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28/02/2009

n°347 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 26-02 : Début- Stratégique de la guerre contre Gaza.


n°347 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de  Palestine -  26-02 : Début- Stratégique de la guerre contre Gaza.


        L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et fermant les oreilles aux autres sources 



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

              347 du 26-02                                                    C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire

Analyse - Géopolitique et stratégie

1-1  Walid Soucaria : Stratégique de la guerre contre Gaza.

1-2  Au-delà de la bande de Gaza... ouvrir le dossier de la Cisjordanie.

Suite

1-3  L'espace comme enjeu.

1-4  L’occupation israélienne vise la démolition complète de l’économie palestinienne.

1-5  En lançant « Plomb endurci » les 3 faucons que sont Olmert, Barak et Livni, projetaient d’affaiblir, voire d’éradiquer le Hamas.

1-6  Peut-on reconstruire Gaza sans le Hamas ?

1-7  Cachez-moi ce Hamas !

Fin

1-8  Obama : un changement (de rhétorique) auquel on peut croire.

1-9  Mohamed Hassan : « Gaza est un endroit normal avec des gens normaux »

1-10 Israël, une démocratie catastrophe !

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Le massacre de la famille Baaloucha, un autre exemple de la sauvagerie israélienne.

2-2 Uri Blau : Une entreprise de Lieberman ferait du commerce avec des responsables de l’Autorité Palestinienne.

3 Annexe

3-1 Mahmoud Rached Ghaleb : création le mois prochain du premier organe arabe pour la supervision de la situation des droits de l’homme dans le monde arabe.



NB : Demain paraitra le "Journal d'Irak"



1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.  

PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1-1 Walid Soucaria : Analyse stratégique de la guerre contre Gaza.

Le projet US, qui consiste à faire du Liban et de l’Irak un fondement de restructuration d’un nouvel proche Orient a échoué.

La situation politique avant la guerre

Ce projet devait garantir à l’Amérique un contrôle total sur la région sous les conditions israéliennes et sionistes. Par conséquence l’Amérique fut confronté à plusieurs réalités :

  Faire céder l’Iran par la guerre s’avère de plus en plus hors de portée. De plus les sanctions économiques n’ont pas aboutis à de grands succès.
  Une invasion sur la Syrie sera inutile, car les Etas Unies seront confronté par une résistance plus forte que celle de l’Irak.
  Une éventuelle guerre contre le Liban et la Syrie menée par Israël échouera certainement.
  Le Projet américain du nouvel Orient doit, par la force des choses, se soumettre aux orientations palestiniennes. De ce fait il faudrait éliminer la résistance.

Les choix ouverts devant Obama

  Gagner l’Iran par le dialogue. Ceci exige une grande capacité d’influence et de confrontation. Imposer des sanctions économiques et politiques d’une part, et exercer une pression et la menacer d’une éventuelle guerre d’autre part.
  Etablir le dialogue avec la Syrie pour la séparer de l’Iran. Pour atteindre ce but il faudrait la séduire par des décisions que l’Amérique ne pourra pas imposer à Israël, pas seulement en ce qui concerne le Golan, mais aussi l’établissement d’un équilibre de force entre l’Iran, la Turquie et Israël.
  Mettre en accord les factions palestiniennes, et stabiliser la paix entre les pays arabes modérés et Israël. Ceci entraînera l’isolement de la Syrie et l’affaiblissement de sa position, surtout si une coalition arabe contre l’Iran serait réalisée. Il faudra aussi fournir des efforts pour joindre l’Irak au conseil de coopération du Golfe. Ceci éloignera l’Iran des pays arabes et facilitera par la suite une attaque militaire contre l’Iran.

Facteurs temporels

  L’expiration de la trêve entre le Hamas et Israël fin 2008
  L’expiration du mandat présidentiel d’Abbas le 9/01/2009 et l’opposition du Hamas à ce mandat
  L’investiture d’Obama le 20/01/2009

Les motifs de la guerre

  Garder Abbas au pouvoir, pour garantir la réalisation du processus de paix et le calme sur les frontières Israéliennes.
  Eliminer la résistance et établir « la paix », ce qui affaiblira l’Iran et la Syrie par une confrontation avec l’Amérique.
  Stopper les tirs de roquettes sur Israël pour conserver sa sécurité avec l’aide de l’autorité palestinienne en Cisjordanie.
  Freiner une éventuelle Intifada en Cisjordanie.
  Tester la performance et la disposition de l’armée israélienne, en vu de regagner sa confiance en soi après sa défaite au Liban en 2006.
  Exploiter les résultats de la guerre aux élections en Israël.

Les buts de l’offensive

  Détruire le Hamas
  Changer l’autorité politique à Gaza et maintenir le pouvoir de Abbas, qui pourra être consolidé par des forces internationales.
  Réorganiser la sécurité en Israël.
  Réaliser les motifs cités en haut.

Les contraintes de l’invasion israélienne

  Provoquer une Intifada en Cisjordanie. Ce qui contrarie les plans d’Israël, visant la destruction total du Hamas.
  Mener une guerre au nord, dont Israël est conscient des suites.
  Pendant les derniers jours de l’offensive l’opinion internationale a exercé de grande pression pour limiter l’offensive israélienne.

La situation à Gaza

  La bande de Gaza s’étend sur 35 Km, sa superficie est de 350 Km2. Elle compte 1.5 millions d’habitants. Entre 800 et 900 mille habitants vivent dans La région nord de la Bande, qui se trouve à côté de l’entité sioniste et d’où les roquettes sont lancées. Alors que 400 mille habitants peuplent la région sud, avoisinant l’Egypte et d’où proviennent les armes.
Au cœur de la Bande se trouve une région agricole et les camps des réfugiés.
La Bande manque de profondeur stratégique, car elle est exposée aux tirs israéliens. Elle ressemble à une ville renfermée et peut être prise par :
  Une invasion militaire et une colonisation des villes de la Bande après l’anéantissement de la résistance qui défend la Bande de Gaza.
  Le blocus et empêcher les médicaments, les carburants et les aliments de passer à la Bande en plus de la pression militaire.

