13.11.2008
n°95 - Journal du Liban -18-10 au 12-11 - suite1-Non au terrorisme de l'État d'Israël contre les peuples palestinien et libanais
n°95 - Journal du Liban -18-10 au 12-11 - suite1-Non au terrorisme de l'État d'Israël contre les peuples palestinien et libanais.
Journal du Liban
N° 95 18-10 au 12-11
Par M.Lemaire
Sommaire suite1
6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
6-1 Reconstruction du camp des réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared.
7 Brèves
7-1 Hommage à Arafat et démonstration de force du Fatah à Aïn Héloué.
7-2 Chawki Freïha : Le Hezbollah dément toute tentative d’empoisonnement de son secrétaire général Hassan Nasrallah.
7-3 Yara Bayoumy : Sayyed Hassan Nasrallah et Hariri se sont rencontrés.
7-4 David Welsh invite à la « libanisation » de l’armée
8 Dossiers
8-1 Découverte d’un Reseau d'Espionnage du Mossad.
8-2 Scarlett HADDAD : Éclairage : La cellule du Mossad surveillait le passage des convois à Masnaa...
8-3 Qui veut désarmer le Hezbollah ?
6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
6-1 Reconstruction du camp des réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared.
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http://www.rfi.fr/actufr/articles/106/article_74142.asp
7 Les brèves
Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
7-1 Hommage à Arafat et démonstration de force du Fatah à Aïn Héloué.
Le Fatah a organisé dimanche une parade militaire aux allures de démonstration de force dans le camp d’Aïn Héloué, dans le sud du Liban, pour marquer le quatrième anniversaire de la mort du leader palestinien Yasser Arafat, selon un correspondant de l’AFP.
Près de 400 membres du parti du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ont défilé devant des centaines de personnes dans l’une des principales artères d’Aïn Héloué, le plus grand des 12 camps de réfugiés palestiniens au Liban, avec 45.000 habitants.
Les militants, tous en treillis, portaient des armes automatiques ainsi que des lance-roquettes.
Ils étaient suivis de deux véhicules militaires portant chacun deux canons antiaériens qui, depuis la fin de la guerre civile au Liban (1975-1990), n’avaient pas fait leur apparition dans une parade à l’intérieur des camps palestiniens.
Mounir Makdah, le chef du Commandement de la lutte armée palestinienne au Liban (Clap), qui joue le rôle de police dans les camps, a affirmé à l’AFP qu’il s’agissait "du plus important défilé militaire dans un camp palestinien depuis 1991".
A cette époque, la plupart des milices ont été démantelées et leur arsenal remis aux autorités libanaises en vertu des accords de Taëf (Arabie saoudite), qui avaient mis fin à la guerre civile.
Cette démonstration de force intervient dans un climat de tension dans le camp après la multiplication ces derniers mois des assassinats et des règlements de compte entre le Fatah et le groupe extrémiste Jound al-Cham.
Jound al-Cham est constitué de Libanais et de Palestiniens, sans hiérarchie claire et considéré hors-la-loi. Il a été impliqué dans des accrochages avec l’armée libanaise notamment en 2005 et tous ses membres sont recherchés par la justice libanaise.
"Que tout le monde sache qu’il est inacceptable de transformer le camp d’Aïn Héloué en un deuxième Nahr al-Bared", a ajouté M. Makdah, en référence au camp palestinien dans le nord du Liban qui avait été le théâtre en 2007 d’affrontements entre l’armée libanaise et le groupe radical du Fatah al-Islam.
Dans la soirée, M. Makdah a indiqué à l’AFP qu’un militant de Jound al-Cham, Mohammad al-Doukhi (alias Abou al-Jarrah), a été arrêté dimanche dans le camp de Aïn Héloué et remis à l’armée libanaise.
Des groupes islamistes sont depuis des années installés à Aïn Héloué, qui se situe dans la banlieue de Saïda, la grande ville du sud.
Les camps palestiniens au Liban sont considérés comme des poudrières. Des groupes extrémistes s’y sont implantés à la faveur de la misère qui y règne.
