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31/08/2008

n° 4 - Nouvelle guerre de l'Otan.-30/08-Début- Les Mensonges

n° 4 - Nouvelle guerre de l'Otan.-30/08-Début- Les Mensonges

Nouvelle guerre de l'Otan.  -Début-

 n°4                                                    30-08

Par M.Lemaire                                                                                 



Sommaire.

Tiré à part 

C’est un crêpage de chignons mais ce sont les missiles nucléaires qui vont finir par voler.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Ossétie: le mensonge gouverne le monde.

1-2 Le prêt à penser dans la presse à grand tirage, un exemple parlant.

Suite  

1-3 De la Géorgie au Bassin de Sibérie Occidentale. En attendant que les propagandes se dissipent…

3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de Manlio Dinucci : Jeux dangereux sur les rives de la Mer Noire.

3-2 Les confidences du Canard sur l’implication U.S. en Géorgie.

Fin

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Otan.  

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Analyse de De Defensa : Qui est isolé, et comment ?

6 Annexe

6-1 Bernard Kouchner : Indépendance, le joli mot...



Tiré à part : C’est un crêpage de chignons mais ce sont les missiles nucléaires qui vont finir par voler. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.
Les États-Unis responsables, selon Poutine.
Le Premier ministre russe Vladimir Poutine, qui appelle désormais un chat un chat et le président des Etats-Unis quasiment un menteur, a accusé les États-Unis d’avoir interféré dans le conflit en Géorgie. Il a  affirmé que sur le terrain, des “ordres” étaient donnés par les Américains “pour des raisons de politique intérieure”, dans une déclaration sur la chaîne CNN. “Le fait est que les citoyens américains se trouvaient vraiment dans la zone de conflit pendant les hostilités. Il devrait être admis qu’ils étaient là après avoir reçu des ordres de leurs supérieurs”, a estimé Vladimir Poutine. “Par conséquent, ils ont agi en exécutant ces ordres. Et le seul qui peut donner de tels ordres, c’est leur dirigeant.”
La Maison-Blanche a jugé “non rationnelle” cette accusation du Premier ministre russe. Et a aussitôt envoyé une aide américaine: le président américain George W. Bush va débloquer 5,75 millions de dollars pour aider la Géorgie à faire face aux problèmes des réfugiés.
Coopération nucléaire menacée. Washington a indiqué qu’il envisageait d’annuler le pacte de coopération nucléaire civile avec la Russie en réponse aux actions de Moscou en GeorgieÉchanges d’amabilités, on pouvait croire difficile d’aller plus bas que ce degré zéro de la diplomatie, pourtant Kouchner notre ministre tient le challenge. “ La France n’a pas l’esprit malade, la France était sur place en Géorgie et en Russie pour faire son travail de président de l’Europe (…). Je n’ai pas l’esprit malade. Les Russes sont un peu nerveux ces derniers temps”, a en effet déclaré Bernard Kouchner sur les ondes d’Europe 1. Il est rare d’entendre un ministre des Affaires étrangères donner des garanties sur sa santé mentale sur les ondes mais ce fut fait…
Qu’est ce qui a provoqué cette réplique qui se voulait ferme et spirituelle et qui n’était qu’incongrue  ? L’accusation de Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe envers son homologue français, lui attribuant une ‘”imagination maladive”. Jeudi matin, Bernard Kouchner avait expliqué que certains pays européens envisageaient “des sanctions” contre la Russie avant le sommet extraordinaire de lundi à Bruxelles, mais que ce n’était pas une proposition française. On remarquera la manière dont notre ministre non seulement se défausse mais pratique la délation doublée d’un procès d’intention : Paris ne “pense pas” à des sanctions, avait-il précisé. Bernard Kouchner avait également estimé que Moscou pouvait avoir, après la Georgie “d’autres objectifs”, dont “ la Crimée , l’Ukraine, la Moldavie ”. [d'où l'allusion de Lavrov à la grande imagination de Dr K - RM]
Sanctions européennes envisagées contre la Russie. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a indiqué pour la première fois que des “sanctions (étaient) envisagées” contre la Russie par les pays européens qui se réuniront en sommet extraordinaire lundi sur la crise géorgienne. “Je ne vais pas préfigurer moi-même des sanctions, alors que la réunion n’a pas eu lieu, mais nous travaillons avec nos 26 partenaires (de l’UE) en ce moment (…). Nous essayons d’élaborer un texte fort signifiant notre volonté de ne pas accepter la situation en Georgie a précisé le chef de la diplomatie française. On se demande ce qu’ils vont bien pouvoir inventer? Peut-être à l’approche de l’hiver vont-ils refuser le gaz russe ? Le fait est que ce genre de discours dont Kouchner est coutumier n’impressionne personne. La réponse de la Russie ne s’est pas fait attendre. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a aussitôt ironisé sur ces menaces de sanctions européennes contre Moscou, affirmant que l’Union européenne était “simplement irritée” par les déconvenues de la Georgie “petit chouchou” de l’Occident. Là je dois dire que Sergueï Lavrov se rapproche dangereusement du niveau de notre ministre Kouchner.
Défi russe.
La Russie a effectué un essai de missile Topol, capable de percer une défense antimissile. “Les forces stratégiques nucléaires et les forces spatiales ont effectué à 14 h 36 heure de Moscou un test de routine de missile balistique intercontinental PC-12M Topol”, a déclaré un porte-parole des forces stratégiques Alexandre Vovk. Une annonce qui fait directement allusion à l’accord signé mercredi 20 août entre la Pologne et les États-Unis, prévoyant l’installation d’éléments du bouclier antimissile américain sur son sol à l’horizon 2012 . À la suite de cet accord, Dmitri Medvedev avait déclaré à la chaine de télévision Al-Jazeera que “la réponse de la Russie à l’installation d’un bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque sera(it) de nature militaire”.
Je signale que personne n’est sûr des capacités réelles du bouclier antimissiles et nous commençons déjà à recevoir des missiles russes. Napoléon se plaignait de l’incapacité politique des Polonais et encore lui il avait Marie Waleska comme lot de consolation alors que nous nous n’avons que Kaczynsky avec ses fantasmes antisoviétiques… Soyons sérieux qui serait assez fou en Europe pour confier sa sécurité et celle de ses enfants à un Bush flanqué d’un des frères Kaczynski? Et bien il faut vous faire une raison, si un tel mot peut encore être utilisé, l’Otan nous conduit en ce sens… Tandis que nous appuyons un espèce de mafieux qui se fait prendre en photo avec un drapeau européen derrière lui.
Position unie de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS ) . La Chine et les autres alliés asiatiques de Moscou au sein de l’OCS ont adopté “une position unie” sur les actions de la Russie en Géorgie, selon Dmitri Medvedev. “Je suis sûr que la position unie des États membres de l’OCS aura un retentissement international et j’espère qu’elle servira de message fort à ceux qui essayent de transformer le noir en blanc et de justifier cette agression”, a affirmé le président russe. L’Organisation de coopération de Shanghai réunit la Chine , la Russie et quatre des cinq ex-républiques soviétiques d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan). [Signalons aussi cette déclaration 'oubliée' par les médias occidenhtaux : "Les dirigeants des pays membres de l'OCS saluent l'approbation par Moscou des six principes du règlement du conflit en Ossétie du Sud et soutiennent le rôle actif de la Russie dans le maintien de la paix et la coopération dans cette région" - RM]
La Biélorussie suit son voisin. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a défendu la Russie en certifiant qu’elle n’avait pas eu “d’autre choix moral” que de reconnaître l’indépendance des républiques séparatistes de Géorgie, son ambassadeur à Moscou laissant entendre que Minsk allait en faire de même. Et tandis que nous occidentaux proclamons l’isolement des Russes, le monde entier soutient avec un certain soulagement la Russie qui montre les dents après des années de harcélement, cela peut même donner des idées à d’autres pays…
Loin de se rendre compte de l’étroitesse de leur marge de jeu, les occidentaux continuent à le prendre de haut:
Le procureur général de la République séparatiste prorusse d’Ossétie du Sud a annoncé que 1.692 personnes avaient été tuées dans les attaques géorgiennes, selon un bilan provisoire. Vous en êtes sûrs? déclare l’Allemagne qui a l’émotion sélective, la sienne ne se mobilisant comme celle de la plupart des européens pour les Géorgiens.
L’Allemagne demande une enquête internationale . Le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier (SPD), a appelé dans une interview la Russie à permettre une enquête internationale pour vérifier ses accusations d’exactions des forces géorgiennes en Ossétie du Sud. Dans cette interview au quotidien Süddeutsche Zeitung , Frank-Walter Steinmeier relève que le Kremlin “affirme que des actes de cruauté ont été perpétrés contre la population d’Ossétie du Sud”. Or “pour déterminer si c’est le cas et dans quel ordre de grandeur, il revient à la Russie ou aux Ossètes du Sud de l’étayer”. “ La Russie ferait bien de donner la possibilité, par exemple à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), de faire une enquête sur ces accusations”, suggère-t-il.
Sarkozy s’est entretenu avec Medvedev . Nicolas Sarkozy s’est entretenu mercredi soir au téléphone avec son homologue russe Dmitri Medvedev. Au cours de cette conversation, le chef de l’État “a souligné l’urgente nécessité de faire baisser la tension et d’appliquer pleinement les six points de l’accord de cessez-le-feu”. “La mise en oeuvre des mesures additionnelles de sécurité, ainsi que la question des réfugiés ont fait l’objet de discussions approfondies”, indique l’Élysée. Nicolas Sarkozy a également rappelé les positions de la présidence du Conseil de l’Union européenne concernant la décision russe de reconnaître l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du sud. La tenue d’un Conseil européen extraordinaire le 1er septembre, consacré à la crise en Georgie a aussi été évoquée.
Une journée pareille ne pouvait pas se conclure autrement qu’elle n’avait commencé. C’est au Conseil de Sécurité que les propos sont désormais les moins feutrés. Celui-ci s’est réuni en fin de journée sur demande de la Georgie et si la réunion n’a abouti à rien le pittoresque de son contenu n’a pas déçu.
Après que plusieurs de ses collègues eurent déploré l’usage de la force par Moscou en Georgie l’ambassadeur russe, Vitaly Tchourkine, a ironisé en rappelant les interventions américaines en Irak et en Afghanistan.”Avez-vous trouvé les armes de destruction massive en Irak ou les cherchez-vous toujours?”, a-t-il lancé à son collègue américain.
Quant aux critiques de la décision russe de reconnaître l’indépendance des deux territoires géorgiens séparatistes, M. Tchourkine a rappelé  la reconnaissance par les Occidentaux de la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo en février.”Où étiez-vous quand nous discutions du Kosovo?”, a-t-il dit à ses homologues américain et européens.
Les Occidentaux ont rejeté ces comparaisons, le représentant américain, Alejandro Wolff, les qualifiant de “spécieuses”. “Les faits sont têtus. La Russie a envahi la Georgie , elle l’occupe et elle en profite pour la démembrer”, a-t-il affirmé
Deux projets de résolution visant à régler la crise géorgienne, d’inspiration russe et française, sont toujours sur la table du Conseil mais n’ont aucune chance d’être adoptés dans un avenir proche, selon eux.
Les Occidentaux insistent en effet pour que toute résolution réitère l’attachement du Conseil de sécurité à l’intégrité territoriale de la Géorgie , ce que la Russie refuse, estimant que l’on doit prendre en compte les nouvelles réalités sur le terrain. [Et que l'on condamne, ce qui aurait du être la moindre des chose, l'agression de la Georgie

-RM]
La reconnaissance mardi par Moscou de l’indépendance des deux régions séparatistes a rendu illusoire toute solution en provenance du Conseil de sécurité. Publié 28 août 2008

http://socio13.wordpress.com/2008/08/28/nouvelles-du-jour-les-etats-unis-responsables-leurope-envisage-des-sanctions/


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 1-1 Ossétie: le mensonge gouverne le monde. La percée informationnelle vers la vérité sur la guerre en Géorgie a été inattendue. Cela n'a pas été le résultat des efforts de la "propagande russe". Cette percée est le fruit d'un concert organisé à Tskhinvali, rasée par les bombardements géorgiens, un concert donné par le grand Valeri Guerguiev en mémoire des centaines (des milliers?) de personnes tuées le premier jour de la guerre, alors que les troupes russes n'avaient pas encore eu le temps de s'interposer pour arrêter ce carnage. La percée du blocus de l'information a commencé grâce aux paroles prononcées par le maestro avant le début du concert. C'est que Valeri Guerguiev n'est pas un spécialiste de la propagande. Il est chef de l'Orchestre symphonique de Londres, du Metropolitan Opera à New York et directeur général du Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg. Apparemment, il est le premier musicien de Russie et - sans aucun doute - l'un des cinq (ou même trois) premiers musiciens du monde. Qui plus est, il est Ossète, un fait jusqu'ici méconnu de la majorité du public russe et étranger. Guerguiev fait ce qu'il veut, il peut confirmer n'importe quelle position en n'importe quel endroit du monde et à n'importe quel moment. Il est difficile de négliger ce que dit ou fait cet homme. Il était donc intéressant d'observer si au moins quelques uns des nombreux journalistes étrangers envoyés de Moscou en Ossétie pour constater la présence de ruines et examiner les positions depuis lesquelles les lance-roquettes Grad géorgiens avaient tiré sur Tskhinvali citeraient ou non le discours de Guerguiev. En effet, ils l'ont cité. Et ont par-là même finalement mentionné au moins quelques faits relatifs aux événements survenus le 8 août, ce qui semble être un véritable miracle. Ils l'ont fait, bien qu'on sente parfaitement que c'était contre leur gré. Voilà par exemple un échantillon de style du Washington Post: "Nous sommes là pour que le monde apprenne la vérité", a dit Guerguiev, Ossète d'origine né à Moscou, alors que des hommes en treillis camouflé brandissaient des drapeaux russes et sud-ossètes. "Nous devons nous souvenir de ceux qui sont morts tragiquement, à cause de l'agression géorgienne". Il ne fallait pas brandir les drapeaux, n'est-ce pas? Ou bien fallait-il obliger les gens à retirer leurs treillis camouflés? Et voici un fragment du texte publié par Associated Press: "Jeudi, le chef d'orchestre, la barbe en brosse, a cité les déclarations précédentes des autorités russes selon lesquelles 2.000 civils étaient morts lors des combats, bien que les personnalités officielles n'aient pour l'instant confirmé que 133 morts. Il a remercié les soldats russes pour leur intervention". On pourrait se montrer mesquin en précisant que ces personnes ne sont pas mortes "lors des combats", mais AVANT ceux-ci, au cours des bombardements massifs effectués de nuit par les Géorgiens contre les quartiers résidentiels, ou encore lorsque le lendemain matin, les soldats géorgiens exécutèrent les citadins. Il n'y avait alors aucun combat, les soldats russes étant arrivés plus tard. On pourrait aussi leur rappeler que les 133 personnes en question ne sont que les premiers morts enregistrés dans les documents officiels, conformément aux règles de procédure. Le travail d'enquête se poursuit, et se poursuivra encore longtemps. Les enquêteurs russes qui ont cité ce chiffre ajoutaient en plus que de nombreuses tombes fraîches étaient éparpillées dans les parcs et jardins de la ville, car les 8 et 9 août, il avait fait +30°C à Tskhinvali. Les chiffres ne sont donc pas définitifs. Mais ne soyons pas mesquins. Car avant le requiem de Guerguiev interprété sur la place en ruines, il était tout à fait impossible, en lisant les dépêches des agences et journaux, de comprendre ce qui avait poussé l'ours russe à attaquer tout d'un coup la Géorgie démocratique. Génocide de la population civile de l'Ossétie du Sud? Tapis de bombes et exécution d'enfants ossètes? Que dites-vous, c'est la Géorgie qui souffre, voilà ce qui importe. L'ours s'y est introduit tout bêtement, en raison de son inimitié envers la démocratie. Le stress psychologique des journalistes s'étant retrouvés en Ossétie, mais également celui de leur audience, atteint aujourd'hui une envergure colossale. D'où ces nombreuses tentatives pour ajouter des remarques "dans l'esprit de la vieille époque" à chaque fait prétendument nouveau qu'il est déjà impossible de passer sous silence. N'exigeons pas trop de la part de personnes qui vivent un tel choc. A propos, il faut tout simplement s'imaginer à quel point les raisons du blocus de toute sorte d'information ne provenant pas de Tbilissi étaient sérieuses. En effet, depuis plusieurs années, on érigeait Saakachvili en exemple de démocratie à l'américaine et on livrait des armements à son armée. A présent, ces mêmes armements américains ont été utilisés pour supprimer la population civile. Comment peut-on avouer un tel fait à l'approche d'élections? Il n'y a qu'un seul moyen: bloquer toute information en gardant un visage de marbre, ne serait-ce que les premiers jours [du conflit]. Or, ces informations auraient démontré à tout le monde que les troupes russes ont fait ce qui ferait l'orgueil de n'importe quelle armée du monde: elles ont arrêté un génocide. Par la suite, d'autres événements s'ensuivront, comme par exemple l'implantation de bases militaires américaines en Géorgie, et tout le monde oubliera ce par quoi l'affaire a commencé. (En effet, qui se souvient aujourd'hui des exécutions de masse en Yougoslavie en 1999 et avant, et qui sait qui en a été le véritable auteur?) L'essentiel est que la conscience collective ne retienne qu'une seule chose: "maintenant, tout est clair avec la Russie ". En fin de compte, le concert donné à Tskhinvali par Valeri Guerguiev sera lui aussi oublié, et on aura la chance de revenir au paysage informationnel habituel, déformé. Il y a deux remarques à ajouter à cette triste histoire. La première concerne la "machine de propagande russe". Celle-ci n'existe pas. Quant à ce qui existe néanmoins, même si tout cela fonctionnait rapidement et sans problèmes, on n'obtiendrait même pas le centième du potentiel dont dispose ce qu'on a l'habitude de nommer "l'Occident". Certes, les Russes ont longtemps interdit aux journalistes d'entrer à Tskhinvali, alors que la propagande géorgienne (puis, à sa suite, américaine et européenne) montrait les images de cette ville détruite en prétendant qu'il s'agissait de la "sauvagerie des Russes". En effet, le concert de Guerguiev est le premier cas dans lequel l'Etat russe a fait quelque chose de façon normale, bien qu'en restant toujours maladroit dans les détails. Cependant, à en juger par les informations disponibles, c'est le chef d'orchestre Guerguiev lui-même qui a incarné cette "machine de propagande". Il a en horreur l'odieux mensonge sur l'Ossétie (ou l'absence de vérité sur ce qui s'est passé), tout comme beaucoup d'autres Russes, mais à la différence de ceux-ci, la voix de ce musicien est mieux entendue. D'autre part, il est notoire que les bureaucrates russes ne savent pas "percer les rideaux de fer de l'information". C'est comme ça. Mais ce n'est pas une raison pour fausser le tableau de cette guerre, en faisant passer l'agresseur, c'est-à-dire la Géorgie , pour la victime. Autre remarque, à propos de la vérité et du mensonge. Un groupe de pays, qu'on a l'habitude de désigner comme Occident, se trouve face à un grand problème, celui de savoir comment se comporter à présent avec la Russie. Les diplomates, eux, ont déjà commencé à expliquer à Moscou qu'il importait de conserver les bonnes relations et que tout serait bientôt réglé, mais ce ne sont pas eux qui comptent. Ce qui compte, c'est le fait que l'opération spéciale mensongère menée contre la Russie aura un impact sur les sentiments que les Russes éprouveront désormais envers les Européens et les Américains. La Russie sait bien ce qui se passe. Les exemples d'art journalistique - et notamment la façon dont les médias "internationaux" ont informé leur public sur cette guerre - sont bien connus en Russie, ils y sont largement cités et suscitent un choc profond. L'homme est un être bizarre: il n'aime pas le mensonge. Il est prêt à pardonner une violence grossière plutôt qu'un mensonge ou, pire encore, un mensonge par omission, qui est un type de mensonge particulièrement cynique. Les Russes se souviendront pendant des années et même peut-être pendant des générations du fait que les principaux médias occidentaux ont soigneusement passé sous silence pendant plus d'une semaine le génocide géorgien en Ossétie, en présentant ainsi le soldat russe comme un agresseur et un oppresseur de la Géorgie. L'époque communiste, en raison de la stupidité de la machine de propagande de l'URSS, encline elle aussi à tout passer sous silence, avait engendré des générations entières de Russes pro-occidentaux. L'époque postcommuniste, à cause de l'implacabilité bornée de la machine de propagande occidentale, engendre des générations de personnes qui ressentent du dégoût pour l'Occident. Et ceci n'est certainement pas un problème russe. Si l'on se rappelle de surcroît les tendances semblables en ex-Yougoslavie, en Indonésie (en raison du Timor oriental) et dans plusieurs autres pays encore, pays qui ont vécu des histoires identiques, on en arrive à la conclusion que le mensonge revient trop cher aux Européens et Américains. Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur. Dmitri Kossyrev,  RIA Novosti http://fr.rian.ru/analysis/20080826/116297932.html

1-2 Le prêt à penser dans la presse à grand tirage, un exemple parlant. Dans un article intitulé « Russie-Occident, : les nouveaux rapports de force »  (Le Figaro, mardi 26 août 2008), Isabelle Facon, spécialiste des questions de défense russe  à Paris nous offre un exemple intéressant de ce que peut être le discours d’un ou d’une spécialiste sur des questions d’actualités.à la Fondation pour la Recherche stratégique . La géopolitique n’est peut-être pas totalement un science, elle n’est pas exactement une mécanique des fluides ou une thermodynamique mais, on doit tout de même attendre d’un ou d’une spécialiste que son discours ressemble le plus possible – puisqu’on parle de rapports de force – à un discours relevant des sciences physiques. Lorsqu’en sciences physiques on fait une expérience au cours de laquelle on est amené à comparer des débits ou des pressions entre différents fluides, on ne s’attend pas à ce que le commentateur de l’expérience prenne parti pour le fluide A ou le fluide B. On jugerait très extravagant qu’un scientifique adopte une posture « idéologique » par rapport à une expérience ayant pour but de révéler les propriétés intrinsèques de la matière. Or, la géopolitique révèle les propriétés intrinsèques des États, indépendamment de l’idéologie des personnages, petits ou grands, qui se trouvent à leur tête à un moment donné. A la lecture de l’article d’Isabelle Facon, on est surpris de la manière dont le discours est élaboré et notre surprise s’accroît lorsqu’on décide de prêter une attention soutenue au vocabulaire choisi par l’auteur. En effet, ce texte est porteur de nombreuses prises de positions implicites et nous avons choisi de nous livrer à une explicitation de son contenu inavoué. Dans le paragraphe qui suit, les passages entre guillemets sont tirés de l’article du Figaro : Lors des derniers événements en Géorgie, les Russes, « amers au souvenir des années 90 » et porteurs d’un « discours vindicatif » devant les succès de l’OTAN en Europe de l’Est, ont « tenté de faire une opportunité stratégique (…) d’un faux pas fatal du président géorgien Saakachvili. » En effet, les Russes ont « des revendications de puissance », et pratiquent une « diplomatie de l’énergie aux accents pour le moins musclés » parce qu’ils ont de l’ « ambition ». Ils ont donc profité de la brèche ouverte par la président Saakachvili le 7 août 2008, lorsqu’il a décrété l’offensive contre Tskhinvali, la capitale d’Ossétie du Sud. Depuis, les rapports avec l’Occident ont changé – d’où le titre de l’article – et les Russes cherchent à « peser fortement dans le jeu international ». En témoignent « l’excès de ses opérations militaires et la lenteur avec laquelle elle retire ses troupes du territoire géorgien au mépris des exhortations répétées de l’OTAN. » L’excès est d’autant plus flagrant pour Isabelle Facon que « l’espace post-soviétique n’est qu’un théâtre parmi d’autres. » Pour conclure, « il est affligeant que la Géorgie , si volontaire dans son effort de rapprochement avec l’Europe, en fasse si cruellement et durablement les frais. » Suivent les conseils que l’auteur donne aux intéressés.

Comment le lecteur d’un tel article va-t-il se figurer les acteurs de ce « jeu » qui se joue sur ce « théâtre parmi d’autres », c’est-à-dire un théâtre somme toute assez provincial ?
Les Russes : Ils sont amers, vindicatifs, opportunistes, ambitieux, excessifs, musclés, pesants, méprisants, d’une mauvaise volonté qui frise la provocation (cf : leur «lenteur»). Le président Saakachvili : il est volontaire (comme la Géorgie qu’il incarne), il fait des efforts (comme la Géorgie qu’il incarne bis), malheureusement il est maladroit, il a fait un faux pas, un seul, et la punition qu’il a reçue est injuste, cruelle, excessive et durable. Les Occidentaux : Ils exhortent, c’est-à-dire qu’ils encouragent par des paroles. On exhorte à faire ce qui est juste et ce qui est bien. Les Occidentaux sont la voix et la voie de la raison. Ils sont mesurés dans leurs jugements. Ils ignorent l’excès.
Voici donc l’article d’Isabelle Facon mis à nu quant aux choix lexicaux et aux représentations que ces choix font naître dans l’esprit du lecteur.
Examinons maintenant quelques affirmations :  
Il est dit dans l’article que le président Saakachvili a ouvert le cycle des révolutions colorées.
Les révolutions colorées sont des insurrections très médiatisées qui ont eu le soutien – au moins moral et médiatique - des Occidentaux. L’Open Society Institute de George Soros entretient des liens avec les pays qui sont passés par le tamis de ces révolutions – liens qui attendent que des chercheurs entreprennent une exploration sérieuse de leur nature et de leurs modalités. Ces révolutions colorées n’ont d’ailleurs pas débuté en Géorgie mais en Serbie avec le groupe OTPOR qui a ensuite agi en Géorgie – où a été créé le mouvement KMARA - et en Ukraine – où a agi le mouvement PORA – afin de favoriser des régimes pro-occidentaux. Fleuries ou colorées, ces révolutions surprennent par le soin que leurs leaders ont apporté au marketing politique les entourant et par l’insistance des media occidentaux à les relayer et à vouloir peser dans la balance. Ces insurrections se sont appuyées sur des théories que Gene Sharp a élaborées et compilées dans un manuel intitulé De la dictature à la démocratie (From Dictatorship To Democracy), téléchargeable, dans 22 langues étrangement ciblées, sur le site officiel de l’organisation qu’il a co-fondée avec Robert Helvey, l’Albert Einstein Institution. L’institution est ainsi nommée en souvenir de l’admiration qu’Albert Einstein vouait aux méthodes non violentes mises au point par Ghandi. L’Albert Einstein Institution se consacre « à examiner le potentiel de la lutte non violente pour résoudre le problème permanent de la violence politique » (http://www.aeinstein.org/ ). Oleh Kyriyenko, le leader de PORA, a évoqué ses liens – un peu plus qu’épistolaires – avec le théoricien de l’Albert Einstein Institution dans une interview accordée à Radio Netherlands : « Le livre de Gene Sharp a été la Bible de PORA, il a été aussi utilisé par OTPOR ; il s’intitule De la dictature à la démocratie. Les activistes de PORA l’ont traduit eux-mêmes. Nous avons écrit à M. Sharp et à l’Albert Einstein Institution aux États-Unis, et M. Sharp a manifesté beaucoup de sympathie envers notre initiative et l’institution a fourni les fonds permettant d’imprimer 12000 copies de ce livre à distribuer gratuitement . »  (Radio Netherlands ). On a vu M. Saakachvili une rose à la main exiger le départ de Chevarnadze. Quels sont ses liens personnels avec Gene Sharp ou avec George Soros ? Cette question mérite d’être examinée. Si des manœuvres ont été ourdies et s’ourdissent encore dans le but d’offrir la liberté, la sécurité et le bien-être à des gens qui ont jusqu’à présent vécu sous des régimes dictatoriaux ou contraignants, alors il faut donner les moyens aux chercheurs de répondre complètement la question.  Les Géorgiens sont-ils plus heureux sous Saakaschvili que sous Chevarnadze ? La révolution des roses est-elle un succès ? Il faut aussi répondre à cette question et ne pas tomber dans le discours angélique qui fait du président géorgien un innocent maladroit. Bombarder une ville n’est pas une maladresse. Combien cette prétendue maladresse a-t-elle fait de morts ? Les Russes disent 2000. A voir. Car, il est dit dans cet article que Monsieur Saakachvili a fait « un faux pas ». Comment Isabelle Facon peut-elle en être aussi certaine ? Qui le lui a dit ? Dans quel document officiel ou officieux, dans quelle archive non encore ouverte puisque trop récente a-t-elle vu la preuve que le président Saakachvili a décidé de son propre chef une offensive alors que la Géorgie venait  de participer à des manœuvres conjointes avec l’armée américaine, alors que le Canard enchaîné vient de révéler (dans son édition du mercredi 20 août) l’implication d’officiers américains – certainement pas free lance – dans le bombardement de la capitale ossète ? Comment Isabelle Facon peut-elle passer sous silence l’existence officielle d’une organisation appelée GUUAM, destinée à permettre à la Géorgie , à l’Ukraine, à l’Azerbaïdjan et à la Moldavie (le second U n’a plus de raison d’être dans ce sigle car il correspondait à l’Ouzbekistan – Usbekistan en anglais – et ce membre s’est retiré de l’organisation) de se rapprocher à tous points de vue, culturellement, énergétiquement, économiquement et militairement de l’Occident et en particulier des États-Unis ? Comment a-t-elle pu oublier de signaler que la dernière réunion du GUUAM s’est tenue à Tbilissi les 18 et 19 juin derniers? Comment a-t-elle pu passer sous silence qu’une conférence, intitulée « GUAM and the Geopolitics of Eurasia », fut tenue à Washington, au Sénat, le 17 mai 2000, en présence, entre autres, de l’Ambassadeur d’Ukraine Kostyantyn Gryshchenko,  de l’Ambassadeur de Moldavie Ceslav Ciobanu, de l’Ambassadeur de Géorgie Tedo Japaridze et de l’Ambassador d’Azerbaïdjan Hafiz Pashayev ? Beaucoup de bruit pour rien que cette organisation. Beaucoup de rencontres et de remue-ménage pour un « espace postsoviétique qui n’est qu’un théâtre parmi d’autres » (site officiel de l’organisation Guuam). Pour finir, je renverrai le lecteur à un certains nombres d’auteurs qui comptent en matière de géopolitique et qui tous accordent la plus grande importance au contrôle de l’Eurasie et du « Heartland », c’est-à-dire de cet espace postsoviétique qui est en réalité le théâtre numéro 1 aux yeux de Washington : j’ai nommé  Alfred Thayer Mahan, Halford MacKinder, Nicholas Spykman, et plus récemment Zbigniew Brzezinski (Pour ce dernier, voir deux références dans mon précédent article intitulé « De la Géorgie au bassin de Sibérie Occidentale »). Qu’Isabelle Facon préfère un appartement sur la cinquième avenue à une cabane chauffée à la tourbe au pied de l’Oural, qu’elle préfère être payée en dollars ou en euros plutôt qu’en roubles, qui le lui reprochera ? Qu’elle fasse le choix du rayonnement tous azimuts et par tous les moyens de l’Occident, dont elle estime les valeurs plus universelles et plus libérales que toutes celles du reste du monde, soit. Mais qu’elle le dise ouvertement. Ses confrères d’outre Atlantique ne se gênent pas pour ça. En abordant cet article écrit avec beaucoup d’aisance par une spécialiste dont on ne peut qu’avoir soif de partager les connaissances, on tombe sur un message qui cadre trop bien avec ce prêt à penser qu’on étend comme du linge propre sur toutes les antennes et toutes les paraboles. On aurait préféré qu’on nous mette le nez dans les chiffons sales de la diplomatie, ces chiffons que nos représentants dissimulent pudiquement sous leurs costumes impeccables. Nous ne sommes pas rassasiés. Et puis, il serait bon qu’Isabelle Facon sache qu’il y a des gens dans le monde qui pensent que l’Occident est opportuniste, ambitieux, excessif, musclé, pesant, méprisant, d’une mauvaise volonté qui frise la provocation et que sa revendication de puissance prend parfois, ou souvent – certains pensent « systématiquement » - la forme de la confrontation ? En cherchant bien, on doit pouvoir trouver des exemples qui leur donneront raison, même dans les journaux. On peut aimer l’Occident – tout ou partie - et savoir cela.

Bruno Adrie

 Le 27 août 2008                      Mondialisation.ca


n° 4 - Nouvelle guerre de l'Otan.-30/08-Suite1- Les Mensonges

n° 4 - Nouvelle guerre de l'Otan.-30/08-Suite1- Les Mensonges

Nouvelle guerre de l'Otan.  -Suite1-

 n°4                                                    30-08

Par M.Lemaire      


1-3 De la Géorgie au Bassin de Sibérie Occidentale. En attendant que les propagandes se dissipent…

3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de Manlio Dinucci : Jeux dangereux sur les rives de la Mer Noire. 3-2 Les confidences du Canard sur l’implication U.S. en Géorgie.

 


1-3 De la Géorgie au Bassin de Sibérie Occidentale. En attendant que les propagandes se dissipent…

Dans une dépêche Reuter datée du 18 août 2008, on peut lire ceci : « MOSCOU - Le président de la province séparatiste d'Ossétie du Sud, Edouard Kokoity, a déclaré qu'il refuserait la présence dans ce territoire d'une mission d'observateurs internationaux : "Il n'y aura plus d'observateurs internationaux sur le territoire de l'Ossétie du Sud", a déclaré Kokoity lors d'une interview à Reuters. "Nous ne faisons pas confiance à ces observateurs internationaux, à ces gens qui déforment la vérité."
L'organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) disposait d'observateurs dans la région jusqu'à leur retrait lors de l'offensive lancée le 8 août par la Géorgie pour reprendre le contrôle de sa province. Kokoity a ajouté « avoir l'intention de demander à la Russie d'établir une base permanente en Ossétie du Sud. »

20 août 2008
Monsieur Kokoity, ancien patron de casinos à Saint-Petersbourg et actuel président ossète, ne lit pas la presse à grand tirage occidentale. Il ne regarde pas non plus les chaînes de télévisions occidentales, ces pupitres virtuels où des speakers aux cravates luisantes comme des dos de maquereaux invitent les troupeaux de crédules à écouter les formules creuses concoctées à Washington, Londres, Berlin ou Paris. Monsieur Kokoity ne veut pas entendre ces petites messes où on dit que les Russes sont plus massacreurs que les Américains ou les Géorgiens. Monsieur Kokoity se bouche les oreilles lorsque le petit diacre Saakashvili apparaît à la télévision avec, sur le visage, sa grimace humanitaire, cette grimace qu’il ne peut imiter qu’en posant ses paumes à plat sur ses joues et en les tirant vers le bas. Monsieur Kkoity sourit devant son miroir.
Monsieur Kokoity qui sait observer, remarque qu’avant de se diffuser lui-même, le proconsul Saakashvili prend bien soin de placer derrière lui un drapeau européen, tout bleu, azur, avec des étoiles dorées, rassurantes, civilisées (Acrimed a publié un article en ligne à ce sujet récemment). Il n’aime pas cet avocat inscrit au barreau de New York qui joue les proconsuls de l’empire étasunien entre le Caucase et les rives de la mer Noire. Il n’aime pas ce membre de facto de la nomenklatura cosmopolite de la mondialisation heureuse, que des manœuvres habiles ont porté au pouvoir il y a six ans maintenant, lors d’une révolution jardinière - la révolution des roses - inventée et mise en scène par l’Open society Institute de George Soros (entre autres), d’après un scénario non violent imaginé par Gene Sharp et mise en scène grâce au savoir-faire des militants serbes d’Otpor, cette association très active qui avait fait ses premières armes contre Slobodan Milosevic et qui, après la Géorgie , s’est attaquée à l’Ukraine lors d’une révolution prétendument orange. Pourquoi orange s’interroge Monsieur Kokoity ? Sans doute pour la vitamine C. Car il en faut pour mener à bien une révolution, même fabriquée de toutes pièces. Une révolution fruitière donc. Ces « révolutions, la jardinière et la fruitière», Monsieur Kokoity sait que les media occidentaux les ont à chaque fois portées aux nues médiatiques afin d’obtenir l’assentiment automatique des spectateurs sans opinions, qui reçoivent les nouvelles du monde - de ce vaste monde fait de cartes postales étranges, inquiétantes et exotiques - entre renvois contenus et déglutitions forcées. Monsieur Kokoity veut des bases russes en Ossétie. C’est décidément un allié de Moscou.
A Moscou, le président Medvedev ne lâche pas prise. Il promet même des représailles écrasantes contre quiconque serait tenté de fouler un seul brin d’herbe de la province sécessionniste – un éclair lui révèle alors l’éclat glacé des bottes de salon de Jaap de Hoop Scheffer, le secrétaire général de l’OTAN, ce guerrier des moquettes épaisses qui n’ a appris à escalader que le moelleux des divans et des fauteuils d’avions. Medvedev sait que les journalistes occidentaux le prennent pour une poire, simplement parce qu’il est l’homme de paille de Vladimir Poutine. Pourquoi pas son allié ? George Bush II, lui, n’est pas un homme de paille, juste la marionnette bourrée de chiffons d’une clique qui a des idées très précises sur ce que doit devenir le monde de demain et qui réfléchit jour après jour, depuis Washington, au meilleur moyen de le faire naître. Mais Washington met du temps à accoucher, et semble cette fois dépassée - l’est-elle vraiment ? - par ces contractions ossètes qu’elle voudrait inattendues et contre lesquelles elle lutte aujourd’hui avec un sérieux qui frise le burlesque. L’impériale parturiente surveille ceux qui l’approchent. S’ils ont intention de faire remonter dans ses entrailles le dernier tentacule de l’OTAN, elle les écrasera sous ses grosses pattes de proboscidien.
L’attaque russe contre les forces géorgiennes s’est produite dans un contexte bien particulier dont il convient de rappeler quelques éléments – malheureusement épars - au chercheur de vérité :
- En avril 2008, a eu lieu à Bucarest, le dernier sommet de l’OTAN. Ce sommet avait, entre autres objectifs, de discuter de l’entrée de l’Ukraine et de la Géorgie au sein de l’Organisation. Il s’est clos sur la promesse de réunir à nouveau ses délégations au mois de décembre de cette année pour dresser un premier bilan.
- Fin juillet 2008, l’armée géorgienne s’est lancée dans des manœuvres terrestres conjointes avec l’armée américaine. D’après Russia Today, le représentant d’Ossétie du Sud en Russie, Dimitri Medoyev, a rapporté que des troupes géorgiennes qui avaient pris part à ces exercices conjoints avec l’OTAN, ont dirigé des tirs d’artillerie vers la capitale sud ossète, le 1er août, tuant 6 personnes.
- D’après le site GlobalSecurity, les forces navales géorgiennes et américaines se sont livrées pour la première fois à des manœuvres maritimes le 2 août 2008. Ces manœuvres se sont déroulées dans le port de Poti. Étrangement, ce port a été partiellement détruit vers la mi-août par l’armée russe.
- D’après une dépêche de l’Associated Press, « l’Ossétie du Sud a commencé à évacuer plusieurs centaines d’enfants vers l’Ossétie du Nord le dimanche 3 août 2008.» Ces évacuations ont fait suite à « une flambée de violences vendredi soir et samedi matin, lors desquelles des tirs d’armes à feu et de mortiers ont été échangés entre les forces géorgiennes et d’Ossétie du Sud. »
- Selon un article de la Pravda en anglais , le président Kokoity a affirmé que la Géorgie avait fait appel à des mercenaires étrangers, dont des Américains, lors de l’agression menée contre sa nation.
- Selon le site de Michel Chossudovsky, Mondialisation.ca/Global Research (http://www.mondialisation.ca/ ), la Géorgie a débuté son offensive contre l’Ossétie du sud le jeudi 7 août 2008.
- Le 8 août, en réponse à cette agression, l’armée russe intervient en se prenant les pieds dans: la couverture médiatique qu’on connaît.
Les Géorgiens sont-ils tombés dans un piège tendu par la Russie , comme le croit ou feint de le croire un journaliste du Turkish Daily News (Hadi ULUENGIN, « The Russian Trap that Saakashvili fell into ») ?
Monsieur Saakashvili s’est-il senti fort et a-t-il bombé le torse avant de bombarder ses voisins alors qu’il avait derrière lui ses alliés washingtoniens, comme le prétend le dirigeant sud ossète ?
Washington a-t-il voulu tester les Russes par personne interposée afin de ne pas porter le chapeau en cas d’échec de la manœuvre, comme le croit Mike Whitney (« US complicit in Georgia’s invasion of South Ossetia », in Online Journal ?
Avons-nous besoin d’une réponse immédiate à ces questions précises ? Les Russes comme les Occidentaux sont capables de transformer les faits comme de les inventer. La diplomatie et la guerre s’accompagnent toujours d’un discours de propagande. Ce qui compte, c’est de ne pas prendre à la légère cette bagarre qui éclate soudain et qui n’a pas le caractère purement local qu’on pourrait lui prêter de prime abord. Car c’est la future adhésion de la Géorgie à l’OTAN qui est la cause de cette instabilité. Le pendule de l’Histoire est lancé. Cet événement n’est qu’une étape du processus qui doit aboutir à la mise en place de la Pax Americana.
(Si nous) regardons la carte de l’Eurasie de loin, nous comprendrons mieux les détails et verrons que chaque événement, apparemment isolé, fait partie en réalité d’un plan soigneusement élaboré mais ô combien dangereux d’encerclement de la Russie , d’une Russie qu’on veut réduire à son espace européen, c’est-à-dire à des dimensions acceptables stratégiquement, économiquement, démographiquement, acceptables et devant permettre aux États-Unis de la vaincre, à terme, sans affrontement direct. Car l’encerclement prévu ne se limite pas à l’intégration des anciens satellites de l’Union Soviétique dans l’OTAN ou dans l’UE, comme ceci s’est produit jusqu’à aujourd’hui. Il ne se limite pas à guerroyer en Afghanistan ou à ouvrir des bases U.S. dans les ex républiques soviétiques d’Asie Centrale. L’encerclement ne vise pas seulement à contrôler l’ancienne route de la soie. L’encerclement dont je parle se veut total et définitif et a pour but de déposséder la Russie de sa partie asiatique.
Quelles que soient les corrections à apporter aux théorèmes du géopoliticien MacKinder, son enseignement reste d’actualité non seulement parce qu’un certain nombre de dirigeants civils et militaires actuels l’ont assimilé, mais parce que cette géopolitique fut fondée sur un besoin qui n’a pas fondamentalement changé depuis son premier énoncé en 1904 : la nation thalassocratique dominante - les États-Unis – ne peut survivre et garantir sa supériorité globale sans contrôler l’Eurasie, c’est-à-dire sans se donner des moyens d’accès privilégiés aux richesses de l’Eurasie et, en particulier, à son cœur – le Heartland – qui correspond à la Russie d’Europe. On peut trouver des preuves de la vitalité de cette conception dans les écrits du géopoliticien Zbigniew Brzezinski (NDLR- ancien conseiller à la sécurité du président des Etats-Unis entre 1977 et 1981 et un des stratèges les plus influents de Washington) qui joue depuis quelques décennies un rôle décisif dans l’élaboration des actions extérieures officielles et officieuses des États-Unis :
« Les implications géostratégiques pour l’Amérique sont claires : l’Amérique est trop éloignée pour être dominante dans cette partie de l’Eurasie, mais elle est trop puissante pour ne pas s’engager. » (The Grand Chessboard, 1997, p. 76.)
“Le supercontinent eurasiatique est l’axe du monde. Un pouvoir qui dominerait l’Eurasie exercerait une influence décisive sur les 2/3 des régions les plus économiquement productives, l’Europe de l’Ouest et l’Est de l’Asie » (“A Geostrategy for Eurasia”, in Foreign Affairs, sept-oct 1997, Volume 76, No. 5, p. 50.)
Du point de vue géopolitique, c'est-à-dire du point de vue de la force uniquement, l’arrivée des États-Unis sur le sol européen fut le point de départ de cette conquête de l’Eurasie par l’ouest. Zbigniew Brzezinski ne le cache pas
“ Il y a soixante-dix ans, quand le premier numéro de Foreign Affairs a vu le jour, les Etats-Unis étaient une puissance volontairement isolée dans l’hémisphère occidental, engagée de façon ponctuelle en Europe et en Asie. La Seconde Guerre Mondiale et la Guerre Froide qui s’est ensuivie ont poussé les Etats-Unis à s’engager de façon durable en Europe de l’Ouest et en Extrême Orient. » (“A Geostrategy for Eurasia”, in Foreign Affairs, sept-oct 1997, Volume 76, No. 5, p. 50.)
Depuis la fin de la guerre froide – qui n’a sans doute jamais pris fin – l’OTAN a avancé à pas de géant en Europe de l’Est, recrutant systématiquement les anciens clients de l’Union Soviétique avant que l’Union Européenne – sa vassale – ne le fasse à son tour. Depuis quelques années, nous assistons à une poussée vers le Heartland.
En novembre 1997, le département de l’énergie américain publia un rapport de 166 pages, intitulé Oil and Gas Resources of the West Siberian Basin dans lequel l’utilisateur d’Internet pouvait découvrir à quel point la région qui commençait après l’Oural et correspondait grosso modo aux bassins de l’Ob et de l’Yrtich, était une zone qui devrait compter dans les années à venir. En effet, après enquête, cette zone se révélait être l’endroit où se trouvaient 70% du pétrole russe et 90% de son gaz (soit presque le tiers des réserves mondiales prouvées).
Coïncidence ? En septembre 1997, Zbigniew Brzezinski publiait l’article déjà cité de Foreign Affairs intitulé A Geostrategy for Eurasia (Foreign Affairs, sept-oct 1997, Volume 76, No. 5, pp. 50-64.), dans lequel il exposait la vision du monde de demain lissé et rendu praticable grâce à l’ubiquité rassurante des armées américaines. Il écrivait à la page 52 de cet article : « La seule alternative au leadership américain, c’est l’anarchie internationale. » Brzezinski a le mérite de proposer un mélange de realpolitik et d’idéologie missionnaire avec une grande franchise et même une certaine innocence. Or à la page 60 de cet article figure une carte de la Russie découpée au pointillé en trois parties d’égales superficies intitulées d’ouest en est : Russie, Sibérie et République Extrême Orientale. Ces trois entités sont regroupées sous l’appellation « Confédération Russe. » Brzezinski a proposé ce découpage dans le but de libérer la Sibérie Occidentale et sa voisine Orientale de la mainmise bureaucratique de Moscou. On trouve une explication détaillée de ce principe dans The Grand Chessboard déjà cité, à la page 56 :
“Une Russie confédérée et rendue souple – composée d’une Russie européenne, d’une République de Sibérie et d’une République Extrême-orientale – tisserait plus facilement des liens avec ses voisins. Chacune des entités confédérées aurait la possibilité de développer son propre potentiel créatif, étouffé depuis des siècles par la lourde bureaucratie moscovite. D’autre part, une Russie décentralisée serait moins susceptible de nourrir des ambitions impériales. »
N’insistons pas sur l’hypocrisie involontaire – les plus grands missionnaires politiques sont ceux qui y croient – de ce penseur qui oublie que les États-Unis eux-mêmes ont fait la guerre de sécession pour éviter une telle partition. Sa carte d’une Russie confédérée et affaiblie correspond à l’étape ultime du rêve de MacKinder. Réduite au statut de capitale d’un état européen comme les autres, privée de ses matières premières et des espaces stratégiques qu’elle contrôlait - dont les accès aux mers et aux océans – Moscou ne serait plus bonne qu’à être grignotée par les enseignes clinquantes que l’Occident placarde à profusion le long des trottoirs bitumés de la planète.
Le but du sommet otanien d’avril 2008 était, entre autres, d’étudier les candidatures de l’Ukraine et de la Géorgie. Redisons-le mieux que ça : le but de ce sommet était d’étudier la diminution de l’accès à la mer Noire de la Russie. Et bientôt, l’Ukraine otanisée fera valoir ses droits sur la péninsule de Crimée où est postée la flotte russe.
En témoigne cette dépêche RIA Novosti du 24 juin 2008 que je cite intégralement : « Flotte russe de la mer Noire en Crimée : date butoir le 29 mai 2017 » (Kiev)
24/06/2008 16:26 KIEV, 24 juin - RIA Novosti. La question du stationnement de la Flotte russe de la mer Noire ne saurait faire l'objet d'un marchandage, la flotte doit quitter ses bases sur le territoire ukrainien le 29 mai 2017, a déclaré mardi le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères Vassili Kirilitch. C'est en ces termes que le diplomate ukrainien a commenté, lors d'un point de presse, la déclaration du vice-ministre russe des AE Grigori Karassine selon laquelle Moscou pourrait augmenter le loyer du séjour de sa flotte en Crimée après 2017, à l'expiration de l'accord de 1997.
"La position est nette, elle a été rendue publique: la question du stationnement de la Flotte de la mer Noire de la Fédération de Russie ne saurait faite l'objet d'un marchandage.", a expliqué le porte-parole.
Selon lui, la Constitution ukrainienne en vigueur ne stipule pas le stationnement d'unités militaires étrangères sur le territoire national.
"Le séjour de la Flotte russe de la mer Noire sur le territoire de l'Ukraine s'achève le 28 mai 2017. Le 29 mai, la Flotte doit quitter ses bases sur le territoire ukrainien. Le sujet ne souffre pas la discussion", a insisté le diplomate ukrainien.
La flotte de la mer Noire est basée en Crimée depuis sa fondation sous Catherine II, après l'entrée du Khanat de Crimée (1783) à l'Empire russe. A l'époque soviétique, la presqu'île a fait partie de la Fédération de Russie jusqu'en 1954, année où elle a été cédée à l'initiative de Nikita Khrouchtchev à l'Ukraine, à l'occasion du 300e anniversaire de la réunification des deux pays. Actuellement, sa présence à Sébastopol est régie par un traité avec Kiev qui ne cache pas ses projets de restreindre ses activités, avant son retrait définitif prévu pour 2017, sur fond de rapprochement avec l'OTAN. »
Lorsque les Américains feront accoster des vaisseaux de leur VIème Flotte dans le port otanien de Sébastopol, qui se souviendra du fait que la constitution ukrainienne « ne stipule pas le stationnement d’unités militaires étrangères sur le territoire national. »
S’il n’y avait les victimes, ceux qui n’ont rien compris de part et d’autre, et si l’Histoire ne s’écrivait pas « avec des pâtés de sang et des montagnes de morts », la diplomatie serait une longue histoire drôle.
Bruno Adrie
Source: Mondialisation.ca


3  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

3-1 Point de vue de Manlio Dinucci : Jeux dangereux sur les rives de la Mer Noire.
Le torpilleur lance-missiles McFaul, arrivé dimanche dernier de Crète dans le port géorgien de Batoumi, a terminé le déchargement des 34 tonnes d’ « aides humanitaires » (kits hygiéniques, eaux minérales et autres denrées « offertes par l’ Usaid »), dans le cadre de l’opération  dirigée par le Commandement des forces  navales Us en Europe, basé à Naples.  Mais ensuite le McFaul n’est  pas rentré en Crète pour charger d’autres « aides humanitaires », il est resté  en Mer Noire : c’est ce qu’a communiqué le commandant  Scott Miller, porte-parole de la Sixième Flotte. Ce que fera aussi le garde-côtes Dallas, qui a cependant été dérouté du port de Poti, où il aurait du arriver hier (mercredi 27 août) vers le port de Batoumi. On peut prévoir  ainsi que le Mount Whitney aussi, le navire amiral  de la Sixième Flotte qui devrait partir pour la Georgie, restera en Mer Noire après avoir déchargé ses « aides humanitaires ».    
Ainsi les Etats-Unis pourront disposer en Mer Noire, au bord du territoire russe, de l’unité navale dotée du système de communication et espionnage le plus sophistiqué du monde. Il y a actuellement en Mer Noire 10 navires de guerre étasuniens et de l’Otan,  et ce chiffre devrait  sous peu monter à 18. On calcule  que les navires actuels ont à bord plus de 100 missiles de croisière Tomahawk, dont la moitié est sur le McFaul ; missiles qui peuvent  être armés de têtes conventionnelles ou nucléaires. « Pour des raisons de sécurité » l’US Navy ne précise pas si les bateaux transportent des armes nucléaires. « Le déploiement naval Otan en Mer Moire nous préoccupe » a prévenu hier le général Anatoly Nogovitsyn, chef–adjoint de l’état-major russe, en qualifiant de « diabolique » le plan  qui consiste à transporter des aides en Géorgie avec des navires de guerre. Les réactions russes ne sont cependant pas seulement verbales. Le croiseur lance-missiles Moskva, navire amiral de la flotte russe en Mer Noire, a de nouveau levé l’ancre de sa base de Sébastopol en Ukraine,  pour aller se positionner  face à Sukhumi, chef-lieu de l’Abkhazie, dont le territoire n’est qu’à quelques dizaines de kilomètres du port géorgien de Poti (c’est probablement pour cette raison et à cause de la présence de check-points russes à l’intérieur et autour même du port , qu’il a été décidé de ne pas faire accoster  le Dallas à Poti mais plus au sud, à Batoumi, où par contre les russes ne sont pas présents). Selon l’agence Reuters, le Moskva devrait aussi  accomplir en mer un exercice avec des missiles de croisière (qu’on peut armer de  têtes aussi bien conventionnelles que nucléaires) et  un test de communication.La marine étasunienne est aussi en train d’activer son aviation. La base aéronavale de Sigonella a été mobilisée, officiellement, pour l’envoi d’ « aides humanitaires » en Géorgie. Le premier avion  est arrivé à destination avec 2.200 kits hygiéniques contenant des peignes, des rasoirs, des brosses à dents, des dentifrices, des serviettes rafraîchissantes et (très important) du papier hygiénique. L’expédition est assurée par le Fleet Logistic Support Squadron 46, transféré en toute hâte, il y a trois semaines, de la base aéronavale de Marietta aux Usa à Sigonella. Cette même unité s’occupe de l’envoi en Géorgie, par un pont aérien depuis l’aéroport (italo-étasunien… NdT) de Pise, des « aides humanitaires provenant de la base (étasunienne en territoire italien, à côté de Pis, NdT) de Camp Darby.Et, aux côtés de la marine, est aussi arrivé sur le terrain le corps des marines en Europe, qui a envoyé en Géorgie 8.000 lits de camp. Dans un communiqué diffusé hier, on précise  que le matériel provient d’un dépôt « prépositionné », contenant des armements et autre matériel militaire, situé dans six cavernes en Norvège centrale. La guerre froide terminée, le dépôt n’a pas été démantelé, il est resté en pleine fonction pour réapprovisionner aussi d’autres  commandements de combat, en particulier  « pour les opérations de guerre globale  contre le terrorisme, menées en Irak et en Afghanistan, et pour des situations comme celle de la Géorgie  ». Rien de plus facile, donc, si du dépôt  des marines en Norvège, de Camp Darby, de Gaeta et de Sigonella partent pour la Georgie non seulement des lits de camp et des rouleaux de papier hygiénique  mais aussi des armes pour l’armée géorgienne, comme le président russe Medvedev lui-même a déclaré le craindre.  Dans sa visite au ministère de la défense à Tbilissi, le général Bantz J. Craddock, qui dirige le commandement européen des forces étasuniennes, a de fait déclaré que les Etats-Unis sont prêts à fournir encore une assistance « pour le développement ultérieur et la modernisation des forces armées géorgiennes ». La Géorgie reçoit des aides militaires étasuniennes depuis 1997. Par le biais surtout du Georgia Train and Equip Program, lancé en 2002, le Pentagone a transformé les forces armées géorgiennes en une armée qui est de fait sous ses ordres. Un contingent de 2 mille hommes des forces spéciales géorgiennes a été envoyé combattre sous commandement étasunien en Irak, et un autre contingent en Afghanistan. La répétition générale a été effectuée par Immediate Response 2008, la manœuvre à laquelle ont participé des troupes des Usa,  Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan et Arménie, juste avant l’attaque contre l’Ossétie du Sud. Il n’est donc pas crédible que l’attaque se soit passée à l’insu ou contre la volonté de Washington.  C’est une action qui a clairement été orchestrée  pour, une fois de plus, mettre la Russie devant un fait accompli ou, en cas de forte réaction russe (comme cela s’est passé) pour ouvrir une crise qui permette aux Etats-Unis et à l’Otan de conquérir des positions  encore plus à l’est dans la ruée vers l’or noir de la Caspienne.
Source : il manifesto
Edition de jeudi 28 août 2008. Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/28-Agosto-2008/art37. html

 

 


3-2 Les confidences du Canard sur l’implication U.S. en Géorgie. L’édition du mercredi 20 août 2008 du Canard Enchaîné (en page 3), a confirmé la participation d’officiers  américains au côté des Géorgiens lors de l’offensive du 7 août dirigée contre Tskhinvali, la capitale d’Ossétie du Sud. L’article débute par cette phrase :  « Le 7 août, avant même de lancer son offensive en Ossétie du Sud, le président Saakachvili savait qu’il allait disposer d’une aide américaine sur le terrain. » D’après le Canard, les analystes de la Direction du renseignement militaire français sont formels : non seulement des officiers américains ont participé directement aux opérations du 7 août, mais ils ont en plus suggéré aux Géorgiens de lancer « des centaines de missiles sol-sol sur la capitale ossète. »
Rencontre de Mikhail Saakashvili avec le président des États-Unis, le 10 mai 2005.
Ces informations émanent d’une source qu’on peut sans crainte qualifier de sûre. Au sommet de Bucarest de début avril, la France et l’Allemagne se sont montrées
hostiles à la candidature de la Géorgie pour devenir membre de l’OTAN. Pour justifier leurs réticences, ces deux pays ont invoqué le problème des séparatismes ossète et abkhaze. Ce qui doit gêner, en outre, l’Allemagne et la France , même si elles n’en ont rien dit, c’est qu’elles savent bien que l’OTAN est le portier en uniforme de l’Union Européenne (1), ce « nain politique » qui est né de la nécessité étasunienne de conserver une tête de pont en Eurasie (2), et que l’admission de la Géorgie dans l’Alliance serait annonciatrice d’une admission dans l’Union. Après le sommet de Bucarest, les alliés se sont quittés en se promettant de se revoir en décembre 2008, afin d’examiner les évolutions qui se seraient produites durant le laps de temps en Géorgie et d’évoquer à nouveau son adhésion. Les Américains ont-ils cherché à précipiter les événements afin de ne pas retarder l’agenda de l’OTAN ? Ont-ils, dans ce but, donné la consigne d’invasion de l’Ossétie ? Ceci semble probable aujourd’hui. Leurs manœuvres conjointes de cet été qui avaient sans doute comme objectif d’intimider la Russie n’ont pas eu l’effet escompté. Car au lieu d’émettre des condamnations de principe, Moscou a réagi militairement, comme on sait, conduisant à l’échec de l’offensive américano-géorgienne.  

Habitués à jouer leur rôle de chiens de luxe qui donnent la patte pour qu’on remplisse leur gamelle cinq étoiles, les media occidentaux se sont alors mobilisés afin de faire oublier les origines de cette guerre.

Ils ont montré du doigt – d’un doigt passé maître dans l’art d’accuser les autres devant les caméras - cette barbarie russe qui écrase tout sur son passage et méprise la liberté des peuples : ça marche toujours (3). Les télévisions ont filmé des civils géorgiens, des petites gens qui souffraient pour de bon et souffrent encore à l’heure qu’il est. Mais comme toujours, les média ne garderont que les pleurs et le sang. La souffrance ne se filme pas et ceux qui souffrent s’oublient vite. On objectera que des avions cargos militaires et les navires de guerre ont fait depuis quelques jours le plein de palettes humanitaires et qu’ils sont venus les distribuer aux sinistrés. Mais où sont les avions civils ? Et où sont les navires civils ? Perdus dans le Triangle des Bermudes sans doute. Les palettes humanitaires, c’est pour les armées. Les armées d’aujourd’hui, elles avancent couvertes de palettes humanitaires, comme ces généraux d’opérette qu’on voit croulant sous des placards de médailles qui brillent.  

Mais revenons à la souffrance, restée là-bas, chez les Géorgiens qu’on a filmés et chez les Ossètes invisibles.

