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31/01/2009

n°426 - Journal de Palestine - 29-01- Début- : En Israël, le détachement de la réalité est à présent la norme.


                       Journal de Palestine                                  

                              N°426               29-01

                                                           C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Tiré à part

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

Palestinienne

Suite 1

Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

Fin

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Une enfant rescapée de Zeitoun témoigne.

5-2 Alymana Bathily : Guerre contre le Hamas et contre….l’information.

5-3 Si Abou al-Aish n’existait pas, il faudrait l’inventer.

5-4 Henry Siegman : Les mensonges d’Israël.

5-5 Patrick Cockburn : En Israël, le détachement de la réalité est à présent la norme.


29-01: Peuple Palestinien : 1 tué  -  8 blessés 

            Occupants              : 1 tué  -  3 blessés



Tiré a part

27/01

L'armée israélienne a rapporté mardi les premiers affrontements le long de la frontière de la Bande de Gaza entre soldats israéliens et palestiniens

Les habitants près du point de passage de Kissufim ont déclaré que le bruit sourd d'échanges de tirs à l'arme lourde pouvait être entendu tandis que les hélicoptères survolaient le secteur.

L'armée israélienne a précisé qu'un engin a explosé le long de la frontière au passage d'une patrouille israélienne. Tsahal n'a donné aucune autre précision.
http://www.lalibre.be/actu/monde/

29-01

Un sous-officier israélien a été tué et trois soldats, dont un officier, ont été blessés "lorsqu'un engin explosif a été activé au passage d'une patrouille du côté israélien du mur de la honte de la bande de Gaza", au nord de la localité de Kissoufim. L'officier a été grièvement atteint.

Des chars et hélicoptères israéliens ont ensuite ouvert le feu en direction des terres palestiniennes avant de procéder à une opération de ratissage, selon les témoins. Un Palestinien de 24 ans, Anwar Al-Dreim, a été tué par les tirs israéliens, ont indiqué des sources médicales.

http://fr.news.yahoo.com/

29-01

D'autres accrocs au cessez-le-feu sont survenus depuis mardi, après la mort d'un soldat israélien qui n'a pas été revendiquée, à la lisière de la bande de Gaza.

http://fr.news.yahoo.com/

29-01

Des troupes israéliennes ont  pénétré en territoire palestinien à l'est de Khan Younès, où elles ont ouvert le feu en direction d'une ferme située dans le secteur, selon des témoins.

Peu après, l'armée israélienne a effectué une incursion à Deir el-Balah, plus au nord, selon des témoins.

Des chars israéliens ont tiré des obus sur des maisons palestiniennes et des soldats ont pris position sur les toits de plusieurs habitations, ont ajouté les témoins.Enfin, dans la nuit de mardi à mercredi, un appareil israélien a bombardé des tunnels de contrebande reliant le sud de la bande de Gaza à l'Egypte, ont indiqué des témoins. Ils ont fait état d'une forte explosion causée par le largage d'une bombe ou d'un missile contre la frontière.

http://fr.news.yahoo.com/

29-01

Un Palestinien a péri dans des tirs israéliens..

http://www.lesoir.be/actualite/monde/

29-01

Un policier du Hamas circulant à moto et huit autres personnes, dont six écoliers, ont été blessés jeudi dans un raid aérien israélien dans la bande de Gaza, selon des témoins et des sources médicales.

Le raid a eu lieu à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.

http://fr.news.yahoo.com/

29-01

L'aviation israélienne a lancé une attaque nocturne dans la zone des tunnels le sud de la bande de Gaza à l'Egypte.

L'aviation israélienne a bombardé dans la nuit de mercredi à jeudi la zone des tunnels reliant le sud de la bande de Gaza à l'Egypte.

Elle n'a pas fait de victime, ont rapporté des témoins sur place. Selon eux, le raid a endommagé une fonderie à Rafah, le long de la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte.

http://www.romandie.com/infos/ats/

29-01
Des sources locales ont affirmé  qu'un avion militaire de type (F16) a bombardé un atelier de la famille de Jouda dans le quartier de Machroua, à l'est de Rafah, en causant de grands dommages.

CPI & RIA Novosti

 

http://fr.news.yahoo.com/

29-01

Des témoins oculaires ont dit que 3 blindés militaires et 2 bulldozers militaires ont envahi la région située, à l'est d'Al Maghazi, en rasant des terres agricoles qui appartiennent aux citoyens palestiniens.