En septembre 2007, aux termes de combats qui avaient duré plus de trois mois, l’armée avait pris le contrôle de Nahr al-Bared. Les affrontements avaient fait plus de 400 morts, dont 168 soldats libanais.
(Dimanche 09 novembre 2008 - Avec les agences de presse)
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5117
7-2 Chawki Freïha : Le Hezbollah dément toute tentative d’empoisonnement de son secrétaire général Hassan Nasrallah.
Deux jours après les informations publiées par le site irakien "Al-Malaf", le Hezbollah a démenti toute tentative d’assassinat de Nasrallah, estimant qu’il s’agit de rumeurs qui servent l’ennemi israélien.
Le quotidien « Al Seyassah » cite Ghaleb Abou Zeinab, membre du bureau politique du Hezbollah, lequel dément catégoriquement les informations relatives à l’empoisonnement du secrétaire général. Abou Zeinab qualifie ces informations « de mensongères, qui n’existent que dans l’imagination de leurs auteurs, et qui sont diffusées au service de l’ennemi israélien ». Le Hezbollah s’apprête en outre à publier un communiqué officiel dans ce sens.
De son côté, « Al-Malaf » a affirmé, hier, que « le Hezbollah enquête pour connaitre l’origine de cette information, et pour identifier et localiser sa correspondante au Liban ». Les soupçons semblent peser sur le député Hussein Hajj Hassan, qui appartient à l’aile syrienne au sein du parti. Il aurait été interrogé par les services du Hezbollah autour d’un éventuel entretien accordé à des journalistes. A cet égard, la direction du parti a formé une commission d’enquête composée de Mohammed Afif, Hussein Rahhal et Nawaf Al-Moussaoui.
En tout état de cause, que Hassan Nasrallah ait été la cible d’un empoisonnement ou non, que les informations à ce sujet soient véridiques ou mensongères, il n’en demeure pas moins que le Hezbollah vit dans une suspiscipon permanente entre ses différents courants. L’aile iranienne du parti craint les complots que le courant fidèle à la Syrie puisse fomenter pour sauver le régime de Damas. Bachar Al-Assad est en effet prêt à sacrifier le Hezbollah pour sauver sa propre tête et son régime. Il l’a déjà fait savoir à plusieurs reprises. Depuis l’assassinat du chef des opérations extérieures du Hezbollah, Imad Maghnieh à Damas, en février 2008 (avec la complicité passive ou active des services syriens), Assad a informé Israël, à travers les Européens, des enlèvements de ressortissants israéliens que les cellules du Hezbollah s’apprêtaient à commettre dans plusieurs pays africains et américains. L’évolution au sein du parti doit, désormais, être observée sous ce prisme là, et de ce point de vue, et en attendant la prochaine sortie de Nasrallah, rien ne peut consolider les démentis du parti.
Chawki Freïha
vendredi 24 octobre
http://mediarabe.info/spip.php?article1554
© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »
Lire l'article original : Al Seyassah - Koweït
7-3 Yara Bayoumy : Sayyed Hassan Nasrallah et Hariri se sont rencontrés.
Le chef du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah, a rencontré dimanche son principal adversaire politique, le dirigeant de la majorité Hariri, pour la première fois depuis la guerre de l'été 2006 avec Israël, indique un communiqué publié lundi.
Les deux dirigeants se sont opposés au cours d'une crise politique de dix-huit mois qui a failli dégénérer en guerre civile en mai dernier, avant qu'une médiation du Qatar n'aboutisse à un accord sur l'élection d'un nouveau président et la formation d'un gouvernement d'union nationale.
La rencontre, qui a eu lieu dimanche soir, marque un tournant dans les relations entre ces deux rivaux et pourrait apaiser les tensions avant les élections législatives de 2009.
Selon le communiqué des deux parties, la rencontre a donné à lieu à "une affirmation de l'unité nationale, de la paix civile et de la nécessité de prendre toutes mesures afin de prévenir les tensions de renforcer le dialogue et d'éviter les conflits quelles que soient les divergences politiques".
