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30/11/2008

n° 403 -Journal d'Irak - 25/11 au 29/11/08 - Début - Le plan Irak.

n° 403 -Journal d'Irak -  25/11 au 29/11/08 - Début - Le plan Irak.


Journal d'Irak   

n°403  du 25/11 au 29/11/08

M.Lemaire



Sommaire :

Tiré à part :

Bush se voit comme un libérateur ...

Occupation de l'Irak

Désengagement de l'armée US (au jour le jour)

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre

Fin

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 écouter  Adel Al Kayar Politologue et universitaire irakien

5-2 Ayman Al-Zawahari : tous les gains territoriaux des Américains en Irak sont temporaires.

6 Brèves

6-1 L’accord avec les USA adopté à une large majorité.

6-2 Abbas Al-ANI : Deuil sadriste après l'accord avec les Etats-Unis.

7 Dossiers

7-1 Manlio Dinucci : Le plan Irak.
-2 La victoire sera “made in USA” ou ne sera pas.

7-3 Les Irakiens veulent abattre les murs.

8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Ali Gharib : DROITS DE LA PERSONNE - ÉTATS-UNIS : LES OPPOSANTS À LA TORTURE DISENT NON À UNE AMNISTIE POUR DICK CHENEY, ENTRE AUTRES

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Accord Irak US : Les US Ont Gagné La Premiere Manche Mais Tout Va Se Jouer Au Parlement Irakien.

9-2 Un coup de théâtre. 


L'Irak en chiffre: du 25-11 au 29/11/08

The War in Iraq Costs

 

le 29/10 à 7H54

$575,267,922,093

 

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

2

X

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

X

X

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Tiré à part :

Bush se voit comme un libérateur ...

George W. Bush voudrait laisser dans l'histoire l'image d'un président qui a libéré 50 millions d'Afghans et d'Irakiens, qui a oeuvré à la paix et qui, loin de "vendre son âme", est resté fidèle de bout en bout à ses valeurs.
"J'aimerais qu'on se souvienne de moi comme d'un président qui a libéré 50 millions de personnes et qui a contribué à la paix", a dit M. Bush dans un entretien dont la Maison Blanche a diffusé des extraits aujourd'hui.
M. Bush, qui laissera la place à Barack Obama le 20 janvier, voudrait aussi qu'on se rappelle son action en faveur des personnes âgées aux Etats-Unis et contre le sida et la malaria en Afrique.
"Je voudrais qu'on se souvienne de moi d'abord comme d'une personne qui n'a pas vendu son âme pour arranger la pratique politique. Je suis arrivé à Washington avec des valeurs, et je la quitte avec les mêmes valeurs", a-t-il dit.
M. Bush a consulté la Bible "tous les jours depuis que je suis président". "Toutefois, je conseillerais à ceux qui font de la politique de se montrer prudents avec la foi sur la place publique", a-t-il dit.
M. Bush, qui a beaucoup dit à l'approche de la fin de son mandat que le contact avec les soldats lui manquerait, a ajouté en plaisantant quelques motifs de regret: les voyages à bord de l'avion présidentiel Air Force One, les voies dégagées devant sa voiture, la résidence présidentielle de Camp David... et le cuisinier de
la Maison Blanche.
Ce qui ne lui manquera pas en revanche, c'est l'exposition médiatique: "Franchement, les feux de la rampe, ça ne va pas me manquer beaucoup.

Etre président a été un expérience fabuleuse. Mais ce sera agréable de voir les projecteurs se braquer ailleurs".
L'entretien a été réalisé par la soeur de M. Bush, Doro Bush Koch, et Storycorps, un programme d'histoire orale. La bande complète ne doit être accessible qu'à la bibliothèque du Congrès et au musée présidentiel consacré à M. Bush, selon Storycorps.

28/11/2008 |
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/11/28/01011-200811...



Occupation de l'Irak

Désengagement de l'armée US(au jour le jour)

Jooneed Khan ; Accord sur le retrait des GI des GI: le débat s'annonce ardu au parlement d'Irak

Le Parlement d'Irak tentera demain d'examiner l'accord sur le retrait des troupes américaines du pays, mais le débat s'annonce plus ardu cette fois, les opposants ayant découvert de nouvelles failles dans le texte négocié durant plus d'un an.

Déjà, côté américain, des élus démocrates jugent trop vague la formulation sur le statut des 150 000 GI durant les trois années qu'il leur restera en Irak - ils seront sous commandement conjoint américano-irakien, et ils tomberont, avec les sous-contractants civils du Pentagone, sous le coup de lois irakiennes.

Côté irakien, il y a ceux, comme le bloc chiite de Moqtada Sadr, qui trouvent que l'accord prolonge l'occupation américaine de trois ans. Ils ont manifesté vendredi en brûlant George W. Bush en effigie à Bagdad, sur le socle même de la statue de Saddam Hussein renversée par des GI en avril 2003, place Firdous.

Avoirs irakiens menacés

D'autres opposants soulignent que l'accord ne dit rien de la libération des 16 500 détenus de l'armée américaine, et surtout qu'il ne met pas le pétrole et les avoirs irakiens à l'abri de saisies pour les milliards de dollars de dommages réclamés à l'ancien régime de Saddam Hussein.

L'actuel mandat de l'ONU couvrant l'occupation protège les avoirs et le pétrole irakiens. Mais ce mandat expire le 31 décembre.

Des Irakiens et des Américains qui appuient l'accord ont reconnu dimanche que Washington et Bagdad devront négocier une garantie séparée.

Selon un conseiller du premier ministre Nouri al-Maliki, des officiels américains, dont l'ambassadeur Ryan Crocker, «ont donné des garanties morales et politiques qu'ils défendront les droits de l'Irak». Mais, a-t-il admis, «ces garanties n'ont aucun impact juridique».

«Aucun gouvernement responsable ne signerait un tel accord», a dit le député Mahdi al-Hafedh, l'un des premiers à identifier le problème.

Des sunnites soulignent que, selon l'accord, les États-Unis remettront leurs détenus aux autorités irakiennes qui risquent d'exercer contre eux des exactions et des actes de vengeance.

L'Iran y a mis son grain de sel hier en qualifiant l'accord de «mirage». «L'accord va créer des problèmes», a dit Ali Larijani, président du Parlement iranien. Il a dénoncé «l'immunité judiciaire» accordée aux GI, et il a ajouté que l'accord ne «donnait aucune garantie sur le départ des Américains».

Des analystes cités par le Los Angeles Times estiment que Maliki veut s'imposer comme «un Saddam Hussein chiite et bienveillant» en devenant «celui qui aura mis fin à l'occupation américaine de l'Irak». Il prône un pouvoir central fort, et il mise sur les élections provinciales de janvier, disent-ils.

Pétrole: Kurdes et Chinois

Le ministre du Pétrole, Hussein al-Shahristani, a rencontré hier des chefs kurdes pour débloquer la loi nationale du pétrole, alors que les Kurdes ont conclu une vingtaine d'accords énergétiques avec des firmes étrangères.

L'Irak et la Chine viennent de signer un contrat pétrolier de 3,5 milliards US. «La négociation du contrat remonte à l'époque de Saddam Hussein», a dit un officiel du ministère. C'est le premier gros contrat pétrolier signé par l'Irak depuis l'invasion américaine de 2003.

Sur le terrain hier, trois attentats ont fait 17 morts et 25 blessés à Bagdad. À Washington, le groupe Solidarité chrétienne internationale (CSI) a lancé un appel au premier ministre Maliki et au président désigné américain Barack Obama pour «empêcher l'extinction de la communauté chrétienne et des minorités en Irak».

Selon le CSI, les chrétiens de Mossoul font l'objet d'une «campagne de terreur» qui a fait 13 morts et 13 000 déplacés début octobre.

Avec Afp, Ap, Reuters, Upi, Lat, Nyt, Bbc, Cnn

Jooneed Khan

La Presse

25 novembre 2008

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200811/25/01-804034-accord-sur-le-retrait-des-gi-le-debat-sannonce-ardu-au-parlement-dirak.php


L'Irak veut un référendum sur l'accord de désengagement de l'armée US

Les dernières heures de tractations sur l'accord de désengagement de l'armée américaine en Irak, qui donne trois ans supplémentaires à Washington pour évacuer ses cent cinquante mille soldats d'ici à 2011, ont donné lieu à un coup de théâtre, mercredi 26 novembre.

Alors que cet accord doit être ratifié jeudi par le Parlement irakien, et entrer en vigueur au 1er janvier prochain,

Bagdad réclame désormais qu'il soit également soumis à un référendum en juillet 2009.

LEMONDE.FR avec AFP |

 26.11.08
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/11/26/l-...


Irak : le Parlement adopte l’accord prévoyant le retrait des troupes américaines à la fin 2011
L’accord de sécurité avec les Etats-Unis qui prévoit le retrait des troupes américaines d’Irak à la fin 2011 a été adopté jeudi par le Parlement irakien, par 144 voix sur 198 votants, lors d’une séance
retransmise à la télévision officielle.
Cette adoption est l’aboutissement de près d’un an d’âpres discussions entre Bagdad et Washington. L’accord, qui comprend 30 articles, a été approuvé par les principaux groupes parlementaires sunnites, chiites et kurdes.
La séance, retransmise en direct, a commencé par l’adoption du projet de loi "sur les réformes politiques", qui reprend une partie des demandes des sunnites pour une meilleure répartition du pouvoir et une amnistie des prisonniers soupçonnés d’avoir participé à la résistance contre les agresseurs.
C’était la condition posée par les groupes sunnites pour voter avec les chiites et les Kurdes en faveur de l’accord de sécurité.
Aussitôt après a commencé la lecture du texte intégral de l’accord, sous les huées des députés de Moqtada Sadr, qui se sont levés, chantant "Non à l’occupation !" et brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Non à l’accord".

jeudi 27 novembre 2008.
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5168


Ce n'est pas seulement le Parlement qui doit se prononcer sur cet accord mais le peuple irakien

"Ce n'est pas seulement le Parlement qui doit se prononcer sur cet accord mais le peuple irakien, lors d'un référendum le 30 juillet afin qu'il puisse juger de son bien-fondé six mois après sa mise en application", a annoncé, mercredi sur la chaîne Al-Arabiya, le conseiller à la sécurité nationale irakien, Mouaffak al-Roubaïe. En "cas de rejet par le peuple irakien, le gouvernement devra soit l'annuler, soit le renégocier", a pour sa part déclaré le député chiite Reza Jawad Taki, de l'Alliance unifiée irakienne, le plus grand groupe parlementaire.

Si le "non" l'emporte lors du référendum de juillet 2009, et que Bagdad décide d'annuler l'accord, l'Irak devra alors notifier sa décision à Washingto Rice, a assuré, mercredi, que l'éventualité d'un référendum "ne retarderait pas" la mise en oeuvre de l'accord qui doit entrer en vigueur le 1er janvier prochain. 

NEUF MOIS DE NÉGOCIATIONS
Le vote du Parlement devait initialement avoir lieu mercredi mais il a été repoussé à jeudi pour donner plus de temps aux tractations et permettre que le texte soit adopté par une large majorité.

Selon le site Internet de l'Union patriotique du Kurdistan, les Kurdes ont demandé l'établissement de nouvelles relations avec Bagdad, ce qui signifie davantage d'autonomie, alors que les sunnites veulent participer plus activement à la prise de décision et exigent l'annulation de la loi sur la débaassification.

L'accord avait été approuvé par le gouvernement le 16 novembre après neuf mois d'âpres négociations.

Il prévoit que les soldats américains, qui occupent le pays depuis l'invasion du 20 mars 2003, devront avoir plié bagages avant le 31 décembre 2011 (au lieu du 31 décembre prochain), étant entendu que tous les combattants de l'US Army devront avoir quitté les agglomérations d'Irak d'ici au 30 juin 2009.



2-1 Sur le terrain

2-2 Les forces en présence

Le Japon met fin à son engagement militaire en Irak

Le Japon a annoncé le rapatriement de ses éléments aériens d'Irak, mettant ainsi fin à son engagement militaire dans ce pays.

"Le gouvernement a décidé de mettre fin à la mission de transport des forces aériennes d'auto-défense en Irak cette année, compte tenu du fait qu'elle a rempli son objectif", a déclaré dans un communiqué le Premier ministre Taro Aso.

L'engagement militaire japonais en Irak, qui avait débuté en 2004, a suscité des critiques dans le pays.

L'attention se porte désormais sur la réponse qu'apportera le gouvernement japonais aux demandes insistantes venant, selon la presse de Tokyo, de Washington pour une implication japonaise plus importante en Afghanistan.

Selon les médias, les Etats-Unis ont demandé au Japon de fournir une aide dans le transport aérien en Afghanistan.

Reuters

27 11



 

3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

3°Sur le terrain 

28 11

Manifestation à Bagdad contre l'accord avec les États-Unis

Plusieurs milliers d’irakiens ont manifesté vendredi à Bagdad au lendemain du vote par le parlement de l'accord de sécurité conclu entre l'Irak et les Etats-Unis.

Les manifestants ont brûlé un drapeau américain et brandi des banderoles disant "Non à l'accord". Une manifestation similaire a réuni environ 2.500 personnes à Bassorah, dans le sud du pays.

"J'exprime mes condoléances au peuple irakien en cette grave occasion", a déclaré Sadr dans un communiqué lu en son nom. Il a qualifié le pacte de "honte" et d'"avilissement".

Sadr avait demandé à ses fidèles de manifester tout de noir vêtus en signe de deuil après l'adoption de l'accord, qui prévoit le retrait des troupes américaines d'ici à la fin 2011.

Les saadristes réclament, eux, le départ immédiat des quelque 150.000 soldats américains..

Reuters



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

25 11

Deux soldats US ont été tués mardi alors qu’ils distribuaient des bombons dans le nord de l’Irak, a annoncé un haut responsable de l’armée.
Selon les premiers éléments, un homme vêtu d’un uniforme militaire irakien a ouvert le feu en direction des soldats mardi après-midi près de Baaj, à l’ouest de Mossoul.
Le haut responsable de l’armée américaine a expliqué sous couvert de l’anonymat qu’on ignorait si l’assaillant était un soldat irakien ou un résistant.

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5164

 



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)

Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)

679.562

Civils blessés (depuis l'occupation) 

70.764 ( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.940   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.002 (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.885   (chiffre minimum)

En prison

40.268. (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.558

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

52.726 (chiffre très minimal)

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.595 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

12.233

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

26.299 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.854

 

 

Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres)

5.350

Autres blessés (collaborateur & mercenaires & autres)

9.369

 

 

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

102  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++

 


Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux + XINHUANET 

 


Irak,Moqtada Sadr,Bush, résistance,Occupants,Bassorah,obama, Al-Qaïda, 


 

n° 403 -Journal d'Irak - 25/11 au 29/11/08 - Fin - Le plan Irak.

n° 403 -Journal d'Irak -  25/11 au 29/11/08 - Fin - Le plan Irak.


Journal d'Irak   

n°403  du 25/11 au 29/11/08

M.Lemaire



Sommaire :           - Fin -

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 écouter  Adel Al Kayar Politologue et universitaire irakien

5-2 Ayman Al-Zawahari : tous les gains territoriaux des Américains en Irak sont temporaires.

6 Brèves

6-1 L’accord avec les USA adopté à une large majorité.

6-2 Abbas Al-ANI : Deuil sadriste après l'accord avec les Etats-Unis.

7 Dossiers

7-1 Manlio Dinucci : Le plan Irak.
-2 La victoire sera “made in USA” ou ne sera pas.

7-3 Les Irakiens veulent abattre les murs.

8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

8-1 Ali Gharib : DROITS DE LA PERSONNE - ÉTATS-UNIS : LES OPPOSANTS À LA TORTURE DISENT NON À UNE AMNISTIE POUR DICK CHENEY, ENTRE AUTRES

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Accord Irak US : Les US Ont Gagné La Premiere Manche Mais Tout Va Se Jouer Au Parlement Irakien.

9-2 Un coup de théâtre. 

 


5 Médias  et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

5-1 écouter  Adel Al Kayar Politologue et universitaire irakien

écouter 03 min

«Le peuple irakien voudrait savoir si cet accord militaire va libérer ou mettre l'Irak dans une zone américano-militaire.»

En Irak, le vote du Parlement sur l'accord sécuritaire avec les Etats-Unis a été reporté. Les députés doivent se prononcer sur ce texte qui prévoit le départ des forces américaines avant fin 2011. Le gouvernement irakien a annoncé que les citoyens du pays devront également se prononcer par référendum sur ce texte, le 30 juillet 2009.

Kamel Djaider

[27/11/2008

http://www.rfi.fr/actufr/articles/107/article_75320.asp

 

5-2 Ayman Al-Zawahari : tous les gains territoriaux des Américains en Irak sont temporaires.

(d'après SITE, un groupe US spécialisé dans le renseignement…)

Ayman Al-Zawahari numéro 2 d'Al-Qaïda affirme dans une vidéo que tous les gains territoriaux des Américains en Irak sont temporaires.

Dans ce nouvel opus, Ayman Al-Zawahari applaudit le combat mené par ces hommes dans plusieurs pays,

AP



6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6-1 L’accord avec les USA adopté à une large majorité.

Le Parlement irakien a adopté hier, à une large majorité, l’accord avec les États-Unis prévoyant le retrait des troupes américaines d’Irak d’ici à 2011, huit ans après l’invasion qui a renversé l’ancien dictateur Saddam Hussein mais aussi plongé le pays dans le chaos.
Le texte, qui comprend 30 articles, a été adopté par 149 députés sur 198 présents, 35 ayant voté contre, a indiqué à l’AFP le vice-président du Parlement, Khaled al-Attiyah. Il a été approuvé par les principaux groupes parlementaires sunnites, chiites et kurdes. Selon le deputé sunnite Ayad al-Samarraï, 14 députés issus de tous les groupes parlementaires se sont abstenus. Le Parlement compte 275 sièges. Le président américain, George W. Bush, a immédiatement « félicité les représentants élus » irakiens après l’adoption de cet accord, qui semblait impossible il y a encore quelques mois. Il a été le fruit d’âpres discussions entre Bagdad et Washington, et de négociations à l’arraché entre les principaux groupes parlementaires chiites, sunnites et kurdes. Il doit encore être ratifié par le Conseil présidentiel, qui compte, outre le président Jalal Talabani, deux vice-présidents sunnite et kurde. Dès qu’a commencé la lecture du texte intégral de l’accord, les députés du chef chiite radical Moqtada Sadr se sont levés, chantant « Non à l’occupation ! Oui à l’Irak » et brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Non à l’accord ».
Le texte prévoit notamment que « toutes les forces américaines », actuellement au nombre de 150 000, « devront avoir quitté le territoire irakien le 31 décembre 2011 au plus tard ». Au 30 juin 2009 au plus tard, toutes les forces de combat américaines devront s’être retirées des villes, villages et localités d’Irak. « Le territoire irakien ainsi que son espace aérien et ses eaux ne pourront être utilisés comme point de départ ou de passage pour des attaques contre d’autres pays. (...) En cas de menace ou d’agression interne ou externe envers l’Irak (...) les États-Unis prendront toutes les mesures, diplomatiques, économiques ou militaires, nécessaires pour y faire échec », dit aussi le texte.
La séance parlementaire, retransmise en direct, avait commencé par l’adoption d’un projet de loi sur les réformes politiques, qui reprend une partie des exigences des sunnites pour une meilleure répartition du pouvoir et une amnistie des prisonniers soupçonnés d’avoir participé à l’insurrection. C’était la condition posée par les sunnites pour voter avec les chiites et les Kurdes en faveur de l’accord de sécurité. Le projet de loi stipule aussi que la commission électorale devra organiser, avant le 30 juillet, un référendum populaire sur l’accord de sécurité avec les États-Unis. Sans inclure la requête des groupes sunnites de mettre fin complètement à la politique de débaassification, le projet fait allusion à une « révision des lois qui empêchent le retour du personnel qualifié », c’est-à-dire qu’il ouvre la voie à un nouvel assouplissement des interdictions formulées à l’encontre des ex-baassistes. Beaucoup de cadres du Baas, le parti de Saddam Hussein, rendu illégal, avaient été exclus de la fonction publique par un décret de 2003 sur la débaassification. Dans un communiqué distribué à Najaf, Moqtada Sadr s’est insurgé contre « les demandes visant à faire revenir au pouvoir les saddamistes » et à « abandonner les poursuites à leur encontre alors qu’ils ont ruiné le pays ».

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=386615


6-2 Abbas Al-ANI : Deuil sadriste après l'accord avec les Etats-Unis.

Annonce par Moqtada Sadr de trois jours de deuil dans l'ensemble de l'Irak pour exprimer son refus de l'accord de sécurité avec les Etats-Unis ratifié jeudi par le Parlement de Bagdad.

Selon un communiqué officiel de son bureau dans Najaf, Moqtada Sadr a appelé ses partisans "à mettre partout des drapeaux noirs, organiser durant trois jours des cérémonies de condoléances dans tout le pays et manifester pacifiquement".

Lors d'une conférence de presse, un proche collaborateur de Moqtada Sadr, Aws al-Khafaji, a ajouté: "Nous persistons dans notre refus de cet accord humiliant et nous allons résister par tous les moyens".

"C'est une conspiration contre les Irakiens. Nous condamnons et rejetons cet accord et le referendum prévu dans six mois est inutile car les responsables de ce pays n'écouteront pas la voix peuple irakien", s'est écrié Hassan al-Husseini, l'imam de la prière de vendredi dans le quartier pauvre de Sadr City, un fief du chef radical.

Le Parlement a voté vendredi en faveur d'un referendum sur l'acord avant la fin juillet 2009.

"Non, non à l'Amérique ! Non, non au Diable !", les fidèles ont manifesté après la prière et ont brûlé, comme ils le font traditionnellement, un drapeau américain.

Jeudi, lors de la lecture du texte de l'accord, les députés sadristes avaient scandé : "Non à l'occupation! Oui à l'Irak", brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Non à l'accord".

AFP

27 11


7 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.


Obama et les promesses sur le retrait des troupes américaines d’Irak...

Publié le 25-11-2008

 

Ci-dessous deux articles, l’un de COMAGUER et l’autre du quotidien Italien Il Manifesto (traduit par Marie-Ange Patrizio), montrant que l’arrivée au pouvoir d’Obama n’est pas synonyme de fin de la guerre en Irak.

Les marchands d’armes et les pilleurs de ressources ont plus d’un tour dans leur sac !

7-1 Manlio Dinucci : Le plan Irak.

Le « pacte de sécurité avec les Etats-Unis », approuvé par le gouvernement irakien, a été défini par la Maison Blanche comme « un pas important et positif » : il autorise les forces USA à rester en Irak trois années de plus après 2008. Après 2011, a précisé le porte-parole irakien « il appartiendra au gouvernement de conclure un autre accord ». En même temps, le président élu B. Obama a déclaré dans une interview à CBS News que, dès son investiture, il « commencera à mettre opérer un plan de réduction des troupes en Irak, à la lumière, en particulier, des problèmes que nous avons en Afghanistan, où la situation continue à empirer ». Obama confirme ainsi son programme. « Il est temps de tourner la page », a-t-il déclaré dans le discours prononcé à Washington le 1er août 2007 : « quand je serai président, je mènerai la guerre qui doit être gagnée, avec une stratégie générale : sortir d’Irak et passer au juste champ de bataille en Afghanistan et au Pakistan ; développer les capacités et le partenariat dont nous avons besoin pour détruire les terroristes ».

Le problème, que l’administration Bush passe à celle d’Obama, est « comment sortir d’Irak », où les USA se sont embourbés en dépensant jusqu’à présent pour la guerre environ 700 milliards de dollars au rythme de plus de 10 mois (plus de dix milliards de dollars par mois, vous avez bien lu, NdT).

C’est là qu’entre en jeu le futur vice-président, Joe Biden, l’influent sénateur démocrate qui a cependant jusqu’à présent gardé profil bas. Le 26 septembre 2007, il a fait passer au Sénat, avec un vote bipartisan (47 démocrates et 26 républicains), un amendement en faveur d’ « une solution politique en Irak fondée sur le fédéralisme ». Cela prévoit « la décentralisation (dans le texte original, decentramento, NdT) de l’Irak en trois régions semi-autonomes : chiite, kurde et sunnite » avec un « gouvernement central limité, à Bagdad ».

Le plan, auquel l’administration Bush s’est opposée, a suscité en Irak un fort contentieux, car la majeure partie des réserves pétrolifères se trouve dans les régions chiite et kurde.

L’administration Obama va-t-elle suivre la voie ouverte par l’amendement Biden ? Un pays avec un « gouvernement central limité », pratiquement démembré en trois « régions semi-autonomes », permettrait aux Etats-Unis de maintenir cette zone stratégique sous son contrôle, en passant des accords avec des groupes de pouvoir locaux et en en exploitant les rivalités. Cela leur permettrait aussi de stipuler des accords séparés pour maintenir une présence militaire, directe ou indirecte, dans les zones clés, surtout celles pétrolifères. Les compagnies sont déjà en train de s’accaparer de lucratifs contrats par des accords, plus qu’avec le gouvernement central, avec des groupes de pouvoir régionaux : Shell a conclus, le 22 septembre, un accord de joint-venture qui devrait exploiter le gaz produit par l’extraction pétrolifère de Bassora. Tout cela devrait fonctionner, sur le papier. La désastreuse expérience de l’administration Bush a pourtant démontré que les soucis ont justement commencé quand le président avait annoncé, triomphalement, en 2003, « mission accomplie ».

Ce qui vient ensuite compliquer le cadre est le fait que l’administration Bush, bien qu’ayant ses jours comptés, ne reste pas les bras croisés. Au Barhein, siège du commandement central des forces navales Us et de la Cinquième flotte, est arrivé dans la zone de la Sixième flotte, (basée à Gaeta) le navire d’assaut amphibie Iwo Jima, qui conduit un groupe expéditionnaire d’attaque de sept unités, ayant à bord 6.000 marines et marins. Une des unités de débarquement du groupe Iwo Jima, le Carter Hall, en mission dans le Golfe arabique, joue le rôle de « base d’entraînement flottante » de marines et de marins irakiens, pour qu’un jour « ils assument éventuellement la tâche, aujourd’hui accomplie par la coalition, de protéger les infrastructures maritimes ». Quant à l’Afghanistan, c’est par contre le porte-avions Theodore Roosevelt qui s’en occupe, accompagné de quatre navires de guerre, déployés dans le Golfe d’Oman : c’est de là que les avions bombardent l’Afghanistan pour appuyer les forces de la coalition. Ils interviennent ainsi sur le « juste champ de bataille ».

Edition de mardi 18 novembre 2008 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/18-Novembre...
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


7-2  La victoire sera made in USA ou ne sera pas.

Extrait

La tâche vitale de l’information (médias) est en train d’être prise en main par les Américains et, elle aussi, “américanisée”, c’est-à-dire complètement soumise au contrôle de la propagande militaire US, comme ce fut le cas en Irak. Il n’y aura donc plus de mauvaises nouvelles de la guerre, comme on lit dans les journaux européens, et l’on pourra songer à remporter la victoire. Il s’agit d’un processus complet d’“américanisation” de la guerre.

Ainsi, le programme de Washington new age semble-t-il tracé, à l’intention d’Obama et de tous les amis.

Chouette... refaire l'Irak en Afghanistan

Nos sources citées plus haut résumaient l’esprit et l’organisation de la chose en observant: «En Afghanistan, les Américains ne veulent plus entendre parler de l’OTAN, ils détestent l’OTAN...»; puis, poursuivant jusqu’à la conclusion: «Ils sont en train de se préparer pour refaire ce qu’ils ont fait en Irak.»

La hache de guerre entre Petraeus et la direction du Pentagone (Gates-Mullen), si vivement maniée du temps de l’amiral Fallon à la tête de Central Command, est aujourd’hui enterrée opportunément. Petraeus s’avère maniable et adaptable selon la fortune politique du temps, ce qui ne peut étonner. Il a été confirmé à la tête de Central Command à la fin octobre par le Congrès, cela aussi pour marquer le début de la transition si l’on veut. (Ce curieux délai entre sa nomination en avril et sa confirmation fin octobre laisse également à penser; profitons-en pour constater qu’il n’est pas interdit de penser que l’explication pourrait en être un accord entre l’équipe Gates-Mullen et Petraeus conditionnant l’accès effectif de ce dernier à ce poste à une date de prise de commandement où l’influence des fous type Cheney n’est plus à craindre.) L’attitude de Petraeus vis-à-vis de l’Irak et de la région alentour a complètement changé et il recherche désormais des arrangements conformément à la stratégie Gates-Mullen (Fallon), évidente depuis 2007, qui est d’abandonner le “front” irakien pour le “front” Afghanistan-Pakistan. (On a vu cela en septembre, lorsque Petraeus a voulu rencontrer le président syrien Assad; cela lui a été refusé par Bush et il devra attendre l’entrée en fonction d’Obama.)

De ce point de vue, la pièce est en place et les personnages réalignés selon les nouvelles tendances dominantes.

Où trouve-t-on Obama dans ce schéma? Dans ce cas, contrairement à celui du système BMDE ou dans celui, plus ambigü, de l’Irak, il est totalement prisonnier de ses promesses électorales. C’est lui-même qui, aiguillonné par des conseillers qui répercutaient la pensée Gates-Mullen du Pentagone, a lancé l’idée d’une concentration sur le front Afghanistan-Pakistan. Considérée (déjà) rétrospectivement, la chose ne manque pas de piquant; Obama n’a fait que suivre une tendance d’ores et déjà évidente, comme on l’a vu, chez des gens comme Fallon dès 2007 et qui est aujourd’hui imposée par les événements (Gates réclame depuis plusieurs mois le transfert de plusieurs brigades d’Irak en Afghanistan, ce qui résume en termes militaires, selon le Pentagone, le programme “politique” d’Obama vis-à-vis des guerres extérieures: “retrait” d’Irak, renforcement de la guerre en Afghanistan). Obama peut difficilement aller contre cette tendance, qui implique un retour à, ou plutôt un maintien de la formule “maximaliste” du Pentagone, notamment du point de vue budgétaire et des embouteillages logistiques, mise au point avec un succès si convaincant en Irak. (Il faut avoir le coeur bien accroché pour voir dans l’Irak d’aujourd’hui, dans ses ruines, dans ses divisions, dans sa nouvelle proximité de l’Iran, un “succès” américaniste et occidental. C’est une spécialité américaniste et occidentale, le coeur bien accroché.)

On retrouve dans ce cas des points de blocage sévères de l’exécutif et du gouvernement des USA, notamment au niveau du budget et de la situation financière et comptable de ce même gouvernement. Le Pentagone continuera son escapade hors de tout contrôle. La puissance US continuera sa pente d’auto-dévastation, sous le regard intéressé des Russes avec lesquels il faudra s’arranger sur le “front” européen pour qu’ils permettent les voies d’accès du ravitaillement vers l’Afghanistan par la Russie. Obama rencontre effectivement une de ces occurrences où il se trouvera tragiquement pris en sandwich entre les réalités exigées par le système et ses promesses électorales, mais des promesses qu’il est très difficile d’oublier comme c’est l’habitude parce que la crise économique et sociale ne souffre pas d’attendre.

Bien, on ne fait ici qu’évoquer un des scénarios possibles. Mais on le fait en notant combien il est logique qu’il soit développé, combien il est déjà en train d’être développé, notamment grâce à l’opportun général Petraeus. On le fait en remarquant également qu’à chaque perspective risquée, même involontaire, d’Obama, on retrouve le Pentagone avec le CMI en sautoir, ou l’inverse, et déjà au travail pour préparer la présidence Obama. C’est le noeud gordien de cette présidence éventuellement “révolutionnaire”, qui va commencer évidemment par être une présidence verrouillé... Ne perdez jamais espoir, camarades: plus elle sera verrouillée, plus la crise fera pression sur elle, plus il sera peut-être nécessaire qu’elle devienne “révolutionnaire” pour espérer s’en sortir (voir notre très sympathique “American Gorbatchev”).

 22 novembre 2008 —
http://www.dedefensa.org/article-en_afghanistan_la_victoire_sera_made_in_usa_ou_ne_sera_pas_22_11_2008.html


7-3 Les Irakiens veulent abattre les murs.
Un mur très controversé

Pour apaiser la polémique au sujet de la construction d’un mur destiné, selon elle, à protéger un quartier sunnite de Bagdad, l’armée américaine se dit prête au « dialogue » avec le gouvernement irakien, afin d’examiner d’autres mesures de sécurité. Des responsables irakiens de tous bords s’opposent à cette initiative rappelant, à leurs yeux, l’ancien Mur de Berlin ou l’ancienne ligne verte de démarcation à Beyrouth, entre quartiers chrétiens et musulmans, et surtout l’horrible mur de l’apartheid construit par Israël, privant les Palestiniens de leurs territoires. NDLR (Lesogres)

Ahmed Janabi - Al Jazeera.net

Pendant que le parlement irakien tente de discuter de l’accord entre les États-Unis et l’Irak (US-Iraq Status of Forces Agreement - Sofa), les habitants de Bagdad demandent au gouvernement de démolir les murs qui séparent leurs quartiers les uns des autres. Photo de couverture : Cette barrière de cinq kilomètres de long est censée protéger une enclave sunnite entourée de quartiers chiites, dans une partie de la capitale meurtrie par les violences interconfessionnelles.

 

Les Irakiens disent que les murs ont été conçus pour renforcer le sectarisme et pour établir un certain nombre de cantons ; maintenant que la sécurité s’est améliorée, il n’y a selon eux plus aucune raison de tolérer que ces murs restent en place.

Maysoon Abd Al-Hamid, un ingénieur de 57 ans originaire d’Adhamiya, explique que les murs sont un cauchemar. « Je ne peux pas croire que cela nous arrive à nous, au 21ème siècle... que nous vivions dans une prison à ciel ouvert, mis en cage comme des animaux. Les murs ont coupé nos quartiers en morceaux et ont changé la carte de notre capitale. »

Après l’invasion des Etats-Unis et la chute de l’ancien gouvernement, Adhamiya, est un quartier principalement sunnite où vivent surtout des gens de la classe moyenne et d’anciens officiers de l’armée irakienne.

En avril de cette année, les forces américaines en Irak ont commencé à construire un mur de séparation autour de la zone nord, qui a par le passé accueilli le siège du califat Abbaside et qui après 2003 était devenu un bastion pour ceux qui s’opposaient à l’occupation militaire américaine.

A l’est d’Adhamiya, la plus grosse partie du quartier shiite de « Sadr city » est aussi encerclée par un mur de séparation. Fondé par Abd Al-Karim Qassim, le premier ministre irakien en 1958, ce quartier a accueilli des paysans venus à Bagdad depuis la campagne.

Le quartier a alors grandi et est devenu l’un des plus importants de Bagdad.

Renforcer le sectarisme

Mais les autorités d’occupation en Irak expliquent que les murs ont été construits pour limiter les activités de la milice [la résistance] qui a utilisé les deux zones comme bases à partir desquelles lancer des attaques dans Bagdad.

Abdellatif Rayan, correspondant pour les médias pour les forces multinationales en Irak et qui a quitté ses fonctions peu de temps après avoir été interviewé par Al Jazeera, a déclaré : « Les forces de la coalition ne construisent pas des murs pour séparer les communautés. Nous rendons les quartiers sûrs, les marchés sûrs, et les routes sûres. »

Selon lui « les murs ont limité la libre circulation de l’ennemi et ont protégé le peuple irakien. » « Nous avons constaté le succès de cette tactique dans l’ensemble de Bagdad, » a-t-il encore dit à Al Jazeera.

Abu Saif, un habitant d’Adhamiya, explique quant à lui que les déclarations officielles américaines au sujet des murs sont hypocrites.

« Nous pensons que le mur sont une tactique pour les protéger eux et pas nous ; nous avons vu les pertes qu’ils ont endurées. S’ils étaient vraiment préoccupés de nous-mêmes, ils auraient démoli ces murs il y a longtemps, étant donné les difficultés que cela a généré pour les habitants des quartiers d’Adhamiya et de Sadr. »

Kamal Al-Hayani, un enseignant d’Al-Sadr, ressent les murs comme une humiliation.

« Que signifient ces murs ? Ils signifient que les gens qui vivent derrière eux sont dangereux et sont des criminels. Je refuse d’être moi-même traité comme un meurtrier parce qu’un groupe de criminels vivrait dans mon voisinage, » nous dit-il.

Le commerce affecté

Les murs ont également eu un effet économique négatif sur les communautés qu’ils encerclent.

Les prix des produits de base ont brusquement augmenté car les négociants sont obligés de traverser une myriade de points de contrôle et de murs en béton.

Abu Farah, un épicier qui possède un magasin dans Adhamiya, nous explique que les habitants ne peuvent pas se permettre d’acheter un grand nombre des produits qu’il propose à la vente.

Il dit également que le mur dans certaines parties d’Adhamiya empêche de voir plusieurs des magasins. « Dans les magasins concernés, les affaires sont tombées à un minimum, et les négociants n’ont eu d’autre choix que d’augmenter les prix pour composer leurs pertes. »

Styles de vie altérés

Maysoon qui est ingénieur à Adhamiya, explique que les murs ont détruit le système des adresses dans Bagdad.

« Quand vous avez des visiteurs, au lieu de leur donner votre adresse juste comme vous le feriez dans n’importe quelle ville civilisée, vous devez leur donner une borne sur le mur et les y attendre, » dit-elle. « C’est très pénible. »

Mais Abdellatif Rayan [des forces américaines doccupation] prétend que les murs ont permis aux habitants d’Adhamiya de vivre dans un environnement plus sûr.

« Il y avait des lignes rouge à partir desquelles la milice et al-Qaeda combattaient, expulsant et même parfois tuant des familles, » dit-il. « En circulant dans Adhamiya, quartier où il y avait une présence significative d’al-Qaeda, on peut estimer que les murs ont permis un certain degré de contrôle sur les accès. »

Source : en anglais et en français

Traduction de l’anglais : AIO

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=categories&op=newindex&catid=1



8 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

8-1 Ali Gharib : DROITS DE LA PERSONNE - ÉTATS-UNIS : LES OPPOSANTS À LA TORTURE DISENT NON À UNE AMNISTIE POUR DICK CHENEY, ENTRE AUTRES –

À en juger par les rares fuites survenues depuis l'arrivée de l'équipe de transition du président élu des États-Unis, Barack Obama, les enquêtes et les poursuites de haut niveau contre des hauts fonctionnaires de l'administration Bush pour des actes de torture et pour des crimes de guerre sont peu probables. 

Mais le fait qu'elles soient ou non possibles ne s'empêche pas les experts de débattre de la question de savoir si les personnes responsables doivent ou non rendre des comptes.

(...) Si Obama ne prend pas des responsabilités au sujet des actes de torture qui se sont produits, au lieu de simplement mettre fin à cette pratique, la porte peut être laissée ouverte pour qu'à l'avenir les gouvernements des États-Unise ressuscitent les plus dures techniques d'interrogatoire, a déclaré Ratner lors d'un récent forum à la Faculté de droit de l'Université de Georgetown.
«Si Obama veut vraiment garantir que nous (N. du T. : les États-Unis) n'allons plus torturer, il doit lancer une enquête criminelle», a déclaré Ratner, l'auteur de «The Trial of Donald Rumsfeld: A Prosecution in Book» (Le procès de Donald Rumsfeld - Une accusation sous forme de livre). (...)

Ali Gharib - IPS News

Traduction Google révisée - Antonio Artuso –

 le 25 novembre 08 (IPS)



9  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

9-1 Accord Irak US : Les US Ont Gagné La Premiere Manche Mais Tout Va Se Jouer Au Parlement Irakien.

Suite à la ratification par le cabinet du texte de l' Accord de Statut des Forces avec les Etats Unis règlementant la présence US en Irak, le premier ministre Nuri al-Maliki a eu énormément de mal à convaincre les irakiens que le pacte est " au mieux de leurs interêts". Cependant, dans son fort intérieur, avec l'Iran regardant par dessus son épaule, il se pourrait qu'il mise sur un rejet du pacte par le Parlement.
Dimanche, 38 ministres, dont Maliki et ses deux vices premiers ministres, ont finalement signé le texte de l'accord controversé de sécurité avec les US.Sur le fond, il dit que les 152 000 soldats US ont jusqu'au 30 juin 2009 pour se retirer des cités et villes partout en Irak, et jusqu'au 31 décembre 2011 pour se retirer complètement du pays ravagé par la guerre. Le Parlement votera la semaine prochaine pour soit accepter soit rejeter le pacte tel quel sans pouvoir apporter de changement.
Le Président Jalal Talabani a essayé à la dernière minute, via l'ambassadeur US Ryan Crochker, d'obtenir du président Bush plus d'amendements au texte pour qu'il puisse le présenter au peuple irakien" la tête haute" mais sans résultat. Après avoir déjà fait des concessions, Bush semblait satisfait avec le texte et est determiné à ce qu'il soit signé avant la fin de son mandat en Janvier.
Apparemment Maliki a accepté l'actuel texte après avoir mis l'accent sur la date limite de retrait fin 2011, et ayant fait en sorte que les soldats US s'ils commettent des crimes sur le territoire irakien puissent être poursuivis selon la loi irakienne. La totalité du texte n'a pas été publié mais les paramètres généraux inclus un mandat de 10 ans pour les US pour garantir la sécurité de l' Irak, en échange du droit d'utiliser le territoire irakien, les ressources en eau, l'espace aérien, y baser et entraîner des troupes et stocker des équipements militaires. En plus des 50 bases US, l'arrangement éxige une supervision américaine à long terme du ministère de l'intérieur et de la défense.
Ceci donne aux Américains le droit presque exclusif de reconstruire l'Irak, entraîner ses forces et maintenir leur personnel militaire sur le territoire irakien. Cela donne aux US le droit d'arrêter ou persécuter tout irakien travaillant contre ses interêts, à l'intérieur de l'Irak, et les engagent à protéger l'Irak de toute guerre, coup ou révolution. Cela donne également aux US le contrôle de l'espace aérien irakien.
Le vice premier ministre Barhan Saleh a dit que les Américains avaient menaçé de geler pas moins de 50 milliards de dollars de reserves irakiennes et de conserver toutes les dettes d'argent irakiennes envers les US si un accord n'était pas signé avant Décembre, date à laquelle le mandat de l'ONU sur la présence américaine en Irak expire.
La plupart des Irakiens - à la fois Sunnites et Shi'ites- s'opposent avec véhémence à ce pacte, de même que son voisin l'Iran. Le Grand Ayatollah en Irak Ali Sistani a demandé au gouvernement Maliki de réfléchir par deux fois avant d'engager l'Irak dans un accord que les Irakiens de base considérent comme un "pacte d'humiliation".
Le dirigeant shi'ite, Muqtada al-Sadr, a appelé ses fidèles à établir une nouvelle milice appelée le "Jour du Jugement" pour faire échouer l'appilication du pacte US. Après être arrivé au pouvoir en 2005, Maliki s'est évertué à se défendre contre les accusations d'être une marionnette US, disant : " je me considère comme un ami des US, mais je ne suis pas l'homme de l'Amérique en Irak".
Il essaie actuellement de vendre l'accord - qu'il n'a pas soutenu dès le premier jour - comme étant au mieux des interêts de l'Irak. Il argumente en disant que les Emirats Arabes Unis ont un traité de défense opérationnel avec les US depuis 1994 qui permet à 2 000 membres de l'armée US de rester sur le territoire de l'EAU. Le Qatar a un accord avec les US depuis 1992.
Mis à part les membres de son cabinet, peu accepte son argument, certainement pas les Iraniens, qui sont furieux de la ratification de Dimanche. Les Iraniens affirment que l'accord est une menace sécuritaire directe en général pour la région et en particulier pour l'Iran. Les ennemis traditionnels des US tels Abdul Aziz al-Hakim, président du SIIC, Supreme Iraqi IslamicCouncil, (Conseil Islamique Supreme Irakien) et Muqtada se sont activé ces dernieres semaines pour faire pression sur Maliki pour qu'il ne signe pas.
Le premier à avoir manifesté publiquement et dénoncé violemment l'accord c'est l'Ayatollah Kazem al-Hairi basé à Qom, une autorité religieuse tres influente dans les affaires domestiques irakiennes à l'égal de Sistani. Il a publié un décret religieux - une fatwa - interdisant la ratification d'un tel accord bien avant que des déclarations semblables aient été faites à Najaf, la ville sainte shi'ite en Irak.
Une source irakienne qui a demandé à conserver l'anonymat à dit à Asia Times Online, " je n'ai jamais fait confiance à Nuri al-Maliki. Après lui avoir serrer la main je comptais mes doigts. Bien que nous n'ayons aucune preuve pour le moment, c'est clair que plein d'argent a été généreusement distribué la semaine dernière à Bagdad, pour être sûr que tout le cabinet - sans exception- ratifie le texte de l'accord avec les Etats Unis. Un jour cela émergera des archives US actuellement classées secrètes, peut être dans 30 ans".
Les pièces du puzzle ont commencé à se mettre en place, a-t-il ajouté, " nous réalisons maintenant pourquoi aucun effort sérieux n'a été fait pour ramener au sein du cabinet Maliki les ministres démissionaires du bloc sunnite, l'Iraqi Accordance Front, ou du bloc Shi'ite de Muqtada al Sadr. Maliki savait que s'ils étaient à leur poste ils auraient certainement rejeté l'accord au sein du cabinet ministériel."
Beaucoup en Irak n'accepte pas tout simplement l'arguement que Maliki est un homme faible qui ne peut pas dire "Non" aux diktats américains. Et même s'il l'était, ils affirment qu'il aurait été plus honorable pour lui de démissionner que d'enchaîner le pays à un accord à long terme avec un pays que tous les Irakiens considèrent comme une force d'occupation.
Toute l'attention se porte dorénavant sur les 275 sièges du Parlement, qui peuvent entériner ou rejeter le pacte de sécurité.Le partie de Maliki, United Iraqi Alliance, qui déteint 128 sièges, votera probablement l'accord. Cela ne s'appliquera pas aux 44 membres de l'Accordance Front ou aux parlementaires du bloc de Sadr. Dans ce qui paraît comme une décision cruciale, le Parlement doit encore décider quelle majorité est nécessaire pour que le pacte soit ratifié.

Ce qui s'est passé Dimanche en Irak c'est en fait une guerre d'influence entre l'Iran et les US. C'était une lutte pour l'Irak. Cependant, ce n'est pas clair si Maliki a dit "Oui" à l'accord après avoir consulté l'Iran, où s'il a agi contre la volonté de ses patrons iraniens. Cette derniere hypothèse est improbable, étant donné les liens forts du premier ministre avec les Iraniens et son engagment fort en soutien au nationalisme shi'ite.
Les Iraniens ont probablement réfléchi qu'il serait préférable que Maliki approuve l'accord, et puis travaille à ce qu'il soit rejeté ou sapé au sein du système irakien. Cela vaut mieux que de le voir chassé du pouvoir par les Américains et remplacé par quelqu'un qui coopérera avec Washington et snobera les mollahs de Téhéran.
Au moins, Maliki a la capacité d'oeuvrer sur la corde raide tendue entre les deux capitales et ne travaille pas contre les interêts iraniens en Irak. Maliki et ses alliés ont perdu une bataille contre les US Dimanche. Ils n'ont pas perdu la guerre. Le fait que le cabinet signe le pacte ne veut pas dire qu'il sera approuvé par le Parlement le 24 Novembre, le premier ministre pouvant penser que c'est là que l'héritage de G.W Bush en Irak expirera.
Sami Moubayed 18/11/08 –

 www.atimes.com –

Sami Moubayed est éditeur en chef de Forward Magazine en Syrie.
Titre Introduction Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org
Note : Une traduction non officielle de l'accord (arabe - anglais) a été faite.


9-2 Un coup de théâtre.

Les dernières heures de tractations sur l’accord avec les Etats-Unis concernant la présence militaire américaine en Irak, qui sera soumis jeudi au parlement irakien, ont donné lieu à un coup de théâtre
mercredi, Bagdad réclamant un référendum populaire en juillet pour l’avaliser.
Le vote au Parlement sur l’accord, qui doit aboutir à l’évacuation de 150.000 soldats américains d’ici 2011, devait avoir lieu mercredi mais il a été repoussé à jeudi pour donner plus de temps aux tractations et permettre que le texte soit adopté par une large majorité."Ce n’est pas seulement le Parlement qui doit se prononcer sur cet accord mais le peuple irakien, lors d’un referendum le 30 juillet afin qu’il puisse juger de son bien-fondé six mois après sa mise en application", a annoncé mercredi sur la chaîne Al-Arabiya le conseiller irakien à la Sécurité nationale, Mouaffak al-Roubaïe.
Interrogé par l’AFP, le député chiite Reza Jawad Taki, de l’Alliance Unifiée Irakienne (AUI), le plus grand groupe parlementaire, a affirmé qu’en "cas de rejet par le peuple irakien, le gouvernement devra soit l’annuler, soit le renégocier", avec les Etats-Unis.
Il s’agissait d’une condition émise par le principal groupe parlementaire sunnite du Front de la Concorde Nationale (39 députés) pour voter l’accord au Parlement.
"Il a été décidé qu’un référendum aura lieu au plus tard le 30 juillet", a dit le chef de ce groupe parlementaire, Iyad al-Samarrai. "Le référendum est important car l’accord est important et le peuple irakien doit avoir son mot à dire", a-t-il ajouté.
Conscients que le président Jalal Talabani, le Premier ministre Nouri al-Maliki et Ali Sistani, chef spirituel de la communauté chiite, souhaitaient que le pacte soit adopté par une large majorité, les partis kurdes et sunnites ont fait monter les enchères mercredi.
La journée s’est donc passée en tractation et dans la soirée le président du Parlement, Mahmoud Al-Machhadani, a annoncé à la tribune que "l’atmosphère générale évoluait vers un accord et les dirigeants politiques avaient résolu tous les points en discussion. Il ne reste qu’un seul point à négocier, c’est pourquoi nous repoussons la séance à demain (jeudi) 10H00", a-t-il dit.
Les députés devront voter les trente articles de "l’accord entre les Etats-Unis et l’Irak sur le retrait des forces américaines et l’organisation de leurs activités durant leur présence en Irak".
"Nous disposons au Parlement d’assez de voix pour voter l’accord à une majorité simple mais (...) nous ne voulons pas le faire passer avec trois ou quatre voix de différence. C’est pourquoi nous ne relâchons pas nos efforts pour rassembler une large majorité", avait affirmé mardi à l’AFP le vice-président du Parlement, Khaled al-Attiyah.
Selon le site internet de l’Union Patriotique du Kurdistan, les Kurdes ont demandé l’établissement de nouvelles relations avec Bagdad, ce qui signifie davantage d’autonomie alors que les sunnites veulent participer plus activement à la prise de décision et exigent l’annulation de la loi sur la debaassification.
Si l’accord est voté, sa ratification interviendra après onze mois d’âpres discussions où, pour la première fois depuis cinq ans, les Irakiens ont négocié d’égal à égal.
Car si Washington avait la puissance militaire, Bagdad savait que Bush tenait à cet accord avant de quitter la Maison-Blanche.Cet accord, adopté le 16 novembre par le gouvernement, a fait l’objet de
débats houleux lors de son examen au Parlement et, fait rarissime, il y a même eu des échanges de coups avec les députés favorables à Moqtada Sadr, violemment opposés à ce pacte qu’ils qualifient "d’humiliant"."Si l’accord n’est pas approuvé par une large majorité et s’il n’a pas le soutien des trois communautés chiite, sunnite et kurde, sa crédibilité sera faible. Les gens diront que la moitié du Parlement n’a pas voté en faveur", a dit pour sa part à l’AFP le député kurde Mahmoud Othmane.
L’accord prévoit notamment que "toutes les forces américaines devront avoir quitté le territoire irakien le 31 décembre 2011 au plus tard" et auparavant, au 30 juin 2009 au plus tard, toutes les forces de combat américaines devront s’être retirées des villes, villages et localités d’Irak.

26 novembre 2008.
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5166


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

Irak,Moqtada Sadr,Bush, résistance,Occupants,Bassorah,obama,Al-Qaïda, 


29/11/2008

n° 220 - journal de l'Afghanistan - du 24-11 au 28-11- Début - Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires occupants.

n° 220 - journal de l'Afghanistan - du 24-11 au 28-11- Début - Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires occupants.


 journal de l'Afghanistan n° 220 - du 24-11 au 28-11

                                              M.Lemaire                                                                                 


Sommaire.

 Tiré à part :

Ali Gharib : les enquêtes et les poursuites de haut niveau contre des hauts fonctionnaires de l'administration Bush pour des actes de torture et pour des crimes de guerre sont peu probables

Dommages Collateraux... le Pentagone prolonge

Extrait du Rapport de Hilde F. Johnson, directeur exécutif-adjoint de l'Unicef

Bavure …

Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires

Paroles & action des bientôt présidents...

Obama promet de faire de la lutte contre le terrorisme (…)  en Afghanistan une priorité

1 La résistance contre l'agresseur

Résistance :

Analyse & déclaration

Occupation de l'Afghanistan 

Analyse & déclaration

2-1 Sur le terrain

2 Occupation de l'Afghanistan 

3 Politique

4 Lutte pour la libération du territoire

L'Afghanistan en chiffre

Détails.

Suite

7 Brèves

7-1 S'il le pouvait, Karzaï abattrait les avions US.

7-2 Guantanamo : Les Brèves

1 L'ancien chauffeur de Ben Laden transféré au Yémen.

8 Dossiers

8-1 En Afghanistan, la victoire sera “made in USA” ou ne sera pas.

8-2 Obama Est Un Faucon, Dans La Grande Tradition Américaine.

Commentaire de la traductrice Mireille Delamarre sous forme de citations

8-3 Ali Gharib : amnistie pour Cheney et acolytes ?

8-4 Guantanamo : Les dossiers

1 La Suisse a refusé l'asile à trois anciens détenus de Guantanamo.

10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

10-1 Obama et Lincoln (…et Lyautey

11 Annexe

11-1 "Dream Team” et désordre.



L'Afghanistan en chiffre du 24-11  au 28/11/08  

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

Usboys / Autres boys

 4

 4

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 17

18

 

 

 

Peuple Afghan

 26

4 + x

 


 

Tiré à part :

Ali Gharib : les enquêtes et les poursuites de haut niveau contre des hauts fonctionnaires de l'administration Bush pour des actes de torture et pour des crimes de guerre sont peu probables.

À en juger par les rares fuites survenues depuis l'arrivée de l'équipe de transition du président élu des États-Unis, Barack Obama, les enquêtes et les poursuites de haut niveau contre des hauts fonctionnaires de l'administration George W. Bush pour des actes de torture et pour des crimes de guerre sont peu probables.  Mais le fait qu'elles soient ou non possibles ne s'empêche pas les experts de débattre de la question de savoir si les personnes responsables doivent ou non rendre des comptes.

