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31/12/2007

N°297 Les dossiers de Palestine 30-12 fin

SUITE Le Post a admis qu’il y avait deux problèmes. Quel prix Israël était-il prêt à payer ? On évalue officiellement que les pertes israéliennes seraient plus élevées que les 119 soldats qui sont morts lors de la guerre contre le Liban. Plus important encore, Israël se doit d’avoir une stratégie de sortie. « Il est facile d’entrer, mais plus difficile d’en sortir », a déclaré un important responsable à la Défense cité par le Post. Le journal a ajouté que peu croyaient, à l’intérieur des FDI et de Shin Bet, les services de sécurité israéliens, qu’Abbas serait en mesure de prendre le pouvoir à Gaza. Pour ces raisons, le gouvernement Kadima d’Olmert et ses partenaires de la coalition peuvent bien avoir décidé, pour l’instant du moins, de ne pas procéder à une invasion massive. Mais la logique de la situation mène inexorablement à une telle issue. (Article original paru le 24 décembre 2007)  Jean-Shaoul 24 décembre 2007 Source : WSWS
http://www.wsws.org/...

 

  1-5 Point de vue de Tsfi Braïl : Quel désastre attend notre armée dans les ruelles de Gaza ? Nous rentrons à Gaza, en fin de compte. « La grande frappe » ou « l’opération de grande envergure » sera menée pour pousser le million et demi d’âmes à se révolter contre le Hamas. Mais, vivant sous le blocus et dans la nécessité, ils n’ont rien à perdre. Le sentiment d’incapacité de les pousser à bout existe déjà. Et c’est pour cette raison que les sanctions insupportables ont été imposées en se basant sur la même idée déformée qui avait montré ses limites au Liban. Cette vision croit que frapper des objectifs civils – il s’agit cette fois de civils, et non pas des cibles matérielles – enflammera une insurrection civile contre la dominance du Hamas, et Sion sera sauvé ! Pourtant, il ne sera pas possible d’exclure la contradiction. En effet, si les sanctions ont vraiment donné leurs résultats, restriction de carburant, coupure d’électricité, fermeture des passages et interdiction d’entrée de produits, il n’aura eu besoin d’aucune attaque militaire. L’armée israélienne sait que Gaza n’est pas le camp de réfugiés de Jénine ou le Sud du Liban. Gaza est un labyrinthe de ruelles dans lesquelles sillonnent des milliers de femmes, d’enfants, de vieillards et des hommes normaux qui ne sont pas préoccupés par le lancement de roquettes d’Al-Qassam ou l’implantation d’obus explosifs. Cependant, ces dernières semaines, l’armée a gavé les médias avec l’idée que Gaza contient une grande quantité d’explosifs et d’armes de toutes sortes et couleurs, et une grande capacité défensive qui est plus importante. Toutes ces considérations ne doivent pas contraindre l’Etat à attaquer les bâtiments et les objectifs palestiniens qui continuent le lancement de roquettes d’Al-Qassam. Cependant, l’armée pratique ces attaques quotidiennement. Elle les pratique dans les quartiers denses en habitations, utilise les avions sans pilote qui ouvrent librement le feu sur les cellules d’Al-Qassam. Une opération de grande envergure, que pourra-t-elle faire de plus, si les opérations concentrées n’avaient pas réussi à faire quelque chose ? Devons-nous comprendre, par le choix d’une telle opération, que les petites opérations concentrées, comme les sanctions collectives, n’ont aucun intérêt ? Il se peut que « la vaste opération » ait lieu pour une raison morale. L’Etat ne peut permettre des attaques quotidiennes contre ses citoyens, sans rien faire. En tout cas, quelque chose devra se passer. Rien ne sera refusé, même les opérations spectaculaires destinées à rendre la confiance aux habitants de Sderot en leur gouvernement, et à vaincre le sentiment que ses habitants ont moins de valeur que les habitants de Tel-Aviv ou de Netanya. Cela dit, les habitants de Sderot, eux-mêmes, ne veulent pas précipiter une guerre contre Gaza. Ils souhaitent seulement que leurs maisons soient protégées. Une protection dont le coût sera moins élevé que la guerre que l’armée est sur le point d’engager contre Gaza. Il faut savoir que la protection défensive n’est pas seulement morale ; elle constitue un article du budget. La guerre est tout simplement une exposition de force. Quant à cette protection défensive, le premier ministre pourra dire : « Nous nous protégeons, mais pas seulement pour la protection ». Quant à la guerre, il ne pourra dire : « Nous ne combattons que pour le combat ». La dernière expression ne possède pas le même écho démagogue que la précédente. De plus, il faut soigner les blessures du Liban. Et il n’y a d’autre soin pour les guerres ratées que des guerres réussies. Et il n’y a pas de méthode pour mettre fin à une guerre avec un maximum de réussite. En résumé, il faut engager la guerre, mais avec un œil sur le nouveau partenaire palestinien, Mahmoud Abbas, pour prévoir ce qu’il dira, si l’armée touche par erreur une école ou un cabinet médical. Pourra-t-il encore serrer la main à Olmert ou faire la bise à sa femme ? Naturellement, nous pourrions lui dire qu’il n’a qu’à vaincre la violence lui-même. Il répliquerait que les négociations sont là pour cela ! Source : CPI (Centre Palestinien d'Information ) Article paru dans le journal hébreu Haaretz

27-12
Traduit par le CPI

http://www.palestine-info.cc/...

 


2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 Michel Bôle-Richard : Vexations, violences, lot quotidien des Palestiniens aux barrages israéliens. Extraits « Nous ne voulons pas que l'image d'Israël, dans l'esprit des Palestiniens, soit un soldat à un barrage. Nous n'avons pas le désir de contrôler la vie des Palestiniens", a expliqué, à Paris, le 17 décembre, à l'occasion de la conférence des donateurs, Tzipi Livni, la ministre
israélienne des affaires étrangères.
Chaque jour pourtant, les Palestiniens sont confrontés à des barrages et à des check-points (563 fixes, plus 74 "volants" au mois de novembre selon OCHA, l'Agence des Nations unies pour les affaires humanitaires), qui limitent considérablement leur liberté de déplacement. Ils sont soumis au bon vouloir des soldats et doivent affronter d'interminables files d'attente, subir des vexations, des humiliations, voire des violences verbales ou physiques.

C'est à la suite d'un incident particulièrement significatif survenu il y a quelques mois près d'Hébron que l'armée a décidé d'ordonner une enquête. Un officier et cinq soldats avaient "braqué" un taxi, ligoté son chauffeur, s'étaient emparés du véhicule et, peu après, avaient tiré sur un Palestinien et l'avaient laissé blessé sur le bord de la route sans s'occuper de son sort.
A la suite de cet incident, qualifié d'"exceptionnel", le général Gadi Shamni, qui commande la région centre d'Israël, a donc décidé d'en savoir plus sur le comportement de ses soldats et a ordonné une enquête auprès de mille d'entre eux. Les conclusions ont surpris l'état-major. (…)
Il ressort de cette investigation qu'un soldat sur quatre a été témoin actif ou passif de violences exercées à l'encontre de Palestiniens. Le quotidien Yediot Aharonot a publié le témoignage de l'un d'entre eux, qui raconte la vie quotidienne à un point de passage et les punitions infligées aux Palestiniens : être renvoyé au bout de la file, attente de plusieurs heures sous le soleil, subtilisation de papiers ou mise à genoux pendant quatre heures.

"SENTIMENT D'IMMUNITÉ"
Pour B'Tselem, organisation de défense des droits de l'homme dans les territoires occupés, "cette situation n'a rien de surprenant. Elle s'explique par le fait que les soldats qui portent atteinte aux Palestiniens n'ont pas à rendre compte de leurs actes, car il est extrêmement difficile pour les victimes de faire aboutir une plainte."
De fait, explique Yesh Din, une autre organisation de défense des droits de l'homme, "90 % des enquêtes ouvertes par la section criminelle de la police militaire dans des cas où des soldats sont suspectés d'avoir commis des infractions criminelles contre des Palestiniens sont closes sans poursuites".
Yesh Din s'est appuyée sur des chiffres fournis par Tsahal. Sur un total de 1 091 affaires de toute nature, il y a eu 118 inculpations et 101 condamnations entre le mois d'octobre 2000 et le mois de juin 2007. En ce qui concerne les quelque 2000 civils non impliqués dans des combats qui ont été tués au cours des sept années d'Intifada, il y a eu 239 enquêtes et seulement 16 condamnations.
"Il ne fait aucun doute que les soldats opérant dans les territoires occupés ont le sentiment de jouir d'une immunité, ce qui mène inévitablement à une augmentation du nombre et de la gravité des infractions commises", explique Michael Sfard, avocat de Yesh Din.
Dans son rapport, cette organisation constate que le nombre des poursuites contre les soldats pour des faits liés à la drogue en 2006 est "sept fois supérieur au total des poursuites concernant des atteintes physiques ou aux propriétés des Palestiniens pendant presque
sept ans".
Michel Bôle-Richard LE MONDE | 22.12.07
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-992612@51-891944,0.html


3 Annexe - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

3-1 Ilan Pappé : L’épuration ethnique est devenue une idéologie, un ornement structurel de l’Etat sioniste.

Ilan Pappé : « La purification ethnique continue et Israël veut vous la faire accepter » Ilan Pappé est arrivé en Italie sans tambours ni trompettes. Hôte de l’Iesmavo (Master Enrico Mattei per il Medio Oriente , NdT), au siège de l’Isiao de Rome (Institut italien pour l’Afrique et l’Orient http://www.isiao.it/, NdT) pour une conférence sur « Israël-Palestine, une terre deux peuples ». Après avoir dénoncé ces derniers mois l’impossibilité de travailler sereinement dans une atmosphère hostile, celle de son université de Haïfa, Pappé est parti en Grande-Bretagne, où il enseigne maintenant à l’université d’Exeter.

Historien du non consensus, « révisionniste », il est né en Israël en 1954, de parents juifs qui avaient fui l’Allemagne des années 30 ; il a publié une demi-douzaine de livres. Parmi les plus récents, « The ethnic cleansing of Palestine », non encore traduit en italien. Au centre de l’analyse du grand historien, la politique sioniste de déportations et expulsions de palestiniens réalisées pendant et après la guerre de 1948, quand environ 400 villages furent vidés, effacés et détruits au cours des cinq années qui suivirent.

Professeur Pappé, vous décrivez l’épuration ethnique comme moment constitutif, en 1948, de l’Etat d’Israël. Vous brisez de cette façon le topos de l’exode volontaire des Palestiniens.

En 47-48, les Palestiniens ont été expulsés, même si l’historiographie officielle parle de pressions des leaders arabes qui les auraient persuadés de s’enfuir. L’idée de trouver un refuge pour la communauté juive, persécutée en Europe et anéantie par le nazisme, se heurta à une population autochtone qui était en phase de redéfinition. Projet colonial qui pratiqua l’épuration ethnique, en affrontant de façon anticipée le problème démographique : l’existence de 600.000 juifs contre un million de Palestiniens. Avant que les arabes ne décident en février 1948 de s’y opposer militairement, les Israéliens avaient déjà chassé plus de 300.000 autochtones.

Comment se réalisa la purification ethnique et pourquoi tout le monde s’est-il tu ?

Cela eut lieu en l’espace de huit mois, et ce n’est qu’en octobre 48 que les Palestiniens commencèrent vraiment à se défendre. La riposte des sionistes fut les massacres dans la province de Galilée, la confiscation des maisons, des comptes bancaires, de la terre. Les Israéliens effacèrent un peuple et sa culture. Personne ne dénonça ce qui se passait parce que la Guerre était finie depuis peu. Les Nations Unies ne pouvaient pas admettre qu’une de leurs résolutions (la 181, sur la partition de la Palestine , NDR) se conclut avec une épuration ethnique. La Croix-Rouge avait déjà été accusée de n’avoir pas rapporté avec objectivité ce qui se passait dans les camps de concentration nazis, et les principaux médias ne voulaient pas avoir d’affrontement avec les juifs.

Un sentiment de culpabilité et une « diplomatie », dans l’action des gouvernements, avec quelles conséquences ? Pendant l’Holocauste, les pays qui aujourd’hui condamnent Israël, ou étaient connivents, ou sont restés silencieux. C’est pour ces motifs que la communauté internationale a abdiqué devant son droit de nous juger. On lui fait endosser une faute à laquelle elle ne peut plus remédier. En perdant ainsi, aujourd’hui encore, le droit de critiquer le gouvernement d’Israël. La conséquence est que quand naquit l’Etat, personne ne lui reprocha l’épuration ethnique sur laquelle il s’était fondé, un crime contre l’humanité commis par ceux qui la planifièrent et la réalisèrent. Dès ce moment-là, l’épuration ethnique devint une idéologie, un ornement infrastructurel de l’Etat. Discours toujours valide aujourd’hui, parce que le premier objectif reste démographique : obtenir la plus grande quantité de terre avec le plus petit nombre d’arabes.

Sous quelles formes et par quels moyens l’épuration ethnique continue-t-elle ?

Avec des systèmes plus « propres et présentables ». Depuis un mois le Ministre de la Justice essaie de légitimer les implantations illégales des colons en laissant intacts les avant-postes. Nous savons que la Haute Cour de Justice est en train de décider si elle doit autoriser le gouvernement à réduire les stocks de carburant, en supprimant l’énergie électrique à Gaza, où vivent un million de Palestiniens qui se retrouveraient sans possibilité de boire de l’eau, parce que la nappe phréatique est polluée par les égouts, et que seul un système de dépuration électrique peut la rendre potable. Mais de ces exemples pour anéantir les Palestiniens il y en a des dizaines, à commencer par le mur, qui est accepté par les Usa et l’Union Européenne.

Qu’est-ce qu’Israël demande à ses alliés ?

Que son modèle soit accepté tel quel. Pendant la guerre de 1967, 300 000 Palestiniens ont été expulsés de Cisjordanie ; pendant ces sept dernières années, la purification ethnique est devenue « construction du mur », qui repousse les Palestiniens vers le désert, hors de la zone assignée du Grand Jérusalem. Le problème est que les dirigeant israéliens conçoivent leur Etat en termes ethniques, raciaux, et sont donc des racistes à tous points de vue. Et cela est perçu par les Palestiniens ; et c’est le plus grand obstacle sur la voie d’une paix entre la Palestine et Israël. Ce qui est appelé « processus de paix » se réduit à : quelle part de la Palestine faut-il de nouveau annexer à Israël et quelle part, très petite, peut-on, éventuellement, donner au peuple palestinien.

Que peut-on faire pour inverser ce processus ? Avant tout changer notre langage. Il ne s’agit pas d’un affrontement entre juifs et Palestiniens. C’est du colonialisme. Et c’est incroyable qu’au 21ème siècle on puisse encore accepter une politique coloniale. Il faut imposer à Israël les mêmes mesures qu’on avait employées contre le gouvernement raciste de l’Afrique du Sud, dans les années 60-70. Il existe aujourd’hui des mouvements d’opinion de jeunes juifs, en Europe et aux Usa, qui dénoncent la politique colonialiste et critiquent Israël en tant qu’état colonialiste et raciste, pas en tant qu’état fondé par des juifs.

La législation française (et d’autres pays européens) met des restrictions au droit d’exprimer des opinions « révisionnistes » à l’égard d’Israël, mais ne prend pas position pour l’application systématique des résolutions de l’Onu.

J’ai eu une expérience de ce genre il y a deux ans environ. Ma conférence fut interrompue par un groupe d’extrémistes, juifs comme moi, qui m’empêchèrent de continuer. La police arriva, pour me protéger d’eux, pas pour m’accuser. Quant au silence, il est beaucoup plus commode pour les gens de penser de façon conventionnelle. Il faut avoir beaucoup d’énergie et d’originalité pour agir autrement. La Résolution 194, par exemple, établit que les réfugiés palestiniens ont le droit de retourner sur leurs terres. Mais c’est plus facile de ne rien faire et de continuer à penser avec les mêmes formules.

Est-ce que ce sont pour les mêmes raisons que la gauche italienne continue à proposer le modèle « deux peuples deux états » ?

Il est certain que la gauche italienne n’est pas courageuse. Mais elle devra changer, par force, parce que la situation sur le terrain devient catastrophique. Si Israël envahit Gaza, comme c’est dans l’ordre actuel des choses, ils tueront énormément de Palestiniens et pourtant ils ne changeront pas la réalité. Gaza est une grande prison, et il arrivera ce qui se passe dans les révoltes des prisons : l’armée rétablira « ordre et propreté », avec des coups et des tueries. Ce sera un massacre mais, quand ils repartiront, la situation sera toujours la même.

Quels résultats pourraient par contre donner la solution des deux peuples à l’intérieur d’un état unique ?

Il est nécessaire que les populations s’acceptent, que les juifs reconnaissent leurs frères et voisins arabes et vice versa. Après avoir reconnu l’histoire pour ce qu’elle est et après avoir assumé chacun ses propres responsabilités. Reconnaissance, responsabilité et acceptation. En suivant cette voie on pourra arriver à un état unique, où compte le principe « un homme une voix » et où les citoyens, même s’ils ne s’aiment pas, pourront cohabiter. C’est un projet qu’on peut atteindre si on continue à critiquer et à empêcher les crimes qui continuent à être commis par Israël, et si l’on poursuit la campagne de désinvestissement (BDS : Boycott, Désinvestissement, Sanctions, NdT), comme ça a été le cas en Afrique du Sud.

Il faut sanctionner Israël, désinvestir d’Israël
Ilan Pappé Ilan Pappé & Emanuela Irace - il manifesto, le 23 décembre 2007
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

3-2 Uri Avnery : Les crimes de guerre doivent s’arrêter.

Uri Avnery revient ici sur les combats de pacifistes israéliens contre les crimes de guerre commis par l’armée israélienne et sur ce qu’il décrit comme les paramètres d’une solution de paix israélo-palestinienne. Jusqu’à récemment, l’allégation selon laquelle l’armée israélienne commet des crimes de guerre était absolument taboue. Tout le monde en Israël - et dans de nombreux autres pays -, s’accorde à dire que l’armée israélienne est « l’armée la plus morale du monde », que si quelque chose comme un crime de guerre vient à se produire, c’est une erreur que l’armée elle-même regrette profondément.

En février 2002, nous - le mouvement pacifiste Gush Shalom - avons décidé de briser ce tabou. Nous avons organisé une réunion publique à Tel-Aviv pour dénoncer les crimes de guerre. Au point culminant de cette rencontre, un héros de guerre israélien, le colonel Yigal Shohat, dont l’avion avait été abattu au-dessus de l’Egypte en 1973 et qui a perdu une jambe à cette occasion, se leva et, la voix tremblante d’émotion, appela ses camarades à refuser les ordres illégaux de bombarder des cibles civiles. En réponse à l’émouvant appel du colonel, un groupe d’officiers supérieurs de l’armée de l’air, dirigé par un général respecté de tous, publia une déclaration annonçant qu’ils désobéiraient à tout ordre illégal de bombarder des civils.  

« Du sang sur les ailes »

En février 2002, Gush Shalom envoya des lettres à quinze officiers supérieurs de l’armée israélienne, les avertissant que nous pourrions les poursuivre pour crimes de guerre devant des tribunaux israéliens et, si cela s’avérait inefficace, devant des tribunaux internationaux. Le journal Ha’aretz publia cette nouvelle sous un gros titre en première page nous accusant de « menacer des officiers israéliens ». En réponse, le général Dan Halutz, alors commandant en chef de l’armée de l’air, nous accusa de trahison et demanda des poursuites judiciaires contre nous (selon la loi israélienne, la trahison est le seul crime punissable de la peine de mort.) C’est cet homme qui répondit, quand on lui demanda ce qu’il ressentait en lançant une bombe d’une tonne sur un quartier d’habitation : « une petite secousse dans l’aile ». Quand Halutz fut nommé chef d’état-major de l’armée, nous avons manifesté devant le siège du quartier général, en brandissant des pancartes qui disaient : « Il a du sang sur les ailes ». Récemment, il a dû démissionner à cause de son rôle dans la dernière guerre du Liban, au cours de laquelle il avait ordonné le bombardement de larges zones civiles libanaises. Notre campagne contre les crimes de guerre a soulevé beaucoup de colère dans l’opinion. Nous avons été accusés d’ignorer le fait que des dizaines de kamikazes palestiniens s’étaient fait sauter dans le centre de villes israéliennes, tuant sans discrimination des civils, hommes, femmes et enfants. On nous demandait aussi pourquoi les gens à l’étranger ne parlent que d’Israël, alors qu’un génocide est en train de se commettre au Darfour et que les Américains commettent des crimes de guerre pires que les nôtres en Irak et en Afghanistan, pour ne pas parler de Guantanamo. Ne viser qu’Israël, dit-on, est une nouvelle forme d’antisémitisme. Quand les Français accusent notre armée, les Israéliens répondent généralement que l’armée française a fait bien pire en Algérie, tuant et torturant beaucoup plus de gens. Notre réponse est que nous sommes israéliens et que nous protestons contre des crimes commis par notre gouvernement en notre nom. Nous tirons une certaine fierté du fait que la plupart des crimes qui sont devenus publics ont été dénoncés par de courageux militants de groupes israéliens pacifistes et de défense des droits humains. Nous demandons donc à toutes les personnes de bonne volonté à travers le monde de soutenir ces groupes.  

Mettre fin à l’occupation

Mais nous ne nous faisons aucune illusion. Pour important que soit le fait de protester contre ces crimes, la meilleure manière de les empêcher est de mettre fin à l’occupation et de conclure la paix entre Israël et le peuple palestinien, entre Israël et l’ensemble du monde arabe. L’occupation, qui dure déjà depuis quarante longues années, est, par nature, inhumaine et illégale. Elle transforme la vie quotidienne des Palestiniens en enfer et leur retire la terre sous les pieds. Toutes ses expressions, depuis les colonies jusqu’au mur de séparation, sont illégales. Elle produit chaque jour des actes manifestement illégaux - exécutions extra judiciaires, démolition de maisons, restriction à la liberté de mouvement de la population, arrestations arbitraires, pour n’en mentionner que quelque-uns. C’est pourquoi mes amis et moi nous sommes battus contre l’occupation dès le premier jour. L’occupation elle-même fait bien sûr partie du conflit israélo-palestinien qui dure depuis cent vingt-cinq ans et dont les racines sont complexes et uniques. C’est l’historien marxiste Isaac Deutscher qui les a le mieux décrites : imaginez, dit-il, quelqu’un se trouvant à l’étage supérieur d’un immeuble en feu. Pour sauver sa vie, il saute par la fenêtre. Il tombe sur un passant, qui est grièvement blessé et handicapé à vie. Entre les deux naît une hostilité à mort. Qui a raison ? Le sionisme était fondamentalement une réaction à l’antisémitisme européen. Après l’affaire Dreyfus et les pogroms russes, quand le nationalisme s’est emparé de tous les peuples d’Europe, certains Juifs ont décidé de se constituer en tant que nation moderne et de fonder leur propre Etat national. Ils ont choisi la Palestine - Sion- comme nouvelle patrie, en s’imaginant qu’elle était vide. Mais la Palestine était habitée par un peuple qui, naturellement, a résisté à l’afflux étranger. Le conflit a alors commencé. Tout au long de ce conflit, une énorme injustice a été faite aux Palestiniens. L’occupation en cours est la forme actuelle de cette terrible injustice. Les crimes sont inhérents à l’occupation.  Les paramètres de la paix Tout en dénonçant les crimes et en faisant tout ce qui est possible pour les empêcher, notre but principal doit être de parvenir à la paix - parce que la paix est la seule façon de mettre fin à l’occupation. Comment ? Beaucoup d’idées utopiques ont été émises par des idéalistes qui croient en des solutions morales mais irréalistes. L’une de ces idées est celle d’un seul Etat de la Méditerranée au Jourdain dans lequel Juifs et Arabes, Israéliens et Palestiniens, vivront ensemble pacifiquement comme des citoyens égaux. C’est une utopie, comme la vision biblique du loup vivant avec l’agneau (celle-ci n’est possible que si on apporte chaque jour un nouvel agneau). La grande majorité des Israéliens veulent vivre dans un Etat à eux, de même que la majorité des Palestiniens. Cela ne changera pas dans un avenir prévisible - certainement pas avant que la majorité des Français décident d’abandonner leur Etat. Si nous voulons rester dans le domaine du possible et trouver une solution applicable ici et maintenant, mettant fin à la souffrance de tant de gens, la solution dite des deux Etats est la réponse. Quand mes amis et moi avons proposé cette solution il y a près de soixante ans, au lendemain de la guerre de 1948, nous pouvions nous compter sur les doigts de deux mains. Aujourd’hui, cette solution jouit d’un consensus mondial. Les paramètres de cette solution sont clairs :
 1. Un Etat palestinien sera créé à côté d’Israël.
 2. La frontière entre eux sera basée sur
la Ligne verte, éventuellement avec un échange de territoires égaux accepté par les deux parties.
 3. Jérusalem sera la capitale des deux Etats.
 4. Il y aura une solution négociée du problème des réfugiés. En pratique, cela signifie qu’un nombre négocié de personnes retourneront en Israël et que les autres seront réinsérés dans l’Etat de Palestine et dans le lieu où ils séjournent actuellement, avec le paiement d’importantes compensations qui feront d’eux des personnes bienvenues. Quand il y aura un plan négocié qui dira quels sont les choix ouverts à chaque famille, celui-ci devra être soumis à tous les réfugiés, où qu’ils se trouvent. Ils doivent être associés à la décision finale.
 5. Il y aura un partenariat économique, dans lequel le gouvernement palestinien pourra défendre les intérêts palestiniens, contrairement à la situation actuelle. L’existence même de deux Etats atténuera, au moins en partie, la grande différence de niveaux entre les deux.
 6. Dans un avenir plus lointain, une union moyen-orientale, sur le modèle de l’Union européenne, pourra inclure aussi
la Turquie et l’Iran.
Cette solution est désormais préconisée par les Etats-Unis, l’Union européenne, la Russie et les vingt-deux pays de la Ligue arabe. Les sondages montrent que la majorité des Israéliens et des Palestiniens y sont favorables dans ses grandes lignes, sinon dans tous ses détails. C’est le gouvernement israélien qui la rejette, en utilisant les peurs et les angoisses des Israéliens. Je crois que le principal terrain de ce combat est l’opinion publique israélienne et palestinienne. C’est notre rôle. Pour cela, nous avons besoin du soutien international. Les forces de paix du monde - dont l’Europe, dont la France - doivent nous aider à convaincre les Israéliens que la paix est bonne pour Israël, tout autant qu’elle est bonne pour les Palestiniens. Que la poursuite de l’occupation, avec ses crimes de guerre, nuit à Israël autant qu’elle nuit aux Palestiniens. Comment réaliser cela ? On m’a demandé si un boycott d’Israël pourrait aider. Ma réponse est : un boycott est bon s’il est ciblé sur des éléments constitutifs de l’occupation, contre des entreprises et des organisations qui soutiennent l’occupation. Gush Shalom a été le premier à le faire quand il a déclaré, il y a dix ans, un boycott contre les produits des colonies. Cependant, un boycott de l’Etat d’Israël en tant que tel est totalement contre-productif. Il va réveiller la peur de l’antisémitisme et renforcer l’idée que son but n’est pas la paix ni la fin de l’occupation, mais la destruction d’Israël. Il poussera l’opinion publique juive et israélienne dans les bras de l’extrême droite. Nous sommes tout à fait contre un tel boycott. Nous condamnons encore plus le blocus imposé par l’Union européenne au peuple palestinien parce que celui-ci a élu une direction que les gouvernements américain et israélien n’aiment pas. Nous avons du mal à comprendre comment il se fait que l’Europe participe - en fait dirige - cet effort détestable pour affamer tout un peuple et le mettre à genoux à cause des résultats d’élections démocratiques. (Est-ce que quelqu’un a proposé un blocus de la France parce qu’elle a élu Nicolas Sarkozy ?) Laissez-moi conclure par une remarque capitale : le véritable combat n’est pas entre Israéliens et Palestiniens. Le combat est entre Israéliens et Palestiniens ensemble contre ceux, des deux côtés, qui s’opposent à la paix. Un petit village en Palestine appelé Bil’in est devenu un symbole de cette lutte. Depuis plus de deux ans, chaque vendredi, des militants palestiniens, israéliens et internationaux (y compris des Français) y manifestent contre le mur de séparation qui prive le village de ses terres. Toutes les semaines, ils affrontent l’armée israélienne dans une manifestation non-violente, contre des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc, des canons à eau, et quelquefois des balles réelles. Si nous luttons ensemble, Israéliens, Palestiniens et nos amis à travers le monde, nous gagnerons.
Uri Avnery (Gush Shalom) 26 décembre 2007 Le chapeau et les intertitres sont de la rédaction de l’AFPS. Source : AFPS
http://www.france-palestine.org/...

 

 

N°297 Les dossiers de Palestine 30-12 Début

Sommaire

Tiré à part Rebecca Serfaty : Le sionisme en mauvaise posture.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

1-1        Point de vue de Convergence des Causes : La Résistance Palestinienne plus forte.

1-2        Point de vue de Centre Palestinien d'Information : Les roquettes de la résistance, une débâcle catastrophique pour l’armée de l'occupation israélienne.

1-3        Point de vue de Abdel Bari Atouan: Des milliards pour liquider la Résistance.

1-4        Point de vue de Jean-Shaoul : Israël affirme que ses frappes sur Gaza se poursuivront.

1-5        Point de vue de Jean-Shaoul Tsfi Braïl : Quel désastre attend notre armée dans les ruelles de Gaza ?

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

2-1 Michel Bôle-Richard : Vexations, violences, lot quotidien des Palestiniens aux barrages israéliens.

3 Annexe - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

3-1 Ilan Pappé : L’épuration ethnique est devenue une idéologie, un ornement structurel de l’Etat sioniste.

3-2 Uri Avnery : Les crimes de guerre doivent s’arrêter.

Tiré à part Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l'analyse et point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Rebecca Serfaty : Le sionisme en mauvaise posture.

35 % des jeunes israéliens partiraient vivre à l’étranger s’ils en avaient la possibilité, mais 48 % pensent qu’il est mieux de vivre en Israël. C’est ce que révèle un sondage réalisé par l’institut Smith pour le Conseil sioniste en Israël.
Le sondage a été fait en vue du Conseil sioniste national qui s’ouvrira lundi 24 décembre.
400 jeunes juifs âgés de 14 à 18 ans ont été interrogés. 26 % des jeunes ont souligné qu’on vit moins bien en Israël en comparaison à d’autres pays.
Selon le sondage,
70 % des jeunes croient que les arabes israéliens ne sont pas fidèles à l’Etat d’Israël. La moitié des personnes interrogées ont répondu que si les arabes israéliens faisaient un service civil, leur opinion à leur propos changerait.
73 % des jeunes qui ont participé au sondage ont indiqué qu’ils ont une confiance entière ou très grande en l’armée ;
21 % ont signalé avoir une certaine confiance et 5 % ont déclaré qu’ils n’avaient pas du tout confiance en l’armée.

Concernant leur confiance en les dirigeants politiques israéliens, les données s’inversent. Seul
11 % des jeunes sondés ont dit avoir confiance en les dirigeants. 34 % ont dit avoir une certaine confiance et 54 % ont expliqué n’avoir pas du tout confiance en les dirigeants politiques.

41 % des personnes interrogées ont expliqué que le pouvoir en Israël est plus corrompu que dans d’autres pays ;
18 % croient que le pouvoir est moins corrompu ; selon un tiers des interrogés, le niveau de corruption ne diffère pas.

73 % se définissent avant tout comme juif et ensuite comme israélien.
27 % d’entre eux ont souligné que servir dans Tsahal et conserver les valeurs juives sont les deux actes les plus liés au terme sionisme.

50% des jeunes pensent que les personnes ayant servi dans l’armée ou ayant accompli un service civil doivent recevoir des avantages.
46 % ont assuré que ceux qui ont servi dans l’armée doivent recevoir plus d’avantages que ceux qui ont accompli un service civil.

Le directeur du Conseil sioniste en Israël, Moché Ben Attar, a conclu concernant les résultats du sondage :
 « De nombreux jeunes se sentent déracinés et ne se sentent pas appartenir au peuple et à son héritage. Il faut entreprendre des actions qui définissent le sentiment d’appartenance de la prochaine génération au pays et le besoin de s’identifier avec ses valeurs. Il faut une révolution dans l’éducation sioniste et de l’amour du pays ».   Arouts7 est proche des colons israéliens
Rebecca Serfaty
lundi 24 décembre 2007 Arouts7
http://a7fr.net/Article/45422.htm


1 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

 1-1 Point de vue de 'Convergence des Causes' : La Résistance Palestinienne plus forte.

Nous pouvons supposer que la diatribe de la ministre des Affaires étrangères sioniste contre les dirigeants égyptiens aux nouvelles capacités militaires de la Résistance Palestinienne.
Ell
e a en effet réussi à faire un tir anti-aérien sur un hélicoptère de l’occupant, l’obligeant à rebrousser chemin.
Jusque-là, les sionistes pouvaient survoler et lancer des bombes en toute quiétude sur la population civile palestinienne qui ne pouvait que compter ses morts et les pleurer.
La fureur contre Moubarak est due à la croyance que de telles armes ont été acheminées par Rafah, point de passage entre l’Égypte et Gaza. Livni a rappelé que le contrat de l’évacuation des colons de Gaza impliquait bien que l’Égypte jouerait à plein son rôle de geôlier sur cette partie des 300 km2 de Gaza. La rétribution du Président à vie égyptien est incluse dans le paquet de 2 milliards de dollars donnés annuellement par les US(a) depuis la fameuse paix de Sadate.
Les roquettes Qassam et les missiles anti-aériens peuvent se concevoir et se fabriquer dans des arrière-cuisines rudimentaires. De cette façon, le recours aux attentas suicide est totalement obsolète
Que Barak et Livni soient rassurés de la loyauté des vassaux égyptiens autocratiques et corrompus, une partie de la somme allouée a bien été réservée à l’achat (à des firmes israéliennes) pour détecter des tunnels.
Convergence des Causes
29 décembre 2007
 

 1-2 Point de vue du Centre Palestinien d'Information : Les roquettes de la résistance, une débâcle catastrophique pour l’armée de l'occupation israélienne.

Les roquettes de la résistance, de fabrication locale, et l’endurance des combattants palestiniens deviennent la préoccupation majeure du centre de décision de l’Entité sioniste. Elles ont causé une défaite aussi bien psychologique que militaire, aussi bien pour les colons que pour l’armée. Cette armée sioniste, comptée parmi les armées les plus fortes du monde, n’a pu limiter le lancement des roquettes palestiniennes, encore moins les arrêter complètement. Cela fait six ans que les brigades du martyr Ezzidine Al-Qassam, branche militaire du mouvement de la résistance islamique Hamas, avaient commencé à envoyer leurs roquettes. Les autres factions palestiniennes les ont suivies. Ces roquettes ne cessent de se développer jusqu’à ce que les politiciens sionistes les attendent dans la profondeur de leur Entité. Une catastrophe Ehud Olmert, le premier ministre sioniste actuel, et avant lui Benyamin Netanyahu, et beaucoup d’autres militaires et politiciens ont confirmé leur crainte du fait que ces roquettes n’ont pas l’air de s’arrêter sur le seuil de Sderot ; elles arriveront bientôt à Asqalan et même à Tel-Aviv. Et quand elles arriveront à cette capitale économique, ce sera la catastrophe évidente pour les Sionistes. L’armée de l'occupation israélienne est fière d’avoir tué plus de 300 résistants palestiniens dans les derniers mois, d’en avoir tué plus de 5 mille et d’avoir blessé plus de 50 mille personnes du peuple palestinien depuis le déclenchement de l’Intifada. Tout cela sans pouvoir affaiblir la résistance. Cette résistance, malgré toutes les pressions militaires sionistes, a pu développer ses capacités et ses tactiques. L’occupation israélienne avoue être désormais face à une véritable armée, non pas à des factions disparates. Mais au moment où ces roquettes deviennent un cauchemar pour les sionistes, ils deviennent une arme efficace pour défendre le peuple palestinien et affronter l’agression israélienne perpétuelle, alors que le président de l’autorité palestinienne Abbas déclare qu’elles sont sans intérêt !

Défaite de longue durée Les Sionistes ont avoué leur défaite devant les roquettes de la résistance palestinienne, pourtant fabriquées localement avec des produits élémentaires. Leurs radars, pourtant si développés, ne peuvent les découvrir qu’une dizaine de secondes avant leur tombée, avoue un officier haut gradé de l’armée de l'occupation israélienne. Cet officier du nom de Youfal Halmiche confirme qu’"Israël" ne possède aucune solution pour faire face aux roquettes de la résistance palestinienne venant de la bande de Gaza. C’est la chance seulement qui sauve parfois les Israéliens, constate le même officier. Une roquette est tombée dans la base militaire de Zakim. 70 soldats ont été blessés, sans faire un mort. Et quand une roquette tombe sur un bâtiment de Sderot, souvent, elle ne fait pas de victimes. Mais ces roquettes, bien qu’elles soient élémentaires, causent des dégâts considérables dans le front intérieur et dans les rangs de l’armée de l'occupation israélienne qui ne peuvent y faire face, ajoute l’officier. Il croit à l’impossibilité de son armée d’affronter les roquettes de la résistance palestinienne.

Les colons et les roquettes Un sondage récent organisé par le journal hébreu Yadiot Ahronot, avec la coopération de l’institut sioniste de Dahaf, indique que la majorité des habitants de Sderot (64%) préfèrent quitter cette colonie, croyant que le gouvernement d’Olmert a totalement échoué à leur garantir la sécurité face aux roquettes d’Al-Qassam. Le sondage confirme aussi la détérioration de l’état psychologique de la majorité de ces habitants. 78% d’entre eux ont reconnu cette détérioration. 2% seulement des habitants de cette colonie de Sderot croient satisfaisante la prestation de leur gouvernement, contre 86% qui la trouvent mauvaise. Le sondage révèle un point remarquable : la montée du nombre de ceux qui appellent à une négociation avec le mouvement du Hamas quant au lancement des roquettes. Ce nombre monte à 14% des personnes sondées, contre un chiffre insignifiant auparavant. Casse-gueule En dépit du souhait d’un grand nombre d’Israéliens d’entamer une opération de grande envergure contre la bande de Gaza, l’ancien chef des services de renseignements, actuel membre du conseil restreint de sécurité du gouvernement israélien Emi Eilon dit : « Avant toute grande opération militaire dans la bande de Gaza, nous devons savoir comment en sortir ! ». Dans des déclarations radiodiffusées, Emi Eilon dit : « Nous ne devons pas entrer à Gaza comme nous sommes entrés au Liban. Le but de l’opération militaire est de limiter le plus possible le nombre de roquettes lancées de la Bande en direction des territoires israéliens… Le but de l’opération est aussi de combattre les chefs des mouvements du Hamas et du Djihad Islamique ». Eilon ajoute : « Si l’armée pénètre dans la Bande , en premier lieu, le nombre de roquettes lancées vers Israël connaîtra une montée considérable ». Il appelle alors à un renforcement des éléments pragmatiques à l’intérieur de la bande de Gaza, non seulement en Cisjordanie. Les données des derniers affrontements violents de l’armée de l'occupation israélienne avec les résistants palestiniens qui ont eu lieu jeudi dernier, le 20 décembre 2007, dans la zone d’Al-Maghazi, au centre de la bande de Gaza, viennent confirmer les avertissements d’Emi Eilon. Les soldats reconnaissent qu’ils avaient participé à de « réels combats, avec des combattants bien entraînés ». De son côté, l’envoyé militaire de la deuxième chaîne israélienne, qui avait accompagné les forces de l’occupation israélienne pendant l’invasion de la bande de Gaza, ce jeudi-là, et qui avait accueilli les témoignages de soldats de l’occupation qui y avaient participé, a aussi confirmé ce fait. Les soldats l’ont informé que ce qui s’est passé à Al-Maghazi est tout à fait différent de toutes les opérations que l’armée de l'occupation israélienne avait auparavant pratiquées dans la bande de Gaza. « C’était un vrai combat, avec tout ce que ce mot peut signifier », les résistants l’ont exécuté avec force, avec un feu dense, des armes lourdes, du jamais vu. Ils ont même utilisé des effigies d’hommes armés de lanceurs RPG, pour tromper les soldats de l’occupation israélienne, disent ces derniers. 3500 roquettes Une étude sioniste du phénomène des roquettes montre qu’il est devenu le souci majeur de l’Entité sioniste. En effet, pendant les deux dernières années, plus de trois mille cinq cent roquettes et obus de mortier ont été lancés en direction d’objectifs à l’intérieur des territoires palestiniens occupés en 1948, confirment des sources militaires israéliennes. La moitié de ces roquettes ont été tirées depuis juin dernier, depuis le moment où le mouvement du Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza, indiquent les sources. Enfin, les sources des services de renseignements israéliens mettent en exergue le développement de la fabrication et de l’emmagasinage en grande quantité de ces roquettes palestiniennes. Des capacités qui n’existaient pas auparavant. Les roquettes palestiniennes sont désormais plus précises, de longue portée, et causent de grands dégâts.

Source : CPI 25 décembre 2007
http://www.palestine-info.cc/...
   

Conférence internationale des donateurs pour l’État palestinien ?
1-3 Point de vue de Abdel Bari Atouan : Des milliards pour liquider la Résistance.

Pour Abdel Bari Atouan, les dons offerts à l’Autorité palestinienne lors de la Conférence de Paris n’ont d’autre finalité que de payer la liquidation de la résistance palestinienne. Ils sont empoisonnés.
Les pays donateurs qui ont participé à
la Conférence de Paris, ont promis d’apporter à l’Autorité Palestinienne des aides financières qui s’élèvent à sept milliards et demi de dollars. Soit deux milliards de plus que ce qu’elle réclamait dans un élan de générosité qui suscite beaucoup de doutes, et soulève des points d’interrogation sur ces aides et sur le prix qu’aura à payer le peuple palestinien en échange.
Il n’y a pas d’objection sur une offre d’argent à l’autorité du président Mahmoud Abbas à Ramallah, à condition que ce ne soit pas un pot de vin en échange des concessions sur des droits immuables du peuple palestinien, ou le début d’une incursion d’envergure des chars israéliens dans la bande de Gaza pour y commettre de nouveaux massacres sous prétexte de liquider l’autorité du Hamas ou de stopper le tir des roquettes contre Sdérot. Israël sera le grand bénéficiaire de cet argent que ce soit directement ou indirectement. Car il contrôle de facto la Cisjordanie et il encercle la bande de Gaza. Et ces deux régions forment un marché prospère pour ses marchandises et sa production. Par conséquent, toute amélioration économique dans ces régions signifie plus de consommation et plus d’importation de ces produits. De plus, ceci implique que les pays donateurs sont en train d’affranchir l’État d’Israël de ses devoirs en tant que pays occupant responsable directement de la population et des territoires sous son contrôle, selon la IV ° Convention de Genève relative aux prisonniers de guerre, une responsabilité qui inclut d’assurer des services publics, la sécurité et du travail. Ces aides financières iront au président Abbas et pour financer un plan élaboré par son Premier ministre Salam Fayyad qui a été désigné pour une période provisoire et exceptionnelle, et voilà qu’il devient un Premier ministre permanent, voire plus puissant et plus influent que le président de l’Autorité vu ses solides relations avec l’administration états-unienne, les États européens et les organisations financières internationales. Le plan que M. Fayyad a présenté à la Conférence des pays donateurs et qui a porté le nom du développement et de la réforme, ce plan vise la réalisation de quatre objectifs principaux qui sont la gouvernance bien guidée, le développement social (la santé, l’enseignement et les affaires sociales), le soutien du secteur privé et finalement la reconstruction des infrastructures de l’économie palestinienne. La gouvernance bien guidée signifie l’établissement de l’État, d’institutions sur des fondements démocratiques et l’élargissement du cercle de participation au pouvoir. Mais nous ne pensons pas que les pratiques du gouvernement de Ramallah concrétisent ces ambitions. Car M. Fayyad est devenue une institution par soi-même bien qu’il ne représente qu’un groupe de deux membres parmi cent trente cinq membres de l’Assemblée législative palestinienne, et son gouvernement n’a même pas été agréé par cette assemblée, ni pas aucune autre institution sauf le président Abbas et l’administration états-unienne, si on veut bien considérer cette dernière ainsi [comme une institution palestinienne]. Et comment cette gouvernance pourrait être bien guidée alors qu’elle ignore complètement la Bande de Gaza qui représente tout de même le tiers de la population totale de l’intérieur [de la Palestine ], et elle désigne les habitants de cette Bande comme des Gazaouites tandis qu’elle considère les habitants de la Cisjordanie comme de vrais citoyens palestiniens, ce qui est une discrimination sans précédent dans l’histoire de peuple palestinien et de sa lutte ? Dans tous les États du monde, le gouvernement retient les salaires des fonctionnaires qui s’absentent ou qui font grève, sauf le gouvernement de M. Fayyad qui fait exactement le contraire. Car il paye les salaires des fonctionnaires qui restent chez eux et ne vont pas faire leur travail dans les services de l’Autorité dans la bande de Gaza, et tout fonctionnaire qui va à son bureau ou qui laisse pousser sa barbe voit sa paye immédiatement coupée par ce gouvernement, même si ce fonctionnaire fait partie de Fatah. Où elle est la bonne gouvernance dans ces pratiques ? Et ce qui est remarquable c’est que le plan de M. Fayyad demandait aux pays donateurs de réserver un montant de quatre cents millions de dollars pour la « bonne gouvernance » contre cinq cents millions de dollars pour les programmes sociaux comme l’enseignement, la santé et les services essentiels. Même si on suppose que ce gigantesque pot de vin n’est pas miné et ne contient aucune condition, comment va-t-il donner ses fruits en relevant l’économie palestinienne de sa chute actuelle sous les contraintes imposées par l’Autorité Palestinienne sur les Palestiniens et leurs mouvements en Cisjordanie, comme la présence des cinq cents barrières et les cent trente colonies sauvages autres que les colonies « légales » établies par le gouvernement israélien ? Cet argent sera réservé à un groupe très limité parmi les requins du secteur privé et quelques-uns qui rodent autour du bureau du Président Abbas et qui profite de son pouvoir. Mais le peuple palestinien ne verra pas ses conditions de vie changer, car il ne restera pour lui que les miettes. Cet argent est attribué théoriquement pour la Cisjordanie et la Bande de Gaza, et nous avons entendu M. Abbas parler avec beaucoup d’émotion du blocage de la Bande , et Mlle Condoleezza Rice a failli pleurer durant son discours en parlant de la souffrance des ses habitants, mais aucun parmi eux ne nous a pas dit comment il va faire dans les circonstances actuelles de cette Bande, et comment on va lui transmettre cet argent en présence du gouvernement du mouvement Hamas qui est rejeté, et par les États-uniens et les Israéliens et par Abbas ? Deux scénarii sont possibles pour sortir de ce piège qui s’appelle la Bande de Gaza. Le premier est de recommencer le dialogue entre l’autorité de M. Abbas et l’autorité de M. Ismaïl Haniyeh à Gaza en vue d’aboutir à un accord de réconciliation et à un retour de solidarité entre les territoires occupés sous un gouvernement d’unité nationale forte. Et le deuxième c’est une incursion israélienne d’envergure dont Ehud Barak, son metteur en scène, pense qu’elle lui permettra de détruire le Hamas et les autres brigades de résistance, et de rendre la Bande à l’Autorité de Ramallah sur un plateau de sang. Le premier scénario, c’est-à-dire le retour au dialogue, est complètement exclu, car Israël a laissé à Abbas le choix entre le dialogue soit avec lui, soit avec Hamas. Il a alors choisi le premier et a complètement tourné le dos au deuxième, et il a mis tous ses œufs dans le panier de la conférence d’Annapolis et les négociations qui en seront issues, dans l’espoir de parvenir à l’État palestinien qu’il veut, quelle que soit sa forme et son image. Par conséquent le scénario de l’incursion d’envergure est le plus probable, d’ailleurs Barak a déjà menacé la veille qu’il mettrait fin à la question de tir de roquette de la Bande de Gaza d’une manière définitive. Les quarante milliards que les gouvernements égyptiens successifs ont obtenus après les accords de Camp David, à raison de deux milliards de dollars par an, étaient le prix pour isoler l’Égypte et le détacher militairement de la question palestinienne. Les milliards que vont obtenir le président Abbas et son Premier ministre Salam Fayyad sont eux aussi en échange de l’abandon du droit de retour et de la grande partie de Jérusalem occupée, et l’acceptation des grandes colonies israéliennes qui l’entourent. Nous retenons notre souffle, car ce qui se passe actuellement fait partie des accords secrets, et n’est qu’une application des études détaillées réalisées préalablement avec un financement occidental en vue d’introduction à la solution des deux États, la dernière de ses études étant celle préparée par le groupe d’Aix et qui décrit avec un détail lassant comment appliquer ses accords sur le terrain. Cette étude a été réalisée par deux équipes, l’une israélienne sous la responsabilité du professeur Arye Arnon de l’université de Ben Gourion et l’autre palestinienne sous la responsabilité de Saeb Bamya, secrétaire du ministère de l’Économie de l’Autorité palestinienne, et sous la présidence du professeur Gilbert Benhayoun de l’université Paul Cézanne. Ce groupe a été financé par le ministère des Affaires étrangères français. Nous avons le rapport de ce groupe sous les mains, et il contient des détails effrayants sur l’annulation du droit de retour en le considérant impraticable. Il prévoit huit milliards de dollars pour installer et dédommager les réfugiés. Encore une fois, nous disons que c’est une générosité états-unienne et européenne minée, si ce n’est empoisonné. Et il se peut que ce soit un acompte contre l’abandon de tout ce qui reste de la Palestine et des fondements nationaux immuables.

Abdel Bari Atouan

Abdel Bari Atouan a occupé le poste de rédacteur en chef du journal Asharq Alaousat (1984-1988) avant de devenir le rédacteur en chef du journal palestinien Al qods Al arabi, publié à Londres. Il est connu par sa position en faveur des pays arabes qu’il ne cesse pas de défendre publiquement lors de ses interviews sur des chaînes telles que CNN, la BBC... etc.

1-4 Point de vue de Jean-Shaoul : Israël affirme que ses frappes sur Gaza se poursuivront.