Trop épaisse, trop charnelle, trop chargée de l’odeur des corps pour remonter dans le câble qui ne boit que du sang abstrait, du sang politique, du sang à messages que sirotent chaque soir des téléspectateurs qui croient tout savoir mais qui ne savent rien, couchés sous les rafales d’une propagande, pardon, d’un marketing, qui leur décoiffe la comprenette, inlassablement. Georges Bernanos a révélé, il y a longtemps, la substance de notre monde, dans cette formule que j’emprunte à ses Ecrits de Combats : « Etre informé de tout et condamné à ne rien comprendre, tel est le sort des imbéciles. »   Que vont donc faire George W. Bush et son équipe néoconservatrice, ces hommes et ces femmes qui décrètent, sans nous avoir consulté à ce sujet,  que « la domination américaine est bonne pour l’Amérique et bonne pour le Monde. » (4) Vont –ils manquer leur rendez-vous ? Vont-ils le reporter ? Vont-ils agir en sous-main, convaincus qu’ils sont d’être les soldats de Dieu au service de la seule superpuissance capable de faire descendre le Paradis sur Terre depuis la chute du mur de Berlin ?   Pour Julianne Smith, la directrice du programme européen au Centre des études stratégiques internationales à Washington citée par l’édition du Figaro, du 13 août dernier :  « La crise n'a fait qu'enhardir deux camps bien distincts à l'intérieur de l'Alliance. D'un côté, pour l'Allemagne, la France et d'autres pays qui s'opposent à ces candidatures en arguant que la Géorgie et l'Ukraine ne sont pas encore prêtes, les événements qui viennent de se passer sont la preuve que les défis internes et autres conflits frontaliers rendent ces pays bien trop instables pour être admis rapidement. D'un autre côté, vous avez des pays, principalement emmenés par les États-Unis, qui ont maintenant des sentiments partagés. Eux aussi reconnaissent que l'on est confronté à une situation très instable et que si l'Otan avait pris des engagements en vertu de l'article 5 (qui stipule qu'une attaque contre l'un de ses membres est considérée comme une attaque contre tous, NDLR), il aurait été pratiquement impossible de déployer des troupes dans la région. » (Le Figaro)
Un article du 15 août 2008, intitulé « Jeu d’échec géopolitique : coulisses d’une mini guerre dans le Caucase » ('Geopolitical Chess: Background to a Mini-war in the Caucasus'), écrit par le sociologue américain Immanuel Wallerstein va encore plus loin. Pour Immanuel Wallerstein, les États-Unis « ne sont plus une superpuissance » et « les Américains n’ont pas compris les nouvelles règles du jeu ». Ils les découvrent pourtant. Ils n’ont répondu à la présence militaire russe en Géorgie que par « de la rhétorique ». Ils sont dans l’incapacité d’agir militairement car la guerre coûte cher et leurs troupes sont déjà mobilisées en Afghanistan et en Irak. L’ironie du sort que souligne le sociologue de Yale, est que le président Saakachvili a dû ordonner le rapatriement d’Irak des deux mille hommes que la Géorgie avait envoyés pour prêter main forte à la coalition. La Géorgie ne sauvera pas l’Amérique, car l’Amérique ne peut sauver la Géorgie.

La Pravda peut donc caracoler en publiant le 24 août un article intitulé « La Russie qui était à genoux se relève » (Russia stands up from its knees). Nous dirigeons-nous vers un rééquilibrage entre les deux puissances ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer et nous laisserons les spécialistes trancher le moment venu. Car l’Histoire nous a appris à nous méfier. Les grandes puissances ont toujours une main qui traîne dans la boîte de Pandore des prétextes de guerre, ce coffre pour jouets fabriqués dans les coulisses des chancelleries et les arrières cours des boutiques bancaires. Les États-Unis, même s’ils ne sont pas les seuls à le faire, n’ont jamais été les derniers à piocher dans cette boîte pleine de farces et attrapes dont on tire des hochets et des kaléidoscopes qui hypnotisent les nations pour mieux les convainc re de s’adonner à l’étripement généralisé. Une discipline qui manque encore aux Jeux Olympiques et où l’important est de participer et, si possible, d’y rester afin que d’autres en recueillent les bénéfices après vous avoir bâti un mausolée. Ceux d’en bas devraient faire l’effort de comprendre les intérêts de ceux d’en haut. 

Notes 
(1) Je renvoie le lecteur au site Acrimed qui a relevé le premier la présence étrange du drapeau de l’Union Européenne derrière le président Saakachvili lors de ses interventions télévisées. 
  (2) Ce que les plan Fouchet ont cherché à remettre en question en proposant un conception européenne, eurasienne de l’Europe et non ne Europe forgée par le banquiers et « patriote américain » Robert Schuman.    (3) L’Occident a l’habitude de se pardonner ses propres fautes. En condamnant l’invasion de la Géorgie par les forces russes, la dilomatie américaine avait préalablement effacé de sa mémoire l’invasion de l’Irak.   (4) Expression extraite de la « Declaration of Principles » du think tank néoconservateur Project For a New American Century dont le nom a été directement emprunté à la formule « American Century » forgée par Henry Luce avant la seconde guerre mondiale pour proclamer le rôle de bon samaritain pour ne pas dire d’empire que devraient jouer les Etats-Unis dans la seconde moitié du XXème siècle. Bruno Adrie Le 25 aout 2008   Mondialisation.ca

 


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n° 4 - Nouvelle guerre de l'Otan.-30/08-Suite1- Les Mensonges

n° 4 - Nouvelle guerre de l'Otan.-30/08-Suite1- Les Mensonges


Nouvelle guerre de l'Otan.  -Suite1- n°4                                                    30-08 Par M.Lemaire                                                                                 



Sommaire.                                                          -Suite1-

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Otan.  

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Analyse de De Defensa : Qui est isolé, et comment ?

6 Annexe

6-1 Bernard Kouchner : Indépendance, le joli mot...


4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Otan

Otan créee en 1949 comme une alliance DEFENSIVE contre les empiètements de l'URSS dit cet article ci-dessous? De qui se moque t-on? Le Pacte de Varsovie a été créé six ans après l'OTAN( 1955) C'est ce Pacte qui est défensif par rapport à l'OTAN qui, lui, a des buts clairement offensifs A vrai dire, en 2008, cela apparaît des plus clairement Et puis, faut-il encore rappeler que les USA sont le seuls pays au monde à avoir utilisé l'arme nucléaire(dès 1945  en Irak, en Yougoslavie!)???? Actuellement, ils détiennent plusieurs centaines de bases militaires dans le monde entier  La menace nucléaire qui pèse sur nous tous est ETASUNIENNE C'est un "fait objectif".  Les faits parlent d'eux-mêmes Les faits, les "faits objectifs" disent très simplement et très clairement  d'où vient la menace pour l'Humanité Seuls les faits(tels qu'ils se sont produits et non tels qu'ils sont cachés ou déformés) disent la menace pour l'Humanité et sa source LES FAITS, bon sang! Pas les discours médiatiques! pas la propagande de guerre! Nous(les peuples dont la population française qui sommes dans le camp agressif)  avons notre part de responsabilité Ou nous acceptons les mensonges, la manipulation, la propagande de guerre  et nous allons à la catastrophe ou nous résistons à la manipulation, imposons la vérité et nous stoppons la marche vers la catastrophe  On parle d'"EMPIRE" soviétique dans ce texte De qui se moque t-on? Empire US, ok, empire britannique ,OK, empire français, OK Empire soviétique?!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Empire russe actuel  ?!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!  Accuser l'autre des fautes que l'on commet soi-même... Voila bien une pratique  à laquelle les pays occidentaux et d'abord les USA adorent recourir  Perversité, quand tu nous tiens! Mélusine Je regroupe ci-dessous quelques points de vue divergents autour de la question de la consistance de la menace d'une confrontation militaire Russie-Occident : d'une part il y a l'accumulation dans la Mer Noire des navires de guerres otaniens, et puis la propagande éhontée qui s'est à nouveau bien emballée comme à la veille de chaque guerre; d'autre part on doute quand même que l'Otan et les USA englués en Afghanistan, mal en point en Irak puissent maintenant envisager sérieusement un nouveau conflit avec une puissance majeure.
Notons en passant la menace dans l'article de Reuters, de "réactiver" la Tchétchénie.. .
Missiles nucléaires « humanitaires » dans les ports géorgiens
Libération : Moscou met l’Occident devant le fait accompli

 


5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Analyse de De defensa : Qui est isolé, et comment ?

Un des enjeux de la crise géorgienne semble être, dans l’esprit des divers acteurs, le facteur de l’isolement. Qui est isolé? L’“Ouest” ou la Russie ? L’“Ouest”, – dans tous les cas ses diverses directions politiques, – agit comme à l’accoutumée; il se congratule lui-même en observant son apparente unité d’appréciation de la crise, il se baptise “communauté internationale”, il juge qu'il exprime l’“indignation internationale” et conclut évidemment que la Russie est isolée. La Russie argumente d’une façon plus nuancée: d’une part, elle affirme qu’elle ne craindrait pas un isolement éventuel, de la même façon qu’elle affirme ne pas craindre un éventuel retour à la Guerre froide; d’autre part, elle affirme ne pas être isolée du tout.

Les commentaires, en Occident également, sont plus nuancés que les discours péremptoires des directions politiques. Certains commentateurs, notamment dans la presse britannique qui a adopté un ton à la fois très dramatique (jugeant la crise très grave) et dans certains cas très critique de la politique occidentale, estiment que l’isolement de la Russie est un leurre. C’est le cas, aujourd’hui dans le Guardian, de Seumas Milne. Son texte est plus général que sur la seule question de l’isolement ou pas, puisqu’il aborde la question générale de la prépondérance de l’“Ouest” et trace un diagnostic très pessimiste, que le titre suffit à rendre: «Georgia is the graveyard of America's unipolar world.»   La georgie est le cimetière du monde unipolaire étatsunien] Dans le cours de cet article, Milne aborde la question qui nous intéresse.
"Il a beaucoup été question parmi les hommes politiques occidentaux au cours des derniers jours de la Russie s'isolant elle-même de la communauté internationale. Mais à moins que cela ne signifie simplement l'Amérique du Nord et en Europe, rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Alors que les États-Unis et les médias britanniques se sont déchaîné sur le mode de la pleine guerre froide sur la crise géorgienne, le reste du monde l'a vu dans une lumière très différente. Comme Kishore Mahbubani, l'ancien ambassadeur de Singapour aux Nations Unies, a observé dans le Financial Times il ya quelques jours, «la plus grande partie du monde est médusé par le fait que l'Occident se fait moralisateur sur la Georgie. Alors que le point de vue occidental est que le monde "devrait soutenir le plus faible,la  Georgiecontre la Russie ... la plupart soutiennent la Russie contre l'intimidation occidentale. L'écart entre le récit occidental et le reste du monde ne saurait être plus clair
C’est le cas, aujourd’hui dans le Guardian, de Seumas Milne. Son texte est plus général que sur la seule question de l’isolement ou pas, puisqu’il aborde la question générale de la prépondérance de l’“Ouest” et trace un diagnostic très pessimiste, que le titre suffit à rendre: «Georgia is the graveyard of America's unipolar world.» 
Replaçons les citations dans leur contexte, qui est celui du texte très intéressant du Singapourien Kishore Mahbubani, publié dans le Financial Times du 20 août. Le texte est une critique violente de l’absence de sens stratégique de l’action occidentale (encore une fois, l’“Ouest” considéré comme un bloc, – vision qu’on peut et doit déplorer mais où les Européens ont au moins 120% de responsabilité). Cette absence de sens stratégique est perçue par l’auteur comme la cause principale de l’hostilité qu’il décèle contre l’action, ou plutôt contre la position occidentale dans la crise géorgienne et contre la position occidentale vis-à-vis de la Russie.
« L'après guerre froide a commencé sur une note de triomphalisme de l'Ouest, symbolisé par le livre de Francis Fukuyama , La Fin de l'Histoire. Le titre était audacieux, mais il capté l'esprit du temps occidental. L'histoire avait pris fin avec le triomphe de la civilisation occidentale. Le reste du monde n'avait d'autre choix que de capituler devant l'avance de l'Occident.
La Georgie
, la Russie a déclaré haut et fort qu'il ne capituleront plus face à l'Occident. Après deux décennies d'humiliation, la Russie a décidé de revenir brusquement. Peu de temps après, d'autres forces feront de même. À la suite de son écrasante puissance, l'Occident a pénétré dans l'espace géopolitique d'autres pays en sommeil. Ils ne sont plus endormis, en particulier en Asie.
En effet, la majeure partie du monde est médusé de voir l'Occident faire la morale sur la Georgie
Les USA ne tolèreraient pas la présence de la Russie dans sa sphère géopolitique en Amérique latine.  Et donc les Latino-Américains d'Amérique voir clairement le double standard. Il en va de même tous les commentaires musulmans qui notent que les États-Unis ont envahi l'Irak illégalement, également. Ni l'Inde ni la Chine n'a bougé pour protester contre la Russie. Cela montre combien le point de vue occidental sur la Georgie est isolé : que le monde devrait soutenir le plus faible, la Georgie contre la Russie. En réalité, la plupart soutiennent la Russie contre l'intimidation occidentale. L'écart entre le récit occidental et le reste du monde ne saurait être plus clair.

Il est donc essentiel pour l'Occident, d'apprendre les leçons correctes de la Georgie
. Il doit réfléchir de manière stratégique sur les options limitées dont il dispose. Après l'effondrement de l'Union soviétique, les penseurs occidentaux avaient supposé que l'ouest n'aurait jamais besoin de faire des compromis géopolitiques. Qu'il pourrait dicter les termes. Maintenant, il doit reconnaitre la réalité. La population combinée de l'Occident en Amérique du Nord, dans l'Union européenne et dans l'Asie australe est de 700 millions, soit environ 10 pour cent de la population du monde. Les autres 90 pour cent ont cessé d'être des objets de l'histoire du monde pour en devenir les sujets. Le gros titre du Financial Times du18 août 2008 proclamait : "L'Ouest en front uni sur la Georgie". Il aurait dû être lu : "Le reste du monde prend en défaut l'Ouest sur la Georgie". Pourquoi? Un manque de réflexion stratégique
Il existe d’autres signes que l’isolement proclamé de la Russie par l’“Ouest” ne rencontre guère les réalités. Si l’on tient compte de la rencontre entre Medvedev et le roi de Jordanie en marge de l’exposition MVSV-2008 sur les armements terrestres qui a eu lieu à Moscou du 20 au 24 août (voir notre Bloc-Notes du jour), ce sont au moins trois chefs d’Etat ou de gouvernement de pays stratégiquement importants, dont deux d’habitude alignés sur l’Occident, qui ont rencontré le président russe sans être gênés le moins du monde par l’affaire géorgienne: le Premier ministre turc Erdogan, le président syrien Assad Junior et le roi de Jordanie.

Stratégie ou psychologie?

L’“isolement” russe est donc, dans la situation actuelle, un vœu pieux de l’“Ouest”, – un “Ouest” qui n’est d’ailleurs, à son tour, qu’une figure de style tant les pensées et les analyses sont divergentes. (De même, les références aux précédents d’août 1914 ou de la Guerre froide sont largement déraisonnables, si l’on s’en tient à la réalité. Milne précise cela dans des termes classiques: «Les comparaisons avec août 1914 sont évidemment ridicules, et même la spéculation sur une nouvelle guerre froide est exagérée. Malgré toutes les manoeuvres dans la mer Noire et les menaces nucléaires, la confrontation entre la Russie et les États-Unis n'est de loin pas comparable aux événements qui ont mené à la première guerre mondiale. De même, les tensions actuelles n'ont rien de comparable aux dimensions idéologiques et globales qui ont façonné les 40 ans de confrontation entre l'Ouest et l'Union soviétique.»)
Ces observations nous conduisent à la question de la réalité, justement. L’“isolement” qui est ici en discussion n’a pas de réelle référence diplomatique stable, parce que les références de la crise varient considérablement. Les pays du “reste du monde” ont une vision beaucoup plus régionale de la crise que celle que nous avons. Pour eux, il n’est effectivement question que de la Georgie et, dans ce cas, l’attitude occidentale est souvent jugée, par rapport aux pratiques occidentales courantes (du Kosovo à l’Irak), au moins fautive pour ne pas dire grossière, et l’attitude russe beaucoup plus justifiée par conséquent. Il est vrai qu’à l’aune de cette réalité de référence, comment peut-on une seconde supporter les criailleries de l’“indignation internationale” réduite aux articles de nos presses officielles, à la prose de BHL et aux discours d’un Milibrand complètement allumé appelant le monde à se regrouper derrière l’Ukraine? (“Derrière l’Ukraine”, – on sait ce dont il s’agit quand on connaît la situation et la personnalité de Ioutchenko. Ces gens, nos ministres et compagnie, choisissent-ils leur thème de discours dans une pochette-surprise?) Il est vrai qu’il existe dans ce cas un abîme d’incompréhension entre “le reste” et l’“Ouest”. (Rien à voir, effectivement, ni avec 1914, ni avec la Guerre froide.)

Le Singapourien Kishore Mahbubani soulève un coin du voile, – mais pas plus, et sans aller au-delà, – lorsqu’il signale la perception dans “le reste du monde” du vide de la pensée stratégique occidentale, non sans avoir mentionné un titre du 18 août du Financial Times dont on doit goûter le virtualisme grotesque lorsqu’on sait qu’il se réfère à la réunion de l’OTAN du lendemain (ces gens-là, du FT, savent-ils comment se passent ces réunions et à quoi correspond un communiqué de l’OTAN?): «The Financial Times headline of August 18 2008 proclaimed: “West in united front over Georgia”.
It should have read: “Rest of the world faults west on Georgia ”. Why? A lack of strategic thinking.»
Certes, il faut aller plus loin. Ce qui est mis en évidence n’est pas seulement le constat du “vide de la pensée stratégique occidentale”, – la chose va de soi; ce qui est mis en évidence, au-delà, est le constat non explicité, ou pas assez explicité de la pathologie de la psychologie occidentale, avec la pathologie américaniste comme matrice. C’est d’ailleurs ce qu’implique inconsciemment notre auteur lorsqu’il termine un paragraphe ironique sur la croyance occidentale à l’unité du monde derrière l'Occident, en employant le terme relevant de l’affabulation, et par conséquent de cette psychologie malade, de “narrative”: «The gap between the western narrative and the rest of the world could not be greater.» (En effet, nous interprétons le mot “narrative” plus comme “affabulation”, ou “fable”, que comme une “narration” qui présente une allure un peu trop objective.)
...Car, répétons cette interprétation constante d’une certaine croyance des directions occidentales à cette “narrative”; à côté d’une reconnaissance variable dans son intensité, qui vous est dite en “off”, par tel ou tel fonctionnaire européen, de la folie de la politique américaniste qui a conduit à cette salade russe, il y a une conviction partagée par ces mêmes sources que, tout de même, au bout du compte, la position occidentale est appuyée sur une validité morale supérieure et dominante. La “narrative” est tout de même crue en partie, plus ou moins bonne ou plus ou moins grande, par ceux qui la récitent, de Kouchner à Merkel et à Milibrand – sans parler de la direction de l’administration GW, de ses successeurs, de la majorité du Congrès, des experts, de la presse officielle, etc.
Ainsi l’isolement de l’“Ouest” est-il encore plus psychologique que politique.
De ce point de vue, effectivement, le “reste du monde” est du côté de la Russie , même si certains dans ce “reste” n’approuve pas nécessairement la Russie ; mais ils sont tous du même monde, qui est celui de la réalité. L’“Ouest” continue à évoluer dans une “narrative” qui fait que, malgré tout, s’il est vide et creux, quasiment écrit par les services de communication de Saakachvili et mauvais comme un cochon, l’article type minimum syndical de BHL reste une référence pour les analystes de politique étrangère. Ce qu’on décrit de l’état d’esprit de l’“Ouest” n’est évidemment que partiel, et en confrontation permanente avec des constats de bon sens que font également les Occidentaux, avec les résultats catastrophiques de la politique et ainsi de suite. (Cette confrontation entre la “narrative” et le réel nourrit le désarroi visible, la désorientation palpable de la politique occidentale dans cette crise.)

Cet état d’esprit des experts, fonctionnaires, intellectuels et dirigeants occidentaux s’accompagne en général d’une perception très négative de la Russie , tant au niveau moral qu’à divers niveaux d’activité modernistes qui participent à l'établissement de la vertu morale. Cela implique une perception qui dénie à la Russie la capacité de la “modernité”, et qui peut persister même lorsqu’on reconnaît les capacités et les succès de la politique et des dirigeants russes. Cela conduit en général à voir dans les Russes des barbares, même s’ils sont capables “d’accoucher des génies”, – comme l’écrit Ralph Peters le 14 août: «The Russians are alcohol-sodden barbarians, but now and then they vomit up a Genius...». Cette vision “isole” également les Occidentaux, ou, dans tous les cas, les adeptes de la culture américaniste autant que les croisés de la modernité si nombreux dans nos salons. Le plus souvent, si l’on confronte un Chinois, un Arabe, voire un Singapourien, avec la culture américaniste, c’est-à-dire la modernité, d’un côté, la Russie de l’autre, son choix pour utiliser le terme de “barbare” va rarement à la Russie ; qui plus est, il perçoit la Russie , dans ce cas, comme victime d’une forme de suprématisme occidental qui s’exerce également contre lui en général; ce suprématisme, qui est un racisme aggravé, est d’autant plus insupportable qu’il apparaît de plus en plus comme une imposture dans l’activité même de la modernité occidentale, comme le montrent les caractères et les effets de l’activisme occidental depuis le 11 septembre 2001. Cette tendance joue son rôle dans cette crise, pour accentuer, voire même définir l’isolement de l’“Ouest”, parce que cette crise met d’autant plus en évidence ce décalage de la perception.
De ce point de vue, si la crise géorgienne peut être perçue par l’extérieur comme plutôt régionale et manquant d’une dimension stratégique cohérente, elle est effectivement globale et même systémique au niveau psychologique. L’affrontement de l’“Ouest” avec la Russie devient l’affrontement de la “narrative occidentale, ou virtualisme occidental pour reprendre notre terme favori, avec la réalité à laquelle le “reste du monde” continue à se référer.
De Defensa 28 août 2008
http://www.dedefensa.org/article-qui_est_isole_et_comment...


6 Annexe 6-1 Bernard Kouchner : Indépendance, le joli mot...
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.
Kouchner, (ministre des Affaires étrangères et européennes) : Le Kosovo est désormais un État indépendant.
Et la France lui souhaite la bienvenue dans la communauté internationale, sans pour autant rejeter ses amis serbes. Nous sommes tous dans la même et nécessaire Europe.  Je me souviens de ma première impression en arrivant au Kosovo, il y a presque dix ans : au-delà des douleurs et des ruines d'un pays meurtri par la guerre, au-delà des blessures d'une population éprouvée par les déchirements, je sentais, sans le dire, venir l'inéluctable.  Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, j'avais la tâche de tenter l'impossible : faire cohabiter les communautés du Kosovo, serbe et albanaise notamment, qui venaient de s'entre-tuer ; construire un État ; trouver une solution au problème du statut de cette province qui fut autonome et que le régime de Milosevic poussa vers la rébellion.  Nous n'avions ni préférence ni haine pour les uns et les autres. Nous avons vite compris que la réconciliation ne se ferait pas par le statu quo. Les débordements nationalistes, les haines et les tensions avaient laissé des traces indélébiles, nous savions que plusieurs générations seraient nécessaires et que la séparation devait être envisagée.  Trop longtemps dans les Balkans, l'Europe et le monde avaient assisté, spectateurs impuissants, à une succession de guerres et de massacres. À Sarajevo, on se battit de longues années, puis il y eut l'intervention internationale au Kosovo, en 1999. Elle fut positive. Les victimes ont été moins nombreuses qu'en Bosnie où nous avions trop attendu avant d'agir. À force de persévérance, de détermination, de dialogue, nous sommes peu à peu parvenus à un apaisement au Kosovo, puis à entamer une négociation sur l'avenir d'une province qui paraissait déjà si éloignée de la Serbie. J'étais , je reste proche des Serbes qui avaient eu le courage de rester, minoritaires (8 %), dans une province dominée par les Albanais (90 %).  Dès l'été dernier, prévoyant les difficultés nées de l'intransigeance de chacune des parties, la France a voulu faire en sorte que tout soit tenté pour offrir une dernière chance à une négociation de quatorze mois menée par M. Ahtisaari. Cinq mois passés entre Vienne, Belgrade et Pristina, Bruxelles et New York, Washington et Moscou, confirmèrent les blocages. Cette dernière tentative ne put aboutir. Mais les efforts consentis par la communauté internationale ces dernières années n'ont pas été vains. Ils ont permis d'élaborer un projet de règlement salué par la plupart des pays européens. Ce plan, qui vise à assurer le respect de toutes les communautés et le maintien de la présence internationale, le Parlement du Kosovo l'a fait sien dimanche, en acceptant formellement son obligation de le mettre en œuvre. Ce dimanche a donc vu la naissance d'un nouvel État sur le sol de l'Europe. C'est le dernier soubresaut d'une fédération yougoslave qui avait su faire cohabiter ses peuples. C'est un succès pour la communauté internationale et c'est un grand succès pour l'Europe. Neuf ans de troubles et de batailles, c'est trop long pour les peuples et bien court pour l'Histoire.  C'est aussi, pour nous, Européens, un défi. Que devons-nous faire ? Présente depuis dix ans sur le terrain pour aider à la solution du conflit et accompagner les populations civiles, l'Europe jouera au Kosovo un rôle de premier plan. Nous avons décidé d'y déployer, dans les prochaines semaines, une mission de police et de justice dont l'objectif principal sera d'aider les Kosovars à assurer le respect de toutes les communautés vivant sur leur territoire. Tous les Kosovars, quelles que soient leur origine ou leur religion, doivent pouvoir vivre en paix chez eux. Surtout les Serbes.  Nous devons tendre la main aux Kosovars. Et nous devons aussi tendre la main aux Serbes, qui, dans les élections récentes, ont adressé un signal en faveur de l'apaisement et de l'Europe. Soyons prêts à répondre à cet appel. Leur avenir, c'est l'Europe, c'est l'Union européenne. Symbole de cette marche de l'Histoire, la Slovénie , premier pays à quitter brutalement la fédération yougoslave, préside aujourd'hui aux destinées de l'Union et va saluer le dernier pan de cette Fédération éclatée : le Kosovo.  Oui, je me souviens avec émotion du jour où je suis arrivé au Kosovo et de mes amis serbes et de mes amis kosovars. Je me souviens aussi de l'amitié historique entre la France et la Serbie , et de nos combats communs. La France sera aux côtés de la Serbie sur son chemin vers l'intégration européenne. Nous tournons une page de plus de quinze ans de violences : la plus grande blessure de la jeune histoire de l'Union. Je mesure, comme tous les Européens, l'importance de ce jour et les responsabilité s qui pèsent désormais sur l'Union européenne comme sur les dirigeants du nouvel État kosovar : Indépendance, Union, ce sont deux jolis mots. http://www.lefigaro .fr/debats/ 2008/02/19/ 01005-20080219AR TFIG00324- independance- le-joli-mot- .php
19/02/2008
 OTAN,militaire,Russie,Etats-Unis,Europe,Georgie,Ossetie,bush,sarkozi, Union européenne,guerre, repli.

30/08/2008

n°383 - Dossier de Palestine - 29-07 – Début - : Bateaux pour Gaza : Ne serait-ce que comprendre !

n°383 - Dossier  de Palestine - 29-07 – Début - : Bateaux pour Gaza : Ne serait-ce que comprendre !

Dossier de Palestine     – Début -   

N°383                                      29-07

Par M.Lemaire    



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire                         

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Censure et sionisme - Vidéo :

1-2 La menace ‘terroriste’ : un instrument pour limiter nos libertés. 

2 Les brèves

2-1 340 enfants souffrent dans les prisons de l'occupation israélienne.

2-2 Le président Abbas : 'nous n'ajournerons aucune question du statut final dans le processus de négociations avec Israël'.

2-3 Mahmoud Abbas se déclare opposer à l’implantation des réfugiés palestiniens au Liban.

Seconde partie

3 Dossier

3-1 Point de vue de Azmi Bishara : Les Arabes et Obama.

3-2 Point de vue de Raymond Richa : Sarkozy délire.

 4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

 4 Bateau pour Gaza.(en 9 parties)

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Uri Avnery : Le sabot du diable.

5-2 L’Etat d’Israël, quelle légitimité



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Censure et sionisme - Vidéo : Une vidéo de la conférence de Richard Labévière qui devrait intéresser tout un chacun y compris les rédactions de journaux locaux dont certaines, pourtant, m'adressent ce type de message : Veuillez arrêter de nous envoyer une copie de tous vos mails dont 95 % ne concernent pas notre édition du Vaucluse!

Peut-être que cette information se situera dans les 5%. GP  http://fr.youtube.com/watch?v=3osvZo8hL1U


1-2 La menace ‘terroriste’ : un instrument pour limiter nos libertés. 

Entretien avec le parlementaire Balthasar Glättli, Les Services de Renseignements suisses se seraient-ils laissé influencer, comme leurs voisins, par ces puissances étrangères belliqueuses qui exagèrent la « menace islamique », pour entraîner d’autres Etats - qui n’ont jamais été confrontés à des attentats - à adopter des mesures « antiterroristes », à entrer dans leur guerre ; et à accorder aux services de renseignements des pouvoirs accrus, pour surveiller de manière plus intense et systématique les populations ? 28 août 2008 Après le scandale des « fiches » qui, en 1989 avait révélé que 900.000 personnes et organisations étaient surveillées par la police fédérale, ainsi que par les polices cantonales, assiste-t-on à un nouveau scandale de fichage ? Alors même que la loi ne permet pas de surveiller des activités politiques, les Suisses découvrent aujourd’hui, avec stupeur, que tel journaliste, tel parlementaire, tel député, figurerait sur le fichier de gens surveillés par le Service de renseignement intérieur, alors qu’il n’a aucun titre à s’y trouver. Et que des sociétés privées participeraient à ces investigations illégales en violation des droits fondamentaux des citoyens. Sept ans après les attentats de 2001, la guerre déclarée par les Etats-Unis au terrorisme a eu des conséquences désastreuses sur les droits fondamentaux des citoyens, en Suisse aussi. L’extension du fichage des populations concerne désormais tous les pays prétendument démocratiques. S’opposer à la guerre antimusulmane de l’axe Tel Aviv-Washington, suffit à faire de vous un suspect. Voir sa vie privée soumise à un contrôle, par des filatures, par la violation du secret du courrier électronique et du téléphone, est un sentiment qui rend la vie irrespirable. Nous pensons que ceux qui se voient ainsi humiliés, et savent identifier les « taupes », doivent le faire savoir, afin que cet édifice immonde s’écroule. Le parlementaire zurichois, Balthasar Glättli, 36 ans, qui a récemment eu la désagréable surprise de découvrir qu’il était mis sous la surveillance d’agents secrets, évoque ici son histoire et appelle les gens à s’assurer qu’ils ne sont pas "fichés" eux aussi.

Silvia Cattori : Comment en êtes-vous venu à découvrir que vous faisiez l’objet d’une surveillance de la part des services de renseignements helvétiques [1] ?

Balthasar Glättli : Fin mars 2008, avec d’autres associations et personnes qui travaillent dans nos bureaux [2], nous avons eu la curiosité de savoir si nos noms figuraient sur l’ordinateur de la banque de données du Service d’Analyse et de Prévention ; autrement dit, si nous étions « fichés ». Nous avons décidé d’adresser une demande à M. Thür, le « Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence ». Le 17 juillet 2008, nous avons reçu, en réponse, un petit résumé où M. Thür nous signifiait que notre association ne figurait pas dans le fichier mais que mon nom y figurait. C’est ainsi que j’ai découvert que j’étais « fiché » à titre personnel [3] et que l’inscription de mon nom, sur la banque des données de la Police fédérale, avait commencé en 2005 ; période où j’avais adressé à la ville de Zurich une demande d’autorisation à manifester en soutien au peuple palestinien. Je tiens à préciser qu’il n’y avait eu aucune violence lors de cette manifestation. Silvia Cattori : Etait-ce une raison suffisante pour faire de vous un suspect et instaurer des mesures de surveillance policière à votre encontre ? Balthasar Glättli : La loi fédérale instituant des « Mesures visant au maintien de la sûreté intérieure » (LMSI), dit clairement que personne ne peut être mis sous surveillance, ni être « fiché », à cause de son engagement politique [4]. Il n’y a qu’une exception qui autorise cette surveillance : lorsque des personnes se servent de l’exercice de leurs droits politiques pour dissimuler des actions extrémistes ou terroristes.

Silvia Cattori : Si j’ai bien compris, votre activité, en défense des droits des Palestiniens, est à l’origine de cette surveillance secrète. Ce qui voudrait dire que la police fédérale considère que les personnes qui soutiennent la cause des Palestiniens sous occupation israélienne, sont assimilables à des « extrémistes » ?

Balthasar Glättli : Sur la base des rares informations fournies, on ne peut que le conjecturer. Dans le cadre du contexte légal actuel, je n’ai rien reçu de précis qui me permette de savoir ce qui a été réellement inscrit sur ma « fiche » ; je n’ai reçu qu’un résumé succinct établi par le Préposé à la protection des données. Silvia Cattori : Ce fichage révèle que la police s’en prend à des gens pour délit d’opinion ! N’est-ce pas là une grande nouvelle ? Balthasar Glättli : Oui, c’est une grande nouvelle. Selon l’organisation « Droits fondamentaux » [5] je suis même la première personne à bénéficier d’une telle indication.

Silvia Cattori : Toute personne qui veut savoir si elle est surveillée peut-elle déposer une demande ?

Balthasar Glättli : Selon la loi fédérale LMSI, tout un chacun peut adresser une demande au Préposé fédéral pour savoir si son nom est inscrit dans la banque des données de la police fédérale. Il faut savoir que le Préposé fédéral ne peut consulter cette banque de données que lorsqu’une personne lui en adresse la demande. Dès qu’il introduit le nom d’une personne, il peut voir si elle est « fichée ». Et, si c’est le cas, il peut lire le contenu et savoir dans quelles circonstances la police a commencé à mettre cette personne sous surveillance. Toutefois, la réponse du Préposé fédéral ne permet pas à la personne qui en a fait la demande de savoir si elle est « fichée ». Car il s’agit d’une « lettre standard » qui se limite à dire que le « Service d’analyse et de prévention » a agi conformément à la loi. Rien de plus. Lors de cette vérification, le Préposé fédéral a le devoir d’examiner si les informations policières collectées l’ont été en conformité avec la loi. S’il découvre des erreurs, il doit demander à l’Office fédéral de les corriger. C’est ainsi que la procédure fonctionne depuis l’entré en vigueur de la LMSI en juillet 1998. Il y a néanmoins, dans cette loi, un paragraphe qui accorde une exception [6]. Cette exception concerne, par exemple, des gens qui, en cas de fichage incorrect, se verraient refuser des postes dans l’administration fédérale. Le Préposé fédéral peut, dans ce cas, à titre exceptionnel, fournir aux personnes qui en font la demande, un bref résumé qui leur permet de savoir s’ils sont fichés et, en cas d’erreurs, de les faire rectifier.. Bien que je ne me trouvais pas dans ce cas de figure, le Préposé fédéral, a choisi de me mettre au bénéfice de ce droit d’exception. C’est ce droit d’exception qui m’a permis de savoir que je faisais l’objet d’une surveillance depuis trois ans. Silvia Cattori : L’autorité administrative a donc fait là un choix significatif ! Devant un cas aussi problématique - la découverte que des agents secrets espionnaient un homme politique – le Préposé devait-il répondre à votre requête comme il l’a fait ? De façon à ce que cette affaire éclate au grand jour ? Balthasar Glättli : Le Préposé fédéral est une instance de contrôle indépendante de la police politique et de l’administration. Je pense que, dans ce cas, M. Thür a pleinement assumé son rôle de responsable. Il est l’avocat du peuple et non pas de l’administration. C’est la philosophie de ce poste qui le veut. Certes, une autre personne à sa place, n’aurait peut-être pas agi de la même façon. Silvia Cattori : L’article de loi, qui permet d’espionner des gens soupçonnés de « préparation ou exécution d’actes relevant du terrorisme », ne prête-t-il pas à ce genre d’abus ? Avez-vous le sentiment que le contrôle parlementaire et les commissions de gestion fonctionnent bien ? Balthasar Glättli : Le risque de tels abus existe ; il ne pourra pas être totalement empêché, aussi longtemps que l’on est dans cette situation de sureté intérieure. Sans doute pourrait-on réduire sensiblement le risque d’abus si, premièrement, l’on rétablissait le droit d’accès direct aux fiches pour tous ; si deuxièmement, l’on donnait davantage de pouvoirs et de compétences à la commission parlementaire de contrôle ; si troisièmement, l’on accordait au Préposé fédéral à la protection des données davantage de personnel et un pouvoir de contrôle direct. Voilà trois exigences, clairement exprimées à l’époque, en réaction au « scandale des fiches », qui, malheureusement, ne sont toujours pas remplies à ce jour. Silvia Cattori : D’autres personnalités politiques ont également été mises sous surveillance [7]. Ces révélations suggèrent-elles que la Suisse est entrée dans un système de contrôle policier pire que celui qu’elle avait connu entre 1960 et 1990 ? Cela ne laisse-t-il pas supposer qu’il y a des dysfonctionnements à tous les étages ?

Balthasar Glättli : Oui. Après « l’affaire des fiches » en 1990, qui avait révélé qu’il y avait une véritable police politique, non seulement au niveau fédéral, mais aussi au niveau cantonal - dans la ville de Zurich par exemple, il y a eu une enquête parlementaire sur l’activité de la police politique communale. Une Commission de gestion (CdG) locale a ensuite été chargée de contrôler les activités de la police fédérale et les données policières, en association avec une sous-commission. Silvia Cattori : La police fédérale disposerait actuellement de 110’000 fiches ? Balthasar Glättli : Ce chiffre n’est pas confirmé ; il pourrait s’avérer plus grand encore. Silvia Cattori : Que comptez-vous faire maintenant ? Balthasar Glättli : Je veux maintenant chercher à obtenir l’entier de ce qui a été collecté et inscrit sur ma fiche. Et je vais écrire à l’Office fédéral pour exiger que les informations collectées à mon sujet soient retirées de la banque de données. Imaginez cette chose incroyable : on m’a mis sous surveillance ; donc je suis soupçonné d’avoir un lien avec le terrorisme, alors que je ne suis qu’un simple militant, un membre du parti écologique VERT, qui mène une action politique publique. Je suis donc un bon exemple pour démontrer que la police fédérale est en train de passer la limite ; que cette police n’accepte pas de se conformer aux règles clairement établies par la loi.

Silvia Cattori : Allez-vous encourager les gens, dont l’opinion ou l’activité politique est susceptible d’intéresser la police, à connaître leur situation en matière de fichage ? Y a-t-il des forces politiques, des associations, avec lesquelles vous comptez agir pour exiger des autorités qu’elles mettent un terme aux activités illégales de cette police secrète ?

Balthasar Glättli : Oui, notre association entend porter à la connaissance des gens cette affaire de fichage pour les encourager à savoir s’ils font l’objet d’une surveillance et s’assurer qu’ils ne sont pas fichés abusivement. Il est impératif que le plus de gens possible déposent leur demande auprès du Préposé fédéral, M. Thür, pour savoir s’ils sont fichés. Nous sommes bien évidemment conscients qu’aujourd’hui, avec les archives électroniques, il est plus difficile de vérifier ce qui se passe que lors de la précédente « affaire des fiches ». C’est pourquoi, nous allons exiger du Conseil fédéral qu’il prenne toutes les précautions pour que la police politique ne puisse en rien modifier ou effacer le contenu des fiches. Il est impératif que toutes les informations collectés illégalement soient soustraites au « Service d’analyse et de prévention » et consigné dans les archives fédérales. Ceci pour s’assurer que ce service de police n’y ait plus du tout accès et ne puisse en aucun cas effacer les traces de toute cette activité illégale. D’après la loi, et l’ordonnance respective, les données et les dossiers devenus inutiles, ou destinés à être effacés, doivent être transmis aux archives de la Confédération  [8]. Ceci de manière à ne plus permettre à la police de les modifier. Nous demandons également, que toutes les fiches soient examinées et, qu’après un certain délai, elles puissent être accessibles, non seulement à ceux qui font des recherches scientifiques, mais aussi aux « fichés » eux-mêmes. Silvia Cattori : Qu’attendez-vous de la part des autorités locales et fédérales ? Balthasar Glättli : Je suis intervenu auprès de la sous-commission de contrôle de la ville Zurich, pour lui demander de vérifier ce qu’il y a dans les archives de la police communale à mon sujet. J’attends donc des autorités locales qu’elles interviennent et agissent de façon à obtenir que tout le monde ait la possibilité de consulter sa fiche. J’espère vivement que nos démarches conduiront à un changement de la politique suivie jusqu’ici par Berne. Pour l’instant, si j’en juge par les déclarations de M. Urs von Daeniken, chef de la Division principale du « Service d’analyse et de prévention », les choses ne vont pas dans la bonne direction. Au journaliste du Sonntag Blick qui lui demandait pourquoi on m’a mis sous surveillance, "fiché" pour le simple fait d’avoir demandé l’autorisation d’une manifestation pacifique, il a répondu :« Il y a bien sûr des raisons pour que l’on ait constitué cette fiche ». La presse locale a repris les affirmations de M. Daeniken qui maintiennent en substance, que ce ne sont pas les fiches le problème, que le vrai problème ce sont les moyens de contrôle limités qui entravent les services de police dans leur tâche de "protéger les Suisses du terrorisme". Ce genre de propos, qui tendent à insinuer que de graves suspicions pèsent sur moi, que je serais assimilable à des « terroristes » ou des « extrémistes », sont intolérables. C’est pourquoi je ne vais pas en rester là. Je veux savoir tout ce qui s’est passé. Je veux savoir si la police locale a collecté des informations me concernant, dans d’autres circonstances que celles évoquées, mais qui n’apparaissent pas sur l’ordinateur de la police fédérale. Je veux savoir quel genre d’information la police de Zurich a transféré à la police fédérale durant trois années de surveillance et aussi combien de personnes sont concernées par ce fichage. Je pars de l’hypothèse que, même si il n’y a pas de fichier ou d’informations stockées sur telle ou telle personne dans la banque de données fédérales, il se pourrait que, dans les Cantons, ou au niveau local, il y ait également des informations archivées. En effet, le processus de surveillance, de collecte et de fichage, est le fait de policiers cantonaux et – pour la ville de Zurich, ou de n’importe qu’elle localité, de policiers communaux. Ce sont donc les policiers locaux qui rédigent des rapports sur les gens surveillés et leurs activités ; ils transfèrent ensuite ces rapports à la police fédérale. C’est cette dernière qui décide si telle ou telle information sera stockée et conservée dans la banque de données fédérale. Silvia Cattori : Je vous remercie de nous avoir accordé cet entretien.

 Silvia Cattori Sur l’érosion des libertés, voir :
« Jean-Claude Paye : Les populations sous surveillance », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 15 février 2008

[1] Il s’agit du « Service d’Analyse et de prévention » (SAP). Ce service de renseignement fédéral a été vivement critiqué en 2006, quand les Suisses ont découvert qu’il avait fait surveiller par un agent secret le centre islamique de Genève, dirigé par M. Hani Ramadan, un intellectuel suisse] de confession musulmane. Les méthodes illégales du SAP, dans la surveillance de M. Ramadan, et les raisons de cette infiltration abusive, restent encore à éclaircir.

[2] M. Balthasar Glättli est Directeur de l’association « Solidarité sans frontières ». Il est membre du Parlement de la ville de Zurich, parti VERT.

[3] Voir la réponse du PFPDT à M. Glättli.

[4] L’article de loi qui règle les limites du fichage (état au 1er août 2008), L’ensemble de la loi.

[5] Voir :
http://www.droitsfondamentaux.ch/2008/aktuell23072008.shtml

[6] L’Art. 18 règle le Droit d’être renseigné. Dans les cas de M. Glättli, le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) s’est basé sur le paragraphe 18.3 qui prévoit une réponse sommaire dans des cas exceptionnels (et non pas l’art 18.1 qui n’apprend rien au requérant).

[7] L’arrestation du journaliste de la Wochen Zeitung (WoZ) à Berne, lors d’une manifestation de protestation contre le Forum économique mondial (WEF) le 19 janvier 2008, par un agent secret qui avait suivi le journaliste les jours précédents, a permis de lever un coin du voile sur les activités réelles de la police fédérale. La découverte que six députés socialistes à Bâle étaient espionnés, agite depuis quelques mois les milieux politiques concernés.

[8] Voir l’Ordonnance sur le système de traitement des données relatives à la protection de l’Etat, article 20.

Source : Mondialisation.ca
http://mondialisation.ca/...

2 Les brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 340 enfants souffrent dans les prisons de l'occupation israélienne. La communauté internationale donne une grande importance aux enfants. Les enfants restent l’avenir de toute société. Cependant, les occupants israéliens continuent à garder des centaines d’enfants palestiniens dans leurs prisons, en ne respectant aucune convention internationale. Des chiffres Plus de 3500 enfants palestiniens ont été enlevés par les Israéliens depuis le déclenchement de l’Intifada d’Al-Aqsa, dit l’association Waïd pour les captifs et les libérés. 340 dont sept filles d’entre eux sont encore détenus dans leurs prisons. Ils passent leur vie dans des conditions déplorables, c’est le moins qu’on puisse dire. A noter que 213 enfants sont déjà jugés, et 107 autres attendent toujours ce jugement. 10 enfants sont enfermés sous ce fameux régime de « Détention administrative » qui veut dire : détention sans chef d’accusation, ni jugement ! Parmi ces enfants, 82 ont 15 ans et moins. Il y en a même un qui n’a que treize ans. Beaucoup d’autres enfants ont eu leur majorité dans les prisons. Leur nombre dépasse les 450 personnes. 99% des enfants arrêtés sont le sujet de toutes sortes de torture : frappes, sac sur la tête, position trop difficile à supporter (Chabah), dit un rapport publié par l’association Waïd. Contre les lois Le rapport de cette association juridique précise que le gouvernement israélien d’occupation réagit de façon discriminatoire vis-à-vis des enfants palestiniens. Il justifie ses jugements sur l’ordre 132 donné par le chef militaire israélien de la Cisjordanie. Cet ordre qualifie toute personne de moins de 16 ans comme un enfant, à l’encontre de la convention de l’enfant. Cette loi qualifie d’enfant toute personne dont l’âge ne dépasse 18 ans. Même dans la loi israélienne, tout individu dont l’âge ne dépasse les 18 ans est un enfant. Mais le gouvernement israélien ne l’applique, cette loi, qu’aux enfants israéliens. Y a-t-il une discrimination pire que celle-là ? Pire, les ordres militaires de l’occupation israélienne permettent la détention d’enfants de 12 ans seulement ! Quelles conditions ! Et dans les prisons, les enfants, comme les adultes d’ailleurs, souffrent de cette politique de négligence médicale. Eux aussi, ils n’ont que ce fameux cachet d’Akamol pour toutes sortes de mal. Les enfants captifs sont entassés dans des cellules où il manque les conditions minimums d’une vie normale. Des cellules malpropres, avec beaucoup trop d’insectes… La nourriture y est insuffisante et de très mauvaise qualité. Sans parler du manque de jeu, nécessaire aux enfants. Sans parler également de l’éducation. En outre, ils les volent en leur imposant des amendes financières… Témoignage Un enfant de 17 ans, originaire de Bethléem, apporte son témoignage. Il avait été arrêté par les forces israéliennes d'occupation, il y a deux mois et demi de cela. La nuit, des soldats israéliens ont investi la maison familiale. Ils l’ont tiré de son lit pour lui bander les yeux et l’enchaîner. Dans la colonie sioniste de Maalih Adomim, il a reçu des coups. Il a même été frappé avec des bâtons, pour qu’il tombe par terre et qu’il y reste pour plusieurs heures. Et comme si toute cette torture ne suffisait pas, les soldats l’ont torturé avec un spot qui a laissé des brûlures sur son visage. Puis ils ont lâché un chien sur lui. Et quand le petit s’était plaint d’avoir très mal à la jambe, un soldat israélien a pris le soin de lui frapper dessus. Et dans la foulée, les soldats ont obligé l’enfant à signer des papiers en hébreu, langue qu’il ne connaît pas. Et sur la route vers le camp militaire Al-Jabal, les soldats de l’occupation israélienne ont frappé de façon collective le petit dont les yeux étaient bandés. L’enfant est toujours enfermé dans le camp Atsion. Les enfants otages ! L’association Waïd pour les captifs et les libérés a catégoriquement condamné les autorités israéliennes pour le fait de garder les enfants chez elles comme des otages. Ces autorités ne font que duper le Monde, en libérant de temps à autre quelques centaines de détenus dont la durée de leurs peines est sur le point de s’achever. Pourtant, elles laissent moisir dans leurs cellules des centaines et des centaines d’enfants, de malades, de femmes et de détenus dont la durée de la peine est longue. L’association a appelé toutes les organisations des Nations Unies qui s’intéressent aux droits de l’enfant et aux droits de l’homme et toutes les organisations juridiques internationales à intervenir pour faire toutes les pressions nécessaires sur le gouvernement israélien d’occupation, pour qu’il respecte les droits de l’enfant et la quatrième convention de Genève. Source : Centre Palestinien d'Information
http://www.palestine-info.cc/fr/...
http://www.palestine-solidarite.org/dossier.enfants_de_Palestine-cpi.250808.htm

2-2 Le président Abbas : 'nous n'ajournerons aucune question du statut final dans le processus de négociations avec Israël'. Le président Mahmoud Abbas a affirmé aujourd'hui que 'nous n'ajournerons aucune question du statut final dans le processus de négociations avec Israël.' Lors d'une conférence de presse conjointe avec le Ministre libanais des Affaires Etrangères Fawzi Saloukh à Beyrouth, le président a souligné: 'nous voulons un règlement qui traite de toutes les questions importantes: Jérusalem, les ressources d' eau, le dossier de prisonniers, les réfugiés, le tracé de frontières, la sécurité et les colonies. Nous allons poursuivre le processus de paix jusqu'obtenir un règlement politique  juste à notre cause légitime.' 'Nous insistons sur la libération du Golan, des fermes de Chebaa et des territoires palestiniens occupés, conformément à l'Initiative de paix Arabe,' a-t-il ajouté. Le Ministre libanais des Affaires Etrangères a affirmé que son pays continuerait de soutenir le peuple palestinien dans sa lutte pour la liberté.   WAFA-              le 28 août 2008,

2-3 Mahmoud Abbas se déclare opposer à l’implantation des réfugiés palestiniens au Liban. Mahmoud Abbas a souligné l’absence de litige entre les 2 pays et appelé au renforcement de l’autorité palestinienne sur l’intégralité du territoire du pays des cèdres suite notamment à l’unanimité des factions libanaises au sujet des armes palestiniennes avant de rappeler que « les réfugiés palestiniens doivent bénéficier du droit du retour dans leur patrie ». Le Président a également informé Michel Sleiman des progrès dans les négociations avec l’état hébreu et notamment sur les questions du statut de la ville de Jérusalem, des colonies israéliennes en Cisjordanie, du tracés des frontières et du retour des réfugiés avant de se féliciter de l’ouverture de négociations indirectes entre l’état hébreu et la Syrie. Dans une courte conférence de presse à l’issue de leur réunion, le président Libanais Michel Sleiman a appelé son homologue palestinien à relever les défis du terrorisme résultant de la privation de leur droits fondamentaux avant de souligner le nécessaire désarmement de ceux-ci à l’extérieur des camps et la suppression des camps d’entraînements conformément aux décisions prises lors du dialogue interlibanais de 2006. Le président libanais a également abordé la question de la reconstruction du camp palestinien de Nahr Bared au Nord Liban. Cali H Libnanews Jeudi, 28 Août 2008 19:25

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n°383 - Dossier de Palestine - 29-07 – Suite 1- : Bateaux pour Gaza : Ne serait-ce que comprendre !

n°383 - Dossier  de Palestine - 29-07 – Suite 1- : Bateaux pour Gaza : Ne serait-ce que comprendre !

Dossier de Palestine        

N°383                                    

29-07 Par M.Lemaire    


Sommaire                             – Suite 1-

3 Dossier

3-1 Point de vue de Azmi Bishara : Les Arabes et Obama.

3-2 Point de vue de Raymond Richa : Sarkozy délire.

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4 Bateau pour Gaza.(en 9 parties)

 – Début-



3 Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Point de vue de Azmi Bishara  : Les Arabes et Obama.
 « Obama étant totalement assimilé à la machine politique américaine et la désunion des Arabes étant aussi totale qu’il est possible, le Moyen-Orient ferait bien de n’escompter le moindre changement dans l’immédiat », écrit Azmi Bishara. Le phénomène Obama est une nouveauté majeure dans la vie politique des Etats-Unis. Les gens des médias, là-bas, se plaisent à qualifier ça de ’bouffée d’air frais’. Ça a injecté un renouveau de vie dans la politique, inspiré un plus haut niveau d’intérêt dans l’opinion publique (ainsi qu’un taux plus important d’inscription sur les listes électorales), enfin, ça a fourni une abondante matière première à la machine médiatique… Un élément fondamental de la saison électorale qui s’ouvre aux Etats-Unis, c’est le désir des Américains d’en découdre avec l’administration Bush, qui a trahi le peuple, à la suite des attentats du 11 septembre (2001), son aventurisme militaire et sa mise en œuvre e l’idéologie néoconservatrice dans la politique étrangère américaine. Le phénomène Obama étanche cette soif d’en découdre, le candidat lui-même, aspirant à la responsabilité et au pouvoir d’un président, bénéficie de ce climat, sans avoir, pour cela, à offrir quoi que ce soit de réellement nouveau – mis à part, toutefois, une flamboyance rhétorique qui tranche de manière frappante sur la langue de plomb de Bush, ainsi qu’un certain talent à formuler des arguments judicieux, qui n’outrepassent jamais les limites du politiquement correct, et qui apportent une contribution toute verbale au débat interne au parti démocrate, mais qui sont formulées avec un soin extrême afin de n’offenser quiconque, à droite. Il « sympathise » avec les Afro-Américains sortant du boulot, et il « ressent » ce que vivent les femmes blanches qui vivent dans la hantise de la criminalité. Il est lisse. Il est très intelligent dans le choix de son ton. Il suscite l’admiration et il ne menace personne. Votez Obama, et vous aurez le changement sans peine. Votez Obama, et soulagez votre conscience sans vous infliger la douleur inhérente à l’introspection. Obama : deux films, pour le prix d’un ! La revanche que prend l’opinion publique américaine sur le fait de s’être laissé embobiner dans la guerre, et d’avoir trouvé, de surcroît, le moyen de voter derechef pour un deuxième mandat – encore plus catastrophique que le premier – de Bush se produit bien tard. Confrontée qu’elle est à la seule élection dans laquelle elle peut laisser libre cours à sa fureur et où elle peut essorer ses consciences blessées, on a l’impression d’une frénésie d’auto-purgation, qui n’est pas sans rappeler celle qu’avait provoqué, en son temps, le phénomène Kennedy. A l’époque, la conscience blanche américaine avait cherché à purger la faute de son passé raciste, et à créer un prétexte pour une réconciliation entre les petits-enfants des esclaves amenés d’Afrique et l’establishment américain. Mais Obama n’est pas un descendant d’esclaves, pour ce qui le concerne ; il n’est pas représentatif de la souffrance des Afro-Américains. C’est le fils relativement aisé d’un Africain qui avait émigré aux Etats-Unis, des siècles après la fin du trafic d’esclaves transatlantiques. Pour les Blancs non-extrémistes des Etats-Unis, Obama représente, de ce fait, une offre bien trop alléchante pour la refuser… Avec lui, ils peuvent libérer leur conscience sans avoir à faire quoi que ce soit pour mettre un terme au racisme ; tout ce qu’ils ont à faire, c’est s’abstenir de voter pour McCain. Facile, et bon marché. De fait, dès lors qu’au grand dam des Républicains, McCain ne peut que rappeler aux électeurs ce à quoi ressemblera Bush dans vingt ans, le pari est archi-fastoche… Reste que ce que la campagne d’Obama a remué, dans la jeunesse américaine, est quelque chose d’effectivement nouveau. Là, nous trouvons un énorme sursaut d’intérêt et un enthousiasme à participer au processus démocratique. C’est une réponse colérique et relativement rapide à l’invasion des valeurs ultraconservatrices et du militarisme revanchard, et c’est aussi un reflet d’une résolution d’en finir une bonne fois pour toutes avec des tabous non-dits tels que l’impossibilité d’élire une femme ou un Noir à la présidence américaine. C’est là, indiscutablement, une évolution très importante dans la société américaine. Incontestablement, c’est une évolution que l’élite au pouvoir va contenir via les machinations de son complexe militaro-industriel, ses banques, ses médias et ses institutions culturelles. Quant à l’individu Obama, il est parfaitement sous contrôle, au sein de ladite élite. De fait, cela fait des années qu’il se bat pour y être admis, et il a montré qu’il peut être parfaitement à l’aise lorsqu’il s’agit pour lui de retourner sa veste, afin de faciliter le processus digestif dudit establishment  D’une certaine manière, de ce fait, on peut dire qu’Obama est « moins noir » que Rice, en ceci qu’il ne représente pas l’expérience afro-américaine (non que la nomination de Condy au poste de Secrétaire d’Etat ait contribué en quoi que ce soit à modifier la politique extérieure américaine). Certes, nous parlons ici d’un ministère, et non pas de la présidence. Mais même la nomination d’une femme afro-américaine à ce poste aurait été inconcevable, voici de cela quarante ans encore. Il y a aussi le fait que Rice n’a pas eu à dénier son héritage islamique, comme a dû le faire Obama. Elle n’avait nul besoin de toutes ces acrobaties verbales et de ces virages rhétoriques en épingles à cheveux pour démontrer qu’elle faisait bien partie de l’establishment. Elle en est un pur produit. Non qu’elle dût considérer un ancêtre musulman comme une tache sur sa réputation, dès lors que, d’ancêtre musulman, elle n’en avait aucun… Mais Obama, lui, si, il a dû faire ça. Et les managers de sa campagne électorale, ses sous-traitants du monde de la publicité, ses partisans sionistes et les experts ès courants occultes et intrigues de la politique intérieure américaine ont dû le faire, eux aussi. Obama a dû voir dans ses origines musulmanes une faille, une flétrissure. Autant dire qu’il a échoué au test du racisme, en ce qui concerne le respect des Arabes et des musulmans. En tant que personne, Obama n’a assurément rien de bien nouveau. C’est un homme politique ambitieux, un homme jeune qui a eu besoin d’une énorme quantité d’opportunisme, d’une épaisse carapace et de principes ultra-flexibles, pour arriver là où il est. De plus, toute son insistance sur la manière dont il est un bon chrétien, à un point pas croyable, est une véritable caricature de la laïcité à l’américaine. Apparemment, pour devenir Président des Etats-Unis, vous devez proclamer, comme un revivaliste chrétien : « J’ai ouvert mon cœur à Jésus ! ». Mais la vague qui porte Obama, la base sociale sur laquelle repose sa popularité, n’est pas dépourvue de quelques nobles traits. Plus nobles, en tout cas, qu’il ne l’est lui-même… Cette élection peut vouloir signifier un certain changement dans la politique américaine, ou plus précisément, elle peut refléter des changements dont le temps est venu. L’élection de Bush à un deuxième mandat fut une expression de changement politique, comme l’avaient été celle de Reagan et celle de Roosevelt. Toutefois, dès lors qu’il s’agit de la politique étrangère de la superpuissance américaine, le changement est limité par les intérêts de ce pouvoir, et ceux-ci sont définis par l’establishment, les groupes d’intérêts spéciaux qui l’entourent et leurs instruments de formatage de l’opinion publique. Il n’y a strictement rien d’altruiste dans ce processus, quels que soient ceux qu’il affecte. Le changement rendu possible par l’élection prochaine peut consister en la définition du terme de la présence militaire directe des Etats-Unis en Irak, dans le cadre de l’accord sécuritaire entre les deux pays. Cet accord dangereux restera probablement dans son état actuel pendant encore plusieurs administrations à venir. Toutefois, le changement n’inclura nul changement dans la politique américaine vis-à-vis d’Israël, et donc vis-à-vis de la cause palestinienne. Nul besoin, à ce sujet, d’énumérer les raisons archi-connues qui font qu’Israël est tellement important pour les Etats-Unis qu’il s’agit pour eux davantage d’une affaire intérieure que d’une question de sécurité nationale. La position de Washington sur la cause palestinienne ne changera pas, en raison des mécanismes internes du système politique américain. A l’intérieur des Etats-Unis, Israël gagne. Toujours. Seules, des pressions extérieures qui seraient exercées sur des intérêts américains, aux Etats-Unis et à l’étranger, seraient à même de provoquer un tel changement, comme cela s’est produit en Irak, par exemple. Et pourtant, les Arabes ont toujours cette manie persistante, et toujours renaissante, qui veut qu’en dépit d’un flot ininterrompu de déceptions causées par les présidents américains successifs, dès qu’une année électorale est annoncée, ils sont inévitablement les victimes de l’illusion selon laquelle cela a quelque chose de prometteur pour la cause palestinienne. Depuis que des théoriciens du complot ont fait circuler l’idée que ce seraient « les juifs » qui auraient assassiné Kennedy au motif qu’il avait l’intention de résoudre la question palestinienne, la même mentalité, le même modèle de comportement naïf ne cesse de se répéter, y compris dans la presse arabe. Ainsi, d’une élection à la suivante, nous voyons les Arabes miser leurs espoirs sur tel candidat ou tel autre, suivre jour après jour la façon dont il mène sa campagne et, le jour de l’élection venu, rester assis sur le bord de leur siège, anticipant les résultats. Ce qu’il y a d’étonnant, toutefois, c’est le fait que cette lubie des Arabes a déteint sur Obama. Son estomac qui se met à gargouiller de sa fringale d’entrer dans les bonnes grâces de l’Aipac, des dirigeants israéliens et de l’idéologie sioniste, en général ; sa sympathie totale pour la situation des habitants de Sderot, sans la moindre once de compréhension de la situation à Gaza ; et son psittacisme des clichés de l’administration Bush sur le terrorisme et les Palestiniens, traduisent non seulement l’étendue de son opportunisme, mais aussi l’ampleur de son mépris pour les Arabes, et peu importe qu’il croie sincèrement, ou non, à ce qu’il raconte au sujet d’Israël… N’ont qu’il ait eu en face de lui un front arabe uni qui l’eût amené à les prendre en considération, ou qui lui eût donné, au minimum, quelques conseils. Bien entendu, il a dû entendre des avis contradictoires de la part des Arabes, et ses conseillers lui ont certainement fait état de rapports tout aussi contradictoires en ce qui concerne les espoirs et les attentes des Palestiniens. Et, naturellement, il a dû entendre parler de l’initiative des pays arabes qui excellent à se faire mutuellement des crocs-en-jambes, à instiguer des antagonismes mutuels et à promouvoir secrètement leur propre agenda en ce qui concerne la reddition d’un semblant de justice aux Palestiniens. C’est là sans doute la principale raison pour laquelle les Arabes ne devraient s’attendre à nulle promesse d’un président des Etats-Unis quel qu’il soit – cette promesse, ils ne se la sont toujours pas faite entre eux. Il n’y a strictement aucune raison pour que les Arabes puissent escompter un changement quelconque à une situation dans laquelle de si nombreux facteurs avantagent Israël, tandis que les Arabes ne font strictement rien pour tirer l’échelle vers eux-mêmes. La principale faiblesse des Arabes tient au fait qu’ils sont désunis, fragmentés, qu’il leur manque un agenda commun, ainsi que la résolution et le pouvoir de soutenir une quelconque décision commune, ni aucune action qu’ils entreprennent. Aussi, même quand une crise pendante les pousse à se réunir et à produire une déclaration commune, ils sont incapables d’appuyer leurs paroles verbales au moyen d’une action concrète quelconque. Il n’y a pas de recette miracle. Les Arabes ne constateront aucun changement en leur faveur tant qu’ils ne feront pas le nécessaire pour que leur présence soit ressentie comme un facteur de cohésion incontournable dans l’arène internationale.
Dans l’attente, les choses étant ce qu’elles sont, il y a bel et bien quelque chose de nouveau aux Etats-Unis.
Mais, malheureusement, il n’y a toujours strictement rien de nouveau, pour les Arabes. Azmi Bishara in Ahram Weekly, 21-27 août 2008, n° 911
http://weekly.ahram.org.eg/2008/911/op2.htm Source et traduction : Marcel Charbonnier http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Azmi_Bishara.210808.htm Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier © Copyright Al-Ahram Weekly. All rights reserved



3-2 Point de vue de Raymond Richa : Sarkozy délire.