(...) Si Obama ne prend pas des responsabilités au sujet des actes de torture qui se sont produits, au lieu de simplement mettre fin à cette pratique, la porte peut être laissée ouverte pour qu'à l'avenir les gouvernements des États-Unise ressuscitent les plus dures techniques d'interrogatoire, a déclaré Ratner lors d'un récent forum à la Faculté de droit de l'Université de Georgetown.
«Si Obama veut vraiment garantir que nous (N. du T. : les États-Unis) n'allons plus torturer, il doit lancer une enquête criminelle», a déclaré Ratner, l'auteur de «The Trial of Donald Rumsfeld: A Prosecution in Book» (Le procès de Donald Rumsfeld - Une accusation sous forme de livre). (...)
Traduction Google révisée

Ali Gharib - IPS News

25 novembre 08 (IPS)

 Antonio Artuso - pueblo@sympatico.ca - Montréal, jeudi 27 nov. 08


Dommages Collateraux... le Pentagone prolonge

22 11

Extraitdu Rapport de Hilde F. Johnson, directeur exécutif-adjoint de l'Unicef

L'Unicef note que les opérations militaires occidentales frappent souvent les enfants et donne l'exemple d'un bombardement aérien en juillet dernier dans lequel 30 des 47 personnes tuées étaient des enfants.

 version française Pascal Liétout

Reuters


Bavure …

Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires

28 11

Des dizaines d'habitants de Kaboul s'en sont pris à la police après la mort d'un civil, tué par des soldats britanniques à la suite d'un "malentendu", a déclaré le chef de la police de la ville.

Quatre autres personnes ont été blessées dans cette fusilade;

 Selon des témoins, le convoi transportant les Britanniques a ouvert le feu sur un minibus. Les habitants ont ensuite jeté des pierres sur les forces de l'ordre.

Reuters



Paroles & action des bientôt présidents...

Obama promet de faire de la lutte contre le terrorisme (…)  en Afghanistan une priorité

Le président-élu américain Barack Obama a assuré au président Karzaï que la lutte contre le terrorisme et l'insurrection "en Afghanistan, et dans la région -une référence, apparemment, au Pakistan- serait une de ses premières priorités lorsqu'il sera en fonction, ont annoncé dimanche les services de la présidence afghane.

Le gouvernement afghan a fait pression pendant longtemps sur les Etats-Unis pour s'attaquer à ce qu'il appelle les bases du terrorisme au Pakistan. Karzaï a accusé les services de renseignement pakistanais de soutenir les talibans dans la préparation d'attaques en Afghanistan - des affirmations que le Pakistan, allié des Américains, nie catégoriquement.

Durant la campagne pour l'élection présidentielle, il a affirmé que "si le Pakistan ne peut pas ou ne veut pas agir, nous viseront des cibles terroristes de haut niveau, comme Ben Laden, si nous les avons en ligne de mire".

Obama s'est engagé à augmenter l'aide américaine en Afghanistan, selon le communiqué de la présidence afghane.

Un proche de Karzaï a précisé que cette promesse s'applique à l'aide économique et militaire.

Les Etats-Unis disposent de 32.000 soldats en Afghanistan, un chiffre qui augmentera de plusieurs milliers l'an prochain.

AP

22 11

"...Comprendre Obama comme président des Etats Unis, n'est pas possible sans comprendre les exigences d'un système de pouvoir toujours le même : c'est en fait un grand jeu médiatique..."



1 L'agresseur - Analyse & déclaration

 Troupes d'occupation

De sommet en sommet, de Londres (G20) à Strasbourg (OTAN)

Il se chuchote avec de plus en plus d’insistance que la date du 2 avril 2009 serait retenue pour le prochain sommet du G20 de crise à Londres, dont le principe a été décidé au premier sommet de crise du G20 à Washington le 15 novembre. Stupeur et inquiétude dans ce cas, dans les milieux atlantistes et de la défense, notamment à Bruxelles où se trouve le siège de l’OTAN: le 3 avril 2009 se tient le sommet de Strasbourg des chefs d’Etat et de gouvernement de l’OTAN, pour le soixantième anniversaire de l’Alliance. «Si c’est le cas, observe une source dans ces milieux de défense à Bruxelles, c’est une catastrophe médiatique pour Strasbourg, toute l’attention sera retenue par Londres. Mais ce n'est pas tout...»

Plus encore que l’aspect médiatique, il y a l’interprétation politique de l’adoption d’une telle date pour Londres. L’argument pour ce choix concernerait surtout les Américains (Obama & compagnie), et il serait pratique, mais déjà avec une signification politique: on ferait ainsi un seul déplacement et, semble-t-il, le plus rapide possible, – crise économique aux USA oblige.

Une telle coïncidence de date, dans de telles conditions où l’on “groupe” les grandes occasions avec l’OTAN en queue de liste, indiquerait combien on tient le sommet de l’OTAN en assez piètre estime, comme d’une importance assez moyenne; combien, par conséquent, on tiendrait le sort de l’OTAN comme une question assez accessoire…

Le “sort de l’OTAN”?

En effet, les mêmes sources observent que ce sommet de Strasbourg devait être à l’origine une grande fiesta médiatique destinée à redonner des couleurs à l’Alliance. Si l'événement essentiel tourne à l’événement accessoire, les couleurs en seront d’autant moins rehaussées.

Pourtant, l’OTAN en a bien besoin, de couleurs rehaussées. Le climat au sein de l’Alliance est absolument délétère, avec ces questions empoisonnées du système anti-missiles (BMDE) et de l’élargissement actuellement en suspens, déjà largement compromises par la nouvelle attitude de la Russie et le regroupement de plus en plus général pour accepter cette attitude; avec l’attitude à venir de l’administration Obama, qu’on devine, de plus en plus, surtout pressée d’accentuer une “détente” avec la Russie, ce qui se ferait au détriment de l’OTAN, imprudemment montée aux extrêmes dans ces affaires, – comme si les copains et les coquins de l’administration Bush et consort étaient là pour l’éternité. (Avec, comme amère cerise sur la gâteau, la situation en Afghanistan, où les Américains se passeraient bien de l'OTAN.)

Si toutes ces choses (la date du 2 avril pour le G20 et les effets politiques envisagés) se confirment, comment doit-on envisager le retour de la France dans une telle OTAN dévaluée, voire menacée? L’affaire prend une tout autre tournure. Certains voient alors dans ce retour une évolution pour placer la France en meilleure posture au sein d’une Organisation aux abois, qui pourrait voir en son sein se développer des discussions pour des restructurations radicales, ressemblant à quelque chose qui s’apparenterait à une liquidation en douceur. La France serait là, littéralement, pour avoir son mot à dire et sa part dans le processus de restructuration et les restes de l’OTAN dont il faudrait déterminer quoi faire. Effectivement, à Bruxelles, aujourd’hui, c’est cette sorte de réflexion qu’on entend sur l’évolution de cette grande organisation dont on nous a si longtemps et souvent dit qu'elle pérennisait les “valeurs” occidentales et transatlantiques. Les temps changent.

26/11/2008 - Bloc-Notes

 

Mis en ligne le 26 novembre 2008 à 14H54



2 Les forces en présence

Résistance

Troupes d'occupation

22 11

Une brigade américaine de 3 500 à 4 400 hommes va être envoyée en renfort en janvier 2009 en Afghanistan et déployée dans l’est du pays, afin d’aider à lutter contre les infiltrations  depuis le Pakistan, a annoncé un porte-parole de l’armée US.

Cette brigade fait partie des renforts réclamés par les responsables militaires américains, qui pourraient se monter au total à 20 000 soldats, a poursuivi le colonel Greg Julian lors d’une conférence de presse à Kaboul. Quelque 165 postes-frontières doivent être bâtis pour aider à lutter contre les infiltrations ddepuis le Pakistan, a ajouté le colonel Julian.

L’Afghanistan partage avec le Pakistan une frontière de 2 430 km.
AP


UK

27 11

La Grande-Bretagne compte 8.300 hommes déployés en Afghanistan, pour la plupart dans la province de Helmand, vaste région ou les résistants demeurent actifs et forts.

Reuters


France

26 11

La France n'est pas favorable à un calendrier de retrait.

La France a indiqué mercredi qu'elle n'était pas favorable à la définition d'un "calendrier" pour les troupes étrangères d'Afghanistan demandée par Karzaï, lui préférant une stratégie de transfert progressif de la sécurité aux forces afghanes.

"Le sens de notre engagement est de rendre le plus tôt possible à l'Afghanistan la maîtrise de son destin en l'aidant notamment à recouvrer les moyens d'exercer pleinement ses responsabilités en matière de sécurité", "Il nous paraît plus important aujourd'hui de veiller à maintenir cette dynamique que de définir à ce stade un calendrier global de retrait", a-t-il ajouté, interrogé sur les déclarations du président Karzaï.

Ces troupes n'ont toutefois "pas vocation à rester indéfiniment en Afghanistan", a déclaré à la presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Eric Chevallier, en soulignant que la solution dans ce pays "n'est pas uniquement militaire".

Sur ce dernier point, M. Chevallier a déclaré que "le dialogue de paix inter-afghan et les efforts menés en vue d'une réconciliation nationale relevaient de la responsabilité des autorités afghanes".

"Comme les autorités afghanes, nous considérons que les groupes ou individus susceptibles de rallier le cadre légal doivent reconnaître la Constitution afghane, déposer les armes et renoncer à tout lien avec le terrorisme international", a-t-il déclaré, écartant implicitement l'idée d'un dialogue avec les éléments les plus radicaux.

Environ 70.000 soldats étrangers, dont quelque 2.800 Français, sont présents en Afghanistan au sein de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement US.

AFP



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

25 11

Le président Karzaï a demandé mardi à la communauté internationale un "calendrier" précis "sur la durée" de son intervention militaire dans son pays, faute de quoi il serait contraint de négocier avec les résistants.

AFP

Karzai veut la paix à tout prix

Rencontrant la presse à Kaboul, en compagnie du secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, M. Karzai a lancé un ultimatum à la communauté internationale.

Il réclame un calendrier précis de son intervention dans le pays, à défaut de quoi il sera obligé de négocier avec les talibans. Il a répété qu'il était prêt à fournir sa protection au mollah Mohammad Omar, si ce dernier acceptait un accord assurant la paix en Afghanistan, quitte à s'attirer des reproches.

Que cela plaise ou pas à la communauté internationale, je [lui] fournirai ma protection.

Le 16 novembre, il avait proposé une offre semblable au mollah Omar, mais les talibans avaient exigé le départ des troupes étrangères avant de négocier.

En plus de cette demande, le président afghan voudrait que cessentles frappes aériennes des troupes internationales et les fouilles de maisons afghanes. Il a même déclaré que s'il le pouvait, il abattrait les avions américains qui bombardent les villages afghans.

J'aimerais pouvoir intercepter les avions sur le point de bombarder les villages afghans, mais je n'en ai pas les moyens.

On prête au chef d'État afghan l'intention de briguer un nouveau mandat l'an prochain, et depuis quelques semaines, il dénonce régulièrement les raids qui ont tué des dizaines de civils.

Plutôt que de survoler l'Afghanistan, le président Karzai préférerait que la coalition s'attaque aux poches de résistants.

Enfin, M. Karzaï s'en est pris aux équipes militaires et civiles de reconstruction et de développement qui, dit-il, minent l'autorité des provinces. Sans développer davantage, il a déclaré que ces équipes constituaient ni plus ni moins que des structures de pouvoir parallèles.

Bien que 65 000 soldats étrangers appuient les 130 000 membres des forces de sécurité afghanes, les résistants ont renforcé leurs positions dans leur bastion traditionnel du sud et de l'est du pays. Ils ont aussi étendu leur influence aux alentours de la capitale, Kaboul.

27 11

(AFP



e) Les voisins

L’Arabie saoudite

22 11

L’Arabie saoudite dément avoir offert l’asile à Omar
Le gouvernement saoudien a démenti des informations de presse du magazine allemand Der Spiegel selon lesquelles le roi Abdallah avait offert l’asile politique au chef des talibans Omar.

Le roi a fait sa proposition sur médiation et pression du président Karzaï, et du président sortant, Bush, d’après ces sources.

M. Karzaï espère ainsi pouvoir engager un processus de réconciliation avec les résistants. Il a garanti au mollah Omar toute liberté de mouvement, s’il voulait revenir en Afghanistan.
AP


4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

24 11

Un soldat d'élite des Royal Marines britanniques a été tué dans l'explosion d'une mine au passage de son véhicule près de Kajaki, dans la province d'Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, annonce le ministère de la Défense à Londres.

Reuters

27 11

L’explosion d'une bombe a tué jeudi un soldat des forces sous commandement de l'Otan et en a blessé plusieurs autres dans la province d'Uruzgan, dans le sud du pays, a déclaré un responsable de l'Alliance à Kaboul. Il n'a donné aucun détail sur la nationalité des victimes.

Reuters

27 11

Deux soldats britanniques ont été tués dans une attaque  jeudi dans la province de Helmand, (sud de l'Afghanistan,)  annonce le ministère de la Défense à Londres.

Ces deux éléments des Royal Marines patrouillaient à pied...

Reuters


Pertes des résistants

26 11

Les forces de la coalition sous commandement américain auraient  tué 25 résistants dans trois opérations distinctes menées en Afghanistan, déclare l'armée américaine.

Reuters


Pertes armée Afghane

27 11

Des résistants ont tendu une embuscade à des soldats afghans dans le nord-ouest de l'Afghanistan, tuant 13 militaires et en capturant 16 autres, a annoncé vendredi un responsable afghan

Selon Abdul Ghani Sabri, vice-gouverneur de la province de Bala Murghab les affrontements qui se sont produits jeudi soir.

Il a précisé qu'un groupe de 300 talibans avait attaqué un convoi de la police et de l'armée afghanes dans le village d'Akazai, déclenchant des combats qui ont duré plusieurs heures.

AP

 



Détails

Kaboul

27 11

Une voiture a explosé à environ 200 mètres de l'entrée principale de l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul alors que des civils américains s'apprêtaient à pénétrer dans le complexe à l'occasion de la fête de Thanksgiving.

Au moins quatre personnes ont été tuées et 18 autres blessées au cours de cet ateaque qui s'est produite vers 8h30 locales, a précisé le ministère de la Santé.

L'ambassade accueillait une course à pied à l'occasion de Thanksgiving, et des Américains et d'autres Occidentaux entraient dans l'ambassade au moment de l'explosion.

AP

 



4-1 L'Afghanistan en chiffre 

Guerre appelée "Enduring Freedom déclenchée en octobre 2001 devenue en mai 2007 :  "Force combinée 82 "


 

Civils tués                                                             :   12.555 (Voir Dufour-n°196)

Civils blessés                                                     : ? +  2.474 (chiffres trop bas) 


Résistants  tués :                                               : ?  +  7.163

Résistant blessés                                               :?  +  1.647  (chiffres trop bas)

Résistances arrêtés :                                           : 23.000 prisonniers


Militaires occupants et milice privés occupante tués : 1.430

Militaires et milice privés occupante blessés    : ?   + 13.543

Suicides                                                           : ?  plus de 1500 tentatives   150.000 souffrent de troubles psychologiques ou de dépression majeure

 

CIA tués :                                                         :          4


Soldats /policiers gouvernementaux tués             : ? + 4.827

Soldats gouvernementaux blessés                     : ?  + 4.539 (chiffre trop bas)


Collabo   tués                                                      :   1..341

Collabo   blessés                                               :?  + 871  (chiffre trop bas)

Collaborateurs disparus                                       : ?  +   3 


 


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & Bassirat.net. 



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n° 220 - journal de l'Afghanistan - du 24-11 au 28-11- Suite1 - Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires occupants.

n° 220 - journal de l'Afghanistan - du 24-11 au 28-11- Suite1 - Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires occupants.


 journal de l'Afghanistan n° 220 - du 24-11 au 28-11

                                              M.Lemaire                                                                                 


Sommaire.

7 Brèves

7-1 S'il le pouvait, Karzaï abattrait les avions US.

7-2 Guantanamo : Les Brèves

1 L'ancien chauffeur de Ben Laden transféré au Yémen.

8 Dossiers

8-1 En Afghanistan, la victoire sera “made in USA” ou ne sera pas.

8-2 Obama Est Un Faucon, Dans La Grande Tradition Américaine.

Commentaire de la traductrice Mireille Delamarre sous forme de citations

8-3 Ali Gharib : amnistie pour Cheney et acolytes ?


7 Les Brèves

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 S'il le pouvait, Karzaï abattrait les avions US.

Tension croissante entre les ’dirigeants’ afghans et les puissances occidentales occupantes.

Karzaï a déclaré que s'il le pouvait, il abattrait les avions qui bombardent les villages afghans.

Ces propos dénotent la tension croissante entre l'Afghanistan et les puissances occidentales qui le soutiennent face à une insurrection taliban de plus en plus confiante.

Alors que les Occidentaux dénoncent la corruption et l'inefficacité du gouvernement afghan, le chef de l'Etat, qui briguera sans doute un nouveau mandat l'an prochain, réplique en dénonçant les raids alliés qui ont fait des dcentaines de morts parmi les civils.

Ces dernières semaines, Hamid Karzaï a imputé aux Occidentaux l'aggravation de la situation dans le pays, en jugeant l'Otan incapable de s'attaquer aux sanctuaires des résistants au Pakistan et en réclamant que la coalition cesse de frapper les localités du pays.

"Nous n'avons pas d'autre choix, nous n'avons pas les moyens d'arrêter ces avions. Si nous pouvions, si je pouvais (...), nous les arrêterions, nous les abattrions", a déclaré Hamid Karzaï au cours d'une conférence de presse.

"Si nous avions un chelak (une sorte de lance-pierres), nous le jetterions pour arrêter les avions américains.

Nous n'avons pas de radars pour les arrêter, nous n'avons pas d'avions. J'aimerais pouvoir intercepter les avions sur le point de bombarder les villages afghans, mais je n'en ai pas les moyens."

Malgré la présence de 65.000 soldats étrangers épaulant les 130.000 hommes des forces de sécurité afghanes, les résistants ont consolidé cette année leur assise dans leur bastion traditionnel du sud et de l'est du pays et ont aussi étendu leur influence aux alentours de la capitale, Kaboul.

POURPARLERS

Hamid Karzaï a déploré trente ans de conflits et de misère, depuis 1979.

"Nous n'avons pas eu l'occasion de nous préserver du Mal, nous faisons donc de notre mieux pour chercher une solution à travers des pourparlers de paix", a-t-il ajouté en tendant à nouveau la main au chef  Mohammad Omar.

Karzaï a proposé à nouveau de garantir personnellement la sécurité du mollah s'il acceptait de se rendre et de respecter la constitution afghane.

Des responsables afghans ont pris contact en septembre avec d'anciens dirigeants taliban, sous l'égide de l'Arabie saoudite, mais les spécialistes jugent peu probable que la direction des taliban s'engage dans un dialogue sérieux alors qu'ils perçoivent le désarroi de leurs ennemis et sentent que le conflit pourrait basculer en leur faveur.

En visite à Kaboul, le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer a estimé que c'était au gouvernement afghan de décider ou non d'engager des pourparlers de réconciliation.

Karzaï "J'ai demandé un calendrier pour l'élimination du terrorisme dans cette campagne militaire. Je n'ai pas demandé un calendrier de retrait des troupes étrangères",."Nous demandons à la communauté internationale de venir en Afghanistan pour améliorer la situation, pas pour l'aggraver. Nous ne voulons plus la guerre, nous voulons un bel avenir." a-t-il précisé

Reuters

26 11


7-2 Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication des articles  ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 L'ancien chauffeur de Ben Laden transféré au Yémen.
Le gouvernement américain a transféré l'ancien chauffeur d'Oussama ben Laden, condamné en août par un tribunal militaire pour soutien au terrorisme, de la base de Guantanamo à une prison au Yémen. L'homme y purgera les dernières semaines de sa peine, a annoncé mardi le Pentagone.
Le Yéménite Salim Hamdane avait été condamné à cinq ans et demi de prison à l'issue du premier procès pour crimes de guerre organisé par les Etats-Unis depuis le second conflit mondial.

En raison des 61 mois passés en préventive, Hamdan devrait être remis en liberté à la fin de
l'année.
Au moment du verdict, le Pentagone avait fait savoir qu'Hamdan resterait détenu à l'expiration de sa peine en tant qu'"ennemi combattant", ce qui permet au gouvernement de le maintenir en détention sans limitation de durée. Le Pentagone ne mentionne plus cet aspect de la question dans son
communiqué mardi.
Hamdan était le premier détenu de Guantanamo jugé en vertu des procédures d'exception controversées mises en place par l'administration Bush pour des prisonniers non américains accusés de terrorisme et dont les aveux, ont été extorqués par la violence et la torture.
Le Yéménite, âgé d'une quarantaine d'années, avait été capturé en novembre 2001 en Afghanistan, puis envoyé à Guantanamo en mai 2002.
Le tribunal de Guantanamo l'avait jugé coupable de soutien au terrorisme parce qu'il avait notamment servi de chauffeur et de garde du corps à Ben Laden entre 1996 et novembre 2001 en Afghanistan. En revanche, le jury l'avait innocenté du chef d'inculpation de complot avec Al Qaïda en vue de commettre des crimes de guerre.
26 novembre 2008

Edicom
http://www.edicom.ch/fr/news/international/l-ancien-chauffeur-de-ben-laden-transfere-au-yemen_1188-5854632



8 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

8-1 En Afghanistan, la victoire sera “made in USA” ou ne sera pas.

Des indications venues de sources dans les milieux de la défense à Bruxelles et un éditorial du New York Times qui recoupent ces indications en fixant leur “esprit” permettent de reconstituer les projets US pour l’Afghanistan avec la nouvelle présidence.

Sont-ce ceux d’Obama ou non?

C’est une autre affaire et il est encore trop tôt pour y répondre, – nous verrons plus loin nos spéculations à cet égard.

D’une part, nos “sources dans les milieux de la défense à Bruxelles”, à partir de constats très récents sur place, à un niveau significatif des consultations, permettent d’observer une forte poussée pour l’“américanisation“ des structures de cette guerre. L’appréciation générale est qu’il existe un processus de marginalisation accélérée de l’OTAN en tant que telle.

L’actuel chef de l’ISAF, l’Américain David McKiernan, ne suit plus la chaîne de commandement de l’OTAN. Il rend compte directement au nouveau commandant de Central Command, le général Petraeus.

Cerise sur le gâteau: comme les relations entre Petraeus et le SACEUR (commandant en chef suprême de l’OTAN, – le général Bantz J. Craddock, de l’U.S. Army comme Petraeus, on est en famille) sont exécrables, – «Ils se détestent», constatent nos sources, – le rôle de l’OTAN est ainsi complètement marginalisé au niveau du contrôle des opérations.

La tâche vitale de l’information (médias) est en train d’être prise en main par les Américains et, elle aussi, “américanisée”, c’est-à-dire complètement soumise au contrôle de la propagande militaire US, comme ce fut le cas en Irak. Il n’y aura donc plus de mauvaises nouvelles de la guerre, comme on lit dans les journaux européens, et l’on pourra songer à remporter la victoire. Il s’agit d’un processus complet d’“américanisation” de la guerre.

On trouve dans l’éditorial du New York Times, du 21 novembre la confirmation “conceptuelle” et selon “la ligne du Parti” suivi pas à pas par la Pravda locale (circa Brejnev), – comme dirait John R. MacArthur. En gros, nous dit l’article:

• Cessez vos gamineries de vouloir parler sérieusement aux talibans (une idée britt, ça, avec toutes les poules mouillées de l’OTAN prêtes à se jeter dessus). Bien sûr, on peut offrir le thé à l’un ou l’autre après exament hygiénique réglementaire mais, en général, ces gens ne sont pas fréquentables, point final. Extraits (le “(as well as us)” vaut son pesant de “Pravda locale”).

«At the same time, we are deeply skeptical that there is any deal to be cut with Taliban leaders who gave sanctuary to Al Qaeda before 9/11 and would undoubtedly insist on re-imposing their repressive, medieval ways, including denying education and medical care to women.

»We fear that some NATO members may be so eager to withdraw their troops that they would be willing to trade away the Afghans' future. Or that the Afghan president, Hamid Karzai, may be far too eager to compromise in hopes of increasing his re-election chances. He made aides to Obama (as well as us) nervous this week with an offer, since rejected, to draw the Taliban leader Mullah Mohammad Omar into negotiations.»

• Nous n’avons jamais fauté dans cette affaire afghane, y compris du temps (NDLR: maudit, semble-t-il désormais) de l’affreux G.W. Bush. Au contraire, les cloches sonnèrent et l’on cria “Noël, Noël” lorsqu’arrivèrent les armadas américanistes... «There was real joy in Afghanistan - and around the world - when America and its Afghan allies defeated the Taliban and Al Qaeda. Seven years later, both are back with a vengeance.»

• Si Bush est un crétin, et il l’est fort réglementairement en vérité, c’est pour n’avoir pas cogné assez fort en Afghanistan, à cause de sa “disastrous war” en Irak (que le Congrès, démocrates compris, soutint, que nous-même, de la “Pravda locale”, soutînmes avec tant de zèle, tant d’amour et tant de “real joy in [Iraq] – and around the world”)... «President Bush shortchanged the Afghan war in favor of his disastrous Iraq war. Karzai is also culpable. His government's venality and ineptitude has driven his people back to the extremists. Bush has belatedly woken up to the mess he created and sent more – although still not enough – troops to Afghanistan.»

• Mais, comme le savent les humanistes, «Force alone will not defeat the militants». Alors, la meilleure chance de l’Afghanistan, c’est un engagement massif des USA. Avec tout le tralala, – la démocratie, l’aide économique toujours si judicieuse, le rétablissement des bonnes moeurs avec la fin de la corruption dont on sait combien les USA sont prompts et habiles à l’éradiquer, et ainsi de suite.

«Afghanistan's only chance is a long-term U.S. commitment that also includes far more economic assistance and support for political development. Washington also must come up with a better mixture of incentives and pressures to persuade Pakistan to shut down havens of the Taliban and Al Qaeda. Karzai must cut all ties with corrupt officials and clean up and strengthen his national police.»

• ...Et surtout, surtout, nous allions oublier, – vite, vite, des soldats en plus, sans attendre par pitié... «Instead of leaving it to Obama, Bush should quickly authorize the extra 20,000 U.S. troops that his commanders have requested...»

Ainsi, le programme de Washington new age semble-t-il tracé, à l’intention d’Obama et de tous les amis.

Chouette... refaire l'Irak en Afghanistan

Nos sources citées plus haut résumaient l’esprit et l’organisation de la chose en observant: «En Afghanistan, les Américains ne veulent plus entendre parler de l’OTAN, ils détestent l’OTAN...»; puis, poursuivant jusqu’à la conclusion: «Ils sont en train de se préparer pour refaire ce qu’ils ont fait en Irak.»

Dans tous les cas, on doit remarquer avec quel zèle et quelle précocité on est en train de “préparer le terrain” pour les ambitions supposées du président Obama vis-à-vis de l’Afghanistan. Ses déclarations de campagne ont été interprétées au mot près, et au-delà, et le Pentagone prépare à sa façon la transition. La hache de guerre entre Petraeus et la direction du Pentagone (Gates-Mullen), si vivement maniée du temps de l’amiral Fallon à la tête de Central Command, est aujourd’hui enterrée opportunément. Petraeus s’avère maniable et adaptable selon la fortune politique du temps, ce qui ne peut étonner. Il a été confirmé à la tête de Central Command à la fin octobre par le Congrès, cela aussi pour marquer le début de la transition si l’on veut. (Ce curieux délai entre sa nomination en avril et sa confirmation fin octobre laisse également à penser; profitons-en pour constater qu’il n’est pas interdit de penser que l’explication pourrait en être un accord entre l’équipe Gates-Mullen et Petraeus conditionnant l’accès effectif de ce dernier à ce poste à une date de prise de commandement où l’influence des fous type Cheney n’est plus à craindre.) L’attitude de Petraeus vis-à-vis de l’Irak et de la région alentour a complètement changé et il recherche désormais des arrangements conformément à la stratégie Gates-Mullen (Fallon), évidente depuis 2007, qui est d’abandonner le “front” irakien pour le “front” Afghanistan-Pakistan. (On a vu cela en septembre, lorsque Petraeus a voulu rencontrer le président syrien Assad; cela lui a été refusé par Bush et il devra attendre l’entrée en fonction d’Obama.)

De ce point de vue, la pièce est en place et les personnages réalignés selon les nouvelles tendances dominantes.

La méthode, elle, n’a pas changé. Si l’Afghanistan devient le “théâtre” n°1 du Pentagone, cela se jouera conformément à la partition US habituelle: concentration totale des pouvoirs chez les généraux US, mise au pas des alliés, communication sous contrôle, extension de la tactique déjà connue (frappes aériennes, “surges” divers ici ou là, le tout saupoudré d’un peu de “winning hearts and minds”). On peut même s’attendre à une accentuation des aspects les plus gênants pour le Pentagone, qui serait dans ce cas la liquidation de Karzaï, pas assez docile. (Il importe de ne pas recommencer l’expérience Maliki de l’Irak, ce Premier ministre élu “démocratiquement” qui menace de priver le Pentagone de la grosse poignée de bases géantes qu’il veut conserver dans ce pays.)

Où trouve-t-on Obama dans ce schéma? Dans ce cas, contrairement à celui du système BMDE ou dans celui, plus ambigü, de l’Irak, il est totalement prisonnier de ses promesses électorales. C’est lui-même qui, aiguillonné par des conseillers qui répercutaient la pensée Gates-Mullen du Pentagone, a lancé l’idée d’une concentration sur le front Afghanistan-Pakistan. Considérée (déjà) rétrospectivement, la chose ne manque pas de piquant; Obama n’a fait que suivre une tendance d’ores et déjà évidente, comme on l’a vu, chez des gens comme Fallon dès 2007 et qui est aujourd’hui imposée par les événements (Gates réclame depuis plusieurs mois le transfert de plusieurs brigades d’Irak en Afghanistan, ce qui résume en termes militaires, selon le Pentagone, le programme “politique” d’Obama vis-à-vis des guerres extérieures: “retrait” d’Irak, renforcement de la guerre en Afghanistan). Obama peut difficilement aller contre cette tendance, qui implique un retour à, ou plutôt un maintien de la formule “maximaliste” du Pentagone, notamment du point de vue budgétaire et des embouteillages logistiques, mise au point avec un succès si convaincant en Irak. (Il faut avoir le coeur bien accroché pour voir dans l’Irak d’aujourd’hui, dans ses ruines, dans ses divisions, dans sa nouvelle proximité de l’Iran, un “succès” américaniste et occidental. C’est une spécialité américaniste et occidentale, le coeur bien accroché.)

On retrouve dans ce cas des points de blocage sévères de l’exécutif et du gouvernement des USA, notamment au niveau du budget et de la situation financière et comptable de ce même gouvernement. Le Pentagone continuera son escapade hors de tout contrôle. La puissance US continuera sa pente d’auto-dévastation, sous le regard intéressé des Russes avec lesquels il faudra s’arranger sur le “front” européen pour qu’ils permettent les voies d’accès du ravitaillement vers l’Afghanistan par la Russie. Obama rencontre effectivement une de ces occurrences où il se trouvera tragiquement pris en sandwich entre les réalités exigées par le système et ses promesses électorales, mais des promesses qu’il est très difficile d’oublier comme c’est l’habitude parce que la crise économique et sociale ne souffre pas d’attendre.

Que fait l’OTAN “dans ce schéma”? Elle est critiquée, détestée, vilipendée, méprisée, mais elle sera mise à contribution, cette fois sans concession au niveau de l’apparence du commandement, de l’apparence du contrôle des forces, de toutes les apparences qui font qu’elle semble encore exister. Les pays membres de l’OTAN, eux, seront invités à rester à leur place, qui leur sera aménagée en fonction du nouveau commandement US, avec des renforts si possible, sinon proclamés nécessaires, – par exemple, comme le leur avait demandé le candidat Barack Obama. La formule irakienne, qui a si bien marché, pourrait être reconduite, type “coalition of the willing“ à-la-Rumsfeld”, tout le monde étant convié “à vouloir” avec le petit doigt sur la couture du pantalon. On a déjà commencé dans ce sens, avec l’invitation pressante faite aux Britanniques d’interrompre leur retrait d’Irak vers leur métropole, pour le transformer en transfert d’Irak vers l’Afghanistan. Contents? C’est pourtant déjà du Obama, bien plus que du Bush, – et c’est toujours pour défendre la civilisation contre ces moeurs médiévaux (ceux des talibans et assimilés divers)...

Bien, on ne fait ici qu’évoquer un des scénarios possibles. Mais on le fait en notant combien il est logique qu’il soit développé, combien il est déjà en train d’être développé, notamment grâce à l’opportun général Petraeus. On le fait en remarquant également qu’à chaque perspective risquée, même involontaire, d’Obama, on retrouve le Pentagone avec le CMI en sautoir, ou l’inverse, et déjà au travail pour préparer la présidence Obama. C’est le noeud gordien de cette présidence éventuellement “révolutionnaire”, qui va commencer évidemment par être une présidence verrouillé... Ne perdez jamais espoir, camarades: plus elle sera verrouillée, plus la crise fera pression sur elle, plus il sera peut-être nécessaire qu’elle devienne “révolutionnaire” pour espérer s’en sortir (voir notre très sympathique “American Gorbatchev”).

 22 novembre 2008 —
http://www.dedefensa.org/article-en_afghanistan_la_victoire_sera_made_in_usa_ou_ne_sera_pas_22_11_2008.html

22/11/2008 - Faits et commentaires


8-2 Obama Est Un Faucon, Dans La Grande Tradition Américaine.

Dans son dernier article pour The New Stateman, John Pilger revient sur l'histoire du parti Démocrate et décrit sa tradition guerrière et expansioniste. Il y a peu de chance que Barak Obama ne la suive pas.
En 1941, l'editeur, Edward Dowling écrivait : " les deux plus grands obstacles à la Démocratie aux Etats Unis sont, premièrement, l'illusion trés répandue chez les pauvres que nous avons une Démocratie, et deuxièmement, la terreur chronique chez les riches qu'on en est une". Qu'est ce qui a changé ?

La terreur des riches n'a jamais été aussi grande, et les pauvres ont transmis leur illusion à ceux qui croient que quand George. W. Bush finira finalement son mandat en Janvier, les nombreuses menaces qu'il fait courir au reste de l'humanité vont diminué.
L'élection à venir ( cet article a été rédigé avant le résultat des élections, et est prémonitoire de ce qui va se passer ndlt) de Barak Obama qui selon un commentateur en extase " marque un moment véritablement excitant et historique dans l'histoire des US" est le produit d'une nouvelle illusion. En fait cela semble nouveau. Mais des moments historiques vraiment excitants ont été fabriqués lors de campagnes présidentielles US aussi loin que je puisse m'en souvenir, créant ce que l'on peut simplement décrire comme de la "merde" (bullshit) à grande échelle.

La race, le sexe, l'apparence, le langage corporel, les épouses, les enfants, même les crises à dimension tragique (style la grand mère maternelle d'Obama meurt - est débranchée - la veille de l'élection ndlt), tout cela est manipulé par le marketing et la "fabrique d'image", maintenant magnifiée par la technologie "virtuelle". Grâce à un système collégial électoral non démocratique (ou, dans le cas de Bush, des machines à voter trafiquées) seuls ceux qui à la fois contrôlent et obéissent au système peuvenr gagner. C'est le cas depuis la véritable victoire historique et excitante d'Harry Truman, le Démocrate libéral, qu'on a dit être un homme humble issu du peuple, et qui a montré combien c'était un homme de poigne en rasant deux villes avec la bombe atomique
Comprendre Obama comme président des Etats Unis, n'est pas possible sans comprendre les exigences d'un système de pouvoir toujours le même : c'est en fait un grand jeu médiatique. Par exemple, depuis que j'ai comparé Obama à Robert Kennedy dans ces pages, il a fait deux déclarations importantes, dont les implications n'ont pas été autorisées à spolier les festivités. La première faite à la conférence d'AIPAC, le lobby sioniste, qui, comme l'a fait remarqué Ian Williams, " fera qu'on vous accusera d'anti sémitisme si vous citez sont propre site (AIPAC) sur son pouvoir". Obama a déjà offert sa genuflexion, mais le 4 juin il est allé plus loin. il a promis de soutenir " une Jérusalem indivisible" comme capitale d'Israël. Aucun gouvernement sur terre ne soutient l'annexion par Israël de tout Jerusalem, y compris le régime de Bush qui reconnait la résolution de l'ONU désignant Jerusalem comme ville internationale.

Sa deuxième déclaration, largement ignorée, a été faite à Miami le 23 mai. S'adressant à la communauté d'expatriés cubains- qui depuis des années produit immanquablement des terroristes, des assassins, et des trafiquants de drogue pour les administrations US - Obama a promis de continuer l'embargo qui paralyse Cuba depuis 47 ans, et qui a été déclaré illégal par l'ONU d'année en année.
De nouveau Obama est allé plus loin que Bush. Il a dit que les Etats Unis avaient "perdu l'Amérique Latine". Il a décrit les gouvernements démocratiquement élus du Venezuela, de la Bolivie, du Nicaragua comme des " vides" à combler. Il a soulevé le problème de l'influence iranienne en Amérique Latine, un non sens, et a approuvé le "droit de frapper les terroristes qui cherchent refuge dans des zones transfrontalières" de la Colombie. Traduit cela veut dire le "droit" pour un régime dont le président et les plus importants hommes poliques sont liés aux escadrons de la mort, d'envahir ses voisins de la part de Washington. Il a aussi approuvé l'initiative dite de Merida, qu'Amnesty International et d'autres ont condamnée pour que les US transplante la "solution colombienne" au Mexique. Il ne s'est pas arrêté là. "Nous devons de même faire pression plus au Sud" a-t-il dit. Même Bush n'avait pas dit cela.
Il est temps que les penseurs bien intentionnés grandissent politiquement et discutent du monde du pouvoir tel qu'il est et non pas tel qu'ils espèrent qu'il soit. Tout comme les candidats sérieux à la présidentielle, passés et présents, Obama est un faucon et un expansioniste. Il est issu d'une tradition Démocrate ininterrompue, comme les présidents guerriers, Truman, Kennedy, Johnson, Carter et Clinton l'ont prouvé. La différence d'Obama peut être c'est qu'il se sent un besoin encore plus grand de montrer combien il peut être dur. Même si la couleur de sa peau fait sortir à la fois supporters et racistes, pour le grand jeu du pouvoir cela ne compte pas. "Le véritable moment excitant et historique, dans l'histoire des US" n'aura lieu que quand ce jeu sera contesté.
John Pilger 12/06/08 www.johnpilger.com - John Pilger est journaliste et producteur de films.
Traduction Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org

Commentaire de la traductrice Mireille Delamarre sous forme de citations
"Ce n'est pas suffisant pour les journalistes de se voir comme de simples messagers sans comprendre les agendas cachés du message et des mythes qui l'entoure."John Pilger

"Ce que nous voyons c'est le plus haut degré de résignation et d'apathie et d'impuissance que j'ai jamais vu. Nous ne parlons pas de remue ménage, nous ne parlons pas d"espoir". Nous ne parlons pas de rhétorique. Nous ne parlons pas d'"Obama rock star". Nous parlons de la question qui est posée partout où je vais : que reste-t-il aux peuple américain en matière de décision si ce n'est sur ce qui les concerne personnellement et ce dans des circonstances de plus en plus restrictives d'année en année ? Et la réponse est rien. (Interview, RealNews.com, 4 Novembre http://therealnews.com/t/index.php?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=74&jumival=2717).

L'image de marque politique de l'Amérique avec les desastres d'Irak et d'Afghanistan est mal en point, d'où la nécessité d'un "lifting", pour qu'elle renaisse, soit vendue et relancée, remise au goût du jour grâce à une nouvelle équipe.

Comme un dirigeant l'a écrit trés clairement dans le Times le 5 Novembre :

"La nation américaine refera le plein de confiance qu'elle a perdu ces derniers temps. Aux yeux du monde l'ardoise sera vierge et le prétexte, toujours fallacieux, pour l'anti américanisme n'aura plus lieu d'être" (http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/leading_article/article5084156.ece)

Critiquer Obama, un métisse à la Maison Blanche, sera taxé de raciste.

Comme critiquer Israël, '"l'état juif" est taxé d'antisémitisme.

http://www.planetenonviolence.org/Obama-Est-Un-Faucon,-Dans-La-Grande-Tradition-Americaine_a1725.html?PHPSESSID=d24188e4e491f5d2b39ef87fc39e2e4b


8-3 Ali Gharib : amnistie pour Cheney et acolytes ?

A en juger par les rares fuites de Président élu de Barack Obama équipe de transition, les enquêtes et les poursuites de haut niveau, George W. Bush fonctionnaires de l'administration pour les actes de torture et de crimes de guerre sont une perspective lointaine. Mais susceptible ou non, qui ne s'arrêtent pas les experts de débattre de la question de savoir si les personnes responsables doivent rendre des comptes.
Indépendamment du fait que Vice President Dick Cheney, ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld ou d'autres sont traînés devant des jurys, un changement flagrant semble absolument certaine: Obama est sans équivoque contre la torture, et la pratique est susceptible de prendre fin en vertu de son administration.
«Même si j'ai été déçu par les autres présidents dans le passé, je ne l'écoute et je crois Obama quand il a dit que nous ne la torture. Je pense que c'est crucial», a déclaré Michael Ratner, le président du Center for Constitutional Rights .
Mais renonciation à controverse et la rigueur des méthodes d'interrogatoire mai ne suffira pas à rétablir de façon permanente le terrain moral élevé que Obama l'administration a promis de ramener à l'américaine, l'interaction avec le reste du monde.
Si Obama ne tient pas sur la torture qui se sont produits, plutôt que de simplement cesser la pratique, la porte mai être laissée ouverte pour l'avenir de ressusciter les administrations les plus dures de techniques d'interrogatoire, a déclaré Ratner lors d'un récent forum à l'Université de Georgetown Law School.
"Si Obama veut vraiment nous assurer que nous n'allons pas la torture, il doit lancer une enquête criminelle", a déclaré Ratner, l'auteur de "Le procès de Donald Rumsfeld: une poursuite dans le livre."
Il a dit que les objectifs d'une telle enquête serait facilement identifiable "acteurs clés" et "principes" de l'administration Bush qui éclos plans de permettre et de justifier juridiquement des méthodes d'interrogatoire dures critiques allèguent que sont la torture, y compris la controversée «waterboarding» simulé technique de la noyade.
Ces poursuivi, a déclaré Ratner, comprendra des hauts fonctionnaires de l'administration, tels que Cheney, Rumsfeld, et l'ancien Central Intelligence Agency chef George Tenet, ainsi que l'équipe juridique qui fûts de ce qui est maintenant considéré comme un négligé juridique pour justifier la torture.
Key administration Bush avocats impliqués dans la fourniture de couverture juridique à des pratiques dures, y compris de vives critiques de la "torture mémo" du ministère de la Justice du Bureau du Conseiller juridique (OLC), notamment ancien procureur général, et plus tôt conseiller de la Maison Blanche Alberto Gonzales; Cheney du chef d'état-major et ancien conseiller juridique auprès du Vice President du bureau de David Addington, et l'Université de Californie, Berkeley, professeur de droit et ancien avocat OLC John Yoo.
Si les personnages derrière les techniques douteuses ne sont pas tenus responsables pour les États-Unis et en violation des lois internationales, a déclaré Ratner, présidents après mai Obama simplement dire: «Eh bien, au nom de la sécurité nationale, je peux simplement refaire ce que Obama vient de mettre en place. Je peux aller de nouveau la torture. "
Ratner a également parlé de la préoccupation que, de l'avis du reste du monde, "de ne pas faire une enquête et de poursuites, donne l'impression d'impunité."

Mais Ratner opposés sur l'estrade, Stewart Taylor, Jr. a fait valoir que l'enquête et les poursuites ne sont pas appropriées.
"Les gens qui sont appelés" les criminels de guerre par [Ratner] et d'autres ne pense pas qu'ils agissent en toute impunité », a déclaré Taylor, Brookings Institution boursier et fréquemment au Newsweek et le National Journal.
Dans le 21 juillet édition de Newsweek, Taylor a demandé à Bush préventive grâce à une administration officielle, qui pourraient être tenus de rendre des comptes pour les actes de torture ou de crimes de guerre. Taylor a été la raison que, sans crainte de poursuites, et un vrai compte de ce qu'il a appelé "la tombée de la nuit actes» ne pourrait jamais venir à la lumière.
En outre, à la Georgetown Law cas Taylor a déclaré enquête et de poursuite éventuelle "déchirer le pays".
Mai être que la pensée de Obama, qui, en plus de conseils, il ne serait pas enquêter sur les malversations et l'administration Bush, a déclaré son intention de gouverner en tant que président de la réconciliation politique dans son discours de victoire électorale.
Dans Grant Park à Chicago le 4 nov. Obama rabâchage une citation de tués leader des droits civils Martin Luther King, Jr., mais au lieu de la rhétorique de flexion "arc de l'histoire» vers la «justice», comme le Roi a appelé Obama pour elle à être plié "vers l'espoir d'un meilleur jour."
Mais Ratner a déclaré que le pays était déjà divisé, et que diviser ce qui est exactement une future administration pourrait exploiter politiquement à rétablir la torture. Il a dit que Obama doit fermer le fossé et de le faire n'est pas rehashing le passé.
"Vous êtes en veillant à ce que dans l'avenir, nous ne sommes pas encore la torture," a déclaré Ratner. "Ce n'est pas regarder en arrière."
Un autre problème potentiel avec les enquêtes et les poursuites, dit Taylor, est que les fonctionnaires de l'administration Bush a manifestement cherché à savoir si les méthodes qu'ils étaient sur le point d'approuver étaient justifiées, et, en fait, on leur a dit qu'ils étaient dans l'ordre juridique clair.

"Il n'y a pas de preuve que les hauts fonctionnaires ont agi avec une intention criminelle", at-il dit. "Ils étaient en s'appuyant sur la bonne foi de l'avis de l'avocat."
Taylor a déclaré que, depuis l'origine des conseils juridiques du ministère de la Justice, il serait erroné pour le même ministère de la Justice à "tourner" et de poursuivre les personnes pour les actions que sa précédente incarnation a dit explicitement sont légales.

Mais Taylor, du point rate deux questions: que les crimes auraient été donné un feu vert en raison de la collusion avec la Maison Blanche, et que Ratner propose d'enquêter sur ces mêmes fonctionnaires de la Justice qui ont participé à donner l'approbation.
Malgré se référant à John Yoo comme un "gonzo exécutif impérialiste", Taylor a déclaré que «les fonctionnaires, comme eux ou pas, ont été honorablement motivés» parce qu'ils étaient "désespérément peur" d'une autre attaque terroriste.
Ratner insiste sur le fait que les fonctionnaires, une partie d'un groupe, cabale ou conspiration ", mai être coupable parce qu'ils étaient" secouristes et abetters ".
"[OLC] n'est pas de donner un conseil indépendant", a insisté Ratner. «Ils ont été l'élaboration des notes de service pour adapter une politique qui a déjà été déterminé."
Et tandis que Taylor a été prompt à souligner que de nombreuses administrations américaines ont été accusés de crimes de guerre par diverses sources, Ratner a répondu que c'était la première fois que toute l'administration a fait "agressé l'interdiction de la torture".
Cela pourrait être une des raisons pour lesquelles, si les États-Unis ne prend pas soin de sa propre maison, responsables de l'administration Bush va probablement se poursuivre sur les frais en Europe et ailleurs.
Dans les tribunaux internationaux, a déclaré Ratner, ces fonctionnaires ne seront pas en mesure de se cacher derrière le bouclier juridique de notes internes du gouvernement ou de décrets exécutifs.
«Ils n'ont pas de défense en droit international", at-il dit. «Ils sont finis."
Ali Gharib

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Texte original :

http://www.ipsnews.net/news.asp?idnews=44854

RIGHTS-US: No Amnesty for Cheney et al, Say Torture Opponents

By Ali Gharib


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n° 220 - journal de l'Afghanistan - du 24-11 au 28-11- Fin - Emeute à Kaboul après la mort d'un civil, tué par les militaires occupants.

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 journal de l'Afghanistan n° 220 - du 24-11 au 28-11

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Sommaire.     - Fin -

8 Dossiers      - Fin -

8-4 Guantanamo : Les dossiers

1 La Suisse a refusé l'asile à trois anciens détenus de Guantanamo.

10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

10-1 Obama et Lincoln (…et Lyautey

11 Annexe

11-1 "Dream Team” et désordre.


 


8-4 Guantanamo : Les dossiers

1 La Suisse a refusé l'asile à trois anciens détenus de Guantanamo.

Comme d'autres, ils attendent dans leur prison de la base militaire américaine une terre d'accueil, alors qu'aucune charge ne pèse sur eux.

Des ex-prisonniers de Guantanamo trouvant une terre d'accueil en Suisse? Le pas aurait pu être franchi. En été 2008, des demandes d'asile ont été introduites auprès de l'Office fédéral des migrations (ODM) au nom des trois détenus se trouvant toujours sur la base américaine.

Mais les requêtes des requérants, un Libyen, un Algérien et un Chinois Ouïgour, ont été déboutées le 10 novembre. Leur représentant à Berne, Dominik Heinzer, s'apprête, avec le soutien d'Amnesty International (AI), à déposer un recours auprès du Tribunal fédéral. AI a invité cette semaine en Suisse les avocates étasuniennes des détenus pour témoigner des conditions de vie à Guantanamo.

Innocent maintenu en isolement

Depuis janvier 2002, des centaines de combattants ennemis ont été incarcérés illégalement et torturés sur l'île cubaine. Plus de 250 personnes y sont toujours en captivité. Cinquante de ces détenus – dont les trois requérants pour la Suisse – n'ont aucune charge contre eux, mais attendent en prison de trouver une terre d'asile.

«Leurs conditions de détention sont très dures», affirme Gitanjali Gutierrez. L'avocate américaine arrive tout juste de l'île où elle a rencontré son client libyen Abdul Ra'uf al Quassim. «Bien que reconnus innocents, ils continuent d'être maintenus en isolement dans des cellules sans fenêtres. Leurs sorties se limitent à une petite cour couverte d'où ils peuvent voir un bout de ciel en levant la tête.»

Un vent d'espoir

L'élection de Barak Obama aux Etats Unis devrait apporter un vent d'espoir. Le futur président s'est engagé à mettre un terme aux détentions illégales à Guantanamo. «Pour 80% des prisonniers, cela signifie la liberté. Pour les 20% restant, cette nouvelle est terrifiante, poursuit l'avocate. Car il y a de fortes chances qu'ils soient renvoyés chez eux où ils risquent d'être torturés dans des lieux secrets.» Et de citer l'exemple de son client libyen qui préfère rester à Guantanamo plutôt que d'être rapatrié dans son pays.

De son côté, Dominik Heinzer n'est pas satisfait des arguments avancés par l'office des migrations.

«Tout en reconnaissant que les prisonniers risquent bel et bien d'être persécutés s'ils sont renvoyés chez eux, l'ODM estime que ces personnes n'ont pas besoin de la protection de la Suisse car elles ne sont pas menacées de renvoi dans leur pays d'origine, explique-t-il. Pourtant, il y a eu des précédents: des détenus ont été refoulés en Libye où ils se trouvent maintenant en détention arbitraire dans des lieux secrets. Il y a aussi des Russes qui ont été refoulés et torturés et des Algériens qui ont disparu à leur retour. Dans la majorité de ces cas, leurs pays d'origine avaient donné des assurances diplomatiques, mais celles-ci n'ont pas été respectées.»

Et le juriste bernois de rappeler que la Suisse et l'Espagne sont les seuls pays d'Europe qui acceptent de traiter les demandes d'asile déposées, via l'ambassade ou un avocat, par des personnes se trouvant à l'étranger.

Contacté par téléphone, le porte-parole de l'ODM, Roman Cantieni a confirmé que «trois demandes ont effectivement été déposées et ont fait l'objet de décisions. Mais pour des raisons de protection des données, nous ne pouvons donner aucun autre renseignement.»

Trop proches des milieux terroristes

Autre raison invoquée par la Suisse pour justifier son refus: les questions de sécurité. Selon Dominik Heinzer, l'ODM reprocherait aux requérants d'être trop proches des milieux terroristes: «La Suisse se réfère pour cela au fait qu'ils soient considérés par l'administration Bush comme combattants ennemis».

«Quasiment tous les prisonniers sont qualifiés de combattants ennemis, précise Gitanjali Gutierrez. Nous avons une foule d'informations prouvant l'innocence de nos clients, mais nous ne pouvons les rendre publiques car elles ont été «classifiées» par Washington. En revanche, nous pouvons affirmer qu'ils ont été torturés. Malgré cela, il n'y a aucune charge contre eux.»

Et le juriste suisse d'ajouter: «Il est clair que s'il y avait le moindre indice qu'ils aient participé à un crime terroriste, ils seraient jugés aux Etats Unis, comme l'a été le chauffeur de Ben Laden.» Selon lui, Washington veut à tout prix maintenir l'appellation combattants ennemis pour les détenus de Guantanamo pour justifier les 6 à 7 années de détention. Seul le Chinois en a été relevé, comme d'ailleurs tous les Ouïgours détenus à Guantanamo.

L'ODM aurait aussi exprimé des craintes sur les difficultés d'intégrations du fait que les requérants sont musulmans. «Je ne comprends pas cet argument, déclare encore Dominik Heinzer. La communauté musulmane est très importante en Suisse. Et on n'a pas à refuser un requérant à cause de sa religion.»

Les pays européens complices

Pour le juriste, le refus de la Suisse serait surtout d'origine politique: «Comme les autres pays européens, la Suisse ne veut pas être le premier pays à accueillir les ex-prisonniers de Guantanamo. L'ensemble de l'Europe considère qu'elle n'a pas à nettoyer les pots cassés de l'administration Bush et que les Etats-Unis doivent montrer l'exemple.»

Dominik Heinzer rappelle toutefois que, si Washington peut être désignée comme responsable de l'existence de Guantanamo, les pays européens en sont complices! Comme le démontre le rapport du sénateur Dick Marty sur les prisons secrètes de la CIA, les transferts pour Guantanamo se faisaient sur territoire européen.

swissinfo, Carole Vann/InfoSud



10 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

10-1 Obama et Lincoln (…et Lyautey)

Il est courant, surtout aux USA, de s’intéresser, à l’arrivée d’un nouveau président ou dans le cours de sa présidence, à son “modèle de président”, à sa référence dans la liste de ceux qui l’ont précédé. Obama a souvent été et est couramment considéré comme une sorte de “réplique” de Franklin Delano Roosevelt, essentiellement à cause des circonstances. Il s’avère que sa référence est républicaine (ce point-là anecdotique, on en conviendra) et que c’est l’un des géants de l’histoire des USA: Abraham Lincoln, l’homme de la crise totale des Etats-Unis d’Amérique.

