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24.01.2009

n°19 - Journal des Guerres de l'Otan- du.23-21 au .23-01 - Début- la déclaration ONU - OTAN signée en cachette = Danger pour la paix mondiale.


n°19 - Journal des  Guerres de l'Otan-  du.23-21 au .23-01 - Début-  la déclaration ONU - OTAN signée en cachette = Danger pour la paix mondiale.

 


 Journal des Guerres de l'Otan.  

n° 19- 23-12 -23-01

                                                                                                                                                                                                                                                   C.De Broeder & M.Lemaire    

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

L’OTAN est un obstacle croissant à la réalisation de la paix mondiale.

1 Au jour le jour

2 Positions

a) Ossétie 

b) des voisins.

3 Politique 

a) Russe

b) L'Otan & alliés

4 Institutions internationales

5Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Jacques Cheminade : Nous pouvons arrêter la guerre en Europe.

6 Brèves       

6-1 Pascal Mallet : Otan et Russie se retrouvent, "explications" délicates en vue…

6-2 Comaguer ; La grande comspiration contre la Russie.

6-3 L'équipe de ministres de la Defense des Royaume-Uni complété par la Baroness Taylor of Bolton,qui  n'est pas spécialement connue pour être un "pied tendre".

7  Dossiers

7-1 Antonio Artuso : Scandaleuse déclaration ONU - OTAN signée en cachette - Danger pour la paix mondiale.

7-2 Roland Marounek : Ban-Ki-Moon : Trouble comproomission avec l’OTAN.

Suite

7-3 Obama : Changement ou continuité ?

7-4 Claude Beaulieu : Barack Obama ou l’arrivée d’une "NOUVELLE AURORE du LEADESHIP AMERICAIN".

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

8-1 Demande de proposition d'organiser une pétition exigeant que Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies, soit destitué de ses fonctions.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Michel Chossudovsky  : Avant Gaza, il y a eu le massacre en Ossétie du sud : 1500 morts civils.

Fin

9-2 Noam Chomsky - « Et après cela ? Les élections, l'économie et le monde »

10 Annexe

10-1 Déclaration commune sur la collaboration des Secrétariats des Nations Unies et de l’OTAN.

10-2 Ajustement, mutation ou effondrement de l’Empire ?



Tiré à part :

L’OTAN est un obstacle croissant à la réalisation de la paix mondiale.

extrait

Depuis la fin de la guerre froide, l’OTAN a tenté de se redéfinir comme outil militaire aux mains de la « communauté internationale » , promouvant la soi-disant « guerre contre le terrorisme ».

En réalité, c’est un instrument militaire dirigé par les Etats-Unis qui dispose de bases militaires sur tous les continents, outrepasse les Nations Unies et les règles du Droit international, encourage la militarisation et l’escalade des dépenses militaires_ les pays de l’OTAN cumulent 75% des dépenses militaires mondiales.

En poursuivant depuis 1991 son projet d’expansion au service de ses intérêts stratégiques et du contrôle des ressources, l’Otan a engagé une guerre dans les Balkans sous la dénomination fallacieuse de « guerre humanitaire » et mène depuis 7 ans une guerre brutale en Afghanistan, où la situation empire de façon tragique s’étendant désormais au Pakistan.

En Europe, l’OTAN aggrave les tensions, alimente la course aux armements avec le prétendu « bouclier » antimissile, un arsenal nucléaire gigantesque et sa doctrine de « première frappe nucléaire ». La politique de l’Union Européenne est de plus en plus liée à l’OTAN. L’expansion actuelle et potentielle de l’OTAN en Europe de l’Est et au-delà, ainsi que ses opérations « hors zone » font courir un danger à la paix mondiale. Le conflit du Caucase en est un exemple clair. Toute progression de l’implantation de l’OTAN augmente les risques de guerre, y compris le danger du recours aux armes nucléaires.

http://www.france.attac.org/spip.php?article9374



1) Au jour le jour

16-01

Un policier georgien a été tué vendredi par le tir d'un sniper près de la province séparatiste d'Ossétie du Sud, a annoncé le ministère georgien de l'Intérieur. à 10h00 (06h00 GMT) près du poste de police georgien du village de Knolevi par le tir d'un sniper venant du territoire occupé par la Russie" d'Ossétie du Sud, a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Zourab Gvenetadze.