Les incursions militaires d’Israël dans Gaza et les assassinats de militants sont devenus (restés ) une réalité quasi quotidienne depuis le sommet d’Annapolis le mois dernier. Des douzaines de Palestiniens ont été tués dans de telles attaques. La conférence d’Annapolis, à laquelle ont participé 40 nations, dont 16 Etats arabes, a été présentée comme la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens qui allait résoudre tous les problèmes fondamentaux à la base du vieux conflit d’ici la fin de 2008. Mais ce ne fut en réalité qu’une vulgaire tentative du président Bush de fournir une couverture à l’appui des régimes arabes pour les préparatifs d’un assaut contre l’Iran par Washington. Mahmoud Abbas, le président du Fatah de l’Autorité palestinienne, reçut la consigne en des termes on ne peut plus clairs d’assurer la « sécurité d’Israël » en écrasant toute résistance à l’occupation et en reprenant du Hamas le contrôle de Gaza. L’existence de tout futur Etat palestinien dépendrait alors de la réalisation de cette tâche, le succès de cette dernière étant décidé par les Etats-Unis. Dans cet ultimatum se trouvait la menace implicite d’une intervention d’Israël contre le Hamas s’il n’était pas à la hauteur. Dans la foulée d’Annapolis, la conférence des donneurs à Paris fut une sordide collecte de fonds afin de fournir l’argent dont l’Autorité palestinienne a besoin pour s’en prendre au Hamas. Israël avait évité de lancer une attaque contre Gaza avant Annapolis pour ne pas être accusé de vouloir saboter le sommet. Depuis, Israël se sent moins contraint et a annoncé l’expansion de la colonie de Har Homa à Jérusalem-Est et intensifié les pressions sur Gaza. Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont mené de multiples opérations dans Gaza, d’où elles se seraient officiellement retirées en août 2005. Ces attaques visent à détruire les positions du Hamas et d’autres groupes militants et à les empêcher de tirer des roquettes ou creuser des tunnels entre Gaza et l’Egypte. Elles ont continué l’assaut durant le congé religieux musulman, Eid al-Adha. Ehoud Barak, le ministre israélien de la Défense , a annoncé le 13 décembre que Sdérot, la ville israélienne qui a été la cible de la majeure partie des roquettes Qassam tirées de Gaza, serait placée sous le contrôle de l’armée. Cela indique de possibles préparatifs pour des attaques massives contre Gaza. La semaine dernière, Israël a mené plusieurs frappes aériennes contre Gaza, tuant au moins 12 personnes, dont un important militant. Israël s’est ainsi embarqué dans une politique délibérée d’assassinats de membres du Djihad islamique, le groupe que l’on croit être derrière les tirs quotidiens de roquettes Qassam dirigés contre les villes du sud d’Israël. Jeudi de la semaine dernière, une force d’infanterie accompagnée de blindés et d’ingénieurs fit une incursion de 2,5 kilomètres à l’intérieur de Gaza et attaqua le camp de réfugiés de Maghazi. Au cours de la bataille qui dura toute la journée, elle a tué sept Palestiniens, de présumés militants selon les FDI, et en a blessé plusieurs autres, dont un preneur de son pour la chaîne Reuters et un caméraman du Hamas. Les FDI ont décrit cette attaque comme étant une « mission de routine ». Vendredi, les FDI ont abattu Majed Harazed, qui a été décrit par Israël comme le plus important militant à avoir été tué durant la dernière année, près de la ville de Gaza de Khan Younis. En tout, plus de 20 militants ont été tués au cours de ces opérations de la dernière semaine. D’importants responsables de la Défense cités par le Jerusalem Post ont affirmé qu’ils n’étaient pas surpris de l’évaluation du ministère des Affaires étrangères de jeudi dernier selon laquelle 2008 allait être l’année où Israël irait en guerre contre Gaza. Les attaques militaires d’Israël viennent dans la foulée d’un blocus économique de Gaza qui a amené sa population au bord de la famine. L’an dernier, Israël avait imposé des sanctions économiques à Gaza à la suite de l’élection qui avait porté le Hamas au pouvoir. Israël bloqua ses frontières avec Gaza, y compris Karni, le seul passage utilisé par Gaza pour livrer ses produits de l’agriculture vers Israël et le monde extérieur. De sévères restrictions ont aussi été imposées aux Gazans passant par Rafah, la frontière avec l’Egypte. Comme si l’étranglement économique et un quasi-emprisonnement n’étaient pas assez, Israël a maintenant réduit radicalement les approvisionnements en carburant et en électricité et envisage même de les arrêter complètement. Les raids d’Israël se sont poursuivis malgré deux propositions du Hamas de mettre un terme aux attaques de roquettes en échange d’un arrêt des opérations israéliennes contre Gaza, de la suspension de l’embargo économique et de la réouverture de ses frontières. Le premier ministre Ehoud Olmert a réitéré sa position selon laquelle il n’allait pas approuver une entente avec le Hamas tant que ce dernier ne reconnaîtrait pas Israël, cesserait la violence et accepterait les accords de paix passés. Deux anciens ministres à la Défense , Shaul Mofaz et Benyamin Ben-Eliezer, aujourd’hui respectivement ministre des Transports et ministre des Infrastructures, ont déclaré qu’il n’était pas essentiel que le Hamas reconnaisse Israël, mais seulement qu’il cesse de tirer des roquettes sur Israël et faire du trafic d’armes à Gaza, et qu’il libère Gilad Shalit, le soldat dont la capture le 25 juin 2006 avait fourni le prétexte à une offensive majeure contre Gaza l’été dernier. Mais Olmert a rejeté toute possibilité de trêve avec le Hamas.  « Cette guerre va se poursuivre », a-t-il déclaré à ses ministres. « L’Etat d’Israël n’a aucun intérêt à négocier avec ceux qui refusent d’adhérer aux principes fondamentaux du Quartette », faisant ainsi référence au Quartette international pour le Moyen-Orient : les Etats-Unis, l’Union européenne, la Russe et les Nations unies. « Cela vaut pour le Hamas, le djihad islamique et tous les autres », a-t-il déclaré. La raison officielle des actions d’Israël serait les tirs de roquettes contre les villes du sud d’Israël, notamment Sdérot. Mais sa réaction est complètement disproportionnée par rapport aux pertes subies. Durant les années qui ont suivi le premier tir de roquette en 2001, 5900 roquettes et mortiers se sont abattus sur Israël, tuant 18 personnes et en blessant environ 600. Plus de 1000 roquettes ont été tirées depuis juin de cette année. Bien que plusieurs sections de l’establishment politique israélien souhaiteraient déclencher une guerre totale contre le Hamas et Gaza, il leur en faudrait plus pour un casus belli. Yoel Marcus a expliqué les calculs d’Israël dans un commentaire dans le journal Ha’aretz, intitulé « Un Viêt-Nam nommé Gaza », qui s’opposait à une telle guerre. Il fit remarquer que 18 morts paraissaient dérisoires par rapport au nombre d’Israéliens tués dans des accidents de la route, soit 210 au cours des six derniers mois ou 35 décès par mois. « Selon l’opinion mondiale, le nombre de décès causés par des attaques aux roquettes Qassam au cours des six derniers mois est négligeable, et certainement pas suffisant pour justifier une Troisième Guerre mondiale », a-t-il écrit. Marcus a affirmé que l’ancien chef israélien Ariel Sharon avait « considéré l’option d’un bombardement aérien des zones à partir desquelles les roquettes Qassam sont tirées, mais avait laissé tomber l’idée après avoir reconnu que quiconque déclencherait le bombardement systématique d’une population civile allait probablement se retrouver au Tribunal pénal international de La Haye.  « Même aujourd’hui, alors que grandit la demande de la population pour l’envoi de l’armée à Gaza, cette option n’est pas aussi simple qu’elle n’y paraît. Il est impossible de déclencher une guerre dans une zone densément peuplée, aux petites ruelles abritant des milliers de femmes et d’enfants, sans l’appui de l’opinion publique internationale. Et nous ne pouvons obtenir un tel appui après n’avoir souffert que le kidnapping d’un unique soldat et 18 décès en six ans », a-t-il ajouté.  « Ayant appris les leçons de la Deuxième Guerre du Liban — qu’afin d’éradiquer la résistance il faut une M-16, pas un F-16 — envoyer une force terrestre massive à Gaza pour une large opération du type "Bouclier défensif" pourrait nous coincer dans une guerre sanglante durant des mois et même des années. » Il ajouta que cela nécessiterait le rappel des réservistes israéliens. Le fait que Marcus puisse écrire que l’invasion de Gaza pourrait déclencher une Troisième Guerre mondiale signifie que Jérusalem et Washington savent que cela précipiterait dans la région une guerre beaucoup plus importante. En effet, toute guerre contre Gaza ou le Liban viserait d’abord et avant tout l’Iran et la Syrie. Malgré de tels dangers, le droitier Jerusalem Post a confirmé que des opérations militaires étaient en préparation. Il a déclaré dans un éditorial que « depuis plusieurs mois à Jérusalem, dans les couloirs des quartiers généraux de l’armée à Kirya, flotte l’idée qu’une opération de grande envergure contre Gaza serait la seule véritable façon pour le partenaire de paix du premier ministre Ehoud Olmert, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, de prendre le pouvoir à Gaza ». Et cela ne serait pas qu’une petite opération. Le Post croit qu’en premier lieu Israël bombarderait des airs les positions du Hamas et assassinerait les leaders militaires et politiques de ce dernier. Ayant tiré les leçons de la guerre au Liban, les FDI enverraient rapidement d’importantes forces terrestres pour stopper les tirs de roquettes et traquer les présumés terroristes en fouillant toutes les résidences des rues densément peuplées de Gaza. Elles patrouilleraient la frontière égyptienne pour empêcher le trafic d’armes vers Gaza ainsi que la frontière nord d’où sont tirées les roquettes. Le Post a admis qu’il y avait deux problèmes. Quel prix Israël était-il prêt à payer ? On évalue officiellement que les pertes israéliennes seraient plus élevé

30/12/2007

N°296 Médias & Brèves de Palestine 29-12 FIN

2-6 L’Autorité palestinienne va recevoir 50 véhicules blindés.
Les forces de sécurité du président palestinien Mahmoud Abbas disposeront le mois prochain de véhicules blindés, a-t-on appris hier auprès du ministre palestinien des Affaires étrangères.
Israël avait autorisé en novembre la livraison de 50 véhicules blindés légers, mais a refusé qu’ils soient équipés d’armes à feu comme le souhaitaient les Palestiniens. Riad al-Malki, qui est également ministre de l’Information, a indiqué que les Palestiniens avaient depuis renoncé à leurs demandes, permettant ainsi à la livraison d’avoir lieu. « Nous soulèverons de nouveau la question de l’équipement avec les Israéliens », a-t-il précisé. Les blindés légers avaient été offerts il y a plusieurs années par la Russie , mais leur livraison a été suspendue lors de la victoire du Hamas aux élections de 2006.
Samedi 29 décembre 2007 |
L’Orient-Le Jour
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=360991

 

3  Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Résistance dans toutes ses formes.

L’action terroriste frappe les innocents ainsi que les femmes et hommes libres, épris de justice. L’impérialisme et ses valets se nourrissent d’elle et trouvent en elle le parfait prétexte pour frapper à leur tour des innocents et liquider physiquement les femmes et hommes résistants, épris de justice, mais en vain…
Où que nous soyons, au Pakistan et en Iraq en passant par l’Afghanistan, en Palestine et au Liban sans oublier le Soudan et le Maghreb,
renoncer au terrorisme et rejoindre la Résistance est la seule voie vers la libération
Quelles que libération
Quelles que soient nos croyances et nos idéologies,
soyons unis sous la seule bannière de la Résistance dans toutes ses formes
Peuples d’Orient, unissez-vous !
Raymond Richa http://libanresistance.blogspot.com/2007/12/rsistance-dans-toutes-se-formes.html  

 3-2 Le Hamas et le Djihad tentent d’enlever des soldats afin de les échanger avec des captifs.
Des sources militaires de l’occupation ont dit que les factions palestiniennes, notamment les brigades d’Al-Qassam et les Sarayas d’Al-Qods, déploient tous leurs efforts pour enlever des soldats sionistes afin de les échanger avec des captifs palestiniens. Le correspondant de la deuxième chaîne hébreu Roni Daniel a rapporté selon des sources militaires de l'armée de l'occupation que le mouvement du Hamas et celui du Djihad tentent toujours d'enlever des soldats sionistes pour les échanger avec des captifs palestiniens. Daniel a également dit que l'armée de l'occupation intensifie actuellement ses opérations militaires, près de la ligne frontalière, pour déjouer ces plans. On note que les trois factions palestiniennes les brigades d'Al-Qassam, les brigades de Nasser Salah Eddine et l'armée de l'Islam ont pu enlever le soldat israélien Chalit en juin 2006, durant l'opération militaire appelée "l'illusion dissipée", et qu'elle ont insisté sur une opération d'échange de prisonniers pour libérer Chalit, chose que refuse avec entêtement les autorités sionistes. Al Nassera - CPI  

3-3 Abou Marzouk : L’occupation exhorte les Egyptiens et d’autres pays à intervenir pour libérer Chalit.
Le vice-président du bureau politique du Hamas, Dr Moussa Abou Marzouk, a révélé que l’entité sioniste demande à nouveau aux responsables égyptiens de poursuivre leur médiation et de trouver une opportunité avec le Hamas pour libérer le soldat israélien Gilad Chalit. Dr Abou Marzouk a dit, lors de sa déclaration au journal "Qods Al-Arabi" publiée le lundi 24/12, que les responsables israéliens mettent la pression sur les Egyptiens et d'autres parties pour que le Hamas accorde une occasion pour échanger des captifs palestiniens avec Chalit. Al Qods- CPI  

3-4 Dorothy Naor : Des étudiantes réduites au silence et brutalisées.

Alors qu’elles protestaient à l’occasion d’une conférence de politique internationale, à l’Université Hébraïque de Jérusalem Ce soir (18/12/07), à l’Université Hébraïque, s’est tenue une conférence publique intitulée « La démocratie peut-elle venir à bout de la terreur ? La démocratie combat la terreur avec une main liée derrière le dos. Quand, pourquoi et comment cette main doit-elle être déliée ? » Avec la participation de l’ancien président de la Cour suprême, le professeur Aharon Barak, le président de l’Université Hébraïque, le professeur Menachem Megidor, et Efraim Halevi, ancien chef du Mossad et directeur du Centre d’Etudes Stratégiques. Un tract (*) distribué dans le public déclarait : « Les mains de la démocratie sont "liées" par le droit humanitaire international. Les délier revient à légitimer des violations des droits humains fondamentaux sous forme de tortures, de châtiments collectifs et de crimes de guerre. » Et plus loin : « Présenter le droit humanitaire international comme des restrictions à l’efficacité militaire nous met tous en danger ». Nous protestons contre le fait que l’Université accorde une tribune à la légitimation de violations graves aux droits de l’homme et une protection académique à la torture et à la punition collective. Alors qu’Aharon Barak parlait de « l’équilibre » entre « sécurité » et « droit humanitaire international » en Israël, y compris dans les jugements qu’il a pu rendre à propos du Mur de séparation et de la séparation des familles, nous avons trouvé qu’il était de notre devoir de protester contre le piétinement brutal et quotidien des droits de l’homme et de la sécurité, souvent appuyé par les jugements d’Aharon Barak.   - Nous insistons sur notre droit à protester contre des conférences antidémocratiques tenues dans une université publique, financée par les budgets de l’éducation. Il n’est pas possible que des conférences discutant de la démocratie réunissent exclusivement des hommes appartenant à l’élite dominante, en ne laissant aucune place à des gens dont les droits sont violés dans la réalité.   - Nous protestons contre la violence verbale et physique exercée contre nous alors qu’on nous faisait sortir avec une force exagérée et sans en avoir l’autorité, hors de la salle de conférence, contre le refus des agents de sécurité de s’identifier et contre le fait qu’ils nous ont retenues illégalement, alors que nous demandions à quitter le campus.   - Nous sommes consternées par la violence du public qui, avant même les brutalités des agents de la sécurité, réclamait le recours à la force pour se débarrasser de nous. Alors que des femmes étaient emmenées de force et traînées par terre, la majorité du public applaudissait. - Nous demandons que le président de l’Université Hébraïque, le professeur Menachem Megidor, et l’ancien président de la Cour suprème, le professeur Aharon Barak, s’expliquent, dans la mesure où, en leur présence, de la violence verbale et physique a visé des femmes qui exprimaient leur protestation d’une manière démocratique. Et ils ont continué de parler de démocratie. Contrairement à certains flash d’informations qui ont circulé, nous n’avons pas « quitté la salle sans heurts » : on nous a violemment entraînées, sous la clameur des applaudissements de la foule en colère. Cette conduite reflète parfaitement la raison de notre protestation : le faux « équilibre » entre sécurité et droits de l’homme est en réalité un piétinement systématique et délibéré de droits humains élémentaires, depuis la liberté d’expression jusqu’au droit à la vie. Aujourd’hui, 5 étudiantes risquent le comité de discipline et des sanctions de l’Université. Mardi 18 décembre 2007 Relayé par Dorothy Naor (New Profile) http://picasaweb.google.com/students5justice/AntiDemocraticConference  

3-5 La mère d'un Franco-Palestinien détenu en Israël déplore l'inaction du Quai d'Orsay.

Lorsqu'elle a appris, à la mi-octobre, que la Mairie de Paris avait dressé, dans un square du 12e arrondissement, un portrait géant de Gilad Shalit, le soldat franco-israélien retenu prisonnier dans la bande de Gaza par le Hamas, ainsi que ceux des deux soldats israéliens capturés durant l'été 2006 par le Hezbollah, Denise Hamouri n'a pu réprimer un soupire de dépit. Cette native de Bourg-en-Bresse, mariée depuis plus de vingt ans à un Palestinien de Jérusalem et habitante d'un quartier arabe de la Ville sainte, est la mère de Salah Hamouri, un jeune homme de 22 ans, accusé d'avoir trempé dans un complot destiné à assassiner le rabbin Ovadia Yossef, guide spirituel du Shass, le parti séfarade. Bien qu'il soit autant français que Gilad Shalit, dont le père, Noam, a rencontré Nicolas Sarkozy le 9 juillet, Salah Hamouri, emprisonné depuis deux ans et demi en Israël, doit se contenter, pour tout soutien, de la visite des agents du consulat français de Jérusalem. En réponse à un courrier électronique de sa mère qui déplorait un "deux poids, deux mesures", le Quai d'Orsay a récusé toute analogie entre les deux binationaux. "Le soldat (Shalit) a été pris en otage (...) et nous essayons d'obtenir sa libération (...). Votre fils est emprisonné par les autorités israéliennes dans le cadre d'une procédure judiciaire dans laquelle nous ne pouvons pas interférer." L'affaire remonte au 13 mars 2005, date de l'arrestation du jeune Franco-Palestinien. A l'époque, la presse locale, "sources sécuritaires" à l'appui, évoque les "repérages" auxquels Salah et deux autres jeunes Palestiniens se seraient livrés autour du domicile du rabbin Yossef, célèbre pour ses invectives anti-Arabes. Membres de la branche étudiante du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un petit parti de gauche, les trois complices supposés auraient entrepris de se procurer des "armes" et établi des "contacts" avec Ahmed Saadate, le chef du FPLP alors incarcéré à Jéricho, pour son rôle dans l'assassinat de Rehavam Ze'evi, l'ex-ministre du tourisme israélien, en octobre 2001. Deux ans et des dizaines d'interrogatoires plus tard, le dossier en cours d'examen par le tribunal militaire d'Ofer, en Cisjordanie, paraît mince. Salah Hamouri a certes reconnu être passé en voiture devant la maison d'Ovadia Yossef, dans le quartier Har Nof de Jérusalem, à l'initiative d'un de ses camarades, Moussa Darwish, qui avait livré des légumes dans le passé chez le rabbin et voulait réfléchir à un plan pour l'assassiner. Mais, d'après son avocate, Léa Tsemel, ledit complot n'est pas allé plus loin : "Ils ont roulé au ralenti, vu une caméra, fait demi-tour et n'en ont plus parlé après. Les enquêteurs n'ont trouvé aucune arme et aucun élément susceptible de prouver qu'ils étaient décidés à passer à l'acte. Il s'agit d'un acte stupide, une bravade, rien de plus." Tout amateur et embryonnaire fût-il, ce projet risque de coûter très cher au jeune Franco-Palestinien. La charge de "complot" est passible de sept années de prison devant un tribunal militaire israélien. Moussa Darwish - parce qu'il est un habitant de Jérusalem et donc a été jugé plus rapidement - a déjà été condamné à douze ans d'incarcération. "C'est évidemment une justice à deux vitesses, dit Léa Tsemel. Les colons juifs qui avaient posé en 2003, à l'entrée d'une école palestinienne de Jérusalem, une bombe qui avait été désamorcée à la dernière minute, ont eux aussi écopé de douze ans de prison. La différence de gravité (...) est pourtant flagrante." Sans illusions sur la justice israélienne, déçue par la frilosité du Quai d'Orsay, Denise Hamouri a eu l'idée, en juin dernier, d'écrire à Noam Shalit. Peut-être parce qu'il traverse une épreuve similaire et parce qu'il connaît "le problème des prisonniers palestiniens", ce dernier a paradoxalement su trouver les mots que les diplomates français se refusent à prononcer. Dans un courrier sobre et sensible, il déplore l'arrestation de Salah, partage la douleur de la famille Hamouri et prie en conclusion pour "les libérations imminentes de (leurs) fils". A Paris, le 11 novembre, des militants propalestiniens ont remplacé les portraits des trois soldats israéliens par une banderole en hommage aux "11 000" prisonniers palestiniens.

Benjamin Barthe (Jérusalem, correspondance) Le Monde - Article paru dans l'édition du 26.12.07. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4333

N°296 Médias & Brèves de Palestine 29-12 Début

Sommair

1-1        Check points en Palestine occupée.

1-2        Frank Weil-Rabaud : Israël : la question des colonies.

2-1 Situation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

1 Abou Zouhri : L’occupation choisit la guerre sous le silence arabe et l’accord d’Abbas.

2 L’Egypte informe Abbas qu’elle refuse toute extermination du Hamas ou du Djihad.

3 Le silence arabe et international est une preuve de la coordination pour briser la volonté du peuple Palestinien.

4 Le gouvernement illégal de Fayyad gèle la part de Gaza pour renforcer le blocus.

5 Le blocus est devenu une menace réelle et un désastre humanitaire.

6 Al-Nounou : Pas d’accalmie si l’occupation continue ses agressions et son blocus.

7 Les preuves montrent la complicité des responsables à Ramallah dans la fermeture des passages.

8 Al-Khoudri : L’occupation empêche la délégation italienne d’entrer à Gaza pour cacher les vérités.

2-2 Proche-Orient: l'Egypte accuse Israël de l'échec des négociations israélo-palestiniennes.

2-3 Washington évaluera confidentiellement le processus de paix.

2-4 Le Conseil de sécurité de l’ONU salue l’"étape importante" de la conférence des donateurs de Paris.

2-5 La colonisation et de l’occupation’’.

1 Erekat : "Israël doit choisir entre la voie des négociations et de la paix ou la voie de la colonisation et de l’occupation’’.

2 Israël veut construire 750 logements en 2008 dans deux colonies.

3 Malgré la Conférence de paix à Annapolis… 750 logements à construire en 2008.

4 Un frein à la colonisation en Cisjordanie occupée ?

2-6 L’Autorité palestinienne va recevoir 50 véhicules blindés. 3-1 Résistance dans toutes ses formes.

3-2 Le Hamas et le Djihad tentent d’enlever des soldats afin de les échanger avec des captifs.

3-3 Abou Marzouk : L’occupation exhorte les Egyptiens et d’autres pays à intervenir pour libérer Chalit.

3-4 Dorothy Naor : Des étudiantes réduites au silence et brutalisées.

3-5 La mère d'un Franco-Palestinien détenu en Israël déplore l'inaction du Quai d'Orsay.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Check points en Palestine occupée.
Bethléem : La cruauté de l’occupation israélienne montrée sur le vif Sortir, marcher, aller travailler, continuer de vivre malgré les innombrables entraves, est un geste de défi et de résistance en Palestine. 20 décembre 2007 | Thèmes : Apartheid israélien

Droit international

Un checkpoint israélien : Huwara (ICRC) Gilo barrage à Bethléem.
http://fr.youtube.com/watch ?v=V3b0NVBsPDQ&feature=related
Ici, ce sont de simples travailleurs de Bethléem et des villages environnants qui doivent s’aligner dès 4 heures du matin et attendre des heures durant, dans l’espoir que les soldats israéliens daignent leur accorder le droit de traverser le check point de Gilo (Gilo est le nom d’une des colonies illégales qui asphyxient Bethléem), pour pouvoir se rendre à Jérusalem et arriver à temps sur leurs lieux de travail. Gilo barrage et murs enfermant la population de Bethléem  http://fr.youtube.com/watch ?v=317rcVmst5k&feature=related

 http://fr.youtube.com/watch ?v=BEKKpiegnwk&feature=related 

 http://fr.youtube.com/watch ?v=Zg3RDgFv3Xo&feature=related

Ce sont des images volées, filmées à l’insu des soldats israéliens, qui montrent, mieux que des mots, que les Palestiniens sont traités quotidiennement comme des bestiaux dans les quelques 550 postes militaires permanents, comme celui de Gilo, qui quadrillent et paralysent leur pays ; alors même que ces gens extraordinairement patients -présentés comme une menace par Israël- cherchent simplement à se déplacer d’une ville à l’autre, à aller travailler pour survivre et faire survivre leurs familles. Ces images illustrent, si besoin était encore, la cruauté d’un Etat occupant protégé par les grandes puissances et les principales organisations juives dans le monde ; la cruauté d’un Etat colonial qui n’a de cesse d’inventer des mesures de plus en plus contraignantes et répressives pour faire plier un peuple qui ne se rend pas. Tout cela est indigne d’un Etat quel qu’il soit ! Dans quel pays, à part Israël, une armée a-t-elle jamais soumis, aussi longtemps, à autant de persécutions et d’humiliations, un peuple qui vit légitimement sur sa terre ? Le silence complice de nos Etats dits « démocratiques » devant de pareilles injustices est une honte que nous ne devons pas cesser de dénoncer. Silvia Cattori

1-2 Frank Weil-Rabaud : Israël : la question des colonies.

«La colonisation est l'obstacle principal  toute percée qui pourrait nous emmener  à un processus de paix avec les Palestiniens. » De quelques milliers en 1972, les colons israéliens sont aujourd'hui plus de 260 000 installés en Cisjordanie.
Une présence qui rend chaque jour plus difficile les perspectives de mettre un terme définitif au conflit israélo-palestinien
Écouter 3 min http://www.rfi.fr/actufr/articles/096/article_60747.asp Frank Weil-Rabaud

[26/12/2007]


2 Les brèves

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 Situation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

1 Abou Zouhri : L’occupation choisit la guerre sous le silence arabe et l’accord d’Abbas.

Le Hamas a fortement condamné les rencontres de l’autorité palestinienne dirigée par le président Mahmoud Abbas avec ses homologues sionistes, au moment où leurs forces occupantes poursuivent leurs crimes et leurs escalades agressives contre les citoyens palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Le porte-parole du Hamas Dr. Sami Abou Zouhri a considéré que la poursuite des rencontres des responsables de l'autorité palestinienne offre une couverture à l'occupation pour qu'elle continue ses assassinats, ses destructions, ses campagnes de judaïsations et de constructions de nouvelles colonies. Il a également qualifié ces rencontres avec les ennemis assassins de honteuses, tout en affirmant que les dirigeants de l'autorité palestinienne ont lié leur futur avec les ennemis israéliens qui ne présentent rien au peuple palestinien. Et en même temps, ils offrent une couverture aux opérations criminelles de l'occupation, chose qui démasque les prétendus orateurs de la paix qui appellent à vivre en paix avec l'ennemi occupant. "Les actuelles escalades israéliennes affirment que l'occupation a choisi la guerre et qu'elle poursuit cette stratégie hostile avec une complicité internationale, un silence arabe et une bénédiction de la direction de l'autorité palestinienne. Mais le Hamas et le Djihad existent sur le terrain pour faire face à toute attaque sioniste en luttant pour protéger le peuple palestinien. Ces menaces et ces escalades ne vont jamais affaiblir la volonté de notre peuple", a–t-il ajouté. Abou Zouhri a considéré que la condamnation des crimes israéliens par les leaders de  l'autorité palestinienne n'a aucun sens du moment où ils poursuivent leurs rencontres avec leurs homologues israéliens, tout en affirmant qu'il faut arrêter toute sorte de rencontre, de négociation ou de coopération sécuritaire avec les ennemis du peuple palestinien et porter l'occupation responsable d'une telle escalade.

Gaza - CPI
25-12
 

2 L’Egypte informe Abbas qu’elle refuse toute extermination du Hamas ou du Djihad

L'agence "Qods Press" a rapporté que selon des sources égyptiennes bien informées que le chef des renseignements égyptiens, le ministre Omar Souleymane, a informé le président Mahmoud Abbas que la direction égyptienne refuse totalement l'accord d'Abbas, lors du congrès d'Annapolis, avec les Israéliens et les Américains pour l'extermination des deux mouvements islamiques à travers des raids aériens et des incursions des forces de l’occupation Il est à noter que depuis le congrès d'Annapolis, 55 résistants palestiniens sont tombés en martyrs, dont des activistes et des dirigeants des Sarayas d'Al-Qods, la branche militaire du Djihad islamique, et des brigades d'Al-Qassam, la branche militaire du mouvement de la résistance islamique Hamas. Des sources ont affirmé qu'un haut responsable des services de renseignements égyptiens a averti les deux mouvements d'un projet sécuritaire israélo-américain qui vise à les exterminer, tout en confirmant que l'Egypte va envoyer son représentant à Gaza pour suivre les évènements. Caire - CPI 25-12.

 


3 Le silence arabe et international est une preuve de la coordination pour briser la volonté du peuple Palestinien.
Le Jihad islamique a condamné fermement le silence arabe et international envers les attaques israéliennes et le blocus imposé injustement à la bande de Gaza, tout en disant que ce silence démontre la complicité avec l’occupation pour briser la volonté du peuple palestinien.

Le Djihad a renouvelé sa demande aux pays arabes à déployer leurs efforts et à soutenir le peuple palestinien pour faire face au blocus et aux agressions de l'Etat hébreu, en disant que "l'histoire ne pardonne plus les Arabes et les Musulmans qui abandonnent leur devoir et leur rôle envers le peuple palestinien". Le Djihad islamique a affirmé avec force que  la résistance n'hésite pas à faire face aux agressions continuelles  contre la bande de Gaza", tout en ajoutant  que "malgré les grands sacrifices, le mouvement va  poursuivre le chemin du djihad et de la résistance pour lutter pour le peuple palestinien et sa terre de Palestine". Il a ajouté : "L'ennemi sioniste exerce des désinformations, en diffusant des mensonges de propagandes que la bande de Gaza est un stock de différentes armes, tout cela pour fournir des prétextes  pour poursuivre ses crimes". Dans le même contexte, le Jihad islamique a confirmé le droit des Palestiniens à posséder tous les moyens pour lutter contre les crimes incessants de l'occupation qui utilise différents types d'armes contre les Palestiniens. CPI
22-12

 


4 Le gouvernement illégal de Fayyad gèle la part de Gaza pour renforcer le blocus.
l'autorité palestinienne a reçu des promesses de dons de 7,4 milliards de dollars pour une durée de 3 ans et que cette somme a dépassé les exigences d'Abbas qui a appelé, auparavant, à 5,6 milliards de dollars La direction de l’autorité palestinienne et du gouvernement illégal dirigé par Fayyad a décidé de continuer son encerclement contre les citoyens de la bande de Gaza, en renforçant le sévère blocus qui dure depuis six mois, qui a causé jusqu’à présent 52 morts et qui oblige un million et demi de Palestiniens à vivre dans une situation humanitaire réellement catastrophique. Le journal "Al-Hayat" a publié, le mercredi 26/12, les déclarations du ministre de l'information au gouvernement illégal de Fayyad, Riyad Al-Maliki, disant que son gouvernement va geler la part de Gaza du projet de développement qui a été présenté par les pays donateurs au congrès de Paris, jusqu'à ce que son gouvernement domine les passages. On note que le président a affirmé lors de son discours devant les participants au congrès de Paris que le projet de réforme et de développement va toucher tous les domaines en Cisjordanie et à Gaza, ainsi que la ville occupée d'Al-Qods.
Fayyad est donc responsable de tous les citoyen palestiniens, dont fait partie les habitants de la bande de Gaza.

Source :  CPI 27-12

 

5 Le blocus est devenu une menace réelle et un désastre humanitaire.
Le ministre de la santé au gouvernement d’entente nationale dirigé par le premier ministre Ismail Haniyeh, Naïm Bassem, a averti du danger de la continuation du blocus sévère imposé injustement contre les citoyens de Gaza, tout en affirmant qu’il menace d’une vraie catastrophe humanitaire. Dans sa déclaration publiée le mercredi 26/12, Naïm a appelé les pays arabes à intervenir immédiatement pour sauver le peuple palestinien encerclé à Gaza, en exhortant la communauté internationale à respecter les résultats des élections  démocratiques dont tout le monde a témoigné de sa transparence. Il a fortement condamné la négligence de la communauté internationale ainsi que les décisions irresponsables imposées par le gouvernement de Ramallah, notamment au niveau  sanitaire. "Lorsque nous avons expliqué les souffrances des citoyens palestiniens, certaines parties étaient étonnées et ont directement contacté les responsables concernés à Ramallah", a t-il souligné.

 

CPI -27-12

 

 6 Al-Nounou : Pas d’accalmie si l’occupation continue ses agressions et son blocus.
L'ex gouvernement d’entente nationale a renouvelé son refus de toute accalmie ou de trêve si l’occupation sioniste n’arrêtait pas totalement ses agressions contre les Palestiniens. Le porte-parole du gouvernement Taher Al-Nounou a dit au journal quotidien " La Palestine ", dans son édition du dimanche 23/12, que le gouvernement dirigé par le premier ministre,Ismail Haniyeh s'attache à sa position en affirmant qu'il n'y aura pas de trêve ou d'accalmie si l'occupation n'arrêtait pas complètement ses incursions et s'il ne levait pas son sévère blocus. "Le problème continue à cause des agressions continuelles de l'occupation et non des roquettes lancées par la résistance,. Pour cela, il n'est pas question de débattre de ce sujet tant que l'entité  sioniste n'arrête pas complètement ses incursions et ne lève pas son blocus sévère contre le peuple palestinien", a-t-il- déclaré. CPI - 23-12  

 

7 Les preuves montrent la complicité des responsables à Ramallah dans la fermeture des passages.
Le directeur du bureau du premier ministre au gouvernement d’entente nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh, le Dr Mohammed Al-Madhoun, a démenti certains médias qui ont publié des mensonges prétendant que le gouvernement de Haniyeh refuse l’ouverture des passages de Gaza. Dans sa déclaration de presse Al-Madhoun a affirmé qu'aucune partie n'a présenté d'initiative sérieuse, claire et complète, ni même le gouvernement de Fayyad, ni d'autres, pour le profit de la direction des passages. Le dirigeant du Hamas a réaffirmé que son mouvement s'attache aux principes et intérêts des Palestiniens, en déployant tous les efforts nécessaires pour surmonter la crise des passages, sans aucune condition préalable de l'occupation ou de certains  comploteurs de l'autorité palestinienne. Il a également affirmé que le gouvernement d'entente nationale appelle toujours à une initiative pour que les passages soient dirigés par des parties neutres, ou des entreprises spécialisées, pour servir les intérêts suprêmes des Palestiniens, mais ceux qui complotent avec les Sionistes continuent de refuser cela. Enfin, il a confirmé que les preuves sur le terrain montrent que certaines parties dans l'autorité palestinienne à Ramallah sont responsables de la fermeture des passages pour augmenter les souffrances des citoyens dans la bande de Gaza et mettre la pression sur le Hamas, en coopérant avec les autorités occupantes pour renforcer le blocus sioniste sévère. CPI

8 Al-Khoudri : L’occupation empêche la délégation italienne d’entrer à Gaza pour cacher les vérités. Le député et chef de la commission populaire pour la lutte contre le blocus du Hamas Djamel Al-Khoudri  considére que l’occupation a empêché la délégation italienne d’entrer dans la bande de Gaza pour cacher les vérités sur le terrain et interdire toute solidarité internationale avec le peuple palestinien. Dans un message adressé à la délégation italienne, le lundi 24/12, Al-Khoudri a fortement condamné la décision des autorités sionistes qui interdit son entrée dans la bande de Gaza pour voir et s'informer du grand désastre causé par le blocus injuste, tout en remerciant la délégation pour ses efforts déployés pour visiter Gaza ainsi que pour sa solidarité avec les habitants de la Bande. En outre, il a appelé toutes les institutions internationales des droits de l'homme à intervenir immédiatement pour mettre la pression sur les autorités israéliennes et pour permettre à la délégation italienne d'accomplir sa visite dans la bande de Gaza, et il a appelé le monde à envoyer d'autres délégations pour mettre fin aux mesures oppressives et inhumaines de l'occupation. "La délégation italienne va tenter de rendre visite aux malades, aux hôpitaux, aux centres sanitaires, à plusieurs usines et ateliers pour observer les résultats désastreux et la situation humanitaire catastrophique dans tous les domaines à cause du blocus", a-t-il ajouté. Gaza - CPI
25-12
 

2-2 Proche-Orient: l'Egypte accuse Israël de l'échec des négociations israélo-palestiniennes.
L'Egypte impute à Israël la responsabilité de l'échec des négociations israélo-palestiniennes qui ont repris en décembre après la rencontre internationale d'Annapolis.
"L'échec de deux rounds de négociations entre Palestiniens et Israéliens (les 12 et 23 décembre derniers) tient au désir de l'Etat hébreu d'intensifier son activité de peuplement", a déclaré le porte-parole de la présidence égyptienne Souleiman Awad à l'issue des entretiens à Charm el-Cheikh entre le président égyptien Hosni Moubarak et le ministre israélien de
la Défense Ehud Barak.
Selon lui, l'intention d'Israël de construire de nouvelles colonies à Jabal Abu Ghneim et à Maale Adumim, près de Jérusalem, "réduit à néant le seul résultat de la rencontre d'Annapolis: le relancement des négociations entre les Palestiniens et les Israéliens".
Les responsables palestiniens avaient antérieurement déclaré qu'il était insensé de poursuivre les négociations sur la paix au Proche-Orient alors que se construisaient de nouvelles colonies juives.
La "feuille de route", que les Israéliens et les Palestiniens considèrent comme la base du règlement, enjoint à Israël de cesser toute activité de peuplement sur les territoires palestiniens, y compris par l'endiguement de "la croissance naturelle" des colonies.
Malgré la promesse de ne pas confisquer de territoires palestiniens supplémentaires, Israël poursuit la construction de logements à Jérusalem Est et dans la plupart des colonies juives en Cisjordanie, qui - du point de vue du droit international - représentent des territoires
occupés.
M. Barak s'est rendu mercredi en Egypte où il a rencontré le ministre de
la Défense Mohammed Hussein Tantaoui et le chef des Renseignements Omar Souleimane en charge du règlement palestino-israélien.
Auparavant, Israël avait maintes fois accusé l'Egypte de "fermer les yeux" sur la contrebande d'armes vers Gaza et d'encourager ainsi les combattants du Hamas. La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni avait qualifié "d'horrible" le travail des gardes-frontières
égyptiens.
En réponse, Le Caire lui avait conseillé de ne pas "parler, sans peser ses mots, de sujets qu'elle ne devait pas aborder sans disposer des éléments suffisants". 26/12/2007 RIA Novosti Agence russe
http://fr.rian.ru/world/20071226/94263939.html


2-3 Washington évaluera confidentiellement le processus de paix.
L’Administration Bush, procédera à des évaluations confidentielles des négociations entre les deux parties, apprend-on de sources américaines et occidentales autorisées.

La conférence internationale d’Annapolis, organisée le mois dernier dans le Maryland sous l’égide de George Bush, a abouti à une relance formelle(…)  du processus de paix israélo-palestinien gelé depuis 2000 avec l’objectif d’aboutir fin 2008 à un accord sur la
création d’un État palestinien.

Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, sont convenus à cette occasion de demander à Washington, plutôt qu’au quartette des médiateurs internationaux, « de suivre et de juger » leur mise en conformité avec les exigences de la feuille de route internationale de 2003.

Les jugements que les États-Unis porteront sur les progrès éventuels du dialogue entre les deux parties seront essentiels. « Nous mènerons ce processus (d’évaluation) en confiance », a déclaré un haut responsable américain. « Notre objectif, a-t-il ajouté, sera d’encourager les progrès, et non de fustiger » l’un ou l’autre des protagonistes. Les résultats de ces appréciations seront communiqués aux parties, « probablement sur une base bilatérale, peut-être aussi selon d’autres formats ».

Mais ce responsable américain prévient : « Nous nous réservons la possibilité de les rendre publiques si la nécessité se fait jour. »

Israël préférerait que les jugements restent confidentiels.Les Palestiniens sont partisans, eux, d’un processus transparent et ouvert. Au final, la décision de les rendre ou non publiques sera prise au plus haut niveau de l’Administration, par la secrétaire d’État Condoleezza Rice, voire par George Bush en personne.
Lundi 24 décembre 2007 |L’Orient-Le Jour

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=360616

2-4 Le Conseil de sécurité de l’ONU salue l’"étape importante" de la conférence des donateurs de Paris.

Dans un communiqué présenté par la France et approuvé par ses 15 membres, le Conseil de sécurité a réaffirmé vendredi son engagement "pour une paix juste, durable et totale au Proche-Orient". Le Conseil de sécurité des Nations unies a jugé que la conférence des donateurs pour les Palestiniens organisée lundi à Paris a donné un signal de soutien fort à l’Autorité palestinienne et a représenté une "étape importante" vers la création d’un Etat voisin d’Israël. Les 87 pays et organisations internationales réunis lundi à Paris ont promis quelque 7,4 milliards de dollars (5,15 milliards d’euros) d’aide aux Palestiniens. Cette aide est destinée à promouvoir de nouvelles discussions de paix avec Israël. "Les membres du Conseil de sécurité saluent la conférence internationale des donateurs (...) qui a apporté un signal fort de soutien international au peuple palestinien et à l’Autorité palestinienne, et qui constitue une étape importante dans le cadre d’un processus plus large visant à la réalisation de la vision de deux Etats vivant côte-à-côte dans la paix et la sécurité", affirme le communiqué. Le Conseil de sécurité a également remercié les donateurs et appelé à une distribution rapide des fonds promis. Il a enfin invité la communauté internationale à aider au développement de l’économie palestinienne et à la mise en place d’institutions "pour préparer la création d’un Etat" à part entière. L’ambassadeur de France à l’ONU, Jean-Maurice Ripert, a salué "l’esprit de compromis" qui a prévalu entre les diplomates palestiniens et israéliens dans la rédaction de ce communiqué, estimant que cette bonne entente trouvait ses racines dans la conséquence de la conférence d’Annapolis sur le Proche-Orient qui s’est tenue fin novembre aux Etats-Unis.

(Samedi 22 décembre 2007 – AL-Oufok avec les agences de presse)

2-5 La colonisation et de l’occupation’’.

1 Erekat : "Israël doit choisir entre la voie des négociations et de la paix ou la voie de la colonisation et de l’occupation’’ Selon M. Erekat, il faut que le processus de paix comprenne tous les problèmes comme Jérusalem, les frontières, les colonies juives, les réfugiées palestiniens, la sécurité et l'eau.
Il a appelé à créer une commission conjointe, composée de représentants palestiniens, israéliens et américains, pour surveiller l'application du plan de paix initié par Washington.
Lundi, M. Erekat avait accusé Israël de ne pas remplir ses obligations dans la première phase du plan américain, qui exige que l'autorité palestinienne contrôle se militants et qu'Israël arrête la construction de colonies.
A la fin d'une deuxième séance de négociations de paix, les négociateurs palestiniens ont révélé lundi avoir demandé à Israël d'arrêter toutes ses activités de colonisation dans les territoires palestiniens.
"Il est nécessaire qu'Israël arrête sa construction de logements à Jérusalem et en Cisjordanie, du fait que cela est illégal", a indiqué le négociateur palestinien Yasser Abed Rabbo, qui est membre de l'Organisation de libération de
la Palestine (PLO). "Nous insistons et continuerons à insister pour obtenir tous les droits des Palestiniens", a -t- il indiqué.
"Depuis le début des négociations, nous essayons (...) de convaincre notre peuple que nous pouvons arriver à une solution à travers le dialogue mais Israël, avec ces agissements, empêche les efforts pour aboutir à un règlement pacifique du conflit", avait affirmé M. Erekat.
IPC+agences
 

2 Israël veut construire 750 logements en 2008 dans deux colonies. Israël a dégagé dans son budget pour 2008 des sommes pour la construction de 750 logements dans des colonies en Cisjordanie, a annoncé dimanche le porte-parole du mouvement israélien La Paix Maintenant. "Nous avons découvert que le budget de l'Etat en 2008 prévoit 48 millions de shekels pour la construction de 250 logements dans la colonie de Maalé Adoumim et 50 autres millions de shekels pour la construction de 500 logements à Har Homa", un quartier de colonisation dans le secteur oriental annexé de Jérusalem, a affirmé à l'AFP Yariv Oppenheimer. "Har Homa fait partie intégrante de Jérusalem et Israël n'y cessera pas les constructions", a déclaré Rafi Eitan, ministre chargé de Jérusalem, à la radio militaire israélienne. "C'est le devoir d'Israël de fournir à ses citoyens des endroits pour vivre." Un autre ministre, Yuli Tamir, a affirmé qu'Israël avait le droit de construire des habitations "dans des secteurs qui vont faire partie de son futur territoire". Interrogé par la radio de l'armée israélienne, le ministre des Retraités, Rafi Eytan, a confirmé qu'Israël entendait mener ces projets à terme. "Nous avons toujours dit que nous pouvons construire à Har Homa qui se trouve à l'intérieur des limites municipales de Jérusalem (...) Il peut y avoir des problèmes pour Maalé Adoumim, mais nous voulons poursuivre l'extension naturelle dans les grands blocs" de colonies, a déclaré ce ministre. La proposition de nouvelles constructions doit d'abord être approuvée par la Knesset pour que les travaux puissent être lancés. Israël compte bien en effet conserver Maale Adumim et d'autres grands blocs d'implantations en Cisjordanie quel que soit l'accord définitif de paix qui pourrait être négocié avec les Palestiniens. Yariv Oppenheimer, qui dirige l'organisation La Paix maintenant, a de son côté "dénoncé la poursuite de la colonisation, qui menace les pourparlers de paix avec les Palestiniens"., et a dit espérer que le gouvernement Olmert annulerait ces crédits budgétaires. "Après Annapolis, il n'y a aucun espace pour ce genre de clauses dans le budget", a-t-il dit. Source : AFP / 23 décembre)  

3 Malgré la Conférence de paix à Annapolis… 750 logements à construire en 2008,

Selon le porte-parole du mouvement israélien ‘ La Paix Maintenant ‘ Yariv Oppenheihmer, Israël a dégagé dans son budget pour 2008 des sommes pour la construction de 750 logements dans des colonies en Cisjordanie. M. Oppenheimer a indiqué qu’il "dénonce la poursuite de la colonisation, qui menace les pourparlers de paix avec les Palestiniens". Le rapport sur la colonisation de Paix Maintenant déclare : "Bien que Olmert ait annoncé un gel de la colonisation, on constate, sur le terrain, des travaux de construction dans toutes les colonies de Cisjordanie, dans toutes sortes de colonies, et aussi longtemps que le gouvernement ne cessera pas sa colonisation sur le terrain, les négociations ne pourront pas réussir."
Il a également documenté les démolitions de huit maisons palestiniennes détruites après la conférence de paix et les constructions dans les colonies de Nof Zion et de Har Homa, et des constructions en cours à Modi'in Illit, à Ma'ale Adumim, Karnei Shomron, à Alfei Menashe et dans la zone industrielle de Barkan.

SOURCE : IPC+agences

 

  4 Un frein à la colonisation en Cisjordanie occupée ? Depuis l'occupation de la Cisjordanie , en juin 1967, 270.000 Israéliens se sont installés en Cisjordanie 200.000 Israéliens habitent dans une douzaine de quartiers de colonisation érigés à Jérusalem-est Israël a(urait) donné de nouvelles assurances aux Etats Unis concernant un frein à la colonisation en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-est, à l'approche de la venue de Bush dans la région, rapporte la radio militaire israélienne. Les consignes de freiner la construction s'appliquent notamment à l'implantation de Maalé Adoumim, à l'est de Jérusalem, et au bloc de colonies d'Ariel dans le nord de la Cisjordanie , selon des responsables du ministère de l'Habitat, cités par la radio. Olmert se serait notamment engagé à ce qu'Israël ne lance pas de nouveaux appels d'offres pour la construction de logements dans des quartiers de colonisation de Jérusalem-est, en particulier à Har Homa (Jebel Abou Ghneim en arabe). Toutefois, M. Olmert s'est refusé à geler des appels d'offres déjà publiés et en cours de réalisation dans ce quartier, considérant que Har Homa fait partie intégrante de son territoire, suite à l'annexion de Jérusalem-est après sa conquête en 1967. Cette annexion n'a jamais reconnue par la communauté internationale. Les promesses sur un relatif gel de la colonisation auraient été faites avant la visite du président américain George W. Bush début janvier, compte tenu du mécontentement de Washington devant la poursuite de la colonisation, y compris à Jérusalem-est. Depuis l'occupation de la Cisjordanie , en juin 1967, environ 270.000 Israéliens se sont installés en Cisjordanie alors que quelque 200.000 autres habitent dans une douzaine de quartiers de colonisation érigés à Jérusalem-est (AFP) 28-12

29/12/2007

N°295 La Palestine au jour le jour 28-12 FIN

28-12 Pour le porte-parole du mouvement de colons Yesha, Yishai Hollander, le gel de tout nouveau permis de construire "est une nouvelle capitulation face aux Palestiniens et aux Américains". Yesha avait déjà accusé en octobre dernier le ministère de la Défense de bloquer la construction de colonies en Cisjordanie occupée, où plusieurs implantations sauvages ont été installées sans le feu vert des autorités d’occupation. Reuters

24-12 "Har Homa fait partie intégrante de Jérusalem et Israël n'y cessera pas les constructions", a déclaré Rafi Eitan, ministre chargé de Jérusalem, à la radio militaire israélienne. "C'est le devoir d'Israël de fournir à ses citoyens des endroits pour vivre." Un autre ministre, Yuli Tamir, a affirmé qu'Israël avait le droit de construire des habitations "dans des secteurs qui vont faire partie de son futur territoire". Israël compte bien en effet conserver Maale Adumim et d'autres grands blocs d'implantations en Cisjordanie quel que soit l'accord définitif de paix qui pourrait être négocié avec les Palestiniens. (Reuters) -  

2-14 Prisons & tortures : Déclaration 

 24-12 Une commission interministérielle israélienne a commencé à examiner un assouplissement éventuel des critères permettant de libérer des détenus palestiniens dans le cadre d'un échange de prisonniers. Cette modification permettrait aux autorités de relâcher un plus grand nombre de détenus palestiniens, AFP.


3 Politique Internationale des térritoires occupés

1 Usa (le parrain)

 3 Politique colonialiste israélienne.(vue des USA)

23-12 La poursuite de l'extension des implantations juives est tellement contradictoire avec le but de la constitution d'un état palestinien pourtant confirmée par les différents participants à la conférence, que l'Union européenne et les Etats-Unis ont réagi en critiquant les décisions israéliennes, estimant qu'elles pourraient effectivement affecter les arrangements d'Annapolis.
A Annapolis, le Premier Ministre israélien, Ehud Olmert et le Président palestinien, Mahmoud Abbas, ont accepté de reprendre le plan de paix '' La Feuille de Route'', affirme clairement qu'Israël doit "geler toute activité de colonisation, y compris celle liée à la "croissance naturelle" des colonies existantes.
SOURCE : IPC+agences
23-12


La lutte pour la libération dans les  territoires occupé

Bande de Gaza - Au jour le jour

20-12    8 résistants tués et des dizaines de citoyens blessés.(déjà noté) Combats féroces contre les forces armées d’occupation, durant les jours de l’Aïd Al-Adha, dans la bande de Gaza, au moment ou des responsables israéliens ont reconnu la force de la résistance et sa bonne préparation.. Six soldats israéliens ont également été blessés après ces affrontements avec la résistance palestinienne qui a fait face à l'incursion sauvage des troupes occupantes.

24-12 L’aviation militaire israélienne a effectué, lundi, un raid sur le centre de la Bande de Gaza, faisant deux morts.
Selon des témoins, un chasseur israélien F
16 a lancé un missile dans la direction d’une foule à l’est du camp de réfugiés d’Al Burij au centre de la Bande de Gaza.
Ce raid a fait deux morts: Atta Allah Al Awawda et Juma'a Abu Hujeir, a-t-on appris auprès du groupe armé et de personnel médical. Deux autres ont été blessés. (ats 02:43 - WAFA

24-12 Une frappe aérienne a tué deux résistants dans le centre de la bande de Gaza, a-t-on appris auprès du groupe armé et de personnel médical. Deux autres ont été blessés. (ats 02:43) 24-12 Des sources sanitaires à Gaza ont annoncé, dans la nuit de dimanche à lundi, qu’un nouveau patient était décédé à l’hôpital Ashifa en attentant l’autorisation d’Israël pour y se faire soigner.
Ahmed Kamel Adaya, 59 ans, qui a souffert du cancer a trouvé la mort en raison du manque des services des soins de santé à l'hôpital Ashifa.
SOURCE : IPC+agences 26-12 Des sources sanitaires à Gaza ont annoncé, que Yousif Abou Maryem, 5 ans, attentant l’autorisation d’Israël pour y se faire soigner,  était décédé à l’hôpital Ashifa en raison du manque des services des soins de santé à l'hôpital Ashifa.
WAFA

27-12 Aïcha Abou Warda est morte, mercredi soir, à Gaza. Sa mort,a fait monté à 52 morts, le nombre de victimes du blocus. CPI -27-12

 27-12 Les Forces d’Occupation Israéliennes (FOI) ont bombardé, jeudi, la ville de Khanyounis dans le Sud de la Bande de Gaza.
Selon des témoins, l’artillerie israélienne a lancé plusieurs obus sur des zones habitées aux villages d’Abassan Al-Kabira et Al-Karara à l’est de Khanyounis.
WAFA

27-12 Attaques aériennes et d’une incursion terrestre dans la bande de Gaza,de l'’armée d’occupation

a) Mohammed Abdallah (Abou Morshild), 40 ans, est mort lors d’une attaque menée par des hélicoptères ou des drones armés contre des résistants de la branche armée du mouvement, les brigades Al Qods, au sud de la ville de Gaza, selon des témoins. Le raid aérien a été confirmé à l’AFP par un porte-parole militaire qui a précisé qu’il avait été lancé à la suite d’informations des services de renseignement. Auparavant, cinq autres résistants avaient été tués, quatre appartenant au Jihad islamique et le cinquième au mouvement Hamas, dans deux opérations de l’armée d’occupation au centre et dans le sud de la bande de Gaza.

b) "Des unités ont pénétré de quelques kilomètres dans la bande de Gaza ont essuyé des tirs d’anti-char ", a précisé l’occupant..

c) "L'armée a mené une attaque aérienne dans le centre de la bande de Gaza. Un véhicule a été touché", a indiqué un porte-parole militaire. (AFP 18h05 & Al-Oufok)  

Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 

28-12 Mo’tasem al Charif, 22 ans), membre de la Force 17, qui était affecté à la protection du négociateur en chef d’Abbas, Ahmed Koreï, a été abattu par les forces d’occupation, selon les services de sécurité palestiniens. (Al-Oufok avec les agences de presse -AFP 07h27)


Colonies illégales

28-12 Deux colons soldats vivant dans la colonie de Kyriat Arba, près de Hébron ont été tués par des résistants, a annoncé une porte-parole de l’armée d’occupation. Ahikham Amichaï et David Rubin, avaient profité d’une permission pour aller se promener près d’une source à l’ouest d’Hébron en compagnie d’une jeune femme. Des résistants ont ouvert le feu dans leur direction. Au cours d’échanges de tirs, les deux soldats, âgés d’une vingtaine d’années, ainsi qu’un des résistants, ont été tués tandis qu’un deuxième était grièvement blessé. AFP.


