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31/01/2008

n°310-Journal de la Palestine -20/29-01 Extra

Donald Macintyre : La visite guidée la plus étrange du monde souligne les abus commis sur les Palestiniens

Yéhuda Shaoul est un israélien pratiquant qui a servi dans l'Armée de Terre. A présent, il tient une affaire de visites guidées qui mettent en lumière les abus commis sur les Palestiniens. C'est un travail dangereux et controversé - alors, pourquoi le fait-il ? Donald MacIntyre le découvre lors d'une visite guidée historique et tragique.

A proximité de la Tombe des Patriarches, dans le centre-ville d'Hébron, site sacré à la fois pour les Musulmans et les Juifs, Yéhuda Shaoul, un juif pratiquant qui a servi dans cette ville dans une unité de combat d'élite de l'Armée de Terre, durant les pires moments du soulèvement palestinien, essaye d'organiser des visites guidées autour des quatre implantations juives qui se trouvent en plein cœur d'une cité à majorité arabe écrasante.

Notre visite commence par la rue Shuhada, qui court à travers ce qui est désormais la zone de sécurité des colons. Les rangées de boutiques et de maisons palestiniennes vides, barricadées avec des volets métalliques, sont pour la plupart recouvertes d'étoiles de David pour montrer qui est en charge ici. Les seuls véhicules autorisés sont ceux des colons et de l'Armée israélienne. Shaoul cherche à démontrer à ses visiteurs que les colonies et le formidable appareil militaire qui les protège ont violé les droits humains des Palestiniens qui vivent - ou, de plus en plus, qui ne vivent plus - dans ce qui était autrefois un centre-ville arabe grouillant de monde.

Mais à chacun de ses pas il est talonné par un autre Juif pratiquant qui mène un monologue incessant pour couvrir la voix de Shaoul lorsqu'il explique à ses visiteurs ce qu'ils voient. "Yéhuda Shaoul - il aide les Arabes", leur dit Baruch Marzel, avant de bien faire connaître son point de vue sur l'accord de paix à deux Etats avec les Palestiniens, que le Premier ministre israélien Ehoud Olmert, le Président américain George Bush et une majorité du public israélien disent vouloir. "Pensez-vous que s'il devait y avoir un accord vous seriez autorisé à prier sur cette tombe ? C'est seulement parce qu'il y a des Juifs ici que vous pouvez visiter cette tombe. Il ne vous parle pas des 40 attaques terroristes qui ont été perpétrées ici contre des Juifs. Vous pouvez visiter notre centre et apprendre la vérité sur

Hébron, [n'écoutez] pas les mensonges dont vous abreuve Yéhuda Shaoul !"

Né en Amérique, Marzel - un homme auquel le terme "d'extrémiste de droite" rend à peine justice - était à l'affût du bus d'excursion près de la tombe de son cher ami, le colon Baruch Goldstein, qui est entré dans une mosquée en 1994 armé d'un fusil d'assaut automatique et a tué 29 palestiniens pendant qu'ils priaient. Marzel, qui a un casier judiciaire pour des attaques contre des Palestiniens, était un personnage de premier plan du Kach, le groupe d'extrême droite qui a été désigné comme organisation "terroriste" à la fois en Israël et aux Etats-Unis à la suite de ses déclarations louant le massacre perpétré par Goldstein. Il y a sept ans, Marzel a organisé une commémoration macabre autour de la tombe de Goldstein, qui avait été lynché après l'attaque par les survivants en colère. Ce fut une "grande fête" pour marquer l'anniversaire de Goldstein, "assassiné par les Arabes", a dit Marzel - compte-rendu quelque peu incomplet sur le jour en question.

Shaoul se démène pour poursuivre sa visite guidée face à l'obstruction bruyante de Marzel. A un moment, Shaoul traverse la rue en direction d'un policier qui observe la scène et lui demande de faire circuler Marzel ; l'officier répond : "Vous pouvez circuler. Il ne vous en empêche pas". Lorsque Shaoul se tourne ensuite vers Marzel et lui dit calmement : "Vous nous dérangez, pouvez-vous circuler, s'il vous plaît ?" Marzel répond avec défi : "Non ! Ceci est ma maison".

Ce petit incident tendu souligne - en miniature - l'un des obstacles qui pointent et auquel sont confrontés les pourparlers israélo-palestiniens actuels, dans le sillage de la visite de ce mois du Président Bush. Il est impossible d'imaginer tout accord de paix qui ne place pas Hébron au cœur d'un Etat palestinien. Hébron se trouve à 20 km à l'est de la "ligne verte", qui marquait la frontière orientale d'Israël jusqu'à la Guerre des Six Jours, et ce site a connu les premières colonies juives en terre palestinienne, qui ont suivi cette victoire. Lorsque Marzel dit : "Ceci est ma maison", c'est un rappel énergique, quoique retenu, que les colons d'Hébron pourraient se révéler être les plus durs, de toutes les colonies de Cisjordanie, à déplacer - sachant qu'il faudrait sûrement le faire, si jamais l'occupation devait prendre fin.

Marzel n'est pas seul à rôder autour de Shaoul. Parmi ceux qui apprécient ce sport en sa compagnie il y a Ofer Ohanna, l'officier de sécurité de la colonie, qui a provoqué Shaoul, lors d'une précédente visite guidée. Shaoul (qui est hétérosexuel) avait tondu son catogan, lequel avec sa barbe, sa kippa de velours noir et ses éternelles sandales a, de façon ironique, longtemps contribué à le faire passer pour un colon du genre hippy. Alors, Ohanna lui a dit qu'il l'avait fait parce que "ton petit ami ne voulait pas coucher avec toi si tu ne la coupais pas". Aujourd'hui, c'est au tour de Moshé Ben Batat, un colon bien en vue, de se diriger vers Shaoul. Celui-ci, plus terrifiant, exige que Shaoul lui donne la date "anniversaire de la mort de sa mère" en prétendant que sa mère l'avait chassé de la maison et qu'elle s'était suicidée". (Il n'y a qu'une seule chose de vrai dans tout cela : la mère de Shaoul s'est bien suicidée, mais à la suite d'une dépression post-natale, lorsque Shaoul avait quatre ans.) Un peu plus tard, ce groupe de suiveurs vociférant est rejoint par David Wilder, né aux Etats-Unis et porte-parole des colons d'Hébron. Ce dernier lui dit que ses excursions sont "très dangereuses" et il ajoute que Shaoul, en critiquant les colons, "nourrit l'ennemi et joue entre leurs mains". Wilder résume son point de vue sur Shaoul : "Le Hamas avec une kippa".

A seulement 24 ans, l'homme qui s'attire une telle haine de la part des colons d'Hébron a déjà mené une vie remarquable. Le célèbre écrivain péruvien, Mario Vargas Llosa, qu'il a guidé à travers la ville il y a deux ans, a dit de lui qu'il est "l'un des hommes les plus justes de ce pays". Il a été cofondateur de "Breaking the Silence" [Rompre le silence], le groupe grossissant d'anciens soldats dissidents - dont le noyau a servi comme Shaoul à Hébron, à l'apogée de l'Intifada - qui ont témoigné sur les abus persistants que les militaires, disent-ils, ont commis durant les années de guerre.

Stationné à Bethléem durant les dernières semaines de son service militaire, il a eu "un éclair" qui, dit-il, a commencé à lui faire comprendre ce que l'une des publications du groupe allait appeler plus tard "le terrible prix moral" exigé des jeunes soldats, qui servent en Cisjordanie et à Gaza, par l'occupation. Ensuite, Shaoul a commencé à ressentir qu'il se
trouvait "dans un endroit très terrifiant, [où] il n'y a aucune justification pour 90% des actions auxquelles on a participé".

Depuis, il est devenu guide politique militant dans la partie d'Hébron qui était autrefois son cœur arabe commercial et culturel, désormais dominée implacablement par la présence de 800 colons juifs. Il a organisé plus de 200 visites-guidées pour des Israéliens - dont des lycéens et des étudiants dans l'année précédant leur service militaire - et des étrangers. En octobre dernier, en compagnie d'un autre ancien soldat combattant, Avichaï Sharon, il a informé Tony Blair, l'envoyé [des occidentaux] au Proche-Orient, sur les problèmes affolants des quartiers déshérités d'Hébron.Pour comprendre ce qui l'a conduit à cette vocation peu commune, il vous faut grimper avec Shaoul pour regarder la ville palestinienne du haut d'un point de vue, proche de l'ancien cimetière juif. Tandis que les mosquées retentissent des muezzins de l'après-midi, Shaoul montre la maison au toit rouge où les snipers et les mitrailleurs de son unité étaient postés, après avoir donné à la famille palestinienne qui y vivait une demi-heure pour partir. Au pic de l'Intifada en 2002-2003, avec des Palestiniens armés tirant principalement au fusil d'assaut, la nuit, en direction du sud des colonies, les soldats israéliens ripostaient en tirant des grenades à la mitrailleuse.

"Une grenade n'est pas une balle", explique Shaoul. "Elle touche quelque chose et elle explose en tuant tout le monde dans un rayon de huit mètres et en blessant les autres dans un rayon de 16. Deuxièmement une mitrailleuse n'est pas une arme fiable. Au premier tir, on est un peu trop à gauche. Alors on essaye d'ajuster et on tire un peu trop à droite. Si l'on est un très bon tireur, on doit atteindre la cible au cinquième essai".

Initialement informé sur cette tâche par son commandant de peloton, Shaoul dit qu'il a "piqué une crise. On garde toujours un certain sens de la mission, en noir et blanc, mais mon genre c'est plutôt 'Que se passe-t-il ici ? Suis-je censé tirer des grenades dans une ville où vivent des gens ?' La première nuit, on vise sur la zone à cibler, on appuie sur la gâchette et on la relâche le plus vite possible, en priant que la plus petite quantité possible de grenades ait été tirée, parce que si vous appuyez sur la gâchette pendant une minute, c'est environ 60 grenades qui sont tirées".

Mais, au fur et à mesure que la semaine passe, cela devient, dit-il, "Le moment excitant de la journée. Vous êtes las. Vous êtes coincé dans cette maison. Vous ne sortez pas. Vous agissez sur la ville comme dans un jeu vidéo avec votre joystick - boum, boum, boum !" Shaoul n'a pas de preuve directe que les salves qu'il a tirées - la "pire chose que j'ai faite" - aient fait des victimes. Pourtant, il assume qu'il doit y avoir eu, au minimum, des blessés. "On préfèrerait ne pas y penser". Et c'est vrai que des snipers palestiniens ont vraiment revendiqué la mort de victimes juives des colonies - cinq depuis 2000. Mais Shaoul dit, de la façon dont il décrit les choses habituellement, que les tirs auxquels les soldats ont principalement riposté n'atteignaient pas les colonies.

A Hébron, durant le pic de l'Intifada, les militaires israéliens ont eu recours à des mesures draconiennes pour protéger les colons - dont le droit à vivre dans cette ville n'est pas reconnu par la loi internationale. Parmi ces mesures : l'imposition de couvre-feux dans le centre-ville (377 jours de couvre-feux durant les trois premières années de l'Intifada), des barrages routiers (l'Onu a dénombré plus de 100 checkpoints en 2005 dans le secteur de la ville contrôlé par les Israéliens), des fouilles en porte-à-porte où, selon les dires de Shaoul, des familles palestiniennes étaient parfois enfermées dans une seule pièce, pendant que les soldats piquaient un roupillon ailleurs dans la maison, et le refus, la plupart du temps, d'intervenir lorsque les colons attaquent ou jettent des pierres aux Palestiniens du cru.

Selon un rapport publié en début d'année par les deux organisations humanitaires israéliennes de défense des droits de l'homme les plus respectées, B'Tselem et l'ACRI, "La violence, les fouilles arbitraires des maisons, les saisies de maisons, le harcèlement, les
passants placés en détention et les traitements humiliants font désormais partie intégrante de la réalité quotidienne des Palestiniens, ce qui a conduit un grand nombre d'entre eux à déménager vers des endroits plus sûrs". Et tandis que la violence de l'Armée s'est pas mal réduite à l'intérieur de la ville, la plupart des restrictions de mouvement à l'intérieur de la zone des colonies ont été maintenues. Shaoul fait des comparaisons avec les autres villes de Cisjordanie. "Les FDI ont-elles des positions permanentes à l'intérieur de Naplouse ? Non ? A l'intérieur de Jéricho ? Non. A l'intérieur d'Hébron ? Oui. Pourquoi ? Parce qu'ici il y a des colonies. Si H1 [la zone extérieure d'Hébron] ressemble à toutes les autres villes palestiniennes, H2 [en plein centre-ville] est une cité fantôme : elle manque au tableau".

Après un processus de fermeture et de ségrégation, vieux de 13 ans et qui a commencé - ironie de l'histoire - avec l'attaque de Palestiniens dans une mosquée perpétrée par Goldstein et qui s'est poursuivi pendant toute la durée de l'Intifada, ce sont désormais 304 boutiques et entrepôts - dont 218 sur ordre de l'Armée de Terre - qui sont fermés. L'ensemble de la "zone stérile" protégeant les colonies est fermé aux véhicules palestiniens. Et la section centrale de la rue Shuhada est fermée aux piétons palestiniens, à l'exception de quatre familles qui vivent toujours sur cette artère, autrefois densément peuplée mais aujourd'hui désolée. Le terme que B'Tselem et l'ACRI utilisent pour désigner la dépopulation continue des Palestiniens dans cette zone est "expulsion par la force". Jan Kristiansen, un ancien chef de la Présence Internationale Temporaire à Hébron (veille de 10 ans déjà), compare cette dépopulation à un "nettoyage ethnique".

Un rapport interne de 2003, produit par l'administration civile des FDI, dresse une longue liste de violations de la loi - essentiellement des détériorations, des cambriolages et des saisies de propriétés palestiniennes - commises par les colons juifs d'Hébron, qui travaillaient "systématiquement et invariablement" à "établir et à étendre" leur colonie. "La direction [de la colonie] sélectionne une cible et l'investie de diverses manières. Des jeunes-adolescents cambriolent le bâtiment et, même s'ils se font chasser au début, ils finissent par y arriver. Des jeunes-adolescents les vident de leur contenu ou le brûle… Ils y pénètrent sans se faire remarquer par un mur mitoyen, par la cour ou par l'étroit passage qui sépare les maisons et ils commencent à s'installer". Ajoutant que les activités des Juifs à Hébron peuvent être décrites comme des "entreprises sous la protection du régime israélien", ce rapport dit aussi : "L'Etat israélien n'a pas l'air bien au regard de la séparation de la justice et du pouvoir à Hébron".

En décembre 2006, l'ACRI a défié l'interdiction faite aux piétons d'utiliser une grande partie de la rue Shuhada, en faisant remarquer que cette interdiction n'avait pas été sanctionnée par un ordre militaire écrit. L'Armée de Terre a reconnu qu'il s'agissait bien d'une erreur et elle a émis une directive pour annuler cette interdiction. On autorisa quelques Palestiniens locaux très en vue à marcher dans la rue, après rétention et fouilles au corps, et sous bonne escorte militaire. Une semaine tard, on a dit aux Palestiniens qu'ils n'étaient plus autorisés à emprunter cet itinéraire.

"Nous avons quelques centaines de colons ici", dit Shaoul. "Nous ne le contestons pas. Ce sont des citoyens israéliens et ils méritent d'être protégés, juste comme les gens à Tel Aviv. Pour leur apporter cette protection, nous prenons en considération beaucoup de choses - nous avons la géographie, nous avons un budget, beaucoup de soldats - mais il y a une chose que nous ne prenons pas en considération : les 160.000 Palestiniens qui vivent dans le coin. C'est le problème d'Hébron. C'est la seule manière de fermer ce qui, pendant 60 ans, a été la rue principale. Et ils disent que c'était une erreur ! Mais ils persistent dans cette erreur".

Pour Shaoul, Hébron est aussi le paradigme de la Cisjordanie , prise dans son ensemble, dont presque 40% sont désormais réservés aux colons, avec l'appareil militaire et les routes - dans de nombreux cas interdites aux Palestiniens - qui les desservent. "Si l'on zoome hors d'Hébron, si l'on observe la ségrégation, les méthodes et les tactiques, on a l'impression qu'Hébron est le laboratoire où les choses sont testées avant d'être utilisées ailleurs".

Une autre étape importante dans le long voyage qui a conduit Shaoul jusqu'ici a commencé au début de son service militaire. Shaoul explique que l'événement historique déterminant
inculqué à tous les enfants de colons dès la maternelle est le massacre de 1929 durant les émeutes contre l'immigration juive en Palestine, lorsque 67 Juifs ont été massacrés en une seule journée - bien que 435 d'entre eux aient survécu après avoir été cachés par leurs voisins arabes. Et ensuite il se rappelle comment il a vu une vieille femme palestinienne descendant de la colline voisine d'Abou Snena, qui a été accueillie par les pierres que les enfants des colons lui jetaient. "J'ai dit à un enfant d'environ 10 ans, 'Que penses-tu être en train de faire ?' Il a répondu, 'Sais-tu ce que cette femme a fait en 1929?'"

A présent, nous marchons - un privilège exclusif pour les Israéliens et les étrangers - dans la rue Shuhada, et nous passons devant les échoppes abandonnées de la zone du marché, occupée illégalement par huit familles de colons venant d'Avram Avinu, après qu'un sniper palestinien a tué un bébé colon de 10 mois, Shalhevet Pass, en 2001. Les colons ont finalement reçu des ordres d'éviction en janvier 2006 - mais ensuite ils ont accepté de partir volontairement après un accord remarquable passé avec l'Armée de Terre, selon lequel ils seraient autorisés à revenir après quelques mois. Cet accord fut plus tard annulé par le procureur général d'Israël, Menahem Mazuz.Alors que nous allons vers la gauche, laissant à notre droite un checkpoint israélien habité, nous arrivons au sentier surréel où deux familles palestiniennes vivent toujours au milieu d'une douzaine de familles de colons. Nous passons devant la maison d'Abou Ayesha, protégée par un grillage enchevêtré de pierres et d'ordures qui leur sont fréquemment lancées par les colons. C'était contre ce grillage que la colon juive Yifat Alkobi a pressé son visage tout en répétant "sharmuta" - putain - a sa voisine palestinienne mariée. Cette scène fut capturée sur un enregistrement vidéo qui a été remis à B'Tselem et qui a choqué beaucoup de téléspectateurs israéliens lorsqu'il est passé en prime time à la télé en janvier dernier - parmi lesquels Tommy Lapid, l'ancien ministre de la justice israélien qui a perdu une partie de sa famille dans l'Holocauste. "Dans les années qui ont précédé l'Holocauste", écrivait-il, "derrières des volets, se cachaient des Juives terrifiées, exactement comme la femme arabe de la famille d'Abou Ayesha à Hébron". Et c'est là où Baruch Marzel, selon le témoignage reçu par Taysir Abou Ayesha, est entré en force dans sa maison avec 10 autres colons en hiver 2002, l'a battu et essayé de le tirer dans la rue avant d'être sauvé par son père qui brandissait un bâton.

Et puis nous arrivons au bout de la rue et à la maison d'Hani Abou Heikel, dont la famille faisait partie de celles qui ont abrité plus de 400 Juifs, qui ont survécu au massacre de 1929. Il dit que les colons du voisinage de la maison d'Al Bakri ont attaqué sa maison avec des lances à eau la nuit, que sa voiture a été attaquée et brûlée quatre fois et qu'en juin dernier la plupart des arbres de son oliveraie à côté de sa maison ont été anéantis par le feu qui y a été mis. Lorsque son fils a suggéré aux soldats - dont quelques-uns, à cette occasion, ont aidé à étreindre le feu - qu'ils pouvaient identifier les coupables au moyen des caméras omniprésentes, on lui a répondu, dit M. Abou Heikel, que les caméras étaient pour la "sécurité" - c'est à dire pour la sécurité des colons. La famille d'Abou Heikel, qui fait partie du décor des excursions de Yéhuda Shaoul, est aussi contente de le voir que les colons en sont mécontents. "Yéhuda, Yéhuda", crie avec excitation Yara Abou Heikel, qui a 2 ans et demie. Le fait que Yéhuda fasse venir des Israéliens à ces maisons a été, dit Abou Heikel, très profitable pour ses enfants. "J'accueille favorablement cela", dit-il. "Je veux que mes enfants sachent que les Israéliens ne sont pas juste des colons. Je voulais leur montrer qu'il y a des Juifs qui ne sont pas en conflit avec nous".
Une excursion autour des quartiers déshérités de la ville en compagnie d'un responsable militaire israélien donne une image très différente d'Hébron que celle que nous montre Shaoul. L'officier, qui insiste pour rester anonyme, soutient que tandis que les Palestiniens ne subissent des restrictions que dans 3% de la ville, les Israéliens sont soit exclus, soit lourdement limités d'accès sur 97 % de la ville. Tandis que l'ACRI et B'Tselem ont indiqué qu'un habitant de la Vieille Ville qui voulait traverser la rue de Shuhada a besoin de faire le tour de tout le centre-ville et passer par un grand nombre de barrages, l'Armée de Terre insiste sur le fait que les restrictions sur le déplacement des piétons dans la ville sont "minimales". Quant aux véhicules, l'Armée de Terre dit que ceux qui transportent des fournitures comme les matériaux de construction sont autorisés à traverser avec une autorisation préalable et que les détours requis ne prennent que 10 minutes pour les Palestiniens. Cet officiel souligne que les barrières sont nécessaires pour des raisons de sécurité et insiste sur le fait : "Je suis responsable des vies des Palestiniens et des Israéliens. Je ne suis pas seulement en charge des Israéliens".

Ceci, bien sûr, nous amène au cœur de la question de savoir qui porte le réel fardeau de la sécurité des colons. Selon les mots du rapport de l'ACRI et de B'Tselem, "les autorités chargées d'appliquer la loi et les forces de sécurité ont fait en sorte que ce soit la totalité de la population palestinienne qui paye e prix de la protection des colonies juives dans la ville". Ce faisant, cela a causé "l'effondrement économique du centre d'Hébron et chassé de nombreux Palestiniens de la zone. L'Armée indique régulièrement - et à juste titre - "que le droit des citoyens israéliens à vivre dans la ville a été autorisé par les décisions du gouvernement israélien". Cet officier militaire dit, de plus, que depuis le massacre de Goldstein, auquel il ajoute que c'était "une chose horrible" qui a apporté la "honte au peuple juif partout dans le monde", les "cibles" principales de la violence, ici, n'ont pas été les Palestiniens mais les Israéliens. "Depuis 1994 jusqu'à aujourd'hui les Israéliens ont été visés par toutes les organisations de la terreur", conclut-il.

Il est exact que depuis le début de l'Intifada les partisans palestiniens ont tué 17 membres des forces de sécurité et cinq civils - y compris le petit Shalhevet Pass, âgé de 10 mois, tué par un sniper palestinien en 2001. A Hébron, en tout, selon le rapport de l'ACRI et de B'Tselem, les forces de sécurité ont tué 88 Palestiniens au cours de la même période, "dont au moins 46 d'entre eux (incluant neuf mineurs) ne prenaient pas part aux hostilités au moment où ils ont été tués". De plus, deux Palestiniens ont été tués par des colons, dont Nasseem Jamjoum, 14 ans, tué par balles chez lui en 2003 par des colons, pendant le pillage qui a suivi la mort d'un soldat-colon qui a été abattu à l'extérieur de la ville. Personne ne fut poursuivi pour ce meurtre.

Ce fonctionnaire dit que parce que la "terreur du Hamas est forte" dans la zone, les soldats viennent des "meilleures unités de l'Armée de Terre israélienne" - inévitablement entraînés pour vaincre les partisans plutôt que pour maintenir la paix entre les populations civiles. Mais en dépit de l'accusation bien documentée par les groupes des droits de l'homme, selon laquelle les soldats n'interviennent en général pas lorsqu'un Israélien attaque un Palestinien ou sa propriété, l'armée insiste sur le fait que les soldats ont reçu l'ordre de le faire. En gros, dit l'officier militaire, les incidents violents entre Palestiniens et Israéliens ont chuté de 50% en 2006-2007 par rapport à leur niveau de 2003-2004.

Le fonctionnaire insiste pour dire - à juste titre - que cette décision d'autoriser ou non les colonies à Hébron est une question qui relève des politiques et non des militaires. Mais, il a aussi clairement de la sympathie pour l'argument selon lequel les Juifs ont le droit, après la Guerre des Six Jours, de réclamer une propriété qui était historiquement juive. Sur le sujet de la prise de contrôle progressive des propriétés arabes depuis 1967, il fait régulièrement une distinction - non reconnue par la loi internationale - entre la propriété qui était historiquement juive et la propriété qui ne l'était pas. Par exemple, il montre la colonie de Beit Hadassah (qui a été prise par les colons en 1979, bien que Menahem Begin, le Premier ministre du Likoud - de droite- à l'époque, s'opposât fortement à cette manœuvre). "C'était un hôpital qui servait tous les environs, les Juifs comme les Musulmans, jusqu'à ce que la plupart de son personnel soit tué dans les massacres de 1929", dit l'officier militaire. "Lorsque l'Allemagne a rendu aux Juifs la propriété qui leur avait été prise, le gens en Israël étaient très fiers", dit-il. "Si nous n'avions pas eu la guerre en 1967, l'émotion de recevoir cette propriété [à Hébron] aurait été la même".

Cependant, pour Yéhuda Shaoul, cet argument - qu'il y a toujours eu des Juifs à Hébron dans le passé - n'est pas différent du "droit au retour" en Israël réclamé par les familles de réfugiés palestiniens qui ont été forcées de s'enfuir de leurs maisons, qui se trouvent à

présent en Israël depuis la guerre de 1948, une revendication constamment rejetée tant par Israël que par la communauté internationale. Et l'argument, selon lequel des itinéraires alternatifs à celui qui passe par le centre de la vieille ville d'Hébron, aussi fatigant soient-ils, existent pour les Palestiniens, est aussi tenable que si "l'on disait aux gens de Jérusalem Ouest, vous ne pouvez plus utiliser le Mahane Yehuda [le principal marché juif de la ville] et la rue de Jaffa [l'artère principale de Jérusalem Ouest la-juive, vous allez devoir la contourner.

Il n'est pas non plus impressionné, en tant que Juif pratiquant, par l'argument selon lequel les colons sont nécessaires pour établir le droit aux Juifs de prier sur la Tombe des Patriarches. Tandis que certains Palestiniens ont suggéré que, dans l'éventualité d'un Etat palestinien, il puisse être garanti un "passage sûr" aux Juifs qui veulent prier sur la Tombe , Shaoul doute que ce soit réaliste, indiquant qu'aucune permission de ce genre n'existait avant l'occupation. Au lieu de cela, il suggère que le prix à payer est simplement trop élevé pour "contrôler la ville des patriarches" et permettre l'accès à la Tombe à la minorité de Juifs religieux qui l'utilisent maintenant. "Tout ceci a été fait sur le dos de milliers de Palestiniens qui ont été plus ou moins expulsés de leurs vies", dit-il. "Ce n'est pas juif. Je suis israélien, je suis juif et je me préoccupe de ce à quoi ma société ressemble, concernant les valeurs qui sont au cœur de mon pays. Et Hébron est un énorme problème pour ma société et mon pays. Il y a un projet clair de faire en sorte que la population arabe quitte le centre d'Hébron".

Shaoul ne nie pas un seul instant la menace faite aux colons et aux soldats. "Vous n'avez pas besoin de m'enseigner les problèmes de sécurité", dit-il aujourd'hui aux visiteurs sur sa période où il a servi dans la ville. "Hébron était un endroit très dangereux. Des Israéliens étaient tués. Mais ce que nous faisons dans cette visite guidée est de demander : quelles sont les lignes rouges que nous ne pouvons pas franchir ?" David Wilder réplique : "Sa ligne rouge est que nous ne devrions pas être ici".
Beaucoup d'Israéliens - peut-être une majorité - seraient vraiment d'accord sur le fait que les colons ne devraient pas être à Hébron. Après le massacre de Goldstein, Yitzhak Rabin voulait les expulser mais on l'avisa que c'était politiquement impossible. Shaoul ne se sert pas de ses visites guidées pour précipiter le retrait des colonies d'Hébron. A la place, "Nous leur demandons juste : Que pensez-vous ? Vous avez vu le prix en terme de droits de l'homme, de moralité, d'absence de loi, que les Palestiniens payent pour 800 colons au cœur de leur ville. Et vous avez vu le prix que le régime israélien paye et que la société israélienne paye pour tenir cet endroit et vous devez décider par vous-mêmes".

Donald Macintyre

The Independent, 26 janvier 2008

article original : "A rough guide to Hebron:
The world's strangest guided tour highlights the abuse of Palestinians"

Traduction [JFG-QuestionsCritiques]
http://questionscritiques.free.fr/...

n°311 Dossier de Palestine-29-01 Fin

3 Annexe - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

3-1 Paul Craig Roberts : Comment la « conscience morale » pourrait-elle être le privilège d'un Occident immoral ?

3-2 Bruno Guigue : George Bush, en lévitation au-dessus d’un champ de ruines.

3-3 Ahmed Loutfi : L’Américain le moins populaire.

3-4 L’action de George Bush ne fera que jeter de la poudre aux yeux.

3-5 Georges Habache nous a quittés...


3  Annexe - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

3-1 Paul Craig Roberts : Comment la « conscience morale » pourrait-elle être le privilège d'un Occident immoral ?

Qui menace les valeurs et le mode de vie de l'Occident ? Le fanatisme politique, le fondamentalisme religieux, et la dissémination imminente d'armes nucléaires, répondent les cinq évadés d'asile.  Par fanatisme politique, parlent-ils des néo-conservateurs, qui pensent que l'avenir de l'humanité dépend d'établissement sur le monde de l'hégémonie étasunienne ? Par fondamentalisme religieux, pensent-ils à la campagne pour l'Armageddon du « ravissement évangélique » ou des Chrétiens et des Sionistes israéliens, qui exigeant une attaque nucléaire contre l'Iran ? Par dissémination des armes nucléaires, parlent-ils de la possession de plusieurs centaines d'armes nucléaires non déclarées et illégales par Israël ? Non, les chefs militaires paranoïaques considèrent que tout le fanatisme, religieux et autres, de même que toute menace contre l'humanité, provient de l'extérieur de la civilisation occidentale (Israël est dedans). Le « monde de plus en plus barbare, » contre lequel les chefs mettent en garde, est « là-bas. » Seuls les Musulmans sont fanatiques. Nous tous, les blancs, sommes rationnel et sensés.

Il n'y a rien de barbare dans le bombardement de la Serbie , de l'Irak et de l'Afghanistan par les États-Unis et l'OTAN, ou dans le bombardement du Liban par les israéliens, ou dans le nettoyage ethnique d'Israël en Cisjordanie, ou dans le génocide qu'Israël espère commettre contre les Palestiniens de Gaza. Tout cela, de même que le bombardement de la Somalie par les États-Unis, leurs geôles à torture, les procès spectacles de « détenus, » et renverser les gouvernements élus pour installer des dirigeants fantoches, est la réaction indispensable de l'Occident pour repousser le monde barbare.

Le cruel pense que ce qui se passe dans le « monde barbare » est entièrement de la faute de ses habitants. Rien de tout ça n'arriverait s'ils faisaient simplement ce qu'on leur dit. Comment le monde civilisé, avec son monopole sur la moralité, pourrait-il permettre aux peuples du monde barbare de devenir indépendants ? Je veux dire, réellement indépendants ! Dieu nous en garde, ils pourraient attaquer quelque pays innocent. Le « monde barbare » consiste en ces fanatiques immoraux qui s'opposent à être marginalisés par l'Occident, et qui répliquent aux bombardements aériens massifs, à la mort et aux destructions qui leurs sont infligées de multiples façons, en se sanglant de bombes suicide. Incapable d'imposer sa volonté aux pays qu'il ont envahi avec des armes classiques, les chefs militaires de l'Occident sont désormais prêts à forcer le respect de la volonté du monde moral en menaçant d'atomiser ceux qui résistent. Vous comprenez, puisque l'Occident a le monopole de la moralité, de la vérité et de la justice, et que ceux du monde extérieur sont manifestement mauvais, méchants et cruels. Par conséquent, comme le Président Bush nous l'a dit, il s'agit d'un simple choix entre le bien et le mal, et il n'y a pas meilleur candidat que le mal pour être atomisé. Plus tôt nous éliminerons le monde barbare, plus tôt nous aurons « la liberté et la démocratie » partout dans le monde qui restera.

Pendant ce temps-là, les États-Unis, la grande lumière morale du monde, viennent d'empêché l'ONU de critiquer Israël, l'autre grande lumière morale du monde, pour avoir coupé l'approvisionnement alimentaire, les fournitures médicales, et le courant électrique de Gaza. Vous comprenez, Gaza, dans le monde extérieur, est un foyer de sales types. De plus, il y a ces affreux Palestiniens qui ont dupé les États-Unis quand ils leur ont permis de tenir des élections libres. Au lieu d'élire le candidat étasunien, les méchants électeurs ont élu un gouvernement qui les représentent. Les États-Unis et Israël ont annulé l'élection palestinienne en Cisjordanie, mais ceux de Gaza se sont accrochés au gouvernement qu'ils ont élu. Maintenant, ils vont souffrir et mourir jusqu'à ce qu'ils élisent le gouvernement voulu par les États-Unis et Israël. Je veux dire, comment pouvons-nous espérer des gens du monde barbare qu'ils sachent ce qui est bon pour eux ?

Le fait que les Nations Unies aient tenté d'empêcher le juste châtiment d'Israël dans la Bande de Gaza, montre la justesse du rapport des cinq chefs à propos de la menace que présente l'ONU pour les valeurs de l'Occident et son mode de vie. L'ONU est vraiment contre nous. Ça situe l'ONU dans le monde extérieur, et ça fait d'elle une postulante à l'atomisation, même si ce n'est pas une véritable organisation terroriste. Comme notre président l'a dit, « vous êtes avec ou contre nous. »

Les États-Unis et Israël ont besoin d'un gouvernement fantoche en Palestine afin que les ghettos, vestiges de la Palestine , puissent être transformés en « solution fondée sur deux États. » Les deux États seront Israël, incorporant la Cisjordanie dérobée, et les ghettos palestiniens sans économie, ni eau, ni frontières attenantes.

C'est nécessaire afin de protéger Israël du monde barbare extérieur. Les habitants du monde barbare sont troublés par l'« autodétermination » préconisée par les dirigeants occidentaux. Cela ne veut pas dire que ceux en dehors de la civilisation occidentale et d'Israël doivent décider par eux-mêmes. « Auto » veut dire étasunien. Ce terme, à nous si familier, signifie « détermination étasunienne. » Les États-Unis décident, les autres obéissent. C'est le monde barbare qui provoque tous les problèmes en n'obéissant pas.

Paul Craig Roberts 

Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l'administration Reagan.

Il est l'auteur de Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington, Alienation and the Soviet Economy et Meltdown: Inside the Soviet Economy, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. 

Original : http://www.vdare.com/roberts/080122_moral.htm
Traduit au mieux par Pétrus Lombard pour Alter Info
Source : Altre Info  
http://www.alterinfo.net/...

3-2 Bruno Guigue : George Bush, en lévitation au-dessus d’un champ de ruines Du périple moyen-oriental auquel s’est livré le locataire de la Maison Blanche , il y a peu de chance que l’Histoire retienne grand’chose. « Une visite pour rien ? » s’interrogeait-on gravement dans la presse française à la veille de la tournée présidentielle. On connaît désormais la réponse : un néant profond, insondable même, à la mesure de l’ignorance crasse du président américain concernant cette région du monde à l’exception de ses hydrocarbures.

Nul besoin d’être expert pour comprendre que cette virée diplomatique poursuivait en réalité un seul objectif : souder les régimes arabes contre l’Iran en se livrant à un exercice d’illusionniste sur le conflit israélo-palestinien. C’était cousu de fil blanc : il fallait singer la commisération vis-à-vis des Palestiniens pour ôter aux « pays arabes modérés » l’envie de faire la fine bouche devant la vaste coalition anti-mollahs concoctée par Washington. De là, évidemment, les sorties inhabituelles du président américain sur « la fin de l’occupation commencée en 1967 », les larmes de crocodile devant « les frustrations massives » des Palestiniens, le refus d’un Etat palestinien qui se résumerait à un « gruyère », sans parler de sa tardive indignation devant ces innombrables check points israéliens dont il parut découvrir l’existence en janvier 2008.  Si incongrue de la part de George Bush, l’expression de telles évidences a arraché à Mahmoud Abbas, si l’on en croit Le Monde, un authentique « ravissement ». On suppose que cette lune de miel entre l’OLP et l’Oncle Sam, toutefois, n’a pas survécu à l’assassinat par « Tsahal » de 19 Palestiniens dans la seule journée du 15 janvier. Israël tenait visiblement à célébrer à sa façon la conversion tardive du président américain au droit international. Ce dernier n’a fait aucun commentaire sur cette éminente contribution de Tel-Aviv au nouveau « processus de paix ». Mais les truismes calculés dont George Bush gratifia les médias ne provoquèrent pas seulement l’extase momentanée du « président palestinien » et un déluge supplémentaire de bombes israéliennes. Dommage collatéral beaucoup moins grave et nettement plus risible, ces déclarations suscitèrent aussi, dans la presse française, un raz-de-marée d’optimisme béat. Dans un texte tellement symptomatique qu’il mérite d’être longuement cité, Bernard Guetta se livre ainsi, dans Libération, à des prouesses rhétoriques qui donnent l’impression qu’Oslo a ressuscité d’entre les morts.  « Revenant de Ramallah, George Bush appelle, de Jérusalem, à la fin de l’occupation commencée en 1967. Il demande, en d’autres termes, qu’Israël se retire de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. C’est une bombe. Et comment réagit le gouvernement israélien ? Il fait dire que cette solution lui conviendrait. Loin de pousser de hauts cris, Israël ne rejette pas cette exigence. C’est une totale révolution qui vient justifier la conviction, dite et redite, du président palestinien, qu’un règlement serait possible cette année, en 2008, mais .. » Oui mais voilà, admoneste Guetta, « quand les faits surprennent et dérangent, n’entrent plus dans les catégories établies, on refuse d’en voir l’importance ». Et tout ça, c’est la faute des «  sceptiques » qui ne voient qu’un « Bush en fin de mandat », un « gouvernement israélien au bord de l’éclatement » et un « Mahmoud Abbas en sursis ». Ah ces aveugles ! «  Mais si la paix n’est, bien sûr, pas faite, si rien ne l’assure évidemment, comment ne pas voir à quel point elle a progressé ? Comment ne pas voir qu’on est dans l’accélération d’une de ces évolutions longues dont on se demande toujours, après coup, comment on a pu l’ignorer ? » (Libération, « Rebonds », 15 janvier 2008). 

 Malheureusement, cette prose irénique a été publiée le jour même où les héros de Tsahal accomplirent leur plus beau pogrom anti-arabe depuis un an. Dans les propos subversifs de George Bush, Guetta a cru voir une véritable « bombe » : il ne croyait pas si bien dire. Mais ce n’est pas tout. Sans se demander un seul instant si la démarche du président américain n’était pas calculée, il a naïvement pris au pied de la lettre ses déclarations. Rien d’étonnant à ce qu’il en ait tiré des plans sur la comète.

 Reprenons point par point. M. Bush, paraît-il, exige la «  fin de l’occupation » et Israël acquiescerait à cette exigence. Espoir immense, chants d’allégresse ? C’est surréaliste. Partisan outrancier de l’Etat hébreu, George Bush est le seul président américain qui ait explicitement mis en cause le droit international au Proche-Orient. Dans une missive officielle à Ariel Sharon (avril 2004), il jugeait « irréaliste » le retour aux frontières de 1967 et avalisait ainsi de nouvelles annexions. Et il viendrait, à dix mois de son départ, ruiner cette idylle avec les durs de la droite israélienne ?  Poudre aux yeux complaisamment jetée devant les caméras des chaînes satellitaires arabes, cette rhétorique n’aveugle que ceux qui ne veulent pas voir. Pour Washington, l’alliance des pétromonarchies a un prix d’autant plus aisé à payer qu’il reste purement symbolique : une pincée de démagogie compassionnelle fait l’affaire. Le salut d’Israël colonial vaut bien quelques réprimandes oratoires. D’autant qu’elles n’engagent à rien, et donnent un os à ronger à l’opinion publique des pays arabes dont les potentats d’un autre âge s’empressent de faire des courbettes au président américain. 

 Ehoud Olmert l’a si bien compris qu’il a fait mine d’acquiescer à ces admonestations en y ajoutant quelques formules creuses sur les « compromis douloureux » auxquels il se résignerait d’avance. On se demande bien lesquels. Renoncera-t-il au résidu de la Cisjordanie qui n’est pas encore truffé de colonies ? Concédera-t-il aux Palestiniens un obscur faubourg de Jérusalem-Est en guise de capitale ? Il y a 470 000 colons confortablement installés dans leurs bunkers en territoire occupé. Qu’ils se rassurent : ce n’est pas George Bush qui les contraindra à déménager.

Peu importe : manifestement désireux de construire un monument de la pensée a-critique, Bernard Guetta n’en démord pas. «  L’échec reste plus probable que le succès », lâche-t-il d’abord dans un éclair de lucidité. Il faudrait savoir .. Puis il se ravise : « ça tanguera beaucoup, mais Olmert, Abbas, et Bush sont d’ores et déjà d’accord sur les grandes lignes d’un règlement auquel ils travaillent. Jérusalem serait partagé. Sous condition d’ajustements territoriaux, les plus grandes colonies resteraient israéliennes ». Auto-hallucination qui laisse pantois : en trois mots, notre analyste expédie la question de Jérusalem comme si elle allait être réglée demain matin. Mais le seul « partage de Jérusalem » qui vaille, c’est l’application du droit international. Autrement dit, la restitution intégrale de Jérusalem-Est à ses détenteurs légitimes, ce qui implique l’abolition de la loi fondamentale israélienne qui fait de « Jérusalem réunifiée » la « capitale éternelle d’Israël », mais aussi le déménagement des 220 000 juifs illégalement installés dans la partie arabe de la ville. Ehoud Olmert aurait vraiment donné son accord ? Si c’était le cas, il surpasserait dans l’héroïsme Itzhak Rabin lui-même, que l’extrême droite sioniste a assassiné pour moins que ça. Assurément, ce serait une vraie « bombe » médiatique. La vraie question, c’est de savoir comment un journaliste sérieux peut accréditer pareilles foutaises. Mais il est vrai que nous sommes en France.

 Reste éventuellement une seconde hypothèse, tout aussi ridicule : l’accord en question serait fondé sur de nouvelles concessions palestiniennes. Sans le dire à personne, Mahmoud Abbas aurait renoncé au noyau dur de la position officielle de l’OLP depuis 1988 : un Etat palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale. Mais soit Bernard Guetta est mieux informé que la totalité des journalistes de la planète, soit il veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Avec tout le respect qu’on lui doit, on penchera pour la seconde solution.  Ce qui ne l’empêche pas de poursuivre en évoquant la question des réfugiés comme s’il s’agissait de broutilles : «  La Palestine serait assurée d’une continuité territoriale et, quant aux réfugiés, ils recevraient des compensations financières, mais c’est dans le futur Etat palestinien, et non pas en Israël, qu’ils reviendraient ». Et il faudrait appeler ça un accord ? En fait, cette formulation correspond exactement à la position de Tel-Aviv : aucune reconnaissance du préjudice subi par le peuple palestinien, aucun réfugié autorisé à revenir en territoire israélien sur le sol de ses ancêtres, et une poignée de shekels en guise de dédommagement.

Après avoir servilement ânnoné les péroraisons de MM. Bush et Olmert, Bernard Guetta en vient cependant à l’essentiel : «  Mais il reste une grande question à trancher, la plus redoutable des pierres d’achoppement. Comment appliquer un tel accord alors que le Hamas contrôle Gaza ? » Nous y voilà donc : ce serait tellement plus facile, en effet, si les Palestiniens baissaient les bras et abdiquaient toute résistance ! Et si, en face du nouveau mur de la honte érigé par Israël, il n’y avait cette maudite « pierre d’achoppement » qui s’obstine à exister.

 En votant pour le Hamas en 2006, le peuple palestinien s’est démocratiquement rebellé contre l’occupant. Ce n’est pas pour lui tendre l’autre joue en 2008. MM. Bush et Olmert le savent, mais M. Guetta, lui, fait semblant de l’ignorer. Sans doute parce que la conception du conflit à laquelle il s’adosse avec la plupart des commentateurs exige cette amnésie volontaire. Pour coller, non pas à la réalité mais à sa représentation dominante, il faut un coupable. Or ce coupable ne pouvant être Israël, il ne peut être que le Hamas, dont l’existence même est un défi lancé à Israël.  Niant l’évidence, on inverse alors la cause et l’effet : ce n’est pas l’occupation qui génère la résistance, mais le terrorisme qui justifie l’autodéfense. Déniant aux victimes la même valeur, on fait fi des statistiques du conflit. En 2007, l’armée israélienne a tué 373 Palestiniens dans la bande de Gaza. En même temps, on a déploré 13 victimes israéliennes. Mais la cause est entendue : le «  terrorisme islamiste » menace Israël d’un nouvel holocauste. « Aussi longtemps qu’il y aura du terrorisme à Gaza, il sera très difficile de parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens », résume Ehoud Olmert dans un article de foi repris en chœur par les médias occidentaux. 

 Il est vrai que le premier ministre de l’Etat hébreu sait de quoi il parle : la principale organisation terroriste du Proche-Orient, c’est l’armée israélienne. Evidence arithmétique, tout simplement. En un sens, Israéliens et Américains ont raison : le terrorisme est partout. Mais il est surtout là où on se refuse à le voir. Un détail amusant : lors de son bref séjour à Jérusalem, George Bush a élu domicile à l’hôtel King David qui, à l’époque du mandat britannique, abritait le quartier général des forces d’occupation. Un commando de l’Irgoun l’a fait sauter en 1946, tuant délibérément une centaine de personnes. Futur premier ministre et idole des médias après « Camp David », le terroriste Menahem Begin était le commanditaire de l’attentat.

 George Bush, lui, est sorti indemne de l’hôtel King David pour achever sa tournée moyen-orientale. Comme prévu, la seconde partie du voyage fut d’un grand classicisme. Au programme : contrats juteux avec les roitelets du pétrole et avalanche de diatribes anti-iraniennes. En Palestine, le président américain mariait commisération de façade et fausse admonestation. Avec les pétromonarchies, il a agité l’épouvantail du chiisme nucléarisé pour stimuler les ventes d’armes made in USA. Obstiné, il a menacé une énième fois le régime iranien, ce « sponsor du terrorisme », lui attribuant sémantiquement cette confusion entre le commerce et la politique dont l’hyperpuissance est elle-même coutumière. Faisant feu de tout bois, il a vainement tenté d’exploiter un incident naval irano-américain des plus dérisoires survenu dans le détroit d’Ormouz. Comme pour l’affaire des marins britanniques capturés dans le Chott-al-Arab, l’attitude de la puissance occidentale s’indignant qu’on ait égratigné l’une de ses canonnières était parfaitement grotesque. On n’ose imaginer ce qui se passerait si l’on interceptait des vedettes iraniennes sur la Tamise ou des sous-marins devant Manhattan. Jouant les matamores, le Texan en colère s’est livré devant les caméras à des rodomontades ridicules dont on se gausse encore à Téhéran.

Pas un mot, en revanche, sur la situation irakienne. A quoi bon, en effet, évoquer publiquement le plus grand désastre américain depuis la guerre du Vietnam ? L’Irak est le trou noir, vaste et béant, de la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient. Mais tout se tient. C’est la déconfiture mésopotamienne qui est venue décupler l’obsession iranienne des néoconservateurs. Il fallait un puissant dérivatif à l’échec irakien, un nouveau front avec de nouveaux méchants à diaboliser. Avec George Bush, l’Amérique n’arrive pas à guérir du syndrome des sorcières de Salem, elle s’y enfonce chaque jour davantage.

Le premier voyage au Moyen-Orient d’un George Bush en phase terminale aura laissé derrière lui une irrésistible impression de vide sidéral et de monumentale hypocrisie. Mais en un sens il n’aura pas été inutile. Le locataire de la Maison Blanche s’y sera montré sous son vrai jour sur la scène planétaire : bouffi de rhétorique millénariste, démagogue à foison, obsédé par une hégémonie qui se lézarde, ridicule avec ses anathèmes qui n’impressionnent personne. Planant au-dessus d’un champ de ruines qu’il a largement contribué à répandre, il est apparu comme en lévitation, irrémédiablement coupé d’un monde arabe qui le vomit. 

 Bruno Guigue
Diplômé de l’ENS et de l’ENA

 24 Janvier 2008

Auteur de "Proche-Orient : la guerre des mots", L’Harmattan, 2003  

Sources Oumma com

Posté par Adriana Evangelizt


3-3 Ahmed Loutfi : L’Américain le moins populaire. George W. Bush. Le président Bush a adopté une politique très agressive vis-à-vis du monde arabe qui s’explique en grande partie par des convictions personnelles selon de nombreux analystes.  « Ce qui est certain, c’est que George Bush aura été le pire président américain depuis la seconde guerre mondiale, tant pour la planète que pour les Etats-Unis eux-mêmes », le jugement est de Pascal Boniface, directeur de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), à Paris. Il l’a confié à Media France Internationale (MFI). Et c’est en grande partie par la politique arabe du locataire de la Maison Blanche que s’explique cet échec : « La guerre en Iraq a été une erreur majeure, et une faillite morale et stratégique. Le fait de concevoir les relations internationales comme une croisade, de les réduire à un affrontement entre eux et nous (ndlr : l’Occident), entre le bien et le mal, ne constitue pas un progrès, ni sur le plan intellectuel ni sur le plan stratégique », affirme Boniface. Cette évaluation faite, alors que le chef de l’exécutif est à sa dernière année de présidence fait poser une question. S’agit-il du tempérament, du caractère et des croyances personnelles de Bush ou de toute une lignée ou composante américaine ?   De nombreux observateurs mettent en avant et sa doctrine néo-conservatrice et religieuse et son origine de capitaliste local aux idées fermées. Mohamad Al-Sayed Saïd, politologue et rédacteur en chef du quotidien égyptien indépendant Al-Badil, estime que pour l’exemple le plus patent de l’échec du président, celui de l’invasion de l’Iraq, « il s’agit en grande partie d’un rôle personnel et non de celui de l’establishment militaire. Avant l’invasion de l’Iraq, le Pentagone et d’anciens généraux ont laissé filtrer des informations sur ces projets militaires afin de tenter d’éviter la guerre. Ils ont mené une importante campagne médiatique à ce sujet », explique-t-il. Bush évidemment n’en a pas pris compte comme il l’a fait avec l’Onu, et une grande partie de la communauté internationale et même les alliés arabes traditionnels des Etats-Unis qui, depuis, sont dans un état de confusion extraordinaire. Sans tenter de faire la psychanalyse de Bush, son passé incite le politologue à relever une vision acquise au départ qui l’a poussé à une politique aussi belliqueuse. « C’est sa personnalité de body guard du capitalisme local, c’est-à-dire limité à une région donnée, qui serait à la base de cette dérive guerrière. Il fait partie de ces Blancs à la culture limitée, mus par une tendance au fanatisme, une fidélité ethnique, une disposition à la violence et au racisme en faveur des Blancs. Sa doctrine politique est celle du WASP (White Anglo-Saxon Protestant) ».  

Mohamad Al-Sayed Saïd se réfère aussi à la carrière dans l’industrie du pétrole de Bush qui a commencé en 1978 avec la création d’Arbusto Energy (arbusto signifie Bush en espagnol), une entreprise de recherche de pétrole et de gaz.   Un aspect fondamental de cette dérive politique de Bush est ses convictions de néo-fondamentaliste investi d’une mission quasi divine pour rétablir l’ordre et la moralité dans le monde et le Proche-Orient, surtout. 

 Il est un Born Again Christian, c’est-à-dire un chrétien qui est « né de nouveau ». Il a imprimé cette foi au cœur du travail gouvernemental. Les réunions du gouvernement à la Maison Blanche commenceraient par une prière et la lecture d’un passage de la Bible , relèvent les différentes études faites à ce sujet. Comme le souligne Mohamad Al-Sayed Saïd, c’est Ronald Reagan qui a commencé au sein du Parti républicain à se servir des arguments religieux pour diaboliser l’Union soviétique. Aujourd’hui, la rhétorique est restée la même, mais l’ennemi a changé : ce n’est plus le communisme, c’est l’islam avec comme objectif la nécessité de protéger « Israël donné aux juifs par Dieu ». Autant de notions qui ont contribué à façonner la politique de Bush.

 Mohamad Al-Sayed Saïd relève cependant qu’il y a de la simulation à ce sujet. « Le lien avec la religion est de caractère opportuniste et politique. Il n’y a pas chez lui de vrais sentiments religieux, ni même une assimilation réelle de l’enseignement religieux. Il s’est attaché à la religion en tant qu’idéologie politique en concordance et en coordination avec des mouvements religieux et non des églises, ce qu’on appelle Moral Majority ».  Il reste que, pour cette dernière année au pouvoir, George Bush s’attelle au dossier palestino-israélien. Paradoxal ? Il reste que le moins que l’on puisse dire est que Bush est pour notre région l’Américain le moins populaire.   

 AL-AHRAM  

9 janvier 2008


3-4 L’action de George Bush ne fera que jeter de la poudre aux yeux

La presse arabe et israélienne pense que l’action de George Bush ne fera que jeter de la poudre aux yeux. En effet, le président états-unien et son administration ne cachent pas leur partialité en faveur d’Israël et ont prouvé à maintes reprises qu’ils font passer les priorités israéliennes avant toute autre considération. 

 Des experts arabes et israéliens ont minimisé l’importance de l’annonce par Ehud Olmert et Mahmoud Abbas de leur intention de commencer des négociations sur les questions clé (réfugiés, Jérusalem, frontières du futur État palestinien et partage des eaux).