Les autorités séparatistes sud-ossètes ont démenti toute implication.

"Les allégations du ministère georgien de l'Intérieur selon lesquelles la partie sud-ossète est impliquée dans le meurtre d'un policier ne correspondent pas à la réalité et sont une provocation", a déclaré dans un communiqué le ministère sud-ossète de la Defense.

Le communiqué poursuit :  des militaires russes ont été envoyés à la frontière administrative entre l'Ossétie du Sud et la région georgienne de Kvemo Kartli pour "stabiliser la situation".

Afp


2 Positions

c) Mission d'observation de l'Union européenne

16-01

Un policier georgien a été tué vendredi par le tir d'un sniper près de la province séparatiste d'Ossétie du Sud

La Mission d'observation de l'Union européenne (EUMM) en Georgie a condamné le meurtre, qui constitue une violation du cessez-le-feu négocié en août par le président français Nicolas Sarkozy, au nom de l'UE, avec le président russe Dmitri Medvedev.

"Cette attaque, menée contre un policier qui remplissait sa mission légale, est une violation totalement inacceptable des accords Sarkozy-Medvedev", a déclaré dans un communiqué Gilles Janvier, chef adjoint de l'EUMM.

Le ministère georgien de l'Intérieur a demandé une nouvelle fois que les observateurs internationaux aient accès à l'Ossétie du Sud et à l'Abkhazie, l'autre région rebelle de Georgie, et que des forces de maintien de la paix y soient déployées.

AFP



3 Politique

a) Russe 

Poutine: l'Europe ne doit pas trop attendre d'Obama.

Le Premier ministre Vladimir Poutine a qualifié samedi le président élu des Etats-Unis Barack Obama d'homme "sincère et ouvert" qui a lancé des "signaux positifs" à Moscou, mais a ajouté que l'Europe ne devrait pas trop en attendre.

"Je suis profondément convaincu que les plus grandes déceptions naissent des grandes attentes", a affirmé M. Poutine lors d'une longue rencontre organisée dans la nuit de vendredi à samedi avec des rédacteurs en chef de la presse allemande à Dresde (est), à l'issue de sa visite en Allemagne où il s'était entretenu vendredi à Berlin avec la chancelière Angela Merkel.

Dans le même temps, la Russie apprécie "les signaux positifs adressés à la Russie" pendant sa campagne présidentielle par M. Obama, un homme "sincère et ouvert", a observé M. Poutine, évoquant la position du futur président sur le déploiement de missiles en Europe et sur la candidature à l'OTAN de la Georgie et de l'Ukraine, deux pays que Moscou considère comme partie intégrante de sa sphère d'influence.

"Nous sommes pleinement en accord sur le fait que nous avons beaucoup en commun en ce qui concerne la solution aux problèmes de limitation de la course aux armements", a dit M. Poutine.

"Nous avons beaucoup de problèmes communs que nous ne pouvons pas vraiment résoudre seuls. Il en va de même pour les problèmes du Proche-Orient, de l'Iran, de la non prolifération en général", a-t-il ajouté, évoquant également les réponses à la crise économique, "qui nécessite une solution et une approche collectives". "Nous sommes prêts à un tel travail commun", a souligné l'ancien président russe.

M. Poutine a cependant souligné que la Russie attendait l'arrivée de M. Obama à la Maison Blanche pour juger de son action. "Il faut voir ce qui va se passer en pratique", a-t-il noté.