Nicolas Sarkozy menace l'Iran « d'accroître les sanctions dans tous les domaines » Fragments de son discours :
« La communauté internationale ne peut pas accepter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire »…
« Personne n'a de meilleure stratégie à proposer et, si nous devions échouer, chacun connaît l'alternative catastrophique devant laquelle le monde serait placé : la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran »…
Tout en tenant ce discours, il menaça d'accroître les sanctions dans tous les domaines, si Téhéran ne répond pas aux exigences internationales.
De quel droit Monsieur Sarkozy parle-t-il au nom de la Communauté Internationale , à moins de comprendre par « Communauté Internationale », sa chère communauté qui le lie économiquement, politiquement et militairement aux Etats-Unis ?
Poursuivant son discours, il évoque les exigences internationales que seul l’individu dupe avale ; en effet, ses exigences sont celles de ses maîtres faucons américano-sionistes qui s’acharnent à renforcer leur domination économique et militaire sur le reste du monde.
Si Monsieur Sarkozy était sincère, il commencerait par fonder sa politique extérieure sur les principes suivants :
1- soutien inconditionnel au droit du retour des réfugiés palestiniens dans leur Pays, la Palestine Libre
2- levée immédiate du blocus imposé à plus d’un million et demi de palestiniens à Gaza
3- agir énergiquement pour l’arrêt total de la colonisation sioniste en Palestine et pour une Palestine Libre et Démocratique
4- agir immédiatement pour un Moyen Orient totalement dépourvu d’armes nucléaires, ceci en commençant par la destruction de l’arsenal nucléaire militaire de l’entité sioniste

Enfin, je dédie à celles et ceux qui sont sous l’emprise des médias à sa solde, ce petit détail du jour, ce petit fragment de la réalité quotidienne en Palestine Occupée qui laisse malgré tout indifférents et bouches cousues Monsieur Sarkozy et son ministre Kouchner :
Un bébé palestinien, le plus jeune détenu dans notre monde, entre les mains menottées de sa mère également détenue, assistant à sa condamnation
De surcroît, ses mains ainsi menottées, elle n’avait pas pu l’allaiter, douze heures durant !!!
Aux menaces de Monsieur Sarkozy, nous répondons par un seul mot :
Résistance 28 Août 2OO8
Raymond RICHA



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1  C’est la loi "Il vous est interdit de rentrer dans ce territoire !"
"pourquoi ?"
"c’est la loi... vous avez enfreint la loi"
"quelle loi ?"
"la loi de l’Etat d’Israël interdisant à tout citoyen israélien de pénétrer dans ce territoire"
"pourquoi ?"
"parce qu’il est administré par une entité ennemie"
"quand je vais à Ramallah personne ne m’arrête"
"c’est pas pareil"
"pourquoi ?"
"parce que Ramallah et Gaza ne sont pas sur le même territoire"
"et depuis quand ces deux villes palestiniennes ne sont pas sur le même territoire ?"
"depuis que le Hamas a pris le pouvoir à Gaza"
"mais les élus du Hamas ont la majorité absolue à l’Assemblée nationale palestinienne, de plus, ils ont été élus démocratiquement sous supervision de la communauté internationale"
"oui mais cette même communauté internationale a décrété que le Hamas est hors la loi"
"si je comprends bien, chacun fait sa loi"
"jusqu’à un certain seuil de tolérance"
"comment ça... je ne comprends pas"
"il y a des lois au-dessus d’autres"
"qui décident de cette hiérarchie des lois ?"
"les plus forts"
"c’est donc la loi du plus fort"
"c’est ça... "
"et comme je ne suis pas assez fort, je dois obéir à votre loi"
"c’est bien... tu comprends vite... on nous avait avertis que tu étais intelligent et muni d’un grand sens de la provocation"
"je ne comprends toujours pas..."
"quoi ?"
"pourquoi vous ne m’avez pas arrêté au moment où je rentrais dans ce territoire ?"
"on n’avait pas encore reçu l’ordre de le faire"
"parce qu’en plus, il vous faut un ordre pour appliquer votre loi du plus fort !?"
"c’est la loi"
"une loi au-dessus de la loi du plus fort ?"
"c’est la loi"
"je vois..."
"vous voyez quoi ?"
"que vous n’êtes plus en mesure de comprendre"
"on ne nous demande pas de comprendre mais d’obéir aux ordres, dans l’intérêt de l’Etat"
"de l’Etat de droit..."
"non celui d’Israël"
"qui est au-dessus de toutes les lois... c’est bien ça ?"
"... !?" Al Faraby
27 août 2008
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4922


4-2 Les solidaires internationaux brisent l’embargo maritime.
Les 26 solidaires internationaux qui sont arrivés à Gaza à bord de deux bateaux ont pu traverser jusqu’à 10 mille mètres dans les profondeurs des eaux régionales de la bande de Gaza, avec des barques de pêcheurs palestiniens, brisant l’embargo maritime sioniste qui interdit la pêche à partir d’une profondeur de deux mille mètres seulement.
Des journalistes palestiniens qui ont accompagné les activistes juridiques sur des barques de pêcheurs palestiniens ont dit que l'armée de l'occupation et ses bateaux ont encerclé leurs barques, pendant plusieurs heures, avant de leur permettre de continuer leur chemin.
Des sources palestiniennes à Gaza ont affirmé que les pêcheurs ont pêché jusqu'à une profondeur de 10 milles mètres, pour la première fois depuis plus de 20 ans. Gaza – CPI 26/8

4-3 Bahr honore les activistes internationaux qui ont brisé le blocus israélien.
Le chef du conseil législatif palestinien, par intérim, Dr. Ahmed Bahr a honoré dans le siège du parlement palestinien les activistes internationaux des deux bateaux de la liberté, en évaluant fortement leur rôle majeur pour mettre fin au blocus imposé par l’occupation et ses alliés.
Il a salué leur acte humanitaire, en critiquant fortement le silence international qui ignore complètement la situation tragique d'un million et demi de palestiniens, étouffés par un blocus sévère,  sans précédent, dans l'histoire de l'humanité.
Bahr a salué également les activistes des bateaux" Free Gaza" et "liberty", tout en leurs encourageant que leur acte majeur et humain, va certainement pousser d'autres activistes internationaux, arabes, musulmans et les gouverneurs arabes de se mettre au diapason de leur juste ténacité visant à briser complètement le blocus arbitraire et inhumain. Il a fortement condamné la politique israélo américaine envisageant à mettre l'impasse devant l'expérience démocratique du peuple palestinien que le monde entier a témoigné sa transparence.  Le dirigeant palestinien a protesté sévèrement contre les violations israélo américaines au sein des droits de l'homme et des lois, règles et chartes internationales, notamment contre le droit de pratiquer réellement les valeurs démocratiques. Il a expliqué aux activistes internationaux les énormes souffrances de 40 ministres et députés, enlevés par les autorités sionistes suite de leurs victoires démocratiques et transparentes durant la dernière compagne électorale, tout en insistant aux souffrances du chef du conseil législatif, Dr .Aziz Dweik. " Est-t-il logique d'accepter qu'un chef d'un tel conseil législatif au monde entier est enlevé d'une manière barbare et jeté dans une incarcération inconfortable, d'un mètre et demi, rien parce qu'il est chef". " L'occupation continue à violer toutes les règles, chartes et lois internationale, au su et vue de la communauté internationale, nos députés et nos ministres souffrent énormément dans les prisons sionistes", a-t-il également proclamé devant les activistes internationaux. "Les autorités occupantes mettent au vrai danger la vie des palestiniens autochtones dans la ville occupée d'Al Qods. La judaïsation et le colonialisme sont en persistance dans la ville sainte", a également leurs informé. Bahr a appelé les solidaires internationaux qui entame leur troisième journée dans la bande de Gaza à presser sur les pays occidentaux pour lever le veto israélo-américain imposé contre le dialogue inter- palestinien et d'aider le peuple palestinien à récupérer ses droits , la libération de ses terres pour qu'il puisse vivre en pax dans la région. Gaza – CPI 26/8

4-4 Israël arrête un militant pacifiste pour avoir accosté à Gaza
La police israélienne a arrêté mardi l'un des militants pacifistes qui avaient accosté samedi dans la bande de Gaza, en l'accusant d'avoir enfreint une interdiction d'entrer dans ce territoire palestinien.
Jeff Halper, ressortissant israélien qui possède aussi la nationalité américaine, était au nombre de 44 militants de l'association "Gaza libre" originaires de 17 pays qui avaient fait avec succès la traversée de Chypre à Gaza par bateau en dépit du blocus israélien.
"Il est interrogé au poste de police de Sderot pour être entré dans la bande de Gaza en infraction à un décret militaire qui interdit aux citoyens israéliens de le faire", a déclaré un porte-parole de la police.
Halper, qui est juif, a passé trois jours dans la bande de Gaza avant d'entrer en Israël par le point de passage d'Erez, où il a été interpellé pour interrogatoire.
Les militants pacifistes pensent reprendre en bateau la direction de Chypre jeudi et ont promis d'emmener avec eux plusieurs Palestiniens, dont des étudiants qui n'ont pas été autorisés par Israël à quitter la bande de Gaza pour aller étudier à l'étranger.
Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré qu'aucune décision n'avait encore été prise concernant les Palestiniens qui chercheraient à quitter ainsi Gaza
. (Reuters)

4-5 Israel Shamir : De bonnes nouvelles depuis la Palestine ! Deux bateaux, le Free Gaza [Libérez Gaza !] et le Liberty, avec à leur bord une quarantaine de militants de divers pays, ont atteint sans encombre la côte de la bande de Gaza assiégée. Ils sont passés à travers le blocus naval instauré par les Israéliens, apportant un message d’espoir, sans oublier quelques provisions pour les assiégés. Ce fut la conclusion loin d’évidente et attendue d’une entreprise audacieuse ; il y a, de cela, vingt ans, une tentative similaire se termina en catastrophe. En 1988, l’OLP mit en scène une tentative (non aboutie) de relier en bateau Chypre à Haïfa. Des hommes-grenouilles israéliens [ frogmen attached ] fixèrent une mine sous la coque du bateau, le Sol Phryne, rebaptisé Exodus II, tandis qu’il mouillait dans le port de Limassol, ce, après avoir, la veille, mis une bombe dans la voiture de l’équipage, tuant trois de ses membres. Ce voyage avait été programmé de façon à coïncider avec les quarante ans de la Nakba et de la fondation d’Israël. Pendant vingt ans, personne ne mentionna plus cette tentative, ni personne ne tenta de réitérer le voyage suicidaire. Le présent voyage entendait marquer, quant à lui, le soixantième anniversaire de la Nakba  : il a été couronné de succès. C’est un événement heureux : nous devons être contents de l’arrivée des bateaux sains et saufs. Que l’on se souvienne de ces frêles esquifs, en compagnie du Granma et de l’Exodus, sinon de la Santa Maria de Cristophe Colomb, car ils ont accompli un exploit historique. Le siège de Gaza est en train de s’effondrer. Les autorités israéliennes ont déclaré qu’il n’était pas dans leur intention d’interférer avec les bateaux afin de ne pas leur faire de publicité. Mais les événements ont leur dynamique propre ; et nous pouvons espérer que les dirigeants israéliens ne pourront pas retrouver aussi facilement leurs mauvaises manières d’hier. Une petite manifestation peut aboutir à la révolution. Cette opération doit être étendue, il faut la multiplier : ce n’est plus deux bateaux, qu’il faut diriger sur Gaza, mais des milliers ! Nos félicitations aux hommes et aux femmes courageux qui ont piloté ces bateaux jusqu’aux côtes de Gaza. Et nos félicitation particulières à Uri Davis, un des militants de Free Gaza, qui a vu la lumière, de bien des façons différentes. Après avoir été, depuis toujours, un athée sans dieu, il est venu à Dieu, et il a embrassé l’Islam. Après avoir vécu longtemps seul, il a épousé une femme palestinienne, appartenant à la noble famille Husseini. Tous nos veux à Uri Davis ! Un juif de moins, et un célibataire de moins, d’un seul coup, d’un seul !!  Par sa triple bonne action, Uri Davis a apporté une cinglante réponse à son ami d’hier, Uri Avnery. Celui-ci, en effet, a écrit un article dans lequel il menace les Palestiniens : n’imaginez pas vivre avec les juifs dans un unique Etat, parce que les juifs préfèreront vous expulser, ou vous exterminer ! Notre ami John Spritzler a écrit une longue réplique à Avnery,
[ http://spritzlerj.blogspot.com ], dans laquelle il écrit : « Cela ne diffère en rien d’un malfrat de la mafia donnant son « conseil d’ami » à un propriétaire d’échoppe, en l’avertissant des conséquences du non-paiement de la « protection » assurée par la Mafia. Ici , nous voyons Avnery laisser tomber son masque de « cher ami des Palestiniens » et rendre parfaitement claire sa position véritable : défiez le projet sioniste d’une souveraineté exclusivement juive sur la quasi-totalité de la Palestine , et nous nous unirons, tous autant que nous sommes, nous autres, les juifs, telle une « droite fasciste unie », pour vous chasser de Palestine ! »
Mais Uri Davis est arrivé, et il a envoyé une taloche dans la tronche à Avnery : si même lui, un parangon de l’athéisme juif, peut se convertir et embrasser les Palestiniens, non pas seulement dans un Unique Etat, mais dans une Unique Communauté croyant en un Dieu Unique, en une Famille Unique et en un Lit Unique, alors, pour sûr, la fermeté juive est en train de s’effondrer. Israël est le seul endroit au monde où cela semble encore une étrangeté : aux Etats-Unis et en Russie, la majorité des mariages sont des mariages mixtes. Les juifs jettent leur judéité aux orties aussi vite que possible. Inshallah, bientôt, il n’y aura plus suffisamment de juifs pour imposer le blocus naval ! Free Gaza Israel Shamir :
26 août 2008
Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier

4-6 Al-Khoudri met au courant, les activistes internationaux, des violations de l'occupation. "La fermeture des passages de Gaza, malgré l'entrée en vigueur de l'accalmie, représente une punition collective contre les habitants de Gaza", a déclaré, mercredi 27/8, le chef du comité populaire pour la lutte contre la blocus Djamel Al-Khoudri à Gaza. Al-Khoudri a expliqué aux solidaires internationaux les grandes souffrances des citoyens à cause des fermetures continuelles des passages de Gaza, en insistant sur le fait que l'occupation persiste à violer tous ses engagements concernant l'accalmie signée à travers la médiation de l'Égypte.
Il a attiré l'attention des activistes internationaux à la nécessité d'ouvrir tous les passages afin de soulager les souffrances d'un million et demi de Palestiniens assiégés depuis plus deux ans. Al-Khoudri a indiqué que l'occupation présente toujours des prétextes inacceptables pour justifier ses violations des droits légitimes des Palestiniens. Il a souligné que Gaza nécessite chaque jour l'entrée de 400 camions de produits indispensables dans tous les domaines de la vie, qu'ils soient économiques, sanitaires ou autres, et pendant le mois de Ramadan. Enfin, il a appelé les activistes internationaux qui soutiennent les Palestiniens à transmettre la réalité des souffrances des habitants de Gaza à cause du blocus et des fermetures des barrages. Il leur a demandé d'activer la question palestinienne au niveau mondial.
27/08/ Gaza – CPI

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n°383 - Dossier de Palestine - 29-07 – Fin-- : Bateaux pour Gaza : Ne serait-ce que comprendre !


n°383 - Dossier  de Palestine - 29-07 – Fin-- : Bateaux pour Gaza : Ne serait-ce que comprendre !

Dossier de Palestine      – Fin-  

N°383                                     29-07

 Par M.Lemaire    


Sommaire                             – Fin-

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4 Bateau pour Gaza.(en 9 parties)   – Fin-

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Uri Avnery : Le sabot du diable.

5-2 L’Etat d’Israël, quelle légitimité ?



4-7 Gaza: deux bateaux ayant brisé le blocus s'apprêtent à repartir à Chypre. Extraits +/- publiable : Des militants pro-palestiniens qui ont brisé symboliquement par la mer le blocus israélien imposé à la bande de Gaza s'apprêtaient à repartir jeudi pour Chypre à bord de deux bateaux en emmenant quelques Palestiniens bloqués dans le territoire. Les deux bateaux de pêche, "Free Gaza" et "SS Liberty", arrivés samedi au port de Gaza avec 44 militants à bord, devaient appareiller en début d'après-midi. Un petit groupe de Palestiniens, notamment des étudiants inscrits dans des universités étrangères incapables de quitter Gaza en raison du blocus, doivent se joindre aux militants, a indiqué le Mouvement "Liberté pour Gaza (Free Gaza)", qui a organisé le voyage. "Nous allons repartir aujourd'hui avec quelques cas humanitaires, entre sept et neuf personnes, et attendons à présent la réponse des autorités chypriotes qui examinent la liste des noms des passagers palestiniens", a indiqué à l'AFP l'une des organisatrices, Houwaida Arraf. "En venant à Gaza, nous avons constaté l'ampleur du drame et des souffrances vécus par sa population. Ce qui se passe ici est un véritable crime de guerre", a-t-elle ajouté. Moushir Al-Farra, l'un des militants arrivés à bord des bateaux, a affirmé que l'objectif du voyage avait été atteint. "Nous avons réussi à briser le blocus malgré l'occupation israélienne et sa flotte qui n'a pas été capable de défier les militants pro-palestiniens", a-t-il dit. "C'est la première fois en 40 ans que des bateaux (étrangers) arrivent au port de Gaza". L'objectif des militants, qu'Israel a laissé gagner les côtes de Gaza samedi, était d'attirer l'attention sur le sort des 1,5 million de Palestiniens qui vivent dans cette enclave pauvre de 362 km2 en bordure de la Méditerranée. Israël lui impose un blocus depuis juin 2007,  Ce blocus avait été renforcé en janvier 2008 pour riposter aux tirs de roquettes palestiniennes sur l'Etat hébreu. Un organisateur, Vaggelis Pissias, a estimé que les autorités israéliennes ne devraient pas intercepter les bateaux sur le chemin du retour, alors que les médias israéliens évoquent une possible intervention de la marine pour contrôler l'identité des passagers palestiniens. "Israël n'a pas le droit d'intercepter ces bateaux. Les Palestiniens doivent avoir les mêmes droits que les autres peuples, comment se fait-il qu'ils sont le seul peuple de la Méditerranée à ne pas avoir accès à leurs eaux?", s'est-il interrogé. Le seul Israélien ayant fait le voyage depuis Chypre a été appréhendé mercredi par la police à son retour en Israël par le terminal routier d'Erez. Jeff Halper, un universitaire natif des Etats-Unis, a été détenu près de 24 heures à la prison d'Ashkelon, au sud de Tel-Aviv, les autorités israéliennes lui reprochant d'être entré illégalement dans un territoire considéré comme "hostile", le Hamas étant qualifié de groupe "terroriste". Les militants pro-palestiniens avaient été reçus dimanche par des responsables du Hamas dont M. Haniyeh qui leur a symboliquement attribué la nationalité palestinienne. Aux termes des accords avec l'Autorité palestinienne, Israël contrôle l'accès par mer et air de la bande de Gaza, évacuée en 2005 par son armée. Israël et le Hamas observent une trêve des violences depuis le 19 juin qui s'est traduite par un allègement du blocus. AFP –   28 août

4-8 Je vais à Chypre pour me faire poser une prothèse"  Des militants pro-palestiniens qui ont brisé symboliquement par la mer le blocus israélien imposé à la bande de Gaza sont repartis jeudi pour Chypre à bord de deux bateaux, en emmenant sept des Palestiniens bloqués dans le territoire. Les deux bateaux de pêche, "Free Gaza" et "SS Liberty", arrivés samedi au port de Gaza avec 44 militants à bord, ont appareillé du port de Gaza vers 12H30 GMT. Neuf militants qui ont décidé de rester plus longtemps à Gaza n'ont pas embarqué alors qu'un dixième, un Américain, devait tenter de se rendre en Israël jeudi par le terminal routier d'Erez, a indiqué le Mouvement "Liberté pour Gaza (Free Gaza)", qui a organisé le voyage. Sept Palestiniens, notamment des étudiants inscrits dans des universités étrangères incapables de quitter Gaza en raison du blocus et des malades, se sont joints aux militants sur les bateaux, selon la même source. Parmi eux figure Saëd Misleh, 12 ans, amputé d'une jambe il y a plus deux ans après avoir été blessé dans l'explosion d'un obus israélien. "Je vais à Chypre pour me faire poser une prothèse", a dit le garçon à l'AFP. "Les menaces israéliennes d'intercepter les bateaux ne nous font pas peur. On va briser le blocus pour que mon fils ait son prothèse", lance son père, Khaled Misleh, qui l'accompagne. Ismaïl Haniyeh, le chef du gouvernement du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza, a salué les militants dans le port avant leur départ. Il a leur symboliquement remis des passeports diplomatiques palestiniens. "Votre venue à Gaza récompense l'endurance du peuple palestinien face à l'occupation", a-t-il dit. "En venant à Gaza, nous avons constaté l'ampleur du drame et des souffrances vécus par sa population. Ce qui se passe ici est un véritable crime de guerre", a pour sa part indiqué à l'AFP l'une des organisatrices, Houwaida Arraf. Moushir Al-Farra, l'un des militants, a affirmé que l'objectif du voyage avait été atteint. "Nous avons réussi à briser le blocus malgré l'occupation israélienne et sa flotte qui n'a pas été capable de défier les militants pro-palestiniens", a-t-il dit. "C'est la première fois en 40 ans que des bateaux (étrangers) arrivent au port de Gaza". L'objectif des militants, qu'Israël a laissé gagner les côtes de Gaza samedi, était d'attirer l'attention sur le sort des 1,5 million de Palestiniens qui vivent dans cette enclave pauvre de 362 km2 en bordure de la Méditerranée. Israël lui impose un blocus depuis juin 2007, après la violente prise de pouvoir par Hamas aux dépens du Fatah, le parti du président Mahmoud Abbas. Ce blocus avait été renforcé en janvier 2008 pour riposter aux tirs de roquettes palestiniennes sur Israël. De petites embarcations de pêche ont accompagné les deux bateaux battant pavillon grec sur quelques milles au large de Gaza. "Israël n'a pas le droit d'intercepter ces bateaux. Les Palestiniens doivent avoir les mêmes droits que les autres peuples, comment se fait-il qu'ils sont le seul peuple de la Méditerranée à ne pas avoir accès à leurs eaux?", s'est interrogé un autre organisateur, Vaggelis Pissias,. Le seul Israélien ayant fait le voyage depuis Chypre a été appréhendé mercredi par la police à son retour en Israël par le terminal routier d'Erez. Jeff Halper, un universitaire natif des Etats-Unis, a été détenu près de 24 heures à la prison d'Ashkelon, au sud de Tel-Aviv, les autorités israéliennes lui reprochant d'être entré illégalement dans un territoire considéré comme "hostile", le Hamas étant qualifié de groupe "terroriste".(1) La majorité des militants, âgés entre 22 ans et 81 ans, sont Américains et Britanniques, y compris Lauren Booth, belle-soeur de l'ex-Premier ministre Tony Blair, le représentant du Quartette pour le Proche-Orient. Celle-ci fait partie de ceux ayant décidé de rester à Gaza. ( Jeudi, 28 août 2008 ) http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4925
4-9 Bateaux pour Gaza : Ne serait-ce que comprendre ! Ce monde est-il vraiment tombé si bas pour qu’un élan de générosité de volontaires âgés soit nécessaire afin d’attirer son attention sur un crime contre non seulement l’humanité, mais tout ce qui la fait aussi et qui dure depuis soixante ans ? Pour attirer l’attention du monde sur le caractère inhumain et immonde de ce qui se passe à Gaza, une quarantaine de personnes venues d’horizons divers, dont la moyenne d’âge (selon Le Monde du jeudi 21 août) avoisine les 60 ans, ont décidé d’y aller par bateau, comptant sur la médiatisation de leur action. Initiative fort louable en soi et, de ce côté de l’humanité, nous ne pouvons que dire merci pour l’intention. Seulement, voilà ! En humains, justement, nous ne pouvons pas éviter de nous poser des questions, beaucoup de questions. D’abord, ce monde est-il vraiment tombé si bas pour qu’un élan de générosité de volontaires âgés soit nécessaire afin d’attirer son attention sur un crime contre non seulement l’humanité, mais tout ce qui la fait aussi et qui dure depuis soixante ans ? Ensuite, pourquoi ce monde est-il toujours si prompt à se dresser, et même à des Palestiniens, il semble émarger au rayon des abonnés absents ? L’exemple le plus récent est celui de la Géorgie où, dès que le premier char russe a franchi la frontière, Union européenne, Etats-Unis d’Amérique, Otan et que sait-on encore, se sont tous levés pour crier au scandale et faire montre de la plus grande fermeté, alors qu’en Palestine, les chars israéliens ne cessent de faire feu, de détruire, de démolir, de déraciner, d’écraser même des êtres démunis depuis plus d’un demi-siècle, sans que ce même monde trouve quoi dire, même pas une menace, même pas une condamnation, en dehors des gesticulations à l’ironie à peine voilée ! Est-il donné de proférer des menaces lorsqu’il s’agit d’autres lieux et d’autres peuples, alors que lorsqu’il s’agit de comprendre, ne serait-ce que comprendre, pourquoi ce monde-là se plaît-il à faire semblant de ne rien voir de ce qui se passe, juste là, en Irak, et même participer activement à sa destruction, alors que, prétendant tout voir dans la brume tibétaine si loin pourtant, il ne cesse de hurler et de pousser ses crieurs au scandale à longueur de jours ? Est-il permis de penser, face à ces défenseurs autoproclamés du droit d’expression, pourquoi lorsqu’on confond, le plus souvent volontairement et de manière ostentatoire, entre musulmans et terroristes, ils ne se sentent pas dérangés outre mesure, alors qu’il suffit que quelqu’un émette, du fin fond de l’univers, le doute scientifique sur un évènement banal et sans grande signification pour l’humanité, pour que tous les médias de ce monde se dressent, baïonnette à la main ? Que des personnes âgées aient décidé de « prendre un bateau » pour Gaza, nous applaudissons et remercions pour l’intention. Que les médias nous présentent cela comme une preuve de moralité et de générosité de ce monde, voilà qui ne peut pas, qui ne peut plus passer ! 23 août Aïssa Hirèche - Le Quotidien d’Oran


5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 5-1 Uri Avnery : Le sabot du diable.

La "vision" de l’Etat binational appartient à l’avenir lointain, mais le résultat immédiat de la campagne en sa faveur est de supprimer tous les obstacles à l’effort de colonisation. J’ai été choqué quand j’ai lu le titre du Haaretz. Il faisait dire à Sari Nusseibeh "Il n’y a pas de chambre pour deux", signifiant par là deux Etats entre la Méditerranée et le Jourdain. Quoi ? Nusseibeh a-t-il abandonné son soutien à une solution basée sur la coexistence entre l’Etat d’Israël et l’Etat de Palestine ? J’ai lu son long entretien avec Akiva Eldar et retrouvé mon calme. Calmé et aussitôt après en colère. Parce que le titre était une déformation flagrante. Il ne reflétait pas ce qui était dit dans l’interview. Et comme beaucoup de gens ne lisent que les titres et ne prennent pas la peine d’étudier le texte qui suit, c’est une tromperie. Comment de telles choses se produisent-elles ? Dans Haaretz, comme dans la plupart des autres journaux, la règle est que les titres ne sont pas choisis par les auteurs mais par le rédacteur en chef. Ceci peut aboutir à des titres complètement trompeurs – par ignorance, par négligence ou intentionnellement. Cette fois-ci, la question et la personne de l’auteur sont trop importantes pour passer ce fait sous silence. POUR TOUT DIRE, j’aime beaucoup Sari Nusseibeh. Un jour nous avons défilé main dans la main en tête d’une manifestation dans la Vieille Ville de Jérusalem. Nous avons partagé un prix pour la paix en Allemagne (Le prix Lev Kopelev de 2003, du nom du militant russe des droits humains exilé). J’ai connu son père, Anwar Nusseibeh, un vrai aristocrate palestinien, qui fut ministre de la Défense pendant l’occupation jordanienne et ambassadeur à la cour de Saint James. Juste après le début de l’occupation israélienne, je lui ai demandé confidentiellement s’il préférerait revenir sous administration jordanienne ou avoir un Etat palestinien indépendant. Il me répondit en termes non ambigus qu’il préférait la seconde solution. Sari bénéficia d’une éducation britannique en même temps que palestinienne. Certaines personnes le trouvent distant et même hautain, mais je pense qu’il est sensible et modeste. Il est très courageux, tant moralement que physiquement, exprimant souvent des opinions très impopulaires. C’est pourquoi il a été plusieurs fois frappé. Il y a cinq ans, en coopération avec l’amiral israélien (et actuel ministre sans portefeuille) Ami Ayalon, il publia un plan de paix clair, prévoyant l’établissement d’un Etat palestinien à côté de l’Etat d’Israël, avec des frontières situées sur la Ligne Verte et avec Jérusalem comme capitale des deux Etats. Le plan n’était pas très différent du précédent plan de paix de Gush Shalom ou de l’Initiative de Genève postérieure. Donc j’ai été choqué quand j’ai lu le titre. Se pouvait-il que Nusseibeh ait abandonné le point central de cette proposition ? DANS L’interview, Nusseibeh dit quelque chose de tout-à-fait différent. Non seulement, il ne dit pas qu’"il n’y a pas de chambre pour deux", mais au contraire, il loue la solution des deux Etats comme la meilleure solution pratique. Cependant, il ajoute un avertissement aux Israéliens : du fait de l’expansion rapide des colonies, le temps pour la réalisation de cette solution est en train d’expirer. Il fixe même une date limite : la fin de 2008. Ceci équivaut à un ultimatum : si les Israéliens ratent cette occasion, qui est toujours là, et s’ils continuent d’accélérer l’activité de colonisation à Jérusalem-est et en Cisjordanie, les Palestiniens tourneront le dos à cette solution. A la place, ils accepteront l’annexion à Israël des territoires occupés palestiniens, c’est-à-dire un gouvernement israélien sur l’ensemble du pays entre la mer et le fleuve, et ils se battront pour l’égalité des droits civils à l’intérieur de l’Etat. Il appelle cela une "alternative par défaut". Nusseibeh tient le pistolet démographique sur la tempe des Israéliens. Il leur dit en effet : les Palestiniens seront une grosse minorité dans un tel Etat. Leur combat pour l’égalité contraindra Israël, en fin de compte, à leur accorder la pleine citoyenneté. Dans quelques années, les citoyens arabes constitueront la majorité. Exit le rêve sioniste. Exit l’Etat juif. (Soit dit en passant, Tsipi Livni est en train de dire la même chose.) Nusseibeh connaît bien les Israéliens. Il sait que l’obsession démographique les rend fous. Le démon démographique les poursuit dans leurs rêves. La discussion effrénée sur ce sujet domine le discours israélien. Il croit donc que cette menace obligera les Israéliens à se dépêcher d’accepter la solution des deux Etats. C’est le principal objectif de l’interview. AVEC TOUT le respect et l’amitié que j’ai pour Nusseibeh, je crois que cette tactique est imprudente. Très imprudente. A ses yeux, et aux yeux de certains intellectuels des deux côtés, il n’y a que deux possibilités : la "solution des deux Etats" ou "la solution d’un seul Etat". Un Etat palestinien à côté de l’Etat d’Israël ou un Etat binational dans lequel l’égalité entre tous les citoyens, juifs et arabes, est assurée. C’est une dangereuse méprise. La "solution d’un seul Etat" est un oxymore, une contradiction dans les termes. L’idée d’un seul Etat n’est pas une solution, mais une anti-solution. C’est une recette pour un conflit sanglant continu. Pas un rêve mais un cauchemar. Il n’y a aucune chance que les Juifs acceptent, dans cette génération ou la prochaine, de vivre comme une minorité dans un Etat dominé par une majorité arabe. 99,99% de la population juive se battra contre cela bec et ongles. La démographie ne cessera pas de les hanter, mais au contraire, elle les poussera à faire des choses qui sont impensables aujourd’hui. Le nettoyage ethnique deviendra un programme pratique. Même les Israéliens modérés seront poussés dans les bras de la droite fasciste. Tous les moyens d’oppression deviendront acceptables quand la majorité juive aura pour but de faire en sorte que les Arabes partent avant d’avoir une chance de devenir majoritaires. Les vrais partisans de l’idée de l’Etat binational diront : OK, faisons-le. Nous aurons une ou deux générations de bain de sang, d’état de guerre civile, mais à la fin nous persuaderons les Juifs et les obligerons à accorder la citoyenneté et l’égalité aux Palestiniens. Mais quelle personne normale prendrait un tel risque ? En réalité, le choix est donc : la "solution des deux Etats" ou "la solution du nettoyage ethnique". Dans le meilleur des cas, l’Etat binational n’est pas réaliste. Je suppose que Nusseibeh, aussi, sait cela. A ses yeux, la menace est une manœuvre tactique. Il va même plus loin et suggère de mettre en œuvre la menace immédiatement à Jérusalem. Les résidents arabes de Jérusalem-est ne sont pas citoyens israéliens et ne peuvent pas prendre part aux élections législatives. Toutefois ils ont le droit de vote aux élections municipales. Jusqu’à présent, ils ont boycotté ces élections parce qu’y participer impliquerait la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur Jérusalem-est. Nusseibeh soulève la possibilité que les résidents arabes cessent le boycott et mettent en place une liste électorale qui leur soit propre. Ils sont à peu près un tiers de la population de la ville, et la majorité juive est divisée entre les orthodoxes et les laïques si bien que les Arabes pourraient décider qui serait le prochain maire. Nusseibeh ne rejette pas l’idée de postuler lui-même à cette fonction. Il croit que cela effraierait les Juifs au plus haut point. LE VRAI danger dans cette tactique n’est pas qu’elle convertirait les gens à accepter l’idée de l’Etat binational. Le danger est beaucoup plus grand et beaucoup plus immédiat. Le principal danger est ceci : si l’ensemble du pays est sur le point de devenir un Etat binational de toute façon, il n’y a plus aucune raison de restreindre la colonisation juive du tout. Nusseibeh avance que le temps pour la solution des deux Etats est bientôt écoulé à cause de l’activité de colonisation en Cisjordanie, et en particulier à Jérusalem-est. Mais c’est précisément l’idée d’un seul Etat qui ouvre les vannes à une colonisation juive débridée. En théorie, la colonisation permet aussi aux Palestiniens d’adopter cette option – mais le fait même de mentionner cette possibilité révèle son absurdité. Le vrai combat aujourd’hui porte sur la colonisation. Il est mené dans tout le pays, pour chaque colonie, chaque "avant-poste", chaque route de contournement, chaque projet de construction de logements. C’est un combat titanesque qui est conduit partout, depuis la colonie "Har Homa" à Jérusalem jusqu’au "mur de séparation" (qui n’est rien d’autre qu’un moyen d’élargir la colonisation, comme même la Cour suprême israélienne le reconnaît maintenant.) La tactique de Nusseibeh coupe l’herbe sous le pied de tous ceux qui comme nous se battent contre le vol de la terre et la colonisation – des courageux militants qui chaque jour manifestent et sont blessés dans leur lutte contre le mur, à nos amis à l’étranger qui s’adressent à l’opinion publique dans leurs propres pays. La "vision" de l’Etat binational appartient à l’avenir lointain, mais le résultat immédiat de la campagne en sa faveur est de supprimer tous les obstacles à l’effort de colonisation. C’EST aussi l’objectif qu’Ehoud Olmert, avec ses manœuvres tortueuses, a en tête. Il proclame haut et fort qu’il est favorable à la solution des deux Etats, mais il faut être fou pour le prendre au sérieux si l’on considère ce qu’il fait sur le terrain. Il y a deux semaines, ses proches ont dévoilé le plan de paix qu’il soumet à l’Autorité palestinienne. Un plan innocent, et même positif. Ses principales composantes : Israël rendra tous les territoires occupés à l’Etat palestinien, sauf 7% de la surface, où sont situés les blocs de colonies. En échange de ces 7%, Israël rendra aux Palestiniens des zones d’Israël-même, égales à 5,5% de la surface de la Cisjordanie. De plus, Israël permettra aux Palestiniens d’utiliser un passage qui sera ouvert entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. Cela compensera la différence entre les surfaces de terres échangées. Alors où est l’arnaque ? Le diable, comme on dit, se cache dans les petits détails. L’accord serait un "shelf agreement" [c’est-à-dire un accord en suspens – ndt]. Il sera mis en œuvre à l’avenir. Quand ? Eh bien... Les territoires occupés de Cisjordanie seront rendus aux Palestiniens quand l’Autorité palestinienne prouvera qu’elle est capable de les contrôler. Qui le décidera ? Nous, bien sûr. Les zones israéliennes qui sont destinées à être rendues aux Palestiniens, en échange des zones qui seront annexées à Israël, sont situées le long de la bande de Gaza. Quand seront-elles transmises ? Après que l’administration Hamas dans la bande de Gaza aura été renversée et que l’Autorité palestinienne se fera respecter. La même chose s’applique pour le passage entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. Quand cela arrivera-t-il ? Comme disaient les Romains : "aux calendes grecques". (Dans le calendrier romain, les calendes étaient les premiers jours du mois – le calendrier grec n’avait pas de calendes.) L’arnaque réelle est devenue évidente quand des proches d’Olmert ont expliqué que, immédiatement après l’acceptation du "shelf agreement" par les Palestiniens, Israël commencera à accélérer l’activité de colonisation, puisque, selon l’accord, les blocs de colonies deviendront dans tous les cas partie intégrante d’Israël. Même les Américains ne pourraient rien objecter à cela, après que les Palestiniens eux-mêmes auront accepté l’annexion de ces zones à Israël. Pour dire les choses simplement : tous ces accords sont des mots vides de sens, et une seule chose est concrète et immédiate : les colonies seront étendues sans cesse. Dans la MYTHOLOGIE chrétienne, le diable a un sabot fourchu. Quelquefois ce sabot se voit sous sa longue robe, ce qui le trahit. Notre sabot du diable, ce sont les colonies. Lors de l’examen de toute idée ou de tout plan, il faudrait soulever le bas de la robe pour voir ce que celle-ci dissimule en réalité. Uri Avnery Article écrit le 23 août 2008, publié en hébreu et en anglais le 24 sur le site de Gush Shalom
Traduit de l’anglais "The Devil’s Hoof" pour l’AFPS : SWPHL
Source : AFPS
http://www.france-palestine.org/... http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Uri_Avnery.2...


5-2 L’Etat d’Israël, quelle légitimité ? Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information L’Etat d’Israël dont la création fut votée en 1947 par l’ONU, avait un territoire au 2/3 désertique, pris à 80% sur des terres propriétés juives ou achetées à des Arabes, le reste étant pris sur le domaine public. Les 14.000 km² du Plan de partage de l’ONU sont devenus 20.700 km² à l’issue de la guerre d’éradication de 1948-49 déclenchée par une coalition arabe. Extraits Informatif Légitimité juridique Dans la "délégitimation" de l’Etat d’Israël, il y a tout d’abord le volet juridique. Certains contestent à l’Etat hébreu son droit à exister. Au début du XXème siècle, la Palestine est une province de l’Empire ottoman. Le gouvernement britannique, en guerre contre celui-ci, publie en 1917 la déclaration Balfour, promettant un Foyer national juif en Palestine. Cette dernière passe sous tutelle britannique en 1918 quand l’Empire ottoman perd la guerre et est démantelé. Certains contestent, à juste titre, la légitimité démocratique de la déclaration Balfour. Sauf qu’elle fut reprise dans l’article 2 du mandat de la SDN , en 1922, mandat qui donna droit à la Grande-Bretagne d’administrer la Palestine et d’y promouvoir un Foyer national juif, dans le respect des droits civils et religieux de tous ses habitants. Article 2 : Le mandataire assumera la responsabilité d'instituer dans le pays un état de choses politique, administratif et économique de nature à assurer l'établissement du foyer national pour le peuple juif, comme il est prévu au préambule, et à assurer également le développement d'institutions de libre gouvernement, ainsi que la sauvegarde des droits civils et religieux de tous les habitants de la Palestine , à quelque race ou religion qu'ils appartiennent. C’est dans cet article du mandat de 1922 que se trouve la légitimité juridique de l’Etat d’Israël, décision entérinée dans la résolution N° 181 de son successeur, l’ONU, en 1947, quand fut voté le plan de partage de la Palestine en deux Etats, l’un juif, l’autre arabe. On peut toujours aujourd’hui épiloguer sur ces décisions internationales et sur les difficultés d’application qu’elles suscitent. Mais remettre en question cette légitimité juridique, c’est aussi ouvrir une terrible boîte de pandore. C’est par exemple remettre en question l’Etat libanais, qui tout comme la Palestine , est une partie de la Grande Syrie. Au début du XXème siècle, Liban, Palestine, une partie de la Jordanie actuelle et la Syrie actuelle formaient la Grande Syrie , entité historique, culturelle et géographique que revendique encore plus ou moins le pouvoir alaouite en place à Damas. (Ndlr Primo : Faut-il rappeler que la Jordanie , créée en 1920, constituait les deux tiers du territoire palestinien. Cette "légitimité" n'a jamais été remise en question). On peut toujours aujourd’hui discuter des découpages et des créations (ou non créations, comme pour les Kurdes) des nombreux Etats sur les territoires colonisés, que ce soit au Moyen-Orient, en Afrique ou en Asie… Mais proclamer l’illégitimité juridique de l’Etat hébreu, c’est mettre le doigt dans un engrenage à l’odeur sulfureuse. Ceux qui s’y emploient montrent tout simplement un rejet particulier de l’Etat d’Israël. Légitimité concernant la terre Un intellectuel arabe palestinien, Elias Sanbar, qui est tout sauf un intégriste du Hamas, a dit un jour que dans les premières décennies du XXème siècle, les Arabes ont vu le développement des Juifs en Palestine comme « un cancer ». C’est effectivement ce qui domine dans la mémoire collective arabo-palestinienne, même si des exceptions ont existé, qui ont vu au contraire dans le sionisme une source de développement profitable. Comment interpréter cette condamnation sans appel du sionisme ? En effet, un cancer détruit, tue le milieu dans lequel il se développe. Or, avec le sionisme, la Palestine s’est développée économiquement et socialement d’une façon spectaculaire, y compris indirectement pour les Arabes, faisant de cette région indigente la région la plus dynamique du Proche-Orient. Parler du sionisme comme d’un cancer est pour le moins contradictoire, ne serait-ce qu’au regard de l’immigration arabe en Palestine dans la première moitié du XXème siècle. En 1915, l’Empire ottoman recensait 515.000 Arabes en Palestine. Les Britanniques en dénombraient 642.000 en 1922, et enfin, le même Elias Sanbar évoque 1.400.000 Arabes en 1948 (1). Cela fait, quels que soient les chiffres considérés, une croissance démographique d’au moins + 2,5 % par an, ce qui correspond à une très très forte immigration. Les USA, à la même époque, avec une forte natalité et une forte immigration, avaient une croissance démographique d’à peine + 1,5 % par an. Comment concilier ces chiffres avec un sionisme cancéreux aurait détruit la société arabe de Palestine ? En 1948, près de la moitié des Arabes de Palestine étaient des immigrés de première ou de deuxième génération, venus là non pas en dépit de, mais du fait même du développement engendré en partie par le sionisme. Evidemment, ce développement ne s’est pas déroulé comme sur des roulettes. Des injustices ont eu lieu. Si des Arabes ont trouvé du travail grâce au développement de la Palestine , d’autres, notamment des métayers, ont perdu le leur. L’achat de terres par les Juifs a entraîné des pertes d’emplois et des pertes de ressources pour des familles entières, car les Juifs n’ont pas acheté que des terres incultes. L’administration britannique, qui a dû légiférer face à ce problème, a évalué le nombre de ces familles à environ 1500 entre 1919 et 1939. L’historien israélien Benny Morris, un des chefs de file des "nouveaux historiens", sans complaisance aucune vis à vis du sionisme et de l’Etat d’Israël, évalue quant à lui un nombre plus élevé de familles victimes des changements de propriétaires ou du surendettement, et ainsi touchées par la perte d’emploi …. (Suite Partie II et III) Jean-Daniel Chevalier

29/08/2008

n°382 - Journal de Palestine - 18-08 au 28-08 - Début- Israël Palestine : un, deux ou trois Etats ?

n°382 - Journal  de Palestine - 18-08 au 28-08 - Début- Israël Palestine : un, deux ou trois Etats ?


Journal de Palestine  - Début-                                

N°382                     18-08 au 28-08            

Par M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire                     

Tiré à part

Gaza : nouvelle rupture de la trêve, Israël ferme les points de passage.

Politique

Suite

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo: Les radars, connus sous le nom de X-Band, seront déployer dans le désert du Neguev.

5-2 Vidéo : 2 Militants de ‘Génération Palestine’ blessés par l’armée israélienne à NILIN.

5-3 Vidéo : ne vous inquiétez pas de la pression américaine sur Israël.

5-4 La décision Us de qualifier Al-Aqsa de terroriste est une aberration.

 5-5 Richard Labévière et  la liberté de la presse.  

6 Les brèves

6-1 Cisjordanie : Washington et Tel Aviv étalent leurs divergences sur la colonisation.

2eme version : Cisjordanie : Washington et Tel Aviv étalent leurs divergences sur la colonisation.

6-2 Point de vue  du CPI : Le sommet de Rice/Livni vise à renforcer le blocus contre Gaza.

6-3 Abbas: les efforts déployés en faveur de la paix aboutiront à un règlement juste.

6-4 Qu'est-ce qui peut bien pousser le ministre de la Guerre Barak , à se rendre au Caire?

6-5 Des personnalités palestiniennes dévoilent des plans israéliens pour judaïser al-Aqsa.

6-6 Réfugiés palestiniens en détresse.

6-7 Abbas appelle au droit au retour des réfugiés palestiniens.

Fin .

7-2 Point de vue de Yossi Alpher - Hassan Khatib : Israël Palestine : un, deux ou trois Etats ?



Tiré a part Gaza : nouvelle rupture de la trêve, Israël ferme les points de passage
Israël a décidé de fermer les points de passage vers la bande de Gaza jusqu’à mardi en riposte à une nouvelle violation de la trêve par les combattants palestiniens, annonce la radio Kol La décision ad hoc a été prise par le ministre israélien de la Défense Ehud Barak et son adjoint Matan Vilnay suite au tir de deux roquettes lundi dans les environs de Sderot, qui n'ont fait ni victimes ni dommages.
Depuis le début de la trêve conclue par l'entremise de l'Egypte entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza il y a deux mois, une cinquantaine de roquettes ont été tirées. La partie israélienne riposte à chaque fois en fermant les points de passage par lesquels transite le fret humanitaire et commercial à destination de l'enclave. RIA Novosti 26/8

La lutte pour la libération dans les  territoires occupés 26-08 Les Forces d’Occupation Israéliennes (FOI) ont arrêté, mardi, Jeff Halper, professeur israélien- américain qui est arrivé dans la Bande de Gaza sur le bateau d’antiblocus venant de Chypre.
WAFA 26/8

Bande de Gaza - Au jour le jour 28-08 Israël a ouvert jeudi les points de passage commerciaux de la Bande de Gaza. Mardi dernier, le Ministre de l'armée israélienne, Ehoud Barak, avait ordonné la fermeture de tous les points de passage vers la Bande de Gaza, invoquant des raisons sécuritaires. Israël a fermé le point de passage de Rafah, situé au sud de la Bande de Gaza, à quelques kilomètres de l'Egypte depuis juin 2007.    http://french.wafa.ps/?action=detail&id=4475...

Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour  28-08 Des troupes israéliennes sont entrées à l'aube dans la ville de Naplouse, où elles ont effectué des perquisitions et procédé à l'arrestation de six étudiants. Selon un correspondant de WAFA, il s'agit de Walid Saba'ana, Hikmat Jamil, Abdullah Bshaarat, Ahmed Al Faris, Al'a Wahdan et Waél Bsharat. Entre-temps, et selon des témoins, quatre jeunes hommes ont été arrêtés par une unité israélienne dans la ville de Tulkarème.   WAFA


Mort de 46 malades dont 10 enfants depuis l’annonce de l’accalmie à Gaza
Le ministère de la santé au gouvernement d’unité nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh à Gaza a averti de la politique des autorités de l’occupation qui retardent l’exécution des articles et des engagements de l’accord d’accalmie, dont la fin immédiate du blocus et l’ouverture des passages. Il a précisé que la continuation de ces fermetures va conduire à de dangereux résultats, notamment pour les malades palestiniens.
Dans un communiqué de presse dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, le ministère a dit qu'il ne cesse d'y avoir de victimes 78 jours après la signature de l'accord d'accalmie, alors que les dizaines de malades palestiniens qui se trouvent dans les salles de soins dans les hôpitaux de la Bande sont menacés de mort.Le communiqué a ajouté que 46 malades palestiniens dont 10 enfants sont morts depuis l'annonce de l'accalmie, le 19 juin dernier.
Le ministère a appelé l'Égypte à mettre la pression sur l'occupation israélienne pour ouvrir le passage de Rafah, transporter les malades et faire entrer des médicaments et des produits médicaux. Il a appelé la ligue arabe, l'organisation de la conférence islamique, la Croix-Rouge internationale ainsi que toutes les organisations juridiques et humaines et tous les hommes libres du monde à intervenir immédiatement pour mettre fin au blocus et ouvrir les passages. Gaza – CPI 27/8

Mort de 46 malades dont 10 enfants depuis l’annonce de l’accalmie à Gaza
Le ministère de la santé au gouvernement d’unité nationale dirigé par Ismaïl Haniyeh à Gaza a averti de la politique des autorités de l’occupation qui retardent l’exécution des articles et des engagements de l’accord d’accalmie, dont la fin immédiate du blocus et l’ouverture des passages. Il a précisé que la continuation de ces fermetures va conduire à de dangereux résultats, notamment pour les malades palestiniens.
Dans un communiqué de presse dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, le ministère a dit qu'il ne cesse d'y avoir de victimes 78 jours après la signature de l'accord d'accalmie, alors que les dizaines de malades palestiniens qui se trouvent dans les salles de soins dans les hôpitaux de la Bande sont menacés de mort.
Le communiqué a ajouté que 46 malades palestiniens dont 10 enfants sont morts depuis l'annonce de l'accalmie, le 19 juin dernier. Le ministère a appelé l'Égypte à mettre la pression sur l'occupation israélienne pour ouvrir le passage de Rafah, transporter les malades et faire entrer des médicaments et des produits médicaux. Il a appelé la ligue arabe, l'organisation de la conférence islamique, la Croix-Rouge internationale ainsi que toutes les organisations juridiques et humaines et tous les hommes libres du monde à intervenir immédiatement pour mettre fin au blocus et ouvrir les passages. Gaza – CPI 27/8


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  

1  Politique Palestinienne 1-4 Les grandes manœuvres. La sécurité ‘préventive’ d’Abbas envahit l’organisation d’Al Afaf à Toulkarem
Des éléments de la sécurité préventive qui appartiennent au président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ont envahi, hier après midi, mardi 26/8, l’organisation de bienfaisance "Al Afaf" dans la ville de Toulkarem, ainsi que le club des étudiants dans le village de Dir Al Ghoussoun en lançant une campagne de fouille avant de convoquer les membres de direction de ces organisations pour se présenter au siège de la sécurité préventive à Toulkarem.
 Des sources locales et des témoins oculaires ont dit qu'un groupe d'éléments de la sécurité préventive ont envahi le siège de l'organisation "Al-Afaf", au milieu de la ville de Tulkarem, et l'ont fermée après avoir confisqué son contenu.
A Dir Al-Ghoussoun, trois jeeps de la sécurité préventive ont envahi le village et ont attaqué le siège du club des étudiants, demandant aux membres de la direction de se présenter au siège de la sécurité préventive. Ramallah – CPI 27/8 . http://www.palestine-info.cc/fr.

2  Politique Israélienne

2-2 Des Canons ... pas du beurre.