CPI 



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

27-01

Jerusalem Post annonce : L’armée annonçait mardi que le Hamas avait lancé une roquette dimanche vers la mer, afin de tester la  portée du reste de son arsenal.

hhttp://fr.jpost.com/servlet/

27-01

Jerusalem Post annonce : Des hommes armés de l'enclave palestinienne ont ouvert le feu sur des soldats de Tsahal dans deux incidents séparés le long de la frontière avec la bande de Gaza.
Parallèlement, huit obus de mortiers ont été tirés sur le sud de l'Etat
hhttp://fr.jpost.com/servlet/

29/01

En réponse aux attaques israélienne une roquette tirée depuis la bande de Gaza a explosé jeudi matin dans le sud d'Israël.

Il s'agit de la deuxième roquette tirée vers Israël depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu ayant mis fin à l'offensive israélienne qui a fait plus de 1.330 morts palestiniens et dévasté la bande de Gaza entre le 27 décembre et le 18 janvier.

Mercredi soir, une roquette avait été tirée en direction de la localité d'Ofakim (sud).

(AFP)

29-01

Les brigades d’Al Qassam, la branche militaire du  Hamas, a annoncé leur responsabilité au lancement de 3 obus de mortier sur une force spéciale de l’armée de l’occupation qui a envahi la région d’Al Maghazi, au milieu de la Bande de Gaza.
Les brigades d'Al Qassam ont affirmé que cette opération vient dans le cadre de la riposte de la résistance palestinienne aux tentatives d'entrer dans les terres de la Bande de Gaza et aux crimes et agressions sionistes continuelles contre le peuple palestinien et le sévère blocus.

Elles ont affirmé qu'elles vont poursuivre la résistance et répondre fortement aux agressions.

CPI

29-01

Des résistants ont effectué deux tirs de roquettes contre le sud d'Israël sans faire ni victimes ni dégâts.

RIA Novosti



2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)


Civils & résistants tués                                                                            :  6.867

Palestiniens blessés                                                                               :  54.219

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.199

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6.580

                                                                                                                ( 548  militaires/policiers)



Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  



3 Politique

a) Palestinienne

MM Abbas & Haniyeh.

Abbas

29-01

 M. Abbas a plaidé pour une consolidation de la trêve et dénoncé la politique de colonisation israélienne qui montre selon lui "qu'Israël n'a aucune volonté de paix".

La colonisation a été le principal obstacle dans les négociations israélo-palestiniennes lancées fin 2007 sous le parrainage de l'ancien président américain George W. Bush.

Selon un rapport du mouvement anticolonisation La Paix Maintenant, le nombre de bâtiments construits dans les colonies en Cisjordanie occupée a augmenté de 60% en 2008.

http://fr.news.yahoo.com/

28-01

Olmert a lié l'ouverture permanente des points de passage de la bande de Gaza au sort du soldat Gilad Shalit

"Nous n'acceptons pas la formule 'Shalit contre l'ouverture des passages'. Shalit ne sera libéré que dans le cadre d'un échange de prisonniers", a rétorqué le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, lors d'une visite au Qatar.

Commentant la tournée de Mitchell, il a affirmé que "tous les efforts politiques qui ne tiennent pas compte des droits de notre peuple et de la résistance sont voués à l'échec".

Le Hamas exige la réouverture des passages dans le cadre d'une éventuelle trêve formelle négociée actuellement sous les auspices de l'Egypte

http://fr.news.yahoo.com/


1-1 Processus de paix.

30-01

Le Hamas souhaite le maintien du cessez-le-feu, s'efforçant de brider les activités d'autres groupes de résistance palestiniens, a appris Haaretz auprès du renseignement israélien.

RIA Novosti

29/1

Mechaal a annoncé le refus de son mouvement aux conditions israéliennes concernant la trêve, en affirmant qu'ils n'acceptent pas la proposition d'ouvrir les passages en échange de la libération de Chalit, et que l'occupation doit libérer nos captifs dans les prisons sionistes pour obtenir la libération de son soldat capturé par la résistance palestinienne à Gaza, Gilad Chalit.

