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26/10/2008

n° 214 - Journal de l'Afghanistan - 15 -10 au 24-10 – Début 1- : 60 ans d'Otan: ça suffit !


n° 214 - Journal de l'Afghanistan - 15 -10 au 24-10 – Début 1- : 60 ans d'Otan: ça suffit !


journal de l'Afghanistan – Début 1-

n° 214                    -           15-10 au 24-10

Par M.Lemaire                                                                                 



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


 Les militaires et les médias occidentaux usent d’un terme générique- Al Qaida-Talibans -  pour désigner les résistants ….


Sommaire.

Tiré à part :

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration

Occupation de l'Afghanistan 

Analyse & déclaration

2-1 Sur le terrain

2 Occupation de l'Afghanistan 

3 Politique

1) collaborateurs afghans

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

Suite 1

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Parwez Kambakhsh, 24 ans étudiant en journalisme afghan condamné à 20 ans de prison.

7 Brèves

7-1 Afghanistan: l'armée française a laissé sur le terrain 2 missiles anti-char.

7-2 Richard Herzinger : L'armée allemande prend racine en Afghanistan.

7-3 Morin rencontre le régiment de chasseurs alpins en partance pour l'Afghanistan.

7-4 Guantanamo.

1 Le Pentagone abandonne ses accusations contre cinq détenus de Guantánamo.

2 La famille d'Omar Khadr est contente que le procès ait été reporté au 26 janvier.

8 Dossiers

8-1 Point de vue de Tobias Pflüger : 60 ans d'Otan: ça suffit !

8-2 Point de vue de Seumas Milne : Guerre de Barbarie de l'Otan en Afghanistan : Des Civils massacrés pour épargner les Militaires.

– Fin –

8-3 Luc Delval : Qu'on se le dise : une armée c'est fait pour casser la gueule aux métèques, pas pour les bonnes oeuvres...

8-4 Point de vue de Anand Gopal : Des Afghans préfèrent la sécurité avec les résistants.

8-5 Point de vue de Louisa Aït Hamadouche : L’Afghanistan et la transformation de l’Alliance atlantique



L'Afghanistan en chiffre du 15-10 au 24/10/08  

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 2

 9

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 45

 16

 

 

 

Peuple Afghan

 9

 8 + x

 



 

 

 

 

                                                                                      

                             Tiré à part :

La presse internationale se fait l'écho de divergences et de doutes croissants au sein des pays membres de l'Alliance sur l'impossibilité de "gagner cette guerre", sur la stratégie à adopter pour en sortir et même sur le bien-fondé de l'engagement  de l'Otan en Afghanistan. Il est d'autant plus intéressant d'en prendre connaissance quand ces doutes et ces remises en question proviennent  des milieux militaires eux-mêmes. Il faut rappeler aussi les actes d'objection de conscience ou de désertion qui se multiplient parmi les soldats envoyés au front afghan ( soldats hollandais , italiens, allemands).

Piotr Gontcharov.


Dommages Collateraux... le Pentagone prolonge

Au moins 25 civils tués dans une frappe de la force internationale.

17-10

Au moins 25 civils ont été tués jeudi dans la province afghane de Helmand (sud) lors d'un raid  contre les résistants lancé par les forces internationale sous la direction de l'OTAN (ISAF), ont déclaré  vendredi des responsables.

 Assadullah Shirzad, chef de la police provinciale a révélé à  l'agence Xinhua que certains civils ont été tués lors de  l'opération massive dans le district de Nad Ali jeudi matin,  ajoutant que des civils dans le village frappé par la force  aérienne ont transporté des corps des personnes décédées au  chef-lieu de Lashkar Gha.  

Hazrat Shah, un des villageois, a révélé à l'agence Xinhua  qu'un total de 25 civils, dont la majorité sont des femmes et des  enfants, ont perdu la vie lors du raid aérien.

Parallèlement, un communiqué de l'ISAF parvenu vendredi à  Kaboul n'a pas précisé les détails du raid,

L'ISAF et les forces de coalitions dirigées par les Etats-Unis  ont commis des "fautes" similaires depuis leur déploiement en  Afghanistan il y a environ sept ans, coûtant la vie à de nombreux  civils

  (Xinhua)

21-10

Série de frappes meurtrières.

L'une des plus sanglantes a eu lieu le 22 août près d'Azizabad (ouest), où 90 civils ont péri lors d'un bombardement américain, selon une enquête des autorités afghanes.

L'armée américaine avait fini par reconnaître le 9 octobre qu'au moins 33 civils, dont 12 enfants, avaient péri, après n'avoir évoqué que sept victimes.

Mais elle n'a toujours pas conclu une autre enquête sur la mort présumée de 64 civils dans deux bombardements en juillet dans les provinces de Nangarhar et du Nouristan (est).

D'après un rapport de l'organisation Human Rights Watch (HRW), le nombre de civils tués dans des bombardements des forces internationales en Afghanistan a triplé entre 2006 et 2007. Selon HRW, au moins 116 victimes ont été recensées en 2006, contre 321 en 2007. Lors des sept premiers mois de 2008, ce chiffre s'est élevé à

19-10.

AFP



1 La résistance contre l'agresseur - Analyse & déclaration

Al-Qaïda soutient McCain

Al-Qaïda soutient McCain, meilleur garant de la ruine des Etats-UnisDans un message publié sur internet, le réseau d'Oussama ben Laden estime que le meilleur moyen de ruiner militairement et économiquement les Etats-Unis est d'envoyer l'"impétueux" John McCain à la Maison Blanche.

Dans un message publié sur le Net lundi 20 octobre, Al-Qaïda estime que le meilleur moyen de ruiner militairement et économiquement les Etats-Unis est d'envoyer John McCain à la Maison Blanche et en saluant son élection par un attentat sur le sol américain.
Dans ce message diffusé sur le site al-Hesbah, un site accessible uniquement avec un mot de passe, le réseau terroriste d'Oussama ben Laden souligne que "l'impétueux" candidat républicain est plus susceptible de poursuivre les conflits d'Irak et d'Afghanistan que son adversaire démocrate, Barack Obama.
Vengeance
"Al-Qaïda doit soutenir McCain dans la prochaine élection afin qu'il poursuive la marche d'échec de son prédécesseur, Bush", peut-on lire dans ce message traduit par le SITE Intelligence Group, une association basée à Bethesda (Maryland).
"Si Al-Qaïda lance une grande opération contre les intérêts américains, cet acte sera un soutien apporté à McCain parce que cela incitera les Américains à voter pour McCain afin qu'il se venge d'Al-Qaïda ; Al-Qaïda pourra alors clamer sa victoire dans sa quête pour ruiner l'Amérique".
En 2004, Oussama ben Laden avait diffusé une vidéo quatre
jours seulement avant le scrutin présidentiel pour s'adresser aux Américains.

(20-10 avec AP)



Troupes d'occupation

UK

Le prochain chef d'état-major de l'armée britannique demande un renfort en Afghanistan
Le général David Richards, partisan d'un renfort des troupes en Afghanistan, pourrait être nommé chef d'état-major britannique, en remplacement du général Richard Dannatt, rapporte, vendredi 17 octobre, le quotidien The Independent. 

Le général Richards estime que la présence de trente mille hommes supplémentaires est nécessaire en Afghanistan, ce qui supposerait l'envoi de cinq mille soldats britanniques, selon The Independent. Quelque sept mille huit cents soldats britanniques servent actuellement en Afghanistan dans le cadre de la Force internationale de sécurité et d'assistance (ISAF) de l'OTAN emmenée par l'armée américaine. 

Le général Richards, ancien chef des troupes de l'OTAN en Afghanistan et actuellement chargé d'unités servant notamment en Irak, en Afghanistan et au Kosovo, prendrait la relève dès aujourd'hui du général Dannatt, 57 ans, en fonction depuis août 2006, et auteur l'année passée d'un rapport avertissant du sous-effectif des troupes britanniques et des pressions auxquelles elles sont soumises, selon le journal. Des spéculations circulent depuis quelques semaines sur un départ anticipé en retraite du général Dannatt, dont la mission doit s'achever normalement fin 2009. Le ministère britannique de la défense s'est refusé à tout commentaire sur cette nomination, indiquant seulement qu'une "annonce serait faite en bonne et due forme."

LEMONDE.

17.10.08



2 Les forces en présence

Allemagne

Le Bundestag vote l'envoi de renforts allemands en Afghanistan.

Le Bundestag a autorisé jeudi le gouvernement allemand à renforcer d'un millier de soldats les effectifs militaires qu'il peut envoyer en Afghanistan.

Les parlementaires de la chambre basse ont approuvé à une large majorité une proposition de la coalition d'Angela Merkel en faveur du prolongement de la participation allemande à la mission de l'Otan en Afghanistan, qui comprend un peu plus de 50.000 hommes à l'heure actuelle.

Aux termes d'un mandat parlementaire précédent, l'Allemagne avait été autorisée à envoyer jusqu'à 3.500 soldats en Afghanistan. Le mandat approuvé jeudi, valable pour une durée de 14 mois, porte ce nombre à 4.500. Le vote a été acquis par 424 voix sur 570, 96 élus ont voté contre et 32 se sont abstenus.

Reuters - 17/10



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Sur le terrain

 22-10

Neuf soldats afghans ont été tués mercredi par erreur lors d'une frappe aérienne des forces internationales dans l'est de l'Afghanistan

Le ministère afghan de la Défense a vivement condamné cette bavure.

"De telles tragédies affaiblissent le moral des forces de sécurité et peuvent même mettre en péril leur développement. Nous promettons au peuple afghan et à l'armée que les coupables seront poursuivis en justice et jugés selon les lois en vigueur, a-t-il indiqué dans un communiqué.

AFP



Les alliés

1 Onu

 

Ban Ki Moon a placé les forces de l’ONU au service de l’OTAN

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, et celui de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, ont signé un mémorandum secret entre leurs deux organisations, le 25 septembre 2008 à New York.

Sous couvert d’assistance technique, le mémorandum rendrait possible un engagement commun des forces de l’ONU et de celles de l’OTAN non seulement en application de résolutions de l’ONU, mais aussi de directives de l’OTAN.

 En violation de la Charte de San Francisco, fondatrice de l’Organisation des Nations Unies, ce document n’a pas été soumis au Conseil de sécurité, ni préalablement à sa signature, ni postérieurement.

Ce document, qui a fait surface durant une réunion du Partenariat euro-atlantique, aurait été signé le 23 septembre par le secrétaire général de l'ONU et Jaap de Hoop Scheffer, le secrétaire général de l'Otan, et donnerait à l'Alliance atlantique le droit de mener des opérations "à travers le monde".

"Ban Ki-moon a reconnu l'alliance non pas comme une organisation militaire régionale, mais comme un remplaçant de l'ONU dans toutes les affaires liées à la sécurité internationale", poursuit le diplomate russe

Son existence a été rendue publique et confirmée par le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. 

 Réseau Voltaire, 10/10/08
http://www.voltairenet.org/article158268.html


L'OTAN et l'ONU signent en catimini une déclaration de coopération.
Moscou est étonné que l'ONU et l'OTAN aient signé une déclaration sur la coopération sans en présenter préalablement le projet aux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, a indiqué jeudi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. 

"Avant de signer une telle déclaration, il est nécessaire d'en soumettre le projet à l'examen des pays membres. Dans le cas présent, cette procédure n'a pas eu lieu, l'accord entre les secrétariats a été signé en catimini. Au cours de l'Assemblée générale de l'ONU, j'ai eu une rencontre avec le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon et je lui ai demandé des éclaircissements sur la confidentialité de la déclaration, mais je n'ai pas reçu d'explications intelligibles", a déclaré à la presse le chef de la diplomatie russe à l'issue de la réunion des chefs de la diplomatie de la Communauté des États Indépendants (CEI) à Bichkek.

RIA Novosti. 

09/ 10/ 2008


La Russie veut une enquête contre Ban Ki-moon.
La Russie réclame une enquête contre le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, après la signature d'un accord qui reconnaîtrait l'Alliance atlantique comme une organisation "de maintien de la paix", a dit l'ambassadeur russe à l'Otan.
  "L'accord n'a pas seulement soulevé l'indignation de la délégation russe, mais aussi d'autres membres du Conseil de sécurité de l'ONU qui n'ont pas été tenus au courant", a déclaré Dmitri Rogozine au quotidien russe Izvestia, réclamant "une enquête sur les actions de Ban Ki-moon".

Le secrétaire général de l'ONU "risque de subir une destitution. Ses actions sont honteuses", s'est emporté M. Rogozine.

 Selon lui, ce document "réhabilite" l'Otan pour ses bombardements en Serbie lors de la guerre du Kosovo, et juge que l'accord a été signé pour que "l'ONU partage le fiasco en cours en Afghanistan", où l'Otan commande la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), sous mandat des Nations unies.

AFP 10/10/200


2 Nations unies

17-10

Les Nations Unies ne peuvent plus mener leurs activités sur pas moins de 50 pour cent du territoire afghan, a déclaré Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies, en septembre.

Irin



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres réels de leurs pertes

US & Isaf

15-10

Trois soldats canadiens ont été blessés, mercredi, par l'explosion d'une bombe  alors qu'ils effectuaient une patrouille de routine menée par les forces de sécurité afghanes en collaboration avec les militaires canadiens dans une région dangereuse de l'Afghanistan, dans le district de Zhari à l'ouest de Kandahar. L'un d'eux se trouvait dans un état critique,.

La Presse Canadienne

18-10

Une explosion a  blessé cinq soldats de la coalition internationale à Herat. 

L'attaque s'est produite près de l'aéroport d'Herat, dans les faubourgs de la ville, a déclaré le chef de la police régionale, Rahmataullah Safai.

La plupart des militaires de la Force internationale(Isaf) basés à Herat sont italiens.

Reuters

20-10

Un kamikaze a visé une détachement de soldats de l'Otan dont 160 soldats allemands, appuyés par des soldats et policiers afghans, qui recherchaient une cache d'armes dans un bois sur une route principale du district de Chahar-Dara de la province de Kunduz., selon le ministre.

"Deux soldats de l'Isaf et cinq enfants ont été tués. Un soldat et un civil ont également été blessés", a annoncé la Force internationale de l'Otan.

AFP

23-10

"Deux compagnies de soldats français (environ 300 hommes) ont été très violemment pris à partie samedi, dans la vallée d’Alasaï, en Kapisa", à une soixantaine de km au nord-est de Kaboul, a indiqué le lieutenant-colonel Bruno Louisfert, porte-parole de l’armée française en Afghanistan.

La patrouille n'a pu se tirer qu'au prix de violents combats et en abandonnant deux missiles antichar.

Soigneusement préparée, cette embuscade a profité de l'étroitesse des lieux, contraignant les soldats français à se replier. Lors de ce repli, un poste de tir Milan et deux missiles antichar ont été abandonnés. 

De fait, les soldats français ont tenté de détruire le poste et les missiles. Mais «ils étaient trop près des maisons et le risque de dommage collatéral trop grand.(…)

Les résistants cherchent systématiquement l'imbrication dans les villages, afin de limiter nos possibilités d'action. Ils recherchent les dommages collatéraux, mais il n'y en a pas eu», a expliqué le porte-parole.
La perte de ces missiles est problématique, mais «les utiliser avec efficacité demande un certain savoir-faire, une formation», selon lui.

France Info  & http://www.leparisien.fr/


Détails

Province d'Helmand  (550 km au sud-ouest de Kaboul au sud de l'Afghanistan).

15-10

Plusieurs dizaines de résistants ont attaqué Lashkar Gah, chef lieu de la province.

Six policiers ont trouvé la mort et quatre résistants ont été tués dans cette opération .

Reuters

20-10

Deux jours de combats dans l'Helmand, annonce le gouverneur de cette province du sud de l'Afghanistan.

Sept résistants, un policier ainsi qu'un militaire afghan ont été blessés lors de ces opérations qui ont lieu aux alentours de Lashkar Gah, le chef-lieu provincial.

AP


Province de Kandahar (sud) 

16-10

Vingt-sept soldats afghans ont été tués jeudi lors de l'attaque de deux autocars par la résistance a fait savoir dimanche la police.

Les véhicules traversaient le district de Maywan, lorsque les résistants sont intervenus.

"L'un des bus a réussi à prendre la fuite, provoquant des tirs des talibans qui ont tué un enfant et blessé un homme parmi ses passagers.

Les résistants sont en revanche parvenus à stopper le second, qui transportait une cinquantaine de personnes.

Après les avoir fait descendre, ils en ont exécuté 27, a précise le chef de la police de la province.

Interrogé par Reuters, Qari Mohammad Yousuf, porte-parole des résistants , a affirmé que son groupe avait capturé et tué 27 soldats afghans, envoyés en renfort dans la province voisine de Helmand à l'intérieur du bus, "sur lesquels des documents officiels ont été retrouvés", et libéré tous les autres passagers.

LA PRESSE CANADIENNE & Reuters


Province de Khost (sud-est)

22-10

"Une frappe aérienne internationale a atteint des soldats de l'armée afghane dans la province de Khost à 02H00 (21H30 GMT mardi).

Neuf soldats ont été tués et trois blessés. Un blessé est dans un état grave", a indiqué le ministère de la Défense.

"Des hélicoptères des forces internationales ont pris par erreur pour cible nos soldats, qui assuraient la sécurité pour l'enregistrement des électeurs, en vue de l'élection présidentielle l'an prochain", a précisé le colonel Mohammad Gul, porte-parole de l'armée afghane dans l'est.

Des rapports initiaux des unités sur le terrain indiquent qu'il pourrait s'agir d'une erreur d'identification …", selon ce texte.

http://fr.news.yahoo.com/

AFP


Province d'Oruzgan (sud de l'Afghanistan)

22-10

"Plus de 100 résistants ont lancé une attaque afin de s'emparer du district de Dihraud .

 La police locale leur a résisté et a tué de nombreux résistants", a déclaré à l'AFP le chef de la police de la province, Juma Gul Hemat.

"Trois policiers ont aussi péri dans les combats et neuf ont été blessés", a-t-il ajouté, précisant que les policiers avaient bénéficié d'un soutien aérien des forces internationales.

Les forces de l'Otan et de la coalition n'étaient pas en mesure de confirmer ces combats. Il n'était pas non plus possible de vérifier ce bilan de source indépendante.

AFP & Reuters



Pakistan - dommages collatéraux...

23/10

Une frappe a touché une école coranique dans le district tribal du Waziristan du Nord.

"Deux avions sans pilote ont tiré trois missiles" sur une madrasa dans un village proche de Miranshah, la principale ville du Waziristan du Nord, a déclaré à l'AFP un responsable des services de sécurité, ajoutant que 11 personnes avaient été tuées.

Les recherches d'éventuelles victimes se poursuivaient dans les décombres, a-t-il ajouté.

Toutes les victimes des villageois, ont affirmé des habitants du secteur, en ajoutant que des villageois avaient manifesté leur colère en tirant des coups de feu en direction de deux drones qui survolaient les environs.

Washington répète régulièrement son "attachement" à la souveraineté du Pakistan, mais sans cesser ses tirs de missiles.

AFP



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n° 214 - Journal de l'Afghanistan - 15 -10 au 24-10 – Suite 1- : 60 ans d'Otan: ça suffit !

n° 214 - Journal de l'Afghanistan - 15 -10 au 24-10 – Suite 1- : 60 ans d'Otan: ça suffit !


journal de l'Afghanistan      – Suite 1-

n° 214                    -           15-10 au 24-10

Par M.Lemaire                                                                                 



 Les militaires et les médias occidentaux usent d’un terme générique- Al Qaida-Talibans -  pour désigner les résistants ….


Sommaire.                                                            – Suite 1-

4 Lutte pour la libération du territoire

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Parwez Kambakhsh, 24 ans étudiant en journalisme afghan condamné à 20 ans de prison.

7 Brèves

7-1 Afghanistan: l'armée française a laissé sur le terrain 2 missiles anti-char.

7-2 Richard Herzinger : L'armée allemande prend racine en Afghanistan.

7-3 Morin rencontre le régiment de chasseurs alpins en partance pour l'Afghanistan.

7-4 Guantanamo.

1 Le Pentagone abandonne ses accusations contre cinq détenus de Guantánamo.

2 La famille d'Omar Khadr est contente que le procès ait été reporté au 26 janvier.

8 Dossiers

8-1 Point de vue de Tobias Pflüger : 60 ans d'Otan: ça suffit !

8-2 Point de vue de Seumas Milne : Guerre de Barbarie de l'Otan en Afghanistan : Des Civils massacrés pour épargner les Militaires.



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82"


Civils tués                                                           :    12.503 (Voir Dufour-n° 196)

Civils blessés                                                     : ? +  2.454 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  7.112

Résistant blessés                                               :?  +  1.643 (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                           : 23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1.534

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 13.519

Suicides                                                           : ?  plus de 1500 tentatives   150.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure

 

CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 4.799

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 4.246 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :   1..321

Collabo   blessés                                               :?  +  797 (chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +   3 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux.



6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

6-1 Parwez Kambakhsh, 24 ans étudiant en journalisme afghan condamné à 20 ans de prison.

 Une court d'appel afghane a commué mardi la condamnation à mort pour blasphème d'un étudiant en journalisme en une peine de 20 ans de prison.

 Le jury de trois juges a condamné Parwez Kambakhsh, 24 ans, après une journée de procès opposant son avocat et les représentants de l'Etat.

Le jeune homme étudiait le journalisme à l'université de Balkh, dans la ville de Mazar-i-Sharif, au nord du pays, et écrivait des articles pour des journaux locaux quand il a été arrêté, en octobre 2007. Les procureurs ont affirmé qu'il avait perturbé les cours en posant des questions sur les droits des femmes dans l'islam. Ils l'ont aussi accusé d'avoir distribué un article concernant l'islam.

En première instance, il avait été condamné à mort..

AP -21-10



7 Les Brèves

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Le porte-parole a reconnu que de tels missiles pouvaient "être efficaces" tout en soulignant que "pour autant ce n'est pas une arme très facile d'emploi".
"C'est une arme particulière dont la mise en oeuvre nécessite une formation particulière et un entraînement particulier, donc ça nous laisse penser que ce sera pas si facile que ça de s'en servir avec efficacité", a déclaré de son côté le lieutenant-colonel Bruno Louisfert, porte-parole des forces françaises en Afghanistan, interrogé par TF1.
Utilisé par l'infanterie et les forces spéciales, le Milan est tiré à partir d'un tube servant aussi à le stocker et à le transporter. D'une portée d'environ 2.000 à 3.000 mètres selon les versions, il peut être
utilisé par des fantassins ou à partir d'un véhicule.
Ce missile est doté de commandes de mise à feu, d'une optique de visée et d'un système de télécommande. Il est guidé par un dispositif utilisant le rayonnement infrarouge émis par un traceur, les ordres étant transmis par un fil de guidage.
Grâce à son système de guidage, il peut neutraliser indifféremment des cibles avec ou sans signature infrarouge, tels que les bunkers, les positions fortifiées ou les postes de commandement.
AFP - 24-10


7-2 Richard Herzinger : L'armée allemande prend racine en Afghanistan.
On pourrait dire que le gouvernement a encore eu de la chance. Alors que plane la menace de la crise financière, le Bundestag a accepté la prolongation de quatorze mois de la mission en Afghanistan sans trop de remous politiques. Mais cela ne doit pas détourner l'attention du fait que la population est de plus en plus opposée non seulement au déploiement d'éléments militaires, mais aussi au coût de l'aide civile à la reconstruction.

Que le gouvernement allemand doive élaborer sa politique afghane en dépit de cette opposition a des conséquences fatales pour le déploiement en lui-même. Car, par peur des victimes potentielles que l'opinion publique n'accepterait pas, la Bundeswehr s'occupe principalement de sa propre sécurité et risque donc fort de perdre le contact avec les populations locales. Certes, tout doit être entrepris pour que les soldats de la Bundeswehr n'essuient que des pertes minimes. Mais si nos dirigeants politiques n'expliquent pas sans détour à l'opinion publique allemande qu'un déploiement militaire opérationnel de cette importance ne peut qu'entraîner davantage de victimes, s'ils ne contrebalancent pas cette triste perspective par une offensive de solidarité active envers nos soldats, à terme la peur de la réaction de la population finira par paralyser nos troupes. Si l'appel à un nouveau patriotisme démocratique a un sens, qu'il s'appuie alors sur une identification plus forte des Allemands avec leurs jeunes compatriotes qui s'exposent courageusement dans l'Hindu Kush. 

Mais, et c'est encore plus grave, ce qui fait défaut, c'est une stratégie d'ensemble des Etats de l'OTAN en Afghanistan, aussi bien sur le plan militaire qu'en ce qui concerne le développement du pays. Or, sans cela, ce ne sont pas de nouveaux renforts sur place qui pourront fondamentalement améliorer la situation. Les efforts ne doivent pas seulement porter sur la formation de la police, il faut aussi former des jeunes élites afghanes qui, au fil d'une génération, seront en mesure de prendre les rênes du pays. Il faudra donc, en attendant, tenir la position coûte que coûte, bien au-delà de quatorze mois.

Richard Herzinger
Die Welt

17 oct. 2008
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=90566


7-3 Morin rencontre le régiment de chasseurs alpins en partance pour l'Afghanistan.

Le ministre de la Défense Hervé Morin a rencontré vendredi matin à Cran-Chevrier (Haute-Savoie) le 27e Bataillon de chasseurs alpins (BCA), dont trois compagnies partiront dans les prochaines semaines en Afghanistan dans le cadre de la force multinationale.

Ces quelque 560 militaires, qui viennent de suivre une "préparation opérationnelle exceptionnelle" de six mois, "sanctionnée par dix jours d'entraînement grandeur réelle dans le Briançonnais", seront déployés entre le 15 novembre et la mi-décembre dans la province de Kapisa, pour relever le 8ème RPIMa, selon le ministre.

Le 27e BCA "prendra part aux opérations de contrôle de zone, dans la province de Kapisa, un terrain montagneux et enneigé, sous les ordres du commandement régional", a expliqué le ministre.

"Le seul objectif est de permettre le redéploiement d'une présence durable de la police et de l'armée afghane afin que les Afghans assument par eux-mêmes leur sécurité", a-t-il souligné. "Progressivement nous avons commencé à transférer à l'armée nationale afghane le contrôle d'un certain nombre de zones", a expliqué M. Morin. "Kaboul en août et dans une quinzaine de jours le nord de la région et progressivement toute la région de Kaboul", a-t-il dit, soulignant que "dans les mois qui viennent ce sera une armée de 80.000 hommes, qui progressivement prend forme et a vocation à nous remplacer".

Mais, selon M. Morin, "aussi longtemps que durera notre engagement en Afghanistan, des éléments du 27e BCA partiront chaque hiver (pour) des missions de renseignement, de présence, de reconnaissance et de nettoyage...".

24-10

AFP



7-4 Guantanamo.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 Le Pentagone abandonne ses accusations contre cinq détenus de Guantánamo.

Le département de la Défense américain a nommé de nouvelles équipes d’accusation qui vont revoir les preuves et documents disponibles contre ces hommes.

Le Pentagone a annoncé mardi avoir abandonné les accusations contre cinq détenus de Guantánamo, dont un Britannique, poursuivis pour «complot» et «soutien matériel au terrorisme».

Le département de la défense n'exclut pas d’éventuelles nouvelles inculpations.

Le bureau des commissions militaires – des tribunaux militaires d’exception créés spécifiquement pour juger la vingtaine de détenus de Guantánamo inculpés – «a abandonné les accusations pesant contre cinq détenus de Guantánamo», a déclaré Jeffrey Gordon, un porte-parole du Pentagone dans un communiqué.

Parmi eux, Binyam Mohammed, un citoyen britannique qui avait été inculpé fin mai pour avoir envisagé un attentat à la bombe radiologique – ou «bombe sale» – contre les Etats-Unis.

«Le procureur général, le colonel Lawrence Morris, a récemment nommé de nouvelles équipes d’accusation qui vont revoir les preuves et documents disponibles, se coordonner avec les agences de renseignement et recommander quelles actions il convient de mener dans chaque cas», a ajouté Jeffrey Gordon.

Actuellement, un seul procès est allé à son terme à Guantánamo, celui de Salim Hamdan, un Yéménite, ancien chauffeur de Oussama ben Laden. Le procès du Yéménite Ali Hamza Ahmad al-Bahlul est programmé pour lundi prochain et celui de Omar Khadr, un citoyen canadien arrêté à l’âge de 15 ans, pour la mi-novembre. En 2007, un Australien avait plaidé coupable en échange de son transfert dans son pays et d’une peine réduite à neuf mois de prison.

(Source AFP 21-10)

http://www.liberation.fr/monde/0101163854-le-pentagone-abandonne-ses-accusations-contre-cinq-detenus-de-guant-namo?xtor=EPR-450206


2 La famille d'Omar Khadr est contente que le procès ait été reporté au 26 janvier.

Les membres de la famille d'Omar Khadr estiment que le report à une date ultérieure à l'élection du prochain président américain du procès du jeune détenu canadien à la prison de Guantanamo est de bon augure.

Maha Elsamnah, la mère d'Omar Khadr, s'est réjouie vendredi que le juge de la commission militaire ait fixé au 26 janvier prochain la date du début du procès afin qu'une évaluation psychologique puisse être menée sur l'accusé.

"Oh mon Dieu!, s'est-elle exclamée depuis son domicile à Toronto. Ses avocats nous ont continuellement demandé de prier (pour le délai)."

Les deux candidats aux élections présidentielles américaines ont indiqué leur intention de fermer la prison de Guantanamo s'ils étaient élus. Le sort d'Omar Khadr, advenant la fermeture du pénitencier, demeure toutefois incertain.

En grève de la faim depuis trois semaines pour que le premier ministre Stephen Harper agisse dans ce dossier, la soeur d'Omar Khadr, Zaynab Khadr, a estimé que la nouvelle était une bonne chose.

"L'administration (du président Georges W.) Bush ne sera pas en mesure d'utiliser Omar pour justifier son centre de détention", a-t-elle avancé.

Elle a en outre dit espérer que le délai allait donner aux Canadiens et à leur gouvernement plus de temps pour poser les bons gestes et ainsi rapatrier Omar Khadr. "S'il doit être jugé, cela devrait se faire dans une cour canadienne", a-t-elle affirmé.

Jusqu'à présent, Stephen Harper a refusé d'intervenir, faisant valoir que les procédures judiciaires intentées contre Omar Khadr devaient suivre leur cours.

Les avocats d'Omar Khadr ont à maintes reprises exigé un délai avant le début du procès, lequel devait commencer le 10 novembre. Ils faisaient valoir, entre autres choses, qu'ils avaient besoin de plus de temps pour qu'une évaluation psychologique indépendante puisse être pratiquée sur l'accusé.

Omar Khadr, détenu depuis six ans à la prison militaire de Guantanamo, avait 15 ans quand il a été arrêté par les Américains en Afghanistan. Il est accusé d'avoir lancé la grenade qui a tué un soldat américain au cours d'un échange de tirs dans un camp d'al-Qaïda, en Afghanistan.

vendredi 24 oct, 18 h 35

Par Colin Perkel, La Presse Canadienne 



8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 Point de vue de Tobias Pflüger : 60 ans d'Otan: ça suffit !
Confronter l'alliance guerrière à des manifestations massives
Malgré toutes les prévisions quant à sa dissolution imminente, l'Otan a développé ces dernières années une effrayante dynamique belliqueuse.

Stratégie de la première frappe nucléaire, escalade des opérations contre-insurrectionnelles en Afghanistan, intensification de la coopération avec l'Union européenne en passant par une transformation institutionnelle: il y a plus de raisons que nécessaires pour s'opposer, par des manifestations massives, au 60e anniversaire de l'alliance guerrière qui sera célébré les 3 et 4 avril 2009 à Kehl et à Strasbourg,

Stratégie de la première frappe nucléaire et bouclier de défense anti-missile
Dans un document d'opinion rédigé par cinq éminents stratèges de l'Otan et publié début 2008 («Vers une stratégie d'ensemble pour un monde incertain»), la stratégie de la première frappe nucléaire est ouvertement promue. «L'utilisation préventive de l'arme nucléaire doit demeurer un moyen ultime pour empêcher l'utilisation d'armes de destruction massive».
De telles frappes préventives devraient aussi et particulièrement être possibles contre des États qui ne sont pas eux-mêmes en possession de l'arme nucléaire, tel l'Iran.

De par la menace nucléaire, le bouclier ad hoc se doit d'être développé. Il fut décidé lors du sommet de Bucarest, en avril 2007, d'intensifier la préparation d'un bouclier de défense antimissiles étendu.

Ce bouclier serait créé en plus des installations américaines prévues en Pologne et en République Tchèque. La décision s'appuie sur une étude secrète de faisabilité que l'Otan a contractée auprès de plusieurs entreprises d'armement. D'après les estimations de ces entreprises, son coût total serait de 20 milliards d'euros. L'Institut allemand pour les affaires internationales et les questions de sécurité (SWP), qui conseille le gouvernement allemand, estime que ce projet déstabilisant coûtera le double.

L'Afghanistan: champ expérimental pour les opérations civilo-militaires de contre insurrection

L'opération militaire de l'Otan en Afghanistan a mis en mouvement une cruelle escalade.

 Depuis que l'USAF et troupes de l'Otan agissent de plus en plus offensivement, les échauffourées avec usage d'armes et les morts parmi la population afghane croissent de manière tragique.
Sous occupation militaire, ont été créées les structures d'une économie libérale de marché qui a totalement échoué quant à réduire la pauvreté manifeste en Afghanistan. Selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la situation humanitaire a empiré depuis que les opérations de l'Otan ont débutées: 61% de la population souffre de malnutrition chronique, 65% n'a pas l'accès à l'eau potable. Quant au droit des femmes, les améliorations sont minimes d'après le PNUD.
L'occupation de l'Afghanistan par l'Otan est le problème et non la solution pour ce pays opprimé. De ce fait, un retrait immédiat d'Afghanistan est plus que nécessaire.

 Au lieu de cela, l'Otan veut y envoyer plus de troupes. Aussi le gouvernement allemand a décidé de «poser des mesures plus vigoureuses au cœur » comme l'a annoncé le ministre de la Défense en mars 2008.

À travers la coopération civilo-militaire telle qu'elle est pratiquée en Afghanistan, même l'aide au développement est intégrée à l'effort de guerre de l'Otan. Caritas International a d'ailleurs critiqué l'Otan en juin 2008, indiquant que «la distribution des fonds de l'aide ne se fait pas en fonction des nécessités réelles mais est orientée selon les besoin de la contre insurrection». Au sommet de l'Otan à Bucarest il fut décidé - mais maintenu au secret - de mettre en place un «plan d'action», qui fera généralement de la contre insurrection civilo-militaire le centre d'intérêt des missions actuelles et futures de l'Otan.
Frères d'âme: l'intensification de la coopération entre l'Otan et l'Union européenne

Peu après sa prise de fonction, le président français Nicolas Sarkozy fraîchement élu a entamé auprès de l'Otan une réelle offensive de charme. Il a annoncé la complète réintégration de la France au sein des institutions militaires de l'Otan dont elle fut absente pendant 40 ans. Les deux organisations coopèrent déjà étroitement, dans le cadre de l'accord «Berlin plus» par exemple, qui permet à l'Union européenne d'accéder à des ressources de l'Otan pour ses opérations propres. Mais la France qui préside le Conseil de l'Union européenne jusqu'à la fin 2008, va maintenant intensifier la coopération à tous les niveaux. Pour cela, l'Institut allemand pour les affaires internationales et les questions de sécurité (SWP) propose un renforcement des liens entre les deux organisations par la création d'une «capacité de préparation et de conduite d'opérations civilo-militaires au sein de l'Otan» qui serait à même de «coordonner les capacités civiles et militaires de l'Union européenne et les capacités militaires de l'Otan en un seul lieu ... [S]ous l'égide d'un «Berlin plus inversé», l'Otan disposerait de la possibilité de recourir aux capacités civiles de l'Union européenne».

Renouvellement des institutions

À l'occasion de son 60e anniversaire en 2009, l'Otan veut signer ou au moins mettre en mouvement un nouveau concept stratégique. Le document d'opinion «Vers une stratégie d'ensemble pour un monde incertain», cité auparavant, propose un large spectre de mesures, dont la fin de la nécessité du mandat de l'ONU pour les futures guerres de l'Otan. Une autre requête qui ressort est que l'Alliance devrait dans le futur «abandonner le principe du consensus à tous les niveaux inférieurs au Conseil de l'Otan, et introduire la règle du vote à la majorité simple pour le comité et les groupes de travail». En outre, les auteurs proposent que les pays qui ne souhaitent pas être engagés dans une mission n'aient, dans le futur, aucun droit à participer aux décisions quant à cette mission, seuls ceux prenant part au combat le pourraient alors: «La contribution possible pour chaque nation en moyens comme en forces a toujours été laissée à la discrétion de chaque nation. Mais les nations ne contribuant pas en combattant ne devraient pas non plus avoir de mots à dire quant à la conduite des opérations militaires. Nous proposons de ce fait ... que seules les nations participant à une mission - par exemple: engageant des forces armées dans une opération militaire - puissent décider du processus de l'opération.» La part de ces requêtes et d'autres de ce type, dans le Nouveau concept stratégique est actuellement inconnue, mais celles-ci joueront un rôle important dans les débats à venir.

Tobias Pflüger
Membre du conseil de l'IRG et député du Parlement européen.

Le Fusil Brisé No.79, septembre 2008  60 ans d'Otan

http://www.wri-irg.org/pubs/br79-fr.htm

suite sur http://wri-irg.org/pubs/br79-fr.htm


8-2 Point de vue de Seumas Milne : Guerre de Barbarie de l'Otan en Afghanistan : Des Civils massacrés pour épargner les Militaires.

Alors que tous les regards dans le monde occidental sont braqués sur la crise mondiale financière, on est entrain de perdre le contrôle de la campagne militaire à l'origine de la guerre contre le terrorisme. 7 ans après que les US et la Grande Bretagne aient lancé leur attaque en Afghanistan pour chasser les Talibans et capturer Osama Ben Laden, les Talibans encerclent la capitale, Al Qaeda s'épanouit au Pakistan et ceux qui soutiennent la guerre ont publiquement avoué que la guerre était déjà perdue.
Comme l'a concédé l'amiral Mike Mullen, à la tête des chefs d'état major conjoints de l'armée US, le pays est pris dans une "spirale plongeante" de corruption, de chaos, et d'insurrection. L'ambassadeur de Grande Bretagne à Kaboul, Sir Sherard Cowper Coles, est cité, dans un compte rendu public involontairement, disant " la stratégie américaine est destinée à échouer". Le même diplomate, qui nous a dit que les troupes britanniques seraient en Afghanistan pendant des décennies croit maintenant que les troupes étrangères font "partie du problème et pas de la solution".
Le commandant britannique, le brigadier Mark Carleton-Smith, a été encore plus brutal la semaine dernière " nous n'allons pas gagner cette guerre", a-t-il dit, ajoutant que si les Talibans étaient prêts "à discuter d'un accord politique" c'était "précisément le genre de progrès qui met un terme à ce genre d'insurrection". Les propos du duo ont été fermement condamnés par le secrétaire à la défense US, Robert Gates, comme du défaitisme. Mais même Gates accepte publiquement maintenant des discussions avec les Talibans, ce qui effectivement a lieu avec l soutien de l'Arabie Saoudite.
Le commandant britannique, le brigadier Mark Carleton-Smith, a été encore plus brutal la semaine dernière " nous n'allons pas gagner cette guerre", a-t-il dit, ajoutant que si les Talibans étaient prêts "à discuter d'un accord politique" c'était "précisément le genre de progrès qui met un terme à ce genre d'insurrection". Les propos du duo ont été fermement condamnés par le secrétaire à la défense US, Robert Gates, comme du défaitisme. Mais même Gates accepte publiquement maintenant des discussions avec les Talibans, ce qui effectivement a lieu avec le soutien de l'Arabie Saoudite.
C'est le conflit pour lequel les politiciens occidentaux et les medias continuent de faire pression sur leurs populations réticentes pour qu’elles le soutiennent comme étant une guerre de civilisation. En réalité, c'est une guerre de barbarie, car le mépris pour la vie afghane a renforcé cette résistance que les armées occidentales et les dirigeants politiques sont incapables de contrôler. 

Alors que tous les regards dans le monde occidental sont braqués sur la crise mondiale financière, on est entrain de perdre le contrôle militaire à l'origine de la guerre contre le terrorisme. 7 ans après que les US et la Grande Bretagne aient lancé leur attaque en Afghanistan pour chasser les Talibans et capturer Osama Ben Laden, les Talibans encerclent la capitale, Al Qaeda s'épanouit au Pakistan et ceux qui soutiennent la guerre ont publiquement avoué que la guerre était déjà perdue.
Comme l'a concédé l'amiral Mike Mullen, à la tête des chefs d'état major conjoints de l'armée US, le pays est pris dans une "spirale plongeante" de corruption, de chaos, et d'insurrection. L'ambassadeur de Grande Bretagne à Kaboul, Sir Sherard Cowper Coles, est cité, dans un compte rendu public involontairement, disant " la stratégie américaine est destinée à échouer". Le même diplomate, qui nous a dit que les troupes britanniques seraient en Afghanistan pendant des décennies croit maintenant que les troupes étrangères font "partie du problème et pas de la solution".
Le commandant britannique, le brigadier Mark Carleton-Smith, a été encore plus brutal la semaine dernière " nous n'allons pas gagner cette guerre", a-t-il dit, ajoutant que si les Talibans étaient prêts "à discuter d'un accord politique" c'était "précisément le genre de progrès qui met un terme à ce genre d'insurrection". Les propos du duo ont été fermement condamnés par le secrétaire à la défense US, Robert Gates, comme du défaitisme. Mais même Gates accepte publiquement maintenant des discussions avec les Talibans, ce qui effectivement a lieu avec le soutien de l'Arabie Saoudite.
C'est le conflit pour lequel les politiciens occidentaux et les medias continuent de faire pression sur leurs populations réticentes pour qu’elles le soutiennent comme étant une guerre de civilisation. En réalité, c'est une guerre de barbarie, car le mépris pour la vie afghane a renforcé cette résistance que les armées occidentales et les dirigeants politiques sont incapables de contrôler.
Pour cette seule année, pour chaque soldat d'occupation tué, au moins 3 civils afghans sont morts aux mains des forces d'occupation. Cela inclut les 95 personnes dont 60 enfants, tués par un assaut aérien US à Azizabad en août, les 47 invités d'un mariage décimé par un bombardement US à Nangarhar en juillet - les forces armées US ont une habitude particulière consistant à attaquer des mariages- et les 4 femmes et enfants tués par des barrages de roquettes britanniques il y a six semaines à Sangin.
C'est Marc Herold, un professeur US à l'Université de Hamsphire, qui a mené l'étude la plus documentée sur les pertes afghanes ces 7 dernières années. Dans son dernier rapport, Herold estime que le nombre des civils tués directement par les US et d'autres forces de l'OTAN s'élève à 3273 depuis 2006, et est déjà plus élevé que les pertes subies lors des bombardements dévastateurs pour chasser les Talibans en 2001. Et depuis l'année dernière les forces de l'OTAN sont responsables du triplement du nombre de civils tués malgré le changement des règles d'engagement.
Mais ce qui est le plus probant c'est le calcul politique et militaire sur lequel repose ce bain de sang afghan. " Soutien aérien rapproché" avec des bombardements aériens réclamés par les troupes au sol - qui sont passées de 176 en 2005 à 2926 en 2007 et qui sont actuellement le choix stratégique des US - qui sont entre 4 et 10 fois plus mortels pour les civils afghans que les attaques au sol , selon ce que montre les statistiques, et les attaques aériennes des forces d'occupation sont maintenant responsables à 80 % des pertes en vies humaines.
Mais tandis que 242 soldats de l'OTAN et des US sont morts au cours de la guerre contre les Talibans cette année, pas un seul pilote n'a été tué en action. Le calcul est on ne peu plus évident. Alors qu'ils manquent de troupes au sol et que les US sont enfoncés jusqu'au coup en Irak, les US et l'OTAN s'appuient sur les attaques aériennes pour réduire leurs propres pertes faisant en sorte qu'un plus grand nombre de civils afghans soient tués.
C'est cette équation qui rendent insensées les affirmations des US et de l'OTAN comme quoi les victimes civiles sont des "dommages collatéraux" tandis que l'utilisation par les Talibans d'explosifs placés en bordure de route, d'attaques suicides et d'opérations classiques de guérillas à partir de zones civiles seraient signe de leur turpitude morale. Dans la vie réelle, la montée en flèche du nombre de morts civils n'est pas du à des erreurs, mais le résultat d'une décision claire prise pour faire passer avant les vies des civils, celles des soldats d'occupation, les vies d'Occidentaux avant celles d'Afghans.
La dépendance sur la puissance aérienne est également le reflet d'une surexploitation des forces armées impériales US, et de la réticence des états membres de l'OTAN à envoyer plus de troupes au sol. Et malgré les jérémiades du Président afghan Hamid Karzai contre le traitement brutal du sang afghan par les forces de l'OTAN, néanmoins cette guerre aérienne indiscriminée continue. Pas étonnant, étant donné que le gouvernement US dépense 10 fois plus pour chaque loutre de mer touchée par la marée noire de l'Exxon Valdez, qu'il n'en dépense en "paiements de condoléances " (réparations) pour les Afghans dont un membre de la famille a été tué.
Mais la cruauté de l'occupation joue le rôle de sergent recruteur pour les Talibans. Comme Aga Lalai qui a perdu ces deux grands parents, sa femme, son père, trois frères et quatre sœurs l'été dernier lors d'un bombardement US dans le Helmand le dit : " tant qu'il n'y aura qu'un nourrisson de 40 jours de survivant, les Afghans combattront ceux qui nous ont fait cela".
Cela ne vaut pas seulement pour l'Afghanistan. Gordon Brown a dit récemment aux troupes britanniques présentes dans le Helmand " ce que vous faites ici empêche le terrorisme de venir dans les rues de Grande Bretagne". C'est le contraire qui est vrai. les occupations d'Afghanistan et d'Irak - et les atrocités menées contre les peuples de ces pays- son une motivation essentielle pour ceux qui projettent des attaques terroristes en Grandes Bretagne, comme l'ont montré chaque cas. Maintenant, les US lancent des attaques à l'intérieur du Pakistan, les risques de déstabilisation future et d'attaques terroristes ne peuvent qu'augmenter.
De hauts responsables pakistanais sont convaincus que l'OTAN se prépare à jeter l'éponge en Afghanistan. Bush et les deux candidats à la présidentielle se sont engagés à un renforcement des troupes tel que celui effectué en Irak bien que le nombre de soldats envoyés en renfort ne changera rien au conflit- et dans le cas de Barak Obama ce serait pour lui fournir une couverture politique pour ses plans pour l'Irak. (Obama s'est engagé à retirer les troupes US d'Irak sur une période de 18 mois ndlt). Mais l'importance stratégique de l'Afghanistan fait qu'on ne peut envisager un retrait US mais plutôt une tentative pour se rallier une partie des Talibans dans le cadre d'une tentative chaotique pour réorganiser l'occupation.
Cela échouera. Les US et leurs alliés ne peuvent pas pacifier l'Afghanistan de même qu'ils ne peuvent pas fermer hermétiquement la frontière avec le sanctuaire taliban au Pakistan. Il y aura probablement une sorte de retrait négocié dans le cadre d'un accord régional et interne plus vaste. Mais des milliers d'Afghans - de même que des soldats des armées d'occupation - seront certainement sacrifiés en attendant cet accord.

 

Seumas Milne, 

 The Guardian 16/10/08
"Civilian dead are a trade-off in Nato's war of barbarity"

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2008/oct/16/afghanistan-nato
Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org
http://www.planetenonviolence.org/Guerre-De-Barbarie-De-l-OTAN-En-Afghanistan-Des-Civils-Massacres-Pour-Epargner-Les-Militaires_a1702.html

19 Octobre

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=cate... 



Afghanistan, Al Qaida-Talibans,résistants,occupants,Usa,Attentats,11-Septembre,OTAN,militaire, Belgique, France,


n° 214 - Journal de l'Afghanistan - 15 -10 au 24-10 – Fin- : 60 ans d'Otan: ça suffit !

n° 214 - Journal de l'Afghanistan - 15 -10 au 24-10 – Fin- : 60 ans d'Otan: ça suffit !


journal de l'Afghanistan      – Fin-

n° 214                    -           15-10 au 24-10

Par M.Lemaire                                                                                 



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


 Les militaires et les médias occidentaux usent d’un terme générique- Al Qaida-Talibans -  pour désigner les résistants ….


Sommaire.                                                            – Fin -

8 Dossiers                                                            – Suite 1-

8-3 Luc Delval : Qu'on se le dise : une armée c'est fait pour casser la gueule aux métèques, pas pour les bonnes oeuvres...

8-4 Point de vue de Anand Gopal : Des Afghans préfèrent la sécurité avec les résistants.

8-5 Point de vue de Louisa Aït Hamadouche : L’Afghanistan et la transformation de l’Alliance atlantique


8-3 Luc Delval : Qu'on se le dise : une armée c'est fait pour casser la gueule aux métèques, pas pour les bonnes oeuvres...

Pieter De Crem est un homme qui souffre. Imaginez : son prédécesseur au poste de Ministre de la Défense (provisoirement encore "Nationale"), un socialiste wallon (beurk !) qui dans une vie antérieure a sans doute fait "Soeur Emmanuelle" comme métier, n'a eu de cesse de transformer la glorieuse armée belge en ONG caritative. Et de l'humanitaire par-ci, et de l'humanitaire par-là...

Mais nom de dieu, une armée c'est pas composé de gonzesse (ou alors très peu), et c'est fait pour se battre, pour faire la guerre, pour en mettre plein la gueule à tous ces bou....  Bon, OK calmons nous. Mais quand même.

Or, donc, Pieter de Crem a fait envoyer par notre force aérienne chérie quatre chasseurs-bombardiers F-16 (achetés jadis à prix d'or aux Américains dans le but de faire avec ce que les Américains nous demandent) et une centaine de types pour les chouchouter en Afghanistan.

Un truc tellement normal, tellement banal même, que De Crem n'avait pas jugé utile d'informer le Parlement (où il se serait sûrement trouvé des esprits chagrins pour dire que le gouvernement était en train d'entraîner la Belgique dans la guerre la plus mal engagée qui soit, qui est en passe de devenir le "point chaud" N°1 du globe, à mesure que les Américains seront obligés de quitter l'Irak).

Là-dessus, sentant qu'il y avait enfin un homme, un vrai, dans le fauteuil ministériel, le chef de la composante terrestre de l'armée, le général-major Eddy Testelmans, avait laissé libre cours à une subite poussée de testostérone et avait réclamé qu'on se décide enfin à redonner à ses troupes de "l'expérience dans des situations de combat". Il voulait donc envoyer des troupes belges dans le nord de l'Afghanistan, parce que scrongneugneu c'est là-bas que "ça se passe"...  Du coup, les télés, toujours serviables, avaient diffusé une interview d'un troufion belge préposé à la protection de l'aéroport de Kaboul qui expliquait qu'il s'y emmerdait un peu, et qu'un peu d'action ne lui serait pas désagréable. 

Hélas, le premier ministre avait fait semblant de ne pas comprendre. D'où grosse frustation à l'état-major et chez De Crem.

Mais celui-ci a trouvé une idée qui, si elle n'est pas de nature à satisfaire complètement le goût du sang de Testelmans, est du moins propre à casser l'image d'une armée-oeuvre-de-charité composée de chochottes : il veut retirer les troupes belges qui travaillent au Liban.

Qu'y font-elles, en effet ? Combien de salauds de terroristes islamistes ont-elles éliminé depuis qu'elles y sont ? Hein ? Pas un ! Vous vous rendez compte ? Pas un ! Ils sont parvenus à avoir des pertes, mais pour la plupart c'était dans ces accidents de la circulation ! Non mais, de quoi on a l'air ?

Les troupes belges au sud-Liban (335 hommes), ce sont en effet des démineurs, chargés comme déjà expliqué ici, de nettoyer autant que possible les saloperies meurtrières que les israéliens ont abandonnées après leur dernière invasion en date. Enfin, pas vraiment par négligence ou inadvertance.

C'est pas comme des pique-niqueurs qui laissent des papiers gras et des gobelets en plastique dans la forêt. Non, les explosifs qui tuent et qui mutilent principalement des enfants, les israéliens les ont balancés volontairement, un peu partout, et par centaines de milliers. Et qui plus est ils refusent obstinément, depuis lors, de fournir la moindre information qui pourrait aider à les retrouver et à les détruire. Le meurtre et la mutilation massive d'enfants libanais, cela fait partie intégrante de la politique israélienne.

Donc, même si les démineurs de l'armée belge n'ont détruit jusqu'ici que quelques milliers (15.000 à 20.000 ?) des 500.000 "bomblets" israéliens qui attendent, quelque part, qu'un agriculteur ou un gosse y touche pour éparpiller ses tripes, cela va à l'encontre de la volonté israélienne, qui est de maintenir la population du sud-Liban dans la terreur.

Car Israël, pour être très officiellement notre ami (enfin, leur ami), n'en est pas moins un Etat terroriste, au sens strict du terme.

Et parmi tous ces petits arabes qui échappent, grâce aux démineurs belges, à une mort atroce ou à une mutilation à vie, on ne fera pas croire à De Crem qu'il n'y en a pas une forte proportion qui n'attendent qu'un prétexte pour devenir des terroristes islamistes sanguinaires (s'cuzez le pléonasme).

Ou alors ils voudront immigrer illégalement en Belgique, c'est certain. De Crem partage avec sa collègue Annemie Turtelboom-porte-de-derrière un certain bon sens très rassurant. Mieux vaut un gosse arabe mort ou invalide que le même qui quelques années plus tard "entre dans ma maison par la porte de derrière, qui s'assied dans mon fauteuil et demande les clés de la porte d'entrée".

Le bon immigré clandestin, c'est celui qui se fait tuer avant d'arriver à notre "porte de derrière", ou qui au moins n'a plus de jambes pour marcher jusque là.
Soyons donc rassurés : notre "porte de derrière" est bien gardée. Par de fameux enc...

Par Luc Delval le vendredi 24 octobre 2008, 13:02

vendredi 24 octobre 2008

Qu'on se le dise : une armée c'est fait pour casser la gueule aux métèques, pas pour les bonnes oeuvres...

http://www.lesdoigtsdanslacrise.info/

- Les amis de nos amis

http://www.lesdoigtsdanslacrise.info/


8-4 Point de vue de Anand Gopal : Des Afghans préfèrent la sécurité avec les résistants.

Extraits

Dans des provinces justes au sud de Kaboul, le gouvernement de l’ombre des résistants contrôle les routes et assure la justice.