4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)

Civils & résistants tués                                                          :  5.849        

 Palestiniens blessés                                                               :  51.998 Internationaux blessés                                                              : 192 Arrêtés     :                                                                                 47.660 En prison :                                                                                    : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                   : 108 Autres actes            Journalistes tués                                                                       : 9 Journalistes blessés                                                                   :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies   :  66.275

 2-2 Occupants: Israéliens  tués                                               : 1.122  ( 352 militaires/policiers) Israéliens blessés                                                                   : 6.340    425  militaires/policiers)

Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)


5 Médias/Vidéos 

23-12 Les incursions de l'occupation durant les jours de l'Aïd Al-Adha, ont encore pris en cible, de façon directe et volontaire, deux journalistes dont le photographe de l'agence de presse internationale "Reuters" Nihad Chana'a, et l'autre de la chaîne d'Al-Aqsa, Rami Abou Dia. Gaza - CPI
23-12

5-1 Un site condamne la prise en cible de journalistes à Gaza. Le site d’un journaliste palestinien a fortement condamné, les crimes incessants des autorités israéliennes contre des journalistes et différents médias, et condamnent fermement les blessures des deux photographes, l'un de l'agence de presse internationale "Reuters", Nihad Chna'a, et l'autre de la chaîne d'Al-Aqsa, Rami Abou Dia, alors qu'ils couvraient les différents événements ".  lors d’une incursion sauvage exécutée par les troupes de l’occupation, au centre de la bande de Gaza.

Dans son communiqué le bloc a dit que les forces de l'occupation israélienne ont pris en cible des journalistes durant leur incursion barbare dans les régions de la bande de Gaza, dans la deuxième journée de l'Aïd Al-Adha. Le bloc a appelé les organisations des droits de l'homme et celles qui s'occupent de la liberté de presse, notamment la Fédération internationale des journalistes et Reporters sans frontières, à travailler pour "mettre fin aux agressions continuelles des forces de l'occupation contre les journalistes et les différents médias". Il a également souligné que le scénario sioniste continue, et que prendre en cible la presse et les médias palestiniens "ne réussira jamais à effacer la vérité et à dissimuler les crimes de ces forces occupantes contre le peuple palestinien, aux yeux du monde". Il a ajouté que le journaliste palestinien qui croit en sa noble mission ne peut en aucun cas renoncer à l'accomplissement de son devoir professionnel, quels que soient les défis et les sacrifices. Gaza- CPI le jeudi 20/12


Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 Le Hamas et le Djihad tentent d’enlever des soldats afin de les échanger avec des captifs.
Des sources militaires de l’occupation ont dit que les factions palestiniennes, notamment les brigades d’Al-Qassam et les Sarayas d’Al-Qods, déploient tous leurs efforts pour enlever des soldats sionistes afin de les échanger avec des captifs palestiniens. Le correspondant de la deuxième chaîne hébreu Roni Daniel a rapporté selon des sources militaires de l'armée de l'occupation que le mouvement du Hamas et celui du Djihad tentent toujours d'enlever des soldats sionistes pour les échanger avec des captifs palestiniens. Daniel a également dit que l'armée de l'occupation intensifie actuellement ses opérations militaires, près de la ligne frontalière, pour déjouer ces plans. On note que les trois factions palestiniennes les brigades d'Al-Qassam, les brigades de Nasser Salah Eddine et l'armée de l'Islam ont pu enlever le soldat israélien Chalit en juin 2006, durant l'opération militaire appelée "l'illusion dissipée", et qu'elle ont insisté sur une opération d'échange de prisonniers pour libérer Chalit, chose que refuse avec entêtement les autorités sionistes.  Al Nassera - CPI  

8-2 Abou Marzouk : L’occupation exhorte les Egyptiens et d’autres pays à intervenir pour libérer Chalit.
Le vice-président du bureau politique du Hamas, Dr Moussa Abou Marzouk, a révélé que l’entité sioniste demande à nouveau aux responsables égyptiens de poursuivre leur médiation et de trouver une opportunité avec le Hamas pour libérer le soldat israélien Gilad Chalit. Dr Abou Marzouk a dit, lors de sa déclaration au journal "Qods Al-Arabi" publiée le lundi 24/12, que les responsables israéliens mettent la pression sur les Egyptiens et d'autres parties pour que le Hamas accorde une occasion pour échanger des captifs palestiniens avec Chalit. Al Qods- CPI

N°295 La Palestine au jour le jour 28-12 Début

Sommaire

Résistance

1 Politique Palestinienne

2 Politique Israélienne

3 Politique internationale des territoires occupés 

4 La Palestine en chiffre & au jour le jour Détails par région:

Décompte des pertes humaines

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Un site condamne la prise en cible de journalistes à Gaza.

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Le Hamas et le Djihad tentent d’enlever des soldats afin de les échanger avec des captifs.
8-2 Abou Marzouk : L’occupation exhorte les Egyptiens et d’autres pays à intervenir pour libérer Chalit.

Tiré à part :

Système "Iron Dome" ("Dôme de fer")

Le gouvernement israélien a alloué plus de 200 millions de dollars (140 millions d'euros) à un projet de mise au point en coopération avec les … Etats-Unis d'un système capable de détruire les roquettes en vol, selon des responsables israéliens de la défense ayant requis l'anonymat. Le système "Iron Dome" ("Dôme de fer") utilise un radar sophistiqué pour repérer les projectiles et déclencher automatiquement des tirs qui vont les détruire. Les sociétés israélienne Rafael et américaine Raytheon ont remporté l'appel d'offres l'an dernier. L'enveloppe de 810 millions de shekels attribuée par le cabinet de sécurité dimanche correspond à cinq années de travaux, selon les mêmes sources. La première batterie serait prête à être déployée d'ici 2012.

AP -23-12  


21-12 au 28-12: Peuple Palestinien : 16 tués   -  1 blessés  

                           Occupants               :  2 tués   -  6 blessés


Résistance

Au jour le jour

21-12
"
Les autorités israéliennes ont reconnu que leur aviation s'est confronté, pour la première fois, à des armes anti-aériens, dans la bande de Gaza, et que les résistants palestiniens ont mené des combats féroces avec l'armée israélienne", a affirmé le correspondant du journal hébreu "Maariv".

Des témoins oculaires ont affirmé que les résistants palestiniens, notamment les brigades d'Al-Qassam, ont obligé les hélicoptères de l'armée sioniste à se retirer.

Gaza - CPI

23-12

Les résistants tirent chaque jour des roquettes sur des localités frontalières israéliennes depuis la Bande de Gaza. Le Jihad islamique, a revendiqué la responsabilité de la plupart de ces tirs. Trois roquettes se sont de nouveau abattues dimanche à la tombée de la nuit en territoire israélien selon l'armée. AP

Analyse

22-12 Sami Abou Zouhi, porte-parole du mouvement de la résistance islamique, Hamas a analysé. : "Il y a l'agression israélienne qui se poursuit, et il y a la résistance. La balle est toujours dans le camp d'Israël", a-t-il déclaré. "Quand ils arrêteront toutes leurs agressions, nous aborderons le sujet d’un projet de cessez-le-feu temporaire " AP

22-12 Un haut responsable du Djihad islamique, Nafez Assam, a déclaré qu'il n'avait pas été approché par le Hamas au sujet d'une éventuelle trêve.AP


1  Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.  

Abbas 

24-12 "Pourquoi donc cette activité de peuplement se poursuit-elle alors même que nous sommes en train de parler d'un accord de paix?", s'est interrogé le président palestinien Mahmoud Abbas, qui devrait rencontrer mardi le Premier ministre israélien Ehud Olmert. "C'est accablant. Chaque jour apparaît un nouveau plan, une nouvelle implantation. Ce n'est pas ainsi que l'on construit la confiance", a réagi le négociateur palestinien Saëb Erekat qui estime que cette annonce menace la poursuite, programmée lundi, des négociations israélo-palestiniennes.

(Reuters

Haniyeh.  

27-12 Ismail Haniyeh a renouvelé son refus total de la continuation des entretiens israélo-palestiniens, au moment où les autorités de l’occupation continuent leur politique de confiscation, violant ainsi les droits du peuple palestinien en instaurant de nouvelles colonies en Cisjordanie et à Al-Qods pour judaïser toute la région, continuant en même temps le blocus sévère imposé contre la bande de Gaza. CPI

1-1 Processus de paix.

25-12  Le député du Hamas du bloc "changement et réforme" Dr. Al Haya, a nié toute accalmie avec l'occupant, en affirmant que ce dernier ne veut ni la paix, ni la sécurité, ni l'accalmie, et qu'il  renforce ses crimes d'assassinats, de destructions et sa politique hostile envers les innocents citoyens palestiniens, surtout après le congrès de complots d'Annapolis.
Il a confirme que les arabes, notamment les Saoudiens, les savants, les intellectuels, les écrivains, ont exprimé leur  soutien au peuple palestinien et à salégitimité.
CPI

27-12 Faisant preuve d’un optimisme inhabituel, le chef de l’équipe des négociateurs palestiniens Ahmad Qoreï a assuré à l’AFP que "des mesures (seront) prises sur le terrain par les Israéliens pour appliquer leurs engagements stipulés dans la Feuille de route". Ce plan adopté en juin 2003 prévoit dans sa première phase un gel de la colonisation israélienne et un arrêt immédiat des violences palestiniennes. "Cette rencontre a été meilleure que les précédentes", a ajouté Qoreï. (Al-Oufok)

27-12 Israéliens et Palestiniens ont mené lundi soir pour la seconde fois depuis la conférence du 27 novembre à Annapolis des pourparlers de paix sans enregistrer le moindre progrès, en raison de la politique israélienne de colonisation, selon des responsables des deux bords. Les équipes de négociateurs étaient dirigées côté palestinien par l'ancien Premier ministre Ahmed Qoreï et côté israélien par la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni. Les discussions, qui ont duré plusieurs heures intervenaient au lendemain de révélations sur la construction de 250 logements dans la colonie de Maalé Adoumim (Cisjordanie) et de 500 autres logements à Har Homa (Jebel Abou Ghneim en arabe), un quartier de colonisation à Jérusalem-est annexé.

"Depuis le début des négociations, nous essayons (...) de convaincre notre peuple que nous pouvons arriver à une solution à travers le dialogue mais Israël, avec ces agissements, empêche les efforts pour aboutir à un règlement pacifique du conflit", avait affirmé M. Erakat avant la rencontre. "Israël doit choisir entre la voie des négociations et de la paix ou la voie de la colonisation et de l'occupation", avait-il ajouté.

Source Ron BOUSSO AFP – et Al-Oufok 24-12

1-2 Les analyses (du processus de paix).

27-12 Le Hamas considére que la nouvelle réunion prévue aujourd’hui, le jeudi 27/12, entre le président Abbas et le premier ministre de l’occupation Ehud Olmert représente un nouveau crime contre les droits du peuple palestinien ainsi qu’un autre cycle pour couvrir les crimes sionistes continuels contre les iPalestiniens.
CPI

27-12 Ismail Haniyeh a renouvelé son refus total de la continuation des entretiens israélo-palestiniens, au moment où les autorités de l’occupation continuent leur politique de confiscation, violant ainsi les droits du peuple palestinien en instaurant de nouvelles colonies en Cisjordanie et à Al-Qods pour judaïser toute la région, continuant en même temps le blocus sévère imposé contre la bande de Gaza. CPI

27-12

Le porte–parole du gouvernement d'entente nationale Taher Al-Nounou a dit : "Nous pensons que ces rencontres avec les Sionistes sont vraiment inutiles, et ne sont plus au profit des Palestiniens, surtout avec les nouvelles constructions coloniales, les agressions et les opérations d'assassinats". Al-Nounou a également affirmé que pendant qu’il y a des réunions de l'occupation avec les Palestiniens, ses forces armées exécutent de nouveaux assassinats contre les citoyens de Gaza, ainsi que de vastes campagnes d'arrestations dans toutes les villes et villages de Cisjordanie. CPI

1-3 Après-Annapolis  

12-12 Israéliens et Palestiniens ont tenu le 12 décembre une première séance de discussions, conformément aux décisions de la conférence de paix du 27 novembre à Annapolis (Etats-Unis). Ils s'étaient alors engagés à relancer les négociations en panne depuis 7 ans pour résoudre leur conflit en 2008. Ces négociations sont basées sur la Feuille de route, un plan de paix international par étapes qui prévoit dans sa première phase un gel de la colonisation et un arrêt des violences. (AFP / 23 décembre)

27-12 A peine relancées après Annapolis, les négociations se sont heurtées à la question des colonies juives, les Palestiniens refusant d’entamer des pourparlers sur le statut final de leur Etat tant que l’autorité d’occupation ne stoppera pas les nouveaux projets de construction en Cisjordanie et à Jérusalem-est. Cependant Abbas & Olmert ont décidé de mettre en sourdine les désaccords (..) bloquant les négociations de "paix". Les deux dirigeants sont convenus d’éviter les actes susceptibles de compromettre un règlement. La colonisation, a été une fois de plus au centre des discussions, sans que l’autorité d’occupation n’annonce un arrêt total de la construction en territoire occupé. Abbas "a insisté sur la nécessité de cesser toute activité de colonisation en vue de lever les obstacles et faciliter les négociations" Et Olmert s’est refusé "à geler des appels d’offres déjà publiés et en cours de réalisation", (en référence à la construction de centaines de logements dans le quartier de Jebel Abou Ghneim, situé à Jérusalem-est). Al-Oufok) 27-12 Israéliens et Palestiniens ont mené lundi soir pour la seconde fois depuis la conférence du 27 novembre à Annapolis des pourparlers de paix sans enregistrer le moindre progrès, en raison de la politique israélienne de colonisation, selon des responsables des deux bords. Les équipes de négociateurs étaient dirigées côté palestinien par l'ancien Premier ministre Ahmed Qoreï et côté israélien par la ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni. Les discussions, qui ont duré plusieurs heures intervenaient au lendemain de révélations sur la construction de 250 logements dans la colonie de Maalé Adoumim (Cisjordanie) et de 500 autres logements à Har Homa (Jebel Abou Ghneim en arabe), un quartier de colonisation à Jérusalem-est annexé. La principale pomme de discorde touche à la construction de logements dans le quartier de colonisation d'Har Homa (Jebel Abou Ghneim en arabe), situé à Jérusalem-est, qu'Israël considère comme faisant partie intégrante de son territoire. "Tant que l'activité de colonisation n'aura pas cessé, nous ne pourrons pas entamer des négociations sur un règlement permanent, et nous avons en conséquence refusé d'engager des négociations sur les questions concernant un tel règlement", a affirmé le négociateur palestinien Saëb Erakat. "Depuis le début des négociations, nous essayons (...) de convaincre notre peuple que nous pouvons arriver à une solution à travers le dialogue mais Israël, avec ces agissements, empêche les efforts pour aboutir à un règlement pacifique du conflit", avait affirmé M. Erakat avant la rencontre. "Israël doit choisir entre la voie des négociations et de la paix ou la voie de la colonisation et de l'occupation", avait-il ajouté. Un conseiller de Mme Livni a de son côté indiqué que lors des discussions de lundi "les Palestiniens ont demandé qu'il y ait un gel total de la colonisation, et les Israéliens ont demandé aux Palestiniens de respecter leurs engagements à lutter contre les groupes d'activistes et d'améliorer la sécurité aussi bien en Cisjordanie que dans la bande de Gaza". Source Ron BOUSSO AFP – et Al-Oufok 24-12  

1-5 Négociations.

25-12 On signale que de grandes mésententes ont éclaté parmi les membres de l'autorité palestinienne lors du refus de l'Egypte de désigner Azzam Al-Ahmad comme représentant d'Abbas en Egypte, de qui a conduit à la nomination de Nabil Chaathe, membre du comité central du Fatah, à ce même poste. CPI

1-9 Action & déclaration palestinienne contre la politique colonialiste en général

23-12 A l'issue de la conférence des pays donateurs à Paris, le président Mahmoud Abbas a expliqué que de nouvelles constructions dans les colonies israéliennes étaient un obstacle au processus lancé au début du mois à Annapolis. " Nous avons clairement dit qu'Israël devait arrêter la construction et l'extension de colonies ", a-t-il indiqué. SOURCE : IPC+agences 27-12 "Tant que l'activité de colonisation n'aura pas cessé, nous ne pourrons pas entamer des négociations sur un règlement permanent, et nous avons en conséquence refusé d'engager des négociations sur les questions concernant un tel règlement", a affirmé le négociateur palestinien Saëb Erakat. 27-12 Durant un entretien avec le consul général US Wallace, le sénateur Kennedy et le leader du parti israélien Meretz, Yossi Beilin, Saeb Erekat, le négociateur palestinien en chef a critiqué Israël pour sa continuation à l’expansion coloniale en Cisjordanie et des attaques militaires qui, selon lui, ne peut qu’intensifier le cycle de violences. IPC 28-12 Les Palestiniens ont fustigé la poursuite des programmes de construction dans les implantations, faisant valoir qu'elle créait des faits accomplis sur le terrain et qu'elle contredisait l'exigence d'un "gel des activités de colonisation" inclus dans la Feuille de route, (AFP)  28-12 La construction de logements près de Jérusalem, est perçue par les Arabes comme une manoeuvre destinée à encercler la partie arabe de la ville sainte, la coupant de Bethléem et du reste de la Cisjordanie. Selon les Palestiniens, cette politique vise à les empêcher de faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat. Reuters 28-12 Les Palestiniens refusent de transiger sur les questions portant sur les frontières de leur futur Etat et sur le "droit au retour" des réfugiés, tant qu’Israël n’aura pas renoncé à geler ses colonies. Côté israélien, on réclame d’abord de l’Autorité palestinienne qu’elle mette fin aux attaques contre Israël et on apprécie différemment la question de la colonisation. Reuters  

1-11 Situation économique. & effets du blocus de Gaza

24-12 Plusieurs dizaines de patients de la Bande de Gaza ne peuvent se faire soigner et risquent de mourir si ils ne sont pas opérés urgemment, car les frontières avec Israël et l’Egypte sont toujours fermées, ont révélé plusieurs organisations humanitaires internationales.
Il y a de nombreux services que les structures médicales de Gaza ne peuvent offrir, notamment les diagnostics par imagerie par résonance magnétique (IRM), la radiothérapie, le traitement du cancer et les importantes opérations cardiaques, surtout chez les enfants.
49 patients sont décédés dans
la Bande de Gaza en raison du manque des services des soins de santé, y compris les médicaments nécessaires pour eux.
SOURCE : IPC+agences 26-12 Des sources sanitaires à Gaza ont annoncé, que Yousif Abou Maryem, 5 ans, attentant l’autorisation d’Israël pour y se faire soigner,  était décédé à l’hôpital Ashifa en raison du manque des services des soins de santé à l'hôpital Ashifa. Ce qui porte à 51 patients qui sont décédés dans la Bande de Gaza en raison du manque des services des soins de santé, y compris les médicaments nécessaires pour eux.
Plusieurs dizaines de patients de
la Bande de Gaza ne peuvent se faire soigner et risquent de mourir s’ils ne sont pas opérés urgemment, car les frontières avec Israël et l’Egypte sont toujours fermées, ont révélé plusieurs organisations humanitaires internationales.
Il y a de nombreux services que les structures médicales de Gaza ne peuvent offrir, notamment les diagnostics par imagerie par résonance magnétique (IRM), la radiothérapie, le traitement du cancer et les importantes opérations cardiaques, surtout chez les enfants.
WAFA 27-12 Aïcha Abou Warda est morte, mercredi soir, à Gaza. Sa mort, qui vient juste après celle de Youssef Abou Mariam, a fait monté à 52 morts, le nombre de victimes du blocus.

CPI -27-12

1-13 Déclaration et situation dans les geôles israéliennes - Prisons & tortures

23-12

Des captifs souffrent de maladies chroniques, de paralysies permanentes et de négligences médicales
La direction des prisons centrales de l’occupation néglige le dossier médical des prisonniers et des malades, au moment où leur état de santé s’est aggravé et devient même catastrophique.
CPI 26-12 Les forces occupantes ont arrêté, mercredi matin, 13 Palestiniens de différentes villes de la Cisjordanie réclamant qu’ils " ont été voulus ", selon des sources israéliennes.
CPI
27-12

Les Forces d’Occupation Israéliennes (FOI) ont arrêté, jeudi, huit citoyens en Cisjordanie.
Selon des sources sécuritaires, des troupes israéliennes ont pris d’assaut le camp de réfugiés de Balata, à l’est de la ville de Naplouse, et lancé une vaste campagne de recherche, arrêtant sept citoyens.
IPC+agences


2  Politique Israélienne

25-12 Le journal "Maariv" a publié les résultats d’un sondage sur l’avis d’une incursion générale des troupes israélienne a Gaza, pour arrêter les roquettes et empêcher le développement des factions de résistance  palestiniennes, 

46% des participants ont confirmé qu'ils sont pour cette vaste invasion, même si cela va coûter de grandes pertes au sein des soldats israéliens,

45% ont refusé cette opération.

Source - CPI
25-12 Le journal "Maariv" a publié, le mardi 25/12, les résultats d’un sondage, montrant

1) qu'un tiers des israéliens donne leur accord pour libérer des Palestiniens qui ont tué où participé à des opérations contre des colons ou des soldats israéliens, en échange du soldat Gilad Chalit.

2) En ce qui concerne la question de l'accalmie, 59%  pensent qu'un cessez-le-feu limité renforcerait le Hamas qui développerait ses roquettes Al-Qassam.

3) 37% pensent qu'"Israël" doit accepter le défi, préférant que l'accalmie soit le chemin convenable pour arrêter les roquettes d'Al-Qassam, ou les diminuer durant cette étape. CPI

2-1 Processus de paix.

27-12 Un conseiller de Mme Livni a de son côté indiqué que lors des discussions de lundi "les Palestiniens ont demandé qu'il y ait un gel total de la colonisation, et les Israéliens ont demandé aux Palestiniens de respecter leurs engagements à lutter contre les groupes d'activistes et d'améliorer la sécurité aussi bien en Cisjordanie que dans la bande de Gaza".

Source Ron BOUSSO AFP – et Al-Oufok 2

2-2 Des Canons ... pas du beurre.

22-12 Le Hamas serait en train d'élaborer un projet de cessez-le-feu temporaire avec Israël et tenterait d'obtenir le soutien d'autres factions palestiniennes à ce texte, rapporte samedi la presse israélienne. La radio israélienne cite de hauts responsables du Hamas, et la télévision le chef du gouvernement parallèle de la Bande de Gaza, Ismaïl Haniyeh. AP

22-12  Au moins trois hauts responsables israéliens se sont dits favorables à un cessez-le-feu conditionnel avec le Hamas si celui-ci mettait fin aux tirs de roquettes. Des responsables israéliens de la Défense ont déclaré étudier la proposition du Hamas. AP

2-4 Les grandes manœuvres

23-12

Le ministre Shaul Mofaz dit : "Si le Hamas nous propose une accalmie, nous allons l'étudier sérieusement". Des sources sécuritaires israéliennes ont rapporté à la radio hébreu que le gouvernement ne doit pas ignorer l'offre de tout cessez-le-feu avec le "Hamas", si une telle proposition permettrait l'arrêt total des tirs de roquettes. CPI

2-7 Diplomaties & engagements.

24-12 Le journal "Haaretz" a affirmé que le ministre de la guerre Barak en Egypte, va débattre ce 26 du dossier du soldat Chalit détenu par la résistance palestinienne depuis dix-huit mois. Dans ce contexte, les renseignements israéliens  n'ont pas réussi à avoir de nouvelles concernant la situation de ce soldat captif.

De son côté, l'ancien chef des services de renseignements israéliens A'mi Ayalon a dit qu'il n'est pas possible d'exécuter une opération militaire pour libérer Chalit à cause de l'échec des services de renseignements israéliens qui n'ont pas pu arriver à des informations à ce sujet. CPI

27-12 Trois ministres parmi les cinq membres de la commission nommée par Ehud Olmert sont pour la modification des conditions d’échange de prisonniers en acceptant de libérer des captifs palestiniens qui ont tué ou participé à des opérations dirigées contre les Israéliens en échange du soldat Chalit. CPI

2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

23-12  Israël envisage la construction l'an prochain de 740 nouveaux logements près de Jérusalem, en territoire occupé, annonce dimanche le ministère des Constructions.

"Pourquoi donc cette activité de peuplement se poursuit-elle alors même que nous sommes en train de parler d'un accord de paix?", s'est interrogé Mahmoud Abbas. "C'est accablant. Chaque jour apparaît un nouveau plan, une nouvelle implantation. Ce n'est pas ainsi que l'on construit la confiance", a réagi le négociateur Saëb Erekat qui estime que cette annonce menace la poursuite, des négociations israélo-palestiniennes.

La "feuille de route" internationale adoptée en 2003 réclame l'arrêt complet des constructions dans les colonies juives, y compris l'agrandissement des implantations lié à la croissance démographique.

Parallèlement, le texte appelle à la mise au pas des groupes armés palestiniens.

Adam Entous Reuters Version française Henri-Pierre André et Guy Kerivel

23-12 Le ministre des Retraités, Rafi Eytan, a confirmé qu'Israël entend mener ces projets à terme. "Nous avons toujours dit que nous pouvons construire à Har Homa qui se trouve à l'intérieur des limites municipales de Jérusalem (...) Il peut y avoir des problèmes pour Maalé Adoumim, mais nous avons voulons poursuivre l'extension naturelle dans les grands blocs" de colonies, a déclaré M. Eytan.

SOURCE : IPC+agences

23-12 les dirigeants israéliens estiment que les constructions à Har Homa ne sont pas contraires aux engagements pris, assurant que ces colonies font partie des limites du "grand Jérusalem", incluant le secteur oriental annexé et occupé en 1967. "Nous avons toujours dit que nous pouvions construire à Har Homa, qui se trouve à l'intérieur des limites municipales de Jérusalem", unilatéralement fixées par Israël, a indiqué dimanche le ministre en charge des affaires de Jérusalem, Rafi Eitan. "Il peut y avoir des problèmes pour Maalé Adoumim, mais nous voulons poursuivre l'extension naturelle dans les grands blocs" d'implantations.

AFP

27-12

Olmert, qui a rencontré Abbas, ne s'est pas engagé à geler les projets de nouvelles colonies juives près de Jérusalem. Les Palestiniens exigent cette garantie pour négocier la paix. (ats 18:34)

27-12 Israël a pris des mesures pour tenir toutes ses obligations concernant la Feuille de route", a déclaré le porte parole du Premier ministre Mark Regev. En conséquence, il a été décidé selon lui de "ne pas construire de nouvelles implantations", de ne pas "élargir géographiquement les implantations existantes" ni "saisir des terres privées palestiniennes" et de "stopper les incitations financières" aux Israéliens désireux de s'installer dans des implantations en Cisjordanie.. (AFP)

27-12 Selon un responsable israélien, M. Olmert n'a fait aucune concession sur la question des implantations juives. "Le Premier ministre n'a pas promis de geler les appels d'offres qui ont déjà été lancés ou publiés", a-t-il déclaré. "Il est clair que nous ne serons pas d'accord sur tout avec les Palestiniens dès le premier jour. Les Palestiniens ont leurs positions, nous avons les nôtres. Et nous nous sommes engagés à travailler pour surmonter les désaccords", a dit pour sa part Mark Regev, porte-parole de M. Olmert. (ats 18:34)

Réactions

28-12 Le groupe pacifiste La Paix maintenant, opposé à la colonisation dans les territoires palestiniens, a souligné que la construction de centaines de logements, déjà approuvée par les autorités, n’était pas directement remise en cause par la nouvelle décision d’Olmert. "Mais il peut bloquer ces projets, il peut dire ’nous les avons déjà approuvés mais nous ne les appliquerons pas’", a dit l’un des responsables de l’organisation, Hagit Ofran. Reuters

28-12 L’autorité d’occupation estime que l’extension des colonies déjà existantes ne contredit pas ses engagements tant qu’elle ne conduit pas à la confiscation de nouvelles terres. Depuis la conférence d’Annapolis, l’autorité d’occupation a aussi annoncé de nouveaux projets de constructions dans la colonie de Maale Adumim, qu’elle espère conserver le jour où sera conclu un accord sur les frontières des deux Etats. Adam Entous Reuters

28-12

Pour le porte-parole du mouvement de colons Yesha, Yishai Hollander, le gel de tout nouveau permis de construire "est une nouvelle capitulation face aux Palestiniens et aux Américains". Yesha avait déjà accusé en octobre dernier

28/12/2007

N°321 Les Médias & Dossiers d'Irak 27-12

1-1Noam Chomsky, en entretien avec Daniel Mermet: le lavage de cerveaux en liberté.

2-1 Adriana Evangelizt : Al Qaïda fait la guerre aux Américains et à ses Alliés car ils n'attaquent pas l'Iran.

2-2 Point de vue de Hicham Mourad : richesses pétrolières = rivalité entre factions.

2-3 Point de vue de T. Hocine : La guerre en Irak ? Pas de changement en vue.

2-4 Jean-Paul Le Marec : L'U.E. refuse d'accueillir les réfugiés irakiens.

3-1 Peter Symonds : Les Etats-Unis soutiennent les attaques de la Turquie au nord de l’Irak.

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyses ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information .

1-1 Noam Chomskyen entretien avec Daniel Mermet: le lavage de cerveaux en liberté.

 Extraits Rachats de grands journaux - le « Wall Street Journal » aux Etats-Unis, « Les Echos » en France - par des hommes fortunés habitués à plier la vérité au gré de leurs intérêts (lire aussi, dans ce numéro, « Prédateurs de presse et marchands d’influence », par Marie Bénilde), médiatisation outrancière de M. Nicolas Sarkozy, cannibalisation de l’information par les sports, la météo et les faits divers, le tout dans une débauche de publicités : la « communication » constitue l’instrument de gouvernement permanent des régimes démocratiques. Elle est, pour eux, ce que la propagande est aux dictatures. Dans un entretien accordé au journaliste de France Inter Daniel Mermet, l’intellectuel américain Noam Chomsky analyse ces mécanismes de domination et les replace dans leur contexte historique. Il rappelle, par exemple, que les régimes totalitaires se sont appuyés sur les ressorts de la communication publicitaire perfectionnés aux Etats-Unis au lendemain de la première guerre mondiale. Au-delà, il évoque les perspectives de transformation sociale dans le monde actuel, et ce à quoi pourrait ressembler l’utopie pour ceux qui, malgré la pédagogie de l’impuissance martelée par les médias, n’ont pas renoncé à changer le monde. (...) On vit dans ce monde, pas dans un univers imaginaire. Dans ce monde, il existe des institutions tyranniques, ce sont les grandes entreprises. C’est ce qu’il y a de plus proche des institutions totalitaires. Elles n’ont, pour ainsi dire, aucun compte à rendre au public, à la société ; elles agissent à la manière de prédateurs dont d’autres entreprises seraient les proies. Pour s’en défendre, les populations ne disposent que d’un seul instrument : l’Etat. Or ce n’est pas un bouclier très efficace, car il est, en général, étroitement lié aux prédateurs. A une différence, non négligeable, près : alors que, par exemple, General Electric n’a aucun compte à rendre, l’Etat doit parfois s’expliquer auprès de la population. (...)

Noam Chomsky

Commençons par la question des médias. En France, en mai 2005, lors du référendum sur le traité de Constitution européenne, la plupart des organes de presse étaient partisans du « oui », et cependant 55 % des Français ont voté « non ». La puissance de manipulation des médias ne semble donc pas absolue. Ce vote des citoyens représentait-il aussi un « non » aux médias ? Le travail sur la manipulation médiatique ou la fabrique du consentement fait par Edward Herman et moi n’aborde pas la question des effets des médias sur le public (1). C’est un sujet compliqué, mais les quelques recherches en profondeur menées sur ce thème suggèrent que, en réalité, l’influence des médias est plus importante sur la fraction de la population la plus éduquée. La masse de l’opinion publique paraît, elle, moins tributaire du discours des médias.

Prenons, par exemple, l’éventualité d’une guerre contre l’Iran : 75 % des Américains estiment que les Etats-Unis devraient mettre un terme à leurs menaces militaires et privilégier la recherche d’un accord par voie diplomatique. Des enquêtes conduites par des instituts occidentaux suggèrent que l’opinion publique iranienne et celle des Etats-Unis convergent aussi sur certains aspects de la question nucléaire : l’écrasante majorité de la population des deux pays estime que la zone s’étendant d’Israël à l’Iran devrait être entièrement débarrassée des engins de guerre nucléaires, y compris ceux que détiennent les troupes américaines de la région. Or, pour trouver ce genre d’information dans les médias, il faut chercher longtemps. Quant aux principaux partis politiques des deux pays, aucun ne défend ce point de vue. Si l’Iran et les Etats-Unis étaient d’authentiques démocraties à l’intérieur desquelles la majorité détermine réellement les politiques publiques, le différend actuel sur le nucléaire serait sans doute déjà résolu. Il y a d’autres cas de ce genre. Concernant, par exemple, le budget fédéral des Etats-Unis, la plupart des Américains souhaitent une réduction des dépenses militaires et une augmentation, en revanche, des dépenses sociales, des crédits versés aux Nations unies, de l’aide économique et humanitaire internationale, et enfin l’annulation des baisses d’impôts décidées par le président George W. Bush en faveur des contribuables les plus riches. Sur tous ces sujets-là, la politique de la Maison Blanche est totalement contraire aux réclamations de l’opinion publique. Mais les enquêtes qui relèvent cette opposition publique persistante sont rarement publiées dans les médias. Si bien que les citoyens sont non seulement écartés des centres de décision politique, mais également tenus dans l’ignorance de l’état réel de cette même opinion publique. Il existe une inquiétude internationale relative à l’abyssal « double déficit » des Etats-Unis : le déficit commercial et le déficit budgétaire. Or ceux-ci n’existent qu’en relation étroite avec un troisième déficit : le déficit démocratique, qui ne cesse de se creuser, non seulement aux Etats-Unis, mais plus généralement dans l’ensemble du monde occidental. Chaque fois qu’on demande à un journaliste vedette ou à un présentateur d’un grand journal télévisé s’il subit des pressions, s’il lui arrive d’être censuré, il réplique qu’il est entièrement libre, qu’il exprime ses propres convictions. Comment fonctionne le contrôle de la pensée dans une société démocratique ? En ce qui concerne les dictatures, nous le savons. Quand des journalistes sont mis en cause, ils répondent aussitôt : « Nul n’a fait pression sur moi, j’écris ce que je veux. » C’est vrai. Seulement, s’ils prenaient des positions contraires à la norme dominante, ils n’écriraient plus leurs éditoriaux. La règle n’est pas absolue, bien sûr ; il m’arrive moi-même d’être publié dans la presse américaine, les Etats-Unis ne sont pas un pays totalitaire non plus. Mais quiconque ne satisfait pas certaines exigences minimales n’a aucune chance d’être pressenti pour accéder au rang de commentateur ayant pignon sur rue. C’est d’ailleurs l’une des grandes différences entre le système de propagande d’un Etat totalitaire et la manière de procéder dans des sociétés démocratiques. En exagérant un peu, dans les pays totalitaires, l’Etat décide de la ligne à suivre et chacun doit ensuite s’y conformer. Les sociétés démocratiques opèrent autrement. La « ligne » n’est jamais énoncée comme telle, elle est sous-entendue. On procède, en quelque sorte, au « lavage de cerveaux en liberté ». Et même les débats « passionnés » dans les grands médias se situent dans le cadre des paramètres implicites consentis, lesquels tiennent en lisière nombre de points de vue contraires. Le système de contrôle des sociétés démocratiques est fort efficace ; il instille la ligne directrice comme l’air qu’on respire. On ne s’en aperçoit pas, et on s’imagine parfois être en présence d’un débat particulièrement vigoureux. Au fond, c’est infiniment plus performant que les systèmes totalitaires. Prenons, par exemple, le cas de l’Allemagne au début des années 1930. On a eu tendance à l’oublier, mais c’était alors le pays le plus avancé d’Europe, à la pointe en matière d’art, de sciences, de techniques, de littérature, de philosophie. Puis, en très peu de temps, un retournement complet est intervenu, et l’Allemagne est devenue l’Etat le plus meurtrier, le plus barbare de l’histoire humaine. Tout cela s’est accompli en distillant de la peur : celle des bolcheviks, des Juifs, des Américains, des Tziganes, bref, de tous ceux qui, selon les nazis, menaçaient le cœur de la civilisation européenne, c’est-à-dire les « héritiers directs de la civilisation grecque ». En tout cas, c’est ce qu’écrivait le philosophe Martin Heidegger en 1935. Or la plupart des médias allemands qui ont bombardé la population avec des messages de ce genre ont repris les techniques de marketing mises au point... par des publicitaires américains. N’oublions pas comment s’impose toujours une idéologie. Pour dominer, la violence ne suffit pas, il faut une justification d’une autre nature. Ainsi, lorsqu’une personne exerce son pouvoir sur une autre – que ce soit un dictateur, un colon, un bureaucrate, un mari ou un patron –, elle a besoin d’une idéologie justificatrice, toujours la même : cette domination est faite « pour le bien » du dominé. En d’autres termes, le pouvoir se présente toujours comme altruiste, désintéressé, généreux.  (Propos recueillis par Daniel Mermet, revus et corrigés par l’auteur.) [Avram Noam Chomsky (7 décembre 1928), est professeur au Massachussets Institute of Technology (MIT), l’un des principaux centres de recherches aux Etats-Unis. Ils est l’un des principaux critiques de la politique et des médias de son pays et a écrit plus de 60 livres, parmis lesquels 23 sur la politique des Etats-Unis.] 28 novembre 2007 Le Monde Diplomatique, août 2007.















 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


















2 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information


2-1 Point de vue de Adriana Evangelizt : Al Qaïda fait la guerre aux Américains et à ses Alliés car ... ils n'attaquent pas l'Iran. Eh oui... Al Qaïda fait la guerre aux Américains et à ses Alliés car ils n'attaquent pas l'Iran... on a tout compris. Le fameux Abou Omar al-Baghdadi que l'on n'a jamais vu ni de visu ni en photo est de la même veine que Zarqaoui et consort... pure fabrication MOSSAD-CIA...

Au moins 29 personnes ont péri mardi au nord de Bagdad dans deux attentats suicide séparés qui visaient notamment des miliciens sunnites ralliés aux Américains dans la lutte contre les partisans d'Al-Qaïda, a-t-on appris de sources policière et hospitalière.
L'attaque la plus meurtrière a fait au moins 25 morts à l'entrée de la ville de Baiji (
200 km au nord de Bagdad), où un kamikaze a précipité sa fourgonnette contre un camion chargé de bonbonnes de gaz à un barrage routier conjoint de l'armée irakienne et de miliciens sunnites, selon un responsable des forces de sécurité irakiennes qui a requis l'anonymat.
Ce bilan pourrait encore s'alourdir alors que des dizaines de personnes ont été blessées dans cette attaque survenue vers 09H30 (06H30 GMT), selon un médecin de Baiji.
Le chef de la police locale, le lieutenant-colonel Salah al-Kaissi, a aussitôt été limogé, a annoncé le ministère de l'Intérieur.
Un couvre-feu a été décrété dans cette ville de la province majoritairement sunnite de Salaheddine, qui a pour capitale Tikrit, fief de l'ancien président Saddam Hussein.
Plus au sud, dans la ville de Baqouba (
60 km au nord de Bagdad), un kamikaze s'est fait exploser pendant des funérailles, tuant quatre membres des Brigades de la révolution de 1920, un ancien groupe d'insurgés sunnites luttant contre les affidés d'Oussama ben Laden.
Parmi les tués figure Haj Farhan al-Baharzawi, chef de ces Brigades pour la province de Diyala, dont Baqouba est la capitale, selon un journaliste de l'AFP présent aux funérailles et un médecin ayant confirmé la mort de quatre personnes.
L'armée américaine a cependant affirmé que 10 personnes avaient été tuées dans cet attentat commis, selon la police irakienne, lors des obsèques de deux membres des Brigades tués la veille "par erreur" par des tirs américains.
Ces attentats interviennent peu après un appel lancé par le chef supposé de la branche irakienne d'Al-Qaïda en Irak,
Abou Omar al-Baghdadi, qui n'a jamais été vu et dont il n'existe aucune photo, contre les "apostats" sunnites.
Al-Baghdadi, émir du groupe autoproclamé "Etat islamique en Irak", a appelé "les moudjahidine en Irak à immoler les apostats des Sahwa (Réveils), qui sont devenus les partisans des croisés et cherchent à récolter le fruit du combat des moudjahidine", dans un enregistrement sonore non authentifié, diffusé samedi sur un site internet islamiste.
La branche irakienne d'Al-Qaïda avait déjà menacé le 4 décembre de lancer une nouvelle campagne d'attentats contre les forces gouvernementales et les milices sunnites ralliées à l'armée américaine.

Sources AFP Posté par Adriana Evangelizt Mardi 25 Décembre 2007

2-2 Point de vue de Hicham Mourad : richesses pétrolières = rivalité entre factions.
Le départ des troupes britanniques du sud de l’Iraq laisse le champ libre à une lutte d’influence, qu’ils n’ont su éviter et qui a pris ces derniers mois une tournure violente, entre les trois principaux partis qui se disputent les richesses pétrolières de la région, cruciales pour le futur de l’Iraq. Le sud de l’Iraq produit plus de 70 % du pétrole du pays, et 80 % des exportations de brut iraqien se font par les terminaux de Bassorah.
Les revenus pétroliers représentent plus de 90 % des ressources de l’Etat iraqien. Celui qui contrôle cette région possède une influence déterminante sur l’avenir du pays. Le gouverneur de la province, Mohammed Al-Waili, est affilié au parti Fadhila (la vertu), mais les deux autres grandes formations chiites, le Conseil Suprême Iraqien Islamique (CSII) et le mouvement sadriste, contestent sa
légitimité et l’ont mis en minorité au conseil municipal.
Dans cette équation locale, le gouvernement de Nouri Al-Maliki — qui n’a plus la confiance ni du Fadhila, ni des sadristes — est considéré comme aligné sur son principal soutien, le CSII de Abdel-Aziz Hakim, qui dirige déjà sept des neuf provinces du sud du pays, au grand dam de Moqtada Al-Sadr. L’enjeu à Bassorah est le contrôle de
la Southern Oil Company, qui exploite les champs de pétrole de la région, et les milliards de dollars de revenus qu’elle génère pour l’Etat iraqien mais
également pour tous ceux qui localement sont liés à son fonctionnement.
Pour se lancer dans la bataille, les trois formations chiites ont chacune une milice armée. Fadhila contrôle les puissants services de sécurité de
la Southern Oil , le CSII peut compter sur ses partisans de la brigade Badr qui ont été intégrés dans l’armée et la police, et le mouvement de Moqtada Al-Sadr dispose de la redoutable Armée du Mahdi.
Un accord a été signé récemment entre ces formations armées qui se sont engagées à ne pas avoir recours à la force. « Les groupes politiques et les tribus se sont engagés à suivre les ordres », a assuré le chef de la police de Bassorah, le général Abdul Jalil. « Ils ont promis de rendre leurs armes lourdes et même de ne pas sortir dans les rues avec des armes légères. La période de la discorde est finie », a commenté Ali Al-Siaidi, un représentant du mouvement sadriste à Bassorah. Pour autant, les habitants de la ville et de la province ne sont pas rassurés par ces engagements. Ils souhaitent que les forces de sécurité iraqienne prennent le contrôle de la ville. Le gouvernement iraqien assure que les 30 000 soldats et policiers présents dans la région sont en mesure d’y maintenir la paix. Mais sans accord politique entre les forces locales, l’autorité de Bagdad a peu de chance d’y éviter un affrontement.
Hicham Mourad http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2007/12/19/marab2.htm

2-3 Point de vue de T. Hocine : La guerre en Irak ? Pas de changement en vue.
 « Evidemment, nous voulons réduire autant que possible la pression sur nos forces sur le terrain, tout en reconnaissant que ce qui a été accompli reste mince et demeure fragile dans de nombreux domaines », a déclaré le général David Petraeus.
La situation en Irak demeure inchangée, malgré la baisse de la violence, toute relative il est vrai. Rien n’indique, en effet, que le pays s’achemine vers une meilleure situation encore qu’il faille décrire une
telle perspective, car ce qui l’est pour les uns, ne l’est pas forcément pour les autres. Il s’agit bien entendu des différentes communautés propulsées sur le devant de la scène politique locale à la suite de l’invasion américaine en 2003, et la chute de Saddam Hussein et de son régime. C’est pourquoi chaque déclaration doit être rapportée à son contexte.
Et c’est visiblement ce que vient de faire le général David Petraeus, plus haut gradé américain en Irak, qui a salué, dimanche, les progrès réalisés sur le plan de la sécurité dans ce pays, tout en les jugeant « fragiles » et en mettant en garde contre un retrait trop rapide des troupes américaines. «Evidemment, nous voulons réduire autant que possible la pression sur nos forces sur le terrain, tout en reconnaissant que ce qui a été accompli reste mince et demeure fragile dans de nombreux domaines », a-t-il déclaré dans une interview à la chaîne de télévision Fox News. Les attaques menées par les insurgés et les pertes de l’armée américaine ont nettement diminué ces derniers
mois, a-t-il souligné, rendant possible le projet de retrait de cinq unités combattantes l’an prochain. Mais l’accord passé avec le secrétaire à
la Défense , Robert Gates, qui envisage des retraits
supplémentaires, reste « sous conditions » et dépendra du fait que les violences continuent à diminuer, a-t-il dit. Le retrait programmé de ces cinq unités combattantes ramènerait le nombre de soldats américains en Irak de 160 000 à 130 000. Environ 30 000 soldats supplémentaires ont été envoyés dans le pays depuis le début de l’année dans le cadre de la stratégie controversée de renforts du président Bush, soutenue par le général Petraeus.
Selon un rapport publié mardi par le Pentagone, cette stratégie a été payante et des « progrès significatifs » ont été accomplis en matière de sécurité : le nombre d’attaques a baissé de 62%
depuis mars 2007. Le général Petraeus a, en outre, répondu par la négative à la question de savoir si Washington faisait pression en faveur d’un redéploiement des troupes de l’Irak vers l’Afghanistan, où
le regain de violences des talibans a fait de l’année 2007 la plus sanglante depuis 2001. Il a dit comprendre « l’impatience » des critiques, qui, à Washington, estiment qu’en dehors des succès
militaires, peu de progrès ont été accomplis par le gouvernement irakien. Cette impatience « est partagée par les dirigeants irakiens. Je ne pense pas qu’en interrogeant les dirigeants irakiens, on puisse en trouver un seul qui se dise satisfait du rythme des progrès » accomplis, a-t-il dit.
Le général Petraeus a cependant noté que le budget irakien pour 2008 prévoyait de partager de manière « très équitable » les revenus du pays, en particulier ceux tirés du pétrole, entre autres
mesures visant à réconcilier les différentes communautés. Quatorze passagers d’un car, tous chiites et parmi lesquels figurent des femmes et des enfants, ont été enlevés hier près de Baqouba (
60 km au nord-est de Baghdad). Baqouba est la capitale de la province de Diyala, l’une des régions les plus dangereuses d’Irak. Voilà qui relativise le moindre constat. Bien entendu, ce n’est là que le point de vue du militaire, sur une situation qui relève de son champ de compétence. Le volet politique a bien été abordé, mais de manière succinte, et même incomplète, mais il a abordé l’essentiel, soit les rapports entre les différentes communautés irakiennes. En préconisant une réconciliation, mais celle-ci passe-t-elle uniquement par le partage de la rente pétrolière, ou plus encore par celui du pouvoir ? Toute la question est là.
T. Hocine
mardi 25 décembre 2007 El Watan
La guerre en Irak ? Pas de changement en vue
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=83331

2-4 Jean-Paul Le Marec : L'U.E. refuse d'accueillir les réfugiés irakiens. IRAK : SOUTENIR ET PROTEGER LES REFUGIES
Depuis l'invasion illégale de l'Irak en 2003 par les forces des Etats-Unis et de leurs alliés, plus d'un million d'Irakiens ont été tués, 2,3 millions ont été "déplacés" à l'intérieur de leur propre pays et 2 millions ont trouvé refuge dans les pays voisins.
D'après le Croissant-Rouge irakien, en octobre 2007, près de 370.000 Irakiens ont été forcés de quitter leur foyer et, chaque mois, 60.000 Irakiens se réfugient (ou essaient de se réfugier) dans les pays voisins pour fuir les assassinats systématiques et ciblés, les arrestations et emprisonnements, les raids militaires, ainsi que toutes les formes de menaces et de discriminations.

Ces "déplacés" sont des réfugiés et, conformément au droit international, ils ont le droit à la vie et à être protégés.
La Convention des Nations unies sur les réfugiés de 1951 stipule en effet qu'un réfugié est une personne "qui, craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle à la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays".

La puissance occupante et les gouvernements qu'elle a installés doivent protéger la vie de ces civils en Irak et assurer leurs besoins fondamentaux. Mais c'est le cadet de leurs soucis! Au contraire, ils ont créé un état de terreur, mis en œuvre des politiques sectaires au point de sponsoriser des milices qui opèrent de véritables nettoyages ethniques. Ils dilapident d'importantes sommes d'argent au lieu de les consacrer à la fourniture des services fondamentaux comme l'accès à l'eau et à l'électricité.

Les pays voisins de l'Irak (1,4 million de réfugiés en Syrie, plus de 500.000 en Jordanie) subissent les contrecoups de cette situation dramatique; les réfugiés irakiens y deviennent un fardeau social, économique et financier auquel ces pays ne peuvent faire face. Une délégation du Parlement européen, qui s'est rendue en Syrie du 30 novembre au 1er décembre, a pu s'en rendre compte; d'après la présidente de cette délégation, la socialiste belge Véronique de Keyser:" Ce qui paraît le plus préoccuper les Syriens est le sort des réfugiés irakiens, dont le nombre équivaudrait actuellement à 10% de la population syrienne. Les conditions de leur accueil seraient déplorables malgré les efforts déployés par le gouvernement syrien. Celui-ci met en avant la faiblesse des moyens dont il dispose aussi bien au plan humain que dans la gestion des flux de réfugiés, parmi lesquels se développe une forte criminalité exploitée par des éléments incontrôlés. L'aide internationale est réduite et son application lente".

Face à la gravité de cette situation, le collectif d'associations françaises qui s'était mobilisé contre la guerre et l'occupation et pour la libération d'Abdul Jabar Al Kubaysi, enlevé par les forces étasuniennes, s'est adressé à d'autres associations humanitaires pour engager des actions. Il a également apporté son soutien à une "Initiative internationale pour les réfugiés irakiens" qui est un appel à l'action: "Nous faisons appel à tous les gouvernements, aux agences et organisations des Nations unies, aux associations des droits de l'homme, humanitaires, et toutes les personnes de conscience à travailler ensemble pour veiller à ce que le Conseil de sécurité adopte et mette en œuvre cette proposition obligeant l'Etat irakien à allouer les revenus pétroliers aux réfugiés irakiens. Nous exigeons que les Etats - en particulier ceux qui sont impliqués dans l'invasion illégale et la destruction de l'Irak - remplissent leurs obligations et responsabilités et apportent les fonds nécessaires au Haut Commissariat des Nations unies (HCR) pour sa mission de protection des réfugiés et déplacés irakiens. Nous demandons à tous de recueillir des fonds et de prendre toutes les mesures pour fournir une aide directe aux réfugiés irakiens et aux organisations les aidant. L'humanité est en détresse en Irak. Notre responsabilité morale est de la sauvegarder". Cette mobilisation a déjà permis d'aboutir au déblocage par
la Commission européenne d'une aide de 50 millions d'euros en faveur des réfugiés irakiens en Syrie et Jordanie.

Le 16 octobre, le Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Antonio Guterres, a demandé aux Etats membres de l'Union européenne d'accueillir les réfugiés irakiens victimes de la guerre. Mais cet appel se heurte aux "politiques de maîtrise des flux migratoires" mises en place aux frontières.