17-01

AFP

 


b) L'Otan & alliés

Georgie: Les Usa accuse la Russie de chasser l'OSCE
Les Etats-Unis accusent la Russie d'avoir bloqué la prolongation de la mission de l'OSCE en
Georgie, dont le mandat expire le 31 décembre prochain.
"Les Etats-Unis condamnent la Russie pour avoir mis un veto de fait sur une décision approuvée par tous les autres pays membres", a déclaré le porte-parole du département d'Etat américain, Sean McCormack, dans un communiqué.
"La décision russe de bloquer la prolongation de la mission est difficile à justifier, compte tenu des tensions qui continuent de régner et des préoccupations sérieuses dues à la situation humanitaire dans la région", a-t-il indiqué.
"Nous appelons la Russie à rejoindre les autres membres de l'OSCE pour autoriser la mission de l'OSCE à remplir sa mission importante dans la région", lit-on dans le communiqué.
La Russie a bloqué la prolongation de la mission de l'OSCE en Georgie, le mandat de cette dernière étant illégal au vu du droit russe, après la reconnaissance juridique des indépendances abkhaze et sud-ossète par Moscou.
"S'opposant à la communauté internationale, la Russie a insisté pour que le mandat de la mission tienne compte de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, dont elle a reconnu l'indépendance", malgré les
condamnations des Etats-Unis, de l'UE et du G7 qui ont réitéré leur attachement à l'intégrité territoriale de la Georgie, résume le communiqué.
http://fr.rian.ru/world/20081223/119130430.html
23 décembre –

RIA Novosti.



5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 Jacques Cheminade : Nous pouvons arrêter la guerre en Europe.

http://www.dailymotion.com/video/k3woFu8kr0bBzcJFLW





6 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

6-1 Pascal Mallet : Otan et Russie se retrouvent, "explications" délicates en vue…

L'Otan va comme prévu renouer vendredi avec la Russie des relations suspendues depuis le bref conflit russo-georgien d'août, mais l'ambassadeur russe auprès de l'alliance a averti que Moscou voulait avoir une grande explication avec les Occidentaux.

"Il faut tout mettre sur la table", a indiqué à l'AFP Dmitri Rogozine, à la veille de son "déjeuner informel" avec le secrétaire général de l'Alliance Jaap de Hoop Scheffer qui marquera la reprise des contacts de haut niveau entre la Russie et l'Otan.

Les pays de l'Otan s'étaient accordés le 2 décembre, lors d'une réunion de leurs ministres des Affaires étrangères à Bruxelles, sur une reprise "conditionnelle" et "progressive" des contacts de l'alliance avec la Russie, suspendus le 19 août après le conflit russo-georgien.

"Si nous voulons travailler ensemble, j'espère que le secrétaire général pourra me proposer des dates et des thèmes de discussion et je verrai alors avec Moscou si elles nous conviennent et si nous acceptons de reprendre la discussion", a indiqué jeudi M. Rogozine.

"Les relations Otan-Russie ne doivent pas être à sens unique mais l'occasion d'échanges de vues", a-t-il poursuivi.

L'ambassadeur russe s'est dit "prêt" à discuter avec M. de Hoop Scheffer de la tenue ultérieure d'"une session informelle du Conseil Otan-Russie" avec ses collègues des 26 pays alliés - un Conseil qui ne s'est pas réuni depuis l'été.

A l'occasion de ce Conseil, a-t-il prévenu, "il faudra réanalyser tout ce qui s'est passé en août et en septembre".

"Il faudra nous expliquer pourquoi ce Conseil n'a pas fonctionné à un moment très important de nos relations", a-t-il ajouté, jugeant qu'en l'occurrence, "ce sera à l'Otan de corriger ses erreurs".

"Je présenterai bien sûr des éléments concrets sur l'agression militaire du (président georgien Mikheïl) Saakachvili en Ossétie du sud, que je n'ai pas pu présenter à l'époque à mes collègues de l'Otan", a encore dit M. Rogozine.

La normalisation risque de prendre du temps, tant les divergences se sont multipliées entre les deux anciens adversaires de la Guerre froide.