Obama a déjà beaucoup cité Lincoln dans ses discours. Il a composé son discours d’inauguration du 20 janvier 2009 en se référant intellectuellement et spirituellement à Lincoln. Il s'inspire du thème d’un des plus fameux textes de la littérature politique US, la Gettysburg Adress de Lincoln, à la fin de la bataille de Gettysburg de 1863 qui fut le tournant de la Guerre de Sécession, – un texte court, magnifique au moins par sa puissance et sa forme, sur le thème d’“une deuxième naissance de la liberté”.

CNN.News donnait, le 19 novembre, une analyse sur cette démarche intellectuelle d’une proximité entre Obama et Lincoln. Certains sont sceptiques quant à l’utilisation qu’il faut faire de ce trait intellectuel, ou de l’importance qu’il faut lui accorder. C’est le cas du professeur d’histoire de la Columbia University, Eric Foner, un spécialiste de Lincoln et l’auteur de Our Lincoln: New Perspectives on Lincoln and His World. «Lincoln is a great man, and people should learn from him. But I think, as a historian, people ought to calm down a little about these comparisons. They are entirely different situations, worlds, political systems. There aren't I think a lot of exact direct lessons one can or should necessarily try to learn from Lincoln. […] Lincoln is a Rorschach test. Everybody finds themselves in Lincoln. Everybody finds what they want to find in Lincoln. There are dozens of Lincolns out there. So saying “I'm reading Lincoln or modeling myself on Lincoln” doesn't really tell us a heck of a lot.»

Obama lui-même croit à cette référence, puisqu’il cite souvent Lincoln et dit s’inspirer de l’exemple de ce président. L’analyse citée, qui donne la parole à divers historiens, s’attache surtout à deux aspects d’une possible comparaison: la composition des cabinets respectifs, surtout avec la nomination d'Hillary Clinton par Obama au département d’Etat, et la situation du pays.

«In a recent CBS interview, Obama said he's been spending a lot of time reading up on Lincoln, a further sign that he may try to channel the former president's successes. Obama said he was reading presidential historian Doris Kearns Goodwin's 2005 book ‘Team of Rivals,’ which focuses on Lincoln's Cabinet. “There is a wisdom there and a humility about his approach to government, even before he was president, that I just find very helpful,” he told ‘60 Minutes‘ correspondent Steve Kroft. When asked whether he would be willing to put political enemies in his Cabinet, Obama responded, “Well, I tell you what, I find him a very wise man.”

»Lincoln, after all, put a political rival in his administration: fellow Republican and New York Sen. William Seward. He fought a hard campaign against Lincoln, often using his experience as a reason why he should win the party's nomination over the Illinois politician. Seward later lost the vote. The same held true for Obama's former primary rival Sen. Hillary Clinton, who is being discussed now as a potential pick for secretary of state. Like Seward, Clinton is a senator from New York and fought a long, bruising primary battle, albeit a Democratic one. Watch analysts weigh in on Clinton's future »

»But as Obama considers Clinton and even Republicans for the Cabinet, the use of a Lincoln playbook may not help. “A lot of what has been said as a historian strikes me as a little misguided. [Obama], for example, is modeling himself after Lincoln by [possibly] putting Hillary Clinton in the secretary of state,” Forner said. “But, by the way, that was typical in the 19th century. Most presidents took a major figure of their own political party, often someone who wanted the job himself, and made him secretary of state. That was a fairly conventional thing to do.”

»[Ronald White, author of the upcoming book ‘A. Lincoln: A Biography’] said Lincoln's strategy was to surround himself with people who were equally strong. “And I think one of the comparisons to recent presidents is that they often have put in people from their own states who often are 'yes people' to them. Therefore, they have not been given the benefit of strong contending points of view,” he added. So would a team of rivals work today? “I think this is the great question. Would it be possible? I hope it is. I think it's a more difficult task today," White said. “The Civil War also helped kind of say, ‘we have to have kind of a unity government.’ This is a big challenge. I hope [Obama] can do it. I'm not sure he can.”

»Harold Holzer, one of the country's leading authorities on Lincoln and the Civil War, said the state of the nation today may be a major barrier to putting in place Lincoln's playbook. “Sen. Obama could have never contemplated a state leaving the country in reaction to his election, which was pretty rough. Lincoln could have never imagined nuclear war, the kind of foreign challenges that occur,” Holzer said.

»Holzer's new book, ‘Lincoln President-Elect: Abraham Lincoln and the Great Secession Winter 1860-1861,’ examines the period between his election and inauguration. But Holzer said that although the nation's challenges may be different, “leadership comes not from experience alone or sometimes not from experience at all. It comes from a gravitas and self-deprecation and understanding of other people. It's going to be a very interesting period.”»

Il y a beaucoup de similitudes entre Lincoln et Obama: la jeunesse au moment de l'accession au pouvoir, le talent oratoire, la croyance dans la puissance du verbe, voire une certaine dimension spirituelle de la démarche politique, etc. Il y a une certaine similitude aussi dans la perception qu’on a de deux personnages, à la fois énigmatiques (avant leur prise de pouvoir) et, peut-être, à la fois conscients de prendre le pouvoir à un moment d’une crise intense et gravissime du pays. Y a-t-il une différence de caractère ou une similitude de caractère? Le point est important.

Lincoln est apparu récemment, dans les écrits historiques qui ont exploré des aspects jusqu'ici délaissés, sans doute par conformisme, de sa personnalité, comme un personnage angoissé, dépressif (en plus, avec une femme psychologiquement malade); une psychologie tourmentée et d’essence très pessimiste, affectée de ce que les Romains nommaient le “tædium vitae ” (“dégoût de vivre”). Cela peut paraître surprenant par rapport à l’image historique officielle qu’on en a, d'un Lincoln nécessairement optimiste pour le bien de l'américanisme, – mais surprise de courte durée lorsqu’on se rappelle ce que l’histoire officielle, surtout aux USA où elle n'est que promotion de l'américanisme, fait des personnages dont elle veut se servir.

Pour cerner rapidement ce trait de caractère fondamental de Lincoln, nous citons cet extrait d’une interview de Arnaud Teyssier, auteur d’une biographie du maréchal Lyautey, paru dans La Nouvelle Revue d’Histoire, en février 2006. Teyssier fait une comparaison révélatrice entre les caractères de Lincoln et Lyautey.

La NRH: «Votre biographie de Lyautey, récemment publiée, s’écarte de la littérature pieuse. Vous insistez souvent sur le caractère torturé, la nervosité, la fréquente déréliction de cet homme d’exception. Comment définiriez-vous son tempérament?»

Arnaud Teyssier: «Lors d’un récent voyage à New York, j’ai lu un important article sur Lincoln, – un personnage qui m’a toujours intéressé – dans la revue américaine “The Atlantic”… Il nous révèle que cette figure mythique de l’histoire américaine était un dépressif et un mélancolique, qui transcendait ses pulsions autodestructrices par l’action politique et la construction d’un grand rêve collectif. Je dis bien qu’il “transcendait”, ou “sublimait”, mais en aucun cas ne cherchait vraiment à guérir cette profonde maladie de son âme. J’ai été saisi par cette lecture parce que j’ai retrouvé “mon” Lyautey. Lyautey était un homme torturé par la mélancolie, qui fut malheureux toute sa vie. Mais, chose extraordinaire, il ne s’inclina pas devant son mal, mais au contraire en usa comme d’un ressort pour agir, pour servir son pays, ses idées, entraîner la jeunesse dans son sillage. Lyautey disait lui-même qu’il souffrait du ‘tædium’, mot latin qui évoque un véritable “dégoût” de la vie. Sa psychanalyse, à lui, ce ne fut pas le divan, mais l’action…»

Il s’agit évidemment d’un facteur essentiel qui est ici exploré, aussi bien dans le cas de Lincoln que dans celui de Lyautey, – et question tout aussi importante, on le comprend, si le caractère d’Obama a cette proximité-là de celui de Lincoln. Jusqu’ici, rien ne l’a montré, mais c’est dans la nature même de la chose que de ne pas se montrer, puisqu’il y a effectivement “sublimation” et que cette démarche est destinée essentiellement à l'action politique, donc à la vie publique. La question revient à savoir si Obama est un caractère tragique, et la réponse donnerait une précieuse indication sur ce que sera son gouvernement, et, surtout, sur la façon dont il abordera la crise.

24/11/2008

Bloc-Notes de DeDefensa



11 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

11-1 "Dream Team” et désordre.

Sorti de quelques pensées “bling bling” (“Dream Team”, “The Best and the Brightest”) qui rassurent les chroniqueurs européens qui ne demandent qu’à être rassurés, il est vrai qu’il y a beaucoup à dire sur la façon dont Obama constitue son administration.

On s’est beaucoup attardé à l’équipe économique mais nous préférons nous attarder à l’équipe de sécurité nationale. Et nous notons d’abord:

• L’équipe de sécurité nationale (Clinton au département d’Etat, Gates à la défense, James Jones au NSC) sera présentée la semaine prochaine. L’équipe économique a été présentée lundi dernier. Cette préséance n’est pas indifférente. L’équipe économique est la plus sollicitée, la plus importante, la plus nécessaire. La priorité est totalement intérieure. La crise gronde.

• Cette façon de procéder, en mettant en place l’administration par “équipes”, est très inhabituelle. D’habitude, on opère par individualités, sans ordre de préséance particulière sinon celle de la coutume, sans qu’il faille voir une indication dans la façon de procéder. Cette fois, au contraire, cette présentation a un sens, ou, disons, elle crée un sens, aidée en cela par les événements. Ce sens nous confirme ou nous dit : 1) que les affaires économiques et financières priment tout, et 2) que l’administration semble se décomposer en plusieurs “équipes”, ou “modules” comme l’on dirait aujourd’hui, qui prennent l’allure après tout de plusieurs petits gouvernements dans un gouvernement; il y a principalement le gouvernement économique et le gouvernement de sécurité nationale, auquel pourrait s’adjoindre par exemple un gouvernement des domaines nationaux (infrastructures, sécurité intérieure, justice, etc.).

On a compris qu’au départ Obama sera plutôt et très fortement préoccupé par son “gouvernement économique”. En raison de l'autorité indéniable du nouveau président, la composition et le fonctionnement “naturel” de ce “gouvernement”-là sont moins importants que ceux du “gouvernement de sécurité nationale”, qui devrait être plus laissé à lui-même. C’est à celui-là que nous nous attachons. Effectivement, l’équipe de sécurité nationale sera présentée la semaine prochaine, avec Hillary Clinton au département d’Etat, Gates restant au Pentagone, le général des Marines à la retraite et ancien SACEUR, James Jones, comme directeur du National Security Council (NSC). Antiwar.com donne, le 25 novembre, quelques détails et références sur la chose.

Plus intéressant pour notre propos est le commentaire de Steve Clemons du 25 novembre également, sur son site The Washington Note. Il parle d'abord de la nomination de Gates (son maintien au Pentagone), qui est considérée comme quasiment acquise. Puis il enchaîne, – c’est ce qui nous intéresse surtout, – sur les relations dans l’équipe de sécurité nationale ainsi formée.

«I had moved close to the view that Gates should go. My thinking at the time was that Gates played a vital role “Out-Cheneying Cheney” in the last couple of years of G.W. Bush's term, but that his skill at crunching out the ambiguity in the national security decision making process that Cheney and Rumsfeld exploited would not be necessary in the Obama White House ecosystem. In other words, one needed Gates to be a constraint on Bush, but why would Obama want to run the risk that Gates would constrain his team?

»After speaking to some other national security policy experts very close to Bob Gates and General Brent Scowcroft, I changed course and began to see the value of Gates staying at DoD. My hunch is that Gates wants a chance to make the kind of leaps in the Middle East I have been writing about for some time. He wants to try and push Iran-US relations into a constructive direction. He wants to change the game in Afghanistan – and the answer will not be a military-dominant strategy. He wants to try and stabilize Iraq in a negotiated, confidence building process that includes Saudi Arabia, Iran, Turkey and other regional forces. And he wants to support a big push on Israel-Palestine peace and reconfigure relations between much of the Arab League and Israel.

»This is a big order. And he wants to lurk in the shadows, behind the scenes and away from cameras and let other of Obama's team get the spotlight and credit. National Security Advisor-to-be Jim Jones is on the same page as Gates – and the two of them will constitute a considerably strong axis of power inside the Obama White House. My hunch is that Hillary Clinton and her State Department Deputy James Steinberg will work collaboratively to achieve this vision.

»It's a big gamble. There is a large chance of paralysis between big foreign policy/national security guns that don't like yielding to power rivals in an administration. But the gamble could be a very big payoff for Obama and the country – and would actually deliver the “change” that so many are expecting.…»

Clemons est habituellement vu comme un modéré et un réaliste, son public est plutôt du même calibre. Il faut pourtant lire les commentaires de cet article qui, en général, ne sont pas tendres. D’une façon générale, c’est une levée de boucliers, sur le thème: “Obama avait promis du changement et tout ce qu’il fait, c’est de recycler de vieilles têtes archi-connues, qui ont déjà bien servi et bien montré ce qu’elles pouvaient donner…”. Le seul “changement” que semble attendre Clemons de la formule, c’est, justement, que la formule marche, – que la synergie entre quelques vieux briscards produise quelque chose de nouveau. L’idée est intéressante mais la part faite à la “magie” d’Obama peut-être un peu excessive.

Affrontement d’ambitions et d’autorités

Sans trop s’engager sur des perspectives qui sont difficiles à distinguer, on peut tout de même faire quelques remarques. Elles s’enchaînent, se complètent, pour décrire une situation qui caractérise non pas quelques personnalités, non pas une possible “formule” mais bien cette sorte de “gouvernement de la sécurité nationale” de l’administration Obama qui se mettrait en place et dans lequel Obama n’aurait un départ qu’un intérêt secondaire, étant complètement accaparé par la crise intérieure aux USA.

D’abord, il y a la remarque que le “considerably strong axis of power” que vont former Jones et Gates concerne deux personnalités qui ont effectivement des affinités politiques, professionnelles et conceptuelles, deux personnalités qui se sont opposées chacune à leur façon à la politique extrémiste de GW Bush mais qui ont une forte culture liée au complexe militaro-industriel. Nous parlons moins, ici, d’orientation politique que d’autorité et de contrôle bureaucratique. A eux deux, Jones et Gates, ils peuvent prétendre contrôler la bureaucratie du CMI dans le sens qui leur importe, même si les rapports d’un Gates avec sa propre bureaucratie du Pentagone ne sont pas excellents; nous parlons ici d’un regroupement face à une concurrence possible de pouvoir, face à “l’extérieur”.

… L’“extérieur”, en l’occurrence c’est le département d’Etat, le concurrent naturel de la bureaucratie militaro-industrielle dans la formulation et la conduite de la politique de sécurité nationale. C’est-à-dire, Hillary Clinton.

Clinton, au contraire, est d’une autre culture. Son monde est la politique pure, avec ses réseaux d’influence, à Washington et au-delà. Elle a et elle aura à ses côtés (on le lui rapproche assez), son mari Bill avec ses multiples réseaux internationaux; certains sont parfois embarrassants parce que Bill, qui est une personnalité fantasque et entreprenante, ne s’embarrasse pas de précautions lorsqu’il s’agit de récolter de l’argent, mais cet ensemble lui donne une incontestable puissance. C’est “la maison Clinton”, dite “Billary”, qui est une puissance politique en soi, qui s’installe au département d’Etat. A première vue et sachant ce que l’on sait, il paraît improbable, sinon complètement vain, d’attendre de la “maison Clinton” une quelconque retenue au nom d’une sorte de solidarité gouvernementale. Les Clinton ne contrôlent pas la bureaucratie de sécurité nationale mais ils possèdent une formidable capacité d’influence et une ambition continuelle, non pour un but quelconque mais pour affirmer leur propre puissance. C’est ainsi que fonctionne Washington, c’est ainsi qu’ils fonctionnent.

Ce sont les situations respectives en place, telles qu’elles apparaissent. Elles forment une situation générale dont il est difficile de ne pas croire qu’il s’agit d’une situation idéale pour une concurrence d’ambitions et un affrontement comme Washington en a le secret, sinon l’habitude. La tension très grande de la situation internationale autant que la position nécessairement en retrait d’Obama sont des facteurs idéaux pour alimenter cette concurrence et cet affrontement. Les uns et les autres ont assuré leur position auprès d’Obama, notamment leur situation d’accès et d’influence auprès du président. Pour Jones, directeur du NSC, c’est une chose normale; pour Gates, qui a le poids du Pentagone affirmé durant la présidence Bush, c’est également normal. Hillary, elle, a bien montré ses intentions, en réclamant et, semble-t-il, en obtenant des conditions précises pour accepter la fonction.

Leonard Doyle, dans The Independent, du 23 novembre, précise ces conditions, – mentionnant d’ailleurs sans le relever précisément un autre facteur qui accentuera l’affrontement avec le NSC, qui est le probable transfert vers cet organisme des principaux conseillers de politique étrangère d’Obama adversaires d’Hillary: «Before Hillary Clinton has been formally offered the job as Secretary of State, a purge of Barack Obama's top foreign policy team has begun. The advisers who helped trash the former First Lady's foreign policy credentials on the campaign trail are being brutally shunted aside, as the price of her accepting the job of being the public face of America to the world. In negotiations with Mr Obama this week before agreeing to take the job, she demanded and received assurances that she alone should appoint staff to the State Department. She also got assurances that she will have direct access to the President and will not have to go through his foreign policy advisers on the National Security Council, which is where many of her critics in the Obama team are expected to end up.»

En un sens, on pourrait rapprocher la situation de l’équipe de sécurité nationale qui s’esquisse de celle qui exista avec Jimmy Carter de 1977 à 1980, avec la concurrence ouverte et constante entre Zbigniew Brzezinski (NSC) et Cyrus Vance (département d’Etat), mais avec le secrétaire à la défense Harold Brown restant relativement neutre. Encore cette situation reposait-elle sur une réalité, c’est-à-dire la dualité de Carter hésitant entre une politique ferme contre l’URSS (prônée par Brzezinski) et la recherche d’un réel compromis (défendu par Vance); et la démission de Vance, en avril 1980, entérina une évolution décisive de Carter, devenu fortement anti-soviétique avec l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques en décembre 1979. (L’invasion avait été en partie suscitée par des mesures de soutien aux islamistes afghans, de Brzezinski, dès l’été 1979, et c’est là qu’on peut dire que Brzezinski l’emporta contre Vance.)

Mais la comparaison s’arrête là. La concurrence Brzezinski-Vance avait un objet compréhensible et, dirions-nous, “constructif”: l’orientation de la politique. Il n’en sera rien avec le “gouvernement de sécurité nationale” d’Obama, où les uns et les autres sont assez d’accord pour une poursuite à peine modérée de la politique extérieure actuelle. De même ne peut-on comparer cette situation avec celle de l’administration Bush, pourtant avec un président infiniment effacé; dans ce cas, il n’y eut ni affrontement, ni concurrence, Rumsfeld prenant très vite l’autorité centrale de la politique post-9/11, avec le soutien actif de Cheney et celui, bien entendu, de GW perdu dans ses rêves de grandeur. Powell fut complètement isolé au département d’Etat et Rice (directrice du NSC) alla vers où poussaient les vents dominants. (Le deuxième terme de GW n’a pas d’intérêt exemplaire: c’est un chaos qui enchaîne sur le premier terme et est déterminé par lui, donc sans valeur de référence propre.)

Le “gouvernement de sécurité nationale” d’Obama semble un cas exceptionnel parce qu’il devrait avoir une certaine autorité, par la seule volonté de ce président de s’attacher d’abord et essentiellement à la crise intérieure et déléguant de facto une partie de sa propre autorité pour les affaires extérieures. Les prétendants à la direction de ce “gouvernement” n’auront nulle part le moindre frein d’un éventuel sentiment d’illégitimité. La politique suivie n’étant pas vraiment en cause, il s’agira surtout d’une concurrence d’autorité, d’un affrontement de puissance, auxquels la propre dynamique des intérêts des uns et des autres pousseront évidemment et fortement. (La possibilité d’un rôle du vice-président Biden, spécialiste en politique extérieure, devrait renforcer plutôt qu’apaiser cette confrontation en rendant encore plus nécessaire l’affirmation des positions d’autorité des uns et des autres.) On pourrait alors se trouver devant un paradoxe. Alors qu’au départ, la politique extérieure semblerait fixée sur une continuité avec quelques aménagements de forme, les inévitables concurrences et affrontements pourraient justement conduire à des interférences graves dans cette politique, d’autant plus fortes qu’elles se feraient sans intention dans ce sens, donc sans véritable souci de leurs conséquences. C’est-à-dire que le désordre, la situation qui semblerait la plus improbable dans les conditions d’autorité d’Obama qui nous sont décrites actuellement, pourrait en être le résultat.

Le vœu de Clemons nous paraît singulièrement pieux, et son “intuition” («My hunch is that Hillary Clinton and her State Department Deputy James Steinberg will work collaboratively to achieve this vision») dépendre plutôt d’un désir idéalisé qu’enfin les USA se sortent du cloaque laissé par GW. D’ailleurs, il le sent bien, le brave Clemons, et nous dirions que c’est là sa bonne intuition lorsqu’il tempere son hypothèse: «It's a big gamble. There is a large chance of paralysis between big foreign policy/national security guns that don't like yielding to power rivals in an administration.» Ainsi Obama pourrait-il se réveiller, un triste matin, avec une politique de sécurité nationale en crise, en plus de sa crise intérieure.

Notons en post scriptum qu’il peut aussi y avoir l’inattendu, par exemple qu’en dernière minute l’accord avec Hillary ne se concrétise pas (l’annonce officielle est pour la semaine prochaine). Dans ce cas, comme le note aujourd’hui Adrian Hamilton dans The Independent…the appointment of Hillary Clinton, generally expected within the next week (it would be a huge blow to Obama's prestige now if it did not go through)»), ce serait un formidable revers pour Obama. D’ores et déjà et d’une façon ou l’autre, Hillary Clinton doit imprimer sa marque dans l’administration Obama, et avec une probabilité bien plus grande que ce soit vers le pire plutôt que vers le meilleur.

27 novembre 2008.

 


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28/11/2008

N°401- Dossier de Palestine - 26-11- Début - Des Européens brisent le blocus.

N°401- Dossier de Palestine - 26-11- Début - Des Européens brisent le blocus.                                                       



Dossier de Palestine

                                              N°401                                          26-11

                                                                        Par M.Lemaire    


NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

2 Les brèves

2-1 Situation des droits de l’homme dans le territoire palestinien occupé  par Israël depuis 1967.

2-2 Mahmoud Abbas parle d’élections à défaut d’accord avec le Hamas.

2-3 Mahmoud Abbas envisage des élections seulement en Cisjordanie.

2-4 Rebecca Serfaty : Commerce maritime : boycott arabe contre Israël.

2-5 Israël rouvre des points de passage vers la bande de Gaza.

3 Dossier

3-1 Jonathan Cook : L’objectif d’Israël : mettre Gaza à genoux.

3-2 Rania Adel : Un constat d’échec.

Suite 1

3-3 Robert Bibeau : Si le dialogue interpalestinien échoue, Abbas convoquera des élections début 2009.

3-4 Ginette Hess Skandrani : Un seul Etat démocratique pour tous ceux qui aiment cette terre et veulent la construire ensemble.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Une descente de l’armée israélienne recherchant des enfants ayant "jeté des pierres".

4-2 «Le sionisme égale racisme - Israël égale apartheid».

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 K. Selim : Scandale absolu

5-2 Situation des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

- Fin –

5-3 Dori Gold : Palestine : Les enfants délibérément pris pour cibles.

5-4 Salama A. Salama : Des Européens brisent le blocus.

6 Annexe

6-1 Yrom : Obama, l’Afrique et le Monde.

6-2 Jean Ziegler : "La haine de l’Occident"

A lire absolument 



2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 Situation des droits de l’homme dans le territoire palestinien occupé  par Israël depuis 1967.
sur le respect des normes internationales humanitaires et relatives aux droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés par Israël particulière y est accordée aux conséquences d’une occupation prolongée durant laquelle les directives de l’ONU relatives au respect des droits
reconnus par la loi ont été systématiquement ignorées.
Il est également pris note de l’entreprise liée à la relance du processus de paix lors du sommet d’Annapolis de décembre 2007, en particulier du fait que l’on comptait qu’Israël gèlerait l’expansion des colonies et assouplirait les restrictions à la circulation imposées en Cisjordanie. Il est décourageant de constater que les faits montrent que les colonies se développent et que de nouvelles restrictions sont imposées en Cisjordanie.
Il est en outre fait état de la violation du droit international humanitaire liée à l’existence du mur de séparation, et des victimes palestiniennes, notamment parmi les enfants, en conséquence du recours
excessif des Israéliens à la force pour mettre fin à des manifestations non violentes.

L’attention est par ailleurs appelée sur les exactions commises par Israël aux points de passage de la frontière, le harcèlement et les agressions dont sont victimes les journalistes palestiniens étant particulièrement préoccupants. Le rapport porte essentiellement sur la crise en matière de soins de santé, spécialement à Gaza.
Le Rapporteur spécial déplore qu’Israël n’applique pas les recommandations de
la Cour internationale de Justice, que l’Assemblée générale a faites siennes, et appelle à une définition plus claire des
droits du peuple palestinien en recommandant que l’Assemblée générale recueille un avis juridique sur la mesure dans laquelle l’occupation met en danger la réalisation du droit des Palestiniens à l’autodétermination.
lundi 24 novembre 2008.
Al-Oufok  Site du Mouvement Démocratique Arabe
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5161
Version française
http://www.aloufok.net/onurap.pdf


2-2 Mahmoud Abbas parle d’élections à défaut d’accord avec le Hamas.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré dimanche qu’il organiserait des élections présidentielles et législatives en 2009 si aucun accord de réconciliation avec le Hamas n’est conclu avant le 31 décembre.
Cette position a aussitôt été rejetée par le Hamas.

Le chef de l’Autorité autonome a déclaré devant la direction de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) qu’il préside qu’il  prendrait éventuellement un décret en ce sens au début de l’an prochain."Si le dialogue avec le Hamas échoue, au début de l’an prochain j’appellerai à des élections présidentielles et législatives simultanées", a-t-il dit, sans avancer de date.
Les élections pourraient avoir lieu 90 jours après la publication de ce décret.
"C’est un appel illégal et anticonstitutionnel", a déclaré Faouzi Barhoum, porte-parole du Hamas, qui y a vu une confirmation de "l’intention d’Abbas de saboter le dialogue" entre les deux factions
palestiniennes.
Le mandat d’Abbas expire en janvier, celui du Conseil législatif palestinien, dominé par le Hamas, en 2010.

Mahmoud Abbas n’a donné aucune idée de la manière dont pourraient être organisées des élections sur le territoire contrôlé par le Hamas ni envisagé un boycott de la part du Hamas qui a menacé de ne plus reconnaître Mahmoud Abbas comme président à l’expiration de son mandat, le 9 janvier prochain. Il réclame une nouvelle présidentielle mais rejette l’idée d’organiser en même temps des élections législatives qui pourraient lui être défavorables.
Abbas affirme de son côté que la loi lui donne le droit de rester au pouvoir jusqu’en 2010.
Le président de l’Autorité palestinienne a jugé que les efforts de réconciliation n’étaient pas terminés. "Nous poursuivons nos efforts, nous continuerons", a-t-il assuré devant la direction de l’OLP réunie à
Ramallah.
En 2006, les Américains avaient pressé Israël de ne pas empêcher la participation du Hamas aux résistance
"Je doute que ça se répète", a affirmé un député du Likoud, la droite israélienne. "En cas de victoire du Hamas, Israël n’aurait plus aucun interlocuteur de l’autre côté", a-t-il souligné.

(23 novembre 2008 – Al-Oufok avec les agences de presse)


2-3 Mahmoud Abbas envisage des élections seulement en Cisjordanie.
Mahmoud Abbas envisage d’organiser des élections générales uniquement en Cisjordanie si le Hamas empêche qu’elles se tiennent aussi à Gaza, a déclaré un conseiller du président palestinien.
Dimanche, devant le Conseil central de l’Organisation de libération de
la Palestine (OLP), Abbas avait annoncé son intention d’organiser en 2009 des élections présidentielle et législatives faute d’un accord de réconciliation avec le groupe islamiste d’ici à la fin de l’année.
Le mandat présidentiel d’Abbas expire début janvier, mais celui du Conseil législatif palestinien, dominé par le Hamas, qui contrôle Gaza depuis 18 mois, ne s’achève qu’en 2010. Le Hamas a jugé
"illégal et inconstitutionnel" l’appel d’Abbas à des élections législatives anticipées et assuré que cette initiative visait à saboter les efforts de réconciliation déployés par l’Egypte pour réconcilier les
deux ailes du mouvement palestinien.
Le Hamas s’est dit favorable en revanche à une élection présidentielle à l’expiration du mandat de Mahmoud Abbas, le 9 janvier, et a menacé de ne plus le reconnaître au-delà de cette échéance alors que l’OLP, dont le mouvement islamiste ne fait pas partie, l’a symboliquement proclamé
dimanche président du futur Etat palestinien.
"Pourquoi menacer d’organiser des élections ?

Ce dont nous avons besoin,
c’est d’une réconciliation nationale", a dit le chef du Hamas Khaled Méchaal

Pour sa part, Abbas, dans une allocution télévisée, a de nouveau précisé qu’il laissait jusqu’à la fin de l’année au Hamas pour reprendre les négociations suspendues ce mois-ci lorsque le Hamas a refusé de se rendre au Caire pour des discussions.
"Faute de réponse positive, nous organiserons de nouvelles élections présidentielle et législatives", a dit le président palestinien.
Mais pour Méchaal, si Abbas peut demander un scrutin présidentiel, "il ne peut organiser des élections législatives"."Tous les efforts actuels sont centrés, jusqu’au début de l’an prochain,
sur le succès du dialogue national", a déclaré à Reuters Nimer Hammad, conseiller d’Abbas, tout en admettant implicitement ne pas y croire.
En cas l’élections générales, a-t-il poursuivi, Mahmoud Abbas dépêchera des fonctionnaires électoraux à Gaza. "Si le Hamas les empêche par la force de préparer les élections à Gaza, cela ne va pas empêcher la tenue des élections. Nous organiserons les élections en Cisjordanie et le
Hamas sera responsable d’avoir empêché les élections à Gaza", a-t-il dit.
"Un tel stratagème politique ne va pas le sauver", a déclaré Mahmoud Zahar à propos d’Abbas. "L’appel aux élections est une manifestation de la crise dans laquelle il vit. Il ne pourra se concrétiser tant qu’il ne sera pas décidé par une majorité parlementaire."
"Et cela ne peut avoir lieu tant que nos dirigeants sont en prison et tant qu’il y aura une forte possibilité de fraude", a ajouté ce dirigeant en faisant référence à l’arrestation par Israël de certains parlementaires du amas.
"Cette soi-disant entité du Hamas à Gaza doit cesser et nous espérons que cette division se terminera par la voie des urnes. Le Hamas ne veut ni dialogue ni élections. Nous ne pouvons accepter la poursuite de cette division", a affirmé pour sa part Hammad.
Al-Oufok  Site du Mouvement Démocratique Arabe
24 novembre 2008.
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5162



2-4 Rebecca Serfaty : Commerce maritime : boycott arabe contre Israël.
Israël essaie d’agir contre le boycott arabe appliqué aux compagnies de navigation dont les bateaux ont mouillé dans les ports israéliens, selon la radio Galei Tsahal. Le boycott est de plus en plus grave et s’exprime, entre autres, par des amendes et des taxes élevées demandées aux bateaux dans les ports des pays arabes ; les sommes payées causent de grosses pertes aux compagnies. Le boycott est appliqué en réaction aux sanctions économiques prononcées par l’occident contre des pays qui
financent le terrorisme comme l’Iran et
la Syrie.
Selo
n des personnes travaillant dans le domaine de l’exportation, des compagnies de commerce maritime dont les bateaux ont mouillé en Israël sont inscrites sur une liste noire dans les pays arabes, et quand leurs bateaux arrivent dans leurs ports de ces pays les autorités portuaires leur imposent taxes et amendes.

A cause de ce boycott, de moins en moins de compagnies sont prêtes à faire escale dans les ports israéliens, ce qui cause des pertes aux exportateurs, principalement à ceux qui vendent des produits agricoles et des phosphates.
« Quand le nombre de bateaux est limité, il est évident que les quantités transportées le sont aussi, il en résulte que les produits sont plus chers », a expliqué l’officier naval Avraham Ysor, spécialiste
international de transport réfrigéré.

Selon Ysor, ces derniers temps, il a reçu de la part de compagnies de commerces internationales de nombreux messages qui témoignent des difficultés crées par le boycott arabe.
Le ministère de l’Agriculture a été sommé de se pencher sur le problème et a indiqué que des efforts sont faits afin de persuader les autorités commerciales américaines de formuler de nouvelles règles selon lesquelles les compagnies qui se plient au boycott ne recevraient pas les services des ports américains.
« Aux Etats-Unis, il y a des lois très claires qui fixent que se plier au boycott arabe est un délit », explique Tsvi Alon, sous directeur du ministère, « mais bien entendu, ces lois ne s’appliquent qu’aux
compagnies et citoyens américains ». Alon estime que beaucoup de temps passera jusqu’à ce que les américains acceptent de se mêler du conflit et encore plus de temps jusqu’à ce que les ports américains donnent des instructions en ce sens.
Rebecca Serfaty

21 novembre 2008. –

Arouts7
http://a7fr.net/Article/59768.htm

23 11


2-5 Israël rouvre des points de passage vers la bande de Gaza.

Israël a ouvert lundi des points de passage vers la bande de Gaza pour la seconde fois en trois semaines, autorisant un approvisionnement limité du territoire palestinien en denrées alimentaires et en fioul.

Les organisations humanitaires estiment que cette ouverture n'aura qu'un impact minime sur la population de l'enclave, où les réserves s'amenuisent.

Israël a autorisé l'entrée de 45 camions, dont dix à destination de l'Office de secours et de travaux de l'Onu pour les réfugiés de Palestine (UNWRA), par le point de passage de Kerem Shalom, ont déclaré des responsables.

"Ce n'est pas suffisant", a réagi Christopher Gunness, porte-parole de l'UNWRA. Il estime que l'agence aurait besoin d'être approvisionnée par 15 camions chaque jour, non seulement en vivres mais aussi en livres scolaires bloqués par Israël depuis des semaines.

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a ordonné la réouverture des points de passage après avoir constaté une diminution du nombre de roquettes tirées sur Israël par des activistes de la bande de Gaza.

Le 4 novembre, après un raid de son armée contre des activistes palestiniens, Israël avait interdit à l'UNRWA et à d'autres agences humanitaires de livrer des marchandises au territoire.

CENTRALE ÉLECTRIQUE ALIMENTÉE

Depuis, la seule ouverture du passage de Kerem Shalom avait eu lieu le 17 novembre. Une trentaine de camions avaient alors pu livrer leurs marchandises.

Pour la première fois depuis le 12 novembre, Israël a aussi autorisé l'approvisionnement en combustible de l'unique centrale électrique de la bande de Gaza, décision qui devrait permettre de limiter temporairement les coupures de courant.

Le ministre de la Santé du Hamas, Bassim Naïm, a déclaré que Gaza faisait face à une "véritable crise qui ne (pouvait) pas être atténuée par les stratagèmes sionistes".

Selon un représentant palestinien, Israël a accepté de rouvrir les passages à la suite d'une médiation de l'Egypte, qui a obtenu que les activistes de Gaza cessent en même temps de procéder à des tirs de roquettes.

Des responsables israéliens ont dit que les futures livraisons humanitaires dépendraient du contrôle exercé sur les éléments qui perturbent la trêve entrée en vigueur le 19 juin dernier le long de la frontière Israël-Gaza. Elle expire en décembre.

Malgré les incidents qui les opposent, l'Etat juif et le Hamas ont exprimé la volonté de pérenniser ce cessez-le-feu conclu sous médiation égyptienne, qui exige du Hamas l'arrêt des tirs de roquettes et d'autres attaques visant Israël.

L'accord de cessez-le-feu prévoit aussi que l'Etat juif desserre progressivement son blocus imposé il y a plus d'un an sur le territoire, quand le Mouvement de résistance islamique s'en est emparé aux dépens des forces du Fatah de Mahmoud Abbas.

Reuters

23 11

Avec Adam Entous et Dan Williams à Jerusalem, version française Jean-Stéphane Broose, Clément Dossin et Philippe Bas-Rabérin



7 Dossier

3-1 Jonathan Cook : L’objectif d’Israël : mettre Gaza à genoux.

La question demeure : qu’attend Israël des Gazaouis une fois qu’ils seront dans la misère totale et dans une insécurité de plus en plus grande face aux représailles militaires israéliennes ?

Le dernier resserrement de l’étranglement israélien sur Gaza - l’arrêt de tout approvisionnement dans la bande de Gaza pendant plus d’une semaine - a eu des conséquences immédiates et désastreuses pour les un million cinq cent mille Palestiniens qui vivent dans la bande de Gaza.

Le refus d’autoriser les carburants a obligé la seule centrale électrique de Gaza à fermer, un arrêt qui a poussé les Palestiniens à sortir dans les rues avec des bougies pour protester, la semaine dernière. On s’attend maintenant à une crise de l’eau et du sanitaire.

Et jeudi, les Nations unies ont annoncé qu’elles n’avaient plus les produits alimentaires de base pour ravitailler 750 000 Gazaouis qui en ont un besoin désespéré. « C’est devenu un blocus contre les Nations unies elles-mêmes » déclare un porte-parole.

Y ajoutant un coup supplémentaire, la banque Hapoalim, une grande banque israélienne, a déclaré qu’elle refusera toute transaction avec Gaza d’ici la fin du mois, imposant de fait un blocus financier sur une économie qui dépend du shekel israélien. D’autres banques envisagent de suivre, coincées par la déclaration d’Israël de septembre 2007 déclarant Gaza « entité ennemie ».

Il y aura probablement bien peu de témoins à la descente de Gaza dans un hiver de ténèbres et de famine. La semaine dernière, tous les journalistes se sont vus refusé l’accès à Gaza, de même qu’un groupe de hauts diplomates européens. Quelques jours plus tôt, de nombreux universitaires et médecins qui devaient participer à une conférence d’évaluation des dommages causés sur la santé mentale des Gazaouis ont été eux aussi refoulés.

Israël : A Gaza, ce sont tous des Hamas !

Israël prétend que ce qui a provoqué les récentes restrictions des aides et du carburant à Gaza, c’est la violation par le Hamas d’un cessez-le-feu de 5 mois avec ses tirs de roquettes depuis la bande de Gaza. Mais Israël a contribué à la remise en cause de l’accord de cessez-le-feu : pendant que le monde était accaparé par les élections présidentielles américaines, l’armée a envahi Gaza, tuant 6 Palestiniens et provoquant ainsi les tirs de roquettes.

La catastrophe humanitaire qui frappe Gaza est pour une grande part sans lien avec les derniers cycles agressions/représailles entre Hamas et Israël. Il y a près d’un an, Karen Koning AbuZayd, commissaire générale de l’office des Nations unies pour les réfugiés lançait un avertissement : « Gaza est sur le point de devenir le premier territoire à être intentionnellement réduit à un état de misère sordide. »

Elle accusait directement Israël de l’étranglement de Gaza, mais elle visait aussi la communauté internationale comme complice. Les uns et les autres ont commencé à bloquer les aides début 2006, après l’élection du Hamas à la tête de l’Autorité palestinienne (AP).

Les Etats-Unis et l’Europe ont approuvé cette mesure sur le principe qu’il fallait forcer les gens de Gaza à revoir leur soutien au Hamas. La logique se voulait la même que celle qui avait conduit aux sanctions contre l’Iraq sous Saddam Hussein au cours des années 90 : quand les civils de Gaza en auront assez de souffrir, ils se soulèveront contre le Hamas et se donneront de nouveaux dirigeants acceptables par Israël et l’Occident.

Un homme pleure la mort d’un parent. (Afp)Comme l’a dit Mme AbuZayd, ce moment a marqué le début d’une complicité de la communauté internationale avec la politique de punition collective de la bande de Gaza, au mépris de la Quatrième Convention de Genève qui définit de tels traitements à l’égard des civils comme un crime de guerre.

Le blocus a été maintenu depuis, sans relâche, même si le résultat escompté n’a pas été obtenu dans la bande de Gaza plus qu’il ne l’avait été en Iraq. Au contraire, le Hamas a assis son pouvoir et cimenté la séparation physique de la bande de Gaza d’avec la Cisjordanie dominée par le Fatah.

Loin de reconsidérer sa politique, la direction israélienne a réagi en resserrant l’étau toujours plus fort, à un point tel que la société de Gaza est maintenant sur le point de s’effondrer.

Il est vrai pourtant que ce n’est qu’indirectement que la catastrophe qui grandit et qui est provoquée sur Gaza est liée à l’accession du Hamas au pouvoir et aux tirs de roquettes.

Ce qui préoccupe le plus Israël, c’est ce que représente chacun de ces développements, à savoir le refus des habitants de Gaza d’abandonner leur résistance contre l’occupation continue d’Israël. Les deux fournissent à Israël un prétexte pour se dégager des protections auxquelles ont droit les civils de Gaza en vertu du droit international, afin de les soumettre.

A un moment embarrassant, les médias israéliens ont révélé ce week-end que l’un des premiers actes d’Ismail Haniyeh en tant que Premier ministre Hamas, élu en 2006, avait été d’envoyer un message à la Maison-Blanche de Bush en lui proposant une trêve de longue durée en échange de la fin de l’occupation israélienne. Sa proposition n’a même pas été réceptionnée.

Au lieu de cela et d’après le Jerusalem Post, les décideurs israéliens ont cherché à renforcer l’impression qu’ « il était inutile pour Israël de renverser le Hamas car la population (de Gaza) est Hamas ». Sur cette base, la punition collective se trouve justifiée puisqu’il n’y a pas de vrais civils à Gaza. Israël est en guerre avec chaque homme, chaque femme et chaque enfant, individuellement.

Montrant à quel point cette opinion est partagée, le cabinet a débattu la semaine dernière d’une nouvelle stratégie pour rayer des villages gazouis dans une tentative pour arrêter les tirs de roquettes, une redite des tactiques d’ailleurs remises en question qu’Israël a utilisées au Sud Liban dans sa guerre de 2006. Les habitants seraient avertis avant le début des bombardements aveugles.

En réalité, la volonté d’Israël de boucler la bande de Gaza et d’en terroriser la population civile est même antérieure à la victoire électorale du Hamas. On peut la situer à l’époque du désengagement d’Ariel Sharon en été 2005, quand le règne du Fatah sur l’Autorité palestinienne était incontesté.

La façon dont Mr Sharon envisageait l’isolement de Gaza fut révélée peu après le retrait, en décembre 2005, quand ses officiels ont proposé, pour la première fois, de couper l’électricité à la bande de Gaza.

Cette politique n’a pas été appliquée, soulignent les médias locaux à l’époque, à la fois parce que ces collaborateurs avaient pensé que cette violation de la loi internationale serait dénoncée par les autres nations et qu’il était à craindre qu’une telle démarche entamerait les chances du Fatah de gagner les élections, le mois d’après.

Avec le résultat du vote, toutefois, Israël s’est trouvé le prétexte dont il avait besoin pour commencer à dégager sa responsabilité à l’égard de sa population civile. Il a déplacé sa relation avec Gaza d’une situation d’occupant à une situation de partie ennemie en guerre. Une politique de punition collective qui était manifestement illégale à la fin 2005 devenait alors une procédure d’exploitation standard d’Israël.

Juin 2006, Israël bombarde la seule centrale électrique de la bande de Gaza. (PCHR) Les discussions - de plus en plus véhémentes de la part des officiels, culminant en février avec l’observation tristement célèbre du vice-ministre de la Défense Matan Vailnai à propos de créer une « shoah », ou un Holocauste, à Gaza - sont allées de pair avec les mesures prises par Israël. L’armée a bombardé la centrale électrique de Gaza en juin 2006 et depuis, a progressivement coupé les fournitures de carburant. En janvier, Mr Vilnai a fait valoir qu’Israël devait se dégager de « toute responsabilité » à l’égard de Gaza et deux mois plus tard, Israël signait un accord avec l’Egypte pour que celle-cie construise une centrale électrique pour Gaza dans le Sinaï.

Toutes ces initiatives sont conçues avec le même objectif en tête : convaincre le monde que l’occupation de la bande de Gaza par Israël est terminée, et qu’Israël est en droit alors d’ignorer les lois de l’occupation et d’utiliser une force implacable contre Gaza.

Les ministres ont fait la queue pour exprimer les uns après les autres de tels sentiments. Ehud Olmert, par exemple, a déclaré que les Gazaouis ne devaient pas être autorisés à « vivre une vie normale » ; Avi Dichter a estimé qu’une punition devait être infligée « quel qu’en soit le coût pour les Palestiniens » ; Meir Sheetrit a soutenu qu’Israël devait « décider d’un quartier à Gaza et le raser » - politique qui fut discutée par les ministres la semaine dernière.

Conjointement, Israël a fermé relativement les yeux sur le commerce clandestin croissant avec les tunnels de Gaza vers l’Egypte. La qualité de vie matérielle des Gazaouis retombe plus lourdement sur les épaules égyptiennes de jour en jour.

La question demeure : qu’attend Israël des Gazaouis une fois qu’ils seront dans la misère totale et dans une insécurité de plus en plus grande face aux représailles militaires israéliennes ?

Eyal Sarraj, directeur du Programme de santé mentale de la communauté de Gaza, a déclaré cette année que l’objectif à long terme d’Israël était d’obliger l’Egypte à cesser ses contrôles le long de sa courte frontière avec la bande de Gaza.

Après que la frontière sera ouverte, a-t-il prévenu : « Attendre l’exode ».

Voir en ligne : www.info-palestine.net
Jonathan Cook

mercredi 19 novembre 2008
http://alternatives-international.net/article2725.html?lang=fr

3-2 Rania Adel : Un constat d’échec.
La trêve conclue le 19 juin entre Israël et les mouvements palestiniens a volé en éclats, faisant plonger les territoires occupés dans de sombres perspectives avec une situation humanitaire qui se dégrade.
Tout dans les territoires palestiniens laisse présager une situation des plus alarmantes. La trêve battue en brèche, le président palestinien a plaidé auprès du premier ministre israélien de la maintenir lors de leur rencontre lundi 17 novembre, alors que la situation humanitaire ne cesse de se dégrader. Des ordres ont été donnés par le premier ministre israélien aux responsables de la sécurité pour soumettre des propositions le plus tôt possible sur les moyens d’agir avec les
Palestiniens, de sorte qu’un plan d’action puisse, en cas de besoin, être soumis à l’approbation du gouvernement. M. Olmert a également donné comme instruction aux autorités judiciaires et militaires de mettre un terme à leurs discussions, qui durent depuis trop longtemps, afin d’être
en mesure de présenter différents plans d’action contre le régime terroriste du Hamas.
Tzipi Livni, la chef du parti au pouvoir Kadima, qui pourrait être amenée à remplacer M. Olmert en cas de victoire du mouvement aux élections anticipées du 10 février, est allée dans le même sens. « La
trêve a été violée, c’est un fait. Israël ne peut accepter une violation sans agir. L’armée doit nous présenter des options pour déterminer la nature de notre réaction », a-t-elle dit. La trêve de six mois entre Israël et le Hamas est entrée en vigueur le 19 juin après une médiation de l’Egypte.
Côté palestinien, le Hamas a rejeté les accusations israéliennes, qualifiées de « manipulations médiatiques », et affirmé qu’elles « ne reflètent pas la réalité ». « La poursuite de la trêve est conditionnée à l’arrêt de la machine de guerre sioniste qui tue des Palestiniens et la fin du siège injuste », a affirmé le premier ministre du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh. Les propos du premier ministre ont coïncidé avec le meurtre de quatre militants palestiniens tués dans un raid
aérien israélien dimanche dans le nord de la bande de Gaza.
Un porte-parole de Tsahal a précisé que l’attaque de dimanche, menée à l’est de la ville de Gaza, visait des activistes qui se préparaient à tirer des roquettes sur le territoire israélien. Les Comités de
résistance populaire ont déclaré que les quatre victimes étaient des membres de leur branche armée. « Nous avons le droit de riposter aux attaques sionistes. Le gouvernement israélien a fait échouer la trêve et n’a pas respecté ses engagements », a dit le porte-parole du Hamas à Gaza, Faouzi Barhoum.
Dix-sept combattants palestiniens ont été tués depuis le 4 novembre, lorsque l’armée israélienne a mené un raid dans la bande de Gaza pour détruire un tunnel creusé par les activistes dans le but d’enlever un soldat de Tsahal de l’autre côté de la frontière.
A court de vivres
Côté humanitaire, à la suite de la reprise des tirs de roquettes sur l’Etat juif, les Israéliens ont bouclé la bande de Gaza, suspendant la livraison de l’aide humanitaire et du fioul destiné à l’unique centrale
électrique du territoire. Israël a maintenu fermés les points de passage « jusqu’à nouvel ordre ».
Avant cette période de tension, quelque 160 camions franchissaient quotidiennement les deux principaux points de passage de Kerem Shalom et de Karni avec à leur bord des denrées alimentaires, des médicaments, du matériel médical, ainsi que du ciment et d’autres matériaux de
construction, selon l’armée israélienne. Les organisations humanitaires et l’Onu se sont alarmées de la situation dans la bande de Gaza, mettant en garde contre une prochaine crise alimentaire dans ce territoire, où les conditions de vie n’ont cessé de se dégrader depuis la prise du pouvoir du Hamas en juin 2007.
« Nous sommes à court de vivres ce soir et tant que les points de passage frontaliers seront fermés, nous ne pourrons rien faire », a dit l’un des responsables de l’agence de l’Onu, John Ging, qui a précisé que la situation économique à Gaza était « désastreuse ».
Quelques colis de nourriture ont pu être remis dans la journée à des habitants du petit territoire palestinien mais la distribution a dû être suspendue en soirée faute de ravitaillement.
C’est dans ce contexte que l’Union européenne a appelé Israël à rouvrir les points de passage vers la bande de Gaza, au moins pour les convois humanitaires. La présidence française de l’UE « déplore la décision prise par le gouvernement israélien de fermer les points de passage vers
Gaza. Cette décision disproportionnée conduit une nouvelle fois à punir collectivement l’ensemble de la population civile à Gaza, où la situation humanitaire est très préoccupante », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Elle « appelle donc instamment à la réouverture des points de passage et à la reprise immédiate des livraisons de fioul et de produits humanitaires ».
Pire encore, le ministre israélien de
la Défense Ehud Barak a approuvé ces derniers mois des dizaines de projets de construction dans des colonies de Cisjordanie occupée, en contradiction avec les engagements internationaux d’Israël, a indiqué vendredi le quotidien Haaretz. Selon ce journal, le ministre a approuvé depuis avril la construction d’au moins 315 logements dans la colonie de Beitar Illit, de 48 à Ariel, de 60 à Eshkolot et d’un centre commercial à Efrat. Pourtant, la Feuille de route, un plan international de paix lancé en 2003 et approuvé par Israël, prévoit la fin des violences israélo-palestiniennes ainsi que le gel de toutes les opérations de colonisation. Peut-on parler donc d’un
probable retour à la case départ en cas de victoire du Likoud aux législatives du 10 février prochain ? Nombreux sont ceux qui s’y attendent.
Rania Adel

Al-Ahram Hebdo  Semaine du 19 au 25 novembre 2008, numéro 74
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2008/11/19/marab1.htm


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N°401- Dossier de Palestine - 26-11- 1 - Des Européens brisent le blocus.

N°401- Dossier de Palestine - 26-11- 1 - Des Européens brisent le blocus.                                                       



Dossier de Palestine


3-3 Robert Bibeau : Si le dialogue interpalestinien échoue, Abbas convoquera des élections début 2009.

3-4 Ginette Hess Skandrani : Un seul Etat démocratique pour tous ceux qui aiment cette terre et veulent la construire ensemble.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Une descente de l’armée israélienne recherchant des enfants ayant "jeté des pierres".

4-2 «Le sionisme égale racisme - Israël égale apartheid».

5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 K. Selim : Scandale absolu

5-2 Situation des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

5-3 Dori Gold : Palestine : Les enfants délibérément pris pour cibles.


3-3 Robert Bibeau : Si le dialogue interpalestinien échoue, Abbas convoquera des élections début 2009.

Israël a décidé hier de maintenir la fermeture des points de passage avec la bande de Gaza, en représailles à des tirs de roquettes depuis le territoire palestinien.
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a annoncé hier qu’il convoquerait des élections générales faute d’une réconciliation avec le Hamas. « Nous sommes prêts à poursuivre le dialogue (avec le Hamas) et nous n’épargnerons aucun effort afin que ce dialogue réussisse. Mais s’il ne réussit pas, au début de l’année prochaine, j’appellerai à des élections présidentielle et législatives », a affirmé M. Abbas devant le Conseil central de l’OLP (CCOLP). Il a précisé qu’un décret présidentiel serait publié en ce sens, tout en appelant à la tenue d’un nouveau round de négociations avec les islamistes. L’actuelle législature, dominée par le Hamas, arrive à son terme en janvier 2010 et
la Loi fondamentale palestinienne (Constitution) n’autorise pas le président à la dissoudre. M. Abbas n’a pas précisé quels arguments juridiques il allait faire prévaloir pour organiser de nouvelles élections. En outre, le CCOLP a désigné M. Abbas « président de l’État de Palestine ». Cette mesure semble destinée à renforcer M. Abbas face au Hamas.
Pour sa part, le Hamas a immédiatement refusé l’éventualité de tels scrutins. « Nous rejetons l’appel à des élections qui est illégal et inconstitutionnel », a affirmé à l’AFP un porte-parole du Hamas à Gaza, Fawzi Barhoum. « Le mandat du président Abbas s’achève le 9 janvier. La législature est, quant à elle, de quatre ans (et s’achève ainsi en janvier 2010). La loi n’accorde aucune autorité au président sur le Parlement et personne ne peut le dissoudre de manière anticipée », a ajouté un autre porte-parole du Hamas, Taher al-Nounou. Il a toutefois espéré que le « dialogue réussisse et que la présidence établisse un climat propice, en libérant par exemple les prisonniers (du Hamas) en Cisjordanie ». Le Hamas avait annulé une réunion de réconciliation au Caire, prévue début novembre, en signe de protestation contre les arrestations de ses militants en Cisjordanie par les forces de sécurité palestiniennes.
Laissant la porte ouverte au dialogue, M. Abbas a proposé un document qui, selon lui, devra servir de base de discussion avec le Hamas. Reprenant les grandes lignes d’un document égyptien, il prévoit « la création d’un gouvernement provisoire accepté par toutes les factions et respectant le programme de l’OLP ». L’OLP a reconnu Israël et accepté le principe de deux États – israélien et palestinien – vivant côte à côte, contrairement au Hamas.
M. Abbas a, par ailleurs, dressé un constat d’échec des négociations avec Israël et blâmé l’État hébreu pour n’avoir respecté aucun de ses engagements auprès de la communauté internationale, en tête desquels un arrêt total de la colonisation en Cisjordanie. « Nous ne nous sommes mis d’accord jusqu’à présent sur aucune question. Tous les dossiers restent en discussion », a-t-il affirmé. « Même si (la secrétaire d’État américaine) Condoleezza Rice ou quelqu’un en son nom a dit, même si (son homologue israélienne) Tzipi Livni ou quelqu’un en son nom a dit qu’il existait des accords en préparation, cela n’est pas vrai », a-t-il ajouté. « Tout le monde sait qu’Israël n’a cessé à aucun moment la colonisation, la construction du mur, les agressions et refuse d’ouvrir des institutions (palestiniennes) à Jérusalem », a-t-il indiqué.
D’autre part, le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, s’est exprimé hier à l’ouverture d’une réunion de deux jours à Damas sur le droit au retour des Palestiniens. « Ce qui se passe à Gaza est une tragédie. Honte à ceux qui gardent le silence sur le crime du blocus imposé à Gaza. Honte aux régimes arabes et musulmans ainsi qu’à la communauté internationale », a-t-il dit. M. Mechaal a, par ailleurs, estimé que le retour des Palestiniens de la diaspora dans leurs foyers était « un droit naturel garanti par les lois internationales ». « Nous refusons les indemnités, l’implantation des Palestiniens dans les pays d’accueil », a-t-il martelé, en jugeant que « tous ceux qui font des compromis sur le droit au retour participent à un grand crime ». En outre, il a qualifié l’élection de Barack Obama à la présidence des États-Unis de « grand changement » sur la scène internationale. « J’appelle les Arabes à ne pas se hâter pour proposer de nouvelles initiatives (de paix avec Israël). C’est Obama qui doit présenter quelque chose aux Arabes », a-t-il indiqué.