 26-08 Le commandant Ido Nehoushtan a décrit le transfert de la base aérienne de Lod vers l’une des plus grandes bases du Moyen-Orient, située à Névitim au centre du Néguev comme un jour historique.
Infolive.tv 26/8 26-08
Les Etats-Unis et Israël ont convenu de déployer un système puissant de radars dans le désert du Neguev dans le sud d’Israël.
Ces radars, connus sous le nom de X-Band, seront liés à un réseau d’alerte américain par satellite et pourraient doubler voire tripler le rayon d’identification des missiles,
Voire  vidéo : http://www.infolive.tv/fr/infolive.tv-28227-israelnews-face-la-menace-iranienne-les-etats-unis-deploient-le-radar-x-band-da
Infolive.tv 


2-4 Les grandes manœuvres Ehoud Barak juge la médiation de l’Egypte essentielle pour la libération du soldat Schalit L’Egypte peut jouer un rôle-clé pour obtenir la libération du soldat israélien Gilad Schalit, enlevé en 2006 par des militants islamiques liés au Hamas, a estimé mardi le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak, en visite dans le pays.
Israël considère la médiation égyptienne comme "essentielle" pour atteindre cet objectif, a déclaré M. Barak à la presse après un entretien avec le président égyptien Hosni Moubarak à Alexandrie. Le Caire est déjà intervenu pour tenter d’obtenir la libération du caporal Schalit, mais jusqu’ici sans succès.
M. Barak a précisé avoir demandé, lors de son entretien avec M. Moubarak, que l’Egypte redouble d’efforts pour obtenir que le Hamas relâche Gilad Schalit, qui serait toujours en vie. "Tous les efforts devraient contribuer à la réussite des négociations et à ramener le soldat à la maison", a-t-il déclaré.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a promis que Le Caire poursuivrait sa médiation pour la libération de Schalit.
En contrepartie de la libération du soldat, le Hamas veut qu’Israël relâche 450 prisonniers palestiniens, une demande rejetée par l’Etat hébreu
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4919


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies) 2600 unités de logements sont en cours de construction en Cisjordanie.
Le mouvement israélien ’ La Paix Maintenant ’ a révélé aujourd’hui, que ’2600 unités de logements sont en cours de construction dans plusieurs colonies en Cisjordanie.’
Selon un rapport publié par ce mouvement, 55% de ces unités de logements se situent à l'est du Mur de séparation. Certains d'entre eux se trouvent près de Ramallah et de Bethléem.
Le rapport a ajouté qu''Israël avait construit 433 unités de logements en Cisjordanie entre le 1er janvier et le 31 mai 2008.' Il indique que le Ministre du logement israélien avait lancé des appels d'offre pour construire des appartements à Jérusalem. La  Paix Maintenant a mis en garde que de telles mesures israéliennes portent atteinte à la continuité géographique du futur Etat palestinien. WAFA 26/8


2-14 Prisons & tortures : Déclaration  27-08 Une cour militaire israélienne a condamné mardi,  l'ancien maire de la ville de Djénine, en Cisjordanie, à six ans de prison. Hatem Djarrar, 62 ans, avait été arrêté en 2006 en raison de ses liens présumés avec le Hamas, selon un de ses proches. 'L'accusé s'est mis au service d'une organisation terroriste criminelle', d'après un juge militaire israélien. Le maire adjoint de Jénine, Ali Chati, a dénoncé cette condamnation, soulignant qu'elle était intervenue après une longue période d'incarcération sans procès et qu'elle n'avait "aucune valeur légale" venant d'un pouvoir occupant. AFP / 26 août  WAFA

3 Politique Internationale des térritoires occupés

1 Pays Arabes & voisins

Égypte L’Egypte promet d’ouvrir bientôt le passage de Rafah.
Le dirigeant du Hamas Ayman Taha a affirmé, lundi 25/8, que les Egyptiens ont promis d’ouvrir le passage de Rafah durant deux jours, avant le mois de Ramadan, pour des raisons humanitaires.
Taha a dit dans une déclaration que la direction égyptienne a promis au gouvernement palestinien à Gaza d'ouvrir le passage de Rafah pour deux jours avant le mois de Ramadan.
Le dirigeant du Hamas a nié toute ouverture du passage de Rafah, après que certains médias avaient prétendu son ouverture pour les malades et les suspendus. CPI 27/8

Traitement du désaccords entre le Hamas et le Fatah

Dr Mohammed Al Hindi : "Le ministre égyptien Omar Souleymane a insisté sur la nécessité de mettre fin aux désaccords entre le Hamas et le Fatah", a-t-il indiqué dans une déclaration de presse dont le contre palestinien a reçu une copie, le mardi le 26/8. Al Hindi a souligné que sa délégation a montré clairement sa position concernant sa vision stratégique pour la lutte contre l'occupation. "On a appelé à l'arrêt total des négociations inutiles avec l'occupation, surtout après que le dirigeant du groupe palestinien qui négocie avec les occupants, Ahmed Qorea, et qui a reconnu, récemment, qu'après vingt ans de négociations les résultats sont nuls", a ajouté le dirigeant du Djihad. Il a attiré l'attention que leur débat s'est consacré aux souffrances du peuple palestinien, notamment la situation critique des Gazaouis après le sévère blocus injuste de l'occupation qui continue toujours. Gaza- CPI 27/08/ http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7yNd1Si2wuY14Q%2bVU0Z0F5n5Y%2bc7kxOu1rxUL 2fHX07eqIiULqKNnLpVjkcTMhxVylbpkxO0LnBTxqJEyPhOuxg9LKkS4DlO0AbLg0YoPAQPs%3d



2 Les institutions et leurs satellites

3 Onu

 Un expert de l’ONU salue le passage de deux bateaux d’aide humanitaire.
L’arrivée à Gaza de deux bateaux transportant des cargaisons humanitaires affrétées par des militants des droits de l’homme est une victoire symbolique importante, a estimé lundi un expert indépendant auprès du Conseil des droits de l’homme.
Le rapporteur spécial sur les droits fondamentaux dans les territoires palestiniens, Richard Falk, a estimé que cette initiative non violente du mouvement « Libérez Gaza » a attiré l'attention mondiale sur la dure réalité du siège punitif enduré par les 1,5 millions d'habitants de Gaza depuis plus d'un an, indique un communiqué.
« Ce siège est une forme de punition collective qui constitue une grave violation de l'article 33 de la Quatrième Convention de Genève », a-t-il affirmé en référence à la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, qui dispose en son article 33 qu' »aucune personne protégée ne peut être punie pour une infraction qu'elle n'a pas commise personnellement ». « En restreignant l'entrée de nourriture, de carburant et de médicaments, les droits économiques et sociaux de la population de Gaza ont été violés de façon systématique », a déclaré Richard Falk. Les deux bateaux sont entrés dans Gaza avec l'autorisation des autorités israéliennes, qui continuent de contrôler l'espace maritime, aérien et les frontières terrestres de Gaza, a noté le rapporteur spécial, pour qui ce contrôle, malgré le « désengagement israélien » de 2005, continue de faire de Gaza un territoire « sous occupation » israélienne. « Avec le cessez-le-feu qui tient depuis le 19 juin, peut-être que cette autorisation donnée sans interférence marque une légère modification de l'approche de Tel Aviv et montre un plus grand respect pour le droit international humanitaire et pour les droits fondamentaux », selon M. Falk. Les bateaux transportaient notamment des appareils auditifs, pour quelque 200 personnes. « Il y a beaucoup de personnes atteintes de surdité à Gaza, à cause du bruit produits par les avions israéliens », a-t-il expliqué. Richard Falk a par ailleurs appelé le gouvernement israélien à donner des permis de sortie à plusieurs Palestiniens qui ont obtenu la prestigieuse bourse américaine Fulbright pour étudier aux Etats-Unis, et qui pourraient repartir par les bateaux arrivés ce week-end. Centre d’actualités de l’ONU


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n°382 - Journal de Palestine - 18-08 au 28-08 – Suite 1 - Israël Palestine : un, deux ou trois Etats ?

°382 - Journal  de Palestine - 18-08 au 28-08 – Suite 1 - Israël Palestine : un, deux ou trois Etats ?

Journal de Palestine                                  

N°382                     18-08 au 28-08            

Par M.Lemaire



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo: Les radars, connus sous le nom de X-Band, seront déployer dans le désert du Neguev.

5-2 Vidéo : 2 Militants de ‘Génération Palestine’ blessés par l’armée israélienne à NILIN.

5-3 Vidéo : ne vous inquiétez pas de la pression américaine sur Israël.

5-4 La décision Us de qualifier Al-Aqsa de terroriste est une aberration.

5-5 Richard Labévière et  la liberté de la presse.

Les brèves

6-1 Cisjordanie : Washington et Tel Aviv étalent leurs divergences sur la colonisation.

 2eme version : Cisjordanie : Washington et Tel Aviv étalent leurs divergences sur la colonisation.

 6-2 Point de vue  du CPI : Le sommet de Rice/Livni vise à renforcer le blocus contre Gaza.

6-3 Abbas: les efforts déployés en faveur de la paix aboutiront à un règlement juste.

6-4 Qu'est-ce qui peut bien pousser le ministre de la Guerre Barak , à se rendre au Caire?

6-5 Des personnalités palestiniennes dévoilent des plans israéliens pour judaïser al-Aqsa.

6-6 Réfugiés palestiniens en détresse.

6-7 Abbas appelle au droit au retour des réfugiés palestiniens.



5 Médias/Vidéos   5-1 Vidéo: Les radars, connus sous le nom de X-Band, seront déployer dans le désert du Neguev.
Les Etats-Unis et Israël ont convenu de déployer un système puissant de radars dans le désert du Neguev dans le sud d’Israël. Ces radars, connus sous le nom de X-Band, seront liés à un réseau d’alerte américain par satellite et pourraient doubler voire tripler le rayon d’identification des missiles,.
Voire  vidéo : http://www.infolive.tv/fr/infolive.tv-28227-israelnews-face-la-menace-iranienne-les-etats-unis-deploient-le-radar-x-band-da
Infolive.tv 
5-2 Vidéo : 2 Militants de ‘Génération Palestine’ blessés par l’armée israélienne à NILIN. Nouvelles exactions de l’armée israélienne à Nilin : 2 militants de Génération Palestine blessés alors qu’ils participaient à une manifestation non-violente contre le Mur de l’Apartheid. VOIR LA VIDEO SUR : http://indigenes-republique.org/spip.php?article1555 23 août Toutes les dernières informations, sur l’actualité de la Palestine et des mobilisations passées et à venir, sont sur notre site : www.generation- palestine. Org
5-3 Vidéo : ne vous inquiétez pas de la pression américaine sur Israël. Je vais vous dire quelque chose de très clair ; ne vous inquiétez pas de la pression américaine sur Israël, nous, le peuple Juif, contrôlons l'Amérique, et les américains le savent." ... vidéo : http://www.dailymotion.com/video/k4EV7HtG2XS32ltkiS...

5-4 La décision Us de qualifier Al-Aqsa de terroriste est une aberration. Le premier ministre du gouvernement d'unité nationale Ismaïl Haniyeh a affirmé son refus du projet de décision du congrès américain qui considère que plusieurs chaînes arabes dont Al-Aqsa comme étant des organisations terroristes. Il a considéré que cette décision exprime la vanité de la direction américaine et ses tentatives de renforcer le blocus contre le peuple palestinien.
Lors de sa visite de solidarité au siège de la chaîne d'Al-Aqsa dans la ville de Gaza, Haniyeh a dit que cette décision américaine n'est pas importante, mais qu'elle représente une confirmation de l'échec du blocus, parce qu'elle essaye d'encercler la parole après avoir échoué son blocus contre la position.
Il a affirmé son refus de cette décision injuste conte la chaîne d'Al-Aqsa et d'autres chaînes arabes respectées, et il a salué le rôle de la chaîne dans son soutien donné au peuple palestinien et pour sa défense de ses droits légaux.
Haniyeh a précisé, au sujet de la décision américaine : "J'ai vu et entendu que cette décision ne peut pas casser la volonté des fonctionnaires de cette chaîne".
Mercredi 16 Juillet 2008 http://www.alterinfo.net/Haniyeh-visite-la-chaine-d-Al-Aqsa-et-affirme-que-la-decision-americaine-est-une-vanite_a21850.html
5-5 Richard Labévière et  la liberté de la presse. Extrait : La télévision "Al Manar", du Hezbollah, a diffusé dans son journal du soir, des extraits de la conférence de presse tenue aujourd’hui à Beyrouth par Richard Labévière, le rédacteur licencié de RFI. Labévière, victime du lobby juif en France, a préféré organiser sa conférence de presse à Beyrouth et non à Paris, car la liberté d’expression y est plus grande. Parmi les quelques personnalités présentes à la conférence figure, en premier rang, Thierry Meyssan. Labévière, a lancer une virulente attaque contre les responsables de l’audiovisuel français, notamment de l’audiovisuel extérieur comme « RFI », « TV5 monde » et « France 24 », placés sous la houlette d’Alain de Pouzilhac et de Christine Okrent Kouchner. Selon Labévière, « l’épouse du ministre des Affaires étrangères s’emploie à imposer une pensée unique favorable à Israël, et qui travestit la réalité ». Selon le conférencier, « les responsables médiatiques français imposent aux agences de presses et aux médias l’utilisation d’un vocabulaire favorable à Israël, avec lequel l’Etat hébreu devient un pays de paix, et qui tend à défendre son armée qui respecte les valeurs humaines et qui ne tue jamais les femmes, les enfants et les vieillards palestiniens ». Pour Okrent et Pouzilhac, « le mur de séparation raciste devient une clôture de sécurité... », regrette Labévière. 26 août  par Mediarabe.info http://mediarabe.info/spip.php?article1497


6 Les brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 6-1 Cisjordanie : Washington et Tel Aviv étalent leurs divergences sur la colonisation. Les frontières de l'Etat palestinien et d'Israël seront déterminées par un accord, souligne le chef de la diplomatie américaine. La chef de la diplomatie américaine Condoleezza Rice et son homologue israélienne Tzipi Livni ont étalé hier leurs divergences sur la colonisation juive en Cisjordanie, principal obstacle dans les négociations de paix israélo-palestiniennes censées aboutir en 2008. «Je pense qu’il ne s’agit pas d’un secret: j’ai dit à mes interlocuteurs israéliens que je ne pensais pas que les activités de colonisation aident au processus» de paix, a affirmé la secrétaire d’Etat américaine lors d’une conférence de presse commune avec Mme Livni à Jérusalem. «Ce dont nous avons besoin maintenant, ce sont des mesures qui renforcent la confiance entre les deux parties, et tout ce qui peut miner cette confiance doit être évité», a ajouté Mme Rice. «En fait, les frontières de l’Etat palestinien et d’Israël seront déterminés par un accord», a également souligné Mme Rice. Mme Livni a, en revanche, estimé que le processus de paix n’était «pas affecté par les activités de colonisation». «En fin de compte, le rôle des dirigeants est de tenter de trouver un moyen de vivre en paix à l’avenir et ne pas laisser le moindre bruit lié à la situation sur le terrain se faire entendre dans la salle de négociations», a ajouté la ministre israélienne. «La politique du gouvernement israélien n’est pas d’agrandir les implantations, de construire de nouvelles implantations ou de confisquer des terres palestiniennes», a également affirmé Mme Livni. Peu avant cette conférence de presse, le mouvement anticolonisation « la Paix Maintenant » a indiqué dans un rapport que la construction de logements dans les colonies israéliennes de Cisjordanie avait pratiquement doublé depuis le début 2008 par rapport à la même période de 2007. Durant les cinq premiers mois de l’année, 433 logements étaient en cours de construction dans les implantations contre 240 durant la même période de 2007, selon ce rapport, qui cite des chiffres officiels du Bureau central des statistiques. Selon des enquêtes effectuées par « la Paix Maintenant » à l’aide de photographies aériennes et de visites sur le terrain, ce «boom» de la construction est encore plus important, avec un millier de nouveaux bâtiments comprenant 2600 logements en chantier. A l’issue de la conférence de presse avec Mme Livni, Mme Rice a rencontré le Premier ministre israélien Ehud Olmert pour la première fois depuis que celui-ci - impliqué dans des scandales de corruption - a annoncé fin juillet son intention de démissionner prochainement. Elle devait ensuite se rendre à Ramallah pour s’entretenir avec le président palestinien Mahmoud Abbas, avant de quitter la région. Il s’agit de la 18e visite de Mme Rice dans la région en deux ans et sa 7e depuis la relance des négociations de paix israélo-palestiniennes à Annapolis, aux Etats-Unis, en novembre 2007. Ces négociations, censées aboutir avant la fin de l’année en cours, n’ont enregistré aucune percée, butant notamment sur la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie et dans la région de Jérusalem. Dans des déclarations à la presse lundi, Mme Rice a reconnu qu’Israéliens et Palestiniens avaient «beaucoup de travail» à accomplir s’ils désiraient parvenir à un accord avant la fin de l’année. Un responsable du département d’Etat qui a requis l’anonymat a pour sa part souligné que les Etats-Unis ne voulaient pas «répéter les erreurs du passé», lorsque les précédentes administrations américaines avaient tenté de parvenir à arracher un accord. «Nous ne voulons pas faire cela au dépens des progrès qui ont été enregistrés» a-t-il dit. Peu avant l’arrivée de Mme Rice lundi, Israël a libéré le même jour 198 prisonniers palestiniens, dont deux parmi les plus anciens, dans un geste à l’égard de M.Abbas. Mme Rice a salué cette mesure, la qualifiant de «très bon pas». Source :  26 août 2008. 26 août 2008. http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4919

 2eme version : Cisjordanie : Washington et Tel Aviv étalent leurs divergences sur la colonisation Source : L'Expression : http://www.lexpressiondz.com/...  Publié le 27 août 2008 avec l'aimable autorisation de l'Expression : http://www.palestine-solidarite.org/analyses.R.I.270808.htm 27 août 2008

6-2 Point de vue  du CPI : Le sommet de Rice/Livni vise à renforcer le blocus contre Gaza. Le Hamas a fortement condamné la participation du négociateur palestinien Saëb Erekat au sommet soutenu par la ministre US des affaires étrangères, Rice, avec son homologue sioniste Tzipi Livni. Il a considéré que ce sommet représente une tentative américaine pour mettre la pression sur les Palestiniens afin qu'ils présentent de nouvelles concessions, profitant des désaccords palestiniens internes. Le leader du mouvement Hamas Aymen Taha a dit, aujourd'hui mardi, dans des déclarations de presse, que ce sommet vient dans le cadre du renforcement du blocus pour isoler la bande de Gaza du monde extérieur. "Le sommet de Rice ne sert pas les intérêts du peuple palestinien, mais il renforce le sévère blocus imposé par l'occupation israélienne contre les Palestiniens", a ajouté Taha. Il a poursuivi que le dialogue national palestinien est une ligne rouge imposé par les Américains et que les visites des factions palestiniennes au Caire ne représentent pas le début du dialogue qui est paralysé par les Américains. Il a aussi indiqué que le dossier des négociations concernant l'opération d'échange de prisonniers est bloqué. De son côté, le mouvement d'Al-Ahrar a considéré que la promesse de Bush est finie et qu'il cherchait à travers ce nouveau complot à gagner du temps dans le but de créer un fait accompli sur le terrain en ce qui concerne la colonisation, la construction du mur d'apartheid et la coopération sécuritaire. CPI 26/08/ http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s70nR5AxtipgrNzmujgUPx8htNBQco6tpCP8PWhndLLzkTxO5rFge134PlyJcujHmvCRfkPBgw96sqXvCfAyeuJsN3xB0xWv5o%2fu50I6gshkM%3d

6-3 Abbas: les efforts déployés en faveur de la paix aboutiront à un règlement juste
Le président Abbas et la Secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice ont exprimé leur espoir que les Palestiniens et les Israéliens parviennent à la paix d'ici la fin 2008.
M. Abbas a vivement remercié les Etats-Unis pour leurs efforts visant à mettre un terme au conflit israélo-palestinien. Il a déclaré : ' Un règlement juste doit prendre en compte les questions sensibles suivantes: Jérusalem, les ressources d' eau, le dossier de prisonniers, les réfugiés, le tracé de frontières, la sécurité et les colonies'.   Il a rappelé qu'Israël avait libéré hier 198 prisonniers, et ajouté : 'nous allons continuer les négociations jusqu'à la libération de tous les prisonniers.' La question des colonies a aussi été au centre de la discussion : 'J'ai discuté avec Mme Rice de la poursuite de activités coloniales par Israël, ce qui constitue un grand obstacle à la paix et qui met en danger la possibilité de réaliser le projet américain, (deux Etats contigus vivant en paix).' Pour sa part, la secrétaire d’Etat américaine a chaleureusement remercié le président Abbas pour son dévouement dans l’avancée des négociations. Elle a ensuite déclaré que les colonies israéliennes ne créent pas d’environnement favorable aux négociations, et a insisté sur le caractère délicat d’un règlement de la situation :  « c’est très très dur. Si c’était facile, vous pensez bien que cela aurait été réglé depuis longtemps ».Quant aux avancées des négociations après sept visites en Palestine, depuis Annapolis, elle avance qu’on ne peut les mesurer : « Je tiens à rappeler que le processus de paix était inexistant l’année dernière à la même période'. « Les palestiniens ont beaucoup de choses contre eux, comme les colonies, et malgré cela, il y a des progrès »a-t-elle conclu. WAFA

6-4 Qu'est-ce qui peut bien pousser le ministre de la Guerre Barak , à se rendre au Caire? Pour ceux et celles qui suivent de près les évolutions politiques au Proche Orient, les explications officielles du genre "parler de la trêve Hamas-Israël conclue sous l'auspice égyptienne" ne sont pas convaincantes, car de cette trêve, il ne reste, désormais, plus grande chose, si ce n'est un bout de papier multiplement sans valeur, en raison des violations répétitives d'Israël. En terre des Pharaons où les représentants de tous les régimes arabes dit modérés se donnent, ces temps-ci, rendez-vous, il est question, en vérité, du plan saoudo-égyptien de gestion arabe des territoires occupés. Un plan en 11 points qui vise à consacrer la Jordanie comme principal gestionnaire des affaires sécuritaires et administratives de la Cisjordanie , de la Bande de Gaza et de Beitolmoghadas Est. Des réminiscences venues de loin nous rappellent qu'au cours de la première guerre arabo-sioniste, Gaza était passé sous la tutelle égyptienne, pour tomber, quelques années plus tard, c'est-à-dire, au terme de la guerre de six jours, en 1967, dans l'escarcelle du régime occupant Qods, qui a annexé, pour l'occasion, la Cisjordanie et Beitolmoghadas Est. Mis à part la faisabilité d'un tel plan, en termes stratégiques, une question traverse tous les esprits : Israël se résignera-t-il à renoncer à plus d'une centaine de colonies sauvages, peuplés, par plus de 200.000 colons, et ce, pour plaire à ses amis jordaniens? Le dilemme apparaît d'autant plus insolvable que ces colons n'accepteront pour rien au monde d'être placés sous le contrôle des Arabes, même si ces Arabes ont, depuis longtemps, fait le deuil de leur vocation à toute résistance anti-sioniste, et qu'ils sont devenus, par conséquent, des alliés inoffensifs, sinon fidèles. Mais ceci n'est que le côté, si l'on peut s'exprimer ainsi, sioniste de l'affaire. Côté palestinien, les choses semblent encore plus compliquées, car qui ose, en effet, proposer au Palestinien, prototype de l'errant, d'être privé, par un interminable jeu de forces, de sa terre natale, de renoncer à un rêve légitime vieux de 60 ans, alors qu'il est parvenu, aujourd'hui, et après de moult tâtonnements, à trouver la voie de sa réalisation? Quand, en 2006, les Palestiniens ont voté, massivement, en faveur du Hamas, et qu'ils l'ont porté au pouvoir, ils savaient, pertinemment, qu'ils venaient de poser là un geste précurseur, un geste, qui donnait au monde un avant goût de ce que devrait être un Etat palestinien et des qualités de ceux qui devraient le diriger. Ce n'est pas leur faute si le monde arabe n'a pas voulu les entendre ou pire s'il a décidé, dans un incompréhensible élan pro-colonialiste, de mettre des bâtons dans leurs roues. IRIB- 27 Août

6-5 Des personnalités palestiniennes dévoilent des plans israéliens pour judaïser al-Aqsa.
Des personnalités palestiniennes ont lié la fermeture de l’Etablissement d’al-Aqsa pour la reconstruction des lieux islamiques à la saisie de grandes quantités de documents historiques et documentaires inappréciables qui remontent à deux siècles auparavant. Les personnalités ont dévoilé des plans israéliens pour la judaïsation de la mosquée d’al-Aqsa et la confiscation de l’histoire".
Citant M. Ali Abou Cheikha, président de l'Etablissement d'al-Aqsa, la chaîne al-Jazira a indiqué que l'offensive israélienne intervient pour venger de l'Etablissement qui avait dévoilé, le 12 courant, les plans d'occupation visant à établir un gîte dans le quartier al-Maghariba, dans une tentative de judaïser la mosquée.
Abou Cheikha a indiqué que la confiscation a atteint des dizaines de milliers de documents dont des documents concernant les cadastres globaux des lieux de Wakfs islamique et chrétiens en Palestine entamés en l'an 2000, précisant que les documents saisis couvrent près de /75%/ des lieux saints en Palestine.
"Les documents concernent également les Wakfs des grandes villes telles que Jafa, Haïfa, Akka, Loud et Ramlah pendant les deux dernières siècles et l'archive de dizaines de milliers de photos et de films documentaires sur les violations par les colons et les renseignements israéliens de la mosquée al-Aqsa", a ajouté Abou Cheikha qui a indiqué que les autorités israéliens ont confisqué également des centaines d'attestations verbales historiques, photos et voix à l'appui, après des interviews avec des vieillards qui étaient témoins d'al-Nakbé.
Pour sa part, le chef du mouvement islamique du sud, cheikh Raëd Salah, a démenti les prétentions des autorités israéliennes sur la relation d'al-Aqsa avec le mouvement de Hamas, réaffirmant que la Mosquée est pour tous les Musulmans et que les Israéliens n'ont pas droit en un seul pouce de son sol.
Raghda Bittar Sana 26/8

6-6 Réfugiés palestiniens en détresse. Au cours du débat de confiance, plusieurs députés ont soulevé le cas des réfugiés palestiniens et l’un d’eux a proposé que les Etats arabes allègent le poids qu’ils constituent au Liban en leur permettant de travailler sur leurs territoires. Dans le même temps, le haut commissariat pour les affaires des réfugiés faisait état, cette semaine, de plus de 2.300 réfugiés palestiniens bloqués depuis deux ans à la frontière syro-irakienne.  En précisant que l’Islande en recevait une trentaine chaque année, la priorité étant donnée aux filles non mariées, aux mères et aux veuves. La Suède en accueille aussi un petit nombre. Le haut commissariat ajoute que ces réfugiés venus du pays du Rafidain, n’ont pu être admis dans les camps aménagés en territoire syrien, deux d’entre eux en hébergeant, le camp d’Al-Walid 1.400 et celui d’At-Tanaf près d’un millier.
Il existe encore 10 et 15.000 réfugiés palestiniens en Irak, vivant dans des conditions désastreuses.
Les réfugiés du Liban ne sont donc pas les seuls à vivre dans des conditions difficiles, alors que notre pays avec ses ressources limitées et ses crises successives, ne parvient pas à assurer une vie digne à ses fils de condition modeste et à revenu limité...
Aussi, beaucoup parmi eux, surtout les jeunes, s’expatrient-ils pour s’établir sous des cieux plus cléments et assurer leur avenir.
http://www.rdl.com.lb/2008/q3/4171/evenement.html
6-7 Abbas appelle au droit au retour des réfugiés palestiniens.  Le président palestinien Mahmoud Abbas a réitéré, lors de sa visite à Beyrouth jeudi, le refus de l'Autorité palestinienne d'une implantation des réfugiés palestiniens au Liban, insistant sur le droit au retour de tous les réfugiés. "Les réfugiés doivent jouir du droit au retour (en Palestine) et nous discutons de ce dossier avec les Israéliens", a déclaré à la presse M. Abbas à l'issue d'une rencontre avec le président libanais Michel Sleimane. "Nous refusons l'implantation des Palestiniens au Liban", a-t-il insisté, alors que ce sujet épineux était au centre de sa visite de deux jours au pays du Cèdre. M. Abbas a par ailleurs indiqué qu'il était "pleinement d'accord" avec la position du gouvernement libanais concernant le désarmement des Palestiniens à l'extérieur des camps de réfugiés. "Au Liban, nous ne sommes au-dessus de la loi", a-t-il dit. Les différentes parties libanaises s'étaient mises d'accord en 2006 sur le désarmement de groupes palestiniens pro-syriens, mais l'Etat n'a pas pu jusqu'à présent mettre en oeuvre cette décision. "Nous avons discuté avec le président de la situation à l'intérieur des camps et à laquelle nous allons mettre fin", a indiqué le dirigeant palestinien en référence notamment à la situation tendue à Aïn Héloué (sud), le plus grand des 12 camps palestiniens (45.000 habitants). Les camps palestiniens au Liban sont considérés comme des poudrières. Des groupes extrémistes s'y sont implantés à la faveur de la misère qui y règne. En 2007, des combats ont opposé pendant plus de trois mois l'armée libanaise au mouvement islamiste Fatah al-Islam dans le camp de Nahr al-Bared (nord), faisant plus de 400 morts, dont 168 soldats libanais. M. Abbas doit également rencontrer le président du Parlement Nabih Berri, le Premier ministre Fouad Siniora, ainsi que les représentants de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et des factions palestiniennes. D'après l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), les réfugiés palestiniens sont quelque 400.000 au Liban. Quelque 760.000 Palestiniens ont été poussés à l'exode après la création de l'Etat d'Israël en 1948. Ils seraient aujourd'hui 4,3 millions, répartis entre la Jordanie , le Liban, la Syrie , la bande de Gaza et la Cisjordanie , selon l'Unrwa. En 2004, Mahmoud Abbas --qui n'était pas encore président--, avait été le premier responsable palestinien à se rendre à Beyrouth depuis 1982, date à laquelle l'OLP avait été chassée de la capitale libanaise par l'armée israélienne. Il s'y est rendu pour la première fois en qualité de président en juillet 2005. Le bureau de représentation palestinien à Beyrouth a rouvert ses portes en 2006. AFP / 28 août

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n°382 - Journal de Palestine - 18-08 au 28-08 – Fin - Israël Palestine : un, deux ou trois Etats ?

°382 - Journal  de Palestine - 18-08 au 28-08 – Fin - Israël Palestine : un, deux ou trois Etats ?

Journal de Palestine      – Fin                            

N°382                     18-08 au 28-08            

Par M.Lemaire


3 Dossier

7-1  Point de vue de Daniel Levy : Israël n'a rien à gagner à une guerre civile entre Palestiniens.

7-2 Point de vue de Yossi Alpher - Hassan Khatib : Israël Palestine : un, deux ou trois Etats ?



7 Dossier Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  7-1  Point de vue de Daniel Levy : Israël n'a rien à gagner à une guerre civile entre Palestiniens. La crise inter-palestinienne actuelle ne devrait réjouir personne du côté israélien, en tout cas certainement pas ceux qui souhaitent une solution négociée à deux Etats. Pour les partisans d’un Etat binational ou de la perpétuation de l’occupation, c’est une autre histoire, ils peuvent « faire la fête ». NdT Il y a un mois, quand une bombe a explosé dans le quartier de Shajaiyyah à Gaza, tuant cinq militants du Hamas et une petite fille de 5 ans, le Hamas a accusé le Fatah et a agi violemment contre ce qui restait du mouvement à Gaza. Les forces du Fatah ont alors agi en représailles contre le Hamas en Cisjordanie. Résultat : encore un round de violences entre Palestiniens. Le clan Hilles, pro-Fatah, a cherché refuge en Israël en espérant parvenir en Cisjordanie. Mais ceux qui pensent que cette guerre civile rampante et l’effondrement actuel des services centraux palestiniens de gouvernement servent les intérêts d’Israël feraient mieux d’y réfléchir à deux fois. Ceux que réjouissent les images télévisées des violences inter-palestiniennes, ou le « coup de pub » de l’ONG palestinienne Human Rights Watch condamnant à la fois le gouvernement du Hamas à Gaza et celui de l’Autorité palestinienne (AP) dirigée par le Fatah en Cisjordanie, se trompent lourdement. Car ces événements n’exonèrent en aucune façon Israël de ses propres violations des droits de l’homme et du droit international dans les territoires occupés, et ils n’améliorent pas non plus son environnement stratégique. Il y a une cinquantaine de jours, un cessez-le-feu prenait effet à Gaza entre Israël et le Hamas. D’après les termes de cet accord, conclu avec la médiation de l’Egypte, Israël comme le Hamas devaient cesser les attaques contre le territoire de l’autre partie, le Hamas devait empêcher les autres factions palestiniennes de tirer des roquettes sur Sderot et ses environs, et Israël devait alléger progressivement le siège qui dévastait l’économie et la vie quotidienne des Gazaouis. Ce cessez-le-feu est fragile, mais il tient, en gros. La situation des deux côtés, si elle est loin d’être normale, est incomparablement meilleure. Lorsque, le 23 juillet, le candidat démocrate Barack Obama s’est rendu à Sderot et y a tenu une conférence de presse en plein air devant la presse internationale, il était flanqué d’un étalage impressionnant de débris de roquettes. Ce qu’on n’a pas relevé, c’est que sans le cessez-le-feu, pareille conférence de presse aurait été inimaginable. L’un des effets pervers de ces violences entre Fatah et Hamas est qu’elles mettent en danger ce cessez-le-feu. Toute faction palestinienne désireuse de détourner l’attention de ses méfaits et de séduire son opinion publique est susceptible, tôt ou tard, de s’en prendre à Israël. Une reprise des violences n’aurait pas pour seul résultat de ramener les habitants de Sderot dans leurs abris, elle saperait aussi toute perspective d’un échange de prisonniers pour libérer Gilad Shalit. Il est clair que les événements de ces dernières semaines ont approfondi les divisions entre Palestiniens. Encore une fois, quiconque serait tenté d’en conclure que c’est bon pour Israël (diviser pour régner, affaiblir l’ennemi) aurait tort. Ou plutôt, je devrais apporter une nuance : il aurait tort s’il considère une solution à deux Etats et des frontières sûres, reconnues et permanentes entre Israël et ses voisins comme étant de l’intérêt vital d’Israël. Pour les partisans d’un Etat binational ou pour qui souhaite la prolongation d’un régime de ségrégation et de discrimination dans les territoires occupés, il y aurait vraiment là matière à faire la fête. Car une solution à deux Etats, en tout cas en l’état actuel des négociations, exige un mouvement national palestinien qui soit suffisamment unifié et légitime aux yeux de son opinion publique pour pouvoir accepter et appliquer un éventuel accord. La division géographique et politique entre Palestiniens rend les choses plus difficiles et non plus faciles. Quand Israël offre un refuge à des combattants du Fatah, comme il l’a fait récemment avec le clan Hilles, quand il parle des dirigeants de l’AP comme de partenaires, cela ne donne pas beaucoup de crédit à ces Palestiniens aux yeux de leur peuple. Une direction palestinienne perçue par sa population comme un sous-traitant de la sécurité d’Israël n’est pas vraiment en position de parvenir à un accord impliquant de nombreux compromis historiques. La dernière chose dont Israël a besoin, c’est d’une autre Armée du Sud Liban [1]. Malgré les paroles chaleureuses déversées sur le premier ministre Salam Fayyad et sur ses efforts en termes de sécurité accomplis à Jénine, Naplouse et ailleurs, la triste réalité est que la politique d’Israël sape constamment sa légitimité. Mais peut-être le plus inquiétant de tout est qu’alors que les Palestiniens perdent espoir dans le processus de paix et observent désespérément les deux leaderships, du Fatah et du Hamas, il y a danger d’émergence d’alternatives extrémistes du genre d’al-Qaïda. Il se peut même que ce phénomène soit en train de se produire en ce moment, alors que le paysage politique palestinien éclate en structures de clan et qu’apparaissent des groupes comme l’Armée de l’Islam. Le Hamas n’est pas al-Qaïda, mais son alternative pourrait l’être. La plupart des médiateurs arabes possibles sont réticents à l’idée de dilapider leur capital politique dans des tentatives de réconciliation entre Palestiniens. L’Arabie saoudite a essayé l’année dernière par l’accord de La Mecque entre le Fatah et le Hamas. Depuis, l’accord s’est désintégré et les Saoudiens se sont retirés du paysage. L’Egypte, et aujourd’hui la Jordanie , maintiennent des contacts à la fois avec le Hamas et l’AP, mais aucune ne se précipite pour remplir le vide, car leurs préoccupations sont avant tout d’ordre intérieur. Israël n’a pas peu contribué à vider le mouvement national palestinien de sa substance, en ne mettant pas fin à l’occupation, en assassinant des dirigeants, en adoptant l’unilatéralisme, etc. Mais au bout du compte, il s’agit d’une affaire palestinienne, et la responsabilité de la fin des violences et de la poursuite du dialogue intra-palestinien repose sur les Palestiniens eux-mêmes. Mais entre-temps, il y a trois choses que doit faire Israël, dans son propre intérêt : En premier lieu, ne plus se mêler de politique intérieure palestinienne. Ne pas empêcher le dialogue. Israël a un intérêt évident à voir les pragmatiques l’emporter, mais la réalité est qu’Israéliens et Palestiniens sont en conflit. Pour un dirigeant palestinien, être un « favori » d’Israël n’est pas vraiment un cadeau, surtout quand ce favoritisme se traduit par des déclarations malhabiles et par de l’indifférence face aux besoins réels des Palestiniens, comme la levée de barrages ou le gel de la colonisation. Ensuite, Israël doit mettre en œuvre des accords pratiques là où c’est possible, avec quiconque peut respecter ses engagements, et avec quiconque est prêt à conclure un accord, même de façon indirecte. Cela veut dire maintenir et consolider le cessez-le-feu à Gaza et l’étendre à la Cisjordanie , et conclure l’accord avec le Hamas avec la libération de Gilad Shalit par le Hamas. Cela veut dire aussi travailler avec le gouvernement de l’AP en Cisjordanie à améliorer les conditions de vie de manière réelle et importante. Enfin, et c’est crucial, Israël doit s’assurer de ne pas sombrer dans le chaos et de maintenir sa démocratie et son gouvernement centralisé. Israël a son propre far-west en Cisjordanie Un clip vidéo, visible par tous sur YouTube, ouvre une fenêtre choquante sur la violence incontrôlée de colons contre des civils et des biens palestiniens, et des tirs à bout portant de militaires sur des manifestants et des badauds sans armes. Les décisions de la Haute cour sont ignorées, la barrière de séparation s’enfonce plus profondément en Cisjordanie, et les colonies, sauvages ou pas, s’étendent sans répit. Traiter cette érosion chronique de l’Etat de droit dans la société israélienne est depuis longtemps nécessaire, et c’est un défi qu’Israël peut relever unilatéralement. [1] Terme équivalent à « supplétif ». Voir Wikipedia (article pour une fois bien fait) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Armée_... Daniel Levy Daily Star, 25 août 2008 Daniel Levy a été conseiller politique de Yossi Beilin, membre de l’équipe des négociateurs israéliens à Oslo et à Taba, et l’un des principaux concepteurs israéliens de l’initiative de Genève. http://www.dailystar.com.lb/article...
Article publié par le quotidien libanais en collaboration avec Common Grounds Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant Source : Liste de diffusion La Paix Maintenant http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Daniel_Levy....

 7-2 Point de vue de Yossi Alpher - Hassan Khatib : Israël Palestine : un, deux ou trois Etats ?
La dernière livraison de Bitterlemons semble répondre à l¹interview de Sari Nusseibeh que nous diffusions récemment ("La solution à deux Etats ne sera bientôt plus possible" http://www.lapaixmaintenant.org/article1830 ). Les deux co-éditeurs, l¹Israélien comme le Palestinien, rappellent dans leur article respectif que nous traduisons tous deux ici pour nourrir votre réflexion, qu¹un Etat palestinien souverain à côté de l¹Etat israélien demeure la seule option possible pour les deux peuples, malgré les appels pour d'autres solutions, toutes irréalistes. NdT Un Etat binational n’est absolument pas une option
Yossi Alpher Des deux côtés de la ligne Verte et, de fait, partout où des gens réfléchissent aux solutions à apporter au conflit israélo-palestinien, de nombreuses réflexions anciennes/nouvelles se font entendre. Anciennes, parce qu’il n’y a vraiment rien de nouveau sous le soleil concernant ces solutions. Mais nouvelles, parce qu’après 15 années d’efforts à la fois intenses et largement inutiles consacrés à résoudre ce conflit par une solution négociée à deux Etats, on assiste de plus en plus à des discussions sur les alternatives possibles. En bref, l’état actuel et les perspectives du processus de paix israélo-palestinien sur la base de deux Etats, sombres les uns comme les autres, encouragent la discussion chez certains Palestiniens qui souhaitent en revenir à la solution binationale, défendue par l’OLP pendant ses premières années [2] et par le Hamas. De leur côté, chez certains Israéliens découragés par le processus de paix, la scission entre la Cisjordanie et la bande de Gaza suscite des réflexions autour de solutions fondées sur l’existence de deux entités palestiniennes séparées par Israël (donc, trois Etats de fait), ou de variations sur ce thème où Israël et la Jordanie se partageraient la Cisjordanie et où Israël et l’Egypte s’occuperaient conjointement de la bande de Gaza. De toute évidence, la plupart de ces idées sont irréalistes. Leur évocation est davantage une manifestation de désespoir que de réflexion stratégique pragmatique. Commençons par l’idée de trois Etats. Il est difficile d’évaluer la profondeur et la durée de la scission entre la Cisjordanie et Gaza et entre le Fatah et le Hamas. Pratiquement tous les Palestiniens insistent pour que cette scission prenne fin et qu’au bout du compte, ces deux territoires ne forment qu’une seule entité, que ce soit dans le cadre de deux Etats ou d’un Etat binational. Mais un examen historique de la dispersion palestinienne depuis 1948, y compris la période 1948-1967, au cours de laquelle Gaza était sous le contrôle de l’Egypte et la Cisjordanie sous souveraineté jordanienne, pourrait indiquer que nous assistons encore une fois à une phase de division et de fragmentation. Ici, tout dépend du Hamas et de l’islam radical en général, et de l’évolution de leurs positions vis-à-vis de l’existence d’Israël. Avec son idéologie extrémiste actuelle à l’égard d’Israël, le Hamas peut peut-être être toléré à Gaza, mais certainement pas en Cisjordanie. Cela pourrait indiquer la possibilité que Gaza émerge en tant qu’entité palestinienne séparée dans un cadre quelconque à trois Etats. Les variations israéliennes sur le thème d’une solution à trois Etats, défendue en premier lieu par les idéologues de la droite colonisatrice, sont manifestement irréalistes, car elles appellent l’Egypte et la Jordanie à soulager Israël du « fardeau » palestinien en annexant, administrant ou élargissant (dans le Sinaï) les territoires palestiniens. Or, ni Le Caire ni Amman n’en ont manifesté le moindre souhait. Washington ne paraît pas non plus désireux d’aider certains Israéliens de droite à prendre leurs désirs pour des réalités. Mais ce rêve de la droite israélienne n’est rien en comparaison de celui des Palestiniens qui semblent croire que, s’ils défendaient l’idée d’un Etat binational, celui-ci pourrait devenir réalité. C’est très simple : l’immense majorité des Israéliens juifs n’accepteraient pas de vivre dans un Etat binational. Par pure hypothèse, si pour une quelconque raison apocalyptique, ils ne pouvaient pas vivre dans un Etat juif et démocratique, ils préféreraient une nouvelle diaspora à un Etat judéo-arabe (essentiellement judéo-musulman) qui, par définition, ne serait plus sioniste et qui, presque certainement, relèguerait les juifs au statut de minorité persécutée. Et les Israéliens n’ont d’ailleurs aucune intention de laisser arriver cette « raison apocalyptique ». Parce que, précisément, les Palestiniens qui parlent de la solution d’un Etat binational n’ont aucun partenaire juif avec qui négocier, la menace d’en revenir à cette position (la plus récente est celle d’Ahmed Qoreï, négociateur palestinien en chef) à moins qu’Israël ne se montre plus souple dans les négociations est totalement contre-productive. Non seulement elle n’assouplit en aucune manière les positions israéliennes, mais elle suscite, soit de l’indifférence, soit de l’hostilité. Dans les termes traditionnels de la carotte et du bâton, les Palestiniens qui agitent cette menace se frappent avec leur propre bâton. A l’intention d’Israël et de ses partisans : l’échec d’une solution à deux Etats ne signifie pas que l’alternative soit un Etat binational. C’est précisément parce que cette alternative n’existe pas que d’autres solutions sont évoquées, qui vont d’une simple gestion temporaire du conflit à trois Etats ou entités. Et l’échec d’aujourd’hui ne signifie pas non plus que demain, nous ne puissions tenter de parvenir à deux Etats, solution qui demeure la meilleure de toutes. Il est vrai qu’il y a un petit nombre d’Israéliens à la marge de la société qui, soit défendent, soit s’accommoderaient d’un Etat binational, parmi eux des anti-sionistes de gauche ou ultra-orthodoxes, ainsi que des colons qui pensent pouvoir survivre dans un Etat juif non-démocratique dans lequel les Arabes seraient de perpétuels citoyens de seconde zone. Je ne conseille pas aux Palestiniens de compter sur eux en tant que partenaires potentiels. La seule alternative aux deux Etats est le conflit
Hassan Khatib Les Palestiniens affrontant de plus en plus de difficultés dans leur lutte pour parvenir à un Etat indépendant à l’intérieur des territoires occupés par Israël en 1967, un sérieux débat a été lancé sur la faisabilité d’une solution à deux Etats. Les modifications continuelles apportées par Israël dans ces territoires (que ce soit par l’expansion de colonies juives illégales et d’infrastructures qui leur sont liées, dont le Mur, ou par la parcellisation des mêmes territoires par un système de check points et d’autres formes de barrières), ainsi que la stagnation du processus politique, ont fait vaciller encore un peu plus la croyance des Palestiniens dans la solution à deux Etats en tant que solution à la fois la plus souhaitable et la plus viable. De même, la séparation entre la bande de Gaza et la Cisjordanie imposée par Israël, qui s’est approfondie après le retrait d’Israël de Gaza et encore exacerbée par les affrontements qui ont suivi entre le Fatah et le Hamas qui ont laissé Gaza sous le contrôle du Hamas et la Cisjordanie sous celui du Fatah, ont suscité des interrogations supplémentaires sur la possibilité d’une solution à deux Etats. En outre, les Palestiniens sont décontenancés par les contradictions de la communauté internationale. D‘un côté, il semble y avoir un consensus sur la stratégie de deux Etats, mais de l’autre, on laisse se développer les modifications sur le terrain. Cela inclut à la fois la séparation et la division entre la Cisjordanie et Gaza et les changements qu’effectue Israël en Cisjordanie. A en juger par le comportement d’Israël, la meilleure manière de comprendre quels sont ses objectifs, il est facile de conclure qu’Israël souhaite et agit pour une future bande de Gaza séparée de la Cisjordanie. Au bout du compte, Israël semble satisfait de se retrouver face à deux directions différentes, à Gaza et en Cisjordanie. La direction et l’opinion palestiniennes, qui sont passées de l’exigence d’un Etat laïque et démocratique pour les Palestiniens et les juifs dans toute la Palestine historique à celle de deux Etats l’ont fait à cause de deux facteurs. En premier lieu, la situation créée par Israël ont fait de l’idée binationale une utopie. Deuxièmement, les efforts consentis par des éléments constructifs et amicaux au sein de la communauté internationale ont convaincu les Palestiniens d’adopter une stratégie compatible avec le droit international, qui reconnaît Israël mais considère son contrôle sur la Cisjordanie (y compris Jérusalem Est) et sur Gaza comme un fait de guerre et une occupation militaire illégale. En d’autres termes, ce sont à la fois les amis et les ennemis des Palestiniens, dans la région et au-delà, qui ont convaincu les Palestiniens qu’une solution à deux Etats était une possibilité qui aurait le soutien de la communauté internationale. Or, c’est cette même mentalité pragmatique, qui a mené à ce changement de direction historique de la cause palestinienne, qui remet aujourd’hui en question la faisabilité d’une solution à deux Etats. Néanmoins, malgré opinions et analyses éloquentes et intelligentes émises par un certain nombre d’intellectuels palestiniens, l’immense majorité de l’opinion, si l’on en croit les sondages, et la majorité des élites, considèrent l’idée binationale comme une stratégie dangereuse. A cela, il y a plusieurs raisons :   Une stratégie pour un Etat binational ferait baisser la pression sur Israël de mettre fin à son occupation illégale et de résoudre ainsi son problème principal, politique, juridique et éthique : celui d’être un pays occupant, oppresseur et colonial.   L’approche binationale signerait la fin de nombreuses réussites des Palestiniens en termes de construction de leur Etat et de ses institutions, et pourrait les ramener à une situation où les militaires israéliens ne contrôleraient pas seulement leur circulation, comme c’est le cas actuellement, mais encore leurs programmes scolaires, la nomination et le renvoi d’enseignants, et d’autres aspects fondamentaux de souveraineté dont disposent les Palestiniens depuis quelque dix ans.   Appeler à un Etat binational, solution moins probable et moins faisable que celle de deux Etats, sèmera la confusion dans la communauté internationale et ses instances juridiques, engagées, même si ce ne sont que par des mots, à mettre fin à l’occupation.   Il y a plusieurs dangers liés à l’appel à un Etat binational. L’un est qu’Israël mette en œuvre des solutions pratiques à cette solution binationale, mais seulement en Cisjordanie, qui comprend déjà des Palestiniens et des colons juifs. Un autre est qu’Israël ne prenne cet appel au pied de la lettre dans la seule Jérusalem, contribuant à l’israélisation de la ville et réalisant ainsi son annexion illégale. Il faut encore noter que les nombreuses voix qui appellent à un Etat binational paraissent le faire essentiellement pour avertir des conséquences d’un échec de l’approche à deux Etats. Cela n’est pas très habile dans la mesure où l’impression est que cette approche n’est qu’un exercice tactique et de communication, et non une stratégie. En réalité, la seule alternative à la solution à deux Etats est la perpétuation des affrontements entre Israéliens et Palestiniens, avec toutes les conséquences négatives que nous connaissons sur le plan régional. Les Israéliens et les Palestiniens n’ont que deux options : le conflit ou la fin de l’occupation conformément au droit international, en permettant aux Palestiniens de créer un Etat indépendant sur tous les territoires occupés depuis 1967, y compris Jérusalem Est. [1] "La solution à deux Etats ne sera bientôt plus possible" [2] Jusqu’à la déclaration d’Alger de novembre 1988 (ndt). Bitterlemons, 19 août 2008
http://www.bitterlemons.org./index.html Yossi Alpher, co-éditeur de Bitterlemons, est ancien directeur du Centre d’études stratégiques Jaffee à l’université de Tel Aviv. Hassan Khatib, co-éditeur de Bitterlemons, est vice-président de l’université Birzeit et ancien ministre du plan dans le gouvernement de l’Autorité palestinienne. Trad. : Gérard Source : Liste de diffusion La Paix Maintenant
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28/08/2008

n°90 - Les dossiers du Liban- 27-08 - Début - Regain de tension au Sud-Liban

n°90 - Les dossiers du Liban- 27-08 - Début - Regain de tension au Sud-Liban

 Les dossiers du  Liban                                N° 90                                                        27-08                                                       Par  M.Lemaire 


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire : 

 Tiré  à part

La justice libanaise (ndlr : indépendante ?) inculpe le président Mouammar Kadhafi.

2 Les brèves

2-1 Regain de tension au Sud Liban.

2-2 Sud Liban : Nouvelles violations aériennes par des avions de chasse israéliens.

2-3 La paix c'est dans très très longtemps.

 2-4 Euromarfor : au large du Liban, la France va assurer le commandement de la TF 448.

 2-5 Feu vert pour la vente d'armes belges au Liban.

2-6 L'Egypte a demandé à Israël de cesser ses menaces contre le Liban.

2-6 (bis) L'Egypte appelle Israël à s'abstenir de menaces contre le Liban.

2-7 Ossétie du Sud: le Hezbollah salue l'échec de "l'aventure" américano-israélienne.

2-8 2008 est une année noire pour le Hezbollah.

2-9 Réfugiés palestiniens en détresse.

Suite

3 Dossier

3-1 L'ancien directeur de la DST Yves Bonnet accuse les Etats-Unis d’ingérence.   

3-2 Point de vue de Michel Warshavski : Nasrallah et la résistance

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 Le Hezbollah : Mouvement de résistance référant pour le MDI et son leader Kemi Seba.

4-2 Construire l’explication scientifique.

Fin

5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Analyse de El Nashra : La question des détenus et disparus est "complexe". 5-2 Analyse de Amal Saad-Ghorayeb : L'échange de prisonniers entre Israël et le Hezbollah.

5-3 El Yafi Ghada : Propos et commentaires sur la représentativité des communautés.



Tiré  à part La justice libanaise (ndlr : indépendante ?) inculpe le président Mouammar Kadhafi. "Nous avons décidé d'inculper; le président libyen Mouammar Kadhafi  d'incitation à l'enlèvement et à la privation de liberté de Moussa Sadr"( chef spirituel libanais)  et de ses deux compagnons, écrit le juge d'instruction Samih el Hajj dans l'acte d'accusation, dont l'AFP a obtenu une copie. Dans ses attendus, le juge a estimé qu'en commettant ces délits, passibles de prison à vie en vertu du Code pénal libanais, le dirigeant libyen a également "incité à la guerre civile au Liban et au conflit armé entre confessions". Selon la loi libanaise, ce crime est passible de la peine de mort, d'après une source judiciaire. Six autres ressortissants libyens ont été également inculpés pour "participation à l'enlèvement". Le juge a aussi décidé d'"émettre un mandat d'arrêt" à l'encontre du dirigeant libyen et des six autres inculpés. Selon la loi, les magistrats peuvent émettre des mandats d'arrêt contre les personnes qui ne répondent pas aux convocations de la justice. En février, un avis de convocation de M. Kadhafi a été émis après qu'une première demande, transmise via le ministère libanais des Affaires étrangères, est restée sans réponse. Cette inculpation survient quelques jours avant le trentième anniversaire de la disparition de l'imam Moussa Sadr. Le Parquet libanais avait ordonné en août 2004 la réouverture de l'enquête sur cette affaire après avoir été saisie d'une plainte par les familles de l'imam Sadr et de ses deux compagnons disparus en même temps que lui. L'imam Sadr, fondateur du mouvement Amal, dont le chef actuel Nabih Berri est président du Parlement, n'a plus donné signe de vie depuis une visite en Libye en août 1978. Le mouvement Amal et les proches des disparus accusent le régime libyen d'être responsable de la disparition de l'imam et de ses compagnons, son bras droit cheikh Mohammad Yacoub et le journaliste Abbas Badreddine. La Libye dément pour sa part la disparition des trois hommes sur son territoire. (AFP / 27 août 2008 14h48)


2 Les brèves

2-1 Regain de tension au Sud Liban.

Dans une dépêche de l’ANI, on fait état d’un regain d’activité de Tsahal avec notamment le tir de fusées éclairantes durant la nuit et de patrouilles d’hélicoptères du coté des fermes de Chébaa et des collines de Kfar Chouba, occupées par IsraëlCe regain d’activité intervient alors qu’un rapport publié par le quotidien israélien Haaretz impute au Hezbollah d’avoir construit un réseau de bunker capable d’accueillir une 12ène de combattants et pouvant servir de lieu de stockage de missiles et de roquettes au Sud Liban dans les zones sous contrôle de l’armée libanaise et de l’ONU. Hier déjà, des avions de chasse israéliens avaient procédé à des raids ‘fictifs’ dans les régions de Nabatiyé, Marjayoun et de Khiam avant de survoler également les régions de Jezzine, de l’Iqlim el Touffah à basse altitude Ces survols constituent une violation de la résolution 1701 du conseil de sécurité votée en aout 2006 et qui a permis la conclusion d’un cessez le feu entre le Liban et Tsahal et interviennent alors que les autorités israéliennes ont mis en garde contre une possible reprise du conflit et l’élargissement de ses attaques contre les infrastructures civiles du Liban dont les infrastructures de transports et les centre de production d’électricité. Libnanews

2-2 Sud Liban : Nouvelles violations aériennes par des avions de chasse israéliens. Dans une dépêche de l’ANI, on indique que les avions de chasse israéliens ont procédé à des raids ‘fictifs’ dans les régions de Nabatiyé, Marjayoun et de Khiam avant de survoler également les régions de Jezzine, de l’Iqlim el Touffah à basse altitude Ces survols constituent une violation de la résolution 1701 du conseil de sécurité votée en aout 2006 et qui a permis la conclusion d’un cessez le feu entre la branche militaire du Hezbollah et Tsahal et interviennent alors que les autorités israéliennes ont mis en garde contre une possible reprise du conflit et l’élargissement de ses attaques contre les infrastructures civiles du Liban dont les infrastructures de transports et les centre de production d’électricité. Libnanews 26-08

2-3 La paix c'est dans très très longtemps. Des hommes de vertu ces israéliens ! De l'argent qui coule à flot venant des occidentaux et on voit à quoi ça leur sert : raids fictifs pour faire peur en semant la panique et pour montrer leurs muscles (qu'est-ce que c'est difficile et qu'est-ce qu'ils s'ennuient!).Egalement pour expérimenter et entretenir leur matériel militaire, en faisant de nous des cobayes. Pour couronner le tout avec des menaces directes visant les civils et les infrastructures publiques. On a beaucoup à apprendre de cette grande civilisation pacifiste et fraternelle. http://www.libnanews.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1522:sud-liban-nouvelles-violations-aeriennes-par-des-avions-de-chasse-israeliens&catid=47:politique-locale&Itemid=81

2-4 Euromarfor : au large du Liban, la France va assurer le commandement de la TF 448.  [...] A compter du 1er septembre 2008, la France assurera la responsabilité de la Task Force 448, force navale relevant de l'EUROMARFOR. Le contre amiral Alain Hinden en exercera le commandement depuis le bâtiment de commandement et de ravitaillement Somme, remplaçant ainsi le contre amiral Ruggiero di Biase qui la dirigeait depuis la frégate italienne Scirrocco. La TF 448 est la composante maritime de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Elle agit au large des côtes libanaises conformément aux résolutions 1701 et 1773 du Conseil de sécurité [...] Source : Ministère de la Défense 27-08


2-5 Feu vert pour la vente d'armes belges au Liban.

Le ministre de la Défense Pieter De Crem, en visite au Liban, a obtenu mardi après-midi un accord des autorités de Beyrouth dans le dossier relatif à la vente d'armes de l'armée belge au Liban. "Ce dossier avait préalablement franchi toutes les étapes au niveau des autorités belges. Il restait encore à le finaliser, ce qui est sur le point d'être fait depuis cet après-midi", a indiqué le ministre. Ce marché est consécutif à l'application de la résolution 1701 approuvée par le Conseil de Sécurité de l'ONU en août 2006. "Outre l'aspect commercial du dossier, il s'agit pour nous de donner la possibilité au Liban d'équiper son armée régulière, conformément à la résolution", a encore précisé Pieter De Crem. Dans les prochains mois, la Belgique devrait donc livrer au Liban 43 chars "Léopard", 16 véhicules chenillés de type "AIFV" (canons de 25 millimètres), 12 véhicules blindés de type M113 ainsi que les munitions correspondantes. (GFR) Belga -26-08 - http://www.rtbf.be/info/feu-vert-pour-la-vente-darmes-belges-au-liban-0
2-6 L'Egypte a demandé à Israël de cesser ses menaces contre le Liban. Le chef de la diplomatie égyptienne Ahmed Aboul Gheit a affirmé aujourd’hui à Beyrouth que son pays avait demandé à Israël de cesser ses menaces contre le Liban.
"Nous refusons toute menace contre l'unité et la souveraineté du Liban surtout si elle émane d'Israël", a indiqué le ministre à son arrivée à l'aéroport international de Beyrouth, soulignant le "soutien de l'Egypte au Liban".
"Hier, nous avons parlé aux Israéliens à l'occasion de la visite du ministre de
la Défense (Ehud Barak) en Egypte et nous leur avons demandé de cesser de penser à de telles menaces contre ce pays arabe ami", a déclaré plus tard M. Gheit après une rencontre avec le président libanais Michel Sleimane.
Israël a récemment multiplié les avertissements à l'encontre du Liban, menaçant notamment la semaine dernière d'attaquer les infrastructures civiles de son voisin en cas de nouveau conflit avec le Hezbollah.
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a répliqué en menaçant de "détruire" l'Etat d'Israël si ce pays mettait à exécution ses menaces.
AFP - 27 Août 2008

2-6 (bis) L'Egypte appelle Israël à s'abstenir de menaces contre le Liban. L'Egypte a toujours soutenu le Liban, se prononçant contre toute menace contre ce pays, surtout de la part d'Israël, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Ali Gheit, en visite officielle de 24 heures à Beyrouth. "Le 26 août, lors de la visite en Egypte du ministre israélien de la Défense , nous avons appelé la partie israélienne à s'abstenir de menaces contre le Liban", a affirmé aux journalistes M. Aboul Ali Gheit à l'issue des pourparlers avec le président libanais Michel Sleimane. La semaine dernière, le premier ministre israélien, Ehud Olmert, a déclaré qu'en cas de nouvelle attaque des combattants du Hezbollah, la réponse d'Israël serait plus forte qu'au cours de la guerre de 2006. Le ministre égyptien des Affaires étrangères envisage également une rencontre avec le premier ministre libanais Fouad Siniora et le président du parlement libanais Nabih Berri. Le but de sa visite est "d'exprimer la solidarité de l'Egypte avec le Liban et son peuple", a-t-il noté. "L'Egypte sera toujours contente de recevoir le président de la république libanaise", a-t-il souligné. 27 août - RIA Novosti. http://fr.rian.ru/world/20080827/116319603.html

2-7 Ossétie du Sud: le Hezbollah salue l'échec de "l'aventure" américano-israélienne. La crise en Ossétie du Sud est le résultat d'une "aventure" orchestrée par les Etats-Unis et Israël, a estimé jeudi soir à Beyrouth le leader du mouvement islamiste libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah. "Ce qui se passe en Géorgie est une bonne leçon pour tous ceux qui souhaitent se laisser entraîner par les Etats-Unis dans leurs aventures", a-t-il estimé dans un discours prononcé à l'occasion du 2e anniversaire de la fin de la guerre israélo-libanaise de 2006, retransmis par la télévision libanaise. Toutes les actions entreprises par Washington sont "coordonnées avec Israël" et visent en fin de compte à "sauver l'Etat hébreu" et à "garantir ses intérêts", a poursuivi M. Nasrallah, arguant que l'armée géorgienne était équipée d'armes israéliennes et qu'étaient présents en Géorgie des inspecteurs et des généraux israéliens, qui avaient dirigé l'intervention armée contre le Liban. Les projets américains visant à "briser la région (du Proche-Orient) pour complaire à Israël" sont "voués à l'échec", a résumé le leader du Hezbollah. 15 août - RIA Novosti. http://fr.rian.ru/world/20080815/116056083.html

2-8 2008 est une année noire pour le Hezbollah. Près de vingt jours après l'élimination de son contact syrien, cinq mois après l'assassinat de son contact du Hamas et huit mois après la mort de son chef emblématique, le Hezbollah a eu aujourd'hui un nouveau revers.
L'un de ses leaders les plus éminents, Haj Jamil Salah, a été assassiné dimanche à Tyr, ville côtière du Liban. Les responsables ont rapidement parlé de "mort accidentelle".
Sans vouloir trop spéculer, on devine que le gouvernement Olmert a demandé au Mossad de mener un nouveau type de guerre secrète contre le Hezbollah, dans la lignée de l'opération "Colère de Dieu" qui étrilla en son temps Septembre Noir.
Salah aura été la quatrième cible de renom éliminée cette année par les spéciaux israéliens.  Le Kidon, l'unité d'assassinat des services secrets israéliens (48 hommes et femmes répartis en 12 commandos) est visiblement très bien implanté en Syrie et au Liban. UN blog anonyme

2-9 Réfugiés palestiniens en détresse. Au cours du débat de confiance, plusieurs députés ont soulevé le cas des réfugiés palestiniens et l’un d’eux a proposé que les Etats arabes allègent le poids qu’ils constituent au Liban en leur permettant de travailler sur leurs territoires. Dans le même temps, le haut commissariat pour les affaires des réfugiés faisait état, cette semaine, de plus de 2.300 réfugiés palestiniens bloqués depuis deux ans à la frontière syro-irakienne.