L’auteur montre comment se forment les groupes locaux qui composent les forces de la résistance  en Afghanistan

Comme il y a 12 ans, ils gagnent le soutien des gens en faisant régner l’ordre public.

Porak, Afghanistan. Une bande de voleurs semait régulièrement la terreur dans un quartier afghan près d’ici, il y a des mois, et les gens ont décidé un jour que ça suffisait. « Nous nous sommes plaints à plusieurs reprises auprès du gouvernement et nous lui avons même montré où vivaient les voleurs » dit Ahmad qui se présente sous ce seul nom.

Mais les bandits ont continué d’opérer en toute liberté. Alors, les villageois se sont tournés vers les Talibans.

Le gouvernement parallèle des militants talibans dans la province du Logar - à moins de 40 miles de la capitale, Kaboul - a jugé et condamné les voleurs, leur a enduit le visage de goudron, les a exhibés dans tous les environs et les a menacés de leur trancher les mains s’ils étaient à nouveau surpris à voler à l’avenir. Les voleurs n’ont plus jamais dérangé les habitants.

Dans plusieurs provinces proches de Kaboul, la présence gouvernementale est évanescente, voire déjà inexistante, d’après les résidents. A sa place, avec efficacité - et brutalité -, le gouvernement de l’ombre des Talibans gagne du terrain et le soutien local.

« La police n’est là que pour la frime. » dit un habitant. « Ce sont les Talibans qui détiennent le vrai pouvoir ici. »

Une désillusion généralisée devant une criminalité galopante, un gouvernement corrompu, ainsi que le manque de travail ont composé le ferment de l’ascension des Talibans vers un pouvoir de fait - spécialement dans les zones dominées par les Pashtuns, de la même ethnie. Le fait que les Talibans aient des structures de pouvoir si proches de Kaboul montre aussi à quel point le gouvernement afghan a perdu le contrôle du pays.

« C’est un problème majeur pour le gouvernement. » dit Habibullah Rafeh, analyste politique de l’académie des Sciences afghane. « Même si les Talibans ne peuvent s’emparer militairement de Kaboul à cause de la puissance des forces internationales présentes, le gouvernement ne peut les empêcher d’opérer librement jusqu’aux limites de la cité. »

Quand le gouvernement du président Hamid Karzai a d’abord pris le pouvoir en 2001, « les autorités ont remis à chaque famille, dans le Logar, deux kilos de nourriture » dit un habitant qui travaille dans une ONG internationale et qui se présente sous le nom d’Abdel Qabir. « Quand les dons ont cessé, chaque famille a alors reçu 200 $ d’aides. Mais cela aussi a cessé et les gens n’ont plus eu d’argent et les criminels sont apparus partout. »

« Alors, les gens se sont tournés vers les Talibans, » poursuit Mr Qabir. « Ils ne pouvaient pas leur donner de travail mais au moins, ils partageaient la même culture et ils leur apportaient la sécurité. »

Les villageois disent que dans presque tous les ménages de la province du Logar, il y a des combattants . Le jour, la zone est calme : la plupart des gens restent chez eux derrière d’épais murs de terre ou s’occupent de leurs champs. Il y a un marché minuscule, sur le bord de la route, où on vend des fruits secs et des boissons non alcoolisées, et les boutiques sont souvent laissées sans surveillance pendant des heures.

A la tombée de la nuit, les combattants talibans émergent lentement des maisons et des collines environnantes, certains portants des lance-roquettes sur l’épaule, prêts à commencer leur travail nocturne. La guérilla a posé des check-points le long de la route principale de la province du Logar, arrêtant camions et taxis pour vérifier les identités.

A quelques kilomètres, il y a un check-point de la police, mais la police elle-même dit ne pas oser pénétrer dans les zones contrôlées par les Talibans. De toute façon, selon de nombreux villageois, ils n’ont aucunement besoin de la police puisque la criminalité a presque disparu.

La présence des troupes étrangères dans le Logar et les provinces voisines reste aussi limitée. Les forces de l’OTAN se contentent de patrouiller dans certains secteurs et concentrent leurs efforts sur des opérations spécifiques, généralement la nuit.

La présence des Talibans est aujourd’hui importante dans tous les sept districts de la province du Logar, contrôlant complètement 4 d’entre eux, disent les gens d’ici. « Dans ces districts, les Talibans patrouillent ouvertement pendant la journée et il n’y a absolument aucune présence gouvernementale. » dit Qabir.

Dans la province voisine du Ghazni, les Talibans ont le contrôle total de 13 des 18 districts, selon les habitants. De même, dans la province du Wardak, limitrophe à Kaboul, les insurgés contrôlent 6 des 8 districts. Aucun, pourtant, dans l’une ou l’autre des régions, des 6 districts dominés par les Hazaras n’est tenu par les Talibans.

Dans les zones sous leur contrôle, les Talibans ont installé leur propre gouvernement, avec des chefs de police, des juges et mêmes des commissions d’enseignement.

C’est un universitaire islamique qui dirige la commission judiciaire de chaque district sous contrôle taliban et nomme généralement deux juges qui rendent leur décision sur une interprétation stricte de la Sharia, selon des habitants et des Talibans. « Nous préférons ces tribunaux à ceux du gouvernement. » dit Fazel Wali, de la ville de Ghazni et salarié d’une ONG. « Les tribunaux talibans sont réputés pour être plus diligents que ceux du gouvernement qui mettent souvent des mois pour rendre leur décision et sont englués dans la corruption, dit-il. »

...

La police gouvernementale refuse souvent de pénétrer dans les territoires talibans. Quand, il y a quelques mois, dans la province du Logar, les Talibans ont mis le feu en pleine nuit à des maisons de gens suspectés de sympathiser avec le gouvernement, les habitants, désespérés, ont fait appel à la police. « Mais la police nous a dit seulement d’attendre jusqu’au matin, car elle n’aime pas sortir la nuit », se souvient un habitant. Et les maisons ont complètement brûlé.

Mozafaradeen Wardak, chef de la police dans la province du Wardak, réfute ces allégations et dit que, si les insurgés contrôlent effectivement les provinces de Logar et de Ghazni, la police assure ses patrouilles régulièrement.

Selon un analyste politique indépendant, Waheed Muzhdan, la progression des Talibans depuis le sud vers Kaboul ressemble à la précédente, lors de leur première prise de pouvoir il y a 12 ans. « Dans les deux situations, dit-il, ils ont gagné le soutien des gens en faisant régner l’ordre public. »

Ndlr : la partie de texte supprimée ne correspond pas aux multiples informations signalant que les Talibans ont changé de stratégie vis-à-vis de la population locale.

18 octobre

Anand Gopal -

Anand Gopal est maître assistant en Systèmes informatiques à l’Ecole des Affaires Robert H. Smith School, Université du Maryland.

Source : IRIN
http://www.irinnews.org/fr/...

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5225


8-5 Point de vue de Louisa Aït Hamadouche : L’Afghanistan et la transformation de l’Alliance atlantique.

Otan : échecs successifs des opérations et expansions continues des missions

En 2008, l’Otan fait le point et les conclusions sont négatives. Un rapport médiatisé par les médias américains évoque un effondrement du pouvoir central accéléré par la corruption au sein du gouvernement du président Hamid Karzai et l’augmentation des attaques menées par les insurgés depuis leurs bases arrière au Pakistan. Au-delà des attaques et des attentats commis par des activistes opérant du Pakistan, ce rapport affirme que nombre des problèmes les plus lourds de l’Afghanistan trouvent leur origine dans l’administration même du pays. 
Le document fait état de progrès dans la mise sur pied d’une armée nationale afghane mais souligne sans détour les effets déstabilisateurs du boom du commerce de l’héroïne qui, selon certaines estimations, représenterait 50% des activités économiques du pays.
Selon des responsables militaires alliés, une victoire finale contre les taliban est exclue et il n’y a pas de solution purement militaire au conflit. «Nous n’allons pas gagner cette guerre. Il s’agit de réduire le conflit à un niveau gérable d’insurrection qui ne soit pas une menace stratégique et qui puisse être maîtrisée par l’armée afghane», a reconnu dans une interview au Sunday Times, le plus haut gradé 
britannique en Afghanistan, le général Mark Carleton-Smith. 
Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, ainsi que le représentant spécial des Nations unies en Afghanistan, Kai Eide, ont exprimé un pessimisme analogue à celui du chef du corps expéditionnaire britannique en Afghanistan.
L’Alliance évalue à 122 000 le nombre d’hommes supplémentaires nécessaires et étudie les moyens d’obtenir des alliés de nouveaux appuis financiers et matériels. Le porte-parole a déclaré que l’Otan souhaitait «dépasser les 40% des forces déployées sur le terrain et les 8% réservés au soutien logistique». Toutes ces questions dépendent de l’apport en hommes, en matériels et en finances de chaque Etat membre aux forces communes de l’Organisation. 
A cela s’ajoute la question de la «transformation de la défense» qui sera plus complexe à préciser puisqu’elle concerne «l’augmentation des pourcentages de redéploiement et de soutien des opérations militaires». Toutes ces requêtes tombent assez mal puisque la situation se détériore. L’insurrection contre le gouvernement afghan et les forces étrangères n’a pas cessé de s’amplifier. Depuis 2006, les embuscades et les attentats des taliban font environ 20 morts par mois dans les rangs des forces internationales et bien plus encore dans la population civile. Quelques chiffres éclairent l’ampleur de l’échec. 
En 2008, presque quatre fois plus de soldats de la coalition ont été tués en Afghanistan que pendant toute l’année 2002. En 2007, 2 600 attentats à l’explosif ont été commis, 100 fois plus qu’en 2002. En 2008, 30 travailleurs humanitaires ont été tués et 90 autres enlevés. Les pertes civiles ont doublé entre 2006 et 2007. La progression territoriale du pouvoir taliban est logarithmique, comme la culture du pavot. La frontière pakistanaise demeure une passoire aux volontaires étrangers.

 L’Otan et les actions civilo-militaires

Rappelons, brièvement, que les forces internationales interviennent en Afghanistan à la suite de la résolution onusienne de décembre 2001, autorisant le déploiement autour de Kaboul d’une Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) chargée d’assister les autorités intérimaires afghanes. La FIAS rassemble 18 pays et le Royaume-Uni en assure pendant six mois le commandement, avant de laisser la place à la Turquie, puis à l’Allemagne et aux Pays-Bas. Nous sommes alors au printemps 2003. L’OTAN remplace alors le commandement confié à des Etats volontaires et tente de colmater les fissures engendrées par la guerre en Irak. Dans un premier temps, la FIAS doit permettre à l’Autorité intérimaire afghane et à la mission d’assistance des Nations unies d’opérer à Kaboul et dans sa proche région. FIAS est ensuite intégrée dans l’opération Enduring freedom, dans laquelle plusieurs pays de la coalition ont mis en place des «équipes provinciales de reconstruction»  (Provincial reconstruction team). L’Otan est, donc, intégrée dans des actions civilo-militaires et prend le contrôle des PRT ce qui implique l’élargissement géographique de ses missions aux provinces du nord (Kunduz, Mazar-e-Sharif) entre décembre 2003 et octobre 2004 ; de l’ouest (Herat) entre février et septembre 2005 ; du sud (Kandahar) au premier semestre 2006 ; enfin, de l’est (Bamyan, Bagram, Jalalabad) à l’automne 2006. Résultat : l’Otan est supposée rétablir la paix et assurer la sécurité partout et dirige 25 équipes régionales de reconstruction (PRT). Au fil de cette extension, un certain nombre de troupes relevant initialement de l’opération Enduring freedom ont été placées sous le commandement de l’OTAN. Ainsi, le rapport entre le volume de troupes placées sous la responsabilité de la coalition conduite par les Etats-Unis et celui des troupes relevant de l’OTAN s’est inversé, avec un transfert d’unités, principalement américaines, d’une opération à l’autre. La FIAS compte désormais environ 36 000 hommes, dont plus de 14 000 militaires américains, alors que l’opération Enduring freedom n’en déploie plus qu’environ 8 000 et se concentre exclusivement dans le contre-terrorisme. Redéfinie, la FIAS  inclut le soutien à l’élaboration d’une politique de sécurité des frontières, la coordination des opérations de police menées conjointement avec l’armée afghane et la supervision d’une partie de la formation.
 L’Otan et le dialogue politique

Dialogue avec les taliban, crise financière internationale, lutte contre le trafic de drogue, lutte contre la piraterie. Jusqu’où ira L’OTAN dans la multiplication de ses missions ? Quel lien l’Alliance atlantique a-t-elle avec le processus politique en Afghanistan ? «L’OTAN n’a jamais déclaré qu’il faut la seule solution militaire, en Afghanistan.» Cela signifie donc que l’Alliance est décidée à s’impliquer dans le volet politique de la résolution du conflit. Le chef d’état-major des armées françaises, le général Jean-Louis Georgelin, a avoué partager la conviction selon laquelle il n’y avait pas de solution militaire à la crise afghane. Des négociations avec les taliban et des compromis sont à envisager. L’Alliance va-t-elle se substituer à l’autorité politique afghane ? Si oui, n’est-il pas logique de s’attendre à des conséquences hostiles de la part de la population ? Rappelons que le gouvernement de Kaboul a sondé dernièrement des chefs taliban sur une réconciliation possible. 
Cette réconciliation sera bien difficile si les Afghans ont le sentiment que le centre de décision n’est pas à Kaboul ou, du moins, entre les mains du gouvernement. Elle risque d’être difficile pour une autre raison : les structures criminelles qui contrôlent la production d’héroïne en Afghanistan sont souvent dirigées par des personnes proches des autorités régionales. Cela revient à dire précisément ceux qui doivent lutter contre la drogue. Ils ont donc intérêt à voir les mesures de lutte échouer pour laisser prospérer leur business. Les programmes internationaux de financement de la culture de plantes agricoles alternatives (coton) ont, d’ailleurs, été vains. Nous y reviendrons.
 L’OTAN contre le trafic de drogue

Le deuxième chantier implique l’ONUDC (l’Office des Nations unies pour la drogue et le crime) estimant que la lutte contre l’opium est maintenant parallèle à la lutte contre l’insurrection en Afghanistan. Antonio Maria Costa a exhorté les autorités afghanes et l’OTAN à concentrer les ressources, à fermer les marchés de l’opium, à détruire les laboratoires d’héroïne et à interdire l’entrée dans le pays des produits chimiques qui servent à la fabriquer et à cibler les convois transportant de la drogue. Il s’est aussi inquiété des milliers de tonnes d’opium stockés dans des caches secrètes. En effet, pour la troisième année consécutive, la production a grandement dépassé la demande et les prix n’ont pas baissé. Il y a  une énorme quantité d’opium qui n’est pas parvenue sur le marché. Enfin, l’agence de l’ONU a appelé à lutter contre la corruption. Il s’est dit, enfin, déçu que jusqu’à présent ni l’Afghanistan ni aucun Etat membre des Nations unies n’ait soumis de noms sur la liste des trafiquants tenue par le Conseil de sécurité.
Ce pays représente 92% de la production mondiale d’opium et d’héroïne. Un rapport publié récemment par la Banque mondiale et l’ONUDC affirme que la lutte contre les stupéfiants afghans prendra plus de trois ans (2011). «L’histoire nous enseigne qu’il faut toute une génération pour que l’Afghanistan devienne un Etat exempt de drogue. Pour éradiquer ce mal, il faut apporter un soutien matériel aux paysans et arrêter les fonctionnaires corrompus d’une douzaine de provinces afghanes où se trouvent les plantations de pavot», précise le rapport. Le pronostic est pessimiste, surtout pour la Russie qui subit le principal coup du trafic de drogue afghane, car elle est transportée en Europe via son territoire. Début novembre 2008, le Service fédéral antidrogue a saisi, en Russie, 2 tonnes d’héroïne en provenance d’Afghanistan. De l’avis de Viktor Tcherkessov, directeur du Service fédéral, les mesures actuelles prises par la communauté internationale et le gouvernement afghan sont insuffisantes et inefficaces. Le ministre afghan de la Défense, Abdul Rahim Wardak, a formellement demandé à ses collègues des 26 pays de l’Otan et des 13 autres qui participent à l’Isaf, tous réunis à Budapest, d’autoriser leurs soldats à participer au démantèlement des réseaux de trafiquants. La chose est entendue, l’OTAN a désormais une nouvelle mission. Plus précisément, les soldats devront détruire les laboratoires des trafiquants et intercepter les livraisons d’opium et d’héroïne, ainsi que les produits chimiques entrant dans leur fabrication. Pour le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, le but n’est pas d’éradiquer la drogue, ce qui relève des autorités afghanes, mais de démanteler les réseaux qui financent les taliban, à hauteur de 60 à 80 millions de dollars par an au moins. Le directeur exécutif de l’ONUDC, Antonio Maria Costa, affirme qu’«il existe une adéquation presque parfaite entre les régions occupées par les taliban et la criminalité organisée et la production d’opium».
Si vrais qu’ils puissent être, les arguments présentés sont quand même difficiles à accepter pour la simple raison qu’ils entraînent l’OTAN dans une nouvelle mission qui n’est pas naturellement la sienne. Plusieurs pays ont commencé à exprimer des réserves avant de se résoudre à l’accepter. La France, l’Allemagne, le Portugal, la Roumanie, l’Italie, la Grèce, la Pologne, l’Espagne et la Belgique en font partie. Portugal, la Roumanie, l’Italie, la Grèce, la Pologne, l’Espagne et la Belgique en font partie. 
En revanche, une majorité numérique de pays de l’Alliance atlantique sont favorables à la proposition américano-afghane, au premier rang les Etats-Unis, le Canada, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. 
Les troupes de ces pays opèrent dans le sud afghan où est concentrée l’essentiel de la culture du pavot. Pour être plus précis, 98% du pavot provient de sept provinces (sur 34, ndlr), toutes dans le sud.
Bien que les critiques et les réserves aient été nombreuses, l’accord instituant à l’OTAN une énième mission n’est pas surprenant. D’abord, elle répond à une tendance qui commence à s’affirmer : l’ONU s’appuie de plus en plus sur l’OTAN. La Russie vient de dénoncer un accord conclu entre le secrétaire général des Nations unies et celui de l’Alliance atlantique. Accord dont on ignore la portée exacte et qui a manifestement été conclu sans consulter l’ensemble des membres du Conseil de sécurité. Ensuite, et relevant de cette affaire de lutte contre le trafic de drogue, il est intéressant de rappeler un fait remontant à septembre 2006. 
 L’OTAN contre les pirates

A cette époque, le  chef de l’ONUDC, Antonio Maria Costa, lançait un appel en faveur d’une action militaire vigoureuse des forces de l’OTAN pour détruire l’industrie de l’opium dans le sud de l’Afghanistan. «J’invite les forces de L’OTAN à détruire les laboratoires d’héroïne, à démanteler les bazars à opium, à attaquer les convois d’opium et à traduire en justice les gros trafiquants.» On ne peut être plus clair. Le troisième chantier nouvellement ouvert par l’OTAN ne se trouve pas en Afghanistan. 
Il concerne la lutte contre la piraterie. Les Etats membres de L’OTAN ont convenu d’impliquer l’Alliance atlantique dans les opérations de lutte contre la piraterie maritime. Où ? Au large des pays membres, anciens ou nouveaux ? Non. Au large des pays membres du partenariat pour la paix ? Non. Au large des pays membres du dialogue méditerranéen ? Non plus. Cette mission se tiendra au large des côtes somaliennes… Sept frégates d’un groupe naval de L’OTAN qui devait participer à des manœuvres dans la région du canal de Suez arriveront prochainement au large des côtes somaliennes. Intervention demandée par le Programme alimentaire mondial (PAm). Or, le PAM est un organisme des Nations unies qui n’est pas habilité à demander l’intervention de forces armées. Celle-ci n’est légalement possible que sur la demande du gouvernement somalien ou sur injonction du Conseil de sécurité. En 2008, les pirates somaliens ont pris le contrôle d’au moins 30 navires et attaqué de nombreux autres. Ces attaques ont eu lieu dans une des voies maritimes les plus fréquentées et les plus dangereuses au monde, reliant l’Europe à l’Asie et au golfe Arabo-Persique.
Cette décision vient instituer un fait accompli, puisque les marines des pays de L’OTAN qui participent aux opérations de surveillance du trafic maritime dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de l’assistance aux forces engagées en Afghanistan, sont déjà intervenues contre les pirates somaliens. 
Le Canada notamment assumait la responsabilité de l’escorte des navires du PAM jusqu’à la fin d’octobre. Dix Etats membres de l’UE se sont dits prêts, le 1er octobre dernier, à participer à une opération militaire aéronavale européenne pour combattre la piraterie au large de la Somalie en vue de la lancer, dès novembre prochain, en coordination avec L’OTAN. Il s’agit de la France, de l’Espagne, de la Suède, du Portugal, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Belgique, de la Lituanie et, éventuellement, de la Grande-Bretagne. En revanche, le ministre belge de la Défense, Pieter De Crem, a exclu la participation de la marine belge à l’opération de L’OTAN au large des côtes somaliennes. L’OTAN ne reconnaît plus aucune frontière politique et géopolitique. Elle a également effacé toute distinction entre intervention militaire et opération de reconstruction. Elle ne reconnaît pas l’autorité supérieure des Nations unies. Ce sont les faits dictés par la loi de la puissance. Mais le plus paradoxal est que l’expansion infinie des missions de l’Alliance atlantique ne se fait pas sur la base de succès, sources potentielles de légitimité. L’Alliance devient exponentielle en cumulant des échecs. Les plus graves sont en Afghanistan, devenu un champ d’expérimentation grandeur  nature.

Louisa Aït Hamadouche

LA TRIBUNE (Alger)-

mercredi 15.10.2008


Afghanistan, Al Qaida-Talibans,résistants,occupants,Usa,Attentats,11-Septembre,OTAN,militaire, Belgique, France,

25/10/2008

n°398 - Dossier d'Irak - 23-10 –Début 1- : Rania Adel : Remous sur un accord.

n°398 - Dossier d'Irak - 23-10 –Début 1- : Rania Adel : Remous sur un accord.


Les Dossiers d'Irak

N° 398                            23/10/08 

Par M.Lemaire                



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

3 Dossier & Point de vue

3-1 Point de vue de Chris Floyd : Obama embrasse le criminel de guerre de l'approbation.

3-2 Sofa (Status of forces agreement) au jour le jour

1 Les USA ont négocié une entente bilatérale avec Bagdad qui donne un cadre légal à la présence américaine jusqu'en 2011, pour autant que les parlements des deux pays l'entérinent.

2 Le projet de pacte Irak-États-Unis impose leur choix  (…)

3 « Quittez le pays, les occupants! Nous exigeons la fin de l'occupation! ».

4 Bagdad veut modifier le projet d'accord.

5 L’Irak accuse les Etats-Unis  de chercher à lui faire signer de force un accord.

6 L'Irak demande aux Etats-Unis de changer la formulation du pacte.

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1  Hassan Kazemi Qomi. : Accusations anti iraniennes. = Propagande. 

–Fin-

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Analyse de Rania Adel : Remous sur un accord.

5-2 Tout être humain est le produit d’une culture.

6 Annexe

6-1 Manlio Dinucci : Le sourire des assassins : Budget du Pentagone, mission accomplie.

6-2 Tom Burghardt : Aux armes (contre) les citoyens.

6-3 L'histoire Vraie : Mythes, Sang et Démocratie.

6-4 Les propos de Larijani devant l'Union interparlementaire.



3-1 Point de vue de Chris Floyd : Obama embrasse le criminel de guerre de l'approbation.
"Lew Rockwell" - Parti démocratique cercles sont les ravissements de Colin Powell sur l'approbation de Barack Obama. On peut voir la très-aveugle logique de leur allégresse; maintenant que notre politique nationale a été réduit à une petite querelle de butin entre les factions déplacement dans la cour impériale, un clin d'œil à partir d'un courtisan consommé comme Powell est en effet un brillant prix pour un ambitieux prince.
Mais dans le monde réel, où les opérations de la puissance impériale de fumer ont quitté les sentiers de meurtre et de la ruine à travers le monde, la "mention" d'un homme qui a joué un rôle indispensable dans l'abattage de plus d'un million de personnes innocentes dans une guerre de hitlérien agression doit être considérée comme une chose de la honte, et rejeté avec véhémence par n'importe qui avec un scintilla d'honneur ou aux bonnes mœurs.
En fait, il n'est pas trop d'un tronçon de dire que Colin Powell est plus responsable de la frénésie de meurtre de masse en Irak que toute autre personne sauf George W. Bush, qui a donné l'ordre de effective de la frapper. En effet, il a été Powell qui "a fait la vente" pour la faction Bush belliciste campagne mensongère, avec son tristement célèbre Février 2003 Présentation à l'ONU, portant sur le faux témoignage au sujet de l'Iraq inexistantes armes de destruction massive. Après que farrago de la vie artistique est rendu, l'establishment américain - a demandé instamment par le fawning, commentariat sanguinaire - solidement alignés derrière la guerre. Après tout, si Colin Powell - de façon "raisonnable", afin "d'honneur", de manière "honnête" et "bipartisan" - était derrière le carré Bush cas pour la guerre, alors il doit être de fer.
Ce fut, encore une fois, la logique de courtisans, avec peu de rapport à la réalité. Powell a la réputation de sage, modéré, impartial d'État - la chose qui a fait de lui le plus efficace pour la shill crime de guerre en Irak - a été presque entièrement lui-même une fiction. Au moment où il a fait son apparition éhonté des Nations Unies, Powell avait déjà passé près de quatre décennies comme un bagman - et leader - pour certains des plus vicieux et moche éléments dans la politique américaine et le gouvernement. De la massacre de My Lai à l'Iran-Contra, de Washington à long et meurtrier collusion avec Saddam Hussein à sa longue et meurtrière des campagnes de lui enlever, Powell a joué un rôle dans la perpétration ou la dissimulation des atrocités et des abominations sur une échelle gigantesque. [Pour plus de détails, voir Robert Parry de l'enquête, "La vérité sur Colin Powell."]

Depuis son départ de l'Administration - après le séjour assez longtemps pour voir Bush a réaffirmé au pouvoir - Powell et sa légion d'apologistes ont colportées le mythe selon lequel il a été «poignardé dans le dos" des Nations unies dans sa présentation: étant donné un faux projet de loi de biens avec l'assurance qu'ils étaient vrais, trompés et manipulés par l'incompétence et analystes du renseignement machiavélique Maison Blanche initiés, etc, etc Ces histoires mai Powell aider à mieux dormir la nuit, et ils ont certainement contribué à réhabiliter sa réputation de fiction dans la mesure où son approbation est une fois plus considéré comme un digne prix. Mais ils souffrent d'un petit défaut: ils sont manifestement faux.
Powell sait - savait sans l'ombre d'un doute - qu'il a mis en rang est cuit, l'intelligence et à l'affirmation douteuse du monde à sa présentation des Nations unies avant la guerre. Plus tôt cette année, Jonathan Schwarz a fourni une dévastateurs de la démolition de l'ONU Powell témoignage, en montrant comment elle a été démentie à presque tous les point par les rapports de renseignements - qui Powell a lu avant la présentation. Powell savait le cas pour la guerre contre l'Irak a été criblé de trous - avec des trous patché pure et simple d'inventions et de la connaissance de la manipulation des données. Il l'a présenté de toute façon, il fait de la vente. Et un million d'êtres humains innocents ont mourir pour elle.
II.
Mais Powell a été la vente de l'agression contre l'Irak bien avant son fan-ONU danse en Février 2003. En fait, il était le porte-parole que l'Administration utilisés dans Mai 2002 - avant même la Maison Blanche a commencé à "rouler" le produit "d'une campagne concentrée de guerre - Washington signal à la ferme intention d'envahir l'Irak, même si les inspecteurs de l'ONU est entré dans le pays et n'a pas trouvé d'armes de destruction massive. Le chat de crimes de guerre a été sorti du sac - et à l'ouverture - au printemps de 2002, et il a été déliée Powell, qui les cordes.
Voici ce que j'ai écrit le 17 Mai 2002, dans le Moscow Times:
Discrètement, sans tambour ni trompette, dans un fade déclaration publiée par son plus «modéré» avant l'homme, le régime de Bush a franchi un Rubicon moral, la semaine dernière, une fois l'exécution de la-grande république qu'ils ont usurpé le plus profond dans le sang imbibé mire de la criminalité internationale.
Le passage - l'engagement des États-Unis d'Amérique à une politique de hitlérien agression militaire - a été peu noté à l'époque. Un rapide Soundbite, peut-être, sur un couple de plus wonky news TV shows; une brève citation enterré quelque part dans la boue épaisse gris de la «grave» des documents. Le régime de garantie de sa pilule empoisonnée serait ramené sugarcoated en choisissant le secrétaire d'État Colin Powell en tant que son porte-parole.
Il a été un coup de maître de la propagande, vraiment. L'ancien général a longtemps été considérée par les "graves" des médias des deux côtés de l'Atlantique comme un "modéré" non-conformiste sur Bush dur bonne équipe. Libéral louange Powell commentateurs comme une «influence modératrice» sur plus belliqueux les initiés comme Cheney et Rumsfeld, et un sage, de guider la main pour un président non scolarisés dans les subtilités de la diplomatie mondiale.
C'est un simulacre de tous, bien sûr. Powell n'est rien de plus qu'un bagman long de la vie pour des intérêts puissants. Sa volonté de jouer balle, à regarder de l'autre côté, a fait de lui un outil commode pour certains des plus violents et les forces antidémocratiques jamais de polluer la société américaine.
Son premier emploi à l'intérieur a été une tentative de blanchir de la massacre de My Lai, au Vietnam, il n'a pas assez de travail, mais il a gagné des points pour ses efforts et obfuscatory ensuite à une prune dans l'emploi en proie à la criminalité Nixon Maison Blanche. Puis est venu l'Iran-Contra, la conspiration criminelle de la drogue et le terrorisme exploités directement à la sortie de la Reagan-Bush White House. Powell illégalement envoyé des missiles de régime terroriste de l'ayatollah Khomeiny, ensuite aidé, avec les couvre-up. Pour ce service, il a été chef de l'ensemble de l'armée américaine.
Il a ensuite dirigé l'agression américaine illégale contre le Panama, lorsque le président George HW Bush a tué des centaines, voire des milliers de civils innocents dans un bon hissy contre son ancien employé de la CIA Manuel Noriega. Powell, comme Bush, a longtemps connu Noriega était un trafiquant de drogue meurtrier, mais ils ont trouvé utile de lui, et lui fourni avec éloges et de l'argent - jusqu'à ce que Bush a besoin de prouver son ferme Guy cojones à Reaganite critiques dans le Parti républicain ....
Alors, quoi de mieux pour annoncer l'homme de George W. Bush adoption d'Adolf Hitler du code moral? Powell assis avec les médias sycophants sur ABC "cette semaine" et calmement - modérément - énoncé de la nouvelle doctrine. La question, bien sûr, était l'Irak. L'ONU travaille sur un accord qui permettrait aux inspecteurs internationaux de retour dans le pays pour vérifier que Saddam Hussein ne possédait plus d'armes de destruction massive.

Ces inspections sont d'une importance vitale parce que, comme George W. ne cesse de nous rappeler, Saddam Hussein est si mal qu'il «gazé son propre peuple." ... Mais Junior omet toujours gênant le fait que un an [l'attentat], papa Bush a signé un décret exigeant des liens plus étroits États-Unis à le régime de Saddam. Papa Bush à Saddam douche sans fin des crédits financiers et des montagnes de "technologies à double usage» - qui le dictateur dûment utilisés pour développer ses armes de destruction massive - jusqu'à la veille de l'invasion iraquienne du Koweït. Inutile de dire que Powell, en tant que chef de Daddy's militaire, a été complice de cette opération fou et n'a pas soulevé d'hésiter, «modéré» ou autrement.
Flash transmettre à nos jours. Bush Junior est maintenant à la Maison Blanche. Pendant des mois, il a menacé une action militaire contre l'Irak si Hussein ne parvient pas à vérifier la destruction de sa capacité d'armes de destruction massive. (Dans le même temps, bien sûr, Junior sape les traités internationaux qui exigent un suivi de ses propres installations de la guerre biochimique. Il ya une bonne raison à cela: le régime se prépare maintenant à développer des armes biochimiques offensive, en violation du droit international et droit des États-Unis, Village Voice rapports).
Le monde bretelles pour une autre conflagration dans les sables de Mésopotamie. Mais alors, Saddam clignote. Il commence à parler avec l'ONU. Il renonce à l'agression. Il tente de faire avec le Koweït. Tôt ou tard, les inspecteurs revenir en arrière - pas de cause à la guerre maintenant, non?
Wrong, Powell a déclaré à la sycophants la semaine dernière. Le «modéré» a affirmé que même si les inspecteurs de l'ONU et à aller vérifier le respect, le régime de Bush encore "réserve ses options" pour faire quoi que ce soit nécessaire, y compris l'invasion militaire, pour effectuer un «changement de régime». Bush lui-même a déjà reconnu que la force nucléaire est parmi les "Options".
Alors ça y est. Les États-Unis maintenant ouvertement revendique le droit de lancer une attaque sur toute la nation dans le monde dont le régime qu'il n'aime pas - même si ce pays n'est pas engagée dans une agression militaire actif ou de terrorisme - et même si la simple menace de agression a été désamorcée par la surveillance des Nations unies.
Pas de provocation nécessaire. Pas de légalité requises. Juste une élite thuggish pleut mort sur le monde, pour le profit et le pouvoir, semer la haine une fois pour le grand-nation, ils ont détourné - et d'assurer plus de mort et de terreur pour son peuple.
Voilà donc la part de sang que Barack Obama a clasped si chaleureusement, si triomphant, sur son mars au pouvoir. Quant à Powell, il a lui-même a prouvé une fois de plus l'ultime courtisan. Dans la dernière intra-muros se battre dans la cour impériale, son vif et l'œil exercé a choisi l'homme à venir - et il a jeté par dessus bord la faction il a servi pendant si longtemps, et en position de fermeture sur le côté gagnant encore une fois. (Comme il l'a fait précédemment pour un certain temps avec Bill Clinton.)

Et pourquoi pas? Powell a toujours été un fidèle serviteur de l'Amérique militariste de l'empire - peu importe sa temporaire qui pourrait être gestionnaire.

Chris Floyd

20 octobre 2008
Chris Floyd est l'auteur de l'Empire Burlesque: The Secret History of le régime de Bush.

Ps de la rédaction : je ne connais pas le traducteur….


3-2 Sofa (Status of forces agreement) au jour le jour

Annoncé mercredi, ce projet permettrait aux troupes américaines de demeurer en Irak au-delà de l'expiration du mandat de l'ONU, qui prend fin le 31 décembre.

Les Etats-Unis  et l’Irak se sont finalement entendus sur le fait que les soldats et civils américains seront soumis à la loi américaine à l'intérieur de leurs bases, mais devront répondre de leurs actes devant la justice irakienne s'ils commettent des crimes sérieux hors de ces bases et en dehors de leur service.

C'est également la juridiction irakienne qui s'appliquera aux compagnies de sécurité privées américaines.

Le projet d'entente, dont l'AFP a obtenu copie, prévoit en outre que « les troupes de combat se retireront des villes et des villages au plus tard le 30 juin 2009, et après cette date les forces américaines se regrouperont dans des bases en dehors des villes et villages ».

La présence américaine, selon l'entente, est requise pour la lutte antiterroriste et la chasse aux responsables de l'ancien régime de Saddam Hussein.

Toute opération militaire devrait cependant avoir l'aval de l'Irak et se faire en coordination avec Bagdad.

Selon l'AFP, les principaux dirigeants de l'Irak, regroupés au sein du Conseil politique pour la sécurité nationale, se réuniront dimanche en soirée en vue de l'adoption de l'entente.

Une fois cela fait par le conseil, l'entente sera transmise au gouvernement qui, s'il l'approuve, la soumettra au parlement.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/acces/suite.asp?lien=http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/10/19/001-irak-britannque.shtml

15-10

 


2 Le projet de pacte Irak-États-Unis impose leur choix  (…)

Depuis plusieurs années, les partis politiques chiites gouvernant l'Irak prennent en compte à la fois les intérêts de leurs nouveaux alliés US et ceux des Iraniens, leurs vieux coreligionnaires.

Mais à l'approche d'un vote parlementaire sur la version finale du projet de pacte de sécurité qui prévoit le maintien de troupes américaines en Irak pendant trois ans, ils vont sans doute devoir faire un choix. Prenant la forme d'un "oui" ou d'un "non", ce vote mécontentera l'une ou l'autre des deux parties.

"Les chiites sont aujourd'hui face à un choix très difficile : feront-ils ce qu'ils croient dans l'intérêt de l'Irak ou prendront-ils en considération les priorités de l'Iran dans sa lutte avec les Etats-Unis ?"

Le pacte bilatéral, qui remplace une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu adoptée après l'invasion américaine de l'Irak en 2003, donnera autorité pour la première fois au gouvernement élu de l'Irak sur la présence militaire américaine.

L'Iran s'oppose au pacte en faisant valoir qu'il enracinerait les Américains dans la région.

Selon des sources politiques Téhéran demande aux élus chiites intégrés à la coalition du Premier ministre, Nouri al Maliki, de ne pas approuver l'accord.

Le général Ray Odierno, commandant des forces américaines en Irak, quand a lui a accusé l'Iran de vouloir corrompre des députés irakiens pour qu'ils s'opposent au pacte.

Reuters

17/10

 

 

Pour rappel La coalition de Maliki est dominée par deux grands partis chiites - le Daoua du Premier ministre et le Conseil suprême islamique irakien (CSII) - qui ont noué des liens étroits avec l'Iran quand l'Irak était gouverné par Saddam Hussein.

Après l'éviction de Saddam en 2003, le Daoua et le CSII ont cependant accepté l'aide US avant de former une Alliance qui a aisément remporté les élections de 2005.

Depuis lors, ils évitent avec soin de heurter les USA ou l’Iran.

Un troisième groupe, composé des partisans de Moktada Sadr, a quitté l'Alliance et le gouvernement l'an dernier pour protester contre le refus de Maliki de fixer un calendrier de retrait pour les troupes américaines. Ce groupe a déjà annoncé qu'il s'opposait au pacte.


3 « Quittez le pays, les occupants! Nous exigeons la fin de l'occupation! », Haro sur la présence américaine

18-10

Le projet d'entente irako-américain annoncé mercredi a soulevé l'ire des partisans de Moqdata Sadr. Ses partisans sont descendus par dizaines de milliers dans les rues de Bagdad, samedi, ont manifesté dans les rues de Bagdad contre la prolongation éventuelle de la présence américaine en sol irakien  et pour intimer aux parlementaires de ne pas l'adopter.

Les membres du principal mouvement anti-américain en Irak ont quitté Sadr City, dans le nord-est de Bagdad, et marché vers la place Moustansiriyah, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Est-ce que les Etats-Unis accepteraient d'être occupés par un autre pays? Est-ce qu'ils aimeraient que leurs fils soient attaqués? Les Américains sont venus soi-disant pour nous libérer et cinq ans après, ils sont encore là, ils ont menti", a déclaré à l'AFP Karim Kadhim, un manifestant venu de Najaf, à 160 km au sud de Bagdad.

"Nous manifestons notre fidélité à Moqtada Sadr et nous manifestons aujourd'hui au nom de toutes les confessions", sunnite, chiite et chrétienne, dit Sammy al-Aradji, un manifestant bagdadi.

"Nous rejetons l'accord entre les Américains et les Irakiens parce que c'est un accord à long terme qui permettra aux Etats-Unis de diriger l'Irak pour longtemps. C'est le gouvernement américain pas le gouvernement irakien qui dirige le pays", a-t-il déploré.

Ils ont fini leur manifestation en brûlant la bannière étoilée et des effigies du président Bush et de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.

Dans une déclaration distribuée pendant le défilé, Moqtada Sadr a appelé les députés irakiens à refuser de ratifier, quand il leur sera présenté, le projet d'accord en cours d'examen à Washington et Bagdad sur la future présence des soldats américains (Sofa).

"Quand le gouvernement transmettra le texte au Parlement, je vous dis qu'il y a des personnes en face de vous qui seront contre", a lancé le leader chiite s'adressant dans son texte aux parlementaires.

Ils vous diront que cela clôt l'occupation, mais en fait les occupants resteront. Ils vous diront que ce texte octroie la souveraineté [à l'Irak], mais ils mentent.

18-10

AFP & http://www.radio-canada.ca/


4 Bagdad veut modifier le projet d'accord.

Le gouvernement irakien a décidé mardi à l'unanimité d'apporter des changements au projet d'accord âprement négocié avec Washington depuis neuf mois et qui prévoit la fin de la présence américaine en Irak d'ici fin 2011.

A Washington, la Maison Blanche a dit attendre de voir quels changements le gouvernement d'Irak réclamait, sa porte-parole admettant qu'un accord sur la présence militaire américaine était "un peu plus compliqué".

Le gouvernement du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki "a décidé à l'unanimité que des changements étaient nécessaires pour permettre que ce texte soit acceptable au niveau national", a déclaré le porte-parole du cabinet Ali al-Dabbagh dans un communiqué.

Le cabinet, qui a étudié quatre heures durant les 31 articles du texte négocié depuis février entre responsables irakiens et américains, a demandé aux ministres de présenter "leurs suggestions pour qu'elles soient incluses dans les négociations avec les Américains", a-t-il ajouté.

Le gouvernement doit approuver le texte avant de le transmettre au Parlement qui pourra ratifier ou rejeter à la majorité simple le projet de loi.

Selon la télévision irakienne al-Charqia, des ministres appartenant aux deux principaux partis sunnite et chiite, le Front de la Concorde nationale et l'Alliance unifiée irakienne, ont pesé de tout leur poids pour imposer l'idée de changements.

Dans une interview à la chaîne Al-Arabiya mise en ligne sur son site, le chef de la diplomatie irakienne Hoshyar Zebari a estimé que le Parlement ne se prononcerait "probablement pas" sur le projet d'accord avant la présidentielle américaine du 4 novembre.

"L'Irak espère toujours signer l'accord avant la fin de l'année", a-t-il ajouté.

L'accord, baptisé Sofa (Status of forces agreement), vise à donner un cadre légal à la présence militaire américaine en Irak, à l'expiration le 31 décembre 2008 du mandat de l'ONU.

Des divergences, notamment sur le calendrier de retrait des troupes et l'immunité des soldats et civils américains, retardent sa signature.

Le projet d'accord, dont l'AFP a obtenu une copie, prévoit la fin de la présence militaire américaine avec le retrait total des troupes d'ici fin 2011 et permet à la justice irakienne de juger des soldats américains accusés de crimes graves commis hors de leurs bases et hors mission.

Le projet prévoit aussi que les Irakiens peuvent demander le maintien de troupes américaines pour l'entraînement de l'armée irakienne au-delà de cette date.

Dans l'état actuel, M. Maliki n'est pas assuré d'obtenir la majorité simple de 138 voix sur 275 pour faire avaliser le texte par le Parlement.

Les Kurdes, qui disposent de 53 voix, ont déjà fait savoir qu'ils soutiendraient le projet. Les groupes parlementaires sunnites ont émis des réserves. Les partis chiites ont fait état de leurs divergences, les partisans du leader radical Moqtada Sadr étant opposés à l'accord alors que les groupes plus proches du pouvoir le soutiennent, parfois timidement.

Le chef d'état-major interarmées US l'amiral Michael Mullen, a averti l'Irak qu'il s'exposait à des pertes "significatives" si Bagdad ne signait pas l'accord.

"Nous manquons cruellement de temps", a-t-il dit. Après le 31 décembre et faute d'accord conclu, les forces de sécurité irakiennes "ne seront pas prêtes à assurer la sécurité. Et à cet égard, le risque est important de pertes significatives".

"Il est clair aussi que les Iraniens travaillent dur pour que le texte ne soit pas adopté", a accusé l'amiral Mullen.

Lundi, un responsable du département d'Etat avait estimé que malgré les retards, les Etats-Unis n'envisageaient pas pour le moment de recourir au "plan B", c'est-à-dire une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU autorisant pour une année supplémentaire la présence de troupes américaines en Irak.

AFP - 21/10

 

 Les Usa cherche "à forcer la main"  de l’Irak pour lui faire signer le projet d'accord qui doit mettre fin à l'occupation américaine en Irak d'ici fin 2011 et que le gouvernement irakien veut modifier.

Le gouvernement irakien a très vivement réagi aux déclarations du chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, qui a mis en garde les responsables irakiens contre les conséquences d'un refus de signer en l'état le projet d'accord.

"Le gouvernement irakien est profondément inquiet par les déclarations de l'amiral Michael Mullen où il met en garde les Irakiens contre les conséquences d'un refus de signer l'accord de sécurité avec Washington", a déclaré le porte-parole du gouvernement irakien, Ali al-Dabbagh, dans un communiqué.

"Il n'est pas correct (de la part de l'amiral Mullen, ndlr) de forcer la main aux Irakiens et il est inapproprié de parler aux Irakiens de la sorte."

Ce vif échange intervient après la décision du gouvernement irakien de proposer des modifications à un texte que Washington présentait comme final mais qui n'a, en l'état, aucune chance d'être accepté par le Parlement irakien.

AFP

22-10

 


6 L'Irak demande aux Etats-Unis de changer la formulation du pacte.

 L'Irak s'apprêterait à demander aux Etats-Unis des changements dans la formulation, mais pas sur les grandes lignes, du projet de pacte sur le maintien des troupes américaines jusqu'en 2011, à en croire le ministre irakien des Affaires étrangères, Hochiar Zébari.

Le gouvernement irakien a décidé mardi de réclamer des amendements au projet, qui vise à légitimer la présence de l'US Army en Irak au-delà de son mandat onusien, qui expire le 31 décembre.

La teneur de ces amendements est actuellement discutée par les dirigeants des diverses factions politiques. "A mon avis, compte tenu de ce que je sais des négociations, je ne crois pas qu'il y aura des changements structurels", a dit Zébari.

"Peut-être cela touchera-t-il à la formulation et aux descriptions, mais la colonne vertébrale du pacte restera ce qui a été convenu", a-t-il déclaré à Reuters.

Il a précisé que Washington était d'accord pour examiner les propositions d'amendements de l'Irak mais il a dit ne pas savoir si elles seraient acceptées et il a mis en garde contre les conséquences "terribles" d'absence de pacte sur les plans diplomatique et sécuritaire.

Après des mois d'âpres discussions, les négociateurs de Washington et Bagdad s'étaient entendus mercredi dernier sur un plan prévoyant le retrait des troupes américaines à l'horizon 2011, et la possibilité pour l'Irak de demander la prorogation de leur présence au-delà de cette échéance.

Mais le Premier ministre irakien Nouri al Maliki a fait savoir mardi qu'il n'acceptait pas en l'état le projet de pacte, jugeant que Washington "reprend de la main gauche ce qu'il donne de la main droite".

Selon un député de son parti intégriste chiite Daoua, Houmane Hamoudi, les Etats-Unis "disent que les forces américaines se retireront des villes avant juin 2009 si la situation sécuritaire le permet. "Mais qui décidera cela? Ils posent des conditions (...) Nous tenterons de supprimer ces conditions."

"LA FENETRE SE REFERME LENTEMENT"

Le porte-parole du gouvernement dominé par l'alliance chiite de Maliki a déclaré qu'il fallait amender le projet pour "le rendre nationalement acceptable" et que les consultations se poursuivraient au sein des instances dirigeantes irakiennes pour mettre au point les amendements à soumettre aux négociateurs américains.

Dès mardi, Zébari s'est montré pessimiste sur les chances que le pacte soit entériné par le gouvernement et par le parlement avant l'élection américaine du 4 novembre. Mercredi, il a estimé que "la fenêtre du temps se referme lentement".

Le gouvernement irakien envisage, faute d'accord avant le 31 décembre, de demander au Conseil de sécurité des Nations unies de prolonger à titre exceptionnel le mandat des troupes américaines.

La volonté de Bagdad de rouvrir le dossier exaspère Washington, qui craint que ses GI's n'aient plus de base légale pour rester en Irak au-delà du 31 décembre.

"Il existe une grande répugnance à s'engager plus avant dans le processus", a déclaré mardi le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates. Ce n'est pas un simple exercice sur un bout de papier. Les répercussions de l'absence d'accord seraient réelles".

Signe de frustration - un responsable du Pentagone, s'abritant derrière l'anonymat, a déclaré à Washington que l'une des conséquences serait la suspension de la protection accordée aux hauts dirigeants irakiens par les forces américaines.

Les Etats-Unis ont pressé mercredi l'Irak d'accepter l'accord ou de notifier leurs objections. "Le temps presse", a insisté le porte-parole du département d'Etat, Robert Wood. "La porte est en train de se fermer et (...) le temps est venu pour les Irakiens de sortir du bois et de prendre une décision".

22/10



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1  Hassan Kazemi Qomi. : Accusations anti iraniennes. = Propagande.  

« Pour résoudre les problèmes du monde demeure un principe essentiel celui de répondre à la revendication de justice » c’est ce qu’a affirmé aujourd'hui mardi, l'ayatollah Ali Khamenei, à l’occasion d’ une rencontre organisée avec plusieurs responsables politiques et dignitaires religieux.

Ali Khamenei, a reçu en ‎audience, aujourd'hui, de nombreuses personnalités politiques et ‎religieuses internationales qui se sont réunies, à Téhéran, pour ‎participer à une Conférence internationale portant sur le rôle de ‎la religion dans le monde actuel, à l'initiative de la Fondation pour le dialogue entre les civilisations, le Centre d'Oslo pour la paix et les droits de l'Homme, et le Club de Madrid, qui regroupe d'anciens présidents et Premiers ministres.
L'ayatollah Khamenei a qualifié «de facteur essentiel le dialogue et l'interaction » pour « lever les ambiguïtés et se comprendre mutuellement » ajoutant : « les amères réalités de ce monde, comme la guerre, la faim et la violation des droits de l’Homme prennent leurs racines dans des facteurs comme les égarements du pouvoir et davantage de exigences, et c’est en ce sens que tout effort visant à résoudre ces problèmes doit avoir comme principe essentiel de répondre à une revendication de justice et de lutte contre l'injustice. »
Au cours de cette ‎rencontre, l'ayatollah Khamenei a déclaré que le ‎dialogue était nécessaire pour dissiper les malentendus et ‎promouvoir le dialogue entre les peuples.
‎‎"Face à ces phénomènes néfastes, il faut fonder un ordre mondial ‎basé sur la justice et la lutte contre l'oppression", a-t-il souligné.
Ali Khamenei a évoqué, ensuite, le ‎sort tragique des peuples, palestinien, afghan et irakien, pour en ‎conclure que ces tragédies trouvaient leur origine, d'une part, ‎dans l'absence de dialogue et d'autre part, dans l’hégémonie des grandes puissances.
C’est en ce sens, selon le guide suprême que le colonialisme et le mépris ‎affiché par les grandes puissances, à l'égard des peuples ‎musulmans et des autres nations, sont également à l'origine ‎des problèmes d'aujourd'hui.
"Nous ne considérons pas les ‎générations actuelles occidentales comme responsables des ‎actes commis par les générations d'hier, mais nous constatons, ‎malheureusement, que les dirigeants actuels des grandes ‎puissances occidentales poursuivent les mêmes politiques ‎hégémoniques, pour imposer leur domination au reste du monde ‎et bafouer les droits des peuples.", a-t-il souligné. ‎
Ali Khamenei a qualifié d’important et nécessaire les échanges d'idées, la poursuite des rencontres, le dialogue car permettant de jouer un grand rôle et de produire un climat de confiance entre les peuples et les nations.
« Mais ces activités ne sont ni suffisantes ni efficaces pour mettre un frein à l’ambition désastreuse de ceux qui convoitent le pouvoir dans le monde et pour mettre un terme aux actuelles épreuves qui sont engendrées par l'être humain, et c’est pourquoi d'autres facteurs doivent être pris en considération » a déclaré Ali Khamenei, 
13 Octobre

http://www1.irna.ir/fr/news/view/line-41/0810152206022806.htm

 




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n°398 - Dossier d'Irak - 23-10 –Fin- : Rania Adel : Remous sur un accord..

 n°398 - Dossier d'Irak - 23-10 –Fin- : Rania Adel : Remous sur un accord..


Les Dossiers d'Irak

N° 398                            23/10/08 

Par M.Lemaire               



Sommaire :                       –Fin-

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Analyse de Rania Adel : Remous sur un accord.

5-2 Tout être humain est le produit d’une culture.

6 Annexe

6-1 Manlio Dinucci : Le sourire des assassins : Budget du Pentagone, mission accomplie.

6-2 Tom Burghardt : Aux armes (contre) les citoyens.

6-3 L'histoire Vraie : Mythes, Sang et Démocratie.

6-4 Les propos de Larijani devant l'Union interparlementaire.


 


5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Analyse de Rania Adel : Remous sur un accord.
Iraq. Les principaux dirigeants débattent du projet d’accord sur l’avenir de la présence militaire américaine. Mais son approbation ne semble pas être aisée.

L’ébauche d’un document visant à fournir un cadre juridique au maintien des troupes américaines au-delà de l’expiration du mandat de l’Onu dont elles bénéficient actuellement, le 31 décembre, pourrait-elle signifier que les divergences iraqo-américaines d’une part et iraqo-iraqiennes d’autre part ont été réglées ? Pragmatiquement parlant non. Si en Iraq, le Conseil politique de sécurité a examiné ce projet dimanche soir pour préparer son transfert au cabinet et ensuite au Parlement, la portée de celui-ci a été minimisée par le département d’Etat américain, confirmant qu’un texte était bien en cours d’examen, mais que le « processus n’est pas encore achevé » et que « des discussions se poursuivent » entre Washington et Bagdad. « Ce n’est pas encore un document final », a souligné le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. « C’est une ébauche (...) qui reste sujette au processus politique usuel dans nos deux pays », a-t-il affirmé. M. Morrell a néanmoins réaffirmé que l’accord ne serait pas contraignant pour le futur président élu.

Le candidat démocrate Barack Obama, opposé à la guerre en Iraq dès son déclenchement, s’est prononcé pour un retrait rapide dans les 16 mois suivant son arrivée, soit en 2010, plus tôt que le calendrier indicatif de 2011 inscrit dans le projet d’accord.

Son rival républicain, John McCain a, quant à lui, toujours assuré qu’un calendrier de retrait mettrait en péril les gains obtenus en matière de sécurité en Iraq et que toute décision devrait être prise en fonction de la situation sur le terrain et en tenant compte de l’avis des responsables militaires, comme le prônent les responsables actuels du Pentagone.