 Les analystes des deux bords ont mis en relief l’instabilité politique et les troubles internes chez les deux parties. Certains spécialistes prévoient la démission du Premier ministre israélien après la publication du rapport final de la Commission Winograd , qui a été reportée au 30 janvier pour ne pas perturber la visite de George Bush. Côté palestinien, l’Autorité présidée par Mahmoud Abbas est tellement faible que la reprise du dialogue entre le Fatah et le Hamas est de plus en plus envisagée par la presse et les différents milieux politiques.
Les mesures israéliennes visant à accélérer la colonisation et à légaliser les implantations sauvages constituent, aux yeux de nombreux analystes, des violations flagrantes des résolutions prises à la conférence d’Annapolis. Ces décisions illustrent en soi la partialité des États-Unis qui refusent d’exercer la moindre pression sérieuse sur l’État hébreu, comme l’affirme le chercheur Henry Siegman. Dans une étude publiée récemment, le spécialiste des questions du Moyen-Orient estime que le fait de renflouer les caisses de Mahmoud Abbas avec des milliards de dollars ne lui permettra pas d’égaler la popularité des mouvements de la résistance palestinienne, lesquels proposent, selon la rue palestinienne, des ripostes adéquates aux agressions israéliennes quotidiennes.

3-5 Georges Habache nous a quittés.

Georges Habache, fondateur du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), est mort samedi soir en Jordanie à l’âge de 81 ans, a annoncé une responsable palestinienne. Georges Habache a succombé samedi soir à une crise cardiaque à l’Hôpital de Jordanie dans la capitale, Amman, a précisé Leila Khaled, membre du Conseil national palestinien et responsable du FPLP, interrogée par téléphone depuis l’hôpital. 

 Le porte-parole du FPLP à Damas, Maher al-Taher, a également confirmé la mort de Georges Habache, qui vivait à Amman depuis 1992, a-t-il précisé. 

 A l’annonce de la mort de Georges Habache, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a décrété un deuil de trois jours et demandé que les drapeaux soient mis en berne. Il a rendu hommage à un "dirigeant historique" et annoncé qu’il recevrait les condoléances dimanche soir à son bureau.

 Issu d’une famille arabe chrétienne, Georges Habache avait dirigé la faction la plus radicale de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et s’opposait à tout pourparler de paix avec Israël. Le FPLP est la deuxième plus importante faction de l’OLP après le Fatah du défunt Yasser Arafat (mort le 11 novembre 2005) et de son successeur Mahmoud Abbas.  

*** Georges Habache, de son nom de guerre Al-Hakim est né le 2 août 1926 dans la ville de Lydda (actuel Lod en Israël) et mort le 26 janvier à Ammann (Jordanie) est fondateur et ancien secrétaire général du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).  

Georges Habache est né dans la ville palestinienne de Lydda. Il est issus d’une famille de commerçants grecs orthodoxes. Il fait une partie de ses études secondaires à Jérusalem puis quitte la Palestine pour aller faire ses études de médecine à l’Université américaine de Beyrouth.

En 1948, sa famille est expulsée de la Palestine pendant la guerre israélo-arabe par la Haganah. Retournant vers Lydda pour voir ce qui se passe, il se retrouve au milieu de palestiniens qui cherchent à se réfugier et il se met à porter secours aux blessés.  

Il reprend ses études de médecine à l’Université américaine de Beyrouth. Il fonde avec Hani el Hindi les Phalanges du Sacrifice, un groupe voué à l’action clandestine contre les dirigeants arabes qui se montrent conciliants avec Israel. Il est diplômé en 1951 et part dans les camps de réfugiés à Amman en Jordanie pour y ouvrir une clinique. Il fonde la même année le Mouvement nationaliste arabe avec Constantin Zureik, Hani el-Hindi et Wadie Haddad. Il s’agit d’un parti, socialiste, nationaliste et panarabe, fortement influencé par le nassérisme, et qui a pour but l’unification du monde arabe. En 1952, il crée l’Organisation pour s’opposer à la paix avec Israël. En 1955, il publie aussi avec Wadie Haddad la revue Al Rai. Cette revue sera interdite quelques mois plus tars . La revue reparait à Damas par jeune écrivain palestinien Ghassan Kanafani et qui fera son succès .

Il s’implique en 1957 dans une tentative de coup d’état contre le roi Hussein de Jordanie avec certains cadres de la garde républicaine jordanienne. Au moment de la création de la République Arabe Unie, il s’enfuit vers Damas mais Haddad se fait arrêter et condamner à trois ans de prison.   Le nassérisme est énormément affaibli après les échecs de l’union syro-égyptienne en 1958 et de l’arrivée au pouvoir du baathisme en Syrie en 1963 ; il crée un Commandement ami régional pour la Palestine qui est la branche militaire du Mouvement nationaliste arabe avec son ami Haddad à Beyrouth en 1964. Suite à la guerre des six jours en 1967, le nassérisme s’effondre. Il fonde alors en fusionnant son mouvement avec le Front de libération de la Palestine d’Ahmed Jibril : le Front populaire de libération de la Palestine. Un mouvement armé palestinien, nationaliste et marxiste. Il se fait brièvement emprisonné en Syrie en 1968 mais arrive à s’échapper de prison.

Le FPLP se rend célèbre par la stratégie des détournements d’avion, le premier détournement à lieu le 23 juillet 1968 contre un avion de la compagnie israélienne El Al. En Jordanie, il appelle à la chute du régime hachémite jordanien, ce qui entraîne l’OLP à l’affrontement de Septembre noir. L’organisation reste néanmoins basée à Damas et aura mené pendant plus de 20 ans sa lutte contre l’état d’Israël. Il démissionne en décembre 2000 de son poste de secrétaire général, il se fera remplacé par son adjoint Abou Ali Mustafa qui se fera assassiner par l’armée israélienne quelques mois plus tard.

Georges Habache reste un homme politique très populaire en Palestine, qui est apprécié pour son idéologie révolutionnaire, sa détermination et ses principes.

Asswara et Al-Oufok s’engagent à assurer le relais de la réflexion et de l’action de cet homme hors du commun. C’est le meilleur hommage que nous pouvons lui rendre. Qu’il repose en paix.

n°311 Dossier de Palestine-29-01 Suite

Sommaire  

1 Dossier 

 1-7 Point de vue de Dr. Mohammed Ishaq Ar-Rifi : L’Entité sioniste tombe dans le piège du Hamas.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage  

2-1 La Cisjordanie communique à Gaza sa forte solidarité.

2-2 La Belgique condamné pour des traitements "inhumains et dégradants" subis par deux Palestiniens.

2 -3 Sylvette Rougier : « les représentants de l’état sioniste devraient être proclamés internationalement infréquentables »


1 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

1-7 Point de vue de Dr. Mohammed Ishaq Ar-Rifi : L’Entité sioniste tombe dans le piège du Hamas.
Le mouvement de la résistance islamique Hamas a réussi à transformer les crimes pratiqués contre la bande de Gaza en un cauchemar très gênant pour le régime sioniste, notamment dans le domaine des relations publiques. Le Hamas a pu en profiter pour ramener vers des niveaux bien élevés sans précédents la réaction populaire arabo-islamique quant à la cause palestinienne, et pour mettre sous la lumière du jour les points faibles de cette entité usurpatrice.

L'affaire a débuté avec les roquettes Al-Qassam, de fabrication locale, tirées par les résistants en réplique aux agressions perpétuelles menées contre notre peuple. Toutes les tentatives de l'occupation pour empêcher les résistants de les lancer ont reconnu un échec crucial. Les roquettes deviennent une menace stratégique pour la sécurité et une vraie crise pour tout le régime sioniste. C'est dans ce climat que Dany Ayaloun, l'ancien ambassadeur israélien auprès des Etats-Unis d'Amérique, déclare que le régime sioniste est bien tombé dans le piège du Hamas. Ce régime vit actuellement une vraie catastrophe dans le domaine des relations publiques. « C'est un échec concluant et une vraie catastrophe dans le domaine des relations publiques ; nous avons désormais perdu notre capacité de réplique ». Concrètement, quoique qu'elles soient simples et de fabrication artisanale, les roquettes d'Al-Qassam ont rendu fou le régime sioniste. Il a perdu son équilibre. Ses réactions devenaient démesurées. Dès lors, il est tombé dans son propre piège qu'il avait tant évité. En fait, il avait pu esquiver les blâmes de l'opinion publique internationale contre son blocus militaire et économique dirigé contre la bande de Gaza depuis que le gouvernement légitime du Hamas avait contrôlé la Bande. Les pratiques sanguinaires, sauvages et très mal calculées contre Gaza ont engendré des réactions populaires arabo-islamiques des plus ardentes. Les réactions sont venues exprimer leur soutien au peuple palestinien assiégé, exprimer leur colère contre les positions agressives de l'administration américaine, exprimer leur indignation devant le silence arabe officiel. Elles expriment également leur condamnation de la position tolérante de la communauté internationale envers l'Entité sioniste, ainsi que sa position négligente envers la souffrance du peuple palestinien, une souffrance qui avait commencé il y a plus de soixante années. Les missiles d'Al-Qassam ont non seulement provoqué une crise sécuritaire et un grand affolement chez les colons sionistes, mais elle ont de plus réussi à déplacer la crise au coeur de l'Entité sioniste et à démontrer au monde entier que cette Entité avait perdu sa force de dissuasion. En effet, elle avait échoué à réoccuper la bande de Gaza. Elle avait échoué à stopper les roquettes. De plus, la forte réaction populaire arabo-islamique a restauré un climat positif permettant de détruire une grande partie du mur installé sur les frontières entre Gaza et la ville égyptienne de Rafah. Des dizaines de milliers de Palestiniens ont afflué vers le pays frère d'Egypte. Cet afflux a démontré au monde entier la dureté du blocus américano-sioniste qui frappe Gaza. Il a aussi découvert l'image sauvagement affreuse de l'Entité sioniste et de ses alliés. Le plus important dans cette affaire reste le refus des Palestiniens de la Bande de récompenser l'ennemi américano-sioniste pour leurs assassinats, leurs crimes, leur blocus. Ils ont déçu l'adversaire, en ne cédant pas aux provocations menées contre le Hamas. Tout au contraire, ils l'ont entouré et l’ont soutenu davantage. Ils ont exprimé leur foi en la résistance qui reste le seul moyen légitime pour récupérer leurs droits. Ils ont mis en échec la politique de sanction collective pratiquée par les Sionistes contre notre peuple. Cette affaire était l'occasion pour que notre peuple de la Bande , de la Cisjordanie , des territoires occupés en 1948 et partout ailleurs, d’exprimer l'unité de leur destinée et d’exprimer son attachement au choix de la résistance contre l'occupation. Sans aucun doute, la réussite des Palestiniens de la Bande à détruire certaines parties du mur sioniste représente un pas osé et important vers une levée totale du blocus et vers la libération de l'occupation et de ses chaînes, surtout vers une fin de l'exploitation de l'occupant des souffrances de notre peuple pour casser sa volonté et briser son attachement à ses droits et à ses principes. Ainsi, l'équation que le régime sioniste voulait imposer à notre peuple a échoué : soit continuer dans ses souffrances, soit accepter un Etat purement juif sur les ruines de la Palestine. Cet échec conduira sûrement vers un autre échec : l'échec de provoquer tout le peuple contre le mouvement du Hamas au profit de l'équipe d'Oslo-Annapolis et au profit d'une mainmise du Fatah sur Gaza. Ces échecs représentent évidemment un coup de qualité donné à l'opération d'Annapolis et au plan américano-sioniste en général. Aujourd'hui, le régime sioniste vit une crise profonde sans précédent au niveau des relations publiques. Ses relations avec l'Egypte se sont bien détériorées. Et il est bien déçu de voir échouer ses pressions sur le gouvernement égyptien afin qu'il rende encore plus hermétique le blocus contre Gaza et afin qu'il contribue à entretenir sa sécurité. Sa grande déception vient de voir se dissiper son espoir d'une normalisation avec certains pays arabes et musulmans, sur le court et long terme. En somme, le Hamas a tracé pour la nation, toute la nation, le chemin de la libération de la domination américano-sioniste. Cette domination ne peut vaincre le peuple palestinien, prendre sa terre, liquider ses droits, l'humilier, sans l'appui du système arabe officiel, sans la participation de quelques Palestiniens aux agendas et aux plans de l'occupant. Le Hamas a démontré que l'ennemi n'a plus la force de se protéger, en dépit de toutes ses armes nucléaires et ses armes de destruction massive. Le mouvement a démontré que la mise en action des peuples arabo-islamiques reste le seul chemin à emprunter pour libérer la Palestine et pour mettre un terme à la domination américaine dans notre région.

Dr. Mohammed Ishaq Ar-Rifi

28 janvier 2008

Professeur à l’Université Islamique de Gaza

Source : CPI
Traduit par le CPI

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 La Cisjordanie communique à Gaza sa forte solidarité.

La population de la bande de Gaza, souffrant tant de la prison du blocus américano-sioniste, a pu faire sauter, le mercredi 23 janvier 2008, une partie du mur de cette immense prison. Les habitants de Gaza ont ouvert une brèche dans le mur les séparant des territoires égyptiens. Une brèche de liberté, malgré les complications, les policiers, les barbelés, les pressions de tous genres... Ce peu d'air de liberté était une source de joie pour les Palestiniens de la Cisjordanie.. Par tous les moyens possibles, ils l’ont exprimée. Ils ont surtout manifesté leur solidarité avec leurs semblables de la bande de Gaza. La victoire peut arriver en l'espace de peu de temps Leurs SMS d'invocation affluent, exprimant la solidarité avec la deuxième partie de la patrie : « Ô notre Seigneur ! Protège Gaza et viens en aide à ses habitants. » « Ô Celui qui protégea le Bien aimé (le prophète Mohammed, que Tes salutations soient sur lui) dans la grotte et qui avait protégé Ibrahim du feu, protège nos familles de Gaza »... Nombreux, à titre d’exemple, sont les messages envoyés par Saber Mohammed, vendeur de vêtements dans un magasin de la ville cisjordanienne de Naplouse. Saber confirme qu'il avait tissé beaucoup de liens d'amitié avec des jeunes de la Bande , pendant ses visites d'avant ce blocus, si injustement hermétique. Par ses SMS, il félicite ses copains pour cette destruction des frontières de la prison. Il les appelle à plus de patience et à plus de résistance, en leur confirmant que « la victoire peut arriver en l'espace de peu de temps ». Au moyen d’Internet Les salons de chat et les messengers ont bien été exploités par beaucoup d'habitants de la Cisjordanie pour envoyer les messages de solidarité. « De tout coeur, nous sommes avec toi, ô notre Gaza »... Cette forte solidarité a dépassé les simples mots pour aller à des expressions concrètes. La Palestinienne Ala a envoyé à sa famille 1000 shekels. Une attribution pour qu'elle puisse acheter ses besoins, avant la fermeture des frontières. Elle montre sa gratitude à l’égard du gouvernement de Haniyeh qui avancé un mois aux fonctionnaires pour augmenter leur pouvoir d'achat, durant cette brèche, un tant soit peu. Avis d’un spécialiste Autant un Palestinien de la Cisjordanie est loin, géographiquement parlant, de ses semblables de la bande de Gaza, autant sa frustration est grande de ne pouvoir les aider, dit le chercheur Nawwaf Amer. C'est la moindre des choses qu'on puisse offrir à nos familles de la Bande , ajoute Amer. En effet, l'art, la poésie, la prière, le jeûne, les défilés, les manifestations, et actuellement les SMS font partie du peuple palestinien. Ce peuple souffrant de tant de frustration essaie d’exploiter tous les moyens du bord pour la formuler et pour montrer sa solidarité. L'unification Le jeune agriculteur Ossam Sadiq, habitant de la ville de Tulkarem, était très content de voir les frontières tomber. Il dit qu'il n'y a pas de frontières entre les Arabes et entre les Musulmans. Cependant, il ne cache pas son appréhension face à la possibilité que l'occupant pousse vers l'escalade ses agressions, ses incursions, ses terreurs... En fin de compte, les habitants de la Cisjordanie espèrent vivement qu'on dépasse la ligne rouge établie par les Américains pour empêcher les rencontres entre les parties de la même patrie, qui est la Palestine CPI 28 janvier 2008 Centre Palestinien d'Information Source : CPI
http://www.palestine-info.cc/...


2-2 La Belgique condamné pour des traitements "inhumains et dégradants" subis par deux Palestiniens.La Cour européenne des droits de l'homme a condamné la Belgique pour des traitements "inhumains et dégradants" subis par deux Palestiniens détenus de façon irrégulière dans la zone de transit de l'aéroport de Bruxelles-national en février 2003. Résidant au Liban, ils étaient arrivés à Bruxelles en décembre 2002 et avaient sans succès formulé une demande d'asile politique. Après avoir séjourné dans deux centres pour immigrants ‘illégaux’, ils avaient été placés pendant douze jours dans la zone de transit de l'aéroport, en dépit d'une décision de justice ordonnant leur mise en liberté. Dans ces locaux réservés à des séjours de très courte durée, ils ne disposaient ni de lit, ni de possibilité de se laver et étaient restés plusieurs jours sans boire ni manger. Ils y auraient également été frappés par des membres de la police, peut-on lire dans l'arrêt de la cour. Les deux Palestiniens ont été finalement expulsés vers Beyrouth. Dans son arrêt, la Cour se réfère à des rapports des Nations Unies et du Conseil de l'Europe pour souligner que cet "abandon" des requérants en zone de transit ne relevait par d'un acte isolé de la part de l'Office des étrangers en Belgique. Gilbert Reilhac

2 -3 Sylvette Rougier : « les représentants de l’état sioniste devraient être proclamés internationalement infréquentables »

Sylvette Rougier, présidente du comité poitevin France Palestine, au cours d’une interview avec le correspondant de l’Irna à Paris commentant la venue prochaine en France du ministre du régime israélien de la Défense , a déclaré que « les représentants de l’état sioniste devraient être proclamés internationalement infréquentables ». Le Comité Poitevin France Palestine a organisé une manifestation le mercredi 23 janvier à 17 H 30 devant la mairie de Poitiers invitant à participer à un rassemblement pour protester contre les crimes honteux commis par Israël en Palestine et plus particulièrement à Gaza sous le slogan « Ensemble brisons l'étranglement de Gaza ! »
A la question du correspondant de l’Irna sur les objectifs de la manifestation de mercredi, Sylvette Rougier a répondu qu’il s’agissait « de protester contre les violations du droit international et humanitaire de la part d'Israël, de s'indigner de la cruauté de l'occupant israélien et de son impunité, de protester contre l'accueil organisé par le gouvernement français du ministre israélien de la défense Ehud Barak et enfin de dénoncer la complicité des gouvernements occidentaux dont le gouvernement français ».
Pour Sylvette Rougier, Ehud Barak « vient chercher des garanties françaises à la fois à l'attaque contre Gaza et à la fois dans la préparation d'une guerre contre l'Iran ».
A la question de savoir ce que vous attendez du ministre français des Affaires étrangères, qui doit rencontrer Ehud Barak, elle a répondu : « si je n'étais pas réaliste, je répondrais qu'il refuse de le recevoir tant qu'il n'a pas levé le siège de Gaza ».
Le Comité poitevin France Palestine est un rassemblement de personnes attachées aux droits des peuples à disposer d'eux-mêmes. Le Comité poitevin France Palestine a pour vocation le soutien au peuple palestinien notamment dans sa lutte pour la réalisation de ses droits nationaux.
Interrogée sur la récente tournée du président américain au Moyen-Orient, ce que Sylvie Rougier met en avant c’est le souci du président américain G.W.Bush de « redorer son blason à l'issue de son mandat en avançant un nième plan de paix ».
Elle ajoute que le président américain « en réaffirmant le droit à Israël de se défendre, en affirmant que les "frontières"de 67 pouvaient être rediscutées, a donné un quitus pour de nouvelles exactions au régime israélien ». Elle rappelle que le régime israélien l’a bien compris d’où l’annonce de nouveaux programmes de constructions de colonies.
Dans son communiqué de presse, le Comité poitevin France Palestine dénonce l’attitude d’Israël qui « parle de paix mais fait la guerre » soulignant que pendant que le régime israélien agite « des prétextes sécuritaires comme la traque des lanceurs de roquettes qui généralement ne font pas de victimes devant les yeux d'une opinion publique complaisante, il continue l'annexion de Jérusalem Est, développe la colonisation et prépare un plan d'envergure encore plus gigantesque contre Gaza ».
Il rappelle également que « c’est tous les jours un peu plus que le Droit est bafoué en Palestine. C'est tous les jours un peu plus que l'Humanité se déshumanise en restant silencieuse devant ce qui constitue des crimes de guerre. La frustration et l'injustice ne construisent pas la paix mais les actes de désespoir que l'on a beau jeu de condamner par la suite ».
Le Comité poitevin France Palestine agit pour une paix réelle et durable fondée sur l'application du droit international. Pour atteindre ce but, le Comité poitevin France Palestine exige : la fin de l'occupation et le démantèlement de toutes les colonies israéliennes ; la création d'un Etat palestinien indépendant et la reconnaissance du droit au retour des réfugiés palestiniens, conformément à la résolution 194 de l'ONU. Comité Poitevin France Palestinien. Sylvette Rougier. Irna
23-01

n°311 Dossier de Palestine-29-01 Début.

Sommaire

1 Dossier 

1-1 Point de vue de Daniel Van Hove : Un peuple à l'agonie... dans l'indifférence quasi générale

1-2 Point de vue de Abdel Bari Atwan : Patience ô gens de Gaza.

1-3 Point de vue de Donald Macintyre : La visite guidée la plus étrange du monde souligne les abus commis sur les Palestiniens.

1-4 point de vue de Gideon Lévy : Forts en nombres.

1-5 Point de vue deYossi Los : L’armée israélienne est comme Dieu et les opérations secrètes une expérience religieuse.

1-6 Point de vue de Michel Warschawski - Pourquoi devrions-nous soutenir l’Autorité palestinienne ?


1 Dossier

1-1 Point de vue de Daniel Van Hove : Un peuple à l'agonie... dans l'indifférence quasi générale. !

Après des années de traitements inhumains tels que nous n’oserions pas les infliger aux animaux de laboratoire, ici et là – en cherchant bien – quelques articles de presse nous rappellent au cas où nous l’aurions oublié, que la situation dans la Bande de Gaza, pourrait devenir une crise humanitaire

Quelle pudeur de langage quand il est clair que la réalité du terrain devrait être dénoncée d’une toute autre façon, et qu’il faudrait avoir le courage d’expliquer que le gouvernement d’un pays qui se targue d’appartenir au camp de la démocratie, s’ingénie à utiliser les méthodes les plus immondes qui soient dans le but de torturer, de tuer, de supprimer un peuple dans son entièreté…
La population de
la Bande de Gaza, que l’on nous présente comme étant sous l’emprise délétère du mouvement Hamas, qualifié de terroriste – bien que démocratiquement élu sous notre contrôle – est surtout sous l’emprise meurtrière d’un gouvernement d’occupation dont quantité de crimes sont patents !

Les rares informations qui nous parviennent se font l’écho du plus fort – l’occupant – qui justifie ses décisions assassines en focalisant l’attention de
la Communauté internationale sur le tir de roquettes artisanales Qassam envoyées à l’aveugle par le plus faible – l’occupé – vers le territoire israélien. Elles se gardent bien de rappeler l’essentiel : qu’une population brutalement occupée et bombardée à coups de missiles depuis des décennies tente de se défendre, vaille que vaille, avec ses maigres moyens d’action.

Comme toujours, dans un retournement des faits où Israël est passé maître, les agresseurs se font passer pour les agressés ! Sans vergogne. Et cela marche, semble-t-il. Nos diplomates ne se privent jamais de rappeler aux Palestiniens qu’il faut préserver la tranquillité et la paix de leur bourreau ! Se tenant bien d’imposer à Israël, la moindre sanction malgré tout ce que l’on sait de ses incessantes violations en matière de Droit international…
Ces hauts dignitaires, à l’attention desquels nos éminences serviles multiplient courbettes et repentirs pour des crimes commis par leurs aînés, n’ont de cesse depuis des années de se comporter comme les pires criminels de guerre sans que nous n’ayons le plus élémentaire courage pour en dénoncer les dérives tragiques en terme de Justice et de Droit des peuples.
Dès lors, non contents de poursuivre leur meurtrière politique coloniale, les responsables du gouvernement et de l’Etat major israéliens ont placé la barre un cran plus haut. Ces sinistres élus savent que le manque de courage occidental qu’ils ont pris soin d’alimenter par de multiples rappels expiatoires, permet l’exécution et la mise en place de leurs plus sombres projets. Et qu’au pire, il ne leur faudra essuyer que quelque plainte pour la forme, selon des formules désormais protocolaires et habituelles. Sans plus.

Ainsi, après les avoir spolié de leurs terres, les avoir meurtris dans leurs chairs, les avoir marqués à vie psychologiquement, les avoir encagés par leur politique d’apartheid, il leur est dorénavant possible d’asphyxier les Palestiniens au sens propre du terme en les affamant et en les privant maintenant d’électricité… sans que
la Communauté internationale ne se mobilise sérieusement.
Encouragés par l’immunité dont nos politiques les gratifient, ces viles autorités peuvent désormais étaler au grand jour leurs plans les plus sadiques et les plus sordides, sans qu’aucune sanction sérieuse ne soit prise à leur encontre puisque le gendarme du monde, dans ses ballets diplomatiques déplorables, les soutient, quoi qu’ils fassent…
Comme à son habitude, la pleutre Europe regarde, passivement, l’agonie d’un peuple, sans prendre la moindre mesure à l’égard de telles méthodes. Les rares parlementaires qui ont l’audace d’exprimer leur indignation et leur révolte seront vite taxés « d’antisémitisme » par l’habituelle clique de pédants s’empressant de les enfermer dans leur sempiternelle et douteuse argutie …
Une population est exécutée sous nos yeux, tuée lentement et sournoisement, assassinée méthodiquement, et nous ne bougeons pas. Nos gouvernements laissent faire. L’Europe, grande pourvoyeuse de leçons, murmure à peine. Les plus éminents de nos représentants sont pris d’aphonie. Dans ce cas précis, les hérauts si fiers de leur Droit d’ingérence en d’autres circonstances, semblent soudain paralysés, totalement absents. Pas plus les Solana, Kouchner que Sarkozy ne se prononcent… ou alors, dans un consensus désormais élimé et convenu…
Le criminel gouvernement israélien – et tous ceux qui le soutiennent – se régale… Les petits « anges de la mort » qui s’y abritent peuvent poursuivre leurs expérimentations et envisager des « solutions finales ». Ce que d’aucuns pensaient impossible à réaliser est désormais mis en œuvre avec zèle. Des pratiques dignes de l’époque nazie sont appliquées sans retenue à l’encontre d’une population palestinienne abandonnée et démunie de tout. Dans l’indifférence quasi générale de nos très distingués Etats, dits démocratiques…
Désormais, ne parlez donc plus de
la Bande de Gaza… Mais du « Camp d’extermination de Gaza »… Vous collerez à la réalité !

L’inertie de nos gouvernements les rend complices de ce qui se déroule en Palestine… Peut-être serait-il urgent de leur faire comprendre que la démocratie à laquelle ils semblent tant tenir dans leurs discours, ne peut tolérer que l’un de ses critères les plus élémentaires,
la Justice , se réduise à une matière à privatiser, à négocier, à marchander comme le reste. Mais qu’au contraire, il s’agit de l’appliquer à tous et à chacun. De manière strictement objective. Individu comme Etat ! Même et surtout quand la situation paraît complexe, difficile, voire inextricable.
Avant que le pire n’émerge et rende nos discours, nos idées, nos réflexions dérisoires et caduques au profit d’un embrasement généralisé des rapports entre Etats voisins… il conviendrait d’imposer aux autorités israéliennes responsables de « crimes de guerre », la condamnation claire et sans équivoque qu’elles méritent, ainsi que l’application de sanctions internationales immédiates et non négociables, en cas de persistance de leur cruelle politique !

Daniel Vanhove


1-2 Point de vue de Abdel Bari Atwan : Patience ô gens de Gaza.

La bande de Gaza fut jusqu’à peu de temps une grande prison d’une superficie de 360 km2 contenant un million et demi de détenus dont la moitié est composée d’enfants de moins de seize ans. Maintenant après qu’Olmert, le premier ministre israélien a fermé tous les passages et stoppé la fourniture en fuel, gaz, médicaments et nourriture d’une manière totale, la bande s’est transformée en une grande chambre à gaz plus mortelle que celles des nazis.
J’ai téléphoné à un proche dans la bande pour m’assurer de sa santé et pour connaître la réalité de la situation, mais aussi comme un geste de solidarité. Il m’a alors dit, mot à mot, que dans la mort il y avait encore plus de pitié, car la souffrance que vivent les enfants de la bande est insupportable. Car ce qui est plus dur que la mort, c’est de voir ton enfant blessé s’éteindre sous tes yeux sans que tu puisses lui faire quoi que ce soit. Il n’y a pas d’électricité, il n’y pas de médicaments et il n’y a pas de blocs opératoires. Il n’y a absolument rien du tout, sauf la mort.
Il y a plus de quatre cents Palestiniens blessés dont la moitié sont des enfants. Ils couchent à la belle étoile dans un froid glacial et sans aucun espoir de secours. Même les morgues réfrigérées se sont arrêtées, car comment fonctionner sans électricité ?
Cinquante martyrs sont tombés sous le bombardement israélien continu sur cette bande en proie à la catastrophe en moins de trois jours. Et voilà qu’Olmert, l’ami intime du Président Bush et de quelques Arabes, se montre pour nous dire, avec un sourire confiant, que les attaques vont se poursuivre ainsi que l’encerclement.
Cela c’est le seul État démocratique au Moyen-Orient, qui représente la civilisation occidentale dans la région. L’État qui a été créé sous prétexte de sauver les Juifs de la mort et de la persécution, et qui a fait chanter le monde entier matériellement et moralement à cause de l’Holocauste, cet État pratique ce qui est plus horrible que l’Holocauste, car mourir de la faim, du froid ou par les balles de ses avions, c’est plus criminel et plus atroce que la mort par les chambres à gaz.
Le monde occidental hypocrite fulmine pour le Darfour, il envahit l’Irak, il l’occupe et il tue un million de ses habitants sous prétexte de libérer les Irakiens et de les sauver de la dictature de l’ancien régime, et il instaure un État pour les habitants du Timor Oriental, mais il reste immobile quand Israël pratique ses massacres à l’égard des enfants du peuple palestinien. Car Israël est au-dessus de toutes les lois, il peut faire ce qu’il veut, tuer, détruire, affamer, étouffer sans avoir compte aucun compte à rendre.
Nous nous blâmons aussi en tant qu’Arabes avant de blâmer le monde. Les gouvernements arabes pratiquent le silence du complice. Ils ne font rien d’autre qu’émettre des déclarations de condamnation et d’indignation allégées d’une extrême retenue. Ils ne veulent ni fâcher Israël, ni embarrasser son allié, les USA.
Pourquoi le Président égyptien n’ouvre pas le passage de Rafah devant les blessés et les caravanes de secours pour des citoyens dont il est responsable directement du point de vue légal, avant même le point de vue moral. Car quand la bande de Gaza fut colonisée (par Israël, en juin 1967, NdT), elle dépendait directement de l’administration égyptienne, et ses enfants étudiaient les programmes égyptiens, l’histoire des Pharaons et les exploits de Ménès l’unificateur des deux pays (
la Haute et la Basse Egypte , NdT).
Est-ce que le Président Moubarak a peur d’être accusé de transgresser les lois internationales s’il ouvre le passage pour les enfants blessés ou pour les caravanes de secours ? Ou est ce que la satisfaction d’Israël est plus importante pour lui que de ne pas mettre en colère les 80 millions d’Égyptiens entièrement acquis à la cause de leurs frères de la bande de Gaza, ces Égyptiens qui forment un pilier essentiel de la sécurité nationale égyptienne, qui ont déjà donné des milliers de martyrs pour défendre leur cause juste, et qui sont toujours prêts à donner des multiples de ce nombre si leur État décide de sortir de cette humiliation qu’ils subissent et de se soulever pour soutenir le droit et lever l’injustice sur leurs frères de sang et de foi.
Tous les États européens ont se sont rangés du côté de
la Bulgarie dans l’affaire des cinq infirmières arrêtées en Lybie sous l’accusation d’avoir injecté le virus du Sida à des enfants, et l’embargo contre la Lybie n’a été levé qu’après la libération de ces infirmières, bien qu’elles aient vécu dans des villas à air conditionné et équipées avec le confort le plus moderne.
Tous les États africains ont soutenu Nelson Mandela dans sa guerre juste contre le régime raciste de l’apartheid, ils ont offert des milliers de victimes, ils ont ouvert leurs pays pour la résistance et ils lui ont fourni de l’argent, des armes et des hommes jusqu’à ce qu’il ait balayé le régime raciste. Nous n’avons pas entendu un seul État africain blâmer Mandela, ou se vanter en lui rappelant, comme si c’était une faveur, l’avoir soutenu et d’avoir subi des pertes économiques et humaines à cause de ce soutien.
Pourquoi ces chefs arabes qui ont reçu le Président Bush avec les médailles, les danses du sabre et les contrats d’armes bien gras pour des milliards de dollars, pourquoi ils ne l’ont pas appelé, tout en colère, pour lui demander d’intervenir auprès de ses amis israéliens pour arrêter cette horrible tragédie humaine dans un petit territoire encerclé ?
Nous demandons au président palestinien Mahmoud Abbas pourquoi il reste à Ramallah au lieu d’entamer immédiatement une tournée arabe et internationale pour revivifier les consciences mortes. Nous lui demandons aussi pourquoi il ne va pas dans la bande de Gaza par solidarité avec son peuple encerclé. Nous sommes sûrs que s’il y va, il sera très bien reçu, sa visite se transformera en un remède qui guérira toutes les plaies de discordes internes palestiniennes, et elle rétablira l’unité du peuple palestinien.
Ce qui fait mal c’est que le Président Abbas s’est contenté de menacer d’arrêter les négociations avec ses partenaires israéliens. Mais est ce qu’il y a encore des négociations ou des partenaires après tous ces massacres et après toutes ces pratiques israéliennes nazies envers son peuple ?
Et nous n’oublions pas dans notre hâte de blâmer aussi le Hamas, notamment Monsieur Saïd Sayyam, son précédent ministre de l’intérieur, qui a annoncé, en ces moments pénibles, la découverte d’un plan pour assassiner Ismaïl Haniyeh, le Premier ministre du gouvernement élu et révoqué, dans lequel des membres du Fatah seraient impliqués. Est-ce que c’est le moment pour mettre du sel sur la plaie de discorde ? Avons-nous besoin d’échanger les accusations et les démentis alors qu’on ne trouve pas de congélateurs pour les corps des martyrs, ou un minimum de traitement médical pour garder les blessés en vie ?
Le peuple palestinien affronte héroïquement l’encerclement et la privation de nourriture. Il affronte la mort avec une volonté forte et une confiance absolue dans sa foi et son identité arabe, malgré l’indifférence des gouvernements et des leaderships qui dépensent des centaines de milliards de dollars des ressources de cette nation (arabe, NdT), pour des contrats d’armes dont le but n’est pas d’affronter les ennemis, mais de sauver les économies usaméricaine, française et britannique de la récession et de garantir du travail pour leurs chômeurs.
C’est la ténacité de ce peuple qui pose problème aux Israéliens, qui dévoile leur image barbare devant le monde entier, et qui montre leur caractère sanguinaire et leur soif de tuer les innocents et d’ exterminer un petit peuple, en pratiquant les pires des punitions collectives à son égard.

Ce que font Olmert et son ministre de
la Défense Barak dans la bande de Gaza est un signe de désespoir, et non pas un signe de force, et c’est l’expression d’une défaite intérieure. Ils n’ont pas gagné leur dernière guerre au Liban, ils n’ont pas pu exterminer les résistances islamiques au Liban et en Palestine, ils ne savent pas comment faire avec l’Iran, et ils ont échoué à imposer la normalisation aux Arabes, notamment aux pays du Golfe.

Nous n’exagérons pas si nous disons que ce sont les enfants de la bande de Gaza, endurants et tenaces, qui vivent dans la lumière, la lumière de la sérénité et de la défense de la nation et de sa foi. Alors que ce sont les autres qui vivent dans l’obscurité de leur abattement, leur complicité et leur silence. Et cela, je le jure, est bien plus noir et plus
obscur

Abdel Bari Atwan

http://www.alquds.co.uk/
Traduit par IA, révisé par Fausto Giudice (Tlaxcala)

IA et Fausto Giudice sont membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique.

Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

21/01/2008

1-3 Point de vue de Donald Macintyre : La visite guidée la plus étrange du monde souligne les abus commis sur les Palestiniens.

Yéhuda Shaoul est un israélien pratiquant qui a servi dans l'Armée de Terre. A présent, il tient une affaire de visites guidées qui mettent en lumière les abus commis sur les Palestiniens. C'est un travail dangereux et controversé - alors, pourquoi le fait-il ? Donald MacIntyre le découvre lors d'une visite guidée historique et tragique.

A proximité de la Tombe des Patriarches, dans le centre-ville d'Hébron, site sacré à la fois pour les Musulmans et les Juifs, Yéhuda Shaoul, un juif pratiquant qui a servi dans cette ville dans une unité de combat d'élite de l'Armée de Terre, durant les pires moments du soulèvement palestinien, essaye d'organiser des visites guidées autour des quatre implantations juives qui se trouvent en plein cœur d'une cité à majorité arabe écrasante. Notre visite commence par la rue Shuhada, qui court à travers ce qui est désormais la zone de sécurité des colons. Les rangées de boutiques et de maisons palestiniennes vides, barricadées avec des volets métalliques, sont pour la plupart recouvertes d'étoiles de David pour montrer qui est en charge ici. Les seuls véhicules autorisés sont ceux des colons et de l'Armée israélienne. Shaoul cherche à démontrer à ses visiteurs que les colonies et le formidable appareil militaire qui les protège ont violé les droits humains des Palestiniens qui vivent - ou, de plus en plus, qui ne vivent plus - dans ce qui était autrefois un centre-ville arabe grouillant de monde. Mais à chacun de ses pas il est talonné par un autre Juif pratiquant qui mène un monologue incessant pour couvrir la voix de Shaoul lorsqu'il explique à ses visiteurs ce qu'ils voient. "Yéhuda Shaoul - il aide les Arabes", leur dit Baruch Marzel, avant de bien faire connaître son point de vue sur l'accord de paix à deux Etats avec les Palestiniens, que le Premier ministre israélien Ehoud Olmert, le Président américain George Bush et une majorité du public israélien disent vouloir. "Pensez-vous que s'il devait y avoir un accord vous seriez autorisé à prier sur cette tombe ? C'est seulement parce qu'il y a des Juifs ici que vous pouvez visiter cette tombe. Il ne vous parle pas des 40 attaques terroristes qui ont été perpétrées ici contre des Juifs. Vous pouvez visiter notre centre et apprendre la vérité sur Hébron, [n'écoutez] pas les mensonges dont vous abreuve Yéhuda Shaoul !"

Né en Amérique, Marzel - un homme auquel le terme "d'extrémiste de droite" rend à peine justice - était à l'affût du bus d'excursion près de la tombe de son cher ami, le colon Baruch Goldstein, qui est entré dans une mosquée en 1994 armé d'un fusil d'assaut automatique et a tué 29 palestiniens pendant qu'ils priaient. Marzel, qui a un casier judiciaire pour des attaques contre des Palestiniens, était un personnage de premier plan du Kach, le groupe d'extrême droite qui a été désigné comme organisation "terroriste" à la fois en Israël et aux Etats-Unis à la suite de ses déclarations louant le massacre perpétré par Goldstein. Il y a sept ans, Marzel a organisé une commémoration macabre autour de la tombe de Goldstein, qui avait été lynché après l'attaque par les survivants en colère. Ce fut une "grande fête" pour marquer l'anniversaire de Goldstein, "assassiné par les Arabes", a dit Marzel - compte-rendu quelque peu incomplet sur le jour en question.

Shaoul se démène pour poursuivre sa visite guidée face à l'obstruction bruyante de Marzel. A un moment, Shaoul traverse la rue en direction d'un policier qui observe la scène et lui demande de faire circuler Marzel ; l'officier répond : "Vous pouvez circuler. Il ne vous en empêche pas". Lorsque Shaoul se tourne ensuite vers Marzel et lui dit calmement : "Vous nous dérangez, pouvez-vous circuler, s'il vous plaît ?" Marzel répond avec défi : "Non ! Ceci est ma maison".
Ce petit incident tendu souligne - en miniature - l'un des obstacles qui pointent et auquel sont confrontés les pourparlers israélo-palestiniens actuels, dans le sillage de la visite de ce mois du Président Bush. Il est impossible d'imaginer tout accord de paix qui ne place pas Hébron au cœur d'un Etat palestinien. Hébron se trouve à 20 km à l'est de la "ligne verte", qui marquait la frontière orientale d'Israël jusqu'à la Guerre des Six Jours, et ce site a connu les premières colonies juives en terre palestinienne, qui ont suivi cette victoire. Lorsque Marzel dit : "Ceci est ma maison", c'est un rappel énergique, quoique retenu, que les colons d'Hébron pourraient se révéler être les plus durs, de toutes les colonies de Cisjordanie, à déplacer - sachant qu'il faudrait sûrement le faire, si jamais l'occupation devait prendre fin.
suite pièce jointe

The Independent, 26 janvier 2008

article original : "A rough guide to Hebron:
The world's strangest guided tour highlights the abuse of Palestinians"
  

Traduction [JFG-QuestionsCritiques]
http://questionscritiques.free.fr/...
  


1-4 point de vue de Gideon Lévy : Forts en nombres.

Voilà notre mesure du succès en matière de sécurité : le nombre de Palestiniens tués. Comme dans les guerres les plus primitives, les chefs de l’establishment de la Défense en sont à s’enorgueillir du nombre de personnes qu’Israël a tuées. Leur rôle est d’assurer la défense des habitants du pays – ce qui, comme on sait, est refusé aux habitants de la « ceinture de Gaza » – alors le nombre de tués devient la mesure de leur réussite.

La semaine dernière, Youval Diskin, chef de la Sûreté générale [Shabak], a fait pour le gouvernement le rapport sur les « exploits » de son organisation : 810 Palestiniens tués au cours des deux dernières années. Son prédécesseur à ce poste, Avi Dichter, est un jour apparu devant l’équipe éditoriale de « Haaretz » pour lui offrir, non sans fierté, une présentation sophistiquée à partir de son ordinateur portable : la « tarte des victimes palestiniennes », en couleurs. Le commandant de brigade à Gaza, le colonel Ron Ashrov, a qualifié, la semaine dernière, l’opération dans le quartier de Zeitoun de « grand succès ». Pourquoi ? Parce que ses forces avaient tué 19 Palestiniens en un jour et attisé davantage encore le brasier dans le sud. Combien il est affligeant, moralement et concrètement, de penser que c’est là la mesure du succès. La tuerie quotidienne à Gaza améliore-t-elle la situation sécuritaire ? Non, elle ne fait que l’aggraver.

Amène-t-elle une diminution du nombre de roquettes Qassam ?

Non, elle entraîne son augmentation.

Alors pourquoi tuons-nous ? Parce qu’il faut « faire quelque chose » et qu’il est nécessaire que les choses aient leur « prix ». Ce sont des clichés parfaitement vides. Un examen des quotidiens de la semaine passée offre un tableau clair : tant que le Président des Etats-Unis se trouvait dans le pays, Israël s’est abstenu de ses assassinats et le nombre des roquettes Qassam a décru. Lorsque George Bush est parti, nous avons recommencé à tuer, après quoi sont venues les journées les plus difficiles qu’ait connues Sderot. La question qui vient alors, dans toute son intensité, est la suivante : dans quel but tuons-nous ? Quelqu'un doit répondre à cette question. Même la distinction faite par Diskin et ses pareils entre victimes « armées » et « non armées » ne change rien.

Qu’il y ait eu 600 Palestiniens armés tués, d’après le décompte du chef de la Sûreté israélienne, ou seulement 455, selon l’enquête réalisée par « Haaretz », non seulement cela ne rend pas casher les dimensions de la tuerie, mais cela n’est pas indicatif de son utilité. Tout homme armé ne mérite pas la mort. La mort de tous ceux qui ont été tués – qu’ils aient été armés ou non – n’a amené qu’une augmentation de la violence dans l’autre camp. Pour chaque « haut commandant du Jihad » ou pour chaque lanceur de roquettes Qassam qui est tué, il en surgit immédiatement sept autres. Une tuerie sans espoir dont l’establishment de la Défense ne se glorifie que pour complaire à la population. Le Ministre de la Défense , Ehoud Barak, devrait comprendre cela mieux que n’importe qui. Il a sûrement dû lire un ou deux livres d’Histoire et il sait qu’on ne peut pas liquider par la force un long et ferme combat pour la liberté comme l’est celui des Palestiniens. C’est lui qui m’a un jour dit, d’une manière à la fois courageuse et sincère, lors d’une interview télévisée : « Si j’avais été Palestinien, j’aurais rejoint une organisation terroriste ». C’est lui, aujourd’hui, le chef d’orchestre de cette mort semée dans Gaza.

On est de tout cœur avec les habitants de Sderot, mais il faut rappeler qu’ils portent la responsabilité de cette situation, à égalité avec tous les autres Israéliens. Si l’on faisait un sondage dans la ville meurtrie, on découvrirait que là aussi, comme partout ailleurs en Israël, il y a une majorité favorable à la poursuite de l’occupation et du blocus.

Et en dépit des épreuves qu’ils subissent, la situation de leurs voisins, au sud, est beaucoup plus dure.

La semaine passée, « Haaretz » avait mis en première page une image en miroir : un bébé pleurant à Sderot et un bébé pleurant à Gaza, tous deux dans les bras de leur père. Les autres quotidiens se sont contentés de la photo des pleureurs de Sderot en première page. Mais au cours des derniers jours, dans Gaza assiégé, affamé et plongé dans l’obscurité par Israël, des dizaines d’habitants ont été tués. On ne peut pas se dissimuler cette donnée-là, malgré toute la sympathie pour Sderot.

La poursuite de la tuerie à Gaza ne conduira à rien, sinon une aggravation de la situation à Sderot. Elle n’affaiblira pas la lutte des Palestiniens pour la liberté et n’apportera pas la sécurité à Israël. L’envie d’une « opération militaire d’envergure » à Gaza, comme on l’entend évoquée par des généraux et des commentateurs avides de combats, est révoltante elle aussi : cette opération a commencé il y a longtemps – il suffit de voir les nombres de tués, donnés par Diskin et ses amis. Nous avons tué plus de 800 Palestiniens en deux ans et, horreur, il en est qui s’en vantent. Et qu’avons-nous résolu  Haaretz, 21 janvier 2008  

www.haaretz.co.il/hasite/spages/946683.html

Version anglaise : Strong in numbers - www.haaretz.com/hasen/spages/946518.html  (Traduction de l'hébreu : Michel Ghys


1-5 Point de vue deYossi Los : L’armée israélienne est comme Dieu et les opérations secrètes une expérience religieuse ?

L’armée israélienne opère en tout lieu et à toute heure.

Elle sait tout et est capable de tout.

Elle peut se rendre n’importe où pour y faire ce qu’elle voudra.

Tout cela pour veiller sur le peuple d’Israël.

Aucun doute.

C’est bien le Dieu d’Israël. Ce n’est qu’après coup qu’il sera possible de comprendre ce qui se sera passé, mais pas exactement comment. C’est seulement une fois l’action réalisée que l’on pourra voir qu’elle était bonne. Cette action est forcément bonne et appropriée. La logique de ses actes est cachée à nos yeux car notre logique à nous, les petites gens dévotes, est limitée. Ce n’est pas à nous de savoir. Si nous mangions du fruit de la connaissance, nous serions naturellement punis. Il ne s’agit pas de politique mais de la seule réalité véritable et objective, bien supérieure à la profusion de réalités subjectives saisies par nos sens de parti pris et notre langage borné.

 

Il est impossible de mettre les opérations en mots. Elles dépassent toute imagination. Et néanmoins, on ne peut que les imaginer pour les vivre au fond de notre cœur, de notre corps, de l’âme ou de l’esprit. Comme la plupart d’entre nous ne comptent pas parmi les dieux humains qui entreprennent ces opérations, il nous reste l’admiration, la foi, l’imagination et l’aveuglement. En dehors des soldats-anges qui partent en opérations comme des dieux sur terre, en accord avec des lois suprêmes dissimulées à la vue de l’homme ordinaire, il ne reste plus aux hommes ordinaires qu’à les vivre comme appartenant à leur monde intérieur, lui-même caché de tous.

 

 Ainsi, au moyen de la merveilleuse et mystérieuse imagination personnelle, nous pouvons tous nous associer aux anges fils des Dieux, qui vont, en uniformes, accomplir des opérations dangereuses et reviennent tranquillement à la maison après avoir défait les ennemis des élus de Dieu.  

 

Quand sort le film qui changera l’imagination en réalité ?

 

Yossi Los

 

 Haokets, 10 septembre 2007 

 

www.haokets.org/mail-message.asp?ArticleID=2369 

 

 (Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)

 


1-6 Point de vue de Michel Warschawski - Pourquoi devrions-nous soutenir l’Autorité palestinienne ?

Le moment est venu de qualifier la situation par son véritable nom : une domination néocoloniale via une administration autochtone mandatée de collaborateurs. ..

Le samedi 12 janvier, les forces de police palestiniennes agressaient violemment les manifestants qui protestaient pacifiquement contre la venue du président US, George W. Bush, à Ramallah. Parmi les manifestations qui furent molestés, il y eut plusieurs membres importants de l’OLP (organisation de libération de la Palestine ). Le fait que le président américain n’ait pas été bien accueilli par la société palestinienne ne devrait pas surprendre : depuis des années, Bush se comporte en ennemi, soutenant les initiatives israéliennes les plus agressives et s’opposant ouvertement à l’application du droit international concernant l’illégitimité de l’occupation et de la colonisation israéliennes. Pour Bush, la Palestine appartient à l’axe du mal et doit être traitée en conséquence.

L’incident de Ramallah ne constitue pas la première réaction violente contre les manifestants pacifiques contestant la politique de leur direction, mais il révèle un tournant qualitatif dans la position politique de l’Autorité palestinienne (AP).

 Depuis les accords d’Oslo, l’AP, sous la direction de Yasser Arafat, a combiné la poursuite du combat de libération nationale avec une politique de compromis avec l’occupation israélienne. Ces compromis ont souvent soulevé une opposition populaire mais n’ont jamais été perçus comme une trahison à l’égard du combat national. Les initiatives diplomatiques de la direction de l’OLP n’ont pas toujours reçu un soutien unanime, mais elles étaient considérées comme s’inscrivant dans l’aspiration nationale à la liberté et à un Etat. A l’instar de la direction politique de l’AP, les forces de police palestiniennes étaient composées d’anciens combattants de la libération et considéraient leur mission comme le prolongement du combat pour libérer le peuple palestinien de l’occupation israélienne.

La mort suspecte de Yasser Arafat et son remplacement par Mahmoud Abbas (Abu Mazen) marquent la fin de tout un chapitre de l’histoire du mouvement de libération palestinien et une autonomisation de l’Autorité palestinenne par rapport à l’OLP. Depuis le limogeage du gouvernement d’unité nationale palestinien et la séparation forcée de la Cisjordanie et de la bande de Gaza - les deux menés sous les encouragements américains - l’Autorité palestinienne n’est plus l’expression ni de l’OLP, ni du choix démocratique de la population palestinienne. Aussi dur que cela puisse paraître, le gouvernement et l’administration palestiniens sont aujourd’hui des outils américano-israé liens, dépourvus de toute légitimité palestinienne - sauf Mahmoud Abbas qui est un président élu -, un évènement qui ne se reproduira plus.

Ce changement qualitatif affecte chaque niveau de l’Autorité palestinienne : le Premier ministre, Salam Fayyad, a été imposé par l’administration US, directement depuis le Fonds monétaire internationale (FMI) ; il n’a jamais été membre du Fatah et son premier geste a été de licencier des milliers de militants de l’OLP de l’administration de l’AP, les remplaçant par des technocrates qui n’avaient aucun passé dans le mouvement national. Sous la direction du général US, Keith Dayton, qui est devenu le gouverneur américain de Ramallah, sa première mission consiste à « reconstruire » une police palestinienne forte, après avoir obligé la vieille garde à démissionner.

Ces nouvelles forces de police ont été formées en Egypte et n’ont aucun lien avec les vieilles organisations nationales de guérilla ; elles sont composées de mercenaires sans conscience ni tradition nationales, prêts à exécuter n’importe quel ordre venant de leurs supérieurs. Il y a quelques semaines, la télévision israélienne a diffusé un reportage sur les nouvelles forces de police palestiniennes. Dans la première partie, on montrait des stagiaires en train d’apprendre.. . l’hébreu (« pour pouvoir communiquer avec leurs collèges israéliens », nous a expliqué l’un d’entre eux) ; dans la seconde partie, on les montrait en action, s’en prenant violemment à un membre supposé du Hamas, gérant d’une librairie ; dans la troisième, on voyait l’ « interrogatoire » du vieux libraire, imitation pathétique d’un interrogatoire de l’ISS (services de sécurité israéliens). Pas étonnant qu’avec un tel programme, le journaliste israélien se soit montré très complaisant avec la police palestinienne rénovée. Le moment est venu de qualifier la situation par son véritable nom : une domination néocoloniale via une administration autochtone mandatée de collaborateurs, qui reçoit ses ordres et son armement de Washington et de Tel Aviv. Quand le regretté Edward Saïd a appelé Yasser Arafat, « Pétain », et l’Autorité palestinienne, des « collaborateurs », j’ai eu un long entretien avec lui, et je pense l’avoir convaincu que ces définitions n’étaient pas pertinentes. Le refus d’Arafat de se plier au diktat de Barak à Camp David et son emprisonnement dans la Moquata ont confirmé qu’il n’était pas un Pétain. Malheureusement, ce qui n’était pas vrai pour Yasser Arafat l’est aujourd’hui pour la nouvelle direction palestinienne, devenue un instrument au service de l’occupation/ colonisation israéliennes, n’ayant plus aucun compte à rendre au peuple palestinien et à ses organisations nationales. C’est en effet un tournant capital et cela devrait être une préoccupation majeure de la société civile palestinienne et des mouvements nationaux. Les stratégies d’hier ne sont plus pertinentes : la situation politique ressemble de moins en moins à celle de l’ « Algérie » et de plus en plus à celle de l’ « Afrique du Sud », et pour les années à venir, le principal défi va être d’adapter les objectifs politiques et le calendrier à cette nouvelle réalité.