Robert Bibeau 

robert.bibeau@sympatico.ca
http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=386315


3-4 Ginette Hess Skandrani : Un seul Etat démocratique pour tous ceux qui aiment cette terre et veulent la construire ensemble.
Un seul Etat démocratique pour tous ceux qui aiment cette terre et veulent la construire ensemble, contre la proposition irréalisable et mensongère de deux Etats séparés, l'un dominant l'autre, l'un
occidentalisé et financé comme tel et l'autre, riquiqui, intégré dans un monde arabe divisé.
*  Un seul Etat pour tous les habitants, de
la Méditerranée au Jourdain :
        Il me semble, qu'après quatre guerre, deux Intifada, des milliers de massacres, des centaines de milliers de déportations, des milliers de maisons et de champs détruits, des dizaines de milliers de prisonniers dans les geôles israéliennes,  plusieurs négociations - manipulations baptisées faussement "conférences pour la paix", il n'y a plus d'illusions à se faire ... tout a lamentablement échoué. L'Etat palestinien, si souvent évoqué et prôné par tous ceux qui veulent faire perdurer la séparation ethnique sur cette terre, se fait toujours attendre.  La résistance continue
toujours et plus forte que jamais et le peuple palestinien se relève à chaque fois que quelques âmes
bien pensantes veulent lui faire baisser la tête en lui faisant miroiter une petite parcelle de terre.
Ce peuple qui n'a jamais baissé les bras a fait la fierté de toutes les causes et de tous les mouvements de résistance sur cette planète. Il sait bien que sa cause est juste et qu'il finira bien par regagner sa terre.
En cette année 2008, nous savons tous qu'il ne se présente d'autre solution en Palestine occupée, que celle d'un Etat unique pour tous les habitants, pluriel, multiethnique, multiculturel et démocratique
avec des droits et des devoirs partagé par tous  quelle que soit leur religion, leur appartenance
idéologique, ethnique politique.
La Proposition malhonnête de  deux Etats séparés :
        - Dont l'un, l'Israël détiendrait 82% des terres en continu, maintiendrait les colonies de peuplement, les routes de contournement des villages, le mur de la honte, soutenu financièrement par tout l'occident,  et continuerait à posséder en grande quantité des armes de destruction massive prenant en otage tous les peuples de la région .
        - Et, L'autre, le Palestinien avec 22 % (moins le mur, les colonies et les routes de contournement, ce qui l'amène à 18 %), désarmé, morcelé, parcellisé, sans aucun débouché vers l'extérieur, désarmé et esclavagisé par son voisin.... ne me semble pas viable.
                PALESTINE :  Un petit peu d'histoire pour nous remémorer l'origine du conflit.
 La résolution 181, votée le 29 novembre 1947 par l'Assemblée générale de la toute jeune ONU instaure la partition de
la Palestine par :
- 33 votes pour, dont celui des Etats-Unis, de l'Union soviétique et de la France,
- 13 contre
- et 10 abstentions, dont celle du Royaume-Uni.
C'est cette résolution imposée par les grandes puissances de l'époque qui porte la responsabilité de
la Nakba (désastre palestinien) et de la majorité des problèmes du Moyen-Orient.
Il faut rappeler qu'à cette époque, une grande partie des peuples de la planète, dont les peuples arabes, n'étaient pas souverains et n'avaient donc pas voix au chapitre.
Toutes les manœuvres et pressions exercées par les grandes puissances occidentales auront été bonnes pour obtenir la majorité requise des deux tiers.
La résolution 181 crée :
° Un Etat juif sur 56, 47 % de
la Palestine pour 498 000 Juifs.
° Un Etat arabe sur 43,53 % du territoire pour 807 000 Palestiniens et 10 000 juifs, qui n'a jamais existé.
° Un régime de tutelle internationale pour Jérusalem avec 105 000 Palestiniens et 100 000 juifs.
Cette résolution jugée illégale et illégitime a toujours été dénoncée par l'ensemble du Monde arabe
car : 
° Le peuple le plus concerné par ce vote, le peuple palestinien, peuple autochtone dans toutes ses
composantes, n'a jamais été consulté sur le partage de sa terre ancestrale.
° Le Monde arabe étant encore largement colonisé et ne pouvant donc s'exprimer officiellement alors qu'il était tout autant concerné par le devenir de cette région n'a pu prendre part au vote.
° Et surtout l'ONU a outrepassé son rôle en créant artificiellement un Etat sur la terre d'un peuple qui
s'y accrochait désespérément  et continue encore aujourd'hui à s'y accrocher, avec le même désespoir.
 Le mandat britannique a pris fin la 14 mai 1948 et le lendemain, les sionistes ont proclamé unilatéralement l’Etat d'Israël.
En quelques jours les Palestiniens sont devenus minorité au sein d'une entité étrangère, sans changer
de lieu, sans avoir été consultés.
La fin du mandat colonial britannique annonçait leur aliénation existentielle. Comment auraient-ils pu
accepter passivement ce hold-up ?
Déjà avant mai 1948, les persécutions anti-palestiniennes, marquées par le massacre de Deir
Yassine dans la nuit du 9 au 10 avril où l'Irgoun de Beghin et le groupe Stern de Shamir massacrèrent plus de 300 civils endormis, entraînant  la fuite d'environ 300 000 personnes, sans qu'aucun pays
Arabe ne proteste.
380 villages furent comme Deir-Yassine rayés définitivement de la carte.
Après une tentative de trêve marquée par l'assassinat du médiateur de l'ONU, le Comte Bernadotte, par le groupe Stern, la première guerre Israélo-arabe consacrait la victoire d'Israël, les pays arabes
préférant signer des armistices séparés en n'acceptant que des frontières de fait.
La défaite arabe a permis à l'Etat juif de s'agrandir et a redessiné une nouvelle configuration de
la
Palestine
:
- L'Etat d'Israël avec 12 % de Palestiniens restés sur
place ;
- Une Palestine sous influence égyptienne (
la Bande de Gaza)
- Une Palestine annexée à
la Transjordanie dans le royaume hachémite de Jordanie ( la Cisjordanie).
 Ces deux morceaux de Palestine s'appelleront dorénavant  et durant de nombreuses années
"Territoires occupés".
La Palestine ancestrale a été atomisée, ses habitants exilés sur leurs propres terres, dotés du statut de réfugiés, assistés par l'UNRWA (organisme d'assistance des Nation Unies pour les réfugiés), parqués dans des camps  concentrationnaires à Gaza ou en Cisjordanie qui en
accueillent près de 700 000.
Dès lors, on distingue les Palestiniens de l'intérieur ceux des territoires occupés en 48, ceux des
territoires occupés en 67 et ceux de l'extérieur (les réfugiés, auxquels on peut ajouter la diaspora
disséminée dans le Monde arabe, eu Europe et aux USA ou ailleurs).
Le 11 mai 1949 Israël est admis au sein de l'ONUet est à ce jour, le seul Etat devenu membre sans avoir eu à déposer une carte de ses frontières. Il contrôle environ 80 % de
la Palestine et rejette immédiatement  l'internationalisation de Jérusalem votée par l'ONU.
Dans le même temps, en application de la "loi du retour", les Juifs, n'ayant jamais eu aucune attache
avec cette terre, qui s'installent sont automatiquement naturalisés, alors que les "réfugiés" (nouveau nom des Palestiniens) qui y sont nés n'ont pas le droit d'y revenir.
Les Palestiniens n'ont jamais accepté cet état des lieux et ont toujours organisé la résistance à
l'occupation avec obstination et détermination par des actions fortes et spectaculaires selon les
conjonctures.
Si nous voulons nous engager sur la proposition d'un seul Etat démocratique sur la terre historique de
Palestine, il faut avant tout dire que nous soutenons ceux qui  veulent décoloniser toute
la Palestine et
donc démanteler les structures d'Israël afin de reconstruire ensemble une nouvelle entité.
Il faudra aussi nous poser des questions sur le démantèlement des colonies et de ces horribles routes
de contournement qui zigzaguent entre les champs, les villages et les maisons palestiniennes.
*  La résistance palestinienne
Cette résistance a toujours existé. Mais elle ne n'apparaissait pas dans nos lucarnes, puisque le
peuple palestinien était nié dans son existence, donc sa résistance ne pouvait qu'être traitée d'inexistante et forcément de terroriste. L'Intifada de 1987, et le soulèvement de l'ensemble de la population, les enfants lanceurs de pierres, les femmes largement engagées dans l'autosuffisance alimentaire, les familles boycottant les produits israéliens, organisant les entraides, les grands-mères et grands pères soutenant l'infrastructure de la résistance ont donné une autre image  de ce peuple spolié depuis si longtemps.
Les accords d'Oslo, comme tous ceux qui ont suivi, y compris l'arlésienne de Genève, que nous n'avions pas soutenue, ont été une énième tentative de soumettre la résistance.
L'Intifada Al Aqsa est certainement plus organisée et différente.
La résistance prend aujourd'hui plusieurs formes.

Nous devons la soutenir globalement et dans toutes ses composantes, car elle est juste.  Et résister à
l'occupant est non seulement un droit mais aussi un devoir.
Nous comprenons fort bien que les attaques-kamikazes puissent
choquer quelques-uns, mais elles ne sont certainement pas plus choquantes que les F16, les missiles envoyés dans les maisons ou l'assassinat de Cheikh Yassine dans sa chaise roulante.
Nous n'avons pas à critiquer la forme de résistance que choisissent les Palestiniens et surtout pas à
accepter qu'elle soit traitée de terroriste

*  Les réfugiés palestiniens
Intervenir pour un Etat unique en Palestine, implique forcément d'exiger le droit au retour de tous les
réfugiés. La résolution 194 adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 11 décembre 1948
spécifie dans son paragraphe 11 : "Il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans
leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, que des indemnités doivent être
payées au titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers ou pour tout bien perdu et endommagé". 
Cette résolution pourtant acceptée par Israël pour pouvoir accéder à l'ONU n'a jamais été appliquée.
Encore aujourd'hui, après 60 ans d'errances des réfugiés et plusieurs guerres subies par le peuple
palestinien, l'Etat juif refuse toujours d'en discuter.
Actuellement, selon l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine
(UNRWA) organisation crée en 1949, les réfugiés Palestiniens et leurs descendants sont au nombre, de l'ordre de trois  millions et demi de personnes dont 30 % vivent dans des camps. Le sort de ces réfugiés constitue depuis plus d'un demi-siècle le plus grand problème humanitaire jamais résolu, la honte des Nations Unies et de
la Communauté  internationale et surtout un problème de sécurité majeure, ayant eu des répercussions régionales énormes et jouant un rôle central pour la paix dans le
Moyen-Orient. Ce problème s'est encore accentué depuis la colonisation de l'Irak, vu que les Palestiniens qui s'étaient intégrés dans la  population irakienne ont été ramenés dans des camps et
revivent, sous domination US, dans le plus complet dénuement.

* Les Prisonniers palestiniens
Nous devons aussi soutenir la campagne lancée par les associations palestiniennes pour
la Libération desprisonniers.  Dans un rapport (2/2004) de Nadi al-asiral-filistini (Club du prisonnier palestinien) :
7254 Prisonniers dispersés dans 15 prisons israéliennes,
311 prisonniers jugés à la peine de prison à vie et
319 dont la peine dépasse 15 ans de prison.
Parmi ces prisonniers se trouvent beaucoup de femmes et d'enfants.
Si certains Palestiniens du Fatah ont été libérés, pour services rendus par le Président Mahmoud Abbas, d'autres résistants qui n'acceptent pas la reddition ont été emprisonnés , et... les prisons sont toujours pleines.


*  Le désarmement d'Israël devient urgent
N'oublions pas qu'Israël possède des armes de destruction massive L'armement nucléaire israélien a
été dénoncé dès 1986 par l' ingénieur israélien Mordechaï Vanunu, dans le "Sunday Times" des 5 et 12 octobre 1986.
Cet acte  courageux l'a fait croupir, durant18 longues années,  en  prison et au secret.  Secret qui
continue toujours après sa libération, car il est toujours en résidence surveillée et ne peut communiquer avec personne. C'est dans le complexe nucléaire de Dimona, planqué dans le désert du Neguev, ayant plusieurs étages
souterrains qu'Israël a produit une centaine d'ogives nucléaires. Ces ogives ont certainement quadruplé depuis lors puisque personne, ni dans la région, ni parmi les "pays qui veulent  donner des leçons au peuple iranien" ne s'en est inquiété.
Le silence officiel, la protection des autres puissances nucléaires, le barrage des informations
reste à ce jour total. L'usine est cachée dans le désert et produit des ogives nucléaires depuis 1966. Entre-temps, elle a certainement, d'après certains articles échappés dans une certaine presse israélienne, fabriqué des armes thermonucléaires d'une capacité suffisante pour détruire des villes
entières.
Nous savons aussi que l'armée israélienne utilise ponctuellement des gaz qui auraient des effets sur le système nerveux pour les personnes qui les inhalent.
Accusation sur laquelle s'était fondé  un journaliste de France culture pour mener une enquête dans
la Bandede Gaza. Nous avions déjà, lors d'un voyage en Palestine été confronté à ce genre de gaz qui puecomme des œufs brouillés et est d'une couleur jaunâtre
très bizarre. Ce ne sont certainement pas des gaz lacrymaux que nous connaissons bien, pour en avoir profité lors des manifestations. Les Palestiniens nous disaient que ce gaz faisait avorter les femmes enceintes et était responsable de l'étouffement des personnes âgées ou de ceux qui avaient des problèmes respiratoires.

Conclusion
Ce sont quelques bases sur lesquelles nous avons créé l'association "
La Pierre et L'Olivier "en 1990 et nous n'avons jamais transigé sur ces principes. Nous n'avons pas soutenu les accords d'Oslo ni aucun des suivants,  car nous sommes restés fidèles aux propositions de la charte de l'OLP  :  " Un Etat laïc et démocratique sur toute la terre de Palestine". Pour nous, cette charte n'a jamais été jugée caduque et reste toujours d'actualité. 
Nous savons que nous ne pourrons jamais renier ce que nous avons toujours défendu jusqu'à aujourd'hui. Nous ne comprendrons jamais, comment certaines associations et organisations se mobilisent pour la multi-culturalité en France et en Europe et exigent la séparation ethnique en Palestine.
Ginette Hess Skandrani
écologiste
novembre 2008


4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Une descente de l’armée israélienne recherchant des enfants ayant "jeté des pierres",

Voici, à propos des collégiens roués de coups et kidnappés dans leur collège à Hébron après une descente de l’armée israélienne recherchant des enfants ayant "jeté des pierres", le communiqué intégral de l’association Addameer (cf notre dépêche de ce matin).

COMMUNIQUÉ d’Addameer (ONG palestinienne pour les droits de l’homme)

Comment les forces d’occupation israéliennes ont pris d’assaut un collège d’Hébron et enlevé huit élèves.

Le 30 octobre 2008, à 10h15 l’armée israélienne a pris d’assaut le Collège technique de Palestine dans le camp de réfugiés d’Aroub, à Hébron, et a arrêté des élèves dans différentes classes. Les élèves ont eu les yeux bandés, ont été enchaînés, battus à plusieurs reprises, giflés, et et leur corps a fait office de punching ball. Puis on les a emmenés eu centre de rétention militaire de Gush Etzion. A 21 h, deux des garçons ont été relâchés mais huit d’entre eux sont toujours en détention. Aucun des garçons n’a plus de 16 ans.

Hatem est professeur au Collège Technique de Palestine. Il déclare que le 30 octobre 2008 vers 10h15 les Forces d’occupation israéliennes sont arrivées au collège dans quatre jeeps militaire. Hatem était le seul professeur présent dans la cour de récréation à ce moment-là. L’un des soldats lui a gueulé "Où sont les garçons qui ont jeté des pierres ?". Hatem a répondu au soldat que la journée scolaire débute à 8h et finit à 14h30, si bien que tous les enfants étaient à l’intérieur de leur classe. Le soldat l’a alors flanqué par terre et a ordonné à d’autre soldats de perquisitionner le collège. Une dizaine de soldats est entrée dans le collège. Ils balançaient des coups de pieds dans les portes et entraient dans les classes où les enfants étaient en plein cours. Ils ont fermé la porte et l’un des soldats s’est mis à tabasser un élève très visiblement handicapé, assis au premier rang. Les soldats ont insulté les garçons puis rudoyé un des étudiants, MD. L’un des soldats a agrippé MD et a hurlé "C’est toi le garçon qui a lancé des pierres". MD a été arrêté avec six autres garçons. Puis les soldats sont entrés dans une autre salle de classe et ont arrêté au hasard des élèves. Ils visaient plutôt ceux qui portaient des vestes noires. Après les soldats ont emmené tous ces garçons dans la cour de récréation et ont interdit aux professeurs de parler aux élèves.

Les soldats ont ensuite tabassé un des étudiants, RB, en le frappant en plein visage et en lui balançant des coups de pieds dans la tête. Hatem a voulu l’aider, mais le soldat l’a menacé de l’abattre. Ensuite, ils ont tiré des grenades assourdissantes et des balles réelles dans la cour de récréation. Les soldats continuaient à tabasser certains des élèves arrêtés. Hatem déclare qu’il entendait les étudiants hurler sous les coups, mais on l’a empêché de faire quoi que ce soit pour les aider. Le directeur du collège a appelé une ambulance ; mais elle a été retardée à cause des soldats qui bloquaient l’entrée du camp. Les soldats ont bandé les yeux de 19 élèves, les ont enchaînés et forcés à s’asseoir en bas de la tour militaire de l’entrée du camp de réfugiés. Au bout d’un quart d’heure les soldats ont relâché neuf élèves.

Témoignage d’un élève de 16 ans reçu par Firas Sabbah, avocat d’Addameer, le 3 novembre 2008 au Centre Militaire de détention de Gush Etzion :

Mon nom est RB. Je suis né le 26 octobre 1992. Je suis étudiant en classe de seconde au collège technique de Palestine, où j’étudie l’agriculture. Le 30 octobre 2008 je suis allé comme d’habitude en classe. Je devais passer un examen dans la journée. Vers 10h30 j’ai vu avec terreur des soldats faire irruption dans la salle de classe. Ils ont arrêté au hasard mes copains. Puis le soldat m’a dit de sortir de la classe.

J’ai été emmené dans la cour de récréation de l’école. Quand un des soldats a vu que je le regardais, il m’a attrapé par la tête et giflé. Il m’a dit de garder la tête baissée. Après cela, il nous a fait mettre en un seul rang, et nous avons été obligés de marcher l’un après l’autre vers la tour militaire. J’ai perdu ma place dans le rang et le soldat m’a frappé aux jambes et m’a balancé des coups de pieds. Un autre soldat m’a battu jusqu’au moment où nous avons atteint l’entrée du camp de réfugiés. Après quoi, le soldat m’a regardé en se marrant et quand je l’ai regardé il m’a giflé et battu tellement fort au niveau du thorax que j’en ai eu le souffle coupé. Je suis tombé par terre et il a continué à me battre. Après environ trois heures on m’a bandé les yeux, enchaîné, et poussé dans une jeep militaire. Le bandeau sur mes yeux a glissé pendant que je montais dans la jeep et du coup j’ai été encore frappé.

L’audience au tribunall

Le 6 novembre 2008 les huit enfants ont été emmenés au tribunal militaire d’Ofer. Ils ont été détenus pendant huit jours jusqu’à ce qu’on les défère devant le tribunal. Tous les garçons étaient accusés d’avoir jeté des pierres en dépit du fait que les preuves ne sont construites que sur les témoignages de trois soldats seulement. Au cours de cette première audience, la détention des garçons a été prolongée jusqu’au 11 novembre 2008. Leur défenseur, Mahmoud Hassan, avocat d’Addameer, a fait valoir que ces enfants sont détenus avec des adultes dans un établissement pour adultes ce qui est une violation patente des lois internationales. Le 28 octobre 2008, cet avocat avait réussi à obtenir la libération de deux garçons de 14 ans arrêtés dans leurs maisons de Beit Ummar le 9 octobre 2008, puis libérés contre caution de 8OOO nouveaux sheckels israéliens (environ 2111 $). C’est la première fois dans l’histoire d’Addameer, qu’un juge militaire avait accepté de relâcher des enfants au motif que leur détention avec des adultes est illégale. Mais, cette fois-ci, le juge militaire a rejeté l’argument de Me Hassan et a ordonné que les garçons restent détenus jusqu’à la fin du procès. Me Hassan a fait appel de cette décision et réclamé la libération sous caution des garçons.

Le résultat de ce dernier appel sera entendu au Tribunal militaire d’Ofer le 20 novembre prochain. Le 14 décembre 2008 le Tribunal commencera l’audition des témoins.

Déclaration d’Addameer

Addameer condamne avec force la brutalité et la punition collective infligée à ces écoliers et leur détention prolongée sans preuves. La Convention des Droits de l’Enfant établit des principes et des règles universellement reconnus comme les droits minimaux des enfants. Le principe fondamental en est que la privation de liberté, si elle doit être utilisée, ne doit l’être qu’en dernier recours et pour une période appropriée, aussi courte que possible (art. 37 (b) CRC). Ce n’est clairement pas le cas pour ces huit garçons. Il faut souligner que, selon la Convention, tout enfant sans aucune exception, a le droit de bénéficier de ces principes.

 Selon l’ordonnance 132 de l’armée israélienne, les enfants palestiniens sont traités comme des adultes et sont jugés et condamnés par les tribunaux militaires israéliens. Les ordonnances de l’armée israélienne sont appliquées aux enfants palestiniens, alors que la législation sur les mineurs considère les enfants israéliens de moins de 18 ans comme des mineurs

Addameer demande à la communauté internationale d’exiger qu’Israël respecte la loi internationale et traite les moins de 18 ans comme des enfants. De plus Addameer appelle la communauté internationale à faire pression pour que les forces israéliennes d’occupation cessent immédiatement les arrestations d’enfants palestiniens dans les territoires palestiniens occupés.

(Traduit par Carole SANDREL)

CAPJPO-EuroPalestine

Publié le 19-11-2008
http://www.europalestine.com/spip.php?article3487


4-2 «Le sionisme égale racisme - Israël égale apartheid».

Communiqué d´Ittijah à propos de la déclaration d´Israël de boycotter la deuxième conférence de Durban
Appel à la protection du droit palestinien et à la mobilisation internationale pour le boycott d´Israël en tant que régime colonial et raciste.
L´annonce de la ministre Israélienne des Affaires Étrangères pour le boycott de la deuxième Conférence de Durban pour la lutte contre le racisme, n´est qu´une comédie et un chantage fait aux Etats du monde entier et du Conseil des droits de l´Homme des Nations Unies.

L´objet de cette manœuvre c´est d´écarter toute tentative qui mettrait en accusation l´Etat d´Israël en tant qu´entité raciste et coloniale.

 C´est aussi un chantage à l´antisémitisme afin de faire taire l´opinion publique internationale qui soutient le Droit palestinien, s´oppose aux crimes contre l´humanité commis par Israël et rejette toute référence à caractère raciste : un Etat juif pour les juifs. .
La deuxième Conférence de Durban organisée par le Conseil des Droits de l´Homme de l´ONU à Genève en avril 2009, fera le bilan de la situation de la lutte contre le racisme dans le monde depuis la première Conférence de Durban en 2001.
Il est à rappelé que l´Etat d´Israël figure en bonne position parmi les pays qui connaissent une évolution constante et significative d´un racisme colonial, structurel, officiel et populiste, légalisé.
La déclaration de Tzipi Livni est un appel officiel de l´Etat d´Israël lancé aux organisations sionistes mondiales pour une coalition qui tend à discréditer et à porter atteinte à la légitimité de
la Conférence de Durban. Et par anticipation, une tentative pour éluder toute velléité d´appel aux sanctions contre Israël et à son boycott.
L´Union des associations civiles arabes - Ittijah, qui jouit d´un statut consultatif auprès de l´ONU, joue un rôle actif dans la constitution d´une alliance d´ONG palestino- arabes, régionales et internationales pour tenter d´influer sur le déroulement de la conférence et appeler à prendre des sanctions contre Israël. Il serait illusoire, sans une position conjointe palestinienne, arabe et internationale, de faire barrage aux dictas d´Israël et de leur allié de toujours les Etats-Unis.
Ittijah met également en garde, comme lors de la première conférence de Durban, contre la position complice de l´UE à l´égard d´Israël dans sa politique raciale et d´occupation au détriment des palestiniens.
L´Union des associations arabes qui tente de créer la plus large coalition palestiniene- arabe et internationale, appelle les organisations de la société civile, les mouvements de solidarité internationale, les mouvements de boycott, les mouvements contre la normalisation avec Israël, ainsi que toutes les forces politiques, syndicales, non gouvernementales, laïques et religieuses, et les organisations des communautés palestiniennes à se coordonner, à se partager le travail et à soutenir l´initiative lancée par la société civile palestinienne dans la patrie et dans la diaspora afin de boycotter Israël, lui imposer des sanctions, l´assimiler à une entité coloniale et raciste, et assimiler le sionisme au racisme. C´est le slogan qui a présidé les travaux de la première Conférence de Durban « le sionisme égale racisme - Israël égale apartheid ».



5 Analyse - Géopolitique et stratégie

5-1 K. Selim : Scandale absolu

Gaza vu par le Quotidien d'Oran

Gaza est étranglée, affamée...

On entend bien Ban Ki-moon et les gens de l'UNRWA s'inquiéter, on n'entend pas les pays arabes se bouger et faire le minimum.

C'est un écœurement silencieux qui étreint les opinions publiques dans le monde arabe.
Pourquoi s'occuper à dénoncer Israël, ennemi déclaré des Palestiniens, quand les Etats arabes assistent, dans un silence complice, à l'étranglement des habitants de Gaza ? Comment comprendre, au nom d'un prétendu refus de la « politique de la chaise vide », que Mahmoud Abbas rencontre Ehud Olmert alors que les gens de Gaza sont mis dans une précarité absolue ? Le différend politique substantiel qui existe entre le Fatah et le Hamas ne peut justifier que le chef officiel de l'Autorité palestinienne fasse fi des souffrances des Palestiniens pour participer à une énième rencontre qui n'apporte rien. Qui n'empêche pas Israël de rompre unilatéralement la trêve en lançant un raid meurtrier sur Gaza, ni même de décider des extensions des colonies. De quoi peut parler -le mot négociation étant totalement déplacé - Mahmoud Abbas avec Ehud Olmert ? De la manière d'affaiblir le Hamas ? Si c'est le cas, la dérive aura atteint des limites intolérables. 
Car il ne s'agit pas du Hamas, de son organisation politique et de ses choix. Il s'agit des Palestiniens de Gaza, des enfants, des femmes et des hommes qui risquent de mourir de faim et d'absence de soins. Il n'y a plus matière à « politique » dans ces conditions où le droit élémentaire à la vie est menacé. Il y a encore moins de place à des rencontres de complaisance avec les auteurs directs de la situation intolérable imposée aux Palestiniens de Gaza. Quoi de plus ridicule que d'apprendre que l'Autorité palestinienne a acheté des placards publicitaires dans les journaux israéliens pour vanter le plan de paix arabe. 
L'attitude des responsables arabes, dans laquelle il faut inclure sans hésitation la fantomatique Autorité palestinienne, est un scandale absolu. Il est étrange de constater que Mahmoud Abbas parle d'élections, alors que l'urgence absolue est d'ameuter le monde de la menace de mort massive qui plane sur Gaza. Il est intolérable d'apprendre, selon le journal koweitien Al-Seyassah, que des monarchies du Golfe pourraient apporter une « assistance » de l'ordre de 290 milliards de dollars aux Etats-Unis pour les aider à faire face à la crise financière, sans qu'on les entende dire que la coupe de la barbarie est pleine à Gaza. 
Jusqu'où ce monde arabe des officiels ira-t-il ? Pourquoi l'Egypte, comme le souhaite pratiquement toute sa population, ne casse pas le siège criminel qui est imposé aux Palestiniens ? Que craignent-ils ? Ont-ils besoin d'une couverture autre que celle de leurs opinions ? Que peuvent-ils avoir de plus que les déclarations du sous-secrétaire général de l'ONU chargé de la coordination des affaires humanitaires, John Holmes, qualifiant les « mesures qui augmentent les difficultés et les souffrances de la population civile de la bande de Gaza dans son ensemble d'inacceptables et devant cesser immédiatement ». 
Vraiment, il n'y a pas de mot pour qualifier l'attitude des responsables arabes. Aucun mot n'est suffisant... 


5-2 Situation des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

(Par Richard Falk, rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens )

 Le présent rapport, qui est le premier soumis par Richard Falk, porte sur le respect des normes internationales humanitaires et relatives aux droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés par Israël depuis 1967, au cours du premier semestre 2008. Une attention particulière y est accordée aux conséquences d’une occupation prolongée durant laquelle les directives de l’ONU relatives au respect des droits reconnus par la loi ont été systématiquement ignorées.

Il est également pris note de l’entreprise liée à la relance du processus de paix lors du sommet d’Annapolis de décembre 2007, en particulier du fait que l’on comptait qu’Israël gèlerait l’expansion des colonies et assouplirait les restrictions à la circulation imposées en Cisjordanie. Il est décourageant de constater que les faits montrent que les colonies se développent et que de nouvelles restrictions sont imposées en Cisjordanie.

Il est en outre fait état de la violation du droit international humanitaire liée à l’existence du mur de séparation, et des victimes palestiniennes, notamment parmi les enfants, en conséquence du recours excessif des Israéliens à la force pour mettre fin à des manifestations non violentes. L’attention est par ailleurs appelée sur les exactions commises par Israël aux points de passage de la frontière, le harcèlement et les agressions dont sont victimes les journalistes palestiniens étant particulièrement préoccupants. Le rapport porte essentiellement sur la crise en matière de soins de santé, spécialement à Gaza.

Le Rapporteur spécial déplore qu’Israël n’applique pas les recommandations de la Cour internationale de Justice, que l’Assemblée générale a faites siennes, et appelle à une définition plus claire des droits du peuple palestinien en recommandant que l’Assemblée générale recueille un avis juridique sur la mesure dans laquelle l’occupation met en danger la réalisation du droit des Palestiniens à l’autodétermination 

24 novembre 2008

Sur :http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5161


Palestine,Israël,Olmert,Obama,Gaza,Bush,Hamas,Fatah,livni

N°401- Dossier de Palestine - 26-11- Fin - Des Européens brisent le blocus.

N°401- Dossier de Palestine - 26-11- Fin - Des Européens brisent le blocus.                                                       



Dossier de Palestine


5 Analyse - Géopolitique et stratégie    - Fin -

5-3 Dori Gold : Palestine : Les enfants délibérément pris pour cibles.

5-4 Salama A. Salama : Des Européens brisent le blocus.

6 Annexe

6-1 Yrom : Obama, l’Afrique et le Monde.

6-2 Jean Ziegler : "La haine de l’Occident"

A lire absolument 


5-3 Dori Gold : Palestine : Les enfants délibérément pris pour cibles.

Interview de Dori Gold par Medialens
Dans l’après-midi du 28 février 2008, un groupe de garçons palestiniens jouaient au foot sur un terrain prés de chez eux dans la bande de Gaza. Vers 15h30, un avion israélien a tiré un missile vers les enfants. Quatre ont été tués sur le coup et trois autres ont été grièvement blessés. Les quatre garçons morts s’appelaient Omar Hussein Dardouna, 14 ans, Dardouna Deib Dardouna, 12 ans, Mohammed Na’im Hammouda, 9 ans, et Ali Munir Dardouna qui avait tout juste 8 ans.

Une enquête menée sur le terrain par des militants des droits de l’homme palestiniens a conclu qu’il n’y avait aucune présence de résistance palestinienne dans les environs au moment du tir et que les enfants « devaient être clairement visibles de l’avion (israelien) qui a tiré le missile ».
De tels cas sont nombreux. Une nouvelle étude du Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme (PCHR) indique que 68 enfants ont été tués à Gaza entre juin 2007 et juin 2008 (1). Au cours de la même période, 12 enfants furent tués par les forces israéliennes en Cisjordanie. Le rapport souligne « le ciblage délibéré de civils, y compris d’enfants » (2).
Depuis la deuxième Intifada, qui fut déclenchée en septembre 2000, les forces israéliennes ont tué 859 enfants dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Le nombre d’enfants tués a brutalement augmenté au cours du premier semestre de 2008, principalement à cause d’une opération militaire israélienne de grande envergure dans la bande de Gaza. L’assaut, baptisé « opération chaleur d’hiver », fut lancée en février 2007. Les israéliens ont tué plus d’enfants (47) dans la bande de Gaza au cours des quatre premiers mois de 2008 qu’au cours de toute l’année 2007 (32 enfants). Un total de 110 civils firent tués durant l’opération en février-mars 2008. (3)
Le site internet « Remember These Children » signale que depuis le 29 Septembre 2000, 123 enfants israéliens ont été tués par des Palestiniens et 1.050 enfants Palestiniens ont été tués par les Israéliens. (4)
La plupart des enfants tués au cours des dernières années dans la bande de Gaza l’ont été par des bombardements, des missiles sol-sol, ou des missiles air-sol. L’enquête palestinienne souligne qu’Israël a « systématiquement bombardé soit à l’intérieur des zones résidentielles soit dans leur proximité immédiate, y compris des écoles et des zones proches des écoles. » Israël recourt à « une force disproportionnée et excessive dans les Territoires Palestiniennes Occupées, sans égard pour les civiles, y compris les enfants. »
Mais le rapport révèle encore pire. Il conclut que les forces Israéliennes « visent délibérément les civils désarmés, y compris les enfants, dans le cadre de leur politique de punition collective infligée à l’ensemble de la population civile palestinienne ».
Le rapport du groupe de défense des droits de l’homme se conclut par :
« Il existe un faisceau convergent d’éléments qui indiquent que les forces Israéliennes tuent délibérément des enfants en représailles de morts israéliens, civils ou membres des forces israéliennes, ce qui constitue un crime de guerre ». (5)
Selon le droit international, les enfants sont particulièrement protégés pendant les conflits armés. Ceci inclut une occupation militaire comme celle des territoires palestiniens par Israël. Une protection légale est garantie par le 4eme Convention de Genève de 1949 ainsi que
la Convention des Nations Unies sur le Droit des Enfants, signé par Israël en 1991.
Cette protection fut renforcée par le Protocole sur les Enfants dans les Conflits Armés. Le protocole stipule que « les droits des enfants doivent être particulièrement protégés » et condamne « le ciblage des enfants lors de conflits armés et l’attaque directe contre des objets protégés par le droit international, dont les lieux habituellement fréquentés par les enfants, tels que les écoles et les hôpitaux ». Israël a signé le protocole le 14 novembre 2001 (6) mais ne cesse d’en violer les termes.
Et enfin, le rapport souligne qu’Israël n’a jamais mené d’enquête sur l’assassinat de civils désarmés, y compris d’enfants. Dans les rares cas où une enquête a été menée, elle l’a été par les forces armées israéliennes elles-mêmes. Ces enquêtes se concluent systématiquement par un non-lieu et un simulacre de justice.
Tandis qu’Israël continue de tuer des civils désarmés en toute impunité, la communauté internationale s’abstient d’exercer des pressions suffisantes sur Israël pour mettre un terme à l’assassinat de civils en enfants palestiniens. Ces assassinats devraient être dénoncés par ceux de la communauté internationale qui, en tant que signataires de la 4eme Convention de Genève, sont dans l’obligation de prendre des mesures afin de protéger les civils désarmés des attaques israéliennes.
Comme le fait remarquer le PCHR : « la vie d’un enfant palestinien est aussi sacrée que celle d’un enfant israélien, européen ou de n’importe quel autre enfant dans le monde ».
Réaction minimum de la part des média complaisants
Le rapport du PCHR est choquant. Guy Gabriel, conseiller auprès de Arab Media Watch, basée à Londres, nous a dit que le groupe était « une organisation crédible avec une bonne réputation, et mieux placée que beaucoup – en termes d’emplacement géographique, de ressources et de soutien – pour nous informer sur la situation à Gaza. » (7) Le journaliste John Pilger a répondu que « le PCHR, selon mon expérience, est une organisation dont les chiffres sont très fiables. » (8)
Ce groupe de défense des droits de l’homme, d’une réputation fiable, a fournit des éléments incontestables qui démontrent une stratégie délibérée de l’armée israélienne qui consiste à cibler les civils palestiniens, « y compris les enfants ». Dans d’autres circonstances, une telle nouvelle aurait fait la une des journaux. Ce n’est malheureusement pas le cas. Dans toute la presse Britannique (et autres, évidemment – NDT), ce qu’est qu’un grand, un énorme, silence.
La seule exception que nous avons trouvée a été un article de 400 mots publié dans The Guardian le jour de parution du rapport. Selon Rory McCarthy, « une organisation palestinienne déclare qu’Israel a tué 68 enfants à Gaza cette année » (9)
Comme l’a souligné McCarthy, « Un éminent groupe palestinien de défense des droits de l’homme déclare détenir des preuves que l’assassinat de 68 enfants dans la bande de Gaza au cours du premier semestre de cette année est le résultat d’un recours à une « force disproportionnée et excessivement létale » par l’armée israélienne. »
Cet article n’était pas de trop. Malheureusement, il ne fait pas mention d’un élément crucial, à savoir qu’il s’agit d’une politique délibérée de la part de l’armée israélienne qui consiste à viser des civils, y compris des enfants. Dans son article, McCarthy dit qu’il n’a pas pu obtenir la réaction d’un officiel israélien (c’était un jour de fête religieuse juive). Il se contenta alors d’insérer la dénégation Israélienne standard : « Dans le passé, Israël a constamment défendu ses actions militaires à Gaza, en affirmant que les civils ne sont pas intentionnellement ciblés et en faisant remarquer que souvent les militants palestiniens ouvrent le feu à partir de zones civiles. »
Le 27 Octobre 2008 nous avons écrit à McCarthy pour le féliciter pour son article. Nous avons souligné l’idée centrale du rapport, sans cesse répétée – confirmée par de multiples témoins oculaires – qu’Israël cible délibérément des civils et des enfants. Nous lui avons demandé pourquoi son article ne faisait pas mention de cette conclusion du rapport. McCarthy n’a pas répondu à notre courrier, ni à un deuxième courrier envoyé le 29 Octobre.
Pour ce qui concerne
la BBC, « objective » et « impartiale », elle semble avoir joué son rôle habituel, à savoir protéger les puissants. Au vu de l’absence de toute mention du rapport dans les titres de ses journaux et sur son site Internet, on ne peut que conclure que la BBC a décidé d’enterrer les conclusions de ce rapport. Pour ce que nous avons pu voir, le même silence honteux règne chez ITN et Channel 4 (chaines TV britanniques – NDT).
Par contraste, Al Jazeera diffusa un reportage de 3 minutes, dont le témoignange poignant d’une mère. Il y avait aussi des images émouvantes d’enfants blessés et traumatisés, dont un qui a vu son père se faire tuer par un missile israélien. (10) Dans ce reportage, Hamdi Shokri, du Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme, souligna : « Nous avons suffisamment d’éléments pour pouvoir affirmer qu’il y a eu un plan délibéré pour cibler et tuer des enfants. »
Nous avons écrit à Jeremy Bowen, le correspondant de
la BBC au Moyen-Orient, le 26 octobre 2008. Nous lui avons demandé pourquoi la BBC n’avait rien fait pour publier ce rapport explosif. Pourquoi la BBC n’a-t-elle pas révélé la pratique délibérée d’Israël de viser les enfants ? En clair, pourquoi la BBC ne fait pas mieux son travail pour couvrir les événements dans les territoires occupés ? Bowen n’a pas répondu.
Greg Philo, du Glasgow Media Group de renommée mondiale, a récemment chargé (l’agence de recherche) YouGov de sonder 2068 adultes britanniques pour leur demander s’ils pensaient qu’il fallait donner plus de temps de parole dans les média à la version palestinienne, plus à la version Israélienne, ou le même pour les deux. 72% ont répondu que le temps devait être également réparti, et ceux qui pensaient que le point de vue palestinien devait être plus avantagé étaient deux fois plus nombreux que ceux qui pensaient qu’il fallait favoriser Israël. Le chiffre incroyable de 95% se déclaraient insatisfaits du traitement de l’information par les média.
Les silences et les omissions persistantes dans la couverture des événements au Moyen-Orient sont les symptômes d’un profond parti-pris qui empêche l’opinion publique de connaitre la véritable gravité des atteintes aux droits de l’homme commises par Israël. On n’entend pour ainsi dire jamais parler des « tabassages indiscriminées, de gaz lacrymogène, et les tirs contre les enfants », comme indiqué dans une étude de mille pages de Save The Children. L’age moyen des victimes est de 10 ans ; la majorité d’entre eux ne lançaient même pas de cailloux. Dans 80% des cas où les enfants ont été touchés par balles, l’armée Israelienne a empéché les victimes de recevoir des soins médicaux. Le rapport conclut que plus de 50.000 enfants nécessitent des soins médicaux pour blessures, dont des blessures par balles, inhalation de gaz lacrymogène et multiples fractures.
En 1989, un bulletin de
la Ligue Israélienne pour les Droits Humains et Civiques, intitulé « Meurtre délibéré », signala le ciblage des enfants palestiniens meneurs. L’armée israélienne et des tireurs d’élite des « unités spéciales » avaient « soigneusement choisi » les enfants sur lesquels ils allaient tirer en visant la tête ou le cœur. D’autres éléments, provenant des groupes de défense des droits de l’homme israéliens et la presse israélienne, soulignent le recours intensif à la torture, comme le tabassage brutal ou les chocs électriques, contre des détenus, y compris des enfants. (12)
Amnesty International a aussi signalé que des groupes de civils palestiniens, dont des enfants, ont été « à de nombreuses occasions, délibérément l’objet de cibles ». Des soldats israéliens eux-mêmes ont avoué qu’ils avaient délibérément tiré et tué des civils désarmés, parmi eux des enfants. (13) Pendant de nombreuses années, Amnesty International a publié et condamné les atteintes aux droits de l’homme par Israël contre les Palestiniens des territoires occupés. La majorité de ces atteintes constituent des violations graves de
la Quatrième Convention de Genève et par conséquence sont des crimes de guerre. (14)
Si c’est Israel, ce n’est pas du terrorisme.
Dans un documentaire de 2002, « Palestine Is Still The Issue », John Pilger interviewa Dori Gold, qui était à l’époque un haut conseilleur auprès du Premier Ministre Israélien. Pilger lui demanda pourquoi Israël ne condamnait jamais ses propres responsables pour leurs actes terroristes comme il condamnait les actes terroristes contre Israël.


John Pilger : Lorsque ces désormais célèbres Israéliens (Menachem Begin, Yitzak Shamir and Ariel Sharon) commettaient des actes de terrorisme, juste avant la naissance de l’état d’Israël, vous auriez pu leur dire « rien peut justifier vos actes et toutes ces vies perdues ». Et eux vous auraient répondu que si, leurs actes étaient justifiés. Quelle est la différence ?

Dori Gold : Pour ce qui concerne la communauté internationale, je crois que nous sommes arrivés à un point d’accord global. Je crois qu’après le 11 Septembre le monde s’est réveillé brutalement. Parce que le terrorisme d’aujourd’hui n’est plus celui du terroriste fou, de l’anarchiste qui lance une bombe au milieu de la foule pour faire valoir son point de vue. Le terrorisme va se transformer pour passer du terrorisme actuel, sous la forme non-conventionnelle, vers un terrorisme nucléaire. Et il nous faut éliminer cette menace avant qu’il ne soit trop tard. Donc, que l’on parle de la lutte ici entre Israeliens et Palestiniens, de l’Irlande du Nord, du Sri Lanka ou de toute autre endroit du monde où le terrorisme s’exprime, toutes les démocraties doivent s’engager globalement pour éliminer cette menace. Point final.

JP : Est-ce que cela concerne le terrorisme d’état ?

DG : Aucun pays n’a le droit de s’en prendre délibérément à des civils, pas plus qu’une organisation quelconque.

JP : Qu’en est-il du terrorisme Israélien ?

DG : Il faut faire très attention avec le terme de terrorisme. Le terrorisme signifie que l’on cible délibérément des civils, que l’on mène une sorte de guerre contre eux. C’est cela le terrorisme contre les écoles, les cafés, les centres commerciaux israéliens. Israël cible, dans la mesure de ses capacités, les organisations terroristes palestiniennes.

JP : D’accord, mais lorsqu’un sniper israélien tire sur une vieille dame qui marche avec une canne et qui tente de se rendre à l’hôpital pour sa chimiothérapie, cela s’est produit dans un cas sous les yeux de la presse internationale - et franchement je pourrais passer la journée à vous énumérer des cas semblables – n’est-ce pas du terrorisme ?

DG : Je ne connais pas le cas dont vous parlez, mais je suis convaincu d’une chose. Un Israélien qui vise – y compris un sniper – vise celui qui est engagé dans une activité terroriste. Malheureusement, comme dans toute guerre, il arrive que des civils soient tués par accident. Le terrorisme signifie placer délibérément un civil dans la ligne de mire.

JP : C’est justement ce que je viens de vous décrire.

DG : C’est ce que … Non. Je vous assure que ce n’est pas comme ça que ça s’est passé.

JP : Si, c’est comme ça que ça s’est passé. Et je crois que c’est là le problème, on a du mal à croire que le terrorisme puisse s’exercer des deux côtés. Votre définition du terrorisme est correcte, concernant les civils. Et les kamikazes sont des terroristes.

DG : si vous mélangez le terrorisme et le contre-terrorisme, si vous créez une sorte d’équivalence morale entre les deux, ça va poser un problème non seulement pour Israël mais pour l’ensemble de l’alliance occidentale. Parce que nous sommes tous menacés.

John Pilger conclut : « Il est difficile de distinguer le « contre-terrorisme » d’Israël du terrorisme tout court. Quelle que soit leurs cibles, ce sont les innocents qui sont visés. (15) »
(…)
Traduction VD pour le Grand Soir
http://www.legrandsoir.info
ARTICLE ORIGINAL
http://www.medialens.org/alerts/11/...
http://www.medialens.org/
(1) http://www.pchrgaza.org/files/ Pres...
(2) http://www.electronicintifada.net/ ...
(3) http://www.medialens.org/alerts/ 08... et http://www.medialens.org/alerts/ 08...
(4) http://rememberthesechildren.org/about.html
(5) PCHR, op. cit., p. 46
(6) PCHR, op. cit., p. 14
(7) Courrier électronique, 31 Octobre, 2008
(8) courrier électronique, 27 Octobre, 2008
(9) http://www.guardian.co.uk/world/200...
(10) Al-Jazeera, 22 Octobre, 2008 ; http://au.youtube.com/watch?v=PTzQO...
(11) Philo, ’More News, Less Views’, 30 septembre, 2008 ; http://www.gla.ac.uk/centres/mediag...
(12) Mike Berry and Greg Philo, ’Israel and Palestine - Competing Histories’, Pluto Press, London, 2006, pp. 86-87
(13) Ibid., p. 116.
(14) Ibid., pp. 60-61
(15) John Pilger, ’Israeli Terror’, http://www.johnpilger.com/ page.asp... ; ’Palestine Is Still The Issue’
documentaire : http://video.google.co.uk/ videopla... ;

 l’interview de Dori Gold commence à 34 mins 32 secs

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-11-20%2016:12:07&log=invites


5-4 Salama A. Salama : Les Européens brisent le blocus.
La Cour administrative a rendu un verdict obligeant les autorités égyptiennes à permettre aux caravanes de secours organisées par des ONG ou des députés de se rendre aux territoires occupés. Ce verdict implique, en plus de la vision juridique existant dans la Constitution et qui stipule la liberté de déplacement, une condamnation des procédures d’interdiction qui vont à l’encontre de la politique annoncée de l’Egypte, refusant que le peuple palestinien soit affamé.
Ce verdict a été prononcé dans un climat tendu apparu clairement dans les relations entre l’Egypte et le Hamas. Et ce, à cause de l’échec des efforts de conciliation adoptés par l’Egypte. En même temps, le navire qui transportait des députés européens et des activistes soutenant la cause palestinienne quittait Gaza. Ces activistes, dont des députés britanniques, un membre au Conseil des Lords et une ex-ministre au gouvernement de Tony Blair, ont réussi à briser le blocus israélien imposé à Gaza. Ils ont présenté aux habitants de la ville assiégée de grandes quantités de nourriture et de médicaments. Et ont également emmené avec eux un nombre d’étudiants et de malades qui étaient enfermés  à l’intérieur de la bande à cause de la fermeture du point de passage de Rafah.
Ce n’est pas la première fois que des activistes européens expriment de façon concrète leur compassion envers la situation inhumaine et illégale imposée à la bande de Gaza. La léthargie et le silence arabes ont de plus en plus renforcé la situation, même après qu’Israël eut interrompu
l’approvisionnement en combustibles et électricité. Toutes les pratiques
considérées comme des crimes de génocide. C’est la troisième fois en trois mois que des députés européens réussissent à briser le blocus, alors que les députés arabes n’ont pas bougé le doigt.
Les médias arabes, à part quelques rares exceptions, ont négligé les tentatives européennes de casser le blocus et ont atténué l’ampleur des pratiques israéliennes. L’objectif était peut-être de couvrir les rencontres et les pourparlers qui étaient effectués avec des responsables israéliens. Et ce en vue de reprendre ce qui était appelé les promesses d’Annapolis et les illusions d’Olmert qui lui sont tombées sur la tête après sa démission.
Dans des circonstances pareilles, il n’était pas bizarre de voir échouer le dialogue palestinien dans lequel le Hamas s’est retrouvé engagé sous la pression de nombreuses parties, dont les objectifs sont, de façon directe ou indirecte, communs. Ces parties sont Israël, l’Autorité palestinienne, les Etats-Unis et l’Egypte. Même si nous supposons que ce dialogue aurait pu créer un climat positif permettant de dépasser les différends palestiniens, son objectif essentiel est d’obliger le Hamas à
renoncer à son pouvoir à Gaza. Et par conséquent, à entrer dans l’axe des négociations auquel s’est engagé Abou-Mazen pour garantir le renouvellement de son mandat et anéantir totalement la résistance pour qu’elle n’ait plus en main ni missile ni fusil.
Le problème ne réside donc pas dans le fait que le Hamas suit un agenda régional (l’Iran), mais dans le fait que les autres parties suivent un agenda américain régional qui jusqu’à aujourd’hui a prouvé son inutilité.
Salama A. Salama

Al-Ahram Hebdo 

Semaine du 19 au 25 novembre 2008, numéro 741
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2008/11/19/opin2.htm



6 Annexe

6-1 Yrom  : Obama, l’Afrique et le Monde.

Après l’élection d’Obama président des Etats-Unis d’Amérique, s’est abattue, sur Abidjan, une pluie persistante accompagnée de grondements de tonnerre si forts, si répétitifs et si proches de la terre que je n’ai pu m’empêcher de penser : Est-ce un message des dieux, un signe que Dieu nous envoie pour attirer notre attention sur quelque chose d’important qui nous échappe, mais quoi ?
Ce ne peut être l’élection d’Obama que le monde déjà célèbre, en Afrique encore plus qu’ailleurs. Que ce soit dans les rues ou les titres de journaux le mot incroyable ne cesse de revenir. Nous savons que Dieu ne se mêle pas aux petites manifestations de joie et de peines des humains… et puis, ce qui aux humains paraît incroyable, n’est , du point de vue de la distance divine, qu’un simple signe de la normalité. En effet avec l’avènement de l’ordinateur et des satellites qui ont transformé le monde en « village planétaire » quoi de plus normal qu’un fils de « berger » de la tribu Luo devienne président des USA ?

Alors sur quoi donc les dieux voulaient-ils attirer notre attention ? Qu’est-ce qui ne va pas ? 

Ces grondements de tonnerre ne sont-ils pas un reproche aux humains, de trop vite se réjouir sans avoir compris le sens profond du signe ? Notre naïveté de prendre le premier venu pour le messie. Tous les peuples du monde aspirent au changement. Obama n’est pas un messie et n’apportera pas ce changement profond dont les peuples ont besoin. Obama est un symbole de la réussite individuelle. Bravo pour le symbole et à nous les rêves. Il est aussi le symbole de toutes les minorités victimes d’exclusion. Confondre le symbole et la réalité, c’est prendre les vessies pour des lanternes.

Je suis un noir, mais je ne me mettrai pas en fête pour l’élection d’un président fût-il Obama. Je crois m’être guéri de cette fausse fierté africaine qui n’apporte pas grand chose au monde. Tous les êtres se valent et méritent tous une haute considération. Aucun n’est supérieur à l’autre, quelle que soit sa couleur (bleue, jaune, blanche ou noire), quel que soit le matériau dont il est fait (pierre, métal, liquide ou chair).

Il ne s’agit nullement de banaliser Obama, un homme d’une si haute valeur dont nous n’atteignons même pas la cheville ; mais de réfléchir et d’être conscient du type de changement que nous souhaitons du monde.