CPI 29/1

29-01

Taha a affirmé que la semaine de cessez-le feu donnée par la résistance a été prolongée jusqu'au 5 février prochain, afin de parvenir à une accalmie générale qui puisse garantir la levée totale du blocus et l'ouverture de tous les passages.

Il a précisé que le problème est la violation continuelle de l'occupation israélienne à toute accalmie, tout en soulignant que les palestiniens insistent sur la levée totale du blocus et l'ouverture de tous les passages.

"On espère arriver à un accord, bientôt, entre les européens, l'autorité palestinienne, le Hamas et les égyptiens pour mettre en place un mécanisme convenable pour diriger le passage de Rafah, mais loin de l'accord de 2005", a ajouté Taha.

journal "Qods presse",

CPI 29/1




1-2 Les analyses.

Henri Siegman : Gaza et le Hamas : Rétablir la vérité
Henri Siegman, ancien directeur de l’American Jewish Congress, conteste la version israélienne des évènements qui ont précédé le conflit de Gaza, communément reprise par les médias.

Citations et témoignages de responsables de l’armée et du renseignement israélien à l’appui, il rappelle que l’accord de trêve prévoyait un allègement du blocus qui n’a jamais été appliqué, et que c’est Israël qui a rompu la trêve le 4 novembre, au lieu de mettre à profit cette accalmie pour la consolider. D’autre part, note-t-il, la description du Hamas comme un mouvement terroriste ayant pour objectif la destruction d’Israël ne correspond pas à la réalité. Le Hamas est depuis plusieurs années entré dans le jeu politique, abandonnant le recours aux attentats terroristes, et il défend désormais la solution des deux états dans les frontières de 1967.

Au delà de ces rappels factuels, Siegman juge que la politique de confrontation choisie par Israël, si elle peut amener des succès tactiques, aura sur le long terme l’effet inverse, en renforçant les tendances les plus radicales au détriment des perspectives de paix.

Les gouvernements et la plupart des médias occidentaux ont accepté nombre d’assertions israéliennes justifiant l’assaut militaire sur Gaza :

que le Hamas avait constamment violé puis ensuite refusé de prolonger la trêve de six mois qu’Israël avait respectée ;

qu’Israël n’avait donc d’autre choix que de détruire la capacité du Hamas de lancer des missiles sur les villes israéliennes ;

que le Hamas est une organisation terroriste, appartenant au réseau jihadiste mondial ;

et

qu’Israël a non seulement agi pour sa propre défense mais au nom de la lutte internationale que mènent les démocraties occidentales contre ce réseau.
Je n’ai connaissance d’aucun journal, station de radio ou de TV américains d’importance dont la couverture de l’assaut sur Gaza ait interrogé cette version des événements.

 Les critiques dirigées contre les actions d’Israël, si tant est qu’il y en ait eu (et il n’y en a eu aucune émanant de l’administration Bush), ont plutôt convergé sur le fait de savoir si le carnage des forces armées israéliennes est proportionnel à la menace qu’elles tentaient de contrer, et si elles prenaient des mesures suffisantes pour éviter les victimes civiles.
Les questions concernant la paix du Moyen-orient sont en général décrites en termes d’euphémismes trompeurs. Je voudrais au contraire déclarer ici sans ambages que chacune de ces assertions est un mensonge.

C’est Israël, et non pas le Hamas, qui a violé la trêve : le Hamas avait accepté d’arrêter ses tirs de roquettes vers Israël ; en retour, Israël devait alléger sa pression sur Gaza.

En fait, pendant la trêve, elle s’est accrue. Ceci a été confirmé non seulement par tous les observateurs et ONG internationaux neutres présents sur place mais aussi par le brigadier général de réserve Shmuel Zakai, un ancien commandant de la Division de Gaza des forces armées israéliennes. Dans un entretien accordé au Ha’aretz le 22 décembre, il a accusé le gouvernement d’Israël d’avoir fait une «erreur majeure» pendant la tahdiyeh, la période de six mois de trêve relative, en «empirant nettement la situation économique catastrophique des Palestiniens de la bande de Gaza, au lieu de profiter du calme pour l’améliorer. . . Quand on établit une tahdiyeh, et que la pression économique sur la Bande se poursuit, » déclarait le Général Zakai, « il est évident que le Hamas essaiera d’obtenir une tahdiyeh améliorée, et que leur façon de l’atteindre est la reprise des lancers de Qassam. . . On ne peut pas simplement donner des coups, maintenir les Palestiniens de Gaza dans leur détresse économique, et s’attendre à ce que le Hamas se contentera simplement de s’asseoir sans agir».
La trêve, qui a commencé en juin l’an dernier et devait être renouvelée au mois de décembre, exigeait des deux parties qu’elles s’abstiennent de toute action violente l’une contre l’autre.