Le refus des Etats-Unis de fixer un calendrier contraignant de retrait de leurs troupes et d’autoriser l’Iraq à juger leurs soldats constituaient, depuis des mois, les deux principales pierres d’achoppement des négociations sur le statut futur des forces américaines. Sur le premier point, le projet d’accord prévoit que « le retrait sera achevé dans trois ans ». « En 2011, le gouvernement alors au pouvoir déterminera s’il a besoin d’un nouveau pacte ou non, et le type de pacte dépendra des défis auxquels il sera confronté », a précisé le porte-parole du gouvernement iraqien, Ali Al-Dabbagh, à Reuters. Sur le second point, « les Etats-Unis pourront appliquer leur juridiction sur leurs troupes et sur leurs civils quand les incidents se produisent dans leurs bases ou s’ils sont en mission hors de leurs bases », selon le projet de texte que l’AFP a obtenu.

En revanche, c’est la « juridiction iraqienne qui s’appliquera aux soldats et civils (américains) ayant commis des crimes avec préméditation hors de leurs bases et alors qu’ils n’étaient pas en mission ». C’est également « la juridiction iraqienne qui s’appliquera aux compagnies de sécurité privées américaines », selon le texte.

Selon cet accord, les soldats et civils américains, capturés ou détenus par les forces iraqiennes, devront être remis immédiatement aux autorités américaines. En revanche, « les forces américaines n’ont pas le droit de détenir et de capturer des Iraqiens sans ordre (des autorités) iraqiennes. Si cela se produit, le détenu devra être remis aux autorités iraqiennes dans les 24 heures ».

Le dilemme des chiites

Mais à l’approche d’un vote parlementaire sur la version finale du projet de pacte de sécurité, des interrogations sont suscitées concernant l’attitude des chiites. « Le gouvernement iranien fait tout ce qu’il peut (...) pour bloquer l’accord et exerce une forte pression sur les (partis) chiites », dit un responsable iraqien non chiite soutenant l’accord. « Les chiites sont aujourd’hui face à un choix très difficile : feront-ils ce qu’ils croient dans l’intérêt de l’Iraq ou prendront-ils en considération les priorités de l’Iran dans sa lutte avec les Etats-Unis ? ». L’Iran s’oppose au pacte en faisant valoir qu’il enracinerait les Américains dans la région. Selon des sources politiques iraqiennes, Téhéran s’applique à persuader les élus chiites intégrés à la coalition du premier ministre, Nouri Al-Maliki, de ne pas approuver l’accord. La coalition de ce dernier est dominée par deux grands partis chiites — le Daoua du premier ministre et le Conseil Suprême Islamique Iraqien (CSII) — qui ont noué des liens étroits avec l’Iran chiite quand l’Iraq était gouverné par Saddam Hussein.

Après l’éviction de Saddam en 2003, le Daoua et le CSII ont cependant accepté l’aide américaine avant de former une Alliance chiite qui a aisément remporté les élections de 2005. Depuis lors, ils évitent avec soin de heurter Washington ou Téhéran.

Un troisième groupe chiite, composé des partisans de l’imam radical Moqtada Sadr, a quitté l’Alliance chiite et le gouvernement l’an dernier pour protester contre le refus de Maliki de fixer un calendrier de retrait pour les troupes américaines. Il a déjà annoncé qu’il s’opposait au pacte.

Le grand ayatollah Ali Sistani, sans doute le plus influent de tous les chiites d’Iraq, doit encore se prononcer à ce sujet. Maliki s’est rendu auprès de lui dans la ville sainte de Nadjaf, ce qui fait mesurer le poids qu’aurait un ralliement du haut dignitaire chiite à l’accord. Selon un responsable chiite, Sistani n’est pas satisfait de l’accord mais pourrait éviter d’y faire obstacle. Les membres de l’Alliance s’irritent à l’idée qu’ils soient ballottés entre les intérêts de Washington et de Téhéran.

« Ce n’est pas rigide au point qu’on soit américain si on vote pour et iranien dans le cas contraire », assure Abbas Bayati, l’un de ses responsables.

« Nous devons reconnaître que le pacte inspire des craintes aux pays voisins. Mais notre décision ne se fondera pas sur ces pressions », dit un député chiite.

Mais tant que Washington maintient 146 000 soldats en Iraq, un vote contre leur présence peut avoir de lourdes conséquences. « Il se pourrait, en cas de rejet du pacte, que les Américains ne soient plus aussi enclins à soutenir ce système politique à dominante chiite », note le responsable iraqien non chiite. « (Les chiites) pourraient donc devoir se jeter encore davantage dans les bras des Iraniens. D’autres groupes risquent de se révolter contre eux dans ce pays multiethnique ». Encore une fois, l’avenir du pays est assujetti au confessionnalisme.
Rania Adel 

Publié le 22 octobre 2008 avec l'aimable autorisation de AL-AHRAM Hebdo

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Al-Ahram.221008.htm

Source : Al-Ahram hebdo
http://hebdo.ahram.org.eg/...

Mercredi 22 octobre 2008


5-2 Tout être humain est le produit d’une culture.

21/10

LE MOYEN-ORIENT

     Le Moyen-Orient  possède tout comme l’Asie, son caractère et son mode de vie, qui peuvent nous sembler exotique ou choquant selon qu’ils heurtent plus ou moins nos idées reçues, mais qui ont leur raison d’être et leur sens.

     Les valeurs et la morale sont relatives, elles changent selon les pays et les époques bien que chaque société considèrent les siennes comme absolues.  La polygamie et la polyandrie jugées immorales et scandaleuses en Occident, ont été pratiquées pendant des siècles par d’autres sociétés sans que personne ne s’en émeuve.

     L’environnement façonne une organisation sociale d’où découle une mentalité qui finit par avoir force de loi parce que l’équilibre et la survivance de la communauté en dépendent.  La polyandrie a été pratiquée au Tibet par exemple, parce que l’exigeait la géographie et le climat d’une région où le partage des terre aurait mené rapidement le pays à la ruine.

     Le Moyen-Orient a connu pendant des siècles un mode de vie tribal, où le pouvoir était accaparé, soit par le clan dominant, soit par une alliance plus ou moins stable de tribus, formant ou détruisant Empires et Dynasties, avec les succès et les malheurs qu’on retrouve dans toutes sociétés, mais telle était la vie de ces peuples et de bien d’autres en Asie jusqu’à ce que l’occupation britannique et française (d’autres suivront) se pose en justicier pour imposer sa morale étroite, déstabiliser un art de vivre séculaire, provoquer l’effritement du tissu social, semer le désordre en modifiant les frontières, pour mieux s’imposer et être à même de mettre la main sur les richesses convoitées.

     La nature ignore le mal comme le bien, elle ne connaît ni notre morale ni notre pitié, le renard qui tue une poule pour se nourrir, la termite qui ronge le bois, la panthère qui saute sur sa proie, sont motivés par la nécessité et obéissent à leur instinct.  La vie tribale peut sembler dure et cruelle, elle est en fait une accoutumance à un milieu, qui s’impose à une collectivité parce qu’indispensable à sa survie, ce qui n’empêche pas l’attachement à une tradition, à des valeurs morales ou à un code d’honneur.

     Tout être humain est le produit d’une culture et l’histoire de l’Iraq est marquée par la violence, l’histoire situe l’humain dans un milieu géographique et social qui est la matrice de tous les conditionnements.

« Même avant Saddam…

     Saddam Husayn est né dans un petit village près de Tikrit, il a toujours été protégé par son clan, ses oncles paternels et maternels en particulier, comme il est d’usage au sein d’une famille de s’entraider. On lui a souvent reproché d’avoir confié tous les postes importants de son gouvernement à des proches, son attitude n’était rien d’autre que la transposition à l’échelle étatique de l’esprit tribal qui veut que les membres d’un clan s’unissent pour  protéger leurs intérêts.  Sa façon de gouverner " par le fer et par l’épée " peut nous paraître innommable, elle n’est pourtant pas exceptionnelle dans cette partie du monde.  Sans remonter jusqu’à Houlagou, petit-fils de Gengis Khan, qui en 1258 fit égorger 90,000 des habitants de Baghdâd, citons plus près de nous la révolte générale en faveur de l’indépendance en 1920, réprimée par les britanniques à coup de bombardements et de gaz, utilisés sur ordre de Churchill, le tout se terminant par un carnage au cours duquel 10,000 Iraquiens furent tués et Fallouja occupée, et le cas des nationalistes qui ont été, toujours par les britanniques, accroché aux lampadaires dans les rues de Baghdâd après la révolution de 1941.

     Quatre-vingt des quatre-vingt-douze califes Abbasides périrent assassinés. 

Leur capitale, Baghdâd, fut détruite plus de quinze fois.  Lorsque la monarchie fut renversée le 14 juillet 1958, le roi Fayçal et sa famille furent massacrés et le premier ministre Nouri Saïd fut déchiqueté suspendu à un croc de boucher.

1920 : Les britanniques occupent Fallouja et tuent dix milles de ses habitants. 1936 : Coup d’État mené par le général Békir Sidqui, Hikmet Suleiman prend le pouvoir.1941 : Coup d’État, Rachid Ali Gaylami fait déposer le régent.1939-1945 : Deuxième guerre mondiale.1945-1946 : Révolte au Kurdistan.1958 : Renversement de la monarchie, proclamation de la République, le général Abdel Karim Kassem prend le pouvoir.1959 : Un commando Bâthiste, dont fait partie Saddam Husayn, tente de liquider le général Kassem.1963 : Assassinat du général Kassem.1968 : Coup d’État, le général Ahmed Hassan Bakr prend le pouvoir.

 Ni Saddam Husayn ni le parti Bâth ne sont le produit d’une génération spontanée. Les Omeyyades, les Abbassides, les Ottomans, les britanniques, ont tous fait preuve en Mésopotamie d’une impitoyable cruauté dans leur façon de gouverner. Agitation, coups d’État, révoltes, renversements de monarchies, putschs, ont imprégné l’enfance de Saddam Husayn autant que celle de tous les Iraquiens, est-il réaliste de s’attendre à ce qu’il ait la même perception de la vie qu’un jeune hindou à qui on a enseigné que le monde n’est qu’une illusion ? Le petit hindou a reçu un mala (chapelet), au jeune Saddam on a donné un révolver.

http://www.histoirevraie.net/moyen_orient.html



Annexe 

6-1 Manlio Dinucci : Le sourire des assassins : Budget du Pentagone, mission accomplie.

Souriant, le président Georges Bush a signé mardi (14 octobre 2008), dans le bureau ovale, la loi qui porte à 512 milliards de dollars le budget annuel du Pentagone pour l’année fiscale 2009 (qui a commencé le 1er octobre 2008). Assistaient à la signature le secrétaire à la Défense, Robert Gates, et l’amiral Michael Mullen, président des chefs d’état-major réunis, eux aussi visiblement satisfaits. A juste titre : depuis que l’administration Bush est entrée en fonction en 2001, le budget de base du Pentagone a augmenté de 74%. A quoi s’ajoutent d’autres postes (pour les armes nucléaires, les anciens combattants, la sécurité et l’intelligence) qui portent la dépense militaire étasunienne à environ 660 milliards de dollars, la moitié de la dépense militaire mondiale. Plus les budgets affectés aux guerres en Irak et Afghanistan : 66 milliards ajoutés mardi au budget du Pentagone, qui arriveront à, au moins, 170 milliards pendant l’année fiscale 2009. La dépense militaire étasunienne atteint ainsi plus d’un quart du budget fédéral.

D’où la satisfaction du président Bush qui a continué à sourire même si, le jour même où il a autorisé l’augmentation ultérieure du budget du Pentagone, le département du Trésor a annoncé que le déficit fédéral a atteint, pour l’année fiscale 2008, le niveau record de 455 milliards de dollars, un niveau beaucoup plus haut que celui qui était prévu. Et qui augmentera encore avec le « plan de sauvetage » de Wall Street, un déboursement massif d’argent public qui dépassera certainement les 700 milliards. Selon l’évaluation de David M. Walker, qui a dirigé la révision des comptes Usa jusqu’en mars 2008, les Etats-Unis, si l’on inclut d’autres postes de dépense, ont un découvert en dette de 53 mille milliards de dollars. Ils sont ainsi le pays le plus endetté du monde.

Mais comment l’économie Usa fait-elle pour supporter cet énorme déficit ? A travers le flux d’investissements provenant du reste du monde, sous forme d’achat aux USA de bons du trésor, d’obligations émises par des sociétés publiques et privées, d’actions et autres types d’investissement. Ceux qui effectuent ce genre d’investissement le font convaincus que les Etats-Unis sont la « puissance mondiale », bien décidée à défendre ses intérêts même par la force militaire. La superpuissance étasunienne a donc une nécessité organique à faire la guerre, pas seulement pour redimensionner des puissances en essor et contrôler des zones stratégiques comme celle pétrolière de Caspienne-Golfe. Elle en a la nécessité car, en jetant son épée dans le plateau de la balance, elle réaffirme sa suprématie et, donc, sa fiabilité aux yeux des gros investisseurs qui, en apportant leurs capitaux aux Usa, financent le déficit étasunien.

Le fait que les Usa misent toujours plus sur la guerre est confirmé par ce dernier budget du Pentagone. Celui-ci prévoit diverses primes pour augmenter le recrutement surtout dans l’armée (un million de soldats, dont 600 mille en service actif et 250 mille à l’étranger). Et dans le corps des marines (plus de 200 mille). Il finance le « réalignement » des 800 bases à l’étranger, de façon à potentialiser la « projection de puissance » dans les zones d’intérêt stratégique. Il destine 76 milliards de dollars à la recherche militaire et plus de 100 à l’acquisition d’armements, pour accroître les capacités d’attaque des forces étasuniennes dans tous les secteurs. Les sommes allouées pour l’année fiscale 2009 ne sont qu’une tranche de la dépense globale pour les différents systèmes d’armes. Par exemple, 4 milliards de dollars sont destinés à la construction de nouveaux porte-avions (type Ford), or le coût de chacun d’eux se monte à 11 milliards de dollars. De même, 7 milliards sont destinés au chasseur F-35, mais le programme (auquel participe aussi l’Italie) coûtera 300 milliards. Il s’agit là d’un colossal, et permanent, « plan de sauvetage » qui, en pompant toujours plus d’argent public pour les caisses du complexe militaro-industriel, vise à maintenir la suprématie étasunienne dans le monde. Son coût social est démontré par le fait que, tandis que les citoyens étasuniens privés d’assurance de santé atteignent maintenant 50 millions, et que la majorité de ceux qui en ont une n’arrivent pas à couvrir leurs dépenses médicales, 872 milliards de dollars ont jusqu’à présent été dépensés pour les guerres en Irak et Afghanistan.

Manlio Dinucci 

20 octobre 2008

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Cet article est publié dans une version un peu raccourcie dans l’édition de samedi 18 octobre de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/quotidiano-archivio/art49.html

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7290

Mondialisation.ca, Le 19 octobre 2008 

Il manifesto

Cet article est publié dans une version un peu raccourcie dans l’édition de samedi 18 octobre de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/quotidiano-archivio/art49.html


6-2 Tom Burghardt : Aux armes (contre) les citoyens.

En juillet dernier, j’ai écrit dans un article que Raytheon (No. 4 sur la liste du magazine Washington Technology des cent premières compagnies qui travaillent pour le ministère de la Défense et qui réalise un chiffre d’affaires de $5.170.829.645) préparait un programme d’armes non létales pour l’armée américaine.

Pour un coût de 25 millions de dollars, cinq armes non létales à ondes électromagnétiques montées sur des camions vont être prochainement expédiées dans les grandes villes en Irak pour refouler les employés de sites pétroliers ou les citoyens mécontents, au cas où les multinationales du pétrole finiraient par mettre leurs petites mains avides sur les importantes ressources pétrolifères du pays. Une version "light" de l’Active Denial System (ADS) destinée au maintien de l’ordre sur le territoire national intéresse les autorités.

D’après "Aviation Week",

Raytheon se lance actuellement dans un projet pour l’armée américaine d’armes non létales à énergie dirigée (d’une portée de plus de 250 mètres) montées sur des camions commerciaux FORD 550 qui serviraient au contrôle des foules.

Les armes électromagnétiques HPM (High-Power Microwave - micro-ondes à forte puissance) provoquent une sensation de brûlure quand elles atteignent les couches externes de la peau. Selon les responsables de la compagnie, les tests ont montré que le système fonctionnait même en tirant dans les fissures d’un mur de béton ou sur une vitre de voiture.

Aviation Week explique également que "ce programme devrait être agréé d’ici la fin de l’année. Un an après la signature du contrat, les combinés véhicule/arme électromagnétique sortiront à la cadence d’un par mois".

L’industrie automobile américaine étant en danger de mort à cause de la crise historique du crédit, quel meilleur moyen pour venir au secours du secteur que d’acheter une série de camions Ford 550 destinés au "contrôle des foules".

Très pratique à l’utilisation sur le territoire américain, aux cas où des "émeutiers" protesteraient contre des élections présidentielles volées ou des mesures gouvernementales destinées à supprimer le peu qui reste des programmes sociaux (dans le but de "relancer" l’économie, bien sûr), Silent Guardian est un produit qui arrive à point nommé !

Raytheon décrit ce dispositif comme étant "une arme moins létale à énergie dirigée révolutionnaire qui utilise les micro-ondes pour refouler des individus isolés ou des rassemblements sans provoquer de blessures".

Sans un soupçon d’ironie étant donné l’utilisation qu’il est prévu d’en faire, le Silent Guardian est présenté comme un "système de protection" qui peut "sauver des vies" et même "désamorcer l’agressivité". Conçu pour servir d’instrument de "maintien de l’ordre", de "sécurité aux checkpoints" et d’opérations de maintien de la paix", ses "avantages" sont portés aux nues depuis plusieurs années par le National Institute of Justice (NIJ) branche du Ministère de la Justice.

Voici ce que dit le NIJ :

« Le NIJ profite de méthodes moins létales conçues par le Département de la Défense américain destinées à la police ou aux gardiens de prison. Cette technologie, appelée Active Denial System (ADS), provoque chez les sujets une sensation de brûlure intolérable. Elle les stoppe net, les oblige à faire demi-tour et à quitter les lieux.

L’Active Denial System émet des ondes électromagnétiques à une fréquence de 95 GHz. Ce système stimule les terminaisons nerveuses et provoque une sensation de brûlure mais n’occasionne pas de lésions permanentes (les radiations pénètrent la peau d’à peine plus de 0,4 cm. Les symptômes disparaissent quand le dispositif est coupé ou que la cible s’écarte du faisceau de radiations).

Le NIJ a réalisé un petit prototype de l’Active Denial System à l’usage des forces de police et des gardiens de prison. »

Il semble que le Silent Guardian soit maintenant prêt à faire son apparition au grand jour.

Mais pas si vite. Un rapport du professeur Jürgen Altmann, physicien à la Fondation pour la recherche sur la Paix (Deutsche Stiftung Friedensforschung, DSF), affirme que l’ADS peut comporter des risques pour la santé, voire provoquer la mort. D’après Altmann, l’ADS produit des ondes électromagnétiques d’un millimètre. Le rayon émet sur 2m de diamètre, à une distance de plusieurs centaines de mètres.

D’une puissance de 100 kW, le rayon peut chauffer la peau des sujets-cibles jusqu’à une température provoquant une sensation de brûlure en l’espace de quelques secondes. Avec une arme prototype, montée sur un véhicule polyvalent, les effets de l’arme ont été testés sur des centaines de bénévoles. Pour provoquer la douleur, tout en évitant une brûlure, la puissance et la durée de l’émission pour un seul déclenchement sont contrôlées par un logiciel. On constate que si on choisit la puissance la plus élevée, des brûlures cutanées au second et au troisième degré, accompagnées de nécroses, apparaissent en moins de 2 secondes. Même si on règle sur une puissance et une durée inférieures, il reste à celui qui actionne le dispositif la possibilité de déclencher à nouveau le mécanisme immédiatement.

Entre 1995 et 2006, le laboratoire de Recherche de l’US Airforce (U.S. Air Force Research Laboratory, AFRL) et le Joint Non-Lethal Weapons Directorate (JNLWD), bureau d’études du Département de la Défense sur les armes non létales, ont dépensé environ 51 millions de dollars pour cette technologie. Qu’ont obtenu les contribuables américains en échange de cette somme ?

Le professeur Altamnn explique :

« En 2005, la presse militaire spécialisée a fait état de demandes de la part des forces armées et évoqué une utilisation rapide de ces armes en Irak. Cependant, en septembre 2006, le sous-secrétaire d’état de l’Air Force avait émis des réserves quant à l’utilisation de l’ADS dans les zones de combats. Et donc, pour éviter les critiques acerbes de la presse mondiale, il faudrait d’abord l’utiliser sur des manifestants aux Etats-Unis.

En janvier 2007, une présentation de l’ADS à la presse accompagnée de démonstrations en direct était organisée à Moody AFB, Georgie. La date de 2010 avait été évoquée pour l’exploitation du système ; les articles de presse indiquent que le rayon réchauffe la peau jusqu’à 50° sans effet durable, sans préciser que tout dépend si le rayon est coupé immédiatement quand on a atteint cette température. »

Oui, vous avez bien lu : "pour éviter les critiques", il était recommandé d’utiliser ce rayon "d’abord sur les manifestants américains".

Et Altmann poursuit :

« En conséquence, l’ADS peut techniquement provoquer des brûlures au second et au 3° degré. Parce que le diamètre du rayon peut mesurer plus de 2m, il dépasse la taille d’un être humain, et donc de telles brûlures pourraient atteindre de très nombreux endroits du corps, jusqu’à 50% de sa surface. Des brûlures qui couvrent plus de 20% de la surface corporelle peuvent être mortelles (à cause de substances toxiques provoquant la décomposition des tissus et une plus grande vulnérabilité aux infections) et nécessitent une hospitalisation en soins intensifs dans un service spécialisé. Sans dispositif empêchant à coup sûr d’envoyer une seconde décharge sur la même cible, l’ADS est susceptible de provoquer des lésions permanentes, si ce n’est la mort. »

Peu importe que cet engin puisse provoquer des séquelles permanentes, voire la mort, à cause d’une "nécrose dermique généralisée", nos maîtres capitalistes foncent tête baissée ! Un article sur un accident, qui avait été au départ passé sous silence par le JNLWD, révèle qu’à cause du manque de formation des utilisateurs et de la suppression des paramètres de sécurité, un des "cobayes" qui souffrait de terribles brûlures avait dû être hospitalisé dans un centre de traitement des grands brûlés.

Ce document interne de JNLWD, qu’a obtenu Sharon Weinberger, spécialiste de la Défense pour le magazine Wired, raconte :

« … l’équipe qui testait l’ADS n’a pas réalisé que le fait de revenir au mode "veille" réinitialisait le programme, ce qui permettait de déclencher le processus une nouvelle fois pendant quatre secondes. Un facteur occasionnel, ou secondaire, était lié au matériel utilisé : la suppression pour les tests de la mise au point télémétrique intégrée à l’appareil, et qui aurait empêché que la cible soit exposée au rayon trop longtemps.

Les deux journalistes de "Danger Room"qui ont rédigé un billet sur ce rapport non écrit ont expliqué que cet accident soulève des questions fondamentales sur cette arme. La mise au point télémétrique est depuis des dizaines d’années une "fonction essentielle d’une arme ou d’un détecteur de proximité avec ligne de mire" et empêche généralement les utilisateurs de se livrer à des actes dangereux, déclare un responsable du Pentagone expert en armement. "Toutefois, ces fonctions de sécurité indispensables qui étaient intégrées au combiné ADS+Humvee avaient été supprimées par le laboratoire de Recherche de l’Air Force avant les tests, ce qui avait exposé les sujets sur lesquels étaient expérimentées ces armes à des risques inconsidérés. »

Juste un jour comme un autre au bureau pour les armuriers du Pentagone. Et quand on sait combien la police de proximité aime "taser" les "suspects", imaginez le cirque quand la police anti-émeute sera lâchée sur des gauchos manifestant devant la bourse de New York !

Comme le fait remarquer Neil Davison, chercheur à l’Université de Bradford, les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN refusent toute disposition limitant la fabrication ou l’utilisation des armes non létales, malgré les risques qu’elles comportent pour leurs "cibles", à savoir des citoyens américains baptisés "émeutiers" ou "terroristes nationaux" .

« Pour les toutes récentes armes acoustiques et à énergie dirigée, cependant, ni leur réalisation ni leur prolifération ne sont limitées par un accord international qui aille au-delà de la conformité avec les lois humanitaires internationales en vigueur, ou du protocole de la Convention sur certaines armes classiques (CCAC), qui interdit les armes à laser délibérément aveuglantes.

Les instances militaires tiennent absolument à empêcher que soient imposées d’autres restrictions sur le développement et l’utilisation d’armes "non létales", comme l’illustre un rapport récent de l’OTAN :

"Afin que les forces de l’OTAN puissent poursuivre leurs missions, il est important que les pays qui participent aux opérations de l’OTAN s’opposent à la mise en place de régimes légaux spécifiques visant à limiter inutilement l’utilisation des armes non létales. »

Dans une description édifiante (et glaçante) de la raison pour laquelle ces armes sont "nécessaires", le Joint Non-Lethal Weapons Directorate du Pentagone explique :

« L’ADS va servir à toute une série d’opérations qui nécessitent des méthodes non létales, comme la dispersion de foules, la sécurité aux checkpoints, la défense de zones interdites, la protection des ports, des périmètres de sécurité ou d’infrastructures, la ’clarification des intentions’ (distinguer les belligérants de ceux qui ne le sont pas). Les armes non létales qu’on trouve le plus couramment actuellement utilisent l’énergie cinétique, où la taille et la portée de la cible peuvent limiter ou modifier l’efficacité de l’arme. Le rayon d’action de l’ADS est dix fois supérieur à celui des autres armes non létales et aura le même effet sur toutes les cibles humaines, quels que soient leur taille leur sexe ou leurs âges. »

Et pourtant, malgré ces risques, le "National Institute of Justice", après en avoir froidement pesé les "risques et les avantages", un calcul digne du Dr Mengele, demande, "pour les agents du maintien de l’ordre, une arme portative, probablement de la taille d’un fusil et à courte portée qui serait performante à des dizaines de mètres."

Alors que le capitalisme mondial entre dans une phase de désintégration nouvelle et éventuellement "terminale", les classes dirigeantes des Etats-Unis et leurs "partenaires" européens auront de plus en plus recours à des moyens de plus en plus répressifs (depuis la criminalisation de la contestation jusqu’à l’instauration de la loi martiale) si les pressions des "terroristes nationaux" "échappent à tout contrôle". Et l’utilisation généralisée de ces "armes non létales" dans les villes américaines jouerait, de toute évidence, un rôle primordial dans cette escalade de la répression.

Comme le dit Stephen Graham, géographe à l’Université de Durham :

« Ceux que les gouvernements nationaux et les médias serviles traitent de "terroristes" depuis le 11 septembre sont, entre autres, les militants anti-guerres, les chercheurs critiques, les militants antimondialisations, les opposants au commerce des armes, les défenseurs de l’environnement et de la liberté d’expression, et les partisans de l’indépendance des nations, comme l’Indonésie - liée aux Etats-Unis. Les protagonistes d’un éventail aussi varié d’opposition à la suprématie américaine transnationale sont ainsi bien trop facilement déshumanisés et diabolisés. Et surtout, ils finissent par être complètement délégitimés. Qui, en fin de compte, se prononcerait en faveur de "terroristes" et de leurs sympathisants ? »

Et il en va ainsi lors de cette interminable "Année Zéro" du gouvernement Bush. Le Silent Guardian ? Bientôt dans votre ville.

Tom Burghardt

Source Dissident Voice
http://www.dissidentvoice.org/2008/...

Traduction : Des bassines et du zèle http://blog.emceebeulogue.fr/

Active Denial System
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arme_n...

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7286


6-3 L'histoire Vraie : Mythes, Sang et Démocratie.

    La constitution des États Européens, autant que ceux d’Amérique, s’est faites dans le sang et par la voie des armes.  L’Europe s’est déchirée pendant des siècles avant de trouver ses frontières (Et pour certains pays la chose reste problématique…).  On se battait encore pour l’Alsace en 1945, dont les habitants ne savaient plus trop s’ils étaient Alsaciens, Français ou Allemands.

À peine affranchie de cinq siècles de colonialisme, la République d’Iraq, proclamée le 14 juillet 1958, doit sécuriser se frontières, faire l’unité de son peuple, rehausser le niveau de vie des masses, développer son économie et ce dans un contexte très difficile.

     Pays riche et convoité, cible de coups d’États, tentatives d’assassinats du Président, réaction inévitable le régime s’est durci dans la mesure où il était menacé.

     Le gouvernement Bâthiste, au pouvoir depuis 1968, a tout simplement refusé d’abandonner les richesses du pays à des mains étrangères, de laisser se réintroduire en Iraq un néo-colonialisme qui aurait anéanti le progrès fait depuis l’indépendance et retourné la population à l’âge de pierre, selon les visées de Londres et de Washington.  Il aurait fallu aider plutôt que nuire.  Qui s’est porté à la défense de l’Iraq lorsque le pays fut attaqué par l’Iran ? 

L’ONU se lava les mains avec quelques résolutions condamnant l’agression. 

L’Europe comme l’Amérique y vit une belle occasion d’affaire, les ventes d’armes rapportent gros.  Aucun pays n’est intervenu pour s’opposer aux multiples tentatives de coups d’États et d’assassinats du Président.

     Tous les sociologues s’accordent pour dire qu’un minimum de prospérité et d’éducation sont nécessaire pour que la démocratie soit possible, et que les progrès de la démocratie sont étroitement liés à l’élévation du niveau de vie.

     Dès les années soixante-dix, Saddam Husayn avait entrepris un programme de réformes agraires et contrairement à ce qu’on a prétendu, il n’avait pas interdit les syndicats, qui continuèrent à travailler sur les questions des salaires et des conditions de travail, bien qu’il leur fut interdit de faire la grève et de remettre en cause les grandes orientations de l’État.  Saddam Husayn exigea aussi que les sociétés privées respectent le salaire minimum en vigueur dans le système public.

     Le régime Bâthiste s’occupa du sort des femmes, leur ouvrit l’accès à l’instruction, à la carrière militaire – certaines devinrent pilotes – et accorda une allocation de $2500.00 à la naissance de chaque enfant.  Les femmes occupaient 46% des postes de l’enseignement, représentaient 29% des médecins, 70% des pharmaciens et 40% des dentistes.  Dans les années quatre-vingt 80% des filles fréquentaient l’école.

     En mars 1970, le gouvernement Iraquien et les Kurdes signèrent une entente par laquelle l’autonomie kurde était reconnue, les kurdes auraient une force de sécurité, la langue kurde serait enseignée dans les écoles.  Les Kurdes obtenaient plus qu’ils n’en avaient jamais eu dans le passé.

     Des programmes sociaux et des réformes économiques furent mis en place à un rythme accéléré.  Construction d’écoles, hôpitaux, cliniques, marchés, électrification, alphabétisation, aménagement d’usines d’engrais, travaux d’irrigation afin d’accroître les surfaces cultivables.  L’Iraq est passé en moins de trois décennies du Moyen-âge à un État où les citoyens pouvaient, jusqu’à l’embargo, profiter de tous les avantages de la vie moderne.

«  Tout ce qu’entreprenait…

     Au fil du temps la prospérité amenant l’augmentation du niveau de vie, l’apparition d’une classe moyenne et une plus grande stabilité, les antagonismes religieux et culturels seraient passés au second plan.  Déjà malgré tous les  malheurs qui se sont abattus sur eux et le chaos qui en résulte, les Iraquiens se reconnaissent comme une nation.

«  L’unique solution exige…

     Ce qui rend particulièrement cynique l’agression yanky en Iraq, c’est qu’après avoir détruit la plus belle expérience de démocratie du Moyen-Orient et des pays arabes, tant par les bombardements que par l’embargo, G.W. Bush ait l’audace de prétendre installer une démocratie en Iraq, par une opération de choc et de terreur et des milliers de tonnes de bombes.

21/10

http://www.histoirevraie.net/mythe.html 


6-4 Les propos de Larijani devant l'Union interparlementaire.

Devant le Comité du désarmement de l'Union interparlementaire, qui tient, en ce moment même, sa 119ème session, Ali Larijani n'y est pas allé par quatre chemins : Comme à son habitude, le Président du Majlis islamique a parlé à cœur ouvert, cette fois, pour évoquer une vive crainte que partagent de nombreuses nations et gouvernements du monde, à savoir, la détention, par une poignée d'Etats, de quelques 2.700 ogives nucléaires. C'est un redoutable arsenal, qui, augmenté de milliers de tonnes d'uranium et de plutonium enrichi, dans les usines occidentales, est capable de dévaster la planète terre, pas une seule fois, mais plusieurs fois de suite. Tant que ces armes mortelles existeront, le péril de les voir tomber, un jour, entre les mains de terroristes, de mafieux, persistera, ce qui pose, selon Larijani, la nécessité de les démanteler, suivant un régime non-discriminatoire de désarmement. Il y a là un impératif de premier ordre auquel aucun Etat, quel que soient son statut et le niveau de son avancée technique et industrielle, ne peut échapper, sous peine d'être désigné par le qualificatif de "proliférant". Mais quels sont les Etats proliférants ? Ceux, bien sûr, qui en dépit de l'article six du TNP, investissent des centaines de milliards de dollars, chaque année, à effet de moderniser leurs entrepôts d'armes prohibées ; ceux qui dans des régions en conflit, en Irak, en Afghanistan, pour ne citer qu'eux, n'hésitent pas à tester leurs nouveaux engins atomiques, pour s'assurer de leur niveau de performance, de leur degré de mortalité ; ceux qui, comme Israël, nourrissent un mépris congénital envers les engagements les plus consensuels, les réglementations les plus subséquentes, parce qu'il s'agit, tout bonnement, de loi, et que la loi, dans la logique américano-sioniste, est "toujours faite pour les autres". Si le processus d'anti-prolifération a lamentablement échoué, s'il y a de plus en plus d'Etats qui aspirent à se lancer dans la course aux armements, si le TNP et l'AIEA ne sont plus ce qu'ils étaient, à savoir, un traité contraignant et un organe onusien crédible, c'est justement à cause de cette logique très particulière. Une logique exclusiviste qui décide d'envoyer, sans autre forme de procès, un pays signataire du TNP, comme l'Iran, devant le Conseil de sécurité, et qui, dans le même temps, ferme les yeux sur les bombes indiennes, sionistes ou pakistanaises, au risque, évidemment, de mettre, définitivement, en péril l'équilibre géopolitique mondial.

IRIB 



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


 


Irak,Moqtada Sadr,Bush, résistance,Occupants,Bassorah,bombardements, Al-Qaïda,


24/10/2008

n° 397 - Journal d'Irak - du 13 au 23/10 –Début - Les journalistes étatsuniens et les crimes de guerre.

n° 397 - Journal d'Irak - du 13 au 23/10 –Début  - Les journalistes étatsuniens et les crimes de guerre.


Journal d'Irak   

N°397   du 13/10 au 23/10/08

M.Lemaire



Sommaire : –Début  -

Tiré à part :

3 Politique

4 Libération du territoire

– Fin  -

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Les vétérans de la guerre en Irak veulent peser sur la campagne

5-2 Vidéo : Armement US

5-3 Machine infernale, propagand et ... désinformation.

5-4 Dyer Peter : Les journalistes étatsuniens et les crimes de guerre.

6 Brèves

6-1 L'Irak et la Grande-Bretagne vont négocier le statut des troupes britanniques en Irak.

6-2 Le Pentagone accuse l'Iran de vouloir saper l'accord Irak/USA.

6-3 Hassan Kazemi Qomi: « les problèmes des États-Unis en Irak ne sauraient être résolus en portant des accusations contre l’Iran ».

6-4 Sarkofric : Vente d'Armement à L'Irak.

6-5 Washington verse 13 millions de dollars pour le musée de Bagdad.


L'Irak en chiffre: du 13/10 au 23/10/08


 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

4 + x

4+ x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

0 ?

0 ?

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

24

16

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Tiré à part :

Al-Qaïda soutient McCain, meilleur garant de la ruine des Etats-UnisDans un message publié sur internet, le réseau terroriste d'Oussama ben Laden estime que le meilleur moyen de ruiner militairement et économiquement les Etats-Unis est d'envoyer l'"impétueux" John McCain à la Maison Blanche.

Dans un message publié sur le Net lundi 20 octobre, Al-Qaïda estime que le meilleur moyen de ruiner militairement et économiquement les Etats-Unis est d'envoyer John McCain à la Maison Blanche et en saluant son élection par un attentat sur le sol américain.
Dans ce message diffusé sur le site al-Hesbah, un site accessible uniquement avec un mot de passe, le réseau terroriste d'Oussama ben Laden souligne que "l'impétueux" candidat républicain est plus susceptible de poursuivre les conflits d'Irak et d'Afghanistan que son adversaire démocrate, Barack Obama.
Vengeance
"Al-Qaïda doit soutenir McCain dans la prochaine élection afin qu'il poursuive la marche d'échec de son prédécesseur, Bush", peut-on lire dans ce message traduit par le SITE Intelligence Group, une association basée à Bethesda (Maryland).
"Si Al-Qaïda lance une grande opération contre les intérêts américains, cet acte sera un soutien apporté à McCain parce que cela incitera les Américains à voter pour McCain afin qu'il se venge d'Al-Qaïda ; Al-Qaïda pourra alors clamer sa victoire dans sa quête pour ruiner l'Amérique".
En 2004, Oussama ben Laden avait diffusé une vidéo quatre
jours seulement avant le scrutin présidentiel pour s'adresser aux Américains.

(avec AP)

 

Paroles & action des bientôt présidents...

McCain :
16-10

McCain, a  toujours assuré qu’un calendrier de retrait mettrait en péril les gains obtenus en matière de sécurité en Irak et que toute décision devait être prise en fonction

de la situation sur le terrain et en tenant compte de l’avis des responsables militaires, comme le prônent les responsables actuels du Pentagone.

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5056

 

Obama :

Barack Obama, opposé à la guerre en Irak dès son déclenchement, s’est prononcé pour un retrait rapide dans les 16 mois suivant son arrivée, soit courant 2010, plus tôt que la calendrier indicatif de 2011 inscrit dans le projet d’accord.

16 octobre

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5056


Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Les grandes manoeuvres

Sofa (Status of forces agreement)

Présence américaine en Irak : l’ébauche d’accord entre les USA et l’Irak 

Le secrétaire a la guerre Gates a commencé à consulter le Congrès au sujet d’une ébauche d’accord avec Bagdad sur la présence américaine en Irak après 2008, qui protège selon lui les troupes "de façon adéquate" et fait mention de dates de retrait.
"Le secrétaire (à la Défense) ne passerait pas ces coups de fil s’il ne croyait pas que ce document protégeait nos forces en Irak de façon adéquate", a souligné un porte-parole du Pentagone Geoff Morrell, alors que les négociations entre Washington et Bagdad, commencées en février, butent notamment depuis plusieurs semaines sur la question de l’immunité accordée aux soldats américains sur le terrain.
Ce document doit donner un cadre juridique à la présence américaine en Irak après le 31 décembre, à l’expiration du mandat confié par le Conseil de sécurité des Nations unies.
M. Gates, qui avait estimé la semaine dernière que les Etats-Unis étaient très proches d’un accord avec l’Irak, est "à l’aise" avec ce projet et a commencé à contacter les dirigeants des commissions parlementaires concernées afin de discuter du projet d’accord, a précisé le porte-parole.
Le président de la commission sénatoriale des forces armées, le démocrate Carl Levin, avait prévenu la veille qu’il était "sceptique vis-à-vis de tout accord assujettissant les soldats américains à la juridiction des tribunaux irakiens en plein milieu d’une guerre chaotique et en l’absence d’un système judiciaire réputé juste".
"Ce n’est pas encore un document final", a souligné le porte-parole du Pentagone. "C’est une ébauche (...) qui reste sujette au processus politique usuel dans nos deux pays", a-t-il affirmé, tout en rappelant que, côté américain, cet accord ne serait pas soumis à l’approbation formelle du Congrès.
Le gouvernement irakien avait indiqué mercredi à l’AFP qu’il était en train d’examiner ce projet avant une éventuelle signature par le Parlement irakien.
Nouri al-Maliki avait toutefois indiqué vendredi que la question de l’immunité restait un "problème" malgré les "énormes concessions" consenties par Washington.
Le projet d’accord fait également référence à "des dates" pour un retrait des troupes américaines, a confirmé M. Morrell, mais ces objectifs "dépendront des conditions sur le terrain".
Bagdad affirmait fin août que le projet prévoyait un départ des forces américaines fin 2011.
"Les Irakiens souhaitent fortement" la fixation d’un calendrier, a commenté le porte-parole du Pentagone. "Ils sont une nation souveraine. Et nous soutenons pleinement ces désirs".
M. Morrell a néanmoins réaffirmé que l’accord ne serait pas contraignant pour le futur président élu.
"Ce document fournira la cadre juridique nous permettant de poursuivre les opérations là-bas, mais il ne liera pas les mains du prochain commandant en chef", a-t-il assuré.

16 octobre

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5056

15-10

« C'est le Parlement qui décidera, définitivement, de l'accord de sécurité avec les Etats-Unis. », a annoncé, mardi, le Premier ministre al-Maliki, lors d'une rencontre avec le Secrétaire adjoint au Foreing Office britannique et l'Ambassadeur de Londres, à Bagdad. « Il relève des prérogatives du Parlement de décider de l'accord de sécurité avec Washington. », a-t-il souligné, avant d'ajouter que l'importance de la signature de ce pacte de sécurité avec les Etats-Unis résidait dans le dégel des avoirs irakiens à l'étranger et dans le fait que l'Irak ne serait plus concerné par le chapitre VII de la Charte des Nations-unies.
Lors de leurs visites continues en Irak, les responsables américains s'évertuent à lui imposer l'accord sécuritaire, alors que les autorités irakiennes, dont le Président Talabani ou des députés, comme Mahmoud Osman, ont mis au grand jour, il y a quelque temps, les pressions de Washington sur Bagdad pour signer le texte.

IRIB

À prendre ou à laisser

Le projet doit être entériné par les parlements irakiens et américains, d'ici la fin de l'année. Le mouvement de Moqdata Sadr détient une trentaine de sièges au parlement.

Le chef de la diplomatie irakienne a pour sa part pressé Américains et Irakiens à se prononcer rapidement, lors d'une conférence de presse tenue au même moment.

Hoshyar Zebari a prévient les parlementaires que le texte qui leur a été présenté est une version définitive et qu'ils ne pourront que « le ratifier ou le rejeter ». Il précise que l'accord ne prévoit en aucune sorte de rendre des bases américaines permanentes en Irak..

Le compromis atteint stipule que les soldats américains seront soumis à la loi américaine à l'intérieur de leurs bases, mais devront répondre de leurs actes devant la justice irakienne s'ils commettent des crimes sérieux hors de ces bases et en dehors de leur service.

Environ 152 000 militaires étrangers sont déployés en Irak, dont 144 000 Américains.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press et BBC

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/acces/suite.asp?lien=http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/10/19/001-irak-britannque.shtml

17-10

Selon un responsable Sistani n'est pas satisfait de l'accord mais pourrait éviter d'y faire obstacle. "A ses yeux, cela ne répond pas aux besoins de l'Irak", a dit ce responsable. "Ce pacte ne peut pas être adopté sans la bénédiction de Sistani, mais il ne dira jamais 'oui, je l'approuve' - alors on ne l'adoptera que si Sistani n'y oppose pas d'objection."

Reuters

17/10

L'une des principales pierres d'achoppement dans les négociations portait sur la question de savoir si des militaires américains pourraient être poursuivis dans le cadre des lois irakiennes.

L'Irak a dit mercredi avoir obtenu le droit de poursuivre des militaires américains dans certaines circonstances. Mais cet accord semble contenir de nombreuses exceptions dont il résulte que les soldats américains ne pourront être poursuivis par la justice irakienne que dans de très rares cas.

Ali al Dabbagh, porte-parole du gouvernement irakien, a déclaré que la justice irakienne pourrait poursuivre des militaires américains s'ils commettent un délit alors qu'ils sont en permission et à l'extérieur des bases américaines et si une commission américano-irakienne y consent.

Cependant, les militaires américains ne sont pas autorisés à quitter leur base en Irak lorsqu'ils sont en permission.

AP

18-10

Les membres de l'Alliance chiite s'irritent à l'idée qu'ils soient ballottés entre les intérêts de Washington et de Téhéran.

"Ce n'est pas rigide au point qu'on soit 'américain' si on vote pour et 'iranien' dans le cas contraire", assure Abbas Bayati, l'un des responsables de l'alliance.

"Nous devons reconnaître que le pacte inspire des craintes aux pays voisins. Mais notre décision ne se fondera pas sur ces pressions", dit un député chiite.

"Il y a des pressions extérieures et intérieures, tout le monde en exerce, même les pays arabes. On ne peut pas dire que nous fassions de la politique dans un pays exempt de pressions."

Mais tant que Washington maintient 146.000 soldats en Irak, un vote contre leur présence peut avoir de lourdes conséquences.

"Il se pourrait, en cas de rejet du pacte, que les Américains ne soient plus aussi enclins à soutenir ce système politique à dominante chiite", note le responsable irakien non chiite. "(Les chiites) pourraient donc devoir se jeter encore davantage dans les bras des Iraniens. D'autres groupes risquent de se révolter contre eux dans ce pays multiethnique."

Reuters

21/10

Le gouvernement irakien a décidé mardi à l'unanimité d'apporter des changements au projet d'accord âprement négocié avec Washington depuis neuf mois et qui prévoit la fin de la présence américaine en Irak d'ici fin 2011.

AP

23-10

Washington et Bagdad négocient toujours sur la présence militaire américaine à long terme en Irak. Les discussions achoppent sur l'immunité des soldats US, Bagdad veut pouvoir les juger en cas de crime grave.

Euronews


Sur le terrain

20-10

l'Irak.a fait savoir par la voix de son premier ministre, que la présence britannique n'était plus nécessaire pour assurer la sécurité de la région.

Le premier Al-Maliki, qui rencontrait le ministre britannique de la Défense John Hutton, qui a indiqué qu'il allait nommer une équipe de négociateurs pour discuter du futur des troupes britanniques déployées dans le sud du pays.

La présence britannique en Irak prête cependant moins flan à la controverse. La Grande-Bretagne maintient un peu plus de 4000 soldats dans le sud, bien loin des 144 000 militaires américains déployés à travers l'Irak.

Le premier ministre britannique a pour sa part annoncé son intention de réduire le nombre de militaires en Irak dès l'an prochain.

19-10

http://www.radio-canada.ca/  



B) Politiques des occupants 

3-1 Usa

Faits marquants

SOFA.

22-10

La porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino a estimé que "toute modification serait une barrière difficile à franchir" pour les négociateurs américains.

"Nous n'avons pas claqué la porte mais elle est plus ou moins close", a ajouté Mme Perino.

Le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, a de son côté accusé Téhéran de chercher à "saper" et "faire dérailler" l'accord.

"Ils ont fait savoir leur opposition à cet accord, et ont cherché à influencer les Irakiens de toutes les manières possibles", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Contacté par l'AFP, le chef de la diplomatie irakienne Hoshyar Zebari a estimé que Washington allait "écouter" les demandes de modifications irakiennes mais ne semblait pas "d'humeur" à renégocier le texte dans son ensemble.

"C'est la procédure habituelle. Cela se déroulera à Bagdad. Je ne pense pas qu'ils soient d'humeur à renégocier l'ensemble du texte. Donc le gouvernement va leur présenter des amendements. Et on verra ce qui se passe dans les prochains jours", a ajouté M. Zebari.

Le projet d'accord, dont l'AFP a obtenu une copie, prévoit la fin de la présence militaire américaine avec le retrait total des troupes d'ici fin 2011 et permet à la justice irakienne de juger des soldats américains accusés de crimes graves commis hors de leurs bases et hors mission.

Il prévoit aussi que les Irakiens peuvent demander le maintien de troupes américaines pour l'entraînement de l'armée irakienne au-delà de cette date.

Selon un député influent, Abbas Bayati, contacté par l'AFP, cinq des 31 articles du projet d'accord posent problème au gouvernement.

"Certains craignent que la formulation sur la présence ultérieure (à 2011) des troupes pour l'entraînement des forces irakiennes puisse être un moyen de prolonger l'occupation de manière illimitée", a déclaré à l'AFP le ministre irakien des Sciences et des Technologies, Raed Fahmi.

"D'autres exigent que soit précisée la juridiction qui jugera un soldat américain qui tue un Irakien par erreur."

AFP


Occupation de l'Irak

SOFA.

21-10

L'amiral Mullen a prévenu mardi que Bagdad s'exposait à des pertes "significatives" s'il ne signait pas rapidement l'accord.

"Nous manquons cruellement de temps", avait-t-il estimé en évoquant l'accord bilatéral, baptisé Sofa (Status of forces agreement), qui vise à donner un cadre légal à la présence militaire américaine en Irak après le 31 décembre 2008, quand le mandat de l'ONU aura expiré.

A l'issue de ce mandat, les forces de sécurité irakiennes "ne seront pas prêtes à assurer la sécurité", selon M. Mullen.

AFP



Turquie

La guerre dans la guerre

16-10

Cinq soldats turcs ont été tués dans une embuscade tendue par des séparatistes kurdes dans la province d'Hakkari proche de la frontière irakienne, annonce l'état-major.

Un hélicoptère qui venait soutenir les forces turques sur les lieux de l'attaque a été abattu par les résistants, a précisé un porte-parole du PKK en Irak.

L'accident a fait un mort et 15 blessés.

Reuters

17-10

L'aviation turque a effectué vendredi un raid visant les principales bases rebelles kurdes dans le nord de l'Irak, a annoncé l'armée.

Les appareils ont bombardé le mont Qandil, une zone située à une centaine de kilomètres à l'intérieur de l'Irak que les combattants kurdes utilisent comme base pour lancer des attaques en Turquie.

L'armée a déclaré sans autres détails que l'opération avait été couronnée de succès.

AP

Kurdistan: le leader kurde irakien discute du PKK avec un émissaire turc

Le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, et le ministre irakien Nouri al-Maliki ont eu deux heures d'entretiens avec la délégation turque menée par Murat Ozçelik, représentant spécial de la diplomatie turque pour l'Irak, consacrés aux séparatistes kurdes du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

Il s'agit de la première rencontre entre des responsables kurdes irakiens et turcs depuis le début de la nouvelle crise entre Ankara et le PKK.

"L'Irak ressent de la colère et du ressentiment contre le PKK pour ses activités terroristes depuis le territoire irakien contre la Turquie voisine", a assuré le Premier ministre irakien dans un communiqué après la rencontre.

Pour sa part, le haut responsable turc a estimé que la Turquie et l'Irak devaient prendre "des mesures pour répondre à la menace posée par l'organisation du PKK".

Le commandant militaire du PKK, Murat Karayilan, a de son côté accusé Ankara de chercher à entraîner le Kurdistan irakien dans une "guerre".

"La Turquie veut entraîner le Kurdistan irakien dans une guerre en accusant (les Kurdes) d'accueillir sur leur territoire des membres du PKK", a déclaré Murat Karayilan à l'AFP lors d'une interview réalisée lundi dans les Monts Qandil, le long de la frontière avec la Turquie, où les rebelles du PKK possèdent des base-arrière.

"Mais l'objectif principal de cette accusation est d'affaiblir les positions des Kurdes dans leur différend avec Bagdad", a ajouté le responsable kurde.

"C'est la poursuite des bombardements sur nos positions dans les montagnes et la politique visant à semer la zizanie entre le Kurdistan irakien et Bagdad qui nous ont poussés à réagir, ce qui constitue de la légitime défense", a avancé M. Karayilan.

Le leader a notamment accusé la Turquie de "conspirer" contre les Kurdes sur la question de Kirkouk, une ville du nord de l'Irak à majorité kurde, source de désaccord entre le Kurdistan irakien et les représentant du gouvernement central guidé par les Etats-Unis en 2003.

"Nous préférerions résoudre ces problèmes par le dialogue, mais la Turquie ne nous écoute pas et nous avons le droit de les attaquer pour nous défendre", a-t-il ajouté.

AFP -14-10

Résistance kurde: la Turquie envisage des pourparlers avec l'Irak et les USA

La Turquie envisage des pourparlers avec l'Irak et les Etats-Unis pour neutraliser les bases de kurdes dans l'Irak voisin, a déclaré lundi le ministre turc des Affaires étrangères Ali Babacan.

Ces pourparlers à trois proposés par le président irakien Jalal Talabani "pourraient être importants pour partager les renseignements et coordonner l'action militaire", a-t-il précisé au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue espagnol Miguel Angel Moratinos.

Au début du mois, le Parlement turc a prolongé d'un an son mandat au gouvernement l'autorisant à mener des opérations militaires transfrontalières contre les bases du PKK en Irak.

La première opération de ce type de l'armée turque a eu lieu le 17 octobre 2007.

20/10

http://fr.news.yahoo.com/2/20081020/twl-rebellion-kurde-la-turquie-envisage-ba734b9_1.html



4 Lutte pour la libération du territoire

Les combats par provinces

Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad +l'Opération paix+",

19-10

Explosion de deux bombes dans le sud-est de Bagdad, selon des sources policières et hospitalières.
La première déflagration s’est produite dans le quartier de Zafaraniya.

Les deux personnes décédées étaient des civils et trois policiers figurent parmi les blessés, qui ont été évacués vers un hôpital des environs.
Un deuxième engin a sauté dans le même quartier un peu plus tard, blessant trois autres policiers à bord d’un véhicule et quatre civils qui occupaient une autre véhicule, a-t-on appris de mêmes sources.

AFP

23-10

Une attaque kamikaze contre le convoi du ministre irakien du Travail Mahmoud Jawad al Radhi a fait neuf morts et dix blessés, jeudi matin à Bagdad, rapporte la police.

Le ministre est sain est sauf, ont fait savoir ses services.

Un caméraman de Reuters a filmé la scène, mais un policier irakien lui a confisqué la cassette.

Le cameraman explique :  une voiture a foncé sur le convoi composé de six ou sept véhicules tout-terrain avant d'exploser près du parc Tahrir, dans le centre de la capitale.

Policiers et gardes du corps ont ensuite ouvert le feu.

Plusieurs véhicules ont été accidentés et d'autres ont poursuivi leur route à pleine vitesse dans le chaos général.

Reuters & Euronews


1-3 Province de Ninive (Mossoul (capitale de la région nord du pays - à 375 km au nord de Bagdad,) Hawijah, Kassak"(70 km au nord-est de Mossoul) & Tall Afar )

Dans la province de Nievah dont Mossoul est le chef-lieu quelque 18.000 policiers sont sur le pied de guerre mais seuls environ 3.000 d'entre eux opèrent dans la ville de près de 2 millions d'habitants, selon le porte-parole de la police Saïd al-Jubouri.

