’éloigner de son poste.
Cette attaque est venue après qu'Abbas a refusé la demande US de nommer Dahlan au poste de vice-président, ce qui a poussé ce dernier à l'attaquer en le critiquant énergiquement pour sa faible direction vis-à-vis des évènements internes dans les territoires palestiniens.

 

D’autres observateurs bien informés ont souligné qu'un désaccord a éclaté entre Abbas et Fayyad à cause de certains engagements envers la direction US concernant le processus de paix.

 

CPI

 


2 Les institutions et leurs satellites

 

2 Otan - 3 Onu - 4 Nations Unies - Banque Mondiale- Mouvement des non-aligné (MNA)

 

3 Onu

 

23-10

 

Le vice-ministre israélien de la guerre Vilnai a estimé qu'il fallait d'accroître la pression. "Il est clair que nous devons couper l'approvisionnement en électricité et en carburant", a-t-il déclaré à la radio de l'armée israélienne. "Nous allons réduire de manière drastique le flux d'électricité en provenance d'Israël pendant plusieurs semaines."

 

Israël peut également s'attendre à être critiqué dans le monde s'il met son projet à exécution. Le mois dernier, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait dénoncé une mesure "contraire aux obligations d'Israël envers la population civile en vertu de la législation internationale sur les droits de l'homme et humanitaire".

 

AP

 


Nations Unies

 

29-10

 

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a de nouveau appelé à l’arrêt des tirs de roquettes palestiniens sur Israël, tout en considérant "inacceptable" la réponse de l’autorité d’occupation, selon un porte-parole de l’ONU.

 

La bande de Gaza dépend d’Israël pour la quasi-totalité de ses approvisionnements en carburant et plus de la moitié de ses livraisons d’électricité. Le territoire côtier palestinien dispose d’une réserve d’environ quatre jours seulement en carburant. Il a été déclaré "entité ennemie" par l’autorité d’occupation en septembre, un statut qui lui permet d’imposer de nouvelles restrictions, comme la limitation de la circulation de marchandises et de la fourniture de carburant et d’électricité. La semaine dernière, Ehoud Barak avait donné son feu vert à un projet de coupures d’électricité, pas encore appliqué.

 

 (Source : AL-Oufok & AFP)

 

 


3- Organisations Mondiales & régionales

 

Organisations de défense des droits de l’Homme

 

29-10

 

Dix organisations de défense des droits de l’Homme ont fait appel de la décision de suspendre la livraison de carburant, la jugeant "illégale". La Cour suprême de l’autorité d’occupation a donné cinq jours au gouvernement pour répondre à l’action des ONG, selon Sari Bashi, un représentant de l’une d’entre elles, Gisha.

 

 (Source : AL-Oufok & AFP)

 


6 Ue

 

29-10

 

L’Union européenne a critiqué lundi la réduction des livraisons de carburant à la Bande de Gaza, mise en oeuvre depuis dimanche par l’autorité d’occupation.

 

 (Source : AL-Oufok & AFP)

 


La lutte pour la libération dans les  territoires occupé

 

a) Bande de Gaza - Au jour le jour

 

La marine israélienne interdit, au-delà d'une certaine limite, toute circulation maritime au large du littoral de la bande de Gaza depuis juin 2006, y compris celle des bateaux de pêche.

 

L'armée israélienne assure que les restrictions imposées à la navigation répondent à des impératifs de sécurité, mais que la pêche est autorisée dans un rayon de 11 km au large des côtes.

 

l'AFP.

 

20-09

 

Trois Palestiniens ont été blessés par un missile israélien dans le nord de la bande de Gaza, selon des sources médicales palestiniennes.

 

(AFP 20h57)

 

20-10

 

Un hélicoptère d'assaut de l’aviation des forces d’occupation a tiré un missile contre un bateau de pêche.

 

Les deux tués étaient des pêcheurs, précise un communiqué du ministère de l'Intérieur du Hamas.

 

Les deux hommes ont été identifiés comme étant Nizar Abou Arab, 22 ans et Raed Shamalakh, 22 ans.

 

Leurs papiers d’identité et leurs vêtements, ainsi que des restes humains ont échoué sur le rivage. .

 

AFP

 

 

21--10

 

Un raid aérien a blessé quatre résistants dans le nord de la bande de Gaza, ont annoncé les services médicaux.

 

Le Hamas avait dans un premier temps fait état d'un mort et trois blessés, mais les services médicaux ont déclaré que l'homme passé pour mort était toujours vivant.

 

(Reuters)

 

23-10

 

Les forces d’occupation ont assassiné, ce soir, 23/10, Moubarak Al-Hassanat, 38 ans, le chef régional des Comités de la résistance populaire, le leader des brigades de Nasser Salah Eddine, la branche militaire des comités de la résistance populaire, qui occupe le poste de directeur du bureau du ministre palestinien de l’intérieur lors d’un raid effectué par les avions de guerre de l’armée de l’occupation israélienne qui ont visé sa voiture au milieu de la bande de Gaza.

 

CPI & AFP & AP.

 

23-10

 

Les brigades Al Qassam (Hamas) ont annoncé mardi qu’un de leurs membres Mohammad Mahameed, 22 ans. a été tué lors de l’exécution d’une opération spéciale. Mais aucune autre information concernant sa mort n’a été diffusée.
PNN

 

24-10

 

Deux résistants ont été tués dans une opération de l’armée d’occupation dans le nord de la Bande de Gaza, a-t-on appris de sources hospitalières et auprès des services de sécurité. Des représentants des services de sécurité du Hamas, ont confirmé que la cible de l’armée d’occupation était un groupe de résistant qui tirait des roquettes.

 

(Al-Ouffok avec les agences de presse)

 

25-10

 

Youssef Walayda, est tombé dans une embuscade tendue par une unité de l'armée israélienne opérant dans la localité de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza.

 

Quelques heures plus tôt, Yasser Asfour, a été tué dans un échange de tirs avec l'armée israélienne à l'est de la localité de Khan Younés, dans le sud de la bande de Gaza.

 

(Al-Ouffok avec les agences de presse)

 

26-10

 

Des affrontements des plus violents sont survenus dans la bande de Gaza.

 

Des explosions et des tirs ont été entendus à travers la bande de Gaza et des nuages de fumée se sont élevés au-dessus des différents lieux des affrontements, dans le nord, le sud et le centre de la bande côtière.

 

 

L'armée israélienne a confirmé avoir mené trois raids distincts, avec un soutien aérien, dans le territoire palestinien. Elle a précisé que deux de ses soldats avaient été blessés lors de ses opérations "de routine"….

 

Six résistants  ont été tués et 4 blessés et trois civils ont été blessés, ont rapporté des sources hospitalières.

 

des témoins ont confirmé que les troupes d’occupation s'étaient retirées en début d'après-midi et que les combats avait pris fin.

 

(Reuters 26-10)

 

 

 

27-10

 

Bara Tayssir al-Soumaïri, 2 ans, son frère Najah Tayssir al-Soumaïri, 13 ans, et Samah Nawaf Abou Thabet, 20 ans, ont été tués samedi dans une puissante explosion qui à soufflé une maison selon des témoins et une source médicale.

 

Selon ces sources, six personnes ont été blessées, dont deux enfants de quatre et trois ans, dans l'explosion qui a détruit la maison et endommagé plusieurs habitations voisines dans la localité de Qarara, à l'est de Khan Younès.

 

Aucune indication n'a pu encore être obtenue sur l'origine de cette explosion.

 

 (AFP 11h44)

 

29-10

 

Violents combats dans la bande de Gaza, , selon le Hamas et des sources médicales.

 

L’armée d’occupation a confirmé que ses troupes opéraient à Khan Younès et Beït Hanoun, villes du sud et du nord de la bande de Gaza.

 

Des chars et des hélicoptères ont tué un résistant et un civil à Beït Hanoun, selon le Hamas et des sources médicales.

 

Au moins 12 autres Palestiniens ont été blessés. Interrogée au sujet de Beït Hanoun, l’armée israélienne a confirmé que ses unités y étaient engagées dans des combats mais n’a donné aucune précision.

 

(Al-Oufok - Reuters) 

 

30-10

 

4 policiers ont péri dans le pilonnage par l'armée israélienne d’un poste de la Force exécutive, et 4 autres ont été blessés, ont indiqué des sources palestiniennes.

 

L'état-major israélien a, de son côté, confirmé le bombardement de la localité d'Abasan, à l'est de Khan Younès.

 

(Reuters & ats 23:27)

 

30-10

 

Un missile s'était écrasé sur le camp de réfugiés de Djabalya, dans la ville de Gaza, blessant six civils, dit-on de source proche des hôpitaux.

 

Selon une porte-parole de l'armée israélienne, l'engin aurait dévié de sa trajectoire "en raison d'un dysfonctionnement d'ordre technique"…

 

(Reuters)

 


Inter-palestinien

 

20-10

 

Hiyam Saker, 51 ans,un enfant de treize ans et un homme ont été tués samedi soir dans des affrontements entre Palestinien dans la bande Gaza, qui ont en outre fait 15 blessés, selon nouveau bilan de source médicale.

 

AP

 


b) Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 

 

Jénine.(au nord de la Cisjordanie )

 

22-10

 

Deux résistants Ahmad Chaouarni, 24 ans, et Tarek Abou Ali, 25 ans, ont été tués lors d'échanges de tirs avec des membres d'une unité spéciale de l'armée israélienne d’occupation près de la ville cisjordanienne apprend-on auprès de l’armée d’occupation et de responsables palestiniens.

 

Un soldat a également été blessé au cours de cette opération menée par une unité spéciale, a précisé l’armée d’occupation

 

 (AFP. & Al-Ouffok avec les agences de presse)z

 


Toulkarem

 

22-10

 

L’ouvrier palestinien, Mohammed Hamed Abdel Kader (40ans) habitant dans la ville de Toulkarem, (au nord de la Cisjordanie ) est mort après avoir été heurté volontairement par un colon de l’occupation israélienne, près du village de Kafr Qassem, dans les territoires palestiniens occupés en 1948.
CPI

 


4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)

 

Civils & résistants tués                                                                            :  5.657          

 

Palestiniens blessés                                                                               :  51.885

 

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

 

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

 

Arrêtés     :                                                                                            :  47.660

 

En prison :                                                                                             : 11.800

 

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

 

Autres actes           

 

Journalistes tués                                                                                      : 9

 

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

 

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies    :  66.275

 

2-2 Occupants:

 

Israéliens  tués                                                                                        : 1.119

 

                                                                                                                ( 349 militaires/policiers)

 

Israéliens blessés                                                                                     : 6.299

 

                                                                                                                ( 407- militaires/policiers)

 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)

 


5 Médias/Vidéos 

 

21-10

 

Le Hamas  a expliqué que le pire est publié par le journal hébreu "Jerusalem Post" qui a publié sur son site internet une vidéo disant qu'une fille palestinienne a été tuée par des éléments du Hamas à Gaza, mais la vidéo raconte le meurtre d'une fille iraqienne qui a été tuée en Iraq.

 

CPI

 



6 Les brèves

 

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

Marc

 

6-1 Le conflit inter palestiniens a fait 350 morts à Gaza en 2007.

 

Le conflit inter palestiniens a fait 350 morts dans la bande de Gaza au premier semestre 2007. Il a aussi entraîné de graves violations des droits de l'Homme, écrit l'organisation des droits de l'homme Amnesty dans un rapport intitulé "Les Territoires palestiniens occupés déchirés par les luttes intestines".

 

En Cisjordanie les forces de sécurité contrôlée par le Fatah, maintiennent en détention de manière arbitraire des centaines de fidèles du Hamas" et "ne prennent aucune mesure contre des militants du Fatah auteurs d'enlèvements, d'incendies criminels et d'autres attaques", ajoute le rapport de 57 pages.

 

"Les dirigeants de l'Autorité palestinienne comme du Hamas doivent prendre des mesures immédiates afin de briser le cycle de l'impunité qui continue à alimenter les mauvais traitements", a déclaré Malcolm Smart, directeur d'Amnesty pour le Moyen-Orient, cité dans un communiqué.

 

Le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, "a de plus en plus recours à des détentions arbitraires et à la torture depuis qu'il a pris le contrôle en juin dernier de la bande de Gaza",

 

Le rapport demande l'établissement d'une commission indépendante d'experts afin d'enquêter sur les violations des droits de l'Homme commises par les deux factions depuis le début de 2006.

 

Les dirigeants du Hamas, tout comme ceux du Fatah, devraient s'engager à appliquer les recommandations de la commission, souligne l'organisation basée à Londres.

 

(ats / 24 octobre 2007 02:28)

 


6-2 La vie quotidienne des Gazaouis.

 

L’autorité d’occupation a fortement réduit ses relations commerciales avec la Bande de Gaza L’armée d’occupation mène régulièrement des frappes aériennes et des incursions terrestres contre les résistants. Mais ces opérations ont eu peu d’effet sur les tirs de roquettes, qui ont fait douze morts ces dernières années et perturbé la vie des Israéliens vivant près de la frontière avec la Bande de Gaza.

 

Déjà très appauvri, le territoire palestinien devrait être durement touché par la réduction des livraisons de carburant, dont les habitants dépendent lourdement pour leurs déplacements, mais également pour la cuisine et leurs générateurs. Ces approvisionnements permettent également de faire fonctionner l’unique centrale électrique de la région, qui va devoir rationner ses réserves.

 

La vie quotidienne des Gazaouis est également compliquée par la décision de deux banques israéliennes de suspendre leurs opérations dans ce territoire, de peur de tomber sous le coup de la législation anti-terrorisme. Selon des responsables bancaires locaux, les habitants se précipitent pour retirer de l’argent pour devancer une éventuelle pénurie de liquide. Certains établissements refusent les retraits importants, ferment des agences ou réduisent leurs heures d’ouverture.

 

Les banques israéliennes jouent un rôle crucial dans l’économie de la Bande , en traitant les transactions commerciales entre Israéliens et Gazaouis, et en approvisionnant les banques palestiniennes en argent liquide. Les billets arrivent maintenant en camions des banques palestiniennes situées en Cisjordanie, en traversant Israël.

 

 (Source : AL-Oufok & AFP)

 


6-3 Mahmoud Ahmadinejad : « La conférence d’Automne sur la paix est un piège sioniste tendu aux pays de la région ».
Mahmoud Ahmadinejad a affirmé : « cela a déjà eu lieu par le passé, certains ont cru qu’ils pouvaient décider pour le peuple palestinien dans des conférences ; or une solution ne pourra être trouvée seulement qu’en présence du peuple palestinien. »

Après avoir souligné que toutes les décisions qui seront prises en l'absence du peuple Palestinien ne résoudront rien et ne leur rapportera aucun profit, il a demandé aux pays de la région de se maintenir en alerte et de prendre garde de ne pas tomber dans ce piège appelé « conférence d'Automne. »
« Aujourd'hui le régime sioniste est critiqué et dans une position difficile et c'est pour cette seule raison qu’il veut relancer une initiative politique comme ce sommet d'Automne »a affirmé le chef d’Etat iranien après avoir souligné que ce qui préoccupe les ennemis c’est d'affaiblir l'esprit de résistance du peuple Palestinien.
Mahmoud Ahmadinejad qui s’exprimé sur la question palestinienne à poursuivi que cette dernière monopolise l'attention des peuples du monde, rappelant que ceux qui ont mis en place le régime sioniste et qui le soutiennent « ne peuvent en aucune façon être partie prenante et jouer les médiateurs pour aboutir à une solution. »
Source :
Irna- 22-10

 

 

 

6-4 Fatah Al-Yasser : Le congrès d’automne serait la dernière phase pour la politique d’Abbas.

 

Khaled Abou Hilal, le dirigeant du mouvement "Fatah Al-Yasser", a affirmé que le congrès d’automne serait la dernière phase pour la fin d’Abbas au niveau politique et national.

 

Le mouvement a dit, le samedi 20/10, dans un communiqué de presse dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, que toutes les parties palestiniennes, locales et internationales affirment que le congrès d'automne est mort-né et qu'il va être organisé pour célébrer l'image du président américain (Bush) seulement, avant la fin de sa présidence.

 

De son côté, le mouvement de Fatah Al-Yasser a réaffirmé qu'aucun succès ne serait réalisé lors de ce congrès, et qu'il ne faut en conséquence pas parier sur ce congrès qui néglige les Palestiniens et leurs souffrances à cause du blocus international sévère et injuste dans la bande de Gaza, et que la vie politique d'Abbas va prendre fin après l'échec de ce congrès.

 

En outre, le mouvement a ajouté que les menaces d'Abbas concernant sa démission sont un résultat normal de son échec total après s'être jeté dans les mains de la direction américaine et de l'occupation sioniste.

 

Il a ajouté que tout le monde sait qu'Abbas est l'acteur des accords d'Oslo qui se basent sur la souffrance des familles des martyrs, des captifs dans les prisons de l'occupation et des  blessés, et qu'il ne pourrait démissionner à cause de son engagement et de sa soumission aux ordres de la direction israélienne et américaine.

 

Source : CPI -20-10

 


6-5 Recensement.

 

Près de 5.000 agents ont été déployés dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie. Dans un premier temps il s’agit de compter les bâtiments et les habitations et à partir de décembre les habitants. Les résultats seront révélés en février prochain.

 

Les Palestiniens espèrent qu’ils pourront s’appuyer sur ce recensement lors des futurs pourparlers de paix avec Israël. En effet une croissance démographique à la hausse permettrait de soutenir les revendications territoriales des palestiniens.

 

"C’est la seconde fois que les Palestiniens ont la charge de cette enquête importante," explique le directeur du bureau des statistiques de Gaza. "Et la loi dit que le recensement doit être effectué tous les dix ans"..

 

Le premier recensement mené en 1997 faisait état d’environ 2,9 millions de palestiniens. Les statisticiens estiment que la population doit désormais avoisiner 4 millions de personnes.

 

(Source : 19 octobre - AL-Oufok avec les agences de presse)

 

 

 

 

N° 277 Journal de Palestine au Jour le Jour 30-10 Début

Résistance

 

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)

 

2 Politique Israélienne

 

3 Politique internationale des territoires occupés 

 

4 La Palestine en chiffre & au jour le jour Détails par région:

 

Décompte des pertes humaines

 

6 Les brèves

 

6-1 Le conflit inter palestiniens a fait 350 morts à Gaza en 2007.

 

6-2 La vie quotidienne des Gazaouis.

 

6-3 Mahmoud Ahmadinejad : « la conférence d’Automne sur la paix est un piège sioniste tendu aux pays de la région ».

 

6-4 Fatah Al-Yasser : Le congrès d’automne serait la dernière phase pour la politique d’Abbas.

 

6-5 Recensement.

 

7 Dossier

 

7-1 Point de vue de Aldad Bick - Si Arafat a parlé, de « la paix des braves », aujourd’hui en Europe, on parle de « la paix des faibles ».

 

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

 

8-1 Non à la visite d’Ehud Olmert en France ! Ehud Olmert vient prêcher la guerre en France !8-2 Communiqué de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP).

 

Tiré à part :

 

# 30-10

 

Le ministre de la guerre Barak a prévenu que la perspective d'une opération militaire de grande ampleur se rapprochait.

 

"Chaque jour qui passe nous rapproche d'une grande opération à Gaza",. "Nous ne sommes pas heureux de faire cela ", mais l'heure approche à laquelle nous devrons lancer une grande opération à Gaza." a-t-il affirmé à la radio de l'armée

 

AP

 

Marc     

 


 20-10 au 30-10: Peuple Palestinien : 28 tués   -  286 blessés 

 

                           Occupants              :  2  tués   -      8 blessés

 



Résistance

 

Au jour le jour

 

20-10

 

Les brigades Al Quds (Jihad Islamique) ont rapporté vendredi que ses combattants ont affronté les forces spéciales israéliennes dans le village Al Qarara à l’est de Khan Younis (sud de la bande de Gaza).

 

Les brigades ont déclaré que vendredi avant midi, les forces israéliennes se sont infiltrées dans la zone et échangé des tirs avec les combattants du Jihad Islamique pendant plus de vingt minutes.

 

Les brigades ont déclaré que les combattants riposteront à toutes les attaques israéliennes et vengeront les assassinats commis par l'armée.

 

PNN

 

20-10

 

Le Jihad a revendiqué la responsabilité du tir de roquettes artisanales "Quds" sur le point de passage israélien Sofa (est de Rafah) au sud de la bande de Gaza.

 

PNN

 

20-10

 

Les combattants des brigades Al Quds ont tiré des roquettes RPG sur des unités de l'armée qui se trouvaient sur un bâtiment de l'aéroport international de Gaza à Rafah.

 

PNN

 

23-10

 

Un soldat israélien a été blessé dans une attaque en Cisjordanie, apprend-on auprès de la police et de l'armée israélienne.

 

L'attaque s'est produite à la hauteur d'un arrêt de bus près de la colonie d'Ariel, dans le centre de la Cisjordanie.

 

 (AFP - 11h59)

 

 

23-10

 

Les brigades Al-Quds, la fraction armée du Jihad Islamique, ont tiré lundi plusieurs obus contre les villes israéliennes de Sderot et Ashkelon. Les brigades ont revendiqué dans la presse ces attaques peu après les tirs.

 

Le groupe a ajouté que cette attaque représentait une forme de résistance contre les agressions d'Israël et contre l'occupation des territoires palestiniens.

 

PNN

 

23-10

 

Quinze roquettes tirées à partir de la bande de Gaza se sont abattues en Israël depuis lundi, selon des sources militaires israéliennes.

 

AFP.

 

24-10

 

La résistance a ouvert le feu sur un véhicule à l'entrée d'une colonie juive de peuplement de Cisjordanie, mercredi, et ont grièvement blessé un Israélien, a annoncé la police israélienne.

 

L'attaque s'est produite à l'entrée de la colonie d'Ariel, une importante colonie juive depeuplement située près de Naplouse,  dans le nord de la Cisjordanie.

 

AP

 

24-10

 

Le Djihad islamique a lancé quatre roquettes depuis le nord de la Bande de Gaza, a annoncé le groupe dans un communiqué.

 

(Al-Ouffok avec les agences de presse)

 

 26-10

 

Des affrontements des plus violents sont survenus dans la bande de Gaza.

 

Des explosions et des tirs ont été entendus à travers la bande de Gaza et des nuages de fumée se sont élevés au-dessus des différents lieux des affrontements, dans le nord, le sud et le centre de la bande côtière.

 

Le Hamas confirme que ses combattants ont pris le contrôle d'une position israélienneet blessé au moins deux soldats.

 

Le Hamas a présenté les preuves aux médias dont du matériel militaire.

 

L'armée israélienne a confirmé avoir mené trois raids distincts, avec un soutien aérien, dans le territoire palestinien.

 

Elle a précisé que deux de ses soldats avaient été blessés lors de ses opérations "de routine"….

 

Des témoins ont confirmé que les troupes d’occupation s'étaient retirées en début d'après-midi et que les combats avait pris fin.

 

(Reuters 26-10)

 

26-10

 

L’armée d’occupation a signalé deux nouveaux tirs de roquettes en direction d'Israël, durant la nuit. Ils s'ajoutent à onze autres tirées la veille.

 

(AFP)

 

28-10

 

Les résistants des brigades d'Al-Qassam avaient lancé une attaque contre un soldat et plusieurs colons dans la colonie d'Ariel (la grande colonie israélienne en Cisjordanie), avant de se retirer sains et saufs.

 

Les brigades d'Al-Qassam ont annoncé que cette opération a fait quatre blessés chez les occupants et que cela rentre dans le cadre de la riposte de la résistance aux crimes de l'occupation contre les captifs palestiniens dans la prison israélienne du Neguev.

 

(Al-Oufok)

 

29-10

 

Violents combats dans la bande de Gaza,

 

L'armée israélienne a confirmé que ses troupes opéraient à Khan Younès et Beït Hanoun, villes du sud et du nord de la bande de Gaza

 

Un soldat israélien a été tué.

 

(Reuters)

 

29-10

 

Le Hamas a dit que ses résistants avaient tiré une roquette antichar sur des soldats près de Beït Hanoun, tuant l’un d’eux et blessant un de ses compagnons au moins.

 

(Al-Oufok -Reuters)

 

29-10

 

En Cisjordanie, un soldat a été blessé dans l’attaque de sa patrouille par des résistants. L’attaque a été revendiquée par le Front de libération de la Palestine.

 

 (Al-Oufok)

 


Analyse

 

28-10

 

Un site internet des services de renseignements de l’occupation israélienne a dévoilé dans un rapport secret que les services de renseignements sont inquiets de l’opération effectuée par les brigades d’Al-Qassam, la branche militaire du mouvement Hamas, qui ont pris en cible un soldat et un groupe de colons près de la colonie israélienne d’Ariel, au nord de la Cisjordanie.

 

Les résistants des brigades d'Al-Qassam avaient lancé une attaque contre un soldat et plusieurs colons dans la colonie d'Ariel (la grande colonie israélienne en Cisjordanie), avant de se retirer sains et saufs.

 

Des sources sécuritaires sionistes ont considéré dans un rapport publié par le site du journal hébreu Yedioth Ahronoth que cette opération représente une grande catastrophe sécuritaire.

 

Les brigades d'Al-Qassam ont annoncé que cette opération a fait quatre blessés chez les occupants et que cela rentre dans le cadre de la riposte de la résistance aux crimes de l'occupation contre les captifs palestiniens dans la prison israélienne du Neguev.
CPI

 

29-10

 

Le Hamas, a déployé de petits groupes de résistants à la frontière avec Israël dans le but de tendre des embuscades aux forces d’occupation.

 

"Nous réaffirmons que l’ennemi ne franchira jamais nos positions, sauf sur les cadavres de nos soldats", affirme la branche armée du Hamas dans un communiqué.

 

(Al-Oufok& Reuters)

 


1  Politique Palestinienne

 

MM Abbas & Haniyeh.

 

22-10

 

Mahmoud Abbas, a déclaré lundi qu'il espérait que les négociations de paix sur un futur Etat palestinien puissent aboutir d'ici fin 2008. 

 

"Nous communiquons et menons un dialogue intense. Nous espérons que nous pourrons tous les deux parvenir à un document acceptable pour toutes les parties, les Palestiniens, les Israéliens et la communauté internationale", a déclaré Abbas,

 

"Ensuite, ce document pourrait être utilisé pour des conférences",

 

"Espérons que nous pourrons parvenir à une solution d'ici la fin 2008", a dit Abbas, sans donner plus de précisions.

 

(Reuters)

 


1-2 Les analyses (du processus de paix).

 

22-10

 

Le représentant du Hamas en Iran, Dr. Abou Oussama Abdel Mouti, a dit, lors d’un entretien avec le journal iranien, Iran Al-Youm : " nous souhaitons que tous les pays arabes annoncent une position historique en boycottant le congrès prévu en automne prochain qui vient après l’appel du président Bush et en répondant aux désirs de leurs peuples qui refusent la politique américaine et ses complots contre la question palestinienne.
Abdel Mouti a affirmé que les visites répétées de la secrétaire d'état américaine des affaires étrangères, Condoleezza Rice, dans la région visent à réaliser trois buts dont le soutien du processus de paix pour servir les intérêts américains et israéliens à travers ses rencontres avec les leaders des pays de la région ainsi que le soutien du président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et le maintien du blocus contre le mouvement du Hamas dans le but de le frapper.

 

CPI- 22-10

 


1-3 Futur Etat palestinien

 

22-10

 

Le négociateur palestinien Saëb Erekat a déclaré récemment que les discussions sur un futur Etat palestinien devaient se conclure d'ici août 2008, insistant sur la nécessité de parvenir à un accord avant que la campagne pour l'élection présidentielle aux Etats-Unis ne batte son plein.

 

Le président égyptien Hosni Moubarak a estimé que si la Conférence de paix organisée par les Etats-Unis n'aboutissait à aucun résultat concret, il pourrait y avoir de graves conséquences.

 

"Cela aurait de graves conséquences pour le Proche-Orient et au-delà", a-t-il dit au quotidien australien Der Standard. "La région ne peut pas supporter un nouvel échec des efforts de paix", a-t-il ajouté.

 

(Reuters)

 


1-4 Les grandes manœuvres.

 

28-10

 

 Le porte-parole du mouvement Hamas Sami Abou Zouhri a fortement condamné les déclarations du secrétaire général de la présidence palestinienne, Al-Tayeb Abdelrahim, qui a prétendu que le Hamas tenait des contacts et négociations avec l'occupation israélienne.
Il a ajouté que ces déclarations ne sont que des mensonges et que les positions des deux équipes sont devenues claires pour tout le monde.

 

CPI 28-10

 


1-5 Problemes inter-palestinien

 

26-10

 

Ismaïl Haniyeh, 1er ministre du gouvernement, s'est exprimé vendredi lors d'un rassemblement de plusieurs milliers de partisans du Djihad islamique, tentant d'apaiser les tensions après les affrontements entre les deux groupes.

 

 "Nous n'accepterons pas de désaccord avec une faction quelconque, avant tout avec nos frères du Djihad islamique",

 

Le chef du gouvernement a déclaré que les dirigeants des deux camps oeuvreraient pour contenir la tension. "Notre relation avec le Djihad islamique est stratégique, stable et ne sera pas ébranlée par quelques événements", a-t-il assuré.

 

AP

 


1-7 Des Canons ... pas du beurre.

 

23-10

 

Le vice-ministre israélien de la guerre Vilnai a estimé qu'il fallait d'accroître la pression. "Il est clair que nous devons couper l'approvisionnement en électricité et en carburant", a-t-il déclaré à la radio de l'armée israélienne. "Nous allons réduire de manière drastique le flux d'électricité en provenance d'Israël pendant plusieurs semaines."

 

Alaa Araj, conseiller économique du gouvernement Hamas à Gaza, y voit une violation des droits de l'homme qui frapperait l'ensemble de la population dans le territoire. Gaza "sera plongée dans l'obscurité et la vie sera paralysée", prédit-il.

 

AP

 

25-10

 

L’autorité d’occupation a durci jeudi les sanctions contre la population civile de la bande de Gaza en riposte aux tirs de roquettes palestiniennes, une décision qui pèsera sur le sommet israélo-palestinien.

 

Mahmoud Abbas, va informer Olmert, de son "rejet des mesures israéliennes qui seront imposées à la population civile à Gaza", a indiqué à Ramallah, en Cisjordanie, son porte-parole Nabil Abou Roudeina.

 

Le Hamas a dénoncé "un nouveau crime contre un million et demi de Palestiniens" et une "punition collective" contraire au droit international.

 

 (Source : AL-Oufok)

 

26-10

 

Saëb Erekat, proche conseiller d'Abbas a condamné le projet israélien de réduire l'approvisionnement en énergie de la bande de Gaza.

 

Erekat a estimé qu'il s'agissait d'une "provocation" qui risquait de "doubler les souffrances" des habitants de l'enclave palestinienne.

 

Il a appelé la communauté internationale à "intervenir immédiatement pour protéger le peuple palestinien et contraindre Israël à se conformer au droit humanitaire international".

 

(Reuters 26-10)

 

29-10

 

Des responsables palestiniens ont affirmé lundi qu’un char israélien avait endommagé un des neuf oléoducs permettant de faire transiter le carburant vers le territoire. Ils ignoraient les conséquences dans l’immédiat de ces dégâts sur les approvisionnements. L’armée a affirmé ne pas avoir été informée de l’incident.

 

 (Source : AL-Oufok & AFP)

 

 29-10

 

Les Palestiniens affirment que les livraisons de carburants ont été réduites de 30% dimanche. Au ministère de la guerre de l’autorité d’occupation, on parle d’une réduction de 5 à 11%, selon le type de carburant.

 

 (Source : AL-Oufok & AFP)

 


1-12 Diplomatie

 

25-10

 

Mahmoud Abbas ;"Nous disposons d’une information selon laquelle des responsables du Hamas ont rencontré des Israéliens à Erez et cette information est quasiment certaine". Il a ajouté que ces contacts visaient à ramener "le calme et à normaliser les relations".

 

Sami Abou Zouhri, un porte-parole du Hamas, qui contrôle la Bande de Gaza, a démenti les allégations de Mahmoud Abbas, estimant que le président de l’Autorité palestinienne tentait de légitimer les propres contacts qu’il entretient avec les Israéliens.

 

"Ce sont des allégations sans fondement que nous démentons catégoriquement", a-t-il déclaré. "Il veut justifier (la tenue) d’entretiens chaleureux entre l’Autorité (palestinienne) et les Israéliens alors que l’agression israélienne contre les Palestiniens se poursuit".

 

 (Source : AL-Oufok)

 

 


1-13 Déclaration et situation dans les geôles israéliennes - Prisons & tortures

 

21-10

 

Le centre d’études des captifs a affirmé que les autorités de l’occupation incarcèrent, jusqu’à présent, 360 enfants palestiniens âgés de moins de 18 ans, tout en soulignant que la majorité des enfants et des adultes souffrent dans la prison de "Hacharan".
CPI

 

23-10

 

Des milliers de Palestiniens détenus en Israël observaient mardi une grève de la faim d'une journée pour protester contre la mort d'un de leur camarades lors de la répression de l’émeute par des gardes israéliens, a indiqué une association palestinienne.

 

Selon le Club du prisonnier, la principale association de défense des détenus palestiniens, le mot d'ordre de grève de la faim était largement respecté parmi les quelque 11.000 Palestiniens détenus pour des atteintes à la sécurité.

 

"Il s'agit d'une grève de la faim d'une journée pour protester contre ce qui s'est passé dans la prison de Ketziot", a déclaré à l'AFP Issa Qaraqaë, rapporteur de la commission des prisonniers au Parlement palestinien.

 

Quelque 700 détenus "administratifs", c'est à dire emprisonnés sans jugement, figurent parmi eux.

 

(AFP 10h28)

 


2  Politique Israélienne

 

Olmert

 

22-10

 

Olmert : "Tout document exprimant un engagement de l'Etat d'Israël sur des questions d'ordre politico-militaire d'importance, que ce soit sous la forme d'un accord ou d'une déclaration commune, sera soumis à l'approbation de la Knesset ".

 

"Mes entretiens avec mes partenaires de la majorité (parlementaire) m'ont convaincu que la coalition gouvernementale est solide et stable",

 

"L'objectif de la réunion d'Annapolis (Etats-Unis) est d'établir une déclaration conjointe avec les Palestiniens qui offrira des solutions" au conflit, a-t-il ajouté en allusion à la réunion internationale sur le Proche-Orient prévue d'ici fin 2007 aux Etats-Unis.

 

 (AFP 19h28)

 

29-10

 

Olmert a annoncé qu'il souffrait d'un cancer de la prostate et qu'il se ferait opérer dans les prochains mois, précisant toutefois qu'il restait en fonction.

 


2-2 Des Canons ... pas du beurre.

 

23-10

 

Le vice-ministre de la guerre Vilnai a estimé qu'il fallait d'accroître la pression. "Il est clair que nous devons couper l'approvisionnement en électricité et en carburant", a-t-il déclaré à la radio de l'armée israélienne. "Nous allons réduire de manière drastique le flux d'électricité en provenance d'Israël pendant plusieurs semaines."

 

Israël commencerait à couper l'électricité pendant 15 minutes après chaque tir de roquette, allongeant ensuite la durée de la coupure chaque jour tant que les tirs de roquettes se poursuivent.

 

AP

 

24-10

 

Israël a élaboré un nouveau plan consistant à procéder à des coupures de courant dans l'étroite bande côtière à chaque fois que les projectiles atteignent l'Etat hébreu.

 

  Selon le plan envisagé, les coupures seraient d'abord brèves avant d'être étendues progressivement, sans toutefois aller jusqu'à un black-out total.

 

AP

 

25-10

 

Jeudi, le gouvernement israélien a décidé de durcir les sanctions contre la population civile dans la bande de Gaza, en opérant des coupures d'électricité et en réduisant les livraisons de carburant, en riposte aux tirs fréquents de roquettes artisanales palestiniennes.

 

(AFP)

 

30-10

 

## Le ministre israélien de la guerre Barak a prévenu que la perspective d'une opération militaire de grande ampleur contre les Palestiniens se rapprochait.

 

"Chaque jour qui passe nous rapproche d'une grande opération à Gaza",. "Nous ne sommes pas heureux de faire cela ",mais l'heure approche à laquelle nous devrons lancer une grande opération à Gaza." a-t-il affirmé à la radio de l'armée

 

AP

 


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

 

22-10

 

Les forces de sécurité israélienne ont arrêté lundi près de 500 travailleurs palestiniens en Israël et leurs ont infligé de lourdes amendes. Ils ont été transférés en territoire palestinien car ils n’auraient pas le droit de travailler en Israël.
PNN

 

 

 

 


2-13 Situation dans les geôles israéliennes - Prisons & tortures 

 

22-10

 

200 prisonniers détenus dans la prison de Ketziot, dans le désert du Néguev (sud), et 15 de leur gardiens ont été blessés lors de l’émeute ont indiqué des sources palestinienne et israélienne.

 

La prison de Ketziot compte environ 2.000 prisonniers palestiniens, la plupart dans des tentes.

 

Selon le Club du Prisonnier, la principale association de défense des prisonniers palestiniens, l’émeute a éclaté lorsque les gardiens ont voulu procéder à des fouilles jugées provocantes dans les tentes des détenus palestiniens.

 

Les prisonniers ont jeté divers objets sur les gardiens qui les ont dispersés à l'aide de balles en caoutchouc, de gaz lacrymogènes et de matraques, blessant plus de 200 détenus dont un grièvement, selon un dernier bilan du Club du Prisonnier.

 

"La situation est très grave", a déclaré à l'AFP le président du Club du Prisonnier, Qadoura Farès.

 

L'association précise que les plus de 11.000 Palestiniens détenus en Israël ont décidé d'observer une grève de la faim mardi pour protester contre la "répression" israélienne à Ketziot.

 

(AFP 19h51)

 

22-10

 

Le résistant Mohammed al-Ashkar blessé lors de émeute de la veille est mort tôt mardi à l’hôpital, a annoncé l’administration pénitentiaire, il avait 30 ans et purgeait une peine de deux ans de prison.

 

Mohammed al-Ashkar avait été grièvement blessé par une "arme non létale"

 

(AFP 19h51)

 

22-10

 

Le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina, a dénoncé "une agression israélienne contre les prisonniers palestiniens".

 

"Le dossier des prisonniers doit être clos le plus rapidement possible, faute de quoi le processus de paix ne pourra pas avancer", a déclaré M. Abou Roudeina à Ramallah (Cisjordanie).

 

(AFP 19h51)

 

 

22-10

 

Le dernier bilan du crime commis contre les captifs palestiniens le lundi 22/10, par les soldats de l’occupation israélienne, dans les deux départements G1 et G2, a atteint 1 tué & 250 blessés dont 3 dans un état critique et un 4eme est a l’agonie.

 

15 de leurs gardiens ont été légérement blesses..

 

CPI

 

22-10

 

A l'appel du Hamas 400 manifestants ont manifestés leur colères au centre d'Hébron (sud de la Cisjordanie ), et des échauffourées se sont produites avec la police du Fatah qui leur a signifié que ce rassemblement était illégal.

 

Des pierres ont été lancées contre la police qui a tiré des salves d'avertissement.

 

Plusieurs personnes ont été arrêtés, selon un journaliste de l'AFP..

 

(AFP 19h51)
23-10

 

Plus de 11500 détenus dans les prisons d’occupation israélienne ont annoncé, aujourd’hui, le 23/10, une grève ouverte de la faim pour protester contre les pratiques et tortures des forces spéciales de l’occupation qui ont agressé avec cruauté, hier à l’aube, les détenus de prison du Neguev, tuant Mohammed Sabri Al-Achkar.

 

CPI
23-10

 

Plus de 50 agressions sionistes contre les captifs palestiniens en 10 mois seulement, sous un silence arabe et international.
Abdel Nasser Farawana a dit que l’attaque des forces de police de l’occupation israélienne contre les captifs dans la prison du Neguev fait partie d’une série d’agressions des autorités de l’occupation israélienne contre les captifs palestiniens afin d’atteindre la volonté des captifs,
CPI

 

30/10/2007

N°308 Irak dossier : Kurdistan 29-10 FIN

Le Parlement turc a voté une motion autorisant pour un an le gouvernement à lancer, des incursions militaires contre les kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan

 

Le Parlement turc a voté mercredi une motion autorisant pour un an le gouvernement à lancer, si nécessaire, des incursions militaires contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) réfugiés dans le nord de l'Irak.

 

"Les tensions dans le nord de l'Irak préoccupent le marché, car elles ternissent l'espoir que les exportations de pétrole irakien reprennent via la Turquie ", ont expliqué les analystes de la maison de courtage Sucden.

 

Bien que l'impact sur les livraisons de brut irakien d'une intervention militaire soit pour l'heure jugé limité, les investisseurs s'inquiètent d'une déstabilisation plus large de la région.

 

Moins d'une heure après le vote du Parlement turc, le président américain George W. Bush a fait monter d'un cran la tension géopolitique en évoquant le risque d'une "troisième guerre mondiale" si l'Iran se dotait de l'arme nucléaire.

 

Les propos de M. Bush faisaient suite à une mise en garde de la Russie contre toute action militaire visant le programme nucléaire de Téhéran. Ces déclarations interviennent sur un marché déjà très nerveux à l'idée que les approvisionnements mondiaux s'avèrent insuffisants cet hiver.

 

"Le potentiel de tout conflit au Moyen-Orient augmente de manière importante les risques sur l'offre", a réagi Simon Wardell, analyste du cabinet Global Insight. "Ce sont assurément les inquiétudes purement géopolitiques qui ont été prises en compte, sachant qu'en toile de fond les approvisionnements sont très tendus", a-t-il ajouté.

 

A ces facteurs haussiers s'ajoutent le redoublement d'activité des spéculateurs depuis une semaine, la faiblesse du dollar (qui augmente le pouvoir d'achat des investisseurs hors zone dollar et stimule la demande) ou encore la passivité apparente de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

 

Le cartel pétrolier, qui pèse plus d'un tiers de l'offre mondiale, persiste à penser que les fondamentaux du marché ne justifient pas les prix actuels, et ne donne aucun signe de s'apprêter à fournir plus de brut au marché que les 500.000 barils par jour déjà promis à compter du 1er novembre.

 

Mardi, son secrétaire général, Abdallah El-Badri, a déclaré que l'Opep jugeait le marché "très bien approvisionné".

 

Ces facteurs avaient dans un premier temps largement balayé le potentiel baissier de l'annonce d'une solide progression des réserves pétrolières américaines la semaine dernière.

 

Le département américain de l'Energie (DoE) a annoncé une hausse de 1,8 million de barils des réserves de brut la semaine achevée le 12 octobre, ainsi qu'une forte progression des réserves d'essence, de 2,8 millions de barils.

 

Même les réserves de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) ont augmenté d'un million de barils.

 

 


1-2 Point de vue de Xymphora Les Turcs sont au jus.

 

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

 

J’ai fait récemment observer [pointed] un fait étonnamment évident – tellement évident, de fait, que vous ne le verrez mentionné nulle part ailleurs – à savoir que ce n’est pas je ne sais trop quel « puissant lobby arménien » qui aurait motivé la décision bizarre de Tom Lantos de soulever la question du génocide arménien en cette période particulièrement délicate. Les Turcs pigent parfaitement bien ce qui est en train de se passer.

 

Citons la Jewish Telegraphic Agency : [JTA] :« Une commission du Congrès américain ayant approuvé une résolution reconnaissant le caractère de génocide du massacre d’Arméniens perpétré durant la Première guerre mondiale par l’Empire Ottoman, la réaction de la Turquie fut immédiate et cinglante : « C’est un coup des juifs ! » ».

 

 

Dans une interview publiée par le quotidien turc musulman libéral Zaman à la veille de l’approbation de cette résolution, le 10 octobre, par la Commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants, le ministre turc des Affaires étrangères, Ali Babacan, a dit aux dirigeants juifs américains qu’une loi reconnaissant le génocide ne ferait que convaincre un peu plus l’opinion publique turque que les « lobbies arménien et juif unissent leur forces contre les Turcs ».

 

Babacan a ajouté : « Nous leur avons dit que nous n’étions pas en mesure d’expliquer cette chose en Turquie, si par malheur une tuile se produisait. Nous leur avons dit que nous ne parviendrions certainement pas à maintenir le peuple juif en-dehors de ce problème… »

 

 

Et, plus loin :

 

« Un sondage online publié par le site en anglais du quotidien Zaman, demandant aux Turcs ce qui avait fait, à leurs yeux, que la loi américaine avait été adoptée, a montré que, sur un des points soulevés, 22 % des répondants avaient choisi la réponse : « Ce sont les juifs qui ont légitimé les allégations de génocide » - ce qui était la plus forte réponse, précédée seulement de l’option : « C’est la négligence de la Turquie qui est en cause ».

 

 

Pensez-vous qu’il relève de la plus pure coïncidence qu’Israël entraîne les Kurdes et que les Kurdes, tout soudain, aient saisi l’opportunité de cette provocation de l’agent israélien Lantos pour monter une attaque majeure contre les Turcs, en Turquie ? Les Kurdes, couvés par les Israéliens, veulent que les Turcs attaquent le Kurdistan irakien, car ils pensent qu’il s’agit là de la seule façon d’entraîner, au final, l’éclatement de l’Irak et la création du Grand Kurdistan. Manifestement, ce scénario convient aussi parfaitement aux Israéliens. Les Turcs sont parfaitement au jus de cette manip’ ; c’est la raison pour laquelle ils sont en train de s’efforcer de mettre sur pied une alliance avec les dirigeants irakiens, afin de trouver une issue raisonnable de la difficulté présente.

 

Il s’agit d’un complot sioniste typique, se moquant totalement de la dévastation qu’il risque de causer, dès lors qu’il y a la plus infime perspective de faire avancer la cause de la domination juive…

 

(note de la rédaction : Les Israélien sont eux mêmes à la botte des Usa)

 

Xymphora
24 octobre 2007

 

on Uruknet.info

 

www.uruknet.info?p=37486

 

traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

 

N°308 Irak dossier : Kurdistan 29-10 debut

Sommaire :

 

1 Dossiers & Point de vue

 

1-1 Agression turque - au jour le jour.

 

1-2 Point de vue de Xymphora : Les Turcs sont au jus.

 

 

 

1 Dossiers & Point de vue  

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

1-1 Agression turque - au jour le jour.

 

(A noter : La différence de ton entre le premier jour et le dernier...)

 

14 & 15-10

 

Samedi et dimanche l'artillerie turque a bombardé des zones où se trouverait selon elle des bases du PKK.

 

16-10

 

Le traitement de la minorité kurde par la turquie est souvent dénoncé

 

Le traitement de la minorité kurde par la Turquie est souvent dénoncé par Bruxelles, et de son côté la Turquie accuse certains pays d’Europe de tolérer les activités des sympathisants du PKK sur leur sol.

 

Antonio Guterres, le Haut-Commissaire de l’ONU pour les réfugiés (HCR), a quant à lui fait part de sa "très profonde inquiétude", craignant de nouveaux déplacements massifs de population dans ce qui est la pire crise en la matière dans la région depuis les années 40.

 

Déjà, quatre millions d’Irakiens ont été forcés de fuir. Et le Kurdistan irakien est "la zone la plus stable" du pays, où ont trouvé refuge des gens ayant fui le sud et l’ouest du pays. "Bien sûr, nous espérons que cette sécurité relative au Kurdistan ne sera pas affectée". 

 

(Source : 16 octobre 2007 – AL-oufok avec les agences de presse)

 

16-10

 

Le vice-président irakien craint des interventions turques en Irak contre le PKK.

 

Le vice-président irakien Tareq al-Hashemi est arrivé mardi à Ankara, une visite destinée à tenter de convaincre la Turquie de ne pas intervenir militairement dans son pays contre les bases arrière de la rébellion kurde.

 

Mercredi, le parlement turc devrait voter le feu vert à une opération de ce type.

 

"Le vote de la motion au parlement ne veut pas dire qu’une opération sera lancée immédiatement", a tenté de rassurer Erdogan mardi. Il a aussi appelé l’Irak et les Kurdes irakiens du nord autonome à s’en prendre aux séparatistes du PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan.

 

(Source : 16 octobre 2007 – AL-oufok avec les agences de presse)

 

17-10

 

Le Parlement turc autorise des incursions militaires en Irak contre le PKK

 

Le Parlement turc a autorisé mercredi le gouvernement à lancer, si nécessaire, des incursions militaires contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) établis dans le nord de l'Irak, a annoncé son président Köksal Toptan.

 

Une motion qui autorise pour un an le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan à attaquer les bases des séparatistes a reçu l'aval de tous les partis politiques à l'exception du pro-kurde DTP (Parti pour une société démocratique).

 

Sur 526 députés présents, 507 ont voté "oui" et 19 "non", a précisé M. Toptan.

 

Le vice-Premier ministre Cemil Ciçek, qui a défendu le texte, a insisté sur le fait que toute intervention aurait pour unique cible le PKK, qui lutte depuis 1984 contre le pouvoir central turc, et qu'Ankara n'avait aucune prétention territoriale sur l'Irak.

 

(Source : AFP / 17 octobre 2007)

 

17 octobre 2007.

 

Nouri al-Maliki a dit vouloir éradiquer le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) 

 

Alors que le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a dit vouloir éradiquer le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en Irak, une motion autorisant pour un an le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan à entrer, si nécessaire, en Irak pour frapper les bases rebelles a reçu un aval massif.

 

Seuls 19 élus du parti pro-kurde DTP (Parti pour une société démocratique) ont voté contre la motion, alors que les 507 autres députés présents votaient pour.

 

Le vice-Premier ministre Cemil Ciçek, qui a défendu le texte, a insisté sur le fait que toute intervention aurait pour unique cible le PKK, qui lutte depuis 1984 contre le pouvoir central turc, un conflit qui a fait plus de 37.000 morts.

 

Le texte précise que la date et l’ampleur des opérations seront déterminées par le gouvernement et que les incursions ne viseront que "la région du Nord et les zones adjacentes", où se trouvent quelque 3.500 hommes armés du PKK, selon les autorités.

 

Pour tenter d’apaiser la tension entre Ankara et Bagdad, Maliki a téléphoné à son homologue turc peu avant l’ouverture de la séance au Parlement, a rapporté l’agence de presse turque Anatolie.

 

Maliki s’est dit "absolument déterminé à mettre un terme aux activités et à l’existence du PKK sur le territoire irakien" et indiqué avoir donné des "instructions précises" à ce sujet à l’administration de la région autonome kurde du nord de l’Irak.

 

Depuis Paris, où il se trouvait mercredi, le président irakien Jalal Talabani, un Kurde, a espéré que la Turquie n’interviendrait pas militairement.

 

"Nous espérons que la sagesse de notre ami, le Premier ministre Erdogan, sera suffisamment forte, qu’il n’y aura pas d’intervention militaire", a-t-il déclaré à la presse.

 

De son côté, le Kurdistan irakien a mis en garde Ankara contre une incursion militaire dans le nord de l’Irak qui risque "de détruire la stabilité de la région".

 

"Ils (les Turcs) savent très bien qu’une incursion sur le territoire d’un autre pays (....) constitue une violation de la souveraineté nationale qui va détruire la stabilité de la région", a indiqué à l’AFP M. Jamal Abdoullah, porte-parole du gouvernement du Kurdistan irakien.

 

17-10

 

Bush a pressé é la Turquie de ne pas mener d’incursions dans le Kurdistan

 

Bush a pressé également la Turquie de ne pas mener d’incursions dans le Kurdistan irakien.

 

"Nous disons de manière très claire à la Turquie que nous ne pensons pas qu’il soit dans leur intérêt d’envoyer des troupes en Irak", a déclaré Bush au cours d’une conférence de presse à la Maison Blanche.

 

Un déploiement de troupes turques en Irak "n’est pas le meilleur moyen de faire face au problème", a ajouté Bush. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a demandé à la Turquie de chercher une solution "par le dialogue".

 

17-10

 

Ankara accuse les Kurdes irakiens de fournir au PKK des armes et des explosifs

 

Ankara accuse les Kurdes irakiens de fournir au PKK des armes et des explosifs et reproche à Bagdad et à Washington de ne pas faire assez contre cette organisation considérée comme terroriste par la Turquie , les Etats-Unis et l’Union européenne.

 

Mardi, Erdogan a mis en garde Bagdad et les factions kurdes du nord de l’Irak, les appelant à agir contre le PKK ou à subir les conséquences d’une offensive.

 

Les rebelles kurdes s’infiltrent en Turquie pour y mener des attaques dans le sud-est, et celles-ci ont augmenté depuis le début de l’année, poussant le gouvernement turc à envisager l’option militaire.

 

Mais cette option ne doit pas être immédiatement utilisée afin de donner une ultime chance à la diplomatie, a indiqué Erdogan en début de semaine.

 

Maliki a ainsi demandé une "nouvelle opportunité" pour résoudre la crise par des voies diplomatiques et a proposé des négociations, selon Anatolie.

 

Erdogan s’est dit prêt à rencontrer une délégation irakienne, mais il a fait savoir que son pays ne pouvait tolérer "davantage de perte de temps".

 

Le président syrien Bachar al-Assad, en visite à Ankara, a de son côté apporté un précieux soutien à la Turquie. "Nous appuyons les décisions qui sont à l’ordre du jour du gouvernement turc en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme et les activités terroristes", a-t-il dit à la presse.

 

(Source : Mercredi, 17 octobre 2007 – Al-Oufok avec les agences de presse)

 

18-10

 

"Le gouvernement régional kurde ne cherche pas la guerre avec la Turquie ",

 

Le gouvernement des Kurdes irakiens a exhorté la Turquie à négocier avec lui le sort de rebelles kurdes en Irak, jeudi, journée durant laquelle des milliers de manifestants ont dénoncé à Erbil (nord) les projets d'intervention d'Ankara.

 

"Le gouvernement régional kurde ne cherche pas la guerre avec la Turquie ", a souligné un communiqué du gouvernement de la province autonome, où vivent entre quatre et cinq millions d'habitants.

 

Il a appelé "au dialogue direct avec Ankara sur toutes les questions d'intérêt commun, dont celles du PKK", le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste), indique le communiqué.

 

Les autorités régionales kurdes, qui veulent garder la haute main sur ce dossier explosif, ont ainsi pris le contre-pied du gouvernement de Bagdad qui a insisté mercredi sur sa prééminence dans la gestion de la tension avec la Turquie.

 

Source : Abdel Hamid ZEBARI AFP - Jeudi 18-10

 

18-10

 

Le gouvernement central de Bagdad a prôné une concertation "urgente"

 

Le gouvernement central de Bagdad a prôné une concertation "urgente" avec Ankara, et s'est engagé à éliminer la présence du PKK, qu'il qualifie d'organisation "terroriste".

 

Au contraire, les Kurdes irakiens veulent "un processus politique" pour régler le problème du PKK qui dure depuis 28 ans, et estime que cette question "ne sera pas résolue par les seuls moyens militaires".

 

"Une incursion serait préjudiciable à l'Irak à la Turquie et au Moyen-Orient", a encore souligné le communiqué du gouvernement régional.

 

Il a toutefois assuré qu'il ne "laisserait personne utiliser le territoire sous son contrôle pour attaquer ou déstabiliser la Turquie et aucun autre de nos voisins".

 

Par la voix d'une porte-parole, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a de son côté souhaité que des "mesures décisives" soient prises pour empêcher l'utilisation du territoire irakien par des rebelles kurdes, appelant à éviter "toute escalade des tensions" dans "cette région instable".

 

Source : Abdel Hamid ZEBARI AFP - Jeudi 18-10

 

18-10

 

Les kurdes d'Irak prêts à se défendre en cas d'attaque

 

Les Kurdes d'Irak sont déterminés à combattre toute attaque contre leur territoire, où la Turquie pourrait lancer une incursion, a prévenu vendredi la présidence de la région autonome kurde.

 

"Nous annonçons à tous les protagonistes que s'ils attaquent la région (...), sous un prétexte quelconque, nous sommes totalement déterminés à défendre notre expérience démocratique, la dignité de notre peuple et l'intégrité de notre territoire", a indiqué le bureau du président de la région autonome du Kurdistan, Massoud Barzani, dans un communiqué.