Michel Warschawski –

 

AIC mercredi 23 janvier 2008

 

Michel Warschawski est journaliste et écrivain.

 

Fondateur du Centre d’information alternative (AIC) en Israël, il est l’un des représentants du courant radical antisioniste en Israël. Parmi ses livres :

 

 Sur la frontière (Stock - 2002),

 

 A tombeau ouvert – la crise de la société israélienne ( La Fabrique 2003) 

  A contre chœur (Textuel - 2003).

 

 


30/01/2008

n°310-Journal de la Palestine -20/29-01 1 Fin

Suite Sommaire

6 Les brèves

6-1 Gaza : "Les murs de la prison ont été légèrement repoussés"

6-2 Le congrès national palestinien commence à Damas en insistant sur la résistance.

6-3 Israël pleinement responsable de la crise à Gaza, selon les ministres arabes des Affaires étrangères.

6-4 Saëb Erakat demande au régime israélien de couper court à ses crimes.

6-5 Le Hamas accepte de dialoguer avec le Fatah.

6-6 Mahmoud Abbas refuse de négocier avec le Hamas.

6-7 L’Egypte affirme son soutien aux palestiniens et porte la responsabilité sur l’occupation.

6-8 Al-Masri : la rencontre d’Abbas avec Olmert est un renforcement contre l’appel de Moubarak.

6-9 conférence nationale"

6-10 L’UE envisage de renvoyer des observateurs à Rafah. 6-11 Israël dévoile un nouveau missile capable d’intercepter le missile de moyenne portée.

6-11 Israël autorise la construction de près de 8.000 logements à Jérusalem-est immédiatement (sur 40.000 à 10 ans).

6-12 Israël dévoile un nouveau missile capable d’intercepter le missile de moyenne portée.
6-1 Gaza : "Les murs de la prison ont été légèrement repoussés"

Certes, la frontière à Rafah est ouverte depuis le 23 janvier, mais elle a seulement reculé de 50 kilomètres. "Les murs de la prison ont été légèrement repoussés", comme le dit un étudiant qui déplore le manque de solidarité des Arabes. Impossible de trouver une chambre dans un hôtel ou les innombrables chalets du bord de mer, vides en cette saison.

Des ordres ont été donnés de ne pas loger ceux qui se retrouvent une nouvelle fois comme des réfugiés. Ils dorment où ils peuvent et tentent d’échapper aux forces de sécurité en se cachant. Certains font état de passages à tabac. "Les habitants nous reprochent d’avoir fait monter les prix et d’avoir provoqué une pénurie, mais nous n’y sommes pour rien, protestent des Palestiniens exaspérés. Nous ne voulons que nous ravitailler. Les commerçants n’ont pas à se plaindre. Ce n’est pas une invasion !" Al-Arich, porte de l’espoir, est devenue le cimetière des illusions. A l’entrée de la ville, plusieurs milliers de personnes ont trouvé refuge dans une rue, transformée en boulevard de l’attente, et dans deux mosquées, l’une pour les femmes et les enfants et l’autre pour les hommes, toutes deux encombrées de valises. Il y a là des centaines de malades, d’étudiants, de résidents dans des pays étrangers bloqués dans la bande de Gaza depuis le coup de force du Hamas le 15 juin 2007, et qui ont cru qu’ils allaient pouvoir se faire soigner, poursuivre leurs études ou retrouver les leurs. Pas de tampon de sortie, pas de possibilités de se rendre au Caire. Alors, ils attendent, depuis le 23 janvier, que les autorités égyptiennes fassent un geste. Beaucoup ont des visas en règle, les documents médicaux appropriés, des cartes de séjour de pays étrangers valides. Ne manque qu’un coup de tampon égyptien, ce qui les classe parmi les illégaux. "Je veux seulement aller à l’aéroport pour me rendre en Belgique, sinon je vais manquer le deuxième semestre après avoir manqué le premier. Pourquoi (le président égyptien) Hosni Moubarak ne nous donne-t-il pas cette permission ?", s’inquiète Mohammed. Pour le moment, la police les tolère. Mais il n’y pas assez de couvertures pour tout le monde. Des malades ont dû être hospitalisés. "Faudra-t-il une révolte, un mort pour que l’on s’inquiète de notre sort", proteste Bassam, rongé par un cancer du pancréas.  

Michel Bôle-Richard –( Le Monde )


6-2 Le congrès national palestinien commence à Damas en insistant sur la résistance.
Le congrès national palestinien a débuté, hier mercredi 23/1, ses séances dans la capitale syrienne Damas, en présence des leaders de plusieurs factions palestiniennes, ainsi que des représentants d’organisations, de syndicats, de sociétés nationales, de camps, de communautés palestiniennes à l’étranger, de personnalités palestiniennes indépendantes et de représentants de partis, de forces et d’organisations populaires dans le monde arabe et islamique, en plus de plusieurs représentants officiels de pays, de journalistes et de célèbres penseurs dans le monde arabe et islamique. Le président des préparations du congrès, Dr. Talal Naji, a déclaré que ce congrès vise à faire face aux dangers qui menacent la question nationale palestinienne à cause des complots américains et aux agressions sionistes contre le peuple palestinien et à mettre tous les partis palestiniens et les gouvernements arabes devant leurs responsabilités historiques pour ne pas couvrir ces complots qui visent à liquider les droits légitimes du peuple palestinien. Le congrès vise également à encourager la résistance contre l'occupation pour réaliser les buts nationaux et historiques du peuple palestinien et faire face aux plans sionistes qui visent à occuper et judaïser la ville d'Al-Qods. Naji a ajouté que le congrès vise aussi à affirmer l'attachement au droit au retour des réfugiés palestiniens à leurs maisons et propriétés et à mettre des moyens pour finir la crise palestinienne interne à travers le dialogue national général et l'affirmation de l'unité nationale dans le cadre de l'OLP, après sa réforme, sur des bases démocratiques et des principes nationaux. Il vise aussi à appeler les forces arabes, nationales et islamiques à déployer leurs efforts pour mettre fin aux désaccords palestiniens internes. Le congrès appelle les pays arabes à ne pas se soumettre aux pressions et demandes de la direction américaine qui soutient l'occupation sioniste dans ses tentatives visant à normaliser les relations avec les pays arabes, et il a appelé à résister contre le projet américo-sioniste qui veut imposer son contrôle sur la région. Le président des préparations a affirmé que les organisateurs du congrès ont envoyé des invitations à tous les mouvements et forces palestiniens sans exception. Le secrétaire général du front de la résistance populaire, Khaled Abdul-Majed, a élu le résistant Bassam Al-Chaka président du congrès ainsi que Dr. Anis Al-Sayagh, Dr. Tala Naji et Hamzah Al-Barkawi comme ses adjoints. La séance d'ouverture du congrès a comporté plusieurs discours dont celui du président du bureau politique du mouvement du Hamas, Khaled Mechaal. CPI 24-01


6-3 Israël pleinement responsable de la crise à Gaza, selon les ministres arabes des Affaires étrangères.

."Israël, en que puissance d’occupation, est pleinement responsable de la détérioration de la situation dans les territoires palestiniens et doit immédiatement cesser toutes ses agression continues contre les civils et mettre un terme à son blocus et à sa politique de punition collective", soulignent les ministres dans un communiqué commun rendu public à l’issue de leur réunion au Caire. Les chefs de la diplomatie des pays arabes appellent également le Conseil de sécurité de l’ONU à "prendre ses responsabilités pour faire cesser l’agression et lever le siège de Gaza et pour protéger sa population et leurs droits conformément aux lois internationales". L’Egypte demande le rétablissement du contrôle partagé de la frontière entre l’Egypte et l’étroite bande côtière palestinienne par l’Autorité palestinienne, Israël et des observateurs de l’Union européenne.

(28 -01 – Al-Oufok avec les agences de presse)


6-4 Saëb Erakat demande au régime israélien de couper court à ses crimes.

Le négociateur en chef palestinien, Saëb Erakat, a demandé au régime de Tel-Aviv de cesser ses opérations militaires dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Saëb Erakat a par ailleurs demandé à Tel-Aviv d'arrêter les travaux de construction des colonies de peuplement à Beitolmoqadas-Est et du mur de séparation.
Lors de sa rencontre avec Marc Otti, envoyé de l'Union européenne pour le progrès du processus de la paix et le représentant du Secrétaire général de l'ONU au Liban, le négociateur en chef palestinien a demandé à l'Union européenne et à l'ONU d'accomplir leurs devoirs aux termes des règles internationales et de faire pression sur le régime occupant Qods.
Après la tournée du Président Bush au Moyen-Orient, les militaires sionistes ont eu carte blanche pour resserrer encore davantage l'étau autour de Gaza.
Ils ont coupé l'acheminement de carburant de médicaments et de denrées alimentaires vers cette région, mettant en danger la vie des milliers de citoyens palestiniens.
Les Etats-Unis se sont de nouveau opposés à l'adoption d'un texte appelant à la fin du blocus de la bande de Gaza imposé par Israël
Irna
26-01


6-5 Le Hamas accepte de dialoguer avec le Fatah.

Le Hamas a accepté vendredi une proposition égyptienne de rencontre au Caire avec le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas dans le cadre d’une tentative de rapprochement interpalestinien. "Moi-même et tous les frères de la direction du Hamas serons heureux de participer et nous chercherons à faire de ce dialogue un succès", a déclaré à Reuters le dirigeant du Hamas, Khaled Méchaal.

Dans un entretien à paraître samedi, le président égyptien Hosni Moubarak invite les deux parties à se rencontrer dans la capitale égyptienne pour des négociations. Selon des médias arabes, Moubarak s’efforce de réunir au Caire un "sommet" entre Méchaal et Abbas. Méchaal, qui vit en Syrie avec d’autres dirigeants en exil, a dit n’avoir pas été informé de la date à laquelle pourrait se tenir la rencontre.

Le Fatah n’a pas réagi dans l’immédiat.

L’Egypte a critiqué le blocus imposé à la bande de Gaza. Méchaal a minimisé tout risque de conflit avec l’Egypte et déclaré que le Hamas serait prêt à partager le contrôle du principal point de passage de Rafah avec le Fatah et les autorités égyptiennes. "Nous remercions l’Egypte et nous l’invitons à continuer de traiter avec sagesse cette situation d’urgence entraînée par le dur siège", a-t-il dit. "Les préoccupations sécuritaires des autorités égyptiennes sont compréhensibles et nous avons dit que nous étions prêts à partager la gestion du point de passage de Rafah." Le conflit entre le Fatah et le Hamas s’est accentué lorsque Abbas a accepté de reprendre des discussions de paix avec l’autorité d’occupation, après la conférence d’Annapolis qui s’est réunie en novembre aux Etats-Unis. (Vendredi, 25 janvier 2008 - Avec les agences de presse)


6-6 Mahmoud Abbas refuse de négocier avec le Hamas.

Mahmoud Abbas a annoncé ce samedi qu’il n’envisageait pas de négociations pas avec le Hamas dans la situation actuelle, et a rejeté la proposition égyptienne de médiation entre les deux factions rivales, proposition envisagée afin de trouver une solution au chaos régnant actuellement à la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza.

Le président de l'Autorité Palestinienne a de nouveau dénoncé la prise de pouvoir du Hamas sur la Bande de Gaza , la qualifiant de "crime", et a souligné que les dirigeants du Hamas devraient revenir sur leurs positions s'ils voulaient reprendre les discussions avec lui. Vendredi, le président égyptien Hosni Moubarak avait en effet proposé une médiation egyptienne, afin de réunir au Caire des représentants du Hamas et du Fatah, le mouvement de Mahmoud Abbas. Infolive.tv 26/01/2008.


6-7 L’Egypte affirme son soutien aux palestiniens et porte la responsabilité sur l’occupation.  

L’Égypte a affirmé sa position qui soutient le peuple palestinien pour finir sa souffrance en portant au même temps l’état de l’occupation responsable de la détérioration dans la bande de Gaza. Le ministre égyptien des affaires étrangères, Ahmed Abou Al-Ghit a dit que son pays porte toute la responsabilité de la détérioration des situations dans la bande de Gaza sur l'entité sioniste en lui demandant de continuer la livraison du carburant et le transport des matières alimentaires selon les chargements de la communauté internationale en annonçant l'attachement de l'Égypte à sa décision prise avant plusieurs jours de faciliter la vie des habitants de la bande de Gaza. Abou Al-Ghit a dit que son pays va appeler les leaders du Hamas et de l'autorité palestinienne au Caire pour discuter des problèmes actuels et de la question des frontières en déclarant que l'Égypte connaît que l'occupation tente d'annuler ses responsabilités envers le passage de Rafah selon les accords. Il a ajouté que l'occupation a augmenté les agressions contre le peuple palestinien en obligeant des centaines de milliers de palestiniens à détruire les barrages pour passer vers l'Égypte en soulignant que la réunion des ministres arabes des affaires étrangères va faire porter la responsabilité sur l'occupation. CPI
26-01


6-8 Al-Masri : la rencontre d’Abbas avec Olmert est un renforcement contre l’appel de Moubarak.

Le secrétaire du Hamas, Mouchir Al-Masri, a condamné fortement la rencontre du président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas avec le premier ministre Olmert, qui a eu lieu hier dimanche 27/1 en soulignant qu’elle offre une couverture aux crimes et agressions de l’occupation contre le peuple palestinien. Il a exprimé son étonnement face à cette rencontre qui est venue au moment où les forces de l'occupation israélienne escaladent leurs agressions contre les Palestiniens, en considérant qu'elle représente une tentative du président Abbas de se renforcer par l'occupation pour refuser le dialogue avec le mouvement du Hamas et l'appel du président égyptien Mohammed Hosni Moubarak qui a proposé sa médiation pour la reprise du dialogue entre les mouvements du Hamas et du Fatah. Dans une déclaration de presse, Al-Masri a dit que cette rencontre vient dans le cadre des réunions inutiles qui ne servent que l'occupation israélienne, en ajoutant : "J'ai peur que le président Abbas ait appelé à cette rencontre après l'appel de Moubarak pour discuter des moyens qui pourront faire échouer cet appel et renforcer le blocus contre Gaza". CPI
27-01


6-9 conférence nationale"

Le Hamas, le Jihad islamique et le Font populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG), basés à Damas ont ouvert mercredi une "conférence nationale" à Damas avec l'ambition affichée de surmonter la division des Palestiniens. Celle-ci se déroule sans le Fatah du président Abbas et les Fronts démocratique et populaire de libération de la Palestine (FDLP et FPLP). Nb : L'OLP-(Abbas) s'est élevée contre la tenue de cette réunion, dénonçant un "carnaval de fabrication syrienne". "C'est la réunion des droits et de la résistance", a expliqué Khaled Mechaal, devant un discours devant un parterre de personnalités palestiniennes. M. Mechaal, a dénoncé "le blocus imposé à Gaza". "Nous sommes devant une tromperie israélienne. Faire livrer du fuel et de la nourriture n'est pas l'objectif. Nous voulons la levée du blocus", a affirmé M. Mechaal.

"Le blocus est une tragédie, un crime immoral. J'appelle à la poursuite de la colère populaire contre les sionistes et les Américains jusqu'à la levée du blocus", a-t-il martelé. "Le combat ne se terminera que par la libération de la Palestine , toute la Palestine ", a-t-il ajouté. A la Syrie qui accueille cette réunion. Mechaal, remercie et dit " La Syrie a fait fi des accusations et des pressions", Tous les orateurs, dont le chef du Jihad islamique, Ramadan Challah, et un représentant du Hezbollah libanais, Ibrahim Amine Sayyed, ont dénoncé la politique US. Le secrétaire général-adjoint du FPLP-CG, Talal Naji, a accusé les Etats-Unis d'ourdir "un plan pour semer la discorde" au Proche-Orient. Il a critiqué la récente visite du président américain George W. Bush dans la région. "Bush veut supprimer le droit des (réfugiés) palestiniens au retour, préserver les colonies sionistes", a-t-il dit.

Le président Bush a proposé un mécanisme d'indemnisation pour régler la question des réfugiés palestiniens.

"Le droit au retour est un droit sacré et inaliénable. Jérusalem est la capitale de l'Etat palestinien indépendant", a lancé Talal Naji. "La réunion entend "remédier à la division des Palestiniens", a affirmé M. Naji. Il a appelé les nations arabes à "résister face à l'assaut impérialo-sioniste contre la région (...) qui porte atteinte à la nation arabe entière

CRI Online


6-10 L’UE envisage de renvoyer des observateurs à Rafah.

 

"L’UE est prête à envisager de reprendre sa mission d’observation à Rafah", peut-on lire dans une déclaration adoptée par les ministres des Affaires des Affaires étrangères des Vingt-Sept réunis lundi à Bruxelles.
Une telle décision semble cependant encore lointaine à ce stade, dans la mesure où elle dépend d’un accord préalable entre l’Autorité palestinienne, l’Egypte et Israël, a-t-on souligné de source diplomatique.
Des observateurs européens stationnaient à Rafah jusqu’à juin dernier 2007.
L’UE examine aussi la possibilité de conclure des accords sur la surveillance des points de passage avec l’autorité d’occupation.
Mais les responsables européens et occidentaux présents dans la région estiment que le principal obstacle à ce projet est la sécurité et la difficulté d’obtenir l’aval du Hamas.
Un des responsables de l’UE a souligné que les diplomates du bloc ne pouvaient pas s’adresser directement au Hamas. "Quelqu’un d’autre doit le faire. La situation avec le Hamas doit être clarifiée. Le Hamas doit accepter", a-t-il dit.
Un autre responsable européen impliqué dans les discussions a souligné que la situation en matière de sécurité était très délicate et qu’il faudrait du temps pour la débloquer. Le ministère des Affaires étrangères de l’autorité d’occupation a entamé des discussions préliminaires au cours du week-end avec les membres de la mission d’observateurs de l’UE, qui sont basés à Ashkelon, dans le sud d’Israel.  
Durant la réunion, les responsables de l’autorité d’occupation ont principalement posé des questions sur les capacités logistiques de la mission. Ils n’ont pas demandé spécifiquement le retour des observateurs européens au point de passage.
28-01 Al-Oufok

 


6-11 Israël autorise la construction de près de 8.000 logements à Jérusalem-est immédiatement (sur 40.000 à 10 ans).

23-01 La mairie de Jérusalem a annoncé mercredi :"Nous avons obtenu toutes les autorisations pour la construction de 8.000 logements à Jérusalem", a indiqué le porte-parole de la mairie, Gidi Schmerling, dans un communiqué détaillant quartier par quartier ces projets.
Selon cette liste, 2.461 logements seront édifiés dans plusieurs des douze quartiers de colonisation situés dans la partie orientale de Jérusalem, conquise et annexée en 1967 par Israël.
La construction doit prochainement débuter dans les quartiers de Ramot, Pisgat Zeev, Armon Hanatsiv et Har Homa, tous situés à Jérusalem-est.
Le communiqué précise en outre que quelque 40.000 logements seront construits au cours de dix prochaines années à Jérusalem, y compris dans les quartiers de colonisation.
"Nous ne faisons pas de différence entre les quartiers situés à l'est ou à l'ouest", a souligné le porte-parole.
La veille, la deuxième chaîne de télévision privée israélienne avait indiqué que le maire israélien de Jérusalem, Uri Lupolianski, avait donné son feu vert à la construction de 7.300 logements dans cinq quartiers de colonisation à Jérusalem-est.
Cette décision a été prise avec l'autorisation des commissions chargées de la construction et de la planification de la ville, mais sans consulter le Olmert, qui a été mis devant le fait accompli, avait ajouté la télévision.
Lors d'une rencontre avec lBush le 9 janvier à Jérusalem, le maire de Jérusalem avait affirmé que la ville devait rester "réunifiée" sous souveraineté israélienne, alors que la communauté internationale n'a jamais reconnu l'annexion de Jérusalem-est.
Fin décembre, M. Olmert avait fait parvenir une lettre officielle à plusieurs ministres les enjoignant de ne lancer aucun projet de colonisation en Cisjordanie sans son aval. Mais cette lettre portait uniquement sur la Cisjordanie et ne mentionnait pas explicitement Jérusalem-est.
Actuellement, plus de 200.000 Israéliens vivent dans douze nouveaux quartiers construits dans la partie orientale de la ville.
(Souce : AFP- 23 janvier 2008 12h05)

6-12 Israël dévoile un nouveau missile capable d’intercepter le missile de moyenne portée.

23-01

La firme de développement d’armes israéliennes afael Advanced Defense Systems a dévoilé mardi un nouveau missile destiné à intercepter le missile de moyenne portée, a rapporté le quotidien Ha’aretz. La firme a montré le missile "Stunner" lors d'une cérémonie en présence du Premier ministre israélien Ehud Olmert.  
Le missile Stunner sera incorporé dans un nouveau système antimissile "Magic Wand" qui sera utilisé pour intercepter les missiles dont la portée est entre 40 et 250 km, comme les Zilzal et Fajr du Hezbollah.
Le développement de ce missile, effectué en coopération avec une compagnie américaine soutenue par le Pentagone, aurait coûté un milliard de nouveaux shekels israéliens (263 millions de dollars).
Le système Magis Wand et le système Iron Dome, destiné à intercepter le missile ballistique, sont appelés à compléter le système Arrow, système contre le missile de longue portée.
Selon le calendrier dressé par la firme, le système Iron Dome sera opérationnel et prêt à être déployé dans le sud d'Israël au début de 2010.
Le gouvernement israélien avait approuvé l'achat de ce système il y quelques semaines.
CRI Online

 

n°310-Journal de la Palestine -20/29-01 1 Suite

 Suite Sommaire

3 Politique internationale des territoires occupés 

4 La Palestine en chiffre & au jour le jour Détails par région:

Décompte des pertes humaines

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Des soldats agressent et arrêtent un employé de B’Tselem à Hébron.


Tiré à part :
29-01
L'avenir de la frontière de Rafah devait être à l'ordre du jour mercredi au Caire d'entretiens séparés entre les dirigeants égyptiens, d'une part, le Hamas et Abbas de l'autre.
En attendant, la frontière reste ouverte pour le septième jour consécutif, mais les forces égyptiennes ont tenté d'empêcher mardi des véhicules palestiniens de la franchir. Des activistes du Hamas ont tiré en l'air pour dégager le passage des véhicules.
Le Hamas a menacé d'ouvrir de nouvelles brèches à l'explosif dans le mur de séparation si les forces égyptiennes entravent le passage. Le Caire a affirmé pour sa part qu'il ne tolérerait plus de provocations du Hamas.
"S'ils le souhaitent tous, nous ne serons pas ceux qui saboteront l'accord. Donc, il sera mis en oeuvre", a déclaré un responsable israélien au fait des tractations en cours.
L'Egypte ne veut pas sembler cautionner le blocus israélien de Gaza en refermant complètement la frontière mais elle craint leur effet de contagion sur son propre territoire.
(Reuters)

 20-01 au 29-01: Peuple Palestinien : 8 tués   -  3 blessés
                             Occupants              :  1 tué    -  2 blessé


Résistance
Au jour le jour

22-01

Deux roquettes ont été tirées mardi matin selon une porte-parole militaire des forces d’occupation.
(Avec les agences de presse)
24-01 Des palestiniens ont ouvert le feu sur des gardes-frontières israéliens en poste dans le camp de réfugiés de Shoafat, dans les quartiers nord de Jérusalem-est, occupée et annexé par Israël. Un policier a été tué et une autre blessée grièvement. Les brigades des Martyrs d'El Aqsa, la branche armée du Fatah de Mahmoud Abbas, ont revendiqué la responsabilité des deux attaques survenus dans la soirée.  Efraim Meslet & (AFP 21h59)

24-01 Deux Palestiniens armés ont attaqué  une école ( ???) dans l'implantation de Kfar Etzion, dans le sud de la Cisjordanie. Les deux hommes ont été tués par des tirs après avoir blessé un jeune de la yeshiva (école talmudique) de l'implantation, ont ajouté les services d'urgence. Cinq autres adolescents ont été légèrement blessés lors de cet incident.


Analyse

24-01 Le porte-parole des Martyrs d'Al Aksa aurait  affirmé que les cellules dormantes en Cisjordanie  avaient été réactivées en préparation pour de nouvelles attaques.

"Les prochaines attaques sont déjà en voie d'être lancées, nous avions promis une réponse dans les prochains jours et cette attaque est la première opération d'une séries d'autres opérations". 

 Efraim Meslet



1  Politique Palestinienne

MM Abbas

26-01 Abbas campe fermement sur ses positions concernant une reprise de contacts avec le Hamas
Mahmoud Abbas a dénoncé la prise de la Bande de Gaza par le Hamas, la qualifiant de "crime", et a souligné que les dirigeants du Hamas devaient revenir sur leur position s'ils voulaient reprendre les discussions avec lui.
Vendredi, le président égyptien Hosni Moubarak avait proposé dans un entretien à un journal que des représentants du Hamas et du Fatah, mouvement de Mahmoud Abbas, se rendent au Caire pour des entretiens.
Le président n'a pas fait mention de cette offre, réitérant son plan de déployer ses forces aux points de passage de Gaza, à la place du Hamas.
(AP- Al-oufok  avec les agences de presse)
1-4 Les grandes manœuvres. 2
9-01 Le Hamas, est opposé à la prise de contrôle de la frontière par les forces du président palestinien et réclame un accord bilatéral avec les autorités égyptiennes sur le fonctionnement futur du terminal de Rafah. En faisant sauter en plusieurs endroits le mur concrétisant la frontière au niveau de Rafah, créant un immense afflux de Palestiniens vers l'Egypte, le Hamas a montré sa maîtrise du terrain. (Reuters) 

1-5 Négociations.

23-01 Le congrès national palestinien a été ouvert aujourd’hui à Damas en présence des représentants des différentes factions et organisations populaires palestiniennes et des comités du retour et des représentants Partis, des activités et des unions arabes, islamiques et internationalesLe congrès examinera durant trois jours les mécanismes du renforcement de l'unité nationale palestinienne et les moyens d'affronter l'agression et le siège israélien imposé au peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie.

Sana

 

25-01 Le Hamas a accepté vendredi une proposition égyptienne de rencontre avec le Fatah dans le cadre d'une tentative de rapprochement interpalestinien. "Moi-même et tous les frères de la direction du Hamas serons heureux de participer et nous chercherons à faire de ce dialogue un succès", a déclaré à Reuters Khaled Méchaal. (Reuters)
25-01 Une réunion de dirigeants palestiniens opposés à ces discussions, parmi lesquels des représentants du Hamas, a pris fin vendredi à Damas. Un communiqué final déclare qu'Abbas n'avait pas de consensus pour négocier avec Israël, mais il ne lui demande pas de rompre les négociations. AP

27-01 Le Hamas s'est de son côté dit prêt à répondre à l'invitation du Caire mais a violemment critiqué le refus du dialogue de M. Abbas, l'accusant de vouloir maintenir la pression sur le Hamas

"Le Hamas a proposé aux autorités égyptiennes de tenir une réunion tripartie avec le Hamas et le Fatah pour mettre en place des arrangements sur l'administration des points de passage mais les déclarations d'Abbas prouvent qu'il refuse de discuter", a affirmé le porte-parole du mouvement, Sami Abou Zouhri dans un communiqué. Au cours des derniers jours, le Hamas affirmé qu'il rejetterait tout arrangement excluant ses forces ou prévoyant de nouveau le déploiement d'observateurs internationaux à Rafah. Avec les agences de presse)


1-8 Violations colonialiste
29-01 Le Conseil de sécurité de l'ONU a renoncé mardi, au bout d'une semaine de discussions, à adopter une déclaration sur la situation à Gaza, après l'échec d'une tentative libyenne de trouver un compromis.
Le blocus israélien a suscité de très nombreuses condamnations à travers le monde, plusieurs pays l'assimilant à une "punition collective" des quelque 1,5 million de résidents en représailles aux tirs de roquettes contre Israël en provenance de la bande de Gaza.
"Il est très dommage que le Conseil de sécurité n'ait pas été en mesure de produire une simple déclaration", a déploré l'observateur permanent de la Palestine à l'ONU, Ryad Mansour.
Il a indiqué que les ambassadeurs arabes, qui ont accusé les Etats-Unis d'avoir politisé ce qu'ils considèrent essentiellement comme une question humanitaire, allaient évaluer la situation avant de décider que faire.
La semaine dernière, les ambassadeurs arabes avaient averti que si Washington empêchait l'adoption de la déclaration, ils pourraient la soumettre de nouveau, cette fois sous forme de résolution, ou porter le débat devant l'Assemblée générale de l'ONU où ils estiment pouvoir s'assurer d'un large soutien.
M. Mansour a indiqué mardi que la ‘crise de Gaza’ serait abordée de nouveau mercredi par les Etats arabes, dans le cadre du débat public mensuel du Conseil de sécurité sur le Proche-Orient.
(AFP)

1-14 Actualité dans les territoires palestiniens occupés depuis 1948
Habash est né à Lydda en l’an 1925, sous ce que l’on appelait la Palestine mandataire. C’était le fils d’un commerçant. En 1948, il avait temporairement abandonné ses études de médecine à l’université américaine de Beyrouth pour aider sa famille à quitter ce qui était devenu Israël. Habash a fondé le FPLP en 1967 avec pour objectif de regagner la Palestine et de développer la révolution marxiste dans le monde arabe. Habash a vécu auprès de son épouse de 46 ans, Hilda, une cousine, et leurs deux filles.
Al-Manar

2  Politique Israélienne
2-1 Processus de paix.
23-01 Olmert a déclaré que la direction palestinienne actuelle présidée par le modéré (…)  Abbas était la plus à même de négocier la paix avec l'Etat hébreu. "Il n'y a pas de meilleure direction palestinienne que celle-ci pour négocier la paix", a-t-il lancé lors de la Conférence annuelle Herzliya sur la sécurité à Jérusalem. Il a refusé d'entendre les voix qui s'élèvent contre des négociations avec le gouvernement de M. Abbas au motif qu'il serait trop faible pour mettre en oeuvre des accords et qu'il ne contrôle plus la Bande de Gaza depuis la mi-juin. Olmert a ajouté qu'il s'employait à tenir sa promesse au président Bush de parvenir à un accord de paix israélo-palestinien d'ici la fin de l'année. "Nous faisons tout ce que nous pouvons pour y arriver", a-t-il assuré. (AP & Al-Oufok avec les agences de presse)
2-3 Sur le terrain .

27-01 Les ministres israéliens pourraient être privés de gardes du corps, qui exigent une augmentation de salaire et une amélioration de leurs conditions de travail sous peine d’entamer une grève, écrit lundi le quotidien israélien Jerusalem Post.
RIA Novosti


2-4 Les grandes manœuvres…
29-01  Israël annonce qu'il ne s'opposera pas à un éventuel accord entre l'Egypte et l'Autorité palestinienne de Abbas pour un contrôle commun de la frontière au niveau de Rafah.  Le Caire a accepté l'idée d'Abbas de rétablir le contrôle de la garde présidentielle d'Abbas à cette frontière, mais un dirigeant du Hamas a déclaré que le Hamas avait sa "propre idée" à soumettre aux dirigeants égyptiens.  La proposition d'Abbas de rétablir son autorité à la frontière a obtenu l'assentiment des Etats-Unis, de l'Union européenne et des pays arabes, mais elle se heurtait jusque-là aux réticences israéliennes.  Israël a souligné de son côté qu'il n'était pas question de laisser l'Autorité autonome palestinienne, qui n'exerce plus son administration que sur la Cisjordanie , contrôler la frontière entre Gaza et Israël, comme elle l'a proposé.  Version française Marc Delteil
Reuters)
 29-01  Le Conseil de sécurité de l'ONU a renoncé mardi, au bout d'une semaine de discussions, à adopter une déclaration sur la situation à Gaza, après l'échec d'une tentative libyenne de trouver un compromis.  Le blocus israélien a suscité de très nombreuses condamnations à travers le monde, plusieurs pays l'assimilant à une "punition collective" des quelque 1,5 million de résidents en représailles aux tirs de roquettes contre Israël en provenance de la bande de Gaza.  L’ambassadeur israélien à l'ONU, Dan Gillerman, avait estimé que le Conseil "perdait son temps" dans un débat "futile" qui ne servirait qu'à "récompenser le Hamas."(…)  (AFP)

3 Politique Internationale des térritoires occupés

1 Pays Arabes & voisins

Égypte
26-01
Dans un entretien à paraître samedi, le président égyptien Hosni Moubarak invite les deux parties à se rencontrer dans la capitale égyptienne pour des négociations.
Selon des médias arabes, Moubarak s'efforce de réunir au Caire un "sommet" entre Méchaal et Abbas
(Reuters)  

28-01 Trois camions de l'armée égyptienne sont arrivés au point de passage "Brazil" pour installer des barbelés. Les soldats égyptiens ont(…)  reçu l'aide d'une demi-douzaine de miliciens du Hamas. Dans le même temps, au principal point de passage de Salah Eddin le Hamas empêchait les voitures civiles d'entrer en Egypte depuis Gaza, autorisant uniquement le passage des camions. AP


Europe
2 France

11-01

Tony Blair participera le 12 janvier à Paris à un meeting de l’UMP (le parti de Nicolas Sarkozy). Le président français souhaite en effet aider l’ancien Premier ministre socialiste britannique à devenir le premier président de l’Union européenne, en janvier 2009. Il quitterait alors ses fonctions de représentant du Quartet au Proche-Orient pour un poste rémunéré 200 000 livres par an et deviendrait la personnalité politique la plus influente en Europe.



2 Organisations Mondiales & régionales et leurs satellites
ONU
23-01 Les agences de l'ONU ont lancé un appel sans précédent de 462 millions de dollars pour aider les Palestiniens cette année. La situation va continuer de se dégrader dans les territoires, si les bouclages continuent, selon l'ONU.
L'appel de 12 agences de l'ONU et de 28 ONG doit permettre de répondre aux besoins essentiels de quelque 3,8 millions de Palestiniens. Il s'agit de l'appel le plus important jamais lancé par l'ONU pour les territoires palestiniens.
La situation se détériore surtout à Gaza, dont la majorité des 1,5 millions d'habitants dépendent désormais de l'assistance des Nations Unies.
En Cisjordanie également, "des centaines d'obstacles physiques sont en train de détruire l'économie", explique l'ONU.
Dans l'ensemble, 57 % des Palestiniens vivent sous le seuil de pauvreté, dont 49 % en Cisjordanie et 79 % à Gaza.
(ats)
Conseil de sécurité de l'ONU
29-01 Le Conseil de sécurité de l'ONU a renoncé mardi, au bout d'une semaine de discussions, à adopter une déclaration sur la situation à Gaza, après l'échec d'une tentative libyenne de trouver un compromis. Le blocus israélien a suscité de très nombreuses condamnations à travers le monde, plusieurs pays l'assimilant à une "punition collective" des quelque 1,5 million de résidents en représailles aux tirs de roquettes contre Israël en provenance de la bande de Gaza. "Malheureusement, le Conseil de sécurité a décidé d'arrêter les discussions" sur ce texte, a déclaré à la presse l'ambassadeur de Libye, Giadalla Ettalhi, président du Conseil en janvier. Selon lui, les quinze membres se sont rendu compte "qu'ils ne pouvaient parvenir à un consensus", au bout de longues négociations sur un projet de texte concernant la situation humanitaire et sécuritaire dans la bande de Gaza après le blocus décidé par Israël. Vendredi, 14 membres du Conseil s'étaient entendus sur un texte visant à appeler à la fin du blocus de la bande de Gaza imposé par Israël et à l'arrêt des tirs de roquettes contre l'Etat sioniste. Il a imputé cet échec aux Etats-Unis qu'il a accusés d'avoir rejeté des amendements présentés par la Libye au nom des représentants des pays arabes.
Pour être adopté, le projet de texte, quoique non contraignant, exigeait l'unanimité des quinze membres du Conseil.
"Nous regrettons que le Conseil n'ait pas pu adopter une déclaration à la fois sur la situation humanitaire à Gaza et sur la situation sécuritaire à Gaza et dans le sud d'Israël", a déclaré l'ambassadeur de France, Jean-Maurice Ripert.
"Cela est d'autant plus regrettable que le Conseil était proche d'un accord qui aurait permis de réagir à la gravité de la situation et pour la première fois de condamner la recrudescence de la violence, en particulier les attaques terroristes de roquettes contre Israël", a-t-il ajouté.
"Ceci n'empêche pas le Conseil d'être unanime dans sa préoccupation à l'égard de la situation humanitaire" à Gaza, a-t-il ajouté.
(AFP)

6 Ue

29-01
L'Union européenne en principe chargée de superviser le transit au point de passage de Rafah s'est déclaré prête à y renvoyer ses observateurs si Israël, l'Egypte et l'Autorité palestinienne parviennent à s'entendre.
Il reste à déterminer comment les forces palestiniennes vont pouvoir matériellement se déployer face au Hamas à la frontière égypto-gazaouie.

(Reuters)


7 Commision Européenne

28-01
L’Union européenne, a exprimé son soutien à la volonté d’Abbas de confier la surveillance des passages frontaliers de la bande de Gaza aux forces de sécurité palestiniennes.

Mais Israël reste très réservé sur la question, estimant que les forces d’Abbas sont moins puissantes que celles du Hamas.



La lutte pour la libération dans les  territoires occupé

Bande de Gaza - Au jour le jour

21-01 Deux attaques au missile menées dimanche par Israël dans la bande de Gaza ont tué deux Résistants et ont fait deux blessés graves, selon le personnel médical et des responsables du Hamas. (Reuters)
25-01
Quatre résistants, dont un chef local, ont été tués vendredi avant l'aube dans un double raid aérien israélien dans la bande de Gaza, selon des sources médicales palestiniennes.
Mohammed Harb, chef des brigades Ezzedine Al-Qassam pour le secteur de Rafah, et l'un de ses adjoints ont été tués par l'explosion d'un missile tiré par un appareil israélien, selon des sources médicales palestiniennes.
Quelques heures plus tôt, deux autres membres de la branche militaire du Hamas ont été tués par le tir de deux missiles par un appareil israélien, dans le même secteur, près de la frontière avec l'Egypte, a indiqué leur groupe.
Les raids aériens israéliens se sont produits dans un secteur au voisinage de la frontière avec l'Egypte

AFP


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 
21-01 Des soldats de l’armée d’occupation ont tué un résistant du Djihad du village de Sinnabi, près de Toulkarem, en Cisjordanie, rapportent des témoins et les services de secours. Un bulldozer a défoncé les murs de la maison. (Reuters)

28-01 Un jeune Palestinien a été tué par balles et un autre a été blessé par des soldats israéliens lors d'une opération menée à Bethléem, en Cisjordanie occupée, rapportent des médecins palestiniens.

 (Reuters)

4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000) 

 

Civils & résistants tués                                                                            :  5.934      

Palestiniens blessés                                                                               :  52.059

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.123

                                                                                                                ( 353 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6.352

                                                                                                                ( 431  militaires/policiers)
Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine) 

5 Médias/Vidéos 
5-1 Des soldats agressent et arrêtent un employé de B’Tselem à Hébron. Un enquêteur de terrain de B’Tselem, Issa Amro, a été agressé et arrêté hier par des soldats, dans la ville d’Hébron. Amro a été arrêté alors qu’il filmait les violences de colons dans le quartier palestinien de Wadi Hsein, à l’est d’Hébron. Hier (samedi 19 janvier), dans la soirée, un groupe de colons a commencé à lancer des pierres en direction d’une maison palestinienne d’Hébron, et à tenter d’y pénétrer. Des forces de la police et de l’armée israéliennes étaient présentes en grand nombre sur place, mais les soldats ne sont pas intervenus pour protéger les habitants palestiniens et éloigner les colons. Deux enquêteurs de B’Tselem se tenaient de l’autre côté de la rue, avec un certain nombre d’habitants palestiniens et de militants internationaux, et filmaient la scène. Le commandant du bataillon Samson, en place à Hébron, un officier ayant le grade de lieutenant colonel, a exigé d’Amro qu’il arrête de filmer. Un groupe de femmes colons s’est alors assemblé autour des enquêteurs de B’Tselem et deux d’entre ces femmes ont tenté de prendre la caméra des mains d’Amro. Un certain nombre de soldats se sont joint à cet assaut, ont frappé Amro et l’ont arrêté. Ils l’ont ensuite mené à une jeep et l’ont une nouvelle fois frappé. Plus tard, B’Tselem a appris qu’Amro avait été arrêté, soupçonné d’avoir agressé les soldats. B’Tselem déclare posséder plusieurs cassettes montrant le cours des événements et prouvant que c’est Amro qui a été assailli par les soldats. Une fois achevée l’audition du témoignage d’Amro par sa chargée de pouvoir, B’Tselem portera plainte à la police pour agression et arrestation arbitraire d’un membre de l’organisation. B’Tselem note que, ces derniers temps, les cas se multiplient où des soldats agressent des travailleurs de l’organisation occupés à filmer les violences des colons à Hébron, au prétexte que le fait même de filmer constitue une provocation. Les représentants de l’Etat d’Israël ne cessent, il est vrai, d’insister, en toutes occasions, sur l’importance de l’activité des organisations des droits de l’homme. Cependant, pour tout ce qui touche à l’attitude des membres des forces de sécurité présents à Hébron, il semble bien que ces paroles ne soient que de pure forme et ne servent qu’à masquer une politique de harcèlement systématique à l’égard des militants des droits de l’homme. B’Tselem Communiqué de presse, 20 janvier 2008 www.btselem.org/hebrew/press_releases/20080120.asp

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)

 

n°310-Journal de la Palestine -20/29-01 1 Début

Sommaire  

 Résistance  

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)  

2 Politique Israélienne  

3 Politique internationale des territoires occupés   


Tiré à part :  

 29-01   L'avenir de la frontière de Rafah devait être à l'ordre du jour mercredi au Caire d'entretiens séparés entre les dirigeants égyptiens, d'une part, le Hamas et Abbas de l'autre.   En attendant, la frontière reste ouverte pour le septième jour consécutif, mais les forces égyptiennes ont tenté d'empêcher mardi des véhicules palestiniens de la franchir. Des activistes du Hamas ont tiré en l'air pour dégager le passage des véhicules.   Le Hamas a menacé d'ouvrir de nouvelles brèches à l'explosif dans le mur de séparation si les forces égyptiennes entravent le passage. Le Caire a affirmé pour sa part qu'il ne tolérerait plus de provocations du Hamas.   "S'ils le souhaitent tous, nous ne serons pas ceux qui saboteront l'accord. Donc, il sera mis en oeuvre", a déclaré un responsable israélien au fait des tractations en cours.   L'Egypte ne veut pas sembler cautionner le blocus israélien de Gaza en refermant complètement la frontière mais elle craint leur effet de contagion sur son propre territoire.   (Reuters)  


  20-01 au 29-01: Peuple Palestinien : 8 tués   -  3 blessés                                 

                             Occupants              :  1 tué    -  2 blessé  


Résistance  

 Au jour le jour   2

2-01   Deux roquettes ont été tirées mardi matin selon une porte-parole militaire des forces d’occupation.   (Avec les agences de presse)   24-01   Des palestiniens ont ouvert le feu sur des gardes-frontières israéliens en poste dans le camp de réfugiés de Shoafat, dans les quartiers nord de Jérusalem-est, occupée et annexé par Israël. Un policier a été tué et une autre blessée grièvement. Les brigades des Martyrs d'El Aqsa, la branche armée du Fatah de Mahmoud Abbas, ont revendiqué la responsabilité des deux attaques survenus dans la soirée.    Efraim Meslet & (AFP 21h59)  

24-01   Deux Palestiniens armés ont attaqué  une école ( ???) dans l'implantation de Kfar Etzion, dans le sud de la Cisjordanie.   Les deux hommes ont été tués par des tirs après avoir blessé un jeune de la yeshiva (école talmudique) de l'implantation, ont ajouté les services d'urgence.   Cinq autres adolescents ont été légèrement blessés lors de cet incident.  


Analyse  

24-01   Le porte-parole des Martyrs d'Al Aksa aurait  affirmé que les cellules dormantes en Cisjordanie  avaient été réactivées en préparation pour de nouvelles attaques.   "Les prochaines attaques sont déjà en voie d'être lancées, nous avions promis une réponse dans les prochains jours et cette attaque est la première opération d'une séries d'autres opérations".    Efraim Meslet  


1  Politique Palestinienne  

MM Abbas  

26-01   Abbas campe fermement sur ses positions concernant une reprise de contacts avec le Hamas   Mahmoud Abbas a dénoncé la prise de la Bande de Gaza par le Hamas, la qualifiant de "crime", et a souligné que les dirigeants du Hamas devaient revenir sur leur position s'ils voulaient reprendre les discussions avec lui.   Vendredi, le président égyptien Hosni Moubarak avait proposé dans un entretien à un journal que des représentants du Hamas et du Fatah, mouvement de Mahmoud Abbas, se rendent au Caire pour des entretiens.   Le président n'a pas fait mention de cette offre, réitérant son plan de déployer ses forces aux points de passage de Gaza, à la place du Hamas.   (AP- Al-oufok  avec les agences de presse)  


1-4 Les grandes manœuvres.  

29-01   Le Hamas, est opposé à la prise de contrôle de la frontière par les forces du président palestinien et réclame un accord bilatéral avec les autorités égyptiennes sur le fonctionnement futur du terminal de Rafah.   En faisant sauter en plusieurs endroits le mur concrétisant la frontière au niveau de Rafah, créant un immense afflux de Palestiniens vers l'Egypte, le Hamas a montré sa maîtrise du terrain.   (Reuters)   


1-5 Négociations.  

23-01   Le congrès national palestinien a été ouvert aujourd’hui à Damas en présence des représentants des différentes factions et organisations populaires palestiniennes et des comités du retour et des représentants Partis, des activités et des unions arabes, islamiques et internationales.   Le congrès examinera durant trois jours les mécanismes du renforcement de l'unité nationale palestinienne et les moyens d'affronter l'agression et le siège israélien imposé au peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie.   Sana  

25-01   Le Hamas a accepté vendredi une proposition égyptienne de rencontre avec le Fatah dans le cadre d'une tentative de rapprochement interpalestinien.   "Moi-même et tous les frères de la direction du Hamas serons heureux de participer et nous chercherons à faire de ce dialogue un succès", a déclaré à Reuters Khaled Méchaal.   (Reuters)   25-01   Une réunion de dirigeants palestiniens opposés à ces discussions, parmi lesquels des représentants du Hamas, a pris fin vendredi à Damas. Un communiqué final déclare qu'Abbas n'avait pas de consensus pour négocier avec Israël, mais il ne lui demande pas de rompre les négociations.   AP   27-01   Le Hamas s'est de son côté dit prêt à répondre à l'invitation du Caire mais a violemment critiqué le refus du dialogue de M. Abbas, l'accusant de vouloir maintenir la pression sur le Hamas   "Le Hamas a proposé aux autorités égyptiennes de tenir une réunion tripartie avec le Hamas et le Fatah pour mettre en place des arrangements sur l'administration des points de passage mais les déclarations d'Abbas prouvent qu'il refuse de discuter", a affirmé le porte-parole du mouvement, Sami Abou Zouhri dans un communiqué.   Au cours des derniers jours, le Hamas affirmé qu'il rejetterait tout arrangement excluant ses forces ou prévoyant de nouveau le déploiement d'observateurs internationaux à Rafah.   Avec les agences de presse)  


1-8 Violations colonialiste  

29-01   Le Conseil de sécurité de l'ONU a renoncé mardi, au bout d'une semaine de discussions, à adopter une déclaration sur la situation à Gaza, après l'échec d'une tentative libyenne de trouver un compromis.   Le blocus israélien a suscité de très nombreuses condamnations à travers le monde, plusieurs pays l'assimilant à une "punition collective" des quelque 1,5 million de résidents en représailles aux tirs de roquettes contre Israël en provenance de la bande de Gaza.   "Il est très dommage que le Conseil de sécurité n'ait pas été en mesure de produire une simple déclaration", a déploré l'observateur permanent de la Palestine à l'ONU, Ryad Mansour.   Il a indiqué que les ambassadeurs arabes, qui ont accusé les Etats-Unis d'avoir politisé ce qu'ils considèrent essentiellement comme une question humanitaire, allaient évaluer la situation avant de décider que faire.   La semaine dernière, les ambassadeurs arabes avaient averti que si Washington empêchait l'adoption de la déclaration, ils pourraient la soumettre de nouveau, cette fois sous forme de résolution, ou porter le débat devant l'Assemblée générale de l'ONU où ils estiment pouvoir s'assurer d'un large soutien.   M. Mansour a indiqué mardi que la ‘crise de Gaza’ serait abordée de nouveau mercredi par les Etats arabes, dans le cadre du débat public mensuel du Conseil de sécurité sur le Proche-Orient.   (AFP)  


1-14 Actualité dans les territoires palestiniens occupés depuis 1948  

25-01   George Habash, le docteur qui a fondé le Front Populaire pour la Libération de la Palestine , un mouvement marxiste, est mort samedi à l’âge de 82 ans dans un hôpital de Jordanie.   Habash est né à Lydda en l’an 1925, sous ce que l’on appelait la Palestine mandataire. C’était le fils d’un commerçant.   En 1948, il avait temporairement abandonné ses études de médecine à l’université américaine de Beyrouth pour aider sa famille à quitter ce qui était devenu Israël.   Habash a fondé le FPLP en 1967 avec pour objectif de regagner la Palestine et de développer la révolution marxiste dans le monde arabe.   Habash a vécu auprès de son épouse de 46 ans, Hilda, une cousine, et leurs deux filles.   Al-Manar  


2  Politique Israélienne  

2-1 Processus de paix.  

23-01   Olmert a déclaré que la direction palestinienne actuelle présidée par le modéré (…)  Abbas était la plus à même de négocier la paix avec l'Etat hébreu.   "Il n'y a pas de meilleure direction palestinienne que celle-ci pour négocier la paix", a-t-il lancé lors de la Conférence annuelle Herzliya sur la sécurité à Jérusalem.   Il a refusé d'entendre les voix qui s'élèvent contre des négociations avec le gouvernement de M. Abbas au motif qu'il serait trop faible pour mettre en oeuvre des accords et qu'il ne contrôle plus la Bande de Gaza depuis la mi-juin.   Olmert a ajouté qu'il s'employait à tenir sa promesse au président Bush de parvenir à un accord de paix israélo-palestinien d'ici la fin de l'année. "Nous faisons tout ce que nous pouvons pour y arriver", a-t-il assuré.   (AP & Al-Oufok avec les agences de presse)  


2-3 Sur le terrain.   27-01   Les ministres israéliens pourraient être privés de gardes du corps, qui exigent une augmentation de salaire et une amélioration de leurs conditions de travail sous peine d’entamer une grève, écrit lundi le quotidien israélien Jerusalem Post.RIA Novosti  

2-4 Les grandes manœuvres  

29-01   Israël annonce qu'il ne s'opposera pas à un éventuel accord entre l'Egypte et l'Autorité palestinienne de Abbas pour un contrôle commun de la frontière au niveau de Rafah.   Le Caire a accepté l'idée d'Abbas de rétablir le contrôle de la garde présidentielle d'Abbas à cette frontière, mais un dirigeant du Hamas a déclaré que le Hamas avait sa "propre idée" à soumettre aux dirigeants égyptiens.   La proposition d'Abbas de rétablir son autorité à la frontière a obtenu l'assentiment des Etats-Unis, de l'Union européenne et des pays arabes, mais elle se heurtait jusque-là aux réticences israéliennes.   Israël a souligné de son côté qu'il n'était pas question de laisser l'Autorité autonome palestinienne, qui n'exerce plus son administration que sur la Cisjordanie , contrôler la frontière entre Gaza et Israël, comme elle l'a proposé.   Version française Marc Delteil   (Reuters)   2

9-01   Le Conseil de sécurité de l'ONU a renoncé mardi, au bout d'une semaine de discussions, à adopter une déclaration sur la situation à Gaza, après l'échec d'une tentative libyenne de trouver un compromis.   Le blocus israélien a suscité de très nombreuses condamnations à travers le monde, plusieurs pays l'assimilant à une "punition collective" des quelque 1,5 million de résidents en représailles aux tirs de roquettes contre Israël en provenance de la bande de Gaza.      L’ambassadeur israélien à l'ONU, Dan Gillerman, avait estimé que le Conseil "perdait son temps" dans un débat "futile" qui ne servirait qu'à "récompenser le Hamas."(…)   (AFP)  


3 Politique Internationale des territoires occupés  

1 Pays Arabes & voisins  

Égypte  

26-01   Dans un entretien à paraître samedi, le président égyptien Hosni Moubarak invite les deux parties à se rencontrer dans la capitale égyptienne pour des négociations.   Selon des médias arabes, Moubarak s'efforce de réunir au Caire un "sommet" entre Méchaal et Abbas   (Reuters)     28-01   Trois camions de l'armée égyptienne sont arrivés au point de passage "Brazil" pour installer des barbelés. Les soldats égyptiens ont(…)  reçu l'aide d'une demi-douzaine de miliciens du Hamas.   Dans le même temps, au principal point de passage de Salah Eddin le Hamas empêchait les voitures civiles d'entrer en Egypte depuis Gaza, autorisant uniquement le passage des camions.   AP  


Europe  

2 France  

11-01   Tony Blair participera le 12 janvier à Paris à un meeting de l’UMP (le parti de Nicolas Sarkozy). Le président français souhaite en effet aider l’ancien Premier ministre socialiste britannique à devenir le premier président de l’Union européenne, en janvier 2009. Il quitterait alors ses fonctions de représentant du Quartet au Proche-Orient pour un poste rémunéré 200 000 livres par an et deviendrait la personnalité politique la plus influente en Europe.  