Le Hamas devait cesser ses tirs de roquettes et empêcher les tirs des autres groupes comme le Djihad Islamique (même les agences de Renseignement d’Israël ont reconnu que ceci avait été exécuté avec une efficacité étonnante), et Israël devait mettre fin à ses assassinats ciblés et ses incursions militaires.

Cette entente a été sérieusement violée le 4 novembre, quand les forces armées israéliennes sont entrées à Gaza et ont tué six membres du Hamas. Le Hamas a répondu en lançant des fusées Qassam et des missiles Grad. Même alors, il avait offert d’étendre la trêve, mais seulement à condition qu’Israël mette fin à son blocus. Israël a refusé. Il aurait pu remplir son devoir de protection de ses citoyens en consentant à alléger le blocus, mais il n’a même pas essayé. On ne peut affirmer qu’Israël ait lancé son attaque pour protéger ses citoyens des roquettes. Il l’a fait pour protéger son droit à poursuivre l’étranglement de la population de Gaza.
Tout le monde semble avoir oublié que le
Hamas avait déclaré mettre fin aux attaques suicide et aux lancers de roquettes lorsqu’il a décidé de se joindre au processus politique palestinien, et avait pour l’essentiel respecté ses engagements pendant plus d’un an. Bush avait publiquement bien accueilli cette décision, la citant comme un exemple du succès de sa campagne pour la démocratie au Moyen-orient. (Il n’en avait aucun autre à revendiquer). Quand le Hamas a surpris en gagnant les élections, Israël et les Etats-Unis ont immédiatement cherché à délégitimer le résultat et ont pris le parti de Mahmoud Abbas, le leader du Fatah, qui avait été jusque - là mis écarté par les dirigeants d’Israël qui le traitaient de « volaille plumée». Ils ont armé et entraîné ses forces de sécurité pour renverser le Hamas ; et quand le Hamas a anticipé - brutalement, sans conteste - cette tentative de renversement par la violence du résultat de la première élection démocratique honnête au Moyen-orient, Israël et l’administration Bush ont imposé le blocus.
Israël cherche à contredire ces faits indiscutables en maintenant qu’en retirant les colonies israéliennes de Gaza en 2005, Ariel Sharon a offert au Hamas la chance de prendre le chemin de l’indépendance, une chance qu’il aurait refusé de saisir ; au lieu de cela il aurait transformé Gaza en un base de lancement de missiles sur la population civile d’Israël. L’accusation est doublement mensongère. D’abord, quelque soient ses défauts, le Hamas avait restauré à Gaza, pour la première fois depuis plusieurs années, un niveau de loi et d’ordre inconnu, et y avait réussi sans les grandes sommes d’argent que les donateurs ont fait pleuvoir sur l’Autorité palestinienne menée par le Fatah. Il a éliminé les bandes et les chefs militaires violents qui terrorisaient Gaza sous le règne du Fatah. Les musulmans non pratiquants, les chrétiens et les autres minorités ont une liberté religieuse sous la direction du Hamas plus grande qu’ils ne l’auraient en Arabie Saoudite, par exemple, ou dans beaucoup d’autres régimes arabes.
Le plus grand mensonge est que le retrait de Sharon de Gaza ait été voulu comme un prélude a de plus amples retraits et à un accord de paix.

Voici comment le conseiller principal de Sharon, Dov Weisglass, qui était aussi son négociateur principal avec les Américains, avait décrit le retrait de Gaza, dans un entretien avec le Ha’aretz en août 2004 : L’accord auquel je suis en réalité parvenu avec les Américains était qu’une partie des colonies [c-a-d les principaux blocs de colonies en Cisjordanie] ne ferait pas du tout partie d’éventuelles négociations, et que le reste ne serait traité que lorsque les Palestiniens deviendraient des Finlandais. . .