S'il est urgent de soutenir et de protéger les réfugiés irakiens, la seule vraie réponse à leurs problèmes est de mettre fin à l'occupation de l'Irak, cause de toutes les violences, pour permettre aux réfugiés de retourner en toute sécurité dans leurs foyers.


3 Annexe Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Peter Symonds : Les Etats-Unis soutiennent les attaques de la Turquie au nord de l’Irak. Avec le soutien et l’aide de l’administration Bush, l’armée turque a attaqué par deux fois des villages kurdes du nord de l’Irak depuis le début de la semaine. Bien qu’elles visaient spécifiquement les forces de guérilla du Parti des travailleurs Kurdistan (PKK), un parti séparatiste, les opérations menacent de provoquer un conflit plus général entre la Turquie et l’Irak. La première incursion turque en territoire irakien, la plus importante depuis 2003, a eu lieu au début de la journée de dimanche. Jusqu’à cinquante chasseurs ont bombardé des cibles jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur de l’Irak — dans les régions de Zap, d’Avashin et d’Hakourk ainsi que la région montagneuse de Qandil. Après les frappes aériennes, qui ont duré plus de trois heures, l’armée a enchaîné avec un tir d’artillerie sur les villages frontaliers. Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a qualifié les raids de « succès », avertissant que « notre lutte [contre le PKK] continuera dans et en dehors de la Turquie  ». La deuxième opération, impliquant trois cents soldats, a eu lieu mardi. Ankara a déclaré qu’elle visait à poursuivre les guérilleros du PKK qui avaient été aperçus près de la frontière entre la Turquie et l’Irak. Un représentant de l’armée a dit à la presse qu’aucune victime n’avait été signalée en conséquence du « conflit limité » et les soldats se sont retirés plus tard dans la journée. Peu de détails sont disponibles sur l’impact des attaques aériennes. Selon le New York Times, Hassan Ibrahim, un maire de la région, a signalé que huit villages de la région de Qandil avaient été touchés. Une femme a été tuée à Asteawkan, deux furent blessées à Leawzhea et six maisons ont été détruites. Dans le village de Qalatuqa, près de la frontière, des habitants ont dit à Agence France-Presse que des douzaines de bâtiments, y compris une école neuve, avaient été rasés. Le Times de Londres a rapporté que plus de 1800 personnes avaient été forcées de quitter leur foyer.

 

Le PKK a déclaré que sept personnes avaient été tuées dans le bombardement et a menacé de se venger. Les raids aériens ont provoqué des réactions de colère au sein du gouvernement irakien et du gouvernement régional kurde (GRK), lequel dirige de façon autonome les trois provinces du nord de l’Irak. Le parlement irakien a émis une déclaration condamnant les bombardements comme étant une violation « révoltante » de la souveraineté irakienne. Bagdad a sommé l’ambassadeur turc en Irak et demandé la fin des frappes, déclarant qu’elles étaient inacceptables et pouvaient nuire de façon importante aux relations entre les deux pays. Le président du GRK, Masoud Barzani, a mis les attaques sur le compte de l’armée américaine. « Les Américains sont responsables parce le ciel irakien est entièrement sous leur contrôle », a-t-il dit lors d’une conférence de presse. Washington a nié avoir autorisé les frappes aériennes, mais un représentant américain à Ankara a reconnu que les Etats-Unis avaient été informés à l’avance des opérations militaires. Le chef d’état-major turc, le général Yasar Buyukanit, n’avait quant à lui aucun doute que Washington avait donné son approbation. « Les Etats-Unis ont laissé l’espace aérien ouvert pour nous hier soir. De cette façon, ils ont donné leur accord à l’opération », a-t-il déclaré à la presse. Non seulement l’administration Bush était-elle au courant de l’attaque planifiée, mais elle a fourni en plus des renseignements à l’armée turque. Le Washington Post a révélé mardi que l’armée des Etats-Unis avait détourné des avions de surveillance et des drones vers le nord de l’Irak et mis sur pied un centre à Ankara afin de partager ses renseignements militaires avec ses homologues turcs. Un représentant américain a déclaré que les Etats-Unis « leur fournissaient essentiellement leurs cibles » en laissant à l’armée turque la décision d’agir. « “Nous voulons faire quelque chose”, ont-ils dit. “D’accord, c’est votre décision”, avons-nous répondu », a déclaré lundi le représentant au journal. D’importants généraux américains — dont le général David Petraeus, commandant en chef des Etats-Unis en Irak, le général James Cartwright, vice-président de l’état-major américain, et le général John Craddock, commandant suprême des Forces alliées en Europe — sont engagés depuis le mois dernier dans des pourparlers avec la Turquie au sujet d’opérations anti-PKK. Washington fait aussi pression sur le gouvernement irakien et le GRK pour qu’ils ferment les bureaux du PKK au nord de l’Irak et entreprennent des mesures afin d’isoler des régions où est basé le PKK. Les actions américaines viennent dans la foulée d’une rencontre, début novembre, entre le président Bush et le premier ministre turc Erdogan, lors de laquelle Bush a promis de fournir des renseignements américains si la Turquie limitait ses opérations contre le PKK au nord de l’Irak. L’armée turque avait déjà à ce moment massé quelque 100.000 soldats, des chars d’assaut, des pièces d’artillerie et des avions de guerre le long de la frontière irakienne. Au moment où prenait place depuis plusieurs semaines une campagne anti-kurde menée par des nationalistes de droite, le parlement turc a officiellement donné son accord en octobre à des incursions de l’autre côté de la frontière. Les raids aériens de dimanche dernier constituaient la première attaque turque d’importance contre des cibles irakiennes. La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, qui a fait mardi une visite surprise en Irak, n’a fait référence qu’indirectement à l’opération turque, déclarant : « Personne ne doit rien faire qui puisse déstabiliser le nord [du pays]. » Le soutien de Washington pour les opérations militaires turques est cependant profondément déstabilisateur. Le président du GRK, Barzani, a réagi à la dernière incursion turque en annulant, en guise de protestation, une rencontre prévue avec Rice à Bagdad. « Les troupes turques ont commis un crime atroce contre des civils innocents et ont violé la souveraineté irakienne », a-t-il déclaré. Les deux partis nationalistes kurdes — le Parti démocratique du Kurdistan (KDP) de Barzani et l’Union patriotique du Kurdistan — sont extrêmement sensibles à tout changement de la part de Washington. Ayant pleinement appuyé l’invasion américaine illégale de l’Irak, le KDP et le PUK prévoyaient être soutenus par les Etats-Unis dans l’établissement de leur petit empire politique et commercial dans l’enclave kurde du nord. Les critiques de Barzani reflètent une colère beaucoup plus grande dans la population kurde de l’Irak. Le rédacteur en chef Nawzad Bolous, de la ville d’Irbil située au nord, a déclaré au Christian Science Monitor : « Parmi la population, on sent que l’on ne peut pas rester là à ne rien faire pendant que tout ça se produit. Les gens sont en colère face aux forces américaines. Ils sentent que celles-ci ont donné le feu vert aux bombardements turcs. » Le militant des droits de l’homme Sarkot Hama a aussi accusé le gouvernement à Bagdad. « Beaucoup de Kurdes ont l’impression que le gouvernement Maliki est prêt à fournir toute l’aide dont les Turcs ont besoin pour bombarder des cibles au Kurdistan », a-t-il déclaré.  L’appui de l’administration Bush pour les attaques de la Turquie tourne également en dérision ses prétentions d’avoir créé un Irak indépendant. Pendant qu’elle informait à l’avance les Etats-Unis de leurs attaques, la Turquie n’a pas informé, ni même consulté, le gouvernement irakien. Quant à la Maison-Blanche , elle n’a, elle non plus, rien dit à Bagdad. La connivence des États-Unis et de la Turquie dans leurs attaques en territoire irakien est seulement la dernière d’une longue série d’étapes visant à marginaliser le gouvernement du premier ministre Nouri-al-Maliki à Bagdad. Dans les derniers mois, l’armée américaine a mis des dizaines de milliers de miliciens sunnites sur sa liste de paie, malgré que Maliki ait protesté en raison du fait que ces forces sont profondément hostiles aux partis fondamentalistes chiites qui forment son gouvernement. La détermination de Washington à renforcer ses relations avec la Turquie , même si cela se fait au détriment de ses alliés kurdes, a une autre sinistre dimension. Pendant qu’elle a intensifié son affrontement contre l’Iran, l’administration Bush s’est faite de plus en plus critique envers les liens qui se resserrent entre Ankara et Téhéran. En assistant la Turquie dans ses opérations contre le PKK, les États-Unis espèrent isoler davantage l’Iran. De façon significative, un des domaines de la coopération turco-iranienne a été la coordination des opérations militaires contre le PKK et son organisation homologue, le Parti pour une vie libre dans le Kurdistan (PJAK), qui procède à des attaques de guérillas contre l’Iran à partir de bases dans le nord de l’Irak. L’hypocrisie de Washington est démontrée par le fait que les Etats-Unis présentent le PKK comme une « organisation terroriste » tout en fournissant un soutien en sous-main au PJAK dans le but de contrer le gouvernement iranien. Tout en justifiant les attaques turques sur les villages kurdes, l’administration américaine et les médias ont vigoureusement condamné le bombardement iranien des planques du PJAK dans le nord de l’Irak plus tôt cette année. Si c’était des avions de guerres iraniens qui avaient mené ces attaques dimanche, il n’y a aucun doute que l’administration Bush aurait répliqué de la manière la plus belliqueuse. Pendant qu’elle était à Bagdad hier, la secrétaire d’État américaine Rice a de nouveau déclaré que « les Etats-Unis, l’Irak et la Turquie partagent un intérêt commun à empêcher les activités du PKK ». Washington est engagé dans un tour de jonglerie précaire — offrir du soutien à la Turquie d’une part et, d’autre part, ne pas saper complètement la position des partis nationalistes kurdes. Le KDP et le PUK ont été des alliés clés des Etats-Unis dans la consolidation de l’occupation américaine de Bagdad et dans la stabilisation du nord kurde. La Turquie , cependant, a des ambitions qui dépassent la neutralisation du PKK. L’armée turque a déjà accusé le gouvernement régional kurde de protéger et de soutenir le PKK et menace de se charger du président du GRK Barzani dans toute invasion du nord de l’Irak. Ankara a été hostile à l’établissement d’une région autonome kurde depuis le tout début, la voyant comme un moyen pour encourager le séparatisme kurde en Turquie. La Turquie a particulièrement insisté sur le fait qu’elle ne tolérera pas l’incorporation de la ville de Kirkouk et des régions riches en pétrole qui l’entourent — une étape qui pourrait fournir un fondement économique à un État kurde séparé. Le GRK, cependant, tente assidûment de procéder à un référendum sur la question. En appuyant, les attaques transfrontalières de la Turquie , l’administration Bush a ouvert une boîte de Pandore qui pourrait déclencher un autre conflit explosif dans un pays déjà ruiné par quatre années de guerre. Peter Symonds (Article original anglais paru le 19 décembre 2007) Sources WSWS

 

Posté par Adriana Evangelizt

27/12/2007

N°320 Journal d'Irak 26-12 Suite

1-11  Province de Salahedinne :

Baïji et Samarra sont situées dans la province de Salaheddine, qui a pour capitale Tikrit, Cette région est l'un des bastions de la résistance.

Dans Salaheddine, les résistants ont lancé une nouvelle série d'attaques contre les responsables des forces de sécurité et les chef tribaux ralliés à l'armée US.

Baïji  (250 km au nord de Bagdad), 25-12 Une attaque kamikaze à la camionnette bourré de bonbonnes de gaz, a frappé un complexe résidentiel appartenant à une société pétrolière étatique tenue par des soldats de l'armée irakienne et des miliciens collaborateurs à fait 25 morts et 80 blessés. La plupart des victimes étaient des collaborateurs civils. Des gardes de sécurité de la société pétrolière ont aussi été tués, ainsi que des membres d'une force de volontaires. Un couvre-feu a été imposé jusqu'à nouvel ordre à Beiji. Et les responsables locaux craignaient que d'autres personnes ne soient encore enfouies sous les décombres de deux bâtiments endommagés dans l'explosion. AP, AFP & ats


Enlèvements 24-12 Quatorze passagers d'un car, parmi lesquels des femmes et des enfants, ont été enlevés lundi près du village d'Alboushahi qui se trouve dans les environs de Baqouba (nord de Bagdad) dans une zone contrôlée par la résistance a affirmé  Hazim Yassin, colonel de police. AFP


6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  Marc

6-1 Ils voulaient aller combattre l’occupation en Irak.

Quatre Tunisiens, qui tentaient d’aller combattre dans les rangs de la résistance en Irak, ont été condamnés à des peines allant de six à 14 ans de prison ferme par le tribunal de première instance de Tunis, a-t-on appris vendredi auprès de leur avocat, Me Samir Ben Amor. Les accusés, jugés jeudi en vertu de la loi anti-terroriste adoptée par le parlement tunisien en décembre 2003, étaient inculpés de plusieurs délits dont "l’appartenance à une organisation terroriste". Ils avaient été arrêtés en Syrie en 2005, puis remis aux autorités tunisiennes. L’un d’eux, Hosni Jelassi, aurait servi de passeur au niveau de la frontière syro-irakienne. Il a écopé de 14 ans de prison tout comme Zied Trabelsi, un étudiant. Un autre étudiant, Hamza Naouali, a été condamné à six ans d’emprisonnement et le quatrième accusé, Oussama Chebbi, à huit ans. Lors de leur interrogatoire, ils ont nié les accusations retenues contre eux, tandis que leurs avocats ont plaidé "la nullité des procédures" en invoquant "des vices de forme". Quant au fond de l’affaire, ils ont relevé que le dossier "ne contenait aucune preuve à charge". Me Ben Amor a soutenu par ailleurs devant le tribunal que "le fait de vouloir combattre l’occupation (en Irak) ne constituait pas un délit terroriste", en s’appuyant sur "le droit international et les conventions de la Ligue arabe et de l’organisation de la conférence islamique (OCI) signées par la Tunisie qui distinguent entre les actes terroristes et le droit de combattre l’occupation" 14-12 (Al-oufok avec les agences de presse)  

6-2  Bush : "Ils ont encore beaucoup de travail à faire".

Bush a déclaré jeudi ne "pas" être satisfait des progrès accomplis par le gouvernement irakien sur le plan législatif, Bush : "Ils ont encore beaucoup de travail à faire". Et "nous continuerons à les pousser à faire adopter ces lois" sur le partage des revenus du pétrole ou encore sur la réintégration dans la fonction publique des ex-membres du parti unique Baas du régime Hussein. Selon un rapport du Pentagone, "le nombre total d'attaques en Irak a décliné de 62% depuis mars 2007" et l'amélioration de la sécurité a atteint un rythme, qui "pourrait aboutir à une stabilité durable" en Irak. Pour le commandement américain en Irak, deux raisons majeures sont à l'origine de cette diminution des violences: un cessez-le-feu décrété en août par l'Armée du Mahdi, et les tribus collaboratrices mise en place par les USA. Toutefois, répètent diplomates et militaires, cette accalmie dans les attaques contre les troupes américaines est menacée sans le règlement rapide par le pouvoir central de plusieurs questions clefs. La loi "Justice et transparence" notamment, sur la réintégration dans la fonction publique des anciens du Baas, limogés après l'invasion de mars 2003, n'a toujours pas été approuvée, tout comme le budget pour l'année 2008. (AFP / 20 décembre 2007) 6-3 « al-Sahwa » (Réveil) Des dizaines de groupes baptisés « al-Sahwa » (Réveil) ont été formés avec le soutien de l’armée américaine dans les régions sunnites d’Irak pour y combattre les partisans d’el-Qaëda. Certaines voix se sont élevées dans le pays contre le risque de voir ces mouvements devenir des milices incontrôlées si elles ne sont pas incorporées aux forces de sécurité officielles.
L’armée américaine paie environ 300 dollars par mois chaque membre de ces groupes, dont la mission principale est la surveillance des quartiers et de certaines installations. Ces mouvements, sont une cible de choix des islamistes d’el-Qaëda.

Extrait de http://www.rfi.fr/actufr/articles/096/article_60745.asp

6-4 Attentats contre des groupes ralliés aux USA.

Extraits Des dizaines de personnes ont péri ce mardi au nord de Bagdad dans deux attaques kamikaze qui visaient notamment des miliciens ralliés aux Usa. La plus meurtriere des attaques a fait au moins 25 morts à l'entrée de la ville de Baiji (200 km au nord de Bagdad). Un kamikaze a précipité sa fourgonnette contre un camion chargé de bonbonnes de gaz à un barrage conjoint de l'armée irakienne et de miliciens sunnites, Plus de 80 personnes ont été blessées dans cette attaque. Conséquence immédiate des ces attentats, le chef de la police de Baiji a été limogé. Un couvre-feu, également, a été décrété dans cette ville majoritairement sunnite. Plus au sud, à Baqouba (60 kilomètres au nord de Bagdad) un kamikaze s'est fait exploser pendant des funérailles. Quatre membres des Brigades de la révolution de 1920, un ancien groupe d'insurgés sunnites rallié aux Américains dans la lutte contre les partisans d'Oussama ben Laden ont été tués. L'armée américaine affirme pour sa part que 10 personnes ont été tuées dans cet attentat. Ces attentats interviennent quelques jours après un appel lancé contre « les traîtres et les apostats », lancé par Abou Omar al-Baghdadi, chef supposé de la branche irakienne d'al-Qaïda en Irak. Des dizaines de groupes baptisés al-Sahwa (réveil) ont été formés avec le soutien  - notamment financier - de l'armée américaine dans les régions sunnites. RFI
http://www.rfi.fr/actufr/articles/096/article_60745.asp

Article publié le 25/12/2007 Dernière mise à jour le 25/12/2007  

6-5 Hakim prône le désarmement des groupes qui luttent contre el-Qaëda.
L’un des responsables politiques les plus influents d’Irak, le chiite Abdel Aziz al-Hakim, s’est prononcé hier pour le désarmement des groupes sunnites luttant contre el-Qaëda, jugeant qu’ils devaient agir en étroite collaboration avec l’État.
Hakim : «Nous apprécions le rôle honorable joué par les forces du Réveil », mais « nous pensons que les armes ne doivent être qu’entre les mains du  gouvernement », a dit le dirigeant du Conseil suprême islamique irakien (CSII), une des principales composantes de la coalition au pouvoir.
M. Hakim s’est également prononcé en faveur d’une accélération du processus politique en Irak, demandant notamment que soient réattribués les ministères vacants depuis plusieurs mois à la suite d’une série de démissions.

Il a demandé en outre la libération des prisonniers maintenus sans procès dans les centres de détention irakiens et américains.
L’Orient-Le Jour Le quotidien libanais d'expression française
samedi 22 décembre 2007
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=360460
 

6-6 Moqtada Sadr « disposé » à prolonger le cessez-le-feu.
Moqtada Sadr, à la tête de la plus puissante milice irakienne, l’Armée du mahdi, est « disposé » à prolonger de six mois la trêve décrétée fin août, a annoncé hier son porte-parole, Salah al-Obeidi. « En raison des bons résultats obtenus avec la trêve (...), il est possible de dire que Moqtada Sadr est disposé à suspendre la trêve pour une autre période de six mois, voire plus », a déclaré à l’AFP M. Obeidi.
L’Armée du mahdi a annoncé fin août un cessez-le-feu unilatéral de six mois, qui expire donc normalement fin février, après des affrontements sanglants dans la ville de Kerbala
(Centre). Ces affrontements avaient opposé l’Armée du mahdi au service d’ordre des mosquées affilié à une autre formation chiite, le Conseil suprême islamique irakien (CSII). Ils avaient fait plus de 50 tués et provoqué la réprobation au sein de la communauté chiite.
L’Orient-Le Jour mercredi 19 décembre 2007
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=360402

 

   

6-7 Irak: les enfants paient un "tribut trop lourd" aux violences.

Ndlr : Unicef dit trop lourd... donc Unicef est d'accord pour que les enfants paient un tribut....

Des millions d'enfants "paient un tribu trop lourd" aux difficultés de l'Irak, tués ou blessés ou victimes de déplacements de population qui les obligent à interrompre leur scolarité, a indiqué vendredi l'Unicef. "Les enfants irakiens se sont souvent retrouvés pris entre deux feux en 2007. L'insécurité et les déplacements (de population) restent des épreuves pour beaucoup d'Irakiens (...) et l'accès aux services essentiels s'est encore dégradé" dans l'ensemble du pays, a estimé Roger Wright, représentant spécial de l'Unicef pour l'Irak, cité dans un communiqué. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance estime que des "centaines d'enfants ont été tués ou blessés" cette année dans les violences qui ravagent l'Irak et qu'un nombre encore plus important ont été témoins de la mort violente ou du rapt d'un membre de leur famille. Quelque 1.350 enfants ont été arrêtés en 2007 par des soldats ou policiers pour, dans certains cas, avoir "violé les mesures de sécurité", indique l'Unicef sans fournir de précisions. Selon l'organisation, "nombre des 220.000 enfants déplacés d'âge primaire ont interrompu leur scolarité en 2007, s'ajoutant aux 760.000 enfants (17%) déjà non scolarisés en 2006". "Seulement 28% des jeunes âgés de 17 ans sont allés passer leurs examens l'été dernier, et de ce chiffre, seuls 40% les ont réussis", poursuit le communiqué. Une moyenne de 25.000 enfants par mois ont été contraints de quitter avec leur famille leur foyer en raison de violences ou d'intimidations, selon l'organisation onusienne. Depuis l'invasion américaine de l'Irak en mars 2003, environ 4,2 millions d'Irakiens ont quitté leurs foyers, dont plus de 2 millions sont déplacés à l'intérieur de ce pays, selon l'ONU. L'Unicef estime cependant qu'il y a eu des progrès notamment dans la campagne de vaccination qui a permis à 4 millions d'enfants d'être protégés de la poliomyélite, et à 3 millions d'être immunisés contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Les cas de rougeole sont ainsi passés de plus de 9.000 en 2004 à 156 en 2007, selon les chiffres de l'Unicef. Enfin, environ 4,7 millions d'enfants de l'école primaire ont bénéficié directement ou indirectement d'une aide de l'Unicef, pour leur matériel scolaire ou la réfection de leur école. L’irak comptais (avant l’invasion) environ 27 millions d'habitants, "paient un tribut trop lourd" aux violences et difficultés, a-t-il ajouté. (AFP / 21 décembre 2007)  

6-8 La guerre en Irak s’invite dans la campagne électorale aux USA.

La guerre en Irak a dominé vendredi les débats de la campagne pour l’investiture des candidats à la Maison blanche : côté démocrate, Hillary Clinton s’est vu reprocher ses revirements, et la Maison blanche a répliqué aux critiques du républicain Mike Huckabee sur la politique étrangère actuelle. A moins de deux semaines des caucus de l’Iowa, lesquels, le 3 janvier, vont donner le coup d’envoi des consultations Etat par Etat pour désigner les candidats des deux camps, les rivaux démocrates de Hillary Clinton n’ont pas manqué de riposter à ses derniers propos en date sur l’Irak, où elle suggère désormais de retirer les troupes américaines en l’espace d’un an. Auparavant, elle avait refusé de s’engager sur un retrait total dans les cinq ans à venir. "A de nombreuses reprises elle a dit des choses différentes de ce qu’elle avait dit", a relevé devant la presse l’ancien sénateur de Caroline du Nord John Edwards. "J’en ai été très surpris, surtout parce que nous sommes en campagne depuis un an déjà". L’équipe de campagne de Clinton a assuré qu’elle n’avait pas changé de position, et qu’elle avait toujours été pour le retrait d’une à deux brigades américaines d’Irak par mois. Vingt brigades américaines sont déployées en Irak, comptant chacune 3.000 à 5.000 hommes. "Je pense que nous pourrons rapatrier presque tout le monde, vous savez, certainement dans un an si nous nous y tenons de façon très soutenue", a déclaré mercredi Clinton. Edwards, lui, est partisan d’un retrait américain d’Irak en l’espace de neuf à dix mois tout en conservant une présence militaire dans des pays voisins. Dans le camp des républicains, Condoleezza Rice a estimé vendredi à Washington que les critiques adressées contre la politique étrangère de l’administration Bush par Huckabee, la semaine dernière, étaient "absurdes". Huckabee, ancien gouverneur de l’Arkansas et révérend baptiste, avait estimé que la mentalité "arrogante" de "bunker" de l’administration en place n’était en rien productive. Les autres candidats républicains à l’investiture se sont abstenus de critiquer la politique étrangère de Bush, même si elle est particulièrement impopulaire dans l’opinion. Quant à Bush, il a refusé de soutenir un poulain pour lui succéder. (Samedi 22 décembre 2007 – Al-oufok avec les agences de presse)


8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Jean Paul Le Marec : Halte a l'occupation de l'Irak. Progressivement, les gouvernements de l'Union européenne se sont alignés sur la position étasunienne par rapport à l' Irak, même s' il subsiste quelques nuances. L'Union européenne a reconnu le gouvernement irakien fantoche et lui apporte une aide financière conséquente dont elle a bien du mal à contrôler l' utilisation. Le 28 mars, une délégation de l'Assemblée nationale irakienne conduite par Hamid Moussa est venue à Bruxelles pour demander des aides financières supplémentaires. La délégation irakienne a exprimé son opposition au retrait des troupes étrangères.
De son côté,
la Commission européenne a mis en place une délégation à Bagdad et ouvert des négociations avec l'Irak en vue d' un accord de commerce et de coopération. Fort heureusement, les peuples, qui s'étaient opposés massivement à la guerre, ne sont pas rangés derrière la politique étasunienne qu'ils continuent de combattre. Comme l'ont montré les manifestations dans de nombreuses capitales du 17 au 21 mars, quatre années après le déclenchement de la guerre contre l' Irak, le mouvement de protestation contre la guerre et l' occupation a repris de la vigueur.
Malheureusement, force est de constater que
la France reste à l'écart de ce mouvement avec quelques rassemblements squelettiques, notamment le 17 mars au Trocadéro à Paris. Plusieurs raisons sont avancées: élections présidentielles, conséquences de la décision française de ne pas suivre l'aventure étasunienne.
Mais c'est surtout la responsabilité de certains partis et mouvements progressistes qui, après avoir condamné la guerre, ont "toléré" l'occupation et le processus électoral et même soutenu la participation au gouvernement irakien fantoche. Ces reculs et ambiguïtés ont entraîné une démobilisation certaine. Ce n'est heureusement pas le cas dans d' autres pays, comme la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, où les manifestations ont été très puissantes. L'annonce par George Bush en janvier 2007 de l'envoi de 21.500 militaires supplémentaires en Irak n'a eu aucun impact sur la population des Etats-Unis. Au contraire! D' après un sondage publié le 27 mars par le quotidien "USA Today", 43% des personnes interrogées pensent que l'envoi de troupes supplémentaires ne servait à rien pour l' amélioration de la sécurité à Bagdad et même que la situation y a été aggravée du fait de cette augmentation militaire. 56% pensent aujourd'hui que les Etats-Unis ont commis une erreur en envahissant l'Irak, soit 33% de plus qu'en 2003 au moment du déclenchement de la guerre. Malgré la menace de veto de George Bush, qui persiste dans sa stratégie meurtrière, les deux chambres du Congrès ont adopté un projet de loi liant le financement de la guerre en Irak à un calendrier de retrait des troupes. Les parlementaires étasuniens ont accusé l'administration Bush de s'accrocher à une stratégie ratée avec un coût élevé en vies humaines (plus de 3200 militaires tués) et en argent (plus de 500 milliards de dollars). Même l' Arabie Saoudite, qui avait soutenu la guerre menée par les Etats-Unis contre l'Irak, en est arrivée aujourd'hui à dénoncer "l'occupation illégale" de l' Irak au grand dam des dirigeants fantoches irakiens. . La mobilisation populaire contre l'occupation a fortement contribué au retrait des troupes espagnoles, italiennes et slovaques et à la diminution du contingent britannique. Après avoir obtenu le retrait de leurs troupes, les Espagnols et les Italiens poursuivent leur action contre l' occupation et pour le soutien au peuple irakien.
Les 24 et 25 mars s'est tenue à Chianciano Terme, dans la province de Sienne, une conférence internationale pour une paix juste au Proche-Orient et le soutien aux luttes des peuples de la région (notamment en Irak, au Liban, en Palestine), avec la participation d' universitaires, journalistes, scientifiques, religieux, résistants, d' Irak, de Palestine, des autres pays de la région mais aussi d'Europe et des Amériques.
 A l’issue de ses travaux, la Conférence a adopté une résolution pour dénoncer l'occupation étasunienne en Irak et israélienne en Palestine et soutenir la résistance des peuples: "Une paix juste ne sera possible qu'avec la victoire des mouvements de libération (...) qui ont besoin du soutien de toutes les forces démocratiques et anti-impérialistes". Invité à la conférence, le collectif communiste polex n'a pas pu y participer. Comme de nombreuses organisations dans le monde, il a adressé un message de solidarité: "Le "collectif communiste polex" est engagé depuis sa création dans la lutte contre l'impérialisme et dans le soutien aux forces révolutionnaires dans le monde. Il a participé avec d'autres associations à la mise en place d'un collectif sur l' Irak qui, tout en agissant contre la guerre et l' occupation, a pris des initiatives en 2004 et 2005 pour la libération d' Abdul Jabar Al Kubaysi, secrétaire général de l' Alliance Patriotique Irakienne, qui avait été enlevé à Bagdad par les forces d' occupation des Etats-Unis. Nous avons contribué à sa libération et nous nous félicitons qu'il participe à votre conférence internationale sur le thème de la résistance irakienne à l'occupation. Nous ne pourrons pas participer à votre conférence en Italie. Mais nous tenons à vous exprimer notre solidarité pour mettre fin à l' occupation de l' Irak par les troupes étrangères et pour aboutir à une paix juste au Proche-Orient qui reconnaisse le droit des Palestiniens à un Etat. Dans le prolongement de "l'appel de protestation" adopté par l'assemblée des mouvements anti-guerre en marge du Forum Social Mondial de Nairobi, nous ne manquerons pas de participer aux initiatives organisées en France contre l' occupation de l' Irak. Comme l'indique le thème de la troisième session de votre conférence, nous sommes conscients de la nécessité de construire un "Front International Anti-impérialiste". Nous sommes décidés à y prendre toute notre place et nous estimons que "l'Appel de Bamako", adopté au Forum Social Mondial de Bamako en 2006, pourrait servir de base à la mise en place de ce front".

Jean Paul Le Marec

N°320 Journal d'Irak 26-12 Début

Tiré à part :

16-12 Les autorités irakiennes ont pris le ‘contrôle’ de la riche province de Bassorah (sud), selon des correspondants de l'AFP. Principal port et deuxième ville d'Irak, Bassorah,est hautement stratégique. C'est le coeur des installations pétrolières du sud irakien et un verrou vital sur la route et les approvisionnements entre le Koweït et l'Irak. Le gouverneur de la province Mohammed al Waïli a signé un protocole d'entente dans ce sens avec le général Graham Binns, qui commande la division multinationale Sud Est. Ps : Le commandant des forces britanniques dans la région, le général Graham Binns, prétend que ces soldats étaient parvenus à arracher Bassorah des griffes de ses ennemis…. Le ministre des Affaires étrangères David Miliband, a reconnu que la Grande-Bretagne ne remettait pas aux forces locales "une terre de lait et de miel", mais une terre "violente"(…) . (ats & AP)
16-12
Nombre d'observateurs, comme Anthony Cordesman du Centre pour les études stratégiques et internationales, estiment que ce transfert est avant tout symbolique, le véritable pouvoir à Bassorah étant aux mains des milices et des dignitaires locaux. "Les Britanniques n'ont jamais eu un contrôle véritable de Bassorah ou de la région", note-t-il. Michael O'Hanlon, de la Brookings Institution , estime de son côté que la situation sur le plan de la sécurité, bien que préoccupante, n'est pas aussi dramatique qu'elle en a l'air. L'enjeu est notamment de savoir qui, de l'Armée du Mahdi, de al-Sadr ou des Brigades Badr d'Abdel-Aziz al-Akim, "aura le plus d'influence, pas seulement à Bassorah mais dans tout le sud de l'Irak", résume Anthony Cordesman. Reuters & AP.

Marc

Sommaire : Avant-propos Tirer à part 1 La résistance contre l'agresseur

2 Politique des collaborateurs afghans

3 Politiques des occupants

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails

L'Irak en chiffres

6 Brèves

6-1 Ils voulaient aller combattre l’occupation en Irak.

6-2 Bush : "Ils ont encore beaucoup de travail à faire".

6-3 « al-Sahwa » 6-4 Attentats contre des groupes ralliés aux USA.

6-5 Hakim prône le désarmement des groupes qui luttent contre el-Qaëda.

6-6 Moqtada Sadr « disposé » à prolonger le cessez-le-feu.

 6-7 Irak: les enfants paient un "tribut trop (...)  lourd" aux violences.

6-8 La guerre en Irak s’invite dans la campagne électorale aux USA.

9 Annexe Géopolitique et stratégie – Réflexion.

9-1 Jean Paul Le Marec : Halte a l'occupation de l'Irak.


L'Irak en chiffre: du 19-12 au 26/12/07

Tués Blessés
Peuple irakien 55 x
Usboys/Autres boys 9 11
Policiers, armée et collaborateurs 54 93

Occupation de l'Irak  Leurs analyses Les colonisateurs

Etats-Unis

24-12 Bien qu'elles restent quotidiennes, les attaques ont diminué de 62% en Irak depuis mars 2007, selon le Pentagone.. (AFP 13h00) Australie 21-12 L’Australie compte au total 1.500 hommes en Irak. (Al-Oufok avec les agences de presse)

2) Les troupes

Forces collaboratrice

20-12 Des groupes de miliciens locaux se sont formés récemment avec le soutien financier de l'armée US, notamment dans l'ouest et le nord du pays. Les responsables de ces groupes ont depuis été pris pour cibles dans des attaques par les résistants qui les accusent (a juste titre) de collaboration avec les Etats-Unis. (AFP)

Australie

21-12 Le nouveau Premier ministre australien Rudd, a annoncé le retrait d’Irak de 550 soldats engagés dans des unités de combat d’ici la mi-2008, s’est rendu à Bagdad, annoncent les autorités irakiennes. Les travaillistes ont remporté les élections législatives du 24 novembre en promettant notamment le retrait des troupes de combat australiennes. Tout en retirant ses troupes, l’Australie espère aussi redevenir un des premiers fournisseurs de blé à l’Irak, qui est l’un des plus grands importateurs de cette denrée. L’Irak(…)  a suspendu ses contrats avec l’Australian Wheat Board (AWB) en février 2006, la justice australienne ayant entamé une enquête sur des pots-de-vin que l’organisme qui chapeaute le secteur aurait versés au gouvernement irakien. Pour l’heure, l’Irak achète la plupart de son blé aux Etats-Unis…. (Al-Oufok avec les agences de presse) Grande Bretagne 16-12 La Grande-Bretagne compte actuellement quelque 4.500 soldats en Irak, un chiffre qui devrait descendre à 2.000 d'ici le printemps 2008. Au total 174 soldats britanniques ont été tués en Irak depuis 2003. Reuters


2) Politique des collaborateurs Irakiens

Talabani & Maliki

Maliki

20-12 Nouri al-Maliki, affaibli par le départ des ministres de son cabinet, est très réticent à accepter l'intégration dans les forces d’état de milliers de miliciens financés par les Américains pour lutter contre la résistance. "Ces efforts avancent lentement" en raison des craintes du gouvernement de voir ces auxiliaires se retourner contre lui, selon le rapport du Pentagone. AFP 20-12

Les Grandes manoeuvres

20-12 Moktada Sadr envisage de prolonger le gel des activités de l’armée du Mahdi. L’armée d’occupation continue(rait)  toutefois à traquer des unités de l’Armée du Mahdi qui refusent de se soumettre à l’ordre de Sadr. Al-Oufok avec les agences de presse)  

Sur le terrain

24-12

 A Hilla 2.000 personnes se sont rassemblées (spontanément?) pour demander le départ du chef de police de la province de Babel en raison de ses liens avec le Conseil suprême islamique irakien (CSII), une formation très influente, a constaté un journaliste de l'AFP. "La stabilité de la province de Babel dépend de l'indépendance de son chef de police", pouvait-on lire sur une banderole. Le général Fadhil Raddad a été récemment nommé à ce poste par le ministère de l'Intérieur. Le CSII est notamment en compétition avec Moqtada Sadr pour étendre son . (AFP 13h00)


3 Politiques des occupants 

3-1 Usa

Bush

20-12 Bush n'est "pas" satisfait …. "Sommes-nous satisfaits des progrès là-bas? Non" !!! "Ils ont encore beaucoup de travail à faire", et "nous continuerons à les presser de faire passer ces lois-clés." sur le partage des revenus du pétrole ou encore sur la réintégration dans la fonction publique des ex-membres du parti unique Baas du régime de Saddam Hussein, a-t-il ajouté (AFP 16h33)

20-12

Bush, volontiers annoncé comme voué à l'impuissance quand les démocrates ont pris la majorité au Congrès en janvier, ne s'est pas privé de rappeler que les démocrates n'avaient pas réussi à lui imposer un retrait d'Irak et a rappelé qu'en 2008 il continuerait à disposer du droit de veto pour s'opposer à leurs projets de loi…. Laurent LOZANO AFP


Occupation de l'Irak

21-12 Le secrétaire à la guerre Gates a jugé que l'amélioration de la situation en Irak permet de  prudemment espéré de nouvelles baisses de troupes d'ici fin 2008 à condition de "maintenir les progrès".

Gates : "La situation sur le terrain va probablement permettre au général Petraeus (le plus haut gradé US en Irak, ndlr) de retirer d'ici juillet cinq premières brigades", (ce qui ramènera le nombre de soldats à environ 130.000) a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Plus de 160.000 soldats américains sont actuellement en Irak. "J'espère que les circonstances sur le terrain continueront de s'améliorer" ce qui "permettra de continuer le retrait (de troupes) à peu près au même rythme" que pendant la première moitié de l'année", a-t-il ajouté. "Nous voulons clairement maintenir les progrès que nous avons déjà faits", a-t-il souligné. En 2008, "le défi en Irak sera de conserver nos gains", conclu t’il… Daphné BENOIT AFP -


Les alliés (des Usa) dans le monde

Organisations

ONU, Nations Unies

 18-12 Le Conseil de sécurité des Nations unies a renouvelé pour un an le mandat de la force multinationale sous commandement américain en Irak. L'Onu a pris cette décision à la demande des autorités irakiennes. Des troupes américaines devraient être maintenues en Irak après fin 2008, lorsque le mandat de l'Onu aura expiré, mais l’Irak… souhaite modifier les termes de leur présence dans un cadre bilatéral en cours de discussion avec Washington. (Reuters - Claudia Parsons, version française Henri-Pierre André  

FMI 20-12 Après avoir remboursé par anticipation les 471 millions de dollars que lui avait précédemment prêtés l'institution financière internationale L'Irak a négocié un nouveau crédit-relais de 744 millions de dollars avec le Fonds monétaire international (FMI),. Cet accord est destiné à "soutenir le programme économique irakien sur les 15 prochains mois, jusqu'en mars 2009". Il devrait être considéré comme un dispositif de réserve par les autorités irakiennes, a précisé le Fonds.  

(AFP)


Pays

Turquie

22-12 L’armée turque à éffectué un nouveau raid aérien "Des appareils de l’aviation turque ont frappé des positions de l’organisation terroriste dans le nord de l’Irak " PKK, explique un communiqué de l’état-major des armées. L’artillerie turque a ensuite pilonné ces positions, précise l’armée. Le communiqué souligne que le bilan des attaques turques sera annoncé dans le courant de la semaine prochaine. (AFP) 23-12 Des avions de combat turcs ont pilonné dimanche des positions kurdes dans le nord de l'Irak, a affirmé Jabbar Yawar, porte-parole des forces de sécurité kurdes (peshmergas) d'Irak, à l'agence de presse semi-officielle turque Anatolie. Le responsable kurde a indiqué ne pas disposer d'informations détaillées sur ce nouveau raid, a ajouté Anatolie. Le même responsable cité par la chaîne d'information NTV a indiqué que trois jets turcs avaient mené un raid dans la zone de Rawanduz, proche de Qandil. (AFP)


4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes occupants.

20-12

Un soldat US à été tué dans une attaque kamikaze près de Baqouba, au nord-est de Bagdad, a-t-on appris de même source. Un policier local ayant requis l'anonymat a avancé un bilan plus élevé que l'armée américaine,. Associated Press

22-12 L’armée US a annoncé la mort d'un de ses soldats et que onze autres avaient été blessés vendredi dans l'explosion de deux bombes au passage de leurs véhicules près de la ville de Kirkouk, dans le nord du pays. Associated Press

21-12 De tous les soldats britanniques tués cette année  7 l’ont été par le même tireur avec la même arme, de fabrication américaine, selon David Masters, médecin légiste britannique. "Au vu des stries sur les fragments collectés, un expert légiste a conclu que les balles avaient été tirées par la même arme", a déclaré Masters à Reuters. L'arme était sans doute un M16 ou une carabine M4, deux fusils de combat de fabrication états-unienne  a-t-il dit. Le fait que les balles aient sans doute été tirées par une arme états-unienne est notable, étant donné que la grande majorité des résistants en Irak, utilisent des fusils AK-47, de conception russe. Des tireurs embusqués attaquent souvent des soldats américains ou britanniques opérant en Irak Luke Baker, version française Natacha Crnjanski (Reuters) 21 décembre 2007.


Pertes de la  résistance

27-12 "Les forces de la coalition ont tué onze terroristes durant des opérations contre un réseau criminel de +groupes spéciaux+ tôt jeudi à Kout", a déclaré un porte-parole de l'armée occupante, le lieutenant Patrick Evans. Ndlr : Ce porte-parole faisait référence à des résistants ayant rompu avec la milice de Moqtada Sadr, l'Armée du Mahdi, qui avait annoncé un cessez-le-feu unilatéral de six mois fin août. (AFP)


Pertes autre  

20-12

Dans la province de Diyala, jouxtant celle de Bagdad, 13 Irakiens engagés par les Usa dans des milices collaboratrices, quatre militaires irakiens  ont  été tués.

(AFP) 22-12 Les forces américaines ont par ailleurs annoncé avoir découvert au nord de Muqdadiyah, une « chambre de torture » et un charnier contenant selon elles les restes de 26 personnes lors d’une opération menée contre la branche irakienne d’el-Qaëda entre le 8 et le 11 décembre.

L’Orient-Le Jour & Associated Press


1-1 Bagdad

Opération Wolf": et le nouveau plan de sécurité «Ordre et loi» devanant Fardh al-Qanoon ou "Imposing Law", (Imposer la loi),

25-08 Depuis dix-huit heures, heure locale, la circulation de tout véhicule a été proscrite dans Bagdad et l'ensemble de son agglomération. Cette mesure restera en vigueur jusqu'à nouvel ordre. EuroNews

Et à Bagdad. pendant de ce temps..?

22-12 Explosion à un poste de contrôle tenu par des policiers et soldats irakiens dans le quartier de Ghazaliyah, Quatre policiers et soldats ont été tuées et six autres blessées samedi dans une attaque kamikaze dans l'ouest de Bagdad, selon un policier ayant requis l'anonymat. Associated Press  

1-3 province de Ninive Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar 

 Mossoul

22-12 Une bombe visant une patrouille de police a tué un policier et en a blessé deux autres, a déclaré la police locale. Associated Press

1-5 Hillah (située à 95km au sud de Bagdad)

03-11 Un policier en civil qui se trouvait dans une voiture banalisée dans le centre-ville a été tué. d'Hillah,. AP


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb 

 (La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain  

Baaqouba (60 km au nord de Bagdad) 20-12 Un soldat irakien a été tué par l'explosion d'un engin au passage de son véhicule. (AFP) 25-12 Une attaque kamikaze a coûté la vie à dix personnes et en a blessé cinq autres, selon l'armée américaine. Selon des responsables locaux, le kamikaze, vêtu d'une veste bourrée d'explosifs, a pris pour cible le cortège de funérailles de deux membres du Conseil pour l'Eveil, tués la veille "par erreur" par des tirs américains, ces personnes qui désormais combattent aux côtés des Américains ...  AP


  Al-Hachimiyat, près de la ville de Baqouba (60 km au nord-est de Bagdad), 20-12 17 résistants ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi dans des combats impliquant l'armée américaine et irakienne, ainsi que des miliciens (collaborateurs), a affirmé le capitaine Ahmed Mahmoud, en ne faisant mention que de blessés dans les rangs des forces irakiennes. Toujours dans cette localité, deux soldats irakiens ont perdu la vie dans une attaque contre leur poste de contrôle, selon un commandant de l'armée irakienne, Ziyad al-Alni. (AFP)

Al-Abbarah, 20-12 Des affrontements se sont également produites à Al-Abbarah, faisait un mort parmi les résistants, selon la police. L'armée irakienne a pour sa part indiqué avoir perdu un soldat dans cette localité dans une attaque…. (AFP)  

Kanaan (près de Baqouba & à environ 60km au nord-est de Bagdad)  20-12 Les résistants répliquent : L’armée américaine d’occupation affirme "Notre patrouille attendait pour entrer à l'intérieur d'un bâtiment où une réunion du conseil municipal devait se tenir quand un kamikaze s'est approché et s'est fait exploser", a indiqué l'armée américaine dans un communiqué. "Un soldat de la coalition et cinq Irakiens ont été tués. Selon le capitaine Ahmed Mahmoud, le kamikaze a actionné sa charge dans un bâtiment où s'étaient rassemblés des Irakiens venus s'enrôler dans un groupe de collaborateur mobilisé par les Américains dans la lutte contre Al-Qaïda. Au moins 13 de ses volontaires ont été tués (et combien de soldats US ?), selon lui. Un responsable de la morgue a ajouté, de manière anonyme, qu’une 14e victime était ensuite décédée. Plusieurs responsables locaux ont affirmé que l’attaque a fait 25 blessés, dont dix GI's, selon la police et l'armée américaine.  

(Al-Oufok avec les agences de presse)  

26/12/2007

n°139 dossiers de l'Afghanistan 25-12 FIN

9-1 Guerre en Afghanistan : L'OTAN révise sa stratégie
Alors qu'une pléiade de rapports indépendants font état d'une nette dégradation de la sécurité dans le sud de l'Afghanistan, les ministres de la Défense de huit pays membres de l'OTAN présents dans cette région se sont réunis à Édimbourg, vendredi, pour élaborer une nouvelle stratégie.

 

Selon un haut responsable militaire américain, il ne faut pas s'attendre à ce que les ministres recommandent un renforcement du dispositif militaire, mais plutôt qu'ils oeuvrent à la rédaction d'un plan-cadre précisant la mission des troupes alliées au cours des trois à cinq prochaines années.

 

 Le contingent de l'OTAN dans le sud du pays se compose de troupes américaines, britanniques, canadiennes, australiennes, néerlandaises, danoises, estoniennes et roumaines.

 

Le secrétaire américain à la Défense , Robert Gates, tout comme ses homologues australien et britannique, a profité de la rencontre pour réitérer son appel à l'endroit des autres membres de l'OTAN pour qu'ils déploient eux aussi des troupes dans le sud du pays.

 

Plus catégorique, le ministre australien de la Défense , Joel Fitzgibbon, a précisé que son pays n'allait s'engager dans aucun effort militaire supplémentaire tant que des membres tels que l'Espagne et l'Allemagne ne s'impliqueront pas davantage dans le Sud afghan.

 

Le mois dernier, le Conseil de Senlis, un groupe de réflexion indépendant, estimait que la situation dans le sud de l'Afghanistan se détériorait rapidement, au fur et à mesure que les combattants talibans et leurs alliés islamistes accumulaient les succès militaires contre l'OTAN.

 

D'autres organisations non gouvernementales présentes dans cette région déplorent la quasi-inexistence du volet humanitaire de la mission en raison de la situation sécuritaire.

 

 http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2007/12/14/002-afghan-otan-reunion.shtml

 



 

9-2 Omar met les points sur les i…

 

L’un des responsables de la résistance Omar a fait publier un communiqué :

 

Les taliban, a déclaré le mollah Omar, « ont tellement gêné (l’Otan) qu’elle claironne et célèbre l’occupation partielle du petit secteur de Moussa Qala, comme elle l’a fait il y a six ans pour l’occupation de l’Afghanistan ».

 

La semaine dernière, des soldats de la coalition internationale et de l’armée afghane ont repris la ville de Moussa Qala après quatre jours de combats ou la résistance avait pris le contrôle en févier.

 

« Seuls le quartier-général du district et quelques magasins de Moussa Qala sont occupés par l’ennemi », a souligné le Omar. « Ils ne peuvent revendiquer aucun succès ces six dernières années et une telle célébration est la meilleure preuve de leur faiblesse », a-t-il analysé.

 

Pas de répit pour les troupes étrangères et afghanes

 

« Nous n’accorderons aucun repos aux forces qui ont envahi Moussa Qala, nos moudjahiddine sont toujours dans les environs du village », a-t-il déclaré « Nous avons approvisionné nos hommes sur tous les fronts à travers le pays, nous continuerons d’attaquer les forces d’invasion et leurs valets afghans durant tout l’hiver », a-t-il ajouté.

 

Nous allons vaincre complètement l’ennemi

 

« Nous allons vaincre complètement l’ennemi et les expulser de notre pays, nous devons tous nous sacrifier et Aïd al-Adha veut dire “sacrifice”, alors le temps est venu de nous sacrifier pour notre pays »,

 

Une lecture politico-économique

 

« L’agression menée par les Etats-Uniens et leurs alliés contre l’Afghanistan et l’Irak a apporté avec elle des pertes économiques et financières qui ont affecté non seulement les États occupés, mais aussi les agresseurs, qui souffrent », a-t-il ajouté.

 

« Par conséquent, les institutions internationales et tous les pays, et tout particulièrement les pays musulmans, devraient trouver des moyens d’expulser les forces d’agression et, avec les pays occupés, contribuer à la formation d’un gouvernement permanent et indépendant », conclu Omar dans ce communiqué

 

Bassirat.net Avec Reuters et AIP

 

mercredi 19 décembre 2007

 

 

9-3 Les États-Unis détiennent le record mondial de privation de liberté.

 

Selon le Département de la Justice , le nombre total de prisonniers aux Etats-Unis (incluant les détenus des prisons fédérales, des prisons d’État, des prisons locales, des prisons militaires, des prisons indiennes, etc.) a atteint en 2006 le chiffre de 2 385 213 personnes. À ceux-là doivent être ajoutés 5 035 225 personnes placées sous contrôle judiciaire.

 

Le total de cette population correctionnelle du « pays de la Liberté  », soit 7 420 438 personnes, représente 3,2 % de la population adulte, record du monde absolu. Il s’agit d’une augmentation considérable depuis le 11-Septembre 2001 et le vote de l’USA Patriot Act, en moyenne de 2 % par an.

 

Ces chiffres ne tiennent pas compte des prisonniers étrangers détenus par les États-Unis hors de leur territoire (Guantanamo, Bagram et autres prisons secrètes de la CIA ).

 

A titre de comparaison, pour plus d’un milliard d’adultes en Chine, il n’y a qu’1,5 million de prisonniers.

 

 

 

 


ANNEXES

 

10 Annexe Géopolitique et stratégie

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes

 

 

10-1 Roland Marounek : Rôle des pays Européens dans la guerre en Afghanistan

 

Le mouvement pour la paix dans son ensemble a été relativement peu présent lorsque la guerre a été lancée contre l'Afghanistan en octobre 2001, et il est encore aujourd'hui trop discret sur le sujet afghan. Il semblait peut-être difficile en 2001 de s'opposer fermement au renversement des Taliban, et le 11 septembre avait en fait assommé beaucoup de monde, même au sein du mouvement pour la paix.