29/01/2008

n°309 La Palestine blocus au jour le jour (21-/27-01) Fin

4 Les brèves

4-11Le blocus de Gaza fait le jeu des extrémistes(…) , prévient Karen AbuZayd, (l’UNRWA).

4-12 La Syrie appelle la communauté internationale à obliger Israël à lever le blocus injuste imposé à Gaza.

 4-13 Le Conseil de Sécurité des Nations Unies statue sur Gaza.

4-14 Malgré la condamnation des crimes du régime israélien à Gaza par le Conseil de sécurité, les Etats-Unis apportent leur soutien à la poursuite de ces crimes.

4-15 Gaza : le Conseil des droits de l’homme appelle Israël à ’lever le siège’.

4-16 Fayyad : La crise de Gaza n’arrêtera pas les "négociations de paix" avec Israël.

4-17 Gaza : B. Lynn Pascoe appelle à la réouverture d’urgence des points de passage.

4-18 Le Hamas : Rafah doit être un passage palestino-égyptien

4-11Le blocus de Gaza fait le jeu des extrémistes(…) , prévient Karen AbuZayd, (l’UNRWA).
« Il y a déjà des signes que la gravité du blocus fait le jeu de ceux qui n’ont pas de désir de paix. C’est à nos périls que nous ignorons ce risque », a prévenu aujourd’hui la responsable de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, qui estime que la population connaît un « nouveau stade de souffrances ».

Gaza est sur le point de devenir le premier territoire réduit intentionnellement à un état de destitution abjecte avec la conscience, l'acquiescement - et certains diraient l'encouragement - de la communauté internationale », a déclaré aujourd'hui Karen AbuZayd, Commissaire générale de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), dans une tribune au quotidien britannique 'The Guardian'. « Hier, la population de Gaza a reçu un soulagement temporaire alors que la puissance occupante a autorisé l'entrée de fuel et d'autres fournitures ». « Personne ne sait combien de temps durera ce sursis tandis que la reprise des attaques à la roquette quassam, que nous condamnons fermement pour notre part, conduira à de nouvelles fermetures de la frontière », a souligné Karen AbuZayd. « Jamais il n'a été aussi urgent que la communauté internationale n'agisse pour restaurer une situation normale à Gaza. Des communautés affamées, malades et en colère ne font pas de bons partenaires pour la paix », a-t-elle fait observer. « La fermeture des frontières est sans précédent. Les Palestiniens sont de facto incarcérés », a-t-elle affirmé. « Il y a déjà des signes de ce que la gravité du blocus fait le jeu de ceux qui n'ont pas de désir de paix. C'est à nos périls que nous ignorons ce risque », a alerté la Commissaire générale, qui estime impossible dans ces conditions de promouvoir « un esprit de modération et de compromis » parmi les Palestiniens. La Haut Commissaire a rappelé que sur le territoire 'minuscule' de Gaza, long de 40km et large de 10 km, les lumières s'étaient éteintes au soir du 21 janvier sur chacun de ses 1,5 millions de résidents, en raison de la pénurie d'électricité.

Désormais, « 35% des habitants de Gaza vivent avec moins de deux dollars par jour, le chômage a atteint 50% et 80% reçoivent une forme d'assistance humanitaire ».

« En tant que chef d'une agence humanitaire et de développement pour les réfugiés palestiniens, je suis profondément préoccupée par la saisissante inhumanité de la fermeture des frontières vers Gaza », a déclaré Karen AbuZayd.

L’UNWRA a lancé hier à Jérusalem son appel à contributions pour 2008 qui s’élève maintenant à 462 millions de dollars, soit le troisième appel après le Soudan et la République démocratique du Congo (RDC), rapporté aujourd’hui la porte-parole du Secrétaire général.

'The Guardian'.

Karen AbuZayd,


4-12 La Syrie appelle la communauté internationale à obliger Israël à lever le blocus injuste imposé à Gaza.
M.Fayçal al-Hamwi, délégué permanent de
la Syrie auprès du bureau des Nations unies à Genève, a appelé la communauté internationale à condamner Israël et à l’obliger à lever le blocus étouffant imposé à la bande de Gaza. C'était dans le communiqué qu'a lu l'ambassadeur Fayçal al-Hamwi au nom des deux groupes arabe et islamique devant la séance extraordinaire qu'a tenu à Genève le Conseil des droits de l'homme pour discuter des violations israéliennes des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés, notamment à Gaza. M.al-Hamwi a souligné que le Conseil des droits de l'homme assume une responsabilité particulière dans la condamnation des pratiques inhumaines de l'autorité de l'occupation israélienne pour qu'elle lève le blocus injuste imposé à la bande de Gaza et qu'elle permette l'entrée immédiate des assistances humanitaires à Gaza.

M.al-Hamwi a affirmé qu'Israël ne cesse de prouver son désir de faire échouer les efforts internationaux visant à relancer le processus de paix et à entraver l'établissement de l'Etat palestinien, ayant al-Qods pour capitale.

Sana R.Jorf

4-13 Le Conseil de Sécurité des Nations Unies statue sur Gaza. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies s’est réuni en session d’urgence ce mercredi afin de rendre public une déclaration exigeant d’Israël l’allégement du blocus imposé à Gaza, mais des diplomates ont déclaré que les 15 membres du Conseil n’étaient pas tous favorables à ce texte. Le projet, révisé mercredi, indique que le Conseil se voit "profondément préoccupé par la forte détérioration de la situation humanitaire" dans la bande de Gaza en raison de la fermeture des frontières, de la coupure des énergies et de l’empêchement de la livraison de vivres et de fournitures médicales. Giadalla Ettalhi, ambassadeur libyen, qui est l’actuel président du Conseil, a indiqué que le projet devait également être soumis à la Ligue arabe pour approbation. Il a également précisé qu’un pays n’avait pas appuyé ce projet, sans toutefois énoncer lequel des 15 membres. Ettalhi a déclaré que le Conseil envisage de se réunir à nouveau jeudi matin pour décider de la publication de cette déclaration.

L’adoption d’un texte non contraignant requiert l’unanimité du Conseil pour être édité.

Le Conseil s’est réuni jeudi matin à huis clos pour entendre la réponse américaine sur le texte de compromis en réponse à ce que la majorité des membres du Conseil considèrent comme "la punition collective des 1,5 million d’habitants de Gaza par Israël". Les Etats-Unis estiment que le blocus de Gaza relève de l’autodéfense face aux tirs de roquette en provenance du territoire contrôlé par le Hamas.

L’ambassadeur américain à l’ONU Zalmay Khalilzad a déclaré que le projet dans sa forme actuelle est « inacceptable » parce qu’"on n’y pas parle pas des attaques à la roquette sur des Israéliens innocents". A ashington, la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino a déclaré qu’Israël était déterminée à empêcher "une crise humanitaire dans la bande de Gaza », mais a insisté à indiquer que le blocus n’était qu’une auto-défense pour aller à l’encontre des roquettes tirées à partir du territoire sur Israël.

L’adoption d’un texte non contraignant requiert l’unanimité du Conseil.

Pour sa part, l’ambassadeur syrien aux Nations Unies, Bachar al-Jaafari, a averti que si Washington bloquait l’adoption du texte, les Etats membres arabes avaient d’autres options, y compris la pression pour une résolution plutôt qu’une simple déclaration, ou encore de défendre leur cause devant les 192 membres de l’Assemblée Générale où ils sont certains d’obtenir une majorité écrasante. "Ce qui est important, c’est que nous avons une référence pour caractériser le contexte global, le fait que l’ensemble du contexte de violence qui entoure la bande de Gaza et Israël n’est pas bon", a déclaré l’ambassadeur français à l’ONU, Jean-Maurice Ripert. Pour leur part, les ambassadeurs des pays arabes ont de nouveau prévenu que si Washington bloquait l’adoption d’un texte non contraignant, ils pourraient réclamer plus tard ce mois-ci un texte plus fort, sous la forme d’une résolution, ou porter cette affaire devant les 192 membres de l’Assemblée générale où ils sont certains de recueillir un soutien écrasant. Al-Manar
24-01
Traduction : manar-fr.com
4-14 Malgré la condamnation des crimes du régime israélien à Gaza par le Conseil de sécurité, les Etats-Unis apportent leur soutien à la poursuite de ces crimes.

Les 14 des 15 membres du Conseil de sécurité des nations unis ont condamné les crimes israéliens dans la bande de Gaza demandant la levée du blocus et l’arrêt des incursions militaires imposés par le régime israélien alors que l’opposition des Etats-Unis ont empêché l’adoption d’un texte. Au terme de discussions qui ont duré toute la journée de jeudi, le Conseil a décidé de se réunir à nouveau vendredi pour tenter de surmonter l’opposition des Etats-Unis à un texte qui a été accepté par 14 des 15 membres du Conseil.
"Nous ne sommes pas parvenus à un accord et il y a peu d'espoir que cela en prenne le chemin", a déclaré l'envoyé d'Afrique du Sud à l'ONU, Dumisani Kumalo.
"Mais le président du Conseil nous a demandé d'essayer à nouveau demain (vendredi)".
Le Conseil s'est réuni jeudi matin à huis clos pour entendre la réponse américaine sur un texte en réponse à ce que plusieurs membres du Conseil considèrent comme "la punition collective des 1,5 million d'habitants de Gaza par le régime israélien, face à des négligeables tirs de roquette".
La délégation américaine a prétexté "plus de précisions sur le contexte, le processus de paix", a déclaré l'ambassadeur de France à l'ONU, Jean-Maurice Ripert.
Pour leur part, les ambassadeurs des pays arabes ont de nouveau prévenu que si Washington bloquait l'adoption d'un texte non contraignant, ils pourraient réclamer plus tard ce mois-ci un texte plus fort, sous la forme d'une résolution, ou porter cette affaire devant les 192 membres de l'Assemblée générale où ils sont certains de recueillir un soutien écrasant.
Le texte a été adopté par 30 voix pour, 15 abstentions et 1 voix contre (avec 1 pays absent).
Il s'agit de la quatrième résolution condamnant le régime israélien sur les six sessions extraordinaires tenues par cet organe onusien depuis sa création.
La réunion, débutée mercredi, a été organisée à la demande des pays arabes et islamiques qui ont réuni 21 signatures sur les 47 pays membres du Conseil.
Les pays de l'Union européenne se sont tous abstenus.
Le Canada est le seul pays à avoir voté contre le texte. En outre, les Etats-Unis et Israël se sont abstenus d'assister à la séance du Conseil, ouverte à tous les pays membres de l'ONU.
La situation humanitaire à Gaza s'est fortement dégradée. Jeudi des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza continuaient de pénétrer en Egypte après la destruction partielle à l'explosif de la clôture séparant les deux territoires.
Depuis sa création en juin 2006, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a tenu six sessions extraordinaires destinées à réagir à des situations d'urgence, dont quatre ont condamné le régime israélien. La première concernait la guerre au Liban, les trois autres la situation à Gaza.
Les deux autres sessions extraordinaires ont été consacrées au Soudan et à
la Birmanie.

Centre de nouvelles ONU


4-15 Gaza : le Conseil des droits de l’homme appelle Israël à ’lever le siège’.
Le Conseil des droits de l’homme a adopté aujourd’hui une résolution par laquelle il « exige qu’Israël lève immédiatement le siège qu’il a imposé à la bande de Gaza occupée, rétablisse un approvisionnement continu en combustible, en vivres et en médicaments, et rouvre les postes frontières ».
Dans cette résolution, adoptée à l'issue d'un vote, le Conseil exprime, en outre, sa profonde préoccupation devant les attaques militaires répétées d'Israël dans le territoire palestinien occupé, en particulier dans la bande de Gaza occupée. Le Conseil des droits de l'homme, dont le siège est à Genève, était réuni pour une session extraordinaire sur «les violations des droits de l'homme venant des incursions militaires israéliennes dans le territoire palestinien occupé, y compris celles récentes dans Gaza occupé et la ville de Naplouse en Cisjordanie». La résolution a reçu 30 voix "pour", une voix "contre", celle du Canada, et 15 abstentions. Israël et les Etats-Unis n'étaient pas présents lors de la séance. Le Conseil « lance un appel pour que la communauté internationale prenne d'urgence des mesures visant à mettre fin immédiatement aux graves violations commises par la puissance occupante, Israël, dans le territoire palestinien occupé, notamment la série d'attaques et d'incursions incessantes et répétées de l'armée israélienne dans ce territoire, et le siège de la bande de Gaza occupée », rapporte un communiqué de l'ONU à Genève. Le Conseil demande par ailleurs « une protection immédiate des civils palestiniens du territoire palestinien occupé conformément au droit relatif aux droits de l'homme et au droit international humanitaire et engage instamment toutes les parties concernées à s'abstenir de tout acte de violence à l'encontre des populations civiles ». Cette session, convoquée à la demande du Groupe des États arabes et de l'Organisation de la Conférence islamique, est la sixième session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme depuis sa création en juin 2006, et la quatrième liée à des incursions militaires israéliennes. À l'ouverture de la session, hier après-midi, la Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Louise Arbour, avait déclaré que le droit à la vie de nombreuses personnes était menacé en Israël, notamment dans la région de Sdérot et d'Ashkelon, et en Palestine, dans la bande de Gaza, dont les habitants sont privés de la jouissance de pratiquement tous leurs droits de l'homme et besoins fondamentaux.

La Haut Commissaire avait rappelé que les punitions collectives sont strictement interdites par les Conventions de Genève.
Centre de nouvelles ONU


4-16 Fayyad : La crise de Gaza n’arrêtera pas les "négociations de paix" avec Israël.
.Malgré le blocus israélien contre les Palestiniens dans la bande de Gaza qui conduit à la crise humanitaire, l’Autorité palestinienne semble être impatiente de poursuivre les « négociations de paix » avec le gouvernement d’occupation israélien. Le premier ministre a déclaré mardi que les  « dialogues de paix » entre Israël et les Palestiniens peuvent aller de l’avant malgré "l’insupportable" crise humanitaire à Gaza, déclenchée par un blocus israélien paralysant. S’exprimant à l’issue d’entretiens avec le ministre des Affaires étrangères britannique David Miliband, Salam Fayyad a indiqué : "Les négociations peuvent de toute évidence s’effectuer, même dans la situation très difficile que nous traversons pour le moment."

4-17 Gaza : B. Lynn Pascoe appelle à la réouverture d’urgence des points de passage. Face à une situation qui demeure « extrêmement fragile » à Gaza malgré la réouverture humanitaire autorisée par Israël, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques soutient la prise en main des passages vers Gaza par l’Autorité palestinienne et réitéré son appel à l’arrêt immédiat des attaques à la roquette contre Israël. Je saisis cette opportunité pour réitérer le ferme soutien du Secrétaire général au plan du président Abbas et du Premier ministre de l'Autorité palestinienne Fayyad pour que l'Autorité opère les points de passage vers Gaza, en particulier celui de Karni ». « La mise en oeuvre rapide de cette initiative devrait être une priorité pour la population de Gaza », a déclaré B. Lynn Pascoe lors de son exposé mensuel devant le Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient. « Ce dernier a rappelé qu'Israël avait rouvert deux points de passage pour le fuel et la fourniture de stocks humanitaires pour les organisations internationales. Pour l'instant, il n'est pas sûr qu'ils resteront ouverts », a dit le Secrétaire général adjoint. « Quelque 600.000 litres de fuel industriel seront livrés aujourd'hui, afin de parvenir à 2,2 millions de litres cette semaine », a-t-il dit, ajoutant que la centrale électrique avait recommencé à fonctionner aujourd'hui. « Mais ces 2,2 millions de litres ne restaureront l'électricité qu'au niveau du début du mois de janvier. Cela signifie des coupures de 8 à 10 heures chaque jour au centre de Gaza et tous les deux jours dans le reste de la Bande de Gaza ». B. Lynn Pascoe a rappelé qu'en décembre, 43,5% des besoins commerciaux de base en matière de nourriture seulement étaient assurés. Il a rappelé que les passages vers Gaza sont restés largement fermés depuis la prise du pouvoir par le Hamas en juin 2007. « En comparaison des imports déjà précaires de la première moitié de 2007, les imports vers Gaza ont baissé de 77% et les exportations de Gaza de 98% ».

« La plupart des Palestiniens ne peuvent pas quitter Gaza, à part certains étudiants et les travailleurs humanitaires, ainsi que certains patients médicaux – mais pas tous », a-t-il souligné, expliquant que des manifestants palestiniens devant le point de passage de Rafah, vers l'Egypte, avaient été dispersés.

Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques a rappelé que la crise à Gaza et dans la bande de Gaza avait connu une escalade notable depuis le 15 janvier dernier. « Les forces armées israéliennes sont entrées dans Gaza le 15 janvier, engageant des combats lourds contre les militants du Hamas » à la suite des attaques à la roquette et d'attaques par des snipers, « attaques revendiquées par le Hamas ». « Depuis, plus de 150 roquettes et attaques au mortier ont été lancées contre Israël par des militants, blessant 11 Israéliens et tuant un Équatorien dans un Kibboutz en Israël », a dit B. Lynn Pascoe.

« Près de 100.000 Israéliens vivent à portée des roquettes qassam », a-t-il souligné. « Quarante-deux Palestiniens ont été tués et 117 blessés par l'armée israélienne, qui a lancé 8 incursions sur le terrain, 15 frappes aériennes et 10 tirs de missiles la semaine dernière. Parmi les morts se trouvent des civils palestiniens », a dit B. Lynn Pascoe. Ce dernier a enfin appelé Israël à « respecter strictement le droit international humanitaire ». Prenant la parole à l'issue de B. Lynn Pascoe, l'Observateur de la Palestine a appelé le Conseil à « prendre des mesures concrètes » pour faire cesser la « punition collective » du peuple palestinien à Gaza. Il a aussi demandé que les points de passages soient rouverts de façon permanente. Centre de nouvelles ONU
22-01

4-18 Le Hamas : Rafah doit être un passage palestino-égyptien.
Le Hamas a affirmé que l’ancien accord des passages signé par l’équipe de l’autorité palestinienne à Ramallah et qui garantissait un contrôle sioniste et européen sur les passages de Gaza, notamment celui de Rafah, fait maintenant partie du passé.
Le porte-parole du mouvement du Hamas Dr. Sami Abou Zouhri a dit aujourd'hui, le dimanche 27/1, que son mouvement veut affirmer son refus du retour de l'accord concernant le passage de Rafah, alors que l'autorité palestinienne à Ramallah tente de signer un nouvel accord avec l'occupation concernant le passage de Rafah. Il a ajouté que cet accord est devenu une partie du passé et que le peuple palestinien n'accepte jamais de retourner en arrière, surtout au sujet des points concernant le passage de Rafah. Abou Zouhri a affirmé que le passage doit être un passage palestino-égyptien et que le Hamas n'accepte aucune proposition qui s'oppose à cette demande. CPI 27-01

n°309 La Palestine blocus au jour le jour (21-/27-01) Suite

Sommaire

3 Politique Internationale des territoires occupés

Syrie

 

Les USA

 

4 Les brèves

4-1 Abbas appelle l’occupation à presser l’Égypte pour fermer les frontières avec Gaza.

4-2 Le Hamas refuse les menaces de l’occupation de couper de nouveau la livraison de carburant.

4-3 Miliband a déploré la « grave » situation à Gaza.

4-4 L’Egypte ouvre sa frontière.

4-5 Gaza : Ici ou là, des jeunes gens aidaient femmes et vieillards à franchir les obstacles.

4-6 La ville de Rafah, divisée par 26 ans d’histoire, s’est retrouvée provisoirement réunifiée.

4-7 L’Egypte renvoie des Palestiniens vers Gaza alors qu’Israël poursuit son siège.

4-8 Plus de vivres en Egypte, les Gazaouis rentrent chez eux.

4-9 L’autorité et le Fatah refusent l’appel de Haniyeh pour discuter de la crise des passages frontaliers vers l’Egypte.

4-10 La conférence nationale palestinienne : Le blocus israélien sur Gaza est un crime contre l’humanité.

4-11Le blocus de Gaza fait le jeu des extrémistes(…) , prévient Karen AbuZayd, (l’UNRWA).


3 Politique Internationale des térritoires occupés

1 Pays Arabes & voisins

27-01 Le Conseil de la Ligue arabe tenu la nuit dernière au Caire au niveau des ministres des Affaires étrangères, a réclamé la levée immédiat du blocus israélien imposé à Gaza, appelant le Conseil de Sécurité à assumer ses responsabilités pour l’arrêt de l’agression et la levée du blocus.
Sana

Égypte

23-01 Le président égyptien Mohammed Hosni Moubarak a affirmé, hier mercredi 23/1, qu’il a dit aux forces de sécurité égyptienne de permettre aux Palestiniens de la bande de Gaza de passer les frontières pour s’alimenter.
CPI
 

 

 

Syrie

23-01 Les avocats syriens ont suspendu aujourd’hui les procès dans toutes les cours syriennes pour une heure en signe de dénonciation des crimes sauvages commis par les autorités israéliennes contre le peuple palestinien, notamment à Gaza. Le bâtonnier syrien, M. Walid al-Tich, a affirmé, dans une déclaration faite à SANA, la solidarité des avocats syriens avec le peuple palestinien qui souffre des crimes israéliens quotidiens et du siège injuste y imposé. Il a affirmé, à cet effet, que l'ordre des avocats œuvre pour dévoiler les pratiques israéliennes contre le peuple palestinien et stimuler une condamnation des avocats arabes et internationaux de ces pratiques. Il a appelé, enfin, à une offensive rapide dans les instances arabes et internationales pour alléger la souffrance du peuple palestinien. Sana 

 



2 Le Monde 1 Usa (le parrain)

Les grandes manœuvres

23-01 Les Etats-Unis ont empêché une décision du conseil de sécurité qui allait condamner le gouvernement de l’occupation sioniste à cause de son sévère blocus contre la bande de Gaza en ajournant les discussions sur ce sujet jusqu’au soir d’aujourd’hui, mercredi 23/1. L'ambassadeur américain à l'ONU, Zalmay Khalilzad, a prétendu que le communiqué proposé par le groupe arabe est inacceptable parce qu'il ne montre pas que les missiles de la résistance palestinienne sont la raison des escalades sionistes. CPI 23-01 Les Etats-Unis sont "très désireux que les préoccupations de sécurité d'Israël rejoignent les préoccupations humanitaires pour les habitants de Gaza", a déclaré mercredi à Zurich la secrétaire d'Etat Rice. (AFP) 24-01 Les Etats-Unis, alliés d'Israël, estiment que le blocus de Gaza relève de l'autodéfense .. AFP

 



 

2 Les institutions et leurs satellites

Conseil de sécurité de l'ONU
22-01 Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé à la demande d'ambassadeurs arabes d'avoir mardi une réunion d'urgence pour évoquer la dégradation(…)  de la situation dans la bande de Gaza, ont annoncé des diplomates. La réunion discutera de la crise humanitaire liée au blocus de ce territoire palestinien imposé par Israël, selon ces sources. L'observateur palestinien à l'ONU Ryad Mansour avait auparavant expliqué devant la presse qu'il voulait que le Conseil de sécurité adopte une résolution ou une déclaration exigeant qu'Israël lève "son siège paralysant et cruel (imposé à) la population civile palestinienne" de Gaza. (AFP)

23-01

Des pays occidentaux mettent la pression avec les Etats-Unis pour changer le contenu du communiqué proposé par le groupe arabe afin qu'il comporte un appel à l'arrêt des missiles lancés par la résistance palestinienne sur des objectifs sionistes. CPI 23-01 Les 15 pays du conseil discutent du projet d'un communiqué qui appelle les autorités de l'occupation à ouvrir un passage pour garantir l'entrée des aides humaines aux habitants de la Bande. La séance du conseil de sécurité a témoigné, la nuit dernière, d'une attaque échangée entre le président de la délégation de l'entité sioniste d'un côté et les délégués de certains pays arabes de l'autre côté. L'ambassadeur libyen Jadallah Al-Talhi a dit que l'entité sioniste tente d'exterminer les Palestiniens à Gaza, et il a appelé le conseil de sécurité à intervenir en disant qu'il doit prendre des mesures urgentes pour sauver les civils de la bande de Gaza des tentatives d'extermination collective. De son côté, le député sioniste Jilad Cohin a répondu avec colère à l'utilisation du terme "extermination collective" par l'ambassadeur libyen, en prétendant que cette utilisation représente une moquerie contre les survivants des exterminations dans le monde. Dans le même contexte, l'ambassadeur syrien a accusé l'occupation de créer des prétextes avec les attaques des missiles palestiniens pour perpétrer des crimes de guerre contre le peuple palestinien innocent et désarmé.

CPI

25-01 Au terme de discussions qui ont duré toute la journée de jeudi, le Conseil a décidé de se réunir à nouveau vendredi pour tenter de surmonter les réserves opposées par les Etats-Unis à un texte de compromis qui a été accepté par 14 des 15 membres du Conseil. "Nous ne sommes pas parvenus à un accord et il y a peu d'espoir que cela en prenne le chemin", a déclaré l'envoyé d'Afrique du Sud à l'ONU Dumisani Kumalo. "Mais le président (du Conseil) nous a demandé d'essayer à nouveau demain (vendredi)". Le Conseil s'est réuni jeudi matin à huis clos pour entendre la réponse américaine sur un texte de compromis en réponse à ce que plusieurs membres du Conseil considèrent comme "la punition collective des 1,5 million d'habitants de Gaza par Israël, en représaille à des tirs de roquette". La délégation américaine a demandé "plus de précisions sur le contexte, le processus de paix", a déclaré l'ambassadeur de France à l'ONU Jean-Maurice Ripert. L'adoption d'un texte non contraignant requiert l'unanimité du Conseil.

(AFP)

25-01 Pour leur part, les ambassadeurs des pays arabes ont de nouveau prévenu que si Washington bloquait l'adoption d'un texte non contraignant, ils pourraient réclamer plus tard ce mois-ci un texte plus fort, sous la forme d'une résolution, ou porter cette affaire devant les 192 membres de l'Assemblée générale où ils sont certains de recueillir un soutien écrasant.

(AFP)


3- Organisations Mondiales & régionales UNRWA  23-01 Le commissaire général de l’UNRWA au Moyen-Orient, Mme Karen Koning AbuZayd, a affirmé que la souffrance palestinienne résultante du siège dur imposé par Israël au secteur de Gaza a atteint un niveau sans précédent.
Dans un article publié aujourd'hui par le journal britannique "The Guardian", Mme AbuZayd a souligné que Gaza est la première région menacée par la pauvreté sévère au su et au vu de la communauté internationale qui prétend avoir respecter la dignité humaine.
La commissaire de conclure: "La paix ne peut pas être établie par l'imposition de la pauvreté sévère à un million et demi des habitants de Gaza".

Sana

26-01

Les trois passages d’Israël vers Gaza ayant été bouclés aujourd’hui, le Programme alimentaire mondial (PAM) ne pourra distribuer de rations complètes à quelque 10.000 personnes parmi les plus pauvres dans le territoire palestinien, annonce aujourd’hui la Coordination humanitaire.
Centre de nouvelles ONU



2 Europe
5 Russie
23-01 La Russie condamne le blocus israélien de la bande de Gaza, a déclaré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
"Nous condamnons le blocus de cette zone (la bande de Gaza), car cela n’aura d’autre effet que de provoquer de nouvelles souffrances chez les Gazaouites dont la situation est déjà difficile", a-t-il indiqué au cours d’une conférence de presse consacrée au bilan diplomatique de la Russie en 2007.
RIA Novosti

 



4 Les brèves Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information Marc
4-1 Abbas appelle l’occupation à presser l’Égypte pour fermer les frontières avec Gaza.
Des sources palestiniennes à Ramallah ont dévoilé que le président de l’autorité palestinienne, Abbas a appelé le premier ministre Olmert, à pratiquer des pressions contre l’Égypte à travers Washington pour fermer les frontières avec la bande de Gaza.
Le journal "Al-Raya" a rapporté de sources palestiniennes que l'ouverture du passage de Rafah a choqué l'autorité palestinienne qui a présenté une demande pour diriger les passages palestiniens dont celui de Rafah. L'autorité palestinienne a senti qu'elle a été dépassée par l'Égypte à cause de la tension entre les deux parties, après le refus de l'autorité de l'appel du président Moubarak pour reprendre le dialogue entre les mouvements du Hamas et du Fatah. Des sources palestiniennes bien informées ont dit que la direction égyptienne a refusé l'ambassadeur de l'autorité palestinienne Nabil Amr. CPI 27-01

4-2 Le Hamas refuse les menaces de l’occupation de couper de nouveau la livraison de carburant.
Le Hamas a totalement rejeté l’annonce d’une source militaire sioniste disant que le gouvernement israélien va interdire, de nouveau, les transports d’aides humanitaires pour la bande de Gaza.
Le secrétaire du bloc du mouvement du Hamas au conseil législatif palestinien Mouchir Al-Masri a dit que l'entité sioniste ne doit pas intervenir dans les affaires internes de la bande de Gaza et qu'elle ne doit pas contrôler ses passages, en disant : "Nous n'acceptons pas que l'occupation fuie ses responsabilités". Al-Masri a affirmé que le peuple palestinien ne permet pas aux Israéliens de prendre cette décision qui va ouvrir tous les choix de la résistance. Il a appelé les Arabes à prendre une position officielle forte, en disant : "Les pays arabes doivent répondre à cette nouvelle décision sioniste qui menace de couper les aides de la bande de Gaza en prenant une position courageuse pour mettre fin au blocus et ouvrir le passage de Rafah". Le vice-ministre sioniste de la guerre avait annoncé que l'occupation va couper ses relations avec la Bande et empêcher l'entrée des aides après la destruction du mur qui sépare la bande de Gaza des territoires égyptiens, en prétendant que le gouvernement de l'occupation se dégage de toute responsabilité envers la bande de Gaza. CPI
24-01

4-3 Miliband a déploré la « grave » situation à Gaza.
Miliband a déploré la « grave » situation à Gaza, mais il a félicité l’autorité palestinienne d’être de « courageux dirigeants » dans la recherche d’une solution à deux États, cette année. Un objectif convenu dans une prochaine réunion entre le Moyen-Orient et les Etats-Unis à Annapolis, en novembre. "La situation humanitaire reste l’une des profondes préoccupations", a t-il dit, mais il a ajouté : "Nous sommes absolument unanimes quant à la nécessité de la voie politique pour passer à l’étape pratique avec un changement sur le terrain. Le rôle de la communauté internationale est d’être la première à organiser une vision ferme de deux États et d’être absolument claire qu’elle soutiendra tous ceux qui s’y engageront". 23-01 Traduction : manar-fr.com

 


4-4 L’Egypte ouvre sa frontière.
L'Egypte, de son côté, semble désormais débordée par la tournure prise par les événements au point frontière de Rafiah.
Après une première tentative égyptienne visant à endiguer le flot de palestiniens affluant vers l'Egypte, le Hamas avait détruit ce vendredi au bulldozer un nouveau pan du mur-frontière, permettant ainsi un nouvel afflux massif des habitants de la bande de Gaza en direction de la province égyptienne du Sinaï, et ruinant les tentatives égyptiennes de boucler définitivement la frontière.
Des centaines de policiers anti-émeutes égyptiens, soutenus par des engins blindés, avaient ensuite tenté de reprendre aujourd'hui le contrôle de cette frontière. Plus de 30 policiers égyptiens ont été blessés, certains par balles, lors des altercations qui se sont produites avec les Palestiniens. Les forces de sécurité egyptiennes ont finallement renoncé aujourd'hui à bloquer le passage et ont fortement réduit leur présence le long de la frontière. Pour la première fois depuis que la frontière a été enfoncée, des centaines de voitures ont pénétré samedi dans la nuit et la matinée côté égyptien de Rafah.  "Les Palestiniens continueront de passer jusqu'à ce qu'ils aient satisfait tous leurs besoins en produits divers et en nourriture", avait ainsi affirmé aujourd'hui le gouverneur égyptien du Sinaï nord, Ahmed Abdel Hamid. Une situation dont personne ne peut pour le moment en prédire l'issue, et qui demeure extrèmement problématique pour Israël, en raisons de possibles infiltrations le long de la frontière avec le Sinaï. Infolive.tv

26/01/2008.


4-5 Gaza : Ici ou là, des jeunes gens aidaient femmes et vieillards à franchir les obstacles. 

 

L’annonce du bouclage imminent de la frontière égypto-gazaouie après trois jours d’ouverture "sauvage" a donné lieu vendredi à des scènes de cohue : les Palestiniens se sont rués pour faire leurs dernières "emplettes" avant de retrouver le régime de pénuries que leur impose le blocus de l’occupation. On a pu voir des grues hisser chameaux, vaches, motos et matelas par-dessus le mur de six mètres de haut construit par l’autorité d’occupation pour isoler les deux territoires mais abattu à l’explosif en plusieurs points mercredi avant l’aube par des militants du Hamas. Après l’immense bouffée d’oxygène que ce coup de main des militants a apportée aux Gazaouis, l’Egypte a commencé vendredi à colmater les brèches pratiquées dans le mur métallique avec des rouleaux de fil de fer barbelé et a annoncé la fermeture imminente de la frontière. Des milliers de Palestiniens se sont empressés de profiter au maximum de ces derniers instants de liberté et d’opulence - relative - pour ramener pêle-mêle moutons, matelas, sacs de ciment, jerricans d’essence, pneus, cartouches de cigarettes et "trésors" introuvables ou trop onéreux à Gaza. Ici ou là, des jeunes gens aidaient femmes et vieillards à franchir les obstacles pour aller chercher, pendant qu’il est encore temps, nourriture et médicaments. Un jeune Gazaoui avisé a acheté une échelle pour faire le passeur moyennant un petit billet. "Ils ont dit à la télévision que la sécurité égyptienne allait commencer à expulser les gens, alors j’ai accouru. Mais ils ne vont quand même pas expulser des milliers de gens ?" se demande Atta Darouiche, instituteur de 47 ans venu se procurer des pneus ainsi que des médicaments pour soigner l’hypertension de sa mère. De source militaire égyptienne, on reconnaît qu’il va être difficile de reprendre le contrôle total de la frontière de Rafah, au vu du nombre de trouées. Ici, appuyés sur leurs boucliers en matière plastique, les policiers anti-émeute égyptiens observent les allées et venues des Palestiniens empressés, sans intervenir. Là, ils tentent d’installer des barbelés en tenant à distance les Palestiniens avec coups de canons à eau. Mais des militants aplatissent rapidement les fils de fer et des centaines de Gazaouis se précipitent dans la brèche. Mahmoud Hamed al Masri, 23 ans, confie être venu en Egypte pour aller chercher ses parents partis à El Arich, à 80 km de là. Il craint qu’ils ne puissent revenir si la frontière se referme. "J’ai peur de ne pas les revoir, je veux les ramener." L’Egypte se trouve devant un dilemme : elle ne veut pas paraître cautionner le blocus de l’occupation, mais elle craint la contagion du Hamas et ne tient pas à ce que son territoire serve de base à des éléments palestiniens incontrôlés. Mais elle est pressée par les Etats-Unis de "rétablir" l’ordre à sa "frontière internationale". Le président Hosni Moubarak, qui dit avoir laissé faire les Gazaouis depuis mercredi pour des raisons humanitaires, les a invités à rentrer chez eux. "Je veux croire que tous ceux qui ont acheté ce dont ils avaient besoin, qu’ils soient de Rafah ou d’ailleurs, retourneront dans la bande de Gaza", déclare-t-il dans une interview paraissant samedi dans le quotidien El Osboa. Un Gazaoui s’est rendu à El Arich à seule fin d’acheter un chameau pour son mariage et il est revenu à dos d’animal. "Nous avons dépensé tout notre argent", avoue un habitant de Rafah. "J’ai acheté une moto, des cigarettes, des biscuits, des chips, du fromage et un petit groupe électrogène. J’estime qu’il peuvent fermer la frontière, maintenant", raconte Saïd al Helo, 38 ans. Le Hamas n’est pas de cet avis : "Ce que les commerçants ont ramené d’Egypte est insuffisant pour compenser les pénuries des sept derniers mois", a déclaré un porte-parole du mouvement. Le blocus de l’occupation est en vigueur depuis la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, en juin dernier

 


4-6 La ville de Rafah, divisée par 26 ans d’histoire, s’est retrouvée provisoirement réunifiée. La ville de Rafah, divisée par 26 ans d’histoire, s’est retrouvée provisoirement réunifiée cette semaine à la faveur de la brèche ouverte par des militants du Hamas dans le mur séparant la Bande de Gaza de l’Egypte. Depuis mercredi, des familles, des amis de longue date ont pu se retrouver en franchissant seulement quelques dizaines de mètres. Un clan palestinien a même profité de la situation pour marier rapidement trois femmes à des proches vivant du côté égyptien de la ville. Mais près de trois décennies de séparation ont aussi entraîné des différences dans les coutumes, les modèles de construction des bâtiments et le dialecte. Kamal al-Nahal, 40 ans, l’oncle d’une des mariées palestinienne, a affirmé qu’il n’était pas impressionné par l’architecture de Rafah côté égyptien, qui avec ses petits immeubles et ses rues non pavées ressemble plus à un village que le Rafah côté Bande de Gaza, plus grand et très animé. Quelque 40.000 personnes vivent du côté égyptien et environ 200.000 du côté de la Bande de Gaza, dans la vieille ville de Rafah et dans un camp de réfugiés adjacent. Rafah a été divisée en deux en 1982 pour satisfaire les différentes demandes territoriales dans le cadre de l’accord de paix entre Israël et l’Egypte. Pendant plusieurs années, les habitants des deux parties ont pu franchir la frontière entre l’Egypte et la Bande de Gaza, dont l’armée israélienne s’est retirée en 2005, avec une relative facilité. Mais les déplacements sont devenus de plus en plus difficiles au fur et à mesure que les combats s’intensifiaient. Pendant la deuxième Intifada, qui a commencé en 2000, Rafah, du côté de Gaza, est devenue le théâtre de violences, avec de fréquents échanges de feu entre militants palestiniens et les troupes israéliennes patrouillant à la frontière égyptienne. Les troupes israéliennes ont rasé plusieurs centaines de maisons de Rafah pour élargir la route où elles patrouillent et elles ont érigé un grand mur -celui qui a été démoli par des militants du Hamas mercredi- pour se prémunir des embuscades. Les deux parties de Rafah sont toutefois restées liées par des tunnels où passent en contrebande des cigarettes et des armes. Depuis la chute du mur, une grande partie de ce commerce se fait au grand jour. Des foules de Gazaouis, fuyant l’étroite bande côtière et le blocus imposé par Israël en représailles aux tirs de roquettes palestiniennes, se sont rendues dans la partie égyptienne de Rafah, achetant de nombreux produits : alimentation, ciment, vélomoteurs...

 

Beaucoup ont aussi retrouvé des amis et des proches. Le clan al-Nahal, qui compte des membres des deux côtés de la frontière, a profité de l’occasion pour célébrer trois mariages, dont deux vendredi. Trois femmes du clan palestinien étaient fiancées à des hommes vivant du côté égyptien, certaines depuis deux ans, mais les mariages avaient été remis à plus tard dans l’espoir de pouvoir réunir des invités des deux côtés de la frontière. C’est désormais chose faite.

 

 


4-7 L’Egypte renvoie des Palestiniens vers Gaza alors qu’Israël poursuit son siège.
Les forces de sécurité égyptiennes ont renvoyé 50 Palestiniens, femmes et enfants, en utilisant des canons à eau, pour les empêcher de forcer le poste frontalier de Rafah, entre la bande de Gaza et l’Egypte.
Une source de sécurité a déclaré que le groupe de 40 femmes et de 10 jeunes a été renvoyé à Gaza, après avoir réussi à percer le seul passage contournant les territoires occupés. Des tirs de canons à eau ont été lancés pour disperser la foule. Les forces de sécurité égyptiennes ont tiré des coups de feu en l’air, tout en insultant plusieurs Palestiniens. Des blessés ont d’ailleurs été conduits à Gaza sur des civières. La démonstration de force a eu lieu alors qu’Israël a assoupli son blocus contre le territoire dirigé par le Hamas, après 5 jours d’isolement, en accordant une livraison limitée de carburant dans la bande côtière appauvrie. Le point de passage de Rafah entre Gaza et l’Égypte est le seul passage qui contourne les territoires occupés. À quelques exceptions près, il est fermé depuis que le Hamas a pris le pouvoir dans la bande en juin. Mardi, deux camions transportant du gaz domestique et trois autres pour les groupes électrogènes ont traversé le passage de la frontière de Nahal Oz, à l’est de la ville de Gaza, ont indiqué des témoins. Ils marquent le premier ravitaillement en vivres depuis jeudi, lorsqu’Ehoud Barak a ordonné la fermeture de la bande côtière. La mise en isolement forcé et la fermeture de la bande de Gaza avaient plongé des blocs entiers de la ville de Gaza dans l’obscurité et suscité des avertissements d’une crise humanitaire dans un territoire où les 1,5 millions d’habitants sont en grande partie tributaires de l’aide étrangère. La centrale électrique alimentant Gaza a donc repris ces activités, mais la distribution de courant reste très lente, et le ravitaillement mettra du temps. L’assouplissement du blocus a été salué par le chef du bureau politique du Hamas Khaled Mashaal, à partir de sa base à Damas. Mashaal a cependant souligne que le mouvement de résistance reste attaché à la lutte armée contre Israël. Al-Manar 23-01 Traduction : manar-fr.com

4-8 Plus de vivres en Egypte, les Gazaouis rentrent chez eux.
Les Palestiniens de la bande de Gaza regagnent leur territoire par centaines dimanche, l’Egypte ayant bloqué l’approvisionnement de la région frontalière où ils venaient acheter des vivres depuis mercredi. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, avait prévenu que son pays allait prendre le plus tôt possible des mesures afin de reprendre le contrôle de sa frontière avec Gaza, sans fournir aucune précision. Un correspondant de Reuters présent dans la partie égyptienne de la ville frontière de Rafah a assisté au retour de plusieurs centaines de Palestiniens vers la bande de Gaza. Seule une poignée d’autres passait la frontière en sens inverse. "Nous voulions acheter à manger. C’est très difficile. Nous n’avons rien trouvé", a expliqué Khalil Hamdan, un adolescent de 17 ans. "Nous ne reviendrons pas parce qu’il n’y a plus aucun produit." Des centaines de camions ont été retenus avant un pont qui relie la région du Sinaï et les abords de Gaza avec le reste de l’Egypte. Les commerçants de Rafah déclarent qu’ils peinent à se ravitailler en vivres et en cigarettes. L’essence commence aussi à manquer. L’armée égyptienne s’est retirée dans la nuit de vendredi à samedi de la frontière avec la bande de Gaza, près de la localité palestinienne de Rafah, permettant à des milliers de Gazaouis de pénétrer en Egypte sans rencontrer d’opposition. L’Egypte a toutefois prévenu qu’elle ne tolérerait plus de provocations des Palestiniens après les échauffourées qui ont fait 38 blessés parmi les forces de sécurité égyptiennes depuis que des Gazaouis ont ouvert la frontière de force mercredi. Le gouvernement égyptien est confronté à un dilemme. Il ne veut pas donner l’impression d’aider le blocus israélien mais il est soumis à des pressions américaines et israéliennes pour reprendre le contrôle de la situation. Il redoute également la contagion islamiste ainsi que les conséquences de l’arrivée sur son territoire d’un grand nombre de Palestiniens sans papiers. Le gouvernement du président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé dans la matinée un accord avec Le Caire prévoyant de rétablir le contrôle du passage frontalier par la garde présidentielle palestinienne. Mais le Hamas a affirmé avoir reçu de l’Egypte l’assurance que rien n’avait été convenu avec Abbas. Un porte-parole du mouvement islamiste a déclaré que les responsables égyptiens voulaient conclure un nouveau protocole avec à la fois le Hamas et le Fatah de Mahmoud Abbas. Abbas a parallèlement rencontré dimanche à Jérusalem Ehud Olmert, mais aucun progrès n’a semble-t-il été enregistré sur la question. L’entourage du président palestinien avait indiqué que ce dernier chercherait à obtenir l’appui d’Israël pour son projet de contrôle des passages frontaliers. Israel a plusieurs fois rejeté l’idée en estimant que les forces de sécurité palestiniennes n’étaient pas capables d’accomplir cette mission pour le moment. Après la rencontre Abbas-Olmert, les négociateurs en chef des deux camps ont tenu leur deuxième réunion de pourparlers sur le statut final d’un Etat palestinien. Le Hamas a déclaré que le résultat de l’entretien entre les deux dirigeants "prouvait l’inutilité de ces négociations".

 

(Dimanche 27 janvier 2008 - Avec les agences de presse)

 


4-9 L’autorité et le Fatah refusent l’appel de Haniyeh pour discuter de la crise des passages frontaliers vers l’Egypte.
24-01
La présidence de l’autorité palestinienne dirigée par Abbas a annoncé son refus de l’appel proposé par le premier ministre du gouvernement d’unité nationale, Ismaïl Haniyeh, à une rencontre pour discuter avec l’Égypte des moyens pour ouvrir le passage frontalier de Rafah. Le journal "Al-Charq Al-Awsat" a rapporté du conseiller politique du président Abbas, Namr Hammad, que la présidence de l'autorité n'accepte pas le dialogue avec le mouvement du Hamas avant l'annulation des résultats des événements de juin dernier, et que le Hamas n'a aucune relation avec la question des passages.

Dans le même contexte, le mouvement du Fatah a répété les déclarations de Namr Hammad, qui a refusé l'appel de Haniyeh au dialogue autour de la question des passages.

 


4-10 La conférence nationale palestinienne : Le blocus israélien sur Gaza est un crime contre l’humanité. La conférence nationale palestinienne a poursuivi ce matin à Damas ses travaux entamés hier, en présence des différentes factions et organisations populaires palestinienne, des comités du retour et des représentants des Partis, des forces actives et des unions arabes, islamiques et internationaux. Plusieurs allocutions ont été prononcées au cours de la séance de ce matin, lesquelles étaient unanimes à condamner le blocus inique imposé à plus d'un million de Palestiniens au secteur de Gaza, le considérant "crime contre l'humanité" et à porter sur les pays arabes, islamiques et du monde, ainsi qu'aux organisations internationales et des droits de l'homme, la responsabilité de briser ce blocus. Les allocutions étaient également unanimes à exhorter toutes les parties palestiniennes à amorcer sans délai un dialogue national actif pour réunifier le rang palestinien et resserrer l'unité nationale palestinienne afin de pouvoir affronter l'occupation israélienne qui vise la cause palestinienne, avertissant des tentatives des Etats-Unis et d'Israël d'exploiter au profit de leur plans suspects, l'état de partition sur la scène palestinienne. Les allocutions ont averti des dangers qui menacent les droits légitimes du peuple palestinien, concrétisés clairement par les déclarations du président américain George W. Bush qui avait soutenu clairement, lors de sa récente visite dans la région, un Etat israélien juif, l'annulation du droit des réfugiés palestiniens au retour, l'annexion des parties de la Cisjordanie à Israël, et le maintien vague du sort d'al-Qods. Les allocutions ont salué la résistance ferme en Palestine, au Liban et en Irak, affirmant qu'à la lumière du reniement par Israël des résolutions des Nations Unies et de la légalité internationale, et de la persistance de l'occupation, des massacres et de l'expansionnisme israéliens, de l'expatriation des palestiniens et de la construction du mur de séparation raciste, la résistance devient la seule option effective pour récupérer les droits. Les allocutions ont appelé la communauté internationale et ses organisations à faire pressions sur Israël pour l'obliger à libérer les détenus palestiniens et arabes dans ses prisons, dont le chiffre s'élève à plus de 12 mille, soumis à la torture la plus odieuse. Les allocutions ont souligné le rôle de l'information arabe et islamique dans la transmission au monde des images de crimes multiformes: assassinat, tueries, destruction, blocus, humiliation.., commis par Israël contre le peuple palestinien. La conférence qui achèvera demain, vendredi, ses travaux, avait formé deux commissions: celle des droits nationaux du peuple arabe palestinienne, et celle de l'unité nationale et de la reconstitution des institutions palestiniennes. Sana
24-01

Gh.H.


4-11Le blocus de Gaza fait le jeu des extrémistes(…) , prévient Karen AbuZayd, (l’UNRWA).
« Il y a déjà des signes que la gravité du blocus fait le jeu de ceux qui n’ont pas de désir de paix. C’est à nos périls que nous ignorons ce risque », a prévenu aujourd’hui la responsable de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, qui estime que la population connaît un « nouveau stade de souffrances ».
Gaza est sur le point de devenir le premier territoire réduit intentionnellement à un état de destitution abjecte avec la conscience, l'acquiescement - et certains diraient l'encouragement - de la communauté internationale », a déclaré aujourd'hui Karen AbuZayd, Commissaire générale de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), dans une tribune au quotidien britannique 'The Guardian'. « Hier, la population de Gaza a reçu un soulagement temporaire alors que la puissance occupante a autorisé l'entrée de fuel et d'autres fournitures ». « Personne ne sait combien de temps durera ce sursis tandis que la reprise des attaques à la roquette quassam, que nous condamnons fermement pour notre part, conduira à de nouvelles fermetures de la frontière », a souligné Karen AbuZayd. « Jamais il n'a été aussi urgent que la communauté internationale n'agisse pour restaurer une situation normale à Gaza. Des communautés affamées, malades et en colère ne font pas de bons partenaires pour la paix », a-t-elle fait observer. « La fermeture des frontières est sans précédent. Les Palestiniens sont de facto incarcérés », a-t-elle affirmé. « Il y a déjà des signes de ce que la gravité du blocus fait le jeu de ceux qui n'ont pas de désir de paix. C'est à nos périls que nous ignorons ce risque », a alerté la Commissaire générale, qui estime impossible dans ces conditions de promouvoir « un esprit de modération et de compromis » parmi les Palestiniens. La Haut Commissaire a rappelé que sur le territoire 'minuscule' de Gaza, long de 40km et large de 10 km, les lumières s'étaient éteintes au soir du 21 janvier sur chacun de ses 1,5 millions de résidents, en raison de la pénurie d'électricité. Dés

n° 309 la Palestine- blocus au jour le jour (21-/27-01) Début

Sommaire

Au jour le jour

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)

2 Politique Israélienne

3 Politique internationale des territoires occupés   

Au jour le jour

22-01 Des centaines de femmes, de filles et d’enfants ont organisé, cet après-midi, le mardi 22/1, une grande marche devant le passage frontalier de Rafah et ont appelé à son ouverture pour faire entrer les produits alimentaires, le carburant, les médicaments et pour permettre aux malades de la bande de Gaza de voyager pour aller se soigner à l’étranger.
 CPI.
22-01
Des dizaines de malades et de blessés palestiniens ont organisé, ce matin, le mardi 22/1, un sit-in devant le passage frontalier de Rafah, qui sépare la bande de Gaza des territoires égyptiens, pour demander l’ouverture de ce passage, pour leur permettre de voyager pour aller se soigner à l’étranger après que les hôpitaux de la Bande ont fini les derniers stocks de médicaments et de matières médicales essentielles.
CPI

22-01 "Nous devrons suspendre les opérations jeudi et vendredi (...) car nous venons à manquer de sacs plastique que nous utilisons pour la nourriture et de "carburant", a dit Chris Gunness, porte-parole de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNWRA).

22-01 Après un concert de protestations mondiales et des mises en garde contre une crise humanitaire dans un territoire pauvre de 1,5 million d’habitants, l’autorité d’occupation a décidé lundi soir un allègement du blocus.

"La livraison d’aujourd’hui a été effectuée à titre exceptionnel. Nous allons procéder à une évaluation en tenant compte des tirs de roquettes et de la situation humanitaire. Nous voulons envoyer un signal clair au Hamas mais en même temps nous ne voulons pas une confrontation avec la communauté internationale", a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de l’autorité d’occupation, Aryeh Mekel

L’autorité d’occupation a desserré mardi le blocus imposé depuis cinq jours à la bande de Gaza en autorisant la livraison de quantités limitées de carburants au territoire palestinien. Des camions-citernes chargés de 80 tonnes de gaz domestique et 60.000 litres de diesel ont franchi le terminal routier de Nahal Oz, entre Israël et la bande de Gaza mardi matin, selon des responsables palestiniens. Elle a en outre autorisé la livraison de 360.000 litres de mazout destinés à l’unique centrale de la bande de Gaza qui avait cessé de fonctionner dimanche faute de carburant, selon la même source.

Ehud Barak a annoncé que l’approvisionnement en carburant reprendrait mardi et que des médicaments devraient être livrés à partir de mercredi.

Le Hamas a minimisé l’allègement du blocus annoncé par Israël. "C’est de la poudre aux yeux", a déclaré à l’AFP Taher Al-Nounou, porte-parole du Hamas. "La crise est toujours là et ce qu’ils ont fait n’est qu’une tentative de résorber la protestation populaire palestinienne et arabe", a-t-il affirmé. "A quoi cela sert d’avoir une ville illuminée alors que la mort lente continue à cause des pénuries de produits alimentaires et médicaments ?", s’est-il interrogé. Jugeant insuffisantes les quantités de diesel acheminées mardi — 60.000 litres contre 360.000 en temps normal — les propriétaires des 180 stations d’essence de la bande de Gaza ont refusé de se faire approvisionner, a indiqué à l’AFP un membre de leur syndicat, Ma’amoun al-Khazendar.

22-01

L’ambassadeur des Etats-Unis à Tel-Aviv, Richard Jones, a déconseillé à Israël de lancer une opération terrestre dans la bande de Gaza. "Nous déconseillons à Israël de lancer une telle opération dans la bande de Gaza. Nous savons comment elle commencera mais ne pouvons pas savoir comment elle se terminera", a-t-il dit à l’AFP en marge d’un colloque à Herzliya près de Tel-Aviv. "Nous suivons la situation de près et ne permettrons pas qu’une crise humanitaire éclate dans la bande de Gaza", a-t-il ajouté.

