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30/06/2008

n°187 - Journal de l'Afghanistan- 23-06 au 29-06- -Début-- Les résistants mènent une "insurrection qui a du ressort" a estimé le Pentagone

n°187 - Journal de l'Afghanistan- 23-06 au 29-06- -Début-- Les résistants mènent une "insurrection qui a du ressort"  a estimé le Pentago

journal de l'Afghanistan .  -Début-

n° 187  du  23-06 au 29-06

Par M.Lemaire        



 NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire.  -Début-

Tiré à part :

Amnesty International apporte en grandeur nature une de ses cellules de haute sécurité à Washington.

 L’ambassadeur Etat-uniens Withers est  accusé de trafic de munitions … Bombardement de civils- Dommage collatéraux

2 Occupation de l'Afghanistan 

 Les USA prévoient une intensification des attaques.

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 

4 Lutte pour la libération du territoire   (seconde partie du journal) Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 
7 Brèves                                            (troisieme partie du journal)
7-1 Opération militaire en Afghanistan: une 'marche de la liberté', selon Bush.
7-2 Une victoire «qui ne sert à rien» !
7-3 «Mes amis et moi, nous nous considérons comme des talibans sans les armes»
7-4 Mireille Delamarre : 40 % d'Attaques en plus dans l'Est …
7-5 Gates presse le Pakistan  de mettre de la pression sur les talibans...
7-8 L'Afghanistan au menu des ministres du G-8.
7-9 L’UNICEF dénonce les conditions de détention des enfants en Afghanistan. 8 Dossiers
8-1  Point de vue de Jonathan Steele : Il n'y aura jamais de victoire de l'OTAN en Afghanistan.
9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage
9-1 Mac Caine veut un nouvel 11 septembre


Tiré à part :

Amnesty International apporte en grandeur nature une de ses cellules de haute sécurité à Washington.  

Amnesty International a lancé mercredi un nouvel appel au gouvernement américain pour demander la fermeture de la prison de Guantanamo, en reconstituant en grandeur nature une de ses cellules de haute sécurité à quelques pas de la Maison Blanche. Cette cellule d'isolement de 3 mètres de long et 2 mètres de large, identique à celles qui renferment les deux-tiers des détenus de Guantanamo (Cuba), "est une manière de montrer aux Américains l'injustice en taille réelle", a déclaré Gwen Fitzgerald, porte-parole de l'organisation de défense des droits de l'homme à Washington. Placée sous le Monument de Washington, lieu très fréquenté par les touristes américains et près de la Maison-Blanche , cette manifestation veut s'adresser au gouvernement et aux électeurs. Les visiteurs expérimentent ainsi par eux-même "la sensation d'être enfermé 22 heures par jour dans une boîte sans avoir été jugé et sans savoir quand ils seront libérés" a expliqué Larry Cox, directeur exécutif d'Amnesty International-USA. A l'intérieur de la cellule, une caméra les incite à enregistrer un message vidéo destiné au président George W. Bush et qui sera ensuite mis en ligne sur le site de l'organisation. Larry Cox espère former "une opinion publique forte et durable" qui mettra un terme à "cet horrible chapitre de l'histoire américaine". La plupart des militants avaient revêtu la tenue orange, des prisonniers La récente décision de la Cour suprême autorisant les détenus de Guantanamo à saisir la justice civile a été saluée par M. Cox. "Il n'y a plus qu'à espérer que le Président réalise enfin qu'il n'est pas un dictateur (...) et qu'il doit respecter la loi" a-t-il dit. Cette exposition itinérante, l'une des nombreuses manifestations organisées par Amnesty à travers le monde à l'occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, est à Washington pendant une semaine avant de continuer sa tournée des Etats-Unis tout au long de l'été. Le centre de détention de la base navale américaine à Cuba compte encore plus de 270 prisonniers malgré une réprobation internationale quasi-unanime. AFP / 26 juin 2008


L’ambassadeur Etat-uniens Withers est  accusé de trafic de munitions …

Les autorités US et albanaise ont lancé mardi des enquêtes approfondies sur une éventuelle implication de l'ambassadeur Withers des Etats-Unis à Tirana dans un trafic de munitions. C'est le président de la Commission de vérification de la Chambre des représentants américaine, Henry Waxman, qui a lancé les premières accusations contre M. Withers. M. Waxman affirme que l'ambassadeur des Etats-Unis à Tirana "a eu une réunion tard la nuit avec le ministre albanais de la Défense au cours de laquelle il a approuvé la suppression de preuves de l'origine chinoise illégale de munitions acheminées d'Albanie en Afghanistan par un sous-traitant américain" du Pentagone. Cette réunion aurait eu lieu le 19 novembre 2007 à la demande du ministre albanais qui souhaitait savoir comment répondre à une demande d'un journaliste du New York Times désireux de visiter un entrepôt de la société américaine AEY Inc., travaillant sous contrat avec l'armée américaine, affirme le parlementaire américain. Cette société "faisait au moment de cette réunion l'objet d'une enquête pour trafic d'armement illégal incluant des munitions chinoises", précise M. Waxman, qui base ses accusations sur le témoignage d'un attaché militaire américain, Larry Harrison. Le président d'AEY Inc., Efraim Diveroli, 22 ans, et trois autres personnes ont été inculpés vendredi pour la vente au Pentagone de munitions chinoises interdites, ajoute M. Waxman. Le département d'Etat a décidé de lancer une enquête interne "complète, juste et transparente", qui sera menée par son inspecteur général, a précisé le porte-parole. "Quand quelqu'un se retrouve sous le coup d'accusations publiques comme celles de M. Waxman, il est juste qu'un organisme indépendant les examine et parvienne à une conclusion adéquate". L'affaire pourrait avoir des liens avec l'arrestation à Tirana de sept personnes après une série d'explosions dans un dépôt militaire à Gërdec, près de la capitale albanaise, qui a fait plusieurs morts et blessés et entraîné des soupçons sur l'existence éventuelle d'un trafic d'armes. Le ministre albanais de la Défense , Fatmir Mediu, avec lequel l'ambassadeur américain aurait été en contact, a démissionné à la suite des explosions. Source : Sylvie LANTEAUME AFP – 24 juin


Bombardement de civils- Dommage collatéraux.

23-06 En début de semaine, des résistants  ont attaqué des soldats Us dans la localité de Sayed Karam dans la province de Paktia toujours dans l'est du pays. La coalition internationale a répliqué par des raids aériens. Une quinzaine de personnes auraient été tués dans ces bombardements EuroNews 



L'Afghanistan en chiffre du 13 au 29/06/08 
tués blessés
Usboys / Autres boys  5  22
Policiers, armée et collaborateurs

 81

 63
Peuple Afghan  70  8 + x


1 La résistance contre l'agresseur

Résistance :

24-06 Le plus éminent général américain en Afghanistan, Jeffrey Schloesser, a rapporté que les attaques ont augmenté de 40% en un an dans l'est du pays. AP & EuroNews 

25-06 Le nombre des attaques des résistants ont augmenté de 40% entre janvier et mai de cette année par rapport à la même période de l’année dernière, a affirmé le  plus éminent général US en Afghanistan le général Jeffrey J. Schloesser. http://contreinfo.info/

28-06 Les combats ont redoublé et la présence de quelque 65.000 soldats américains et de l'OTAN n'a pas empêché les crésistants de reprendre du terrain, en dépit des efforts engagés pour éliminer leurs chefs. Bien au contraire, les résistants vont probablement "maintenir et même intensifier en 2008 le rythme et l'ampleur de leurs attaques et attentats", ajoute ce rapport publié vendredi. Il décrit une double menace en Afghanistan, avec les talibans au sud et une "insurrection plus complexe, qui s'adapte" à l'est. Elle regroupe aussi bien des éléments d'Al-Qaïda que des mouvements de résistance comme le Hezb-i-Islami du chef de guerre Gulbuddin Hekmatyar ou le Jaish-e-Mohammed, basé au Pakistan voisin. L'insurrection, prédit le rapport, va se poursuivre au sud et à l'est, et pourrait s'étendre au nord et à l'ouest du pays. Source : Lolita Baldor AP

29-06 Les bastions des résistants se situent dans le sud du pays, mais ils sont également bien implantés dans l'est, à la frontière du Pakistan. Selon un rapport du Pentagone rendu public vendredi, ils vont désormais chercher à exercer davantage de pression dans le nord et l'ouest de l'Afghanistan. AFP

Analyse & déclaration

Les USA prévoient une intensification des attaques.  

Les résistants mènent une "insurrection qui a du ressort" en Afghanistan et il est vraisemblable qu'ils vont maintenir voire accroître le rythme de leurs attaques cette année, a estimé vendredi le Pentagone. Dans un rapport présenté au Congrès des Etats-Unis, le Pentagone a indiqué que les régions pakistanaises frontalières de l'Afghanistan, étaient la plus importante menace pour la sécurité en Afghanistan. Signe de l'inquiétude croissante à Washington comme dans les autres capitales occidentales face à la recrudescence des attaques en Afghanistan, le Congrès avait réclamé ce rapport lorsqu'il avait approuvé le budget annuel du Pentagone pour 2008. "Malgré des revers, les résistants devraient maintenir, voire accroître l'ampleur et le rythme de leurs attaques en 2008", estiment les auteurs du rapport. "Les taliban vont sans doute tenter d'étendre leur présence dans l'ouest et le nord (du pays)", ajoutent-ils. Source : Reuters 28-06 Les combats ont redoublé et la présence de quelque 65.000 soldats américains et de l'OTAN n'a pas empêché les combattants de reprendre du terrain, en dépit des efforts engagés pour éliminer leurs chefs. Bien au contraire, les résistants vont probablement "maintenir et même intensifier en 2008 le rythme et l'ampleur de leurs attaques ", ajoute ce rapport publié vendredi. Il décrit une double menace en Afghanistan, avec les talibans au sud et une "insurrection plus complexe, qui s'adapte" à l'est. Elle regroupe aussi bien des éléments d'Al-Qaïda que des mouvements de résistance comme le Hezb-i-Islami du chef de guerre Gulbuddin Hekmatyar ou le Jaish-e-Mohammed, basé au Pakistan voisin. L'insurrection, prédit le rapport, va se poursuivre au sud et à l'est, et pourrait s'étendre au nord et à l'ouest du pays. Source : Lolita Baldor AP 28-06

Les résistants devraient encore intensifier leurs attaques, selon le Pentagone

29-06 Le Pentagone a estimé, dans un rapport publié cette semaine, que les résistants, dont les bastions se situent dans l'est et surtout le sud, allaient chercher à augmenter leur présence dans l'ouest et le nord du pays. Le général a attribué l'augmentation des activités des résistants au cours des derniers mois à une conjonction de facteurs: l'arrivée du printemps et de l'été, les saisons traditionnelles de la guerre en Afghanistan, le fait que l'Isaf mène désormais des actions dans des régions où elle n'était auparavant pas présente, et la situation au Pakistan. AFP

Menace dans le nord et l'ouest afghans  

Les résistants vont probablement chercher à augmenter leur présence dans le nord et l'ouest de l'Afghanistan, tout en poursuivant leur insurrection dans le sud et l'est, affirme vendredi le premier rapport (72 pages.) du Pentagone au Congrès américain sur la sécurité en Afghanistan. Les résistants "défieront le contrôle du gouvernement afghan dans les zones rurales, en particulier dans l'est et le sud" du pays, où se concentrent actuellement le plus fort des violences, ajoute ce rapport "sur les progrès en matière de sécurité et de stabilité en Afghanistan", dont l'analyse s'arrête en avril. Sorce : AFP / 27 juin 2008



Occupation de l'Afghanistan 

Analyse & déclaration USA & Coalition

Les USA reconnaissent leur incompétence de contrôler les attaques en Afghanistan

Le chef de l'état major interarmées américain a reconnu l'incompétence de son pays de contrôler les attaques en Afghanistan. Michael Mullen a aussi annoncé, cité par l'AFP, que le contrôle de la résistance et la formation des forces de sécurité afghanes demandaient plus de renfort. "Quoique la présence militaire américaine soit renforcée en 2008, les attaques se sont pourtant intensifiées", a-t-il reconnu. Les Etats-Unis ont envoyé plus de 3500 soldats en renfort en Afghanistan. 70 000 forces internationales y sont déployées. 24 Juin 2008 http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=10633&Itemid=0


France.

 20-06 Complément d'information
La France a actuellement environ 1100 soldats déployés en Afghanistan principalement dans et autour de Kaboul, dont certains s'occupent d'un hôpital sous commandement séparé de l'OTAN. Mais sous la pression des US de la Grande Bretagne et du Canada (principaux pourvoyeurs de troupes), la France , par la voie de sa ministre de la défense Michèle Alliot Marie, a promis en fin d'année dernière de déployer temporairement ses soldats dans des zones où leur présence serait nécessaire, c'est-à-dire des zones de combat. 200 soldats des forces spéciales qui opéraient de Jalalabad en bordure de la frontière avec le Pakistan sous commandement américain, ont été retirées de cette zone en janvier. Depuis le début de l'occupation en 2001, 10 soldats français ont été tués en Afghanistan. Pour l'année 2006, 4000 afghans, dont des résistants, ont été tués principalement dans le sud http://www.planetenonviolence.org/index.php?action=articl...



2 Occupation de l'Afghanistan

USA

28-06 On déplore"un manque d'unité des efforts de la communauté internationale". On compte actuellement 32.000 soldats américains en Afghanistan, dont 14.000 au sein des forces de l'OTAN et 18.000 autres effectuant notamment des missions de lutte contre insurrection. Selon le dernier décompte officiel du Pentagone arrêté vendredi, 527 soldats américains ont été tués depuis fin 2001. Source : Lolita Baldor AP 


Troupes Afghane

26-06 Contrairement à l'armée afghane, dont la compétence serait de plus en plus notoire, la corruption et l'inefficacité se sont infiltrées au sein de la force policière nationale à un point tel que les soldats de l'OTAN hésitent à révéler des informations élémentaires devant des officiers. http://qc.news.yahoo.com/s/capress/080626/monde/afghanistan_prison_2

28-06 Le Pentagone est inquiet sur les efforts en cours pour équiper et entraîner les forces afghanes. Le rapport requis par le Congrès, se penche plus particulièrement sur le développement des forces de sécurité afghanes. L'objectif est pour le moment de bâtir une armée de 80.000 soldats et une force de police nationale de 82.000 hommes. Mais là encore, le manque d'instructeurs "empêche l'accéleration et l'expansion" des programmes de formation, constate le Pentagone. En mars 2008, seuls un bataillon de l'armée afghane et un QG de commandement étaient ainsi en mesure d'opérer indépendamment. Vingt-six autres bataillons et sept QG de commandement restaient dépendants des forces de la coalition pour concevoir et mettre en oeuvre les opérations destinées à contrer l'insurrection. En outre, bon nombre des instructeurs destinés à former les militaires afghans manquent encore à l'appel. Les Etats-Unis n'en ont jusqu'à présent fourni qu'un millier, quand il en faudrait environ 2.400. La mise sur pied d'un corps de police efficace, par ailleurs, prend plus longtemps que prévu, notamment en raison de la "corruption" ambiante, nourrie par les divers trafics autour de la culture du pavot, dont est tiré l'opium. Source : Lolita Baldor AP


Allemagne

Berlin veut augmenter d'un millier d'hommes ses effectifs en Afghanistan  L'Allemagne veut augmenter de 1.000 hommes son contingent militaire maximal pouvant être déployé en Afghanistan, actuellement plafonné à 3.500 soldats, mais qui restera cantonné dans le nord, a annoncé mardi le ministre de la Défense Franz Josef Jung. Ce dispositif amènera "un peu plus de flexibilité" pour les troupes de la Bundeswehr , l'armée allemande, a expliqué M. Jung. Une hausse des attaques et de nouvelles missions dans le nord du pays font craindre en Allemagne que les soldats de la Bundeswehr soient débordés et fragilisés. M. Jung a précisé mardi que, quand bien même il sera possible de déployer davantage d'hommes sur le terrain, les domaines de compétences de l'armée allemande dans le nord du pays ne seront pas modifiés. Le parlement allemand se prononcera en octobre sur l'accroissement du contingent de la Bundeswehr dans l'Isaf. Le mandat approuvé par les députés allemands autorise également un déploiement d'une centaine de soldats d'élite dans le sud et l'est de l'Afghanistan. AFP / 24 juin 2008


UK 

L’armée britannique ne peut mener de front la guerre en Irak et la guerre en Afghanistan Les forces armées britanniques ont été poussées au-delà de leur capacité et ne peuvent continuer à être présentes dans deux guerres à la fois, comme c’est le cas en Irak et en Afghanistan, selon un journal britannique de mercredi citant un haut responsable militaire. "Nous n’avons ni la structure ni les ressources pour une implication de cette ampleur et sur cette durée dans deux choses à la fois et pourtant nous le faisons depuis des années", a déclaré le chef des forces armées britanniques Sir Jock Stirrup dans des propos rapportés par le Daily Telegraph. Pour M. Stirrup, l’armée doit être affectée à une seule des opérations de l’envergure de la guerre en Irak ou de celle en Afghanistan, faute de quoi elle sera utilisée à l’extrême limite voire au-delà de ses capacités. La Grande-Bretagne a pourtant toujours nié cette situation de l’armée britannique et lundi dernier, lors de la visite d’adieux du président américain George W. Bush, Londres a annoncé l’envoi de 230 soldats supplémentaires en Afghanistan d’ici au printemps 2009, ce qui porte à 8 030 le nombre de soldats britanniques qui y sont stationnés. La Grande-Bretagne compte aujourd’hui plus de 7 800 soldats en Afghanistan et près de 4 000 dans le sud de l’Irak. Sources  Xinhuanet http://contreinfo.info/


3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai Le 15 juin, le président Karzaï a adressé une sévère mise en garde au Pakistan, revendiquant le droit d'aller y "détruire les repaires de terroristes". Dimanche, la secrétaire d'Etat Rice a affirmé que les menaces de M. Karzaï n'étaient "pas judicieuses" «Je pense qu'il n'est probablement pas judicieux de parler d'opérations afghanes transfrontalières», a déclaré Mme Rice. «Je pense que c'est mieux si le Pakistan et l'Afghanistan coopèrent de leurs côtés respectifs de la frontière»,  «Il y a des talibans qui opèrent en Afghanistan qui doivent être vaincus. Et il y a des talibans qui opèrent au Pakistan qui doivent aussi être vaincus, ajoutant qu'il était «sans doute mieux que les gouvernements respectifs gèrent leurs propres problèmes». Source AFP & Afghana. 23-06-2008 http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=207&Itemid=41


Les grandes manoeuvres

Trois hauts placés des services de sécurité de l'Afghanistan sont limogés

jeudi 26 juin La dévastatrice évasion de prison survenue il y a deux semaines a mené au congédiement de trois hauts placés des services de sécurité de l'Afghanistan, incluant Syed Aqa Saqib, le chef de police de la province de Kandahar. M. Saqib et les deux autres dirigeants ont non seulement été limogés, ils font également l'objet d'enquêtes sur leur rôle possible dans l'attaque meurtrière à la prison de Sarposa. Les congédiements et l'enquête policière ont été annoncés jeudi, le même jour où le gouvernement du Canada faisait part de son intention d'investir 4,0 millions $ pour aider à rénover la plus grande prison de Kandahar. Source : http://qc.news.yahoo.com/s/capress/080626/monde/afghanistan_prison_2



b) Les occupants 

1) Usa

Prisons, exactions & torture  dans le camp de concentration de Guantanamo Guantánamo menacé

La Cour suprême des Etats-Unis, dans un jugement sans précédent, a estimé hier que les 270 détenus de Guantánamo avaient le droit de mettre en cause leur détention devant une cour civile américaine. «C’est tout le fondement de l’existence de Guantánamo qui s’écroule», triomphait un avocat. «Les lois et la Constitution sont destinées à être en vigueur, même dans des circonstances exceptionnelles», a grondé la Cour suprême, qui met ainsi en cause les cours militaires d’exception établies par l’administration Bush pour juger les «ennemis combattants». La Cour avait par deux fois dans le passé émis un jugement allant dans le même sens. En réponse, le Congrès, alors dominé par les républicains, avait voté de nouveaux textes de loi, aujourd’hui remis en cause. Monde P.G. (à Washington)

QUOTIDIEN : vendredi 13 juin 2008



Les voisins

Pakistan

29-06 Le nouveau gouvernement pakistanais a engagé des négociations avec plusieurs mouvements de résistance dans les zones tribales, qui ont cependant promis de poursuivre le jihad  en Afghanistan.

AFP / 29 juin 2008 

n°187 - Journal de l'Afghanistan- 23-06 au 29-06 -Suite- Les résistants mènent une "insurrection qui a du ressort" a estimé le Pentago

n°187 - Journal de l'Afghanistan- 23-06 au 29-06 -Suite- Les résistants mènent une "insurrection qui a du ressort"  a estimé le Pentago

journal de l'Afghanistan -Suite-

n° 187  du  23-06 au 29-06

Par M.Lemaire        



Sommaire.   -Suite-

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 



4 Lutte pour la libération du territoire Pertes déclarée des occupants.

US & Isaf

23-06 Une attaque kamikaze visant un convoi des forces internationales a eu lieu dans l'ouest de l'Afghanistan, a-t-on appris de source officielle. Une voiture s'est approchée d'un convoi des forces internationales et a explosé avant de l'atteindre. . La Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) n'a fait état d'aucune victime (...)  dans ses rangs. AFP

24-06 Deux soldats de l'OTAN ont perdu la vie ce jour annonce le ministère de la Défense Un soldat de l'OTAN tués mardi est mort dans l'explosion d'une mine antipersonnel dans la province de Nangarhar (est). Trois autres soldats ont été blessés, a fait savoir l'Alliance dans un communiqué. . AP

24-06 Un second soldat a été tué lors d'affrontements avec des insurgés dans la province de Helmand (sud). La nationalité des soldats n'a pas été précisée. AP

25-06 Un soldat de l'OTAN a été tué par une explosion au passage de sa patrouille dans le sud de l'Afghanistan, a annoncé l'Alliance atlantique, mercredi.
Dans un communiqué, l'OTAN a précisé que la déflagration s'est produite mardi à Nahri Sarraj, une circonscription de la province volatile d'Helmand.
AP

25-06 Un soldat britannique a été tué lors d'une opération de déminage dans le sud de l'Afghanistan, annonce le ministère de la Défense. Le militaire, appartenant au 4e bataillon du régiment parachutiste, a été éjecté de son véhicule par la déflagration qui s'est produite dans la vallée du Haut-Sangin, théâtre régulier de violents combats, a déclaré le ministère qui précise que l'explosion n'a pas fait d'autres victimes..

Un autre soldat britannique avait été tué mardi (24-06) dans la région durant un échange de tirs.. Source Kate Kelland, (AP) version française Jean-Stéphane Brosse

26-06 Trois soldats et un interprète de la force internationale déployée en Afghanistan ont été tués jeudi à la suite d'une série d'explosions dans le district de Sayed Abad, au sud-ouest de Kaboul. Au moins un véhicule de la coalition sous commandement américain a été détruit lors de l'attaque. Selon la coalition, deux corps ont été retrouvés sur les lieux de l'attaque tandis que les deux autres se trouvaient dans un champ adjacent, rapporte l'Agence France Presse qui ajoute que les victimes n'ont pas encore été identifiées formellement, selon la coalition. 26-06 Un hélicoptère militaire de la coalition internationale s'est écrasé après avoir essuyé des tirs dans le nord-est du pays, près de la frontière pakistanaise. Un porte-parole des talibans a part déclaré à l'agence Reuters que l'appareil avait été complètement détruit et que tous ses occupants avaient été tués. Source : http://qc.news.yahoo.com/s/26062008/3/world-afghanistan-les-talibans-maintiennent-la-pression.html

27-06 Vendredi, trois soldats de la coalition internationale sous commandement américain ont été tués dans dans la  province de Wardak. AFP

28-06 Un soldat britannique est mort samedi en marchant sur qui semblait être une mine antipersonnel sur une base aérienne près de Lashkar Gah, la capitale de la province de Helmand (sud), selon le ministère britannique de la Défense. AP & AFP

28-06 « Un soldat de l’Isaf est mort dans une explosion au cours d’une patrouille avec une unité de l’Armée nationale afghane le 28 juin à Lashkar Gah », le chef-lieu de la province méridionale de Helmand, a indiqué la Force internationale d’assistance à la sécurité dirigée par l’Otan. A 11H00 locales la patrouille dont faisait partie ce soldat a été informée d’une attaque au lance-roquettes sur un aéroport civil de Lashkar Gar Une fois sur les lieux, le militaire a quitté son véhicule, avant de marcher sur ce qui « semble devoir être une ancienne mine anti-personnel », et d’être tué sur le coup. AFP

27-06 Quatre membres de la coalition emmenée par les Etats-Unis ont été tués dans des actes de guérilla, fait savoir leur état-major. Leur décès, survenu jeudi, fait du mois de juin le mois plus meurtrier depuis novembre 2001, avec un bilan officiel de 40 morts. Trois soldats étrangers et leur interprète ont succombé à l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule, dans la province de Vardak, au sud-ouest de Kaboul, précise l'US Army dans un communiqué diffusé vendredi. Le quatrième a trouvé la mort dans la province de Farah, également dans le Sud-Ouest, où sept personnes, dont deux militaires afghans, ont été blessées. La nationalité des soldats n'est pas précisée, mais le gros de la coalition est formé de militaires américains Reuters


Pertes des forces collaboratrice locales   - Province non précisée

29-06 Dimanche, une bombe artisanale a explosé au passage d’un convoi militaire, tuant deux soldats qui effectuaient une patrouille de routine dans le village de Ronial, a annoncé un porte-parole militaire. AFP

29-06 Quatre personnes (collaborateurs) dont un chef de tribu, ont été tués par balles tôt dimanche en différents endroits de la vallée de Swat, selon un responsable local de la police. « Tous ont été tués à leurs domiciles par des assaillants inconnus », a déclaré à l’AFP Fazal Subhan. Avec AFP


Pertes des Résistants        - Province non précisée

24-06 Un drone de l'OTAN a visé des militants qui se retiraient après des affrontements avec la police afghane dans les montagnes de l'est du pays, selon la police. Quinze résistants ont été tués. AP



Détails

Province de Farah (sud-ouest),

29-06 Les résistants ont attaqué le quartier général du gouvernement local à Juwain, dans le district de Lash Wa Juwayn de la province de Farah,  près de la frontière iranienne (ouest), tôt samedi matin. 4 policiers ont été tués dans des combats qui ont duré quatre heures, selon le chef de la police provinciale Khalil Rahmani. Un porte-parole de la police a de son côté fait état de 4 morts et cinq blessés dans les rangs de la police. AP& AFP

Province de Faryab (nord-ouest)

29-06 "Je peux confirmer que 8 gardes-frontières(policiers)  ont été tués aujourd'hui dans une embuscade dans le district de Dawlat Abad", a déclaré à l'AFP Zemaraï Bachary, porte-parole du ministère de l'Intérieur. M. Bachary a accusé les "ennemis de la paix et de la stabilité" d'être responsables de l'attaque, une expression que les responsables afghans utilisent pour désigner les résistants. AFP


Province de Logar,(sud de Kaboul.)

24-06 Samedi soir, des résistants ont attaqué un poste de policiers attenant à la mine de cuivre d’Ainak, dans la province du Logar, au sud de Kaboul. Trois policiers ont été tués, a annoncé le chef du district de Mohammad Agha, Bismillah Khân Khoshiwal, qui a également dû faire face à une attaque des résistants visant le centre administratif du district. L’exploitation de la mine de cuivre d’Ainak a été confiée à une compagnie chinoise. Le coût du projet est estimé à 3 milliards de dollars. Pajhwok http://www.bassirat.net/+Afghanistan-trois-policiers-tues+.html


Province du Wardak, (sud-ouest de Kaboul)

 22-06 Dimanche, des résistants ont attaqué une patrouille de police dans le district de Jaghori, tuant deux policiers et en blessant deux autres, ont annoncé les autorités locales. Pajhwok

24-06 Mardi, des résistants ont attaqué à coup de roquettes un convoi de fournitures militaires de  carburant et des vivres. Les quarante camions du convoi transportant du matériel militaire ont été incendiés près de Saydabad à 70 kilomètres au sud de Kaboul de. Les véhicules destinés à approvisionner les forces étrangères sont des cibles privilégiées …  Selon des responsables afghans, un soldat dans le convoi a été tuée et trois autres blessées. AP & EuroNews  -  La Presse Canadienne et AP http://www.bassirat.net/+Afghanistan-attaque-d-un-convoi-de+.html

26-06 Les forces afghanes, appuyées par des soldats étrangers, ont lancé une offensive dans la province de Wardak, au sud-est de Kaboul, a indiqué une source policière. "Trois résistants ont été tués jusqu'à présent, a affirmé Mohammad Aleem Kohstani, responsable régional de la police. AFP


Enlèvement & Prison

26 juin 2008 Malik Nabi Jan, chef tribal originaire du district de Batikot, dans la province orientale du Nangarhâr, est mort à Bagram, principale base US sur le sol afghan qui ‘abrite’ un centre de détention, a annoncé mardi le chef du district de Batikot, Naim Jan. Malik Nabi Jan, 80 ans, avait été arrêté, avec ses deux fils, fin avril en raison de ses liens présumés avec la résistance Pajhwok http://www.bassirat.net/+Afghanistan-deces-d-un-chef-tribal+.html



4-1 L'Afghanistan en chiffre  Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "

Civils tués                                                           : ? +  4497

Civils blessés                                                     : ? +  2.363 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  6.905

Résistant blessés                                               :?  +  1.630 (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                           : 23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1.381

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 13.377

Suicides                                                           : ?  plus de 1500 tentatives   150.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure

CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 4.241 S

oldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 4.124 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :   1.219

Collabo   blessés                                               :?  +  773 (chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ? +   3 

Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.

Afghanistan: plus 60% de civils tués au premier semestre

Le nombre de civils tués en Afghanistan a augmenté de 62% au premier semestre 2008, se sont inquiétées les Nations unies dimanche. Le sous-secrétaire général pour les Affaires humanitaires, John Holmes, a fait état de 698 civils décédés de mort violente lors des six premiers mois de l'année, contre 430 au cours du premier semestre 2007. Selon M. Holmes, "Il reste toujours un nombre significatif (de décès de civils) causés par les forces militaires internationales", "Nous devons nous assurer que la sécurité des civils prime et que la législation humanitaire internationale est respectée par tous." AP 29 juin


Aux Etats-Unis, 115 militaires dont 22 membres de la Garde nationale et d'unités de réserve, se sont donné la mort l'année dernière.

Cela représente une augmentation de 12,7% par rapport à l'année 2006 où 102 suicides avaient été recensés. L'armée a par ailleurs précisé qu'il y avait eu 935 tentatives de suicide en 2007. Trente-deux suicides, soit un peu plus d'un quart du total, ont eu lieu en Irak. Quatre autres ont eu lieu en Afghanistan. L'état-major de l'US Army a réfuté l'idée que ces statistiques montraient un lien de causalité direct entre les déploiements en Irak et en Afghanistan et l'augmentation des suicides. Des responsables ont toutefois reconnu que le stress provoqué par l'engagement de l'armée américaine sur des théâtres de guerre avait eu des répercussions sur les soldats notamment dans leurs relations personnelles. Source : ats / 30 mai 2008  Ps Je relève dans le n°369- Journal d'Irak -12 au 18-06 que le  taux moyen actuel des suicides, basé sur les chiffres pour 2006 et 2007, est de 18 par jour, 127 par semaine, 6 570 par an. (on peut donc estimer que plus au moins le quart des suicide soit de 1500 viendrais d'afghanistan( 32.000 soldats contre 132.000 en Irak Stéphane Bussard : Jusqu’en juillet 2007, plus de 13.000 miliciens privés ont été blessés.  9 juin 2008


n°187 - Journal de l'Afghanistan- 23-06 au 29-06 -Suite- Les résistants mènent une "insurrection qui a du ressort" a estimé le Pentagone

n°187 - Journal de l'Afghanistan- 23-06 au 29-06 -Suite- Les résistants mènent une "insurrection qui a du ressort"  a estimé le Pentagone

journal de l'Afghanistan -Fin-

n° 187  du  23-06 au 29-06

Par M.Lemaire        



Sommaire.   -Fin-

7 Brèves

7-1 Opération militaire en Afghanistan: une 'marche de la liberté', selon Bush.

7-2 Une victoire «qui ne sert à rien» !

7-3 «Mes amis et moi, nous nous considérons comme des talibans sans les armes»

7-4 Mireille Delamarre : 40 % d'Attaques en plus dans l'Est …

7-5 Gates presse le Pakistan  de mettre de la pression sur les talibans...

7-8 L'Afghanistan au menu des ministres du G-8.

7-9 L’UNICEF dénonce les conditions de détention des enfants en Afghanistan. 8 Dossiers

8-1  Point de vue de Jonathan Steele : Il n'y aura jamais de victoire de l'OTAN en Afghanistan.

9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

9-1 Mac Caine veut un nouvel 11 septembre


7 Les Brèves

Ndlr :  la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

7-1 Opération militaire en Afghanistan: une 'marche de la liberté', selon Bush. La guerre d'Afghanistan est une "marche de la liberté" a déclaré le président américain George W. Bush, en visite d'une journée au Royaume-Uni, dans une interview exclusive accordée à la chaîne de télévision britannique Sky News
"Il ne s'agit pas de créer un empire américain, ni un empire britannique, ni à plus forte raison un empire coalitionnaire. Il s'agit d'une marche de la liberté", a-t-il affirmé, précisant que la liberté avait enfin obtenu une chance de s'implanter là où elle n'avait jamais existé auparavant.
Selon lui, suite aux attentats terroristes du 11 septembre 2001 à New York et à Washington, il est devenu évident que l'intervention en Afghanistan était indispensable pour assurer la sécurité internationale.
Concernant la guerre d'Irak, M. Bush s'est dit convaincu que "se débarrasser de Saddam Hussein avait été une bonne solution".
"Sans lui, le monde est devenu meilleur. Je regrette que des personnes innocentes aient trouvé la mort en Irak, mais je tiens à vous rappeler que des centaines de milliers de personnes ont été tuées sous le régime de Saddam Hussein", a ajouté le président américain.
Commentant les derniers sondages faisant état d'une cote de popularité en berne, M. Bush a répondu que la fidélité aux principes l'intéressait beaucoup plus que la popularité.
"Il est impossible d'être un leader mondial si l'on prête l'oreille à une chose aussi passagère que les indices de popularité", a-t-il conclu
RIA-Novosti http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=965162 16/06/2008

7-2 Une victoire «qui ne sert à rien» ! Si, officiellement, l'opération spéciale des derniers jours conjointement menée par l'Armée nationale afghane (ANA) et les forces canadiennes de l'ISAF est terminée, pour les habitants de cette région du sud de l'Afghanistan, rien n'a vraiment été réglé. Rien n'a vraiment été réglé, nous explique la journaliste indépendante Anne Nivat, auteure de plusieurs essais, dont l'un sur la guerre en Tchétchénie qui lui a valu le prix Albert Londres. L'amateurisme des autorités est tel que bon nombre d'Afghans préfèrent se jeter dans les bras des talibans. Khalid, 25 ans, qui travaille comme ingénieur dans une entreprise de construction, ne tarit pas de critiques vis-à-vis de la faiblesse du gouvernement de Kaboul et de la corruption de ses représentants dans les provinces.
«Les gouverneurs régionaux sont tous des amis du président Karzaï et lorsqu'ils ont fait leur temps quelque part, on les parachute ailleurs.» Or, selon lui, la population n'est pas dupe et cet amateurisme contribue à jeter les gens dans les bras des talibans, qui profitent du vide laissé par l'administration centrale.
Source : Anne Nivat 22-06-2008 http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=185&Itemid=42

7-3 «Mes amis et moi, nous nous considérons comme des talibans sans les armes» Yousef, un «poète» de 30 ans assez proche des talibans pour ne pas vouloir décliner sa véritable identité, rencontré dans un lieu public par mesure de sécurité.
«Mes amis et moi, affirme-t-il d'une voix douce, à peine audible, nous nous considérons comme des talibans sans les armes, mais s'il le faut, nous finirons par rejoindre nos frères combattants.
Car on en a assez de cette situation: d'un côté, des anciens chefs de guerre aux mains pleines de sang (ceux qui ont combattu contre l'Union Soviétique des les années 80) sont devenus ministres du gouvernement, de l'autre, mollah Omar (le leader autoproclamé des talibans) et Gulbuddin Hekmatyar (ancien chef de guerre devenu terroriste) ont été diabolisés et sont exclus du pouvoir!
C'est à n'y plus rien comprendre. Nous - et je crois exprimer là l'opinion d'une majorité d'Afghans - voudrions tout simplement une plus grande justice dans la répartition des postes, et cela passe forcément par des négociations avec les talibans.»
L'étudiant en religion a amené avec lui un acolyte témoin de ce qui s'est passé à Arghandab. Sans avouer sa participation directe aux combats, le jeune homme de 20 ans à peine insiste pour témoigner.
«La plupart des combattants étaient arrivés du Pakistan deux jours avant l'attaque de la prison. Ils portaient des pakouls (couvre-chef porté au Pakistan) et parlaient ourdou; ils ont squatté chez les familles qui fuyaient vers la ville et se sont habillés comme les gens de chez nous.
Juste avant l'offensive, ils nous ont dit qu'ils reviendraient pour de nouvelles opérations; la plupart d'entre eux sont originaires de Quetta», explique-t-il.
«De toute façon, en tuant un taleb, les autorités en créent 10 nouveaux!» s'esclaffent les deux compères avant de tourner les talons.
Source : Anne Nivat 22-06-2008 http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=185&Itemid=42 


7-4 Mireille Delamarre : 40 % d'Attaques en plus dans l'Est … Selon le Général JeffreE .J Schloesser, qui est en charge de la partie est des forces de la coalition de l'OTAN et du groupe de ‘contre terrorisme’ US, les attaques de la Résistance afghane ont augmenté de 40 % comparativement à celles de l'année dernière pour la période Janvier - Mai.
Depuis 2002, les combats entre les forces armées de l'OTAN/ US et les résistants ont augmenté. Mais cette année c'est à la fois au Sud et à l'Est du pays que cela se produit.
Selon Schloesser, cette augmentation significative est due principalement à la multiplication des attaques des insurgés mais aussi du fait que les troupes de l'OTAN sont plus présentes sur le terrain, s'aventurant dans des zones où elles n'allaient pas auparavant. Seuls 12 % des attaques ont lieu sur la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan. Le 10 juin des bombardements américains avaient fait 11 victimes parmi les soldats pakistanais chargés de la surveillance de la frontière, provoquant la colère du Pakistan. Actuellement, pour les six premiers mois de cette année, plus de 2000 afghans ont été tués, majoritairement des civils, au cours de bombardements aériens. L'armée britannique vient de confirmer qu'elle utilise des bombes thermobariques en Afghanistan. Ces bombes agissent par effet de souffle et provoquent la mort des personnes à l'intérieur des bâtiments en aspirant l'air de leurs poumons.
Rappelons que c'est dans cette région de l'Est Afghan que les 1000 soldats français qui doivent se déployer en renfort en Afghanistan seront stationnés, en remplacement des soldats américains.
Les envoyer se faire tuer pour rien, voilà ce que propose en matière de politique étrangère le président du parti de l'étranger.
Avec Sarkozy ce n'est plus « Mort pour
la Patrie » mais « Mort pour les Etats-Unis ». Mireille Delamarre
Source de certaines informations AP News 
www.planetenonviolence.org
Il n'y aura pas de victoire de l'OTAN en Afghanistan
http://www.planetenonviolence.org/La-Russie-Se-Joint-a-la-Guerre-en-Afghanistan-Hausse-de-40-des-Attaques-dans-l-Est-ou-doivent-se-deployer-les-soldats_a1613.html

7-5 Gates presse le Pakistan  de mettre de la pression sur les talibans... Le secrétaire à la guerre Gates, s'est inquiété jeudi du manque de pression exercée par le Pakistan sur les talibans à la frontière pakistano-afghane, tout en jugeant le Pakistan semblait enfin reconnaître le problème. La hausse de 40% des attaques dans l'est afghan sur les cinq premiers mois de 2008 "est un sujet de réelle inquiétude", et l'"une des raisons de cette augmentation est que plus de gens passent la frontière" du Pakistan vers l'Afghanistan, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse. "La capacité des talibans et d'autres résistants à traverser cette frontière sans subir de pression du côté pakistanais de la frontière est clairement un sujet de préoccupation" qui "doit être discuté avec le gouvernement pakistanais" a-t-il fait valoir. Depuis son arrivée, le nouveau gouvernement négocie un accord de paix avec les talibans pakistanais qui jurent, eux, de poursuivre le jihad en Afghanistan. Les Etats-Unis et Karzai estiment qu'Islamabad ferme les yeux sur les repaires des résistants dans ses zones tribales. Islamabad reproche à Kaboul et à Washington, de ne pas être en mesure de vaincre la résistance. Les relations entre les Etats-Unis et son ‘allié’ pakistanais se sont en outre tendues depuis que le 11 juin, avec la mort de 11 soldats pakistanais dans une frappe aérienne américaine à la frontière. Source : Daphné BENOIT AFP

26 juin

26-06  le G8 a promis jeudi d'investir quatre milliards de dollars dans la zone troublée de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan pour financer 150 projets de développement AFP

7-8 L'Afghanistan au menu des ministres du G-8. Dans une déclaration conjointe,(par les ministres des Affaires étrangères du Groupe des huit pays industrialisés) le chef de la diplomatie japonaise Masahiko Komura a souligné la nécessité d'une reconstruction de l'Afghanistan et a exprimé le soutien de l'ensemble des participants à un accroissement de la sécurité le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan . Les participants aux entretiens qui doivent se tenir jusqu'à vendredi ont exhorté les voisins de l'Afghanistan à "jouer un rôle constructif" au profit de la stabilité dans ce pays déchiré par la guerre, selon un résumé diffusé par le ministère nippon des Affaires étrangères. Les pays du G-8 établiront un cadre pour coordonner des projets à l'échelle locale et renforcer également le soutien dans les zones tribales. Par Eric Talmadge AP - 26 juin

7-9 L’UNICEF dénonce les conditions de détention des enfants en Afghanistan. Les enfants détenus en Afghanistan continuent d’être victimes de mauvais traitements et du manque d’accès à des services de soins et à l’éducation, signale une nouvelle étude du Fonds des nations Unies pour l’enfance (UN ICEF) et de la Commission indépendante des droits de l’homme en Afghanistan. « Une approche punitive de la justice juvénile semble toujours prédominer en Afghanistan », signale ainsi un communiqué diffusé par UNICEF. L’étude, qui sera publiée demain, demande la pleine mise en œuvre du Code juvénile adopté par le gouvernement afghan en mars 2005. Ce texte contient des principes de base de justice juvénile tels qu’énoncés par la Convention relative aux droits de l’enfant. « L’UNICEF demande fermement la mise en œuvre de mesures visant à prévenir et à réduire les détentions et les emprisonnements d’enfants, ainsi que la création de programmes de préventions impliquant les communautés et les enfants à risque », a signalé Catherine Mbengue, la représentante de l’UNICEF en Afghanistan. 27 juin http://contreinfo.info/rubrique.php3?id_rubrique=2

8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1  Point de vue de Jonathan Steele : Il n'y aura jamais de victoire de l'OTAN en Afghanistan.

L'option militaire ne mène nulle part. La solution c'est d'imiter le Pakistan, retirer les troupes, et faire des arrangements. Exigeons que les troupes françaises soient immédiatement retirées d'Afghanistan

Le brave appel du général Sir Richard Dannatt à un retrait précoce des troupes britanniques d'Irak contenait une faille compréhensible. Ce retrait ne s'appliquait pas à l'Afghanistan, a-t-il dit, parce que les troupes étrangères y ont été invitées par le gouvernement de Kabul. Cela leur conférait un statut différent des troupes de la coalition en Irak, « c'est pourquoi je suis plus optimiste que nous puissions arranger les choses en Afghanistan ». C'était là une étrange remarque étant donné que les troupes US et britanniques ont une invitation permanente du gouvernement de Bagdad. Il existe un parallèle clair avec l'Afghanistan comme il y en existe dans ses arguments principaux : la présence de la Grande Bretagne en Irak exacerbe les problèmes de sécurité, et « nous sommes dans un pays musulman et les positions des musulmans concernant la présence d'étrangers est tout à fait claire. »
Ces deux points s'appliquent à l'Afghanistan, ou le nationalisme croissant, l'impatience à l'égard de la sélection de Kabul de gouverneurs corrompus, la colère vis-à-vis des tactiques de l'armée de coalition, et la déception face à son échec pour améliorer les services de base, cette combinaison crée un réseau de résistance. L'histoire de l'Afghanistan montre que les interventionnistes étrangers, spécialement les non musulmans ont seulement une période de temps très courte pour prouver le bien fondé de leur intervention. Elle passe très vite, particulièrement dans le sud Pashtun, le cœur national de l'opposition.
5 ans après que les Talibans aient été bombardés et évincés du pouvoir, l'Afghanistan tombe dans le même marasme de massacres que l'Irak. Le pays n'est pas secoué par les conflits sectaires entre Shi'ites et Sunnites qui fragmentent l'Irak, mais hormis cela, la sécurité s'est effondrée. Un tiers du pays est « plongé dans une violente insurrection » selon les mots de Kofi Anan (encore secrétaire général de l'ONU à l'époque de la publication de l'article ndlt). On assiste à une augmentation des attaques suicide, 230 personnes ont été tuées le mois dernier (septembre 2006 ndlt), des sous traitants étrangers sont kidnappés, les officiers de police et les responsables du gouvernement sont assassinés.
Les Talibans resurgissent. Les troupes britanniques subissent des pertes dans des affrontements que le brigadier Ed. Butler, l'actuel commandant des forces britanniques qualifie de plus féroces que ce qui se passe en Irak. Un général à la retraite US, Barry Mc Caffey, a déclaré au printemps que, contrairement à la résistance irakienne, les Talibans opèrent en bataillon de 400 hommes, avec « des armes excellentes et des équipements de terrain » et utilisent une nouvelle technologie de bombes de bord de route.
La Grande Bretagne et l'Otan débattent pour savoir comment réagir. Le lieutenant général David Richards, commandant de l'OTAN, croit qu'il faut frapper fort les Talibans en utilisant des attaques aériennes et à l'artillerie, même au risque de tuer des civils. « Ils pensent qu'ils peuvent nous faire plier. Nous leur prouveront qu'ils peuvent être battus » a-t-il dit la semaine dernière. Le secrétaire à la défense, (de Grande Bretagne ndlt) Des Browne, est plus circonspect. Tuer des Talibans peut provoquer des actes de vengeance massifs, a t-il mis en garde récemment. « Il risque d'y avoir un vrai danger que leurs morts motivent les autres… Avec le potentiel de changer la nature de ce conflit »
L'intensification du conflit renforce l'argumentaire d'une minorité qui, après le 11 septembre, affirmait qu'une attaque militaire ne résoudrait pas le problème des Talibans – ou d'al Qaida. A Washington et à Londres, le désir d'éliminer al-Qaida a été combiné à tort avec celui de chercher un changement de régime à Kabul – un objectif qui n'a jamais été autorisé par le Conseil de Sécurité. Une campagne de propagande a diabolisé les Talibans de manière à justifier comme une victoire leur départ, même si Osama Ben Laden n'était pas trouvé.
« Afghanistan : le Mirage de
la Paix », une étude excellente de Chris Johnson et Jolyon Leslie, deux travailleurs humanitaires avec une longue expérience sur place, décrit comme sous le régime des Talibans il y avait plus de sécurité qu'il n'y en avait avant et après. Dans beaucoup de régions, ils se montraient flexibles et pragmatiques, l'aide humanitaire circulait, et l'éducation des filles continuait dans « des écoles à la maison ».
Ils font également remarquer que les accords de Bonn qui ont suivi le changement de régime ont échoué à démilitariser les seigneurs de la guerre ou à fournir un rôle pour les supporters des Talibans de condition moyenne. Comme le fait d'écarter tous les Baathistes plutôt que seulement les dirigeants a provoqué l'aliénation d'un important secteur de la population en Irak, écarter tout supporter des Talibans a crée de sérieux problèmes en Afghanistan, bien que les dommages soient différents. Les personnes qui rejoignaient le parti Baath le faisant par nécessité plutôt que par conviction, formaient une partie cruciale d'une classe professionnelle irakienne, y compris dans l'armée. En Afghanistan, les supporters des Talibans sont d'origine tribale ou rurale. Mais ils représentent une grande partie de la population Pashtoun.
Apres Bonn ils ont regardé et attendu. Si les troupes étrangères et les promesses d'aide au gouvernement d' Hamid Karzai avaient produits des bénéfices rapides, le nouvel accord en Afghanistan aurait pu marcher. Mais peu de choses ont été accomplies, et les Talibans ont pu se regrouper en argumentant que l'Afghanistan n'obtenait rien de cette nouvelle occupation. Les barons de la drogue ont utilisé l'argent pour susciter une opposition. La campagne de l'OTAN pour conquérir « les cœurs et les esprits » dans le Helmand et d'autres provinces du sud cette année est arrivée trop tard.
Il y a deux ans, Karzai à intégrer quelques anciens dirigeants Talibans. Un petit nombre a été élu au parlement l'année dernière. Mais la seule façon de restaurer la sécurité dans le sud Pashtoun c'est par un arrangement raisonnable avec les chefs des tribus, les mullahs, et d'anciens mujahideen, et les forces des Talibans liées à eux.
C'est la technique utilisée par le président du Pakistan Pervez Musharraf dans les provinces agitées du Pashtoun et du Waziristan qui bordent l'Afghanistan. Apres avoir été poussés par Washington à utiliser des troupes contre les Talibans et leurs supporters tribaux – une stratégie qui a échoué- il a changé de méthode et fait des arrangements, retirer les troupes en échange de quoi les Talibans n'attaqueraient pas les bâtiments gouvernementaux pakistanais et ne créeraient pas d'administration parallèle. Des chefs religieux, des anciens de tribus et des dirigeants pakistanais contrôlent l'accord.
Musharraf l'a expliqué le mois dernier par des mots qui font écho à ceux du général Dannatt « de notre côté de la frontière, il y aurait un soulèvement total si des étrangers rentraient dans cette zone. Nous n'autoriserons jamais d'étranger à pénétrer dans cette zone. C'est contre la culture des gens là bas. »
Il y a des signes encourageants que le message passe en Afghanistan. La meilleure nouvelle depuis longtemps, c'est la décision des troupes britanniques de se retirer du district de Musa Qala dans le Helmand. Un cessez le feu a été conclu par les chefs de tribus qui a amené la paix sur le modèle de Musharraf. Les responsables britanniques affirment que les Talibans n'ont pas été consultés. Peut être pas directement, mais les chefs de tribus ont certainement parlé avec eux, sachant qu'autrement l'accord ne marcherait jamais.
Si cet accord peut être répété à travers tout le sud, il y a de l'espoir.
La Grande Bretagne et l'OTAN n'obtiendront jamais une victoire militaire ou ne « pacifieront » jamais l'Afghanistan. La réconciliation locale et le partage du pouvoir sont les seules bases pour que se développent la création d'emplois et le développement rural. Dans cette tâche, les troupes étrangères n'ont aucune place.
Article de Jonathan Steele
paru le 20/10/06 dans le quotidien anglais The Guardian.
Traduction bénévole Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org
http://www.planetenonviolence.org/index.php?action=article&numero=1194
Remarques
Bien que datant un peu, cette analyse reste tout à fait pertinente et ce d'autant plus que les forces de l'OTAN sont entrain de subir des revers cuisants en Afghanistan, et ce n'est que le commencement, les Talibans n'ont pas encore lancé leur grande offensive de printemps.
Que
la France ait des troupes en Afghanistan et surtout que personne ici ne trouve à y redire, notamment en pleine période électorale, est particulièrement choquant.
Que font les soldats français dans ce bourbier afghan, sachant ce qui est déjà arrivé aux troupes de l'ex Union Soviétique dans ce pays ?!
Faut-il que la politique étrangère française soit à ce point inféodé au dictat de Washington pour en être arrivé là ?!
Qui, parmi les présidentiables, aura le courage de proposer un retrait des troupes françaises d'Afghanistan, et même, en allant plus loin, un désengagement de
la France de l'OTAN qui n'a plus de raison d'être depuis l'effondrement de l'ex Union Soviétique?!
L'OTAN qui sert de supplétif aux ambitions bellicistes de l'Empire US sur le déclin. http://www.planetenonviolence.org/index.php?action=article&numero=1194


9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

9-1  Mac Caine veut un nouvel 11 septembre Un conseiller de John McCain qui dépasse les bornes du cynisme. L’Iran, plus que jamais dans la ligne de mire américaine. Pendant ce temps-là, le 11-Septembre continue d’agiter les esprits.

Peut-être plus que jamais, à quatre mois de l’élection présidentielle, à six du changement de locataire de la Maison Blanche , et à l’orée probable d’un nouveau conflit au Moyen-Orient.
Cet article, s’il manque parfois d’ordre et ne recule pas devant quelques digressions, se veut néanmoins digeste, et fait pour cela la part belle aux vidéos, courtes le plus souvent.
La bourde. John McCain n’en avait certainement pas besoin, alors que les derniers sondages le donnent perdant face à Barack Obama.

La bourde, c’est celle de son principal stratège, Charlie Black, qui a confié au magazine Fortune du 23 juin 2008 qu’une nouvelle attaque terroriste aux Etats-Unis, du type 11-Septembre, constituerait "un gros avantage" pour le candidat républicain à la Maison Blanche.
Charli
e Black ne s’est pas contenté de ce seul dérapage. Il a aussi considéré que l’assassinat de Benazir Bhutto en décembre 2007 avait aidé John McCain à gagner la primaire du New Hampshire, un Etat sans lequel le sénateur de l’Arizona ne serait certainement plus dans la course. "Sa connaissance du sujet et sa capacité à en parler a encore une fois souligné qu’il est celui qui est prêt à être le commandant en chef", a-t-il déclaré. "Et ça nous a aidés."
Ces propos ont déclenché un véritable tollé aux Etats-Unis (voir CNN, MSNBC, CBS). Sans tarder, Charlie Black, (étrangement) surnommé (en la circonstance) le "Sage", a présenté ses excuses, reconnaissant que ses commentaires étaient "inappropriés". John McCain s’est immédiatement désolidarisé des propos de son conseiller : "Je ne peux pas imaginer pourquoi il a dit ça. Ce n’est pas vrai. J’ai travaillé sans relâche depuis le 11-Septembre pour empêcher que les Etats-Unis ne revivent une telle attaque".

Suite  http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=41524


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29/06/2008

n°81 - Journal du Liban- 15-6 au 28-6 -Début- Le Liban dans un état d'incertitude.

n°81 - Journal du Liban- 15-6 au 28-6 -Début- Le Liban dans un état d'incertitude.

Journal du Liban   -Début-

N° 81                  15-06 au 28-06

Par  M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

1 Lutte pour la libération du territoire

2  Politique Libanaise  

 3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays 

7 Brèves

7-1 Le Liban dans un état d'incertitude.

7-2 Nécessité du temps pour former le gouvernement libanais. 

7-3 Pour le Hezbollah, des facteurs intérieurs empêchent la ‎formation du cabinet libanais.

7-4 Conférence pour la reconstruction du camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared.

 -Seconde partie du journal

8 Dossiers

8-1Point de vue de Marie Nassif-Debs : Cinq raisons obligatoires pour la participation des femmes au pouvoir.

8-2 C'est ainsi que les officiels US doivent être reçus!!!

1 Jets de pierre contre le convoi de la chargée d'affaire US.

2 Point de vue de Rim al-Khatib  C'est ainsi que les officiels US doivent être reçus!!!

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

9-1 Discours du président de la République Michel Sleimane.

9-2 Communiqué final du sommet des chefs religieux au Liban.

9-3 Lettre ouverte à M. Michel Aoun.

10 Annexe - Géopolitique et stratégie-

Analyse 10-1 Analyse de Boutros Harb : Le sort du pays est relié à la formation du gouvernement.

10-2 "A quoi pourra-t-on reconnaître le pain ?"



L'ombre d'une guerre civile présente au Liban.

Au jour le jour

17-06 Des responsables de la sécurité libanaise ont annoncé que trois personnes ont été tuées et quatre autres blessées  dans des affrontements dans les villages de Taalabaya et Saadnayel( l'est du pays) entre partisans et opposants au gouvernement. AP 17-06 Au cours de la nuit du lundi au mardi, de violents affrontements ont opposé des partisans de la Majorité aux membres de l’Opposition dans la région de Taalabaya – Saadnayel dans la Beqaa à l’est du pays. De sources sécuritaires, ces combats ont fait trois morts et quatre blessés, Libnanews  23-06 De nouveaux combats ont éclaté lundi matin à Tripoli, pour la deuxième journée consécutive. a déclaré un responsable de la sécurité. Deux personnes au moins ont été blessées dans les affrontements dans les quartiers populaires de Bab al-Tebbaneh et Jabal Mohsen. Le bilan des combats s'est alourdi à cinq morts avec le décès d'un blessé dans la nuit. On comptait également plus de 50 blessés. De source proche des services de sécurité, on indique que neuf personnes ont été tuées et 35 autres blessées jusqu'à présent dans les fusillades survenues dans la seconde ville du Liban, Tripoli. L’origine de ces affrontements reste floue. AFP 24-06 Une trêve précaire dans le nord du Liban après deux jours d'affrontements EuroNews 28-06 Au moins une personne a été tuée et 20 autres blessées dans une puissante explosion d'origine encore indéterminée qui a partiellement détruit un immeuble de cinq étages samedi matin à Tripoli (nord du Liban), a indiqué un responsable de la sécurité à l'AFP.



Politique Libanaise

1 Liban occupé :

2-1 La crise gouvernementale

Au jour le jour

15-06 Le Premier ministre libanais s'est opposé au fait que l'un des ministères de l'Intérieur ou de la Défense soit contrôlé par l'opposition avant d'ajouter que cette dernière ne pourrait que choisir le ministère des Finances ou celui des Affaires Etrangères. Selon l'IRIB depuis Beyrouth, Siniora qui parlait hier après sa rencontre avec le Président Michel Sleimane, a déclaré que la majorité devait contrôler le ministère de l'Intérieur et qu'il soutenait la demande du Président pour contrôler le ministère de la Défense. http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=964267


Fouad Siniora & Nasralah

Fouad Siniora

20-06 Le Premier ministre ‎Fouad Siniora a été chargé, il y a 23 jours, de former son nouveau ‎cabinet, mais les partis politiques ne sont pas encore arrivés à se ‎mettre d'accord sur la répartition des portefeuilles et des postes ‎clés du gouvernement. IRIB


2-4 Processus de paix.

19-06 Le président du bloc parlementaire du Hezbollah,  Mohammed Raad a indiqué que le Hezbollah ne serait pas opposé à un règlement diplomatique de la question des fermes de Chébaa http://www.libnanews. 19-06 Le président Michel Sleiman qui a estimé qu’un retrait israélien d des fermes de Chébaa permettrait la conclusion d’un accord pour la mise en place d’une stratégie commune de défense et un règlement de la question de l’armement. http://www.libnanews.


2-5 Diplomaties & engagements.

Conférence internationale de donateurs

23-06Le Premier ministre libanais a souligné dans une interview au journal autrichien Der Standard, que son pays "avait toujours porté une partie disproportionnée des charges" pour les 400.000 Palestiniens qui vivent dans son pays répartis dans 13 camps. "La conférence donnera l'occasion de remettre cette question (des camps de réfugiés, ndlr) dans son véritable contexte, et de comprendre l'étendue du problème", a-t-il ajouté en rappelant "qu'Israël n'accepte toujours pas d'accorder le droit de retour aux réfugiés palestiniens, tout comme il n'accepte toujours pas l'initiative de paix arabe". AFP / 23 juin 2008

24-06 La communauté internationale a promis de financer à hauteur de 120 millions de dollars la reconstruction du camp de réfugiés palestiniens de Nahr al Bared, à la lisière de Tripoli (Nord-Liban), On ignore comment cette somme sera ventilée pays par pays. "Cette conférence est une confirmation de la solidarité de la communauté internationale et arabe envers le Liban (...) ainsi qu’à l’égard du peuple palestinien qui a beaucoup et trop longtemps souffert", a déclaré Fouad Siniora. 24/06/08 http://www.aloufok.net/


2-6 Sur le terrain .

Les Etats-Unis sont impliqués dans les récentes tensions ‎survenues au Liban   Hassan Yacoub, député libanais a déclaré que la ‎récente visite de la Secrétaire d'Etat Rice ‎à Beyrouth était à l'origine des tensions dans ‎diverses régions du Liban. Il a déclaré ‎que ce n'est pas la première fois que la tension monte au Liban ‎suite à la visite d'un membre du gouvernement américain à ‎Beyrouth. A rappeler que lors des accrochages survenus la semaine ‎dernière au Liban, entre les partisans du parti au pouvoir et les ‎partisans de l’opposition, au moins quatre personnes ont été tuées, ‎et des dizaines d'autres ont été blessées. IRIB 20/06/2008 http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=969086


2-7 Les grandes manœuvres

Un échange de prisonniers est imminent .. a annoncé un responsable libanais, précisant que le Hezbollah devrait libérer deux soldats israéliens contre plusieurs de ses membres. "S'il n'y a pas d'obstacle de dernière minute, nous nous attendons à ce qu'Israël rende très bientôt sept à dix prisonniers et les corps de dix autres combattants du Hezbollah", a déclaré ce responsable qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat. Deux des prisonniers libérés pourraient ne pas être des membres du Hezbollah et l'échange pourrait se faire en Allemagne, a-t-il ajouté. Les deux militaires, Eldad Reguev et Ehud Goldwasser, avaient été capturés par le Hezbollah à la frontière libano-israélienne en juillet 2006. Leur enlèvement avait le prétexte d’une attaque militaire israélienne de large envergure contre le liban qui avait duré 34 jours. Le 1er juin, le Hezbollah a remis les restes de soldats israéliens tués durant le conflit de 2006, tandis qu'un prisonnier libanais ayant fini de purger une peine de prison en Israël rentrait dans son pays. AFP / 18 juin 2008



2  Politique Israélienne

2-2 Des Canons ... pas du beurre.