Ainsi au lendemain des attentats de Madrid de mars 2004 par exemple, le gouvernement Zapatero retirait bien ses 1300 militaires d'Irak… mais pour augmenter de 800 hommes la participation espagnole en Afghanistan, sans qu'il y ait la moindre réaction.
Pourtant, les guerres d'Irak et d'Afghanistan sont fondamentalement les mêmes guerres, menées pour les mêmes objectifs impérialistes, - et elles sont en train d'évoluer vers le même échec pour les envahisseurs. Les énormes mensonges sur les AMD de SH doivent être rapprochées de l’histoire de l’Internationale Terroriste de Ben Laden

De plus, l'implication des pays européens dans cette invasion présente des caractéristiques importantes que le mouvement pour la paix devrait dénoncer et combattre.
o La rhétorique humanitaire pour déguiser une guerre impérialiste
o Le glissement dans une guerre de nos pays "démocratiques" en dehors du débat public
o Le rôle joué par l'Otan, et la tentative de la travestir en "armée humanitaire", armée de la "Communauté Internationale", et quasiment "armée de l'ONU"


Une guerre planifiée bien avant le 11 septembre
L'invasion de l'Afghanistan avait été "vendue" comme la réaction aux attentats du WTC. Mais il est certain que cette invasion était dans les cartons du régime Bush bien avant le 11 septembre.
Après l'effondrement de l'URSS, la question pour les Etats-Unis était comment rester "indéfiniment" la seule superpuissance. Comment empêcher tout autre pays de devenir suffisamment fort au point de mettre en question l'hégémonie états-unienne ?
Les dangers les plus évidents viennent de la Russie , et surtout de la Chine. L'une des conclusions à laquelle arrivent le célèbre Project for a New American Century, mais également des stratèges tels que Brzezinski, c'est la nécessité vitale de contrôler l'Asie, en particulier
o Contrôler les énormes ressources en pétrole et en gaz de zone de la Mer Caspienne , et ses voies d'accès
o Imposer une présence militaire à long terme au coeur de l'Asie, aux portes de la Russie et de la Chine
Les
documents les plus clairs proviennent de ceux qui seront en 2001 dans le gouvernement de Bush. Dès 1992 en fait Paul Wolfowitz traçait déjà dans un document classifié ‘Defense Planning Guidance’ les grandes lignes de la politique stratégique des ‘néo-conservateurs’, lignes développées dans le document du PNAC 'Rebuiding America's Defenses' (2000), et suivies concrètement quelques années plus tard

L'invasion de l'Afghanistan, puis celle de l'Irak sont la mise en application des ces principes stratégiques. Cela n'a rien à voir avec le terrorisme ou le 11 septembre.
Le rôle des pays européens en Afghanistan est (bon gré mal gré), une aide directe à ces objectifs géostratégiques. Tant que c’est possible, les contradictions inter-impérialistes se résolvent sur le dos du Tiers-Monde.
D’autre part, la crainte du terrorisme est entretenue et utilisée de la même manière en Europe pour nous faire accepter l’entrée en guerre, l’occupation, voire même les massacres (« dommages collatéraux ») en Afghanistan.

D'une mission de maintien de la paix une mission de combat de haute intensité
"Les soldats hollandais avaient été envoyés initialement en Afghanistan en soutien à une politique de reconstruction et de stabilisation. Mais ils se retrouvent finalement dans une mission de combats de haute intensité, qui en fait n'était pas le mandat original de l'Otan".
"Des décisions doivent être continuellement prises par le gouvernement US, par le Congrès, qui influencent les intérêts économiques néerlandais. Il n'est pas difficile d'imaginer que des décisions pourraient être prises qui ne seraient pas dans les intérêts des Pays-Bas" Paul Bremer un mois avant la décision néerlandaise d’envoyer ses troupes dans ‘une mission de combats de haute intensité’
Après l'invasion de l'Afghanistan, et la mise au pouvoir par les USA des chefs de guerre de l'Alliance du Nord, les Nations Unies ont adopté en décembre 2001 la résolution 1386 établissant une force internationale pour "appuyer la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan en créant un environnement sécuritaire à Kaboul et ses environs", la Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (ISAF).
Six ans plus tard, cette force est devenue une force de l'OTAN complètement engagée dans la guerre US dite "Liberté Immuable". On a laissé sans réaction s'opérer un glissement d'une force de maintien de la paix de l'ONU, en force d'occupation et de combat de l'OTAN, pour la plus grande partie dans l'ignorance de l'opinion publique européenne.
C'est un très grave précédent. En aucun cas, il n'aurait dû être question de confier à l'OTAN une mission des Nations Unies. L'OTAN est une force de pays occidentaux, pays qui ont des intérêts qui ne sont pas convergents avec ceux du reste du monde. L'exemple afghan, et précédemment celui de la Yougoslavie sont des pas essentiels vers le démantèlement des principes des Nations Unies et du droit international. Du système multilatéral instauré à la fin de la Seconde guerre mondiale, on a régressé vers l'acceptation formelle du droit du plus fort.

Rappelons ici les étapes essentielles
:

 

Au début 2003, l'Allemagne et les Pays-Bas prennent les commandes de l'ISAF, et pour la première fois les capacités de l'Otan sont utilisées en Afghanistan en soutien à cette mission des deux membres de l'Alliance. En août 2003, l’OTAN prend le commandement de cette force "des Nations Unies". Pour la première fois l'OTAN se déployait hors Europe et Amérique du Nord

 

En octobre 2003 le conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1510 autorisant l'expansion de l'ISAF à l'ensemble du territoire afghan. En 2005, les USA implémentent leur plan de "responsabilité égale", qui prévoit que l'ISAF prenne également part aux opérations contre les Taliban. Il était clair dès le départ que suivre ce plan entraînerait l'ISAF dans la guerre

En 2006, l'Otan se déploie dans le sud, c'est-à-dire dans la région en proie aux combats les plus violents avec la rébellion. Ce sont pour l'essentiel des troupes des Pays-Bas, de Grande-Bretagne, du Canada qui sont envoyées dans le Sud, sous l'amicale pression états-unienne que nous avons vu.

En mars 2007, le gouvernement allemand a mis à disposition 6 Tornados pour des missions de reconnaissance dans le Sud afghan, en support aux opérations de combat de l'ISAF, malgré que plus de 70% de la population allemande y soit opposée. Cela a provoqué les protestations d'officiers de la Bundeswehr.
« L ’utilisation du Tornado est contraire au droit international. On soutient la croisade du président étasunien Bush contre le terrorisme avec les avions de chasse allemands »,
Le mandat donné par le parlement allemand, n'autorise pas de prendre part aux combats avec l'insurrection

En mars également, c'est-à-dire avant Sarkozy, et beaucoup plus discrètement, le gouvernement français avait envoyé des bombardiers 'Rafales' en soutien à l'ISAF, et ils rejoignaient 6 Mirages. Ces avions ont participé à plusieurs bombardements en Afghanistan.
On parle beaucoup du rapprochement de la France avec les Etats-Unis. Même si Kouchner semble se faire le porte-parole des néo-conservateurs US, il faut donc nuancer. Le gouvernement Sarkozy a annoncé récemment le déplacement de ces avions de leur base au Tadjikistan vers la base US de Kandahar.

Depuis février le commandant de l'Isaf est un général américain et la distinction entre force de maintien de la paix et force occupante combattante est devenue purement théorique : l'Europe via l'Otan est bel et bien engagée dans une guerre, au profit des objectifs géostratégiques américains.

Actuellement il y a à peu près 35.000 militaires de l'Otan en Afghanistan, dont 6.500 de Grande-Bretagne, 3000 Allemands, 2500 Italiens, 1300 Néerlandais. 1000 Français, 400 Belges…

On a déjà cité le déplacement des militaires espagnols d'Irak vers l'Afghanistan. L'engagement de certains pays européens en Afghanistan semblait aussi être une manière de réparer leur opposition à l'agression de l'Irak, opposition qui leur a fait perdre des marchés. C’est pour les pays qui se sont opposés à l’invasion de l’Irak une monnaie d’échange qui passait bien dans leur opinion publique

La propagande et la réalité
Les objectifs de la guerre sont maquillés sous un discours humanitaire, et la propagande officielle met en avant les droits de la femme, la reconstruction, la démocratie, etc.
Il y aurait énormément à dire, mais ce n'est pas le lieu ici de détailler à quel point ceci aussi est une supercherie, et elle parvient de moins en moins à être caché.
Voici simplement ce qu'en disait en août dernier le journal français Le Monde, qui n'est pas particulièrement gauchiste
«L'Afghanistan a le privilège d'être le seul narco-Etat au monde soutenu par la communauté internationale …

 

 Les forces de l'OTAN assistent, comme le veut leur mission, un gouvernement corrompu et incapable de fournir des services réguliers à la population»
Un sondage réalisé en juin montre que l'administration du président Karzai, largement financée par les Américains et les Européens est considérée par les Afghans comme la plus corrompue de ces 30 dernières années

Le résultat le plus concret de l'invasion de l'Afghanistan est l'accroissement extraordinaire de la production mondiale d'opium, qui avait été quasi éradiquée sous les taliban, et bien sur la présence de bases militaires US aux portes de la Russie et de la Chine.
Pou r ce qui est du 'terrorisme" : l'Otan tue beaucoup en Afghanistan. Selon les seules estimation de l'ONU, plus de 300 civils ont été tués par les Alliés au cours des 6 premiers mois de 2007, soit d'avantage que les morts civiles attribuées aux 'taliban'. C'est un chiffre nécessairement très en dessous de la réalité. Est-on en train de combattre ou bien en train de créer le terrorisme?

Vers un échec des plans impérialistes en Afghanistan
Cet accroissement des bombardements aveugles sur des villages, est en fait la réaction d'une armée d'occupation en train de perdre. Cette occupation est en train de se transformer en désastre pour l'Otan. La résistance à l'occupation n'est plus concentrée au sud, mais gagne tout l'Afghanistan et la capitale. Ce qui était impensable il y a 6 ans est en train de prendre forme petit à petit : la défaite des forces occidentales en Irak et en Afghanistan.
Malgré les efforts de la propagande, un récent sondage effectué en août en Allemagne, Italie France et Grande-Bretagne montre que la population voit bien que la guerre en Afghanistan est un échec à plus de 60%.

La perspective de la défaite sème la division dans les rangs alliés. Au mois d'août le NYT rapporte les propos d'un officier anglais, selon lequel "l'armée américaine tue trop de civils en Afghanistan"
Le ministre Italien des Affaires étrangères, Massimo D'Alema, a demandé en juillet la fin de l'opération Liberté Immuable au profit de l'ISAF, en soutenant qu'il y aurait ainsi moins de victimes civiles
"Les victimes civiles causées par les récentes opérations contre les talibans […] représentent un vrai désastre sur le plan politique et elles ont créé de grandes tensions entre le gouvernement afghan et les forces internationales".
Malgré que ces dissensions soient très intéressantes à utiliser, c'est une illusion entretenue même au sein du mouvement pour la paix que l'impérialisme européen serait plus "gentil" que l'impérialisme US.

De l'autre côté les gouvernements US, canadiens, le secrétaire général de l'OTAN expriment de plus en plus leur frustration devant l'absence d'enthousiasme des pays européens à aller plus avant dans la guerre. L'Otan n'arrive à trouver personne pour remplacer ou soutenir les troupes présentes
Les pertes augmentent dans les rangs des pays de l'Otan, et avec elles le débat sur un retrait de ce qui apparaît de plus en plus comme un bourbier.
Les Pays-Bas doivent avoir bientôt un débat parlementaire, qui pourrait décider le retrait des 1200 militaires du Sud Afghan d'ici 2008. On sait déjà qu'un tel retrait devrait en entraîner d'autres.
En Allemagne, la chancelière Merkel affirme le "total engagement" de l'Allemagne en Afghanistan, mais les parlementaires, dont des membres de la coalition gouvernementale, ont rejeté la proposition du ministre de la défense de redéployer les troupes dans le Sud, et certains réclament le retour immédiat des 3000 hommes déployés dans le Nord.

Le 15 septembre une manifestation contre la guerre en Afghanistan a réunit 10.000 personnes en Allemagne.
Cela devient un enjeu électoral. Les récentes élections partielles au Québec, ont vu la victoire du parti réclamant le retrait des troupes canadiennes.
Seules la Grande-Bretagne annonce le renfort de soldats en Afghanistan - mais ce sont ceux qu'elle essaye d'extirper d'Irak.
Enfin la décision du gouvernement français de ramener ses bombardiers du Tadjikistan à Kandahar, doit peut-être être rapprochée des récentes déclaration du pacifiste Kouchner: peut-être justement est-ce une façon de "se préparer au pire", à la guerre contre l'Iran? Sarkozy pourrait bien vouloir faire aussi bien que Tony Blair, et …début août, la compagnie américaine Chevron a accepté que Total prospecte avec elle un champ pétrolifère au Kurdistan Irakien, attribué à Elf du temps de Saddam Hussein, dont les réserves sont estimées à 12 milliards de barils…

L'Occident n'est certainement pas en Afghanistan pour aider le peuple afghan. Il serait d'ailleurs le moins bien placé pour le faire. Le mouvement pour la paix doit en être conscient, et ne pas se laisser avoir par la propagande humanitaire. Il s'agit comme en Irak, comme demain peut-être en Iran, d'une guerre d'occupation et d'agression dans une vaine tentative de perpétuer le contrôle du monde par l'Occident.

 

n°139 dossiers de l'Afghanistan suite 25-12

3-2 Point de vue de Laurent Zecchini : Afghanistan : l'OTAN enlisée 

 

Les Ghurkas sont aux aguets : si les véhicules civils ne se rangent pas sur le bas-côté, il n'est pas rare qu'après des coups de klaxon, ils aient recours à des tirs de semonce. Dans la tourelle du véhicule blindé, deux soldats du 1st Battalion of Ghurkas Rifles pointent le canon de leur mitrailleuse vers les maisons et les visages indifférents. Ils sont attentifs au moindre signe d'anormalité. Le danger, dans le Sud afghan, ce sont surtout les "engins électroniques improvisés" (IED) qui explosent au passage d'un convoi.

 

Pour les troupes de la Force internationale (ISAF), bras armé de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), cette menace permanente est imprévisible. Certains n'hésitent pas à la comparer à la roulette russe. Pour la prévenir, les hommes de l'Armée nationale afghane ont sur eux un avantage culturel : parfois, un vêtement, un comportement inhabituel, une soudaine tension sur un marché, les alertent sur la présence d'"insurgés".

 

 

 

Dans cette guerre asymétrique que livre la première alliance militaire du monde contre une dizaine de milliers de talibans, les combats frontaux sont l'exception, les IED et les attaques-suicides représentent la moitié des victimes des forces afghanes et internationales. Les victoires sont souvent éphémères, aucun des deux camps ne disposant d'effectifs suffisants pour tenir durablement le terrain conquis. Pour ce type de combats, les talibans ont l'avantage de l'expérience, et la maîtrise du temps. Ils jouent l'enlisement, comme ils l'ont fait avec les Britanniques au XIXe siècle, puis avec les Soviétiques dans les années 1980. "Les insurgés n'ont pas besoin de vaincre, résume un conseiller politique militaire, il leur suffit de ne pas perdre."

 

 

 

A Kaboul, au quartier général de l'ISAF, de doctes chefs militaires assurent que les talibans ne représentent plus une "réelle menace militaire". Mais le rapport de forces est facile à établir : sans l'aide des 52 700 soldats occidentaux, dont 1 200 Français, les forces gouvernementales (environ 57 000 soldats et 71 000 policiers) seraient balayées par les talibans.

 

Le général portugais Carlos Martins-Branco reconnaît que les incidents armés sont plus nombreux qu'en 2006, mais il attribue ce regain d'activité à l'action conjuguée de l'OTAN et de l'armée afghane. "Les talibans sont sur la défensive, c'est nous qui prenons les initiatives, qui décidons du rythme des opérations militaires, explique-t-il. Ils ne sont plus en état de s'opposer frontalement à nous. Les attaques-suicides, les IED, sont les manifestations de cette frustration : ils n'ont plus d'autre alternative que de recourir à des tactiques terroristes." Il n'empêche : l'année 2007 aura été la plus sanglante depuis 2001 en Afghanistan, avec plus de 6 000 morts, dont 1 000 membres des forces de sécurité afghans et (ndlr : bien plus) de 200 soldats de la coalition.

 

 

 

Kaboul n'est plus une enclave de paix, mais c'est surtout le sud de l'Afghanistan, terre pachtoune partagée par l'incertaine frontière pakistanaise, et l'Est, qui concentrent l'essentiel de l'insécurité. Les 11 000 soldats et civils de la base militaire de l'OTAN établie près de Kandahar, véritable centre nerveux de la reconquête du Sud afghan, vivent au rythme des atterrissages et décollages incessants des avions de chasse et des hélicoptères. La nuit, que préfèrent les talibans, le vacarme des réacteurs se confond avec celui des sirènes d'alerte annonçant une présence suspecte dans le périmètre de sécurité. Les talibans s'y infiltrent pour tirer une roquette ou deux, comme pour rappeler aux forces de l'OTAN qu'elles ne contrôlent pas la région.

 

 

 

Depuis 2001, les opérations militaires de la coalition ("Anaconda", "Medusa", "Mountain Fury", "Volcano", "Mountain Thrust", etc.) se sont succédé, sans venir à bout de la mouvance insurgée incarnée par les talibans et les combattants étrangers. Il a fallu plusieurs années aux Américains pour comprendre que les armes ne suffiraient pas pour ramener la paix en Afghanistan, et se convaincre des mérites du "nation building", cette reconstitution d'un Etat afghan doté d'institutions, d'une armée forte et de perspectives économiques. Cette approche est aujourd'hui incarnée par deux instruments : les OMLT, des équipes militaires chargées de l'instruction des forces afghanes, et les "équipes provinciales de reconstruction" (PRT).

 

 

 

Les premières procèdent d'un constat pragmatique : plus tôt les forces de sécurité afghanes seront capables de se débrouiller seules, plus vite les troupes de l'Alliance atlantique pourront quitter l'Afghanistan. A Camp Bastion, le quartier général des troupes britanniques dans la province d'Helmand (sud), le major Mark Power, commandant en second du 2e bataillon du Yorkshire Regiment, n'est pas trop sûr de ce que les soldats afghans retiendront de l'enseignement militaire occidental, une fois livrés à eux-mêmes : "Ils adopteront une forme de combat hybride : un peu de ce que nous leur avons appris, et le reste de la méthode afghane traditionnelle. De toute façon, nous n'essayons pas d'en faire des soldats britanniques."

 

 

 

La formation de l'armée nationale afghane se poursuit activement au centre d'entraînement militaire de Kaboul, mais celle de la police souffre de multiples déficiences, au premier rang desquelles une corruption omniprésente. Le général afghan Mohammad Wahdat, chef de la police pour la région de Kandahar, explique que, localement, la police est liée, "soit aux chefs tribaux, soit aux chefs de guerre". Comme l'armée, elle souffre d'un taux d'"absentéisme" qui atteint parfois 20 % des effectifs.

 

 

 

D'inspiration américaine, le concept des PRT, qui date de 2003, est basé sur le principe suivant : en proposant à la population afghane la sécurité, le développement et la reconstruction, on parviendra à la détacher de l'influence des talibans. C'est une approche directement inspirée de celle du programme "Cords", appliqué par les Etats-Unis au Sud-Vietnam dans les années 1970. A l'époque, il s'agissait déjà de "gagner les coeurs et les esprits" de la population. En Afghanistan, cette stratégie est complétée par celle des "taches d'encre", consistant à créer des zones de sécurité et de stabilité, afin d'y poursuivre des actions de développement. Vingt-cinq PRT, composés de 80 à 350 civils et militaires, ont été créés. Chacun d'eux est placé sous la responsabilité d'une nation de l'OTAN et accueille au moins un représentant du département d'Etat américain.

 

 

 

Sans coordination, ces équipes forment une sorte de patchwork, chaque pays étant libre de doser à sa guise tâches de sécurité, projets de développement et action humanitaire. Paradoxalement, leur multiplication n'a pas toujours contribué à étendre la pacification de l'Afghanistan : les talibans, qui font vibrer la corde toujours sensible de "l'occupation étrangère", s'efforcent de contrer les projets d'infrastructure, qui ne peuvent être menés à bien que sous forte protection militaire.

 

Alimenté par l'économie florissante générée par la culture du pavot, une sorte de statu quo militaire s'est instauré dans le Sud. Sans illusions sur une solution militaire, le président Hamid Karzaï ne cache pas son irritation devant les multiples conseils que lui prodiguent ses visiteurs occidentaux. Au grand dam du commandement de l'OTAN, il a multiplié les ouvertures politiques en direction des talibans.

 

Jusqu'à présent, ses gestes conciliants ont été rejetés par les talibans, ce qui ne préjuge pas, à terme, d'une solution "à l'afghane". A Lashkar Gah, capitale du Helmand, le colonel Dadan Lawang, commandant en second d'une brigade de l'armée afghane, explique que c'est la seule solution : "Nous devons nous asseoir à une table avec les talibans, et les convaincre de rejoindre le gouvernement pour faire la paix. Dans les villages, nous demandons aux anciens de se faire les interprètes de cette position auprès des talibans." "Nous devons trouver un accord avec les talibans, renchérit le colonel Assadou Ashadullah. Il y a un proverbe afghan qui dit : "Vous ne pouvez pas laver le sang avec le sang.""

 

 

 

Un tel aggiornamento, l'Alliance atlantique n'est pas prête à le faire sien : il ruinerait beaucoup d'efforts et de sacrifices consentis par les armées de la coalition internationale. Elle va donc persister dans une fuite en avant associant la guerre et le "nation building", tout en procédant à une profonde réévaluation de la stratégie militaire, mais aussi économique et diplomatique, suivie en Afghanistan.

 

Les Américains ne cachent plus leur inquiétude devant le risque d'enlisement de la mission de l'OTAN. Dans un récent numéro de sa revue, la Rand Corporation , un think-tank américain proche du Pentagone, a publié une étude évaluant la présence militaire et l'effort financier requis pour mener à bien les efforts de "nation building".

 

La Bosnie avait reçu 679 dollars par habitant de la communauté internationale.

 

Le ratio est de 526 dollars pour le Kosovo,

 

206 pour l'Irak, et... 57 pour l'Afghanistan.

 

 

Les experts de la Rand avaient aussi proposé un "étalon or" de 20 personnels de sécurité pour 1 000 habitants. Selon cette méthode, le rapport troupes/population totale s'établit à 20 pour le Kosovo, 19 pour la Bosnie , 7 pour l'Irak, 101 pour l'Allemagne de 1945, et... 1 pour l'Afghanistan. Le constat du chercheur Olivier Roy qui, il y a vingt ans, avait baptisé ce pays "L'Eternité en guerre", semble toujours d'actualité.

 

Laurent Zecchini : ENVOYÉ SPÉCIAL
LE MONDE | 20.12.07 Article paru dans l'édition du 21.12.07
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3216,50-991899,0.html

 



 


Courrier des lecteurs &

 

trouvé sur le net & témoignage

 

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

 

9-1 Guerre en Afghanistan : L'OTAN révise sa stratégie
Alors qu'une pléiade de rapports indépendants font état d'une nette dégradation de la sécurité dans le sud de l'Afghanistan, les ministres de la Défense de huit pays membres de l'OTAN présents dans cette région se sont réunis à Édimbourg, vendredi, pour élaborer une nouvelle stratégie.

 

Selon un haut responsable militaire américain, il ne faut pas s'attendre à ce que les ministres recommandent un renforcement du dispositif militaire, mais plutôt qu'ils oeuvrent à la rédaction d'un plan-cadre précisant la mission des troupes alliées au cours des trois à cinq prochaines années.

 

 Le contingent de l'OTAN dans le sud du pays se compose de troupes américaines, britanniques, canadiennes, australiennes, néerlandaises, danoises, estoniennes et roumaines.

 

Le secrétaire américain à la Défense , Robert Gates, tout comme ses homologues australien et britannique, a profité de la rencontre pour réitérer son appel à l'endroit des autres membres de l'OTAN pour qu'ils déploient eux aussi des troupes dans le sud du pays.

 

Plus catégorique, le ministre australien de la Défense , Joel Fitzgibbon, a précisé que son pays n'allait s'engager dans aucun effort militaire supplémentaire tant que des membres tels que l'Espagne et l'Allemagne ne s'impliqueront pas davantage dans le Sud afghan.

 

Le mois dernier, le Conseil de Senlis, un groupe de réflexion indépendant, estimait que la situation dans le sud de l'Afghanistan se détériorait rapidement, au fur et à mesure que les combattants talibans et leurs alliés islamistes accumulaient les succès militaires contre l'OTAN.

 

D'autres organisations non gouvernementales présentes dans cette région déplorent la quasi-inexistence du volet humanitaire de la mission en raison de la situation sécuritaire.

 

 http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2007/12/14/002-afghan-otan-reunion.shtml

 



 

n°139 dossiers de l'Afghanistan 25-12 Début

1-1 Roland Marounek : Afghanistan : Retour sur une supercherie.

 

3-1 Roland Marounek : Massacres discrets dans l'Afghanistan libéré.

 

3-2 Point de vue de Laurent Zecchini : Afghanistan : l'OTAN enlisée. 

 

4-1 Les États-Unis détiennent le record mondial de privation de liberté.

 

5-1 Roland Marounek : Rôle des pays Européens dans la guerre en Afghanistan.

 

5-2 Guerre en Afghanistan : L'OTAN révise sa stratégie.

 

5-3 Omar met les points sur les i…

 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

Marc

 

 

6-1 Roland Marounek : Afghanistan : Retour sur une supercherie.

 

L'OTAN est en passe de réussir une remarquable reconversion médiatique, en se présentant comme "force de paix", force dévouée aux service de la liberté, des droits de l'homme et de la démocratie, les trois mots-clés de notre temps. Une offensive médiatique insistante impose l'image d'une OTAN humanitaire, venant interrompre un génocide imaginaire au Kosovo, rétablissant la paix entre les communautés bosniaques qui avaient été armées par les membres même de l'OTAN: en quelque sorte à l'opinion se présente l'image d'une OTAN remplaçant la force des Nations Unies, mais en mieux, plus efficace, mieux équipée, avec plus de moyens et d'unité de décision. Pas un machin trop multilatéral impuissant, rien que les démocraties agissant pour le bien.

A cet égard, l'implication de l'OTAN en Afghanistan est un cas d'école, tant pour la façon dont elle s'est déroulé, la rhétorique humanitaire avec laquelle cet embourbement militaire nous est fait avalé, que pour ce que cela nous peut apprendre des missions 'de paix' meurtrières à venir (Irak, Liban, Soudan…)

1. Le projet états-unien en Afghanistan
Peu de monde au sein du mouvement pour la paix n'a protesté lorsque les USA ont attaqué et envahi l'Afghanistan en 2001. Vu la réputation déplorable des Taliban et l'émotion soulevé par les attentats de 2001, il semblait très difficile des les défendre.

Les raisons d'envahir l'Afghanistan ont été présentées en gros de la façon suivante :

 

  • Pour réagir aux attaques sur le World Trade Center et le Pentagone du 11 septembre 2001, le gouvernement US devait, en légitime défense, attaquer les Taliban.

     

  • L'Afghanistan était le centre du terrorisme mondial, et hébergeait son chef absolu. Il faut que l’Occident fasse bloc contre la menace terroriste islamique, qui avait ses racines en Afghanistan.Seule la stupéfaction provoquée par le nouveau Pearl Harbour - comme disait Dick Cheney anticipativement, peut peut-être expliquer pourquoi tant de monde ait accepté aussi docilement cette vision des choses, en refusant de noter de simples évidences.

     


D'une part, et le moins que l'on puisse dire, c'est que les attaques du 11 septembre ne sont pas claires, les preuves de l'implications de Ben Laden et de l'hypothétique Al-Qaida se font attendre; on voit encore moins le lien avec les taliban.
D'autre part, la vision d'une structure maléfique unique, coordonnant tout le terrorisme dans le monde, avec à sa tête un personnage démoniaque, sort droit des Comics et des films US. Que tant de gens 'sérieux' cautionnent de bonne foi cette fantaisie est déroutant.
Enfin il est certain que l'invasion de l'Afghanistan était préparée depuis des mois. « Au cours des 18 derniers mois, la CIA a travaillé avec les tribus et les seigneurs de la guerre au sud de l'Afghanistan, et des unités de la Special Activities Division ont contribué à créer un vaste nouveau réseau dans le bastion des talibans » , écrit le Washington Post en novembre 2001, en même temps que des rapports sont publiés montrant que les menaces de guerre contre l’Afghanistan avaient été proférées en juillet 20011.

Dans les faits, le terrorisme n’est évidemment pas arrêté avec l'invasion, au contraire. Plus personne ne parle de la capture de Ben Laden. Les histoires de laboratoires souterrains hypersophistiqués d'armes chimiques et biologique dissimulés au fond des grottes afghanes étaient complètement bidon. Vous souvenez-vous des schémas présentés très sérieusement à la télévision ? L'Afghanistan était, et reste, un pays des plus pauvres de la planète.
En septembre 2000, un an avant les tours, le groupe composant le Project For A New American Century (PNAC) sortait un rapport où on peut notamment lire : « Les États-Unis sont l'unique superpuissance. (…). La stratégie fondamentale a pour but de préserver et d'étendre cette position avantageuse aussi loin que possible dans l'avenir. » « La tâche de l'armée est «de prévenir la montée d'une nouvelle puissance rivale, de défendre les régions clés de l'Europe, de l'Asie de l'Est et du Moyen Orient.»«Il faut prévoir que l'Asie de l'Est deviendra une région d'importance croissante Le renforcement militaire US en Asie est la clé pour parer à la montée de la Chine  »( 2)

Quelques mois plus tard, les membres du PNAC se retrouvaient au pouvoir, suivi dans la foulée d'une invasion en règle de l'Asie Centrale. Cela n'a rien à voir ni avec 'Al Qaida', ni avec les Taliban, ni avec une prétendue lutte contre le terrorisme, qui serait bien curieusement inefficace. Cela a très précisément à voir avec ce qui est écrit noir sur blanc : la préservation de la puissance US et le contrôle des ressources énergétiques.Le résultat concret de l'invasion, ce n'est pas la capture de Ben Laden, ou la fin du terrorisme, mais quatre bases permanentes à proximités de l’Iran, de la Chine et en direction de l’Asie Centrale, sans compter les installations secrètes et les zones interdites d’accès, et les bases US à l'intérieur même de l'ex-URSS

Quelle que soit la rhétorique dans lequel on l'enveloppera, le rôle de l'OTAN en Afghanistan ne saurait être autre fondamentalement que d'être au service de l'objectif global états-unien.

2. Images d'Épinal
« Les Américains ont chassés les Mauvais qui opprimaient le peuple et singulièrement les femmes, et ont mis les Bons au pouvoir".

 

L'Occident doit à présent protéger l'Afghanistan du retour des Mauvais, sans quoi ce pays retomberait dans le chaos et la misère. »

Une partie de l'histoire récente de l'Afghanistan est curieusement déformée. Au mieux, certains militants anti-guerre pensent qu'après que les USA aient aidé les Taliban contre les Soviétiques, les Taliban se sont retournés contre leur protecteur. En quelque sorte 'Les USA ont joué avec le feu, et ont malheureusement nourri les terroristes qui allaient les frapper".Cette théorie cautionne en passant la sincérité de la lutte actuelle des USA contre le terrorisme.
Il s'agit d'une erreur factuelle importante.
Les USA ont dès 1979, avant l'intervention soviétique, financé, armé et entraîné les éléments les plus rétrogrades de la société afghane, les chefs religieux, des chefs de tribus inquiets de leurs privilèges, de manière à faire capoter l'expérience socialiste.

 

Brzezinski l'a reconnu tout à fait ouvertement dans une fameuse interview en 19983. Les autorités afghanes et leur soutien soviétique se sont retrouvés confrontés à des milices islamistes rétrogrades mais puissamment armées et équipées. Les hélicoptères soviétiques tombaient sous les fameux Stingers. Les efforts de développement et d'émancipation ont été effectivement brisés.

On peut mesurer à quel point l'Occident est préoccupé du sort du peuple afghan à cette réponse de Brzezinski  : « Cette opération secrète était une excellente idée. Elle a eu pour effet d'attirer les Russes dans le piège afghan et vous voulez que je le regrette ? »

Parmi les "combattant de la liberté", Burhanuddin Rabbani, qui allait être le président de l'Afghanistan à la chute du pouvoir socialiste en 1992, et qui est aujourd'hui membre du parlement. Rabbani est un religieux originaire du Nord-Est, docteur en Loi Islamique, fondateur de l’Islamic Society of Afghanistan, l'une des multiples factions de la 'résistance' au pouvoir socialiste. Le commandant Ahmed Massoud était responsable de la branche militaire de ce parti.En 1992, les fondamentalistes prennent le pouvoir. Le nouvel Etat Islamique Afghan rétabli la Charia. Parmi les membres du premier gouvernement en tant que ministre adjoint des Affaires Extérieures, un certain Hamid Karzaï, financier depuis 79 de la rébellion islamique.

De 1992 à 1996, c'est une succession de guerres atroces entre chefs de guerres rivaux, de luttes ethniques et de massacres de populations. Des bombardements aveugles sur des zones habitées par des civils font de nombreuses victimes et causent d'importantes destructions. Comme les enquêtes conduites par Human Rights Watch l'ont montré, plusieurs factions qui composeront plus tard l'Alliance du Nord se rendent coupables de nombreux viols lors des combats dans les quartiers de Kaboul. En février 1993, environ 500 Hazaras, essentiellement des femmes et des enfants, furent méthodiquement massacrés dans le quartier Ashraf Mina de Kaboul, par les troupes de Sayyaf et Massoud. 4

Les Taliban ("Étudiants en religion") en tant que force organisée n'existent absolument pas en ce moment. Ils n'apparaissent qu'en 1994, et reçoivent alors un soutien certain de la population lasse des massacres et de la corruption. La plupart des autres factions islamiques se regroupent alors dans la fameuse Alliance du Nord.

En mars 1995, les forces de la faction opérant sous les ordres du Commandant Massoud, se livrent à des viols et des pillages, après avoir pris le quartier Karte Seh de Kaboul, à majorité Hazara, à d'autres factions. Selon un rapport sur les droits de l'homme, publié en 1996 par le Département d'État américain et considérant l'année 1995, "les troupes de Massoud ont systématiquement pillé toutes les maisons et violé des femmes." Voilà pour les exploits du chéri des médias européens.

Quelques jours avant l'invasion de l'Afghanistan, le 6 octobre 2001, l'organisation Human Right Watch lance l'avertissement suivant : « Les USA et leurs alliés devraient s'abstenir de coopérer avec ces chefs dont les brutalités remettent en question leur légitimité en Afghanistan. (…) Les divers partis composant l ’Alliance du Nord ont un triste record d'attaques de civils, entre la chute du régime de Najibullah en 1992 et la conquête de Kaboul par les taliban en 1996. »5

Les anciens chefs de guerre fondamentalistes qui ont mis le pays à feu et à sang sont ceux-là même qui se retrouvent aujourd'hui ministres, députés, sénateurs, gouverneurs, sous la protection Otanienne. Les déclarations vertueuses de l'OTAN sur son engagement en faveur de la liberté et contre le fondamentalisme prennent une curieuse allure une fois qu'on réalise cela. Le développement, l'émancipation des femmes, la sécularisation de la société dans la nouvelle République Islamique d'Afghanistan, non seulement sont sans grand rapport avec la réalité actuelle, mais semblent en plus un objectif assez peu crédible étant donné les personnes maintenues au pouvoir par l'OTAN. La seule amélioration tangible c'est qu'on n'en parle plus trop dans nos médias. Maintenant il faut "sauver le Soudan".

3. L'OTAN comme force armée des Nations Unies ?
Après l'invasion de l'Afghanistan, et la mise au 'pouvoir' par les USA des leaders de l'Alliance du Nord, les Nations Unies adoptent en décembre 2001 la résolution 1386 établissant une force internationale pour "appuyer la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan en créant un environnement sécuritaire à Kaboul et ses environs", la Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan (ISAF).
Cinq ans plus tard, cette force est devenue une force de l'OTAN complètement engagée dans la guerre US 'Liberté Immuable". En mars 2007, un dernier pas devrait être franchi avec la mise sous commandement unique de l'ISAF et des forces états-uniennes.

Comment a-t-on pu laisser sans broncher s'opérer ce glissement d'une force de maintien de la paix de l'ONU, en force d'occupation et de combat de l'OTAN ? L'OTAN est une force de pays occidentaux, pays qui ont des intérêts bien particuliers dont le minimum que l'on puisse dire est qu'ils ne sont pas nécessairement convergents avec ceux du reste du monde. En aucun cas il n'aurait dû être question de confier à l'OTAN une mission des Nations Unies. L'exemple afghan, et précédemment celui de Yougoslavie sont des pas essentielles vers le démantèlement souhaité des principes des Nations Unies et du droit international. Du système multilatéral instauré à la fin de la seconde guerre mondiale, on régresse vers l'acceptation formelle du droit du plus fort.Ce premier pas annonce les suivants, la "Communauté Internationale" déjà synonyme médiatique de Union Européenne + USA, le devenant de fait 'officiellement', avec son bras armé l'OTAN chargé de faire respecter l'ordre partout dans le monde au profit des intérêts des multinationales occidentales.

"La sécurité énergétique, la libre circulation des produits énergétiques et la protection des voies de transport sont une partie du concept de l'Otan" déclare Joop de Hoop Scheffer6. Peut-on en effet imaginer le système impérialiste actuel sans ce flux des ressources énergétiques et autres matières premières en direction et au profit des pays occidentaux ?

4. Le masque humanitaire de l'OTAN
C'est au prix d'une argumentation spécieuse que l'Alliance Atlantique prétend inscrire sa guerre afghane dans sa justification officielle, à savoir la protection des pays de l'Atlantique Nord. En bref : "Le Terrorisme est la principale menace contre l'Europe, l'Afghanistan risque de redevenir la source du Terrorisme si les Taliban reviennent au pouvoir, donc lutter contre 'les Taliban', c'est protéger l'Europe".Mais en réalité, les médias s'embarrassent assez peu de cette justification. Il suffit de présenter la mission de l'OTAN comme une œuvre de bienfaisance, de reconstruction et de développement. Dans la plus pure tradition coloniale finalement.

Et pourtant depuis plusieurs années, les travailleurs humanitaires dénoncent les activités militaro-humanitaire de l'OTAN comme dramatiquement contre productives : « Les gens ne font plus la différence entre humanitaires et militaires, et cela remet en cause notre neutralité et indépendance » vient encore de déclarer le chef de la mission afghane de l'ONG française Action contre la Faim7. Comment espérer en effet que la résistance à l'occupation quelle qu'elle soit ne fasse la distinction entre 'vrai' humanitaire, et occupant portant le masque de l'humanitaire comme arme même de son occupation ? Évidemment les patrons de l'OTAN et nos propres gouvernants en sont parfaitement conscients : cette supercherie humanitaire est donc à usage interne, au même titre que l'œuvre civilisatrice de la colonisation, ou en d'autres temps le sauvetage des âmes des amérindiens.

L'occupant qui s'appuie sur des chefs de guerre dociles et corrompus, s'aliène inexorablement une partie de plus en plus large de la population qui ne voit nullement son sort s'améliorer sous l'occupation. Les dernières émeutes de mai dernier à Kaboul, lorsque les états-uniens ont tiré dans le tas, ont révélé au monde l'ampleur du ressentiment de la population.L'OTAN et les USA s' attaquent à la résistance - à qui est collé systématiquement l'étiquette 'Taliban' – avec les seules armes qu'ils maîtrisent parfaitement, les bombardement massifs. L'étendue des "dégâts collatéraux" est maquillée par l'affirmation que tous les morts sont des taliban.

En septembre dernier, pendant que des représentant de l'OTAN claironnait qu'elle avait tué entre 500 et 1500 Taliban dans son offensive, un vieux paysan déclarait à l'agence de presse canadienne que 26 membres de sa famille, hommes, femmes et enfants, étaient morts au cours des bombardements. L'OTAN avait émis des avis d'évacuation à la population dans les jours précédant le début de l'offensive, tout ce qui restait pouvait donc être massacré à l'aise. Le gouvernement avait averti que "quiconque errait hors de la route principale pouvait être abattu comme suspect d'être Taliban"8

Lutte contre le terrorisme ? Bombe après bombe, la terreur occidentale est en train de produire consciencieusement le terrorisme à venir. Les exactions des forces occupantes, le fait que l'Afghanistan s'enfonce dans la misère, sous la supervision occidentale, cela n'aura d'autre effet à terme que de gonfler les rangs des prétendus "terroristes". La poudre aux yeux de "l'humanitaire" et de "la démocratie" ne pourront pas modifier la réalité : l'intervention occidentale est une partie du désastre en Afghanistan
.

1
. www.wsws.org/francais/News/2001/decembre01/20nov01_guerreafghan.shtml
2. "Rebuilding America 's Defenses, Strategy, Forces and Resources for a New Century", A Report of The Project for the New American Century, September 2000
3. Le Nouvel Observateur , 20 janvier 1998
4. en.wikipedia.org/wiki/Rasool_Sayyaf
5. www.rawa.org/na_fr.htm

6. AFP, 1/11/2006
7. AFP, 3/11/2006
8. www.dedefensa.org/article.php?art_id=3165

 


8 Dossiers

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

 

8-1 Roland Marounek : Massacres discrets dans l'Afghanistan libéré

 

"Nous voulons que les forces étrangères s'en aillent de nos régions et arrêtent de bombarder nos maisons" réclamaient début octobre des centaines de manifestants ont défilé dans l'Est de l'Afghanistan1.. Les forces étrangères; ce sont celles de l'opération "Liberté Immuable" lancée par les Etats-Unis en 2001 et celles de l'ISAF dirigée par l'Otan depuis août 2003, force théoriquement de maintien de la paix, mais qui se sont petit à petit complètement intégrée dans la « guerre à la terreur" de Bush. Et face à la résistance, systématiquement assimilée aux Taliban, les bombardements meurtriers se succèdent au point que même le président placé par les occidentaux a été forcé de réagir publiquement : Karzai craint que "la mort d'innocents ne sape la sympathie de la population pour la mission de l'OTAN dans son pays", et ne déstabilise son gouvernement 2..
Selon les seules estimations officielles, plus de 370 civils, femmes et enfants, ont été tués depuis le début de cette année dans les opérations des Alliés, soit d'avantage que les morts civiles attribués aux Taliban.

 

Et ce chiffre officiel est à coup sûr très loin de la réalité, comme les zones bombardées sont interdites d'accès. Des ordres sont même donnés pour empêcher les journalistes de parler aux blessés affluant dans les hôpitaux 3..
"Dommages collatéraux" ? L'Otan prétend que les Talibans utilisent des civils comme "boucliers humains". « C’est vrai que les talibans se cachent dans les villages, ils demandent à manger et un abri, mais qu’est ce que les gens peuvent bien faire ? » raconte un blessé, victime de ces bombardements
4.. En juin, on précisait comment s'était déroulé l'un de ces massacres: « Une unité des forces de l'OTAN a été pris pour cible dans un village au lever du jour et a bombardé ce même village à 10 heures du soir ». Il ne s'agit plus là de "bavures", mais bien de terroriser les paysans pour les empêcher de fournir nourriture et abris aux insurgés. Comme fait finalement toute armée d'occupation. Les Oradour et My Lai ne sont pas loin.
L'Otan annonce régulièrement sur le mode triomphant la mort de centaines de "Taliban" - comme si d'ailleurs il ne s'agissait pas d'êtres humains. Selon quels décomptes au fait ? Lors d'une offensive de l'Otan en septembre 2006, où l'Alliance s'était enorgueillie de la mort de 200 Taliban, une dépêche apprenait qu'il avait été ordonné aux gens de quitter la région à bombarder et averti que quiconque errait hors de la route principale serait considéré comme Taliban. « Au moment où je partais, j'ai vu deux femmes et un homme avec son enfant qui ont été fauchés par des roquettes »
5.. Font-ils partie des 200 Taliban ?

Libération immuable… de l'opium ?
Là où l'Afghanistan occupé par l'Otan établi un record incontesté, c'est dans la production d'opium : en 2007, jamais la terre n'avait produit une telle quantité d'opium, et 90% de la production provient désormais de ce pays. Là également les Alliés accusent bien sur les Taliban. Et pourtant… Les USA savaient parfaitement en octobre 2001 que c'étaient les chefs de guerre l'Alliance du Nord, qui étaient les principaux producteurs d'opium, comme l'avait dénoncé l'ONU à la veille de l'invasion
8. - les Taliban avaient eux quasiment éradiqué la culture du pavot sous leur règne. Aujourd'hui le trafic de drogue représente 60 % du PNB du pays, et les barons de la drogue se retrouvent au Parlement. Le propre frère de Karzai est mis en cause.
En soutenant à bout de bras un régime corrompu et criminel, l'Otan est devenu de fait un partenaire majeur dans le trafic d'héroïne, qui déferle notamment sur l'Europe ... via le Kosovo.

Que faisons-nous vraiment en Afghanistan?
6 ans après la "libération" de l'Afghanistan quel est le rapport entre la réalité et les objectifs affichés au lendemain du 11 septembre 2001?
Capture de Ben Laden? … On aurait finalement fait mieux de suivre la proposition des Taliban en septembre 2001, de livrer Ben Laden à un pays tiers s'ils avaient des preuves de son implication dans les attentats du WTC. Mais ces preuves semblent si difficiles à exposer que même la FBI ne les a pas, à en juger par leur propre site Internet, où Ben Laden est officiellement recherché pour les attentats de Nairobi, en 1998.
6.

Lutte contre le terrorisme? Après le 11 septembre 2001, il y a eu Bali, Istanbul, Madrid, Londres, Rabat, sans parler bien sûr des attentats sanglants en Russie, ou en Iran - où là ils sont menés par des terroristes financés par les USA.

Libération de la femme? Peu de choses ont changé dans les faits dans la nouvelle République Islamique d'Afghanistan, dont la constitution précise qu'aucune loi ne peut être adoptée qui serait en contradiction avec la Charia. Aujourd'hui , une information discrète nous apprend qu'une jeune fille de 15 ans qui voulait fuir son mari violent risque d'être condamnée à mort, selon le code civil afghan
7. .

Et pourquoi en serait-il autrement ? Ce ne sont pas les Taliban (apparus des années plus tard) mais bien les chefs de guerre fondamentalistes lourdement armés par les USA contre les soviétiques qui avaient rétabli la Charia lors du renversement du régime laïc en 1992. Et ce sont précisément ceux-là, regroupés au sein de l'Alliance du Nord, que les États-uniens ont replacés au pouvoir en 2001.

En agitant l'épouvantail du 11 septembre, les Etats-Unis ont imposé une présence militaire à long terme au cœur de l'Asie centrale, sur la route des réserves de pétrole et de gaz, et aux portes de la Russie et de la Chine. L'Afghanistan , comme l'Irak sont des éléments essentiels du plan de domination global des Etats-Unis, cela n'a rien à voir avec le terrorisme et le 11 septembre. Et cela n'a certainement rien à voir avec l'aide humanitaire à un peuple que l'Occident à mis des décennies à essayer de détruire pour ses propres intérêts.
Roland Marounek
8 novembre 2007

 

Source :
1 Belga, 6 octobre 2007
2 Reuters 25 octobre
3 Libération, 31 octobre
4 Libération, 31 octobre
5 Le Monde, 6 septembre
6 Site du FBI
7 Irin, 4 novembre
8 AFP, 6 octobre 2001

 

Du même auteur

 

Rôle des pays Européens dans la guerre en Afghanistan
Afghanistan : Retour sur une supercherie
OTAN en Afghanistan : Un pas après l'autre vers le bourbier
Prochaine étape, Téhéran ?

 

 

25/12/2007

N°138 journal de l'Afghanistan au jour le jour 24-12 Suite

7 Les Brèves

 

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

Marc

 

7-1 Spécial USA

 

1 Le Sénat américain vote une rallonge de 70 milliards de dollars pour l'Irak et l'Afghanistan

 

"Même ceux d'entre nous qui n'ont pas été d'accord avec cette guerre se sont toujours entendus sur une chose: les soldats sur le terrain ne seront pas abandonnés sans les ressources dont ils ont besoin",

 

Le Sénat américain a voté mardi une rallonge de 70 milliards de dollars (48,56 milliards d'euros) pour financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan.

 

Ce vote met un terme à plusieurs mois de lutte entre les faucons de Bush et les démocrates, partisans d'un retrait d'Irak ou tout moins d'un calendrier de retrait jusqu'à la fin de l'année.

 

Ce feu vert ouvre la voie à une approbation du Sénat du projet de loi de finances d'un montant de 555 milliards de dollars (384,99 milliards d'euros) combinant le financement des guerres en Irak et en Afghanistan et le budget de 14 agences gouvernementales.

 

La Chambre des représentants a déjà approuvé le projet de loi détaillant les dépenses pour ces 14 agences, avant de voter (par 206 voix contre 201) en faveur de l'amendement prévoyant 31 milliards de dollars (21,5 milliards d'euros) pour les troupes en Afghanistan, et d'envoyer le tout au Sénat.

 

Bush est déjà prêt à signer le projet de loi de finances, pariant sur un vote final favorable à la Chambre des représentants mercredi sur le volet du financement des guerres. Une manoeuvre législative complexe prévoit en effet que la chambre approuve le texte à l'issue d'un vote ne portant que sur le volet "guerre", les républicains permettant au projet de loi de passer.

 

Il en résulterait un double échec pour les démocrates, qui s'étaient engagés à ne pas obtenir de nouveau financement du conflit en Irak sans conditions et avaient passé plusieurs mois à tenter d'obtenir un texte prévoyant une augmentation de 27 milliards de dollars (19 milliards d'euros) à destination de programmes domestiques.

 

Andrew Taylor AP 19-12

 

20-12

 

Le Congrès américain a définitivement approuvé par 272 voix contre 142 le projet de loi de finances d'un montant de 555 milliards de dollars (384,99 milliards d'euros), combinant le financement des guerres en Irak et en Afghanistan et le budget de 14 agences gouvernementales.

 

La Chambre des représentants a déjà approuvé le projet de loi détaillant les dépenses pour ces 14 agences, avant de voter (par 206 voix contre 201) en faveur de l'amendement prévoyant 31 milliards de dollars (21,5 milliards d'euros) pour les troupes en Afghanistan, et d'envoyer le tout au Sénat.

 

George W. Bush est déjà prêt à signer le projet de loi de finances, pariant sur un vote final favorable à la Chambre des représentants mercredi sur le volet du financement des guerres.

 

AP

 

2 Le Pentagone commande plus de 3.000 véhicules blindés pour 2,6 mds USD.

 

Le Pentagone a commandé 3.126 nouveaux véhicules blindés résistants aux mines auprès de quatre groupes de défense pour une valeur totale de près de 2,6 milliards de dollars, a annoncé le ministère US de la guerre dans un communiqué.

 

Avec ces quelque 3.000 nouveaux véhicules (Mine Resistant Ambush Protected, MRAP), ce sont 11.941 véhicules blindés résistant aux mines qui ont été commandés par le Pentagone, pour une livraison d'ici l'été 2008.

 

Quelque 1.200 MRAP sont actuellement déployés en Afghanistan et en Irak.

 

En septembre, le Pentagone estimait avoir besoin de plus de 15.000 véhicules blindés spécialement conçus pour résister aux mines, notamment pour les troupes engagées en Irak.

 

Les MRAP sont conçus de manière à dévier les explosions vers l'extérieur, offrant une meilleure protection à l'intérieur du véhicule contre les engins explosifs cachés au bord des routes

 

Les quatre entreprises à qui ont été attribués ces contrats sont Force Protection Industries, BAE Systems, Armor Holdings and BAE, et International Military and Government, une filiale de Navistar International.

 

Military and Government, a obtenu une méga-commande de 1.500 MRAP.

 

Force Protection Industries a reçu une commande pour fournir 358 MRAP.

 

La branche US du groupe britannique BAE Systems a obtenu une commande pour la livraison de 600 modèles de MRAP.

 

Armor Holding and BAE a quant à lui reçu une commande pour 668 véhicules.

 

 (AFP - 19 décembre 2007 1)

 

 

7-2 Spécial France

 

1 Sarkozy : Nous ne pouvons pas, ne devons pas perdre" la guerre en Afghanistan.

 

Sarkozy a déclaré samedi qu'"il  se jouait en Afghanistan deux choses extrêmement importantes": "la solidité des accords entre les alliés" avec la nécessité d'un "front uni" et faire en sorte que l'Afghanistan "ne devienne pas un Etat terroriste",(…)  "Il se joue ici une guerre, une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme que nous ne pouvons pas et ne devons pas perdre", a-t-il martelé.

 

Ils visent le pouvoir du président Karzaï, élu démocratiquement (…ndlr – revoir les chiffres en annexe) en 2004, et les quelque 60.000 soldats étrangers qui le soutiennent: 40.000 de l'Otan, dont 1.600 soldats français sur le terrain et 400 en soutien extérieur, et 20.000 d'une coalition internationale sous commandement américain.

 

"Nous ne pensons pas que la solution soit uniquement militaire", a toutefois souligné Sarkozy, une perspective partagée par nombre d'alliés (de l’agresseur US …)

 

Sans vouloir s'engager sur un renforcement des troupes françaises, malgré l'appel US pour le faire, le français a simplement indiqué que "vraisemblablement nous renforcerons la présence de ceux qui encadrent l'armée afghane".

 

Et il a insisté sur l'importance "qualitative" plutôt que "quantitative" de la présence française.

 

Sarkozy à dit également être venu "s'enquérir du moral des troupes" avec lesquelles il devait déjeuner..