A la colère de Moscou, l'Otan continue à promettre à la Georgie et à l'Ukraine de les intégrer à terme et à soutenir le bouclier antimissile que les Américains veulent déployer en Pologne et en République tchèque.

De son côté, la Russie a irrité l'Otan en suspendant en 2007 le traité FCE sur le contrôle des armements conventionnels en Europe. Moscou menace en outre de dénoncer le traité INF sur les fusées de portée intermédiaire (500 à 5.500 km) ou encore de déployer dans son enclave de Kaliningrad des missiles pour contrer le futur bouclier américain.

Dans ce contexte, le projet du président russe Dmitri Medvedev de pacte euro-atlantique de sécurité suscite des interrogations, voire de la méfiance, chez les Occidentaux.

L'arrivée d'une nouvelle administration à Washington et les incertitudes qui pèsent sur les options militaires et diplomatiques du président Barack Obama n'incitent pas la Russie à modérer le ton mais au contraire à adopter une fermeté tactique avant un éventuel grand marchandage, a estimé jeudi en substance un diplomate à l'Otan.

De leur côté, les Etats-Unis semblent prêts à relever le gant et à remettre eux-aussi en question le Conseil Otan-Russie créé en 2002 à une époque où Moscou semblait privilégier l'entente.

"Nous avons besoin de dialoguer avec la Russie mais peut-être sur des bases différentes", avait estimé un haut responsable américain à la veille de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Otan.

"Les agissements russes remettent en cause le genre de partenariat" entre l'Otan et la Russie qui existe aujourd'hui, et "il faut donc le réexaminer", avait-il ajouté.

Pascal Mallet

19-12

Afp

 


6-2 Comaguer ; La grande comspiration contre la Russie.

Au moment où la propagande occidentale refabrique un « péril russe » pour mieux masquer l’énorme pression militaire que les Etats-Unis et leurs vassaux de l’OTAN exercent sur les frontières de la Fédération de Russie, il n’est pas inutile de citer un passage du livre écrit au sortir de la seconde guerre mondiale sous ce titre par deux historiens étasuniens MICHEL SAYERS ET ALBERT E. KAHN. La traduction française fut publiée en Avril 1947.

Le livre, bien qu’il soit difficile à trouver de nos jours, mérite bien sûr une lecture intégrale au moment où la nouvelle équipe étasunienne dirigeante s’apprête à livrer sur le « Grand échiquier » eurasien une nouvelle bataille pour l’hégémonie mondiale. Il revient à un sénateur US de tirer les enseignements de cette gigantesque et dramatique « partie d’échecs » qu’a été la seconde guerre mondiale.

Parlant au Sénat américain le 20 mars 1946, le sénateur Pepper, de l’Etat de Floride, avertit avec force du danger sinistre d’une nouvelle guerre :

« Pensant que sa philosophie est telle qu’elle ne sera jamais acceptée par les nations dominées par les trusts, la réaction ou les russophobes, la Russie est obsédée par de nombreuses craintes... La Russie sait ce qu’est la guerre .C’est pourquoi sa crainte n’est pas imaginaire. E1le se développe sur son angoisse et ses souffrances. Elle nait des ruines fumantes, de ses régions dévastées, des 15 millions d’hommes de femmes et d’enfants - 50 fois nos pertes – qu’elle a perdu dans cette guerre, des 25 millions de gens que la guerre laisse sans foyer et misérables, de tous ceux qui marchèrent , affamés , mal vêtus et mal logés avec la volonté de vaincre ces ennemis qui, avec une barbarie cruelle et une atrocité indescriptible , envahirent le territoire de leur patrie et attaquèrent ses peuples.

La peur de la Russie est aggravée par les souvenirs du passé. Elle se souvient de l’été 1919, alors que les armées de 14 nations parmi lesquelles l’Angleterre, la France, la Chine, les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne menaient une guerre contre la nouvelle Union sur le sol soviétique.