 Israël tente de bloquer un accord militaire de 400millions de $USD entre le Liban et les Etats-Unis

Selon un article publié dans le quotidien israélien Haaretz, Israël tenterait de torpiller un accord militaire de 400 millions de dollars américains entre les Etats-Unis et le Liban qui inclut un don de centaines de missiles antitanks. Selon les autorités israéliennes, les derniers évènements qui ont secoué le Liban, notamment la reprise du Hezbollah au Sud Liban, les ont poussées à présumer qu’un transfert d’armements vers le Liban pourrait poser une menace sécuritaire, à savoir si de futurs accrochages armés entraîneraient les forces gouvernementales à éclater et ce qui conduirait à la chute des armes entre les mains de la milice chiite du Hezbollah. Amos Gilad, un haut responsable du ministère israélien de la Défense de l’état hébreu, s’est entretenu récemment avec des officiels du Pentagone, afin de leur faire part des reserves israéliennes quant à cet accord militaire. Toujours selon la même source, les Etas-Unis s’avèrent intéressés par l’accord, croyant fermement qu’il viserait à fournir une aide effective à l’armée libanaise afin de se renforcer face aux diverses factions au Liban, particulièrement le Hezbollah. Dans ce même cadre, et avant la conclusion définitive de cet accord, les Etats-Unis avaient accepté d’aider à l’entraînement des unités de l’armée libanaise, dépêchant ainsi des conseillers militaires au pays des cèdres. Libnanews  Vendredi, 20 Juin http://www.libnanews.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1121:israel-tente-de-bloquer-un-accord-militaire-de-400millions-de-usd-entre-le-liban-et-les-etats-unis&catid=47:politique-locale&Itemid=81



3 Politique Internationale des térritoires occupés

16-06 Les présidents Bush et Sarkozy ont réaffirmé leur soutien à "l'accord de Doha et ses objectifs "Nous appelons de nos voeux la mise en oeuvre totale de cet accord, notamment en ce qui concerne la nécessité de trouver rapidement un accord sur un gouvernement d'union nationale", ont affirmé dans une déclaration conjointe les présidents. L'accord interlibanais signé le 21 mai à Doha préconise la formation d'un gouvernement d'union nationale dans lequel l'opposition, obtient une minorité de blocage. Les efforts de formation de ce cabinet, lancés depuis près de trois semaines, achoppent pour le moment sur la répartition des portefeuilles. AFP



 3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

Arabie Saoudite

17-06 L’ambassadeur saoudien au Liban M. Abdel Aziz Khoja a réitéré le soutien de l’Arabie Saoudite à tous les politiciens au Liban sans distinction, pour la stabilité et la sécurité du pays. Libnanews 


 b) Usa

 Rice 16-06 "Je vais au Liban pour exprimer l'appui des Etats-Unis à la démocratie et à la souveraineté libanaises", a déclaré Mme Rice Rice a indiqué qu'elle allait "discuter des moyens de soutenir les institutions d'un Liban libre, y compris le travail que nous faisons pour soutenir les forces armées, l'économie et la société civile libanaises". Elle a précisé qu'elle ne s'entretiendrait pas avec des responsables du Hezbollah. "Félicitations, nous appuyons tous très fort votre présidence", a déclaré Mme Rice au chef de l'Etat libanais en lui serrant la main. La dernière visite de Rice au Liban remonte au 24 juillet 2006, durant la guerre lancée par Israël. Elle était arrivée alors qu'un blocus aérien, terrestre et maritime entourait le Liban AFP / 16 juin 2008

17-06 La secrétaire d'Etat Rice a reconnu  la nécessité du nouveau partage du pouvoir au Liban, même s'il donne un poids accru au Hezbollah, aux dépens des partis collaborateur soutenus par les Etats-Unis. "Il est évident que dans tout compromis, il faut des compromis", a souligné Rice La montée en puissance du Hezbollah, est difficile à accepter pour Washington, qui a dépensé des millions pour soutenir le gouvernement libanais ces trois dernières années. L'intervention de Condoleezza Rice montre néanmoins que le gouvernement de George W. Bush a compris que les dirigeants soutenus par les pays occidentaux ne peuvent diriger seuls le pays. "C'est un accord qui, je pense, a servi les intérêts du peuple libanais", a expliqué Mme Rice. "Et puisqu'il a servi les intérêts du peuple libanais, il a servi les intérêts des Etats-Unis. Nous soutenons le gouvernement libanais élu démocratiquement". AP  17 06

17-06 Condoleezza Rice a annoncé que Washington soutiendrait une nouvelle initiative diplomatique pour résoudre le conflit territorial opposant le Liban à Israël. "Le temps est venu de s'occuper du problème des fermes de Chebaa", a-t-elle déclaré en référence à la zone disputée, située à la frontière commune de la Syrie , du Liban et de l'Etat hébreu. Elle n'a en revanche par répondu lorsqu'un journaliste lui a demandé si cela signifiait que les Etats-Unis feraient pression sur Israël pour la restitution des terres envahies en 1967. Dimanche, un responsable du Hezbollah, Naïm Kassim, a déclaré sur la chaîne de télévision ANB que son parti ne serait prêt à discuter d'une stratégie militaire visant à protéger le Liban contre une éventuelle attaque israélienne qu'après que l'Etat hébreu aura restitué les fermes du Chebaa, cessé ses survols militaires du Liban et relâché ses prisonniers libanais. AP  17 06


Les grandes manœuvres

19-06 La Maison Blanche a demandé que la formation du nouveau cabinet libanais soit retardée, a écrit le quotidien libanais "Al-Manar". Le Chef du Courant patriotique libre, a déclaré que la Secrétaire d'Etat américaine avait demandé au parti au pouvoir de retarder la formation du nouveau cabinet. Rice l'a demandé, en effet, lors de sa récente visite, au Liban, et suite à ses entretiens avec les responsables du Courant du 14 mars. Cela vient s'ajouter, selon Mme Rice, aux mesures prises par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, concernant le Liban et la question de la prise en tutelle des fermes de Chebaa par cette instance. "Il est temps de résoudre l'affaire des champs occupés de Chebaa.", a-t-elle indiqué à Beyrouth. Les fermes de Chebaa constituent une région montagneuse stratégique située sur le triangle frontalier Liban-Palestine-Syrie. Les militaires du régime sioniste ont occupé, en 1967, cette région, de même que les hauteurs du Golan, qui appartiennent 19/06/2008 http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=968168


7 Les brèves Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

7-1 Le Liban dans un état d'incertitude.
Trois semaines après l'élection du nouveau président de
la République et la reconduction de Fouad Siniora dans ses fonctions de premier ministre, le Liban se trouve, toujours, dans un état d'incertitude. Les inquiétudes face au processus long de la formation du nouveau gouvernement se sont multipliées et ce à tel point que le Secrétaire général de la Ligue arabe a rejoint sa voix à celle du groupe du 8 mars pour exprimer son regret et sa préoccupation devant la non formation du nouveau gouvernement. En fait, l'accord de Doha a mis un terme à la crise politique du Liban qui a duré 18 mois. Suite à l'élection de Michel Sleimane au poste du Président de la République a annoncé une perspective prometteuse pour le règlement de la crise libanaise. A Doha, les parties libanaises se sont mises d'accord sur la répartition des portefeuilles ministériels. Conformément à l'accord de Doha, 16 ministres du gouvernements revient au groupe au pouvoir du 14 mars, 11 ministres au groupe d'opposition du 8 mars et 3 ministres seront choisis par le Président de la République par des personnalités indépendantes et neutres. Au Liban, des analystes politiques considèrent le parti au pouvoir comme responsable du retard pris dans la formation du gouvernement. Selon, le parti au pouvoir tente de ralentir le processus de la formation du gouvernement pour arracher des concessions au groupe d'opposition du 8 mars. De toute évidence, Fouad Siniora, reconduit dans ses fonctions, sous des pressions des Etats-Unis, s'est montré faible voir incapable de former le nouveau gouvernement. L'intéressant c'est que les divergences ne se limitent pas aux groupes du parti au pouvoir et l'opposition, car elles se sont étendues au sein du groupe du 14 mars où on se rivalise pour réclamer des postes ministériels clés. Pour l'instant, en ce qui concerne la répartition des portefeuilles ministériels en vue de la formation du nouveau gouvernement, le courant du 14 mars veut avoir des postes ministériels clés de l'Intérieur, de la défense, des Affaires étrangères, et des Finances, ce qui a plongé le Liban dans un état d'incertitude et ce à 10 mois des prochaines élections législatives. Les Etats-Unis tentent, toujours de déstabiliser le Liban et le courant du 14 mars se trouve une fois de plus face au dilemme du maintien de l'unité et de l'autorité nationale et de la soumission aux Etats-Unis. irib Dimanche 15 Juin 2008 http://www.alterinfo.net/Le-Liban-dans-un-etat-d-incertitude_a20801.html


7-2 Nécessité du temps pour former le gouvernement libanais. 

 La formation du gouvernement libanais d'union nationale devrait prendre encore un peu de temps, a estimé le Premier ministre Fouad Siniora, "La porte n'est pas fermée, mais elle n'est pas ouverte non plus. Elle est au milieu", a indiqué M. Siniora, qui participe le 23 juin à une conférence des donateurs à Vienne pour la reconstruction du camp de palesti-nien de Nahr el-Bared. "Nous ne sortons pas tout dans les médias car je crois plus en la diplomatie de la discrétion jusqu'à ce que nous ayons abouti (...) et cela va encore durer un petit moment", a-t-il ajouté. L'accord de Doha, qui a mis fin à une crise politique de 18 mois et abouti à l'élection du président Michel Sleimane, a préconisé la formation d'un gouvernement d'union nationale de 30 ministres : 16 pour la majorité, 11 pour l'opposition et 3 au chef de l'État qui doit nommer des personnes jugées neutres à ces postes.
"Mais nous n'avons que 22 portefeuilles et la minorité ne veut pas reconnaître en ce moment que ceux-ci seront répartis selon les proportions de Doha, c'est-à-dire 8 sur 22 au lieu de 11 sur 30 pour l'opposition", a-t-il précisé.
Mais la composition du cabinet achoppe notamment sur une revendication du général Michel Aoun, un dirigeant chrétien de l'opposition, qui demande que le président Sleimane ne puisse désigner qu'un seul ministre et non 2 à un des principaux portefeuilles dits "souverains" (Défense, Intérieur, Finances et Affaires étrangères).
23-06 http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?page=newsdetail&newsid=43275


7-3 Pour le Hezbollah, des facteurs intérieurs empêchent la ‎formation du cabinet libanais.   Le sous-Secrétaire général du Hezbollah libanais a estimé ‎que des éléments et facteurs intérieurs entravaient la formation ‎rapide du cabinet. "Certains éléments intérieurs entendent ‎prolonger le processus de la formation du cabinet libanais, pour ‎arriver, ainsi, à leurs fins, dans le partage des postes-clés.", a ‎estimé Cheikh Naim Qassem, dimanche soir, à Beyrouth, cité, ‎par l'IRNA. "Si la composition du cabinet libanais n'était pas ‎déterminée, dans les jours à venir, nous demanderions au Qatar ‎d'entrer en scène pour résoudre les problèmes.", a-t-il ajouté. ‎ Dans le même temps, le Président de la Fraction du Hezbollah ‎au parlement, Mohammad Raad, a indiqué, lors d'une interview ‎avec Al-Alam, que la restauration de la stabilité dépendait de la ‎coopération des groupes politiques. Il a, également, plaidé pour ‎la coopération des groupes libanais, dans la mise à exécution de ‎l'Accord de Doha, avant de souhaiter la formation, dans les plus ‎brefs délais, d'un gouvernement d'Union nationale. D'après ‎l'Accord de Doha, le parti au pouvoir, l'opposition et le Président ‎ont, respectivement, le droit de désigner 16, 11 et 3 ministres au ‎sein du cabinet. IRIB 17/06/2008 http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=965918

7-4 Conférence pour la reconstruction du camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared. Selon le service de presse de M. Siniora, des invitations à quelque 80 gouvernements et organisations ont été envoyées pour participer à la conférence de Vienne qui ne devait durer qu'une seule journée. La conférence internationale de donateurs s'est ouverte  à Vienne, co-organisée par le gouvernement libanais, la Banque mondiale et l'agence des Nations unies pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) afin de collecter des fonds pour la reconstruction du camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared dans le nord du Liban. Ce camp, qui accueillait près de 31.000 personnes, avait été détruit lors des violents combats l'an dernier entre l'armée libanaise et des membres du Fatah al-Islam. La conférence a été ouverte au centre de Congrès de la Hofburg , en présence du Premier ministre libanais Fouad Siniora, du Premier ministre palestinien Salam Fayyad, du secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa et de la Commissaire européenne aux Affaires étrangères Benita Ferrero-Waldner ainsi que de la ministre autrichienne des Affaires étrangères Ursula Plassnik. L'UNRWA a estimé début juin à 450 millions de dollars la somme nécessaire pour la reconstruction du camp et de 15 villages proches de Nahr el-Bared.( à 282 millions de dollars le coût de reconstruction du camp proprement dit) La bataille de Nahr al Bared, où vivaient environ 40.000 civils, avait duré 15 semaines et fait plus de 420 morts, dont 168 militaires libanais. Selon l'agence, près de 1.900 familles sont rentrées jusqu'à présent à Nahr al-Bared. Plus de 2.400 familles vivent encore à Baddaoui, ainsi qu'à Tripoli, la grande ville du nord du pays, et dans d'autres localités environnantes. Selon le conseiller de presse de M. Siniora, Aref el abed, le gouvernement libanais s'est fixé deux objectifs prioritaires : répondre aux besoins humanitaires des réfugiés déplacés de Nahr el-Bared et fournir l'aide nécessaire à la reconstruction du camp. "Améliorer la qualité de vie (des Palestiniens) et leur garantir les droits fondamentaux est étroitement lié au respect de la loi, de l'ordre et de la sécurité. La crise de Nahr el Bared a montré le danger de l'extrémisme et du non respect des lois comme une source d'instabilité générale pour le Liban et le besoin urgent d'exercer l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire libanais", a encore indiqué Aref el Abed dans un communiqué. AFP / 23 juin 2008

n°81 - Journal du Liban- 15-6 au 28-6 -Début- Le Liban dans un état d'incertitude.

n°81 - Journal du Liban- 15-6 au 28-6 -Fin- Le Liban dans un état d'incertitude.

Journal du Liban   -Fin-

N° 81                  15-06 au 28-06

Par  M.Lemaire



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

8 Dossiers     -Fin-

8-1Point de vue de Marie Nassif-Debs : Cinq raisons obligatoires pour la participation des femmes au pouvoir.

8-2 C'est ainsi que les officiels US doivent être reçus!!!

1 Jets de pierre contre le convoi de la chargée d'affaire US.

2 Point de vue de Rim al-Khatib  C'est ainsi que les officiels US doivent être reçus!!!

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

9-1 Discours du président de la République Michel Sleimane.

9-2 Communiqué final du sommet des chefs religieux au Liban.

9-3 Lettre ouverte à M. Michel Aoun.

10 Annexe - Géopolitique et stratégie- Analyse

10-1 Analyse de Boutros Harb : Le sort du pays est relié à la formation du gouvernement.

10-2 "A quoi pourra-t-on reconnaître le pain ?"


8  Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1Point de vue de Marie Nassif-Debs : Cinq raisons obligatoires pour la participation des femmes au pouvoir.

Dans son livre intitulé « Silence aux pauvres », l’écrivain français Henri Guillemin disait que ceux qui étaient à la base de la victoire de la Révolution de 1789, les pauvres des villes et des campagnes, dont les femmes, furent éloignés des instances politiques par une loi électorale promulguant le droit d’élire et d’être élu(e)s aux seul(e)s citoyen(ne)s sachant lire et écrire... Et depuis ce siècle lointain, et malgré des centaines de guerres et de révolutions qui ont changé la face de la Planète , les Pauvres et les Femmes restent toujours le maillon faible dans tous les compromis et les changements, même si ce sont eux qui ont fait aboutir ces changements. Sur cette base, passons en revue la situation politique qui prévaut actuellement au Liban, à la suite du compromis passé, le 21 mai 2008, entre la majorité (dite « groupe du 14 mars ») et l’opposition (appelée « groupe du 8 mars). Ce qui attire notre attention, c’est, d’abord et avant tout, l’entente convenue, malgré tout le sang et la destruction, sur la seule loi électorale qui pourrait les maintenir, tous, au pouvoir tout en leur sauvegardant leur rôle (social et confessionnel) au sommet de la hiérarchie : la loi de l’an 1960 qui, à partir des cazas (petites circonscriptions) très confessionnalisés, est seule capable de garantir la position économique et la part du gâteau échue à chaque « émir de taïfa » (représentant politique d’une confession religieuse) ainsi que le rôle des différents « tuteurs » venus de l’extérieur proche ou lointain. Tout cela afin de conserver au régime politique libanais, dessiné par la France et redessiné tantôt par les Etats-Unis tantôt par la Syrie , la place qui lui est échue sur l’échiquier régional. Dans cette situation, où la lutte pour le pouvoir avait été portée à son paroxysme, puisque chacune des parties de l’alliance de la bourgeoisie et du féodalisme politique avait porté les armes afin d’améliorer sa part au sein de la « maison commune », la part des pauvres s’est, une fois de plus, volatilisée et avec elle celle de la représentation des femmes qui , bien qu’elles constituent 53% de l’ensemble du peuple libanais, n’ont pu accéder, jusqu’à ce jour, aux postes de décision politique que pour des raisons de remplacement familial, la disparition du mari dans la majorité des cas... Quand nous avons posé le problème du « quota féminin », il y a de cela quelques temps, certains représentants de la bourgeoisie avaient, alors, crié au déshonneur, nous disant que c’était dégrader le rôle de la femme en demandant un quota pour lui permettre d’être présente à leurs côtés ! Ils ont oublié que la plupart d’entre eux, pour ne pas dire la totalité, n’ont accédé à leur leadership que grâce au quota accordé aux représentants politiques des confessions religieuses libanaises... Ils ont donné l’adjectif « humiliant » à une demande légitime de mieux représenter les femmes de leur pays, tandis que nous les trouvons très admiratif vis-à-vis de ce qu’ils appellent « la démocratie occidentale », oubliant sciemment que cette démocratie applique le principe du quota féminin et qu’Angela Merkel, pour n’en citer qu’elle, n’a pu accéder à son poste important que parce qu’elle fut élue, au préalable, à cause de ce quota... Qu’est-ce que le « quota féminin ? Et comment est-il présenté par les associations et les partis politiques qui l’ont proposé ? Le programme électoral de la « Rencontre nationale pour l’élimination de toute discrimination contre la femme au Liban », publié il y a trois ans (2005) stipule de donner aux femmes libanaises une part de 30% de l’ensemble des députés, c’est-à-dire 38. Ces 38 sièges seront, selon ce réseau regroupant 60 associations et un grand nombre des personnalités féminines du pays, remplis par l’adoption du système électoral le plus démocratiquement connu, à partir de la proportionnelle et en dehors de tout cadre confessionnel. Ce qui veut dire à partir d’une expérience unique, différente de toutes celles vécues depuis l’Indépendance du Liban. Parce qu’en revendiquant la suppression du confessionnalisme et la proportionnelle, la femme libanaise aspire à représenter, non une partie du peuple, mais le Liban tout entier. Elle veut par là dire son opposition aux lois électorales préparées à la mesure des divisions confessionnelles et qui n’ont engendré que des guerres civiles. Ce programme se base, d’ailleurs, sur des raisons très valables, tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Nous nous contenterons, ici, d’en citer seulement cinq. La première raison, de principe, est basée sur la Constitution qui proclame, dans son septième article, l’égalité totale entre les citoyen(ne)s. Cette raison de principe s’est renforcée, en 1996, par la signature de la « Convention internationale pour l’élimination de toute sorte de discrimination contre les femmes » qui stipule, entre autres, le droit du quota comme introduction à l’égalité complète entre la femme et l’homme. La seconde raison réside dans le grand rôle joué par les femmes, surtout les jeunes, dans le mouvement pour l’indépendance, au début des années quarante, et aussi dans les organisations de la résistance libanaise contre l’occupation israélienne. Dans tous ces combats, la femme libanaise a fait preuve de qualités de leadership. La troisième raison est visible dans la place actuellement occupée par les femmes dans la production et l’économie. Cette place, qui s’est élargie horizontalement, est devenue plus imposante dans les hauts échelons du pouvoir économique et, môme, financier... La quatrième raison se trouve dans le rôle occupé actuellement par les femmes dans le pouvoir judiciaire et dans les médias où les différences et les frontières ont été complètement abolies. Quant à la cinquième et dernière raison, déjà mentionnée, elle réside dans le nombre. Ainsi, si certains leaders s’enorgueillissent du pourcentage de la confession qu’ils représentent sur l’ensemble de la population au Liban, la « part » des femmes dans toutes les confessions est la seule qui présente une majorité absolue. Oui pour le quota féminin, à titre provisoire. Oui pour une nouvelle loi électorale basée sur la proportionnel dans un Liban considéré tout entier comme une seule circonscription. Oui pour la suppression du confessionnalisme en politique. Telles sont les bases de la paix civile et de la Réforme politique. Marie Nassif-Debs

vendredi 27 juin 2008 http://alternatives-international.net/article2260.html?debut_articles_rubrique=60


8-2 C'est ainsi que les officiels US doivent être reçus!!! 1 Jets de pierre contre le convoi de la chargée d'affaire US. "Près de 200 personnes, dont des femmes et des enfants, ont encerclé la maison où se trouvait la chargée d'affaires américaine au Liban, Michèle Sison, et ont lancé des pierres contre la résidence puis contre son convoi, touchant la voiture où elle se trouvait", qui a ajouté que les manifestants criaient: "à mort les Etats-Unis, à mort Israël. Nous ne voulons pas de vous dans le sud du Liban". Le département d'Etat américain a indiqué par la suite qu'un garde de sécurité libanais avait été légèrement blessé à la jambe mais que sa blessure "n'avait pas nécessité une hospitalisation". La chargée d'affaires était l'invitée de Abdallah Bitar, un dirigeant du Courant chiite pro-US. Ancienne ambassadrice aux Emirats arabes unis, Sison a été choisie par Bush comme ambassadrice au Liban en février 2008 mais sa nomination nécessite l'approbation du Sénat américain. Ce petit incident intervient deux jours après la visite au Liban de la secrétaire d'Etat Rice durant laquelle elle a affirmé que Washington continuait à considérer le Hezbollah comme "une organisation terroriste". AFP / 18 juin 2008


2 Point de vue de Rim al-Khatib  C'est ainsi que les officiels US doivent être reçus!!!

Qu'est allée faire michele Sasson, la chargée d'affaires américaine à Nabatiyeh, ville de la résistance au sud du Liban ?
Elle s'est imaginée qu'elle allait être reçue avec des fleurs, peut-être ? Elle qui a l'habitude de recevoir les courbettes de Geagea, de Jumblatt, Sanioura et les autres gens du pouvoir au Liban, elle s'est imaginée pouvoir aller où bon lui semble, même au sud, le pays de la résistance.
Rim al-Khatib
Elle s'imaginait qu'elle allait être applaudie, comme l'ont habituée les gens du pouvoir, mais elle a été huée et les pierres se sont déversées sur sa voiture.
Elle s'imaginait représenter "la civilisation" au pays de la "barbarie", mais la population de la résistance lui a fait comprendre qu'elle représente la barbarie au pays de la vraie civilisation, celle qui accorde à la dignité humaine toute sa valeur.
Comment a-t-elle pu oser penser autrement ? Penser qu'elle pouvait être accueillie dans ce haut lieu de la résistance qu'est la ville de Nabatiyeh, qui a subi massacres après massacres, lors de l'occupation israélienne du sud, entre 1978 et 2000 ??
L'arrogance des officiels américains les empêche comprendre qu'ils ne sont pas les bienvenus dans certaines régions, là où le peuple s'est battu pour son indépendance et sa liberté.
La population du sud connaît les Américains et les Etats-Unis par les bombes livrées à Israël, au cours de l'agression de juillet 2006, bombes qui continuent à tuer les citoyens paisibles, dans leurs champs minés, par les visites de Rice au cours de cette même agression, réclamant une guerre encore plus meurtrière pour donner naissance au "nouveau moyen-orient", par les déclarations provocatrices de David Welsh sur "l'été chaud" promis pour l'été 2008 qui signifie un été où Israël et les Etats-Unis déclencheraient une guerre par partis libanais interposés, ou directement, contre la résistance.
Les Etats-Unis, pour la population du sud-Liban, c'est le pays de la terreur qui a envahi l'Irak, le pays qui participe activement à la mort des Palestiniens, en Cisjordanie et Gaza, le pays de la prison de Guatanamo, le pays qui refuse systématiquement toute justice pour le peuple palestinien et toute dénonciation des actes terroristes israéliens. Comment la représentante de ces Etats-Unis peut-elle venir tranquillement passer une journée au pays de la résistance, alors que le souvenir des martyrs tombés, en juillet 2006, et même lors des massacres précédents est toujours vivant ?
Malgré tout ce qu'elle peut représenter pour la population du sud, Michele Sasson a voulu rendre visite à l'ancien président de l'union des commerçants à Nabatiyeh, qui l'avait invitée à déjeuner. Mais le convoi américain de la chargée d'affaires n'a pu poursuivre. La population de Nabatiyeh et des villages avoisinants s'est rendue, en colère, jusqu'à la maison où elle se trouvait et a commencé à lancer des pierres, à crier des slogans hostiles aux Etats-Unis : "Mort aux Etats-Unis, mort à Israël", et à réclamer son départ immédiat, "dans les cinq minutes, pas plus".
Les forces de la sécurité intérieure l'ont vite remise dans sa voiture et l'ont placée sur le chemin du retour à Beirut, sans lui permettre de poursuivre sa prétendue "tournée à Nabatiyeh".
Suite à cette visite-éclair ratée, les responsables politiques de la ville de Nabatiyeh ont dénoncé l'invitation adressée par le dénommé Bitar (affilié à un parti du pouvoir) à la chargée d'affaires, déclarant que la présence de toute personne officielle américaine à Nabatiyeh est une provocation contre la population, qui a souffert et souffre encore de l'intervention américaine et du soutien américain à Israël et affirmant que la population de la région se tient aux côtés de la résistance, de la dignité et de la souveraineté.

Rim al-Khatib

Lundi 23 Juin 2008 http://www.alterinfo.net/C-est-ainsi-que-les-officiels-americains-doivent-etre-recus!!!_a21037.html

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  

 9-1 Discours du président de la République Michel Sleimane.
Michel Sleimane a estimé que les différends entre les Libanais ont atteint un degré autodestructeur, indiquant que tous les désaccords sur cette terre peuvent être réglés par un dialogue à cœurs ouverts et par de bonnes intentions.
Appelant à œuvrer immédiatement pour écarter tout ce qui suscite les conflits au Liban, Sleimane a estimé qu’il est grand temps d’agir pour mettre fin aux dissensions sectaires qui ne servent aucunement les intérêts libanais mais qui favorisent les avantages de l’ennemi israélien, afin de passer par la suite à la discussion des différents dossiers et points chauds libanais, afin de résoudre toute discorde pour pouvoir poursuivre le chemin de la réforme, de la renaissance et de la civilité.
S’adressant aux dignitaires religieux, le chef d’état libanais a assuré que ces derniers œuvrent en même temps pour un même objectif : l’édification d’un Liban uni sous le sceau de l’unité, la solidarité, et de la coexistence pacifique. Soulignant que la constitution absolue d’un état libanais et la reprise normale des activités de ses institutions constitutionnelles et administratives est une garantie pour le salut et l’essor du pays, Sleimane a considéré que de la sorte les mains des Libanais s’unissent pour un but noble, qui est l’union du Liban dans toutes ses confessions. Attestant que la constitution immédiate d’un nouveau gouvernement est l’événement qui contribuera au début de la marche vers l’essor du Liban, Sleimane a invité toutes les factions politiques à effectuer un examen de conscience et assumer leurs responsabilités envers leur pays aux dépends de leurs intérêts personnels, pour permettre de la sorte la création du gouvernement d’union nationale.

Libnanews 26/06


9-2 Communiqué final du sommet des chefs religieux au Liban.
Tous les participants d’un commun accord ont fait part de leur engagement à préserver l’union de l’état libanais, la paix civile, le système parlementaire libre, et l’extension du pouvoir de l’état sur la totalité du territoire libanais.
Mettant l’accent sur le respect de la pluralité de la société libanaise pour que le Liban demeure l’emblème de la liberté et du dialogue constructif, les participants ont estimé primordial l’attachement à
la Constitution libanais et aux accords du Taëf. D’un autre côté, le communiqué a vivement condamné toute forme de violence et d’extrémisme, soulignant les constantes de l’accord de Doha qui bannit le recours aux armes en cas de différends politiques, et qui appelle à s’en remettre à l’armée libanaise et aux forces de sécurité interne pour la sauvegarde de la stabilité et de la sécurité au Liban, appelant toues les factions libanaises à compter sur les institutions constitutionnelles pour résoudre leurs désaccords et à mettre les intérêts du Liban au premier plan. Exhortant les Libanais à collaborer avec le président de la République pour permettre le rétablissement de la sécurité et de la paix au Liban, les participants au sommet ont considéré que le gouvernement d’union nationale doit être formé au plus tôt, pour permettre la solution des problèmes économiques, politiques et sécuritaires au sein des institutions étatiques, le Parlement et le conseil ministériel. Appelant les médias à éviter la provocation sectaire et l’échange des inculpations, les dignitaires ont affirmé qu’il est temps de mettre un terme à ces accusations gratuites qui s’opposent aux valeurs morales prônées par les Libanais qui doivent inciter les politiciens à être d’avantage fins et distingués dans leurs discours politiques. Libnanews  26/06 

9-3 Lettre ouverte à M. Michel Aoun.
Au nom de tous ceux qui vous ont aimés et qui ne vous aiment plus,
Au nom de tous ceux vous ont idolâtré et qui refusent d'encore vous adorer,
Au nom de tous ceux qui sont montés, instantanément,offrir leurs corps en barricades contre les bombes dont on menaçait le Palais de Baabda et qui ont été déçus par votre départ dès que les syriens ont lancé leur attaque pour vous en déloger,
Au nom de tous ceux qui ont pleuré quand une frégate française est venu vous cueillir sur les plages d'Antélias, après votre séjour forcé dans l'ambassade de France à Mar Takla et qui vous ont entendu adresser à
la France une longue liste de critiques,
Au nom de tous ceux qui vous ont accueillis à l'aéroport et dans le Centre ville croyant retrouver en vous celui qui leur avait donné tant d'espoirs en 1989, et qui découvraient un leader fatigué, malade de pouvoir,
Au nom de tous ceux qui en votre nom sont descendus à la place des Martyrs pour demander, ce 14 mars 2005, que partent les Syriens et qui vous ont vu deux mois plus tard signer une convention avec les principaux alliés des Syriens au Liban,
Au nom de tous ceux qui vous portaient aux nues et dont la majorité ne croit plus en vous,
Au nom de Gebrane Tueni qui a été votre bras droit lors de votre révolution du 14 mars 1989 et qui est tombé, assassiné par ceux la mêmes avec qui vous avez fait la paix,
Au nom de Samir Kassir, mort pour la cause que vous défendiez et que vous avez attaquée à votre retour,
Au nom de Pierre Gemayel, l'espoir de toute une jeunesse, lâchement assassiné par des mains dont vous devez certainement connaître les commanditaires,
Au nom de tous ces autres martyrs tombés parce qu'ils croyaient dans un Liban auquel vous croyez également mais dont des gens tapis derrière votre auréole sont en train de changer littéralement l'image sans que vous ne réagissiez,
Au nom de tous ces Libanais qui n'aiment pas le régime syrien assassin de tant de valeurs humaines, et qui vous ont entendu dire qu'une visite à Damas est chère à votre coeur,
Au nom de votre camaraderie avec le président Sleiman qui était votre collaborateur dans l'armée et qui est devenu aujourd'hui le président de tous les Libanais, élection que vous devez enfin admettre,
Au nom de tous ces chefs sunnites que vous avez blessés par vos propos et qui ont tant fait pour vous convaincre de revenir dans le giron de la République
Au nom de tous les morts, au nom de tous les vivants,
Au nom de mes enfants blessés durant la guerre que vous aviez menée en 89 et qui vous ont quand même applaudi et adoré et qui maintenant se rendent compte de leur dure déception,
Au nom de ce Liban que vous dites aimer, et que vous aimez, je ne peux en douter,
Au nom de tout cela et de bien plus encore,

Changez votre politique, Mon Général. Rejoignez la place qui vous va à merveille, dans le giron de ceux qui croient en un Liban indépendant et libre, dans un Liban qui regarde vers l'avant et non vers un ténébreux passé, proche ou lointain, redites nous ces mots que vous disiez et qui nous avaient donné tant d'espoirs, éloignez vous de ceux qui vous utilisent pour faire passer leur programme de prise de pouvoir de cet État ouvert vers la mer et les horizons lointains, revenez à votre véritable vocation de leader fidèle à la démocratie et loin des ténèbres de l'autoritarisme, refusez d'être le porte parole de gens qui pour s'exprimer utilisent leurs armes contre leurs amis leurs frères leurs confrères et accusent les autres de s'attaquer à eux,
Redevenez tout simplement: taratatatata Général.
Mais hélas, il est trop tard et comme Samson vous êtes en train de détruire le temple sur la tête des Libanais.
Mais également sur votre tête.
Jean-Claude Boulos LE BLOG DE JCB

10.06.08

Humeur du jour

19 juin 2008

Et J’ajoute …. Si la démence du général Aoun est la raison de tous nos déboires, en ce cas que le plus raisonnable se désiste pour le bien de la nation ; j’attends impatiemment que les sages de 14 shebat utilise de leur sagesse et clairvoyance pour le bien de ce peuple qui s’appauvrit. Quelle différence peut faire un vizir en moins pour le bien être de notre pays. (J’attache un article important écrit par un étudiant a Harvard,(Jean-Claude Boulos) qui n’a rien a voir avec le cas Aoun)


10  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

10-1 Analyse de Boutros Harb : Le sort du pays est relié à la formation du gouvernement. Sleiman intervient dans la formation du gouvernement et Siniora fait monter les exigences. Le sommet spirituel qui s’est tenu hier à Baabda, le discours d’ouverture du président, la déclaration commune de ce sommet dans sa dimension folklorique, et le déjeuner qui l’a suivi, ont clairement révélé trois vérités : Premièrement : Le climat d’entente qui régnait lors du sommet qui a réuni 15 personnalités religieuses n’a pas dépassé les murs du palais présidentiel malgré que la déclaration commune de ce sommet appelle à rejeter la violence, à soutenir le nouveau mandat et à former un gouvernement au plus vite … Deuxièmement : Il faudrait plus qu’un sommet spirituel pour réduire l’écart important entre les aspirations spirituelles déclarées et la réalité politique condamnée par l’absence de confiance entre le parti du 14 mars et l’opposition. Et troisièmement : Le président de la république a pris conscience de la nécessité de son intervention dans la formation du nouveau cabinet qui se complique et de sa participation à lever les obstacles par ce qui a été qualifié de « tentative bâtisseuse » pour sortir de cette crise qui corrompt l’image du nouveau mandat et rappelle celle des derniers jours du mandat du président Lahoud. Le paysage politique qui a accompagné ce sommet s’est caractérisé par une montée de l’obstination de la majorité qui a porté un coup au climat d’entente et de modération souhaité, et notamment à l’issue des incidents sécuritaires graves auxquels a assisté le pays les dernières en date étant les affrontements violents entre Kabbe et Jabal Mohsen dans la capitale du Nord. La majorité a refusé toutes les propositions faites pour résoudre la situation. Elle a ainsi rejeté la proposition faite par le chef du Bloc du Changement et de la Réforme consistant à attribuer le ministère des Affaires Etrangères à un maronite que désignerait le général Aoun et le ministère de l’intérieur à un chiite que choisira le président de la république et a insisté pour que ce dernier choisisse un sunnite pour le ministère de l’intérieur et un chiite du 14 mars pour les Finances. Elle a également refusé que le général Aoun nomme un chiite pour les Affaires Etrangères, a refusé de lui donner un portefeuille souverainiste, et n’a pas donné son accord à lui attribuer le ministère des télécoms, ce qui montre que le premier ministre désigné n’est pas prêt à négocier les deux ministères des Télécoms et de la Justice sous prétexte qu’ils sont directement concernés par l’enquête internationale sur la mort de Hariri. La première détenant des informations sur les communications qui ont précédé l’attentat et celles qui l’ont suivi et la deuxième pour sa relation avec la justice et les tribunaux concernés par l’enquête. Il faudrait pourtant rappeler que toutes les informations et documents détenus par ces deux ministères sont entre les mains de la Commission d’Enquête Internationale et que l’opposition ne s’oppose pas au Tribunal International et encore moins le Général Aoun qui était le premier à le demander. Le Président du parlement, Nabih Berry a qualifié ce climat créé par la majorité de « situation qui n’encourage pas et ne rassure pas» tandis que Siniora parle de « petite tempête » ignorant que les tempêtes sécuritaires qui ont secoué Beyrouth, la Bekaa , Kabbe et Jabal Mohsen sont le résultat de l’escalade sur le plan politique et du confessionnalisme que le sommet a tenté de résoudre. Ceci confirme les doutes de certains observateurs qui pensent que le parti du 14 mars a voulu faire d’une pierre deux coups : rejeter ce qui a été fait lors du sommet et couper la route au Président de la République qui veut intervenir dans la formation du gouvernement. Dans ce contexte, les paroles de Nabih Berry sont très représentatives de la situation : « l’argent récolté lors du sommet de Vienne ne suffit pas pour reconstruire ce qui a été détruit à Tripoli pendant que se tenait ce sommet ». Le processus de formation du gouvernement ressemble à un champ de mines. La majorité tient à garder des ministères souverainistes à des fins électorales sous prétexte qu’ils sont concernés par l’Enquête Internationale sur laquelle les libanais n’ont pourtant plus aucun pouvoir ou possibilité de nuisance. Tout ceci vise à embarrasser le général Aoun et l’opposition en leur donnant les restes et les qataris ne semblent pas prêts d’intervenir. Quant aux « Idées bâtisseuses » précédemment évoquées, elles dépendent de deux choses : la première étant la capacité et l’efficacité du président de la république à lever les obstacles qui bloquent la formation du gouvernement avant que l’image de son mandat ne soit entièrement ternie, et la deuxième étant la volonté du parti du 14 mars à soutenir le mandat et à se plier à la déclaration du sommet spirituel sachant que les déclarations d’intentions de ce parti sont contradictoires avec leurs agissements. Le président de la république : Appelle à construire les capacités de l’Etat pour que règne la loi Siniora : Je ne me limiterai pas à un délai et je reste le candidat de la majorité Minbar el Wehda : Que le premier ministre désigné se retire s’il est incapable de former un gouvernement Ayoub Hmayyed : Le conflit itinérant ne supporterait aucun délai Hussein El Hajj Hassan : Siniora accuse gratuitement et la majorité devrait éviter le conflit Ibrahim Kanaan : A demandé aux « forces libanaises » de prendre une position concernant de la loi électorale Nagib Mikati : Nous craignons que le mandat ne s’use trop tôt. La situation précaire dans le Nord est aggravée par le retard dans la formation du gouvernement Le président Karami : A appelé le Mufti Kabbani à suivre l’exemple du Mufti Chaar Boutros Harb : Le sort du pays est relié à la formation du gouvernement
Publié le 28 juin 2008 http://www.palestine-solidarite.org/dossier.Liban.rpl_fra...


10-2 "A quoi pourra-t-on reconnaître le pain ?" "A la date de ce jour et à l’heure où j’écris ces lignes, une livre libanaise vaut 0.000422194 euro"
"est-ce à dire que le taux change d’heure en heure ?"
"tu veux dire qu’il dégringole d’heure en heure..."
"que pourrait-on prendre comme indicateur ?"
"prenons l’exemple du pain arabe, les 1250 grammes se vendent depuis hier à 2000 livres, soit 0.844 euro, soit 0.675 euro le kilo"
"oui mais pour comprendre il me faut le prix d’avant-hier"
"alors qu’avant les 1120 grammes valaient 1500 livres, soit 0.633 euro, soit 0.565 euro le kilo, soit une augmentation de 0.11 euro par kilo ce qui représente une progression de 119% de son prix"
"qui a décidé de cette augmentation ?"
"c’est l’Union syndicale patronale des boulangers-pâtissiers. Elle prétend répercuter l’augmentation des prix des matières premières, notamment de celui du fuel"(*)
"ont-ils le droit de le faire ?"
"pas du tout, d’ailleurs le ministre de l’économie s’est empressé pour déclarer illégale cette augmentation. Annonçant dans la foulée que son ministère allait prendre les mesures nécessaires pour préserver le pouvoir d’achat de la population, notamment celui des catégories aux revenus modestes"
"comment ?"
"en augmentant la subvention publique accordée à la farine de blé"
"mais encore ?"
"en baissant le prix de la tonne de la farine de blé vendue aux patrons boulangers-pâtissiers de 480.000 à 375.000 livres, soit de 262.65 à 158.32 euros, ce qui leur fait un gain à l’achat de 104.33 euros la tonne de la farine de blé, soit une baisse de 0.10 euro par kilo"
"mais dis-moi alors... en considérant qu’un kilo de farine équivaut à un kilo de pain, le prix du kilo de ce dernier ne devrait pas bouger !"
"très juste"
"mais alors... à supposer que les patrons boulangers-pâtissiers ne reviennent pas sur leur augmentation arbitraire... cela signifierait qu’ils sont gagnants sur les deux tableaux et qu’en fait l’augmentation serait plutôt de 0.21 euros car la subvention de l’Etat de la tonne de farine de blé se fait avec le denier public... que fera le ministre si le prix du pain ne baisse pas ?"
"il a promis de lourdes sanctions contre les patrons boulangers-pâtissiers qui n’obtempèrent pas"
"qui va superviser et appliquer cette sanction ?"
"ce sera la tâche de la prochaine équipe gouvernementale en cours de constitution sur la base des accords de Doha..."
"il faudra rester vigilant jusque-là pour rappeler au nouveau ministre les engagements de son prédécesseur... c’est-à-dire à ramener le prix du kilo du pain arabe à 0.565 euro"
"sachant que d’ici-là, la livre libanaise pourrait complètement disparaître dans les abîmes de
la Bourse et le pain deviendrait une denrée de luxe"
"il l’est déjà... ne trouve-tu pas ?"
"... !?"
Al Faraby
Vendredi, 27 juin 2008
 (*) Nous apprenons ce jour, que suite à des pourparlers intenses impliquant différentes personnalités politiques et syndicales, notamment du secrétaire général de la CGTL , il a été décidé d’annuler cette mesure contre une augmentation de la subvention publique pour la farine de blé de 150.000 livres la tonne et d’indexer le prix de cette dernière à celui du fuel.

Des mêmes auteurs

 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4783

28/06/2008

n°365 - Dossier de Palestine - 27-06 - Début- L'ancien ministre Moshé Sharett confirme qu'Israël crée volontairement des ennemis.

n°365 - Dossier de Palestine - 27-06 - Début-  L'ancien ministre Moshé Sharett confirme qu'Israël crée volontairement des ennemis.

n°365 - Dossier de Palestine - 27-06 - Début-  L'ancien ministre Moshé Sharett confirme qu'Israël crée volontairement des ennemis. Dossier de Palestine      

N°365                                 27-06

 M.Lemaire    


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be  

Sommaire

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1   Cisjordanie: des colons filmés en train de frapper un berger palestinien.

1-2 Les révolutionnaires ne meurent jamais.

1-3 Gensane Bernard : les liens organiques de nombreux médias avec les puissances d’argent.

2 Les brèves

2-1 L’occupation est la seule autorité qui autorise officiellement la torture.

2-2  242 millions de dollars (156 millions d'euros) pour … aider au rétablissement de la loi et de l'ordre en Cisjordanie !

2-3 Le Quartette demande le démantèlement des colonies en Cisjordanie.

3 Dossier

3-1 Point de vue de Carlos Latuff : Mahmoud Abbas a fait son temps.

2eme partie du journal  -

Dossier   

3-2 Point de vue de Simon Allison : Olmert joue avec le « diable »

3-3 Point de vue de Julien Salingue : Les quatre dimensions de l’oppression des Palestiniens.

3eme partie du journal :

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage  - 

4-1 'Wake Up From Your Slumber' : L’ancien ministre Moshé Sharett confirme qu'Israël crée volontairement des ennemis.

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Gaza : halte à la manipulation médiatique !

 5-2 Michel Warschawski : L’application des Droits de l’Homme ne doit pas être sélective…

5-3 Les autorités israéliennes emprisonnent les Palestiniennes même après leur mort



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos  

1-1 Cisjordanie: des colons filmés en train de frapper un berger palestinien ... Voir et écouter sur : http://fr.news.yahoo.com/afp/20080619/video/vwl-isral-des-colons-films-en-train-de-f-acb3f14.html


1-2 Les révolutionnaires ne meurent jamais.

Georges Habache, Conversations avec Georges Malbrunot
Les mémoires d’un guérillero palestinien

> Bien peu de résistants palestiniens ont pu vivre assez vieux, et dans des conditions de sérénité qui leur permettent de publier leurs mémoires au soir de leur existence.
C’est ce qu’a pu faire le leader historique du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), Georges Habache, invité en janvier 2006 par le journaliste Georges Malbrunot à confier son vécu dans une interview de près de 300 pages (sans compter les annexes).
>
> Les mémoires de Georges Habache nous plongent en des époques que le Zeitgeist actuel tend à occulter complètement ou à figer dans des caricatures : la Naqba en 1947, la montée des mouvements d’émancipation du Tiers-monde dans les années 1950 (mouvement dans lequel s’inscrivait de plain pied le nationalisme palestinien), et les guerres israélo-arabes, la constitution du Front du refus (Libye, Syrie, Irak, OLP, Yémen, Algérie) face à la trahison égyptienne.
>
> On peut y voir avant tout le portrait de la résistance palestinienne du point de vue de l’intransigeance : sévère à l’égard de l’esprit de compromis d’Arafat (dont il admirait cependant les qualités humaines),
Habache n’a jamais cessé de défendre des valeurs démocratiques de la gauche révolutionnaire, hostiles à toute domination bourgeoise (celle des anciens colonisateurs occidentaux, et celle des dictatures arabes). Sur la question du sionisme, il n’a cessé de prôner la libération intégrale de la Palestine , le retour de tous les réfugiés, et la création d’un Etat laïque qui intègre sans distinction musulmans, juifs et chrétiens.
>
> La vision de ce dirigeant historique du combat palestinien, auquel Malbrunot témoigne toute son estime dans la préface de l’interview, permet de mieux comprendre l’alternative, telle qu’elle est encore défendue par une bonne part de la gauche palestinienne, au pragmatisme du processus d’Oslo. Habache l’expose avec un certain franc parler sans en nier les échecs, et sans occulter le risque que présente pour elle la concurrence de l’islamisme, qui a le vent en poupe dans l’ensemble du Moyen-Orient depuis vingt ans. La franchise du Dr Habache, qui s’était forgé une réputation très respectable dans l’ensemble du monde en arabe, transparaît notamment dans cette confession finale : « De temps à autre, je me réveille la nuit en pensant à tout ce que je n’ai pas accompli durant ces cinquante années : le socialisme, la lutte armée, la récupération de nos terres… Parfois j’ai l’impression que je n’ai pas réalisé grand-chose ».
>
> Ce livre n’est sans doute pas superflu pour dissiper auprès du grand public les amalgames souvent entretenus par les médias à propos des résistances armées, toutes volontiers assimilées à la violence aveugle d’Al-Qaida – on lira à ce propos avec intérêt les passages consacrés aux détournements d’avions dans les années 1970, évoqués avec beaucoup de nuances. Il est utile aussi pour rappeler la somme d’abandons et de coups de poignards dans le dos endurés par les fedayins palestiniens au cours des quarante dernières années de la part des gouvernements arabes, y compris, à différents degrés de leurs alliés Gamal Abdel Nasser, Mouammar Kadhafi, Hafez El-Assad. Par delà les divisions internes du mouvement palestinien, qui sont livrées sans masque par l’ex-responsable du FPLP, l’aspect majeur qui ressort du récit est finalement l’extrême courage de cette génération de dirigeants nationalistes qui tous ou presque ont tout donné, et risqué plusieurs fois leur vie (ainsi que celle de leur famille, le livre révèle notamment l’étonnante personnalité de Hilda Habache, l’épouse du narrateur) dans un combat de David contre Goliath, seuls contre presque tous les grands pouvoirs planétaires. L’historien quant à lui trouvera sans doute dans cet ouvrage – sous réserve de croisement des sources, notamment avec les archives écrites - des éclairages intéressants sur les relations interarabes, ainsi que sur les rapports des Palestiniens avec le bloc soviétique, ou avec des pays comme la France (dont le rôle, à l’occasion de l’hospitalisation d’Habache en 1991 à Paris, ne sort pas spécialement grandi).
 Frédéric Delorca

L'auteur du compte rendu : Juriste, essayiste, docteur en sociologie, Frédéric Delorca a dirigé, aux Editions Le Temps des Cerises, Atlas alternatif : le monde à l'heure de la globalisation impériale (2006). Georges Habache, Les révolutionnaires ne meurent jamais, Conversations avec Georges Malbrunot
Fayard 2008 /- ISBN :


1-3 Gensane Bernard : les liens organiques de nombreux médias avec les puissances d’argent.

Extrait Je lis Le Plan B depuis sa plus tendre enfance (nous en sommes au n° 14). Surgeon de PLPL, ce magnifique organe décortique ce qu’il appelle le Parti de la Presse et de l’Argent (PPA), en débusquant principalement trois choses : - les liens organiques de nombreux médias avec les puissances d’argent (donc le pourquoi du comment du discours unique déversé par 95% de la presse française), - les connivences entre “ grandes ” figures des médias qui se passent tantôt la rhubarbe, tantôt le séné, - les contradictions, les erreurs, les limites des “ grands ” journalistes et autres philosophes mondains qui polluent le PAF de leurs assertions prétentieuses, toujours au service des mêmes intérêts. En passant de PLPL au Plan B, l’équipe (qui a perdu Serge Halimi depuis qu’il est devenu directeur du Monde Diplomatique) a fait un saut qualitatif et quantitatif. Elle s’est étoffée de collaborateurs provinciaux et de spécialistes d’histoire sociale qui produisent des études originales, pertinentes, en synchronie et en diachronie, comme même L’Humanité ou la VO ne sont plus capables d’en fournir. Comme tous les autres lecteurs, je souhaiterais que Le Plan B devienne mensuel, mais la rédaction s’arc-boute : « Ce serait renoncer à nos congés payés qui durent six mois par an, un acquis social auquel nous sommes très rigidement attachés. » Feuilletons rapidement cette livraison. Grâce à un véritable travail de fourmi, l’équipe a épluché les revues de presse de France Inter et d’Europe 1 du 3 mars au 1er mai 2008. Serez-vous surpris d’apprendre que Clotilde Dumetz et Michel Grossiord ont les yeux de Chimène pour Le Figaro et Le Parisien ? Ces deux quotidiens cumulent à eux deux presque autant de citations que tous les autres quotidiens nationaux. Seul Libération, journal de Rothschild dirigé par Laurent Joffrin, patron de choc des publications qu’il dirige, tient à peu près la cote. Le Monde Diplomatique est autant cité que la revue Hôtels et Lodges et son enquête sur les soldes à New York. Un bref article atterrant évoque « Les bons plans de l’ANPE ». En Sarkozie, l’administration, les fonctionnaires doivent faire du chiffre. L’ANPE de Toulouse vient de proposer un travail de distributeur de prospectus en Martinique, d’une heure et quarante-cinq minutes par semaine, pour un salaire net de 13 euros. Paresse ou frilosité, aucun chômeur n’a postulé pour cette offre d’emploi. Explication d’un cadre de l’agence toulousaine : « Nous proposons actuellement à peu près 20% d’annonces aussi bidon que celle de Fort-de-France. L’objectif est de regonfler les chiffres du marché de l’offre d’emploi en Haute-Garonne. Car tout comme pour les expulsions de sans-papiers, nous devons nous aussi faire du chiffre. » Un tableau très clair montre qu’alors que la presse a consacré 250 articles au couple Fourniret, elle a consacré 0 article à la fermeture de l’usine Essex et aux 130 licenciements subséquents, 0 article à une grève d’une semaine dans une usine du Jura pour protester contre les cadences et les bas salaires, 0 article à la mort d’un ouvrier de 52 ans mort dans l’éboulement d’une tranchée, et 125 mots à la mise en examen d’un ancien PDG pour abus de biens sociaux. Ayant longtemps vécu à Amiens et étant à moitié picard, j’ai beaucoup apprécié un portait au vitriol du “ socialiste ” Vincent Peillon, qui adore fréquenter les studios d’i-télé, mais n’a jamais mis les pieds à la Bourse du travail de sa circonscription. Peillon a suivi Emmanuelli avant de se rallier à Strauss-Kahn, puis à Jospin et enfin à Royal. Il a soutenu les 10000 suppressions de postes dans l’Éducation nationale et n’est pas « dérangé » par les attaques contre le droit de grève des enseignants. Des lecteurs du Plan B, avec pour toute arme leur extrême flagornerie, ont pris d’assaut le site nouvelobs.com où ils posent des questions brosse à reluire à des invités prestigieux. Exemple : Gilles Schneider, ancien employé du marchand d’armes Lagardère, ancien employé du milliardaire Berlusconi, ancien employé du vichyste Robert Hersant, actuellement secrétaire général à l´information de Radio France. …. Je terminerai en citant, dans un supplément consacré à un long dialogue avec ses lecteurs, une analyse du périodique sur la dégradation de l’information : « Les médias constituent un obstacle à la transformation sociale, moins par la désinformation que par l’occultation des raisons de se révolter. […] Plutôt que de s’employer à changer les médias, les chefs contestataires pallient la nullité des journalistes en se pliant à toutes leurs exigences. [J’adore quand on partage mes opinions. Voir mon article “ Power without Responsibility ” .

Le Plan B pense que la dégradation de l’information et de la concentration capitalistique des médias ne pourra être résolu tant que ces problèmes n’auront pas été reconstruits comme des problèmes politiques. C’est-à-dire tant qu’il n’y aura pas de mobilisation et de manifestations pour obtenir, par exemple, l’expropriation de Bouygues et la réappropriation populaire de TF1. Tout cela et bien d’autres delikatessen pour deux euros… http://www.leplanb.org http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6831



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 L’occupation est la seule autorité qui autorise officiellement la torture.

Le ministre des affaires des captifs et des libérés au gouvernement de Haniyeh a affirmé que l'occupation israélienne est la seule autorité qui pratique la torture comme un moyen officiel soutenu politiquement et juridiquement. Le ministre des affaires des captifs et des libérés, Dr. Ahmed Shouidah a dit, aujourd'hui jeudi 26/6, dans un rapport publié à l'occasion de la journée mondiale pour la lutte contre la torture, que plus de 11700 vivent des conditions très difficiles dans les prisons sionistes. Il a ajouté que les autorités de l'occupation israéliennes pratiquent les tortures contre les captifs dès les premières heures de leurs arrestations jusqu'à l'arrivée aux centres d'enquêtes et d'arrestations où les forces occupantes pratiquent toutes les sortes de torture interdites au niveau international contre les captives et captifs palestiniens. Shouidah a poursuivi que les autorités occupantes poursuivent la torture durant la période d'arrestation dans le cadre d'une politique programmée qui visent à casser la volonté et la dignité du captif en violant tous les droits de l'homme. Il a rapporté la confirmation de la commission générale pour la lutte contre la torture qui a découvert 90 cas de torture contre les captifs palestiniens dont des mineurs qui sont protégés par la loi internationale. Enfin, le ministère des captifs et des libérés a appelé la communauté internationale et ses organisations juridiques à dévoiler les tortures pratiquées contre les captifs palestiniens et condamner les pratiques criminelles des geôliers sionistes qui représentent des crimes de guerre. 26/06/2008 http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7wVLdL90CXhVaXG0QKs0JLeH06aJJoOZb609M3gSKYfqKh%2bBkzRn7aTDBmDdUm0LIZ3JipeQhlUV%2b%2fhr6t%2foJvUeLFbFDRPPfFRhpx4xRZVo%3d


2-2  242 millions de dollars (156 millions d'euros) pour … aider au rétablissement de la loi et de l'ordre en Cisjordanie !
Les représentants d'une quarantaine de pays réunis mardi à Berlin se sont engagés à verser 242 millions de dollars (156 millions d'euros) pour aider au rétablissement de la loi et de l'ordre en Cisjordanie, a-t-on appris de sources gouvernementales allemandes.
Lors de cette conférence, le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a souligné l'importance du rétablissement de la sécurité et de la justice en Cisjordanie. Le processus politique en cours n'aura d'avenir que dans la mesure où le peuple palestinien constatera une amélioration de ses conditions de vie au quotidien, a-t-il déclaré. La conférence internationale visait en particulier à renforcer les chances de créer un Etat palestinien en paix avec Israël.
Une quarantaine de délégations qui se sont retrouvées autour du Premier ministre palestinien Salam Fayyad et de la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni, ont approuvé les projets de financement portant entre autres sur la formation et l'équipement des forces de police et de sécurité, ainsi que la formation de juges et la construction d'une prison d'ici 2011. Les Palestiniens pour leur part avaient demandé 190 millions de dollars pour des projets s'étalant de 2008 à 2010.
Des patrouilles de police et des tribunaux qui fonctionnent sont "une partie de la mosaïque" pour arriver à une paix durable, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel à l'ouverture de la réunion. "La population a besoin de voir que la vie quotidienne s'améliore". "Pour être prêts à miser sur un futur Etat, les Palestiniens doivent être convaincus que leur police, les tribunaux et le système pénal sont décidés à faire respecter la loi et les droits de l'Homme", a souligné la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.
Mme Rice a demandé aux donateurs "d'approuver tous les projets préparés par l'Autorité palestinienne" parce qu'en "négliger un seul pourrait compromettre l'effort tout entier". Son homologue israélienne a déclaré qu'une vaste majorité des Israéliens avait accepté la nécessité de créer un Etat palestinien mais devait encore être convaincue que ce serait "un Etat démocratique et responsable". (belga)
24/06/08 17h21 http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/325362/2008/06/24/156-millions-pour-retablir-la-loi-et-l-ordre-en-Cisjordanie.dhtml
2-3 Le Quartette demande le démantèlement des colonies en Cisjordanie.
Le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, Russie, ONU) a appelé mardi à l'arrêt de la colonisation israélienne en Cisjordanie et au démantèlement des colonies créées depuis mars 2001. A cette époque, le gouvernement de l'ancien Premier ministre Ariel Sharon avait annoncé qu'Israël ne construirait plus de nouvelles colonies. Et en 2003, Israël s'était engagé à détruire les avant-postes érigés par des colons depuis cette date.
40.000 nouveaux logements prévus
Mais pour l’instant, la colonisation suit son cours. La municipalité israélienne de Jérusalem a annoncé dimanche l'approbation des plans de construction de 40.000 logements sur la prochaine décennie dans la ville, dont certains se situent dans des quartiers de colonisation de Jérusalem-est annexée. La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, alors en Israël, a vivement critiqué cette situation.
Le Quartette a «réaffirmé
son soutien aux efforts entrepris par l'Egypte pour restaurer le calme à Gaza et dans le sud d'Israël». Il a «mis l'accent sur le besoin urgent de progrès tangibles pour atteindre l'objectif d'un accord d'ici à la fin 2008 sur la mise en place d'un Etat palestinien indépendant et viable en Cisjordanie et à Gaza». !? Plus d'info: http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

3 Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Point de vue de Carlos Latuff : Mahmoud Abbas a fait son temps Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l'entièreté du point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information  

Une analyse sans concession de l'impasse dans laquelle se trouve acculés, par leur faute, les dirigeants politiques palestiniens du Fatah, et en premier lieu Abbas, le collaborateur. Mahmoud Abbas, le Président de l'Autorité Palestinienne, est un collaborateur de ceux qui tourmentent son peuple, Israël et les Etats-Unis. Sans le soutien israélien et américain, Abbas s'effondrerait de suite. C'est le général commandant les forces israéliennes en Cisjordanie, Gadi Shamni qui l'exprime le mieux : « Il est une plaisanterie, un rien du tout. Nous sommes les seules forces qui le font surnager. Si nous nous retirons des villes, le Hamas le balaiera lui et ses hommes comme ils ont fait à Gaza. »
Pour être juste, le prédécesseur d'Abbas comme Président de l'Autorité Palestinienne, Yasser Arafat, lui-même Mr Palestine, a fait d'énormes erreurs en négociant avec les Israéliens, peut être le résultat de son addiction au pouvoir et à la stature d'homme d'état. Arafat adorait voyager autour du monde, rencontrer des rois et des présidents, et prétendre gouverner la Palestine , qu'il n'a pas du tout libéré de l'occupation israélienne. Non seulement Arafat a exonéré les Israéliens lors des Accords d'Oslo de tout ce qu'ils avaient fait en Cisjordanie, à Gaza, et à Jérusalem Est depuis la guerre de 1967, mais il est devenu le premier dirigeant d'un mouvement de libération nationale à signer un accord avec l'occupant pour maintenir l'occupation en place. Ce qu'Arafat a reçu d'Israël c'était l'autorité sur quelques bandes de terre séparées, mais aucun contrôle des frontières, de l'espace aérien, des ressources en eau, alors que les colonies israéliennes parsemaient les territoires occupés.
Mahmoud Abbas a surpassé Arafat : il a essayé d'éliminer la résistance armée palestinienne à l'occupation israélienne. Abbas a demandé « une fin de toutes les actions militaires, le calme total, un arrêt complète des violences ». Ainsi, Abbas a appelé les Palestiniens à cesser ce qui est légal en Droit International, résister à l'occupation, et à accepter ce qui est illégal en droit national, la colonisation d'un territoire occupé par une puissance occupante. Coloniser la Cisjordanie est tellement plus facile quand les autochtones ne résistent pas. Pas étonnant qu'Abas soit adoré à Washington et Tel Aviv !
Qu'est ce qu'Abbas et ses copains ont apporté aux Palestiniens ?
Ces dernières années, l'économie palestinienne a diminué d'au moins un tiers et le nombre des Palestiniens vivant au dessous du seuil de pauvreté est passé de 20 % à 40 %. Le nombre de colonies israéliennes en Cisjordanie est actuellement de 160, et le nombre de leurs habitants a augmenté, passant de 150 000 à 250 000 (sans compter les colonies et colons de Jérusalem environ 250 000 ndlt). Jérusalem Est Palestinienne, le centre de la vie intellectuelle sociale et politique a été coupée de la Cisjordanie par les colonies israéliennes. Pire que tout, les colonies israéliennes, les zones militaires, les routes réservées aux Israéliens, et le mur de séparation ont réduit de 50% le territoire disponible pour un état palestinien. Et malgré cela, sur les ordres de George Bush, Abbas s'est rendu consciencieusement le mois de novembre dernier à la conférence de paix bidon d'Annapolis, juste après que les Israéliens aient annoncé une importante extension de la colonie d'Har Homa à Jérusalem Est.
Pour Abbas, s'appuyer sur l'Administration la plus pro Israël dans l'histoire des US - et cela en dit long - pour que justice soit rendue aux Palestiniens, est absurde à l'extrême. Condi Rice peut affirmer que la paix Israël/Palestine doit « être faite directement par des discussions entre les parties », mais la réalité est bien différente. Non seulement l'Administration Bush n'a rien fait pour restreindre la colonisation israélienne des territoires occupés, elle a publiquement accepter de facto l'annexion de grandes portions de la Cisjordanie : « à la lumière des nouvelles réalités sur le terrain, inclus les grands centres de populations israéliens déjà existants, ce n'est pas réaliste que ce qui sortira du statut final des négociations soit un retour complet, total à la ligne d'armistice de 1949… »
Mahmoud Abbas a pu se faire des illusions en pensant que la soit disante feuille de route, fortement soutenue par l'Administration Bush, était quelque chose d'autre qu'une capitulation finale du patrimoine palestinien au plan israélien incessant et bien financé de s'emparer de la Palestine , mais sont peuple ne s'est pas laisser berner. En Janvier 2006, le parti d'Abbas, le Fatah, a été sérieusement battu lors des élections pour le Conseil Législatif Palestinien n'obtenant que 45 sièges contre 74 pour le Hamas.
La sagesse ordinaire veut que les Islamistes du Hamas aient gagné l'élection parce qu'ils étaient honnêtes et capables de fournir des services sociaux que le Fatah avait négligé de fournir. Une conclusion plus juste serait que les Palestiniens ont soutenu le Hamas parce qu'Abbas a été incapable d'arrêter le développement de la colonisation israélienne et la destruction de l'économie palestinienne. Comment pourrait –on attendre d'Abbas qu'il arrache aux Israéliens un état palestinien viable alors qu'il est incapable de les convaincre d'enlever 400 barrages qui étranglent la vie économique et communautaire en Cisjordanie ?
Pour les Etats-Unis la victoire écrasante du Hamas à l'élection était anathème. Le Hamas est sur la liste des organisations terroristes du Département d'Etat, et reste un partisan de la résistance armée contre l'occupation. De plus, le Hamas refuse de reconnaître Israël et rejette tous les accords désastreux qu'Arafat et Abbas ont signés, qui ont enfermé les Palestiniens dans la situation désespérée dans laquelle ils se trouvent maintenant.
Suite à la victoire du Hamas, Abbas le malléable a adopté la politique israélienne et américaine de façon encore plus étroite, dans un effort désespéré pour s'accrocher au pouvoir. Premièrement, Abbas a accepté que les Israéliens se saisissent des revenus des droits de douane qu'ils collectent pour le compte des Palestiniens et a refusé de partager des positions clés au sein du cabinet avec le Hamas. Deuxièmement, Abbas était partie prenante du plan conçu par un supporter d'Israël depuis longtemps au sein Du Conseil de Sécurité National des US, Elliott Abrams, un coup contre la direction du Hamas à Gaza. Malheureusement pour Abbas et Abrams, le coup, qui consistait à employer des forces de sécurité du Fatah loyales à Mohammed Dahlan à Gaza, était le secret le moins bien gardé et le complot le plus mal planifié de l'histoire diplomatique récente. En juin 2007, le Hamas a frappé le premier et a rapidement mis en déroute les supporters d'Abbas à Gaza.
Après la prise de pouvoir du Hamas à Gaza, les Israéliens, avec l'approbation d'Abbas, ont commencé à arrêter les parlementaires du Hamas en Cisjordanie, en emprisonnant finalement 45. Abbas, alors sans un quelconque mandat légitime, a nommé un nouveau cabinet et a commencé a diriger par décret. Pendant ce temps, l'armée israélienne a resserré son emprise sur les villes de Cisjordanie pour maintenir les supporters d'Abbas au pouvoir et a commencé à emprisonner les activistes du Hamas.
A Gaza même, les conditions sont passées de mauvaises à désespérées. Le gouvernement israélien a dramatiquement restreint les approvisionnements, à l'exception d'une quantité limitée de nourriture et de carburant. Comme l'a résumé, sans cœur, un responsable israélien Dov Weissglass : « c'est comme un rendez vous chez le diététicien. Nous devons faire perdre du poids aux Palestiniens, mais ne pas les affamer à mort. » A cause du manque de matériaux de base, toute l'industrie dans la Bande s'est effondrée, le chômage s'est considérablement accru, et la vie de tous les jours est devenue un combat. Mais tandis que 1,5 millions de Palestiniens étaient au bord de la famine à Gaza, Abbas a continué de parler avec Israël et les Etats-Unis sur le soit disant processus de paix.
Malgré qu'il est du faire face à la punition collective d'un million et demi d'habitants de Gaza, le Hamas a pu aller de l'avant dans ses objectifs politiques. Les forces de sécurité de Gaza ont été complètement reconstruites en mettant l'accent sur la loyauté envers la direction politique du Hamas. Avec les Etats-Unis faisant son maximum pour empêcher toute aide financière à Gaza venant de l'Occident, une aide de la région du Golfe et de l'Iran est allée directement à la direction du Hamas et a servi à renforcer le contrôle politique du parti. Et la résistance à Israël a continué, d'une manière plutôt sporadique par des tirs de roquettes de fabrication artisanale sur des vills israéliennes proche de Gaza. Les dommages faits en Israël ont été limités, et les Gazaouites ont souffert dans à peu près la proportion de 50 Palestiniens tués pour 1 Israélien.
Le fait que le cessez le feu tienne et que l'économie de Gaza reprenne, tout ceci est incertain, mais les Israéliens ont apparemment décidé que d'essayer de chasser le Hamas du pouvoir ne fonctionnait pas. Donc, la politique de Mahmoud Abbas de dédaigner les rejectionnistes du Hamas, sous le dictat d'Israël et des Etats-Unis, a été miné par les Israéliens eux-mêmes, hâtant sans nul doute le jour où Abbas cessera d'être le Président de l'Autorité Palestinienne et deviendra un habitant de l'une des petites villes arabes que les Israéliens maintiennent pour la protection des collaborateurs palestiniens qui ne sont plus utiles.
Carlos Latuff 
John Taylor :  26/06/08 www.antiwar.com
Introduction, Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org
http://www.planetenonviolence.org/Mahmoud-Abbas-A-Fait-Son-Temps_a1614.html?PHPSESSID=6ab4d26b22306bd75187193505b16de1

 


n°365 - Dossier de Palestine - 27-06 - Suite- - L'ancien ministre Moshé Sharett confirme qu'Israël crée volontairement des ennemis.

n°365 - Dossier de Palestine - 27-06 - Suite-  L'ancien ministre Moshé Sharett confirme qu'Israël crée volontairement des ennemis.