La chaîne de télévision du Hezbollah, Al Manar, a diffusé des images de l'entrevue, à laquelle ont pris part des collaborateurs des deux dirigeants. Le communiqué précise que Nasrallah et Hariri resteront en contact l'un avec l'autre.
La crise politique avait atteint son point de rupture en mai, le Hezbollah et ses alliés ayant brièvement pris le contrôle de la moitié de Beyrouth à majorité musulmane. Des accrochages avaient alors opposé le mouvement islamiste aux partisans d'autres dirigeants, entre autres ceux d'Hariri.
LES ARMES AU COEUR DU DIALOGUE NATIONAL
D'après le communiqué, l'entretien Nasrallah-Hariri a été "franc et ouvert" et les deux dirigeants comptent encourager le dialogue "en prenant des initiatives pour apaiser le climat dans les médias et dans la rue".
Certains adversaires avaient déjà esquissé des gestes de réconciliation, mais l'entrevue de Nasrallah et d'Hariri est considérée comme la plus importante de celles qui ont eu lieu.
Les deux hommes sont également résolus à mettre en oeuvre un accord conclu par l'entremise du Qatar en faveur de pourparlers sur le thème du "dialogue national", dont une première série est intervenue le mois dernier. La prochaine séance de discussions est fixée au 5 novembre.
La question des armes du Hezbollah est au centre de ce dialogue.
Le désarmement des résistants du Hezbollah soutenus par la Syrie et l'Iran n'a cessé d'être réclamée au fil des remous politiques qui se sont succédé au Liban depuis février 2005.
Saad Hariri, successeur politique de son père, insiste pour que le problème des armes du Hezbollah soit traité dans les négociations.
Le Hezbollah soutient en avoir besoin pour défendre le Liban contre Israël, fort de sa résistance contre Tsahal en 2006.
Le Hezbollah, la faction la plus puissante du Liban, dirige une alliance disposant d'un droit de veto au sein du gouvernement. On ne s'attend guère à le voir céder à ses adversaires qui cherchent à faire placer ses armes sous le contrôle de l'Etat.
Il s'est toutefois montré prêt à étudier une stratégie de défense dans le cadre de laquelle serait défini le rôle de ses combattants, dont l'armement supplante celui de l'armée libanaise et qui détiennent des milliers de missiles pouvant atteindre le territoire israélien.
Yara Bayoumy
Reuters
27 octobre
Version française Grégory Blachier
7-4 David Welsh invite à la « libanisation » de l’armée.
Pourquoi notre armée est américaine ? Quelle est l’identité de l’armée pour qu’elle soit libanisée ? Est-ce qu’elle est formée de mercenaires ? Ce propos n’est pas admis de fait. De plus, nous ne devons à aucun moment espérer que les USA pourvoient l’armée libanaise en armements. Tout ce qu’ils vont donner c’est un armement pour maintenir la sécurité mais jamais la technologie pour faire la guerre contre une autre armée de la région. Qu’on ne nous prenne pas pour des ignorants, sachant
que depuis 1948 les Etats-Unis couvraient Israël, même pas une condamnation aux nations unies parce qu’Israël mettait son veto.
artivle complert : http://www.rplfrance.org/index.php?content=presse/081022r...
8 Dossier
Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
8-1Découverte d’un Reseau D'Espionnage du Mossad.
Selon des informations parues dans le quotidien libanais As-Safir du 1/11/08, reprises par Al Manar (www.almar.com.lb) et la presse israélienne, l'armée libanaise a découvert un reseau d'espionnage travaillant pour le compte des services secrets israéliens du Mossad depuis les années 80. C'est le deuxième réseau de ce type mis à jour au Liban en deux ans, le premier réseau avait été identifié en 2006. Le commandement de l'armée libanaise a lui-même confirmé dans un communiqué que la direction des renseignements dans la région de la Bekaa avait arrêté deux individus membres d'une bande d'espionnage et de terrorisme recrutés par le Mossad israélien.