L’activité militaire

Les points forts d’Israël

  Le succès militaire
  Le blocus imposé à la Bande de Gaza
  L’appui de grands états qui ont encouragé l’offensive (des pays arabes et européens) Les points faibles d’Israël
  La peur de subir des dégâts dans l’armée, ce qui influencera négativement la performance des soldats israéliens et les élections.
  L’expansion éventuelle de la guerre au nord et en Cisjordanie. Les atouts de la Résistance
  La volonté et le sacrifice de soi
  Le soutien de la population de Gaza au Hamas et sa disposition à supporter toute difficulté
  L’engagement de la population palestinienne et arabe
  L’engagement militaire du Liban et de la Syrie, si Israël dépasse les limites
  La faiblesse de l’engagement de la population israélienne si la guerre s’étendait aux colonies Israéliennes.

La stratégie militaire israélienne

L’invasion sur la bande de Gaza et le renversement politique

  L’anéantissement de la population Gazaouie par le blocus
  L’écrasement de l’infrastructure du Hamas et la destruction de son pouvoir politique Le déroulement de l’invasion militaire israélienne
  L’invasion a précédé un blocus quasi-total pour obliger la population à consommer les approvisionnements alimentaires, ce qui affaiblira leur lutte contre l’invasion Israël a effectué des raids aériens durant une semaine pour :
  Ecraser le pouvoir politique par les premiers raids aériens. En effet Israël a détruit les habitations des dirigeants du Hamas
  La destruction des bases de tirs de roquettes et la démolition des armes et le matériel de guerres en possession du Hamas
  La destruction de l’infrastructure de la Résistance
  Affaiblir la résistance de la population Gazaouie en attaquant les centrales électriques, les stations de carburants, et les approvisionnements alimentaires.

L’offensive terrestre

Elle avait pour but maintenir le blocus sous haute surveillance, disloquer la Bande de Gaza, et coloniser les régions dépeuplés pour détruire les sièges de la Résistance et ses bases. Israël a aussi exercé une grande pression militaire contre les villes de la Bande et a menacé des les envahir.

Après les raids aériens et l’offensive terrestre, Israël n’a pas pu atteindre ses buts, ce qui l’a mené à changer de stratégie ; Israël réorganisa les dispositifs de sécurité sur les frontières égyptiennes en empêchant l’acheminement des armes vers la Bande de Gaza.

Pourquoi Israël n’a pas envahi les villes ?

  Israël cherchait à limiter le risque pour les soldats. En cas d’offensive terrestre un combat entre résistant et soldat pourrait entrainer des dommages importants, et les armes de la résistance auraient pu prouver leur efficacité.
  Israël sous la pression de l’opinion palestinienne, arabe et mondiale craindrait de faire plus de victimes
  La menace de l’expansion de la guerre au nord

La stratégie de la Résistance

  La défense sur plusieurs fronts avec un commandement et une décision politique unifiés. Etant donné la difficulté du déplacement d’une région à l’autre, chaque région de la Bande se défendait.
  Se cacher de la surveillance de l’ennemie et l’attaquer subitement (les leçons tirées de la guerre contre le Liban en 2006).
  L’emploi de bombes artisanales.
  La résistance le plus long possible avec les tirs de roquettes.

L’accord israélo-américain

Israël n’a pas pu briser la volonté de la Résistance et l’obliger à accepter l’autorité d’Abbas, ou l’acheminement des forces internationales dans la Bande de Gaza ou mêmes sur les frontières égyptiennes.

L’Egypte de son côté a refusé le déploiement d’une force internationale au long de ses frontières et sur ses territoires, ce qui est considéré comme un défaut de confiance envers l’armée égyptienne d’une part, et d’atteinte à la souveraineté égyptienne d’autre part. Israël a fait recours au Etats Unies et à l’OTAN pour empêcher la contrebande des armes à Gaza par :

  Les services de renseignement, pour détecter les opérations de contrebande
  La surveillance des mers et l’inspection des bateaux soupçonnés.
  L’augmentation des pressions sur l’Egypte pour prendre les mesures nécessaires au contrôle de la contrebande avec une surveillance européenne et américaine.

Pourquoi un cessez-le-feu unilatéral ?

  L’échec de l’invasion militaire à fonder une nouvelle autorité à Gaza, avec laquelle un accord bilatéral de cessez-le-feu pourrait être conclu.
  L’échec des dispositifs de sécurité employés sur les frontières avec l’Egypte
  Le prolongement de l’offensive n’aboutira à aucun résultat, de plus les buts attendus n’ont pas été atteint. Toutefois Israël fut conscient qu’il ne pourra pas envahir les villes.

Les résultats de l’offensive sur le plan militaire

  L’échec des attaques aériennes
  La restriction des dégâts chez la Résistance
  Le prolongement des tirs
  La capacité de la Résistance à supporter des affrontements de longue durée
  Les massacres israéliens contre les civils ont provoqué l’opinion internationale

Les conséquences de l’offensive sur le plan militaire

  La victoire de la Résistance face aux armes israéliennes hypersophistiqués
  La défaite d’Israël sur le plan militaire, malgré les armes sophistiqués, pour des raisons se relatant à l’offensive en Israël, Palestine, le monde arabe et le monde entier
  La réserve des dirigeants européens de se servir d’Israël en tant qu’appareil militaire pour atteindre des fins politiques

Les conséquences de l’offensive sur le plan politique En Palestine

  La victoire de la Résistance et le symbole qu’elle représente en tant qu’alternative politique pour récupérer des droits palestiniens bafoués.
  L’affaiblissement du pouvoir d’Abbas.

Dans le monde arabe

  La réminiscence de la question palestinienne et le refus de la paix avec Israël.
  Le recul des pouvoirs des pays modérés après leur position suspecte envers la question palestinienne, ce qui a poussé des pays arabes à changer leur position lors du sommet arabe au Kuwait.
  Le renforcement du concept de la résistance.
  L’échec d’un compromis de paix entre les palestiniens favorisera le déclanchement d’une Intifada palestinienne.
  Le renforcement du rôle de la Syrie et du Dialogue avec l’Amérique.

Dans le Moyen Orient

  L’intervention de la Turquie au Moyen Orient en jouant un rôle essentiel dans l’avenir de la Région.
  Renforcer le rôle de l’Iran par le Dialogue avec l’Amérique.

A l’échelle mondiale

  L’Insuccès des projets américain dans le Moyen Orient
  L’intervention de l’Europe en Palestine par les mesures de sécurité, qui ont pour but d’empêcher l’acheminement des armes avec le consentement de l’Amérique et d’Israël, alors qu’il refusait auparavant toute intervention européenne.
  L’ambiguïté de la position de la Russie envers l’offensive, en plus de son manque de soutien aux forces de la Résistance et sa négligence du droit de retour aux palestiniens. Comme si le monde arabe affrontait l’occident (chrétien) qui cherche à s’emparer des biens du Moyen Orient.