Dossier de Palestine      - Suite- 

N°365                                 27-06

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Sommaire     - Suite- 

3 Dossier         - Suite- 

3-2 Point de vue de Simon Allison : Olmert joue avec le « diable »

3-3 Point de vue de Julien Salingue : Les quatre dimensions de l’oppression des Palestiniens.



3-2 Point de vue de Simon Allison : Olmert joue avec le « diable »
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l'ntieret du point de vue delauteur, mais doit être vu comme information  C'est l'une des merveilleuses ironies qui rendent la politique si intéressante - et si ridicule : le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a placé son avenir politique immédiat entre les mains de l'ennemi juré d'Israël, le Hamas. Le cessez-le-feu négocié avec le gouvernement à Gaza - à la fois dirigeants de la Palestine démocratique élus et "organisation terroriste" - est un pari désespéré, un dernier lancé de dés pour Olmert qui est de plus en plus assailli et dont la survie en tant que premier ministre semble maintenant dépendante de la manière dont répond le Hamas.
La racine du problème est l'argent - en particulier, si Olmert s'est servi un peu trop généreusement lorsqu'il était maire de Jérusalem. Les enquêtes de corruption doivent encore aboutir à une conclusion, mais la coalition au pouvoir déjà fragile commence à craquer sous la tension.
Le ministre de la défense Ehoud Barak, leader du deuxième plus grand parti de la coalition, le Parti Travailliste, a menacé de faire tomber le gouvernement si Olmert ne démissionne pas, et le dirigeant de l'opposition, Benjamin Netanyahou attend impatiemment son heure pour retourner à la plus haute fonction.
Désespéré, Olmert sait qu'il a besoin de quelque chose d'important pour distraire ses détracteurs, pour éloigner le feu des projecteurs de ses indiscrétions financières. Et ainsi, comme la petite brute qui frappe l'enfant qui lui est inconnu pour dissimuler son propre manque d'assurance, Olmert s'est tourné vers la Palestine. Mais , ressentant peut-être que la communauté internationale ne serait pas trop disposée à une invasion à grande échelle (et nerveuse d'éviter une répétition de la raclée distribuée par le Hezbollah au Liban, il y a deux ans), Olmert a rejeté la pyrotechnie distrayante des chars, des missiles et des jolies explosions. Du moins pour l'instant.
Plutôt que les feux d'artifice, Olmert a réussi un tour de passe-passe, faisant une offre au Hamas que celui-ci était trop fatigué et trop affamé pour refuser : arrêtez les combats et Israël ouvrira les lignes d'approvisionnement, a-t-il dit aux Gazéens par l'intermédiaire des médiateurs égyptiens.
En lui-même, ce fut un tournant dans les relations entre Israël et le Hamas - en parlant et en se mettant d'accord l'un avec l'autre, même indirectement, chacun des deux camps a conféré à l'autre camp cette sorte de légitimité qui trahit tout ce qu'ils représentent, mais qui finalement reconnaît la réalité de la situation politique. C'est aussi une leçon que les candidats à la présidence des Etats-Unis pourraient prendre à cœur. Tous deux - le Sénateur démocrate Barack Obama et le Sénateur républicain John McCain - ont parlé à des niveaux divers de leur conviction de ne pas engager le dialogue avec les "organisations terroristes" et autres de ce genre. Toutefois, refuser de leur parler ne les fera pas partir et, parfois, les mots peuvent accomplir plus que les fusils et les renseignements défectueux.
Tout pareillement, on ne s'attend pas à ce que ce cessez-le-feu perdure. C'est certainement ce que pensent les gens de tous les milieux à Jérusalem, la capitale d'Israël, et c'est clairement ce à quoi s'attend Olmert lui-même. "Je ne me fais aucune illusion", a-t-il déclaré dans un discours récent. "Ce que l'on appelle le 'calme' est fragile et ne dure pas longtemps. Le Hamas n'a pas changé de peau. Ils sont assoiffés de sang et ce sont des terroristes méprisables qui, même aujourd'hui, font tout ce qu'ils peuvent pour faire du mal aux civils israéliens. Le Hamas … sera responsable de toute violation de ce 'calme'."
Cette dernière condition prépare effectivement le Hamas à trébucher, parce que, contrairement aux perceptions, le Hamas n'a pas lui-même le contrôle total de la Bande de Gaza, qui abrite de nombreux autres groupes partisans de la lutte armée qui ne répondent pas aveuglément aux ordres du Hamas. Olmert rend effectivement le Hamas responsable des actions de ceux sur lesquels il exerce peu de contrôle ; et, imposer une condition aussi restrictive accroîtra considérablement les chances que le cessez-le-feu soit violé.
La profondeur du manque de contrôle du Hamas a été illustrée, mardi, par la mort du dirigeant de l'Armée de l'Islam, Muataz Durmush, qui a été tué dans une frappe israélienne ciblée. Selon le Jerusalem Post, Durmush avait survécu à des tentatives d'assassinat, au cours des deux dernières années, de la part à la fois du Fatah et du Hamas, et il était considéré par les deux camps comme un "voyou et un meurtrier". Dans un rare alignement d'intérêts, les Palestiniens étaient tout aussi heureux que les Israéliens de le voir partir.
La Palestine n'est pas un Etat uni et Gaza n'est pas un territoire unifié. Aussi sincères que soient les intentions du Hamas, les risques sont importants que d'autres groupes prennent la responsabilité de violer le cessez-le-feu. Et si jamais cela devait se produire de façon assez dramatique - par exemple, qu'un Israélien soit tué - alors Olmert se retrouvera avec plein de justifications aux yeux de ceux pour lesquels il est important (les Israéliens et le gouvernement des Etats-Unis) de lancer une attaque généralisée contre la Bande de Gaza.
Il faudrait alors un Barak ou un Netanyahou très courageux pour oser renverser le dirigeant d'un pays en guerre, qui surferait sur la vague de la ferveur nationaliste, qui accorderait au minimum à Olmert un sursoit à exécution ; au mieux, avec le soutien du public désormais derrière lui, toute l'enquête de corruption serait silencieusement reléguée au second plan.
Toutefois, si le cessez-le-feu venait à être violé d'une façon mineure qui ne fournirait pas un prétexte pour une offensive généralisée, Olmert se retrouverait à la case départ eu égard à la situation à Gaza et à sa situation intérieure. Un retour aux échanges transfrontaliers désordonnés de représailles n'apporterait rien de bon à sa popularité et ne dissuaderait certainement pas ses détracteurs. A la place, ceux qui le critiquent retourneraient l'arme sur lui et il serait peu probable que son gouvernement supporte la pression. Netanyahou entrerait dans la danse.
Il y a une autre option, bien qu'elle soit une solution inconcevable pour la plupart des Israéliens (Arabes ou Juifs) : que le cessez-le-feu soit observé et qu'un semblant de paix et de normalité retourne sur les zones frontalières de Gaza et d'Israël. Ceci se refléterait positivement sur Olmert, en particulier dans la communauté internationale, même s'il devait lutter contre les médiateurs égyptiens pour qu'ils ne s'arrogent pas tout le crédit.
Mais comment la paix agira sur le plan intérieur est un autre sujet. Elle devrait permettre à Olmert de récolter un soutien populaire, mais elle ne ferait probablement pas disparaître les accusations de corruption et pourrait créer plus de problèmes que de solutions pour le premier ministre israélien, en particulier avec l'élément crucial de la droite conservatrice de la politique israélienne, qui verrait la légitimation du Hamas comme une menace pour l'Etat israélien.
Une paix durable verrait probablement le gouvernement s'effondrer, mais ce pourrait ne pas être un désastre total pour Olmert - non nouveau rôle inhabituel d'artisan de la paix agirait de façon positive dans les sondages, d'une façon que son image actuelle de politicien vénal et corrompu ne ferait pas.
Simon Allison Simon Allison est étudiant en affaires internationales, avec l'accent sur le Moyen-Orient. Il est actuellement basé au Caire, en Egypte. Asia Times Online, 20 juin 2008 Article original : "Olmert gambles with the 'devil'" Traduction : [JFG-QuestionsCritiques] http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Simon_Alliso... Source : Questions Critiques
http://questionscritiques.free.fr/...

3-3 Point de vue de Julien Salingue : Les quatre dimensions de l’oppression des Palestiniens.   L’article qui suit est le dernier que je mets en ligne avant mon départ. Je ne tenterai pas ici l’impossible résumé de ces 11 semaines passées dans les territoires palestiniens. Il s’agira plutôt d’essayer de présenter de manière synthétique ce qui constitue selon moi les quatre déclinaisons essentielles de l'oppression israélienne.
Extraits : Chacun sait que depuis 2002, Israël a entrepris de construire un gigantesque Mur en Cisjordanie. Ce que l’on remarque moins souvent, c’est que ce Mur de Béton n’est pas le seul Mur construit par l’Etat d’Israël, même s’il est le plus visible d’entre tous. Les Palestiniens se heurtent en effet aujourd’hui à quatre Murs, qui leur interdisent de mener une existence digne et de voir leurs droits nationaux satisfaits : un Mur de Fer, un Mur de Barbelés, un Mur de Verre et un Mur de Béton.
Le Mur de Fer : l’armée israélienne
« A part ceux qui ont été virtuellement "aveugles" depuis l'enfance, tous les sionistes modérés ont compris depuis longtemps qu'il n'y a pas le moindre espoir d'obtenir l'accord des Arabes de la Terre d’Israël pour que la "Palestine" devienne un pays avec une majorité juive.(…)
La colonisation sioniste, même la plus limitée, doit soit se terminer, soit être menée à bien au mépris de la volonté de la population autochtone.
Cette colonisation ne peut, par conséquent, continuer et se développer que sous la protection d'une force indépendante de la population locale : un mur de fer que la population autochtone ne pourra pas franchir
» 1.
Ces lignes ont été écrites au début des années 20 par Vladimir Jabotinsky, dirigeant du courant « sioniste révisionniste » duquel seront issus le Likoud et, entre autres, les Premiers Ministres Begin, Shamir ou Sharon. Elles exposent la doctrine du « Mur de Fer » : dans la mesure où les Arabes de Palestine s’opposeront à l’établissement d’un Etat juif sur un territoire dans lequel ils sont largement majoritaires, le mouvement sioniste doit se doter d’une puissante force armée, soutenue par les pays impérialistes, qui favorisera la colonisation et qui, le moment venu, permettra d’imposer le fait accompli aux autochtones.
Malgré la position minoritaire du courant révisionniste dans le mouvement sioniste (dominé par les Travaillistes de Ben Gourion), la doctrine du Mur de Fer fait de nombreux émules et est celle qui, dans les faits, conduit à la création de diverses milices juives armées, les plus célèbres étant la Haganah (créée en 1920), l’Irgoun (1931) et le Groupe Stern (1940). Ces milices terrorisent les habitants arabes et sont responsables du départ forcé de 800 000 d’entre eux au cours des années 1947-1949. C’est le groupe Stern, dirigé par Menahem Begin, qui commet le massacre de Deir Yassine en avril 1948. Après la Déclaration d’indépendance d’Israël, la Haganah constituera l’ossature de l’armée israélienne, « Tsahal », qui absorbera rapidement les autres milices.
Dès les origines de l’Etat d’Israël, la composante militaire a joué un rôle-clé, permettant le nettoyage ethnique indispensable à la constitution d’un Etat juif sur un territoire majoritairement peuplé de non-Juifs. Le Mur de Fer, l’armée, demeure aujourd’hui l’un des piliers fondamentaux de la politique israélienne. La liste des Généraux devenus ministres ou Premiers Ministres est trop longue pour être citée ici. On mentionnera à titre d’exemple le Général Allon, le Général Dayan, le Général Rabin, le Général Sharon, le Général Barak, le Général Ben Eliezer, le Général Zeevi ou le Général Mofaz… Dans l’actuelle Knesset, les Généraux représentent 10% des élus. Et lorsque les Généraux rejoignent la vie politique, ils n’en demeurent pas moins des militaires et leurs décisions et grandes orientations s’en ressentent, comme l’a largement démontré la regrettée Tanya Reinhardt 2.
En outre, « Israël est le seul pays démocratique dans lequel le commandant en chef de l’armée assiste à toutes les réunions du gouvernement » 3. Qui plus est, « Les généraux ont une arme qu’aucun homme politique ne peut se permettre d'ignorer : le contrôle absolu des médias. Presque tous les "correspondants militaires" et les "commentateurs militaires" sont les serviteurs obéissants du commandement en chef, publiant, comme si c’était leur propre opinion, les instructions du chef d’état-major et de ses généraux » 4. Cette mainmise des Généraux sur les médias permet d’entretenir un climat de peur permanente dans un société traversée de contradictions mais au sein de laquelle la crainte de l’agression étrangère et l’unité nationale derrière les opérations militaires jouent un rôle de ciment. Elle légitime en outre un budget militaire faramineux : les dépenses militaires par habitant sont 15 fois plus élevées en Israël qu’aux Etats-Unis. L'armée israélienne est une des plus importantes armées mondiales, elle est de très loin la première force militaire de la région et la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient.
Le Mur de Fer voulu par Jabotinsky, entendu comme une puissante force armée jouant un rôle central dans le développement du projet sioniste, soutenue par les pays impérialistes, existe donc bel et bien. Il se matérialise aujourd’hui par l’occupation militaire de la Cisjordanie et l’encerclement de Gaza. Les Palestiniens des territoires occupés en sont les premiers témoins et les premières victimes. Les décisions les concernant, qui ont guidé la politique répressive des autorités d’occupation au cours des 60 dernières années, et leur confrontation quotidienne avec l’armée, sur les checkpoints, lors des incursions ou à l’occasion des milliers de procès devant des tribunaux militaires, sont la tragique illustration de cette première dimension de l’oppression israélienne : imposer par la force le fait accompli sioniste.
La tâche assignée au Mur de Fer, définie par Jabotinsky il y a 85 ans, est plus que jamais d’actualité : « Nous prétendons que le Sionisme est moral et juste. Et puisqu'il est moral et juste, la justice doit être rendue, peu importe que Joseph, Simon, Ivan ou Ahmed soit d'accord ou non » 5.

…..
Le Mur de Béton : les Cantons
« Israël est dans l’obligation de mettre un terme aux violations du droit international dont il est l’auteur ; il est tenu de cesser immédiatement les travaux d’édification du mur qu’il est en train de construire dans le territoire palestinien occupé, y compris à l’intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est, de démanteler immédiatement l’ouvrage situé dans ce territoire et d’abroger immédiatement ou de priver immédiatement d’effet l’ensemble des actes législatifs et réglementaires qui s’y rapportent ». (Avis de la Cour Internationale de Justice, 9 juillet 2004) 10.
Le Mur érigé en Cisjordanie a donc été jugé illégal par la Cour Internationale de Justice. Cela n’empêche pas Israël de poursuivre sa construction et d’espérer l’achever en 2010. A son terme le Mur mesurera près de 800 km. Mur de Béton atteignant parfois 8 m de haut, la prétendue « barrière de sécurité » intégrera de facto environ 45% de la Cisjordanie et 98% des colons à l’Etat d’Israël. Elle découpera « l’Etat palestinien » en trois enclaves isolées qui se sont subdiviseront en 22 plus petites enclaves reliées par des tunnels construits sous les routes réservées aux colons, lesquelles mesureront environ 1250 kilomètres 11. Une partie des 600 checkpoints et barrages qui couvrent aujourd’hui la Cisjordanie disparaîtront, les autres seront maintenus pour contrôler les entrées et les sorties des cantons. Une entité palestinienne auto-administrée verra le jour dans ces cantons, que d’aucuns oseront peut-être encore appeler Etat.
Si le Mur a été construit à partir de 2002, son origine remonte en fait à beaucoup plus loin. Très exactement au 10 juin 1967, lorsque la guerre des 6 jours prend officiellement fin. A son terme Israël a en effet conquis, entre autres, le reste de la Palestine théoriquement partagée en 1947 et exerce son autorité sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza. Une victoire militaire plus rapide et plus facile qu’en 1948-1949, mais avec une différence majeure : contrairement à ce qui s’était passé alors, la majorité des Palestiniens ne sont pas partis. Le succès militaire crée donc une difficulté politique pour les dirigeants sionistes : Israël abrite désormais en son sein les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, qui s’ajoutent aux Palestiniens de 1948. La prétention de l’Etat d’Israël à être simultanément un Etat juif et démocratique est donc sérieusement menacée.
C’est pour répondre à cette contradiction qu’un Général travailliste, Ygal Allon, présente au Premier Ministre Levi Eshkol, dès juillet 1967, une solution alternative à l’expulsion, qui compromettrait le soutien international dont jouit l’Etat d’Israël. La philosophie du « Plan Allon » était la suivante : renoncer à la souveraineté sur les zones palestiniennes les plus densément peuplées tout en conservant le contrôle exclusif sur la vallée du Jourdain, sur la rive occidentale de la Mer Morte et sur Jérusalem, dont les limites municipales seraient considérablement étendues. Une entité palestinienne constituée de cantons isolés serait ainsi établie, avec des attributs de souveraineté limités, Allon ne répondant pas à la question de savoir si cette souveraineté serait confiée à des autochtones où à la Jordanie et l’Egypte.
Même si le Plan Allon n’est pas officiellement adopté par le pouvoir israélien, c’est lui qui guidera, avec certaines variantes, la politique de l’Etat sioniste à partir de l’année 1967. La disposition des colonies, le tracé des routes de contournement, réservées aux colons, et la progressive fragmentation de la Cisjordanie sont la mise en application concrète des vues du Général Allon. Les Accords d’Oslo et la division de la Cisjordanie en Zones A, B et C, en sont directement inspirés. Même le Général Sharon, farouche partisan de l’expulsion des Palestiniens, finira par adopter, en le modifiant, le Plan Allon. C’est le sens du « retrait unilatéral » de Gaza en 2005 qui, loin d’être un « geste de paix », est une décision pragmatique d’abandon et d'encerclement d’une zone palestinienne trop densément peuplée. La décision de construire le Mur, si elle fut interprétée à juste titre comme la renonciation à l’annexion de l’ensemble de la Cisjordanie , n’est que l’ultime étape de la mise en pratique du Plan Allon.
Le Mur trace les limites des cantons palestiniens, ces zones trop peuplées pour être administrées par Israël. Tel est « l’Etat palestinien » dont parlent les dirigeants israéliens, pour lesquels il n’a jamais été question d’une quelconque restitution des territoires conquis en 1967. Comment expliquer, sinon, la poursuite de la colonisation à un rythme de plus en plus effréné, malgré le soi-disant « processus de paix » ? Ce sont en effet près de 500 000 colons qui vivent aujourd’hui en Cisjordanie (contre moins de 200 000 au début des années 90), leur nombre croît à un rythme 3 fois supérieur à celui du reste de la population israélienne et ils représenteront bientôt 10% de la population juive d’Israël.
Le Mur de Béton, dont plus de 500 km ont déjà été construits, est l’expression la plus manifeste, 60 ans après la Grande Expulsion et 41 ans après l’occupation de toute la Palestine , de la quatrième dimension de l’oppression israélienne : la négation du droit des Palestiniens à exercer une souveraineté réelle.
Conclusion : Un cinquième Mur, le Mur du Silence ?
Mur de Fer, de Barbelés, de Verre et de Béton : immatériels ou tragiquement réels, ces quatre Murs sont le symbole des diverses dimensions de l’oppression dont est victime le peuple palestinien. Les trois derniers sont ceux qui enferment les trois composantes de la nation palestinienne (Réfugiés, Palestiniens de 1948, Palestiniens des territoires occupés) dans divers statuts de sous-citoyens. Le premier Mur, le Mur de Fer, l’armée israélienne, est le moyen par lequel l’Etat d’Israël a créé et perpétue cette oppression.
J’aurais pu parler d’autres Murs. Notamment de ceux des cellules dans lesquelles croupissent 11 700 prisonniers politiques palestiniens, parmi lesquels des dizaines de députés ou d’anciens députés, des ex-Ministres, un ex-vice-Premier Ministre, l’ex-Président du Conseil Législatif et de nombreux maires et conseillers municipaux. Parmi ces 11 700 prisonniers, plusieurs milliers n’ont pas été jugés. Plusieurs milliers d’autres ont été condamnés par des tribunaux militaires, sans preuve, sur de simples présomptions, ou pour des délits d’intention comme le jeune Franco-Palestinien Salah Hamouri 12.
Mais c’est un autre Mur que j’évoquerai dans cette conclusion. Un Mur qui diffère substantiellement des autres, dans la mesure où ceux qui ont décidé de son édification ne sont pas les dirigeants sionistes ou l’establishment israélien. Ce cinquième Mur, auquel se heurtent quotidiennement, depuis plus de 60 ans, les Palestiniens, est le silence assourdissant de la « Communauté internationale » quant à la négation de leurs droits nationaux.
Un Mur de Silence d’autant plus incompréhensible pour les Palestiniens que c’est cette même « Communauté internationale » qui a régulièrement, notamment à l’ONU, rappelé la nécessaire satisfaction de ces droits. L’ONU a créé par la résolution 181 l’Etat d’Israël et ne l’a accepté en son sein qu’à la condition qu’il se conforme aux autres résolutions, notamment la résolution 194 affirmant le droit au retour des réfugiés. Pour le résultat que l’on constate aujourd’hui.
Ce silence de la « Communauté internationale »  est encore plus frappant quand on le met en parallèle avec les bruyantes déclarations de soutien à Israël, à sa sécurité, et les non moins bruyantes condamnations de la résistance palestinienne, qui contribuent encore un peu plus isoler les Palestiniens et à étouffer leurs revendications.
Malgré cet isolement et malgré les renoncements de nombre de leurs dirigeants, les Palestiniens n’ont pas renoncé à faire valoir leurs droits. Constatant qu’Israël bénéficiait du soutien inconditionnel des dirigeants des plus grandes puissances, ils en appellent chaque jour un peu plus les populations du monde entier à rompre le silence afin d’inverser la logique actuelle, qui, au nom de la « paix », va plutôt dans le sens de la protection d'Israël et de la consolidation, plutôt que de la destrution, des Murs qui les enferment.
http://juliensalingue.over-blog.com/article-20777756.html
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n°365 - Dossier de Palestine - 27-06 - Fin- L'ancien ministre Moshé Sharett confirme qu'Israël crée volontairement des ennemis.

n°365 - Dossier de Palestine - 27-06 - Fin-  L'ancien ministre Moshé Sharett confirme qu'Israël crée volontairement des ennemis.


Dossier de Palestine      - Fin- 

N°365                                 27-06

M.Lemaire    


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire     - Fin- 
4 Courrier des lecteurs &
trouvé sur le net & témoignage

4-1 'Wake Up From Your Slumber' : L’ancien ministre Moshé Sharett confirme qu'Israël crée volontairement des ennemis.

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Gaza : halte à la manipulation médiatique !

5-2 Michel Warschawski : L’application des Droits de l’Homme ne doit pas être sélective…

5-3 Les autorités israéliennes emprisonnent les Palestiniennes même après leur mort



Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 'Wake Up From Your Slumber' : L’ancien ministre Moshé Sharett confirme qu'Israël crée volontairement des ennemis.
Moshé Sharett fut le premier Ministre israélien des Affaires Etrangères de 1948 à 1956, et Premier Ministre de 1954 à 1956. Ci-dessous un extrait de son Journal, dans lequel il dit qu'Israël doit continuellement créer des "ennemis" pour pouvoir contrôler les masses juives et réussir l'expansion sioniste. Le gouvernement israélien et les sionistes américains ont essayé d'empêcher la publication du Journal, mais sont finalement revenus sur cette décision, jugeant qu'une action en justice ferait encore plus de publicité au Journal.

Extraits de la préface du Journal, par Livia Rikach…
Le mouvement sioniste ne peut plus cacher ses véritables intentions. Sa "relation spéciale" avec les Etats-Unis le propulse comme un poids lourd à la poursuite des projets impérialistes.
Les Accords de Camp David, et le Plan Reagan ultérieur introduit en septembre 1982, étaient basés
sur les mensonges des "besoins sécuritaires" d'Israël et les soi-disant menaces arabes à cette sécurité.
L'administration Reagan a approuvé à l'avance l'invasion de 1982 d'Israël. Lors de sa démission, en mai 1985, l'Ambassadeur US en Israël, Samuel Lewis, a révélé qu'en décembre 1981, le Ministre israélien de la Défense Ariel Sharon a expliqué les grandes lignes de ses plans d'une invasion imminente à l'envoyé US Philip Habib (Washington Post, 24 mai 1985).
L'administration Reagan et le gouvernement israélien du Likud avaient trois objectifs :
- la destruction des Palestiniens au Liban,
- la
reconfiguration des frontières du Liban,
- et la
réduction de la Syrie à des proportions "raisonnables".
L'invasion fut nommée
"Opération Paix en Galilée". Elle faisait partie – avec l'"Opération Litani" de 1978 – de la stratégie sioniste pour le Liban et la Palestine formulée dans les années 1950, et elle est toujours en cours. Le point clé de cette stratégie est de voler l'eau des états voisins.
Le 6 novembre 1918, un comité de responsables du mandat britannique et de dirigeants sionistes suggéra une frontière nord pour la Palestine juive " de la rivière Litani au nord jusqu'à Banias."
En 1919, à la Conférence de Paix de Paris, le mouvement sioniste demanda que les frontières de l'Etat juif incluent du secteur libanais de Bint Jubayl, plus tous les territoires au-dessus, incluant la Rivière Litani.
Le s forces militaires sionistes qui ont envahi la Palestine en 1948 occupèrent aussi
une partie de la région de Marjayun et de Bint Jubayl, au Liban, et atteignirent la rivière Litani.
En 1954, l'envoyé du Président Eisenhower, Eric Johnston, a proposé
une formule de partage des eaux du Litani entre le Liban, la Syrie et Israël. L'idée de partage a rendu les dirigeants israéliens fous de rage. Ils renouvelèrent leurs demandes des eaux libanaises, et menacèrent d'utiliser la force contre le Liban si les eaux du Litani servaient à développer le Sud Liban.
La guerre d'Israël de 1967 a
permis aux Juifs de voler les sources des fleuves Jourdain et Manias. Israël a également détruit le Canal du Ghor jordanien et le barrage Khaled, sur le fleuve Yarmuk, qui se déverse dans le bassin Nahariya d'Israël.
Lors de l'"Opération Litani" (1978),
Israël a perdu le fleuve Litani, mais il a établi un contrôle ferme sur la rivière Wazzani, qui se déverse dans le Jourdain, ainsi que presque toute la longueur de la rivière Hasbani.
Pendant l'invasion israélienne de 1982,
la totalité de la rivière Litani est tombée sous contrôle israélien.
Le journal de Moshé Sharret révèle que
les sionistes avaient toujours voulu avoir un gouvernement fantoche dominé par les maronites au Liban. Ceci – plus l'anéantissement des Palestiniens du Liban – fut la raison de l'invasion israélienne de 1982. Israël a installé Bashir Gemayel comme vice-roi marionnette au Liban, mais Gemayel fut tué avant d'entrer en fonction.
Le journal de Sharret montre que la
politique israélienne met l'accent sur des actes délibérés d'agression, destinés à générer l'hostilité arabe et à créer ainsi les prétextes d'une expansion territoriale armée.
Le
massacre de Deir Yassin, en 1948, et le bombardement du 2 juin 1980, sont les produits de ce que les Israéliens appellent "terrorisme sacré".
Plus le monde essaie de comprendre la situation au Moyen Orient et
plus les organisations sionistes aux Etats Unies, agissant de concert avec Israël, tentent de la brouiller.
Les guerres d'Israël contre les Arabes en 1967 et en 1982 ont
oblitéré l'image de David, et ont confirmé qu'il était le Goliath du Moyen Orient.

Extrait du Journal
"Les conclusions des paroles de Dayan sont claires : Israël n'a pas d'obligations internationales, et pas de problèmes économiques. La question de la paix n'existe pas. Le glaive doit être l'instrument principal, sinon unique, d'Israël pour maintenir son moral élevé et garder sa tension morale. Dans ce but, Israël doit inventer des dangers en adoptant la méthode "provocation-et-revanche". Et, par-dessus tout, souhaitons une nouvelle guerre avec les pays arabes, de manière à ce que nous nous débarrassions de nos problèmes et acquérons notre espace. Comme l'a dit Ben Gourion, cela vaudrait le coup de payer un million de livres à un Arabe juste pour lancer une guerre." (26 mai 1955, 1021) http://palestine.over-blog.net/article-20710043.html
Sources Posté par Adriana Evangelizt
Autre article : http://chss.montclair.edu/english/furr/essays/rokach.html#APPENDIX%204%20%20The%20Lavon%20Affair



5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Gaza : halte à la manipulation médiatique !

Ça commence comme d’habitude, par une dépêche d’agence reprise brut de décoffrage par un site d’infos, en l’occurrence Yahoo News. La dépêche originale est datée du 24 juin et présente comme heure de diffusion 6 h 44. Mardi matin, nous apprend cette dépêche, une opération armée déclenchée par Tsahal dans un centre universitaire de Nabus, près de Naplouse a tué deux Palestiniens. L’un d’entre eux, Tarek Juma, je cite, "préparait un attentat sur Israël" et aurait été tué lors d’un échange de tirs avec les soldats israéliens. Tsahal indique avoir découvert des explosifs sans sa chambre. Selon des voisins, l’un des deux serait mort à la suite d’une explosion : effectivement, un reportage télévisé montre une chambre d’étudiant ravagée par des éclats divers, comme si une grenade y avait été lancée. En remontant les dépêches, on s’aperçoit que les deux tués sont Yad Khanfar, 24 ans, et Tareq Abu Ghali, 23 ans, étudiants à l’université Al-Najah et qu’ils ont été tués par une "unité spéciale" de Tsahal. Entendez par là les forces du Yamam, celles qui avaient tué Abbedullah Qawasameh à Hébron le 23 juin 2003. Sa spécialité : se déguiser en Palestinien.... Selon certaines sources, le second est mort simplement pour avoir ouvert sa porte durant l’assaut des Israéliens, le second étant salué comme un "commandant" de la rive Ouest du Jihad islamique.

La façon de tuer est assez représentative d’une méthode d’élimination des principaux leaders palestiniens un par un, méthode mise en place par un homme émargeant désormais comme conseiller technique à la sécurité en Colombie, chez Alvaro Uribe. Une vieille pratique devenue une méthode de fonctionnement sécuritaire, depuis qu’Ariel Sharon s’était résolu à éliminer physiquement le 22 mars 2004 le chef et père fondateur du Hamas, le cheikh Ahmed Yacine. C’est alors l’un des premiers "assassinats ciblés", selon la terminologie officielle, l’homme, paralysé depuis son adolescence, et devenu aveugle, qui promettait depuis toujours la disparition d’Israël, dans sa chaise roulante, reçoit une volée de missiles HellFire tirés d’un hélicoptère Apache, survenu sous le bruit de deux F-16 chargés de faire diversion. Neuf personnes sont alors tuées dans l’attaque. L’homme était né à Al Goura, près d’Ashkelon, où 391 hectares appartenaient à des Arabes et 25 à des juifs, avant 1948 La création de l’Etat hébreu le chassant de ses terres et l’envoyant directement dans les bras des Frères musulmans dont il va devenir un des membres les plus virulents. Il fera ensuite deux séjours en prison pour activisme, suite à des condamnations successives à 13 et 15 ans de détention pour meurtre, interrompus par des libérations en échange de soldats israéliens. Son village natal sera rasé, les Israéliens construisant dessus une autre ville, Ora. Sharon et Shaul Mofaz, le ministre de la Défense de l’époque se "réjouissent" de la mort à 67 ans de Yacine sans aucune ambiguïté, Sharon affirmant sans ambiguïté qu’"Israël a supprimé le chef des meurtriers terroristes palestiniens. La base idéologique de Yassine était une détermination résolue à assassiner les juifs où qu’ils soient et à détruire l’Etat d’Israël. Ce boucher se tenait au plus haut niveau des ennemis jurés du peuple d’Israël. La guerre contre le terrorisme n’est pas finie et elle continuera tous les jours, partout. C’est une guerre très dure à laquelle toutes les nations du monde libre doivent prendre part. C’est le droit du peuple juif, comme tout autre, de chasser ceux qui aspirent à le supprimer". Yacine a effectivement du sang sur les mains, en ayant été celui qui a demandé la mort de ses compatriotes collaborateurs avec l’Etat hébreu, qui ont tous été supprimés par le Hamas. L’ONU, elle, ne l’entend pas de la même oreille et produit le 24 mars une résolution condamnant l’assassinat du cheikh, la France , l’Allemagne l’Angleterre et l’Italie votant contre. La résolution est sans détours et "condamne vigoureusement les graves violations des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, en particulier l’assassinat tragique de cheikh Ahmad Yassine le 22 mars, en contradiction avec la 4e Convention de Genève" (sur la protection des populations civiles en temps de guerre)". Evidemment, l’ambassadeur israélien à l’ONU n’est pas de cette opinion : "pour la première fois dans l’histoire de l’ONU, une réunion est consacrée à soutenir et glorifier un dirigeant d’une organisation terroriste". La phrase est lourde de sens : elle indique que, pour Israël, l’ONU ne sert à rien, et que elle seule décide de ce qui est bon pour sa sécurité ou non. Le mortel engrenage vient de commencer, et le pays d’Ariel Sharon et de son successeur va y mettre un certain entrain. Agressé, l’Etat hébreu est devenu un pays de tueurs officiellement assermentés qui ne vont pas s’embarrasser de bavures manifestes au nom d’un terrorisme d’Etat censé répondre à un terrorisme né de l’humiliation et des privations.
Un rapport d’Amnesty chiffre en 2004 à 200 le nombre d’exécutions sommaires de dirigeants palestiniens ciblés. Les leçons de
Yair Klein ont été bien retenues par son successeur Israel Ziv. En 2002, l’homme visé est Salah Shehadeh, le dirigeant militaire du Hamas. Il sera effectivement tué par un bombardement de F-16... ainsi que quinze autres personnes, des civils, dont... neuf enfants. Le mouvement " La Paix maintenant", des Israéliens écœurés par leurs dirigeants de droite, dont on ne peut que saluer ici l’action au sein même du pays, commence à ce moment-là à trouver que ces cibles ne sont pas faites pour faire avancer la paix, bien au contraire : "Aussi n’avons-nous d’autre choix que de nous interroger sur le bien-fondé du feu vert donné par le Premier ministre et le ministre de la Défense à un assassinat dont les conditions d’exécution et le contexte politique allaient inévitablement réduire à néant ces tentatives de paix et les espoirs qui les accompagnaient", dit alors un de leurs communiqués. Pour Sharon, c’est "l’une de nos grandes réussites".  L’homme de Chatila est bien resté le même depuis. Ce ne sont pas quelques enfants morts qui vont l’arrêter d’entraîner son pays dans une spirale de violences sans fin.
Car ces assassinats, le plus souvent, sous prétexte de se débarrasser de terroristes dangereux, interviennent toujours au moment où l’on parle d’avancée de... paix. Recta : dès qu’on évoque le mot en Israël, la branche des faucons gouvernementaux sabote l’initiative par une exécution sommaire ou deux. " La Paix maintenant" là-dessus est très clair : "La vérité est qu’Israël joue avec le feu depuis longtemps déjà. Il semble que quelque chose d’essentiel ait dérapé dans l’esprit des décisionnaires. Sous la pression des horribles attentats terroristes menés contre des citoyens israéliens et de l’urgente nécessité d’en prévenir d’autres, une sorte d’indifférence léthargique s’est instaurée face à l’éventualité de faire des victimes palestiniennes. La décision de larguer une bombe à forte capacité sur un quartier résidentiel était la conséquence logique d’évolutions antérieures. Cela n’a fait, cette fois, que tourner beaucoup plus mal." Bref, ce que les dirigeants israéliens recherchent, disent... des Israéliens, c’est que ça va plus mal... amer constat. Un pays qui parle constamment de sa propre paix, fabrique et entretient une guerre qu’il dénonce. L’Etat hébreu est à lui seul un paradoxe insondable.
Le 16 février 2008, l’aviation israélienne remet ça : un autre chef du Jihad islamique, Ayman al-Fayed, 42 ans, un des chefs des Brigades Al-Qods est tué, avec 6 autres personnes et 50 blessés au total. Un bombardement au beau milieu du camp de réfugiés d’El-Boureij, au sud de la ville de Gaza. La majorité des victimes sont des femmes et des enfants. La veille, effectivement, des accords étaient en vue sur la levée du blocus de Gaza ou de son allégement... le 25 janvier, le Hamas avait bien tenté de briser ce blocus en abattant des barrières... peine perdue, le blocus court toujours et nous sommes fin juin. Des ONG le condamne,
mais rien n’y fait... jusqu’à l’espoir d’une trêve, enfin, d’arriver, malgré les parents du soldat Shalit, prêts à laisser mourir de faim des enfants pour récupérer le leur. Autre paradoxe fondamental propre à un état d’esprit fort particulier : un Israélien compte toujours plus, lui seul, que plusieurs Palestiniens. Dans les échanges de prisonniers, c’est toujours confirmé. Une prééminence individuelle étrange a toujours cours, qui puise ses racines dans un fondement religieux qui fausse toute relation humaine. Le massacre du 25 janvier, condamné par l’ensemble de la communauté mondiale, n’est qu’un avatar de plus dans la spirale infernale engagée depuis 2004. Israël tue, sans trop de discernement pour des actions dites "ciblées", car ce qui compte, en définitive, ce n’est plus de se débarrasser d’activistes, mais d’en fabriquer d’autres. Une fois la trêve en cours, en effet, quelle est la meilleure façon de la saborder ? Des roquettes Kassam, bien entendu. Et quel est le meilleur moyen de s’en faire envoyer ? Je vois que vous commencez à comprendre.Mais cette fois, côté israélien, on va faire mieux encore. Le lendemain du jour où je vous parle... plus une seule trace de l’assassinat ciblé de la veille, qui, logiquement, rompt la trêve si fragile en premier. Dans la journée, les Palestiniens qui criaient "vengeance", pour leur frère d’armes abattu, ont effectivement lancé un obus et trois roquettes de représailles. La presse, le lendemain, va effacer les deux premiers assassinats pour ne retenir que l’action de représailles. Incroyable retournement de valeurs, incommensurable manipulation de l’opinion. La veille, on se trouve avec des Israéliens ayant rompu sciemment la trêve, le lendemain avec des... Palestiniens. Les agences sont bombardées de fax à chaque lancement de roquettes : il suffira de trois et d’un obus pour obtenir ce qu’on souhaitait au départ : le retournement attendu de l’opinion. Le lendemain en effet, pour la presse, ceux qui sont responsables d’avoir rompu la trêve ne sont plus Israéliens. Mais bien Palestiniens. Et ce matin-là, quand on ouvre les journaux, on lit ça : Le Monde :

Des tirs de roquettes sur le sud d’Israël mettent en péril la trêve avec le Hamas Le Figaro :

Le Djihad tire deux roquettes sur Israël Le Nouvel Obs : 

Israël reporte l’ouverture de points de passage en rupture avec la trêve Le Parisien :

Israël ferme les terminaux vers Gaza après des tirs de roquettes Libération :

Naplouse : deux Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne

Le seul journal a parlé de ce qui a précédé l’envoi de roquettes, c’est Libération.

Toute la presse de droite, et même parfois celle de gauche, titre sur les seuls responsables, pour sûr, de la rupture de la trêve : les Palestiniens du Jihad islamique et leurs lancements de roquettes ou d’obus. On peut parler de manipulation manifeste de l’information, la palme revenant de loin ce jour-là au journal Le Monde. La manipulation est évidente et a réussi. Car, comme le note justement Libération "Dans le passé, le Jihad islamique a répliqué systématiquement à la mort de ses membres par des tirs de roquettes à partir de la bande de Gaza." Systématiquement, c’est-à-dire qu’il suffisait de commencer par un assassinat ciblé pour obtenir le résultat escompté, déjà décrit par des journaux, à savoir... la fermeture à nouveau des points de passage... et donc un retour en arrière question paix au Proche-Orient, qui venait juste d’être signée entre les deux protagonistes. Les faucons autour d’Ehoud Olmert ont gagné, encore une fois la paix fragile recule. Pari réussi : l’Etat hébreu se retrouve stigmatisé, et c’est ce qu’il souhaite...
Et quand bien même Olmert démissionnerait, ce serait un
ancien agent du Mossad comme remplaçant : Tzipi Livni, future première ministre annoncée, qui devrait encore moins prendre de gants pour continuer les assassinats, le meilleur moyen de provoquer un profond ressentiment chez les jeunes, une vraie machine à fabriquer des kamikazes. "Elle était notamment en poste en France en 1980, lorsqu’un scientifique égyptien spécialisé dans le nucléaire et travaillant pour Saddam Hussein a été assassiné dans la chambre de son hôtel parisien par le Mossad", dit d’elle Bakchich le talentueux. D’assassinats en assassinats, en Israël, on devient responsable du pays : beaucoup de dirigeants du pays ont été appelés terroristes eux aussi avant l’indépendance. Peut-être pas le bon moyen pour y défendre et promouvoir la paix... en tout cas, aujourd’hui, on peut parler de manipulation de l’opinion au sujet d’Israël : si l’on en croit la presse, ceux qui ont rompu la trêve si fragile, ce sont les gens du djihad islamique, seuls. C’est faux : il y a antériorité manifeste de la rupture de cette trêve, et son responsable, ou plutôt son irresponsable, encore une fois, c’est bien au départ Israël et sa politique d’assassinats ! L’opinion, encore une fois a été manipulée, et les faits s’étant produits lors d’une visite de chef d’Etat français ayant manifesté un soutien inconditionnel à l’Etat hébreu, il n’est pas étonnant d’avoir ces titres effarants envahir la presse française. Nicolas Sarkozy a tout simplement oublié de condamner la pratique des assassinats ciblés, qui, tant qu’ils dureront, ne permettront jamais le moindre espoir de paix dans la région. http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=41461

5-2 Michel Warschawski : L’application des Droits de l’Homme ne doit pas être sélective…

Extrait Kouchner suggère la création d’un organisme chargé de juger les crimes de guerre. Il est aisé de tester sa bonne foi : qu’il prenne l’initiative d’une action internationale pour obliger Israël à appliquer la décision de La Haye déclarant le Mur illégal.

L’application des Droits de l’Homme par la communauté internationale ne doit pas être sélective. Ici le mur d’apartheid israélien en Cisjordanie, dont la Cour de La Haye a ordonné le démantèlement... en 2004. Selon Le Monde (26 mai 2008), le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a suggéré que la France crée un organisme spécial qui serait chargé d’enquêter, instruire et éventuellement poursuivre les infractions au droit international telles que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, etc. Contrairement à la Belgique , par exemple, la loi française n’inclut pas « la compétence universelle » et les tribunaux français ne peuvent juger que des crimes commis sur le territoire français et si les victimes sont de nationalité française. Le concept de « compétence universelle » suppose que la communauté internationale tout entière assume la responsabilité des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité et qu’aucun Etat ne puisse prétendre : « Ce n’est pas notre affaire, ils ont été commis ailleurs ». L’une des leçons à tirer de la barbarie fasciste est la responsabilité mutuelle de la communauté humaine dans la protection des droits humains fondamentaux sur toute la planète. Ces droits ont été officialisés durant les années 1950, 60 et 70, dans la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, les Conventions de Genève et une longue suite de résolutions des Nations unies qui ont, progressivement, étendu le concept du Droit et des droits à un nombre croissant de communautés (les femmes, les minorités nationales, les minorités culturelles, les enfants, etc.). On peut objecter que la plupart de ces droits sont restés sur le papier et n’ont pas été sérieusement mis en œuvre par la communauté des nations. Cependant, le fait même que ces droits aient été formellement spécifiés n’est pas sans importance : une société qui se donne des normes de comportement - même quand elles ne sont pas appliquées - est ce qui distingue le début de la civilisation de la jungle, car dans la jungle c’est uniquement la force qui fait le droit, même si ce n’est que lorsque ces droits sont effectivement appliqués de façon universelle que nous pouvons prétendre vivre dans une société humaine vraiment civilisée, et non pas quand ils restent seulement des déclarations normatives. Au cours de ces deux dernières décennies, les néoconservateurs américains ont tenté de clore la période post-fasciste et de supprimer le cadre normatif élaboré en réaction au fascisme. Sous le prétexte de « défendre la civilisation contre le terrorisme international », ils essaient de pratiquer une politique de guerre de l’Empire libérée de toutes limites fondées sur le respect des Droits de l’Homme. Aucun doute, la suggestion du fondateur de Médecins sans frontières qui maintenant travaille pour le président français ultraconservateur, Nicolas Sarkozy, est une mesure positive. A une condition très importante : que l’application des Droits de l’Homme par la communauté internationale ne soit pas sélective et ne concerne pas seulement ces nations déclarées « non démocratiques » par un club fermé d’Etats. Les enquêtes des Etats et leurs éventuelles poursuites doivent relever de la compétence d’un tribunal international indépendant créé par l’Assemblée générale des Nations unies, et non de celle d’une coalition d’Etats autoproclamés qui décident, a priori, qui viole et qui ne viole pas le droit. Il est aisé de tester la bonne foi de Bernard Kouchner : le Tribunal international de La Haye a statué [le 9 juillet 2004] sur l’illégalité du Mur d’apartheid construit par le gouvernement israélien et il a fait toute une série de recommandations pratiques, à commencer par son démantèlement et le paiement d’indemnités pour les dommages causés jusqu’à présent. L’Assemblée générale des Nations unies a approuvé ces recommandations. Si le ministre français des Affaires étrangères est sincère dans sa volonté de renforcer le droit international sur la planète, il doit prendre l’initiative d’une action internationale pour obliger Israël à exécuter la décision de La Haye. Dans un premier temps, la France devrait exiger la suspension des privilèges économiques et commerciaux obtenus par Israël par son association avec l’Union européenne, jusqu’à ce que cet Etat applique les décisions du Tribunal international. C’est une question de bon sens, mais par-dessus tout, c’est une façon de dire haut et fort que notre monde n’est pas une jungle où la force ferait le droit, mais un cadre civilisé où une violation flagrante du droit est sanctionnée. Franchement, je doute que le ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy fasse ne serait-ce qu’un petit pas dans cette direction. 

Michel Warschawski vendredi 13 juin 2008 Michel Warschawski est journaliste et écrivain. Fondateur du Centre d’information alternative (AIC) en Israël, il est l’un des représentants du courant radical antisioniste en Israël.

Parmi ses livres : Sur la frontière (Stock - 2002), A tombeau ouvert - la crise de la société israélienne ( La Fabrique - 2003), A contre chœur (Textuel - 2003).

Note de la traduction : Le 10 juin, en première lecture, le Sénat a adopté le projet de loi portant adaptation du droit pénal à l’institution de la Cour pénale internationale, présenté par Mr Clément, Garde des Sceaux. Sur un amendement proposé par Mr Gélard (UMP Seine-Maritime), rapporteur du projet, le Sénat a notamment adopté à l’article 7bis (nouveau) le texte suivant : 1 Après l’article 689-10 du code de procédure pénale, il est inséré un article 689-11 ainsi rédigé : 2 « Art. 689-11. - Peut être poursuivie et jugée par les juridictions françaises toute personne qui réside habituellement sur le territoire de la République et qui s’est rendue coupable à l’étranger de l’un des crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale en application de la convention portant statut de la Cour pénale internationale signée à Rome le 18 juillet 1998, si les faits sont punis par la législation de l’État où ils ont été commis ou si cet État ou l’État dont il a la nationalité est partie à la convention précitée. 3 « La poursuite de ces crimes ne peut être exercée qu’à la requête du ministère public si aucune juridiction internationale ou nationale ne demande la remise ou l’extradition de la personne. À cette fin, le ministère public s’assure auprès de la Cour pénale internationale qu’elle décline expressément sa compétence et vérifie qu’aucune autre juridiction internationale compétente pour juger la personne n’a demandé sa remise et qu’aucun autre État n’a demandé son extradition. »  Lire :  http://ameli.senat.fr/publication_pl/2006-2007/308.html

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4553


5-3 Les autorités israéliennes emprisonnent les Palestiniennes même après leur mort
Par Iqbal Tamimi Les forces israéliennes d'occupation ont arrêté plus de 10.000 palestiniennes, d'âges et milieux divers, depuis 1967. 720 palestiniennes ont été arrêtées pendant l'Intifada Al-Aqsa, 102 d'entre elles sont toujours détenues aujourd'hui.
L'arrestation des mères, des épouses et des sœurs des personnes recherchées ou des détenus est une forme de punition collective, et elle a pour but de faire pression sur les Palestiniens pour les forcer à avouer ou à se rendre.
Dans de nombreux cas, les Palestiniennes ont été menacées, en prison, de détention de leurs enfants, pour les forcer à coopérer. Un rapport du Comité Public contre la Torture en Israël (avril 2008) a rapporté 6 cas où les forces israéliennes ont menacé des prisonniers palestiniens d'emprisonner les membres de leurs familles cette année. Des rapports documentés existent de membres de familles de prisonniers palestiniens détenus sans aucune raison légale valide. Ce rapport a été soumis à la Knesset.
Le Président des services secrets intérieurs israéliens (Shin Bet) a confirmé qu'un de ces cas au moins a été avéré par l'Unité d'Enquête pendant l'audience de ce cas.
Certaines de ces détenues ont des maris ou des frères dans d'autres prisons, mais l'administration pénitentiaire en Israël refuse qu'elles puissent rencontrer ces membres de leur famille.
Le Ministre des Prisonniers a confirmé dans ses rapports que toutes les femmes arrêtées ont été soumises à des tortures psychologiques ou physiques, et dans certains cas, les deux. Certaines ont également subi du harcèlement sexuel. Certaines de ces prisonnières ont subi différents degrés et méthodes de torture. Des femmes ont été maintenues en cellules ou en salles d'interrogatoire pendant plusieurs mois, puis transférées dans les noires prisons pour y vivre dans des conditions dures ; certaines ont été libérées sans indemnité ni même aucune excuse.
102 palestiniennes sont toujours détenues depuis l'Intifada Al-Aqsa.
98 d'entre elles viennent des provinces du nord de la Palestine et de Jérusalem, 4 viennent des provinces du sud. Parmi elles, 4 prisonnières de moins de 18 ans.
Le Docteur Mariam Saleh, député au Conseil Législatif Palestinien et Ministre des Affaires Féminines fut parmi ces détenues.
51 de ces prisonnières ont été condamnées, certaines d'entre elles à un emprisonnement à vie, d'autres l'ont été à plusieurs condamnations à vie. 45 d'entre elles ont des condamnations avec sursis, 6 sont en centres de détention administrative. 4 ont accouché en prison, sans soins médicaux adéquats, privées de la présence de leur famille pendant l'accouchement.
Ces mères sont :
Mervat Taha, Manal Ghanem, Samar Subaih et Fatima Alziq. D'autres mères ont accouché, dans des conditions similaires, avant l'Intifada.
La souffrance des Palestiniennes dans les prisons israéliennes s'est accrue ; les conditions de vie des prisonniers se détériorent continuellement et dangereusement, outre leur assujettissement à des campagnes répressives par le département israélien des prisons, sans aucune considération pour les besoins spécifiques à leur genre. De tels traitements affectent gravement leur santé mentale, en particulier pour celles qui ont été placées en isolement pendant des périodes allant de quelques mois à plusieurs années.
Isolement cellulaire après la mort aussi
Le châtiment de détention des Palestiniennes n'est pas pratiqué que contre les vivantes, les autorités israéliennes d'occupation ont incarcéré plusieurs Palestiniennes après leur martyr, et comme punition, leurs corps ont été mis dans des réfrigérateurs, ou dans des fosses communes, refusant de rendre leurs corps à leurs familles pour des funérailles convenables.
Voici les noms de certaines prisonnières détenues après leur mort :
Ayat Alakhras
Dalal Almughrabi
Dareen Abu Eshah
Wafaa Edrees
Hanadi Jaradat
Hiba Daraghme
.
Israël est le seul occupant au monde qui punit les gens même après leur mort, ce qui est une infraction à toutes les normes et lois éthiques universelles. En particulier parce qu'ils savent combien les funérailles d'un Musulman sont importantes, d'un point de vue religieux.

Iqbal Tamimi
Références :
Arab Media Internet Network / Amin
Palestinian Ministry of Prisoners
Director of Bureau of Statistics Awni Farawana
Public Committee against Torture in Israel
Reporter Ahmad Budairy BBC- Jerusalem
Arab Media Internet Network / Amin
Source : Palestine Think Tank Traduction : MR pour ISM  19-06-2008 http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=9260&type=analyse&lesujet=Prisonniers

27/06/2008

n°364 - Journal de la Palestine - 23-06 au 26-06 –Début - Sarkozy en Israël. : Tentative d'assassinat ?

n°364 - Journal de la Palestine - 23-06 au 26-06 –Début - Sarkozy  en Israël. : Tentative d'assassinat ?


Journal de la Palestine       –Début -                            

N°364                         23-06 au 26-06             

M.Lemaire



Le signe # veut dire : important (à nos yeux)  


Sommaire

Tiré à part

Sarkozy  en Israël. : Tentative d'assassinat ?

a)  Adriana Evangelizt

b) Une version des occidentaux :

c) Analyse de Sorcha Faal : président français Sarkozy visé en Israël. Résistance

Trêve ?

La trêve doit durer six mois  

Détails par région: Décompte des pertes humaines

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)   (2eme partie du journal)

2 Politique Israélienne

3 Politique internationale des territoires occupés

6 Les brèves

6-1 Les USA devraient discuter avec des leaders du Hamas.

6-2 Campagne diplomatique sioniste contre le Hamas en Europe.

6-3 L'ennemi perpètre 15 violations à l'accalmie durant la première semaine. 6-5 Le Sarko show débarque en Israël...

1 Armelle Le Goff  : Le Sarko show débarque en Israël...

2 En Israël, Sarkozy appelle à la création d’un "deuxième Etat".

3 Le Hamas refuse les déclarations injustes de Sarkozy.

6-5 Les donateurs réunis à Berlin …  (3eme partie et dernière du journal)

6-6 Rice dirige un projet très dangereux dans la région qui vise à faire échouer le dialogue.

6-7 Nouveau groupe de forces de sécurité palestinienne.

6-8 Mahmoud Abbas avec l’appui des Etats-Unis remanie en profondeur ses forces de sécurité.