Les services de renseignements militaires libanais ont commencé à collecter après la Seconde Guerre du Liban en 2006 des informations sur le suspect, identifié comme A.J, inscrit sur une liste de possibles collaborateurs dans le but d'exposer les agents ayant collaboré avec les services secrets d'Israël, notamment pendant cette guerre. A.J était connu pour ses relations politiques, opérait d'ailleurs sous la couverture d'un parti politique libanais, ce qui lui permettait de se déplacer librement à travers le Liban et en Syrie,et entretenait également des liens avec différentes organisations palestiniennes
As-Safir, faisant référence à des sources judicaires et sécuritaires, affirme que le dirigeant du réseau d'espionnage, A.J, et un membre de sa famille ont été arrêtés et ont avoué collaborer avec le Mossad. L'arrestation a eu lieu dans un village dans l'Ouest de la vallée de la Bekaa. L'armée libanaise avait entrepris de surveiller depuis un certain temps déjà, les faits et gestes de ce suspect, à la fois à l'intérieur du Liban mais aussi en Syrie où il s'était rendu à plusieurs reprises. Certains habitants du village où l'arrestation a eu lieu ont confié à As-Safir que des forces de sécurité ont mené un raid dans la maison du suspect et confisqué son véhicule qui était équipé d'une caméra high tech ultra sophistiquée capable de prendre des photos en rapproché des plaques d'immatriculation et des visages. Selon ces témoins, l'homme n'avait pas d'emploi particulier et stationnait parfois son véhicule sur l'autoroute menant de la ville de Chtaura dans la Bekaa au point de passage frontalier libano syrien de Masnaa et y photographiait des sites sensibles.
Des sources proches de l'enquête ont révélé à As-Safir que le suspect N° 1 a été recruté par le Mossad dans les années 80, et que des documents secrets saisis chez lui ainsi que du matériel apportait la preuve tangible de ses contacts avec le Mossad de même qu'ils prouvaient qu'il avait recruté plusieurs agents, des Palestiniens, pour monter ce réseau d'espionnage. D'autre part le proche du suspect N° 1 a avoué surveiller les mouvements de certaines personnalités politiques, de convois et d'avoir observé des sites particulièrment sensibles dans la vallée de la Bekaa.
Toujours selon As-Safir, le réseau a été chargé depuis les années 80 de surveiller plusieurs lieux sécuritaires, dont des avant postes militaires libanais et syriens et des bases palestiniennes dans la Bekaa et d'établir des cartes détaillées de ces endroits. Ces dernières années, le réseau s'est concentré sur la surveillance de positions du Hezbollah, de certains de ses membres, et de ses convois. Mais le réseau avait aussi pour mission de surveiller certaines zones sensibles à Damas en Syrie, notamment dans la zone de Kfar et d'en établir aussi des cartes détaillées.Les enquêteurs étudient actuellement la possiblité d'un lien entre ce réseau et l'assassinat du chef militaire du Hezbollah, Imad Moughniyeh, en Févier 2008 justement à Kfar près de Damas, ainsi que l'assassinat d'autres personnalités au Liban et en Syrie et sont chargés de définir exactement comment le principal suspect transferrait ses informations à l'opérateur du Mossad.
Vendredi, le jour même où l'armée libanaise démantelait ce réseau, douze avions militaires israéliens ont survolé, violant pour la nième fois l'espace aérien libanais, le Nord et le Sud du pays. Six d'entre eux ont survolé la zone où se trouve le village du suspect, ainsi que d'autres villes plus au Sud. Les six autres avions ont survolé la côte méditerranéenne en remontant vers le Nord.