La Russie se souvient de la lutte contre les Rouges, de la conspiration ouverte et organisée contre elle dans les plus grandes nations capitalistes du monde, qui se poursuivit après que les forces militaires étrangères eussent été retirées ou chassées d’U.R.S.S., longue période où elle était redoutée et haïe de tous et reconnue par personne.

Elle se souvient comment Hitler a été créé contre elle et comment on a refusé de l’inviter à Munich, où elle acquit virtuellement la certitude qu’Hitler l’attaquerait. Elle se souvient de la conspiration germano-italo-japonaise en vue de la détruire sous l’hypocrite prétexte d’un pacte anti-Kominterm et qu’aucune des nations fortes et puissantes n’a protesté contre cette agression projetée. »

COMAGUER

fil des jours... n°32

 24.12.2008

Comité Valmy


6-3 L'équipe de ministres de la Defense des Royaume-Uni complété par la Baroness Taylor of Bolton,qui  n'est pas spécialement connue pour être un "pied tendre".

Après la nomination de John Hutton comme ministre de la defense, au , le ministère de la Defense a annoncé la constitution complète du ministère, et notamment celle de la Baroness Taylor of Bolton.
Une pro Otan au poste de Ministre chargée des relations internationales de defense
• la Baroness Taylor of Bolton, qui occupait le poste de Ministre pour le soutien et les équipements de Defense, passe en effet à une nouvelle fonction, ministre pour la defense et la sécurité internationale, chargée des relations avec l'Otan, la Pesd et les autres sujets internationaux. Elle continuera à s'occuper des questions de defense à la chambre des Lords.

Elle n'est pas spécialement connue pour être un "pied tendre".

Elle était notamment plutôt considérée comme un des plus fermes tenants de l'intervention en Iraq.  Sa première déclaration ne témoigne pas d'une appétence spécifique pour l'Europe de la Defense : "L'OTAN est la clé de la sécurité du Royaume-Uni et joue actuellement un rôle opérationnel essentiel en Afghanistan et ailleurs. Sa transformation et le développement de la politique européenne de sécurité et  de defense sont d'une immense importance." a-t-elle déclaré (en original cela donne : "I am delighted to have been offered this new and exciting portfolio by the Prime Minister. NATO is key to the UK's security and is currently playing an essential operational role in Afghanistan and elsewhere. Its transformation and the development of European Security & Defence Policy are of immense importance"). Née le 2 juillet 1947 au Lancashire, elle a été élue dans la circonscription de Bolton Ouest. Elle était secrétaire privée de Fred Mulley - qui a été secrétaire d'Etat à l'Education et la Science (1975-76) puis à la Defense (1976-77).

Elle a été aussi "shadow" secrétaire d'Etat à l'Education. Elle a été aussi présidente du comité de sécurité et de renseignement, chargé de surveiller le fonctionnement des services Mi5 et Mi6. (fiche Cv de la chambre des lords)
Quentin Davies (MP) devient le nouveau Ministre pour le soutien et les équipements de Defense.
Kevan Jones (MP) est le sous-secrétaire d'Etat pour les anciens combattants (les vétérans).
Bob Ainsworth reste ministre chargé des forces armées.

http://bruxelles2.over-blog.com/categorie-10486575.html

Lundi 6 octobre 2008



7  Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Antonio Artuso : Scandaleuse déclaration ONU - OTAN signée en cachette - Danger pour la paix mondiale.

Scandaleuse « Déclaration commune sur la collaboration des Secrétariats des Nations Unies et de l'OTAN », signée sans que son projet n'aie été soumis à l'examen des pays membres de l'ONU 

Clandestinement :

- le secrétaire général de l'ONU (Organisation des Nations-Unies), Ban Ki-Moon, et

- le secrétaire général de l'Organisation du traîté de l'Atlantique Nord (OTAN), Jaap de Hoop Scheffer,

ont signé une « Déclaration commune sur la collaboration des Secrétariats des Nations Unies et de l'OTAN ».