7 Dossier
7-1 Point de vue de Naela Khalil : « Israël a réussi à nous diviser pour mieux régner ».

7-2 Point de vue de René Naba : Nicolas Sarkozy, le plus pro-israélien des chefs d’Etat de l’Histoire de France 

8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Les forces israéliennes sèment la terreur dans le camp de réfugiés de Deheisheh



Tiré à part :

Sarkozy  en Israël : Tentative d'assassinat ?

a)  Adriana Evangelizt

Souvenez vous, ICI nous disions suite à un article parlant de l'arrivée de Nicolas Sarkozy en Israël "Petite anecdote, les services de sécurité israélien ont cassé un magnifique vase que le couple Sarkozy avait apporté pour la fille à Shimon Peres. Peut-on penser que c'est de mauvaise augure ?" Nous avons même pensé que si le vase était en cristal, il allait lui arriver des bricoles. S'il a vraiment été victime d'une tentative d'assassinat, pourquoi le cacher ? Le Peuple Français a le droit de connaître la vérité. Ainsi il paraîtrait que Meir Dogan, le chef du Mossad, un extrêmiste de droite de surcroît vouerait une haine féroce au président Français parce qu'il s'est rapproché de la Syrie et qu'il a rétabli les relations avec le Liban. On n'est plus libre dans notre pays. La position de Sarkozy sur la colonisation et Jérusalem serait un autre problème qui gênerait les sionistes, on s'en doute. La vérité se saura de toute façon et même très bientôt, nous vous le certifions. Si les sionistes extrêmistes ont voulu assassiner le Président de la France , il n'y a pas de cadeau à faire. Nous voulons la vérité et nous l'aurons.

Adriana Evangelizt 27/06http://palestine.over-blog.net/article-20774781.html  

b) Une version des occidentaux : Un policier se suicide à l’aéroport au départ d’Israël de Nicolas Sarkozy

24 juin 2008. La dernière journée de la visite d’Etat de Nicolas Sarkozy en Israël s’est achevée dans un vent de panique mardi, avec le suicide d’un policier lors de la cérémonie de départ organisée en l’honneur du président français à l’aéroport de Tel Aviv. Le policier israélien s’est tué d’une balle dans la tête, selon les forces de l’ordre, faisant craindre une tentative d’assassinat. Le coup de feu a semé la panique lors de la cérémonie à l’aéroport Ben-Gourion, qui marquait la fin d’une visite de trois jours de M. Sarkozy. Les gardes du corps ont brusquement escorté le président français et son épouse Carla à l’intérieur de l’avion officiel, Mme Bruni-Sarkozy gravissant les escaliers en courant. D’autres, armes à la main, ont emmené Ehoud Olmert et le président israélien Shimon Pérès vers leur voiture. Le tir a retenti alors qu’un orchestre jouait, et le couple présidentiel et ses hôtes ne semblaient pas l’avoir entendu. L’alerte a été levée après quelques minutes et Ehoud Olmert est ensuite monté à bord de l’avion présidentiel français pour informer Nicolas Sarkozy de ce qui était arrivé. Le corps du policier, recouvert d’un drap, reposait sur le tarmac. Selon des témoins, il est tombé d’un toit après le tir. Il se trouvait à une centaine de mètres de l’avion. Le porte-parole de la police, Shlomi Sagi, a confirmé qu’un agent de police s’était suicidé alors que le chef de l’Etat s’apprêtait à monter dans son avion. Un autre porte-parole, Micky Rosenfeld, a souligné que le président n’avait pas été visé par une tentative d’assassinat, contrairement à ce qu’affirmaient certains médias. Le commandant de police du secteur, Nissim Mor, a fait savoir qu’une enquête avait été ouverte. "Nous enquêtons sur les circonstances (de cet incident) pour voir s’il s’agit d’un suicide ou s’il a accidentellement tiré", a-t-il expliqué. "Il avait pour mission de sécuriser la zone pour éviter que des gens n’atteignent la cérémonie". http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4773


c) Analyse de Sorcha Faal : président français Sarkozy visé en Israël.

Le Service de la Sécurité Fédérale de la Fédération de Russie fait savoir ce jour au Premier ministre Poutine et au Président Medvedev que le président français Nicolas Sarkozy a « échappé de justesse » à une tentative d’assassinat, lors de son départ de l’aéroport israélien Ben Gourion (à Tel Aviv) (voir photo), au cours d’une attaque qui s’est soldée par la mort d’un officier de sécurité français [c’est moi qui souligne, ndt] et d’un policier israélien. Quant au récit « aseptisé » que la propagande occidentale fournit à ses peuples, au sujet de cette tentative d’assassinat de Sarkozy, nous pouvons le lire sur le site israélien [du quotidien Yediot Ahronot] Ynet News Service : « L’incident a causé une grande frayeur durant la cérémonie (d’adieu), amenant des gardes du corps à éloigner précipitamment des lieux de hautes personnalités. Les voitures blindées du Président (israélien) Shimon Peres et du Premier ministre Ehud Olmert ont été très rapidement dépêchées sur le site de la cérémonie, et ces deux personnalités ont été éloignées de l’endroit. En même temps, le Président français était promptement emmené à l’intérieur de son avion (privé), qui attendait sur la piste, par ses propres gardes du corps. Les circonstances de l’incident ayant été élucidées, les gardes du corps ont autorisé Peres et Olmert à monter à bord de l’avion (présidentiel français), où ils ont salué et souhaité un bon voyage à Sarkozy. » Les analystes de la Sécurité russe affirment, par ailleurs, que cette « première version » des reportages médiatiques de la propagande occidentale, à savoir qu’un Policier des Frontières israélien se serait « suicidé » durant la cérémonie d’adieu à l’issue de la visite du Président Sarkozy est « rocambolesque », et qu’elle ne parvient pas à démentir cette tentative d’assassinat, étant donné que seuls, les policiers les plus formés et ayant le plus de « bouteille » sont autorisés à approcher des chefs d’Etat étrangers par l’Institut Israélien du Renseignement et des Opérations Spéciales, plus connu sous son acronyme hébreu de Mossad. Ces rapports d’analyse des services russes insistent sur le fait que le Premier ministre israélien Olmert venait tout juste (la semaine passée) de prolonger le mandat du directeur du Mossad, Meir Dogan, pour deux années supplémentaires, en raison de la colère « extrême » de Dagan à l’encontre du dirigeant français, motivée par le fait que celui-ci a rétabli les relations entre son pays et le Liban et la Syrie , deux anciens protectorats coloniaux français. La « colère » de cet extrémiste de droite israélien contre le président Sarkozy s’est transformée en « haine », poursuivent ces rapports, après le discours de Sarkozy devant la Knesset , au cours duquel il a affirmé que Jérusalem doit être partagée, et, comme nous pouvons le lire dans la dépêche du Washington Post News Service : « Le Président français Nicolas Sarkozy a dit, devant le Parlement israélien, lundi, qu’il ne saurait y avoir de paix au Moyen-Orient tant qu’Israël ne serait pas revenu sur son refus de céder sa souveraineté sur certaines parties de Jérusalem revendiquées par les Palestiniens, défiant ainsi une des positions israéliennes les plus intangibles émotionnellement. » A encore alimenter la colère d’Israël contre le Président Sarkozy fut la demande que celui-ci a adressée aux Israéliens de mettre immédiatement un terme à leur construction de colonies sur le territoire palestinien, ainsi que la précipitation dont la France fait montre, depuis récemment, à fournir des centrales nucléaires à ses alliés arabes (dont, notamment les Emirats Arabes Unis, la Jordanie et le Maroc). Les analystes stratégistes russes indiquent que les factions de droite du gouvernement israélien sont susceptibles de se sentir « entièrement fondés » à assassiner le Président Sarkozy, étant donné qu’il est lui-même d’origine juive (et qu’il a perdu cinquante-sept membres de sa famille lors du génocide nazi), et qu’en vertu de la législation israélienne, il est un citoyen d’Israël et que, donc, en raison de ses négociations avec des ennemis d’Israël au sein du monde arabe, il est, toujours sous l’empire de cette législation, un traître. Il convient de rappeler que les forces fanatiques de l’extrême droite israélienne ont souvent recouru aux assassinats par le passé, avec notamment, en 1995, l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin par le juif orthodoxe Yigal Amir, « motivé » par le fait que Rabin avait négocié les accords d’Oslo avec les Palestiniens. 24 juin 2008 Original : http://www.whatdoesitmean.com/index1111.htm

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier http://www.aloufok.net/ Source : Whatdoesitmean
Sources
ISM


Trêve ? La trêve doit durer six mois

20-06 Selon un sondage publié vendredi par le quotidien Yediot Aharonot, une majorité d’Israéliens (56%) soutient l’accord de trêve mais ne croit pas qu’il va durer (79%). Ce sentiment est partagé à Gaza. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4765... 2

6-06 Les Sarayas d'Al-Qods, la branche militaire du mouvement du Djihad islamique en Palestine, ont annoncé qu'elles ont enregistré 15 violations de l'occupation israélienne durant la première semaine de l'accord d'accalmie durant la première semaine de sa réalisation.

20-06 Des élèves d’une école talmudique orthodoxe d’une colonie de Cisjordanie ont tiré une roquette de fabrication artisanale sur un village palestinien sans faire de victime, ont annoncé vendredi des responsables de la sécurité israélienne. Selon ces responsables, les soldats israéliens dans le secteur ont entendu une grosse explosion et ont d’abord cru à une attaque palestinienne sur la colonie d’Yitzhar où l’école talmudique est située. Une enquête a été ouverte le Shin Bet, la sécurité intérieure israélienne. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4765...

24-06 Le Djihad islamique a revendiqué la responsabilité du tir de trois roquettes sur Israël qui ont fait deux blessés légers. Ces attaques survenaient après la mort de l'un des chefs de la branche militaire du Djihad islamique lors d'un raid de l'armée israélienne en Cisjordanie où cette trêve ne s'applique pas. AP

25-06.
Israël a rompus l'accalmie en ouvrant le feu en direction de bateaux de pécheurs à Gaza.
Ce matin, un citoyen a été blessé par tirs israéliens dans le sud de la Bande de Gaza. WAFA 25-06 Le ministre de la guerre, Barak a ordonné, la nuit dernière, de fermer les passages frontaliers de la bande de Gaza et les territoires palestiniens occupés en 1948. Les points de passage de Karni, Soufa, Nahal Oz et Kerem Shalom sont fermés depuis mercredi matin, a confirmé une porte-parole de l'armée israélienne à Xinhua. Les Sarayas d'Al-Qods, la branche militaire du mouvement du Djihad islamique en Palestine, en riposte a l'assssinat de 2 palestiniens avaient lancé trois roquettes sur la colonie  de Sdérot, blessant deux colons CPI 25-06 L'armée israélienne a annoncé la fermeture des points de passage permettant l'entrée des marchandises dans la Bande de Gaza. Tous les points de passage ont été fermés à l'exception du terminal pour piétons d'Erez. AP 27-06 Selon l'accord conclu, les points de passage entre l'Etat hébreu et les territoires devaient rouvrir mais des tirs de roquettes ont compromis la trêve... Israël de son côté aurait tiré à huit reprises vers la Bande de Gaza. Celui d'hier a été revendiqué par les Brigades des Martyrs d'Al- Aqsa.(voir raison) EuroNews 



 23-06 au 26-06: Peuple Palestinien : 2 tués   -  16 blessés                              Occupants              :  0 tué   -    2 blessés


La lutte pour la libération dans les territoires occupés Résistance Bande de Gaza - Au jour le jour 25-06 Les Forces d’Occupation Israéliennes (FOI) ont blessé, mercredi, un citoyen dans le sud de la Bande de Gaza.
Selon des témoins, le paysan Salem Abu Reidah a été grièvement blessé par tirs israéliens lorsqu’il travaillait à son champ près de la clôture qui sépare entre la Bande de Gaza et les FOI.  
WAFA

Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 : Au jour le jour 

24-06 Deux Palestiniens dont un responsable du Jihad islamique ont été tués mardi à l'aube par des militaires israéliens dans la ville de Naplouse, apprend-on de sources hospitalières et sécuritaires palestiniennes. L'un des deux tués est un responsable du Jihad islamique, Tarek Abou Ghali (bien Abou Ghali), 24 ans, et l'autre un étudiant de l'université d'Alanajah Iyad Khanfar (21 ans), selon ces sources. Selon les sources palestiniennes les deux hommes (sans armes) ont été abattus de sang froid par des membres d'une unité spéciale israélienne, opérant déguisés en Palestiniens. Les sources médicales ont dit que les troupes n'ont pas permis aux ambulances d'arriver sur la zone pendant cinq heures. AFP et IMEMC

CPI 24-06 Les Forces d’Occupation Israéliennes (FOI) ont réprimé mardi une manifestation contre le Mur de l’Apartheid, faisant quinze blessés.
Accompagnés des pacifistes internationaux et israéliens, les villageois de Na'alin, près de Ramallah, ont organisé une manifestation contre le Mur de l'apartheid qui a avalé de vastes surfaces de terres du village.
Les protestataires ont d'abord essayé de passer par l'oliveraie pour atteindre la partie du Mur qui n'est pas encore achevée mais les soldats les ont agressé, en ouvrant le feu dans leur direction. Quinze manifestants ont été blessés. Cette manifestation a été organisée à l'initiative du Comité populaire contre le Mur de l'Apartheid à Ramallah. WAFA



4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)

Civils & résistants tués                                                                            :  6.100  

Palestiniens blessés                                                                               :  52.705 Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal) (balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens) Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800 Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9 Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275  

2-2 Occupants: Israéliens  tués                                                                                        : 1.147                                                                                                                 ( 369 militaires/policiers) Israéliens blessés                                                                                     : 6.455                                                                                                                 ( 468  militaires/policiers)


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  

21-06 Le département d’information de l’organisation de Nafha pour la défense des droits des prisonniers et de l’homme a publié des statistiques qui montrent que les tribunaux sionistes ont annoncé des peines de perpétuité contre 14 captifs palestiniens dont la plupart sont des cadres des brigades d’Al-Qassam, depuis le début de l’année 2008.
Les statistiques ont montré que ces jugements sévères ont été publiés alors que les tribunaux ne permettent pas aux captifs de se défendre, et que la majorité de ces peines sont annoncées selon une loi sioniste qui leurs permet de prononcer des jugements après l'existence d'une seule reconnaissance.
L'organisation de Nafha a également dit que la majorité des prisonniers condamnés à ces peines sévères appartiennent aux brigades d'Al-Qassam, la branche militaire du mouvement  Hamas. CPI


1  Politique Palestinienne

21-06 La Commission indépendante palestinienne sur les droits de l’homme a signalé "une tendance à la militarisation dans les deux territoires, comme si l’état de non-droit avait laissé place à un Etat policier, un Etat sécuritaire". Nathan Brown, un professeur de l’université George Washington qui a aidé les Palestiniens à rédiger leur Constitution, rappelle que le gouvernement de Fayyad n’ayant pas à rendre compte à un parlement incapable de se réunir, "les structures démocratiques se sont tout simplement effondrées". "Les deux gouvernements, l’un à Ramallah et l’autre à Gaza, peuvent tous deux revendiquer des origines démocratiques mais aucun des deux n’opère de manière démocratique aujourd’hui", constate-t-il. Des observateurs occidentaux s’inquiètent particulièrement de la directive concernant les nouveaux pouvoirs de la Sécurité préventive d’Abbas, qui légalise les centres de détention gérés par cette force et stipule que ses activités, avec des pouvoirs judiciaires étendus, devront rester strictement "confidentielles". Extrait de http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4765


1-1 Processus de paix. 

24-06 Le gouvernement de l’entente nationale dirigé par le premier ministre, Ismaïl Haniyeh, a condamné fortement le nouveau crime horrible perpétré, hier mardi 24/6, par les forces armées sionistes contre deux membres du Djihad islamique dont l’un de ses hauts dirigeants, dans la ville de Naplouse.
Le gouvernement d'entente nationale a affirmé dans un communiqué, après l'achèvement de sa réunion hebdomadaire, mardi 24/6, qu'il insiste sur la nécessité de régler certains problèmes concernant l'accalmie, notamment après qu'un groupe inconnu a tiré une roquette à partir du passage de Nahel Oz qu'aucune partie n'a revendiqué.
Il a également insisté sur le maintien de l'engagement à l'accalmie, tout en appelant toutes les factions palestiniennes à prendre leurs responsabilités et à soutenir les agendas patriotiques qui servent la question palestinienne et les intérêts des citoyens palestiniens, notamment le respect de l'accalmie.
CPI


1-2 Les analyses (du processus de paix). 20-06 Haniyeh a signalé que le Hamas n’imposerait pas par la force le respect de la trêve aux autres groupes combattants palestiniens, soulignant toutefois que ces groupes s’étaient associés volontairement à l’accord conclu http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4765...
23-06 Le premier ministre du gouvernement d’entente nationale, Ismaïl Haniyeh a affirmé, lundi 23/6, que la question palestinienne n’était jamais un jour une question de produits alimentaires, mais elle reste une cause légitime pour arriver aux droits du peuple palestinien confisqués violement par l’entité sioniste. CPI
Le secrétaire général du mouvement des "libérés", Khaled Abou Hilal et d'autres responsables de ce mouvement, Haniyeh a dit que la question palestinienne n'était jamais pour avoir des produits alimentaires, ou du carburant, mais elle reste toujours une question légitime pour avoir les droits confisqués du peuple palestinien, notamment la ville d'Al Qods, le droit au retour des réfugiés palestiniens à leurs terres et maisons.
CPI

1-3 Sur le terrain. Le Hamas accuse les Etats-Unis de vouloir diviser les Palestiniens

22-06 Le Porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, cité, par la DPA , a ‎accusé, samedi, les Etats-Unis de vouloir diviser les groupes palestiniens. ‎‎« Le gouvernement américain, a-t-il précisé, apporte son soutien militaire ‎à certains groupes palestiniens, afin de diviser davantage les ‎Palestiniens. » "Dans un souci d'assurer les intérêts du régime sioniste, les ‎Etats-Unis se donnent tous les moyens, pour affaiblir les groupes ‎palestiniens.", a-t-il ajouté, en allusion au soutien de Washington au ‎Fatah, lors des affrontements entre ce mouvement et le Hamas, à Gaza, en ‎juin dernier.

22/06/2008 http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=970265


n°364 - Journal de la Palestine - 23-06 au 26-06 -Suite- Sarkozy en Israël. : Tentative d'assassinat ?

n°364 - Journal de la Palestine - 23-06 au 26-06 -Suite- Sarkozy  en Israël. : Tentative d'assassinat ?


Journal de la Palestine        -Suite-                           

N°364                         23-06 au 26-06             

                                            M.Lemaire



Le signe # veut dire : important (à nos yeux)  


Sommaire     -Suite-

1 Politique Palestinienne (en Palestine toujours occupée)  -Suite-

2 Politique Israélienne

3 Politique internationale des territoires occupés

6 Les brèves

6-1 Les USA devraient discuter avec des leaders du Hamas.

6-2 Campagne diplomatique sioniste contre le Hamas en Europe.

6-3 L'ennemi perpètre 15 violations à l'accalmie durant la première semaine.

6-5 Le Sarko show débarque en Israël...

1 Armelle Le Goff  : Le Sarko show débarque en Israël...

2 En Israël, Sarkozy appelle à la création d’un "deuxième Etat".

3 Le Hamas refuse les déclarations injustes de Sarkozy.



1-4 Les grandes manœuvres. 22-06 Haniyeh : Nous avons réussi à mettre fin à la corruption et à réduire les dépenses Le premier ministre adugouvernement d'unité nationale Ismaïl Haniyeh a dit que son gouvernement a réussi à mettre fin à la corruption et à réduire les dépenses, et il a salué les efforts de tous les ministères, notamment ldu ministère des finances à cause de son rôle malgré les situations très difficiles.
Il a dit, hier dimanche 22/6, lors de sa visite au siège du ministère des finances : "Nous entamons un nouvel an dont le titre sera la stabilité financière et la poursuite de la campagne contre la corruption pour mettre fin à la souffrance de notre peuple".
http://www.alterinfo.net/Campagne-diplomatique-sioniste-contre-le-Hamas-en-Europe_a21087.html 23-06 Le premier ministre du gouvernement d’entente nationale, Ismaïl Haniyeh a affirmé, lundi 23/6, que la question palestinienne n’était jamais un jour une question de produits alimentaires, mais elle reste une cause légitime pour arriver aux droits du peuple palestinien confisqués violement par l’entité sioniste.
En accueillant, lundi à Gaza, le secrétaire général du mouvement des "libérés", Khaled Abou Hilal et d'autres responsables de ce mouvement, Haniyeh a dit que la question palestinienne n'était jamais pour avoir des produits alimentaires, ou du carburant, mais elle reste toujours une question légitime pour avoir les droits confisqués du peuple palestinien, notamment la ville d'Al Qods, le droit au retour des réfugiés palestiniens à leurs terres et maisons.
Gaza - CPI

1-5 Négociations.

23-06 Mechaal a appelé le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas à accélérer le dialogue national palestinien pour réaliser l'entente nationale et trouver des solutions aux conséquences des désaccords. CPI


1-7 Des Canons ... pas du beurre.

500 avocats intentent des procès dans plusieurs tribunaux internationaux contre le blocus de Gaza

22-06 Le comité populaire pour la lutte contre le blocus a dévoilé un mouvement de plusieurs avocats dans divers pays qui ont l'intention de juger l'occupation sioniste à cause de son sévère blocus contre la bande de Gaza, qui a tué plus de 200 malades palestiniens.
Le député Jamal Al-Khoudri, président de la commission populaire, a affirmé que tous les responsables qui l'ont rencontré lors de sa tournée dans les pays européens et arabes se sont accordés à dire que le blocus sioniste imposé contre Gaza représente une extermination collective, en attirant l'attention sur le fait que plus de 500 avocats vont intenter des procès contre le blocus sioniste imposé contre Gaza dans plusieurs tribunaux internationaux afin qu'il soit arrêté.
http://www.alterinfo.net/Campagne-diplomatique-sioniste-contre-le-Hamas-en-Europe_a21087.html



2  Politique Israélienne

2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

22-06 Les autorités israéliennes ont commencé dimanche à augmenter par 30% les quantités de marchandises destinées à Gaza.
Des camions portants des matériels alimentaires et médicaux sont entrés ce matin dans la Bande de Gaza via le point de passage de Sufa.
WAFA

25-06 Jérusalem est en pleine métamorphose. Grues et chantiers de construction sont devenus le paysage journalier de cette capitale.
Infolive.tv


2-14 Prisons & tortures : Déclaration 

L’occupation est la seule autorité qui autorise officiellement la torture

Le ministre des affaires des captifs et des libérés au gouvernement de Haniyeh a affirmé que l'occupation israélienne est la seule autorité qui pratique la torture comme un moyen officiel soutenu politiquement et juridiquement. Le ministre des affaires des captifs et des libérés, Dr. Ahmed Shouidah a dit, aujourd'hui jeudi 26/6, dans un rapport publié à l'occasion de la journée mondiale pour la lutte contre la torture, que plus de 11700 vivent des conditions très difficiles dans les prisons sionistes. Il a ajouté que les autorités de l'occupation israéliennes pratiquent les tortures contre les captifs dès les premières heures de leurs arrestations jusqu'à l'arrivée aux centres d'enquêtes et d'arrestations où les forces occupantes pratiquent toutes les sortes de torture interdites au niveau international contre les captives et captifs palestiniens. Shouidah a poursuivi que les autorités occupantes poursuivent la torture durant la période d'arrestation dans le cadre d'une politique programmée qui visent à casser la volonté et la dignité du captif en violant tous les droits de l'homme. Il a rapporté la confirmation de la commission générale pour la lutte contre la torture qui a découvert 90 cas de torture contre les captifs palestiniens dont des mineurs qui sont protégés par la loi internationale. Enfin, le ministère des captifs et des libérés a appelé la communauté internationale et ses organisations juridiques à dévoiler les tortures pratiquées contre les captifs palestiniens et condamner les pratiques criminelles des geôliers sionistes qui représentent des crimes de guerre. 26/06/2008 http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7wVLdL90CXhVaXG0QKs0JLeH06aJJoOZb609M3gSKYfqKh%2bBkzRn7aTDBmDdUm0LIZ3JipeQhlUV%2b%2fhr6t%2foJvUeLFbFDRPPfFRhpx4xRZVo%3d



3 Politique Internationale des térritoires occupés

Les institutions et leurs satellites

Organisations Mondiales & régionales

UNRWA

22 Juin 2008 La Commissaire Générale de l'UNRWA Karen Abou Zeid a appelé à briser le sévère blocus sioniste imposé contre la bande de Gaza, depuis plus de deux ans, en soulignant qu'il a complètement détruit la vie de plus d'un million et demi de citoyens palestiniens.
Dans son message à l'occasion de la journée mondiale du réfugié, Abou Zeid a dit, hier vendredi 20/6, que les politiques de fermeture et de punition perpétrées par les autorités de l'occupation israélienne au sein des citoyens de la bande de Gaza sabotent tous les secteurs de leur vie, et frappent leurs espoirs, alors qu'elles menacent également tout maintien de la paix dans la région.
Elle a ajouté qu'il est regrettable qu'on célèbre la 60ème commémoration de l'annonce mondiale des droits de l'homme au moment où les Palestiniens célèbrent leur 60e commémoration de la Nakba (la catastrophe), et alors que la plupart d'entre eux vivent à l'exil.
Abou Zeid a souligné que la loi internationale interdit les agressions programmées contre les habitants civils.
On note que plus d'un million et demi de citoyens palestiniens vivent sous l'injuste blocus imposé sévèrement par les autorités de l'occupation israélienne contre la bande de Gaza depuis plus de deux ans consécutifs.
Extrait de http://www.alterinfo.net/L-UNRWA-Le-blocus-et-la-punition-contre-les-citoyens-de-Gaza-risquent-leur-vie_a21028.html?PHPSESSID=2ea82aa38ba3c6543764be9063b2edea


UNICEF

L’UNICEF coupe les liens avec Lev Leviev, mécène des colonies en Cisjordanie De hauts responsables de l’UNICEF ont annoncé que les Nations unies coupaient les liens avec Lev Leviev, le fameux milliardaire new-yorkais israélien qui a tant d’argent à gaspiller. Là où il dépense son argent a conduit l’UNICEF à couper les liens avec lui, même s’il a pu aider l’organisme. Car ce qu’il fait aussi, c’est d’aider au financement des colonies israéliennes qui contreviennent au droit international et aux résolutions des Nations unies. Chris de Bono, haut conseiller à la direction exécutive du Fonds des Nations unies pour l’Enfance, a déclaré que l’organisation internationale ne traiterait pas avec Leviev ou quiconque de ses entreprises ou partenaires, ni directement ni indirectement. « Il est notoire qu’il construit des colonies juives en Cisjordanie occupée » indique un journaliste local. La nouvelle tombe à point pour les populations comme celles du village de Jayyous près de Qalqilya, de Bil’in à l’ouest de Ramallah, ou celle de Bethléhem qui doit supporter la colonie de Har Homa sur le mont Abu Ghneim. Tous ces habitants ont été intéressés par le travail fourni par des organisations pour les droits de l’homme, telles qu’Al Adalah, pour attirer l’attention de l’opinion sur qui est et ce que fait Leviev. Pour Abdullah Abu Rahma, coordinateur du Comité populaire de la résistance contre le mur et les colonies à Bil’in, la décision de l’UNICEF est la bienvenue. Il indique aux journalistes que l’entreprise coloniale à laquelle a contribué Leviev « a détruit la vie de notre société tout entière ». Il ajoute, « Bil’in a mené trois années de lutte non violente pour préserver sa terre. C’est notre tâche chaque semaine et par conséquent, nous estimons que cette décision est une victoire, de celles dont nous avons besoin en plus grand nombre. » Mohammed Taher Jaber, maire de Jayyous, a remercié l’UNICEF pour sa décision prise après avoir examiné « les conséquences épouvantables que le vol de nos fermes à fin d’expansion des colonies » a eu sur notre peuple. Il appelle les organisations internationales à commencer « à faire ce qu’il faut ». L’UNICEF a été créé par l’Assemblée générale des Nations unies en 1947 et son siège est à New York. 22/06/2008 Source : PNN - Traduction : CCIPPP http://www.bilin-village.org/francais/articles/presse-et-medias-independants/L-UNICEF-coupe-les-liens-avec-Lev-Leviev-mecene-des-colonies-en-Cisjordanie


6 Ue

20-06 Solana annonce que l'Union Européenne est prête à surveiller le passage de Rafah Le haut représentant de la politique étrangère et de la sécurité de l'Union Européenne Javier Solana a réaffirmé, hier vendredi 20/6, que l'UE est prête à surveiller le passage de Rafah frontalier avec la bande de Gaza et les territoires égyptiens afin de parvenir à son ouverture.
Solana a considéré que l'accord de la trêve dans la bande de Gaza est un bon développement, et il a exprimé son espoir que cet accord aide à mettre en avantage les négociations entre les Salestiniens et les Sionistes.
Il a félicité, dans un communiqué de presse, l'Égypte pour la réussite de son rôle, après avoir aidé les deux parties (les Palestiniens et l'occupation) à signer l'accord de l'accalmie. Il a appelé les deux parties à le respecter, et il a confirmé que le l'objectif principal est la continuation de l'accalmie.
22 Juin 2008 http://www.alterinfo.net/L-UNRWA-Le-blocus-et-la-punition-contre-les-citoyens-de-Gaza-risquent-leur-vie_a21028.html?PHPSESSID=2ea82aa38ba3c6543764be9063b2edea



2 Europe

2 France

24-06 Sarkozy : La sécurité d'"Israël" est non négociable pour la France , mais la création d'un Etat viable, démocratique, moderne pour les Palestiniens est une priorité pour la France ", a dit Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse. Sarkozy a ajouté qu'il demande le gel des colonisations, y compris à Jérusalem-est. Il a répété l'engagement de la France au service de la sécurité d'"Israël". Sarkozy a conclu :  " La France discute avec les femmes et les hommes courageux qui font de la politique et non pas du terrorisme; les hommes de la paix et non les poseurs de bombes", a-t-il dit. "On ne discute pas avec les terroristes", a-t-il ajouté. CPI 24-05 Le président Nicolas Sarkozy termine mardi sa visite d'Etat en Israël et dans les territoires palestiniens par une rencontre à Bethléem (Cisjordanie) avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. M. Sarkozy devrait redire à M. Abbas ce qu'il a affirmé lundi devant la Knesset , le parlement israélien: qu'il est pour la création d'un Etat palestinien et pour un arrêt de la colonisation israélienne. "Il ne peut y avoir de paix si les Palestiniens ne combattent pas eux-mêmes le terrorisme (...) il ne peut y avoir de paix sans la reconnaissance de Jérusalem comme capitale des deux Etats", a-t-il également affirmé.  M. Abbas a salué le discours de M. Sarkozy.            AFP



6 Les brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
6-1 Les USA devraient discuter avec des leaders du Hamas  

Un ancien haut responsable américain a qualifié mardi le responsable du Hamas Ismaïl Haniyeh de "politicien réfléchi", estimant que l'administration américaine devrait revenir sur son refus de discuter avec l'organisation palestinienne. Richard Viets, ex-ambassadeur des Etats-Unis en Jordanie, a fait état de sa rencontre avec M. Haniyeh, au début du mois à Gaza, dans le cadre d'une mission américaine privée. "M. Haniyeh est un politicien très intelligent, raffiné et réfléchi. On est forcément impressionné d'être assis à côté de lui", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. "Dans l'ensemble, j'ai trouvé ses remarques sur Israël remarquablement équilibrés et non-polémiques", a-t-il dit, estimant que les médias américains avaient donné une image faussée du Hamas et de M. Haniyeh. "C'est un homme que nous devrions mieux connaître. C'est un homme auquel nous devrions parler", a-t-il dit.  (AFP / 25 juin 2008 )


6-2 Campagne diplomatique sioniste contre le Hamas en Europe. Une source politique sioniste a dit que le ministère des affaires étrangères et ses ambassades et représentants dans le monde ont effectué une campagne de contacts avec plus de 70 Etats pour leur interdire d'entretenir des relations avec le mouvement du Hamas.
Ce pas vient après un grand salut international pour l'accord de l'accalmie signé entre le mouvement du Hamas et Israël sous la méditation de l'Égypte, semant l'inquiétude au sein des Sionistes qui ont eu peur que ce pas conduise à la reconnaissance européenne et internationale du mouvement du Hamas.
La source sioniste a dit que les réactions internationales en ce qui concerne l'accord de cessez-le-feu créent l'inquiétude.
On entend des voix en occident qui rappellent la victoire du mouvement du Hamas aux élections législatives palestiniennes il y a plus de deux ans et appellent à ne pas négliger le mouvement du Hamas qui possède une grande popularité.
L'entité sioniste va tenter de convaincre les dirigeants de ces pays, notamment les pays occidentaux, qu'elle a signé l'accord de la trêve à cause de la question du soldat capturé par la résistance palestinienne à Gaza, Gilad Shalit, et pour confirmer que le Hamas n'a pas changé ses politiques, selon la source sioniste.
L'équipe d'information au ministère sioniste des affaires étrangères ainsi que l'équipe de l'ensemble des médias vont enregistrer les déclarations des dirigeants du mouvement du Hamas et d'autres factions palestiniennes et préparer des rapports pour les présenter aux pays occidentaux afin de confirmer que le Hamas n'est pas sérieux au sujet de l'accalmie.
http://www.alterinfo.net/Campagne-diplomatique-sioniste-contre-le-Hamas-en-Europe_a21087.html

6-3 L'ennemi perpètre 15 violations à l'accalmie durant la première semaine. Les Sarayas d'Al-Qods, la branche militaire du mouvement du Djihad islamique en Palestine, ont annoncé qu'elles ont enregistré 15 violations de l'occupation israélienne durant la première semaine de l'accord d'accalmie durant la première semaine de sa réalisation. les Sarayas d'Al-Qods montrant que l'occupation a perpétré trois violations à l'accalmie dès le premier jour de l'accalmie et une autre durant le deuxième jour. Les Saraysas ont enregistré deux violations durant le troisième jour et trois autres le quatrième jour ainsi que trois autres pendant le cinquième jour. Durant le sixième jour les forces occupantes ont perpétré une seule violation et deux autres durant le cinquième jour, en ajoutant une autre violation dès les premières heures de l'aube d'aujourd'hui, jeudi 26/6, où des avions militaires sionistes de type (F-16) ont survolé le ciel de la bande de Gaza. Les Sarayas d'Al-Qods ont enregistré également des agressions contre les citoyens palestiniens dans les villes, villages et camps de la Cisjordanie , en montrant que les forces occupantes ont enlevé 46 citoyens palestiniens durant la dernière semaine seulement. Elles ont déclaré que les forces occupantes ont assassiné l'un de ses dirigeants dans la ville de Naplouse au nord de la Cisjordanie. 26/06/2008 http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7Hj0sVm4bl%2bqipjxe6VaFoZUCWQHIJkciputUWMkszIvZ5iEXkbs1o0oOGh5hHuOTPjMBEwZ5q1LVdsiWeIZfy%2bvhj2R1Zk2Jr7rhodr%2bSd4%3d

6-5 Le Sarko show débarque en Israël...  

1 Armelle Le Goff  : Le Sarko show débarque en Israël... (Avec liste des « sous-caniches » faisant partie du voyage.) Ils sont venus, ils sont tous là. De Libération à France Soir, de L’Est républicain à Judaïques Fm, en passant par 20minutes évidemment, toute la presse s’est donné rendez-vous pour suivre la visite d’Etat de Nicolas Sarkozy en Israël et dans les territoires palestiniens. La deuxième d’un chef d’Etat français, après celle, en mars 1982, de François Mitterrand, premier président français à se rendre en Israël. Au total, on dénombrerait une petite centaine de journalistes. Une délégation de médias à laquelle vient s’ajouter celle du Président et ses nombreux invités, parlementaires de la majorité, mais aussi figures politiques socialistes comme l’ancien Premier ministre Edith Cresson et l’ancien ministre Claude Allègre, représentants de la communauté juive dont Valérie Hoffenberg, la directrice du Americain Jewish Committee France, ainsi que des personnalités de la société civile parmi lesquels, selon le site de l’hebdo Capital, l’académicien Erik Orsenna, les cinéastes Claude Lanzmann et Alexandre Arcady, le philosophe André Glucksmann, l’animateur de télévision Arthur, Simone Veil et l’artiste Enrico Macias, notamment. Parmi les ministres qui font aprtie du voyage, on remarque cependant une absence de marque : celle de Rachida Dati. Autant dire que cette première visite d’Etat au Proche-Orient ne se fera pas en petit comité. Au sein du pool presse, on se fait peu d’illusions, le Président sera inapprochable. Mais chacun espère que le programme, hyper balisé, réservera quelques surprises. Dès l’avion, ça spécule sec, notamment sur les « temps réservé » à l’agenda, pourtant peu nombreux. D’aucuns évoquent une visite du couple présidentiel sur les bords de la mer morte, dès leur arrivée ce dimanche soir à Tel Aviv. Mais la rencontre avec son homologue Shimon Peres, initialement prévue lundi matin, et décalée ce soir à 18h30, ne devait pas permettre la visite. En tout cas sa venue ne laisse pas la presse israélienne indifférente. « Carla en Israël avec son mari », titrait ironiquement le quotidien Israël Hayom, alors que le journal Haaretz publiait une caricature d’un Sarkozy dépité par la ruée des photographes vers son épouse. Armelle Le Goff - 20minutes.fr
http://www.20minutes.fr/article/238...


2 En Israël, Sarkozy appelle à la création d’un "deuxième Etat".

Nicolas Sarkozy a entamé dimanche sa première visite d’Etat en Israël en promettant le soutien de l’Union européenne aux efforts de paix dans la région et en exprimant sa conviction que créer un Etat palestinien serait la meilleure façon d’assurer la sécurité de l’Etat hébreu. "Je suis plus que jamais convaincu que la sécurité d’Israël ne sera vraiment assurée qu’avec la naissance du deuxième Etat, l’Etat palestinien", a lancé le président français dans une brève allocution à son arrivée à l’aéroport Ben-Gourion de Tel Aviv, où il a été chaleureusement accueilli par son homologue Shimon Pérès et le Premier ministre Ehoud Olmert. Se présentant à ses hôtes en "ami d’Israël", il a rapidement épuisé le thème de la relation bilatérale pour évoquer le processus de paix israélo-palestinien et ses espoirs de règlement global. "C’est parce que je crois que le chemin de la paix (...) n’est pas bloqué que je suis venu apporter mon soutien, celui de la France et celui de l’Union européenne aux partenaires de la négociation", a-t-il précisé, estimant qu’"un accord est possible demain", qui permette "aux deux peuples de vivre côte à côte dans la paix et la sécurité". Israéliens et Palestiniens ont repris des pourparlers de paix fin novembre dernier à Annapolis, dans le Maryland (est des Etats-Unis), avec pour objectif de parvenir à un accord avant la fin de cette année, ce qui n’en prend pas le chemin malgré une implication plus marquée de l’administration américaine sortante. En écho à Nicolas Sarkozy, qui a une nouvelle fois qualifié d’"acte majeur du XXe siècle" la création de l’Etat d’Israël il y a 60 ans, "après deux millénaires d’exil, après l’abomination de la Shoah ", Shimon Pérès a salué "l’empreinte" de la France dans ces événements. "La contribution de la France à la fondation de l’Etat d’Israël n’est pas née d’un sentiment opportuniste mais de la plus noble des valeurs humaines", a insisté le président israélien. Très apprécié en Israël, notamment pour sa fermeté à l’égard de l’Iran dans le dossier nucléaire, Nicolas Sarkozy jouit dans ce pays d’une cote de popularité nettement plus forte que ses prédécesseurs, liée en partie au fait que son grand-père maternel était un juif grec de Salonique. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4770


3 Le Hamas refuse les déclarations injustes de Sarkozy.

 Le Hamas a affirmé son refus des déclarations de Sarkozy qui a dit, aujourd'hui mardi 24/6, dans une conférence de presse commune avec le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas, que la résistance palestinienne représente le terrorisme.
Le porte-parole du mouvement du Hamas Fawzi Barhoum a dit, que son mouvement refuse totalement les déclarations injustes de Sarkozy qui a qualifié la résistance du peuple palestinien de terrorisme, tout en négligeant les crimes quotidiens perpétrés par les forces de l'occupation sionistes contre le peuple palestinien innocent qui utilise son droit de légitime défense pour répondre aux crimes sionistes.
Le mouvement a exprimé sont étonnement et sa condamnation des déclarations de Sarkozy qui conteste le droit du peuple palestinien à la résistance, alors que le peuple français a pratiqué ce droit durant ses batailles pour la libération des territoires français de l'occupation.
Fawzi Barhoum a remarqué que le soutien de Sarkozy donné à la sécurité des Sionistes et à la démocratie israélienne, alors qu'il néglige le droit du peuple palestinien à la résistance qui est obligé de se défendre, va donner une justification et donner une couverture à l'occupation pour qu'elle poursuive ses crimes et massacres contre le peuple palestinien.
Par Palestine Info 25-06-2008 http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=9297&type=communique&lesujet=Collabos


n°364 - Journal de la Palestine - 23-06 au 26-06 -Fin- Sarkozy en Israël. : Tentative d'assassinat ?

n°364 - Journal de la Palestine - 23-06 au 26-06 -Fin- Sarkozy  en Israël. : Tentative d'assassinat ?

 


 

Journal de la Palestine        -Fin-                           

N°364                         23-06 au 26-06             

                                                     M.Lemaire



Le signe # veut dire : important (à nos yeux)  


Sommaire     -Fin -

6-5 Les donateurs réunis à Berlin …

6-6 Rice dirige un projet très dangereux dans la région qui vise à faire échouer le dialogue.

6-7 Nouveau groupe de forces de sécurité palestinienne.

6-8 Mahmoud Abbas avec l’appui des Etats-Unis remanie en profondeur ses forces de sécurité. 7 Dossier
7-1 Point de vue de Naela Khalil : « Israël a réussi à nous diviser pour mieux régner ».

7-2 Point de vue de René Naba : Nicolas Sarkozy, le plus pro-israélien des chefs d’Etat de l’Histoire de France 

8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage 8-1 Les forces israéliennes sèment la terreur dans le camp de réfugiés de Deheisheh

6-5 Les donateurs réunis à Berlin …

L’Allemagne espère lever 180 millions de dollars pour financer les forces de l’ordre et l’appareil judiciaire de l’Autorité palestinienne. Sept milliards de dollars de promesses de dons sur trois ans ont été formulées l’an dernier à Paris et la conférence de Berlin, qui réunit les représentants d’une cinquantaine d’Etats, sera l’occasion d’allouer une partie de cette somme à des projets concrets. Frank-Walter Steinmeier, chef de la diplomatie allemande, a exhorté les donateurs, réunis pour la journée à Berlin, à soutenir la police et les institutions judiciaires palestiniennes, mais des divergences politiques sont d’emblée apparues au sujet du Hamas. Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, a jugé essentiel pour la paix de réconcilier le Hamas, et l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. Le diplomate égyptien a ainsi plaidé en faveur de la levée du "veto" international au dialogue avec le Hamas, après la trêve conclue la semaine dernière avec Israël. "C’est notre responsabilité à tous (...) Les Palestiniens doivent parler d’une même voix", a-t-il souligné, s’attirant une réponse catégorique de la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, également présente à Berlin. "On ne peut parvenir à la paix si l’un des partenaires ne respecte pas le droit à l’existence de l’autre", a-t-elle fait valoir, évoquant la charte du Hamas, qui prône la destruction de l’Etat d’Israël. Les parties se doivent de renoncer à la violence et de se conformer aux accords conclus jusqu’ici, a-t-elle ajouté, énumérant les conditions du dialogue fixées par le "quartet" des médiateurs internationaux. "Personne ne serait plus heureux que moi d’assister à une réconciliation du peuple palestinien. Cette réconciliation doit se faire au moins sur la base du respect des accords internationaux que les palestiniens ont eux-mêmes signés", a insisté Rice. La chancelière allemande Angela Merkel a, quant elle, indiqué que Berlin s’en tiendrait au boycott du Hamas…

CPI 24-06


6-6 Rice dirige un projet très dangereux dans la région qui vise à faire échouer le dialogue.
Le Hamas a affirmé, que la secrétaire d’Etat Rice, dirige un projet très dangereux dans la région qui vise à faire échouer le dialogue, selon la politique américaine extérieure qui maintient à renforcer les désaccords et les conflits entre les peuples et les pays afin de s’emparer de leurs biens et les dominer.
Le porte parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a déclaré, que Rice est la première responsable US qui a fondé les initiatives de la guerre civile entre les palestiniens pour paralyser le choix démocratique dont se maintient solidement le peuple palestinien.
"Nous voyons que la visite actuelle de Rice à la région ne représente que le malheur pour le peuple palestinien", a réaffirmé le porte-parole du Hamas.
le second porte parole du Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri a souligné que la visite de Rice à la région vise à activer le processus prétendu de paix, en soulignant qu'elle  arrive pour cacher les crimes sionistes continuels contre les palestiniens et provoquer contre le Hamas.
Abou Zhouhri a confirmé que juste après l'arrivée de Rice aux territoires palestiniens occupés en 1948 (l'entité de l'occupation israélienne), elle a provoqué contre les palestiniens en déclarant que les lancements des roquettes sont devenus insupportables.
Il a ajouté en s'interrogeant :" qui est la vraie victime, l'occupation ou le peuple palestinien encerclé et agressé?"
Les deux portes paroles du Hamas ont affirmé que le président palestinien est devant un réel examen historique pour ne pas se soumettre aux pressions israéliennes et américaines, et agir fortement pour la reprise du dialogue et la réalisation immédiate de l'entente nationale, notamment de soutenir l'appui du front interne et de renforcer les agendas patriotiques qui garantissent les intérêts suprêmes, ainsi que les droits et principes de la questions palestinienne légitime. Gaza 15/06/08 - CPI

6-7 Nouveau groupe de forces de sécurité palestinienne. Hamas : Les déclarations des Américains expriment le réel rôle des services de sécurité d'Abbas Le mouvement du Hamas a fortement condamné les déclarations du consulat américain qui a dit, en marge du festival d'un nouveau groupe de forces de sécurité palestinienne à Ariha, que les préparations militaires de ces forces visent à soutenir l'autorité palestinienne et sa légitimité et à combattre la terrorisme dans la région.
Le porte-parole du mouvement du Hamas Sami Abou Zouhri a dit samedi 21/6, dans un communiqué de presse dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, que ces déclarations expriment la culpabilité des Etats-Unis dans les désaccords palestiniens internes et leur soutien donnée à une équipe palestinienne contre une autre.
Il a remarqué que ces déclarations expliquent les raisons des événements de juin 2007, alors que la direction américaine ne veut pas d'entente palestinienne.
Abou Zouhri a affirmé que le consulat américain montre clairement la nature du rôle des services de sécurité palestinienne qui cherchent à frapper les forces de la résistance en Cisjordanie.
Le porte-parole du Hamas a considéré que la continuation des préparations sécuritaires de l'autorité de Ramallah contre les forces de la résistance s'oppose totalement aux appels du président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour le dialogue palestinien interne, car ces services sécuritaires vont aider l'occupant contre le peuple palestinien et ses forces patriotiques.
22 Juin 2008 http://www.alterinfo.net/L-UNRWA-Le-blocus-et-la-punition-contre-les-citoyens-de-Gaza-risquent-leur-vie_a21028.html?PHPSESSID=2ea82aa38ba3c6543764be9063b2edea


6-8 Mahmoud Abbas avec l’appui des Etats-Unis remanie en profondeur ses forces de sécurité.

Avec l’appui des Etats-Unis, le président palestinien Mahmoud Abbas procède à un profond remaniement de ses forces de sécurité, se séparant d’officiers montés en grade à l’époque de Yasser Arafat et renforçant les prérogatives de la Sécurité préventive. Plusieurs milliers d’officiers palestiniens de la "génération Arafat" ont accepté de partir en échange de promotions et d’une retraite équivalente à leur solde de service actif, selon les décrets de la présidence et les interviews de responsables obtenus par Reuters. Cette vaste réforme, qui prévoit de supprimer environ 30.000 postes dans les services de sécurité et de doter l’Autorité palestinienne d’une force de gendarmerie plus ‘efficace’, s’est accélérée ces derniers mois, à la suite de la prise de contrôle de la bande de Gaza par les islamistes du Hamas en juin 2007. Cette volonté d’évolution a provoqué des tensions entre le Premier ministre palestinien, l’économiste Salam Fayyad, formé à l’école occidentale, et la "Vieille Garde" du Fatah. Quelque 4.000 officiers auraient pris leur retraite depuis le début de l’année, profitant de ce décret, a-t-on précisé de sources palestiniennes et occidentales. Fayyad aurait jusqu’ici fait passer les effectifs des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne de 83.000 à 60.000 hommes, avec un objectif final de 50.000 hommes. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4765



7 Dossier Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

7-1 Point de vue de Naela Khalil : « Israël a réussi à nous diviser pour mieux régner ». Lauréate du prix Samir Kassir pour la liberté de presse, Naela Khalil fait le point sur le conflit qui ensanglante les territoires palestiniens. Entretien réalisé par Talal El Atrache pour l’Humanité Elle vient d’obtenir le prix Samir Kassir pour la liberté de presse de la Commission européenne pour son article « Les Palestiniens paient le prix de la haine. Arrestations politiques : un règlement de comptes entre Fatah et Hamas », publié le 14 mars 2008 sur le site Internet AMIN (Arab Media Internet Network). La journaliste palestinienne Naela Khalil fait le point sur un conflit fratricide qui ensanglante les territoires palestiniens au profit de l’occupation israélienne en répondant aux questions de l’Humanité. Comment les Palestiniens perçoivent le conflit qui oppose le Hamas au Fatah dans les territoires occupés ? Naela Khalil. Nous sommes habitués à ce que l’oppresseur et le geôlier soient israéliens. Deux de mes frères sont incarcérés pour leur participation à l’Intifada d’Al-Aqsa. Ahmad, vingt ans, a été arrêté par les Israéliens le 20 février 2006 et condamné à quatorze ans de prison. Mahmoud est incarcéré depuis le 26 juin 2006. Il a été condamné à quatre ans de prison après avoir été atteint d’une grenade à la jambe. Mais il est scandaleux maintenant que le geôlier soit palestinien et nous devons dénoncer ses exactions. J’ai vécu l’oppression lorsque mon frère est sorti un jour de la maison et a disparu, sans que nous puissions savoir dans quel camp d’incarcération il se trouvait. Que l’on soit issu du Fatah ou du Hamas, rien ne justifie l’oppression de Palestiniens par des Palestiniens. Qui porte la responsabilité du conflit interpalestinien ? Naela Khalil. Israël a réussi à diviser pour mieux régner, en affaiblissant l’Autorité palestinienne. S’ajoutent les pressions exercées contre le Hamas avant même son coup de force à Gaza, le blocus alimentaire imposé à ce peuple et la domination israélienne dans les territoires palestiniens. Rien ne justifie les exactions du Hamas, mais lorsqu’on condamne toute une population à la famine, il est normal que les gens finissent par s’entre-tuer. Israël et les autorités palestiniennes tentent de relancer les pourparlers de paix. Quel serait l’impact d’une éventuelle reprise du dialogue sur le plan interpalestinien ? Naela Khalil. L’objectif ultime de l’occupant israélien est de briser toute velléité d’union nationale palestinienne. Toute entente entre le Fatah et le Hamas est perçue par Tel-Aviv comme une menace, car cela renforcerait le front interne contre l’occupation. En soutenant une partie des Palestiniens contre l’autre, qu’il condamne à la famine, l’occupant israélien entend éliminer la cause palestinienne. Sa guerre contre les Palestiniens est devenue plus intelligente qu’auparavant. Les Israéliens ont réussi à infiltrer les Palestiniens en promettant au Fatah le soutien de la communauté internationale, notamment celui des États-Unis, s’il prenait ses distances avec le Hamas et s’il refusait de négocier avec ce mouvement. Vous résidez dans le camp de Balata, en Cisjordanie. Quelles sont les procédures requises pour voyager des territoires occupés au Liban ? Naela Khalil. Je suis passée par la Jordanie pour venir à Beyrouth. J’ai dû traverser une dizaine de barrages militaires israéliens déployés à l’entrée de chaque ville et village palestinien en Cisjordanie. Il est inimaginable de circuler librement en Cisjordanie. J’ai trente ans. Bien que la Palestine ait des débouchés maritimes, je n’ai vu la mer pour la première fois de ma vie qu’à l’âge de vingt-cinq ans, en… Grande-Bretagne.
entretien avec Naela Khalil
publié le lundi 23 juin 2008 http://www.france-palestine.org/article9275.html


7-2 Point de vue de René Naba  : Nicolas Sarkozy, le plus pro-israélien des chefs d’Etat de l’Histoire de France, A une semaine de son accession à la présidence de l’Union européenne, Nicolas Sarkozy se rend le 22 juin dans son pays de prédilection, le lieu de formulation du discours fondateur de sa doctrine (1), la plate-forme de sa campagne électorale, le tremplin de sa trajectoire présidentielle, le point fixe de son parcours politique avec les Etats Unis d’Amérique.
Un pays qu’il n’a cessé de magnifier et de glorifier à chaque étape de sa conquête du pouvoir, y faisant référence jusques y compris dans les périodes les plus désastreuses pour son image, comme lors de sa guerre de destruction du Liban, en juillet-août 2006, missionnant au plus fort du conflit, dans une démarche de provocation, un réserviste de son armée, sollicitant l’avis exclusif de son ministre de la sécurité Avi Dechter pour la répression du soulèvement de la périphérie urbaine de l’Automne 2005 en France, dans une transposition symbolique du conflit israélo-palestinien sur le territoire national, se livrant enfin, périodiquement, à des incantations des «Murmures de Yad Vachem» au « Miracle du XXème siècle», au point que cet atlantiste résolu est apparu, au delà de l’attente de ses plus empressés courtisans, ses commensaux habituels des coteries du parisianisme calfeutré, comme un philosioniste exacerbé par le néo-conservatisme américain (2).
Ce pays… c’est Israël qui a célébré, le 14 mai 2008, le 60ème anniversaire de sa déclaration unilatérale d’Indépendance, dont il a voulu que la France réserve à son président la première visite d’Etat de son mandat.
Le premier président français de «sang mêlé», tel qu’il se revendique, est sans la moindre contestation possible le plus pro-israélien des chefs d’Etat de l’Histoire de France, le plus honni aussi des dirigeants français au sein de l’opinion arabe depuis Guy Mollet, l’ancien premier ministre socialiste de sinistre mémoire, l’ordonnateur via son proconsul Robert Lacoste des ratonnades d’Alger, le maître d’œuvre de l’expédition de Suez, en 1956, l’agression tripartite franco-anglo-israélienne contre Nasser, le chef charismatique du nationalisme arabe. Triste record peu enviable dont il aurait pu s’en dispenser, qu’il s’est appliqué néanmoins à gommer lorsqu’il en a pris conscience, en abritant la conférence de réconciliation interlibanaise à la Celle Saint Cloud (Juillet 2007) et la conférence des pays donateurs du futur Etat palestinien (Décembre 2007), renouant des relations avec la Syrie , ostracisée par la cécité proharirienne de son prédécesseur, entreprenant au pas de charge en un temps record des voyages officiels dans onze pays arabes, un nombre équivalent à la moitié des états membres de la Ligue arabe. Un record jamais égalé par aucun de ses prédécesseurs.
Jamais président français n’a manifesté autant d’empressement auprès des pays arabes (3), jamais pourtant président français n’a suscité autant d’aigreurs auprès des Arabes.
Significative de cet état d’esprit est sa prestation devant le conseil consultatif saoudien le 12 janvier dernier. Confondant sans doute le Conseil consultatif et l’Assemblée des Oulémas, sa dissertation sur le thème des religions a été accueillie dans une indifférence polie, alors que les Saoudiens s’attendaient à des clarifications sur la politique du nouveau président du premier pays musulman d’Europe occidentale par son importance numérique, qui fait de l’Islam la deuxième religion de France.
Plusieurs parlementaires saoudiens, selon certains témoignages, n’auraient même pas daigné mettre les écouteurs de traduction pour saisir la portée de la parole présidentielle. L’orateur français s’en est-il au moins rendu compte ? Pas évident tant il était emporté par sa fougue prédicatrice. Son entourage a-t-il eu la possibilité de l’alerter sur cette dérive ? Pas évident non plus tant il est tétanisé par la nouvelle «égocratie» présidentielle. Imagine-t-on chef d’Etat d’un pays musulman tenir pareil discours théologique devant la représentation nationale française ? A-t-on un instant imaginé le tollé que le prédicateur islamique imprudent aurait suscité en France devant une telle entorse aux usages ?
Que l’on ne s’y méprenne pas. L’animosité particulière dont gratifient les Arabes Nicolas Sarkozy tient non à ses inclinaisons politiques et affectives, mais à sa propension à l’outrage. Ses prédécesseurs pratiquaient une politique duale, une politique d’ouverture à l’égard des marchés arabes, sur le plan international, une politique de fermeture, sur le plan domestique, à l’encontre de la composante de la population issue de l’immigration. Nicolas Sarkozy se distinguera de cette duplicité par une stigmatisation permanente unilatérale et continue de l’altérité : Karcher, Racaille, égorgeant «des moutons dans les baignoires» resteront à jamais graver dans les mémoires comme la face hideuse d’une xénophobie institutionnelle véhiculée au plus haut niveau de l’Etat par un homme en charge de symboliser la concorde nationale. Le malaise est patent, le mal irrémédiable, l’activisme présidentiel inopérant quand bien même il est enrobé d’une diplomatie nucléaire.
Que l’on ne s’y méprenne pas là non plus. L’anti-sarkozysme des Arabes n’est pas symétrique de son inconditionnalité pro-israélienne. D’autres dirigeants occidentaux ont affiché un appui plus marqué dans leur soutien à Israël que ne l’est le nouveau Président français, sans susciter autant de pulsions révulsives à l’encontre de leur personne. C’est George Bush, sans doute le plus haï des présidents américains dans le Monde arabe qui aura été le premier dirigeant occidental à se rendre en Palestine, le premier à qualifier d’«occupation» la présence israélienne et de «colonies» les implantations israéliennes dans les territoires palestiniens, sans s’encombrer de préoccupations oratoires.
George Bush et non Nicolas Sarkozy, balbutiant au Caire, fin décembre 2007, les premières syllabes du mot colonie avant de se raviser pour mentionner le terme inexpressif d’«implantation». Pour le champion du parler vrai, il est des prudences qui retentissent comme des reniements ou plutôt comme des révélations.
I - La France , le seul grand pays européen à l’articulation majeure des deux grands fléaux de l’Occident de l’époque contemporaine, la traite négrière et l’extermination des Juifs.
«La politique arabe de la France » qu’il a cherché à déconstruire avec le soutien actif des transfuges atlantistes, -notamment Dominique Strauss Khan, le nouveau socialiste Directeur du Fonds Monétaire International, et, Bernard Kouchner, le nouveau belliciste ministre des Affaires étrangères, ancien urgentiste des zones pétrolifères (Biafra, Kurdistan, Darfour, Gabon et Birmanie) -, a surtout consisté pour les pays arabes à voler au secours de la France , à deux reprises, au cours du XXème siècle, pour l’aider à vaincre ses ennemis, notamment en 1939-1945, en l’aidant à se débarrasser du joug nazi dont une fraction importante de la communauté nationale de confession juive en a lourdement pâti.
Citons pour l’exemple deux illustrations du soutien subliminal et multiforme de la France à Israël, sans mentionner les interventions du CRIF auprès des pouvoirs publics pour s’opposer à la nomination de figures prestigieuses de la diplomatie française à des postes de responsabilités gouvernementales sous la présidence Sarkozy, en l’occurrence Hubert Vedrine, jugé, non pas «pro-arabe», ce qu’il n’est pas plus que de raison, mais carrément «arabe», ce qu’il n’est absolument pas.
Deux sites prestigieux de Paris sont dédiés à la Mémoire de l’ancien premier ministre israélien Itzhak Rabin assassiné par un militant de l’extrême droite israélienne : la Place Fontenoy , face à l’UNESCO et les Jardins de Bercy et une résolution de principe a été adoptée par le conseil municipal de Paris dédiant une rue de la capitale française à Théodore Herzl, le père du sionisme et théoricien de l’Etat juif, alors qu’en contrechamps pas le moindre site dédié à un dirigeant du tiers monde arabe, asiatique ou africain, pas même le co-Prix Nobel de la Paix de Rabin, Yasser Arafat, le dirigeant palestinien. La plaque commémorative de Mehdi Ben Barka, dans le VIè arrondissement de Paris, de même que la place dédiée à Mohamad V devant le parvis de l’Institut du Monde Arabe constituent au premier chef des actes de réparation de la France pour ses forfaits : la disparition du chef de l’opposition marocaine, en 1965 avec la complicité des services français et l’exil du Souverain Marocain durant le combat pour l’Indépendance du Maroc. Sans la moindre protestation contre la colonisation rampante de Jérusalem et la Cisjordanie ni contre l’emprisonnement arbitraire de près de dix mille Palestiniens, la France s’est d’autre part mobilisée pour la libération de M. Gilad Shalit, un bi national franco-israélien, capturé par les Palestiniens alors que ce caporal israélien servait dans une armée d’occupation dans un territoire occupé contre un pays ami de la France , tandis que, parallèlement, l’armée israélienne est autorisée, régulièrement, à lever des fonds dans les grandes villes de France «pour le bien être de l’armée israélienne».
Source : Blog René Naba

http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=9241&ty... 



Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 Les forces israéliennes sèment la terreur dans le camp de réfugiés de Deheisheh

Les forces israéliennes ont pénétré dans le camp de réfugiés de Deheisheh, près de Bethléhem, le 14 juin 2008.   Cela a commencé comme un samedi matin ordinaire. Nous logeons au centre culturel Ibdaa, dans le camp de réfugiés de Deheisheh, à Bethléhem. J’avais prévu de partir plus tard pour aller voir des amis à Jérusalem et j’étais restée ici avec des amis. Nous étions tous assis à la cafétéria d’Ibdaa, qui se trouve au 4ème étage du bâtiment et qui a des fenêtres sur trois côtés. Nous buvions un café, nous discutions, regardant la télévision quand tout d’un coup, retentit un bruit sourd, comme l’explosion d’une grenade ou d’une bombe. Nous nous précipitons à la fenêtre et ce que nous avons pu voir en premier, c’est de la fumée qui s’élevait de la rue près d’un pâté de maisons. Un par un, nous avons vu les soldats des forces d’occupation israéliennes (FOI) envahir les rues voisines de Deheisheh, puis traverser la rue dans le quartier de Doha où quelques jeeps s’étaient garées devant une maison, puis pénétrer à l’intérieur de la maison pour arrêter un membre de la famille Abu Akar (heureusement, il leur a échappé). Beaucoup de ce qui se passait était caché à notre vue. Nous pouvions seulement voir des soldats arriver et garer leurs jeeps. Puis, plusieurs chars et jeeps sont arrivés par la route nationale de Jérusalem à Bethléhem et se sont arrêtés devant Deheisheh. Les jeunes ont commencé à jeter des pierres sur les jeeps de l’armée israélienne et les tirs ont commencé. Pendant 5 heures, les jeunes ont lancé des pierres sur les jeeps, les soldats d’occupation tiraient à balles réelles, notamment des balles d’acier enrobées de caoutchouc (qui peuvent être tout aussi meurtrières que les balles ordinaires) et lançaient des grenades à gaz lacrymogène, faisant 5 blessés dans le camp. Au milieu de tout cela, un énorme bulldozer Caterpillar a descendu la rue et s’est dirigé vers la maison dans Doha, nous pensions qu’ils allaient l’utiliser pour démolir la maison (heureusement, non). Mais les soldats sont restés là pendant 5 heures pleines, et ils ont emmené quelques prisonniers politiques. Toute la journée a été remplie de bruits assourdissants, aucune voiture ne pouvait rouler dans cette rue habituellement très fréquentée. Tous les magasins avaient fermé leurs portes, seuls, des jeunes étaient dans les rues et projetaient d’énormes pierres sur les chars des FOI, dans et autour d’Ibdaa. Des soldats étaient montés au deuxième étage des boutiques de l’autre côté de la rue, en face du camp, ils y avaient postés leurs snipers, directement face au centre Ibdaa. Les seuls bruits que nous entendions étaient les crissements des chenilles du bulldozer Caterpillar défonçant les rues, les coups de sifflet d’un jeune envoyant un signal à un autre, le sifflement des grenades qui traversaient l’air, le bruit incessant des balles qui sifflaient sur Deheisheh. Au final, Nedal Abel al-Fattah Issa Faraj, 18 ans, a reçu une balle dans la jambe gauche, Ghassan Afif al-A’zzah, 22 ans, une dans la main, et Abdullah Nayif Jadallah, 12 ans, a été touché par une grenade lacrymogène. Adham al-E’wewee a reçu une balle enrobée de caoutchouc et Yahya al-Afandi a été touché également par des lacrymogènes, mais maintenant il se dit que le nombre de blessé est monté à 15. Un ami a été touché par une balle en caoutchouc, mais sans être blessé. Le car d’Ibdaa, qui était garé en bas à l’extérieur du centre, a reçu des dizaines d’impact de balles, de même que les entreprises et les voitures garées aux environ de l’entrée du camp. Quand les FOI sont parties, les gens sont revenus dans la rue faisant pleuvoir des pierres sur les jeeps et ramassant des éclats de grenades sur le sol. Normalement, quand les FOI pénètrent dans Deheisheh pour emmener des prisonniers politiques ou pour terroriser les Palestiniens, elles le font aux premières heures du jour, du moins depuis que je suis ici. Je n’avais jamais vu une telle attaque sur Deheisheh, bien qu’il y en ait eu souvent. Tout s’est passé comme dans l’imprévu, comme si l’armée était d’abord venu pour enlever des Palestiniens, puis quand les jeunes ont commencé à lancer des pierres, car telle est leur façon de résister, l’armée a alors déclenché une énorme puissance de feu. Le bruit le plus fort d’aujourd’hui fut celui des FOI quand elles ont quitté le camp avec les jeunes plein la rue qui leur lançaient des pierres qui atteignaient les jeeps pendant qu’elles se retiraient. Ce que nous ne savions pas, c’est que pendant que la bataille se déroulait à Deheisheh, des soldats qui s’étaient déployés entraient dans la maison d’Abu Akar et démolissaient tout l’intérieur. Et je n’avais pas réalisé que j’avais un ami dans cette famille. Pour la famille, ça a commencé quand 2 soldats des FOI sont entrés dans le secteur de Doha, habillés en civil, essayant de passer pour des Palestiniens. C’est une histoire courante pour beaucoup de gens ici, c’est ainsi que l’époux de la tante de mon ami a été assassiné, avec trois autres hommes palestiniens, par les forces de sécurité israéliennes entrées dans Bethléhem en mars. A l’époque, son fils était en prison et aujourd’hui, il est le jeune qu’ils recherchaient. Il n’était pas dans la maison, il leur a donc échappé. Mais sa famille a été terrorisée. Après les Israéliens déguisés en civil, sont entrés les soldats des FOI, suivis par des tirs sur la porte d’entrée de la maison. Après, ils se sont mis à tirer des centaines de balles partout dans la maison, sur la télévision, les armoires à vêtements, ils ont renversé les meubles et ils ont démoli la salle de bains. La tante de mon ami a voulu enlever tous ses vêtements, elle et sa nièce ont été frappées par les soldats. Ils ont laissé derrière eux de nombreux éléments de preuve. De multiples sortes de balles et de grenades avec des inscriptions en hébreu ont été ramassées par les jeunes enfants de la famille. La maison sentait toujours le gaz. La famille avait préparé un super déjeuner au poulet et au riz pour ce samedi ; les soldats ont pris la réserve d’huile de cuisson et ont tout jeté dans la salle de bains. C’est ainsi que se termine cette histoire, pour le moment, car pour cette famille, ce n’est pas fini. Des menaces lancées montrent que ce qui s’est passé aujourd’hui pourrait se répéter. Le Dr Marcy Newman est professeur d’anglais associée à l’université d’Etat de Boise (Idaho – Etats-Unis). Vous pouvez la contacter sur : http://bodyontheline.wordpress.com/ Dr Marcy Newman le samedi 21 juin 2008. 


26/06/2008

n°372--Les Dossiers d'Irak -26-06 –Début - Le mythe des armes de destruction massives : Clinton aussi est coupable.

n°372--Les Dossiers d'Irak -26-06 –Début - Le mythe  des armes de destruction massives : Clinton aussi est coupable.

Les Dossiers d'Irak   –Début -  

N° 372                          26/06/08 

Par M.Lemaire


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à part :

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 1-1 Au coeur de la guerre.

2 Brèves

2-1 John McCain vulnérable en politique étrangère

3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de Vincent Remy : Prix du pétrole, bulle immobilière, crise financière... Toutes ces difficultés n’auraient qu’une cause : la guerre en Irak
3-2 Point de vue de DeDefensa : Notre information officielle dirigée : Le laboratoire de la transformation radicale de la guerre.
Seconde partie de dossier(fin)

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage 

4-1  Andrew Cockburn: Le mythe  des armes de destruction massives : Clinton aussi est coupable
4-2 William J. Broad : le gouvernement des USA ont publié les plans de la bombe atomique sur internet.
5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion
5-1 Virginie de Romanet : Contrat international d’objectifs pour l’Irak : Un coup médiatique de plus.
5-2 Juan Chingo : Crise, néo-impérialisme et résistance

Avant propos Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr :  la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  Marc

1-1 Au coeur de la guerre.

Durée : 03:18Pris le : 04 janvier 2007Lieu : Belgique

http://www.dailymotion.com/video/xx21k_ou-coeur-de-la-gue...



2 Les Brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information M

2-1 John McCain vulnérable en politique étrangère

La politique étrangère et la sécurité nationale sont les deux cartes maîtresses dans le jeu de John McCain, mais cette force pourrait devenir faiblesse si Barack Obama parvient à dépeindre son adversaire en tenant du néoconservatisme ou en symbole de contradictions.

Ancien pilote de l'aéronavale prisonnier de guerre au Vietnam, élu depuis 25 ans au Congrès, le candidat républicain a fait de son expérience la force motrice de sa campagne pour l'élection présidentielle du 4 novembre aux Etats-Unis.

Depuis qu'il s'est assuré de l'investiture de son parti, il a tenté de pousser l'avantage face à Barack Obama, qui ne fréquente pour sa part le Capitole que depuis trois ans. Mais les démocrates, Obama en tête, s'efforcent eux d'enfermer McCain dans une continuité de la politique menée par George Bush, à commencer par le dossier irakien qui a fait sombrer la cote de popularité de l'actuel président républicain. "Nous avons l'occasion de porter le combat contre les républicains, de ne pas nous contenter d'être dans une posture défensive sur la politique étrangère et la sécurité nationale mais d'être offensifs", estime Joseph Biden, président démocrate de la commission des Affaires étrangères du Sénat. Selon un sondage du Pew Researh Center, McCain l'emporte assez largement sur Obama sur la validité de leurs propositions en matière de politique extérieure (51% contre 43%). La même étude souligne que 43% des électeurs jugent le sénateur démocrate de l'Illinois "pas assez dur" dans la sphère diplomatique; ils ne sont que 16% à en penser de même à l'égard de McCain. Mais Ted Galen Carpenter, du Cato Institute, un cercle de réflexion libertaire opposé à la guerre en Irak, est persuadé que la candidature de McCain pourrait être sérieusement malmenée si les démocrates se lancent dans une campagne visant spécifiquement les liens qu'entretiennent de longue date républicains et cercles néoconservateurs, à l'origine de la doctrine de guerre préventive reprise à son compte par Bush. "En matière de politique étrangère, John McCain est pratiquement une filiale détenue à 100% par le mouvement néoconservateur", affirme-t-il. "Les démocrates doivent donc passer à l'offensive. Et le message doit être: John McCain et son équipe de conseillers en politique étrangère sont très, très dangereux pour l'Amérique." CONTRADICTIONS ? Dans l'équipe de campagne du sénateur républicain, on réfute cette influence. "McCain sait ce qu'il veut, on ne peut pas le taxer uniformément de tel ou tel trait", dit l'un de ses proches sous couvert d'anonymat. Mais certains analystes, pointant ce qu'ils qualifient de contradiction dans des déclarations de McCain, y voient des tensions entre "néoconservateurs" et "réalistes" dans l'entourage du sénateur. L'appel à l'exclusion de la Russie du G8 lancé en octobre porterait ainsi la marque des cercles néoconservateurs et entrerait en contradiction avec sa volonté plus modérée d'engager avec Moscou des discussions pour réduire les arsenaux militaires. L'idée de constituer une "Ligue des démocraties" qui s'occuperait de la marche du monde, relevant elle aussi de l'idéalisme néoconservateur, se heurte à la nécessité "réaliste" de coopérer avec des régimes autoritaires comme l'Egypte ou l'Arabie saoudite, notent-ils encore. McCain, partisan de l'intervention militaire en Irak, a également fredonné un "bomb Iran" (bombarder l'Iran) sur un air des Beach Boys. Mais il a semblé rectifier le tir en affirmant par la suite qu'"(il) haïssait la guerre". En fait, résume Norman Ornstein, de l'American Enterprise Institute, un think-tank conservateur, "il y a un John McCain réaliste qui tente de coexister pacifiquement avec un John McCain néoconservateur". "Ces deux camps sont à la manoeuvre pour avoir l'oreille de McCain et pour que leur approche l'emporte", ajoute-t-il. Aussi Derek Chollet, du Center for a New American Security et ancien conseiller du démocrate John Edwards, considère-t-il que "les démocrates sont mieux préparés et plus confiants sur les questions de politique étrangère qu'à n'importe quel moment depuis la fin de la Guerre froide". Reuters Version française Henri-Pierre André  jeudi 26 juin 2008, http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuter...


3 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Point de vue de Vincent Remy : Prix du pétrole, bulle immobilière, crise financière... Toutes ces difficultés n’auraient qu’une cause : la guerre en Irak.

Prix du pétrole, bulle immobilière, crise financière... Toutes ces difficultés n’auraient qu’une cause : la guerre en Irak, qui aurait coûté 3 000 milliards de dollars, selon Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie. Qui sort gagnant ? Les affairistes de Washington, qui ont profité d’une “McDdonadisation” du militaire sans précédent.
Un "capitalisme du désastre" théorisé par l’altermondialiste Naomi Klein.
Au secours, Obama ! Bientôt huit ans que George W. Bush gouverne l’Amérique, et déjà cinq ans qu’il a proclamé la fin de la guerre en Irak. Les chiffres des morts et des destructions sont connus. La situation intérieure des Etats-Unis l’est moins : pour le seul mois d’avril, le déficit commercial a atteint le record de 60 milliards de dollars, dû aux importations de pétrole, mais aussi d’automobiles et de biens d’équipement que la première économie mondiale ne produit plus ; ce même mois, 243 000 foyers ont perdu leur maison. Le revenu médian des Américains, surendettés, est aujourd’hui plus bas qu’en 1999. La plupart des économistes et analystes financiers, relayés par les médias, évoquent toujours les mêmes causes : prix du pétrole, bulle immobilière, crise financière. Et si on occultait la cause originelle ? Et si la guerre en Irak avait porté un coup fatal à l’économie américaine et accru tous les déséquilibres mondiaux ? Une guerre à 3 000 milliards de dollars ! Le chiffre n’est pas lancé à la légère. Il est le résultat d’une étude détaillée et argumentée menée par Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie 2001. Encore s’agit-il d’une estimation basse, nous dit Stiglitz. A comparer à l’évaluation que Larry Lindsey, conseiller du président Bush, avait faite à la veille de la ­guerre : 200 milliards de dollars. Ce chiffre lourdement sous-évalué ne l’était pas encore assez pour le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, dont l’adjoint, le néoconservateur Paul Wolfowitz, expliquait que la reconstruction d’après-guerre s’autofinancerait grâce aux revenus pétroliers... Or, aujourd’hui, les seules opérations militaires et la reconstruction ont déjà coûté 845 milliards de dollars, hors budget du Penta­gone, qui connaît un taux de croissance plus rapide que jamais.
Pourquoi de telles dépenses ?
Parce que le coût par soldat est de plus en plus élevé, que les planificateurs du conflit ont fait appel à cent mille con­tractants privés, que l’administration Bush a systématisé les contrats sans appel d’offres, d’où un « gros potentiel de corruption », constate Stiglitz, qui souligne que des firmes comme Halliburton ou Blackwater ont été « les seuls vrais vainqueurs de cette guerre ». Stiglitz s’arrête à ce constat. Diplômée de la London School of Economics, auteur du best-seller No logo, Naomi Klein théorise en revanche, dans La Stratégie du choc, livre-somme, la montée d’un « capitalisme du désastre ». De quoi s’agit-il ? D’une stratégie « consistant à lancer des raids systématiques contre la sphère publique au lendemain de ­cataclysmes et à traiter ces derniers comme des occasions d’engranger des profits ». Par un étrange hasard, c’est le 10 septembre 2001, veille des attentats, que Donald Rumsfeld, nouveau secrétaire d’Etat à la Défense de George W. Bush, prononce, devant les employés du Pentagone, un ahurissant discours sur le nouvel ennemi « qui menace la sécurité des Etats-Unis ».
L’islamisme ?
Non, « un des derniers bastions de la planification centrale ». L’ex-ennemi soviétique ? Non, « la bureaucratie du Pentagone » ! Or, souligne Naomi Klein, « Rumsfeld venait de réclamer au Congrès une hausse de 11 % du budget de l’armée ». Il annonçait donc une réduction des effectifs dans le seul but de transférer « une part beaucoup plus grande des fonds publics dans les coffres des entreprises privées ». Ce discours appliquait « le principe fondateur du régime Bush : le gouvernement a pour mission non pas de gouverner, mais bien de sous-traiter cette tâche au secteur privé ». Dans les années 1980-1990, et sans interruption même sous l’administration Clinton, l’eau, l’électricité, les autoroutes, la gestion des ordures avaient été privatisées. Ne restait que le « tronc » de l’Etat : l’armée, les prisons, la surveillance des frontières... Donald Rumsfeld et le vice-président Dick Cheney sont prêts pour le job. Ce dernier, surtout. Secrétaire à la Défense sous Bush père, devenu, sous la présidence Clinton, pdg de Halliburton, il quitte la firme mais refuse de se séparer de ses actions. Il est, affirme Naomi Klein, le véritable concepteur de la « McDonaldisation militaire ». Halliburton fournit aux militaires « le même confort qu’à la maison » : fast-foods, supermarchés, cinémas. Entre 1995 et 2000, Cheney parvient à « doubler les sommes que la société soutirait au Trésor des Etats-Unis ». Il recevra en retour une montagne de stock-options. 11 septembre 2001, l’Amérique en état de choc est prête à accepter un nouveau concept - « la guerre sans fin contre le terrorisme » -, sans savoir que cette guerre a été « conçue dès le départ pour être privée ». La Maison-Blanche accroît de façon spectaculaire les pouvoirs de l’exécutif dans les domaines de la police, de la surveillance, de la guerre. Puis ces fonctions sont « externalisées », aboutissant à un Etat sécuritaire privatisé. Les banlieues de Washington se parsèment de hangars de start-up sécuritaires. Une génération spontanée de lobbyistes voit le jour : cinq cent quarante-trois cabinets de lobbying sécuritaire en 2006, alors qu’il n’en existait que deux avant 2001. L’industrie de la sécurité « dépasse aujourd’hui en importance - et de loin - Hollywood et l’industrie de la musique ». Les pdg des entreprises du secteur voient leur salaire exploser. Il ne restait plus qu’à déclencher la guerre, non pas un acte d’« arro­gance » ou d’« incompétence », comme on le dit souvent, mais au contraire un « choix stratégique rationnel » : il fallait établir, comme le projetait Bush, « une zone de libre-échange entre les Etats-Unis et le Moyen-Orient d’ici à dix ans ». Les dizaines de pages que Naomi Klein consacre à l’apocalypse guerrière qui s’est abattue en mars 2003 sur l’Irak, puis à la désastreuse « reconstruction », monopolisée par les Américains, sont sidérantes. Rappelons seulement qu’un mois après son entrée en fonction l’administrateur Paul Bremer, après avoir remercié cinq cent mille fonctionnaires irakiens - pour la plupart soldats, mais aussi médecins, infirmiers, instituteurs -, annonça la privatisation des deux cents sociétés d’Etat irakiennes, qui produisaient les aliments de base du pays et les matières premières dont avait besoin son industrie. A coups de contrats refilés de sous-traitants en sous-traitants, « les magouilles se poursuivirent pendant trois ans et demi, jusqu’à ce que tous les principaux entrepreneurs américains chargés de la reconstruction eussent fini par quitter le pays, les milliards épuisés, le travail en grande partie inachevé ». Revenons aux chiffres de Joseph Stiglitz. Le coût des opérations militaires dépasse à ce jour celui des douze ans de guerre au Vietnam. Et la note va considérablement s’alourdir, car cette guerre a été entièrement financée par l’emprunt - avec les intérêts, cela représentera 2 000 milliards de dollars ! Or les prêts de l’étranger ne financent que la moitié du déficit, le reste est prélevé sur l’investissement intérieur : autant d’argent qui aurait pu être investi dans la recherche, la santé, l’éducation... On peut aussi imputer à la guerre une bonne part de la hausse des prix pétroliers, « qui ont commencé à grimper au moment précis où la guerre a démarré ». Si l’argent envoyé aux exportateurs de pétrole avait été consacré aux énergies alternatives, il aurait à son tour allégé la facture pétro­lière... et permis de nouveaux investissements productifs. Dernière conséquence de la guerre, inattendue celle-là : la crise immobilière ! Pour financer les déficits et soutenir une économie affaiblie en encourageant la consommation, la Banque centrale américaine a maintenu des taux d’intérêt très bas. Son président, Alan Greenspan, a « invité les ménages à accumuler les risques, allant jusqu’à leur permettre de gager sur leur maison des prêts à la consommation à taux variable ». Joseph Stiglitz, évidemment, soutient la décision de Barack Obama d’engager le retrait d’Irak dès janvier 2009.
Chaque mois qui passe alourdit la facture de 25 milliards de dollars, soit 600 milliards sur deux ans. Une somme à rapprocher du grand plan pour l’environnement qu’envisage le candidat démocrate, d’un coût annuel de 65 milliards.
Il est trop tard pour alléger le fardeau financier qui pèsera dans les années à venir sur chaque famille américaine - 25 000 dollars. Mais pas trop tard pour restaurer l’autorité morale d’un pays gouverné durant huit ans par des rapaces et qui ne se détournerait plus des problèmes cruciaux du monde. En renonçant au « capitalisme du désastre » ? .
Vincent Remy jeudi 26 juin 2008 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4779


3-2 Point de vue de DeDefensa : Notre information officielle dirigée : Le laboratoire de la transformation radicale de la guerre.

La guerre en Irak est, sans le moindre bruit particulier désormais tant ce conflit est devenu une “habitude” de notre information officielle dirigée, le laboratoire de la transformation radicale de la guerre. C’est aussi le champ de manœuvre de l’effondrement du système. Nous faisons le constat qu’à la lumière de ce conflit, qui engage les conceptions et les moyens de la soi-disant “hyperpuissance” notamment militaire, la guerre selon les normes classiques, – les “normes guerrières”, dirait-on, — est en cours de rapide transformation en un phénomène complètement différent et sans doute impossible à décrire dans ces normes. Les conditions normales de la “violence guerrière”, – avec ses effets divers, matériels, humains, politiques, sociaux, culturels, psychologiques, – sont désormais complétées, et souvent même remplacées par des conditions hors de ces normes. A première vue, on pourrait encore parler de conditions indirectes. Mais le phénomène est d’une telle importance que nous serions plutôt tentés de parler de conditions en pleine évolution à cet égard ; elles tendraient à prendre la place centrale de la manifestation classique de la guerre et deviendraient des conditions directes de la guerre, de cause à effet directement. On a déjà vu à plusieurs reprises des réflexions qui vont dans ce sens. On y ajoute cette fois celle qui nous est suggérée par Joseph Stiglitz, Prix Nobel connu pour ses positions aimablement dissidentes et “comptable” célèbre du coût de la guerre en Irak, – et auteur récent, avec sa complice Linda Bilmes, de The Three Trillion Dollar War. On sait que ce coût (celui de la guerre en Irak) est facilement prolongé par Stiglitz jusqu’à $5.000-$7.000 milliards ($5-$7 trillions, mais nous restons, avec nos cœurs d’enfants, plus impressionnés par le côté “mille milliards de dollars”…). Même un poète n’oserait imaginer cet abracadabrantesque Himalaya de fric. La guerre en Irak est à cet égard un immense mystère: sa capacité d’engloutissement de l’argent de la “plus grande puissance militaire de l'Histoire” doit être effectivement considérée comme une nouvelle forme de la guerre.

Quelques remarques concernant cette évaluation de Stiglitz, dont celles de Stiglitz lui-même, permettent de mieux fixer la dimension du problème. D’abord l’exclamation d’un commentateur célèbre, Bob Herbert du New York Times. Non spécialiste du genre (la guerre et ses coutumes), Herbert termine son article du 5 mars par ce constat qui vaut précisément pour le concept de guerre: «It’s a new era.» Il avait commencé son commentaire en décrivant ce « theater of the absurd».Les deux expressions se complètent. «We’ve been hearing a lot about “Saturday Night Live” and the fun it has been having with the presidential race. But hardly a whisper has been heard about a Congressional hearing in Washington last week on a topic that could have been drawn, in all its tragic monstrosity, from the theater of the absurd. »The war in Iraq will ultimately cost U.S. taxpayers not hundreds of billions of dollars, but an astonishing $2 trillion, and perhaps more. There has been very little in the way of public conversation, even in the presidential campaigns, about the consequences of these costs, which are like a cancer inside the American economy. »On Thursday, the Joint Economic Committee, chaired by Senator Chuck Schumer, conducted a public examination of the costs of the war. The witnesses included the Nobel Prize-winning economist, Joseph Stiglitz (who believes the overall costs of the war — not just the cost to taxpayers — will reach $3 trillion), and Robert Hormats, vice chairman of Goldman Sachs International. »Both men talked about large opportunities lost because of the money poured into the war. “For a fraction of the cost of this war,” said Mr. Stiglitz, “we could have put Social Security on a sound footing for the next half-century or more.” »Mr. Hormats mentioned Social Security and Medicare, saying that both could have been put “on a more sustainable basis.” And he cited the committee’s own calculations from last fall that showed that the money spent on the war each day is enough to enroll an additional 58,000 children in Head Start for a year, or make a year of college affordable for 160,000 low-income students through Pell Grants, or pay the annual salaries of nearly 11,000 additional border patrol agents or 14,000 more police officers. »What we’re getting instead is the stuff of nightmares…» Allons plus loin, pour observer que cette énorme masse d’argent a aussi l’avantage d’être représentée comme ceci: la guerre d’Irak est la cause quasiment directe de la crise financière et économique du crédit aux USA (bulle immobilière et la suite), donc de la récession, donc de la crise mondiale du domaine et ainsi de suite. L’enchaînement est implacable et révélateur. Le quotidien australien The Australian présente bien l’affaire, le 28 février, en citant Stiglitz au cours d’une de ses sorties: «The Iraq war has cost the US 50-60 times more than the Bush administration predicted and was a central cause of the sub-prime banking crisis threatening the world economy, according to Nobel Prize-winning economist Joseph Stiglitz. »The former World Bank vice-president yesterday said the war had, so far, cost the US something like $US3trillion ($3.3 trillion) compared with the $US50-$US60-billion predicted in 2003. […] »Professor Stiglitz told the Chatham House think tank in London that the Bush White House was currently estimating the cost of the war at about $US500 billion, but that figure massively understated things such as the medical and welfare costs of US military servicemen. (…) »The spending on Iraq was a hidden cause of the current credit crunch because the US central bank responded to the massive financial drain of the war by flooding the American economy with cheap credit. »“The regulators were looking the other way and money was being lent to anybody this side of a life-support system,” he said. That led to a housing bubble and a consumption boom, and the fallout was plunging the US economy into recession and saddling the next US president with the biggest budget deficit in history, he said.» C’est là où nous voulons en venir. Cette guerre, qui est minime en importance stratégique constatée (ne parlons pas des théories et complots des commentateurs divers), en espace, en volume de forces, au regard de l’histoire de la guerre, – cette guerre constitue un événement extrêmement puissant de la polémologie, sans aucun

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n°372--Les Dossiers d'Irak -26-06 –Fin - Le mythe des armes de destruction massives : Clinton aussi est coupable.

n°372--Les Dossiers d'Irak -26-06 –Fin - Le mythe  des armes de destruction massives : Clinton aussi est coupable.

Les Dossiers d'Irak   –Fin -  

N° 372                          26/06/08 

Par M.Lemaire


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Sommaire :    –Fin -

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1  Andrew Cockburn: Le mythe  des armes de destruction massives : Clinton aussi est coupable
4-2 William J. Broad : le gouvernement des USA ont publié les plans de la bombe atomique sur internet.
5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion
5-1 Virginie de Romanet : Contrat international d’objectifs pour l’Irak : Un coup médiatique de plus.
5-2 Juan Chingo : Crise, néo-impérialisme et résistance


4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1  Andrew Cockburn:  Le mythe  des armes de destruction massives : Clinton aussi est coupable

Un ancien diplomate des Nations-Unies m’a révélé en détail comment il y a à peine plus de dix ans l’administration Clinton avait délibérément saboté le programme d’inspections d’armement des Nations-Unies en Irak. Les responsables américains redoutaient à l’époque de voir officiellement certifié que l’Irak ne possédait plus aucun armement lourd, ce qui aurait mit Clinton dans un beau pétrin. Tout fut donc mis en œuvre pour créer de toute pièce le mythe des armes de destruction massive (ADM ) irakiennes.
C’était en mars 1997. Pendant six ans les inspecteurs des Nations-Unies avaient étudié tous les secrets des programmes d’armement de Saddam Hussein, détruisant au passage d’énormes quantités de munitions chimiques et divers sites de production. Pour forcer Saddam à coopérer, l’Irak fut soumis à un arsenal de sanctions écrasantes. Rolf Ekeus, distingué diplomate suédois qui supervisait l’ensemble des inspections, fut bientôt en mesure d’annoncer que son travail était quasiment terminé. « J’étais sur le point de certifier que l’Irak était désormais en conformité avec la résolution 687 » me confirmait-il récemment.
Bien que quelques détails restent encore à éclaircir, déclara-t-il à l’époque, « il n’est pratiquement rien qui nous soit inconnu au sujet de ce qui reste du potentiel d’armement interdit de l’Irak. Pour l’administration Clinton, la situation était gravissime. Laisser à Ekeus la possibilité de terminer sa mission aurait pour conséquence la suspension quasi automatique du programme de sanctions. Saddam s’en tirait à bon compte et, ce qui importait davantage pour l’entourage de Clinton, le président devenait l’homme à abattre des néo-conservateurs du parti républicain. La seule issue restait de faire échouer d’une manière ou d’une autre la mission d’Ekeus.
C’est alors qu’entre en scène Madelaine Allbright, fraîchement nommée au Secrétariat d’Etat. Le 26 mars 1997, elle prit la parole à Georgetown pour exposer ce qui avait été annoncé comme la plus importante déclaration sur la politique U.S. en Irak. Une large part du public s’attendait à la voir tendre au régime irakien une sorte de rameau d’olivier. C’était à l’opposé de ce qu’elle avait en tête. Elle allait au contraire faire son possible pour s’assurer que Saddam suspendrait définitivement sa coopération avec les inspecteurs. « Nous ne sommes pas d’accord avec les nations qui estiment que, dès lors que l’Irak remplit ses obligations en matière d’armes de destruction massive, les sanctions doivent être levées » déclara-t-elle. Les sanctions, expliqua-t-elle sans la moindre équivoque, seront maintenues aussi longtemps que Saddam serait au pouvoir. Ekeus comprit immédiatement les intentions d’Allbright. « Je savais que Saddam aurait le sentiment que coopérer avec nous n’avait plus aucun sens, et c’était précisément le but de ce discours. »
Bien évidemment, il reçut dès le lendemain un coup de fil furieux de Tariq Aziz, vice-premier ministre et porte-parole du gouvernement irakien. « Il voulait savoir à quel titre l’Irak devrait encore travailler avec nous. » Il devint dès lors de plus en plus difficile aux inspecteurs de mener à bien leur travail. Agissant clairement selon les consignes de Saddam, les représentants irakiens n’eurent désormais de cesse de leur mettre des bâtons dans les roues. Ekeus quitta son poste en juillet 1997 et fut remplacé par l’Australien Richard Butler. Celui-ci se trouva bientôt empêtré dans une confrontation acerbe avec les Irakiens. L’année suivante, tous les inspecteurs furent retirés d’Irak et les USA lancèrent toute une série de d’opérations de bombardements. La stratégie de Clinton s’est avérée payante. Les sanctions contre l’Irak furent maintenues, tandis qu’à Washington la faction néo-conservatrice tirait les conjectures les plus délirantes sur les sinistres projets que Saddam, laissé indemne par les inspecteurs, pouvait bien concocter avec ses experts en armement. En réalité, Saddam avait depuis longtemps abandonné tous ses programmes d’ADM, mais dès lors que
la CIA affirmait n’avoir aucun contact ou personnel sur place, personne à l’Ouest ne risquait plus d’en apporter la preuve. Pour finir, dans la foulée du 11 septembre, le parti de la guerre au sein de l’administration de George Bush Jr se trouva en mesure de justifier l’invasion de l’Irak au prétexte que Saddam, en refusant de garantir aux inspecteurs d’armement l’accès à ses installations, refusait de se plier aux résolutions de l’ONU sur le désarmement. Le désastre irakien a plus d’un géniteur.
Depuis le milieu des années 1990, Ekeus savait que Saddam Hussein n’avait plus aucune arme de destruction massive.
Toutes avaient été détruites des années plus tôt, après la première guerre du Golfe. Ekeus l’avait appris à Amman dans la nuit du 22 août 1995, de la bouche même du général Hussein Kamel, qui venait de déserter l’armée irakienne en compagnie de plusieurs cadres militaires sous ses ordres. Kamel était le beau-fils de Saddam et avait été responsable de l’intégralité des programmes d’armement chimique, biologique, nucléaire et balistique. Cette nuit là, après trois heures de questions détaillées d’Ekeus et de deux experts techniques, Kamel fut catégorique. Les équipes d’inspection de l’ONU avaient fait du bon boulot. Lorsque Saddam fut finalement convaincu que cette impossibilité de disposer de systèmes d’armement effectifs pouvait très sérieusement porter à conséquence, il donna l’ordre que Kamel se borna à exécuter. Comme il l’expliqua à Ekeus ce soir là, « toutes les armes biologiques, chimiques, nucléaires ou balistiques étaient détruites. » L’enregistrement de cette entrevue par l’UNSCOM est accessible sur http://www.fair.org/press-releases/kamel.pdf)
Lors de débriefings similaires en ce même mois d’août, Kamel fit les mêmes déclarations à une équipe de
la CIA et du M16. Ses subalternes apportèrent en outre un luxe de détails corroborant ses déclarations. L’année suivante, Kamel fut extradé vers l’Irak où il fut immédiatement exécuté.

Andrew Cockburn
Andrew Cockburn est l’auteur de : Rumsfeld: His Rise, Fall and Catastrophic Legacy. [Rumsfeld: son ascension, sa chute, et son catastrophique héritage] Traduit de l’anglais par Dominique Arias
sur le site de Michel Collon: www.michelcollon.info  


4-2 William J. Broad : le gouvernement des USA ont publié les plans de la bombe atomique sur internet.

Les Etats-Unis, qui affirment vouloir assurer la sécurité globale et au nom de cet objectif s’arrogent le droit d’attaquer l’Iran, présentent la dissémination de la technologie nucléaire comme un risque majeur, inacceptable. Il s’agit là d’un argument sérieux, qui semble devoir mériter considération. A ceci près qu’en 2006, dans sa frénésie de prouver rétrospectivement le bien fondé de son invasion de l’Irak, la Maison Blanche a publié sur le net la recette de la bombe sur un site mettant à disposition du public les archives saisies après la guerre. Au grand dam de l’AIEA. En mars 2006, le gouvernement des USA a créé un site Web destiné à rendre publiques les nombreuses archives de documents irakiens saisis durant la guerre. L’administration Bush a pris cette décision sous la pression des élus Républicains du Congrès qui espéraient mettre à profit Internet « pour trouver de nouvelles preuves des dangers posés par Saddam Hussein, avant le déclenchement de la guerre ». Mais au cours des dernières semaines, le site « Opération Iraqi Freedom Document Portal » a publié des informations que les experts en armement jugent dangereuses. Il s’agit des comptes rendus détaillés des programmes Irakiens secrets de recherche nucléaire, datant d’avant la première guerre du golfe en 1991. Selon les experts, ces documents fournissent un guide de base pour la fabrication d’une bombe atomique. La nuit dernière, le gouvernement a fermé ce site après que le New York Times se soit fait l’écho des protestations émises par les spécialistes des systèmes d’armes et les fonctionnaires internationaux chargés du contrôle des armements. Un porte-parole du directeur des services de renseignement a annoncé que l’accès au site avait été suspendu « en attendant un examen destiné à s’assurer que son contenu convienne à une diffusion publique. » Les fonctionnaires de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, craignant que ces informations puissent faciliter le développement d’armes nucléaires pour des Etats comme l’Iran, ont adressé la semaine dernière une protestation officieuse au délégué américain auprès de l’AIEA, affirment des diplomates européens qui ont choisi de garder l’anonymat. Un diplomate déclare que les experts techniques de l’agence « ont été choqués » par cette divulgation. Les documents incriminés, au nombre d’une douzaine environ, sont des diagrammes, des schémas, des formules mathématiques ainsi que de longs textes explicatifs sur la fabrication de bombes nucléaires. Les experts qui les ont consultés estiment que ces informations vont au-delà de ce qui est disponible sur Internet ou dans d’autres forums publics. Ces documents fournissent des informations détaillées sur le processus de fabrication des circuits de tir nucléaire et de déclenchement des explosifs, ainsi que sur les noyaux radioactifs des bombes atomiques. « Pour les Etats-Unis, c’est très irresponsable de lancer un allumette sur un terrain aussi inflammable », juge Bryan A. Siebert, ancien responsable de la classification des documents au ministère de l’Energie, chargé des programmes d’armement nucléaire. « Il y a beaucoup de choses concernant les armes nucléaires qui sont secrètes et doivent le rester. » Le gouvernement avait déjà reçu des avertissements sur le contenu de ce site Web. Au printemps dernier, après que le site ait publié des documents irakiens traitant des armes chimiques, les fonctionnaires des Nations Unies en charge du contrôle des armements avaient obtenu le retrait d’une page qui fournissait des informations sur la production du tabun et du sarin, des agents neurotoxiques mortels qui provoquent une insuffisance respiratoire. Des diplomates européens ont déclaré cette semaine que certains des documents rendus disponibles sur ce site sont identiques à ceux présentés au Conseil de sécurité de l’ONU à la fin 2002, alors que les USA se préparaient à envahir l’Irak. Mais contrairement à la version publiée sur Internet, les documents transmis au Conseil de Sécurité avaient été largement censurés, afin de dissimuler des informations sensibles sur les armes non conventionnelles. Cette expurgation, selon les diplomates, avait été réalisée en accord avec les responsables américains et ceux des nations maîtrisant la technologie nucléaire. Mohammed El Baradei, le directeur de l’Agence Internationale de l’Energie, qui fut responsable d’une partie des inspections en Irak, avait déclaré au Conseil de Sécurité fin 2002 que ces précautions étaient « consistantes avec la règle selon laquelle les informations sensibles ne doivent pas être rendues publiques. » Un diplomate européen de haut rang note que des experts ont étudié ces documents nucléaires publiés sur ce site et ont jugé leur publication potentiellement dangereuse. « C’est un livre de cuisine », déclare ce diplomate, qui s’exprime anonymement en raison de son obligation de réserve. « Si vous disposez de cela, cela accélère un tas de choses. » Le New York Times a examiné des dizaines de ces documents et a demandé à plusieurs experts nucléaires d’en évaluer certains. Peter D. Zimmerman, un physicien qui a travaillé au service de l’état, les a qualifié de « très sensibles, dont une grande partie relève sans aucun doute de données classifiées. » William J. Broad New York Times,

20 juin 2008

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2083


5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information  

5-1 Virginie de Romanet : Contrat international d’objectifs pour l’Irak : Un coup médiatique de plus.                                    L’Irak entre fausse générosité et vrai pillage

Lors de la conférence sur l’Irak à Stockholm fin mai 2008, conférence dite « de suivi du Contrat international d’objectifs pour l’Irak » adopté à Charm el Cheik (Egypte) en mai 2007, le secrétaire d’Etat belge aux affaires étrangères, Olivier Chastel, a déclaré que la Belgique s’engageait à annuler 80% de la dette publique irakienne vis-à-vis de la Belgique d’ici la fin de l’année 2008.

Un coup médiatique de plus
Le CADTM dénonce la supercherie contenue dans cette déclaration. En effet, cet engagement avait déjà été décidé dans le cadre de l’accord du Club de Paris (regroupement informel des 19 pays créanciers les plus puissants de la planète qui se réunit au sein du ministère français des finances) en novembre 2004. Cet accord a ensuite été entériné par la signature le 31 octobre 2005 d’un accord bilatéral entre les deux pays.
La mise en œuvre de l’accord du Club de Paris |1| devait avoir lieu en deux tranches ; une première tranche de 60% accordée en 2006 (à l’exception des Etats-Unis qui ont annulé l’entièreté de la dette irakienne à leur égard) ; une seconde en 2008, annulant 20% supplémentaires, ce qui porte bien le total de l’annulation à 80%. Il faut signaler que cette annulation a eu lieu sous la houlette des Etats-Unis, qui veulent que leurs multinationales profitent des possibilités fantastiques offertes par la reconstruction de l’Irak. Rien de nouveau donc ! Cependant, la Belgique communique à ce sujet comme si elle faisait preuve là d’une générosité renouvelée qu’il fallait porter à la connaissance de l’opinion publique. Mais le CADTM n’a pas la mémoire courte ! Car le procédé n’est pas nouveau. Il y a quelques années, la Belgique avait déjà comptabilisé dans son aide publique au développement une annulation de dette vis-à-vis de la République démocratique du Congo. La Belgique avait annoncé un montant tout à fait exagéré car il ne tenait pas compte de la valeur actualisée au prix du marché d’anciennes créances datant du régime de Mobutu (1965-1997). Alors qu’il ne s’agissait que d’un simple effacement dans ses livres de comptes, la Belgique a eu le toupet de tromper ses citoyens en leur faisant croire que son aide publique au développement faisait un bond important, alors qu’elle s’est dégonflée dès l’année suivante. Même si cela n’excuse rien, la Belgique n’est cependant pas un cas isolé. Signalons au passage que pour l’accord du Club de Paris de novembre 2004, les chiffres de la dette irakienne ont été délibérément augmentés d’intérêts de retard alors que depuis la seconde guerre du Golfe de 1991, l’Irak ne disposait plus de son pétrole, géré par l’ONU, ni de ses avoirs à l’extérieur qui étaient bloqués (blocus qui a abouti à la mort de plus de 500 000 enfants irakiens). Alors que l’Irak subissait un embargo décidé par les principales puissances de la planète, le pays se trouvait de facto empêché de rembourser sa dette, et ces puissances n’ont eu aucun scrupule à lui réclamer les intérêts de retard associés. Par ailleurs, l’annulation décidée au sein du Club de Paris ne porte que sur une partie de la dette bilatérale de l’Irak. La dette restante et les réparations réclamées à l’Irak par des pays de la région devraient encore se monter, selon Jubilé Irak, à 54,3 milliards de dollars, le service de la dette représentant 163% des revenus d’exportation.

Des conditionnalités catastrophiques...
Cette situation permet la poursuite de l’imposition des mesures néolibérales en vigueur depuis le décret 39 du 20 septembre 2003 qui a aboli l’interdiction de l’investissement étranger. Aujourd’hui, les étrangers peuvent détenir jusqu’à 100% du capital sauf pour les ressources naturelles.
Ainsi, l’annulation de dette dissimule des mesures désastreuses pour le peuple irakien : des privatisations qui bénéficient aux sociétés transnationales avec de juteux contrats et une économie parmi les plus libéralisées de la planète. Pendant ce temps, la souffrance du peuple irakien continue avec le licenciement de 500 000 fonctionnaires, représentant 8% de la population active, dont 400 000 employés des Forces armées irakiennes. L’intervention du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale a contraint le gouvernement irakien à augmenter considérablement les prix des carburants dans un pays où les réserves pétrolières sont parmi les plus importantes de la planète. Une telle hausse a évidemment des répercussions sur le coût de l’alimentation, du fait du transport. Ces institutions ont également exigé la privatisation de plus de 200 entreprises d’Etat alors que le taux d’imposition des bénéfices a été abaissé de 45% à 15%. La fin des subventions aux produits alimentaires de base et des rations alimentaires subventionnées, des licenciements supplémentaires et des gels de salaires dans le secteur public ainsi que le retrait de la loi sur les retraites qui fixait le montant des pensions à 80% du dernier salaire ont fait partie des exigences de ces deux institutions.

...profitant toujours aux mêmes !
C’est la firme américaine BearingPoint, fusion des branches consulting de KPMG et d’Arthur Andersen France, crée en 2002 qui a mis en oeuvre la privatisation de l’économie irakienne conjointement avec l’Agence américaine d’aide au développement (l’USAID). Comme son nom ne le dit pas, le développement dont il s’agit est bien celui des multinationales américaines qui font en Irak des bénéfices plantureux au détriment de la majeure partie de la population irakienne.

Proposer de vraies alternatives à cette conférence totalement creuse
La conférence de Stockholm n’amène rien de nouveau dans ce paysage de désolation. Sa déclaration finale se contente de rappeler à tort que le développement ne viendrait que par l’investissement étranger. Aucune mesure publique n’est préconisée pour venir en aide à la population irakienne.
Le CADTM s’indigne de cette situation et préconise l’annulation inconditionnelle de la totalité de la dette irakienne héritée de l’ère de Saddam Hussein et de sa guerre meurtrière contre l’Iran (guerre qui avait été activement soutenue par les grandes puissances). Il s’agit d’appliquer la doctrine de la dette odieuse |2| qui stipule : « Si un pouvoir despotique (le régime de Saddam Hussein, NDLR) contracte une dette non pas selon les besoins et les intérêts de l’Etat, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, cette dette est odieuse pour la population de l’Etat entier. Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation : c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée ; par conséquent, elle tombe avec la chute de ce pouvoir » |3|. Le CADTM réclame la fin de l’ingérence étrangère et des institutions financières internationales et l’abandon des mesures néolibérales, qui condamnent la population irakienne à la misère pour permettre à quelques grandes entreprises occidentales de s’en mettre plein les poches.

Notes de bas de page: |1| www.clubdeparis.org 2| http://clubdeparis.org/spip.php ?article5 3| Alexander Sack, Les effets des transformations des Etats sur leurs dettes publiques et autres obligations financières, Recueil Sirey, 1927.

Virginie de Romanet http://www.cadtm.org/spip.php?article3455 URL: http://www.cadtm.org

5-2 Juan Chingo : Crise, néo-impérialisme et résistance.

Après les événements du 11 septembre 2001, la guerre en Irak a représenté l’apogée de l’influence des néo-conservateurs de Washington. La défaite du régime de Saddam Hussein à la suite d’une guerre sans l’aval de l’ONU et une large opposition des alliés traditionnels des Etats-Unis sont la confirmation la plus évidente du cours unilatéral de la politique extérieure états-unienne. A partir de ce résultat, deux chemins opposés s’ouvrent. Une des variantes est que les Etats-Unis transforment leur victoire en un succès politique en transformant l’Irak en une plate-forme afin de projeter leur pouvoir dans la région et dans le monde, en amenant à une redistribution du pouvoir/domination international. Pour reprendre l’expression de Charles Krauthammer , il s’agirait de passer du " moment unipolaire " ouvert par la décennie de la fin de la Guerre Froide et la débâcle de l’ex-URSS à une nouvelle " ère unipolaire ". L’autre possibilité serait que les Etats-Unis ne soient pas prêts à assumer les responsabilités qu’impliquent leur cours néo-impérialiste, ou même que les coûts de cette nouvelle politique soient trop élevés, les obligeant à reculer dans leur offensive à échelle internationale. Cette variante impliquerait une perte d’influence des Etats-Unis dans le système mondial, dévoilant la dichotomie aiguë entre leur énorme pouvoir militaire et leur capacité à modeler le monde à leur manière. La politique des Etats-Unis de redéfinition de leur hégémonie au détriment de leurs concurrents impérialistes et des bourgeoisies semi-coloniales est l’élément le plus dynamique du panorama international actuel. La question est de savoir laquelle des deux tendances que nous venons de souligner l’emportera, ce qui aura un énorme impact sur la situation mondiale dans son ensemble.   " L’agenda " néo-conservateur Le changement de régime à Bagdad est l’opération la plus importante réalisée par l’offensive guerrière états-unienne. Cela représente le premier chapitre de " l’agenda " néo-conservateur qui a pour but de redéfinir l’hégémonie nord-américaine. Comme le souligne Thomas Donnely dans un récent numéro de National Security Outlook de l’American Enterprise Institute, " la question centrale aujourd’hui, c’est comment les Etats-Unis peuvent capitaliser leur victoire en Irak afin de soutenir, étendre et institutionnaliser la Pax Americana  ". L’agression contre l’Irak démontre que les Etats-Unis ont décidé de modifier les bases de l’ordre mondial en fonction de leur seul profit. Il s’agit donc de " préserver la primauté nord-américaine [et] d’institutionnaliser l’unipolarité ". Il en ressort une radicale transformation de la politique extérieur de la principale puissance mondiale, destinée à positionner les Etats-Unis comme une superpuissance intouchable, modifiant le statu quo actuel. Le Proche et le Moyen-Orient sont des régions où cette politique s’affirme le plus clairement, les équilibres politiques et géopolitiques ayant été fortement secoués par la guerre et ses conséquences. Le nouveau cours que renferme la " doctrine Bush " laisse derrière elle le multilatéralisme qui était et reste encore aujourd’hui la politique la plus adéquate pour une fraction de l’élite nord-américaine afin de d’affronter les défis que représentent ses responsabilités hégémoniques et afin de préserver ses intérêts nationaux. Cette politique est apparue à l’origine sous la présidence de Wodroow Wilson (1913-1931). Elle tendait à justifier un interventionnisme global tendant à présenter les Etats-Unis comme un policier global bénéfique. Cette politique a constitué le ciment de l’idéologie et des institutions créées à la suite de la seconde Guerre Mondiale. Cette politique a continué à être celle des Etats-Unis au cours des années 1990 sous les présidences de George Bush père puis de Bill Clinton. Si l’on compare les deux politiques extérieures états-uniennes, l’actuelle " se distingue par ce qu’elle n’est pas " comme le souligne un analyste. " Il ne s’agit pas du multilatéralisme clintonien, le Président ne fait pas appel aux Nations Unies, il n’exprime pas sa foi dans le contrôle de l’armement, et n’alimente pas non plus le moindre espoir en ce qui concerne tout type de " processus de paix ". Il ne s’agit pas non plus de l’équilibre réaliste du rapport de force cher à [Bush] père. Il s’agit plutôt d’une réaffirmation que la paix états-unienne et la sécurité véritable ne seront gagnées qu’après l’affirmation de la force militaire, comme des principes politiques états-uniens ". La politique actuelle rappelle à certains analystes la vieille époque allant de la fin du XIX° au début du XX° avec ses invasions dans les Caraïbes, l’Amérique Centrale et même dans le Pacifique. Dans ce sens, Washington entendait couper la route des Européens sur le continent américain et s’assurer d’une route directe vers l’Asie, préparant l’expansion de l’impérialisme américain sur la scène mondiale. Plus précisément encore, l’actuelle philosophie néo-conservatrice s’apparente à celle de Theodore Roosevelt (1901-1908), opposée à celle de Wilson -qui fut elle la politique extérieure états-unienne dominante au cours du XX° siècle-. Certaines similarités sont surprenantes. Pour Henry Kissinger, Theodore Roosevelt " a été le premier président à insister sur le devoir des Etats-Unis de faire sentir globalement son influence, et mettre en relation le pays avec le monde, reprenant le concept d’intérêt national (…). Le premier pas (…) à consister à donner une interprétation plus interventionniste de la doctrine Monroe en l’identifiant aux doctrines impériales de l’époque. ‘Corollaire’ de la doctrine Monroe, il proclama le droit général d’intervention de ’toute nation civilisée’, que les Etats-Unis étaient les seuls à même d’exercer sur le continent américain ". Un des discours les plus connus de Theodore Roosevelt dépeint sa politique de pied en cap et rappelle le discours de Bush à l’ONU l’an passé lorsqu’il cherchait une légitimité internationale à sa politique. Il peut également nous rappeler les critiques les plus virulentes des néo-conservateurs à l’égard de la politique de l’administration Clinton. " Je considère haïssable l’attitude de Wilson-Bryan, consistant à avoir confiance dans les traités de paix, dans des promesses intenables, dans tout type de papier n’ayant pas l’appui d’une force efficace. (…) La bigoterie timide non appuyée par la force est aussi maligne et nocive que la force séparée de la justice ". Proclamer ouvertement la stricte défense des intérêts nationaux et une politique guerrière teintée de défiance à l’égard des institutions multilatérales rapprochent l’actuelle politique états-unienne du dur réalisme de Theodore Roosevelt. Cependant, la politique de l’administration Bush combine à son tour les idées wilsoniennes de la promotion des valeurs nord-américaines dont le caractère universel font qu’elles peuvent être imposées à d’autres pays sans être négociées. C’est dans ce sens qu’une des figures paradigmatiques des néo-conservateurs, Paul Wolfowitz, secrétaire adjoint à la Défense , déclare que " pour gagner la guerre contre le terrorisme et aider à construire un monde plus pacifique, nous devons parler aux centaines de millions de personnes tolérantes et modérées habitant le monde musulman, où qu’ils vivent, et qui aspire à jouir des effets bénéfiques de la liberté, de la démocratie et de la libre entreprise. Parfois on décrit ces valeurs comme des valeurs occidentales. Mais ce que nous voyons dans les faits, comme en Asie et dans d’autres parties du monde, il s’agit de valeurs universelle, nées d’une aspiration humaine partagée ". Nous nous trouvons donc face à une politique qui joint ce qui habituellement est présenté comme le masque progressiste derrière lequel se cache l’impérialisme nord-américain, utilisé par la droite républicaine pour mener une politique ouvertement impérialiste. Mais ce qui est véritablement nouveau, c’est que dans la tentative états-unienne actuelle de redéfinition d’un nouvel ordre mondial la différence du passé, il ne s’agit pas de la politique d’un impérialisme en expansion mais bien d’un impérialisme en plein déclin. En d’autres termes, lorsque les Etats-Unis sont entrés sur la scène internationale, ils étaient jeunes et forts, avec la force nécessaire afin que le reste du monde adopte leur vision des relations internationales. En 1945, à la suite de la seconde Guerre Mondiale, les Etats-Unis d’Amérique était si puissants qu’il semblait qu’ils pouvaient modeler le monde à leur image. La situation actuelle n’est plus la même. Il existe trois blocs économiques plus ou moins équivalents et dans ce cadre les Etats-Unis ne peuvent ni se retirer de l’ordre mondial ni le dominer. Dans ces conditions, la tentative d’imposer un " ordre international libéral supérieur à celui qui a existé après la seconde Guerre Mondiale ", basé sur un nouveau système d’alliances avec des Etats partageant " les intérêts et les principes " étasuniens recèle une bonne dose de volontarisme et d’aventurisme pouvant générer chocs et tensions sur la scène internationale. C’est ce qu’a démontré récemment le conflit irakien, et l’on peut penser que le développement de ces tendances pourraient se retourner contre les Etats-Unis eux-mêmes. ..... Les limites du pouvoir et de la domination militaire nord-américaine Le programme néo-conservateur bénéficie d’un soutien croissant au sein de l’élite et reflète les tendances les plus profondes du capital américain. Il est néanmoins traversé par de fortes contradictions et repose sur la brèche énorme existant entre, d’une part, la suprématie militaire indiscutée qui est la base de la " militarisation " de sa politique extérieure, et d’autre part l’absence de volonté nécessaire pour accepter les sacrifices que cette politique extérieure implique. D’un point de vue économique, la politique extérieure nord-américain est confrontée à une contradiction structurelle. Les Etats-Unis se sont transformés depuis quinze ans en la principale nation endettée à niveau planétaire. 5 à 6% de son PIB dépend de l’inversion étrangère directe et 40% de sa dette extérieure est entre des mains étrangères. Face à ses ambitions " impériales ", ses créanciers –notamment le capital européen- pourraient en venir à douter de continuer à financer les Etats-Unis à ces niveaux actuels. Mais au delà de cette limitation économique, il existe un obstacle important se dressant face à l’agenda néo-conservateur et dont doit tenir compte toute discussion sur les conditions de possibilités d’établissement d’un " empire nord-américain ". Cet obstacle réside dans la transformation significative de la relation entre les pays centraux et les pays arriérés de la périphérie –ou semi-colonies-, à la suite des énormes luttes de libération nationale qui ont traversé le XX° siècle. Le tournant américain tentant d’établir une domination impériale directe comme on le voit aujourd’hui en Irak fait face à une réalité indiscutable : aujourd’hui, la domination coloniale est beaucoup plus difficile à établir qu’au cours de la première vague de domination impérialiste. Comme le souligne l’historien britannique Eric Hobsbawm, " dans le passé [la domination coloniale] était rendue possible car les gens étaient préparés à accepter cette logique de pouvoir. Les Britanniques ont réussi à diriger l’Empire des Indes, bien plus grand que la Grande-Bretagne. Ils gouvernaient des centaines de millions de personnes avec un nombre restreint de soldats et de fonctionnaires britanniques, en partie parce que les Indiens avaient toujours été soumis à différents conquérants, et qu’ils acceptaient la logique de la situation. De plus (…) l’Empire britannique en Inde dépendait, en partie, des alliances passées avec les princes indiens, qui étaient sujets des Britanniques, mais qui ont sauvés les mêmes Britanniques ". Cette caractérisation que fait un historien provenant du marxisme est aujourd’hui partagée par les secteurs les plus lucides de la bourgeoisie impérialiste face aux obstacles qui commencent à devenir patent face à la volonté de consolider la domination nord-américaine en Irak et au Proche et Moyen-Orient. Martin Wolf, un des principaux éditorialistes du Financial Times londonien souligne, par rapport à la tentative américaine de " constructions nationales " [" nation building "], que " les difficultés sont aujourd’hui plus grande qu’il y a un siècle ou plus. Ce qui a lieu sur le terrain est répercuté partout dans le monde. Les électorats [des pays centraux] sont conscients des coûts des occupations en terme de vies humaines et économiques. Les occupés ne sont pas d’origine paysanne comme les anciennes société agraires. La technologie moderne leur permet de communiquer facilement avec le monde extérieur. Ils savent ce que signifie auto-gouvernement, démocratie, nationalisme et aujourd’hui la renaissance islamiste. L’Empire britannique a été fille de son époque. On ne peut pas le recréer aujourd’hui ". Mais la plus grande faiblesse du projet néo-conservateur réside dans la charge que représente pour la population nord-américaine cette redéfinition des formes de la domination impérialistes et des risques que cette domination implique. Joseph Nye souligne que " l’empire américain n’est pas limité par la ‘sur-extension impériale’, si l’on entend cela comme un coût impossible par rapport à notre PIB. Nous consacrions une part plus importante de notre PIB au budget militaire au cours de la Guerre Froide. La sur-extension va venir du fait que l’on devra maintenir l’ordre dans chaque fois plus de pays périphériques, plus que ne peut l’accepter l’opinion publique. Les sondages montrent que l’idée impériale est peu accepter par la population. En réalité, le problème de la création d’un Empire américain doit être poser en termes de ‘sous-extension impériale’. Ni la population ni le Congrès montrent de réelle volonté d’investir sérieusement dans des instruments nécessaires pour les constructions nationales [nation building] et pour des moyens de gouvernabilité distincts de la force militaire. (…) Notre armée est formé pour combattre plus que pour assurer un travail de police. (…) Elle tend à éviter les constructions nationales. Elle a créé une force armée qui est plus préparée pour enfoncer une porte, renverser un dictateur puis rentrer à la maison que pour rester et faire face au long travail de construction d’une politique démocratique ". La panique et la peur générés par les attentas du 11 septembre au sein de la population américaine ont permis à Bush d’impulser de manière exceptionnelle une politique impériale à moindre coût, du moins sur le plan interne, au cours de ses deux récentes incursions militaires victorieuses, en Afghanistan puis en Irak. Mais un projet militariste soutenu devrait gagner de solides bases sociales internes, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui aux Etats-Unis en dépit du tournant droitier du gouvernement Bush. De nouvelles convulsions sociales internes ou extérieures, de nouveaux attentats terroristes et une plus grande panique et défiance de la population pourraient néanmoins créer dans l’avenir une base sociale réactionnaire qui pourrait être séduite par la nouvelle démagogie impérialiste, pouvant appuyer une politique extérieure militariste soutenue. Au contraire, le coût croissant de la position internationale des Etats-Unis, tout comme un bond en avant dans la crise économique interne, pourraient créer des forces hostiles au nouveau cours militariste et unilatéral, comme cela a été déjà le cas dans le passé au cours de la guerre du Vietnam. Cela se voit d’ailleurs dans l’opinion favorable croissante dont bénéficie Hillary Clinton identifiée à la politique –appliquée de manière sénile- fidèle au vieux multilatéralisme sous l’administration Clinton. Un autre phénomène est l’apparition –plus à gauche sur l’échiquier politique- d’Howard Dean et son discours populiste, signe annonciateur des élections présidentielles de 2004. Voilà les deux programmes alternatifs qui se préparent de manière préventive dans des secteurs encore minoritaires aujourd’hui de l’establishment, face à une probable détérioration ou échec du cours impérialiste actuel. Ce que l’on peut en revanche affirmer, c’est qu’il sera dur pour Bush de continuer à bénéficier d’un consensus exceptionnel afin de poursuivre sa politique extérieure militariste soutenue, et cela à mesure que le traumatisme causé par le 11 septembre disparaît du corps social américain. Bien au contraire, tout semble annoncer une polarisation de la population américaine. En raison de tous ces éléments précédemment énoncés, il n’est pas à exclure que le projet néo-conservateur –même s’il représente les tendances structurelles du capital états-unien et son objectif de conserver sa primauté mondiale- ne soit appelé à reculer ou à céder son hégémonie temporaire dont il bénéficie depuis les attentas contre les tours jumelles et le Pentagone. A l’heure actuelle l’enjeu immédiat est l’Irak est la capacité des Etats-Unis à gérer la lutte de guérilla anti-américaine combinée au réveil politique chiite dans le Sud du pays. Si les Etats-Unis et la Grande-Bretagne obtiennent un succès rapide et transforment l’actuelle instabilité en un gouvernement stable, les néo-conservateurs de Washington seront légitimés. Si la transformation de l’Irak échoue, les conséquences pourront être abominables pour les néo-conservateurs. Comme le souligne Martin Wolf en tirant la sonnette d’alarme, " les Etats-Unis doivent comprendre les limites de leur pouvoir militaire. L’idée que leur seule force prépondérante permet de réordonner la politique internationale est une pure illusion. Parfois, c’est inévitablement le cas. Mais si les Etats-Unis tentent d’atteindre leur objectif à travers une politique extérieure militarisée qui déprécie la vision de leurs alliés et le rôle des institutions globales, ils sont condamnés à l’échec. Et cela serait un échec, pas simplement pour les Etats-Unis, mais pour le monde entier ". En d’autre termes, ce qui fait peur à ce lucide analyste de la bourgeoisie impérialiste, c’est que le cours militariste affaiblisse le seul gendarme mondial, gardien de la totalité de l’ordre capitaliste.

Juan Chingo   http://www.ft-europa.org/francais/doc/nov03_01_crise_neoimperialisme.htm Juillet 2003.