Actualisation 03/11/08
Selon le quotidien libanais Al -Akhbar de ce lundi 03/11/08, l'homme qui a avoué espionner pour le compte du Mossad s'appelle Ali Jarrah. Ces dernières années il était chargé de surveiller de près les responsables du Hezbollah. il a été arrêté en juillet par le Hezbollah, et a été détenu tout l'été dans un quartier Sud de Beyrouth, Dahia. Le quotidien précise que Jarrah a été arrêté après des mois de surveillance par le Hezbollah qui le soupçonnait d'espionnage. Il était membre de Fatah Intifada, une faction du Fatah soutenue par la Syrie. Les autorités libanaises ayant publié un avis de recherche dans les journaux avec sa photo, le Hezbollah l'a remis aux mains des autorités. Il a avoué avoir été recruté par le Mossad d'abord pour surveiller les organisations palestiniennes actives au Liban, et plus tard pour surveiller les principaux dirigeants du Hezbollah. Le proche impliqué dans cette affaire d'espionnage est son frère Yusef qui a également été arrêté.
D'autre part, selon le quotidien libanais Daily Star du 03/11/08, les deux suspects sont des proches du Libanais Ziad Jarrah l'un des pirates de l'air qui a aidé à détourner le vol 93 de United Airlines qui s'est écrasé en Pennsylvanie le 11 Septembre 2001 aux US. la famille de Jarrah est de la ville d'Al-Majej dans la vallée de la Bekaa.
01/11/2008
Information sur le Mossad
Ha-Mossad le-Modiin ule-Tafkidim Meyuhadim (Hebrew: Institute for Intelligence and Special Tasks - Institut Hebreu du Renseignement et d'Opérations spéciales ), crée en avril 1951, est responsable de la collecte de renseignements, d'actions clandestines et de contre terrorisme. Bien que ses activités visent essentiellement les pays arabes, il a des agents partout dans le monde et viole allègrement la souveraineté territoriale des états lors de ses missions d'assassinats. Ses quartiers généraux se trouvent à Tel Aviv et hébergent plusieurs départements :
Departement chargé de la collecte d'informations le plus vaste et qui est chargé des opérations d'espionnage
Departement d'action politique et de liaison, qui mène des activités politiques et entretient des liens avec des services de renseignements étrangers de pays alliés (dont les services français)
Division spéciale des Opérations ( Metsada) qui organisent les assassinats, les sabotages, et est chargée des projets para militaires.
Departement LAP ( Lohamah Psichlogit) responsable de la guerre psychologique, de la propagande et des opérations de tromperie type opérations sous faux pavillons.
Departement de Recherche responsable des synthèses à partir des renseignements collectés
Departement Technologie responsable du dévelopement des technologies utilisées dans les opérations du Mossad ( come par exemple les poisons, les bombes déclanchées à distance et autres "rafinements"...)
Liste des chefs du Mossad
1951-1952 Reuven Shiloah
1952-1963 Issar Har'el
1963-1968 Me'ir Amit
1968-1974 Zvi Zamir
1974-1982 Yitzhak Hofi
1982-1990 Nahum Admoni
1990-1996 Shabtai Shavit
1996-1998 Danny Yatom
1998-2003 Efraim Halevy
2003- Me'ir Dagan. Il a été récemment reconduit dans ses fonctions et est probablement responsable des derniers assassinats notamment celui du chef militaire du Hezbollah en Syrie en fevrier 2008, Imad Moughniyeh.
Attentats du 11 Septembre aux US : la filière Mossad
Dans les coulisses du Mossad à Paris
Samedi 01 Novembre 2008
Mireille Delamarre
8-2 Scarlett HADDAD : Éclairage : La cellule du Mossad surveillait le passage des convois à Masnaa...
La nouvelle fait l’effet d’une bombe : la découverte d’une cellule travaillant pour le Mossad alors que les yeux sont tournés vers les islamistes avait de quoi étonner. Aujourd’hui, les enquêteurs vont de
surprise en surprise...
Même si tous les regards sont actuellement tournés vers les prochaines législatives et même si les deux camps se préparent à une bataille féroce et sans merci, la sécurité continue à constituer un souci important pour les Libanais. L’annonce, samedi dernier, par l’armée de l’arrestation de deux personnes dans la Békaa, impliquées dans une cellule travaillant pour le compte du Mossad israélien, a pris ainsi tout le monde de court. La nouvelle a d’abord été prise avec circonspection, surtout après le ridicule et dangereux dérapage médiatique à la suite des révélations sur la prétendue cellule
terroriste de Kfarchouba et les fameuses éprouvettes censées contenir du matériel radioactif et qui finalement ne contenaient que du phosphore pour attirer les poissons dans la mer. Mais, cette fois, l’information est des plus sérieuses et elle est assez étonnante. Depuis l’arrestation
de Mahmoud Rafeh, originaire de Hasbaya, en juin 2006, les services libanais n’avaient plus arrêté un si gros noyau travaillant pour Israël.