 

(Source : AFP  19 octobre 2007)

 

19-10

 

La Turquie invite l’Irak à fermer les camps du PKK

 

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a invité vendredi les autorités de Bagdad à démanteler les camps des combattants séparatistes turcs du PKK au Kurdistan irakien.

 

"Ce qui nous satisferait, c’est la fermeture de tous les camps du PKK, y compris leurs camps d’entraînement, et la livraison des chefs terroristes", a déclaré Erdogan.

 

La Turquie a dit envisager d’intervenir militairement contre les séparatistes kurdes du PKK dans le nord de l’Irak. L’Irak et son allié américain tentent de l’en dissuader. Erdogan, qui parlait aux journalistes après avoir assisté à la grande prière du vendredi dans une mosquée d’Istanbul, s’est félicité de la position du ministre irakien des Affaires étrangères au départ du PKK.

 

Dans une interview accordée jeudi à Reuters, Hochiar Zebari a invité les combattants séparatistes turcs à quitter "aussi vite que possible" le Nord irakien. Erdogan a toutefois jugé ce souhait "tardif".

 

Le Parlement turc a donné mercredi son feu vert au gouvernement pour envoyer l’armée frapper les 3.000 combattants du PKK retranchés en Irak, mais Erdogan a laissé entendre que cela n’ouvrirait pas automatiquement la voie à une intervention.

 

Toutefois, dans une interview publiée vendredi par le quotidien turc Zaman, son vice-Premier ministre Cimel Cisek a affirmé qu’Ankara ne bluffait pas et avait bien l’intention d’envoyer l’armée dans le nord de l’Irak. "Nous avons pris la décision et nous ferons le nécessaire. Nous ne sommes pas hésitants", a assuré Cisek, précisant que la date et l’ampleur de l’opération seraient dictées par les "impératifs militaires".

 

Le feu vert du parlement est valable un an.

 

19-10

 

Le PKK pourrait frapper les oléoducs

 

Vendredi, l’un des chefs séparatistes kurdes a déclaré que le PKK pourrait frapper les oléoducs si les forces turques attaquaient les kurdes en Irak. "Etant donné que les oléoducs qui traversent le Kurdistan fournissent les ressources économiques nécessaires à une agression de l’armée turque, il est possible que la guérilla les prenne pour cibles", a déclaré Murat Karayilan, cité par l’agence de presse pro-kurde Firat.

 

Le ministre turc de l’Economie, Mehmet Simsek, a répliqué en minimisant les risques économiques liés à la crise des Kurdes du nord de l’Irak. "Bien sûr, nous prendrons d’autres mesures et répliquerons à toute pression si nécessaire, mais je pense vraiment que l’économie de la Turquie peut résister aux pressions actuelles", a-t-il dit devant des investisseurs et des analystes au cours d’un voyage à Washington.

 

Source : Reuters

 

21-10

 

Talabani ne livrerait "jamais" à la Turquie les chefs du Parti des Travailleurs du Kurdistan.

 

Le président Jalal Talabani a déclaré dimanche qu'il ne livrerait "jamais" à la Turquie les chefs du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), au cours d'une conférence de presse à Erbil, dans le nord de l'Irak.

 

"Remettre les chefs du PKK à la Turquie est un fantasme qui ne se réalisera jamais", a déclaré M. Talabani lors de la conférence commune avec le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani.

 

Ankara avait indiqué qu'une de ses exigences pour résoudre la crise actuelle était que les chefs du mouvement rebelle ayant trouvé refuge au Kurdistan irakien lui soient remis.

 

"Nous défendrons notre territoire contre toute attaque", a déclaré pour sa part M. Barzani.

 

Toutefois, a souligné le président du Kurdistan irakien, "si les Turcs proposent une solution politique acceptable et que le PKK refuse, alors nous considèrerons le PKK comme une organisation terroriste".

 

Source : Reuters

 

21-10

 

La Maison Blanche exhorte Bagdad à agir vite pour stopper le PKK

 

Maison Blanche a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à agir "rapidement" pour faire cesser les activités des rebelles kurdes qui utilisent le nord de l'Irak pour attaquer les forces turques.

 

"Nous voulons que le gouvernement irakien agisse rapidement pour faire cesser les activités" du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche , Tony Fratto, au lendemain d'une embuscade dans laquelle douze soldats turcs ont été tués près de la frontière irakienne.

 

M. Fratto a fait état de communications américaines constantes avec les dirigeants turcs, irakiens et kurdes d'Irak.

 

Mais interrogé sur les reproches turcs selon lesquels les Américains devaient faire davantage, M. Fratto a renvoyé au Pentagone pour les aspects "tactiques" de l'action américaine.

 

"Je sais que nous communiquons avec la Turquie , en tant qu'allié au sein de l'Otan, sur ce sujet comme sur d'autres. Nous sommes évidemment toujours prêts, quand nous avons des renseignements exploitables, à les partager avec les Turcs et avec le gouvernement irakien pour agir contre le PKK", a-t-il dit.

 

"Nous condamnons fermement ces attaques, le PKK est une organisation terroriste, nous nous opposons (au PKK), le gouvernement irakien s'oppose à lui", a-t-il dit.

 

 (Source : AFP / 21 octobre 2007)

 

22-10

 

Les indépendantistes ont affirmé qu’ils continuaient de respecter le cessez-le-feu

 

Les indépendantistes ont affirmé lundi soir qu’ils continuaient de respecter le cessez-le-feu unilatéralement décrété en juin, bien qu’il n’ait pas mis fin aux combats, mais le ministre turc des Affaires étrangères, Ali Babacan, a rétorqué mardi que la trêve d’"une organisation terroriste" n’avait aucune valeur.

 

"Si nous sommes attaqués par les troupes turques, nous répondrons", a déclaré à l’Associated Press le porte-parole du PKK Abdul-Rahman al-Chadarchi. Il a ajouté que les huit soldats turcs faits prisonniers seraient correctement traités.

 

( AL-Oufok avec les agences de presse)

 

23-10

 

Bagdad prend des mesures contre le PKK

 

L’Irak a pris des mesures mardi pour limiter la liberté d’action de la rébellion kurde dans le nord du pays, ainsi que l’exigeait la Turquie. Ankara menaçait sinon de lancer une offensive militaire contre les bases arrières du PKK pour faire cesser les attaques des indépendantistes sur son territoire.

 

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré à l’issue d’un entretien à Londres avec son homologue Gordon Brown, qui invitait les parties à la retenue, qu’il continuerait à consulter les troupes irakiennes sous commandement américain et le gouvernement, "qu’ils aient ou non de l’influence sur le nord". Mais "à partir de maintenant, nous prenons également en compte le facteur militaire", a-t-il lâché.

 

Le chef du gouvernement a estimé que le mécanisme élaboré avec Bagdad pour mettre fin aux actions du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l’Irak n’avaient rien donné en 14 mois. "Nous ne pouvons pas attendre indéfiniment", "nous pouvons exercer ce droit (d’attaquer les bases rebelles) à tout moment", a-t-il jugé.

 

La Turquie a durci le ton ces derniers mois, et particulièrement depuis l’attaque de dimanche près de la frontière irakienne, dans laquelle l’armée a perdu 12 hommes tandis que huit autres étaient enlevés, selon la rébellion. Quelques jours auparavant, le Parlement avait autorisé l’armée à mener des incursions de l’autre côté de la frontière contre les bases arrières du PKK.

 

( AL-Oufok avec les agences de presse)

 

23-10

 

M. Babacan, a réitéré les critiques d’Ankara à l’encontre des Etats-Unis et de l’Irak

 

M. Babacan, qui rencontrait à Bagdad son homologue Hoshyar Zebari et le président irakien Jalal Talabani, tous deux kurdes, a réitéré les critiques d’Ankara à l’encontre des Etats-Unis et de l’Irak mais a assuré que le respect de l’intégrité territoriale irakienne et la lutte de la Turquie contre le terrorisme n’étaient pas incompatibles.

 

M. Zebari a reconnu que la crise était "complexe et grave" et a jugé "légitimes" les inquiétudes d’Ankara mais a estimé qu’une incursion turque pourrait avoir "des conséquences dangereuses" pour son pays. Il a ajouté que lui et M. Babacan s’étaient entendus sur des mesures concrètes dont il n’a pas précisé la nature, et qu’une délégation politique et militaire de haut niveau se rendrait bientôt en Turquie.

 

Le gouvernement central irakien et les autorités kurdes autonomes, a-t-il promis, vont travailler ensemble pour priver le groupe de sa liberté de mouvement, de ses fonds et de ses représentations.

 

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a ainsi annoncé dans la soirée la fermeture de tous les bureaux du PKK. Il a qualifié le PKK dans un communiqué d’"organisation terroriste mauvaise" que le gouvernement a décidé "de ne pas autoriser à oeuvrer sur le territoire irakien".

 

Dans son édition de mardi, le quotidien turc à grand tirage "Hurriyet" affirme que Recep Tayyip Erdogan dit s’être entretenu au téléphone dimanche avec la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, et que celle-ci aurait évoqué la possibilité d’une opération conjointe américano-turque contre les rebelles. MM. Babacan et Zebari n’ont pas mentionné cet article et l’armée américaine a déclaré ne rien savoir.

 

( AL-Oufok avec les agences de presse)

 

23-10

 

L’armée turque continue de rassembler ses forces

 

Près la frontière irakienne, l’armée turque continuait de rassembler ses forces. Des hélicoptères ont acheminé des unités commando et des gardes kurdes pro-gouvernementaux dans la nuit, selon des journalistes. Lundi, des dizaines de véhicules chargés de soldats et d’armes lourdes gagnaient la frontière. Selon des informations locales, les F16 de la chasse turque étaient prêts à décoller de bases du sud-est du pays.

 

Par ailleurs, d’importantes manifestations ont eu lieu lundi et mardi en Turquie pour protester contre la violence liée à la rébellion kurde et exhorter le gouvernement à l’action. Des dizaines de milliers de Turcs se sont rassemblés dans plusieurs villes, notamment celle de Keskin où se déroulaient les funérailles des 12 soldats.

 

( AL-Oufok avec les agences de presse)

 

23-10

 

Une intervention en Irak, possible à tout moment, viserait le PKK

 

Une éventuelle intervention militaire turque en Irak ne viserait que les positions du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a affirmé mardi à Londres le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, tout en rappelant que son pays pouvait intervenir "à n'importe quel moment".

 

"Nous n'avons aucune arrière-pensée concernant l'intégrité territoriale ou l'unité politique de l'Irak", a déclaré M. Erdogan lors d'une conférence de presse commune avec son homologue britannique Gordon Brown, en réponse à une question sur une éventuelle intervention militaire dans le nord de l'Irak.

 

"Tout effort dans ce sens viserait uniquement le PKK" en évitant d'exposer les populations civiles, a assuré le Premier ministre turc, dont les propos étaient traduits en anglais.

 

Rappelant que le parlement turc avait autorisé le 17 octobre une incursion des forces turques contre les camps du PKK dans le nord de l'Irak, M. Erdogan a affirmé que "le gouvernement irakien doit savoir que nous pouvons mettre en oeuvre ce mandat (...) à n'importe quel moment".

 

"Nous pensons qu'il n'est pas bon de permettre à une organisation terroriste d'avoir des bases arrières dans cette partie du pays", a-t-il poursuivi. "En droit international, permettre à une organisation terroriste d'aller d'un territoire vers un pays voisin n'est pas permis".

 

(Source : AFP / 23 octobre 2007)

 

23-10

 

M. Brown a condamné la "violence terroriste" du PKK

 

M. Brown a condamné la "violence terroriste" du PKK et promis d'oeuvrer au côté d'Ankara à la recherche d'une solution diplomatique à cette crise.

 

"Nous condamnons absolument et sans équivoque la violence terroriste du PKK", en lutte contre le pouvoir central à Ankara depuis 1984, a déclaré M. Brown.

 

"Je peux vous assurer que nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir... pour faire en sorte que les organisations terroristes ne puissent plus trouver refuge dans cette partie de l'Irak pour menacer la Turquie ", a-t-il ajouté, tout en soulignant qu'il comprenait "la frustration et la colère" des Turcs.

 

"Nous sommes engagés à travailler avec le gouvernement turc en matière de lutte antiterroriste de façon à traiter ces problèmes à la base et nous continuerons à oeuvrer pour une solution diplomatique pour régler les problèmes qui existent à l'intérieur de l'Irak", a poursuivi M. Brown. "C'est là que le gouvernement irakien et d'autres peuvent jouer un rôle pour trouver une véritable solution à ces difficultés".

 

Lundi, Rice et le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband avaient appelé à Washington l'Irak et le gouvernement du Kurdistan irakien à prendre "des mesures immédiates" pour mettre un terme aux opérations du PKK à partir du nord de l'Irak.

 

Ces déclarations ont suivi de près une embuscade du PKK dimanche près de la frontière irako-turque dans laquelle 12 soldats turcs ont été tués, et huit faits prisonniers, et qui a fait augmenter la crainte d'une riposte militaire turque.

 

(Source : AFP / 23 octobre 2007)

 

23-10

 

Les villages irakiens désertés devant la guerre qui approche

 

Le village irakien de Parakhyea à la frontière turque, est désert. Tous ses habitants ont fui devant les bombardements.

 

Mais Salim a bravé le danger qui vient du ciel, pour une raison précise : "Avec mes sept enfants et mes parents on est parti. Les bombardements continuent, il y a peine 2 minutes il y en a encore eu un. Alors personne ne peut rester, mais moi je suis venu ramasser des fruits et des légumes pour le marché."

 

Ils pensaient être en sécurité près de la frontière turque, mais une fois de plus, ces Irakiens doivent fuir. Comme en 1976 quand Saddam Hussein a détruit leurs villages, comme en 2003, au moment de l’invasion américaine à Bagdad, en 2006 encore, ils fuyaient Mossoul. Alors comme le dit Goreal, "ils ne veulent plus être otages de la politique, le PKK n’est pas dans le village", assure cet homme.

 

Les rebelles kurdes n’ont qu’à retourner en Turquie, estiment ici les habitants, des habitants qui aspirent à une seule chose, la tranquilité.

 

( AL-Oufok avec les agences de presse)

 

24-10

 

L'armée de l'air turque a attaqué mercredi un village irakien

 

L'armée de l'air turque a attaqué mercredi un village situé dans les zones kurdes du nord de l'Irak, faisant des dégâts matériels mais aucune victime, a déclaré dans la soirée à Reuters un responsable kurde irakien de la sécurité.

 

Ce responsable, qui s'est exprimé sous le couvert de l'anonymat, a précisé qu'une localité des environs de Chiranich Islam, à 25 km au nord-est de la ville de Dahouk, avait été violemment bombardée en milieu de journée.

 

De source proche des services de sécurité turcs, on avait rapporté dans la journée que l'aviation turque avait effectué une série de sorties à 20 km à l'intérieur de l'espace aérien irakien, entre dimanche et mardi soir. Dans le même temps, ajoutait-on, 300 soldats ont pénétré à une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire irakien.

 

(Reuters)

 

Intervention dans le nord de l'Irak dès que la situation l'imposera

 

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a assuré jeudi à Bucarest que son pays était déterminé à franchir le pas d'une éventuelle intervention dans le Nord de l'Irak dès que "la situation l'imposera".

 

"Nos forces de sécurité sont déterminées à franchir le pas au moment où la situation l'imposera", a déclaré M. Erdogan, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue roumain Calin Tariceanu.

 

"Notre objectif est l'organisation terroriste PKK et non pas les civils ou l'intégrité territoriale de l'Irak", a précisé le chef du gouvernement turc, estimant toutefois "que les dirigeants irakiens ne vont pas continuer d'abriter cette organisation (PKK) qui a trouvé refuge dans le Nord de l'Irak".

 

(Source : AFP / 25 octobre 2007)

 

25-10

 

Au Kurdistan irakien, certains villageois prêts à prendre les armes

 

Dans les villages frontaliers du Kurdistan irakien, cible ces derniers jours de bombardements turcs, certains habitants se disent prêts à prendre les armes si l’armée turque lance une offensive de grande ampleur contre les séparatistes du PKK réfugiés en Irak.

 

Les autorités du Kurdistan irakien assurent que la région n’abrite pas de bases du PKK, du moins dans les zones habitées sous contrôle gouvernemental, et que la plupart des bombardements turcs des derniers jours ont frappé jusqu’ici des routes, des vergers, des zones montagneuses et, dans un cas, un restaurant touristique dans une grotte.

 

Beaucoup de Kurdes ont fui la région ces derniers jours. Mais dans le village frontalier de Derishkit, la communauté de fermiers qui élèvent des chèvres et s’occupent de leurs pommiers n’entend pas partir.

 

Une poignée d’hommes désignent la base militaire turque, perchée sur une colline dans la ville voisine de Khani-Mase. C’est l’une des cinq bases établies au Kurdistan irakien dans le milieu des années 90 dans le cadre de la lutte de la Turquie contre les séparatistes du PKK. Un blindé pouvait être aperçu sur les hauteurs, le canon pointé vers la vallée.

 

Jalal Salman, 45 ans, proviseur de l’école locale, assure que les villageois n’ont jamais été impressionnés par la base, dont les soldats, dit-il, tirent parfois à la mitrailleuse quand ils viennent ramasser du petit bois en contrebas. Si les forces turques lancent une offensive à grande échelle, "il y aura une guérilla et on prendra les armes", prévient-il, ses compagnons acquiesçant. "Qu’est-ce qu’on peut faire d’autre ? Ils nous bombardent. Ils commettent une agression."

 

Le ressentiment populaire contre la Turquie semble s’accentuer et, dans plusieurs grandes villes du Kurdistan, des rassemblements de protestation ont eu lieu. De son côté, le gouvernement régional kurde a dépêché des unités de ses forces de défense du sud vers le nord du Kurdistan. Plus d’une centaine de peshmerga sont arrivés mardi matin à Dohuk dans des autocars blancs.

 

De plus petites unités de combattants peshmerga peuvent être vues se rassembler près des mosquées et des écoles non loin de la frontière, qu’elles évitent d’ordinaire en raison des accrochages avec les Turcs. Plusieurs convois transportant manifestement des commandants de haut rang, dans leurs 4x4 blancs reconnaissables ont également été signalés dans la région.

 

Selon Muhammed Mohsin, du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) dans la région frontalière d’Amadiya, plus d’une cinquantaine de villages de la zone ont été bombardés ces derniers jours. D’après ce responsable, l’une des personnalités politiques les plus influentes d’Amadiya, résidants et peshmerga ont déjà préparé des plans de riposte au cas où l’armée turque passerait à une opération d’envergure.

 

Il assure qu’il n’y a pas de camps du PKK dans le secteur. Mais il désigne aussi des dizaines ou des centaines de villages proches de la frontière évacués et incendiés sous le régime de Saddam Hussein, le défunt président irakien déchu, dont la plupart restent déserts.

 

Le gouvernement régional kurde n’aucun contrôle sur ce "no man’s land", successions de montagnes rocheuses surplombant des vallées sinueuses, explique-t-il. "Un million d’hommes pourraient se cacher dans ces montagnes."

 

Dans la région, nombre de dirigeants kurdes disent soupçonner le régime d’Ankara de tenter de destabiliser le nord de l’Irak, la région la moins troublée du pays, pour décourager les velléités séparatistes de millions de Kurdes vivant dans le sud-est de la Turquie.

 

Mercredi, aucune victime n’était signalée dans le secteur d’Adamiya. Les habitants de certains villages bombardés disaient penser que l’armée turque essayait de ne pas viser les civils. Muhammed Moshin pense le contraire. "Ils frappent des zones peuplées", explique le responsable du PDK, un ancien commandant peshmerga. "Je dirais qu’ils les visent."

 

Fahmi Salman, un autre responsable régional du PDK à Adamiya, attend que les Etats-Unis, "puissance occupante", empêchent la Turquie de passer à l’offensive. "C’est le devoir des Etats-Unis de défendre le Kurdistan."

 

Pour lui, les frappes militaires turques sont éprouvantes psychologiquement pour la population et pourraient aussi menacer l’économie relativement solide de la région. Mais quel que soit le coût, les Kurdes de la région sont prêts à défendre leurs maisons, dit-t-il. "Les Kurdes n’aiment pas faire la guerre", explique-t-il. "Mais si cela arrive, ce sera une guerre du peuple. Ce sera contre le peuple, et le peuple se battra."

 

 (Jeudi, 25 octobre 2007 - Avec les agences de presse)

 

29/10/2007

N° 307 Journal d'Irak Spécial dossier- 28-10 FIN

5 Annexe Géopolitique et stratégie – Réflexion

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

 

5-1 Usa : Une mesure de plus…

 

Bush a rallié à sa cause les démocrates qui ont accepté que les entreprises de télécommunications américaines coopérant avec les agences de renseignement au programme de surveillance du territoire des Etats-Unis soient couvertes par l’immunité. Ce programme qui opère sans  contrôle de la Federal Intelligence Surveillance Court permet d’espionner, sans mandat légal, les conversations téléphoniques, les courriels aux Etats-Unis et à l’étranger. Comme le reconnaît un Républicain, « cela étend le domaine de la Constitution au-delà du sol américain vers nos ennemis ».

 

(Washington Post, 18 octobre 2007)

 


5-3 Daniel Ellsberg : Bush prépare un autre type de gouvernement.

 

Aux USA un coup d’état a eu lieu.
Discours prononcé à l’American University

 

17 octobre 2007

 

Daniel Ellsberg est l’homme qui a révélé à l’Amérique les Dossiers Secrets du Pentagone, durant la guerre du Vietnam. 35 ans plus tard, il s’inquiète des dérives autoritaires de l’exécutif, et appelle ses concitoyens à faire barrage à la coterie qui s’est saisi des leviers de l’Etat et s’apprête à nouveau à entraîner le pays dans une guerre catastrophique contre l’Iran.

 


Je pense qu’il n’y a pas de priorité plus urgente que de prévenir une attaque contre l’Iran qui s’accompagnerait, je le crois, d’un nouveau changement dans l’exercice du pouvoir aux USA ayant pour effet de nous conduire vers ce que j’appellerai un état policier.
S’il se produit un nouveau 11 septembre sous ce gouvernement, cela signifiera qu’ils utiliseront à plein l’appareil policier qui a été patiemment construit, largement en secret tout d’abord, mais finalement révélé, connu et accepté par les élus Démocrates du Congrès et par les Républicains.
Restera t-il un domaine où la surveillance de
la NSA sur les citoyens pourrait encore s’accroître ? Ils peuvent ou pas avoir atteint les limites de leurs capacités technologiques aujourd’hui. Mais si ce n’est pas le cas, cela le deviendra après un nouveau 11 septembre.
Je crois qu’après des représailles Iraniennes en réponse à une attaque américaine, nous assisterions à une escalade des attaques contre l’Iran, qui serait également accompagnée par une suppression totale de l’opposition dans ce pays, y compris avec des camps de détention.
Il m’est assez difficile de dissocier ces deux circonstances. Elles pourraient advenir ensemble : soit un autre 11 septembre ou une attaque contre l’Iran dont les réactions contre Israël, nos navires, nos troupes en Irak, et peut-être dans ce pays, justifieraient l’entière panoplie de mesures qui ont été préparées, légitimées, et jusqu’à un certain point promulguées sous la forme de lois.
Nous avons à faire au gouvernement à une équipe malfaisante très particulière, même du point de vue des Républicains. Mais je crois que les successeurs de ce gouvernement ne reviendront sans doute pas sur les entorses à la constitution. Ils en tireront avantage, les exploiteront.
Hillary Clinton décidera-t-elle de mettre fin aux agissements de
la NSA après 5 ans de surveillance illégale ? Privera-t-elle le gouvernement de sa capacité de protéger les citoyens américains d’un éventuel terrorisme en se privant de tout ce que la NSA peut fournir comme informations ? Je ne le crois pas.
A moins que grâce à un changement - radical - dans le climat politique, ces mesures soient annulées avant que le nouveau gouvernement ne soit en place - et il n’existe aucun indice en ce sens - je ne vois pas cela se produire sous le prochain gouvernement, qu’il soit Républicain ou Démocrate.

Le Prochain coup d’état
Permettez moi d’être direct et de ne pas faire de phrases. Un coup d’état à eu lieu. Je me suis réveillé l’autre matin en me rendant compte qu’un coup d’état avait eu lieu. Il n’est pas seulement question d’un prochain coup d’état qui pourrait avoir lieu après un nouveau 11 septembre. Car il s’agirait là du prochain, venant compléter le premier.
Durant les cinq dernières années, nous avons assisté à un assaut soutenu sur tous les fondements de notre constitution, que le reste du monde regardait comme une expérience modèle depuis 200 ans, grâce à ses procédures de contrôle, au rôle limité du gouvernement, à son Acte des Droits fondamentaux, à la protection des droits de l’individu par le Congrès, sa justice indépendante, la possibilité de révoquer un président.
Par le passé, ces principes ont été violés par de nombreux présidents. La plupart des actes commis par Bush dans le domaine des surveillances illégales et autres avaient été accomplis sous la présidence de mon patron, Lyndon Johnson durant la guerre du Vietnam, comme l’emploi de
la CIA , du FBI, de la NSA contre des citoyens américains.
Je pourrais citer une liste d’exemples remontant à la suspension par Lincoln de l’ Habeas Corpus durant la guerre civile, et encore avant, à
la Loi sur les Etrangers et les Actes de Séditions au 18ème siècle. Mais je crois qu’aucun de ces présidents n’était du genre de ce qui décrit selon moi ce gouvernement : un ennemi intérieur de la constitution.
Je pense qu’aucun de ces présidents, malgré toutes ces violations de la loi qui auraient provoqué leur empêchement si elles avaient été connues - mais elles n’ont été révélées qu’après leurs mandats - ne représentait un défi comparable à celui d’aujourd’hui.
C’était le cas en ce qui concerne le premier mandat de Nixon, et certainement de Johnson, de Kennedy et d’autres. Ils méritaient d’être destitués, même s’ils n’ont pas été découverts à temps, mais je pense qu’il n’était pas dans leurs intentions, lors des crises qui ont motivé leurs actes, de transformer la nature de notre gouvernement.
Il devient de plus en plus clair, après chaque nouvel ouvrage publié, chaque indiscrétion, que Richard Cheney et son actuel chef de cabinet David Addington ont eu précisément ce projet à l’esprit dès le début des années 1970, et non pas depuis 1992, non pas depuis 2001. Il ont cru à la prééminence du pouvoir exécutif, sous un président - élu ou pas - bénéficiant de pouvoirs sans contrainte. Ils ne croient pas à la contrainte.
En déclarant ceci, je ne prétends pas qu’il s’agisse de traîtres. Je ne crois pas qu’ils aient en tête une quelconque allégeance à un pouvoir étranger, ou qu’ils aient le désir d’aider un pouvoir étranger. Je pense qu’ils ont un en eux un attachement à ce pays, et à ce qu’ils imaginent de meilleur pour celui-ci. Mais ce qu’ils imaginent comme le meilleur est directement en contradiction avec la pensée des Pères Fondateurs et de la constitution.
Ils croient que nous avons désormais besoin d’un autre genre de gouvernement, sous la forme d’un pouvoir exécutif, gouvernant par décret, ce qui est le cas lorsque le président signe des ordonnances. Nous en parlons comme de veto, ce qui est une façon de les reconnaître comme anti-constitutionnelles, mais d’un autre coté nous nous contentons de dire que le président déclare qu’il « décide des lois à promulguer, qu’il légifère. » (...)

Les Fondateurs avaient raison
Je qualifie ces évènements de crise, non seulement parce qu’il s’agit là d’une rupture dans les traditions, mais parce que je crois au plus profond de moi, et grâce à mon expérience que les Pères Fondateurs avaient raison sur ce point.
Il ne s’agit pas seulement de « notre façon d’agir » qui serait en cause. Les fondateurs de la république avaient une compréhension aiguë de la force corruptrice du pouvoir pour quiconque, y compris les américains. Ils voulaient des procédures et des institutions qui puissent instaurer un contrôle du pouvoir, car en leur absence, l’alternative c’est ce que nous avons vécu ; des guerres comme le Vietnam, des guerres comme l’Irak, des guerres comme celle qui vient.
Ceci m’amène à mon second argument. Ce pouvoir exécutif, dirigé par Bush et Cheney, malgré l’opposition de la plupart des membres du gouvernement, même ceux des ministères, veut clairement une guerre contre l’Iran, qui se justifie selon les critères habituels de l’impérialisme. Critères acceptés non seulement par quasiment l’ensemble des membres de l’exécutif, mais aussi par la plupart des dirigeants du Congrès. Critères qui sont les intérêts de l’empire, la nécessité de préserver l’hégémonie américaine, notre droit et notre besoin de contrôler les ressources pétrolières du Moyen Orient et ailleurs. Il y a là un consensus dans les cercles dirigeants.
Mais même selon ces critères, une attaque de l’Iran est une folie. Je dis cela tranquillement. Il ne s’agit pas de rhétorique. Bien sûr, c’est non seulement une agression, une violation des lois internationales, un crime majeur, mais c’est aussi, en terme de pouvoir impérial, une folie à cause de ses conséquences.
Cela rend-t-il cette attaque impossible ? Non, évidemment. Plus encore, cela ne la rend même pas invraisemblable.
Deux raisons concourent à cela en dehors d’une acceptation pour diverses raisons par le Congrès - Démocrates et Républicains confondus - par l’opinion, par les médias.
Tout d’abord nous avons libéré
la Maison Blanche - Président et Vice Président - de potentiellement toute limitation posée par le Congrès, la justice, les médias et autres.
Ensuite, les hommes à la tête du gouvernement qui jouissent de ces pouvoirs sans limites sont des fous. Pas complètement certes, mais ils n’en reste pas moins qu’ils ont des croyances folles.
La question devient alors, que pouvons nous faire ? Nous nous dirigeons vers une folle entreprise, pas à coup sûr, mais sans doute. Je voudrais être réaliste en la circonstance, et nous encourager à faire ce que nous devons, ce qui doit être fait. En ayant pleine connaissance des faits. Rien n’est impossible.
Ce dont je parle, cette dérive vers un état policier, vers une attaque contre l’Iran, n’est pas acquis. Rien n’est encore certain aujourd’hui. Mais je pense que c’est probable, plus vraisemblable qu’invraisemblable, que dans les 15 ou 16 mois qui restent à ce gouvernement, nous assisterons à une attaque de l’Iran. Probablement. Et quoi que nous fassions.
Et nous ne parviendrons sans doute pas à influencer le Congrès. Et le Congrès n’empêchera sans doute pas le président de le faire. Voilà vers quoi nous nous dirigeons, et c’est une perspective dangereuse, très dangereuse.
Quoi qu’il en soit, je pense qu’il nous appartient d’accroître les faibles chances de prévenir ceci durant les 15 prochains mois, sans parler de ce que nous aurons à faire pour le restant de nos jours.

Restaurer
la République
Réinstaurer
un gouvernement constitutionnel et l’améliorer prendra du temps. Je pense que si nous n’entreprenons pas ce travail aujourd’hui, il ne débutera pas sous le prochain gouvernement.
Sortir d’Irak prendra beaucoup de temps. Mais prévenir une action contre l’Iran, prévenir un nouveau coup d’état après un 11 septembre, une autre attaque, ce sont les tâches pour aujourd’hui, qui ne peuvent être différées. Cela nécessitera un courage moral et politique que nous n’avons que peu vu se manifester jusqu’à présent.
Il y a dans cet auditoire une concentration très inhabituelle de gens qui ont changé de vie, changé de situation, perdu la plupart de leurs amis, et ont pris le risque de se voir désigner par le terrible nom de « traître », de « faibles devant le terrorisme », le genre de qualificatifs que les politiciens veulent éviter à tous prix.
Comment ferons nous pour qu’encore plus de gens au gouvernement et dans la société changent leurs vies de façon radicale dans un contexte de crise ? Comment convaincrons-nous Nancy Pelosi et Harry Reid, par exemple ? Quel genre de pressions, quel genre d’influences devront être mises en œuvre pour amener le Congrès à faire son travail ? Il ne s’agit pas d’ailleurs seulement de les faire travailler. Il s’agit de les faire respecter le serment qu’ils ont prêté en prenant leur fonction.
J’ai prêté serment de nombreuses fois. Comme lieutenant des Marines, comme fonctionnaire du Département de
la Défense , comme fonctionnaire du Département d’Etat et comme fonctionnaire des Affaires Etrangères. J’ai prêté le même serment que celui qui est prononcé par tous les membres du Congrès, tous les fonctionnaires des Etats-Unis, et tous les officiers de l’armée américaine.
Et ce serment n’est pas effectué envers un commandant en chef, un führer. Pas plus qu’à des officiers supérieurs. Ce serment engage à protéger et défendre la constitution des Etats-Unis.
Ce serment je l’ai violé chaque jour durant des années au Département de
la Défense , sans m’en rendre compte, lorsque je me taisais, lorsque je savais que l’on mentait à l’opinion publique au sujet de la guerre, comme on lui a menti pour l’Irak, et comme on lui ment pour la guerre contre l’Iran.
Je savais que j’avais les preuves de ces mensonges, et je ne les ai pas produites. Je ne respectais pas alors mon serment - ce que j’ai fait plus tard.
J’ai souvent dit que le Lieutenant Ehren Watada, qui est aujourd’hui poursuivi pour avoir refusé les ordres de déploiement en Irak qu’il jugeait à raison inconstitutionnel et relevant d’une guerre d’agression, est le seul officier de l’armée des Etats-Unis qui a pris au sérieux son serment.
Le président viole clairement ce serment. Tous ceux qui sont sous ses ordres et qui comprennent de quoi il s’agit - ils sont très nombreux - violent leurs serments. Voilà les exigences que nous devrions poser.

Courage parlementaire
Sur le plan politique, en ce qui concerne les Démocrates, je crois que nous devrions demander aux dirigeants à
la Chambre et au Sénat - et également aux Républicains - que leur unique priorité ne soit plus d’être réélus ou de conserver une majorité Démocrate pour que Pélosi soit maintenue en fonction au Parlement et Reid au Sénat.
Je ne prétends pas que les politiques pourraient ignorer cette question, ou qu’ils devraient changer entièrement de comportement ou ne plus s’en préoccuper.
Bien sûr il y à là pour eux une préoccupation majeure, mais ils agissent comme si c’était là leur seul souci. Celui de la poursuite des affaires courantes. « Nous avons une majorité, ne la perdons pas, conservons la, conservons nos présidences aux deux chambres. » Mais qu’ont fait pour nous ces deux présidences dans les deux dernières années ?
Je suis choqué de lire aujourd’hui que les Républicains menacent de faire de l’obstruction si nous restaurons l’Habeas Corpus. La remise en cause de l’Habeas Corpus avec l’aide des Démocrates ne nous a pas ramené à l’époque de la domination anglaise sur la colonie américaine. C’est une contre-révolution qui nous a ramené 700 ans en arrière.
Je crois que nous devons trouver le moyen de leur faire respecter leur serment de préserver la constitution, qui mérite d’être défendue, car c’est à travers le pouvoir que cette constitution donne au Congrès que nous pouvons protéger le monde des fous qui sont au pouvoir à
la Maison Blanche et qui ont l’intention d’attaquer l’Iran.
Les généraux qui ont compris que ce serait une catastrophe ne se sont pas non plus pas manifestés. Il peut s’agir de gens qui ont par le passé risqué leur vie au Vietnam ou ailleurs comme Collin Powell, et ne risqueraient pas leurs carrières ou leur accointances avec la présidence.
Tout ceci doit changer. Et c’est l’exemple de gens comme ceux qui sont rassemblés ici, qui d’une certaine façon rappellent à nos élus qu’ils ont, en tant qu’humains et en tant que citoyens, le pouvoir d’agir et de trouver en eux-mêmes le courage de protéger ce pays et le monde.
Merci.

 

Daniel Ellsberg 

 


5-3 Naomi Wolf : La répression politique s’étend aux États-Unis.
 Résistance démocratique aux États-Unis

 

Depuis cinq ans, nous alertons l’opinion publique mondiale sur la volonté de l’administration Bush de transformer les États-Unis en État autoritaire. Notre analyse, qui s’appuyait sur l’étude de projets de loi, n’a pas été alors prise en considération par certains en raison du choc psychologique du 11-Septembre. Ce qui était une intention est désormais une réalité, les textes sont mis en pratique : le nouveau régime intimide, harcèle et en définitive muselle ses opposants. Naomi Wolf recueille des témoignages de cette répression et tente de mobiliser ses concitoyens pour défendre leurs libertés.

 

Depuis quelques mois je parcours les États-Unis, du Colorado à la Californie , et je parle avec des États-uniens de toutes les couches de la société sur les questions des libertés, sur les attaques qu’elles subissent en ce moment et sur le programme en dix étapes qui est en cours pour faire de ce pays une société fermée et répressive.

 

La bonne nouvelle est que les États-uniens se sont réveillés et sont conscients des dangers qui les guettent. Quand je me suis mis en route je pensais que j’allais affronter de l’opposition, de la résistance ou au moins de l’incrédulité quand je parlerais de l’obscurité qui s’étend lentement sur notre pays et l’héritage de liberté que nous ont légué nos ancêtres.

 

Mais je me retrouve à parler devant des assemblées qui n’ont pas besoin de moi pour être inquiètes. Des gens qui ont peur, qui ont perçu depuis longtemps le danger qui grandit et la société qui se prépare.

 

À mon grand soulagement, j’ai redécouvert une société états-unienne qui est intelligente et alerte, courageuse et indomptable, des gens qui n’ont pas peur d’entendre des mauvaises nouvelles et d’agir en conséquence. Et ce sont des patriotes, des vrais, qui aiment leur pays à cause des valeurs sur lesquelles il a été construit.

 

Mais je suis écorchée vive par les histoires que l’on vient me raconter lors de ces réunions. Et je n’arrive plus à lire mes mails ces derniers temps, tellement ils sont pleins de témoignages effarants.

 

Et partout où je vais, il y a toujours, au moins une fois par jour, une personne dans l’assemblée qui se lève pour parler. Elle a toujours l’air solide et forte, courageuse... et soudain elle va se mettre à pleurer, submergée par la peur, au beau milieu de son témoignage.

 

L’autre jour, à Boulder, une jeune mère de deux enfants, la trentaine, l’image même de la jeune états-unienne dynamique, s’est effondrée alors qu’elle me parlait : « Je suis outrée par tout ce que j’entends et vois, je voudrais tellement faire quelque chose ! Mais j’ai tellement peur. Je regarde mes enfants et j’ai peur. Comment lutter contre cette peur qu’ils ont planté en nous ? Qu’est ce qui est mieux pour l’avenir et la sécurité de mes enfants ? Est-ce que je dois agir et tenter de changer les choses ou bien me taire et ne pas me faire remarquer ? J’ai tellement peur de me retrouver fichée quelque part. »

 

À Washington DC, la semaine dernière, un directeur de service dans une administration, ancien joueur de foot, beau gosse, probablement membre du Parti Républicain, m’a confié, loin des micros, qu’il avait peur de signer le papier autorisant le FBI d’accéder à toutes les informations le concernant, comme l’y encourage l’agence anti-terroriste. « Mais en même temps, j’ai peur de ne pas la signer, si je ne le fais pas, je risque de perdre mon boulot, ma maison... c’est comme en Allemagne lors du fichage des fonctionnaires » me dit-il d’une voix résignée.

 

Ce matin, à Denver, j’ai parlé pendant plus d’une heure avec un très haut et très courageux gradé de l’armée, hautement décoré qui s’est retrouvé sur la liste des personnes surveillées (et interdites de prendre l’avion) parce qu’il a critique la politique de l’Administration Bush. Il m’a montré des documents qui prouvent que non seulement il est surveillé par les services secrets mais que toute sa famille est également espionnée et harcelée. Tout au long de sa carrière militaire, cet officier a mené de nombreuses missions très dangereuses au service de son pays, mais aujourd’hui, quand il me parle de sa crainte que ses enfants soient harcelés par le gouvernement à cause de ses opinions, sa voix se brise.

 

Ailleurs je suis abordée par une juriste qui travaillait pour le Ministère de la Justice. Un jour elle s’est opposée à « l’interrogatoire musclé » d’un détenu qui subissait une technique reconnue comme étant de la torture. Non seulement elle s’est retrouvée devant une commission de discipline, mais en plus elle a été sujette à une enquête criminelle, a perdu de l’avancement, a vu son ordinateur fouillé et ses mails effacés... et maintenant elle est sur la liste noire et ne peut plus prendre l’avion.

 

Lors d’une conversation dans une soirée, un technicien informatique travaillant pour une grande compagnie aérienne —et qui ne fait pas mystère de sa sympathie pour le Parti Républicain— m’explique qu’une fois que vous êtes sur la liste, il est impossible d’en sortir. « Même si on te dit que ton nom est effacé, ce n’est pas vrai, nous avons un système double qui n’efface jamais rien. »

 

Elisabeth Grant, de la Coalition contre la guerre, a montré lors d’une conférence de presse la note manuscrite et le petit drapeau états-unien retrouvé dans sa valise après un voyage en avion. La note disait que l’agence anti-terroriste n’appréciait pas ses lectures.

 

Comme à l’époque du Mur de Berlin, quand je fais le queue pour me faire fouiller dans les aéroports, je me surprends à passer une nouvelle fois en revue le contenu de mon sac.

 

L’autre jour, à New-York, je me suis fait violence en jetant à la poubelle un exemplaire du dernier livre de Tara McKelvey Monstering que j’étais entrain de lire. Cet excellent ouvrage dénonce les pratiques d’interrogatoire utilisées par la CIA. Malgré le fait que j’avais acheté le livre dans une librairie grand public en ville... on ne sait jamais, il contient des informations « classifiées » et on pourrait m’accuser de faire le jeu des terroristes en les lisant. (...) Dans mon Amérique à moi, celle qu’on m’a apprise à l’école, on ne se comporte pas comme ça. (...) Et tout le monde me pose la même question : que pouvons nous faire ?

 

Cette avalanche de témoignages d’abus et d’atteintes aux libertés des citoyens états-uniens montre clairement qu’un réseau criminel et de surveillance est en train de prendre de plus en plus de citoyens innocents dans ses filets. Il est évident que ceci n’a rien à voir avec la démocratie — ni même avec l’habituelle corruption de la démocratie. Et il est clair que nous aurons besoin d’une action plus énergique que de simplement envoyer des lettres à notre député.

 

Les gens qui viennent témoigner ne sont pas des illuminés anarchistes, Ils sont de toutes les obédiences politiques, conservateurs, apolitiques, progressistes. La première régle d’une société en cours de fermeture ou bien déjà fermée est que ton alignement avec le parti politique au pouvoir ne te protège en rien ; dans un véritable État policier, personne n’est à l’abri.

 

Je lis mon journal le matin et je n’en reviens pas :

 

• Sept soldats ont publié une lettre dans le New York Times pour critiquer la guerre : peu de temps après, deux sont morts dont un d’une balle dans la tête tirée à bout portant.
• Une femme comptable de l’armée qui voulait dénoncer les abus et détournements financiers est morte dans son baraquement, abattue d’une balle dans la tête, ici aussi à bout portant.
• Pat Tillman, qui avait écrit un mail à un ami où il envisageait de dénoncer des crimes de guerre dont il avait été témoin : une balle dans la tête.
• Donald Vance, un employé de l’armée qui avait dénoncé des trafics d’armes au sein de l’armée en Irak — kidnappé par des soldats US à l’intérieur même de l’Ambassade US de Bagdad et enfermé et torturé pendants des semaines sur une base militaire US, sans accès à un avocat — et officiellement menacé des pires représailles s’il parlait à quiconque à son retour au pays.
• Et dans le dernier numéro de Vanity Fair un sous-traitant de l’armée qui avait dénoncé des malversations raconte qu’il a été kidnappé par des soldats US masqués et armés, passé à tabac toute une nuit dans un préfabriqué avant d’être expulsé d’Irak le lendemain. L’administration militaire a refusé d’entendre sa plainte et l’a fait éjecter du bureau.

 

Ce matin le New York Times écrit que le Département d’État (employeur des mercenaires de Blackwater USA) refuse officiellement de coopérer avec le Ministère de la Justice ou le FBI dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de 17 civils irakiens innocents. La Maison-Blanche soutien l’attitude méprisante du Département d’État vis à vis de la justice de ce pays.

 

Ce n’est pas une information anodine. Mes lecteurs qui ont retenu quelque choses de l’histoire du XXè Siècle seront horrifiés mais pas surpris. La « Deuxième étape » de la fermeture d’une société ouverte est la démonstration par l’État aux citoyens que la force paramilitaire est au dessus des lois du pays et que la loi ne peut donc plus servir de refuge à la dissidence.

 

En permettant au FBI et à la CIA d’arrêter n’importe quel citoyen états-unien et de le priver de ses droits légaux, le secrétaire à la Justice a fait comprendre aux citoyens US une leçon très simple : Nul d’entre vous n’est à l’abri de l’arbitraire d’État. Nous pouvons venir comme cela nous chante, enfoncer votre porte et vous faire disparaître pour toujours... en toute légalité.

 

(...) Si l’administration de ce pays annonce publiquement qu’elle ne sanctionnera pas les agissements criminels de ses propres employés en Irak et fera obstacle à la justice — alors est ce que les députés du Congrès auront le courage d’affronter les agissements similaires de Blackwater quand cette société remportera le contrat qu’elle convoite, celui de la sécurité intérieure aux États-unis ?

 

Ou bien cette force paramilitaire et protégée par l’État sera t-elle assez puissante pour intimider nos représentants — et nous mêmes ?

 

Est-ce que nous oserons encore manifester dans la rue si nous savons que nous risquons de recevoir le même traitement que les civils de Bagdad, mitraillés depuis des hélicoptères de Blackwater ? Est-ce qu’un député osera proposer une loi contre Blackwater s’il sait qu’il peut se faire tuer d’une balle dans la tête, en toute impunité ?

 

(...) N’oubliez pas que, dans la situation actuelle, le département de la Sécurité de la Patrie (Homeland Security) a le droit légal de déployer les mercenaires de la société Blackwater dans votre ville dès ce soir

 

Naomi Wolf
Journaliste et écrivain féministe.

 

Dernier ouvrage paru : The End of America : A Letter of Warning To A Young Patriot.

 


5-4 Abdel Bari Atwan : La guerre arrive et les préparatifs doivent commencer.

 

Le Golfe et la troisième guerre mondiale
Quand le vice –président Américain Dick Cheney avertit que son pays ne permettra jamais à l’Iran de posséder l’arme atomique et menace Téhéran des pires conséquences s’il ne suspendait pas son programme d’enrichissement de l’Uranium, il nous faut prendre ses menaces au sérieux, surtout qu’elles viennent quelques jours après les menaces proférées par son président Georges Bush, d’une troisième guerre mondiale, au cas où le monde ne stopperait pas les ambitions nucléaires de l’Iran.

 

Al-Quds Al-Arabi : 22 /10/07
Le mois de Ramadhan est fini, ainsi que les fêtes de l’Aid et les capitales arabes, notamment du Golfe, ont commencé à sortir de leur torpeur et à se préparer à la mobilisation psychologique et médiatique que l’administration américaine a préparée dans ses moindres détails, à la veille de la guerre, exactement comme elle l’avait fait avant l’invasion et l’occupation de l’Irak.
Dick Cheney est le maître à bord à Washington. C’est lui qui avait pris la décision de la guerre contre l’Irak. Plusieurs journaux américains ont rapporté récemment qu’il vient de mettre au point les derniers détails d’un nouveau plan d’attaque de l’Iran parce qu’il voit dans les ambitions atomiques de ce pays, une menace pour la domination américaine des plus grandes réserves pétrolières du monde. C’est ce qui explique la déclaration de Nancy Pélosi, présidente de la majorité démocrate, sur la nécessité pour l’administration, d’obtenir l’aval du Congrès avant toute nouvelle guerre contre l’Iran. Cheney ne menace pas dans le vide. Il a choisi l’Institut de Washington pour la politique du moyen orient, connu pour son soutien à Israël, pour lancer aux arabes et aux israéliens, ses partenaires dans cette nouvelle guerre, son avertissement : la guerre arrive et les préparatifs doivent commencer.

La guerre contre l’Iran continue celle contre l’Irak dans le but de garantir qu’Israël reste l’unique puissance régionale dotée de l’arme atomique et, de dominer les champs et les réserves du pétrole. Quand le ministre de la défense Australien a dit que le pétrole était une des causes essentielles de l’invasion de l’Irak, il n’avait pas fait un lapsus lingue. Il n’était pas surprenant non plus que Allen Grispan, président de la réserve fédérale durant dix ans, dise la même chose dans son nouveau livre.

Les estimations officieuses des réserves pétrolières de l’Irak qu’on s’ingénie à garder secrètes, de l’ordre de 115 milliards de barils, sont au fait bien inférieures au chiffre réel qui est de l’ordre de 300 milliards de barils. C’est ce qui explique que les troupes américaines aient permis, aux premiers jours de l’invasion, de piller tout sauf le ministère du pétrole. C’est ce qui explique aussi l’entêtement des Etats-Unis à faire voter la loi sur les hydrocarbures par le nouveau parlement irakien, laquelle réduit le contrôle de la compagnie nationale irakienne du pétrole à 18 puits sur les 80 qui existent actuellement, laissant les autres aux compagnies américaines et britanniques et ce pour les 30 ans à venir. On estime qu’au cours de cette période 1000 nouveaux puits seront forés dans ce pays sinistré.

L’administration américaine sait parfaitement que la poursuite de sa domination sur les réserves pétrolières du Golfe est le seul moyen de contenir le danger Chinois rampant.
La Chine consomme actuellement 13 millions de barils par jour dont la moitié est importée de la région du Golfe précisément. Sa consommation croît de 7,5% par an ce qui veut dire que ses besoins vont doubler en moins de 15 ans, période à la fin de laquelle les experts estiment que les réserves de pétrole seront taries partout ailleurs hors de la région du Golfe et principalement en Irak.

Les gouvernements des pays du Golfe connaissent parfaitement les détails des plans de la guerre américaine contre l’Iran comme ils ont connu ceux contre l’Irak. Ils ont commencé à la « commercialiser », en insistant sur le caractère, éminemment plus grand, du danger iranien que le danger américano-israélien et, en s’apprêtant à acquérir les armes les plus sophistiqués.

 


Ainsi, le Koweït a annoncé l’achat de fusées Patriot anti-missiles et l’Arabie Saoudite a fait de même.
Mais pourquoi le Koweït achèterait-il donc ces fusées alors qu’il héberge 30.000 militaires américains et que 30% de son territoire servent de base à un arsenal américain sophistiqué et diversifié ?
Dans une réunion privée, un haut responsable d’un pays du Golfe a déclaré que son pays connaît parfaitement le danger iranien sur sa sécurité et sa souveraineté et qu’il ne tient nullement compte des surenchères des groupes islamistes et nationalistes qui voient en Israël le danger suprême, ajoutant textuellement « que peuvent pour nous l’Egypte,
la Syrie ou le Yémen au cas où nous sommes attaqués par l’Iran ou pris en otage par son arsenal atomique, si les américains ne le détruisent pas ? Israël ne représente pas un danger pour nous et son programme nucléaire n’est absolument pas une source d’inquiétude. Israël possède un arsenal nucléaire mais il ne l’a jamais utilisé ».

Une personne présente dans ce cercle privé a rétorqué à ce haut responsable du Golfe « qu’Israël n’avait pas à utiliser ses armes nucléaires puisqu’il dispose d’un arsenal d’armes conventionnelles destructrices, fournies par les USA, mais ces derniers ont été le seul pays au monde à avoir utilisé l’arme atomique, et ils servent de modèle pour Israël ».
Le grand malheur est que certains pays du Golfe qui poussent, tout comme Israël, l’Amérique à attaquer l’Iran, ne veulent pas réfléchir aux conséquences désastreuses de toute guerre et ne demandent pas à leur grand allié le sort qu’il réserve à L’Iran et à toute la région à l’issue de cette guerre attendue.
L’administration Bush a réussi à détruire l’Irak et à changer son régime mais elle n’a pas réussi à construire la paix et la stabilité dans la région et c’est ce qui peut se passer de nouveau à l’issue de toute nouvelle guerre contre l’Iran.

Le Commandant de
la Garde révolutionnaire iranienne a déclaré hier que son pays lancera 11.000 fusées à la première minute d’une attaque américaine contre son pays. Cet homme ne ment pas même s’il a peut-être exagéré le chiffre. La moitié de ces fusées suffit à détruire complètement les villes du Golfe. L’Iran ne pourra peut-être pas affronter le tapis de bombardement de ses infrastructures, mais il se prépare sûrement à la phase postérieure à la première frappe pour répliquer, tout comme il a fait en Irak.