La guerre ne s’est pas terminée... elle se poursuivra politiquement

La guerre militaire est bien terminée pour continuer sur le plan politique et économique :

  Israël continuera le blocus d’une façon ou d’une autre en contrôlant les matières transmises à la Bande de Gaza, surtout les matériels de construction.
  Israël contrôlera aussi la reconstruction et imposera le pouvoir d’Abbas comme fait accompli au Gazaouis, ce qui pourra créer une différence entre la population et la Résistance.
  Israël empêchera la Résistance d’organiser s sa force militaire par les services d’information et les mesures de sécurité au long de la frontières palestino-égyptienne.

Walid Soucaria

Al Jazeera –

Vous pouvez consulter cet article ici :  http://www.aljazeera.net/NR/exeres/...
Traduction de l’arabe : Soumaya Alimam :

http://www.info-palestine.net/


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n°347 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 26-02 : Suite - Stratégique de la guerre contre Gaza.


n°347 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de  Palestine -  26-02 : Suite - Stratégique de la guerre contre Gaza.



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

              347 du 26-02                                                    C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire   Suite

1-3  L'espace comme enjeu.

1-4  L’occupation israélienne vise la démolition complète de l’économie palestinienne.

1-5  En lançant « Plomb endurci » les 3 faucons que sont Olmert, Barak et Livni, projetaient d’affaiblir, voire d’éradiquer le Hamas.

1-6  Peut-on reconstruire Gaza sans le Hamas ?

1-7  Cachez-moi ce Hamas !



1-3 L'espace comme enjeu.
Mur de "sécurité" : Colonisation : cloisonnement et apartheid

Le but est ici de vous présenter quelques grandes lignes de repère pour appréhender la complexité des relations entre Israéliens et Palestiniens.
Mes recherches sur les relations frontalières autour de l'Etat d'Israël m'ont amené à porter une attention particulière à la question de la construction du Mur, à celle de la colonisation. Ce sont ces deux angles que je vous propose de développer progressivement au fil des mises à jour...
Derrière ces deux axes, la question de l'appropriation sociale de l'espace se pose avec force et violence. L'emprise sur l'espace, sur la "terre" comme on entend souvent, matérialise le conflit autour d'une appropriation de l'espace. La construction du Mur comme la colonisation en Cisjordanie participent de cette dynamique sociale.
Plus largement, la question que l'on peut poser sous forme d'hypothèse est de savoir si l'analyse des relations frontalières entre Palestiniens et Israéliens permet de comprendre les rapports sociaux, si ces relations frontalières en matérialisent la nature ?

Le Mur. Du cloisonnement à l'apartheid

Une campagne internationale est lancée afin de :
- Stopper la construction du Mur
- Démanteler la partie déjà construite
- Rendre les terres confisquées pour sa construction
- Donner des compensations pour toutes les pertes occasionnées..

En juin 2002, Israël décide la construction d'un mur le long de la « ligne verte » (la frontière de 1967, avant la guerre de Six Jours), entre la Cisjordanie et le territoire israélien. Le but officiel de ce Mur est d'interdire l'accès aux Palestiniens à Israël. Les différents attentats de Kamikazes palestiniens ont plongé l'ensemble de la société israélienne dans la peur. La construction de ce mur est accueillie pour nombre d'israéliens comme une réponse à la violence et à l'insécurité qu'ils vivent. Les barrières qui jusque-là existaient entre Israël et la Cisjordanie ne suffisent plus à sécuriser Israël.
Initialement, il est prévu que le mur de huit mètres de haut soit construit en trois ou quatre phases et s'étende sur 350 km. Les villes cisjordaniennes d'où proviennent les kamikazes, comme Jénine, Naplouse, Tulkarem et Qalqilya, sont totalement isolées de l'État israélien. Jérusalem sera pour sa part coupée de la Cisjordanie. C'est une véritable logique de cloisonnement qui se met en place.
La première phase du projet prend environ six mois et représente plus de 100 km de construction, contournant Jénine jusqu'à un point au nord-est de Tel-Aviv. Le tout devait être complété en deux ou trois ans. Le coût de ce projet, qui inclut également des zones tampons, des barrages et des postes d'observation est faramineux. Il est question d'un million de $ (us) par kilomètre.
Dans ce mouvement de construction du Mur, il est à noter que de nombreux espaces sont de fait annexés car le tracé du Mur va bien au-delà du tracé de la "ligne verte". Des blocs de colonies sionistes situées en Cisjordanie sont également intégrés derrière ce mur et les espaces importants au regard de la superficie de la Cisjordanie se retrouvent interdits d'accès aux Palestiniens.
Le cloisonnement des populations palestiniennes derrière ce mur de huit mètres de haut est, en bien des endroits, totalement Kafkaïen. Parfois, des villes ou des quartiers entiers sont coupées en deux, des palestiniens se retrouvant de part et d'autre du Mur. Ce Mur matérialise le cloisonnement et un nouvel apartheid.
 

Colonisation et appropriation de l'espace

La colonisation des territoires (normalement attribués aux Palestiniens comme le prévoient les textes internationaux) est un fait qui s'impose par la force aux populations palestiniennes. Les implantations et colonies s'égrènent sur l'ensemble de la Cisjordanie. Les retraits effectués dans la bande de Gaza lors du mois d'Août 2005 sont à noter car ils constituent un premier pas. Cependant, nombre d'observateurs de la situation en Palestine considèrent que ces retraits à Gaza sont l'arbre qui cache la forêt. La Cisjordanie est en effet très largement colonisée. L'intérêt de cette colonisation est du point de vue des colons de s'approprier des terres, souvent cultivables, ou considérées comme "saintes". C'est sans doute dans ces deux approches que réside l'essentiel des buts. Sans doute pourrions-nous ajouter que cela permet aussi d'interdire de fait toute création d'un Etat Palestinien, spatialement viable, tant les colonies coupent toute continuité spatiale. En bien des endroits, le mur de sécurité sépare spatialement et socialement les palestiniens entre eux...

Les étapes de la colonisation...

1) implantations.
La colonisation commence bien souvent par une implantation de quelques colons juifs dont les buts peuvent être politique et religieux. Cette implantation se fait de façon unilatérale. Les autorités israéliennes peuvent être mises devant le fait accompli comme les populations palestiniennes. Mais la plupart du temps, les implantations sont planifiées.
Ce premier stade, s'il peut s'inscrire dans la durée, doit permettre ensuite de rendre cette implantation plus viable, construite solidement. Les habitations de ces premiers instants de la colonisation sont souvent des mobil Home, autour desquels se trouvent les lieux de cultures et d'activité. L'implantation se construit comme un camp retranché, entouré de fils barbelés, avec des tours et des locaux d'observation des alentours, avec des gardiens armés aux entrées...