En précisant que l’Islande en recevait une trentaine chaque année, la priorité étant donnée aux filles non mariées, aux mères et aux veuves. La Suède en accueille aussi un petit nombre. Le haut commissariat ajoute que ces réfugiés venus du pays du Rafidain, n’ont pu être admis dans les camps aménagés en territoire syrien, deux d’entre eux en hébergeant, le camp d’Al-Walid 1.400 et celui d’At-Tanaf près d’un millier.
Il existe encore 10 et 15.000 réfugiés palestiniens en Irak, vivant dans des conditions désastreuses.
Les réfugiés du Liban ne sont donc pas les seuls à vivre dans des conditions difficiles, alors que notre pays avec ses ressources limitées et ses crises successives, ne parvient pas à assurer une vie digne à ses fils de condition modeste et à revenu limité...
Aussi, beaucoup parmi eux, surtout les jeunes, s’expatrient-ils pour s’établir sous des cieux plus cléments et assurer leur avenir.
http://www.rdl.com.lb/2008/q3/4171/evenement.html

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n°90 - Les dossiers du Liban- 27-08 – Suite 1 - Regain de tension au Sud-Liban

n°90 - Les dossiers du Liban- 27-08 – Suite 1 - Regain de tension au Sud-Liban

 Les dossiers du  Liban                                N° 90                                                        27-08                                                       Par  M.Lemaire 


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :                         – Suite 1 -

3 Dossier

3-1 L'ancien directeur de la DST Yves Bonnet accuse les Etats-Unis d’ingérence.   

3-2 Point de vue de Michel Warshavski : Nasrallah et la résistance

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 Le Hezbollah : Mouvement de résistance référant pour le MDI et son leader Kemi Seba.

4-2 Construire l’explication scientifique.


3 Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 L'ancien directeur de la DST Yves Bonnet accuse les Etats-Unis d’ingérence. Extraits d’un entretien avec Yves Bonnet, ancien directeur de la DST (Direction de la Surveillance du Territoire). Pourquoi toute cette préoccupation internationale au Liban ? Trois pays veulent s’ingérer au Liban, les États-Unis, l’Arabie Saoudite et Israël. Leurs intérêts convergent et la coopération américano saoudienne, via le club Welch, est forte au Liban. Les États-Unis souhaitent transformer le Liban en une base à partir de laquelle ils auront à faire pression sur la Syrie et le Hezbollah. Que voulez-vous dire par club Welch ? Il s’agit du groupe Geagea-Joumblatt-Hariri-Sanioura ; ce groupe est totalement sous les ordres de David Welch. Pourquoi nommez-vous ce groupe « club Welch » ? Regarder l’actuelle situation au Liban. La division est grande et une de ses conséquences, la faiblesse des chrétiens dans leur incapacité de choisir un président de la République , sans l’accord des États-Unis, d’Israël et de l’Arabie Saoudite. Lors de ma visite du Liban, j’ai été surpris de l’importance de cette division provoquée par l’ingérence étrangère. Tout le monde vise à imposer sa volonté aux libanais, en premier, le ministre Bernard Kouchner qui, à une époque, avait déclaré que l’armée libanaise devait détruire le camp de Nahr Al Bared. Je suis persuadé que, sans aucune ingérence étrangère, les libanais auraient pu former un gouvernement d’unité nationale. Qui, d’après vous, a interdit la formation de ce gouvernement ? Les États-Unis et Israël ; autrement, qui a intérêt à ce que ce gouvernement ne soit pas formé ? La division au Liban sert en priorité l’intérêt d’Israël. Lors de ma visite en août 2006, j’avais constaté que le Liban traversait une période que l’on pouvait qualifier d’unité nationale, ceci grâce aux positions de Michel Aoun et de Hassan Nasrallah. A cette époque, Nasrallah avait été très intelligent en considérant la victoire du Hezbollah comme étant celle de tous les libanais ; simultanément, Aoun était resté fermement solidaire de la Résistance durant toute la période d’agression israélienne. Les États-Unis et Israël s’attèlent aujourd’hui à diviser les libanais selon la formule connue « diviser pour régner ». Pourquoi l’armée libanaise mena le combat de Nahr Al Bared ? Les États-unis exprimaient leur volonté de revenir militairement au Liban. Cependant, la partie Sud du pays étant sous l’influence du Hezbollah, la solution idéale était alors de s’infiltrer par la porte nord en réanimant l’ancien projet de construction d’une base militaire à cet endroit. D’où l’idée de quelques uns aux États-Unis de provoquer des troubles au nord du pays pouvant ainsi fournir le prétexte à une présence militaire au Liban. Sur ce sujet, il faut savoir que les groupuscules connus sous le nom de Fath Al Islam étaient soutenus financièrement par les Hariri, avec un salaire mensuel de sept cent dollars par individu. Il n’est pas nécessaire d’en débattre compte tenu de la véracité de cette information. Ainsi, l’armée libanaise tomba dans ce grand piège qui lui était tendue ; elle fut contrainte à s’engager dans un dur affrontement dont elle n’avait pas besoin.
Quand je vois Monsieur Kouchner se comporter comme un général d’armée et je l’entends appeler à la destruction de Nahr Al Bared, je devine l’importance de l’irresponsabilité avec laquelle ce sujet avait été traité.
Qui est derrière les attentats au Liban ? Là se présente à nouveau la question de savoir : à qui profite ces crimes ? Peut-on alors accuser la Syrie ? Les syriens savent parfaitement que leur pays est la principale cible. Je crois que la Syrie est totalement étrangère à ces attentats. D’après vous, qui a assassiné Wassam Eid ? Cet assassinat est l’œuvre de ceux qui étaient proches de lui et qui travaillaient dans son entourage. Ici, l’essentiel n’est pas de connaître les exécutants de ce crime mais plutôt les commanditaires. Pourquoi tous ces assassinats ? A travers ces assassinats, le but recherché est le maintien de la crise et son aggravation. Ces attentats ne ciblent un individu que dans l’unique but d’aggraver cette crise. De là nous nous posons une question au sujet de l’assassinat de Pierre Gemayel et sur l’importance du dérangement que représentait cette personne. En vérité, le but de cet assassinat était la propagation du feu amorcé sur le fil conducteur de la crise. D’après vous, pourquoi monsieur Geagea ressent-il tant de force et d’assurance ? Une seule explication à cela : il est du côté de ceux qui exécutent ces crimes. Toujours à propos des ces assassinats, monsieur Joumblatt accuse le Hezbollah.….Il est certain pour tous que le Hezbollah n’a aucun lien avec tous ces crimes qui servent les intérêts de ses ennemis. Vos déclarations se basent-ils sur des faits ou des analyses ? Les deux à la fois. A propos de l’assassinat du premier ministre Rafic Hariri les enquêteurs affirment qu’ils possèdent des preuves. Mais alors qu’ils les avancent. Pourquoi ne les annoncent-t-ils pas ? A propos de l’entente Hezbollah/Courant Patriotique Libre, comment appréciez-vous cette entente ? D’abord il faudra que l’on signale la modération et le calme qui caractérisent la personnalité de Hassan Nasrallah. A travers cette entente, Michel Aoun a agit en écartant tous les dangers d’une nouvelle guerre civile. Le Hezbollah est un fort garant aux chrétiens et à leur rôle important au Liban et au Moyen Orient. Si j’étais chrétien libanais, je me serais allié à Michel Aoun et aurais soutenu sa politique. Croyez-vous que les chrétiens au Liban, de surcroît minoritaires dans le monde arabe, pourraient vivre sous l’emprise salafiste ? A propos de la politique de la France envers le Liban, comment appréciez-vous cette politique ? Cette politique interpelle la désolation, ceci depuis le règne de Jacques Chirac qui confondait ses intérêts avec ceux de la France. Avec Nicolas Sarkozy, les considérations personnelles ne sont plus comme elles étaient du temps de Chirac ; cependant Sarkozy n’est pas Charles De Gaulle et est très proche des américains.
Quant au ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, il est l’homme des idéologies et agit en s’y référant. Dans la situation libanaise et dans la question iranienne, souvent il agit à partir de ses émotivités juives ; n’était-t-il pas un des rares qui avaient soutenu l’invasion de l’Iraq ?
Vous avez évoqué le caractère modéré du Hezbollah ; cependant les médias en France disent le contraire ? Les médias en France tentent de faire croire et admettre que le Liban est divisé en deux parties : le groupe de la démocratie, c’est-à-dire celui au pouvoir et le groupe pro syrien, c’est-à-dire l’opposition. Sur quoi vous vous basez pour croire que le groupe au pouvoir est plus démocratique que les autres ? L’ironie est le fait qu’une bonne majorité des gens actuellement au pouvoir, s’était rassasié depuis longtemps, tout en étant à table, hôte de syriens, et qu’aujourd’hui elle accuse Michel Aoun d’être proche de la Syrie. Enfin , le Hezbollah en 2008 n’est pas celui de 1985. Il est un mouvement de résistance à l’occupation, et son chef, Hassan Nasrallah, agit au Liban comme avait agit De Gaulle en France. Avez-vous l’intention de visiter prochainement le Liban ? Je visite souvent le Liban et mon plus grand souhait est de rencontrer un jour Hassan Nasrallah : cette divine personnalité mérite grand respect  Al Intiquad, 8/02 15 février  Yves Bonnet   http://www.geostrategie.com/511/liban-lancien-directeur-des-services-secrets-francais-accuse-les-etats-unis#comments


3-2 Point de vue de Michel Warshavski : Nasrallah et la résistance. Le véritable caractère d’un peuple est la résistance et le refus d’accepter l’injustice et l’oppresseur. Il y a deux ans, pendant la seconde guerre contre le Liban, nous avons publié de nombreux textes du Hezbollah, notamment des discours du Sheikh Nasrallah. C’était nécessaire compte tenu du rôle crucial joué par le Hezbollah pour contrecarrer la guerre globale israélo-américaine en Asie de l’ouest et faire de la région le lieu d’une des défaites les plus humiliantes de la stratégie israélo-américaine. Si les dirigeants politiques israéliens prenaient le temps de lire Nasrallah et d’autres chefs du Hezbollah, ils seraient mieux en mesure de comprendre le sens de la défaite d’Israël ; si les militants de la paix s’intéressaient plus à la pensée politique de l’organisation libanaise, ils seraient sans aucun doute moins surpris par les conséquences de l’aventure militaire de 2006. Cependant, ces deux groupes, dirigeants et militants, sont coincés par des clichés, par des préjugés et, par conséquent, à chaque fois ils sont surpris. Pour notre part, nous continuerons de porter intérêt à l’un des mouvements politiques les plus importants du monde arabe, et de traduire ce qui est écrit et dit par ses dirigeants, de sorte que les militantes et militants israéliens, au moins eux, comprennent ce qu’il se passe sur la scène politique régionale. Vous trouverez ci-dessous un extrait du discours de Nasrallah prononcé à l’occasion de l’échange de prisonnier et de la libération de Samir Kuntar. Ce discours se caractérise par une vision mondiale et stratégique, politique et globale, à mille lieux de l’image du « fanatisme religieux » collée à ses paroles par les médias israéliens, les « commentateurs » et « experts en questions arabes ». « [...] Nous devons insister sur le fait que les mouvements de résistance de cette région, et particulièrement de Palestine et du Liban, sont complémentaires, qu’ils représentent une continuité, et que leurs efforts, leur expérience et leurs victimes s’ajoutent, tout cela afin de parvenir aux mêmes objectifs : la libération de la terre, du peuple et des lieux saints. Frères et sœurs, de là où nous nous trouvons, et au côté de tous les martyrs au cours de ces trente dernières années, nous nous souvenons des sacrifices de tous les combattants de la résistance, libanais, palestiniens et arabes, islamiques, nationaux ou panarabes, de l’ensemble de l’arc-en-ciel intellectuel et des organisations. Nous sommes fiers d’eux et nous respectons, nous chérissons toutes les organisations, tous les partis de la résistance et tous les militants et martyrs qui nous ont précédés sur la voie de la résistance et de la lutte. Nous profitons de votre expérience, nous recevons l’inspiration de votre sacrifice et préservons votre place respectée dans le passé, le présent et l’avenir de la résistance. Dans ce contexte, je souhaite répéter ce que j’ai dit dans le passé : l’identité réelle des peuples de notre région, leur identité profonde et constante, c’est la résistance, le désir de résister, la culture de la résistance, l’opposition à l’occupation, aux oppresseurs et à l’oppression, quels que soient l’occupant, l’opprimé et ceux qui ordonnent. C’est pourquoi vous trouverez toujours, à travers des décennies entières, ceux qui brandissent le drapeau de la résistance, un drapeau qui ne se baissera pas en se transmettant de mains à mains, de groupes à groupes, d’organisations à organisations, de partis à partis. Les noms et discours de ces organisations ne sont qu’un phénomène superficiel et éphémère. Le véritable caractère d’un peuple est la résistance et le refus d’accepter l’injustice et l’oppresseur . [...] ». Michel Warshavski

17 août Michel Warschawski est journaliste et écrivain. Fondateur du Centre d’information alternative (AIC) en Israël, il est l’un des représentants du courant radical antisioniste en Israël. http://alternatives-international.net/article2386.html



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage. Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information   4-1 Le Hezbollah : Mouvement de résistance référant pour le MDI et son leader Kemi Seba. Dans une des vidéos, Kemi Seba rend hommage au mouvement du Hezbollah qui est passé maître dans la maîtrise des compétences, des savoirs faire et connaissances énoncés précédemment.
Le savoir faire militaire du Hezbollah est d’un grand professionnalisme depuis sa création en 1982. Celui-ci provient d’une très bonne formation militaire et idéologico-religieuse délivrée en grande partie par les Iraniens. Par la suite, le Hezbollah a su trouver le soutien d’une grande partie de la société libanaise au court de son développement pendant la guerre civile libanaise des années 80, pendant le conflit contre Israël dans le sud Liban et dernièrement dans le règlement de la crise institutionnelle libanaise. Le peuple libanais bénéficie toujours de la bienveillance des œuvres sociales du Hezbollah: prises en charges des familles des hommes tombés au combat ou tuées lors des bombardements israéliens, créations de dispensaires, d’hôpitaux, d’écoles, de centres vétérinaires pour les animaux d’élevages et pour la formation des agriculteurs…etc.
Il semble en effet qu’il est tactiquement et stratégiquement intéressant de trouver des concepts, des processus, et des managers auprès du mouvement de guérilla nationaliste Hezbollah, qui rappelons le, est le mieux structuré et le plus efficace (avec celui des tigres tamouls du Sri Lanka) en ce début de XXIème siècle pour se battre dans des conflits asymétriques.
Le MDI, structure de résistance anti-impérialisme, aurait pu aller chercher du soutien auprès de la Syrie , de la Libye , du Vénézuela, de la Russie …mais semble t-il c’est vers l’Iran et par le Liban que le MDI s’est tourné.
En effet le centre Zahra France est un centre culturel et religieux, réunissant des Musulmans chiites proches des Iraniens. Ces derniers ont du être intéressé par le positionnement du MDI dans son combat contre le sionisme et contre l’impérialisme en général.
De plus on remarque que le MDI annonce très clairement son combat contre le racisme et le sionisme. La conversion à l’Islam de Kemi Seba va renforcer ces idées honorables. En effet s’il avait pu tenir des propos ambigus sur certaines communautés religieuses et « raciales » avant sa conversion, son combat contre les sionistes et non les juifs est maintenant très clairement dit et affiché. On peut donc imaginer prochainement que des juifs anti-sionistes viennent rejoindre le MDI au nom de ces valeurs anti-racistes, conscients que les premières victimes à long terme de la politique sioniste sont et seront les juifs du monde entier.
Cette démarche est aussi à inscrire dans celle initiée par le centre Zahra France qui a entrepris dernièrement, en collaboration avec le rabbin belge Shmiel Mordche BORREMAN, le développement du projet d’action et de réflexion intitulé : L’ ALLIANCE STRATEGIQUE AMICALE ENTRE JUDAÏSME ET ISLAM CONTRE LE SIONISME.
Ceci étant dit, on peut faire une critique au MDI concernant sa stratégie de rassemblement des militants et sympathisant anti-impérialistes dans sa structure. Force est donc de constater qu’il ne s’ouvre pas assez aux militants de gauche et d’extrême gauche. Pourtant, dans les grands mouvements de résistances, toutes les sensibilités sont représentées. Le général de Gaulle et Jean Moulin avaient compris que l’unité dans le combat, contre l’oppression, l’occupation et l’acharnement contre des hommes (juifs, tziganes, communistes, gaullistes…etc.) était le combat des justes, unis en dépit des convictions politiques différentes entre ces résistants. Daniel B.  22 août http://allainjulesblog.blogspot.com/2008/08/point-de-vue-hezbollah-mouvement-de.html

4-2 Construire l’explication scientifique. « Lors de son intervention du 14 août dernier, Hassan Nasrallah a encore qualifié la victoire remportée par la Résistance contre l’agression israélienne de divine »
« oui pourquoi ... ça te gêne ? »
« supposons que ça soit vrai, cela signifierait quoi ? »
« je pense qu’il a toujours tout simplement voulu dire que vaincre la plus puissante armée régionale soutenue par les armées les plus puissantes au monde relève d’un miracle... et que de ce fait, cette victoire peut être qualifiée de divine »
« il a donc recours à la notion de miracle... mais alors, qu’est-ce qu’un miracle ? »
« Un miracle est un fait extraordinaire ou surnaturel, attribué à une puissance divine et accompli soit directement, soit par l’intermédiaire d’un serviteur de cette divinité. Les miracles ne sont pas explicables scientifiquement et ce pour deux raisons :
. la majorité des miracles sont relatés ; c’est le cas entre autres, mais pas uniquement, des miracles signalés dans les livres saints comme
la Bible , la Torah ou le Coran ;
. un miracle explicable scientifiquement n’est souvent plus considéré comme un miracle. Cela concerne en particulier les cas de miracles contemporains. »
« ah voilà... on y arrive ! »
« comment ça ? »
« je pense qu’il y a abus d’utilisation de ce mot par le dirigeant du Hezbollah »
« pourquoi ? »
« comme ce qu’il considère comme étant un miracle est explicable scientifiquement, alors il ne l’est plus »
« hum... hum... voyons voir, comment expliques-tu scientifiquement la victoire de juillet 2006 ? »
« comme toute chose vérifiée scientifiquement, commençons par établir un constat réel de son existence »
« oui... quelle est cette chose ? »
« tout simplement l’organisation même du Hezbollah »
« c’est-à-dire »
« le Hezbollah n’est ni plus ni moins que la traduction concrète d’une volonté d’hommes et de femmes qui se sont organisés pour résister contre l’occupation de leurs villes et villages »
« certains disent qu’Israël est un miracle... »
« foutaise... là aussi c’est explicable scientifiquement... c’est le même raisonnement qu’avec le Hezbollah »
« tu veux dire que de tout ce qui se passe dans la région, rien n’est miraculeux !? »
« non... ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit... je dis seulement que le Hezbollah et Israël sont explicables scientifiquement... et donc la victoire du premier sur le second »
« tu veux dire que Hassan Nasrallah ne dit pas vrai ! »
« je dis que Hassan Nasrallah en sa qualité de religieux a tendance a expliqué le cours de la vie en recourant aux critères de sa religion... comme font les fondateurs du sionisme »
« c’est bien son droit... et c’est bien le leur »
« absolument... »
« où est le mal alors ? »
« je n’ai jamais dit qu’il y avait un mal quelque part... je tiens tout simplement un raisonnement scientifique »
« tu veux dire que concrètement une force militaire peut être vaincue par une autre plus faible qu’elle »
« tout à fait... le Hezbollah en a apporté la preuve en juillet 2006 face aux israéliens soutenus par les américains... comme l’ont fait d’autres organisations en d’autres lieux et en d’autres temps »
« c’est désenchantant pour les résistants du Hezbollah... »
« pas du tout... »
« comment ça ? »
« il faut les laisser croire au miracle... le contraire serait une grave erreur ! »
« ... !? » Al Faraby
Samedi, 16 août 2008
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4897

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n°90 - Les dossiers du Liban- 27-08 – Fin -- Regain de tension au Sud-Liban

n°90 - Les dossiers du Liban- 27-08 –  Fin -- Regain de tension au Sud-Liban

 Les dossiers du  Liban                                N° 90                                                        27-08                                                       Par  M.Lemaire 


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :                         – Fin -

5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Analyse de El Nashra : La question des détenus et disparus est "complexe". 5-2 Analyse de Amal Saad-Ghorayeb : L'échange de prisonniers entre Israël et le Hezbollah.

5-3 El Yafi Ghada : Propos et commentaires sur la représentativité des communautés.


5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 5-1 Analyse de El Nashra : La question des détenus et disparus est "complexe", selon Mouallem, car elle est liée aux fosses communes, aux disparus en mer, et aux détenus livrés à Israël. Les ministres des AE libanais et syrien, Fawzi Salloukh et Walid Mouallem, ont tous deux qualifié les négociations tenues entre les présidents libanais et syrien à Damas de très constructives en plus d'avoir jeté les bases à des relations exceptionnelles entre deux pays frères.
Mouallem a d'autre part affirmé que les relations diplomatiques libano-syriennes ne sont liées qu'à la volonté des Libanais et des Syriens. Commentant des déclarations récentes de la secrétaire d'Etat US Condoleezza Rice saluant le rétablissement de relations normales entre les deux pays, le ministre syrien a estimé que si certains y voient du bon, soit.
Salloukh, qui s'est félicité à son tour de la réussite des négociations, a déclaré qu'ils ont été chargés le ministre Mouallem et lui-même de la mise en application des décisions de ces négociations, annonçant que jeudi prochain, une réunion ministérielle se tiendra autour de l'établissement de relations diplomatiques entre le Liban et
la Syrie , et une semaine après le gouvernement prendra les mesures nécessaires conjointement avec le ministère des AE syrien pour réaliser ces décisions.
En ce qui concerne les détenus libanais dans les prisons syriennes, le ministre Mouallem a déclaré qu'il faut faire la différence entre les disparus et les condamnés, ajoutant que la question des disparus a été étudiée en détail et un mécanisme a été mis en place pour raviver le travail sur ce dossier dont se chargera un comité formé de juges libanais et syriens qui auront à intensifier leurs rencontres et leurs coopération avec les appareils sécuritaires des deux pays et présenter des compte-rendus sur leur travail.
Mouallem a qualifié ce dossier de "complexe" puisque pour le résoudre il faudra "ouvrir des fosses communes au Liban, fouiller les fonds marins et élucider le sort de ceux qui ont été livrés par des milices à Israël.
En ce qui concerne la démarcation des frontières, Mouallem a déclaré que les deux parties doivent d'abord cerner les régions prioritaires dans l'opération de démarcation, ajoutant que le Liban et
la Syrie sont incapables de procéder à cette opération dans les hameaux de Chebaa tant que la région est sous occupation et sous menace israélienne. Sur ce point, Mouallem a ajouté que le comité chargé de démarcation des frontières intensifiera ses efforts dans l'intérêt des deux pays, soulignant que les comités sont faits pour réaliser les détails de ce qui a été décidé.
Sur un autre plan, Mouallem a déclaré que tout le monde est bienvenu en Syrie, "mais nous n'obligeons personne à y venir", a-t-il ajouté. "Une certaine personnalité libanaise a clairement exprimé son refus de venir, alors que personne ne l'avait invité à venir", a ironisé Mouallem faisant allusion au député Saad Hariri, sans le nommer.
Pour ce qui est des négociations syro-israeliennes indirectes, le chef de la diplomatie syrienne s'est engagé à informer "les frères libanais sur l'avancée de ces négociations jusqu'à ce qu'elles deviennent directes, si les circonstances s'y prêtent."
Sur ce point, le ministre libanais des AE a affirmé que le Liban n'a pour l'heure aucun intérêt à négocier avec Israël car les relations libano-israéliennes sont régies par des résolutions onusiennes. "Nous discuterons de la possibilité de la tenue de telles négociations le moment venu", a ajouté Salloukh.
14 août 2008

5-2 Analyse de Amal Saad-Ghorayeb : L'échange de prisonniers entre Israël et le Hezbollah.

La décision prise par le gouvernement israélien, de conclure un accord d'échange de prisonniers avec le mouvement libanais Hezbollah – à la veille de l'anniversaire du déclenchement de la guerre entre les deux partis, une guerre qui dura du 12 juillet au 14 août 2006 – ne rentrera pas dans les annales des moments les plus glorieux de l'histoire d'Israël.

Même son architecte en chef, le Premier ministre Ehud Olmert, a évoqué, à propos de ce marché, les termes de « tristesse » et d' « humiliation », tandis qu'il faisait l'objet d'une opposition catégorique de la part des chefs de l'agence israélienne de sécurité intérieure (Shin Bet) et de celle du renseignement international (Mossad), ainsi que d'un certain nombre d'hommes politiques israéliens appartenant à l'ensemble du spectre politique. De fait, l'échange de prisonniers, en lui-même (ou, dans le cas de deux soldats israéliens dont la capture avait entraîné la guerre de l'été 2006, de leurs dépouilles), qui devrait avoir lieu au plus tard entre le 16 et le 17 juillet 2008, dernier carat, peut être décrit comme une resucée de ce que la commission d'enquête israélienne (chargée d'analyser le conflit) elle-même considéra comme une défaite israélienne d'ampleur historique.

Certes, Israël avait déjà conclu des marchés similaires, par le passé – certains d'entre eux impliquant la libération de nombres de prisonniers bien plus importants que les cinq Libanais qui doivent être élargis, cette fois-ci. Mais la nature-même du présent échange, ainsi que l'ensemble de ses nombreuses implications stratégiques, en font un jeu à somme nulle, dans lequel Israël est le perdant et le Hezbollah, une fois encore, émerge, triomphant. En le mettant en œuvre, Israël tiendra bel et bien la « promesse craché-juré » du leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, d'obtenir la libération des prisonniers libanais retenus par Israël (soit, l'objectif initial de l'opération effectuée par le Hezbollah, le 12 juillet 2006, lorsqu'il captura deux soldats israéliens sur la frontière israélo-libanaise), et il (Israël, ndt) ne fera que reconfirmer le slogan maintes et maintes fois répété par Nasrallah : « Exactement comme je vous ai toujours promis la victoire, aujourd'hui, je vous promets, encore une fois, la victoire ! ». L'impact général confèrera à ces maximes populaires l'apparence de prophéties stratégiques…
L'équilibre des avantages
En substance, le marché est à l'avantage du Hezbollah, tant quantitativement que qualitativement. En effet, en sus de la libération de quatre combattants libanais faits prisonniers durant la guerre de 2006, le Hezbollah a arraché à Israël l'élargissement du doyen des prisonniers libanais en Israël, Samir Kuntar, en prison depuis 1979 pour le rôle qu'il prit dans l'assassinat d'un Israélien, de sa fille âgée de quatre ans et d'un policier. On ne saurait surestimer, tant elle est immense, la valeur symbolique de la libération de Kuntar, aux yeux du Hezbollah – qui l'a qualifié de « chef des prisonniers libanais et arabes » - ; en effet, son statut de cause célèbre pour de très nombreux Libanais a été acquis en 2004, lorsqu'Israël le qualifia de « monnaie d'échange » humaine, susceptible d'être versée contre des renseignements concernant le sort de l'aviateur israélien porté disparu, Ron Arad.
Finalement, le rapport détaillé rendu par le Hezbollah, le 13 juillet, sur ce qui est advenu à Arad, se limite à ses propres investigations sur la disparition de l'aviateur – et l'on rapporte qu'il l'aurait déclaré mort, sans situer l'endroit où se trouve sa dépouille (voir l'article du Haaretz, d'Amos Harel et Yossi Melman : « Hezbollah transfers report on Arad », 14 juillet 2008 http://www.haaretz.com/hasen/spages/1001348.html ). De plus, la façon dont les médias israéliens ont présenté l'affaire suggère que la contrepartie du rapport sur Arad (du Hezbollah) est un rapport israélien sur le sort des quatre diplomates iraniens qui avaient été kidnappés (et vraisemblablement assassinés) durant l'invasion israélienne du Liban, en 1982.
Le véritable marchandage, en ce qui concerne Samir Kuntar, semble porter, aujourd'hui, sur les deux soldats israéliens enlevés, le 12 juillet 2006, Ehud Goldwasser et Eldad Regev – et cela assure à ces deux hommes une précellence manifeste sur le naguère iconique a aviateur Arad. La supposition très largement répandue selon laquelle les deux soldats sont morts signifierait qu'Israël va très bientôt recevoir des « soldats refroidis » en échange de « terroristes bouillonnants » - et c'est là une taloche très sévère infligée à la fierté nationale israélienne. Mais que ses soldats soient morts, ou bien vivants, le 16 ou le 147 juillet, la libération de Samir Kuntar signifiera qu'Israël en aura terminé avec sa politique de longue date consistant à refuser de libérer tout prisonnier qui aurait « du sang israélien sur les mains ».
Ce revers politique israélien a ragaillardi le Hamas, que l'ex-ministre des Affaires étrangères (palestinien) Mahmoud Al-Zahar exhorte à exploiter la décision concernant Kuntar dans ses négociations avec Israël au sujet de la libération de Gilad Shalit, le soldat israélien capturé par le Hamas le 25 juin 2006. La décision prise par le Shin Bet en juin 2008, d'approuver la libération de prisonniers palestiniens contre celle de Shalit – à condition que lesdits prisonniers palestiniens soient considérés ne plus représenter aucun risque sécuritaire – révèle la vulnérabilité croissante d'Israël face à des mouvements tels que le Hezbollah et le Hamas.
Autre indice de l'effritement du pouvoir de chantage d'Israël vis-à-vis des deux formations : son approbation, fût-elle réticente, de libérer un nombre encore non-spécifié de prisonniers palestiniens, dans le cadre même du « marché Hezbollah ». Dès lors que cela contredit le ministre Yaakov Edu parti Kadima, qui avait juré qu' « en aucun cas, nous ne libérerons le moindre Palestinien », il n'y a aucune raison de douter de la pertinence de Nasrallah, lorsqu'il décrit ce pan des négociations comme « le plus ardu ».
Le nombre précis des prisonniers palestiniens promis à l'élargissement n'est pas encore sûr (bien que, si Goldwasser, ou Regev, est toujours en vie, on peut assumer sans risque de se tromper que le Hezbollah obtiendra un prix encore meilleur, à cet effet) ; mais quoi qu'il arrive, cette concession est particulièrement néfaste, pour Israël. Une telle capitulation, d'un côté, ne peut que consacrer l'image de défenseur inébranlable des droits des Palestiniens, dont il jouit dans le monde arabe, et, de l'autre, elle ne peut que permettre au Hamas de faire monter les enchères du prix de la libération de Shalit, qui passe ainsi de 450 à 1 450 prisonniers palestiniens – d'autant plus aisément que le soldat des Forces Israéliennes de Défense est très vraisemblablement vivant.
Les ingrédients de l'échec
Si les termes du marché sont déjà très durs pour Israël, ses conséquences stratégiques sont elles aussi une cause de préoccupation pour lui, pour quatre raisons différentes. Primo, l'échange de prisonniers représente une reconnaissance tacite de la responsabilité d'Israël dans la guerre de juillet et août 2006, qui infligea des destructions énormes au Liban, causant la mort de plus de 1 200 Libanais (essentiellement, des civils). Israël avait présenté sa guerre comme une riposte aux enlèvements pratiqués par le Hezbollah, alors que Nasrallah avait insisté, depuis le début, sur le fait que son mouvement ne cherchait pas davantage qu'un échange de prisonniers avec Israël (retour à la case départ ! ndt).
L'accord manifesté par Israël pour procéder aujourd'hui à ce swap, après l'avoir refusé catégoriquement aussi longtemps, a exposé au vu de tout le monde l'utilisation que fait ce pays des enlèvements comme prétexte pour lancer une guerre préméditée contre le Hezbollah, dans une tentative visant à en démanteler l'infrastructure militaire.
Deuxio, le marché d'échange – ainsi que l'établissement de la preuve de la responsabilité israélienne dans la guerre de 2006 – confirme la conclusion de l'évaluation de la commission (israélienne) Winograd, à savoir la défaite d'Israël, dans cette guerre. Sa formidable machine militaire n'a réussi ni à éliminer la capacité militaire du Hezbollah, ni à obtenir la libération inconditionnelle de ses deux prisonniers. C'est très précisément ce que Nasrallah avait prédit, avec beaucoup de clairvoyance, le jour même desdits enlèvements, lorsqu'il s'est rendu célèbre en disant, au cours d'une conférence de presse : « Ces prisonniers, entre nos mains, ne rentreront jamais chez eux, sauf s'il y a des négociations indirectes, et un échange ». Sinon, non : « même si le monde entier tentait de les exfiltrer ». Au même moment, Olmert rejetait l'avertissement de Nasrallah d'un revers de la main, et se gaussait de sa proposition de procéder à un échange de prisonniers, déclarant qu'Israël « ne se soumettra à aucun chantage, et négociera jamais la vie de nos soldats avec des organisations terroristes. »
La même semaine, Olmert avait enfoncé le clou, avec une détermination tout aussi impérieuse et apparemment irrévocable, au sujet de Gilad Shalit : « Je n'ai jamais négocié jusqu'ici avec le Hamas, je ne suis pas en train de négocier avec le Hamas, et je ne négocierai jamais avec le Hamas ! ». Nasrallah, qui se targue de comprendre la psyché politico-militaire des Israéliens, avait anticipé ce roulage de mécanique, le 12 juillet 2006 : « Au début, ils [les Israéliens] disent non, mais ensuite, ils acceptent. Cela peut se produire d'ici une semaine, d'ici un mois ou d'ici un an, mais, en fin de compte, ils nous diront : « négocions »… »
Troisio, (oups : tertio !) : en acceptant le marché, Israël ne saurait se consoler par le fait qu'il est en train de se soumettre à la volonté de la communauté internationale ou au diktat du droit international. L'échange de prisonniers s'effectuera, certes, sous les auspices de l'Onu, mais il n'est pas inutile de rappeler que la résolution 1701 du Conseil de sécurité (qui mit un fin à la guerre, le 14 août 2006) – tout en en appelant à un « règlement urgent » de la question des prisonniers libanais – avait adopté le langage israélien en stipulant « la libération inconditionnelle des soldats israéliens enlevés » (en lieu et place d'en appeler à un échange). Et c'est ainsi que le Hezbollah apparaît comme ayant réussi à défier non seulement Israël, mais aussi, tout aussi bien, la volonté de la communauté internationale…
Quarto : en reconnaissant le Hezbollah, et non le gouvernement libanais, comme partenaire de négociations, Israël a, par inadvertance, sapé ce dernier, exacerbant encore un peu plus la position qui est la sienne. La réponse du Hezbollah aux critiques s'élevant à l'intérieur du Liban, au sujet de sa primauté, dans cette question (comme celles qu'a formulé l'homme politique Amine Gemayel) a toujours consisté à dire qu'aucun gouvernement libanais n'a jamais cherché à obtenir la libération de prisonniers libanais par les voies diplomatiques ; un des illustrations en est l'actuel gouvernement dirigé par Fouad Siniora, qui n'a pas utilisé le levier diplomatique dont il jouit vis-à-vis des Etats-Unis et de l'Europe pour résoudre la question des prisonniers. Le résultat en est que le Hezbollah émerge comme la force, au Liban, qui est à même d' « assurer », perpétuant de ce fait une importante dynamique politique – celle de l'acteur non-étatique qui fonctionne, de facto, par opposition à l'Etat non-acteur, qui [ne fonctionne pas et] ne fait que jouir d'un statut d'Etat de jure.
Ce distinguo répond pour partie à la question soulevée par un membre important de la faction du 14 mars au pouvoir actuellement au Liban, à savoir le leader druze Walid Jumblatt : « Comment se fait-il que certains d'entre nous [au Liban] ont le droit de conduire des négociations pour le retour de prisonniers, de mener des négociations avec Israël », tandis que l'Etat – au cas où il s'engagerait dans de telles négociations – serait « accusé de collaborer avec l'ennemi » ?!? Le point fondamental, c'est le fait que l'Etat de jure libanais, dépourvu de toute stratégie ou de toute politique défensive, n'a pas le pouvoir (vis-à-vis de ses ennemis), ni l'autorité morale (sur une proportion significative de la population libanaise) qui lui permettraient de négocier des marchés de ce type, et encore moins avec un ennemi aussi supérieur militairement et si anathémisé populairement que l'est Israël. Si l'Etat libanais, dans sa capacité présente, devait négocier (directement ou indirectement) avec Israël, cela ne pourrait être que sous la pression américano-israélienne à cet effet ; alors que si des formations, comme le Hezbollah et le Hamas, sont engagées dans de telles négociations, c'est parce qu'ils ont contraint Israël à s'y prêter.
La logique de la force
De fait, une conséquence plus large des échanges actuels de prisonniers avec le Hezbollah et le Hamas, c'est la confirmation du truisme selon lequel Israël « ne comprend que la logique de la force ». Le Hezbollah a invoqué à de multiples reprises et argument en attribuant la libération de portionsdu territoire palestiniens et libanais à l'activité de la résistance, tout en décriant la futilité de toute diplomatie avec Israël visant à recouvrer des prisonniers, ou des terres. Un haut responsable de l'Autorité palestinienne s'en est fait l'écho, récemment, en reprochant à Israël le fait qu'il « montre que la force est le seul langage que vous compreniez, en permanence. Le Hezbollah vous combat, kidnappe des soldats [sic], et voilà que toutes ses exigences sont satisfaites. Nasrallah met Israël à genoux à chaque fois, et vous, comment vous réagissez ? Vous, vous mettez Abou Mazen [le président de l'Autorité palestinienne] à genoux !... »
Pour Israël, sa reddition à cette logique n'est pas sans risque. En rétablissant des liens entre les enlèvements et les échanges de prisonniers, entre la lutte armée et la libération de territoires occupés, Israël s'expose à une confrontation renouvelée avec ses [innombrables, ndt] ennemis. Contrairement à des prédictions incessantes selon lesquelles la fermeture du « dossier libérations » du Hezbollah (après les libérations de prisonniers, et le recouvrement par le Liban des territoires disputés autour des Fermes de Shebaa) priverait le Hezbollah de tout prétexte pour conserver ses armes, l'échange de prisonnier ne fait, en réalité, que renforcer la légitimité, pour ce groupe, à conserver son statut de formation armée.
Le Hezbollah se voit clairement très bien continuer à jouer un rôle indispensable dans ce qu'Hassan Nasrallah appelle une « stratégie de défense nationale » [libanaise, ndt] effective. L'ex-ministre de l'Energie, de cette formation, Mohammad Fneish, s'en est fait l'écho, en faisant allusion au succès remporté par le groupe dans la conclusion du marché actuel : « lorsque nous évaluerons de futurs dangers, nous devrons reconnaître que la résistance correspond à une nécessité, de par sa préparation à agir, et de par l'expérience de ses combattants et de ses commandants. »
Le Hezbollah a veillé à ce que le marché d'échange des prisonniers serve de facteur d'unification politique en le saluant comme une victoire de l'ensemble de la nation libanaise. Nasrallah a fait un geste, à cet effet, en direction des anciens adversaires politiques de son parti, dans un discours qu'il a prononcé le 2 juillet. Au moment où j'écris ceci, les épigones du camp pro-gouvernemental du 14 Mars se sont engagés à assister à la cérémonie d'accueil au Liban des prisonniers Libanais ; le Premier ministre Fouad Siniora s'est quant à lui engagé à faire de ce jour un jour de fête nationale.
De plus, la façon que Nasrallah a de présenter ce deal fait du Liban « le premier pays arabe impliqué dans le conflit arabo-israélien » à résoudre des questions de prisonniers, de dépouilles de combattants et de combattants portés disparus lors de combats, lui qui est ce petit pays dans l'immense monde arabe… Cela permet aussi au Hezbollah de s'engager dans une opération de contrôle des dégâts particulièrement bienvenue, après son implication dans les affrontements intercommunautaires du mois de mai. Mentionnons que le fait que Kuntar n'appartienne pas au Hezbollah, mais appartienne à la communauté druze, laquelle est communément [et pour partie erronément, ndt] identifiée au camp du 14 Mars, sera sans doute de nature à faciliter grandement ce processus…
La faiblesse a un coût
Un des aspects importants du swap de prisonniers annoncé, c'est la capacité du Hezbollah à s'approprier pour lui-même le standard moral (qu'Israël a si longtemps revendiqué, en procédant à des échanges asymétriques de prisonniers avec les formations arabes de résistance) de celui qui agit conformément « aux valeurs et à la dignité humaines ». Nasrallah y a fait allusion, dans son discours du 2 juillet, quand il a défendu l'image « civilisée et humanitaire » du mouvement, due à « son respect pour l'homme et pour la valeur et la dignité propres à tout être humain », et fustigé la présentation d'« organisation terroriste » faite, de la résistance, par le gouvernement britannique. Comme l'a affirmé Fneish : « Nous avons rendu le respect à la valeur de l'humanité – un respect que lui avait enlevé le soi-disant ordre arabe ».
La célébration mémorielle de ses morts au combat par le parti, les campagnes de longue haleine qu'il a menées afin de récupérer ses prisonniers, les actions militaires et les initiatives diplomatiques qu'il a entreprises pour les récupérer, ont soutenu à quel point ses combattants, vivants ou morts, sont à ses yeux – et elles ont commencé à lui apporter de substantiels dividendes politiques. En cela, aussi, le Hezbollah a pris l'initiative sur Israël, dont la dernière opération militaire visant à récupérer ses prisonniers remonte aussi loin que l'année 1994, lorsqu'Israël avait enlevé Mustafa Dirani afin de l'échanger contre de l'info sur son aviateur Ron Arad. L'allégation de Nasrallah, selon qui Israël n'a même pas soulevé la question des dépouilles de ses dix soldats tués durant la guerre de 2006, si bien que c'est le Hezbollah qui s'est offert de les lui refiler, ne fait que renforcer cette appréciation. Par le passé, l'inclination d'Israël à s'engager dans des échanges de prisonniers bancals avait pu être perçue comme découlant d'un engagement éthico-religieux qui, à la fois, le rendait vulnérable et lui valait une image de supériorité culturelle et morale vis-à-vis d'Arabes dont le « prix » était bien inférieur ; aujourd'hui, toutefois, c'est cette même volonté qui passe pour de la faiblesse stratégique…
La raison la plus vraisemblable de la décision israélienne de signer un accord d'échange de prisonniers en dépit de ses implications stratégiques aussi redoutables, c'est le fait qu'Israël est désireux d'éviter une autre confrontation avec le Hezbollah, et de prévenir de futurs enlèvements de ses troufions. La défaite d'Israël dans la guerre de juillet-août 2006, et son aveu que le Hezbollah est devenu depuis lors encore plus puissant qu'il ne l'était par le passé, ne fait que refléter une diminution de sa capacité de dissuasion et une minoration de son statut de puissance militaire (une minoration qui jette un doute sur sa capacité de lancer des offensives militaires, actuellement, y compris [et peut-être, en particulier ? ndt] contre l'Iran). La pire faille, entre toutes, réside dans le domaine de la planification stratégique : si Israël avait accepté un échange de prisonniers avant, ou juste après le 12 juillet 2006, il aurait évité des provocations ultérieures du Hezbollah, et il se serait épargné l'humiliation de la défaite, qui a révélé sa faiblesse au monde entier, et qui l'a contraint à faire concession douloureuse sur concession douloureuse…
Amal Saad-Ghorayeb *
Amal Saad-Ghorayeb est Libanaise, spécialiste de science politique, chercheuse, analyste et auteur du livre : Hizbullah: Politics and Religion clique ici !
Cet essai a été publié, originellement, par Open Democracy. Il est republié ici avec l'autorisation de l'auteur.

on Electronic Lebanon, 16 juillet 2008
http://electronicintifada.net/v2/lebanon-opeds.shtml

traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier
http://www.alterinfo.net/L-echange-de-prisonniers-entre-Israel-et-le-Hezbollah_a21868.html http://www.alterinfo.net/L-echange-de-prisonniers-entre-Israel-et-le-Hezbollah_a21868.html

5-3 El Yafi Ghada  : Propos et commentaires sur la représentativité des communautés. Quelques propos et commentaires sur la représentativité des communautés après avoir vu l’émission sur NTV présentée et animée par M. Georges Saliba entre M. Chahhal et M. Charles Ayoub, dimanche 24 Août. Concernant la représentativité des sunnites Tout d’abord, la prétention que le courant du Futur mené par la famille Hariri représente les sunnites est totalement  erroné !  Feu le président Rafic Hariri est arrivé au pouvoir, sponsorisé par la famille Saoud, après que les accords de Taëf eurent érodé des prérogatives du chef de l’Etat, devenu « arbitre », et donné le pouvoir au conseil des ministres réuni, sous l’égide d’un premier ministre. Le gouvernement devait être formé de personnes représentant les diverses communautés du pays. La stratégie devait être posée et suivie durant le mandat, sous le contrôle de la chambre des députés. Le président Rafic Hariri, jouissant d’une fortune colossale, a su se faire obéir et avoir raison du dernier ministre récalcitrant. Il a pu donc gouverner seul, ou du moins il a su convaincre ses co-équipiers à la tête de l’Etat - le président de la république et le président de la chambre des députés -, de faire la politique que lui-même ou ses sponsors décidaient. Sa générosité avait pu avoir raison de ses opposants occasionnels y compris celle de certaines personnalités syriennes qui l’avaient aidé à maintenir sa main-mise sur le pays. S’il était le représentant officiel de la communauté sunnite au Liban parce que le système veut que les députés soient ainsi élus et que le premier ministre soit de confession sunnite, M. Hariri représentait surtout une classe sociale qui lui a permis de s’enrichir et de poursuivre une politique économique qui a ruiné le pays. Cette classe dont je veux parler, n’est nullement le groupe sunnite, comme entité, mais une classe qui regroupe des individus  de multiples confessions dont les intérêts se rejoignaient. En même temps, cette politique a continué à affaiblir les plus pauvres dont une majorité de sunnites, en particulier dans certaines localités du sud, du nord ou de la Békaa et même dans Beyrouth la capitale et là je voudrais désigner , en particulier, les propriétaires usurpés par SOLIDERE. Il ne représentait donc pas la communauté sunnite, ni ses intérêts, mais il pouvait avoir raison des plus démunis à cause de sa fortune et par le biais de la substitution des institutions de l’Etat par ses établissements propres, réussissant ainsi à manipuler des plus faibles. Après l’assassinat du président Hariri, il a été décidé que son fils Saad prendrait la relève. Totalement inexpérimenté mais obéissant aux mêmes sponsors,  Saad Hariri a réussi à se faire élire et à faire élire ses acolytes ( ses co-listiers personnels et les listes qu’il a soutenu dans diverse régions du pays, de confession sunnite ou de confessions autres, mais obéissant aux directives des sponsors), grâce à l’impact qu’a eu l’assassinat sauvage de Rafic Hariri sur la psychologie du peuple et surtout l’attribution de l’assassinat à la Syrie. Celle-ci apparaissait aux yeux de la plupart des libanais, toutes confessions confondues, alourdie par son ingérence dans les plus petits détails de la vie quotidienne  des libanais et par l’intensité de la corruption partagée et institutionnalisée ! La décision d’incriminer sans preuves, la Syrie ainsi que le fait de refuser d’ajourner les élections de 2005 pour laisser refroidir les émotions et permettre le choix de ses représentants à froid, aurait été imposée par les Etats-Unis, pour mener leur stratégie politique dans la région. Ce fait n’aurait pas pu avoir lieu dans les démocraties qui se respectent. On peut donc dire que si en apparence Hariri est un représentant de la communauté sunnite, il est en réalité le représentant d’un groupe qui décide d’ une politique particulière et qui représente les intérêts de groupes qui ne sont pas sunnites mais multiconfessionnels. Comment peut-on alors prétendre que le courant du futur représente la communauté sunnite et l’entraîne dans les eaux marécageuses du salafisme le plus pur ? Si Saad Hariri est inscrit « sunnite » dans les registres d’Etat, il n’a pas été élu par les seuls sunnites. On peut ajouter sans trop se tromper que de nombreux sunnites demeurent contre sa politique, mais avec moins de moyens médiatiques.  Si M. Hariri dit représenter les sunnites, sur quelle base le fait-il ? Il n’a jamais manifesté de  propos religieux pour convaincre de ses idées. Hormis ses dons pendant ou autour  de périodes de nécessités stratégiques, il n’a pas été porté à notre connaissance ses pensées ou publications concernant son islam sunnite. Si M. Chahhal le considère ainsi, pourrait-il nous informer sur quelle base ?

Concernant l’Islam et son interprétation Je ne veux en aucun cas me prétendre spécialiste dans ce domaine, ni donner de conseils mais seulement dire que si l’Islam est un message à visée universelle et c’est en cela qu’il a des prétentions d’universalité, il n’est pas dit que chacun a le droit de s’approprier le texte divin et d’en faire ou de lui faire dire ce qu’il veut, encore moins de l’imposer à qui que ce soit.  Prétendre que leur référence est le courant du futur et prétendre que ce courant représente les sunnites c’est aller un peu trop loin, surtout dans un pays comme le Liban où même si la démocratie reste tronquée, c’est un pays où les gens peuvent encore s’exprimer librement sans contrainte, sans peur d’être arrêtés ou  poursuivis pour leurs idées. La foi réelle reste loin des marchandages hypocrites des prétendus représentants de l’islam et de leurs visées mercantiles.

Concernant la représentativité confessionnelle et la politique au Liban Je ne pense pas que la politique au Liban ait un but missionnaire pour endoctriner le peuple. La politique, si elle a été basée sur un consensus de communautés confessionnelles afin qu’aucune ne soit écartée, l’inverse devrait aussi être vrai : nul ne devrait être écarté d’un poste en raison de son appartenance confessionnelle. Ainsi pourquoi un druze ne serait-il jamais président. Est-cela démocratique ? Et si un libanais de confession déterminée est élu, l’est-il pour ses compétences confessionnelles et religieuses ? Ainsi il est assez ridicule d’insister sur la représentativité confessionnelle, surtout lorsqu’elle est poussée au point qu’un groupe peut-on dire très rigide (le groupe salafiste)   se veut d’être d’obédience ou de référence à un parti politique ; cela nous laisse pantois !

Concernant les accords signés et rapidement réfutés entre un groupe salafiste et le Hezbollah. Nous avons vu avec un certain soulagement ces accords basés sur le refus du combat interconfessionnel, surtout entre membres de même confession, de recourir au dialogue et éviter les dérapages dans la rue. Il faut dire que n’importe quel accord qui aboutit à écarter la violence devrait être le bienvenu, où que ce soit et entre n’importe quels pôles de conflits. Mais voilà que dès le lendemain, il se trouve que des hommes politiques (M. Jisr en l’occurrence) et M. Chahal lui-même réfutent ces accords. Et là nous trouvons que c’est un comble ! Que Hariri l’accepte ou non, que les saoudiens l’acceptent ou non, on ne peut admettre l’idée de dénoncer un accord qui plaide pour la paix ! Peut-on nous expliquer pourquoi faut-il selon les principes « islamiques » ou « islamistes » (on ne sait trop) du mouvement du Futur ou de leurs principes politiques, pourquoi doivent-ils décider si on doit s’entre tuer ou non? Nous ne savons plus dans quel sens évoluent les évènements et dans quel sens évolue le Liban. Je croyais que nous étions les promoteurs du progrès dans le monde arabe et voilà que la politique, la religion, les affaires, tout cela se confond dans une gangue de raisonnements pétris dans l’argent et les fraudes qui se cachent derrière un semblant de foi ! Pour revenir aux évènements du 7 Mai 2008 Si les points de vue  politiques divergents ont divisé  les libanais durant 3 années et si le gouvernement a refusé de prendre en considération le fait que la moitié des libanais protestaient contre son gouvernement, dans un pays réellement démocratique, le premier ministre aurait : soit écouté les doléances et rectifié sa politique, soit, s’il restait convaincu du bien-fondé de sa politique, il aurait démissionné. Or rien de cela n’est arrivé et les institutions sont restées bloquées par l’entêtement du 1er ministre.

Pire : les harcèlements du groupe au pouvoir, en particulier  le groupe du mouvement du Futur, a fait de tout pour faire sortir l’opposition de ses gonds. Si bien que le jour, du 7 mai 2008, suite à une décision du gouvernement de voter 2 textes découvrant la Résistance vis-à-vis d’Israël,  le Hezbollah a décidé de manifester et, durant sa manifestation, quelques uns de ses membres ont été attaqués par des éléments du mouvement du Futur auxquels ils ont répondu. Ils ont donc répondu à une attaque à visée politique et non confessionnelle avec des armes légères, sachant que les éléments armés du Futur qui s’étaient rendus, ont été remis ainsi que leurs armes à l’armée libanaise, loin de tout confessionnalisme. La réponse était tournée contre le mouvement du Futur et non contre les « sunnites » comme a voulu le prétendre le discours  confessionnel des tenants loyalistes, qui favorisent, eux, les divisions confessionnelles comme le veut la refonte de nos pays en un nouveau Moyen-Orient.

Conclusion Ainsi, l’émission télévisée dont il était question nous montre à quel point le Liban est envahi et déboussolé par de nouvelles théories et propagandes mensongères et laisse ses citoyens dans la confusion la plus absolue. El Yafi Ghada


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27/08/2008

n°89 - Journal du Liban -13/8 au 26/08 - 1- Une nouvelle guerre israélienne contre le Liban aura de fortes répercussions sur Israël même


n°89 - Journal du Liban -13/8 au 26/08 - 1- Une nouvelle guerre israélienne contre le Liban aura de fortes répercussions sur Israël même

Journal du Liban   

N° 89         13-08 au 26-08

Par  M.Lemaire



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part

Une nouvelle guerre israélienne contre le Liban aura de fortes répercussions sur Israël même.

 ’Olmert : 'Israël ne considère pas "l'Etat libanais comme un ennemi, mais....  

Fouad Seniora entend envoyer une lettre  à l’ONU après les menaces israéliennes.

Ban Ki-moon recommande la prolongation du ‎mandat de la FINUL.

1 Lutte pour la libération du territoire

Seconde partie

2  Politique Libanaise  

3 Politique internationale a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

 6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Ne jamais oublier.

6-2 Richard Labévière et  la liberté de la presse.

7 Brèves

7-1 Israël cherche à attiser les différends ‎interethniques au Liban.

7-2 La Syrie et le Liban vont discuter des frontières.

7-3 Réfugiés palestiniens en détresse.

7-4 Aide canadienne...  où est l'argent promis ?

Dernière partie

8 Dossiers

8-1 Dossier de M.Lemaire : Préparation d'une nouvelle guerre?