Les pays du Golfe et les Etats-Unis seraient-ils en mesure de résister à une guerre d’usure terroriste de la part de l’Iran pour les années à venir ?
La démission de Ali Larijani, responsable du dossier atomique et l’un des rivaux du président Mahmoud Ahmadinejad , est un signe supplémentaire que l’Iran prépare ses plans pour les lendemains de l’attaque et que « l’aile dure » du régime est parvenue à avoir la haute main sur les affaires. La question est de savoir si les dirigeants arabes ont des plans et des projets, surtout ceux qui se sont alignés sur l’Amérique et battent les tambours de sa guerre ?
http://www.alquds.co.uk/index.asp?fname=today21z29.htm&storytitle=ff/
traduit de l’arabe par Ahmed Manai : www.tunisitri.net/

 

 

 

N° 307 Journal d'Irak Spécial dossier- 28-10 suite1

3-3 La guerre de l’ombre des « sous-traitants » 1 Stéphanie Fontenoy : Une "armée privée" de 180 000 hommes et femmes.   Echappant largement au contrôle démocratique, les « sociétés militaires privées » gagnent du terrain dans le pays, tandis que d’autres entreprises bénéficient des chantiers de la « reconstruction ». Le 31 mai 2004, quatre Américains tombent dans une embuscade près de la ville de Falloudja, un bastion sunnite. Ils sont lynchés, brûlés vifs, les restes de leurs corps démembrés accrochés à un pont sur le fleuve Euphrate. Les forces américaines lancent immédiatement une sanglante riposte. Ces quatre victimes n’appartenaient pas aux forces régulières de la coalition. Ils n’étaient pas non plus à proprement dit des civils. Ces hommes, dont les images ont fait le tour du monde, étaient des gardes privés au service du Pentagone, chargés de la protection d’un convoi de ravitaillement des troupes américaines. Ils travaillaient pour la société Blackwater USA, une des plus importantes sociétés de sécurité privées employées par le gouvernement américain. Blackwater USA appartient à une catégorie florissante en Irak : celles des sous-traitants de la guerre. Une "armée privée" de 180 000 hommes et femmes L’activité des private military firms, comme on les appelle aux États-Unis, ou « sociétés militaires privées » (SMP) en français, a le vent en poupe. Ces firmes sous contrat du ministère de la défense américain emploient aujourd’hui 180 000 hommes et femmes en Irak, soit plus que l’armée américaine régulière et ses 160 000 soldats déployés en territoire irakien, selon des chiffres obtenus auprès du département d’État américain et du Pentagone. Cette « armée privée » opère dans des conditions toujours plus dangereuses, faisant face à des attaques quotidiennes. S’ils sont normalement limités à des actions défensives, les agents privés peuvent aussi avoir recours à la force, sans passer par la chaîne de commandement militaire américaine. En mai dernier, des employés de Blackwater USA ont ouvert le feu à deux reprises dans les rues de Bagdad, provoquant des tensions avec la police irakienne. Un chauffeur irakien aurait été tué, selon des sources militaires américaines. Contours encore flous Que sait-on de cette nouvelle industrie militaire, qui génère des milliards de dollars de revenus aux frais du contribuable américain, mais qui échappe presque totalement au contrôle démocratique ? Aux États-Unis, un débat est en cours parmi les experts militaires et au Congrès autour de ce que certains appellent une « armée de l’ombre », voire « la garde prétorienne » de l’administration Bush. Grâce à la pression de certains élus et des médias, les contours encore flous de cette industrie de la guerre et ses liens avec le pouvoir se dessinent. Il existe environ 180 SMP en Irak, de la petite société qui fournit des équipes de commandos spécialisés dans la contre-insurrection aux grandes entreprises qui gèrent les chaînes d’approvisionnement militaire. Elles sont généralement divisées en trois catégories : les compagnies fournissant du soutien logistique et technique, les sociétés spécialisées dans l’analyse stratégique, les renseignements et l’entraînement des troupes, et enfin celles qui sont actives sur le terrain pour protéger les intérêts américains et, dans certains cas, venir en aide aux forces régulières. Une majorité d’Irakiens employés Halliburton (dont le vice-Président Dick Cheney fut le dirigeant jusqu’en 2000) et son ancienne filiale Kellogg, Brown & Root (KBR), dont il s’est séparé en avril 2007, appartiennent à la première catégorie. La compagnie MPRI, basée près de l’aéroport de Washington, se consacre notamment à la formation et à l’équipement de la nouvelle armée irakienne. Blackwater USA, dont le siège est en Caroline du Nord, entraîne les forces spéciales américaines, s’occupe de la sécurité rapprochée de l’ambassadeur américain en Irak et se spécialise aujourd’hui dans des programmes antiterroristes. D’autres activités des SMP comprennent la protection des convois transportant le matériel pour la reconstruction, dont des véhicules, des armes et des munitions, la sécurité des installations militaires et des bureaux de la zone verte à Bagdad, des ambassades, des équipes de reconstruction (dont celles d’Halliburton), des journalistes, du personnel des Nations unies et des organisations non gouvernementales. Selon des chiffres du gouvernement, ces sociétés emploient actuellement 21 000 Américains, 118 000 Irakiens et 43 000 employés d’autres nationalités, dont notamment des Chiliens, des Colombiens, des Philippins, des Népalais et des Bosniaques. Peu d’informations officielles Parmi eux, un peu moins d’un tiers, soit environ 50 000 hommes, appartiennent à la catégorie des agents de sécurité armés. Le terme « mercenaires » est souvent utilisé pour décrire ces anciens militaires, policiers ou agents des forces spéciales reconvertis dans des missions privées lucratives. Selon sa formation, un agent privé des SMP gagne deux à dix fois plus qu’un soldat régulier. L’échelle des salaires varie aussi selon leur origine : en Irak, un ancien béret vert américain peut gagner jusqu’à 1 000 dollars (800 euros) par jour là où un ancien gurkha népalais fera 1 000 dollars par mois. La transparence, le rôle et la responsabilité de cette myriade de compagnies soulèvent de nombreuses questions. Peu d’informations officielles circulent sur ces sociétés souvent opaques qui se protègent derrière leur statut privé et sous-traitent entre elles les différentes missions. Deux des plus importants bénéficiaires de contrats publics en Irak, KBR, l’ancienne filiale d’Halliburton, et Blackwater USA, sont très proches de l’administration. Des revenus multipliés Le fondateur de Blackwater USA est Eric Prince, républicain conservateur et gros contributeur des campagnes électorales du président Bush. Ses deux bras droits sont Joseph Smith, ancien inspecteur général du Pentagone, et Cofer Black, coordinateur de la politique antiterroriste de la Maison-Blanche de 2002 à 2004, après une carrière de trente ans à la CIA. Blackwater USA, fondée en 1996, aurait multiplié ses revenus, qui se chiffrent en centaines de millions de dollars, de 600 % entre 2002 et 2005, selon le magazine Fast Company. Les efforts de sénateurs comme Henry Waxman, démocrate de Californie, et Barack Obama, le candidat démocrate de l’Illinois à la présidentielle, ont contribué à obtenir plus de transparence de la part de l’industrie militaire privée. Sur le plan de la responsabilité légale, le flou juridique encadrant leur statut (ni militaire, ni simple civil) permettait jusqu’il y a peu aux agents privés de bénéficier d’une sorte d’impunité. "On ne reviendra plus jamais en arrière" En octobre dernier, une clause a été introduite dans la loi de financement du budget de la défense, soumettant les sous-traitants privés au code de la justice militaire et au jugement en cour martiale. Une avancée importante, mais qui fait l’objet de nombreuses interprétations, selon les experts, et qui n’a pas, jusqu’à présent, été mise en œuvre. Les familles des quatre Américains tués à Falloudja en mai 2004 ont porté plainte contre Blackwater USA, estimant que la société n’avait pas procuré aux quatre employés la protection nécessaire qui leur avait été promise pour effectuer leur mission. Blackwater USA se défend en arguant que les hommes connaissaient les dangers. Une clause de leur contrat stipule qu’ils abandonnent leur droit d’attaquer la société en justice. L’activité des SMP est encore très peu régulée. Il existe par exemple peu de données sur les pertes humaines subies par ces sociétés. Les chiffres disponibles sont ceux du département des assurances du ministère du travail, selon lesquels 770 sous-traitants civils ont perdu la vie en Irak, et 7 761 ont été blessés. « L’industrie de la sécurité privée a complètement changé avec l’Irak, et on ne reviendra plus jamais en arrière », affirme Leon I. Sharon, ancien officier des forces spéciales américaines, qui commande 500 gardes kurdes privés sur une base près de Bagdad.  Stéphanie Fontenoy  La Croix Samedi 27 Octobre 2007 Sources Info Palestine posté par Adriana Evangelizt

2 Point de vue de Yves Eudes : Irak : la guerre en privé. Irak : la guerre, nouveau marché pour les compagnies privées. Près de 50 000 agents de sécurité privés travaillent aujourd’hui en Irak, pour renforcer l’armée américaine ou protéger les diplomates. Un marché énorme, qui s’étend dans toutes les zones à risque. République tchèque, novembre 2006. Le club de tir de la petite ville de Jelen, construit dans une forêt à une heure de Prague, est fermé au public pour quelques jours. Il a été loué par la société britannique Ronin Concept, spécialisée dans la formation d’agents de sécurité armés et de "PSD" (personal security detail, gardes du corps), opérant en zone de conflit. Dans une clairière entourée de hauts talus, quinze hommes âgés de 25 à 50 ans s’entraînent au maniement d’armes et à la conduite automobile en situation extrême, c’est-à-dire sous le feu ennemi. Les exercices se font à balles réelles. La formation, qui coûte 3 700 livres (5 500 euros) et dure quatre semaines, est assurée par John Geddes, patron de Ronin Concept et ancien officier des SAS, les commandos d’élite de l’armée britannique. M. Geddes, 52 ans, a quitté l’armée après vingt-trois années mouvementées, et s’est aussitôt reconverti dans le secteur en pleine expansion des sociétés militaires privées. Avant de devenir formateur, il a fait plusieurs séjours en Irak en tant que garde armé, pour protéger des équipes de télévision et des hommes d’affaires. Les cours théoriques ont lieu en Grande-Bretagne, mais la loi britannique interdit aux civils de manier des armes automatiques. Pour la dernière partie du stage, M. Geddes doit donc transporter ses élèves en République tchèque, où les règles en la matière sont beaucoup plus souples. Aujourd’hui, ils apprennent à repousser l’attaque d’un convoi banalisé transportant un VIP : un scénario inspiré de la guerre d’Irak, mais qu’on retrouve, avec des variantes, dans différents pays du monde. Dès que l’assaut fictif se déclenche, les stagiaires contre-attaquent méthodiquement : les tireurs sautent des voitures et abattent les silhouettes en contreplaqué autour de la clairière, les chauffeurs manoeuvrent en position défensive, les gardes du corps extraient leur client du véhicule touché et le transfèrent dans un autre. S’il ne reste qu’une voiture en état de marche, les gardes du corps s’en emparent pour mettre le client à l’abri en abandonnant les tireurs, qui devront rejoindre la base par leurs propres moyens : "C’est pour ça que ce boulot est bien payé", explique M. Geddes en riant. Les stagiaires apprennent vite, car presque tous sont d’anciens militaires ou policiers, aguerris et disciplinés. S’ils obtiennent le diplôme délivré par Ronin Concept, ils enverront leurs CV aux centaines de sociétés de sécurité présentes sur Internet. Les quadragénaires rêvent d’un contrat un peu risqué, mais pas trop : protéger des puits de pétrole au Nigeria ou une mine en Amérique latine. Leur salaire s’ajoutera à leur retraite. En revanche, les plus jeunes veulent aller en Irak ou en Afghanistan. C’est là-bas qu’ils seront les mieux payés : de 250 à 600 dollars par jour, selon le type de travail et le niveau de risque. Garreth Miller, 30 ans, a toutes les chances de décrocher un bon contrat : ex-soldat de l’armée britannique, il a fait deux séjours en Irak, puis une mission en Afghanistan comme éclaireur détaché auprès de l’US Army. Il vient de quitter l’armée, après seulement cinq ans : "Les officiers ont tout fait pour me convaincre de rempiler, mais les sociétés privées proposent beaucoup plus d’argent, une vie plus confortable, et plus de liberté." Garreth pourra choisir le pays où il ira travailler, et s’il veut arrêter avant la fin de son contrat, il lui suffit de donner deux semaines de préavis. Cette migration vers le secteur privé est une tendance de fond : "Lors de mon dernier séjour en Irak, nous étions quarante nouvelles recrues dans notre unité. Depuis, tous ont quitté l’armée, et 35 travaillent aujourd’hui pour des sociétés militaires. En plus, c’est l’Etat qui paie ma formation ici, au titre de la réinsertion professionnelle." Garreth se dit prêt à repartir du jour au lendemain : "Ma fiancée aurait préféré que je reste un peu avec elle, mais si je veux fonder une famille et acheter une maison, quelques années dans le privé suffiront." Il travaillerait volontiers pour une société américaine, où les salaires sont les plus élevés. Son coéquipier Paul Palmer, 25 ans, grand, fort et tatoué, a passé cinq ans dans la police militaire britannique. Il n’est pas allé en Irak, mais il en a très envie : "J’ai quitté l’armée et je me suis installé à Cardiff, chez ma fiancée. Mais un beau matin, elle m’a quitté. Je ne savais plus quoi faire : retourner vivre chez ma mère à Londres ? La honte. En fait, je m’aperçois que j’ai besoin de mener une vie excitante, j’aime trop l’action." Dès la fin de son stage, Paul Palmer a été embauché par la société Control Risk Group (CRG). Aujourd’hui, il travaille à Bagdad, dans une équipe composée d’Anglais, d’Australiens et de Néo-Zélandais chargée de la protection d’un diplomate britannique, et gagne 7 000 dollars (5 300 euros net) par mois. Il correspond avec le monde extérieur par Internet : "J’habite dans la "zone verte", censée être l’endroit le plus sûr de Bagdad, mais en fait, il y a des kidnappings à l’intérieur, et un soldat américain a été abattu ici il y a deux jours. (...) Je vis dans un camp réservé au personnel de notre société, dans une chambre à deux lits, avec des sanitaires communs. Ce serait horrible pour un civil ordinaire, mais en tant qu’ancien soldat, j’y suis habitué. (...) L’entrée du camp est gardée par des Irakiens, mais on nous a dit de ne jamais leur faire confiance, et même de les surveiller. Nous sommes armés en permanence, même la nuit nous dormons avec nos fusils chargés." L’employeur de Paul Palmer, CRG, est la plus grande société de sécurité britannique. Fondée il y a trente ans par trois anciens SAS pour aider les compagnies d’assurances à gérer les affaires de kidnapping, elle propose aujourd’hui aux entreprises et aux gouvernements du monde entier une gamme complète de services, allant de la protection rapprochée à la sécurité informatique. Elle a plus de 700 employés permanents, dont 300 dans ses locaux londoniens, et 18 bureaux répartis sur tous les continents. Depuis 2003, CRG fournit aussi des PSD armés. Richard Fenning, directeur général, se souvient de la folle période des débuts de la guerre en Irak : "Juste après l’invasion, des milliers d’étrangers sont arrivés pour participer à la reconstruction. Mais l’insurrection a très vite pris de l’ampleur, ils ont compris qu’ils avaient besoin de protection, et se sont tournés vers les armées de la coalition. Or, les officiers ont refusé de leur fournir des gardes du corps : ils n’avaient pas assez d’effectifs et savaient qu’ils ne recevraient pas de renforts. En réalité, les soldats étaient occupés à mener une guerre qui n’était pas censée exister. Alors, les entreprises ont décidé de s’occuper elles-mêmes de leur sûreté. Un énorme marché s’est créé du jour au lendemain." Puis les gouvernements de la coalition se sont aperçus qu’ils n’avaient même pas assez de soldats pour assurer la sécurité de leurs propres diplomates : "Ils ont dû lancer discrètement des appels d’offres auprès du secteur privé, raconte M. Fenning. C’est comme ça que nous avons obtenu le contrat de protection des membres du Foreign Office en Irak et à Kaboul. C’est une vraie révolution dans les moeurs de l’administration, qui aura des conséquences durables sur la conduite des guerres à venir." A lui seul, le département d’Etat américain a dégagé un budget de 1 milliard de dollars sur cinq ans pour la protection de son personnel et de certains dignitaires étrangers. Cette demande inédite a aussitôt suscité des vocations. D’anciens militaires et des aventuriers ont monté des petites sociétés dans l’improvisation et embauché des agents à la va-vite. Pour réduire les coûts de main-d’oeuvre, certains sont allés chercher des soldats à la retraite en Amérique latine et en Asie du Sud-Est. Quelques entrepreneurs ont fait fortune à toute vitesse : à elle seule, la société américaine Blackwater a touché du gouvernement fédéral plus de 570 millions de dollars en cinq ans. Sa concurrente Triple Canopy, créée en 2003 par trois personnes, figurait trois ans plus tard sur la liste des 100 plus grosses entreprises de la région de Washington. Pour un client individuel - homme d’affaires ou journaliste -, une équipe de protection rapprochée peut coûter jusqu’à 6 500 dollars par jour. Désormais, les Etats-Unis comptent sur les sociétés privées pour sécuriser les aéroports, les infrastructures, la "zone verte" de Bagdad, et même certaines bases militaires qui manquent de sentinelles. La frontière entre les missions défensives des agents privés et les opérations de combat des soldats s’estompe, car, face aux insurgés, les deux groupes s’entraident parfois. Blackwater, qui compte à elle seule près d’un millier d’employés en Irak, a déployé des véhicules blindés, des avions et des hélicoptères. En fait, ces sociétés accomplissent en sous-traitance un ensemble de missions essentielles au fonctionnement de l’armée, allant des télécoms aux interrogatoires de prisonniers. Le Pentagone s’est déjà adapté en inventant le concept de "force totale", qui inclut les soldats d’active, les réservistes, les fonctionnaires civils de défense et enfin les privés, dont le rôle devrait encore s’accroître à l’avenir. Fin 2006, on comptait en Irak plus de 180 sociétés de sécurité employant environ 48 000 personnes, dont la majorité accomplissaient des missions paramilitaires. Les Britanniques sont plusieurs milliers - presque aussi nombreux que les soldats de l’armée régulière de Sa Majesté. Autre avantage des privés : tout le monde semble indifférent à leur sort. John Geddes, qui, entre deux séances d’entraînement, réfléchit au devenir de sa profession, est sans illusions sur l’attitude des gouvernements à son égard : "Ils savent exactement ce que nous faisons mais, si un jour une de nos opérations tourne mal, ils pourront dire qu’ils n’étaient pas au courant. Quand des soldats se font tuer, les médias en parlent, l’opinion s’émeut. Mais quand ce sont des agents privés qui meurent au combat, ça passe plus facilement inaperçu. Et si les gens en entendent parler, ils se disent qu’ils l’ont bien cherché, qu’ils se battaient uniquement pour de l’argent." Selon les statistiques publiées par le ministère du travail à Washington, au moins 770 agents de sécurité étrangers ont été tués en Irak entre 2003 et 2006, et près de 7 800 ont été blessés. Cela dit, l’Irak est une opportunité commerciale qui ne durera pas éternellement. Paradoxalement, l’aggravation extrême de la violence dans le pays a fait chuter la demande pour certaines missions comme les escortes armées : la reconstruction est abandonnée, les officiels étrangers réduisent leurs déplacements au strict nécessaire. La contraction de ce segment du marché a des conséquences sociales inattendues : lors du renouvellement d’un de ses contrats, CRG a dû baisser ses tarifs, et a décidé de répercuter ce manque à gagner sur les salaires de ses employés. Ces derniers ont protesté et ont lancé une série d’actions revendicatives, menaçant de faire grève en plein Bagdad, avant d’obtenir un compromis. Pour assurer leur avenir, les sociétés militaires tentent déjà de diversifier leur clientèle et leurs services en adoptant le business model des sociétés de sécurité classiques. Elles prospectent toutes les régions à risque, surtout en Afrique et en Amérique latine - le créneau le plus lucratif étant le conseil auprès de gouvernements alliés des Etats-Unis. Pour beaucoup, la période héroïque s’achève : par le jeu des fusions et prises de participation, elles ont été englobées dans des groupes industriels qui vendent des armes, des équipements et des services à l’armée américaine depuis des décennies. D’autres sont passées sous le contrôle d’investisseurs financiers. Certaines opèrent à présent sur le territoire américain. En septembre 2005, après le passage de l’ouragan Katrina, Blackwater a décidé, sans consulter personne, de remplacer la police locale défaillante en envoyant des commandos armés pour chasser les pillards des rues de La Nouvelle-Orléans. Cette initiative lui permit par la suite de décrocher une cascade de contrats publics et privés. Blackwater possède par ailleurs aux Etats-Unis deux camps d’entraînement qui accueillent des unités de l’armée régulière. Pour l’avenir, John Geddes estime que le prochain grand marché sera le maintien de la paix sous l’égide des Nations unies : "Les sociétés militaires privées vont remplacer les casques bleus, c’est inévitable, car le système actuel ne fonctionne pas. D’une part, les contingents envoyés par les pays démocratiques sont englués dans des considérations politiques et éthiques qui paralysent leur action. Et d’autre part, quand on demande aux pays sous-développés de fournir des contingents, ils n’envoient pas leurs meilleures troupes, loin de là." Il a souvent côtoyé les casques bleus au cours de sa longue carrière, et affirme que, partout, leur comportement est déplorable : "Nous serons moins chers et plus efficaces. Je suis sûr qu’une petite armée privée bien équipée pourrait stopper rapidement les massacres au Darfour." Sur le plan éthique, les privés ne sont pas des anges, mais ils ne sont pas pires que les soldats de nombreux pays : "On virera les mauvais, on gardera les bons, ce qu’une armée ne peut pas faire." Et, tant que les salaires resteront élevés, il n’y aura pas de pénurie de main-d’oeuvre. Yves Eudes Le Monde

3 Yves Eudes : De l’Irak à l’Afghanistan, impunité et opacité. Depuis le début des guerres d’Irak et d’Afghanistan, des centaines de soldats de la coalition ont été condamnés en cour martiale pour des crimes et des délits. En revanche, les agents de sécurité armés travaillant pour des sociétés privées semblent jouir d’une impunité complète. En Irak, l’un des premiers décrets publiés en 2003 par l’Autorité provisoire de la coalition stipulait que les civils étrangers travaillant en Irak ne seraient pas soumis aux lois du "pays hôte". Or ils n’étaient pas non plus sous la juridiction de l’armée, ce qui les plaçait dans une situation de flou juridique total. Depuis l’instauration du nouveau gouvernement irakien, le décret est officiellement caduc, mais il semble toujours en vigueur de facto. Les bavures de toutes sortes commises par les agents privés sur des civils et des prisonniers irakiens sont rarement sanctionnées. En Grande-Bretagne, le gouvernement est conscient des risques d’abus mais, pour ne pas freiner l’essor de cette industrie, il l’encourage simplement à s’autodiscipliner. Il a suscité la création de l’Association britannique des sociétés de sécurité privées (BAPSC), qui rassemble les principales entreprises du secteur, et a édicté un code de bonne conduite. Le président de la BAPSC , Andy Bearpark, ancien fonctionnaire du Foreign Office, résume son action en un slogan : "Elever le niveau, virer les cow-boys." Il souhaite le vote d’une loi instaurant un régime de licence et un système de formation professionnelle obligatoire. En attendant, la BAPSC collabore avec le Comité international de la Croix-Rouge , qui organise des conférences pour inculquer à ces entreprises des rudiments de droit international et humanitaire. Aux Etats-Unis, des élus du Parti démocrate tentent depuis des années de mettre à jour les relations très opaques entre les sociétés militaires privées et le gouvernement. Ils notent que l’Etat fédéral verse chaque année des milliards de dollars aux sociétés de sécurité et enquêtent sur des contrats très généreux octroyés sans appel d’offres à des entreprises dirigées par d’anciens militaires, proches du Parti républicain. Ils ont beaucoup de mal à obtenir des chiffres précis, à cause de la présence de nombreux intermédiaires et de cascades de sous-traitants. Un projet de loi visant à instaurer un minimum de transparence dans ce secteur est en attente. Des universitaires et des associations de défense des libertés protestent régulièrement contre la prolifération des sociétés militaires. Ils s’inquiètent de voir qu’une telle puissance de feu échappe en partie à la chaîne de commandement officielle, et redoutent que ces "soldats privés" soient utilisés hors de tout contrôle démocratique pour des opérations clandestines ou pour fournir une aide militaire discrète à des pays étrangers. D’autres experts rappellent que ces pratiques ne sont pas nouvelles : dans les années 1990, l’administration Clinton aurait utilisé une société privée pour aider la Croatie contre les Serbes, et contourner l’embargo édicté par les Nations unies. Pourtant, depuis quelques mois, certaines de ces entreprises sont rattrapées par la justice américaine. Plusieurs familles d’agents privés tués en Irak et en Afghanistan ont porté plainte, estimant que leurs employeurs leur avaient assigné des missions très dangereuses, sans les avoir préparés ni équipés correctement. En avril devrait s’ouvrir le procès intenté par les proches des employés de Blackwater tués à Fallouja en mars 2004, dont les corps mutilés avaient été suspendus à un pont devant des caméras de télévision. Pour leur défense, les sociétés militaires affirment que juridiquement leurs opérations ne peuvent plus être distinguées de celles de l’armée régulière. Yves Eudes Le Monde Sources Info Palestine

 

Posté par Adriana Evangelizt

4 Paul Galois : Irak : l’armée américaine sous-traite une partie de ses exactions. Le 9 octobre, à Bagdad, des gardes armées appartenant à la société Blackwater assassinaient deux femmes en pleine rue. Ce crime perpétré de sang-froid est le dernier d’une longue série. En effet, Erik Prince, le PDG de Blackwater, a été convoqué mardi 2 octobre devant une commission du Congrès des États-Unis pour s’expliquer sur les « 168 crimes et délits graves » dont sont accusés ses employés en Irak. Blackwater est une des armées privées qui opèrent dans ce pays pour le compte de particuliers, d’entreprises et, avant tout, de l’armée américaine. Il y aurait selon les estimations de 10 000 à 50 000 mercenaires armés dans le pays (en plus des 150 000 soldats américains réguliers), ne répondant à aucune autorité, ne relevant d’aucun tribunal, ayant la possibilité d’assassiner qui ils veulent et quand ils veulent. C’est justement après l’assassinat de 17 passants pris au hasard que le gouvernement irakien a demandé officiellement aux responsables américains de bien vouloir expulser Blackwater. Le fait que ce gouvernement soit incapable d’arrêter des criminels connus, d’empêcher des bandes armées de nuire, et qu’il ne puisse pas interdire lui-même à Blackwater d’opérer sur son territoire, démontre, s’il en était besoin, l’absence d’autorité propre de l’État irakien. Ce n’était pourtant pas la première fois que les « chiens de guerre » faisaient parler d’eux. Ils sont en Irak depuis le début de la guerre et ont déjà été mêlés à des affaires d’assassinat et de torture sans avoir jamais été inquiétés. Surtout pas par l’armée américaine qui leur sous-traite un certain nombre de tâches militaires. Cela va de l’intendance au renseignement, de la sécurité des bâtiments aux patrouilles. Cette politique de sous-traitance existe depuis longtemps, mais elle a connu une croissance rapide avec l’arrivée de Bush au pouvoir et l’invasion de l’Irak. Elle permet au gouvernement américain à la fois de réduire le nombre de soldats engagés (et donc le nombre de morts américains officiels) et d’offrir des contrats à des entreprises amies. Car les sociétés de mercenaires sont souvent des filiales de grands groupes, lesquels sont souvent non seulement des contributeurs financiers des campagnes électorales de Bush, mais encore des entreprises liées à la famille présidentielle et à celle du vice-président Cheney. Ce dernier fut, pendant la période qui sépara la présidence de Bush père de celle de Bush fils, l’un des dirigeants d’Halliburton, prestataire de service de l’armée américaine en Irak. La seule société Blackwater a perçu 750 millions de dollars pour ses activités en Irak depuis 2003 et vient, malgré le scandale provoqué par les assassinats de civils irakiens, de signer avec l’armée américaine un nouveau contrat d’un montant de 92 millions de dollars. Le 15 octobre, le gouvernement Bush a laissé entendre que Blackwater quitterait l’Irak d’ici six mois, le temps sans doute que ses tueurs soient intégrés dans d’autres armées privées opérant dans le pays. Les autorités américaines ont également affirmé que les activités des mercenaires seraient désormais contrôlées de plus près. Mais par qui ? Par les diplomates qui ont couvert tous leurs crimes depuis 2003 ? Par des envoyés du gouvernement qui seront, comme le vice-président, des obligés ou des actionnaires des sociétés qu’ils sont censés contrôler ? Par les militaires officiels ? Mais ils ont autant de sang sur les mains. Ce que font les mercenaire en Irak est ce qu’ont fait toutes les armées coloniales et ce que fait aujourd’hui, sur les mêmes lieux et contre les mêmes civils innocents, l’armée américaine. À cette différence près que dans l’armée, les soldats ont parfois des scrupules, voire se rebiffent contre le sale travail qu’on veut leur faire faire. Les mercenaires, eux, sont taillés pour le « job ». Paul Galois Lutte Ouvrière Sources Lutte ouvrière Posté par Adriana Evangelizt

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information - 4-1 Irak : vers un Conseil national de la résistance.  
Un Haut commandement du Djihad et de la Libération a été constitué en Irak le 2 octobre 2007 sous la présidence de Izzat Ibrahim Al Douri, chef du parti Baas clandestin, Il regroupe 22 organisations de la résistance. Selon Salah Al-Mukhtar, ancien ambassadeur irakien en Inde, il comprend des membres de toutes les composantes ethniques et religieuses du pays, baasistes ou non : « Arabes, Kurdes, Turcomanes, Chrétiennes, Musulmanes, Sabéennes, Sunnites, Chiites et Soufies ». Le texte adopté par le congrès fondateur stipule notamment qu’ « après le début d’un retrait conséquent de l’occupant du territoire national, toutes les forces combattantes, armées et non armées, se réuniront pour former une assemblée nationale ou une assemblée consultative, qui devrait gérer la période transitoire et ce par la nomination d’un gouvernement transitoire pour une période définie d’un commun accord. Ce gouvernement préparera les élections législatives générales qui permettront au peuple de choisir sa direction librement ». Les organisations membres de ce regroupement sont : L’armée des hommes de la confrérie Nakshabandya - L’armée des Compagnons du Prophète - L’armée des Mourabitines - L’armée de Hamza - L’armée du Message - L’armée de Ibn Al Walid - Le Commandement unifié des Moudjahiddines (Irak) - Les brigades de la Libération - L’armée d’Al Mustafa (Le choisi, le Prophète) - L’armée de Libération de l’Irak - Les escadrons des Chouhadas (martyrs) - L’armée des Sabirines (Patients) - Les brigades du Djihad sur la terre de Mésopotamie - L’armée du Chevalier pour la libération de l’enclave de   l’autodétermination - Les escadrons du Djihad à Bassora - Les escadrons du Djihad à Fallouja - Le Front populaire national pour la libération de l’Irak - les escadrons de la révolution de Hussein de Ataf - Les compagnies de la libération du sud - L’armée de Hounein - Les Compagnies de Dyala pour le djihad et la libération - Les compagnies de la gloire pour la libération de l’Irak. D’autres regroupements d’organisations de la résistance ayant été effectués ces derniers mois, on attend leur réaction à l’appel à l’union lancé par le Haut commandement du Djihad et de la Libération , en particuliers celle des organisations islamiques combattantes.
Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez Courriel : gilmun@club-internet.fr - Fax : 02 23 20 96 58 – Portable : 06 19  74 45 99

 

N° 307 Journal d'Irak Spécial dossier- 28-10 Début

Sommaire :

 

Avant propos

 

Un million de morts en Irak.

 

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

1-1  Molly Bingham : Tenter d’éclairer un public US sur les raisons de l’opposition irakienne est pratiquement considéré un acte de trahison. 

 

2 Brèves

 

2-1 Los Angeles contre la guerre.

 

2-3 Xavière Jardez : Irak - Catastrophe à venir.

 

2-4 Des milliers de cas de choléra : l’épidémie s’est déclenchée dans la région kurde de Soulimaniya.

 

2-5 Trafic de femmes en Irak pour « remonter le morale des troupes »

 

2-6 A quand la privatisation des agences de renseignement ?

 

2-7 Porte de sortie.

 

2-8 Mercenaires.

 

3 Dossier & Point de vue

 

3-1 Abou Muhammed : La Résistance nationale irakienne réclame le retrait US et la reconnaissance.

 

3-2 Point de vue de Hareth Al-Dhari: Le projet de partition de l'Irak est voué à l'échec.

 

3-3 La guerre de l’ombre des « sous-traitants »

 

1 Stéphanie Fontenoy : Une "armée privée" de 180 000 hommes et femmes.  

 

2 Yves Eudes : La guerre en privé

 

3 Yves Eudes : De l’Irak à l’Afghanistan, impunité et opacité.

 

4 Paul Galois : L’armée américaine sous-traite une partie de ses exactions.

 

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

 

4-1 Irak : Vers un Conseil national de la résistance.

 

5 Annexe Géopolitique et stratégie – Réflexion.

 

5-1 Usa : Une mesure de plus…

 

5-2 Daniel Ellsberg : Bush prépare un autre type de gouvernement

 

5-3 Naomi Wolf : La répression politique s’étend aux États-Unis.

 

5-4 Abdel Bari Atwan : La guerre arrive et les préparatifs doivent commencer.

 

Avant propos

 

Un million de morts en Irak.

 

L'institut de sondage britannique ORB estime a plus d'un million le nombre d'irakiens victimes de la guerre. Sur les quatre millions de familles irakiennes, près d'un quart a perdu au moins l'un de ses membres..

 

Durant l'étude, qui s'est déroulée du 12 au 19 août 2007, les enquêteurs de l'institut ORB ont demandé aux irakiens interrogés quel était le nombre de personnes décédées pour cause de violence depuis 2003 dans leur famille, c'est-à-dire vivant sous le même toit qu'eux.
22% des sondés ont déclaré avoir perdu au moins l'un des membres de leur famille.
Le dernier recensement a estimé a 4 050 597 le nombre de foyers irakiens.
Près d'une famille sur deux à Bagdad a perdu l'un de ses membres. 

 

Les provinces de Diyala et de Ninive sont également parmi celles ou le nombre de victimes est le plus grand : 43% des tués l'ont été par balle, 20% par une explosion de voiture piégée et 9% par un bombardement aérien de la coalition.
ORB note que le nombre de victimes en, Irak excède désormais celui du Rwanda, estimé a 800 000
L'année dernière une étude publiée par la revue médicale Lancet, appliquant la méthodologie utilisée par l'ONU pour l'estimation des catastrophes humanitaires, avait estimé le nombre de décès a 650 000.

 

Méthodologie :

 

Entretiens individuels sur un échantillon représentatif de 1720 personnes.
Marge d'erreur 2,4%
L'enquête a été conduite dans 15 des 18 régions irakiennes. Pour des raisons de sécurité les provinces de Kerbala et d'Anbar ont été exclues, et les autorités d'Erbil ont refusé d'accorder une autorisation.

 

Opinion Research Business est un institut de sondage qui est membre du British Polling Council et compte la BBC parmi ses clients.

 

Tableau de résultats (XLS)

 

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1238
15 septembre 2007 –

 


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

 

Marc

 

1-1 Molly Bingham : Tenter d’éclairer un public US sur les raisons de l’opposition irakienne est pratiquement considéré un acte de trahison. 

 

 [Discours de Molly Bingham, journaliste, lors d’une réunion à l’université du Kentucky. Bingham a été arrêtée en avril 2003 par des forces de sécurité américano-irakiennes et emprisonnée 10 jours à la prison d’Abou Ghraib. Après son expulsion elle est revenue en Irak pour terminer ses reportages pour le New York Times et le Guardian de Londres ]

 

Nous avons passé 10 mois en Irak, sur un reportage qui voulait tenter de comprendre qui sont les gens qui y combattent, pourquoi ils combattent, quelles sont leurs motivations, quand ont-ils ont rejoint la résistance, de quels milieux viennent-ils, quels sont leur métiers etc. Est-ce ce que ce sont d’anciens militaires, sont-ils irakiens ou étrangers ? Font-ils partie d’Al-Qaida ?

 

Le reportage a été publié par Vanity Fair en juillet 2004 tandis que mon collègue Steve Connors en a tiré un film documentaire qui attend toujours pour trouver un diffuseur.

 

Mais à la base notre motivation première était de penser qu’il était vraiment journalistiquement important de comprendre qui sont ces gens qui résistent à la présence de troupes étrangères en Irak. . Le simple fait de travailler sur ce reportage m’a fait réaliser beaucoup de choses sur mon travail et sur mon propre pays. Je voudrais partager certains d’entre elles avec vous :

 

Première leçon : La majorité des journalistes étrangers en Irak sont incapables de laisser leur nationalité et leurs préjugés au vestiaire. Une des choses les plus dures à faire pour moi lors de ce reportage a été de mettre de coté mon “Ego Américain” et d’écouter. Démarrer un reportage avec une montagne d’idées toutes prêtes n’est pas une bonne entrée en la matière et il a constamment fallu que je me morde ma langue, que je fige le sourire affecté sur mon visage et me force à continuer à écouter silencieusement une diatribe raciale ou religieuse qui me paraissait effroyable.

 

Deuxième leçon : Notre métier de journalistes nous a très mal préparés à ceci. Comme lors de la campagne d’opinion préalable à la guerre en Irak, le simple fait de s’interroger sur les décisions de notre gouvernement et sur les motivations réelles de son action est considéré comme anti-patriotique. L’autre chose que j’ai trouvée difficile à vivre était le fait que, alors que je pensais faire véritablement mon travail de journaliste, de nombreux autres journalistes (ainsi que d’autres personnes) mettaient en doute mon patriotisme voire s’offusquaient que je puisse ne serai-ce qu’envisager le fait qu’il puisse être intéressant ou important de tenter d’entendre ce que “l’autre coté” avait à dire.

 

Troisième leçon : Le simple fait de vouloir tenter d’éclairer un public américain sur les raisons de l’opposition irakienne est pratiquement considéré un acte de trahison. De la même manière, toutes les personnes impliquées dans la résistance a qui nous avons parlé nous tenaient individuellement responsables de leur sécurité. Si quelque chose leur arrivait après notre visite - même s’il s’agissait de personnes recherchées de longue date par les militaires US - la faute nous retomberait dessus. Et on nous tuerait. Nous avons vite compris que toutes les bases US sont étroitement surveillées par la résistance et qu’il ne fallait pas songer à tenter d’y aller pour recueillir le point de vue des soldats US sur leurs attaquants. Nous nous sommes dit qu’il y avait suffisamment de journalistes travaillant avec les soldats américains pour garantir que leur point de vue soit entendu. Mais en fait, c’était surtout que si les irakiens nous voyaient entrer et sortir des bases US, ils auraient vite fait de nous cataloguer comme espions et notre mort aurait été certaine.

 

N’oubliez pas que la Loi n’a aucune existence en Irak. Quand nous y étions, les militaires américains étaient la loi, et leur loi changeait tout le temps, ils improvisaient au fur et à mesure. Je suis certaine que s’ils avaient voulu nous faire “disparaître”, nous donner une bonne leçon à coups de bottes dans un terrain vague ou même nous envoyer passer des vacances tous frais payés à Guantanamo sous prétexte que nous étions de mèche avec Al-Qaida, ils auraient facilement pu le faire, sans que cela fasse la moindre vague.

 

Si on regarde la presse de ces dernières semaines, il semblerait que les militaires des USA aient décidé d’emprisonner et/ou d’assassiner tout journaliste qui oserait tenter de couvrir le côté irakien de la résistance, et en effet un certain nombre de journalistes ont été tués par des troupes des USA alors qu’ils travaillaient en Irak. Pour l’instant ce sont avant tout les journalistes Arabes ou ayant un faciès d’arabe (ou parlant la langue arable et pouvant donc communiquer directement avec la population) qui sont visés (…).

 

Le journaliste du New York Times, Dexter Filkins rapporte une conversation qu’il a eue en Irak avec un commandant militaire américain juste avant notre départ. Dexter et le commandant étaient devenus copains, se voyaient régulièrement pour boire une bière et papoter. Vers la fin d’une de leurs conversations, Dexter a refusé une invitation pour le lendemain en expliquant qu’il était déjà pris car il devait rencontrer “un mec de la résistance.” Le visage du commandant s’est durci et il a dit, “nous avons des consignes très claires pour les gens comme vous.” Dexter a compris le message et il a décommandé son rendez-vous avec la résistance irakienne.

 

J’ai également remarqué que de nombreux journalistes américains traitent de “terroristes” les irakiens qui attaquent les troupes US ou leurs auxiliaires irakiens. Il est indéniable que certains groupes utilisent des méthodes terroristes, mais le fait d’utiliser la généralisation “terroristes” pour toute action de résistance rend stérile toute tentative d’honnête intellectuelle, toute volonté d’aller voir au-delà de ce mot à tiroirs, toute tentative de vouloir comprendre pourquoi des êtres humains peuvent être disposés à mourir dans une lutte violente afin d’atteindre leur but.

 

Les rejeter ou les dénigrer comme étant des “fous”, des “sauvages” ou des “musulmans extrémistes” non seulement ne fait pas avancer notre compréhension de la situation, mais en plus dessert une éventuelle cause des Etats Unis. Si nous les citoyens Américains ne sommes pas capables d’essayer de comprendre qui nous attaque et pourquoi, nous continuerons à avancer dans la même ornière, et continuerons à regarder de loin l’incendie qui se propage.

 

Quatrième leçon : Les chiens de garde - c’est à dire les rédacteurs en chef, les éditeurs et les représentants des groupes financiers des médias - ne veulent surtout pas que leur journal tente d’expliquer pour quelle raison on pourrait bien s’opposer à la présence des troupes américaines sur son sol. Comment quelqu’un peut-il refuser la démocratie ? Comment peut on refuser la main secourable de l’Amérique qui vient renverser leur terrible dictateur ?

 

Je suis toujours surprise à quel point nous avons oublié notre propre histoire. Souvenez vous de notre propre révolution. Souvenez vous de nos Pères Fondateurs. Souvenez vous de ce qu’ils défendaient et ce pourquoi ils ont combattu. Souvenez vous de la façon dont, avec le temps, nous avons appris à nous améliorer, à améliorer notre propre constitution et gouvernement. Mais souvenez vous surtout que, dans notre histoire ce furent nous mêmes, notre volonté et notre détermination qui nous ont menés là où nous sommes aujourd’hui.

 

Cinquième leçon : Qu’est ce que l’on ressent quand on a peur de son propre pays ? Une fois mon reportage terminé et prêt à être publié, je me suis dépêché de rentrer aux USA, ne serais-ce que parce que, une fois le reportage publié, il aurait été très difficile voire dangereux pour nous de continuer à travailler en Irak. Dans l’avion du retour, je me suis surprise à avoir peur de mon propre pays. C’était un sentiment étonnamment étrange mais surtout terrible. Vous allez me prendre pour une paranoïaque, mais je dois vous avouer que les questions sur ce qui pourrait m’arriver à moi une fois en Amérique - où je disposais quand même de plus de droits civiques qu’en Irak - se croisaient dans mon cerveau. .

 

Je vais poser la question d’une autre manière : combien de journalistes américains, peut être moins solidement établis dans leur métier que moi, ont envisagé un jour de faire un reportage avant de se rétracter parce qu’ils sentaient qu’il touchaient de près quelque chose de gênant, qu’ils soulevaient des questions vis à vis du gouvernement américain ou de ses actions ? Combien fois la peur de voir des agents de police débarquer, fouiller notre maison, nous emmener pour interrogatoire, faire peur à nos enfants… combien de fois cette peur a t’elle été un facteur dans notre décision de ne pas poursuivre une histoire ? Combien de fois avons nous décidé de ne pas écrire un papier parce que nous avons pensé que cela pourrait nous attirer des ennuis ? Ou, plus probable, combien de fois notre rédacteur en chef a-t-il mis à la poubelle une histoire, tué une enquête pour les mêmes raisons ?

 

Dans ce pays nous avons encore la chance de jouir de libertés individuelles et nous avons encore les moyens, nous les journalistes de défendre les droits garantis par notre Constitution, de défendre les valeurs pour lesquelles tant de gens sont morts et qui nous sont si chères - alors, pourquoi ne le faisons nous pas ? Est ce que nous avons peur ? Et si nous cédons à la peur, alors qui restera t’il pour défendre ces droits et ces valeurs le jour où on viendra nous dire qu’il faut y renoncer pour lutter contre les méchants ?

 

Il est temps de nous regarder dans le miroir et d’assumer la responsabilité de l’état dans lequel se trouve notre pays, de ce qu’est devenu notre pays et de ce qu’il fait. Au lieu de cela nous nous lamentons et prétendons être des victimes avant même que la répression s’abatte véritablement sur nous. Ou bien, est ce que je dois devenir “réaliste” et m’habituer à l’idée que tout ce que l’on m’a appris, tout ce que je tiens pour important, toutes les valeurs de liberté de nos Pères Fondateurs ne sont que futilités en temps de guerre ?

 

Traduction : Grégoire Seither pour libertes-internets.net

 

Sources Libertés et Internet

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

25-10

 


2 Les Brèves

 

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

Marc

 

2-1 Los Angeles contre la guerre.

 

Le Conseil municipal de Los Angeles a voté le 17 octobre une motion par douze voix contre deux qui condamne la guerre en Irak et la juge illégale, immorale, et qui n’aurait jamais dû être entreprise.
Cette résolution réclame un retrait urgent des troupes.
De nombreuses villes étasuniennes se sont prononcées de la même manière, arguant de ce que la guerre soustrait des fonds importants aux gouvernements des États fédérés.
La ville de San Francisco a déclaré le samedi 24 octobre journée nationale contre la guerre en Irak. Une centaine d’organisations organisent ce jour une manifestation importante et invitent tous les protestataires à les rejoindre.
L’appel et les détails de la marche peuvent être trouvés ici.
Convergence des Causes
21 octobre 2007

 


2-2 La valise ou le cercueil. 

 

Le Pentagone estime à 81 000 le nombre des attaques à l’IED (engins explosifs improvisés) depuis le 22 septembre 2003, dont 25 000 rien que pour 2007. Les explosions ont tué ou blessé 21 000 GI’s.       

 

http://www.uruknet.de/?s1=1&p=36938&s2=05

 

Cette année, les Etats-Unis envisageaient d’accueillir 7 000 Irakiens menacés de mort par la résistance pour collaboration avec l’ennemi,. Finalement, ils n’en recevront  que 2000, les arrivées étant étalées sur 8 mois. Rappelons qu’en mai, la Chambre des Représentants avait proposé d’accepter 60 000 Irakiens sur quatre ans. Critère de sélection : avoir collaboré au moins un an avec les forces US ou celles d’un pays de la coalition.

 

www.adn.com/24hour/world/story/3713590p-13150494c.html

 


2-3 Xavière Jardez : Irak - Catastrophe à venir.

 

L’ONU, malgré les milliers de pétitions signées, n’a pas agi contre les douze années d’embargo qui ont tué plus d’un million et demi de personnes et miné les infrastructures du pays, l’utilisation par les Etats-Unis d’armes à l’uranium appauvri donnant lieu à des malformations d’enfants n’a suscité aucune réprobation, les 700 000 personnes tuées en conséquence de l’occupation ou les quatre millions d’Irakiens exilés ou déplacés dans leur pays n’émeuvent personne. 

 

Faudra-t-il un tsunami mossoulite ou une épidémie de plus grande envergure que celle du choléra qui frappe l’Irak depuis deux mois, peut-être du sida,  pour que la conscience occidentale, prompte à chevaucher des causes humanitaires spécifiques se  réveille ?

 


2-4 Des milliers de cas de choléra : l’épidémie s’est déclenchée dans la région kurde de Soulimaniya.

 

Depuis plus de deux mois, une épidémie de choléra sévit en Irak, la première depuis plusieurs décades. Ce qui est assez surprenant est qu’elle a commencé au Kurdistan, région semi autonome présentée comme un modèle de développement politique et économique pour le reste de l’Irak, avec plus de 4000 cas et dix morts. Deux régions ont été touchées, la région de Soulimaniya et celle de Kirkouk. Les causes en sont une contamination de l’eau des puits creusés par les habitants en raison d’une pénurie d’eau potable – fournie pendant deux heures seulement - et la rupture des canalisations et pollution par les eaux des égouts. L’UNICEF estime à seulement 30% le nombre de personnes dans ces deux villes ayant accès à l’eau potable. 

 

Elle s’est ensuite étendue au reste de l’Irak, à Bassora particulièrement et a continué sa route vers la frontière iranienne. Les camps de réfugiés sur les frontières de l’Irak, en Syrie, Jordanie ont été avertis de ce fléau. « Plus de 50 000 personnes fuient l’Irak tous les jours et beaucoup vivent dans des camps (aux abords des villes) sans réelle assistance médicale » et sans hygiène et eau propre, déclare le Dr. Abdel Kareem Imad, épidémiologiste à Amman.

 

 

Cette épidémie est le signe le plus flagrant de l’état de délabrement des services sociaux et de santé de l’Irak et de la destruction du réseau électrique nécessaire à l’alimentation en eau. La reconstruction du système électrique à laquelle les Américains s’essaient depuis 2003 serait de toute manière dédiée uniquement à la remise en valeur de l’industrie pétrolière et non à destination du public.

 


2-5 Trafic de femmes en Irak pour « remonter le morale des troupes ».

 

Les bases militaires US aux Philippines, Corée du  sud, Thaïlande, en particulier, ont toujours attiré la prostitution. Cependant, l’installation de forces armées US dans le Golfe, l’invasion de l’Irak et la guerre en Afghanistan, la dépendance de l’armée US sur des mercenaires ont transformé progressivement la prostitution en trafic de femmes au Moyen-Orient. Un des meilleurs exemples du rôle de ces derniers est le réseau d’enlèvements de femmes en Bosnie par DynCorp et il semble que des cas similaires soient connus en Irak.

 

 

L’invasion  US en 2003 a ramené avec elle la prostitution en l’espace de quelques semaines  comme l’avait fait l’embargo impitoyable. Saddam Hussein avait alors été obligé de  lancer ses forces paramilitaires en 1999 contre les réseaux. Les femmes instigatrices furent exécutées et toute femme jusqu’à l’âge de 45 ans, contrainte de  voyager hors d’Irak avec un compagnon mâle de sa famille. La guerre a créé un vaste réservoir de filles et garçons sans famille, vulnérables et proies faciles pour les gangs. Des femmes irakiennes réfugiées en Jordanie, Syrie, Yémen ou Emirats Arabes Unis n’ont d’autre solution, par désespoir économique, que le commerce du sexe. 

 

 Mais ce qui a changé, c’est l’importation de femmes étrangères sous le couvert de domestiques, cuisinières, employées etc… comme l’a documenté David Phinney dans le Chicago Tribune où il relate comment une société koweitienne en contrat glissait des femmes dans ses embauches de travailleurs migrants pour le site de la nouvelle ambassade US dans la zone verte. S’y se sont ouverts quelques bordels, camouflés en restaurant chinois, coiffeurs, abri pour femmes, fréquentés par les contractors qui ne doivent de compte à aucune autorité. Comme le racontait l’un d’eux en février 2007, « nous avons un PSD (un contact) qui nous amènent ces jolies Irakiennes ». Leurs e-mails suggèrent aussi que des Chinoises, Iraniennes ou Européennes de l’Est sont au service des Américains et d’autres Occidentaux.

 

 

Les milices irakiennes en alerte contre la prostitution et la guerre s’intensifiant à Bagdad et dans les autres provinces arabes - en permission en 2005, le réserviste Patrick Lackatt, se vantait que « pour un dollar, vous pouvez avoir une prostituée pour une heure » - les contractors se ruent maintenant vers le Kurdistan ou Dubaï devenu le pivot de la prostitution dans le Golfe et les réseaux de prostitution s’avèrent plus difficiles à traquer. Il n’est d’ailleurs pas dans l’intérêt des militaires américains ou des contractors de dévoiler des informations sur cette exploitation avilissante des femmes puisqu’ils cherchent à « remonter le moral de leurs troupes ».  Et, de la même manière que les corps des Irakiens ne sont pas décomptés dans les pertes de la guerre, il en va de même des malades du Sida, qui ne sont jamais évoqués dans les  reportages et autres nouvelles sur l’Irak.

 

Sources :http://www.uruknet.web.at.it/colonna.centrale-  http://news.independent.co.uk/world/middle_east/article2914413 - http://www.counterpunch.org/menutt07112007.html-Debra

 

 


2-6 A quand la privatisation des agences de renseignement ?

 

Avec ses 180 000 mercenaires ou, selon le politiquement correct, agents de sécurité, les opérations militaires sont en passe de se privatiser. Il en va de même pour les activités de renseignement si l’on en croit le Washington Post qui rapporte qu’une petite entreprise, SITE  Intelligence Group ayant pour objectif de traquer et dévoiler les groupes terroristes islamistes, avait réussi avant les agences officielles à se procurer un enregistrement de la dernière vidéo de Ben Laden, du 7 septembre, ensuite transmis à l’administration Bush. SITE  acronyme pour Search for International Terrorist Entities, a été créé en 2002 par Rita Katz,  israélienne d’origine juive irakienne, et fournit les documents obtenus sur les sites extrémistes, selon une méthodologie secrète très controversée, à des agences de renseignements et militaires américaines et étrangères ainsi qu’à des entreprises privées. D’autres entreprises du même genre, dont Intel Center de Ben Venzke ont mis en doute les mobiles et les méthodes de Site quant à ses possibilités de s’introduire sur le site d’Al Qaïda.

 

www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/10/08/AR2007100801817_pf.html

 

 


2-7 Porte de sortie.

 

Olga Oliker a passé un an en Irak avec cinq chercheurs pour le compte de la Rand Corporation. Elle a étudié les diverses options qui permettraient à l’armée US de rétablir la situation à son avantage : utilisation d’une force écrasante pour imposer l’ordre - partition du pays selon des critères ethniques - choix et le soutien d’un vainqueur dans une guerre civile ou simplement départ d’Irak en laissant émerger un vainqueur du conflit.

 

Elle conclu son rapport – intitulé  « Options pour l’Irak : un réexamen » - en déclarant que ces options ont peu de chances de succès et que les Etats-Unis doivent « se préparer à gérer les répercussions d’un retrait et de la poursuite du conflit en Irak », avant même d’avoir décidé ce retrait.

 

(L’Orient-Le Jour, 10/8/07)

 

 


2-8 Mercenaires.

 

D’après un rapport du Congrès des Etats-Unis, les mercenaires de Blackwater ont été impliqués depuis 2005 dans plus de 200 « incidents armés »,. Ils ont ouvert le feu les premiers dans 84% des cas, alors qu’ils ne sont autorisés à tirer qu’en situation de légitime défense. Cette société reçoit 360 millions de $ par an de Pentagone. Elle devrait étendre ses activités dans le domaine de la protection aérienne à partir de novembre contre 112 millions de $ supplémentaires.

 

 

 


3 Dossier & Point de vue

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

 3-1 Abou Muhammed : La Résistance nationale irakienne réclame le retrait US et la reconnaissance.

 

Interview de Abou Muhammed, porte-parole tant du Parti socialiste arabe baathiste en Irak que du Commandement suprême du Front de lutte (djihad) et de libération de l’Irak (FSL), dont la constitution a été annoncée le 2 octobre dernier. Ce front est l’une des principales coalitions ou fronts d’organisations qui participent à la Résistance nationale irakienne (INR) contre l’occupation américaine. C’était la première série d’interviews d’un représentant officiel d’une coalition majeure de la résistance irakienne hors du Moyen-Orient.

 

John Catalinotto:
Abou Muhammed est venu en Espagne pour répondre à l’invitation du groupe CEOSI (iraqsolidaridad.org) et il y a tenu des réunions médiatiques, politiques et institutionnelles.
Il existe d’autres coalitions qui regroupent également des milliers de combattants de la résistance irakienne. Tout en partageant un grand nombre d’objectifs identiques à ceux du Front de lutte et de libération – et particulièrement l’objectif consistant à chasser les États-Unis – ces autres fronts peuvent avoir une évaluation différente de leur force relative, du rôle précis de l’Iran, du rôle précis du parti baathiste, etc. Il existe une possibilité de coopération suivie et croissante entre ces fronts.
Ces fronts, toutefois, ne considèrent pas que l’armée du mahdi Muqtada al-Sadr fait partie de la résistance, bien que les Américains traitent cette même armée, forte de 100.000 hommes, comme une force hostile.
Abou Muhammed, qui a fait ses études de médecine aux États-Unis, a été professeur d’université à Bagdad à l’époque de Saddam Hussein. Puisque ses présentes remarques ont déjà été traduites à deux reprises, de l’arabe en espagnol, puis de l’espagnol en anglais, il est plus indiqué, pour l’information des lecteurs, de les paraphraser, plutôt que d’y voir des citations exactes.

Les déclarations d’Abou Muhammed

Nous, qui faisons partie du Commandement suprême du djihad et de la liberté en Irak, sommes des combattants de la résistance contre l’occupation américaine. Nous voulons qu’il soit bien entendu qu’il n’y a jamais eu de terroristes en Irak avant le début de l’occupation. Il n’y avait aucune présence d’al-Qaïda en Irak avant l’occupation américaine. Nous condamnons les attentats d’al-Qaïda contre des civils.
Izat Ibrahim al-Duri, qui était général dans l’armée irakienne et vice-président du dernier gouvernement irakien avant l’invasion, et qui est actuellement secrétaire général du Parti socialiste arabe baathiste en Irak, est le chef du Commandement suprême des 22 groupes et partis nationalistes et islamistes qui se sont réunis en un front.
En ce qui concerne le Parti socialiste arabe baathiste en Irak, il n’était pas ni n’est un parti dictatorial. Nous croyons dans le nationalisme. La situation actuelle en Irak, ces dernières décennies, et les défis affrontés par le parti ont abouti à une centralisation du parti sous Saddam Hussein. Depuis l’occupation, le parti a évolué, passant du statut de parti au pouvoir à celui de parti en résistance. Nous croyons dans le pluralisme et dans une nouvelle vision démocratique.
Notre parti a commis des erreurs, dans le passé. Il y a eu du bon et du mauvais, sous le gouvernement de Saddam Hussein. Le parti ne s’est pas enfermé dans ses vieilles façons de faire. Nous ne sommes plus un parti centralisé ni ne sommes une dictature. Après la libération, nous continuerons à être pluralistes. Nous participerons aux élections en compagnie des autres partis.
En ce qui concerne la tentative de division de l’Irak, la vérité est que l’Irak vit pour l’instant sous une occupation et sous les personnes qui soutiennent l’occupation. L’occupation et ses partisans sont les partis qui entretiennent des milices composées respectivement de sunnites, de chiites et de Kurdes. Ces partis entretiennent des escadrons de la mort. Certains coopèrent avec l’Iran. Nous, qui appartenons à la résistance, représentons plus de 80 pour cent des Irakiens de toutes les parties de l’Irak. Selon une étude récente réalisée par USA Today, la majorité des Irakiens sont favorables à la résistance et hostiles à l’occupation et ils sont également partisans d’un Irak démocratique et pluraliste. Le système du parti unique est révolu.
Nous, dans la résistance armée ou non armée, sommes la seule voie vers l’indépendance et la stabilité de l’Irak. Nous continuerons à résister jusqu’à la défaite des États-Unis ou jusqu’au moment où les États-Unis accepteront de se retirer. Nous n’accepterons de négocier que si les États-Unis reconnaissent les droits des Irakiens. Sinon, nous continuerons de résister.
Plus d’un million et demi d’Irakiens ont perdu la vie durant la période des sanctions (1990-2003) et plus d’un million d’autres ont été tués depuis l’invasion. Du côté américain, les 3.700 tués dont il est fait état concernent uniquement les marines. Ce chiffre n’inclut pas les mercenaires et il y a autant de mercenaires en Irak que de militaires. Les mercenaires participent davantage aux actions que les marines, entre autres, à Falluja, Samarra et dans d’autres villes encore.
Le Pentagone a estimé qu’il y avait eu au total 54.000 actions menées par la résistance contre les troupes américaines. Si vous estimez qu’il y a eu au moins un mort toutes les deux actions, cela représente quelque 27.000 morts. Ce nombre inclut les troupes américaines et les mercenaires. Actuellement, la résistance mène une moyenne de 177 opérations par jour.
La majorité des Irakiens dans le pays combattent ou soutiennent les gens qui combattent. Il n’y a pas de montagnes ou de forêts en Irak et nous ne recevons d’aide d’aucun pays voisin. Les Irakiens ont surpris le monde par leur détermination à poursuivre le combat malgré toutes les difficultés et les destructions.