La signification [de l’accord avec les Etats-Unis] est le gel du processus politique. Et quand vous gelez ce processus, vous empêchez l’établissement d’un état palestinien et vous empêchez une discussion sur les réfugiés, les frontières et Jérusalem. En réalité, la totalité de ce qui est appelé l’état palestinien, avec tout qu’il signifie, a été enlevé de notre programme indéfiniment. Et tout ceci avec l’autorité et la permission [du Président Bush]. . . Et la ratification des deux Chambres du Congrès.
Les Israéliens et les Américains pensent-ils que les Palestiniens ne lisent pas les journaux israéliens, ou que quand ils ont vu ce qui arrivait en Cisjordanie ils ne pourraient pas déchiffrer ce que Sharon préparait ?
Le gouvernement d’Israël aimerait que le monde croie que le Hamas a lancé ses roquettes Qassam parce que c’est ce que font les terroristes et que le Hamas est un groupe intrinsèquement terroriste. En fait, le Hamas n’est pas plus une « organisation de terreur » (le terme préféré d’Israël) que le mouvement sioniste ne l’a été pendant sa lutte pour une patrie juive. A la fin des années 1930 et dans les années 1940, les partis du mouvement sioniste ont recouru aux activités terroristes pour des raisons stratégiques. Selon Benny Morris, c’est l’Irgoun qui a le premier visé des civils. Il écrit dans son livre Righteous Victims qu’une vague de terrorisme arabe en 1937 «a déclenché une vague d’attentats à la bombe contre les foules et les autobus arabes par l’Irgoun, introduisant une nouvelle dimension au conflit». Il documente aussi des atrocités commises pendant la guerre de 1948-49 par les forces armées israéliennes, admettant dans un entretien de 2004, publié dans le Ha’aretz, que le matériel déclassifié par le Ministère de la Défense d’Israël a montré que «il y avait eu beaucoup plus d’actes de massacre israéliens que je ne l’avais pensé auparavant. . . Dans les mois d’Avril-Mai 1948, il a été donné aux unités du Haganah des ordres d’action qui déclaraient explicitement qu’ils devaient déraciner les villageois, les expulser, et détruire les villages». Dans un certain nombre de villages et de villes palestiniennes les forces armées israéliennes ont procédé à des exécutions organisées de civils. Interrogé par le Ha’aretz pour savoir s’il condamnait le nettoyage ethnique, Morris a répondu que ce n’était pas le cas :
«Il ne pouvait pas y avoir un Etat juif sans le déracinement de 700.000 Palestiniens. Il était donc nécessaire de les déraciner. Il n’y avait d’autre choix que celui d’expulser la population. Il était nécessaire de nettoyer l’arrière-pays et de nettoyer les secteurs frontaliers et de nettoyer les routes principales. Il était nécessaire de nettoyer les villages à partir d’où on faisait feu sur nos convois et nos colonies.»
En d’autres termes, quand les juifs ciblent et tuent des civils innocents pour faire avancer leur lutte nationale, ils sont des patriotes. Quand leurs adversaires le font, ce sont des terroristes.
Il est trop simple de décrire le Hamas simplement comme une «organisation de terreur». C’est un mouvement nationaliste religieux qui recourt au terrorisme, comme le mouvement sioniste l’a fait pendant sa lutte pour l’indépendance, dans la conviction erronée que c’est le seul moyen de mettre fin à une occupation oppressive et entraîner la formation d’un état palestinien.
Alors que l’idéologie du Hamas appelle formellement à établir un état palestinien sur les ruines de l’état d’Israël, ceci ne détermine pas les véritables politiques du Hamas aujourd’hui, pas plus que la même déclaration dans la charte de l’OLP ne déterminait les actions du Fatah.
Ce ne sont pas là les conclusions d’un apologiste du Hamas mais les opinions de l’ancien chef du Mossad et conseiller de sécurité nationale de Sharon, Ephraim Halevy. La direction de Hamas a connu un changement «sous notre nez même», écrivait récemment Halevy dans le Yedioth Ahronoth, en reconnaissant que «son objectif idéologique n’est pas réalisable et ne le sera pas dans l’avenir prévisible». Il est maintenant prêt et désireux de voir l’établissement d’un état palestinien dans les frontières temporaires de 1967. Halevy notait alors que le Hamas n’a pas précisé à quel point ces frontières seraient «temporaires», «ils savent qu’à partir du moment ou un état palestinien est établi avec leur coopération, ils seront obligés de changer les règles du jeu : ils devront adopter une voie qui pourrait les mener loin de leurs objectifs idéologiques originaux». Dans un article précédent, Halevy avait aussi insisté sur l’absurdité qu’il y a à relier le Hamas à al-Qaida.
Aux yeux d’al-Qaida, les membres du Hamas sont perçus comme des hérétiques en raison de leur désir affirmé de participer, même indirectement, aux processus de n’importe quel entente ou accord avec Israël. La déclaration [du chef du bureau politique du Hamas, Khaled] Mashaal contredit diamétralement l’approche d’al-Qaida, et fournit a Israël une occasion, peut-être historique, de l’utiliser pour le mieux.
Alors pourquoi les dirigeants d’Israël sont si déterminés à détruire le Hamas ?