 La Russie a protesté : « Avant de signer une telle déclaration, il est nécessaire d'en soumettre le projet à l'examen des pays membres.  Dans le cas présent, cette procédure n'a pas eu lieu, l'accord entre les secrétariats a été signé en catimini.»  

Cette déclaration et la manière de faire du secrétaire générale de l'ONU sont scandaleux et extrêmement dangereux pour la paix mondiale pour plusieurs raisons : 

- parce que le secrétaire de l'ONU n'a pas consulté les membres et a signé la collaboration de l'ONU avec un pacte militaire impérialiste d'un groupe de pays contre un autre groupe de pays SANS DISCUSSION OU CONSENTEMENT des autres membres de l'ONU;

 

- parce que cette Déclaration est signée CONTRE certains de ses membres (entre autres la Russie);

-  parce que le contenu de la déclaration est suffisamment vague pour rendre cette coopération extensible à loisir, mais surtout parce que l'existence même d'un tel accord de collaboration vise à octroyer à l'Otan un statut officiel de co-responsabilité dans le maintien de la paix mondiale.

 

Cet article montre l'accentuation des contradictions entre les puissances impérialistes.

La nature des impérialismes est le combat économiquement, politiquement, militairement entre les capitalistes d'un bloc contre les capitalistes d'un autre bloc.  En temps de paix les guerres ne sont pas déclarées, mais peu à peu, les blocs se consolident et la rivalité débouche sur des guerres mondiales.

 

Les États-Unis et l'Union européenne semblent former un bloc militaire et se préparer militairement (1) à s'unir contre la Russie et un groupe de pays; (2) à préparer une guerre mondiale en vue d'un hégémonisme mondial.

Le secrétaire général de l'ONU est en collusion avec l'impérialisme états-unien et l'impérialisme européen contre la Russie.  Il doit démissionner.

La classe ouvrière et le peuple multinational russe, les pays et les nations de l'ancienne URSS, les pays dominés par l'impérialisme doivent se mobiliser contre les guerres impérialistes.  Le Parti communiste russe doit préparer idéologiquement la classe ouvrière et le peuple russe.  Il ne sera pas très difficile, pour la classe ouvrière et le peuple russe de renouer avec le marxisme-léninisme.  Ils comprennent maintenant mieux que jamais pourquoi les communistes avaient raison : ils ont tout perdu et maintenant ils risquent de se faire envahir à nouveau par de nouveaux nazis, cette fois dirigés par les USA et l'Union européenne.

La classe ouvrière et le peuple multinational russe doivent renforcer le Parti communiste, construire l'unité (1) idéologique; (2) politique; et (3) organisationnelle.  Comme le disait Lénine : la révolution communiste pourra conjurer une guerre mondiale ou la guerre mondiale pourrait déclencher la révolution. 

Étudions le marxisme-léninisme pour l'appliquer.

Lions toujours étroitement la théorie et la pratique.

Construisons l'unité (1) idéologique; (2) politique; et (3) organisationnelle. 

Antonio Artuso - pueblo@sympatico.ca - Montréal, lundi 05 janvier


7-2 Roland Marounek : Ban-Ki-Moon : Trouble comproomission avec l’OTAN.

Le 23 septembre dernier, Le Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-Moon et le Secrétaire Général de l’Otan Jaap de Hoop Scheffer ont signé en toute discrétion une « Déclaration commune sur la collaboration des Secrétariats des Nations Unies et de l’OTAN ». Ahurissant, non seulement pour le contenu de la déclaration, suffisamment vague pour rendre cette coopération extensible à loisir, mais surtout parce que l’existence même d’un tel accord de collaboration vise à octroyer à l’Otan un statut officiel de co-responsabilité dans le maintien de la paix mondiale.

Accord « secret » ?