La grande ville du Nord est en outre situé à un carrefour stratégique, notamment entre Bagdad et la Syrie. 

L’armée américaine d’occupation considère Mossoul, comme le premier bastion urbain d’Al Qaïda en Irak,)

Mossoul

16-10

L'armée américaine annonce la mort du n°2 d'Al-Qaïda en Irak
Le numéro 2 d'Al-Qaïda en Irak, Abou Qaswara, a été tué lors d'une opération de la coalition à Mossoul, un bastion du réseau dans le nord de l'Irak, a affirmé mercredi l'armée d’occupation "Abou Qaswara, connu également sous le nom d'Abou Sara, était le responsable d'Al-Qaïda pour le nord de l'Irak", ajoute l'armée américaine,

A Stockholm, les services secrets suédois ont parallèlement annoncé la mort d'un Suédois d'origine marocaine de 43 ans, soupçonné d'être un haut responsable d'Al-Qaïda en Irak, dans des circonstances similaires.
"La mort (présumée de Qaswara, ndlr) va réduire de manière significative les opérations d'Al-Qaïda à Mossoul et dans le nord de l'Irak, avec un réseau sans leader pour superviser et coordonner les opérations dans la région", estime le commandement militaire.
Ni sa mort ni les informations délivrées à son sujet par les Américains n'ont pu être confirmées de source indépendante ou par Al-Qaïda.

http://www.edicom.ch/fr/news/international/l-armee-americaine-annonce-la-mort-du-n2-d-al-qaida-en-irak_1188-5763491

Mossoul est considérée par les militaires US comme l'épicentre de la résistance.


1-5 Province de  Babylone.

Hillah (située à 95km au sud de Bagdad)

21-10

Des combats ont commencé à Jourf al-Sakhar (55 km au sud de Bagdad), à 05H00 locales (02H00 GMT), et ont duré deux heures.

Au moins quinze collaborateurs ont été tués mardi dans des combats entre les resistants et des collaborateurs, a indiqué un responsable de la police locale.

Quatorze personnes ont également été blessées dans ces accrochages, a déclaré Haïdar Al-Ami, lieutenant de la police de la province de Babylone.

AFP
Original ; http://www.informationclearinghouse.info/article21060.htm

23-10

La cérémonie du transfert de la sécurité de la province de Babylone des mains de l'armée américaine aux forces irakiennes a commencé jeudi à Hilla, chef lieu du gouvernorat, a constaté un correspondant de l'AFP.

Babylone est la 12e des 18 provinces d'Irak à repasser sous contrôle national.

Euronews



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)

 

 

Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)

679.547

Civils blessés (depuis l'occupation) 

70.746 ( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.940   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.001 (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.885   (chiffre minimum)

En prison

40.268. (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.595 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.190 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.549

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

52.720 (chiffre très minimal)

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.595 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

12.214

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

26.289 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.854

 

 

Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres)

5.323

Autres blessés ( collaborateur & mercenaires & autres)

9.135

 

 

Oléoducs,les infrastructures pétrolières & d'electricité

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicopteres

102  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++

 


Ces  totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET 



Irak,Moqtada Sadr,Bush, résistance,Occupants,Bassorah,bombardements, Al-Qaïda,


 

 

n° 397 - Journal d'Irak - du 13 au 23/10 -Fin -Les journalistes étatsuniens et les crimes de guerre.

n° 397 - Journal d'Irak - du 13 au 23/10 -Fin -Les journalistes étatsuniens et les crimes de guerre.


Journal d'Irak   



Sommaire :    -Fin -

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Les vétérans de la guerre en Irak veulent peser sur la campagne

5-2 Vidéo : Armement US

5-3 Machine infernale, propagand et ... désinformation.

5-4 Dyer Peter : Les journalistes étatsuniens et les crimes de guerre.

6 Brèves

6-1 L'Irak et la Grande-Bretagne vont négocier le statut des troupes britanniques en Irak.

6-2 Le Pentagone accuse l'Iran de vouloir saper l'accord Irak/USA.

6-3 Hassan Kazemi Qomi: « les problèmes des États-Unis en Irak ne sauraient être résolus en portant des accusations contre l’Iran ».

6-4 Sarkofric : Vente d'Armement à L'Irak.

6-5 Washington verse 13 millions de dollars pour le musée de Bagdad.



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

 

5-1 Vidéo : Les vétérans de la guerre en Irak veulent peser sur la campagne


http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-829254,54-1108036@51-1108281,0.html

LEMONDE.FR | 17.10.08


5-2 VIDEO: ARMEMENT US

http://www.dailymotion.com/video/x2w857_arme-microonde


5-3 Machine infernale, propagand et ... désinformation.

 Comment fabrique-t-on un monstre?  Par quels moyens arrive-t-on à berner la planète entière, à manipuler l’opinion publique, à susciter un vent de haine et de fanatisme envers un parti politique et le président d’un pays?

« L’ennemi du moment…

     Elle est loin l’époque ou Hitler devait laborieusement rassembler des foules immenses et les haranguer pendant des heures, afin d’imprégner leurs cervelles de la bonne manière. 

Une image vaut mille mots et nous vivons au siècle de l’image. 

La concentration des médias permet de chauffer l’opinion publique en postulant que la répétition d’un mensonge finit par lui donner une crédibilité : puisque tout le monde le dit, c’est sûrement vrai.

     Des agences comme RP Hill & Knowlton, ou Redon Group, organisent des mises en scènes, coulent dans les médias des histoires horrifiantes, souvent invraisemblables ou même loufoques et à force d’en remettre, finissent par incruster dans l’esprit du public le message qu’ils veulent faire passer.

     Jumana Michael Hanna a obtenu le statut de réfugiée politique aux États-Unis après s’être présentée au quartier général de la coalition à Baghdad pour y déposer une plainte. Elle déclara avoir été emprisonnée pendant deux ans et torturée, électrocutée, violée à répétition.

Paul Wolfowitz avait cité son cas comme un exemple de courageux témoignage, devant le comité des affaires étrangères du Sénat. Une enquête d’une journaliste du magazine Esquire, Sara Solovitch, révéla que la loi au nom de laquelle elle prétendait avoir été emprisonnée n’avait jamais existé, et que son mari prétendument tué en prison était vivant et bien portant.

Les doutes de la journaliste l’amenèrent à conclure qu’elle avait été dupée et qu’une partie des faits relatés par Jamana était inventée. Plusieurs médias, autant électroniques que la presse écrite, manifestent un total mépris pour le public et ne se gêne pas pour fournir des informations ou des montages visuels qui sont des fabrications grossières.

« De manière générale …

     On manipule aussi en dissimulant l’information. Aucun média ne s’est donné la peine de faire un reportage sérieux sur l’embargo et ses conséquences sur le peuple iraquien. Depuis le début de l’agression yanko-britannique, en mars 2003, les médias nous servent la version officielle, la démocratie fait des progrès, la rébellion s’affaiblit. Or nous savons par l’internet que c’est faux. Les coalisés sont aux abois, les pertes colossales, les coûts faramineux, la situation inextricable et les militaires n’ont qu’une idée, en sortir.

« La guerre ne…

     La démonisation de Saddam Husayn au moment de la guerre du golfe en 1991, s’est faites en lui attribuant un comportement odieux, voire criminel. Ses soldats laissaient mourir les bébés sur le sol glacé, ils incendiaient les puits de pétrole, jetaient du brut à la mer, tuant des bébés cormorans et l’Arabie Saoudite était menacée par les troupes iraquiennes massées à ses frontières.

     Le témoignage de Nariyah, en 1990, devant le Congressional Human Rights Caucus Commitee, passera à l’histoire comme la fumisterie la plus loufoque du siècle. Sans mentionner qu’elle était parente de l’ambassadeur du Koweït à Washington et prétendant avoir été volontaire dans un hôpital kowétien en août 1990, elle raconta avoir vu les soldats iraquiens entrer dans l’hôpital avec des armes, sortir les bébés des couveuses en les attrapant par une jambe, pour les jeter par terre et les laisser mourir sur le sol glacé, s’enfuyant avec les couveuses! Quelques mois plus tard, des journalistes se rendant sur place pour enquêter découvrirent que pas un seul mot de son témoignage n’était vrai. Nariyah n’avait jamais quitté les États-Unis, ne s’était pas rendu au Koweït en 1990. L’hôpital kowétien nia avoir été volé. Le témoignage de Nariyah avait été préparé par une firme de relation publique Hill & Knowlton.

     Dans un monde où l’environnement est un sujet sensible, présenter Saddam Husayn comme un prédateur de l’environnement suffit à en faire un monstre. Même si toutes ces accusations se sont avérées fausses, l’impression reste.

« Tout grand événement…

     La Rendon Group conclu avec la CIA en 1991, un contrat de vingt cinq millions de dollars US, pour la production de vidéos, de magazines et de bandes dessinées ridiculisant Saddam Husayn, de même que pour l’organisation d’une exposition itinérante de photos témoignant des atrocités du régime Bâthiste et la mise en onde de deux programmes radio diffusant depuis le Koweït vers l’Iraq, des messages dénigrant le gouvernement et incitant les soldats à déserter. Elle reçu onze millions de dollars US du gouvernement kowétien pour créer la Foundation Citizens for Koweït, publia 200,000 exemplaires d’un livre traitant des soi-disant horreurs de Saddam Husayn et prépara la mise en scène des bébés sortis des couveuses.

«  Les masses…

     Le scénario cauchemardesque se répète en 2003, à coup de scénarios montés, de faux documents et d’accusations sans fondement : le 11 septembre, la connexion avec Al Quaïda, le gazage, les ADM cachées, l’achat d’uranium au Niger, l’affaire Jessica Lynch. Le public encaisse, avale et Saddam Husayn devient une fois de plus l’homme à abattre, même si tous ces mensonges ont été démasqués un après l’autre.

« L’élément le plus puissant…

     Judith Miller et Laurie Mylroie, co-auteures de Saddam Husayn, (Presse de la Cité), décrivent les soi-disant horreurs du régime de Baghdad, sur 287 pages, sans donner aucune référence, ni citer aucune source. Elles sont toutes deux clientes de la société de relations publiques Benador Associates, agence qui cible les auteurs du Moyen-Orient et du terrorisme et leur obtient la participation aux débats et aux journaux télévisés, aux tribunes libres et à la presse écrite. Les auteurs subventionnés publient livres et articles et témoignent au sein de groupes de travail siégeant au Congrès. Judith Miller a un jour admis que sa source principale était Ahmed Chalabi.

     Conditionner le comportement en utilisant la peur revient à enlever à un être humain ses facultés rationnelles pour le ravaler au niveau de ce qu’il y a de plus primitif en lui : le réflexe conditionné. La raison et l’intelligence n’intervenant plus, la peur fait naître la haine et fournit une justification pour abuser et tuer sans culpabilité et sans honte.

« Il n’y avait plus d’ennemis…

     Il est difficile de présenter tous les Iraquiens comme des monstres, mais en focalisant la haine sur le chef de l’État et les dignitaires du régime, l’agression devient une entreprise de libération d’un peuple. L’ennemi est une bête immonde, il n’a plus rien d’humain, il ne suscite ni compassion, ni respect, on peut l’accuser sans preuve, ou fabriquer la preuve au besoin, à l’encontre du droit et de la justice.

     Aux États-Unis, le budget de la défense pour la seule année 2005, se chiffrait à  $400 milliards US. Pour justifier de telles sommes, il faut obligatoirement avoir des ennemis monstrueux et menaçants, qui doivent être combattu sans pitié. La politique étrangère doit être axée sur la poursuite de nouveaux démons à combattre et à punir. Le combat contre " l’axe du mal " est une lutte sans fin, l’industrie militaire l’exige.  

Ainsi est né le Saddam Husayn d’après 1991.

Des millions de personnes sont descendues dans la rue pour manifester leur opposition à la guerre et leur hostilité envers Saddam Husayn. Attitude infantile et lâche, qui permet de se situer des deux côtés à la fois, et qui revient à admettre sans l’avouer qu’en fin de compte, il y a une raison acceptable de faire la guerre : libérer le peuple.

20/10

http://www.histoirevraie.net/machine_infernale.html


5-4 Dyer Peter : Les journalistes étatsuniens et les crimes de guerre.

"il serait difficile de nier qu’ils ont du sang sur les mains"

Commentaire : Cette année les media d’information US ont salué l’ouverture d’un “Newseum” (musée du journalisme - ndt) de 450 millions de dollars à Washington dans une autocélébration du journalisme étatsunien. Pourtant, au lieu des claques dans le dos, les grands media US auraient pu exprimer quelques remords pour leur complicité dans la propagande de guerre de l’administration Bush qui a servi de justification à l’invasion de l’Irak.

Un journaliste indépendant, Peter Dyer, fait remarquer que le Tribunal de Nuremberg a considéré qu’un tel soutien médiatique à des crimes de guerre constituait lui-même un « crime ». Le 16 Octobre est un anniversaire qui devrait intéresser de près les journalistes qui ont soutenu l’invasion et l’occupation de l’Irak.


Il y a soixante-deux ans, le 16 octobre 1946, Julius Streicher fut pendu.

Streicher faisait partie d’un groupe de 10 Allemands exécutés au lendemain du premier procès du Tribunal de Nuremberg – un procès qui dura 40 semaines avec, au banc des accusés, 22 des nazis les plus importants. Chacun de ces accusés était jugé pour au moins deux des quatre crimes définis par la Charte de Nuremberg : crime contre la paix (agression), crime de guerre, crime contre l’humanité et conspiration.

Tous les condamnés à mort étaient d’importants officiels du gouvernement allemand ou des chefs militaires. Tous, sauf Streicher. Julius Streicher était journaliste.

Rédacteur en chef du journal violemment antisémite, Der Stürmer, Streicher fut jugé coupable et, selon les termes du jugement, « l’incitation au meurtre et à l’extermination, au moment même où les Juifs en Europe de l’Est se faisaient tuer dans les plus horribles conditions, constitue à l’évidence un crime contre l’humanité. »

Dans son plaidoyer contre Streicher, le procureur britannique Lieutenant Colonel M.C. Griffith-Jones déclara : « Monsieur de juge, il se peut que l’accusé n’ai pas été directement impliqué dans les crimes contre les Juifs… Nous soutenons néanmoins que son crime n’en est pas moins grave parce qu’il a rendu ces actes possibles, rendu ces crimes possibles, crimes qui n’auraient jamais été commis sans son soutien et celui de ses semblables. Il a mené la propagande et l’éducation du peuple allemand à cette fin. »

A Nuremberg, le rôle primordial joué par la propagande fut confirmé, non seulement par l’accusation et le jugement rendu, mais aussi par le témoignage du plus célèbre des accusés Nazis, le Reichsmarshall Hermann Goering :

« Les guerres modernes et totales se déroulent, à mon avis, selon trois axes : la guerre des armes sur terre, dans l’air et sur mer ; la guerre économique, qui est devenue une partie intégrante à toute guerre moderne ; et, troisièmement, la guerre de propagande, qui est aussi un élément essential de la guerre. »

Deux mois après l’exécution des condamnés à Nuremberg, l’Assemblée Générale des Nations Unies vota la résolution 59(I) qui déclare :

« La liberté de l’information requiert un élément indispensable qui est la volonté et la capacité d’en user sans en abuser. Elle nécessite comme principe de base l’obligation morale de rechercher les faits sans préjugés et de diffuser l’information sans intention malveillante. »

L’année suivante, une nouvelle résolution de l’Assemblée Générale fut adoptée : résolution 110 qui « condamne toute forme de propagande, dans tous les pays, qui tente de provoquer ou d’encourager toute menace contre la paix, toute violation de la paix ou tout acte d’agression. »

Les résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies n’ont pas force de loi, mais les résolutions 59 et 110 pèsent d’un poids moral considérable. Ceci parce que, comme l’ONU elle-même, ces résolutions constituent l’expression même d’une réaction à la brutalité et aux souffrances engendrées par deux guerres mondiales et le désir universel d’éviter de nouveaux massacres.

Crimes de propagande

La plupart des juridictions n’assimilent pas la propagande de guerre à un crime. Cependant, plusieurs journalistes ont récemment été condamnés pour incitation au génocide par le Tribunal Pénal International pour le Rwanda.

Les efforts déployés pour criminaliser la propagande de guerre se heurtent à une résistance déterminée, particulièrement celle des Etats-Unis, et le combat est loin d’être gagné. Pourtant, sur le terrain purement légal, les choses sont claires : si l’incitation au génocide est un crime, l’incitation à l’agression, autre crime défini par Nuremberg, pourrait et devrait l’être aussi. Après tout, l’agression – le déclenchement d’une guerre sans provocation – est « le crime international par excellence qui ne se distingue des autres crimes de guerre qu’en ce qu’il englobe à lui tout seul l’ensemble des autres crimes, » selon les termes du jugement rendu à Nuremberg. Criminelle ou pas, une bonne partie du monde considère l’incitation à la guerre comme un acte moralement indéfendable.

A la lumière de ce qui précède et de la recette de Goering (une guerre, c’est des armes, une guerre économique et de la propagande) il est instructif d’examiner le rôle joué par les journalistes et les propagandistes de guerre étatsuniens dans le déclenchement et le soutien à la guerre.

L’administration Bush a commencé à vendre l’invasion de l’Irak au peuple étatsunien peu après le 11 septembre 2001. Afin de coordonner les efforts, le chef de cabinet de George Bush, Andrew Cars, créa au cours de l’été 2002 un Groupe Irak de la Maison Blanche (White House Iraq Group – WHIG) dont l’objectif était expressément le « marketing » de l’invasion de l’Irak.

Parmi les membres de ce groupes, on trouvait les personnalités médiatiques/propagandistes Karen Hughes et Mary Matalin [toute ressemblance avec la France n’étant que… - ndt] Le groupe WHIG était remarquable non seulement pour son mépris à l’égard de la vérité mais aussi par la candeur avec laquelle il reconnaissait mener une campagne de publicité. Un article du New York Times du 7 septembre 2002, intitulé « la Terreur tracée : la stratégie ; les assistants de Bush définissent une stratégie pour vendre leur politique », révéla :

« selon des officiels de la Maison Blanche, l’administration suivait un plan méticuleusement préparé pour convaincre l’opinion publique, le Congrés et ses alliés de la nécessité d’affronter la menace posée par Saddam Hussein… »

« selon les lois du marketing, » a dit Andrew H. Cars Jr, chef de Cabinet à la Maison Blanche et coordinateur du projet, « on ne peut pas introduire de nouveaux produits en plein mois d’aout. » Comme si le « produit » - l’invasion injustifiée d’un état souverain – n’était qu’un bien de consommation, une voiture ou une émission de télé. L’argument de vente inventé fut « le danger imminent » posé par les armes de destruction massive irakiennes. En d’autres termes, le travail du groupe WHIG était avant tout l’incitation à une guerre d’agression par le biais d’une propagande de la peur.

Dans ce esprit, le membre le plus éminent du WHIG, la Conseillère en Sécurité Nationale Conoleezza Rice, lors d’une interview accordée à Wolf Blitzer de CNN, brandit le spectre d’un holocauste nucléaire déclenché par l’Irak,

« Nous savons qu’il y a eu des livraisons à l’Iran, par exemple, - à l’Irak, par exemple, de tubes d’aluminium qui ne peuvent server qu’à – des tubes d’aluminium de haute qualité qui ne peuvent server qu’à la création d’armes nucléaires, à l’enrichissement de l’uranium… Le problème est que nous ne saurons jamais exactement à quel moment (Saddam Hussein) pourra disposer d’armes nucléaires. Mais nous ne voulons pas voir ces soupçons se transformer en champignon atomique ».

Cette image de champignon atomique fut une des plus marquantes de toute la guerre de propagande de la Maison Blanche. Elle fut inventée par Michael Gerson quelques jours plus tôt lors d’une réunion du groupe WHIG. La présence d’armes de destruction massive en Irak constituait la clé de voute de la campagne de l’administration Bush. D’autres éléments importants étaient les liens entre Saddam Hussein et Al Qaeda et par conséquence l’implication de l’Irak dans les tragédies du 11 Septembre.

Tout était faux. Mais en termes de propagande, il y a vérité lorsqu’on réussit à vendre le produit.

SOUMISSION DES MEDIAS

Le rôle joué par les grands média US au cours des préparatifs de l’invasion contre l’Irak fut marqué par leur soumission généralisée à l’administration Bush et leur abandon des devoirs les plus fondamentaux quant à l’opinion publique. Cette responsabilité est affirmée non seulement par la résolution 59 mais aussi par le Code d’Etique de l’Ordre des Journalistes Professionnels, qui précise : « les journalistes doivent vérifier la véracité de l’information de toute source et doivent veiller à ne pas commettre une erreur involontaire. »

Judith Miller, journaliste influente au New York Times, en s’abstenant de vérifier l’information, a joué un rôle dans la campagne de l’administration Bush visant à convaincre l’opinion publique US d’attaquer un pays qui ne représentait aucune menace. Bien qu’elle n’ait pas été la seule, et loin de là, Miller a probablement eu une responsabilité plus grande que tout autre journaliste pour avoir distillé la peur devant des armes de destruction massive imaginaires. [ndt : le New York Times a finalement licencié Judith Miller pour non respect de la déontologie – pour l’affaire Valery Plame notamment. L’auteur de cet article semble sous-estimer le travail conscient et volontaire entrepris par Judith Miller dans la guerre contre l’Irak.] A cet égard, elle, comme d’autres journalistes influents qui faillirent, porte sa part de responsabilité morale, sinon pénale, pour les centaines de milliers de morts, les millions de réfugiés et tout le carnage, destruction et souffrances humaines de l’opération « Liberté pour l’Irak ».

Cela dit, certaines personnalités éminentes des medias étatsuniens ont fait beaucoup plus que d’omettre la vérification des sources. Certains ont activement et passionnément encouragé les étatsuniens à commettre et/ou approuver des crimes de guerre, avant et pendant l’agression contre l’Irak.

Parmi les plus connus, on trouve Bill O’Reilly de Fox News qui – à la fois pour l’Afghanistan et l’Irak – a soutenu des crimes interdits par la convention de Genève tels que les punitions collectives contre les civils (Gen. Con. IV, Art. 33) ; l’attaque de cibles civiles (Protocol I, Art. 51) ; la destruction des réserves d’eau (Protocol I Art. 54 Sec. 2) et même la famine (Protocol I, Art. 54 Sec. 1).

Le 17 septembre 2001 : « les Etats-Unis devraient bombarder les infrastructures de l’Afghanistan et les réduire en miettes : l’aéroport, les centrales électriques ; les réserves d’eau, les routes » s’ils refusent de livrer Ben Laden aux Etats-Unis. Plus tard, il ajouta : « Ce pays est très primitif. Et leur retirer la capacité d’exister au quotidien ne sera pas compliqué… Il ne faut pas viser les civils. Mais s’ils ne se soulèvement pas contre leur gouvernement criminel, ils crèveront de faim, point final ».

Le 26 mars 2003, quelques jours après le déclenchement de l’invasion de l’Irak, O’Reilly a déclaré : « Certains pensent que nous aurions du accorder aux habitants de Bagdad 48 heures pour évacuer la ville, les avertir en larguant des tracts et en diffusant des messages à la radio et tout ça. Vous avez 48 heures pour dégager, après nous rasons la ville. » [voir Peter Hart “O’Reilly’s War : Any rationale—or none—will do” chez Fairness & Accuracy in Reporting, Mai/Juin 2003]

Punition collective

Un autre journaliste très influent, lauréat du prix Pulitzer et ancien rédacteur en chef au New York Times, le feu A.M. Rosenthal, a aussi défendu les attaques contre des cibles civiles et les punitions collectives dans le cadre de la guerre contre les nations musulmanes du Moyen-Orient. Le 14 septembre 2001, dans un article intitulé « Comment les Etats-Unis peuvent gagner la guerre », Rosenthal écrivit que les Etats-Unis devraient laisser à l’Afghanistan, l’Irak, la Lybie, la Syrie et le Soudan trois jours pour réfléchir à un ultimatum leur enjoignant de livrer tous les documents et informations relatifs aux armes de destruction massive et les organisations terroristes. Pendant ces trois jours, « les habitants de ces pays seraient encouragés 24/24h par les Etats-Unis d’évacuer la capitale et les grandes villes, parce qu’à l’aube du quatrième jour, tout serait rasé. »

Figure médiatique de la droite, Anne Coulter, à l’émission Sean Hannity Show le 21 juillet 2006, appela à une autre guerre et à plus de représailles contre les civils, cette fois contre l’Iran. « Eh bien, je n’arrête pas d’entendre dire que nous ne trouvons pas le matériel nucléaire, et qu’il pourrait être enterré dans des grottes. Et si nous les bombardions de fond en comble jusqu’à qu’ils ne puissent même plus construire un poste de radio ? Alors ça n’aurait plus d’importance s’ils possèdent le matériel nucléaire. »

Cette pratique des personnalités des grands média US qui consiste à promouvoir des guerres d’agression date d’avant le 11 Septembre. Thomas Friedman, trois fois lauréat du prix Pulitzer, a publié un appel virulent en faveur de crimes de guerre, dont la punition collective des Serbes et la destruction de leurs réserves d’eau, au moment de la crise du Kosovo :

« Mais si la seule force de l’OTAN est celle de pouvoir bombarder sans fin, alors il faut en tirer le maximum. Passons à une vraie guerre aérienne. Que l’on puisse encore organiser des concerts de rock à Belgrade, ou faire des promenades du dimanche, tandis que d’autres Serbes « nettoient » le Kosovo, est scandaleux. Belgrade devrait être une ville plongée dans le noir : chaque centrale électrique, chaque aqueduc, chaque pont, chaque route et chaque usine en rapport avec la guerre doit être visée.

Que ça vous plaise ou non, nous sommes en guerre contre la nation Serbe (et les Serbes sont d’accord là-dessus), et les enjeux doivent être très clairs pour eux : pour chaque semaine que vous passez à ravager le Kosovo, nous vous pulvériserons dix ans en arrière. Vous voulez retourner à 1950 ? Nous pouvons vous faire retourner à 1950. Vous préférez 1389 ? Va pour 1389. » [New York Times, avril 1999]

Ces commentaires à l’emporte-pièce, parfois même sur le ton de la plaisanterie, sur l’imposition d’une guerre contre des pays relativement faibles, sont formulés par des journalistes et personnalités étatsuniens au sommet de la profession. Chacun touche un public de plusieurs millions. Il est difficile d’exagérer leur influence.

Pour ne parler que de ces dix dernières années, les destructions et les massacres engendrés par le « crime international par excellence » de l’agression US ont été facilités par cette influence insouciante, irresponsable et/ou malveillante. Malheureusement, les paroles du Procureur de Nuremberg Griffith-Jones sur la propagande du journaliste allemand Julius Streicher s’appliquent aujourd’hui pour certains des journalistes les plus influents d’un pays qui, il y a 60 ans, représentait un espoir à Nuremberg :

Streicher « a rendu ces actes possibles, rendu ces crimes possibles, crimes qui n’auraient jamais été commis sans son soutien et celui de ses semblables. »

En 1947, l’Assemblée Générale des Nations Unies adopta la résolution 127 dans laquelle « l’Assemblée Générale … invite les gouvernement des états membres … à étudier les mesures à prendre au niveau national, dans le cadre de la légalité constitutionnelle, contre la diffusion d’informations fausses ou déformées qui seraient en mesure de porter atteinte aux relations d’amitié entre deux états. »

Malheureusement, 60 ans plus tard, peu de progrès ont été accomplis. La propagande de guerre est toujours légale et très vivante – florissante même, comme on peut le constater dans les appels réitérés à envahir un autre pays qui n’a jamais menacé les Etats-Unis : l’Iran.

Dans l’état actuel des choses, avec les Etats-Unis qui sont toujours la plus grande puissance militaire au monde, les propagandistes étatsuniens qui ont permis l’invasion de l’Irak et d’autres guerres d’agression n’ont pas de souci à se faire quant à leur responsabilité devant les principes de Nuremberg. Et pourtant, il serait difficile de nier qu’ils ont du sang sur les mains.

Peter Dyer pour Consortium News.

Traduit et publié par Le Grand Soir, le 16 octobre 2008

Traduction VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

http://www.reopen911.info/News/2008/10/18/les-journaliste...



6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

6-1 L'Irak et la Grande-Bretagne vont négocier le statut des troupes britanniques en Irak.

L'Irak et la Grande-Bretagne vont entamer des négociations pour déterminer le statut des forces britanniques en Irak au-delà de la fin de l'année, à l'instar de celles menées avec Washington, a indiqué dimanche le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, dans un communiqué.

"Le Premier ministre a annoncé qu'il allait nommer une équipe de négociateurs pour discuter le futur des troupes britanniques en Irak", a indiqué le bureau de M. Maliki, après une rencontre entre le chef du gouvernement irakien et le ministre britannique de la Défense, John Hutton.

Nommé il y a seulement deux semaines, ce dernier effectue dimanche sa première visite en Irak.

Le chef du gouvernement irakien a souligné la nécessité de trouver un accord entre Bagdad et Londres avant la fin de l'année, soit avant le 31 décembre, date d'expiration du mandat de l'ONU sur la mission de la coalition en Irak.

Plus de 4.000 soldats britanniques sont encore déployés en Irak, à Bassorah, la grande cité chiite du sud du pays.

19/10

Reuters

19-10

http://www.radio-canada.ca/


6-2 Le Pentagone accuse l'Iran de vouloir saper l'accord Irak/USA.

Le Pentagone a accusé l'Iran de chercher à saper le projet d'accord entre Bagdad et Washington sur la présence militaire américaine à long terme en Irak, que le gouvernement irakien veut modifier malgré les réticences des Etats-Unis.

Les Américains ont parallèlement réaffirmé être peu enclins à effectuer des changements, et averti les Irakiens de conséquences en cas d'échec à conclure un accord d'ici fin 2008.

Le porte-parole du département américain de la Défense, Geoff Morrell, a dénoncé lors d'une conférence de presse "une tentative par les Iraniens de saper, miner, faire dérailler l'accord".

"Ils ont fait savoir leur opposition à cet accord, et ont cherché à influencer les Irakiens de toutes les manières possibles", a-t-il ajouté.

Le président du Parlement iranien, Ali Larijani, a jugé le même jour que cet accord "empièt(ait) sur la souveraineté de l'Irak" en raison, selon lui, de l'immunité prévue pour les soldats américains à l'égard de la justice irakienne.

Et à Bagdad, dans les milieux politiques chiites, certains responsables irakiens confient sous couvert de l'anonymat craindre les réactions de Téhéran à une conclusion de l'accord.

Le général Raymond Odierno, commandant des forces internationales en Irak, avait récemment accusé l'Iran de tenter de soudoyer les parlementaires irakiens pour faire capoter l'accord.

Le gouvernement irakien avait jugé ces propos "inappropriés".

"Le général Odierno n'a jamais dit ou suggéré que les politiques irakiens accepteraient de tels pots-de-vin", a souligné le porte-parole du Pentagone.

Mais les Iraniens tentent malgré tout cette méthode, tout comme "ils essaient d'influencer les hommes politiques irakiens pour qu'ils s'opposent" à l'accord, "ou cherchent à organiser des manifestations", a-t-il estimé.

Néanmoins, "malgré leurs tentatives pour faire échouer l'accord, ils n'ont pas réussi, et j'espère qu'ils n'y arriveront pas", a conclu M. Morrell.

Washington accuse par ailleurs depuis des mois l'Iran de fournir des armes aux insurgés en Irak. Mais selon le porte-parole du Pentagone, le flot d'armes en provenance d'Iran vers l'Irak a "décliné" depuis le printemps dernier.

Ces accusations interviennent alors que Bagdad a indiqué vouloir modifier le projet final d'accord, âprement négocié depuis des mois, qui prévoit le retrait total des troupes américaines d'ici fin 2011 et permet à la justice irakienne de juger des soldats américains accusés de crimes graves commis hors de leurs bases et hors mission.

Washington a exprimé ses réticences à modifier ce projet, et averti des conséquences négatives d'une absence d'accord au-delà de fin 2008, date de la fin du mandat de l'ONU.

"Nous n'avons pas claqué la porte mais elle est plus ou moins close", a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino.

Sans accord d'ici le 31 décembre, "nous n'aurons pas de bases légales pour fonctionner et nos troupes devront se retirer", a prévenu un responsable du département d'Etat ayant requis l'anonymat.

"Et cela aura des implications sur un certain nombre de choses dans le pays, à commencer par la protection à de très hauts responsables irakiens", a-t-il ajouté. Les Etats-Unis assurent notamment la sécurité du Premier ministre chiite Nouri al-Maliki.

Le secrétaire à la Défense, Robert Gates avait également averti la veille de conséquences "dramatiques".

Le Pentagone s'est toutefois défendu de "forcer la main" au gouvernement irakien comme l'en accuse Bagdad.

"Nous n'essayons pas de faire pression sur les Irakiens ou de leur faire signer quelque chose qu'ils ne veulent pas signer", a assuré M. Morrell.

AFP


6-3 Hassan Kazemi Qomi: « les problèmes des États-Unis en Irak ne sauraient être résolus en portant des accusations contre l’Iran »

L'ambassadeur iranien à Bagdad, Hassan Kazemi Qomi, a assuré que « le courant propagandiste et médiatique qui sévit aux Etats-Unis contre l’Iran est contraire aussi aux intérêts du peuple et du gouvernement irakien » et que « les méthodes actuelles et les accusations portées contre d’autres pays par les Etats-Unis ne permettront pas de résoudre les problèmes qui règnent actuellement en Irak. »
Il a ajouté que les américains, qui ont sérieusement échoué en raison de leur refus de faire face aux intérêts nationaux de l'Irak et des spécificités culturelles de la région, prétendent d'une part avec leur propagande anti iranienne, détériorer l'image de l'Iran et de détourner l'opinion publique en Irak et d'autre part, échapper à leur responsabilité en rejetant les fautes sur d’autres pays »
» Nous avons souffert déjà de cette façon de procéder quand ils ont kidnappé des diplomates iraniens dans le nord de l'Irak et face à tous ces événements, notre évaluation est la suivante : chaque fois que les Américains arrivent dans une impasse et échouent, comme pour l'accord de sécurité qu'ils ont essayé de souscrire avec Bagdad, ils adoptent les mêmes politiques qui ont échouées auparavant. »

http://www1.irna.ir/fr/news/view/line-41/0810159726030434.htm


6-4 Sarkofric : Vente d'Armement à L'Irak.

Sarkozy en bon VRP du complexe militaro industriel français part à l'assaut du marché irakien avec l'aide du PDG "d'Ingérence et Cie", Kouchner. C'est leur conception de l'aide "humanitaire" à fournir pour reconstruire l'Irak ravagé par 5 ans d'une guerre qui a déjà fait plus d'un million de morts et plusieurs millions de déplacés internes et exilés, et qui se poursuit sans qu'aucun retrait ne soit envisagé.

Pour la première fois depuis presque deux décennies des pourparlers sont en cours entre responsables français et irakiens pour une reprise des livraisons d'armes à l'Irak. La France n'a pas de pétrole mais elle a des armes à exporter.

Autrefois, l'un des principaux fournisseurs d'armes de Saddam Hussein, La France sous domination de la Sarkozie est de retour sur un marché militaire très lucratif dominé par les Etats Unis depuis l'invasion occupation de 2003.
Selon certains responsables, la "marchandise" militaire offerte comprend notamment des hélicoptères et des pièces détachées en remplacement pour des équipements militaires vendus par la France à l'Irak dans les années 80.
Le porte parole de l'ambassade d'Irak à Paris, Jawad Vashara, interviewé par l'AP, a dit : " l'Irak a besoin de renouveler ses capacités militaires, et a besoin d'avoir plusieurs fournisseurs, pas seulement un état."
Toujours d'après Bashara, une délégation avec à sa tête le chef de l'armée de l'air irakienne, est attendue en France dans les jours qui viennent, pour finaliser un contrat portant sur l'achat de 30 hélicoptères de surveillance et de sauvetage, avec l'option d'en acheter 20 de plus.

Les responsables français et irakiens discutent également de la possibilité que l'armée française entraînent les troupes irakiennes. Un responsable français au ministère de la défense a confirmé que des discussions étaient en cours depuis plus d'une année pour renouveler les liens militaires entre la France et l'Irak.

D'après celui-ci, la France n'a pas vendu d'armes à l'Irak depuis 1990, à cause de l'embargo imposé par l'ONU suite à l'invasion du Koweît par l'armée de Saddam Hussein.
Un diplomate français quant à lui a révélé que la France est prête à équiper militairement l'Irak car cela fait partie du soutien de Sarkozy pour que les irakiens reprennent en main le contrôle de leur pays à la place des américains.
La plupart des équipements militaires achetés par l'Irak ces dernières années le sont des Etats Unis et de la Grande Bretagne, bien que le gouvernement irakien ait aussi acheté des hélicoptères à la Russie.
Selon Bashara, l'accord pour l'achat des hélicoptères a vu le jour lors de la visite du ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, en Mai dernier. Kouchner s'est montré très actif pour reconstruire les liens avec l'Irak, qui se sont dégradés depuis l'invasion américaine de 2003, à laquelle s'était fermement opposé l'ex Président Chirac. L'Irak a étudié plusieurs types d'hélicoptères proposés par différents pays et a choisi ceux proposés par la France à cause des liens militaires étroits qui existaient par le passé entre les deux pays, a affirmé Bashara.
D'après certains analystes militaires ces accords pourraient porter sur des hélicoptères fabriqués par Eurocopter, qui fait partie du groupe franco allemand AIDS, actuellement la seule entreprise à fabriquer des hélicoptères en France. Eurocopter s'est refusé à commenter cette information.

14/10

Source de certaines informations AP 10/10/08

Mireille Delamarre

http://www.planetenonviolence.org/Sarkofric-Vente-D-Armement-A-L-Irak_a1699.html


6-5 Washington verse 13 millions de dollars pour le musée de Bagdad.
Le gouvernement américain annonce le déblocage de 13 millions de dollars pour remettre en état le musée national irakien à Bagdad, pillé au moment de l’intervention anglo-américaine du printemps 2003.
Le secrétaire d’Etat adjoint américain chargé de l’Education et de la Culture, Goli Ameri, a annoncé cette aide lors d’une conférence de presse avec des responsables irakiens organisée dans les murs du musée,
qui n’a toujours pas rouvert ses portes au public.
"C’est un investissement non seulement en faveur du patrimoine de l’Irak, mais aussi de celui de toute l’humanité", a dit l’ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, Ryan Crocker.
Dans les jours qui avaient suivi l’invasion de 2003, environ 15.000 pièces du musée national avaient disparu. Depuis, 6.000 ont été retrouvées….

sélectionné par http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19
    Irak,Moqtada Sadr,Bush, résistance,Occupants,Bassorah,bombardements, Al-Qaïda,

23/10/2008

n°393 - Dossier de Palestine -20-10 - Début - Forum de l'Avenir: la méfiance arabe à l'égard de l'Occident persiste.

n°393 - Dossier de Palestine -20-10 - Début - Forum de l'Avenir: la méfiance arabe à l'égard de l'Occident persiste.


 

                    Dossier de Palestine      

N°393                                                                                                                    20-10

                                                       Par M.Lemaire    



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Sommaire

Tiré à part

Dialogue: acceptation du plan égyptien mais après "modifications" & clarifications"

3 Dossier

3-1 Point de vue de Gideon Lévy : Emeutes à Acre : bienvenue dans une petite Bosnie en gestation.

3-2 Point de vue de Akiva Eldar : Entre Acre et les rives du Jourdain.

3-3 Point de vue de Abir Kobty : L’égalité de droits avant la coexistence.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 Devant l'Union interparlementaire, Ali Larijani n'y est pas allé par quatre chemins.

4-2 Forum de l'Avenir: la méfiance arabe à l'égard de l'Occident persiste.

– Suite 1 –

4-3 Jénine, vitrine de l'Autorité palestinienne.

4-4 Jacques-Marie Bourget : Lettre ouverte à Valeria Bruni-Tedeschi.

4-5 Violences lors de la cueillette des olives en Cisjordanie.

4-6 Avec son resto dos au mur, Hazboon n’est pas un 'has been'.

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Octobre : bon moment pour un examen de conscience.

5-3 La cueillette d’olives devient une mission militaire pour les villageois palestiniens

5-4 Situation de la discrimination, octobre 2008 : chiffres et faits.

6 Annexe

6-1 Meir Dagan : "Tueur de l’année".

– Fin –

6-2 Christopher Ketcham : Système des télécommunications gouvernementales US : Un cheval de Troie... israélien.

6-3 Le respect de l’éthique et le refus de l’illégitimité.

6-4 Conférence internationale portant sur le rôle de ‎la religion dans le monde actuel.

6-5 Le scandale Salah Hammouri.



Tiré à part

Dialogue: acceptation du plan égyptien mais après "modifications" & clarifications"

Le projet d'accord (préparé par l'Egypte) a été examiné par la direction du Hamas. Il contient des éléments positifs mais certains points nécessitent des modifications et d'autres des clarifications"

"Nous allons accepter le projet d'accord et n'allons pas le rejeter mais il faudra obtenir des garanties pour l'application de ce qui sera convenu. Le Hamas est attaché à la réussite des efforts égyptiens pour une réconciliation", a déclaré à l'AFP le porte-parole du mouvement islamiste Fawzi Barhoum.

Il réagissait à un plan élaboré par l'Egypte en vue d'une réconciliation interpalestinienne,

Selon lui, le Hamas donnera sa réponse formelle à l'Egypte "le plus tôt possible".

Tandis que le chef du groupe parlementaire du Fatah, Azzam Al-Ahmad déclare ‘’Ce texte "constitue une bonne base pour un accord mettant fin aux divisions palestinienne".

Le Jihad islamique, a estimé pour sa part que le plan égyptien contient "des éléments positifs susceptible de résoudre la crise" palestinienne.

"Nous avons des réserves sur certains points mais cela ne nous empêche pas de soutenir le document", a dit à l'AFP un responsable du groupe, Khaled Al-Batsh.

Le document égyptien, doit servir de base à un dialogue interpalestinien de réconciliation au Caire le 9 novembre. Outre le Fatah et le Hamas, une dizaine d'autres factions palestiniennes doivent y participer.

Le plan prévoit notamment la création d'un gouvernement palestinien de "consensus national", la tenue de nouvelles élections présidentielle et législatives simultanées à une date agrée et la refonte des services de sécurité palestinien. Outre le contrôle des services de sécurité, la tenue de nouvelles élections s'annonce comme le dossier le plus litigieux au dialogue du Caire.

 (Source : AFP / 21 -10)

http://www.romandie.com/ats/news/



3 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Point de vue de Gideon Lévy : Emeutes à Acre : bienvenue dans une petite Bosnie en gestation.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

D’un coup, Acre s’est embrasé. Confrontation entre pauvres et pauvres, Juifs et Arabes, encouragée par des agitateurs nationalistes et avec un événement religieux pour détonateur. La vie au bord du volcan.

Hier après-midi, une jeune femme d’origine caucasienne qui se tenait, foulard sur la tête, un bébé dans les bras, derrière le grillage de son appartement, nous a crié, d’une voix étranglée : « Emmenez d’ici tous les Arabes (…) On ne veut pas d’eux ici (…) Ils nous dégoûtent ».

Sur le grillage de son misérable appartement est accrochée une affiche : « A vendre ». Les persiennes du balcon de l’appartement adjacent au sien sont cassées. C’est là qu’habitait sans plaisir la famille Mahmoud Samari. Les Samari ont fui d’ici, temporairement, après que leur appartement a essuyé des jets de pierres.

La Caucasienne dit : « Qu’ils s’en aillent ; les Arabes nous prennent toutes nos filles ».

Samedi après-midi, 18 rue Bourla, Shikoun Hamizrah, à Acre. Un immeuble à appartements surpeuplé, bondé, honteusement négligé, avec trois familles arabes et 29 familles juives, Samari avec Shemtov, Shmuelov, Yakobov et Rahmanov – la Bosnie, c’est ici.

A l’entrée qui mène à la maison, un groupe de policiers est là à ne rien faire.

La voisine Tsila Lévy, depuis huit ans dans ce bloc, dit que tout est la faute de la Honda Civic qui est entrée ici le jour de Kippour. Face au bloc des Caucasiens, se trouve l’enceinte d’une vieille mosquée fermée. Dans la rue, stationne une rangée de voitures aux vitres brisées déjà recouvertes de plastique.

Hier, Acre ne ressemblait pas seulement à la Bosnie, mais aussi à Naplouse, avec des barrages à tous les coins. Des centaines de policiers sous chacun des arbres malingres de cette ville qui pourrait être une perle touristique et qui est parmi les plus misérables de nos villes. Mon confrère Jack Khoury, un Arabe israélien, me dit, dans sa Mazda, au moment où nous entrons dans ce quartier du Shikoun Hamizrah : « Je n’arrive pas à croire que je circule ici avec une telle peur au ventre et une telle tension ». Des Caucasiens jouent aux cartes sur de petites tables de bois, dans une cour. Un des jeunes gens du bloc nous dit, sur un ton agressif : « Ne vous aventurez pas dans la Vieille Ville. Les Arabes vous tueraient au couteau. » De son quartier aussi, il voudrait que nous déguerpissions. Mais dans la Vieille Ville, à quelques minutes de là en voiture, la réalité est tout autre : là, on se lamente de l’annulation du festival de théâtre et on tient des boniments sur la paix et la coexistence, dans ce quartier magnifique et négligé qui, hier, était désert.

Acre s’est embrasé d’un coup. Confrontation entre des pauvres et des pauvres, Juifs et Arabes, encouragée par des agitateurs nationalistes et avec un événement religieux pour détonateur, ce qui se fait de plus dangereux en matière de confrontations, et qui fait peser la menace d’un embrasement. Peut-être l’incendie sera-t-il maîtrisé dès les premières flammes ; hier, il paraissait susceptible de redémarrer : des jeunes gens du quartier Shikoun Mizrahi avaient décidé de se rencontrer à sept heures et demie du soir, près du centre communautaire, dieu sait pourquoi. Mais même si le feu s’éteint, il éclatera encore. Cette ville binationale est au bord d’un volcan, celui du nationalisme et de la misère, de la peur et de la haine.

La tension est très grande dans le Shikoun Hamizrah, comme la tristesse dans les salles des Templiers de la Vieille Ville. Les décors ont été démontés, les acteurs et les metteurs en scène sont partis, et sur la pelouse centrale, les tables du café sont restées repliées. Ici, était censée se tenir la semaine de festival – au lieu de quoi, un scandale : le scandale de son annulation. Les membres des équipes techniques, avec à leur tête Asfari Khalil, portant les T-shirts du festival précédent, disent qu’il n’est pas possible que « à cause de 100 ou 200 cinglés », on annule l’événement le plus important de leur ville solitaire. Ils proposent d’organiser un festival de réconciliation, avec des fleurs. Ils sont prêts à garantir la sécurité des invités. Asfari Khalil dit que « avec ta femme aussi, tu te disputes mais après ça, tu couches avec elle ».

Le marchand de jus de grenade, Mounir Abou al-Tayir, n’en a vendu que deux verres depuis ce matin. Près du stand de falafels, un jeune Arabe nous dit que les Juifs buvaient de la bière ici pendant le Ramadan et que les Arabes n’ont pas bougé. Le barbier, Issam Jalem, dit que si le festival n’a pas lieu, « ça n’ira pas bien ». Il est clair pour tout le monde ici que la décision hâtive du maire, Shimon Lankri, d’annuler le festival – et qui fait l’objet de toutes les conversations aujourd’hui dans la Vieille Ville – n’avait qu’un seul et unique but : sanctionner les Arabes qui vivent de ce Théâtre Alternatif. Un guide explique à sa troupe de touristes américains – les seuls touristes à s’être rendus, hier, dans la Vieille Ville : « En raison d’un petit problème, le festival a été annulé ». Une policière se tient derrière la pompe à bière délaissée.

« Chawarma Shalom » est désert, lui aussi. Avec sa femme et ses enfants, F’, un Arabe, a fui sa maison située dans la rue juive Kibboutz Galouyot ; et maintenant, il redoute qu’on ne mette le feu à sa maison. Salim Najami, qui est membre du conseil municipal, blâme les extrémistes, juifs et arabes. Daoud Haliala, qui dirige une organisation arabe, accuse la police « d’être trop indulgente avec les Juifs » et Salem Atrash, un vieux communiste, accuse, lui, le désengagement [de la Bande de Gaza]. Selon lui, les « colons du quartier 3 », des étudiants d’une yéshiva qui s’est ouverte là après le désengagement, attisent le feu. Salem Atrash extrait d’une enveloppe une proclamation qui circule sur l’Internet : « On n’achète plus rien aux Arabes, on ne respecte aucune de leurs fêtes, aucun de leur lieu. Arabes d’Acre, allez-vous en trouver votre place dans les villages ». Et la proclamation s’achève par cette épigramme : « Un Juif est fils de roi, un Arabe est fils de chien ». Les charmes du shabbat à Acre. Bienvenue dans la petite Bosnie naissante.

Gideon Lévy

12 octobre 2008

www.haaretz.co.il/hasite/spages/1028225.html

Version anglaise : Acre Jews warn 'The Arabs will kill you with knives' - www.haaretz.com/hasen/spages/1028078.html

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)


3-2 Point de vue de Akiva Eldar : Entre Acre et les rives du Jourdain.

De nouveau, la Gauche fouillera dans les budgets des autorités locales et parlera du sentiment de discrimination qui échauffe les esprits à Acre. Et de nouveau, la Droite brandira les chiffres de l’implication des « Arabes d’Israël » dans des attentats terroristes et elle mettra en garde contre les sentiments nationalistes qui les poussent à la rébellion. Les uns demanderont qu’on verse de l’argent sur les flammes d’Acre avant que le feu ne se propage à d’autres « villes mixtes ». Les autres réclameront que l’on montre, à Acre, davantage de rigueur à l’égard des instigateurs, afin de faire un exemple à l’intention de Jaffa. Comme toujours, les deux camps se rendent la vie trop facile.

Il n’est pas nécessaire d’être professeur de sociologie pour comprendre que la discrimination chronique des citoyens arabes d’Israël dans tout ce qui touche aux services, aux infrastructures, à l’enseignement et à l’emploi, ne contribue pas au rapprochement entre eux et la majorité juive. Mais la première Intifada, qui a éclaté dans les Territoires fin 1987, a révélé les limites de la méthode du bâton et de la carotte. Israël a appris, à la rude, que l’augmentation significative du niveau de vie comparé à la situation qui régnait là-bas à l’époque de l’administration jordanienne, et la baisse marquée de la mortalité infantile, n’avaient pas métamorphosé les Palestiniens en Amants de Sion.

L’augmentation sensible du soutien en faveur du Hamas à Jérusalem-Est témoigne de l’influence limitée – voire nulle – de la liberté de mouvement et autres avantages, comme les allocations de l’assurance nationale, dont jouissent les habitants de la partie orientale de la ville. La liquidation méthodique des dirigeants du Hamas en Cisjordanie et à Jérusalem, les arrestations massives de ses militants et la fermeture des institutions caritatives de l’organisation ont accru sa force d’attraction, essentiellement au sein de la jeune génération. Le cas de Jérusalem nous enseigne néanmoins qu’une annexion de territoires et un contrôle formel sur la population, y compris par la manière forte – clôture de séparation, détentions administratives et limitations mises au changement de lieu de résidence – ne constituent pas une recette pour la sécurité, pour ne rien dire de la coexistence (fin septembre, on en était à 104 personnes arrêtées sur le soupçon d’une implication dans le terrorisme, contre 37 pour toute l’année 2007).

Les cris de guerre d’Effi Eitam et ses amis de l’extrême droite contre les Arabes d’Israël, suite aux échauffourées d’Acre, n’apaiseront pas les esprits dans la ville mais feront des instigateurs de la querelle les héros du jour. Et les cris de lamentation de la Gauche à propos de la discrimination de la minorité arabe n’empêcheront pas non plus la prochaine éruption. Un partage plus juste des ressources nationales ne feraient assurément pas de tort aux relations entre majorité et minorité. Une approche plus équitable des plans directeurs dans les localités arabes peut réduire quelque peu l’aliénation entre la jeune génération, qui est la première à souffrir du manque de terrains à bâtir, et les institutions israéliennes. Mais aucun argent au monde ne fera d’une population arabe/palestinienne, musulmane, chrétienne ou laïque, une composante organique d’un Etat qui se définit lui-même, selon le nationalisme de la majorité, comme « Etat juif ».

L’exclusion des citoyens arabes d’Israël de l’identité de l’Etat et des symboles nationaux, et le fait de faire d’eux un « problème démographique » les poussent à rechercher ailleurs leur identité. Le brouillage de la Ligne Verte, l’annexion rampante et l’attache nationale des citoyens arabes d’Israël, outre leur proximité sociale et familiale avec les Palestiniens vivant au-delà de cette même frontière, tout cela a fait de l’ensemble des territoires situés entre la côte d’Acre et les rives du fleuve Jourdain un pays mixte. Du point de vue des citoyens arabes d’Israël, l’ensemble Israël/Palestine tout entier est depuis longtemps une entité binationale et semi-démocratique. Une enquête menée en 1976 avait montré que 45% des Arabes d’Israël intégraient une composante palestinienne dans leur manière de se définir eux-mêmes. Par comparaison, dans les années 1985-1999, ce chiffre atteignait environ les deux tiers des personnes interrogées. Beaucoup se dégagent de l’étiquette « Arabes israéliens » et demandent à être appelés Palestiniens.

L’assassinat de Rabin, la déception venant de l’accord d’Oslo et la seconde Intifada ont amplifié ces tensions, renforcé l’identification des Arabes d’Israël avec les habitants des Territoires, fortifié les sentiments nationalistes, particulièrement parmi la jeune génération. Les membres de la Commission Or chargée d’enquêter sur les événements d’octobre 2000 ont souligné d’une part que cela ne signifiait pas que le secteur arabe dans son ensemble soutenait tous les moyens de lutte des Palestiniens, et d’autre part que dans sa majorité, il persévérait dans son adhésion au processus de paix. Mais dans le même temps, il s’identifie totalement avec l’aspiration à la création d’un Etat palestinien et tient la politique israélienne pour le principal obstacle à sa réalisation.

Le rapport de la Commission Or, à la fois important et négligé, citait ce propos affligé du député du Mapam, Abdel Aziz Al-Zouabi : « Mon pays est en état de guerre avec mon peuple ». Tant que leur pays est en état de guerre avec leur peuple, une braise suffit, un jour de Kippour, pour allumer l’incendie. Aucune allocation ni aucune arrestation ne l’éteindra.

Akiva Eldar

13 octobre 2008

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)

Version anglaise : We are all 'mixed' - www.haaretz.com/hasen/spages/1028427.html

www.haaretz.co.il/hasite/spages/1028493.html


3-3 Point de vue de Abir Kobty : L’égalité de droits avant la coexistence.