1 L’état d’Israël menace le Liban s'il devient un «État du Hezbollah»

2 Guysen International News : Liban / Israël : le ton monte.

3 JC : Commentaire : Liban / Israël : le ton monte.

4 Les infrastructures libanaises cibles en cas de guerre selon un ministre israélien.

5 La frégate F930 "Léopold I" appareille ce matin à Zeebrugge pour une mission de 3 mois au Liban pour …

6 Opération « Impartial Behaviour »

7 Pas de trafic d’armes découvert par la Finul maritime.

8 Conclusion : Il serait très inopportun de prendre les intimidations israéliennes à la légère…



Tiré à part : Une nouvelle guerre israélienne contre le Liban aura de fortes répercussions sur Israël même.
24-08
Le secrétaire général de Hezbollah, al-Sayyed Hassan Nasrallah, a affirmé qu'une nouvelle guerre israélienne contre le Liban aurait de fortes répercussions sur Israël "qui en sortira perdant". "Les menaces israéliennes, nous ne les sous-estimons pas, ni ne les négligerons; Nous les traiterons avec confiance et fermeté", a-t-il indiqué dans une allocution qu'il a prononcée devant les scouts d'al-Mahdi, allocution retransmise par la chaîne de télévision satellitaire libanaise al-Manar. Al-Sayyed trouve que les menaces israéliennes relèvent de la guerre psychologique et d'intimidation visant le Liban et d'un chantage visant le peuple du Liban, et qu'Israël en a besoin à des fins d'ordre intérieur: la dispute de la tête du Parti Kadima et les élections législatives. Affirmant que les sionistes réfléchiront non pas mille fois, mais dix mille fois avant de s'aventurer dans une nouvelle agression contre le Liban, al-Sayyed a dit: "Nous n'avons pas besoin de répondre aux menaces par la menace, nous sommes des hommes d'action. Nous avions dit dans le passé et nous avons honoré nos dires, et ceci ne le ferons à nouveau". Gh.H. Sana  24/8  

 ’Olmert, : 'Israël ne considère pas "l'Etat libanais comme un ennemi, mais....  M.Regev, le porte-parole d’Olmert, a indiqué qu'Israël ne considérait pas "l'Etat libanais comme un ennemi.
Un haut responsable israélien a ensuite indiqué qu'Israël considérait que le gouvernement libanais avait "cédé sur toute la ligne aux exigences (du Hezbollah) et lui a permis d'user de la force pour poursuivre la lutte contre Israël".
Il a cité des rapports des renseignements israéliens selon lesquels l'armée libanaise "a cessé totalement ses contrôles concernant le passage d'armes" destinés au Hezbollah à partir de la Syrie. 20 août http://www.rplfrance.org/index.php?content=presse/080820AFP.php  

Fouad Seniora entend envoyer une lettre  à l’ONU après les menaces israéliennes. 22 Août Le Premier ministre Fouad Seniora entend envoyer une lettre au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, pour protester contre de récentes menaces israéliennes à l'encontre de son pays. Le Premier ministre a fait cette annonce lors d'une réunion du cabinet tenue jeudi et il a condamné les menaces lancées ces derniers jours par des responsables israéliens. http://www1.irna.ir/fr/news/view/line-94/0808230597020405.htm Ban Ki-moon recommande la prolongation du ‎mandat de la FINUL. Le secrétaire général de l'ONU a déclaré qu'une ‎nouvelle résolution serait votée le 27 août concernant la ‎Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
Ban Ki-moon a adressé jeudi une lettre au président du ‎Conseil de sécurité de l'ONU, recommandant l'extension ‎du mandat de
la FINUL jusqu'au 31 août 2009. ‎
Le secrétaire général de l'ONU a affirmé que
la FINUL ‎ferait tout son possible pour empêcher les forces ‎israéliennes d'accéder aux eaux du fleuve Litani pour toute ‎opération hostile.‎  M. Ban a aussi recommandé de reconduire pour une année  supplémentaire le mandat de la FINUL , qui dispose à l'heure  actuelle de 12.284 hommes.   " La FINUL continue de jouer un rôle crucial pour assurer la  stabilité et la paix au Sud-Liban et pour maintenir le plein  respect pour la Ligne bleue", la frontière délimitée par l'ONU séparant le Liban d'Israël 23 Août http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=12631&Itemid=0 08-23 http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-08/23/content_702105.htm



Résistance Analyse Nasrallah: Israël cherche à liquider des leaders du Hezbollah.
Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a accusé jeudi Israël de planifier la liquidation de leaders de son mouvement, dans un discours prononcé à l'occasion du deuxième anniversaire de la fin de la guerre de l'été 2006 entre l'Etat hébreu et la formation chiite libanaise. "Nous savons que vous projetez d'assassiner des leaders de la résistance (...) mais vous ne nous faites pas peur", a-t-il déclaré lors du discours retransmis par la télévision du parti, Al Manar. Le chef du Hezbollah a refusé de commenter les déclarations israéliennes sur le renforcement de l'arsenal du mouvement. "Que personne ne s'attende à ce que nous annoncions si nous disposons ou pas d'une arme nouvelle", a-t-il affirmé. La semaine dernière, des responsables militaires israéliens se sont alarmés de la possibilité pour le Hezbollah de s'équiper de missiles sol-air ultra-modernes qui pourraient menacer les survols aériens israéliens du Liban. M. Nasrallah a comparé "l'échec" de la Géorgie face à la Russie à la "défaite" d'Israël après l'offensive qu'il a menée au Liban en 2006 à la suite de la capture par le Hezbollah de deux soldats israéliens à la frontière. "Israël a exporté l'un de ses généraux (...) en Géorgie et ce gouvernement (géorgien) malheureux l'a chargé d'entraîner les forces spéciales géorgiennes", a-t-il dit. "La Géorgie , qui a compté sur des experts et un arsenal israéliens, a connu le même échec qu'avaient connu avant elle les généraux" israéliens, a-t-il ironisé. "Ce qui s'est passé en Géorgie est une leçon pour tous ceux qui acceptent que les Etats-Unis les entraînent dans des aventures risquées puis les abandonnent", a-t-il souligné. Concernant la visite du président libanais Michel Sleimane en Syrie, pays qui soutient le Hezbollah, M. Nasrallah a estimé qu'elle "inaugurait une ère nouvelle" entre Beyrouth et Damas, ancienne puissance de tutelle. M. Nasrallah a par ailleurs appelé à l'apaisement sur la scène politique libanaise, qualifiant d'"acte criminel" l'attentat à Tripoli (nord) mercredi, qui a coûté la vie à au moins 14 personnes, dont neuf soldats de l'armée libanaise.
(
AFP) Sources Loubnan
13 août 2008 -
Posté par Adriana Evangelizt

13-08 Naïm Kassem (Le numéro II du Hezbollah ) a indiqué, à l’occasion du 2ème anniversaire de la cessation des combats entre le Liban et Israël que les déclarations israéliennes sur l’inefficacité de la résolution 1701 qui a mis fin à ce conflit est le résultat de la dissimulation de la défaite de Tsahal, avant de décrire les relations entre le Hezbollah et la FINUL de normale. Libnanews 13-08 Naïm Kassem rappelant que le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah avait accepté le déploiement de l’armée libanaise au Sud Liban et d’accorder aux victimes du conflit une indemnisation, Naïm Kassem a accusé le secrétaire général adjoint américain David Welsh d’avoir œuvré durant le conflit pour empêcher le retour des habitants et créer une nouvelle zone tampon avec l’état hébreu. Il indique que le Hezbollah a alors réagi en appelant au retour des personnes dès la conclusion du cessez le feu avant d’indiquer que la Résistance est prête à assumer à nouveau son rôle en coordination avec le président de la chambre Nabih Berri qui gère le dossier politique. Libnanews



1 Lutte pour la libération du territoire

Les relents de la guerre

a) Liban 15-08 Mercredi matin, un attentat a frappé Tripoli (nord) faisant au moins 14 morts dont neuf soldats et un enfant, dénoncé par la Syrie comme un "acte criminel".  Sources AFP

16-08 Un membre du Fatah a été tué au camp des réfugiés ‎palestinien Ain al-Helvah dans le sud du Liban. Selon l'IRNA ‎Youssof Masa'ad a été tué hier soir lors des affrontements avec les ‎membres du groupuscule salafiste Jond-ol-Sham. Selon ce rapport ‎les forces sécuritaires libanaises ont découvert et désamorcer une ‎bombe de puissante intensité dans ce même camp. Cette bombe a ‎été placée près du siège des forces du Fatah. 70.000 des 400.000 ‎réfugiés palestiniens au Liban habitent le camp d'Ain al-Helvah IRIB-

18-08 L'armée libanaise a ouvert le feu à Tripoli, en riposte à une bombe artisanale lancée dans un secteur théâtre depuis mai d'échanges de tirs sanglants. Il n'y a pas eu de blessés, selon l'armée. L'armée a tiré dans la direction du lieu d'où a été lancée la bombe, dans un secteur séparant Bab al-Tebbaneh, à majorité sunnite, et Jabal Mohsen où résident des Alaouites, des adeptes d'une branche du chiisme, a indiqué un porte-parole de l'armée. Plusieurs bombes artisanales ont lancées dans la nuit ces derniers jours, mais l'armée, qui est chargée de la sécurité au Liban, n'était pas intervenue. ats

20-08 Au moins 18 personnes, dont 9 militaires, ont été tuées et plus de 40 blessées dans un attentat perpétré, mercredi en début de matinée à 7 heures 45, dans la rue al-Massaref dans la région du Tell à Tripoli. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’engin explosif, actionné à distance, visait un rassemblement de l’Armée. Placée apparemment dans une valise sur la chaussée près d’une station de bus, la charge, toujours selon les enquêteurs, préparée au Liban, était constituée d’environ 1 kg et demi de TNT additionnés à des boules de fer destinées, sans doute, à provoquer le plus de dégâts. Elle a explosé près du bus (plaque d’immatriculation numéro 370286) qui relie Tripoli à Bint-Jbeil, à bord duquel se trouvaient des soldats venant du Akkar et se rendant à Beyrouth.  Micheline ABI-KHALIL  "La Revue du Liban" N° 4171 Du 16 Au 23 Août 2008 http://www.rdl.com.lb/2008/q3/4171/index.html Libnanews

25-08 Des incidents ont marqué les nuits de Beyrouth, notamment dans la soirée de lundi (25 août), entre des militants du mouvement Amal à ceux du courant du Futur. Cette nuit, cette tension a débouché sur une forte explosion, entendue peu après minuit, dans le quartier de la Corniche de Mazraa, à Beyrouth. Pour l’instant, la télévision « Al Arabiya », qui a rapporté l’information, n’a pas donné des détails sur la cible visée ni sur les victimes ou dégâts. Mediarabe.info


b) Israël 15-08 Un homme blessé par l’armée israélienne à la frontière syrienne au Golan : Les forces israéliennes ont blessé par balles un homme qui avait pénétré,(…)  en provenance de Syrie, sur le plateau du Golan contrôlé par Israël, a déclaré l’armée israélienne. Ce genre d’incidents est rare et l’armée israélienne a indiqué qu’il avait été signalé au contingent des Nations unies présent dans la région. Les soldats ont tiré sur l’homme parce qu’il portait une arme à feu, a déclaré un porte-parole de l’armée. L’homme a été légèrement blessé et admis dans un hôpital israélien.
Sources Lorient le Jour

c) Armée Libanaise

20-08 Déployée massivement depuis le 23 juin au Nord, particulièrement à Tripoli pour rétablir l’ordre et la sécurité dans les zones de Jabal Mohsen et Bab el-Tebbané, la troupe, qui s’est illustrée contre le terrorisme à Nahr el-Bared (2007), essuie depuis peu des attaques terroristes de plus en plus fréquentes. Rien qu’à titre d’exemple, il y a environ deux mois (le 1er juin 2008), un attentat à la bombe a visé une position des renseignements de l’Armée à Abdé. Par Micheline ABI-KHALIL Article paru dans "La Revue du Liban" N° 4171 Du 16 Au 23 Août 2008 http://www.rdl.com.lb/2008/q3/4171/index.html

 26-08 En ce qui concerne la nomination d’un nouveau commandant en chef de l’armée libanaise, Aoun a assuré que cette nomination n’est soumise à aucun débat politique, appelant le président de la République et les responsables à un réveil de la conscience et à assumer pleinement leurs responsabilités. http://www.libnanews.com/


d) Finul Le mandat de la FINUL expire le 31 août : Déclaration du Quai d'Orsay sur le Liban

Point de presse du Quai d'Orsay : 21 Août L'adoption d'une nouvelle résolution est nécessaire pour proroger le mandat actuel de la FINUL qui, aux termes de la résolution 1773 adoptée le 24 août 2007, expire le 31 août prochain. Un projet de résolution sera donc présenté dans les jours à venir à New York. Le vote sur ce texte est prévu le 27 août. Le mandat de la FINUL expire le 31 août. Pourriez-vous m'indiquer si une résolution sur la prorogation du mandat est nécessaire et, si oui, quand est-ce qu'elle sera votée ? Comme vous le savez, après la crise de l'été 2006 entre le Liban et Israël, le Conseil de sécurité a décidé, par la résolution 1701, de charger la FINUL de contrôler la cessation des hostilités, d'accompagner et d'appuyer les forces armées libanaises à mesure de leur déploiement dans tout le sud du Liban et de fournir son assistance pour aider à assurer un accès humanitaire aux populations civiles et le retour volontaire des personnes déplacées. Source : MAEE  http://www.libnanews.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1498:point-de-presse-du-quai-dorsay--declaration-sur-le-liban&catid=47:politique-locale&Itemid=81



Politique

1 Liban :

2-1 La crise gouvernementale Au jour le jour 

 Le député Edgar Maalouf a demandé au Premier ministre Fouad Siniora de donner suite aux revendications du Courant patriotique libre (CPL) concernant les compétences du vice-Premier ministre car « cela est un droit qui revient à la communauté orthodoxe ». « Est-il possible que le vice-Premier ministre ne soit pas informé de ce qui se passe au sein du gouvernement sachant qu’il va suppléer au Premier ministre lorsque ce dernier s’absente ? » M. Maalouf a ensuite prévenu que le CPL comptait « prendre des mesures dans le cas où ces demandes ne seraient pas prises en considération ». Dans le même contexte, le député Nabil Nicolas a prévenu : Le CPL peut recourir à l’escalade au cas où le Premier ministre Siniora ne donne pas au vice-président du Conseil ses droits.
Le député Robert Ghanem a souligné pour sa part que « rien dans les lois actuelles ne prévoit de compétences pour le vice-Premier ministre ». « Aujourd’hui, vu la situation constitutionnelle et légale dans laquelle nous nous trouvons, il n’y a pas de structure qui prévoit que le vice-Premier ministre bénéficie de compétences précises », a-t-il ainsi précisé.
Pour l’avocat Michel Tuéni, les réactions suscitées par l’affaire des compétences du vice-Premier ministre sont « surprenantes » et « ce dernier doit bénéficier des compétences habituellement attribuées à toute personne occupant ce poste : suppléer au Premier ministre en cas d’absence de ce dernier ».
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=379627 26-08 A l’issue de la réunion hebdomadaire du bloc de la Réforme et du Changement, le général Michel Aoun a appelé à l’adoption des divisions des circonscriptions au cours de la session parlementaire de mardi, faisant part de son appréhension de voir le camp opposé créer des problèmes pour éluder les législatives. http://www.libnanews.com/i 26-08 Indiquant que le secrétaire général du conseil ministériel Souhail Bouji a dépassé les limites des droits qui lui sont accordés, Aoun s’est demandé pourquoi ce dernier n’est toujours pas licencié. Abordant la question du pouvoir donné au vice-Premier ministre, le chef du CPL Michel Aoun a indiqué que le bloc de la Réforme et du Changement a préparé un projet répartissant les différentes fonctions et missions au sein du conseil des ministres. http://www.libnanews.com/i


2-2 Loi électorale. A l’issue de sa réunion avec le président de la république, le président de la chambre des députés Nabih Berri a indiqué avoir convoqué le parlement le 26 aout prochain pour adopter notamment la proposition de loi électorale.
Interrogé sur la question des nomination des hauts fonctionnaires dont les postes demeure pour l’heure vacant, Nabih Berri a indiqué faire confiance au président de la république Michel Sleiman pour nommer son successeur au poste de commandant de l’armée libanaise avant de souligner la nécessité de sauvegarder
 Libnanews 20/8

2-3 Sur le terrain Hariri dénonce une volonté de mener le pays vers de nouveaux affrontements confessionnels Le député Saad Hariri a mis en garde hier contre « les tentatives de mener le pays vers de nouveaux accrochages politiques et confessionnels » et de se retourner contre « l’accord de Doha et le climat de consensus créé par la mise en place du gouvernement d’union nationale ». M. Hariri, dans sa déclaration, a affirmé que « la campagne orchestrée contre la présidence du Conseil, et ce qui est en train d’être soulevé dans les médias concernant les compétences du vice-Premier ministre, tout cela est à placer dans le cadre d’une volonté d’accroître la tension politique en vue de la prochaine campagne électorale ».
Le député a également indiqué que certaines parties œuvrent depuis la période qui a précédé la mise en place du gouvernement à « inventer » un climat de tension « sunnito-chiite » et c’est « une polémique dans laquelle nous avons évité de rentrer. Nous avons travaillé dans l’esprit du 14 Mars, un esprit indépendantiste, et c’est la ligne que nous continuons de suivre dans toutes les positions nationales que nous adoptons. Une ligne de modération et de loyauté à l’État, à sa souveraineté et à son système démocratique ».
Il a mis en relief « le bruit médiatique » qui est en train d’être fait autour de la question des « compétences du vice-Premier ministre » et a indiqué que cette campagne vise en fait à « pousser une partie des Libanais à se retourner contre la présidence du Conseil et ce qu’elle représente comme équation au Liban ». « Tout citoyen libanais est en mesure de se rendre compte que cette campagne (…) a pour but de mener le pays vers une nouvelle confrontation confessionnelle » car elle vise non seulement la présidence du Conseil mais également le Courant du futur du Premier ministre martyr Rafic Hariri. « Cela est une insulte à la mémoire des Libanais, musulmans et chrétiens, après toutes les souffrances subies par le Liban », a-t-il ajouté, avant d’indiquer que le Courant du futur se gardera bien de « prendre part à une telle confrontation et de rentrer dans un jeu ayant pour but de séparer les Libanais ». Le but de la campagne exécutée contre le Premier ministre est de parvenir « pratiquement à deux gouvernements au sein d’un même cabinet, deux Premiers ministres à la tête d’un même gouvernement », alors que les membres d’un même cabinet sont censés travailler de concert dans un esprit de « participation et non eu égard aux intérêts électoraux de chacun ». http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=379627

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n°89 - Journal du Liban -13/8 au 26/08 – Suite 1- Une nouvelle guerre israélienne contre le Liban aura de fortes répercussions sur Israël même


n°89 - Journal du Liban -13/8 au 26/08 – Suite 1- Une nouvelle guerre israélienne contre le Liban aura de fortes répercussions sur Israël même

Journal du Liban    – (Suite )

N° 89         13-08 au 26-08

Par  M.Lemaire



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.   – (Suite )

1 Lutte pour la libération du territoire

2  Politique Libanaise     (– Suite )

3 Politique internationale a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Ne jamais oublier.

6-2 Richard Labévière et  la liberté de la presse.

7 Brèves

7-1 Israël cherche à attiser les différends ‎interethniques au Liban.

7-2 La Syrie et le Liban vont discuter des frontières.

7-3 Réfugiés palestiniens en détresse.

7-4 Aide canadienne...  où est l'argent promis ?



2-4 Gouvernement cherche coalition désespérément...    23-08 Après le vote de confiance, l’Assemblée convoquée en session extraordinaire Au terme de sept séances-marathon, la Chambre des députés a accordé la confiance au gouvernement d’union nationale à une large majorité - 100 voix, contre 5 et 2 abstentions. Une telle issue du débat était connue à l’avance et les Libanais estiment que les sept séances parlementaires ont été une “perte de temps”, d’autant qu’elles ont permis aux porte-parole des parties antagonistes d’échanger les invectives et les accusations. Bien que le président de la Chambre ait attiré leur attention sur le fait “qu’après la formation du Cabinet de tout le Liban, il ne doit plus y avoir de majorité et d’opposition, les forces du 8 et du 14 mars étant appelées à coopérer sans réserve”, aux fins de remettre le pays sur les rails après plusieurs mois de marasme et d’immobilisme. Par Nadim El-HACHEM Article paru dans "La Revue du Liban"  N° 4171 Du 16 Au 23 Août 2008 http://www.rdl.com.lb/2008/q3/4171/probleme.html

23-08 Plusieurs hommes politiques ont émis des réflexions désabusées, en commentant les interventions des membres de l’Assemblée. “Ce sont des propos en rapport avec les prochaines législatives et transgressent l’accord de Doha”, a dit M. Walid Joumblatt, en insistant sur le fait que “les dossiers conflictuels auraient dû être laissés au dialogue national, seul habilité à apporter des solutions aux armes de la Résistance et à la stratégie de défense”. Husseini crée la surprise...qu’a réservée la démission du président Hussein Husseini - qui conserve les procès-verbaux de la conférence de Taëf. L’ex-chef du Législatif a, en effet, présenté sa démission en tant que parlementaire après avoir énuméré ses griefs contre la situation et le Pouvoir “revenu au système de la troïka”.
Cheikh Abdel-Amir Kabalan, vice-président du Conseil supérieur chiite, a félicité M. Husseini pour sa décision, estimant “qu’il a brossé un tableau clair de la conjoncture locale”.
Le président Nabih Berri a été pris de court et s’est limité à dire: “Le président Husseini a présenté sa démission, mais qui assure qu’elle sera acceptée?”.
 El-HACHEM Article paru dans "La Revue du Liban"  N° 4171 Du 16 Au 23 Août 2008


2-5 Des Canons ... pas du beurre,  20 -08 Le commandement de l’armée libanaise a appelé les médias libanais et notamment les télévisions à cessez de classifier les militaires selon leur appartenance communautaire, politique ou religieuse, estimant que cette classification est une ingérence « injustifiée » dans les affaires militaires et un refus du rôle national de l’institution militaire. L’armée libanaise demande par conséquent aux médias de ne pas publier de telles informations contraires à l’intérêt national et rappelle que l’armée libanaise reste le garant de la paix civile et l’institution dépositaire de l’unité nationale. Libnanews  20 Août Dans un communiqué du commandement de l’armée libanaise, on dément toute installation définitive de lignes de barbelés entre les quartiers de Bab al Tabbaneh et a ceux de Jabal Moshen à Tripoli au Nord Liban, indiquant que la mise en place hier avant midi de cette clôture métallique visait à permettre le bon déroulement d’une mission d’inspection de ces zones. Le commandement de l’armée libanaise indique que ces barbelés ont été retirés à l’issue de cette opération et déclare œuvrer à l’unification de ces zones et de leurs habitants. Libnanew


2-6 Les grandes manoeuvres 05-08 Le gouvernement libanais d'union nationale a adopté au début du mois sa déclaration de politique générale, qui affirme l'autorité de l'État sur tous les dossiers, y compris celui des armes du Hezbollah.
La déclaration souligne néanmoins «le droit du Liban et de son peuple, son armée et sa résistance (le Hezbollah, ndlr) à libérer sa terre dans les Fermes de Chebaa, les collines de Kfarchouba et Ghajar», localités frontalières du sud du Liban occupées par Israël.
http://www.cyberpresse.ca/  

 La Syrie et le Liban vont discuter des disparus. S'agissant de la question des disparus, des familles de Libanais disparus ou détenus en Syrie réclament que leurs proches soient libérés ou que leur sort soit rendu public. Ces personnes, qui seraient 650 selon des ONG libanaises, avaient été arrêtées durant la guerre civile. Damas, qui nie la présence de ces personnes en Syrie, avait cependant libéré dernièrement une des personnes figurant sur ces listes de disparus. AFP - 14 août


2-7 Sur le terrain 15-08 Des familles de Libanais disparus ou détenus en Syrie réclament que leurs proches soient libérés ou que leur sort soit rendu public. Ces personnes, qui seraient 650 selon des ONG libanaises, avaient été arrêtées durant la guerre civile au Liban (1975-1990). Damas, qui nie leur présence en Syrie, avait cependant libéré dernièrement une personne figurant sur ces listes de disparus.  Sources AFP 15-08  Damas et Beyrouth ont proclamé leur "détermination à lutter contre la contrebande et toutes les opérations illégales à leurs frontières", sans faire toutefois mention d'éventuels trafics d'armes. Sources AFP



3 Politique Internationale des térritoires occupés  

3 Politique internationale a) Pays Arabes & voisins Syrie 15-08 La visite mercredi et jeudi à Damas du président libanais Michel Sleimane a permis d'ouvrir un nouveau chapitre dans les relations syro-libanaises avec la décision d'établir, pour la première fois, des relations diplomatiques entre les deux pays. Cette annonce, faite mercredi à l'issue d'entretiens entre M. Sleimane et son homologue syrien Bachar al-Assad, a été saluée comme un "signe encourageant" par Paris, où les deux hommes avaient annoncé, en juillet, leur volonté de nouer des liens diplomatiques, inexistants depuis la proclamation de leurs indépendances il y a plus de soixante ans, à la fin du mandat français. Plus prudents, les Etats-Unis ont estimé qu'il s'agirait d'un "vrai pas en avant" si Damas respectait réellement la souveraineté du Liban. Outre l'échange d'ambassadeurs, dont la date exacte n'a pas été donnée, les deux pays ont annoncé jeudi dans un communiqué conjoint la réactivation de comités mixtes sur deux questions épineuses: la démarcation des frontières et la questions des disparus. Les frontières entre les deux pays sont mal délimitées en plusieurs endroits, notamment dans les "Fermes de Chebaa", un secteur controversé aux confins du Liban, de la Syrie et d'Israël. Israël estime que ce secteur stratégique fait partie du Golan syrien conquis en 1967 et annexé en 1981, alors que le Liban en revendique la souveraineté avec l'accord de la Syrie. Interrogé sur ce point jeudi lors d'une conférence de presse commune avec son homologue libanais Faouzi Salloukh, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a indiqué qu'il n'était "pas possible de délimiter la frontière dans (le secteur des) fermes de Chebaa tant qu'Israël les occupe". Les territoires libanais et syriens sont également enchevêtrés dans les régions de la Bekaa (est) et du nord du Liban, depuis la création du Grand Liban en 1920 par la France , alors puissance mandataire. Le communiqué stipule en outre la relance d'un comité conjoint destiné à clarifier le sort des disparus dans les deux pays. Sources AFP 15-08
25-08
Le président Bachar al-Assad a affirmé que la Syrie resterait aux côtés du Liban soutenant sa ligne nationale arabe et tout ce que ferait l’entente des Libanais et contribuerait à sa stabilité et à sa prospérité.
C'était au cours de sa rencontre avec le ministre libanais de la jeunesse et du sport, M. Talal Arslane, président du Parti Démocratique libanais, qu'il a reçu aujourd'hui, et les membres du Conseil politique du Parti, avec lesquels il a passé en revue les perspectives des relations entre les deux pays frères, surtout à la lumière de la visite, le 13 courant à Damas, du président Michel Soulaymane.
Le président al-Assad a salué à cet effet les positions nationales du ministre Arslane et son souci de faire évoluer les relations syro-libanaises. De son côté, M. Arslane a expirmé la grande estime envers la Syrie , son appui au Liban et à son arabité, et ses efforts actifs en faveur de la solution de la crise politique au Liban. Gh.H. Sana



c) Europe

3 France 15-08
La France a salué l’annonce de l’établissement prochain de relations diplomatiques entre
la Syrie et le Liban en estimant qu’il s’agissait d’un "signe encourageant".
"Le communiqué conjoint adopté à l’issue de ce sommet montre la volonté des deux parties d’aller de l’avant dans la mise en place de relations d’égal à égal, entre deux Etats respectant mutuellement leur souveraineté et leur indépendance respectives, dans leur intérêt commun comme dans celui de la région", a relevé le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, Frédéric Desagneaux.
La France "espère" que l’établissement de relations diplomatiques entre les deux pays "prendra rapidement effet, en rappelant que cette décision "est conforme aux déclarations faites à Paris le 12 juillet en marge du sommet de l’Union pour
la Méditerranée " (UPM).
Paris salue également "la volonté manifestée par les présidents syrien et libanais d’obtenir des avancées sur la question de la délimitation des frontières".
En juillet, MM. Sleimane et Assad avaient annoncé à Paris, en marge du sommet de l’UPM, leur volonté d’établir des relations diplomatiques entre leurs pays, inexistantes depuis la proclamation de leurs indépendances il y a plus de soixante ans, à la fin du mandat français.
Le président Nicolas Sarkozy, qui a réuni à Paris une quarantaine des chefs d’Etat et de gouvernement pour lancer l’UPM, a l’ambition d’imposer la France et l’Europe sur le théâtre du Proche-Orient largement dominé par les Etats-Unis.
M. Assad avait à cette occasion fait sa première visite à Paris en sept ans.
 15 août-  agences de presse 25-08 Dans le cadre de son déplacement au Moyen-Orient, M. Kouchner entame une série d’entretiens avec les autorités libanaises et syriennes qui le permettront de faire le point de la situation au Liban à l’issue de la formation du nouveau gouvernement, de l’adoption de la déclaration ministérielle de politique générale, et du sommet syro libanais tenu la semaine dernière. Libnanews 



d) Les institutions

ONU 23-08 Le secrétaire  général de l'ONU, Ban Ki-moon, a souhaité que le nouveau  gouvernement libanais puisse améliorer la sécurité dans tout le  pays.  "Les Forces armées libanaises sont soumises à la pression  intense de devoir remplir leurs obligations en matière de sécurité dans diverses parties du pays. J'espère que la récente formation  d'un nouveau gouvernement contribuera à une amélioration générale  de la sécurité qui permettra dans un avenir proche le retour au  Sud-Liban d'unités des Forces armées redéployées pour maintenir la sécurité dans d’autres parties du pays", a affirmé le secrétaire  général dans une lettre au président du Conseil de sécurité.  http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-08/23/content... 23-08 Ban Ki-moon a appelé la communauté internationale à  assister les Forces armées libanaises à devenir "une organisation  militaire plus efficace, dotée de ressources pour remplir ses  nombreuses responsabilités, y compris jusqu'à la Ligne bleue".    L'armée régulière libanaise n'est déployée au Sud-Liban que  depuis la guerre de juillet-août 2006 entre Israël et le mouvement libanais Hezbollah. Le Sud-Liban reste sous le contrôle de la  branche armée du Hezbollah. http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-08/23/content_702105.htm

L’ONU espère que le nouveau gouvernement pourra renforcer l’armée nationale
Le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a souhaité que le nouveau gouvernement libanais puisse améliorer la sécurité dans tout le pays et a recommandé la prorogation de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).
« Les Forces armées libanaises sont soumises à la pression intense de devoir remplir leurs obligations en matière de sécurité dans diverses parties du pays. J'espère que la récente formation d'un nouveau gouvernement contribuera à une amélioration générale de la sécurité qui permettra dans un avenir proche le retour au Sud-Liban d'unités des Forces armées redéployées pour maintenir la sécurité dans d'autres parties du pays », affirme le Secrétaire général dans une lettre au président du Conseil de sécurité, datée du 21 août 2008 et publiée vendredi.
Le Secrétaire général recommande de reconduire pour une année supplémentaire le mandat de la FINUL, qui emploie à l'heure actuelle 12.284 personnes. « La FINUL continue de jouer un rôle crucial pour assurer la stabilité et la paix au Sud-Liban et pour maintenir le plein respect pour la Ligne bleue », la frontière délimitée par l'ONU séparant le Liban d'Israël. Ban Ki-moon rappelle aussi qu'il est « essentiel que la communauté internationale assiste les Forces armées à devenir une organisation militaire plus efficace, dotée de ressources pour remplir ses nombreuses responsabilités, y compris jusqu'à la Ligne bleue ». L'armée régulière libanaise n'est déployée au Sud-Liban que depuis la guerre de juillet-août 2006 entre Israël et le mouvement libanais Hezbollah. Le Sud-Liban reste sous le contrôle de la branche armée du Hezbollah, qui vient de revenir au sein du gouvernement libanais après un nouvel accord de partage du pouvoir qui lui donne un droit de veto. Centre d’actualités de l’ONU 25/8



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 6-1 Ne jamais oublier. VIDEO  http://rplfrance.org/index.php?content=multimedia/videos/...


6-2 Richard Labévière et  la liberté de la presse. Extrait : La télévision "Al Manar", du Hezbollah, a diffusé dans son journal du soir, des extraits de la conférence de presse tenue aujourd’hui à Beyrouth par Richard Labévière, le rédacteur licencié de RFI. Labévière, victime du lobby juif en France, a préféré organiser sa conférence de presse à Beyrouth et non à Paris, car la liberté d’expression y est plus grande. Parmi les quelques personnalités présentes à la conférence figure, en premier rang, Thierry Meyssan. Labévière, a lancer une virulente attaque contre les responsables de l’audiovisuel français, notamment de l’audiovisuel extérieur comme « RFI », « TV5 monde » et « France 24 », placés sous la houlette d’Alain de Pouzilhac et de Christine Okrent Kouchner. Selon Labévière, « l’épouse du ministre des Affaires étrangères s’emploie à imposer une pensée unique favorable à Israël, et qui travestit la réalité ». Selon le conférencier, « les responsables médiatiques français imposent aux agences de presses et aux médias l’utilisation d’un vocabulaire favorable à Israël, avec lequel l’Etat hébreu devient un pays de paix, et qui tend à défendre son armée qui respecte les valeurs humaines et qui ne tue jamais les femmes, les enfants et les vieillards palestiniens ». Pour Okrent et Pouzilhac, « le mur de séparation raciste devient une clôture de sécurité... », regrette Labévière. 26 août  par Mediarabe.info http://mediarabe.info/spip.php?article1497



7 Les brèves Ndlr :  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

7-1 Israël cherche à attiser les différends ‎interethniques au Liban. Sans aucun doute, depuis sa ‎défaite cuisante dans la guerre de 33 jours, Israël a toujours cherché à attiser les différends ‎interethniques au Liban. A l'antenne d'une chaîne de la ‎télévision libanaise, quelqu'un a même reconnu que des ‎armes israéliennes ont été découvertes à Tripoli, en plein ‎d'affrontements. Le Procureur général libanais a été chargé ‎par le Ministre de la Justice d'ouvrir une enquête pour ‎mettre au clair les choses. Ces deux, trois dernières années, ‎le Liban a vécu au rythme d'explosions et d'attentats. En ‎février 2005, Rafic Hariri, Premier ministre de l'époque fut ‎victime d'une explosion sanglante dont les auteurs restent ‎toujours inconnus. Mais beaucoup d'analystes privilégient ‎la piste israélienne, vu la complexité de l'opération qui a ‎entraîné dans la mort l'ancien Premier ministre libanais. ‎ L'hypothèse tient aussi, en parlant des instabilités qui ‎secouent Tripoli, province du Nord libanais à population ‎majoritairement sunnite, car, le régime sioniste semble ne ‎pas encore abandonné sa politique de fomenter le litige au ‎Liban qui a enfin son Président et son Premier ministre au ‎bout d'une longue et sensible période.‎ Samedi 16 Août 2008
http://www.alterinfo.net/Trace-des-armes-israeliennes-dans-les-affrontements-du-8206;Nord-du-Liban_a22854.html?PHPSESSID=d8778a11943ec696ec8da25c144fe241  


7-2 La Syrie et le Liban vont discuter des frontières. La Syrie et le Liban vont discuter jeudi, au dernier jour de la visite à Damas du président libanais Michel Sleimane, des questions épineuses de la délimitation des frontières et des disparus, selon un haut responsable au sein de la délégation libanaise. Les frontières entre les deux pays sont mal délimitées en plusieurs endroits, notamment dans les "Fermes de Chebaa", un secteur controversé aux confins du Liban, de la Syrie et d'Israël. Israël estime que ce secteur stratégique de 25 km2 fait partie du Golan syrien conquis en 1967 et annexé en 1981, alors que le Liban en revendique la souveraineté avec l'accord de la Syrie. Un plan établi en 2006 par le Premier ministre libanais Fouad Siniora stipule de placer ce territoire sous l'administration des Nations unies dans l'attente d'un règlement de la question entre les trois pays. Les territoires libanais et syriens sont également enchevêtrés dans les régions de la Bekaa (est) et du nord du Liban, depuis la création du Grand Liban en 1920 par la France , alors puissance mandataire. Des discussions avaient été engagées dans les années 1960 pour délimiter la frontière mais interrompues lorsque la guerre civile avait éclaté au Liban (1975-1990). AFP - 14 août


7-4 Aide canadienne...  où est l'argent promis?
Deux ans après l'opération militaire israélienne dans le Sud Liban, seulement la moitié des 30 M$ promis par le Canada pour la reconstruction du Liban aurait été versée. C'est ce qu'a affirmé la députée bloquiste Maria Mourani, lors d'une entrevue téléphonique avec Le Journal de Montréal, depuis un village situé entre le Sud Liban et Beyrouth. Mme Mourani est de retour, deux ans après, sur les lieux du conflit israélo-libanais qui a fait, à l'été 2006, plus de 1 200 morts, en grande majorité des civils libanais. Sa visite lui a permis de s'entretenir avec le président de la République , Michel Sleiman. «Il m'a raconté que 12 M$ ont été versés jusqu'à maintenant par le Canada à l'ONU et que 2 M$ supplémentaires ont été donnés pour mener une étude sur le marché du travail au Liban.» Sur le terrain, l'argent pour la construction arrive au compte-gouttes, indique Mme Mourani. «On voit, sur des kilomètres, des maisons dont la construction semble s'être arrêtée, raconte telle. Les carcasses sont là, mais les maisons sont toujours inhabitables.» 1,5 million de bombes Le sol libanais demeure très dangereux, deux ans après qu'eut été larguée la dernière bombe israélienne. On estime à 1,5 million le nombre de «bombes à sous munitions» larguées dans le Sud Liban au cours des 48 heures entre la signature du cessez-le-feu et son entrée en vigueur. Au moment de l'impact, ces bombes libèrent, sur une vaste zone, de nombreuses petites bombes qui n'explosent pas toujours. Elles demeurent donc une menace permanente, un peu comme les mines antipersonnel. «Les zones infestées par ces bombes s'étendent sur des kilomètres, précise Mme Mourani. De nombreux champs d'oliviers et de tabac ne sont plus cultivables. Un grand nombre de paysans n'ont pu retrouver leurs terres à cause de ces bombes.» Mme Mourani souligne que l'État d'Israël refuse toujours de remettre les cartes de ces bombardements au Liban. «Le déminage se fait donc très lentement et à l'aveuglette, dit elle. À mon avis, il n'y a pas plus de 30 % du territoire qui a été déminé.» Mathieu Bélanger
25/08 
http://www2.canoe.com/infos/international/archives/2008/08/20080825-005529.html


Liban,Israël,Olmert,colonialisme,Bush,Hezbollah,Finul 

n°89 - Journal du Liban -13/8 au 26/08 – (Fin )- Une nouvelle guerre israélienne contre le Liban aura de fortes répercussions sur Israël même

n°89 - Journal du Liban -13/8 au 26/08 – (Fin )- Une nouvelle guerre israélienne contre le Liban aura de fortes répercussions sur Israël même

Journal du Liban    – (Fin )

N° 89         13-08 au 26-08

Par  M.Lemaire



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.   – (Fin )

8 Dossiers

8-1 Dossier de M.Lemaire : Préparation d'une nouvelle guerre?

1 L’état d’Israël menace le Liban s'il devient un «État du Hezbollah»

2 Guysen International News : Liban / Israël : le ton monte.

3 JC : Commentaire : Liban / Israël : le ton monte.

4 Les infrastructures libanaises cibles en cas de guerre selon un ministre israélien.

5 La frégate F930 "Léopold I" appareille ce matin à Zeebrugge pour une mission de 3 mois au Liban pour …

6 Opération « Impartial Behaviour »

7 Pas de trafic d’armes découvert par la Finul maritime.

8 Conclusion : Il serait très inopportun de prendre les intimidations israéliennes à la légère…



8  Dossier Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

8-1 Dossier de M.Lemaire : Préparation d'une nouvelle guerre?

1 L’état d’Israël menace le Liban s'il devient un «État du Hezbollah» Le 6 août, un haut responsable israélien a indiqué qu'Israël considérait que le gouvernement libanais avait «cédé sur toute la ligne aux exigences du Hezbollah et lui a permis d'user de la force pour poursuivre la lutte contre Israël».
Il a fait état de rapports de différents services de renseignements israéliens selon lesquels l'armée libanaise «a cessé totalement ses contrôles concernant le passage d'armes» destinés au Hezbollah à partir de
la Syrie. http://www.cyberpresse.ca/ Olmert a prévenu mardi qu'Israël réagirait sans s'imposer de restriction militaire si une nouvelle guerre éclatait avec un Liban devenu un «État du Hezbollah», «Lors de la guerre du Liban, nous disposions de moyens beaucoup plus massifs que ceux que nous avons utilisé car nous combattions une organisation terroriste et non un État, mais si le Liban devient un État du Hezbollah nous ne nous imposerons aucune restriction», a menacé Olmert.
«Si d'autres guerres éclatent, elles seront différentes de celles du passé. Il n'y aura plus de situations dans lesquelles la guerre fait rage sur le front alors que dans les grandes villes, la vie continue comme si de rien n'était. La prochaine guerre touchera les villes et les habitations des Israéliens car l'objectif de l'ennemi sera d'attaquer l'arrière», a ajouté M. Olmert.
19 août http://www.cyberpresse.ca/article/20080819/CPMONDE/80819137/1014/CPMONDE/?utm_source=Fils&utm_medium=RSS&utm_campaign=INTERNATIONAL


2 Guysen International News  : Liban / Israël : le ton monte. Ndlr :  La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage l'idée de Guysen International, mais doit être vu comme information. 
L'État hébreu a avertit le gouvernement de Fouad Sinoria qu'il le tiendra pour responsable de toute attaque du Hezbollah contre ses intérêts.
Une mise en garde directement liée au réarmement massif du Hezbollah, et à son entrée en force au sein du régime libanais, mais également aux déclarations assez agressives du Premier ministre libanais... Le discours du Premier ministre libanais envers Israël n'a jamais été très amical, mais il présente désormais une nette connotation agressive. Fouad Siniora a en effet affirmé que Beyrouth doit à tout prix récupérer les fermes de Chebaa et la partie sud de Ghajar contrôlées par Israël. « Les Libanais ont longtemps lutté pour la libération de leur terre, de leurs prisonniers et pour dissuader l'ennemi. Maintenant, nous avons la responsabilité de récupérer la terre encore occupée ». C'était la phrase clef du discours du Premier ministre lors d'une réunion du Parlement libanais où il a présenté la nouvelle plate-forme du gouvernement d'union nationale. Un gouvernement qui a offert un droit de veto au Hezbollah, et le feu vert pour maintenir ses combattants sur le pied de guerre dans le sud du Liban face à l'armée israélienne. Deux faits qui, selon les responsables israéliens, permettent de considérer Beyrouth comme responsable de toute attaque ou attentat que pourrait commettre le Hezbollah pour venger notamment Imad Mougnieh. Le chef de l'appareil militaire de l'organisation terroriste a été tué en février 2008 lors de la mystérieuse explosion d'une voiture piégée à Damas en Syrie. Le Hezbollah a accusé Israël d'avoir manigancé cette élimination et proclamé bien haut son intention de répliquer. Des menaces prises très au sérieux à Jérusalem. À titre de préventif, le cabinet de sécurité israélien a lancé cette semaine une mise en garde adressée à la fois à la milice chiite ainsi qu'à la Syrie par où transitent les armes en provenance d'Iran destinées au Hezbollah. Les ponts, les routes, les centrales électriques au Liban pourraient ainsi devenir des cibles de l'aviation israélienne, a prévenu Ehoud Barak, le ministre de la Défense. Le ton est d'autant plus dur que le Hezbollah est plus que jamais considéré comme une «tête de pont» de l'Iran, qui par cette milice interposée est en mesure de menacer le nord d'Israël. Le regain de tension actuel est également alimenté par la présence supposée de missiles portables sol-air d'origine russe dont le Hezbollah affirme vouloir s'équiper. La présence de cette arme dans la région pourrait bouleverser l'équilibre des forces qui s'est établi depuis la guerre de l'été 2006 entre Israël, le Hezbollah et les quelque 13 000 soldats de l'ONU.
Sources : Guysen International News  13 août 2008

3 JC : Commentaire : Liban / Israël : le ton monte.  

Chez eux vous avez vraiment le ton et la vision des Zionismen. Quand on les lit, on ne peut s'empêcher de continuer à se demander s'ils sont vraiment normaux. Ainsi Fouad Siniora a dit que Beyrouth doit à tout prix récupérer les fermes de Chebaa et la partie sud de Ghajar contrôlées par Israël. Et de suite l'Etat des Zionismen menace.Il avertit que le gouvernement de Fouad Siniora qu'il le tiendra responsable de toute attaque du Hezbollah contre ses intérêts. A partir du moment où vous voulez récupérer ce qui vous a été volé, rien ne va plus. L'Etat des Zionismen ne s'est constitué que sur le vol, le pillage et le crime. Au nom de Dieu et au nom de tous les juifs. Leur grande manipulation. Quel juif digne de ce nom peut franchement se réclamer de cette doctrine mortifère et criminelle ? Aucun. Justement. C'est pour cette raison qu'ils les font endoctriner dès leur plus jeunes âges par leurs rabbins zélés qui sont les premiers à participer à la colonisation, au nettoyage ethnique et à l'apprentissage du racisme.
Quand on lit l'article ci-dessus, on voit de suite la mentalité du Zionisme.
Le sinistre Ehoud Barak, criminel d'entre les criminels,  n'a pas honte de ire que "les ponts, les routes, les centrales électriques au Liban pourraient ainsi devenir des cibles de l'aviation israélienne." Comme si en 2006, ils s'étaient gênés ! Non contents d'avoir tout ruiné, ils ont de surcroît assassiné plus de mille libanais. Du sang ! Du sang ! Du sang ! Que diable ! Il faut leur compte à ces vampires. Peut-on franchement être fier d'un tel gouvernement ? Dites nous quelle gloire on peut en tirer ? Quel honneur ? JC


4 Les infrastructures libanaises cibles en cas de guerre selon un ministre israélien. Israël considérera "tout l'Etat libanais comme une cible" et s'attaquera aux infrastructures civiles si une guerre est déclenchée par le Hezbollah. "A partir du moment où le gouvernement libanais a conféré une légitimité au Hezbollah, il doit comprendre que tout l'Etat libanais constitue une cible de la même manière que tout Israël constitue une cible pour le Hezbollah", a déclaré le ministre de l'Environnement Gideon Ezra.
Lors de la guerre contre le Hezbollah en 2006, "nous avions envisagé la possibilité d'attaquer les infrastructures au Liban, mais cette option n'avait pas été retenue, car nous avions estimé à l'époque que tous les Libanais n'étaient pas responsables des attaques du Hezbollah", a ajouté ce proche d’ Olmert(ndlr : qui a la mémoire courte).
Bombardement de l'aéroport de Beyrouth et une dizaine de ponts qui ont été détruits au Liban et israel à imposé un blocus maritime et aérien à la capitale durant ce conflit (12 juillet-14 août) et plus de 1200 tués. "Nous avons affaire à des ennemis cruels aussi bien au Liban qu'à Gaza et Israël doit pouvoir leur répliquer", selon M. Ezra. 20 août http://www.rplfrance.org/index.php?content=presse/080820AFP.php
5 La frégate F930 "Léopold I" appareille ce matin à Zeebrugge pour une mission de 3 mois au Liban pour … empêcher les livraisons d'armes par mer au Hezbollah, a-t-on indiqué lundi de sources militaires. La frégate M (pour multifonctionnelle) et son équipage de 158 hommes et femmes opérera sous le commandement de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), dont la composante maritime est chargée de veiller le long des côtes, en coopération avec les forces libanaises, à ce qu'aucune livraison d'armes ne parvienne par mer au Hezbollah, soutenu par la Syrie et l'Iran. La frégate travaillera sous le commandement de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Elle sera accompagnée de neuf autres navires - trois frégates, des corvettes, des patrouilleurs et un ravitailleur- provenant de pays de l'OTAN, comme la France , la Grèce , l'Espagne, la Turquie.
L
a composante maritime de la Finul est chargée de veiller à ce qu'aucune livraison d'armes ne parvienne par mer au Hezbollah. Il s'agit principalement de « monitoring » (surveillance). Néanmoins, cela peut aller jusqu'au contrôle physique d'un navire suspect à la demande des autorités libanaises, avec l'envoi d'une équipe d'abordage. En tant que membre de cette force internationale, le "Léopold I" prendra également part à des exercices visant à renforcer les capacités de la marine libanaise.
Autre particularité, cette mission comprend des membres des différentes composantes de l'armée belge: principalement des marins, mais renforcés par des membres des composantes médicale et terrestre: une équipe de cinq membres du deuxième bataillon commandos de Flawinne est chargée de la protection du navire. Il y aura également des soldats issus de la composante aérienne, l'équipage de l'hélicoptère « Alouette III »
Nouveauté pour
la Marine belge, la frégate emporte en effet un hélicoptère à son bord. « Un hélicoptère est très utile pour éviter de longs temps de transit afin d'identifier un navire » à distance, a expliqué le commandant Wim Robberecht. Le véhicule peut aussi servir pour aller chercher des pièces de rechange à terre ou sur un autre bâtiment ainsi que pour effectuer des évacuations médicales.
Elle quittera Zeebrugge mercredi à 10h00 et entamera sa mission le 1er septembre, après une escale à Limassol (Chypre), pour la conclure début décembre et rentrer à son port d'attache le 19 décembre, a indiqué le commandant du bâtiment, le capitaine de frégate Wim Robberecht.
"Avec neuf autres navires, trois frégates, des corvettes, des patrouilleurs et un ravitailleur provenant de pays de l'OTAN, comme la France , la Grèce , l'Espagne, la Turquie , notre tâche sera d'empêcher l'arrivée d'armes" au Hezbollah, a-t-il ajouté. La force internationale maritime (Maritime Task Force, MTF) des Nations Unies est actuellement commandée par un amiral italien mais le contre-amiral français Alain Hinden doit lui succéder à partir du 1er septembre. La mission de ces navires consiste principalement à prévenir l’arrivée maritime d'armes (Maritime Interdiction Operations - MIO). Il s'agit principalement de "monitoring" mais cela peut aller jusqu'au "contrôle physique" d'un bâtiment suspect à la demande des autorités libanaises, avec l'envoi d'une équipe d'abordage, un acte autorisé par la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU. En tant que membre de cette force internationale, le "Léopold I" prendra également part à des exercices visant à renforcer les capacités de la marine libanaise, a pour sa part précisé le ministère de la Défense dans un communiqué. Le gouvernement avait donné son aval à cette mission le 6 juin dernier, tout en décidant de prolonger jusqu'à la fin de l'année le mandat des quelque 350 Casques bleus belges de la FINUL. La frégate, rachetée d'occasion aux Pays-Bas, tout comme un second bâtiment du même type, le "Louise Marie", emportera un hélicoptère "Alouette III", ce qui constitue une nouveauté pour la Marine Belge. Les anciennes frégates de la classe E-71 "Wielingen", dont la conception remonte aux années 1960, étaient en effet dépourvues de pont d'envol et de hangar pour hélicoptère. "Un hélicoptère est très utile pour éviter de longs temps de transit afin d'identifier un navire" à distance, a expliqué le commandant Robberecht. Il peut aussi servir pour aller chercher des pièces de rechange à terre ou sur un autre bâtiment ainsi que pour effectuer des évacuations médicales, a souligné le commandant de la frégate. Son équipage comprendra des membres des quatre composantes de l'armée belge: principalement des marins mais renforcés par des membres des composantes médicale, aérienne (l'équipage de l'"Alouette III") et terrestre: une équipe de cinq membres du 2e bataillon commandos de Flamine, chargée de la protection du navire. "Un exemple de coopération inter-composante ('jointness')", a fait valoir l'officier. La FINUL , créée en 1978 après l'invasion du Liban Sud par les troupes israéliennes, a vu ses effectifs considérablement renforcés après l’attaque d’Israël, faisant 1.100 morts civils du côté libanais. Elle s'est aussi vu adjoindre une composante navale. 23/8 source LeVif.be avec Belga & http://www.rtbf.be/info/belgique/politique/la-fregate-leopold-ier-part-en-mission-pour-lonu-au-liban

6 Opération « Impartial Behaviour » Le bâtiment de commandement et de ravitaillement Somme appareillera de Toulon le 22 août pour prendre le commandement de la Task Force 448 (opération « Impartial Behaviour ») le 1er septembre 2008 au large du Liban. C’est la première fois que la France assurera ce commandement.
La Task Force 448, actuellement placée sous commandement italien, est la composante maritime de la force Intérimaire des nations unies au Liban (FINUL).
La Somme rejoindra pour l’occasion la frégate Aconit engagée au sein de la TF 448 depuis début 21août http://rplfrance.org/index.php?content=presse/080821agences.php
7 Pas de trafic d’armes découvert par la Finul maritime. Une journée sur la frégate « Scirocco » : interception de navires suspects et coordination avec la marine libanaise Le reportage de Suzanne BAAKLINI Ils sont là depuis 2006, au large des côtes libanaises, même s’ils ne sont pas visibles pour autant. Les bateaux de la « Maritime Task Force » (MTF) de la Finul sillonnent les eaux internationales juste au-delà des eaux territoriales libanaises, afin d’aider la marine libanaise à identifier les navires « suspects » en vue de les fouiller pour empêcher un éventuel trafic illégal d’armes. Si le public est plus familier avec l’action des contingents de la force terrestre de la Finul , il l’est moins avec celle de la marine. Quel est son mandat exactement ? Comment coordonne-t-elle avec la marine libanaise ? Quel est le bilan de son action jusqu’à présent, sachant qu’aucun chargement illégal d’armes n’a encore été découvert depuis 2006 ? Une tournée sur la frégate italienne « Scirocco », organisée avec la contribution de l’ambassade d’Italie, et un entretien avec le commandant italien de la MTF pour les six derniers mois, l’amiral Ruggiero Di Biase, aident à y voir plus clair. Au sortir du port de Beyrouth, les marins s’affairent sur le pont de la frégate italienne « Scirocco ». Celle-ci quitte le port pour se diriger vers le large, où elle reprendra sa mission de surveillance des côtes libanaises, dans l’objectif d’empêcher tout trafic illégal d’armes. Elle devait, hier, prendre la relève de sa consœur grecque. À son bord, des journalistes qui assisteront au départ de la frégate ainsi qu’à des manœuvres. La frégate de 123 mètres de long a un équipage de plus de 200 membres (dont environ 10 % de femmes) et, malgré ses 25 ans d’âge – elle a été mise en mer en 1983 –, elle est toute rénovée et dotée des dernières technologies que l’on peut observer dans la chambre d’opérations.
La frégate fait partie d’une flotte de douze bateaux italiens, français, allemands, grecs et turcs (même s’ils ne sont que onze au mois d’août) qui forment l’ensemble de
la MTF. Cette force navale était dirigée par la flotte allemande durant trois mandats successifs de six mois chacun, à la suite de quoi le commandement est passé à l’Euromarfor. Ce nom à la consonance très peu familière signifie littéralement « European Marine Force », un regroupement de quatre pays qui sont la France , l’Italie, l’Espagne et le Portugal. C’est donc à l’Euromarfor que l’ONU a confié la tâche du commandement de la MTF jusqu’à nouvel ordre, mais des rapports réguliers doivent de toute évidence être faits directement au commandement de la Finul , dirigé par le général Claudio Graziano.
L’amiral Di Biase a pris la tête de
la MTF depuis six mois, et il devrait passer la main à un amiral français, toujours dans le cadre de l’Euromarfor (elle-même présidée par l’Italie pour deux ans), en septembre prochain. Il qualifie son expérience d’« enrichissante, autant au niveau professionnel que personnelle ». Il loue la coopération avec l’armée libanaise, assurant n’avoir connu aucun problème significatif durant ces six mois (si ce n’est une incursion israélienne d’environ dix minutes, qualifiée de « possible » parce qu’elle n’a pas été détectée à l’œil nu).
Des fouilles effectuées par la marine libanaise. Des armes ont-elles été interceptées jusqu’à présent ? La réponse de l’amiral est négative, et il y voit un rôle de dissuasion réussi joué par la marine de
la Finul. Mais cette réponse ouvre à elle seule la voie pour mieux comprendre le fonctionnement de cette surveillance en mer, montrant notamment que les bateaux de la Finul ne fouillent pas eux-mêmes les navires dits « suspects ». « Notre mandat stipule que nous interceptions les bateaux en mer, explique-t-il. Si nous remarquons qu’ils sont suspects, nous le rapportons directement à la marine libanaise. À ce niveau, la marine libanaise peut choisir de fouiller (ou pas) elle-même le bateau en question, ou de nous demander de le faire nous-mêmes. La décision ne nous revient pas parce qu’il nous faut respecter la souveraineté du Liban puisque nous sommes là pour lui apporter notre soutien, pas pour remplacer la marine nationale, surtout que le cadre légal de notre mission est la résolution 1701 des Nations unies, votée sous le chapitre 6. Nous avons cependant les moyens de le faire. »
Est-il arrivé que la marine libanaise fasse une telle requête auprès de
la MTF ? « Non, jusqu’à présent, elle a préféré s’acquitter elle-même de cette tâche pour des raisons qui lui sont propres, dit-il. Or, les officiers libanais nous ont assuré qu’aucun trafic illégal d’armes n’a été découvert sur les bateaux que nous avons identifiés comme suspects, et pour ma part, j’ai confiance en eux, d’autant plus les moyens de la marine libanaise se sont considérablement accrus.»
Les chiffres sont d’ailleurs assez significatifs, montrant que le nombre de fouilles par la marine libanaise a considérablement augmenté ces derniers mois : ainsi, le nombre total de navires interceptés par
la MTF depuis qu’elle est en mission est de 17 595, dont 146 navires suspects ayant été fouillés par la marine libanaise, 78 dans les six derniers mois seulement. Les navires sont identifiés comme suspects par la marine de la Finul quand les informations qu’ils apportent ne sont pas satisfaisantes pour une raison ou pour une autre (s’ils ont changé de drapeau sans raison convaincante, par exemple, ou s’ils viennent d’un port à la mauvaise réputation…), les équipages des frégates disposant d’une base de données internationale. L’interception des navires se déroule à partir de la chambre d’opérations, dans laquelle les membres d’équipage ont les yeux rivés à leurs écrans reliés aux radars du navire, se relayant toutes les quatre heures environ. Dans celle du Scirocco, les journalistes ont eu le loisir d’assister en direct à l’une de ces opérations, l’interception d’un navire britannique.
Le commandant du navire, Gianfranco Annunziata, explique que tous les navires sont ainsi interceptés dans la zone d’intervention, sur une profondeur de
80 kilomètres environ dans les eaux internationales et sur une longueur de 100 kilomètres à peu près. Mais une fois les informations obtenues, et dans le cas où elles ne sont pas satisfaisantes, la MTF prévient les autorités libanaises par le biais du commandement de la Finul. Il arrive même que des navires ne répondent pas à l’appel des frégates de l’ONU, et ceux-là sont directement classés comme suspects. En moyenne, chaque frégate intercepte une quarantaine de navires par jour.
Simulation de descente héliportée
Une démonstration impressionnante permettant de visualiser ce à quoi pourrait ressembler une descente héliportée sur un navire suspect a par ailleurs été montée hier sur le Scirocco. Pour cela, des Casques bleus de
la Finul ont été embarqués sur un hélicoptère, mimant une opération au cours de laquelle ils auraient sécurisé un bateau en arrêtant des pseudo suspects pour permettre aux inspecteurs de le fouiller. Ce même hélicoptère transportera les journalistes vers la terre ferme, le Scirocco devant passer plusieurs jours d’affilée en mer dans le cadre de sa mission (il y a toujours une moyenne de six frégates qui patrouillent au large des côtes libanaises à la fois).
La coopération entre
la MTF et la marine libanaise ne se limite pas à une coordination pour l’interception de navires suspects. Les équipages des frégates européennes offrent aux marins libanais de partager leur expérience, dans le cadre de sessions de formation continues et de réunions fréquentes, qui datent des premiers jours de la présence de la MTF sur les côtes libanaises. L’amiral Di Biase insiste sur les progrès effectués ces derniers mois, notamment la mise en place d’un système de communication qui permet aux marins libanais et à ceux de la MTF d’échanger des informations et des images en temps réel. Il parle aussi de l’excellente impression laissée par les officiers libanais auprès de leurs confrères des frégates européennes, et la relation d’amitié et de confiance qui les lie souvent.
Suzanne BAAKLINI
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=379457
8 Conclusion : Il serait très inopportun de prendre les intimidations israéliennes à la légère… (L’état sioniste d’Israël menace le Liban s'il devient un «État du Hezbollah») Les toutes récentes menaces israéliennes (dirigées cette fois, il faut le noter, contre un éventuel futur État du Hezbollah et pas contre le Hezbollah) équivalent à de nombreux messages qu’il serait bienvenu de prendre au sérieux avant que cela ne se concrétise d’une façon ou d’une autre… En signalant au passage que les responsables libanais n’ont aucunement été avertis, à l’avance, par aucune capitale, de ces menaces. Ni de leur degré de sérieux. À ce propos, des sources bien informées conseillent de ne vraiment pas prendre ces avertissements à la légère. « Ces menaces sont dangereuses – leurs résultats, leurs conséquences seraient énormes et ramèneraient le Liban bien loin en arrière », insistent-elles. Et de s’arrêter sur le premier « message » qui se cache au cœur de ces menaces : Israël est déterminé à considérer nulle et non avenue sa trêve avec le Liban au cas où Tel-Aviv décide de dynamiter l’infrastructure de son petit voisin : eau, électricité et (télé)communications… C’est-à-dire au cas où l’État hébreu transforme le Liban en un pays-agresseur, un pays incapable de faire face sur le plan militaire en raison de l’immense inégalité des forces – surtout, d’ailleurs, si Israël a le feu vert de la communauté internationale, notamment des États-Unis. « On craint d’ailleurs qu’Israël ne profite des derniers mois du mandat Bush pour mettre ses menaces à exécution – plus précisément en novembre », confessent ces sources… Deuxième message : la volonté israélienne de creuser encore davantage le fossé, au Liban même, entre ceux qui continuent à défendre l’option d’un Hezbollah armé et ceux qui refusent que le parti de Dieu conserve ce privilège ; entre les deux visions qui s’opposent actuellement de cette fameuse stratégie de défense… Troisième message : faire croire qu’Israël se tient aux côtés des factions libanaises et de leurs leaders qui se battent pour que le Hezbollah désarme ou pour qu’il intègre la troupe – tout cela dans le but, encore une fois, d’éloigner encore plus les deux camps adverses au Liban. Dans le but, aussi, que de très fortes pressions soient exercées sur le Hezb pour l’empêcher de mener la moindre attaque contre le territoire ou les soldats israéliens, sous prétexte de venger la mort de Imad Moghnieh. Pour des sources diplomatiques établies à Beyrouth, le ton israélien est cette fois « clairement dans la logique de l’escalade. Il faut vraiment y faire attention parce que cela constitue une nouveauté, un développement inédit dans une éventuelle confrontation. L’infrastructure libanaise, ainsi que les institutions étatiques et officielles, du palais présidentiel au Sérail, seraient “totalement” détruites », préviennent ces milieux. Qui recommandent chaudement une mobilisation tous azimuts de la diplomatie libanaise, très rapidement, pour entreprendre les contacts nécessaires (avec Ban Ki-moon, avec les dirigeants des Cinq Grands…) et répondre clairement à la question suivante : les menaces israéliennes sont-elles sérieuses – et si oui, combien ? Des contacts pour, également, faire en sorte qu’une interdiction soit faite à Israël de mener une nouvelle aventure militaire, sous le prétexte que toute attaque israélienne contre le Liban dans le genre de celle de 1982 constituera une menace très claire contre la paix régionale, et peut-être même internationale. Il y a pourtant un autre son de cloche : des responsables libanais estiment que les menaces d’Ehud Olmert n’ont aucune valeur réelle, étant donné qu’il quittera le pouvoir dans peu de temps. Ces responsables écartent la possibilité qu’il puisse donner l’ordre d’attaquer le Liban, même si l’éventualité qu’il termine son mandat par une guerre du style juillet 2006 n’est pas à écarter. Enfin, tout en ne prenant pas les menaces israéliennes à la légère, il serait judicieux de ne pas abdiquer non plus face à l’État hébreu, surtout que le Liban est habitué, depuis quarante ans, aux agressions plus ou moins meurtrières, plus ou moins graves, de son voisin méridional, et qu’il s’y est toujours opposé avec les moyens du bord… 21 août Khalil Fleyhane http://rplfrance.org/index.php?content=eclairages/080821kfleyhane.php

 


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26/08/2008

n°388- Les dossier d'Irak- 25-08 -Début- L’Empire US et le Moyen-Orient.

n°388- Les dossier d'Irak-  25-08  -Début- L’Empire US et le Moyen-Orient.

Les Dossiers d'Irak                    -Début-  

N° 388                        25/04/08 

Par M.Lemaire                 


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire : 1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 VIDEO : USA : Crimes en Irak.