L’existence de cette Déclaration de coopération a été révélé une première fois 2 semaines après sa signature, par le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui s’indignait justement qu’un tel accord puisse être signé à l’insu de la partie russe : « Avant de signer une telle déclaration, il est nécessaire d’en soumettre le projet à l’examen des pays membres. Dans le cas présent, cette procédure n’a pas eu lieu, l’accord entre les secrétariats a été signé en catimini. ». Le 3 décembre la Transnational Foundation for Peace and Future Research en publiait une version obtenue, précise-t-elle, sur simple demande auprès de l’Otan1.

Si l’accord n’est donc pas à proprement parler ’secret’, force est de constater qu’un maximum de discrétion l’entoure. Il n’est toujours pas publié ni sur le site de l’Otan, ni sur celui de l’ONU. Une telle discrétion devrait à elle seule alerter l’attention : Comment le représentant des Nations Unies peut-il s’octroyer le droit de passer dans l’ombre des accords avec une alliance militaire agressive, en court-circuitant les autres membres du Conseil de Sécurité ?

L’Otan, garante de la paix et du respect de la Charte des Nations-Unies...

« Une coopération [entre l’Otan et l’ONU] plus poussée contribuera de manière significative à faire face aux menaces et aux défis auxquels la communauté internationale est appelée à répondre » lit-on dans la Déclaration.

L’Otan est une alliance militaire d’une poignée de pays, qui défend par la menace ou l’agression, les intérêts économiques de l’Occident au détriment du reste du monde. Le concept Stratégique de l’Otan réaffirmait en 1999 que « la présence de forces nucléaires en Europe reste essentielle pour la sécurité de ce continent (...) [Les armes nucléaires] restent indispensables au maintien de la paix »2 De plus en plus ouvertement, l’Otan défend le principe d’intervention militaire hors-zone « pour défendre » les intérêts vitaux des pays membres tels que leur approvisionnement en ressources3.

Accepterait-on de tels concepts stratégiques de la part de la Chine par exemple ? Ou de l’Iran ? Du Venezuela ? Leurs droits à défendre leurs intérêts vitaux seraient-ils de moindre importance ? Ne feraient-ils pas partie de la même « Communauté Internationale » que les pays de l’Alliance Atlantique ?

Comment enfin le Secrétaire Général de l’ONU, censé être le gardien de la Charte des Nations Unies ose-t’il accorder officiellement le label de garant de la paix et de la sécurité internationales à une organisation qui a elle même directement violé la Charte des Nations Unies, en 1999, et en apporte jusqu’aujourd’hui son concours à l’agression de l’Irak ? Dont l’ancien Secrétaire Général Solana déclarait benoîtement que l’Otan avait la légitimité d’agir seule, en dehors de l’autorisation des Nations-Unies ?

Les relations ambiguës entre l’Otan et l’ONU

Bien sûr une telle collusion de fait entre le SG des Nations Unies avec les intérêts occidentaux n’est pas une chose tout à fait nouvelle. On peut rappeler comment Richard Holbrooke s’amuse à rapporter que Koffi Annan a gagné son poste en autorisant le bombardement de la Yougoslavie par les USA, en l’absence de son patron Boutros-Ghali. La caution a posteriori des agression de l’Otan en Yougoslavie, ou le silence devant la dérive de l’ISAF, théorique force de maintien de la paix, en force supplétive de l’invasion US en sont d’autres exemples. Par ailleurs, les rencontres informelles entre Otan et le secrétaire générale de l’ONU sont courantes depuis plusieurs années, et le site officiel de l’Otan étale avec complaisance les visites de haut niveau et les réunions de travail entre l’ONU et l’Otan.

Mais ce qui est réellement en jeu dans cette Déclaration de collaboration, c’est le cachet officiel que l’on espère donner à cette collusion. Car contrairement à une idée répandue jusqu’au sein du mouvement pour la paix, il n’existe à ce jour aucun accord clair et officiel de collaboration liant l’ONU à l’Otan.