Selon une source sécuritaire bien informée, les services de renseignements de l’armée surveillaient depuis plusieurs mois des personnes suspectées d’activités louches. Des informations sur le sujet leur seraient parvenues de diverses sources, notamment des services de sécurité du Hezbollah, hautement concernés par toutes les questions qui touchent à la sécurité.
C’est dans le village de Marj, dans la Békaa-Ouest – dont est originaire Ziad Jarrah qui, selon les services américains, était l’un des onze auteurs des terribles attaques du 11 septembre 2001 –, qu’a donc eu lieu la première arrestation. Toujours selon la source de sécurité, l’homme serait le frère de l’un des gardes du corps d’un député de la région et il a longtemps bénéficié d’une couverture politique, éloignant ainsi de lui d’éventuels soupçons. Il avait pourtant été repéré par le service de
sécurité du Hezbollah depuis quelque temps déjà et celui-ci avait transmis ses doutes à l’armée, dans le cadre de la coopération permanente entre eux dans le domaine sécuritaire.
Au cours de l’arrestation menée de main de maître en pleine nuit, les renseignements de l’armée s’emparent de la voiture du suspect, et, après examen, ils y découvrent une caméra ultrasophistiquée, reliée aux satellites américains et israéliens qui se partagent la surveillance de
l’espace aérien de la région.
Selon la même source sécuritaire, le suspect serait rapidement passé aux aveux et les services de sécurité ont ainsi pu arrêter son compagnon. Le premier suspect aurait aussi révélé qu’il avait été recruté dans les années 80 et était surtout chargé d’opérations de surveillance de personnalités diverses. Il postait ainsi sa voiture, munie de la fameuse caméra, tout près de la frontière avec la Syrie, dans le secteur de Masnaa, où les voitures se garent un peu dans tous les sens, dans un désordre qui permet à celui qui le désire de passer inaperçu entre les changeurs, les chauffeurs de taxi et les différents services de sécurité.
À partir de ce point stratégique, l’homme surveillait les va-et-vient entre le Liban et la Syrie, et il était notamment chargé de guetter le passage des convois des personnalités, et notamment celles du Hezbollah, qui se rendent en Syrie en utilisant ce chemin. Selon toute vraisemblance, l’objectif principal était de déceler le passage du secrétaire général du Hezbollah, pour pouvoir le repérer et
éventuellement l’assassiner.
L’enquête se poursuivant, les services de renseignements espèrent d’autres aveux qui pourraient éclairer d’un jour nouveau certains assassinats qui se sont produits dans le pays au cours des dernières années.
L’enquête se penche aussi sur la possibilité de trouver des liens entre cette cellule travaillant pour le Mossad et celle qui a été trouvée à Tripoli et qui est suspectée d’avoir placé à deux reprises les explosifs dans la ville, causant la mort d’une vingtaine de soldats. Si le chef de cette cellule, le dénommé Abdel Ghani Jawhar, est toujours recherché par les services de sécurité, les autres membres du groupe, qui ont été arrêtés, ont fait des aveux qualifiés d’importants. Le groupe aurait
ainsi planifié d’assassiner le commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi, et ce avant même qu’il ne soit désigné pour commander la troupe. Il serait aussi impliqué dans d’autres assassinats politiques, mais les sources de sécurité préfèrent ne pas donner de détails pour
l’instant, avant notamment d’arrêter le chef de la bande et d’obtenir des aveux complets.