2 Brèves     2-1 Obama épingle McCain sur l’Irak.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de Joëlle Pénochet : Monsanto en irak.

3-2 Point de vue de Melhem Karam : “L’Histoire qui poursuit sa marche”. 4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Michel Gesbert : Il est temps de mettre un frein à l’impérialisme américain. 4-2 Enquête spéciale sur une opération entre forces irakiennes. ( ...) 

4-3 Carla Johnson : Les Gardes nationaux et réservistes américains ayant combattu en Irak et Afghanistan plus fragiles face à l'alcool

Suite & fin

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Analyse de James Petras : L’Empire US et le Moyen-Orient.

5-2 Analyse de Lindorff Dave : La doctrine Cheney : 'Tirez d’abord sur vos amis.'

5-3 Analyse de Virginie de Romanet : L’irak entre fausse générosité et vrai pillage.



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  1-1 VIDEO : USA : Crimes en Irak. http://illusions-de-mouvements.over-blog.com/article-19719062.html


2 Les Brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information 2-1 Obama épingle McCain sur l’Irak. Les négociateurs américains et irakiens ont conclu un accord de sécurité qui prévoit le départ des troupes américaines des villes irakiennes à l'été 2009 et de l'ensemble du pays à la fin de 2011, après huit ans d'occupation, a indiqué vendredi le chef des négociateurs irakiens. La Maison-Blanche a cependant indiqué vendredi qu'il y avait encore des discussions en cours, Barack Obama s'est félicité d'un accord prévoyant le départ des troupes américaines d'Irak fin 2011 et estimé que McCain était «déconnecté de la réalité» sur cet épineux dossier. «Le sénateur McCain s'entête à maintenir une présence indéfinie de l'armée américaine en Irak, mais les événements ont montré que ses fanfaronnades et son bilan étaient de plus en plus déconnectés de la réalité», a déclaré M. Obama dans un communiqué.
«Je suis heureux que l'administration ait finalement changé sa position et accepté un calendrier pour le retrait de nos troupes de combat en Irak», a souligné Obama qui a qualifié le plan de «pragmatique et responsable». «Alors que le sénateur McCain défend encore inconditionnellement un soutien économique et militaire à l'Irak, je crois profondément que nous devons nous servir de notre influence sur le gouvernement irakien pour favoriser une solution politique», a ajouté Obama.
M. Obama a souligné que l'avenir de l'Irak exigeait que le gouvernement irakien «réconcilie ses différences internes» et «prenne ses responsabilités».
22 août 2008 Agence France-Presse
http://www.cyberpresse.ca/article/20080822/CPMONDE01/80822191/1014/CPMONDE


3 Dossier & Point de vue Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Point de vue de Joëlle Pénochet : Monsanto en irak.  « Contrôlez le pétrole, et vous contrôlez des nations entières ;   contrôlez le système alimentaire, et vous contrôlez les populations ». Henry Kissinger C’est au cœur de la Mésopotamie qu’a été inventée l’agriculture - avec un système d’irrigation sophistiqué -, voici plus de dix mille ans. La plaine alluviale exceptionnellement fertile située entre le Tigre et l’Euphrate offre des conditions idéales pour la culture des céréales. C’est là qu’est apparu le blé sauvage dans l’Antiquité. On y faisait pousser presque toutes les variétés connues aujourd’hui dans le monde (plus de 200.000). Les palmiers dattiers, qui fournissaient l’autre ressource vitale du pays, abritaient des plantes potagères très variées. Les "semences de la démocratie" (1)
Depuis son invasion en 2003, l’Iraq n’a pas été seulement spoliée par ses agresseurs de sa souveraineté politique, de son patrimoine archéologique, de ses ressources pétrolières, mais aussi de sa souveraineté alimentaire.
En violation de la Constitution irakienne, et des conventions de La Haye et de Genève qui stipulent que l’occupant doit respecter la juridiction du pays occupé, l’administrateur provisoire Paul Bremer (un ancien collaborateur de Kissinger) a édicté, avant l’installation d’un gouvernement fantoche par Washington, cent ordonnances scélérates qui ont force de loi et qui ne peuvent être abolies ni modifiées par aucun gouvernement irakien (article 26 de la nouvelle constitution). Le pays tombait ainsi sous le joug économique total de l’Occupant, qui avait décidé de réformer drastiquement son économie sur le modèle économique néo-libéral américain.
L’ordonnance 81 du 26 avril 2004 a livré le pays en pâture aux nécro-entreprises géantes qui contrôlent le commerce mondial des graines, comme Monsanto (le fabriquant de l’agent Orange), Syngenta et Dow Chemicals. Elle conduit à la destruction irréversible de l’agriculture Iraqienne. L’Afghanistan avait subi le même sort en 2002.
Biopiratage dans le jardin d’Eden
Cette ordonnance, rédigée de façon très perverse, a institué de fait une obligation pour les fermiers irakiens d’acheter chaque année une licence et des semences transgéniques aux multinationales américaines - alors que la juridiction irakienne interdisait toute privatisation des ressources biologiques.
La règle de "Protection des variétés des plantes" (PVP), au centre de cette loi, ne traite pas de conservation de la biodiversité, mais de la protection des intérêts des transnationales semencières américaines (qui, en vertu des ordonnances Bremer, sont exonérées d’impôts, ne sont pas obligées de réinvestir dans le pays et possèdent le droit de rapatrier tous leurs profits). Pour être qualifiées, les plantes doivent être « nouvelles, distinctes, uniformes et stables », des critères que les plantes traditionnelles ne peuvent pas remplir.
Ces sociétés étrangères détiennent un droit de propriété intellectuelle (semblable à ceux que Washington a introduits dans les règles de l’OMC - dont l’Iraq ne fait pas partie) qui leur concède pendant vingt ans le monopole sur la production, la reproduction, la vente, l’exportation, l’importation et le stockage de toutes les semences génétiquement modifiées et les variétés de plantes "similaires".
Monsanto a fait un hold-up sur les semences millénaires de l’Iraq pour les modifier génétiquement et les breveter. Et les agriculteurs sont maintenant contraints de payer pour pouvoir les cultiver (2).
Dans un premier temps, pour faciliter l’introduction de l’agriculture transgénique, le "ministère" irakien de l’Agriculture, à la façon d’un dealer de drogue dure, a distribuées quasi gratuitement les "nouvelles semences" aux fermiers irakiens. Sans leur dire qu’ils entraient ainsi dans un système infernal dont ils ne pourraient plus sortir.
Les fermiers iraqiens rançonnés par les géants semenciers
L’ordonnance 81 a rendu illégales les traditions antiques de sélection des meilleures semences par les agriculteurs pour les réutiliser d’une année sur l’autre, et les échanges entre voisins. (Selon la FAO , 97% des fermiers irakiens réutilisaient encore leurs graines, ou les achetaient sur le marché local en 2002). Par croisements, au fil des générations, ils avaient créé des variétés hybrides adaptées au dur climat de la région.
Les agriculteurs "coupables" d’avoir semé des graines non achetées, ou dont le champ aurait été contaminé accidentellement, encourent de fortes amendes, voire des peines d’emprisonnement, la destruction de leurs récoltes, de leurs outils et de leurs installations !
Le terrorisme alimentaire pratiqué par les multinationales comme Monsanto dans les pays qu’elles colonisent a conduit au suicide de dizaines de milliers paysans du Tiers Monde - ruinés par l’achat annuel de semences transgéniques et des pesticides, herbicides et fongicides très toxiques qui leur sont nécessairement associés. Ainsi, pour la seule année 2003, 17.000 agriculteurs indiens auxquels les banques ne voulaient plus prêter d’argent pour acheter les semences de Monsanto se sont suicidés.
Vers le contrôle total de la chaîne alimentaire par les transnationales américaines
Les bombardements incessants depuis 1991 avec des armes à l’uranium appauvri - qui ont transformé le pays en une vaste déchetterie radioactive - et l’embargo de treize ans, avaient déjà commencé de détruire l’agriculture irakienne - anéantissement du système d’irrigation, du matériel agricole et des palmiers dattiers (3). De 1990 (date de l’instauration des sanctions) à 2003, le volume de la production de céréales avait diminué de moitié. Les troupeaux d’animaux d’élevage ont été décimés.
En plus de subir les exactions quotidiennes des occupants, les fermiers iraqiens, devenus des serfs, sont désormais condamnés à produire des plantes artificielles, destinées pour moitié à l’exportation mondiale (ou aux troupes d’occupation, comme les variétés de blé réservées à la fabrication de pâtes, étrangères au régime alimentaire irakien), au seul bénéfice de Monsanto et consorts. Ceci alors même que la population irakienne meurt de faim (4). C’est pourquoi, à l’instar de leurs homologues afghans, de plus en plus de fermiers désespérés abandonnent la culture des céréales pour celle de l’opium.
Les chimères issues des nécro-technologies représentent un très grave danger sur les plans environnemental, sanitaire, économique et éthique. Elles entraînent une pollution environnementale aussi irréversible que celle qui est provoquée par l’uranium appauvri. Par ailleurs, elles peuvent être utilisées dans le cadre de guerres biologiques ou bactériologiques silencieuses (5).
Les OGM constituent l’une des principales armes des instigateurs du Nouvel Ordre Mondial pour asservir l’une après l’autre les populations du monde entier. L’Iraq est devenue le nouveau laboratoire en grandeur réelle de cet instrument de domination diabolique, et les Irakiens les cobayes.
Joëlle Pénochet (1) Allusion à la phrase de George W. Bush peu après l’invasion : « Nous sommes en Irak pour y répandre les semences de la démocratie de façon à ce qu’elles y prospèrent et se propagent dans toute la région où règne l’autoritarisme. »
(2) Des échantillons de chacune de leurs variétés avaient été conservés dans la Banque nationale de semences... d’Abu Ghraib, qui a été détruite par l’Occupant.
(3) Cf. http://www.planetenonviolence.org/
(4) En 2004, la police militaire américaine a fermé le journal "al Hawza", qui avait publié un article affirmant que Bremer « menait une politique visant à affamer le peuple irakien afin, qu’entièrement occupé à se procurer son pain quotidien, il n’ait aucune chance de réclamer des libertés politiques et individuelles. »
(5) Cf. les articles de Mae Wang Ho et Joe Cumming, de l’Institute of Science in Society (ISIS).


Sources 
L’ordonnance n° 81 : http://www.mindfully.org/Farm/2004/...
Michel Chossudovky : www.globalresearch.ca/index.php ?con...
William Engdhal : WTO, GMO and Total Spectrum Dominance - 2006-03-29 (Global Research) Le pillage “libéral” de l’Irak - 2005-11-14 *** (Mondialisation.ca) Iraq and Washington Seeds of Democracy By F. William Engdahl, 5 June 2005 *** http://www.engdahl.oilgeopolitics.n...
Ghali Hassan (Global Research) : Iraq’s New Constitution - 2005-08-17 Biopiracy and GMOs : The Fate of Iraq ’s Agriculture- by Ghali Hassan - 2005-12-12***
Stephen Lendman (Global Research) : Unleashing GMO Seeds : "Food is Power" Reviewing F. William Engdahl’s Seeds of Destruction, Part 3. 2008-01-19*** Agribusiness Giants seek to gain Worldwide Control over our Food Supply - by Stephen Lendman - 2008-01-07
Arun Shrivastava (Mondialisation.ca) : Suicides en masse de fermiers indiens : ce qui se profile à l’horizon - by Arun Shrivastava - 2006-11-14**
Jeffrey Smith (Global Research) : Genetically Modified Foods Unsafe ? Evidence that Links GM Foods to Allergic Responses Mounts - 2007-11-08
By Jeremy Smith (Global Research) : ORDER 81 : Re-engineering Iraqi agriculture - 2005-08-27***
Sources : “Le Grand Soir”
Version longue d’un article publié sur Votre-Santé.com
http://www.votre-sante.com/suite.ph...
http://www.legrandsoir.info/spip.php ?article6105

3-2  Point de vue de Melhem Karam : “L’Histoire qui poursuit sa marche”. Hubert Vedrine, ancien ministre français des A.E. a publié un ouvrage autour de  consacré en majeure partie à la stratégie de Bush sur les théâtres des crises dont celle du Moyen-Orient. Il a abouti à une conclusion dont il ressort que le 43ème président américain a récolté des revers foudroyants. Extrait de l’article de Melhem KARAM dont références ci-en bas

Les hommes de l’Administration perplexe, jugent que Bush se trouve face à cette triple alternative: ou se retirer d’Irak et laisser le chaos s’étendre au Moyen-Orient, ou conclure une transaction avec Téhéran accroissant sa faiblesse ou, enfin, entreprendre une guerre dont il est clair que ses conséquences seront terrifiantes, parce qu’elle ne s’arrêtera pas aux limites traditionnelles.
En quoi consiste cette guerre?
Et comment peut-on avec elle limiter le cercle de feu? Naturellement, il n’y a pas en Irak ni Ho Chi Minh, ni le général Giap, ni le détroit du Mékong. Mais Al-Maliki, Moktada el-Sadr, Abdel-Aziz el-Hakim, Jalal Talbani et Massoud Barazani, en plus d’Abou-Hamza el-Mohajer, tous étant éloignés d’un rôle historique salvateur.
En fait, nous ne sommes pas devant une erreur d’appréciation, mais de calculs erronés, ayant poussé à déclencher la guerre, sans prévoir ses conséquences politiques.
Ce qui est posé, à présent, c’est de limiter les répercussions de l’impasse sur le sort de l’Irak en tant qu’entité non sujette à la partition, ni à l’annihilation.
Les Américains ont gagné, militairement, en éliminant le parti Baas avec une facilité que personne n’avait imaginée, spécialement ceux qui se disent “experts militaires”.
De cette manière, nous avons perdu la plupart de nos guerres avec l’ennemi israélien. Mais les Américains ont perdu politiquement. Ils ont réveillé le colosse confessionnel, racial et ethnique et perdu son contrôle. De même, George Bush père, qui a gagné la guerre de libération du Koweït en 1991, a été plus intelligent que son fils. Il a convoqué la conférence de Madrid pour exploiter la dynamique politique engendrée par la victoire militaire. Dans la capitale espagnole, les Arabes et les Israéliens se sont réunis pour débattre des problèmes du règlement. Mais après l’occupation de l’Irak, Bush fils s’est bouché les oreilles pour ne pas entendre ce qui se passait en Palestine, laissant aux tracteurs et aux chars sharoniens dominer la situation, fermant toutes les issues d’une solution. Il était naturel dans la dialectique du conflit, que la rancune s’amplifie et que s’étende le fondamentalisme négativiste dénoncé par le secrétaire général du Hezbollah.
Cette politique est à l’origine de l’embrasement de la fièvre terroriste qui menace la sécurité internationale et les réseaux sécuritaires.
Ce qui est effrayant, est le fait pour l’Irak de devenir la scène de la confrontation appelée à se perpétuer durant des années. Ce qui place son avenir dans l’inconnu, suite à la perpétuation des incendies. http://www.rdl.com.lb/2008/q3/4171/editorial.html



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Michel Gesbert : Il est temps de mettre un frein à l’impérialisme  américain. Soi-disant défenseurs de la liberté ils ont été par le passé les utilisateurs de la bombe atomique au Japon, du napalm au Viêt-Nam. Aujourd’hui ils dépensent des milliards en Irak et en Afghanistan et, au mépris de toutes les règles du droit international, embastille en zone de non droit et torture. La France n’a rien à attendre d’une Amérique qui a toujours détesté sa fière indépendance qu’incarnait le Général De Gaulle. Il faut arrêter de nous bourrer le crâne. Moscou ne fait que répondre aux provocations des Etats unis relayées par un petit paltoquet qui se prend pour Alexandre. Et le nombre de fronts ouverts, à ce jour, par les US et ses alliés? Tous visent à encercler et à contraindre des nations qui contestent le droit des US à régenter le devenir de la planète. C’est intolérable et inacceptable. Et les puissances de second rang alignées qui, l’histoire le démontre, n’ont pas toujours été des modèles de vertus diplomatiques. A quoi joue la Pologne en proposant d’abriter des rampes anti-missiles américaines sur son territoire? A quoi joue la Grande Bretagne en Irak? Sur un autre mode : que faisaient les instructeurs et marchands d’armes israéliens en Géorgie? A quoi joue l’Ukraine en déployant ses militaires en mer noire? Poutine devrait-il, face à toutes ces manœuvres, rester les bras croisés en attendant que la bannière étoilée flotte sur le Kremlin? Mais de qui se moquent les soutiens de Georges Bush? La politique étrangère des Etats unis est un cancer; il faut y porter un coup d’arrêt ! C’est ce que fait le Président de la CEI ; accompagnons le lucidement et intelligemment sans vendre notre âme. Faute de quoi demain l’Europe deviendra le champ de ruine d’un conflit mondial financé par les intérêts américains et anglais. La France par la voix de Dominique De Villepin à l’ONU a su dire non ! Nous devons désormais faire de même et soutenir Vladimir Poutine. Michel Gesbert Publié 16 août 2008 http://mecanopolis.wordpress.com/2008/08/16/il-est-temps-de-mettre-un-frein-a-limperialisme-americain/


4-2 Enquête spéciale sur une opération entre forces irakiennes. ( ...)  Le gouvernement irakien a ordonné mardi une enquête spéciale après une opération menée par une unité de l'armée dans le bureau du gouverneur de la province de Diyala qui a dégénéré en combats entre forces irakiennes. Le Premier ministre Nouri al-Maliki a ordonné la formation d'un comité chargé de mener l'enquête sur l'opération qui a eu lieu à Baqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord-est de Bagdad, a annoncé le porte-parole du ministère de la Défense , Mohammed al-Askari. "Ce comité, composé du commandant de forces engagées sur le terrain et de juges spéciaux, devra établir les raisons de cet incident et du manque de coordination entre le commandement à Bagdad et les forces irakiennes", selon lui. Les faits, qui ne sont pas complètement établis, remontent à la nuit quand vers 02H00 (23H00 GMT lundi) des soldats irakiens ont fait irruption au siège de l'administration de Diyala, à Baqouba. "Des forces irakiennes venues de Bagdad en Humvees (véhicule blindé de transport léger) ont fait irruption dans l'un des bâtiments du siège du conseil provincial, frappé tout le monde, désarmé les gardes et tué mon secrétaire Abbas Al-Tamimi", a déclaré à l'AFP le gouverneur de la province, Raad Rachid al-Moulla Jawad. Des combats ont alors éclaté dans le bâtiment entre les soldats et des forces de sécurité. "Il y a eu des victimes", a-t-il ajouté, précisant qu'une "enquête est en cours" et qu'il espère pouvoir "identifier ces criminels". Dans le même temps, des soldats ont arrêté dans un autre bâtiment du siège provincial Husseïn Al-Zoubaïdi, un membre du conseil provincial et chef du comité pour la sécurité au sein du conseil, selon M. Jawad. "Ils ont pris les voitures, les téléphones portables et l'argent et sont partis". Les soldats ont aussi pris d'assaut la maison du président de l'université de Baqouba et l'ont arrêté, a-t-il encore dit sans autre précision. "Le gouvernement estime que cela ne doit plus se produire", a souligné M. Askari. Il n'a toutefois pas donné de précisions sur le but de cette opération, notamment si les personnes tuées ou arrêtées étaient les cibles de l'unité spéciale. L'opération s'est soldée par la mort du secrétaire du gouverneur et d'un garde. Quatre gardes ont été blessés, selon M. Askari. Un responsable du ministère de la Défense a affirmé à l'AFP sous couvert de l'anonymat que l'unité incriminée appartient "aux forces spéciales irakiennes et prend ses ordres uniquement des forces de la Coalition " dirigées par les Américains. Interrogé par l'AFP, un porte-parole du commandement américain a dit : "Une unité armée aérienne (américaine, a priori des hélicoptères, ndlr) était dans le secteur de l'incident mais n'a pas engagé d'actions". En signe de protestation, les membres du conseil provincial ont cessé de siéger. Le parti islamique irakien du vice-président Tarek al-Hachémi, auquel appartient M. Zoubaïdi, a retiré ses sept conseillers provinciaux. Considérée comme la plus dangereuse d'Irak, la province de Diyala est régulièrement a la une des journaux, résultat de la lutte meurtrière entre les résistants  et les "Sahwa", des comités d'ex-résistants payés par l'armée américaine. 19 août AFP- Reuters

4-3 Carla Johnson : Les Gardes nationaux et réservistes américains ayant combattu en Irak et Afghanistan plus fragiles face à l'alcool. Les soldats de la Garde nationale américaine et les réservistes ayant combattu en Irak et en Afghanistan sont plus susceptibles d'avoir des problèmes d'alcool une fois revenus à la vie civile que leurs homologues de l'armée d'active ou leurs collègues n'ayant pas été au front, selon une nouvelle étude militaire. Les auteurs de cette étude, publiée cette semaine dans le "Journal de l'Association médicale américaine", estime qu'une préparation au stress des combats insuffisante et un moins bon accès aux services de soutien une fois rentrés au pays seraient en cause. Les hommes et femmes de la Garde nationale et de la réserve peuvent être appelés sous les drapeaux en cas de guerre, et l'armée américaine y a eu énormément recours dans le conflit actuel: à plusieurs reprises en 2005, réservistes et Gardes nationaux représentaient près de la moitié des troupes déployées en Irak. Cette étude, qui s'inscrit dans le cadre de la vaste étude "Millenium", lancée en 2001 par le Pentagone pour étudier les effets de la guerre sur la santé des troupes, est la première à comparer les problèmes d'alcool des vétérans d'Irak et d'Afghanistan avant et après leur déploiement sur le terrain. Des données ont été analysées portant sur près de 80.000 hommes, dont plus de 11.000 envoyés en Irak et Afghanistan. Plus de 600 combattants ne faisant état d'aucun problème d'alcool avant la guerre en ont eu après avoir connu le feu. Soit 26% des quelque 2.400 combattants qui ont dit n'avoir aucun problème de ce côté-là. Le risque de voir se développer de nouveaux problèmes d'alcool est 60% supérieur chez les Gardes nationaux et réservistes ayant été sur un terrain de guerre que chez ceux qui n'ont pas combattu, selon cette étude. Et ces nouveaux comportements, consommation importante et régulière d'alcool ou absentéisme au travail pour cause d'alcool, sont plus fréquents chez ces derniers qu'au sein des troupes régulières. En outre, pour ces "citoyens-soldats", le retour au pays est bien plus dur que pour les soldats d'active: "ce n'est pas comme si vous viviez à Fort Hood ou Camp Lejeune et que tous vos voisins sont dans l'armée", note Bob Handy, ancien du Vietnam et directeur de Veterans United for Truth, une association qui réclame du gouvernement qu'on modifie la prise en charge psychologique des anciens combattants. Carla Johnson AP - Samedi 16 août, Sur le Net: jama.ama-assn.org et http://www.millenniumcohort.org
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n°388- Les dossier d'Irak- 25-08 -Fin- L’Empire US et le Moyen-Orient.


Les Dossiers d'Irak   -Fin-

 N° 388                        25/04/08 

Par M.Lemaire                 


Sommaire :

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion    -Fin-

5-1 Analyse de James Petras : L’Empire US et le Moyen-Orient.

5-2 Analyse de Lindorff Dave : La doctrine Cheney : 'Tirez d’abord sur vos amis.'

5-3 Analyse de Virginie de Romanet : L’irak entre fausse générosité et vrai pillage.



5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Analyse de James Petras : L’Empire US et le Moyen-Orient. Pour comprendre la politique impériale étasunienne au Moyen-Orient il faut recourir à une analyse centrée sur quatre points:

  1. Le pouvoir et l’influence d’Israël et de la configuration du pouvoir sioniste (CPS) sur les institutions politiques étasuniennes (le Congrès, la branche exécutive, les mass media, les deux principaux partis politiques et les processus électoraux), leur impact économique sur les institutions d’investissement et de finance (fonds de pension des États et des syndicats, banques d’investissement), leur domination culturelle sur les revues spécialisées, la production artistique, les magazines, le cinéma et les quotidiens. Le pouvoir politique, économique et culturel sioniste vise exclusivement à optimiser l’expansion et à la supériorité militaire, économique et politique d’Israël au Moyen-Orient, même quand celle-ci entre en collision avec d’autres intérêts impérialistes étasuniens.
  2. La capacité de l’empire US à constituer et instrumentaliser les États moyen-orientaux qui sont ses clients et ses forces mercenaires pour exécuter sa politique. Les instruments courants de la politique moyen-orientale des USA, les plus proéminents et les plus importants, sont le régime fantoche iraquien, le groupe Abbas-Dahlan en Palestine, les Kurdes en Iraq, le régime Siniora-Harari-Jumblatt au Liban, l’Organisation des Moudjahidine du peuple (Iraniens réfugiés en Iraq, NdR), les tribalistes kurdes et sunnites en Iran et le "régime" fantoche somalien soutenu par des mercenaires éthiopiens et ougandais.
  3. Une alliance de régimes et de dirigeants de droite en Jordanie, Égypte, Turquie, Arabie saoudite, États du Golfe et Israël, qui fournissent l’appui politique pour l’occupation coloniale et la division de l’Iraq, les sanctions économiques et la guerre contre l’Iran, le Hezbollah, le Hamas et tout autre mouvement clérico-nationaliste ou de gauche au Moyen-Orient.
  4. Sa capacité à contenir, réprimer, limiter l’opposition de la majorité du public étasunien et la minorité des membres du Congrès, contre la guerre actuelle en Iraq et la future guerre contre l’Iran. Le problème clé de l’impérialisme US  est le discrédit des militaristes civils à la Maison Blanche et leur tendance croissante à recourir à de nouvelles "aventures" et "provocations" politiques pour regagner du soutien et accumuler des pouvoirs dictatoriaux dans le bureau présidentiel.

Ces "vecteurs" de la politique moyen-orientale des États-Unis contestés de plus en plus à l’intérieur, comme à l’extérieur, sont assujettis à des contradictions acerbes ainsi qu’à la probabilité de leur échec. Néanmoins la "machinerie" du pouvoir impérial continue à opérer et à définir la nature de la politique moyen-orientale des États-Unis. Les vecteurs du pouvoir moyen-oriental des USA : La configuration du pouvoir israélo-sioniste Pour la première fois dans l’histoire des empires du monde, une minuscule minorité ethnico-religieuse, représentant moins de 2% de la population est en mesure de déterminer la politique étasunienne au Moyen-Orient pour qu’elle serve les intérêts de moins de 1% de la population de cette région du monde. La configuration du pouvoir sioniste (CPS) aux USA avec ses centaines de milliers d’activistes fanatiques dans le pays, peut mobiliser près de 98% du Congrès en faveur de n’importe quelle législation favorisant Israël, même quand leur approbation est préjudiciable aux multinationales du pétrole. L’AIPAC (Comité des affaires politiques Amérique-Israël) avec 100.000 membres et 100 permanents à plein temps, écrit chaque année, plus de 100 documents législatifs pour le Congrès. Ces documents touchent au commerce, à l’aide militaire et à la politique de sanctions favorisant Israël. En mars 2007, les dirigeants des deux partis politiques, au Congrès et au Sénat et plus de 50% de tous les membres du Congrès ont assisté à la convention de l’AIPAC à Washington où ils ont fait acte d’allégeance à l’État d’Israël. Cela s’est fait en dépit du fait que deux dirigeants de l’AIPAC sont en cours de jugement pour espionnage au bénéfice d’Israël et risquent des peines de prison de 20 ans!
La configuration de pouvoir sioniste (CPS) comprend beaucoup plus que le "lobby" de l’AIPAC. À l’approche de l’invasion de l’Iraq les sionistes contrôlaient le bureau du vice-président - y compris le criminel condamné Irving "Scooter" Libby - le Pentagone et ses opérations de "renseignement" (Wolfowitz, Feith et Shumsky), et tenaient des positions stratégiques à la Maison blanche et au Conseil de sécurité nationale (NSC) (Frum, auteur de l’allocution de Bush sur "l’Axe du mal", Abrams, criminel pardonné du scandale Iran-Contra, maintenant chargé de la politique moyen-orientale, et Ari Fleischer, porte-parole du président Bush). Les sionistes dominent les pages éditoriales et celles d’opinion des principaux quotidiens (Wall Street Journal, Washington Post et New York Times), les principales chaînes de télévision et Hollywood. Des centaines de fédérations juives interviennent au niveau des États et localement pour prévenir toute critique contre  Israël, attaquant toute critiques, tout meeting, toute production théâtrale ou cinématographique et réussissant à faire annuler des événements publics.
Les structures du pouvoir sioniste ont été la principale force motrice derrière les plans étasuniens de guerre et de sanctions contre l’Iran. Elles ont appuyé l’invasion de l’Iraq. La CPS a assuré le soutien des États-Unis à l’attaque sanglante israélienne contre le Liban, affaiblissant ainsi le Premier ministre fantoche des USA, Fouad Siniora. La CPS a été à l’origine et c’est elle qui assuré le passage de la législation qui bloque tout contact avec le gouvernement d’unité palestinienne. Elle a réussi à aligner le Congrès sur le blocus israélien qui affame la Palestine depuis 20 mois. L’étendue et la profondeur du pouvoir sioniste va au-delà de la simple influence sur "l’opinion publique" - il pénètre les institutions clés, définit et impose l’application de politiques et promeut des guerres qui bénéficient à Israël.
En un mot la loyauté primordiale de la CPS va à l’État d’Israël et sa politique a été élaborée dans le but de coloniser le Congrès des États-Unis au profit de la "mère patrie", Israël.
Les sionistes ont 30 représentants au Congrès et 13 sénateurs. Ils dirigent des commissions clé du Congrès. C’est Rahm Emmanuel, un ancien membre des Forces de défense israéliennes , qui est à la tête d’un organe clé, le Comité électoral du parti Démocrate (Democratic Party Caucus). Emmanuel a contribué à ce que la majorité du parti Démocrate au Congrès élimine une clause essentielle de loi sur le budget de guerre qui aurait empêche Bush d’attaquer l’Iran sans consulter le Congrès. La CPS s’est assurée le soutien absolu et inconditionnel à Israël de tous les candidats à la Présidence et à sa promotion d’une "option de guerre" contre l’Iran. La CPS a réussi à conduire les États-Unis à la guerre contre l’Iraq mais elle a été incapable d’empêcher la grande majorité des étasuniens, y compris juifs, de s’y opposer. La CPS , suivant en cela la ligne israélienne, a fait des sanctions et de la guerre avec l’Iran sa première priorité. Après avoir réussi à détruire l’Iraq la CPS cherche maintenant à minimiser son soutien à la politique du régime Bush en Iraq pour consacrer tous ses efforts à pousser les USA à obtenir que le Conseil de sécurité adopte de sévères sanctions économiques contre l’Iran. La politique d’escalade des sanctions contre Iran par les israélo-sionistes, comme ils le déclarent ouvertement dans leurs publications, a réussi. Leur écrasante efficacité à déterminer la politique étasunienne par rapport à l’Iran, a conduit leurs mentors israéliens à leur suggérer la prudence et de ne pas trop jouer de leur puissance.
La dominance flagrante de la CPS sur la politique moyen-orientale des USA a pour la première fois provoquée une large opposition des nationalistes patriotes parmi les responsables militaires, les conservateurs, ainsi que parmi un nombre grandissant d’universitaires, y compris un minuscule groupe de millionnaires (Soros) et d’intellectuels juifs. Pour la première fois un important débat s’est ouvert pour savoir si Israël est "un actif" ou "un passif" stratégique pour les intérêts impériaux US. L’opposition à la CPS , comprend aussi bien des individus pro-empire que des anti-impérialistes. Les critiques pro-empire argumentent qu’Israël aurait bénéficié de plus de 110 milliards de dollars en dons et en prêts directs, qu’il a un accès privilégié aux technologies d’armement et qu’il concurrence l’industrie US de l’armement. Ils affirment que l’oppression coloniale israélienne en Palestine crée des tensions et des conflits préjudiciables à l’industrie pétrolière US et soutiennent que les politiques de guerre israéliennes au Moyen-Orient, appuyées par les sionistes, nuisent à l’expansion des intérêts des multinationales pétrolières et financières, alliés des "pays pétroliers" conservateurs arabes.
Les opposants anti-empire au contrôle sioniste de la politique moyen-orientale des USA, disent que l’invasion de l’Iraq a provoqué des millions de morts ou blessés iraquiens, ainsi que de dizaines de milliers de soldats étasuniens, qu’elle a coûté plus de 500 milliards de dollars, et conduit à la destruction des protections et des droits civiques constitutionnels étasuniens. Ils appellent au retrait immédiat des troupes étasuniennes et exigent la dénucléarisation du Moyen-Orient, à commencer par Israël.
Comme les sionistes conduisent le Congrès par le bout du nez à une autre guerre majeure cette fois-ci avec l’Iran ("l’option militaire"), ils ont à faire à une résistance mondiale croissante. Des alliés de l’Iran au Liban, en Palestine, en Iraq et partout au Moyen-Orient peuvent attaquer et détruire les plus importantes installations pétrolières dans le monde – Arabie saoudite, émirats du Golfe – ainsi que les plus importantes voies maritimes des pétroliers (Détroit de Hormuz). Le soutien extrémiste fanatique de la CPS à Israël est évident dans leur volonté de risquer une guerre et une dépression mondiale en défendant les ambitions de Tel-Aviv de régner sur le Moyen-Orient et de détruire son adversaire clé, l’Iran, un pays de 80 millions d’habitants.
La lutte contre la CPS aux USA est la clé de la paix au Moyen-orient, la clé pour arrêter les pressions US sur le Conseil de sécurité, et empêcher les pays de l’OTAN et du Moyen-Orient de se suicider collectivement. Malheureusement, la gauche étasunienne, particulièrement le mouvement de la paix sous influence sioniste, refuse de faire face à cette réalité. Cela ne laisse qu’une seule voie pour changer la politique guerrière des USA au Moyen-orient : la résistance extérieure. Ce n’est que la résistance de masse au Moyen-Orient et ailleurs qui peut imposer des lourdes pertes à l’économie et aux militaires étasuniens; elle seule pourrait obliger le peuple des États-Unis à contrer la CPS. Ce n’est que lorsque le coût des guerres attisées par les sionistes au Moyen-Orient auront dévasté les États-Unis que nous pourrons nous attendre à un retour de bâton populaire contre l’étranglement du Congrès par la structure du pouvoir sioniste. Ce n’est qu’alors que nous pourrons espérer voir un début de retrait des militaires étasuniens du Moyen-Orient.
Des clients instrumentalisés Étant donné les coûts politiques et économiques élevés de la participation prolongée, à grande échelle et extensive des forces armées aux guerres coloniales, Washington a augmenté sa dépendance par rapport aux régimes clients et aux organisations terroristes, pour lui fournir des forces militaires et de renseignement mercenaires. Le financement massif par les USA des forces "iraquiennes" de sécurité, qui éventuellement devraient remplacer les troupes terrestres étasuniennes comme principaux défenseurs du régime fantoche et des bases militaires étasuniennes, est un exemple. L’entraînement, le conseil et le financement par Washington et d’Israël des Kurdes en Iraq du Nord, en Iran et en Syrie est un autre exemple.
Par l’instrumentalisation des mercenaires locaux, Washington atteint plusieurs buts politiques et de propagande.

  • En premier lieu, cela crée l’illusion que Washington "cède" graduellement le pouvoir au régime fantoche "local".
  • Deuxièmement, cela donne l’impression que le régime fantoche est capable de gouverner.
  • Troisièmement .Washington peut répandre le mythe qu’une armée "stable" et "fiable", basée localement, existe.
  • Quatrièmement la présence de mercenaires locaux crédibilise le mythe que le conflit est une "guerre civile" plutôt qu’une lutte de libération nationale contre une puissance coloniale.

L’usage impérialiste des Kurdes en Iraq du Nord sert de plusieurs manières les objectifs stratégiques de l’empire.

  • Premièrement les Kurdes sont utilisés pour réprimer les forces anti-coloniales arabes et turkmènes, à travers tout l’Iraq, mais plus spécialement dans le Nord.
  • Deuxièmement le projet impérialiste de découper la République iraquienne en trois ou quatre fragments est aidé par le séparatisme kurde, la saisie des champs pétrolifères dans des régions multiethniques et la cession contractuelle de leurs droits d’exploitation à des multinationales étrangères (Financial Times, 23.3.2007, p.5). Les États-Unis ont mis la pression sur le gouvernement fantoche iraquien pour qu’il permette aux Kurdes de nettoyer ethniquement Kirkouk et d’autres villes mixtes au nord de l’Iraq, de leurs habitants arabes et de turkmènes (Al Jazeera, 31.3.2007). Le régime client kurde, sert - en dépit des démentis US - comme base d’opérations aux séparatistes et commandos kurdes contre l’Iran, la Syrie et la Turquie.

Le soutien des USA au régime-client "autonome" kurde en Iraq du Nord, et ses prétentions expansionniste à un "Grand Kurdistan", qui comprendrait de gros morceaux de territoires de Turquie, d’Iran, d’Iraq et de Syrie, a donné lieu à des contradictions intenses avec ses "alliés" turcs. Un nouvel État taillé dans le territoire de l’Iraq du Nord servirait de base pour le lancement d’attaques transfrontalières contre l’Anatolie [Turquie], spécialement par le PKK, mais également soutenues par l’élite gouvernante kurde d’Iraq. Cela pourrait conduire à ce que la Turquie envahisse le nord de l’Iraq dans le but de détruire les bases du PKK, ce qui aurait pour conséquence une guerre turco-kurde et le sévère affaiblissant de la stratégie mercenaire des États-Unis en Iraq et fragiliserait la structure de ses alliances qui assurent sa domination au Moyen-Orient. Alliances régionales: Partage du pouvoir au Moyen-Orient? L’obstacle premier qui empêche Washington d’avancer son "programme arabe" - qui est de consolider son influence sur ses clients arabes, organiser le soutien des États arabes à la guerre en Iraq, isoler l’Iran et développer ses intérêts pétroliers - est l’omniprésence du pouvoir de veto de la cinquième colonne israélienne, la CPS et son contrôle sur le Congrès des États-Unis et son pouvoir sur la branche exécutive. En conséquence, Washington a rejeté la proposition saoudienne à Israël de "la terre contre la paix et le reconnaissance". Les USA ont rejeté l’accord saoudien pour créer un gouvernement palestinien unifié, rejeté les propositions des pays arabes du Golfe, syrienne, iraquienne, saoudienne, russe et chinoise qui prévoyait des négociations diplomatiques avec l’Iran et la Syrie. L’alliance entre les États-Unis et la Turquie est asymétrique La Turquie fournit aux États-Unis des bases militaires, elle s’allie avec Israël (malgré l’opposition populaire majoritaire), soutient la guerre étasunienne en Iraq – malgré les énormes pertes que cela entraîne pour son commerce et ses revenus fiscaux. En échange la Turquie est confrontée sur sa frontière avec l’Iraq, avec un État kurde séparatiste soutenu par les États-Unis, qui permet des attaques transfrontalières par des insurgés armés kurdes. Ceux qui déterminent la politique étasunienne ont donné la plus haute priorité à la satisfaction des revendications territoriales kurdes comme mécanisme pour assurer le soutien militaire peshmerga à la répression de la résistance nationale iraquienne. Les exigences turques que les États-Unis contrôlent les revendications expansionnistes kurdes sur l’Anatolie sont ignorées. Washington estime que le gouvernement turc se soumettra à l’alliance étasunienne avec les Kurdes. La Maison Blanche a écarté les menaces turques d’envahir le "Kurdistan" de facto comme inconséquentes. Étant donné la volonté du gouvernement turc de poursuivre ses démarches d’adhésion à l’Union européenne, Washington pense qu’Ankara s’abstiendra de toute intervention militaire en Iraq du Nord. Néanmoins, il y a de bonnes raisons de croire que les bastions de la guérilla kurde en Iraq du Nord reçoivent des armes, de l’argent, des recrues et le "feu vert" de la part du gouvernement "autonome" kurde. Il est probable que le conflit en Anatolie s’intensifiera maintenant que les Kurdes ont le soutien financier de la part des militaires étasuniens en Iraq et les revenus du pétrole provenant des puits qu’ils ont récemment saisis. Il y a aussi peu de doute que des armes étasuniennes donnés aux Kurdes d’Iraq sont passés aux Kurdes en Anatolie. La question qui se pose est: si et pour combien de temps, les militaires turcs continueront à supporter la stratégie us-kurde en Iraq du Nord, avec ses effets de débordement en Anatolie, ou si Ankara lancera une incursion de grande échelle contre les adeptes "révolutionnaires" du "colonialisme démocratique" , pour reprendre le terme utilisé par le PKK pour qualifier l’occupation impériale de l’Iraq par les États-Unis. L’expérience du XXIe siècle de la construction de l’empire US au Moyen-Orient Une analyse sérieuse de la stratégie de construction de l’empire US doit prendre en compte le fait que les tactiques ont changé tandis que les objectifs stratégiques sont restés strictement inchangés. Les États-Unis ont lancé l’invasion de l’Iraq unilatéralement, mais lorsqu’ils ont été confrontés à une résistance intensifiée ils ont changé de tactique pour une approche multilatérale, recherchant le soutien de forces mercenaires de leurs alliés européens et de leurs clients du tiers-monde. Comme les forces de résistance ont pris le dessus, Washington a recruté un grand contingent de mercenaires étrangers (50.000) et 200.000 collaborateurs iraquiens. Au départ Washington avait ramené des politiciens iraquiens "exilés" pour former un régime fantoche; puis soutenu les chefs de clan conservateurs chiites; puis recruté fortement parmi les Kurdes. Comme chaque nouvelle "tactique" impériale échouait face à la résistance, Washington augmentait son armée d’occupation et son armée coloniale iraquienne. Mais chaque escalade provoquait une montée de l’opposition. Chaque alliance tactique, créait des nouveaux antagonismes avec les sunnites, les baathistes et les Turkmènes. Les principaux alliés militaires et régimes clients ont commencé à retirer leurs troupes de la "coalition" dominée par les USA, en prévision de son inévitable défaite. Face à l’isolement militaire en Iraq et au déclin du soutien populaire aux États-Unis, la réponse de Washington consiste à militariser le Moyen-Orient et à préparer une nouvelle guerre contre l’Iran. Washington croit qu’une attaque contre l’Iran mobilisera la CPS dans sa totalité (des centaines de fédérations juives locales aux lobbys de Washington), laquelle exercera un contrôle sur le comportement du Congrès, des deux partis (particulièrement les Démocrates) et les mass-media. La Maison Blanche croit qu’une attaque contre l’Iran servirait à rallier le peuple étasunien derrière son président, à soulever une ferveur chauvine et augmenter la popularité de Bush. La Maison Blanche croit pouvoir engager une guerre aérienne et amritime, où son aviation détruirait les défenses iraniennes sans subir des pertes sérieuses. Washington croit pouvoir isoler le conflit au seul Iran et ensuite s’attaquer à la Syrie et au Hezbollah et faciliter la "solution finale" de la question palestinienne. La politique de Washington de guerre permanente est un pari insensé, fou, comparable à celui de Hitler quand il s’est attaqué à la Russie après sa conquête de la Pologne et de parties de l’ d’Europe occidentale. Des nouvelles guerres pour faire face à des guerres perdues, ne peuvent conduire qu’à des défaites encore plus grandes, des plus grandes rebellions aux États-Unis et d’autres guerres plus larges encore. James Petras, 4 avril 2007 Traduit par  Traduit par Alexandre Moumbaris et révisé par Fausto Giudice


James Petras, professeur émérite de sociologie à l’Université de Binghamton, New York, a à son actif 50 ans d’adhésion à la lutte de classe et 61 ouvrages. Conseiller des mouvements de sans terre et de chômeurs au Brésil et en Argentine et co-auteur de Globalization Unmasked (Zed).Dernier ouvrage paru : The Power of Israel in the United States Original : www.informationclearinghouse.info/article17482.htm 
Traduit de l’anglais par Alexandre Moumbaris et révisé par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft pour tout usage non-commercial : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner sources et auteurs.
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5-2 Analyse de Lindorff Dave : La doctrine Cheney : 'Tirez d’abord sur vos amis.' C’est avec consternation et incrédulité qu’a été accueilli l’article du journaliste Seymour Hersh dans lequel il disait que le vice-président Dick Cheney avait proposé l’idée de déguiser des nageurs de combats de la marine américaine en Iraniens, de les faire ensuite monter dans de fausses vedettes iraniennes pour simuler une agression contre les bateaux américains dans le Golfe Persique. L’attaque truquée qui s’en suivrait, avec de faux Iraniens qui tireraient sur les bateaux américains et les bateaux américains qui riposteraient, suggérait-il, permettrait de déclencher une guerre entre les Etats-Unis et l’Iran. Je ne comprends pas pourquoi les gens auraient du mal à croire que ce vice-président serait capable d’imaginer un scénario où des Américains tireraient sur d’autres Américains dans l’intérêt de sa propre vision tordue de la sécurité nationale. Après tout, nous avons là un type qui tire sur ses propres amis. De plus, Cheney est en bonne compagnie pour ce genre de raisonnement. Nous savons, grâce à des rapports des services secrets britanniques sur leur rencontre, que le Président Bush avait proposé le même genre de méthode quand il avait du mal à rassembler le pays et le reste du monde civilisé derrière ses projets et ceux de Cheney d’attaquer l’Irak. On ne l’a su que des années plus tard, mais, au début de l’année 2003, Bush avait soumis à Tony Blair, le premier ministre britannique, l’idée que les Etats-Unis pourraient peindre un avion espion U2 aux couleurs de l’ONU et le faire survoler les points sensibles de l’espace aérien irakien pour obliger Saddam Hussein à le faire abattre. Et cela, expliquait-il, irriterait suffisamment les états membres de l’ONU pour qu’une résolution du conseil de sécurité approuve une guerre contre l’Irak, et si cela ne marchait pas, cela donnerait une excuse aux Etats-Unis pour aller seuls au combat. Blair aurait été scandalisé par ce genre de raisonnement kamikaze – mais pas suffisamment pour qu’il annonce publiquement que le président était cinglé. Alors, voilà où nous en sommes, les gars. Un président et un vice-président qui pensent tous les deux que c’est une idée géniale soit d’envoyer au feu certains de nos propres soldats sous faux pavillon au risque de leur vie pour que nous puissions déclencher une guerre, ou pire encore, faire passer certains de nos soldats pour les ennemis qu’on veut attaquer et les faire tirer sur nos propres troupes pour pouvoir dire que nous avons été agressés, cela, afin de déclencher une guerre. Et qui se fait rouler dans la farine par ces projets déments ? Pas les Iraniens, ni, dans le cas précédent, les Irakiens. Ils savent bien que ce n’est pas eux qui ont attaqué l’armée américaine. Non, c’est nous, les Américains, qui nous faisons berner. Cheney sait bien que la plupart des Américains pensent que l’idée d’attaquer l’Iran (surtout après 5 longues années de guerre en Irak et 7 en Afghanistan, dont nous ne voyons la fin ni de l’une ni de l’autre) est très, mais alors très, très stupide. Alors, ils essaient d’imaginer un moyen de nous entourlouper pour nous faire accepter de telles inepties. Et le seul truc qu’ils trouvent pour vaincre nos réticences, c’est nous faire croire que nos soldats ont été agressés. Alors, je dois vous dire que, jusqu’à présent, je ne croyais pas à la thèse de ceux qui prétendent que les attentats du 11 sept étaient un coup monté de l’intérieur – à savoir que c’était le gouvernement américain qui avait en fait organisé ces attentats. J’ai lu tous les arguments, toutes les théories, mais j’avais toujours pensé que c’était du délire d’imaginer que nos dirigeants chercheraient à tuer délibérément des Américains pour atteindre un objectif politique. Et pourtant, nous avons là Dick Cheney, le vrai cerveau (si peu qu’ils en aient) derrière le gouvernement Bush, qui évoque la possibilité d’utiliser des soldats américains pour simuler une agression contre d’autres soldats américains. Et je me demande alors si Cheney n’aurait pas tiré intentionnellement sur son ami Harry Whittington soit pour faire sortir ces maudites cailles insaisissables après lesquelles il courait, soit pour faire naître de la compassion envers un président Bush en mauvaise posture. Et je me demande aussi maintenant si ce cinglé de Dick n’aurait pas trempé dans l’attentat contre les tours jumelles. Il est peut-être trop bête pour réaliser un tel exploit, mais il a montré clairement que ce ne sont pas les scrupules qui l’empêcheraient de faire quelque chose d’aussi monstrueux. Aussi ridicule, pathétique et abject que soit ce gouvernement, il nous faut prendre au sérieux ce récent article de Hersh. Il semble évident que Cheney a une prédilection pour le fratricide quand il s’agit d’arriver à ses fins odieuses. C’est une chose de s’y livrer avec son propre fusil, c’en est une autre de le faire avec la machine militaire la plus puissante au monde.

DAVE LINDORFF DAVE LINDORFF est un journaliste installé à Philadelphie. Son dernier livre, “The Case for Impeachment"(2006), développe des arguments juridiques permettant de lancer une procédure de destitution de G Bush. 23 août 2008 Son site : http://www.thiscantbehappening.net/  http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7024


5-3 Analyse de Virginie de Romanet : L’irak entre fausse générosité et vrai pillage. Un coup médiatique de plus : Lors de la conférence sur l’Irak à Stockholm fin mai 2008, conférence dite « de suivi du Contrat international d’objectifs pour l’Irak » adopté à Charm el Cheik (Egypte) en mai 2007, le secrétaire d’Etat belge aux affaires étrangères, Olivier Chastel, a déclaré que la Belgique s’engageait à annuler 80% de la dette publique irakienne vis-à-vis de la Belgique d’ici la fin de l’année 2008. par Un coup médiatique de plus
Le CADTM dénonce la supercherie contenue dans cette déclaration.
En effet, cet engagement avait déjà été décidé dans le cadre de l’accord du Club de Paris (regroupement informel des 19 pays créanciers les plus puissants de la planète qui se réunit au sein du ministère français des finances) en novembre 2004. Cet accord a ensuite été entériné par la signature le 31 octobre 2005 d’un accord bilatéral entre les deux pays. La mise en œuvre de l’accord du Club de Paris |1| devait avoir lieu en deux tranches ; une première tranche de 60% accordée en 2006 (à l’exception des Etats-Unis qui ont annulé l’entièreté de la dette irakienne à leur égard) ; une seconde en 2008, annulant 20% supplémentaires, ce qui porte bien le total de l’annulation à 80%. Il faut signaler que cette annulation a eu lieu sous la houlette des Etats-Unis, qui veulent que leurs multinationales profitent des possibilités fantastiques offertes par la reconstruction de l’Irak. Rien de nouveau donc ! Cependant, la Belgique communique à ce sujet comme si elle faisait preuve là d’une générosité renouvelée qu’il fallait porter à la connaissance de l’opinion publique. Mais le CADTM n’a pas la mémoire courte ! Car le procédé n’est pas nouveau. Il y a quelques années, la Belgique avait déjà comptabilisé dans son aide publique au développement une annulation de dette vis-à-vis de la République démocratique du Congo. La Belgique avait annoncé un montant tout à fait exagéré car il ne tenait pas compte de la valeur actualisée au prix du marché d’anciennes créances datant du régime de Mobutu (1965-1997). Alors qu’il ne s’agissait que d’un simple effacement dans ses livres de comptes, la Belgique a eu le toupet de tromper ses citoyens en leur faisant croire que son aide publique au développement faisait un bond important, alors qu’elle s’est dégonflée dès l’année suivante. Même si cela n’excuse rien, la Belgique n’est cependant pas un cas isolé. Signalons au passage que pour l’accord du Club de Paris de novembre 2004, les chiffres de la dette irakienne ont été délibérément augmentés d’intérêts de retard alors que depuis la seconde guerre du Golfe de 1991, l’Irak ne disposait plus de son pétrole, géré par l’ONU, ni de ses avoirs à l’extérieur qui étaient bloqués (blocus qui a abouti à la mort de plus de 500 000 enfants irakiens). Alors que l’Irak subissait un embargo décidé par les principales puissances de la planète, le pays se trouvait de facto empêché de rembourser sa dette, et ces puissances n’ont eu aucun scrupule à lui réclamer les intérêts de retard associés. Par ailleurs, l’annulation décidée au sein du Club de Paris ne porte que sur une partie de la dette bilatérale de l’Irak. La dette restante et les réparations réclamées à l’Irak par des pays de la région devraient encore se monter, selon Jubilé Irak, à 54,3 milliards de dollars, le service de la dette représentant 163% des revenus d’exportation. Des conditionnalités catastrophiques...
Cette situation permet la poursuite de l’imposition des mesures néolibérales en vigueur depuis le décret 39 du 20 septembre 2003 qui a aboli l’interdiction de l’investissement étranger. Aujourd’hui, les étrangers peuvent détenir jusqu’à 100% du capital sauf pour les ressources naturelles.
Ainsi, l’annulation de dette dissimule des mesures désastreuses pour le peuple irakien : des privatisations qui bénéficient aux sociétés transnationales avec de juteux contrats et une économie parmi les plus libéralisées de la planète. Pendant ce temps, la souffrance du peuple irakien continue avec le licenciement de 500 000 fonctionnaires, représentant 8% de la population active, dont 400 000 employés des Forces armées irakiennes. L’intervention du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale a contraint le gouvernement irakien à augmenter considérablement les prix des carburants dans un pays où les réserves pétrolières sont parmi les plus importantes de la planète. Une telle hausse a évidemment des répercussions sur le coût de l’alimentation, du fait du transport. Ces institutions ont également exigé la privatisation de plus de 200 entreprises d’Etat alors que le taux d’imposition des bénéfices a été abaissé de 45% à 15%. La fin des subventions aux produits alimentaires de base et des rations alimentaires subventionnées, des licenciements supplémentaires et des gels de salaires dans le secteur public ainsi que le retrait de la loi sur les retraites qui fixait le montant des pensions à 80% du dernier salaire ont fait partie des exigences de ces deux institutions. ...profitant toujours aux mêmes !
C’est la firme américaine BearingPoint, fusion des branches consulting de KPMG et d’Arthur Andersen France, crée en 2002 qui a mis en oeuvre la privatisation de l’économie irakienne conjointement avec l’Agence américaine d’aide au développement (l’USAID). Comme son nom ne le dit pas, le développement dont il s’agit est bien celui des multinationales américaines qui font en Irak des bénéfices plantureux au détriment de la majeure partie de la population irakienne.
Proposer de vraies alternatives à cette conférence totalement creuse
La conférence de Stockholm n’amène rien de nouveau dans ce paysage de désolation. Sa déclaration finale se contente de rappeler à tort que le développement ne viendrait que par l’investissement étranger. Aucune mesure publique n’est préconisée pour venir en aide à la population irakienne.
Le CADTM s’indigne de cette situation et préconise l’annulation inconditionnelle de la totalité de la dette irakienne héritée de l’ère de Saddam Hussein et de sa guerre meurtrière contre l’Iran (guerre qui avait été activement soutenue par les grandes puissances). Il s’agit d’appliquer la doctrine de la dette odieuse |2| qui stipule : « Si un pouvoir despotique (le régime de Saddam Hussein, NDLR) contracte une dette non pas selon les besoins et les intérêts de l’Etat, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, cette dette est odieuse pour la population de l’Etat entier. Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation : c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée ; par conséquent, elle tombe avec la chute de ce pouvoir » |3|. Le CADTM réclame la fin de l’ingérence étrangère et des institutions financières internationales et l’abandon des mesures néolibérales, qui condamnent la population irakienne à la misère pour permettre à quelques grandes entreprises occidentales de s’en mettre plein les poches. Notes de bas de page: |1| www.clubdeparis.org   2| http://clubdeparis.org/spip.php ?article5                 3| Alexander Sack, Les effets des transformations des Etats sur leurs dettes publiques et autres obligations financières, Recueil Sirey, 1927. infos article :
URL: http://www.cadtm.org http://www.cadtm.org/spip.php?article3455



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

Irak,Moqtada Sadr,Bush, résistance,Occupants,Bassorah,bombardements, Al-Qaïda,

25/08/2008

N°387- Journal d'Irak - 16/8-24/8 - Début- I Read the News Today, Oh Boy


N°387- Journal d'Irak - 16/8-24/8 - Début- I Read the News Today, Oh Boy

Journal d'Irak   - Début-

N°387 du 16/08 au 24/04/08

M.Lemaire


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire :

Tiré à part : Manifestation anti-guerre aux USA.

2 Occupation de l'Irak

3 Politique 1) collaborateurs Irakiens 2) occupants  3) Les voisins

4 Libération du territoire Détails.

L'Irak en chiffre.
Suite
5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
5-1 Collins Michael : La mise en examen de George W. Bush pour meurtre.
5-2 Vidéos = Conseils simples pour survivre à une guerre nucléaire, prodigués par CRAIG ROBERTS
5-3 Crime de guerre américain.
5-4 Vidéo de 9 minutes sur ce qui n'est qu'un camp  (prison) sordide en Iraq occupé.
5-5 Obama annonce qu’il a choisi Bidden comme colistier .
5-6 L’armée US relâche un cameraman irakien après 23 jours de détention. 6 Brèves
6-1 Des gangs urbains dans l'armée us en Irak.
6-2 Irak: Concertations au sujet de l'accord de sécurité.
Suite
7 Dossiers
7-1 Point de vue de Ron Jacobs : I Read the News Today, Oh Boy (*).
7-2 Lindorff Dave : La doctrine Cheney : tirez d’abord sur vos amis.
7-3 Point de vue de Steven Hurst : La victoire "enfin en vue", selon John McCain.
7-4 Point de vue de Patrick Sabatier : Obama ‘le changement’ recrute Biden ‘la continuité’.
7-5 Les gaffes de Joe Biden.
7-6 Point de vue de Allard Jean-Guy : La face cachée de John McCain

L'Irak en chiffre: du 16-08 au 24/08/08

Tués Blessés
Peuple irakien x x
Usboys/Autres boys + miliciens 2 x
Policiers, armée et collaborateurs & miliciens 41 75


Tiré à part :

The War in Iraq Costs

$548,381,022,346 See the cost of war counter for your community:  Pour le dernier montant clique sur : http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home


Consider the costs...
  • $4,681 per household.
  • $1,721 per person.
  • $341.4 million per day.
Pour le dernier montant clique sur : http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home


Manifestation anti-guerre aux USA.