2) colonies en dur.
Dans cette seconde phase, l'implantation devient véritablement une colonie au sens de ville nouvelle, exclusivement réservée à des sionistes. La colonie fonctionne presque de façon autonome et les activités économiques lui apportent des moyens financiers pour se développer.
Les familles sont plus nombreuses et la politique de construction et de développement de la colonie entraine une diffusion spatiale de son implantation. Cette croissance peut entrainer des expulsions de palestiniens (expropriation de terres cultivables et de terrains jusque-là occupés par des palestiniens). De véritables lotissements d'habitation sont construits et l'armée assure la protection de la colonie avec le renfort de milices composées de colons autorisés à porter des armes de guerre.

3) peuplement des colonies.
Enfin, dans le prolongement de la seconde phase, la colonie doit prospérer. Pour cela la politique de peuplement de la colonie doit apporter des forces nouvelles. La question du nombre se pose alors de façon centrale.
La démographie est aussi un enjeu dans l'esprit des colonssionistes. Les équipements sociaux en direction des mères et des enfants démontrent tout l'intérêt et l'aspect capital que représente l'accroissement naturel au sein des colonies.
Par ailleurs, il est à noter que ce sont souvent des "néo-israéliens", c'est-à-dire des juifs de la diaspora venant d'arriver en Israël dans le cadre de l'Aliya qui vont renforcer le peuplement des colonies. Ceci peut s'expliquer par divers motifs, parfois religieux, mais aussi très souvent par le fait que de nombreuses aides sont allouées aux nouveaux arrivants qui font le choix d'aller vivre dans une colonie.

L'emplacement des colonies est-il le fruit du hasard ? 

Cette question permet de mettre en lumière les stratégies d'appropriation de l'espace, mais aussi de revenir sur la symbolique et le sens de la colonisation.
La colonisation est un acte d'appropriation fort que les colons imposent aux palestiniens par la force, ou tout au moins par une logique de fait accompli. Dès lors, il donne lieu à un processus de résistance à cette spoliation des terres et aux expulsions qui ont lieu.
Dans ce contexte, le choix de l'emplacement répond à des objectifs stratégiques à la fois politiques et militaires, mais aussi économiques et idéologiques. Si on se déplace en Cisjordanie, on peut constater que la topographie des lieux est particulièrement utilisée et prise en compte. Autrement dit, les hauteurs sont souvent des lieux stratégiques d'implantation. L'aspect militaire et défensif guide bien souvent pour une part le choix de s'implanter à tel endroit plutôt qu'à tel autre. Le choix de la hauteur est donc d'un certain point de vu tout à fait logique. Pour bien comprendre cette stratégie voir l'article consacré à cette question de manière plus détaillée dans
Villes détruites, villes construites. Réflexion sur les stratégies politiques et militaires à partir de l'exemple des conflits israélo-arabes (Liban, Israël, Palestine) (article publié en 2008 dans la revue Politique et sociétés).
A côté de l'approche "militaire" de l'implantation, il y a bien évidemment d'autres critères : la qualité des terres environnantes, plus ou moins propices à la culture ou à une activité économique, la distance par rapport à Israël et aux voies de communications. La question de l'eau représente aussi un intérêt stratégique majeur.
Enfin, on peut aussi analyser ce choix de se placer en hauteur, d'un point de vue plus social. Le fait que la colonie se voit lorsque que le regard se porte au loin, c'est aussi envoyer un message fort qui consiste à rappeler aux palestiniens la présence incontournable des colons israéliens. En se situant sur les hauteurs géographiques la hiérarchie sociale sous-jacente au projet colonial s'en trouve matérialisé aux yeux de tous. C'est comme un rappel incessant à une réalité palestinienne qui se traduit par une absence de souveraineté, d'indépendance et de liberté.
Ainsi, le choix de l'implantation se trouve enlacer entre "voir" et "être vu", symbolisant totalement le pouvoir et la domination.

http://www.geographie-sociale.org/Palestine-israel-frontiere.htm

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n°347 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 26-02 : Suite - Stratégique de la guerre contre Gaza.


n°347 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de  Palestine -  26-02 : Suite - Stratégique de la guerre contre Gaza.



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

              347 du 26-02                                                    C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire   Fin

1-8  Obama : un changement (de rhétorique) auquel on peut croire.

1-9  Mohamed Hassan : « Gaza est un endroit normal avec des gens normaux »

1-10 Israël, une démocratie catastrophe !

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Le massacre de la famille Baaloucha, un autre exemple de la sauvagerie israélienne.

2-2 Uri Blau : Une entreprise de Lieberman ferait du commerce avec des responsables de l’Autorité Palestinienne.

3 Annexe

3-1 Mahmoud Rached Ghaleb : création le mois prochain du premier organe arabe pour la supervision de la situation des droits de l’homme dans le monde arabe.



1-8 Obama : un changement (de rhétorique) auquel on peut croire.

Le Rapport Anti-Empire

BLUM William

J’ai toujours dit que quels que soient les changements qui pourraient se produire en matière de politique intérieure, tels que ceux que nous avons déjà constatés en matière d’environnement et d’avortement, l’administration Obama ne procédera à aucun changement significatif en matière de politique étrangère des Etats-Unis. Il en faudrait pourtant peu pour soulager les souffrances imposées régulièrement à l’humanité par l’Empire Américain. Et dans la mesure où il est possible de connaître l’opinion d’Obama sur un sujet controversé, il semblerait bien qu’il soit un partisan de l’Empire.

La bulle Obama aurait déjà du éclater avec les multiples frappes aériennes US au Pakistan au cours des premiers jours de son mandat. Le Pentagone informa la Maison Blanche de ses plans et la Maison Blanche ne formula aucune objection. Alors les bombes sont tombées – ainsi que le premier crime de guerre d’Obama.