Avec ces élections, nous sommes de plain-pied dans le spectacle du politique.

Si la religion est l’opium du peuple (Marx), nous pourrions dire que la politique est un folklore pour divertir le peuple, pendant qu’on l’exploite de toutes les manières.

Ne nous faisons pas d’illusions. Obama élu président ne sera plus Obama, il sera le Président des Etats-Unis d’Amérique. Selon McLuhan, ce prophète de la communication, le contenant est plus puissant que le contenu. Ce pouvoir que le contenant détient sur le contenu est un effet dont il faut tenir compte sous peine de se fourvoyer.

L’Afrique est un continent très instructif à bien des égards, qui nous révèle la véritable nature de certaines notions occidentales. Nous avons bien vu, en Afrique, que les présidents ne sont rien d’autre que la caricature de la dictature coloniale. À tel point que les populations de certains pays en viennent à préférer la situation antérieure. L’Indépendance des pays africains ? Une simple perpétuation de l’état colonial si ce n’est son renforcement. Tout comme aux Etats-Unis d’ailleurs, où l’Indépendance repose sur le génocide des autochtones (Indiens) auxquels les colons n’ont jamais rendu l’indépendance qui leur avait été prise.

Les WASP (blancs anglo-saxons protestants) aux Etats-Unis, ont confisqué le pouvoir pendant des siècles comme étant leur propriété exclusive. Ils sentent que leur temps est terminé et Obama est pour eux une chance de pouvoir maintenir un système anachronique qui aurait besoin de réformes profondes. Pour les populations noires et toutes les minorités exclues, l’élection d’Obama risque d’être cet arbre qui cache la forêt, une façon de désamorcer la véritable restitution du pouvoir aux peuples.

   Pourquoi, me diriez-vous, le pouvoir des WASP serait-il, miraculeusement, terminé ?

   Et pourquoi faudrait-il nécessairement « restituer » le pouvoir aux peuples, ne l’ont-ils pas déjà dans un système démocratique ?

Nous risquons de ne pas trop nous comprendre surtout en ce moment où les esprits excités mettent Obama à toutes les sauces : Un noir à l’Elysée ? Un Pape noir ? Pourquoi pas un noir Premier ministre ou Empereur du Japon ? Un délire de confusion qui fait écrire : « L’élection d’Obama à la tête des Etats-Unis sonne comme l’aboutissement d’une longue marche vers la démocratie. »[1] Pour éviter de fausses polémiques des clarifications sont nécessaires.

Dans le village planétaire, l’on ne jure plus que par la communication. Tout est régi par la communication et rien ne peut être résolu sans elle. C’est encore la communication qui nous induit dans ce « délire de confusion » dont nous parlons (écrivons). Cela fait partie de l’essence même de la communication que de créer des relations et des confusions entre des éléments de natures différentes. C’est un cercle vicieux, comment s’en sortir ?

Pour ne pas tomber dans le piège permanent, nous devons être, continuellement, conscients du fonctionnement de la communication et des effets du médium.

Toute situation de communication met en branle des relations entre des médiums.

Qu’est-ce qu’un médium ?

Toute existence ou toute force matérielle, virtuelle ou imaginaire est un médium : l’Air, le grain de Sable, le Roi, le Pentagone, l’Union Européenne, le Papier, l’Alphabet, la Constitution, la Présidence, la Voiture, Barack Obama, le Livre, la Lumière, l’Electricité, … tout est médium.

Tout médium détient des pouvoirs et produit des effets. Le médium, terme d’origine latine, signifiant : centre, milieu, est créateur d’environnement. La méthode de classification des environnements (médiums ) est des plus simples. C’est celle qui prévaut en matière de communication, par emboîtement des uns dans les autres, telles des poupées russes ou des boîtes gigognes (M. McLuhan [2]).

Face à un problème, tous les médiums ne sont pas impliqués en même temps, le niveau d’intervention dépend de la nature du problème à résoudre. Le succès et l’insuccès de l’action ou du projet sont liés à l’utilisation ou la non-utilisation du courant principal de l’environnement concerné. Comment déterminer ce courant principal ? 

Communication : Le Visible et l’Invisible

Les humains qui ont la chance de connaître le XXIe siècle vivent dans un univers extrêmement riche du point de vue de la communication. Un monde « triséqué [3] » selon le terme du couple futurologue Toffler, c’est-à-dire un monde global habité par trois grandes civilisations en mouvement : « la première vague », la civilisation agraire, « la deuxième vague », la civilisation industrielle et « la troisième vague [4] », la civilisation de l’ordinateur.

Le médium principal de la civilisation agraire est l’Oralité (ondes et vibrations sonores).

La civilisation industrielle a pour moteur l’Alphabet phonétique (visuel).

La civilisation de l’ordinateur fonctionne avec les Ondes Electriques assimilables aux vibrations sonores.

De ces trois grandes civilisations, deux fonctionnent sur des ondes (vibrations orales et électriques) : la civilisation agraire et la civilisation de l’ordinateur. Le village traditionnel et le village planétaire ont en commun le même esprit magique.

Seule la civilisation industrielle, isolée et prise en étau entre les deux, fonctionne sur un médium visuel : l’alphabet phonétique qui exclut les vibrations sonores. Il est clair que le courant principal qui se dégage désormais de ce monde est un courant oral favorable à l’homme et aux peuples dont la vie est liée aux vibrations orales.

C’est à cause de ce courant principal que nous pouvons écrire que le pouvoir (exclusif) des WASP(blancs anglo-saxons protestants) est terminé. En revanche ceux qui auraient le projet d’exclure les WASP du pouvoir n’y parviendront pas car le courant actuel est favorable à l’intégration. Cette idée du courant principal est très importante à comprendre. C’est la compréhension des effets du courant principal qui fait que les victimes pourront accepter l’idée que les « bourreaux » n’étaient pas responsables mais eux-mêmes victimes de la manipulation du courant principal. Il serait injuste d’accuser l’autre de profiter de ce courant principal car à sa place nous aurions fait ce qu’il a fait : profiter du courant principal, ce qui est tout à fait normal.

Tous les maux dont l’humanité a souffert pendant près de quatre siècles de civilisation industrielle : colonisation industrielle, esclavage massif, discriminations, exclusions, génocides et exterminations des communautés sont des effets insoupçonnés de l’écriture et non le fait des hommes.

Les USA sont aujourd’hui le pays le plus exposé aux agressions injustes, ils sont accusés de crimes dont ils ne sont pas les véritables auteurs.

Les Etats-Unis, depuis la Constitution de1787, et pratiquement tous les états du monde moderne, fonctionnent sur un « tapis volant » : Papier-Ecriture. Cela a bien fonctionné pendant longtemps. Actuellement dans un environnement oral ce « tapis volant » devient anachronique et fonctionne à contre-courant. Nous voyons bien, avec la crise financière internationale que ce « tapis volant » est atteint en plein cœur : dans le crédit. C’est toute notre conception de l’économie et des finances, héritée de la période du Livre, qui est remise en cause.

Les Etats-Unis n’ont aucun ennemi sérieux au monde, nous sommes tous des alliés. Simplement, il faudrait arrêter d’imposer au monde une politique anachronique. A commencer par réécrire la Constitution dans un esprit nouveau et sur un support multimédia sensible aux expressions de tous les peuples.

« La constitution des États-Unis est le plus important des produits d’exportation américains[5] »
Le changement du support de cette Constitution (écrite), du papier au support multimédia, ouvrira la voie vers la confection d’une véritable démocratie digne des peuples du XXIe siècle. Car, le modèle de la démocratie imposé au monde par l’Occident, s’avère être la pire des dictatures : celle du parti unique de l’Ecriture contre toutes les croyances tribales et orales des populations de la planète.

Yrom

Conseiller en Veille Technologique et Culturelle

Abidjan Cote d’Ivoire Afrique [1] Tra Bi Charles, « Leçon de démocratie  » Soir Info (quotidien ivoirien) no 4256 du samedi 08 Novembre 2008, p. 4.

[2] McLuhan, Marshall. 1968. Pour comprendre les média. Paris : Mama/Seuil.

[3] Toffler, Alvin & Heidi. 1993. War and Anti-War. New York : Little, Brown and Company. Trad. française, 1994. Guerre et Contre-Guerre. Paris : Fayard.

[4] Toffler, Alvin. 1980. The Third Wave, London : William Collins & Co. Ltd.

[5]Albert Blaustein http://usinfo.state.gov/journals/itdhr/0304/ijdf/blausteinf.htm

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=47549

http://libanresistance.blogspot.com/2008/11/il-faut-faire-vite-et-bien-18112008.html


6-2 Jean Ziegler : "La haine de l’Occident"

A lire absolument:

Membre du haut Conseil des droits de l’Homme aux Nations Unies et ancien rapporteur des Nations Unies sur l’alimentation, Jean Ziegler, dans son nouveau livre "La haine de l’Occident", ne dresse pas seulement un saisissant réquisitoire contre "l’ordre meurtrier de l’Occident", contre son arrogance et son déni de justice à l’égard des pays du Sud, c’est à dire des trois quarts de la population mondiale. Il montre que la "mémoire collective resurgie" des peuples affamés, pillés, assassinés, est une force historique qui peut changer le monde.

"Après un enfouissement des traumatismes par les sociétés qui ont subi un choc...nous vivons le temps du retour à la mémoire. Les peuples ’brusquement’ se souviennent des humiliations, des horreurs subies dans le passé. Ils ont décidé de demander des comptes à l’Occident".

Et c’est une bonne chose, explique Jean Ziegler.

Tout d’abord, parce que le passé négrier et colonial de l’Europe est "moralement, spirituellement indéfendable", comme disait Aimé Césaire, et parce qu’il est sans aucune comparaison avec toute autre forme d’exploitation et de meurtre dans l’histoire de l’humanité. Jean Ziegler reprend à son compte le commentaire d’Edgar Morin : "La domination de l’Occident est la pire de l’histoire humaine dans sa durée et son extension planétaire", d’autant que les Occidentaux n’ont jamais dépassé 24 % de la population mondiale et qu’aujourd’hui ils n’en représentent que 12,8 %.

Et pour tous ceux qui n’auraient pas une vue complète des horreurs commises par les puissances occidentales, ou qui penseraient qu’elles sont loin derrière nous, Jean Ziegler développe plusieurs chapitres largement méconnus de ces 500 ans de crimes contre l’humanité et de cette "obsession occidentale de détruire les cultures et identités qui les avaient précédées".

Pour ne citer que ceux-là :

 le rapt des enfants autochtones en Tasmanie (Australie) admis par les Anglais depuis 1836 jusqu’en 1969, date de son abolition ( !). Puisque par ordre de la Couronne, tous les enfants autochtones à partir de l’âge de 3 ans étaient enlevés à leur famile et mis dans un orphelinat où ils étaient castrés, stérilisés, violés, mutilés.

 même phénomène au Canada où s’est pratiqué le rapt des enfants d’ethnie indienne jusqu’en 1960. Ce n’est que le 10 juin 2008, que le gouvernement britannique a présenté des excuses aux peuples autochtones pour les 150 000 enfants enlevés, agressés sexuellement et psychologiquement.

Jean Ziegler rappelle que ce que Karl Marx écrivait déjà en son temps : "Le capital arrive au monde suant le sang et la boue par tous les pores. Il fallait pour piedestal à l’esclavage dissimulé des salariés en Europe, l’esclavage sans fard dans le nouveau monde (...) Les trésors directement estorqués hors de l’Europe par le travail forcé des indigènes réduits en esclavage par la concussion, le pillage et le meurtre, refluaient à la mère patrie pour y fonctionner comme capital", est toujours vrai.

A propos des conséquences bien actuelles de cette politique, qui a pris le nouveau visage du néo-libéralisme, il souligne à quel point "le sous-développement a été accru par les mercenaires de l’OMC et du FMI".

Toutes les 5 secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. 100.000 personnes meurent ainsi chaque jour. 500 000 femmes sont mortes en couches en 2007 en Afrique sub-saharienne.1,7 milliard d’être humains n’ont pas accès aux soins primaires (vaccinations, médicaments...). 123 millions de personnes sont sous-alimentées en permanence, alors que l’agriculture mondiale est actuellement capable de nourrir 12 milliards d’êtres humains. Et entre 2001 et 2007, 125 000 paysans indiens se sont suicidés à cause de la "libéralisation" de l’agriculture (et de manière horrible, c’est à dire en avalant un bidon de pesticides, la substance qui les avait ruinés).

Aucune fatalité, donc, dans tout cela. "Un enfant qui meurt de faim aujourd’hui, est un enfant assassiné", fait-il remarquer, condamnant le "négationnisme" et "l’arrogance" de nos dirigeants, tel un Sarkozy refusant de s’excuser sur les massacres de Sétif ou allant déclarer à Dakar que "l’homme africain est responsable des malheurs de l’Afrique".

"Un Occident dont les pratiques démentent constamment les valeurs qu’il proclame. D’où la méfiance, voire l’aversion des pays du sud pour cet Occident qui tente depuis des siècles de confisquer à son seul profit le mot "humanité". D’où la "ruine des Nations Unies", souligne-t-il.

Jean Ziegler illustre ce double langage avec l’exemple du Nigéria, pays le plus peuplé d’Afrique et l’un des plus riches du monde "mis en coupe réglée par les seigneurs de la guerre économique mondiale".

"la Haine raisonnée de l’Occident", "l’affirmation identitaire autochtone face à la prétention universaliste du dominateur occidental", sont une "nécessité". Elles ont permis pour la première fois depuis 500 ans, l’arrivée au pouvoir, en Bolivie, d’un paysan indien, Evo Morales, qui reprend le contrôle des immenses richesses de ce pays, pour les restituer à une population qui est, paradoxalement, parmi les plus pauvres du monde.

C’est donc sur l’espoir d’un nouvel ordre mondial créateur de justice et d’équité que débouche "la Haine de l’Occident". (Editions Albin Michel. 20 euros. En vente dans toutes les bonnes librairies, dont la librairie Résistances !)

CAPJPO-EuroPalestine

Publié le 20-11-2008
http://www.europalestine.com/spip.php?article3489



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27/11/2008

N°400 - Journal de Palestine- -20 au 26-11 -Début- : Abbas demande à Obama de faire appliquer l’Initiative de paix arabe.

N°400  - Journal  de Palestine- -20 au 26-11  -Début- : Abbas demande à Obama de faire appliquer l’Initiative de paix arabe.


Journal de Palestine                                  

                                       N°400                                                             

20-11  au 26-11

M.Lemaire



Sommaire.

Tiré a part

Ce qui se passe à Gaza est une tragédie.

En cas d’invasion israélienne partielle: les besoins humanitaires de base de la population palestinienne s’élèveront à 17 millions de shekels.

La Sûreté générale israélienne autorise le recours à la torture

Paroles & actions du bientôt président cette semaine ...

Abbas demande à Obama de faire appliquer l’Initiative de paix arabe

Obama vu par Israël : Julien Bahloul : B.Obama mis sous pression.

Résistance .

La lutte pour la libération dans les  territoires occupé

Suite   1

Politique  

Fin

Politique Internationale des territoires occupés

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5 1 H. Ben Yaïche : " Un cas typique de désinformation".

5 2 Les journalistes étrangers se plaignent de ne plus pouvoir pénétrer dans la Bande de Gaza.

5 3 Abbas publie l¹initiative de paix arabe dans la presse israélienne,

Shalom Arshav lui rend la pareille dans la presse palestinienne



Tiré a part

 Ce qui se passe à Gaza est une tragédie.

Le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, s’est exprimé « Ce qui se passe à Gaza est une tragédie.
Honte à ceux qui gardent le silence sur le crime du blocus imposé à Gaza. Honte aux régimes arabes et musulmans ainsi qu’à la communauté internationale », a-t-il dit. M. Mechaal a, par ailleurs, estimé que le retour des Palestiniens de la diaspora dans leurs foyers était « un droit naturel garanti par les lois internationales ». « Nous refusons les indemnités, l’implantation des Palestiniens dans les pays d’accueil », a-t-il martelé, en jugeant que « tous ceux qui font des compromis sur le droit au retour participent à un grand crime ». En outre, il a qualifié l’élection de Barack Obama à la présidence des États-Unis de « grand changement » sur la scène internationale. « J’appelle les Arabes à ne pas se hâter pour proposer de nouvelles initiatives (de paix avec Israël).

C’est Obama qui doit présenter quelque chose aux Arabes », a-t-il indiqué.
24 novembre 2008.

L’Orient-Le Jour
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=386315

 

En cas d’invasion israélienne partielle: les besoins humanitaires de base de la population palestinienne s’élèvera à 17 millions de shekels

Le Haaretz révèle que, selon des calculs effectués par Tsahal il y a près d’un an, en cas d’invasion israélienne partielle de la bande de Gaza, le budget nécessaire pour assurer les besoins humanitaires de base de la population palestinienne s’élèvera à 17 millions de shekels (3,37 millions d’euros) par jour.

Ce chiffre ne comprend pas le coût de l’entretien de la force militaire qui devra être déployée sur place. Selon un haut responsable militaire cité par le journal, même si, sur un plan purement militaire, il est évident que Tsahal est capable de prendre le contrôle de la bande de Gaza, il est nécessaire de prendre en compte d’autres éléments tels que la situation sur d’autres fronts, et notamment le long de la frontière avec le Liban.

A l’heure actuelle, rappelle le journal, l’état-major israélien reste opposé à une opération d’envergure dans la bande de Gaza et estime que le Hamas souhaite préserver la trêve, du moins à court terme.

Editeur : La France en Israël
http://194.90.243.96

 

La Sûreté générale israélienne autorise le recours à la torture.

Le Comité Public contre la Torture en Israël, le Centre pour la Défense de l’Individu (HaMoked) et l’Association pour les Droits du Citoyen ont introduit, ce matin, auprès de la Cour Suprême une requête pour outrage à la cour, contre le gouvernement israélien et celui qui est à sa tête, Ehoud Olmert, contre la Sûreté Générale (Shabak) et celui qui est à sa tête, Youval Diskin, en raison de leur responsabilité dans la politique qui accorde par avance l’autorisation de recourir à la torture, en violation grave d’un arrêt de la Cour Suprême.
L
a requête a été introduite, au nom de ces organisations, par l’avocat Avigdor Feldman, membre du conseil d’administration du Comité Public contre la Torture en Israël. Il est dit dans la requête que, non seulement la Sûreté Générale et le Premier ministre qui la supervise tournent en dérision l’instance juridique suprême d’Israël, mais il s’agit d’un outrage grave, répété, conséquent, systématique, ancré dans des directives et des procédures, qui requiert dès lors d’imposer l’arrêt de la Cour par des moyens d’une exceptionnelle rigueur, en usage dans des cas de ce genre : arrestation des responsables de l’outrage, le Premier ministre Ehoud Olmert et le chef de la Sûreté Générale Youval Diskin, et amende imposée au gouvernement israélien et à la Sûreté Générale.

En septembre 1999, suite à des requêtes introduites par le Comité Public contre la Torture en Israël, le Centre pour la Défense de l’Individu et l’Association pour les Droits du Citoyen, la Cour Suprême avait décrété que ni le gouvernement, ni les dirigeants de la Sûreté Générale n’avaient autorité pour établir des directives, des règles et des permissions de recourir à des moyens physiques au cours des interrogatoires. Pendant plus de neuf ans à partir de l’arrêt de la Cour, connu sous le nom d’ « arrêt sur la torture », se sont accumulés chez les requérants des preuves et des témoignages démontrant que la Sûreté Générale le viole d’une façon systématique.

Diverses sources pointent du doigt le maintien du système des procédures et des permis de torturer les personnes sous interrogatoire par la Sûreté Générale, et ceci à l’encontre de l’arrêt de la Cour, du droit criminel local et du droit international. La requête apporte des preuves de l’octroi d’une autorisation à porter atteinte à une personne interrogée, et cela alors que l’autorisation avait été donnée à l’avance par celui qui avait autorité sur l’interrogateur et même par le chef de la Sûreté Générale lui-même, selon une directive permanente – connue des interrogateurs, des requérants et des juges sous la formule générale de « procédure d’interrogatoire par nécessité ». Ces preuves sont constituées à la fois des témoignages, déposés devant des tribunaux, d’interrogateurs de la Sûreté Générale, témoignages placés en annexes confidentielles à la requête, ainsi que des témoignages de personnes ayant subi des interrogatoires, et des réponses faites publiquement par la Sûreté Générale et le cabinet du Premier ministre. C’est ainsi, par exemple, qu’on peut lire dans la réponse de la Sûreté Générale à une information qui avait été rapportée par le quotidien Haaretz : « L’autorisation de recourir à la force lors des interrogatoires est accordée au moins au niveau du chef d’équipe d’interrogateurs, et vient parfois du chef de service lui-même », et à une autre occasion : « Qu’il soit clair que l’autorisation de recourir à des moyens spéciaux d’interrogatoire ne peut être donnée que par le chef de la Sûreté Générale ».
Dans la requête, il est noté que l’arrêt de la Cour établissait sans la moindre équivoque que les actes de la Sûreté Générale à l’égard d’une large population de suspects et de personnes interrogées durant une longue période, dans le passé, et selon toutes vraisemblances aussi ces neuf dernières années, n’étaient pas légales. Les requérants indiquent que les exécutants de ces actes étaient susceptibles de faire l’objet d’une enquête et de poursuites pénales pour des crimes d’une extrême gravité, en Israël ou hors d’Israël, conformément au droit israélien et par l’effet du droit international.
* Une histoire palestinienne – A. Gresh, Nouvelles d’Orient, 16 nov 2008

Traduction de l'hébreu : Michel Ghys

2 novembre 2008
www.stoptorture.org.il/he/node/1331 (hébreu)
www.stoptorture.org.il/en/node/1332 (anglais)

http://www.michelcollon.info:80/articles.php?dateaccess=2008-11-20%2011:45:01&log=invites



Paroles & actions du bientôt président cette semaine ...

Abbas demande à Obama de faire appliquer l’Initiative de paix arabe

Mahmoud Abbas a demandé samedi à Barack Obama de faire appliquer l’initiative arabe pour la paix au Proche-Orient dès qu’il prendra ses fonctions à la Maison Blanche en janvier prochain.
Abou Mazen s’exprimait lors d’une conférence économique à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie. C’est la première fois qu’il demande au président élu américain d’entériner l’"Initiative arabe".
Ce plan de paix demande le retrait israélien de la Bande de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, ainsi que le règlement du problème des réfugiés palestiniens, en l’échange de quoi, une cinquantaine de pays arabes et musulmans s’engagent à reconnaître l’Etat hébreu et à établir d’entières relations diplomatiques avec lui.
Mahmoud Abbas a défendu ce plan cette semaine dans la presse israélienne en y publiant des encarts publicitaires.

(Samedi 22 novembre 2008 –

Al-Oufok avec les agences de presse)

AP

Obama vu par Israël : Julien Bahloul : B.Obama mis sous pression.

Les officiels israéliens pensaient avoir entre six mois et un an devant eux avant de voir la nouvelle administration américaine se mêler du processus de paix. Les dernières nouvelles parues dans la presse autour de la composition de l’équipe de Barack Obama laissent penser que les choses devraient aller plus vite que prévues. Entre nominations significatives et appels à agir formulés, directement ou indirectement, par les principaux intéressés, Barack Obama devrait être précipité
malgré lui dans l’arène du conflit le plus passionné du monde.
En début de week-end, la possible nomination par Back Obama de James Jones, ancien général à la retraite et ancien commandant de l'Otan, au poste de conseiller national à la sécurité, ne laissait pas insensible. Si la rumeur se confirmait il ne s’agirait pas d’un geste anodin. James Jones était en effet l’envoyé spécial de Condoleezza Rice au Proche-Orient.
Dans le passé, il s’est fait connaitre en appelant au déploiement d’une force internationale en Cisjordanie  lorsqu’Israël aura quitté ce territoire. Toujours dans cette même logique, il a manifesté son opposition au maintien du contrôle de la sécurité par Israël sur cette zone après la naissance d’un Etat palestinien.
J. Jones devrait donc jouer un rôle clé dans l’administration d’Obama.
Selon la presse américaine, il est considéré dans les milieux politiques comme aussi rusé que le tout puissant ex-Secrétaire d’Etat Henry Kissinger (en poste lors de la signature des accords de paix
israélo-égyptien).Son expérience du Moyen-Orient devrait lui permettre d’occuper une place de choix dans les prises de décisions en matière de politique étrangère.
Israël a travaillé de manière acharnée au cours de ces dernières années pour convaincre l’administration Bush d’accepter son point de vue en matière de sécurité. Le principal argument de Jérusalem est qu’en cas de retrait de Cisjordanie les populations du centre du pays seraient, à
l’instar de celles du sud, vulnérables face aux tirs de roquettes.
C’est pour cette raison que les gouvernements israéliens successifs ont souhaité pouvoir conserver certaines prérogatives sécuritaires sur cette région.

De plus, Israël réclame, dans le cadre d’un accord de paix, une complète démilitarisation de l’Etat palestinien, un contrôle des passages aux frontières et le déploiement de troupes sur les collines
les plus élevées.
En réponse à ces revendications israéliennes, J. Jones a, à maintes reprises, affirmé que si les Israéliens ne croyaient pas en les capacités sécuritaires des Palestiniens, une force multinationale
envoyée par l’OTAN pourrait très bien remplir cette fonction.
Inacceptable pour Jérusalem qui estime qu’aussi séduisante soit-elle, cette solution ne sera pas efficace pour lutter contre le terrorisme.
Cette probable nomination intervient dans un contexte d’offensive diplomatique palestinienne puisque le président de l’Autorité Palestinienne a demandé samedi 22 novembre au président élu Obama de
faire appliquer l’initiative de paix arabe dès qu’il prendra ses fonctions en janvier prochain.
« Nous demandons à Obama de s'impliquer immédiatement dans le processus de paix et d'adopter l'Initiative arabe » a-t-il déclaré lors d'une conférence économique à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie.
L’Arabie Saoudite avait pour la première fois proposé ce plan de paix en 2002.
Ce dernier était soutenu par la Ligue arabe mais avait été rejeté par le gouvernement Sharon alors en pleine lutte…
Le texte de la déclaration adoptée à Beyrouth prévoyait que dans le cas où Israël accepterait de se retirer aux frontières d’avant la guerre des six jours en 1967 (Judée Samarie, Golan, Bande de Gaza et partie de Est de Jérusalem), les pays arabes « considéreront alors clos le conflit arabo-israélien et s’engageront dans un accord de paix avec Israël pour réaliser la sécurité pour tous les Etats de la région. Ils établiront par ailleurs des relations normales avec Israël dans le cadre de cette paix globale ».
Le plan réclamait aussi le retour des réfugiés palestiniens en Israël.
Impensable pour le gouvernement israélien en proie à des inquiétudes démographiques de nature existentielles.
Le plan semblait avoir été jeté aux oubliettes jusqu’en mars 2007, date à laquelle la Ligue arabe a renouvelé sa confiance à cette initiative en apportant même un bémol à la question des réfugiés. Cette fois-ci, elle réclame une solution « juste et équitable » sans en préciser les contours exacts.
Dans le même temps, d’anciens conseillers américains à la sécurité ont publiquement pressé le président Obama de prendre des positions claires sur le conflit avant les élections israéliennes du 10 février. Parmi eux, Zbigniew Kazimierz Brzezinski, conseiller à la sécurité nationale du président des États-Unis Jimmy Carter de 1977 à 1981 et actuel conseiller de Barack Obama.
Selon lui, la position de Washington doit clairement refuser le retour des réfugiés palestiniens en Israël qui représenterait pour l’Etat hébreu un « suicide national » selon ses mots. Il préconise une
mobilisation de la communauté internationale pour dédommager les Palestiniens laissés pour compte par cet accord.
Il souhaite aussi que, dans la mesure du possible, Israël retourne aux frontières d’avant la guerre des six jours et qu’en échange des territoires conservés, d’autres soient transférés aux Palestiniens.
Enfin, à l’instar du général Jones, il voudrait que, dans le cadre d’un Etat palestinien démilitarisé, des forces internationales (essentiellement américaines) assurent la sécurité aux frontières et la vallée du Jourdain.
Reste à savoir si B. Obama appliquera ces recommandations.
Sa future secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, dont la nomination devrait intervenir à l'occasion de Thanksgiving (fin novembre-début décembre) devrait peut-être l’y inciter.
Le nouveau visage de la politique étrangère américaine avait pendant la campagne, qualifié d'« irresponsable et franchement naïve» l'idée de Barack Obama de rencontrer les dirigeants de pays hostiles comme l'Iran, la Syrie ou Cuba. Elle n’avait pas hésité à menacer les Iraniens d'anéantir leur pays en cas d'attaque contre Israël.
«S'ils tentent stupidement, au cours des 10 prochaines années, de lancer une attaque contre Israël, nous serons en mesure de les réduire à néant», avait-elle ainsi affirmé à la chaîne ABC.
Enfin au cours de la guerre du Liban de l’été 2006 Hillary Clinton avait tenu à manifester un soutien sans équivoque à l’Etat hébreu : « Nous nous tiendrons au côté d’Israël parce qu’Israël défend les valeurs américaines ainsi que les valeurs israéliennes » avait-elle ainsi déclaré.
Barack Obama n’a pas choisit au hasard son ancienne rivale pour mener la politique étrangère américaine.
Mais lui-même n’avait-il pas promis au lobby pro-israélien américain qu’il se portera garant de la sécurité d’Israël, en particulier par une aide financière de plusieurs milliards de dollars et que Jérusalem restera la capitale indivisible de l’Etat juif ?
Source ;
Julien Bahloul :

Guysen International News
23 novembre

http://www.guysen.com/articles.php?sid=8508



 20-11 au 26-11: Peuple Palestinien :1 tué   - 10 blessés 

                                       Occupants  : 0 tué  -  0 blessé



 

La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

Au jour le jour

21 11

Les tirs de roquettes et d’obus de mortier à partir de la bande côtière surpeuplée, se poursuivent pourtant sur le sud d’Israël. Des résistants ont tiré hier une roquette en direction de la ville côtière israélienne d’Ashkelon, ainsi que deux obus de mortier vers une patrouille de l’armée israélienne en opération dans la zone frontalière, sans faire de victimes.

 

AP

23.11

Les Résistants Palestiniens ont lancé trois roquettes dans l'ouest du Néguev.
Les Kassams avaient pour cible Ashkelon et Sdérot. Deux ont atterri dans des zones non-habitées.

Des sirènes ont été entendus dans des villes à la périphérie de Gaza.
La frontière est fermée depuis le 5 novembre.

The Jerusalem Post  


Bande de Gaza - Au jour le jour

A Gaza, la situation humanitaire s’est encore aggravée

Selon le syndicat des boulangers, sur un total de 47 boulangeries, 27 se sont déjà arrêtées alors que les vingt autres fonctionnent partiellement seulement, en raison des coupures électriques et d'une pénurie decarburants
Le Dr Hussein Ashour, le directeur de l'hôpital Al-Shifa, a déclaré à la chaine de télévision Al-Quds que le système de fourniture d'oxygène qui ravitaille les unités de cardiologie et de médecine interne ainsi que dela physiothérapie ont cessé de travailler.
Le Dr Ashour a fait remarquer que le principal générateur dans l'enceintede l'hôpital est tombé en panne à cause du manque de pièces détachées nécessaires à sa maintenance. Il a appelé les organisations humanitaires à intervenir de toute urgence pour sauver les patients de Gaza.

En conséquence de cette guerre :
80% de la population de Gaza vit en-dessous du seuil de pauvreté,
1.100.000 personnes dépendent des aides humanitaires,
60% des enfants souffrent de malnutrition,
260 personnes sont mortes soit parce qu´elles ont été empêchées d´aller se faire soigner à l´étranger, soit par manque de médicaments.
Le taux de chômage atteint 65%,

97% des usines et des ateliers ont cesséde travailler, le revenu par personne est de 443 euros par an, soit 1.36euros par jour.
La liberté de circulation entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, Jérusalem et le monde extérieur est bloquée,
plus de 1.500 cargaisons et containers de matières premières sont détenus dans les ports israéliens,
les projets de construction et de développement des hôpitaux, des cliniques et d´établissements éducatifs sont suspendus et les coupures decourant dépassent les 10 heures par jour


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 

10 manifestants blessés par les tirs des soldats de l'occupation à Naplouse

Dix manifestants palestiniens des villages de Barka, Al Fandkoumia et Selat Al Dhahr ont été blessés, hier vendredi 21/11, lors des accrochages avec les forces de l'occupation qui ont attaqué les participants aux marches hebdomadaires organisées par la commission populaire contre le blocus et le mur dans la ville de Naplouse pour interdire le retour des colons sionistes à la colonie "Haoumache", évacuée en 2005.
Des sources bien informées ont affirmé que les forces occupantes se sont accrochées avec les citoyens palestiniens qui ont organisé une manifestation à l'entrée de cette colonie évacuée, où les soldats sionistes ont ouvert le feu et lancé des bombes sonores et lacrymogènes sur les palestiniens, en blessant 10 personnes.

Les manifestants ont fait la prière de vendredi à l'entrée de la colonie évacuée après qu'ils ont été empêchés par les soldats sionistes d'entrer, puis ils ont été ciblés par ces forces occupantes qui ont ouvert le feu de façon hasardeuse sur eux.

On note que les palestiniens dans les villages proches de cette colonie ont annoncé l'organisation de plusieurs manifestations hebdomadaires contre les colons sionistes qui retournent vers cette colonie qui a été évacuée depuis plus de 3 ans en interdisant les palestiniens de semer leurs terres.

CPI

22/11/2008

22/11/2008

Les sources médicales ont affirmé que le célèbre orateur islamique à Rafah, Abou Jalaïdane, est mort hier vendredi 21/11, après la détérioration de son état de santé, en levant le nombre des victimes du sévère blocus sioniste imposé contre la bande de Gaza depuis plus de 3 ans, à 260 martyrs.

CPI



4-2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)


Civils & résistants tués                                                                            :  6.115   

Palestiniens blessés                                                                               :  52.690

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.147

                                                                                                                ( 369 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6.476

                                                                                                                ( 468  militaires/policiers)


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  



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N°400 - Journal de Palestine- -20 au 26-11 - Suite 1- : Abbas demande à Obama de faire appliquer l’Initiative de paix arabe

N°400  - Journal  de Palestine- -20 au 26-11  -   Suite 1- : Abbas demande à Obama de faire appliquer l’Initiative de paix arabe.


Journal de Palestine                                  

                                       N°400                                                             

20-11  au 26-11

M.Lemaire



Sommaire.                    (suite 1)

La lutte pour la libération dans les territoires occupés

1  Politique Palestinienne

2  Politique international



1  Politique Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh

Un nouveau titre pour Mahmoud Abbas: président de l'Etat palestinien

24 11

Les dirigeants de l'OLP se sont réunis à Ramallah dimanche pour donner à Abbas le titre de président de l'Etat palestinien, un titre que portait son prédécesseur Yasser Arafat. Ce titre ne donne cependant pas plus d'autorité à Mahmoud Abbas. Les assistants d'Abbas affirment que le mandat est d'un an de plus, citant un amendement de la Constitution qui n'a jamais été ratifié par le Parlement.

Mahmoud Abbas a été élu président de l'Autorité palestinienne en 2005.

Son prédécesseur, Yasser Arafat, décédé en 2004, avait aussi ce titre de chef de l'Etat, symbolique, car aucun Etat palestinien n'a encore été créé. Cette mesure, entre de le cadre d'une épreuve de force anticipée avec le Hamas concernant la fin du mandat de Mahmoud Abbas.

Vraisemblablement, les collaborateurs d'Abbas vont se servir de son nouveau titre pour s'opposer aux arguments du Hamas selon lesquels il devrait démissionner en janvier .

 AP pour le marché Israélien.– Al-Oufok avec les agences de presse)

 

Haniyeh : Les Palestiniens veulent respecter la trêve

« J’ai rencontré les factions armées ces deux derniers jours et elles m’ont présenté clairement leur position : elles veulent la trêve tant qu’Israël la respecte », a dit Haniyeh. Les groupes armés palestiniens de la bande de Gaza sont décidés à respecter la trêve conclue en juin avec Israël à condition que l’État juif respecte lui aussi ses engagements, a déclaré hier le chef du Hamas dans le territoire, Ismaïl Haniyeh.
Les tirs de roquettes et d’obus de mortier à partir de la bande côtière surpeuplée, qui ont repris le 4 novembre, se poursuivent pourtant sur le sud d’Israël. Des activistes ont tiré hier une roquette en direction de la ville côtière israélienne d’Ashkelon, ainsi que deux obus de mortier vers une patrouille de l’armée israélienne en opération dans la zone frontalière, sans faire de victimes. « J’ai rencontré les factions armées ces deux derniers jours et elles m’ont présenté clairement leur position : elles veulent la trêve tant qu’Israël la respecte », a dit Haniyeh.
Côté israélien, un haut responsable du ministère de la Défense, Amos Gilad, a déclaré dans une interview au quotidien Jerusalem Post que la trêve conclue en juin avec le Hamas restait en vigueur malgré les nouvelles violences. Il a également rejeté l’idée d’une offensive de grande envergure dans la bande de Gaza pour mettre fin au régime du Hamas. « L’expérience nous a prouvé que des opérations militaires ne résolvent pas toujours les problèmes au Moyen-Orient. Nous devons trouver la solution optimale. Jusqu’à présent, aucune solution militaire appropriée n’a été trouvée pour la bande de Gaza », a-t-il admis.
Par ailleurs, la commissaire générale de l’Unwra, l’organisme des Nations unies chargé de venir en aide aux réfugiés palestiniens, a affirmé que la bande de Gaza risquait de connaître une « catastrophe » humanitaire si le blocus israélien devait se poursuivre.
Hier, les points de passage entre Israël et la bande de Gaza sont restés fermés en représailles aux tirs de roquette depuis le territoire palestinien, a déclaré un responsable israélien.

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=386220


1-2 Les grandes manœuvres.

Abbas envisage d'organiser des élections générales.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé, dimanche 23 novembre, qu'il convoquerait des élections générales début 2009 si le dialogue avec le mouvement islamiste Hamas devait échouer. "Nous sommes prêts à poursuivre le dialogue (avec le Hamas) et nous n'épargnerons aucun
effort afin que ce dialogue réussisse. Mais s'il ne réussit pas, au début de l'année prochaine, j'appellerai à des élections présidentielle et législatives", a affirmé M. Abbas devant le Conseil central de l'OLP (CCOLP), une instance clef de l'Organisation de libération de la Palestine. Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis son coup de force en juin 2007, a immédiatement refusé l'éventualité de ces élections, rendant leur tenue dans ce territoire improbable.
M. Abbas n'a pas précisé quels arguments juridiques il allait faire valoir pour organiser de nouvelles élections. L'actuelle législature, dominée par le Hamas, arrive à son terme en janvier 2010 et la loi
fondamentale palestinienne (Constitution) n'autorise pas le président à la dissoudre. Ce que n'a pas manqué de pointer le Hamas : "Nous rejetons l'appel à des élections qui est illégal etinconstitutionnel",a déclaré un porte-parole du Hamas à Gaza, Fawzi Barhoum.

M. Abbas n’a pas précisé quels arguments juridiques il allait faire prévaloir pour organiser de nouvelles élections. En outre, le CCOLP a désigné M. Abbas « président de l’État de Palestine ». Cette mesure semble destinée à renforcer M. Abbas face au Hamas.
M. Abbas, dont le mandat doit s'achever le 9 janvier, a proposé un document, qui selon lui, devra servir de base de discussions avec le Hamas. Reprenant les grandes lignes d'un document égyptien, il prévoit "la création d'un gouvernement provisoire accepté par toutes les factions et respectant le programme de l'OLP". Mais les relations entre M. Abbas et le Hamas sont au plus mal : le Hamas a récemment annulé une réunion de réconciliation au Caire, prévue début novembre, en signe de protestation contre les arrestations de ses militants en Cisjordanie par les forces de sécurité
palestiniennes.

 Il a précisé qu’un décret présidentiel serait publié en ce sens, tout en appelant à la tenue d’un nouveau round
de négociations avec les islamistes. L’actuelle législature, dominée par le Hamas, arrive à son terme en janvier 2010 et la Loi fondamentale palestinienne (Constitution) n’autorise pas le président à la dissoudre.
M. Abbas a aussi profité de cette réunion pour dresser un constat d'échec des négociations avec Israël et blâmer l'Etat hébreu de n'avoir respecté aucun de ses engagements auprès de la communauté internationale, en tête desquels un arrêt total de la colonisation en Cisjordanie. "Nous ne nous sommes mis d'accord jusqu'à présent sur aucune question. Tous les dossiers restent en discussion", a-t-il affirmé.

LEMONDE.FR |

23.11.08

24 novembre 2008.

L’Orient-Le Jour
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=386315

 

Mahmud Abbas envisage de convoquer des élections début 2009

Lors d’un entretien avec des membres du comité central de l’OLP, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas, a fait savoir hier que si d’ici le début de l’année prochaine, les pourparlers entre Fatah et Hamas n’auront pas avancé, il convoquera des élections législatives et présidentielles pour le début 2009.

 M. Abbas a toutefois ajouté qu’il était prêt à poursuivre le dialogue avec le Hamas afin de parvenir à une réconciliation entre les différentes factions palestiniennes. Le Haaretz rappelle que la date prévue pour les élections législatives palestiniennes est janvier 2010 mais que le Hamas à déjà fait savoir que, de son point de vue, le mandat présidentiel de Mahmud Abbas prendrait fin en janvier 2009.

Editeur : La France en Israël
http://194.90.243.96

25.11.

Mahmoud Abbas veut organiser des élections présidentielle et législatives en avril prochain.

"La convocation pour les élections se fera début janvier et les élections auront lieu trois mois plus tard", a dit Yasser Abed Rabbo, l'un des conseillers d'Abbas.

Pour le Hamas, le mandat présidentiel d'Abbas se termine le 9 janvier prochain et il n'est pas question de reconnaître sa légitimité après cette date. Abbas, lui, considère que son mandat ne s'achève pas avant 2010.

Reuters)

24 11

La manière dont Abbas prévoit d'organiser ces élections, s'il n'a pas le pouvoir de dissoudre le CLP, pose question.

Son mandat se termine qu'en janvier 2010.
On peut aussi se demander comment de telles élections alors que 1,4 millions de Palestiniens dans la bande de Gaza échappe au contrôle d’Abbas

Source : The Jerusalem Post


1-3 Les analyses

24 11

Le Hamas a immédiatement refusé l’éventualité de tels scrutins. « Nous rejetons l’appel à des élections qui est illégal et inconstitutionnel », a affirmé à l’AFP un porte-parole du Hamas à Gaza,
Fawzi Barhoum. « Le mandat du président Abbas s’achève le 9 janvier. La législature est, quant à elle, de quatre ans (et s’achève ainsi en janvier 2010).

La loi n’accorde aucune autorité au président sur le Parlement et personne ne peut le dissoudre de manière anticipée », a ajouté un autre porte-parole du Hamas, Taher al-Nounou. Il a toutefois
espéré que le « dialogue réussisse et que la présidence établisse un climat propice, en libérant par exemple les prisonniers (du Hamas) en Cisjordanie ». Le Hamas avait annulé une réunion de réconciliation au Caire, prévue début novembre, en signe de protestation contre les arrestations de ses militants en Cisjordanie par les forces de

sécurité palestiniennes.

24 novembre 2008.

L’Orient-Le Jour
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=386315

24. 11.
Le Hamas et d'autres groupes palestiniens ont déjà annoncé qu'ils ne reconnaîtront pas la présidence d'Abbas après le 9 janvier. Le mouvement a même déclaré qu'il nommerait le porte-parole du Conseil législatif palestinien (CLP) président par intérim. Celui-ci est justement un membre du Hamas.
D'après Mahmoud Zahar, un dirigeant Hamas dans la bande de Gaza, Mahmoud Abbas n'a pas le droit de tenir des élections anticipées ou d'étendre son mandat de manière unilatérale.
Le Djihad islamique rejette également ces élections. Pour l'organisation, elles ne feront qu'accroître les divisions. Elle appelle donc au boycott car "le scrutin aura lieu sous la tutelle israélienne".
Source : The Jerusalem Post

Ahmed Al Khaledi : Il n'existe aucun texte qui permet la prolongation du mandat d'Abbas

Dr. Ahmed Al Khaledi, L'un des fondateurs de la constitution palestinienne, a nié l'existence de tout texte dans la constitution palestinienne qui permet la prolongation du mandat du président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Dans ses déclarations télévisées, Al Khaledi, a déclaré que l'article numéro 4 de 2004 a limité la période du mandat du président à 4 ans et que la modification de la loi fondamentale du 8/8/2005 a limité également dans son article numéro 36, le mandat du président à 4 ans, à partir du premier mois après les élections.

Il a précisé qu'il n'existe de lois que la loi palestinienne fondamentale qui a limité le mandat du président à 4 ans, et que le président Abbas ne peut pas prolonger son mandat.

CPI

22/11/2008

 

Barhoum : le comité central illégal n'a pas le droit de nommer un président pour notre peuple

Le porte-parole du mouvement Hamas, Fawzi Barhoum, a affirmé que le comité central palestinien qui est devenu illégal après avoir perdu la confiance du peuple palestinien n'a pas le droit de nommer un président pour le peuple palestinien.

Dans une déclaration de presse, Barhoum a dit, hier soir dimanche 23/11, que la nomination de Mahmoud Abbas comme président de la Palestine par le conseil central,représente une nouvelle tentative pour sauver Abbas de sa crise actuelle, notamment après le 9 janvier prochain.

Il a considéré que le peuple palestinien doit élire le président et non pas le comité central illégal qui a été volé par le mouvement du Fatah.

Il a précisé que toute institution qui ne représente pas le peuple palestinien et n'obtient pas sa confiance n'a pas le droit à nommer un président.

CPI 24/11/2008


1-4 Sur le terrain.

Nouvel accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, allègement du blocus de Gaza
Le Hamas a annoncé dimanche qu¹un accord était intervenu avec Israël. Cet accord, d¹après Ayman Taha, représentant du Hamas, a pour principe un engagement de cesser les tirs sur des cibles israéliennes en échange de la réouverture par Israël des passages frontaliers avec la bande de Gaza.
Ayman Taha a précisé qu¹il avait reçu vendredi un appel téléphonique du renseignement égyptien, avec un message en provenance d¹Israël qui proposait une cessation des tirs en échange de la réouverture des passages.
[L¹info a été confirmée ce matin (8h40 heure française) par la radio Israélienne, qui parle cependant de réouverture partielle, ndt.]
Depuis le 4 novembre, Israël appliquait à la bande de Gaza un blocus quasitotal. Les 1,5 millions d¹habitants de Gaza font face à des pénuries ennourriture et en électricité.
Cet accord, s¹il est confirmé, aurait pour effet de revenir à la trêveobtenue par les Egyptiens en juin dernier.

Ma¹an, 23 novembre 2008
http://www.maannews.net/en/index.php?opr=ShowDetails&ID=33447
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
http://www.lapaixmaintenant.org/


1-5 Négociations.

24 11

M. Abbas a proposé un document qui, selon lui, devra servir de base de discussion avec le Hamas.
Reprenant les grandes lignes d’un document égyptien, il prévoit « la création d’un gouvernement provisoire accepté par toutes les factions et respectant le programme de l’OLP ». L’OLP a reconnu Israël et accepté le principe de deux États – israélien et palestinien – vivant côte à côte, contrairement au Hamas.

L’Orient-Le Jour
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=386315

24 11

M. Abbas a, par ailleurs, dressé un constat d’échec des négociations avec Israël et blâmé l’État hébreu pour n’avoir respecté aucun de ses engagements auprès de la communauté internationale, en tête desquels un arrêt total de la colonisation en Cisjordanie. « Nous ne nous sommes mis d’accord jusqu’à présent sur aucune question. Tous les dossiers restent en discussion », a-t-il affirmé. « Même si (la secrétaire d’État américaine) Condoleezza Rice ou quelqu’un en son nom a dit, même si (son
homologue israélienne) Tzipi Livni ou quelqu’un en son nom a dit qu’il existait des accords en préparation, cela n’est pas vrai », a-t-il ajouté. « Tout le monde sait qu’Israël n’a cessé à aucun moment la colonisation, la construction du mur, les agressions et refuse d’ouvrir des institutions (palestiniennes) à Jérusalem », a-t-il indiqué.

L’Orient-Le Jour
http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=386315


La crise entre Abbas et le Hamas s’envenime
La crise entre le président palestinien Mahmoud Abbas et le Hamas s’est aggravée hier avec une nouvelle escalade verbale, rendant improbable une réconciliation dans un avenir prévisible.
M. Abbas, chef du parti Fateh, a ainsi fixé un ultimatum « aux putschistes » du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, pour accepter un dialogue de réconciliation d’ici à la fin de l’année, faute de quoi il
convoquera des élections générales.

M. Abbas a affirmé cela dans un discours télévisé à l’occasion de sa désignation comme « président de l’État de la Palestine » par une instance-clé de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Le Conseil central de l’OLP (CCOLP), réuni à Ramallah, a élu dimanche M. Abbas, dont le maintien à la tête de l’Autorité palestinienne après le 8 janvier est contesté par le Hamas, « président de l’État de Palestine ».
Le Hamas a pour sa part tourné en dérision la désignation de M. Abbas comme « président de la Palestine », l’accusant de « manœuvre » pour contourner la prochaine expiration de son mandat. « La notion d’un État, c’est un territoire, un peuple et un pouvoir. Et pour qu’il soit représentatif, le président de cet État doit être élu par le peuple et non pas désigné par une instance dépourvue de légitimité comme le Conseil central » de l’OLP, a déclaré le plus influent des dirigeants du Hamas à Gaza, Mahmoud Zahar, lors d’une conférence de presse. À Gaza, M. Zahar a rejeté de nouveau la tenue de nouvelles élections législatives.
À Damas, le chef en exil du Hamas Khaled Mechaal a pour sa part affirmé que M. Abbas « a été nommé président d’un État qui n’existe pas ».
L’Orient-Le Jour

25 novembre 2008.

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=386385


1-6 Des Canons ... pas du beurre.

Bethléem : déploiement de l'AP pour Noël
Environ 900 soldats de l'Autorité palestinienne seront envoyés à Bethléem pour maintenir l'ordre pendant les célébrations de Noël.

Les Palestiniens demandent à Israël de les autoriser à rester sur place après les vacances.
Ces derniers mois, les forces de sécurité de l'AP se sont déployées dans trois villes de Judée-Samarie, Naplouse Jénine et Hébron, conformément à la campagne de maintien de l'ordre du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
Bethléem deviendrait la quatrième ville sur la liste si les forces de sécurité sont autorisées à rester. Diab al-Ali, un commandant de la sécurité palestinienne, a déclaré que les négociations avec Israël se
poursuivaient, et qu'il pensait que la décision serait prise d'ici la fin de la semaine.
Abbas essaye de renforcer son autorité en Cisjordanie et de rassurer Israël ainsi que la communauté internationale sur la capacité de ses troupes à maintenir l'ordre et arrêter les résistants.

Quoi qu'il arrive, Israël conserve le contrôle de la sécurité dans son ensemble, et les troupes de l'armée israélienne mènent souvent des raids d'arrestation dans les territoires malgré la présence des soldats de l'AP.
Des responsables israéliens ont confirmé le déploiement de Noël. Tsahal n'a pas encore commenté la demande de maintien des troupes de l'AP à Bethléem après la période de fêtes.
AP pour le marché Israélien
11.24.08
http://fr.jpost.com/servlet/


1-7 Des Canons ... pas du beurre.

Abou Zouhri : les palestiniens souffrent énormément du silence arabe et international.

Le mouvement du Hamas a organisé une marche massive dans le camps des réfugiés palestiniens, à Damas, pour protester contre le blocus israélien et sa politique sauvage contre un million et demi d'habitants de la Bande de Gaza et condamner le silence honteux de la communauté internationale et des gouverneurs arabes.
"La nation arabe, musulmane, les hommes libres au monde, les dirigeants et les gouverneurs doivent tous prendre leurs responsabilités humaines et juridiques pour condamner fortement la barbarie de l'occupation qui impose un blocus injuste et une punition collective contre les habitants de la Bande de Gaza", a déclaré Abou Zouhri dans une déclaration exclusive au centre palestinien d'information.

"La chose qui touche profondément les habitants de la Bande de Gaza, malgré le blocus très sévère de l'occupation, est le silence honteux des dirigeants arabes qui poursuivent de regarder la tragédie de leurs frères à Gaza, alors que l'occupation continue de les exterminer avec sang froid", a ajouté Abou Zouhri en condamnant la poursuite du blocus malgré les appels de l'ONU.

Abou Zouhri, et l'écrivain analyste palestinien, Bachar Saïd, ont qualifié le blocus israélien de crime de guerre qui continue de commettre une crise humanitaire catastrophique, notamment contre les enfants, les malades et les personnes âgées, tout en appelant à mettre fin immédiatement au blocus criminel qui a conduit directement à la mort de 260 palestiniens.

CPI

22/11/2008



2  Politique Israélienne

Olmert

Olmert effectue une visite d’adieu aux Etats-Unis

Olmert devrait demander la « consolidation » des promesses américaines faites à Israël, notamment en ce qui concerne l’aide militaire, avant la passation des pouvoirs à Washington.

Cette visite, note le journal, la dernière avant que les deux hommes ne quittent le pouvoir, est moins suivie que les précédentes par la presse israélienne, la plupart des médias israéliens ayant renoncé à envoyer des correspondants spéciaux pour suivre le Premier ministre. Ehud Olmert ne devrait pas rencontrer de membres proches de l’équipe du président élu, Barack Obama.

Editeur : La France en Israël
http://194.90.243.96


2-2 Des Canons ... pas du beurre.

L'occupation ignore complètement les appels de l'ONU pour sauver Gaza. (Malgré les appels de l'ONU pour mettre fin au blocus)

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon regrette fortement l'ignorance de l'occupation israélienne aux appels urgents de l'ONU pour mettre fin au blocus sévère et arbitraire contre un million et demi d'habitants de la Bande de Gaza qui sont encerclés, depuis plus de deux ans, chose qui a causé une crise humanitaire sans précédent dans l'histoire contemporaine.
Ban Ki-Moon a renouvelé, le vendredi 21/10, ses appels pour sauver la situation catastrophique dans la Bande de Gaza, après le renforcement des mesures et pratiques sauvages de l'occupation, en privant les Habitants innocents de la Bande de Gaza de carburant et des besoins nécessaires en frappant tous les secteurs, notamment le secteur sanitaire et économique.
Pour sa part, le sous-secrétaire général de l'Onu chargé de la coordination des affaires humanitaires, John Holmes, a appelé l'occupation israélienne à  mettre fin immédiatement au blocus injuste contre la bande de Gaza.
"Le blocus imposé contre un million et demi d'habitants de Gaza est totalement inacceptable", a souligné vendredi John Holmes. 
Notons que Ban Ki-Moon a téléphoné au premier ministre de l'occupation, Ehud Olmert, en l'appelant à mettre fin aux souffrances des habitants de la Bande de Gaza dont leur vie est devenue complètement détériorée à cause du blocus arbitraire et illégal, et en exigeant l'entrée des équipes de secours humanitaires de l'Onu à Gaza, mais l'occupation continue de négliger ses appels et renforce son blocus sévère contre les habitants de Gaza.
Suite à la politique d'ignorance de l'occupation aux appels de la communauté internationale pour mettre fin au blocus, le secrétaire générale de l'Onu a condamné, vendredi, le refus de l'occupation à ses appels humanitaires pour sauver les habitants innocents après la situation catastrophique dans la bande de Gaza.
L'occupation israélienne continue de punir tous les habitants de la bande de Gaza, sous prétexte de lancement des roquettes par la résistance palestinienne qui lutte depuis plus de 60 ans contre les crimes continuels des forces de l'entité sioniste qui utilisent des armes interdites contre les palestiniens innocents.