22-01

Mahmoud Abbas a proposé que son gouvernement prenne le contrôle de la partie palestinienne des points de passage de Gaza. Le refus de l’autorité d’occupation de traiter avec les responsables du Hamas a contribué à la décision de restreindre le flux des personnes et des biens entrant et sortant de la Bande de Gaza. Le Hamas et Israël n’ont pas fait de commentaires sur cette idée, mais Condoleezza Rice a déclaré mardi que cette proposition valait la peine d’être étudiée.

23-01

Des incidents sont intervenus alors que des milliers de femmes palestiniennes manifestaient pour demander la fin du bouclage de la bande de Gaza par Israël et l’Egypte. Des centaines de manifestants ont afflué vers le terminal de Rafah, certains atteignant même la partie égyptienne de la frontière. Les gardes égyptiens ont tiré en l’air et utilisé des canons à eau pour repousser la foule. Des Palestiniens ont également tiré des coups de feu en l’air.

23-01 Des hommes ont fait exploser, aujourd’hui à l’aube mercredi 23/1, de grandes parties du mur frontalier qui sépare la bande de Gaza des territoires égyptiens après l’échec de tous les efforts qui visaient à mettre fin au blocus (qui a tué plus de 75 malades) et après les alertes d’une grande famine dans la bande.
CPI

23-01 Des palestiniens ont fait exploser au moins cinq bombes à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte dans la nuit de mardi à mercredi, ont indiqué des témoins. Les explosions ont retenti quelques heures après une manifestation anti-blocus organisée par le Hamas à Rafah, à la frontière avec l'Egypte et la bande de Gaza. Les manifestants demandaient aux Egyptiens d'ouvrir le point de passage, alors que Gaza fait l'objet depuis le 17 janvier d'un blocus de la part d'Israël. La muraille de 12 kilomètres de long délimitant la frontière entre le sud de la bande de Gaza et l'Egypte est composée pour l'essentiel de plaques de métal, même si certains tronçons se présentent sous la forme de blocs de béton et de barbelés. Construite par Israël à partir de 2001, elle affiche une hauteur oscillant entre 2,5 et 3 mètres. La partie égyptienne de la frontière est surveillée par l'armée égyptienne. Juste après le retrait israélien, les Gazaouis ont ouvert le frontière faisant des allées-retours pendant plusieurs jours entre Gaza et l'Egypte avant que les gardes égyptiens ne rétablissent l'ordre. La barrière a été de nouveau forcée en 2006, une fois à coup d'explosifs et une autre à l'aide d'un bulldozer.. Une source sécuritaire égyptienne a indiqué à l'AFP que les forces de sécurité égyptiennes présentes le long de la frontière étaient en alerte maximale.

"Nous nous préparons à envoyer des renforts, au cas où", a indiqué cette source. Les témoins ont indiqué que les bombes ont ouvert cinq brèches dans le mur séparant Gaza et l'Egypte, mais que personne n'avait franchi la frontière par ce biais.

23-01 Les heurts entre des gardes-frontières égyptiens et des centaines de manifestants de Gaza ont éclaté mardi à la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte, ont fait au moins 10 blessés dans les rangs égyptiens et 60 côté palestinien, dont une femme présentant des blessures par balles. Plus de deux heures après le début de la manifestation, certains Palestiniens restaient du côté égyptien de la frontière. Le Hamas a dépêché des dizaines de policiers pour tenter de faire évacuer la zone. Le président égyptien Hosni Moubarak a affirmé avoir ordonné aux membres des forces de sécurité égyptiennes de laisser passer les Palestiniens. "Je leur ai dit de les laisser entrer, tant qu'ils ne portent pas d'armes, pour qu'ils puissent (...) acheter des produits alimentaires et puis retourner chez eux", a déclaré M. Moubarak à la presse au Caire.

23-01

Les forces de sécurité égyptiennes ont ouvert aujourd’hui, mardi, le point de passage de Rafah, mais non pas pour soulever le grief sur la bande de Gaza, mais pour disperser des manifestantes palestiniennes au passage vers l’Egypte. .
Al-Manar

23-01  Des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza, ont pénétré mercredi en Egypte.

La plupart des Palestiniens sont passés dans la partie égyptienne de Rafah et à El-Arich (plus à l'ouest.

Des voitures et des charrettes tirées par des ânes déposaient des passagers à Rafah avant de faire le trajet inverse remplies de marchandises.

A Gaza, la place Palestine du centre-ville était en début d'après-midi noire de monde. On y achetait cigarettes, fromage, tabac et autres produits rapportés par des chauffeurs qui ont fait plusieurs navettes dans la journée.Abir, 19 ans, a fait le voyage en sens inverse. Habitant la partie égyptienne du Rafah, elle a profité de l'ouverture pour retrouver son fiancé à Gaza."Cela fait un an et demi que nous sommes fiancés et c'était ma seule chance d'aller me marier à Gaza", a raconté à l'AFP Abir, qui prévoit de rester en territoire palestinien.

23-01 Le chef du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a proposé la tenue d'une réunion urgente au Caire avec l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas,

23-01 "Tant qu'il y aura des tirs depuis Gaza (...), les restrictions vont se poursuivre", a cependant averti le ministre israélien de la Défense Ehud Barak, en visite à Paris.

23-01Selon le Département d'Etat, les Etats-Unis ont fait savoir à l'ambassadeur égyptien à Washington qu'ils s'inquiétaient de la situation à la frontière entre Gaza et l'Egypte.

23-01A Genève, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a affirmé que les tirs depuis la bande de Gaza contre Israël "doivent cesser immédiatement" et que les Israéliens doivent mettre fin au "châtiment collectif" que constitue le blocus du territoire.

23-01En Cisjordanie, M. Abbas a fait assumer à Israël la responsabilité de la situation à Rafah. "C'est la conséquence du blocus imposé à Gaza", a dit son porte-parole.

23-01 A New York, une nouvelle version du projet de texte du Conseil de sécurité de l'ONU demandait mercredi "l'arrêt immédiat de tous les actes de violence" à Gaza et dans le sud d'Israël, dont les tirs de roquette contre l'Etat juif, selon une copie obtenue par l'AFP. La nouvelle mouture qui doit être discutée par les 15 ambassadeurs plus tard dans la journée devrait également exprimer "la profonde préoccupation du Conseil sur les récentes violences affectant Gaza et le sud d'Israël".

24-01L'Egypte doit assurer la sécurité de sa frontière avec la bande de Gaza, a déclaré jeudi la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice au lendemain de la destruction à l'explosif d'une partie du mur érigé par Israël. "Je comprends qu'il s'agit d'une situation difficile pour eux. Mais il s'agit d'une frontière internationale. Elle doit être protégée et je pense que l'Egypte comprend l'importance de faire cela", a déclaré Rice à la presse avant son arrivée à Medellin dans le cadre d'une visite en Colombie destinée à rallier des soutiens à un accord de libre-échange.

24-01Rice a accusé le Hamas d'être responsable de la situation qui a conduit à la destruction d'une partie du mur de métal haut de six mètres. Ce problème est né d'abord et avant tout de la situation sur le plan de la sécurité créée par le Hamas dans la bande de Gaza et de son absence de volonté de faire cesser - et je suis relativement certaine qu'il pourrait le faire s'il le souhaitait - les tirs de roquette contre Israël", a-t-elle déclaré. "Cela étant dit, les habitants innocents de Gaza sont dans une situation très difficile et nous avons insisté auprès des Israéliens pour qu'ils fassent tout ce qui est en leur pouvoir afin de permettre la poursuite de l'aide humanitaire", a-t-elle ajouté.

24-01Israël a annoncé jeudi son intention de se décharger du sort de Gaza sur l'Egypte. Le vice-ministre israélien de la guerre Matan Vilnaï, a déclaré qu'Israël voulait couper les ponts avec l'étroite bande côtière peuplée d'un million et demi d'habitants dont il avait évacué à l'été 2005 ses colons et son armée tout en gardant le contrôle de ses frontières. Selon Vilnaï, l'effort de désengagement israélien prendra la forme d'un arrêt des fournitures en électricité, en eau et en médicaments "afin qu'elles proviennent d'une autre endroit".

24-01Un responsable militaire israélien a confirmé que l’Etat juif souhaitait que l’Egypte fournisse désormais les services et marchandises de base à Gaza et accueille les organisations humanitaires qui s’occupent du territoire. "De facto, les Palestiniens de Gaza dépendent de plus en plus de l’Egypte pour leurs besoins et c’est ce que nous voulons", a-t-il confié à Reuters.

24-01L’autorité d’occupation entend maintenir un cordon sécuritaire strict à ses frontières avec Gaza et se réserve le droit d’y mener des incursions militaires ponctuelles.

24-01Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, a déclaré qu’Israël ne saurait s’exempter de sa responsabilité "car la bande de Gaza reste un territoire occupé".

24-01L'Egypte a critiqué le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza.(Reuters)  

24-01Méchaal : "Nous remercions l'Egypte et nous l'invitons à continuer de traiter avec sagesse cette situation d'urgence entraînée par le dur siège", a-t-il dit."Les préoccupations sécuritaires des autorités égyptiennes sont compréhensibles et nous avons dit que nous étions prêts à partager la gestion du point de passage de Rafah."

(Reuters)  

24-01 Un collaborateur de Mahmoud Abbas a pour sa part exprimé son "mécontentement" devant l’ouverture de la frontière égyptienne. Selon un autre collaborateur d’Abbas, le désengagement israélien à Gaza s’inscrit dans "un vieux plan visant à séparer Gaza du reste du corps palestinien" - la Cisjordanie. Salam Fayyad, premier ministre d’Abbas, a suggéré que l’Autorité palestinienne prenne le contrôle des principaux postes frontaliers de Gaza mais Israël a rejeté cette idée.

25-01 Un bulldozer s'est chargé d'abattre quelques mètres du mur afin de désenclaver un peu plus la bande de Gaza, sous siège israélien depuis une semaine. Tout cela sous les yeux de l'armée égyptienne, qui avait à nouveau reçu l'ordre de ne pas intervenir.Plus tôt dans la journée, la police égyptienne avait commencé à reprendre le contrôle de la situation en repoussant par la force la foule qui tentait de sortir par une autre brêche ouverte mercredi matin à l'explosif.Reuters -

25-01 Des habitants de Rafah, ville du sud de la bande de Gaza, ont déclaré que la série d'explosions avaient laissé des trous béants dans le mur de béton. Plus d'un millier de Palestiniens ont pu entrer librement en Égypte sans rencontrer de résistance de la part des policiers égyptiens, ont dit des habitants de Rafah.

25-01 La frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza sera fermée vendredi à 13h00 GMT, ont annoncé les membres de la sécurité égyptienne par haut-parleurs à Rafah et El-Arich, selon des témoins dans ces deux villes.

Une source de sécurité égyptienne a expliqué que ces avertissements visaient à pousser les Palestiniens à quitter le territoire égyptien en prévision d'une fermeture du poste-frontière de Rafah, entre la bande de Gaza et l'Egypte.

26-01 L’Egypte a établi samedi des barrages aux sorties égyptiennes de Rafah pour empêcher les véhicules palestiniens de se rendre plus avant dans la péninsule du Sinaï.

26-01  L'Egypte a invité Abbas et les responsables du Hamas au Caire pour trouver un arrangement à sa frontière avec Gaza et contrôler l'afflux de centaines de milliers d'habitants de Gaza sur son territoire. "Il y a une volonté égyptienne de contrôler la frontière et de contrôler l'afflux de Palestiniens", a affirmé le chef de la diplomatie égyptienne Ahmed Aboul Gheit après avoir lancé des invitations séparées aux dirigeants de l'Autorité palestinienne et du Hamas. "Il y a aussi un désir de rétablir les arrangements qui existaient à la frontière", a-t-il ajouté.

26-01 Des milliers de personnes ont continué d'affluer samedi dans la ville frontalière de Rafah, côté égyptien, pour acheter des produits absents dans la bande de Gaza

26-01 Abbas a réaffirmé qu'il refusait de dialoguer avec le Hamas tant qu'ils ne "reviendront pas sur le coup d'Etat" et a rejeté implicitement un partage du contrôle des frontières. "Nous sommes prêts à prendre le contrôle de ces points de passage pour alléger la souffrance de notre peuple", a-t-il poursuivi, soulignant qu'il avait proposé un "projet complet" en ce sens.

27-01 MM. Abbas et Olmert "ont discuté longuement de la situation à Gaza et se sont mis d'accord pour éviter une crise humanitaire", a déclaré aux journalistes un responsable de la présidence du Conseil israélien, David Baker.

27-01 "L'Egypte prendra toutes les mesures appropriées pour contrôler dès que possible la frontière égyptienne avec la bande de Gaza", a annoncé le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, sans donner de précisions.

27-01 Des milliers de Palestiniens ont continué à affluer dimanche dans la ville égyptienne de Rafah qui commençait à manquer de produits suite à l'interdiction faite aux camions égyptiens de s'y rendre, a constaté une journaliste de l'AFP à Ismailiya où étaient bloqués des dizaines de chargements.

27-01 En Israël, les autorités se sont engagées dimanche auprès de la Cour suprême à maintenir l'alimentation en fioul de la bande de Gaza, après l'avoir interrompu durant plusieurs jours dans le cadre du blocus. Les représentants de l'Etat se sont engagés à rétablir "l'approvisionnement en fioul de la centrale électrique de Gaza au niveau de 2,2 millions de litres par semaine" soit le niveau de novembre, a-t-on appris de sources judiciaires. Dix organisations israéliennes et palestiniennes de défense des droits de l'Homme avaient introduit un recours devant la Cour suprême contre la réduction des fournitures de fioul qu'elles dénonçaient comme "une punition collective en violation du droit international".

1  Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

22-01 Mahmoud Abbas.confirme : Les Palestiniens vont continuer les pourparlers de paix avec Israël, malgré la Bande de Gaza.

Dans ses premiers commentaires la semaine dernière, Abbas avait assuré que cela ne servirait à rien d’arrêter les contacts avec Israël. "Au contraire, nous devrions intensifier nos contacts et nos réunions pour faire cesser les souffrances de notre peuple". Il a aussi condamné une nouvelle fois les tirs de roquettes.

(Al-oufok avec les agences de presse)


1-2 Les analyses (du blocus).

21-01 Le gouvernement Haniyeh a affirmé que l’annonce de sources de l’occupation de l’entrée de quantités de carburant nécessaires pour la reprise du travail de la centrale électrique de la bande de Gaza est le premier résultat des activités populaires de notre peuple palestinien, des peuples arabes et islamiques et des hommes libres du monde. Il a souligné que cela représente une suppression de la position sioniste face aux pressions arabes et islamiques et surtout face à la résistance du peuple palestinien. CPI

21-01 Le porte-parole du gouvernement de gaza Al-Nounou a salué les actions de notre nation arabe et islamique qui ont soutenu le peuple palestinien encerclé. Il a poursuivi : "Nous appelons la ligue arabe à réaliser sa décision prise en novembre 2006 pour mettre fin au blocus sioniste". CPI

22-01 Le président du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal a affirmé que la reprise de l’électricité dans la bande de Gaza est un pas sur la bonne voie, mais que  les citoyens attendent une décision pour mettre fin au sévère blocus qui continue depuis huit mois. Il a ajouté : "La solution à ce problème est la fin du blocus qui encercle la Bande depuis plus de huit mois. Nous remercions les peuples arabes et musulmans dans le monde ainsi que les réfugiés palestiniens qui participent aux activités qui condamnent le blocus sioniste". Mechaal a affirmé que certains responsables arabes soutiennent le peuple palestinien, mais que la direction américaine complique la situation.

22-01

 

Le gouvernement d’unité nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh à Gaza a dit que la colère du peuple contre le blocus imposé depuis plus de huit mois par les autorités de l’occupation cis-à-vis de plus d’un million et demi d’habitants de la bande de Gaza sont devenus hors contrôle et ont poussé à l’ouverture des frontières dans une tentative désespéré pour tenter de sauver les citoyens d’une catastrophe humaine. 

 


1  Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

22-01

Mahmoud Abbas.confirme : Les Palestiniens vont continuer les pourparlers de paix avec Israël, malgré la Bande de Gaza.

Dans ses premiers commentaires la semaine dernière, Abbas avait assuré que cela ne servirait à rien d’arrêter les contacts avec Israël. "Au contraire, nous devrions intensifier nos contacts et nos réunions pour faire cesser les souffrances de notre peuple".

Il a aussi condamné une nouvelle fois les tirs de roquettes.

(Al-oufok avec les agences de presse)


1-2 Les analyses (du blocus).

21-01 Le gouvernement Haniyeh a affirmé que l’annonce de sources de l’occupation de l’entrée de quantités de carburant nécessaires pour la reprise du travail de la centrale électrique de la bande de Gaza est le premier résultat des activités populaires de notre peuple palestinien, des peuples arabes et islamiques et des hommes libres du monde. Il a souligné que cela représente une suppression de la position sioniste face aux pressions arabes et islamiques et surtout face à la résistance du peuple palestinien. CPI

21-01 Le porte-parole du gouvernement de gaza Al-Nounou a salué les actions de notre nation arabe et islamique qui ont soutenu le peuple palestinien encerclé. Il a poursuivi : "Nous appelons la ligue arabe à réaliser sa décision prise en novembre 2006 pour mettre fin au blocus sioniste". CPI

22-01

 

Le président du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal a affirmé que la reprise de l’électricité dans la bande de Gaza est un pas sur la bonne voie, mais que  les citoyens attendent une décision pour mettre fin au sévère blocus qui continue depuis huit mois.

 

Il a ajouté : "La solution à ce problème est la fin du blocus qui encercle la Bande depuis plus de huit mois. Nous remercions les peuples arabes et musulmans dans le monde ainsi que les réfugiés palestiniens qui participent aux activités qui condamnent le blocus sioniste".

 

Mechaal a affirmé que certains responsables arabes soutiennent le peuple palestinien, mais que la direction américaine complique la situation.

 

CPI

 

22-01

 

Le gouvernement d’unité nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh à Gaza a dit que la colère du peuple contre le blocus imposé depuis plus de huit mois par les autorités de l’occupation cis-à-vis de plus d’un million et demi d’habitants de la bande de Gaza sont devenus hors contrôle et ont poussé à l’ouverture des frontières dans une tentative désespéré pour tenter de sauver les citoyens d’une catastrophe humaine.
CPI

22-01

 

Le premier ministre du gouvernement d'unité nationale Ismaïl Haniyeh a annoncé que son gouvernement est prêt à discuter de la question des passages, surtout du passage de Rafah, avec la direction de l'autorité palestinienne et les Egyptiens au Caire.

 

Haniyeh a appelé à un accord palestinien et égyptien pour mettre fin à la crise du passage de Rafah.

 

CPI

 

23-01

 

Le secrétaire général de l’initiative nationale palestinienne, le député Moustafa Al-Barghouthi a di que la bande de Gaza vit une catastrophe humaine et un vrai état d’urgence à cause des mesures oppressives et du sévère blocus imposés par l’occupation israélienne contre les palestiniens à Gaza.
CPI

23-01

 

Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal a considéré, durant l’ouverture du congrès national palestinien à Damas, que l’entrée des milliers de palestiniens à travers les frontières égyptiennes est une décision populaire et non une action d’aucun mouvement politique.
CPI
23-01

 

Le leader du Hamas Dr. Ismaïl Redwan a dit que l’explosion du mur qui sépare les territoires égyptiens de la bande de Gaza est le résultat de la grande colère et de la grande souffrance des citoyens palestiniens à cause du blocus sioniste sévère imposé contre la Bande depuis plus de sept mois.
CPI
24-01

 

Dans une  déclaration de presse qui montre que le Fatah et l'autorité veulent la continuation de la souffrance des habitants de la bande de Gaza encerclée depuis plus de sept mois, le président du bloc parlementaire du Fatah, Azam Al-Ahmed, a dit que son mouvement ne dialogue pas avec le mouvement du Hamas.

 

CPI

24-01

 

Le gouvernement d’unité nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh à Gaza a affirmé qu’il est prêt à prendre sa responsabilité et à discuter de l’ouverture du passage de Rafah avec la direction égyptienne selon les bases internationales légales, en exprimant qu’il est également prêt à prendre ses responsabilités pour diriger le passage de façon légale.
CPI

26-01

 

Le Hamas a appelé les gouverneurs arabes à soutenir fortement la position égyptienne à propos de l’ouverture continuelle des passages frontaliers de la bande de Gaza, en l’appuyant politiquement et économiquement, afin que l’Égypte puisse faire face aux pressions israélo-américaines, notamment pour soutenir les intérêts palestiniens suprêmes.
CPI


1-4 Les grandes manœuvres.
23-01

 

Réunion d’urgence avec le Fatah et avec le gouvernement égyptien :

 

Ismaïl Haniyeh a demandé la tenue d’"une réunion d’urgence" en Egypte pour rouvrir les passages frontaliers "sur la base d’une participation nationale", ce qui veut dire que le Hamas serait prêt à céder une part du contrôle de ces passages au gouvernement Abbas.

 

"Nous ne voulons pas être les seuls à contrôler ces affaires", a déclaré Ismaïl Haniyeh.

 

(Al-oufok avec les agences de presse)

 



2  Politique Israélienne
2-2 Des Canons ... pas du beurre.
23-01

 

Le représentant d'Israël a l’ONU a insisté sur le fait que cette situation découlait « d'une série de choix, et systématiquement du mauvais choix » par les Palestiniens.

 

« Tant que le Hamas sera au pouvoir, il n'y aura pas d'espoir », a-t-il souligné, estimant que le Hamas était l'ennemi de la paix, et de la solution de « deux États vivant en paix côte à côte ». Il a aussi souligné que n'importe quel membre du Conseil de sécurité, et même tout État dans le monde, ne resterait pas sans rien faire si sa population était soumise toutes les trois heures à un tir de roquette.

 

Centre de nouvelles ONU

 



3 Politique Internationale des térritoires occupés

 

1 Pays Arabes & voisins

27-01

 

Le Conseil de la Ligue arabe tenu la nuit dernière au Caire au niveau des ministres des Affaires étrangères, a réclamé la levée immédiat du blocus israélien imposé à Gaza, appelant le Conseil de Sécurité à assumer ses responsabilités pour l’arrêt de l’agression et la levée du blocus.
Sana

 

Égypte

23-01

 

Le président égyptien Mohammed Hosni Moubarak a affirmé, hier mercredi 23/1, qu’il a dit aux forces de sécurité égyptienne de permettre aux Palestiniens de la bande de Gaza de passer les frontières pour s’alimenter.
CPI

 

Syrie
23-01

 

Les avocats syriens ont suspendu aujourd’hui les procès dans toutes les cours syriennes pour une heure en signe de dénonciation des crimes sauvages commis par les autorités israéliennes contre le peuple palestinien, notamment à Gaza.

 

Le bâtonnier syrien, M. Walid al-Tich, a affirmé, dans une déclaration faite à SANA, la solidarité des avocats syriens avec le peuple palestinien qui souffre des crimes israéliens quotidiens et du siège injuste y imposé.

 

Il a affirmé, à cet effet, que l'ordre des avocats œuvre pour dévoiler les pratiques israéliennes contre le peuple palestinien et stimuler une condamnation des avocats arabes et internationaux de ces pratiques.

 

Il a appelé, enfin, à une offensive rapide dans les instances arabes et internationales pour alléger la souffrance du peuple palestinien.

 

Sana 

 



2 Le Monde

 

1 Usa (le parrain)

 

Les grandes manœuvres

23-01

 

Les Etats-Unis ont empêché une décision du conseil de sécurité qui allait condamner le gouvernement de l’occupation sioniste à cause de son sévère blocus contre la bande de Gaza en ajournant les discussions sur ce sujet jusqu’au soir d’aujourd’hui, mercredi 23/1.

 

L'ambassadeur américain à l'ONU, Zalmay Khalilzad, a prétendu que le communiqué proposé par le groupe arabe est inacceptable parce qu'il ne montre pas que les missiles de la résistance palestinienne sont la raison des escalades sionistes.

 

CPI

 

23-01

 

Les Etats-Unis sont "très désireux que les préoccupations de sécurité d'Israël rejoignent les préoccupations humanitaires pour les habitants de Gaza", a déclaré mercredi à Zurich la secrétaire d'Etat Rice.

 

(AFP)

 

24-01

 

Les Etats-Unis, alliés d'Israël, estiment que le blocus de Gaza relève de l'autodéfense ..

 

AFP

 



2 Les institutions et leurs satellites
Conseil de sécurité de l'ONU
22-01

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé à la demande d'ambassadeurs arabes d'avoir mardi une réunion d'urgence pour évoquer la dégradation(…)  de la situation dans la bande de Gaza, ont annoncé des diplomates.

 

La réunion discutera de la crise humanitaire liée au blocus de ce territoire palestinien imposé par Israël, selon ces sources.

 

L'observateur palestinien à l'ONU Ryad Mansour avait auparavant expliqué devant la presse qu'il voulait que le Conseil de sécurité adopte une résolution ou une déclaration exigeant qu'Israël lève "son siège paralysant et cruel (imposé à) la population civile palestinienne" de Gaza.

 

(AFP)

23-01

Des pays occidentaux mettent la pression avec les Etats-Unis pour changer le contenu du communiqué proposé par le groupe arabe afin qu'il comporte un appel à l'arrêt des missiles lancés par la résistance palestinienne sur des objectifs sionistes.

 

CPI

 

23-01

 

Les 15 pays du conseil discutent du projet d'un communiqué qui appelle les autorités de l'occupation à ouvrir un passage pour garantir l'entrée des aides humaines aux habitants de la Bande.

 

La séance du conseil de sécurité a témoigné, la nuit dernière, d'une attaque échangée entre le président de la délégation de l'entité sioniste d'un côté et les délégués de certains pays arabes de l'autre côté.

 

L'ambassadeur libyen Jadallah Al-Talhi a dit que l'entité sioniste tente d'exterminer les Palestiniens à Gaza, et il a appelé le conseil de sécurité à intervenir en disant qu'il doit prendre des mesures urgentes pour sauver les civils de la bande de Gaza des tentatives d'extermination collective.

 

De son côté, le député sioniste Jilad Cohin a répondu avec colère à l'utilisation du terme "extermination collective" par l'ambassadeur libyen, en prétendant que cette utilisation représente une moquerie contre les survivants des exterminations dans le monde.

 

Dans le même contexte, l'ambassadeur syrien a accusé l'occupation de créer des prétextes avec les attaques des missiles palestiniens pour perpétrer des crimes de guerre contre le peuple palestinien innocent et désarmé.

 

CPI

25-01

 

Au terme de discussions qui ont duré toute la journée de jeudi, le Conseil a décidé de se réunir à nouveau vendredi pour tenter de surmonter les réserves opposées par les Etats-Unis à un texte de compromis qui a été accepté par 14 des 15 membres du Conseil.

 

"Nous ne sommes pas parvenus à un accord et il y a peu d'espoir que cela en prenne le chemin", a déclaré l'envoyé d'Afrique du Sud à l'ONU Dumisani Kumalo. "Mais le président (du Conseil) nous a demandé d'essayer à nouveau demain (vendredi)".

 

Le Conseil s'est réuni jeudi matin à huis clos pour entendre la réponse américaine sur un texte de compromis en réponse à ce que plusieurs membres du Conseil considèrent comme "la punition collective des 1,5 million d'habitants de Gaza par Israël, en représaille à des tirs de roquette".

 

La délégation américaine a demandé "plus de précisions sur le contexte, le processus de paix", a déclaré l'ambassadeur de France à l'ONU Jean-Maurice Ripert.

 

L'adoption d'un texte non contraignant requiert l'unanimité du Conseil.

 

(AFP)

25-01

 

Pour leur part, les ambassadeurs des pays arabes ont de nouveau prévenu que si Washington bloquait l'adoption d'un texte non contraignant, ils pourraient réclamer plus tard ce mois-ci un texte plus fort, sous la forme d'une résolution, ou porter cette affaire devant les 192 membres de l'Assemblée générale où ils

28/01/2008

N° 328 - Journal d'Irak -19/27-01 suite 1

4 Lutte pour la libération du territoire(suite)

 

 

 

 

 

 

 

Détails.

 

 

 

 

 

 

 

L'Afghanistan en chiffre. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7 Brèves

 

 

 

 

 

 

 

6-1 Le temps est compté…

 

 

 

 

 

 

 

6-2 L'Armée islamique dénonce "l'alliance" Bush/Sarkozy.

 

 

 

 

 

 

 

6-3 George Bush vante …la stratégie américaine en Irak.

 

 

 

 

 

 

 

6-4 "La bataille finale" contre "Al-Qaïda"

 

 

 

 

 

 

 

6-5 Gates: les USA ne sont "pas intéressés par des bases permanentes en Irak".

 

 

 

 

 

 

 

6-6 L’échec irakien des britanniques.

 

 

 

 

 

 

 

6-7 Patreus, commandeur suprême de l’Otan. ?

 

 

 

 

 

 

 

6-8 24,85 millions de mines antipersonnel affectent le développement de riches gisements pétroliers (…).

 

 

 

 

 

 

 

6-9 Premier mort officiel dans l’éclatement d’une bombe contre les nouveaux blindés ‘MRAP’ censés résister aux mines

 

 

 

 

 

 

 

6-10 Tuerie de Haditha: procès de Andrew Grayson un officier des Marines placé à fin avril…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 1-11  Province de Salahedinne : Baïji et Samarra sont situées dans la province de Salaheddine, qui a pour capitale Tikrit,

 

 

 

 

 

 

 

Cette région est l'un des bastions de la résistance.

 

 

 

 

 

 

 

Dans Salaheddine, les résistants ont lancé une nouvelle série d'attaques contre les responsables des forces de sécurité et les chef tribaux ralliés à l'armée US.

 

 

 

 

 

 

 

Baïji

 

 

 

 

 

 

 

(Baïdji, abrite la plus grande raffinerie d'Irak, et est le théâtre depuis quelques mois d'une série d'attaques contre les collaborateurs).

 

 

 

 

 

 

 

21-01

 

 

 

 

 

 

 

Un kamikaze a actionné ses explosifs lors d'obsèques d'un responsable provincial décédé.

 

 

 

 

 

 

 

tuant 15 personnes et en blessant dix autres, a rapporté un responsable des services de sécurité.

 

 

 

 

 

 

 

 (Reuters)

 

 

 

 

 

 

 


1-13 Les autres villes de l'Irak occupée

 

 

 

 

 

 

 

Kerbala (centre-sud),

 

 

 

 

 

 

 

24-01

 

 

 

 

 

 

 

Un important leader collaborateur Abdul Mahdi al-Kerbalaï, a été blessé et deux membres de son escorte tués jeudi soir dans une attaque, ont déclaré des sources médicales et de sécurité.

 

 

 

 

 

 

 

(AFP

 


L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)

 

 

 

 

 

Peuple

 

 

Civils tués (depuis l'occupation)

 

679.501

 

Civils blessés (depuis l'occupation) 

 

70.661( chiffre très très minimum)

 

Civils violés

 

11.507     (voir Ibrahim Allousch

 

Civils arrêtes :

 

8.938    (chiffre minimum)

 

Résistants (décrit tel quel ) tués

 

3.995   (chiffre minimum)

 

Résistants (décrit tel quel ) blessés

 

3.885   (chiffre minimum)

 

En prison (une dizaine par jour...)

 

400.268. (chiffre minimum)

 

Embargo

 

750.000 enfants (chiffre minimal)

 

Embargo

 

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

 

45.595 (chiffre minimal)

 

Civils tués pendant l'invasion

 

120.190 (chiffre minimal)

 

 

 

Coalition

 

 

Nombre de Soldats & miliciens tués (ou morts...) 

 

34.525

 

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

 

57.920(chiffre très minimal)

 

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

 

Disparus (dans la nature)

 

1.014

 

Désertions

 

5.501

 

Mutinerie

 

2 corps + 25

 

Aide psychologique

 

66.108***

 

Suicides Mercenaires tues                                                                                 

 

79 933

 

non-combattants accidentés,

 

27 103

 

Policiers/soldats irakiens  tués

 

11.332

 

Policiers /soldats irakiens blessés

 

26.076 (chiffre minimal)

 

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

 

13.854

 

 

 

Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres)

 

5.346

 

Autres blessés ( collaborateur & mercenaires & autres)

 

9.082

 

 

 

Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'electricité

 

466 attaques (grand minimum)

 

Infrastructures du rail

 

195 attaques (idem)

 

Hélicopteres

 

98 ++              (idem)

 

Avions (& drone)

 

28 ++

 

 

Ces totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET 

 

  6-1 Le temps est compté…

 

 

 

 

 

 

 

Un comité d'experts de spécialistes de l'Irak a déclaré devant une sous-commission de la Chambre des représentants que les succès fragiles enregistrés ces derniers mois en Irak pourraient très vite s'effriter si les Etats-Unis n'étaient pas déterminés à maintenir un important contingent dans la région au cours des années à venir.

 

 

 

 

 

 

 

"Nous pourrions avoir une opportunité en Irak, qui n'avait pas été offerte depuis 2003, de stabiliser le pays et d'éviter les conséquences d'un échec", a déclaré Stephen Biddle du Conseil des Affaires étrangères devant un comité de la Commission des Forces armées.

 

 

 

 

 

 

 

Cette audition avait pour but d'envisager les différentes options qui s'offrent aux Etat-Unis …

 

 

 

 

 

 

 

Les experts ont déclaré que la diminution des attaques contre l’armée US, l'année dernière,  était principalement due aux milices collaboratrice et à la trêve décrétée par Moktada Sadr.

 

 

 

 

 

 

 

Lawrence Wilkerson, qui a été directeur de cabinet de l'ancien secrétaire d'Etat Colin Powell, a souligné que les chances de pouvoir exploiter les récents succès obtenus en Irak se réduiront de manière drastique au moment où le successeur de Bush prendra ses fonctions, d'ici un an, en raison des problèmes d'effectifs dans l'armée et du coût extrêmement élevé des guerres en Irak et en Afghanistan.

 

 

 

 

 

 

 

"Continuer à mettre autant d'argent qu'aujourd'hui, ou même à niveau proche de celui d'aujourd'hui, va se révéler virtuellement impossible", a déclaré Wilkerson.

 

 

 

 

 

 

 

"C'est une autre contrainte pesant sur le temps qui nous reste pour tirer parti de ces opportunités qui nous sont offertes", a-t-il ajouté.

 

 

 

 

 

 

 

Source : David Morgan Reuters

 

 

 

 

 

 

 

21-01

 

 

 

 

 

 

 


6-2 L'Armée islamique dénonce "l'alliance" Bush/Sarkozy.

 

 

 

 

 

 

 

L'Armée islamique, a dénoncé dimanche "l'alliance" entre le président français Sarkozy et son homologue Bush que le mouvement accuse de vouloir "dominer" les pays arabes.
Dans un communiqué, l'Armée islamique revient sur la tournée achevée la semaine dernière au Proche-Orient de M. Bush dont elle dénonce la "volonté d'hégémonie et la stratégie d'influence sur les nations islamiques". Le mouvement accuse notamment le président US de "continuer à n'agir que dans les intérêts de la sécurité d'Israël avec une totale indifférence pour les peuples de la région, en particulier pour l'Irak et
la Palestine ".
"Allié docile"
L'autre aspect de la tournée de M. Bush a été "le voyage de son docile allié Sarkozy", souligne le texte, signé de l'un des porte-parole de l'Armée islamique, Ali al-Neeme.

 

 

 

 

 

 

 

Le fait que MM. Bush et Sarkozy effectuent une visite au même moment dans les pays du Golfe "démontre le marché qu'ont passé les deux hommes pour se soutenir l'un l'autre, asseoir leur influence et se partager les richesses de la région",. Pour l'Armée islamique, il s'agit d'une "alliance politique pour l'argent et la domination économique" des pays musulmans.
Le président français s'est rendu du 13 au 15 janvier en Arabie Saoudite, au Qatar et à Abou Dhabi. Les tournées paralèlles des deux chefs d'Etat ont "démontré clairement ce qui motivent la politique et les alliances des pays occidentaux: l'argent", assure le communiqué. Le président français "fait mine de parler des pays arabes avec affection et tendresse, mais il verse sur eux des larmes de crocodiles" alors que "la sécurité d'Israël figure parmi ses premières priorités", selon le texte.

 

 

 

 

 

 

 


L'Armée islamique est le mouvement le plus puissant et le plus structuré au sein de résistance irakienne contre l'armée américaine.

 

 

 

 

 

 

 

Ce groupe à 100% irakien, incarne l'aile nationaliste de la "résistance" et a mené de multiples actions de guérilla contre les troupes américaines. La quasi-totalité de ses membres sont sunnites, dont quelques militaires du régime de Saddam Hussein.
Même si elle le dément, l'Armée islamique conserve des liens avec les éléments les plus radicaux en Irak.
Le commandement d’occupation US a décrit ce mouvement comme une "organisation terroriste" et a dénoncé sa "brutalité"….

 

 

 

 

 

 

 

L'Armée islamique est impliquée dans plusieurs enlèvements d'étrangers, dont les journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot en 2004.

 

 

 

 

 

 

 

 (Source : AFP et 7sur7)

 

 

 

 

 

 

 


6-3 George Bush vante …la stratégie américaine en Irak.

 

 

 

 

 

 

 

Bush a affirmé, au début de sa tournée dans les pays du Golfe, que la nouvelle stratégie US avait permis d'éviter à l'Irak de plonger dans le chaos, et il a confirmé le retrait de 20.000 soldats d'ici le milieu de l'année, annoncé en septembre dernier.

 

 

 

 

 

 

 

"Tout réduction supplémentaire s'appuiera sur une recommandation du général Petraeus, et ces recommandations sont entièrement fondées sur la situation sur le terrain", a ajouté George.

 

 

 

 

 

 

 

Admettant que jusqu'à l'année dernière, :  "notre stratégie ne fonctionnait tout simplement pas",

 

 

 

 

 

 

 

Bush s'est rendu ensuite à Bahreïn, un proche allié des Etats-Unis qui abrite la Ve Flotte américaine, où il a été accueilli par le roi Hamad ibn Issan al Khalifa.

 

 

 

 

 

 

 

Plus de 200 manifestants se sont rassemblés près de l'ambassade des Etats-Unis à Manama, brandissant des pancartes anti-américaines et scandant des slogans contre la famille régnante. "Terrorisme d'Etat - Made in USA", pouvait-on lire.

 

 

 

 

 

 

 

La guerre en Irak est devenue très impopulaire aux Etats-Unis et a contribué à faire plonger la cote de popularité de Bush à moins de 30% aujourd'hui.

 

 

 

 

 

 

 

Source : Reuters 21-01

 

 

 

 

 

 

 


6-4 "La bataille finale" contre "Al-Qaïda"

 

 

 

 

 

 

 

al-Maliki : "Nous avons vaincu Al-Qaïda en Irak. Seule reste la province de Ninive (nord)", "Nous avons mis en place un centre d’opération dans cette province pour mener la bataille finale contre Al-Qaïda, les gangs de criminels et les fidèles de l’ancien régime (de Saddam Hussein)", dans un discours prononcé à Kerbala (sud) et retransmis à la télévision nationale.

 

 

 

 

 

 

 

Cette déclaration intervient deux jours après l’attaque spectaculaire et sanglante à Mossoul (370 km au nord de Bagdad), attribué à Al-Qaïda.

 

 

N° 328 - Journal d'Irak du 19-26-01 Début

Sommaire.

Tiré à part :

Irak : 935 Mensonges d’Etat pour une guerre.

1 Analyse

Des résistants

Des occupants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.


L'Irak en chiffre: du 14-01 au 26/01/08
Tués Blessés
Peuple irakien 43 18
Usboys/Autres boys + miliciens 1 4
Policiers, armée et collaborateurs 36 12
Tiré à part :

Irak : 935 Mensonges d’Etat pour une guerre

Deux organisations indépendantes, le ‘Center for public integrity’ et le ‘Fund for independence in journalism’ ayant passé au crible les déclarations publiques du président Bush et de ses proches collaborateurs, entre 2001 et 2003, dénoncent 935 "mensonges" énoncés volontairement pour justifier l'invasion américaine de l'Irak en 2003.

D’après cette étude réalisée par deux organisations -à but non lucratif- de journalistes aux Etats-Unis, ces déclarations "faisaient partie d’une campagne orchestrée qui a galvanisé efficacement l’opinion publique et, dans ce processus, a conduit la nation vers la guerre, incontestablement sous de faux prétextes".

L’étude a été diffusée mardi sur le site Internet du Centre pour l’intégrité publique, qui travaillait avec le Fonds pour l’indépendance en journalisme.

Les auteurs, ont étudié l'ensemble des déclarations publiques de Bush mais aussi du vice-président Dick Cheney, de Condoleezza Rice, alors conseillère à la sécurité, de Colin Powell, secrétaire d'Etat à l'époque, de l'ex-secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et les porte-parole de la Maison Blanche Ari Fleischer et Scott McClellan. Leur étude, intitulée "Faux prétextes", recense au cours des deux années ayant suivi le 11 septembre 2001 "au moins 935 fausses déclarations de hauts responsables de l'administration sur la menace que présentait l'Irak de Saddam Hussein pour la sécurité nationale". 

 Ils notent que dans des discours, lors de briefings, d’interviews et lors d’autres manifestations, Bush et plusieurs dirigeants américains ont déclaré sans équivoque à au moins 532 occasions que l’Irak avait des armes de destruction massive ou essayait d’en fabriquer, de s’en procurer, ou/et avait des liens avec Al-Qaïda.

Bush arrive en tête avec 259 fausses déclarations, 231 concernant les armes de destruction massive en Irak et 28 sur les liens de l’Irak avec Al-Qaïda, selon l’étude. Pour Colin Powell, l’étude recense 244 fausses déclarations sur les armes de destruction massive en Irak et dix sur l’Iran et Al-Qaïda. L’étude a été réalisée à partir d’une base de données intégrant des déclarations publiques dans les deux années qui ont suivi le 11-Septembre et des informations provenant de plus de 25 rapports gouvernementaux, livres, articles, discours et interviews.  

"Certains journalistes, et même certains médias, ont depuis reconnu qu’il y avait eu trop de déférence et pas assez de critiques dans leur couverture pendant ces mois qui ont précédé la guerre", remarque l’étude.

"Il n’est maintenant plus contesté que l’Irak ne possédait pas d’armes de destruction massive et n’avait pas de liens significatifs avec Al-Qaïda", selon Charles Lewis et Mark Reading-Smith, membres du Fonds pour l’indépendance en journalisme, qui ont travaillé sur l’étude. "En bref, l’administration Bush a mené la nation vers la guerre sur la base d’informations erronées qu’elle avait propagées méthodiquement, et cela s’est terminé par une action militaire contre l’Irak le 19 mars 2003"..

Des liens avec Al-Qaïda et l'existence d'un arsenal d'armes de destruction massive en Irak, qui se sont révélées introuvables, ont été mis en avant pour justifier l'intervention américaine. Il a expliqué que le gouvernement américain n'avait pas été le seul à se tromper et a reproché à l'étude de passer sous silence le fait que des parlementaires et "une "large coalition de pays" qui se fondaient sur "une lecture collective du Renseignement" et dont les Etats-Unis faisaient partie s'était également abusée. Cependant plusieurs pays, dont la France et l'Allemagne, avaient alors émis de sérieux doutes sur l'existence d'un tel arsenal.

L'administration Bush a reconnu en 2005 que ces armes n'existaient pas en mettant fin au travail de l'"Irak survey group", composé d'inspecteurs américains en Irak, mais a souvent justifié sa décision en disant s'être appuyée sur les informations des services de renseignement américains.   Or, la compilation et l'analyse effectuées par les deux organisations montrent que l'administration Bush a parfois ignoré ou déformé les éléments fournis par ces agences.  L'étude cite un discours de Dick Cheney, affirmant en août 2002: il "n'y a pas de doute que Saddam Hussein a maintenant des armes de destruction massive". Mais les auteurs soulignent que "selon le directeur de la CIA d'alors, George Tenet, ces affirmations allaient largement au delà des évaluations de l'agence". Ils citent même un responsable de la CIA qui avait confié au journaliste Ron Suskind: "Où est-il allé chercher ça?"

En septembre 2002, le président Bush assure que "le régime irakien possède des armes biologiques et chimiques, reconstruit des installations pour en fabriquer encore plus, (...) cherche à avoir la bombe nucléaire et avec des matériaux fissiles pourrait en fabriquer une en un an". 

 L'étude souligne que ces affirmations ont été reprises dans un rapport des agences de renseignement américaines (NIE) quelques jours plus tard alors qu'"aucune analyse n'avait été faite à ce sujet depuis des années car la communauté du renseignement ne l'avait pas estimée nécessaire et la Maison Blanche pas demandée". Les auteurs regrettent qu'il n'y ait pas eu "d'enquête du Congrès sur ce qui s'était passé à la Maison Blanche " dans les mois précédant mars 2003 et épinglent les médias qui, malgré "quelques mea culpa", ont contribué à "valider" les fausses déclarations de l'administration Bush. "Certains journalistes, et même certains médias, ont depuis reconnu qu’il y avait eu trop de déférence et pas assez de critiques dans leur couverture pendant ces mois qui ont précédé la guerre", remarque l’étude.  Source : Al-oufok avec les agences de presse & Céline SERRAT - AFP -Reuters) Mercredi, 23 janvier 2008 – ) 


Occupation de l'Irak   Analyse & déclaration   USA & Coalition  25-01     Interrogé sur le contenu de l'accord militaire américain prévu avec l'Irak, qui doit encore être négocié, le secrétaire américain à la guerre a répondu: "Nous avons à peine commencé à en parler entre nous", mais "je pense qu'il est clair qu'un tel accord ne traiterait pas du nombre de forces" armées américaines en Irak et "nous ne sommes pas intéressés par des bases permanentes en Irak".   (AFP)   Australie  

 

26-01 Le nouveau ministre australien des Affaires étrangères Smith a rappelé l'intention de son pays de procéder un retrait partiel des troupes engagées en Irak d'ici le milieu de l'année.   "Nous souhaitons faire cela d'une manière qui causera le moins de tort possible à nos alliés là-bas, aussi bien aux Etats-Unis qu'au Royaume-Uni", a indiqué le chef de la diplomatie.   Dans son programme électoral, le Premier ministre Rudd avait fait la promesse d'ordonner le retrait de près de 550 unités de combats sur les 1.500 engagées en Irak, provoquant ainsi une rupture avec la ‘philosophie’ de l'ancien chef du gouvernement conservateur John Howard, très apprécié par les USA pour son soutien inébranlable (…)  depuis 2003 et son aide à l'invasion du pays.  AP  

 

 

2-1 Sur le terrain 2-2 Les forces en présence USA    17-01  Les Etats-Unis ont plus de 155.000 soldats en Irak, opérant formellement sous un mandat du Conseil de sécurité des Nations unies promulgué après l'invasion du pays par les Américains en mars 2003. L'Irak a demandé au Conseil de sécurité de prolonger ce mandat jusqu'à la fin 2008, pour ce qu'il dit être la dernière année. Les conditions du maintien de la présence américaine par la suite devraient faire l'objet de négociations dans les prochains mois.    (Reuters)     17-01  L’"armée privée" est forte de 180 000 individus.     Echappant largement au contrôle démocratique, les « sociétés militaires privées » gagnent du terrain dans le pays, tandis que d’autres entreprises bénéficient des chantiers de la « reconstruction ».  Stéphanie Fontenoy.  

3) Politique des collaborateurs Irakiens

  Les grandes manoeuvres     20-01 Le gouvernement irakien termine ses consultations pour l’exploitation du gaz d’Akkas, dans la province d’al-Anbar à la frontière syrienne. Il hésite entre contracter avec des « majors », Shell et Total, ou exploiter lui-même le champ en s’appuyant sur des sociétés de service, Halliburton et Schlumberger. Dans tous les cas, le gaz transiterait par un pipe-line via la Syrie.   THE TIMES (QUOTIDIEN BRITANNIQUE, GROUPE MURDOC  

3 Politiques des occupants  3-1 Usa Faits marquants   21-01 Le Pentagone envisage de nommer le très bushiste général David Patreus, commandeur suprême de l’Otan. Il pourrait de la sorte veiller à l’implication des Européens en Afghanistan et compléter son expérience en vue de devenir le prochain chef d’état-major interarmes. Cependant, cette nomination romprait le duo efficace qu’il forme avec l’ambassadeur Ryan Crocker en Irak. Patreus pourrait être remplacé, comme commandant en chef en Irak, par le général Stanley A. McChrystal, actuel chef des opérations spéciales secrètes en Irak, ou par le général Peter W. Chiarelli, un proche du secrétaire à la Défense Robert Gates.   WASHINGTON POST (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)   24-01 Wolfowitz a été nommé à la tête d'une commission consultative chargée de conseiller le secrétariat d'Etat (Affaires étrangères) américain sur le contrôle des armes, le désarmement et la non-prolifération, a annoncé le secrétariat d'Etat. Ce conservateur proche du président Bush avait dû abandonner la direction de la Banque mondiale en juin dernier, après deux ans de mandat, à la suite d'une affaire de népotisme. A la présidence de l'International Security Advisory Board (ISAB), M. Wolfowitz devra notamment traiter des dossiers importants tels que ceux du nucléaire indien ou nord-coréen et d'éventuelles négociations avec l'Iran sur son programme nucléaire. Paul Wolfowitz a notamment occupé de nombreuses fonctions au gouvernement Bush, dont celles de secrétaire-adjoint à la Défense. en tant que N°2 de ce ministère, il a été l'un des artisans de la guerre en Irak. AP

4 Lutte pour la libération du territoire

 Le 8 janvier, l'armée US a lancé sur tout le territoire irakien une offensive baptisée Phantom Phoenix. Cette opération se déroule dans quatre provinces du centre-nord, PS : A Mossoul, sous le nom d'opération Iron Harvest… Pertes occupants.

19-01 "Un soldat américain a été tué le 19 janvier par l'explosion d'un ‘MRAP’ au passage de son véhicule MRAP à Arab Jabour" dans la périphérie sud de Bagdad, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la coalition, le commandant Winfield Danielson. "Trois autres militaires qui se trouvaient à bord du véhicule ont été blessés mais leur vie n'est pas en danger", a précisé le porte-parole.  (AFP 15h52) 23-01 Une attaque à la bombe fait 18 morts, a annoncé l’armée d’occupation. Un militaire américain a été blessé dans l'attaque, selon l'armée américaine (Al-oufok avec les agences de presse -

AFP

Détail par province

1-1 Bagdad Opération Wolf": et le nouveau plan de sécurité «Ordre et loi» devenant Fardh al-Qanoon ou "Imposing Law", (Imposer la loi),

Et à Bagdad pendant de ce temps..?

23-01 Deux policiers irakiens ont été tués et trois autres blessées dans une attaque à la bombe, selon des sources de sécurité et hospitalières. (AFP)

23-01 Trois militaires irakiens ont été tués par des inconnus qui ont ouvert le feu sur une patrouille à pied de soldats près de l'avenue Mohamed Al-Qassim, l'une des principales artères du centre-est de la capitale. Deux autres soldats ont été blessés, et les assaillants ont pu prendre la fuite. AFP

25-01 Trois soldats irakiens ont été tués par des tirs d'armes légères dans le centre-ville. AFP  

Province de Bagdad

21-01 Près de 14 tonnes de bombes ont été larguées sur un camp présumé d'être d’Al Qaïda à Salman Pak, 35 km au sud de Bagdad, lors d'une opération entamée dimanche soir qui s'est poursuivie lundi matin, fait savoir l'aviation américaine, précisant que l'opération a été menée par des bombardiers B-1 et des chasseurs F/A-18. Plusieurs maisons piégées, ont été détruites dans les derniers bombardements, et permettront l'installation de bases permanentes, ajoute l'état-major. (Reuters) 23-01 Dans une conférence de presse, le porte-parole de l'armée irakienne pour Bagdad, le général Qasim Atta a par ailleurs affirmé que 30 "terroristes" présumés avaient été tués et 192 suspects arrêtés au cours des deux dernières semaines. AFP- Reuters) 25-01 Des troupes irakiennes et des hélicoptères américains ont attaqué un fief présumé de la résistance près de Madain, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Bagdad, tuant 12 d’entre eux selon un policier ayant requis l'anonymat. L'armée américaine a déclaré vérifier. AP


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie ), Sindjar & Zaidan 19-01 Samedi, deux kamikazes ont tué six policiers et en avaient blessé 13 autres devant un poste de police à l'ouest de Ramadi. (Reuters) 20-01 Un attentat a été commis dans une ville située au sud de Falloudja, alors que des gens fêtaient la libération d'un homme détenu par l'armée d’occupation US. Le kamikaze est entré au domicile de cet homme avant de se faire exploser. Six personnes ont péri, dont l'homme libéré, et sept autres ont été blessées. (Reuters)

1-3 province de Ninive  La province de Nievah dont Mossoul est le chef-lieu dispose déjà de quelque 18.000 policiers mais seuls environ 3.000 d'entre eux opèrent dans la ville de près de 2 millions d'habitants, selon le porte-parole de la police Saïd al-Jubouri. La grande ville du Nord est en outre situé à un carrefour stratégique, notamment entre Bagdad et la Syrie.  

Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar 

18-01 Nouri al-Maliki a annoncé une offensive majeure à Mossoul et promet que les combats "seront décisifs" dans la grande ville du Nord, la troisième du pays "Aujourd'hui, des troupes sont parties pour Mossoul (...) et les combats là-bas seront décisifs", a dit M. Al-Maliki. M. Al-Maliki n'a pas précisé le nombre d'hommes concernés par l'opération.. Selon le ministère de l'Intérieur, ce sont 3.000 policiers pris sur les contingents déployés à Bagdad et dans la province d'Anbar. qui devaient partir à Mossoul en renfort des troupes déjà déployés sur place. Aucune date n'a été mentionnée

Nb : Si les combats devaient durer, les Résistants pourraient en profiter pour se rassembler là où les troupes américaines sont peu nombreuses et où les forces irakiennes doivent monter en première ligneet cela pourrait exposer au grand jour les faiblesses des forces irakienne AP

23-01 Une explosion s'est produite dans un immeuble peu après l'arrivée de la police qui avait été informée de la présence d'une cache d'armes et d'explosifs à cet endroit. On ignorait dans l'immédiat la cause de l'explosion, mais selon un porte-parole de la police, Abdul-Karim al-Jubouri, elle s'est produite à 16h30, juste après l'arrivée des forces de la police irakienne. L’explosion a fait au moins douze morts (parmi les policiers ?) et plus de 80 blessés, selon la police. La zone était complètement bouclée depuis mercredi soir par les policiers, militaires irakiens et les soldats américains, seuls autorisés à assister aux opérations de secours. "Les forces de la coalition enquêtent en étroite collaboration avec les forces irakiennes", a indiqué l'armée américaine. (AP& AFP) 24-01 Un kamikaze s’est fait exploser en tuant le chef de la police de la province irakienne de Mossoul le général Saleh Mohammed Hassan, directeur de la province de Ninevah et  deux policiers, alors qu’ils se trouvaient sur le site d’un autre attaque à la bombe qui, la veille, avait fait 18 morts, a annoncé l’armée d’occupation.Un responsable de la police locale, le général Abdel Karim Al-Joubouri, a confirmé la mort du général Joubouri et de deux autres personnes et 2 policiers, faisant état par ailleurs de six blessés: cinq policiers et un journaliste irakien. Un militaire américain a également été blessé dans l'attaque, selon l'armée américaine (Al-oufok avec les agences de presse - AFP)


1-9 Province de Taamim ( Kirkouk - chef-lieu de la province - 255 Km au nord de Bagdad)

Kirkouk  

23-01 Près de Kirkouk, un kamikaze visait un convoi de police . Mais(suivant la police)  l'explosion n'a pas atteint son objectif.Cinq civils été tués et onze autres blessés, selon un responsable de la police. AP


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb  L’armée US a lancé l’offensive « Raider Harvest » dans la province de Diyala (au Nord-est de Bagdad. Plus de 5000 hommes ont été mobilisés. THE WASHINGTON POST (QUOTIDIEN ÉTATS-UNIEN)

(La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain

N° 328 - Journal d'Irak du 19-26-01 Fin

Sommaire.   8 Dossiers   7-1 Tortures   1 Baha Musa, mort au cours d’un interrogatoire.   2 Baha Musa (26 ans), mort au cours d’un interrogatoire, Jabber Karim, (16 ans) mort noyé dans le Chatt el-Arab.   7-2 Jimmy Massey ex-Marine témoigne - je suis un assassin psychopathe.   7-3 Point de vue de Ahmed Loutfi : L’Américain le moins populaire.   9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.   8-1 "Les règles de fond et de procédure actuellement appliquées par le CSNU et par le Conseil de l'UE  bafouent les principes fondamentaux qui sont à la base des droits de l'homme et de la prééminence du droit".   8-2 'Opposition ': Les grandes manœuvres...  


7 Dossier & Point de vue   Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteursmais doit être vu comme information   7-1 Tortures   1 Baha Musa, mort au cours d’un interrogatoire.   Dans un rapport publié vendredi, le général Robert Aitken, qui a dirigé l’enquête de trois ans sur les exactions commises en 2003 et 2004, assure que la grande majorité des militaires britanniques ont fait preuve de "courage, loyauté et intégrité".(…)   L’armée britannique d’occupation a conclu que les meurtres et exactions perpétrés par des militaires britanniques à l’encontre de civils irakiens n’étaient pas généralisés mais étaient le fait de quelques soldats dévoyés.(…) .   Ces conclusions vont décevoir les familles de quatre Irakiens morts aux mains des forces britanniques dans le sud de l’Irak, en particulier Baha Musa, un jeune employé d’un hôtel, mort au cours d’un interrogatoire, le corps couvert de 93 blessures.   Vingt-et-un militaires britanniques ont été traduits en cour martiale à la suite de ces décès, mais seul un soldat qui avait été plaidé coupable a été condamné. Les familles ont accusé les militaires de protéger les leurs.   Dans son rapport, Aitken suggère de mieux expliquer les méthodes d’interrogatoire aux militaires et de mieux leur inculquer les "valeurs fondamentales", mais il conclut qu’il n’y a pas eu d’"exactions systématiques".   Le rapport laisse entendre que le gouvernement britannique a mal préparé la guerre en Irak et s’interroge sur les raisons pour lesquelles des techniques d’interrogatoire interdites il y a 35 ans ont été utilisées en Irak.   Il insinue que des pressions auxquelles étaient soumis les militaires britanniques constituent l’une des raisons pour lesquelles certains d’entre eux ont commis des exactions. "Le manque de planification après l’invasion (conséquence, en partie, de la nécessité de donner sa chance à la diplomatie de dernière minute) a certainement été un facteur", dit le rapport.   "L’incertitude quant aux réactions de la population irakienne à l’invasion en a probablement été un autre : dans certaines régions, nous avons été surpris par la rapidité avec laquelle l’euphorie initiale de la libération s’est muée en résistance ".   Le rapport énonce cinq techniques d’interrogatoire interdites par la Grande-Bretagne en 1972 :   placer une cagoule sur la tête du suspect,   le maintenir debout, le soumettre à du bruit,   le priver de sommeil, de nourriture ou de boisson.   Aitken a dit que toutes ces techniques n’avaient pas été utilisées en Irak mais que certaines d’entre elles, notamment la cagoule, l’avaient été.   Le rapport ne précise pas comment les militaires britanniques en sont venus à y recourir et Aitken a déclaré qu’il s’agissait d’une question qui nécessitait un complément d’enquête. "Je pense que nous devrions dire à chacun dans l’armée qu’aucune de ces techniques ne devrait jamais être utilisée, nulle part, point final", a-t-il dit.   Le rapport Aitken conclut que "l'armée condamne le genre de comportement qui a été illustré par les cas d'exactions concernés". "Un tel comportement souille la réputation de la vaste majorité des officiers et des soldats, qui se sont comportés de la façon la plus correcte", ajoute l'auteur.   "Il n'y a pas de preuve de défaillances fondamentales dans l'approche de l'armée de la préparation et de la conduite des opérations", poursuit le rapport, "nos alliés continuent de nous envier notre professionnalisme et notre conduite".   Le ministère de la Défense a déclaré que le rapport n'avait "trouvé aucune preuve d'exactions systématiques des membres de l'armée britannique mais (avait) identifié des domaines de développement pour s'assurer de ce que ces événements ne se répéteront jamais"…   La commission d'enquête recommande toutefois des changements dans la formation des soldats pour la prise en charge des prisonniers de guerre et s'assurer que ces crimes ne se reproduisent pas….   (25-01 Al-oufok avec les agences de presse & AP pour la conclusion)  

2 Baha Musa (26 ans), mort au cours d’un interrogatoire, Jabber Karim, (16 ans) mort noyé dans le Chatt el-Arab.   Me Phil Shiner, l'avocat représentant les civils irakiens, a dénoncé le rapport, affirmant que les preuves formelles d'exactions étaient "abondantes". "L'important est que la Haute Cour devra bientôt dire si elle ouvre une enquête indépendante et publique sur la politique britannique de détention en Irak", a-t-il estimé.   Le général Robert Aitken, directeur de la stratégie des personnels militaires, avait été chargé de mener l'enquête à la suite d'allégations de mauvais traitements contre des prisonniers irakiens.   Il s'agissait notamment des affaires du réceptionniste d'un hôtel de Bassorah, Baha Mousa, 26 ans, mort pendant sa garde à vue aux mains des forces britanniques dans le sud de l'Irak, et d'Ahmed Jabber Karim, 16 ans, mort noyé dans le Chatt el-Arab où des soldats l'ont forcé à nager.   Les exactions se seraient produites pendant la période tendue où les Britanniques contrôlaient le Sud de l'Irak, en 2003 et au début 2004. La résistance contre les forces de la coalition commençait à peine.   Le procès a montré que des officiers de haut rang ignoraient des règles de traitement des prisonniers de guerre fixées par la législation britannique et les conventions de Genève.   Six des sept soldats accusés dans la mort de Baha Mousa, qui fait toujours l'objet d'une enquête, ont été relaxés, et un septième, le caporal Donald Payne, a été condamné à un an de prison et renvoyé de l'armée pour traitements inhumains.   Dans le dossier Ahmed Jabber Karim, quatre hommes ont été acquittés.   Source : Thomas Wagner pour AP  

7-2 Jimmy Massey ex-Marine témoigne- je suis un assassin psychopathe.   Pendant douze ans, le sergent Jimmy Massey a été un US Marine aux nerfs d’acier et au cœur de pierre. Il a servi en Irak où il a ouvert les yeux. Aujourd’hui, il anime l’association des vétérans d’Irak contre la guerre.   23-01-2008   Avant de partir pour l’Irak, vous recrutiez des jeunes pour l’armée ?   Jimmy Massey. Pour recruter, il faut mentir. L’administration Bush a forcé la jeunesse américaine à s’enrôler dans l’armée. En usant d’un procédé qui était aussi le mien : des offres économiques. En trois ans, j’en ai recruté septante-quatre. Aucun ne m’a dit qu’il voulait entrer dans l’armée pour défendre son pays. Ils voulaient de l’argent pour entrer à l’Université ou pour avoir une couverture de santé. Je commençais par leur parler de tous ces avantages, et seulement à la fin, je leur faisais valoir qu’ils allaient servir la cause de la patrie. Jamais je n’ai pu recruter un seul fils de riche. Pour garder son travail quand on est recruteur, il ne faut pas s’embarrasser de scrupules.   Pourtant, vous étiez convaincu que votre pays s’engageait dans une guerre juste contre l’Irak.   Jimmy Massey.Oui, les rapports que nous recevions indiquaient que Saddam possédait des armes de destruction massive. Ce n’est que plus tard que nous avons appris que c’était pur mensonge.   Quand l’avez-vous appris ?   Jimmy Massey. En Irak, où je suis arrivé en mars 2003. Mon peloton a été envoyé sur les lieux qui avaient été ceux de l’armée irakienne, et nous y avons trouvé des milliers et des milliers de munitions dans des caisses étiquetées aux Etats-Unis. (…) J’ai vu des caisses avec le drapeau nord-américain et même des chars nord-américains. Mes Marines (…) me demandaient pourquoi il y avait des munitions des États-Unis en Irak. Ils ne comprenaient pas. Les rapports de la CIA nous avaient convaincus que c’était un camp de terroristes et que nous allions trouver des armes chimiques et biologiques. Or, nous n’avons rien trouvé de tout ça.   Les passages les plus terribles de votre livre sont ceux où vous reconnaissez que vous êtes alors un assassin psychopathe. Pouvez-vous expliquer pourquoi vous le dites ?   Jimmy Massey. Je suis devenu un assassin psychopathe parce que j’ai été entraîné à tuer. C’est le Corps d’infanterie de Marine qui a fait de moi un gangster au service des grandes multinationales américaines, un vulgaire délinquant. J’étais un psychopathe parce que j’ai appris à tirer d’abord et à interroger après, comme un malade et non comme un soldat professionnel qui ne doit affronter qu’un autre soldat. Or, s’il fallait tuer des femmes et des enfants, nous le faisions. Par conséquent nous n’étions plus des soldats, mais des mercenaires.   Comment êtes-vous parvenu à cette conclusion ?   Jimmy Massey. Notre travail consistait à entrer dans des quartiers urbains déterminés et à nous occuper de la sécurité des routes. Tous les rapports des services secrets qui nous tombaient entre les mains disaient que les voitures étaient chargées de bombes et d’explosifs. Les voitures arrivaient et nous tirions quelques salves d’avertissement, si elles ne ralentissaient pas pour rouler à la vitesse que nous indiquions, nous tirions sans hésiter. Et nous attendions des explosions puisque les véhicules étaient criblés de balles. Il n’y a jamais eu d’explosion. Après, on ouvrait la voiture, et que trouvait-on ? Des morts et des blessés, mais pas une seule arme, aucune propagande d’Al Qaeda, rien. Des civils arrivés au mauvais endroit et au mauvais moment.   Vous racontez aussi que votre peloton a mitraillé une manifestation pacifique. Comment cela s’est-il passé ?   Jimmy Massey.C’était aux abords du complexe militaire de Rasheed, au sud de Bagdad, près du Tigre. Il y avait des manifestants au bout de la rue. C’étaient des jeunes, et ils n’avaient pas d’armes. Nous étions tranquilles, nous pensions : « s’ils avaient eu envie de tirer, ils l’auraient déjà fait ». Ils étaient à environ deux cents mètres.   Et qui a donné l’ordre de mitrailler les manifestants ?   Jimmy Massey. Le haut commandement nous a indiqué de ne pas perdre de vue les civils, parce que pas mal de fedayins de la Garde républicaine irakienne retiraient leurs uniformes et s’habillaient en civil pour lancer des attaques terroristes contre les soldats américains.   Vos supérieurs disent que tout ce que vous dites n’est que mensonge.   Jimmy Massey. Mais les preuves contre eux sont accablantes. L’armée nord-américaine est épuisée. Plus cette guerre durera, plus ma vérité aura des chances de se faire jour.   Pourquoi des médias comme le New York Times et le Washington Post ne reproduisent-ils pas votre témoignage ?   Jimmy Massey. Je ne répétais pas l’histoire officielle, selon laquelle les troupes étaient en Irak pour aider le peuple, je ne disais pas non plus que les civils meurent accidentellement. Je refuse de le dire. Je n’ai jamais vu de tir accidentel contre des Irakiens et je refuse de mentir.   Y a-t-il une issue à la guerre, à court terme ?   Jimmy Massey. Non, ce que je constate, c’est que républicains et démocrates sont d’accord sur cette politique. La guerre est une grande affaire pour les deux partis, qui dépendent du complexe militaro-industriel.   Solidaire : Extrait d’une interview réalisée par Rosa Miriam Elizalde de Cubadebate1  

7-3 Point de vue de Ahmed Loutfi : L’Américain le moins populaire.   George W. Bush. Le président Bush a adopté une politique très agressive vis-à-vis du monde arabe qui s’explique en grande partie par des convictions personnelles selon de nombreux analystes.    « Ce qui est certain, c’est que George Bush aura été le pire président américain depuis la seconde guerre mondiale, tant pour la planète que pour les Etats-Unis eux-mêmes », le jugement est de Pascal Boniface, directeur de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), à Paris.   Il l’a confié à Media France Internationale (MFI). Et c’est en grande partie par la politique arabe du locataire de la Maison Blanche que s’explique cet échec : « La guerre en Iraq a été une erreur majeure, et une faillite morale et stratégique. Le fait de concevoir les relations internationales comme une croisade, de les réduire à un affrontement entre eux et nous (ndlr : l’Occident), entre le bien et le mal, ne constitue pas un progrès, ni sur le plan intellectuel ni sur le plan stratégique », affirme Boniface. Cette évaluation faite, alors que le chef de l’exécutif est à sa dernière année de présidence fait poser une question. S’agit-il du tempérament, du caractère et des croyances personnelles de Bush ou de toute une lignée ou composante américaine ?   De nombreux observateurs mettent en avant et sa doctrine néo-conservatrice et religieuse et son origine de capitaliste local aux idées fermées. Mohamad Al-Sayed Saïd, politologue et rédacteur en chef du quotidien égyptien indépendant Al-Badil, estime que pour l’exemple le plus patent de l’échec du président, celui de l’invasion de l’Iraq, « il s’agit en grande partie d’un rôle personnel et non de celui de l’establishment militaire. Avant l’invasion de l’Iraq, le Pentagone et d’anciens généraux ont laissé filtrer des informations sur ces projets militaires afin de tenter d’éviter la guerre. Ils ont mené une importante campagne médiatique à ce sujet », explique-t-il. Bush évidemment n’en a pas pris compte comme il l’a fait avec l’Onu, et une grande partie de la communauté internationale et même les alliés arabes traditionnels des Etats-Unis qui, depuis, sont dans un état de confusion extraordinaire. Sans tenter de faire la psychanalyse de Bush, son passé incite le politologue à relever une vision acquise au départ qui l’a poussé à une politique aussi belliqueuse. « C’est sa personnalité de body guard du capitalisme local, c’est-à-dire limité à une région donnée, qui serait à la base de cette dérive guerrière. Il fait partie de ces Blancs à la culture limitée, mus par une tendance au fanatisme, une fidélité ethnique, une disposition à la violence et au racisme en faveur des Blancs. Sa doctrine politique est celle du WASP (White Anglo-Saxon Protestant) ».   Mohamad Al-Sayed Saïd se réfère aussi à la carrière dans l’industrie du pétrole de Bush qui a commencé en 1978 avec la création d’Arbusto Energy (arbusto signifie Bush en espagnol), une entreprise de recherche de pétrole et de gaz.   Un aspect fondamental de cette dérive politique de Bush est ses convictions de néo-fondamentaliste investi d’une mission quasi divine pour rétablir l’ordre et la moralité dans le monde et le Proche-Orient, surtout.   Il est un Born Again Christian, c’est-à-dire un chrétien qui est « né de nouveau ». Il a imprimé cette foi au cœur du travail gouvernemental. Les réunions du gouvernement à la Maison Blanche commenceraient par une prière et la lecture d’un passage de la Bible , relèvent les différentes études faites à ce sujet. Comme le souligne Mohamad Al-Sayed Saïd, c’est Ronald Reagan qui a commencé au sein du Parti républicain à se servir des arguments religieux pour diaboliser l’Union soviétique. Aujourd’hui, la rhétorique est restée la même, mais l’ennemi a changé : ce n’est plus le communisme, c’est l’islam avec comme objectif la nécessité de protéger « Israël donné aux juifs par Dieu ». Autant de notions qui ont contribué à façonner la politique de Bush.   Mohamad Al-Sayed Saïd relève cependant qu’il y a de la simulation à ce sujet. « Le lien avec la religion est de caractère opportuniste et politique. Il n’y a pas chez lui de vrais sentiments religieux, ni même une assimilation réelle de l’enseignement religieux. Il s’est attaché à la religion en tant qu’idéologie politique en concordance et en coordination avec des mouvements religieux et non des églises, ce qu’on appelle Moral Majority ».   Il reste que, pour cette dernière année au pouvoir, George Bush s’attelle au dossier palestino-israélien. Paradoxal ? Il reste que le moins que l’on puisse dire est que Bush est pour notre région l’Américain le moins populaire.    AL-AHRAM   9 janvier 2008  

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage   8-1 "Les règles de fond et de procédure actuellement appliquées par le CSNU et par le Conseil de l'UE  bafouent les principes fondamentaux qui sont à la base des droits de l'homme et de la prééminence du droit",   L'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe invite le Conseil de sécurité des Nations unies et le Conseil de l'Union européenne à respecter les règles du droit dans l'établissement des "listes noires" de personnes ou d'organisations soupçonnées d'activités terroristes.   "Les règles de fond et de procédure actuellement appliquées par le CSNU et par le Conseil de l'UE  bafouent les principes fondamentaux qui sont à la base des droits de l'homme et de la prééminence du droit", dit une résolution adoptée à Strasbourg par 101 voix contre trois et quatre abstentions.   Les parlementaires des 47 États membres demandent que toute personne ou organisation inscrite sur une "liste noire" bénéficie du droit d'être informée des accusations portées contre elle, du droit d'être entendue et à bénéficier d'un recours.   "Il est absolument évident que nous devons combattre le terrorisme mais n'oublions pas qu'un des principaux alliés du terrorisme est l'injustice", a souligné le sénateur suisse libéral Dick Marty, un ancien procureur, rapporteur du texte au nom de la commission des droits de l'homme.   Le Conseil de sécurité de l'Onu a inauguré la pratique des "sanctions ciblées" en 1999 à travers la résolution 1267 qui impose un gel des avoirs ou des restrictions de circulation pour certaines personnes ou organisations.   L'établissement de cette "liste noire" visait alors les activités terroristes en Afghanistan.   Le Conseil de l'Union européenne a adopté sa propre liste en décembre 2001 dans le cadre d'un plan d'action élaboré après les attentats du 11 septembre aux États-Unis.   Dans son rapport, Dick Marty expose plusieurs cas de personnes inscrites sur ces listes bien que des tribunaux nationaux aient rendu des jugements les exonérant de liens avec des activités terroristes et dénonce l'impossibilité pour ceux qui sont mis en cause de se faire entendre.   Il cite le cas de l'Organisation des Moudjahidines du peuple iranien (OMPI), un mouvement de résistance iranien, qui reste inscrit sur la liste noire de l'UE en dépit d'une décision prononcée en sa faveur par le tribunal de première instance des Communautés européennes.   L'OMPI, qui figure également sur une "liste noire" britannique, a obtenu le 30 novembre dernier un jugement en sa faveur auprès d'une juridiction britannique sans que sa situation soit réexaminée par le gouvernement.   À l'initiative de parlementaires essentiellement britanniques et français, la résolution de l'assemblée du Conseil de l'Europe invite les États membres à "respecter les décisions de justice relatives à l'inscription sur les listes noires".   La présidente de l'OMPI, Maryam Radjavi, s'est réjouie, dans un communiqué, de l'adoption de cette résolution.   "Le Conseil de l'Union européenne n'est plus seulement en désaccord avec la loi. Il défie également la volonté des représentants de millions d'Européens", a-t-elle affirmé.   Gilbert Reilhac   Reuters –    Mercredi 23 janvier,  

8-2 'Opposition ': Les grandes manœuvres...   Les principaux partis de l’opposition irakienne ont signé, le 13 janvier, une déclaration commune, pour souligner leur volonté de réconciliation nationale et de sauvegarde de l’unité irakienne.   Des observateurs ont estimé qu’au moment où la situation de la sécurité intérieure irakienne s’améliorait, les partis politiques essayaient de dissoudre leurs divergences et parvenir à un consensus.   Ces accords apportent une lueur d'espoir à la réconciliation nationale qui piétine, depuis longtemps. Mais un long chemin reste encore à parcourir pour arriver à la réconciliation totale sur le territoire irakien.   Les partis politiques qui ont signé la déclaration commune sont, le « Mouvement Sadr » dirigé par Moktada al Sadr, une personnalité religieuse chiite antiaméricaine, la « Liste nationale irakienne », parti laïc, dirigé par l'ancien Premier ministre irakien Iyad Allawi, le « Front de Dialogue national », parti sunnite dirigé par Salah al-Mutlak, et d'autres partis.   Tous ces partis occupent une centaine de sièges dans le parlement irakien qui comprend 275 sièges. Parmi ces partis, le « Mouvement Sadr » et la « Liste nationale irakienne » ont tous deux, quitté l'année dernière, le gouvernement d'union nationale conduit par le Premier ministre, Nuri al-Maliki.   L'essentiel de la déclaration commune, comprend un appel de soutien au gouvernement central concernant le contrôle unifié des ressources pétrolières irakiennes, et l'opposition à la décision de la région autonome kurde d'exclure le gouvernement central de ses négociations avec des firmes pétrolières pour des contrats sur les ressources.   La déclaration commune s'oppose, en outre, au référendum local crucial visant à annexer à la région autonome kurde, la ville pétrolière de Kirkuk. Ces partis politiques ont déclaré, après la signature de ce texte commun, que le but est de signer une déclaration commune visant à « sauvegarder les intérêts nationaux et l'unité irakienne, et de promouvoir la réconciliation nationale ». La déclaration commune appelle, par ailleurs, à la mobilisation de toutes les ressources pour accomplir de façon rapide, la construction d'unités de sécurité irakienne, en vue de mettre fin à la présence des troupes d'occupation étrangères, en Irak.   L'opinion a estimé que la signature de cette déclaration, incarne la volonté des partis politiques signataires, de mettre de côté leurs contradictions religieuses et leurs divergences politiques, et que ces partis sont en train de changer progressivement leur attitude de non-coopération passée.   Cela fournirait une possibilité à l'établissement d'une alliance politique plus large encore, et contribuerait à faire progresser le processus de réconciliation nationale. Des parlementaires du « Mouvement de Sadr » ont souligné que la signature de la déclaration commune, ne signifiait pas que ces partis avaient d'ores et déjà établi une alliance, mais que cette déclaration équivalait seulement à un « mémorandum de compréhension », visant à mettre en lumière les points de vue des différents partis. A cet effet, des analystes ont estimé qu'il faudrait encore surmonter de nombreuses difficultés, pour permettre aux différentes factions irakiennes, de s'unir réellement et de promouvoir le processus de réconciliation nationale.   Tout d'abord, des divergences énormes existent entre les différentes parties sur des problèmes clés tels que la distribution des ressources pétrolières, et la division du territoire. La déclaration commune souligne l'opposition à la signature de contrats pétroliers par le gouvernement local kurde, avec des compagnies pétrolières étrangères, et à la décision, par le référendum local, de l'appartenance de Kirkuk. Cette position a entraîné un mécontentement vif du gouvernement local kurde. Le dirigeant de la région autonome kurde, Massud Barzani, a accusé la déclaration, qui s'oppose au référendum local, de violer la Constitution , et il a déclaré qu'elle n'y parviendrait pas.   Ensuite, les partis d'opposition, qui ont signé la déclaration commune, occupent aujourd'hui, une centaine de sièges au parlement, et il est probable que cela, constituerait un fort défi à la coalition politique de 110 autres sièges dirigée par Nuri al-Maliki dans l'hémicycle.   Enfin, la situation de la sécurité à l'intérieur de l'Irak, reste encore très précaire, bien qu'elle ait connu une certaine amélioration depuis peu. La faute à la faiblesse du gouvernement central irakien, et au manque de combativité des unités de sécurité irakiennes. Al Qaida pourrait ne pas avoir dit son dernier mot, en Irak.   Des spécialistes ont indiqué que pour dissoudre les rancunes et dissiper les doutes, l'Irak devrait encore parcourir un véritable chemin de pénitence.   CRI Online

26/01/2008

n°146- 'dossiers de l'Afghanistan' au 26-01Fin

Sommaire : 

5 Annexe Géopolitique et stratégie- Analyse 

 5-1 Antonio Artuso : Les États-Unis en sont au stade fasciste.


5 Annexe Géopolitique et stratégie- Analyse

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Antonio Artuso : Les États-Unis en sont au stade fasciste.

Extraits. 

3) Les étapes de développement de l'impérialisme US et la constitution de l'idéologie impérialiste et fasciste actuelle : Série de développements, des guerres, des idées et des proclamations qui ont constitué l'idéologie impérialiste des Etats-Unis :

=> 1823 - Proclamation de la Doctrine Monroe ; 

 Après l'achat par les USA de la Floride à l'Espagne (1819) et la reconnaissance des nouvelles républiques d'Amérique du Sud (1822),

James Monroe, 5e président des USA, définit les principes de la politique étrangère des USA. 

La doctrine Monroe repousse toute intervention européenne dans les affaires de l'Amérique et de l'Amériqued ans les affaires européennes.

De 1823 à 1990, soit en 70 ans, les USA vont entreprendre :

- la conquête de l'Ouest (guerre génocide contre les Amérindiens) [1820-1890]

- l'achat et les conquêtes de territoires

- la guerre contre le Mexique     [conquête du Texas, du Nouveau-Mexique, etc.]

- la guerre hispano-américaine de 1890 contre l'Espagne en Amérique mais aussi aux Philippines.

=> 1845 - «Manifest Destiny»

«When the United States acquired Florida from Spain in 1819, Secretary of State John Quincy Adams remarked that the world should be "familiarized with the idea of considering our proper dominion to be the continent of North America ."  This idea - that it was the mission of the United States to extend its boundaries across the continent to the Pacific Ocean - became known as "Manifest Destiny."  This term was first used by a New York nespaper editor in 1845 […]» [Herfre] Heritage of Freedom - History of the United States to 1877 - Scribner Educational Publishers

Macmillan Publishing Company - New York - Collier Macmillan Publishers - London - 1986]

=> 1903 - The Square Deal and the Big Stick (Theodore Roosevelt)

The Square Deal and the Big Stick.  Theodore Roosevelt was determined to make the United States a great power and to have it treated like one. In the Western Hemisphere, he enlarged the scope of the Doctrine Monroe to secure American mastery of the Caribbean .  One of Roosevelt 's mottoes in foreign policy was, "Speak softly and carry a big stick".  His Big Stick policy could be seen in the Roosevelt Corollary, or addition, to the Monroe Doctrine.  According to the Corollary, which Roosevelt declared in 1904, the United States might have to intervene as an "international police power" whenever an American republic was guilty of "chronic wrongdoings". [Heritage of Freedom, conclusion 19]

=> 1997 - Fondation du PROJECT FOR THE NEW AMERICAN CENTURY

Fondé au printemps 1997, le PNAC se définit comme une organisation militante non commerciale dont l'objectif est la promotion d'un American Global Leadership (Domination mondiale américaine). Le PNAC se place ainsi comme groupe de réflexion et d'influence, œuvrant à trouver et engager des moyens de prolonger au XXIe siècle la domination mondiale des États-Unis acquise depuis la Seconde Guerre mondiale, que ce soit dans les domaines politique, économique, culturel ou militaire. Son siège social de Washington DC se trouve d'ailleurs dans le même immeuble qu'une autre organisation défendant les intérêts des États-Unis, l'American Enterprise Institute.

Membres : Parmi ses membres, se trouvent de nombreux politiciens néo-conservateurs, certains occupant de hautes fonctions au sein de l'administration et de l'actuel gouvernement américain :

William Kristol (président du PNAC),

Donald Rumsfeld (ex-secrétaire à la Défense ),

Paul Wolfowitz (Ex-président de la Banque Mondiale ),

Jeb Bush (frère de George W. Bush et gouverneur de Floride),

Richard Perle, Richard Armitage, Dick Cheney (vice-président des États-Unis), Lewis Libby, William J. Bennett, Zalmay Khalilzad (ambassadeur des États-Unis en Irak), et Ellen Bork (femme du juge Robert Bork).
André Glucksmann et Bernard Kouchner sont quelquefois cités comme membres du PNAC.

En fait, ils n'ont été que signataires, en 2004, au côté de personnalités aussi diverses que Massimo D'Alema ou Joe Biden, d'une lettre ouverte présentée par le think tank néoconservateur aux chefs d'états et de gouvernements de l'Union européenne [1].

5) Aujourd'hui, les États-Unis sont devenus la nouvelle puissance fasciste qui veut étendre son hégémonie sur le monde.  Aujourd'hui la création d'un nouveau «front uni contre le fascisme et la guerre» s'impose au niveau mondial.

Project for the New American Century Lisez l'article de Wikipédia reproduit ci-dessous.  Il mérite vraiment d'être lu.  Il permet de comprendre ce qui se prépare pour l'humanité si les gouvernements ne s'opposent pas à l'impérialisme US.

Antonio Artuso –

Montréal, le mercredi 23 janvier 2008


Project for the New American Century

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Project for the New American Century

Domaine d'activité : relations internationales, suprématisme américain

 

Création : 1997

 

Personnes-clés : William Kristol, Président

 

Orientation politique : néoconservateur
Siège : Washington DC

 

Site Web :

 

newamericancentury.org

 


Think tank

 

Le Project for the New American Century (Projet pour le Nouveau Siècle Américain, PNAC) est un think tank néoconservateur américain.

 

Sommaire

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Objectifs [modifier]

Fondé au printemps 1997, le PNAC se définit comme une organisation militante non commerciale dont l'objectif est la promotion d'un American Global Leadership (Domination mondiale américaine). Le PNAC se place ainsi comme groupe de réflexion et d'influence, œuvrant à trouver et engager des moyens de prolonger au XXIe siècle la domination mondiale des États-Unis acquise depuis la Seconde Guerre mondiale, que ce soit dans les domaines politique, économique, culturel ou militaire. Son siège social de Washington DC se trouve d'ailleurs dans le même immeuble qu'une autre organisation défendant les intérêts des États-Unis, l'American Enterprise Institute.

Propositions [modifier]

Le PNAC fait partie d'un projet plus large, appelé New Citizenship Project (Projet pour une nouvelle citoyenneté), une organisation financée par la Bradley Foundation[2].
Ses opinions sont exprimées notamment dans le rapport Rebuilding America's Defenses (Reconstruire les défenses de l'Amérique)[3], rédigé par les membres du PNAC en 2000, document de 90 pages qui porte sur la stratégie militaire des États-Unis. Du fait de son importance, tant par sa taille que par son influence, ce rapport équivaut à un programme politique. Il présente une vaste analyse de la situation, ainsi qu'un ensemble de conclusions :

  • La domination du monde par les États-Unis profite à la fois aux États-Unis et au reste du monde ;
  • Cette domination nécessite l'usage de la force militaire, d'un jeu d'influence diplomatique et d'un engagement à des principes moraux ;
  • Il incombe aux dirigeants des États-Unis, au niveau de la légitimité et de la responsabilité, de gérer cette domination mondiale ;
  • Le gouvernement des États-Unis doit user de sa supériorité afin d'obtenir une autorité absolue par tout moyen nécessaire.
Dans cet esprit, diverses propositions sont présentées :
  • Abandon des négociations sur la limitation des armements stratégiques ;
  • Utilisation de la force militaire en cas d'échec de la diplomatie, à l'encontre de n'importe quel pays qui gênerait les intérêts et/ou objectifs des États-Unis ;
  • Installation de bases militaires américaines sur l'ensemble du globe pour créer un Global Constabulary (police mondiale), imposant la volonté des États-Unis ;
  • Modernisation des équipements militaires et augmentation du budget de l'armée des États-Unis à hauteur de 3,8% de son PIB ;
  • Développement du National Missile Defense (programme de bouclier anti-missile) et poursuite de la stratégie de militarisation de l'espace.

Controverse [modifier]

Les idées avancées par le PNAC dans le rapport Rebuilding America's Defenses font l'objet de critiques parfois extrêmement violentes : « This is the new Mein Kampf. Only Hitler did not have nuclear weapons. It's the scariest document I've ever read in my life. » (Ceci est le nouveau Mein Kampf. La seule différence est que Hitler n'avait pas d'armes nucléaires. C'est le document le plus effrayant que j'ai jamais lu dans ma vie.) Docteur Helen Caldicott, 2000.
Cette comparaison sera souvent utilisée par les détracteurs du PNAC, notamment des organisations non gouvernementales pacifistes, des partis politiques, et d'autres associations citoyennes. Selon eux, les deux textes présenteraient de grandes similitudes, telles que ses objectifs (la domination du monde par un seul pays), ses rédacteurs (un mouvement politique radical accédant au pouvoir) ainsi que ses conséquences (ignorées et/ou sous-évaluées bien que le groupe au pouvoir envisage une dictature militaire mondiale), et les armes de destruction massive actuelles rendraient les dangers potentiels encore plus grands.
Les partisans des thèses du complot intérieur, y voient même des indices laissant penser que les attentats du 11 septembre 2001 auraient pu être organisés par le gouvernement américain lui-même, afin de pouvoir justifier ses opérations militaires depuis 2001 et faire voter des lois liberticides au nom de la lutte anti-terroriste ; on trouvait en effet dans ce rapport la phrase suivante : « Further, the process of transformation, even if it brings revolutionary change, is likely to be a long one, absent some catastrophic and catalyzing event – like a new Pearl Harbor. » (De plus, le processus de transformation, même s'il apporte un changement révolutionnaire, sera probablement long en l'absence d'un événement catastrophique et catalyseur [d'opinion] - comme un nouveau Pearl Harbor.). Ces thèses s'appuient, entre autres, sur des précédents historiques tels que l'opération Northwoods ou l'incendie du Reichstag de 1933, de faux attentats terroristes permettant aux gouvernements de prendre des mesures extrêmes sous prétexte d'urgence, en usant de la méthode de l'angoisse[4].

n°146- 'dossiers de l'Afghanistan' au 26-01 Débu

Sommaire : 

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Une chanson pour ce ‘cher’ président des USA.

1-2 Vidéo : Omar ben Laden : Mon père ne mérite pas le nom de terroriste.

1-3 Jean-Simon Gagné : Ottawa a un plan pour «vendre» la mission en Afghanistan.  

 3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue du Collectif Échec à la guerre : Le « Comité Manley » : des recommandations pipées d'avance !

3-2 Point de vue de Convergence des Causes : La quincaillerie étasunienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.  

1-1 Une chanson pour ce ‘cher’ président des USA.

 

Ouvrir : http://fr.youtube.com/watch?v=wUhCK-JKMQE

 

1-2 Vidéo : Omar ben Laden : Mon père ne mérite pas le nom de terroriste.

Ben Laden junior a brisé le silence concernant son père lors d’une interview choc donnée à Matt Lauer du Today Show sur la chaîne MSNBC.

Depuis le Caire, il explique ses relations avec Oussama Ben Laden. « Si vous saviez où il se trouve, le dénonceriez-vous ? », demande le journaliste. A cette question, Omar, 26 ans, explique qu’il ne sait pas où il se trouve. Cela fait huit ans qu’il est sans nouvelle de son père (l’homme le plus recherché de la planète.)
Dans une précédente interview donnée à CNN, il explique que son père ne mérite pas d'être qualifié de "terroriste". Car, selon son fils, Oussama dit que c'est son devoir de protéger les musulmans de toutes les attaques.
Omar dit aussi espérer que son père se rende aux Etats-Unis, afin de discuter avec Bush... et de trouver un accord de paix !

Sa femme, d'origine britannique, relève que l'Irlandais Gerry Adams avait longtemps été considéré comme un terroriste (il faisait partie de l'IRA), avant de devenir membre du parlement après des négociations... Et qu'avec Oussama Ben Laden, il faudrait peut-être envisager une éventualité semblable.

Sources Entrevue

Posté par Adriana Evangelizt – 24 Janvier 2008

L'interview intégrale ci-dessous -

http://usa-menace.over-blog.com/article-7358302.html 

1-3 Jean-Simon Gagné : Ottawa a un plan pour «vendre» la mission en Afghanistan. 

La guerre est aussi une affaire de mots et d’images.

Dans un rapport confidentiel intitulé Public Perceptions of Canada’s Role in Afghanistan, dont Le Soleil a obtenu une copie, on suggère même aux porte-parole du gouvernement d’éviter d’utiliser les mots liberté et démocratie dans la même phrase. Tout cela pour ne pas avoir l’air d’emprunter le discours parfois un peu ronflant des Américains en matière de lutte contre le terrorisme.
On conseille aussi de faire véhiculer des messages «positifs» sur la mission canadienne par des journalistes ou par des chercheurs triés sur le volet. Au passage, tous les arguments pouvant remettre en cause la présence militaire canadienne en Afghanistan sont associés à du «cynisme».

Le document de 28 pages, conçu par The Strategic Counsel, une importante société de sondage et de marketing ontarienne, a été remis au ministère des Affaires étrangères l’été dernier.

D’emblée, ses auteurs soutiennent que la mission en Afghanistan est encore mal comprise par beaucoup de Canadiens.  Ils s’inquiètent aussi de l’impact potentiel de ce «déficit d’information» sur la popularité du gouvernement. «Avec l’usure du temps et la couverture continuellement négative des médias (...), la question afghane pourrait prendre de plus en plus d’importance. Au point de remettre en cause la légitimité de la mission canadienne», peut-on y lire. Le cœur de l’analyse effectuée par les chercheurs du Strategic Counsel repose sur une série de 14 groupes de discussion, réunis à la fin de 2006 dans plusieurs villes canadiennes, notamment Laval et Drummondville. Les chercheurs ont pu y constater que la mission canadienne ne soulève pas un enthousiasme délirant, même chez ceux qui lui sont favorables. «Beaucoup de gens disaient qu’ils supportaient la présence des militaires canadiens en Afghanistan, mais qu’ils n’auraient pas approuvé la décision initiale de les expédier là-bas», observent les sondeurs avec un certain étonnement.  Les chercheurs constatent aussi que la mission canadienne suscite une opposition farouche chez une portion importante de la population. Ceux-là ne changeront plus d’avis, concluent les sondeurs. «De toute évidence, il n’y a pas grand-chose à faire pour les faire changer d’avis. La meilleure approche consiste sans doute à tenter d’atténuer leurs critiques.» L’opposition à la présence de militaires canadiens en Afghanistan serait particulièrement marquée au Québec, et chez les citoyens âgés de moins de 36 ans... Le document du Strategic Counsel estime que le gouvernement doit concentrer son énergie à convaincre un troisième groupe au sein de l’opinion publique, décrit comme celui des opposants «mous». «D’une manière générale, ce groupe ne comprend pas grand-chose à la mission canadienne en Afghanistan. Mais son opinion a tendance à devenir plus nuancée quand on lui fournit davantage d’information, comme des exemples de progrès réalisés (...).» À titre d’exemple, on suggère de mettre l’accent «sur les femmes et les enfants».

Les médias, un mal nécessaire

D’une manière générale, le travail des médias est plutôt considéré comme une nuisance, un mal nécessaire. Pour véhiculer un message «positif» sur la mission canadienne, le rapport suggère de s’en remettre à quelques journalistes chevronnés, capables d’effectuer un travail en profondeur. Les noms de Céline Galipeau, de Radio-Canada, et de Stéphanie Nolan, du Globe and Mail, sont mentionnés.

Les chercheurs du Strategic Counsel recommandent aussi de multiplier les tables rondes et les débats avec des individus «crédibles», comme l’éditeur du Atlantic Monthly, Robert Kaplan, le professeur émérite de l’Université de Toronto Thomas Homer Dixon, l’ambassadeur de l’Afghanistan au Canada, des travailleurs humanitaires ou des féministes afghanes. Le Strategic Counsel fait aussi quelques recommandations en matière de vocabulaire. Il suggère d’éviter des expressions à saveur négative telles que combat contre le terrorisme ou protéger les Canadiens. Il recommande même de cesser de faire allusion aux attentats du 11 septembre 2001, trop chargés de mauvais souvenirs. Les porte-parole gouvernementaux sont invités à truffer leur discours de mots positifs comme reconstruction, stabilité, sécurité, droits de l’homme, mission de paix, partenaires internationaux, professionnalisme des forces armées, etc.

«Le plus grand défi consiste à modifier la perception voulant que la nature de la mission actuelle en Afghansitan constitue un changement substantiel par rapport à la tradition canadienne en matière de maintien de la paix», rappellent les analyses. Pour éviter cette perception, le Strategic Counsel estime qu’il faut modifier l’image des forces armées canadiennes, en l’inscrivant dans une tradition de maintien de la paix remontant à plusieurs décennies. Les soldats canadiens doivent être décrits comme un groupe de professionnels capables d’assumer des missions complexes et variées. Il s’agit de répéter que les soldats canadiens sont parmi les «meilleurs», à l’aide d’exemple «concrets».

«Tout doit être simple, clair et sans ambiguïté», concluent les chercheurs.

Commentaire laconique : Interrogé sur l’utilisation de l’enquête, le ministère des Affaires extérieures s’est contenté de répondre par un commentaire pour le moins laconique.  «Le gouvernement du Canada a mené cette recherche afin d’évaluer le niveau de sensibilisation, les connaissances et les attitudes concernant la mission en Afghanistan, ainsi que les réactions aux principaux thèmes, messages et faits Point final.

Jean-Simon Gagné
Le Soleil (Québec) Le mardi 15 janvier 2008

http://www.cyberpresse.ca/article/20080115/CPSOLEIL/80114252/5846/CPACTUALITES

1-4 Au Canada, le scandale sur la torture s'amplifie.

Alors que Maxime Bernier, ministre des Affaires étrangères du Canada du gouvernement minoritaire conservateur de Stephen Harper affirme que les États-Unis et Israël ne torturent pas, certains chercheurs et groupes affirment que les méthodes de torture utilisées dans la prison de Guantanamo ont été mises au point par le gouvernement canadien et des chercheurs de l'Université McGill. Est-ce que ça vous étonne des conservateurs de Harper?  Un gouvernement complice de l'impérialisme é.-u. et du gouvernement sioniste d'Israël, qui a consacré allègrement 20 milliards de dollars à renforcer l'armée canadienne au service de l'hégémonisme des États-Unis et qui envoie encore plus de soldats en Afghanistan (77 soldats canadiens sont déjà morts pour les capitalistes et pour dominer les richesses du Moyen Orient et le plans de conquête de Bush. 

http://www.youtube.com/watch?v=FeQ803w0hP0__._,_.___

 


3  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Point de vue du Collectif Échec à la guerre : Le « Comité Manley » : des recommandations pipées d'avance !

Le « Comité Manley » livre aujourd'hui ses recommandations au gouvernement conservateur concernant l'intervention militaire canadienne en Afghanistan au-delà du mois de février 2009. Ses cinq membres siègent aux conseils d'administration de plusieurs grandes corporations canadiennes, notamment des entreprises du secteur militaire et pétrolier.  Ils représentent les élites économiques et politiques qui ont fait la promotion d'un partenariat approfondi, y compris au niveau militaire, avec les États-Unis.  John Manley a présidé le Task Force on the Future of North America, qui a recommandé en 2005 l'union économique des États-Unis, du Canada et du Mexique.  Derek Burney a fait partie du Groupe d'action des chefs de direction sur la sécurité et la prospérité nord-américaine, etc.  Les cinq membres du « Groupe d’experts indépendant » – Derek Burney, Pamela Wallin, Paul Tellier, Jake Epp et John Manley lui-même – sont d'abord et avant tout des experts du partenariat stratégique avec les États-Unis. 

Sur un enjeu aussi majeur que celui de la guerre, le gouvernement a d'emblée refusé de laisser la parole à la population québécoise et canadienne.  Le « Groupe d'experts » n'a tenu aucune audience publique.  Les rencontres qu'il a faites avec certains organismes se sont déroulées à huis-clos, les organismes devant même s'engager à ne rien divulguer des questions ou commentaires des membres du Comité.  Le public a pu soumettre des propositions... par Internet, que personne n'a pu consulter jusqu'à aujourd'hui. Les recommandations qui émanent aujourd'hui du Comité Manley sont aux antipodes des positions d'une forte majorité de Québécois et de Québécoises qui veulent le retrait pur et simple des troupes canadiennes de l'Afghanistan — des positions que ni le Parti Libéral du Canada, ni le Bloc Québécois ne défendent à Ottawa.  Il est donc impérieux que la population québécoise exige que cessent les affres de la guerre et les tergiversations politiciennes.

Le Collectif Échec à la guerre annonce la tenue d'audiences populaires

C'est en vue de contribuer à cet objectif que le Collectif Échec à la guerre tiendra, le 9 février prochain, des audiences populaires pour le retrait des troupes canadiennes de l'Afghanistan.  Ces audiences auront lieu à Montréal, au Centre St-Pierre, sous la présidence d'honneur de Madame Antonine Maillet. 

En 2008, faisons enfin échec à la guerre en Afghanistan !

Montréal, le 22 janvier 2008. 

3-2 Point de vue de Convergence des Causes : La quincaillerie étasunienne.

Le Général John Corley, à la direction de la Commande Aviation de Combat,  a fait le point sur la situation des F15 cloués au sol lors d’une conférence le 10 janvier 2008.
Cet ancien pilote de chasse a déclaré : “J’ai une flotte 100% fatiguée et pour 40% elle a des pièces défectueuses.

Le futur des F15 est réellement en question“.
Actuellement seuls 259 avions sur 441 sont encore autorisés à voler.
182 autres avions ont été interdits de vol après qu’une inspection ait eu découvert qu’une partie du fuselage n’a pas les caractéristiques requises en épaisseur et solidité selon les spécifications de l’Air Force, commanditaire auprès d’un groupe privé.
Un accident a eu lieu le 2 novembre 2007 au cours duquel un F15 volant à 500 miles à l’heure s’est cassé net au niveau du cockpit et fendu en deux au niveau de son système d’auvent.

Un rapport d’expertise a mis en cause un défaut de fabrication au niveau d’un longeron par la firme Mac Donnell Douglas rachetée depuis par Boeing. La durée de vie de cette partie vitale de la machine a été conçue pour avoir une durée de vie de 30 000 heures de vol.

Or les anomalies ont été constatées dès les 6000 heures accomplies depuis leur fabrication entre 1978 et 1985.
Les avions seront autorisés à voler de nouveau au cas par cas.
L’empire britannique avait fondé sa puissance sur la domination des mers grâce à sa marine.

Les US(a) devaient l’essentiel de leur supériorité militaire grâce à leur flotte aérienne capable d’intervenir n’importe où sur le globe et à très brefs délais.
Y compris ici, où l’hégémonie par la technique devait être incontestable, la puissance montre des signes de faiblesse, cela craquelle sous les vices de fabrication et le vieillissement prématuré.
Pourtant, Bush le deuxième a été le Président Of UNited States le plus dépensier car l’augmentation du budget fédéral s’est accru de 5,3 % contre 4,6% pour Lyndon Johnson, lui aussi confronté en son temps à des dépenses de guerre au Vietnam.
Les dépenses consacrées à la défense, sans compter les frais dus aux guerres, ont grimpé de 5,7% par an depuis son arrivée au pouvoir. Celles consacrées à la sécurité intérieure ont triplé depuis le 11/9/2001.
Selon Chris Hellman du « Center for Arms Control and Non-Proliferation », en incluant les dépenses des guerres contre l’Afghanistan et l’Irak, les dépenses pour la défense ont été majorées de 86% depuis 2001.
En vain.
Le règne de Bush sera peut-être repéré dans l’histoire étasunienne comme la pire des époques qui aura su allier gabegie, corruption et inefficacité quant aux buts allégués. Il sera sûrement la datation précise du déclin de cet Occident.
Convergence des Causes

19-01-2008

n° 145 journal de l'Afghanistan - 17 au 25-01 - Fin

Sommaire

8 Dossiers

8-1 Tortures

1 Les résistants faits prisonniers par les soldats canadiens et remis aux autorités afghanes ont été torturés.

2 Le gouvernement Harper a carrément menti.

3 Réclusion à perpétuité aux USA pour le Canadien Mansour Jabarah.

8-2 Point de vue de Richard Werly : Les militaires de l'OTAN remportent des victoires mais sont loin de pouvoir contrôler le pays.  Ou l'OTAN dans le piège ...

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

9-1 China Metallurgical Group Corporation (MCC) est sur le point de conclure un contrat gigantisime.

Dernière minute

Appels au retrait en Afghanistan: le secrétaire général de l'ONU consterné


8  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  

8-1 Tortures

1 Les résistants faits prisonniers par les soldats canadiens et remis aux autorités afghanes ont été torturés.

L'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique (un groupe de défense des droits humains)  a rendu public des documents démontrant que le gouvernement fédéral savait que les prisonniers remis aux autorités afghanes étaient soumis à la torture.

Ces documents ont été rendus publics dans le cadre de tentatives faites en cour par Amnistie internationale et l'Association des libertés civiles de la Colombie-Britannique pour interdire le transfert des prisonniers faits par les troupes canadiennes aux autorités afghanes.

L'Association affirme que les documents prouvent que les résistants faits prisonniers par les soldats canadiens et remis aux autorités afghanes ont été torturés.  Au cours des derniers mois, Ottawa s'est vu forcé d'amender l'entente conclue avec les autorités afghanes sur le transfert des prisonniers faits par les soldats canadiens.

Les Canadiens ont maintenant le droit de vérifier le sort fait aux prisonniers remis entre les mains des autorités afghanes….

Source : La Presse Canadienne 21 jan, 19 h 08


2 Le gouvernement Harper a carrément menti.

Au moment où le gouvernement canadien tentait de contrer une demande d'injonction en cour fédérale, jeudi, sur le transfert des prisonniers aux autorités afghanes, les chefs des partis d'opposition avaient déjà un verdict sévère à offrir sur la gestion de ce dossier par le gouvernement de Stephen Harper.

De l'avis des chefs des trois partis d'opposition, le gouvernement Harper a carrément menti.

Deux jours avant le début de l'audience de la demande d'injonction d'Amnistie Internationale Canada qui réclame que les Forces armées cessent de remettre des prisonniers capturés entre les mains d'autorités afghanes, le gouvernement a dû révéler dans une lettre déposée en cour fédérale qu'il avait, en fait, suspendu cette pratique depuis plus de deux mois.

Pourtant, malgré de nombreuses questions en Chambre, jamais le premier ministre Harper ou ses ministres n'avaient soufflé mot de cette décision.

"C'est un gouvernement qui a menti à la population, qui a manipulé l'opinion publique, qui a manipulé la Chambre des communes", a lancé le chef bloquiste Gilles Duceppe, en point de presse à la sortie de la réunion de son caucus réuni à Victoriaville.

Le chef libéral Stéphane Dion était tout aussi indigné. "Les conservateurs ont induit la population canadienne en erreur sur une chose aussi grave que la possibilité de torture. Quand pourra-t-on les croire, sur quelque autre enjeu que ce soit?"

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jack Layton, a pour sa part qualifié l'affaire de "tromperie", affirmant que le NPD regarde de près les déclarations des ministres afin d'exiger la démission de ceux qui auraient induit les parlementaires en erreur.

"Quand un gouvernement commence à tromper le public et les membres du Parlement concernant une guerre, c'est très dangereux, parce que la vérité est essentielle quand on discute de choses comme ça", a fait valoir M. Layton en entrevue téléphonique.

On peut déjà prédire que les questions seront nombreuses à la reprise des travaux parlementaires, lundi. Ce qui ne veut pas dire que l'opposition aura plus de réponses cette fois-ci.

En novembre dernier, après d'autres allégations de torture révélées par les médias, les trois partis d'opposition avaient bombardé pendant deux semaines le gouvernement de questions sur le transfert des détenus afghans.

Chaque fois, ils avaient droit à la même réponse qui niait les allégations. Jamais le gouvernement n'a indiqué que le transfert des prisonniers avait été suspendu.

C'est pourtant la décision qui a été prise, au lendemain d'une visite d'un diplomate canadien, le 5 novembre 2007, dans une prison de Kandahar, où un prisonnier a affirmé avoir été battu.

Le diplomate a observé dans la cellule des objets pouvant servir à la torture.

"Depuis, il n'y a pas eu d'autres transferts de détenus afghans", affirme J. Sanderson Graham, l'avocat du gouvernement, dans une lettre déposée en cour fédérale le 22 janvier.