Les dizaines de victimes étaient, bien sûr, tous des méchants, y compris les femmes et les enfants. Comme toujours avec ces bombardements, nous ne connaîtrons jamais les noms des victimes – et si ça se trouve, même au Pakistan ils n’en savent rien – ni quels étaient leurs crimes qui méritaient la peine de mort. Un pauvre Pakistanais a probablement gagné une coquette somme en racontant aux autorités qu’un méchant vivait dans la maison, là-bas. Et tant pis pour tous ceux qui avaient le malheur de vivre sous le même toit que le méchant. En admettant bien sûr que le méchant vivait effectivement dans la dite maison, là-bas.

….

J’aurais bien voulu être un Obamaniaque. J’envie leur enthousiasme. Voici, sous forme d’une lettre ouverte au Président Obama, quelques uns des « changements auxquels on peut croire » dans la politique étrangère qui réussiraient à convaincre un incroyant comme moi.

ISRAEL

Voici la tâche la plus difficile pour vous, mais où vous pourriez marquer aussi le plus de points. En annonçant qu’Israël n’est plus le 51eme état de l’Union vous vous attirerez toute la colère du lobby le plus puissant du monde et de ses nombreux partisans fortunés, ainsi que celle de la Droite Chrétienne Fondamentaliste et aussi d’une bonne partie des médias. Mais si vous désirez réellement la paix entre Israël et la Palestine vous devez supprimer toute aide militaire à Israël, sous toutes ses formes : matériel, logiciel, personnel, financier. Et arrêtez de dire au Hamas qu’il doit reconnaître Israël et renoncer à la violence si vous ne dites pas à Israël qu’il doit reconnaître le Hamas et renoncer à la violence.

….

M. Le Président, il y aurait encore beaucoup de choses à faire pour réparer notre politique étrangère si vous voulez réellement être pris au sérieux en tant que leader moral, comme Martin Luther King Jr : il faudrait bannir l’usage de l’uranium appauvri, les bombes à fragmentation, et autres armes terrifiantes ; rejoindre la Cour de Justice Internationale au lieu de tenter de la saboter ; demander pardon pour des tas de raisons en plus de celle invoquée pour le Vietnam ; et beaucoup d’autres choses encore.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous désirez réellement apporter un peu de bonheur dans ce monde triste, rendre l’Amérique crédible et sympathique, arrêter de créer des armées de terroristes anti-américains et gagner le coeur de gens comme moi.

Savez-vous que vous pourriez éliminer tous les déficits aux Etats-Unis, fournir un système de santé gratuit et une éducation universitaire gratuite à chaque américain, financer un nombre incalculable de programmes sociaux et culturels, simplement en mettant fin aux guerres en Irak et en Afghanistan, en vous abstenant de déclencher de nouvelles guerres et en fermant les plus de 700 bases militaires du Pentagone ? Considérez une telle action comme la dividende de la paix promise aux Américains une fois la Guarre Froide terminée, et qu’on attend toujours... Que diriez-vous de leur en faire cadeau maintenant, M. Président ? Il n’est pas trop tard.

Mais voilà, vous êtes dédié à l’Empire, et l’Empire se dédie à la guerre. Dommage.

William BLUM

Notes

(1)     Washington Post, January 24, 2009
(2) Interview with al Arabiya TV, January 27, 2009
(3) Gorbachev speaking in Florida, South Florida Sun-Sentinel, April 17, 2008
(4) http://www.killinghope.org/bblum6/polpris.htm
(5) Washington Post, May 5, 2007, p.1
(6) New York Times, January 11, 2009
(7) Washington Post, January 19, 2009
(8) Newsweek, May 27, 2002
(9) Press Trust of India (news agency), December 21, 2007
(10) Washington Post, November 26, 2008
(11) (en anglais) http://www.killinghope.org/bblum6/panam.htm

William BLUM

Traduction VD pour le Grand Soir

 http://www.legrandsoir.info

Article original :  http://killinghope.org/bblum6/aer66.html


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27/02/2009

n°346 - Dossier de Palestine -25-02 –Début -: « Obama soutient dans les faits la politique d'Israël »


n°346 - Dossier de Palestine -25-02 –Début -: « Obama soutient dans les faits la politique d'Israël »



                         Dossier de Palestine      

                                        N°346                          25-02

                                C.De Broeder &  M.Lemaire   

 


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Tiré a part

Pour le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes !

2 Les brèves

2-1 Kerry à Gaza : Le Hamas doit affirmer une volonté de paix(…)

2-2 Trêve : Pas d'accord sans une libération de Shalit.

2-3 Les brèves (Spécial élections)

1 L’encombrant Nétanyahou de retour

2 L’ascension de l’homme des missions sales reflète la montée du fascisme en "Israël"

3 La droite se renforce.

4 Netanyahu échoue à rallier Livni pour un gouvernement élargi.

5 Rami Almeghari : À Gaza, les Palestiniens réagissent aux élections israéliennes.

Suite

3 Dossier

3-1 Mohannad El-Khairy : Le message de Livni : diviser pour régner

3-2 Dr. Haidar Eid : Gaza 2009 : Culture de résistance versus défaite.

Fin

3-3 Ben White : L’histoire réelle d’Israël-Palestine se passe en Cisjordanie.

3-4 Election en Israël : Rien de nouveau sous le soleil.

3-5 Noam Chomsky : « Obama soutient dans les faits la politique d’Israël »


 NB : Demain paraitra le "Analyse & Géopolitique de Palestine"    



Tiré a part

Pour le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes !

A l’occasion des élections européennes de juin 2009, nous adressons un appel urgent à tous les candidats aux 736 sièges du Parlement européen.

Nous leur demandons de s’engager à obtenir le retrait immédiat et inconditionnel du Hamas et de toutes les organisations de libération palestiniennes de la liste européenne des organisations terroristes.

Nous demandons que l’Union européenne reconnaisse le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.

Cela implique la reconnaissance du Hamas par l’Union européenne comme un mouvement légitime de libération nationale

Cette liste est déjà impressionnante
Le MIR, par la signature de sa porte-parole, Houria Bouteldja, est partie prenante de cet appel. De nombreuses personnalités européennes et internationales l’ont déja signé parmi lesquelles : François Houtart (professeur émérite de l’Université catholique de Louvain), Jean Bricmont (physicien), Mairead Maguire (prix Nobel de la Paix ), Jose Saramago (écrivain), Gilad Atzmon (artiste de jazz et écrivain), Tariq Ramadan (professor, Oxford/Erasmus Universities), Tariq Ali (écrivain), James Petras (Bartle professor emeritus Binghamton University), Nadia Yassine (fondatrice de la section féminine du mouvement Justice et Spiritualité), Saïd Bouamama (sociologue), Alima Boumediene Thiery (sénatrice)...Gilad Atzmon, Tariq Ramadan, José Saramago, Tariq Ali, François Houtart, Jiulietto Chiesa, Mairead Maguire

mais en même temps, il y a beaucoup de députés , des écrivains, des professeurs, des activistes pour la paix et contre la guerre en Palestine, des syndicalistes, les artistes que nous ne sommes pas arrivés à contacter pour le moment.