Message de la Résistance nationale irakienne à la population américaine

J’aimerais adresser un message de la résistance au peuple des États-Unis.
Bush a humilié le peuple américain, avec son invasion et son occupation de l’Irak. Il a également humilié l’armée américaine. C’est une tache honteuse sur l’histoire des États-Unis que d’occuper un pays qui vivait dans la paix et la stabilité et qui s’était engagé dans la voie du développement.
Bush et son administration ont menti au peuple américain, ils lui ont servi mensonge sur mensonge à propos des causes de l’occupation de l’Irak et des événements qui ont eu lieu en Irak même. Ils mentent également à propos du nombre de morts de l’armée américaine.
En ce qui concerne les prétendues causes de la guerre, les États-Unis ont d’abord objecté que Saddam Hussein dirigeait une dictature et qu’il détenait des armes nucléaires et chimiques, ces fameuses armes de destruction massive (ADM), et qu’il entretenait également des relations avec al-Qaïda. Aujourd’hui, les dirigeants américains ont fait marche arrière à propos de cette affirmation. Ils ont reconnu que ces raisons étaient non fondées et que personne ne pouvait prouver qu’il y ait eu la moindre relation entre al-Qaïda et Saddam Hussein. Personne n’a jamais découvert non plus d’ADM en Irak.
En effet, si l’administration Bush avait réellement cru que l’Irak détenait des ADM, jamais elle n’aurait envahi l’Irak.
Puisque l’invasion s’appuyait sur ces mensonges et que les dirigeants américains savaient pertinemment qu’ils mentaient, cela veut dire que le gouvernement américain est responsable de toutes les conséquences de l’invasion et de l’occupation de l’Irak. Ceci inclut l’existence d’al-Qaïda en Irak, puisqu’il n’y avait pas d’organisation de ce genre en Irak avant l’invasion et que personne en Irak n’avait jamais entendu dire qu’al-Qaïda y eût été présent.
Cette invasion américaine a d’autres conséquences négatives : l’ingérence de l’Iran en Irak ; les combats sectaires pour pouvoir suivre l’agenda politique ; les milices et les escadrons de la mort qui appartiennent aux partis qui coopèrent avec l’occupation, et même au gouvernement. Tout cela se traduit par la situation grave qui règne en Irak, sans parler de l’absence de services tels les services sociaux, les soins de santé et l’eau potable. Les massacres de personnes, les incarcérations sans motif, le vol des richesses irakiennes, tout cela a été provoqué par l’occupation de l’Irak et ce sont les États-Unis qui en sont responsables.
La résistance a commencé à se développer dès les premiers jours de l’occupation, s’intensifiant d’abord de jour en jour jusqu’à prendre une ampleur quantitative et qualitative et englober aujourd’hui tous les Irakiens des divers groupes nationaux, religieux, sectes, Kurdes et Arabes, sunnites et chiites, chrétiens, Turkmènes, etc., bref, tous les Irakiens. Selon USA Today et CNN, 80 pour cent de l’ensemble de la population irakienne soutient la résistance.
La résistance combat l’armée américaine et tue des soldats américains en Irak, non parce que ce sont des hommes venant des États-Unis, mais parce qu’ils sont les occupants de l’Irak.

Le programme de la résistance

La politique de la résistance consiste à libérer l’Irak. Après cela, elle constituera un conseil temporaire à partir des divers groupes et partis politiques qui ont rejeté l’occupation. Ceci inclut tous ceux qui ont quitté le processus politique organisé par l’occupation et qui sont désormais entrés en résistance. Ce conseil temporaire sélectionnera un gouvernement de transition qui gouvernera pendant deux ans. Il instaurera également une constitution nationale. À ce moment, il promulguera une loi permettant aux partis de présenter des candidats. Telle est la nouvelle vision du Parti socialiste arabe baathiste et de la résistance.
Le projet et la stratégie de la résistance tendent à ce que les États-Unis et leurs alliés reconnaissent les droits de l’Irak et du peuple irakien. Ils comprennent :

• Une reconnaissance de
la Résistance nationale irakienne en tant que représentant militaire et politique du peuple irakien.
• Un retrait total et inconditionnel hors des frontières de l’Irak.
• L’annulation de toutes les lois et structures qui ont été adoptées sous l’occupation.
• La libération de tous les prisonniers enfermés par les États-Unis et par le gouvernement.
• Le paiement de compensations à l’État et au peuple de l’Irak.
• L’arrêt des intrusions dans les maisons et du harcèlement des citoyens.

Si les droits des Irakiens sont reconnus et que les États-Unis sont disposés à les respecter, les représentants de
la Résistance
nationale irakienne sont, de leur côté, disposés à siéger directement avec les États-Unis afin d’établir un plan de retrait de l’armée américaine et de discuter de la mise en place de bases à la frontière iranienne en vue d’empêcher une invasion, puis de conclure un accord qui assurera de bonnes relations avec tous les pays qu’ils soient voisins ou disséminés à travers le monde.
Dans le cas contraire, la résistance se poursuivra durant des générations entières, s’il le faut, et quelles que soient les pertes. Il ne pourrait y avoir de stabilité en Irak, dans ce cas, tant que l’armée américaine n’aura pas subi de défaite majeure. L’administration américaine sait très bien ce que signifierait une telle défaite et quelles en seraient les graves conséquences.

 

Publié le 20 octobre
http://www.workers.org/2007/world/iraq-1025/

 

N° 307 Journal d'Irak Spécial dossier- 28-10 Début

Sommaire :

 

Avant propos

 

Un million de morts en Irak.

 

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

1-1  Molly Bingham : Tenter d’éclairer un public US sur les raisons de l’opposition irakienne est pratiquement considéré un acte de trahison. 

 

2 Brèves

 

2-1 Los Angeles contre la guerre.

 

2-3 Xavière Jardez : Irak - Catastrophe à venir.

 

2-4 Des milliers de cas de choléra : l’épidémie s’est déclenchée dans la région kurde de Soulimaniya.

 

2-5 Trafic de femmes en Irak pour « remonter le morale des troupes »

 

2-6 A quand la privatisation des agences de renseignement ?

 

2-7 Porte de sortie.

 

2-8 Mercenaires.

 

3 Dossier & Point de vue

 

3-1 Abou Muhammed : La Résistance nationale irakienne réclame le retrait US et la reconnaissance.

 

3-2 Point de vue de Hareth Al-Dhari: Le projet de partition de l'Irak est voué à l'échec.

 

3-3 La guerre de l’ombre des « sous-traitants »

 

1 Stéphanie Fontenoy : Une "armée privée" de 180 000 hommes et femmes.  

 

2 Yves Eudes : La guerre en privé

 

3 Yves Eudes : De l’Irak à l’Afghanistan, impunité et opacité.

 

4 Paul Galois : L’armée américaine sous-traite une partie de ses exactions.

 

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

 

4-1 Irak : Vers un Conseil national de la résistance.

 

5 Annexe Géopolitique et stratégie – Réflexion.

 

5-1 Usa : Une mesure de plus…

 

5-2 Daniel Ellsberg : Bush prépare un autre type de gouvernement

 

5-3 Naomi Wolf : La répression politique s’étend aux États-Unis.

 

5-4 Abdel Bari Atwan : La guerre arrive et les préparatifs doivent commencer.

 

Avant propos

 

Un million de morts en Irak.

 

L'institut de sondage britannique ORB estime a plus d'un million le nombre d'irakiens victimes de la guerre. Sur les quatre millions de familles irakiennes, près d'un quart a perdu au moins l'un de ses membres..

 

Durant l'étude, qui s'est déroulée du 12 au 19 août 2007, les enquêteurs de l'institut ORB ont demandé aux irakiens interrogés quel était le nombre de personnes décédées pour cause de violence depuis 2003 dans leur famille, c'est-à-dire vivant sous le même toit qu'eux.
22% des sondés ont déclaré avoir perdu au moins l'un des membres de leur famille.
Le dernier recensement a estimé a 4 050 597 le nombre de foyers irakiens.
Près d'une famille sur deux à Bagdad a perdu l'un de ses membres. 

 

Les provinces de Diyala et de Ninive sont également parmi celles ou le nombre de victimes est le plus grand : 43% des tués l'ont été par balle, 20% par une explosion de voiture piégée et 9% par un bombardement aérien de la coalition.
ORB note que le nombre de victimes en, Irak excède désormais celui du Rwanda, estimé a 800 000
L'année dernière une étude publiée par la revue médicale Lancet, appliquant la méthodologie utilisée par l'ONU pour l'estimation des catastrophes humanitaires, avait estimé le nombre de décès a 650 000.

 

Méthodologie :

 

Entretiens individuels sur un échantillon représentatif de 1720 personnes.
Marge d'erreur 2,4%
L'enquête a été conduite dans 15 des 18 régions irakiennes. Pour des raisons de sécurité les provinces de Kerbala et d'Anbar ont été exclues, et les autorités d'Erbil ont refusé d'accorder une autorisation.

 

Opinion Research Business est un institut de sondage qui est membre du British Polling Council et compte la BBC parmi ses clients.

 

Tableau de résultats (XLS)

 

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1238
15 septembre 2007 –

 


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

 

Marc

 

1-1 Molly Bingham : Tenter d’éclairer un public US sur les raisons de l’opposition irakienne est pratiquement considéré un acte de trahison. 

 

 [Discours de Molly Bingham, journaliste, lors d’une réunion à l’université du Kentucky. Bingham a été arrêtée en avril 2003 par des forces de sécurité américano-irakiennes et emprisonnée 10 jours à la prison d’Abou Ghraib. Après son expulsion elle est revenue en Irak pour terminer ses reportages pour le New York Times et le Guardian de Londres ]

 

Nous avons passé 10 mois en Irak, sur un reportage qui voulait tenter de comprendre qui sont les gens qui y combattent, pourquoi ils combattent, quelles sont leurs motivations, quand ont-ils ont rejoint la résistance, de quels milieux viennent-ils, quels sont leur métiers etc. Est-ce ce que ce sont d’anciens militaires, sont-ils irakiens ou étrangers ? Font-ils partie d’Al-Qaida ?

 

Le reportage a été publié par Vanity Fair en juillet 2004 tandis que mon collègue Steve Connors en a tiré un film documentaire qui attend toujours pour trouver un diffuseur.

 

Mais à la base notre motivation première était de penser qu’il était vraiment journalistiquement important de comprendre qui sont ces gens qui résistent à la présence de troupes étrangères en Irak. . Le simple fait de travailler sur ce reportage m’a fait réaliser beaucoup de choses sur mon travail et sur mon propre pays. Je voudrais partager certains d’entre elles avec vous :

 

Première leçon : La majorité des journalistes étrangers en Irak sont incapables de laisser leur nationalité et leurs préjugés au vestiaire. Une des choses les plus dures à faire pour moi lors de ce reportage a été de mettre de coté mon “Ego Américain” et d’écouter. Démarrer un reportage avec une montagne d’idées toutes prêtes n’est pas une bonne entrée en la matière et il a constamment fallu que je me morde ma langue, que je fige le sourire affecté sur mon visage et me force à continuer à écouter silencieusement une diatribe raciale ou religieuse qui me paraissait effroyable.

 

Deuxième leçon : Notre métier de journalistes nous a très mal préparés à ceci. Comme lors de la campagne d’opinion préalable à la guerre en Irak, le simple fait de s’interroger sur les décisions de notre gouvernement et sur les motivations réelles de son action est considéré comme anti-patriotique. L’autre chose que j’ai trouvée difficile à vivre était le fait que, alors que je pensais faire véritablement mon travail de journaliste, de nombreux autres journalistes (ainsi que d’autres personnes) mettaient en doute mon patriotisme voire s’offusquaient que je puisse ne serai-ce qu’envisager le fait qu’il puisse être intéressant ou important de tenter d’entendre ce que “l’autre coté” avait à dire.

 

Troisième leçon : Le simple fait de vouloir tenter d’éclairer un public américain sur les raisons de l’opposition irakienne est pratiquement considéré un acte de trahison. De la même manière, toutes les personnes impliquées dans la résistance a qui nous avons parlé nous tenaient individuellement responsables de leur sécurité. Si quelque chose leur arrivait après notre visite - même s’il s’agissait de personnes recherchées de longue date par les militaires US - la faute nous retomberait dessus. Et on nous tuerait. Nous avons vite compris que toutes les bases US sont étroitement surveillées par la résistance et qu’il ne fallait pas songer à tenter d’y aller pour recueillir le point de vue des soldats US sur leurs attaquants. Nous nous sommes dit qu’il y avait suffisamment de journalistes travaillant avec les soldats américains pour garantir que leur point de vue soit entendu. Mais en fait, c’était surtout que si les irakiens nous voyaient entrer et sortir des bases US, ils auraient vite fait de nous cataloguer comme espions et notre mort aurait été certaine.

 

N’oubliez pas que la Loi n’a aucune existence en Irak. Quand nous y étions, les militaires américains étaient la loi, et leur loi changeait tout le temps, ils improvisaient au fur et à mesure. Je suis certaine que s’ils avaient voulu nous faire “disparaître”, nous donner une bonne leçon à coups de bottes dans un terrain vague ou même nous envoyer passer des vacances tous frais payés à Guantanamo sous prétexte que nous étions de mèche avec Al-Qaida, ils auraient facilement pu le faire, sans que cela fasse la moindre vague.

 

Si on regarde la presse de ces dernières semaines, il semblerait que les militaires des USA aient décidé d’emprisonner et/ou d’assassiner tout journaliste qui oserait tenter de couvrir le côté irakien de la résistance, et en effet un certain nombre de journalistes ont été tués par des troupes des USA alors qu’ils travaillaient en Irak. Pour l’instant ce sont avant tout les journalistes Arabes ou ayant un faciès d’arabe (ou parlant la langue arable et pouvant donc communiquer directement avec la population) qui sont visés (…).

 

Le journaliste du New York Times, Dexter Filkins rapporte une conversation qu’il a eue en Irak avec un commandant militaire américain juste avant notre départ. Dexter et le commandant étaient devenus copains, se voyaient régulièrement pour boire une bière et papoter. Vers la fin d’une de leurs conversations, Dexter a refusé une invitation pour le lendemain en expliquant qu’il était déjà pris car il devait rencontrer “un mec de la résistance.” Le visage du commandant s’est durci et il a dit, “nous avons des consignes très claires pour les gens comme vous.” Dexter a compris le message et il a décommandé son rendez-vous avec la résistance irakienne.

 

J’ai également remarqué que de nombreux journalistes américains traitent de “terroristes” les irakiens qui attaquent les troupes US ou leurs auxiliaires irakiens. Il est indéniable que certains groupes utilisent des méthodes terroristes, mais le fait d’utiliser la généralisation “terroristes” pour toute action de résistance rend stérile toute tentative d’honnête intellectuelle, toute volonté d’aller voir au-delà de ce mot à tiroirs, toute tentative de vouloir comprendre pourquoi des êtres humains peuvent être disposés à mourir dans une lutte violente afin d’atteindre leur but.

 

Les rejeter ou les dénigrer comme étant des “fous”, des “sauvages” ou des “musulmans extrémistes” non seulement ne fait pas avancer notre compréhension de la situation, mais en plus dessert une éventuelle cause des Etats Unis. Si nous les citoyens Américains ne sommes pas capables d’essayer de comprendre qui nous attaque et pourquoi, nous continuerons à avancer dans la même ornière, et continuerons à regarder de loin l’incendie qui se propage.

 

Quatrième leçon : Les chiens de garde - c’est à dire les rédacteurs en chef, les éditeurs et les représentants des groupes financiers des médias - ne veulent surtout pas que leur journal tente d’expliquer pour quelle raison on pourrait bien s’opposer à la présence des troupes américaines sur son sol. Comment quelqu’un peut-il refuser la démocratie ? Comment peut on refuser la main secourable de l’Amérique qui vient renverser leur terrible dictateur ?

 

Je suis toujours surprise à quel point nous avons oublié notre propre histoire. Souvenez vous de notre propre révolution. Souvenez vous de nos Pères Fondateurs. Souvenez vous de ce qu’ils défendaient et ce pourquoi ils ont combattu. Souvenez vous de la façon dont, avec le temps, nous avons appris à nous améliorer, à améliorer notre propre constitution et gouvernement. Mais souvenez vous surtout que, dans notre histoire ce furent nous mêmes, notre volonté et notre détermination qui nous ont menés là où nous sommes aujourd’hui.

 

Cinquième leçon : Qu’est ce que l’on ressent quand on a peur de son propre pays ? Une fois mon reportage terminé et prêt à être publié, je me suis dépêché de rentrer aux USA, ne serais-ce que parce que, une fois le reportage publié, il aurait été très difficile voire dangereux pour nous de continuer à travailler en Irak. Dans l’avion du retour, je me suis surprise à avoir peur de mon propre pays. C’était un sentiment étonnamment étrange mais surtout terrible. Vous allez me prendre pour une paranoïaque, mais je dois vous avouer que les questions sur ce qui pourrait m’arriver à moi une fois en Amérique - où je disposais quand même de plus de droits civiques qu’en Irak - se croisaient dans mon cerveau. .

 

Je vais poser la question d’une autre manière : combien de journalistes américains, peut être moins solidement établis dans leur métier que moi, ont envisagé un jour de faire un reportage avant de se rétracter parce qu’ils sentaient qu’il touchaient de près quelque chose de gênant, qu’ils soulevaient des questions vis à vis du gouvernement américain ou de ses actions ? Combien fois la peur de voir des agents de police débarquer, fouiller notre maison, nous emmener pour interrogatoire, faire peur à nos enfants… combien de fois cette peur a t’elle été un facteur dans notre décision de ne pas poursuivre une histoire ? Combien de fois avons nous décidé de ne pas écrire un papier parce que nous avons pensé que cela pourrait nous attirer des ennuis ? Ou, plus probable, combien de fois notre rédacteur en chef a-t-il mis à la poubelle une histoire, tué une enquête pour les mêmes raisons ?

 

Dans ce pays nous avons encore la chance de jouir de libertés individuelles et nous avons encore les moyens, nous les journalistes de défendre les droits garantis par notre Constitution, de défendre les valeurs pour lesquelles tant de gens sont morts et qui nous sont si chères - alors, pourquoi ne le faisons nous pas ? Est ce que nous avons peur ? Et si nous cédons à la peur, alors qui restera t’il pour défendre ces droits et ces valeurs le jour où on viendra nous dire qu’il faut y renoncer pour lutter contre les méchants ?

 

Il est temps de nous regarder dans le miroir et d’assumer la responsabilité de l’état dans lequel se trouve notre pays, de ce qu’est devenu notre pays et de ce qu’il fait. Au lieu de cela nous nous lamentons et prétendons être des victimes avant même que la répression s’abatte véritablement sur nous. Ou bien, est ce que je dois devenir “réaliste” et m’habituer à l’idée que tout ce que l’on m’a appris, tout ce que je tiens pour important, toutes les valeurs de liberté de nos Pères Fondateurs ne sont que futilités en temps de guerre ?

 

Traduction : Grégoire Seither pour libertes-internets.net

 

Sources Libertés et Internet

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

25-10

 


2 Les Brèves

 

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

Marc

 

2-1 Los Angeles contre la guerre.

 

Le Conseil municipal de Los Angeles a voté le 17 octobre une motion par douze voix contre deux qui condamne la guerre en Irak et la juge illégale, immorale, et qui n’aurait jamais dû être entreprise.
Cette résolution réclame un retrait urgent des troupes.
De nombreuses villes étasuniennes se sont prononcées de la même manière, arguant de ce que la guerre soustrait des fonds importants aux gouvernements des États fédérés.
La ville de San Francisco a déclaré le samedi 24 octobre journée nationale contre la guerre en Irak. Une centaine d’organisations organisent ce jour une manifestation importante et invitent tous les protestataires à les rejoindre.
L’appel et les détails de la marche peuvent être trouvés ici.
Convergence des Causes
21 octobre 2007

 


2-2 La valise ou le cercueil. 

 

Le Pentagone estime à 81 000 le nombre des attaques à l’IED (engins explosifs improvisés) depuis le 22 septembre 2003, dont 25 000 rien que pour 2007. Les explosions ont tué ou blessé 21 000 GI’s.       

 

http://www.uruknet.de/?s1=1&p=36938&s2=05

 

Cette année, les Etats-Unis envisageaient d’accueillir 7 000 Irakiens menacés de mort par la résistance pour collaboration avec l’ennemi,. Finalement, ils n’en recevront  que 2000, les arrivées étant étalées sur 8 mois. Rappelons qu’en mai, la Chambre des Représentants avait proposé d’accepter 60 000 Irakiens sur quatre ans. Critère de sélection : avoir collaboré au moins un an avec les forces US ou celles d’un pays de la coalition.

 

www.adn.com/24hour/world/story/3713590p-13150494c.html

 


2-3 Xavière Jardez : Irak - Catastrophe à venir.

 

L’ONU, malgré les milliers de pétitions signées, n’a pas agi contre les douze années d’embargo qui ont tué plus d’un million et demi de personnes et miné les infrastructures du pays, l’utilisation par les Etats-Unis d’armes à l’uranium appauvri donnant lieu à des malformations d’enfants n’a suscité aucune réprobation, les 700 000 personnes tuées en conséquence de l’occupation ou les quatre millions d’Irakiens exilés ou déplacés dans leur pays n’émeuvent personne. 

 

Faudra-t-il un tsunami mossoulite ou une épidémie de plus grande envergure que celle du choléra qui frappe l’Irak depuis deux mois, peut-être du sida,  pour que la conscience occidentale, prompte à chevaucher des causes humanitaires spécifiques se  réveille ?

 


2-4 Des milliers de cas de choléra : l’épidémie s’est déclenchée dans la région kurde de Soulimaniya.

 

Depuis plus de deux mois, une épidémie de choléra sévit en Irak, la première depuis plusieurs décades. Ce qui est assez surprenant est qu’elle a commencé au Kurdistan, région semi autonome présentée comme un modèle de développement politique et économique pour le reste de l’Irak, avec plus de 4000 cas et dix morts. Deux régions ont été touchées, la région de Soulimaniya et celle de Kirkouk. Les causes en sont une contamination de l’eau des puits creusés par les habitants en raison d’une pénurie d’eau potable – fournie pendant deux heures seulement - et la rupture des canalisations et pollution par les eaux des égouts. L’UNICEF estime à seulement 30% le nombre de personnes dans ces deux villes ayant accès à l’eau potable. 

 

Elle s’est ensuite étendue au reste de l’Irak, à Bassora particulièrement et a continué sa route vers la frontière iranienne. Les camps de réfugiés sur les frontières de l’Irak, en Syrie, Jordanie ont été avertis de ce fléau. « Plus de 50 000 personnes fuient l’Irak tous les jours et beaucoup vivent dans des camps (aux abords des villes) sans réelle assistance médicale » et sans hygiène et eau propre, déclare le Dr. Abdel Kareem Imad, épidémiologiste à Amman.

 

 

Cette épidémie est le signe le plus flagrant de l’état de délabrement des services sociaux et de santé de l’Irak et de la destruction du réseau électrique nécessaire à l’alimentation en eau. La reconstruction du système électrique à laquelle les Américains s’essaient depuis 2003 serait de toute manière dédiée uniquement à la remise en valeur de l’industrie pétrolière et non à destination du public.

 


2-5 Trafic de femmes en Irak pour « remonter le morale des troupes ».

 

Les bases militaires US aux Philippines, Corée du  sud, Thaïlande, en particulier, ont toujours attiré la prostitution. Cependant, l’installation de forces armées US dans le Golfe, l’invasion de l’Irak et la guerre en Afghanistan, la dépendance de l’armée US sur des mercenaires ont transformé progressivement la prostitution en trafic de femmes au Moyen-Orient. Un des meilleurs exemples du rôle de ces derniers est le réseau d’enlèvements de femmes en Bosnie par DynCorp et il semble que des cas similaires soient connus en Irak.

 

 

L’invasion  US en 2003 a ramené avec elle la prostitution en l’espace de quelques semaines  comme l’avait fait l’embargo impitoyable. Saddam Hussein avait alors été obligé de  lancer ses forces paramilitaires en 1999 contre les réseaux. Les femmes instigatrices furent exécutées et toute femme jusqu’à l’âge de 45 ans, contrainte de  voyager hors d’Irak avec un compagnon mâle de sa famille. La guerre a créé un vaste réservoir de filles et garçons sans famille, vulnérables et proies faciles pour les gangs. Des femmes irakiennes réfugiées en Jordanie, Syrie, Yémen ou Emirats Arabes Unis n’ont d’autre solution, par désespoir économique, que le commerce du sexe. 

 

 Mais ce qui a changé, c’est l’importation de femmes étrangères sous le couvert de domestiques, cuisinières, employées etc… comme l’a documenté David Phinney dans le Chicago Tribune où il relate comment une société koweitienne en contrat glissait des femmes dans ses embauches de travailleurs migrants pour le site de la nouvelle ambassade US dans la zone verte. S’y se sont ouverts quelques bordels, camouflés en restaurant chinois, coiffeurs, abri pour femmes, fréquentés par les contractors qui ne doivent de compte à aucune autorité. Comme le racontait l’un d’eux en février 2007, « nous avons un PSD (un contact) qui nous amènent ces jolies Irakiennes ». Leurs e-mails suggèrent aussi que des Chinoises, Iraniennes ou Européennes de l’Est sont au service des Américains et d’autres Occidentaux.

 

 

Les milices irakiennes en alerte contre la prostitution et la guerre s’intensifiant à Bagdad et dans les autres provinces arabes - en permission en 2005, le réserviste Patrick Lackatt, se vantait que « pour un dollar, vous pouvez avoir une prostituée pour une heure » - les contractors se ruent maintenant vers le Kurdistan ou Dubaï devenu le pivot de la prostitution dans le Golfe et les réseaux de prostitution s’avèrent plus difficiles à traquer. Il n’est d’ailleurs pas dans l’intérêt des militaires américains ou des contractors de dévoiler des informations sur cette exploitation avilissante des femmes puisqu’ils cherchent à « remonter le moral de leurs troupes ».  Et, de la même manière que les corps des Irakiens ne sont pas décomptés dans les pertes de la guerre, il en va de même des malades du Sida, qui ne sont jamais évoqués dans les  reportages et autres nouvelles sur l’Irak.

 

Sources :http://www.uruknet.web.at.it/colonna.centrale-  http://news.independent.co.uk/world/middle_east/article2914413 - http://www.counterpunch.org/menutt07112007.html-Debra

 

 


2-6 A quand la privatisation des agences de renseignement ?

 

Avec ses 180 000 mercenaires ou, selon le politiquement correct, agents de sécurité, les opérations militaires sont en passe de se privatiser. Il en va de même pour les activités de renseignement si l’on en croit le Washington Post qui rapporte qu’une petite entreprise, SITE  Intelligence Group ayant pour objectif de traquer et dévoiler les groupes terroristes islamistes, avait réussi avant les agences officielles à se procurer un enregistrement de la dernière vidéo de Ben Laden, du 7 septembre, ensuite transmis à l’administration Bush. SITE  acronyme pour Search for International Terrorist Entities, a été créé en 2002 par Rita Katz,  israélienne d’origine juive irakienne, et fournit les documents obtenus sur les sites extrémistes, selon une méthodologie secrète très controversée, à des agences de renseignements et militaires américaines et étrangères ainsi qu’à des entreprises privées. D’autres entreprises du même genre, dont Intel Center de Ben Venzke ont mis en doute les mobiles et les méthodes de Site quant à ses possibilités de s’introduire sur le site d’Al Qaïda.

 

www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/10/08/AR2007100801817_pf.html

 

 


2-7 Porte de sortie.

 

Olga Oliker a passé un an en Irak avec cinq chercheurs pour le compte de la Rand Corporation. Elle a étudié les diverses options qui permettraient à l’armée US de rétablir la situation à son avantage : utilisation d’une force écrasante pour imposer l’ordre - partition du pays selon des critères ethniques - choix et le soutien d’un vainqueur dans une guerre civile ou simplement départ d’Irak en laissant émerger un vainqueur du conflit.

 

Elle conclu son rapport – intitulé  « Options pour l’Irak : un réexamen » - en déclarant que ces options ont peu de chances de succès et que les Etats-Unis doivent « se préparer à gérer les répercussions d’un retrait et de la poursuite du conflit en Irak », avant même d’avoir décidé ce retrait.

 

(L’Orient-Le Jour, 10/8/07)

 

 


2-8 Mercenaires.

 

D’après un rapport du Congrès des Etats-Unis, les mercenaires de Blackwater ont été impliqués depuis 2005 dans plus de 200 « incidents armés »,. Ils ont ouvert le feu les premiers dans 84% des cas, alors qu’ils ne sont autorisés à tirer qu’en situation de légitime défense. Cette société reçoit 360 millions de $ par an de Pentagone. Elle devrait étendre ses activités dans le domaine de la protection aérienne à partir de novembre contre 112 millions de $ supplémentaires.

 

 

 


3 Dossier & Point de vue

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

 3-1 Abou Muhammed : La Résistance nationale irakienne réclame le retrait US et la reconnaissance.

 

Interview de Abou Muhammed, porte-parole tant du Parti socialiste arabe baathiste en Irak que du Commandement suprême du Front de lutte (djihad) et de libération de l’Irak (FSL), dont la constitution a été annoncée le 2 octobre dernier. Ce front est l’une des principales coalitions ou fronts d’organisations qui participent à la Résistance nationale irakienne (INR) contre l’occupation américaine. C’était la première série d’interviews d’un représentant officiel d’une coalition majeure de la résistance irakienne hors du Moyen-Orient.

 

John Catalinotto:
Abou Muhammed est venu en Espagne pour répondre à l’invitation du groupe CEOSI (iraqsolidaridad.org) et il y a tenu des réunions médiatiques, politiques et institutionnelles.
Il existe d’autres coalitions qui regroupent également des milliers de combattants de la résistance irakienne. Tout en partageant un grand nombre d’objectifs identiques à ceux du Front de lutte et de libération – et particulièrement l’objectif consistant à chasser les États-Unis – ces autres fronts peuvent avoir une évaluation différente de leur force relative, du rôle précis de l’Iran, du rôle précis du parti baathiste, etc. Il existe une possibilité de coopération suivie et croissante entre ces fronts.
Ces fronts, toutefois, ne considèrent pas que l’armée du mahdi Muqtada al-Sadr fait partie de la résistance, bien que les Américains traitent cette même armée, forte de 100.000 hommes, comme une force hostile.
Abou Muhammed, qui a fait ses études de médecine aux États-Unis, a été professeur d’université à Bagdad à l’époque de Saddam Hussein. Puisque ses présentes remarques ont déjà été traduites à deux reprises, de l’arabe en espagnol, puis de l’espagnol en anglais, il est plus indiqué, pour l’information des lecteurs, de les paraphraser, plutôt que d’y voir des citations exactes.

Les déclarations d’Abou Muhammed

Nous, qui faisons partie du Commandement suprême du djihad et de la liberté en Irak, sommes des combattants de la résistance contre l’occupation américaine. Nous voulons qu’il soit bien entendu qu’il n’y a jamais eu de terroristes en Irak avant le début de l’occupation. Il n’y avait aucune présence d’al-Qaïda en Irak avant l’occupation américaine. Nous condamnons les attentats d’al-Qaïda contre des civils.
Izat Ibrahim al-Duri, qui était général dans l’armée irakienne et vice-président du dernier gouvernement irakien avant l’invasion, et qui est actuellement secrétaire général du Parti socialiste arabe baathiste en Irak, est le chef du Commandement suprême des 22 groupes et partis nationalistes et islamistes qui se sont réunis en un front.
En ce qui concerne le Parti socialiste arabe baathiste en Irak, il n’était pas ni n’est un parti dictatorial. Nous croyons dans le nationalisme. La situation actuelle en Irak, ces dernières décennies, et les défis affrontés par le parti ont abouti à une centralisation du parti sous Saddam Hussein. Depuis l’occupation, le parti a évolué, passant du statut de parti au pouvoir à celui de parti en résistance. Nous croyons dans le pluralisme et dans une nouvelle vision démocratique.
Notre parti a commis des erreurs, dans le passé. Il y a eu du bon et du mauvais, sous le gouvernement de Saddam Hussein. Le parti ne s’est pas enfermé dans ses vieilles façons de faire. Nous ne sommes plus un parti centralisé ni ne sommes une dictature. Après la libération, nous continuerons à être pluralistes. Nous participerons aux élections en compagnie des autres partis.
En ce qui concerne la tentative de division de l’Irak, la vérité est que l’Irak vit pour l’instant sous une occupation et sous les personnes qui soutiennent l’occupation. L’occupation et ses partisans sont les partis qui entretiennent des milices composées respectivement de sunnites, de chiites et de Kurdes. Ces partis entretiennent des escadrons de la mort. Certains coopèrent avec l’Iran. Nous, qui appartenons à la résistance, représentons plus de 80 pour cent des Irakiens de toutes les parties de l’Irak. Selon une étude récente réalisée par USA Today, la majorité des Irakiens sont favorables à la résistance et hostiles à l’occupation et ils sont également partisans d’un Irak démocratique et pluraliste. Le système du parti unique est révolu.
Nous, dans la résistance armée ou non armée, sommes la seule voie vers l’indépendance et la stabilité de l’Irak. Nous continuerons à résister jusqu’à la défaite des États-Unis ou jusqu’au moment où les États-Unis accepteront de se retirer. Nous n’accepterons de négocier que si les États-Unis reconnaissent les droits des Irakiens. Sinon, nous continuerons de résister.
Plus d’un million et demi d’Irakiens ont perdu la vie durant la période des sanctions (1990-2003) et plus d’un million d’autres ont été tués depuis l’invasion. Du côté américain, les 3.700 tués dont il est fait état concernent uniquement les marines. Ce chiffre n’inclut pas les mercenaires et il y a autant de mercenaires en Irak que de militaires. Les mercenaires participent davantage aux actions que les marines, entre autres, à Falluja, Samarra et dans d’autres villes encore.
Le Pentagone a estimé qu’il y avait eu au total 54.000 actions menées par la résistance contre les troupes américaines. Si vous estimez qu’il y a eu au moins un mort toutes les deux actions, cela représente quelque 27.000 morts. Ce nombre inclut les troupes américaines et les mercenaires. Actuellement, la résistance mène une moyenne de 177 opérations par jour.
La majorité des Irakiens dans le pays combattent ou soutiennent les gens qui combattent. Il n’y a pas de montagnes ou de forêts en Irak et nous ne recevons d’aide d’aucun pays voisin. Les Irakiens ont surpris le monde par leur détermination à poursuivre le combat malgré toutes les difficultés et les destructions.

Message de la Résistance nationale irakienne à la population américaine

J’aimerais adresser un message de la résistance au peuple des États-Unis.
Bush a humilié le peuple américain, avec son invasion et son occupation de l’Irak. Il a également humilié l’armée américaine. C’est une tache honteuse sur l’histoire des États-Unis que d’occuper un pays qui vivait dans la paix et la stabilité et qui s’était engagé dans la voie du développement.
Bush et son administration ont menti au peuple américain, ils lui ont servi mensonge sur mensonge à propos des causes de l’occupation de l’Irak et des événements qui ont eu lieu en Irak même. Ils mentent également à propos du nombre de morts de l’armée américaine.
En ce qui concerne les prétendues causes de la guerre, les États-Unis ont d’abord objecté que Saddam Hussein dirigeait une dictature et qu’il détenait des armes nucléaires et chimiques, ces fameuses armes de destruction massive (ADM), et qu’il entretenait également des relations avec al-Qaïda. Aujourd’hui, les dirigeants américains ont fait marche arrière à propos de cette affirmation. Ils ont reconnu que ces raisons étaient non fondées et que personne ne pouvait prouver qu’il y ait eu la moindre relation entre al-Qaïda et Saddam Hussein. Personne n’a jamais découvert non plus d’ADM en Irak.
En effet, si l’administration Bush avait réellement cru que l’Irak détenait des ADM, jamais elle n’aurait envahi l’Irak.
Puisque l’invasion s’appuyait sur ces mensonges et que les dirigeants américains savaient pertinemment qu’ils mentaient, cela veut dire que le gouvernement américain est responsable de toutes les conséquences de l’invasion et de l’occupation de l’Irak. Ceci inclut l’existence d’al-Qaïda en Irak, puisqu’il n’y avait pas d’organisation de ce genre en Irak avant l’invasion et que personne en Irak n’avait jamais entendu dire qu’al-Qaïda y eût été présent.
Cette invasion américaine a d’autres conséquences négatives : l’ingérence de l’Iran en Irak ; les combats sectaires pour pouvoir suivre l’agenda politique ; les milices et les escadrons de la mort qui appartiennent aux partis qui coopèrent avec l’occupation, et même au gouvernement. Tout cela se traduit par la situation grave qui règne en Irak, sans parler de l’absence de services tels les services sociaux, les soins de santé et l’eau potable. Les massacres de personnes, les incarcérations sans motif, le vol des richesses irakiennes, tout cela a été provoqué par l’occupation de l’Irak et ce sont les États-Unis qui en sont responsables.
La résistance a commencé à se développer dès les premiers jours de l’occupation, s’intensifiant d’abord de jour en jour jusqu’à prendre une ampleur quantitative et qualitative et englober aujourd’hui tous les Irakiens des divers groupes nationaux, religieux, sectes, Kurdes et Arabes, sunnites et chiites, chrétiens, Turkmènes, etc., bref, tous les Irakiens. Selon USA Today et CNN, 80 pour cent de l’ensemble de la population irakienne soutient la résistance.
La résistance combat l’armée américaine et tue des soldats américains en Irak, non parce que ce sont des hommes venant des États-Unis, mais parce qu’ils sont les occupants de l’Irak.

Le programme de la résistance

La politique de la résistance consiste à libérer l’Irak. Après cela, elle constituera un conseil temporaire à partir des divers groupes et partis politiques qui ont rejeté l’occupation. Ceci inclut tous ceux qui ont quitté le processus politique organisé par l’occupation et qui sont désormais entrés en résistance. Ce conseil temporaire sélectionnera un gouvernement de transition qui gouvernera pendant deux ans. Il instaurera également une constitution nationale. À ce moment, il promulguera une loi permettant aux partis de présenter des candidats. Telle est la nouvelle vision du Parti socialiste arabe baathiste et de la résistance.
Le projet et la stratégie de la résistance tendent à ce que les États-Unis et leurs alliés reconnaissent les droits de l’Irak et du peuple irakien. Ils comprennent :

• Une reconnaissance de
la Résistance nationale irakienne en tant que représentant militaire et politique du peuple irakien.
• Un retrait total et inconditionnel hors des frontières de l’Irak.
• L’annulation de toutes les lois et structures qui ont été adoptées sous l’occupation.
• La libération de tous les prisonniers enfermés par les États-Unis et par le gouvernement.
• Le paiement de compensations à l’État et au peuple de l’Irak.
• L’arrêt des intrusions dans les maisons et du harcèlement des citoyens.

Si les droits des Irakiens sont reconnus et que les États-Unis sont disposés à les respecter, les représentants de
la Résistance
nationale irakienne sont, de leur côté, disposés à siéger directement avec les États-Unis afin d’établir un plan de retrait de l’armée américaine et de discuter de la mise en place de bases à la frontière iranienne en vue d’empêcher une invasion, puis de conclure un accord qui assurera de bonnes relations avec tous les pays qu’ils soient voisins ou disséminés à travers le monde.
Dans le cas contraire, la résistance se poursuivra durant des générations entières, s’il le faut, et quelles que soient les pertes. Il ne pourrait y avoir de stabilité en Irak, dans ce cas, tant que l’armée américaine n’aura pas subi de défaite majeure. L’administration américaine sait très bien ce que signifierait une telle défaite et quelles en seraient les graves conséquences.

 

Publié le 20 octobre
http://www.workers.org/2007/world/iraq-1025/

 


3-2 Point de vue de Hareth Al-Dhari: Le projet de partition de l'Irak est voué à l'échec.

 

La partition de l'Irak est un vieux projet du sionisme international et Israël a été le premier à le préconiser. Le peuple kurde connaît parfaitement aujourd'hui ses dirigeants et le mauvais usage qu'ils font de sa cause.
Les « Conseils de
la Sahwa ou de l'éveil= conseils tribaux financés et armés par les américains pour lutter contre al Qaida/ Ndt » constituent un phénomène marginal et passager parce qu'ils sont liés à l'occupation.
La discorde confessionnelle n'aura pas lieu en Irak après le retrait des occupants. Elle prendra même fin avec l'occupation.


Le Cheikh Al- Dhari, Secrétaire Général de l'Association des Oulémas Mus

28/10/2007

N° 306 Journal d'Irak au jour le jour- FIN

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

Marc

5-1 "Redacted", Lion d'argent à la dernière Mostra de Venise.

 

"Redacted" se base sur l’histoire vraie, la mort d'Abir Kassim Hamza al Djanabi, victime d'un viol collectif, assassinée et dont le corps a été brûlé par des soldats US en mars 2006 à Mahmoudia, au sud de Bagdad. Les parents de la jeune fille et un autre membre de sa famille avaient également été tués.

 

"Redacted", raconte, sous la forme de docu-fiction, l'histoire d'un groupe de soldats américains en Irak, coupables du viol de la jeune fille de 14 ans.

 

La société Magnolia Pictures, distributrice du film, a obtenu que les visages d'Irakiens tués, sur des photos à la fin du film, ne soient pas visibles.

 

Le cinéaste Brian De Palma s'est élevé contre la censure qui frappe "Redacted", un film sur la guerre en Irak, "Redacted",

 

De Palma a accusé "les compagnies d'assurance" d'exercer un contrôle excessif sur la production cinématographique et Bowles a reconnu que "Redacted" n'aurait pas pu être assuré si les clichés de la fin étaient parus en l'état.

 

De Palma, affirme  "Je trouve ça incroyable (...) J'ai essayé par tous les moyens d'empêcher que ces photographies soient retouchées et j'ai perdu".

 

De Palma: du temps de la guerre du Viêtnam, rappelle-t-il, "on voyait dans les films des soldats tomber, des gens souffrir. Tout cela, c'est fini".

 

"Aujourd'hui, on montre des bombes qui explosent, mais où tombent-elles, ces bombes ? Qui donc frappent-elles?"

 

Pour lui, l'invasion de l'Irak en 2003 a été "une erreur" dont sont responsables "de grosses sociétés américaines sous contrat avec la défense, des profiteurs de guerre".

 

(Reuters)

 



6 Les brèves
Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 
Marc

6-1 Gates, a autorisé l’armée de Terre à augmenter ses effectifs de 65 000 soldats en trois ans au lieu de cinq.

 

24-10

 

Le secrétaire US à la guerre Gates, a autorisé l’armée de Terre à augmenter ses effectifs de 65 000 soldats en trois ans au lieu de cinq, afin de relâcher la pression causée par la guerre en Irak, a indiqué mercredi un responsable du Pentagone.

 

Gates a approuvé la proposition d’accélérer le rythme pour atteindre cet objectif en 2010 », a expliqué le sous-secrétaire David Chu,

 

David Chu : « Nous avions un précédent programme visant à renforcer les effectifs de l’armée d’active, pour atteindre 547 400 en 2012 (contre 512 000 aujourd’hui)..
Atteindre ce niveau d’effectifs en trois ans revient à recruter « au moins 80 000 soldats par an, probablement plus », a-t-il estimé. .
Après quatre ans de tentative pour conquerir l’Irak, et ne recueillant plus l’adhésion de l’opinion publique, le Pentagone a du mal à attirer du ‘sang neuf.’
M. Chu confirme, des enquêtes menées par l’armée montrent « à long terme une baisse de la volonté de l’entourage des recrues potentielles de leur recommander de rejoindre l’armée ».
L’armée US a atteint ses objectifs de recrutement sur l’année fiscale 2007 (close fin septembre), a affirmé M. Chu.
Mais cela s’est fait au prix d’un assouplissement de ses critères : le taux de diplômés du secondaire est tombé à 79 % l’an dernier, contre 95 % il y a quelques années.
Quelque 18 % des recrues ont reçu des dérogations concernant des problèmes d’ordre médical ou de
petits délits inscrits à leur casier judiciaire, contre 15 % en 2006 à en outre reconnu le général Michael Bostick, chef du recrutement de l’armée.
Source : Tendances

 

 


6-2 Ammar Hakim appelle au retrait total des forces occupantes.

 

Un haut responsable Ammar Hakim, a appelé samedi au retrait complet des troupes étrangères de son pays et refusé qu’y soient installées des bases permanentes.

 

Ammar Hakim a assuré: "Nous allons oeuvrer pour ne pas avoir de bases pour des troupes étrangères en Irak". "Nous allons oeuvrer pour passer des accords de sécurité avec la communauté internationale de façon à ce que l’Irak retrouve sa pleine souveraineté", a-t-il conclu.

 

Le dirigeant du Conseil suprême islamique irakien (CSII) a également appelé les forces américaines à "plus de prudence" (…),"Nous exprimons notre profonde tristesse pour les pertes civiles causées par la Force multinationale à plusieurs occasions, notamment dans le village de al-Jayzani, et dans d’autres régions", a-t-il ajouté.

 

Le 5 octobre, une double frappe aérienne a tué 25 habitants du village d’al-Jayzani, lorsque des habitants organisés en milice d’autodéfense ont pris des soldats américains pour des assaillants. Les unités américaines au sol ont alors requis l’intervention de l’aviation.

 

Source : Al-Oufok- 20-10

 

 


6-3 Poutine épingle les Etats-Unis.
18-10

 

Poutine a pris de front jeudi les Etats-Unis, affirmant qu'ils avaient échoué en Irak et devaient fixer une date pour leur retrait de ce pays.

 

Précis, a tout évoqué : "Que s'est-il passé (en Irak)? On l'a bien vu. Ils (les Américains) ont appris à tirer. Mais ramener l'ordre, pour l'instant, ils n'y ont pas réussi", a-t-il déclaré.

 

"Et il y a peu de chances qu'ils réussissent parce que combattre un peuple est un objectif absolument sans avenir", a-t-il ajouté, en épinglant au passage un "régime d'occupation" qui ne peut durer "éternellement".

 

Poutine s'est dit "d'accord" Bush sur le fait que les Américains ne peuvent se retirer tout de suite d'Irak."La différence dans nos positions, c'est que les Américains disent qu'ils ne peuvent pas fixer de date (pour leur retrait). Je pense que cela devrait être fait " de l'Irak, a-t-il estimé.

 

"Le dialogue direct est toujours plus productif et un chemin plus court vers le succès qu'une politique de menaces, de sanctions et de pression militaire", a-t-il ajouté à l'attention des Etats-Unis.

 

Faisant un parallèle entre la Russie et l'Irak, un pays dont les Etats-Unis convoitaient le pétrole il a assuré que la Russie ne serait "pas l'Irak" et avait "suffisamment de force et de moyens pour se défendre" de l'appétit des Occidentaux.

 

(AFP 16h24)

 

 


6-4 Calvin Lee Chee Keong, soldat de l'armée américaine réclame le statut d'objecteur.

 

Le Malaisien Calvin Lee Chee Keong, un technicien de 26 ans engagé dans l'armée américaine a déposé une plainte en justice pour obtenir le statut d'objecteur de conscience, a indiqué l'association de défense des droits ACLU. Il affirme que sa religion lui interdit de combattre.

 

Le technicien de 26 ans, s'était engagé dans l'armée américaine en 2004 pour trois ans. Le recruteur lui avait affirmé qu'il n'aurait pas à combattre, ce qui aurait été en contradiction avec sa foi bouddhiste.

 

Mais M. Lee a appris fin 2006 que son unité du train, actuellement à Fort Irwin, une base dans le désert de Californie (ouest) à 200 km au nord de Los Angeles, serait déployée en Irak et que son contrat avait été prolongé unilatéralement.

 

Il a déposé une demande pour obtenir le statut d'objecteur de conscience, qui a été rejetée par l'armée.

 

L'ACLU a décidé de porter l'affaire devant un juge fédéral de Los Angeles.

 

"Vu la jurisprudence, le refus par l'armée de la demande de Calvin n'est pas justifié", a affirmé son avocate, Deborah Karpatkin.

 

(Source : ats -20 octobre 2007)

 

 


6-5 L’ancien général américain en Irak Ricardo Sanchez s’en prend à l’administration Bush.

 

La gestion de la guerre en Irak par l’administration Bush est "un échec catastrophique" qui a plongé les Etats-Unis dans un conflit cauchemardesque dont on ne voit pas la fin, a déclaré l’ancien commandant des forces terrestres américaines d’occupation en Irak Ricardo Sanchez.

 

le général a violemment tancé la manière dont les autorités s ont géré le conflit depuis le début de l’intervention, en 2003.

 

"Nos dirigeants ont fait étalage d’une incompétence stratégique patente", estime le militaire, qui a dirigé les forces de la coalition de juin 2003 à juillet 2004.

 

"L’Amérique continue son combat désespéré en Irak, sans être capable d’élaborer une stratégie permettant d’aboutir à une "victoire" dans ce pays déchiré"

 

Sans jamais nommer Bush, il a qualifié la stratégie de renforcement de la présence militaire américaine en Irak de "tentative désespérée menée par une administration qui n’a pas pris en compte la portée politique et militaire de cette guerre."

 

"Ce qui se passe aujourd’hui  ne me donne aucun espoir", a-t-il conclu

 

Source : Al-Oufok- 20-10

 

 


6-6 L’ancien général américain en Irak Ricardo Sanchez s’en prend au Conseil de sécurité national et Congrès et de l’ensemble de la classe politique.

 

Sanchez n’a pas ménagé le Conseil de sécurité national de de la Maison blanche, qui était dirigé, par Rice. "Notre Conseil national de la sécurité est un échec catastrophique", a-t-il dit, reprochant à ses membres d’avoir préféré une approche reposant uniquement sur les militaires sans parvenir à impliquer les forces politiques.

 

Sanchez a également vilipendé l’attitude du Congrès et de l’ensemble de la classe politique. "L’Amérique n’a pas fournis les efforts nécessaires pour remporter cette guerre", juge-t-il, "les querelles partisanes ont entravé l’effort de guerre."

 

Il a déclaré que les commandants militaires déployés sur le terrain continueraient à obtenir des résultats, si on leur donne du temps et qu’on leur fournit "une stratégie globale", mais qu’en attendant, les militaires continueraient à mourir.

 

Sanchez a déclaré qu’il fallait une réduction des effectifs "étant donnée l’absence de stratégie", même s’il a reconnu que les Etats—Unis resteraient encore longtemps en Irak, car un retrait précipité ajouterait à l’instabilité régionale.

 

"Ce qui se passe aujourd’hui à Washington ne me donne aucun espoir", a-t-il conclu

 

Source : Al-Oufok- 20-10

 


6-7 Tuerie d'Haditha : un officier et un soldat américains renvoyés en cour martiale.

 

Un lieutenant-colonel et un caporal des Marines ont été renvoyés en cour martiale pour répondre de leur rôle dans l'affaire de la tuerie d'Haditha, a annoncé vendredi la base de Camp Pendleton (Californie, ouest)..

 

Le lieutenant-colonel qui commandait l'unité de Marines présentes dans le village lors du drame qui avait fait 24 tués fin 2005, devra répondre devant un jury militaire des accusations d'avoir "manqué à son devoir d'officier" et de ne "pas avoir exécuté un ordre légal".

 

Il lui est notamment reproché de ne pas avoir rapporté avec exactitude les faits à sa hiérarchie et de ne pas avoir enquêté sur ceux-ci. L'affaire avait finalement été révélée par l'hebdomadaire "Time" en mars 2006, obligeant l'armée à ouvrir deux enquêtes internes, dont l'une a abouti à la procédure judiciaire.

 

L'officier, le plus haut gradé des Marines impliqué dans cette affaire, avait comparu en audience préliminaire en mai et juin derniers à Camp Pendleton, la plus grande base au monde de ce corps d'armée, à 130 km au sud de Los Angeles.

 

De son côté, le caporal comparaîtra en cour martiale "pour homicide involontaire, mise en danger de la vie d'autrui et agression avec circonstances aggravantes". Il était auparavant inculpé de meurtre et d'homicide par négligence, mais ces chefs d'inculpation ont été abandonnés.

 

La décision de renvoyer ces deux militaires en cour martiale, les premiers dans cette affaire, a été prise par le général James Mattis, commandant de Camp Pendleton, la plus grande base de Marines au monde à 130 km au sud de Los Angeles.

 

Le lieutenant-colonel risque jusqu'à trois ans de prison ferme s'il est reconnu coupable. La peine encourue par le caporal n'était pas connue dans l'immédiat.

 

Les faits remontent au 19 novembre 2005, lorsqu'un militaire américain participant à une patrouille avait été tué par une bombe dans le village d'Haditha, à 260 km à l'ouest de Bagdad.

 

Selon les avocats des Marines, des résistants cachés dans des maisons civiles ont alors commencé à tirer, et un combat s'est engagé, dans le respect des règles d'ouverture du feu fixées par le haut commandement.

 

Toutefois, selon l'accusation, il n'y avait pas de résistants et les militaires se sont lancés dans trois heures de tuerie pour venger leur camarade, tuant même les cinq occupants d'un taxi qui s'approchait du quartier. Parmi les victimes, 10 étaient des femmes ou des enfants, tués à bout portant.

 

Initialement, quatre Marines du rang avaient été inculpés dans cette affaire pour leur participation à la tuerie, et quatre officiers pour ne pas avoir enquêté. Deux Marines et deux gradés ont depuis bénéficié de non-lieux.

 

Dans la même affaire, un général américain deux étoiles et deux autres officiers du corps des Marines ont récemment reçu des blâmes mais ne seront pas poursuivis.

 

(Source : ats- 20 octobre 2007)

 

 


6-8 Le gouvernement irakien révoque l'immunité des compagnies de sécurité.

 

"Le gouvernement s'est réuni hier (mardi) et a décidé de révoquer l'article de la loi passée en 2004 par l'Autorité Provisoire de la Coalition (CPA) concernant les compagnies de sécurité", a annoncé ce communiqué.

 

Au lendemain de l'invasion américaine, ces compagnies ont proliféré en Irak et comptent dorénavant quelque 30.000 employés qui forment le deuxième contingent étranger après les militaires américains.

 

Ils assurent toute une série de missions de l'escorte de convois et de hautes personnalités à l'interrogatoire de prisonniers.

 

Le porte-parole a également indiqué que le gouvernement avait mis au point une nouvelle loi pour réguler les activités de ces compagnies, qui allait être présentée lors de la prochaine réunion du cabinet.

 

Ces décisions interviennent après une série d'incidents mettant en cause des compagnies de sécurité étrangères, dont Blackwater, qui devrait normalement  assurer la protection des diplomates américains en Irak.

 

Ces entreprises arguent que la dernière réglementation passée par Paul Bremer, l'administrateur de l'Autorité provisoire qui a gouverné en Irak après l'invasion américaine de mars 2003, leur accordait l'immunité.