25/06/2008

n°371 - Journal d'Irak 18-6 au 24-06 - Début - Les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique.

n°371 - Journal d'Irak 18-6 au 24-06 - Début - Les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique. Journal d'Irak   

N°371       du 18/06 au 25/06/08

Par M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire :

Tiré à part :

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

1 Analyse

2 Occupation de l'Irak

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos  (dans 2eme partie journal –suite-
5-2 Jeremy Bigwood : Comment les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique.
6 Brèves
6-1 La Chambre vote un compromis sur le financement de la guerre en Irak.
6-2 De nouvelles consignes pour les soldats américains.
6-3 Total prêt à signer un contrat avec l'Irak et à construire une raffinerie à Jubaïl.
7 Dossiers              (dans 3eme partie journal -Fin)
7-1 Robert Kaplan : « le fardeau de l’homme blanc ».
7-2 Point de vue de Ramzy Baroud : Légaliser l’occupation : la dernière combine de Bush.
7-4 Point de vue de Charlotte Raab : L'entourage de McCain débarrassé de proches de Bush. 7-5 Point de vue de Amnesty International :  Les gouvernements abandonnent et induisent en erreur les réfugiés. 

L'Irak en chiffre: du 18-016 au 24/06/08


Tués Blessés
Peuple irakien 3 + x x
Usboys/Autres boys + miliciens 8 9
Policiers, armée et collaborateurs & miliciens 19 34


La résistance contre l'agresseur Analyse & déclaration Réorganisation de l’Armée du Mahdi et ses 60 000 hommes. Moqtada Sadr entame une réorganisation en profondeur de son armée et a dévoilé qu’une unité spéciale serait désormais chargée de combattre l’armée américaine. « Nous continuerons à résister contre l’occupant jusqu’à la libération ou jusqu’à la mort. L’armée sera professionnelle et sera la seule à détenir des armes », a ajouté le leader Selon Moqtada Sadr, ce groupe, présenté comme une unité d’élite, « agira seulement contre l’occupant et aura interdiction d’avoir recours aux armes contre les Iraqiens ». Derrière cette réorganisation, se profile le dessein de s’implanter encore davantage au sein de la population iraqienne, alors que le mouvement est largement implanté dans quasiment toutes les régions du pays En même temps, le mouvement Sadr, une des principales forces politiques en Iraq, a annoncé dimanche qu’il boycotterait des élections provinciales d’octobre Le scrutin, organisé dans les 18 provinces iraqiennes, doit désigner les institutions locales, qui ont des pouvoirs étendus dans le cadre de la décentralisation voulue pour l’Iraq. Dans le quotidien américain Washington Post paru dimanche, le porte-parole du mouvement précise : « Nous ne voulons pas être blâmés ou considérés comme partie prenante d’un gouvernement qui laisse le pays occupé par l’armée américaine ». « Nous estimons que les occupants interfèrent dans le travail des conseils (provinciaux) quand il s’agit des projets économiques et de leurs financements », a justifié pour sa part Liwa Sumaysim, le chef du bureau politique du mouvement sadriste. Source : Al Ahram 23/06 http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2008/6/18/marab1.htm

Rapport : "Mesure de la stabilité et de la 'sécurité' en Irak", Les avancées  "restent fragiles, réversibles et inégaux", selon le rapport trimestriel du Pentagone publié lundi. Le rapport, souligne que "les tendances sur le front sécuritaire, politique et économique en Irak continue d'être positives", mais que ces avancées demeurent "fragiles". "Tous les indicateurs sont en baisse de 40% à 80% par rapport aux niveaux d'avant l'envoi de renforts" américains début 2007, et "le nombre total d'incidents a chuté à son plus bas niveau depuis plus de quatre ans", fait valoir le rapport. Toutefois, "les évènements récents à Bassorah, à Sadr City et ailleurs ont généré de nouveaux défis pour le futur", … AFP / 23 juin 2008



Occupation de l'Irak Paroles & actions des bientôt président...

Obama :  21-06 M. Obama entend consulter l’état-major dès sa prise de fonctions, avec l’objectif de retirer les troupes de combat en 16 mois. http://www.aloufok.net McCain : 21-06 John McCain, convaincu que les Etats-Unis "sont en train de réussir(…) ", s’affirme prêt à laisser des militaires en Irak aussi longtemps que nécessaire. 21/06/08 http://www.aloufok.net



3) Politique a) des collaborateurs Irakiens

Maliki Les grandes manoeuvres

23-06 al-Maliki a annoncé lundi le lancement prochain d’une opération militaire de grande envergure dans la province de Diyala. Les troupes américaines et irakiennes ont déjà mené des opérations similaires mais la mission de l’armée irakienne sera autrement plus difficile dans la province de Diyala dont Baqouba (60 km au nord de Bagdad) est la capitale. Cette province, est considérée comme l’une des plus dangereuses d’Irak depuis 2005 pour les occupants. La région est frontalière de l’Iran, et les éléments de la branche irakienne d’Al-Qaïda sont y sont actifs. http://www.aloufok.net/



4 Lutte pour la libération du territoire

 Pertes déclarée des occupants. Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

23-06 Deux militaires américains sont morts dans une attaque à l'arme légère qui a également blessé trois soldats et un interprète à Salman Pak, à 25 km au sud de Bagdad, selon un communiqué de l'armée américaine. Un responsable de la police irakienne a déclaré à l'AFP sous couvert de l'anonymat que les soldats avaient été attaqués par Raad Hammoud Ajil, membre du conseil municipal d'Almadaïn, une ville également appelée Salman Pak et située à 25 km au sud de Bagdad. AFP & Karim TALBI La journée de mardi a été particulièrement meurtrière pour l'armée américaine.

24-06 Trois soldats américains et leur interprète ont été tués mardi soir dans un attaque à la bombe dans la province de Ninive, dont Mossoul est la capitale, a déclaré mercredi l'armée américaine. La baisse relative des attaques à Bagdad et dans tout le pays a conduit les soldats américains à sortir plus souvent de leurs bases pour patrouiller dans les rues. Cette nouvelle situation en fait également des cibles plus faciles pour les résistants notamment dans les quartiers comme Sadr City. Afp 25-06 Attaque d’une mairie de Sadr City. Des soldats américains se trouvaient à l'intérieur pour superviser l'élection de nouveaux membres du conseil municipal, selon un membre de ce conseil. Deux soldats américains et trois employés de la représentation américaine, deux Américains et un Italien, ont été tués. (Les civils américains dépendaient pour l'un, Steven Farley, du département d'Etat, alors que le second américain et l'Italien, d'origine irakienne, travaillaient pour le département de la Défense. ) a indiqué à l'AFP la porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis, Mirembe Nantongo. On comptait également de nombreux blessés: dont un soldat américain, selon diverses sources.  (AFP & AP)

24-06  Un soldat américain a été tué et cinq blessés dans une attaque à 25 km au sud de Bagdad. http://www.aloufok.net/



Les combats par provinces Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad

22-06 Au moins 16 personnes ont été tuées et 40 blessées dans une attaque kamikaze contre une patrouille de la police. Huit policiers, figuraient parmi les morts. http://www.aloufok.net/ 

24-06 Attaque d’une mairie de Sadr City. "Nous devons élire de nouveaux membres dans la mesure où d'anciens collègues, notamment certains appartenant au mouvement de Moqtada Sadr, ont quitté le conseil municipal", a expliqué le membre du conseil municipal. Au moins six collaborateurs civils irakiens ont  perdu la vie, selon le ministère de l'Intérieur. On comptait également de nombreux blessés: au moins dix collaborateurs civils irakiens & trois membres du conseil local grièvement atteints.  (AFP & AP)

24-06 Des hommes ont abattu mardi le président du conseil local, de Abou Dshir, une enclave dans un quartier du sud de la capitale irakienne. AP


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie ), Sindjar & Zaidan

Les USA vont 'ceder' la province. L’armée américaine a annoncé lundi qu’elle allait transférer ce week-end aux forces de sécurité irakiennes le contrôle de la province d’Anbar. Selon Mamoune Sami Rachid, gouverneur de cette province, la cérémonie de passation du pouvoir au niveau militaire et policier aura lieu samedi. La province d’Anbar a notamment été le théâtre en 2004 de deux plus sanglantes batailles en cinq années de guerre, lors d’assauts menés par les Américains sur la ville de Falloudja. Anbar est aussi connue pour le massacre d’Haditha, qui a vu des "marines" américains tuer 24 civils irakiens. Anbar sera la 10e des 18 provinces irakiennes rétrocédée. Jusqu’à présent, l’armée américaine a rendu aux autorités irakiennes le contrôle de trois provinces du Kurdistan irakien, dans le nord du pays, et de six provinces chiites dans le Sud. 24/06/08 Source : http://www.aloufok.net/


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb  (La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain

Baaqouba (60 km au nord de Bagdad)

23-06 Une kamikaze a actionné la bombe qu'elle portait tout près d'une patrouille de la police devant l'entrée d'un tribunal. Huit policiers figuraient parmi les victimes, selon une source policière. AFP & http://www.aloufok.net/



1-10 Bassorah (capitale méridionale de l'Irak, à 550 au sud de Bagdad.- (deuxième ville du pays)

Opération "Promesse de paix" L’armée irakienne, appuyée par des militaires US, a lancé jeudi l’opération "Promesse de paix" La plupart des gisements pétroliers sont situés dans le sud, à Bassorah et dans la province de Missane, Le gouvernement n’a pas caché qu’en intervenant à Amara, il voulait reprendre le contrôle de la production pétrolière "Cinq fonctionnaires du conseil de la province, membres du mouvement de Sadr, ont été arrêtés pendant la nuit", a déclaré à l’AFP le colonel Mehdi al-Assadi, porte-parole de la police de la province de Missane dont Amara est la capitale (365 km au sud de Bagdad). L’armée a également arrêté quatre policiers, dont deux capitaines, pour "collaboration avec des milices", a-t-il ajouté sans préciser s’il s’agissait de l’Armée du Mahdi, La veille, la police avait arrêté seize personnes, dont des miliciens de l’Armée du Mahdi. Parmi les seize, la police s’intéresse particulièrement au maire d’Amara, Rafeh Abdel Jabbar, membre du mouvement de Moqtada Sadr. Pour le mouvement Sadr, l’opération s’apparente à une chasse à l’homme. "Dans toute l’Irak, Bassorah, Sadr City à Bagdad, le gouvernement a toujours dit la même chose : Moqtada Sadr et l’Armée du Mahdi ne sont pas ciblés", "Mais après le début de l’opération, ils ont commencé à chercher les sympathisants de Sadr et de l’Armée du Mahdi", "Je ne sais pas si j’arriverai à sauver ma peau", a déclaré par téléphone à l’AFP le chef du mouvement à Amara entré dans la clandestinité. 21/06/08        source: http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4765



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003) L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)
   
Peuple
Civils tués (depuis l'occupation) 680.270
Civils blessés (depuis l'occupation)  707.450 ( chiffre très très minimum)
Civils violés (par les troupes d'occupations) 2.507     (voir Ibrahim Allousch
Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...) 48.938    (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) tués 4165  (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) blessés 3.895   (chiffre minimum)
En prison 150.268. (chiffre minimum)
Embargo 750.000 enfants (chiffre minimal)
Embargo 750.000 adultes (chiffre moyen)
Militaires irakiens tués pendant l'invasion 45.595 (chiffre minimal)
Civils tués pendant l'invasion 120.190 (chiffre minimal)
Coalition
Nombre de Soldats tués (ou décédés a la suites de leurs blessures+ suicide) 34.748
Soldats rapatriés (blessés ou malades) 152.845 (chiffre très minimal)
(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)
Disparus (dans la nature) 1.014
Désertions 5.501
Mutinerie 2 corps + 25
Aide psychologique 320.108***
Suicides       Mercenaires tues                                                                                  30.570 (chiffre repris de Dedefensa ) 300.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure 933
non-combattants accidentés, 27 103
Policiers/soldats irakiens  tués 13.095
Policiers /soldats irakiens blessés 26.211 (chiffre minimal)
Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature) 13.854
Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres) 5.476
Autres blessés ( collaborateur & mercenaires & autres) 13.208
Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'électricité 465 attaques (grand minimum)
Infrastructures du rail 195 attaques (idem)
Hélicoptères 99 ++              (idem)
Avions (& drone) 29 ++
Le taux moyen actuel des suicides, basé sur les chiffres pour 2006 et 2007, est de 18 par jour, 127 par semaine Les totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET 

n°371 - Journal d'Irak 18-6 au 24-06 - Suite - Les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique.

n°371 - Journal d'Irak 18-6 au 24-06 - Suite - Les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique. Journal d'Irak   - Suite -

N°371       du 18/06 au 25/06/08

Par M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire :
5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
5-2 Jeremy Bigwood : Comment les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique.
6 Brèves
6-1 La Chambre vote un compromis sur le financement de la guerre en Irak.
6-2 De nouvelles consignes pour les soldats américains.
6-3 Total prêt à signer un contrat avec l'Irak et à construire une raffinerie à Jubaïl.


5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  5-1 Charles Ferguson : No End in Sight
Documentaire    
Année de production : 2008

De Charles Ferguson
Avec Campbell Scott

Un nouveau regard sur la guerre en Irak menée par l'administration Bush...
http://www.allocine.fr/tags/default_gen_tag=guerre+d'irak.html

5-2 Jeremy Bigwood : Comment les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique.

Les campagnes domestiques de propagande comme « le fiasco des gourous du Pentagone » ont été exposées et décriées. Les grands médias ont employé des officiers militaires de haut rang pour fournir « une analyse » sur la guerre en Irak.
Mais on a découvert qu’ils avaient des liens avec des entreprises travaillant pour le Pentagone qui avaient un réel intérêt à ce que la guerre continue.
16 juin 2008
Sous le manteau, un autre scandale du journalisme couve : le gouvernement des États-Unis finance secrètement des médias et des journalistes étrangers. Des administrations publiques comme le département d’État, le département de
la Défense , l’Agence des États-Unis pour le Développement International (US Agency for International Development, USAID), le Fonds National pour la Démocratie (National Endowment for Democracy, NED), le Conseil Supérieur de la Radiodiffusion (Broadcasting Board of Governors, BBG) et l’Institut des États-Unis pour la Paix (US Institute for Peace, USIP), financent le développement des médias dans plus de 70 pays. La revue In These Times a découvert que ces programmes concernent des centaines d’organisations non gouvernementales étrangères (ONGs), journalistes, hommes politiques, associations de journalistes, médias, instituts de formation et écoles de journalisme. Le montant des soutiens va de quelques milliers à des millions de dollars.
« Le sujet que nous enseignons est la mécanique du journalisme, qu’il s’agisse de la presse écrite, télévision ou radio », a expliqué Paul Koscak, porte-parole d’USAID. « Comment bâtir une histoire, comment l’écrire de façon équilibrée..., tout ce type de chose que vous attendez d’un professionnel de la presse ».
Mais quelques personnes, spécialement en dehors des États-Unis, ont un différent point de vue.
« Nous pensons que la vraie intention occulte de ces programmes de développement des médias ce sont les objectifs de la politique extérieure [étasunienne] », a déclaré un diplomate vénézuélien de haut niveau qui a demandé de ne pas être nommé. « Quand l’objectif est de changer un régime, ces programmes ont prouvé être des instruments pour déstabiliser les gouvernements démocratiques élus que les États-Unis ne soutiennent pas ».
Isabelle MacDonald, directrice de la communication de Fairness and Accuracy in Reporting (FAIR) - un observatoire à but non lucratif des médias basé à New-York , a aussi une vision critique. « C’est est un système qui, en dépit de son adhésion affichée aux normes de l’objectivité, travaille souvent contre la vraie démocratie » - a-t-elle dit - « en appuyant la dissension et en aidant le gouvernement US à répandre la fausse information utile aux objectifs de la politique extérieure des Etats-Unis ».
Montrez-moi l’agence...
Il semble difficile de mesurer la taille et la portée du développement de ces médias « indépendants » parce que des programmes similaires existent sous diverses rubriques. Quelques agences considèrent que le « développement des médias » appartient à leur propre domaine, tandis que d’autres le classe comme « une diplomatie publique » ou « des opérations psychologiques ». Ainsi, il semble difficile de chiffrer combien d’argent va à ces programmes.
En décembre 2007, le Centre pour l’Aide Internationale aux Médias, (Center for International Media Assístance, CIMA), une officine du Département d’État financée par le NED, a rapporté qu’en 2006 l’USAID a distribué presque 53 millions de dollars pour des activités de développement de médias étrangers. Selon l’étude du CIMA, le Département d’État a estimé à 15 millions de dollars les subvention à de tels programmes. Le budget du NED pour les projets des médias s’élève à 11 millions supplémentaires. Et le petit Institut de
la Paix des États-Unis (USIP), dont le siège est à Washington, a pu avoir contribué avec 1,4 millions supplémentaires, selon le rapport qui n’a pas examiné le financement qu’octroient aux médias le Département de la Défense ni la CIA.
Le
gouvernement des États-Unis est de loin le plus grand fournisseur de fonds pour le développement des médias dans le monde, distribuant plus de 82 millions de dollars en 2006, sans inclure l’argent du Pentagone, de la CIA ou des ambassades des États-Unis dans les pays récepteurs. Pour compliquer le tableau, beaucoup d’ONGs étrangères et de journalistes reçoivent des fonds pour le développement des médias d’autres sources de financement du gouvernement des États-Unis. Certains reçoivent de l’argent de quelques sous-traitants des États-Unis et d’ « organisations internationales indépendantes à but non lucratif », tandis que les autres reçoivent de l’argent directement de l’ambassade des États-Unis dans leur pays.
Trois journalistes étrangers qui reçoivent un financement pour le développement des médias de la part des États-Unis nous informe que tels cadeaux n’affectent pas leur comportement ni ne modifient leur ligne éditoriale. Et ils nient pratiquer l’autocensure. Cependant, aucun ne le dirait publiquement.
Gustavo Guzmán, un ex-journaliste et maintenant ambassadeur bolivien aux États-Unis, a dit : « un journaliste qui reçoit de tels cadeaux n’est pas vraiment un journaliste, mais un mercenaire ».
Une histoire tordue
Le financement de médias étrangers par le gouvernement des États-Unis est une longue histoire. Vers le milieu des années 70, deux enquêtes du Congrès dérivées du scandale de Watergate, - les commissions « Church et Pike », du sénateur Frank Church (D-Idaho) et du représentant Otis Pike (D-NY) -, ont révélé les activités clandestines du gouvernement des États-Unis dans d’autres pays. Les deux commissions ont confirmé que, en plus de journalistes financés par
la CIA (étrangers et étasuniens), le gouvernement de Washington a aussi subventionné la presse écrite étrangère, des radios et des chaînes de télévision - chose que les soviétiques faisaient aussi.
Par exemple, Encounter (Lire le livre de Frances Stonor Saunders :
La CIA et la guerre froide culturelle), une revue littéraire une anticommuniste publiée en Angleterre entre 1953 et 1990, a été démasquée en 1967 comme une opération de la CIA. Et , comme c’est aujourd’hui le cas d’organisations au nom inoffensif tel que le « Congrès pour la Liberté de la Culture / Congress for cultural fredom », ont aussi été des façades de la CIA.
Les
enquêtes du Congrès ont établi que le financement clandestin des États-Unis à des médias étrangers a souvent occupé un rôle décisif dans la politique extérieure, mais nulle part autant qu’au Chili au début des années 70.
« La principale opération de propagande de
la CIA , à travers le journal [conservateur] de l’opposition El Mercurio, a probablement participé le plus directement possible au sanglant renversement du gouvernement d’Allende et de la démocratie au Chili », a dit Peter Kornbluh, analyste du National Security Archive, un institut de recherche [universitaire] indépendant non gouvernemental.
In These Times a demandé à l’agence si elle finance encore des journalistes étrangers. Le porte-parole de
la CIA Paul Gimigliano a répondu : « La CIA , d’ordinaire, ne confirme ni ne nie ce genre d’allégations ».
Les Ennemis du Département d’État ?
Le 19 août 2002, l’ambassade des États-Unis à Caracas, Venezuela, a envoyé le télégramme suivant à Washington :
« Nous attendons à ce que la participation de M. Lacayo à « Grant IV » soit reflétée directement dans son reportage sur les sujets politiques et internationaux. Alors que sa carrière progresse, nos liens plus étroits avec lui signifient que nous gagnerons un ami potentiellement important en position d’influence éditoriale ». [Note de l’éditeur : Le nom de M. Lacayo a été changé pour protéger son identité].
Le département d’État avait choisi un journaliste vénézuélien pour visiter les États-Unis sous le projet connu de "Grant IV", un programme d’échange culturel commencé en 1961. L’année dernière, le département a amené environ 467 journalistes aux États-Unis, pour un coût proche de 10 millions de dollars, selon un fonctionnaire du département d’État qui a demandé l’anonymat.
MacDonald, de FAIR, a dit que les « visites servent à construire des liens entre les journalistes étrangers en visite et les institutions à condition qu’... ils soient extrêmement acritiques sur la politique extérieure des États-Unis et les intérêts corporatifs qu’elle sert ».
Le Département d’État finance le développement des médias à travers plusieurs de ses bureaux, y compris le Bureau des Affaires Educatives et Culturelles (Bureau of Educational and Culturel Affairs), le Bureau de Renseignement et de Recherche (Bureau of Intelligence and Research, INR) et le Bureau de
la Démocratie , des Droits de l’Homme et du Travail (DRL) (Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, DRL), et aussi directement à partir de ses bureaux et ambassades dans le monde entier. Il finance aussi des journalistes étrangers à travers une autre section, le soi-disant « Bureau de Diplomatie Publique et des affaires Publiques, OPDPA », (Office of Public Diplomacy and Public Affaire, OPDPA). Plus important, le Département d’État décide en général quelles autres agences, tels USAID et NED, doivent investir leurs fonds dans un programme de développement des médias.
(Le Département d’État n’a pas répondu aux demandes d’information d’In These Times à propos de son budget pour le développement des médias, mais l’étude du CIMA 2007 a démontré, par exemple, que le DRL a reçu en 2006 presque 12 millions de dollars pour le seul développement des médias).
Le cas de
la Bolivie est un exemple révélateur d’un pays dans le quel les États-Unis finançaient le développement des médias. Selon le site Web du DRL [Bureau de la Démocratie , des Droits de l’homme et du Travail], en 2006 ce bureau a sponsorisé en Bolivie 15 ateliers sur la liberté de la presse et d’expression. « Les journalistes de ce pays et les étudiants en journalisme ont discuté de l’éthique professionnelle, des bonnes pratiques de diffusion de nouvelles et du rôle des médias dans une démocratie », informe leur site. « Ces programmes ont été envoyés à 200 stations de radio dans des régions lointaines à travers du pays ».
En 2006,
la Bolivie a élu Evo Morales, son premier président indigène, dont les États-Unis et les grands médias boliviens ont tenté à plusieurs reprises d’empêcher l’arrivée au pouvoir. Morales et ses partisans affirment que le gouvernement étasunien est derrière le mouvement séparatiste dans les provinces de l’est de la Bolivie , riches en gaz, et affirment que cet appui caché se traduit dans des réunions pour le développement des médias, selon le journaliste et ex porte-parole du président sortant, Alex Contreras. Koscak, de l’USAID, a nié les accusations.
C’est le BBG.
« Le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (BBG) est plus connu comme le financier de
la Voice of America. Selon son site Internet, BBG est responsable de toute émission internationale, non militaire, sponsorisée par le gouvernement étasunien », qui transmet des nouvelles et des informations en 60 langues et dans le monde entier.
En 1999, le BBG, est devenu une agence fédérale indépendante. Jusqu’en 2006, elle a reçu un budget de 650 millions de dollars, selon les estimations du CIMA, dont près de 1,5 million de dollars destinés au développement des médias et à la formation de journalistes en Argentine, Bolivie, Kenya, Mozambique, Nigeria et Pakistan.
En plus de
la Voix de l’Amérique, le BBG gère aussi quelques autres stations radios et TV. La station de télévision Alhurra, dont le siège est à Springfield, Virginie, « est un réseau commercial libre de télévision par satellite en langue arabe pour le Moyen-Orient, consacré surtout à des news et à l’information », selon son site Web. Alhurra, « libre » en arabe, a été décrit par le Washington Post comme « le plus grand et le plus coûteux effort du gouvernement des États-Unis pour secouer l’opinion publique étrangère via des ondes depuis la création de la Voix de l’Amérique en 1942 ».
BBG finance aussi
la Radio Sawa (pour la jeunesse arabe, avec une présence en Égypte, dans le Golfe Persique, Irak, Liban, Maroc et Soudan), Radio Farda (pour l’Iran) et Radio Free Asia (avec une programmation régionale pour l’Asie). Le BBG finance aussi des transmissions à travers Radio y TV Martí, dont lle coût s’élèverait à presque 39 millions de dollars en 2008, selon le Budget pour les Opérations Étrangères du Congrès (Foreign Operations Congressional Budget Justification).

Les RP du Pentagone
Le Département de
la Défense (DOD) a refusé de répondre à In These Times au sujet de ses programmes de développement des médias. Selon un article de Jeff Gerth, Military’s Information War Is Vast and Often Secretive (la guerre d’information de l’armée est vaste et souvent secrète - ndt), publié dans le The New York Times le 11 décembre 2005, « les militaires gèrent des stations d’émission et des journaux [en Irak et en Afghanistan] mais ne font pas connaître leurs liens étasuniens ».
Le travail de développement des médias en Irak « a été confié au Département de
la Défense , dont les principaux fournisseurs avaient peu ou aucune expérience valable », selon un rapport de l’USIP d’octobre 2007.
Une étude de 2007 du Centre d’Études Globales de Communication de l’École Annenberg pour
la Communication , de l’Université de la Pennsylvanie (Center for Global Communication Studies at the University of Pennsylvania’s Annenberg School for Communication), a découvert que Science Applications International Corp. (SAIC), un sous-traitant du Département de la Défense , a reçu un contrat initial de 80 millions de dollars par un an pour transformer en "indépendant" un système de médias dirigé par le gouvernement, grâce à un style similaire à celui du service de nouvelles nationales de la BBC , pour compenser en partie l’influence d’Al Jazeera sur la région.
«
La SAIC était un bureau du DOD qui s’est spécialisé dans les opérations de guerre psychologique, et plusieurs croient qu’il a contribué à forger l’opinion des Irakiens sur le fait que le Réseau de Médias d’Irak (IMN) n’était principalement qu’un appendice de l’Autorité Provisoire de la Coalition (Coalition Provisional Authority) », est-il expliqué dans le rapport de l’USIP. « Le fonctionnement de la SAIC en Irak a été considéré comme coûteux, non professionnel et raté pour ce qui est d’établir l’objectivité et l’indépendance de l’IMN ». Par hasard, la SAIC a perdu le contrat au profit d’une autre compagnie, l’Harris Corp.
SAIC n’a pas été le seul sous-traitant de médias du Pentagone qui a massivement échoué. Peter Eisler, dans son article Pentagon launches foreign news websites (le Pentagone lance des sites internet d’information à l’étranger) du 30 avril dans le magazine USA Today, a affirmé que le site Web irakien d’information Mawtani.com est un de ces média d’information financé par le Pentagone.

USAID : « de la part des étasuniens »
Le président John F. Kennedy a créé l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) en novembre 1961 pour administrer une aide humanitaire et le développement économique dans le monde entier. Mais tandis que l’USAID professe la transparence pour d’autres nations, elle-même est très peu transparente. C’est particulièrement vrai pour ses programmes de développement des médias.
« Dans de nombreux pays, y compris au Venezuela et en Bolivie, l’USAID agit plus comme une agence impliquée dans une opération de renseignement, comme
la CIA , que comme une agence d’aide ou de développement », a dit Mark Weisbrot, un économiste du Centre pour la Recherche Économique et Politique (Center for Economic and Policy Research), un « think-tank » basé à Washington.
En fait, tandis que les enquêteurs ont pu obtenir les budgets des programmes globaux d’USAID en recourant au Freedom of Information Act, ainsi que les noms des pays ou des régions géographiques où a été versé l’argent, les noms des organisations étrangères spécifiques qui reçoivent ces fonds, en revanche, sont classés secret d’Etat, exactement comment dans le cas de
la CIA.
Et
dans le cas où les noms des organisations récipiendaires sont connues et qu’on demande de l’information sur elles, l’USAID répond qu’il ne peut « ni confirmer ni nier l’existence de ces faits », utilisant le même langage que la CIA. (Note de l’auteur : En 2006, j’ai perdu un procès contre l’USAID, dans une tentative pour identifier les organisations qu’elle finance à l’extérieur).
USAID finance trois opérations importantes de développement des médias : l’International Research et Exchanges Board, plus connu comme IREX, le réseau Internews Network et Search for Common Ground, financé en grande partie par des fonds privés. Pour compliquer le tableau, ces trois opérations ont aussi reçu un financement du département d’État, de
la Middle East Partnership Initiative, MEPI, du Bureau de Renseignement et de Recherche (Bureau of Intelligence and Research) et du Bureau Démocracie, de Droits de l’homme et du Travail.
Selon sa plaquette, l’IREX est une organisation internationale à but non lucratif qui « travaille avec des associés locaux pour améliorer le professionnalisme et le développement économique à long terme de journaux, de stations de radio et de télévision et les médias ’Internet’. La déclaration d’impôts ’990’ pour 2006 de l’IREX a indiqué que ses activités avec les médias incluent « de petites bourses accordées à plus de 100 journalistes et organisations de médias ; une formation pour des centaines de journalistes et d’entreprises de médias » et compte plus de 400 employés qu’ils conseillent et envoient des programmes à plus de 50 pays.
Le réseau Internews Network, appelé communément « Internews », reçoit seulement quelque chose comme la moitié du budget de l’IREX mais il est plus connu. Fondée en 1982, la majorité du financement d’Internews provient de l’USAID, bien qu’il reçoive aussi des fonds du NED et du département d’État. Internews est l’une des plus grandes opérations dans le domaine du développement indépendant des médias, finançant des douzaines d’ONGs, de journalistes, associations de journalistes, instituts de formation continue et des universités de journalisme dans des douzaines de pays à travers le monde.
Les opérations d’Internews ont été stoppées dans des pays tels que
la Biélorussie , Russie et Ouzbékistan, où elle a été accusée de miner les administrations locales et de promouvoir les agendas des États-Unis. Dans un discours à Washington DC en mai 2003, Andrew Natsios, ex-administrateur d’USAID, a décrit les entrepreneurs privés financés par l’Agence comme « un bras du gouvernement des Etats-Unis ».
L’autre plus grand récepteur de fonds d’USAID pour le développement des médias, Search for Common Ground, reçoit plus d’argent du secteur privé que du gouvernement des États-Unis, dans la plupart des cas pour la « résolution de conflits », selon le rapport du CIMA.
Cuba et Iran sont deux cibles importantes de l’USAID pour le développement et l’assistance des médias. Le budget USAID pour la « Liberté des Médias et
la Liberté d’Information » (Media Freedom and Freedom of Information) - pour la « transition » de Cuba sous la Commission d’Assistance pour un Cuba Libre II (Commission for Assistance to à Free la Cuba II , CAFC II) - totalise 14 millions de dollars. Cela représente une augmentation de 10,5 millions par rapport au montant dédié en 2006. Pour l’Iran, l’USAID a prévue un budget d’environ 25 millions de dollars pour le développement des médias en 2008. Cela fait partie d’un paquet de 75 millions destinés à ce que l’USAID appelle « une diplomatie transformationnelle » dans ce pays.

Finançant la "démocratie" à la sauce USA
« Beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui a été fait secrètement fait par
la CIA pendant 25 ans », a dit Allen Weinstein, l’un des fondateurs du National Endowment for Democracy, dans un article publié en 1991 par The Washington Post.
Crée au début des années 80, le NED « est gouverné par une équipe de direction indépendante, non partisane ». Son objectif est d’appuyer des organisations favorables à la démocratie dans le monde. Cependant, historiquement, son agenda a été défini par les objectifs de la politique extérieure de Washington.
« Quand la rhétorique de la démocratie est laissée de côté, le NED est un outil hautement spécialisé pour pénétrer la société civile d’origine populaire d’autres pays » pour atteindre les buts de la politique extérieure des États-Unis, a écrit le professeur William Robinson, de l’Université Santa Barbara, de Californie, dans son livre A Faustian Bargain. Robinson a été au Nicaragua à la fin des années 80 et il a observé comment le travail du NED avec l’opposition nicaraguayenne appuyée par les Etats-Unis affaiblissait l’influence des sandinistes (de gauche) pendant les élections de 1990.
Le NED a aussi été derrière un grand scrutin public au Venezuela, où il a été dénoncé pour le financement du camp anti-Chavez. Dans son livre El Código Chávez (Le Code Chavez), l’avocate vénézuélo-étasunienne Èva Golinger a écrit que les bénéficiaires du NED (et de l’USAID) furent impliqués dans la tentative de coup d’Etat contre le président vénézuélien Hugo Chávez en 2002, et de la même manière dans la conduite des « grèves de travailleurs » contre l’industrie pétrolière du pays. Golinger a aussi observé que le NED a financé Súmate, une ONG vénézuélienne dont l’objectif est de promouvoir l’exercice libre des droits politiques des citoyens, et qui a orchestré le référendum révocatoire raté contre Chavez en 2004.
Dépendance et obligation
Le concept de la séparation des pleins pouvoirs entre la presse et le gouvernement n’est pas seulement un principe de base du système politique des États-Unis, mais aussi de l’article 19 de
la Déclaration Universelle de Droits de l’Homme. Le financement par le gouvernement des États-Unis d’organes de presses risque d’établir une relation client-fournisseur qui empêche de considérer un média comme indépendant.
«Toute donation d’équipement du gouvernement des États-Unis, comme des ordinateurs et des graveurs, affecte le travail des journalistes et des organisations journalistiques », a déclaré le journaliste bolivien Contreras,« parce cela crée une dépendance et une obligation aux agendas souterrains des institutions des États-Unis».
Jeremy Bigwood

* Jeremy Bigwood est un journaliste étasunien.
Article original : In These Times
http://www.inthesetimes.com/article...
Traduction de l’espagnol pour "El Correo" de : Estelle et Carlos Debiasi.
Editée par le Grand Soir le 16 juin 2008
Article en français sur EL CORREO



6 Les brèves Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  Marc

6-1 La Chambre vote un compromis sur le financement de la guerre en Irak.

La Chambre des représentants a adopté jeudi un texte de compromis débloquant près de 162 milliards de dollars pour les guerres en Irak et en Afghanistan. Prix de ce compromis : la majorité démocrate a renoncé à inclure une date limite pour le retrait des troupes. Le texte réduit légèrement, de 165,4 à 161,8 milliards de dollars, la somme déjà votée par le Sénat le mois dernier, qui doit couvrir les coûts des opérations militaires jusqu’à l’été 2009. La partie du texte finançant les opérations militaires a été adoptée par 268 voix contre 155, mais avec seulement 80 voix démocrates (et 188 voix républicaines). La majorité a néanmoins saisi l’occasion pour faire adopter plusieurs mesures auxquelles s’étaient opposés jusqu’alors George W. Bush et les républicains, comme une version modernisée du "GI bill" de l’après-guerre, une loi facilitant l’accès des anciens combattants à l’université. Le texte stipule par ailleurs que le gouvernement irakien doit dépenser autant d’argent que les contribuables américains pour financer la reconstruction, et interdit que l’administration se serve de la nouvelle enveloppe pour établir des bases permanentes en Irak. Les pacifistes de l’organisation CodePink ont été ulcérés par le compromis. "Cela nous dégoûte qu’en coulisses les démocrates et les républicains du Congrès conspirent avec la Maison Blanche pour que cette guerre se prolonge", a déclaré la cofondatrice de CodePink, Medea Benjamin. Le mois dernier, la Chambre avait voté contre l’enveloppe demandée et en faveur d’une mesure exigeant que les troupes commencent à être retirées d’Irak sous 30 jours, une mesure sûre de se heurter au veto présidentiel. Le chef de la majorité démocrate à la Chambre Steny Hoyer a indiqué qu’il espérait que le texte soit rapidement adopté par le Sénat puis promulgué par George W. Bush. 21/06/08 http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4765


6-2 De nouvelles consignes pour les soldats américains. L'armée américaine cherche à se rendre plus populaire en Irak. Dans un document publié samedi en interne et dont l'AFP a eu connaisance mardi, le général David Petraeus, commandant en chef des forces américaines en Irak, a diffusé le week-end dernier de nouvelles consignes à ses soldats La chance naît d'une rencontre entre la préparation et l'opportunité ». Le dicton est signé du philosophe romain Sénèque. Et c'est désormais ce qui doit guider les soldats américains en Irak. Anticiper, mais aussi sympathiser avec la population. Voilà quelques-unes des consignes dispensées par David Petraeus, général quatre étoiles et commandant en chef des forces d'occupation. « Patrouillez à pied, comprenez l'histoire et la culture locales, vivez au milieu des habitants », recommande-t-il à ses hommes. La diminution, toute relative, de la violence permet depuis peu aux GI's de sortir de leurs bases où il étaient jusque là retranchés. Mais l'impopularité de l'armée américaine en fait toujours une cible de choix, comme en témoigne la mort, mardi, de quatre soldats dans un attentat à Sadr City. Le général Petraeus conseille par ailleurs à ses troupes de faire le tri parmi les Irakiens : d'un côté les « non conciliants » qu'il faut « identifier, tuer, capturer, écarter » ; de l'autre les « conciliants » sur lesquels il faut s'appuyer, au besoin en les achetant. « Il faut utiliser l'argent comme une arme », insiste le chef militaire en référence à une méthode qui a fait ses preuves. C'est notamment en versant un salaire - 300 dollars par mois - à d'anciens insurgés reconvertis que l'armée américaine a réussi apaiser certains foyers de violence.  RFI http://www.rfi.fr/actufr/articles/102/article_67853.asp Article publié le 25/06/2008

6-3 Total prêt à signer un contrat avec l'Irak et à construire une raffinerie à Jubaïl.

Dans le premier dossier, il s'agit du grand retour du Français, dans le cadre de négociations entre l'Irak et six pétroliers occidentaux. Dans le second, c'est un investissement de 10 milliards de dollars avec les saoudiens.

Christophe de Margerie a annoncé, ce dimanche 22 juin, que Total est pret à signer un accord sur un champ pétrolifère en Irak, rapporte Reuters. L'annonce officielle des noms des 6 pétroliers occidentaux de retour en Irak devrait être annoncé le 30 juin par le ministre du pétrole irakien. Le patron de Total n'a pas donné d'autres détails sur l'accord. Mais on savait que Total et l'américain Chevron négociaient un contrat de service technique pour aider à développer le champ de Qurna ouest, la troisième plus importante réserve mondiale prouvée. Le gouvernement irakien négocie des contrats d'assistance technique afin d'augmenter sa capacité de production de 500.000 barils/jour avec Royal Dutch Shell, Shell et BHP Billiton, BP et Exxon Mobil et Toatl avec Chevron. enter sa production de pétrole, va attribuer tout prochainement des contrats à 41 compagnies pétrolières étrangères, a indiqué ce dimanche à l'AFP le ministère irakien du Pétrole. Ces contrats à court terme doivent être signés le 30 juin. Le ministère du Pétrole n'a pas précisé leur durée. Ils vont notamment permettre aux géants mondiaux du pétrole de faire leur retour en Irak --un pays aux immenses réserves de brut-- 36 ans après en avoir été chassés par Saddam Hussein. "Nous avons choisi 35 compagnies de niveau international, selon leurs finances et leur expérience et nous leur avons donné la permission d'extraire du pétrole", a déclaré Assim Jihad, porte-parole du ministère du Pétrole. Les entreprises choisies "seront les premières à avoir le droit de développer les gisements", a précisé M. Jihad, ajoutant qu'un appel d'offres serait organisé après l'adoption par le Parlement de la loi sur l'exploitation à long terme des gisements irakiens. Les 41 entreprises retenues extrairont du brut dans le sud et le nord du pays, là où le forage est déjà fait et donc les investissements minimums. L'Irak dispose des troisièmes réserves de brut au monde, de 115 milliards de barils, mais manque cruellement de technologies et de capitaux. Signature officielle pour la construction d'une raffinerie
Christophe de Margerie a annoncé qu'il signerait officiellement ce dimanche la construction de la raffinerie de Jubaïl, en parteneriat avec le groupe saoudien Aramco. La raffinerie, qui devrait coûter plus de 10 milliards de dollars, doit entrer en service fin 2012. Sa production sera surtout composée de distillats moyens et d'essences. Une société commune sera créée au troisième trimestre, détenue à hauteur de 62,5% par Saudi Aramco et de 37,5% par Total.
La Tribune.fr  22/06/08

n°371 - Journal d'Irak 18-6 au 24-06 - Fin - Les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique.

n°371 - Journal d'Irak 18-6 au 24-06 - Fin - Les États-Unis financent des organes de la presse mondiale pour acheter une influence médiatique. Journal d'Irak   - - Fin -  -

N°371       du 18/06 au 25/06/08

Par M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire : - Fin -

7 Dossiers

7-1 Robert Kaplan : « le fardeau de l’homme blanc ».

7-2 Point de vue de Ramzy Baroud : Légaliser l’occupation : la dernière combine de Bush.

7-3 Questions sur le passé de John McCain (et la rigueur du NY Times)

7-4 Point de vue de Charlotte Raab : L'entourage de McCain débarrassé de proches de Bush.

7-5 Point de vue de Amnesty International :  Les gouvernements abandonnent et induisent en erreur les réfugiés. 



7 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information Marc

7-1 Robert Kaplan : « le fardeau de l’homme blanc ».

 Robert Kaplan est une réincarnation des impérialistes de la fin du XIXe siècle qui croyaient en un droit inhérent des États-Unis de dominer les races inférieures et estimaient que l’art viril de la guerre est bon pour la civilisation. Dans son ouvrage Imperial Grunts il a parlé sans aucune trace d’ironie de la gloire des soldats américains prenant sur eux « le fardeau de l’homme blanc ». Kaplan était à la fin 2002 un partisan enthousiaste du projet de Bush de s’emparer de l’Irak et d’utiliser ses bases militaires afin de dominer le reste de la région. Il a assuré avec confiance à ses lecteurs que la mise en place d’un nouveau gouvernement ne rencontrerait pas de gros problème une fois que les militaires des États-Unis contrôleraient le pays. « Notre objectif en Irak », a-t-il écrit, « devrait être une dictature laïque de transition qui unit les classes marchandes de toutes les confessions et puisse a terme, après la reconstruction des institutions et de l’économie, conduire à une alternative démocratique. » Cette vision politique s’alignait sur la conviction de Paul Wolfowitz voulant que les ‘chiites’ irakiens ne seraient pas opposés à l’occupation de Nadjaf et Karbala par des troupes étrangères, parce qu’il ne pensait pas que l’Irak ait de villes saintes, comme c’est le cas en Arabie Saoudite. Kaplan joue aussi le rôle d’un « chien de garde » pour la droite impérialiste concernant l’Irak. Dans son dernier éditorial, il avertit que Obama doit changer sa position concernant le retrait des troupes d’Irak ou faire face à de graves conséquences politiques cet automne.

Robert Kaplan, l’un des porte-paroles les plus vindicatifs des thèses néoconservatrices, suggère que Obama sera le candidat de l’Iran s’il n’accepte pas la position de l’administration Bush sur le fait que les États-Unis doivent maintenir une présence militaire en Irak pendant une durée indéfinie. « Si Obama mène la campagne cet automne sans se rendre en Irak, sans reconnaître les progrès accomplis, et sans modifier son calendrier pour le retrait, les Iraniens pourraient décider d’aider ses chances électorales en lançant une nouvelle vague d’attentats à la bombe. » Voici dans son intégralité l’avertissement de Kaplan, écrit d’une main plutôt lourde, vis-à-vis de Obama : « Un retrait précipité pourrait être la dernière chance iranienne de dominer l’Irak dans la mesure où ils l’avaient cru possible en 2006. Si Obama mène la campagne cet automne sans se rendre en Irak, sans reconnaître les progrès accomplis, et sans modifier son calendrier pour le retrait, les Iraniens pourraient décider d’aider ses chances électorales en lançant une nouvelle vague d’attentats à la bombe. » Dans l’avertissement de Kaplan ce n’est pas ce que les Iraniens feraient pour Obama qui est important. C’est ce que la droite impérialiste ferait de lui. Ils désespèrent complètement d’impliquer Obama dans la prochaine débâcle en Irak. Ils préféreraient le voir partager la responsabilité de la politique actuelle. S’il refuse, toutefois, ils ressentent évidemment la nécessité de créer une nouvelle narration affirmant que Obama et les Démocrates permettent à l’Iran d’arracher la victoire en évitant la défaite. Kaplan fait clairement allusion au fait que la droite impériale, qui contrôle aujourd’hui la Maison-Blanche , mais aussi la campagne de McCain, étiquettera Obama comme le candidat de l’Iran à l’automne. L’autre conséquence de cette menace, bien sûr, est qu’il sera également accusé d’avoir « perdu » l’Irak en faveur de l’Iran. L’idée d’établir un lien entre le plan de retrait des troupes de Obama et la position iranienne en Irak n’a pas de sens objectivement, mais c’est la réponse politique logique de ceux qui ont conduit les États-Unis dans une guerre désastreuse. Ce faisant, ils espèrent détourner l’attention du public du problème central de l’administration Bush - le fait que l’invasion de l’Irak a placé les substituts iraniens au pouvoir à Bagdad par l’élimination du principal ennemi de l’Iran, Saddam Hussein, ouvrant ainsi la voie à un Etat chiite . Les élections parrainées par les États-Unis en 2005, qui ont été tellement glorifiées par l’administration Bush et les médias américains, ont réjoui les dirigeants iraniens. Ils ont ouvert la porte du pouvoir d’état aux partis politiques et aux groupes paramilitaires chiites créés en Iran par la Garde Révolutionnaire Islamique pendant la guerre Iran-Irak. L’administration Bush n’avait d’autre choix que de collaborer avec les chiites pro-iraniens en 2004 et 2005, parce qu’elle avait désespérément besoin de l’aide de leurs forces paramilitaires pour combattre les insurgés sunnites. Depuis lors, l’administration Bush et ses alliés impérialistes de droite ont dû nier la réalité évidente que le régime irakien que nous sommes censés protéger de l’Iran était en fait un condominium conjoint américano-iranien. Le scénario pré-électoral de Kaplan d’attentats à la bombe orchestrés par l’Iran est, bien entendu, un non-sens complet. Plutôt que de chercher à attiser une guerre entre les chiites et les Américains, l’Iran a tout simplement convaincu ses amis irakiens (que l’Iran a formé et financé dans les années 1980), de faire en sorte que la proposition de l’administration Bush concernant un accès à long terme a des bases militaires iraquiennes soit rejetée. Dick Cheney n’a pas tari d’éloges sur Abdul Aziz al-Hakim, le leader du principal parti politique pro-iranien, pour sa coopération quand il s’est rendu à Bagdad en Mars, mais des personnalités de premier plan de ce même parti attaquent maintenant la proposition de l’administration Bush d’un « accord-cadre » avec l’Irak comme légitimant l’occupation US. Il en est de même du propre parti du Premier Ministre al-Maliki, le parti Dawa. Maintenant que les bénéficiaires de l’invasion américaine et du renversement de Saddam se joignent a l’Iran pour rejeter les exigences militaires de l’administration Bush, ceux qui ont conduit ce pays dans la guerre doivent savoir qu’ils sont à blâmer pour avoir sacrifié toutes ces vies américaines pour le bénéfice politique de l’Iran. Le stratagème politique consistant à déplacer la responsabilité de l’échec d’une entreprise impériale vers l’autre partie est une vieille histoire dans la politique américaine. Souvenez-vous de la magistrale accusation de Henry Kissinger en 1975 sur le « coup de poignard dans le dos » porté par le Congrès Démocrate à la nation, alors même que l’ancien régime de Saigon fuyait dans la panique ? Kaplan utilise la menace d’une nouvelle série de transfert de responsabilité pour couler Obama en utilisant l’Irak. Ce n’est que la première indication du degré de la bassesse que la campagne est susceptible d’atteindre au sujet de l’Irak. Remise en forme par Marc Lemaire Publication originale Huffington Post, traduction Karim Loubnani pour Contre Info 22 juin 2008 http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2091

7-2 Point de vue de Ramzy Baroud : Légaliser l’occupation : la dernière combine de Bush. L’administration Bush veut maintenant s’assurer que le futur de l’Irak sera autant dominé qu’aujourd’hui par la violence, l’humiliation et la guerre, écrit Ramzy Baroud. Quand les forces des Etats-Unis ont envahi Bagdad il y a cinq ans, elles semblaient ne pas pouvoir être stoppées. L’arrogance militaire avait atteint des sommets, et cela ne semblait qu’une question de temps avant que la même frénésie ne touche Téhéran, Damas et ailleurs. Alors que tout cela se déroulait, les festivités ont commencé à diminuer à peine après qu’elles étaient lancées. On pourrait dire que le jour même où la statue de Saddam était renversée au sol, l’armée américain faisait face à sa vraie bataille en Irak, laquelle continue de gêner toute planification stratégique sur le long terme si ce n’est tous les projets américains pour le Moyen-Orient. Cinq ans de massacres et de bains de sang continuels ont peut-être déçu les attentes de Bush. Le croisé solitaire qui s’était par le passé voué à combattre la tyrannie à n’importe quel coût essaye maintenant de mettre au point un traité qui assoirait indéfiniment les intérêts des Etats-Unis en Irak. Son administration peut tout au plus espérer réaliser ce qu’il considère comme le moins mauvais résultat possible dans la pire des situations possibles. La cooptation des Nations Unies a aidé à fournir une légitimité provisoire à l’occupation. L’organisation internationael, après avoir été laissée de côté, est devenue un point de passage important pour la diplomatie américaine qui cherche à légitimer son occupation dans un pays qui refuse de céder. Même des dirigeants irakiens bien disposés [à l’égard de l’occupant], des élections et des meurtres à grande échelle n’ont apporté ni la stabilité ni la légitimité voulues. Naturellement, la Maison Blanche , le département d’état et les porte-parole militaires américains se répandent en discours sans fin sur la démocratie, la liberté, et de la sécurité afin de faire la cour à un public américain de plus en plus inquiet. Mais l’action des Etats-Unis sur le terrain est le reflet d’une autre réalité : une quête impériale, avec un monopole sur la violence et une négligence du droit international, de la souveraineté nationale de l’Irak, et un mépris presque total des droits de l’homme à l’égard des citoyens irakiens. A présent l’administration Bush est prête à couronner sa parodie en Irak avec une stratégie à long terme qui permettrait à l’occupation de durer. Les Etats-Unis sont « en pourparlers » avec le gouvernement irakien au sujet d’un traité qui remplacerait le mandat des Nations Unies et légaliserait l’occupation américaine de l’Irak d’une façon permanente. Le temps joue en effet contre Bush. Si aucun traité n’est signé avant la fin de l’année, son administration pourrait se trouver obligée de plaider au Conseil de sécurité pour une autre prolongation du mandat. Ce serait un scénario embarrassant et dangereux pour la diplomatie américaine parce qu’il permettrait à la Russie et à la Chine de réapparaître en tant que joueurs importants pouvant utiliser leur pouvoir de veto qui est tant à craindre. En signant un traité à long terme, l’administration Bush limiterait n’importe quelle possibilité d’action pour un futur président irakien désigné démocratiquement. Lorsque le Conseil de Sécurité des Nations Unies a voté à l’unanimité en novembre 2005 la prolongation de la présence en Irak des forces multinationales dirigées par les Etats-Unis, ces derniers ont présenté la décision comme le signe d’un appui international à la transition politique en Irak. John Bolton, alors ambassadeur des Etats-Unis aux Nations Unies, avait à plusieurs reprises fustigé ces mêmes Nations Unies pour ensuite considérer que « l’adoption unanime de cette résolution est une vivante démonstration du large soutien international pour un Irak fédéral, démocratique, pluraliste et unifié. » Dans la foulée le Pentagone avait fait savoir que « les Etats-Unis prévoient de diminuer l’année prochaine le nombre de troupes. » Depuis lors, c’est tout l’opposé qui s’est produit. Les troupes irakiennes n’ont pas réussi leur premier examen sérieux — en échouant à vaincre l’armée d’Al Mahdi — et les forces américaines ont au contraire augmenté en nombre. Pour que les Etats-Unis signent un traité stratégique à long terme avec le gouvernement irakien, il faut un certain niveau de stabilité. Les militaires américains devraient pouvoir contrôler l’Irak à grande échelle tandis que les troupes se replieraient sur leurs bases permanentes — 50 selon un article de Patrick Cockburn paru dans « The Independent » — tandis que leurs alliés irakiens donneraient une illusion de souveraineté en faisant face aux problèmes au jour le jour en Irak. Le problème des Etats-Unis est que cette stabilité souhaitée n’est nulle part en vue. Depuis 2007, les officiels américains, les Nations Unies et l’Irak ont affirmé n’avoir aucune intention de rechercher un nouveau mandat onusien. Le traité américano-irakien serait ainsi la seule option qui légaliserait l’occupation américaine. L’idée du traité est de donner l’impression que le rapport entre les deux n’est pas celui d’un occupé avec son occupant, mais celui de deux partenaires indépendants avec des intérêts communs et des droits identiques. Sans surprise, les Irakiens sont furieux à propos de ce que les Etats-Unis attendent du traité. Selon Cockburn, « les responsables irakiens craignent que l’accord, sous le régime duquel les troupes américaines occuperont des bases permanentes, conduiront des opérations militaires, arrêteront des Irakiens et bénéficieront de l’immunité par rapport à la loi irakienne, déstabilisera la position de l’Irak dans le Moyen-Orient et sera la base d’un conflit sans fin à l’intérieur de leur pays. » Ali Al Dabbagh, porte-parole du cabinet irakien, a été cité par la télévision irakienne comme déclarant que le gouvernement ne compromettra pas la souveraineté de l’Irak, et qu’il s’est engagé à « sauvegarder la pleine souveraineté de l’Irak en conformité avec les résolutions internationales. » Bien qu’il soit difficile de croire à un engagement à la « pleine souveraineté » venant du premier ministre Al Maliki, on ne peut pas sous-estimer la pression qu’il subit au parlement — des alliances sous conditions, des nationalistes de divers milieux, un front chiite instable, une direction sunnite sceptique. Aljazeera a rendu compte de la façon dont deux de ces députés ont témoigné devant le sous-comité des Affaires Etrangères à la chambre des députés : « les troupes des Etats-Unis devraient quitter l’Irak avant que des discussions sur un pacte de sécurité à long terme puissent être engagées. » Khalaf Al-Ulayyan, le fondateur du Conseil National pour le Dialogue veut que les entretiens soient repoussés « jusqu’à ce qu’il y ait une nouvelle administration aux Etats-Unis, » le scénario exact que l’administration de Bush espère éviter. Les Etats-Unis veulent un accord en juillet, qu’il serait difficile d’annuler même pour un président du parti démocrate. Pour éviter les ennuis, « il est tout à fait possible que l’administration Bush, par exemple cet été, force le faible régime du premier ministre Maliki à se soumettre à un diktat sur un accord américano-irakien. » (Robert Dreyfuss, « The Nation »). « Si Maliki signe l’accord et ignore l’opposition du parlement, il perdra immédiatement le peu de crédibilité qu’il lui reste en tant que dirigeant irakien, » ce qui mènera à plus de violence en Irak à la veille des élections américaines. « Ce n’est pas un scénario réjouissant, » affirme Dreyfuss. On pourrait imaginer que du fait d’une présence militaire américaine, aucun scénario déplaisant n’est possible en Irak à aucun moment. Les trésors du passé de l’Irak ont été dispersés juste après sa « libération » par les forces des Etats-Unis, et son présent est dominé par le carnage et l’incertitude. L’administration Bush veut maintenant s’assurer que le futur de l’Irak sera également dominé par la violence, l’humiliation et la guerre. Ramzy Baroud (*) Ramzy Baroud est l’auteur de « The Second palestinian Intifada : A Chronicle of a People’s Struggle » et rédacteur en chef de « PalestineChronicle.com » lundi 23 juin 2008 Traduction de l’anglais : Claude Zurbach http://alternatives-international.net/article2238.html

7-3 Questions sur le passé de John McCain (et la rigueur du NY Times)

* Le 1er en 1958, entrainement. 2e, en Mediterranee, "vol trop bas au - dessus de la Peninsule Iberique ", a sectionne des cables d'alimentation electrique. 3e, vol solo de retour de Philadelphie. 4e , sur le pont du USS Forrestal en 1967, son appareil est touuche par un projectile tire accidentellement d'un autre avion. 5e , 1967, au cours de sa 23e mission au Nord Vietnam, abattu par un missile. Il est fait prisonnier et passe plus de 5 ans en captivite. Et si McCain n’était pas le héros de guerre qu’il prétend ? Et s’il n’était pas le pilote de la Navy , humble et consciencieux décrit dans ses mémoires et par son entourage, mais un soldat sans éclat, dont la carrière a bénéficié de  l’aura de son père et son grand-père, tous deux amiraux 4 étoiles. (Un candidat républicain dont la carrière, et notamment la carrière militaire, résulte de l’appui paternel ça vous rappelle quelque chose ?) Cette thèse est avancée par Jeffrey Klein, journaliste d’investigation, dans un article publié sur Huffingtonpost. Il denonce un article du NY Times publié le 29 mai dernier et qui affirme qu’en 1981 McCain aurait refusé une promotion au rang d’amiral pour poursuivre une carrière politique. Faux, écrit l’auteur, témoignages d’amiraux à l’appui. Ils expliquent qu'un capitaine (le rang de McCain depuis 1979; l'equivalent d'un Colonel dans l' Army) devait patienter quatre à cinq ans avant une telle promotion, et non deux ans. Pourtant l’article du NY Times cite le Secrétaire à la Navy (ministre de la Marine militaire) de l’époque John Lehman. Que fait-il aujourd’hui ce Monsieur Lehman… C’est le conseiller à la Sécurité nationale de la campagne de John McCain, ce que le NY Times a omis de préciser !

Si son engagement remet en doute son objectivité autant se tourner vers les documents officiels. L’armée américaine, comme toutes les armées de la planète aime à consigner par écrit les faits et gestes de ses membres. Le document est accessible si l’intéressé en donne l’autorisation. John Kerry l’avait fait en 2005 et le document correspondait aux informations données pendant la campagne de 2004. Des extraits du dossier de John McCain ont été remis a la presse, le 7 mai dernier.
19 pages d’un dossier qui en compterait plus de 600. Les informations disponibles ne concernent quasiment que les décorations du pilote. Rien sur son intégration au bataillon le plus prestigieux des aviateurs de
la Navy , malgré des performances académiques nettement inférieures a la moyenne, rien non plus sur ses 4 (ou 5 !!!) écrasements d’avion*; dont un seul en combat, rien non plus sur son refus de promotion au rang d’amiral. La campagne est bel et bien entrée dans la ligne droite. Et la presse va redoubler d’efforts pour débusquer les mensonges ou les omissions. À elle de redoubler de rigueur dans son analyse et ses informations. Le NY Times prend un coup sur le bec avec l’article du Huffingtonpost. Ce n'est rien à côté de ce qui attend le candidat McCain si les informations de Jeffrey Klein se vérifient.

Pour respecter une clause de mon contrat de travail, je dois prendre un pseudonyme. Alors, disons que je m’appelle Stéphane pour ce blog. A New York depuis deux ans, je suis employé par un groupe de médias international. 18 juin 2008 http://libenewyork.blogs.liberation.fr/stephane/2008/06/i...