Voir premiers signataires ci-joint.

22-02

http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EkFVuVEEEFdhRvHxsf.shtml

http://www.geostrategie.com/1342/appel-pour-le-retrait-du-hamas-de-la-liste-europeenne-des-organisations-terroristes


2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 Kerry à Gaza : Le Hamas doit affirmer une volonté de paix(…)

Territoires palestiniens : Les membres démocrates du Congrès US ont évité tout contact avec le Hamas, qu'ils ont accusé d'avoir provoqué Israël.

John Kerry ainsi que Brian Baird et Keith Ellison, membres de la Chambre des représentants, sont allés se rendre compte des destructions dans la bande de Gaza, mais ils ont évité tout contact avec le Hamas.

Il s'agissait de la première visite d'une délégation américaine depuis le déclenchement de la seconde intifada en 2000. M. Kerry s'est rendu dans une école américaine détruite par les bombes dans le nord de la bande de Gaza, et il a demandé aux administrateurs si Israël laissait passer un ravitaillement suffisant pour les 1,5 million d'habitants du Territoire.

« Vos dirigeants politiques (le Hamas) doivent prendre des décisions critiques et affirmer clairement une volonté de paix, et ces décisions fondamentales n'ont pas été prises », a dit M. Kerry à Gaza. « Deuxièmement, vos dirigeants politiques doivent comprendre que toute nation qui subit depuis de nombreuses années des tirs de roquettes menaçant ses citoyens va riposter », a-t-il ajouté. « Vous savez, ce qui est important est de ne pas avoir un débat à reculons. Il est important d'aller de l'avant. Il existe une voie en avant. (...) Aidez-nous à trouver la paix », a encore dit M. Kerry, sans donner de précisions sur cette voie en avant. « Je sais que le président Obama est déterminé à tenter de régler des questions très, très difficiles », a-t-il aussi assuré.

M. Kerry a également assuré que la politique américaine de boycottage du Hamas restait inchangée.

Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas, jugé que les propos de Kerry sur le Hamas faisaient fi du choix démocratique du peuple palestinien.

Pour leur part, MM. Baird et Ellison ont précisé que leur visite n'avait pas été officiellement sanctionnée par la Maison-Blanche. « L'ampleur des destructions et de la souffrance humaine ici est stupéfiante », a affirmé M. Baird. « Les restrictions israéliennes arbitraires et déraisonnables sur l'entrée de la nourriture et des matériaux de reconstruction sont inacceptables et indéfendables », a renchéri M. Ellison.

20/02
http://archives.lorientlejour.com/


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n°346 - Dossier de Palestine -25-02 –Suite -: « Obama soutient dans les faits la politique d'Israël »


n°346 - Dossier de Palestine -25-02 –Suite  -: « Obama soutient dans les faits la politique d'Israël »



                         Dossier de Palestine      

                                        N°346                          25-02

                                C.De Broeder &  M.Lemaire   



3 Dossier

3-1 Mohannad El-Khairy : Le message de Livni : diviser pour régner

3-2 Dr. Haidar Eid : Gaza 2009 : Culture de résistance versus défaite.


 NB : Demain paraitra le "Analyse & Géopolitique de Palestine"    



3 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

3-1 Mohannad El-Khairy : Le message de Livni : diviser pour régner

Sommes-nous, en tant qu’Arabes, arrivés au moment où la normalisation inconditionnelle avec l’Etat d’apartheid d’Israël est imminente ? La liquidation totale des droits humains des Palestiniens est-elle par conséquent toute proche ?...

Le 2 février 2009, la ministre des Affaires étrangères israélienne, Tzipi Livni, l’un des architectes du massacre de Gaza en 2008/2009 et qui sera parmi les vainqueurs aux élections israéliennes de février, s’est adressée à de hauts responsables de gouvernements, des mondes économique et universitaire, d’Israël et de différents pays pour débattre des questions stratégiques nationales, régionales et mondiales urgentes touchant à Israël, lors d’une réunion appelée conférence annuelle d’Herzliya.

Le thème de son intervention était axé sur la façon dont évoluent le monde et les menaces autour d’Israël, et comment l’Etat se trouvait par conséquent face à des « opportunités » nouvelles, et elle a déclaré quelque chose qui me tourne dans la tête :

« Nous étions habitués à nous sentir isolés dans le Moyen-Orient avec tout le monde arabe contre nous, nous regardons autour de nous et soudain, nous nous apercevons qu’il y a d’autres pays aux côtés d’Israël - des pays arabes, islamiques qui ne voient plus Israël comme l’ennemi, des pays qui ont compris que l’Iran était leur principal ennemi, qui voient autant que nous une menace dans l’Iran. L’islam radical est une menace et ces nations en comprennent, mieux que d’autres, la signification, car elles sont accoutumées, chez elles, à ces mêmes éléments radicaux. Et ces nations sont du même côté que nous. »

Globalement, le massacre de Gaza a conduit à diviser en deux les gouvernements arabes, sur deux grandes lignes idéologiques : une qui amène des gouvernements capitulards à se plier aux ordres sionistes - ce qu’on appelle les « modérés » dans le langage occidental ; et une autre qui suit une approche plus pragmatique, insistant sur une réaction appropriée et des solutions pratiques à la politique israélienne d’apartheid en Palestine.