A Acre, la coexistence est brisée ? Abir Kobty affirme qu’elle n’a jamais existé et n’existera pas. Du moins pas tant que les Arabes n’auront pas obtenu une égalité de droits.

Les descriptions qui ne cessent de se répéter, ces derniers jours, dans le contexte des rudes incidents d’Acre, sont passablement divertissantes. « La coexistence est brisée, à Acre » ! Pour ma part, j’ai la forte impression d’halluciner : y avait-il jamais eu coexistence auparavant ?

Cela fait déjà bien des années que cette notion a perdu toute pertinence, s’agissant des citoyens arabes, au point même d’être tournée en dérision en se voyant donné le petit nom de « douki » [pour doukioum, coexistence - ndt]. Cette « douki », que la majorité juive a tenté de nous imposer, à ses conditions et à sa mesure, nous est inacceptable. La « douki » du cheval et de son cavalier ne nous convient pas.

Un pourcentage important de citoyens juifs (selon des enquêtes) détestent les Arabes ; une autre fraction croit en la coexistence. Ces derniers, malheureusement, vivent dans l’illusion – pour eux, la « douki » tient dans une certaine connaissance de quelques mots d’arabe ou dans la rencontre avec un Arabe comme client ou fournisseur, employé-employeur etc. Il y a aussi ceux qui ont l’habitude de faire leurs achats à bon marché chez des Arabes ou d’aller manger du houmous chez des Arabes. Ce sont tous ces cas-là que reprend la petite phrase sympathique : « J’ai un ami arabe ». C’est à cela que se résume la « douki ».

Depuis bien des années, nous avons été témoins de rencontres en tous genres entre Arabes et Juifs. Des enfants arabes à qui on imposait une rencontre avec des enfants juifs, sous prétexte de programmes de « coexistence », mais où ils ne pouvaient pas s’exprimer d’une manière satisfaisante (évidemment l’hébreu sera toujours la langue de la communication). Certains ont même joué au football ensemble ou joué ensemble de la musique. D’autres rencontres avaient lieu entre familles arabes et juives – pour manger ensemble, écouter de la musique ensemble, organiser des excursions, que n’a-t-on pas fait ensemble ? Juste une chose : parler politique. La politique, et à juste titre, casse toujours l’ambiance de la « douki ».

Ces rencontres de la « douki » mettent en présence deux réalités totalement différentes, avec des narrations différentes et un fossé profond dans tous les domaines de la vie, mais de ces réalités-là – auxquelles, en fin de compte, chacun retournera – il n’y absolument pas lieu de parler. Elles changeront d’elles-mêmes – l’essentiel c’est que « j’aie un ami arabe ». Des tonnes d’argent ont été versées, des milliers de rencontres de ce genre ont été organisées, et ont échoué. Ces rencontres ont évité les vraies questions – les questions politiques, oui – et ont oublié qu’avec tout le respect pour les bonnes intentions, il y a une politique qui opère une séparation entre les deux côtés et qu’il faut en changer. Même les rencontres qui ont réussi à se construire d’une manière approfondie et sensible, et à parler de politique, ont été trop rares pour faire la différence.

 Il n’y a pas coexistence sans existence

A Acre comme dans d’autres villes mixtes, jamais il n’y a eu coexistence. Même à Haïfa qui se targue d’être la reine de la coexistence, un petit tour de 30 minutes offrant de faire la comparaison entre les conditions de vie des quartiers arabes et juifs, pourra témoigner du type de « douki » existant.

Pareil pour Ramleh, Lod, Yafo, et d’autres villes. Pareil aussi pour Nazareth Ilit où la « menace arabe » est devenue une contrariété de nature à faire perdre le sommeil aux habitants, à tel point que ceux-ci ont mis sur pied une liste électorale dans le but de repousser la « menace arabe » qui rampe vers leur ville. Une ville elle-même bâtie sur les terres des villages arabes voisins et des terrains de la ville de Nazareth. Et nous n’avons pas encore évoqué les clôtures qui ont été dressées à Ramleh et à Lod entre des quartiers arabes et juifs, parce que ces quartiers arabes gâchent le paysage ! La « douki » présente décidément des aspects multiples et variés.

Ce qui était drôle également, c’était la réaction d’un de mes amis juifs aux événements de la semaine dernière à Acre. Nous tentions de réfléchir à ce qu’il y aurait moyen de faire, et il avait proposé de penser à une action de reconstruction de la confiance entre les habitants arabes et juifs. Ma réponse avait été : pourquoi cela intéresserait-il les Arabes d’Acre maintenant ? En ce moment où une menace existentielle pèse sur eux, où un certain nombre de familles se retrouvent sans toit et qu’on les empêche de retourner chez elles – en quoi la reconstruction de la confiance intéresserait-elle des gens placés dans pareille situation ? Une fois encore, c’est le luxe juif qui prend le dessus ! Et en outre, comment construit-on la confiance après une telle crise ? Va-t-on proposer des rencontres entre Juifs et Arabes, d’autres excursions en commun, d’autres matches de football ? Peut-être aussi fera-t-on venir du monde entier des spécialistes en résolution de conflits ?

Nous l’avons toujours dit : avant la coexistence, il faut l’existence ! L’existence dans son sens large, autrement dit l’existence collective en tant que groupe national autochtone de cette terre, qui exige l’égalité pleine, civile et nationale, des droits civils et collectifs, un partage juste des ressources, suggérant une participation véritable et entière dans l’Etat, et non pas l’extermination des Juifs, comme il est confortable pour beaucoup de le penser.

Tant que les institutions n’intérioriseront pas ce fait, et que la majorité juive continuera de se cacher derrière un sentiment de menace permanente, tant que nous continuerons de nous incliner devant la politique de séparation raciste d’apartheid, créatrice d’une ghettoïsation, et tant que nous ne résoudrons pas les questions politiques centrales qui sont liées aux droits légitimes du peuple palestinien où qu’il soit (dans les Territoires [occupés], en Israël et dans la diaspora), la « douki » que l’on cherche ici continuera d’être une illusion qui, de loin en loin, volera en éclat en chacun de nous.

Abir Kobty

15 octobre 2008

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)

http://news.walla.co.il/?w=/2952/1360772



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Devant l'Union interparlementaire, Ali Larijani n'y est pas allé par quatre chemins.

Devant le Comité du désarmement de l'Union interparlementaire, qui tient, en ce moment même, sa 119ème session, Ali Larijani n'y est pas allé par quatre chemins : Comme à son habitude, le Président du Majlis islamique a parlé à cœur ouvert, cette fois, pour évoquer une vive crainte que partagent de nombreuses nations et gouvernements du monde, à savoir, la détention, par une poignée d'Etats, de quelques 2.700 ogives nucléaires.

C'est un redoutable arsenal, qui, augmenté de milliers de tonnes d'uranium et de plutonium enrichi, dans les usines occidentales, est capable de dévaster la planète terre, pas une seule fois, mais plusieurs fois de suite.

Tant que ces armes mortelles existeront, le péril de les voir tomber, un jour, entre les mains de terroristes, de mafieux, persistera, ce qui pose, selon Larijani, la nécessité de les démanteler, suivant un régime non-discriminatoire de désarmement. Il y a là un impératif de premier ordre auquel aucun Etat, quel que soient son statut et le niveau de son avancée technique et industrielle, ne peut échapper, sous peine d'être désigné par le qualificatif de "proliférant". Mais quels sont les Etats proliférant ? Ceux, bien sûr, qui en dépit de l'article six du TNP, investissent des centaines de milliards de dollars, chaque année, à effet de moderniser leurs entrepôts d'armes prohibées ; ceux qui dans des régions en conflit, en Irak, en Afghanistan, pour ne citer qu'eux, n'hésitent pas à tester leurs nouveaux engins atomiques, pour s'assurer de leur niveau de performance, de leur degré de mortalité ; ceux qui, comme Israël, nourrissent un mépris congénital envers les engagements les plus consensuels, les réglementations les plus subséquentes, parce qu'il s'agit, tout bonnement, de loi, et que la loi, dans la logique américano-sioniste, est "toujours faite pour les autres". Si le processus d'anti-prolifération a lamentablement échoué, s'il y a de plus en plus d'Etats qui aspirent à se lancer dans la course aux armements, si le TNP et l'AIEA ne sont plus ce qu'ils étaient, à savoir, un traité contraignant et un organe onusien crédible, c'est justement à cause de cette logique très particulière. Une logique exclusiviste qui décide d'envoyer, sans autre forme de procès, un pays signataire du TNP, comme l'Iran, devant le Conseil de sécurité, et qui, dans le même temps, ferme les yeux sur les bombes indiennes, sionistes ou pakistanaises, au risque, évidemment, de mettre, définitivement, en péril l'équilibre géopolitique mondial.

15 Octobre

IRIB


4-2 Forum de l'Avenir: la méfiance arabe à l'égard de l'Occident persiste.

Le Forum de l'Avenir, une initiative américaine pour promouvoir la démocratie au Moyen-Orient, continue de susciter la méfiance chez les pays arabes quatre ans après son lancement, à l'occasion de la tenue de sa 5e édition annuelle dimanche à Abou Dhabi.

"La réforme au Moyen-Orient est avant tout une demande nationale. C'est une nécessité pour le présent et l'avenir", a déclaré le ministre émirati des Affaires étrangères, cheikh Abdallah Ben Zayed Al-Nahyane, lors de la réunion ministérielle du Forum.

Mais "la frustration" dans la région en raison du piétinement du processus de paix et les problèmes de "pauvreté, d'analphabétisme, d'extrémisme et de chômage sont autant de facteurs qui ne contribuent pas à l'avènement d'un avenir prospère", a-t-il averti.

Les réformes politiques et le rôle de la société civile étaient au centre du Forum, auquel ont participé 35 pays arabes et des membres du G8 -dont les Etats-Unis représentés par le secrétaire d'Etat adjoint John Negroponte- ainsi que des délégués de la société civile dans le monde arabe.

"Toute réforme imposée et qui n'a pas l'aval des Etats de la région et de leurs peuples est vouée à l'échec", a prévenu le ministre yéménite des Affaires étrangères, Abou Bakr Al-Kourbi.

M. Kourbi, dont le pays avait coprésidé le 4e Forum avec l'Allemagne, a ajouté qu'il revenait aux pays arabes "de diriger ce Forum pour réaliser les aspirations de la région aux réformes et à la démocratie".

Dans une claire allusion aux pays occidentaux, il a averti que les ONG ne devraient pas servir "de moyen de pression sur leurs gouvernements, et encore moins d'alternative" aux gouvernements. Elles devraient "se conformer aux lois" de leurs pays, a-t-il ajouté.

"L'avenir doit être l'oeuvre des enfants de la région et émaner de leur propre volonté sans tutelle de l'étranger", a dit en écho le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al-Mouallem.

Depuis son lancement, le Forum "tourne en rond, des gouvernements arabes estimant que l'Occident influence leurs ONG alors que celles-ci trouvent que l'Occident est trop complaisant à l'égard des autorités de leurs pays", a résumé à l'AFP l'activiste tunisien, Slaheddine Jourchi.

Il figurait parmi une soixantaine de représentants d'ONG, qui ont soumis à la conférence des recommandations, fruit de trois jours de débat à Dubaï.

Le Forum, souvent critiqué dans les milieux politiques arabes qui ont lié sa survie à l'actuelle administration américaine, tiendra sa prochaine édition en 2009 au Maroc, en co-présidence avec l'Italie, a indiqué le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères, Anouar Guerguèche.

Le Forum est "une bonne idée, quelle que soit l'administration" qui l'a initiée, a-t-il dit lors d'une conférence de presse au terme de la réunion.

Défendant le bilan du Forum, John Negroponte s'est félicité que "les citoyens de la région aient désormais plus d'opportunités pour décider de la manière dont ils veulent être gouvernés".

"Dans le Golfe, les citoyens sont plus écoutés", a-t-il dit, citant notamment l'exemple des législatives partielles aux Emirats, un scrutin législatif à Oman et à Bahreïn ainsi que des municipales au Qatar et des municipales partielles en Arabie saoudite.

"Le Forum s'est imposé comme une importante plate-forme pour des réformes politiques" au Moyen-Orient, a-t-il dit, indiquant que "la prochaine administration américaine va hériter d'une initiative saine et solide".

L'association "Foundation For The Future", chargée de soutenir les ONG et installée depuis mars 2008 à Amman, a pu réunir 25 millions de dollars, a indiqué à l'AFP sa présidente, Nabila Hamza. L'Allemagne a annoncé une contribution d'un million de dollars à cette fondation.

AFP


Palestine,Israël,Olmert,colonialisme,Gaza,Bush, Hamas,Fatah

n°393 - Dossier de Palestine -20-10 – Suite 1 - Forum de l'Avenir: la méfiance arabe à l'égard de l'Occident persiste.

n°393 - Dossier de Palestine -20-10 – Suite 1 - Forum de l'Avenir: la méfiance arabe à l'égard de l'Occident persiste.


 

                    Dossier de Palestine      

N°393                                                                                                                    20-10

                                                       Par M.Lemaire    



Sommaire                                    – Suite 1 -

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage. – Suite 1 -

4-3 Jénine, vitrine de l'Autorité palestinienne.

4-4 Jacques-Marie Bourget : Lettre ouverte à Valeria Bruni-Tedeschi.

4-5 Violences lors de la cueillette des olives en Cisjordanie.

4-6 Avec son resto dos au mur, Hazboon n’est pas un 'has been'.

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 Octobre : bon moment pour un examen de conscience.

5-3 La cueillette d’olives devient une mission militaire pour les villageois palestiniens

5-4 Situation de la discrimination, octobre 2008 : chiffres et faits.

6 Annexe

6-1 Christopher Ketcham : Système des télécommunications gouvernementales US : Un cheval de Troie... israélien.



 4-3 Jénine, vitrine de l'Autorité palestinienne.

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

La ville palestinienne était il y a encore quelque mois aux mains des groupes armés. La police palestinienne y garantit désormais l'ordre.

Le gouverneur de Jénine l'admet sans hésiter : la visite de Bernard Kouchner dans sa ville n'aurait pas été envisageable il y a un an ou deux. «Beaucoup de gens ont été surpris par la vitesse à laquelle nous avons rétabli la loi et l'ordre», dit Qadoura Moussa après la visite samedi du ministre des Affaires étrangères français.

Grosse ville palestinienne au nord de la Cisjordanie, Jénine était l'année dernière encore un endroit dangereux. Située à quelques kilomètres à peine de la ligne verte, qui sépare Israël de la Cisjordanie, la ville avait été un des bastions de la seconde intifada, la révolte des Territoires palestiniens qui éclate à l'automne 2000. Jénine et son camp de réfugiés, dédale de maisonnettes de ciment en plein centre-ville, deviennent alors un fief des mouvements clandestins palestiniens, Hamas, Djihad islamique et Brigades des martyrs d'al-Aqsa, la branche armée du Fatah. Environ un quart de tous les auteurs d'attentats suicides perpétrés à cette époque sont originaires de Jénine, et le camp de réfugiés sert de base arrière aux artificiers.

L'entrée de l'armée israélienne dans la ville et la prise du camp en 2002 donnent lieu à de violents combats, qui font une cinquantaine de morts palestiniens, et une trentaine de tués chez les Israéliens. Depuis, cette ville rebelle, soumise à de fréquentes incursions de Tsahal, avait sombré dans l'anarchie.

«Comme à Naplouse, une partie des activistes palestiniens avait basculé dans le banditisme et les trafics en tout genre», explique Rodolphe Mauget, un officier de police français chargé depuis 2005 de l'entraînement de la police palestinienne.

«Nous avons commencé à reprendre la situation en main en décembre 2007», raconte le gouverneur de la ville. «Les gens en avaient assez du chaos. Nous avons unifié les forces de police, et nous nous sommes débarrassés des trafiquants et des bandits.» Une mesure d'amnistie décrétée par les Israéliens à l'encontre de certains suspects palestiniens recherchés contribue aussi à calmer la situation.

Cette réussite tranche avec la corruption et la profusion de services de sécurité concurrents, plus d'une quinzaine du vivant de Yasser Arafat, qui ont longtemps discrédité l'Autorité palestinienne. Le changement est largement dû aux efforts d'un homme, Salam Fayyad, ancien expert au FMI devenu le premier ministre et le ministre des Finances de Mahmoud Abbas. «Il a pris personnellement les choses en main», explique un diplomate européen longtemps en poste dans la région. «Toujours présent sur le terrain, il s'est d'emblée attaqué aux villes les plus dures, comme Naplouse et Jénine, ce qui semblait infaisable. Et ça a marché», dit-il.

Progrès rapides

Les Israéliens eux-mêmes reconnaissent les progrès accomplis. «Les choses marchent à Jénine», a déclaré vendredi le général israélien Gadi Shamni, commandant la région centre et responsable de la Cisjordanie. «Les Américains aussi sont conscients des progrès accomplis en la matière», dit le diplomate, «ce qui tend à affaiblir les arguments israéliens selon lesquels l'Autorité palestinienne est incapable de garantir la sécurité d'un futur État.»

Malgré ces progrès rapides et inespérés, beaucoup reste à faire à Jénine comme dans le reste de la Cisjordanie. «Nous avons réussi à établir la sécurité, dit Qadoura Moussa, il nous faut à présent que l'économie redémarre, et enfin que nous progressions sur le plan politique. Dans ces deux domaines, la situation n'a guère progressé : nos routes sont toujours bloquées par des points de contrôle, des prisonniers sont toujours incarcérés, et les colonies israéliennes continuent d'être construites.»

A.J.

06/10/2008

http://www.lefigaro.fr/international/2008/10/06/01003-20081006ARTFIG00243-jenine-vitrine-de-l-autorite-palestinienne-.php


4-4 Jacques-Marie Bourget : Lettre ouverte à Valeria Bruni-Tedeschi.

 Chère Valeria,

Je vous aime. On ne peut avoir joué dans « Rien à Faire » et être fondamentalement mauvaise. Langoureuse, désespérée à l’âme de silex, inexpugnable sur les principes, vous avez plaidé efficacement la cause de Marina Petrella ; et c’est bien qu’elle ne meure pas. On découvre que les Glucksmann ont raison : c’est à l’Elysée que souffle maintenant l’esprit de Mai. Poussé par l’ouragan de cette liberté grande, que je vous adresse une lettre sans facteur, attendu qu’en ce moment, le choix de ce dernier peut être une décision idéologique.

Il y aura bientôt 18 mois que William Bourdon, mon avocat (par ailleurs acteur comme vous dans un film où l’on voit des noirs en couleurs, « Bamako »), un homme qui ne laisse jamais les bonnes consciences au repos de peur qu’elles ne s’endorment, a écrit à votre beau-frère. L’objet de ce courrier ? Une balle de M16 que j’ai reçue dans le poumon le 21 octobre 2000 à Ramallah, Palestine. Une munition de 5,56 millimètres fabriquée par IMI, la firme israélienne d’armement. Ayant porté plainte en France, une Commission rogatoire internationale a été adressée par la juge Michèle Ghenassia au gouvernement israélien, lui posant quelques questions sur l’art et la façon de tirer sur un journaliste.

Commission rogatoire réexpédiée sans réponse. Ce qui nargue les accords de coopération signés entre Israël et la France. Là, je sens que je vous lasse, je vais donc sprinter. En résumé, le seul recours, dans cette affaire de « tentative d’assassinat », reste le président de la République, auquel Me William Bourdon a donc fort poliment écrit. Sans avoir reçu de réponse. Alors que nous connaissons l’implication du président en faveur de tous ceux qui souffrent, des infirmières bulgares à nos banquiers. Si je plaide auprès de vous, ce n’est pas pour ma cause mais pour celle de Me Bourdon, un être extrêmement bien élevé dont je sens qu’il ne comprend pas le sens de ce courrier sans retour. Pour faciliter la tache du président, qui n’a pas que cela à faire, je vous suggère un texte tout prêt :

Cher maître,

J’ai bien reçu votre lettre. Sachez que, très concerné par la liberté de la presse, c’est avec la plus grande attention que je vais examiner le dossier que vous m’avez soumis, celui de ce journaliste blessé.

Pour la formule de politesse, je laisse en blanc.

Comme l’Elysée expédie son courrier en franchise postale, la réponse ne coûtera pas un centime au contribuable.

Il y a de petits principes dans le fonctionnement de la République, on m’écrit donc je réponds, qui mériteraient d’être respectés. Ne me dites pas que pour être entendu, tel Fernand Reynaud passant par New York pour atteindre Asnières, il me faut faire un détour par le camp des FARC dont je connais les hamacs, les frijoles et les discours : tuants.

Pardon, chère Valeria pour cette espièglerie épistolaire, mais un blessé a parfois des idées noires et trop souvent « Rien à Faire ».

Jacques-Marie Bourget

http://www.bakchich.info/article5436.html


4-5 Violences lors de la cueillette des olives en Cisjordanie.

Des colons juifs ont été filmés alors qu’ils donnaient des coups de pied et de poing à deux photographes de presse et à une Britannique qui aidait les Palestiniens à récolter les olives près d’une ville en Cisjordanie.

La police israélienne a réagi samedi en arrêtant la récolte.

L’échauffourée près de la ville d’Hébron est la dernière d’une série d’incidents imputés aux colons qui essayent de perturber la cueillette annuelle qui assure la subsistance de nombreux Palestiniens.

Les colons prétendent que les arbres se trouvent sur terre israélienne et que la récolte est illégale.

Le film de Reuters montre quatre colons se dirigeant vers une oliveraie bordant une colonie juive illégale en Cisjordanie occupée où plusieurs militants pacifistes israéliens, palestiniens et étrangers faisaient la cueillette.

Violentes bagarres

Les colons ont donné des coups de poing et de pied à Abed Hashlamoun, photographe pour la European Pressphoto Agency (EPA) ; qui s’en est sorti avec une blessure sous l’oeil.

Ils ont aussi attaqué son frère, Nayef Hashalamoun , photographe pour Reuters.

Janet Benvie, militante britannique faisant partie d’une équipe de pacifistes chrétiens, a été griffée à la lèvre après une bagarre avec un colon qui s’était emparé de sa caméra.

Benvie a déclaré à la télévision Reuters : « quand j’ai essayé d’attraper la caméra, un des colons m’a donné un coup de poing dans la figure ».

Le film montre des soldats israéliens arrivant pour arrêter la bagarre, mais Benvie dit qu’ils ont laissé les colons partir.

D’après la correspondante d’Al Jazeera , Nour Odeh : « ce n’est pas la première fois que la cueillette des olives en Cisjordanie occupée voit culminer les attaques des colons contre les fermiers palestiniens".

« Il y a plus d’un million d’oliviers appartenant à des fermiers palestiniens. De cette production dépend la subsistance de quelque 100 000 Palestiniens en Cisjordanie. La plupart des oliveraies sont en bordure des colonies israéliennes qui sont bien entendues illégales en vertu du droit international".

« La cueillette de ces olives requiert souvent la permission des autorités israéliennes, mais elle est de toute façon l’occasion d’une montée des frictions entre les fermiers et les colons israéliens ».

Danny Poleg, porte-parole de la police israélienne en Cisjordanie, a dit que la zone avait été déclarée zone militaire fermée ce qui mettait effectivement fin à la récolte.

Poleg a dit que les colons et les palestiniens s’étaient jeté des pierres.

Issa Amro, un Palestinien qui travaille pour le groupe israélien des droits humains, B’tselem, a nié que des pierres aient été lancées, ajoutant que la police est arrivée après la fin de la bagarre.

Poleg a dit qu’il n’y avait pas eu d’arrestations de colons parce qu’aucune de plainte officielle n’avait été déposée.

Trois Israéliens qui se trouveraient dans l’oliveraie pour aider les Palestiniens avec la ceuillette ont été questionnés après avoir refusé de partir comme leur ordonnait la police.

19 octobre

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5232


4-6 Avec son resto dos au mur, Hazboon n’est pas un 'has been'.
Comme il faudra sans doute attendre longtemps avant qu’un futur président américain ne demande à Israël "Faites tomber ce mur !", un restaurateur palestinien, Joseph Hazboon, a fait inscrire les menus sur le mur de sécurité qui isole la Cisjordanie, puisque ce mur frôle
aujourd’hui sa propre auberge.
Lorsque les Israéliens ont fait passer leur "barrière de sécurité" en béton juste devant la fenêtre de la propriété de la famille Hazboon, à Bethléem, voici quelques années, d’aucuns ont pensé que ce serait le coup de grâce pour son restaurant.
C’est alors que Joseph Hazboon a eu l’idée de transformer ce qui était alors un lieu a priori infréquentable en un endroit attirant et lucratif.
Ainsi a-t-il renommé son établissement "Auberge du mur" et, à en juger par les résultats, le restaurant est bel et bien devenu une attraction pour nombre de touristes.
Il semble qu’ils trouvent là l’occasion de se colleter aux réalités politiques contemporaines de la Terre sainte au lieu de se contenter des antiquités et hauts lieux religieux qu’ils étaient venus voir à Bethléem, lieu de naissance du Christ.
"L’idée m’est venue comme ça, comme une vision", se souvient Hazboon, qui, à 35 ans, a déjà 15 ans de métier dans la restauration. Tout d’abord, quand le mur est venu faire de l’ombre à son restaurant, il a envisagé de quitter Bethléem et d’émigrer aux Etats-Unis, où vit sa mère, mais au bout du compte, il a préféré rester sur place.
Les clients ont l’air de trouver son idée plaisante. "Regarder ça (à la télévision) ou lire là-dessus chez nous, ça n’a rien à voir avec le fait de circuler à travers ce magnifique pays et de voir ce mur très laid, affreux", estime un visiteur américain, Chrys Reynolds.
"C’est bizarre de voir un menu sur le mur. Mais si vous travaillez ici, cela vous concerne directement, c’est peut-être une façon d’y faire face", ajoute-t-il.
A l’heure du déjeuner, les clients montrent du doigt, par la fenêtre, leur choix consigné sur le mur, filet mignon ou crustacés, imprimé à la peinture d’extérieur sur les panneaux de béton de quatre mètres de haut, qui sont censés protéger, de l’avis de leurs constructeurs israéliens,
l’Etat juif d’éventuels attentats palestiniens.



5 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Octobre : bon moment pour un examen de conscience.

Alors que huit ans ont passé depuis les événements d’octobre, l’Association pour les Droits du Citoyen (ACRI) proteste : les responsables de la mort des citoyens n’ont toujours pas comparu en justice, les fossés entre Juifs et Arabes ont grandi, la discrimination et le racisme se sont aggravés. Il revient au gouvernement d’œuvrer sans délai à la mise en œuvre des recommandations de la Commission Or.

Les événements d’octobre 2000 ont marqué un des sommets du racisme et de la discrimination à l’encontre de la population arabe en Israël.

La police avait opéré comme si elle s’était trouvée face à des ennemis mortels et non pas face à des citoyens de l’Etat, ce qui avait abouti à la mort de 13 personnes.

Sous la pression du public, le gouvernement avait mis sur pied une commission d’enquête gouvernementale afin d’examiner les événements et leur contexte. Au terme d’un travail de fond, la Commission Or avait publié son rapport – le document gouvernemental le plus important, le plus vaste et le plus détaillé à avoir été publié à ce jour sur la question de la situation des citoyens arabes d’Israël. La Commission Or établissait que « l’objectif essentiel de l’activité de l’Etat doit être de garantir une égalité réelle pour les citoyens arabes du pays… Il revient à l’Etat de lancer, développer et mettre en œuvre des programmes visant à combler les fossés, en mettant l’accent sur les questions budgétaires pour tout ce qui touche à l’enseignement, au logement, au développement industriel, à l’emploi et aux services. Il faut porter une attention particulière aux conditions de vie et à la misère des Bédouins. »

La Commission Or recommandait même qu’une enquête soit menée par le Département des Investigations sur des Policiers, afin d’examiner la possibilité de poursuivre en justice les policiers impliqués. Malgré cela, tous les dossiers de l’enquête de ce département ont été fermés sans avoir été traités comme il convient, avec l’appui total du Conseiller juridique du gouvernement. Le fait que personne n’ait eu à comparaître en justice suite à des événements où 12 civils ont été tués, a rendu plus profonde la crise de confiance entre la police et les citoyens arabes d’Israël et a renforcé le sentiment que leur vie a peu de valeur.

Depuis la publication du rapport de la Commission Or, quasiment rien n’a été entrepris pour faire avancer et améliorer le statut de la population arabe en Israël. Les gouvernements israéliens ont poursuivi la même politique de discrimination et de négligence à l’égard de la population arabe. Résultat : les fossés entre Juifs et Arabes ne font que se multiplier et s’élargir. La population arabe en Israël continue de protester contre la discrimination et d’exprimer son intention de poursuivre la lutte pour ses droits.

L’Association pour les Droits du Citoyen appelle le gouvernement israélien à travailler à la mise en œuvre des recommandations de la Commission Or, à faire du 1er octobre une journée d’examen de conscience de la démocratie israélienne et à tenir pour une valeur suprême l’exigence de l’égalité pour tous en Israël, de la tolérance et d’un renforcement des valeurs de la démocratie.

Association pour les Droits du Citoyen en Israël

7 octobre 2008

Version anglaise : www.acri.org.il/eng/story.aspx?id=556 www.acri.org.il/story.aspx?id=1970

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)


5-3 La cueillette d’olives devient une mission militaire pour les villageois palestiniens.

Les habitants de la colonie israélienne Ytshar n’ont apparemment pas l’intention de cesser leurs agressions contre les Palestiniens des localités et villages du sud de Naplouse. Ces agressions montent de plus en plus en puissance, depuis le début de la saison de la cueillette d’olives, des olives qui risqueraient d’être imprégnées de sang, à l’instar de précédentes saisons.

Préparation

Armés de couteaux, de fusils et même de grenades, certains de ces colons ont pilonné avec leurs pierres la maison de la citoyenne palestinienne Nahla Makhlouf. Ils n’ont quitté le lieu qu’après avoir arraché des arbres appartenant à cette dame et qu’après avoir dessiné l’étoile de David sur le mur de sa maison.

C’est dans le village Assira Al-Qabliyya, au nord de la Cisjordanie, qu’habite Mme Nahla. Elle et tous les Palestiniens du village attendent, chaque week-end, une attaque de la part de leurs voisins de force : les habitants de la colonie Ytshar. La dernière attaque a cependant dépassé toute attente.

Cette fois, les colons ont lancé des bombes lacrymogènes à travers une fenêtre, s’étonne madame Nahla. Cette mère de quatre enfants rapporte : « Il y avait une odeur très forte. Les larmes coulaient. La respiration devenait difficile, surtout pour mon nourrisson. Je commence à avoir peur pour mes enfants ».

« Pour rejoindre la ferme d’oliviers, ajoute Mme Nahla, pourtant non loin de chez nous, on a besoin de bien observer les mouvements des colons et de l’armée de l'occupation israélienne. Et parfois, nous devons travailler en coordination avec la Croix-Rouge pour l’atteindre. Et durant la saison de la cueillette, nous devons mettre tout en œuvre pour tout contrôler, pour que tous les fermiers se rassemblent en cas d’attaque de la part des colons. Sinon, nos récoltes seront volées par les colons. Nous ne les laisserons pas faire, même si cela doit nous coûter la vie ».

Registres

La violence des colons est en nette augmentation. Un récent rapport publié par l’organisation des Nations Unies a enregistré 222 actes de violence commis dans le premier semestre de l’année 2008. Pour toute l’année 2007, le nombre a été de 291 actes. Certains croient que cette nette augmentation est relative au projet d’évacuation des points coloniaux, au profit de grandes colonies autour des villes d’Al-Quds, de Silfit et Al-Aghwar.

Environ un demi million d’Israéliens vivent en Cisjordanie dans la partie orientale de la ville d’Al-Quds. Même les grandes puissances croient à l’illégitimité de cette existence, selon la loi internationale. Ces colons se protègent derrière le mur discriminatoire de séparation d’une longueur de 790 km, que les autorités israéliennes haussent depuis 2002.

Précautions

Les colons israéliens n’ont guère besoin d’un quelconque prétexte pour attaquer les habitants des villages du sud de Naplouse dont Assira, Hawara, Bourine, Yatma, Aqraba.

Samir Abdou Al-Hamid, du village Al-Qabliyya, dit que les fermiers palestiniens prennent toutes les précautions pour ramasser leurs récoltes. Ils se divisent par exemple en groupes, utilisent leurs téléphones portables pour coordonner leurs efforts. Mais la seule solution est qu’ils partent, dit Samir, exprimant son impatience.

Abou Mohammed, un fermier du village d’Assira, se plaint du fait que l’armée de l'occupation israélienne protège les agresseurs ! « Nous, nous n’avons personne ». Il souligne que les fermiers se défendent avec les moyens du bord, des moyens très simples.

Témoignage

Beitsalim, un groupe israélien défendant les droits de l’homme, est témoin de ces agressions. En 2007, il a fourni à Mme Nahla un appareil vidéo pour enregistrer les actes d’agression. Malheureusement, l’appareil a reçu une pierre. Il n’a pu enregistrer que le son.

Jerous, un membre du groupe, rapporte que l’enregistrement montre une scène où les colons attaquants avertissent l’armée de l'occupation israélienne qu’ils vont attaquer les Palestiniens si l’armée ne le fait pas. C’étaient les colons qui donnaient les ordres, non pas l’armée !

De son côté, l’avocat israélien Svard, spécialiste des droits de l’homme, dit que la plupart de soldats israéliens ne savent pas qu’il est de leur devoir de défendre les Palestiniens, étant une armée d’occupation.

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s70dBPIen1Z4YqVQaoLS72WzqzpPq1d0EKXvAoKIELeec8kHU53zPsJf5noQx4g649qcejj%2fdDexR%2fBmhGtbcNmxvKU3YG8JfWYAsARI9UX44%3d


5-4 Situation de la discrimination, octobre 2008 : chiffres et faits.

Violence policière : depuis les événements d’octobre 2000, 34 citoyens arabes ont été tués par la police. Récemment encore, en juillet 2008, Sabri Al-Jarjaoui est mort des suites de ses blessures, après avoir été agressé par la police. Dans la plupart des cas, aucun acte d’accusation n’a été déposé à l’encontre des suspects, ou alors de très légers. Le comportement des forces de sécurité témoigne de ce que, huit ans après les événements d’octobre, les recommandations de la Commission Or, appelant la police à entreprendre une série d’actions en vue d’éradiquer l’hostilité à l’égard des citoyens arabes, sont encore loin d’une mise en application.

Interrogatoire de militants sociaux et politiques par la Sûreté Générale [Shabak] : cette dernière année, nous avons été témoins d’une « vague » de convocations de militants politiques et sociaux arabes pour interrogatoire par la Sûreté Générale sur des questions touchant à leur activité politique et sociale, en dépit du fait que cette activité est parfaitement légitime et légale. Ces interrogatoires, en même temps que les déclarations du chef de la Sûreté Générale à propos de son engagement à préserver le caractère de l’Etat comme Etat juif, suscite la sensation inquiétante d’une espèce de surveillance, de contrôle caractéristique de régimes obscurs. L’activité de la Sûreté Générale constitue une atteinte grave à la liberté de pensée et d’expression, et à la liberté d’association politique. Dans une partie des cas au moins, la procédure s’accompagnait d’entraves à l’activité sociale.

Gel de la planification urbaine dans les localités arabes : les autorités responsables de la planification continuent d’ignorer les besoins de développement des localités arabes, gelant ainsi leur développement et portant atteinte à la vie des habitants. L’absence de plan directeur conduit à une situation absurde où il est parfaitement impossible d’obtenir un permis de bâtir. C’est ainsi que des dizaines de milliers de maisons sont construites sans permis, pour répondre aux besoins de l’accroissement naturel, et que leurs propriétaires se retrouvent, par force, en situation d’infraction à la loi. Ainsi, pour prendre un exemple, dans la localité de Majd El-Kroum, où cela fait 25 ans qu’il n’y a pas eu de plan directeur, environ 60% des maisons ont été construites sans permis. Dans la localité de Daliyat Al Carmel, environ 5.000 maisons ont été bâties sans permis, du fait de l’absence d’une planification appropriée. Beaucoup de ces maisons construites sans autorisation ne disposent pas des services essentiels comme l’eau, l’électricité, l’infrastructure etc. L’absence de plans directeurs a créé un manque sévère de bâtiments publics comme des écoles, des caisses de maladies, centres de santé familiale, et autres.

Politique de démolition des maisons dans les villages bédouins du Néguev : malgré les recommandations de la Commission Or, l’Etat d’Israël continue de porter atteinte aux droits de la population bédouine des villages non reconnus. Chaque année, l’Etat exécute des dizaines d’ordres de démolition visant des maisons familiales dans des villages non reconnus, laissant des dizaines de familles sans abri. L’Etat a durci sa politique visant à l’évacuation de la population arabe de sa terre, dans le Néguev, et à sa concentration sur un territoire plus restreint, tout en forçant les habitants à renoncer à leur mode de vie, à leur culture et à leur économie traditionnelle. La politique de démolition de maisons et l’absence de plan directeur portent sévèrement atteinte à la possibilité pour ses habitants de subsister et de se développer comme citoyens égaux et apportant leur contribution à la société, et elles renforcent, au sein de la population arabe, les sentiments d’oppression, de discrimination et d’aliénation.

Association pour les Droits du Citoyen en Israël

7 octobre 2008

Version anglaise : www.acri.org.il/eng/story.aspx?id=556 www.acri.org.il/story.aspx?id=1970

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)



6 Annexe

6-1 Meir Dagan : "Tueur de l’année".

Ce n’est pas le titre "d’Homme de l’année", mais bien plutôt celui de "Tueur de l’année", pour reprendre l’expression du journaliste Gidéon Levy, que la télévision israélienne vient de décerner au chef du Mossad, Meir Dagan. L’hebdomadaire égyptien Al Ahram Weekly, Khalid Amayreh raconte.

La tension dans l’assistance était évidente samedi dernier alors qu’elle attendait d’Emanuel Rozin, présentateur de la chaîne de télévision israélienne Canal 2, qu’il annonce qui était l’homme de l’année « [hébraïque] ». Pour augmenter le suspense dans l’assistance, Rozin a énuméré les réalisations de la personnalité en question avant de livrer son nom.

« C’est l’homme qui n’a fait qu’exécuter de bonnes actions... C’est la personne qui est devenue célèbre pour avoir découpé les têtes de Palestiniens avec cutter ... Il est né avec un couteau entre les dents... C’est le chef du Mossad, Meir Dagan ! » . Et la salle a croulé sous les applaudissements lorsque Rozin a annoncé que Dagan était homme de l’année.

Rozin a veillé à mentionner certains des hauts faits « secrets » de Dagan, particulièrement l’assassinat du commandant du Hizbullah, Imad Mughniyah, et la fourniture des informations qui ont permis à l’Armée de l’Air israélienne de bombarder un centre de recherches au nord-est de la Syrie. Après avoir annoncé que Dagan était l’homme de l’année, l’émission de télévision a présenté son profil reprenant ses états de service pendant sa carrière militaire et comme responsable du Mossad.

Tous les collègues et connaissances de Dagan qui ont été interviewés n’ont pas tari d’éloges sur son imagination pour assassiner des Palestiniens et des Arabes. Le général à la retraite Yossi Ben Hanan, un ancien collègue de Dagan, témoignait sur son insistance à assassiner des Palestiniens lui-même une fois qu’ils lui avaient été amenés. Ben Hanan a chaudement félicité son grand ami pour cela.

Juste avant puis après que Dagan a été nommé homme de l’année, un certain nombre de rapports de presse ont été publiés au sujet des atrocités qu’il a commises contre les civils palestiniens et libanais. Ces rapports, élaborés par des journalistes israéliens reconnus, confirment que Dagan a été nominé en raison de ces atrocités.

Aluf Ben Ahed, un commentateur du journal Haaretz, a publié un rapport sur Dagan le 26 septembre dans lequel il écrivait que l’ancien premier ministre Ariel Sharon lui-même avait insisté pour que Dagan soit nommé à la tête de Mossad, « en raison de son immense expérience et de son passe-temps consistant à découper les têtes des Arabes » , tel qu’il l’a rapporté.

Ben Ahed a écrit aussi que la relation entre Sharon et Dagan remontait au début des années 70, lorsque Sharon était commandant de la région sud et Dagan commandant de l’escadron de la mort Rimonim. Sharon avait alors confié à Dagan la mission d’enlever et d’assassiner les combattants de la résistance palestinienne dans la bande de Gaza.

Sharon appréciait beaucoup voir Dagan couper lui-même les têtes des résistants palestiniens après leur assassinat. Ben Kasbit a écrit qu’un certain nombre de soldats qui ont servi sous Dagan dans la bande de Gaza au cours de cette période ont plus tard souffert de troubles psychologiques pour avoir appliqué des ordres de Dagan en tuant d’atroce façon des Palestiniens. Après avoir fait leur période militaire, certains d’entre eux ont perpétré des crimes [dans la société israélienne], et lorsqu’ils ont été jugés, ils ont dit avoir été affectés par les atrocités commises sous les ordres de Dagan, contre des Palestiniens.

Le journaliste Gidéon Lévy a publié un article le 2 octobre dernier, dans lequel il indiquait que la censure militaire avait empêché la publication d’un rapport que les journalistes avaient préparé il y a des années sur les atrocités dont Dagan s’était rendu responsable contre les civils libanais, alors qu’il était commandant de l’armée israélienne au Sud du Liban dans les années 80. Si la censure militaire israélienne autorise aujourd’hui la publication de rapports confirmant le passe-temps de Dagan de couper les têtes des Palestiniens, on peut supposer que ce qui reste censuré est encore plus atroce.

Al-Ahram weekly a rassemblé des témoignages de Palestiniens ayant été témoins des atrocités de Dagan dans la bande de Gaza pendant les années 70, lorsqu’il était commandant de l’unité Rimonim.

Rabia Abu Samheh, âgée de 63 ans, qui vit dans le camp de réfugié d’Al-Maghazi, faisait partie de ces témoins.

En juillet 1971, Rabia Abu Samheh était en route pour rentrer chez elle dans le quartier à l’ouest du camp après une visite à une amie dans le quartier situé à l’est, lorsqu’elle a remarqué que la rue principale du camp était complètement vide : elle avait été envahie par des membres de l’unité Rimonim, lesquels portaient des bérets rouges. Quand elle s’est approché de la principale mosquée du camp, elle a été témoin d’une scène qu’elle n’oubliera jamais. Les soldats ont ouvert le feu sur trois jeunes hommes palestiniens, puis un soldat a jeté un des tués dans un puits d’ordures près de la mosquée. Abu Samheh a été choquée par la scène et, oubliant sa peur, elle s’est précipitée vers les soldats pour les empêcher de jeter les deux autres morts dans le puits. Ils l’ont alors battue avec les crosses de leurs fusils jusqu’à ce qu’elle ait le visage en sang.

Salem Sarirat, âgé de 58 ans, vit près de la frontière entre la Bande de Gaza et Israël. Il a raconté qu’il menait son troupeau de moutons dans le pâturage près de sa maison lorsqu’il a entendu des véhicules militaires tout près de là. Il s’est précipité chez lui et a observé de sa fenêtre ce qui arrivait, voyant que des soldats de l’unité Rimonim sortaient deux jeunes hommes palestiniens d’un des véhicules et les attachaient à un arbre. Puis un militaire qui selon Sarirat était Dagan lui-même, s’est approché d’eux avec un couteau à la main. Il l’a planté dans le coup d’un des deux jeunes qui criait et puis l’a violemment tourné dans tous les sens jusqu’à ce que sa tête ait été découpée. Puis il a procédé de même avec l’autre garçon.

Ben Aluf et Ben Kasbit conviennent que Dagan a remporté le prix [de canal 2] pour sa cruauté dans ses actes comme commandant de l’unité Rimonim. Gideon indique que personne d’autre n’a dirigé le Mossad en ayant commis autant d’atrocités, de crimes, et en ayant répandu autant de sang que Dagan.

Ronin Briegman, qui écrit dans le journal à grande diffusion Yediot Aharonot, a publié un article le 7 août dans lequel il expliquait que Sharon avait été contrarié par la politique d’Ephraim Helevi, prédécesseur de Dagan à la tête du Mossad, parce que l’agence n’avait pas commis d’assassinats pendant son mandat qui aurait prouvé la force et la portée des actions israéliennes. Sharon était également irrité du fait qu’Helevi n’avait pas entrepris de mission pour contrecarrer le programme nucléaire iranien, une mission que Dagan a prise en charge au nom du Mossad.

Ronin Briegman indique que les listes d’opérations exécutées par le Mossad sous le mandat de Dagan ont toujours été très chaudement accueillies par Sharon et son successeur Olmert. Ces opérations comprenaient l’assassinat de Mughniyah, le bombardement d’une usine supposée d’armes chimiques en Syrie et le meurtre de dizaines d’experts syriens et iraniens ainsi que la fourniture de renseignements permettant le bombardement d’un centre de recherches au nord-est de la Syrie qui selon Israël abritait un réacteur nucléaire syrien en construction avec l’aide d’experts venus de Corée du Nord.

Briegman indique que sous le mandat de Dagan, le Mossad a assassiné Ramzi Nehareh, un commerçant lié au Hizbullah, Ghalib Awaleh, un responsable de l’aile militaire du Hizbullah, Ali Hussein Saleh, un chauffeur de l’ambassade iranienne à Beyrouth, Abu Hamza, responsable du Jihad islamique au sud du Liban, ainsi que bien d’autres.

Tous les journalistes qui ont écrit sur le Mossad à l’époque de Dagan ont dit à quel point Olmert est impliqué dans l’élaboration des listes d’opérations exécutées par le Mossad. Ces journalistes rapportent que Dagan se rend au bureau d’Olmert chaque jeudi avec une liste d’opérations qu’il veut voir approuvée par Olmert, et qu’Olmert valide toutes les propositions de Dagan. Il y a un consensus en Israël sur le fait que Dagan est aujourd’hui la personnalité la plus influente parmi ceux qui décident à Tel Aviv, et qu’en raison de ses hauts faits, Olmert a insisté à deux reprises pour que le mandat de Dagan à la tête du Mossad soit reconduit.

Il est ironique et inexplicable que le monde ose qualifier de terroristes les mouvements de la résistance arabe et palestinienne, alors qu’Israël a produit des terroristes beaucoup plus sadiques et criminels. De plus, le massacre à grande échelle d’innocents est devenu la norme pour accorder des promotions à des chefs militaires et leur octroyer de plus grandes responsabilités.

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article3415

14-10-

 


Palestine,Israël,Olmert,colonialisme,Gaza,Bush, Hamas,Fatah


n°393 - Dossier de Palestine -20-10 – – Fin - - Forum de l'Avenir: la méfiance arabe à l'égard de l'Occident persiste.

n°393 - Dossier de Palestine -20-10 – – Fin - - Forum de l'Avenir: la méfiance arabe à l'égard de l'Occident persiste.


 

                    Dossier de Palestine      

N°393                                                                                                                    20-10

                                                       Par M.Lemaire    



Sommaire                                    – Fin -

6 Annexe                                       – Suite 1 -

6-2 Christopher Ketcham : Système des télécommunications gouvernementales US : Un cheval de Troie... israélien.

6-3 Le respect de l’éthique et le refus de l’illégitimité.

6-4 Conférence internationale portant sur le rôle de ‎la religion dans le monde actuel.

6-5 Le scandale Salah Hammouri.


6-2 Christopher Ketcham : Système des télécommunications gouvernementales US : Un cheval de Troie... israélien. - 1° partie

Voici de quelle façon la technologie de contrôle à distance [israélienne] a pénétré le système des télécommunications gouvernementales américaines, en portant atteinte à la sécurité nationale des Etats-Unis.

Depuis la fin des années 1990, des agents fédéraux ont fait état de violations de la sécurité des communications systémiques auprès du Department (ministère) de la Justice, du FBI, du DEA, du Département d’Etat (Affaires étrangères) et de la Maison-Blanche. Plusieurs de ces violations alléguées de correspondances, disent ces agents, peuvent être attribuées, en remontant les filières, à deux sociétés de high-tech, spécialisées dans le domaine des télécoms, Verint Inc. (anciennement Comverse Infosys) et Amdocs Ltd, qui fournissent, respectivement, les principaux contrats d’écoutes téléphoniques (wiretap) et les logiciels de sauvegarde des enregistrements/facturations de conversations téléphoniques au gouvernement américain. Ensemble, Verint et Amdocs constituent une partie importante de la colonne vertébrale de la technologie d’espionnage interne du gouvernement américain.

Ces deux firmes sont israéliennes et elles ont leur siège social en Israël - cela est dû au fait qu’elles ont percé, jusqu’à parvenir à l’excellence, dans le marché des technologies de l’information que ce pays s’efforce de dominer - et aussi au fait qu’elles sont fortement financées par le gouvernement israélien, en relation avec l’armée et les services de renseignement israéliens (les deux firmes ont une longue histoire de conseils d’administration dominés par des militaires et des officiers du renseignement israéliens encore en fonction, ou déjà à la retraite).

Verint est considérée comme le leader mondial en matière d’« interceptions électroniques », et elle est, par conséquent, une candidate idéale du secteur privé pour l’externalisation [du Tsahal boulot] des écoutes téléphoniques par divers gouvernements. Amdocs, quant à elle, est le plus important prestataire de facturation des télécommunications au monde (avec un chiffre d’affaire de quelque 2,8 milliards de dollars au titre de 2007, des bureaux dans le monde entier et des clients incluant les 25 premières compagnies de téléphonie des Etats-Unis, qui, mises ensemble, traitent plus de 90% du trafic téléphonique entre les résidents aux Etats-Unis). Les opérations de cette compagnie, suggèrent des sources spécialisées, ont été infiltrées par des espions « free lance » (indépendants, à leur compte, ndt), qui exploitent les filtres encryptés propres aux technologies mises au point par Verint et Amdocs, et qui récoltent des données sur certains Américains (jugés intéressants), afin de les transmettre aux services du renseignement israéliens, ainsi qu’à d’autres clients intéressés (en particulier, le crime organisé).

« La réalité de la vulnérabilité de notre épine dorsale de télécommunications est indéniable », dit un officier supérieur du renseignement américain qui a évalué les craintes à ce sujet parmi les agents fédéraux. « Comment cela a pu advenir, sans que rien n’ait été fait, qui a fait quoi - telles sont les questions qui tuent ». Si les allégations sont avérées, les communications électroniques rassemblées par le NSA et d’autres agences de renseignement américaines risqueraient de tomber entre les mains de gouvernements étrangers. Après avoir passé en revue les preuves matérielles disponibles, Robert David Steele, un ancien chargé de mission de la CIA, qui est aujourd’hui un des principaux fournisseurs internationaux de « renseignements publics dans l’intérêt général » me dit que « la pénétration par Israël de la totalité du système des télécommunications américaines signifie que les écoutes sans garanties effectuées par le NSA aux Etats-Unis sont tout simplement, en réalité, des écoutes illégales effectuées (aux Etats-Unis) par Israël ».

Dès 1999, la National Security Agency avait publié une mise en garde sur le fait que des écoutes de conversations téléphoniques diligentées par le gouvernement américain finissaient entre les mains de certains gouvernements étrangers - en particulier israélien. En 2002, le vice-procureur général (Attorney General) américain, Robert F. Diegelman, publia un mémo confidentiel (uniquement à être lu, et en aucun cas photocopié) sur ce problème, à l’intention des officiers des technologies de l’information stratégiques [chief information technology (IT)] près le ministère de la Justice. Les officiers IT supervisent tous les équipements, dont les plus basiques sont les types de téléphones cellulaires utilisés par les agents des télécoms jusqu’aux appareils d’enregistrement des écoutes téléphoniques qu’ils utilisent sur le terrain ; leur mission expresse est d’assurer la sécurité des communications. Le memo de Diegelman était un rappel, sur un ton de réprimande, d’une nouvelle politique en matière d’IT instituée une année auparavant, en juillet 2001, par un ordre interne au ministère de la Justice intitulé « 2640.2D Information Technology Security ». L’Ordre 2640.2D stipulait que des « ressortissants étrangers ne sauraient être autorisés à accéder, ou à assister, à la mise point, au fonctionnement, au management ou à la maintenance des systèmes de technologies de l’information (IT) spécifiques au ministère (de la Justice) ». Cela ne semblerait pas particulièrement de nature à faire froncer les sourcils, dans le contexte de la réorganisation totale du renseignement et de la sécurité, à la suite des attentats du 11 septembre 2001... Mais cet ordre 2640.2D a été publié bien deux mois AVANT les fameux attentats ! Quel groupe, ou quels groupes de ressortissants étrangers avaient donc un accès privilégié aux systèmes de technologies de l’information du ministère de la Justice américain ? Des Israéliens, disent de hauts responsables spécialisés dans la mise en application des lois [am. : law enforcement]. Un ancien procureur spécialisé dans les crimes informatiques au ministère de la Justice me confie, au détour d’une conversation : « J’ai entendu dire que les Israéliens sont en mesure d’écouter nos conversations téléphoniques... »

L’officier du contre-terrorisme et du contre-espionnage (à la retraite) Philip Girardi que cela correspond au cours de l’histoire des intrusions israéliennes aux Etats-Unis. Il relève qu’Israël occupe avec une régularité lassante une place prééminente dans le rapport annuel du FBI (intitulé « Foreign Economic Collection and Industrial Espionage » - Recueil de renseignements et espionnage industriel commis par des pays étrangers) : Israël arrive immédiatement en deuxième position, après la Chine, en matière de vol de secrets économiques américains. Le rapport 2005 du FBI indique, par exemple : « Israël a un programme actif de recueil d’information classée aux Etats-Unis. Ces activités d’espionnage visent en priorité à obtenir de l’information sur des systèmes militaires et des applications informatiques avancées, susceptibles d’être utilisées dans les industries militaires israéliennes, extrêmement développées. » Une méthode favorite des Israéliens, met en garde le rapport du FBI, consiste en des intrusions (de hackers) dans certains ordinateurs.