CPI

22/11/2008


2-3 Sur le terrain.

Israël rouvre des points de passage vers la bande de Gaza.
Israël a ouvert lundi des points de passage vers la bande de Gaza pour la seconde fois en trois semaines, autorisant un approvisionnement limité en denrées alimentaires et en fioul.
Les organisations humanitaires estiment que cette ouverture n’aura qu’un impact minime pour la population du territoire palestinien, où les réserves s’amenuisent.
Israël a autorisé l’entrée d’une quarantaine de poids-lourds, dont dix à destination de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNWRA), ont déclaré des responsables.
"Ce n’est pas assez", a réagi Christopher Gunness, porte-parole de l’UNWRA. Il estime que l’agence aurait besoin d’être approvisionnée par 15 camions chaque jour, pas seulement en vivres mais aussi en livres scolaires bloqués par Israël depuis des semaines.
Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a ordonné la réouverture des points de passage après avoir constaté une diminution du nombre de roquettes tirées sur Israël

Le 4 novembre, après un raid de son armée contre des activistes palestiniens, Israël avait interdit à l’UNRWA et autres agences humanitaires de livrer des marchandises au territoire.
Depuis, la seule ouverture des points de passage avait eu lieu le 17novembre. Une trentaine de camions avaient alors été autorisés à livrer
leurs marchandises.
Pour la première fois depuis le 12 novembre, Israël a aussi autorisé l’approvisionnement en combustible de l’unique centrale électrique de la bande de Gaza, une décision qui devrait permettre de limiter temporairement les coupures de courant.
Toutefois, le ministre de la Santé du Hamas, Bassim Naïm, a déclaré que Gaza faisait face à une "véritable crise qui ne (pouvait) pas être atténuée par les stratagèmes sionistes".
Malgré les incidents qui les opposent, l’Etat juif et le Hamas ont laissé entendre qu’ils souhaitaient pérenniser leur trêve conclue sous médiation égyptienne et entrée en vigueur le 19 juin dernier.
Ce cessez-le-feu exige du Hamas qu’il cesse les tirs de roquettes et autres attaques contre Israël.
Il réclame aussi que l’Etat juif desserre progressivement son blocus imposé il y a plus d’un an sur le territoire, quand le Mouvement de résistance islamique s’en est emparé aux dépens des forces du Fatah de Mahmoud Abbas.
Al-Oufok  Site du Mouvement Démocratique Arabe
lundi 24 novembre 2008.
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5162

 

Israël autorise le passage de l’aide humanitaire et du fioul à Gaza
Israël a autorisé hier la livraison de denrées de première nécessité et de carburant dans la bande de Gaza. Les chargements de trente camions ont été transférés à travers le point de passage de Kerem Shalom (Sud), a indiqué à l’AFP un porte-parole militaire, Peter Lerner. M. Lerner a par ailleurs indiqué que le terminal de Nahal Oz pour les carburants entre Israël et la bande de Gaza avait également ouvert pour permettre le transfert de fioul destiné à la centrale électrique dans ce territoire.
Israël a renforcé le 5 novembre le blocus imposé à la bande de Gaza.
Cette mesure, maintenue par le ministre israélien de la Défense Ehud Barak, a été adoptée en riposte à la reprise des tirs de roquettes et d’obus de mortiers vers le sud d’Israël, après une opération de l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Israël empêche également les journalistes étrangers et les diplomates de pénétrer à Gaza, arguant que l’ouverture du point de passage d’Erez pour les personnes mettait en danger son personnel.
M. Barak a réaffirmé sa position en faveur du maintien de la trêve à Gaza avec le Hamas. « Je ne regrette aucun des mois d’accalmie » écoulés depuis cette trêve, a déclaré M. Barak. Rejetant les appels de l’opposition de droite pour une opération d’envergure à Gaza afin de mettre fin aux attaques contre le territoire israélien, il a toutefois ajouté : « Si une opération préventive devait s’avérer nécessaire, l’armée agira. »
Parallèlement, quatre cents policiers égyptiens ont été envoyés hier en renfort au terminal frontalier de Rafah avec la bande de Gaza pour contrer une éventuelle tentative de passage en force de Palestiniens, a-t-on appris auprès des services de sécurité.
25 novembre 2008.

L’Orient-Le Jour

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=386386


2-4 Les grandes manœuvres

21 11

Ehud Barak n’exclut pas des « opérations complexes » pour libérer Guilad Shalit

Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a déclaré hier qu’il est déterminé à obtenir le retour du soldat enlevé Guilad Shalit en Israël et que les forces israéliennes œuvrent en ce sens jour et nuit, « même si cela nécessite des décisions difficiles et des opérations complexes ». « Il faut se souvenir d’une chose : Guilad ne rentrera pas chez lui grâce à des décisions populistes »,

Editeur : La France en Israël
http://194.90.243.96

 

Trois observateurs, Darlene Wallach des États-Unis, Vittorio Arrigoni d'Italie, et Andrew Muncie d'Écosse, ont été kidnappés par la marine israélienne…
Prison de Massiyahu, Lida, Israel (20 Novembre, 2008)
Les trois observateurs des droits de l'homme du Mouvement de Solidarité Internationale (ISM) ont commencé une grève de la faim aujourd'hui pour protester contre la confiscation illégale de bateaux des pêcheurs palestiniens par Israël. Les trois observateurs, Darlene Wallach des États-Unis, Vittorio Arrigoni d'Italie, et Andrew Muncie d'Écosse, ont été kidnappés par la marine israélienne, mardi, alors qu’ils accompagnaient des pêcheurs palestiniens non armés au large des côtes de la bande de
Gaza.
Selon Wallach, “Nous pêchions à environ 7 milles nautiques au large de Gaza. Les soldats israéliens se sont approchés de nos trois bateaux dans 4 zodiacs. Des hommes-grenouilles sont montés à bord de chacun des bateaux. Ils ont utilisé une arme paralysante sur Vik alors qu’il était encore sur le
bateau, puis ils ont tenté de le pousser en arrière contre un morceau de bois pointu. Il a sauté par-dessus bord pour éviter d'être blessé encore plus qu'il ne l’était et est resté dans l'eau pendant un bon moment.
Quand ils sont venus me chercher, ils m'ont forcé à monter dans le zodiac sous la menace d’une arme à feu. Ils ont dit: «Vous êtes en territoire israélien." même s’il était évident que les trois bateaux se trouvaient en territoire palestinien. Ils nous ont kidnappés, Andrew, Vik et moi et tous les pêcheurs palestiniens."
Israël a enlevé et libéré plus tard les 15 pêcheurs palestiniens kidnappés au cours de l'incident, et la confisqué leurs bateaux de pêche. Les observateurs des droits de l’homme refusent d'être expulsés et de manger, jusqu'à ce que les bateaux soient rendus intacts-à leurs propriétaires légitimes dans la bande de Gaza.
«Nous sommes en grève de la faim et nous voulons aller au tribunal. Pas d'expulsion avant que les bateaux soient rendus aux pêcheurs », disait le texto envoyé cet après-midi par les observateurs depuis la prison.
Au tribunal aujourd'hui, Andrew Muncie a demandé au juge en vertu de quelle loi ils avaient été arrêtés. Selon le juge, leur détention est autorisée par les Accords d'Oslo», parce qu'il est interdit pour vous par le droit militaire de pêcher au-delà de 7 milles nautiques et demi de la côte. Il s'agit d'une zone interdite à la pêche. "
Toutefois, les accords d'Oslo autorisent les Palestiniens le droit de pêcher à 20 milles au large de leurs côtes. Lorsque l'avocat d’Andrew a remis une copie de cette partie des accords d'Oslo au juge, elle n’a pas fait de commentaires.
Le 23 août 2008, Wallach, Muncie et Arrigoni faisaient partie des 44 membres du Free Gaza Movement qui étaient à bord des premiers bateaux en 41 ans à entrer dans Gaza par la mer, en brisant le blocus israélien. Ils sont restés dans la bande de Gaza pour participer à des actions des droits de l'homme avec le Mouvement de Solidarité Internationale. Ils vivent et travaillent dans la bande de Gaza depuis l'été, en fournissant un accompagnement aux agriculteurs et aux pêcheurs palestiniens, et en documentant les atteintes aux droits de l’homme d’Israël dans la bande de
Gaza.
Les trois observateurs des droits de l’homme vont arrêter de s’alimenter à partir de demain matin jusqu'à ce que les bateaux de pêche confisqués soient rendus à leurs propriétaires dans l’état où ils se trouvaient au moment où les hommes-grenouilles sont montés à bord des bateaux, et que tous les dégâts soient réparés.
PS : Andrew Murcie, le militant écossais a été placé en cellule de détention après la diffusion de leur annonce de grève de la fai


2-6 Politique intérieure israélienne. …

Jacques Bendelac : Guerre contre son peuple - Pauvreté:  20% des Israéliens étaient pauvres en 2007.

Israël détient le triste record des pays occidentaux en matière de pauvreté
La Sécurité sociale israélienne vient de remettre à jour les chiffres de la pauvreté pour 2007.
En 2007, 1,63 million d’Israéliens vivaient en dessous du seuil de la pauvreté, soit 19,9% de la population. C’est un taux semblable à celui observé en 2006 (20%).
Le rapport de la Sécu relève une légère baisse de la pauvreté parmi les enfants. En 2007, quelque 773.900 enfants vivaient dans la pauvreté, soit 34,2% des enfants israéliens contre 35,8% l’année passée.
La moyenne des pauvres dans les pays de l’OCDE est de 10,6%, le taux de pauvreté variant entre 5,3% au Danemark et
jusqu’à 17,1% aux Etats-Unis (17,1%).
Quant à la majorité des pays européens, ils se caractérisent par un taux de pauvreté “moyen” comme 7,1% en France, 8,3% en Angleterre et 8,8% en Belgique.
Ce rapport indique aussi que le phénomène des “travailleurs pauvres” reste fort: en 2007, 46% des familles pauvres comprenaient un membre qui travaille. Autrement dit, près d’un pauvre sur deux travaille, ce qui tend à montrer que le travail ne garantit plus d’éviter la pauvreté.
Malgré le léger recul en 2007, la pauvreté touche encore de plein fouet certaines couches de la population israélienne, comme les Arabes (51,4% d’entre eux sont pauvres) ou les familles nombreuses de plus de 4 enfants (56,5% d’entre elles sont pauvres).
Les experts estiment que ces chiffres correspondent à la bonne conjoncture économique qui régnait en 2007. Par contre, la pauvreté devrait redresser la tête en 2008, sous l’effet de la crise financière
et de la reprise du chômage.
Jacques Bendelac

Publié le 24 novembre
http://www.israelvalley.com/news/2008/11/24/20486


2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

21 11

Tsahal indique que les points de passage entre l'Etat hébreu et le territoire palestinien contrôlé par le Hamas demeurent fermés.

Après la trêve conclue il y a cinq mois, Israël avait laissé passer au compte-gouttes des biens essentiels.

Cette fermeture a provoqué des pénuries pour les 1,4 million d'habitants de la Bande de Gaza, notamment de carburant et d'autres produits de base.

Israël affirme que le blocus sera maintenu tant que continueront les tirs de roquettes.

AP

23  11

Dimanche, Israël continuait de fermer les passages pour le 19e jour consécutif, sous le prétexte que, samedi soir, des projectiles artisanaux étaient tombés dur les villes frontière israéliennes de Sderot et d¹Ashkelon, sans faire de blessés (1).
(1) Si Sderot est effectivement une "ville frontière", car située à 2-3 km de la bande de Gaza, Ashkelon est située à une dizaine de km plus au nord.
L¹objectif de ces tirs de roquettes (artisanales, soit, mais parfois meurtrières et de toute façon terrorisantes pour la population) sur Ashkelonest aussi, apparemment, de démontrer que leur portée est désormais plus longue (ndt).

Ma¹an, 23 novembre 2008
http://www.maannews.net/en/index.php?opr=ShowDetails&ID=33447
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
http://www.lapaixmaintenant.org/

 23.11

Après un week-end tendu mais relativement calme à Hébron, les responsables de la sécurité ont exprimé leur inquiétude samedi : ils redoutent que certains soldats refusent de procéder à l'expulsion des Juifs résidant dans l'immeuble "disputé".
Selon des responsables de l'armée, les soldats et les policiers qui habitent en Judée-Samarie pourraient refuser de participer à l'opération.
Les neuf familles qui résident à Beit Hashalom n'ont pas obtempéré à l'ordre d'évacuation rendu par la Cour Suprême. Les forces de sécurité n'ont pas procédé à l'expulsion immédiatement, et cinq familles
supplémentaires ont pu emménager dans l'immeuble, dont la famille du député Shas Nissim Zeev.

The Jerusalem Post

24.11.08
Le ministre de la guerre Barak a décidé lundi de rouvrir les points de passage entre Israël et la bande de Gaza, et de permettre le transit de marchandises humanitaires, comprenant des médicaments, de la nourriture et de l'essence, a déclaré le ministère de la Défense.
Cette décision a été prise après consultation de plusieurs hauts-responsables, dont l'adjoint de Barak, Matan Vilnaï, précise la déclaration.
Les points de passage étaient fermés depuis le 5 novembre,

S'adressant aux comités des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, Barak a affirmé qu'il ne regrettait pas la trêve avec le Hamas, et a estimé que la situation allait à nouveau se stabiliser.
Source : The Jerusalem Post

Reportage : Dans la spirale de la violence

La tension entre bédouins et policiers est montée d’un cran après des affrontements qui se sont soldés par quatre morts et une prise d’otages de policiers, la semaine dernière.

Al-Ahram Hebdo 

Semaine du 19 au 25 novembre 2008, numéro 741
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2008/11/19/enqu0.htm


2-11 Politique extérieure.

Jérusalem: Israël refuse l'entrée du nonce Antonio Franco dans la Bande de Gaza

Selon le Patriarcat latin de Jérusalem, Israël a empêché Mgr Antonio Franco, nonce apostolique en Israël et délégué apostolique à Jérusalem et en Palestine, et les prêtres du Patriarcat latin, de pénétrer dans la bande de Gaza pour y célébrer la messe. Le nonce avait pourtant effectué mardi dernier les démarches réglementaires exigées par le Ministère israélien des Affaires étrangères et le haut commandement de l'armée israélienne. Arrivé à 8h15 environ dimanche au point de passage d'Erez, le nonce, accompagné des Pères Shawki Baterian et Humam Khzouz, prêtres du Patriarcat latin, et la secrétaire de la délégation, se sont vus refuser le passage.
La délégation a passé plus de trois heures au "check-point". La prise de contact avec de hauts responsables du Ministère israélien des Affaires étrangères et du Bureau de l'administration civile n'a rien donné, les autorités israéliennes refusant absolument de laisser entrer la délégation dans la bande de Gaza, note le Patriarcat latin.
Un porte-parole du Ministère israélien des Affaires étrangères a bien tenté d'expliquer que l'interdiction de passer imposée au représentant du Vatican était due à la menace permanente que font peser les roquettes palestiniennes et les attentats suicide sur les points de passage entre Israël et Gaza. Mais il n'a pas pu dire pourquoi, dans le même temps où la délégation catholique était bloquée à Erez, plusieurs véhicules de la Croix-Rouge et des Nations Unies étaient autorisés à entrer, tandis qu'un certain nombre de Palestiniens de la Bande de Gaza avaient pu sortir.
25.11.2008 - Jacques Berset

http://www.kipa-apic.ch/meldungen/sep_show_fr.php?id=4693


2-12 Politique d'emprisonnement

Rapport : La persécution des députés du peuple palestinien continue dans les prisons israéliennes.

Les autorités de l’occupation israélienne retiennent encore dans leurs prisons quarante députés du Conseil Législatif Palestinien, le président Dr. Aziz Duwik en tête.

Riyad Al-Ashqar, directeur d’information au ministère palestinien des captifs et des libérés, précise que parmi les kidnappés se trouvent trois députés qui sont considérés sur le compte du mouvement du Fatah. Marwan Al-Barghouthi. Djamel Hwel. Djamel Al-Tirawi. Il y a aussi un député compté comme membre du Front Populaire : Ahmed Sa’dat. Et trente-six députés enlevés font partie de la liste « Changement et réforme », filiale du mouvement du Hamas. En plus des députés, l’ancien ministre des captifs Wasfi Qabha est aussi emprisonné.

14 députés ont été condamnés. La perpétuité pour Marwan Al-Barghouthi. Le député Mohammed Djamel An-Natcha est isolé dans le centre Ar-Ramla depuis six ans.

Bien qu’ils aient fini la période de leur condamnation, les occupants israéliens refusent la libération de plusieurs députés : Abdou Ar-Rahman Zaydan, Samir Al-Qadi, Mohammed Abou Jhaicha, Ibrahim Abou Salem et Waïl Al-Hossayni. Le reste des députés sont enfermés sans chef d’accusation, sans jugement.

Illégitimité

Al-Achqar souligne que l’enlèvement des députés et ministres palestiniens représente un acte illégitime selon toutes les traditions et conventions internationales. Cet acte a pour but de détruire la fonction du Conseil Législatif Palestinien, ainsi que tout le système politique palestinien. Tous ces agissements servent à pratiquer une forte pression dans un but de récupérer le soldat israélien enlevé Gilat Shalit.

L’occupant retient ces députés pour des raisons politiques. Il n’a donc pas le droit de les condamner. En outre, l’occupant israéliens avait, lui-même, accepté la participation des listes dont les députés faisaient partie aux élections législatives palestiniennes.

Cet occupant veut dénuder ces députés de leur légitimité et montrer au monde entier qu’ils seront traités comme tout un chacun, sans les droits et l’immunité parlementaire qui existent partout dans le monde.

Négligence médicale

Les députés palestiniens enfermés dans les prisons palestiniennes souffrent de différentes maladies, sans avoir pour médicament autre que quelques calmants. La plupart d’entre eux sont des personnes âgées qui souffrent de plusieurs maladies à la fois. Le président du conseil Duwik, à titre d’exemple, souffre du diabète, d’une anémie, d’un calcul du foie. Sa santé ne cesse de se détériorer. Il a besoin d’une opération chirurgicale. Mais cela fait plusieurs mois que l’administration pénitentiaire israélienne fait la sourde oreille.

Le député Azzam Salhab, 52 ans, souffre d’une tension artérielle, tellement avancée qu’il tombe assez souvent dans les pommes. Il est une fois tombé et s’est fait mal au genou, un genou qui a besoin d’une opération chirurgicale. Quand l’aura-t-il, cette opération ? Personne ne peut répondre, avec ces occupants qui jouent avec la vie du peuple palestinien.

Et on ne fait que donner quelques exemples. Les autorités de l’occupation israélienne privent les députés de tout soin nécessaire.

Difficultés

Les autorités de l’occupation israélienne font tout pour humilier les députés du peuple palestinien. Elles les privent même de la nourriture. Elles les déplacent assez souvent d’une prison à une autre. Ils sont présentés à l’audience des tribunaux les mains et mêmes les pieds liés.

Et pour des raisons futiles, ils sont privés de leur droit de visite. La direction de la prison contrôle les rencontres des députés avec leurs avocats. Des rencontres qui se passent à travers un mur de verre.

Moral d’acier

En dépit de ce qu’ils endurent, leur moral reste imperturbable. Les députés continuent à refuser l’occupation. Ils profitent de chaque minute de leur incarcération pour apprendre le Saint Coran et toutes sortes de savoir.

Le ministère palestinien des captifs et des libérés appelle enfin tous les hommes libres à prendre une position positive et ferme face à la question de l’enlèvement des députés élus de façon démocratique et à pratiquer toutes les pressions possibles sur l’occupation israélienne afin qu’elle arrête ses violations du droit international et humanitaire.

CPI

23/11/2008

Israël aurait assoupli ses positions dans les négociations concernant Shalit

Selon le Haaretz, Israël aurait dernièrement assoupli sa position dans le cadre des négociations pour la libération de Shalit, le soldat détenu par le Hamas. Israël aurait ainsi remis au Hamas, par le biais de médiateurs, une nouvelle liste de prisonniers qu’il serait prêt à libérer en échange du soldat. Cette liste comprendrait 220 des 350 prisonniers ayant commis des crimes « lourds » et dont le Hamas réclame la libération. Israël aurait ainsi ajouté à la liste précédente transmise au Hamas les noms de 70 prisonniers réclamés par le Hamas

L’écart entre ce que réclame le Hamas et ce qu’est prêt à donner Israël reste toutefois considérable. Le Hamas, rappelle le journal, réclame la libération de 1 400 prisonniers, un nombre qu’Israël est, semble-t-il, prêt à accepter. Mais la principale divergence ne concerne pas le nombre de prisonniers mais leur « qualité » et c’est pourquoi les 450 prisonniers considérés comme « lourds » sont au cœur des négociations. Le Hamas a transmis à Israël les noms de 350 d’entre eux et depuis lors, Israël a augmenté progressivement le nombre de prisonniers qu’il se propose de libérer sur cette liste, le comité ministériel chargé du dossier ayant finalement approuvé la libération de 220 prisonniers sur 350. Israël attend maintenant la réponse du Hamas à cette nouvelle proposition. 

Dans un discours prononcé hier à la Knesset, le ministre de la guerre Baraka déclaré qu’une opération de grande envergure dans la bande de Gaza risque fort de porter préjudice aux efforts faits pour obtenir la libération de Shalit et de retarder notablement cette libération.

M. Barak s’en est pris à l’opposition de droite qui appelle à envahir la bande de Gaza, affirmant qu’il n’y a pas de « solution magique » face à la menace du Hamas. Il a en outre déclaré ne pas regretter un instant la trêve conclue dans la bande de Gaza, affirmant que celle-ci sert les intérêts d’Israël.

25 novembre

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5164


Palestine,Israël,Olmert,colonialisme,Gaza,Bush, Hamas,Fatah


N°400 - Journal de Palestine- -20 au 26-11 - Fin- : Abbas demande à Obama de faire appliquer l’Initiative de paix arabe.

N°400  - Journal  de Palestine- -20 au 26-11  -   Fin- : Abbas demande à Obama de faire appliquer l’Initiative de paix arabe.


Journal de Palestine                                  

                                       N°400                                                             

20-11  au 26-11

M.Lemaire



Sommaire

Politique Internationale des territoires occupés

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5 1 H. Ben Yaïche : " Un cas typique de désinformation".

5 2 Les journalistes étrangers se plaignent de ne plus pouvoir pénétrer dans la Bande de Gaza.

5 3 Abbas publie l¹initiative de paix arabe dans la presse israélienne,

Shalom Arshav lui rend la pareille dans la presse palestinienne



3 Politique Internationale des territoires occupés

1 Pays Arabes & voisins

Jordanie

La Jordanie envoie une aide humanitaire dans la bande de Gaza.
 -- La Jordanie a envoyé des convois humanitaires dans la bande de Gaza pour aider à atténuer les  souffrances des Palestiniens causées par le blocus israélien,  selon l'organisation humanitaire jordanienne JHCO.  

     Le secrétaire général de l'organisation Mohammed Majid Aitan a  indiqué que le covoi de dix camions transporte des médicaments et  des aliments qui seront distribués en coopération avec le  Croissant Rouge, l'Agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés de  Palestine (UNRWA) et l'Autorité nationale palestinienne.  

     Le roi de Jordanie Abdallah II a indiqué dimanche au cours  d'une réunion avec les ambassadeurs de l'Union européenne en  Jordanie que la poursuite du blocus imposé par Israël crée une " catastrophe humanitaire" avec un impact destructif sur les  Palestiniens.  

     Il a exhorté la communauté internationale à se mobiliser  rapidement pour lever le blocus israélien et faciliter l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza. 

     Malgré les requêtes de l'UE et de l'ONU, Israël a poursuivi une fermeture totale des terminaux frontaliers, principaux points de  passage pour le carburant et l'aide humanitaire, en réponse aux  tirs de roquettes et de mortiers sur des villes israéliennes  frontalières depuis Gaza.  

     La JHCO a jusqu'ici envoyé 243 convois chargés d'aide médicale  et humanitaire en Cisjordanie et dans la bande de Gaza pour  alléger les souffrances du peuple palestinien, selon  l'organisation.

24 novembre

 (Xinhua)
http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-11/25/content_767765.htm

De : PMF-Bureau national pmfnet@yahoo.fr

Objet : Gaza vu par le Quotidien d'Oran



2 Le Monde

1 Les institutions et leurs satellites

Onu

20-11

La commissaire générale de l’Unwra, l’organisme des Nations unies chargé de venir en aide aux réfugiés palestiniens, a affirmé que la bande de Gaza risquait de connaître une « catastrophe » humanitaire si le blocus israélien devait se poursuivre.
Hier, les points de passage entre Israël et la bande de Gaza sont restés fermés en représailles aux tirs de roquette depuis le territoire palestinien, a déclaré un responsable

L'Onu juge "inacceptable" le bouclage de la bande de Gaza.

Le sous-secrétaire général de l'Onu chargé de la coordination des affaires humanitaires, John Holmes, a exhorté vendredi Israël à mettre fin au bouclage de la bande de Gaza qu'il a qualifié d'"inacceptable".

"Les mesures qui augmentent les difficultés et les souffrances de la population civile de la bande de Gaza dans son ensemble sont inacceptables et doivent cesser immédiatement", a dit Holmes dans un communiqué.

Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon a déclaré mardi par téléphone au Premier ministre israélien Ehud Olmert qu'il était très préoccupé par la situation humanitaire à Gaza et il lui a demandé d'autoriser l'entrée dans le territoire de travailleurs humanitaires de l'Onu.

Le lendemain, le ministre de la Défense, Ehud Barak, a rejeté cet appel en déclarant à la radio de l'armée israélienne qu'il fallait que le calme revienne pour que les postes-frontières soient rouverts.

Le service de presse de l'Onu a par ailleurs publié un communiqué disant que Ban a "souligné l'importance de voir Israël autoriser d'urgence la livraison d'une assistance humanitaire à la population civile de Gaza et regrette qu'il n'ait pas encore été donné suite à ses appels".

Ban a aussi réitéré "sa condamnation des attaques, notamment à la roquette, par des activistes palestiniens contre des objectifs civils israéliens".

PÉNURIES

Israël a bouclé la bande de Gaza à la suite de tirs quotidiens de roquettes palestiniennes en riposte à une incursion, le 4 novembre, de l'armée israélienne dans le territoire côtier contrôlé par le Hamas alors qu'un cessez-le-feu conclu sous l'égide de l'Egypte y était dans l'ensemble respecté depuis cinq mois.

Outre les pénuries alimentaires qui frappent 750.000 Palestiniens, soit la moitié environ de la population de la bande de Gaza, l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a fait savoir que, faute de liquidités, elle ne pourrait plus, après jeudi, distribuer d'argent à 98.000 Gazaouis pauvres.

"La population souffre de coupures d'électricité quotidiennes et de pénuries de gaz, de produits frais et d'eau", a souligné le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires des Nations unies (Ocha).

Holmes a aussi averti que les distributions de vivres par l'UNRWA seraient probablement à nouveau suspendues prochainement si le ravitaillement n'est pas autorisé à pénétrer à Gaza.

L'agence avait suspendu temporairement la distribution de vivres à Gaza la semaine dernière en raison du bouclage israélien.

Le communiqué de l'Ocha ajoute que Holmes s'inquiète en particulier de ce que "la dignité humaine et le bien-être des civils de Gaza, dont plus de la moitié sont des enfants, ne semblent pas être une question importante pour les parties au conflit".

Louis Charbonneau, version française Nicole Dupont

21 11


3- Organisations Mondiales & régionales. 

Quartette pour la paix au Proche-Orient

21 11

Tony Blair, l'émissaire du Quartette pour la paix au Proche-Orient, a appelé à la fin des tirs de roquettes et à la réouverture "immédiate" des points de passage pour laisser entrer dans la Bande de Gaza "les produits humanitaires et commerciaux essentiels, tels le carburant, la nourriture et les médicaments".

AP


6 Ue

Solana : l'Union Européenne ne peut pas finir le blocus imposé contre Gaza.

Le haut coordinateur de la politique étrangère et de la sécurité de l'Union Européenne, Javier Solana, a dit que l'Union Européenne ne peut pas finir le sévère blocus sioniste imposé contre la bande de Gaza, après que l'ONU, ainsi que plusieurs organisations et sociétés nationales ont averti d'une catastrophe humaine, non précédente, qui va causer la mort des centaines de palestiniens, notamment les malades à cause du blocus israélien injuste.

Solana a ajouté lors d'une conférence de presse après ses négociations avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, que l'Union Européenne va présenter ses aides humaines à la bande de Gaza encerclée sans montrer le moyen.

Il est à souligner que le Quartet pour le moyen Orient va tenir une réunion le mois prochain.

CPI- 22/11/2008



5 Médias/Vidéos 

5 1 H. Ben Yaïche : " Un cas typique de désinformation".
Entretien réalisé par Hichem Ben Yaïche

Impossible de laisser le silence médiatique envelopper le remarquable livre de Guillaume Weill Raynal "Une haine imaginaire ? Contre-enquête sur le "nouvel antisémitisme" ? "

(éd. Armand Colin).

Sous d'autres cieux, il aurait provoqué un débat salutaire sur des questions hypersensibles, mais de grande importance. Par la qualité de l'argumentation et l'économie de mots -- tout est pesé, analysé avec un rare souci de précision -- l'auteur, qui est avocat dans la vie, sait manier, à la perfection, le détail qui tue.

Dans cette rencontre, il explique pourquoi son ouvrage a été l'objet de l'ostracisme médiatique, explique la place du judaïsme français et ses rapports avec Israël, ainsi que les relations Juifs-Arabes en France. Des propos décapants d'un libre penseur.

 Entretien.

La vocation de Vigirak, qui rassemble des universitaires, des chercheurs, des experts et des journalistes, est de réfléchir à des problématiques liées à la guerre de l'information, la guerre psychologique, la désinformation, etc. Comme l'indique le nom de notre site, l'Irak constitue notre champ d'observation privilégié. Il n'en reste pas moins qu'on rencontre ces questions ailleurs, comme en Ukraine, au Venezuela ou en Ouzbekistan, par exemple, ou même en France. D'où la mise en ligne de cet entretien de notre ami Hichem ben Yaïche avec Guillaume Weill Raynal, suite à la sortie de son dernier ouvrage.

Qu'est-ce qui vous a conduit à écrire ce livre ? Expliquez-nous le cheminement de votre pensée.

GWR : L'idée d'écrire ce livre m'est venue à la fin de l'année 2001. Jusqu'alors, je m'étais intéressé à tout ce qui pouvait concerner l'actualité du Proche-Orient et, par extension, à ce qui pouvait concerner les Juifs de France, mais de loin, sans m'impliquer en aucune façon dans une quelconque démarche communautaire. C'était surtout une réflexion individuelle sur ce que signifie être juif, aujourd'hui, lorsque l'on n'est ni croyant ni pratiquant, en étant imprégné, malgré tout, d'une identité juive impossible à occulter. Cette « distanciation » de ma part était mal comprise par certains. Pas encore une trahison, mais déjà une forme d'infidélité… Au contraire, il me semble que la condition du juif diasporique, « le cul entre deux chaises », s'inscrit dans une tradition qui ne renie en rien la tradition du judaïsme qui est avant tout celle du questionnement. Mes amis français -- non-juifs -- s'interrogent à peu près autant sur leur « identité » française que le poisson rouge s'interroge sur l'eau de son bocal : ils ne la voient même pas… Alors que nous, nous sommes non pas déchirés mais « interpellés » par une double identité Juifs-Français. Triple, même, si l'on y ajoute notre relation, incontournable, avec Israël, sur fond d'un passé et d'une Histoire pour le moins « mouvementés ». C'est compliqué, mais c'est passionnant ! Or, fin 2001, j'ai été abasourdi par l'émergence du discours sur le « nouvel antisémitisme » qui, durant quatre ans, a pris la forme d'un véritable tsunami. Un discours totalement déconnecté de la réalité ! Pire, il érigeait au cœur de l'identité juive la haine supposée universelle que la France nous témoignerait, particulièrement à travers ses médias et ses élites. Avec, pour corollaire, que nous serions fondés, en retour, à cultiver à leur égard une haine au moins égale ! C'est un discours effrayant lorsqu'on en imagine les conséquences si on le pousse au bout de sa logique. Relayé par des « sommités » universitaires, il faisait l'objet d'une acceptation unanime et il était interdit d'y apporter ne fût-ce qu'une simple réserve ou le moindre bémol. J'ai donc voulu réagir, non pas par un « coup de gueule » sommaire, mais par une réfutation la plus précise et la plus complète possible.

Pourquoi ce silence de plomb dont votre livre a fait l'objet depuis sa parution ? Est-il à ce point dérangeant ?

GWR : Peut-être, justement, en raison du caractère précis de cette réfutation : ceux dont je critique le discours se sont soigneusement abstenus de répondre. Comme s'ils refusaient tout débat sur cette question. Ils n'acceptent de réagir ou de répliquer que lorsque c'est sans risque ! Ils ne connaissent pas d'autre forme de discussion que la logomachie, les anathèmes et les clichés que chacun se lance au visage. Quant aux médias, c'est plus complexe. Ils veulent bien se faire l'écho des polémiques une fois que celles-ci sont sur la place publique, mais craignent parfois d'en prendre l'initiative. Surtout sur un sujet aussi brûlant ! Seuls, Marianne et Le Monde Diplomatique ont passé outre à ce conformisme pusillanime.

Dans ce livre que vous avez sous-titré « contre-enquête sur le nouvel antisémitisme », vous avez écrit, notamment : « Jamais la question de l'antisémitisme n'aura été à ce point dévoyée, instrumentalisée comme arme d'intimidation et de disqualification ». Qui visez-vous concrètement ?

GWR : Les personnes que je nomme… Et leurs travaux que je cite ! J'insiste sur ce deuxième terme car certains m'ont reproché la « violence » de mon livre en disant qu'il consistait en une longue liste d'attaques ad hominem. Non ! Car encore une fois, je fais un examen critique sérieux et complet de tout ce que ces personnes ont dit et écrit. Pour les nommer, il s'agit, entre autres, de Pierre-André Taguieff, Jacques Tarnero, et Alain Finkielkraut. Ces intellectuels occupent le champ médiatique avec beaucoup d'audience et de succès. Ils instruisent le procès en antisémitisme de chacun et s'étonnent qu'on veuille leur répondre. Ce ne sont pas eux les victimes. N'inversons pas les rôles !

Comment expliquez-vous qu'une vingtaine d'intellectuels -- juifs et non juifs -- aient ainsi validé ce procès à partir d'un discours « bâti sur du vide », pour reprendre vos propres termes ?

GWR : Il faudrait leur poser la question. Nous sommes face à un cas typique de désinformation, même si ce mot peut sembler usé. Les motivations de ceux qui composent la « caisse de résonance » sont nombreuses et complexes. Certains se trompent de bonne foi. D'autres sont totalement opportunistes. Ces deux attitudes peuvent se combiner chez une même personne. La vanité favorise souvent l'aveuglement… Il existe aussi, dans les théories de la désinformation, un mécanisme de « vampirisation » où, une fois la machine lancée, le désinformé se transforme, à son tour, en désinformateur. Chacun répète ce que dit l'autre. L'idée reçue est ainsi validée progressivement et se transforme en dogme.

Pourquoi tant de difficultés, pour ne pas dire d'inhibitions, dès que l'on débat, en France, d'Israël et des Juifs ? À quoi attribuez-vous cette « nervosité », cette hyper-réactivité ?

GWR : Heureusement, il existe encore des milieux intellectuels où l'on peut aborder ces questions dans une grande liberté de ton entre personnes de toutes origines. Il n'y a pas de question taboue dès qu'on cesse de prêter à l'autre des arrières-pensées qu'il n'a pas. Mais les intellectuels qui parlent, aujourd'hui, au nom de la communauté juive versent trop souvent dans le travers que vous évoquez. Ne nous voilons pas la face : les cicatrices ne sont pas encore refermées. La Shoah demeure, et c'est normal, un immense traumatisme pour la communauté juive, et aussi pour la société française dans son ensemble. De là cette difficulté, cette « nervosité » dès qu'il est question des Juifs et d'Israël. Le problème est que, depuis soixante ans, d'autres traumatismes historiques -- et ils sont très nombreux -- sont venus se mélanger à tout ça. La majorité des Juifs de France sont issus de familles séfarades qui n'ont pas connu directement le génocide nazi -- mais qui y sont extrêmement sensibles -- alors qu'ils ont souvent subi les déchirures de la décolonisation dont, curieusement, ils parlent assez peu. Inversement, nous voyons un intellectuel comme Finkielkraut dont la famille a été exterminée par les nazis se fourvoyer sur la « question » coloniale telle qu'elle se pose aujourd'hui en France. Cette question est, en fait, l'expression d'un malaise social et identitaire qui s'est récemment exprimé à travers « l'Intifada » des banlieues, mais que l'on ne peut réduire à ce seul phénomène, très spectaculaire il est vrai. Le rôle des intellectuels, et au premier rang ceux de la communauté juive, serait d'aider l'opinion publique à y voir plus clair sur ces questions. Ce n'est pas ce qu'ils font actuellement.

Et que dire, alors, de la radicalisation des instances communautaires - notamment mais pas seulement Roger Cukierman, l'actuel président du CRIF - qui, par certaines de leurs prises de positions, sont parfois plus « israéliens » que les Israéliens eux-mêmes ?

GWR : Les organismes « institutionnels » -- pas seulement chez les Juifs ! -- ont une tendance naturelle à glisser vers un conformisme de la pensée qui, à terme, ne s'exprime plus que par la langue de bois. Le rôle des intellectuels qui conseillent les représentants communautaires est justement de lutter contre ce penchant. Le problème est que le président du CRIF semble bien mal entouré et bien mal conseillé. Ce sont ces intellectuels dévoyés dont je parle qui sont les premiers responsables. Bien plus que Roger Cukiermann.

Vous paraissez aussi attaché à Israël et à la communauté juive qu'au souci de penser librement, au-delà des réflexes « communautaristes ». Comment jugez-vous l'évolution de la communauté juive en France ? Son positionnement vis-à-vis de l'Etat d'Israël ? Quel est, pour vous, le rôle de la diaspora ?

GWR : Merci pour votre compliment. Malheureusement, il n'est pas très partagé dans la communauté juive depuis la parution de mon livre. Quant aux questions que vous me posez, certains vous diront peut-être que je n'ai aucune qualité pour parler au nom de la communauté juive, ne m'y étant jamais investi au moindre titre. Ce qui est vrai. Mais je peux avoir mon avis sur ce qui s'y passe, et j'ai du mal à comprendre son évolution Je partage son attachement pour l'existence d'Israël et j'admets que le président du CRIF puisse, à ce titre, critiquer publiquement le gouvernement sur sa politique étrangère comme un syndicat agricole le ferait au sujet des quotas laitiers… Mais de là à accuser la France d'antisémitisme en présence de 16 ministres de la République invités au dîner du CRIF, en montant en épingle les péripéties qui ont entouré le décès d'Arafat ! Cette sortie lamentable de Cukiermann a été condamnée par des membres éminents du CRIF et même par l'ambassadeur d'Israël en France. C'est vous dire !

Selon vous, les représentants de la communauté juive s'inquiéteraient à tort de l'évolution de la société française, de l'émergence, en son sein, d'une communauté et d'une identité arabes ?

GWR : Je suis de gauche, mais il faut reconnaître que Nicolas Sarkozy a été un des premiers à prendre la mesure du phénomène. Je vous disais que les Juifs de France ont cette chance de cultiver une identité « double » : Juifs et Français. Ils ont une autre chance : Celle de pouvoir faire profiter les « Français musulmans » -- ou les Français Arabes, appelez-les comme vous voudrez -- de cette expérience originale. Et de les aider à la résoudre. Nous sommes des pionniers en la matière !

On assiste, en France, à la diffusion d'idées néo-conservatrices dans les milieux juifs et mêmes à une « ultradroitisation » du discours. Comment voyez-vous le rapport entre l'Amérique, Israël et la communauté juive ?

GWR : Aujourd'hui, on vous dit, dans la communauté juive, que les films de Michaël Moore sont antisémites ! Que la critique de Bush est antisémite ! Qu'être contre la guerre en Irak, c'est être munichois, donc pétainiste, donc… antisémite ! Je n'exagère rien : C'est ce que dit Finkielkraut ! Je vous parlais d'un discours déconnecté de la réalité… J'ai toujours été convaincu qu'il y avait des connexions intimes entre l'identité juive et l'identité française. Deux peuples qui, à des siècles de distance, ont chacun stupéfié le monde entier par l'audace de leur « révolution ». L'une, c'était l'invention du monothéisme, l'autre celle du concept de nation. Ce qui n'était pas rien, après un millénaire de monarchie de droit divin ! Aujourd'hui, les Juifs pourraient se poser en héritiers de cette double tradition : en France, ils peuvent aider à poursuivre cette tâche d'intégration vieille déjà de cent cinquante ans. En Israël, ils peuvent dresser une passerelle entre l'occident et le monde Arabe en tendant la main aux Palestiniens, l'un des peuples du Proche-Orient qui s'est peut-être le plus acclimaté à nos traditions démocratiques, même si des progrès restent à faire. Voilà une « théorie des dominos » autrement plus ambitieuse et exaltante que celle que nous proposent les néo-conservateurs du Pentagone !

dimanche 8 janvier 2006,

H. Ben Yaïche
Grand interview
http://www.vigirak.com/article.php3?id_article=207


5 2 Les journalistes étrangers se plaignent de ne plus pouvoir pénétrer dans la Bande de Gaza.

Les journalistes étrangers se plaignent de ne plus pouvoir pénétrer dans la Bande de Gaza pour y faire leur travail. Ainsi, il n'est plus possible d'avoir des reportages indépendants sur la situation réelle à Gaza, où la population est coupée du monde depuis trois semaines. Dans un communiqué, Caritas Jérusalem rappelle à son tour que les effets du blocus sont terribles pour la population civile. "L'enfermement de plus de 1,4 million de Palestiniens signifie que plus aucune nourriture, plus aucun approvisionnement médical ni aucune assistance humanitaire de toute sorte ne sont autorisés par les Israéliens à entrer à Gaza". Pour l'œuvre d'entraide catholique, ce siège de plus de vingt jours prive le territoire palestinien de tous les besoins de base pour la survie de la population. Des boulangeries ont fermé leur porte, faute de farine. Celles qui sont encore ouvertes ne peuvent fonctionner, faute d'électricité, ce qui a également de graves conséquences pour les nouveaux-nés qui sont en couveuse ou pour les malades qui sont aux soins intensifs.
Caritas Jérusalem, qui n'a pas pu obtenir des Israéliens de permis pour apporter de l'aide à la population civile de Gaza, lance un appel afin que la communauté internationale intervienne pour faire lever ce blocus qui contrevient à toutes les règles du droit humanitaire international. (apic/plj/carj/be)

25.11.2008 - Jacques Berset

http://www.kipa-apic.ch/meldungen/sep_show_fr.php?id=4693


5 3 Abbas publie l¹initiative de paix arabe dans la presse israélienne,

Shalom Arshav lui rend la pareille dans la presse palestinienne
Gestes réciproques entre Abbas et Shalom Arshav par presse interposée
Geste sans précédent : Mahmoud Abbas, président de l¹Autorité palestinienne, s’ets adressé directement à l¹opinion israélienne par une publicité publiéejeudi par quatre quotidiens israéliens (Yediot Aharonot, Ma¹ariv, IsraelHayom et Ha¹aretz).

Le texte promeut l¹initiative de paix de la Ligue arabede 2002.
"57 pays arabes et musulmans établiront des relations diplomatiques normalisées avec Israël en échange d¹un accord de paix global et de la fin de l¹occupation", dit cette publicité, qui reprend le texte de l¹initiative arabe. Le texte est entouré des drapeaux d¹un certain nombre de ces pays
arabes et musulmans.
Le sentiment d¹Abbas est que trop peu d¹Israéliens ordinaires sont aucourant de l¹offre arabe. Il a souhaité s¹adresser directement à eux, a dit Saeb Erekat, conseiller de Mahmoud Abbas : "Trop peu a été fait pour promouvoir cette initiative." Erekat a ajouté que c¹était la première fois qu¹un dirigeant palestinien s¹adressait directement aux Israéliens de cettemanière.
Le lendemain, le mouvement israélien de gauche Shalom Arshav (La Paix Maintenant) a rendu la pareille à Mahmoud Abbas en publiant une publicité dans le quotidien palestinien Al-Quds de Jérusalem Est, dans laquelle il affirme son soutien au plan de paix arabe.
Yariv Oppenheimer, secrétaire général de Shalom Arshav, a déclaré que l¹objectif de cette publicité était de renforcer le camp de la paix palestinien : "Nous avons pensé qu¹il était très important de répondre à ces publicités palestiniennes dans les journaux israéliens par une publicité de notre part, qui fera écho du côté palestinien. Les deux camps de la paixpeuvent se nourrir l¹un de l¹autre."
Jerusalem Post,

Ha¹aretz (extraits)
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant



Palestine,Israël,Olmert,colonialisme,Gaza,Bush, Hamas,Fatah


26/11/2008

n°377 - Journal d'Irak - 19/11 au 25/11 -Suite - L'insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak.

n°377 - Journal d'Irak  - 19/11 au 25/11 -Début- L'insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak.


Journal d'Irak   

N°377 19/11 au 25/11/08

M.Lemaire



 


The War in Iraq Costs

$574,215,509,985

 


Sommaire :  

Tiré à part :

Manlio Dinucci : Le plan Irak

L’armée US en Irak : Un enjeu considérable

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants

3) Les voisins

Turquie

La guerre dans la guerre

Suite

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

6 Brèves

6-1 Fin de l'immunité pour les sociétés privées sous contrat en Irak.

7 Dossiers

7-1 L’insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak.

7-2 Abir Taleb : Les Iraquiens divisés.

7-3 Comaguer : OBAMA  A PARLE EN L’AIR !

Fin

7-4 Le demi-monde d’Hillary

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Le retrait américain d’Irak, un défi logistique titanesque à relever

9-2 Le nouveau monde qui attend Obama



L'Irak en chiffre: du 19-11 au 25/11/08



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

 x

x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

 x

x

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

13

7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Tiré à part :

Manlio Dinucci : Le plan Irak

Le « pacte de sécurité avec les Etats-Unis », approuvé par le gouvernement irakien, a été défini par la Maison Blanche comme « un pas important et positif » : il autorise les forces USA à rester en Irak trois années de plus après 2008. Après 2011, a précisé le porte-parole irakien « il appartiendra au gouvernement de conclure un autre accord ». En même temps, le président élu B. Obama a déclaré dans une interview à CBS News que, dès son investiture, il « commencera à mettre opérer un plan de réduction des troupes en Irak, à la lumière, en particulier, des problèmes que nous avons en Afghanistan, où la situation continue à empirer ». Obama confirme ainsi son programme. « Il est temps de tourner la page », a-t-il déclaré dans le discours prononcé à Washington le 1er août 2007 : « quand je serai  président, je mènerai la guerre qui doit être gagnée, avec une stratégie générale : sortir d’Irak et passer au juste champ de bataille en Afghanistan et au Pakistan ; développer les capacités et le partenariat dont nous avons besoin pour détruire les terroristes ».

 

Le problème, que l’administration Bush passe à celle d’Obama, est « comment sortir d’Irak », où les USA se sont embourbés en dépensant jusqu’à présent pour la guerre environ 700 milliards de dollars au rythme de plus de 10 mois (plus de dix milliards de dollars par mois, vous avez bien lu, NdT). C’est là qu’entre en jeu le futur vice-président, Joe Biden, l’influent sénateur démocrate qui a cependant jusqu’à présent gardé profil bas. Le 26 septembre 2007, il a fait passer au Sénat, avec un vote bipartisan (47 démocrates et 26 républicains), un amendement en faveur  d’ « une solution politique en Irak fondée sur le fédéralisme ». Cela prévoit « le décentrement de l’Irak en trois régions semi-autonomes : chiite, kurde et sunnite » avec un « gouvernement central limité, à Bagdad ». Le plan, auquel l’administration Bush  s’est opposée, a suscité en Irak un fort contentieux, car la majeure partie des réserves pétrolifères se trouve dans les régions chiite et kurde.
L’administration Obama va-t-elle suivre la voie ouverte par l’amendement Biden ? Un pays avec un « gouvernement central limité », pratiquement démembré en trois « régions semi-autonomes », permettrait aux Etats-Unis de maintenir cette zone stratégique sous son contrôle, en passant des accords avec des groupes de pouvoir locaux et en en exploitant les rivalités.  Cela leur permettrait aussi de stipuler des accords séparés pour maintenir une présence militaire, directe ou indirecte, dans les zones clés, surtout celles pétrolifères. Les compagnies  sont déjà en train de s’accaparer de lucratifs contrats par des accords, plus qu’avec le gouvernement central, avec des groupes de pouvoir régionaux : Shell a conclu, le 22 septembre, un accord de joint-venture qui devrait exploiter le gaz produit par l’extraction pétrolifère de Bassora. Tout cela devrait fonctionner, sur le papier. La désastreuse expérience  de l’administration Bush a pourtant démontré que les soucis ont justement commencé quand le président avait annoncé, triomphalement, en 2003, « mission accomplie ».

 

Ce qui vient ensuite compliquer le cadre est le fait que l’administration Bush, bien qu’ayant ses jours comptés, ne reste pas les bras croisés. Au Barhein, siège du commandement central des forces navales Us et de la Cinquième flotte, est arrivé dans la zone de la Sixième flotte, (basée à Gaeta) le navire d’assaut amphibie Iwo Jima, qui conduit un groupe expéditionnaire d’attaque de sept unités, ayant à bord 6.000 marines et marins. Une des unités de débarquement du groupe Iwo Jima, le Carter Hall, en mission dans le Golfe arabique, joue le rôle de « base d’entraînement flottante » de marines et de marins irakiens, pour qu’un jour «  ils assument éventuellement la tâche, aujourd’hui accomplie par la coalition, de protéger les infrastructures maritimes ».  Quant à l’Afghanistan, c’est par contre le porte-avions Theodore Roosevelt qui s’en occupe, accompagné de quatre navires de guerre, déployés dans le Golfe d’Oman : c’est de là que les avions bombardent l’Afghanistan pour appuyer les forces de la coalition. Ils interviennent ainsi sur le « juste champ de bataille ».

Manlio Dinucci 

Il manifesto

Edition de mardi 18 novembre 2008 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/18-Novembre...

Traduit de l'itlalien par Marie-Ange Patrizio.< Marie-Ange par l’italien de>

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11073

Mondialisation.ca, Le 20 novembre 2008 

POUR VISIONNER LES CARTES : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11073

Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca:80/index.php?context=va&...


L’armée US en Irak : Un enjeu considérable

Pourquoi les Américains ne quitteront pas le Moyen Orient ?

Réponse d’un Spécialiste du renseignement et des questions militaires.

L’équation est simple. Pour être N°1 mondial, il faut maitriser les technologies de pointe. Pour ce faire, il faut beaucoup investir dans la recherche scientifique. Ce qui nécessite énormément d’argent. Or quel est le meilleur moyen de gagner beaucoup d’argent ? évidemment c’est le contrôle des ressources énergétiques.

S’agissant du grand moyen orient (GMO), les States disposent d’un seul allié stratégique, Israël. Quelle est la véritable menace pour l’Etat Hébreux ? Le Pakistan, pays musulman, sunnite et disposant de l’arme nucléaire, donc maitrisant une certaine technologie de pointe.

Qui sera le meilleur allié des U.S.A pour la neutralisation du Pakistan ? Un simple coup d’oeil sur une carte de "crises" permet de voir que la destabilisation du Pakistan sera entamée à partir de son flanc ouest. A l’ouest du Pakistan, il y a certe l’afghanistan mais il y a surtout l’Iran (pays musulman chiîte) qui a aussi tout intérêt à voir le Pakistan affaibli.

Les USA ne peuvent pas quitter la région laissant derrière eux un Pakistan doté d’un arsenal nucléaire. Ils ne peuvent pas non plus rester sans pour autant disposer d’un allié qui mettra à leur disposition des bases, des hommes et surtout leur assurer la sécurité. Mis à part l’Iran il n’existe aucun pays dans cette région du monde qui rempli ses critères. S’agissant de l’Inde,d’une part il est d’un point de vue stratégique, mal situé géographiquement et d’autre part fragilisé d’un point de vue sociologique.

Conclusions : les tractations en cours entre les responsables irakiens et américains sont des discussions entre la maison blanche et Téhéran.

Les forces armées occidentales stationnées en Afghanistan en vue de lutter contre les Talibans sont en fait une force prépositionnée en vue de futures actions au Pakistan.

http://www.elwatan.com/L-armee-US-en-Irak-Un-enjeu



 

3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Les grandes manoeuvres

ACCORD Irak : l'immunité des entreprises US tombe.

Un accord entre Washington et Bagdad stipule que les employés de ces sociétés privées pourront être jugés devant la justice irakienne.

Les employés de sociétés privées travaillant en Irak sous contrat avec l'administration américaine vont perdre l'immunité qui les protégeait de poursuites devant la justice irakienne, a-t-on appris jeudi de sources américaines autorisées.
Cette disposition figure dans le pacte négocié entre Washington et Bagdad pour fournir un cadre juridique à la présence des forces américaines en Irak une fois qu'aura expiré le mandat de l'Onu, à la fin de l'année.
Elle s'appliquera dès le 1er janvier, ont précisé des hauts fonctionnaires du département d'Etat et du Pentagone.
L'épisode Blackwater

La présence massive de ces sociétés privées en Irak avait été mise en lumière par la mort de 17 personnes tuées en septembre 2007 à Bagdad par des agents de sécurité de la compagnie Blackwater escortant un convoi.
La fusillade avait déclenché un tollé en Irak, et les autorités de Bagdad réclamaient depuis que les entreprises de sécurité américaines répondent de leurs actes devant la justice irakienne.
D'après des sources américaines autorisées, l'accord sur le Statut des forces en Irak (Sofa), qui doit encore être approuvé par le parlement irakien, maintient l'immunité des personnels militaires américains, à l'exception des crimes aggravés qui seraient commis en dehors des bases militaires.
En revanche, il souligne explicitement que les agents privés sous contrat avec le département américain de la Défense perdront cette immunité. Il devrait en aller de même pour les salariés d'entreprises sous contrat avec le département d'Etat et autres agences.
Quelque 163.000 agents privés sont actuellement sous contrat avec le Pentagone en Irak, dont 17% d'Américains et plus de 50% d'Irakiens. Les autres viennent de pays tiers.
Le département d'Etat emploie pour sa part 5.500 personnes sous contrat de ce type et l'Agence américaine pour le développement internationale 4.800. (avec Reuters)

NOUVELOBS.COM |

21.11.2008
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/p...