Les complices

D’après le Centre palestinien d’information - groupe d’information indépendant qui vise à rééquilibrer les images souvent déformées présentées par les principaux médias sur le conflit du Moyent-Orient -, d’après ce centre, pendant que Livni intervenait à Herzliya, le gouvernement égyptien faisait sauter des tunnels et installait des caméras de surveillance dans le passage frontalier tristement célèbre de Rafah, entre l’Egypte et la bande de Gaza. Alors qu’Israël maintient son blocus depuis vingt mois sur Gaza, le gouvernement égyptien a bloqué les livraisons d’un carburant dont Gaza a désespérément besoin, reprenant les exigences de l’Etat d’apartheid pour sa sécurité. Et Mark Lavie, de l’Associated Press, déclare : « Répondant aux préoccupations israéliennes, des ingénieurs de l’armée US sont arrivés à la frontière Gaza/Egypte dimanche, pour installer un radar Terre-pénétrant (GPR) et pouvoir détecter les tunnels de contrebande. On a vu quatre camions militaires chargés de caisses en bois et de foreuses entrer dans le terminal de Rafah avec quatre ingénieurs de l’armée des Etats-Unis. Les officiels égyptiens qui parlent ainsi le font sous condition d’anonymat vu la sensibilité du sujet. » En fait, le 31 décembre 2008, le quotidien israélien Ha’aretz a même confirmé une déclaration d’Ehud Olmer comme quoi « un certain nombre de dirigeants arabes l’avaient encouragé à maintenir la pression militaire sur le Hamas et à ne pas arrêter l’opération militaire contre Gaza. »

Selon Ali Abunimah - spécialiste du Moyen-Orient et auteur de Un pays : proposition audacieuse pour sortir de l’impasse israélo-palestinienne -, le raisonnement qui sous-tend l’appui de dirigeants arabes aux agressions contre Gaza vise, en partie, à envoyer un message clair à leur propre peuple, à savoir que toute dissidence, sous quelque forme que ce soit, serait impitoyablement écrasée. Il écrit : « Les dictatures "modérées" et les monarchies absolues, soutenues par les USA et menées par l’Egypte et l’Arabie saoudite, ont appuyé le projet israélien dans l’espoir de démontrer à leur propre peuple que toute résistance - contre Israël ou contre leur propre régime décadent - [serait] vaine. »

Il est intéressant de souligner que l’alliance saoudienne/sioniste remonte au début du 20è siècle. Dans son livre Churchill et les Juifs, Michael Joseph Cohen présente le projet Philby de 1939 : un projet conçu par Jack Philby - agent britannique du bureau colonial des renseignements et conseiller d’Ibin Saud (premier monarque du royaume saoudien) - qui sut obtenir des sionistes des fonds d’un montant de 20 millions de livres pour garantir la succession du nouveau roi dans la péninsule arabique, sous la condition que les nations arabes alentours absorbent la création prévisible de réfugiés palestiniens et de leur misère. La rencontre a eu lieu à Londres entre David Ben Gourion et Chaim Weizmann, où Philby leur a offert une immigration importante vers la Palestine s’ils soutenaient le fils d’Ibn Saud et son successeur futur, Faisal. Des mois plus tard, accompagné de Fuad Bey Hamza, fonctionnaire saoudien des Affaires étrangères, Philby proposait à Weizmann de payer à Ibn Saud les 20 millions de livres pour réinstaller les Arabes palestiniens. Selon Philby, la direction sioniste a accepté son projet et Ibn Saud a insisté pour qu’il reste secret de crainte de se voir accusé de trahison de la cause arabe. Les objectifs à court terme de cet accord étaient le contrôle politique et territorial. Cependant, il existait un agenda à plus long terme, dont les origines remontent à bien plus loin encore ; un agenda que Livni a exposé de façon catégorique dans son discours d’Herzliya.

La division chiite/sunnite est entretenue par l’Etat d’Israël pour isoler davantage la place de l’Iran dans la région. Chose intéressante, alors que les dernières élections en Israël montrent un net glissement vers le fascisme, les éléments d’extrême droite ont poussé les leaders sunnites, en Arabie saoudite et en Egypte, à raviver les vieux clivages entre musulmans au détriment des milliers de Palestiniens tués, blessés et déplacés dans la bande de Gaza, leurs propres coreligionnaires, sacrifiés au nom de la peur d’une « influence perse » au Moyen-Orient. Le 17 janvier 2009, Sami Moubayed écrivait un brillant article publié par Asia Times, intitulé Vieilles batailles, nouveaux prétendants dans le Golfe. Il y souligne que « la principale raison de cette animosité est l’Iran. Le président de l’Egypte Hosni Mubarak et le roi Abdullah d’Arabie saoudite font valoir que l’Iran cherche à en imposer dans le monde arabe - via la Syrie -, en Iraq, au Liban et dans les Territoires palestiniens. Ils craignent la puissance iranienne et que son engagement à étendre la Révolution islamique de 1979 ne stimule les chiites saoudiens, mettant alors en évidence la faiblesse de l’islam wahhabite saoudien et peut-être conduisant au renversement de la maison des Saoud. » En fait, quand Israël a attaqué le Liban en 2006, les hauts fonctionnaires saoudiens et égyptiens avaient perçu la guerre comme une chance dans le malheur, espérant que les forces d’occupation israéliennes allaient finir de liquider l’influence chiite dans la politique nationale libanaise. Ce genre de complicité les amène à comploter avec l’Etat d’apartheid pour satisfaire la suprématie américaine sur la région.

Les pragmatiques

La préoccupation croissante face à la division continue entre les Arabes et l’Iran en a motivé d’autres pour aborder la politique israélienne (c’est-à-dire les crimes de guerre) en Palestine dans une démarche plus pragmatique. Le rôle du Qatar, principal médiateur entre rivaux politiques dans la région, est apparu comme une alternative nouvelle particulièrement nécessaire pour les régimes vénaux du Moyen-Orient. Sa popularité s’est accrue de façon spectaculaire après son engagement et l’accord des factions politiques du Liban qui en a suivi. Et quand la guerre contre Gaza a commencé en décembre dernier, le Qatar et la Syrie furent les premiers à exiger un cessez-le-feu alors même que Le Caire et Riyad soutenaient qu’à défaut d’anéantissement du Hamas, l’Iran obtiendrait le total contrôle sur la bande de Gaza. Effectivement, le dirigeant qatarien, Sheikh Hamad Bin Khalifa Al-Thani, écrit Moubayed, « apparai[ssai]t à la télévision nationale [et] appelait les Etats arabes ayant des liens avec Israël (référence claire à l’Egypte) à rompre ces liens, et il insistait pour que tous les Etats arabes participent au sommet de Doha [ce] vendredi (cette fois, le message est pour l’Arabie saoudite) ». S’opposant à ses projets, les Saoudiens ont appelé alors à un sommet islamique à Riyad le jeudi pour court-circuiter l’initiative qatarienne. Contre-attaquant, Hamad a lancé un appel au gel de l’Initiative de paix arabe, appelée autrefois « Projet Abdullah ». Et pour appuyer ses propos, à l’instar du Venezuela et de la Bolivie qui ont expulsé l’ambassadeur israélien de leur capitale, l’Emir du Qatar a rompu les relations commerciales avec l’Etat israélien en fermant ses bureaux commerciaux à Doha.