"Comment se fait-il que cette information nous arrive non pas de la bouche d'un ministre mais d'un document déposé en cour, comme par hasard? Comment se fait-il que le premier ministre et les ministres eux-mêmes n'ont pas informé les Canadiens de cela?", a lâché M. Dion.

Plus encore, les partis d'opposition aimeraient bien savoir ce que font les soldats canadiens depuis deux mois lorsqu'ils veulent faire des prisonniers, et ce qu'il est advenu de ceux incarcérés avant novembre dernier.

"Y a-t-il un camp de prisonniers quelque part qui a été créé? Est-ce qu'on les transfère aux Américains?", a demandé Gilles Duceppe. Autant de questions à la cour fédérale

En cour fédérale, les avocats d'Amnistie internationale et de l'Association des libertés civiles de Colombie-Britannique avaient autant de questions similaires pour les Forces armées, des questions qui sont demeurées sans réponse à cause des objections du gouvernement sous prétexte de sécurité nationale. Les groupes de défense des droits de la personne réclament une injonction afin d'obliger le gouvernement à cesser le transfert des prisonniers aux autorités afghanes.

Jeudi, le gouvernement a plaidé que la cause ne méritait plus d'être étudiée étant donné que les soldats ne transfèrent plus de détenus depuis le 5 novembre dernier.

"Aujourd'hui, ils ne transfèrent pas, mais ils ont dit aussi qu'ils peuvent recommencer ce soir, demain matin, la semaine prochaine", a argué Amir Attaran, l'un des avocats d'Amnistie, soulignant que la décision n'est qu'une suspension, pas un changement de politique.

Mais les avocats du gouvernement ont fait valoir qu'il n'y a jamais eu de preuve irréfutable de torture.

"Les faits qui sont devant nous indiquent qu'en aucun cas les droits d'individus ont pu être menacés, a soutenu M. Graham. Ce qu'il adviendra dans deux semaines ou deux mois n'est que pure spéculation."

Devant la juge Anne Mctavish, les avocats d'Amnistie ont interrogé le brigadier-général André Deschamps, en charge des opérations de combat en Afghanistan. Ce militaire signait une déclaration sous serment en décembre où il affirmait que de ne plus transférer des détenus nuirait à l'opération militaire canadienne et aurait de graves conséquences.

En cour fédérale, jeudi, le général Deschamps a admis qu'au moment où il signait cet affidavit, il savait que les transferts avaient été suspendus.

Le militaire a également déclaré que la décision était celle d'un militaire, le colonel Christian Juneau, commandant adjoint des troupes canadiennes en Afghanistan.

Au bureau du premier ministre Harper, on était avare de commentaires, jeudi, soulignant qu'il s'agissait d'une décision relevant de l'armée canadienne. On n'offrait pas plus de réponses au bureau du ministre des Affaires étrangères, Maxime Bernier, qui s'est envolé pour participer au sommet de Davos.

Par Isabelle Rodrigue Et Lina Dib, La Presse Canadienne jeudi 24 jan.


3 Réclusion à perpétuité aux USA pour le Canadien Mansour Jabarah.

M.Mansour Jabarah, un Canadien d'origine irakienne de 26 ans a été condamné à la réclusion à perpétuité vendredi par un tribunal de New York.

Cette condamnation à la prison à vie "est due à la nature de votre participation au plus haut niveau à deux complots", a précisé Barbara Jones, juge fédéral au tribunal du district sud de New York.

"Vous avez admis (...) avoir été impliqué dans des crimes odieux. Alors que vous n'aviez que 19 ou 20 ans. Vous avez participé et véritablement dirigé, --en tant qu'émissaire d'Oussama ben Laden-- ces deux opérations", a ajouté la juge, en référence à la préparation de deux attentats contre les ambassades américaines à Singapour et Manille. Le juge a refusé une demande de l'accusé d'être remis en liberté. "Vous n'étiez pas étranger à ces complots. Vous étiez la personne qui avait été envoyée en Asie du sud est", a-t-elle ajouté. Mansour Jabarah avait réapparu récemment après avoir été maintenu plus de 5 ans au secret, a-t-on appris de source judiciaire.  (Source : AFP -18 janvier)


8-2 Point de vue de Richard Werly : Les militaires de l'OTAN remportent des victoires mais sont loin de pouvoir contrôler le pays.  Ou l'OTAN dans le piège ... Les photos défilent sur l'écran géant du cantonnement britannique, dans l'aéroport de Kandahar, ceint de barbelés gardés par des automitrailleuses.

Le briefing, mené par un officier écossais en passe d'achever son «tour» de six mois dans le sud de l'Afghanistan, scande les victoires alliées contre la résistance. «La question est de savoir qui s'occupe le mieux de la population: les talibans ou nous… «Dans les provinces sudistes du Helmand, de Nimruz, de Kandahar et d'Uruzgan, l'issue favorable dépend à 10% de notre capacité militaire, et à 90% de nos résultats en matière de reconstruction, de développement, et de consolidation de l'Etat de droit.» (…)
Des chiffres, toujours des chiffres. En Afghanistan, la force internationale d'assistance (ISAF) de l'OTAN regorge de statistiques. Elles remplissent ses communiqués, s'étalent sur ses écrans, meublent les conversations des officiers issus des 39 pays qui composent ce contingent d'environ 41700 soldats.
Tout, pour l'ISAF, est affaire de découpage.

Les résistants? : «Ils sont partagés en trois groupes:

Leurs commandants, soutenus par des unités fanatisées et fidèles;

Les éléments provinciaux, tantôt insurgés, trafiquants;

La piétaille obligés de faire le coup de feu avec eux» juge le porte-parole de la force, le général portugais Carlos Manuel Branco.
La résistance et la libération de nombreuses villes et provinces, qui vient de décider Washington à envoyer dans le sud du pays 3200 marines supplémentaires?

«Il faut distinguer. D'un côté: les attaques militaires classiques, de moins en moins fréquentes car elles tournent à notre avantage, poursuit l'officier.

De l'autre: les conquêtes de localités ou de districts par les résistants, souvent pour quelques heures à des fins de propagande.»
La mauvaise image du gouvernement afghan, réputé corrompu et «tenu» par les seigneurs de la guerre souvent impliqués dans le trafic d'opium, dont l'Afghanistan est le premier producteur mondial? «Attention, là encore juge un diplomate américain. L'armée afghane, dans laquelle la communauté internationale a investi, est un succès. Les administrations provinciales varient d'un gouverneur à l'autre. La police, que l'Union européenne devait superviser, est un désastre».
Le problème est que les réalités afghanes, sept ans après l'attaque alliée de décembre 2001, collent mal avec ces chiffres. D'autant que l'ombre des résistants, en planant de plus en plus sur Kaboul, menace de faire basculer cette guerre de conquête vers une résistance éclatée, interethnique et intertribale que l'OTAN n'est pas armée pour affronter.
Le 11 janvier, l'attaque de deux kamikazes contre l'Hôtel Serena, unique palace de la capitale, a semé la panique dans les rangs des ambassades.

L'organisation parfaite de l'attentat, qui a permis aux résistants de déjouer les murs de protection et les gardes de sécurité, de pénétrer dans le lobby pour mitrailler, puis de se faire exploser en tuant huit personnes, a assommé les stratèges de l'ISAF.

Leur QG, tout proche, au sein de la «zone verte» de la présidence et des ministères, est redevenu une cible.

Le principal suspect, un commandant basé au Pakistan, Sirajuddin Haqqani, n'est-il pas connu comme un chantre de la guerre anti-étrangers?
«Cette action est typique du chaos ambiant estime un travailleur humanitaire.

A la base, les résistants opèrent de façon de plus en plus isolée. Leurs groupes sont dispersés. Les garanties de sécurité données par leur commandement ne sont pas toujours respectées.» Tandis que progresse l'idée d'une guerre «asymétrique» à l'irakienne, pour effrayer les alliés les plus fragiles des Etats-Unis.

Les rares restaurants pour expatriés de Kaboul ont fermé depuis l'attaque. L'ONU et les humanitaires ont imposé un quasi-couvre-feu.

Le rejet des talibans par la grande majorité de la population ne suffit plus à garder confiance.

Les provinces voisines se «talibanisent». «Les gens ne sortent plus. J'ai pense que ce soit la fin d'une époque» confirme un vétéran de la capitale.
Les dessous des succès obtenus dans le sud, compliquent aussi l'équation. La reconquête le 11 décembre, par l'armée afghane, (ndlr : par les occupants), du district de Musa Qala, en dit long sur l'ambiguïté du conflit. Epaulés par des unités américaines et britanniques, les militaires afghans ont réinvesti cette zone, puis détruit une usine d'explosifs et un laboratoire de drogue... après avoir laissé les résistants fuir vers le nord.
Motif: «C'était la seule façon d'éviter que leurs combattants se mêlent aux civils. On sait ce qu'une bavure nous coûte en terme de support populaire», justifie à Kaboul le général Zaher Azimi, porte-parole du Ministère de la défense, ex-fidèle du commandant Massoud.(…)
Problème: «Les résistants se fondent dans la population avec leurs armes, comme la gangrène contre-attaque un humanitaire. On ne compte plus, dans les districts «infiltrés» les cas de kidnappings. 1000 policiers afghans ont été tués en 2007.
  «Que l'OTAN l'accepte ou non, les résistants peuvent semer l'insécurité dans une bonne moitié du pays» confirme Joanna Nathan, de l'International Crisis Group. La confusion entre trafiquants et résistants est résumée par un terme souvent entendu: les «narco-kahns», les narco-féodaux.
Retour à Kandahar. Deux hélicoptères Blackhawk de l'OTAN reviennent d'une mission avortée, pour cause de météo désastreuse.

L'Afghanistan, puzzle montagneux et mosaïque ethnique, est un cauchemar logistique pour l'ISAF, trois fois moins importante que la coalition déployée en Irak, selon l'0tan 7'500 hommes manquent par rapport aux engagements pris.
L'hiver a néanmoins l'avantage de ralentir les ardeurs de la résistance.

Une grande partie de l'avenir de l'Afghanistan repose sur les postes isolés de l'OTAN, dans les districts. Pour l'heure, les frappes ciblées et le prépositionnement d'aide pour les populations civiles isolées, dans le cadre de l'opération Pamir, tient les résistanst à distance.

Nouveau briefing de l'Alliance. Nouveau décompte. Dans le Helmand, la résistance ne tiennent plus que quatre districts: Washir, Bagran, Wahran et Sanguin.

Sauf qu'un encerclement, en ce début 2008, reste hors d'atteinte: la frontière pakistanaise, après sept ans de guerre, est toujours aussi poreuse…. Source Richard Werly, envoyé spécial à Kaboul et Kandahar pour ‘Le Temps’
21 janvier 2008


9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

9-1 China Metallurgical Group Corporation (MCC) est sur le point de conclure un contrat gigantisime.

15-01 China Metallurgical Group Corporation (MCC) est sur le point de conclure un contrat gigantisime avec le gouvernement Afghan. Il s’agit d’exploiter les énormes ressources minières du pays, laissées à l’abandon depuis 1970. Cependant, le déséquilibre entre le petit Afghanistan et le puissant conglomérat chinois inquiète. Le contrat prévoit 3 milliards de dollars d’investissement, soit l’équivalent de 35% de la totalité de l’aide internationale à la reconstruction depuis 2002.

FINANCIAL TIMES (QUOTIDIEN ECONOMIQUE BRITANNIQUE)

Dernière minute

Appels au retrait en Afghanistan: le secrétaire général de l'ONU consterné.

En plein débat au Canada sur le prolongement de la mission en Afghanistan, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, appelle au maintien des forces internationales dans le pays. Dans une lettre envoyée aux médias, il qualifie de «consternante» la réaction de ceux réclamant un retrait.

«L’Afghanistan illustre parfaitement ce que devient une nation livrée à elle-même, ravagée par le désordre et en proie à l’anarchie. Cela seul justifie les efforts internationaux entrepris pour aider au relèvement du pays», écrit Ban Ki-moon.
Dans sa lettre, le secrétaire général reconnaît que les résistants «gagnent de nouveau du terrain».

En témoigne l’insécurité croissante. Les attaques kamikaze. La multiplication des mines.
Mais, «plus consternante encore est la réaction de certains responsables étrangers qui appellent à un désengagement ou à un retrait total des forces internationales. Pareille décision aurait des conséquences incalculables et reviendrait à commettre de nouveau une erreur tragique».
Sans ouvertement critiquer les États-Unis, Ban Ki-moon invite à ne pas répéter les erreurs du passé. Les attentats du 11 septembre (…) devraient servir d’aide-mémoire à ceux qui souhaitent un départ des troupes internationales.
En fait, le secrétaire général lie directement la stabilité de l’Afghanistan à la présence des forces de l’OTAN. «Notre réussite collective est tributaire du maintien de la Force internationale d’assistance à la sécurité», assure-t-il.
Un retrait menacerait les fragiles succès remportés en six ans depuis la chute du régime taliban. «L’Afghanistan a un long chemin à parcourir avant de pouvoir reprendre son destin en main. Mais ce jour viendra, à force d’un travail (…) acharné mené dans l’ombre et avec beaucoup de sacrifices. Voilà pourquoi nous sommes présents dans le pays.»
Source : Pierre-André Normandin  Le Soleil 25-01  Québec

n° 145 journal de l'Afghanistan - 17 au 25-01 début

Sommaire

Tiré à part :

2 Occupation de l'Afghanistan 

3 Politique

a) collaborateurs afghans

b) occupants

c) dans le monde

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre

. 
7 Brèves 7-1 L'armée de l'Air afghane devrait être autosuffisante en 2015 (…)

7-2 Les policiers recevront une formation spécialisée

7-3 Maintien du contingent canadien ?

7-4 Réponse ... Maintien du contingent canadien dans le sud de l'Afghanistan au delà de février 2009.


Tiré à part : 25-01 2,5 millions d’Afghans sous la menace de la famine suite à la guerre qui ravage leur pays.

Les Nations unies et le gouvernement afghan ont appelé jeudi la communauté internationale à fournir une aide de 55 millions d’euros afin de venir en aide à 2,5 millions d’Afghans menacés de famine en raison de l’augmentation du prix de la farine (+ 58 % au cours des derniers mois). Avec AP

02-01 Giuliani : Les marines devraient être au nombre de 200.000 au moins ...

Rudolph Giuliani, candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle US prône le doublement des troupes de combat américaines en Afghanistan, dans le cadre d'une occupation militaire (encore) plus large.

Giuliani, préconise "d'accroître la taille de notre armée, dès maintenant", en parlant de dix nouvelles brigades de combat, voire davantage si nécessaire…. Les marines devraient être au nombre de 200.000 au moins et la Navy disposer d'au moins 300 navires… "Nous devons marquer une poussée en Afghanistan et la concrétiser dès maintenant", a-t-il dit mercredi.

La position de Giuliani est encore plus en flèche que celle du gouvernement Bush. Le secrétaire à la guerre Gates n’ayant réclamé le mois dernier que l'envoi de 7.500 militaires en renfort et qui avait clairement signalé que les USA souhaitait que l'effort soit porté avant tout par les autres pays … de l'Alliance atlantique. L'administration Bush a déjà fait voter un plan d'expansion militaire qui prévoit six nouvelles brigades de combat et huit brigades de soutien pour l'armée de terre, soit un total de 547.000 hommes, et un corps des marines de 202.000 hommes. La Navy compte actuellement 280 bâtiments. Mark Egan,( Reuters) version française Jean-Stéphane Brosse

23-01 Nouvelle bavure de la coalition internationale.

Mercredi soir, neuf policiers et deux civils ont été tués dans une opération aéroterrestre de la coalition antiterroriste internationale dirigée par les Etats-Unis visant le village de Ghariban, dans les environs de la ville de Ghazni, au sud-ouest de Kaboul, a annoncé le Docteur Ismaïl Ibrahimzaï, chef des services de santé publique de Ghazni. La coalition a confirmé l’attaque tout en affirmant avoir tué plusieurs insurgés …. Reuters et AP


L'Afghanistan en chiffre du 17-01 au 25-01-08 
tués blessés
Usboys / Autres boys

 9

 8 + X

Policiers, armée et collaborateurs

 16

 X+3

Peuple Afghan

 14

 7 + X


2 Occupation de l'Afghanistan

Les forces occupantes

Otan-Isaf

21-01 L'ISAF est présente en Afghanistan avec plus de 40'000 soldats, aux côtés d'environ 20'000 soldats de la coalition internationale, à majorité US. (ats 09:03 & AP)

Canada

22-01 Le Canada compte 2500 soldats à Kandahar et son mandat actuel expire en février 2009. La Presse Canadienne  

UK 

21-01 Il y actuellement environ 7.800 soldats britanniques en Afghanistan, parmi les 40.000 de l'Isaf. (Reuters & La Presse Canadienne )


3 Politique

1 Des collaborateurs afghans

Prisons, exactions & torture

25-01 Une nouvelle prison, construite avec l’aide de l’Italie, a ouvert ses portes jeudi dans la banlieue de Kaboul. Elle a la particularité d’être la première prison pour femmes. Elle est construite pour 330 détenues. La population carcérale compte aujourd’hui 275 femmes, réparties dans plusieurs établissements. Dans les prochains mois, quinze autres établissements pénitentiaires réservés aux femmes doivent être construits dans le reste du pays. Reuters


2) Des occupants 

1) Usa

Extension des guerres ?

25-01 Wolfowitz a été nommé jeudi à la tête de l'International Security Advisory Board (ISAB), 'une commission consultative chargée de conseiller le secrétariat d'Etat (Affaires étrangères) américain sur le contrôle des armes, le désarmement et la non-prolifération, a annoncé le secrétariat d'Etat. Ce ‘proche’ de Bush avait dû abandonner la direction de la Banque mondiale en juin dernier, après deux ans de mandat, à la suite d'une affaire de népotisme. Wolfowitz a notamment occupé de nombreuses fonctions au gouvernement Bush, dont celles de secrétaire-adjoint à la guerre Et en tant que N°2 de ce ministère, il a été l'un des artisans de la guerre en Irak. AP


3) Dans le monde

Canada

24-01 La participation de l'armée à la guerre et l’occupation de Afghanistan divise les Canadiens, selon les sondages et une commission indépendante vient de proposer un rapatriement du contingent canadien en 2009 au cas où l'Alliance atlantique n'envoie pas de renforts sur le terrain. Jonathan Spicer, version française Jean-Loup Fiévet

France

19-01 Sarkozy, a annoncé que la France allait accueillir une conférence des donateurs pour l’Afghanistan à une date indéterminée. Il a également fait état du renforcement de l’engagement de la France en Afghanistan. Avec AFP


4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants - US & Isaf.

21-01 Un soldat britannique  de la Force internationale (ISAF) de l'OTAN a été tué lors d'une explosion au cours d'une patrouille qu'il effectuait dans le sud de l'Afghanistan. La patrouille appartenait au deuxième bataillon du régiment du Yorkshire, sous commandement de l'Otan. Cinq militaires ont été blessés, a annoncé l'ISAF. Il a précisé dans un communiqué que le véhicule avait heurté une mine dimanche à trois kilomètres au nord-est de Moussa Qala, une localité de la province d'Helmand (ats 09:03)

23-01 Un soldat canadien a été tué et deux autres blessés lorsque leur véhicule blindé LAVIII a heurté une bombe dissimulée sur une route du district de Panjawii, à 35km au sud-ouest de la ville de Kandahar, en Afghanistan. L'attaque est survenue mercredi après-midi, à 13h40, heure locale, alors que les soldats participaient à une opération d'ouverture de route dans la région. Le brigadier-général a expliqué en point de presse que le secteur où est survenu l'accident compte beaucoup de bombes artisanales, que les résistants prennent le soin de remplacer au fil des ans. La Presse Canadienne

25-01 Un soldat de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis a été tué et trois autres ont été blessés vendredi dans des combats avec des insurgés dans l'est de l'Afghanistan, selon un communiqué.Les affrontements auxquels ont pris part les forces afghanes se sont déroulés dans le secteur de Nari dans la province du Kounar, alors que des soldats de la coalition et des militaires afghans effectuaient des recherches, a précisé la coalition. Les nationalités des soldats de la coalition décédé et blessés n'ont pas été communiquées. La plupart des militaires étrangers opérant dans la zone sont américains. Un soldat afghan et un interprète travaillant pour la coalition ont également été blessés, selon le communiqué, qui ne donne aucune autre précision …. AP


Les combats par provinces

Détails autorisés.

Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan)

20-01 Un convoi transportant du matériel de construction pour la base de l’Otan de Sangin, , a été attaqué, a annoncé un policier. Le bilan est lourd. Quatre conducteurs et deux hommes chargés de la sécurité ont été tués. En outre, 4 camions ont été détruits . Avec AP et AFP

22-01 Dans un communiqué publié mardi, le ministère de la Défense a fait état de la mort de huit résistants dont un commandant, au cours d’une opération dans un village situé entre les districts de Moussa Qala et de Kadjaki. Quatre autres ont été blessés lors de ces combats, a précisé le ministère. Avec Pajhwok


Province de Kandahar (sud) 

21-01 Des affrontements opposant des soldats de l'Alliance atlantique et les forces afghanes à des résistants dans le secteur de Zhari, situé dans la province de Kandahar, dimanche, ont coûté la vie à quatre résistants, a expliqué le chef de la police provinciale, Sayed Agha Saqib. D'après lui, aucune victime n'etait déclaré dans les rangs des forces de l'Afghanistan et de l'OTAN…. AP


Province de Kunar (est de l'Afghanistan)

19-01 Des combats "ont commencé lorsque l'Isaf a lancé à partir de sa base une offensive contre les résistants en train de se positionner pour attaquer la base", en précisant que l'armée afghane et la Force de l'Otan avaient été avertis la veille de l'imminence d'une attaque massive contre leur base. Des armes légères, mitraillettes, mortiers, artillerie, hélicoptère et autre soutien aérien avec des munitions de précision ont été utilisés, indique encore l'Isaf. Les combats, dans le district de Watapoor, (frontalière avec le Pakistan) ont fait "plus de deux douzaines de blessés ou tués" parmi les seuls résistants et ont "duré plus de 21 heures". La difficulté du terrain dans cette zone montagneuse a rendu "difficile de dénombrer exactement pour l'instant les pertes ", selon un communiqué de l'Isaf.  Nb : Cette information n’a pu être confirmé de source indépendante La résistance prétend que ces pertes sont minimales (AFP -15h17)


Province de Khost (sud-est)

23-01 Mercredi, un kamikaze s’est fait exploser dans un restaurant, blessant trois collaborateurs. L’attaque c’est produit dans la ville de Khôst, chef-lieu de la province éponyme, au sud-est de l’Afghanistan. Selon la police, la cible de l’attaque devait être des responsables militaires afghans et étrangers qui avaient prévu de se rencontrer. Avec Reuters

25-01 Quatre combattants afghans collaborant avec la coalition internationale ont été tués par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule, près de la frontière pakistanaise, dans le sud-est de l'Afghanistan, annoncent les autorités.(Reuters


Province de Zabol (sud-est)

20-01 Dimanche matin, Abdoul Qayoum Modjadeddi, chef de la mission de réconciliation nationale , son chauffeur et son garde du corps ont été capturés dans le district de Shahjoy, a annoncé un porte-parole de la police provinciale. Plus tard dans la journée, son corps sans vie a été découvert et une opération de recherche a été lancée pour retrouver son chauffeur et son garde du corps. Avec AFP et Xinhua


4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 ""


Civils tués ou morts (vu les exécrable conditions de vie)  : ? +  3.610

Civils blessés                                                  : ? +  2.0451(chiffres trop bas) 


Résistances afghans tués :                           : ?  +  2.802

Résistances afghans blessés                         :?  +  1.581(chiffres trop bas)

Résistances afghans arrêtés :                        : ?  + 2.189


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1169

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 1211 (chiffre invraisemblablement bas...)

Suicides                                                           : ?  +  20

CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 3.890

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?   + 3.864  (chiffre trop bas)

Collabo   tués                                                       :   1.014

Collabo   blessés                                                 :?  +  518( chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                        : ? +   3 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.
7 Les brèves Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

7-1 L'armée de l'Air afghane devrait être autosuffisante en 2015 (…)

L'armée de l'Air afghane manque encore cruellement de pilotes et d'appareils, et ne sera pas "auto-suffisante" avant 2015, "Il faudra attendre 2013 ou 2014 avant que l'armée de l'Air afghane soit certifiée pour des missions d'appui aérien" aux troupes au sol, a-t-il précisé le général US Lindell, responsable des équipes chargées de sa formation et de son entraînement. Elle emploie actuellement 1.950 personnes, dont quelque "180 pilotes, dont certains n'ont pas volé depuis 15 ans", a souligné le général.

Les Etats-Unis vont commencer à entraîner de nouveaux pilotes à partir de l'année fiscale 2009, à un rythme de 48 par an, a-t-il affirmé. L'objectif est de doter cette armée de l'Air d'un personnel de 7.400 personnes et d'une flotte de 120 appareils d'ici 2015, a-t-il ajouté. L'armée de l'Air afghane, la plus importante de la région avec environ 500 avions dans les années 80, s'est retrouvée entièrement démunie après la guerre civile qui a suivi.

Concernant la flotte d'avions et d'hélicoptères, elle passera de 22 actuellement à 61 appareils d'ici 2011. "Nous avons doublé les capacités de l'armée de l'Air afghane depuis le mois d'octobre, et nous allons encore les doubler dans les mois à venir", a-t-il fait valoir. "En octobre, nous n'avions que sept MI-17", des hélicoptères de transport russes, mais "nous sommes sur le point de doubler ce nombre", grâce à l'acquisition de trois MI-17 supplémentaires en décembre et l'achat auprès de la République tchèques de neuf autres hélicoptères "dans les six mois à venir", a affirmé le général Lindell. De plus, "d'ici mars nous aurons six Antonov 32", des turbopropulseurs militaires de transport russes, a-t-il ajouté. Les Etats-Unis ont promis 180 avions à l'Afghanistan, mais ont ensuite réduit ce chiffre à 120. (AFP / 24 -01)


7-2 Les policiers recevront une formation spécialisée…

Les choses sont sur le point de changer pour la Police nationale afghane (PNA) dans le district de Zhari-Panjwaii, où les instructeurs des Forces canadiennes ont peiné à former des agents mal équipés et sous-payés. La deuxième partie d'un programme de développement doit se mettre en branle, le mois prochain, mais les efforts visant à y inscrire les policiers afghans ont déjà commencé.

Le major Louis Lapointe, commandant d'une équipe de liaison et de mentorat opérationnel (ELMO), a indiqué que le programme de formation, obligatoire, d'une durée de huit semaines, éliminerait certains des problèmes de matériel, de drogue et de corruption qui affectent la PNA. Dans le cadre de ce programme, lancé il y a près de deux mois dans la région de Zaboul, les policiers recevront une formation spécialisée portant sur les techniques d'enquête, les tactiques, le maniement des armes et l'éthique. Ils recevront également leur propre fusil AK-47, un uniforme et un salaire fixe, ce qu'ils n'obtiennent pas tous actuellement. Deux nouveaux postes secondaires de police seront sous peu ouverts à Panjwaii Source : Par Isabelle Rodrigue, La Presse Canadienne 22-01


7-3 Maintien du contingent canadien ? Les Etats-Unis pourraient être appelés à aider le Canada à atteindre les conditions établies par un comité en faveur de la poursuite de la mission en Afghanistan, mais des observateurs croient qu'Ottawa ne devrait pas laisser ses alliés européens s'en tirer si facilement. Selon Paul Heinbecker, un ancien diplomate qui a représenté le Canada aux Nations unies, il ne serait pas très difficile pour l'OTAN de fournir 1000 soldats supplémentaires pour l'appuyer dans la province de Kandahar; ce ne serait en fait qu'une question de volonté politique. Le comité présidé par l'ancien ministre libéral John Manley a recommandé que le gouvernement conservateur donne à ses partenaires militaires jusqu'en février 2009 pour envoyer un autre groupe de combat - soit environ 1000 soldats - pour l'appuyer dans la province de Kandahar. M. Heinbecker estime que le Canada devrait, jusqu'à un certain point, jouer la carte de la "poule mouillée" pour obtenir davantage d'aide dans sa mission de combat et convaincre les alliés de l'OTAN de prendre leurs responsabilités.

Pour d'autres observateurs, l'atteinte des objectifs recommandés par M. Manley dépendra surtout de la coopération des Etats-Unis, puisque les appels à l'aide à la communauté internationale et à l'Europe risquent de rester sans réponse. Les plus importants pays déjà en Afghanistan - la France , l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne - ont tous refusé d'y envoyer plus de soldats ou de permettre à ceux qui y sont déjà de participer aux combats.

Le Canada compte 2500 soldats à Kandahar et son mandat actuel expire en février 2009.

La Presse Canadienne 22-01


7-4 Réponse ... Maintien du contingent canadien dans le sud de l'Afghanistan au delà de février 2009. Une commission indépendante mandatée par le gouvernement a recommandé le maintien du contingent canadien dans le sud de l'Afghanistan au delà de février 2009, mais fixe des conditions, notamment que l'Otan y déploie des renforts. Le groupe de cinq experts a été mis en place afin de faire des recommandations sur l'avenir de la mission des 2.500 militaires canadiens déployés dans la région de Kandahar. Il recommande une prolongation au delà de son échéance actuelle en février 2009, sous réserve de deux conditions, mais ne fixe pas de date pour la fin de la présence canadienne. La première condition est que les partenaires du Canada au sein de la Force d'assistance à la sécurité (Isaf) "déploient un nouveau groupement tactique" d'environ un millier de soldats dans la province de Kandahar..

La seconde est que le gouvernement mette à la disposition des Forces canadiennes au plus tard en février 2009 de nouveaux hélicoptères de transport de moyen tonnage ainsi que des drones (véhicules aériens sans pilote) à haute performance. "Si ces conditions ne sont pas respectées, le Groupe recommande au gouvernement de faire savoir aux autorités afghanes et aux pays alliés qu'il entend transférer la responsabilité de la sécurité à Kandahar", souligne le groupe.

Les experts jugent aussi que les militaires canadiens devront "progressivement délaisser les missions de combat pour se concentrer davantage sur la formation des forces nationales de sécurité".

Le rapport du groupe d'experts devrait relancer le débat sur la mission canadienne.

Les libéraux, principale formation d'opposition, réclament la fin de la mission de combat des troupes canadiennes en février 2009, mais n'excluent pas le maintien de soldats pour entraîner les forces afghanes.

Le Bloc Québécois (indépendantiste) demande le retour du contingent en 2009 et le Nouveau Parti démocratique (gauche) son rapatriement immédiat.

 (Source : AFP / 22 janvier 2008)

25/01/2008

N° 64 Les dossiers du Liban 24-01 Nasrullah - complet

5-2Nasrullah : Nous avons empêché l’exécution du plan américain au Liban. Dans une longue interview accordée à la chaîne NBN, le secrétaire général du Hizbullah a longuement décrit la situation libanaise en la rattachant à la situation régionale et internationale. Nous traduisons ici une partie de cette interview. Nous avons mis entre parenthèses les explications nécessaires à la compréhension de certains passages, et avons résumé certains autres.

Le plan américain

Question : Les gens sont de plus en plus perdus, au Liban, ils ne savent plus qui croire, ne savent plus quel est le fond du problème. Est-ce que l’opposition a manqué dans sa tâche d’éclaircir la situation ?
Sayyid Nasrullah : Concernant le projet américain, nous avons toujours besoin de rappeler aux gens, ce que soit au public du (groupe du) 14 mars (les partis du pouvoir, nommé également 14 février), à l’ensemble du peuple libanais et tous les peuples de la région, qui suivent l’évolution de la situation et des événements au Liban, pour faire connaître la réalité de ce qui se déroule au Liban. Le projet américain au Liban fait partie du projet américain dans la région. Au Liban, tels que nous le voyons, il signifie quatre points qu’il nous faut connaître au moment où nous lui faisons face. Ces points sont :

1 – L’administration américaine veut qu’il y ait au Liban un pouvoir qui lui soit inféodé, qui exécute ses ordres et réalise ses objectifs dans la région.
Ce qui veut dire que si les Etats-Unis souhaitent y avoir des bases (militaires), ce pouvoir leur faciliteront la tâche, comme ce qui existe dans les Etats de la région.

Mais s’il y a un pouvoir qui refuse la présence de ces bases américaines au Liban, il sera un obstacle au projet américain. Par conséquent, s’il y a des forces politiques ayant une dimension nationale, qui font passer les intérêts nationaux avant les intérêts américains et qui ne sont pas prêts à être les outils du projet américain, elles n’ont aucune place dans ce pouvoir.

2 – Le projet américain au Liban est dépourvu de toute résistance, ni le Hizbullah, ni autre que le Hizbullah. Quiconque pense affronter les ambitions israéliennes et les agressions israéliennes, sa présence sera interdite au Liban, que ce soit au niveau de la pensée, de la culture ou des armes.

3 – L’installation définitive des Palestiniens, non pas pour résoudre la dimension humaine, mais pour liquider le droit au retour, pour supprimer la question palestinienne au profit de l’entité sioniste.

4 – Utilisation du Liban pour faire pression sur la Syrie , exercer un chantage sur ce pays et le pousser à se plier aux exigences des Etats-Unis, au niveau régional, au niveau du règlement global et au niveau du projet du nouveau moyen-orient.

La preuve de ce que j’avance :

1 – la résolution 1559 qui stipule l’élection d’un président sans intervention étrangère, sauf américaine, ce qui signifie que les Etats-Unis veulent recomposer le pouvoir qui lui est inféodé, c’est pourquoi les Américains ont refusé de donner un délai, même deux mois, pour légiférer sur une nouvelle loi électorale, ils ont insisté sur la date des élections (législatives) parce que George Bush avait déclaré qu’il fallait que les élections aient lieu avant telle date, et c’est pourquoi ils ont accepté une loi électorale dont ils disaient qu’elle est injuste et non équitable, l’ayant même nommé la loi de Ghazi Kanaan (renseignements syriens), car ils étaient pressés de mener ces élections, et d’être un pouvoir qui réalise ce but.
2 – Désarmer la résistance sous le prétexte de désarmer les milices.
3 – La question palestinienne devant conduire à l’installation définitve (tawtîn).
4 – La pratique depuis deux ou trois ans, en ce qui concerne l’attitude envers la Syrie. Personne au Liban ne souhaite que la Syrie dirige ou administre le Liban, ce sont les Libanais qui doivent administrer le Liban, ni la Syrie ni les Etats-Unis, ni la France , ni l’Arabie Saoudite, ni l’Iran, ni personne.
Mais il n’est pas de l’intérêt du Liban qu’il devienne un ennemi ou un adversaire de la Syrie , mais dès le début, cela est allé dans cette direction.

C’est le projet américain qui se résume en : pouvoir inféodé, pas de résistance au Liban, pas de forces nationales refusant de prendre le train du projet américain, et il y a des forces nationales autres que le Hizbullah qui refusent et insistent à mettre en avant l’intérêt national, qui refusent l’installation définitive des Palestiniens, bien que certains présentent cette question dans sa dimension religieuse, soit l’augmentation du nombre des musulmans par rapport au chrétiens, ou dans le cadre confessionnel, l’augmentation des sunnites par rapport aux autres musulmans. Nous considérons, par contre, qu’il s’agit d’une liquidation du droit au retour en préalable de la liquidation de la question palestinienne. Car l’un des nœuds les plus complexes posés dans les négociations palestino-israéliennes est celui du droit au retour. Les Américains agissent pour réaliser ce but, soit par leurs activités politiques soit par les assassinats qu’ils commettent, selon mon explication et mon analyse, et je suis prêt à discuter de ce sujet, ces assassinats derrière lesquels se trouve, le plus probablement, Israël, ou soit par la guerre de juillet (2006) et toutes les pratiques des Etats-Unis.

En face, la résistance, dans sa dimension militaire ou l’opposition nationale dans sa dimension politique intérieure, mènent une lutte non pas contre ce courant ou ce parti appartenant au 14 mars, mais contre George Bush qui déclare suffoquer, ces jours-ci, et contre l’administration américaine, avec Abrams, Welsh, Condolizza Rice, et contre le projet américain qu’ils veulent imposer aux Libanais. C’est notre vision, nous devons l’expliquer et la clarifier. Les forces de l’opposition en sont conscientes, mais pour les forces du 14 mars, une partie est convaincue du projet américain, considérant que c’est pour l’intérêt du Liban, et une autre partie n’écoute pas, d’autres ont déjà écrit leur réponse à cette interview avant même d’en connaître le contenu, ou des communiqués d’insultes…

Le gouvernement d’union nationale
Question : les forces du pouvoir affirment que l’opposition ne veulent pas l’Etat tel qu’il est conçu ?
Sayyid Hassan Nasrullah : Ceci n’est pas vrai, la preuve étant qu’en 2005, lors des élections électorales, bien que nous n’étions pas convaincus de la loi électorale qui a été appliquée, nous avions accepté d’y participer, et nous n’étions pas convaincus de la date mais nous y sommes allés car au Liban, le début correct pour former un nouveau pouvoir part des élections législatives. Si les élections avaient eu lieu selon une loi électorale correcte, les résultats des élections auraient été sains, et le pouvoir aurait été sain également, mais nous avions accepté cela car nous voulons qu’il y ait un pouvoir au Liban et nous ne voulons pas le vide, notamment après le départ de la Syrie dont la présence était voulue au niveau international et arabe. Nous avions accepté le règlement, comme nous avions accepté l’accord quadripartite et sommes allés vers les élections au moment où nous n’étions pas convaincus, ni pour la date, ni pour la loi électorale, et pour prouver notre sérieux, nous sommes allés au gouvernement, et c’était la première fois où nous participions directement. Au début, nous avions soutenus le gouvernement, mais lorsque nous y sommes rentrés, ce n’était pas sur la base du tiers garant, nous y avions participé sur la base d’un accord politique, pour construire un pouvoir et un Etat et surmonter le vide existant.
Mais lorsque nous y sommes allés, nous nous sommes aperçus qu’il y a un projet qui se réalise par le biais du gouvernement et par le biais du pouvoir, et que nous étions uniquement des témoins incapables, ne pouvant rien changer ni au niveau politique ni au niveau administratif et économique.

Au début, nous sommes allés vers tout ce qui consolide l’Etat et forme le pouvoir, malgré les dangers, et lorsqu’il y a eu crise politique, nous sommes allés vers le dialogue, nous avions essayé, par le dialogue, de régler les questions essentielles en suspens, mais il y a une partie qui veut réaliser certains objectifs et se diriger sans les autres partenaires du pays, ce qui a conduit à la crise politique actuelle.

Question : est-ce qu’à votre avis, les Etats-Unis ont besoin d’une base au Liban ?
Sayyid Nasrullah : Les Américains ont besoin de bases n’importe où, car cela fait partie des priorités du projet américain, surtout après l’effondrement de l’Union soviétique, ils ont besoin d’une présence directe dans la région, ils ont besoin de tenir le pouvoir au Liban, les appareils sécuritaires et l’armée. C’est le projet réel pour que le Liban soit soumis à la politique américaine, qu’il fasse la concorde avec Israël, mette fin à l’état de résistance, installe définitivement les Palestiniens et que le Liban devienne un outil du projet américain dans la région.

Question : Est-ce que l’accord de Taëf manque d’un mécanisme pour régler les dissensions entre les Libanais ?
Sayyid Hassan Nasrullah : Cela exige de longues discussions, est-ce que le problème se situe au niveau des mécanismes ? Je ne le crois pas, le problème est qu’il y a un groupe au pouvoir qui veut s’en accaparer et qui refuse la participation de l’autre partie. C’est pourquoi nous considérons que ceux qui disent que le tiers garant, ou annulateur ou qui fait tomber le gouvernement soit, accorder le tiers du gouvernement à l’opposition est un suicide politique, que c’est étrange. Dans tous les Etats du monde, lorsqu’il y a une crise interne, ou aux lendemains d’une guerre, ou dans le cadre de défis au niveau régional, ou international, ces Etats forment un gouvernement d’union nationale. Mais ici, au Liban, le gouvernement d’union nationale devient un suicide politique. Certains parlent de suicide politique, d’autres disent que cela est impossible et non envisageable, pendant qu’un troisième parle de cadavres….. Aujourd’hui, le problème réel, c’est que le principe de la participation, soit le tiers garant, veut dire que l’opposition devient associée dans la formation du pouvoir et dans l’administration du pays, cela veut dire qu’il n’y aura pas d’installation définitive des Palestiniens (tawtîn).

Question : est-il possible qu’ils dilapident le pays à ce point ?
Sayyid Hassan Nasrullah : Oui, et lors de la guerre de juillet (2006), ils l’ont fait : est-ce qu’il y a un Libanais qui demande aux Etats-Unis qu’Israël déclenche une guerre contre le Liban, qu’il détruite des régions entières ?

Question : En êtes-vous certains ?
Sayyid Nasrullah : Oui, nous en sommes certains et j’en fais serment. La pratique au cours de la guerre confirme les accusations que nous portons. S’il y a une opposition, un tiers garant, cela veut dure qu’il y a un effort libanais officiel pour traiter les dossiers en suspens avec la Syrie , et de ce fait, ne pas utiliser le Liban pour la guerre et les pressions sur la Syrie. S ’il y a une opposition et un tiers garant, cela signifie que la question de la résistance se traite dans le cadre d’une stratégie de défense nationale qui consolide la force du Liban et non sur la base de la suppression de la résistance pour le profit d’Israël. S’il y a une opposition et un tiers garant, cela signifie qu’il y a une politique économique nationale non soumise aux conditions du Fonds monéraire international et de la Banque mondiale. S’il y a une opposition et un tiers garant, cela signifie qu’il y a des institutions militaires et sécuritaires nationales et non une armée et des appareils sécuritaires refondées et dont l’idéologie est refondée pour être, en fin de compte, des appareils de renseignements au service du FBI et de la CIA. C ’est cela, le tiers garant.
Ils nous voulaient comme décor

Question : Vous étiez au pouvoir. Pourquoi n’êtes-vous pas restés et gardé le tiers garant ?
Sayyid Nasrullah : Il est d’abord important de rappeler que lorsque nous sommes entrés au gouvernement, il n’y avait aucune discussion sur le tiers garant, et nous ne sommes intervenus ni par une part, ni dans des négociations menées par le parti al-Mustaqbal (Harîrî) avec le courant national libre (Aoun), ni dans les négociations entre le président (gouvernement) Sanioura et le président (république) Lahoud autour du nombre des ministres….
Amal et le Hizbullah sont entrés au gouvernement sur la base d’un accord politique qui avait commencé avant les élections législatives. Ils ont rompu cet accord. De quoi parlait-il ? Un accord politique sur les armes de la résistance et sur la participation. Ce furent les points essentiels….

 Mais lorsque nous sommes entrés au gouvernement, les questions essentielles n’étaient plus discutées, ni dans le cadre de l’alliance quadripartite des partis, ni dans le gouvernement. Par exemple, la question de l’énergie, qui est un des principaux dossiers du pays (eau, électricité et pétrole). Le ministre de l’énergie est l’un des nôtres, il découvre que le chef du gouvernement a constitué un groupe de travail qui met les plans, les programmes et les politiques dépendant du ministère de l’énergie, sans qu’il en soit au courant, alors qu’il avait également constitué un groupe de travail.
Les ministres de Amal et du Hizbullah découvrent aussi que le plan économique et financier du gouvernement était prêt, sans qu’ils ne soient consultés. L’équipe de la majorité avait même fait un plan pour l’agriculture, alors que le ministre de l’agriculture n’était pas au courant. Pour la question de la sécurité, il a été décidé, et le texte a été montré par le ministre Fneish qu’il sera constitué un bureau de renseignements avec la présence d’officiers internationaux, ce bureau aura pour tâche le contrôle des appareils sécuritaires libanais et la discussion de ses plans, de ses programmes, de son développement, de son équipement et financement. Au temps des Syriens, cela n’existait pas !.... Il s’est donc avéré que nous étions là pour le décor, afin de dire que toutes les confessions sont représentées dans le gouvernement, et c’est pourquoi nous avons préféré le quitter.
Nous ne leur accorderons pas la légitimité de gouverner seuls

Question : il leur reste un an et demi au pouvoir. Pourquoi ne pas les laisser gouverner jusqu’aux prochaines élections électorales ?
Sayyid Nasrullah : S’ils gouvernent pendant un an et demi sans l’opposition, ce sera un grave danger sur le liban… Le problème n’est pas dans la présidence de la république, que ce soit Michel Sulayman ou Michel Aoun, la situation sera la même et sans le tiers garant, le général Aoun ne pourra rien faire non plus. Vous dites que la situation antérieure était stable, oui, parce que le Liban, pendant 15 ans, a été tenu par un ordre régional et international. Maintenant, on nous dit : vous les Libanais, réglez vos problèmes vous-mêmes, quelle que soit l’intervention américaine ou étrangère.  Nous nous sommes retrouvés confrontés aux problèmes réels, lors de notre présence au gouvernement… Il y a un groupe qui emmène le pays vers une voie dangereuse… Et je m’adresse aux Libanais, leur disant : la question est posée, est-ce que nous les laissons gouverner encore, est-ce que nous leur facilitons la tâche, par notre générosité ? L’opposition a facilité beaucoup de choses, à tel point que la base reproche beaucoup et je comprends ce reproche, mais c’est un autre problème. On nous dit : pourquoi insistez-vous sur le tiers garant, laissez élire le général Sulaiman, qu’ils forment leur gouvernement, et dans un an et demi, ce seront les élections législatives. De mon point de vie, s’ils prennent le pouvoir sans faire participer l’opposition avec le tiers garant, et quel que soit le président de la république, cela constituera un danger sur le pays, dans différents domaines : politique, juridique, économique, et même sécuritaire. Cela exige évidemment quelques explications.
Nous savons que le gouvernement fait la loi électorale. Qu’est-ce qui nous garantit que ce gouvernement que nous allons laisser gouverner pendant un an et demi, ne reviendra pas avec la nouvelle loi électorale, renouvelant la crise pour quatre ans supplémentaires ? La majorité veut une loi électorale qui lui permette de revenir, elle fera une loi lui garantissant la majorité au parlement, pour quatre ans.
Pour la question économique, les lois qui seront appliquées pendant un an et demi comportent de graves dangers pour les paysans, les industriels, la main d’œuvre et les fonctionnaires de l’Etat, avec l’augmentation des impôts et des taxes. Le programme économique de ce gouvernement est la conséquence de la conférence de Paris 3, et les conditions du Fonds monétaire international. La présence de l’opposition au gouvernement avec le tiers garant limite les effets de ce plan. Concernant la sécurité, en un an et demi, les appareils sécuritaires et l’armée seront recomposés et reformés de manière à constituer un danger sur le pays. Même si nous avons confiance dans la présence de Michel Sulayman à la présidence, le gouvernement, dans sa majorité écrasante (sans tiers garant), peut prendre des décisions relatives aux appareils sécuritaires et militaires, et si le président n’est pas d’accord, il sera isolé comme l’a été le président Emile Lahoud, le gouvernement pourra prendre des décisions concernant la refondation de l’appareil judiciaire. Il peut le faire en un an et demi. Ils peuvent organiser l’Etat pour garantir leurs propres intérêts et les intérêts de ceux qui sont derrière eux…

De notre côté, nous considérons le gouvernement actuel comme illégal, et ce qu’il fait est illégal. Cela est très dangereux, mais reste beaucoup moins dangereux que si nous leur remettons le pouvoir, car quand nous leur remettons le pouvoir, nous reconnaissons son caractère constitutionnel, légal, ce qui veut dire que nous lui donnons la possibilité de gouverner le pays d’une manière très dangereuse, et je ne parle pas ici du parti, car ils ne peuvent rien faire à ce niveau, mais il s’agit du pays en entier ; la situation actuelle reste beaucoup moins dangereuse que si le gouvernement gouverne sans opposition et sans tiers garant.
Par ailleurs, nous étions prêts à agir si jamais le pouvoir avait procédé à l’élection du président avec la formule de la moitié + 1 (nombre de députés, et non des deux tiers comme le réclame l’opposition et des députés de la majorité). Mais la période des fêtes est venue, nous avons donné le temps aux négociations. Nous avons la patience, nous avons attendu jusqu’à la fin de la période des fêtes. A notre avis, la médiation française n’est pas finie, malgré les déclarations de Sarkozy, et des efforts arabes sont en cours. Nous attendons de voir si ces médiations amèneront quelque chose de nouveau. Si ces médiations s’achèvent, et si le gouvernement persiste à vouloir exercer les responsabilités de la présidence, et s’il n’y a plus rien à l’horizon, nous prendrons le temps, une semaine ou dix jours, pour la consultation et la discussion entre les forces de l’opposition pour trancher. Qu’allons-nous faire ? Aujourd’hui, je ne peux rien dire, le parti n’est pas le seul dans l’opposition. Ce qu’adoptera la direction de l’opposition sera annoncé, sera fixé et par conséquent, mis en route. Mais que l’Mais que l’opposition garde son silence et ne bouge pas ? Non, si l’opposition est calme, c’est parce qu’il y a des médiations, et nous tenons à donner une chance à ces médiations.

Question : Nous avions déjà entendu cela il y a un an. Les forces du pouvoir affirment que votre capacité ne va pas au-delà ce ce qui est, puisque vous ne déclarez que la guerre interne est interdite ?
Sayyid Nasrullah : J’affirme une fois encore qu’il s’agit d’un point de force pour l’opposition, cela montre son honnêteté, elle ne veut ni guerre civile ni guerre interne, elle tient à la paix civile, à la stabilité… En réalité, c’est ce souci qui a empêché l’opposition à aller vers l’avant, et les médiations étaient encore actives. Nous avons attendu jusqu’aux élections présidentielles.
L’opposition a offert de grandes facilités, comme l’initiative du président (de l’assemblée nationale) Nabih Berri, où elle a abandonné sa condition de formation d’un gouvernement d’unité nationale avant les élections présidentielles.

Question : et pourquoi n’a-t-il pas élu ?
Sayyid Nasrullah : parce qu’ils disent nous voulons un président qui forme son propre gouvernement, et non un gouvernement d’unité nationale, ils ont pris une partie de la proposition et ont laissé l’autre, qui est aussi important que le premier. Il y aura un président s’il y a un gouvernement d’unité nationale, c’est ce qui résoudra le problème au Liban.
Ils ont arrêté le dialogue interne, ne voulant pas discuter avec le général Aoun, qui représente l’opposition. Quand ils discutaient avec Nabih Berri, représentant l’opposition, ils disaient que le chrétien dans l’opposition n’était qu’une annexe, et quand Nabih Berri a remis la responsabilité des négociations au général Aoun, ils ont dit qu’il est un outil utilisé par l’opposition et ont refusé de poursuivre les négociations avec lui. Il y a un problème de moralité au Liban : ils ont arrêté les négociations internes, les médiations arabes ont été arrêtées, et aussi les médiations internationales. Alors, l’opposition est contrainte de prendre des mesures, des moyens civils et légaux, pour y faire face.

La position syrienne
Question : qu’en est-il de la Syrie ? Est-ce que la communauté internationale souhaite ou non l’intervention de la Syrie au Liban ?
Sayyid Nasrullah : une grande pression était exercée sur la Syrie pour qu’elle n’intervienne pas, elle était accusée d’intervenir, et aujourd’hui, il y a une demande de la communauté internationale pour qu’elle intervienne. Tantôt, on veut punir la Syrie parce qu’elle intervient au Liban et tantôt, il lui est demandé d’intervenir. Cela montre d’abord l’échec de la politique américaine, qui voulait décider seule au Liban. Qu’est-il demandé de la Syrie ? Ils lui demandent de faire pression sur l’opposition pour que cette dernière abandonne sa revendication naturelle et logique, concernant le gouvernement d’unité nationale et la loi électorale. Les Européens sont intervenus, à plusieurs reprises, et notamment le président Sarkozy. Les Français ont voulu alléché la Syrie par plusieurs propositions : les relations normales avec la Syrie , les relations euro-syriennes. Mais les dernières paroles du président Sarkozy, menaçant au sujet du tribunal international, signifient la politique de la menace aux côtés de la promesse.
En tant qu’opposition libanaise, il faudrait témoigner devant l’histoire : la Syrie qui a un intérêt certain dans la reprise des relations syro-françaises, et la reprise des relations arabo-syriennes, qui a un intérêt certain dans la reprise des relations syro-européennes, et éloigner la menace d’un tribunal qui la vise.

Si la Syrie veut considérer ses propres intérêts, elle fait pression sur l’opposition, lui parlant d’intérêts régionaux. Mais, en fin de compte, est-ce que la Syrie peut exercer une pression ?

Est-ce que l’opposition se soumet à une telle pression ?

Elle le peut et l’opposition peut la refuser, mais les Syriens sont venus et ont discuté avec l’opposition, nous disant que les propositions sont telles et telles, qu’acceptez-vous et que refusez-vous ?

En tant qu’opposition, nous avons dit, nous acceptons tel et tel points, ce dont nous parlons aujourd’hui. Ce que nous recherchons, c’est l’intérêt du Liban, un Liban indépendant et libre, non soumis à l’administration américaine, un Liban qui refuse la guerre civile. Nous avons accepté l’élection d’un président de concorde, mais accompagnée d’un groupe de revendications, qui sont le gouvernement d’unité nationale, etc…
  La Syrie a mis en avant les intérêts de l’opposition nationale libanaise avant ses propres intérêts, prouvant qu’il s’agit d’une relation de respect et non de dépendance, car l’intérêt de la Syrie était de faire passer toute proposition, au détriment de l’opposition, afin de récupérer sa situation régionale et internationale, remettant à plus tard la question du Liban. Il y a de fortes pressions actuelles sur la Syrie , des menaces contre elle, une résolution du conseil de sécurité, ou ce dont a parlé Sarkozy, aucun président ne parle ainsi. Malgré tout, la Syrie n’a aucunement fait pression sur nous. Elle a les moyens de le faire, elle peut fermer les frontières, etc… mais elle a considéré que son rôle n’est pas de faire pression, mais de discuter avec l’opposition, car la décision est finalement celle de l’opposition.