 

il est accompagné de ses ministres de la guerre Morin et des Affaires étrangères Kouchner ainsi que la Secrétaire d'Etat chargée des droits de l'Homme(…) , Rama Yade.

 

Comme les autres membres de l'Otan, la France évalue la situation sur le terrain en prévision du prochain sommet de l'Alliance atlantique d'avril qui sera surtout consacré à l'Afghanistan.

 

(AFP / 22 décembre 2007 11h19)

 

 

2 Arnaud de La Grange  : Le «pré-Noël» de Sarkozy en Afghanistan.

 

Extraits
Le chef des Armées se rend sur le front des troupes? : l’Élysée prépare dans le plus grand secret une visite «surprise» de Nicolas Sarkozy en Afghanistan. Une sorte de «pré-Noël» avec les soldats français engagés sur ce front incandescent de la «grande guerre contre le terrorisme»….

 

 

 Mais le voyage était plutôt annoncé pour le printemps 2008. Nicolas Sarkozy devrait visiter le bataillon français, chose aisée puisque ces quelque 1000 hommes sont basés autour de Kaboul. Il pourrait aussi se rendre à Kandahar, au cœur du Sud «insurgé», où les chasseurs français sont déployés depuis deux mois.

 

Nul doute que la visite de Nicolas Sarkozy en Afghanistan s’inscrit dans un tempo diplomatique français. A Washington et à Londres, elle sera très appréciée. La semaine dernière, les États-Unis ont encore tenté de mobiliser leurs partenaires de l’Otan pour s’engager plus avant dans la lutte contre les talibans. Et en Grande-Bretagne, Gordon Brown a fait de l’Afghanistan une priorité, alors qu’il désengage progressivement ses soldats d’Irak.

 

 

 

Deux options

 

Sur ce dossier afghan où l’Alliance atlantique affirme jouer son avenir, il reste à savoir les gestes auxquels est disposé le président français. En déclarant à Washington début novembre qu’il réfléchissait «à la meilleure manière d’agir» pour aider un pays malmené par la guerre sans fin des talibans, Nicolas Sarkozy a créé des attentes outre-atlantique. «Nous avons fait déjà des gestes, mais il est clair que l’on va nous en demander encore plus» confie un proche du dossier. A la grande satisfaction des alliés, Paris déploie désormais des équipes d’instructeurs (OMLT) au sein d’unités afghanes opérationnelles, y compris dans les zones de combat. A l’été, l’Élysée a décidé l’envoi de trois équipes d’OMLT supplémentaires, et, il y a un mois, d’une autre encore dans la région du Sud dévolue aux forces néerlandaises.

 

Que faire de plus?? Quel geste envisager lors du sommet de l’Otan, prévu en avril à Bucarest?? A l’Élysée et la Défense , on planche sur deux options. La première consisterait en l’envoi du bataillon français dans une région du Sud, peut-être en appui des Néerlandais. D’autant que le mandat français dans la région «Centre» expire à l’été 2008. La deuxième option, pas forcément exclusive, serait de renvoyer 200 hommes des Forces spéciales dans le Sud. Ils en avaient été retirés début 2007.

 

Une solution qui présente l’avantage de l’affichage musclé et d’une bonne acceptation des risques par l’opinion. Et, aussi, de l’économie en effectifs...

 

Arnaud de La Grange
Le Figaro, 18/12/2007
http://www.lefigaro.fr/international/2007/12/18/01003-20071218ARTFIG00434-le-pre-noel-de-sarkozy-en-afghanistan.php
 

 

 

 

3 Le Rafale va retourner en Afghanistan, mais avec une nouvelle bombe.

 

Dès le mois de février 2008, trois Rafale vont être déployés en Afghanistan, sur la base de Kandahar, où ils rejoindront trois Mirage 2000 D déjà présents.

 

En revanche, les trois Mirage F1 CR rentreront à Reims.

 

Pour la première fois, les Rafale F2 du 1/7 Provence seront équipés de l'AASM, l'armement air-sol modulaire, la nouvelle "bombe" de l'aviation française. Guidée par GPS, l'AASM a une précision "décamétrique", c'est-à-dire qu'elle explose "à l'intérieur d'une enveloppe de dix mètres" assure l'armée de l'air.

 

Jusqu'à présent, les avions français ne tiraient que des bombes GBU 12 à guidage laser. Dans ce cas, le Rafale, qui n'est pas équipé d'un pod de désignation, doit être accompagné par un Mirage 2000D qui "éclaire" la cible pour lui.

 

Les aviateurs constatent que les opérations ont beaucoup augmentées au second semestre 2007, de l'ordre d'une vingtaine de tirs par mois. "C'est une guerre asymétrique, mais dans un sens positif pour nous" explique le général Stéphane Abrial, chef d'état-major de l'armée de l'air.

 

Libération, Blog "Secret Défense"

 

18/12/2007

 

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2007/12/

 


4 Hervé Morin n'exclut pas l'envoi de renfort en Afghanistan.
20/12
"La question du renforcement des forces françaises en Afghanistan ne pourrait se poser que dans le cadre d'une réflexion globale sur l'action de l'OTAN dans ce pays" affirme le ministre de la défense Hervé Morin, dans un entretien au Monde. L'Otan devrait débattre de sa stratégie lors du sommet de Bucarest, en avril prochain. L'envoi de renfort pourrait intervenir donc intervenir à partir de l'été prochain.

 

"La situation se dégrade dans plusieurs régions" reconnaît  le ministre.  "Au-delà des moyens militaires, il faut continuer les programmes civils", notamment dans la police et la justice, indique le ministre.  "Environ 2000 militaires français" sont présents en Afghanistan.

 

 

 

5 Afghanistan: bilan mitigé pour les forces spéciales françaises.
La visite, ce matin, de Nicolas Sarkozy en Afghanistan relance l'hypothèse d'un renforcement des moyens militaires français dans ce pays courant 2008. Chacun pense au retour éventuel d'un détachement du Commandement des opérations spéciales (COS). Or, le Retex (retour d'expérience) de l'opération Arès n'a pas été aussi brillant qu'il est coutume de le dire. De juillet 2003 à décembre 2006, un contingent de plus de 200 membres des forces spéciales a opéré dans la région de Spin Boldak (sud-est), puis brièvement de Jalalabad (est). Le bilan officiel de leur action est strictement classifié, mais plusieurs éléments peuvent être pointés.

 

 

1) Les conditions de leur retrait, d'abord. Elles n'ont jamais été expliquées d'un point de vue militaire. L'état-major  des armées le souhaitait depuis plus d'un an  et les choses ont trainées, essentiellement pour ne pas trop mécontenter les Américains. Le COS a perdu sept hommes. Pour quel résultat ? S'il était aussi important de tenir le secteur de Spin Boldak, l'une des portes d'entrée depuis le Pakistan, pourquoi l'avoir abandonné à la mi-2006 ?

 

 

 

2) Les conditions d'emploi. Le COS a été employé pour des missions d'infanterie légère, comparable aux commandos de chasse de la guerre d'Algérie. Ce ne sont pas véritablement des opérations spéciales, plus ponctuelles. Le détachement Arès devait tenir un secteur géographique. Il n'a pas participé à des opérations communes avec les Américains et leurs alliés - tous parfaitement anglophones, ce qui n'est évidemment pas le cas des unités françaises. En revanche, il était placé sous le commandement des Américains et devaient faire appel à leurs hélicoptères, faute de voilures tournantes françaises.

 

 

 

3) Cette mission d'infanterie légère a mis en lumière des manques dans la formation des unités de COS. Seul le 1er RPIMa est essentiellement formé de fantassins. Ce n'est ni le cas du 13 ème RDP, ni des commandos marine, ni des commandos de l'air. Depuis leur retour, les forces spéciales, en particulier celles de l'armée de terre (BFST), ont modifié leur entrainement, avec par exemple des exercices communs avec des régiments d'infanterie, comme le 1er Tirailleurs.

 

 

 

4) Depuis leur départ, des unités non rattachées au COS effectuent des missions d'encadrement de l'armée nationale afghane, dans le cadre des OMLT (Operationnal Mentoring Liaison Team). Ces missions sont, en théorie, celles d'unités spéciales. Le 13 ème BCA ou la brigade logistique semblent parfaitement faire l'affaire...

 

 

 

5) La communication a été désastreuse. Aucune information officielle, mais des photos vendues au prix fort - par des membres du détachement eux-même - à Paris-Match ou à VSD. Sur l'une d'entre elle, on voyait même le chef d'état-major des armées en visite au camp de Spin Boldak...

 

22/12

 

 

6 Hervé Morin, grand absent d'une réunion sur l'Afghanistan. 

 

Tous, de l’Estonie à la Roumanie , avaient envoyé hier en Écosse leur ministre de la Défense , pour statuer sur la situation très difficile en zone sud d’Afghanistan (Kandahar) dans laquelle l’Otan a le plus de difficultés.

 

Tous, sauf la France.

 

Il est vrai qu’Hervé Morin n’avait pas le choix de son emploi du temps : entretien avec son homologue sud-coréen, puis avec des industriels et journalistes pour un plan de relance des exportations, enfin, commission d’enquête sur les infirmières bulgares.

 

Mais cette absence tombait mal, alors que Nicolas Sarkozy entend rapprocher la France de l’Otan, et envoyer des renforts - dont nos Rafale, dès février - en Afghanistan.
http://www.lepoint.fr/content/confidentiels/article.html?id=214808
14/12/2007-18h50 - Rubrique coordonnée par Irène Inchauspé

 

 

7-3 Gordon Brown veut négocier …

 

Extraits

 

Deux jours après sa visite éclair à Kaboul, Gordon Brown a décidé d'appeler les forces alliées et le gouvernement afghan à engager des pourparlers avec les chefs locaux.
Alors que touche à sa fin l'année la plus mortelle qu'ait connue l'Afghanistan depuis l'invasion dirigée par les Américains, en 2001, Gordon Brown se dit prêt à discuter avec les talibans. Ce changement de stratégie va probablement provoquer la consternation des purs et durs de la Maison-Blanche. Six ans après l'envoi de troupes britanniques pour renverser le régime des talibans, le Premier ministre britannique pense que l'heure est venue d'ouvrir le dialogue et de passer de l'action militaire à la recherche d'un consensus avec des chefs tribaux.

 

Le gouvernement a approuvé hier le plan de M. Brown, qui comporte trois points : la sécurité du pays, qui sera assurée par la Force internationale d'assistance et de sécurité (ISAF) dirigée par l'OTAN et l'armée afghane, des considérations économiques et l'avenir politique. M. Brown exposera aujourd'hui [12 décembre] devant le Parlement son intention d'entamer un dialogue constructif avec les chefs talibans – ce qui est de loin l'élément le plus controversé du plan. "Nous devons nous demander : qui combattons-nous ? est-ce bien nécessaire ? ne pourrait-on pas discuter ?" dit un conseiller de M. Brown qui a accompagné le Premier ministre lors de sa récente visite à Kaboul [le 10 décembre].

 

Colin Brown
The Independent
AFP

 

N°138 fin du journal de l'Afghanistan au jour le jour 24-12

7-4 Les Pays-Bas prolongent la mission de leurs troupes en Afghanistan.
Le parlement des Pays-Bas a largement soutenu la décision du gouvernement de prolonger jusqu'à fin 2010 la mission des troupes néerlandaises en Afghanistan au sein de l'Isaf. Elles sont stationnées
dans la province d'Oruzgan, dans le sud du pays
Le gouvernement avait annoncé le 30 novembre son intention de prolonger la mission. Mais, bien qu'il n'ait pas besoin de l'approbation de la Chambre pour le faire, il avait indiqué qu'il demanderait le soutien des députés.
Ils ont été 103 (issus des partis de la majorité, auxquels se sont joint les parlementaires du parti libéral VVD et du parti protestant rigoriste SGP) sur 150 à approuver la décision du cabinet. Il a dû toutefois
donner au parlement l'assurance que les troupes néerlandaises auraient quitté l'Afghanistan fin 2010.
Depuis l'été 2006, environ 1650 militaires néerlandais sont stationnés dans la province méridionale d'Oruzgan. Initialement, leur mission devait se terminer en août 2008. Le gouvernement néerlandais va néanmoins réduire la taille de sa participation à 1300 soldats.
Ses partenaires français, hongrois, slovaques et tchèques au sein de l'Otan ont déjà accepté de fournir des troupes en compensation, et la Géorgie a proposé d'envoyer un contingent de 200 hommes.
Les Pays-Bas sont le sixième contributeur à l'Isaf en Afghanistan.
SDA-ATS News Service http://www.edicom.ch/fr/news/international/1188_4691297.html 18 décembre 2007 Edicom

7-5 Guantanamo : Les Brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses: 1 Guantanamo: l'ONU accuse les USA de cacher l'étendue des tortures.
Les conditions d'un procès équitable dans le cadre des commissions militaires à Guantanamo ne sont pas réunies, a affirmé jeudi le rapporteur de l'ONU. Il accusé les Etats-Unis de vouloir cacher l'étendue des tortures.
Le rapporteur, le juriste finlandais Martin Scheinin, avait été invité par les Etats-Unis à assister à une audience des commissions militaires dans le cadre du procès de Salim Ahmed Hamdan, ancien chauffeur d'Oussama ben Laden, capturé fin 2001 en Afghanistan.
Il a séjourné du 3 au 7 décembre à Guantanamo et a rendu compte jeudi des conclusions de sa visite au Conseil des droits de l'homme.
Lors d'une conférence de presse, M. Scheinin a précisé qu'il n'a pas été autorisé par les autorités américaines à s'entretenir en privé avec les prisonniers et qu'il a donc renoncé à visiter les détenus sur la base.
Il a estimé que les droits de la défense ne peuvent pas être respectés dans les conditions des procès au centre de détention. "Mes doutes sur le fonctionnement des commissions militaires ont été confirmés", a déclaré le rapporteur. Il y a des problèmes sur la composition des tribunaux et leur juridiction, mais aussi des problèmes pratiques, a-t-il dit.

M. Scheinin a aussi estimé que les témoignages auraient démontré l'ampleur des interrogatoires réalisés depuis six ans à Guantanamo, selon des méthodes contraires à la Convention de l'ONU interdisant la torture, et que ces témoignages sont donc volontairement entravés.
M. Scheinin a indiqué avoir posé la question à des membres de la CIA sur place à Guantanamo, mais ceux-ci ont refusé de lui répondre. "Cela confirme mon impression qu'ils ont trop à cacher", a-t-il dit. Pour lui, tous les détenus devraient être transférés et jugés aux Etats-Unis.
Les Américains lui ont indiqué que 80 détenus seront jugés par les commissions militaires. 80 devraient être libérés. Aucune décision n'a été prise pour les 150 autres.
SDA-ATS News Service http://www.edicom.ch/fr/news/international/1188_4670700.html

2 Peu de progrès vers la fermeture de Guantanamo, selon Gates.

L'administration US a fait peu de progrès vers son objectif affiché de fermer le centre de détention controversé de Guantanamo, a déclaré Gates. Gates a expliqué (…) , lors d'une conférence de presse au Pentagone, que l'administration Bush avait buté sur diverses questions légales au sujet de la fermeture de la prison et sur le sort des prisonniers qui seraient libérés. Actuellement, plus de 300 prisonniers sont toujours détenus sur la base de Guantanamo, qui est vigoureusement critiquée par les défenseurs des droits de l'Homme comme un endroit où les détenus n'ont pas de droits et où ils sont soumis à des interrogatoires musclés assimilés à de la torture. (AFP / 21 décembre 2007)

3 Cinq ex-détenus français de Guantanamo condamnés.

Cinq anciens détenus français du camp de Guantanamo, ont été condamnés à Paris à un an de prison ferme pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste… Un sixième, Imad Achab-Kanouni, 30 ans, a été relaxé. Malgré deux renvois et une enquête supplémentaire sur le rôle des services de renseignement français, le tribunal a suivi le parquet et la défense n'a pas obtenu la relaxe générale demandée pour "déloyauté de la procédure". Elle a donc annoncé un appel pour au moins deux condamnés. Pour les condamnés, les peines couvrent les périodes de détention provisoire d'un an à deux ans déjà purgées en France après le retour de Guantanamo en 2004 ou 2005. Les six hommes y avaient déjà passé entre 18 mois et deux ans et demi de détention et disent y avoir été torturés. Khaled ben Mustapha, 35 ans, Mourad Benchellali, 25 ans, Nizar Sassi, 27 ans, Redouane Khalid, 39 ans, (condamnés à quatre ans de prison dont trois avec sursis), Brahim Yadel, 36 ans (cinq ans de prison dont quatre avec sursis), sont sanctionnés pour des séjours en Afghanistan en 2000 et 2001. DEMANDE DE RÉPARATION ET APPEL La défense, qui demandait une relaxe générale en soutenant que la procédure était "déloyale", va pour certains prévenus faire appel. Me William Bourdon, avocat de Nizar Sassi et Mourad Benchellali, estime que "le tribunal n'a pas été jusqu'au bout de sa logique et ne l'a pas osé, alors qu'il aurait dû être le bouclier de l'État de droit". Me Félix de Belloy, avocat du prévenu relaxé, Imad Achab-Kanouni, a annoncé qu'il demanderait des réparations financières à l'État américain et à l'État français devant les tribunaux. "C'est un innocent qui a été torturé par les Américains, qui a été séquestré et détenu illégalement pendant plus de deux ans, un innocent qui a été emprisonné en France. Nous demanderons réparation", a déclaré Me de Belloy. Ce procès a relancé le débat en France sur le camp de Guantanamo. Le gouvernement français condamne officiellement le fait d'y détenir des personnes sans aucun statut précis mais le procès a montré une certaine ambiguïté de la position de Paris. La procédure contre les six hommes a en effet débuté par une visite sur place hors de tout cadre judiciaire d'agents secrets français, en mars 2002, une démarche illégale pour la défense, qui soutenait qu'elle devait entrainer l'annulation du dossier. Le tribunal rejette cet argument en soulignant que les avocats ont été tenus informés dès le départ, avant même le retour de Guantanamo des détenus français, des visites des services de renseignement à Guantanamo. Le tribunal estime donc qu'il est impossible aujourd'hui pour la défense de déclarer qu'elle a été trompée. (Thierry Lévêque pour  Reuters)

 

4 Au jour le jour. 18-12 Jamil el-Banna, 45 ans, Omar Deghayes, 38 ans, et Abdennour Sameur, 34 ans - trois des cinq détenus de la base US de Guantanamo (Cuba), qui résidaient légalement au Royaume-Uni avant leur arrestation, ont été libérés de la prison Guantanamo et devraient arriver de manière "imminente" en Grande-Bretagne, a indiqué le ministère britannique des Affaires étrangères. Les Etats-Unis ont refusé de libérer  deux autres résidents britanniques, Selon le ministre britannique des Affaires étrangères Miliband les discussions se poursuivaient en vue de faire libérer un quatrième détenu, Binyam Mohammed. En revanche, en ce qui concerne le cinquième homme, Shaker Aamer, "il n'y a plus de discussions actives", avait-il déclaré. Cinq ressortissants britanniques avaient été relâchés en mars 2004 et quatre autres en janvier 2005. (AFP) 19-12 Les 3 prisonniers ont atterri vers 19hGMT à l'aéroport de Luton, a précisé Clive Stafford Smith, directeur juridique de l'ONG de défense des droits de l'Homme Reprieve, qui représente 39 détenus de Guantanamo. Les policiers qui accompagnaient les trois hommes dans l'avion ont arrêté MM. Deghayes et Sameur peu avant leur arrivée, les accusant formellement d'avoir préparé des actes terroristes. Ils ont été transférés vers un commissariat londonien pour y être interrogés. Quant au troisième homme, il a été arrêté, mais n'a pas été officiellement mis en cause. Il a été transféré vers un poste de police du comté de Bedfordshire, au nord de Londres, selon la police. La législation britannique permet d'interpeller les personnes entrant sur le territoire britannique pendant huit heures et de prendre leurs empreintes digitales et génétiques. Associated Press

N°N°138 journal de l'Afghanistan au jour le jour 24-12 Début

Tiré à part :

 

20-12

 

Le Congrès américain a définitivement approuvé par 272 voix contre 142 le projet de loi de finances d'un montant de 555 milliards de dollars (384,99 milliards d'euros), combinant le financement des guerres en Irak et en Afghanistan et le budget de 14 agences gouvernementales.

 

AP

 

23-12

 

C'est un véritable défilé de ‘dirigeants’ qui a lieu à Kaboul.

 

Dernière visite en date, ce dimanche, Prodi. (Président du Conseil italien)

 

L'Italie fait partie de ces pays qui s'interrogent sur l'avenir de leur présence militaire en Afghanistan. L’Italie se pose d'autant plus la question que l'opinion publique italienne fait pression.

 

Avant Prodi, samedi, c'est le Premier ministre australien qui avait fait le déplacement.

 

Fraichement élu, le travailliste Rudd a lui réaffirmé l'engagement de l'Australie en Afghanistan. Quelques heures plus tôt, Sarkozy avait été le premier à passer par Kaboul.

 

EuroNews

 

 

Mise au point de M.Lemaire

 

Sarkozy a déclaré samedi 22-12 qu'"il  se jouait en Afghanistan deux choses extrêmement importantes": "la solidité des accords entre les alliés" avec la nécessité d'un "front uni" et faire en sorte que l'Afghanistan "ne devienne pas un Etat terroriste",(…) 

 

"Il se joue ici une guerre, une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme que nous ne pouvons pas et ne devons pas perdre", a-t-il martelé. Ils visent le pouvoir du président Karzaï, élu démocratiquement …

 

M.Lemaire  a recherché comment s’était passé l’élection de Karzai

 

Et dans le Journal de kaboul n°21 / du 15-10 au 29-09 2004 il retrouve ceci :

 

Huit millions d'électeurs aurait participé au scrutin.

 

24-10

 

Karzaï a atteint le seuil mathématique de la victoire avec 4,1 million de voix en sa faveur…
20-10
Le principal adversaire Mr. Qanooni, a déclaré qu'il était prêt à se "sacrifier" et accepter le résultat, même si le scrutin est entaché de "fraudes délibérées"…

 

24-10

 

"Nous avons la majorité. Mais nous attendons une confirmation officielle", a déclaré Hamed Elmi, porte-parole de campagne du président.

 

Selon les résultats partiels, portant sur 92,1% des bulletins, Karzaï à obtenu 4,105,122 voix soit 54,9% des suffrages. Il était suivi de Yunus Qanooni, son ancien ministre de l'Education, qui obtenait 1,2 million de voix soit 16,4%.

 

25-10

 

Les spécialistes électoraux invitaient pour leur part à la prudence. Le pourcentage de bulletins dépouillés est en effet calculé à partir d'estimations sur le taux de participation et non d'un décompte exact. Concrètement, les spécialistes électoraux ne sont pas certains du chiffre exact de participation, huit millions ou plus.

 

Quelque 600 urnes contenant chacune plusieurs centaines de bulletins ont en effet été mises de côté dans le cadre de l'enquête d'un panel international sur des allégations d'irrégularités.

 

Ces urnes, qui pourraient contenir plusieurs centaines de milliers de bulletins au total, n'ont pas encore été dépouillées.

 

Selon l'ONU, la commission électorale en charge de l'organisation du scrutin ne déclarera aucun candidat vainqueur avant que tous les bulletins aient été dépouillés, que l'enquête sur ces allégations de fraudes soient terminée et qu'elle ait déterminé que l'élection était valide…

 

Et dans le Journal de kaboul n°212 /

 

La comédie de la présidentielle afghane …

 

07-12

 

Dans une capitale afghane où toute circulation avait été interdite, et pendant que palais présidentiel, était survolé d'hélicoptères de combat Apache et protégé par des tireurs d'élite, reconduction comme président de Karzaï, dont l'arrivée au pouvoir doit beaucoup au soutien américain…Karzaï a prêté serment en tant que premier président (pour cinq ans) " démocratiquement " élu d'Afghanistan

 

07-12

 

Jusqu'à présent le président ne parlant pas l’afghan –était déjà entré dans l'histoire lorsque la conférence de Bonn l'avait placé à la tête de l'administration intérimaire le 22 décembre 2001…

 

07-12

 

Dans le hall de cérémonie étaient aussi rassemblées environ 150 personnalités internationales.

 

Parmi les invités d'honneurs, ont pouvait voir Cheney, accompagné de Rumsfeld (il est à noter que peu de pays avaient envoyé des délégués de haut niveau…)

 

Est ce que cela veut dire que l’Afghanistan est devenu le terrain de chasse US ? ? ?

Marc

 


Sommaire :  :

1 Analyse

 

Des résistants

 

Des occupants

 

2 Occupation de l'Afghanistan 

 

3 Politique

 

a) collaborateurs afghans

 

b) occupants 

 

4 Lutte pour la libération du territoire

 

Détails.

 

L'Afghanistan en chiffre. 

 

4 Lutte pour la libération du territoire

 

Détails.

 

L'Afghanistan en chiffre  

 

7 Brèves

 

7-1 Spécial USA

 

1 Le Sénat américain vote une rallonge de 70 milliards de dollars pour l'Irak et l'Afghanistan.

 

2 Le Pentagone commande plus de 3.000 véhicules blindés pour 2,6 mds USD.

 

7-2 Spécial France

 

1 Sarkozy : Nous ne pouvons pas, ne devons pas perdre" la guerre en Afghanistan.

 

2 Arnaud de La Grange  : Le «pré-Noël» de Sarkozy en Afghanistan.

 

3 Le Rafale va retourner en Afghanistan, mais avec une nouvelle bombe.

 

4 Hervé Morin n'exclut pas l'envoi de renfort en Afghanistan.

 

5 Afghanistan: bilan mitigé pour les forces spéciales françaises.

 

6 Hervé Morin, grand absent d'une réunion sur l'Afghanistan. 

 

7-3 Gordon Brown veut négocier …

 

7-4 Les Pays-Bas prolongent la mission de leurs troupes en Afghanistan.

 

7-5 Guantanamo : Les Brèves

 

1 Guantanamo: l'ONU accuse les USA de cacher l'étendue des tortures.

 

2 Peu de progrès vers la fermeture de Guantanamo, selon Gates.

 

3 Cinq ex-détenus français de Guantanamo condamnés.

 

4 Au jour le jour.

 


L'Afghanistan en chiffre du 17-12 au 24/12/07  

 

 

 

 

tués

 

blessés

 

 

 

 

Usboys / Autres boys

 

 15

 13

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 

 16

 4 + x

 

 

 

Peuple Afghan

 

 15

  x

 

 


1 La résistance contre l'agresseur

 

Résistance :

 

Analyse & déclaration

 

18-12

 

Youssouf Ahmadi (un des principaux porte-parole de la résistance) déclare : "Nous n'accorderons aucun repos aux forces qui ont envahi Musa Qala, nos moudjahidines (combattants pour le Jihad,) sont toujours dans les environs du village","Nous avons approvisionné nos hommes sur tous les fronts à travers le pays, nous continuerons d'attaquer les forces d'invasion et leurs valets afghans durant tout l'hiver".

 

(AFP)

 

Occupation de l'Afghanistan 

 

Analyse & déclaration

 

USA & Coalition

 

21-12

 

Le secrétaire américain à la guerre Gates évoquant les défis à venir a souligné que le pays était "encore menacé par les extrémistes (…) ".

 

Selon lui, "il est indiscutable qu'Al-Qaïda s'est de nouveau établi dans certaines zones frontalières". Toutefois, le nombre de combattants i traversant la frontière du Pakistan pour se rendre en Afghanistan aurait "diminué de 40%". ".

 

(AFP)

 

21-12

 

Gates a rappelé la nécessité pour les pays membres de l'Otan de contribuer à l'effort des forces internationales présentes sur le terrain en envoyant des troupes et des instructeurs pour les forces de sécurité afghanes, tout en chiffrant le besoin en troupes supplémentaires à 7.500 hommes.

 

"Nous regarderons de notre côté ces demandes", a-t-il conclu.

 

(AFP)

 

Canada

 

20-12

 

Le Canada dispose d'un contingent de 2.500 militaires en Afghanistan, stationnés dans la grande ville de Kandahar dans le Sud, et leur engagement doit prendre en février 2009.

 

(Reuters) 

 

France.

 

22-12

 

Sarkozy a évoqué la possibilité d'un renforcement de la présence tricolore en Afghanistan dont il a qualifié d'"extrêmement périlleux" la situation pour les alliés.

 

Il prendra, a-t-il dit, "un certain nombre de décisions" à ce sujet "dans les semaines qui viennent".

 

" Ce qui est sûr, c'est que nous n'avons pas voulu donner le signal du départ, ça aurait été un signal détestable au moment où on voit les ravages que peut faire le terrorisme (…) dans le monde", a-t-il analysé.

 

Ndlr : Lors de sa visite aux États-Unis en novembre, Sarko avait déjà annoncé : la France ne quitterait pas l'Afghanistan.

 

Il avait même laissé entendre, à la grande satisfaction des faucons U, qu'elle y enverrait des moyens nouveaux….

 

Selon "Le Canard enchaîné", la France s'apprêterait à envoyer en Afghanistan une quinzaine de chars lourds "Leclerc".

 

Sayed Salahuddin et pool sur place. Elizabeth Pineau, Eric Faye et Henri-Pierre André (Reuters)

 

 

 


2 Occupation de l'Afghanistan

 

2-1 Les forces en présence

 

Otan-Isaf

 

20-12

 

L'OTAN compte 40.000 soldats en Afghanistan, où les Etats-Unis ont déployé environ 26.000 militaires.

 

 (©AFP / 20 décembre)

 

22-12

 

L'armée française compte environ 1900 soldats en Afghanistan engagés au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), placée sous le commandement de l'OTAN, et dans le cadre de l'opération "Liberté immuable", sous commandement américain.

 

 (ats / 22 décembre 2007 17:39)

 

Pays-Bas

 

18-12

 

Depuis l'été 2006, environ 1650 militaires néerlandais sont stationnés dans la province méridionale d'Oruzgan. Initialement, leur mission devait se terminer en août 2008. Le gouvernement néerlandais va néanmoins réduire la taille de sa participation à 1300 soldats.

 

SDA-ATS News Service

 


3) Politique

 

1) Usa

 

Bush

 

20-12

 

Bush, à rendu hommage aux Britanniques, Canadiens, Danois, Australiens et "d'autres pays" pour leur contribution, mais c’est également inquiété (…) : "Ma plus grande inquiétude, c'est que certains disent : +on est fatigué de l'Afghanistan, et donc nous pensons en partir+", "Mon objectif c'est de les aider (alliés) à trouver une mission qu'ils puissent remplir aisément ",

 

(AFP)

 

Dans les coulisses

 

20-12

 

Bush a détaillé jeudi les grandes préoccupations internationales de sa dernière année de présidence: dont préserver l'engagement des ‘alliés’ en Afghanistan.

 

Il a tâché de dissiper les inquiétudes quant au déroulement de ce qui devrait rester la grande affaire de sa présidence: les guerres en Irak et en Afghanistan.

 

M. Bush a cependant reconnu ses motifs d'alarme sur l'autre front : l'Afghanistan, qui a fait de 2007 l’année la plus meurtrière pour les alliés depuis l'invasion de 2001.

 

Il a confirmé que les Etats-Unis reconsidéraient leur stratégie….

 

Laurent LOZANO AFP

 

20-12

 

Bush a fait part de ses craintes à l'idée que certains de ses alliés n'abandonnent le pays avant qu'il soit tout à fait stabilisé.

 

(©AFP / 20 décembre)

 


Dans le monde

 

Canada

 

20-12

 

Les sondages montrent que les Canadiens sont très partagés sur leurs forces en Afghanistan.

 

Deux des trois partis de l'opposition veulent que le contingent canadien revienne au pays en février 2009, tandis que le troisième prône leur rapatriement immédiat.

 

David Ljunggren et Randall Palmer(Reuters), version française Eric Faye

 

20-12

 

L'Afghanistan se trouve dans une passe "très, très difficile", estime le Premier ministre canadien, Stephen Harper qui a vigoureusement défendu leur action sur le terrain, mais estime surtout que la mission de stabilisation du pays avance plus lentement que prévu.

 

"Quand je dis que les progrès sont lents à venir et inégaux, parfois décourageants, ce n'est pas dû au fait que nos gars là-bas ne font pas un boulot formidable (…) ", a-t-il dit dans une interview accordée à Reuters.

 

(Reuters)

 

France

 

22-12

 

"Les alliés doivent faire en sorte que l'Afghanistan ne devienne pas un état terroriste", a déclaré le président français aux quelques journalistes qui l'accompagnaient lors de ce voyage.

 

"Il se joue ici une guerre, une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme que nous ne pouvons pas et ne devons pas perdre", a ajouté le chef de l'Etat, qui a rencontré son homologue afghan Hamid Karzaï au palais présidentiel.

 

(Reuters)

 

22-12

 

Nicolas Sarkozy a évoqué la possibilité d'un renforcement de cette présence française dans un théâtre afghan qu'il a qualifié d'"extrêmement périlleux". Il prendra "un certain nombre de décisions" à ce sujet durant les semaines à venir.

 

En novembre, lors d'une visite aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy avait annoncé que la France ne quitterait pas l'Afghanistan, comme elle l'avait un temps envisagé. Il avait même laissé entendre, à la grande satisfaction de Washington, qu'elle y enverrait des moyens nouveaux.

 

 (ats / 22 décembre 2007 17:39)

 


4 Lutte pour la libération du territoire

 

Pertes des occupants.- US & Isaf & paramilitaires

 

18-12

 

Quinze gardes de sécurité afghans d'une compagnie de sécurité privée US ont été tués mardi dans une embuscade tendue dans l'ouest de l'Afghanistan.

 

Près de 10 autres gardes de la société USPI, qui assure la sécurité d'ONG, d'organisations internationales et de troupes étrangères en Afghanistan, ont été blessés dans l'attaque, qui s'est produite dans le district de Bala Buluk, dans la province de Farah, a indiqué à l'AFP le commandant de la police de la route de la région, le colonel Saydo Khan.

 

(AFP)

 

23-12

 

Trois soldats canadiens ont été blessés sur une route du district d'Arghanda, (ndlr : Kandahar) dans le sud de l'Afghanistan, dimanche.

 

Leur véhicule blindé a heurté un engin explosif au moment où les militaires menaient une opération de détection de ce type de bombes. L'identité et la nature des blessures des soldats n'ont pas été révélées.

 

Presse canadienne.

 


Détails

 

Province de Badghis

 

18-12

 

Les résistants ont affirmé, par l’intermédiaire de leur porte-parole, Qari Youssouf Ahmadi, avoir capturé dimanche soir

 

Le chef du district de Ghormach et dix de ses gardes du corps ont été capturés par la résistance.

 

Leur sort sera décidé par un conseil, a précisé un commandant local contacté par l’agence de presse afghane Pajhwok..

 

Avec Pajhwok

 

Province de Ghanzi (centre de l’Afghanistan)

 

18-12

 

Deux soldats de l’armée nationale afghane ont été exécutés, ont annoncé les autorités locales.

 

Les deux hommes avaient été kidnappés sur la route reliant Kaboul à Kandahâr.

 

Avec Pajhwok

 

23-12

 

Sept hommes, deux camionneurs, trois policiers et deux soldats, ont été ont été tués alors qu’ils tentaient de s’échapper. Ils avaient été enlevés les 17 et 18 décembre derniers sur la route reliant Kaboul à Kandahâr, a annoncé la police locale.

 

AFP

 

Province de Kandahar (sud) 

 

21-12

 

Combat dans la région de Mianishin, a annoncé le ministère de la guerre dans un communiqué.

 

Dix résistants ont été tués et quatre soldats ont été blessés dans l’échange de tirs, affirme le texte.

 

Nb : Cette information n’a pu être confirmé de source indépendante

 

Province de Khost (sud-est)

 

23-12

 

Trois civils (collaborateurs ?) ont été tués par l’explosion dimanche matin d’un engin explosif au passage de leur véhicule, a annoncé le ministère de l’Intérieur. L’incident s’est produit dans le district de Back.

 

Avec Xinhua

 

Province de Nangarhar(orientale)

 

22-12

 

Samedi, l’explosion d’une bombe a été fatale à un soldat et à trois policiers dans le district de Spin Ghar.

 

Avec AFP

 

Province d'Oruzgan (sud de l'Afghanistan)

 

23-12

 

«De nombreux» résistants auraient été tués dimanche lors de raids aériens de la coalition internationale, selon celle-ci.

 

Xinhua et AFP

 

Province de Paktikâ (sud-est)

 

18-12

 

Selon plusieurs sources, des résistants ont tiré mardi des roquettes contre la bourgade d’Ourgoun,.. Des soldats de la Force internationale ont rapidement lancé une opération de recherche…

 

C’est au cours de celle-ci qu’ils ont observé cinq personnes suspectes. Les soldats ont alors demandé un appui aérien au cours duquel plusieurs des 5 ont été tués.

 

Avec Pajhwok

 



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 : "Force combinée 82 "

 

Civils tués                                                     : ? +  3.564

 

Civils blessés                                                : ? +  2.048 (chiffres trop bas)

 

 

 

Résistances afghans tués :                           : ?  +  2.746

 

Résistances afghans blessés                         :?  +  1.576 (chiffres trop bas)

 

Résistances afghans arrêtés :                        : ?  + 1.189 (chiffre invraisemblablement bas...)

 


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1133

 

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   +  1174 (chiffre invraisemblablement bas...)

 

Suicides                                                             : ?  +  20

 

CIA tués :                                                           :          4

 


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 3.815

 

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?   + 3.844 (chiffre trop bas)

 

Collabo   tués                                                       :        985

 

Collabo   blessés                                                   :?  +  500 (chiffre trop bas

 

Collaborateurs disparus                                     :  ? +    13 "

 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.

 


24/12/2007

N°294 FIn des Dossier de Palestine 23-12

5 Annexe - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

 

5-1 Un Etat, deux Etats en Palestine : le faux débat.

 

Depuis quelques années, et plus précisément après 2003, des discussions sont engagées dans des cercles restreints en Palestine, dans le monde arabe et dans les milieux de la solidarité en Europe et ailleurs, sur la solution politique future de la question palestinienne : un Etat ou deux Etats ?

 

Si nous essayons d’examiner exactement l’émergence et le contenu de la question, nous réalisons alors que sous les termes « un Etat » ou « deux Etats » se cachent différentes attitudes, allant du sionisme à l’antisionisme.

 

Un seul Etat 

 

Le programme de l’OLP avait déjà proposé la solution d’un seul Etat palestinien sur le territoire historique de la Palestine , sous l’appelation « un Etat libre et démocratique en Palestine », où vivraient musulmans, chrétiens et juifs dans un seul pays, qui est évidemment la Palestine libérée. L’OLP affirmait par cette proposition qu’elle n’envisageait pas la suppression des Juifs mais la suppression de l’Etat d’Israël, érigé sur les ruines de la Palestine.

 

Mais il est clair que la proposition d’un seul Etat qui émerge ces temps-ci n’a rien à voir avec la proposition de l’OLP, même si certaines voix essaient de s’y référer, en introduisant certaines modifications.

 

Entre la proposition de l’OLP et les propositions actuelles d’un seul Etat, existent plusieurs différences :

 

1 - la proposition de l’OLP émanait d’un programme politique de lutte et l’Etat qui serait formé serait le couronnement d’une libération, alors que les différentes propositions actuelles émanent d’un sentiment d’impuissance face à l’expansion sioniste, où dans les meilleurs des cas, il est proposé aux Palestiniens d’accepter le fait accompli en contrepartie d’une reconnaissance d’une citoyenneté dans un Etat unique.

 

2 – La proposition d’un Etat unique en Palestine, formulé par l’OLP, signifiait la destruction de l’Etat d’Israël, ou du moins de ses institutions fondamentales : sécuritaires (armée surtout) et colonisatrices (colonies, colons, droit d’émigration des juifs) ; or dans les propositions formulées actuellement pour un seul Etat en « Israël-Palestine », nulle mention de ces institutions, à moins de vouloir intégrer les Palestiniens à l’armée sioniste et nulle mention de démantèlement des colonies, comme si elles devaient rester en place, et qu’il suffit de déclarer l’égalité des droits de tous les citoyens pour que les colons de Cisjordanie, de Galilée ou du Naqab deviennent des gens respectables.

 

3 – La proposition d’un Etat unique en Palestine, formulée par l’OLP, parlait d’une Palestine arabe, la population palestinienne étant arabe, refusant de légitimer l’élément exogène venu d’ailleurs, en vue de coloniser une terre. Les Juifs émigrés voulant demeurer dans la Palestine arabe bénéficieraient de leurs droits de citoyens. Or, dans les propositions actuelles d’un Etat unique, il est souvent fait mention d’Etat bi-national, considérant que les Israéliens constituent une nation, ce qui signifie la consécration du sionisme, alors que l’histoire de l’Etat d’Israël montre bien que les Juifs ayant débarqué en Palestine pour la coloniser ne sont liés que par leur religion, et nous savons pertinemment que la religion ne forme pas une nationalité, à moins d’une exception juive, ce qui nous ramène à l’idéologie sioniste. Un Etat bi-national reprend l’idéologie sioniste où d’un côté, ce sont les Juifs (religion érigée en nation), et de l’autre, les Arabes. Plus question alors d’une Palestine arabe, faisant partie d’un environnement arabe indissociable, que la vision coloniale, raciste et impérialiste refuse de voir et reconnaître. La question qui se pose : est-ce que les colons juifs, russes, allemands, yéménites, irakiens, français, américains, forment une nation, alors que les Arabes, palestiniens, syriens, égyptiens, libanais, irakiens, non ? La proposition d’ériger cet Etat unique au cœur du monde arabe, qui en serait séparé parce qu’il serait exceptionnel, n’est qu’une consécration du démantèlement du monde arabe par les accords de Sykes-Picot.

 

4 – L’Etat unique en Palestine formulé par l’OLP incluait le retour des réfugiés à leurs villages, à leurs propriétés, à leurs terres et à leur pays. Certaines propositions récentes pour un Etat unique incluent ce retour, mais la plupart l’ignorent. Combien de colons juifs seraient-ils prêts à remettre aux réfugiés palestiniens leurs maisons, leurs propriétés, leurs terres et accepter de vivre aux côtés des réfugiés retournés au pays ? Il suffit de voir l’attitude des colons de Galilée envers les réfugiés internes (les Palestiniens réfugiés à quelques kilomètres de leurs terres mais demeurés dans les frontières de l’Etat d’Israël) pour comprendre l’emprise de l’idéologie sioniste sur le public israélien.

 

6 – La proposition de l’OLP ne laissait aucun doute sur le sort des institutions coloniales et sécuritaires, institutions, rappelons-le, auxquelles participent tous les Israéliens. Ces institutions ont forgé la mentalité coloniale israélienne avec un racisme de plus en plus développé, comme le montre le dernier rapport de l’association israélienne pour l’égalité des droits. Comment penser la formation d’un Etat unique où cohabiteraient colons et Palestiniens, avec le maintien de ces institutions coloniales et sécuritaires ? Si ces institutions sont démantelées, pouvons-nous parler encore d’Israël ? Et si elles ne le sont pas, l’Etat unique proposé ne sera que la consécration du grand Israël, avec une soumission palestinienne.

 

Car comment envisager une égalité de droits des citoyens dans le cadre de l’Etat d’Israël, qu’il soit nommé Israël-Palestine, Palestine-Israël ou tout autre méli-mélo ? Les deux fondements de cet Etat sont la colonisation (confiscation des terres, établissement des colonies et expulsion de la population) et la sécurité (arrestations et rafles, expansion territoriale sous prétexte d’assurer sa sécurité, soumission et modification de la nature des pays voisins, maintien d’une suprématie militaire dans la région, alliance stratégique avec l’impérialisme), sans parler du racisme inhérent au sionisme et de la stratégie sioniste, inscrite sur le fronton de la Knesset (Du Nil à l’Euphrate). La question est : est-ce que l’Etat d’Israël, fondé par le sionisme allié à l’impérialisme, pour être une tête de pont de l’impérialisme dans la région, pour démanteler le monde arabe, peut se transformer sans démantèlement de sa structure et de ses appareils ?

 

Comment envisager la constitution d’un seul Etat sans passer par la lutte de libération qui doit démanteler colonies et armée, ce qui signifie, dans le cas d’Israël, démanteler la société, fondée sur ces deux éléments ? Comment transformer une société coloniale et guerrière en société pacifique ? Est-ce en se soumettant à ses appareils ou bien en menant une lutte de libération, au cours de laquelle des éléments de la société coloniale intègrent progressivement cette lutte, sans la dénigrer et sans se placer au-dessus, sous prétexte d’une supériorité quelconque, de race, de religion et/ou de culture ? Nous savons pertinemment que seules les luttes de libération armées peuvent porter des coups à l’appareil sécuritaire sioniste, fondement de l’Etat.

 

Les propositions récentes pour un seul Etat font l’impasse de l’origine, du passé et du présent de l’institution coloniale israélienne, même si certaines étalent un savoir historique, sans cependant en tirer les leçons. Il est réclamé, dans ces propositions, la reconnaissance de fait de l’établissement colonial sioniste en Palestine, la modification de certaines de ses lois pour permettre aux Palestiniens de s’y intégrer, sans plus. En fait, une générosité plus large que celle de Barak, à camp David, juste avant le déclenchement de l’Intifada, mais plus sournoise, car si la lutte palestinienne est actuellement dans l’impasse, l’établissement sioniste l’est encore plus. Il a besoin de reconnaissance et de légitimation, historique (formulée par les dirigeants sionistes), et/ou actuelle (formulée par les nouvelles propositions). Israël restera un corps étranger même si les régimes arabes et les Palestiniens sont obligés par le rapport de forces, à le reconnaître.

 

Sept ans après le début de l’Intifada, qui a bouleversé l’Etat sioniste au niveau de sa sécurité, il est de plus en plus demandé, à divers niveaux, de reconnaître cet Etat ou cet établissement, avant sa disparition. Au niveau des dirigeants de ses appareils, la demande de reconnaître l’Etat d’Israël en tant qu’Etat juif traduit une volonté de légitimer le sionisme, de faire reconnaître par le monde non pas qu’Israël existe, mais qu’il a le droit d’exister sur la Palestine colonisée et même de s’étendre, que le sionisme est un droit et que la lutte contre le sionisme est illégitime et illégal.

 

 Au niveau des propositions récentes pour un seul Etat, qu’elles émanent d’Israéliens, d’Européens, d’Américains ou d’Arabes, c’est la reconnaissance de l’établissement colonial et sa légitimation qui sont réclamées, sous prétexte de démoralisation, d’impuissance, ou d’historicité (mais que valent 60 ans d’occupation ?) Peut-on, de plus, fonder une stratégie de lutte avec un état d’esprit envahi par l’impuissance et le désespoir ?

 

Deux Etats

 

a) Un Etat sur toute parcelle de terre libérée

 

C’est la formule consacrée par le programme transitoire de l’OLP en 1974 qui, pour la première fois depuis le début de la lutte de libération de la Palestine , déclenchée bien avant l’occupation des territoires en 1967, distingue le pays de la Palestine toute entière en territoires. Il fut alors clair, dès cet instant, que l’OLP consacrerait son effort à la libération de la Cisjordanie (y compris la partie orientale d’al-Quds) et de la bande de Gaza, dont l’occupation en juin 1967 avait été dénoncée par ce qui s’appelle la communauté internationale, le Conseil de sécurité de l’ONU entre autres.

 

C’est l’origine de l’idée de deux Etats, mais ce n’était pas encore la formule de deux Etats, puisqu’il ne s’agissait que d’un programme transitoire, qui mènerait à la formation d’un Etat sur « toute parcelle de terre libérée » considérant que la partie de la Palestine occupée en 1948 devait aussi être libérée, par la suite. Dans cette formulation, le retour des réfugiés palestiniens était une évidence, puisque toute libération entraînerait également le retour des réfugiés.

 

b) Un Etat palestinien sur les territoires occupés en 1967

 

La défaite de juin 1967 consacre la présence de l’Etat sioniste, lorsque la résolution du conseil de sécurité de l’ONU affirme qu’il devrait avoir des « frontières sûres et reconnues » (résolution 242). Mais l’OLP ne reconnaîtra cette résolution que très tard, sous les multiples pressions, même si certaines de ses organisations, comme le FPLP, ne la reconnaissent toujours pas dans leurs programmes. C’est à partir de cette date que les cercles impérialistes exercent leurs pressions pour qu’il y ait reconnaissance de l’Etat sioniste sur la partie occupée en 1948 et que le programme d’un Etat palestinien en Cisjordanie, dans la bande de Gaza dont la capitale serait la partie orientale d’al-Quds, signifierait implicitement la reconnaissance de l’Etat sioniste.

 

 

 

La formulation de deux Etats adoptée par l’OLP incluait cependant l’idée de démantèlement de toutes les colonies, comme cela s’est déroulé dans la bande de Gaza, qui, en un certain sens, a été libérée non pas suite aux accords d’Oslo, mais lors du désengagement unilatéral, ce qui signifie en termes plus clairs, démantèlement des colonies, évacuation des colons et libération du territoire. La libération de la bande de Gaza n’a, bien sûr, pas été totale puisqu’immédiatement après, elle a été encerclée et transformée en prison. Le problème ne consiste pas dans le fait que la décision a été « unilatérale », mais dans le fait que les sionistes, contraints à partir, ont voulu se venger en encerclant la bande de Gaza, avec le soutien de la communauté internationale : les voies de passage ont été contrôlés, l’aéroport est resté fermé et le maintien de la bande de Gaza à la merci de l’Etat d’occupation.

 

 

 

La libération de la bande de Gaza est un événement marquant qui n’a pas été vu à sa juste mesure, pour plusieurs raisons. Comme pour le sud du Liban, le retrait des colons et soldats sionistes a été sous-estimé par les cercles de l’oppression et leurs amis, faisant passer ces événements pour une décision israélienne et non une libération.

 

Sous-entendu : Israël seul décide, les Arabes n’ont aucune force pour peser sur le cours des événements, appuyant le défaitisme arabe qui prévaut depuis juin 1967. D’autre part, l’encerclement du territoire libéré a minimisé la portée du retrait des colons. Cependant, la libération de la bande de Gaza des colons a montré d’une part, qu’il est possible de se débarrasser des colons par la résistance armée, et d’autre part, que les accords d’Oslo avaient maintenu l’occupation, donnant juste une illusion de libération par la formation d’une Autorité palestinienne.

 

Ce n’est pas un vain mot que d’affirmer qu’Israël a peur d’entrer à nouveau à Gaza. Certains diront qu’il ne veut pas, mais cela revient au même, il ne veut pas car il a peur de perdre des soldats, parce qu’il y a une résistance armée qui fera échec ou qui fera payer le prix très cher toute tentative d’invasion, comme cela a eu lieu au sud-Liban, encore une fois.

 

 

 

c) l’Etat palestinien à la mode israélienne ou un seul Etat à la mode de l’Autorité palestinienne.

 

Actuellement, c’est l’Etat sioniste qui prétend vouloir fonder un Etat palestinien malgré son expansion et sa colonisation d’une vaste partie du territoire prévu par les résolutions 242 et 338 du conseil de sécurité. Pour les dirigeants sionistes, c’est la nouvelle version des anciennes thèses travaillistes qui est en discussion : ne vaut-il pas mieux isoler les Palestiniens dans un Etat aussi restreint que possible pour éviter qu’ils ne constituent une majorité démographique dans un Etat d’Israël sur toute la Palestine  ? La crainte de paraître « non démocratique » ou « pratiquant l’apartheid » serait, d’après une courte interview d’Olmert au quotidien sioniste Haaretz, derrière la nouvelle vision israélienne de l’Etat palestinien en Cisjordanie et Gaza.

 

D’autre part, au temps où l’Autorité palestinienne avait encore un semblant de pouvoir, c’est elle qui menaçait de revendiquer un Etat unique, juste en tant que pression, pour faire admettre à Israël le bien-fondé des deux Etats, ce qui signifie que cette proposition n’a été, au cours de quelques mois, qu’un épouvantail lancé par l’Autorité pour faire reculer Israël et l’amener « à la raison ».

 

Il reste encore à mentionner la proposition du Rassemblement national démocratique, présidé par dr. Azmi Bishara, qui réclame un « Etat pour tous ses citoyens », mais l’Etat dont il parle n’est pas « un seul Etat en Israël-Palestine », mais en Israël même, débarrassé du sionisme. Le Rassemblement national démocratique n’a pas souscrit à l’idée « d’un seul Etat » pour la simple raison qu’il lutte pour la fin de la colonisation et la destruction de l’appareil colonial, c’est-à-dire le démantèlement de toutes les colonies en Cisjordanie, et ensuite, l’arrêt de la colonisation et de judaïsation de la Galilée et des terres arabes dans la Palestine occupée en 48, tout comme il réclame le retour inconditionnel des réfugiés à leurs terres, villages et propriétés. Le Rassemblement national démocratique exprime par là une vision stratégique, sur le long terme, et non pas un état d’abattement et de désespoir face à l’extension coloniale.