Les manifestants sont descendus dimanche dans les rues de Denver à la veille de l'ouverture de la convention démocrate. Ils protestaient contre la position sur la guerre en Irak du candidat Barack Obama. Des figures pacifistes comme Cindy Sheehan et l'ancien combattant du Vietnam Ron Kovic ont harangué la foule sur les marches du Parlement du Colorado, au centre de la capitale de l'Etat. Mme Sheehan, a accusé M. Obama de mollesse face aux républicains sur la question de l'Irak. "A chaque fois que les républicains le défient sur un sujet, il se rapproche" de leur position, a affirmé Cindy Sheehan à des journalistes. M. Kovic, paralysé par une blessure de guerre et célèbre pour avoir été incarné au grand écran par Tom Cruise dans "Né un 4 juillet", a pour sa part dit craindre qu'un président Obama ne redéploie l'armée en Afghanistan. A un kilomètre de là, les abords du Pepsi Center étaient progressivement bouclés par la police. De longues files d'attente, où se mêlaient journalistes, membres du parti démocrate et volontaires, se sont formées à l'extérieur, avant de subir une fouille et de passer sous des portails électromagnétiques. (ats / 25 août 2008 01:32)

 Occupation de l'Irak

Politique    a) des collaborateurs Irakiens

Les grandes manoeuvres L'Irak se réserve le droit de poursuivre en justice six gardes privés de la compagnie américaine Blackwater En 2007des agents de Blackwater escortaient un convoi diplomatique et avaient ouvert le feu à un carrefour de Bagdad, tuant 17 civils Ces six gardes sont accusés d'avoir tué 17 Irakiens en 2007 et qui vont être jugés à Washington, a annoncé le gouvernement irakien. Mais le gouvernement irakien se réserve le droit de les poursuivre de son côté car ils ont commis un crime contre des victimes irakiennes", a déclaré le porte-parole du gouvernement Ali al-Dabbagh. (L’enquête irakienne a conclu que le convoi n'avait même pas reçu un jet de pierre.) "Quand l'Irak sera sorti du chapitre VII de l'ONU, il n'y aura aucune immunité pour les compagnies privées de sécurité travaillant avec les forces internationales. Dans les négociations sur le Sofa (Status of Forces Agreement), le gouvernement irakien n'a accepté aucune immunité pour les compagnies de sécurité privées", a rappelé le responsable irakien. "Le gouvernement tente d'imposer sa souveraineté et dans le Sofa il sera clairement indiqué que les compagnies privées de sécurité liées aux forces multinationales seront soumises à cet accord, qui ne leur donnera aucune immunité en Irak", a ajouté M. Dabbagh. Le mandat de la force multinationale en Irak, qui découle du chapitre VII de la charte de l'ONU, doit prendre fin le 31 décembre 2008. AFP / 17 août   Fin de l’immunité pour les employés des compagnies privées de sécurité travaillant avec les forces de la coalition ?
Autre point sensible sur lequel les Irakiens se sont montrés insistants : la fin de l’immunité pour les employés des compagnies privées de sécurité travaillant avec les forces de la coalition.
"Dans les négociations sur le Sofa, le gouvernement irakien n’a accepté aucune immunité pour les compagnies de sécurité privées", avait affirmé cette semaine le porte-parole du gouvernement irakien Ali al-Dabbagh.
S’agissant de l’immunité des soldats américains, M. Hammoud a répondu qu’étaient "prévus plusieurs comités pour examiner les problèmes concernant la violation de la loi irakienne par des troupes américaines".
Selon M. Hammoud, Bush aurait approuvé le document.
22 août 2008. AP


Sur le terrain L'Irak est en phase de se transformer en plus grand client des armes de fabrication américaine, affirme le ‎quotidien « US Today », dans son numéro de mardi. "Le ‎Pentagone a informé le Congrès de la vente, ces deux ‎derniers mois, de quelque 8.7 millions de dollars d'armes ‎et de munitions à l'Irak, souligne le journal. Il s'agit des ‎armes, déjà, utilisées, par l'armée américaine, au cours de ‎ses divers combats. ‎ 20/8
http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=12522&Itemid=0
Politique intérieure & extérieure 21-08 Les autorités et le peuple irakien dénoncent les promesses creuses des Etats-Unis. "Aucun des projets stratégiques que les militaires américains avaient promis, n'a vu le jour.", a constaté, mercredi, à l'antenne d'Al-Alam, le Préfet de Ninive, Darid Kashmouleh, qui a prôné la supervision des responsables irakiens sur les projets économiques et de construction en cours dans son pays. Le Préfet de Kirkuk, Abderrhman Mostafa, a, aussi, déclaré à l'antenne d'Al-Alam : "Nous avons beaucoup de problèmes dans l'application de grands projets, non seulement, à Kirkuk, mais aussi, partout, en Irak." Les forces d'occupation américaines prétendent qu'ils ont des projets censés régler les problèmes infra-structuraux d'Irak, mais, jusqu'à présent, cela s'est limité à la parole. 21 Août http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=12558&ac=0&Itemid=9

b) Politiques des occupants  3-1 Usa Sénat & Congrès  

Sofa, Status of Forces Agreement

 La Maison Blanche a indiqué qu’elle ne soumettrait pas l’accord sur le futur statut des troupes américaines en Irak au vote du Sénat.
Mais, côté irakien, le gouvernement du Premier ministre Nouri al-Maliki va encore devoir convaincre les partis politiques du bien-fondé du pacte.
Le texte doit être discuté d’abord par le Conseil exécutif, une instance regroupant le Conseil présidentiel (le président kurde Jalal Talabani et les deux vice-présidents chiite et sunnite), le Premier ministre Maliki et le président de la région autonome kurde Massoud Barzani.
Le projet de loi devra être ensuite voté par le Parlement puis approuvé par le Conseil présidentiel.
Les plus hostiles à ce pacte sont les partisans du chef radical chiite Moqtada Sadr qui ont manifesté jeudi contre la "présence suspecte" à Bagdad de la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice. Ils refusent tout accord et réclament le départ pur et simple des forces américaines.
Quelque 142.000 soldats américains se trouvent actuellement en Irak.
Le Conseil de sécurité de l’ONU avait décidé en décembre 2007 de reconduire pour "la dernière fois" le mandat de la force multinationale jusqu’au 31 décembre 2008.
22 août 2008. AP


Faits marquants

20-08 Le gouvernement américain a finalisé un projet d'accord prévoyant la réduction de sa présence militaire en Irak, a annoncé un haut responsable militaire américain. Le texte n'est pas définitif et est soumis à l'accord des autorités irakiennes, a ajouté ce responsable sous couvert de l'anonymat. Mais, sauf objection majeure irakienne nécessitant une réouverture des négociations, il est conforme aux objectifs américains, a-t-il précisé. Parmi ces objectifs figure l'exigence de Washington que les soldats américains en Irak restent sous la juridiction légale exclusive des Etats-Unis, selon ce responsable. En marge de ce texte, les Etats-Unis ont également approuvé un accord stratégique cadre traitant des relations entre Washington et Bagdad dans les domaines de la politique, de l'économie et de la sécurité. Ce projet d'accord doit également être approuvé par les autorités irakiennes, selon ce responsable. AP

'Sofa, Status of Forces Agreement ': Pas encore d’accord entre les Etats-Unis et l’Irak sur la présence des troupes américaines Les négociations sur le statut futur des troupes américaines en Irak (Sofa, Status of Forces Agreement) avaient commencé en février et devaient s’achever fin juillet, mais les divergences, notamment sur un calendrier de retrait des troupes américaines, ont retardé la rédaction de l’accord…
Ce 21 août les négociations sur un pacte de sécurité irako-américain sont terminées et le projet d’accord, qui prévoit notamment un départ des forces américaines à l’horizon 2011, doit désormais être soumis aux dirigeants irakiens, avait indiqué le négociateur irakien Mohammed al-Haj Hammoud, le chef des négociateurs irakiens sur le futur statut des troupes américaines en Irak.
Mohammed al-Haj Hammoud : "A la fin 2011, les troupes américaines se retireront d’Irak", et précise : "Il existe toutefois une clause stipulant que le retrait peut avoir lieu avant 2011 ou que la présence peut être prolongée après 2011 en fonction de la situation. C’est sur cela que les deux parties se sont mises d’accord".
.
Au-delà de 2011, soit plus de huit ans après l’invasion de l’Irak par les forces de la coalition, il restera en Irak "un certain nombre de troupes, en appui ou pour entraîner les forces irakiennes", a précisé M. Hammoud. "Le nombre de bases militaires américaines dépendra des effectifs et de leurs besoins", a-t-il dit.
Les collaborateurs Irakiens au pouvoir considèrent comme une victoire le fait d’avoir obtenu un calendrier de retrait refusé pendant longtemps par les Etats-Unis. 23/8 Reuters



Dans le monde

Liban 18-08 Le Premier ministre libanais va effectuer cette semaine une visite en Irak. Fouad Siniora a annoncé lundi à la presse qu'il se rendrait à Bagdad "dans les deux jours" afin de transmettre aux autorités un message du nouveau président libanais Michel Sleimane. Le chef de la majorité parlementaire au Liban, Saad Hariri, s'est rendu en Irak le mois dernier. Les deux pays ont conservé des ambassades dans chacune des capitales, même après l'invasion de l'Irak par les forces emmenées par les Etats-Unis en 2003. AP



4 Lutte pour la libération du territoire Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

18-08 Un hélicoptère US s'est écrasé dans la province de Salahudin, au nord de Bagdad, a indiqué une source de l'office de liaison  américano-irakien, citant des  témoins dans la zone.  Des militaires américains ont immédiatement encerclé la zone…. 18 août (Xinhua) http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-08/18/content_697763.htm



Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

1-1 Province de Bagdad Abou Ghraïb, 30 km à l'ouest de Bagdad

24-08 Un kamikaze a tué 21 policiers et milicien collaborateurs anti résistance et en a blessé 32 autres qui étaient réunis lors d'un dîner organisé par Aziz Moukhlaf Ghatta al-Zoubaï un chef local des Sahwa, ont indiqué des sources de sécurité. Selon des témoins dans le village d'Az Zeidane, Aziz Moukhlaf Ghatta al-Zoubaï avait organisé une fête pour célebrer la libération d'un de ses amis détenus par les Américains au Camp Bucca, dans le sud de l'Irak.  (AFP)


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie ), Sindjar & Zaidan d'al Anbar

17-08 Un kamikaze s’est fait exploser près de la mosquée Abou Hanifa à Adhamiyah,( il visait les Sahwas (ces comités cde collaborateurs reconvertis dans la lutte contre la résistance) tuant quinze personnes dont un chef des "Sahwas", et en blessant trente, selon une source au ministère de l'Intérieur. ats / 17 août


1-7 Province de Diyala (Baaqouba (chef-lieu- 60 km au nord de Bagdad) Abou Saïda.-Bahriz, Baladrouz,   Balad Rouz,Jaloula, Khalès, Khan Bani Saad, Moqdadiyah, Mouradiya, Yathreb  (La région de Baaqouba, capitale de la province de Diyala, à 60 km au nord de Bagdad, est le théâtre d'attaques visant quasi quotidiennement contre  les forces colonialistes et ses acolytes sur le terrain

Baaqouba (60 km au nord de Bagdad)

 19-08 "Des forces irakiennes venues de Bagdad en Humvees (véhicule blindé de transport léger) ont fait irruption dans l'un des bâtiments du siège du conseil provincial, frappé tout le monde, désarmé les gardes et tué mon secrétaire Abbas Al-Tamimi", a déclaré à l'AFP le gouverneur de la province, Raad Rachid al-Moulla Jawad. Des combats ont alors éclaté dans le bâtiment entre les soldats et des forces de sécurité. "Il y a eu des victimes", a-t-il ajouté, précisant qu'une "enquête est en cours" et qu'il espère pouvoir "identifier ces criminels". L'opération s'est soldée par la mort du secrétaire du gouverneur et d'un garde. Quatre gardes ont été blessés, selon M. Askari. Un convoi de véhicules dans lequel circulait le gouverneur de Diyala a été frappé la semaine dernière par une bombe, quelques jours après la décision du conseil provincial de limoger le chef de la police. AFP- Reuters


1-9 Kirkouk

 23-04   Abdel Karim Ahmad Mindil Khalaf, chef des miliciens du "Réveil" (Sahwa en arabe) de Khalis,et quatre autres ont été tuées et neuf ont été blessés ", par un kamikaze qui s'est fait exploser au milieu d'une salle d'exposition de voitures, a affirmé le général Torhan Youssef Abderrahman, chef ajoint de la police de Kirkouk. AFP



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)

 

 
Peuple
Civils tués (depuis l'occupation) 679.388
Civils blessés (depuis l'occupation)  70.596 ( chiffre très très minimum)
Civils violés (par les troupes d'occupations) 2.507     (voir Ibrahim Allousch
Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...) 8.938    (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) tués 3.993   (chiffre minimum)
Résistants (décrit tel quel ) blessés 3.885   (chiffre minimum)
En prison 40.268. (chiffre minimum)
Embargo 750.000 enfants (chiffre minimal)
Embargo 750.000 adultes (chiffre moyen)
Militaires irakiens tués pendant l'invasion 45.595 (chiffre minimal)
Civils tués pendant l'invasion 120.190 (chiffre minimal)
Coalition
Nombre de Soldats tués (ou morts...)  34.513
Soldats rapatriés (blessés ou malades) 52.710 (chiffre très minimal)
(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)
Disparus (dans la nature) 1.014
Désertions 5.501
Mutinerie 2 corps + 25
Aide psychologique 66.108***
Suicides Mercenaires tues                                                                                  79 933
non-combattants accidentés, 27 103
Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués 12.016
Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés 26.106 (chiffre minimal)
Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature) 13.854
Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres) 5.284
Autres blessés ( collaborateur & mercenaires & autres) 9.047
Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'electricité 464 attaques (grand minimum)
Infrastructures du rail 195 attaques (idem)
Hélicopteres 98 ++              (idem)
Avions (& drone) 28 ++
  Ces totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET 

 


Tués Selon Casualties : Tués Selon Casualties : Military Deaths By Year/Month

Period

  US UK Other Total DayCount Avg
Total 4146 176 138 4460 1986 2.25
8-2008 18 0 0 18 25 0.72
7-2008 13 0 0 13 31 0.42
6-2008 29 0

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N°387- Journal d'Irak - 16/8-24/8 – Suite - I Read the News Today, Oh Boy


N°387- Journal d'Irak - 16/8-24/8 – Suite - I Read the News Today, Oh Boy

Journal d'Irak   – Suite -

N°387 du 16/08 au 24/04/08

M.Lemaire


Sommaire :                                – Suite -

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Collins Michael : La mise en examen de George W. Bush pour meurtre.

5-2 Vidéos = Conseils simples pour survivre à une guerre nucléaire, prodigués par CRAIG ROBERTS

5-3 Crime de guerre américain.

5-4 Vidéo de 9 minutes sur ce qui n'est qu'un camp  (prison) sordide en Iraq occupé.

5-5 Obama annonce qu’il a choisi Bidden comme colistier .

5-6 L’armée US relâche un cameraman irakien après 23 jours de détention. 6 Brèves

6-1 Des gangs urbains dans l'armée us en Irak.

6-2 Irak: Concertations au sujet de l'accord de sécurité.



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information  5-1 Collins Michael : La mise en examen de George W. Bush pour meurtre. Le livre qu’ils n’arrivent pas à cacher.  COLLINS Michael Le procureur et le président Vincent Bugliosi veut voir George W. Bush mis en examen pour meurtre. D’autres sont complices du crime, notamment le vice-président et Condoleezza Rice, mais Bush est la cible principale de ce célèbre procureur de Los Angeles (affaire Charles Manson) et auteur à succès (Helter Skelter et The Betrayal of America, par exemple). Sa détermination reste intacte devant le silence quasi total des grands médias. C’est directement auprès du public et via les médias alternatifs et l’internet qu’il se bat. Bugliosi présente un dossier dévastateur dans son livre « The Prosecution of George W. Bush for Murder (la mise en examen de George W. Bush pour meurtre - ndt) ». Alors que j’écris ces lignes, j’ai encore du mal à me remettre du choc ressenti à la lecture du titre et du nom de l’auteur. Procureur légendaire avec un passé presque parfait dans de grandes affaires criminelles, Bugliosi développe une des idées les plus révolutionnaires qu’on puisse imaginer dans le contexte présent où la pensée politique est devenue quasi-nulle. Mais parlons du livre et examinons le raisonnement du procureur. Dés les premières lignes, il aborde la question du titre choc. On peut lire : « Le livre que vous avez entre les mains traite de ce que je crois être le crime le plus grave jamais commis dans l’histoire des Etats-Unis – le président de la nation, George W. Bush, en toute connaissance de cause et délibérément, a entrainé le pays dans une guerre en Irak sous de prétextes fallacieux, une guerre qui a condamné plus de 100.000 personnes, dont plus de 4000 soldats étatsuniens, à une mort horrible et violente. » Le président a « en toute connaissance de cause et délibérément » provoqué la mort de soldats US et de civils Irakiens et cela s’appelle un meurtre, c’est aussi simple que ça. Il ne s’agit pas d’une situation hypothétique qui pourrait se produire sous une juridiction d’exception. Lorsque le président quittera ses fonctions, il sera soumis aux mêmes lois que tout un chacun. Bugliosi explique la possibilité d’une mise en examen de George W. Bush par un procureur de district ou d’état dans n’importe quelle juridiction où quelqu’un aurait perdu la vie dans la guerre en Irak. Les procureurs fédéraux ont aussi cette possibilité. L’analyse détaillée de cet aspect représente la meilleure partie du livre avec ses notes et ses références diverses. Dans le premier chapitre, « Ouvrir les yeux », Bugliosi explique comment il est arrivé à cette conclusion et encourage le lecteur à faire de même. Il attribue son très grand succés en tant que procureur et auteur à sa capacité de « voir ce que j’ai en face de moi sans me laisser influencer par les habits (ou la réputation, ou les rumeurs, etc) que d’autres ont enfilés. » Après cet appel à garder l’esprit ouvert, l’auteur offre à ses lecteurs une série de citations de Bush, Cheney, Rice et autres. Avant l’invasion, ces déclarations ont eu le pouvoir de faire basculer l’opinion publique en faveur de la guerre. Comment pouvons-nous tolérer un dictature, demanda Bush, qui « menace le monde avec des maladies et des poisons horribles, avec des armes chimiques et atomiques » ? L’Irak possédait des « appareils volants sans pilotes » et « cherchait à les utiliser contre les Etats-Unis ». Ces déclarations, et d’autres, étaient non seulement totalement fausses, mais en plus il le savait, sans aucun doute. Après les deux premiers chapitres, méticuleusement construits, le procureur, connu pour ses plaidoyers de plusieurs centaines d’heures devant un jury, a préparé le lecteur à admettre la recevabilité de ses accusations. Ensuite il ouvre une parenthèse, avant d’en arriver au fait, pour nous rappeler le coût de ces mensonges. Plus de cent mille personnes sont mortes dans une guerre basée sur les mensonges délibérées du président. Ce ne sont pas n’importe quelles morts, nous dit-il. Nous sommes en présence du meurtre d’états-uniens jeunes, influençables, patriotiques qui se sont engagés dans l’armée pour toute une série de raisons honorables. Un même lien les unit, une loyauté envers leur pays pour lequel ils étaient prêts à mourir dans une guerre. Bugliosi n’oublie pas les civils irakiens morts dans le chaos provoqué par l’invasion de Bush, mais précise qu’il n’a trouvé aucune loi qui permette une mise en accusation pour ces morts là. Après les trois premiers chapitres, nous connaissons la tragédie qui demande que justice soit faite et nous sommes conscients de la détermination de l’auteur à chercher à obtenir cette justice pour tous ceux qui sont tombés. Il est en colère devant ce crime et veut obtenir justice. Bugliosi est indifférent devant le silence quasi-total des médias résultant de l’état comateux dans lesquels sont plongés les milieux dirigeants, état illustré par la censure calculée de tous les réseaux d’information et les pisse-copie de l’administration Bush au sein du New York Times et du Washington Post. Bugliosi présente trois dates dans son dossier à charge : Le 1er octobre 2002, Bush reçut un rapport rédigé par tous les services de renseignement du pays. Le danger que représentait l’Irak pour les Etats-Unis était résumé par cette simple phrase : « il n’y a pas d’indication de drones pouvant lancer des armes chimiques, ni de ventes d’armes à Al Qaeda qui pourraient être retournées contre nous, ni d’autres dangers imminents. Bagdad pour le moment ne semble pas disposé à mener des attaques terroristes par des armes conventionnelles ou chimiques contre les Etats-Unis, par crainte de fournir aux Etats-Unis un prétexte pour attaquer. L’Irak pourrait probablement tenter des attaques clandestines sur le sol des Etats-Unis si Bagdad craignait qu’une attaque mettant en danger le régime était imminente ou inévitable, ou possiblement par vengeance. De telles attaques – probablement avec des armes bactériologiques plutot que chimiques – seraient probablement menées par des forces spéciales ou des services de renseignement ». NIE, 10/2002 et (V. Bugliosi, pp. 104-105) Le 4 octobre 2002, Bush présenta au Congrès une version manipulée du rapport, appelé le Rapport Blanc (White Paper). Il avait retiré l’information essentielle, à savoir que l’Irak n’était considérée comme un danger imminent que si la survie du régime était menacée par une attaque US. Les « jugements » et autres suppositions avaient été transformés en affirmations afin de faire passer le rapport pour un aval des services de renseignements pour passer à l’attaque. En fait, le rapport présenté au Congrès disait exactement le contraire que celui qui avait été rédigé par les services de renseignement le 1er octobre. L’élément qui pouvait déclencher une menace irakienne était exactement ce que Bush se proposait de faire : lancer une attaque qui menacerait la survie du régime de Saddam Hussein. Plutôt que de penser à la sécurité du pays, en toute logique et selon les avis de ses propres services de renseignement, Bush a risqué la sécurité de la nation tout en occultant des informations cruciales. Le 7 octobre 2002, Bush s’exprima devant un public à Cincinnati, Ohio, et affirma que Saddam Hussein représentait un danger pour les Etats-Unis avec ses « drones volants » équipés d’armes de destruction massive « visant des objectifs aux Etats-Unis ». Il s’agit d’éléments importants. Sans ambiguité. Bush savait que l’Irak ne représentait pas une menace pour le pays, mais a prétendu le contraire pour obtenir un soutien à sa guerre. Tout ceci ne représente qu’une petite partie des arguments qui sont présentés dans ce livre d’une manière déterminée, complète et prenante et où Vincent Bugliosi tient ses promesses. Il présente un dossier accablant contre George W. Bush, explique les bases juridiques qui rendraient une mise en examen possible, et explique que cette mise en examen du président était un élément fondamental pour restaurer le prestige de cette « grande nation » que sont les Etats-Unis. Mais la mise en examen aurait des répercussions plus larges, si elle devait avoir lieu. Le procès et la condamnation de George W. Bush pour meurtre serait un événement d’une importante gigantesque, mais ne serait encore rien devant la jurisprudence que cela représenterait. Les présidents ne pourraient plus jouer avec les vies des soldats et des civils dans des guerres autres que celles qui seraient spécifiquement menées dans le cadre de la défense nationale ou en riposte à un danger imminent pour le pays. Bien que le président ait plusieurs fois changé de version dans ses justifications d’une invasion, son déclenchement et l’occupation n’avaient pas grand-chose à voir avec la sécurité des Etats-Unis. Comme Bugliosi l’a dit lors d’une interview avec l’auteur de ces lignes, plus de 4000 soldats sont morts « pas dans votre guerre, pas dans ma guerre ni dans celle des Etats-Unis, mais dans la guerre de Bush ». Toutes les explications offertes par Bush ont été rejetés par tous sauf par les auteurs du crime et aucune des motivations financières ou politiques avancées par d’autres ne sont acceptables devant les morts et les destructions provoquées. Si un procès devait se tenir, et l’accusé condamné, tout futur président devra réfléchir à deux fois avant de servir des propres intérêts ou ceux de ses financiers et de quelques autres heureux élus, peu importe leurs promesses ou leurs cadeaux. Le président et ses conseilleurs principaux seraient responsables du droit fondamental de chaque individu, évident pour nous mais pas pour eux, de ne pas risquer sa vie au nom des desiderata égoïstes, politiques ou financiers du président. Les présidents ne pourraient plus couvrir le péché de meurtre avec préméditation en le drapant d’une fiction sur les pertes nécessaires au nom d’un intérêt national supérieur. Les véritables fondements d’une décision présidentielle seraient publics et soumis à l’examen du peuple via leurs procureurs locaux. L’éternel conflit entre les droits individuels et les droits collectifs serait résolu aussi. Dans l’impossibilité de recourir à des guerres inutiles, le chef de l’exécutif agirait dans l’intérêt de chaque citoyen et l’industrie militaire surdimensionnée serait réduite au minimum au lieu de servir d’outil à une présence impérialiste partout dans le monde. La diplomatie servirait les intérêts communs, et se substituerait à la force imposée sur les états plus faibles. Et ceci ne concernerait pas que les grandes guerres. Depuis la deuxième guerre mondiale, Les Etats-Unis ont effectué plus de 40 interventions militaires. Alors à moins que le président puisse être certain qu’aucun soldat ne mourrait, il serait bien avisé de trouver une justification solide pour engager toute opération militaire afin de ne pas se retrouver inculpé et risquer une peine sévère [ndt - lors d’une interview filmé du procureur, celui-ci parle ouvertement de "peine de mort" ou "prison à vie" - NDT]. Le président aurait aussi devant lui l’exemple d’un vice-président qui s’est livré à des mensonges incessants sur les justifications d’une guerre. La Défense Nationale était cruellement défaillante le jour du 11 Septembre, malgré l’incroyable puissance militaire déployée dans le monde. L’administration a réussi à s’exempter d’avoir des comptes à rendre devant les tribunaux internationaux, alors qu’il existe une possibilité de poursuites à l’intérieur du pays, souligne Bugliosi. La menace est donc plus sérieuse et concrète pour tous ces dirigeants qui jouent avec la vie de leurs concitoyens juste pour servir quelques intérêts financiers qui refusent toute véritable concurrence sur leur terrain. Traduction VD pour le Grand Soir Article Original
http://www.dissidentvoice.org/2008/...
The Prosecution of George W. Bush for Murder
By Vincent Bugliosi
Vanguard Press (May 26, 2008 )
ISBN-10 : 159315481X
ISBN-13 : 978-1593154813
Hardcover : 352 pages
Michael Collins writes for Election Fraud News and the Money Party. He is one of few to report on the ongoing struggles of Susan Lindauer, an activist accused of being a foreign agent, who was the subject of a government request for forced psychiatric medication. http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7037

5-2 Vidéos = Conseils simples pour survivre à une guerre nucléaire, prodigués par CRAIG ROBERTS ouvrir ce site http://www.survivalusa.org/

5-3 Crime de guerre américain.  VIDEO  http://www.dailymotion.com/video/x5hfav_irak-crime-de-gue...

5-4 Vidéo de 9 minutes sur ce qui n'est qu'un camp  (prison) sordide en Iraq occupé.
http://www.youtube.com/watch?v=aLlzYBxUXCM

Etre captif, là n'est pas la question. L'important est de ne pas se rendre. Voilà. (N. Hikmet)

5-5 Obama annonce qu’il a choisi Bidden comme colistier . Vidéo ouvrir :   http://fr.news.yahoo.com/afp/20080823/video/vwl-obama-ann...

5-6 L’armée US relâche un cameraman irakien après 23 jours de détention. L’armée américaine assure qu’un mandat des Nations unies l’autorise à maintenir indéfiniment en détention quiconque pouvant représenter une menace pour la sécurité des opérations de la coalition internationale en Irak. L’armée états-unienne a relâché jeudi sans l’inculper un cameraman de télévision irakien travaillant notamment pour l’agence Reuters et la BBC , après 23 jours de détention. Ali al-Mashhadani avait été arrêté le mois dernier dans la Zone verte de Bagdad, où il attendait une accréditation presse. Il avait déjà interpellé à deux reprises précédemment, dont une fois pendant cinq mois, entre août 2005 et janvier 2006. Il a été libéré "car il a été jugé qu’il ne représentait pas une menace pour la sécurité", a indiqué dans un communiqué le major John Hall, porte-parole de l’armée américaine. Il n’a fourni aucun autre détail.
Reuters et la BBC ont demandé une explication à sa détention, tandis que Reporters sans frontières a exigé que l’armée américaine cesse ce que l’organisation qualifie d’arrestations arbitraires de journalistes.
En avril, l’armée américaine avait relâché Bilal Hussein, un photographe travaillant pour l’Associated Press et lauréat du prix Pulitzer, après une détention de deux ans. De même, un technicien audiovisuel travaillant pour l’AP à Takrit, dans le nord de l’Irak, a été arrêté par les forces américaines en juin, et sa détention a été récemment prolongée pour au moins six mois.
23/8
Reuters


6 Les brèves Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

6-1 Des gangs urbains dans l'armée us en Irak. Désespérée de ne pas réussir à enrôler suffisamment de volontaires pour la guerre en Irak, la US Army a secrètement donné l'ordre aux recruteurs de ne plus tenir compte des réglementations nationales qui  interdisent à une personne porteuse d’un casier judiciaire de s’enroler dans l’armée nationale. Aujourd’hui, parmi les troupes US en Irak, en Afghanistan et en Afrique, il n’est pas rare de croiser des membres tatoués des tristement célèbres gangs criminels des Crips, Bloods, Latin Kings, ainsi que des groupes néo-nazis blancs, tous portant fièrement leurs insignes de bande. Pour les sous-officiers, les nouveaux soldats de cette “armée issue de l’ombre” représentent un défi énorme. La plupart des analystes du Pentagone y voit  “une fausse bonne idée qui ouvre la porte à une catastrophe en termes d’image de marque et de stratégie militaire”. Un des conseillers militaires de la Maison Blanche va même jusqu’à parler “d’un potentiel de centaines de My Lai”, du nom du hameau vietnamien où des soldats US massacrèrent froidement 300 femmes, enfants et vieillards en mars 1968. “C’est de la folie pure, ces gars sont ultra-violents, ils viennent d’un milieu sans discipline, sans règles autres que celles de leur gang, ne vivent que de traffics et de meurtres… et là on va les lacher parmi une population sans défense, leur filer des armes de guerre et leur dire ‘Allez-y, fouillez, interrogez, traquez les terroristes’. C’est comme si tu lâchais des pittbull dans un magasin de saucisses ! Combien de meurtres ou viols barbares faudra-t’il attendre pour que le Pentagone réalise qu’il a fait une erreur ?” Les gangs sont actifs au sein même de l’armée, tenant des réunions et des rites d’adhésion des nouveaux membres dans les casernes et bases militaires. En juillet 2005, sur la base militaire de Kaiserslautern, le Sergeant Juwan Johnson, 25 ans, marié, vétéran décoré de l’invasion irakienne, a ainsi subi le brutal rite d’initiation du gang des Gangster Disciples. Butalement tabassé “pour éprouver son courage”, il est mort dans son lit de plusieurs hémoragies internes. Son copain, le Lieutenant Bobby Morrissette, a expliqué aux juges que Johnson voulait devenir membres des Gangster Disciples, un gang brutal issu de la région de Chicago, fort de plus de 100 000 membres et impliqué dans des milliers d’affaires de meurtre, racket, fraude et drogue, car “les Disciples sont le gang le plus fort dans l’Armée, ils vous protègent et vous permettent de profiter d’avantages dans les casernes. Les officiers savent que nous en faisons partie et nous respectent… c’est comme quand on est en prison. Si on ne fait pas partie d’un gang, on est pire que de la merde.” 22/8 http://guerreenirak.canalblog.com/archives/informations/index.html


6-2 Irak: Concertations au sujet de l'accord de sécurité. Face aux inquiétudes de l'opinion publique d'un accord de ‎sécurité avec les Etats-Unis, les dirigeants politiques irakiens se ‎consultent pour adopter une position de logique et transparente à ‎cet égard. Les responsables de la coalition unifiée irakienne se sont ‎réunis pour examiner l'accord de sécurité entre Bagdad et ‎Washington. Cette réunion a été présidée par le leader de cette ‎coalition, Abdel Aziz Hakim. Et dans un communiqué publié, à ‎l'issue de cette réunion, l'Assemblée suprême de la Révolution ‎islamique d'Irak a souligné que l'objectif en était de parvenir à des ‎résultats appropriés; correspondant aux besoins nationaux, y ‎compris la souveraineté du pays et la garantie des droits des ‎Irakiens. Dans le même temps, Abdel Aziz Hakim a rencontré le ‎vice-Président irakien, Tareq al-Hashemi pour débattre de cet ‎accord de sécurité. A la suite de la récente visite en Irak de la ‎Secrétaire d'état américaine, Condoleezza Rice, les médias et ‎certains responsables irakiens ont divulgué des informations ‎contradictoires sur ce sujet. Le Porte-parole du gouvernement ‎irakien qui avait, déjà, souligné la nécessité de fixer un calendrier ‎au retrait des fores américaines, a déclaré qu'il n'en était plus ‎question. Par ailleurs, les Etats-Unis réclament l'immunité ‎judiciaire de leurs troupes en Irak. Ces informations et ces prises ‎de positions contradictions ont suscité les inquiétudes des citoyens ‎irakiens. Et dans un tel contexte, le peuple irakien s'attend à ce que ‎ses dirigeants refusent de se soumettre aux pressions américaines ‎vis-à-vis des questions si importantes comme la souveraineté ‎nationale et l'indépendance du pays. Car, on dit que même l'accord ‎de sécurité modifié constitue une violation de la souveraineté ‎nationale et restreint les prérogatives du gouvernement. Pour cette ‎raison, la position ferme et transparente des groupes irakiens à cet ‎égard peut être déterminante quant à la prise de décision du ‎gouvernement sur ce sujet. Et la prise de position de la coalition ‎unifiée irakienne sur cette question si délicate est primordiale, ‎puisqu'elle est la plus importante coalition politique et ‎parlementaire, d'autant plus que l'opposition ferme et manifeste de ‎ la Marjaïya à la signature d'un accord de sécurité entre les Etats-‎Unis et l'Irak a poussé divers groupes et formations politiques ‎irakiennes à adopter une prise de position ferme à ce propos. ‎ Ecrit par L'IRIB    24 Août 2008  http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=12714
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N°387- Journal d'Irak - 16/8-24/8 – Fin -I Read the News Today, Oh Boy


N°387- Journal d'Irak - 16/8-24/8 – Fin -I Read the News Today, Oh Boy

Journal d'Irak   – Fin -

 N°387 du 16/08 au 24/04/08

M.Lemaire


Sommaire :                                – Fin -

7 Dossiers

7-1 Point de vue de Ron Jacobs : I Read the News Today, Oh Boy (*).

7-2 Lindorff Dave : La doctrine Cheney : tirez d’abord sur vos amis.

7-3 Point de vue de Steven Hurst : La victoire "enfin en vue", selon John McCain.

7-4 Point de vue de Patrick Sabatier : Obama ‘le changement’ recrute Biden ‘la continuité’.

7-5 Les gaffes de Joe Biden.

7-6 Point de vue de Allard Jean-Guy : La face cachée de John McCain



7 Dossier & Point de vue Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Point de vue de Ron Jacobs : I Read the News Today, Oh Boy (*). Les gros titres des journaux annoncent au monde entier que les Etats-unis et les Irakiens sont sur le point de conclure un accord sur le départ des troupes américaines. Mais si on y regarde de plus près, cet accord ne porte pas sur le retrait des troupes mais vise à ce que celles–ci restent encore au moins cinq ans. Et même là, cela dépendra de la soi-disant sécurité sur le terrain. Une estimation qui sera faite par les hommes et femmes mêmes dont les carrières dépendent de la durée de l’occupation – le haut commandement militaire. Mais revenons à cet accord avec l’Irak. Si j’étais signataire d’un accord comme celui qui a été imposé au peuple irakien par le gouvernement de la Green Zone et ses maîtres américains, je mériterais le sort que me réserveraient ceux que j’ai vendus le long de l’Euphrate. Cet accord a plus de lacunes juridiques que le code général des impôts en Amérique n’en présente pour les groupes privés et les riches particuliers. Vous vous souvenez de cette lacune juridique il y a quelques années en arrière qui permettait de déduire de ses impôts l’achat d’un Hummer s’il était utilisé comme véhicule utilitaire ? Eh bien, les lacunes juridiques de cet accord actuellement en pourparlers à Bagdad, qui garantirait la poursuite de la domination de l’Irak par Washington, a des failles si béantes que non seulement plusieurs Hummer pourraient s’y engouffrer en même temps, mais aussi que les Irakiens sont assurés de voir encore longtemps dans leur pays des "humvees" conduits par des soldats américains en armes. De plus, ces soldats pourront agir sans que des dispositions juridiques permettent au gouvernement irakien de s’interposer. Ici, aux Etats-Unis, nous exigeons que les Irakiens dépensent les 78 milliards de dollars que, d’après le GAO (NDLT : Cour des comptes US), ils auraient en banque. Après tout, ne nous avait-on pas promis que ce seraient les Irakiens qui paieraient pour cette guerre et par la suite, pour la reconstruction ? C’est vrai, ça, pourquoi les contribuables américains devraient–ils payer pour la destruction des infrastructures d’un autre pays simplement parce que c’est l’armée américaine qui les a toutes détruites ? Et qu’en est-il de toute cette essence bon marché que nous devions avoir ? Qui le sait, peut-être qu’on en aura une fois qu’Israël aura attaqué l’Iran ? Cette éventualité, a déclaré aux médias Condolezza Rice, n’est pas invraisemblable et les Etats-Unis ne peuvent rien faire pour l’empêcher. Après tout, même si nous sommes le pays le plus puissant au monde, nos amis en Israël ont leur propre conception de l’autodéfense. C’est une conception qui non seulement s’appuie sur le soutien américain (comme cela va probablement être le cas) mais qui tient également pour acquis que les milliards de dollars que Washington donne à Tel-Aviv tous les ans justifient que ce pays soit le chien d’attaque de Washington au Moyen Orient. Sauf, bien entendu, dans les rares occasions où les intérêts d’Israël ne coïncident pas avec ceux de Washington. C’est une bonne chose qu’il y ait bientôt des élections. Après le départ de Bush, le monde va s’améliorer. Non ? Il doit bien y avoir un candidat qui s’oppose à toute cette guerre et ces menaces de guerre, non ? Peut-être bien qu’Obama fait seulement semblant quand il jure fidélité à Tel-aviv. Peut-être qu’il ne pense pas ce qu’il dit quand il parle comme Bush sur l’Iran. Peut-être qu’une fois élu, écoutera-t-il le peuple américain (et pas les généraux) et fera-t-il revenir les troupes d’Irak d’ici à la fin 2009. Peut-être John Mc Cain cessera-t-il de proposer à un parterre de bikers que sa femme participe à un concours de beauté "seins nus", et peut-être dépassera-t-il le stade du troglodyte. Peut-être que Dick Cheney sera poursuivi par le tribunal pénal de la Haye. Et peut-être que les poules auront des dents. Ron Jacobs 16 août 2008 Ron Jacobs est l’auteur de "The Way The Wind Blew : A History of the *Weather Underground" groupe (http://www.amazon.fr/Way-Wind-Blew-...) . Article publié le 14 août  dans Dissident Voice
http://www.dissidentvoice.org/2008/...
(*) Premier vers de la chanson des Beatles "A day in the Life"  (*) The Weather Underground Organisation ou The Weathermen est une organisation américaine d’extrême gauche créée à Ann Arbor, Michigan, en 1969 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Weathermen) Traduction : Des bassines et du zèle http://blog.emceebeulogue.fr/                                                  http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7010


7-2 Lindorff Dave : La doctrine Cheney : tirez d’abord sur vos amis. C’est avec consternation et incrédulité qu’a été accueilli l’article du journaliste Seymour Hersh dans lequel il disait que le vice-président Dick Cheney avait proposé l’idée de déguiser des nageurs de combats de la marine américaine en Iraniens, de les faire ensuite monter dans de fausses vedettes iraniennes pour simuler une agression contre les bateaux américains dans le Golfe Persique. L’attaque truquée qui s’en suivrait, avec de faux Iraniens qui tireraient sur les bateaux américains et les bateaux américains qui riposteraient, suggérait-il, permettrait de déclencher une guerre entre les Etats-Unis et l’Iran. Je ne comprends pas pourquoi les gens auraient du mal à croire que ce vice-président serait capable d’imaginer un scénario où des Américains tireraient sur d’autres Américains dans l’intérêt de sa propre vision tordue de la sécurité nationale. Après tout, nous avons là un type qui tire sur ses propres amis. De plus, Cheney est en bonne compagnie pour ce genre de raisonnement. Nous savons, grâce à des rapports des services secrets britanniques sur leur rencontre, que le Président Bush avait proposé le même genre de méthode quand il avait du mal à rassembler le pays et le reste du monde civilisé derrière ses projets et ceux de Cheney d’attaquer l’Irak. On ne l’a su que des années plus tard, mais, au début de l’année 2003, Bush avait soumis à Tony Blair, le premier ministre britannique, l’idée que les Etats-Unis pourraient peindre un avion espion U2 aux couleurs de l’ONU et le faire survoler les points sensibles de l’espace aérien irakien pour obliger Saddam Hussein à le faire abattre. Et cela, expliquait-il, irriterait suffisamment les états membres de l’ONU pour qu’une résolution du conseil de sécurité approuve une guerre contre l’Irak, et si cela ne marchait pas, cela donnerait une excuse aux Etats-Unis pour aller seuls au combat. Blair aurait été scandalisé par ce genre de raisonnement kamikaze – mais pas suffisamment pour qu’il annonce publiquement que le président était cinglé. Alors, voilà où nous en sommes, les gars. Un président et un vice-président qui pensent tous les deux que c’est une idée géniale soit d’envoyer au feu certains de nos propres soldats sous faux pavillon au risque de leur vie pour que nous puissions déclencher une guerre, ou pire encore, faire passer certains de nos soldats pour les ennemis qu’on veut attaquer et les faire tirer sur nos propres troupes pour pouvoir dire que nous avons été agressés, cela, afin de déclencher une guerre. Et qui se fait rouler dans la farine par ces projets déments ? Pas les Iraniens, ni, dans le cas précédent, les Irakiens. Ils savent bien que ce n’est pas eux qui ont attaqué l’armée américaine. Non, c’est nous, les Américains, qui nous faisons berner. Cheney sait bien que la plupart des Américains pensent que l’idée d’attaquer l’Iran (surtout après 5 longues années de guerre en Irak et 7 en Afghanistan, dont nous ne voyons la fin ni de l’une ni de l’autre) est très, mais alors très, très stupide. Alors, ils essaient d’imaginer un moyen de nous entourlouper pour nous faire accepter de telles inepties. Et le seul truc qu’ils trouvent pour vaincre nos réticences, c’est nous faire croire que nos soldats ont été agressés. Alors, je dois vous dire que, jusqu’à présent, je ne croyais pas à la thèse de ceux qui prétendent que les attentats du 11 sept étaient un coup monté de l’intérieur – à savoir que c’était le gouvernement américain qui avait en fait organisé ces attentats. J’ai lu tous les arguments, toutes les théories, mais j’avais toujours pensé que c’était du délire d’imaginer que nos dirigeants chercheraient à tuer délibérément des Américains pour atteindre un objectif politique. Et pourtant, nous avons là Dick Cheney, le vrai cerveau (si peu qu’ils en aient) derrière le gouvernement Bush, qui évoque la possibilité d’utiliser des soldats américains pour simuler une agression contre d’autres soldats américains. Et je me demande alors si Cheney n’aurait pas tiré intentionnellement sur son ami Harry Whittington soit pour faire sortir ces maudites cailles insaisissables après lesquelles il courait, soit pour faire naître de la compassion envers un président Bush en mauvaise posture. Et je me demande aussi maintenant si ce cinglé de Dick n’aurait pas trempé dans l’attentat contre les tours jumelles. Il est peut-être trop bête pour réaliser un tel exploit, mais il a montré clairement que ce ne sont pas les scrupules qui l’empêcheraient de faire quelque chose d’aussi monstrueux. Aussi ridicule, pathétique et abject que soit ce gouvernement, il nous faut prendre au sérieux ce récent article de Hersh. Il semble évident que Cheney a une prédilection pour le fratricide quand il s’agit d’arriver à ses fins odieuses. C’est une chose de s’y livrer avec son propre fusil, c’en est une autre de le faire avec la machine militaire la plus puissante au monde. DAVE LINDORFF DAVE LINDORFF est un journaliste installé à Philadelphie. Son dernier livre, “The Case for Impeachment"(2006), développe des arguments juridiques permettant de lancer une procédure de destitution de G Bush. 23/8 http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7024
7-3 Point de vue de Steven Hurst : La victoire "enfin en vue", selon John McCain. John McCain a de nouveau insisté lundi sur le fait que la victoire en Irak était "enfin en vue", devant la Convention nationale des anciens combattants des guerres à l'étranger, en réponse à Barack Obama qui lui avait demandé pourquoi, dans ce cas, le sénateur de l'Arizona s'opposait à un calendrier de retrait des forces américaines. La guerre qui dure depuis cinq ans et demie, et devenue impopulaire, est l'une des principales pierres d'achoppement entre les deux candidats. La guerre en Irak, qui arrivait en tête des préoccupations, a été détrônée par le thème de l'économie américaine, hésitante, qui ne montre aucun signe de rebond et que les démocrates ont mis à l'honneur de leur convention nationale la semaine prochaine. Pour John McCain, la victoire en Irak qu'il envisage pourrait être "gaspillée par un retrait hâtif et des délais arbitraires. Et c'est l'un des nombreux problèmes que pose la position de mon adversaire, le sénateur Obama". Obama avait vivement riposté et mis en cause la sincérité de McCain. "Il est difficile de comprendre comment le sénateur McCain peut à la fois proclamer son soutien au gouvernement souverain d'Irak et refuser obstinément d'exprimer son soutien à un calendrier de retrait de nos brigades de combat dans leur pays", a déclaré le porte-parole de Barack Obama, Bill Burton. "John McCain a l'intention de dépenser 10 milliards de dollars (6,8 milliards d'euros) par mois sur une durée non définie dans le temps, tandis que Barack Obama pense que nous devrions mettre fin à cette guerre et investir dans nos besoins pressants ici à la maison". John McCain insiste sur le fait que le retrait des troupes dépendra de la situation sur le terrain en Irak. Pour Barack Obama, les forces américaines devraient s'être retirées pour 2010, après accord avec le gouvernement de Bagdad. Après son apparition en Floride, John McCain s'est rendu à Atlanta en Géorgie où il a ramassé plus de 1,75 millions de dollars (1,2 millions d'euros). La collecte a été assombrie par le scandale de lobbying qui touche l'ancien patron de la Coalition chrétienne et stratège Ralph Reed. Alors qu'il présidait la Commission des affaires indiennes du Sénat, McCain avait eu l'occasion de conduire une enquête sur l'un des associés de Reed, Jack Abramoff, aujourd'hui sous les verrous pour fraude fiscale. John McCain n'a pas encore nommé son colistier, mais il a laissé planer le doute la semaine dernière sur l'ancien gouverneur de Pennsylvanie, Tom Ridge, qui pourrait l'aider à séduire les grands industriels, mais qui l'exposerait à une vive opposition de sa base républicaine, Tom Ridge étant favorable au droit à l'avortement. Steven Hurst AP - 21/8
7-4 Point de vue de Patrick Sabatier : Obama ‘le changement’ recrute Biden ‘la continuité’. " Quiconque pense que cette élection se jouera sur les questions de politique intérieure commet une grave erreur " avait mis en garde Joe Biden en se retirant de la course à la Maison-Blanche au début de l'année. Barack Obama n'a pas fait l'erreur. Il a choisi le sénateur du Delaware comme candidat à la vice-présidence.
Le choix par le candidat démocrate à la Maison-Blanche de celui dont ses collègues se moquent (gentiment) en l'affublant du surnom " Joe le Bavard " en raison de sa propension à d'interminables péroraisons a un seul et unique objectif : rassurer l'électorat.
Le choix de Biden compense la "nouveauté" et le " changement " qu'Obama incarne par la " continuité " et l' " expérience " qu'apporte un vieux routier modéré et pragmatique, initié au jeu du pouvoir à Washington.
Biden est un des piliers du Congrès
Certains ont du mal à s'identifier et faire confiance à un candidat aux origines exotiques (aux yeux de l'Amérique profonde) ?
Joe Biden est né dans une famille modeste, d'origine irlandaise et de religion catholique dans quartier populaire de Scranton, en Pennsylvanie, avant de grandir dans un environnement tout aussi populaire à Wilimington (Delaware). Il a gardé de ses origines une grande simplicité et un solide mépris pour la " gauche caviar ". Profil qui devrait donner à Obama quelques chances supplémentaires de parvenir à convaincre les électeurs blancs modestes des grands États industriels qui lui ont massivement préféré Hillary Clinton dans les primaires et dont les sondages indiquent toujours qu'ils risquent de lui faire défaut le 4 novembre.
D'autres hésitent devant le manque criant d'expérience d'un politicien de 47 ans entré au Sénat il y a quatre ans et qui n'y a pas fait grand-chose ?
Biden est un des piliers du Congrès, où il siège depuis 36 ans et dont il a présidé deux des commissions les plus importantes, celle de la Justice puis celle des Affaires étrangères. Il est respecté par ses collègues, y compris conservateurs, et fait partie de l'establishment démocrate car en bons termes à la fois avec le clan Kennedy (qui a appuyé Obama) et les Clinton (il n'a pas pris partie entre Hillary et n'avait pas annoncé son retrait). Il incarnera la continuité du " gouvernement permanent " de Washington, qui est à l'arrière-plan des promesses de changement qui enflamment les partisans d'Obama.
En 2002, il avait voté pour l'intervention américaine en Irak
Il y en a pour s'inquiéter de la naïveté du jeune sénateur de l'Illinois en matière de défense et de politique étrangère ?
Joe Biden revient de Tbilissi, où il a pris position avec beaucoup plus de fermeté qu'Obama contre l'agression russe. En 2002, il avait voté, comme Hillary Clinton, pour l'invasion de l'Irak (vote qu'il a dit l'an dernier " regretter " parce qu'il estime avoir été trompé par Bush). Il a toujours voté pour financer la poursuite de l'occupation et n'a pas critiqué l'escalade qui a permis de restaurer un peu de stabilité en Irak, à la différence d'Obama. " Il apporte une grande crédibilité, intelligence et connaissance des dossiers en politique étrangère " estime Richard Holbrooke, l'ex-secrétaire d'État adjoint de Bill Clinton qui a soutenu Hillary pendant les primaires. De plus, ce qui est un atout, un de ses fils, qui sert comme officier dans la Garde Nationale du Delaware, part se battre en Irak. Personne ne pourra mettre en cause le patriotisme de Joe Biden, comme la droite le fait pour Obama.
Il y a ceux que l'ascension quasi miraculeuse d'Obama au pouvoir énerve et qui se demandent s'il a les reins assez solides ?
La vie de Joe Biden a été une succession de coups durs, une enfance pas vraiment dorée, le handicap d'un bégaiement qu'il lui a fallu surmonter durant sa scolarité, la mort de son épouse et de sa petite fille dans un accident de voiture en 1973, une campagne présidentielle avortée en 1988 dans l'humiliation après avoir été convaincu de plagiat dans un discours, suivie la même année d'une rupture d'anévrisme dont il a failli décéder, et l'échec cinglant de sa deuxième tentative présidentielle, enterrée en janvier dans l'Iowa, quand il y a terminé la primaire avec moins de 1% des voix. Joe est un battant, couturé par les aléas de la vie. À 65 ans il apporte une " gravitas " bienvenue à l'éclat d'Obama sans pouvoir rêver d'occuper lui-même un jour le Bureau Ovale, ce qui simplifiera ses rapports avec Obama si ce dernier est élu.
Réputation de gaffeur
À tous ceux, enfin, qui craignent que l'adulation dont ses partisans entourent Obama ne lui monte à la tête et ne le fasse succomber au péché d'arrogance, le candidat démocrate a fait savoir qu'il avait fait le choix de quelqu'un " capable de contester mes idées et qui ne sera pas un béni-oui-oui " .
Joe Biden a la réputation de parler franchement, tout autant que longuement. Les Républicains se sont empressés de rappeler que, par exemple, il avait estimé au début de la campagne des primaires que Barack Obama " n'a pas encore montré qu'il est prêt à être président " bien qu'il soit " le premier candidat Afro Américain sérieux, capable de s'exprimer, brillant, propre et sympathique ", description qui avait immédiatement fait hurler au racisme. Il avait aussi proclamé haut et fort qu'il " n'accepterait pas la position de vice-président si on me la proposait. En fait, je préfère présider la commission des Affaires étrangères qu'être vice-président... " .
Mais qui en voudra à un politicien de dire parfois n'importe quoi, ou de prendre des engagements qui ne valent bien évidemment que pour ceux qui y croient ?
Le Point.fr Publié le 23/08/ http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/obama-le-changement-recrute-biden-la-continuite/1447/0/268628
7-5 Les gaffes de Joe Biden. La carrière politique du sénateur Joe Biden, colistier du candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama, a été jalonnée de bourdes et de répliques assassines.
-"Vous ne pouvez pas aller dans un 7-Eleven ou dans un Dunkin' Donuts à moins d'avoir un léger accent indien". Déclaration à propos de l'accent indien décelable partout dans son Etat du Delaware (est), dans les succursales des grandes chaînes américaines de supérettes 7-Eleven et de beignets "Dunkin' Donuts". Le personnage d'Apu dans la série TV "Les Simpsons" est une caricature de l'immigrant indien dirigeant une succursale d'une chaîne de supérettes, en l'occurrence un "Kwik-e-mart" calqué sur le "7-Eleven".
-Barack Obama "est le premier Afro-Américain consensuel qui s'exprime bien, qui soit brillant, propre sur lui et beau garçon". Propos controversés tenus au début de la course à l'investiture démocrate. Barack Obama ne lui en a pas tenu rigueur.
-"Si les démocrates pensent que nous pouvons nommer un candidat pouvant gagner (l'élection présidentielle) sans que cette personne ne soit blindée en ce qui concerne la sécurité nationale et la politique étrangère, je crois qu'ils commettent une erreur tragique". Déclaration sur l'inexpérience de Barack Obama prononcée lors de la course à l'investiture démocrate.
-"Je pense qu'il peut être prêt (à être président) mais je ne pense pas qu'il le soit maintenant. La présidence n'est pas quelque chose qui s'apprend sur le tas". Propos soulignant l'inexpérience de Barack Obama prononcés au début de la course à l'investiture démocrate.
-"John McCain (le candidat républicain) est un ami personnel, un grand ami, et je serais honoré de me présenter contre lui ou avec lui (pour la présidence), le pays n'en serait que mieux servi". Ces deux déclarations étaient déjà récupérées samedi matin dans un "spot" publicitaire du camp républicain.
-Lors d'un débat avec le républicain et ancien maire de New York Rudolph Giuliani, Biden lance cette phrase visant à décrédibiliser son adversaire réputé pour sa gestion des attentats du 11 septembre 2001: "Il y a seulement trois choses qu'il peut mentionner dans une phrase : un nom, un verbe et le 11-Septembre".
23/08 http://www.lepoint.fr/actualites-monde/les-gaffes-de-joe-...
7-6 Point de vue de Allard Jean-Guy : La face cachée de John McCain Peu de nord-américains savent que derrière le septuagénaire souriant, millionnaire et descendant d’amiraux de la US Navy qui aspire à la présidence des États-Unis pour le Parti Républicain, se cache le chef du conseil de direction de l’IRI, un appareil infernal de propagande qui dépense chaque année des dizaines de millions de l’argent des contribuables dans des opérations antidémocratiques à travers le monde. Pièce essentielle du mécanisme de la CIA pour attaquer les gouvernements progressistes latino-américains, l’International Republican Institute que préside John McCain depuis plus de 15 ans, est l’arme secrète de la droite la plus récalcitrante des États-Unis pour atteindre ses objectifs par le biais de gigantesques opérations de tromperie et de manipulation. Inspirée par Ronald Reagan qui réclamait en 1982 la création d’un think tank qui mènerait une « croisade pour la liberté », l’IRI a été fondée en 1983 par des idéologues fondamentalistes du Parti Républicain et a immédiatement reçu un financement abondant du trésor public par l’intermédiaire des institutions fédérales qui se consacrent à l’ingérence à l’étranger. La quasi-totalité des 75 millions de dollars que l’IRI répartit annuellement entre les organisations subversives les plus réactionnaires de la planète, en les encourageant à déstabiliser des gouvernements légitimes, proviennent de la National Endowment for Democracy (NED) et de la United States Agency for International Development (USAID), deux fondations bien connues pour leurs activités conspiratives. Et pour leur alignement sur les projets les plus inconfessables des services de renseignement nord-américains. Fait éloquent, parmi les corporations qui complètent le budget du soi-disant ‘institut’ se trouvent des requins tels que les pétrolières Chevron, ExxonMobil y BP, les multinationales des communications AT&T et Bell-South, le holding de la bière Anheuser-Busch (lié à l’épouse de McCain), le géant de l’aéronautique Lockheed Martin, et l’agence de mercenaires Blackwater. UN « GUIDE DES RESSOURCES » POUR LES AGENTS DE LA SINA John McCain s’est joint au conseil de direction de l’IRI en 1993, à une époque où se crée son comité « pour la transition à Cuba » sous la direction d’éléments peints CIA depuis la racine des cheveux jusqu’aux ongles des pieds. Au cours d’une entrevue récente, Aleida Gódinez Soler, l’agent Vilma de la Sécurité d’État cubaine, énumérait ces personnages qu’il suffit d’identifier pour se convaincre du véritable caractère de l’IRI. Présidé par Jeb Bush, fils non seulement d’un président mais surtout d’un ancien patron de la CIA qui a encouragé le terrorisme contre Cuba et d’un vice-président qui s’est attribué l’exclusivité de la gestion de la guerre sale livrée à l’Amérique latine, le comité réunit l’agent Frank Calzón, "Pepe" Cárdenas, alors directeur de la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA) aujourd’hui avec la… USAID, le “dissident” Ricardo Bofil, Adolfo Franco qui réapparaîtra à la USAID avant de se joindre, il y a peu de temps, à l’équipe électorale de McCain lui-même. Porter Goss, que Bush fils nommera directeur de la CIA , le rondouillet Roger Noriega et même Otto Reich. Dans l’espoir de stimuler sa version assez particulière de la démocratie à Cuba, l’IRI a alors diffusé un Guide des ressources pour la transition, distribué secrètement à La Havane par les diplomates de la Section des intérêts nord-américains, de leur bunker du Malecon havanais, à leurs agents qu’ils jugent les plus fiables. Comme si cela n’était pas suffisant, l’IRI parraine aussi des organisations telles que Reporters sans frontières et People in Need, déjà alimentées par d’autres sources proches de la Compagnie. À CARACAS, LEURS PROTÉGÉS PARTICIPENT AU COUP D’ÉTAT Au Venezuela, en plus d’engraisser effrontément différents groupes antichavistas l’IRI a participé à des opérations d’appui au coup d’État d’avril 2002 contre le président Hugo Chavez. Dans les mois antérieurs au rapt du leader bolivarien, l’IRI a entretenu un pont aérien entre Caracas, Miami et Washington, envoyant des politiciens, des leaders syndicaux et communautaires corrompus aux États-Unis rencontrer des représentants d’organisations d’extrême droite et établir des contacts avec des fonctionnaires du Département d’État. L’IRI se trouve derrière les opérations de propagande de la Confédération des travailleurs du Venezuela (CTV) et a financé et appuyé les groupes Primero Justicia et surtout Súmate dont le chef arpentait les couloirs du palais présidentiel au moment du putsch raté. Le président exécutif de l’IRI, George Folsom, s’est réjoui du coup d’État dans un communiqué émis le 12 avril même dans lequel il se vantait de ce que l’IRI avait « servi de pont » pour encourager les partis politiques et les autres groupes impliqués dans l’action antidémocratique. On sait déjà à Washington que si McCain est élu, le successeur de Folsom, Lorne L. Craner, se convertira immédiatement en son principal conseiller en matière de relations internationales. A HAÏTI, ILS BATTENT UN RECORD D’INGÉRENCE À Haïti, en 2004, les agents de l’IRI ont battu un record en matière d’ingérence dévergondée. Caleb McCarry, leur principal représentant dans l’opération contre le président Aristide, a dirigé le complot putschiste par l’intermédiaire de Stanley Lucas, un délinquant politique lié à la dictature des Duvalier, dont la famille s’est illustrée par le massacre de 200 paysans. Ex-fonctionnaire du bureau de l’ultra-conservateur Jesse Helms, McCarry, fils d’un ex-agent de la CIA , a été ensuite désigné par Bush pour administrer son plan d’annexion de Cuba. A SES CÔTÉS, REICH, LES DIAZ-BALART ET… JOHN BOLTON Il ne faut pas se surprendre si les conseillers de plus de poids en matière de relations avec l’Amérique latine, dans l’actuelle équipe de McCain, sont des individus dont les noms portent l’odeur de l’ingérence : les cubano-américains Otto Reich, Ileana Ros Lehtinen, Lincoln Diaz-Balart, ainsi que le prophète de l’Armageddon John Bolton. On sait déjà comment il s’exhibe aux côtés des capos du Cuban Liberty Council liés au terrorisme contre Cuba. Illustration de la politique latino-américaine favorisée par McCain : l’an dernier, l’IRI a attribué son Prix de la Liberté à Antonio Saca, président du Salvador, associé aux escadrons de la mort. La chercheure Sarah Hamburger, du Council on Hemispheric Affairs (COHA), a commencé une analyse récente de la relation McCain-IRI avec cette phrase qui dit tout : « L’aspirant à la présidence John McCain cache un squelette dans son armoire ». Elle ajoute plus loin : « Si l’implication de McCain avec l’IRI n’a pas commencé à préoccuper l’Amérique latine, elle le fera si ces politiques qui ont eu une telle influence destructive dans le passé sont appuyées par le pouvoir de la présidence ». Pas de doute possible : à l’Amérique latine, il reste beaucoup à découvrir au sujet du millionnaire souriant que l’extrême-droite nord-américaine propose comme successeur de Bush. 21 août 2008 http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7011

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