Toutefois, si le lien présumé entre la cellule fondamentaliste, agissant dans la mouvance de Fateh el-Islam, et celle travaillant pour le compte du Mossad est prouvé, cela permettra aux enquêtes en cours d’enregistrer des progrès importants. Ce qui est sûr, c’est que les Libanais, toutes tendances confondues, souhaitent réellement connaître un jour l’identité de ceux qui ont ensanglanté leur pays en y semant la mort et en projetant de le faire encore...
Scarlett HADDAD
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&a...
7 novembre 2008.
8-3 Qui veut désarmer le Hezbollah ?
Entrevue avec Georges Corm
Alors que la majorité libanaise antisyrienne et l’opposition sont arrivés à un accord à Doha, George Corm, ancien ministre des Finances libanais, revient sur le rôle du Hezbollah dans le pays.
Les parties prenantes de la conférence de Doha ont décidé de ne pas aborder la question du désarmement du Hezbollah. Pensez-vous que c’est une question centrale au Liban, et qu’il faudrait régler cela au plus vite ?
George Corm : En fait, la coalition hostile au Hezbollah et soutenue par les Etats-Unis, la France et les autres gouvernements européens entendait bien que cette question soit débattue à Qatar. Pour eux, elle a toujours été une question centrale. Personnellement, je fais partie de ceux qui pensent que le Liban a été martyrisé par Israël durant 40 ans et que sans des garanties très solides qu’Israël ne s’en prendra pas encore au Liban, désarmer le Hezbollah aurait été une erreur majeure.
Rappelons que la première attaque d’envergure de l’armée israélienne contre le Liban a eu lieu en 1968. Dix ans après, elle a occupé une large partie du sud du Liban de façon permanente. En 1982, son armée a occupé une bonne moitié du Liban, dont la capitale Beyrouth (environ 20 000 victimes au cours de la période de juin à septembre 1982). C’est à la vigueur de la résistance du Hezbollah que le Liban doit d’avoir obtenu l’évacuation de la plus grande partie de son territoire en 2000.
Faut-il pour autant laisser carte blanche au Hezbollah ?
Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas un système de défense coordonné entre l’armée et la résistance populaire qu’est le Hezbollah, ainsi que l’a préconisé le Document d’entente nationale signé solennellement, en février 2006, entre le Général Michel Aoun, l’ancien général en chef de l’armée libanaise, et Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah. Toutefois, cette approche intelligente et réaliste a été rejetée par la coalition qui soutient les héritiers de Hariri et qui est appuyée par l’Arabie saoudite, les Etats-Unis et la France.
Il est fort dommage que ce document n’ait pas servi de plateforme de discussion, car penser qu’une armée régulière, aussi petite et sous équipée que l’armée libanaise, puisse être un instrument de dissuasion de la puissante armée israélienne est une illusion plus que dangereuse. Même les armées régulières de grands pays arabes bien équipées par l’URSS n’ont jamais pu tenir tête à l’armée israélienne.
Donc seul le Hezbollah peut assurer la sécurité du pays ?
Seule une résistance mobile, issue et fondue dans la population peut être dissuasive. En réalité, et compte tenu aussi de notre passé houleux, et souvent douloureux avec la Syrie, l’organisation de gardes-frontières mobilisant les habitants des régions frontalières avec Israël comme avec la Syrie, est la solution d’avenir. Mais cela suppose que le gouvernement libanais ne soit pas sous la haute influence des américains et de leurs alliés dans les gouvernements arabes, comme c’est le cas actuellement, mais qu’il soit vraiment affranchi de toutes tutelles.
Evidemment, une partie des Libanais, tout comme les décideurs occidentaux et certains décideurs arabes, considèrent que l’Iran et la Syrie continuent d’être les manipulateurs du Liban à travers leur influence sur le Hezbollah ou à travers la série d’assassinats politiques qu’a connu le pays depuis 2005 et qui sont attribués de façon péremptoire au régime syrien. Les réalités du Liban sont évidemment beaucoup plus nuancées et complexes, et il est difficile de penser qu’une personnalité comme le Général Aoun, ou d’autres personnalités sunnites, druzes ou chrétiennes qui ne sont pas hostiles au Hezbollah, sont des pions aux mains de l’Iran et de la Syrie.