 

 

 

Il est clair que la question débattue, un Etat ou deux Etats, dans les termes proposés par les uns et les autres, est un faux débat, notamment parce que la Palestine est occupée et que son peuple a été rendu, en majorité, réfugié, soit dans son propre pays soit dans l’exil. La question n’est pas l’Etat, ses dimensions et ses frontières, mais la libération qui signifie d’une part, retrait des colons et démantèlement des colonies, et d’autre part, démantèlement de l’appareil sécuritaire sous toutes ses formes. Ces deux tâches ne peuvent être accomplies que par la résistance, notamment armée, colons et militaires devant se sentir dans l’insécurité. La résistance du Hizbullah contre l’agression israélienne en juillet 2006 a largement contribué à susciter cette insécurité. C’est également le rôle de la résistance palestinienne, depuis le début de l’intifada al-Aqsa, où Israël vit les pires moments de son histoire, puisqu’il est obligé de s’appuyer sur les forces impériales à tous les niveaux de son maintien. C’est cette vision à long terme où la déstabilisation progressive de l’Etat sioniste, même dans un rapport de force défavorable, peut enfin entraîner sa chute, sous l’effet d’une accumulation et d’une mobilisation incessantes des sociétés arabes. Hors de ce parcours, tout Etat constitué ne pourra être que la consécration de l’occupation, de la colonisation, de la domination impériale sur cette partie du monde arabe.

 

Si la France de Sarkozy propose à présent d’envoyer ses soldats pour assurer la sécurité d’Israël, sous le prétexte de maintenir l’ordre dans les territoires occupés, n’est-ce pas un signe que la résistance armée des Palestiniens a réussi à porter des coups importants à la sécurité israélienne ? Si les Etats européens se sont manifestés pour faire partie de la FINUL (forces de l’ONU présentes au Sud-Liban), n’est-ce pas pour protéger Israël ? Israël est devenu incapable d’assurer sa propre sécurité, il a besoin des renforts occidentaux afin de poursuivre son rôle de gendarme de l’impérialisme, contre les sociétés arabes. C’est l’œuvre de la résistance et des résistants, en Palestine et au Liban.

 

 

 

C’est pourquoi la discussion sur un Etat ou deux Etats paraît surréaliste. Elle a pour fonction essentiellement d’écarter l’idée de libération, ou de la lutte de libération, qui reste la voie la plus sûre et la plus juste pour se débarrasser de l’injustice historique qui a été commise et qui se poursuit jusqu’à présent, contre le peuple palestinien essentiellement, mais aussi contre la région arabe dans son ensemble, et notamment le Liban.

 

Dans le cadre de la domination américaine, il n’y a, pour effacer l’humiliation et l’injustice historiques commises, que la voie de la lutte et de la résistance. Résistance multiforme, certes, mais essentiellement armée. Sans cette résistance, l’alliance impérialiste, qui a confisqué la voix de la communauté internationale, parviendra à tout dominer et à démanteler toutes les sociétés.

 

Un Etat ou deux Etats, peu importe, quand ces solutions ne sont pas issues de la résistance et de la lutte pour la libération.

 

 CIREPAL

 

(Centre d’information sur la Résistance en Palestine)

 

19 décembre 2007

 

N°294 Suite des Dossier de Palestine 23-12

3-3 Bruno Odent : « Pas de solution si la colonisation se poursuit »

 

À l’issue de la conférence des pays donateurs à Paris, le président palestinien Mahmoud Abbas a souligné hier devant la presse combien la mise en oeuvre de nouvelles constructions dans les colonies israéliennes était un obstacle au processus lancé au début du mois à Annapolis. « Nous avons clairement dit qu’Israël devait arrêter la construction et l’extension de colonies », a-t-il indiqué.

 

Cette poursuite de l’extension des implantations juives est tellement contradictoire avec la visée de la constitution d’un État palestinien pourtant affirmée par les différents participants à la conférence, que l’Union européenne (UE) et les États-Unis ont réagi en critiquant les décisions israéliennes, estimant qu’elles pourraient effectivement affecter les arrangements d’Annapolis.

 

Lundi, alors même que se déroulait la conférence de Paris, un haut responsable israélien avait confirmé que les autorités israéliennes allaient autoriser des constructions à l’intérieur de colonies en Cisjordanie. Ces permis de construire seraient « strictement confinés dans les limites actuelles des colonies concernées », a-t-il justifié.

 

Comment croire dès lors à un prochain démantèlement des colonies si celles existantes sont sans cesse renforcées. Pour les Palestiniens, a fait observer Mahmoud Abbas, « le gel total des constructions » dans ces implantations, réclamé par la « feuille de route » internationale de 2003, est une condition cruciale des négociations.

 

Le président palestinien a réservé par ailleurs un « accueil favorable » à la proposition de Nicolas Sarkozy d’une force internationale destinée à aider les services de sécurité palestiniens. Le président français avait proposé, à l’ouverture de la conférence de Paris, la création d’une telle force chargée, « le moment venu et lorsque les conditions en seront réunies », de suppléer la police palestinienne.

 

Si le déploiement d’une force d’interposition internationale entre Israéliens et Palestiniens pouvait être particulièrement bienvenu pour empêcher les agressions armées contre les populations civiles de part et d’autre ou les initiatives en contravention avec les résolutions de la communauté internationale, ce n’est naturellement pas de cela dont il s’agit ici. Le projet de déploiement d’une force européenne s’inscrit dans une logique strictement sécuritaire focalisée uniquement sur la partie palestinienne. Elle jette ainsi une lumière particulièrement crue sur le type de règlement que cherchent à imposer les États-Unis et leurs alliés, prêts, certes, à épauler les Palestiniens pour qu’ils maintiennent l’ordre vaille que vaille dans les territoires, tout en exemptant la partie israélienne de la moindre véritable obligation.

 

Source : Le Web de l'Humanité

 

Mercredi 19 décembre 2007
http://www.humanite.fr/...

 

 

 

3-3 Point de vue de Ahmad Samih Khalidi : Un "Etat" palestinien comme concept punitif.

 

L’Etat palestinien est maintenant devenu la norme universelle de toutes les solutions au conflit israélo-palestinien.

 

Un agriculteur palestinien attend à la barrière de Cisjordanie qui le sépare de ses oliveraies situées derrière la barrière, dans la zone d’Ariel.

 

La communauté internationale applaudit le concept.

 

Le président Bush proclame fièrement qu’il s’agit de sa "vision".

 

Les Israéliens ne l’ont envisagé que tardivement, après des années de refus et de rejet.

 

Aujourd’hui, le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, non seulement appuie l’idée, mais la présente également comme ayant un intérêt existentiel pour Israël : sans elle, Israël est condamné à disparaître sous l’assaut de l’expansion de la population arabe en Israël et dans les territoires occupés. Cette marée humaine apparente peut même conduire à désastre pou l’État juif, en exigeant des droits civiques égaux à ceux des Juifs.

 

Mais l’Etat en tant que tel n’est qu’une donnée relativement récente des aspirations palestiniennes. La principale impulsion palestinienne après la catastrophe de 1948 était celle du "retour", il s’agissait plus de récupérer les terres et le patrimoine arabes perdus, que de réaliser la classique autodétermination post-coloniale, en passant par l’État.

 

Mené à un ébranlement national par le déplacement forcé catastrophique de 1948 et jusqu’au milieu des années 60, le sentiment d’une identité nationale "palestinienne" avait quasiment disparu. Cette " conscience perdue" ne fut inversée que par l’émergence du Fatah de Yasser Arafat dans la diaspora arabe à la fin des années 50.

 

Ce n’est qu’après la débâcle de 1967 qu’une nouvelle identité nationale palestinienne a commencé à prendre forme. En son coeur, la notion de lutte armée agissait comme une force de galvanisation. La lutte armée, selon le Fatah, a restauré la dignité palestinienne et donné aux Palestiniens leur mot à dire dans la détermination de leur avenir.

 

L’idée et la construction d’un Etat n’avaient pas de réelle place dans ce schéma. En effet, les premières tentatives timides visant à créer un Etat en Palestine (Cisjordanie) furent rejetés comme défaitistes et trahissant la cause nationale.

 

Ce n’était certainement pas lun exercie de construction institutionnelle, d’acquisition de terrains et de construction d’un Etat par la ruse comme dans le mouvement sioniste avant 1948. Après la guerre de 1973, les dirigeants du Fatah se sont à nouveau tournés vers cette notion.

 

C’était largement le résultat d’une lecture réaliste de l’équilibre des forces et une reconnaissance des limites de ce que la force, de la part des Etats arabes ou des Palestiniens irréguliers, était susceptible de d’obtenir..

 

Finalement, en 1988, Arafat lui-même a appuyé l’idée d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 au titre de compromis historique ; Israël derrière ces frontières obtiendrait 77% de la Palestine Mandaitaire et les Palestiniens se résigneraient aux 23% restants.

 

Aujourd’hui, l’Etat palestinien est en grande partie une construction punitive tramée par les pires ennemis historiques des Palestiniens : Israël et ses implacables alliés, les États-Unis. L’intention derrière l’Etat, aujourd’hui, est de limiter territorialement les aspirations palestiniennes, de les forcer à renoncer à leurs droits moraux, à revenir sur leur histoire et à se soumettre aux diktats d’Israël sur les questions fondamentales de souveraineté.

 

Son cœur est l’Autorité Palestinienne croupion qui est maintenant fondamentalement soutenue par la présence de l’armée israélienne en Cisjordanie. L’Autorité Palestinienne est de plus en plus transformée en un attirail de l’occupation israélienne ; sa fonction est de servir les intérêts sécuritaires israéliens tels que désignés par Israël lui-même et les équipes de l’armée américaine qui ont supervisé la mise sur pied des forces de sécurité palestiniennes.

 

Ce qui n’est vraiment pas clair, c’est comment un État indépendant peut être construit avec l’appui des forces-mêmes qui l’occupent. Ou encore comment des institutions étatiques peuvent être construites alors que l’occupation continue à déterminer tous les aspects de la vie palestinienne.

 

La notion d’un Etat était un rejeton du combat palestinien et non son point nodal. Néanmoins, il y a eu une période, à partir du milieu des années 70, où l’Etat aurait pu représenter le point où les aspirations nationales palestiniennes rencontraient les limites du possible.

 

Aujourd’hui, ce concept est moins attrayant que jamais. Olmert exige des Palestiniens qu’ils renoncent à leur histoire. Le président Bush décide pour eux de ce que doivent être leurs frontières et leurs droits. Et Tony Blair agite un doigt et dit aux Palestiniens qu’ils n’obtiendront pas le moindre état si celui-ci ne répond pas à ses normes de gouvernance de qualité (sic).

 

La tentation est de dire : "merci, mais non merci". Dans de telles circonstances, les Palestiniens pourront aussi bien opter pour autre chose. Ils pourraient évoquer le pire cauchemar d’Olmert et appeler à une résolution plus équitable et plus juste qui soit construite sur une base différente, faite de respect mutuel, d’égalité et de réciprocité, et un sens de véritable partenariat dans le partage des terres.

 

Ou les Palestiniens pourrait simplement continuer à dire non à un État qui ne répond en rien à leurs besoins essentiels. Quelle que soit la voie choisie, il est difficile de voir comment Israël peut gagner cette lutte à long terme.

 

Ahmad Samih Khalidi 

 

Ahmad Samih Khalidi est chercheur au St Antony’s College, Oxford. Il est l’auteur de "L’identité palestienne", Ed. La Fabrique , 2003  

 

Counterpunch

 

mardi 18 décembre 2007 –

 

www.info-palestine.net
Traduction : Blog d’Alain Gresh, Nouvelles d’Orient & Info-palestine.net

 

 

 

3-4 Point de vue de Amira Hass : Israël : l'apartheid vise aussi les poubelles.

 

La rage de faire main basse sur les terres palestiniennes

 

Le tableau n’a rien de bucolique : les deux chefs de conseils villageois sont là, devant le dépôt d’immondices de l’un des villages, Beit Liqia, et énumèrent toutes les menaces environnementales. Les maisons du village sont à deux cents mètres. Il y a des gens qui brûlent les déchets (essentiellement pour récupérer le métal des vieux câbles ou le fer des pneus) et alors, s’élève une fumée noire qui parvient aux fenêtres des maisons surpeuplées du village. Tout autour de la décharge, des plantations d’oliviers.
Plus personne n’y cueille encore les olives. Sur la décharge du village de Beit Anan, on brûle les immondices. Il est vrai qu’elle est relativement éloignée des maisons du village, mais située elle aussi au milieu des oliviers et en bordure de la route étroite. La fumée et l’odeur de plastique brûlé et de déchets organiques accompagnent ceux qui parcourent cette route.
On ne peut accuser les deux chefs des conseils – Hassan Mafarjah de Beit Liqia et Naji Jamhour de Beit Anan – de ne pas être conscient de l’importance de la préservation de l’environnement. Ils ont suivi des formations, ils ont étudié le fonctionnement de décharges d’avant-garde / perfectionnées au Japon, ils savent tout sur le tri des ordures et ils savent ce qui arrive aux eaux souterraines.

Ils avaient un rêve : ouvrir un site convenablement aménagé et éloigné des zones bâties, qui aurait servi à sept villages de la région et aurait permis une meilleure protection de l’environnement. Mais l’Administration civile [israélienne] a barré la route qu’ils avaient tracée jusqu’au site et confisqué le camion. C’est un territoire C, leur a-t-on dit. Or l’Administration civile est le Seigneur en territoire C (sous complet contrôle israélien) et plus de 95% des terres de ces villages proches de
la Ligne Verte sont incluses dans ledit territoire C. Le territoire C (60% de la Cisjordanie , selon ce qui a été fixé dans les années Oslo) est exactement le territoire qu’Israël lorgne avec l’espoir d’en annexer un bon morceau dans le cadre d’un « accord définitif ». Un développement palestinien de ce territoire menacerait ses chances d’être judaïsé. C’est pourquoi Israël n’autorise pas les Palestiniens à bâtir sur leurs propres terres, à élargir le plan directeur (c’est comme ça que Beit Liqia a des airs de camp de réfugiés) ni à relier des villages au réseau de distribution de l’eau.

Pendant environ quatre ans, les Palestiniens ont mené d’épuisantes négociations avec l’armée et l’Administration civile, sur l’établissement d’une décharge principale et très perfectionnée, sous financement allemand, dans le district de Ramallah. Les autorités militaires et l’Administration civile ont finalement été d’accord pour qu’elle soit établie en territoire C non bâti et non pas juste au milieu des villages en territoire B (sous contrôle administratif palestinien mais contrôle sécuritaire israélien). Cette décharge perfectionnée ne s’ouvrira pas avant 2010, peut-être même 2011. Que se passera-t-il d’ici là ? Dans le district de Ramallah, d’une superficie de 960 km², il y a environ 85 décharges, toutes du même acabit : autorisées mais irrespectueuses de l’environnement. Avant septembre 2000, il y avait 45 décharges locales. Leur nombre a quasiment doublé du fait de la multiplication des checkpoints et des routes barrées.

Aller jusqu’au site de Ramallah, plein à ras bord, ou jusqu’à la décharge d’Al-Azariya à l’est de Jérusalem, ce serait un suicide financier pour les conseils locaux palestiniens. Ils n’ont pour ainsi dire aucun revenu (à cause de l’interdiction de bâtir en territoire C et du manque de rentrées liées aux taxes, du fait de l’accumulation des dettes des habitants qui tardent essentiellement à payer les factures d’eau, à cause de l’appauvrissement général dû à la politique de bouclage).

Aujourd’hui, le conseil ne peut financer le trajet d’un camion à ordures sur une distance supérieure à
10 km, explique Hassan Mafarjah. Outre que, dans toutes les directions, il y a au moins cinq barrages militaires qui garantissent que le chauffeur du camion ne pourra pas effectuer plus d’un trajet le même jour. Il apparaît donc que la rage de faire main basse sur les terres palestiniennes l’emporte sur la préservation de la qualité de l’environnement.
Haaretz, 5 décembre 2007
www.haaretz.co.il/hasite/pages/ShArtPE.jhtml?itemNo=931186
(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)

 

 

 

3-5 Dossier de Gideon Lévy : Tué en service.

 

Extrait

 

Rien ne peut justifier le comportement de la douzaine de soldats israéliens déguisés en civils arabes et cagoulés, qui ont foncé à bord de leur véhicule commercial dans les rues de Bethléem sans se soucier des injonctions à s’arrêter. Et quand enfin ils s’arrêtent, ils abattent un policier innocent, Mohamed Salah.

 

C’est l’histoire d’une pathétique tentative des Palestiniens de régner sur ce qui leur reste de territoires. C’est l’histoire de l’arrogance israélienne et de cette terrible facilité à presser la détente.

 

C’est l’histoire d’une vie palestinienne dont nous faisons bon marché et c’est l’histoire tragique de Mohamed Salah qui, du fait de ses problèmes de dos, avait cessé de travailler comme carreleur à Maale Adoumim et était entré dans la police palestinienne.

 

C’est une histoire comme nous ne devrions pas en lire. Rien au monde ne peut justifier le comportement brutal de la douzaine de soldats israéliens déguisés en civils arabes et cagoulés, qui ont foncé à bord de leur véhicule commercial dans les rues de Bethléem, comme si c’était leur ville, indifférents aux injonctions à s’arrêter et qui, lorsqu’enfin ils s’arrêtent, abattent un policier innocent qui avait osé ouvrir la portière de leur véhicule, ne mettait personne en danger mais cherchait seulement des marchandises volées ou périmées.

 

« Nous pensions que c’était un véhicule palestinien », nous dira, comme pour s’excuser, le commandant de l’unité chargée de faire respecter la loi, du département palestinien des taxes, à Bethléem, Wahel Anati, dont les hommes avaient demandé l’arrêt du véhicule pour contrôle. « Mohamed pensait qu’il allait faire un travail sûr, que tout était coordonné avec les Israéliens », nous dira Ibrahim, le frère de Mohamed, à l’intérieur de la vaste tente de deuil, dans le village reculé et paisible de Dar-Salah, sur la route menant au désert de Judée. Une pression de doigt sur la détente et sa famille se retrouve ravagée. « Il a seulement ouvert la portière du véhicule et ils se sont immédiatement mis à tirer sur lui, même alors qu’il était tombé à terre », nous racontera Rami Abou-Kwaider, un coiffeur de Bethléem, témoin du meurtre. « Le policier palestinien a ouvert le feu », dira le porte-parole de l’armée israélienne.

 

Le sang sur la chaussée n’est pas encore effacé. Le cabinet dentaire du Pr. Ahmad Rahal et le magasin de tapis « Al Maha » d’un côté de la rue, et de l’autre côté, le « Salon de Rami » et « Cocktail Arnosh ». C’est entre les tapis et les boissons sans alcool que le policier a été tué. Celui qui prépare les jus de fruits, le jeune Mohamed Hamad, a été libéré il y a deux mois, après avoir passé sept ans de détention dans une prison israélienne. Mercredi passé, il était assis dans le magasin, à attendre les clients.

 

Aux alentours de quatre heures de l’après-midi, il a vu un policier palestinien arrêter un véhicule commercial qui remontait la rue. Il a vu le policier poursuivre le véhicule. Il a tout à coup entendu plusieurs coups de feu - huit ou neuf, estime-t-il - et il est alors allé se cacher dare-dare dans la petite pièce de l’arrière-boutique. Quand les coups de feu se sont arrêtés et qu’il est sorti dans la rue, il a vu le véhicule commercial disparaître en haut de la rue, laissant le policier palestinien étendu sur la chaussée.

 

Rami Abou-Kwaider, le coiffeur, se trouvait dehors à ce moment-là, sur le seuil de son salon. Il a vu le policier rejoindre le véhicule - qui s’était arrêté dans cette rue qui quitte la route d’Hébron pour former la rue principale de Bethléem - et en ouvrir une portière. Il avait son fusil à la main, raconte-t-il, mais pointé vers le sol. Au moment où il a ouvert la portière, on a ouvert le feu de l’intérieur du véhicule et le policier s’est effondré en avant. « Ils ont continué à tirer sur lui alors qu’il était étendu sur la chaussée », a raconté le coiffeur. Deux secondes plus tard, le véhicule disparaissait en haut de la rue. Mohamed Salah murmurait encore. Rami Abou-Kwaider a relevé son manteau et a découvert la blessure à la poitrine. Ils ont arrêté une voiture qui passait dans la rue et ont emmené d’urgence Mohamed Salah à l’hôpital « Hussein » de Beit Jala, tout proche. C’est là que le policier est décédé.

 

Le propriétaire du supermarché qui se trouve au bout de la rue, Taysir Kalif, était près de la caisse et il a entendu les coups de feu, de loin, et il est sorti de son magasin. C’est un quartier paisible, d’habitations et de commerces, et ici on entend tout. Du véhicule commercial a surgi un homme cagoulé et armé d’une mitraillette qui, sous la menace de son arme, a ordonné à Kalif et à ses employés de rentrer immédiatement dans le magasin. Une douzaine d’hommes cagoulés et armés sont sortis du véhicule et sont entrés dans la cage d’escalier voisine. Ils sont restés là une quarantaine de minutes, ne laissant entrer ni sortir personne, jusqu’à l’arrivée de forces importantes de l’armée israélienne qui, tout en semant des grenades lacrymogènes et des grenades détonantes, les ont délivrés de la cage d’escalier où ils s’étaient retranchés.

 

Suite : Lire pièce jointe

 

Gideon Lévy

 

mardi 18 décembre 2007

 

Gideon Lévy - Ha’aretz, le 14 décembre 2007
Version anglaise : Killed in the line of duty
Traduit de l’hébreu par Michel Ghys

 

N°294 Début des Dossier de Palestine 23-12

Tiré a part

 

Chérif Boudelal : La Palestine meurtrie, son peuple massacré.
Lettre ouverte aux députés européens qui refusent d'être complices des crimes perpétrés par Israël contre le peuple palestinien, en leur nom et/ou grâce à leur silence.

 

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 

1-1 While Christmas is coming.

 

1-2 Nehemia Strasler : Mais qu¹est-ce qu¹on leur a fait ?

 

1-3 Ilan Pappe : Le nettoyage ethnique de la Palestine.

 

1-4 Noël emprisonné en Terre Sainte.

 

1-5 Check points en Palestine occupée.

 

1-6 Jewish Telegraphic Agency : Des étudiants sont recrutés afin de faire la promo d’Israël.

 

3 Dossier

 

3-1 Point de vue de B. Michael Il ne reste rien d’Annapolis.

 

3-2 Conférence internationale de donateurs.

 

1 Bichara Khader : « On est en pleine fiction »

 

2 Karma Nabulsi : Divisé pour mieux régner à Paris.

 

3-3 Bruno Odent : « Pas de solution si la colonisation se poursuit »

 

3-3 Point de vue de Ahmad Samih Khalidi : Un "Etat" palestinien comme concept punitif.

 

3-4 Point de vue de Amira Hass : Israël : l'apartheid vise aussi les poubelles.

 

3-5 Dossier de Gideon Lévy : Tué en service.

 

5 Annexe - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

 

5-1 Un Etat, deux Etats en Palestine : le faux débat.

 

 


Tiré a part

 

Chérif Boudelal : La Palestine meurtrie, son peuple massacré.
Lettre ouverte aux députés européens qui refusent d'être complices des les crimes perpétrés par Israël contre le peuple palestinien, en leur nom et/ou grâce à leur silence.

 

Mesdames et Messieurs les députés,
Vous nous avez habitué par vos réactions automatiques quand les droits de l'Homme sont bafoués à travers le monde. Nous assistons à la plus grande atteinte des droits de l'Homme en Palestine historique, jamais connue depuis l'apartheid sud-africaine.
Après avoir boycotté la démocratie palestinienne, le monde, dit libre dont les pays membres de l'UE, assistent à la mort lente du peuples palestinien, notamment de GAZA, sous prétexte que Hamas la contrôleet refuse de rendre les armes.

 

Aujourd'hui tous les Palestiniens qui résistent à l'occupation israélienne sont menacé d'extermination physique. Où est votre réflexe de défense des droits de l'Homme, Mesdames et Messieurs les députés ?
Cette lettre est adressée aussi à tous ceux qui ont encore un brin d'humanité qui interpelle leur conscience, et qui refusent le silence sur la barbarie d'un autre âge perpétrée par Israël au nom des victimes du nazisme et des juifs du monde, voire au nom de l'humanité entière.
La non assistance à peuple en danger est une forme de complicité
Israël veut exterminer le peuple palestinien ; il multiplie ses crimes aussi longtemps que le silence complice des grandes puissances et celui des défenseurs des droits de l'Homme se poursuit.

 

D'abordpar l'embargo auquel participe l'union européenne (des centaines de personnes, et notamment des enfantsmeurent tous les mois faute de soins). Ensuite par le génocide au ralenti que les armées israéliennes commettent quotidiennement contre ce peuple qui ne
veut pas mourir en lâche, en défiant tous les lâches du monde.
On compte des centaines de morts et de blessés tous les mois, tués par les armes. Pour la seule journée du mardi 17/12/2007, la veille de l'Aïd (la plus grande fête musulmane), 12 tués et plusieurs blessés dans une indifférence générale des « défenseurs des droits de l'Homme » ! Plus de 3000 arrestations depuis le début de l'année 2007 dont plus de 80 élus, y compris le président du parlement ainsi que plusieurs ministres du gouvernement d'Ismaël Haniya, pourtant légitime mais boycotté par les alliés d'Israël dont l'UE.
Le peuple palestinien a choisi de vivre ou mourir debout face aux lâches qui l'assassinent par tous les moyens militaires des plus sophistiqués, mais aussi par la famine et les maladies. Beaucoup d'enfants meurent pour cause de mal nutrition et par manque de  soins. Des malades et femmes enceintes meurent aux barrages militaires car l'armée israélienne refuse de les laisser se rendre dans les hôpitaux pour accoucher ou se faire soigner. Et tout cela se passe au vu et au su de ce monde dit libre, avec la complicité lâche des médias occidentaux qui observent le silence total sur la nouvelle barbarie « du monde civilisé. »
Les lois des pays que vous représentez, Mesdames et Messieurs les députés, ne condamnent-elles pas ceux qui ne portent pas secours à personne en danger ?

 

Lanon assistance à peuple en danger est aussi une forme de complicité qui protège les assassins, et donc condamnable, du moins moralement pour l'instant.
Cependant, porter secours à un peuple cela ne signifie pas seulement lui donner de l'aumône pour sa survie, car cette assistance ne fait que prolonger sa souffrance et assurer l'éternité de ses bourreaux. Porter secours à un peuple c'est surtout imposer à ses bourreaux de respecter ses droits et reconnaître sonexistence sur sa terre.

 

Pour échapper à l'épuration ethnique, le peuple palestinien a besoin de votre aide.
Pourquoi Israël doit-il faire l'exception ?
La seule façon d'obliger Israël à reconnaître l'existence et les droits du peuple palestinien, de
respecter les conventions et lois internationales, c'est de le sanctionner.

 

Le sanctionner par leBoycott, sur tous les plans et dans tous les domaines.
L'UE a sanctionné le gouvernement palestinien d'Ismaël Haniya légitimement élu, mais elle a soutenu Israël dans ses agressions en continuant à avoir des relations privilégiées avec lui ! Elle a sanctionné et menace de sanctionner d'autres pays de la région moyen-orientale qui ne se plient pas au dictat des USA, mais elle ferme les yeux sur les infractions répétées des lois et conventions internationales commises par Israël !
Pourquoi Israël doit-il faire l'exception ? Ne soyez pas complices vous-mêmes de ces injustices et ces crimes contre l'humanité, Mesdames et Messieurs les députés, car les Palestiniens sont aussi des humains.

 

Dénoncez et boycottez ceux qui soutiennent Israël, lui permettant de continuer à assassiner impunément un peuple innocent et sans défense.
Par leur soutien à Israël, ils empêchent les enfants palestiniens et israéliens de naître, de grandir et de vivre en paix, pendant qu'eux-mêmes et leurs familles vivent dans le confort et en paix dans leurs pays respectifs.
Beaucoup de ces serviteurs d'Israël agissent de l'intérieur même de vos honorables institutions, qu'elles soient internes aux pays qui composent l'Union européenne ou de l'intérieur du parlement européen lui-même.
Dénoncez-les et boycottez-les en même temps qu'Israël.
N'acceptez pas que l'on commette des horreurs en votre nom, au nom de vos États et de vos peuples respectifs.
Ne commettez pas les mêmes erreurs que ceux qui ont fermé les yeux sur le génocide des Juifs d'Europe - dont beaucoup des enfants de petits-enfants et arrières petits-enfants des victimes des nazis, sont devenus des bourreaux des Palestiniens aujourd'hui.
L'histoire, quant à elle, elle n'oublie personne en bien ou en mal. A chacun de choisir le qualificatifqui correspond à sa nature et qu'il mérite.
Chérif BOUDELAL

 

 

1 Medias/Vidéos

 

1-1 While Christmas is coming...

 

While Christmas is coming and Bethlehem is supposed to be the villages where “the man” was born, Walls and Checkpoints destroy people’s lives and livelihoods.

 

Have a look at the following short videos:

 

Please watch on this video the grove grabbed from the Aida Camp:

 

Another video, made by kids from Aida camp (Ar-Rowwad center):

 

Transmis par Serge Deruette

 

Traduction Google

 

Alors que Noël arrive et Bethléem est supposée être les villages où «l'homme» est né, Murs et postes de contrôle de détruire la vie des gens et des moyens de subsistance.
Jetez un coup d'œil à la suite de courtes vidéos:
S’il vous plaît regarder cette vidéo sur le bosquet récupéré sur le camp d'Aida:
Http://www.youtube.com/watch?v=HMyjywN-8Ac
Une autre vidéo, réalisés par les enfants du camp de Aida (Ar-Rowwad centre):
Http://youtube.com/watch?v=d1FaWE1SIZk
Amicalement

 


1-2 Nehemia Strasler : Mais qu¹est-ce qu¹on leur a fait ?
[Sur la vision déformée qu¹a le public israélien de l¹enchaînement desévénements, à Gaza en particulier.

 

Ainsi, écrit Strasler, par la faute de médias défaillants, "se forme une opinion publique extrémiste"]
Il y a une vieille histoire juive qui raconte qu¹une mère aimante prodiguait ses derniers conseils à son fils avant son départ pour la guerre : « Tue unTurc, puis repose-toi. »

 

Le fils : « Et si c¹était le Turc qui essayait de me tuer ? »

 

La mère écarquille les yeux : « Pourquoi voudrait-il te tuer ? Qu¹est-ce que tu lui as fait ? »
 
Voilà exactement le genre de bonne conscience qui accompagne notre attitudeà l¹égard des Palestiniens. Cela saute aux yeux avec les reportages de la télévision, la radio et les journaux, qui ne rendent qu¹une image partiale du conflit. Car quand l¹emportent les considérations d¹Audimat, ou de pure lâcheté, l¹information à laquelle le public a droit est biaisée. C¹est ainsi que se forme une opinion publique extrémiste, qui pense que la justice est
de notre seul côté, car après tout, « qu¹est-ce qu¹on leur a fait ? »
Mercredi dernier, les médias ont rapporté les graves attaques à la roquette sur Sderot. Vingt roquettes avaient été tirées sur la ville, et le maire Eli Mouyal présentait sa démission en direct à la radio (démission retirée le même jour, à la demande d¹Ehoud Barak, ndt). Les bulletins d¹information, sur les trois principales chaîne de télévision, étaient dramatiques. Les
journalistes ont interviewé des habitants de Sderot furieux, qui exigeaient une action militaire immédiate et très dure dans la bande de Gaza. L¹une des Qassam avait frappé la maison d¹Aliza Amar. Celle-ci, blessée, était transportée dans un hôpital d¹Ashkelon. 
Il est clair que la situation à Sderot et dans les localités proches de la bande de Gaza est très difficile, et qu¹elle mérite d¹être couverte le plus largement possible. Mais cette histoire comporte plusieurs angles, que les chaînes de télévision ne présentent absolument pas. Aucune des chaînes n¹ajugé bon de rappeler au téléspectateur que plusieurs jours avant les
attaques sur Sderot, l¹armée avait entamé une action à grande échelle à Gaza, la deuxième en importance depuis le désengagement.
Mardi dernier, la veille du tir de barrage sur Sderot, trois personnes étaient tuées à Gaza par un obus tiré par un tank sur une maison, au sud-est de Khan Younis. Deux autres tuées par une bombe larguée par un avion sur leur véhicule, et une autre a "trouvé la mort" dans la région de BeitHanoun.

 

D¹après Tsahal, tous ces morts étaient des terroristes membres du Jihad islamique. Au total, 13 personnes tuées au cours de l¹action, et 40 arrêtées pour être interrogées.
Le Jihad islamique annonça qu¹il se vengerait, et le lendemain, les roquettes plurent sur Sderot. Le lien était clair. Mais en images, cela ne rend pas bien. Parler d¹Arabes qui "vengent" leurs morts n¹est pas bon pour l¹Audimat. Il est bien plus facile et "fédérateur" de ne montrer qu¹un côté de l¹histoire : la souffrance des habitants de Sderot.

 

Ainsi, l¹histoire devient simple : des Arabes, méchants et irrationnels, tirent sur nous sans
raison.  
Le discours sur le retrait de Gaza souffre des mêmes syndromes de superficialité et de partialité. On nous raconte que nous nous sommes retirés de Gaza, et que, bizarrement, ils nous tirent toujours dessus. Or,nous nous sommes retirés de Gaza de la pire des manières possible. Ariel Sharon n¹a pas voulu parler à Mahmoud Abbas, ni coordonner le retrait avec
lui. Il n¹a pas voulu qu’Abbas en retire un quelconque bénéfice.

 

Et nous nous sommes retirés unilatéralement. Après, on s¹étonne qu¹à Gaza, le Hamas ait détrôné Abbas ?  
En réalité, immédiatement après le retrait, le calme a régné. Mais qui s¹en souvient et qui a envie de nous le rappeler ? Il n'y avait pas de tir de Qassam et la trêve était respectée. Mais c¹est alors qu¹Israël a dit que, bien qu¹il se soit retiré de Gaza, il continuerait à pourchasser les membres du Jihad islamique en Cisjordanie. L¹armée s¹est lancée dans une grande
campagne d¹opérations d¹assassinats en Cisjordanie, puis le Jihad a annoncé son intention de se venger dès que cela serait possible. Ainsi, les tirs sur Sderot reprirent, à un rythme plus élevé, et Tsahal réagit par des assassinats à Gaza. Depuis lors, le cycle infernal ne s¹est jamais arrêté, y compris les événements de ces derniers jours, qui promettent une escalade
supplémentaire.  
Il y aurait beaucoup à dire sur le retrait de Gaza, mais personne ne rappelle que Gaza est encerclée et affamée. Depuis le retrait, la situation se détériore. Le taux de chômage atteint 60%. Sur les 1,5 million d¹habitants, 1,1 million ne vivent que grâce à la nourriture qu¹ils
reçoivent de diverses organisations des Nations unies, soit le pourcentage le plus élevé au monde.

 

Récemment, Israël a réduit la quantité de produits livrés à la bande de Gaza, y compris la nourriture, ainsi quel¹approvisionnement en fioul. Tout cela provoque des pénuries extrêmes, un immense désespoir et le sentiment qu¹il n¹y a plus rien à perdre. Il est clair que dans une telle situation, la haine l¹emporte et le désir de vengeance est le seul espoir. Mais ici, tout ce dont on parle, c¹est la souffrance des habitants de Sderot. Exactement comme la mère juive de l¹histoire : « Mais qu¹est-ce qu¹on leur a fait ? »

 

Nehemia Strasler

 

Ha¹aretz, 19 décembre 2007
Traduction : Gérard pour
La Paix Maintenant

 

http://www.haaretz.com/hasen/spages/936024.html

 

 

1-3 Ilan Pappe : Le nettoyage ethnique de la Palestine.

 

L’universitaire Ilan Pappe s’est fait un nom, dans les années 1980, en tant qu’un de ces « nouveaux historiens » israéliens, qui s’attachent à faire la chronique des crimes de guerre et de la purification ethnique dont les Palestiniens ont été les victimes, durant la première guerre israélo-arabe de 1948. Auteur de plusieurs ouvrages critiquant les mythes « héroïques » de l’histoire sioniste, il enseignait les sciences politiques à l’université de Haïfa, et il est le directeur académique du Centre de Recherche pour la Paix de Givat Haviva.

 

Avocat dévoué des droits des Palestiniens, il a lancé un appel à ostraciser Israël internationalement, à la manière dont l’Afrique du Sud de l’apartheid avait été soumise aux pressions internationales. Cela lui a valu d’être fustigé par un magazine sioniste de droite, Front Page, qui l’a présenté comme « l’Israélien le plus haï en Israël ».

 

En 2002, il a fait l’objet d’une enquête de sa propre université, en raison de son soutien à un étudiant en maîtrise qui avait révélé un massacre de Palestiniens, à Tantura, en 1948. Mais il a refusé de coopérer à cette enquête, qu’il a dénoncée en la qualifiant de « procès truqué » et de « mascarade maccarthyste ».

 

Les accusations pesant sur lui furent par la suite annulées.

 

Son dernier ouvrage, paru en 2003 est « Une histoire de la Palestine contemporaine », dont il prépare actuellement la deuxième édition.

 

En 1996, il s'est présenté comme candidat à la Knesset sur la liste du Hadash emmenée par le Parti communiste israélien.

 

Al-Oufok

 

Le nettoyage ethnique de la Palestine )

 

Date de Parution : 13/02/2008

 

Collection : Documents

 

Code ISBN / EAN : 9782213633961 / Hachette : 3536414

 

Format (153 x 235)

 

Nombre de pages : 350

 

Le site sur http://www.aloufok.net/

 

 

 

1-4 Noël emprisonné en Terre Sainte.

 

Voir la petite ville de Bethléem cernée de murs, de nouvelles colonies hideuses, de miradors, coupée de ses villages, de ses paysages bibliques et dépossédée de son héritage chrétien, ne peut laisser sans réagir.

 

« Ils ont emprisonné Noël à Bethléem : Le mur doit tomber »

 

http://www.youtube.com/watch ?v=HMyjywN-8Ac

 

On ne saurait oublier que c’est avec la complicité de nos Etats, étrangement silencieux, qu’Israël s’acharne contre les natifs chrétiens et musulmans de Bethléem qui forment, depuis des siècles, une société multiculturelle unique.

 

Rendons ici hommage au vénérable Patriarche latin de Jérusalem, Michel Sabbah qui, dans son message de Noël, [1] a fermement rappelé son refus d’un Etat à caractère juif, donc discriminatoire.

 

"La terre appartient aux trois religions, sans aucune exclusion d’une religion ou d’une autre. C’est pourquoi établir un Etat religieux, à caractère religieux, juif ou musulman, cela revient à exclure une autre religion, cela veut dire traiter injustement les croyants des autres religions"

 

"Il faut un Etat politique normal qui soit un Etat qui donne les mêmes droits et les mêmes devoirs à tous ses citoyens juifs, musulmans, chrétiens, druzes"

 

"Le fort, qui a tout en main, celui qui impose l’occupation à l’autre partie, a l’obligation de voir ce qui est juste pour tous et d’avoir le courage de l’accomplir"

 

"Si Israël décide de faire la paix, il y aura la paix".

 

Alors que la colonisation et les persécutions contre le peuple palestinien se poursuivent, le message de Mgr Michel Sabbah sera-t-il enfin entendu par Israël ?

 

Silvia Cattori

 

 

1-5 Check points en Palestine occupée.

 

Bethléem : La cruauté de l’occupation israélienne montrée sur le vif

 

Sortir, marcher, aller travailler, continuer de vivre malgré les innombrables entraves, est un geste de défi et de résistance en Palestine.
 http://fr.youtube.com/watch ?v=V3b0NVBsPDQ&feature=related

 

Ici, ce sont de simples travailleurs de Bethléem et des villages environnants qui doivent s’aligner dès 4 heures du matin et attendre des heures durant, dans l’espoir que les soldats israéliens daignent leur accorder le droit de traverser le check point de Gilo (Gilo est le nom d’une des colonies illégales qui asphyxient Bethléem), pour pouvoir se rendre à Jérusalem et arriver à temps sur leurs lieux de travail.

 

Gilo barrage et murs enfermant la population de Bethléem
 http://fr.youtube.com/watch ?v=317rcVmst5k&feature=related

 

 http://fr.youtube.com/watch ?v=BEKKpiegnwk&feature=related

 

 http://fr.youtube.com/watch ?v=Zg3RDgFv3Xo&feature=related

 

Ce sont des images volées, filmées à l’insu des soldats israéliens, qui montrent, mieux que des mots, que les Palestiniens sont traités quotidiennement comme des bestiaux dans les quelques 550 postes militaires permanents, comme celui de Gilo, qui quadrillent et paralysent leur pays ; alors même que ces gens extraordinairement patients -présentés comme une menace par Israël- cherchent simplement à se déplacer d’une ville à l’autre, à aller travailler pour survivre et faire survivre leurs familles.

 

Ces images illustrent, si besoin était encore, la cruauté d’un Etat occupant protégé par les grandes puissances et les principales organisations juives dans le monde ; la cruauté d’un Etat colonial qui n’a de cesse d’inventer des mesures de plus en plus contraignantes et répressives pour faire plier un peuple qui ne se rend pas.

 

Tout cela est indigne d’un Etat quel qu’il soit !

 

Dans quel pays, à part Israël, une armée a-t-elle jamais soumis, aussi longtemps, à autant de persécutions et d’humiliations, un peuple qui vit légitimement sur sa terre ?

 

Le silence complice de nos Etats dits « démocratiques » devant de pareilles injustices est une honte que nous ne devons pas cesser de dénoncer.

 

Silvia Cattori

 

Voir aussi : http://www.silviacattori.net/article349.html

 

 

 

1-6 Jewish Telegraphic Agency : Des étudiants sont recrutés afin de faire la promo d’Israël.

 

Une association de relations publiques (hasbara) recrute des étudiants en tant que pom-pom girls d’Israël sur les campus
L’association StandWithUs [Serrons les Rangs !] offre jusqu’à un millier de dollars américains par an, ce semestre, à 38 boursiers Emerson (des dirigeants d’associations d’étudiants juifs) appartenant à des grandes écoles et à des universités ciblées par cette organisation. Leur mission consistera notamment à faire venir des conférenciers et des films montrant Israël sous un jour positif.

 

Les responsables de StandWithUs ont indiqué à des journalistes qu’ils accordaient une considération particulière aux candidats venant de « campus problématiques », tels ceux de Columbia, du Massachusetts Institute of Technology, et de l’Université du Michigan, que l’organisation considère comme des serres pour les sentiments anti-israéliens.

 

Ce sont plus de cent étudiants qui ont jusqu’ici fait acte de candidature à l’obtention de ces bourses, financées par les philanthropes californiens Rita et Steven Emerson.

 

StandWithUs est une association éducative internationale pro-israélienne.

 

Elle a été fondée en 2001.

 

Jewish Telegraphic Agency,

 

17.12.2007

 

http://www.jta.org/cgi-bin/iowa/breaking/105928.html

 

Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

 

 

 

3 Dossier

 

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

 

3-1 Point de vue de B. Michael Il ne reste rien d’Annapolis.

 

Les festives déclarations du sommet américain de la paix promptement remplacées par cette bonne vieille routine

 

Il serait difficile de trouver une personne sensée qui pensait sérieusement que quoi que ce soit de significatif pût sortir d’Annapolis. Pourtant, même les pessimistes les plus avertis ont certainement été surpris par la rapidité avec laquelle les affaires sont retournées à leur ancien état de fatigue.

 

Deux semaines à peine se sont écoulées depuis la Conférence d’Annapolis et tous les mots qui y ont résonné se sont dissipés comme un cas bénin de flatulence. Rien n’a démarré, rien n’a été stimulé et il n’y a aucun processus en cours. Il ne se passe rien. Tout est rapidement retourné à cette bonne vieille routine, et tout ce à quoi on s’attendait, s’est effectivement produit – mais plus tôt que prévu.

 

L’opération militaire dans la Bande de Gaza va déjà, doucement, son chemin, et on ne sait pas bien si c’est l’effet d’une volonté ou d’un acte réflexe. La routine des quatre Palestiniens tués par jour a déjà été relevée à six Palestiniens tués par jour (tous étant, comme d’habitude, « armés », jusqu’à preuve du contraire). Et avec cette élévation du nombre de victimes quotidiennes, nous avons vu une augmentation du quota journalier de tirs de roquettes. Comme d’habitude.

 

La routine des arrestations prospère à nouveau en Cisjordanie. Les barrages routiers n’ont pas bougé d’un pouce. L’entreprise des brutalités et des abus travaille de nouveau à plein régime. Très bientôt, nous verrons le retour des sympathiques éliminations ciblées.

 

 

 

Berner nos voisins 

 

Et de nouveau, nous construisons dans les colonies, faisant les malins avec les Américains, dupant nos voisins, gardant la coalition gouvernementale intacte grâce à la souffrance des Palestiniens, et jurant de garder Jérusalem pour l’éternité, de même que les hauteurs du Golan, la Vallée du Jourdain, les blocs de colonies, et diverses autres zones.

 

Mais surtout, nous renforçons le dirigeant palestinien, Mahmoud Abbas. Comme d’habitude.

 

Toutefois, à l’avenir, ne serait-ce que pour économiser l’argent et ménager les efforts, il ne devrait pas être nécessaire d’organiser une réception de foule, bruyante de surcroît et non rentable. Il suffirait d’envoyer les deux dirigeants locaux à Washington, de leur joindre quelques représentants américains et de leur demander de se serrer la main et de danser une ronde tout en entonnant des chansons d’enfants.

 

Le bénéfice diplomatique qui résulterait d’une telle réunion ne différerait en rien des bénéfices tirés d’Annapolis, mais au moins, cela illustrerait plus fidèlement ce qui se déroule au Proche Orient.  

 

B. Michael

 

Ynet, 16 décembre 2007

 

www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3483013,00.html 

 

(Traduction de l’anglais : Michel Ghys)

 

 

3-2 Conférence internationale de donateurs.

 

1 Bichara Khader : « On est en pleine fiction »

 

Entretien Françoise Germain-Robin - Bichara Khader 

 

Le chercheur belge, enseignant à l’université de Louvain, évoque la limite de contributions financières ne pouvant « servir qu’à couvrir les méfaits de l’occupation ».

 

Bichara Khader est directeur du Centre d’études et de recherches sur le monde arabe contemporain de l’Université catholique de Louvain.

 

Cet intellectuel belge d’origine palestinienne (il est le frère de Naïm Khader, ancien représentant de l’OLP assassiné à Bruxelles) est un spécialiste réputé des relations euro-arabes (1). Il répond à nos questions.

 

Est-il crédible de prétendre financer un État inexistant, dont on ne connaît ni les contours ni les frontières ?

 

Bichara Khader. On est en pleine fiction ! La Conférence entend débloquer cinq milliards et demi de dollars, ce qui correspond aux demandes faites par le premier ministre palestinien El Fayyad. Mais je ne vois pas en quoi injecter une somme pareille, dans une économie totalement ravagée par la colonisation, peut être utile aux Palestiniens.

 

Dans quel état est effectivement l’économie palestinienne ?

 

Bichara Khader. Elle est detruite. Il est même difficile de parler encore d’une économie palestinienne. Le principe fondamental de toute économie est la libre circulation des personnes et des marchandises. Or les territoires palestiniens sont fragmentés par plus de 500 barrages qui entravent totalement cette circulation. Un paysan de Jenine ne peut pas aller vendre sa production à Ramallah. Les Palestiniens n’ont aucun débouché pour leurs produits, ni intérieur, ni extérieur. Ils ne peuvent pas exporter une caisse d’oranges sans autorisation israélienne. Que ce soit vers les pays arabes ou vers l’Europe. Les marchandises agricoles doivent passer par les ports israéliens. Elles y restent à moisir sur les quais et ne sont plus comestibles quand elles arrivent à destination. Quant au secteur de la petite industrie – cimenteries, fabriques de savons, de textile –, il s’est totalement effondré lui aussi.

 

Depuis 2000, les Palestiniens ont perdu la moitié de leur revenu intérieur brut. Le chômage dépasse les 45 % à Gaza, où 35 % de la population vit dans un état d’extrême pauvreté. Et on n’est pas très loin de ce chiffre en Cisjordanie.

 

Dans un tel contexte, toute contribution financière n’est’elle pas une bouffée d’oxygène ?

 

Bichara Khader. Les contributions financières sont les bienvenues, mais elles ne peuvent guère servir qu’à couvrir les méfaits de l’occupation. En aucun cas à relancer l’économie, aussi longtemps que le blocus et la fragmentation du territoire perdurera.

 

Au cours des vingt dernières années, la Communauté internationale a versé plus de 5 milliards d’euros, et la situation est pire qu’il y a vingt ans. Ces dépenses ont seule- ment servi à maintenir en place une Autorité palestinienne fictive et à couvrir les méfaits de l’occupation israélienne. Un exemple : l’aéroport de Gaza, qui avait été entièrement financé par l’Union européenne, a été détruit par Israël et labouré au bulldozer. Et il en est de même du port.

 

En quoi ces dépenses ont-elles aidé les Palestiniens ?

 

La vraie question que devraient se poser les Américains et les Européens, c’est celle de la viabilité. Or, il n’y a pas de viabilité d’une éco- nomie tant qu’elle subit de telles entraves, tant que les Palestiniens ne sont pas les maîtres de leurs ressources. Prenez l’eau : 60 % des ressources en eau sont détournées et utilisées par Israël. Un autre vice de cette conférence, c’est qu’elle est aussi faite pour marginaliser le Hamas et diviser les Palestiniens. Si on veut vraiment du bien aux Palestiniens, il faut oeuvrer à leur unité, pas à leur division. Il faut aussi et avant tout arracher à Israël des engagements réels de lever le blocus de l’économie, les barrages sur le territoire et d’arrêter la colonisation. Mais voyez ce qui se passe depuis Annapolis, il y a moins d’un mois : plus de 40 Palestiniens ont été tués et Israël a décidé de construire 307 nouveaux logements coloniaux à Ar Homa. Tant qu’Israël continue de créer des faits accomplis qui rendent impossible la création d’un État palestinien, de telles conférences ne servent à rien.

 

 

Bichara Khader est l’auteur de plusieurs ouvrages. Il vient de publier une étude critique sur le projet d’Union méditerranéenne cher à Nicolas Sarkozy. L’Europe et la Palestine des Croisades à nos jours (1999, l’Harmattan, Académia). Le partenariat euro- méditerranéen vu du Sud (2001). Palestine, mémoire et perspective (2005).
Publié le 19 décembre avec l'aimable autorisation de l'Humanité.

 

Source : Le Web de l'Humanité
http://www.humanite.fr/...

 

Mardi 18 décembre 2007

 

 

2 Karma Nabulsi : Divisé pour mieux régner à Paris.

 

Derrière les dollars des donateurs on trouve une alliance contre nature visant à détruire le Hamas à Gaza – peu importe le coût humanitaire payés par les palestiniens ordinaires.
L'actuelle stratégie dans l'implication internationale en Palestine vient juste d'entrer dans sa phase la plus dangereuse, la plus choquante et la plus sordide.

 

Des scènes hallucinantes de gaspillage apocalyptique de l'argent des contribuables se sont déroulées ici à Paris hier (17/2/07 ndlt) alors que le ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner s'est emparé d'un micro pour harceler les états membres pour qu'ils donnent encore plus de millions d'aide aux palestiniens souffrants.

 

Pendant ce temps, on déclare que Gaza est sur le point de s'effondrer économiquement dans des proportions catastrophiques selon l'ONU, le CICR, La Banque Mondiale et Oxfam.
Est-ce que les millions promis hier avaient pour but de s'occuper de la crise actuelle ?
La réalité d'autant plus aberrante et malheureusement peu traitée c'est que l'initiative des donateurs d'hier crée en fait cette crise.

 

L'argent doit être dépensé pour accroître le siège politique, économique, social, et civil de Gaza, en augmentant la division du peuple palestinien, en renflouant une direction ruinée, et en sabotant toute chance d'unité nationale pour les palestiniens. Ce n'est certainement pas de l'assistance au peuple palestinien (comme la version officielle en fait la propagande) mais plutôt de l'argent donné directement à la direction de l'Autorité Palestinienne.
Son seul but ?

 

Détruire le Hamas – Le seul agenda qui maintenant unis les US, Israël et la direction de l'AP. Cette stratégie de « punir le Hamas et leur donner une leçon » comme l'a dit l'un des ministre du cabinet palestinien, c'est en pratique punir leur propre peuple de la manière la plus perverse, cruelle et sans merci.
A Gaza, le peuple est affamé. Le commerce s'est complètement effondré. La majorité des gens vivent bien en dessous du seuil de pauvreté, la majorité maintenant survivant de dons. Seuls les approvisionnements « humanitaires » sont autorisés via Israël; ainsi il n'y a pas de papier pour écrire, pas de batteries pour votre radio ou votre appareil auditif ; pas de graines pour les fermiers. Des personnes meurent à la frontière, l'armée israélienne leur refuse l'autorisation de recevoir des soins médicaux spéciaux à l'extérieur de Gaza.