Question : comment le problème syro-saoudien sera résolu ?
Sayyid Nasrullah : La réconciliation syro-saoudienne aidera à résoudre la crise libanaise, mais c’est surtout le facteur américain qui est principal, ce ne sont ni le facteur syrien, ni le facteur saoudien. Ce sont surtout les Etats-Unis qui empêchent une entente entre les Libanais.

Pas de victoire décisive, mais nous avons empêché l’application du plan américain
Avant de clore le dossier interne, une conclusion :
Ni le pouvoir ni l’opposition n’ont remporté de victoire décisive ou subi de défaite décisive, même si certains du pouvoir considèrent que donner le tiers garant à l’opposition signifie une victoire de celle-ci. Nous ne recherchons pas de victoire morale ou politique, nous recherchons une solution sérieuse à la crise actuelle du Liban, qui ne peut être résolue que par la participation.
Mais d’autre part, je voudrai m’adresser au peuple libanais, et plus spécifiquement au public de l’opposition : la chose dangereuse qui devait être accomplie au cours de ces trois dernières années, nous l’avons empêchée dans une grande mesure, le projet américain, qui menace le Liban. Au cours de ces trois années, ce projet n’a pu voir le jour, la résistance est toujours là, elle était visée par le projet américain et la résolution 1559, la résistance a été ciblée pour l’isoler politique, elle a été visée pendant la guerre de juillet, qui était une guerre à cent pour cent américaine, et par décision américaine.
Ensuite, il n’y a aucune chance, à cause de la présence d’une opposition forte, pour exécuter le plan de l’installation définitive des Palestiniens, qui sera appliqué s’ils prennent le pouvoir, selon un marchandage précis : nous vous accordons 40 milliards de dollars, et peut-être maintenant 60 milliards de dollars, donnez la nationalité à 250.000 Palestiniens, et trouvons une solution pour les 50.000 autres. Ils considèrent cette question à partir du salut national. Troisième point, l’opposition a empêché que le Liban devienne une partie du camp américain, jusqu’à présent. Est-ce que nous pouvons donc affirmer que les Etats-Unis ont échoué à réaliser leur projet ? Oui, il a échoué, et c’est la réalisation de l’opposition. Mais l’opposition n’a pas réalisé son objectif, parce qu’elle est en situation défensive. Le problème n’est pas les forces du 14 février (14 mars, les deux sont utilisés, ce sont les forces du pouvoir), car l’opposition mène une lutte politique mondiale, comme la résistance a mené au cours de la guerre de juillet une guerre mondiale. Il y a une guerre mondiale (menée par) les Etats-Unis et la communauté internationale qui veulent imposer une formule précise sur les Libanais.
….
Nahr el-Bared et les plans de liquidation du droit au retour des réfugiés
Question : est-ce que vous craignez une autre (guerre) de Nahr el-Bared, au Liban ?
Sayyid Nasrullah : Je suis inquiet au sujet de la situation dans les camps.

Dans quel sens ?

Dans celui où l’ensemble de la question de la (présence) palestinienne est en discussion, et par conséquent, nous ne pouvons pas dire que le sujet est loin de tout projet dans la région. Je ne parle pas selon la logique d’un complot, mais je dis qu’il y a un effort concernant le sujet palestinien dont ils veulent finir, ils veulent finir avec le conflit israélo-palestinien. Le problème essentiel est celui des réfugiés, et le projet de l’installation définitive des Palestiniens au Liban est un projet très sérieux, très très sérieux, et je possède des indices et des éléments.
Le problème, c’est si on fait intervenir dans des conflits les camps palestiniens, à l’intérieur des camps ou avec son entourage, ou avec l’armée libanaise, par le biais de groupes inflitrés ici ou là. Je n’aborde pas ce problème pour faire peur, mais pour dire aux organisations palestiniennes, celles de l’OLP ou de l’alliance, aux habitants des camps et de l’entourage, à l’Etat libanais et à l’armée libanaise : le dossier palestinien, le dossier des camps, doit être notre souci à tous, afin qu’on ne soit pas entraîné vers l’erreur.

Question : vous aviez considéré à l’époque que le camp est une ligne rouge. L’armée a cependant réussi à dominer et à trancher le conflit ?
Sayyid Nasrullah : A quel prix ? Des pertes importantes, pour l’armée et les Palestiniens. Il y avait une possibilité de régler le problème sans payer ce prix et c’est ce que nous cherchions. Jusqu’à présent, les conséquences de Nahr el-Bared ne sont pas finies, ni ses conséquences humaines et sociales, la souffrance des habitants du camp de Nahr el-Bared, qui s’en aperçoit ? Mais également les souffrances des soldats qui ont offert tous ces grands sacrifices, et les conséquences sécuritaires. Qui a dit que ce dossier est clos ? Il était possible de régler cette question avec moins de coût, et tout ce que nous avions voulu dire à l’époque, était notre souci envers l’armée et envers les palestiniens, et le peuple palestinien dans les camps, c’est ce qui nous a fait dire que c’est une ligne rouge.

Une autre guerre israélienne ?
Question : est-ce qu’Israël peut lancer une attaque, à partir du rapport de la knesset disant que son armée a été impuissante ?
Sayyid Nasrullah : Du point de vue théorique, tout est possible, mais dans les faits, un mois, deux, trois, quatre ou cinq, cela exige une longue discussion.
Les Israéliens parlent de guerre, Ashkinazî parle de la guerre prochaine contre le Liban qui serait victorieuse, mais aussi Ehud Barak. Les manœuvres menées dans la région nord, mais aussi les manœuvres partielles qui se mènent toutes les semaines, certains Libanais n’en entendent pas parler.

Les Israéliens font également l’effort de recomposer leur armée, tous ces faits disent, et c’est normal vu sa nature agressive et expansionniste, qu’il pense à reprendre une guerre un jour ou l’autre, mais quand ?

On ne le sait pas. De plus, ce n’est pas une question locale ou régionale. Est-ce que la guerre de juillet avait des considérations israélo-libanaises ? Non, elle était essentiellement américaine, et sa décision américaine. Par conséquent, les Etats-Unis peuvent donner l’ordre à tout moment à une attaque. Nous, par contre, nous sommes concernés en étant attentifs, à nous y préparer, à ne pas dormir sur l’idée que les israéliens ne feront rien. Nous faisons en sorte d’empêcher la guerre, et le moyen de l’empêcher consiste à s’y préparer, soit dire aux Israéliens que nous sommes prêts.

Quand nous disons aux Israéliens que nous sommes capables de toucher tout point en Palestine occupée, nous ne faisons pas seulement de la guerre psychologique, mais nous disons : la guerre coûtera très cher.

Ils ont dit beaucoup de choses pendant la guerre, nous n’avions pas répondu, mais aujourd’hui, tout se dévoile avec les enquêtes, comme lorsqu’ils ont dit, au début de la guerre, qu’ils avaient touché la capacité de lancement des fusées du Hizbullah, ce n’était pas vrai.

Actuellement, les officiers supérieurs reconnaissent qu’ils avaient prétendu faussement avoir remporté une victoire au début de la guerre.

Donc, nous nous préparons tous les jours, pour empêcher la guerre, mais si elle est déclenchée, nous y sommes prêts.

Question : qu’en sera-t-il des résolutions internationales ?
Sayyid Nasrullah : Que ceux qui les violent en supportent les conséquences. Nous de notre côté, nous ne déclencherons pas la guerre. Nous serons critiqués, comme nous sommes critiqués quand nous disons que nous ne voulons pas déclencher une guerre, ou critiqués quand nous disons que nous ferons la guerre. Cela nous est égal, nous assumerons notre responsabilité et défendrons notre pays et sa dignité. Nous ne voulons pas la guerre, mais si elle est déclenchée, nous défendrons notre pays.

Question : Vous vous défendrez ou bien laisserez ce soin à l’UNIFIL et à l’armée libanaise ?
Sayyid Nasrullah : L’UNIFIL n’est pas dans une position de défendre le pays, d’ailleurs il ne considère pas que telle est sa mission. Ils écrivent des rapports, comme sur les violations aériennes actuelles. Quant à l’armée libanaise, toute seule, (elle en est incapable), elle a besoin de toutes les forces, sécuritaires, résistance populaire, etc.
Personne ne peut imposer quoi que ce soit à l’opposition

Question : quelle est votre position aujourd’hui ?
Sayyid Nasrullah : Si le monde entier se coalise pour imposer quoi que ce soit à l’opposition, comme en juillet 2006, qui ne soit pas de l’intérêt du Liban, ils ne peuvent l’imposer à l’opposition.
Le monde entier, le conseil de sécurité, les Etats-Unis, la France , tous les Arabes, l’Iran et la Syrie , l’opposition est solide et certaine de ses droits, elle a confiance dans sa base populaire et dans sa force, et n’a peur de rien, sauf de Dieu. Ses revendications sont justes, modestes, elle ne veut supprimer personne. De ce fait, la menace de faire intervenir le conseil de sécurité, ou les décisions internationales, ne change rien. Nous n’affronterons pas pire que ce qui est arrivé en juillet 2006.
Pour les Libanais, nous leur disons que malgré la situation difficile, nous n’abandonnerons pas le pays pour ce qui est pire et plus dangereux.
Les Libanais doivent savoir que malgré la situation que nous vivons, nous sommes en meilleure situation que la Palestine , que l’Irak, que l’Afghanistan, et même si nous comparons notre situation à celle du Pakistan, si nous voulons comparer notre situation à celle de tous les lieux où les Etats-Unis sont intervenus et voulu prendre en main les affaires. Jusqu’à présent, l’opposition a réussi à diriger la crise politique et le conflit politique avec le moindre dégât.

Question : Où en est-on quant au problème des prisonniers ?
Sayyid Nasrullah : Nous sommes toujours en négociations, il est possible d’avoir des surprises positives ou négatives. Après l’échange partiel qui a eu lieu, nous faisions des pas de façon positive et avancée, mais il semble qu’il y ait eu intervention sur la ligne.

Vous êtes au courant des cris émis par certains : que faites-vous ?

Vous négociez avec le Hizbullah et leur accordez une victoire. J’ai personnellement insisté pour tempérer cette question, et c’est une réalisation partielle et limitée, mais plus d’une voix se sont élevées, alors que le dossier était en cours. Mais nous avons été surpris plus tard par la lenteur des négociations. Elles sont toujours là, mais certaines choses positives qui étaient fixées ont été remises en cause par les Israéliens.

Question : pourquoi ? Est-ce sous la pression des Américains ?
Sayyid Nasrullah : Je n’ai pas d’explications claire, mais ce que je peux dire, c’est qu’à un moment, nous avons senti que les Israéliens étaient sérieux, mais aujourd’hui, nous sentons qu’ils ne sont pas intéressés, ni d’avoir des renseignements sur les soldats, ni sur autre chose, car nous avons des parties de corps de soldats.
Nous voulons proposé, lors des négociations, de les remettre, mais la partie israélienne n’était pas intéressée, sachant qu’auparavant, tout a été négocié, comme lors de l’opération d’Ansariyyé. Dans tous les cas, tout est possible, les négociations sont en cours, et il est possible que d’ici quelques semaines, des résultats apparaissent pour savoir si les négociations auront des conséquences positives ou négatives.

Traduction CIREPAL (Centre d’Information sur la Résistance en Palestine)
4 janvier 2008

N° 64 Les dossiers du Liban 24-01

Sommaire : 

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Béatrice Patrie et Emmanuel Español : Qui veut détruire le Liban ?

3 Dossier

3-1 Point de vue de Rim al-Khatib : Des chefs miliciens bien civilisés.

3-2 Point de vue de Raymond Richa : Que veut concrètement Sleimane.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 Raymond Richa: Jeu de poker.

5 Annexe - Géopolitique et stratégie - Analyse

5-1 Ahmed Loutfi : L’Américain le moins populaire.

5-2 Nasrullah interviewé par Cirepal : Nous avons empêché l’exécution du plan américain au Liban.

 


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Béatrice Patrie et Emmanuel Español : Qui veut détruire le Liban ?

Actes Sud, Arles, 2007, 300 pages, 23 euros.

La « démocratie communautariste » libanaise, enfantée après la première guerre mondiale et forgée par les hauts fonctionnaires du parti colonial français dans l’exercice du mandat reçu de la Société des nations, peut-elle se régénérer ? Juriste et présidente de la délégation Machrek au Parlement européen, Béatrice Patrie pense, avec l’historien Emmanuel Español, que « le mythe de la démocratie communautaire a vécu ». Observant la guerre des trente-trois jours (2006), analysant les étapes qui ont tragiquement accéléré l’histoire du pays depuis la résolution 1559 du Conseil de sécurité des Nations unies (été 2004), étudiant les défis nouveaux, les auteurs en arrivent au constat suivant : pour revivre, le Liban doit dépasser le communautarisme confessionnel. Le danger qui guette le pays est celui d’une partition qui serait le reflet d’une « tribalisation » régionale que le premier ministre israélien David Ben Gourion appelait de ses vœux dans les années 1950, et que les Etats-Unis du président George W. Bush ont transformée en politique d’empire. C’est contre cette vision que le Liban doit se construire. 

Rudolf El-Kareh - Le Monde diplomatique d'Octobre 2007

Source :http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4363


3 Dossier

3-1 Point de vue de Rim al-Khatib : Des chefs miliciens bien civilisés.
22 janvier 2008
Les déclarations de Sayyid Hassan Nasrullah, secrétaire général du Hizbullah, le samedi 19 janvier, relatives aux parties des corps des soldats israéliens morts et abandonnés par l'armée sioniste "dans nos villages et sur notre sol", au cours de leur guerre contre le Liban, en juillet-août 2006, ont suscité de curieuses réactions chez les âmes sensibles au sein de la classe politique libanaise.
C'est l'âme sensible de Gemayel, ancien président de la république, qui se dit dégoûté et scandalisé par les propos du secrétaire général, avant d'ajouter qu'Israël est "notre ennemi" et qu'il ne faut pas
engager des négociations avec lui, accusant le Hizbullah de le faire !!?

Mais cette âme si sensible, qui ne supporte pas qu'on parle de "restes de corps de soldats" ennemis, n'a jamais revendiqué, quand il était président de la république, la libération des prisonniers libanais. Il n'a même jamais envisagé qu'ils puissent être libérés.
Mais le voici d'un coup "patriote", scandalisé et dégoûté ! Rappelons que cet ancien milicien devenu président, si sensible aux restes des corps de ceux qui sont venus, il y a moins de deux ans, tuer et
détruire, n'a jamais exprimé son dégoût lors des massacres de Sabra et Chatila, lorsque les miliciens qu'il a protégés et qu'il protège ont éventré des femmes enceintes pour égorger les foetus, parce qu'ils
sont palestiniens !

Gemayel, président des Phalanges libanaises, a couvert les actes de ses milices lorsqu'elles tuaient aux barrages, lors de la guerre civile, ceux qui paraissaient palestiniens ou musulmans libanais !
Mais les déclarations du chef milicien Gemayel ne peuvent égaler, dans leur hypocrisie et leur mièvrerie, celles du milicien Geagea, chef d'une bande d'assassins, qui se sont rués, telles des bêtes sauvages, sous la protection des Israéliens et du sinistre Sharon, sur les Palestiniens dans les camps de Sabra et Chatila, en septembre 1982, commettant l'un des massacres les plus horribles dans l'histoire de l'humanité !

Geagea, le milicien haineux, est lui aussi scandalisé, évoquant même la culture qu'il défendrait : celle de l'écrivain Gibran Khalil Gibran contre ce qu'il  considère la culture "des parties des corps" de l'ennemi.
Geagea se targue maintenant d'avoir accès à la culture et d'être civilisé, voyons donc ! S'il se réfère à Gibran, c'est parce que ce dernier est maronite, chrétien, et non pas musulman.
Il se réfère également à Bkerki, le haut-lieu de la confession maronite au Liban, en tant que référence culturelle, contre l'islam. Mais si ce haut-lieu religieux est actuellement pris en otage par le courant pro-américain et occidental et refusera, probablement, de démentir le chef de milice qui a commis de nombreux assassinats politiques au Liban, c'est Gibran qui doit se retourner actuellement dans sa tombe, honteux d'être la référence d'un assassin, dont les mains sont trempés du sang des Palestiniens et des Libanais, contre le maître et dirigeant de la résistance à l'occupation sioniste.
Se référer à Gibran pour se targuer d'être civilisé ne pourra jamais effacer de ses mains le sang des victimes ni compenser les années de détention dans les prisons israéliennes de ceux qui ont été remis, par Geagea lui-même, aux Israéliens.

Mais si ces miliciens se sont empressés d'afficher le vernis de civilisation et de culture dont ils se barbouillent, c'est parce qu'ils ont reçu tout simplement l'ordre, venu d'Israël et transmis par
les alliés américains, de mener une campagne libanaise de dénigrement contre le dirigeant du Hizbullah, qui a pu rassembler, le samedi 19 janvier, plus d'un million de personnes, hommes, femmes et enfants, dans la banlieue sud de Beirut, pour renouveler leur allégeance à la
résistance et à
la Palestine.
Ou
i, certainement, nous n'avons ni la même culture ni les mêmes références !

3-2 Point de vue de Raymond Richa : Que veut concrètement Sleimane.

Sleimane réclame un soutien logistique à l’armée « sans condition préalable »
Le chef de notre Armée a fait récemment un bilan de la situation politique au Liban au cours de l’année écoulée…Il a estimé que l’institution militaire a besoin d’équipements militaires, d’armements et de munitions, notamment de roquettes, de véhicules et de matériel électronique, ainsi que des réseaux de communication, et ce sans qu’aucune condition ou considération politique ne lui soit imposée préalablement.
« Autant de besoins qui, s’ils sont satisfaits, permettront à l’institution militaire de s’acquitter de sa mission dans l’intérêt supérieur de la nation », a-t-il conclu.
Notre Armée ne pourra indéfiniment attendre et la classe politique, sans tarder, aura à faire un choix entre deux options :

1- Opter pour la soumission de notre pays à l’impérialisme américain qui a maintes fois rappelé et a prouvé par les actes son attachement et son étroite alliance avec l’ennemi ; et dans ce cas de figure, il est inconcevable de voir les États-Unis ravitailler notre Armée par tout un ensemble d’équipements qui lui permettra de faire face concrètement à toute future agression ; le maximum qu’elle recevra sera de quoi lui permettre de combattre le terrorisme, d’ailleurs sans garantie quant à l’épargner de très lourdes pertes qu’elle subira, ou de venir en appui aux forces de sécurité intérieure en cas d’insécurité ou de troubles.
2- Opter pour
une indépendance de notre pays lui permettant en toute liberté d’engager dans l’immédiat des discussions avec des pays tiers en vue d’acquérir les matériels technologiques et de télécommunication, les moyens et munitions ainsi que l’ensemble logistique adéquats permettant à notre Armée d’affronter l’agression, mais surtout et avant d’en arriver là, de devenir une réelle force de dissuasion. N’oublions pas que cette option suppose au préalable, la mise en œuvre d’une stratégie de défense nationale tenant compte de ce formidable atout que notre Armée possède : notre Résistance

Conclusion
Pure naïveté
de croire que l’actuelle ou la future administration américaine puisse nous aider concrètement à renforcer notre Armée de manière à lui permettre de repousser une future agression israélienne.
La raison est simple : l’administration américaine a été de tous les temps et restera, à court et moyen termes, l’allié
opérationnel des dirigeants sionistes d’Israël.
Enfin, je conseille à ceux qui s’acharnent en ce moment à vouloir imposer leur option d’abandon national, de la collaboration avec l’ennemi et de la prétendue aide américaine à renforcer notre Armée, de relire l’Histoire des luttes et de résistance des peuples de grandes nations, comme les Etats-Unis ou
la France , puis d’en tirer les leçons en admettant finalement que seule une stratégie de défense nationale, mettant concrètement en œuvre une logique militaire de dissuasion et de coordination avec notre Résistance, permettra la protection de nos populations et la préservation de la souveraineté de notre Liban.
Que Dieu me pardonne pour la naïveté que je viens d’exprimer en voulant
conseiller un clan dont les intérêts de classe sont et resteront étroitement liés à ceux de l’impérialisme américain et de ses valets à travers le monde. Liban Résistance


4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net  4-1 Raymond Richa: Jeu de poker.

Le trio pro-américain Geagea-Joumblatt-Hariri refuse d’emblée le dialogue.Que dire alors de leur sérieux et de leur volonté d’aller plus loin dans la recherche d’une solution finale à la crise ? En réalité, les forces pro-américaines, à leur jeu de poker auquel nous sommes déjà bien habitués, misent sur une probabilité d’un retournement syrien en vue de briser un des quatre anneaux fondamentaux de notre opposition, à savoir le Général Michel Aoun. Pour eux, aucune avancée vers leur « victoire », nous entendons par là celle du duo Bush-Olmert, n’est possible sans une éviction du Général.

Les deux « fautes » que notre Général a commises et qui jusqu’à aujourd’hui le mettent sur la ligne de mire des pro-américains est son attitude ferme de solidarité avec la Résistance Libanaise durant les mois de juillet – Août 2006 et son refus catégorique de l’intégration des réfugiés palestiniens, nous entendons par là, de l’abandon du droit au retour des réfugiés en Palestine.

Bush l’a décrété : L’éviction du Général Michel Aoun de la scène politique libanaise, voire même sa disparition, est le premier pas vers l’affaiblissement de cette chaîne à quatre anneaux, cet affaiblissement étant à son tour la condition préalable à la liquidation de l’esprit et de l’acte résistant libanais…

Par conséquent, tout s’explique : l’actuelle initiative arabe, comme celles qui l’avaient précédée, est prématurée et devra, à leurs yeux, capoter…

14 Janvier 2008
RICHA Raymond
.


5 Annexe - Géopolitique et stratégie - Analyse

5-1 Ahmed Loutfi : L’Américain le moins populaire.

George W. Bush. Le président Bush a adopté une politique très agressive vis-à-vis du monde arabe qui s’explique en grande partie par des convictions personnelles selon de nombreux analystes. 

 « Ce qui est certain, c’est que George Bush aura été le pire président américain depuis la seconde guerre mondiale, tant pour la planète que pour les Etats-Unis eux-mêmes », le jugement est de Pascal Boniface, directeur de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), à Paris. Il l’a confié à Media France Internationale (MFI). Et c’est en grande partie par la politique arabe du locataire de la Maison Blanche que s’explique cet échec : « La guerre en Iraq a été une erreur majeure, et une faillite morale et stratégique. Le fait de concevoir les relations internationales comme une croisade, de les réduire à un affrontement entre eux et nous (ndlr : l’Occident), entre le bien et le mal, ne constitue pas un progrès, ni sur le plan intellectuel ni sur le plan stratégique », affirme Boniface. Cette évaluation faite, alors que le chef de l’exécutif est à sa dernière année de présidence fait poser une question. S’agit-il du tempérament, du caractère et des croyances personnelles de Bush ou de toute une lignée ou composante américaine ?

De nombreux observateurs mettent en avant et sa doctrine néo-conservatrice et religieuse et son origine de capitaliste local aux idées fermées. Mohamad Al-Sayed Saïd, politologue et rédacteur en chef du quotidien égyptien indépendant Al-Badil, estime que pour l’exemple le plus patent de l’échec du président, celui de l’invasion de l’Iraq, « il s’agit en grande partie d’un rôle personnel et non de celui de l’establishment militaire. Avant l’invasion de l’Iraq, le Pentagone et d’anciens généraux ont laissé filtrer des informations sur ces projets militaires afin de tenter d’éviter la guerre. Ils ont mené une importante campagne médiatique à ce sujet », explique-t-il. Bush évidemment n’en a pas pris compte comme il l’a fait avec l’Onu, et une grande partie de la communauté internationale et même les alliés arabes traditionnels des Etats-Unis qui, depuis, sont dans un état de confusion extraordinaire. Sans tenter de faire la psychanalyse de Bush, son passé incite le politologue à relever une vision acquise au départ qui l’a poussé à une politique aussi belliqueuse. « C’est sa personnalité de body guard du capitalisme local, c’est-à-dire limité à une région donnée, qui serait à la base de cette dérive guerrière. Il fait partie de ces Blancs à la culture limitée, mus par une tendance au fanatisme, une fidélité ethnique, une disposition à la violence et au racisme en faveur des Blancs. Sa doctrine politique est celle du WASP (White Anglo-Saxon Protestant) ».

Mohamad Al-Sayed Saïd se réfère aussi à la carrière dans l’industrie du pétrole de Bush qui a commencé en 1978 avec la création d’Arbusto Energy (arbusto signifie Bush en espagnol), une entreprise de recherche de pétrole et de gaz. Un aspect fondamental de cette dérive politique de Bush est ses convictions de néo-fondamentaliste investi d’une mission quasi divine pour rétablir l’ordre et la moralité dans le monde et le Proche-Orient, surtout.

Il est un Born Again Christian, c’est-à-dire un chrétien qui est « né de nouveau ». Il a imprimé cette foi au cœur du travail gouvernemental. Les réunions du gouvernement à la Maison Blanche commenceraient par une prière et la lecture d’un passage de la Bible , relèvent les différentes études faites à ce sujet. Comme le souligne Mohamad Al-Sayed Saïd, c’est Ronald Reagan qui a commencé au sein du Parti républicain à se servir des arguments religieux pour diaboliser l’Union soviétique. Aujourd’hui, la rhétorique est restée la même, mais l’ennemi a changé : ce n’est plus le communisme, c’est l’islam avec comme objectif la nécessité de protéger « Israël donné aux juifs par Dieu ». Autant de notions qui ont contribué à façonner la politique de Bush.

Mohamad Al-Sayed Saïd relève cependant qu’il y a de la simulation à ce sujet. « Le lien avec la religion est de caractère opportuniste et politique. Il n’y a pas chez lui de vrais sentiments religieux, ni même une assimilation réelle de l’enseignement religieux. Il s’est attaché à la religion en tant qu’idéologie politique en concordance et en coordination avec des mouvements religieux et non des églises, ce qu’on appelle Moral Majority ».

Il reste que, pour cette dernière année au pouvoir, George Bush s’attelle au dossier palestino-israélien. Paradoxal ? Il reste que le moins que l’on puisse dire est que Bush est pour notre région l’Américain le moins populaire. 

 AL-AHRAM

9 janvier 2008

5-2 Nasrullah : Nous avons empêché l’exécution du plan américain au Liban.

Dans une longue interview accordée à la chaîne NBN, le secrétaire général du Hizbullah a longuement décrit la situation libanaise en la rattachant à la situation régionale et internationale. Nous traduisons ici une partie de cette interview. Nous avons mis entre parenthèses les explications nécessaires à la compréhension de certains passages, et avons résumé certains autres.

Le plan américain.

Question : Les gens sont de plus en plus perdus, au Liban, ils ne savent plus qui croire, ne savent plus quel est le fond du problème. Est-ce que l’opposition a manqué dans sa tâche d’éclaircir la situation ?
Sayyid Nasrullah : Concernant le projet américain, nous avons toujours besoin de rappeler aux gens, ce que soit au public du (groupe du) 14 mars (les partis du pouvoir, nommé également 14 février), à l’ensemble du peuple libanais et tous les peuples de la région, qui suivent l’évolution de la situation et des événements au Liban, pour faire connaître la réalité de ce qui se déroule au Liban. Le projet américain au Liban fait partie du projet américain dans la région. Au Liban, tels que nous le voyons, il signifie quatre points qu’il nous faut connaître au moment où nous lui faisons face. Ces points sont :

1 – L’administration américaine veut qu’il y ait au Liban un pouvoir qui lui soit inféodé, qui exécute ses ordres et réalise ses objectifs dans la région.
Ce qui veut dire que si les Etats-Unis souhaitent y avoir des bases (militaires), ce pouvoir leur faciliteront la tâche, comme ce qui existe dans les Etats de la région. Mais s’il y a un pouvoir qui refuse la présence de ces bases américaines au Liban, il sera un obstacle au projet américain. Par conséquent, s’il y a des forces politiques ayant une dimension nationale, qui font passer les intérêts nationaux avant les intérêts américains et qui ne sont pas prêts à être les outils du projet américain, elles n’ont aucune place dans ce pouvoir.

2 – Le projet américain au Liban est dépourvu de toute résistance, ni le Hizbullah, ni autre que le Hizbullah. Quiconque pense affronter les ambitions israéliennes et les agressions israéliennes, sa présence sera interdite au Liban, que ce soit au niveau de la pensée, de la culture ou des armes.

3 – L’installation définitive des Palestiniens, non pas pour résoudre la dimension humaine, mais pour liquider le droit au retour, pour supprimer la question palestinienne au profit de l’entité sioniste.

4 – Utilisation du Liban pour faire pression sur la Syrie , exercer un chantage sur ce pays et le pousser à se plier aux exigences des Etats-Unis, au niveau régional, au niveau du règlement global et au niveau du projet du nouveau moyen-orient.

La preuve de ce que j’avance :

1 – la résolution 1559 qui stipule l’élection d’un président sans intervention étrangère, sauf américaine, ce qui signifie que les Etats-Unis veulent recomposer le pouvoir qui lui est inféodé, c’est pourquoi les Américains ont refusé de donner un délai, même deux mois, pour légiférer sur une nouvelle loi électorale, ils ont insisté sur la date des élections (législatives) parce que George Bush avait déclaré qu’il fallait que les élections aient lieu avant telle date, et c’est pourquoi ils ont accepté une loi électorale dont ils disaient qu’elle est injuste et non équitable, l’ayant même nommé la loi de Ghazi Kanaan (renseignements syriens), car ils étaient pressés de mener ces élections, et d’être un pouvoir qui réalise ce but.
2 – Désarmer la résistance sous le prétexte de désarmer les milices.
3 – La question palestinienne devant conduire à l’installation définitve (tawtîn).
4 – La pratique depuis deux ou trois ans, en ce qui concerne l’attitude envers la Syrie. Personne au Liban ne souhaite que la Syrie dirige ou administre le Liban, ce sont les Libanais qui doivent administrer le Liban, ni la Syrie ni les Etats-Unis, ni la France , ni l’Arabie Saoudite, ni l’Iran, ni personne.

Mais il n’est pas de l’intérêt du Liban qu’il devienne un ennemi ou un adversaire de la Syrie , mais dès le début, cela est allé dans cette direction.

C’est le projet américain qui se résume en : pouvoir inféodé, pas de résistance au Liban, pas de forces nationales refusant de prendre le train du projet américain, et il y a des forces nationales autres que le Hizbullah qui refusent et insistent à mettre en avant l’intérêt national, qui refusent l’installation définitive des Palestiniens, bien que certains présentent cette question dans sa dimension religieuse, soit l’augmentation du nombre des musulmans par rapport au chrétiens, ou dans le cadre confessionnel, l’augmentation des sunnites par rapport aux autres musulmans. Nous considérons, par contre, qu’il s’agit d’une liquidation du droit au retour en préalable de la liquidation de la question palestinienne. Car l’un des nœuds les plus complexes posés dans les négociations palestino-israéliennes est celui du droit au retour. Les Américains agissent pour réaliser ce but, soit par leurs activités politiques soit par les assassinats qu’ils commettent, selon mon explication et mon analyse, et je suis prêt à discuter de ce sujet, ces assassinats derrière lesquels se trouve, le plus probablement, Israël, ou soit par la guerre de juillet (2006) et toutes les pratiques des Etats-Unis.

En face, la résistance, dans sa dimension militaire ou l’opposition nationale dans sa dimension politique intérieure, mènent une lutte non pas contre ce courant ou ce parti appartenant au 14 mars, mais contre George Bush qui déclare suffoquer, ces jours-ci, et contre l’administration américaine, avec Abrams, Welsh, Condolizza Rice, et contre le projet américain qu’ils veulent imposer aux Libanais. C’est notre vision, nous devons l’expliquer et la clarifier. Les forces de l’opposition en sont conscientes, mais pour les forces du 14 mars, une partie est convaincue du projet américain, considérant que c’est pour l’intérêt du Liban, et une autre partie n’écoute pas, d’autres ont déjà écrit leur réponse à cette interview avant même d’en connaître le contenu, ou des communiqués d’insultes…

Le gouvernement d’union nationale
Question : les forces du pouvoir affirment que l’opposition ne veulent pas l’Etat tel qu’il est conçu ?
Sayyid Hassan Nasrullah : Ceci n’est pas vrai, la preuve étant qu’en 2005, lors des élections électorales, bien que nous n’étions pas convaincus de la loi électorale qui a été appliquée, nous avions accepté d’y participer, et nous n’étions pas convaincus de la date mais nous y sommes allés car au Liban, le début correct pour former un nouveau pouvoir part des élections législatives. Si les élections avaient eu lieu selon une loi électorale correcte, les résultats des élections auraient été sains, et le pouvoir aurait été sain également, mais nous avions accepté cela car nous voulons qu’il y ait un pouvoir au Liban et nous ne voulons pas le vide, notamment après le départ de la Syrie dont la présence était voulue au niveau international et arabe. Nous avions accepté le règlement, comme nous avions accepté l’accord quadripartite et sommes allés vers les élections au moment où nous n’étions pas convaincus, ni pour la date, ni pour la loi électorale, et pour prouver notre sérieux, nous sommes allés au gouvernement, et c’était la première fois où nous participions directement. Au début, nous avions soutenus le gouvernement, mais lorsque nous y sommes rentrés, ce n’était pas sur la base du tiers garant, nous y avions participé sur la base d’un accord politique, pour construire un pouvoir et un Etat et surmonter le vide existant.
Mais lorsque nous y sommes allés, nous nous sommes aperçus qu’il y a un projet qui se réalise par le biais du gouvernement et par le biais du pouvoir, et que nous étions uniquement des témoins incapables, ne pouvant rien changer ni au niveau politique ni au niveau administratif et économique.

Au début, nous sommes allés vers tout ce qui consolide l’Etat et forme le pouvoir, malgré les dangers, et lorsqu’il y a eu crise politique, nous sommes allés vers le dialogue, nous avions essayé, par le dialogue, de régler les questions essentielles en suspens, mais il y a une partie qui veut réaliser certains objectifs et se diriger sans les autres partenaires du pays, ce qui a conduit à la crise politique actuelle.

Question : est-ce qu’à votre avis, les Etats-Unis ont besoin d’une base au Liban ?
Sayyid Nasrullah : Les Américains ont besoin de bases n’importe où, car cela fait partie des priorités du projet américain, surtout après l’effondrement de l’Union soviétique, ils ont besoin d’une présence directe dans la région, ils ont besoin de tenir le pouvoir au Liban, les appareils sécuritaires et l’armée. C’est le projet réel pour que le Liban soit soumis à la politique américaine, qu’il fasse la concorde avec Israël, mette fin à l’état de résistance, installe définitivement les Palestiniens et que le Liban devienne un outil du projet américain dans la région.

Question : Est-ce que l’accord de Taëf manque d’un mécanisme pour régler les dissensions entre les Libanais ?
Sayyid Hassan Nasrullah : Cela exige de longues discussions, est-ce que le problème se situe au niveau des mécanismes ? Je ne le crois pas, le problème est qu’il y a un groupe au pouvoir qui veut s’en accaparer et qui refuse la participation de l’autre partie. C’est pourquoi nous considérons que ceux qui disent que le tiers garant, ou annulateur ou qui fait tomber le gouvernement soit, accorder le tiers du gouvernement à l’opposition est un suicide politique, que c’est étrange. Dans tous les Etats du monde, lorsqu’il y a une crise interne, ou aux lendemains d’une guerre, ou dans le cadre de défis au niveau régional, ou international, ces Etats forment un gouvernement d’union nationale. Mais ici, au Liban, le gouvernement d’union nationale devient un suicide politique. Certains parlent de suicide politique, d’autres disent que cela est impossible et non envisageable, pendant qu’un troisième parle de cadavres….. Aujourd’hui, le problème réel, c’est que le principe de la participation, soit le tiers garant, veut dire que l’opposition devient associée dans la formation du pouvoir et dans l’administration du pays, cela veut dire qu’il n’y aura pas d’installation définitive des Palestiniens (tawtîn).

Question : est-il possible qu’ils dilapident le pays à ce point ?
Sayyid Hassan Nasrullah : Oui, et lors de la guerre de juillet (2006), ils l’ont fait : est-ce qu’il y a un Libanais qui demande aux Etats-Unis qu’Israël déclenche une guerre contre le Liban, qu’il détruite des régions entières ?

Question : En êtes-vous certains ?
Sayyid Nasrullah : Oui, nous en sommes certains et j’en fais serment. La pratique au cours de la guerre confirme les accusations que nous portons. S’il y a une opposition, un tiers garant, cela veut dure qu’il y a un effort libanais officiel pour traiter les dossiers en suspens avec la Syrie , et de ce fait, ne pas utiliser le Liban pour la guerre et les pressions sur la Syrie. S ’il y a une opposition et un tiers garant, cela signifie que la question de la résistance se traite dans le cadre d’une stratégie de défense nationale qui consolide la force du Liban et non sur la base de la suppression de la résistance pour le profit d’Israël. S’il y a une opposition et un tiers garant, cela signifie qu’il y a une politique économique nationale non soumise aux conditions du Fonds monéraire international et de la Banque mondiale. S’il y a une opposition et un tiers garant, cela signifie qu’il y a des institutions militaires et sécuritaires nationales et non une armée et des appareils sécuritaires refondées et dont l’idéologie est refondée pour être, en fin de compte, des appareils de renseignements au service du FBI et de la CIA. C ’est cela, le tiers garant.
Ils nous voulaient comme décor

Question : Vous étiez au pouvoir. Pourquoi n’êtes-vous pas restés et gardé le tiers garant ?
Sayyid Nasrullah : Il est d’abord important de rappeler que lorsque nous sommes entrés au gouvernement, il n’y avait aucune discussion sur le tiers garant, et nous ne sommes intervenus ni par une part, ni dans des négociations menées par le parti al-Mustaqbal (Harîrî) avec le courant national libre (Aoun), ni dans les négociations entre le président (gouvernement) Sanioura et le président (république) Lahoud autour du nombre des ministres….
Amal et le Hizbullah sont entrés au gouvernement sur la base d’un accord politique qui avait commencé avant les élections législatives. Ils ont rompu cet accord. De quoi parlait-il ? Un accord politique sur les armes de la résistance et sur la participation. Ce furent les points essentiels….

 Mais lorsque nous sommes entrés au gouvernement, les questions essentielles n’étaient plus discutées, ni dans le cadre de l’alliance quadripartite des partis, ni dans le gouvernement. Par exemple, la question de l’énergie, qui est un des principaux dossiers du pays (eau, électricité et pétrole). Le ministre de l’énergie est l’un des nôtres, il découvre que le chef du gouvernement a constitué un groupe de travail qui met les plans, les programmes et les politiques dépendant du ministère de l’énergie, sans qu’il en soit au courant, alors qu’il avait également constitué un groupe de travail.
Les ministres de Amal et du Hizbullah découvrent aussi que le plan économique et financier du gouvernement était prêt, sans qu’ils ne soient consultés. L’équipe de la majorité avait même fait un plan pour l’agriculture, alors que le ministre de l’agriculture n’était pas au courant. Pour la question de la sécurité, il a été décidé, et le texte a été montré par le ministre Fneish qu’il sera constitué un bureau de renseignements avec la présence d’officiers internationaux, ce bureau aura pour tâche le contrôle des appareils sécuritaires libanais et la discussion de ses plans, de ses programmes, de son développement, de son équipement et financement. Au temps des Syriens, cela n’existait pas !....

Il s’est donc avéré que nous étions là pour le décor, afin de dire que toutes les confessions sont représentées dans le gouvernement, et c’est pourquoi nous avons préféré le quitter.
Nous ne leur accorderons pas la légitimité de gouverner seuls

Question : il leur reste un an et demi au pouvoir. Pourquoi ne pas les laisser gouverner jusqu’aux prochaines élections électorales ?
Sayyid Nasrullah : S’ils gouvernent pendant un an et demi sans l’opposition, ce sera un grave danger sur le liban… Le problème n’est pas dans la présidence de la république, que ce soit Michel Sulayman ou Michel Aoun, la situation sera la même et sans le tiers garant, le général Aoun ne pourra rien faire non plus. Vous dites que la situation antérieure était stable, oui, parce que le Liban, pendant 15 ans, a été tenu par un ordre régional et international. Maintenant, on nous dit : vous les Libanais, réglez vos problèmes vous-mêmes, quelle que soit l’intervention américaine ou étrangère.  Nous nous sommes retrouvés confrontés aux problèmes réels, lors de notre présence au gouvernement… Il y a un groupe qui emmène le pays vers une voie dangereuse… Et je m’adresse aux Libanais, leur disant : la question est posée, est-ce que nous les laissons gouverner encore, est-ce que nous leur facilitons la tâche, par notre générosité ? L’opposition a facilité beaucoup de choses, à tel point que la base reproche beaucoup et je comprends ce reproche, mais c’est un autre problème. On nous dit : pourquoi insistez-vous sur le tiers garant, laissez élire le général Sulaiman, qu’ils forment leur gouvernement, et dans un an et demi, ce seront les élections législatives. De mon point de vie, s’ils prennent le pouvoir sans faire participer l’opposition avec le tiers garant, et quel que soit le président de la république, cela constituera un danger sur le pays, dans différents domaines : politique, juridique, économique, et même sécuritaire. Cela exige évidemment quelques explications.
Nous savons que le gouvernement fait la loi électorale. Qu’est-ce qui nous garantit que ce gouvernement que nous allons laisser gouverner pendant un an et demi, ne reviendra pas avec la nouvelle loi électorale, renouvelant la crise pour quatre ans supplémentaires ? La majorité veut une loi électorale qui lui permette de revenir, elle fera une loi lui garantissant la majorité au parlement, pour quatre ans.
Pour la question économique, les lois qui seront appliquées pendant un an et demi comportent de graves dangers pour les paysans, les industriels, la main d’œuvre et les fonctionnaires de l’Etat, avec l’augmentation des impôts et des taxes. Le programme économique de ce gouvernement est la conséquence de la conférence de Paris 3, et les conditions du Fonds monétaire international. La présence de l’opposition au gouvernement avec le tiers garant limite les effets de ce plan. Concernant la sécurité, en un an et demi, les appareils sécuritaires et l’armée seront recomposés et reformés de manière à constituer un danger sur le pays. Même si nous avons confiance dans la présence de Michel Sulayman à la présidence, le gouvernement, dans sa majorité écrasante (sans tiers garant), peut prendre des décisions relatives aux appareils sécuritaires et militaires, et si le président n’est pas d’accord, il sera isolé comme l’a été le président Emile Lahoud, le gouvernement pourra prendre des décisions concernant la refondation de l’appareil judiciaire. Il peut le faire en un an et demi. Ils peuvent organiser l’Etat pour garantir leurs propres intérêts et les intérêts de ceux qui sont derrière eux…

De notre côté, nous considérons le gouvernement actuel comme illégal, et ce qu’il fait est illégal. Cela est très dangereux, mais reste beaucoup moins dangereux que si nous leur remettons le pouvoir, car quand nous leur remettons le pouvoir, nous reconnaissons son caractère constitutionnel, légal, ce qui veut dire que nous lui donnons la possibilité de gouverner le pays d’une manière très dangereuse, et je ne parle pas ici du parti, car ils ne peuvent rien faire à ce niveau, mais il s’agit du pays en entier ; la situation actuelle reste beaucoup moins dangereuse que si le gouvernement gouverne sans opposition et sans tiers garant.
Par ailleurs, nous étions prêts à agir si jamais le pouvoir avait procédé à l’élection du président avec la formule de la moitié + 1 (nombre de députés, et non des deux tiers comme le réclame l’opposition et des députés de la majorité). Mais la période des fêtes est venue, nous avons donné le temps aux négociations. Nous avons la patience, nous avons attendu jusqu’à la fin de la période des fêtes. A notre avis, la médiation française n’est pas finie, malgré les déclarations de Sarkozy, et des efforts arabes sont en cours. Nous attendons de voir si ces médiations amèneront quelque chose de nouveau. Si ces médiations s’achèvent, et si le gouvernement persiste à vouloir exercer les responsabilités de la présidence, et s’il n’y a plus rien à l’horizon, nous prendrons le temps, une semaine ou dix jours, pour la consultation et la discussion entre les forces de l’opposition pour trancher. Qu’allons-nous faire ? Aujourd’hui, je ne peux rien dire, le parti n’est pas le seul dans l’opposition. Ce qu’adoptera la direction de l’opposition sera annoncé, sera fixé et par conséquent, mis en route. Mais que l’Mais que l’opposition garde son silence et ne bouge pas ? Non, si l’opposition est calme, c’est parce qu’il y a des médiations, et nous tenons à donner une chance à ces médiations.

Question : Nous avions déjà entendu cela il y a un an. Les forces du pouvoir affirment que votre capacité ne va pas au-delà ce ce qui est, puisque vous ne déclarez que la guerre interne est interdite ?
Sayyid Nasrullah : J’affirme une fois encore qu’il s’agit d’un point de force pour l’opposition, cela montre son honnêteté, elle ne veut ni guerre civile ni guerre interne, elle tient à la paix civile, à la stabilité… En réalité, c’est ce souci qui a empêché l’opposition à aller vers l’avant, et les médiations étaient encore actives. Nous avons attendu jusqu’aux élections présidentielles.
L’opposition a offert de grandes facilités, comme l’initiative du président (de l’assemblée nationale) Nabih Berri, où elle a abandonné sa condition de formation d’un gouvernement d’unité nationale avant les élections présidentielles.

Question : et pourquoi n’a-t-il pas élu ?
Sayyid Nasrullah : parce qu’ils disent nous voulons un président qui forme son propre gouvernement, et non un gouvernement d’unité nationale, ils ont pris une partie de la proposition et ont laissé l’autre, qui est aussi important que le premier. Il y aura un président s’il y a un gouvernement d’unité nationale, c’est ce qui résoudra le problème au Liban.
Ils ont arrêté le dialogue interne, ne voulant pas discuter avec le général Aoun, qui représente l’opposition. Quand ils discutaient avec Nabih Berri, représentant l’opposition, ils disaient que le chrétien dans l’opposition n’était qu’une annexe, et quand Nabih Berri a remis la responsabilité des négociations au général Aoun, ils ont dit qu’il est un outil utilisé par l’opposition et ont refusé de poursuivre les négociations avec lui. Il y a un problème de moralité au Liban : ils ont arrêté les négociations internes, les médiations arabes ont été arrêtées, et aussi les médiations internationales. Alors, l’opposition est contrainte de prendre des mesures, des moyens civils et légaux, pour y faire face.

La position syrienne
Question : qu’en est-il de la Syrie ? Est-ce que la communauté internationale souhaite ou non l’intervention de la Syrie au Liban ?
Sayyid Nasrullah : une grande pression était exercée sur la Syrie pour qu’elle n’intervienne pas, elle était accusée d’intervenir, et aujourd’hui, il y a une demande de la communauté internationale pour qu’elle intervienne. Tantôt, on veut punir la Syrie parce qu’elle intervient au Liban et tantôt, il lui est demandé d’intervenir. Cela montre d’abord l’échec de la politique américaine, qui voulait décider seule au Liban. Qu’est-il demandé de la Syrie ? Ils lui demandent de faire pression sur l’opposition pour que cette dernière abandonne sa revendication naturelle et logique, concernant le gouvernement d’unité nationale et la loi électorale. Les Européens sont intervenus, à plusieurs reprises, et notamment le président Sarkozy. Les Français ont voulu alléché la Syrie par plusieurs propositions : les relations normales avec la Syrie , les relations euro-syriennes. Mais les dernières paroles du président Sarkozy, menaçant au sujet du tribunal international, signifient la politique de la menace aux côtés de la promesse.

En tant qu’opposition libanaise, il faudrait témoigner devant l’histoire : la Syrie qui a un intérêt certain dans la reprise des relations syro-françaises, et la reprise des relations arabo-syriennes, qui a un intérêt certain dans la reprise des relations syro-européennes, et éloigner la menace d’un tribunal qui la vise.
Si la Syrie veut considérer ses propres intérêts, elle fait pression sur l’opposition, lui parlant d’intérêts régionaux. Mais, en fin de compte, est-ce que la Syrie peut exercer une pression ?

Est-ce que l’opposition se soumet à une telle pression ?

Elle le peut et l’opposition peut la refuser, mais les Syriens sont venus et ont discuté avec l’opposition, nous disant que les propositions sont telles et telles, qu’acceptez-vous et que refusez-vous ?

En tant qu’opposition, nous avons dit, nous acceptons tel et tel points, ce dont nous parlons aujourd’hui. Ce que nous recherchons, c’est l’intérêt du Liban, un Liban indépendant et libre, non soumis à l’administration américaine, un Liban qui refuse la guerre civile. Nous avons accepté l’élection d’un président de concorde, mais accompagnée d’un groupe de revendications, qui sont le gouvernement d’unité nationale, etc…
  La Syrie a mis en avant les intérêts de l’opposition nationale libanaise avant ses propres intérêts, prouvant qu’il s’agit d’une relation de respect et non de dépendance, car l’intérêt de la Syrie était de faire passer toute proposition, au détriment de l’opposition, afin de récupérer sa situation régionale et internationale, remettant à plus tard la question du Liban. Il y a de fortes pressions actuelles sur la Syrie , des menaces contre elle, une résolution du conseil de sécurité, ou ce dont a parlé Sarkozy, aucun président ne parle ainsi. Malgré tout, la Syrie n’a aucunement fait pression sur nous. Elle a les moyens de le faire, elle peut fermer les frontières, etc… mais elle a considéré que son rôle n’est pas de faire pression, mais de discuter avec l’opposition, car la décision est finalement celle de l’opposition.

Question : comment le problème syro-saoudien sera résolu ?
Sayyid Nasrullah : La réconciliation syro-saoudienne aidera à résoudre la crise libanaise, mais c’est surtout le facteur américain qui est principal, ce ne sont ni le facteur syrien, ni le facteur saoudien. Ce sont surtout les Etats-Unis qui empêchent une entente entre les Libanais.
Pas de victoire décisive, mais nous avons empêché l’application du plan américain
Avant de clore le dossier interne, une conclusion :
Ni le pouvoir ni l’opposition n’ont remporté de victoire décisive ou subi de défaite décisive, même si certains du pouvoir considèrent que donner le tiers garant à l’opposition signifie une victoire de celle-ci. Nous ne recherchons pas de victoire morale ou politique, nous recherchons une solution sérieuse à la crise actuelle du Liban, qui ne peut être résolue que par la participation.
Mais d’autre part, je voudrai m’adresser au peuple libanais, et plus spécifiquement au public de l’opposition : la chose dangereuse qui devait être accomplie au cours de ces trois dernières années, nous l’avons empêchée dans une grande mesure, le projet américain, qui menace le Liban. Au cours de ces trois années, ce projet n’a pu voir le jour, la résistance est toujours là, elle était visée par le projet américain et la résolution 1559, la résistance a été ciblée pour l’isoler politique, elle a été visée pendant la guerre de juillet, qui était une guerre à cent pour cent américaine, et par décision américaine.
Ensuite, il n’y a aucune chance, à cause de la présence d’une opposition forte, pour exécuter le plan de l’installation définitive des Palestiniens, qui sera appliqué s’ils prennent le pouvoir, selon un marchandage précis : nous vous accordons 40 milliards de dollars, et peut-être maintenant 60 milliards de dollars, donnez la nationalité à 250.000 Palestiniens, et trouvons une solution pour les 50.000 autres. Ils considèrent cette question à partir du salut national. Troisième point, l’opposition a empêché que le Liban devienne une partie du camp américain, jusqu’à présent. Est-ce que nous pouvons donc affirmer que les Etats-Unis ont échoué à réaliser leur projet ? Oui, il a échoué, et c’est la réalisation de l’opposition. Mais l’opposition n’a pas réalisé son objectif, parce qu’elle est en situation défensive. Le problème n’est pas les forces du 14 février (14 mars, les deux sont utilisés, ce sont les forces du pouvoir), car l’opposition mène une lutte politique mondiale, comme la résistance a mené au cours de la guerre de juillet une guerre mondiale. Il y a une guerre mondiale (menée par) les Etats-Unis et la communauté internationale qui veulent imposer une formule précise sur les Libanais.
….
Nahr el-Bared et les plans de liquidation du droit au retour des réfugiés
Question : est-ce que vous craignez une autre (guerre) de Nahr el-Bared, au Liban ?
Sayyid Nasrullah : Je suis inquiet au sujet de la situation dans les camps.

Dans quel sens ?

Dans celui où l’ensemble de la question de la (présence) palestinienne est en discussion, et par conséquent, nous ne pouvons pas dire que le sujet est loin de tout projet dans la région. Je ne parle pas selon la logique d’un complot, mais je dis qu’il y a un effort concernant le sujet palestinien dont ils veulent finir, ils veulent finir avec le conflit israélo-palestinien.

Le problème essentiel est celui des réfugiés, et le projet de l’installation définitive des Palestiniens au Liban est un projet très sérieux, très très sérieux, et je possède des indices et des éléments.
Le problème, c’est si on fait intervenir dans des conflits les camps palestiniens, à l’intérieur des camps ou avec son entourage, ou avec l’armée libanaise, par le biais de groupe

24/01/2008

N° 63 - Journal du Liban -07/ 23-01 Fin

Sommaire

10-1 Raymond Richa : L'après Sinioura a sonné. Mais alors que faire après ? A Lire sous ‘Pièce jointe’ sous le titre : Certes.

10-2 Mohammed Ali Kobeissi : Le Liban au cœur de la crise du Moyen-Orient A Lire sous ‘Pièce jointe’ sous le titre : Le Liban au cœur de la crise du…

10-3 Khalil FLEYHANE « Pacte national ». A Lire sous ‘Pièce jointe’ sous le titre : Pacte national.

Bonjour,

Ces 3 articles - des plus intéressant – ne peuvent être que lues qu’en ’pièce jointe’.

Si vous désirez obtenir le journal dans lequel sont repris ces 3 pièces une seule adresse : fa032881@skynet.be

 Marc