Dans le cadre général de l’affaire du gouvernement américain espionnant les citoyens américains, cela nous ramène à la législation adoptée en 1994, appelée Communications Assistance for Law Enforcement Act (ou CALEA)(Assistance des services de communications en vue de l’Acte de mise en application de la loi), qui a introduit un virage à 180° dans les méthodes de surveillance électronique (des citoyens, ndt). Les jours où les écoutes téléphoniques étaient effectuées à partir de bricolages in situ avec des pinces crocodiles en cuivre sont définitivement derrière nous. Le Calea a mis en place de nouveaux pouvoirs de surveillance généralisés, adaptés à l’ère du digital, une surveillance effectuée en reliant des ordinateurs éloignés des sites aux routeurs et aux hubs des firmes de télécom - il s’agit d’un réseau fixe d’espionnage, relié en temps réel et en permanence aux téléphones et aux modems des citoyens américains. Le décret Calea a fait des installations d’espionnage un accessoire indissociable de notre vie hautement ‘téléphonique’. De hauts responsables du FBI ont poussé à l’adoption de cette législation, affirmant qu’elle améliorerait la sécurité, mais de nombreux agents du terrain ont élevé la voix afin de protester contre Calea, au motif qu’il a eu le résultat exactement opposé... Les techniques de sape de données employées par la NSA [National Security Agency] au cours de ses exploits de mise sous écoute téléphonique ne pouvaient de toutes les manières pas réussir sans la technologie imposée par le Calea. On pourrait avancer l’idée que Calea est le cœur, caché, du scandale des écoutes téléphoniques diligentées par la NSA.

La Verint Connection

D’après un ex-officier de la CIA, du nom de Giraldi, et d’autres sources sur les services de renseignement américains, c’et du software produit et entretenu par la Verint Incorporation qui gère la plupart des écoutes téléphoniques diligentées par les services américain de répression des fraudes. Giraldi déclare : « Les appels téléphoniques sont interceptés, enregistrés et transmis à des enquêteurs de la CIA par Verint, qui affirme qu’il doit surveiller en permanence ses équipements afin d’assurer la permanence du fonctionnement du système ». Giraldi relève également que Verint est remboursé à hauteur des 50 % de ses dépenses de recherche et développement par le ministère israélien de l’Industrie et du Commerce. D’après Giraldi, l’importance de l’utilisation des technologies Verint est considéré « classifié défense », mais certaines sources ont lâché le morceau, et elles ont fait part à Giraldi de leurs inquiétudes au sujet de la sécurité des systèmes d’enregistrement des écoutes téléphoniques produits par la firme Verint. Le principal souci, dit Giraldi, c’est le risque qu’un « troyen » n’ait été implanté dans le software...

Un ‘troyen’, implanté dans un hardware ou un software de sécurité de l’information, c’est une porte de derrière, à laquelle peuvent avoir accès, à distance, des parties qui, normalement, ne devraient en aucun cas avoir accès à un quelconque système sécurisé. Des allégations d’espionnage massif au moyen de troyens ont secoué le milieu israélien des affaires, ces dernières années. Un article d’Associated Press, en 2005, indiquait que des « entreprises israéliennes high tech produisant des ‘blue chips’ (il s’agit des tranches de silicium servant à confectionner les circuits électroniques, ndt)... sont soupçonnées d’utiliser du software de surveillance illicite afin de voler de l’information à leurs sociétés rivales, et ennemies. » Plus de quarante entreprises ont fait l’objet d’enquêtes, à ce sujet. « C’est la plus grosse affaire de criminalité électronique de toute l’histoire d’Israël », m’a dit Boaz Guttmann, un enquêteur vétéran en matière de crimes cybernétiques de la police nationale israélienne. « L’espionnage au moyen de chevaux de Troie fait partie de la vie ordinaire des firmes israéliennes. C’est une culture de l’espionnage... »

C’est bien entendu de cette ‘culture’ que dépendent les Etats-Unis en ce qui concerne le plus gros de leurs softwares sécurisés pour l’encodage des données et la sécurité des transmissions téléphoniques. « Il y a eu un tas de débats sur la question de savoir à quel point nous devrions faire confiance aux appareils de sécurité produits par les firmes israéliennes de téléphonie », explique Philip Zimmerman, un des pionniers légendaires de la technologie du cryptage (Zimmerman a inventé l’authentification cryptographique personnalisée connu sous le nom de Pretty Good Privacy [privauté vraiment excellente, ndt], ou PGP, qui est aujourd’hui un des standards fondamentaux de l’encryptage des communications.) « De manière générale, je ne ferais pas confiance, personnellement, à du matos fabriqué à l’étranger, dès lors qu’il s’agit de sécurité des données », explique Zimmerman. « Un type de NSA InfoSec - la division de la sécurité informatique de la National Security Agency américaine - « m’a dit un jour : « La crypto fabriquée à l’étranger : voilà notre cauchemar ! ». Mais, soyons juste : notre industrie électronique nationale devenant de plus en plus faible, l’importation de matos étranger est inévitable. » Zimmerman poursuit : « Visez un peu où se trouve l’expertise : au sein de l’International Association for Cryptological Research [Association internationale de la recherche en cryptologie], qui tient un congrès annuellement, il y a un pourcentage d’Israéliens bien supérieur à ceux de toutes les autres nationalités. La firme à capital majoritaire et à direction israéliens Verint est, aujourd’hui, le fournisseur de tous les systèmes d’in terception de télécommunications déployés dans plus de cinquante pays ! »

Carl Cameron, correspondant politique en chef de la Fox News, est un des rares journalistes à mettre son nez dans le désarroi qui va s’approfondissant des agents fédéraux, au sujet de la possibilité que des chevaux de Troie aient été inclus de manière subreptice [am. ‘embedded’] dans la technologie Verint. Au cours d’une vaste investigation (diffusée en quatre épisodes au mois de décembre 2001) sur l’espionnage lié à Israël, Cameron a fait un certain nombre de découvertes époustouflantes sur le compte de la firme Verint, connue alors sous la raison sociale de Comverse Infosys. Certaines sources ont indiqué à Cameron que « bien que diverses enquêtes sur la firme Comverse Infosys aient été diligentées par le FBI, durant plusieurs années, ces enquêtes ont été stoppées, avant même que les appareils de cette firme en service eussent été soumis à des tests exhaustifs, afin d’en rechercher les « fuites » éventuelles. Cameron a également relevé un document interne du FCC, daté 1999, indiquant que « plusieurs agences gouvernementales [américaines] avaient exprimé leur profonde préoccupation au sujet du fait que de trop nombreux personnels non habilités, et n’appartenant pas à la police judiciaire, pussent accéder au système d’enregistrement des écoutes téléphoniques. » Pour l’essentiel, ces accès indus étaient facilités par le système de « maintenance sans fil » [am. ‘remote maintenance’].

Immédiatement après la diffusion du reportage de Cameron, la société israélienne Comverse Infosys changeait de nom, devenant Verint, au motif que la compagnie était en train d’accéder à « sa maturité ». (La firme n’a publié aucune réponse aux allégations de Cameron, et elle ne l’a pas non plus menacé de poursuites judiciaires). Pendant ce temps, des officiers de sécurité au DEA, un service rattaché au Département de la Justice, commençaient à examiner les relations de cette agence avec Comverse/Verint. En 1997, le DEA transforma son infrastructure d’écoutes téléphoniques grâce à la fourniture, pour 25 millions de dollars, par Comverse/Verint, d’une technologie appelée « T2S2 » - cet acronyme signifie « translation and transcription support services », c’est-à-dire, en français : « services d’aide à la traduction et à la transcription » - Comverse/Verint devant, d’après le contrat, fournir le hardware [= les machines] et le software [= les programmes informatiques], plus « des services de soutien, de formation, des mises à jour, des versions supérieures et des options durant toute la durée de validité du contrat », d’après la notice « contrats et acquisitions » affichée sur le site ouèbe du DEA. C’était sans aucun précédent. Avant 1997, le personnel du DEA avait toujours utilisé des équipements mis au point et entretenus strictement en interne.

Mais désormais le reportage de Cameron avait soulevé d’horribles questions de vulnérabilité en matière de T2S2. Le directeur des programmes de sécurité du DEA, Heidi Raffanello, fut suffisamment ébranlé pour publier un communiqué interne à ce sujet, en date du 18 décembre 2008, soit quatre jours après le début de la programmation de la série documentaire de Cameron. Faisant référence au reportage de la chaîne Fox News, elle manifestait son inquiétude liée au fait que « la maintenance en ligne assurée par Comverse n’était pas traitée dans le procès-verbal relatif aux contrats et acquisitions de C&A ». Elle faisait également allusion à des inquiétudes au sujet de l’ordre 2640.2D du Département de la Justice, et elle relevait que l’ « Administrateur », c’est-à-dire le chef du DEA, à l’époque, Asa Hutchinson - avait été mis au courant. Et puis, il y avait cette phrase stupéfiante : « La question demeure peu claire de savoir si le personnel de Comverse est habilité en matière de sécurité, et si tel est effectivement le cas, de qui s’agit-il, et quelles sont les garanties dont on dispose à ce sujet ?... Résultat des courses : on aurait dû découvrir le truc... » Pour dire les choses crûment : le mémo Raffanello est un aperçu effrayant d’une bureaucratie surprise avec ses pantalons baissés...

La police judiciaire ne fut pas la seule à suspecter l’équipement T2S2 acquis chez Comverse/Verint. En novembre 2002, des sources du milieu du contre-espionnage bataves commencèrent à diffuser ce qu’elles affirmaient être « la preuve irréfutable du fait que les services secrets israéliens disposaient d’un accès incontrôlé aux données ultraconfidentielles d’écoutes téléphoniques diligentées et collectées par la police et par les services secrets danois », d’après la radio hollandaise Evangelische Omroep (EO). En janvier 2003, une revue hollandaise de technologie et d’informatique réputée, intitulée « c’t », publia le scoop de la radio EO, qu’elle intitula « La chambre des écoutes téléphoniques hollandaise n’est pas cachère ». L’article commençait ainsi : « Tout l’équipement d’écoutes téléphoniques des services de renseignement hollandais et la moitié de l’équipement d’écoutes téléphoniques de la police nationale... ne sont pas sûrs, et sont en train de refiler des infos à Israël. » Paul Wouters, l’auteur de l’article en question, examine ensuite le matériel d’écoutes T2S2 « livré au gouvernement, ces toutes dernières années, par la compagnie israélienne Verint », et il cite plusieurs experts ès cryptographie, à propos de la viabilité d’un contrôle à distance de la « boîte noire » qui renferme les données encryptées. Wouters utilise d’ailleurs cette expression de « cryptographie de la boîte noire. »

... un aspect très important d’une cryptographie ‘costaud’, c’est une bonne source de randomisation. A défaut d’un générateur de randomisation approprié, ou pire, avec un générateur de randomisation intentionnellement saboté, le décodage et l’interprétation du texte encrypté (ciphertext) qui en résulte deviennent d’une facilité triviale. S’il y a ne serait-ce qu’une seule puce inconnue qui soit impliquée dans la génération de la randomisation, tout devient possible... Si vous pouvez faire confiance au hardware et si vous avez accès au code-source, alors il devient en théorie possible de vérifier le système. Cela, toutefois, ne peut tout simplement pas être fait si l’on ne connaît pas le code-source.

Reste que, comme Wouters a pris soin de l’ajouter, « quand l’équipement a été acheté aux Israéliens, il avait été convenu que personne, mis à part le personnel de chez Verint, sauf une, ne serait autorisée à toucher aux systèmes... Le code source n’aurait jamais dû être accessible, pour personne. »

Le pionnier de la crypto, Philip Zimmerman, met en garde sur le fait qu’ « il est impossible de faire confiance à la crypto, dès lors que le code source n’est pas publié. Un code ‘open source’, cela signifie deux choses : s’il y a des « portes de derrière » délibérément ménagées dans le crypto, un examen par des pairs les révèleront. S’il y a des bugs par inadvertance dans le crypto, ces bugs, eux aussi, seront découverts. Que les faiblesses soient délibérées ou accidentelles, elles seront découvertes. Si la faiblesse est délibérée, ils ne voudront pas publier le code source. Certains des meilleurs produits que nous connaissions ont été soumis à un examen en open source : Linux et Apache, notamment. Les produits crypto les plus respectés ont été testés en open source. Vous avez vu cette petite icône en forme de bloc-notes, dans le coin de votre écran, quand vous visitez un browser ? Il veut dire que vous passez par un protocole, appelé Secure Socket Layer. Firefox, qui a été testé en open source et qui est un standard Internet, vous savez, ce browser très populaire et hautement sécurisé ? Il est entièrement open source. »

(à suivre)

Christopher Ketcham

Traduit de l’américain par Marcel Charbonnierau

 15 octobre

Counterpunch

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5209

Vous pouvez consulter cet article : http://www.counterpunch.org/ketcham...


6-3 Le respect de l’éthique et le refus de l’illégitimité.

NON A UN INETHIQUE TRAITE DE PAIX

OUI A UN TRAITE DE TOTALE NON AGRESSION.

Tous les propos  ci-après ne sont que de modestes contributions à la réflexion des seules personnes en droit de décider par vote référendaire du contenu définitif d’un texte stratégique palestino-palestinien officiel : les Palestiniennes et les Palestiniens  de plus  de 18 ans de la planète entière  décidés à vivre en paix dès que possible en Palestine « historique  » et « finale ».

Il faut être clair a priori : Le respect de l’éthique et le refus de l’illégitimité obligent  à rechercher à aboutir finalement, après le temps relativement  cicatrisant d’un génération,  à un état palestinien   souverain laïque démocratique écologiquement et économiquement viable au minimum  sur l’ensemble du territoire pris en considération par l’insensée  résolution 181, c’est à dire entre la Méditerranée et le Jourdain.  Un état comprenant  évidemment aussi des citoyens palestiniens à part totalement réellement entière ayant eu ou croyant avoir eu (rien que ?) des ancêtres (femmes ?) ayant été sujets, avec des pratiques religieuses soi-disant « moïsiste », du mythique roi David (qui ne fut pas aussi grand qu’on le pense). En ne confondant  surtout pas le judaïsme initial (car il a fait bien des petits depuis )  « inventé »,  avec beaucoup de manipulations des textes religieux  anciens,  par  des lévites (prêtres)  de la tribu de Juda (d’où judaïsme ? ) vers le VI° siècle avant notre ère pour des raisons politiques, avec la religion encore assez polythéiste de David,qui ne saurait être  la religion de Moïse  puisqu’il n’a jamais  existé. 

Il faut être réaliste plus de soixante ans après la naissance de l’entité sioniste toujours sans constitution et sans frontières intégrales ? Effectivement, ça s’impose car depuis que cette planète  est habitée, c’est chaque fois qu’on a piétiné  l’éthique qu’on a  été finalement irréaliste.  Admettre la pérennisation de l’existence de l’entité artificielle originellement sioniste parce qu’elle existe depuis plus de 60 ans et que le lobby plouto-juif (des riches Juifs) international  existe depuis plus longtemps encore, ça n’est pas du réalisme.

En sus du bantoustant gazaoui, d’autres es bantoustans palestiniens à l’est d’une ligne verte très écornée, ça n’est pas du réalisme ; c’est écologiquement et économiquement invivable pour l’ensemble ne serait-ce que des Palestiniens  vivant dans un rayon de 150 km de Jérusalem. Qu’on accorde à cette ville symbolique un statut religieux sacré ou non.

Or, après  cet au moins très  douloureux, sinon  mortel  temps  de spoliations, de meurtres, de viols,  et de déshumanisation lente (épargnant quelques collaborateurs et profiteurs, en particulier ceux ayant commercé avec l’occupant), il faut savoir didactiquement présenter le souhaitable éthique, aussi ambitieux soit-il,  pour que les vecteurs d’opinions et de décisions de la planète entière en prennent conscience. Malgré, comme dit,  le « formidable » pouvoir de l’AIPAC sur les élections et l’administration usaméricaines et le tout aussi formidable multiséculaire pouvoir financier de certains Juifs peu ou prou sionistes de la diaspora sur l’ensemble de l’économie mondiale, et en particulier  des médias trop souvent désinformateurs, sinon propagandistes. .

Sur cette  base réaliste,  il s’agit d’abord de donner une légitimité au présidentiel signataire palestinien, c’est à dire élire au plus vite un nouveau  président parmi des candidats traités égalitairement ; celui de la fraction majoritaire de l’OLP  - Marwan Barghouti ? -   devant être choisi après une re- légitimation de celle-ci (qui ne l’est absolument plus actuellement,  légitime). Et ce, avant de proclamer un état palestinien avec une première et expérimentale constitution  claire -  mais peut-être  fruit du choix entre plusieurs options - approuvée par référendum.

Et il s’agira  bien ensuite de signer un traité pré-négocié de (seulement) non agression     entre « le seul état démocratique du Moyen-Orient » (toujours sans constitution et sans frontières)  et donc ce que d’aucuns  admettront peut-être d’appeler  le second état démocratique du Moyen-Orient.  Sur la base peu négociable des très injustes découpages géographiques (trop de terres arabes peu arables)   de l’insensée  résolution 181 qui n’était qu’une recommandation sans pouvoir prescriptif. Et pas sur la base des mal nommées frontières de 1967 qui ne sont en fait, à peu de choses  près, que les lignes d’armistice de 1949. Voulues comme telles par les sionistes pour  - ils l’ont écrit - leur permettre d’aller plus tard jusqu’au Jourdain, voire au-delà, selon leur vision d’Eretz Israël.

Non, pas un traité de paix, car une paix injuste n’est pas  une paix « durable » , et il y aura injustice tant que n’aura pas  été exercé, sans la moindre réserve, le droit au retour des quelques expulsés adultes palestiniens  de 1948 survivants et de leurs descendants s’ils le souhaitent.  Ce qui est évidemment incompatible avec  la pérennisation de l’existence d’Israël. Même si le Hamas  qui n’est pas plus monobloc et unanime que le Fatah ou tout  autre parti  politique du monde  semble se résigner – provisoirement ou tactiquement ? - à la ligne verte.

En considérant que tout élément  de ce traité de non agression quelque peu favorable aux Juifs étant une généreuse concession des Palestiniens et pas l’inverse,   il y a d’autant moins de compromis possibles que la fraction juive sioniste initiale, majoritairement athée, devenue de moins en moins majoritaire avec les alyias de tous  et n’importe qui pas forcément sionistes, n’a jamais eu aucune légitimité. Non seulement vu son non respect depuis longtemps pré-programmé ne  serait-ce que des termes de la   résolution 181 , qui n’était qu’une recommandation, mais encore parce qu’aucun de ces sionistes majoritairement d’origine est-européenne n’était en mesure  de prouver qu’il n’était pas descendant uniquement, par exemple de Khazars pur sucre, mais même de fournir le nom, le prénom et les options « métaphysiques »  de l’arrière-grand-mère de l’arrière-grand-mère de son arrière-grand-mère,  puisqu’on est juif par sa mère . Alors « la terre de nos ancêtres » ….. ou pire « donnée par Dieu »  …quand on revendique,c’est un droit, son athéisme …. Fallait  pas pousser.  Mais la lâcheté politique à soubassement électoraliste des politiciens irresponsables de droite comme de gauche des « grands pays » a laissé pousser …… un monstre ultra sioniste religieux que ne peut même plus contrôler Tel Aviv pour autant que n’y règne pas déjà des officiers généraux eux-mêmes   ultra sionistes religieux  issus de ce qui  est très improprement appelé « les colonies »

La Shoah juive ne saurait en rien servir non plus de justification puisque déjà les Palestiniens n’y sont pour  rien, mais surtout parce qu’il est historiquement prouvé que les sionistes avaient l’intention,  s’appuyant sur une controversée déclaration Balfour,  de créer en Palestine  un état juif, et pas seulement un « foyer » . Mais aussi parce que  des sionistes « éminents »  ont pactisé avec les plus hautes autorités de la première période nazie. Et encore  puisque les sionistes « palestiniens » à l’abri ont explicitement préféré  gardé leur argent pour accroître  les immigrations  - précieuse chair à canon ! -  plutôt  que de réduire le nombre de victimes de la shoah ; en démontrant  même un  certain mépris  pour  ceux  qui, d’après eux,  se laissaient sans se défendre conduire  « à l’abattoir nazi » .Mais encore parce que la majorité  des victimes de la Shoah ne se s’est  pas  précipitée  en Israël ; et encore  parce que la majorité des Juifs de l’ensemble du continent américain ne s’est guère préoccupé de la  Shoah.  Ce à quoi on peut rajouter , si ce n’est pas suffisant ,  parce que il y a eu plus de victimes  mortelles juives « civiles » en tant que telles en « Palestine historique »  que  sur  tout le reste de la planète depuis 1945 . Bien des Israéliens juifs ayant vite pris conscience, de plus,  qu’en Israël non seulement ne coulaient  pas le lait et le miel casher ,mais qu’en plus du douloureux mépris encore actuel pour beaucoup de  Séfarades ou de Misrahi il y avait de plus en plus de pauvres israéliens juifs qui pour beaucoup n’étaient pas venus pour des raisons religieuses ou patriotiques,mais uniquement en pensant y trouver  une meilleure vie que dans leur pays natal. Un pays qu’ils avaient parfois quitté  suite à des attentats contre leur communauté perpétrés  par le Mossad pour les inciter à faire leur aliya ou suite effectivement à des menaces du gouvernement de leur patrie ancestrale après d’inadmissibles agissements sionistes  internes ou externes. Ce qui n’empêche pas des Juifs orientaux de se trouver encore passablement  à l’aise dans des pays arabes.

Enfin, dernière raison, et pas la moindre, l’entité sioniste est éthiquement injustifiable et donc inadmissible parce que, d’après la Charte même des Nations Unies,  seuls les habitant de la Palestine, Arabes ou Juifs avaient le droit, en 1947,  de décider d’un éventuel partage en trois, et pas deux, entités. Puisque Jérusalem et les lieux saints se devaient effectivement, dans ce cas,  d’être traités à part ; comme d’ailleurs le prévoit la résolution/recommandation, ce que de nombreux pseudo-historiens oublient souvent d’écrire et qui est inexcusable même sous la contrainte de la succinctivité. Une réalité sans laquelle, au dire même  du chef de la délégation des arrogants et manipulateurs sionistes à l’ONU, le vote de la dite résolution 181, à une très courte majorité requise des deux tiers des seuls votants – ce qui est illogique et attaquable -   n’eut pas  été acquis.

Raison de plus  pour que , dans une vingtaines d’années quelques peu cicatrisantes,  il est plus que souhaitable, il est éthique,  que des juifs israéliens « fréquentables et humains », des vrais Justes,  demandent la nationalité palestinienne avec de solides garanties et suite à un référendum, côté israélien pour le moins,  décident l’absorption du territoire israélien (« volé  quelques que quatre vingt ans plus tôt)  par un état palestinien souverain laïque démocratique écologiquement et économiquement viable.

A supposer que par la même occasion, il n’y ait pas aussi absorption de l’artificielle Jordanie (créé par les Britanniques par intérêt politico-économique), alors qu’elle est  essentiellement peuplée de Palestiniens originaires de l’Ouest du Jourdain. N’en déplaise à l’arrière-petit-fils (d’ascendance en fait hachemito-saoudienne donc)  du traître et gourmand récent  (1946) Abdallah 1er (par la sus-dite grâce britannique ), un des principaux responsables de la survie de la jeune entité sioniste  en1948, lors d’une  guerre pas  vraiment initiée par les Arabes qui avaient totalement raison de s’opposer à la résolution insensée et injuste. Alors donc que l’absorption de la Jordanie  économiquement  serait l’idéal, et politiquement également, pour les Palestiniens.

C’est vu sous cet angle qu’il ne faut surtout pas qu’un traité de paix reconnaisse à jamais la légitimité  de  l’illégitime et inéthique ligne verte. A supposer que ce traité de non agression reporte, faute de mieux,   à l’échéance  suivante, parce qu’elle sera annoncée,  l’inaliénable droit sacré au retour.

Comment y parvenir ? Pas d’abord en allant courageusement servir de bouclier humain pour la cueillette des olives ou autres, ce qui, année après année,  semble perdre de son efficacité,  vu l’inhumanité arrogante et l’immunité croissante de l’assassine  Tsahal.  Pas d’abord non plus en organisant des soirées d’informations pas inutiles, voire quelque peu recrutrices,  mais où la majorité des participants arrive à la fois pré-convaincue, mais probablement ignorante des textes et contextes des résolutions 181, 194 et 273, ainsi que l’hypocrite déclaration d’indépendance d’Israël encore non concrétisé.

Une autre regrettable réalité qui rend  donc concrètement impossible, du moins au départ,  à ces pré-convaincus de participer didactiquement à des équipes nationales hebdomadairement tournantes qui, d’une part, surveilleraient les médias et autres forums y attenant, et, d’autre part, harcèleraient leurs politiciens nationaux rien que pour leur faire  connaître didactiquement toujours  les textes et contextes sus-évoqués  et, les fruits de la sus-dite surveillance ; c'est-à-dire la différence entre la désinformation officielle de médias majoritairement sous influence juivo-sioniste  et la réalité quotidienne du terrain que les militants palestiniens, grâce à Internet,  peuvent nous faire connaître quotidiennement sans qu’il soit nécessaire d’investir temps et argent en allant aléatoirement  sur place. Tout en démontrant  à ces mêmes militants palestiniens et aux Palestinennes et Palestiniens de tous âges  en général que, non, nous ne les oublions pas. Et qu’au contraire, quotidiennement, nous nous battons pertinemment pour eux. Y compris en boycottant les produits israéliens et en faisant parvenir  de l’argent aux familles pauvres palestiniennes. 

Alors que la « communauté internationale » est un mythe et que,  si ce n’était pas le cas,  elle serait  impuissante face au veto d’un président usaméricain sous la coupe de l’AIPAC,  la « sape joyeuse » comme dit la prometteuse IJAN  (International Jewish Anti-zionist Network)  du sionisme et de ses fondements tout aussi  mythiques devrait être logiquement la priorité des priorités . En espérant que les associations « pro-palestiniennes » ou se croyant tels qui ne sont pas encore pour la disparition à moyen terme de l’entité sioniste artificiellement et mensongèrement constituée comprennent au plus vite leur illogisme et leur erreur.

La situation est de plus en plus difficile, et le mot est très faible,  voire souvent décourageante, mais la résistance sous formes diverses, est bien là, même avec ses excès parfois très regrettables. Donc l’espoir reste, car on n’a jamais  vu un peuple  occupé ne pas finir par triompher.

Un palestinophile français


6-4 Conférence internationale portant sur le rôle de ‎la religion dans le monde actuel.

Conférence internationale portant sur le rôle de ‎la religion dans le monde actuel, à l'initiative de la Fondation pour le dialogue entre les civilisations, le Centre d'Oslo pour la paix et les droits de l'Homme, et le Club de Madrid, qui regroupe d'anciens présidents et Premiers ministres. 
« Pour résoudre les problèmes du monde demeure un principe essentiel celui de répondre à la revendication de justice » c’est ce qu’a affirmé aujourd'hui mardi, le guide suprême de la révolution islamique, Ali Khamenei.

Khamenei a qualifié «de facteur essentiel le dialogue et l'interaction » pour « lever les ambiguïtés et se comprendre mutuellement » ajoutant : « les amères réalités de ce monde, comme la guerre, la faim et la violation des droits de l’Homme prennent leurs racines dans des facteurs comme les égarements du pouvoir et davantage de exigences, et c’est en ce sens que tout effort visant à résoudre ces problèmes doit avoir comme principe essentiel de répondre à une revendication de justice et de lutte contre l'injustice. »
Au cours de cette ‎rencontre, Khamenei a déclaré que le ‎dialogue était nécessaire pour dissiper les malentendus et ‎promouvoir le dialogue entre les peuples.
‎‎"Face à ces phénomènes néfastes, il faut fonder un ordre mondial ‎basé sur la justice et la lutte contre l'oppression", a-t-il souligné.
Khamenei a évoqué, ensuite, le ‎sort tragique des peuples, palestinien, afghan et irakien, pour en ‎conclure que ces tragédies trouvaient leur origine, d'une part, ‎dans l'absence de dialogue et d'autre part, dans l’hégémonie des grandes puissances.
C’est en ce sens, selon le guide suprême que le colonialisme et le mépris ‎affiché par les grandes puissances, à l'égard des peuples ‎musulmans et des autres nations, sont également à l'origine ‎des problèmes d'aujourd'hui.
"Nous ne considérons pas les ‎générations actuelles occidentales comme responsables des ‎actes commis par les générations d'hier, mais nous constatons, ‎malheureusement, que les dirigeants actuels des grandes ‎puissances occidentales poursuivent les mêmes politiques ‎hégémoniques, pour imposer leur domination au reste du monde ‎et bafouer les droits des peuples.", a-t-il souligné. ‎
Khamenei a qualifié d’important et nécessaire les échanges d'idées, la poursuite des rencontres, le dialogue car permettant de jouer un grand rôle et de produire un climat de confiance entre les peuples et les nations.
« Mais ces activités ne sont ni suffisantes ni efficaces pour mettre un frein à l’ambition désastreuse de ceux qui convoitent le pouvoir dans le monde et pour mettre un terme aux actuelles épreuves qui sont engendrées par l'être humain, et c’est pourquoi d'autres facteurs doivent être pris en considération » a déclaré le guide suprême
Aux côtés de Kofi Annan se trouvaient ainsi les anciens Premiers ministres italien Romano Prodi, norvégien Kjell Magne Bondevik, français Lionel Jospin, ainsi que les ex-présidents irlandais Mary Robinson, portugais Jorge Sampaio et de la confédération suisse Joseph Deiss.
Au cours de cette conférence, axée sur "la religion dans le monde moderne », les anciens responsables occidentaux ont tous affirmé que cette conférence avait exclusivement pour objectif de contribuer au dialogue entre les cultures, notamment en matière de religion.
L'ancien Premier ministre norvégien a critiqué le recours à l'"axe du mal" par le président américain George W. Bush, qui regroupait l'Iran, l'Irak et la Corée du nord.
Mary Robinson a appelé à un renforcement du "dialogue entre les leaders politiques et religieux pour prévenir les conflits et les tensions dans le monde".
Elle a aussi appelé "au respect des minorités religieuses".
Pour sa part, M. Annan, secrétaire général de l'ONU de 1997 à 2006, a critiqué "les politiciens opportunistes qui prononcent des paroles extrémistes pour se faire élire".
"L'extrémisme n'a pas pour origine la religion mais ceux qui utilisent les religions", a-t-il dit.

13 Octobre.

http://www1.irna.ir/fr/news/view/line-41/0810152206022806.htm


6-5 Le scandale Salah Hammouri.

Salah Hammouri est ce jeune franco-palestinien, emprisonné durant plus de trois ans, condamné par un tribunal miliaire israélien sans preuves à sept ans de prison à l’issue d’un procès où l’utilisation des « aveux » rappelle de sinistres souvenirs. Hammouri reste inconnu pour de nombreux français.

Alors que la mairie de Paris et le gouvernement français se mobilisent pour les « otages », et en premier lieu pour le soldat franco-israélien Gilad Shalit, le silence autour du cas de Hammouri a quelque chose d’exemplaire, comme l’explique dans un article d’une page de Libération Christophe Ayad, « Israël : un Français aux oubliettes » (18-19 octobre 2008) - je n’ai pas trouvé l’article sur le site de Libération, hasard ? J’en reproduis donc de longs extraits.

« Salah Hammouri a été arrêté le 13 mars 2005 sur la route de Ramallah. Deux heures plus tard, la police israélienne retournait l’appartement de ses parents, à Jérusalem-Est, à la recherche de preuves. Ils ont tout retourné, saisi le disque dur de son ordinateur. Ils sont allés jusqu’à démonter les lavabos, se souvent Denis Hammouri, la mère de l’étudiant en sociologie de l’université de Bethléeem. Pendant que son fils est détenu pendant trois mois à la prison de la Moskobieh, à Jérusalem, elle apprend dans la presse qu’il est censé avoir participé à un complot visant à assassiner le rabbi Ovadia Yossfe, chef spirituel du parti Shas (ultra-orthodoxe séfarade). Il est aussi accusé d’appartenir au FPLP. Pendant les trois années qui suivent, Salah Hamouri est maintenu en détention administrative, comme la grande majorité des 11 600 prisonniers palestiniens, c’est-à-dire sans supervision de la justice civile. La routine en Israël. »

Pourquoi a-t-il avoué ?

C’est que le procureur lui a proposé un marché. « Si Salah reconnaît les faits, il prendra sept ans de prison : sinon ce sera quatorze. Le dossier est pourtant mince : aucune preuve matérielle, ni armes, ni mails, ni plan, ni écoutes. Les seules “preuves” sont les témoignages, aussitôt rétractés, de détenus palestiniens et l’aveu de Salah, qui a reconnu être passé devant la maison du rabbin avec un ami, accusé lui aussi. L’avocate conseille à la famille d’accepter, car les juges militaires suivent toujours les réquisitions. En tant que Palestinien de Jérusalem, Salah n’a droit à aucune remise de peine. Il ne peut faire appel. »

Jusque-là, il faut le dire, rien que de très banal pour un Palestinien. N’oublions pas que la Palestine occupée compte sans doute le plus grand nombre de prisonniers politiques du monde ; que la torture est d’usage courant ; que les détentions sans jugement le sont aussi ; que la majorité des jeunes hommes, à un moment ou à un autre, passe par les prisons israéliennes ; que ces centaines de mineurs et de femmes sont aussi emprisonnés.

« Ce qui est scandaleux dans cette affaire, c’est le silence assourdissant des autorités françaises. Dès la condamnation, souligne Christophe Ayad, les autorités françaises se retrancheront systématiquement derrière la décision de justice et derrière cet aveu de culpabilité. Dans un courrier, Rama Yade va jusqu’à reprocher à Salah Hammouri de ne pas avoir exprimé de “regrets”. Lors de sa rencontre avec Denise Hammouri, fin mai, la secrétaire d’Etat aux droits de l’homme semble découvrir l’affaire. L’ambassadeur spécial des droits de l’homme, François Zimmeray est aux abonnés absents. Tout comme l’Elysée. »

Un mot sur François Zimmeray. Cet ancien député européen socialiste s’est tellement aligné sur les positions israéliennes au début des années 2000 que le Parti socialiste, peu suspect pourtant de pencher en faveur des Palestiniens, a finalement décidé de ne pas le représenter aux élections de 2004. Mais Nicolas Sarkozy l’a récupéré. (une recherche rapide sur Google permet de trouver les déclarations de ce personnage).

En conclusion, Christophe Ayad souligne que l’Elysée, qui a trouvé le temps de recevoir les parents de Gilad Shalit, n’a pas trouvé le temps pour recevoir Denise Hammouri. « Une tiédeur qui contraste avec les mots de réconfort du père de Gilad Shalit, qui avait su trouver les mots pour répondre à la lettre que lui avait envoyé Denise Hammouri en souhaitant la libération de leurs deux enfants. »Notons que l’ancien député communiste Jean-Claude Lefort vient de créer un comité de soutien à Salah Hammouri

20 octobre

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5234


22/10/2008

n° 392- Journal de Palestine- du 12-10 au 21-10 -Début- L'Egypte propose un plan en 4 points aux palestiniens

n° 392- Journal  de Palestine- du 12-10   au   21-10  -Début- L'Egypte propose un plan en 4 points aux palestiniens


Journal de Palestine  -Début-                                

N°392                     12-10   au   21-10

Par M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire                                                   -Début-

Tiré à part

L'Egypte propose un plan en 4 points aux palestiniens

Le « plan-Jénine-2 » : Réunion entre Israël et le Fatah.

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique Palestinienne                           -Début-

-Suite 1-

Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

-Suite 2-

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 3 Vidéos : Ne dites pas : nous ne savions pas.

6 Les brèves

6-1 Le partage du pouvoir et à la réconciliation.

6-2 Les forces du Fatah cherchent à frapper fort les résidents liés au Hamas.

6-3 Ne dites pas : nous ne savions pas.

6-4 Shass rebuté par les accords Kadima-Travaillistes.

6-5 Des milliers d'occupants organisent des marches provocatrices à Al Aqsa.

6-6 Akko : Jamal Taufik, libéré.

6-7 Les difficultés économiques de l’Amérique sont "une punition divine".

7 Dossier

7-1 Point de vue de Khaled Amayreh : Les colons juifs ? Permis de tuer.

-Fin-

7-2 Point de vue de Gilbert Achcar « Les États-Unis sèment les graines d’une tragédie à long terme »

7-3 Point de vue de Jonathan Cook : Quand un best-seller requinquant dézingue un mythe fondateur en béton ...

7-4 Point de vue de Mustafa Barghouthi : Et maintenant, la question de Jérusalem.



12-10 au 21-10: Peuple Palestinien : 4 tués   -  34 blessés 

                           Occupants              :  0 tué      -  0 blessé



Tiré a part

L'Egypte propose un plan en 4 points aux palestiniens

L'Egypte qui fait office de médiateur a proposé un plan en quatre points pour tenter de sortir de la crise qui divise les Palestiniens.

L'Egypte suggère la formation d'un gouvernement d'union nationale et la restructuration des forces de sécurité palestiniennes.

L'Egypte estime aussi que le président de l'Autorité palestinienne devrait poursuivre ses entretiens de paix avec Israël, mais soumettre tout accord à l'approbation du Hamas et des autres factions palestiniennes.

L'Egypte propose la formation immédiate d'un gouvernement d'union et la conclusion d'un accord sur la date des prochaines élections.

Le Fatah souhaite que les élections législatives et présidentielles se déroulent toutes les deux en 2010. Le Hamas fait remarquer que le mandat de Mahmoud Abbas prend fin théoriquement en janvier 2009. L'Egypte est favorable à deux scrutins simultanés.

Le Caire estime que les forces de sécurité du Hamas et du Fatah, qui se sont souvent combattu, doivent être séparées de la politique des factions et rassemblées dans une force nationale.

La médiation égyptienne suggère en outre de soumettre à référendum tout accord de paix avec Israël, ou de le présenter à une Organisation de libération de la Palestine (OLP) restructurée qui comprendrait le Fatah, le Hamas et les autres factions palestiniennes.

Nidal al Moughrabi,

version française Pascal Liétout

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/l-egypte-propose-un-plan-en-4-points-aux-rivaux-palestiniens/924/0/284257


Le « plan-Jénine-2 » : Réunion entre Israël et le Fatah.

Extraits

Ils (les commandants des services de sécurité de l’autorité palestienne de Ramallah) sont arrivés au siège de l’IDF (« forces israéliennes de défense ») dimanche soir, passant les barrage de route en seulement 3 minutes depuis Ramallah. Ils sont passés par la route menant à la déjà ancienne colonie de Beit El, croisant la porte de l’ancien camp jordanien qui héberge le commandement de la brigade de Judée et Samarie.

Tous étaient habillés en civil excepté l’inspecteur-général de la police palestinienne. Ils étaient huit commandants, tous de vieux chefs du Fatah. C’est la dernière chance pour la génération qui est venue de Tunis de maintenir sa griffe sur le pouvoir avant que le Hamas ne la balaye et n’avale tout.

Le commandant des forces de la défense israéliennes en Cisjordanie, le géneral-major Noam Tiv’on avait voulu les inviter à un repas pour terminer le jeûne du jour.

Mais l’agenda de la rencontre a été perturbé pour des raisons ayant à voir avec l’échec de l’armée israélienne à maîtriser les émeutes de colons (près de Naplouse) et le meurtre d’un garçon palestinien sous les balles israéliennes, ce qui a finalement forcé les invités à interrompre leur jeûne chez eux.

Ainsi fut-il fait.

La discussion aurait perdu beaucoup de temps si elle avait eu lieu à l’occasion d’un repas préparé par l’armée israélienne. Noam Tiv’on et le chef de l’administration civile israélienne en Cisjordanie, le général-major Yoav Mordechai ont voulu présenter aux commandants palestiniens le « plan-Jénine-2 » pour le déploiement des forces de l’autorité palestinienne dans la ville.

Les commandants israéliens ont demandé à leurs contre-parties palestiniennes la possibilité d’autoriser à un journaliste d’assister à la réunion. Les Palestiniens ont été d’accord. En fait, j’étais le seul journaliste accepté à la réunion. Cependant, en raison de ma présence et essentiellement en raison du sentiment d’urgence éprouvé par la partie palestinienne, la réunion est partie dans plusieurs sens avec des développements excessifs.

Termes choquants

Contrairement à l’idée habituelle, les journalistes détestent être étonnés. Ils pensent tout savoir et que tout ce qu’ils ne savent pas n’est pas particulièrement important. J’ai été étonné par ce que les commandants palestiniens de sécurité ont formulé. J’ai été également étonné par la tonalité de leurs voix.

L’essentiel de leur argumention est qu’une confrontation violente entre le Fatah et le Hamas aura lieu en janvier 2009. Le 9 janvier prochain, le mandat présidentiel d’Abu Mazen expirera. Il est déterminé à prolonger son mandat jusqu’en janvier 2010. Nous ne pouvons pas éliminer la possibilité qu’Abu Mazen déclarera la bande de Gaza « province rebelle. »

Les commandants palestiniens ont demandé à leurs interlocuteurs israéliens de les assister à préparer un plan d’action et à former leurs forces, ainsi que de leur fournir des armes.

Je n’ai jamais entendu s’exprimer une volonté aussi forte de la part de l’autorité palestinienne de travailler avec Israël, excepté durant une période courte au printemps de 1996.

Après la réunion, j’ai demandé à un des commandants israéliens dans le hall, « C’est juste pour savoir. N’êtes-vous pas inquiets que les partisans du Fatah disparaissent dans la nature au moment décisif comme ils l’ont fait à Gaza ?

« Non, » m’a-t-il répondu, « avant les événements de Gaza, ils ne savaient pas ce qui leur arriverait. Mais maintenant ils le savent. »

Abu al-Fateh est le commandant général de l’appareil de sécurité du gouvernement de Fayyad. Il représente la principale force militaire de l’autorité palestinienne. Abu al-Fateh est le dirigeant le plus élevé en grade et le plus haut placé parmi les responsables des agences de sécurité palestiniennes.

« Il n’y a aucun conflit entre nous, » a dit un des commandanst israéliens. « Nous avons un ennemi commun. » Abu al-Fateh a entamé la réunion en formulant une plainte au sujet des dévastations causées par les colons (près de Naplouse). La manière dont il a fait allusion aux émeutes était intéressante. Il en est arrivé à dire que cela « rendait les choses plus difficiles pour nous, particulièrement face aux Palestiniens du peuple. Vous devez faire respecter la loi et l’ordre comme vous attendez de nous que nous fassions respecter la loi et l’ordre. Je ferai tout ce que je peux pour empêcher qu’il y ait d’éventuelles opérations (contre vous). Vous vous rendez bien compte que nous sommes bien mieux qu’avant. Grâce à nos opérations, l’armée israélienne a moins d’opérations à mener. »

Un ennemi commun : le Hamas

Abu Al-Fateh a poursuivi : « Il y a des différends énormes en vue pour janvier 2009. Abu Mazen adopte la ligne de la paix et vous devriez soutenir sa position. Libérez les jeunes prisonniers, cela est très important. Levez les barrages de route et démantelez les colonies. Je vous demande de nous autoriser à déployer un régiment de Jéricho vers Hébron. Je sais qu’il y a un problème avec les colons dans Hébron et les zones de friction qui s’y trouvent. Je n’ai aucune intention d’entrer dans ces zones-là. Le régiment opérera dans les villages au sud d’Hébron. »

Le géneral-major Noam Tiv’on a alors répondu : « Je suis tout à fait heureux de ce que vous nous avez dit. Les commandants locaux des deux bords devraient se rencontrer et conclure un accord sur ce point. » Mais le colonel Mordechai a averti le dirigeant palestinien, disant que « le déploiement du régiment dans Hébron devrait avoir lieu vendredi soir de peur qu’il ne se heurte avec les colons. » Al Fateh d’Abu a répondu : « Aucun problème. Nous opérons contre le Hamas même pendant le mois du Ramadan. »

Arrivé à ce point le chef du service militaire de renseignement du gouvernement de Fayyad, Majed Faraj a commencé à parler : « Nous sommes au milieu d’une bataille très difficile. Il y a un proverbe arabe : ‘La mer est devant nous et l’ennemi est derrière nous’. Nous n’avons pas même une mer. Nous avons décidé de mener la bataille jusqu’au bout. Nous avons décidé de mettre tous nos problèmes sur la table. Tout est clair. Nous ne jouons aucun jeu. Le Hamas est l’ennemi, et nous avons décidé de mener une guerre totale contre le Hamas. Et je vous affirme qu’il n’y aura aucun dialogue avec le Hamas ; celui qui veut vous tuer, tuez-le d’abord. Vous avez fait une trêve avec eux, mais nous ne procéderons pas ainsi. Pour être honnêtes, nous nous sommes comportés différemment dans le passé. »

Faraj a continué à se vanter : « Maintenant nous prenons soin de chaque institution du Hamas selon vos instructions. Récemment vous nous avez donné les noms de 64 organismes, et nous en avons déjà traité 50. Certains de ces organismes ont été fermés, dans d’autres nous avons changé leurs administrations. Nous avons également saisi leur argent (Israël avait signalé à l’autorité palestinienne 150 comptes bancaires suspectés d’appartenance aux organismes terroristes tandis que l’autorité en clôturait 300) ».

« J’ai deux observations : dans le passé nous réfléchissions mille fois avant d’entrer dans une mosquée, mais aujourd’hui nous entrons dans n’importe quelle mosquée lorsque nous considérons que c’est nécessaire. Ne comprenez pas qu’il vous est permis d’entrer dans une mosquée. Au contraire, nous pouvons entrer dans les mosquées précisément parce que vous ne le faites pas. Nous pouvons également entrer dans les campus des universités, y compris l’université islamique dans Hébron. Nous faisons encore plus d’efforts et même si le succès n’est pas à 100%, la motivation est à 100%. »

« A la suite des remarques de Faraj, Hazem Atallah, l’inspecteur-général des forces de police palestiniennes s’est à son tour exprimé : « D’ici la fin de l’année, nous entrerons dans une confrontation avec le Hamas. Khalid Misha’al a déclaré que le gouvernement d’Abu Mazen ne serait pas légal après le 9 janvier, par conséquent nous devrons être prêts pour une confrontation. »

Hussein al-Sheik, chef du département des affaires civiles dans le gouvernement de Fayyad a ensuite expliqué : « C’est très important. Le Hamas ne dispose pas de force militaire en Cisjordanie, mais il a le pouvoir de faire descendre les gens dans la rue. »

Attallah s’est ensuite adressé aux commandants israéliens : « Je parle d’un plan efficace ; si nous arrivons à l’année prochaine sans être entièrement préparés, rien ne nous sera laissé excepté de discuter pour savoir qui a été responsable de la défaite, soit nous, soit vous, soit les Américains. »

Puis les Palestiniens se sont plaints qu’une expédition canadienne de matraques pour la police était encore bloquée dans le port Ashdot. Tiv’on les assurés que « les matraques leur seront remises. »

17 octobre 2008 –

Palestine Times -

www.info-palestine.net

Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.ptimes.org/main/default....
Traduction de l’anglais : Nazim



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

Bande de Gaza - Au jour le jour

15-10

 Le siège illégal imposé dans la Bande de Gaza par Israël a provoqué mardi un nouveau décès.

L'enfant Hadi Al Hassayna, 3 ans est décédé à l'hôpital en raison du manque des soins médicaux appropriés. Selon une source médicale, les autorités israéliennes ne lui ont pas autorisé la sortie de la Bande de Gaza.

Les structures médicales de Gaza sont à cours de moyens et ne peuvent pas effectuer de diagnostics, sans notamment de matériel d'imagerie par résonance magnétique (IRM) ou de radiothérapie, ni traiter le cancer et faire d' importantes opérations cardiaques, surtout chez les enfants.

251 patients ont déjà trouvé la mort à Gaza en raison d'un manque de soins et de médicaments appropriés.

15-10 - WA


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 

14-10

Le ministre de l'information, Reyadh Al Malki a révélé que les forces d'occupation israéliennes avaient blessé 26 palestiniens et avaient arrêté 71 autres en une semaine en Cisjordanie.

Il a fermement dénoncé les actes de violence commis par les colons envers la population de la Cisjordanie notamment pendant la saison de la cueillette des olives.

WAFA

15-10 

Des soldats de l'armée de l'occupation ont blessé un jeune palestinien, âgé de 20 ans, sur le barrage de Hawara, au sud de la ville de Naplouse, en prétendant qu'il allait tenter d'exécuter une opération martyre dans les territoires palestiniens occupés en 1948.

CPI

15-10

Les militaires sionistes ont pris d'assaut, dans la nuit de mardi à mercredi, la banlieue de Ramallah, où ils ont ouvert le feu sur les habitants.

Cette attaque a coûté la vie à un adolescent palestinien répondant au nom de Abdel Ghader Zayd. Mardi, aussi, les colons sionistes ont fait irruption dans les oliveraies situées aux environs de Naplouse et ont incendié des centaines d'arbres.

L'Autorité autonome a fait état de la poursuite des violences à Saint Jean d'Acre.

IRIB

16-10

L’armée israélienne a tué jeudi un Palestinien près de Ramallah lors d’un accrochage, apprend-on de sources médicales palestiniennes.
Il s’agit du troisième Palestinien tué par Tsahal en trois jours en Cisjordanie.
Mercredi, un homme de 21 ans avait été tué lors d’accrochages en marge d’une manifestation après la mort, mardi, d’un autre jeune Palestinien.
Les accrochages se sont produits à proximité de l’implantation juive hautement sécurisée de Beit El.
La manifestation avait été organisée en mémoire d’un jeune Palestinien de 18 ans tué mardi par des soldats israéliens..

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5056

18-10

Des colons juifs de Hébron ont battu samedi à coups de pied et de poing deux photographes de presse et une ressortissante anglaise qui aidaient des Palestiniens à faire la cueillette des olives.

Selon des témoins, des centaines de colons du quartier de Tal Ruméda à Hébron ont sévèrement agressé hier  le caméraman Abdul Hafithe Al Hashlamoun lors qu'il filmait un groupe de pacifistes étrangers qui étaient en train d'aider les agriculteurs de Tal Ruméda à la cueillette des olives.

Des troupes israéliennes ont été dépêchées sur place et ont arrêté dix-neuf personnes, selon un pacifiste israélien.   

Trois des Israéliens venus aider les Palestiniens ont été retenus par la police parce qu’ils refusaient de quitter les lieux.

WAFA &

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=383880

20-10

Les forces de l'occupation israéliennes et les colons sionistes poursuivent leurs agressions et attaques contre les palestiniens dans différentes régions de la Cisjordanie.

La police de l'occupation a annoncé qu'on a trouvé le corps d'un jeune palestinien devant un bâtiment vide dans ville d'Al Qods occupée avec des traces de tortures sur son corps.

CPI

20-10

Des jeunes colons juifs ont attaqué, durant la nuit de samedi 18/10, les citoyens palestiniens dans la ville occupée d'Al Qods, en blessant 6 personnes, ainsi qu'un conducteur de véhicule après qu'il s'est exposé à des jets de pierres par des juifs extrémistes.

CPI

20-10

De nombreux colons ont attaqué des fermiers palestiniens qui récoltaient leurs olives dans le village de Kafr Kaddoum, au nord-est de la ville de Qalqilia, en leurs interdisant d'arriver à leurs terres agricoles.

CPI 



2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)


Civils & résistants tués                                                                            :  5.589

Palestiniens blessés                                                                               :  52.952

Internationaux blessés                                                                             : 201 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.151

                                                                                                                ( 369 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6.509

                                                                                                                ( 492 militaires/policiers)


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  


Rapport n° 41 sur les violations israéliennes des droits humains

17-10

Au cours de la semaine du 9 au 15 octobre les Forces d’Occupation Israéliennes (FOI) en Cisjordanie ont tué 2 civils et blessé 13 autres dont 2 mineurs au cours d’une manifestation pacifique contre la construction du mur d’annexion.

Les FOI y ont mené 15 incursions au cours desquelles elles ont arrêté 29 civils dont 8 mineurs. Par ailleurs elles ont inauguré une synagogue en terre arabe en plein Jérusalem Est. Les colons ont poursuivi leurs activités colonisatrices et ont encore attaqué des civils palestiniens et s’en sont pris à leurs biens. Pour la fête juive du Sukkot la fermeture stricte de tous les points de passage de tous les territoires occupés a été mise en œuvre La bande de Gaza quant à elle est restée prisonnière du siège qui la coupe de tout lien avec l’extérieur

 Aucun changement par rapport à la semaine précédente sinon la diminution des importations, notamment des essences : 1.600 litres pour la semaine, soit 1litre par 1.000 habitants SOFA est resté fermé toute la semaine

Site : http://palestine33.free.fr
Traduction Jacques Salles

http://www.pchrgaza.org/
[Rapport complet à : http://www.pchrgaza.org/files/W_rep...


3 Politique

a) Palestinienne

1-2 Les analyses (du processus de paix).

15-10

Pour Khaled al-Batash, haut cadre du Mouvement du Jihad islamique, la poursuite des négociations de l'Autorité autonome avec Israël et les Etats-Unis entrave la réalisation des idéaux palestiniens. « En poursuivant les négociations avec le régime sioniste et les Etats-Unis, l'Autorité autonome a, d'une part, tourné le dos aux idéaux de la Palestine, et, de l'autre, elle entrave le processus des pourparlers inter-palestiniens. », a réitéré, mardi, Khaled al-Batash, à l'antenne d'Al-Alam. « De telles négociations ne visent qu'à faire perdre du temps et à assurer les intérêts des Sionistes. », a-t-il constaté, en allusion à l'inefficacité de longues années des pourparlers de l'Autorité autonome avec Israël.

IRIB


1-4 Les grandes manœuvres.

 Les dirigeants palestiniens appellent en coeur à la réconciliation

Le président Abbas a estimé dimanche que, dans l’intérêt du peuple palestinien, la rivalité de sa faction, le Fatah, avec le Hamas devait cesser.

Parallèlement, le chef du Mouvement de la résistance islamique a jugé que l’heure de la réconciliation avait sonné.
"Personne n’est heureux de voir se poursuivre les divisions actuelles", a déclaré M. Abbas devant la presse, après un entretien avec le président syrien Bachar el-Assad.
"Personne ne nous respectera plus si nous continuons", a-t-il ajouté.
A son arrivée samedi, il avait annoncé que la médiation égyptienne avait franchi un nouveau palier. Il avait annoncé sans autre détail qu’une déclaration serait faite au Caire, suivie d’une rencontre de toutes les factions palestiniennes.
Le chef politique du Hamas Khaled Mechaal a semblé se rallier à cette vue en affirmant dimanche que les médiateurs égyptiens avaient obtenu des résultats. "Nous avons trouvé une formule (en vue de la réconciliation) et nous demandons à Dieu de la faire réussir", a-t-il dit au cours d’une conférence sur Jérusalem à Doha (Qatar).
Dans cette perspective, il a proposé que le Fatah et le Hamas libèrent tous les prisonniers politiques en Cisjordanie et à Gaza, et mettent un terme à leur campagne de dénigrement médiatique pour créer une "atmosphère positive", propice à une réconciliation.