En particulier, le commandement de l’ISAF n’a jamais été "confié" à l’Otan, malgré ce qu’une confusion entretenue à dessein tente de faire croire. La création d’une force de maintien de la paix (limitée aux environs de Kaboul dans un premier temps) a bien été votée par la résolution 1386 (décembre 2001), mais la direction de cette force était laissée à la bonne volonté des pays volontaires :

[Le Conseil de sécurité] demande aux États Membres de fournir du personnel, du matériel et des ressources à la Force internationale d’assistance à la sécurité, et invite les États Membres intéressés à se faire connaître auprès du commandement de la Force et du Secrétaire général

En août 2003 l’Otan a pris ’de fait’ la direction de l’ISAF, et cela n’est même pas officialisé dans une résolution ultérieure. La résolution 1510 d’octobre 2003 souvent citée, ne mentionne l’Otan que pour « prendre note » de sa demande d’élargir le mandant de l’ISAF à l’ensemble du territoire afghan :

[Le Conseil de sécurité] prenant note de la lettre datée du 6 octobre 2003 que le Secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a adressée au Secrétaire général concernant un élargissement possible de la mission de la Force internationale d’assistance à la sécurité...

Les résolutions ultérieures telle la 1833 de septembre 2008 peuvent bien « saluer le rôle de premier plan joué par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et la contribution apportée par de nombreux pays à l’ISAF », ou « prier le commandement de l’ISAF [soit l’Otan, de fait] de le tenir régulièrement informé, par l’intermédiaire du Secrétaire général, de l’exécution du mandat de la Force », en aucune manière cela ne permet de prétendre que « le commandement de l’ISAF a été donné par les Nations Unies à l’OTAN » comme il est trop souvent admis.

Même la scandaleuse résolution 1244 (juin 1999) qui entérinait l’agression contre la Yougoslavie, n’accorde en fait aucun mandat officiel à l’Otan :

La présence internationale de sécurité, avec une participation substantielle de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, doit être déployée sous commandement et contrôle unifiés et autorisée à établir un environnement sûr pour l’ensemble de la population du Kosovo et à faciliter le retour en toute sécurité de toutes les personnes déplacées et de tous les réfugiés.

L’Otan n’est pas le représentant de la (véritable) « Communauté Internationale »

La création des Nations-Unies et l’adoption de sa Charte ont représenté une avancée majeure de l’humanité : pour la première fois le droit international était au moins formellement opposé au droit du plus fort.

Bien évidemment ce n’est pas du tout un combat gagné d’avance, et en particulier depuis l’effondrement de l’URSS, les États-Unis et l’Otan tentent de toutes les manières, avec les meilleurs habillages possibles (droit d’ingérence humanitaire, imposition de la démocratie, lutte contre le terrorisme... ) de remettre en cause ce droit international, pour un ’droit’ où ces immenses puissances militaires sont gagnantes à coup sûr – le droit du plus fort. Le concept médiatique de Communauté Internationale sert à masquer cette tentative de décrédibilisation des Nations Unies.

Cette scandaleuse signature de Ban Ki-Moon est un pas de plus dans la même direction. Nous ne devrions pas accueillir ce texte avec indifférence, comme l’a fait l’ensemble de nos médias. L’ambassadeur russe auprès de l’OTAN Dmitri Rogozine ne s’y est pas trompé : "Ban Ki-moon a reconnu l’alliance non pas comme une organisation militaire régionale, mais comme un remplaçant de l’ONU dans toutes les affaires liées à la sécurité internationale. Le secrétaire général de l’ONU risque de subir une destitution. Ses actions sont honteuses".

Roland Marounek


1. Cette Déclaration peut être lue sur notre site www.csotan.org
2. cf www.grip.org/bdg/g1027.html
3. Lire par exemple L'OTAN et la sécurité énergétique : «notre pétrole», Horizons et débats mai 2008

Lire (en annexe)  la déclaration allant dans le sens de la soumission de l’ONU à l’OTAN : Déclaration commune sur la collaboration des Secrétariats des Nations Unies et de l’OTAN


Roland Marounek

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article139

jeudi 8 janvier 2009,

Comité Valmy



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