Ce sont les plus vulnérables des palestiniens, ceux qui sont le plus dans le besoin, qui paient le prix de cette stratégie vicieuse, inhumaine, car rien de cette argent ne sera affecté pour lever le siège de Gaza.

 

Au lieu de cela, le blocus sera intensifié. De cette façon, les américains, les israéliens et l'Autorité Palestinienne croient qu'il vont affaiblir le Hamas (qui, ne l'oublions pas, a pris le pouvoir suite à des élections démocratiques) et d'une certaine façon, selon cette stratégie démentielle et idiote, que l'Autorité Palestinienne qui ne gouverne plus maintenant que la ville de Ramallah, regagnera son autorité si ce n'est le contrôle. Et jusqu'à ce que ce moment fantastique arrive, quand ils ré émergeront triomphalement – probablement perchés sur les tanks israéliens entrant dans Gaza – le peuple, les institutions, les associations et spécialement les enfants de Gaza devront souffrir inutilement et terriblement.
Que l'AP non seulement soit en collusion avec cette politique mais en fait qu'elle soit activement engagée dans celle-ci, cela veut dire qu'elle a fait un pas irréversible la séparant catégoriquement et irrévocablement de toute légitimité nationale. Ceci parce que le consensus populaire des palestiniens, à la fois en et en dehors de Palestine, reste la demande de la création d'un gouvernement d'unité nationale, et non pas une guerre civile fabriquée, s'appuyant sur la machine de guerre israélienne et une épaule guerrière occidentale pour aider à la mettre en application. Ce fait est bien connu de tous les acteurs internationaux qui n'ont pas donné leur accord à cette approche israélienne pour résoudre le conflit.
On reconnaît aussi que l'unité nationale est le prochain pas urgent à faire sur le chemin de la paix. En fait, certains gouvernements arabes ont fait leurs promesses hier en posant comme condition la création d'un gouvernement d'union nationale. En même temps, les israéliens et les américains ont faire clairement comprendre à l'AP qu'à toute ébauche de dialogue avec le Hamas, les privilèges et les fonds pour la direction palestinienne – les fruits du « processus de paix » - seraient immédiatement coupés. Malheureusement, ils n'ont pas besoin d'encouragement.
Certains qui sont attachés à cette initiative actuelle lancée à Annapolis commencent maintenant à comprendre les dangers extrêmes de cette politique, et à quel point elle nous éloigne de la paix. Ces cinq dernières années, les agences internationales, et les institutions impliquées dans les territoires occupés palestiniens ont expliqué que cette aide, spécialement ce type d'aide, n'est pas la solution. Cette aide est le problème.

 

Karma Nabulsi

 

The Guardian, le 18 décembre 2007

 

Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

 

Source : Planète non violence
http://www.planetenonviolence.org/...

 

 

 

3-3 Bruno Odent

23/12/2007

N°293 Fin de ‘Les Brèves de Palestine’ 22-12

2-4 Les citoyens palestiniens sont exposés aux agressions et mesures oppressives sionistes.

 

1 Pratiques épouvantables de l’armée sioniste sur les barrages militaires.
Le centre israélien d’informations pour les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés (Btsalim) a considéré épouvantables les résultats d’un sondage militaire concernant la violence pratiquée contre les Palestiniens sur les barrages militaires israéliens.

 

Dans un rapport dont le Centre Palestinien d’Information (CPI) a reçu une copie, le mardi 18 décembre 2007, Btsalim a notamment remarqué que la violence verbale et corporelle pratiquée par les soldats israéliens dans les territoires palestiniens occupés devient habituelle, surtout sur les barrages.

 

En dépit des déclarations officielles condamnant ces agissements, l’armée de l'occupation israélienne ne fait rien pour prendre des mesures juridiques contre ces soldats.

 

Btsalim constate que dans la majorité des cas, les policiers et les soldats qui agressent les Palestiniens ne payent pas leurs actes.

 

En fait, les services sionistes mettent des obstacles devant tout Palestinien qui veut porter plainte. Et puis, si on réussit à le faire, il est très rare que de mesures soient prises contre les agresseurs.

 

Si une enquête a été lancée, c’est souvent trop tard pour qu’elle mène à constituer un chef d’accusation. 36 chefs d’accusation seulement ont été constitués dans tous les territoires palestiniens occupés.

 

CPI
18-12

 

 

 

2  25% des soldats de l’occupation ont participé aux agressions des palestiniens sur les barrages.
L’armée de l’occupation israélienne a publié un sondage qui montre que 25% des soldats ont participé aux opérations d’agression contre les citoyens palestiniens sur les barrages en Cisjordanie.

 

Le résultat d'un sondage auquel ont participé mille soldats  qui ont servi en Cisjordanie représente un scandale moral supplémentaire de l'armée de l'occupation, ainsi qu'un crime contre les civils palestiniens qui se sont retrouvés exposés aux agressions des soldats sionistes.

 

Le sondage, qui a questionné les soldats sur les violations pratiquées contre les Palestiniens, a montré que 25% des participants ont dit qu'ils ont frappé, agressé, vu et entendu plusieurs sortes de violations contre les Palestiniens.

 

Le rapport publié par le journal hébreu "Yediot Ahronot" a indiqué que la direction de la région centrale des forces occupantes a organisé ce sondage après qu'un officier et cinq soldats sionistes ont confisqué une voiture publique palestinienne et ont ligoté le chauffeur avant d'ouvrir le feu sur un citoyen palestinien qui a été blessé dans la région d'Al-Dhahiria au sud de la ville d'Al-Khalil, il y a plusieurs mois.

 

Des statistiques montrent que les forces occupantes ont installé plus de 500 barrages en Cisjordanie où les citoyens palestiniens sont exposés aux agressions et mesures oppressives sionistes.

 

CPI-17-12

 

 

2-5 L’UNRWA avertit des mesures sionistes qui menacent ses services en Palestine.
Dans un rapport concernant son travail dans les territoires palestiniens, l'UNRWA a affirmé qu'elle est arrivée à une étape où elle ne peut plus accomplir ses missions humanitaires pour les réfugiés dans les territoires palestiniens en avertissant des résultats du plan de l'occupation israélienne qui veut installer six checkpoints en Cisjordanie.

 

Le rapport a ajouté que les restrictions supplémentaires des forces occupantes contre le déplacement des personnes et contre les aides humanitaires frappent la capacité de l'agence et l'empêchent d'arriver aux établissements endommagés à cause de la continuation illégale de la construction du mur d'apartheid qui frappe la vie des habitants dans les territoires palestiniens.

 

Le rapport a considéré que ces restrictions sionistes illégales ne respectent pas l'UNRWA et sa mission humanitaire.

 

L'UNRWA a dit qu'elle poursuit son travail malgré les mesures sionistes en prévoyant que l'occupation va mettre des défis devant le mouvement de ses fonctionnaires qui portent des identités cisjordaniennes.

 

L'agence a souligné que les conditions sécuritaires des autorités occupantes contre ses fonctionnaires représentent de nouveaux défis contre l'UNRWA et entravent l'arrivée des équipes ainsi que des aides humanitaires aux réfugiés palestiniens et aux citoyens palestiniens isolés par le mur raciste d'apartheid.

 

L'UNRWA a averti des conditions difficiles dans les territoires palestiniens en soulignant que 70% des habitants de la bande de Gaza vivent sous le seuil de pauvreté, notamment après que 80 mille citoyens de Gaza ont perdu leur emploi.

 

CPI-17-12

 

2-6 Nouvelle colonie à Jérusalem-est ?

 

1  10.000 nouveaux logements destinés aux juifs à Jérusalem-Est ?

 

Israël envisage de construire 10.000 nouveaux logements destinés aux juifs à Jérusalem-Est, a annoncé mercredi le ministre israélien du logement, un projet qui, selon les Palestiniens, menace le processus de paix relancé lors de la conférence d'Annapolis, aux Etats-Unis, fin novembre.

 

Les Palestiniens, qui aspirent à la création d'un Etat ayant Jérusalem-Est pour capitale, sont déjà furieux à cause d'un autre projet israélien annoncé au début du mois d'y construire 300 logements supplémentaires dans le quartier juif d'Har Homa.

 

Le ministre  du Logement Boim a précisé mercredi que le nouveau projet de construction d'un quartier juif à Atarot, près du quartier palestinien de Qalandia, avait fait l'objet d'une "étude préliminaire".

 

Selon M. Boim, cette initiative est motivée par une pénurie de logements dans les quartiers juifs existants. Un projet de bâtir des milliers de logements à Jérusalem-Ouest a été torpillé à cause de l'opposition des écologistes, ne laissant d'autre choix à l'Etat hébreu que de construire dans la partie orientale de la ville, a-t-il expliqué. "Le ministère du Logement doit trouver une solution à la pénurie de logements à Jérusalem", ajoute-t-il.

 

Malgré tout, les Palestiniens ont immédiatement dénoncé ce plan, dans lequel ils voient une remise en cause de la relance du processus de paix.

 

"Pourquoi Israël opterait pour les diktats plutôt que les négociations? Pourquoi détruirait-il les perspectives de paix avec de telles activités?", a demandé le négociateur palestinien Saeb Erekat.

 

AP- 19-12 & Al-Oufok avec les agences de presse)

 

 

 

2 Bush : "C’est un combat difficile. Patience, courage et sacrifice"

 

Mahmoud Abbas a estimé mardi que l’agrandissement des colonies représentait un sérieux obstacle aux pourparlers de paix israélo-palestiniens, et a réitéré son appel à un gel des implantations.

 

Mahmoud Abbas a précisé qu’il plaçait ses espoirs dans une commission israélo-palestino-américaine qui doit traiter de l’application de la première phase de la "feuille de route". Conformément au plan de paix, Israël doit geler ses implantations, tandis que les Palestiniens doivent obtenir le désarmement des militants.

 

"Quand nous regagnerons le pays, j’espère que ces activités (concernant les colonies) cesseront, et que la commission tripartite (...) entamera son travail, en vue de mettre en oeuvre les engagements de la première phase de la feuille de route, qu’ils soient liés à nous ou aux Israéliens", a-t-il dit, estimant que la poursuite des travaux d’agrandissement des colonies constituait un "véritable obstacle" et qu’ils devaient cesser.

 

De son côté, le ministre de l’autorité d’occupation Haim Ramon a déclaré à Jérusalem que les constructions se poursuivraient, en particulier dans les grandes colonies de Cisjordanie que l’autorité d’occupation espère conserver dans le cadre d’un accord avec les Palestiniens.

 

Il a précisé à la radio militaire qu’Israël ferait avancer à grands pas les travaux de construction dans les grandes colonies de Cisjordanie, tout en proposant des compensations aux Palestiniens au travers d’un échange de terres.

 

"Ce que je propose, c’est que nous parvenions à un accord avec les Palestiniens aujourd’hui sur le principe de blocs de colonies sous souveraineté israélienne et, en retour, un échange de territoires", a-t-il dit, devenant le premier responsable israélien à soutenir ouvertement cette idée.

 

Mahmoud Abbas a déjà exprimé son soutien à un échange de terres.

 

(Mardi 18 décembre 2007 – Al-Oufok avec les agences de presse)

 

 

 

3 Rice salue l'abandon d'un projet de nouvelle colonie à Jérusalem-est.

 

".Rice,"Je pense que les Israéliens ont compris que ce qui s'était passé avec (le projet de colonisation de) Har Homa avait eu pour effet de saper la confiance dans le nouveau et très fragile processus de paix" lancé le mois dernier à Annapolis, a ajouté la chef de la diplomatie américaine.

 

"Je pense que c'est une bonne décision", a ajouté Mme Rice, soulignant que "la priorité absolue maintenant est de faire avancer les négociations".

 

Elle a indiqué "ne pas être au courant" des discussions internes au sein du cabinet israélien ayant conduit à l'abandon de ce projet, laissant entendre que les Etats-Unis n'étaient pas intervenus pour convaincre Israël de l'abandonner.

 

"Je ne sais pas quels ont été les calculs mais il est évident que c'est bien de ne pas avoir à faire face à cette décision, a-t-elle ajouté, soulignant que la colonisation "sape la confiance".

 

Le ministère israélien de l'Habitat a annoncé jeudi l'abandon du projet, annoncé la veille. "Nous avons abandonné le projet de construire un nouveau quartier à Atarot", au nord de Jérusalem, a affirmé le porte-parole du ministère.

 

(20-12 AFP -23h44

 

 

 

2-7 Un abri nucléaire pour Olmert, selon "Yediot Ahronot"

 

Le quotidien israélien "Yediot Ahronot" rapporte dans son édition de jeudi que la résidence d’Ehoud Olmert est en train d’être équipée d’un abri capable de résister à une attaque chimique ou nucléaire.

 

Selon "Yediot Ahronot", les ouvriers travaillant sur la résidence officielle à Jérusalem sont en train d’élargir les murs, de creuser et d’installer un système de purification de l’air capable de neutraliser une attaque chimique.

 

Le porte-parole d’Ehoud Olmert, Mark Regev, s’est refusé à tout commentaire, soulignant toutefois que "bien évidemment, tous les gouvernements ont l’obligation de garantir le fonctionnement continu et efficace du gouvernement en situation de crise".

 

Ces travaux surviennent après ceux réalisés pour la rénovation d’un bunker situé sous la bâtiment abritant ses bureaux et où les membres du cabinet sont censés se réunir en cas d’attaque sur les services gouvernementaux de Jérusalem. "Yediot Ahronot" ajoute que l’Etat hébreu est également en train de construire un bunker nucléaire géant dans les collines surplombant Jérusalem et qui sera accessible par un tunnel depuis les services du gouvernement.

 

(Jeudi, 20 décembre 2007 - Avec les agences de presse)

 


3 Dossier

 

3-1 Dossier de Al-Oufok : Plus de 7 milliards de dollars pour abandonner les droits nationaux sur la Palestine.

 

17 décembre 2007.

 

La conférence des donateurs de Paris a permis lundi de rassembler 7,4 milliards de dollars pour les Palestiniens, une bouffée d’oxygène dans un contexte marqué par une fragile reprise des négociations de paix avec Israël.

 

La somme rassemblée est supérieure à ce qu’espérait l’Autorité palestinienne, représentée par Mahmoud Abbas et Salam Fayyad. "Nous visions 5,6 milliards de dollars et nous en avons 7,4, ce qui n’est pas mal", a déclaré Bernard Kouchner, lors de la conférence de presse finale.

 

Les Etats-Unis participeront à hauteur de 550 millions de dollars.

 

La Commission européenne donnera 639,4 millions de dollars (440 millions d’euros) et la France 300 millions de dollars, soit un peu plus de 200 millions d’euros.

 

L’argent servira à doper une économie palestinienne moribonde via le paiement des salaires de quelque 160.000 fonctionnaires et la construction d’infrastructures.

 

Sans aide financière, les territoires palestiniens - la Cisjordanie , où domine le Fatah d’Abbas, et la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas - courent "à la catastrophe", avait prévenu Mahmoud Abbas plus tôt dans la journée. "Cette conférence est littéralement le dernier espoir du gouvernement d’éviter la banqueroute", avait déclaré Condoleezza Rice, tandis que Nicolas Sarkozy invitait les participants à se montrer généreux.

 

Selon une enquête du Programme alimentaire mondial (PAM) publiée lundi, le revenu moyen par foyer à Gaza a baissé de 30% ces six derniers mois et dans environ 70% des foyers de personnes non réfugiées, on doit vivre au quotidien avec moins de 1,2 dollar par personne.

 

L’autre objectif, plus politique, de la conférence de Paris était de renforcer Abbas dans le conflit qui l’oppose au Hamas et dans ses efforts de reprise du dialogue avec l’autorité d’occupation.

 

Il y a un mois à Annapolis, aux Etats-Unis, Mahmoud Abbas et Ehud Olmert se sont engagés à tenter de trouver d’ici fin 2008 un terrain d’entente qui pourrait déboucher sur la création d’un Etat palestinien.

 

Malgré l’enveloppe promise, la réunion de Paris a été assombrie par les divergences entre les deux parties, notamment à propos du projet israélien de construire quelque 300 logements nouveaux près de Jérusalem. "Si nous voulons lancer des discussions sérieuses pour mettre fin au conflit comme nous l’avons décidé avec le reste du monde, alors comment l’une des parties-clés peut-elle poursuivre ses activités d’implantation", a déploré Mahmoud Abbas.

 

Tzipi Livni ne lui a pas directement répondu mais elle a réaffirmé le désir de paix de son pays et son intention de respecter la feuille de route définie en 2003, qui prévoit le gel des colonies. "Malgré les difficultés, nous sommes prêts (...) à remplir nos obligations, y compris en ce qui concerne nos activités d’implantation", a-t-elle dit.

 

La Banque mondiale a estimé la semaine dernière que l’économie palestinienne ne serait relancée qu’à condition qu’Israël lève ses barrages routiers qui entravent la circulation. Ce à quoi se refuse toujours l’autorité d’occupation, qui invoque des raisons de sécurité.

 

Dans la foulée de la conférence d’Annapolis, les négociations de paix ont officiellement repris le 12 décembre.

 

Mais de l’avis de nombreux analystes, les efforts de paix n’iront pas loin en raison des divisions dans le camp palestinien et de la position de faiblesse d’Olmert, qui dirige un gouvernement de coalition. "La conférence de Paris était une réunion pour déclarer la guerre au Hamas et aux autres factions de résistance", a estimé un responsable du Hamas, Sami Abou Zouhri

 

 (Lundi, 17 décembre 2007 – Al-Oufok avec les agences de presse)

 

 

 

3-2 Point de vue de Serge Dumont : Mahmoud Abbas attend une aide économique pour éliminer le Hamas.
Lundi 17 décembre 2007

 

Bâtir une ville nouvelle entre Naplouse et Jénine (Cisjordanie), construire des milliers de logements sociaux et établir un véritable système de sécurité sociale à l'occidentale. Tels sont quelques-uns des projets que présentera Mahmoud Abbas aux 90 participants - dont la Suisse - à la conférence des pays donateurs réunis ce lundi à Paris.
Dans un document de soixante pages présenté la semaine dernière aux participants à la conférence, le président palestinien et son premier ministre Salam Fayyad ont évalué les besoins de l'AP à 5,6 milliards de dollars sur trois ans. Un montant inégalé jusqu'à présent et qui devrait selon l'AP «permettre de jeter les bases de la création d'un Etat indépendant».
A en croire plusieurs diplomates européens en poste à Jérusalem, le projet soumis aux donateurs serait «précis et concret». «Crédible», en tout cas. Du côté israélien, la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni, qui participe à la conférence de Paris, a certes estimé que «le financement de l'AP ne doit pas se faire au détriment de la sécurité d'Israël», mais le projet palestinien deconstruction en Cisjordanie a déjà été approuvé jeudi par Ehoud Olmert, par son ministre de la Défense Ehoud Barak ainsi que par l'état-major de l'armée. Environ 10% de l'aide globale demandée à la «Conférence des donateurs» devrait d'ailleurs servir à financer ce chantier.

A Ramallah, où les chroniqueurs de la presse locale se félicitent que la France ait décidé de faire figurer les mots «Etat palestinien» dans l'intitulé de la conférence de Paris, les conseillers d'Abbas affirment que la réussite du plan «dépend de la volonté israélienne de faciliter la mobilité et les échanges dans les Territoires». Ils jurent que leur président veut aller vite «afin de contrer le Hamas sur son terrain». A les en croire, la création d'un système de sécurité sociale officiel est l'une des priorités du gouvernement de Salam Fayyad. Il devrait permettre d'étouffer les fondations charitables privées grâce auxquelles le Hamas s'est aussi bien implanté dans la population palestinienne.
Dans le centre commercial de Ramallah, les promesses de l'AP soulèvent de l'intérêt mais d'abord de la prudence. «On nous a souvent promis monts et merveilles, mais nous n'avons pas vu venir grand-chose», ricane l'avocat Samy Teha. «En ira-t-il différemment cette fois? Nous espérons que les dons ne disparaîtront pas dans certaines poches. Les allocations sociales pour tous et les HLM, on y croira lorsqu'on les verra.»
Même réaction à El Hamari, un camp de réfugiés situé à l'entrée de Ramallah et où le Fatah (le parti de Mahmoud Abbas) règne en maître depuis des lustres. «Bon nombre de pays donateurs sont des Etats arabes frères», lâche Ahmed, le coiffeur du quartier. «Mais ces gens-là, ils sont plus forts pour faire des promesses que pour passer aux actes.»
Lundi 17 décembre 2007

 


4-1  Vingtième anniversaire de la naissance du Hamas.

 

Le Hamas, qui condamne la «collaboration de Mahmoud Abbas avec les Américano-sionistes», a réussi une impressionnante démonstration de force en attirant plus de 300 000 personnes à l´occasion du vingtième anniversaire de sa création.

 

Gaza City, 15 décembre 2007.

 

 

 

1 "Notre peuple est capable de lancer une nouvelle intifada jusqu'à l'aube de la victoire",

 

Entre 300.000 et 500.000 palestiniens se sont rassemblés à Gaza pour marquer le vingtième anniversaire de la naissance du Hamas.

 

Le Hamas a été fondé en 1987 par Ahmed Yassine, tué en 2004 dans un raid aérien israélien

 

"Notre peuple est capable de lancer une troisième et une quatrième intifada (soulèvement) jusqu'à l'aube de la victoire", a déclaré Khaled Mechaal, le chef en exil du bureau politique du Hamas, dans un discours enregistré la veille.

 

Dans son discours, Khaled Mechaal a estimé que Mahmoud Abbas, dont le gouvernement a l'appui des puissances occidentales, n'avait pas le soutien du peuple palestinien.

 

"Quiconque croit tenir sa légitimité d'un soutien international est dans l'illusion. La légitimité vient du peuple", a-t-il dit.

 

L'ancien Premier ministre Ismaïl Haniyeh, a confirmé que le Hamas gagnait en popularité grâce à ses positions anti-israéliennes et anti-américaines.

 

"Aujourd'hui est le jour du 'djihad' (guerre sainte), de la résistance et du soulèvement", a lancé l'orateur. "Ceux qui restent fidèles aux droits de leur peuple, ceux qui combattent l'ennemi américain et l'occupation sioniste sont ceux qui gagnent en popularité. Et c'est le Hamas!".

 

Un autre dirigeant du Hamas, Mouchir al Masri, a menacé Israël de nombreuses pertes en cas d'attaque contre la bande de Gaza pour mettre fin aux tirs de roquettes quasi quotidiens contre le territoire de l'Etat juif.

 

"Juifs, repartez, car nous avons déjà creusé des tombes pour vous

 

Par Nidal al-Mughrabi Reuters

 

15-12

 

Version française Jean-Stéphane Brosse, Jean-Philippe Lefief

 

 

2 Les Palestiniens sortent en masses pour le Hamas.
Extraits :

 

Lors du vingtième anniversaire du mouvement de la résistance islamique Hamas, le samedi 15 décembre, la bande de Gaza a connu un des plus grands festivals jamais organisé dans tous les territoires palestiniens occupés. Ce grand rassemblement est porteur de plusieurs messages politiques, notamment en ce qui concerne la popularité du mouvement du Hamas. Une popularité que certains sondages prétendent en recul.

 

Les vagues humaines, par dizaines de milliers de tous âges, sont venues démentir ces sondages partiaux. Elles sont venues pour approuver le contraire : la montée de la popularité du Hamas, en dépit du blocus imposé sur la bande de Gaza depuis six mois. Elles sont venues pour confirmer leur soutien au mouvement qui est venu à bout de l’anarchie sécuritaire.

 

Un plébiscite

 

Le Hamas a confirmé son importance dans l’équilibre de la scène politique palestinienne, à l’intérieur comme à l’extérieur. Il n’est plus à être marginalisé comme voudrait le faire Mahmoud Abbas.

 

Par ailleurs, l’étouffant siège imposé sur la bande de Gaza depuis juin dernier n’a donné que des résultats opposés aux souhaits de ceux qui l’imposent. Ces derniers avaient souhaité un coup d’état populaire contre le mouvement du Hamas. Ce festival est venu témoigner de l’élargissement de sa base populaire.

 

Le lieu du festival avait été investi par la foule trois heures avant son commencement. Les alentours ont alors été investis pour conforter le succès du festival de « L’aube de la victoire au cœur du siège ».

 

Le Hamas n’est pas seulement fort par son arme, constate l’analyste Ibrahim Abou Al-Haïja. Il est fort surtout par sa popularité dans la rue palestinienne.

 

Les masses si denses venues fêter l’anniversaire du Hamas nous laissent réfléchir et examiner de près les allégations qui veulent nous faire croire que la popularité du Hamas est en baisse, ajoute Abou Al-Haïja.

 

Le festival constitue un message destiné aussi au mouvement du Hamas lui-même. En effet, les foules incitent le mouvement à rester attaché à ses principes et à ses politiques. Elles notent aussi la réussite du Hamas à bien gérer et la politique et la résistance.

 

Blocus et popularité

 

De son côté, Abdou Al-Sattar Qassem, professeur en sciences politiques à l’université nationale d’Al-Najah, pense que le festival est un bonne donnée indiquant que le blocus n’avait pas entamé la volonté des Palestiniens et qu’ils restent attachés à leurs principes.

 

Les déclarations parlant d’une baisse considérable de la popularité du Hamas ne sont pas basées sur la réalité du terrain. Elles sont destinées à renforcer le siège imposé sur la bande de Gaza. Cependant, les gens sont conscients de ce qui se passe, malgré toutes les souffrances qu’ils subissent. Tout cela donne une forte impulsion, un grand encouragement au Hamas, croit le professeur Abdou Al-Sattar Qassem.

 

Il remarque que l’appel du Hamas à un dialogue intérieur, sans conditions préalables, conforte le mouvement dans son point de vue consistant à dire que personne ne peut être fort sans son peuple et que les tentatives d’acheter les gens ne donneront rien.

 

Cet appel au dialogue a conforté le Hamas dans sa position. Il n’attend que le moment où l'autorité se libèrera des Etats-Unis et de l’Etat de l’occupation israélienne, selon Abdou Al-Sattar Qassem.

 

Gaza - CPI

 

 

 

3 Le Hamas a réussi une impressionnante démonstration de force.

 

A la veille de la conférence de Paris, le Hamas, qui a condamné la «collaboration de Mahmoud Abbas avec les Américano-sionistes», a réussi une impressionnante démonstration de force en attirant samedi plus de 300000 personnes dans les rues de Gaza City à l'occasion du vingtième anniversaire de sa création. Pour l'occasion, Khald Meshaal, le leader de la branche politique de l'organisation, qui s'exprimait à partir de Damas, a menacé Israël d'une reprise des violences dans les Territoires. «Nous pouvons déclencher une troisième, voire une quatrième Intifada», a-t-il déclaré.
Dans la foulée, d'autres orateurs ont présenté l'anniversaire du Hamas comme «un jour de djihad». «Notre popularité et notre combativité restent inégalées parce que nous continuons à résister», a enchaîné le «premier ministre» de Gaza, Ismaïl Hanyeh. «Quoi qu'il arrive, nous ne reconnaîtrons jamais Israël.»
En revanche, en Cisjordanie, les manifestations du Hamas se sont faites beaucoup plus discrètes. Parce que l'Autorité palestinienne (AP) les a interdites et parce que l'armée israélienne a poursuivi ses rafles quotidiennes de cadres et de membres de l'organisation

 

Lundi 17 décembre 2007

N°293 Début de ‘Les Brèves de Palestine’ 22-12

2 Les Brèves

 

2-1 Le droit des résistants

 

1 Le droit des résistants à se défendre par tous les moyens.

 

2 La réplique aux crimes de l’occupation sera dure.

 

2-2 Cessez-le-feu.

 

1 Israël examine une offre de trêve du Hamas.

 

2 Israël-Palestine : un cessez-le-feu durable n’est pas exclu suivant Israël.

 

3 Deux ministres israéliens envisagent une trêve avec le Hamas.

 

2-3 Conférence internationale de donateurs,

 

Données

 

1 5,6 milliards de dollars pour financer son plan de "réforme de développement" triennal (2008-2010).

 

2 La Suisse offre 72 millions de dollars.

 

3 La communauté internationale se penche à Paris sur le financement d’un futur Etat palestinien.

 

4 Objectif : sortir la tête de l'eau.

 

Réactions

 

1 Haniyeh : le peuple palestinien n’accepte pas une direction imposée par une arme sioniste

 

2 Le président de l’Autorité palestinienne, est revenu sur la conférence des donateurs…

 

3 Des personnes veulent s’enrichir grâce à des donations étrangères.

 

4 Les pressions internationales empêchent Abbas d’entamer tout dialogue palestino-palestinien.

 

5 Aucun intérêt des conférences internationales au moment où continue l’agression israélienne...

 

2-4 Les citoyens palestiniens sont exposés aux agressions et mesures oppressives sionistes.

 

1 Pratiques épouvantables de l’armée sioniste sur les barrages militaires.

 

2  25% des soldats de l’occupation ont participé aux agressions des palestiniens sur les barrages.

 

2-5 L’UNRWA avertit des mesures sionistes qui menacent ses services en Palestine.

 

2-6 Nouvelle colonie à Jérusalem-est ?

 

1  10.000 nouveaux logements destinés aux juifs à Jérusalem-Est ?

 

2 Bush : "C’est un combat difficile. Patience, courage et sacrifice"

 

3 Rice salue l'abandon d'un projet de nouvelle colonie à Jérusalem-est.

 

2-7 Un abri nucléaire pour Olmert, selon "Yediot Ahronot"

 

3 Dossier & Point de vue.

 

3-1 Dossier de Al-Oufok : Plus de 7 milliards de dollars pour abandonner les droits nationaux sur la Palestine.

 

3-2 Point de vue de Serge Dumont : Mahmoud Abbas attend une aide économique pour éliminer le Hamas.

 

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

 

4-1  Vingtième anniversaire de la naissance du Hamas.

 

1 "Notre peuple est capable de lancer une nouvelle intifada jusqu'à l'aube de la victoire".

 

2 Les Palestiniens sortent en masses pour le Hamas.

 

3 Le Hamas a réussi une impressionnante démonstration de force.

 


2 Les brèves

 

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 Le droit des résistants

 

1 Le droit des résistants à se défendre par tous les moyens.
Le Conseil législatif palestinien a condamné l’assassinat commis par les forces de l’occupation israélienne contre des chefs et des cadres des Sarayas d’Al-Quds, branche militaire du mouvement du Djihad Islamique.

 

La présidence du Conseil note que l’occupation israélienne avait reçu le feu vert pour frapper la résistance palestinienne.

 

Ses forces ont alors commis différents massacres, hier soir et ce matin. Elles ont visé et tué plusieurs résistants et leurs chefs, dans la bande de Gaza, dont le chef Majed Al-Harrazine, chef général des brigades des Sarayas d’Al-Quds.

 

Le communiqué a condamné cette nouvelle escalade sioniste : « C’est un des résultats de la conférence d’Annapolis qui avait considéré la résistance comme un crime. C’est aussi une des conséquences de la conférence de Paris qui veut assiéger la bande de Gaza et viser la résistance, dans le but de mettre à exécution des plans sionistes, en collaboration avec certains Palestiniens ».

 

Le Conseil législatif palestinien a porté à l’occupation israélienne les résultats de cette escalade. Il a confirmé « le droit légitime de la résistance palestinienne à viser l’occupation israélienne par tous les moyens pour se défendre ».

 

Enfin, il a appelé le peuple palestinien à s’unir et à serrer les rangs pour faire face à l’agression israélienne qui « vise tout ce qui est palestinien, avec tous les moyens criminels et prohibés mondialement ».

 

18-12 CPI

 

 

 

2 La réplique aux crimes de l’occupation sera dure.
Ziad Nakhala, le secrétaire général du Djihad Islamique, a promis que la réplique aux crimes sionistes perpétuels commis en Cisjordanie et dans la bande de Gaza sera « forte et dure ». Nakhala confirme le fait que l’escalade de l’agression israélienne vue en Cisjordanie et dans la bande de Gaza est étroitement liée aux conférences d’Annapolis et de Paris.

 

La conférence de Paris n’avait été organisée que pour acheter le peuple palestinien, pour payer de pot de vin pour venir à bout à la résistance et ancrer la division palestinienne intérieure.

 

Par cette nouvelle escalade, l’occupation israélienne réaffirme le fait qu’elle n’est pas prête à accepter le peuple palestinien, à accepter de vivre ensemble.

 

L’escalade confirme aussi que notre peuple n’a d’autre choix que la résistance pour se défendre et défendre sa terre et ses droits, a-t-il ajouté.

 

Nakhala a confirmé encore une fois que le mouvement du Djihad Islamique et toutes les factions de la résistance continuent d’emprunter le chemin de la résistance jusqu’à la libération de la terre et l’obtention totale de nos droits. « L’ennemi verra dans les prochains jours la force de nos résistants et l’endurance de notre peuple ».

 

CPI

 

20-12

 

 

 

2-2 Cessez-le-feu.

 

1 Israël examine une offre de trêve du Hamas.

 

Israël examinait jeudi une offre de trêve du Hamas, présentée par l'intermédiaire de l'Egypte, a-t-on appris de responsables de la défense, quelques heures après la mort de trois Palestiniens dont au moins deux résistants, dans la Bande de Gaza.

 

Selon ces responsables, qui se sont exprimés sous le couvert de l'anonymat, la proposition du Hamas est limitée à un arrêt des tirs de roquette depuis la Bande de Gaza en échange de la fin des incursions israélienne dans le territoire.

 

Le Hamas aurait fourni l'assurance qu'il peut imposer ce cessez-le-feu aux résistants du Djihad islamique et des Comités de résistance populaire .

 

Mais pendant ces discussions, la violence a continué sur le terrain.

 

AP 20-12

 

 

2 Israël-Palestine : un cessez-le-feu durable n’est pas exclu suivant Israël.
Israël pourrait accepter un cessez-le-feu durable avec le Hamas qui contrôle la bande de Gaza, si le Hamas met fin aux tirs de roquettes et accepte certaines conditions, a déclaré le ministre israélien des Infrastructures nationales Binyamin Ben-Eliezer.

 

De nombreux représentants militaires et politiques israéliens ont évoqué ces derniers jours la possibilité de pourparlers avec le Hamas, dont les dirigeants ont proposé à l'Etat hébreu d'examiner la mise en place d'un cessez-le-feu.

 

Israël persiste officiellement à refuser tout contact avec les nouveaux dirigeants de l'enclave et ne se dit disposé à interrompre les opérations militaires qu'à condition que les Palestiniens mettent fin à leurs attaques.

 

"Selon mes informations, le premier ministre Ehud Olmert n'exclut aucune modalité dans sa totalité", a déclaré M. Ben-Eliezer dans une interview accordée à la radio Kol Israël.

 

"Si une proposition sérieuse et réaliste est formulée, et que le Hamas accepte d'envisager un cessez-le-feu durable, de mettre un terme à la terreur et à la contrebande, et d'entamer les négociations sur la libération du soldat israélien Guilad Shalit, je serais disposé à entamer le dialogue", a-t-il indiqué.

 

Le cessez-le-feu durable proposé par le Hamas, qui devrait concerner l'ensemble des groupes armés opérant à Gaza, est intervenu après l'intensification des opérations militaires israéliennes dans l'enclave.

 

RIA Novosti 21-12

 

21-12

 

Les attaques israéliennes ont fait plus de 20 morts en une semaine, dont le leader de l'aile militaire du Jihad islamique et plusieurs commandants, liquidés au cours des frappes chirurgicales menées depuis les airs.

 

Les troupes israéliennes ont achevé dans la nuit de jeudi à vendredi une opération terrestre dans le centre de l'enclave, au cours de laquelle huit Palestiniens ont été blessés et un Israélien, grièvement blessé.

 

Selon la radio palestinienne, parmi les victimes, des combattants, figurent cinq représentants du Jihad islamique, deux activistes du Hamas et un membre du Comité de résistance populaire. Un autre membre du Hamas a été tué au cours du retrait des troupes dans le sud-est de la bande de Gaza.

 

RIA Novosti 21-12

 


 

 

3 Deux ministres israéliens envisagent une trêve avec le Hamas.

 

Shaoul Mofaz (transports) et Binyamin Ben Eliezer (infrastructures), ont réaffirmé leur position en faveur d'une trêve avec le Hamas si il faisait une proposition crédible.

 

"Si une offre sérieuse de trêve de la part du Hamas nous parvenait, je pense que nous devrions l'examiner sérieusement", a déclaré aux journalistes M. Mofaz, vice-premier ministre et membre du parti Kadima du Premier ministre Ehud Olmert, et ancien chef d'état-major.

 

Il a exclu des "négociations directes" et de caractère politique avec le Hamas tant qu'il ne reconnaît pas Israël, mais il envisage des contacts par l'intermédiaire de l'Egypte.

 

Tant que les attaques à la roquette se poursuivront, Israël ne cessera pas "même pour une heure" ses représailles contre les palestiniens, a-t-il expliqué sur la radio de l'armée israélienne. Mais "nous pouvons réfléchir à une médiation", a-t-il ajouté.

 

Ben Eliezer. : "Si le Hamas vient à nous avec une proposition sérieuse de trêve prolongée, je crois personnellement qu'Israël ne devrait pas la rejeter", a déclaré pour sa part à la radio publique Eliezer.

 

"Il n'est pas indispensable à cet effet que le Hamas reconnaisse Israël au préalable. L'essentiel est qu'il cesse les tirs de roquettes et toute autre attaque contre Israël à partir de Gaza, et s'engage à empêcher la contrebande d'armes à travers la frontière avec l'Egypte", a poursuivi M. Ben Eliezer, un proche du ministre de la Défense Ehud Barak.

 

"Faire de la reconnaissance d'Israël un préalable à une négociation serait le meilleur moyen de la torpiller à l'avance", a souligné l'ancien ministre de la Défense qui a lié en revanche un dialogue avec le Hamas à la libération du soldat Gilad Shalit, enlevé en juin 2006 par un commando palestinien, à la lisière de la bande de Gaza.

 

Il a estimé que le Hamas "montrait des signes de lassitude" compte tenu de la vigueur des opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza et des pressions économiques exercées par Israël.

 

Selon la radio militaire israélienne, des hauts responsables de l'armée partagent cette analyse et sont eux aussi prêts à envisager un dialogue avec le Hamas sur un cessez-le-feu de longue durée.

 

(AFP / 21 décembre 2007)

 

 

 

2-3 Conférence internationale de donateurs,

 

Données

 

1 5,6 milliards de dollars pour financer son plan de "réforme de développement" triennal (2008-2010).

 

16-12

 

M. Fayyad a avancé le chiffre de 5,6 milliards de dollars pour financer son plan de "réforme de développement" triennal (2008-2010).

 

17-12

 

"Ce que tout le monde attend de cette conférence, c'est un soutien tangible aux efforts de restructuration institutionnelle des Palestiniens parce que c'est absolument crucial pour les aider à créer un Etat palestinien", a indiqué le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.

 

Rice, s'engagera à apporter une aide de 550 millions de dollars aux Palestiniens en 2008, selon un haut responsable US ? ayant requis l'anonymat….

 

"C'est un chiffre historiquement élevé", a précisé ce responsable "Je pense que c'est le programme d'aide le plus élevé que nous ayons jamais mis au point pour les Palestiniens".

 

Le montant nécessaire pour 2008 est évalué à "autour de 1,6 à 1,7 milliard", a indiqué la chef américaine .

 

Jusqu’en 2006, l'aide aux Palestiniens ne se montait qu'à quelque 250 millions de dollars par an. Depuis, les Etats-Unis ont versé des fonds au compte-goutte aux Palestiniens, notamment une aide humanitaire d'urgence de 40 millions de dollars débloquée en juin dernier pour les habitants de la bande de Gaza.

 

Sur les 555 millions de dollars exactement que Mme Rice s'apprête à annoncer,

 

150 millions sont destinés à l'aide budgétaire, soit principalement les salaires des fonctionnaires, selon le haut responsable américain.

 

290 millions seront consacrés à des projets de développement, comme des créations d'entreprises ou des constructions d'équipements

 

115 millions iront à l'aide humanitaire, par le biais de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), le Programme alimentaire mondial (PAM) et d'autres organismes dépendant de l'ONU, a-t-il ajouté.

 

Cet engagement américain, qui doit encore être approuvé par le Congrès, est destiné à accorder aux Palestiniens "une base financière pour leur permettre d'aller de l'avant et l'assistance économique qui les aidera à tenir le coup jusqu'à ce que leur économie soit effectivement capable de fonctionner", a précisé Mme Rice

 

(AP 01h37 & Sylvie LANTEAUME (AFP)

 

17-12

 

Un bond de l'aide américaine représentera un revirement de l'administration Bush, qui avait convaincu ses partenaires au sein du Quartette (Union Européenne, Russie, ONU) de suspendre toute aide financière aux Palestiniens début 2006, après la victoire électorale surprise du Hamas.

 

Or ce blocus avait aggravé les difficultés économiques des Palestiniens et radicalisé une partie de l'opinion.

 

Ce n'est qu'à l'insistance des Européens qu'un mécanisme financier temporaire avait été créé par le Quartette pour contourner le Hamas et permettre le versement des salaires d'une partie des fonctionnaires palestiniens.

 

Les Etats-Unis ont justifié leur revirement par la ‘nomination’ de Salam Fayyad, un ancien responsable du FMI, au poste de Premier ministre.

 

Sylvie LANTEAUME

 

 

 

2 La Suisse offre 72 millions de dollars.

 

  • La Suisse participera à l'effort accru en faveur des Palestiniens. Elle y consacrera 72 millions de dollars (83 millions de francs) sur trois ans, a annoncé lundi Micheline Calmy-Rey à la conférence des donateurs réunie à Paris.

     

  • Cet engagement s'inscrit dans le cadre du soutien de Berne au processus d'Annapolis, a précisé la cheffe du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), selon son porte-parole Lars Knuchel.

     

  • La Suisse augmente ainsi de quelque 40% son aide aux Palestiniens, qui atteignait jusqu'ici quelque 20 millions de francs par an. Outre au plan de réforme et de développement palestinien (PRDP), l'argent sera également consacré à l'aide humanitaire.

     

  • Micheline Calmy-Rey s'est dite satisfaite du résultat de la conférence, a précisé Lars Knuchel. S'entretenant avec le président palestinien Mahmoud Abbas, elle a évoqué avec lui la poursuite du processus de paix et insisté sur la nécessité de "protéger les civils".

     

Tsr

 

3 La communauté internationale se penche à Paris sur le financement d’un futur Etat palestinien.

 

La conférence de Paris d’aide aux Palestiniens sera à la fois économique et politique, ont souligné Nicolas Sarkozy et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors d’un entretien à l’Elysée.

 

"Ce rassemblement de pays du monde entier vise à un soutien économique mais aussi politique", a déclaré Mahmoud Abbas à la presse dans la cour du palais présidentiel, où il a été reçu pendant 45 minutes.

 

"Nous espérons demain que la communauté internationale sera à la hauteur de nos attentes, si Dieu le veut", a ajouté le président palestinien, dont les propos étaient traduits de l’arabe.

 

Mahmoud Abbas espère obtenir quelque 5,6 milliards d’euros d’aide lors de la Conférence internationale sur la reconstruction des territoires palestiniens, rebaptisée par Paris conférence "pour l’Etat palestinien", qui a lieu lundi au centre Kléber.

 

Le département d’Etat américain a annoncé qu’il s’engagerait à verser plus de 550 millions de dollars.

 

Environ 90 délégations sont attendues pour cette réunion dont l’objectif est de mobiliser les donateurs dans la foulée des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens du mois dernier à Annapolis, aux Etats-Unis, afin de fournir un soutien financier et politique à l’Autorité palestinienne.

 

La conférence de Paris est "une étape essentielle" et s’inscrit "totalement dans la dynamique initiée à Annapolis", a déclaré le porte-parole de Nicolas Sarkozy, David Martinon.

 

Elle est "économique, mais également politique (et) son objectif est clairement affiché : parvenir rapidement à la création d’un Etat palestinien", a-t-il ajouté.

 

Le président français "est convaincu de la nécessité d’un Etat palestinien viable", a confirmé Mahmoud Abbas après son entretien, qui s’est déroulé en présence du Premier ministre palestinien Salam Fayyad et du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

 

"Il a donc promis d’oeuvrer pour la création de cet Etat et a promis également une aide économique importante à l’Etat palestinien", a-t-il ajouté, sans donner de chiffre.

 

Nicolas Sarkozy a salué "l’engagement et le courage de Mahmoud Abbas qui ont permis qu’à Annapolis l’espoir de paix revienne", a rapporté David Martinon.

 

"Il assuré le président Abbas que dans cette phase diplomatique qui sera dense, longue et délicate, et sans vouloir interférer dans les négociations bilatérales, la France apporterait tout le soutien nécessaire afin d’encourager les parties à avancer", a-t-il ajouté. .

 

"La France , qui soutient les efforts du processus, est disponible pour les étapes à venir", a-t-il encore assuré.

 

Nicolas Sarkozy s’exprimera lundi matin à l’ouverture de la conférence de Paris, co-présidée par la France , par l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, envoyé spécial du quartet pour le Proche-Orient, par la Norvège , qui préside depuis 1992 le "comité de liaison ad hoc" des bailleurs internationaux, et par la Commission européenne.

 

Condoleezza Rice sera présente, ainsi que Tzipi Livni.

 

L’Autorité palestinienne devrait y demander de lui fournir de quoi financer le budget palestinien et le développement en Cisjordanie, où domine le Fatah d’Abbas, ainsi que dans la bande de Gaza, contrôlée par les islamistes du Hamas.

 

La France n’aura "pas de relations, de discussions, de dialogue avec le Hamas tant que les conditions fixées par la communauté internationale ne ser(o)nt pas remplies", a rappelé David Martinon.

 

AFP-16-12

 

 

 

4 Objectif : sortir la tête de l'eau.

 

Le plan de développement du Premier ministre palestinien a certes séduit les donateurs. Reste à le financer pour mettre sur les rails l'Etat auquel les Palestiniens aspirent. Un Etat encore embryon, et ruiné avant même d'être né, 14 ans après Oslo.

 

La situation est alarmante dans les territoires, ce n'est pas nouveau. Ce qui l'est c'est que l'économie s'enfonce, risquant de compromettre les chances de voir émerger une structure politique stable.

 

Le futur Etat, qui de fait était morcelé, est aussi aujourd'hui politiquement divisé. Depuis juin et la prise de contrôle par le Hamas, la bande de Gaza est bouclée, totalement coupée du monde. La fracture économique entre les deux entités territoriales s'aggrave.

 

Alors que le chômage, plus faible en Cisjordanie, a diminué au cours de la dernière année, à Gaza il ne cesse d'augmenter, atteignant 35% en 2006. La pauvreté explose également, lorsque les chiffres restent relativement stables en Cisjordanie.

 

Quant aux travailleurs employés en Israël, ils sont passés de 25 à 12% en Cisjordanie et de 15 à 0% à Gaza.

 

Les donateurs ont promis qu'en dépit de la situation politique, 35 à 40% de l'aide sera dirigée vers la bande de Gaza où, selon toutes les organisations présentes sur place, il y a urgence.

 

A Gaza les prix des aliments de base ont augmenté entre 30 et 40%. 80% de la population est dépendante de l'aide humanitaire. La production des entreprises privées a chuté de 76 à 11%. Et la dépendance à l'égard de l'électricité israélienne s'élève à 70%.

 

Les Palestiniens sont privés de leurs droits élémentaires : manger, travailler, être instruits, être soignés. La situation est particulièrement préoccupante dans les hôpitaux où les blocages israéliens et les coupures électriques compromettent les chances de survie de certains patients, notamment ceux qui ont besoins de soins spécialisés qui ne peuvent pas être dispensés sur place.

 

Un médecin explique la situation : "Ces derniers mois la situation est devenue insupportable. Plusieurs patients sont morts pendant les dernières semaines parce que l'autorisation n'est pas arrivée à temps. Par ailleurs il y a un sérieux problème d'approvisionnement en électricité et fioul qui va compromettre le fonctionnement normal de l'hôpital et des services de soins."

 

Ainsi les donateurs l'ont répété. Tant que les bouclages israéliens perdureront, l'économie palestinienne piétinera. Aucun investissement n'est possible dans ces conditions.

 

Par EuroNews -17-12

 

 

 

Réactions

 

1 Haniyeh : le peuple palestinien n’accepte pas une direction imposée par une arme sioniste

 

le premier ministre Ismaël Haniyeh, a remarqué que la générosité montrée à la conférence de Paris confirme l’idée que le blocus économique n’est là que pour mettre en échec le choix démocratique et pour mettre en place des gouvernements taillés selon des souhaits américano-sionistes.

 

Pendant son discours à Paris, Abbas a beaucoup parlé de la situation intérieure, dit Haniyeh. Cependant, il a évité de parler, encore moins de condamner, l’occupation et son terrorisme et ses crimes pratiqués en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Il a même parlé de la façon la plus naturelle du désarmement de la résistance et du démantèlement des infrastructures des factions palestiniennes, ajoute Haniyeh.

 

Gaza - CPI

 

 

 

2 Le président de l’Autorité palestinienne, est revenu sur la conférence des donateurs…

 

18-12

 

Le président de l’Autorité palestinienne, qui devait rencontrer mardi à Londres l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, est par ailleurs revenu sur la conférence des donateurs à Paris qui s’est achevée lundi soir sur la promesse de quelque 7,4 milliards de dollars (5,1 milliards d’euros) d’aide aux Palestiniens pour les trois prochaines années.

 

"La réunion d’hier a été un succès économique et politique pour l’Etat palestinien, parce que cela n’a pas juste été une réunion pour collecter de l’argent mais une véritable manifestation de soutien au processus de paix de la part des pays qui ont participé à la conférence", a-t-il estimé devant les journalistes.

 

Il a également soutenu une proposition française de déployer une force internationale qui viendrait le moment venu en appui aux services de sécurité palestiniens.

 

(Mardi 18 décembre 2007 – Al-Oufok avec les agences de presse)

 

 

 

3 Des personnes veulent s’enrichir grâce à des donations étrangères.

 

Taher Al-Nounou, porte-parole du gouvernement palestinien, a dit que des personnes veulent s’enrichir grâce à des donations étrangères.

 

Notre peuple palestinien a déjà vu beaucoup d’agissements de ce genre.

 

Cependant, le gouvernement palestinien a salué tout soutien fait au peuple palestinien, à condition qu’il ne soit payé pour faire des concessions des principes de notre peuple palestinien, pour frapper la résistance, pour ancrer encore plus l’état de division, pour couvrir les crimes de l’occupation israélienne, pour que continue la construction des colonies…

 

CPI
18-12

 

 

 

4 Les pressions internationales empêchent Abbas d’entamer tout dialogue palestino-palestinien.
Le secrétaire du mouvement de l’Initiative nationale palestinienne Mustapha Al-Barghouti a considéré les critiques faites par Abbas au mouvement du Hamas comme un reflet de la profondeur de la « crise intérieure palestinienne ». Une telle déclaration faite pendant la conférence de Paris montre combien sont grandes les pressions pratiquées pour empêcher tout dialogue intérieur palestinien.

 

Dans une interview faite à l’agence Quds Press, Al-Barghouti a affirmé être d’avis que toute critique doit aller vers "Israël" et ses invasions pratiquées contre les Palestiniens. « Nos différences doivent rester à l’intérieur de notre maison. Il faut travailler pour un retour à l’unité nationale. La division intérieure affaiblit tout le monde dont le président Mahmoud Abbas lui-même », a-t-il ajouté.

 

La conférence de Paris veut seulement toucher la crise économique, loin de la question essentielle, la question politique « Je crois qu’on va droit vers l’échec. Puisque "Israël" pratique toujours la colonisation, l’assassinat, l’invasion quotidienne, l’économie ne connaîtra point de développement quelconque ».

 

CPI
18-12

 

5 Aucun intérêt des conférences internationales au moment où continue l’agression israélienne...
L’ancien ministre des affaires étrangères Ali Al-Attas, actuel conseiller du Président indonésien pour les affaires étrangères, a remarqué que beaucoup de conférences concernant la cause palestinienne ont été organisées, la dernière en date étant celle d’Annapolis. « Cependant, on constate aucun intérêt de ces conférences, au moment où continue l’agression israélienne contre le peuple palestinien ».

 

Ali Al-Attas : "Israël" ne reconnaît pas les Palestiniens et pratique des agressions contre les lieux saints islamiques, « comment voulez-vous que nous la reconnaissions ? ». La constitution indonésienne interdit la reconnaissance de tout système d’occupation.

 

Le conflit en Palestine provient de l’illégalité de l’occupation, et défendre la liberté et l’indépendance reste un devoir pour les peuples, a-t-il ajouté.

 

19-12

 

CPI