12-10


Palestine,Israël,Olmert,colonialisme,Gaza,Bush, Hamas,Fatah


 

n° 392- Journal de Palestine- du 12-10 au 21-10 -Suite 1- L'Egypte propose un plan en 4 points aux palestiniens

n° 392- Journal  de Palestine- du 12-10   au   21-10  -Suite 1- L'Egypte propose un plan en 4 points aux palestiniens


Journal de Palestine   -Suite 1-                               

N°392                     12-10   au   21-10

Par M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire                                                     -Suite 1-

3 Politique Palestinienne                            -Suite 1-

Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 



 1-5 Négociations inter palestinienne.

Le Fateh refuse une rencontre bilatérale avec le Hamas
Le Fateh, du président palestinien Mahmoud Abbas, a rejeté la demande du Hamas de tenir une réunion bilatérale avant des pourparlers entre toutes les factions prévus en novembre au Caire, ont fait savoir des responsables du Fateh hier. Malgré certaines déclarations optimistes de responsables du Fateh et du Hamas, les points de vue des deux factions n’ont pas évolué et leurs relations demeurent tendues. Des responsables palestiniens indiquent que les 12 factions de l’OLP, dont le Fateh, approuvent le plan de réconciliation élaboré par l’Égypte. Le Hamas a averti qu’il ne reconnaîtrait plus Abbas comme président légitime après la fin de son mandat le 9 janvier.

L’Orient-Le Jour

15 octobre 2008.
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=383520

15-10

Dr. Sami Abou Zouhri, porte-parole du mouvement du Hamas a affirmé que l'annonce du mouvement  Fatah de son refus au dialogue avec le Hamas dans la capitale égyptienne, représente une gifle aux efforts égyptiens qui visent à lancer le dialogue national palestinien.

Le porte-parole du mouvement Hamas, Zouhri, a dit que cette position représente une autre confirmation que le mouvement du Fatah n'est pas sérieux pour réaliser l'entente palestinienne.

Il a ajouté que le mouvement du Fatah porte toute la responsabilité de l'échec des efforts égyptiens pour réaliser l'entente palestinienne.

CPI

20-10

Mahmoud Abbas a déclaré dimanche l'Egypte avait invité les factions palestiniennes à des négociations de partage du pouvoir au Caire. Selon un conseiller du président de l'Autorité palestinienne, les pourparlers commenceraient le 9 novembre.

Seraient invités le Fatah de M. Abbas, le Hamas et des groupes moins importants.

Les Territoires palestiniens sont coupés en deux depuis que le Hamas a pris le contrôle de la Bande de Gaza en juin 2007, ne laissant que la Cisjordanie à l'Autorité palestinienne. M. Abbas a laissé entendre dimanche qu'il enverrait des représentants aux négociations, et le Hamas a confirmé avoir reçu une invitation.

Plusieurs tentatives de négociations de partage du pouvoir entre le Fatah et le Hamas ont échoué depuis que le Mouvement de résistance islamique a remporté les élections législatives en 2006.

 AP-


1-11 Situation économique.

14-10

 Le ministre de l'information, Reyadh Al Malki  a dit que l'Inde avait décidé de débloquer 20 millions de dollars pour soutenir l'ANP. Il fait savoir que le président allait rencontrer le premier ministre israélien démissionné Olmert le 17 octobre pour discuter avec lui de conclusions de sa visite en Syrie.

WAFA


1-14 Prisons: Déclaration  et situation dans les geôles palestinienne

Malki: Il n'y a pas de prisonniers politiques dans les prisons de l'ANP

Le ministre de l'information, Reyadh Al Malki a déclaré qu''il n'y a pas de prisonniers politiques dans les prisons de l'Autorité Nationale Palestinienne (ANP)'.

Lors d'une conférence de presse à Ramallah hier, Al Maliki a dit que la police palestinienne était en mesure de collecter toutes les armes illégales pour imposer l'ordre et la stabilité en Cisjordanie

14-10.

WAFA



b) Politique Israélienne

Olmert

Olmert exige la "tolérance zéro" à Acre

Olmert a demandé à la police d’imposer une "tolérance zéro"

"Les scènes qui se produisent à Acre depuis Yom Kippour et au cours de ces dernières nuits sont très pénibles", a dit Olmert lors d’un conseil des ministres dimanche.
Le chef du gouvernement, qui voit dans la cité portuaire du nord d’Israël un "brillant exemple de coexistence", a estimé que celle-ci était "l’otage d’un petit groupe d’extrémistes".
"La police a reçu l’instruction d’observer une tolérance zéro à l’égard des violences", a-t-il dit.
Des unités de la police ont été dépêchées sur place tandis que de nouvelles échauffourées ont opposé Juifs et Arabes samedi soir.

Une cinquantaine de personnes ont été interpellées.
La population d’Acre, ancienne capitale des Croisés, est composée à 28% d’Arabes. Les deux communautés religieuses vivent dans des quartiers distincts.

12-10


2-3 Sur le terrain .

16-10

Un groupe de colons extrémistes ont tenté, jeudi, d'attaquer l'esplanade de la Mosquée d' Al Aqsa.

Dans une conférence de presse, Dr. Hatim Abdul Qader, conseiller du premier ministre pour les affaires de Jérusalem, a fermement critiqué de telles tentatives par les colons qui terrorisent les fidèles musulmans lorsqu'ils priaient à la Mosquée.

Il a appelé les Jérusalemistes à se réunir pour faire face aux attaques coloniales qui visent à judaïser la ville sainte et à interdire aux musulmans et aux chrétiens de pratiquer leurs cultes librement.

Il a ajouté que les musulmans du monde entier se doivaient d'agir pour sauver la Mosquée d'Al Aqsa.   

WAFA

Les FOI répriment la marche hebdomadaire contre le Mur à Bali'n

18-10

Accompagnés des pacifistes internationaux et israéliens, les villageois de Bil'in, qui se situe à l'ouest de Ramallah, ont organisé, hier (vendredi), la marche hebdomadaire contre le Mur de l'apartheid.

Des centaines de manifestants ont marché après la prière de vendredi dans la direction du Mur qui empiète sur la majorité de terres du village, en revendiquant son démantèlement, selon des témoins.

Les manifestants ont brandi des pancartes sur lesquelles on peut lire ' Nous allons continuer la lutte jusqu'à  la destruction du Mur.' 'Arrêtez la saisie des terres.' Ils ont également exigé que l'armée israélienne devait mettre un terme aux attaques lancées par les colons et permettre aux agriculteurs de récolter leurs olives.

Les Forces d'Occupation Israéliennes (FOI) ont utilisé des bombes lacrymogènes pour disperser la manifestation pacifique, selon un correspondant de WAFA.


2-4 Les grandes manœuvres

19-10

Environ 3.000 personnes ont manifesté dimanche dans le sud d'Israël, à la frontière de la bande de Gaza, pour réclamer la libération de Gilad Shalit, un soldat israélien détenu à Gaza depuis plus de deux ans.

Les négociations entre le Hamas et Israël pour la libération du soldat, qui possède aussi la nationalité française, n'ont jusqu'à présent pas abouti.

Le Hamas, exige la libération de centaines de prisonniers palestiniens en échange du soldat.

"Les manifestations pour Shalit risquent de provoquer la montée des enchères sur le prix de sa libération", a réagi le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, à la radio de l'armée israélienne.

"Comme ancien chef d'état-major et commandant de combattants pendant des décennies, j'estime qu'il faut faire tout notre possible pour le ramener à la maison", a-t-il toutefois ajouté.

AFP


2-5 Gouvernement cherche coalition désespérément...  

Vers une nouvelle coalition gouvernementale en Israël.

Elue à la tête du parti au pouvoir le 18 septembre dernier l’actuelle chef de la diplomatie israélienne, Tsipi Livni, est parvenue à conclure un accord entre sa formation centriste, Kadima, et les travaillistes emmenés par l’actuel ministre de la Défense Ehud Barak Ce dernier devrait obtenir le titre de Premier ministre adjoint. Il aurait notamment en charge les poruparlers avec la Syrie.
Les deux formations disposent de 48 des 120 sièges de la Knesset, le Parlement israélien. Insuffisant pour gouverner. C’est pour cela que Kadima a déjà prévu de s’allier au parti ultra-ortodoxe sépharade Shass, qui compte 12 députés à la Knesset. Une formation opposée à la négociation avec les Palestiniens mais dont la réponse sera déterminante pour la future coalition.
La presse israélienne estime que la crise fiancière pourrait pousser le parti ultra-orthodoxe à accepter l’alliance pour ne pas avoir l’air de mettre la stabilité du pays en péril.

(Al-Oufok avec les agences de presse)

14-10

http://www.aloufok.net/article.php3 ?id_article=32

20-10

Les équipes de négociation de Kadima et du parti orthodoxe séfarade Shas se sont a nouveau réunies hier sans parvenir à un accord. Kadima aurait proposé d’ajouter au budget 2009 600 millions de shekels (120 millions d’euros) destinés aux allocations familiales tandis que Shas réclame toujours plus d’un milliard de shekels. Le grand-rabbin Ovadia Yossef, guide spirituel de Shas, a reçu hier le président du parti, Eli Yishaï, et lui a demandé de ne pas transiger sur les allocations familiales.

Les dirigeants de Shas, ajoute le journal, sont de plus en plus convaincus que Tzipi Livni ne pourra pas accéder aux demandes du parti à cause de l’opposition du ministre des Finances, Roni Bar-On. Ce proche allié de Tzipi Livni mène en effet depuis deux semaines une campagne personnelle contre l’octroi de budgets supplémentaires à Shas et a même laissé entendre qu’il démissionnerait si ces budgets étaient alloués.

Selon le Yediot Aharonot, Roni Bar-On se serait montré aussi très critique vis-à-vis de l’accord obtenu face au parti travailliste qu’il aurait comparé en privé à un accord « entre une maison de passe et un client ». M. Bar-On estime en effet que le président du parti travailliste, Ehud Barak, s’est surtout soucié de son statut personnel tout en obtenant de Tzipi Livni des budgets destinés à faire taire les critiques dans les rangs travaillistes.

. L’Orient-Le Jour


Tzipi Livni demande une prolongation pour former le gouvernement

21-10

La ministre des Affaires étrangères et présidente du parti Kadima, Tzipi Livni, se rendra aujourd’hui au palais présidentiel afin d’obtenir du président Shimon Pérès une prolongation de deux semaines afin de former un gouvernement. En effet, écrit le Haaretz, quatre semaines après avoir été chargée de constituer un nouveau gouvernement, Mme Livni n’a toujours pas réussi à réunir autour d’elle une coalition qui lui permettra d’obtenir la confiance de la Knesset. Jusque là, rappelle le journal, le seul parti à avoir conclu un accord avec Kadima est le parti travailliste et encore, seule une déclaration de principe a été signée.

 L’Orient-Le Jour


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

18-10

Des colons juifs de Hébron ont battu samedi à coups de pied et de poing deux photographes de presse et une ressortissante anglaise qui aidaient des Palestiniens à faire la cueillette des olives.

Selon des témoins, des centaines de colons du quartier de Tal Ruméda à Hébron ont sévèrement agressé hier  le caméraman Abdul Hafithe Al Hashlamoun lors qu'il filmait un groupe de pacifistes étrangers qui étaient en train d'aider les agriculteurs de Tal Ruméda à la cueillette des olives.

En suite, des affrontements violents se sont produits entre les pacifistes et les colons qui ont blessé une activiste de 60 ans. Al Hashlamoun qui travaille pour l'agence de presseeuropéenne a été transporté à l'hôpital.

Des troupes israéliennes ont été dépêchées sur place et ont arrêté dix-neuf personnes, selon un pacifiste israélien.   

L’agression est la dernière initiative en date des colons de Hébron pour perturber une cueillette des olives essentielle pour le revenu des Palestiniens de cette zone.
Selon des témoins et un film de Reuters Television, quatre colons se sont dirigés vers l’oliveraie proche de leur colonie où quelques dizaines de pacifistes israéliens et étrangers aidaient les Palestiniens à la cueillette.

Des soldats israéliens sont alors intervenus pour interrompre l’échauffourée, permettant aux colons de repartir et interrompant la cueillette des olives en déclarant l’oliveraie zone militaire fermée. Un porte-parole de la police a déclaré que les colons
n’avaient pas été interpellés car personne n’avait porté plainte contre eux. En revanche, trois des Israéliens venus aider les Palestiniens ont été retenus par la police parce qu’ils refusaient de quitter les lieux.

WAFA &

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=383880

19-10

Dans la matinée, Israël a fermé le point de passage de Kerem Shalom, réservé au transfert de marchandises entre son territoire et la bande de Gaza, en raison d'une manifestation qui a empêché pendant plusieurs heures l'entrée d'environ 80 camions transportant de la nourriture et des médicaments dans la bande de Gaza.

Le terminal a été rouvert en début d'après-midi, selon l'armée.

AFP

19-10

Tsahal a évacué, dans la nuit de dimanche, trois avant-postes illégaux, érigés en Cisjordanie par des activistes d'extrême droite plus tôt dans la journée.
Les avant-postes étaient composés de "soucca". Le premier "Maalot Halhul" a été érigé entre les implantations de Karmei Tzur et de Kiryat Arba. Le second "Reches Migron" a été construit près de l'avant-poste de Migron et le dernier "Reches Sela" près de l'implantation de Bracha.
Les avant-postes ont été érigés par deux mouvements d'activistes d'extrême droite, "Fidélité à la terre d'Israel" et les "Jeunes pour la terre d'Israël".

The Jerusalem Post

Par JPOST.FR
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1222017580767&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

20-10

Les autorités de l'occupation ont commencé des travaux pour élargir la colonie de "Kharsina", installée illégalement au nord-est de la ville d'Al Khalil en Cisjordanie.

De plus, deux organisations juives qui appartiennent à la droite extrémiste ont annoncé leur intention de construire 3 nouvelles colonies en Cisjordanie occupée.

CPI


2-13 Situation dans les geôles israéliennes - Prisons & tortures 

15-10

La direction de la prison de Jalbou a obligé les familles des captifs palestiniens qui habitent la ville occupée d'Al Qods à effectuer des travaux dont doit se charger la direction de cette prison.

Un officier  a offensé et menacé les familles des captifs d'Al Aqsa de confisquer leurs identités et de les obliger de quitter la prison sans voir leurs fils s'ils ne nettoient pas les salles de bain et la cour de la prison.

http://www.palestine-


L’armée enlève deux fillettes et les garde sans jugement

L’armée de l’occupation israélienne a enlevé deux adolescentes. Elle les garde depuis plusieurs mois, sans accusation ni jugement, dit le journal hébreu Haaretz.

En fait, le 5 juin dernier au soir, on frappe à la porte de la famille Salah, dans le village Al-Khidr, non loin de la ville de Bethléem. Tout le monde a eu peur. Qui pourrait frapper à deux heures du matin ? Enfin, l’aînée des enfants a ouvert la porte.

Un officier de la sécurité intérieure israélienne et plusieurs soldats sont entrés et d’emblée, ils ont commencé à poser des questions. Puis ils ont emmenée ma fille, dit la mère. Toutes les protestations n’ont pu persuader les militaires. La mère leur disait que sa fille de seize ans, une lycéenne, ne participait jamais à aucune manifestation politique.

La mère n’a vu sa fille que deux mois plus tard, enfermée dans une prison israélienne. Elle découvre, par la même occasion, que la cousine de sa fille y est enfermée. Cette dernière n’a que seize ans.

Quatre mois plus tard, la semaine dernière, leur « détention administrative » a été prolongée pour trois nouveaux mois. Personne ne connaît la raison de cette détention, la famille encore moins.

Les filles seraient des éléments dangereux, rapporte l’avocat Saher Francis, représentant ces deux filles, des forces de sécurité israéliennes. L’avocat n’a pu en savoir plus.

Avec cette « détention administrative », faite sans chef d’accusation ni un quelconque jugement, quelque six cents Palestiniens, dont une quinzaine d’adolescents, se voient enfermés dans les prisons israéliennes. 

17/10

Source : Le journal hébreu Haaretz

CPI


2-14 Prisons & tortures : Déclaration 

15/10

 Les captifs palestiniens dans la prison de Néguev ont dit dans une lettre envoyée de la prison que les forces de l'occupation ont envahi le département C 9, en perpétrant une campagne de fouille sauvage et endommageant ses contenus.

Les captifs ont protesté fortement contre la pratiques sauvages des autorités des prisons sionistes, en confirmant qu'elles violent régulièrement les lois internationales et les droits de l'homme, tout en soulignant que cela a été planifié pour détruire les biens et les propriétés des captifs dans leurs tentes, alors que les soldats ont frappé des captifs avec les crosses de leurs armes.

http://www.palestine-



4 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

ONU

La question de Gaza demeure critique.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans un rapport publié vendredi, estime que le processus d'Annapolis, lancé en novembre 2007 sous les auspices des Etats-Unis, a ouvert de nouvelles perspectives pour régler le conflit israélo-palestinien mais que la situation sur le terrain reste difficile.

« Durant la période considérée, de nouvelles perspectives de règlement pacifique de la question de Palestine sont apparues, avec le lancement du processus d'Annapolis et des négociations bilatérales régulières entre Israël et les Palestiniens. Cela étant, la situation sur le terrain en Israël et dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, est demeurée difficile et a entravé les efforts politiques visant à concrétiser la vision de deux États vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. Dans la bande de Gaza, en particulier, les actes de violence se sont poursuivis et la crise humanitaire s'est aggravée », constate M. Ban dans ce rapport remis au Conseil de sécurité et à l'Assemblée générale de l'ONU et qui porte sur la période allant de septembre 2007 à août 2008.

« Je demande au gouvernement israélien et à l'Autorité palestinienne de tout mettre en œuvre pour atteindre l'objectif du processus d'Annapolis. Il ne reste plus beaucoup de temps jusqu'à la date butoir, et il subsiste apparemment de nombreux problèmes à régler. Si les parties ne parviennent pas à un accord de paix d'ici à la fin de l'année, il est essentiel que le processus ne capote pas et qu'il se poursuive de façon à déboucher le plus rapidement possible sur un règlement pacifique de la question de Palestine qui se fait attendre depuis trop longtemps », ajoute-t-il.

Selon lui, « il reste beaucoup à faire pour établir les fondements nécessaires à la réussite du processus politique et à l'application durable de tout accord conclu. Les activités d'implantation de colonies doivent cesser entièrement et les restrictions à la circulation et à l'accès doivent être levées. L'Autorité palestinienne doit continuer de s'employer à faire respecter l'ordre public ».

Le Secrétaire général juge également que la question de Gaza demeure critique. « Je suis heureux que le cessez-le-feu en vigueur depuis juin 2008 ait été respecté jusqu'à présent. Cela étant, je n'ai que trop conscience du fait que le cessez-le-feu est par définition un arrangement temporaire qui doit déboucher sur d'autres mesures, à savoir : réouverture des points de passage de Gaza, libération du caporal Gilad Shalit et dialogue en vue de parvenir à la réunification de la Cisjordanie et de Gaza dans le cadre de l'Autorité palestinienne légitime », écrit-il.

http://french.wafa.ps/?action=detail&id=4573

18 octobre  



Palestine,Israël,Olmert,colonialisme,Gaza,Bush, Hamas,Fatah


n° 392- Journal de Palestine- du 12-10 au 21-10 -Suite 2- L'Egypte propose un plan en 4 points aux palestiniens

n° 392- Journal  de Palestine- du 12-10   au   21-10  -Suite 2- L'Egypte propose un plan en 4 points aux palestiniens


Journal de Palestine   -Suite 2-                               

N°392                     12-10   au   21-10

Par M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire                                                     -Suite 2-

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 3 Vidéos : Ne dites pas : nous ne savions pas.

6 Les brèves

6-1 Le partage du pouvoir et à la réconciliation.

6-2 Les forces du Fatah cherchent à frapper fort les résidents liés au Hamas.

6-3 Ne dites pas : nous ne savions pas.

6-4 Shass rebuté par les accords Kadima-Travaillistes.

6-5 Des milliers d'occupants organisent des marches provocatrices à Al Aqsa.

6-6 Akko : Jamal Taufik, libéré.

6-7 Les difficultés économiques de l’Amérique sont "une punition divine".

7 Dossier

7-1 Point de vue de Khaled Amayreh : Les colons juifs ? Permis de tuer.



5 Médias/Vidéos 

5-1   3 Vidéos : Ne dites pas : nous ne savions pas.

 

a) http://www.youtube.com/watch?v=hF3ZMy7ICDY

 

b) http://www.youtube.com/watch?v=87NrkNV_owM

 

c) http://www.youtube.com/watch?v=oNQBk6lxYZ4 



6 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Le partage du pouvoir et à la réconciliation.

19-10

Le Hamas doit revoir le Fatah ce mois-ci pour envisager le partage du pouvoir et affirme aspirer à la réconciliation. Mais l'échec de cette nouvelle série de pourparlers inter-palestiniens pourrait relancer la guerre totale pour le pouvoir.

Car il y a aussi la querelle autour de la présidence: le Hamas affirme que le mandat d'Abbas s'achève le 8 janvier et se dit prêt à désigner comme successeur le vice-président du Parlement Ahmed Bahar. Abbas considère que son mandat peut être prolongé d'un an, en vertu d'un amendement jamais totalement ratifié.

"A compter de janvier, personne n'est plus légitime", note l'analyste politique Ghassan Khatib. Et quand tout le monde est illégitime, l'avantage va à celui qui dispose de la force sur le terrain".

Soit le Hamas…

Ce qui sert le Hamas, c'est que les choses vont mieux à Gaza: les rues sont plus propres et moins dangereuses qu'avant, les feux rouges ont été réparés, des rues pavées, un hôpital pour enfants ouvert.

Prudent, le Hamas n'a pas cherché à imposer l'islamisation de la société à marche forcée. Si l'on conseille aux femmes journalistes de se voiler pour venir au parlement, elles n'y sont pas obligées.

Le règne du parti unique s'est renforcé avec la neutralisation cet été des derniers opposants au Hamas. (le clan Hilles, allié du Fatah a été éradiqué en août).

Un vaste mouvement de grève, lancé par les syndicats de Cisjordanie, a fait long feu: le Hamas a limogé des milliers d'enseignants, remplacés par des jeunes diplômés de l'université qui lui sont désormais redevables et contraint la plupart des médecins grévistes à retourner travailler.

Economiquement, le Hamas survit. Malgré le blocus et les sanctions internationales, l'argent arrive toujours, d'Iran ou donné par des musulmans dans le monde entier.

Le gouvernement Abbas verse encore les salaires de 70.000 fonctionnaires à Gaza, en échange de leur loyauté et de leur refus de travailler pour le Hamas.

Une loyauté, ainsi que le dernier lien avec Gaza, qui disparaîtraient en cas d'arrêt de ces versements, lesquels par ailleurs financent l'économie gazaouie. Et donc confortent le Hamas...

Ce dernier verse pour sa part environ 20.000 salaires, le Premier ministre Ismail Haniyeh évoquant un budget opérationnel mensuel de 20 millions de dollars (14,8 millions d'euros). financé entre-autre par les augmentations d'impôts.

Niveau sécurité, les Gazaouis respirent: depuis le cessez-le-feu de juin, les tirs de roquette et leurs représailles israéliennes ont cessé.

En échange du calme revenu, Israël a(urait) allégé le blocus.

Mais l'International Crisis Group est très pessimiste, jugeant inexorable la tendance à la séparation inter-palestinienne. "A Gaza, les nouvelles réalités se consolident. La perspective de réconciliation, de réunification, et d'un processus de paix crédible semble plus lointaine et illusoire que jamais".

Source : AP


6-2 Les forces du Fatah cherchent à frapper fort les résidents liés au Hamas.

Les forces de sécurité  palestiniennes fidèles au président Mahmoud Abbas se sont engagées à mener un coup de filet contre les résidents de Cisjordanie  maintenant des contacts étroits avec le mouvement du Hamas, qui  contrôle la bande de Gaza. 

  "Quiconque devient complice des appels des putschistes depuis  Gaza, et quiconque reçoit des ordres et de l'argent pour semer le  désordre et le chaos en Cisjordanie sera passible de condamnations, conformément à la loi", indique un communiqué du service de  sécurité du Fatah. 

 "Les services de sécurité ne toléreront pas les appels aux  coups d'état et à provoquer des troubles", martèle le document. 

 Les forces du Fatah ont accusé le Hamas de planifier un coup  d'Etat en Cisjordanie, similaire à celui survenu à Gaza en 2007. 

 Cette mise en garde intervient à la suite de la découverte de  fonds et de laboratoires servant à la fabrication d'explosifs pour le Hamas en Cisjordanie. Le Hamas a répliqué que ces armements  étaient destinés à la lutte contre l'occupation israélienne. 

 Le Fatah et le Hamas s'opposent depuis juin 2007, date à  laquelle le Hamas a chassé les forces du Fatah de la bande de  Gaza. 

 Les tensions entre les deux formations restent vives malgré les efforts égyptiens pour parrainer un dialogue interpalestinien en  novembre prochain.

(Xinhua)

15 octobre

 http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-10/15/content_740861.htm


6-3 Ne dites pas : nous ne savions pas.

Jour après jour, les bateaux de la force navale israélienne attaquent les pêcheurs de la Bande de Gaza, dans une tentative visant à les chasser de la mer. On opère des tirs de semonce en direction des bateaux de pêche, on s’en approche et on les canarde avec des canons à eau, on les heurte, on leur prend leurs poissons et les bateaux, on provoque des vagues pour secouer les bateaux.

Dans les Accords d’Oslo, il est convenu que les habitants de Gaza peuvent aller jusqu’à 20 miles de la côte. Depuis 2006, Israël limite, de manière unilatérale, cette distance à 6 miles.

Le 10 août 2008, alors que A’, de Rafah, était en mer, un bateau de la force navale israélienne l’a arrêté. Il a été placé en détention et son bateau confisqué. Il a été libéré deux jours plus tard. Son bateau lui a été rendu il y a seulement quelques jours. Sans moteur ni équipement.

Le 10 septembre 2008, un bateau de la force navale israélienne a heurté le bateau d’un pêcheur de Gaza et a failli le couler.

Le 27 septembre 2008, un bateau de la force navale israélienne a tiré un obus qui est tombé tout près du bateau d’un Gazaoui et a failli le couler.

Le 5 octobre 2008, un bateau de la force navale israélienne a ouvert le feu et blessé à la jambe le pécheur, Mohammed Jihad Mouslah. Sa blessure nécessite des soins en dehors de la Bande de Gaza qui ne dispose pas de moyens pour le soigner.

(Traduction de l'hébreu : Michel Ghys)

Amos Gvirtz, 13 octobre 2008

www.kibush.co.il/show_file.asp?num=29433


6-4 Shass rebuté par les accords Kadima-Travaillistes.
Tsippi Livni n'est pas au bout de ses peines. Après avoir "enfin" conclu un accord avec les travaillistes, elle va devoir à présent user de tout son charme pour convaincre les représentants du parti Shass de rejoindre à leur tour sa coalition. Mais la tâche ne s'annonce pas facile.
En effet, les dirigeants du parti orthodoxe séfarade ont déjà émis de vives critiques, mercredi matin, contre l'alliance conclue à la veille de Souccot entre Kadima et les Travaillistes et ont même souligné qu'elle les éloignait encore davantage du gouvernement. Ils ont surtout
dénoncé la clause stipulant que les lois touchant le système juridique ne seraient débattues au gouvernement qu'avec l'assentiment des ministres travaillistes.
Le ministre Tsahi Hanegbi (Kadima) a estimé pour sa part, ce mercredi matin, que si Shass refusait de rejoindre la coalition, Livni ne parviendrait pas à former un nouveau gouvernement. Interviewé par la radio israélienne, Hanegbi a expliqué qu'il n'y avait aucun sens de
former un gouvernement non durable. Il a encore précisé que s'il s'avérait que les exigences de Shass étaient excessives, Livni se tournerait vers le président de l'Etat Shimon Pérès afin d'annoncer la tenue d'élections anticipées.
Mais comme on le sait, ni les travaillistes ni Kadima ne souhaitent ces élections qui ne leur seraient pas favorables, étant donné la chute de leur popularité auprès du public. L'équipe des négociateurs de Livni vont donc concentrer tous leurs efforts sur Shass, pour tenter de tempérer les positions de ce parti et de l'inciter à se joindre à la coalition.
Shass revendique essentiellement le rétablissement des allocations familiales mais Livni refuse pour l'instant de dépasser le cadre actuel du Budget national. Elle pourrait toutefois parvenir à un compromis avec Elie Ishaï au sujet des subventions accordées aux familles nécessiteuses.
De son côté, Binyamin Netanayou cherche à convaincre Shass de ne pas rejoindre la coalition de Livni. C'est lors de sa rencontre avec le grand rabbin Ovadia Yossef que le leader du Likoud a expliqué que ce qu'il fallait aujourd'hui à Israël, c'était "un gouvernement sachant renforcer l'économie du pays et sauvegarder Jérusalem".
Claire Dana Picard

15 octobre 2008. –

Arouts7
http://www.a7fr.com/article/58017.htm


6-5 Des milliers d'occupants organisent des marches provocatrices à Al Aqsa.

Des milliers d'occupants ont perpétré, mercredi 15/10, une vaste compagne d'activités provocatrices dans la ville d'Al Qods occupée, sous prétexte qu'ils animaient une fête juive.

"Les troupes occupantes qui effectuaient des rites et violaient la mosquée d'Al Aqsa, ont été officiellement protégées par les forces armées de l'occupation, notamment la police israélienne, en pénétrant dans la vieille ville et les esplanades sacrées d'Al Aqsa", ont confirmé des sources locales bien informées.

"Les autorités occupantes ont pratiqué, de nouveau, plus de restrictions contre les habitants palestiniens des territoires palestiniens occupés en 1948, où tous les passages et les check-points ont été fermés devant eux pour les empêcher d'arriver à Al Aqsa", ont souligné ces sources.

L'association d'Al Aqsa a révélé que l'occupation israélienne a encouragé et protégé l'instauration d'une synagogue qui menace d'une manière dangereuse lAl Aqsa.

"La synagogue a été construite de sorte que ses tunnels mènent directement sous les fondations d'Al Aqsa et ses portes s'ouvrent dans les esplanades sacrées de la sainte mosquée d'Al Aqsa", a ajouté l'association.

17-10

Source : CPI


6-6 Akko : Jamal Taufik, libéré.
Jamal Taufik, le chauffeur qui est entré le soir de Yom Kippour dans le quartier juif d'Akko, a été libéré mercredi après une semaine d'emprisonnement.
Son permis de conduire a été confisqué pour une période d'un mois.
Le chauffeur a été arrêté, lundi dernier, pour conduite dangereuse et offense aux sensibilités religieuses. La police poursuit ses investigations et compte déposer une requête afin de ramener le chauffeur en prison.
Dans un entretien accordé au Jerusalem Post, Taufik a nié être allé dans le quartier juif de Saint-Jean d'Acre pour provoquer les résidents. Il affirme qu'il a essayé de faire profil bas en allant chercher sa fille.
La police, qui s'attendait à voir les émeutes entre Juifs et Arabes se poursuivre dans les rues d'Akko, a déclaré que la ville était restée calme pendant Souccot.
Quelque 700 officiers, dont des gardes frontières ont travaillé pendant 12 heures consécutives pour maintenir le calme, bouclant les quartiers et y effectuant des rondes, à pied et en voiture.
Les chefs de file arabes de la ville de Saint-Jean d'Acre dénoncent l'arrestation de Taufik. Ahmed Tibi, député arabe, a d'ailleurs déclaré : "C'est une décision irraisonnée qui n'est fondée sur aucune base légale, et qui ne va pas contribuer à apaiser la ville." "La police israélienne
a cédé aux hooligans juifs. Je me demande s'ils vont commencer à arrêter les Juifs qui mangent et boivent pendant le Ramadan", a ajouté Tibi.

Ahmed Tibi : "C’est la première fois qu’on arrête quelqu’un pour atteinte aux sentiments religieux", s’est-il étonné dans une déclaration à l’AFP.
"La police a succombé aux pressions de la droite fasciste qui exigeait son arrestation, montrant qu’elle était une police juive, raciste et idiote", a-t-il ajouté.
Il a appelé la police à "libérer immédiatement" l’homme arrêté "afin de ne pas exacerber les tensions".
Dimanche, Tawfik Al-Jamal avait fait amende honorable devant la commission parlementaire des affaires intérieures réunie en urgence pour débattre des émeutes intercommunautaires ayant éclaté à la suite de cet incident.
"Si ce que j’ai fait a généré cette situation, je suis prêt à sacrifier ma tête ici même sur cette table (...) afin de ramener le calme dans la ville", a-t-il déclaré, selon la presse israélienne.
Mercredi soir, Tawfik Al-Jamal était arrivé en voiture dans un quartier majoritairement juif alors que le Yom Kippour (Grand Pardon) avait commencé. Ce jour-là les juifs jeûnent et ne peuvent pas circuler en voiture, un interdit religieux massivement respecté en Israël.
Un groupe de jeunes juifs s’en était alors pris à l’automobiliste.

Selon la police, une rumeur sur sa mort a provoqué des rassemblements de centaines d’habitants arabes en colère et entraîné les affrontements entre juifs et Arabes qui se sont poursuivis jusqu’à dimanche.
Le régime syrien a lui aussi réagi, déclarant que les émeutes ne faisaient que confirmer qu'Israël était un pays raciste, qui haïssait les Arabes et voulait "nettoyer" la région de toute présence arabe.
"Les événements d'Akko accentuent la montée du racisme en Israël, qui remonte à la création d'Israël sur la terre palestinienne. Les émeutes prouvent également qu'Israël n'est pas une démocratie", peut-on lire dans le journal syrien Tishrin, contrôlé par l'Etat.

YAAKOV LAPPIN
10.15.08

The Jerusalem Post
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1222017541408&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull


6-7 Les difficultés économiques de l’Amérique sont "une punition divine",
Les difficultés économiques rencontrées par les Etats-Unis constituent "une punition divine" pour la manière dont le gouvernement américain traite le peuple palestinien, a déclaré vendredi le Premier ministre Hamas de la bande de Gaza, Ismaïl Haniyeh.
Haniyeh a déclaré que Dieu punissait de cette manière les Etats-Unis pour leur soutien au blocus imposé à la bande de Gaza par Israël, ajoutant que les alliés de l’Amérique n’échapperaient pas à la colère divine.
"C’est une punition divine pour l’embargo de l’Amérique contre le peuple palestinien", a expliqué Ismaïl Haniyeh, "L’Amérique a brandi son gros bâton devant tous ceux qui ont tenté d’offrir un soutien aux Palestiniens."
Israël et l’Egypte ont bouclé leurs frontières avec la bande de Gaza depuis la prise de pouvoir du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) dans le petit territoire en juin 2007. 
  Seuls des fournitures humanitaires, du carburant et quelques marchandises peuvent entrer dans l’étroite bande côtière.

18-10

fr.news.yahoo.com/3/20081017/twl-israel-palestiniens-hamas-punition-d-951b410.html -



7 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

7-1 Point de vue de Khaled Amayreh : Les colons juifs ? Permis de tuer.

Les colons juifs, fanatiques, continuent de tuer et de voler les Palestiniens sans la moindre critique d’Israël.

Les colons sont un outil de premier plan pour l’armée et l’Etat israéliens
qui les financent, les logent, les arment et les protègent.

Des éléments de la sécurité israélienne ont récemment prévenu qu’il y avait recrudescence d’un « terrorisme juif organisé » contre les Palestiniens (et aussi contre les juifs militant pour la paix) et qu’il fallait prendre des mesures pour « étouffer cette terreur dans l’œuf ».

Mais des officiels israéliens, notamment le ministre de la Défense Ehud Barak, ont reconnu que « se confronter avec les colons » était un combat difficile étant donné le large soutien qu’ils recevaient de la société juive israélienne et du grand appui politique dont ils bénéficiaient dans des milieux gouvernementaux puissants.

Barak a aussi fait allusion au laxisme choquant dont faisait preuve la justice israélienne envers les colons, ce qui en réalité leur permet de commettre des meurtres et des actes de vandalisme, dirigés spécialement contre des villageois palestiniens non protégés et presque sans défense, dans une quasi-impunité.

L’objectif final recherché par les colons terroristes est d’intimider et de terroriser les Palestiniens qui vivent sur leurs propres terres afin que d’autres colons puissent s’en emparer. Cependant, malgré des années d’un terrorisme et d’un harcèlement permanents, très peu de Palestiniens, s’il y en eut, ont quitté leur village et leurs terres, ce qui incite la plupart des religieux terroristes à intensifier leurs agressions contre les Palestiniens et leurs biens.

Ces derniers jours, le nombre d’incendies et d’actes de vandalismes sur les oliveraies palestiniennes, par des colons terroristes armés, s’est accru à travers toute la Cisjordanie. Dans la région de Naplouse et de Salfit, des colons ont mis le feu à des oliveraies, détruisant des parts importantes de récoltes dont dépendent de nombreuses familles palestiniennes pauvres pour leur subsistance. (Voir le rapport du PCHR, 4° Agressions des colons.)

Dans l’un des cas, le chef du conseil de la colonie a participé à l’attaque par le feu qui, selon les Palestiniens, s’est produite sous les yeux des soldats israéliens.

« Je pense qu’il y a une sorte de collusion entre l’armée et les colons. Croyez-vous que la puissante armée israélienne n’est pas capable de contrôler quelques voyous qui terrorisent les communautés palestiniennes ici ? » demande Ibrahim Ahmed de Salem, près de Naplouse.

« Le monde a souvent la fausse impression que les colons ne sont que quelques fanatiques indisciplinés dans une société par ailleurs civilisée » poursuit Ahmed. « La vérité, pourtant, c’est que les colons sont un outil de premier plan pour l’Etat israélien et pour son armée pour terroriser et tourmenter les Palestiniens. Ce sont l’Etat et l’armée qui les financent, les logent, les arment et les protègent. Aussi, il serait naïf de croire l’affirmation que les colons agissent contre la volonté de l’Etat et de l’armée israéliens. »

La semaine dernière, un jeune berger palestinien a été retrouvé assassiné près d’une colonie juive, toujours dans la région de Naplouse (voir le même rapport du PCHR). Des témoins rapportent avoir vu une camionnette blanche pourchasser le jeune berger de 19 ans. L’armée israélienne a nié que le garçon avait été assassiné par les colons, arguant qu’il était plus probable qu’il avait été tué par des projectiles non explosés abandonnés là par l’armée israélienne. (D’après le PCHR, des témoins palestiniens auraient constaté que le berger avait été tué par au moins 20 balles dans le cou, la poitrine et les jambes - ndt).

Le mois dernier, des dizaines de colons juifs terroristes armés ont commis un véritable pogrom dans le village palestinien d’Asira Al-Qibliya, au sud de Naplouse, tirant sur les maisons palestiniennes et vandalisant leurs biens. (Vidéo sur le site de B’Tselem). 10 Palestiniens ont été blessés, dont l’un gravement par balles. Une vidéo de ce déchaînement sauvage montre les soldats observant la scène et sans rien faire concrètement pour arrêter les colons. Et quand « l’affaire » s’est calmée, les colons ont repris leurs violences et leurs vandalismes. (Autre vidéo de violences de colons à Sushia, sud Cisjordanie : B’Tselem, photos ci-contre).

Ces dernières années, les colons se sont mis à voler des récoltes d’olives en plein jour. Les colons ont aussi commencé à faire venir des travailleurs étrangers pour récolter les produits palestiniens à proximité de leurs colonies. Pour ce faire, les colons agissent à partir de décrets religieux publiés par les rabbins locaux ou au niveau national qui les autorisent à voler les récoltes en Cisjordanie, que les colons appellent Judée (nord Cisjordanie) et Samarie (sud), considérant que, par décret divin, la terre appartient aux juifs.

Jusqu’à récemment, les rabbins publiaient leurs enseignements publiquement, se faisant une mauvaise publicité dans la presse. Aujourd’hui cependant, leurs décrets sont publiés et diffusés discrètement dans les synagogues des colonies.

En outre, il semble que l’armée israélienne trouve toujours de nouvelles façons pour rendre la vie des agriculteurs palestiniens plus difficiles. De nombreuses oliveraies qui entourent les colonies juives illégales sont déclarées zones militaires fermées (seulement pour les non juifs) ce qui, en réalité, donne le feu vert aux colons pour qu’ils viennent voler les olives des Palestiniens.

La semaine dernière, l’armée israélienne a déclaré qu’elle assurerait la « protection » des cueilleurs d’olives palestiniens contre la violence des colons. Mais l’armée a précisé que cette protection ne durerait que trois jours.

L’armée israélienne prétend qu’elle n’est pas en mesure de contenir le terrorisme des colons. Cette affirmation, toutefois, est particulièrement mensongère et hypocrite. La vérité est que l’armée n’a ni la volonté ni l’inclination à se confronter avec les colons.

Le journal israélien Ha’aretz a écrit cette semaine : « Les prisons militaires sont remplies de jeunes Palestiniens accusés de crimes bien moins graves que les violences dont on accuse les colons. ». Pourtant, en règle générale, l’opinion israélienne reste indifférente au terrorisme, aux crimes et aux harcèlements pratiqués par les colons juifs soutenus par l’armée en Cisjordanie.

Aujourd’hui pourtant, le terrorisme des colons s’est retourné contre la société juive israélienne. Le mois dernier, des terroristes juifs sont soupçonnés d’avoir placé une bombe sur le pas de la porte de Zeev Sternhell, 73 ans, professeur de sciences politiques à l’Université hébraïque de Jérusalem-Ouest. Sternhell, spécialiste de l’évolution du fascisme européen, a été légèrement blessé dans l’attentat, lequel a provoqué des remous dans l’establishment politique et l’opinion publique d’Israël.

Sternhell, éminent sympathisant du groupe de centre gauche, la Paix maintenant, a prévenu que cette atteinte à sa vie pourrait marquer « l’effondrement de la démocratie » en Israël. Toutefois, il est peu probable que la tentative d’assassinat sur sa personne introduise un changement qualitatif dans la façon de l’armée et de l’opinion israéliennes de considérer les colons terroristes. Il faudrait autre chose pour vaincre le racisme et la violence institutionnalisés, calculés, qui sont au cœur de l’Etat d’Israël.

Khaled Amayreh  :

14 octobre

Al-Ahram Weekly

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5202




Palestine,Israël,Olmert,colonialisme,Gaza,Bush, Hamas,Fatah


n° 392- Journal de Palestine- du 12-10 au 21-10 -Fin- L'Egypte propose un plan en 4 points aux palestiniens

n° 392- Journal  de Palestine- du 12-10   au   21-10  -Fin- L'Egypte propose un plan en 4 points aux palestiniens


Journal de Palestine   -Fin-                               

N°392                     12-10   au   21-10

Par M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire                                                     -Fin-

7 Dossier                                                    -Suite-

7-2 Point de vue de Gilbert Achcar « Les États-Unis sèment les graines d’une tragédie à long terme »

7-3 Point de vue de Jonathan Cook : Quand un best-seller requinquant dézingue un mythe fondateur en béton ...

7-4 Point de vue de Mustafa Barghouthi : Et maintenant, la question de Jérusalem.



7-2 Point de vue de Gilbert Achcar « Les États-Unis sèment les graines d’une tragédie à long terme »

Entrevue avec Gilbert Achcar

A la fin de cette année, l’équipe Bush va abandonner la scène avec le pire des bilans de la politique étrangère états-unienne dans l’histoire, en particulier en ce qui concerne le Moyen-Orient.

Gilbert Achcar - Photo : RougeQuestion : Le soixantième anniversaire de la fondation de l’État d’Israël, qui est aussi celui de la Nakba, la catastrophe palestinienne, tombe en cette année 2008. Comment analysez-vous l’objectif israélien et pensez-vous qu’il a changé au cours des années ? Quelle est la stratégie israélienne actuelle en ce qui concerne tant Gaza que la Cisjordanie ?

Gilbert Achcar : Ce sont là plusieurs questions en même temps. Commençons d’abord par la continuité entre 1948 et aujourd’hui : c’est bien sûr celle du projet sioniste initial de s’emparer de l’ensemble de la Palestine, c’est-à-dire de la Palestine telle qu’elle était sous le mandat britannique. En 1948 ce but n’a été que partiellement accompli car l’État d’Israël n’a été fondé que sur un peu moins de 80 % de ce territoire. Cela fut considéré alors comme un premier pas seulement, comme nous les savons aujourd’hui grâce aux biographies, documents et archives des dirigeants sionistes et tout particulièrement de Ben Gourion - la première étape d’une entreprise visant au contrôle de l’ensemble du territoire. Ces conditions ont été remplies en 1967, lorsqu’Israël a envahi et occupé le reste de la Palestine, c’est-à-dire toute la rive ouest du Jourdain. Ainsi depuis la guerre de 1967 - qui constitue le second grand tournant dans l’histoire du conflit - le problème d’Israël a été d’achever le projet initial commencé en 1948, et ce dans les territoire occupés en 1967, en y construisant des colonies israéliennes, par un colonialisme de peuplement.

Il y avait toutefois une différence majeure entre 1948 et 1967, qui reste le principal problème pour l’Israël aujourd’hui. La différence, c’est qu’en 1948, 80 % de la population des territoires dont Israël a pris le contrôle a fuit la guerre. Les Palestiniens étaient terrorisés, directement ou indirectement, et se sont sauvés comme le fait toute population civile en temps de guerre. Comme tout le monde sait, ils furent empêchés de retourner lorsque la guerre fut finie et devinrent des « réfugiés », qui constituent la majorité de la population palestinienne.

Mais dans les territoires occupés par Israël en 1967 le même processus ne s’est pas reproduit, parce que la population avait tiré les leçons de 1948 et compris que, si elle quittait ses maisons, elle ne pourrait pas y retourner. Par conséquent, la plupart des Palestiniens sont resté chez eux cette fois. Ils avaient également appris de l’expérience de 1948, que s’ils restaient chez eux, ils ne seraient pas massacrés : c’est ce qu’avaient craint les réfugiés de 1948. Mais après 1948 Israël a gardé une minorité arabe palestinienne sur son territoire et comme ceux qui sont restés ont survécu, la majorité a suivi leur exemple en 1967.

Depuis lors Israël tente de résoudre ce problème, le plus grand problème qu’il doit affronter : la population palestinienne de la Cisjordanie et de Gaza. Cette population est elle-même composée d’une grande proportion de réfugiés du territoire de 1948 en sus des autochtones de Cisjordanie et de Gaza Elle s’oppose au contrôle israélien exercé sur son territoire et le rejette. Ce qu’Israël s’efforce d’assurer, car il ne peut simplement expulser la population palestinienne, c’est le contrôle du territoire de la Cisjordanie au moyen d’un réseau de colonies, de postes militaires et stratégiques, de routes et de murs, etc. afin de maintenir les Palestiniens dans des enclaves séparées, sous contrôle israélien, de la même manière que Gaza dans son ensemble est une sorte d’enclave soumise au contrôle militaire extérieur absolu par Israël, une sorte d’énorme camp de concentration.

Question : Nombreux sont ceux qui évoquent l’impasse démographique de l’État d’Israël. Maintenant Israël ne peut plus être un État à la fois juif et démocratique.

Gilbert Achcar : C’est en effet le problème d’Israël. Tout cela renvoie à cet oxymoron (1) d’un État qui prétend être à la fois démocratique et défini ethniquement comme « juif ». C’est une contradiction dans les termes car en définissant un État par son caractère ethnique ou religieux, on contredit déjà les valeurs démocratiques modernes. Bien sûr, pour rendre ce sophisme crédible, ce prétendu « État Juif démocratique », il faut s’assurer une majorité juive écrasante parmi les citoyens de cet État. Et c’est ce que les sionistes ont obtenu en 1948. Ils ont accepté une minorité d’Arabes Palestiniens parmi eux - 15 % à 20 % en 1948 - en tant qu’alibi qui leur permettait de dire : notre État est démocratique ; il est Juif en vertu du fait que plus des 80 % de notre population sont juifs. Toutefois, lorsqu’ils se sont emparés de la Cisjordanie et de Gaza et que la majorité de la population palestinienne arabe y est demeuré, il ne leur fut pas possible d’annexer ces territoires comme ils l’ont fait avec ceux conquis en 1948. Israël s’est limité à annexer Jérusalem en 1967 et le Golan en 1981.

Mais il n’a pas annexé le reste de la Cisjordanie, ni Gaza. Pourquoi ? Du point de vue de l’idéologie sioniste, la Cisjordanie est beaucoup plus importante pour Israël que le Golan. Mais la population arabe du Golan est faible et aujourd’hui les colons israéliens sont presque aussi nombreux que les autochtones arabes - qui, par ailleurs, appartiennent dans leur grande majorité à la secte druze qu’Israël a toujours considéré comme étant intégrable (les Druzes servent dans l’armée israélienne, contrairement aux autres « Arabes israéliens »). Quand à Jérusalem, la ville a été immédiatement annexée en 1967 en raison de sa très grande valeur symbolique.

Mais ils ne pouvaient pas annexer le reste des territoires occupés parce que s’ils le faisaient, ils devraient soit se retrouver avec une importante population privée de droits sur le territoire israélien, soit accorder à cette population les droits de citoyenneté, compromettant ainsi le caractère Juif de l’État. En d’autres termes, s’il avait annexé la Cisjordanie et Gaza, l’État d’Israël aurait cessé soit d’être Juif, soit d’être démocratique dans le sens de l’égalité des droits, d’une personne/une voix, etc.

C’est en effet le grand dilemme du sionisme, qu’ils ont essayé de résoudre avec le plan Allon, conçu en 1967, juste après la guerre. Ce plan prévoyait la construction des colonies et de bases militaires, de manière à s’assurer le contrôle stratégique des territoires, sans annexer les zones où la population palestinienne est concentrée - villages, villes, etc. - mais avec le projet de les remettre sous le contrôle d’une autorité arabe collaborationniste. Au début, le plan prévoyait de rendre ces zones à la monarchie jordanienne.

Dans les années 1990, Israël a décidé de conclure le marché avec l’OLP, car la fraction dominante de l’OLP était devenue prête à accepter ses conditions et cela a conduit aux accords d’Oslo. Pour Israël, les accords d’Oslo n’étaient qu’un pas de plus en direction de la réalisation du plan Allon. Arafat croyait que l’OLP parviendrait à obtenir une sorte d’État indépendant. Mais il s’est vite rendu compte qu’il avait été victime de ses propres illusions. Et le processus entier, le soi-disant « processus de paix », c’est effondré, comme on peut le voir maintenant. Il est en déliquescence et tous les efforts de Washington mènent à des impasses.

Je ne parle pas ici des rapports avec le Hamas, mais de la soi-disant Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. Il semble impossible de conclure un accord même avec lui, bien qu’Abbas soit le plus servile envers Washington de tous les dirigeants que les Palestiniens n’ont jamais eu. Malgré cela, les Israéliens ne lui accordent aucune concession significative. C’est une impasse totale et un échec majeur pour les États-Unis, pour l’administration Bush, un de ses nombreux échecs au Moyen-Orient. A la fin de cette année, l’équipe Bush va abandonner la scène avec le pire des bilans de la politique étrangère états-unienne dans l’histoire, en particulier en ce qui concerne le Moyen-Orient.

Question : Edward Said disait, en parlant de l’élite de l’OLP, qu’« aucun autre groupe de libération dans l’histoire ne s’est vendu à ses ennemis comme celui-ci ». Pensez-vous que ce jugement est correct ?

Gilbert Achcar : C’est un jugement qui nécessiterait d’être confronté avec un examen détaillé de tous les mouvements de libération. Je ne suis pas sûr qu’il n’y ait aucun cas comparable de capitulation dans la longue histoire des luttes anticoloniales. Mais on peut être certain que si ce n’est pas la direction la plus soumise, c’est bien l’une des plus soumises de l’histoire des luttes nationales. Elle a accepté tant de concessions, tant de reculades sur ses propres demandes fondamentales et n’a pourtant rien obtenu de substantiel en retour.

Question : La direction de l’OLP aurait-elle quelques spécificité qui l’auraient conduit à ces reculs ?

Gilbert Achcar : Elle avait des aspects particuliers dès le début. Cela constitue la principale différence entre l’OLP et la plupart des mouvements de libération nationale anticoloniaux dans l’histoire. Une particularité importante de l’OLP est que, dès le début, elle a été étroitement liée à des États réactionnaires, dont beaucoup étaient et restent étroitement liés à l’impérialisme. Ainsi nous avions cette situation particulière d’un mouvement national luttant contre l’État sioniste fortement soutenu par l’impérialisme états-unien, ce mouvement étant lui-même dépendant pour ses ressources d’États étroitement liés au même impérialisme, tels que le royaume saoudien.

Lorsque les groupes armés palestiniens prirent la direction de l’OLP après la guerre de 1967, ils ont été inondés de pétrodollars, des sommes impressionnantes. Ainsi, ce qui est certain, c’est que l’OLP est devenu le mouvement de libération nationale le plus riche dans l’histoire des luttes anticoloniales. Son budget pouvait être comparé à celui de certains États du Tiers-monde. Cela a développé une bureaucratie énorme et très corrompue. Avec le temps, ses meilleurs éléments, les militants les plus dévoués, ont été tués, en particulier en 1970 au cours de Septembre Noir.

Il y eut donc une sélection en quelque sorte au bout de laquelle ceux qui sont restés aux commandes étaient les dirigeants palestiniens les plus corrompus. Une ligne droite relie cette évolution à Oslo et à l’Autorité palestinienne d’aujourd’hui avec Mahmoud Abbas, Mohammed Dahlan et tous ces chefs corrompus qui misent tout sur Washington. Ils espèrent que les États-Unis leur octroieront quelque chose. Et leur problème, c’est que, bien qu’ils soient totalement soumis à Washington, ils n’obtiennent rien.

Question : et la gauche palestinienne ?

Gilbert Achcar : La gauche palestinienne n’a jamais vraiment réussi à se construire en tant qu’alternative réelle face à la direction droitière de l’OLP. Elle n’a jamais réellement défié les institutions de l’OLP, n’a jamais remis en cause la structure de ces institutions. Elle a accepté les règles du jeu dictées par la direction du Fatah, la direction droitière de l’OLP. Bien qu’il y ait eu de nombreux conflits entre la gauche et la direction du Fatah, y compris des moments où l’OLP était au bord de la scission, la gauche cherchait invariablement la réconciliation au nom de l’unité nationale.

C’est ainsi qu’elle a perdu la crédibilité en tant que direction alternative de l’OLP et c’est pour cette raison que le Hamas a fait son irruption sur la scène. Au cours des premiers mois qui ont suivi décembre 1987, lorsque la première Intifada a commencé, la gauche palestinienne dominait de manière évidente la direction de l’Intifada aux côtés des membres radicaux du Fatah dans les territoires occupés - où il n’y avait pas de place pour un équivalent de la bureaucratie corrompue de l’exil.