 

L'article 1 de la section 2 de l'ordre No 17 de cette Autorité stipulait que : "sauf avis contraire, la Force Multinationale , l'Autorité provisoire, les Missions étrangères, leurs personnels, leurs propriétés, et tous les consultants internationaux seront protégés contre les poursuites judiciaires irakiennes".

 

Des responsables politiques irakiens ont estimé à l'époque de ces incidents que cette décision de Paul Bremer avait été invalidée par le vote de la nouvelle constitution irakienne en octobre 2005.

 

 (Source : AFP / 24 octobre 2007)

 

 


6-9 25 000 personnes sont actuellement détenues dans les prisons gérées par l’armée états-unienne.   

 

24-10

 

Près de 25 000 personnes sont actuellement détenues dans les prisons gérées par l’armée états-unienne en Irak, a indiqué mercredi le général Douglas Stone, qui commande la force en charge de ces prisons.

 

860 sont des mineurs âgés de 16 ans ou moins, précisé l’officier. Les prisoniers sont de confession sunnite, sont incarcérés pour avoir participé à l’insurrection armée.

 

280 non irakiens sont également prisonniers de l’armée américaine en Irak, dont des Égyptiens, des Syriens, des Iraniens, des Saoudiens et d’autres nationalités, selon l’officier.
Deux prisons sont actuellement ‘gérées’ par l’armée états-unienne sur le territoire irakien, l’une sur la base de Camp Cropper (en périphérie de Bagdad), et l’autre à Camp Bucca, près de la ville de Bassorah (sud).
Ces prisons reçoivent en moyenne soixante nouveaux prisonniers chaque jour, selon le général Stone, qui a affirmé que les enquêteurs militaires US ont ‘obtenu’  la culpabilité de 65 % des prisonniers actuellement détenus dans des actes de résistance contre les forces de la coalition.
Enfin, le temps moyen d’incarcération d’un détenu est de 300 jours, a ajouté l’officier.

 

SOURCE : Tendances

 

Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth.

 

 


6-10 4,5 millions d'Irakiens ont du fuir et abandonné leur foyer.
Les violences et l'absence de revenus ont conduit près de 4,5 millions d'Irakiens à abandonner leur foyer ou fuir à l'étranger, affirme le Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU.

 

Selon Astrid van Genderen Stort, du HCR, près de 2,3 millions de personnes ont été déplacées en Irak. Le nombre d'Irakiens ayant fui dans des pays voisins a atteint plus de 2,2 millions, a-t-elle expliqué à l'Associated Press. "Cela augmente doucement".

 

Plus d'un million des personnes déplacées en Irak même avaient fui leur foyer avant le début de l'intervention américaine en 2003.

 

Une partie de la hausse est due à une réévaluation des chiffres, qui sont des estimations, a-t-elle ajouté. Mais les déplacements sont continuels en Irak, "au rythme de 1.000 à 2.000 par jour".

 

Le HCR est particulièrement attentif à la situation le long de la frontière irako-turque, où plus de 800.000 personnes ont trouvé refuge. Mais les menaces de la Turquie d'intervenir dans la région pour réprimer les rebelles kurdes inquiètent l'agence onusienne qui craint "de nouveaux mouvements".

 

Source : AP - 23 octobre.

 

 

 


8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage
8-1 Le Danemark prié de s'expliquer sur les "restitutions" opérées par la CIA.

 

Le Centre de réhabilitation des victimes de la torture (RCT) a appelé mardi le gouvernement danois à diligenter une enquête sur les transferts extra-judiciaires ou "restitutions" opérés par les services secrets américains de la CIA dans le cadre de la lutte anti-terroriste.

 

"Le Danemark, en tant que pays pionnier de la lutte contre la torture, doit écarter tout soupçon sur son éventuelle co-responsabilité dans la pratique de la torture", a déclaré à l'AFP Tue Magnussen, porte-parole du RCT.

 

Le gouvernement de Copenhague doit, selon lui, "suivre l'appel du Conseil de l'Europe et mettre sur pied une enquête nationale indépendante et approfondie sur son implication présumée dans les transferts de personnes soupçonnées de terrorisme vers des pays où l'on pratique la torture".

 

L'opposition de centre et de gauche au parlement a demandé également une enquête pour clarifier le rôle des autorités danoises dans ces transferts.

 

Le chef du gouvernement libéral-conservateur danois Anders Fogh Rasmussen et l'ancien Premier ministre social-démocrate Poul Nyrup Rasmussen (1993-2001) ont dit ne pas avoir connaissance de ces transferts de la CIA.

 

Le secrétaire général de la section danoise d'Amnesty International, Lars Norman Joergensen, a jugé indispensable de "savoir si le Danemark a indirectement participé au programme de prisonniers de la CIA , et donc à la violation des droits de l'homme".

 

Cette affaire est revenue sur le devant de la scène politique après la publication dimanche par le quotidien Politiken (centre-gauche) d'un entretien avec un ancien haut responsable de la CIA. Celui-ci a indiqué que les autorités danoises étaient au courant de l'enlèvement en Croatie en 1995 d'un intégriste égyptien de la Jamaa Islamiya , Talaat Fouad Kassem, réfugié au Danemark.

 

"Je ne peux m'imaginer une situation où nous n'aurions pas informé le Danemark", a déclaré Michael Scheuer, qui avait créé et développé une unité au sein de la CIA (renseignements américains) en 1996 pour traquer et éliminer le chef d'al-Qaïda, Oussama ben Laden.

 

Talaat Fouad Kassem, appelé Abou Talaal, était arrivé au Danemark en 1992 où il avait obtenu l'asile politique en 1993 malgré les protestations de l'Egypte qui réclamait son extradition pour sa participation à l'assassinat d'Anouar El Sadate en 1981.

 

Il avait disparu à Zagreb en septembre 1995 à l'âge de 38 ans. Ses proches avaient indiqué à l'époque qu'ils soupçonnaient la CIA de l'avoir enlevé et remis aux autorités de l'Egypte où ses traces se sont perdues.

 

"Nous le considérions comme un dangereux terroriste", a souligné à Politiken Michael Scheuer, qui a développé le programme de la CIA sur les transferts de prisonniers qui "a débuté en 1995", selon lui.

 

Talaat Fouad Kassem, qui avait laissé derrière lui au Danemark sa femme et leurs sept enfants, était le premier prisonnier en 1995 de ce programme, selon Politiken.

 

(Source : AFP / 23 octobre 2007)

 


10-0 Annexe- Réflexion

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

10-1 Le FMI estime que les risques de récession ont augmenté aux Etats-Unis.

 

Les risques de récession ont augmenté aux Etats-Unis sous l'effet de l'intensification de la crise dans l'immobilier, a estimé mercredi le Fonds monétaire international, en révisant en nette baisse, à 1,9%, sa prévision de croissance pour 2008.

 

"Les risques de récession ont augmenté", écrit le FMI dans son rapport de conjoncture sur l'économie mondiale.

 

Le Fonds a revu ses prévisions de croissance par rapport à ce qu'il envisageait en juillet, légèrement pour 2007 (-0,1 point, à 1,9%) mais de façon spectaculaire pour l'année 2008 (-0,9 point, à 1,9% également).

 

De plus "des risques négatifs pèsent sur les prévisions", souligne le rapport.

 

Le scénario de base retenu par le FMI, et sur lequel est bâti ses prévisions pour 2008, "part du principe que la Réserve fédérale abaissera son taux directeur de 0,50 point d'ici la fin de l'année".

 

Il est rare que le FMI lance à une banque centrale un appel aussi transparent à l'action. La Fed avait déjà réduit ses taux de 0,50 point en septembre.

 

"La correction de l'immobilier résidentiel va se poursuivre pendant une bonne partie de 2008", avertit le Fonds, qui table sur une baisse des prix de 5% voire plus.

 

Mais compte-tenu de la réaction probable de la Fed face à ces risques, "l'issue la plus probable semble être une période prolongée de croissance en dessous du potentiel", estime le FMI.

 

(Source : AFP / 17 octobre 2007)

 

 


10-2 Moyen-Orient: le FMI souhaiterait une plus grand discipline budgétaire...

Le Fonds monétaire international (FMI) estime que les pays du Moyen-Orient, qu'ils soient exportateurs de pétrole ou non, devraient réduire leurs dépenses publiques pour maîtriser une inflation qui s'accélère dans la région, selon son rapport semestriel publié mercredi.

 

Les gouvernements de la région ont augmenté leurs dépenses sociales, leurs investissements dans les infrastructures et ceux dans le secteur pétrolier ce qui a réduit les excédents publics et les excédents des comptes courants, note le FMI.

 

Ces dépenses publiques s'ajoutent à un afflux croissant de liquidités privées, nationales et en provenance de l'étranger, tandis que la demande intérieure de ces pays augmente, ajoute l'institution. La conséquence est une accélération de l'inflation, renforcée par la faiblesse du dollar.

 

Le FMI prévoit un taux d'inflation de 10,8% pour l'ensemble de la région en 2007 après 7,5% en 2006.

 

Les pays importateurs de pétrole de la région ne sont pas à l'abri du risque inflationniste. Leur croissance économique va même continuer à être supérieure à celle des pays exportateurs de pétrole, grâce à une demande intérieure et à des investissements supérieurs.

 

Le FMI prévoit pour l'ensemble de la région une croissance d'environ 6% en 2007 et 2008.

 

L'Egypte et l'Iran se distinguent par une nette accélération de leur croissance. Elle devrait passer de 6,8% en 2006 à 7,1% en 2007 puis 7,3% en 2008 pour l'Egypte et de 4,9% en 2006 à 6% en 2007 et 2008 pour l'Iran.

 

Le Fonds s'inquiète de la forte inflation iranienne (19% prévu en 2007), stimulée par la dépense publique.

 

La croissance économique du Liban devrait être de 2% cette année et de 3,5% l'année prochaine, bien en dessous du reste de la région. "L'économie libanaise reste faible après le conflit militaire de l'année dernière", note le Fonds.

 

Pour le Maghreb, le FMI prévoit une croissance de 6,3% en 2007 puis 6,5% en 2008 et une inflation de 7,7% en 2007.

 

(Source : AFP / 17 octobre 2007)

 

 


10-3 Le prix du baril de brut a atteint mercredi le seuil de 89 dollars.

 

 

Le prix du baril de brut a atteint mercredi le seuil de 89 dollars pour la première fois à New York, dopé par la montée des tensions géopolitiques entre la Turquie et l'Irak d'une part, et les Etats-Unis et l'Iran d'autre part.

 

Le prix d'un baril de "light sweet crude" pour livraison en novembre a grimpé en séance jusqu'à 89 dollars exactement sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

 

Les cours se sont ensuite repliés et ont finalement terminé en baisse de 21 cents à 87,40 dollars à New York.

 

A Londres, le baril de Brent de la Mer du Nord pour livraison en décembre a lui lâché 1,03 dollar à 83,13 dollars, après être grimpé jusqu'à 84,43 dollars, échouant à quelques cents de son record historique de la veille (84,49 dollars).

 

En à peine plus d'une semaine, les cours de l'or noir ont engrangé plus de 10% à Londres et plus de 12,5% à New York. Sur un an, ils ont bondi de quasiment 50% aux Etats-Unis, et de plus de 35% à Londres.

 

(Source : AFP / 17 octobre 2007)

N° 306 Journal d'Irak au jour le jour- suite2

4 Lutte pour la libération du territoire

 

Pertes occupants.

 

15-10

 

Deux bases militaires, occupées surtout par des soldats polonais, ont été simultanément attaquée, a-t-on appris de source irakienne de Diouaniya, à 180 km au sud de Bagdad.

 

Un hélicoptère polonais a été touché par des tirs durant l'attaque, a déclaré le lieutenant-colonel Wlodek Glogowski, porte-parole des forces polonaises en Irak. Deux soldats polonais ont été blessés dans l'affrontement.

 

Glogowski a ajouté que quatre collaborateurs civils avaient été tués et 17 autres blessés dans l'attaque.

 

Des obus de mortier ont également été tirés contre un autre camp commandé par l'armée polonaise et situé au sud de Diouaniya. Cette deuxième attaque n'a(urait) pas fait de victimes.

 

(Reuters)

 

18-10

 

Un soldat américain a été tué jeudi et un autre blessé lors de l'attaque de leur convoi dans le sud de Bagdad, a indiqué vendredi un communiqué militaire américain.

 

Les deux soldats, ‘participaient’ à une opération dans un quartier du sud de la capitale, selon la même source.

 

(AFP -19h50)

 

18-10

 

À Salaheddine au nord-ouest de Bagdad, un soldat est mort de maladie, selon un communiqué de l'armée américaine qui ne donne pas de précisions sur les causes de la mort.

 

Le soldat est décédé à l'hôpital militaire américain de Landstuhl (ouest de l'Allemagne) où il avait été évacué, a ajouté l'armée américaine.

 

(AFP -19h50)

 

19-10

 

L’armée d’occupation a annoncé la mort d'un soldat à Salaheddine, dans une attaque à la bombe au passage de son véhicule. Trois soldats ont également été blessés dans cette attaque.

 

Salaheddine est une province dont la capitale Tikrit ou était né l'ancien président Saddam Hussein.

 

(AFP -19h50)

 

 

22-10

 

Bahreïn : "Deux marins ont été mortellement touchés par balles et un troisième grièvement blessé, le 22 octobre, à 05H00 locales (02H00 GMT) approximativement", selon le communiqué de la Ve flotte, basée à Bahreïn.

 

‘L'incident ‘a eu lieu "dans une caserne de la base" américaine, située dans la région de Jufaïr, à l'est de la capitale, Manama, a ajouté l'armée.

 

Dans une déclaration à l'AFP, une responsable civile des relations publiques à la base Millie Perera, a souligné que "les marins on été tués par des tirs à l'intérieur de la base".

 

 

(AFP 11h34)

 

22-10

 

Des hélicoptères de l’armée US d’occupation ont, après qu’une patrouille avait été attaquée, ouvert le feu, mardi, sur une maison près de Takrit à quelque 130km au nord de Bagdad,

 

Lors de l'attaque sur la patrouille  cinq soldats des forces américaines d’occupation ont été tués et que cinq autres ont été blessées.

 

 (22 octobre 2007 - Avec les agences de presse)

 

24-10

 

Un soldat est mort et trois autres ont été blessés dans l'explosion d'une mine lors d'opérations dans la province de Salahuddine, au nord de Bagdad.

 

AP

 

24-10

 

Des affrontements près de Beiji, à 250km au nord de la capitale, ont coûté la vie à un militaire et fait cinq blessés parmi les soldats.

 

AP

 


Pertes des collaborateurs

 

 

16-10

 

Deux chefs tribaux et deux de leurs proches ont été tués dans deux attaques à l'ouest de Bagdad et à Nasiriyah dans le sud du pays.

 

AP

 



1-1 Bagdad

 

Opération Wolf": et le nouveau plan de sécurité «Ordre et loi» devanant Fardh al-Qanoon ou "Imposing Law", (Imposer la loi),

 

 

Et à Bagdad. pendant de ce temps..?

 

16-10

 

Une voiture a explosé dans le centre de Bagdad au passage d'un convoi de l'armée irakienne, tuant trois soldats et faisant 25 blessés.

 

(Reuters)

 

16-10

 

Dans le quartier de Zayouna, dans l'est de la capitale, des résistants ont ouvert le feu sur un barrage de police, atiant trois policiers et en blessant deux.

 

(Reuters) 

 


1-3 province de Ninive

 

Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar 

 

16-10

 

Un camion a explosé à l'approche d'un commissariat récemment reconstruit selon la police.

 

L'explosion, qui a provoqué l'effondrement de la quasi-totalité du bâtiment, a tués au moins quatre policiers, dont le chef du commissariat, le capitaine Ibrahim Mohammed, et blessé 75 autres.

 

(Reuters AP)

 


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb 

 

(La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain

 

Baaqouba (60 km au nord de Bagdad)

 

24-10

 

Dans Diyala, banlieue sud de Bagdad, des explosions se sont produites vers 07H00 locales (04H00 GMT)

 

"La première bombe a visé un rassemblement de journaliers réunis pour trouver un travail (très souvent pour les occupants) et la seconde a explosé quelques minutes plus tard au moment où la police était sur place pour enquêter sur le premier attentat"

 

Les deux explosions, visaient des fonctionnaires mais aussi des ouvriers et des vendeurs ambulants qui se préparaient à se rendre vers le centre de la capitale irakienne, a annoncé la police irakienne.

 

Huit personnes ont été tuées ont déclaré des responsables de la sécurité et médicaux.

 

Vingt-deux personnes ont également été blessées, a précisé un responsable.

 

 (AFP 07h59 & The Associated Press)

 

 


 

1-13 Les autres villes de l'Irak occupée

 

Diouaniya, à 180 km au sud de Bagdad 

 

15-10

 

Deux bases militaires, occupées surtout par des soldats polonais, ont été simultanément attaquée, a-t-on appris de source irakienne .

 

Un hélicoptère polonais a été touché par des tirs durant l'attaque, a déclaré le lieutenant-colonel Wlodek Glogowski, porte-parole des forces polonaises en Irak. Deux soldats polonais ont été blessés dans l'affrontement.

 

Glogowski a ajouté que 4  collaborateurs civils avaient été tués et 17 autres blessés dans l'attaque.

 

Trois résistants ont été tués, a-t-il ajouté.

 

(Reuters)

 


 

L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003))

 

 

 

 

 

Peuple

 

 

Civils tués (depuis l'occupation)

 

1.085.165

Civils blessés (depuis l'occupation) 

 

70.826 (chiffre très très minimum)

 

Civils violés (par les troupes d'occupations)

 

2.507     (voir Ibrahim Allousch

 

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

 

9200    (chiffre minimum)

 

Résistants (décrit tel quel ) tués

 

4.061 (chiffre minimum)

 

Résistants (décrit tel quel ) blessés

 

3.885   (chiffre minimum)

 

En prison

 

44'325. (chiffre minimum)

 

Embargo

 

750.000 enfants (chiffre minimal)

 

Embargo

 

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

 

45.595 (chiffre minimal)

 

Civils tués pendant l'invasion

 

120.190 (chiffre minimal)

 

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou décédés...) 

 

34.600

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

 

52.921(chiffre très minimal)

 

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

 

Disparus (dans la nature)

 

1.014

 

Désertions

 

5.501

 

Mutinerie

 

2 corps + 25

 

Aide psychologique

 

66.108***

 

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

79

933

non-combattants blesses

 

27 103

 

Policiers/soldats irakiens  tués

 

12.051

Policiers /soldats irakiens blessés

 

26.270 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

 

13.854

 

 

 

Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres)

5.397

Autres blessés ( collaborateur & mercenaires & autres)

 

9.195

 

 

Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'electricité

 

464 attaques (grand minimum)

 

Infrastructures du rail

 

195 attaques (idem)

 

Hélicopteres

 

99 ++              (idem)

 

Avions (& drone)

 

29 ++

 

 

 

 

Ces totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET 

 

 

 

 


Message de Merry Fitzgerald mfitz@skynet.be

 

Aujourd’hui (15-10) on estime à 1.085.134 les civils tués depuis et à cause de l’invasion us-uk de mars 2003.

 

Voir les rapports du LANCET et dernièrement de l’ORB (Opinion Research Business).

 

Plusieurs sites, et tout récemment ANTI-WAR.com ont modifié les infos sur leurs sites à ce sujet.

 

Voir :http ://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/iraq-...   

 

        http ://www.thecatsdream.com/blog/2007/10/some-repli...

 

N° 306 Journal d'Irak au jour le jour- suite

suite 1

Marc

 



Sommaire :

 

Avant-propos

 

Tirer à part

 

1 La résistance contre l'agresseur

 

2 Politique des collaborateurs afghans

 

3 Politiques des occupants

 

4 Lutte pour la libération du territoire

 

Détails

 

L'Irak en chiffres

 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

5-1 "Redacted", Lion d'argent à la dernière Mostra de Venise.

 

6 Brèves

 

6-1 Gates, a autorisé l’armée de Terre à augmenter ses effectifs de 65 000 soldats en trois ans au lieu de cinq.

 

6-2 Ammar Hakim appelle au retrait total des forces occupantes.

 

6-3 Poutine épingle les Etats-Unis.

 

6-4 Calvin Lee Chee Keong, soldat de l'armée américaine réclame le statut d'objecteur.

 

6-5 L’ancien général américain en Irak Ricardo Sanchez s’en prend à l’administration Bush.

 

6-6 L’ancien général américain en Irak Ricardo Sanchez s’en prend au Conseil de sécurité national et Congrès et de l’ensemble de la classe politique.

 

6-7 Tuerie d'Haditha : un officier et un soldat américains renvoyés en cour martiale.

 

6-8 Le gouvernement irakien révoque l'immunité des compagnies de sécurité.

 

6-9 25 000 personnes sont actuellement détenues dans les prisons gérées par l’armée états-unienne.

 

6-10 4,5 millions d'Irakiens ont du fuir et abandonné leur foyer.

 

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

 

8-1 Le Danemark prié de s'expliquer sur les "restitutions" opérées par la CIA.

 

9 Annexe Géopolitique et stratégie – Réflexion

 

10-1 Le FMI estime que les risques de récession ont augmenté aux Etats-Unis.

 

10-2 Moyen-Orient: le FMI souhaiterait une plus grand discipline budgétaire...

 

10-3 Le prix du baril de brut a atteint mercredi le seuil de 89 dollars.

 

10-4 Géographie de l'Irak.

 

Piece jointe

 

Blackwater commission d'enquête diligentée par Rice.

 

 

 



L'Irak en chiffre: du 15-10 au 27/10/07

 


 

 

 

Tués

 

Blessés

 

 

 

 

 

 

Peuple irakien

 

31

 

52

 

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys

 

12

 

20

 

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 

30

 

158

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Occupation de l'Irak Analyse & déclaration

 

Les colonisteurs

 

Etats-Unis

 

15-10

 

La résistance en Irak est diminuée mais pas anéantie, a déclaré général James Conway, commandant du corps des Marines.

 

"Je pense que le mot est juste. Je ne dirais pas que nous les avons détruits, je ne dirais pas non plus que nous les avons éliminés", a-t-il ajouté.

 

Mais il souligne que l'organisation avait montré sa capacité à se régénérer à de nombreuses reprises et que l'élimination de certains de ses dirigeants ne l'avait pas empêchée de mener des opérations très ambitieuses.

 

"Sont-ils à terre ? Oui. Sont-ils toujours dangereux ? Absolument, et ils ne sont certainement pas anéantis", a-t-il dit.

 

(Reuters)

 

16-10

 

Conway a déclaré que l'armée d’occupation avait réalisé de grands progrès ces derniers mois dans la province d'Anbar, à l'ouest de Bagdad.

 

Il assure que la région est désormais sous contrôle, en particulier grâce à la coopération de la population locale, qui a fourni de nombreux renseignements aux forces spéciales.

 

Lundi, le Washington Post a rapporté que l'armée américaine pensait avoir obtenu des succès décisifs face à Al Qaïda et que certains généraux estiment qu'il est temps de s'en prévaloir publiquement.

 

(Reuters)

 

 22-10

 

Depuis des mois, les militaires d’occupation achètent le soutien de ‘combattants’ locaux pour ramener le calme dans des zones contrôles par la résistance.

 

La motivation des clans locaux serait les incitations matérielles et financières consenties par le commandement US, mais également par le gouvernement de Bagdad, qui a promis des investissements dans les région ‘pacifiées’.

 

Cette campagne a également débuté dans des régions mixtes comme la très troublée province de Diyala.

 

L'expérience est aussi mise en oeuvre dans la périphérie de Bagdad.

 

 (AFP 21h53)

 

22-10

 

Le secrétaire a la guerre Gates a émis "l'espoir" lundi que les Etats-Unis et la Pologne "poursuivent" leur coopération en Irak et en Afghanistan, malgré l'arrivée d'un nouveau gouvernement à Varsovie.

 

"De toute évidence, nous allons devoir avoir des discussions avec le nouveau gouvernement polonais concernant les plans futurs", a-t-il concédé.

 

Le probable futur Premier ministre polonais, le libéral Donald Tusk, vainqueur des élections législatives de dimanche, s'annonce moins commode que l'équipe sortante vis-à-vis des Etats-Unis.

 

Il s'est engagé pendant la campagne à retirer les troupes polonaises d'Irak, soit quelque 900 soldats. Son parti est également réticent envers l'ampleur de l'engagement polonais en Afghanistan (1.200 soldats actuellement).

 

Gates a participé à Kiev à un conseil des ministres à la guerre pays de l'Europe du sud et de l'est (South-East Europe Defense Ministerial Process, SEDM), une organisation régionale qui compte 11 membres dont les Etats-Unis et l'Ukraine.

 

Outre le renforcement de la sécurité régionale, cette organisation, qui inclut plusieurs membres de l'Otan, a pour but de "faciliter l'intégration" à l'Alliance.

 

(AFP)

 

 

 


c) Les forces en présence

 

USA -

 

25-10

 

La base Ali al-Salem (koweit) est utilisée comme une zone de transit pour les personnels militaires américains en mission en Afghanistan, au Bahreïn, au Qatar, en Irak ou encore à Djibouti. Ils sont plus de 700.000 à y faire étape chaque année.

 

(AFP 13h10)

 

 

Corée du sud

 

23-10

 

La Corée du Sud a l'intention de prolonger d'une année le déploiement de ses troupes en Irak après avoir réduit ces troupes de moitié, a annoncé le président Roh Moo-hyun.

 

Roh a précisé que le gouvernement a pris cette décision en prenant en considération l'alliance du pays avec les Etats-Unis.

 

La Corée du Sud a un contingent de 1.200 soldats en Irak

 

AP

 



2) Politique des collaborateurs Irakiens

 

Les grandes manoeuvres

 

18-10

 

Ali Al Dabbagh, porte-parole du gouvernement irakien, a répété jeudi que Bagdad voulait voir la compagnie quitter le pays et a souhaité que les autres soient tenues responsables de leurs actes.

 

Un arrêté controversé de 2004 leur garanti pour le moment l'immunité devant la justice irakienne.

 

(AFP- 19h05)

 


Sur le terrain

 

13-10

 

Le dirigeant du Conseil suprême islamique Hakim a appelé le Parlement irakien à voter une loi sur le pétrole qui prévoit l'ouverture plus large de ce secteur très protégé aux investisseurs étrangers, ainsi qu'un modèle nouveau de répartition des revenus entre les différentes provinces irakiennes.

 

 (AFP)

 

20-10

 

Abdel Aziz Hakim a appelé le Parlement irakien à voter la loi sur le pétrole qui prévoit l’ouverture plus large de ce secteur très protégé aux investisseurs étrangers, ainsi qu’un modèle nouveau de répartition des revenus entre les différentes provinces irakiennes. "Ces lois pourraient accélérer le développement économique du pays", a assuré Ammar Hakim.

 

Le vote de cette loi sur le pétrole est présenté depuis des mois par l’administration Bush comme un critère de progrès dans la réconciliation politique et la stabilisation du pays.

 

Source : Al-Oufok- 20-10

 

 

 


Prisons, exactions & torture

 

17-10

 

L'exécution par pendaison d'Ali Hassan al Madjid, cousin de Saddam Hussein, est retardée par une controverse au sein des autorités irakiennes pour savoir qui doit signer l'ordre d'exécution, a-t-on appris mercredi de source judiciaire à Bagdad.

 

Le débat est aujourd'hui de savoir si un décret du Conseil de la présidence est nécessaire pour que la pendaison ait lieu ou si le simple feu vert du gouvernement de Nouri al Maliki est suffisant.

 

Le Conseil de la présidence est composé du président Djalal Talabani, des vice-président Adel Abdoul Mahdi, et Tarek al Hachémi.

 

Hachémi, selon certaines informations, refuserait de signer l'ordre d'exécution.

 

Le gouvernement a mis en place une commission de sept membres pour tenter de régler la question.

 

(Reuters)

 



3 Politiques des occupants 

 

3-1 Usa

 

Bush

 

22-10

 

Bush va demander au Congrès une rallonge de 46 milliards de dollars (32,5 milliards d'euros) pour financer la guerre en Irak et en Afghanistan, ainsi que d'autres opérations…a appris l'Associated Press .

 

Ce chiffre, qui devrait être confirmé par le président dans la journée, porte à 196,4 milliards de dollars (139 milliards d'euros) le budget réclamé par l'administration US pour couvrir les besoins en Irak, en Afghanistan et ailleurs

 

La guerre en Irak, commencée en mars 2003, a déjà coûté 455 milliards de dollars (321 milliards d'euros) au budget américain, qui dépense 12 milliards par mois (8,5 milliards d'euros).

 

 AP

 

22-10

 

Bush va demander au Congrès une rallonge de 46 milliards de dollars (32,5 milliards d'euros) pour financer la guerre en Irak et en Afghanistan, ainsi que d'autres opérations de sécurité(…) , a appris l'Associated Press.

 

Ce chiffre, porte à 196,4 milliards de dollars (139 milliards d'euros) le budget réclamé par l'administration pour couvrir les besoins en Irak, en Afghanistan et ailleurs….

 

La guerre contre l’Irak, commencée en mars 2003, a déjà coûté 455 milliards de dollars (321 milliards d'euros) au budget US, qui dépense 12 milliards par mois (8,5 milliards d'euros).

 

AP

 

 


Rice

 

22-10

 

Le secrétaire à la guerre Gates a émis "l'espoir" lundi que les Etats-Unis et la Pologne "poursuivent" leur coopération en Irak et en Afghanistan ainsi que sur le projet de bouclier antimissile américain, malgré l'arrivée d'un nouveau gouvernement à Varsovie.

 

"Les relations entre les Etats-Unis et la Pologne sont très proches, peu importe la composition du gouvernement", a-t-il fait valoir.

 

"De toute évidence, nous allons devoir avoir des discussions avec le nouveau gouvernement polonais concernant les plans futurs" sur la contribution de la Pologne en Irak et en Afghanistan, a-t-il concédé.

 

 (AFP 16h07)

 

 


 

Faits marquants

 

18-10

 

Quatre enquêtes américaines, dont une du FBI, ont été ouvertes dans l'affaire Blackwater et un premier rapport irakien a conclu à la culpabilité des gardes du convoi.

 

(AFP- 19h05)

 

 


Occupation de l'Irak

 

24-10

 

Le chef de la sécurité du Département d'Etat a annoncé mercredi sa démission après la ‘fusillade’ meurtrière du mois dernier à Bagdad dans laquelle étaient impliqués des employés de la société de sécurité Blackwater.

 

"Aucune raison détaillée n'a été fournie".

 

AP

 

 

24-10

 

Après six ans de missions lourdes en effectifs et de longue durée avec les guerres en Afghanistan et en Irak, l’armée de Terre US est « déséquilibrée », répète depuis plusieurs semaines son chef d’état-major, le général George Casey.
« Déséquilibrée ne veut pas dire cassée », a-t-il précisé lundi, mais « cela va prendre trois ou quatre ans et des ressources conséquentes pour nous remettre d’aplomb ».

 

Source : Tendances

 

 

 


Les grandes manoeuvres

 

25-10

 

Laura Bush, s'est félicitée jeudi matin des "signes de progrès constatés" en Irak, indiquant que des "milliers d'Irakiens" se proposaient désormais pour collaborer avec les forces de la coalition.

 

(AFP 13h10)

 


Prisons, exactions & torture

 

17-10

 

L'armée d’occupation a libéré environ 350 prisonniers irakiens en geste de bonne volonté à l'occasion de la fin Ramadan, mois saint de l'Islam.

 

Cette libération porte à 1425 le nombre de prisonniers libérés cette année à l'occasion du Ramadan, qui prend fin ce week-end.

 

Cependant, plus de 25 000 Irakiens restent emprisonnés, la plupart sans jugement, sans indication de temps et sans avoir pu demander leur libération devant un tribunal. Parmi ceux qui ont pu obtenir un procès, la moitié est acquittée, selon l'armée américaine.

 

Parmi les personnes libérées mercredi, la plupart sont âgées de 35 à 40 ans et ont passé un an en moyenne en prison.

 

Le vice-président irakien Adel Abdoul-Mahdi a déclaré qu'il pense que la grande majorité des prisonniers libérés aujourd'hui étaient innocents.

 

 Associated Press

 

 


Les alliés (des Usa) dans le monde

 

Pologne

 

22-10

 

La Plate-forme civique (PO), qui devrait former le prochain gouvernement polonais après avoir remporté les élections législatives de dimanche, a fait savoir :"Les troupes polonaises devraient se retirer d'Irak en 2008 parce que notre mission est déjà remplie", Bogdan Zdrojewski, chef du groupe parlementaire du parti.

 

Il a dit par ailleurs qu'à défaut de compromis suffisant de Washington sur le plan de la sécurité, le parti de centre-droit pourrait rompre les discussions engagées avec les Etats-Unis par le gouvernement sortant sur le déploiement sur le sol polonais d'un système de défense antimissile.

 

Zdrojewski a formulé l'espoir que le contingent polonais de 900 hommes serait retiré d'Irak au début de 2008, mais il a souligné que cela dépendait des conditions négociées par le gouvernement actuel.

 

(Reuters)

 

Italie

 

25-10

 

La justice italienne a renoncé jeudi aux poursuites contre un soldat US Mario Lozano,, jugé par contumace pour la mort de l’agent des services de ‘renseignement’ Nicola Calipari en 2005 à Bagdad, au motif que l'affaire ne relève pas de sa compétence, ont rapporté des avocats.

 

(Nicola Calipari escortait Juliana Sgrena, une journaliste italienne détenue en otage en Irak qui venait juste d'être libérée, vers l'aéroport de Bagdad.)

 

La journaliste du quotidien Il Manifesto, a déclaré que la décision de la justice italienne de ne pas juger le militaire américain "était absolument incompréhensible". "Cela a été difficile car les Américains ont dressé de nombreux obstacles", a-t-elle dit. "Mais pour nous, Italiens, renoncer à ce que nous aurions pu faire pour connaître la vérité est un déni de la souveraineté italienne et je trouve cela très grave", a-t-elle conclu.

 

 Reuters

 

Bahreïn

 

Bahreïn, allié privilégié de Washington dans le Golfe, est le siège de la Ve flotte américaine.

 

Quelque 5.000 Américains, en majorité des militaires, vivent dans ce petit pays du Golfe. En octobre 2001, le président américain Georges W. Bush avait décidé d'élever ce pays au rang "d'allié non-Otan majeur".

 

Ces dernières années, Bahreïn a toutefois été le théâtre de manifestations anti-américaines.

 

Six Bahreïnis ont également été détenus sur la base américaine de Guantanamo.

 

Trois ont été libérés en novembre 2005, un quatrième en octobre 2006 et les deux derniers en juillet et août derniers. Le dernier libéré, Issa al-Mourbati, avait dénoncé à son retour des tortures dont il avait été victime sur la base américaine.

 

(AFP 11h34- 22-10)

 

 

N° 306 Journal d'Irak au jour le jour- Debut

Journal d'Irak    
                                                                                   N° 306                                  du 15/10 au 27/10/07 
Tiré a part  : 24-10 Le coût total des guerres en Irak et en Afghanistan pourrait atteindre 2 400 milliards de dollars d’ici 2017, selon un rapport officiel du Bureau du budget du Congrès américain (CBO)* publié mercredi 24 octobre. Selon ce rapport, les dépenses pour les guerres pourraient atteindre 1 700 milliards de dollars, auxquels il faudrait ajouter 705 milliards pour payer les intérêts d’emprunts, que le gouvernement américain devrait encore contracter d’ici à 2017. C’est la première fois que le CBO prend en compte les intérêts des emprunts relatifs aux dépenses engagées pour la guerre. Entre 2001 et 2017, les intérêts devraient s’élever à 415 milliards de dollars, auxquels pourraient s’ajouter 290 milliards de dollars, si les dépenses prévues sont dans la fourchette haute. (AFP 16h32) 24-10 Le Prix Nobel d’économie, Joseph E. Stiglitz, et Linda Bilmes, une spécialiste de finances publiques, professeur à l’université de Harvard, avaient publié en janvier 2006, une étude sur le prix de la guerre en Irak. Selon les auteurs du document, si les troupes américaines restaient jusqu’en 2010 sur le sol irakien, l’Amérique devrait débourser jusqu’à 2 000 milliards de dollars. Lors de la seconde guerre mondiale, le Congrès avait emprunté à la population en demandant aux Américains d’acquérir des obligations de guerre, les "War Bond". En 1950, pour financer les trois années de guerre en Corée (1950-1953) et les douze années d’engagement militaire au Vietnam (1961-1973), le gouvernement des Etats-Unis avait choisi d’augmenter les impôts et de diminuer les dépenses civiles. Hostile à cette dernière solution, l’administration Bush a opté pour un autre mode de financement en Irak et en Afghanistan en gonflant le budget de la défense. Depuis le début des conflits, le Congrès vote des crédits supplémentaires, mais ceux-ci ne sont pas intégrés dans le calcul du déficit budgétaire. (*) http://www.cbo.gov/ftpdocs/86xx/doc8690/10-24-CostOfWar_Testimony.pdf   Massacres de civils Bagdad 21-10 Des combats ont commencé vers 01H00 et se sont poursuivis jusqu'à l'aube, dans le vaste quartier du nord-est de Bagdad, selon des sources policières et médicales. Selon les autorités irakiennes et les responsables hospitaliers, 15 personnes ont été tuées, dont une femmes et trois enfants. Il y aurait 52 blessés. Selon la police, le bilan de cette action dans l'est de la capitale est en fait de 15 morts, tous civils, dont deux bébés.( Reuters) Un habitant a affirmé que beaucoup des victimes étaient des gens qui dormaient sur les toits des maisons pour profiter de la fraîcheur de la nuit. Le commandement Us a confirmé avoir y avoir mené une opération… Le gouvernement irakien a protesté contre le raid aéro-terrestre américain le week-end dernier dans le quartier populeux de Sadr City, où l'US Army dit avoir tué une cinquantaine d'activistes armés. (ats 21:17 & AFP- Al-Oufok avec les agences de presse   Takrit 22-10 Des hélicoptères de l’armée US d’occupation ont, après qu’une patrouille avait été attaquée, ouvert le feu, mardi, sur une maison près de Takrit à quelque 130km au nord de Bagdad, tuant 14 personnes dont au moins six civils, a signalé le commandant Peggy Kageleiry, une porte-parole de l’armée américaine d’occupation pour le secteur. Le commandant Kageleiry a accusé les résistants se s’être réfugiés dans une maison pour échapper aux frappes aériennes.  (22 octobre 2007 - Avec les agences de presse)   Njir Njir, une localité à l'est de la ville de Kirkouk, à 250 km au nord de Bagdad, Nouvelle attaque impliquant des gardes de la société britannique de sécurité privée Erinys, le troisième en à peine plus d'un mois. Le convoi a ouvert le feu sur une voiture qui s'était approchée trop près … Deux hommes et une journaliste de la TV satellitaire kurde Zagros de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) du président irakien, Jalal Talabani, ont été blessés, selon la police. Selon un témoin de la scène, la femme blessée a tenté de sortir de la voiture mais en a été empêchée par un des gardes de la compagnie de sécurité. Un officier de police, Hussein Rachid, a donné une version différente de l'incident: "J'ai vu un convoi de trois voitures dépasser un taxi et l'un des gardes a pris son arme et a ouvert le feu sur le taxi", a-t-il assuré. "J'ai tenté de stopper le convoi mais en vain. Ils se sont arrêtés à plus de 300 mètres du lieu de l'incident et sont repartis", a encore dit le policier. Un communiqué militaire américain a confirmé que des gardes escortant des membres du corps des ingénieurs de l'armée US avaient ouvert le feu sur un véhicule. (AFP- 19h05)   Marc


Sommaire :

Avant-propos Tirer à part 1 La résistance contre l'agresseur 2 Politique des collaborateurs afghans 3 Politiques des occupants 4 Lutte pour la libération du territoire Détails L'Irak en chiffres 5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 5-1 "Redacted", Lion d'argent à la dernière Mostra de Venise. 6 Brèves 6-1 Gates, a autorisé l’armée de Terre à augmenter ses effectifs de 65 000 soldats en trois ans au lieu de cinq. 6-2 Ammar Hakim appelle au retrait total des forces occupantes. 6-3 Poutine épingle les Etats-Unis. 6-4 Calvin Lee Chee Keong, soldat de l'armée américaine réclame le statut d'objecteur. 6-5 L’ancien général américain en Irak Ricardo Sanchez s’en prend à l’administration Bush. 6-6 L’ancien général américain en Irak Ricardo Sanchez s’en prend au Conseil de sécurité national et Congrès et de l’ensemble de la classe politique.

 

6-7 Tuerie d'Haditha : un officier et un soldat américains renvoyés en cour martiale. 6-8 Le gouvernement irakien révoque l'immunité des compagnies de sécurité. 6-9 25 000 personnes sont actuellement détenues dans les prisons gérées par l’armée états-unienne. 6-10 4,5 millions d'Irakiens ont du fuir et abandonné leur foyer. 8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 8-1 Le Danemark prié de s'expliquer sur les "restitutions" opérées par la CIA. 9 Annexe Géopolitique et stratégie – Réflexion 10-1 Le FMI estime que les risques de récession ont augmenté aux Etats-Unis. 10-2 Moyen-Orient: le FMI souhaiterait une plus grand discipline budgétaire... 10-3 Le prix du baril de brut a atteint mercredi le seuil de 89 dollars. 10-4 Géographie de l'Irak. Piece jointe Blackwater commission d'enquête diligentée par Rice.  


L'Irak en chiffre: du 15-10 au 27/10/07

 

Tués Blessés
Peuple irakien 31 52
Usboys/Autres boys 12 20
Policiers, armée et collaborateurs 30 158


Occupation de l'Irak Analyse & déclaration Les colonisteurs Etats-Unis 15-10 La résistance en Irak est diminuée mais pas anéantie, a déclaré général James Conway, commandant du corps des Marines.

 

"Je pense que le mot est juste. Je ne dirais pas que nous les avons détruits, je ne dirais pas non plus que nous les avons éliminés", a-t-il ajouté. Mais il souligne que l'organisation avait montré sa capacité à se régénérer à de nombreuses reprises et que l'élimination de certains de ses dirigeants ne l'avait pas empêchée de mener des opérations très ambitieuses. "Sont-ils à terre ? Oui. Sont-ils toujours dangereux ? Absolument, et ils ne sont certainement pas anéantis", a-t-il dit. (Reuters) 16-10 Conway a déclaré que l'armée d’occupation avait réalisé de grands progrès ces derniers mois dans la province d'Anbar, à l'ouest de Bagdad. Il assure que la région est désormais sous contrôle, en particulier grâce à la coopération de la population locale, qui a fourni de nombreux renseignements aux forces spéciales. Lundi, le Washington Post a rapporté que l'armée américaine pensait avoir obtenu des succès décisifs face à Al Qaïda et que certains généraux estiment qu'il est temps de s'en prévaloir publiquement. (Reuters)  22-10 Depuis des mois, les militaires d’occupation achètent le soutien de ‘combattants’ locaux pour ramener le calme dans des zones contrôles par la résistance. La motivation des clans locaux serait les incitations matérielles et financières consenties par le commandement US, mais également par le gouvernement de Bagdad, qui a promis des investissements dans les région ‘pacifiées’. Cette campagne a également débuté dans des régions mixtes comme la très troublée province de Diyala. L'expérience est aussi mise en oeuvre dans la périphérie de Bagdad.  (AFP 21h53)

 

22-10 Le secrétaire a la guerre Gates a émis "l'espoir" lundi que les Etats-Unis et la Pologne "poursuivent" leur coopération en Irak et en Afghanistan, malgré l'arrivée d'un nouveau gouvernement à Varsovie. "De toute évidence, nous allons devoir avoir des discussions avec le nouveau gouvernement polonais concernant les plans futurs", a-t-il concédé. Le probable futur Premier ministre polonais, le libéral Donald Tusk, vainqueur des élections législatives de dimanche, s'annonce moins commode que l'équipe sortante vis-à-vis des Etats-Unis. Il s'est engagé pendant la campagne à retirer les troupes polonaises d'Irak, soit quelque 900 soldats. Son parti est également réticent envers l'ampleur de l'engagement polonais en Afghanistan (1.200 soldats actuellement). Gates a participé à Kiev à un conseil des ministres à la guerre pays de l'Europe du sud et de l'est (South-East Europe Defense Ministerial Process, SEDM), une organisation régionale qui compte 11 membres dont les Etats-Unis et l'Ukraine. Outre le renforcement de la sécurité régionale, cette organisation, qui inclut plusieurs membres de l'Otan, a pour but de "faciliter l'intégration" à l'Alliance. (AFP)  

c) Les forces en présence USA - 25-10 La base Ali al-Salem (koweit) est utilisée comme une zone de transit pour les personnels militaires américains en mission en Afghanistan, au Bahreïn, au Qatar, en Irak ou encore à Djibouti. Ils sont plus de 700.000 à y faire étape chaque année. (AFP 13h10) Corée du sud 23-10 La Corée du Sud a l'intention de prolonger d'une année le déploiement de ses troupes en Irak après avoir réduit ces troupes de moitié, a annoncé le président Roh Moo-hyun.

 

Roh a précisé que le gouvernement a pris cette décision en prenant en considération l'alliance du pays avec les Etats-Unis. La Corée du Sud a un contingent de 1.200 soldats en Irak AP


2) Politique des collaborateurs Irakiens Les grandes manoeuvres 18-10 Ali Al Dabbagh, porte-parole du gouvernement irakien, a répété jeudi que Bagdad voulait voir la compagnie quitter le pays et a souhaité que les autres soient tenues responsables de leurs actes. Un arrêté controversé de 2004 leur garanti pour le moment l'immunité devant la justice irakienne. (AFP- 19h05)

Sur le terrain 13-10 Le dirigeant du Conseil suprême islamique Hakim a appelé le Parlement irakien à voter une loi sur le pétrole qui prévoit l'ouverture plus large de ce secteur très protégé aux investisseurs étrangers, ainsi qu'un modèle nouveau de répartition des revenus entre les différentes provinces irakiennes.  (AFP)

 

20-10 Abdel Aziz Hakim a appelé le Parlement irakien à voter la loi sur le pétrole qui prévoit l’ouverture plus large de ce secteur très protégé aux investisseurs étrangers, ainsi qu’un modèle nouveau de répartition des revenus entre les différentes provinces irakiennes. "Ces lois pourraient accélérer le développement économique du pays", a assuré Ammar Hakim. Le vote de cette loi sur le pétrole est présenté depuis des mois par l’administration Bush comme un critère de progrès dans la réconciliation politique et la stabilisation du pays. Source : Al-Oufok- 20-10  

Prisons, exactions & torture 17-10 L'exécution par pendaison d'Ali Hassan al Madjid, cousin de Saddam Hussein, est retardée par une controverse au sein des autorités irakiennes pour savoir qui doit signer l'ordre d'exécution, a-t-on appris mercredi de source judiciaire à Bagdad. Le débat est aujourd'hui de savoir si un décret du Conseil de la présidence est nécessaire pour que la pendaison ait lieu ou si le simple feu vert du gouvernement de Nouri al Maliki est suffisant. Le Conseil de la présidence est composé du président Djalal Talabani, des vice-président Adel Abdoul Mahdi, et Tarek al Hachémi. Hachémi, selon certaines informations, refuserait de signer l'ordre d'exécution. Le gouvernement a mis en place une commission de sept membres pour tenter de régler la question. (Reuters)


3 Politiques des occupants  3-1 Usa Bush 22-10 Bush va demander au Congrès une rallonge de 46 milliards de dollars (32,5 milliards d'euros) pour financer la guerre en Irak et en Afghanistan, ainsi que d'autres opérations…a appris l'Associated Press .

 

Ce chiffre, qui devrait être confirmé par le président dans la journée, porte à 196,4 milliards de dollars (139 milliards d'euros) le budget réclamé par l'administration US pour couvrir les besoins en Irak, en Afghanistan et ailleurs La guerre en Irak, commencée en mars 2003, a déjà coûté 455 milliards de dollars (321 milliards d'euros) au budget américain, qui dépense 12 milliards par mois (8,5 milliards d'euros).  AP

 

22-10 Bush va demander au Congrès une rallonge de 46 milliards de dollars (32,5 milliards d'euros) pour financer la guerre en Irak et en Afghanistan, ainsi que d'autres opérations de sécurité(…) , a appris l'Associated Press.

 

Ce chiffre, porte à 196,4 milliards de dollars (139 milliards d'euros) le budget réclamé par l'administration pour couvrir les besoins en Irak, en Afghanistan et ailleurs…. La guerre contre l’Irak, commencée en mars 2003, a déjà coûté 455 milliards de dollars (321 milliards d'euros) au budget US, qui dépense 12 milliards par mois (8,5 milliards d'euros). AP

Rice 22-10 Le secrétaire à la guerre Gates a émis "l'espoir" lundi que les Etats-Unis et la Pologne "poursuivent" leur coopération en Irak et en Afghanistan ainsi que sur le projet de bouclier antimissile américain, malgré l'arrivée d'un nouveau gouvernement à Varsovie. "Les relations entre les Etats-Unis et la Pologne sont très proches, peu importe la composition du gouvernement", a-t-il fait valoir. "De toute évidence, nous allons devoir avoir des discussions avec le nouveau gouvernement polonais concernant les plans futurs" sur la contribution de la Pologne en Irak et en Afghanistan, a-t-il concédé.  (AFP 16h07)

 


Faits marquants 18-10 Quatre enquêtes américaines, dont une du FBI, ont été ouvertes dans l'affaire Blackwater et un premier rapport irakien a conclu à la culpabilité des gardes du convoi. (AFP- 19h05) Tiré a part  : 24-10 Le coût total des guerres en Irak et en Afghanistan pourrait atteindre 2 400 milliards de dollars d’ici 2017, selon un rapport officiel du Bureau du budget du Congrès américain (CBO)* publié mercredi 24 octobre. Selon ce rapport, les dépenses pour les guerres pourraient atteindre 1 700 milliards de dollars, auxquels il faudrait ajouter 705 milliards pour payer les intérêts d’emprunts, que le gouvernement américain devrait encore contracter d’ici à 2017. C’est la première fois que le CBO prend en compte les intérêts des emprunts relatifs aux dépenses engagées pour la guerre. Entre 2001 et 2017, les intérêts devraient s’élever à 415 milliards de dollars, auxquels pourraient s’ajouter 290 milliards de dollars, si les dépenses prévues sont dans la fourchette haute. (AFP 16h32) 24-10 Le Prix Nobel d’économie, Joseph E. Stiglitz, et Linda Bilmes, une spécialiste de finances publiques, professeur à l’université de Harvard, avaient publié en janvier 2006, une étude sur le prix de la guerre en Irak. Selon les auteurs du document, si les troupes américaines restaient jusqu’en 2010 sur le sol irakien, l’Amérique devrait débourser jusqu’à 2 000 milliards de dollars. Lors de la seconde guerre mondiale, le Congrès avait emprunté à la population en demandant aux Américains d’acquérir des obligations de guerre, les "War Bond". En 1950, pour financer les trois années de guerre en Corée (1950-1953) et les douze années d’engagement militaire au Vietnam (1961-1973), le gouvernement des Etats-Unis avait choisi d’augmenter les impôts et de diminuer les dépenses civiles. Hostile à cette dernière solution, l’administration Bush a opté pour un autre mode de financement en Irak et en Afghanistan en gonflant le budget de la défense. Depuis le début des conflits, le Congrès vote des crédits supplémentaires, mais ceux-ci ne sont pas intégrés dans le calcul du déficit budgétaire. (*) http://www.cbo.gov/ftpdocs/86xx/doc8690/10-24-CostOfWar_Testimony.pdf   Massacres de civils Bagdad 21-10 Des combats ont commencé vers 01H00 et se sont poursuivis jusqu'à l'aube, dans le vaste quartier du nord-est de Bagdad, selon des sources policières et médicales. Selon les autorités irakiennes et les responsables hospitaliers, 15 personnes ont été tuées, dont une femmes et trois enfants. Il y aurait 52 blessés. Selon la police, le bilan de cette action dans l'est de la capitale est en fait de 15 morts, tous civils, dont deux bébés.( Reuters) Un habitant a affirmé que beaucoup des victimes étaient des gens qui dormaient sur les toits des maisons pour profiter de la fraîcheur de la nuit. Le commandement Us a confirmé avoir y avoir mené une opération… Le gouvernement irakien a protesté contre le raid aéro-terrestre américain le week-end dernier dans le quartier populeux de Sadr City, où l'US Army dit avoir tué une cinquantaine d'activistes armés. (ats 21:17 & AFP- Al-Oufok avec les agences de presse   Takrit 22-10 Des hélicoptères de l’armée US d’occupation ont, après qu’une patrouille avait été attaquée, ouvert le feu, mardi, sur une maison près de Takrit à quelque 130km au nord de Bagdad, tuant 14 personnes dont au moins six civils, a signalé le commandant Peggy Kageleiry, une porte-parole de l’armée américaine d’occupation pour le secteur. Le commandant Kageleiry a accusé les résistants se s’être réfugiés dans une maison pour échapper aux frappes aériennes.  (22 octobre 2007 - Avec les agences de presse)   Njir Njir, une localité à l'est de la ville de Kirkouk, à 250 km au nord de Bagdad, Nouvelle attaque impliquant des gardes de la société britannique de sécurité privée Erinys, le troisième en à peine plus d'un mois. Le convoi a ouvert le feu sur une voiture qui s'était approchée trop près … Deux hommes et une journaliste de la TV satellitaire kurde Zagros de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) du président irakien, Jalal Talabani, ont été blessés, selon la police. Selon un témoin de la scène, la femme blessée a tenté de sortir de la voiture mais en a été empêchée par un des gardes de la compagnie de sécurité. Un officier de police, Hussein Rachid, a donné une version différente de l'incident: "J'ai vu un convoi de trois voitures dépasser un taxi et l'un des gardes a pris son arme et a ouvert le feu sur le taxi", a-t-il assuré. "J'ai tenté de stopper le convoi mais en vain. Ils se sont arrêtés à plus de 300 mètres du lieu de l'incident et sont repartis", a encore dit le policier. Un communiqué militaire américain a confirmé que des gardes escortant des membres du corps des ingénieurs de l'armée US avaient ouvert le feu sur un véhicule. (AFP- 19h05)   Marc

26/10/2007

N°127 journal de l'Afghanistan dossier 25-10 FIN

 

 

 

-7 Point de vue de Seymour Hersh : « L’Afghanistan sera bientôt perdu »

 

« Tageszeitung » :En Allemagne, nombreux sont ceux qui estiment que la guerre en Irak est une catastrophe, mais croient que l’intervention en Afgha­nistan est une réussite.
Seymour Hersh : C’est faux. L’Afghanistan sera bientôt perdu.
Sur quoi vous appuyez-vous pour ­paraître si sûr ?
Parce que je me suis entretenu avec des gens qui m’affirment que le pays est dans un état bien pire qu’on ne veut l’admettre. Les Talibans gagnent du terrain et prendront le pouvoir, peut-être seuls, peut-être avec l’Alliance du nord. Il ne s’agit pas du fait que la population souhaiterait voir les Talibans prendre le pouvoir. Mais nous nous sommes créé des ennemis par nos bombardements et notre violence.
En Allemagne, il est question de laisser la Bundeswehr en Afghanistan encore pour 20 ans.
Il est possible que les soldats y restent encore pour 20 ans. Mais alors dans une prison des Talibans. Ce pays est dans le chaos. Nous perdrons la guerre, c’est incontestable. Ce n’est qu’une question de temps jusqu’à ce que l’Afghanistan ­s’effondre.