Parce qu’ils croient que sa direction, contrairement à celle du Fatah, ne peut pas être intimidée pour accepter un accord de paix qui établisse un «Etat» palestinien composé d’entités territorialement déconnectées sur lesquelles Israël pourrait garder un contrôle permanent. Le contrôle de la Cisjordanie a été l’objectif permanent de l’armée, du renseignement et des élites politiques d’Israël depuis la fin de la Guerre des Six-Jours. Ils croient que le Hamas ne permettrait pas un tel cantonisation du territoire palestinien, quelque soit la durée de l’occupation. Ils peuvent avoir tort concernant Abbas et sa cohorte usée, mais ils ont tout à fait raison concernant le Hamas.
Les observateurs moyen-orientaux se demandent si l’assaut d’Israël contre le Hamas arrivera à détruire l’organisation ou a l’expulser de Gaza. Ceci est une question non pertinente.
Si Israël a l’intention de garder le contrôle sur la future entité palestinienne, il ne trouvera jamais un partenaire palestinien, et même s’il arrive à démanteler le Hamas, le mouvement sera avec le temps remplacé par une opposition palestinienne bien plus radicale.
Si Barack Obama choisit un émissaire au Moyen-orient qui s’accroche à l’idée que les outsiders ne devraient pas présenter leurs propres propositions pour un accord de paix juste et viable, encourageant ainsi les parties a renforcer leurs différences au lieu de les résoudre, il rend assuré la naissance d’une future résistance palestinienne, de loin plus extrême que celle du Hamas -probablement alliée avec al-Qaida. Pour les Etats-Unis, l’Europe et la plupart du reste du monde, ceci serait la pire issue possible. Peut-être que quelques Israéliens, dont les leaders des colons, croient-ils que cela servirait leurs buts, puisque cela fournirait au gouvernement un prétexte irrésistible pour tenir toute la Palestine. Mais ceci est une illusion qui provoquerait la fin d’Israël en tant qu’état juif et démocratique.
Anthony Cordesman, un des analystes militaires les plus fiables du Moyen-orient, et un ami d’Israël, affirme dans un rapport publié le 9 janvier par le Center for Strategic and International Studies que les avantages tactiques d’une continuation de l’opération à Gaza étaient contrebalancés par le coût stratégique - et n’étaient probablement pas plus grands que n’importe quel gain qu’Israël aurait pu obtenir tôt dans la guerre grâce a des frappes sélectives sur des installations-clées du Hamas. «Israël s’est-il d’une manière ou d’une autre empêtré dans une guerre d’escalade sans un objectif stratégique clair, ou a t-il au moins un objectif qu’il puisse atteindre de façon crédible» ? s’interroge-t-il. «Israël finira-t-il par renforcer, politiquement, un ennemi qu’il aura battu en termes tactiques ? Les actions d’Israël compromettront-elles sérieusement la position des Etats-Unis dans la région, l’espoir de paix, de même que les régimes et les voix arabes modérés dans le processus ? Pour répondre sans ambages, la réponse jusqu’ici semble être oui». Cordesman conclut que «n’importe quel dirigeant peut adopter une position intransigeante et proclamer que les gains tactiques représentent une victoire significative. Si c’est tout ce que Olmert, Livni et Barak ont pour réponse, alors ils se sont déshonorés et ont porté un coup à leur pays et leurs amis».