7-4 Point de vue de Charlotte Raab : L'entourage de McCain débarrassé de proches de Bush. L'entourage du candidat républicain à la présidence américaine John McCain illustre le paradoxe de sa situation, cultivant la distance avec la Maison-Blanche de George W. Bush tout en épousant des dogmes du parti présidentiel sortant. Parmi ses principaux conseillers, bien peu de noms sont connus du grand public, bien moins encore sont directement liés à l'administration du très impopulaire George W. Bush.
Mais, pour ce qui est de la politique étrangère, ceux qui dominent sont des néoconservateurs, dont le courant de pensée l'influence depuis les années 1990, et qui ont inspiré la politique étrangère du président Bush après les attentats du 11 septembre.
Ainsi notamment de Randy Scheunemann, principal porte-parole de M. McCain sur les questions de politique étrangère, qui en 2002 avait fondé le Comité pour la libération de l'Irak, officine militant pour la guerre lancée l'année suivante.
M. Scheunemann et Robert Kagan, un autre conseiller de M. McCain, sont des responsables de l'organisation néo-conservatrice Project for a New American century, qui défend une ligne de faucon.
De quoi expliquer les positions dures de M. McCain non seulement sur l'Irak, où il affiche son intention de rester aussi longtemps que nécessaire pour obtenir le «succès», mais aussi sur l'Iran, Cuba,
la Corée du Nord et même la Russie , qu'il veut voir exclue du G8 - en dépit d'un discours prônant le multilatéralisme.
Il est très proche aussi du sénateur Joseph Lieberman, qui fut candidat démocrate à la vice-présidence en 2000, mais que son soutien à la guerre en Irak a mis pratiquement au ban de son parti.
En économie, les inspirations de M. McCain sont très diverses.
Car le sénateur de l'Arizona, qui «fait campagne sur la politique étrangère», a «une approche économique (qui) n'est pas fondée sur des principes», au-delà de la foi dans le marché et de sa promesse de réformer les caisses publiques de retraite et de santé, estime Matt Welch, l'auteur d'une biographie critique («Myth of a Maverick» - «le mythe d'un franc-tireur»).
Andrew Ferguson, de la revue conservatrice The Weekly Standard, avait relevé en février que les personnalités citées par John McCain comme inspirant sa pensée économique sont si disparates que «certaines, si vous les mettiez dans la même pièce déclencheraient une explosion intergalactique comme la collision de la matière et de l'antimatière» - l'opposition principale portant sur la priorité donnée aux baisses d'impôt (que McCain avait critiquées au début de la présidence Bush) ou à l'équilibre budgétaire (qu'il a toujours affirmé rechercher).
Son principal porte-parole sur les dossiers économiques est Douglas Holtz-Eakin, ancien chef du Bureau budgétaire du Congrès, très sourcilleux sur l'orthodoxie budgétaire, prompt à dénoncer les programmes sociaux promis par le démocrate Barack Obama.
Mais une grande partie de la communication économique de M. McCain est laissée à la télégénique Carly Fiorina, ancien PDG de Hewlett-Packard critiquée dans les milieux d'affaires pour avoir présidé à la difficile fusion avec le fabriquant d'ordinateurs Compaq. Son message insiste très classiquement sur les bienfaits des baisses d'impôts.
Sur les questions de justice, un thème sur lequel M. McCain a cultivé la différence avec M. Bush au Sénat, M. McCain laisse de plus en plus souvent s'exprimer en son nom l'ex-maire de New York Rudolph Giuliani, ainsi que Fred Thompson, lui aussi un ancien rival des primaires, mais aussi ancien procureur à la scène (dans la série télévisée New York District) comme à la ville.
Tous deux prônent la fermeté dans la lutte contre le terrorisme. Sur les sujets de société, M. Thompson est plus traditionnel que M. Giuliani, voire que M. McCain, qui s'est pourtant engagé à nommer à
la Cour suprême des juges aussi conservateurs que ceux choisis par le président Bush, John Roberts et Samuel Alito.
Charlotte Raab Le lundi 23 juin 2008 Agence France-Presse

7-5 Point de vue de Amnesty International : Les gouvernements abandonnent et induisent en erreur les réfugiés. 15 juin 2008 La communauté internationale n’assume pas ses responsabilités envers les réfugiés irakiens en faisant croire que la sécurité est rétablie, alors que le pays n’est pas sûr et que les conditions permettant un retour ne sont pas réunies, a déclaré Amnesty International ce dimanche 15 juin 2008.   Dans un nouveau rapport intitulé Irak. La crise des réfugiés irakiens : le discours et la réalité, qui s’appuie sur des recherches et des interviews réalisées récemment auprès de réfugiés irakiens, l’organisation déplore que les pays les plus riches n’apportent pas l’aide nécessaire à ces réfugiés, dont la plupart ont perdu tout espoir et sombrent dans le dénuement. « Alors qu’ils en avaient l’obligation morale, politique et légale, les gouvernements n’ont pratiquement rien fait pour venir en aide conjointement aux réfugiés irakiens, a déclaré Amnesty International. Beaux discours et apathie ont été, dans la plupart des cas, les seules réactions à l’un des problèmes les plus graves de réfugiés dans le monde. »   Le gouvernement de l'Irak et des États ayant participé à l’invasion de ce pays en 2003, les États-Unis et le Royaume-Uni en particulier, mettent l’accent sur l’« amélioration » de la sécurité et les retours « volontaires » en Irak pour des raisons strictement politiques visant à montrer que l’intervention militaire a été un succès.   « Les belles paroles ne peuvent pas masquer la réalité, à savoir que la situation des droits humains en Irak demeure catastrophique. Tous les mois, des personnes sont tuées par des groupes armés, la Force multinationale, les forces de sécurité irakiennes et des membres de sociétés privées chargées d’opérations militaires ou de maintien de l’ordre. Enlèvements, tortures, mauvais traitements et arrestations arbitraires ponctuent le quotidien des Irakiens. La population essaie toujours de fuir bien que cela soit devenu très difficile désormais pour les Irakiens d’obtenir un visa pour la Jordanie ou la Syrie.  » Selon les dernières estimations du haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le nombre actuel d’Irakiens ayant fui de chez eux – 4,7 millions – est le plus élevé depuis l'invasion de l’Irak par la coalition conduite par les États-Unis et le conflit armé qui a ravagé le pays par la suite.    En raison, en grande partie, de l’absence de soutien de la part de la communauté internationale, les deux pays d’accueil les plus importants, la Jordanie et la Syrie , prennent désormais des mesures draconiennes et empêchent d’entrer ou expulsent des personnes risquant d’être persécutées.   Ayant dépensé toutes leurs économies, de nombreux réfugiés vivent maintenant dans le dénuement le plus complet et sous la menace de nouveaux dangers tels que celui d’un retour « volontaire » et le travail des enfants ; de nombreuses familles ont en effet été obligées d’envoyer leurs enfants travailler dans la rue pour les aider à survivre.   Les difficultés rencontrées par certains réfugiés dans leur pays d'accueil les incitent à prendre la décision difficile et dangereuse de rentrer en Irak, soit temporairement pour percevoir une pension ou recevoir des vivres, entre autres raisons, soit pour une plus longue période à cause de leur situation désespérée, et non parce qu'ils pensent qu'ils ne risquent plus d'être victimes d'atteintes à leurs droits fondamentaux en Irak.    Ils prennent cette décision en désespoir de cause.    Militaire chiite à la retraite âgé de soixante deux ans, Majid est veuf et ses sept enfants, adultes, vivent tous à Bagdad. Il a déclaré à Amnesty International en février qu’après avoir cherché refuge en Syrie avec l'équivalent d'un dollar en poche il avait dû retourner en Irak. Il avait très peur mais ayant perdu tout espoir il s’était dit « tant pis si je meurs ». Majid a fui l’Irak en février 2008 après que deux de ses neveux, Mansour et Sami, âgés de dix-sept et dix-neuf ans, eurent été décapités par des membres d’un groupe armé au nord de Bagdad. Ayant épuisé ses économies en Syrie, il n’avait plus rien pour vivre. C’est en sanglotant qu’il a expliqué à Amnesty International qu’il n’avait pas d’autre choix que de rentrer en Irak.   De nombreux pays européens essaient désormais d'expulser des Irakiens, parfois en direction des zones les plus dangereuses comme le sud et le centre du pays. En plus de ces interventions directes pour forcer les Irakiens au retour, ils usent de méthodes indirectes en leur supprimant les services d'aide élémentaires ou en rejetant leur demande d’asile pour les contraindre à un retour « volontaire » en Irak.   La Suède , qui a accueilli le plus grand nombre de réfugiés irakiens en Europe et pouvait être cité en exemple auprès de ses voisins, a changé d'attitude et refuse désormais de protéger les réfugiés irakiens, allant jusqu'à renvoyer certains d'entre eux dans des zones très dangereuses.   Amnesty International craint vivement que l’absence de réaction à cette crise n'entraîne une détérioration d’une situation déjà désastreuse. L’organisation demande donc, entre autres choses, à la communauté internationale de :   •       fournir de manière urgente et durable une aide financière accrue ; •       mettre fin aux pratiques telles que le renvoi forcé qui mettent des vies en danger ; •       mettre fin aux pratiques qui entraînent des retours « volontaires » sous la contrainte ; •       autoriser les personnes à chercher un emploi rémunéré ; et •       accorder à un beaucoup plus grand nombre de réfugiés vulnérables la possibilité d'entamer une nouvelle vie dans un pays tiers. Amnesty International appelle également les gouvernements de l’Égypte, de la Jordanie , du Liban et de la Syrie , ainsi que ceux des autres pays de la région, à laisser entrer librement les personnes fuyant l’Irak, à mettre fin aux expulsions d’Irakiens et à permettre aux réfugiés d'entrer sur le marché du travail.   « La communauté internationale doit s’engager véritablement à aider les personnes déplacées en augmentant de manière substantielle son aide financière, en mettant fin aux retours forcés et aux pratiques conduisant à des retours "volontaires » sous la contrainte et en leur offrant un plus grand nombre de possibilités de réinstallation », a conclu Amnesty InternationalSource : Amnesty International - Service de presse http://www.palestine-solidarite.org/communique.Amnesty.15... juin 2008

24/06/2008

n°186- dossiers de l'Afghanistan- 23-06 --Début- Le mythe de la "guerre propre".

n°186- dossiers de l'Afghanistan- 23-06 --Début-  Le mythe de la "guerre propre".

dossiers de l'Afghanistan --Début- 

n°186 au 23-06 M.Lemaire                                                                                 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Webster Tarpley : Robert Gates serait le fondateur d’Al-Qaeda..

3 Dossier & Point de vue

3-1 Le bourbier afghan et le Pakistan

1 Le bourbier afghan déborde.

2 Avec ses bases au Pakistan, l'insurrection est invincible

3-2 Point de vue de Syed Saleem Shahzad : Le poker menteur d’Islamabad.

3-3 Dossier de George Monbiot : Que sont devenus les prisonniers secrets de Bush?

3-4 Afghanistan : un des objectifs  du néo-impérialisme français.

3-5 Point de vue de Ginette Hess Skandrani : Sarkozy veut leur(Usa) faire un cadeau en envoyant nos jeunes se faire tuer dans un combat d’occupation. Dans la 2eme partie de journal

3-6 L’Afghanistan, nouveau Rwanda des Belges ? :

1 Le Parlement débat des dangers de l’envoi de F-16 à Kandahar

2 Flahaut en leader de l'opposition sur les F-16.

3- Non à l'envoi de F-16 et de soldats belges en Afghanistan !

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Anne Nivat : Interview de mazan Bachardost : "Karzaï gouverne comme un chef de tribu".

4-2 Sarko nous avait promis qu'il rapatrierait les soldats français d'Afghanistan. 4-3 le journaliste Sayed Perwiz Kambakhsh condamné à mort crie son innocence.

 5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Henriette Hanke Güttinger : L’Europe : Démocraties libres ou satellites des USA?

5-2 Planetenonviolence : Le mythe de la "guerre propre".



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 1-1 Webster Tarpley : Robert Gates serait le fondateur d’Al-Qaeda. Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, les Etats- Unis ont lancé leur guerre contre le terrorisme. L’objectif étant de démanteler Al Qaïda et d’arrêter son leader Oussama Ben Laden. Cette guerre n’a, à ce jour, pas encore obtenu les résultats annoncés au départ. Ben Laden court toujours et Al Qaïda sévit sans discontinuer. Webster Tarpley, historien, journaliste d’investigation sur les réseaux terroristes, a eu à mener par le passé l’enquête sur l’assassinat d’Aldo Moro, à la demande de parlementaires italiens. L’auteur écrit dans son livre « La terreur fabriquée made in USA » qu’Al Qaïda est un outil de déstabilisation.

Le Courrier d Algérie : Vous dites qu’El Qaïda et son chef Ben Laden n’auraient pas existé si les Etats-Unis ne les avaient pas créés pour les utiliser contre la Russie en Afghanistan et continuent de les soutenir à ce jour ? Webster Tarpley : Oui, c’est cela. Al Qaïda a été créée pendant la guerre d’Afghanistan pour monter une guerre armée contre les Soviétiques. Le fondateur d’Al Qaïda n’est autre que ce «petit bonhomme» qui est aujourd’hui ministre de la Défense , Robert Gate. Il était, à cette époque, le numéro deux ou trois de la CIA , il a écrit dans ses mémoires que je cite dans mon livre : «Nous avons pensé à créer une légion arabe contre les Soviétiques.» Si on suit l’histoire d’Al Qaïda, on trouve que cette organisation attaque toujours par principe les ennemis des Etats-Unis. Si une nation est visée par Washington, elle va aussi subir les attaques d’El Qaïda. Par exemple : aujourd’hui, les Etats-Unis sont en train de déstabiliser le Pakistan. Dick Cheney s’est rendu à Islamabad et a demandé à Musharaf de s’associer à la nouvelle guerre que les Etats-Unis planifient contre l’Iran. Musharaf a dit non. Actuellement, la déstabilisation est en plein processus ; le relais est pris par Ben Laden qui déclare la guerre au Pakistan. Les Etats-Unis veulent à tout prix déclencher une guerre contre l’Iran ; Musharaf a eu le mérite de dire non à Cheney !! Après cela, le New York Times a commencé à publier tout de suite après les noms des généraux parmi lesquels il serait susceptible de choisir un nouveau président pour le Pakistan. Dans votre livre «La terreur fabriquée made in USA», vous citez un ancien officier du MI5 ? Vous dites que Sheller a déclaré à des journalistes que les services secrets britanniques avaient financé la tentative d’assassinat contre El Kadhafi ? David Sheller qui était un officier du contre -espionnage britannique du MI5 a observé que les services secrets britanniques étaient en train de donner 100 000 livres sterling à Al Qaïda pour assassiner le président Al Kadhafi, et offrir ainsi le prétexte à l’invasion anglo-américaine de ce pays afin de s’emparer de son pétrole. C’est toujours la même chose qui se passe, le même scénario. Si vous trouvez maintenant en Algérie Al Qaïda, cela indique une volonté de déstabilisation contre votre pays. Il y a aussi le fait qu’au moment où un chef de gouvernement dit : «Je veux me libérer de l’hégémonie du dollar, je ne veux pas de dollars, je veux me faire payer en euro, en yen etc.. Il va être défini comme terroriste, cela s’est déjà passé : vous avez l’exemple de Poutine qui était le pôle de résistance contre les Etats-Unis. Poutine voulait vendre son blé et son pétrole en rouble, résultat : il a été l’objet d’une violente campagne de propagande, même chose avec le président Chavez au Venezuela, ce dernier a cherché à remplacer le dollar dans son pays et à avoir des accords avec Cuba. Il a été catalogué comme terroriste. Il est même défini, lui le catholique de l’Amérique du Sud, comme étant un suppôt d’Al Qaïda. Vous dites également que Ben Laden n’aurait pas survécu bien longtemps sans ses protecteurs et un vaste réseau de soutien. Qui sont ses protecteurs ? L’avocat légal de Ben Laden c’était Madeleine Allbright, qui était alors la secrétaire d’Etat US. Les Soudanais voulaient, à cette époque, livrer Ben Laden à l’Administration américaine directement, et madame Albright a refusé cette opération, disant que c’était impossible, car il n’y a pas d’accusation contre lui. De plus, le président de l’association des amis de Ben Laden, c’est Michael Shayer de la CIA et le valet personnel de Ben Laden, c’est le sergent Ali Mohamed qui était dans l’armée égyptienne, devenu ensuite membre des forces spéciales des Etats-Unis en Caroline du Nord. En tout cas, pour moi Al Qaïda est une véritable machination destinée à déstabiliser les régimes récalcitrants. Vous trouverez des détails appuyés de noms et de lieux dans mon livre «La terreur fabriquée made in USA». Propos recueillis par Meriem Abdou pour le Courrier d’Algérie http://mecanopolis.wordpress.com/2008/06/23/robert-gates-serait-le-fondateur-dal-qaeda/



3  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Le bourbier afghan et le Pakistan 1 Le bourbier afghan déborde.

Extrait Pour les États-Unis, qui ont injecté des dizaines de milliards de dollars sur plusieurs décennies dans l’armée pakistanaise pour former les combattants islamistes, c’est au Pakistan que les talibans et Al-Qaeda doivent être vaincus.
Pour le nouveau gouvernement civil du Pakistan, la guerre anti-talibane est une affaire que Kaboul, les États-Unis et l’OTAN doivent régler en Afghanistan.
Le président Hamid Karzaï s’est ingéré dans ce gouffre béant entre Washington et Islamabad en affirmant qu’il est prêt, au nom de la légitime défense, à envoyer ses troupes combattre les talibans au Pakistan. Karzaï contrôle à peine Kaboul, et son armée de 58 000 hommes est à peine plus nombreuse que les forces étrangères, OTAN et non-OTAN, qui protègent son régime perçu comme corrompu et féodal par les Afghans. Islamabad a protesté contre ses propos, mais les Pakistanais pensent que ses menaces étaient dictées par Washington. George W. Bush a dit « comprendre » Karzaï et affirmé qu’« il faut priver les terroristes de tout asile ». Des GI au sol ? Karzaï espère « convaincre l’OTAN d’envoyer des troupes au Pakistan avec des soldats afghans », écrit le Pak Tribune. Le journal souligne que « les États-Unis se sont gardés d’envoyer des GI en sol pakistanais », se contentant de frappes aériennes, souvent à l’aide de drones sans pilote.

Pour l’Asia Times Online, « Karzaï a connu une mauvaise semaine », malgré les promesses d’aide de 21 milliards des bailleurs de fonds à Paris. L’opération audacieuse des talibans, qui ont libéré les 1100 détenus de la plus grande prison de Kandahar, tuant une vingtaine de gardiens, et l’aveu du chef du Pentagone devant l’OTAN à Bruxelles que le bilan de la guerre afghane en mai dépassait celui de la guerre en Irak, « expliquent ses frustrations », écrit-il. L’OTAN et Kaboul ont envoyé hier des renforts à Kandahar, où le chef de police de la province, Sayed Agha Saqeb, a révélé que « plus de 500 talibans se sont regroupés dans deux villages du district d’Arghandab, au nord de la ville ». Les propos de Karzaï peuvent « couvrir » d’éventuelles incursions terrestres de l’OTAN outre-frontière, mais les Pakistanais ne pensent pas qu’il soit prêt à s’aventurer au sol dans un pays montagneux de 160 millions d’habitants. J

ooneed Khan, La Presse (Canada), 17 juin 2008
Avec PakTribune, Times of India, Daily Times, Guardian, AP, Reuters et AFP
 

2 Avec ses bases au Pakistan, l'insurrection est invincible

 L'insurrection en Afghanistan persistera tant que ses bases au Pakistan n'auront pas été éliminées, prévient une étude de la RAND Corporation , juste avant la conférence internationale prévue demain à Paris. L'institut de recherche américain affirme aussi que les talibans bénéficient d'appuis au sein du renseignement et des forces paramilitaires pakistanais. «Toutes les insurrections victorieuses en Afghanistan depuis 1979 ont bénéficié de refuges dans des pays voisins et l'insurrection actuelle ne fait pas exception à la règle, constate l'auteur du rapport publié lundi, Seth Jones. À l'heure actuelle, les talibans et d'autres groupes reçoivent une aide d'individus au sein du gouvernement pakistanais, et tant que ce sera le cas, la sécurité à long terme de la région est menacée Cette étude, qui a reçu un financement du Pentagone, fait écho aux récentes déclarations de généraux américains. «S'il y a encore des sanctuaires où ces extrémistes, ces terroristes, ces insurgés peuvent s'entraîner, recruter, se régénérer, alors il y aura encore un problème» dans cinq ans, confiait récemment à l'Associated Press le général Dan McNeill, qui a cédé au début du mois le commandement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN en Afghanistan. Le rapport souligne que non seulement le renseignement pakistanais et le Frontier Corps, la force paramilitaire déployée à la frontière afghane, n'ont pas réussi à déloger les groupes afghans basés au Pakistan, mais aussi que, dans certains cas, d'anciens ou actuels membres de ces services ont apporté une aide aux talibans, qu'il s'agisse d'une assistance aux blessés ou d'une participation à la formation dans les camps d'entraînement afghans. Et des responsables de l'OTAN ont relevé plusieurs cas où des agents du renseignement pakistanais «renseignaient les forces des talibans sur la localisation et les mouvements des troupes afghanes et de la coalition, ce qui a sapé plusieurs opérations militaires antitalibans des forces américaines et de l'OTAN», ajoute l'étude, sans préciser de dates. Le rapport cite d'autres groupes, comme le réseau dirigé par Jalaluddin Haqqani et son filsj, ainsi que le réseau al-Qaïda, des organisations islamistes radicales comme Hezb-i-Islami de Gulbuddin Hekmatyar et des tribus locales. «Ces groupes insurgés ont trouvé refuge dans les zones tribales administrées fédéralement du Pakistan, la province de la Frontière Nord-Ouest et la province du Baloutchistan, précise le communiqué de RAND. Ils acheminent régulièrement des armes, des munitions et des provisions en Afghanistan depuis le Pakistan et un certain nombre de kamikazes viennent de camps de réfugiés afghans basés au Pakistan.»  Le président afghan, Hamid Karzaï, a déjà appelé la communauté internationale à l'aide sur la question des bases de l'insurrection au Pakistan. Des responsables du renseignement afghan expliquent que des jeunes sans éducation sont recrutés dans les régions frontalières pour devenir kamikazes ou combattre. Après des combats ou des attentats en Afghanistan, ils se replient au Pakistan pour se reposer et se réapprovisionner en armes, disent-ils. Pour RAND, l'un des enjeux cruciaux consiste à convaincre le gouvernement pakistanais d'éliminer ces bases sur son territoire. Le Pakistan, qui soutenait le régime des talibans jusqu'aux attentats du 11-Septembre, nie soutenir les insurgés et assure lutter contre les infiltrations et les bases.

18-06-2008 - RAND CORPORATION http://www.afghana.org/1015/index.php?option=content&task=view&id=170 Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information


3-2 Point de vue de Syed Saleem Shahzad : Le poker menteur d’Islamabad. Le Pakistan prétend être l’allié des USA mais mène son propre jeu - double jeu faudrait-il écrire - dans le conflit Afghan. Pour les responsables Pakistanais, les zones tribales, où les talibans trouvent refuge et appui, sont certes un problème de sécurité intérieure au fort potentiel déstabilisateur mais aussi un atout stratégique leur permettant de peser sur le futur d’un Afghanistan qu’ils ont toujours considéré comme devant leur apporter la « profondeur stratégique » qui leur fait défaut. Si en apparence Islamabad accepte de se plier aux exigences de Washington, la réalité est beaucoup plus complexe. De fait l’appareil de sécurité et l’armée entretiennent des relations fort ambiguës avec les militants pachtounes des zones tribales, faites de démonstrations de force et d’alliances secrètes entre hommes qui sur le fond partagent la même détestation des USA. Dans ce jeu de poker menteur, la clé reste Moucharraf, l’homme lige de l’Amérique. Mais c’est un président discrédité dont des centaines de milliers de manifestants réclamaient le départ la semaine dernière. Syed Saleem Shahzad, d’Asia Times, nous propose sa lecture des derniers évènements du conflit en Afghanistan qui devient peu à peu une guérilla frontalière avec le Pakistan. Lorsque le président Afghan Hamid Karzai a menacé la semaine dernière d’envoyer des troupes en territoire pakistanais à la poursuite des Talibans, Islamabad n’a eu aucun doute. Le discours prononcé par Karzaï suivait un scénario préparé par les États-Unis. Le message est évident : l’échec de la coopération du Pakistan au niveau de la stratégie régionale laisse l’OTAN sans autre option que d’envoyer au Pakistan la jeune armée nationale Afghane chaque fois que l’alliance le jugera utile. Karzai a déclaré que son pays avait un droit de « légitime défense », ajoutant : « Quand [les militants talibans] traversent le territoire du Pakistan pour venir tuer des Afghans et tuer des soldats de la coalition, cela nous donne le droit de riposter et de faire la même chose ». « Baitullah Mehsud [1] doit savoir que nous irons désormais à sa poursuite et le frapperons chez lui. Ses autres amis, et le Mollah Omar au Pakistan, doivent le savoir aussi » », a déclaré Karzaï. La réaction de Karzaï intervient après une semaine particulièrement difficile pour le gouvernement afghan et l’OTAN, qui a perdu au moins 15 soldats dans divers incidents. Kaboul a été mis dans l’embarras par une opération soigneusement planifiée dans la ville méridionale de Kandahar, au cours de laquelle des kamikazes et environ 100 Talibans ont attaqué une prison, provoquant la mort de près de 20 membres des forces de sécurité et permettant l’évasion de plus de 1000 prisonniers, dont 380 Taliban. Lors d’une autre attaque samedi dernier, le gouverneur de la province de Helmand a été blessé et le chef de la police tué. Le quartier général de l’OTAN voit dans cette recrudescence de la violence la conséquence de l’entraînement suivi par les Talibans en territoire pakistanais et de leur capacité à traverser facilement la frontière pour se rendre en Afghanistan. Les Talibans ont mené à bien la mise en place de leur dispositif offensif le mois dernier, et ils avaient promis de lancer des attaques ciblées telles que celle visant la prison de Kandahar. En réponse, l’OTAN a tenté de prendre les Taliban en tenaille par un mouvement conjoint des forces pakistanaises opérant dans les zones tribales de Mohmand et Bajaur et celles l’OTAN à travers la frontière des provinces de Kunar et du Nooristan. [2] Asia Times Online a été la première publication à rendre compte des frappes aériennes effectuées par les drones Predator américains. Ultérieurement un compte rendu détaillé a été publié par le New York Times, citant des responsables américains qui ont confirmé les plans d’attaque des talibans et d’al-Qaïda dans les sanctuaires des zones tribales du Pakistan, avec l’aide des pakistanais. A la suite de pressions exercées par les États-Unis, le Pakistan avait préparé un plan d’action, décrit ainsi par Asia Times Online le 6 Mars : Selon nos contacts, une opération militaire serait imminente. Elle serait organisée à partir d’un camp de base situé à Peshawar dans la province de la Frontière du Nord Ouest. L’objectif principal serait les zones tribales de Mohmand et Bajaur, et cette opération viserait à contrecarrer l’offensive de printemps des Talibans en Afghanistan. Dans le cadre du plan initialement prévu, l’opération aurait été largement symbolique et les militants ont été avertis que s’ils soutenaient l’affrontement contre les troupes pakistanaises, leurs positions seraient communiquées aux « superviseurs étrangers » et qu’ils auraient à subir de lourdes pertes. Mais s’ils acceptaient de conclure un cessez-le-feu et se retiraient de leurs positions avancées pour se replier dans les régions frontalières, ils seraient alors aidés et recevraient à l’avance des informations sur d’éventuels raids qui leur permettraient de prendre des mesures pour assurer leur sécurité. Ils ont été fermement avertis que l’opération était inévitable, et qu’il leur serait préférable de se replier vers l’arrière de part et d’autre de la frontière pour assurer leur survie. Les raisons qui ont amené les militaires à adopter cette approche étaient basées sur des motifs pragmatiques : cela devait conduire les militants à évacuer les principales zones tribales et passer en Afghanistan ou à la marge des zones tribales. Ce qui devrait permettre aux pachtounes laïques nationalistes de reprendre pied dans la région et d’y instaurer un climat de paix et de réconciliation. Ce plan devait permettre de se débarrasser des insurgés Talibans au Pakistan et en les contraignant à rejoindre l’Afghanistan. Mais l’OTAN a estimé que c’était une trahison de la part du Pakistan, tout particulièrement s’il fermait les yeux sur les talibans qui franchissent la frontière en toute impunité. Confronté désormais à une menace très réelle de raids de la coalition sur son territoire, le Pakistan pourrait être contraint de relancer les opérations militaires dans les zones tribales. Pendant ce temps, le Président Pervez Musharraf devra jouer un rôle important en assurant Washington que le Pakistan est encore à ses cotés dans la « guerre contre le terrorisme » et que les Américains doivent faire preuve de patience. Mais le temps ne joue pas en sa faveur. Syed Saleem Shahzad, Asia Times, 16 juin 2008 http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2072 Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-3 Dossier de George Monbiot : Que sont devenus les prisonniers secrets de Bush? Nous ne devrions pas être surpris d'apprendre que George Bush a dîné avec un groupe de historiens du dimanche soir sur (1). Le président a passé une grande partie de son deuxième mandat à lutter avec les faits de l'histoire. Mais quelle que soit les efforts de ses groupes de pression pour modifier la mémoire des faits, il sera certainement jugé comme ayant été le pire président que les États-Unis aient jamais eu.
Même si les historiens ont été en quelque sorte d'oublier la guerre illégale, les efforts pour déformer le droit international, le salissement de l'environnement et sociale bien-être, la crise bancaire, le transfert de richesse des pauvres aux riches, une image est estampillé de manière indélébile sur cette présidence: le trussed automates en orange jumpsuits. Elle représente une superpuissance prête à son dehumanise prisonniers, d'emballer, les aveugles et les sourds, de les réduire à des mannequins dans un lieu sombre et industriel comme un poulet-usine d'emballage. Pire encore, le gouvernement est fier de ce qu'il avait fait. Il a été défilant son l'impunité. Il voulait nous de savoir que rien ne se présenterait à sa manière: ses était à la fois le pouvoir souverain et irresponsable.
Trois jours avant que Bush n'arrive en Grande-Bretagne,
la Cour suprême des États-Unis a statué que les détenus de Guantanamo Bay ont le droit de contester leur détention dans les tribunaux civils. C'est la troisième fois que le suprême tribunal a statué contre le camp de prisonniers, mais cette fois, Bush ne peut pas changer la loi: le tribunal a statué que les droits des prisonniers sont constitutionnels. Symboliquement cette décision ne pourrait être plus importante.
Pratiquement, il pourrait être à peine moins. Le ministère de
la Défense peut transférer son prisonniers à une oubliette dans un autre pays, où la Constitution bref ne fonctionne pas. Le public l'atrocité de Guantanamo Bay a fourni une distraction utile de quelque chose d'encore pire: le système tentaculaire de les camps de détention secrets des États-Unis fonctionne à travers le monde.
Nous ne le faisons pas, bien sûr, de savoir beaucoup plus sur ce programme. Bush premier reconnu en Septembre 2006. "Parmi les milliers de terroristes capturés à travers le monde, seulement environ 770 ont déjà été envoyés à Guantanamo "(2). Autres suspects, at-il dit, étaient" tenu secret "par
la CIA. "Beaucoup de détails de ce programme, y compris lorsque ces les détenus ont eu lieu et les détails de leur accouchement, ne peut être divulguées ". Il a de prétendre que tous les secrets détenus avaient maintenant été transférés à Guantanamo Bay.
Plusieurs éléments de preuve donnent à penser que cette affirmation était fausse.
La CIA semble avoir supervisé ou contrôlé, et, dans certains cas encore être en cours d'exécution, sites noirs en Pologne, la Bulgarie , la Roumanie , l'Ukraine, la Macédoine,
Kosovo, le Maroc,
la Libye , l'Égypte, Djibouti, la Somalie , l'Éthiopie, l'Iraq,
Jordanie, l'Afghanistan, du Pakistan, de Thaïlande et peut-être Diego Garcia (3, 4,
5, 6). Les États-Unis semble actuellement en train d'utiliser des navires comme des prisons secrètes (7).
En tout juste deux ans,
la CIA a 283 vols - qui le Conseil de l'Europe
estime étaient utilisés pour le transport de prisonniers secrets - hors de l'Allemagne
seuls 8 (). Il admet qu'il possède 7000 documents sur son fantôme
programme de détention (9). Sommes-nous vraiment de croire que tout cela a été fait
pour les quatorze hommes transférés à Guantanamo Bay? En Iraq, les États-Unis maintenant
reconnaît à la tenue de 22000 détenus sans inculpation dans ses propres installations
(10), dont certains sont connus pour être tenus à l'écart de
la Croix-Rouge et
d'autres visiteurs (11).
En dehors de ces déplacé à Cuba, presque personne, à ce jour, est sortie de ce système. À la fin de l'année dernière, interrogé Mohamed salon.com Bashmilah, qui a été arrêté et torturé par la police jordanienne, a remis à les Américains, puis vers un pays inconnu à l'automne 2003, et a tenu secrètement par la CIA jusqu'à ce qu'il soit transféré à la garde yéménite en Mai (2005) 12. Il relève qu'il a été détenu dans une cellule de la taille d'un van de transit à travers les dix-neuf mois de son accouchement, sans tout contact humain, sauf pendant les interrogatoires. Les feux clignotants et une source
de bruit blanc ont été laissées en permanence. Driven folle et par l'isolement la privation sensorielle, il a tenté de se suicider à plusieurs reprises. En fin de compte, lorsqu'il est devenu évident, même à
la CIA qu'il n'a rien à voir avec le terrorisme, il a été remis au gouvernement yéménite, qui a tenu pour lui une autre année jusqu'à ce qu'il soit remis en liberté sans inculpation.
Les avocats de certains des hommes transférés à Guantanamo Bay font valoir que, tandis que dans le secret de détention, leurs clients ont été laissées en suspens de la plafond par leurs poignets, battus avec des câbles électriques, autour de yanked sur un du chien en laisse, enchaînés nu dans une cellule de gel et de froid arrosé eau. "
La CIA personnes travaillé jour et nuit pendant des mois", un prisonnier rapports. "Beaucoup ont perdu leur esprit. Je pouvais entendre les gens frappent leurs tête contre les murs et les portes, hurlant hors de leurs têtes. "(13)
Se pourrait-il être pire que celui-là?
Oui. En 2003, un responsable américain admis à la Sunday Telegraph que la CIA était en détention et l'interrogatoire des enfants. Discutons de deux garçons âgés de sept et neuf maintenus en détention secrète par les CIA, le fonctionnaire a expliqué: «nous sommes les manipuler avec des gants. Après tout, ils ne sont que des petits enfants, mais nous devons en savoir autant au sujet de leur père activités récentes que possible. Nous avons des enfants psychologues disponible à tout moment et ils sont donné le meilleur de soins. " (14) Selon un autre prisonnier, les garçons avaient déjà été torturé par des gardes pakistanais (15). Un ancien officiel de la CIA a déclaré au New Yorker que "chaque plan [dans le programme de détention secrets] est établi
par des interrogatoires, avant d'être soumis pour approbation au plus haut niveau possible - ce qui signifie que le directeur de
la CIA. Tout changement dans le plan -- Même si un jour supplémentaire d'un certain traitement a été ajouté - a été signé par le directeur de la CIA ". (16)
Jamais l'esprit de détention sans jugement, ce qui est sans détention accusé de réception. Lorsque les hommes et les femmes disparaissent dans ce système, ni eux ni leurs familles savent où ils se trouvent. La Croix-Rouge ne peut atteindre eux, ils sont au-delà de la portée de la loi. Ils ont disparu en Amérique latine sens de ce mot.
Ai-je besoin d'expliquer que ce traitement pauses à peu près tous les articles dans les Conventions de Genève? Ai-je besoin de vous dire que - sans frais, procès, les avocats, de contrôle ou même la reconnaissance - il est tout aussi susceptible de net les innocents comme les coupables? En 2006, George Bush a soutenu que "Ce ne sont pas des criminels de droit commun, ou aux personnes qui a balayé accidentellement sur le champ de bataille - nous avons mis en place un processus rigoureux pour s'assurer que ces tenue à Guantanamo Bay appartiennent à Guantanamo "(17). Mais une nouvelle et enquête détaillée par le groupe de presse McClatchy a constaté que beaucoup d'entre eux étaient en effet soit des criminels de droit commun ou des passants, ou les hommes
vendu aux autorités afin de régler une querelle (18). Qui sait de nombreuses personnes innocentes sont sorties de leur esprit dans le secret de
la CIA les prisons aujourd'hui?
Avec ses victimes innocentes, le gouvernement américain a lui-même enfermé dans ce système. Comme le ministère de
la Justice a fait valoir, ces prisonniers ne peuvent être libérés dans le cas où ils décrivent «l'alternative interrogatoire méthodes "(l'euphémisme qu'il utilise pour la torture) la CIA utilisée sur celles-ci, qui pourrait "raisonnablement attendre qu'elles causent des dommages extrêmement graves" (19). Comme presque tout Bush a fait, ce programme promet de retour de flamme. George Bush restera dans les mémoires non seulement pour la vie, il a cassée, mais aussi pour briser tout ce qu'il prétend défendre.
George Monbiot
Publiée dans le Guardian (Juin 17 2008) www.monbiot.com

3-4 Afghanistan : un des objectifs  du néo-impérialisme français. Livre blanc de la défense : Mystification de taille sur les objectifs du néo-impérialisme français. Le mammouth militaire français ne sera pas "dégraissé", contrairement aux annonces officielles. Il sera, comme c’est de plus en plus le cas dans différents pays, davantage "sous-traité", c’est à dire confié à des mercenaires privés, souvent étrangers. La défense, la police, la santé, l’éducation... tout est appelé à être progressivement privatisé. Une source de profits importante pour quelques-uns... et beaucoup de laissés pour compte, si nous ne réagissons pas. COMMUNIQUE DE COMAGUER :  En mettant en avant la diminution des effectifs militaires et l’équipe SARKOZY-FILLON  réalise une mystification de taille sur les objectifs du néo-impérialisme français La diminution des effectifs militaires ne réduit pas le potentiel militaire de l’armée française elle organise, comme aux Etats-Unis  qui constituent le modèle en la matière, la sous-traitance et la privatisation  - qui pourra même conduire à des délocalisations -  d’une partie des activités de l’intendance : transports, vêtements, nourriture ..... Cette affirmation qui s’inscrit démagogiquement dans la campagne sur la diminution du nombre des fonctionnaires ne peut pas faire oublier que le Président de la République a confirmé que le budget de la Défense ne diminuera pas c'est-à-dire que les économies sur le personnel permettront d’augmenter les dépenses d’armement La fermeture d’un certain nombre de sites militaires en France ne transforme pas la France en pays neutraliste conservant uniquement les moyens de résister à un envahisseur à l’identité aujourd’hui inconnue, elle confirme simplement que la priorité est à l’affirmation du néo impérialisme français embarqué dans les fourgons du néo impérialisme USraelien à l’extérieur de ses frontières.  Nous verrons de moins en moins de soldats français en uniforme dans les rues de France mais dans de nombreux pays où ils seront présents, que ce soit en Europe (Kosovo, Georgie...) en Afrique (Tchad, République centrafricaine, Cote d’Ivoire..) en Asie (Afghanistan...) la France apparaîtra non plus comme le pays des droits de l’homme mais comme un pays qui viole les indépendances nationales, qui soutient des régimes pourris et qui consacre plus de  ressources financières  aux opérations militaires qu’à l’aide au développement. La France , devenue simple supplétif des Etats-Unis  et dont le gouvernement est désormais totalement sous la coupe du complexe militaro-industriel, s’affirme sur la scène internationale comme un pays dangereux et inamical dirigé par une équipe prête à toutes les aventures. Comme pour venir confirmer cette politique militaro-impérialiste le SIPRI (Institut International de recherches sur la paix de Stockholm) dans son nouvel inventaire mondial des forces armées vient de rappeler opportunément que la France est aujourd’hui le : 4° pays au monde pour les dépenses militaire (après les Etats-Unis, hors concours avec 45% des dépenses mondiales, le Royaume-Uni et la Chine )  4° exportateur d’armes mondial (après les Etats-Unis, la Russie et l’Allemagne) 3° détenteur d’armes nucléaires (après la Russie et les Etats-Unis mais devant tous les autres : Chine, Royaume-Uni, Inde, Israel, Pakistan) CAPJPO-EuroPalestine Publié le 19-06-2008 http://www.europalestine.com/spip.php?article3272

3-5 Point de vue de Ginette Hess Skandrani : Sarkozy veut leur(Usa) faire un cadeau en envoyant nos jeunes se faire tuer dans un combat d’occupation. Sarkozy notre président guerrier et se donnant de plus en plus des allures napoléoniennes renforcerait notre présence militaire en Afghanistan selon le « Times ». Décision que notre bouillant président devrait annoncer lors du prochain sommet de l’OTAN de Bucarest le 2 avril 2008. Nous nous imaginons la satisfaction de cette organisation internationale guerrière et coloniale et surtout celle des USA qui sont en train de perdre pied face à la résistance afghane qui refuse l’occupation de son pays. Sarkozy veut leur faire un cadeau en envoyant nos jeunes se faire tuer dans un combat d’occupation d’une terre étrangère. Nous sommes également étonnés d’apprendre par la presse d’outre-manche une décision qui devrait nous concerner en premier lieu. Est-ce la nouvelle démocratie sarkozienne qui préfère nous apprendre par la presse anglaise des décisions qu’il prend sans nous consulter en essayant de nous mettre devant le fait accompli? Est-ce la nouvelle façon de faire de la politique de proximité ? Est-ce cela la nouvelle sarkomanie : envoyer nos jeunes se faire tuer pour satisfaire des vœux de l’OTAN et des USA ? Un nouveau bataillon, d’un millier d’hommes accompagné d’un paquet de forces spéciales devrait bientôt partir pour lutter contre les « Talibans » J’aimerais bien qu’on me dise comment reconnaître un « Taliban » lors de bombardements de villages ou de massacres de population comme cela se pratique souvent en Afghanistan ? ont-ils une couleur spéciale ou bien portent-ils un insigne ou une écriture sur le front ? Nous rappelons qu’il y a déjà  2200 soldats français engagés sur le théâtre d’opérations afghan alors que les Afghans ne nous jamais rien fait. Ce renforcement du contingent français a été mis à l’ordre du jour du sommet franco-britannique qui aura lieu cette semaine à Londres. Nous devons exiger un referendum d’initiative populaire afin de faire savoir que nous sommes en désaccord avec cette décision de notre bouillant président. Le peuple Afghan ne nous a rien fait. L’ancien président a refusé de s’engager dans la guerre de colonisation de l’Irak, le nouveau doit nous dégager de celle de l’Afghanistan.

23 avril 2008 Ginette Hess Skandrani

n°186- dossiers de l'Afghanistan- 23-06 -Fin- Le mythe de la "guerre propre".

n°186- dossiers de l'Afghanistan- 23-06 -Fin- Le mythe de la "guerre propre".

dossiers de l'Afghanistan -Fin-

n°186 au 23-06

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Sommaire :  -Fin-

3-6 L’Afghanistan, nouveau Rwanda des Belges ? :

1 Le Parlement débat des dangers de l’envoi de F-16 à Kandahar

 2 Flahaut en leader de l'opposition sur les F-16.

3- Non à l'envoi de F-16 et de soldats belges en Afghanistan !

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Anne Nivat : Interview de mazan Bachardost : "Karzaï gouverne comme un chef de tribu".

4-2 Sarko nous avait promis qu'il rapatrierait les soldats français d'Afghanistan. 4-3 le journaliste Sayed Perwiz Kambakhsh condamné à mort crie son innocence.

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Henriette Hanke Güttinger : L’Europe : Démocraties libres ou satellites des USA?

5-2 Planetenonviolence : Le mythe de la "guerre propre".



3-6 L’Afghanistan, nouveau Rwanda des Belges ? :  1 Le Parlement débat des dangers de l’envoi de F-16 à Kandahar
AUDITION à la Chambre sur l’envoi de quatre F-16 et de 100 militaires belges dans le sud afghan ce mardi. De Crem a « brillé par son absence ». Le ministre belge de la Défense pouvait difficilement mieux confirmer la décision du gouvernement (Verhofstadt, en février) d’envoyer – sans débat ni soutien parlementaire – des militaires belges dans la fournaise du sud afghan, malgré la situation plus explosive que jamais dans la région de Kandahar. Pieter De Crem (CD&V) se trouvait mardi en Afghanistan, pour une visite éclair révélée par l’agence de presse Belga, au moment même où le Parlement avait enfin prévu de débattre de ce déploiement. Les Belges prévoient d’envoyer en septembre, sous commandement de l’Otan, quatre de nos chasseurs-bombardiers F-16 et une centaine de militaires. Ils viendront en renfort des 370 militaires du contingent belge installés pour l’essentiel dans l’enceinte sécurisée de l’aéroport de Kaboul, la capitale. Pieter De Crem a donc préféré répondre à une invitation du commandant suprême des forces de l’Alliance atlantique, le général américain John Craddock, responsable de la Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) en Afghanistan. « Le ministre est parti secrètement en Afghanistan plutôt que d’entendre notre commission, ce que je trouve dommage et quelque peu méprisant », a critiqué son prédécesseur André Flahaut (PS) qui siège dans la nouvelle majorité. Le Parlement, a rappelé un député, attend toujours la présentation de la note de politique générale du nouveau ministre… « Le ministre brille par son absence », a renchéri Wouter De Vriendt (Groen !, opposition). Si plusieurs élus ont jugé utile la présence du ministre sur le terrain, les députés siégeant dans les commissions de la Défense nationale et des Relations extérieures de la Chambre ont surtout évalué les dangers de la mission voulue par De Crem, réputé (très) « atlantiste ». Flahaut, qui avait toujours refusé d’envoyer des soldats dans le Sud où les combats font rage, évoque le spectre d’un nouveau Rwanda pour les Belges : « C’est aussi dangereux », dit-il, en référence à la mort de dix Casques bleus belges en 1994 dans ce pays d’Afrique. Mais deux des trois « experts » invités par les parlementaires pour éclairer leur lanterne ont plus largement mis en exergue l’inanité de la stratégie des 52.700 soldats internationaux de l’opération de l’Otan en Afghanistan, censée à ses débuts (en 2003) apporter une aide à la reconstruction du pays et à sa sécurisation, sous mandat de l’ONU. « Donnez à l’Isaf un doigt et l’Isaf prendra votre bras ! », comme elle l’a fait avec les Néerlandais qui ne devaient au départ rester que deux ans en Afghanistan, a dénoncé Arnold Karskens, un « correspondant de guerre » du journal néerlandais De Pers qui a effectué de nombreux séjours en Afghanistan en dehors de tout contrôle de la censure de l’armée des Pays-Bas – avec laquelle les Belges devraient coopérer à Kandahar. « Nous détruisons plus que nous construisons ». En cause, selon le journaliste : l’emploi de l’artillerie lourde… et de F-16 qui font de nombreuses victimes civiles, bien plus que n’en font les talibans, et provoquent en retour une grande hostilité de la population. En 2007, a affirmé Tim Bogaert, de Pax Christi, l’Otan a largué 3.500 bombes en Afghanistan, soit deux fois plus d’engins qu’en Irak. « Ce type de missions vous salit les mains, juge Karskens. Vous faites partie d’une machinerie qui programme ces bombardements », parfois en soutien aux opérations menées hors-Otan directement par les Américains. « L’Afghanistan a fonctionné comme un sanctuaire pour les terroristes », lui a répliqué le Prof. Luc De Vos, de l’Ecole Royale Militaire.  « Les terroristes ne sont plus en Afghanistan, mais ici, à Madrid ou à Londres, répond Arnold Karskens. Il faudrait y aller pour “nous protéger” ? Il vaudrait peut-être mieux chercher à Anderlecht… En Afghanistan, on alimente le terrorisme ».

PHILIPPE REGNIER Le Soir, mardi 17 juin 2008, 22:44


2 Flahaut en leader de l'opposition sur les F-16. L'ancien ministre de la Défense , dans la majorité, demande des règles précises. L'ancien ministre belge de la Défense André Flahaut (PS) estime que la mission des quatre F-16 belges qui seront déployés en septembre à Kandahar reste floue et "aussi dangereuse que le Rwanda". Il l'a dit et répété mardi lors d'une réunion conjointe Défense et Affaires étrangères à la Chambre , qui auditionnait hier trois experts sur la future mission belge : Arnold Karskens, journaliste au quotidien gratuit néerlandais "De Pers", qui a suivi les opérations de l'armée néerlandaise dans la province d'Oruzgan, le professeur Luc De Vos de l'Ecole Royale Militaire et Tim Bogaert, membre de Pax Christi Vlaanderen. Les députés n'ont pas pu entendre le ministre de la Défense , Pieter De Crem (CD & V), invité par le Shape à un voyage en Afghanistan, de retour jeudi, pas plus qu'un représentant de l'Otan, qui a dépêché près de 52 000 soldats sur place. "Dans quelle pièce allons-nous engager ?" a demandé André Flahaut. "Les règles d'engagement restent floues. On ne sait pas si o n va travailler avec les Hollandais ou les Français."  Le gouvernement avait donné le feu vert le 1er février dernier, mais sans précision sur les règles d'engagements des appareils belges qui sont négociées avec l'Otan. Selon le cabinet de M.De Crem, ces règles ne seront pas rédigées avant la mi-juillet. L'Otan se plaint des restrictions imposées par ses alliés. Elles sont plus de 80 en Afghanistan, ce qui pèse dans les opérations. Mais, pour André Flahaut, il est normal qu'un pays "indique très clairement qu'on utilise pas nos hommes et notre matériel n'importe comment". Le professeur De Vos a beau eu rappelé que la Belgique fait partie d'une Alliance, et qu'elle doit à ce titre rester solidaire. Pour lui, les règles d'engagements, c'est "comme l'histoire d'un boxeur à qui on demande à boxer une main dans le dos". En l'absence de De Crem, il était isolé. Le plus radical a été Arnold Karskens qui a accusé l'Otan, avec sa force de frappe aérienne, d'exercer "la seule forme de terrorisme" en Afghanistan, alors que les talibans ne disposent que de kalachnikovs et de lance-roquettes RPG-7. "Ce type de mission vous salit les mains", a-t-il lancé aux députés belges. Ch. Ly.   La Libre Belgique , 18/06/2008

3- Non à l'envoi de F-16 et de soldats belges en Afghanistan!

Diverses associations* en faveur de la solidarité internationale et de la paix dont intal lancent une pétition pour demander au ministre belge de la Défense Pieter De Crem de ne pas envoyer d'avions F-16 et de soldats dans les zones de combat aghanes. Elles dénoncent la dangerosité de cette décision qui n'a pas fait suite à un débat parlementaire approfondi et qui risque de transformer la mission militaire belge, centrée jusqu'ici sur le soutien logistique, en une véritable opération de guerre. *La coupole flamande 11.11.11, Oxfam Solidariteit, UCOS, Pax Christi, StopUSA et Vrede.

 4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

4-1 Anne Nivat : Interview de mazan Bachardost : "Karzaï gouverne comme un chef de tribu". A propos de la récente Conférence des donateurs à Paris, Ramazan Bachardost, 46 ans : "Cette Conférence n'aura bien sûr aucune conséquence sur la vie quotidienne des Afghans, qui savent que l'argent de la commuauté internationale disparait immédiatement dans la poche des politiques. En six ans de présence étrangère, rien n'a changé, sinon pour le pire. Pourquoi? A cause de la corruption généralisée, de l'absence totale du sens des responsabilités des hauts fonctionnaires, de leur inconscience, et j'irais même plus loin: on assiste aujourd'hui à la perte de confiance de la communauté internationale vis-à-vis de l'Afghanistan. "Le president Karzaï a commis récemment deux erreurs au moins: en se vantant qu'Ahmadinedjad, le président iranien, était son ami personnel, et lorsqu'il a rejeté la candidature du Britannique Lord Paddy Ashdown comme représentant spécial des Nations unies en Afghanistan." Ashdown, qui s'était rendu célèbre en Bosnie pour avoir mis au point un plan anticorruption au sommet de l'Etat, prévoyait de tenter la même chose en Afghanistan. Un rapport hostile à beaucoup d'ONG internationales Bachardost dénonce: "Il faut cesser de se présenter et d'agir selon les intérêts de telle ou telle communauté, il faut dépasser tout cela et c'est justement ce que Karzaï est incapable de faire. Le président actuel ne connait pas le système démocratique moderne, ses valeurs sont islamistes et dominées par des loyautés tribales, à l'instar de la plus grande majorité des acteurs sur la scène politique afghane. "Quand j'étais ministre, j'ai vu de mes propres yeux des diplomates iraniens remettre au chef de l'Etat des valises remplies de dollars. J'avais beau lui dire qu'il n'était pas le chef d'une mafia mais bien un président élu devant rendre des comptes à la Nation , cela n'avait aucun impact. Karzaï gouverne comme un chef de tribu et cet argent a sans doute été employé à acheter des gens et leur loyauté!" Mais la plus grande déception de Bachardost, ce qui l'a mené à présenter sa démission après dix mois de travail (de mai à decembre 2004) en tant que ministre du Plan, c'est son rapport sur le dysfonctionnement des ONG étrangères, tellement dérangeant que le président Karzaï a préféré le laisser lettre morte: "J'avais nommé à la tête de cette commission d'enquête sur les ONG une femme très compétente. Après six mois de travail, elle m'a rendu sa copie selon laquelle il fallait annuler la licence de fonctionnement de 1935 organisations non gouvernementales internationales en Afghanistan. Parmi elles, de grandes organisations françaises telles Médecins sans frontières, Médecins du Monde et Action contre la faim. "Nous conservions cependant 420 organisations dont nous avions jugé le travail productif et répondant à des normes éthiques, sans gabegie financière. Le lendemain de l'annonce de l'existence de ce rapport, le porte-parole de Karzaï a organisé une conférence de presse déclarant que les conclusions du document étaient une décision personnelle de ma part! Alors que j'étais ministre en exercice! il ne me restait plus qu'à démissionner, ce que j'ai fait." Plus tard, Karzaï fait de nouveau appel à Bachardost pour prendre la tête d'une Commission indépendante contre la corruption, mise en place sous pression internationale. L'ex-étudiant juriste, dont le père possède une petite échoppe de pièces détachées de voitures et la mère ne travaille pas, qui a fait le choix de rester célibataire afin de mieux se consacrer à la politique dans son pays, aurait accepté si le président Karzaï lui avait garanti de respecter deux conditions, essentielles à ses yeux: débuter la lutte contre la corruption dans le cabinet même du Président et suspendre immédiatement le travail de certains hauts-fonctionnaires, à commencer par les ministres soupçonnés de corruption et qui font déja l'objet de dossiers chez le procureur général. "Mais vous voulez détruire l'Etat afghan", lui aurait immédiatement rétorqué Karzaï, choqué, qui a fini par nommer quelqu'un d'autre, assurément moins dérangeant. Puis, pour l'éloigner de Kaboul, on a proposé à Bachardost des postes de gouverneur de province et des postes d'ambassadeur. Il a tout refusé, n'ayant plus qu'une idée en tête: le prochain scrutin présidentiel, normalement prévu pour l'automne 2009 et pour lequel il a déjà officiellement annoncé sa candidature. Depuis, les médias afghans font pratiquement la queue pour être reçus sous la tente, et j'en verrai quatre différents, dont la télévision privée Tolo TV, pendant les trois heures passées avec Bachardost. Pour illustrer la complexité du jeu politique afghan, voici les explications du candidat concernant le "retour" des talibans: "Les talibans ici n'ont jamais déclaré la guerre contre les 'impies' (les Américains et la communauté internationale occidentale) mais se battent contre les moudjahiddines revenus au pouvoir après 2001 sous le parapluie des Américains notamment. Je sais que c'est difficile à comprendre pour un public occidental, mais, selon la logique talibane, ces gens continuent à se battre comme avant leur propre arrivée au pouvoir en 1996 et cela n'étonne en rien le peuple afghan qui subit les pressions des deux côtés tout en essayant de survivre dans la grande pauvreté! Quand j'arriverai au pouvoir, ma première décision sera de chasser tous ces moudjahiddines des hautes sphères de l'Etat et je pense que cela sera suffisant pour calmer les talibans qui n'auront alors plus aucune raison de prendre les armes…" Parmi la population afghane, la popularité de Bachardost est grandissante et il compte bien sur la "solidarité" des médias afghans, pour, notamment, assurer sa campagne électorale. Car, et l'ex-ministre le sait bien, son point faible reste sa capacité de financement.

Anne Nivat Journaliste |  21/06/2008 |
http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=178&Itemid=42


4-2 Sarko nous avait promis qu'il rapatrierait les soldats français d'Afghanistan.

Quand, pendant sa campagne électorale, Sarko nous promettait de retirer les troupes françaises d'Afghanistan... Il nous mentait, naturellement, comme il a fini par nous l'avouer dans sa conférence de presse du 8 janvier 2008.        Bonjour à toutes et à tous,     Lors de la campagne électorale, histoire de gagner quelques voix, Sarko nous avait promis qu'il rapatrierait les soldats français d'Afghanistan. En voici la preuve en vidéo, il s'agit d'un extrait de l'interview de Sarko qui eut lieu sur France 2 le 26 avril 2007 dans l'émission d'Arlette Chabot "À vous de juger" :     Cliquer ici pour télécharger l'extrait vidéo   ou ici : http://ch.indymedia.org/media/2008/02//57012.avi     Par contre, lors de sa fameuse conférence de presse du mardi 8 janvier 2008, Sarko nous a dit qu'il n'était pas question de retirer les troupes françaises d'Afghanistan. On sait qu'au contraire la présence militaire française en Afghanistan s'est très nettement accentuée depuis l'élection de Sarkozy.     Alors que, dans cette conférence de presse du 8 janvier 2008, il nous parlait beaucoup de "politique de civilisation", Sarko nous a dit que là-bas, en Afghanistan, la fRANCE faisait la guerre contre les "barbares". Voilà... d'un côté la "civilisation" et de l'autre les "barbares". C'est ça la "politique de civilisation" : c'est la justification de la guerre ! On va "civiliser" les "barbares" !     Sarko nous a dit que les caisses sont vides, mais combien coûte la guerre contre l'Afghanistan ? (rappelons que les Afghans ne nous ont rien fait !)     Dans sa conférence de presse du 8 janvier 2008, le sarkonazi a effectivement utilisé le mot "barbare" pour justifier la guerre contre l'Afghanistan, et il a effectivement justifié cette guerre au nom de sa "politique de civilisation". En voici la preuve vidéo :     Cliquer ici pour télécharger l'extrait vidéo    ou ici : http://ch.indymedia.org/media/2008/02//57013.avi     Mais il a dû se rendre compte que ça la foutait mal, aussi a-t-il supprimé ça de son compte-rendu soit-disant intégral :     http://www.sarkozynicolas.com/nicolas-sarkozy-conf...

  Comme menteur, sarkozy se pose un peu là !     Vous noterez que j'ai laissé durer cet extrait-vidéo un peu plus longtemps que la démonstration le nécessitait. C'est afin de vous offrir le plaisir de voir Sarko se planter entre "Afghanistan" et "Pakistan" au moment même où il nous "explique" pourquoi il va faire la guerre en Afghanistan. Cela rappelle son grand ami américain George W. Bush qui avait confondu l'Irak et l'Iran en nous parlant de sa guerre contre l'Irak. À propos de "cohérence", mot prononcé par Sarko vers la fin de l'extrait-vidéo expliquant la vérité ultime de sa politique (en fait de sa guerre) de "civilisation", vous pouvez constater qu'il y a une cohérence parfaite entre le Sarkonazi et son maître américain G.W. Bush !         Merci pour votre attention,
        Meilleures salutations,
        do
        http://mai68.org
VIDÉOS INDISPENSABLES ! http://mai68.org/ag/1311.htm
http://cronstadt.org/ag/1311.htm
http://kalachnikov.org/ag/1311.htm


4-3 le journaliste Sayed Perwiz Kambakhsh condamné à mort crie son innocence.
... de ne pas avoir enfreint la charia...
Le jeune journaliste afghan condamné à mort dans le nord de l'Afghanistan sous l'accusation d'avoir blasphémé l'islam, a nié avoir blasphémé et plaidé non coupable, dimanche lors de l'ouverture de son jugement en appel à Kaboul.
Sayed Perwiz Kambakhsh, 23 ans, a été condamné le 22 janvier à la peine capitale par la première chambre du tribunal de Mazar-i-Sharif, dans la province de Balkh, en l'absence d'un avocat et sans lui laisser le temps de se défendre.
La cour d'appel lui a donné une semaine, jusqu'à dimanche prochain, pour présenter sa défense. "La cour vous donne une semaine pour préparer votre défense", a décidé le juge Abdul Salam Qazizada. Le jeune journaliste a déclaré au juge que son premier procès avait été "injuste" car il n'avait eu que trois minutes pour se défendre lui-même. Il a précisé qu'il serait défendu par un avocat lors de la prochaine audience.
Le journaliste, qui a lu des versets du coran a déclaré: "J'ai été forcé de signer les documents d'accusation. J'ai été torturé (par les forces de sécurité), je n'avais pas d'autre choix que d'accepter les accusations". Il a également nié avoir blasphémé, affirmant: "Je suis musulman et je ne me permettrai jamais d'insulter ma religion".
Déjà emprisonné durant trois mois avant d'être jugé, le jeune homme a fait appel de sa condamnation qui a suscité un tollé dans le monde tant au niveau des organisations de défense des droits de l'Homme et des journalistes que des gouvernements. Nombre d'appels avaient été lancés à l'adresse du président Hamid Karzaï pour qu'il annule cette décision.
Le journaliste, était employé par une publication locale, Jahan-e Naw (Nouveau Monde), tout en poursuivant des études universitaires. Kambakhsh avait été arrêté le 27 octobre pour avoir distribué à ses camarades d'université de Balkh (nord) un article "insultant pour l'islam et interprétant de manière erronée des versets du Coran", selon l'acte de condamnation.

La constitution de 2001 défend la liberté d'expression mais repose sur la loi islamique (charia). Son interprétation radicale requiert la peine de mort pour des actes jugés contraires à l'islam.

Belga/7sur7 18-05-2008



5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion  
La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Henriette Hanke Güttinger : L’Europe : Démocraties libres ou satellites des USA? L’étude scientifique de l’historien Daniele Ganser intitulée «Les armées secrètes de l’OTAN – Réseaux Stay Behind, Gladio et terrorisme en Europe de l’Ouest» est parue en 2007 en français1. Dans cet ouvrage brillamment rédigé, Ganser présente les faits de manière nuancée et aisément compréhensible pour le profane. Ce qu’il nous apprend va changer fondamentalement l’historiographie de l’époque de la guerre froide. Ce livre se lit comme un roman. Extraits Ganser montre que de la fin de la Seconde Guerre mondiale à 1990 existaient dans les pays membres de l’OTAN, à côté des troupes ordinaires de l’Alliance, des armées secrètes de l’OTAN (nommées aussi Stay-Behind ou Gladio) qui avaient été mises en place par la CIA et le MI6 britannique.2 Ces armées secrètes de l’OTAN étaient commandées et coordonnées par un bureau de la sécurité secret au sein du quartier général de l’OTAN à Bruxelles. Selon l’ex-président américain Richard Nixon, L’OTAN elle-même était soumise au Pentagone.3
Les représentants des armées secrètes se réunissaient chaque année dans l’une des capitales européennes. «Des représentants de
la CIA étaient toujours présents aux réunions des armées stay-behind» se souvient le général Gerardo Serravalle qui avait commandé le Gladio en Italie entre 1971 et 1974.4
Le but de ces armées secrètes était de créer des structures clandestines pour armer l’Europe de l’Ouest contre une invasion soviétique et pour empêcher la prise de pouvoir des communistes dans les pays européens.5
La CIA et le MI6 financèrent la constitution et le fonctionnement de ces troupes de guérilla clandestines, ils les entraînèrent et aménagèrent des caches secrètes remplies d’armes et d’explosifs.
Ganser décrit les activités6 des armées secrètes de l’OTAN en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Italie, en France, en Espagne, au Portugal, en Belgique, aux Pays Bas, au Luxembourg, au Danemark, en Norvège, en Allemagne, en Grèce7 et en Turquie.
Dans ces pays, il n’y avait que quelques représentants politiques bien choisis qui étaient informés de l’existence de ces armées secrètes. De manière générale, les parlementaires élus par le peuple ne se doutaient de rien. Ainsi ces armées de l’OTAN opéraient en dehors de tout contrôle démocratique.

Field Manual 30-31B

Selon un document de l’état-major américain (Field Manuel 30-31B)8 les armées secrètes de l’OTAN avaient entre autres aussi la mission d’empêcher ou d’éliminer des gouvernements qui ne convenaient pas aux Etats-Unis. En 1961, elles planifièrent, mais sans succès, un putsch contre le gouvernement de Gaulle. En 1967, elles renversèrent en Grèce le gouvernement Papandréou et y installèrent une junte militaire des plus brutales. En Turquie, elles participèrent aux putschs militaires de 1960, de 1971 et à celui du général Evren de 1980.