 

Source : « Tageszeitung » du 29/9/2007

 

 

 


3-8 Point de vue de Peter Scholl-Latour : « Se retirer, dès que ce sera possible »

 

Südkurier : Le ministre des Affaires étrangères Steinmeier a plaidé devant le Bundestag pour une continuation de l’engagement de la Bundeswehr en Afghanistan. Qu’en pensez-vous ? Est-ce que nos troupes doivent rester là-bas ? _ Peter Scholl-Latour : Elles devraient se retirer dès que possible. L’Afghanistan est un faux terrain pour la guerre. Je ne suis vraiment pas un pacifiste. Mais je suis toujours stupéfait de voir des gens, qui auparavant se présentaient comme ­réellement pacifiques et maintenant jouent avec le feu en Afghanistan, alors qu’ils ne connaissent rien de la situation dans ce pays. Tout ceci montre à quel point l’ignorance prévaut en ce qui concerne la situation dans ce pays.
Le Gouvernement aime à mettre le doigt sur les succès de la reconstruction, qu’on remettrait en question en se retirant.
Les Allemands sont stationnés dans le nord, c’est-à-dire dans une zone privilégiée. Y vivent essentiellement des ­Tadjiques, c’est-à-dire une population qui avait combattu aux côtés de l’Alliance du nord – contre les Talibans. Ces derniers relèvent de l’ethnie des Pachtounes. Par ailleurs, il est faux de penser que les Allemands contrôlent le nord. Je me suis déplacé, en septembre dernier, en voiture privée de Kaboul à Mazar-i-Sharif. Nous avons roulé huit heures en passant par le col de Salang et n’avons rencontré aucun soldat de l’OTAN. Le ministre de la Défense a prétendu devant le parlement que l’Afghanistan « se trouve sur le chemin du succès ».
C’est une prétention stupide.
Pourquoi ? Comment se présente la ­situation selon vous ?
Je sais que les commandants en Afghanistan ont remis au gouvernement allemand, depuis 2003, des rapports ­réalistes. Il en a reçu aussi des services secrets et de l’ambassadeur actuel. Mais il n’en tient absolument pas compte. On fait la sourde oreille. C’est le même comportement que celui des Américains avant la guerre d’Irak. A l’époque, le président Bush avait balayé d’un revers de main toutes les informations qui ne lui convenaient pas.

 

Source : « Südkurier » du 22/9/2007

 

 


3-9 Sociologie de la guerre : Johan Galtung : « L’intervention de la Bundeswehr prolonge l’insécurité »

 

Junge Welt : Actuellement se déroule, à Bâle, le congrès de la Société suisse de sociologie intitulé « guerre » auquel vous participez. Est-ce que cela ne vous dérange pas que la notion de paix ne figure pas dans le titre qu’on a donné à cette réunion ?

 

Johan Galtung : Non, si nous considérons ce terme et le monde d’un point de vue dialectique, la notion de guerre contient aussi son antonyme. Comment concevoir la guerre sans la paix, le rouge sans les autres couleurs, les femmes sans hommes ? Quand il s’agit de créer la paix, il faut considérer les causes profondes pour trouver des méthodes à la solution des conflits.

 

Junge Welt : Quelles sont les formes de solution aux conflits que vous proposez face aux guerres en cours ?

 

Johan Galtung : Il s’agit toujours de parler avec toutes les parties concernées et de leur demander quels sont leurs buts. Monsieur Olmert, Monsieur Abbas, comment imaginez-vous l’avenir au Proche-Orient ? Et comment pensez-vous atteindre une telle situation ? Comment construire un pont entre les différents points de vue ? Si les parties d’une guerre ne pensent qu’à la victoire, il faut les interroger sur la suite, qu’y aura-t-il après. Dans quel avenir veulent-elles vivre ? Dans quel Proche-Orient les Israéliens et les habitants de la Palestine veulent-ils vivre ? Il s’agit de trouver une nouvelle réalité et de la comprendre. Pour les parties du conflit, il s’agit de pouvoir la vivre selon leurs buts légitimes et en toute dignité.

 

Le 11 septembre, dans les colonnes du quotidien israélien Haaretz, on a fait état de ma proposition de créer entre Israël et les pays voisins, la Syrie , le Liban, la Jordanie , l’Égypte et la Palestine , une union à l’instar de l’Union européenne. Après plus de 40 ans de travail pacifiste au Proche-Orient et de nombreux séjours d‘études, c’est la première fois qu’on a consacré un article exhaustif à cette conception de paix. Quand j’ai appris l’existence de cet article, la joie ressentie m’a empêché de dormir. Haaretz a tout de même près de 5 millions de lectrices et lecteurs.

 

Junge Welt : Une telle information est pourtant, d’après vous, l’exception, le travail pacifiste étant pratiquement absent dans les médias. Comment y remédier ?

 

Johan Galtung : Un journalisme en faveur de la paix devrait veiller à une présentation équilibrée des faits et ne devrait pas parler uniquement des guerres en cours. Les journalistes, dans leur majorité, ne sont pas intéressés à informer sur la paix et les efforts des initiatives et des institutions de paix. Ils pensent que les informations sur la guerre sont plus intéressantes et qu’ils atteignent ainsi davantage de lecteurs. Ce n’est pas vrai, notamment les femmes et les personnes âgées préfèreraient lire des nouvelles concernant la paix. Elles pourraient ainsi apprendre qu’il est possible d’agir contre la guerre. Et ceci aboutirait à des échos positifs pour les hommes et femmes qui militent pour la paix.

 

Junge Welt : Le 15 septembre aura lieu à Berlin une grande manifestation contre la prolongation de l’intervention de la Bundeswehr en Afghanistan. Que pensez-vous de cette forme de protestation ?

 

Johan Galtung : L’intervention de la Bundeswehr prolonge l’insécurité. La paix, c’est davantage que l’absence de guerre et de violence, un armistice n’est pas encore la paix. Il s’agit de développer un rapport égalitaire entre les hommes, de réaliser une symétrie, des échanges, l’égalité des droits. La paix n’est pas un travail d’ingénieur, ce qui compte c’est le respect, le dialogue.

 

 

Source : Junge Welt du 14/9/07
Traduction Horizons et débats

 

 

 

 



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

 

 

4-1 Nous avons mille raisons pour manifester ce samedi le 27 octobre contre les guerres des États-Unis.

 

- les guerres illégales, immorales et basées sur des mensonges de l'impérialisme états-unien

 

- la collaboration étroite du gouvernement Harper avec tous les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre de Bush

 

- les politiques de Bush, "président" des États-Unis malgré la fraude électorale et ses politiques fascistes dans le monde

 

- les politiques de Harper et son appui total à toutes les politiques de Bush

 

- les politiques d'Uribe, "president" de la Colombie

 

- les politiques de Caldéron, "président" du Mexique

 

- les politiques d'Israël contre le peuple palestinien

 

- les politiques de Harper contre les nations autochtones du Canada

 

- les politiques d'utilisation de la torture par les États-Unis, que Harper refuse de dénoncer

 

- le bombardement sauvage du Liban par Israël

 

- le blocus contre Cuba

 

- l'utilisation de la torture par les États-Unis et le silence de tous les gouvernements fantoches alliés des États-Unis

 

- les menaces ouvertes de guerre contre l'Iran

 

- l'utilisation de soi-disant "lois anti-terroristes" pour essayer d'écraser les mouvements démocratiques et révolutionnaires dans le monde

 

- l'utilisation de la guerre et de l'intimidation pour étendre l'hégémonie des États-Unis et soumettre tous les pays, les peuples et les nations

 

- les diktats des capitalistes et des transnationales états-uniennes qui ont le dessus sur les parlements de tous les pays

 

- l'enrichissement des marchands de canon et du complexe militaro-industriel aux dépens de millions de personnes plongées dans les guerres de conquête et d'occupation

 

- les mensonges constants, systématiques, éhontés, criminels des médias et des politiciennes/iens bourgeois

 

- les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité perpétrés par les gouvernements pro-états-unien

 

- le terrorisme d'État qui s'étend dans tous les pays

 

- la fascisation, la militarisation, le renforcement de l'État policier partout à travers le monde

 

- la famine dans le monde alors que les capitalistes vivent dans une richesse indécente, inhumaine et criminelle

 

- la collaboration de certains technocrates, intellectuels, chercheurs, professeurs d'université qui, sans aucun remors, se mettent à la solde de ce système

 

- etc. (Ajoutez votre contribution à cette liste)

 

Antonio Artuso,

 

Montréal le 24 octobre 2007

 

 

 


4-2 A propos du Droit international : à propos des bombardements des populations civiles. (Giorgio & JC Paye)

 

Michele Girgio : Le tabou des victimes civiles dans le collimateur.

 

Modifier les conventions internationales, à commencer par celle de Genève, et « redéfinir » le concept de « combattant pour la liberté » pour le rapprocher le plus possible de celui de « terroriste ». C’est avec ces objectifs, masqués par la conférence « Nouveaux champs de bataille, vieilles lois », que les chercheurs de l’International Institute for Counterterrorism (Ict) et de la Maxwell School of Citizenship and Public Affairs (Syracuse University), en juillet dernier, se sont réunis à l’Interdisciplinary College de Herziliya, à côté de Tel Aviv.

 

La rencontre  avait été fixée à Chicago un an avant, par Boaz Ganor, directeur de l’Ict, et par Mitchel Wallerstein, président de la Maxwell School , pendant qu’Israël était engagé dans son offensive contre le Liban. C’était les jours où les civils libanais mourraient par dizaines dans les attaques israéliennes lancées officiellement contre le Hezbollah, et le gouvernement de Ehud Olmert était critiqué par les organismes humanitaires.

 

 

Ganor, à la tête de ce qui est considéré comme un lieu de culte  de l’establishment politico-militaire israélien, et Wallerstein réfléchissaient sur  la nécessité de réinventer les lois qui font une distinction nette entre militaires et civils, établissant pour ces derniers le droit à la protection  pendant les conflits.

 

Ils s’interrogeaient sur comment conduire une « guerre moderne » contre des (présumés) terroristes dans des centres habités, sans se préoccuper des « dommages collatéraux », c’est-à-dire des civils tués. Israël invoque depuis longtemps de nouveaux accords pour rompre les liens posés par les conventions internationales, de façon à avoir les mains libres dans les Territoires occupés palestiniens. La récente décision du gouvernement Olmert de déclarer Gaza « entité ennemie » a été le signal  évident de ce désir d’opérer sans devoir se préoccuper davantage de savoir s’il y a des civils avec les miliciens armés dans les zones d’intervention. Il a en cela le plein appui des Usa qui se sentent limités dans l’exécution des opérations « anti-terroristes » en Irak.

 

« Pendant les réunions et séminaires qui se sont tenus dans les mois suivants à Chicago – a précisé Ganor - nous avons discuté de la modification de la Convention de Genève  et des Protocoles de La Haye qui ne sont plus adaptés  au champ de bataille asymétrique que nous avons aujourd’hui devant nous ».  Guerre asymétrique est la définition employée par les  adeptes de la modification radicale des conventions internationales en vigueur, pour décrire les conflits entre Etats nationaux et les dits non–Etats, à savoir les « terroristes » (mouvements de libération, organisations de guérilla et autres).

 

« Les Conventions de Genève ne sont pas une vache sacrée et nous avons le droit moral de les réexaminer à la lumière  des dangers et des menaces  qu’affrontent nos pays (Israël et Usa) », a expliqué  le directeur de l’Ict, allant au coeur du problème : au nom de la guerre au terrorisme on peut  agir sans gêne, même contre des infrastructures civiles (eau, énergie électrique) à Gaza et en Cisjordanie, tout comme à Bagdad et dans le reste de l’Irak, sans déchaîner  de condamnations internationales à chaque fois que des innocents sont touchés. «Il est important surtout –a précisé Ganor- d’établir la différence  entre ceux qui font des attaques  (dans une zone habitée, NDR) contre des forces armées ennemies et ceux qui frappent délibérément des civils ».

 

 

Ganor, en substance, veut légitimer les options militaires qui, dirigées contre des hommes armés, massacrent aussi des civils. Une tentative contestée par l’avocat de droit humanitaire Michael Sfard, consultant d’Amnesty International. « En guerre – a-t-il déclaré- il y a deux catégories d’êtres humains : des civils et des militaires, en créer d’autres n’amènerait qu’à des massacres de personnes innocentes ».

 

Edition de samedi 6 octobre 2007 de il manifesto

 

http://www.ilkmanifesto.it/Qotidiano-archivio/06-Ottobre-2007/art49.html

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

 

 

Jean-Claude Paye : La fin des souverainetés et des libertés en Europe ?

 

"Les lois « antiterroristes » imposées par les États-Unis ont servi à jeter les bases sur lesquelles se construit un nouvel ordre de droit, observe le sociologue belge Jean-Claude Paye. Elles s’appliquent désormais dans tous les États européens. Tout citoyen européen ordinaire peut, aujourd’hui, être surveillé dans son propre pays par des services secrets étrangers, être désigné comme un « ennemi combattant », être remis aux tortionnaires de la CIA et être jugé par des commissions militaires états-uniennes".

 

Interview du sociologue belge Jean-Claude Paye par Silvia Cattori pour le Réseau Voltaire

 

Voir :  http://www.voltairenet.org/article151318.

 

 

 

1 Mise au point de Marie-Ange Patrizio.

 

Bonsoir,

 

à la suite de la diffusion de l'article de M Giorgio sur les bombardements de populations civiles, et de l'interview de J-C Paye, je vous fais suivre une réponse de Daniel Iagolnitzer, co-président de l'Adif ( http://www.adifinfo.com/ ) association pour la promotion et le respect du droit international humanitaire.

 

"On assiste en fait au développement de la justice internationale : la CPI poursuit les responsables de crimes commis en Afrique, massacres « à terre », viols, grossesses forcées, enrôlements forcée d’enfants. Mais il s’agit d’une justice à deux vitesses ou plus précisément à sens unique, avec impunité quasi-totale des Etats puissants, et le Statut même de la CPI est fait pour les exonérer de leurs responsabilités sur ce problème des bombardements causant de graves pertes civiles".

 

Daniel Iagolnitzer est l'auteur de « Le droit international et la guerre : évolution et problèmes actuels »  à paraître en novembre 2007aux Ed.  L'Harmattan, sous l'égide de l'Adif.

 

Physicien, ancien professeur à l'Ecole Normale Supérieure (Paris), il a organisé en septembre 2005 le symposium La science au service de la guerre et la responsabilité des scientifiques.

 

Et avec Nils Anderson, le conférence Droit international humanitaire et impunité des Etats puissants : le cas des Etats-Unis.

 

Marie-Ange Patrizio

 

 Courriels à daniel.iagolnitzer@laposte.net pour plus d'informations ou précisions à ce sujet.

 

Sent: Friday, October 19, 2007 8:43 PM

 

 

 

Réponse de Daniel Iagolnitzer.

 

Ton dernier message est très intéressant. En fait, le problème n’est malheureusement pas nouveau et c’est l’un des thèmes de mon livre « Le droit international et la guerre : évolution et problèmes actuels » qui  va être publié en Novembre 2007 aux Editions L’Harmattan, sous l’égide de l’ADIF, et où un chapitre est consacré à ce sujet.

 

Le cas de la torture, traitements inhumains, détentions illégales de la part des Etats-Unis est assez bien connu. Il s’agit de violations des Conventions de Genève de 1949 (ratifiées par tous les pays…y compris les US…). Celui des bombardements l'est moins. Pour résumer, les règles à ce propos ne se trouvent PAS dans les Conventions de 1949, mais dans le Protocole additionnel I de 1977, ratifié par 167 pays mais pas par les Etats-Unis ou Israël. Parmi les crimes de guerre qui y sont définis et soumis (en théorie…) à la compétence universelle des juridictions nationales, on trouve non seulement les attaques et bombardements visant les civils, mais aussi ceux pouvant causer de graves pertes civiles (= « excessives par rapport à l’avantage militaire direct et concret attendu). Parmi les pays qui l'ont ratifié, un petit nombre, surtout les grands pays européens (dont la France ) l'ont fait avec de nombreuses réserves qui en atténuent la portée, en particulier à ce sujet.

 

Et puis, en 1998, le Statut de la CPI , Cour pénale internationale, a (probablement sous l'influence des pays européens) repris MAIS EN LES MODIFIANT les textes de ce Protocole et même ceux des Conventions de La Haye de 1899 et 1907…en atténuant très largement la portée de ces traités précédents et en se rapprochant des thèses des Etats-Unis et d'Israël (détails ci-dessous en PS) : ces deux pays n’attaquent jamais les civils « en tant que tels » (ce qui est d’ailleurs largement vrai de nos jours), ils attaquent les combattants ennemis supposés se trouver dans la population, ou les civils suspectés de sympathie à l’égard de la résistance, ou les infrastructures civiles qui pourraient le cas échéant être utiles directement ou indirectement à l’adversaire au cours du conflit (et sont donc baptisées « objectifs militaires » : voir ci-dessous en PS).

 

On assiste en fait au développement de la justice internationale : la CPI poursuit les responsables de crimes commis en Afrique, massacres « à terre », viols, grossesses forcées, enrôlements forcée d’enfants. Mais il s’agit d’une justice à deux vitesses ou plus précisément à sens unique, avec impunité quasi-totale des Etats puissants, et le Statut même de la CPI est fait pour les exonérer de leurs responsabilités sur ce problème des bombardements causant de graves pertes civiles. De ce point de vue, les Etats-Unis pourraient y adhérer, et ils le feront peut-être. Reste cependant le problème des tortures, traitements inhumains et détentions illégales, mais ils peuvent trouver la parade, avec l’aide des pays européens, en jouant sur les mots.

 

Toutes mes amitiés,

 

Daniel 

 

.PS   i)  texte de La Haye (1899, 1907) : « il est interdit d’attaquer ou de bombarder des villes, villages, bâtiments ou habitations non défendus ». Texte de la CPI  : le même sauf q’il rajoute « et qui ne sont pas des objectifs militaires ». Définition de l’objectif militaire : objectif dont la destruction apporte un avantage militaire précis (exemple : destruction d’un pont au cours d’une bataille pour empêcher la progression de l’armée ennemie). Définition en anglais : qui apporte « a definite military advantage » traduit par Israël par « avantage militaire certain…et ils expliquent que la destruction généralisée d’infrastructures civiles leur apportent un avantage militaire certain…

 

ii) le texte de la CPI reprend comme crime de guerre « le fait d’attaquer ou bombarder intentionnellement des populations civiles, des personnes civiles, ou des biens civils en tant que tels », mais sans la précision du Protocole de 1977 selon laquelle la présence de non civils isolés ne prive pas la population de sa qualité civile.

 

iii) est aussi crime de guerre pour la CPI le fait de mener attaques ou bombardements en sachant qu’ils peuvent causer des pertes civiles « manifestement excessives par rapport à l’ensemble de l’avantage militaire attendu ».  Les mots en italique ont été ajoutés au texte du Protocole. Interprétation des pays européens : une attaque est un ensemble d’opérations militaires et il faut juger de l’ensemble et non « des parties isolées ou particulières de l’attaque ». Les pertes civiles ne seraient ainsi jamais manifestement excessives si l’ensemble de l’avantage est de gagner rapidement la guerre…

 

La CPI peut poursuivre les crimes s’il y a demande du Conseil de sécurité (cas du Darfour) ou si au moins un des pays directement concernés a adhéré à la CPI (cas de plusieurs pays africains) ou a déclaré accepter sa compétence. Donc rien pour les crimes des Etats-Unis en Irak (surprise : le gouvernement irakien actuel n’accepte pas la compétence de la Cour …). Elle pourrait poursuivre les crimes, dont les bombardements de civils commis par le Royaume Uni en Irak. Le Procureur a déclaré explicitement que le texte de la CPI n’était pas celui du Protocole de 1977 et que les pertes civiles n’étaient pas manifestement excessives…

 

 

 



5 Annexe Géopolitique et stratégie

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

5-1 Ashanti Alston : « Les États-Unis n’ont jamais été une démocratie. »

 

Extrait

 

 

Figure historique du Black Panther Party (BPP) et de la Black Liberation Army (BLA), Ashanti Alston continue à militer pour transformer la société états-unienne et libérer sa communauté de l’oppression économique et du racisme. Dans l’entretien qu’il a accordé au Réseau Voltaire, il évoque les formes actuelles de contestation et exprime son admiration pour les mouvements de résistance arabes.

 

Résistance intérieure aux États-Unis

 

Réseau Voltaire : Pour commencer, pourriez-vous nous parler de votre expérience au sein du Black Panther Party (BPP).

 

Ashanti Alston : Je m’appelle Ashanti Alston. Je suis un ancien membre du Black Panther Party (BPP). J’étais également un soldat dans la Black Liberation Army (BLA), qui était une extension du mouvement [1]. J’ai aujourd’hui 63 ans. J’ai commencé cette lutte révolutionnaire dès ma jeune adolescence, à 14 ans. Je me suis engagé après une série de rébellions dans la communauté noire des États-Unis en 1967, qui était lasse de ne pas pouvoir trouver de moyen d’arrêter l’oppression raciste dont elle était victime. Tout cela m’a rendu politiquement conscient. J’ai donc commencé à lire Malcom X [2], en étant très attentif à ses discours. Entre 1969 et 1978, moi et mes proches amis avons envisagé des projets pour le BPP.

 

Ce qui était nouveau, c’est que le BPP voulait la libération complète des afro-américains en comprenant bien que cela ne pourrait se faire sans une révolution aux États-Unis qui détruirait toutes les bases capitalistes du pays. C’est pourquoi nous étions attentifs aux souffrances des autres opprimés, ainsi qu’aux autres mouvements de contestation à l’intérieur et à l’extérieur des États-Unis, et aujourd’hui partout dans le monde.

 

Ma ville natale, une petite ville de Géorgie, était réellement divisée par le racisme. Nous avons pourtant réussi à réunir des adolescents et à y établir un chapitre Black Panther, afin d’organiser la communauté noire autour de repas gratuits, autour de « hunstrick ». Nous voulions faire en sorte que l’histoire des noirs soit enseignée au lycée. Et tout simplement, nous voulions être présents auprès des gens de notre communauté, afin qu’ils puissent commencer à se dresser contre les brutalités policières et les autres formes de racisme. Avant même qu’une année ne se soit écoulée, moi et mon meilleur ami avons été victimes d’un coup monté où l’on nous accusait du meurtre d’un policier. Ainsi, ils nous ont enfermé et pendant 4 ans nous avons dû nous battre pour démontrer notre innocence.

 

 

Récemment, G.W.Bush a déclaré qu’il se revendiquait de Gandhi et de Martin Luther King [4]. Il a affirmé que la Maison-Blanche se rattachait à la « philosophie de la non-violence ». Comment est ce possible pour un néo-conservateur belliciste de dire ce genre de chose aujourd’hui ?

 

Ashanti Alston : Il est possible de dire ce genre de chose aujourd’hui, quand l’on vit dans une société fasciste. Quand l’on vit dans une société qui est encore plus avancée que celle décrite dans 1984, le roman de George Orwell, un président comme G.W. Bush peut se dire partisan de la non-violence, même quand il représente la pire machine de guerre qui ait jamais existé dans le monde. La plus triste des probabilités serait que G.W. Bush, et la classe dirigeante dans son ensemble, aient des services de relations publiques dans les médias de masse, qui, pour leur part, essayent actuellement de convaincre plusieurs millions de gens que ce que font les États-Unis dans le monde est juste. Ils peuvent convaincre ces gens en leur disant que cela est divinement juste, en invoquant Dieu. Je ne dirai pas Dieu lui-même, mais en se servant de la religion en ce sens.

 

C’est pourquoi énormément de gens se mobilisent à travers le monde afin de lutter contre cet empire. Bien que beaucoup de gens ne le savent pas, il y a des médias alternatifs comme le vôtre —Voltairenet.org— qui sont capables de « trouver les mots » et de rallier les gens à leur cause.

 

!

 

En tant qu’ancien activiste Black Panther, vous n’avez pas accès aux médias de votre propre pays. Qu’en est-il de la communauté noire en général ?

 

Ashanti Alston : Il est sans doute plus difficile aujourd’hui d’y avoir accès que cela ne l’était à l’époque. Parce qu’il n’y a pas beaucoup de médias noirs indépendants. Une des raisons pour lesquelles je dis que cela est plus difficile aujourd’hui, c’est parce que le système autorise les gens à protester, en même temps qu’il arrive à convaincre que ces voix dissidentes, comme les nôtres, sont celles de fous !

 

 

 

Les Black Panthers sont aujourd’hui désignés comme étant un mouvement terroriste…

 

Ashanti Alston : Oui. Et quand les gens commencent à croire que nos voix sont celles de terroristes et qu’elles ne vont pas les aider, ils passent à autre chose. Les médias ont un tel contrôle sur les émotions, que nos voix sont étouffées : elles ne peuvent avoir d’impact significatif. La seule chose que nous puissions faire, c’est de continuer car il y aura malgré tout toujours des gens réceptifs à notre message. C’est la seule façon que nous avons pour faire s’écrouler ce système. De leur côté, ils font tout pour que nous ne puissions pas nous exprimer autrement que par l’intermédiaire de leurs médias. Ils essayent de convaincre de plus en plus de gens de rejoindre le système, leur message est : « N’essayez pas de construire vos propres médias, devenez une part des médias de masse si vous voulez être la voix de votre peuple ! »

 

 

 

Le Black Panther Party aux États-unis

 

 

On connaît aujourd’hui la façon dont le FBI s’est acharné sur le Black Panthers Party. Un acharnement qui s’est étendu à tous les mouvements « radicaux » avec le « CointelPro ». En sachant que tous les mouvements contestataires ont toujours été surveillés de très près —au mieux discrédités, au pire éliminés— peut-on dire que les États-Unis sont vraiment une démocratie ?

 

Ashanti Alston : J’irai encore plus loin en disant que les États-unis n’ont jamais été une démocratie. Ils se sont établis sur ce continent en exterminant les populations indiennes qui y habitaient. Ils ont été en Afrique pour kidnapper des millions de noirs et en faire esclaves, etc. Si l’on se souvient que tout cela a servi de base à ce qui allait devenir les États-Unis, alors force est de constater que ce pays ne pourra jamais être une démocratie ! Dans ces circonstances, ce pays ne peut être qu’une société de classe basée sur l’oppression raciale, même si les apparences de la démocratie ont été maintenues pour servir les intérêts de la classe dominante. C’est pourquoi il y a toujours eu tant d’oppositions entre les blancs et les noirs, les riches et les pauvres, les hommes et les femmes. Ils usent et abusent du mot « démocratie » depuis le commencement pour donner l’impression que les États-Unis sont un pays plein d’humanité. Pourtant, cette société a toujours été corrompue. Nous devons donc faire attention à ne pas croire en sa propagande. Les gens qui vivent en bas de l’échelle sociale n’ont jamais vécu l’expérience de la démocratie. Et même s’ils ont eu le droit d’y participer, cela n’a jamais été pour autre chose que pour maintenir cet état de fait.

 

 

 

Est-ce que le « Patriot Act » est la continuation du « Cointel Pro » ?

 

Ashanti Alston : Le Patriot Act est sans aucun doute sa continuation, du fait que le Cointel Program n’était pas seulement destiné à contrer le mouvement noir, mais tous ceux qui résistaient à l’oppression sur le territoire des États-Unis. Le Patriot Act, c’est exactement la même chose ! Pour beaucoup d’entre nous, qui sommes encore dans la lutte de la communauté noire et qui étaient déjà présents dans les années 70, il est évident que le Patriot Act est la continuation du précédent. Mais pour ceux qui ne peuvent voir le lien qui existe entre ces deux programmes, le Patriot Act paraît une nouvelle forme d’oppression.

 

Le système use de sa force répressive pour essayer d’abattre toute forme de résistance. C’est probablement pour cela que nous avons assisté en janvier 2007 à l’arrestation de 8 anciens membres du BPP des années 70. C’était des grand-pères qu’ils ont arrêtés ! Nous pensons que cela a été décidé dans le but de faire passer un message très précis auprès de la jeune génération : « Avant de penser à faire quoi que ce soit qui ressemblerait à ce que les Black Panthers ont pu faire dans la BLA , regarder d’abord ce qui peut vous arriver ! » C’est du fascisme. « Nous faisons de la répression avant même que vous ayez pensé à résister ! » Nous ne laisserons pas ces choses se faire. Quel que soit le nom que puisse avoir ce programme.

 

 

 

Les mouvements contestataires des années 60, aussi bien culturels que politiques, se sont épanouis dans un contexte particulier, celui de la guerre au Vietnam. Aujourd’hui, les États-unis semblent traversent une situation de crise semblable, avec l’Afghanistan et l’Irak. Mais quelles sont les forces dissidentes en présence ?

 

Ashanti Alston : L’un des mouvements les plus visibles aux États-Unis est le mouvement contre la guerre en Irak. En fait, ce sont principalement des gens issus de la communauté blanche qui sont rentrés dans ce mouvement pour arrêter la guerre à l’étranger, mais ils ne reconnaissent pas la guerre qui est livrée aux citoyens des classes pauvres, à l’intérieur même des États-Unis, parce que cela évoque à nouveau la question du racisme. Pourtant ce mouvement continue à rassembler les gens. Il est arrivé à certains moments que sept millions de personnes soient sorties dans les rues pour manifester contre la guerre. Mais dans le même temps, ceux qui sont au bas de la société sentent qu’il y a une guerre menée contre eux. Si ceux qui manifestent veulent avoir une véritable honnêteté intellectuelle, ils doivent le reconnaître.

 

 

 

Au delà de la contestation de la guerre d’Irak en elle-même, est-ce que ce mouvement mène une véritable critique sur les causes de ces guerres ?

 

Ashanti Alston : Je dirai que beaucoup de ces gens qui sont contre la guerre sont ce que j’appellerai des « libéraux ». Ils ne portent pas leurs critiques et leurs analyses assez profondément dans le système. Ils sont juste contre la guerre, et non contre le capitalisme qui a créé les conditions de cette guerre. Beaucoup d’entre eux ne sont pas préparés à cela. Il est plus sûr d’être seulement contre la guerre en Irak, plutôt que de remettre en cause les fondations mêmes des États-Unis, de cet empire qui a permis que cette guerre se fasse.

 

 

 

Les idées du mouvement anti-guerre sont donc équivalentes avec celles du Parti démocrate ?

 

Ashanti Alston : Elles ne sont pas très éloignées du Parti démocrate, mais aussi des républicains, dans le sens où les deux veulent que le système soit maintenu. Cependant, le mouvement anti-guerre a le potentiel de virer à gauche et de devenir réellement révolutionnaire. Il faudrait que ces dirigeants changent. La plupart de ceux qui le dirigent ne sont pas réellement critiques envers cette société de classe, basée sur des discriminations raciales.

 

Y’a t-il d’autres mouvements contestataires aux États-Unis ?

 

Ashanti Alston : Il y a toujours une résistance aux États-Unis mais vous n’en entendez pas parler à cause du pouvoir des médias de masse. Cela est difficile, même pour les gens habitant aux États-Unis, de savoir qu’il y a des gens qui se battent ici. J’ai souvent l’opportunité de parler dans des universités ou devant ma communauté : la plupart d’entre eux sont des gens mal-informés sur les différentes formes de résistance qui sont en activités, même les activistes ! Alors j’imagine très bien ce que cela doit être pour les personnes vivant en dehors des États-Unis. Tous doivent penser que nous sommes complètement soumis à l’empire !

 

Le programme du Black Panther Party se voulait populaire et pragmatique, dans le but de répondre aux besoins et aux difficiles conditions de vie de la communauté noire des années 60 et 70 [7]. 30 ans plus tard, est ce que l’on peut dire que la situation des ghettos noirs états-uniens a évolué ?

 

 

 

 

Vous parlez d’un point important et méconnu à l’étranger, celui du travail forcé dans les prisons états-uniennes. Vous avez passé vous même plusieurs années en prison à cause de votre combat révolutionnaire dans la Black Liberation Army. Je suppose que vous avez suivi l’évolution des conditions de vie en prison depuis. Qu’en est-il aujourd’hui ?

 

N°127 journal de l'Afghanistan dossier 25-10 Suite

3-3 Point de vue de Annelise Arcq : Etats-Unis en Afghanistan : Crimes sans châtiments?
En pleine préparation pour une nouvelle guerre contre l'Irak les Etats-Unis tentent à tout prix de protéger les crimes de leurs soldats en Afghanistan.

 

Des charniers entiers d'Afghans sauvagement assassinés ont été trouvés dans la région, l'implication US est-elle établie?

 

Pourquoi les Etats-Unis refusent-ils de reconnaître la Cour Pénale Internationale (CPI) de La Haye ?

 

Nous en faisions état déjà le 26 juin dernier: lorsque la ville de Kunduz est tombée aux mains de l'armée du général afghan Abdul Rachid Dostom, allié des Etats-Unis, le 24 novembre 2001, des milliers de talibans et de combattants d'al-Qaïda se sont rendus aux nouveaux maîtres du pays. Des négociations, menées en présence d'Américains, ont fixé les termes de la reddition : les talibans pourraient rentrer chez eux et les hommes de Ben Laden pourraient quitter l'Afghanistan et rentrer dans leur pays.

 

Mais Dostom n'avait pas l'intention de respecter les termes de la reddition. Les prisonniers ont été chargés dans des containers hermétiques. Des centaines d'entre eux sont morts d'asphyxie, dans d'atroces souffrances, ou ont été abattus.

 

Une odeur de charnier

 

 

 

Dans un documentaire présenté en juin dernier devant des membres du parlement européen, Jamie Doran, journaliste indépendant, avait enquêté sur ce «convoi de la mort». Selon son documentaire Massacre à Mazar, des soldats américains ont demandé aux Afghans de se débarrasser des containers remplis de prisonniers, pour éviter que cela n'apparaisse sur des photos satellites.

 

 

 

Doran a recueilli les témoignages de chauffeurs de camion et de soldats afghans selon lesquels certains prisonniers avaient frappé contre les parois, hurlant, suffoquant, devenant à moitié fous pour une goutte d'eau ou un filet d'air. Des soldats afghans affirment que des officiers US ont donné l'ordre aux militaires afghans de tirer dans les containers.

 

 

 

L'un d'eux rapporte avoir vu un soldat américain briser la nuque d'un prisonnier et arroser d'acide d'autres prisonniers. «Ils faisaient ce qu'ils voulaient, nous n'avions pas le pouvoir de les empêcher», affirme-t-il. Doran demandait que le site des fosses communes soit protégé, car le risque était grand que les traces de ces crimes de guerre soient nettoyées par l'Alliance du Nord ou les Américains.

 

 

 

Les révélations de Jamie Doran ont été confirmées par des journalistes du journal allemand Die Zeit, qui fait encore état d'un autre massacre dans la ville de Mazar-i-Sharif lorsqu'elle était occupée par les troupes de l'Alliance du Nord. Des combattants talibans s'étaient retranchés dans une école du centre ville d'où ils défendaient leurs positions. L'aviation américaine est entrée en action pour vaincre cette résistance. Après l'action, la Croix Rouge a dénombré 570 corps. On se souviendra aussi de l'assaut donné contre la prison de Qala Jangi, la forteresse où éclata le 25 novembre une émeute très meurtrière, où plus de 600 prisonniers talibans ont péri en présence et avec l'aide de troupes américaines.

 

 

 

En janvier et février, une équipe de Physicians for Human Rights (PHR), une organisation basée à Boston, avait enquêté sur les «convois de la mort» et découvert les charniers, à Dasht-e Leili.

 

 

 

L'hebdomadaire Newsweek revient largement sur ces convois dans son édition du 26 août. Selon Newsweek, un mémorandum confidentiel des Nations Unies estime que les découvertes faites dans les fosses communes «suffisent pour justifier une enquête criminelle officielle.» «Considérant la sensibilité politique de cette affaire, et pour des raisons de sécurité, il est fortement recommandé que toutes les activités relevant de ce cas soient arrêtées jusqu'à ce que soit prise une décision concernant la finalité : procès criminel, commission vérité ou autre.» Mais ce mémorandum est resté sans suite. Des responsables genevois de la Croix Rouge , rencontrés à Kaboul par l'équipe de PHR, avaient confié avoir de «graves inquiétudes» quant au traitement des prisonniers par les troupes US et leurs alliés. Et dans son bureau de Kandahar, la Croix rouge a présenté aux journalistes un survivant d'un des containers, Sardar Mohammed, 23 ans, qui affirme avoir compté plus de 1.000 victimes n'ayant pas survécu au convoi.

 

Accusations de crimes de guerre

 

 

 

«Des forces US étaient présentes dans la région à cette période, dit Jennifer Leaning, professeur à l'Ecole de santé publique de Harvard et membre de l'équipe de PHR. Que savaient les Américains, quand, et où, et qu'ont-ils fait?»

 

 

 

Newsweek rapporte que la A-team 595 des Special Forces ­ les troupes de choc de l'attaque US contre les Talibans ­ avait été assignée pour travailler avec le général Dostum (chaque A-team est assignée à un commandant local). Elle a établi le contact avec Dostum le 19 octobre dans ses quartiers généraux, au sud de Mazar-i-Sharif.

 

 

 

Le 4 novembre, l'Alliance du Nord a donné l'assaut à Mazar, un assaut orchestré notamment par les Special Forces, dont deux A-teams. A-team 595 a assisté Dostum lors des négociations qui ont entouré la reddition des prisonniers talibans. Les jours où les convois de la mort sont arrivés à Shebergan, des troupes des Special Forces étaient dans la région et s'occupaient principalement de la sécurité dans la prison.

 

 

 

Une équipe des services secrets US, en tenue de combat, était présente dans la prison et opérait la sélection des membres d'al-Qaïda. Le colonel Mulholland, commandant du Fifht Special Forces Group, rapporte que la A-team savait qu'un nombre important de prisonniers talibans étaient morts sur le trajet vers Shebergan. Mais bien entendu, l'armée américaine nie toute implication: «Nos soldats affirment qu'ils n'ont vu transporter des prisonniers que dans des camions découverts et que les détenus recevaient eau et nourriture [...]. Tous ont appris que s'ils étaient témoins d'atrocités, ils devraient agir pour y mettre fin», a déclaré au Monde l'un de ses porte-parole, le lieutenant colonel David Lapan.2 Ce peloton d'élite suivait pas à pas le seigneur de la guerre Dostom, devenu ministre. Des bérets verts si efficaces et héroïques que leur capitaine a reçu, en avril, les honneurs officiels de son Etat du Kansas.

 

 

 

Les accusations de crimes de guerre se multiplient donc envers les Américains et leurs alliés afghans. Depuis que les troupes US sont arrivées en Afghanistan en octobre dernier, l'administration Bush considère sa campagne comme une guerre américaine contre le terrorisme, une guerre contre les Talibans pour laquelle elle fait appel aux services de l'Alliance du Nord, son allié sur le terrain. Ce sont clairement les Américains qui ont le contrôle. Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld décrivait en ces termes les relations des forces armées US avec l'Alliance du Nord: «Dans le Nord, les Special Forces US sont enrôlées dans des éléments de l'Alliance du Nord, et les ont assistés dans les communications afin d'apporter de la nourriture, des munitions, des équipements médicaux, des tenues d'hiver, ainsi que pour communiquer avec la force aérienne que fournissent lkes Etats-Unis.»

 

 

 

Depuis des mois, l'Afghanistan est sous surveillance militaire intense, avec du matériel électronique hypersophistiqué utilisé pour surveiller les déplacements de troupes. Comment le mouvement d'un convoi de containers n'aurait-il pas été repéré? Comment la mort de centaines sinon de milliers de prisonniers et leur déchargement dans le désert auraient-ils pu passer inaperçus? D'une part, les Américains se vantent d'aller chasser le terroriste en Afghanistan, mais lorsque l'évidence de massacre se fait de plus en plus présente, l'administration Bush prétend qu'elle n'a rien à voir avec cela?! L'Alliance du Nord agissait à l'initiative de l'administration Bush. A plusieurs reprises, la Maison Blanche a répété que les combattants talibans, assimilés à Al-Qaïda, étaient des «combattants illégaux» qui n'étaient pas protégés par les Conventions de Genève.

 

 

 

Plusieurs enquêtes, dont celle de Newsweek, rapportent l'évidence que des crimes de guerre ont été commis. Toutes confirment la présence de personnel militaire américain sur le terrain à différents stades des atrocités. Une enquête pour crimes de guerre, non seulement envers l'Alliance du Nord mais aussi à l'encontre de militaires américains et de l'administration Bush est nécessaire. Et tôt ou tard, ces derniers pourraient être amenés à devoir répondre de leurs actes devant la Cour Pénale Internationale. Ce dont ils tentent actuellement de se prémunir.

 

 

 

Pourquoi les Etats-Unis refusent-ils de reconnaître la Cour Pénale Internationale (CPI) de La Haye ? Pourquoi multiplient-ils les pressions sur les pays ayant signé le traité fondateur de la Cour , pour signer des accords bilatéraux?

 

 

 

Sur base de l'exemple afghan, on comprend mieux pourquoi. Dans ces accords, les deux signataires s'engagent à ne pas livrer leurs ressortissants à la CPI. Les citoyens américains seraient ainsi assurés de ne jamais se retrouver devant la CPI , qui poursuit des individus soupçonnés de crimes de guerre ou de génocide. Pour inciter les pays tiers à signer les accords proposés, le Congrès américain vient d'adopter une loi que le président Bush a signée dernièrement. Cette loi prévoit de stopper l'aide militaire aux pays qui refuseraient d'accepter le pacte de non-extradition mutuelle. Ce que craignent les Etats-Unis, c'est que l'administration et les militaires américains en mission à l'étranger soient l'objet de procès «politiques», mais surtout qu'une instance internationale vienne jeter un grain de sable dans le sale jeu de la grande puissance américaine. Surtout que personne ne vienne mettre son nez dans les affaires puantes de l'administration américaine!

 

Annelise Arcq

 

http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=BY&langue=1&id=15175
9 septembre 2002

 

 

 


3-4 Entretien avec Mohammed Daud Miraki : La souffrance des Afghans sous l’occupation et la guerre .

 

German-foreign-policy.com : Des troupes occidentales ont envahi l’Afghanistan, soi-disant dans le but d’apporter la démocratie et de meilleures conditions de vie. Vous êtes allé en Afghanistan. Qu’avez vous vu ? La démocratie et de meilleures conditions de vie ?

 

Mohammed Daud Miraki : Non, pas du tout. Absolument pas. Vous savez, la démo­cratie ne décrit pas quelque chose de concret, c’est seulement une conception de base. On peut seulement s’orienter sur ce que les ­grandes puissances désignent comme leur référence de succès : des élections et une Constitution. Cela ne signifie par contre rien pour le peuple afghan. Il ne peut pas transformer la Constitution en pain ou en vêtements, en médicaments ou en logement. De ce fait la « démo­cratie » n’est qu’une généralité. Chaque puissance au cours de l’histoire a eu son propre adjectif et l’une ou l’autre explication pour nommer ses objectifs impérialistes. Le terme « démocratie » arrange les Américains pour déguiser leurs terribles intentions.

 

Quelle est véritablement la situation en Afghanistan ?

 

Là où la misère se trouve, une affreuse misère et l’absence d’espoir, toutes les sortes de normalité, qui ont auparavant prévalu dans la famille, dans le voisinage, cessent d’exister. Ecoutez, quand les gens sont bombardés et tués, chacun ne pense qu’à soi. Il n’y a plus de vie sociale normale. Les priorités des gens changent, leur approche de la vie change, et les perspectives des gens sur les choses qui doivent être faites changent aussi. La première priorité des gens en Afghanistan est la question : où peuvent-ils trouver de la nourriture, comment peuvent-ils se procurer de l’alimentation pour remplir leur estomac.

 

Et en trouvent-ils suffisamment ?

 

Bien sûr que non. Malheureusement, en parallèle de l’invasion américaine, le coût de la vie a augmenté de façon exponentielle. Les prix pour les terrains, les logements, les loyers par exemple ont énormément augmenté. Avant l’invasion, on pouvait louer une petite maison pour 50 dollars par mois. La même maison coûte aujourd’hui 1500 dollars par mois. Avant l’invasion, on pouvait louer une maison dans un quartier aisé de Kaboul pour 300 à 350 dollars par mois. Le loyer pour la même maison coûte aujourd’hui 15 000 dollars par mois. L’économie s’est donc adaptée aux ­forces d’occupation, aux ONG internationales et aux entreprises de conseil étrangères. Il n’y a rien pour les Afghans. Les Afghans sont de plus en plus mis à l’écart, déshumanisés et réduits à l’état de victimes. Celui qui peut manger 3 fois par jour, est l’homme le plus heureux du monde. En Afghanistan, c’est un luxe de manger 3 fois par jour.

 

La guerre en Afghanistan a rendu beaucoup d’enfants orphelins. Comment vivent-ils ?

 

Bien sûr, il y a beaucoup d’orphelins, déjà de la dernière guerre. Puis les bombardements des Américains et de leurs alliés ont encore dégradé la situation déjà précaire des orphelins. Les orphelins sont vraiment les victimes principales. Ils doivent chercher leur nourriture eux-mêmes et n’importe où, ils sont livrés à eux-mêmes pour survivre. Ils sont kidnappés par des organisations criminelles et vendus dans le monde entier à des pédophiles, mais aussi à des entreprises militaires américaines comme Blackwater, Brown and Root etc. pour des abus sexuels. Ils sont exclusivement vendus pour l’exploitation sexuelle, puis rejetés et finalement exécutés ou victimes d’autres horreurs possibles. Ils sont également kidnappés par des criminels, pour leur faire l’ablation d’organes – leurs reins, leur foie, etc. – et les vendre à des syndicats criminels internationaux pour des transplantations. Certains criminels réalisent leurs transactions avec ces orphelins de manière complètement illimitée.

 

Dans quelles conditions vivent les réfugiés ?

 

Depuis l’invasion il y a 6 ans, la propagande américaine affirme qu’il y a un développement, une reconstruction, que tout fonctionne bien. Les réfugiés au Pakistan et en Iran ont été contraints de revenir en Afghanistan. Ils se retrouvent par contre dans une situation encore plus terrible qu’avant. Ils retournent dans un pays dont le gouvernement n’est pas en situation de leur apporter une aide minimale. Ils deviennent finalement des proscrits dans leur propre pays. Ils ne peuvent aller nulle part, ils ne peuvent rester nulle part, ils n’ont pas de toit au-dessus de la tête, rien pour nourrir leur famille, rien pour protéger leur famille. Leurs enfants meurent pendant les nuit froides – il fait vraiment très froid en Afghanistan – , et il y a beaucoup de maladies. S’y ajoutent les réfugiés repoussés à l’intérieur du pays, qui fuient devant les bombardements de l’OTAN dans le sud et dans l’est du pays. Les bombardements obligent les habitants à quitter leurs villages et à chercher refuge dans un camp de réfugiés, là où beaucoup d’enfants et d’adultes meurent de faim. L’OTAN et l’Occident disent : « Oh, nous sommes là pour amener la sécurité. » Mais avec des armes à feu et la destruction d’êtres humains on ne peut pas amener la sécurité.

 

On dit que les troupes de l’OLI (« Opération liberté immuable ») utilisent des munitions à l’uranium appauvri…

 

Ils les utilisent en énormes quantités. Ils ont utilisé plus de 1200 tonnes de munitions à l’uranium appauvri. Cela a provoqué une quantité de malformations d’origines géné­tiques chez les nouveau-nés. Cela a provoqué des cancers et de nombreuses autres maladies inexplicables. Par exemple des femmes de la région de Tora Bora, ainsi que des animaux, ont des avortements spontanés. Ils ne peuvent pas porter leur descendance à terme. Les bébés développent le cancer avant leur naissance dans le ventre maternel. Les enfants naissent avec le cancer ou des malformations. Cet uranium a une demi-vie de cinq milliards d’années, cela veut dire que le peuple afghan est condamné à une mort lente. C’est une tragédie – malheureusement les Afghans ne peuvent pas fuir leur pays, et leur pays ne peut pas les fuir. C’est pourquoi je suis en train de ramasser de l’argent, pour créer un centre de recherche qui pourrait aider. Si l’argent utilisé pour tuer les ­hommes avait été investi dans la construction d’un centre de recherche pour trouver comment on doit réagir devant ces munitions à l’uranium appauvri, cela aurait été beaucoup plus productif.

 

Mohammed Daud Miraki 

 

15 -10-2007

 

Traduction Horizons et débats

 

 

 


3-5 Point de vue de Guy Charron : Le gouvernement conservateur du Canada avalise un général prônant une intervention agressive en Afghanistan.

 

Le gouvernement conservateur canadien a démenti un reportage de CTV diffusé au début du mois d'octobre laissant entendre qu'il envisageait ne pas renouveler le contrat du chef d'état-major des Forces armées canadiennes, Rick Hillier, qui arrive à échéance en février 2009. Connu pour être proche du corps officier et des forces de sécurité, le gouvernement a rapidement levé toute ambiguïté sur l'avenir du général Hillier. Le premier ministre Stephen Harper l'a qualifié de « soldat remarquable » et son ministre de la Défense , Peter McKay, a précisé que le « premier ministre est très satisfait » de Hillier.

 

Les milieux militaires ont exprimé leur indignation devant l'annonce d'un possible condégiement du général en temps de guerre, ce qui serait selon eux un acte proche de la trahison. « S'ils devaient le retirer à cette étape en ne renouvelant pas son contrat en février, ce serait une grosse gifle », a dit Scott Taylor, le rédacteur en chef de l'hebdomadaire militaire Esprit de corps.

 

Hillier qui fut nommé à son poste par le gouvernement libéral de Paul Martin a joué, de mémoire d'homme, un rôle politique comme aucun autre chef de l'état-major avant lui. Alors que l'élite canadienne a, durant la Guerre froide, mené ses interventions militaires à l'étranger en se donnant une image de « gardien de la paix »,  le général est applaudi par ses supporteurs pour être intervenu dans le débat politique afin de raviver les traditions militaristes du Canada et préconiser un rôle agressif pour l'armée.

 

Hillier s'est fait le porte-parole des sections de plus en plus dominantes de l'élite canadienne qui ne voulaient pas que le Canada se limite « à diriger la circulation à Kaboul ». Il est crédité pour avoir convaincu Paul Martin, alors premier ministre libéral, de modifier le rôle de l'armée canadienne en Afghanistan afin de prendre part aux combats à Kandahar dans le cadre d'une opération de contre-insurrection menée sous l'égide de l'OTAN.

 

Le Canada fait partie de la « coalition de volontaires » menée par les forces américaines qui ont envahi l'Afghanistan en 2001. Cette opération militaire, quoique lancée au nom de la « guerre contre le terrorisme », a pour but véritable le contrôle de l'Asie centrale, région cruciale de par sa position géostratégique et les réserves importantes de gaz et de pétrole dont elle dispose. Depuis 2005, l'armée canadienne est au front dans la province de Kandahar au sud de l'Afghanistan, connue pour être le fief des talibans. Sur les 2500 soldats canadiens déployés en Afghanistan, il y a déjà eu 71 morts et environ 500 blessés. Cette mission est la plus importante dans laquelle le Canada a participé depuis la guerre de Corée il y a plus de cinquante ans.

 

Hillier a aussi joué le rôle dirigeant dans la création d'une équipe de Canadiens, la plupart étant des officiers de l'armée canadienne, conseillant le président fantoche de l'Afghanistan, Hamid Karzaï, avec la liberté d'intervenir dans tous les ministères. Avec un rôle clairement politique, cette équipe d'une vingtaine de membres est directement sous les ordres du général canadien. L'Equipe consultative stratégique, comme on la nomme, coordonne les affaires de la plus haute importance pour les nations impérialistes qui soutiennent le gouvernement Karzaï (voir Les « ministres canadiens » du gouvernement afghan d'Hamid Karzaï).

 

Le gouvernement Harper défend si vigoureusement Hillier parce qu'il cherche à implanter le tournant militariste dont ce dernier est devenu le symbole. Dans les derniers jours de la dernière campagne électorale en 2006, Harper avait déclaré qu'il développerait les Forces armées canadiennes (FAC) jusqu'à ce que les grandes puissances en prennent note. Une question centrale de la politique de son gouvernement a été de réhabiliter l'idée que les FAC sont un instrument de guerre et que ce rôle est une composante essentielle de la position géopolitique du Canada.

 

Peu après son élection, devant une foule de quelques centaines de supporteurs de l'armée rassemblée devant les édifices du Parlement canadien, Harper avait repris une citation controversée d'Hillier, déclarant que c'était le soldat qui était la source des libertés canadiennes. Au contraire, les droits démocratiques ont historiquement été arrachés par les classes populaires dans une lutte pour limiter les droits des puissants et des bien nantis. Et le plus souvent, c'est lorsque les soldats envoyés pour réprimer la population se sont plutôt rangés de ses côtés que les grands gains démocratiques ont été conquis.

 

Plus récemment en Chambre des communes, Harper avait violemment attaqué Stéphane Dion, le chef de l'opposition officielle, parce qu'il tentait d'utiliser le fait que l'armée canadienne était complice de la torture des prisonniers afghans pour se faire un peu de capital politique. Harper avait répliqué avec mépris à Dion qu'il n'avait pas à lui répondre parce qu'il n'était pas membre de l'armée. Selon les principes de la démocratie bourgeoise, l'armée est soumise au pouvoir civil et toutes les questions politiques et militaires sont discutables au Parlement, encore plus par le chef de l'opposition officielle.

 

Le reportage qui a fourni aux conservateurs l'occasion de réaffirmer leur soutien plein et entier à Hillier citait des sources au sein du parti conservateur selon qui Hillier aurait irrité le gouvernement parce qu'il avait pris « plus de place dans les médias que ses maîtres politiques » et « miné l'ancien ministre de la Défense ». Gordon O'Connor, un brigadier-général de l'armée canadienne à la retraite et devenu lobbyiste pour l'industrie de l'armement, a perdu son poste de ministre de la Défense lors du dernier remaniement ministériel en août 2007. Il avait été critiqué pour la façon dont il avait géré la question des prisonniers afghans faits par l'armée canadienne qui avaient été torturés par les forces de sécurité afghanes auxquelles ils avaient été remis. Hillier faisait partie de ceux qui ont demandé que O'Connor soit sacrifié afin de ne pas rendre la mission afghane encore plus impopulaire aux yeux d'une population canadienne largement opposée à la guerre en Afghanistan.

 

Le fait que Hillier ait prévalu dans cette querelle interne sur la meilleure façon pour l'élite de « vendre » aux Canadiens une guerre dont ils ne veulent pas, et l'endossement qu'il a obtenu du gouvernement conservateur, indiquent un profond changement dans les rapports entre l'armée et le pouvoir politique où l'armée a une influence grandissante dans les questions de la politique étrangère et de façon générale dans les affaires politiques canadiennes.

 

Guy Charron

 

Dimanche 21 Octobre 2007

 

Sources WSWS

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

 


3-6 Point de vue de Karl Müller : Colonialisme : Le Parlement allemand prolonge d’un an l’engagement de la Bundeswehr au sein de la FIAS.

 

Quelque soient les prétextes ayant servis à justifier l’invasion de l’Afghanistan, cette guerre se résume à une opération coloniale. C’est en violation du droit international qu’une force multinationale, placée sous l’égide de l’OTAN, occupe aujourd’hui ce pays. Alors même que ce conflit apparaît tous les jours plus encore comme une impasse, le Parlement allemand a décider de prolonger la participation de la Bundeswehr à ces opérations.

 

Le 12 octobre, le parlement allemand a décidé par vote de prolonger d’un an l’engagement de la Bundeswehr dans la cam­pagne FIAS en Afghanistan. 453 députés ont voté pour, 79 contre et 48 se sont abstenus. Le Parlement ne s’est pas non plus opposé à l’obligation imposée par le Gouvernement de voter en même temps l’engagement au sein de la FIAS et l’envoi de Tornados allemands dans la région de guerre en Afghanistan, décidé pour la première fois au mois de mars. Les 79 voix contre et les 48 abstentions sont de précieuses voix contre la politique allemande quant à l’Afghanistan. Elles résultent de l’engagement de tous ceux qui ont fourni un très gros travail d’information depuis des années, des mois et des semaines.