Henri Siegman :
Henri Siegman dirige le US Middle East Project, sis à New York. Il est professeur associé à la School of Oriental and African Studies de l’université de Londres. Par le passé, il a occupé le poste de directeur de l’American Jewish Congress et du Synagogue Council of America.
26 janvier
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2527


Cessez-le-feu compromis à Gaza

L'émissaire US George Mitchell devait s'entretenir jeudi avec le président Abbas des moyens de consolider le cessez-le-feu à Gaza.

M. Abbas, considéré comme un allié de Washington, n'exerce aucun pouvoir à Gaza d'où ses forces ont été chassées par le Hamas en juin 2007.

Abbas demeure cependant le principal interlocuteur de la communauté internationale

.29-01

http://fr.news.yahoo.com/

 

Pas de réconciliation tant que le Fatah détient des membres du Hamas

Discussions sur une réconciliation.

Le Hamas n'y participera pas tant qu'il restera "des détenus (membres du Hamas) en prison", a déclaré Salah el-Bardawil au quotidien égyptien Al-Masri Al-Yom.

"Nous ne nous réunirons pas (avec le Fatah) jusqu'à ce qu'il libère (les prisonniers du Hamas). Quiconque refuse de les libérer ne veut pas de réconciliation", a-t-il affirmé.

Les discussions Hamas-Fatah menées grâce à la médiation de l'Egypte avaient été rompues en novembre, le Hamas ayant boycotté une rencontre au Caire, accusant le Fatah de poursuivre ses arrestations de membres du groupe en Cisjordanie.

"Le Hamas a besoin de garanties de parties tierces. Comment peut-il participer à des discussions pour une réconciliation alors que 650 de nos dirigeants se trouvent dans les prisons d'Abou Mazen (Mahmoud Abbas)", a dit M. Ahmad..

27.01

http://www.24heures.ch:80/actu/monde/palestiniens-reconciliation-fatah-detient-membres-hamas-2009-01-27


1-3 Sur le terrain.

29-01

Le Hamas a critiqué le déploiement d'une frégate française au large du territoire palestinien pour lutter contre la contrebande d'armes, accusant Paris de "renforcer le blocus" imposé à Gaza.

http://fr.news.yahoo.com/

29-01

"Le Hamas refuse les demandes de l’occupation qui insiste sur le retour aux conditions de l’ancienne accalmie, ainsi que la création d’une zone sécuritaire limitrophe de 500 mètres de longueur", a déclaré le dirigeant du Hamas et membre de sa délégation au Caire, Aymen Taha.

CPI


1-4 Les grandes manœuvres.

lmert se dit prêt à évacuer 60.000 colons de Cisjordanie.

Le Premier ministre idémissionnaire Olmert est favorable à l'évacuation de 60.000 colons installés en Cisjordanie dans le cadre d'un plan de paix avec les Palestiniens, a indiqué jeudi le quotidien Yediot Aharonot. lignes de ce plan à moins de deux semaines des élections législatives lors d'un entretien mercredi à Jérusalem avec l'émissaire américain George Mitchell en tournée au Proche-Orient, selon le journal.

"Soixante mille du quart de million des Israéliens vivant dans les territoires (palestiniens) devront changer de lieux d'habitation", a affirmé M. Olmert

Le quotidien souligne que M. Olmert a, pour la première fois, devant M. Mitchell fourni des chiffres sur le nombre des colons qui seraient amenés à être évacués en cas de retrait israélien en Cisjordanie. En septembre, il avait indiqué qu'il était favorable à un retrait "presque total".

M. Olmert préconise une annexion des grands blocs de colonies où vivent la grande majorité des colons. En échange, il propose de transférer au futur Etat palestinien des territoires situés dans le sud d'Israël d'une superficie égale aux secteurs qui seraient annexés.

Il est par ailleurs favorable à un partage de Jérusalem: les quartiers arabes du secteur oriental annexé par Israël passeraient sous contrôle palestinien et les quartiers juifs resteraient sous souveraineté israélienne. Les lieux saints juifs, chrétiens et musulmans passeraient sous l'administration d'une autorité internationale.

29-01

www.lemonde.fr/web/depeches


1-5 Négociations.

29-01

Taha a affirmé que le dossier de Chalit est complètement indépendant des entretiens concernant l'accalmie, car l'occupation doit procéder à la libération des détenus palestiniens déterminés par le Hamas en échange du soldat Gilad Chalit.

journal "Qods presse",

Gaza - CPI 29/1



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Écrit par : achat maxosize en france | 08/10/2014

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