Quelle légitimité le Hezbollah possède au Liban ? Ne l’a-t-il pas perdu en s’attaquant à des libanais ?
Cela dépend des Libanais. Ceux qui se sentent proches des thèses occidentales et des gouvernements arabes modérés, pensent que le Hezbollah devrait rendre ses armes et cesser d’irriter Israël ou lui donner des prétextes de s’attaquer au Liban, comme durant l’été 2006.
Pour ceux qui, en revanche, considèrent que le plus grand danger est la politique américaine au Moyen-Orient et le soutien aveugle donné à Israël, le Hezbollah est un instrument de défense particulièrement efficace et tout à fait légitime.
La communauté chiite, dans son immense majorité, soutient ce point de vue, car ce sont les régions du sud du Liban, son berceau d’origine, là où est concentrée une grande partie de la communauté chiite qui a le plus souffert de la politique israélienne depuis 1968. Mais, beaucoup de sunnites et de nombreuses personnalités chrétiennes et, bien sûr, le mouvement populaire chrétien autour du Courant patriotique du général Michel Aoun partagent ce sentiment.
Le gouvernement de M. Siniora essaye depuis longtemps de pousser le Hezbollah à la « faute », c’est-à-dire à l’emploi de ses armes dans le conflit interne pour enlever au Hezbollah son auréole de résistant et sa légitimité.
Jusqu’ici, en dépit de provocations répétées depuis 2006 dont les principales victimes étaient surtout chiites, le Hezbollah avait refusé d’employer les armes et prié ses partisans de ne pas répondre aux provocations. Les décisions du Conseil des ministres du 7 mai requérant le démantèlement du système de communication du Hezbollah ne pouvait qu’appeler une réaction vive de ce mouvement.
Certains considèrent que les affrontements initiés par le Hezbollah étaient une tentative de coup d’Etat. Qu’en pensez-vous ?
La remise immédiate et spontanée des positions conquises par les armes, le plus souvent d’ailleurs par des partis alliés au Hezbollah, et non pas par les combattants de la résistance, prouvent bien qu’il n’était pas dans l’intention de la coalition alliée au Hezbollah de faire un coup d’Etat. En revanche, dans la caricature qui est souvent faite du conflit au Liban entre des « bons démocrates pro-occidentaux » et des « vilains pro-syriens et pro-iraniens » qui veulent torpiller les efforts américains de paix, toute la dimension interne de la crise a été en général passée sous silence.
Dans les médias occidentaux, on a complètement oublié, qu’un coup d’Etat permanent a déjà eu lieu au Liban, par le refus de M. Siniora de présenter la démission de son gouvernement, en novembre 2006, lorsque les ministres représentant la communauté chiite ont quitté le gouvernement sans qu’ils soient remplacés. Or la Constitution libanaise et le Pacte national exigent que toutes les communautés soient équitablement représentées au sein du Conseil des ministres.
Le maintien d’un gouvernement tronqué depuis 18 mois constitue donc en lui-même un acte grave mettant en danger la paix civile au Liban.
Pour ce qui est du Hezbollah, il ne faut pas perdre de vue, quels que soient les liens idéologiques ou de financement et d’armement avec l’Iran, qu’il s’agit d’un mouvement de citoyens libanais, qui ont défendu leur terre contre l’armée israélienne depuis 1982 et l’ont payé cher, en vies humaines, égalementi. Ce n’est pas un corps étranger à la société libanaise, comme ont pu l’être les mouvements armés palestiniens dans la période 1969-1982, ou des membres de l’internationale islamiste ben ladeniste à laquelle se rattache des groupes sunnites de toutes les nationalités arabes, Propos recueillis par Maxime Guillon
samedi 8 novembre 2008
http://alternatives-international.net/article2697.html
Liban,Israël,Olmert,colonialisme,Bush,Hezbollah,Finul,Etats-Unis,France,Nasrallah
12:06 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liban, israël, olmert, colonialisme, bush, hezbollah, finul




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