 

Le vote concernant l’engagement allemand au sein de la soi-disant « Opération liberté immuable » (OLI), dont les USA ont le commandement, a été reporté par le Gouvernement au mois de novembre. On veut faire croire à la population qu’il s’agit de projets différents. Mais c’est faux. Ces deux engagements, d’une part celui de l’OLI mené de façon illégale du point de vue du droit international par les États-Unis (cf. « Raisons militant en faveur d’un « non » à la participation de troupes allemandes à l’OLI et à la FIAS  », in : ­Horizons et débats no 38, du 24 septembre) et d’autre part celui de la FIAS , couvert par plusieurs décisions du Conseil de sécurité, sont devenus, entre-temps, sur le plan du personnel, de l’organisation et de la stratégie si étroitement imbriqués qu’on peut parler d’unité. Et l’engagement des avions allemands Tornados est, malgré les démentis officiels, un lien important dans cette stratégie de guerre.
Les mois passés, les mass média —comme s’ils avaient été mis au pas— se sont pro­noncés en faveur de l’engagement militaire allemand en Afghanistan, se servant d’insupportables techniques manipulatives.
La grande majorité de la population allemande s’oppose pourtant depuis des années et de plus en plus fort à un engagement militaire à l’étranger. Cette constance dans le refus est de première importance, car il ne s’agit pas d’un mouvement d’humeur pas­sager, provoqué par un événement fortuit, mais bien d’une volonté fermement exprimée par une majorité de la population allemande.
Il en est donc d’autant plus inquiétant de voir la majorité des députés au parlement ­allemand se prononcer depuis 2001 une fois de plus en faveur d’un engagement militaire en Afghanistan, en contradiction avec la volonté populaire et en tout cas pas en tant que « représentants du peuple » comme cela est consigné dans l’article 38 de la Loi fondamentale. Cette façon de marquer, pendant des années, son mépris de la volonté des citoyens et citoyennes et de ne pas les laisser s’exprimer par les mass média, les bombardant bien au contraire de propagande de guerre, n’a plus rien à voir avec la démocratie.
C’est uniquement à quelques person­nalités et à des institutions indépendantes qu’on doit d’être informé sur la véritable situation en Afghanistan. Horizons et Débats a toujours ouvert ses colonnes à ces informations et continuera.

 

En prenant ces voix au sérieux, on constate­ :

 

1. L’engagement de l’armée allemande en Afghanistan, qui dure depuis six ans, n’a pas apporté davantage de sécurité dans ce pays dévasté. La violence a augmenté et fut cette année-ci pire, avec ses 5000 morts, que lors de l’invasion des troupes anglo-saxonnes – sans compter les innombrables victimes de la faim, des maladies, ainsi que des rayonnements et empoisonnements dus à l’utilisation des armes à l’uranium et autres systèmes meurtriers interdits par le droit international. Un rapport actuel de l’ONU fait état pour 2007 d’une augmentation de 30% du nombre de victimes.

 

2. Les interventions militaires et la guerre continuelle empêchent la mise en œuvre de l’aide humanitaire dont le pays a tant besoin. De nombreuses œuvres humanitaires, parmi elles celles des églises catholique et protestante, s’inscrivent en faux contre la prétention du gouvernement allemand que l’aide humanitaire a besoin du soutien militaire pour assurer sa sécurité (voir l’encadré à la page suivante). C’est le contraire qui est vrai, car dès que des militaires étrangers apparaissent sur place, l’aide humanitaire en souffre quand elle n’est pas carrément rendue impossible.

 

3. La population afghane ressent de plus en plus la présence de troupes étrangères comme une occupation semant la mort et le malheur. Et ce ne sont pas que les troupes états-uniennes qui sont mises au même niveau que les troupes russes autrefois haïes. Plus les troupes FIAS participent aux combats —et elles le font depuis que la « responsabilité » FIAS a été étendue à l’en­semble du pays sous la direction de l’OTAN— plus elles sont considérées, ainsi que leur pays d’origine, comme des ennemis de l’Afghanistan. À juste titre !

 

4. La résistance contre les troupes d’occupation grandit de jour en jour. On n’accorde plus de crédit à la prétention des puissances d’occupation quand elles parlent d’« extrémistes » ou de « terroristes ». La résistance s’est développée en un véritable mouvement de libération nationale et la défaite des armées d’occupation n’est plus qu’une question de temps. Peter Scholl-Latour et Seymour Hersh qui parlent de cette défaite à prévoir ne sont pas des journalistes superficiels, mais des auteurs de réputation mondiale.

 

5. L’engagement de l’armée allemande n’a en rien apporté un supplément de sécurité à l’Allemagne, en matière d’attaques terroristes. L’Allemagne n’est pas défendue dans les lointaines montagnes de l’Hindou Kouch. Bien au contraire : la menace d’un retour de flamme se dessine dans la mesure où les soldats allemands participent à ce régime insupportable d’occupation militaire. Une brochure en papier glacé propage « Paix en Afghanistan, sécurité pour nous tous ». Elle est diffusée par le gouvernement allemand pour plaider en faveur de l’engagement militaire. En fait, l’Afgha­nistan ne connaîtra pas de paix tant que le pays sera occupé.

 

6. Les troupes d’occupation n’ont vraiment aucun droit de maintenir ce pays sous leur domination et de lui imposer des gouvernements à leur gré. Le temps du colonialisme, de l’impérialisme, voire même de ce qu’on nommait par euphémisme, depuis la Première Guerre mondiale, les pays sous mandat, est bien passé. Il faut s’y faire. D’autant plus que c’est inscrit dans la charte de l’ONU et de la Déclaration des droits de l’homme. C’est le fondement même du droit international. C’est le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Les pays européens, en premier lieu l’Alle­magne, doivent prendre leurs responsa­bilités et mettre un terme aux fauteurs de guerre états-uniens, s’ils ne veulent pas être entraînés vers la défaite finale.

 

Instaurer la paix en Afghanistan est possible. Les forces de résistance ont déposé déjà en 2003 des propositions de paix. De tels plans existent également en Allemagne. Christoph Hörstel, par exemple, en a formulé un qui mérite d’être discuté sincèrement. L’ exigence du président afghan et du délégué de l’ONU pour l’Afghanistan de faire participer au gouvernement ceux qu’on appelle les Talibans va dans le bon sens pour obtenir un armistice. Le succès dépend toutefois de la volonté d’en finir avec la domination étrangère dans ce pays et de laisser ce peuple décider lui-même de son destin.
Chaque député doit être mis à contribution afin qu’il justifie publiquement sa décision. Aucun député ne pourra se tirer d’affaire par des prétextes. Chaque citoyen est obligé de se rendre compte de quoi il s’agit en s’informant davantage.
Il est important de ne pas s’arrêter à l’argumentation du Gouvernement (Talibans, terrorisme etc.) —aussi important qu’il soit d’y répondre— mais il faut davantage ­prendre en considération la toile de fond de politique mondiale de l’engagement militaire allemand en Afghanistan ; c’est-à-dire qu’il faut un débat public sur la participation allemande à la politique impérialiste et meurtrière de la superpuissance de guerre, des États-Unis – dont les victimes sont l’Afghanistan et les Afghans – prétentions impérialistes qui ne sont ni dans l’intérêt de l’Europe ni dans celui de l’Allemagne. En outre, il s’agira également de savoir dans quelle mesure les critiques prononcées par les politiciens allemands quant à la façon de mener la guerre des États-Unis, sont sérieuses et comment il faut interpréter les tentatives de présenter la politique allemande au sujet de l’Afghanistan comme « meilleure ». Une fois de plus la question se pose de savoir comment obliger les députés à respecter davantage la volonté des électeurs. En effet, il s’agit d’éviter qu’ils ­prennent leur élection comme carte blanche pour agir durant quatre ans par-dessus la tête de leurs électeurs.

 

Karl Müller


N°127journal de l'Afghanistan dossier debut 25-10

 Sommaire : Tirer à part  1 Le coût des guerres en Irak et Afghanistan atteindrait 2 400 milliards de dollars d’ici à 2017.  2 Les insuccès de l'OTAN. 1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 1 -1 Michael : Pourquoi les troupes canadiennes doivent se retirer immédiately de l'Afghanistan. 1-2 Crimes de guerre à l’Otan. 2 Brèves 2-1 Afghanistan : manifestation contre des troupes étrangères.  2-2 Des soldats en Afghanistan mettent en danger l’aide humanitaire. 2-3 Les acteurs humanitaires en Afghanistan perçus comme des représentants de la dominance occidentale. 3 Dossier & Point de vue 3-1 L’Otan au Jour le Jour... 1 Le secrétaire d’État à la Guerre Gates , a déclaré qu’il n’était pas satisfait. 2 La Force d'assistance à la sécurité (Isaf) sous commandement de l'OTAN compte actuellement 37.000 soldats en Afghanistan. 3 A la réunion informelle des ministres de la guerre de l’Otan aux Pays-Bas 4 Sur le terrain, les combats ont redoublé d'intensité. 5 L'OTAN a fait état mercredi de progrès. 3-2 Soutenu à bout de bras par l'Otan, le 'gouvernement' afghan exécute les prisonniers de guerre. 1 Afghanistan: Une critique du bout des lèvres. 2 Afghanistan : Ottawa cherche ses prisonniers. 3 Executions in Afghanistan unlikely to change NATO policy of handing over prisoners.  3-3 Point de vue de Annelise Arcq : Etats-Unis en Afghanistan : Crimes sans châtiments? 3-4 Entretien avec Mohammed Daud Miraki : La souffrance des Afghans sous l’occupation et la guerre. 3-5 Point de vue de Guy Charron : Le gouvernement conservateur du Canada avalise un général prônant une intervention agressive en Afghanistan. 3-6 Point de vue de Karl Müller : Colonialisme : Le Parlement allemand prolonge d’un an l’engagement de la Bundeswehr au sein de la FIAS. 3-7 Point de vue de Seymour Hersh : « L’Afghanistan sera bientôt perdu » 3-8 Point de vue de Peter Scholl-Latour : « Se retirer, dès que ce sera possible » 3-9 Sociologie de la guerre: Johan Galtung : «L’intervention de la Bundeswehr prolonge l’insécurité» 4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 4-1 Nous avons mille raisons pour manifester ce samedi le 27 octobre contre les guerres des Etats-Unis. 4-2 A propos du Droit international : à propos des bombardements des populations civiles. (Giorgio & JC Paye) 1 Michele Girgio : Le tabou des victimes civiles dans le collimateur. 2 Jean-Claude Paye : La fin des souverainetés et des libertés en Europe ? 3 Mise au point de Marie-Ange Patrizio. 4 Réponse de Daniel Iagolnitzer.

 5 Annexe Géopolitique et stratégie

5-1 Ashanti Alston : «Les États-Unis n’ont jamais été une démocratie».

 




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Tirer à part 

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Le coût des guerres en Irak et Afghanistan atteindrait 2 400 milliards de dollars d’ici à 2017.

Le coût des guerres en Irak et Afghanistan atteindrait 2 400 milliards de dollars d’ici à 2017.  

Le coût total des guerres en Irak et en Afghanistan pourrait atteindre 2 400 milliards de dollars d’ici 2017, selon un rapport officiel du Bureau du budget du Congrès américain (CBO)* publié mercredi 24 octobre. Selon ce rapport, les dépenses pour les guerres pourraient atteindre 1 700 milliards de dollars, auxquels il faudrait ajouter 705 milliards pour payer les intérêts d’emprunts, que le gouvernement américain devrait encore contracter d’ici à 2017. C’est la première fois que le CBO prend en compte les intérêts des emprunts relatifs aux dépenses engagées pour la guerre. Entre 2001 et 2017, les intérêts devraient s’élever à 415 milliards de dollars, auxquels pourraient s’ajouter 290 milliards de dollars, si les dépenses prévues sont dans la fourchette haute. Source 25-10 Al-Oufok http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4234

 


2 Les insuccès de l'OTAN. Les insuccès de l'OTAN à freiner la résistance qui se propage à travers le pays repoussent de plus en plus loin le retrait des militaires de la communauté internationale présents par dizaines de milliers en Afghanistan. Selon le chef d'État-major de l'armée canadienne, le général Rick Hillier, la corruption(lire la collaboration avec la résistance) et le manque de formation des militaires et des policiers afghans minent les chances de l’Afghanistan d'atteindre à court terme l'autonomie en matière de sécurité intérieure. Ainsi, le général Hillier estime que l'Afghanistan aurait besoin de doubler les effectifs de son armée pour être en mesure de faire face seul aux résistants talibans. Le chef d'État-major, a estimé que les efforts pour conquérir l’Afghanistan  pourraient bien encore prendre au-delà d'une dizaine d'années.

 

Ces commentaires du général canadien surviennent alors que l'ancien représentant spécial des Nations unies en Bosnie Herzégovine, le Britannique Paddy Ashdown, estime, lui, que l'OTAN a perdu la guerre en Afghanistan. « Je pense que nous avons perdu et que le succès, désormais, est improbable », a laissé tombé le diplomate britannique lors d'une entrevue au quotidien The Daily Telegraph. M. Ashdown, pressenti selon plusieurs observateurs pour le poste de coordonnateur international des Nations unies en Afghanistan, craint que l'impact de cette défaite militaire soit encore plus grave que la perte du conflit irakien par les États-Unis. « Ça signifie que le Pakistan va tomber et que ça va avoir de sérieuses conséquences pour notre propre sécurité », a expliqué le politicien britannique. Source : Presse canadienne 25-10.  

1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 1 -1 Michael : Pourquoi les troupes canadiennes doivent se retirer immédiately de l'Afghanistan. Michael Le 18 octobre 2007, 2 000 délégués du Congrès national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a décidé, en un vote presque unanime, d'exiger du gouvernement du Canada le retrait immédiat des troupes canadiennes de l'Afghanistan.  Le SCFP est le plus grand syndicat du Canada et représente un demi million de travailleuses/eurs canadiennes/iens.

Un peu plus tard le même jour, la Canadian Broadcasting Corporation (CBC), réseau de radio et de télévision d'État du Canada, le quotidien «The Globe and Mail» et le quotidien « La Presse » ont diffusé les résultats d'un sondage qu'ils ont payé conjointement et qui a été mené en Afghanistan par la firme de sondage canadienne Environics.  D'après le sondage de cette firme, un grande majorité des Afghan voudraient que les troupes canadiennes restent en Afghanistan.

Les travailleuses du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) se trompent-ils sur ce que la plupart des Afghans veulent vraiment?  Je crois que non, si je me base sur l'expérience que j'ai eue en écoutant des travailleurs et des intellectuels afghans parler sur l'occupation de leur pays.  Mais je suis, par contre, sceptique sur les conclusions du sondage effectué par la firme Environics.

En juin et en juillet 2007 j'ai voyagé pendant cinq semaines à travers l'Afghanistan en compagnie de Hamayon Rastgar, mon partenaire de recherche au sein du Groupe de recherche du Canada sur l'Afghanistan.  Hamayon, né en Afghanistan, est devenu citoyen du Canada et étudie à l'Université York.

Nous avons, Hamayon et moi, installé notre lieu central de travail à Kaboul puis nous nous sommes redus à Bamiyan et à Yawkawlang, au centre de l'Afghanistan, ensuite dans le Nord du pays, dans la province de Parwan, et dans le Sud, aussi loin que la ville de Ghazni.  Au cours de sa visite d'une durée de trois mois, Hamayon a voyagé encore plus vers le Nord à Mazar-e-Sharif et à Konduz, et dans le Sud, aussi loin que la ville de Kandahar.

Le but de notre visite était de demander aux citoyennes/ens afghanes/ans ordinaires, surtout aux travailleuses/eurs et aux étudiantes/iants, dont les opinions ne sont pas exprimées dans les médias internationaux et afghan, ce qu'elle/ils pensent de l'intervention militaire internationale dans leur pays.

Nous avons installé des caméras de vidéo à deux campus universitaires à Kaboul et à Bamiyan, à l'école normale (teachers' college) de Kaboul, à des coins de rue et dans des marchés, et, une fois, au sommet d'une montagne.  Nous avons invités des Afghanes/ans à nous dire, devant la caméra, ce qu'ils pensaient de l'interventio militaire internationale.  Nous avons pu tourner 13 heures d'enregistrement avant que, malheureusement, notre caméra tombe en panne.

Nous ne pouvons affirmer que la méthodologie que nous avons utilisée lors de nos recherches en Afghanistan conduise à des conclusions rigoureusement scientifiques.  Celles-ci dependent en effet des situations dans lesquelles nous nous trouvions et de notre choix parmi les personnes qui avaient accepté d'être interviewées ouvertement devant une caméra.  La grande majorité des personnes ont exprimé des opinions négatives sur l'intervention militaire internationale, et cela indique la possibilité d'une large possibilité d'erreurs dans le sondage d'Environics.  D'autre part nos observations sur le projet de développement international, ou plus précisemment l'absence d'un projet qui soit systématiquement mis en oeuvre à l'avantage de la majorité des Afghanes/ans semble indiquer un large degré d'erreur du sondage Environics.

Je me pose des questions sur le type de méthodologie utilisée par le sondage Environics.  Comment les organisateurs du sondage ont-il choisi les personnes qu'ils allaient interviewer?  Les personnes interviewées se sentaientaient-elle assez protégées pour pouvoir critiquer ouvertement le régime militaire théocratique dans lequel elles vivent?  Ces questions et de nombreuses autres concernant la méthodologie du sondage d'Environics ne sont pas répondues.

Le sondage réalisé par Environics a été payé par la CBC,  La Presse , le Globe and Mail, le Munk Centre for International Studies et le Centre for European, Russian, and Eurasian Studies (CERES).  Le sondage a été mené par Environics (at
http://erg.environics.net/media_room/default.asp?aID=653), qui a, à son tour a donné en sous-traitance la collecte de données au Afghan Center for Social and Opinion Research (ACSOR) de Kaboul, qui est une succursale de la firme états-unienne D3 Systems
Michael Skinner est étudiant au niveau du doctorat de Département de sciences politiques de l'Université York, chercheur au Centre d'études internationales et de sécurité de York [York Centre for International and Security Studies (YCISS) et membre du Groupe de recherche Afghanistan Canada [Afghanistan Canada Research Group (ACRG)]. Inc. (http://www.d3systems.com/).

 

Échec à la guerre

 

 

1-2 Crimes de guerre à l’Otan. Pierre-Henri Bunel est Saint-Cyrien, ancien officier d’artillerie, dont l’expertise est reconnue dans les domaines suivants : effets des explosifs sur les hommes et les bâtiments, effets des armes d’artillerie sur le personnel et les bâtiments, lutte anti-incendie sur les feux spécifiques, épaves et restes d’avions détruits. Il a notamment participé à la Guerre du Golfe, aux côtés des généraux Schwarzkopf et Roquejeoffre. "Puisque l’on m’a accusé de trahison, "crime" que je n’ai pas commis, je n’hésite pas à révéler ceux de certains de mes accusateurs. Il me paraît impossible de continuer à cautionner ce qu’il faut bien appeler des crimes de guerre, et qui se préméditent à l’Otan. Parce que l’Otan, c’est encore nous, les Français..." Pierre-Henri Bunel Commandant français, officier de renseignement, ayant eu quelques problèmes avec certains américains en Bosnie, ... Tout » auteurs de Mes services secrets, Souvenirs d'un agent de l'ombre, Flammarion, Paris 2001 ; Crimes de guerres à l'Otan, Edition n°1 2000, Editions Carnot 2001 ; Ces terroristes qui dévoilent l'Islam, Carnot, Paris, 2001. 
Auteur : Pierre-Henri BUNEL
Langue : Français
Éditeur : Carnot
On retrouve pas mal d'élément de Who Kill John O'neil les liens entre toutes les affaires stratégiques mondiales
http://video.google.fr/videoplay?docid= … 1725770787
http://video.google.fr/videoplay?docid= … 6256161835
Morceaux choisis:
WTC7:   http://video.google.fr/videoplay?docid= … 787#49m33s
Pentagone : http://video.google.fr/videoplay?docid= … 835#06m51s
Ben Laden, CIA et Afghanistan: http://video.google.fr/videoplay?docid= … 835#16m30s

Vol 77: 
http://video.google.fr/videoplay?docid= … 835#26m20s



2 Les Brèves Ndlr :  la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information   2-1 Afghanistan : manifestation contre des troupes étrangères.  Dans le sud de l'Afghanistan, un millier de personnes sont descendues dans les rues de Kandahar pour dénoncer les exactions commises par les troupes étrangères. Celles-ci fouilleraient des habitations en toute illégalité et aurait tué des innocents. Au cours des funérailles de deux religieux, des habitants en colère ont déclaré que les défunts sont les victimes de raids menés mardi soir par les forces étrangères dans la région de Zhari. Les responsables locaux menacent de s'armer si les troupes étrangères ne coordonnent pas leurs opérations avec les forces afghanes. Le président afghan, Hamid Karzai, avait déjà lancé de tels appels par le passé. Source : Xinhua . Le Quotidien du Peuple. 27 septembre 2007  

2-2 Des soldats en Afghanistan mettent en danger l’aide humanitaire.

« Le gouvernement allemand devrait prendre distance par rapport à la prétention de pouvoir protéger des aides humanitaires civiles par l’armée ou de demander à l’armée elle-même de donner de l’aide à la reconstruction. La première idée ne fonctionne pas : Nos expériences dans des situations de crise partout dans le monde depuis 50 ans prouvent que les aides humanitaires sont protégées surtout par leur stricte neutralité et par conséquent, par l’acceptation de leur présence dans tous les groupes de la société ! Et la deuxième idée coûte – en plus de tout le reste – beaucoup trop cher : l’aide humanitaire ou l’aide au développement, entreprises par l’armée allemande, coûtent bien trop cher ! » Source : Cornelia Füllkrug-Weitzel, directrice de l’œuvre sociale protestante « Pain pour le monde » dans une interview sur www.german-foreign-policy.com du 13/9/2007

2-3 Les acteurs humanitaires en Afghanistan perçus comme des représentants de la dominance occidentale.

« Les dangers auxquels nos collaborateurs sont exposés ne sont pas tellement une conséquence d’un fondamentalisme islamique au sein de la population, mais ils sont plutôt dus aux nouveaux plans stratégiques et tactiques des acteurs politiques et militaires.
Les nouvelles stratégies militaires contribuent à ce que les acteurs humanitaires en Afghanistan, mais aussi bien dans d’autres pays où l’Islam joue en rôle important tels la Somalie et l’Iraq, soient de plus en plus perçus comme des représentants de la dominance occidentale. Cela met en danger notre travail. En tant qu’organisation humanitaire qui a absolument besoin de la neutralité, nous refusons strictement d’être soumis à des agendas politiques.
Comme conséquence de l’effacement croissant des limites entre l’aide humanitaire civile et les opérations militaires effectuées dans le cadre d’un aide sous contrôle militaire, les engagements d’aide des organisations purement humanitaires deviennent plus dangereux. Autrefois, le drapeau de la Caritas (organisation d’aide de l’église catholique en Allemagne) ou de la Croix Rouge était une protection dans les régions en guerre.
Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. » Source : Dr. Oliver Müller, directeur de la Caritas internationale, à l’occasion d’une conférence dans le cadre de la présentation du rapport annuel 2006 de l’organisation à Berlin, le 13 juin 2006


3 Dossiers Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information   3-1 L’Otan au Jour le Jour... 1 Le secrétaire d’État à la Guerre Gates , a déclaré qu’il n’était pas satisfait par l’engagement des États membres de l’Otan sur le théâtre afghan. Gates a de nouveau tapé du poing sur la table lundi face aux réticences des États membres de l'OTAN à engager plus de troupes et de moyens en Afghanistan, et assuré que ce sujet serait au centre d'une prochaine réunion de l'Alliance.  « Je ne suis pas satisfait qu’une alliance dont les États membres ont plus de deux millions de soldats, de marins et de pilotes ne puisse pas trouver les modestes ressources supplémentaires qui ont été promises pour l’Afghanistan au sommet allié de Riga fin novembre 2006 » a-t-il martelé lundi lors d’une conférence de presse à Kiev. « Cela sera clairement le thème principal  de la réunion informelle des ministres de la guerre de l’Otan aux Pays-Bas qui doit se tenir mercredi et jeudi», a-t-il poursuivi. Source : AFP -24-10 & Daphné Benoit Agence France-Presse Le lundi 22 octobre 2007 2 La Force d'assistance à la sécurité (Isaf) sous commandement de l'OTAN compte actuellement 37.000 soldats en Afghanistan. Confrontés à une résistance plus acharnée que prévue et à des pertes en hausse(vertigineuse) , certains des 37 pays de l'Isaf sont en train de revoir leur engagement. Les Pays-Bas et le Canada, dont les soldats combattent les talibans dans le sud du pays, débattent de leur maintien au-delà des dates limites de leur mission, et aucun autre allié n'a offert de les remplacer pour l'instant. A Varsovie, les libéraux, qui ont remporté dimanche les législatives, sont réticents à maintenir le contingent polonais en Afghanistan à son niveau actuel, soit 1.200 soldats. A Kiev, M. Gates a notamment insisté sur la nécessité d'envoyer plus d'instructeurs «pour aider à constituer une armée afghane efficace» et plus d'équipes de reconstruction dans les provinces. «Plusieurs pays» du SEDM se sont dit prêts à augmenter leur présence en Irak et surtout en Afghanistan «mais ils ne sont pas prêts à s'y engager publiquement en ce moment», a-t-il déclaré.

 

Le SEDM réunit douze États: USA, Albanie, Bulgarie, Croatie, Grèce, Italie, Macédoine, Roumanie, Slovaquie, Ukraine et depuis lundi la Bosnie. L'Ukraine «décidera plus tard avec ses partenaires» du SEDM d'une possible participation aux opérations en Afghanistan, a ainsi indiqué son ministre de la Défense , Anatoly Grytsenko, estimant que Kiev pourrait y contribuer avec «des unités de génie, des unités médicales ou autre».

 

Plus tôt lundi, le président ukrainien Viktor Iouchtchenko avait réaffirmé son souhait de voir son pays entrer dans l'OTAN. Source :  Daphné Benoit
Agence France-Presse
Le lundi 22 octobre 2007 3 A la réunion informelle des ministres de la guerre de l’Otan aux Pays-Bas l'accent a été mis sur les contributions des Etats membres à la Force internationale de stabilisation en Afghanistan (Isaf) et à la formation de l'armée afghane. Le secrétaire Gates, a une fois de plus accusé les alliés de ne pas remplir leurs engagements en matière de soldats, d'équipements et de formation de l'armée afghane, ce qui permettrait d'envisager un allègement de la présence occidentale dans ce pays en proie à la violence. "Notre priorité aujourd'hui est l'Afghanistan", a déclaré le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, selon qui ce pays est "le front avancé de la lutte contre le terrorisme".(…)

 

"La chose la plus importante que la communauté internationale puisse faire est de renforcer la capacité (de l'armée) afghane, afin que l'Afghanistan puisse se battre avec ses propres forces", a-t-il ajouté devant les ministres. Les alliés de l'Otan, notamment la France et l'Allemagne, ont en partie répondu mercredi à l'appel des Etats-Unis, qui les ont ‘exhortés’ à accroître leurs contributions pour pacifier l'Afghanistan..

 

Le ministre français de la Défense , Hervé Morin, a annoncé que Paris enverrait quelques 50 hommes pour la formation de l'armée afghane, en plus de 1.100 hommes dont elle dispose déjà en Afghanistan, a-t-on appris de source française. Son homologue allemand, Franz Josef Jung, dont le pays a déployé 3.000 hommes, a promis de tripler, à 300 hommes, le nombre d'officiers qui participeront à la formation. Les Tchèques et les Slovaques ont également annoncé l'envoi de 160 hommes supplémentaires et d'autres pays pourraient dans un proche avenir faire connaître leurs projets. Jaap de Hoop Scheffer s'est déclaré convaincu que des engagements fermes seraient pris lors d'une "conférence de génération de forces" qui se déroulera en novembre. "J'ai des offres, y compris pour le Sud", a-t-il dit. "Nous pouvons faire mieux que ce que nous faisons maintenant." Mais les promesses faites mercredi sont limitées. Jung a ainsi déclaré que les officiers allemands chargés de former l'armée afghane seraient basés dans le Nord du pays, où la situation est relativement calme, et non dans le Sud. "Notre priorité reste le Nord", a-t-il dit. Dans la délégation française, on souligne qu'il n'est pas possible pour l'armée française de faire plus au moment où elle s'apprête à déployer 1.500 hommes au Tchad, près du Darfour.

 

"On n'a pas à rougir", a déclaré l'un de ses responsables en estimant que les Etats-Unis comprenaient la France. "Ils veulent par exemple plus d'hélicoptères, mais on n'en a pas". D'après des diplomates, neuf des 26 pays membres de l'OTAN ont proposé l'envoi de nouvelles troupes au premier jour d'une réunion des ministres de la Défense de l'Alliance, qui se tient jusqu'à jeudi dans la ville néerlandaise de Noordwijk. Ces propositions devraient être confirmées le mois prochain au cours d'une réunion au QG militaire de l'OTAN dans le sud de la Belgique.

 

Des responsables jugent qu'il est trop tôt pour estimer les contributions supplémentaires à la force de l'OTAN de 41.000 hommes. Mais un haut diplomate de l'Alliance a précisé que les offres étaient significatives dans la mesure où elles autoriseraient de nouveaux déploiements vers les champs de bataille les plus dangereux dans le sud du pays et davantage d'équipes pour former l'armée afghane. "J'ai remarqué des propositions de pays, y compris pour la partie sud de l'Afghanistan", a déclaré le secrétaire général de l'Alliance Jaap de Hoop Scheffer lors d'une conférence de presse. "Nous avons 90% de ce dont avons besoin, mais il y a encore des pénuries". D'après des diplomates, les contributions probables porteraient sur l'envoi de 50 soldats de Slovaquie, de 150 de Hongrie, de 200 de République tchèque et de 200 de Géorgie, pays qui ne fait pas partie de l'OTAN. L'ensemble des Etats membres de l'OTAN ont déjà des troupes servant en Afghanistan, du Luxembourg (neuf hommes) aux Etats-Unis (15.000). L'Allemagne et la France ont déclaré qu'elles augmenteraient leur contribution en vue de former les soldats afghans.

 

Source : Yves Clarisse Reuters24-10  & AP du 25-10

 

4 Sur le terrain, les combats ont redoublé d'intensité, particulièrement dans le Sud du pays et plusieurs pays présents sur le terrain sont tentés de retirer leurs troupes et la plupart des alliés estiment que le déploiement de leurs forces a déjà atteint un niveau maximal avec une présence en Irak, au Liban ou encore au Kosovo.

 

L'Otan dispose de 41.000 hommes dans le pays au sein de l'Isaf, sans compter les 7.000 soldats, essentiellement américains, de l'opération "Liberté immuable" dans les zones montagneuses près du Pakistan.

 

L'Isaf pourrait accroître son efficacité, mais des lacunes en matière de transport de troupes et d'hélicoptères freinent ses mouvements et sa capacité de réaction, tandis que l'armée afghane manque d'instructeurs pour sa formation. Les Pays-Bas étudient en ce moment l'opportunité d'étendre au-delà du mois d'août le mandat de leurs 1.600 hommes déployés dans le Sud du pays, ce qui ne manquerait pas d'avoir un impact sur la présence des Canadiens dans ce même secteur explosif.

 

Le gouvernement de La Haye qui, avec les Etats-Unis, le Canada, le Royaume-Uni et l'Allemagne, consent un effort particulièrement important, est confronté à une opinion et un parlement hostiles au maintien de cette présence et espère que d'autres pays lui permettront d'alléger son fardeau.

 

Un retrait total n'est pas exclu par les Néerlandais. "La paix et la sécurité ne s'obtiennent pas sans effort", a dit le ministre néerlandais de la Défense , Eimert van Middelkoop. "Un partage équitable des risques et du fardeau reste le principe directeur de cette Alliance." Plusieurs pays ont fait des gestes en ce sens…. Source AP du 24 & 25-10 5 L'OTAN a fait état mercredi de progrès dans le cadre des efforts visant à renforcer la présence militaire de l'Alliance en Afghanistan, suite aux pressions exercées par les Etats-Unis sur leurs alliés européens les plus réticents.

 

Les Etats-Unis ont néanmoins estimé que le compte n'y était encore pas. "Je ne dirais pas que je suis satisfait", a déclaré le secrétaire à la guere Gates. "Mais je dirais que la journée d'aujourd'hui a été considérablement plus positive que je ne le prévoyais". Source AP du 25-10  

3-2 Soutenu à bout de bras par l'Otan, le 'gouvernement' afghan exécute les prisonniers de guerre. Le gouvernement afghan soutenu à bout de bras par l'Otan, exécute ses prisonniers de guerre, sans que cela provoque beaucoup de réactions, si jamais l'information est même relayée. 3 articles Une critique du bout des lèvres Ottawa cherche ses prisonniers Executions in Afghanistan unlikely to change NATO policy of handing over prisoners
+ rappel sur le traitement des prisonniers de guerre en 2002 : Crimes sans châtiments?   1 Afghanistan: Une critique du bout des lèvres. Le gouvernement afghan soutenu à bout de bras par l'Otan, exécute ses prisonniers de guerre, sans que cela provoque beaucoup de réactions, si jamais l'information est même relayée. Sévèrement critiqué pour son silence par des organismes de défense des droits de la personne, Ottawa a finalement réagi mardi aux premières exécutions de prisonniers en Afghanistan depuis trois ans. La réponse d'Ottawa risque cependant de les décevoir. Le gouvernement Harper n'a pas voulu dénoncer le gouvernement afghan pour ces exécutions. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jamie Christoff, s'est contenté de dire que les prisonniers capturés par l'OTAN en Afghanistan ne devaient pas être condamnés à mort. Il a ajouté que les droits de la personne, de façon générale, devaient être respectés et qu'il s'attendait à ce que le gouvernement Karzaï « respecte ses obligations vis-à-vis des droits internationaux de la personne. »

 

Il a rappelé que les ententes entre Ottawa et Kaboul indiquent clairement qu'aucun détenu transféré par le Canada ne peut être condamné à la peine capitale. La réaction plutôt modérée d'Ottawa contraste avec celle du gouvernement des Pays-Bas, qui a qualifié les exécutions « d'extrêmement malvenues ».

 

Mais sous couvert de l'anonymat, un membre important du gouvernement Harper a affirmé qu'Ottawa avait des hésitations à se mêler des « affaires internes » afghanes. La même explication a été fournie par des responsables des Forces canadiennes à Kandahar.

 

De son côté, le gouvernement afghan affirme qu'il continuera à exécuter des prisonniers, mais pas ceux qui sont capturés par les forces de l'OTAN. Une première depuis 2004 Lundi, des responsables afghans ont annoncé que 15 prisonniers avaient été exécutés par balle, la veille, dans une prison de Kaboul. Ces exécutions de prisonniers étaient les premières en trois ans à survenir en Afghanistan. [les premières déclarées : voir ci-dessous]

 

Les groupes de défense des droits de la personne avaient dénoncé ses exécutions et le silence du gouvernement canadien. Selon Amnistie internationale, la reprise des exécutions soulève d'importantes inquiétudes en ce qui concerne la politique d'Ottawa sur le transfert de prisonniers aux autorités afghanes. « Lorsqu'il est question des détenus que le Canada et les autres pays de l'OTAN remettent [aux autorités afghanes], nous devons être sérieusement inquiets de la possibilité que la peine de mort soit appliquée contre eux », indique Paul Champ, avocat pour l'organisation.

 

Selon Amnistie internationale, on ne peut se fier aux promesses du gouvernement afghan, d'autant plus que les prisonniers capturés par les forces de l'OTAN et transférés aux autorités afghanes sont souvent portés disparus. Donc, dit l'organisme, impossible de dire s'ils ont été exécutés ou non. Le Parti libéral du Canada s'est lui aussi dit inquiet de la reprise des exécutions de prisonniers en Afghanistan. Le porte-parole du parti en matière de défense, Denis Coderre, de passage à Kandahar, a affirmé que cela soulevait surtout des doutes sur le système judiciaire afghan qui permet ces exécutions. Selon lui, cela rappelle l'époque où les talibans au pouvoir exécutaient des personnes en plein stade de soccer.

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24/10/2007

N°126-Journal de l'Afghanistan10-10 -23-10 FIN

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
Marc

6-1 Manipulation de l’opinion : Une majorité d'Afghans pour le maintien des troupes étrangères.

Une majorité d'Afghans juge positive la présence des troupes de l'Otan dans leur pays et souhaite leur maintien, indique un sondage publié vendredi par plusieurs médias canadiens. Cette étude a été réalisée par la firme Environics pour le compte de la chaîne publique CBC et des quotidiens The Globe and Mail et La Presse , en interrogeant plus de 1.500 Afghans. Et seuls 14% des Afghans souhaitent un départ immédiat des soldats étrangers. Selon Environics, 38% des Afghans estiment que les armées étrangères devraient rester dans leur pays pour des périodes allant de 1 à 5 ans et 43% qu'elles devraient y demeurer aussi longtemps qu'il le faudr. En outre, une large majorité d'Afghans,disent avoir une opinion très ou plutôt négative des talibans. 51% des personnes interrogées jugent que leur pays va dans la bonne direction (48% dans la région de Kandahar) et 73% considèrent que la condition féminine s'est améliorée. Mais ils ne sont que 40% à croire que le gouvernement afghan, avec l'aide des pays étrangers, arrivera à vaincre la résistance. C'est le premier sondage effectué en Afghanistan pour une firme canadienne. Keith Neuman, président d'Environics, a précisé qu'il avait été réalisé par la filiale afghane de la firme américaine D3 systems, The Afghanistan Center for Social and Opinion Research, basé à Kaboul.  (Source : AFP / 19 octobre)

 



7 Les Brèves Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information Marc 7-1 Les Afghans disent que la situation s'est encore détériorée.

Les résultats d'un sondage subventionné par des intérêts américains laissent entendre que les Afghans signalent  que la situation s'est détériorée depuis l'an dernier, dans leur pays, en ce qui a trait à la sécurité, mais aussi qu'ils estiment que la qualité de vie est meilleure qu'elle ne l'était sous le régime taliban.

Quarante-six pour cent des personnes sondées à la grandeur du pays jugent que la ‘sécurité’ constitue le plus important problème auquel fait face l'Afghanistan, tandis que 29 pour cent d'entre elles croient qu'il s'agit plutôt du chômage. Payée par l'Agence pour le développement international des Etats-Unis, l'enquête d'opinion a été menée par la Fondation pour l'Asie auprès de 6263 personnes âgées de 18 ans et plus, entre les 11 et 22 juin. Sa marge d'erreur est de 2,4 points de pourcentage. Associated Press - 21-10

 


7-2 Gates s'indigne du manque de soutien des membres de l'Otan en Afghanistan

Le secrétaire américain à la guerre Gates s'est dit "insatisfait" lundi du manque de soutien des Etats membres de l'Otan en Afghanistan, et a assuré que ce sujet serait le "thème principal" de la réunion informelle des ministres de la Défense de l'Otan mercredi et jeudi. "Je ne suis pas satisfait qu'une alliance dont les Etats membres ont plus de deux millions de soldats, de marins et de pilotes ne puisse pas trouver les modestes ressources supplémentaires qui ont été promises pour l'Afghanistan" au sommet allié de Riga fin novembre 2006, a-t-il martelé lors d'une conférence de presse à Kiev. "Cela sera clairement le thème principal" de la réunion informelle des ministres de la Défense de l'Otan aux Pays-Bas qui doit se tenir mercredi et jeudi, a-t-il poursuivi, à l'issue d'un conseil des ministres de la Défense des pays de l'Europe du Sud et de l'Est. "Plusieurs pays" qui ont participé à cette réunion à Kiev se sont dit prêts à augmenter leur présence en Irak et surtout en Afghanistan "mais ils ne sont pas prêts à s'y engager publiquement en ce moment", a encore déclaré le responsable américain. Plus tôt dans la journée, M. Gates avait été informé par la délégation slovaque que Bratislava allait augmenter son dispositif en Afghanistan d'une cinquantaine de militaires, faisant passer à 125 le nombre de ses hommes dans ce pays en 2008.  (Source : AFP  22 octobre 2007)

 

 


7-3 Corps des Marines : De l'Irak à l'Afghanistan.

Citant des responsables du Pentagone et de hauts gradés militaires, le New York Times rapporte que les Marines voudraient se retirer de l'Irak pour concentrer leurs forces en Afghanistan, tandis que l'armée de terre contrôlerait les opérations américaines en Irak. Ce redéploiement permettrait à l'US Army et au Marine Corps de se concentrer mutuellement l'une sur l'Irak, l'autre sur l'Afghanistan. Si cette mesure devait être adoptée, la composition des forces américaines en Afghanistan serait donc considérablement modifiée, puisque les Marines deviendraient la force américaine dominante dans ce pays. Le plan prévoit le retrait des 25 000 Marines en Irak du contingent américain de 160 000 militaires, et leur transfert en Afghanistan, d'où ils sont absents à l'heure actuelle. Sourc ; New York times jeudi 11 oct,
7-4 La torture de prisonniers.

 

Un avocat fédéral a caractérisé une contestation judiciaire de la politique canadienne de transfert des prisonniers en Afghanistan de "soumission politique" qui devrait être rejetée par le tribunal. L'avocat du gouvernement Sanderson Graham a affirmé en Cour fédérale du Canada, mercredi, qu'aucun élément de preuve ne soutenait le dossier préparé par des organismes de défense des droits de la personne. En cas de succès, l'intervention de l'avocat ferait dérailler l'affaire avant que les parties n'atteignent le coeur de la question. Amnistie Internationale Canada et l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique avancent que l'entente de transfert signée en décembre 2005 par le Canada et l'Afghanistan ne prévoyait pas de mesures visant à prévenir la torture de prisonniers. Selon des allégations qui persistent depuis avril, certains Afghans faits prisonniers par les troupes canadiennes ont été victimes de mauvais traitements après avoir été remis aux autorités afghanes. Le gouvernement canadien a confirmé en mai que des accusations de mauvais traitements contre six personnes avaient été lancées, et que des responsables fédéraux se penchaient sur ces plaintes. mercredi 17 oct, 21 h 51 La Presse Canadienne

 


7-5 Le nombre d'entrepreneurs canadiens assurant des fonctions de 'soutien et de logistique' est près de 200.

 

Depuis que des troupes canadiennes ont été déployées dans le sud de l'Afghanistan, au printemps de 2006, le nombre d'entrepreneurs assurant des fonctions de soutien et de logistique a plus que doublé, pour atteindre près de 200. Les Forces armées canadiennes comptent encore élargir le rôle des entrepreneurs civils à la principale base de la coalition à Kandahar, pour soulager l'armée, qui doit faire face à de lourdes exigences, a dit la responsable des contrats opérationnels, le major Gwen Walsh.  

 

De hauts gradés disent espérer pouvoir remplacer bientôt certains membres du personnel médical militaire, comme des techniciens en radiologie et des commis en santé, par des employés civils contractuels. Le nombre d'entrepreneurs civils, incluait jusqu'à présent des mécaniciens et des employés d'entretien des ordinateurs. Dave Perry, de l'Université Dalhousie, estime qu’il s'agit d'une mesure coûteuse. Après avoir évalué les avantages et les inconvénients de cette option, M. Perry estime qu'en se basant sur les estimations initiales des coûts du déploiement à Kandahar, cela revient, à court terme, "jusqu'à dix fois plus cher" qu'employer du personnel militaire. Mais ce surcoût initial peut être contrebalancé, avec le temps, lorsqu'on tient compte des coûts du recrutement, de l'entraînement et des avantages à long terme consentis aux militaires. L'automne dernier, l'armée a examiné la possibilité de hausser le nombre d'entrepreneurs comme moyen de poursuivre les rotations de troupes jusqu'en février 2009, l'échéance prévue de la mission actuelle. Elle avait aussi examiné la possibilité de confier des postes de soutien hors de l'enceinte fortifiée à des membres des forces aériennes et de la marine. Mais des documents obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information indiquent que l'idée ne recueille guère d'appuis chez les planificateurs militaires, et ne serait peut-être pas nécessaire. Source : Murray Brewster, La Presse Canadienne 15-10

 


7-6  L'Oxford Research Group étudie…

 1ere Etude: l'engagement en Irak et Afghanistan "catastrophique"

L'engagement des Etats-Unis et de ses alliés en Irak et en Afghanistan est "catastrophique": il a non seulement échoué à pacifier (…)  ces pays mais il a également offert un terrain fertile à Al-Qaïda, selon un rapport publié lundi par le centre de réflexion Oxford Research Group. "Mettre fin au régime taliban par la force militaire en 2001-02 n'a pas réussi à ramener la sécurité en Afghanistan. Les milices talibanes ont été relancées et le pays est dorénavant le premier producteur d'héroïne", souligne l'institut de réflexion stratégique. "Mettre fin au régime taliban avait de plus, une valeur directe pour le mouvement Al-Qaïda", selon le rapport de quelque 130 pages. "Les détentions massives sans procès de plusieurs milliers de personnes, la torture généralisée, les mauvais traitements infligés aux prisonniers, jouent en faveur des organisations extrémistes et sont une source continue de propagande", estime le groupe. "Al-Qaïda a plus de soutien qu'il y a six ans", tranche-t-il. Pour contrer Al-Qaïda, le groupe appelle à "comprendre les racines de ses soutiens et à systématiquement les couper". En combinant cela avec "des mesures conventionnelles de politique et de sécurité, Al-Qaïda peut être contenu et minimisé mais cela nécessite un changement politique à tous les niveaux".  (ats / 08 octobre 2007 01:17)

 

2eme Etude: L'engagement en Irak et Afghanistan "catastrophique".

En Afghanistan, il conviendrait également de réduire immédiatement les activités militaires, d'accroître l'aide civile et d'inciter à des négociations avec les groupes armés pour les réintroduire dans le processus politique.

 

Même en appliquant ces recommandations, écrit Rogers, il faudrait "au moins dix ans pour effacer les erreurs commises depuis le 11-Septembre". "Mais si on n'entreprend pas les changements nécessaires, la guerre contre le terrorisme pourrait durer des décennies", poursuit-il.

Source : Kate Kelland Reuters & ats)

 

7-7 Le véhicule de détection des mines ‘Husky’ a été touché par une explosion… Une des nouvelles armes du Canada dans la lutte aux mines artisanales a été endommagé par une explosion, mardi en Afghanistan. Le véhicule de détection des mines Husky a été touché par une explosion, mais son conducteur s'en est tiré indemne. Sa conception, avec un habitacle conçu pour un seul homme placé vers l'arrière du châssis et des roues gigantesques à l'avant, offre une protection accrue au conducteur. Deux Husky se déplaçaient le long de la route Forester - une route étroite et sinueuse qui s'étire à l'ouest de la base d'opérations avancée Masum Ghar, dans la province de Kandahar. Le premier véhicule a traversé sans encombres une portion plus étroite de la route, mais le second a touché une mine. La partie avant du Husky a été complètement pulvérisée, mais le reste du véhicule, dont le conducteur - le caporal Pierre Brûlé - dans son habitacle, ont été retrouvés indemnes. L'explosion a creusé un cratère de deux mètres de largeur et d'un mètre de profondeur. Par Bill Graveland, La Presse Canadienne 23 oct, 17 h 06

8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 Point de vue de Bassirat.net : La police afghane mise en accusation. Extrait Au lendemain de la libération d’un ingénieur allemand et de ses quatre collègues afghans, les premières informations qui filtrent jettent une lumière crue sur l’état de la police afghane. « La police nous a remis aux taliban », a déclaré un ex-otage afghan sous le couvert de l’anonymat. Il a expliqué qu’il était parti de Kaboul en voiture le 18 juillet, en compagnie de six compatriotes et deux Allemands, pour réparer un barrage dans la région de Jaghato, dans la province centrale du Wardak. L’un des policiers qui les escortaient dans la province de Wardak, a-t-il déclaré, était constamment au téléphone en indiquant à son interlocuteur : « nous sommes en train d’arriver ». Au barrage, a raconté l’ex-otage, « avant de commencer à faire quoi que ce soit, nous avons vu les taliban arriver. Je l’ai signalé aux quatre policiers qui nous accompagnaient, mais ils n’ont rien fait, et lorsque j’ai pris un fusil l’un d’eux m’a giflé. “Il y a plus de 50 à 100 taliban ici, m’a-t-il dit, pourquoi fais-tu ça ? ” » « La police de notre pays nous a remis aux taliban », a déclaré l’ex-otage. « Comment puis-je avoir confiance en ce pays et sa police ? », s’est-il interrogé, en référence aux 62 000 forces de sécurité mal équipées, mal formées et accusées de corruption. Cette version des faits semble corroborée par l’ex-otage allemand Rudolf Blechschmidt, 62 ans. La radio régionale bavaroise Antenne Bayern a diffusé jeudi un entretien téléphonique entre la victime et sa famille deux jours avant sa libération. « C’était une affaire conclue d’avance », aurait-il dit lundi. Les policiers chargés d’escorter le groupe d’ingénieurs lors de la visite d’un barrage auraient, selon lui, prévenu les ravisseurs. Puis, il les aurait attendus et même salués. Selon le chef du district de Jaghato, Mohammad Naim, la libération des otages a été obtenue contre cinq prisonniers. Cette information a été démentie par le ministère de l’Intérieur. « Il n’y a pas eu échange de prisonniers », a-t-il dit, ce qui correspond à la ligne officielle depuis le tollé provoqué par la libération de cinq détenus de la résistance en échange du journaliste italien Daniele Mastrogiacomo. C’est une « grande victoire », s’est exclamé le mollah Omar, chef suprême des taliban dans un message adressé à l’occasion de la fin du ramadan. « Cet échange est une grande victoire » dit dans son message le chef taliban en rappelant que le gouvernement afghan avait dit qu’il « ne négocierait jamais » avec les talibans, selon SITE, centre américain spécialisé dans la surveillance des messages des réseaux islamistes. « C’est le djihâd afghan et la résistance qui ont obligé les envahisseurs et la coalition à négocier avec l’Émirat islamique (les taliban) », dit le message. Source de Bassirat.net : AFP vendredi 12 octobre 2007 Ndlr : Autre point de vue  : Les policiers sont du côté de la résistance…

 



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  9-1 300 militaires bloqués en Afghanistan… Le SPF Défense ne dispose plus d'Airbus pour rapatrier 300 militaires d'Afghanistan. Le ministre André Flahaut est en effet parti avec l'avion, révèle ce lundi la presse flamande.
Jeudi, 300 paracommandos de l'ISAF14 doivent rentrer en Belgique après une mission de 4 mois. Mais leur retour n'est pas encore certain. L'appareil qui doit normalement les ramener se trouve en effet toujours à Lubumbashi, dans le sud-est du Congo. L'Airbus A310 est cloué au sol à la suite d'une double crevaison. Selon le SPF Défense, l'avion devrait pouvoir être réparé d'ici jeudi. La Défense affirme également que tout est fait pour obtenir un bon avion prêté par des "nations amies".
Le deuxième Airbus de la Défense est en effet bloqué depuis longtemps à cause d'une panne. L'incident n'enchante guère les compagnes et compagnons des militaires. "Ils resteront encore plus longtemps loin de la maison, tout ça parce que le ministre voulait encore faire un voyage de complaisance en Afrique", disent-ils.
(belga) Paru dans : 7SUR7 UPDATE 19:10  

 


 


10-0 Annexe Géopolitique et stratégie

10-1  Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan : Le Représentant spécial s’est montré optimiste…

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

La Réunion ministérielle sur la situation en Afghanistan qui se tiendra au Siège de l’ONU à New York, dimanche 23 septembre, devra être l’occasion pour les 24 pays présents aux côtés du Président Ahmed Karzai de réaffirmer leur engagement de maintenir en tête de leur agenda la reconstruction de ce pays, a déclaré aujourd’hui M. Tom Koenigs, Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afghanistan.  M. Koenigs, qui s’adressait à la presse sur les plus récents développements relatifs aux travaux de la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), a insisté sur la nécessité, à ce stade, d’accroître les financements, de déployer plus de troupes militaires et de personnels diplomatiques et de police afin d’avancer dans la formation des forces nationales de sécurité.  « Ces forces sont à la fois indispensables au retour au calme en Afghanistan mais aussi pour assurer la sécurité du personnel de la Mission et de toutes les parties prenantes internationales à la reconstruction », a encore estimé Tom Koenigs, qui a déploré la mort d’un soldat français, aujourd’hui, dans un attentat-suicide qui visait une patrouille de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). 

 

Le Représentant spécial s’est montré optimiste concernant les récents rapprochements opérés par la Mission et le Gouvernement afghan avec « certains membres des Taliban ».  Il a jugé qu’il était indispensable d’associer les représentants les plus modérés de ce groupe, qu’il a qualifié de très diversifié quant à sa composition, en vue de négociations qui visent à engager, sur la base de la Constitution nationale, l’avenir de l’Afghanistan.  « Ces négociations doivent également inclure les pays voisins, à commencer par le Pakistan, pour éviter à tout prix la « talibanisation » des frontières communes», a affirmé M. Koenigs.

 

Répondant aux questions, Tom Koenigs a également insisté sur le besoin de renforcer la coordination des troupes sur le terrain et des institutions des Nations Unies, en vue de faciliter la tâche du Gouvernement en place qui, « en dépit d’immenses difficultés, a obtenu des résultats remarquables dans le domaine du désarmement des milices des Seigneurs de la guerre ».  M. Koenigs a tenu, à cet égard, à rendre hommage à l’action du Président Karzaï: « Depuis 2002,a-t-il dit, le Président afghan a fait beaucoup dans les 44 provinces du pays, son autorité est réelle et son investissement dans les programmes de démantèlement des milices, indiscutable.  M. Karzaï n’est pas, comme on a pu le dire, ‘le Maire de Kaboul’».

 

Pour ce qui est du trafic des stupéfiants, le Représentant spécial a indiqué que 18 officiers de la Mission et le Gouvernement afghan étaient en pourparlers réguliers avec les chefs de tribus dont les provinces, celles situées notamment dans le sud du pays, sont les plus touchées par ces activités.  Il a expliqué que c’était dans ces régions les moins contrôlées par le Gouvernement que le climat insurrectionnel qu’alimente le trafic de drogue pose le plus de problèmes.  M. Koenigs a par ailleurs salué la prorogation d’un an du mandat de la Mission autorisée, il y a deux jours, par le Conseil de sécurité.  Tout en regrettant l’abstention de la Fédération de Russie lors du vote sur la résolution examinée par les membres du Conseil, il s’est félicité de ce que ce document comporte désormais l’obligation de renforcer par tous les moyens la protection des civils. 

 

Enfin, le Représentant spécial a fait savoir que la Journée internationale de la paix avait été un succès de taille à Kaboul comme dans l’arrière-pays.  « Des milliers de personnes, dont l’acteur anglais Jude Law, ont participé à diverses initiatives en faveur de la paix, a dit Tom Koenigs, ce qui signifie que les possibilités d’unifier le pays existent ».  Il a ajouté que le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avaient décidé de lancer, à cette occasion, une vaste campagne de vaccination que les porte-parole des Taliban se sont engagés à ne pas troubler. 

 

 

 


10-2 Provinces Afghanes

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N°126-Journal de l'Afghanistan 10 au23-10 debu

 
 Sommaire :  1 Analyse Des résistants Des occupants 2 Occupation de l'Afghanistan  3 Politique a) collaborateurs afghans b) occupants  4 Lutte pour la libération du territoire Détails. 5 L'Afghanistan en chiffre  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 6-1 Manipulation de l’opinion : Une majorité d'Afghans pour le maintien des troupes étrangères. 7 Brèves 7-1 Les Afghans disent que la situation s'est encore détériorée. 7-2 Gates s'indigne du manque de soutien des membres de l'Otan en Afghanistan. 7-3 Corps des Marines : De l'Irak à l'Afghanistan. 7-4 La torture de prisonniers. 7-5 Le nombre d'entrepreneurs assurant des fonctions de 'soutien et de logistique' est près de 200.

7-6  L'Oxford Research Group étudie…

1ere Etude: l'engagement en Irak et Afghanistan "catastrophique"

2eme Etude: L'engagement en Irak et Afghanistan "catastrophique". 7-7 Le véhicule de détection des mines ‘Husky’ a été touché par une explosion… 8 Dossier & Point de vue 8-1 Point de vue de Bassirat.net : La police afghane mise en accusation 9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 9-1 300 militaires bloqués en Afghanistan… 10 Annexe Géopolitique et stratégie  10-1  Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan : Le Représentant spécial s’est montré optimiste…

 10-2 Provinces Afghanes





Tiré à part :

14-10

Dimanche, des combats ont opposé les résistants aux forces de l’Otan dans le district de Jalrez, dans la province centrale du Wardak, ont annoncé lundi les autorités locales. Dans un premier temps, une patrouille motorisée de la FIA ) a été visée par l’explosion d’une mine. Puis, les résistants ont ouvert le feu sur les soldats de la FIAS qui ont demandé un appui aérien. Le bilan des combats, selon la FIAS et la police afghane, fait état de la mort de cinq résistants et de trois civils, a expliqué le chef de la police de la province de Wardak, Mohammad Asif Banwal. Sept civils ont également été blessés, selon lui. Avec AFP et Xinhua

22-10

Treize personnes, dont onze membres d’une même famille, ont été tués lors d’un bombardement aérien de l’Otan dans le district de Jalrez, situé dans la province du Wardak, au centre du pays, ont affirmé lundi des habitants de la région. Seize civils auraient également été blessés, selon ces témoignages.