Opérations sous fausse bannière

Dans le Field Manual 30-31B sont décrites des «opérations sous fausse bannière»9. Il s’agit d’attentats terroristes initiés ou perpétrés par des services secrets ou les armées clandestines de l’OTAN et qui ont ensuite été imputés aux communistes ou aux socialistes. Dans certains pays membre de l’OTAN, on a, selon Ganser, eu recours à ce concept secret: «Cette lutte contre l’ennemi intérieur faisait partie du concept dans certains pays. Elle faisait partie de la «stratégie de la tension» et reposait sur le terrorisme. C’est sans doute en Italie et en Turquie10 que cette stratégie quasi diabolique fut appliquée avec le plus de succès, à l’aide d’attentats à la bombe et de massacres contre la population que l’on attribua ensuite à l’adversaire politique, c’est-à-dire à la gauche.»11

La guerre secrète en Turquie

La Turquie avait et a toujours une importance particulière pour les intérêts géopolitiques des USA.14 Pendant la guerre froide, elle avait des frontières communes avec les pays du Pacte de Varsovie, notamment avec la Russie. L ’OTAN installa donc du matériel de pointe dans le pays qui servit dès lors aux USA de poste d’écoute. Mais la Turquie servit aussi de base arrière pour les opérations menées par les USA et l’OTAN dans les pays pétroliers du Moyen-Orient et dans les républiques du Caucase, notamment lors de la guerre du Golfe de 1991.15
Pour constituer en Turquie une armée stay-behind anticommuniste, communément appelée contre-guérilla, les USA16 utilisèrent la mouvance dominante, mais violente du panturquisme17, où le colonel Alparsan Türks, officier proche de l’extrême droite et admirateur de Hitler, joua un rôle central.18 La contre-guérilla fut responsable de trois coups d’Etat sanglants contre des gouvernements trucs légitimement élus ainsi que du massacre de Kizildere (1972), du terrible massacre d’Istanbul (1er mai 1977), du massacre de Bahcelivler (1978). L’attentat contre le pape Jean Paul II est également à mettre sur le compte de la contre-guérilla. Les escadrons de la mort de cette armée secrète turque de l’OTAN jouèrent aussi un rôle sinistre lors de la répression sanglante des Kurdes turcs.

Des liens avec les pays neutres

Lors de ses recherches, Ganser a constaté qu’il existait dans quatre pays neutres (Finlande, Autriche, Suède, Suisse) des armées secrètes ayant des liens indirects avec l’OTAN. L’auteur a également écrit sur ce sujet.19

L’Europe, colonie américaine

Lorsqu’on apprit, après 1990, que des armées secrètes étaient à l’œuvre dans tous les pays européens, le scandale fut grand. Bien que dans tous les parlements des voix demandaient que l’on fasse la lumière sur ce sombre chapitre, seules la Belgique , l’Italie et la Suisse mirent sur pied des commissions d’enquête dont les résultats furent rendus publics. Tous les autres pays, et également l’UE, pratiquèrent le mensonge et la dissimulation. Ils ne reconnurent que ce qui pouvait être prouvé. Ganser se heurta à un même mur du silence lors de son enquête sur les armées secrètes de l’OTAN en Europe. On ne mit à sa disposition que les documents officiels. L’OTAN et le MI6 lui refusèrent l’accès à leurs archives. Il s’agit là d’un fait choquant. Des opérations des services secrets (meurtres, massacres, coups d’Etat et attentats terroristes) menées dans des démocraties européennes ne peuvent pas être élucidées parce que l’OTAN et le MI6 refusent d’ouvrir leurs archives, si bien que Ganser ne put enquêter que sur la partie visible de l’iceberg. Ce qu’il a révélé est sinistre et pose la question de savoir dans quelle mesure les Etats européens sont souverains.20 Les démocraties sont des farces et les représentants du peuple des marionnettes qui ignorent tout des opérations secrètes menées dans leurs pays depuis 1945.

Politique de souveraineté limitée

Les recherches concernant les armées secrètes de l’OTAN21 partent de l’idée que les services secrets des pays membres de l’OTAN ont dû, lors de leur adhésion, s’engager à empêcher que les communistes prennent le pouvoir dans leurs pays. Cela représente une immixtion dans les affaires intérieures de ces pays. En 1966, quand de Gaulle décida de se retirer du commandement conjoint de l’OTAN, il dénonça ce procédé comme une atteinte à la souveraineté nationale.22
En 1967, des journalistes norvégiens publièrent un document interne ultrasecret et non-daté de l’OTAN qui était signé par le général américain J. P. McConnel, vice-commandant des forces américaines en Europe. Ce document prouvait que les Etats-Unis étaient prêts à intervenir en Europe occidentale si leurs intérêts dans la région étaient mis en cause: «En cas de troubles intérieurs susceptibles d’entraver la mission des troupes américaines, tels qu’une insurrection militaire ou un vaste soulèvement populaire contre le gouvernement du pays hôte, [l’armée américaine] doit tout mettre en œuvre pour enrayer ces troubles en utilisant ses propres ressources.»23

Conséquences pour la recherche historique

Vu les crimes que la recherche sur les armées secrètes de l’OTAN a déjà pu prouver jusqu’à présent, les hommes politiques et les historiens devraient exiger de leurs parlements que les archives secrètes des pays membres de l’OTAN soient mises à la disposition de la recherche historique dès maintenant. L’histoire de la guerre froide va devoir être réécrite. Alors qu’à la suite de 1989, l’ouverture des archives a mis au jour l’histoire de la politique extérieure et intérieure de l’Union soviétique24, une grande partie des populations de l’Occident s’imagine toujours que les Etats-Unis ont restauré la liberté en Europe en 1945. Les historiens devront montrer que ce n’est malheureusement pas le cas.

1     Les recherches de Ganser ont été publiées en anglais en 2005 (NATO’s Secret Armies –Operation Gladio and Terrorism in Western Europe) et en allemand en 2008 (Nato Geheimarmeen in Europa – Inszenierter Terror und verdeckte Kriegsführung).
2     Dans beaucoup de ces pays, les Américains recrutèrent des partisans de l’extrême droite pour former les réseaux Stay-Behind de l’OTAN. C’est ainsi que l’officier SS et responsable de
la Gestapo Klaus Barbie, le «Boucher de Lyon», avait été recruté en 1947 par le CIC (Counter Intelligence Corps) américain qui l’avait ensuite aidé à échapper aux poursuites pour crimes de guerre (Procès de Nuremberg) avant d’organiser sa fuite d’Europe vers l’Argentine en 1951. De même Reinhard Gehlen, un des généraux de Hitler et d’autres nazis ont été recrutés pour Gladio par les Américains. Cf. «La guerre secrète en Allemagne» in: Ganser, OTAN, p. 261-290.
3    «Le seul organisme international qui ait jamais fonctionné, c’est l’OTAN, tout simplement parce qu’il s’agit d’une alliance militaire et que nous étions aux commandes». Citation du Président Nixon dans: Ganser, OTAN, p. 56.
4    Citation de Serravalle in: Ganser, OTAN, p. 59.
5     Le National Security Council (NSC) adopta en 1947 sa directive 4-A qui ordonnait à
la CIA d’entreprendre une large série d’actions clandestines destinées à écarter le risque d’une victoire des communistes lors des élections italiennes imminentes.
La directive NSC 10/2 de 1948 autorisa
la CIA à effectuer des missions clandestines dans tous les pays du monde et la mise en place d’armées anticommunistes secrètes du réseau Gladio en Europe de l’Ouest. Cf. Ganser, OTAN, p. 89-91.
6     Ganser les qualifie de guerres secrètes.
7     
La Grèce était une base importante pour les USA. Le quartier général de la CIA d’Athènes devint, selon Ganser, «la base arrière des activités de la CIA dans la péninsule balkanique et au Moyen-Orient, jusqu’en Iran.» cf. Ganser, OTAN, p. 298.
8    Document de l’état-major américain de 1970 (signé par Westmoreland): «Ce Field Manual 30-31B est un document explosif découvert en Italie. Il concerne non seulement les armées secrètes mais fondamentalement la collaboration des services secrets américains avec ceux des autres pays et les opérations anticommunistes secrètes. On y trouve décrites les «false flag operations», fausses attaques terroristes destinées à persuader la population du danger communiste. (Ganser, Basler Zeitung du 16/12/2004)
Henriette Hanke Güttinger pour Horizons et débats http://www.reopen911.info/News/2008/06/22/l%e2%80%99europe-apres-la-seconde-guerre-mondiale-democraties-libres-ou-satellites-des-usa/

5-2 Planetenonviolence : Le mythe de la "guerre propre". Extrait Les nouvelles armes à l'UA permettent aussi d'entretenir le mythe de la "guerre propre" fabriqué dans les officines de propagande (think-tank) américaines : le recours à une ogive à UA ne déclenche pas le spectaculaire champignon qui symbolise la bombe atomique " classique", tout en provoquant au moins autant de dégâts. Après les essais des années soixante-dix à Los Alamos (Etats-Unis), les armes à l'UA ont été testées en grandeur nature en Irak en 1991, en Bosnie en 1994-95, en 1999 au Kosovo et en Serbie, en Afghanistan en 2001 et de nouveau en Iraq depuis 2003. Alors que les obus antichars utilisés dans la Guerre du Golfe ne dépassaient pas 5 kilogrammes, les charges contenues dans les bombes téléguidées déversées sur l'Afghanistan contenaient jusqu'à une tonne et demi d'UA. Chaque guerre permet ainsi une amplification et une prolongation des tests effectués au cours des guerres précédentes. Enfin, en l'absence de toute réaction de la communauté internationale, l'UA est utilisé de façon beaucoup plus massive encore en Irak depuis son invasion par l'alliance anglo-américaine en 2003. ... Une aubaine pour l'industrie nucléaire : transformer les pays agressés en poubelles radioactives gratuites L'usage militaire de l'UA est un débouché idéal pour l'industrie nucléaire qui en produit chaque année 50.000 tonnes ; les stocks mondiaux actuels sont estimés à plus d'un million et demi de tonnes, dont 700.000 aux Etats-Unis. Les pays nucléarisés se débarrassent ainsi à bon compte de déchets dont le stockage est très coûteux, en faisant des pays attaqués de véritables « déchetteries radioactives » (Sara Flounders). D'autant que la demi-vie (dite « période ») de l'uranium appauvri est de 4,5 milliards d'années (l'âge de la terre !)
(Mise à jour le 31.08.2005 de l'article paru dans MEDECINES NOUVELLES, 3e trimestre 2002, pp.79-90, et diffusé sur plusieurs sites Internet sous le titre « Escalade des armes à l'uranium appauvri »).
http://www.planetenonviolence.org/index.php?action=articl...

23/06/2008

n° 185 - journal de l'Afghanistan- 16-06 au 22-06 -Début- L'offensive de la résistance ' Ibrat' fait craindre une attaque majeure.

n° 185 - journal de l'Afghanistan- 16-06 au 22-06 -Début-  L'offensive de la résistance ' Ibrat' fait craindre une attaque majeure.

journal de l'Afghanistan -Début- 

n° 185                    du.16-06 au 21-06 M.Lemaire                                                                                 



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire.    -Début- 

Tiré à part  Une base de l’Otan essuie des tirs de mortiers

Réflexions : Fin des combats, des centaines de talibans tués ou blessés, selon le gouverneur

2 Occupation de l'Afghanistan 

4 Lutte pour la libération du territoire

 Détails.

L'Afghanistan en chiffre

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
6-1 Assassinat du journaliste afghan Abdul Samad Rohani .
6-2 Courrier International : Des médias très (peu) libres ...

Tiré à part : Une base de l’Otan essuie des tirs de mortiers  « Une base de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) et un camp de l’armée nationale afghane situés dans la province de Paktykâ (sud-est) ont été samedi la cible de tirs de mortier venus du Pakistan  », a annoncé la FIAS dans un communiqué publié dimanche. « Trois obus ont atterri à proximité de la base de l’Isaf et trois autres à l’intérieur d’un camp de l’armée afghane ». « La FIAS a déterminé que les tirs venaient de l’autre côté de la frontière, au Pakistan, et a riposté par des tirs d’artillerie », a-t-elle ajouté. « Cet échange de tirs s’est produit vers 17H15 (12H45 GMT samedi) et les autorités militaires pakistanaises ont été aussitôt prévenues », selon la force de l’OTan, qui ne fait état d’aucune victime. Avec AFP 21-06 http://bassirat.net/


Réflexions : Fin des combats, des centaines de talibans tués ou blessés, selon le gouverneur (Source : Nasrat SHOAIB AFP - 19/06/08)

a) Fin des combats, des centaines de talibans tués ou blessés, selon le gouverneur ...et ce dans des "incidents mineurs" selon l'Otan. [RM]  

b) "La pression des insurgés sur la population a provoqué la fuite de 700 familles ..", la pression des insurgés et pas comme on aurait pu stupidement le croire, la crainte des bombardements de précision de l'Otran. [RM]



L'Afghanistan en chiffre du 16-06 au 22/06/08  
tués blessés
Usboys / Autres boys  16  18
Policiers, armée et collaborateurs  13  9
Peuple Afghan  32  4 + x

                   1 La résistance contre l'agresseur Résistance : Analyse & déclaration

19-06 Les attaques provenant de la résistance dans la région orientale du pays, occupée principalement par les troupes américaines, ont augmenté de 50 pour cent en avril, selon les statistiques fournies par le commandant sortant des forces de l’OTAN dans le pays, le général Dan McNeill, lors d’une conférence de presse du Pentagone donnée vendredi.
Les attaques ont, pour la première fois, amené les morts américaines en Afghanistan à un niveau numériquement plus élevé que celles souffertes en Irak.
19 juin 2008



2 Occupation de l'Afghanistan

2-2 Les forces en présence

Afghanistan: composition de la force de l'OTAN par pays
La Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) de l'OTAN en Afghanistan totalise actuellement quelque 52.700 hommes de 40 pays. (26 Otan & 16 non-Otan) Les Etats-Unis en sont le plus gros contributeur, devant le Royaume-Uni, l'Allemagne et le Canada.  Par ailleurs, la coalition sous commandement américain compte environ 19.000 soldats.
L'ISAF souligne sur son site Web que les chiffres au 10 juin 2008 ne reflètent pas le nombre exact de militaires sur le terrain.
Allemagne: 3.370 hommes
23-06 Le ministère allemand de la Défense envisage l’envoi de 1 000 supplémentaires sur le théâtre afghan pour affronter la progression de la rébellion dans le Nord et le Nord-Est. « Nous allons formuler un nouveau plafonnement du mandat donnant davantage de flexibilité à la Bundeswehr   », l’armée allemande, a annoncé le ministre de la Défense , Franz Josef Jung. Ces troupes fraîches devraient notamment renforcer l’aide à la reconstruction civile. http://www.bassirat.net/+Afghanistan-1-000-soldats+.html
Belgique: 375
Bulgarie: 420
Canada: 2.500
Danemark: 690
 18-06 Le Danemark veut envoyer 85 soldats supplémentaires en Afghanistan et doubler son ‘aide’, a annoncé le gouvernement danois ‘, alors qu'il dévoilait un plan stratégique de quatre ans concernant son engagement en Afghanistan. "Il est important que la composition et la taille du contingent danois restent flexibles", indique le plan du gouvernement, ajoutant que le nombre de soldats danois en Afghanistan serait porté à 750. Le plan doit encore être approuvé par le parlement danois. Principalement stationnées dans la province d'Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, les troupes danoises devraient entraîner également les forces afghanes. L'aide pour l'Afghanistan doublerait à 400 millions de couronnes à partir de 2009, contre 200 millions en 2007 (26,8 millions d'euros). AFP / 18 juin 2008 

Espagne: 800
Estonie: 120
Etats-Unis: 23.550
France: 2.200
(
dont un renfort de 700 soldats et un détachement de forces spéciales annoncé en avril)
Grande-Bretagne: 8.530
Grèce: 150
Hongrie: 205
Islande: 10
Italie: 2.350
Lettonie: 75
Lituanie: 200
Luxembourg: 9
Norvège: 580
Pays-Bas: 1.770
Pologne: 1.140
Portugal: 165
République tchèque: 370
Roumanie: 570
Slovaquie: 70
Slovénie: 70
Turquie: 760
Les contingents des pays non membres de l'OTAN:
Albanie: 140
Australie: 1.100
Autriche: 2
Azerbaïdjan: 45
Croatie: 210
Finlande: 65
Géorgie: 1
Irlande: 7
Jordanie: 90
Macédoine: 140
Nouvelle-Zélande: 160
Singapour: 2
Suède: 250
Ukraine: 3
Total: 52.700.
Source : AP


Troupes Afghane Une armée de 58 000 hommes

4 Lutte pour la libération du territoire Résistance

19-06 Les attaques provenant de la résistance dans la région orientale du pays, occupée principalement par les troupes américaines, ont augmenté de 50 pour cent en avril, selon les statistiques fournies par le commandant sortant des forces de l’OTAN dans le pays, le général Dan McNeill, lors d’une conférence de presse du Pentagone donnée vendredi.
Les attaques ont, pour la première fois, amené les morts américaines en Afghanistan à un niveau numériquement plus élevé que celles souffertes en Irak.
17 soldats et marines américains sont morts en Afghanistan le mois dernier, comparés à 14 en Irak. Le nombre de soldats faisant partie d’autres contingents de l’OTAN qui ont été tués dans le pays s’élève à 23, le plus haut total mensuel depuis août dernier. Jusqu’à maintenant, 8 soldats américains ont été tués en Afghanistan ce mois-ci. 19 juin 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9386
 


US & Isaf

Pertes déclarée des occupants.

19-06 Selon les statistiques fournies par le commandant sortant des forces de l’OTAN dans le pays, le général Dan McNeill, les attaques ont, pour la première fois, amené les morts US  en Afghanistan à un niveau numériquement plus élevé que celles en Irak. Selon lui 17 soldats et marines américains sont morts en Afghanistan le mois dernier, comparés à 14 en Irak. Le nombre officiel de soldats faisant partie d’autres contingents de l’OTAN qui ont été tuésjusqu'à présent dans ce mois dans le pays s’élève à 23, le plus haut total mensuel depuis août dernier. Jusqu’à maintenant, 8 soldats américains ont été tués en Afghanistan ce mois-ci.


18-06 L'explosion d'une bombe posée le long d'une route a tué quatre soldats des troupes de l'Otan dans la province afghane d'Helmand, annonce l'alliance mercredi. Les militaires étaient en patrouille lorsque l'engin a sauté mardi au passage de leur véhicule dans cette province méridionale, selon un communiqué de l'Otan. Deux autres soldats ont été blessés. Les nationalités des victimes n'ont pas été indiquées. Sayed Salahuddin http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080618/twl-afghanistan-explosion-bd5ae06.html

18-06 Deux soldats US de la Force internationale dirigée par l’Otan ont été tués mercredi dans la province de Paktykâ, au sud-est du pays, à annoncé l’Alliance. Selon l’armée américaine, les deux soldats ont été mortellement blessés par des tirs de roquettes visant leur patrouille. Dix autres soldats ont été blessés dans cette attaque. http://www.bassirat.net/+Afghanistan-deux-soldats,5318+.html 

20-06 Mohammad Hussein Andiwal, le chef de la police de la province d'Helmand : le kamikaze qui circulait à pied a déclenché les explosifs qu'il portait vendredi alors qu'un convoi de l'OTAN traversait la ville de Gereshk. Nb : Un porte-parole des forces de la coalition conduite par les Etats-Unis en Afghanistan a déclaré qu'un(…)  de ses soldats avait été tué dans l'attaque. Il a refusé de dévoiler la nationalité de ce soldat. Andiwal, à donné dans un premier temps un bilan faisant état de dix tués, a précisé que parmi les  morts 5 étaient civils. Quatre autres civils ont été blessés.

AP  20-06 Mohammad Hussein Andiwal, le chef de la police de la province d'Helmand : le kamikaze qui circulait à pied a déclenché les explosifs qu'il portait vendredi alors qu'un convoi de l'OTAN traversait la ville de Gereshk. Andiwal, qui avait donné dans un premier temps un bilan faisant état de dix tués, a précisé que parmi les  morts 5 étaient civils. Quatre autres civils ont été blessés. AP 21-06 Dans la nuit de vendredi à samedi, un soldat polonais de la Force internationale dirigée par l’Otan a été tué lors d’une patrouille dans le district de Dila, dans la province de Paktykâ, au sud-est du pays. La patrouille a été la cible d’un engin explosif qui a également fait quatre blessés par les soldats polonais. Avec AP http://www.bassirat.net/+Afghanistan-un-soldat-polonais-d... 21-06 Quatre soldats de la coalition sous commandement américain ont été tués et deux blessés dans l'explosion d'une bombe artisanale  dans la province de Kandahar, a indiqué la coalition dans un communiqué.. La Coalition n'a révélé ni l'identité, ni la nationalité des victimes, elle en laisse systématiquement le soin aux autorités des pays d'origine. AFP / 21 juin 2008 


Pertes des armées privées

19-06 Un agent de sécurité travaillant pour une compagnie indienne de travaux publics a été tué dans l’attaque d’un complexe sécurisé par les résistanst  dans la province de Paktia, au sud-est du pays. Un autre agent a été blessé dans l’assaut. Avec Pajhwok http://www.bassirat.net/+Afghanistan-un-agent-de-securite+.html


Détails

Province de Djawzdja  20-06 Un porte-parole Zabiôllah Moudjahed, a annoncé l’exécution de Zabit Khairi, ancien commandant affilié au Djamiat-e Islami qui occupe des fonctions officielles dans la province septentrionale de Djawzdjan. La police locale a confirmé la mort violente du commandant Khairi survenue dans le district de Faizabad. Elle l’attribue a la résistance. 20-06-2008 http://www.bassirat.net/


Province de Farah (sud-ouest),

18-02 Un kamikaze a été repéré alors qu’il allait attaquer un convoi de la coalition internationale dans le district de Delaram, a annoncé un responsable local des forces de police. L’homme a néanmoins réussi à déclencher les explosifs qu’il portait, tuant trois civils( ?)  et en blessant plusieurs autres. Pajhwok et AFP


Province d'Helmand  (sud de l'Afghanistan)   20-06 Mohammad Hussein Andiwal, le chef de la police de la province d'Helmand : le kamikaze qui circulait à pied a déclenché les explosifs qu'il portait vendredi alors qu'un convoi de l'OTAN traversait la ville de Gereshk. Andiwal, qui avait donné dans un premier temps un bilan faisant état de dix tués, a précisé que parmi les  morts 5 étaient civils. Quatre autres civils ont été blessés. AP 20-06 La province d'Helmand borde la province de Kandahar où une offensive lancée par les forces afghanes et de l'OTAN a contraint les talibans à se retirer d'une série de villages stratégiques dont ils s'étaient emparés dans les faubourgs de Kandahar, la grande ville du sud de l'Afghanistan. Selon les autorités afghanes, l'armée afghane, qui a enregistré deux morts dans ses rangs, a repris le contrôle des villages du distric d'Arghanbad. Les résistants ont cependant laissé derrière eux des centaines de mines avant de se replier. AP lire : Offensive anti-résistants ou propagande des autorités?


Province de Kandahar (sud) 

Opération Doar Bukhou (demi-tour) 19-06 L'offensive engagée par un millier de soldats afghans soutenus par la force de l'Otan contre des résistants regroupés dans des villages du sud de l'Afghanistan se poursuivait jeudi, mais ne provoquait que des "incidents mineurs", les résistants "refusant le combat", selon l'Otan. Le général Branco n'a pas donné de chiffres des pertes, mais il a regretté la mort d'un civil, dans des circonstances non éclaircies. Il a également fait état d'un cameraman, employé civil de l'Otan, blessé au bras au cours d'une fusillade, sans préciser sa nationalité ou son identité. Mercredi, les autorités afghanes avaient affirmé : "Des dizaines de terroristes ont été tués au cours de bombardements de l'Otan et de l'artillerie de l'armée afghane. Les corps de 16 d'entre eux ont été retrouvés", En outre, "trois trésistants ont été tués au cours d'une fusillade", a ajouté le ministère, qui déplore également la perte de deux de ses soldats. Un seul engagement des moyens aériens de l'Otan a eu lieu jusqu'à présent, a précisé le porte-parole. "Un hélicoptère pris pour cible a riposté en légitime défense, après AFP / 19 juin 2008 lire dans dossier  : Offensive anti-résistants ou propagande des autorités?


Province de Khost (sud-est)   18-06 Mercredi, l’explosion d’un engin explosif improvisé au passage d’un véhicule de police sur une route du district d’Alisher, a été fatale à quatre policiers affectés à la surveillance de la frontière, a annoncé un responsable local. Trois policiers ont également été blessés dans l’explosion. http://www.bassirat.net/+Afghanistan-quatre-policiers-tues+.html 21-06 (Propagande ?) Une femme et trois enfants ont été tués samedi soir à Asadabad, chef-lieu de la province de Khôst, au sud-est de l’Afghanistan, par des tirs de roquettes en provenance du Pakistan voisin, a annoncé dimanche le gouverneur de la province. Sept personnes ont également été blessées. http://www.bassirat.net/+Afghanistan-quatre-civils-tues+....


Province de Koundouz   18-06 Mercredi soir, des inconnus ont abattu un docteur et son garde du corps dans le district de Qala-e Zal, dans la province de Koundouz, au nord-est de l’Afghanistan. Le Docteur Masoum travaillait pour une Ong britannique appelée Merlin. Avec Pajhwok http://www.bassirat.net/+Afghanistan-un-docteur-assassine-a+.html


Province de Paktiâ (sud-est) 15-06 Des centaines de gens ont manifesté dimanche contre la mort de civils causée par un bombardement aérien américain dans la province de Paktia, au Sud-Est. 19 juin 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9386


Province de Paktikâ (sud-est) 14-06 Samedi soir, des résistants ont attaqué le district de Gayan, a annoncé le gouverneur de la province, le Docteur Akram Khpalwak. Selon lui, le chef de la police a livré un des ses hommes aux taliban avant de se rendre aux résistants. Ceux-ci affirment avoir pris le contrôle du district. http://www.bassirat.net/+Afghanistan-un-chef-de-la-police...


Province de Parwan 19-06 Un engin explosif improvisé a explosé au passage d’un convoi d’officiels de la province de Parwan, située au nord-est de Kaboul, blessant cinq responsables provinciaux, dont un membre des services de renseignements et des militaires, et un policier. Avec Pajhwok http://www.bassirat.net/+Afghanistan-cinq-responsables+.html

Province de Zabol (sud-est) 19-06 Jeudi, les forces de sécurité afghanes ont annoncé la mort de trois résistants au cours d’une escarmouche qui s’est déroulée dans le district de Shah Joy. Quatre autres aurait été blessés. Ils appartenaient à un groupe qui venaient d’établir un barrage sur l’autoroute A1, qui relie Kaboul à Kandahâr. Avec Pajhwok http://www.bassirat.net/+Afghanistan-trois-rebelles-abatt...


Enlèvement 20-06 Un homme d'affaires français enlevé en Afghanistan fin mai a été "libéré" jeudi avec ses deux accompagnateurs afghans et il est "en bonne santé", a-t-on appris vendredi auprès du ministère français des Affaires étrangères. "Johan Freckhaus a été libéré hier (jeudi) de même que ses deux accompagnateurs afghans", a-t-on déclaré au Quai d'Orsay. "Il est en bonne santé. Il est en route pour la France ", a-t-on précisé de même source. Le Français, âgé de 37 ans et établi depuis de nombreuses années en Afghanistan, dirigeait une entreprise de construction. Il avait été enlevé le 29 mai dans la province de Ghazni, sur la route entre Kandahar (sud) et Kaboul, en compagnie d'un collaborateur et de son chauffeur. Son enlèvement n'avait pas été revendiqué et les porte-paroles des talibans avaient assuré à plusieurs reprises ne pas en être responsables. AFP / 20 juin 200


4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "


Civils tués                                                           : ? +  3.982

Civils blessés                                                    : ? +  2.363 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  6.886

Résistant blessés                                               :?  +  1.630 (chiffres trop bas) Résistances arrêtés :                                                               : 23.000 prisonniers



Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1.359

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 1.374 (chiffre invraisemblablement bas...)

Suicides                                                           : ?  plus de 1000 tentatives   150.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure

CIA tués :                                                         :          4

Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 4.201

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 4.104 (chiffre trop bas)

Collabo   tués                                                      :   1.207

Collabo   blessés                                               :?  +  773 (chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ? +   3 
Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net.

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

 6-1 Assassinat du journaliste afghan Abdul Samad Rohani . 16-06 Abdul Samad Rohani travaillait pour le bureau de la BBC à Kaboul et il était chargé des bulletins d’information en langue pachtoune du service de radiodiffusion mondiale de la BBC (BBC World Service) dans la province du Helmand. Il est le quatrième journaliste tué en Afghanistan depuis un an, d’après la Fédération internationale des journalistes (FIJ). Le Directeur général a adressé une lettre à la BBC , dans laquelle il affirme son soutien à la profession, qui a perdu un autre reporter le même jour, Nasteh Dahir Farah, tué en Somalie.
L’UNESCO est la seule agence des Nations Unies qui dispose d’un mandat pour défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. L’article 1 de son Acte constitutif déclare que l’Organisation se propose « d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». Pour y parvenir, l’Organisation doit favoriser « la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses et recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image…» http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=167&Itemid=41


6-2 Courrier International : Des médias très (peu) libres ... Dans ce pays chaotique, les médias cherchent à conquérir leur liberté, relate USA Today. Mais elle leur est strictement mesurée – par les fondamentalistes islamistes comme par le gouvernement proaméricain. La version afghane de Nouvelle Star est un excellent indice des bouleversements culturels que traverse le pays. Cette année, l’un des trois finalistes était originaire de la province – particulièrement agitée – de Kandahar. Un véritable progrès pour cette région conservatrice, berceau des talibans, ces fondamentalistes islamistes opposés à toute influence occidentale, dont le régime a été renversé par l’intervention américaine en 2001.
Autre fait plus remarquable encore : ce finaliste issu de Kandahar était… une finaliste – une jeune femme de 20 ans.
Mais selon Dauod Sediqi, le présentateur de l’émission, il faudra encore beaucoup de temps pour faire évoluer les mentalités. Lors des épreuves de sélection, il est allé à Kandahar en avion plutôt qu’en voiture par peur d’être la cible d’un attentat islamiste. “Dans les grandes villes, les gens m’adorent”, explique Sediqi, 27 ans, qui arbore des chemises Dolce & Gabbana. “Mais il y a des coins où ma vie est en danger.” Le monde des médias afghans, en pleine expansion et en pleine mutation, doit assumer ces contradictions. Des dizaines de chaînes de télévision, de journaux et de magazines se multiplient et cherchent à repousser les limites des convenances, tandis que les talibans et leurs sympathisants continuent de stigmatiser cette influence étrangère hérétique. Mais cette volonté de contrôler les contenus des programmes télévisés n’est pas uniquement le fait d’extrémistes. Le gouvernement du président Hamid Karzai, pourtant pro-occidental et proaméricain, n’hésite pas à intervenir quand il juge que les limites de la bienséance ont été dépassées. En avril, le ministre de la Culture et de l’Information a ainsi interdit d’antenne cinq feuilletons indiens à succès, jugés incompatibles avec les valeurs islamiques et afghanes. Les télévisions afghanes avaient pourtant réalisé le doublage dans les langues locales et coupé au montage toutes les scènes susceptibles d’offenser – montrant des femmes trop dénudées, faisant référence à la religion, où les acteurs consommaient de l’alcool –, mais ce n’était apparemment pas suffisant.
En mars dernier, la chambre basse du Parlement a demandé que la danse et d’autres pratiques non conformes à l’islam disparaissent des écrans de télévision. Cette résolution a été adoptée à la suite de la diffusion par la chaîne privée Tolo TV – la plus populaire du pays – d’images d’hommes et de femmes qui dansaient ensemble lors d’une cérémonie de remise de prix. “Je ne suis pas contre le divertissement”, a déclaré Enayatullah Baligh, membre du Conseil des religieux, un groupe consultatif favorable à la censure dans les médias. “Mais les programmes qui montrent des femmes en train de danser, des femmes dénudées ou sans voile, ou qui dansent avec des hommes sont intolérables.”
Tolo TV, créée en 2004 par l’homme d’affaires australo-afghan Saad Mohseni et ses proches, est de loin la chaîne préférée des Afghans. Installée derrière des murs de pierre et des barbelés, elle abrite une rédaction bourdonnante d’activité, un jardin où les journalistes relisent leurs notes et une cantine où des femmes en jeans et des hommes en tee-shirts échangent idées et indiscrétions. Tous les mercredis soir, Tolo diffuse son émission la plus regardée : Danger Bell, où, par le biais de chansons satiriques, de sketchs et de gags, le comique Hanif Hamgam se paie la tête des hommes politiques de tous bords. “Je ne respecte personne, dit-il. Même quand les nouvelles sont mauvaises, il faut que les gens rient.” Le ministre de la Culture , Abdul Karim Khurram, nommé il y a deux ans avec l’aval des fondamentalistes, est son bouc émissaire préféré. Il le traite régulièrement d’”inculte”. Convaincu que Khurram est un ennemi de la liberté d’expression, Tolo TV a diffusé une vidéo où le ministre déclare : “Ces trucs que veulent nous apporter l’Occident et l’Europe et qu’ils appellent la liberté d’expression et autres fantaisies : c’est du vent.” Khurram, ancien partisan du chef de guerre fondamentaliste Gulbuddin Hekmatyar, explique que ses propos ont été sortis de leur contexte. “J’ai vécu en Occident”, rappelle le Ministre, qui a fait ses études en France. “Je veux les mêmes droits pour les Afghans.”
Mais Khurram reconnaît que certains programmes vont trop loin. Selon lui, le petit écran doit se garder de montrer des femmes sans voile, des gens en train de danser ou de chanter, ou d’évoquer des religions autres que l’islam : “C’est incompatible avec notre culture.”
Courrier International, 20/06/2008  http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&...

n° 185 - journal de l'Afghanistan- 16-06 au 22-06 -Fin- L'offensive de la résistance ' Ibrat' fait craindre une attaque majeure.

n° 185 - journal de l'Afghanistan- 16-06 au 22-06 -Fin-  L'offensive de la résistance ' Ibrat' fait craindre une attaque majeure.


journal de l'Afghanistan -Fin- 

 n° 185                    du.16-06 au 21-06 M.Lemaire                                                                                 



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire. -Fin- 

7 Brèves

7-1 Drones déployés pour la chasse à l’homme.

7-2 Disposent-ils de "projectiles explosifs" iraniens ?

7-3 Guantanamo : Les Brèves.

1 Le rôle de la CIA , dans l'exercice de la torture, à Guantanamo.  

2 Décret de la cour suprême sur les prisonniers détenus à Guantanamo  

8 Dossiers

 8-1 Prison de Kandahar

1 Point de vue de 'Mondialisation' : Une évasion massive accentue la crise du régime fantoche des Etats-Unis.

 2 Steve Rennie : Ottawa aurait été averti dès 2006 de l'usure(...)  avancée de la prison de Kandahar.

3 Le succès de cette évasion est une indication du traitement horrible qui y était infligé aux détenus.

8-2 Alexander Panetta : 'IBRAT' : l'offensive de la résistance fait craindre une attaque majeure.

8-3 Offensive anti-résistants : Opération Doar Bukhou (demi-tour)

1 La contre-attaque est lancée      2 L’opération se poursuit 3          3eme jour.

 8-4 Point de vue de Afghana : Offensive anti-résistants ou propagande des autorités?

8-5 Point de vue de Anne Nivat : Une victoire «qui ne sert à rien».

8-6 Point de vue de Afghana : La France hésite à s'exposer dans le Sud afghan...

9 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage 9-1 Blog ‘Secret Défense’ : Exclusif: pour l'Afghanistan, cherche brouilleurs désespérément...



7 Les Brèves Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information Marc

 7-1 Drones déployés pour la chasse à l’homme. Dans leur chasse aux évadés, les troupes de l’OTAN avec les soldats afghans, la police et les agents de sécurité ont bouclé les environs de Kandahar, le lieu d’origine des talibans qui ont été chassé du pouvoir lors de l’invasion américaine en 2001. Les forces de sécurité ont érigé des barrages routiers et fouillé les maisons. Pendant ce temps, les forces dirigées par les États-Unis près de l’aéroport Kandahar ont envoyé des avions-espions, incluant des drones (des avions sans pilote), à l’extérieur de la zone de la ville pour tenter de retrouver les prisonniers manquants. L’agence de nouvelles française AFP rapportait que l’un des évadés avait informé les journalistes que les fugitifs étaient cachés en zone sûre. « Ils sont entrés et nous ont libérés », a dit cet homme, qui s’identifiait sous le nom d’Abdullah. « Ceux qui ne pouvaient pas embarquer dans l’autobus se sont échappés à travers les champs de pommetiers. Nous sommes tous en sécurité maintenant. » Kandahar est à moins de deux heures de route de la frontière avec le Pakistan, où l’on soupçonne que plusieurs des prisonniers se seraient réfugiés. 19 juin 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9386


7-2 Disposent-ils de "projectiles explosifs" iraniens ? La mort en dix jours de neuf militaires britanniques en Afghanistan, dont quatre ont été tués par une seule explosion, relance les spéculations sur la possible utilisation par les taliban de "projectiles explosifs" fournis par l'Iran. Les quatre militaires, dont une femme, première soldate britannique tuée en Afghanistan, ont été tués par une puissante explosion au passage de leur convoi sur une route de la province de Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, théâtre de combats acharnés contre les taliban. Généralement, une explosion au passage d'un convois ne fait pas plus d'une ou deux victimes, de sorte que cette attaque a relancé l'hypothèse EFP - Explosively formed projectiles, ou projectiles explosifs - une technologie permettant de tirer du métal en fusion, habituellement du cuivre, avec force telle que l'on peut détruire un véhicule blindé. Cette technologie est déjà largement utilisée en Irak, selon les militaires américains qui accusent l'Iran de fournir le matériel et la technologie à des milices. Le nombre d'explosions extrêmement puissantes recensées cette année en Afghanistan donne à penser que l'Iran fournit maintenant cette technologie aux taliban. L'Iran a pour principe de considérer que les ennemis de ses ennemis sont ses amis, relève Francis Tusa, expert militaire et responsable de la revue Defence Analysis. En soutenant les taliban, bien que ces derniers soient des adversaires historiques, les Iraniens maintiennent les Etats-Unis et leurs alliés occupés sur le terrain afghan. Le général Dan McNeil, ancien commandant des forces de l'Otan en Afghanistan, a été parmi les premiers à mettre en cause l'Iran après la découverte, l'an dernier à Kaboul, d'un dispositif similaire aux EFP, mais d'autres experts jugent que les preuves sont insuffisantes à l'appui d'un soutien iranien et ils font valoir que les taliban peuvent parfaitement se passer d'une assistance iranienne. Un article du Janes Terrorism and Security Monitor concluait catégoriquement l'an dernier que rien ne permettait de dire avec certitude que les Iraniens fournissent des EFP aux taliban. En outre, les agents iraniens n'auraient pas intérêt à encourager l'utilisation d'armes signant leur ingérence alors que l'Afghanistan regorge déjà d'armes abandonnées au fil des batailles depuis l'invasion soviétique de 1979. En outre, même si les taliban avaient recours à des EFP, ils n'auraient pas nécessairement besoin des taliban pour leur en expliquer le mode d'emploi, que n'importe qui peut se procurer sur internet, note une spécialiste des technologies militaires. Luke Baker Reuters – Vendredi 20 juin


7-3 Guantanamo : Les Brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 Le rôle de la CIA , dans l'exercice de la torture, à Guantanamo.   D'après les enquêtes du Congrès américain, la CIA a joué un rôle dans l'exercice de tortures, lors des interrogatoires, à Guantanamo. Le "Washington Post" a écrit, mercredi, qu'à en croire des documents publiés, mardi, par les enquêteurs du Congrès américain, l'un des avocats de la CIA avait conseillé aux responsables du Pentagone, lors d'une réunion tenue, fin 2002, d'avoir recours à la torture, lors des interrogatoires des prisonniers de Guantanamo, défendant des méthodes de tortures, telles que le simulacre de noyades et d'autres exactions, interdites, aussi bien par le Droit international que par la loi américaine. Le Sénateur républicain, Lindsay Graham, de la Caroline du sud, cité, par le "Washington Post", a rappelé que les conseils et consultations présentés sur cette affaire pouvaient être considérés comme l'interprétation juridique la plus irresponsable remise aux milieux, militaire et de renseignement américain. IRIB 19/06/2008 http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=968164

  2 Décret de la cour suprême sur les prisonniers détenus à Guantanamo.    06 20-06 Dans son décret, la cour ‎suprême permet aux prisonniers détenus à Guantanamo d'exiger ‎d'être jugés devant des tribunaux non militaires Bush a examiné le décret ‎de la cour suprême à propos des prisonniers détenus à ‎Guantanamo, en prétendant que ce décret augmentera les menaces ‎’terroristes’ contre les Etats-Unis,(…)  a rapporté l'agence de presse ‎iranienne Mehr. Dans son décret, la cour ‎suprême permet aux prisonniers détenus à Guantanamo d'exiger ‎d'être jugés devant des tribunaux non militaires IRIB http://www.alterinfo.net/index.php?action=breve&id_article=969087

8 Dossiers Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 Prison de Kandahar 1 Point de vue de 'Mondialisation' : Une évasion massive accentue la crise du régime fantoche des Etats-Unis. De nombreux soldats de l’OTAN et des forces afghanes ont poursuivi durant le week-end la recherche essentiellement infructueuse de plus de 1000 prisonniers qui se sont échappés d’une prison de la ville de Kandahar au sud du pays. Le raid spectaculaire qui a libéré ces prisonniers débuta dans la nuit de vendredi lorsqu’un camion-citerne bourré d’explosif défonça l’entrée principale de la prison de Sarposa. Ensuite, un second véhicule fut utilisé pour créer une brèche dans un mur situé à l’arrière des installations pénitentiaires. Dans la foulée de l’explosion, quelque trente guérilleros sur des motocyclettes armés de mitraillettes et de grenades tuèrent quinze gardes avant d’ouvrir systématiquement toutes les cellules et de transporter des centaines de prisonniers politiques dans des camionnettes. L’attaque fut une véritable humiliation pour le gouvernement à la solde de l’Occident du président Hamid Karzaï qui a souligné sa faiblesse, son incompétence et sa corruption. Elle souligne de la même façon l’échec de l’occupation de l’OTAN à réprimer l’insurrection croissante, malgré le déploiement record de troupes étrangères dans le pays. À la suite de l’évasion, les forces américaines ont été victimes samedi 13  de l’attaque la plus mortelle cette année lorsqu’un engin explosif a éclaté sous un Humvee dans la province de Farah, tuant quatre marines américains. Dimanche, des représentants afghans affirmaient n’avoir réussi qu’à capturer 20 des prisonniers en fuite. Selon un porte-parole de l’OTAN, plus de 1150 prisonniers se seraient évadés. Un sous-ministre au ministère afghan de la Justice , Mohammad Qasim Hashimzai, déclara à l’agence de presse Reuters que l’évasion « était une attaque tout à fait sans précédent ». Il affirma que les responsables du régime « tentent de découvrir ce qui s’est vraiment passé. Nous essayons de déterminer s’il y a eu de l’aide de l’intérieur ». Les Canadiens ont examiné le périmètre de la prison et ont déterminé que, contrairement à ce qui a été rapporté, un seul trou avait été fait dans les murs du bâtiment lors de l'attaque spectaculaire qui a eu lieu la semaine dernière. Le trou serait toutefois assez grand pour laisser passer un Boeing 747. La Presse Canadienne - 17-06 Une telle « aide de l’intérieur » avait déjà été identifiée lors d’une précédente attaque, où des tireurs avaient infiltré en avril dernier une parade militaire célébrant une fête nationale à Kaboul, et avaient ouvert le feu sur la foule, manquant Karzaï de peu. Des représentants des ministères de la Défense et de l’Intérieur furent arrêtés le mois dernier pour avoir participé au complot. Ces événements entretiennent internationalement le sentiment que le gouvernement Karzaï est sur le point de s’effondrer. L’évasion est survenue seulement une journée après qu’une conférence internationale à Paris se soit engagée à verser 20 milliards $ pour les efforts de reconstruction en Afghanistan. Cependant, les donateurs se virent obligés dans leurs déclarations d’exiger du régime afghan qu’il combatte la corruption et fasse respecter « la loi ». Nombreux sont ceux qui doutent que les fonds iront au développement national et qu’ils se retrouveront plutôt dans les comptes de banque à l’étranger des partisans de Karzaï. 19 juin 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9386


2 Steve Rennie : Ottawa aurait été averti dès 2006 de l'usure(...)  avancée de la prison de Kandahar. Des militaires canadiens avaient mis en garde Ottawa, dès janvier 2006, de l'usure avancée des murs de la plus grande prison de Kandahar, où une attaque d'insurgés a entraîné l'évasion vendredi dernier de centaines de talibans et de criminels. Des notes internes du ministère de la Défense , obtenues grâce à la Loi sur l'accès à l'information, révèlent que des militaires avaient sonné l'alarme sur une structure qui risquait de s'écrouler. Des experts soutiennent aujourd'hui que l'état de décrépitude des murs pourrait avoir rendu la prison de Sarposa plus vulnérable à une attaque talibane comme celle de la semaine dernière. "S'ils n'ont pas été réparés et ont continué de se détériorer pendant deux ans, il est très possible que l'état des murs ait facilité la tâche aux talibans", a soutenu l'analyste de la Conférence des associations de la défense, Brian MacDonald. Les partis d'opposition à Ottawa ont aussi fait état d'un document interne du Service correctionnel du Canada, rédigé en février 2007 à partir de Kandahar, pour tenter de faire la preuve qu'Ottawa était au courant des problèmes à la prison mais avait décidé d'ignorer les avertissements. Le ministre de la défense a ajouté que le Canada avait aidé les autorités afghanes à construire des tours de contrôle dans le cadre d'un programme de 1,5 million $ mis en place à l'automne. Selon les notes internes du ministère de la Défense , la structure vieille de 35 ans - un mélange de briques et de pierres, soutenue par du béton ou du mortier - nécessitait des travaux urgents de réparation.  mardi 17 juin Par Steve Rennie, La Presse Canadienne http://qc.news.yahoo.com/s/capress/080617/monde/prison_kandahar_5

3 Le succès de cette évasion est une indication du traitement horrible qui y était infligé aux détenus. Les groupes de défense des droits de l’homme en Afghanistan ont dit entre temps que le succès de cette évasion était au moins en partie une indication du traitement horrible qui y était infligé aux détenus, plusieurs ayant été détenus par les forces américaines, et ensuite transférés aux autorités afghanes en vertu d’une entente conclue l’an dernier. Alors que les représentants du gouvernement et de l’OTAN rapportaient que certains des commandants de second et de haut rang faisaient partis des fugitifs, l’Organisation des droits de l’homme d’Afghanistan (AHRO) a dit que beaucoup parmi les détenus se trouvaient en prison simplement suite à des rafles de sécurité. Plusieurs centaines de prisonniers faisaient une grève de la faim, et approximativement 40 s’étaient cousu la bouche en guise de protestation contre leur détention sans accusation, dans certains cas pour une durée de deux ans ou plus, victimes de torture systématique. Les représentants de l’AHRO ont dit qu’ils avaient prévenu le régime afghan que la colère et le désespoir des prisonniers et de leurs familles dans la région étaient une menace majeure à la sécurité. « Plusieurs des prisonniers qui se sont maintenant échappés de Sarposa ont subi des formes inimaginables de torture et souffrent de sévères problèmes mentaux en raison des abus » a dit le président de l’AHRO Lal Gul, un mandataire. « Les prisonniers se sont plaint d’agression sexuelle à l’aide de chiens entraînés et de torture physique entraînant la perte de membres ou de parties du corps. Les gens dans la région étaient, de manière compréhensible, outrés par ces abus et ils se sentaient de plus en plus désespérés car la plupart des gens détenus là-bas n’avaient rien à voir avec les talibans. » 
Le représentant pour les droits de l’homme a affirmé que les talibans gagnaient de l’appui dans la région, autant en raison de ces abus qu’à cause de la campagne de bombardement américaine qui s’accentue et qui a causé la mort de civils, dont des femmes et des enfants.
Le régime afghan a adopté les standards utilisés par l’administration Bush dans sa supposée « guerre contre le terrorisme », refusant tout droit aux détenus désignés comme étant des partisans des talibans, que ce soit en tant que criminel suspect ou en tant que prisonnier de guerre. Le résultat inévitable a été leur torture, sous la garde des Etats-Unis comme sous la garde afghane.
Près de sept ans après que Washington eut lancé son « Opération liberté immuable » avec des raids aériens et une intervention au sol en Afghanistan avec l’aide de près de 70 000 troupes américaines et de l’OTAN occupant le pays, l’insurrection gagne en force. L’hostilité populaire envers l’occupation étrangère et le régime de Karzaï a été nourrie par le massacre de civils lors de raids aériens américains, par la répression et la corruption du gouvernement et par la pauvreté et la faim persistantes.
19 juin 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9386

8-2 Alexander Panetta : 'IBRAT' : l'offensive de la résistance fait craindre une attaque majeure. Des militants ont détruit des ponts, installé des mines et investi plusieurs villages dans le district stratégique d'Arghandab, mais les autorités militaires canadiennes ont tenté, mardi, de minimiser les craintes d'une offensive majeure aux portes de Kandahar. Les résistants ont remporté un gain important vendredi dernier, lorsqu'ils ont attaqué une prison de Kandahar et libéré des centaines d'insurgés. L'opération IBRATa semé la panique parmi les résidants de Kandahar et des environs.  A Washington, le Pentagone a réfuté l'hypothèse que les résistants s'apprêteraient à attaquer Kandahar elle-même.  Les autorités canadiennes ne contestent pas la possibilité que les insurgés aient accru leur présence dans la vallée de l'Arghandab, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Kandahar, la deuxième ville en importance en Afghanistan. Le lieutenant-colonel Dave Corbould, du groupement tactique du 2e bataillon du Princess Patricia, a fait savoir que les troupes de la coalition ont renforcé leur présence dans le district d'Arghandab sans incident majeur. "Il est clair que la ville de Kandahar demeure sous le contrôle du gouvernement et du peuple afghans", a-t-il soutenu, ajoutant que les talibans ne semblaient pas avoir l'emprise qu'ils prétendent détenir.  L'OTAN a diffusé un communiqué semant le doute sur la possibilité d'affrontements majeurs. Malgré tout, il semble que des milliers d'habitants ont abandonné leurs fermes et pris la fuite en pleine saison des récoltes, craignant que des affrontements n'éclatent, maintenant que les troupes canadiennes et afghanes se sont déplacées à proximité. En entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne , le porte-parole Qari Yousaf Ahmadi a affirmé que 450 prisonniers échappés de la prison vendredi se sont joints aux unités dans plusieurs régions. Selon ce porte-parole, plus de 500 résistants sont dans le secteur d'Arghandab et prêts à amorcer une opération nommée IBRAT, ce qui signifie "Tirer la leçon des gestes passés". Mark Laity a indiqué que 700 militaires afghans ont fait le voyage de Kaboul à Kandahar. Par ailleurs, des avions de l'OTAN ont distribué des tracts incitant les résidants de la région à rester chez eux pour leur sécurité. Selon l'Associated Press, plus de 700 familles, soit environ 4000 personnes, ont fui le secteur d'Arghandab à bord de tracteurs, de camions et de taxis. Contrairement à ce qu'affirment les sources canadiennes et celles de l'OTAN, un policier local a indiqué à l'AP que des centaines de résistants contrôlent neuf ou dix villages. 17 juin, 18 h 25 Par Alexander Panetta, La Presse Canadienne http://qc.news.yahoo.com/s/capress/080617/monde/talibans_villages_3 http://qc.news.yahoo.com/s/capress/080617/monde/talibans_villages_2

3 Offensive anti-résistants : Opération Doar Bukhou (demi-tour) 1 La contre-attaque est lancée Au moins deux bataillons de l'armée nationale afghane, appuyés de militaires canadiens, ont lancé une contre-offensive, mercredi, dans le nord-ouest de Kandahar. Les forces de l'OTAN et l'armée afghane, qui a reçu d'importants renforts au cours des dernières heures, se préparaient depuis hier à prendre d'assaut le district d'Arghandab, séparé de Kandahar par une simple rivière. D'ailleurs, des combattants ont oeuvré, mardi, à renforcer leurs positions en faisant exploser plusieurs ponts stratégiques sur la rivière Arghandab et en minant les routes entre la région et la ville de Kandahar. 17-06 2 L’opération se poursuit. Les opérations se poursuivent dans la province de Kandahar et elles se sont étendues au district d'Arghandab, conduites par les forces de sécurité afghanes, avec le soutien des troupes canadiennes de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan, a confirmé Mark Laity, porte-parole civil de l'Otan. "Il y a eu quelques contacts mineurs, et aucune perte n'est à signaler. Il n'y a pas eu de frappe aérienne", a-t-il ajouté. ats / 18 juin 2008  3eme jour. L'offensive engagée par un millier de soldats afghans soutenus par la force de l'Otan contre les résistants regroupés dans des villages du sud de l'Afghanistan se poursuivait jeudi, mais ne provoquait que des "incidents mineurs", les résistants "refusant le combat", selon l'Otan. Le général Branco n'a pas donné de chiffres des pertes, mais il a regretté la mort d'un civil, dans des circonstances non éclaircies. Il a également fait état d'un cameraman, employé civil de l'Otan, blessé au bras au cours d'une fusillade, sans préciser sa nationalité ou son identité. Mercredi, les autorités afghanes avaient affirmé : "Des dizaines de terroristes ont été tués au cours de bombardements de l'Otan et de l'artillerie de l'armée afghane. Les corps de 16 d'entre eux ont été retrouvés", En outre, "trois trésistants ont été tués au cours d'une fusillade", a ajouté le ministère, qui déplore également la perte de deux de ses soldats. Un seul engagement des moyens aériens de l'Otan a eu lieu jusqu'à présent, a précisé le porte-parole. "Un hélicoptère pris pour cible a riposté en légitime défense, après avoir identifié sa cible", a-t-il assuré. Le district d'Arghandab, véritable voie d'accès à Kandahar, revêt une grande importance stratégique. La progression des troupes dans cette zone couverte de vergers et de jardins est lente, en raison des craintes de bombes dissimulées, selon l'Isaf. AFP / 19 juin 2008

8-4 Point de vue de Afghana : Offensive anti-résistants ou propagande des autorités?
L'opération qui a mobilisé un millier de soldats afghans et étrangers contre les talibans dans le sud de l'Afghanistan s'est achevée jeudi avec des clameurs de victoire, bien à propos après le revers qu'a constitué quelques jours plus tôt une évasion massive de détenus.
Baptisée Doar Bukhou ("Demi-tour"), l'opération, qui a duré deux jours, visait des talibans regroupés dans des villages du district d'Arghandab, à moins de
20 km de Kandahar, la grande ville du sud du pays.
Mais elle a surtout donné le sentiment aux observateurs d'assister à deux opérations différentes, selon qu'ils se placent du point de vue des autorités afghanes ou de l'Otan.
Kaboul, relayé par les autorités locales à Kandahar, a fait état de la présence de "centaines de talibans" retranchés, alors que l'Otan a sans cesse répété qu'"aucune concentration de talibans n'a été observée".
Il est vrai que les autorités afghanes ont obtenu la complicité involontaire des talibans, entraînés par leur propre propagande, alors que la province de Kandahar constitue le berceau de leur mouvement et l'un de leurs bastions.
"Nous n'avons pas l'intention d'abandonner le moindre mètre du territoire d'Arghandab, que nous allons utiliser pour mener des attaques dans Kandahar", a ainsi assuré un porte-parole des talibans, Yousuf Ahmadi.
Au final, le bilan de l'opération ne plaide pas en faveur d'"une des plus importantes batailles en Afghanistan ces dernières années", comme l'ont écrit certains médias.
Le gouverneur de la province de Kandahar, Asadullah Kahled, a certes d'abord évoqué "des centaines de talibans tués ou blessés". Mais ces propos ont été nuancés par le porte-parole du ministère de
la Défense , le général Mohammad Zahir Azimi.
"Le district d'Arghandab a été entièrement nettoyé de toute présence ennemie. Au cours de l'opération, 56 ennemis ont été tués. Deux soldats ont perdu la vie, ainsi qu'un civil", a-t-il dit.
Il était impossible de vérifier ces bilans de source indépendante. Mais d'après le ministère lui-même, 12 des 56 insurgés tués l'ont été au cours d'un affrontement qui n'était pas lié à l'opération et qui a eu lieu dans un district différent, à Maiwand, toujours dans la province de Kandahar.
"Il n'y a eu que des incidents mineurs. Les insurgés étaient là, mais certainement pas aussi nombreux ni aussi bien installés qu'ils le disaient", a affirmé pour sa part le général Carlos Branco, porte-parole de l'Isaf.
"Il s'agit davantage d'une série de petits engagements avec l'intervention ponctuelle de frappes aériennes et d'artillerie que d'une vraie bataille", a approuvé Mark Laity, porte-parole civil de l'Otan.
Un officier occidental, qui a requis l'anonymat, a fait état de la difficulté d'obtenir des chiffres précis des autorités afghanes: "Ils gonflent systématiquement les bilans. Pour eux, la seule mesure d'efficacité, c'est le nombre d'ennemis tués".
De fait, les autorités afghanes semblent avoir largement survendu leur offensive, dans l'espoir de faire oublier la faillite majeure survenue quelques jours plus tôt, l'évasion massive de la prison de Sarposa à Kandahar.
Vendredi 13 juin, un commando de talibans a pris d'assaut la prison de Sarposa, libérant de 900 à 1.100 prisonniers, parmi lesquels 400 talibans présumés, au cours d'une opération audacieuse et parfaitement réussie, au lendemain de la conférence de Paris où Kaboul a obtenu la promesse de plus de 20 milliards de dollars d'aide de la communauté internationale.
"Après la récente évasion, nos capacités ont été remises en cause. Nous avons apporté une réponse rapide et convaincante" lors de l'opération à Arghandab, s'est d'ailleurs félicité jeudi Mark Laity. 20-06-2008 http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=176&Itemid=41
8-5 Point de vue de Anne Nivat : Une victoire «qui ne sert à rien». La riposte des soldats canadiens et de leurs alliés aurait permis de chasser les talibans des villages de la région de Kandahar. Mais rien n'a vraiment été réglé, nous explique la journaliste indépendante Anne Nivat, auteure de plusieurs essais, dont l'un sur la guerre en Tchétchénie qui lui a valu le prix Albert Londres. L'amateurisme des autorités est tel que bon nombre d'Afghans préfèrent se jeter dans les bras des talibans. Si, officiellement, l'opération spéciale des derniers jours conjointement menée par l'Armée nationale afghane (ANA) et les forces canadiennes de l'ISAF est terminée, pour les habitants de cette région du sud de l'Afghanistan, rien n'a vraiment été réglé et ce type de menace talibane pourrait réapparaître à tout moment.
«Voilà typiquement une victoire militaire qui ne sert à rien, explique devant un verre de thé, dans son humble logement du centre de la ville, Shahida Hussein, 54 ans, une militante des droits de la femme qui avait fait campagne en 2005 pour devenir députée, mais n'a pas été élue.
«Il devient de plus en plus difficile de travailler ici: je suis même obligée de limiter mes activités par peur d'y passer. Depuis quelques mois, je reçois des coups de fil anonymes: on me fait écouter des poèmes talibans puis une voix m'accuse d'être «la fille des États-Unis», uniquement parce que, dans le passé, j'ai eu quelques contacts avec des organisations humanitaires occidentales.»
Et d'ajouter: «Je sais pertinemment que si les talibans veulent venir me chercher ici, chez moi, ils n'auront aucune peine et aucun policier ne sera là pour me défendre!»
Du coup, la famille s'organise, son mari a fait l'acquisition de deux kalachnikovs conservées en lieu sûr. Khalid, 25 ans, un des cinq fils de Shahida qui travaille comme ingénieur dans une entreprise de construction, ne tarit pas de critiques vis-à-vis de la faiblesse du gouvernement de Kaboul et de la corruption de ses représentants dans les provinces.
«Les gouverneurs régionaux sont tous des amis du président Karzaï et lorsqu'ils ont fait leur temps quelque part, on les parachute ailleurs.» Or, selon lui, la population n'est pas dupe et cet amateurisme contribue à jeter les gens dans les bras des talibans, qui profitent du vide laissé par l'administration centrale.
Cette opinion est largement partagée par Yousef, un «poète» de 30 ans assez proche des talibans pour ne pas vouloir décliner sa véritable identité, rencontré dans un lieu public par mesure de sécurité. «Mes amis et moi, affirme-t-il d'une voix douce, à peine audible, nous nous considérons comme des talibans sans les armes, mais s'il le faut, nous finirons par rejoindre nos frères combattants.
«Car on en a assez de cette situation: d'un côté, des anciens chefs de guerre aux mains pleines de sang (ceux qui ont combattu contre l'Union Soviétique des les années 80) sont devenus ministres du gouvernement, de l'autre, mollah Omar (le leader autoproclamé des talibans) et Gulbuddin Hekmatyar (ancien chef de guerre devenu terroriste) ont été diabolisés et sont exclus du pouvoir! C'est à n'y plus rien comprendre. Nous - et je crois exprimer là l'opinion d'une majorité d'Afghans - voudrions tout simplement une plus grande justice dans la répartition des postes, et cela passe forcément par des négociations avec les talibans.»
L'étudiant en religion a amené avec lui un acolyte témoin de ce qui s'est passé à Arghandab. Sans avouer sa participation directe aux combats, le jeune homme de 20 ans à peine insiste pour témoigner.
«La plupart des combattants étaient arrivés du Pakistan deux jours avant l'attaque de la prison. Ils portaient des pakouls (couvre-chef porté au Pakistan) et parlaient ourdou; ils ont squatté chez les familles qui fuyaient vers la ville et se sont habillés comme les gens de chez nous. Juste avant l'offensive, ils nous ont dit qu'ils reviendraient pour de nouvelles opérations; la plupart d'entre eux sont originaires de Quetta», explique-t-il.
«De toute façon, en tuant un taleb, les autorités en créent 10 nouveaux!» s'esclaffent les deux compères avant de tourner les talons.
Anne Nivat La Presse

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