Irak-USA : le Parlement irakien votera mercredi sur l’accord de sécurité.

Après des heures de débats, parfois houleux, les parlementaires irakiens ont fixé à mercredi le jour du vote sur le projet d’accord de sécurité avec les Etats-Unis qui prévoit le retrait des forces américaines avant la fin 2011.
"La discussion est terminée et le vote aura lieu mercredi", a déclaré samedi en fin d’après-midi le président du Parlement, Mahmoud al-Machhadani.
Il clôturait ainsi une séance de sept heures au cours de laquelle une quarantaine de députés ont exprimé leur position sur la question.
Il a toutefois indiqué que si "les trois entités (sunnites, chiites, kurdes) réussissaient à parvenir à une position commune sur l’accord, la séance pourrait avoir lieu auparavant".
Cependant, l’hypothèse est pour le moment difficilement imaginable.
Samedi, les Kurdes ont affiché leur irritation en raison des différends les opposant au gouvernement, alors que les députés chiites et sunnites sont apparus divisés sur l’accord.
"Des erreurs ont été commises durant les négociations, qui ont été menées sans transparence et sans que le Parlement ni le peuple ne soient informés", a déclaré l’un des dirigeants de l’Alliance kurde (53 députés), tranchant avec le soutien sans réserve apporté jusqu’à présent à cet accord.
"En tant que Kurde, je pense que régler les problèmes du Kurdistan est plus important que l’accord, et nous devons trouver un consensus entre nous sur les affaires intérieures, car c’est l’unité du peuple irakien qui contraindra les Etats-Unis à appliquer l’accord", a-t-il ajouté.
Les Kurdes sont extrêmement irrités par la formation de milices tribales pro-gouvernementales nommées "Comités de soutien", à l’initiative du Premier ministre Nouri al-Maliki.
Chez les chiites, le plus grand groupe parlementaire, l’Alliance unifiée irakienne (85 députés), a exprimé son accord par la voix de Hadi al-Ameiri. "Ce n’est pas le choix idéal mais c’est le meilleur choix car au moins, il fixe un calendrier pour le départ des troupes américaines et réglemente l’action de la coalition".
Hassan Chamari, député chiite de Fadhila (15 élus), a assuré que "l’immunité accordée aux soldats américains viole la souveraineté" de l’Irak.
A l’opposé, les partisans de Moqtada Sadr (30 députés) ont fustigé le texte. "L’accord a été écrit par la main des Américains et le gouvernement a été obligé de le signer", a estimé Nassir al-Issaoui.
Vendredi, un mot d’ordre de Moqtada Sadr avait rassemblé sur une des principales places de Bagdad des milliers de ses partisans, qui avaient crié leur opposition à l’accord.
Les députés sadristes étaient parvenus mercredi à empêcher l’examen de l’accord au Parlement, en tambourinant sur leurs pupitres pour interrompre les débats.
Au Parlement, les sunnites (56 députés) ont dans l’ensemble affiché leur hostilité, à l’exception de M. Machhadani et de son groupe, le "Conseil du dialogue national" (une dizaine d’élus), une des composantes du Front de la Concorde nationale.
"Nous soutenons l’accord car c’est la moins mauvaise des alternatives et s’il y avait eu une solution de rechange, nous l’aurions soutenue", a-t-il indiqué.
Pour être adopté, l’accord doit être approuvé par 138 voix sur 275. La prise de position des chefs parlementaires ne signifie pas que la consigne sera suivie par chacun des députés des différents groupes.
Le Parlement n’a le droit de modifier aucun des 31 articles de l’accord, qui a été négocié pendant un an, et qui prévoit notamment le départ d’Irak des quelque 150.000 soldats américains d’ici la fin 2011, quelles que soient les conditions sur le terrain.
D’ici là, le texte doit offrir un cadre juridique à la présence des soldats américains à l’expiration, le 31 décembre, du mandat de l’ONU.

22 novembre 2008.
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5157

 

13:49 Irak : deux membres influents du Cabinet plaident en faveur du pacte de sécurité avec les Etats-Unis.

Un rejet de l'accord mettra en danger la sécurité du pays et affectera la croissance économique, ont averti dimanche le ministre du Plan Ali Baban et le ministre des Finances Bayan Jabr lors d'une conférence de presse.
(Guysen.International.News)

23 novembre 2008.


Sur le terrain

Défilé à Bagdad contre l’accord de sécurité irako-américain
Des milliers de manifestants ont défilé vendredi à Bagdad pour dénoncer le pacte de sécurité irako-américain qui prévoit le maintien de l’US Army dans le pays jusqu’à la fin 2011.
Place Firdous, les manifestants, lançaient des slogans et agitant des drapeaux irakiens, ont érigé une effigie du président américain George W. Bush qu’ils ont à leur tour renversée.
Le mannequin portait une mallette sur laquelle était écrit "Pacte de l’asservissement et de la honte".
Les manifestants ont bombardé de bouteilles l’effigie, l’ont renversée, mise en lambeaux pour finalement y mettre le feu.
"Je suis avec vous pour chasser l’occupant, de quelque façon que vous jugiez appropriée", a assuré Moktada Sadr à la foule dans un message.

Des tireurs d’élite de l’armée irakienne étaient postés sur les toits des maisons environnantes pour surveiller le cortège et parer à tout débordement.
Les manifestants ont ensuite défilé à travers les rues en continuant à crier leur refus de l’accord conclu la semaine dernière avec les Américains et actuellement en discussion au Parlement irakien.
"Aujourd’hui marque un jour d’unité pour toutes les communautés d’Irak, Arabes, Kurdes, qui rejettent ce pacte de sécurité. Les gens sortent pour dire que cet accord ne vaut rien", a déclaré à Reuters Hazim al Aradji.
Reuters

22 11



B) Politiques des occupants 

3-1 Usa

Faits marquants

Manlio Dinucci « Pacte de sécurité avec les Etats-Unis »,

Le « pacte de sécurité avec les Etats-Unis », approuvé par le gouvernement irakien, a été défini par la Maison Blanche comme « un pas important et positif » : il autorise les forces USA à rester en Irak trois années de plus après 2008. Après 2011, a précisé le porte-parole irakien « il appartiendra au gouvernement de conclure un autre accord ».

En même temps, le président élu B. Obama a déclaré dans une interview à CBS News que, dès son investiture, il « commencera à mettre opérer un plan de réduction des troupes en Irak, à la lumière, en particulier, des problèmes que nous avons en Afghanistan, où la situation continue à empirer ». (Manlio Dinucci)

A la suite d’assez longues – parait-il,  mais il faut faire croire que le « gouvernement » de Bagdad  gouverne – négociations le dit  « gouvernement » a donné son accord à un plan de retrait progressif qui sera achevé le 31 Décembre 2011. Dans les jours qui viennent le Parlement donnera son accord, probablement le 24 Novembre, étant précisé que la majorité des 2/3 des voix qui aurait d’après les textes en vigueur été  nécessaire a été réduite pour l’occasion à la moitié. Dans un pays occupé, le gouvernement et le droit doivent être « souples » !

Cette « souplesse » a encore été facilitée par le sénateur BIDEN, futur vice-président, qui a fait adopter par le Sénat le futur plan de découpage ethno-pétrolier de l’Irak. (Comaguer)

"Le problème, que l’administration Bush passe à celle d’Obama, est « comment sortir d’Irak », où les USA se sont embourbés en dépensant jusqu’à présent pour la guerre environ 700 milliards de dollars au rythme de plus de 10 mois (plus de dix milliards de dollars par mois, vous avez bien lu, NdT). C’est là qu’entre en jeu le futur vice-président, Joe Biden, l’influent sénateur démocrate qui a cependant jusqu’à présent gardé profil bas. Le 26 septembre 2007, il a fait passer au Sénat, avec un vote bipartisan (47 démocrates et 26 républicains), un amendement en faveur  d’ « une solution politique en Irak fondée sur le fédéralisme ».(Dinucci)

Suite en pj(s) 


Occupation de l'Irak

Les Etats-Unis (oubliant la 40t’aine de pays qui les aides) exhortent les pays voisins de l'Irak à ne pas tolérer de résistants sur leur sol…

23 11

Maura Connelly, chargée d'affaires de l'ambassade des Etats-Unis en Syrie, a exhorté dimanche les pays voisins de l'Irak à ne pas tolérer la présence sur leur sol de résistants fournissant des armes aux irakiens.

Lors d'une conférence sur le thème de la sécurité rassemblant les pays voisins de l'Irak à Damas, Maura Connelly a affirmé que ces résistants qui ont quitté l'Irak continuent de constituer une menace, en entraînant des résistants irakiens, en les conseillant, en les finançant et en leur fournissant des armes.

AP


Les grandes manoeuvres

Charge américaine contre Damas lors de la conférence sur l’Irak
Les Etats-Unis ont profité d’une conférence internationale sur la sécurité en Irak, dimanche à Damas, pour accuser la Syrie de servir de "sanctuaire aux terroristes".
Lors de cette réunion à huis clos, la chargée d’affaires Maura Connelly, le diplomate américain de plus haut rang en Syrie, a demandé aux autorités syriennes de ne plus tolérer que des "réseaux terroristes" se servent de leur pays comme d’une base de départ pour des opérations en
Irak, ont rapporté des délégués.
Cette critique sans détours contraste avec la position officielle des alliés occidentaux de Washington, notamment la Grande-Bretagne, qui ont récemment félicité Damas pour sa coopération dans la lutte contre les islamistes cherchant à s’infiltrer en Irak.
"Le discours de la diplomate américaine a été aussi court que direct. Les Etats-Unis ont été les seuls à critiquer ouvertement la Syrie lors de cette conférence", a dit l’un des délégués présents.
"Les autres ont surtout répété ce qu’on entend depuis des années sur l’importance de l’Irak pour la stabilité de toute la région et sur la nécessité d’une meilleure coopération", a-t-il ajouté.
Les pays occidentaux, la Russie, l’Iran, l’Irak et les plupart des pays voisins de ce dernier pays ont participé à cette conférence de Damas.
L’Arabie saoudite, en désaccord avec la Syrie sur les dossiers libanais et iranien, n’était pas représentée.
Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Ahmad Arnous, a présenté son pays comme "une victime du terrorisme" qui ne tolérerait aucune attaque étrangère contre son territoire, allusion à l’attentat à la voiture piégée qui a fait 17 morts en septembre devant un centre des services de renseignement militaires à Damas.
Les autorités syriennes ont imputé cet attentat au Fatah al Islam, un groupe actif au Liban.
"Arnous a choisi de ne pas répondre directement aux accusations américaines mais a souligné que la Syrie avait tout intérêt à avoir à côté d’elle un Irak stable et pacifié", a rapporté un autre délégué.
Le ministre syrien de l’Intérieur, Bassam Abdel Madjid, qui a fait une brève apparition à la conférence, a affirmé que la Syrie disposait de suffisamment de troupes à la frontière irakienne pour empêcher les
infiltrations des groupes activistes dans un sens comme dans l’autre.
Le gouvernement syrien avait menacé d’annuler cette conférence internationale en raison d’un raid héliporté américain mené le 26 octobre en territoire syrien.
Huit civils avaient été tués dans ce raid, selon Damas. D’après Washington, la cible de l’opération, le chef d’un réseau d’infiltration de combattants étrangers en Irak, a trouvé la mort lors de l’attaque.
La conférence annuelle sur la sécurité de l’Irak a eu lieu pour la première fois il y a deux ans sous la pression des Etats-Unis, qui voulaient ainsi contraindre les pays arabes à s’engager davantage envers
ce pays.
La Syrie a accepté de l’accueillir chaque année afin de réduire les tensions avec le gouvernement de Bagdad.

Mis en ligne le 24 novembre 2008 à 06H45

Al-Oufok  Site du Mouvement Démocratique Arabe
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5160



Dans le monde

Turquie

La guerre dans la guerre

21.11

Des inconnus ont mené une attaque à la bombe contre l'oléoduc Kirkouk-Ceyhan, qui relie l'Irak à la Turquie, ce qui a entraîné sa fermeture, a-t-on appris de sources proches du ministère turc de l'énergie et de la compagnie Botas, qui exploite l'oléoduc.

Des responsables ont précisé que l'attaque a provoqué un important incendie, était survenu vendredi soir vers 20 h 30 dans la région de Midyat, dans le sud-est de la Turquie.

LEMONDE


Irak,Moqtada Sadr,Bush, résistance,Occupants,Bassorah, obama,Al-Qaïda, 

n°377 - Journal d'Irak - 19/11 au 25/11 -Suite - L'insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak.

n°377 - Journal d'Irak  - 19/11 au 25/11 -Suite - L'insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak.


Journal d'Irak   

N°377 19/11 au 25/11/08

M.Lemaire



 


The War in Iraq Costs

$574,215,509,985

 


Sommaire :  

Tiré à part :

Manlio Dinucci : Le plan Irak

L’armée US en Irak : Un enjeu considérable

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants

3) Les voisins

Turquie

La guerre dans la guerre

Suite

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

6 Brèves

6-1 Fin de l'immunité pour les sociétés privées sous contrat en Irak.

7 Dossiers

7-1 L’insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak.

7-2 Abir Taleb : Les Iraquiens divisés.

7-3 Comaguer : OBAMA  A PARLE EN L’AIR !

Fin

7-4 Le demi-monde d’Hillary

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Le retrait américain d’Irak, un défi logistique titanesque à relever

9-2 Le nouveau monde qui attend Obama



L'Irak en chiffre: du 19-11 au 25/11/08



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

 x

x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

 x

x

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

13

7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Tiré à part :

Manlio Dinucci : Le plan Irak

Le « pacte de sécurité avec les Etats-Unis », approuvé par le gouvernement irakien, a été défini par la Maison Blanche comme « un pas important et positif » : il autorise les forces USA à rester en Irak trois années de plus après 2008. Après 2011, a précisé le porte-parole irakien « il appartiendra au gouvernement de conclure un autre accord ». En même temps, le président élu B. Obama a déclaré dans une interview à CBS News que, dès son investiture, il « commencera à mettre opérer un plan de réduction des troupes en Irak, à la lumière, en particulier, des problèmes que nous avons en Afghanistan, où la situation continue à empirer ». Obama confirme ainsi son programme. « Il est temps de tourner la page », a-t-il déclaré dans le discours prononcé à Washington le 1er août 2007 : « quand je serai  président, je mènerai la guerre qui doit être gagnée, avec une stratégie générale : sortir d’Irak et passer au juste champ de bataille en Afghanistan et au Pakistan ; développer les capacités et le partenariat dont nous avons besoin pour détruire les terroristes ».

 

Le problème, que l’administration Bush passe à celle d’Obama, est « comment sortir d’Irak », où les USA se sont embourbés en dépensant jusqu’à présent pour la guerre environ 700 milliards de dollars au rythme de plus de 10 mois (plus de dix milliards de dollars par mois, vous avez bien lu, NdT). C’est là qu’entre en jeu le futur vice-président, Joe Biden, l’influent sénateur démocrate qui a cependant jusqu’à présent gardé profil bas. Le 26 septembre 2007, il a fait passer au Sénat, avec un vote bipartisan (47 démocrates et 26 républicains), un amendement en faveur  d’ « une solution politique en Irak fondée sur le fédéralisme ». Cela prévoit « le décentrement de l’Irak en trois régions semi-autonomes : chiite, kurde et sunnite » avec un « gouvernement central limité, à Bagdad ». Le plan, auquel l’administration Bush  s’est opposée, a suscité en Irak un fort contentieux, car la majeure partie des réserves pétrolifères se trouve dans les régions chiite et kurde.
L’administration Obama va-t-elle suivre la voie ouverte par l’amendement Biden ? Un pays avec un « gouvernement central limité », pratiquement démembré en trois « régions semi-autonomes », permettrait aux Etats-Unis de maintenir cette zone stratégique sous son contrôle, en passant des accords avec des groupes de pouvoir locaux et en en exploitant les rivalités.  Cela leur permettrait aussi de stipuler des accords séparés pour maintenir une présence militaire, directe ou indirecte, dans les zones clés, surtout celles pétrolifères. Les compagnies  sont déjà en train de s’accaparer de lucratifs contrats par des accords, plus qu’avec le gouvernement central, avec des groupes de pouvoir régionaux : Shell a conclu, le 22 septembre, un accord de joint-venture qui devrait exploiter le gaz produit par l’extraction pétrolifère de Bassora. Tout cela devrait fonctionner, sur le papier. La désastreuse expérience  de l’administration Bush a pourtant démontré que les soucis ont justement commencé quand le président avait annoncé, triomphalement, en 2003, « mission accomplie ».

 

Ce qui vient ensuite compliquer le cadre est le fait que l’administration Bush, bien qu’ayant ses jours comptés, ne reste pas les bras croisés. Au Barhein, siège du commandement central des forces navales Us et de la Cinquième flotte, est arrivé dans la zone de la Sixième flotte, (basée à Gaeta) le navire d’assaut amphibie Iwo Jima, qui conduit un groupe expéditionnaire d’attaque de sept unités, ayant à bord 6.000 marines et marins. Une des unités de débarquement du groupe Iwo Jima, le Carter Hall, en mission dans le Golfe arabique, joue le rôle de « base d’entraînement flottante » de marines et de marins irakiens, pour qu’un jour «  ils assument éventuellement la tâche, aujourd’hui accomplie par la coalition, de protéger les infrastructures maritimes ».  Quant à l’Afghanistan, c’est par contre le porte-avions Theodore Roosevelt qui s’en occupe, accompagné de quatre navires de guerre, déployés dans le Golfe d’Oman : c’est de là que les avions bombardent l’Afghanistan pour appuyer les forces de la coalition. Ils interviennent ainsi sur le « juste champ de bataille ».

Manlio Dinucci 

Il manifesto

Edition de mardi 18 novembre 2008 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/18-Novembre...

Traduit de l'itlalien par Marie-Ange Patrizio.< Marie-Ange par l’italien de>

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11073

Mondialisation.ca, Le 20 novembre 2008 

POUR VISIONNER LES CARTES : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11073

Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca:80/index.php?context=va&...


L’armée US en Irak : Un enjeu considérable

Pourquoi les Américains ne quitteront pas le Moyen Orient ?

Réponse d’un Spécialiste du renseignement et des questions militaires.

L’équation est simple. Pour être N°1 mondial, il faut maitriser les technologies de pointe. Pour ce faire, il faut beaucoup investir dans la recherche scientifique. Ce qui nécessite énormément d’argent. Or quel est le meilleur moyen de gagner beaucoup d’argent ? évidemment c’est le contrôle des ressources énergétiques.

S’agissant du grand moyen orient (GMO), les States disposent d’un seul allié stratégique, Israël. Quelle est la véritable menace pour l’Etat Hébreux ? Le Pakistan, pays musulman, sunnite et disposant de l’arme nucléaire, donc maitrisant une certaine technologie de pointe.

Qui sera le meilleur allié des U.S.A pour la neutralisation du Pakistan ? Un simple coup d’oeil sur une carte de "crises" permet de voir que la destabilisation du Pakistan sera entamée à partir de son flanc ouest. A l’ouest du Pakistan, il y a certe l’afghanistan mais il y a surtout l’Iran (pays musulman chiîte) qui a aussi tout intérêt à voir le Pakistan affaibli.

Les USA ne peuvent pas quitter la région laissant derrière eux un Pakistan doté d’un arsenal nucléaire. Ils ne peuvent pas non plus rester sans pour autant disposer d’un allié qui mettra à leur disposition des bases, des hommes et surtout leur assurer la sécurité. Mis à part l’Iran il n’existe aucun pays dans cette région du monde qui rempli ses critères. S’agissant de l’Inde,d’une part il est d’un point de vue stratégique, mal situé géographiquement et d’autre part fragilisé d’un point de vue sociologique.

Conclusions : les tractations en cours entre les responsables irakiens et américains sont des discussions entre la maison blanche et Téhéran.

Les forces armées occidentales stationnées en Afghanistan en vue de lutter contre les Talibans sont en fait une force prépositionnée en vue de futures actions au Pakistan.

http://www.elwatan.com/L-armee-US-en-Irak-Un-enjeu



 

3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Les grandes manoeuvres

ACCORD Irak : l'immunité des entreprises US tombe.

Un accord entre Washington et Bagdad stipule que les employés de ces sociétés privées pourront être jugés devant la justice irakienne.

Les employés de sociétés privées travaillant en Irak sous contrat avec l'administration américaine vont perdre l'immunité qui les protégeait de poursuites devant la justice irakienne, a-t-on appris jeudi de sources américaines autorisées.
Cette disposition figure dans le pacte négocié entre Washington et Bagdad pour fournir un cadre juridique à la présence des forces américaines en Irak une fois qu'aura expiré le mandat de l'Onu, à la fin de l'année.
Elle s'appliquera dès le 1er janvier, ont précisé des hauts fonctionnaires du département d'Etat et du Pentagone.
L'épisode Blackwater

La présence massive de ces sociétés privées en Irak avait été mise en lumière par la mort de 17 personnes tuées en septembre 2007 à Bagdad par des agents de sécurité de la compagnie Blackwater escortant un convoi.
La fusillade avait déclenché un tollé en Irak, et les autorités de Bagdad réclamaient depuis que les entreprises de sécurité américaines répondent de leurs actes devant la justice irakienne.
D'après des sources américaines autorisées, l'accord sur le Statut des forces en Irak (Sofa), qui doit encore être approuvé par le parlement irakien, maintient l'immunité des personnels militaires américains, à l'exception des crimes aggravés qui seraient commis en dehors des bases militaires.
En revanche, il souligne explicitement que les agents privés sous contrat avec le département américain de la Défense perdront cette immunité. Il devrait en aller de même pour les salariés d'entreprises sous contrat avec le département d'Etat et autres agences.
Quelque 163.000 agents privés sont actuellement sous contrat avec le Pentagone en Irak, dont 17% d'Américains et plus de 50% d'Irakiens. Les autres viennent de pays tiers.
Le département d'Etat emploie pour sa part 5.500 personnes sous contrat de ce type et l'Agence américaine pour le développement internationale 4.800. (avec Reuters)

NOUVELOBS.COM |

21.11.2008
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/p...


Irak-USA : le Parlement irakien votera mercredi sur l’accord de sécurité.

Après des heures de débats, parfois houleux, les parlementaires irakiens ont fixé à mercredi le jour du vote sur le projet d’accord de sécurité avec les Etats-Unis qui prévoit le retrait des forces américaines avant la fin 2011.
"La discussion est terminée et le vote aura lieu mercredi", a déclaré samedi en fin d’après-midi le président du Parlement, Mahmoud al-Machhadani.
Il clôturait ainsi une séance de sept heures au cours de laquelle une quarantaine de députés ont exprimé leur position sur la question.
Il a toutefois indiqué que si "les trois entités (sunnites, chiites, kurdes) réussissaient à parvenir à une position commune sur l’accord, la séance pourrait avoir lieu auparavant".
Cependant, l’hypothèse est pour le moment difficilement imaginable.
Samedi, les Kurdes ont affiché leur irritation en raison des différends les opposant au gouvernement, alors que les députés chiites et sunnites sont apparus divisés sur l’accord.
"Des erreurs ont été commises durant les négociations, qui ont été menées sans transparence et sans que le Parlement ni le peuple ne soient informés", a déclaré l’un des dirigeants de l’Alliance kurde (53 députés), tranchant avec le soutien sans réserve apporté jusqu’à présent à cet accord.
"En tant que Kurde, je pense que régler les problèmes du Kurdistan est plus important que l’accord, et nous devons trouver un consensus entre nous sur les affaires intérieures, car c’est l’unité du peuple irakien qui contraindra les Etats-Unis à appliquer l’accord", a-t-il ajouté.
Les Kurdes sont extrêmement irrités par la formation de milices tribales pro-gouvernementales nommées "Comités de soutien", à l’initiative du Premier ministre Nouri al-Maliki.
Chez les chiites, le plus grand groupe parlementaire, l’Alliance unifiée irakienne (85 députés), a exprimé son accord par la voix de Hadi al-Ameiri. "Ce n’est pas le choix idéal mais c’est le meilleur choix car au moins, il fixe un calendrier pour le départ des troupes américaines et réglemente l’action de la coalition".
Hassan Chamari, député chiite de Fadhila (15 élus), a assuré que "l’immunité accordée aux soldats américains viole la souveraineté" de l’Irak.
A l’opposé, les partisans de Moqtada Sadr (30 députés) ont fustigé le texte. "L’accord a été écrit par la main des Américains et le gouvernement a été obligé de le signer", a estimé Nassir al-Issaoui.
Vendredi, un mot d’ordre de Moqtada Sadr avait rassemblé sur une des principales places de Bagdad des milliers de ses partisans, qui avaient crié leur opposition à l’accord.
Les députés sadristes étaient parvenus mercredi à empêcher l’examen de l’accord au Parlement, en tambourinant sur leurs pupitres pour interrompre les débats.
Au Parlement, les sunnites (56 députés) ont dans l’ensemble affiché leur hostilité, à l’exception de M. Machhadani et de son groupe, le "Conseil du dialogue national" (une dizaine d’élus), une des composantes du Front de la Concorde nationale.
"Nous soutenons l’accord car c’est la moins mauvaise des alternatives et s’il y avait eu une solution de rechange, nous l’aurions soutenue", a-t-il indiqué.
Pour être adopté, l’accord doit être approuvé par 138 voix sur 275. La prise de position des chefs parlementaires ne signifie pas que la consigne sera suivie par chacun des députés des différents groupes.
Le Parlement n’a le droit de modifier aucun des 31 articles de l’accord, qui a été négocié pendant un an, et qui prévoit notamment le départ d’Irak des quelque 150.000 soldats américains d’ici la fin 2011, quelles que soient les conditions sur le terrain.
D’ici là, le texte doit offrir un cadre juridique à la présence des soldats américains à l’expiration, le 31 décembre, du mandat de l’ONU.

22 novembre 2008.
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5157

 

13:49 Irak : deux membres influents du Cabinet plaident en faveur du pacte de sécurité avec les Etats-Unis.

Un rejet de l'accord mettra en danger la sécurité du pays et affectera la croissance économique, ont averti dimanche le ministre du Plan Ali Baban et le ministre des Finances Bayan Jabr lors d'une conférence de presse.
(Guysen.International.News)

23 novembre 2008.


Sur le terrain

Défilé à Bagdad contre l’accord de sécurité irako-américain
Des milliers de manifestants ont défilé vendredi à Bagdad pour dénoncer le pacte de sécurité irako-américain qui prévoit le maintien de l’US Army dans le pays jusqu’à la fin 2011.
Place Firdous, les manifestants, lançaient des slogans et agitant des drapeaux irakiens, ont érigé une effigie du président américain George W. Bush qu’ils ont à leur tour renversée.
Le mannequin portait une mallette sur laquelle était écrit "Pacte de l’asservissement et de la honte".
Les manifestants ont bombardé de bouteilles l’effigie, l’ont renversée, mise en lambeaux pour finalement y mettre le feu.
"Je suis avec vous pour chasser l’occupant, de quelque façon que vous jugiez appropriée", a assuré Moktada Sadr à la foule dans un message.

Des tireurs d’élite de l’armée irakienne étaient postés sur les toits des maisons environnantes pour surveiller le cortège et parer à tout débordement.
Les manifestants ont ensuite défilé à travers les rues en continuant à crier leur refus de l’accord conclu la semaine dernière avec les Américains et actuellement en discussion au Parlement irakien.
"Aujourd’hui marque un jour d’unité pour toutes les communautés d’Irak, Arabes, Kurdes, qui rejettent ce pacte de sécurité. Les gens sortent pour dire que cet accord ne vaut rien", a déclaré à Reuters Hazim al Aradji.
Reuters

22 11



B) Politiques des occupants 

3-1 Usa

Faits marquants

Manlio Dinucci « Pacte de sécurité avec les Etats-Unis »,

Le « pacte de sécurité avec les Etats-Unis », approuvé par le gouvernement irakien, a été défini par la Maison Blanche comme « un pas important et positif » : il autorise les forces USA à rester en Irak trois années de plus après 2008. Après 2011, a précisé le porte-parole irakien « il appartiendra au gouvernement de conclure un autre accord ».

En même temps, le président élu B. Obama a déclaré dans une interview à CBS News que, dès son investiture, il « commencera à mettre opérer un plan de réduction des troupes en Irak, à la lumière, en particulier, des problèmes que nous avons en Afghanistan, où la situation continue à empirer ». (Manlio Dinucci)

A la suite d’assez longues – parait-il,  mais il faut faire croire que le « gouvernement » de Bagdad  gouverne – négociations le dit  « gouvernement » a donné son accord à un plan de retrait progressif qui sera achevé le 31 Décembre 2011. Dans les jours qui viennent le Parlement donnera son accord, probablement le 24 Novembre, étant précisé que la majorité des 2/3 des voix qui aurait d’après les textes en vigueur été  nécessaire a été réduite pour l’occasion à la moitié. Dans un pays occupé, le gouvernement et le droit doivent être « souples » !

Cette « souplesse » a encore été facilitée par le sénateur BIDEN, futur vice-président, qui a fait adopter par le Sénat le futur plan de découpage ethno-pétrolier de l’Irak. (Comaguer)

"Le problème, que l’administration Bush passe à celle d’Obama, est « comment sortir d’Irak », où les USA se sont embourbés en dépensant jusqu’à présent pour la guerre environ 700 milliards de dollars au rythme de plus de 10 mois (plus de dix milliards de dollars par mois, vous avez bien lu, NdT). C’est là qu’entre en jeu le futur vice-président, Joe Biden, l’influent sénateur démocrate qui a cependant jusqu’à présent gardé profil bas. Le 26 septembre 2007, il a fait passer au Sénat, avec un vote bipartisan (47 démocrates et 26 républicains), un amendement en faveur  d’ « une solution politique en Irak fondée sur le fédéralisme ».(Dinucci)

Suite en pj(s) 


Occupation de l'Irak

Les Etats-Unis (oubliant la 40t’aine de pays qui les aides) exhortent les pays voisins de l'Irak à ne pas tolérer de résistants sur leur sol…

23 11

Maura Connelly, chargée d'affaires de l'ambassade des Etats-Unis en Syrie, a exhorté dimanche les pays voisins de l'Irak à ne pas tolérer la présence sur leur sol de résistants fournissant des armes aux irakiens.

Lors d'une conférence sur le thème de la sécurité rassemblant les pays voisins de l'Irak à Damas, Maura Connelly a affirmé que ces résistants qui ont quitté l'Irak continuent de constituer une menace, en entraînant des résistants irakiens, en les conseillant, en les finançant et en leur fournissant des armes.

AP


Les grandes manoeuvres

Charge américaine contre Damas lors de la conférence sur l’Irak
Les Etats-Unis ont profité d’une conférence internationale sur la sécurité en Irak, dimanche à Damas, pour accuser la Syrie de servir de "sanctuaire aux terroristes".
Lors de cette réunion à huis clos, la chargée d’affaires Maura Connelly, le diplomate américain de plus haut rang en Syrie, a demandé aux autorités syriennes de ne plus tolérer que des "réseaux terroristes" se servent de leur pays comme d’une base de départ pour des opérations en
Irak, ont rapporté des délégués.
Cette critique sans détours contraste avec la position officielle des alliés occidentaux de Washington, notamment la Grande-Bretagne, qui ont récemment félicité Damas pour sa coopération dans la lutte contre les islamistes cherchant à s’infiltrer en Irak.
"Le discours de la diplomate américaine a été aussi court que direct. Les Etats-Unis ont été les seuls à critiquer ouvertement la Syrie lors de cette conférence", a dit l’un des délégués présents.
"Les autres ont surtout répété ce qu’on entend depuis des années sur l’importance de l’Irak pour la stabilité de toute la région et sur la nécessité d’une meilleure coopération", a-t-il ajouté.
Les pays occidentaux, la Russie, l’Iran, l’Irak et les plupart des pays voisins de ce dernier pays ont participé à cette conférence de Damas.
L’Arabie saoudite, en désaccord avec la Syrie sur les dossiers libanais et iranien, n’était pas représentée.
Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Ahmad Arnous, a présenté son pays comme "une victime du terrorisme" qui ne tolérerait aucune attaque étrangère contre son territoire, allusion à l’attentat à la voiture piégée qui a fait 17 morts en septembre devant un centre des services de renseignement militaires à Damas.
Les autorités syriennes ont imputé cet attentat au Fatah al Islam, un groupe actif au Liban.
"Arnous a choisi de ne pas répondre directement aux accusations américaines mais a souligné que la Syrie avait tout intérêt à avoir à côté d’elle un Irak stable et pacifié", a rapporté un autre délégué.
Le ministre syrien de l’Intérieur, Bassam Abdel Madjid, qui a fait une brève apparition à la conférence, a affirmé que la Syrie disposait de suffisamment de troupes à la frontière irakienne pour empêcher les
infiltrations des groupes activistes dans un sens comme dans l’autre.
Le gouvernement syrien avait menacé d’annuler cette conférence internationale en raison d’un raid héliporté américain mené le 26 octobre en territoire syrien.
Huit civils avaient été tués dans ce raid, selon Damas. D’après Washington, la cible de l’opération, le chef d’un réseau d’infiltration de combattants étrangers en Irak, a trouvé la mort lors de l’attaque.
La conférence annuelle sur la sécurité de l’Irak a eu lieu pour la première fois il y a deux ans sous la pression des Etats-Unis, qui voulaient ainsi contraindre les pays arabes à s’engager davantage envers
ce pays.
La Syrie a accepté de l’accueillir chaque année afin de réduire les tensions avec le gouvernement de Bagdad.

Mis en ligne le 24 novembre 2008 à 06H45

Al-Oufok  Site du Mouvement Démocratique Arabe
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5160



Dans le monde

Turquie

La guerre dans la guerre

21.11

Des inconnus ont mené une attaque à la bombe contre l'oléoduc Kirkouk-Ceyhan, qui relie l'Irak à la Turquie, ce qui a entraîné sa fermeture, a-t-on appris de sources proches du ministère turc de l'énergie et de la compagnie Botas, qui exploite l'oléoduc.

Des responsables ont précisé que l'attaque a provoqué un important incendie, était survenu vendredi soir vers 20 h 30 dans la région de Midyat, dans le sud-est de la Turquie.

LEMONDE


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n°377 - Journal d'Irak - 19/11 au 25/11 -Suite -L'insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak


n°377 - Journal d'Irak  - 19/11 au 25/11 -Suite -L'insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak.


Journal d'Irak   

N°377 19/11 au 25/11/08

M.Lemaire



4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

6 Brèves

6-1 Fin de l'immunité pour les sociétés privées sous contrat en Irak.

7 Dossiers

7-1 L’insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak.

7-2 Abir Taleb : Les Iraquiens divisés.

7-3 Comaguer : OBAMA  A PARLE EN L’AIR !



4 Lutte pour la libération du territoire

Détails autorisés par la censure.

1-1 Bagdad

23 11

L'explosion d'une bombe placée en bord de route a tué 13 femmes, employées du ministère du Commerce, qui se déplaçaient en autocar, et blessé sept autres personnes dans le district du Nouveau Bagdad, dans l'est de la capitale irakienne.

AP

23 11

Une explosion a visé une patrouille de police dans le quartier populaire de Karrada, dans le centre-ville, faisant un mort et cinq blessés.

AP



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)

Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)

679.562

Civils blessés (depuis l'occupation) 

70.764 ( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.940   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.002 (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.885   (chiffre minimum)

En prison

40.268. (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.556

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

52.726 (chiffre très minimal)

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.595 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

12.233

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

26.299 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.854

 

 

Autres tués (collaborateur  & mercenaires & autres)

5.350

Autres blessés (collaborateur & mercenaires & autres)

9.369

 

 

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

102  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++


Ces totaux sont obtenu par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux



6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6-1 Fin de l'immunité pour les sociétés privées sous contrat en Irak.

Les employés de sociétés privées travaillant en Irak sous contrat avec l'administration américaine vont perdre l'immunité qui les protégeait de poursuites devant la justice irakienne, a-t-on appris jeudi de sources américaines autorisées.

Cette disposition figure dans le pacte négocié entre Washington et Bagdad pour fournir un cadre juridique à la présence des forces américaines en Irak une fois qu'aura expiré le mandat de l'Onu, à la fin de l'année.

Elle s'appliquera dès le 1er janvier, ont précisé des hauts fonctionnaires du département d'Etat et du Pentagone.

La présence massive de ces sociétés privées en Irak avait été mise en lumière par la mort de 17 personnes tuées en septembre 2007 à Bagdad par des agents de sécurité de la compagnie Blackwater escortant un convoi.

La fusillade avait déclenché un tollé en Irak, et les autorités de Bagdad réclamaient depuis que les entreprises de sécurité américaines répondent de leurs actes devant la justice irakienne.

D'après des sources américaines autorisées, l'accord sur le Statut des forces en Irak (Sofa), qui doit encore être approuvé par le parlement irakien, maintient l'immunité des personnels militaires américains, à l'exception des crimes aggravés qui seraient commis en dehors des bases militaires.

En revanche, il souligne explicitement que les agents privés sous contrat avec le département américain de la Défense perdront cette immunité. Il devrait en aller de même pour les salariés d'entreprises sous contrat avec le département d'Etat et autres agences.

Quelque 163.000 agents privés sont actuellement sous contrat avec le Pentagone en Irak, dont 17% d'Américains et plus de 50% d'Irakiens. Les autres viennent de pays tiers.

Le département d'Etat emploie pour sa part 5.500 personnes sous contrat de ce type et l'Agence américaine pour le développement internationale 4.800.

Reuters

21 11

Susan Cornwell, version française Henri-Pierre André



7 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

7-1 L’insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak.

Musardant dans les colonnes toujours passionnantes de Tom Engelhardt, dans sa dernière livraison du 20 novembre, nous trouvons un texte consacré à, si l’on veut, la “dernière ligne de défense” du Pentagone pour ne pas quitter l’Irak. (La bataille, évidemment, se livre entre le Pentagone et la direction politique US, pas en Irak même.)

Engelhardt référence notamment deux liens, un de Robert Dreyfuss de The Nation, du 13 novembre, l’autre du Washington Post du 17 novembre, qui renforcent son propos. (Voir aussi, puisque nous y sommes, le Wall Street Journal du 17 novembre.)

Mais citons Engelhardt:

«It's the ultimate argument, the final bastion against withdrawal, and over these last years, the Bush administration has made sure it would have plenty of heft. Ironically, its strength lies in the fact that it has nothing to do with the vicissitudes of Iraqi politics, the relative power of Shiites or Sunnis, the influence of Iran, or even the riptides of war. It really doesn't matter what Iraqi Prime Minister Nouri al-Maliki or oppositional cleric Muqtada al-Sadr think about it. In fact, it's an argument that has nothing to do with Iraq and everything to do with us, with the American way of war (and life), which makes it almost unassailable.

»And this week Chairman of the Joint Chiefs Mike Mullen – the man President-elect Obama plans to call into the Oval Office as soon as he arrives – wheeled it into place and launched it like a missile aimed at the heart of Obama's 16-month withdrawal plan for U.S. combat troops in Iraq. It may not sound like much, but believe me, it is. The Chairman simply said, “We have 150,000 troops in Iraq right now. We have lots of bases. We have an awful lot of equipment that's there. And so we would have to look at all of that tied to, obviously, the conditions that are there, literally the security conditions… Clearly, we'd want to be able to do it safely.” Getting it all out safely, he estimated, would take at least “two to three years.”

»For those who needed further clarification, the Wall Street Journal's Yochi J. Dreazen spelled it out: “In recent interviews, two high-ranking officers stated flatly that it would be logistically impossible to dismantle dozens of large U.S. bases there and withdraw the 150,000 troops now in Iraq so quickly. The officers said it would take close to three years for a full withdrawal and could take longer if the fighting resumed as American forces left the country.”

»As for the Obama plan, if the military top brass have anything to say about it, sayonara. It's “physically impossible,” says “a top officer involved in briefing the President-elect on U.S. operations in Iraq,” according to Time Magazine. The Washington Post reports that, should Obama continue to push for his two brigades a month draw-down, a civilian-military “conflict is inevitable,” and might, as the Nation's Robert Dreyfuss suggests, even lead to an Obama “showdown” with the military high command in his first weeks in office.»

Il est vrai qu’attirés irrésistiblement par les démêles d’Obama avec le CMI (complexe militaro-industriel) à propos du système BMDE, nous avions peu prêté attention aux démêlés du même tonneau à propos de l’Irak. La chose est réparée. Par ailleurs, on constatera que c’est la même chose…

Dans les deux cas, un affrontement effectif ou un affrontement possible d’Obama avec le CMI s’amorce, non pas sur la matière même d’une querelle qui, en principe et officiellement, n’existe pas, mais sur les procédures autour de cette matière. Ici, l’on pinaille à propos de technique ou de coups de téléphone mal compris, là on parle de capacités de démontage, de rapidité du retrait, de logistique cahotante et ainsi de suite. Nulle part, on ne s’affronte sur quelque chose d’essentiel, sur la politique en Irak, sur la nécessité d’y être ou la décence de n’y plus être, sur le poids de cette guerre sur la situation économique US (sur la cause du projet BMDE en Europe, sur sa “vertu” déstabilisante, etc.); non, il est simplement question d’une comptabilité bureaucratique et des exigences de la logistique, transcrites en termes US, – c’est-à-dire en termes monstrueux. Envisager un minimum de 2-3 ans pour évacuer un corps expéditionnaire de 150.000 hommes nous paraît moins une manœuvre dilatoire qu’une impitoyable réalité du monstrueux Pentagone, dit Moby Dick. Il nous semble vraisemblable que le Pentagone, et notamment l’amiral Mullen, n’exagèrent pas vraiment en avançant ces exigences chronologiques et pharaoniques pour un retrait d’Irak. («This would, as the military now portrays it, be an American Dunkirk stretching on for years», comme le résume ironiquement Engelhardt.)

Il est fort possible qu’il faille vraiment ce temps pour évacuer le corps expéditionnaire US d’Irak.

Cela ne ferait que refléter au niveau opérationnel l'incapacité de ce même Pentagone de produire un programme d’avion de combat sans ruiner l’USAF et les Etats-Unis d’Amérique, ou un programme d’avions ravitailleurs en vol sans déclencher une guerre transatlantique et les foudres des tribunaux.

Quoi qu’il soit de l’innocence approximative du Pentagone, il est vrai qu’Obama, s’il veut suivre son programme électoral (c’est encore à voir), ou dans tous les cas s’il veut un retrait d’Irak (même cela n’est pas assuré), trouvera en face de lui la pesanteur bureaucratique du monstre, ses arguments incompréhensibles et encombrés d’acronymes divers, ses calculs sans fin et ses labyrinthes de services d'évaluation. Il est probable que le nouveau président y verra une manœuvre d’obstruction, parce que la chose semblera évidente pour lui. (D’ailleurs, et pour contredire ce qui précède, ce sera une manœuvre d’obstruction autant qu’une nécessité de lourde et implacable logistique; les deux cohabitent et prospèrent ensemble.) Dans tous les cas, l’aventure irakienne se réduira à ce qu’elle est vraiment : une bataille bureaucratique qui ne sert qu’à mettre en évidence et en fonction opérationnelle l’impotence obèse et obscène de la puissance US et la crise du pouvoir washingtonien.

21/11/2008 - Bloc-Notes 


7-2 Abir Taleb : Les Iraquiens divisés.

Le Parlement a entamé lundi l’examen en première lecture de l’accord sur la présence américaine, adopté la veille par le gouvernement. Les débats s’annoncent houleux, le mouvement Sadr ayant
annoncé son intention de tout faire pour bloquer sa ratification.
Les Iraqiens divisés

C’est le 24 novembre prochain que le Parlement iraqien doit se prononcer définitivement sur l’accord concernant le retrait des troupes américaines d’ici 2011. Après son adoption au Parlement, le texte devra être entériné par la présidence collective, le Conseil présidentiel.
Puis le premier ministre, Nouri Al-Maliki apposera sa signature au côté du président américain George W. Bush.
L’examen du projet d’accord par les députés fait suite à son approbation par le gouvernement iraqien. L’Iraq et les Etats-Unis ont signé lundi le pacte bilatéral qui fixe à la fin 2011 le terme de la présence militaire américaine dans le pays, entamée avec l’invasion de mars 2003. Le ministre iraqien des Affaires étrangères, Hochiar Zebari, et l’ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad, Ryan Crocker, ont apposé leur signature sur le document négocié pendant près d’un an. A côté de l’accord sur le retrait, les deux hommes ont signé un document stratégique qui définit les liens bilatéraux pour des années dans les domaines « de l’économie, de la culture, de la science, de la technologie, de la santé, du commerce, pour n’en citer que quelques-uns », a déclaré Hochiar Zebari. Cela pour rappeler que parallèlement au retrait des forces américaines, « les deux pays développeront de nombreux autres types de relations », a dit le chef de la diplomatie iraqienne.
Mais l’essentiel aux yeux des Iraqiens reste le pacte bilatéral par lequel les Etats-Unis promettent de retirer leurs troupes — qui totalisent actuellement autour de 150 000 hommes — dans un délai de
trois ans, d’ici le 31 décembre 2011.
En vertu du texte qui contient 31 articles, les forces américaines seront placées pour la première fois sous l’autorité du gouvernement irakien. Le pacte prévoit aussi qu’à partir de la mi-2009, les troupes
américaines ne patrouilleront plus dans les rues des villes et villages.
Un calendrier sur lequel devra se pencher le président américain élu Barack Obama, qui a confirmé dimanche sa promesse faite lors de la campagne électorale de retirer l’ensemble des unités de combats d’ici mi-2010. Les forces américaines restitueront leurs bases à l’Etat irakien dans le courant de 2009 et ne pourront plus décider elles-mêmes de mener des raids contre des habitations sans en avoir reçu l’ordre d’un magistrat irakien ou sans avoir obtenu l’autorisation du
gouvernement. Concernant l’immunité accordée aux soldats, un point litigieux, un comité conjoint déterminera si un militaire américain soupçonné de crime est éventuellement passible des tribunaux iraqiens.
L’Iraq aura aussi le droit de fouiller les expéditions de matériel américain tandis que les dossiers des 16 400 Iraqiens détenus par l’armée américaine seront transférés à Bagdad pour jugement, a annoncé le porte-parole du gouvernement Ali Al-Dabbagh.
Le premier ministre Nouri Al-Maliki a précisé devant le gouvernement « les avancées et les points sur lesquels il n’a pas été possible d’obtenir ce que l’Iraq souhaitait », a pour sa part déclaré le ministre
des Sciences et Technologie Raëd Jahed Fahmi. « Ce n’est pas l’accord idéal mais c’est le meilleur comparé aux autres alternatives. Un long chemin a été parcouru depuis le premier texte (...) qui était
inacceptable », a-t-il cependant ajouté.
Pour les responsables de Bagdad, le fait d’avoir obtenu une date ferme est en soi une victoire dans leurs négociations avec les Américains,
l’administration sortante de George Bush ayant longtemps refusé de s’engager sur ce point. Or, si la plupart des formations politiques iraquiennes estiment que l’accord de sécurité conclu entre l’Iraq et les Etats-Unis est la meilleure formule pour obtenir le départ des troupes étrangères, il reste à convaincre la population, une tâche compliquée, estiment des analystes.
Protestations des Sadristes
Les hommes de Moqtada Sadr, ont promis de manifester massivement contre l’accord. Leurs protestations peuvent les aider à se mobiliser à l’approche des élections provinciales prévues le 31 janvier, mais ils ignorent les avantages de l’accord, explique Tariq Al-Mamori, rédacteur
en chef du journal iraqien Bilad Al-Youm, cité par l’AFP.
En effet, le bloc parlementaire de Moqtada Sadr a déclaré lundi avoir l’intention d’empêcher par « tous les moyens légaux » l’adoption par la Chambre des députés de l’accord de sécurité avec les Etats-Unis, et il « va essayer de constituer une alliance au sein du Parlement dans ce but », a affirmé le porte-parole du mouvement Sadr, Ahmad Al-Massoudi. Le courant anti-américain Sadr, qui a une trentaine de députés sur les 275, a l’intention de soumettre au Parlement une proposition de loi exigeant que l’accord, pour être valide, doit obtenir une majorité des deux tiers. « Il ne faut pas qu’il soit adopté à la majorité simple. Nous considérons que l’adoption à la majorité simple va à l’encontre des instructions de Ali Al-Sistani, qui souhaite un consensus national sur cet accord », a ajouté M. Massoudi, dont le mouvement exige un retrait immédiat et inconditionnel des troupes américaines d’Iraq. Ali Al-Sistani, la plus haute autorité religieuse chiite d’Iraq, a donné vendredi implicitement son feu vert au texte mais demandé qu’il y ait un large consensus « car c’est un sujet qui concerne
tous les Irakiens ».

D’autre part, estime Joost Hiltermann, de l’International Crisis Group, également cité par l’AFP, « quoi qu’ils disent aujourd’hui (...) les partis au pouvoir veulent que les forces américaines restent ». « La présence américaine les maintient au pouvoir et ils sont conscients du fait qu’ils sont faibles et impopulaires avec une armée qui a été seulement partiellement reconstruite et reste tristement inefficace », ajoute-t-il.
Les Irakiens ne sont donc pas au bout de leur peine. D’autant plus que la capacité des forces irakiennes à assumer la sécurité de leur pays fait encore l’objet d’interrogations, surtout de la part des Etats-Unis.
Nouri Al-Maliki peut se targuer de succès militaires. Cependant, les responsables irakiens le reconnaissent : de nombreuses failles existent encore. « Nous sommes autonomes sur beaucoup de plans, mais nous avons encore besoin d’aide (de la coalition dirigée par les Etats-Unis) pour la
surveillance des frontières, l’armée de l’air, la marine, les outils sophistiqués de contre-terrorisme et nous devons progresser sérieusement en matière de renseignements », a reconnu le conseiller iraqien pour la sécurité nationale Mouaffak Al-Roubaïe.
Abir Taleb

21 novembre

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2008/11/19/marab3.htm


7-3 Comaguer : OBAMA  A PARLE EN L’AIR !

Au cours de sa campagne électorale BARACK OBAMA avait promis un retrait des troupes US d’Irak à partir de l’année prochaine pour s’achever l’été 2009.

Ayant ainsi annoncé la couleur et fait plaisir à une partie de ses électeurs, il a en même temps laissé le temps à l’équipe BUSH de lui interdire de mettre sa promesse à exécution.  

Qu’en est-il ?

 A la suite d’assez longues – parait-il,  mais il faut faire croire que le « gouvernement » de Bagdad  gouverne – négociations le dit  « gouvernement » a donné son accord à un plan de retrait progressif qui sera achevé le 31 Décembre 2011. Dans les jours qui viennent le Parlement donnera son accord, probablement le 24 Novembre, étant précisé que la majorité des 2/3 des voix qui aurait d’après les textes en vigueur été  nécessaire a été réduite pour l’occasion à la moitié. Dans un pays occupé, le gouvernement et le droit doivent être « souples » ! 

Cette « souplesse » a encore été facilitée par le sénateur BIDEN, futur vice-président, qui a fait adopter par le Sénat le futur plan de découpage ethno-pétrolier de l’Irak. Ce découpage (voir plan ci-dessous) profite aux kurdes (le président TALABANI est kurde) qui voient leur territoire s’agrandir considérablement et les champs pétroliers du Nord leur être enfin attribués et aux chiites (le premier ministre AL MALIKI  est chiite) qui obtiennent ceux du Sud, il  punit les sunnites qui n’auront que leurs yeux pour pleurer sur les corps des combattants qui luttent encore pour une réelle expulsion de l’occupant. Il constitue une nouvelle application de la technique de division ethno-religieuse utilisée systématiquement dans la région par l’impérialisme Usraélien et qui est en voie d’extension au Pakistan.

Il en est donc fini de la promesse d’OBAMA  qui pourra toujours faire porter le chapeau à BUSH  bien qu’à ce niveau de responsabilité ce genre d’excuse soit  indécent.

Le choix de la date s’explique par le fait que la résolution de l’ONU de Mai 2003 qui plaçait l’Irak sous son contrôle (alors que l’invasion en Mars s’était faite en violation du droit international sans l’accord de  l’ONU) fixait le terme de ce mandat précisément au 31.12.2011. 

Mais il ne faudrait pas croire que les troupes US auront vraiment  quitté l’Irak dans les derniers jours de 2011.

Pour de nombreuses raisons.

- les diplomates qui ont eu connaissance du texte observent que la date du 31 Décembre 2011 n’est pas fixée dans des termes très clairs et qu’on pourrait « jouer des prolongations »

-  les soldats seront retirés des rues et des campagnes mais les bases militaires étasuniennes (et britanniques) ne seront pas fermées. Bonne occasion de rappeler que les bases militaires US ouvertes en 1945 en Allemagne comme celles ouvertes en Corée en 1953 sont toujours opérationnelles.

-  l’armée US laissera également sur place plusieurs milliers d’instructeurs

-   l’armée US continuera à assurer le contrôle de la navigation aérienne régionale, ce qui inclut les cieux iranien, syrien, koweitien et saoudien

 

Un article de l’accord qui interdit à l’armée US d’entreprendre une action militaire contre un pays voisin depuis le territoire irakien se veut rassurant. Il a évidemment été ajouté pour rassurer le voisin iranien et la majorité gouvernementale chiite à Bagdad. Mais qui sanctionnera les USA s’ils le violent

Conclusion : les USA délèguent à l’armée  irakienne qu’ils encadrent la tâche de liquider la résistance irakienne et gardent le contrôle  stratégique du pays. 

Pour combien de décennies ?

Comaguer 

Au fil des jours...

19.11.08

N°29


Irak,Moqtada Sadr,Bush, résistance,Occupants,Bassorah,bombardements, Al-Qaïda, 


n°377 - Journal d'Irak - 19/11 au 25/11 -Fin -L'insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak

n°377 - Journal d'Irak  - 19/11 au 25/11 -Fin -L'insoutenable pesanteur de Moby Dick en Irak.