Néanmoins, à partir de l’été 1988, ils se sont débrouillés pour capituler devant la direction droitière de l’exil, qui a contrôlé la réunion du Conseil national palestinien en octobre 1988 proclamant un prétendu État indépendant et préparant les négociations directes avec Washington. Ce furent ces années-là - 1987-1988 - que le Hamas fut fondé et s’engouffra dans la brèche. Très rapidement le Hamas, avec sa perspective islamique radicale, est devenu aux yeux des Palestiniens la seule alternative véritable à la direction de l’OLP. Le Hamas s’est construit en tant qu’alternative alors que la gauche a piteusement échoué à se présenter comme telle. Le Hamas est ainsi devenu beaucoup plus fort que la gauche, bien que ce n’était nullement le cas au début ; les intégristes n’étaient pas plus forts que la gauche, même à Gaza.

Question : Au sein de la gauche il y a un débat pour savoir si la solution du problème Israël-Palestine passe par « deux États » ou par « un seul État ». Quel est votre point de vue en ce qui concerne cette alternative ?

Gilbert Achcar : Pour être franc, je considère que cette discussion est largement une perte de temps. Dans les deux cas il s’agit d’utopies, mais certains conduisent pourtant cette discussion comme si son enjeu était d’actualité. Les deux camps s’accusent mutuellement d’utopisme - et les deux ont raison, car ces « solutions » sont toutes deux utopiques. Il est évident qu’un État palestinien « indépendant » qui se limiterait à la Cisjordanie et à Gaza est totalement utopique. Mais je dirais que le projet d’un seul État avec dix millions de Palestiniens et six millions de Juifs est encore plus utopique, car sa réalisation exigerait la destruction de l’État sioniste si on veut prendre la chose au sérieux. Sinon il ne pourrait pas fonctionner. C’est pourquoi je considère qu’il s’agit d’utopies et qu’on dépense trop d’énergie dans cette discussion, qui devient ainsi une perte de temps.

A mon avis il faut prendre en compte deux niveaux lorsque l’on parle d’une solution palestinienne. Il y a, d’une part, les intérêts immédiats et urgents des Palestiniens. Pourquoi les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza se battent-ils ? Ils luttent pour se débarrasser de l’occupation, naturellement - et non pour le droit de vote en Israël. Ils veulent la souveraineté sur leurs territoires. Leur combat devrait évidemment être soutenu. Même si vous êtes en faveur de la solution impliquant un seul État, vous ne pouvez pas dire : « Je m’oppose au combat palestinien contre l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza, parce que ce combat ne correspond pas à mon projet maximaliste de solution juste. » Ce serait complètement absurde du point de vue politique. Par conséquent, si nous voulons parler en termes concrets, nous devons soutenir la lutte des Palestiniens pour leur libération immédiate du joug de l’occupation.

Par ailleurs, si on veut discuter d’une solution à long terme, c’est-à-dire si l’on aspire à élaborer un programme pour le long terme avec une dimension utopique, pourquoi se limiter alors à la seule Palestine, que ce soit avec un ou avec deux États ? Pourquoi, par exemple, exclure la Jordanie de l’équation ? Il y a plus de Palestiniens qui vivent en Jordanie qu’en Cisjordanie. Les Palestiniens sont en fait majoritaires en Jordanie même, c’est à dire sur la rive orientale du Jourdain.

Pourquoi donc la Jordanie devrait-elle être oubliée ? Entre 1949 et 1967, la Cisjordanie et l’actuelle Jordanie formaient un seul État, dont l’écrasante majorité de la population était palestinienne. Dominé par la monarchie, c’était, bien sûr, un État despotique. La direction palestinienne, lorsque les guérilleros palestiniens constituaient un État dans l’État en Jordanie, n’a jamais lutté pour le renversement de la monarchie. Seule la gauche, à la fin des années 1960 et au début des années 1970, appelait au renversement de la monarchie jordanienne. Le Fatah s’est opposé à la gauche sur ce terrain et c’est l’un des facteurs qui ont permis à la monarchie d’écraser le mouvement palestinien en Jordanie en 1970 (« Septembre noir »).

Les forces armées palestiniennes furent ensuite chassées complètement de Jordanie en 1971. Bien entendu, la population palestinienne, en majorité les réfugiés de 1948, y est restée, mais le mouvement a été écrasé et forcé à la clandestinité. Cela a toujours été la perspective de la droite : nous ne touchons pas aux régimes arabes ; nous luttons seulement contre Israël, c’est la « contradiction principale » et nous devons apaiser les « contradictions secondaires ». C’était tragiquement absurde : la prétendue « contradiction secondaire » - c’est-à-dire la monarchie jordanienne - a tué plus de Palestiniens qu’Israël jusqu’en 1971. Elle s’est avérée être l’autre face d’une même médaille avec Israël.

A elle seule, la population de Cisjordanie ne peut en aucun cas constituer un État indépendant - tout au plus un « Bantoustan ». Mais si nous pensons au territoire jordanien comme un complément naturel de la Cisjordanie, la situation change. Pour cela, il faut un gouvernement démocratique en Jordanie. Finalement, je voudrais ajouter qu’aucune solution à long terme, juste et durable, ne peut être conçue autrement qu’à un niveau régional et dans des conditions socialistes - une Fédération socialiste du Moyen-Orient et au-delà. Bien sur, c’est une utopie, mais c’est une utopie qui inspire.

Comme je dis constamment, si l’on veut être utopique, alors autant envisager une utopie qui inspire, et non une utopie mesquine. Il faut voir grand. Voir grand, c’est dépasser les frontières, dépasser les nationalismes, c’est le socialisme. Voila une utopie intéressante, tandis que celle d’un État unique, la solution « une personne - une voix » limitée aux Palestiniens et aux Israéliens, me paraît être une utopie qui n’inspire point.

Je ne suis pas du tout convaincu que les Palestiniens aimeraient être citoyens d’un même État avec les Israéliens, même s’ils étaient politiquement majoritaires dans des conditions sociales d’une profonde inégalité - comme celles qui existent actuellement en Afrique du Sud, où les Blancs constituent toujours et de loin la section principale de la classe dominante, deviennent de plus en plus riches, beaucoup d’entre eux vivant dans des communautés encloses. Et je suis absolument certain que les Israéliens n’accepteront jamais d’être une minorité politique. Donc c’est une solution sans avenir.

16 octobre

* Gilbert Achcar, professeur à l’École des études orientales et africaines (SOAS) de l’Université de Londres, est un collaborateur régulier d’Inprecor.

Parmi ses ouvrages : Le choc des barbaries (Complexe, 2002 ; 10/18, 2004), L’Orient incandescent (Page Deux, 2004), La guerre des 33-Jours, avec Michel Warschawski (Textuel, 2007), La poudrière du Moyen-Orient, avec Noam Chomsky (Fayard, 2007).

Cette interview a été réalisée par Foti Benlisoy et Aykut Kýlýç pour la revue critique turque, Mesele (Question).

16 octobre

Pierre BEAUDET

http://alternatives-international.net/article2610.html


7-3 Point de vue de Jonathan Cook : Quand un best-seller requinquant dézingue un mythe fondateur en béton ... Personne n’est davantage surpris que Shlomo Sand (l’auteur) au constat que sa dernière somme universitaire figure déjà depuis dix-neuf semaine sur la liste des bestsellers israéliens, et qu’un professeur d’histoire comme lui connaisse ainsi un succès sans précédent, en dépit du fait que son ouvrage s’attaque au Tabou des Tabous israéliens…

M. Sand avance que l’idée d’un peuple juif – dont le besoin d’un havre de paix fut utilisé, à l’origine, pour justifier la création de l’Etat d’Israël – n’est qu’un mythe, qui a été inventé voici, de cela, tout juste cent ans…
Spécialiste d’histoire européenne à l’Université de Tel Aviv, M. Sand s’est basé sur une recherche historique et archéologique exhaustive pour étayer non seulement sa propre thèse, mais plusieurs autres – tout aussi rafraîchissantes.

De plus, il avance que les juifs n’ont jamais été exilés de la Terre Sainte, que la plupart des juifs contemporains n’ont aucun lien que ce soit avec la terre appelée Israël et que la seule solution politique du conflit avec les Palestiniens ne peut consister qu’en l’abolition de l’Etat juif.
Le succès de son ouvrage [en  hébreu] When and How Was the Jewish People Invented ? est appelé à se répéter, dans le monde entier. Une traduction en français [Comment le peuple juif fut inventé [ ?], aux éditions Fayard], mise sur les rayons des librairies au mois de septembre, se vend tellement comme des petits pains qu’elle a déjà dû être rééditée à trois reprises !

D’autres traductions sont en cours, dans une douzaine de langues, dont l’arabe et l’anglais. Mais l’auteur a d’ores et déjà prédit une réaction violente du lobby pro-israélien, quand l’ouvrage sera lancé aux Etats-Unis, l’année prochaine, par Verso, son éditeur en langue anglaise.

Par contraste, explique-t-il, les Israéliens se sont montrés, sinon carrément des fans, tout au moins curieux de connaître son argumentation. Tom Segev, un des journalistes les plus en vue du pays, a qualifié l’ouvrage de « fascinant et (positivement) provocateur ».

Etonnamment, poursuit M. Sand, la plupart de ses collègues universitaires, en Israël, se sont gardés de réfuter ses arguments, une des rares exceptions étant Israel Bartal, professeur d’histoire juive à l’Université Hébraïque de Jérusalem. S’exprimant dans les colonnes du quotidien israélien (‘progressiste’, ndt) Haaretz, M. Bartal s’est très peu attaché à réfuter les affirmations de M. Sand ; il a consacré le plus gros de son article, en lieu et place, à une défense et illustration de sa profession, suggérant que les historiens israéliens ne sont pas aussi ignorants au sujet du caractère totalement fictionnel de l’histoire juive que le prétend M. Sand.

M. Sand explique que l’idée d’écrire ce livre lui est venue il y a plusieurs années, mais qu’il a attendu jusqu’à tout récemment pour s’y consacrer pleinement. « Je ne saurais prétendre faire preuve d’un courage particulier en publiant ce livre, aujourd’hui », a-t-il déclaré. « J’ai attendu d’être titulaire d’une chaire universitaire : vous savez, dans le monde universitaire israélien, avant de pouvoir exprimer des opinions telles que celles-là, il y a un ticket à payer ! »

Exactement de la même manière, l’idée sioniste contemporaine selon laquelle les juifs se devraient de « revenir » de leur soi-disant « exil » [de la diaspora, ndt] en Terre Promise est totalement étrangère au judaïsme, a ajouté M. Sand.

« Le sionisme a totalement modifié la vision de Jérusalem. Auparavant, les lieux saints étaient considérés comme des endroits auxquels le croyant aspirait, mais qu’il n’envisageait en aucun cas d’habiter. Si, durant deux millénaires, les juifs sont restés à l’écart de Jérusalem, ce n’est nullement parce qu’ils ne pouvaient pas matériellement y « retourner », mais bien parce que leur religion, le judaïsme, leur interdisait d’y retourner avant la venue du Messie… »

Au cours de ses recherches, il eut la surprise de sa vie lorsqu’il commença à étudier les vestiges archéologiques remontant à l’ère biblique :

« Je n’avais pas été élevé en sioniste, mais comme tous les autres Israéliens, il était évident pour moi que les juifs étaient un peuple vivant en Judée et qu’ils en avaient été exilés par les Romains, en l’an 70 de l’ère chrétienne…

« Mais ayant commencé à étudier les indices archéologiques, j’ai découvert que tant le royaume de David que celui de Salomon étaient purement légendaires !

« Itou, en ce qui concerne l’exil. De fait, vous ne pouvez expliquer ce qu’est la judaïté, s’il n’y a pas d’exil. Mais, m’étant mis en quête d’ouvrages historiques décrivant les circonstances dudit exil, je n’en ai trouvé aucun ! Pas un seul !!

« Pour la bonne raison que les Romains n’ont exilé strictement aucun des peuples dont ils avaient conquis le territoire. En réalité, les juifs vivant en Palestine étaient dans leur écrasante majorité des paysans, et toutes les preuves archéologiques suggèrent qu’ils étaient restés sur leurs terres. »
En revanche, M. Sand adhère à une théorie alternative, davantage plausible : l’exil a été un mythe, répandu par les premiers chrétiens, afin de convertir des juifs à la nouvelle religion : « Les chrétiens voulaient inciter les dernières générations de juifs, à l’époque, à croire que leurs ancêtres auraient été chassés et exilés par Dieu, qui voulait les punir [de leur impiété et de leur méconduite, ndt] »

Bon, alors : s’il n’y a jamais eu d’exil, comment se fait-il donc que de si nombreux juifs aient fini par se retrouver dispersés sur toute la planète Terre, avant que l’Etat d’Israël, à l’époque contemporaine, n’eut commencé à les encourager à « revenir » ?

M. Sand explique que, durant les siècles ayant immédiatement précédé, et suivi, l’apparition du christianisme, le judaïsme était une religion pratiquant un prosélytisme intensif, littéralement en proie à une fringale de conversions : « La littérature latine de l’époque mentionne constamment ce phénomène ».

Des juifs se rendirent ainsi dans d’autres régions, dont ils cherchèrent à convertir les habitants, en particulier au Yémen, et parmi les tribus berbères de l’Afrique du Nord. Plusieurs siècles plus tard, le peuple du Royaume khazar, au Sud de la Russie actuelle, allait se convertir en bloc au judaïsme, donnant ainsi naissance aux juifs ashkénazes d’Europe centrale et orientale.

Ynet, le site ouèbe du quotidien Yediot Ahronot, le plus diffusé en Israël, a souligné cette histoire : « Des archéologues russes ont retrouvé la capitale juive, recherchée depuis des siècles ! » Et pourtant, aucun journal israélien, précise M. Sand, n’a pris conscience du fait que cette découverte cruciale remettait en cause tous les récits standards de l’histoire juive…

Autre question corollaire, suscitée par le récit de M. Sand, et qu’il pose lui-même : « Si, dans leur écrasante majorité, les juifs n’ont jamais quitté la Terre Sainte, alors, que sont-ils devenus ? »
« On ne l’enseigne pas dans les écoles israélienne, mais la plupart des pionniers du sionisme, dont David Ben Gurion [le premier Premier ministre israélien], étaient persuadés que les Palestiniens étaient les descendants des juifs authentiques ayant vécu en Palestine. Ils  étaient convaincus que les juifs, bien des siècles s’étant écoulés, s’étaient convertis à l’Islam. »

M. Sand attribue la réticence dont font montre ses collègues à avouer qu’ils sont d’accord avec lui au fait que cela reviendrait, pour eux, à reconnaître implicitement, comme énormément de monde, que tout l’édifice de la soi-disant « histoire juive » enseignée dans les universités israéliennes n’est qu’un château de cartes.

Le problème fondamental de l’enseignement de l’histoire en Israël, explique M. Sand, remonte à une décision prise dans les années 1930, de faire éclater l’histoire en deux disciplines : l’histoire générale, d’un côté, et l’histoire juive, de l’autre. L’ « histoire juive » était censée justifier qu’on y consacrât une chaire universitaire à part, au motif que l’expérience historique juive était considéré comme « unique » en son genre…

 « Dans nos universités, en Israël, il n’y a pas de faculté de science politique juive, ou de sociologie juive ! Seule l’histoire set ainsi enseignée de cette façon, et cela a permis à des spécialistes ès-histoire juive de vivre dans un monde parfaitement insulaire et conservateur, où ils sont totalement à l’abri des découvertes (dérangeantes, pour eux) de la recherche historique… 

« On m’a critiqué, en Israël, parce que j’ai écrit au sujet de l’histoire juive, alors que ma spécialité, c’est l’histoire européenne. Mais un livre tel que celui-ci a besoin d’un historien auquel soient familiers les concepts de l’investigation historique validés, reconnus et utilisés par le monde académique du reste du monde… »

Shlomo Sand

on The Electronic Intifada, 8 octobre 2008
http://electronicintifada.net/v2/article9884.shtml

[Cet article a été publié originellement dans The National, un quotidien d’Abu Dhabi. Il est reproduit ici avec son autorisation.]

Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

[* Jonathan Cook, écrivain et journaliste, vit à Nazareth, en Israël. Ses derniers ouvrages publiés sont : Israel and the Clash of Civilisations: Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (éditions Pluto Press) et Disappearing Palestine: Israel's Experiments in Human Despair (éditions Zed Books). Vous pouvez consulter son site ouèbe à l’adresse URL suivante : www.jkcook.net ].

Source et traduction : Marcel Charbonnier

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Jonathan_Cook.081008.htm


7-4 Point de vue de Mustafa Barghouthi : Et maintenant, la question de Jérusalem .

Nul besoin d’être un expert de qu’on appelle le « processus de paix » pour savoir qu’Israël a pour unique objectif depuis ces 40 dernières années de refuser leurs droits aux Palestiniens.

nettoyage ethnique dans Jérusalem - Les habitants d’une maison palestinienne détruite par l’armée d’occupation tentent de sauver quelues biens - Photo : Magnus Johansson/MaanImages

N’ayant pas réussi à briser l’échine des Palestiniens et à mettre fin à leur détermination à résister, Israël a utilisé des tactiques de retardement.

Quand il ne remettait pas à plus tard les questions urgentes, il a tenté de les vider de tout leur sens. Ainsi, l’idée d’un État palestinien indépendant et souverain a été diluée dans la création d’une auto-administration, dépouillée de tout pouvoir réel, sur des lopins de terre fragmentés.

C’est ce que le processus d’Oslo a réussi à produire au cours des 15 dernières années. Le nombre de colons dans les territoires occupés a doublé. Un mur de ségrégation raciale a été érigé. La Cisjordanie a été coupée de la bande de Gaza.

Et Jérusalem est à présent entourée et bloquée de tous les côtés, avec peu ou pas de liens vers d’autres zones palestiniennes. Lorsque les négociations ont repris, Israël a tenté de légitimer ses grandes colonies de peuplement, en refusant de discuter du sujet des réfugiés et en insistant pour le report de toute décision relative à Jérusalem.

Dans l’intervalle, les Israéliens ont essayé sans relâche de changer la face de Jérusalem, construisant des colonies dans et autour de la ville, la transformant et la judaïsant de jour en jour.

Israël fait maintenant la suggestion d’un État palestinien avec des "frontières intérimaires".

En échange, il veut que les Palestiniens renoncent, dans les faits et immédiatement, au droit au retour des réfugiés. Israël veut également que les Palestiniens renoncent à revendiquer de vastes pans de leur pays - les terres qui ont été absorbées par les implantations, les terres entourant la mer Morte, les terres des villages du Latroun (Imwas, Yalu, et de Beit Nuba), etc... A l’heure actuelle, Israël n’a pas l’esprit à discuter de Jérusalem. Mais il a une bonne disponibilité d’esprit pour construire de nouvelles colonies à l’intérieur et autour de la ville.

Il est possible qu’Israël soit en train de changer son discours, mais pas ses tactiques. Au lieu de s’opposer à un État palestinien, il est disposé à accepter un État qui ne fasse pas mention de souveraineté. Au lieu de conserver chacune des colonies qu’il a établie sur la terre palestienne, il est disposé à retirer 3 000 colons, en laissant 450 000 sur place.

Tout ce qu’Olmert et Barak ont déclaré depuis longtemps donne à penser qu’ils veulent transformer Jérusalem jusqu’à la rendre méconnaissable. La Jérusalem que nous connaissons tous n’est pas celle qu’ils ont à l’esprit. La Jérusalem de la mosquée Al-Aqsa, de l’Eglise du Saint-Sépulcre, du Mont des Oliviers, de Salwan, d’Al-Issawia, et d’autres parties de la vieille ville, est sur le point de beaucoup ressembler aux quartiers qui sont sortis de terre tout autour de la ville : Izariya, Abu Dies et peut-être Beit Hanina.

Chaque fois que les négociateurs palestiniens accordent un pouce [de territoire], Israël prend un mile, les Accords d’Oslo en sont un bon exemple. Il est bon de négocier, mais pas lorsque les négociations sapent la base des résolutions et des règles internationales. Les résolutions de l’ONU - appuyées par les arrêts de la Cour Internationale de Justice - établissent que toutes les terres qu’Israël a saisies depuis le matin du 5 Juin 1967 sont des territoires occupés. Cela vaut pour la vieille ville de Jérusalem et ses environs, la Cisjordanie, Gaza, les villages du Latroun, le Golan, et même les fermes de Shebaa.

L’Égypte a insisté pour la restitution de chaque pouce du Sinaï, de même que la Syrie s’en tient à chaque pouce du Golan. Les Palestiniens ne peuvent pas consentir à moins. Nous devons insister sur le retrait d’Israël de tous les territoires occupés, au lieu d’être mêlés à des discussions sur un échange de terres risqué. Il est déjà suffisamment regrettable qu’Israël ait pris en 1948 la moitié des terres que le plan de partition des Nations Unies de 1947 avait attribuées aux Palestiniens... Nous n’avons pas besoin d’aggraver les choses.

Et que se passe-t-il au juste dans les négociations ? Tout est conservé sous un couvercle étanche, à l’exception de bribes d’informations s’échappant au hasard, suggérant que la question de Jérusalem sera repoussée à plus tard, encore une fois. Le peuple palestinien est dans l’ignorance de ce qui se passe vraiment. Compte tenu de l’amère expérience d’Oslo, quand les faits accomplis étaient imposés dans le dos des négociateurs officiels, ce n’est pas de bon augure.

Tout le monde sait que l’abandon de la Jérusalem arabe, en tout ou en partie de celle-ci, n’est pas une option acceptable pour le peuple palestinien. Aussi, toutes les solutions intermédiaires, en particulier ces reports de la discussion au sujet de Jérusalem, sont très risqués quand elles ne sont pas un véritable signe de capitulation.

La dernière chose dont nous avons besoin, c’est d’un nouveau marchandage qui sape nos droits et affaiblit notre peuple. Ces négociations au nom des Palestiniens portent une très grande responsabilité en ce moment... Tout ce qui s’y fait peut avoir des conséquences à long terme pour nous tous.

20 octobre

Mustafa Barghouthi :

·         Mustapha Barghouthi (1) Mustafa BARGHOUTI est secrétaire général d’Al-Mubadara (Initiative nationale palestinienne, INP), une organisation politique laïque. Il a été ministre de l’Information dans le gouvernement palestinien d’union nationale constitué en 2007 après les élections législatives. Il fut aussi, en 2006, candidat à l’élection présidentielle. Il obtint un tiers des voix et se classa en seconde position, derrière le président actuel de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. (NdT)

- Al Ahram weekly

·        

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5238



Palestine,Israël,Olmert,colonialisme,Gaza,Bush, Hamas,Fatah

21/10/2008

n°94 - Journal du Liban - 05-10 au 18-10 -Début- Israël : Marié A La guerre ?

n°94 - Journal du Liban  - 05-10 au 18-10 -Début- Israël : Marié A La guerre ?


Journal du Liban   

N° 94                05-10 au 18-10

Par  M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 Le signe # veut dire : important (à mes yeux)  



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Diatribe de Kassem contre Roed-Larsen
Le chef du Mossad israélien responsable de l’assassinat de Moughnieh.

Siniora écrit à l’ONU pour dénoncer l’attitude d’Israël.

1 Lutte pour la libération du territoire

2  Politique Libanaise  

– Suite 1-

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

7 Brèves

7-1 Washington assure le Liban de son soutien contre toute « ingérence étrangère ».

7-2 Joumblatt: Les Libanais sont unanimes à considérer qu’Israël est l’ennemi.

7-3 Le Hezbollah balaye les menaces israéliennes.

7-4 Le phénomène terroriste au Liban touchera bientôt à sa fin.

7-5 Indépendance et stabilité : deux mots-clés pour définir le contour politique et géographique d'un pays souverain.

7-6 « La Syrie sera ferme dans le contrôle des frontières avec  le Liban », affirme le ministre syrien de l’Information.

7-7 Syrie: décret pour l'établissement de relations diplomatiques avec le Liban.

– Fin –

7-8 Réfugiés palestiniens au Liban : L'UNRWA appelle les pays arabes à apporter une aide financière.

8 Dossiers

8-1 Israël : Marié A La guerre ?

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

9-1 Campagne de Berry pour obliger Israël à indemniser les victimes des mines au Liban.

10 Géopolitique et stratégie- Analyse

10-1 Liban : Progrès trop lents dans la sécurisation des frontières.

11 Annexe

11-1 Trois articles.

11-2 Après le vote de confiance, l’Assemblée convoquée en session extraordinaire.

11-3 L'application de la résolution 1559 se heurte encore à la présence de milices armées au Liban, affirme Terje Roed-Larsen.



Tiré à part :

Diatribe de Kassem contre Roed-Larsen
« Nous ne pouvons pas ne pas commenter le sinistre rapport de Terjé Roed-Larsen, selon lequel la Résistance représente un défi au gouvernement libanais et à la sécurité du Liban, qu’elle est une menace à la paix et à la stabilité de la région. »
Ces mots sont ceux du n° 2 du Hezbollah, Naïm Kassem, qui a jugé hier que cette « incitation » de l’émissaire personnel de Ban Ki-moon pour le suivi de l’application de la résolution 1559 de l’ONU contre son parti est une des « conséquences de la souffrance américaine et de la défaite
israélienne…

C’est un cri dans le vide ; cette volonté de monter l’État contre la Résistance est stérile : tout le monde sait au Liban que la Résistance est une partie indivisible de ce pays, de sa force, de sa
structure », a dit le responsable hezbollahi. Naïm Kassem s’en est ensuite pris à Israël et aux États-Unis, affirmant que « le temps de la ruine américaine a réellement et effectivement commencé : les États-Unis sont morts culturellement », a-t-il asséné, les accusant de fouler aux
pieds démocratie et droits de l’homme.
« Les États-Unis sont en ruine après leurs agressions contre les peuples de l’Afghanistan et de l’Irak, après l’assassinat de centaines d’enfants, de femmes et de vieillards, après l’échec de leur projet politique au Moyen-Orient, et maintenant l’échec de leur modèle économique », a encore dit Naïm Kassem.

L’Orient-Le Jour

18 octobre 2008.

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=383826

 

Le chef du Mossad israélien responsable de l’assassinat de Moughnieh .

Selon un article publié dans le quotidien israélien Haaretz par le journaliste Gideon Levy, le chef du Mossad Meir Dagan a été déclaré « l’homme de l’année » au cours d’une émission télévisée sur la deuxième chaîne israélienne à l’occasion de la fête juive Rosh Hashannah, pour avoir entre autres, tué le dirigent militaire du Hezbollah Imad Moughnieh dans la capitale syrienne.

Israël avait jusqu’alors refusé de rendre publique son implication dans l’assassinat de Moughnieh qui été suspecté d’avoir organisé des attaques contre des cibles israéliennes dans le monde et d’avoir été derrière le conflit « surprise » opposant le parti du Hezbollah à l’armée israélienne en juillet-août 2006.

Selon Levy, un fervent critique du gouvernement actuel de l’état hébreu, a indiqué que la télévision israélienne avait indiqué la semaine dernière que « l’assassinat du haut responsable du Hezbollah Imad Moughnieh à Damas, quelques meurtres mystérieux et inutiles, et certainement, le bombardement contre le présumé site nucléaire en Syrie » sont des exploits effectués par Dagan.

« [Il est] un homme qui a uniquement fait du bien », « [Il est] un homme qui pourrait égorger les terroristes de ses propres mains en utilisant un couteau tout usage – un homme d’action avec un couteau entre les dents » a déclaré l’analyste politique Emmanuel Rosen qui faisait partie du jury qui a attribué le titre d’homme de l’année au chef du Mossad. Toujours selon Levy, la chaîne israélienne a également diffusé une vidéo montrant Ehud Olmert recevant Meir Dagan dans son bureau et lui disant : « Tu as bien fait ».

Sana

 

Siniora écrit à l’ONU pour dénoncer l’attitude d’Israël.

Le Premier ministre Fouad Siniora a écrit aux Nations unies pour dénoncer les «menaces et violations» de la souveraineté du Liban par Israël, ainsi que l’attitude de l’Etat hébreu sur la question des bombes à sous-munitions. Des avions de chasse israéliens survolent régulièrement le Liban, en violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a mis fin en août 2006 aux agressions israéliennes durant 34 jours. L’ONU a plusieurs fois demandé à Israël d’y mettre un terme, estimant que ces survols minent la crédibilité de la Force intérimaire de l’ONU au Liban (Finul), déployée dans le Sud, à la frontière avec Israël
Sources La Tribune online
http://palestine.over-blog.net/article-23868866.html


L'ombre d'une guerre civile.

Au jour le jour

08-10

Un jeune homme est mort sous les balles d'un inconnu dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn Héloué (sud du Liban), a-t-on appris auprès du Croissant rouge palestinien.
Un homme armé et cagoulé a tiré sur Mohamed Ismaïl, 25 ans, l'atteignant au visage, avant de prendre la fuite, a affirmé le Croissant rouge à l'AFP. Les raisons de cet acte n'ont pas été déterminées pour le moment.

Avec 45.000 habitants, Aïn Héloué est le plus grand des 12 camps de réfugiés palestiniens du Liban. http://rplfrance.org/index.php?content=presse/081008AFP.php

12-10

Les autorités libanaises ont arrêté dimanche des membres d'une cellule responsable des récents attentats à Tripoli, dans le nord du Liban, a annoncé l'armée.

"Dimanche à l'aube, plusieurs membres d'une cellule terroriste impliquée dans les explosions qui se sont déroulées dernièrement à Tripoli ont été arrêtés", a indiqué l'armée dans un communiqué publié par l'agence officielle.

La force conjointe "est à la recherche de l'un des membres principaux de cette cellule, Abdel Ghani Ali Jawhar", poursuit le texte, ajoutant que "les personnes arrêtées ont été interrogées par les autorités juridiques compétentes".

Un responsable de l'armée a refusé de préciser si les membres de la cellule appartenaient à un groupe islamiste, indiquant simplement qu'ils avaient été "arrêtés près du camp de réfugiés palestiniens de Baddaoui", dans le nord du pays.

AFP

17 octobre

Un inspecteur de la sûreté générale libanaise et deux civils ont été inculpés vendredi par un juge militaire pour possession de produits explosifs "dans le but de mener des opérations terroristes", a-t-on appris de source judiciaire.

"Les trois hommes ont été arrêtés en possession de plusieurs ampoules contenant des produits non identifiés et qui ont été remises dernièrement à un laboratoire spécialisé pour déterminer leur contenu", a indiqué le responsable judiciaire qui a requis l'anonymat.

AFP 


1 Lutte pour la libération du territoire

Les relents de la guerre

a) Liban

Le président Sleimane demande un armement plus moderne aux Etats-Unis

Le président Sleimane a demandé aux Etats-Unis d'équiper l'armée libanaise d'armements modernes pour combattre le terrorisme et sauvegarder la paix au Liban, a rapporté mercredi le Star.
M. Suleiman a fait cette requête lors de sa rencontre avec le secrétaire d'Etat adjoint américain pour l'Asie et le Proche-Orient, David Hale, en visite au Liban.
Ils se sont entretenus des moyens de renforcer la coopération politique et militaire entre Beyrouth et Washington.
"C'est la première fois que le Liban et les Etats-Unis conviennent de ce genre de coopération, c'est une coopération de partenariat militaire à long terme pour répondre aux défis mutuels dans la lutte contre le terrorisme(…) ", a déclaré M. Hole à la presse.
Le Liban et les Etats-Unis ont signé lundi trois contrats militaires d'une valeur totale de 63 millions de dollars.
Selon les accords, les Etats-Unis doivent fournir des équipements de communication, de munitions et d'armes d'infanterie à l'armée libanaise.

8 octobre

http://rplfrance.org/index.php?content=presse/081008xinhua-ec.php

18-10

Washington et Beyrouth ont signé un accord accordant davantage d'armes aux Forces armées libanaises. L'accord inclut d'autres lance-grenades automatique dans le cadre de l'$ 410 millions en subventions que le gouvernement américain a fourni à l'armée libanaise
le sous-secrétaire américain à la Défense Eric Edelman s'est entretenu avec le Premier ministre Fouad Saniora et commandant de l'Armée de Jean Kahwaji. Au cours de la réunion, Elderman a insisté sur l’engagement des Etats Uniss à renforcer les capacités des Forces armées libanaises.

iloubnan.info 


b) Israël

Israël se retirerait du village libanais occupé

La force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) a informé les autorités libanaises du fait qu'Israël se retirerait du village libanais de Ghajar à la frontière du sud du Liban d'ici le 21 novembre, a rapporté quotidien An-Nahar lundi.
Le commandement de la FINUL a envoyé une lettre aux responsables libanais il y a quelques jours, l'informant que le commandement était au courant du retrait éventuel, selon le quotidien.
"La FINUL a émis l'espoir dans la lettre que les autorités libanaises maintiendraient la situation calme dans la région frontalière", afin d'assurer qu'Israël ne changera pas d'avis, a ajouté le quotidien.
Selon des informations datées du mois de septembre, Israël a informé les Etats-Unis du fait que l'Etat hébreu était prêt à se retirer du village de Ghajar s'il y a une garantie écrite libanaise selon laquelle la FINUL serait en charge de la sécurité du village.
Il y beaucoup appels lancés par les responsables pro-gouvernementaux libanais pour assurer un retrait israélien de la région, dans le but de mettre fin au prétexte du Hezbollah qui maintient sa présence militaire jusqu'à ce que la région occupée soit libérée
Pourtant, le mouvement chiite libanais Hezbollah a clairement déclaré qu'il ne renoncera pas à sa lutte armée tant qu'Israël pose une menace au Liban.

6 octobre

http://rplfrance.org/index.php?content=presse/081006xinhua-ec.php

 

Sud Liban : Des forces israéliennes franchissent une « ligne technique »

Selon une dépêche de l’ANI, des forces israéliennes ont franchi la ligne dite technique ce matin, sans traverser la Ligne bleue tracée par l’ONU, et ceci au niveau des localités de Blida et Aitaroun au Sud Liban à proximité de la colonie de Yaftakh.

Plus de quinze hommes appuyés de trois véhicules militaires de type Hummer ainsi que des chiens policiers ont pénétré dans cette région et ont procédé à une inspection des lieux pendant une trentaine de minutes, pour ensuite revenir vers leur territoire. Une force conjointe de la FINUL et de l’armée surveillent actuellement la région où des citoyens mécontents de cette infraction travaillaient dans les oliveraies. 

Libnanews

08-10


c) Finul

La FINUL a informé le Liban qu’Israël « pourrait retirer ses forces armées de la partie libanaise de Ghajar avant le 21 novembre ».

Dans ce contexte, des informations ont assuré que Hale a demandé à la force du 14 mars de ne pas s’allier avec le Hezbollah lors des prochaines élections parlementaires et a rajouté qu’il « est des défis qui requièrent d’équiper l’armée libanaise ». Mais ce que Hale n’a pas dit a été dévoilé par l’agenda qui précise la nature de ces équipements prévus pour l’armée et qui se limitent à des jumelles, des hélicoptères cobra, et quelques munitions et qui ne sont donc pas prévus pour lutter contre la menace israélienne mais uniquement contre les « défis » représentés par le terrorisme qui s’est déplacé de Nahr El Bared à Tripoli et peut être au camp de Ain El Helwe et la député Bahia Hariri aurait prévenu les responsables de la possibilité que ce dernier camp se transforme en un deuxième Naher el Bared.

(Al-Oufok) 


d) Syrie

La Syrie déploie des troupes supplémentaires à sa frontière avec le Liban

La Syrie a déployé des troupes supplémentaires à sa frontière avec le Liban, a rapporté mardi le quotidien panarabe Al-Hayat.
Selon des témoins cités par ce journal, la Syrie a déployé dans la nuit de lundi à mardi de nouvelles troupes à sa frontière avec le Liban et mis en place des points de contrôle dans la zone.
Le président syrien Bachar al-Assad a téléphoné la semaine dernière à son homologue libanais Michel Sleimane, en l'informant de sa décision de déployer de troupes à la frontière pour combattre la contrebande.

7 octobre

http://rplfrance.org/index.php?content=presse/081007xinhua1-ec.php

 

La Syrie confirme la présence de soldats à la frontière avec le Liban

08-10

Un responsable syrien, qui a requis l’anonymat, a précisé que le déploiement impliquait "quelques centaines" de militaires.
AP


Politique

1 Liban :

2-1 La crise gouvernementale Au jour le jour

06-10

La rencontre de réconciliation devant avoir lieu entre l’ancien ministre Frangieh et le chef des Forces Libanaises Samir Geagea semble se compliquer suite au refus du dernier des propositions du premier et qu’il estime être indispensables à la réussite de la rencontre.

(Al-Oufok)

06-10

06-10

Le premier ministre Fouad Siniora, a voulu donner l’image du sage qui est au dessus de tout sujet conflictuel en refusant de répondre au général Aoun après en avoir chargé quelques uns des membres du 14 mars pendant son absence.

(Al-Oufok)


2-3 Sur le terrain

14-10
L’uléma Fadlallah : “Nous relevons que le Liban est encore la scène où l’étranger continue à intervenir dans ses affaires sous divers titres et prétextes.

Dans les Etats qui se respectent, un ambassadeur ne peut se mêler aux problèmes internes, ce qui est inadmissible. Nous devons comprendre que l’extérieur ne s’ingère pas dans nos affaires dans notre intérêt, mais dans son intérêt. Quant aux Etats-Unis, ils n’ont d’amitié permanente qu’à l’égard d’Israël”.


2-5 Les grandes manoeuvres

Vera Yamine : Les prédictions de Geagea sont des illusions.

Tayyar

Le cadre du courant Marada, Vera Yamine a affirmé au cours d’une entrevue avec le site « tayyar.org », que son parti vise une vraie réconciliation interchrétienne.
« Nous insistons sur la présence du général Michel Aoun dans la réconciliation entre les Marada et les FL car le général représente la majorité des chrétiens. En effet, le déroulement des événements assure que Samir Geagea ne cherche pas une réconciliation mais il vise à écarter le général », a estimé Yamine.
« Geagea prétend que les Syriens et le Hezbullah empêche la réconciliation ; on l’appelle à accepter une réunion quadripartite pour voir qui refuse la réconciliation » a-t-elle déclaré.
Yamine a assuré que l’ancien ministre, chef du Marada Sleiman Franjieh représente 80% des chrétiens dans la circonscription de Zgharta.   
« Geagea prévoit que le bloc du 14 mars emportera la majorité chrétienne dans les prochaines élections, mais ces déclarations ne sont que des illusions.

D’ailleurs toutes les prévisions de Mr Geagea ne sont pas réalisées, sauf quand il prévoit des assassinats ; comme c’est bizarre ! », A-t-elle exprimé.

11-10

http://rplfrance.org/index.php?content=presse/081010tayyar1.php

15-10

Le chef du Courant du futur, Saad Hariri, a commenté la récente visite officielle du président Michel Sleiman en Arabie saoudite, soulignant notamment qu’elle a reflété « les aspirations de tous les Libanais, sans exception, d’autant que le général Sleiman est un président consensuel qui représente tous les Libanais ».
Mettant l’accent sur les relations « ancestrales » qui lient le Liban à Riyad, Saad Hariri a déclaré que « l’Arabie saoudite est à égale distance de tous les Libanais, comme le démontrent les aides accordées à l’ensemble des régions du pays, sans compter que l’Arabie saoudite se montre soucieuse de l’unité et de la stabilité du Liban ».

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=383557

17 octobre

Le secrétaire de la Ligue Arabe Amr Moussa considère que le Liban est toujours en danger en raison de «menaces régionales». Dans une interview au quotidien pan-arabe Asharq al-Awsat, Moussa a souligné l'importance de préserver la stabilité du pays.
Le chef de
la Ligue Arabe a exprimé son appui aux développements qui ont suivi l'initiative arabe et l'accord de Doha. Il appuie pleinement et encourage les efforts de réconciliation en cours, notamment le processus de réconciliation intra-chrétienne ainsi que les efforts entre le courant du Futur et le Hezbollah

iloubnan.info


2-6 Politique extérieure

Aoun: Le rôle de l'Iran au Liban n'est pas négatif.

Le chef du Courant Patriotique Libre général Michel Aoun appelle à entretenir de bonnes relations avec tous les pays, notamment les pays du Moyen-Orient.

Indiquant que le rôle de l’Iran au Liban n’est pas négatif, Aoun a déclaré que Téhéran soutient le peuple libanais et n’a jamais redressé un parti contre un autre.

Aoun a estimé que sa visite ne peut s’inscrire que dans le cadre de l’amitié avec le peuple iranien, avant d’affirmer que l’homme ne peut pas être accusé d’amitié envers d’autres pays, mais doit être fier lorsqu’il œuvre à tisser des liens avec les pays.

Enfin, interrogé si le but de sa visite est d’avoir une aide financière ainsi qu’un approvisionnement en armes, Aoun a répondu : « Ce n’est pas grave, ça sera pour couvrir les armes et l’argent reçus par le camp adverse ». 

Libnanews

13-10

http://www.libnanews.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1772:aoun-le-role-de-liran-au-liban-nest-pas-negatif&catid=47:politique-locale&Itemid=81

 

Entretiens libano-syriens
Beaucoup d’espoir est fondé sur la visite que le président Michel Sleiman a effectuée mercredi et jeudi à Damas, en ce sens que ses entretiens avec le président Assad normaliseront les relations bilatérales, le dossier politique et diplomatique n’étant pas moins important que le dossier économique.

Dans le même temps, le chef de l’Etat a réactivé le comité chargé de préparer la table du dialogue, cette dernière devant se tenir pour la première fois au palais présidentiel. Ledit comité multiplie ses contacts avec les personnalités devant prendre part au dialogue, recueillant leur avis à propos du mécanisme à adopter durant les délibérations autour des sujets conflictuels et de leur application.
A propos de la visite du président Sleiman à Damas, S.Em. le cardinal Sfeir a émis le souhait que le chef de l’Etat soulève au cours de sa rencontre avec son homologue syrien, les dossiers en suspens entre les deux pays, spécialement celui des personnes disparues ou détenues dans les prisons syriennes.
“Notre vœu le plus cher est que les responsables des deux pays trouvent les solutions adéquates à tous les problèmes litigieux”.
Puis, le chef de l’Eglise maronite s’est réjoui de la réactivation des institutions constitutionnelles, en formulant l’espoir qu’elles reprennent leur rôle, à commencer par la présidence de la République en tant que symbole de la patrie et qu’arbitre entre les citoyens. “Nous nous attendons à ce que le président Sleiman consolide la magistrature suprême, étant donné sa sagesse et son courage dans la prise des décisions, à la suite du dialogue national qui se tiendra sous son parrainage”.

http://www.rdl.com.lb/2008/q3/4171/probleme.html



2  Politique Israélienne

11-10

a) A 60 Ans, Israël S'offre Un 'Lifting' Pour Améliorer Son 'Image De Marque'

b) Des généraux israéliens annoncent et justifient leurs prochains crimes de guerre contre le Liban.

c) Israël mal en point dans l'opinion publique internationale s'offre un "lifting" en guise de propagande.

http://www.planetenonviolence.org/Des-Generaux-Israeliens-Annoncent-Leurs-Prochains-Crimes-De-Guerre-A-60-Ans,-Israel-S-offre-Un-Lifting-Pour-Ameliorer_a1697.html?PHPSESSID=38203645e17879dbb329045b1498be29


Un citoyen libanais capturé par l'armée israélienne.

L'armée israélienne dit avoir capturé dimanche un citoyen libanais en possession d'une grande "quantité de substances illégales" près de la ville frontalière de Ghajar, selon l'ONU.

C'est l'armée israélienne qui a informé la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) de cette capture, a précisé Yasmina Bouziane, porte-parole de la FINUL.

On ignore si les soldats israéliens ont appréhendé le ressortissant libanais du côté israélien ou libanais de la frontière.

A son tour, la FINUL a informé l'armée libanaise des faits rapportés par l'armée israélienne et a ouvert une enquête pour "vérifier les faits". Les substances illégales font apparemment référence à de la drogue.

Dans la journée, des habitants de la ville frontalière de Wazzani, cités par l'agence de presse libanaise, avaient fait état de la disparition samedi soir près de Ghajar d'un homme de 32 ans, Ahmed Mohammed Mustafa.
Sources La Presse Canadienne
http://palestine.over-blog.net/article-23541566.html


 

Liban,Israël,Olmert,colonialisme,Bush,Hezbollah,Finul,Etats-Unis,France,Nasrallah

n°94 - Journal du Liban - 05-10 au 18-10 – Suite 1- Israël : Marié A La guerre ?

n°94 - Journal du Liban  - 05-10 au 18-10 – Suite 1- Israël : Marié A La guerre ?


Journal du Liban    – Suite 1-

N° 94                05-10 au 18-10

Par  M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 Le signe # veut dire : important (à mes yeux)  



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire. – Suite 1-

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

7 Brèves

7-1 Washington assure le Liban de son soutien contre toute « ingérence étrangère ».

7-2 Joumblatt: Les Libanais sont unanimes à considérer qu’Israël est l’ennemi.

7-3 Le Hezbollah balaye les menaces israéliennes.

7-4 Le phénomène terroriste au Liban touchera bientôt à sa fin.

7-5 Indépendance et stabilité : deux mots-clés pour définir le contour politique et géographique d'un pays souverain.

7-6 « La Syrie sera ferme dans le contrôle des frontières avec  le Liban », affirme le ministre syrien de l’Information.

7-7 Syrie: décret pour l'établissement de relations diplomatiques avec le Liban.

7-8 Réfugiés palestiniens au Liban : L'UNRWA appelle les pays arabes à apporter une aide financière.

8 Dossiers

8-1 Israël : Marié A La guerre ?

9 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

9-1 Campagne de Berry pour obliger Israël à indemniser les victimes des mines au Liban.

10 Géopolitique et stratégie- Analyse

10-1 Liban : Progrès trop lents dans la sécurisation des frontières.

11 Annexe

11-1 Trois articles.

11-2 Après le vote de confiance, l’Assemblée convoquée en session extraordinaire.

11-3 L'application de la résolution 1559 se heurte encore à la présence de milices armées au Liban, affirme Terje Roed-Larsen.


 


3 Politique Internationale des térritoires occupés

 3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

Syrie

06-10

Le président syrien a fourni au président Michel Sleiman des explications concernant la mobilisation de forces armées syriennes sur la frontière nord, soulevée par le 14 mars qui s’en sert à des fins électorales, il a ainsi dit que l’objectif de cette mobilisation était d’empêcher le trafic illégal aux frontières et qu’elle s’inscrivait dans le cadre de l’application de la résolution 1701 suite au sommet tenu entre les deux présidents.

(Al-Oufok)

14-10Le ministre syrien de l’Information, Mohsen Bilal  a dit que « la Syrie ne veut que le bien et la stabilité du Liban ».
C’est d’ailleurs sur « base de ce principe » qu’elle a « aidé à la réussite de l’accord de Doha, et par la suite à l’élection du président de la République ainsi qu’à la formation du gouvernement d’union
nationale ». « La Syrie espère que les choses se déroulent le mieux possible et que le Liban devienne un pays stable sur le plan sécuritaire pour que la Syrie préserve sa sécurité et celle de ses frontières », a-t-il souligné, tout en précisant que « la Syrie a réussi à faire face aux États-Unis, dont la situation est devenue catastrophique en Irak, en Palestine et au Liban ».
L’Orient-Le Jour

14 octobre 2008



 b) Usa (le parrain)

Bush 

14-10

Bush a averti la Syrie qu'elle devait respecter la souveraineté du Liban, après que l'armée libanaise a fait état en septembre du déploiement de 10.000 soldats des forces spéciales syriennes au nord du Liban.

Des membres de la majorité parlementaire libanaise avaient alors évoqué un "prétexte" pour un retour des forces syriennes dans leur pays.

AFP


Les grandes manœuvres

06-10

Le discours syrien est concomitant à une nouvelle tendance américaine dévoilée par des experts et responsables américains, Washington voudrait revoir sa politique d’isolation de la Syrie depuis le retrait du Liban et qui n’a pas réalisé le succès escompté.

Cette nouvelle position américaine est également concomitante à la mission entreprise par le vice ministre de la défense de l’administration américaine actuelle, David Hale au Liban soutenu par Marie Bath Long qui s’est joint à lui après qu’il ait visité Joumblat, Harb, ainsi qu’Elie Ferzli l’allié connu de la Syrie alors que cette visite a pour objectif d’« équiper l’armée libanaise face aux nouveaux défis » selon Hale qui n’a pas précisé quels étaient les défis.

Toutes ces transformations américaines sont le résultat de l’échec de le politique d’isolement de la Syrie et les « signes encourageants » de la révision de cette politique, ce qui expliquerait la réadaptation de la position de Joumblat et la course aux réconciliations de la force du 14 mars… ceci montre que l’administration Bush essaye de préparer une base solide à ses successeurs…

Ceci ne veut néanmoins pas dire que la phase de transition entre els deux administrations américaines, l’ancienne et la nouvelle, sera calme et marquée par une stabilité de la politique américaine et notamment en ce qui concerne le Liban, étant donné le semi effondrement de la politique monétaire et financière américaine et la détérioration de la situation sécuritaire en Iraq, en Afghanistan et en Palestine ainsi que les menaces israéliennes contre le Liban et l’Iran, ce qui renforce la possibilité d’une phase immobilisation de la décision américaine durant la course à la maison blanche.

(Al-Oufok)


3 Des Canons ... pas du beurre

Don américain de 63 millions de dollars à l’armée libanaise

Alors les Russes vont armer la Syrie et l'Iran, n'en doutons pas, pour les protéger des futures attaques israéliennes et les Etats-Unis font de même avec le Liban. Ils font donc de 63 millions de dollars à l'armée en sachant que les deux ennemis identifiés sont Israel et le terrorisme... dixit. A force de faire des entourloupettes à tout le monde, les sionistes sont en train de se mettre même leur amis à dos ! Personne n'est dupe sur les attentats, même au Yémen.
Don américain de 63 millions de dollars à l'armée
Les États-Unis vont accorder un don de 63 millions de dollars pour renforcer les capacités de l’armée libanaise, a annoncé un communiqué de l’armée. Ce montant couvrira le coût de la sécurisation des communications de l’armée, l’achat de munitions et d’armes aux unités d’infanterie.
Ce don entre dans le cadre d’un engagement des États-Unis au renforcement des capacités de l’armée libanaise, notamment face au terrorisme, selon un calendrier préétabli. Il intervient à l’issue de la signature, lundi, à Yarzé, d’un accord pour la création d’une commission militaire conjointe libano-américaine, une première du genre, dont les réunions seront annuelles. L’accord a été conclu lundi par Mary Beth Long, secrétaire à la Défense adjointe pour les Affaires de sécurité internationale, et le ministre libanais de la Défense, Élias Murr, en présence du commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, et de David Hale.
La réunion a offert aux responsables américains l’occasion de faire un point de la situation régionale, des défis qu’elle offre et des possibilités d’aide dont peut bénéficier l’armée libanaise, sachant par ailleurs que les deux ennemis identifiés du Liban sont Israël et le terrorisme. La commission a décidé d’œuvrer au renforcement des capacités de l’armée face au terrorisme, s’engageant à soutenir les besoins en hélicoptères des forces armées libanaises.
Sources Lorient le Jour
Posté par Adriana Evangelizt

http://usa-menace.over-blog.com/article-23533374.html



c) Europe

4 Russie

18-10

Fausse information ? La Russie soupçonnée de livrer en secret des armes au Hezbollah.
A l’exception des journaux locaux, l’événement est passé inaperçu : le 4 juillet, l’Angela, un cargo battant pavillon de Gibraltar fait l’objet d’unefouille approfondie dans le port bulgare de Varna où il a fait escale.
Apparemment, les services bulgares sont en possession d’informations sérieuses.Dans deux containers, policiers et douaniers découvrent des tubes en métal à usage dual, à la fois civil et militaire, produits en Russie.

Les rainures des deux côtés des tubes donnent à penser qu’il s’agit de pièces destinées à l’assemblagede missiles. Ce qui ne correspond en rien à la cargaison mentionnée par le livre de bord.
Missiles. Selon une source proche de l’enquête, jointe au téléphone, les papiers du bateau indiquent qu’il vient d’Ukraine et doit se rendre à Port-Said (Egypte), via la Bulgarie, la Roumanie, la Turquie. Interrogé pendant dix-sept heures, le capitaine, un Lituanien, finira par avouer que la destination du bateau était Lattaquié, l’un des principaux ports syriens.

L’Angela a fini par repartir, l’équipage n’étant pas jugé responsable de son chargement. Huit des soixante containers ont cependant été gardés par les douanes bulgares.
Pourquoi une telle livraison clandestine alors que Moscou et Damas sont liés par des accords de coopération militaire, la flotte russe disposant même d’une base navale à Tartous, le second port syrien ?

A moins que la destination finale du matériel saisi à Varna ne soit pas la Syrie. Selon des sources militaires occidentales, si ces missiles sont bien assemblés en Syrie, une partie d’entre eux est destinée au Hezbollah.

Dès lors, Damas doit cacher ces achats d’armessous peine d’être en violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité qui demande le désarmement du Hezbollah.
Pressions. L’affaire de l’Angela a compliqué les affaires de Damas.

Les 21 et 22 août, lors de la visite du président syrien Bachar el-Assad à Moscou, son homologue Dimitri Medvedev lui aurait fait part de ses inquiétudes de voir Washington et les pays européens exercer désormais des pressions sur Moscou pour empêcher de telles livraisons.

Lors de la guerre de l’été 2006, le Hezbollah avait tiré des milliers de missiles de fabrication soviétique sur les villes de l’Etat hébreu.

Aujourd’hui, le Hezbollah aurait reconstitué son arsenal et disposerait d’environ 40 000 roquettes et missiles.

http://www.liberation.fr/monde/0101124125-la-russie-soupconnee-de-livrer-en-secret-des-armes-au-hezbollah 


Suisse

Aux Libanais d'agir
Le président suisse Pascal Couchepin se refuse à faire un bilan politique de sa visite mais confie qu'après avoir connu le Liban en 1982, juste avant l'invasion israélienne, puis en 1998, durant l'occupation syrienne, son sentiment est qu'il y a «un net progrès».
«Petit à petit renaît un gouvernement qui regroupe toutes les forces politiques, constate-t-il. Le président Sleiman essaie de réunir les Libanais et partout on parle 'réconciliation'». Pascal Couchepin croit-il à cette réconciliation? «Si on n'y croit pas, il faut arrêter de faire de la politique», assène-t-il.
Quant aux bons offices suisses, s'ils ont sans doute aidé à l'Accord de Doha de mai dernier - qui devait mettre un terme à deux ans de crise institutionnelle -, Pascal Couchepin estime aujourd'hui que «si les Libanais peuvent régler leur problème eux-mêmes, c'est mieux de le faire sans les Suisses et sans les autres». Un message?

6 octobre