Les soldats de l'OTAN ont indiqué qu'un de leurs avions de combat avait lâché deux bombes…

L’Otan n’a pas réagi à ces informations, mais toutefois, a reconnu avoir lancé un raid dans cette zone reculée de la province de Wardak, mais ne disposer a priori d'aucune indication sur des pertes civiles.

BassiratNet Avec Pajhwok, Reuters, Associated Press

22-10 Les "dommages collatéraux" des actions de l'Otan nourrissent une animosité croissante parmi la Plus de 370 civils ont été tués cette année dans des opérations militaires occidentales, selon des estimations des ‘ONG’ occidentales. (Reuters) Samedi, 13 octobre 2007 des centaines d’habitants de la province orientale du Kounar ont manifesté et bloqué une route lors de l’arrestation en pleine nuit de quatre hommes dans le village de Kodu, à vingt kilomètres au sud du chef-lieu de la province, Asadabad. « Ils ont emmené deux de mes fils. Ils ont fouillé parmi les livres, les ont jetés par terre puis ils ont déchiré et mis le feu à un saint Coran et en ont emporté un autre », a déclaré à l’AFP Char Gôl, en montrant un ouvrage endommagé. AFP 18-10 Des centaines de personnes ont manifesté mercredi dans le district d’Orgoun, dans la province de Paktykâ, au sud-est de l’Afghanistan, contre les soldats américains qui ont jeté un Coran . Quatre personnes, dont une femme, ont été arrêtées lors de cette opération, selon le chef de la police d’Orgoun, Nawar Khân. AFP Marc


L'Afghanistan en chiffre du 10-10 au 23/10/07  
tués blessés
Usboys / Autres boys  3  34
Policiers, armée et collaborateurs 24  29
Peuple Afghan 46  2 + x
  1 La résistance contre l'agresseur Résistance : Analyse & déclaration 12-10 Le chef Omar, appelle les pays voisins de l'Afghanistan à aider la résistance à renverser Karzaï et à contraindre au départ les forces internationales présentes dans le pays. mollah Omar déclare que "les voisins devraient abandonner toute forme de soutien (à la coalition internationale, NDLR) et comprendre qu'elle est un danger pour toute la région", ajoute-t-il.  Sur le Web Source & Associated Press

Occupation de l'Afghanistan  Analyse & déclaration Résistance : 21-10 Mohammad Omar, a désigné son assistant proche Mawlawi Abdul Kabir comme commandant de la région de l’Est de l’Afghanistan,. "Mawlawi Abdul Kabir a remplacé Anwarul Haq Mujahid dans la zone de l’Est qui comprend les provinces de Nangarhar, Laghman, Kunar et Nooristan", selon Daily Afghanistan. Kabir était gouverneur de Nangarhar sous le régime des Talibans. Xinhua

Otan- Isaf 24-10 Le secrétaire d’État à la guerre  Gates, a déclaré :  « Je ne suis pas satisfait qu’une alliance dont les États membres ont plus de deux millions de soldats, de marins et de pilotes ne puisse pas trouver les modestes’ ressources’ supplémentaires qui ont été promises pour l’Afghanistan »

 

« Cela sera clairement le thème principal » de la réunion informelle des ministres de l’Otan aux Pays-Bas qui doit se tenir mercredi et jeudi, a-t-il poursuivi. AFP Allemagne 12-10 Prolongation de l’occupation de l’Afghanistan par les troupes allemandes. Le mandat voté par le Bundestag prévoit un plafond de 3.500 soldats au maximum. Selon les députés de la coalition majoritaire, c'est au nom de la solidarité internationale que la mission a été prolongée…. L'opposition s'est,divisée sur la question, beaucoup de députés écologistes se sont abstenus. Renate Künast, leader du groupe des Verts : "La majorité de nos abstentions exprime notre souci et notre inquiétude sur le sort des civils en Afghanistan". Mais l'opinion publique ne suit pas forcément l'avis de ses représentants... Un sondage récent a montré que moins d'un Allemand sur trois souhaitait voir prolongée la mission allemande en Afghanistan. 3.000 soldats de l'armée allemande sont actuellement dans le nord du pays dans le cadre de l'ISAF sous commandement de l'Otan. EuroNews Azerbadjan 19-10 A la demande du président Ilham Aliev, le parlement azerbaïdjanais a donné vendredi son feu vert au doublement du contingent déployé en Afghanistan, qui passera ainsi à 45 hommes.

 

L'armée dépêchera deux sections supplémentaires en appui d'un bataillon turque de la Force internationale d'Assistance à la sécurité (Isaf) sous commandement de l'Otan,  a déclaré Ziafet Askerov, vice-président du Parlement.

 

L’azerbadjan compte 150 hommes en Irak et 33 au Kosovo.

 

Reuters Canada  17-10 Le gouvernement canadien a annoncé mardi qu'il souhaitait que son contingent déployé en Afghanistan y reste au moins jusqu'en 2011, soit deux années de plus que ce qui était initialement prévu, a indiqué le gouvernement dans un discours de politique générale.

 

Plus de 2.500 militaires participent actuellement à l’occupation de Afghanistan. Reuters) Pologne 22-10 Le probable futur Premier ministre polonais, le libéral Donald Tusk, vainqueur des élections législatives de dimanche, s'est engagé pendant la campagne à retirer les troupes polonaises d'Irak, soit quelque 900 soldats. Son parti est également réticent envers l'ampleur de l'engagement polonais en Afghanistan (1.200 soldats actuellement). 5AFP 16h07)

3) Politique a) Les collaborateurs afghans Les grandes manoeuvres 11-10 Les 'autorités afghanes' ont mis fin cette semaine aux activités de deux sociétés de sécurité privées et ont averti que plus d'une dizaine d'autres, dont certaines soupçonnées de meurtres et de vols, seraient prochainement fermées, ont annoncé jeudi des responsables afghans et occidentaux. Mardi, les autorités ont fermé les sociétés de sécurité afghanes Wathan et Caps, et 82 armes illégales ont été retrouvées au cours de deux raids à Kaboul, selon Ali Shah Paktiawal, un responsable de la police locale. D'après un responsable occidental chargé des questions de sécurité, d'importantes sociétés de sécurité occidentales figurent sur la liste des entreprises menacées de fermeture. AP

Politique intérieure & extérieure 11-10 Le Sénat a demandé au président iranien Ahmadinejad de différer l’expulsion de milliers de réfugiés afghans qui doit intervenir avant l’hiver. Depuis le mois d’avril, l’Iran a rapatrié quelque 260 000 réfugiés afghans, et envisage de procéder de même avec 200 000 autres. Reuters  

b) Les occupants  1) Usa Occupation de l'Afghanistan 02-10 Le Sénat américain a voté un budget de 648 milliards de dollars (756 milliards de francs) pour la guerre en 2008, dont 150 milliards pour financer les guerres en Irak et en Afghanistan. Ce budget pour l'année fiscale 2008 est le plus important consacré par les Etats-Unis depuis six ans L'estimation budgétaire initiale de l'administration Bush pour financer les guerres en Irak et en Afghanistan s'élevait en février à 141,7 milliards de dollars, auxquels s'est ajoutée une première demande de rallonge de 5,3 milliards, pour des véhicules blindés résistant aux mines. L'administration Bush avait aussi requis une rallonge supplémentaire d'environ 42 milliards pour porter à près de 190 milliards le financement des guerres en Irak et en Afghanistan.  (ats 07:24)

 

22-10 Bush va demander au Congrès une rallonge de 46 milliards de dollars (32,5 milliards d'euros) pour financer la guerre en Irak et en Afghanistan, ainsi que d'autres opérations…a appris l'Associated Press .

 

Ce chiffre, qui devrait être confirmé par le président dans la journée, porte à 196,4 milliards de dollars (139 milliards d'euros) le budget réclamé par l'administration US pour couvrir les besoins en Irak, en Afghanistan et ailleurs La guerre en Irak, commencée en mars 2003, a déjà coûté 455 milliards de dollars (321 milliards d'euros) au budget américain, qui dépense 12 milliards par mois (8,5 milliards d'euros).  AP

 


Sur le terrain  22-10 Le secrétaire à la guerre Gates a émis "l'espoir" lundi que les Etats-Unis et la Pologne "poursuivent" leur coopération en Irak et en Afghanistan ainsi que sur le projet de bouclier antimissile américain, malgré l'arrivée d'un nouveau gouvernement à Varsovie. "Les relations entre les Etats-Unis et la Pologne sont très proches, peu importe la composition du gouvernement", a-t-il fait valoir. "De toute évidence, nous allons devoir avoir des discussions avec le nouveau gouvernement polonais concernant les plans futurs" sur la contribution de la Pologne en Irak et en Afghanistan, a-t-il concédé.  (AFP 16h07)

 


Prisons, exactions & torture 10-10 Pour la troisième journée consécutive, des prisonniers étaient mercredi en grève de la faim à la prison de Pol-e Tcharki, dans les environs de Kaboul. Ils entendent protester contre l’exécution dimanche de quinze condamnés à mort, rapporte l’AFP. AFP et Pajhwok

4 Lutte pour la libération du territoire Pertes des occupants.- US & Isaf  14-10 Dimanche, des combats ont opposé les résistants aux forces de l’Otan dans le district de Jalrez, dans la province centrale du Wardak, ont annoncé lundi les autorités locales. Dans un premier temps, une patrouille motorisée de la FIA ) a été visée par l’explosion d’une mine. Puis, les résistants ont ouvert le feu sur les soldats de la FIAS qui ont demandé un appui aérien. Quatorze soldats de la FIAS ont  été blessés dans les combats. Avec AFP et Xinhua 16-10 Un soldat danois blessé lundi lors de combats dans la vallée de Gereshk, dans la province méridionale de Helmand, a succombé à ses blessures, a annoncé mardi l’armée danoise. Son unité a été prise sous des tirs de mortiers et de roquettes alors qu’elle tentait de récupérer un véhicule blindé touché par une mine. Reuters 17-10 Deux agents de ‘sécurité’ ont été tués mercredi par l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule sur une route du district de Narai, ont annoncé les autorités locales. Les deux agents assuraient la 'protection' d’une base de l’Otan située dans une région montagneuse. Avec Pajhwok 18-10 Neuf soldats états-uniens ont été blessés dans une attaque a annoncé jeudi la coalition antiterroriste internationale. (qui ne parle pas des morts US…)  « Les résistants ont attaqué une patrouille de reconnaissance à l’aide de mitrailleuses lourdes, de lance-roquettes et d’armes légères », a précisé le communiqué. Les résistants ont lancé leur attaque depuis deux positions situées en hauteur, ajoute le texte.

 

Avec Pajhwok 21-10 Appuyés par l’artillerie et des moyens aériens, des soldats afghans et états-uniens ont affronté des résistants dans la vallée de Korengal, dans la province orientale du Kounar, a annoncé dimanche le ministère afghan de la Défense. Des résistants ont péri dans cette offensive, selon le communiqué. Onze soldats américains ont été blessés, a, pour sa part, affirmé le major Charles Anthony, porte-parole de la Force internationale d’assistance à la sécurité que dirige l’Otan. . Selon le gouverneur de la province, Didar Shalizaï, un civil a également été tué dans les combats. Avec AP

Détails Province du Badakhshan (septentrionale) 10-10 Des inondations récentes ont détruit la moitié des récoles dans deux districts de la province de Bâmyân, ont annoncé mardi les responsables locaux. Le Comité de gestion des risques de la province a estimé que 22 000 tonnes de nourriture étaient nécessaires pour venir en aide aux populations avant l’hiver et, ainsi, éviter la famine. Avec Pajhwok

Province de Ghanzi (centre de l’Afghanistan) 18-10 Des inconnus ont exécuté mardi un docteur dans le district de Qarabagh, a annoncé le chef de la police locale, Abdoul Shakour Farahi. Pajhwok

Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan) 12-10 Au moins six policiers ont été tués et 10 autres ont été blessés dans une explosion sur un bazar a rapporté l’agence de presse Pajhwok sur la base de témoignages d’habitants de la région. Ps : Le chef de la police provinciale n'a pas fait état de blessés civils. .Il s'agissait "d'une bombe à retardement (télécommandée) placée sur le bord d'une route qui a atteint l'un de nos véhicules", a précisé le chef de la police provinciale de Helmand, Mohammad Hussein Andiwal.  (Reuters, Pajhwok & AFP.)

 

19-10 Des résistants ont attaqué une patrouille près de la ville de Musa Qala, près d'une ville contrôlée par les talibans dans le sud du pays, a annoncé samedi la coalition. Les soldats de la coalition et des militaires afghans aurait tué une trentaine de résistants, a annoncé samedi la coalition. Nb : Cette information n’a pu être confirmé de source indépendante  AP

Province d'Herat (ouest de l'Afghanistan) 21-10 Dimanche, le brigadier général Juma Adil, chef de la police de la province et son convoi ont été la cible d’une attaque sur la route qui relie l’aéroport au centre ville de Hérât. L’attaque a été revendiquée par un porte-parole de la résistance qui a affirmé que quatre policiers ont été tués et qu’un autre a été capturé durant l’attaque. Avec Pajhwok 22-10  Une bombe déclenchée à distance a explosé lundi matin au passage du chef de la police du district de Zana Khân, dans la province de Ghazni. L’engin explosif n’a(urait) fait que des dégâts matériels.

 

Avec Pajhwok

Province de Kandahar (sud)  10-10 Dix résistants dont le commandant Loy Lala, ont été tués lors d’une opération menée conjointement mardi et mercredi par l’Otan et les forces afghanes. Deux autres ont été blessés lors des combats qui se sont déroulés dans le district de Zherai, à l’ouest de la ville de Kandahâr. Quatre policiers ont également été blessés. Avec Pajhwok 13-10 Attaque kamikaze. 3 policiers 3 membres de la police frontalière afghane et 2 civils ont été tués dans la ville de Spin Boldak, d'après un communiqué de  l'ISAF.

 

Parmi les blessés, on compte 8 officiers de police. AFP et AP 16-10 Mardi, une patrouille de la police est tombée dans une embuscade dans le district de Maywand, annoncé Sayyid Afgha Saqib, chef de la police provinciale. Deux policiers, dont le responsable d’un check point, ont été tués et quatre autres ont été blessés, a-t-il précisé. Avec AIP

Province de Kapiza (au nord-est de Kaboul) 10-10 Des combats se sont déroulés mardi soir dans le district de Tagab, ont rapporté les autorités locales. Deux résistants ont été tués et un soldat de l’armée nationale afghane a été blessé, selon le chef du district de Tagab. Avec Pajhwok

Province de Khost (sud-est)18-10 Quatre policiers ont été tués et trois autres blessés jeudi par l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule,  annoncent les autorités. (Reuters)

Province de Nouristan (l'Est du pays,) 13-10 Des résistants sont tombés dans une embuscade tendue par des policiers dans le district de Kamdesh, ont annoncé samedi les autorités locales. Sept combattants ont été tués, ont-t-elles précisé. Avec Pajhwok 

Province de Paktikâ (sud-est) 09-10 Une frappe aérienne de l’Otan a fait cinq morts dans les rangs de la résistance, a annoncé un porte-parole de la coalition antiterroriste. Les résistants ont été observés par des troupes au sol alors qu’ils posaient un engin explosif improvisé au bord d’une route du district de Barmal,. Les soldats de la coalition ont alors demandé un appui aérien. 09-10 Attaque d’un bâtiment officiel dans le district de Bakwa, a annoncé un responsable de la police locale. Les combats, qui ont duré quatre heures, ont fait une victime dans les rangs de la police afghane. Avec AP

23/10/2007

N° 58 -Journal du Liban - 23-10 FIN

  8-2 Point de vue de Ali Fayad : La victoire du Hezbollah est celle de tous les damnés de la terre".

 

Interview d'Ali Fayad, membre du bureau politique du Hezbollah par Chris Den Hond, Mireille Court et Nicolas Qualander.
En août 2007, exactement un an après la victoire de la résistance libanaise sur l'armée israélienne, nous avons rencontré Ali Fayad, membre du bureau politique du Hezbollah et président du centre d'étude et de recherche, lié au Hezbollah. Ce centre se situe à Beyrouth sud, la banlieue shiite. Ali Fayad est également professeur à la faculté libanaise où il enseigne les sciences politiques. Il suit de près les évolutions du mouvement alter mondialiste.

 

Août 2007 au Liban: un an après la victoire du Hezbollah sur l'armée israélienne
Quelle est la principale conséquence de votre victoire sur l'armée israélienne?
La conséquence immédiate de la victoire de notre résistance sur l'armée israélienne, c'est qu'elle a avorté les projets américains au Moyen Orient. Condoleeza Rice, qui disait que l'attaque israélienne aboutirait à un nouveau Moyen Orient, a dû revoir sa copie. La victoire du Hezbollah ouvre une ère nouvelle, non seulement au Liban mais aussi dans la région. Ce qui est arrivé est un modèle pour ceux et celles qui refusent cette suprématie américaine, l'occupation israélienne et la domination des instances internationales comme l'ONU. C'est aussi un refus de la propagande américaine qui dit que la guerre américaine contre nous est une guerre pour la défense de la liberté et de la démocratie. Ceci n'est pas vrai. Notre victoire est la victoire de tous les damnés de la terre, du Venezuela, en Amérique latine, au monde arabe, à la Palestine , à l'Irak, au Liban, à tous ceux-là on dit: "Les peuples sont capables de vaincre les grandes puissances, même armées jusqu'aux dents."

Le Hezbollah, est-ce une résistance religieuse? Quelle est votre identité?
Tout d'abord, on se considère comme un mouvement de libération nationale et on agit pour libérer nos terres occupées par Israël. Nous sommes un mouvement de libération qui essaie de défendre le Liban des agressions israéliennes dont nous avons souffert depuis plus de 50 ans. Nous sommes un mouvement de libération et de résistance nationale avec une dimension humaniste d'abord et nationaliste et islamique ensuite. Nous faisons partie de cette grande "ouma islamique" et on ressent les douleurs de ce monde islamique opprimé. Nous faisons partie du monde arabe qui souffre des effets de l'occupation israélienne. Donc d'abord, nous sommes un mouvement de libération nationale, humaniste, arabe et islamique.

Deuxièmement, nous aspirons à créer l'Etat libanais libéré des calculs et des appartenances communautaristes. Un Etat dans lequel les citoyens sont égaux devant la loi, indépendamment de leur religion ou de leur communauté ou de leur appartenance politique. Nous voulons un Etat démocratique, un Etat de droit et institutionnel, l'Etat de la justice sociale et en plus un Etat qui est capable de défendre la souveraineté du territoire et la vie des citoyens. Nous ne cherchons pas à créer un gouvernement religieux. Le Liban est une société diverse, il y a des chrétiens et des musulmans. Les musulmans et les chrétiens se divisent en plusieurs courants. Nous comptons 18 communautés au Liban, c'est une société plurielle. Nous avons besoin d'un Liban qui soit un modèle pour notre monde islamique. Nous voulons montrer qu'on est capable de vivre ensemble avec des communautés différentes.

Quelle relation entretenez-vous avec la gauche?
Les marxistes ici au Liban sont nos alliés. Le Parti communiste libanais et la gauche en général sont nos alliés. Nous avons une différence idéologique, nous avons nos convictions et eux les leurs. On diverge sur ce point mais à ce moment de l'histoire de notre pays, c'est une divergence qui n'est pas importante. Pour nous, la question principale aujourd'hui: es-tu pour ou contre les Américains? Est-ce que tu es avec les opprimés dans le monde ou pas? Est-ce que tu refuses la domination du monde et l'augmentation de la brèche entre riches et pauvres ou pas? Nous refusons que la division actuelle soit une division idéologique ou religieuse, que l'opposition se fasse entre chrétiens et musulmans, ou entre marxistes et croyants. La question aujourd'hui est de savoir qui est avec la domination américaine et qui est contre, qui est avec la résistance et qui est contre, qui est avec l'occupation et qui est contre, qui refuse la mondialisation sauvage et qui l'approuve. En toute honnêteté, je dis: les marxistes résistants se trouvent dans la même tranchée que nous et les musulmans non résistants comme les takfiristes ou ceux qui s'allient avec les puissances mondiales sont très loin de nous.

Nous avons une spécificité shiite uniquement en terme de composition sociale. Cette composition a ses raisons religieuses et elle est liée à l'histoire du pays. Mais notre résistance n'est pas religieuse, elle est nationale. Notre projet politique est un projet national patriotique par excellence. On ne fait pas la différence entre une région ou une autre, que tu sois sunnite ou shiite. Economiquement, nous avons des réserves sur les politiques de la privatisation et on appelle à des études plus approfondies pour éviter une augmentation des prix. Nous sommes pour un rôle fort de l'Etat dans la gestion de l'économie au Liban. Je répète et je redis que notre programme politique et économique est un projet anti-néolibéral.

J'ai lu le programme du Parti communiste ici et j'ai remarqué qu'il n'y a pas de grandes différences entre leur vision politique et la nôtre. Je ne peux pas appeler notre programme politique un programme marxiste ou socialiste. Selon les critères occidentaux, on peut dire que notre vision du monde est proche de celle de la social-démocratie, donc pour un régime capitaliste libre, mais avec un rôle fort pour l'Etat en tant que régulateur de l'équilibre entre l'Etat et le marché. Nous refusons les privatisations et la réduction du rôle de l'Etat.

Quelle est la relation entre le Hezbollah et l'Iran?
D'abord, nous ne recevons nos décisions d'aucun parti en dehors du Liban, mais cela ne nous empêche pas d'être des alliés de l'Iran. L'Iran est dans une position de leadership dans la confrontation avec le colonialisme mondial et les tentatives de domination. Les Iraniens sont du côté du peuple libanais depuis 25 ans. Quand les Israéliens détruisent nos maisons, nos usines, nos régions, ce sont les Iraniens qui nous aident à les reconstruire . Si tu vas au sud Liban maintenant, tu verras comment les Iraniens contribuent à reconstruire les ponts, les routes, les hôpitaux. Regardez les Nord Américains. Ils soutiennent les Israéliens avec toutes sortes d'armes et les aides militaires américaines pour Israël cette année ont dépassé les 3 milliards de dollars. Pourquoi donc notre alliance avec l'Iran serait négative quand l'Iran nous donne des aides sociales, économiques et éducatives et de développement? L'Iran est un ami du Liban, est un ami de tout le peuple libanais et du Hezbollah. Mais cela n'est pas contradictoire avec le fait que nous sommes un parti indépendant. Nous décidons de notre politique nous-mêmes. Les intérêts nationaux libanais sont notre guide pour nos décisions.

Quelle est l'importance de la chaîne de télé Al Manar pour votre lutte?
Al Manar est une institution civile de soutien à la résistance. Dans notre société, il ne faut jamais sous-estimer l'importance et la valeur des médias. Al Manar est devenu ces dernières années la deuxième chaîne arabe. De ce point de vue, Al Manar contribue dans notre lutte et joue un rôle important et primordial pour défendre la résistance. Ceci explique probablement les décisions nord américaines de classifier Al Manar comme une institution terroriste.

Quelle est votre position sur la Palestine ?
Je pense que la géographie palestinienne et les possibilités économiques pour la Palestine font en sorte qu'une stabilité n'est pas possible selon le modèle d'une solution à deux Etats. Nous croyons qu'il doit y avoir un seul Etat pour tous les Palestiniens de différentes communautés qu'ils soient juifs, musulmans ou chrétiens. Les Palestiniens, enfants de la région, ont le droit au retour pour vivre dans cet Etat. Ce sont eux qui doivent choisir la forme du régime politique et après cet Etat doit décider de tout ce qui est lié à la sécurité de cet Etat et à l'avenir de ceux qui vivent à l'intérieur de cet Etat. Selon nous, la stabilité en Palestine est liée à la création d'un seul Etat dans lequel tous les citoyens seront égaux devant le droit, indépendamment du fait qu'ils soient juifs, musulmans ou chrétiens.

Y a-t-il un lien particulier entre Hugo Chavez, président du Vénézuela et Hassan Nasrallah, le secrétaire générale du Hezbollah?
Quand il a parlé de Chavez sur la tribune devant un million de personnes, Hassan Nasrallah a appelé le président du Venezuela "brother Chavez". Nous sentons que cet homme est très proche de nous, qu'il est un camarade de route. Comme s'il y avait entre nous et lui une longue histoire de lutte commune, comme si son fusil était le nôtre. Nous l'aimons et le respectons et nous pensons qu'il y a des moyens de développer notre relation de telle sorte que ceci devienne un modèle de relation entre ce qui est de gauche et ce qui est islamiste.
Le général Aoun, de la communauté chrétienne, entretient une alliance avec le Hezbollah. Comment jugez-vous cette alliance?
Entre nous et le général Aoun, il y a une alliance et cette alliance-là est l'avenir de la stabilité au Liban. C'est une alliance entre deux forces qui sont politiquement les plus populaires au Liban. De notre point de vue, ces deux mouvements, le Hezbollah et le courant patriotique libre de Aoun, sont capables de créer un Etat réel, un Etat de droit. De notre point de vue, Aoun est le personnage politique libanais qui est le plus adéquat pour être président. C'est un homme qui se bat pour une véritable indépendance et pour une véritable souveraineté, capable de jouer un rôle important au service de tous les Libanais.

 

Ali Fayad 

 

traduit de l'arabe par Adnane Ben Youssef

 

 

 


8-3 Point de vue de Tendances : Elliott Abrams supervise la création de milices en Palestine et au Liban.

Selon des sources arabes bien informées, les pays ayant participé au sommet de Charm el-Cheikh (octobre 2006), considéré comme le moment-fondateur de l’axe des pays arabes « modérés » alliés des États-Unis (Jordanie, Arabie saoudite, Egypte, Emirats arabes unis, Qatar et Autorité palestinienne), s’activent anormalement ces derniers temps. Des comités de suivi ont été formés pour se pencher sur les dossiers des crises libanaise et palestinienne. Les membres de ces comités tiennent des réunions intensives avec des représentants d’Elliott Abrams, le conseiller à la sécurité nationale de George Bush chargé du Moyen-Orient. Diverses mesures ont été décidées contre le Hezbollah, le Hamas et le Jihad Islamique, ainsi que des organisations et autres associations proches de ces mouvements. Il s’agit de mesures bancaires destinées à entraver et perturber les réseaux de financement de ces formations anti-israéliennes, sous prétexte de la mise en œuvre des lois antiterroristes et de la lutte contre le blanchiment d’argent.
Sur le plan de la sécurité, ces comités procèdent à un échange d’informations et à des recherches sur des noms de militants fournis directement par les États-uniens. Une coordination a été mise en place pour mener à bien un programme d’armement, d’entraînement et de financement des services de l’Autorité palestinienne. Au Liban, ces comités arment et entraînent les Forces de sécurité intérieure (contrôlées par le clan Hariri), les membres de compagnies de sécurité privée et les milices du Parti socialiste progressiste (PSP de Walid Joumblatt), des Forces libanaises (de Samir Geagea) et du Courant du Futur (De Saad Hariri).
Les entraînements se déroulent en Jordanie sous la supervision d’officiers des forces spéciales. 300 miliciens du Courant du futur, ayant terminé leur formation vont bientôt rentrer au Liban pour être déployés à Beyrouth.

 

Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth.

 

Retrouvez-le sur Voltairenet.org, en versions arabe, anglaise et française.

 



9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage
Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme
9-1 Tendances et événements au Liban.

 

Que s’est-il passé lors de la dernière réunion entre le faucon du 14-mars, Walid Joumblatt, et le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane ? Les deux hommes ne se rencontrent que très rarement. En début de semaine, Joumblatt a invité le général à dîner à sa résidence de Beyrouth.
Selon des sources bien informées, la discussion a porté sur des questions sécuritaires, à la lumière de pronostics pessimistes sur l’évolution de la situation au Liban. Le chef druze a ainsi demandé au général Sleimane de ne plus dévoiler au public les informations en possession des services de renseignement de l’armée et susceptibles d’innocenter la Syrie des assassinats et autres désordres sécuritaires intervenus au Liban. L’interrogatoire des membres de Fatah al-Islam détenus par l’armée a ainsi permis d’établir un lien direct entre ce groupe intégriste sunnite et al-Qaida, surtout la branche irakienne de l’organisation. Joumblatt a conseillé à Sleimane de suivre l’exemple du service de renseignement des Forces de sécurité intérieure (contrôlé par un proche de Hariri), qui détient les mêmes informations mais s’abstient de la divulguer. Ce service a ainsi imposé un black-ouit total sur les aveux d’un réseau salafiste qui a reconnu être impliqué dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Walid Joumblatt a tenté de convaincre Michel Sleimane de s’aligner sur le projet états-unien au Liban et de ne plus adopter une position de stricte neutralité dans la crise politique qui secoue le Liban.
Selon un journaliste étranger qui l’a récemment rencontré, le chef druze est convaincu qu’une prochaine guerre israélienne contre la Syrie et le Hezbollah est inéluctable. Il continue sa pression pour empêcher toute entente autour d’un président consensuel et semble s’être totalement impliqué dans le projet US non seulement au Liban mais aussi au Moyen-Orient. Il pense qu’une guerre israélienne va modifier en faveur de son camp les rapports de forces internes. Le chef de file des faucons du 14-mars a été convoqué à Washington pour accélérer le processus d’internationalisation de l’échéance présidentielle libanaise qui se traduirait par l’établissement d’un cordon de sécurité « international » dans le centre-ville de Beyrouth pour « protéger le Parlement et permettre la tenue de l’élection ».
En lisant entre les lignes de la dernière lettre secrète envoyée par Fouad Siniora au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, on comprend que l’intervention étrangère au Liban n’est pas seulement un vœu pieux mais un plan bien intégré.

 

Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth.

 

Retrouvez-le sur Voltairenet.org, en versions arabe, anglaise et française.

 


On a la preuve de toute façon que les attentats au Liban sont perpétrés par le Mossad mais la communauté internationale préfère accuser la Syrie, c'est plus simple.

 

Imaginez s'ils accusaient Israël, même avec les preuves, comme la horde molochite sioniste passerait à l'attaque en criant au scandale.

 

C'est tout ce qu'ils savent faire. Prendre des mines de pucelles éffarouchées "OHHHHHH nous accuser a nous ! OHHHHHHH ça alors ! Mais quel scandale ! OHHHHH !"

 

Le problème c'est qu'il y a longtemps que ces pucelles-là ne sont plus vierges !

 

Adriana Evangelizt.

 

 

Le Liban a été frappé par une série d'attentats à la bombe qui a commencé par la tentative d'assassiner, le 1er octobre 2004, le ministre libanais des Télécommunications, Marwan Hamade.
Le plus récent assassinat s'est produit le 19 septembre dernier contre le législateur anti-syrien, Antoine Ghanem.

 

Le dirigeant du Hezbollah libanais, Sayyed Hassan Nasrallah, a rendu vendredi Israël responsable des assassinats des dirigeants majoritaires anti- syriens dans le pays.

 

C'est dans l'intérêt d'Israël de maintenir le Liban dans le chaos, car cela atténuera la pression du Hezbollah sur l'Etat hébreu, a souligné M. Nasrallah lors d'un rassemblement marquant la Journée de Jérusalem.
Par ailleurs, M. Nasrallah a appelé à un amendement constitutionnel pour permettre au peuple libanais d'élire son président.

Les législateurs libanais devront choisir un nouveau chef d'Etat avant le 24 novembre prochain pour remplacer l'actuel président, Emile Lahoud, qui démissionnera la veille conformément à la Constitution.

 

Sources Xinhuanet

 

5 octobre

 



10 Annexe - Géopolitique et stratégie

 

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Marc

10-1 Kouchner espère une élection présidentielle sur base d’un consensus le plus large possible….

 

Dans le cadre de la mission de la troïka européenne au Liban (qui
débutera aujourd’hui, samedi) et avant de se rendre à Beyrouth, M.
Bernard Kouchner (qui est arrivé tard hier soir dans la capitale
libanaise) a pris soin de procéder à des contacts jugés utiles et de
nature à accroître les chances de succès de cette tentative de la
dernière chance. Celle de parvenir à une élection présidentielle sur
base d’un consensus le plus large possible.

Après l’entretien téléphonique qu’il y a eu mercredi avec son homologue
syrien Walid Moallem, le chef du Quai d’Orsay a consulté, toujours par
téléphone, ses pairs saoudien et égyptien ainsi que le secrétaire
général de la Ligue arabe.
L’objectif de cette double démarche, selon des sources diplomatiques
françaises, était de rappeler à M. Moallem la position officielle de la
France sur la question libanaise et sur sa relation avec Damas, à savoir
que le régime syrien doit s’engager et montrer par les faits qu’il ne
s’ingère nullement dans l’élection présidentielle libanaise. Cette
position définie par le président Nicolas Sarkozy lors de la conférence
des ambassadeurs de France en septembre dernier, et martelée sans cesse
depuis par les diplomates français, est aujourd’hui à l’ordre du jour,
et M. Kouchner a voulu en parler avec le ministre syrien.

Avec ses homologues arabes et avec le secrétaire général de la Ligue , M.
Amr Moussa, le ministre français a voulu en même temps donner le ton de
cette initiative européenne au Liban, que la France aurait voulu
euro-arabe. Mais tant l’émir Saoud al-Fayçal que M. Aboul-Gheit et le
secrétaire général de la Ligue auraient, selon des cercles diplomatiques
arabes à Paris, apporté leur ferme soutien à l’action de la « troïka »
européenne et auraient promis d’en assurer le suivi jusqu’à la
réalisation de l’objectif prioritaire de tous les amis du Liban dans le
monde, à savoir qu’un nouveau président de la République soit élu avec
le consentement d’une large majorité des courants politiques libanais et
des communautés spirituelles du pays.

De plus, M. Bernard Kouchner aurait rallié à sa cause (libanaise) et à
la position franco-européenne sur le Liban son homologue turc qu’il
rencontrera prochainement à Ankara. Ce qui lui permettrait d’user de
l’influence grandissante de la Turquie à Damas pour que le régime syrien
se conforme aux résolutions internationales tant en ce qui concerne la
mise en place et le bon fonctionnement du tribunal international que la
coopération pour que le Liban traverse sa crise actuelle et reprenne son
rôle dans la région avec un nouveau président bénéficiant d’un soutien
ferme et général, local, régional et international.

Autre souci majeur, marqué par la grande inquiétude des trois ministres
arrivés à Beyrouth : faire face concrètement au pire si un président
n’était pas élu le 24 novembre prochain et que les soldats de la Finul
se retrouvaient dans une zone de non-droit. Un haut responsable français
a laissé entendre hier que des mesures concrètes ont d’ores et déjà fait
l’objet de concertations entre Paris, Rome et Madrid, et que l’une
d’elles est certainement un « resserrement » (entendre un renforcement)
du dispositif de sécurité dont bénéficie actuellement la Finul et qui
est déjà, a ajouté ce responsable, à un niveau très élevé depuis la
tentative d’attentat contre des positions de la Finul , survenue il y a
quelques jours.
d’Élie MASBOUNGI
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=355460

 

N° 58 -Journal du Liban - 23-10 Debut

1 Liban occupé

 

3 Politique Libanaise  

 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

6-1 Pierre Mellet : Comment la structure rituelle du Journal télévisé formate nos esprits.

 

 

7 Brèves

 

7-1 Moshé Kaplinski : ‘‘La prochaine fois, nous saurons nous y prendre avec la résistance.

 

7-2 L’Unrwa a transporté une centaine de familles réfugiées vers Nahr el-Bared.

 

7-3 Moyen-Orient: le FMI souhaiterait une plus grand discipline budgétaire.

 

8 Dossiers

 

8-1 Point de vue de Lorient le Jour : La majorité accusée de vouloir placer le pays sous tutelle américano-sioniste.

 

8-2 Point de vue de Ali Fayad : La victoire du Hezbollah est celle de tous les damnés de la terre".

 

8-3 Point de vue de Tendances : Elliott Abrams supervise la création de milices en Palestine et au Liban.

 

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

 

9-1 Tendances et événements au Liban.

 

9-2 Israël derrière les assassinats de politiciens libanais. 

 

10 Annexe - Géopolitique et stratégie

 

10-1 Kouchner espère une élection présidentielle sur base d’un consensus le plus large possible….

8-2 Point de vue de Ali Fayad : La victoire du Hezbollah est celle de tous les damnés de la terre".

 

Interview d'Ali Fayad, membre du bureau politique du Hezbollah par Chris Den Hond, Mireille Court et Nicolas Qualander.
En août 2007, exactement un an après la victoire de la résistance libanaise sur l'armée israélienne, nous avons rencontré Ali Fayad, membre du bureau politique du Hezbollah et président du centre d'étude et de recherche, lié au Hezbollah. Ce centre se situe à Beyrouth sud, la banlieue shiite. Ali Fayad est également professeur à la faculté libanaise où il enseigne les sciences politiques. Il suit de près les évolutions du mouvement alter mondialiste.

 

Août 2007 au Liban: un an après la victoire du Hezbollah sur l'armée israélienne
Quelle est la principale conséquence de votre victoire sur l'armée israélienne?
La conséquence immédiate de la victoire de notre résistance sur l'armée israélienne, c'est qu'elle a avorté les projets américains au Moyen Orient. Condoleeza Rice, qui disait que l'attaque israélienne aboutirait à un nouveau Moyen Orient, a dû revoir sa copie. La victoire du Hezbollah ouvre une ère nouvelle, non seulement au Liban mais aussi dans la région. Ce qui est arrivé est un modèle pour ceux et celles qui refusent cette suprématie américaine, l'occupation israélienne et la domination des instances internationales comme l'ONU. C'est aussi un refus de la propagande américaine qui dit que la guerre américaine contre nous est une guerre pour la défense de la liberté et de la démocratie. Ceci n'est pas vrai. Notre victoire est la victoire de tous les damnés de la terre, du Venezuela, en Amérique latine, au monde arabe, à la Palestine , à l'Irak, au Liban, à tous ceux-là on dit: "Les peuples sont capables de vaincre les grandes puissances, même armées jusqu'aux dents."

Le Hezbollah, est-ce une résistance religieuse? Quelle est votre identité?
Tout d'abord, on se considère comme un mouvement de libération nationale et on agit pour libérer nos terres occupées par Israël. Nous sommes un mouvement de libération qui essaie de défendre le Liban des agressions israéliennes dont nous avons souffert depuis plus de 50 ans. Nous sommes un mouvement de libération et de résistance nationale avec une dimension humaniste d'abord et nationaliste et islamique ensuite. Nous faisons partie de cette grande "ouma islamique" et on ressent les douleurs de ce monde islamique opprimé. Nous faisons partie du monde arabe qui souffre des effets de l'occupation israélienne. Donc d'abord, nous sommes un mouvement de libération nationale, humaniste, arabe et islamique.

Deuxièmement, nous aspirons à créer l'Etat libanais libéré des calculs et des appartenances communautaristes. Un Etat dans lequel les citoyens sont égaux devant la loi, indépendamment de leur religion ou de leur communauté ou de leur appartenance politique. Nous voulons un Etat démocratique, un Etat de droit et institutionnel, l'Etat de la justice sociale et en plus un Etat qui est capable de défendre la souveraineté du territoire et la vie des citoyens. Nous ne cherchons pas à créer un gouvernement religieux. Le Liban est une société diverse, il y a des chrétiens et des musulmans. Les musulmans et les chrétiens se divisent en plusieurs courants. Nous comptons 18 communautés au Liban, c'est une société plurielle. Nous avons besoin d'un Liban qui soit un modèle pour notre monde islamique. Nous voulons montrer qu'on est capable de vivre ensemble avec des communautés différentes.

Quelle relation entretenez-vous avec la gauche?
Les marxistes ici au Liban sont nos alliés. Le Parti communiste libanais et la gauche en général sont nos alliés. Nous avons une différence idéologique, nous avons nos convictions et eux les leurs. On diverge sur ce point mais à ce moment de l'histoire de notre pays, c'est une divergence qui n'est pas importante. Pour nous, la question principale aujourd'hui: es-tu pour ou contre les Américains? Est-ce que tu es avec les opprimés dans le monde ou pas? Est-ce que tu refuses la domination du monde et l'augmentation de la brèche entre riches et pauvres ou pas? Nous refusons que la division actuelle soit une division idéologique ou religieuse, que l'opposition se fasse entre chrétiens et musulmans, ou entre marxistes et croyants. La question aujourd'hui est de savoir qui est avec la domination américaine et qui est contre, qui est avec la résistance et qui est contre, qui est avec l'occupation et qui est contre, qui refuse la mondialisation sauvage et qui l'approuve. En toute honnêteté, je dis: les marxistes résistants se trouvent dans la même tranchée que nous et les musulmans non résistants comme les takfiristes ou ceux qui s'allient avec les puissances mondiales sont très loin de nous.

Nous avons une spécificité shiite uniquement en terme de composition sociale. Cette composition a ses raisons religieuses et elle est liée à l'histoire du pays. Mais notre résistance n'est pas religieuse, elle est nationale. Notre projet politique est un projet national patriotique par excellence. On ne fait pas la différence entre une région ou une autre, que tu sois sunnite ou shiite. Economiquement, nous avons des réserves sur les politiques de la privatisation et on appelle à des études plus approfondies pour éviter une augmentation des prix. Nous sommes pour un rôle fort de l'Etat dans la gestion de l'économie au Liban. Je répète et je redis que notre programme politique et économique est un projet anti-néolibéral.

J'ai lu le programme du Parti communiste ici et j'ai remarqué qu'il n'y a pas de grandes différences entre leur vision politique et la nôtre. Je ne peux pas appeler notre programme politique un programme marxiste ou socialiste. Selon les critères occidentaux, on peut dire que notre vision du monde est proche de celle de la social-démocratie, donc pour un régime capitaliste libre, mais avec un rôle fort pour l'Etat en tant que régulateur de l'équilibre entre l'Etat et le marché. Nous refusons les privatisations et la réduction du rôle de l'Etat.

Quelle est la relation entre le Hezbollah et l'Iran?
D'abord, nous ne recevons nos décisions d'aucun parti en dehors du Liban, mais cela ne nous empêche pas d'être des alliés de l'Iran. L'Iran est dans une position de leadership dans la confrontation avec le colonialisme mondial et les tentatives de domination. Les Iraniens sont du côté du peuple libanais depuis 25 ans. Quand les Israéliens détruisent nos maisons, nos usines, nos régions, ce sont les Iraniens qui nous aident à les reconstruire . Si tu vas au sud Liban maintenant, tu verras comment les Iraniens contribuent à reconstruire les ponts, les routes, les hôpitaux. Regardez les Nord Américains. Ils soutiennent les Israéliens avec toutes sortes d'armes et les aides militaires américaines pour Israël cette année ont dépassé les 3 milliards de dollars. Pourquoi donc notre alliance avec l'Iran serait négative quand l'Iran nous donne des aides sociales, économiques et éducatives et de développement? L'Iran est un ami du Liban, est un ami de tout le peuple libanais et du Hezbollah. Mais cela n'est pas contradictoire avec le fait que nous sommes un parti indépendant. Nous décidons de notre politique nous-mêmes. Les intérêts nationaux libanais sont notre guide pour nos décisions.

Quelle est l'importance de la chaîne de télé Al Manar pour votre lutte?
Al Manar est une institution civile de soutien à la résistance. Dans notre société, il ne faut jamais sous-estimer l'importance et la valeur des médias. Al Manar est devenu ces dernières années la deuxième chaîne arabe. De ce point de vue, Al Manar contribue dans notre lutte et joue un rôle important et primordial pour défendre la résistance. Ceci explique probablement les décisions nord américaines de classifier Al Manar comme une institution terroriste.

Quelle est votre position sur la Palestine ?
Je pense que la géographie palestinienne et les possibilités économiques pour la Palestine font en sorte qu'une stabilité n'est pas possible selon le modèle d'une solution à deux Etats. Nous croyons qu'il doit y avoir un seul Etat pour tous les Palestiniens de différentes communautés qu'ils soient juifs, musulmans ou chrétiens. Les Palestiniens, enfants de la région, ont le droit au retour pour vivre dans cet Etat. Ce sont eux qui doivent choisir la forme du régime politique et après cet Etat doit décider de tout ce qui est lié à la sécurité de cet Etat et à l'avenir de ceux qui vivent à l'intérieur de cet Etat. Selon nous, la stabilité en Palestine est liée à la création d'un seul Etat dans lequel tous les citoyens seront égaux devant le droit, indépendamment du fait qu'ils soient juifs, musulmans ou chrétiens.

Y a-t-il un lien particulier entre Hugo Chavez, président du Vénézuela et Hassan Nasrallah, le secrétaire générale du Hezbollah?
Quand il a parlé de Chavez sur la tribune devant un million de personnes, Hassan Nasrallah a appelé le président du Venezuela "brother Chavez". Nous sentons que cet homme est très proche de nous, qu'il est un camarade de route. Comme s'il y avait entre nous et lui une longue histoire de lutte commune, comme si son fusil était le nôtre. Nous l'aimons et le respectons et nous pensons qu'il y a des moyens de développer notre relation de telle sorte que ceci devienne un modèle de relation entre ce qui est de gauche et ce qui est islamiste.
Le général Aoun, de la communauté chrétienne, entretient une alliance avec le Hezbollah. Comment jugez-vous cette alliance?
Entre nous et le général Aoun, il y a une alliance et cette alliance-là est l'avenir de la stabilité au Liban. C'est une alliance entre deux forces qui sont politiquement les plus populaires au Liban. De notre point de vue, ces deux mouvements, le Hezbollah et le courant patriotique libre de Aoun, sont capables de créer un Etat réel, un Etat de droit. De notre point de vue, Aoun est le personnage politique libanais qui est le plus adéquat pour être président. C'est un homme qui se bat pour une véritable indépendance et pour une véritable souveraineté, capable de jouer un rôle important au service de tous les Libanais.

 

Ali Fayad 

 

traduit de l'arabe par Adnane Ben Youssef

 

 

 


8-3 Point de vue de Tendances : Elliott Abrams supervise la création de milices en Palestine et au Liban.

Selon des sources arabes bien informées, les pays ayant participé au sommet de Charm el-Cheikh (octobre 2006), considéré comme le moment-fondateur de l’axe des pays arabes « modérés » alliés des États-Unis (Jordanie, Arabie saoudite, Egypte, Emirats arabes unis, Qatar et Autorité palestinienne), s’activent anormalement ces derniers temps. Des comités de suivi ont été formés pour se pencher sur les dossiers des crises libanaise et palestinienne. Les membres de ces comités tiennent des réunions intensives avec des représentants d’Elliott Abrams, le conseiller à la sécurité nationale de George Bush chargé du Moyen-Orient. Diverses mesures ont été décidées contre le Hezbollah, le Hamas et le Jihad Islamique, ainsi que des organisations et autres associations proches de ces mouvements. Il s’agit de mesures bancaires destinées à entraver et perturber les réseaux de financement de ces formations anti-israéliennes, sous prétexte de la mise en œuvre des lois antiterroristes et de la lutte contre le blanchiment d’argent.
Sur le plan de la sécurité, ces comités procèdent à un échange d’informations et à des recherches sur des noms de militants fournis directement par les États-uniens. Une coordination a été mise en place pour mener à bien un programme d’armement, d’entraînement et de financement des services de l’Autorité palestinienne. Au Liban, ces comités arment et entraînent les Forces de sécurité intérieure (contrôlées par le clan Hariri), les membres de compagnies de sécurité privée et les milices du Parti socialiste progressiste (PSP de Walid Joumblatt), des Forces libanaises (de Samir Geagea) et du Courant du Futur (De Saad Hariri).
Les entraînements se déroulent en Jordanie sous la supervision d’officiers des forces spéciales. 300 miliciens du Courant du futur, ayant terminé leur formation vont bientôt rentrer au Liban pour être déployés à Beyrouth.

 

Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth.

 

Retrouvez-le sur Voltairenet.org, en versions arabe, anglaise et française.

 



9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage
Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme
9-1 Tendances et événements au Liban.

 

Que s’est-il passé lors de la dernière réunion entre le faucon du 14-mars, Walid Joumblatt, et le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane ? Les deux hommes ne se rencontrent que très rarement. En début de semaine, Joumblatt a invité le général à dîner à sa résidence de Beyrouth.
Selon des sources bien informées, la discussion a porté sur des questions sécuritaires, à la lumière de pronostics pessimistes sur l’évolution de la situation au Liban. Le chef druze a ainsi demandé au général Sleimane de ne plus dévoiler au public les informations en possession des services de renseignement de l’armée et susceptibles d’innocenter la Syrie des assassinats et autres désordres sécuritaires intervenus au Liban. L’interrogatoire des membres de Fatah al-Islam détenus par l’armée a ainsi permis d’établir un lien direct entre ce groupe intégriste sunnite et al-Qaida, surtout la branche irakienne de l’organisation. Joumblatt a conseillé à Sleimane de suivre l’exemple du service de renseignement des Forces de sécurité intérieure (contrôlé par un proche de Hariri), qui détient les mêmes informations mais s’abstient de la divulguer. Ce service a ainsi imposé un black-ouit total sur les aveux d’un réseau salafiste qui a reconnu être impliqué dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Walid Joumblatt a tenté de convaincre Michel Sleimane de s’aligner sur le projet états-unien au Liban et de ne plus adopter une position de stricte neutralité dans la crise politique qui secoue le Liban.
Selon un journaliste étranger qui l’a récemment rencontré, le chef druze est convaincu qu’une prochaine guerre israélienne contre la Syrie et le Hezbollah est inéluctable. Il continue sa pression pour empêcher toute entente autour d’un président consensuel et semble s’être totalement impliqué dans le projet US non seulement au Liban mais aussi au Moyen-Orient. Il pense qu’une guerre israélienne va modifier en faveur de son camp les rapports de forces internes. Le chef de file des faucons du 14-mars a été convoqué à Washington pour accélérer le processus d’internationalisation de l’échéance présidentielle libanaise qui se traduirait par l’établissement d’un cordon de sécurité « international » dans le centre-ville de Beyrouth pour « protéger le Parlement et permettre la tenue de l’élection ».
En lisant entre les lignes de la dernière lettre secrète envoyée par Fouad Siniora au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, on comprend que l’intervention étrangère au Liban n’est pas seulement un vœu pieux mais un plan bien intégré.

 

Tendances est un bulletin quotidien de veille politique sur le Proche-Orient, réalisé par l’agence New Orient News à Beyrouth.

 

Retrouvez-le sur Voltairenet.org, en versions arabe, anglaise et française.

 


On a la preuve de toute façon que les attentats au Liban sont perpétrés par le Mossad mais la communauté internationale préfère accuser la Syrie, c'est plus simple.

 

Imaginez s'ils accusaient Israël, même avec les preuves, comme la horde molochite sioniste passerait à l'attaque en criant au scandale.

 

C'est tout ce qu'ils savent faire. Prendre des mines de pucelles éffarouchées "OHHHHHH nous accuser a nous ! OHHHHHHH ça alors ! Mais quel scandale ! OHHHHH !"

 

Le problème c'est qu'il y a longtemps que ces pucelles-là ne sont plus vierges !

 

Adriana Evangelizt.

 

 

Le Liban a été frappé par une série d'attentats à la bombe qui a commencé par la tentative d'assassiner, le 1er octobre 2004, le ministre libanais des Télécommunications, Marwan Hamade.
Le plus récent assassinat s'est produit le 19 septembre dernier contre le législateur anti-syrien, Antoine Ghanem.

 

Le dirigeant du Hezbollah libanais, Sayyed Hassan Nasrallah, a rendu vendredi Israël responsable des assassinats des dirigeants majoritaires anti- syriens dans le pays.

 

C'est dans l'intérêt d'Israël de maintenir le Liban dans le chaos, car cela atténuera la pression du Hezbollah sur l'Etat hébreu, a souligné M. Nasrallah lors d'un rassemblement marquant la Journée de Jérusalem.
Par ailleurs, M. Nasrallah a appelé à un amendement constitutionnel pour permettre au peuple libanais d'élire son président.

Les législateurs libanais devront choisir un nouveau chef d'Etat avant le 24 novembre prochain pour remplacer l'actuel président, Emile Lahoud, qui démissionnera la veille conformément à la Constitution.

 

Sources Xinhuanet

 

5 octobre

 



10 Annexe - Géopolitique et stratégie

 

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Marc

10-1 Kouchner espère une élection présidentielle sur base d’un consensus le plus large possible….

 

Dans le cadre de la mission de la troïka européenne au Liban (qui
débutera aujourd’hui, samedi) et avant de se rendre à Beyrouth, M.
Bernard Kouchner (qui est arrivé tard hier soir dans la capitale
libanaise) a pris soin de procéder à des contacts jugés utiles et de
nature à accroître les chances de succès de cette tentative de la
dernière chance. Celle de parvenir à une élection présidentielle sur
base d’un consensus le plus large possible.

Après l’entretien téléphonique qu’il y a eu mercredi avec son homologue
syrien Walid Moallem, le chef du Quai d’Orsay a consulté, toujours par
téléphone, ses pairs saoudien et égyptien ainsi que le secrétaire
général de la Ligue arabe.
L’objectif de cette double démarche, selon des sources diplomatiques
françaises, était de rappeler à M. Moallem la position officielle de la
France sur la question libanaise et sur sa relation avec Damas, à savoir
que le régime syrien doit s’engager et montrer par les faits qu’il ne
s’ingère nullement dans l’élection présidentielle libanaise. Cette
position définie par le président Nicolas Sarkozy lors de la conférence
des ambassadeurs de France en septembre dernier, et martelée sans cesse
depuis par les diplomates français, est aujourd’hui à l’ordre du jour,
et M. Kouchner a voulu en parler avec le ministre syrien.

Avec ses homologues arabes et avec le secrétaire général de la Ligue , M.
Amr Moussa, le ministre français a voulu en même temps donner le ton de
cette initiative européenne au Liban, que la France aurait voulu
euro-arabe. Mais tant l’émir Saoud al-Fayçal que M. Aboul-Gheit et le
secrétaire général de la Ligue auraient, selon des cercles diplomatiques
arabes à Paris, apporté leur ferme soutien à l’action de la « troïka »
européenne et auraient promis d’en assurer le suivi jusqu’à la
réalisation de l’objectif prioritaire de tous les amis du Liban dans le
monde, à savoir qu’un nouveau président de la République soit élu avec
le consentement d’une large majorité des courants politiques libanais et
des communautés spirituelles du pays.

De plus, M. Bernard Kouchner aurait rallié à sa cause (libanaise) et à
la position franco-européenne sur le Liban son homologue turc qu’il
rencontrera prochainement à Ankara. Ce qui lui permettrait d’user de
l’influence grandissante de la Turquie à Damas pour que le régime syrien
se conforme aux résolutions internationales tant en ce qui concerne la
mise en place et le bon fonctionnement du tribunal international que la
coopération pour que le Liban traverse sa crise actuelle et reprenne son
rôle dans la région avec un nouveau président bénéficiant d’un soutien
ferme et général, local, régional et international.

Autre souci majeur, marqué par la grande inquiétude des trois ministres
arrivés à Beyrouth : faire face concrètement au pire si un président
n’était pas élu le 24 novembre prochain et que les soldats de la Finul
se retrouvaient dans une zone de non-droit. Un haut responsable français
a laissé entendre hier que des mesures concrètes ont d’ores et déjà fait
l’objet de concertations entre Paris, Rome et Madrid, et que l’une
d’elles est certainement un « resserrement » (entendre un renforcement)
du dispositif de sécurité dont bénéficie actuellement la Finul et qui
est déjà, a ajouté ce responsable, à un niveau très élevé depuis la
tentative d’attentat contre des positions de la Finul , survenue il y a
quelques jours.
d’Élie MASBOUNGI
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=355460