Journal d'Irak   

N°377 19/11 au 25/11/08

M.Lemaire



7 Dossiers   -Fin -

7-4 Le demi-monde d’Hillary

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Le retrait américain d’Irak, un défi logistique titanesque à relever

9-2 Le nouveau monde qui attend Obama



7-4 Le demi-monde d’Hillary

Depuis quatre, cinq jours, le nom d’Hillary Clinton est partout, dans les esprits et sous toutes les plumes, pour la position importante de secrétaire d’Etat de l’administration Obama. Le Guardian écrit, hier 18 novembre, qu’Hillary a accepté le poste et que sa nomination est quasiment affaire faite.

«Hillary Clinton plans to accept the job of secretary of state offered by Barack Obama, who is reaching out to former rivals to build a broad coalition administration, the Guardian has learned.

»Obama's advisers have begun looking into Bill Clinton's foundation, which distributes millions of dollars to Africa to help with development, to ensure there is no conflict of interest. But Democrats believe the vetting will be straightforward.

»Clinton would be well placed to become the country's dominant voice in foreign affairs, replacing Condoleezza Rice. Since being elected senator for New York, she has specialised in foreign affairs and defence. Although she supported the war in Iraq, she and Obama basically agree on a withdrawal of American troops.»

Là-dessus, le quotidien londonien ajoute quelques mots pour rappeler ce qu’il affirme être les dernières hésitations qui, selon ses indications, auraient été surmontées par Hillary avant d’accepter le poste. C’est à retenir pour le commentaire ci-dessous.

«Clinton, who still harbours hopes of a future presidential run, had to weigh up whether she would be better placed by staying in the Senate, which offers a platform for life, or making the more uncertain career move to the state department.»

D’une façon générale, l’hypothèse de la nomination (possible/probable/déjà faite) d’Hillary Clinton comme secrétaire d’Etat soulève de nombreux commentaires. Comme c’est très normal, c’est la satisfaction, très grande pour certains, dans l’establishment. Dans les milieux anti-guerres et dissidents, au contraire, c’est la confirmation que la politique extérieure US ne changera pas, qu’elle sera toujours belliciste, expansionniste et agressive. Le site WSWS.org enrichit aujourd’hui cette appréciation de nombreux détails sur l’équipe de transition d’Obama, sur ses orientations, sur ses objectifs, etc. Le constat est sans aucun doute catastrophique, – du point de vue de ceux qui attendent un changement institutionnalisé avec Obama.

Il est vrai que la nomination d’Hillary Clinton à la fonction de secrétaire d’Etat constituerait une décision importante. La personnalité en cause, ses ambitions, son poids politique, constituent autant d’arguments pour en juger de la sorte. Mais pour la signification et les conséquences politique que cette décision impliquerait? On proposerait ici une analyse et une interprétation de Justin Raimondo, qu'il publie sur Antiwar.com aujourd’hui, qui a l’avantage d’être une image particulièrement évocatrice, en même temps qu’elle précise des aspects importants du problème.

D’abord, l’explication générale du choix d’Hillary, – une “division du travail” à l’intérieur de l'administration Obama selon les normes des forces en présence au sein du parti démocrate, – le volet intérieur sur lequel Obama se concentrerait, le volet extérieur qui serait confié au groupe des Clintons (le pluriel est important).

«In order to understand how the sellout happened, however, let's rewind the tape. As luck would have it, the economy's collapse occurred just at the high point of the general election campaign. This was a big break for the War Party: it meant, first of all, that the focus was taken off two losing wars – their gift to the new president. It also meant that the incoming president would have his hands full with domestic issues. People are losing their jobs, their homes, and their minds; this is no time to worry about the fate of South Ossetia. Indeed, the problems of the U.S. economy – and the global market – are so overwhelming, that certainly President Obama will have to make them his first and virtually sole concern from the moment he's sworn in.

»The necessity of a disciplined division of labor sets the stage, in this scenario, for the Great Concession, as it may deserve to be called. Obama may have won the Democratic nomination, but his victory at the convention and at the polls in November surely did not weld together a united Democratic Party. Indeed, taking the White House just accelerated the ongoing intra-party strife between the Clinton faction and the “new politics” wing led by Obama, because it meant a new struggle over the spoils – and much bitterness on the part of the losers.

»Obama, however, being the consummate politician that he is, had a solution: hand foreign policy over to the Clintons. Cede Hillary the international arena – his area of greatest weakness – and use her connections to his own advantage. This would free him to roll up his sleeves and tackle the great problem of how to kick-start America's economic engine.

»Obama, of course, is still the president, with the final word on all matters foreign and domestic. Yet by conceding de facto direction of our overseas operations – two wars, and a few more in the making – he could solve his three biggest political problems: (1) The Clintons, who, by their very existence, pose a threat; (2) His own inexperience in the field of foreign affairs, and his lack of personal connections in this rarefied realm; and (3) The very high expectations that demand total concentration on solving the single most important problem facing the country.»

Voici maintenant l’image que propose Raimondo: le partage de l’“empire”, à l’image précisément de ce qui se passa dans l’empire de Rome.

«The first part of this argument – that Obama's in charge – is not strictly true, as I discussed above, and to make things clearer: what's happening is very similar to what happened to Rome as it crossed the Rubicon that separates republic from empire. The first and second triumvirates, and, later, the division of the empire into West and East, were responses to the problem of enormous scale. Faced with a crisis where a quicker response was required than the empire was capable of, the Romans were forced to delegate power.

»The American empire is responding to a systemic crisis in a similar fashion. By delegating authority over one aspect of the presidency to the Clintons, Obama lifts a great burden from his shoulders, which, added to the weight of the domestic crisis, might have brought him to his knees in the first few months. As it is, he is now free to confront the demons of the economy – and good luck to him with that.

»I'll just point out, as Ron Paul has on many occasions, that if we ended our foreign policy of global interventionism, we'd have plenty of money to solve our economic problems, or at least put us on the road to economic solvency. Empires are a costly luxury, in this the age of hard economic realities, and we can hardly afford to maintain this one for much longer. Our economy will pull out of the doldrums once we stop diverting wealth to uneconomic purposes – like wars, for example, or "foreign aid" that winds up in the hands of corrupt government officials. Unfortunately, with the Clintons as Obama's partners in what amounts to a team effort, or a de facto triumvirate, that possibility is just as distant as it ever was.»

Est-ce un coup fourré de l’“American Gorbatchev”?

Il faut prendre l’interprétation de Raimondo autrement qu’au pied de la lettre tout en lui accordant le crédit de la possibilité affirmée. Disons que l’interprétation, et l’image qui l’accompagne, permettent d’éclaircir l’événement, même si elles signifient également, éventuellement disons, une schématisation excessive du propos. Observons également que ce commentaire ne se place pas en contradiction du précédent F&C du 17 novembre mais prétend sans aucun doute le compléter.

Il est certain qu’il existe une tendance à tenter de “charger” la politique extérieure de la future administration Obama de certaines personnalités, domaine où Obama est, lui, sous la charge d’une réputation d’inexpérience et selon l’hypothèse, semble-t-il, que ce domaine ne l’intéresse guère (pour l’instant, préciserons-nous aussitôt et avec insistance). D’autre part, cette démarche, telle qu’elle est décrite et avec les personnalités citées (Hillary), est présentée comme une formule heureuse et assurée tendant à pérenniser l’orientation expansionniste, éventuellement belliciste de la politique extérieure US.

Le schéma général n’est certainement pas une surprise ni quelque chose de bien nouveau, – tout au plus serait-il une confirmation. Il ne nous a jamais paru probable qu’Obama, au cas bien incertain où il voudrait dès l’instant du début de son administration entreprendre une politique de réel changement, annoncerait la couleur par l’institutionnalisation d’une telle politique au travers de la nomination de ministres politiquement très (trop) “marqués”. Il existe d’autres moyens de préparer une telle politique, hors des décisions voyantes.

(Cela n'est pas une remarque en l'air. Dans les années 1969-72, Nixon réussit à développer une politique de “détente” tout à fait contraire aux orientations de l’establishment qui le soutenait, notamment avec l’ouverture vers la Chine réalisée en 1971. Il lui suffit de resserrer le “gouvernement interne” de la Maison-Blanche, avec l’aide, ou plutôt la complicité de Kissinger à la tête du National Security Council. Le département d’Etat et le Pentagone, coupés de sources essentielles et des canaux d'information qui vont avec, furent complètement marginalisés sur cette question essentielle de politique extérieure et furent placés devant le fait accompli. L'épisode fut soulignée et largement caractérisée par une grave affaire d'espionnage de la Maison-Blanche par ... le Joint Chiefs of Staff. Il faut tout de même préciser que, fort probablement, l’establishment militaire fit payer le prix fort à Nixon en étant, selon les révélations de Len Colodny and Robert Gettlin dans The Silent Coup, de 1982, à la base du Watergate, notamment par l’intermédiaire d’un des deux enquêteurs du Washington Post Bob Woodward; Woodward, qui avait effectué un service de plusieurs années dans des postes de haute sensibilité dans l’U.S. Navy, proche de l’amiral Moorer, CNO de 1966 à 1970 puis président du Joint Chiefs of Staff de 1970 à 1974.; Moorer, anticommuniste acharné, adversaire juré de Nixon-Kissinger et instigateur de l'affaire d'espionnage interne signalée plus haut.)

La personnalité principalement “nominée” par les rumeurs et les pronostics pour le département d’Etat dans l'administration Obama avant qu’on ne parle d’Hillary était Richard Holbrooke, qui n’a rien à envier à la sénatrice de New York en fait d’activisme extérieur, – ce serait plutôt le contraire, – au point où nous faisions d’Holbrooke (et de Brzezinski à cette occasion), dans un texte du 19 août 2008 à propos de la crise géorgienne, un “néo-neocon”, ou un neocon à-la-démocrate. A cette lumière, l’hypothèse Hillary devient plus surprenante, ou bien plus incertaine. Nous irions jusqu’à penser que sa nomination serait une bien grande erreur de l’establishment (si l’on se réfère à l’interprétation de Raimondo).

(Si nous allons jusqu’à prendre en compte cette hypothèse, – qu’Hillary soit en bonne part imposée par les forces obscures et tortueuses de l’establishment, – c’est parce que l’alternative nous semble, elle, complètement incompréhensible par sa maladresse, et une erreur encore plus grande d’Obama. Quoi qu’il en soit, l’interprétation ci-dessous vaut aussi pour cette seconde hypothèse.)

Bien, – Hillary ne nous garantirait guère plus de plaies et de bosses qu’un vulgaire Holbrooke. L’avantage de la nomination d'Hillary (pour le parti de la guerre) est, de ce côté, assez limité. Par contre, quel champ ouvert à de monstrueuses querelles et affrontements internes, et avec quelles conséquences! Est-ce cela, la manœuvre rusée de l’establishment? Nous devons nous interroger de ce point de vue, d’une manière très appuyée, sur la logique et le bon sens de cette idée. Autant constituer un couple Obama-Hillary (avec Hillary comme candidate à la vice-présidence) avait un sens si, lorsqu’on y pensa, c’était pour empêcher un fractionnement des électeurs du parti démocrate (ce qui fut évité grâce à la crise financière qui rameuta tout le monde autourd'Obama); mais, d'ores et déjà, avec des inconvénients qu’il ne fallait pas se dissimuler, – et qui sont, aujourd’hui, plus forts que jamais. Résumons-les:

• D’abord, l’on sait qu’Hillary à un poste de haute fonction pour les affaires étrangères, c’est courir le risque, quasiment confirmé, d’en avoir deux pour un (avoir Billary, ou Hillary + Bill). L’on peut être sûr que Bill, en fait de coups fourrés et de coups en douce, en rajoutera par tonnes à l’activité déjà bien fournie dans ce domaine de sa femme.

• Cela revient à placer à la tête des affaires étrangères des USA une véritable dynastie, avec ses réseaux, ses structures parallèles d’influence dans le monde de la communication, ses copains et ses coquins, une incontestable influence dans la jet set de la diplomatie internationale et ainsi de suite. Comment peut-on imaginer, d’abord que Clinton secrétaire d’Etat ne fera pas “sa” politique extérieure, dans tel ou tel domaine c’est selon, au détriment du prestige d’Obama? Ensuite, que cela n’amènera pas des réactions d’Obama, qui verrait ainsi son prestige fortement contesté, ainsi que sa direction politique? N’a-t-on pas compris qu’Obama est une forte personnalité, qui ne s’intéresse pas à la politique extérieure aujourd’hui mais viendra vite à s’y intéresser, comme tout président, et supportera d’autant moins d’avoir un secrétaire d’Etat de ce poids?

• Pire encore, bien pire… Hillary, comme cela se sait partout, n’a pas complètement abdiqué son ambition d’être présidente. Comment ne pas imaginer la possibilité considérable qu’elle verrait ainsi cette ambition fouettée et revigorée par sa fonction à la tête de la politique extérieure des USA? Imagine-t-on le tour que pourrait prendre une telle situation si, disons à partir de 2010, la secrétaire d’Etat devient la concurrente directe de son président, lui-même évidemment partant pour un deuxième mandat, pour la nomination démocrate en 2012? Les interférences formidables qu’une telle concurrence ferait peser sur la politique étrangères des USA nous paraissent un risque bien plus considérable que les avantages supposés de cette “fausse bonne idée”…

• Ajoutons une petite cerise sur le gâteau: les jalousies et la concurrence entre Hillary et le vice-président Joe Biden, qui a fait équipe avec Obama selon l’idée qu’il allait jouer un grand rôle en politique extérieure en agissant ainsi en complément de son président.

Catastrophique “fausse bonne idée”, en vérité… Essayons d’en juger objectivement pour conclure.

L’idée d’adjoindre un poids lourd comme Hillary, au poids lourd qu’est devenu Obama, nous paraît bien plus une recette pour le désordre et les interférences catastrophiques dans la politique extérieure US, quelle que soit l’orientation que prenne cette politique. On sait bien que dans l’“empire” décadent et en chute libre, coupé en deux qu’importe, les ambitions personnelles et les querelles politiciennes féroces ont complètement le pas sur le désir commun d’accomplir une politique conforme aux vœux du système, politique par ailleurs supposée aller de soi en fonction du dogme, chez tous les politiques washingtoniens, de la puissance inaliénable du susdit empire. Quelle que soit l’origine de cette idée, – l’establishment qui diviserait la gestion de l’empire, comme le suggère Raimondo, ou bien Obama lui-même, – elle nous paraît étonnamment risquée, étonnamment faussée, étonnamment maladroite. Dans le cas de l’hypothèse Raimondo, mais aussi d’une certaine façon dans le cas de l’autre hypothèse (Obama, seul juge), elle nous donne une indication sérieuse des inquiétudes de la direction US sur la pérennité de la politique extérieure, tant elle présente l’image d’une démarche faite d’abord pour se rassurer sur l’apparence et sur le très court terme (croire que Clinton compenserait la faiblesse supposée, tout à fait supposée, d’Obama), en sacrifiant la cohésion future, d’un futur très rapproché, d'une administration Obama qui a pourtant devant elle une tâche gigantesque.

Si nous étions très machiavéliques et un tantinet paranos, nous choisirions l'hypothèse d'un Obama manipulateur de toute l'affaire; et nous dirions que cette idée est une idée en forme de coup tordu du révolutionnaire, de l’“American Gorbatchev” qui se cache sous le masque d’Obama, pour tenter de porter un rude coup au système en donnant l’impression de le verrouiller…

19/11/2008 - Faits et commentaires
http://www.dedefensa.org/article-le_demi-monde_d_hillary_19_11_2008.html


9  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

(Manipulation de l’Opinion ?)

9-1 Le retrait américain d’Irak, un défi logistique titanesque à relever.

Le retrait des troupes US, d’ici à fin 2011, pourrait tourner à la mission impossible si le président élu Barack Obama décidait d’accélérer le mouvement.
Outre 150 000 soldats déployés sur place, des dizaines de milliers de pièces d’équipement devront être rapatriées en trois ans. Et les chefs militaires américains devront bientôt décider ce qu’ils comptent ramener ou laisser derrière eux, et à quel rythme. « C’est comme un orchestre. Tout doit être accordé, synchronisé », explique le général Charles Anderson, vice-commandant de l’armée de terre au sein du quartier général américain responsable du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. « Nous sommes là-bas depuis 2003 et nous avons beaucoup accumulé », reconnaît-il dans un entretien à l’AFP.
Le Parlement irakien votera mercredi sur le projet d’accord de sécurité avec les États-Unis. Un éventuel rejet de l’accord aurait de graves conséquences sur les finances et la reconstruction du pays, a affirmé hier le ministre irakien des Finances, Baqer Jabr Solag.
L’armée de terre américaine possède en Irak près de 20 000 camions, Humvees, véhicules blindés résistants aux mines (MRAPs) et véhicules de combat Bradley et Stryker, ainsi que 470 hélicoptères. Sans compter stocks de munitions, dépôts de nourriture et hôpitaux. « Dès qu’il faut déplacer un char de 70 tonnes, c’est dur. C’est encore plus difficile lorsqu’il s’agit d’en déplacer des centaines », souligne le général Anderson, ajoutant : « Mais nous avons fait des progrès, nous en avons les moyens. »
Le retrait des troupes US après la guerre du Golfe en 1991 avait pris près d’un an. Or, après plus de cinq ans de guerre en Irak, l’armée US se dit désormais capable de déployer une brigade de 3 500 hommes en Irak en un mois, tout en retirant une autre quasi simultanément. Les troupes quittent le pays par voie aérienne, tandis que les équipements sont envoyés par la route au Koweït, lavés et décontaminés en conformité avec les règles strictes de l’Agence américaine de protection de l’environnement, avant d’être embarqués à bord de porte-conteneurs. Alors qu’il fallait auparavant six mois pour renvoyer les équipements vers les dépôts de maintenance aux États-Unis, il en faut seulement deux aujourd’hui, assure l’armée.
L’armée va par ailleurs devoir laisser du matériel derrière elle. Mais les exigences irakiennes pourraient ralentir le processus, estime Steve Biddle, expert au Conseil en relations étrangères. « Il s’est parfois révélé difficile de faire accepter nos équipements aux Irakiens », prévient-il, ajoutant : « Ils étaient réticents à prendre nos Humvees quand nous avons commencé à les remplacer par des MRAPs. Ils estimaient mériter des équipements neufs. Nous avons finalement accepté de les rénover, au prix d’un processus lourd, long et coûteux. »
La tâche titanesque risque de singulièrement se compliquer si le futur occupant de la Maison-Blanche décide un retrait d’Irak en 16 mois, conformément à ses promesses de campagne. « Je pense que le retrait de toutes nos forces armées prendrait deux à trois ans », a prudemment jugé le chef d’état-major américain, Michael Mullen, en prévenant que ce rythme dépendrait des « conditions de sécurité », susceptibles de se détériorer lors du départ des Américains. Selon un commandant US en Irak s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, un retrait en moins de deux ans et demi est purement impossible. « Avec tout ce que l’on a apporté en Irak, il n’y a aucune chance que nous puissions tout ramener en 16 mois. Dans l’urgence, cela peut tourner au cauchemar logistique », a-t-il confié à l’AFP.
Selon Jeff White, expert en défense au Washington Institute, il y a toutefois de fortes chances pour que Barack Obama s’en tienne à l’échéance de 2011. « Naturellement, Obama va vouloir être en mesure de dire que le retrait est en cours, que les soldats rentrent à la maison, mais tout cela va être fait intelligemment, sans précipitation », prédit-il. 

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=386317


9-2 Le nouveau monde qui attend Obama.

Le 19 novembre, le Washington Times a publié un article révélant les principaux points d’un nouveau rapport général du National Intelligence Council (NIC) sur les prévisions à long terme de la situation politique générale du monde d’ici à 2025: Global Trends 2025: A Transformed World. Ce document a été rendu public hier et la presse internationale en rend compte.

Ce rappor NIC 2008 est évidemment intéressant à considérer per se, mais encore plus par comparaison avec le rapport précédent de projection globale du NIC, daté de 2004 et envisageant une projection à 2020 (Mapping the Global Future), et très largement répandu à l’époque. Les différences avec le travail de 2004 sont considérables et prennent en compte le déclin de la puissance américaniste dans une proportion significative.

• D’une façon générale et par rapport à NIC 2004, le rapport NIC 2008 prévoit le changement fondamental du passage du monde “unipolaire” (puissance US dominante) à un monde “multipolaire”. («One major difference between the two projections is that the new report for the first time makes the “assumption of a multipolar future.”»)

«The top U.S. intelligence panel this week is expected to issue a snapshot of the world in 2025, in a report that predicts fading American economic and military dominance and warns of a nuclear arms race in the Middle East. [...] “The United States will remain the single most powerful country, although less dominant,” according to a “working draft” of the document obtained by The Washington Times. “Shrinking economic and military capabilities may force the U.S. into a difficult set of tradeoffs between domestic and foreign-policy priorities.”»

• Le rapport prévoit également un deuxième changement fondamental au niveau de l’énergie, sans s’attarder fondamentalement, semble-t-il, à l’évolution parallèle de la crise climatique, sinon pour ses possibles/probables conséquences catastrophiques. De ce point de vue, il adopte la perception habituelle de la communauté de sécurité nationale US, dont la vision de la crise climatique est en général secondaire à la vision de la crise de l’énergie, et non l’inverse. Dans ce cas, ce qui est remarquable c’est le changement d’appréciation qui est en parallèle avec le premier changement signalé: la perte de l’hégémonie US est accompagnée par la fin des réserves disponibles de pétrole, ou bien est-ce le contraire, – comme si, effectivement, les deux étaient liées, comme si l’hégémonie US avait tenu essentiellement à l’hégémonie du pétrole dans notre civilisation machiniste.

«A second major change from the previous report involves energy. The 2004 text predicts energy supplies “in the ground” are considered “sufficient to meet global demand.” In contrast, the latest NIC report “sees the world in the midst of a transition to cleaner fuels.”

»It says that an energy transition – from fossil fuels to alternative sources – is inevitable, and “the only questions are when and how abruptly or smoothly such a transition occurs.” “We believe the most likely occurrence by 2025 is a technological breakthrough that will provide an alternative to oil and natural gas, but with implementation lagging because of the necessary infrastructure costs and need for longer replacement time,” the draft says.»

• Au niveau de l’économie générale, le rapport envisage des changements importants, largement influencés, ou confirmés c’est selon, par les événements des derniers mois. Principalement, il envisage le déclin du dollar et, par conséquent, la fin de son rôle hégémonique. Il envisage la montée d’une structure économique concurrente au capitalisme du laissez-faire, voire son remplacement par le “capitalisme d’Etat”; c’est-à-dire qu’il envisage la fin de la globalisation “as we knew it”, c’est-à-dire la globalisation comme faux-nez de l’américanisation.

«The report envisions widespread appeal of “state capitalism, a loose term to describe a system of economic management that gives a prominent role of the state.” “Rather than emulate Western models of political and economic development, more countries may be attracted to Russia's and China's alternative development models,” it says.

»It warns that the U.S. dollar “could lose its status as an unparalleled global reserve currency and become a first among equals in a market basket of currencies, forcing the U.S. to consider more carefully how the conduct of its foreign policy affects the dollar.”»

• D’une façon générale et selon une démarche très caractéristique de ce rapport, qui tranche avec le ton des habituelles projections, le rapport insiste sur l’aspect extrêmement relatif de ses “projections”, – jusqu’à se refuser à les considérer comme telles, dans les commentaires qui sont faits autour du rapport. D’une façon explicite, le rapport NIC de 2008 est présenté comme une sorte de “feuille de route” de la communauté du renseignement US pour la nouvelle présidence Obama, avec toute la liberté possible, voire recommandée, d’y apporter des changements. Des indications précises sont données, qui peuvent être résumées selon l’observation du type: “certes, nous prévoyons cela, mais des choses peuvent être modifiées selon les actes que le pouvoir politique posera, selon les événements, etc.”.

«Thomas Fingar, deputy director of national intelligence for analysis and chairman of the NIC, said Tuesday [18 november] that the report “should not be viewed as a prediction.” Even “projection” is not entirely correct, he said, though he used that word several times during a luncheon at the Washington Institute for Near East Policy. “It's a stimulative document,” he said, adding that its release was meant to coincide with the transition to the administration of President-elect [Barack Obama], before policymakers get “consumed by events.”

»Mr. Fingar declined to discuss details of the report until its official release, but he said its preparation took about 18 months and “engaged hundreds of people around the world in solicitation of ideas.”»

• Le rapport fait diverses “projections” sur des situations nationales, donnant un grand rôle de puissance à la Chine, mais aussi à la Russie; prévoyant une réunification des deux Corées et une “course à l’armement nucléaire” au Moyen-Orient, etc. Ces “projections” sont en général très conventionnelles et n’apportent aucune idée très nouvelle. Elles prennent en compte l’évaluation de l’évolution des puissances brutes, et fort peu, si pas du tout, la dynamique des relations entre ces puissances.

• Effectivement, ce qui apparaît avec NIC 2008, c’est, pourrait-on dire, “la fin de la confiance” des USA en eux-mêmes, et c’est bien entendu le point psychologique principal de ce document. La révolution psychologique effectuée entre 2004 et 2008 est considérable à cet égard. Le Guardian d’aujourd’hui note cela: «The last time the NIC published its quadrennial glimpse into the future was December 2004. President Bush had just been re-elected and was preparing his triumphal second inauguration that was to mark the high-water mark for neoconservatism. That report matched the mood of the times. It was called Mapping the Global Future, and looked forward as far as 2020 when it projected “continued US dominance, positing that most major powers have forsaken the idea of balancing the US”. That confidence is entirely lacking from this far more sober assessment. Also gone is the belief that oil and gas supplies “in the ground” were “sufficient to meet global demand“.»

Préparer les psychologies à la chute

Le document est destiné manifestement et en priorité au président-élu Barack Obama. D’une certaine façon, dans tous les cas par rapport à certaines pratiques de l’exercice de l’évaluation de la situation du monde par le renseignement US, il est aussi exotique que le futur président, et somme toute assez inhabituel. Il est effectivement peu habituel de présenter un document de cette sorte, appuyé sur les non moins habituelles certitudes des services d’évaluation à long terme du renseignement, et d’aussitôt les pondérer d’affirmations sur la relativité des propositions, sur la possibilité qu’elles soient modifiées par diverses interventions, notamment humaines, des dirigeants politiques lorsqu’ils sont habiles (ou lorsqu’ils sont catastrophiques, après tout). C’est le signe structurel, de la pensée même, de ce que nous identifions plus haut comme “la fin de la confiance en soi” de l’américanisme; ou bien, la fin de la certitude de la maîtrise du monde par l'américanisme.

Symboliquement, ce rapport NIC 2008 est une marque importante de l’entrée des USA dans le “monde réel” ou, disons plus précisément, de sa “rentrée”, de son “retour dans le monde réel” après l’étrange équipée (2001-2003) de GW Bush suivi du désordre des années 2004-2008, tout cela recouvert du doux manteau du virtualisme, ou du comportement psychologique “faith-based”. Ce désordre existait avant le rapport NIC 2004 et avait été complètement raté ou écarté dans son fondement par ce document; il s’est poursuivi et se poursuit, et s’accélère, et il commence à être identifié pour ce qu’il est par NIC 2008. En corrélation avec ce désordre, c’est-à-dire implicitement présentés comme autant d’alternatives très probables aux prétentions américanistes de définition de l’avenir du monde, sont identifiées autant de terribles hypothèses dont certaines sont pratiquement présentées comme acquises: • le déclin et la chute possible du dollar, ou Dieu-dollar, mythe d’exploitation de la puissance US; • la fin du Dieu-pétrole, à la fois moyen originel et mythe fondateur de la puissance US; • le passage à la multipolarité du monde, qui sonne le glas de l’“exceptionnalité” US; • l’émergence conquérante d’une alternative au capitalisme sans-Etat de l’américanisme (le “capitalisme d’Etat”).

Ce rapport n’envisage pas, parce que la chose est inenvisageable à un circuit de pensée bureaucratique et américaniste, l’importance de la dynamique des relations, et la dynamique de l’influence qui en découle. Il conçoit la supplantation d’une puissance brute par une autre (disons les USA par la Chine) mais n’envisage pas l’hypothèse que le déclin de la puissance US est peut-être, aussi, et surtout si la tendance se confirme, le déclin de la conception américaniste de la puissance, voire le déclin de l’idée de “puissance” telle que l’envisage Guglielmo Ferrero en 1917 lorsqu’il oppose “idéal de perfection” et “idéal de puissance” pour caractériser la grande Guerre. Ainsi, dans le courant actuel de crise eschatologique, le rôle dynamique des relations entre la Russie et la France, le rôle de la dynamique des constats français, russe (et britannique d’une certaine façon) du retour nécessaire de ce qui est nommé par NIC 2008 “le capitalisme d’Etat”, est fondamental dans la perception du changement en cours, et comme accélérateur de ce changement. (Au contraire, dans cette même phase où se sont affirmées ces dynamiques relationnelles d’influence en corrélation avec la crise financière, on a pu constater la modestie de l’influence de la puissance chinoise.) En retour, l’acceptation de la réalité du déclin US par le rapport NIC 2008 va accélérer ces dynamiques en leur donnant encore plus de poids, plus d’arguments pour se considérer elles-mêmes comme un reflet des grandes tendances historiques à l’oeuvre. Le rapport NIC 2008 va servir aux événements, pour dépasser ses prévisions: ce n’est plus 2025 qu’il faut fixer comme prévisions, mais 2008 comme base de cette prévision, avec une accélération à mesure qui contracte le temps historique à venir et nous fera parvenir à “2025” beaucoup plus vite que ne le suggère cette date.

La perspective est remarquable, et la prise en compte des rumeurs de déclin US particulièrement significative. Il faut évidemment que les derniers événements aient fortement frappé la fragile psyché US, pour conduire à de telles observations. Imagine-t-on ce qu’est, pour un chef du prévisionnisme de l’analyse du renseignement US, d’apposer sa signature au bas d’un document qui prévoit tout de même, comme des probabilités affirmées, la disparition du statut hégémonique du dollar et la fin du capitalisme spécifiquement et ontologiquement US?

D’une certaine façon, qui est la façon disons des relations publiques, le NIC 2008 tombe comme un cheveu sur la soupe. Il sonne comme un contrepoint tragique à l’enthousiasme très temporaire déchaîné par l’élection d’Obama, et fait assez bon marché des espérances nombreuses, chez les amis européens notamment, de la “restauration” du leadership US promise par le même Obama. Mais sans doute n’est-il plus l’heure des relations publiques, au profit des réalités désormais publiques. NIC 2008 nous donne après tout une précieuse indication de l’état de la psychologie de la direction américaniste. Il sera effectivement, comme nous le notions plus haut pour les dynamiques alternatives (franco-russe, par exemple), un accélérateur de l’évolution du déclin US qu’il prend en compte. Il prépare cette psychologie à la possibilité de la chute. Il n’est pas inutile de noter que l’un des commentaire de lecteurs affiché à la suite du texte du Washington Times remarque, sans aucune ironie ou volonté polémique mais sans aucun doute pour de bonnes raisons: «This forecast is a “best case” scenario if the U.S. controls its budget deficit. Otherwise, our economic capability by then will be crippled by an exploding debt, the servicing of which will be a huge drain on the nation's resources.»

Le caractère le plus frappant de cette “projection” qui se refuse même à l’être tout à fait est bien l’incertitude, et la latitude laissée aux lecteurs de NIC 2008 d’imaginer “autre chose”, et de voir survenir effectivement “autre chose”. Ce refus de la certitude du lendemain est la marque de la crise psychologique de l’américanisme, cette conception du monde effectivement marquée par la certitude de ses lendemains. S’il est suggéré, seule touche d’encouragement pour ne pas désespérer Washington, que de bons dirigeants pourraient modifier cette prévision apparemment pessimisme, nous suggérerions que cela pourrait être aussi bien la porte laissée ouverte à un développement beaucoup plus pessimiste, à une dégradation beaucoup plus rapide. Le rapport NIC 2008 aura comme effet de préparer les psychologies à cette possibilité, qui devrait être appréciée désormais comme une probabilité. NIC 2008 nous dit implicitement que la résolution éventuelle de la crise en cours, ou la fin de la crise en cours, ne débouche pas sur une restauration de l'“ordre ancien” mais ne fait que préparer à l'enchaînement des crises à suivre, – une étape dans le processus de la chute du système, pour faire bref.

21/11/2008 - Faits et commentaires



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 


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25/11/2008

n°219- dossiers de l'Afghanistan - n°210 - 24-11 : Début - : Obama n'est pas Martin Luther King, ni Le Messie.

n°219- dossiers de l'Afghanistan - n°210 - 24-11 : Début - : Obama n'est pas Martin Luther King, ni Le Messie.


dossiers de l'Afghanistan 219 au 24-11

M.Lemaire                                                                                 


Sommaire : 

Tire a part

Salima Tlemçani : Leur détention a été jugée illégale: Cinq algéro-bosniaques quittent Guantanamo.

3 Dossier & Point de vue

3-1 Rapport : La baisse du prix des vivres et des carburants, un espoir pour les populations pauvres.

3-2 Guantanamo : Les dossiers

1 Etats-Unis : la justice reconnaît l’illégalité de certaines détentions à Guant anamo

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 APPEL : la France doit renoncer à son  intégration dans le commandement militaire de l'OTAN.

4-2 Déclaration canadienne sur la situation en Afghanistan.

4-3 Formation et encadrement des forces de sécurité nationale de l’Afghanistan.

Suite1

5 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Introduction de Marie-Ange Patrizio : "Yes, week-end !"

5-1 Jean Bricmont :La gauche européenne et Obama.

5-2 Que faire? Barack Obama ne fera pas comme Roosevelt en 1933 parce que 2008 n’est pas 1933.

5-3 Obamania Antidote : Obama n'est pas Martin Luther King, ni Le Messie.

5-3 Obama et les Clintons : Trium Vira A La Maison Blanche.

Fin

6 Annexe

6-1 La bataille du Pentagone.



Tiré à part

Salima Tlemçani : Leur détention a été jugée illégale: Cinq algéro-bosniaques quittent Guantanamo.
Beaucoup croyaient que le juge fédéral, Richard Leon, nommé par Bush, allait débouter les six Algéro-Bosniaques qui ont contesté leur détention à Guantanamo et auxquels la Cour suprême a donné l’accord pour entamer une telle procédure devant un tribunal fédéral. Jeudi dernier,
sa décision a surpris plus d’un.
Après avoir entendu, le 6 novembre dernier, les avocats des six détenus, Lakhdar Boumediene, 42 ans, Mustafa Aït Idir, 38 ans, Mohamed Nechla, 40 ans, Hadji Boudella, 43 ans, Saber Lahmar, 39 ans et Belkacem Bensayah, 46 ans, et les arguments de l’Administration américaine, le juge a rendu
son verdict.

Selon l’AFP, la salle d’audience était pleine. Les propos du juge sont simultanément traduits aux détenus par liaison téléphonique depuis Guantanamo. Pour cinq d’entre eux, le magistrat a ordonné la mise en liberté pour « insuffisance » de preuves sur leur volonté de se rendre en Afghanistan pour prendre les armes contre les Etats-Unis. Ce qui n’a pas été le cas pour le sixième, Belkacem Bensayah, âgé de 46 ans. Le juge a estimé les preuves présentées contre lui convaincantes,
en affirmant « qu’il est probable » que M. Bensayah ait prévu de se rendre en Afghanistan « pour y combattre » les Etats-Unis « et organiser le voyage d’autres personnes dans le même but. Ce qui constitue un soutien direct à Al Qaïda ».
La défense de Bensayah a annoncé sa décision de faire appel, alors que le département de la Justice, dans une déclaration rendue publique, a tenté d’expliquer cette décision en affirmant : « Cette décision est peut-être une conséquence compréhensible du fait que ni la Cour suprême ni le Congrès n’ont fourni de règles pour guider ces procédures en habeas corpus dans un contexte sans précédent. » Le porte-parole de la Maison-Blanche, Tony Fratto, n’a pas apprécié les arguments avancés par le juge.

Dans un communiqué repris par la presse, il a déclaré : « Nous contestons la décision de la cour, selon laquelle nous n’avons pas apporté la preuve de la charge concernant les cinq autres détenus. »
Mais le magistrat va plus loin. Il a demandé au représentant de la justice US de renoncer à toute procédure d’appel, estimant que les détenus « méritaient de rentrer chez eux après une détention illégale de 7 ans ». Ils vont ainsi pouvoir rentrer en Bosnie, pays qui les a naturalisés, après la guerre de Bosnie et demandé leur rapatriement.
Pour de nombreux spécialistes interrogés par la presse, la décision du juge Leon est marquante dans l’histoire de la « guerre contre le terrorisme » engagée par l’Administration Bush. « Le juge a choisi une définition très large du statut de "combattant ennemi", comprenant le simple "soutien" aux talibans ou à Al Qaïda, et qu’il a néanmoins conclu à l’illégalité de la détention de certains prisonniers », ont-ils
expliqué.

Mais cela ne veut pas dire que la porte reste ouverte pour l’ensemble des 255 détenus encore à Guantanamo. Richard Leon a été très clair : « C’est un cas unique. Ne pensez pas qu’il en ira de même avec tous les dossiers ».

Ce revers, faut-il le préciser, intervient le jour même où le département de la Justice américaine a demandé à un juge fédéral de revoir les règles fixées pour la tenue de 113 procédures de contestation de leur détention par des détenus de Guantanamo et d’allonger les délais, selon des documents judiciaires.
Des procédures inédites
Dans cette motion reprise par l’AFP, le gouvernement Bush estime que ces « règles » sont « ambiguës à d’importants égards ». « Si elles étaient interprétées avec excès, elles pourraient créer des contraintes qui ne seraient pas réalistes dans la limite des deux semaines fixées » par le
juge Thomas Hogan qui les a édictées le 6 novembre. Autorisées par la Cour suprême le 12 juin, les procédures de contestation de leur détention (habeas corpus) par les quelque 250 détenus de Guantanamo sont inédites et ont donc nécessité des dizaines d’audiences pour en fixer
les règles communes avec les avocats des deux parties. Elles obligent le gouvernement à justifier la détention des personnes concernées par 113 dossiers et fournir à leur défense les charges qui reposent sur les détenus, tout en laissant le soin au magistrat d’accepter les preuves
indirectes, s’il les juge pertinentes. Ces dossiers ont été répartis entre les différents juges fédéraux de Washington, chargés d’organiser les procès. Cependant, a noté la même source, le gouvernement a estimé que plusieurs d’entre eux ont décidé d’aller au-delà des règles fixées par le juge Hogan. Cela étant, la principale préoccupation du département de la justice reste la divulgation à la défense des
documents, classés confidentiels ou non, qu’il doit présenter comme argument. « Divulguer ces informations va alourdir inutilement la charge de travail des agences gouvernementales impliquées dans l’accusation (...) et présenterait un risque sévère pour la sécurité nationale », a-t-il estimé.

Selon l’AFP, il a menacé de demander à la Cour d’appel de se prononcer si le juge ne modifie pas les règles. Les avocats de la défense ont plusieurs fois, depuis le 12 juin, critiqué la diligence avec laquelle l’accusation a tenté de retarder des procédures que leurs clients attendent pour certains depuis sept ans. Ainsi, il est important de préciser que sur les 155 détenus encore à Guantanamo, 12 sont algériens et un autre algéro-bosniaque. La fermeture de cette prison a été au centre de la campagne électorale par le candidat, Barack Obama, élu Président.
Salima Tlemçani

23 novembre 2008.

El Watan (Algérie)

http://www.elwatan.com/Cinq-algero-bosniaques-quittent



3  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Rapport : La baisse du prix des vivres et des carburants, un espoir pour les populations pauvres.

La baisse du prix des vivres et des carburants soulagera des millions de personnes

Les prix des vivres et des carburants ont légèrement baissé au cours du dernier mois, une évolution qui, selon certains, pourrait être de bon augure pour les huit millions d’habitants du pays qui souffrent d’insécurité alimentaire chronique.
Le prix moyen de la farine de blé (un aliment de base en Afghanistan) est au moins 3,4 pour cent moins élevé en novembre qu’il ne l’était en septembre, selon le Bulletin sur les prix des produits agricoles, publié par le ministère de l’Agriculture. Le prix du blé affiche une baisse mineure mais progressive depuis mai dans toutes les provinces, à l’image de la « tendance à la baisse des cours du blé sur les marchés mondiaux », pouvait-on lire dans le bulletin.
Les prix du blé ont en effet chuté de pas moins de 17 pour cent sur les marchés mondiaux, ces quelques derniers mois. Dans le cadre de leur appel d’urgence conjoint, les agences des Nations Unies et le gouvernement afghan ont indiqué que le pays se trouvait confronté à une réduction de 36 pour cent de sa production agricole nationale.
Le gouvernement a annoncé récemment un déficit alimentaire de deux millions de tonnes. Aussi a-t-il décidé d’importer environ 250 000 tonnes de blé du Pakistan et du Kazakhstan, selon les responsables des autorités. 

Baisse du prix des carburants 
Les prix élevés des carburants, pratiqués ces derniers mois, se sont également répercutés sur le prix des vivres. Aujourd’hui, ils diminuent de nouveau (le litre d’essence se vendait à 1,12 dollar et le diesel à un dollar, le 16 novembre, à Kaboul) mais pas assez rapidement, selon le gouvernement.
Le 15 novembre, les autorités ont appelé les revendeurs privés à céder leur carburant à un prix moins élevé, sous peine de recevoir une amende ou de se voir retirer leur permis d’exploitation.
« Le gouvernement et les représentants du secteur privé ont convenu de réduire les prix des carburants d’au moins quatre afghanis [huit centimes de dollar] par litre [à compter du 15 novembre] », a expliqué à IRIN Jawad Umer, porte-parole du ministère du Commerce, ajoutant que le gouvernement avait ouvert huit stations-service à Kaboul, où le carburant est vendu à des prix moins élevés qu’ailleurs. 

De l’aide pour des millions de personnes
Plus de 60 pour cent des quelque 26,6 millions d’habitants que compte l’Afghanistan consacrent la majeure partie de leurs revenus à l’achat de vivres. La hausse des prix et la sécheresse ont plongé plus de huit millions d’entre eux dans une insécurité alimentaire extrêmement dangereuse, selon les organisations humanitaires.
Plusieurs d’entre elles ont averti qu’une crise de la faim pourrait avoir lieu cet hiver ; dès lors, une diminution, même mineure, du prix des vivres pourrait s’avérer bénéfique pour des millions de personnes.
« C’est une bonne nouvelle que les prix des vivres aient baissé. Nous espérons que la tendance se maintiendra et que les vivres deviendront plus accessibles aux gens ordinaires », a déclaré Ahmad Nasir, employé du gouvernement à Kaboul, qui gagne environ 75 dollars par mois.
D’après certains travailleurs humanitaires, il ne faudrait toutefois pas se montrer trop confiant, même face à une réduction significative des prix : en effet, au-delà de cela, assurer que des vivres adéquats soient en vente dans toutes les régions du pays restera encore longtemps un défi à relever.

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Source : IRIN
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3-2 Guantanamo  : Les dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 Etats-Unis : la justice reconnaît l’illégalité de certaines détentions à Guantanamo.

Près de sept ans après l’ouverture de la prison de Guantanamo, un juge américain a reconnu pour la première fois jeudi que certains détenus y étaient enfermés illégalement et a ordonné qu’ils soient libérés, un épilogue dans les multiples revers encaissés par George W. Bush.
Le juge fédéral Richard Leon a rendu à Washington sa décision dans le premier dossier de contestation de détention (Habeas Corpus) mené à terme depuis que la Cour suprême a ouvert en juin les portes de la justice fédérale au détenus de la prison la plus controversée du monde.
Dans la salle d’audience où peu de sièges restaient libres, la totalité de ses propos ont été simultanément traduits aux six détenus concernés, en liaison téléphonique depuis Guantanamo.
Cinq d’entre eux, des Algériens qui résidaient en Bosnie lors de leur arrestation en 2001 et détenus à Guantanamo depuis janvier 2002, ont été blanchis par le juge, qui a ordonné leur libération.
Celui-ci a constaté que le gouvernement n’avait pas pu prouver qu’ils prévoyaient de se rendre en Afghanistan pour prendre les armes contre les Etats-Unis et que les cinq hommes ne pouvaient donc pas être considérés comme des "combattants ennemis".
Un sixième détenu, Belkacem Bensayah, 46 ans, un autre Algérien résidant également en Bosnie, s’est en revanche vu refuser la libération.
"Le gouvernement a établi (...) qu’il est probable que M. Bensayah ait prévu de se rendre en Afghanistan" pour y combattre les Etats-Unis "et d’organiser le voyage d’autres personnes dans le même but", ce qui constitue un "soutien direct à Al Qaïda", selon le juge.
"Soulagés" alors que les positions très conservatrices du juge Leon, nommé par George W. Bush, sont connues, les avocats de la défense ont annoncé qu’ils feraient appel de la décision concernant M. Bensayah.
"C’est un grand jour pour la justice américaine", a néanmoins déclaré à l’AFP Me Robert Kirsch.
Les avocats du gouvernement n’ont en revanche pas commenté la décision ni annoncé s’ils feraient appel.
Reste que, selon les observateurs, l’arrivée de l’administration Obama résolue à mettre un point final aux années Guantanamo, laisse une hypothèque sur cette décision judiciaire épilogue de dizaines d’autres - dont quatre de la Cour suprême - depuis sept ans.
Le président élu a annoncé qu’il fermerait le camp de détention qui a terni l’image des Etats-Unis dans le monde.
Une décision politique pourrait mettre un point d’arrêt aux batailles judiciaires en tranchant la question cruciale de savoir si le président des Etats-Unis peut détenir indéfiniment des hommes soupçonnés de terrorisme, même s’ils n’ont pas commis d’actes répréhensibles.
En cela, le jugement de M. Leon est historique, puisqu’il avait choisi une définition très large du statut de "combattant ennemi" comprenant le simple "soutien" aux talibans ou à Al Qaïda, et a néanmoins conclu à l’illégalité de la détention de certains détenus.
Ouvert le 6 novembre, le procès des six hommes, Lakhdar Boumediene, 42 ans, Mustafa Ait Idir, 38 ans, Mohamed Nechla, 40 ans, Hadji Boudella, 43 ans et Saber Lahmar, 39 ans et Belkacem Bensayah, a duré sept jours, dont six derrière des portes closes en raison des documents classés présentés par l’accusation.
Rien n’a transpiré des débats mais le juge Leon a révélé que deux des six détenus avaient fait l’objet d’interrogatoires croisés - défense et accusation - par visioconférence. Quelque 150 dossiers sont encore sur les bureaux de la quinzaine de juges de la cour fédérale de Washington.

Les charges de complot pour un attentat à la bombe contre l'ambassade américaine de Sarajevo qui pesaient contre les six hommes lors de leur arrestation ont été abandonnées depuis par le gouvernement Bush.

Proche du Parti républicain, Richard Leon est le premier juge américain à mener à terme une procédure en «Habeas corpus». Près de 150 autres doivent suivre.

Base : lefigaro.fr (avec AFP et AP)

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5153
http://www.lefigaro.fr/international/2008/11/20/01003-20081120ARTFIG00534-guantanamo-la-justice-americaine-ordonne-la-liberation-de-cinq-algeriens-.php
20/11/2008



4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 APPEL : la France doit renoncer à son  intégration dans le commandement militaire de l'OTAN.
A l'occasion du soixantième anniversaire de l'OTAN, nous vous appelions à venir manifester à Strasbourg le 4 avril 2009 contre les politiques militaires et nucléaires agressives de l'OTAN et à participer au contre-sommet pour affirmer qu'un monde de justice et de paix est possible.
• Nous l'affirmons avec force: la France doit renoncer à son  intégration dans le commandement militaire de l'OTAN. Elle doit rompre avec une politique aux visées dominatrices méprisant les droits
des peuples.
• Nous refusons la vision dangereuse et manichéenne de la "guerre des civilisations" et toutes réponses militaires aux crises mondiales et régionales.
• Nous rejetons la course aux armements et refusons de vivre dans la crainte du recours à l'arme nucléaire. Il est inacceptable que les dépenses militaires engloutissent l'argent nécessaire à la
satisfaction des besoins vitaux de l'humanité ; d'autant plus que les gouvernements voudraient faire payer aux peuples les dégâts du libéralisme financier
• Nous exigeons la fermeture des bases militaires étrangères dans tous les pays.
Pour construire un monde plus sûr et plus juste, nous voulons démilitariser et démocratiser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de solidarité et de coopération.
En Afghanistan, le bilan de l'occupation militaire est dramatique. Les populations afghanes doivent retrouver les moyens de décider de leur avenir. Il est temps de mettre en œuvre une solution politique
internationale fondée sur l'aide d'urgence et la reconstruction dans le respect des droits du peuple afghan, en particulier des droits des femmes. Nous demandons le retrait du dispositif militaire français des troupes de l'Otan.
Premières organisations signataires :
ACG, Alternative Libertaire, ACCA, ATTAC, Collectif des Iranienscontre la guerre, C. Faty Koumba, Droit-Solidarité, FSU, IPAM/CEDETIM,LCR, MRAP, le Mouvement de la Paix, M'PEP, NPA, PCF, PCOF, PRS, Union pacifiste, UJFP, Les Verts…
Voir site : www.appelotanafghanistan.org

Mise à jour le vendredi 21 novembre 2008, 18 h 39 .

 


4-2 Déclaration canadienne sur la situation en Afghanistan.

Déclaration de l’Ambassadeur John McNee
Représentant permanent du Canada auprès des Nations Unies
À la soixante-troisième session de l’Assemblée générale

New York, 10 novembre 2008

Monsieur le Président,

Le Canada se réjouit de cette résolution sur l’Afghanistan. Il est fier d’avoir contribué à sa préparation, et c’est avec plaisir qu’il coparraine son adoption aujourd’hui.

L’adoption de cette résolution témoigne de la solidité du partenariat que nous avons réussi à établir entre la communauté internationale et le gouvernement afghan.

Elle affirme aussi notre volonté collective de faire de l’Afghanistan un pays sûr et stable.

Le Canada apprécie la possibilité qui lui est donnée de parler de la situation en Afghanistan devant l’Assemblée générale.

Monsieur le Président,

Le Canada reconnaît que l’ONU a renforcé son leadership dans ce dossier au cours des derniers mois, en confiant à la Mission d’assistance un mandat plus pointu qui lui permettra de mieux diriger la coordination des efforts internationaux, et en faisant de Kai Eide le Représentant spécial du Secrétaire général.

Les progrès sont déjà manifestes. Le Canada salue les efforts déployés par la MANUA et le gouvernement afghan pour restructurer le Conseil commun de coordination et de suivi, et en faire un instrument moins lourd, plus efficace et plus déterminé.

Après tout, le rôle de la MANUA en Afghanistan consiste bien à moduler et à focaliser nos efforts communs. Cela dit, l’ONU n’est pas le seul acteur sur cette scène, et son pouvoir est limité à celui que veulent bien lui accorder ses États membres. Nous devons faire en sorte qu’elle dispose des ressources financières et du soutien politique dont elle a besoin pour faire son travail.

Monsieur le Président,

La communauté internationale a beaucoup à apprendre du peuple afghan, qui continue à faire preuve d’une résilience et d’une détermination remarquables. Malgré une insurrection féroce, par exemple, l’Armée nationale afghane continue d’accroître ses effectifs, ses capacités et son professionnalisme.

Avec l’aide de la Force internationale d'assistance, l’Armée nationale afghane est maintenant en mesure de diriger un nombre de plus en plus grand d’opérations, ce qui était impensable il y a tout juste un an. Et il y a à peine un peu plus de deux mois, les forces de sécurité afghanes, prenant la relève de la FIAS, ont assumé la responsabilité de la sécurité à Kaboul – une réalisation majeure dont elles ont tout lieu d’être fières.

Monsieur le Président,

Le Canada se réjouit que l’Afghanistan ait ratifié, en août de cette année, la Convention des Nations Unies contre la corruption, un des objectifs du Pacte pour l’Afghanistan.

Certes, il reste encore beaucoup à faire, mais nous sommes également encouragés par la création, en juin 2008, d’un bureau supérieur de supervision pour la mise en œuvre de la Stratégie anti‑corruption.

Monsieur le Président,

Le Canada demeure déterminé à travailler avec les Afghans et le reste de la communauté internationale pour aider à reconstruire l’Afghanistan.

Cette dernière année, le Canada a augmenté de nouveau son aide au développement, en promettant de verser 600 millions $ supplémentaires, ce qui porte sa contribution totale à plus de 1,9milliard$ sur un horizon de dix ans.

À cela, bien sûr, s’ajoute le maintien de notre présence militaire dans la province de Kandahar.

En particulier, le Canada a annoncé sa volonté de contribuer à la remise en état du barrage de Dahla et de son réseau d’irrigation dans la province de Kandahar. Une fois restauré, le barrage non seulement assurera à la majorité de la population de la province un approvisionnement sûr en eau, mais pourra aussi contribuer à revitaliser l’agriculture dans cette région et procurer aux Kandaharis des milliers d’emplois fort nécessaires.

Aussi, notre Programme d’éradication de la polio permettra d’immuniser environ sept millions d’enfants partout en Afghanistan.

Le Canada est résolu à élargir sa programmation à Kandahar. En même temps, au moins la moitié de sa contribution financière sera consacrée à des initiatives d’envergure nationale, par exemple le renforcement des institutions essentielles, la reconstruction de la Police nationale afghane ainsi que des institutions judiciaires et correctionnelles du pays.

Monsieur le Président,

Le Canada met tout en œuvre pour que les élections de 2009 et 2010 soient organisées par les Afghans eux‑mêmes, soient libres et justes, et se déroulent dans un climat sécuritaire. Il fait sien l’appel que la résolution lance à la communauté internationale de continuer à fournir un soutien et une aide financière à l’Afghanistan.

Avec l’inscription des électeurs en cours, le peuple afghan entame le deuxième processus électoral de son histoire récente. C’est là une étape cruciale dans l’instauration de la démocratie en Afghanistan.

Monsieur le Président,

Comme l’a noté le Secrétaire général dans son rapport de septembre sur la situation en Afghanistan, les voisins de ce pays et les partenaires régionaux jouent un rôle crucial pour la promotion du développement et de la stabilité dans ce pays. Le Canada se réjouit donc de voir que la résolution met l’accent sur la coopération régionale comme moyen efficace de promouvoir la sécurité et le développement.

Le Canada cherche à encourager la coopération entre l’Afghanistan et le Pakistan, en facilitant les discussions techniques entre les fonctionnaires chargés de la gestion des frontières.Nous soutenons aussi à fond le Processus de Jirga de la paix entre ces deux pays, et félicitons ces derniers de la récente rencontre des Jirgagai.

Monsieur le Président,

Nous ne devons pas laisser les progrès réalisés à ce jour occulter la dure réalité, à savoir que ces gains sont fragiles.

La sécurité s’est détériorée dans certaines parties de l’Afghanistan, et cela nuit aux efforts que nous faisons et aux ambitions