En dépit des liens militaires, économiques et politiques de la Turquie avec Israël, la tuerie de Gaza a enflammé ses rues avec des manifestations si passionnées et si bruyantes qu’elles ont mis à jour une relation diplomatique difficile avec l’Etat d’apartheid. En tant que médiateur clé dans la région et concentrant leurs efforts sur la valorisation des voies de dialogue avec le Hamas, les autorités turques ont indiqué publiquement qu’elles ne rompraient pas leurs liens avec Israël. A la place, elles ont choisi une voie plus stratégique pour agir sur l’Etat juif par la force diplomatique, tout en dénonçant ses crimes de guerre devant la communauté internationale et en recherchant un arrêt immédiat de la souffrance à Gaza. Pratiquement le monde entier a été témoin de la raclée qu’Erdogan a filé à Israël, via son président Shimon Peres, à Davos. Mais comme la véritable puissance de la Turquie repose sur ses forces militaires et sécuritaires, lesquelles restent étroitement liées à l’alliance USA/sioniste, beaucoup ont affirmé que l’esclandre verbale de la Turquie ne serait qu’un trompe-l’œil qui ne génèrera aucune action forte.

Pourtant, selon Avi Shlaim, professeur à Oxford (un vétéran des forces d’occupation israéliennes), Israël a besoin de la Turquie plus que la Turquie n’a besoin d’Israël. Ce déséquilibre ne fait pas qu’expliquer la stratégie de la Turquie, il met aussi Israël avec ses tendances droitières dans une situation délicate. Dans une interview exclusive au quotidien turc Zaman de ce jour 7 février, Shlaim explique : « La Turquie a commencé à comprendre son rôle de médiateur spécialement dans le contexte des relations israélo-syriennes. Elle est la Turquie, et rien d’autre. Ce ne sont ni les Nations unies, ni les Etats-Unis, ni la Grande-Bretagne, ni le Quartet qui ont parrainé les pourparlers indirects entre la Syrie et Israël. C’est une contribution essentielle [de la Turquie] au processus de paix au Moyen-Orient. La Turquie est un médiateur sincère. La Turquie a d’excellentes relations avec Israël comme avec les Arabes. La Turquie a une alliance stratégique avec Israël. Elle peut être un médiateur sincère - à la différence des Etats-Unis, qui ont été un médiateur malhonnête. » (*) Poussant cette réflexion, la télévision iranienne - le même jour que l’interview de Shlaim - publiait une information sur un procès, fondé sur l’article 13 du code pénal turc, qui permet aux tribunaux du pays de juger les personnes accusées de génocide ou de torture, même si les crimes ont été commis dans un autre pays. Aussi, les procureur de l’Etat turc ont-ils diligenté une enquête sur les allégations de crimes contre l’humanité et de génocide par des Israéliens dans la bande de Gaza.

Relation avec l’Iran

Ce qu’Israël réussit à mettre en place, c’est une restructuration du camp des pragmatiques en cultivant l’idée d’une menace chiite ou perse, sous la forme de l’ « Islam radical », au sein du monde arabe sunnite - alors que, en réalité, c’est l’idéologie expansionniste de l’Etat d’apartheid qui fait peser la plus grande menace sur la sécurité de la région, son indépendance et sa viabilité. Les positions égyptiennes et saoudiennes ne font que reprendre la rhétorique israélienne sur Gaza au lieu de représenter la volonté de leurs peuples, de dénoncer énergiquement les massacres et de rallier la position commune des pragmatiques. Selon elles, l’ennemi c’est l’Iran et son influence supposée sur la région, et elles y vont d’une musique qui enchante les oreilles américaines et sionistes, mais qui ignore complètement les liens religieux, culturels et ethniques avec l’Etat perse.

Car il est notoire que de nombreux khalijis (Arabes du Golfe) parlent le farsi (forme du persan parlé en Iran) ou sont chiites. Des pays arabes comme le Bahreïn, les Emirats arabes unis et le Qatar ont des communautés chiites solides, pacifiques et dynamiques. En réalité, si les sanctions de plus en plus fortes dans les domaines économique et financier ont entraîné une réduction des échanges commerciaux entre l’Iran et l’Europe, le volume de ces échanges entre l’Iran et les pays du GCC (Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe) ont régulièrement progressé. Le commerce bilatéral Iran/GCC a été multiplié par cinq, passant de 1,71 milliard de dollars en 2000 à 8,71 milliards en 2007 d’après le Middle East Times. Si la nation iranienne peut calculer sa présence historique dans la région en milliers d’années, le sionisme colonial n’existe officiellement que depuis 61 ans. Pareillement, si les échanges culturels entre Arabes et Perses sont intemporels, l’alliance arabo-sioniste n’est qu’un phénomène contemporain de la nature de laquelle la dépossession et le nettoyage ethnique s’imposent.

Quand j’ai entendu le discours de Livni, je me souviens de m’être demandé : Sommes-nous, en tant qu’Arabes, arrivés au moment où la normalisation inconditionnelle avec l’Etat d’apartheid d’Israël est imminente ? La liquidation totale des droits humains des Palestiniens est-elle par conséquent toute proche ? Et si les Palestiniens capitulards sont ce que les USA et l’Europe appellent un « véritable partenaire pour la paix », le monde arabe admet-il au bout sa défaite, permettant au mouvement sioniste d’atteindre ses objectifs impérialistes dans la région ? Le Eretz Israel - un Israël du Nil jusqu’à l’Euphrate - est-il à notre porte ? Est-ce cela la situation durable à laquelle se réfèrent les dirigeants du monde et la communauté internationale quand ils parlent de « paix au Moyen-Orient ? ».

Et puis, il m’est venu un petit sourire en coin - plutôt nerveux - et j’ai pensé : Eh bien, si quelqu’un peut mettre à plat la vérité, c’est peut-être bien Livni. Ce qu’elle a dit pourrait bien ne pas être très loin de la vérité. Et en s’adressant à ses propres sympathisants avec de telles déclarations sincères, révélatrices et criantes, non seulement elle a mis dans l’embarras certains dirigeants arabes, mais elle a révélé tout simplement leur véritable nature d’élément intégré au même establishment politique et au même ordre mondial que le système d’apartheid d’Israël est venu représenter.

Mohannad El-Khairy
Mohannad El-Khairy est Palestinien, il s’est installé à Dubaï après avoir vécu au Canada pendant 18 ans. Il a écrit cet article pour PalestineChronicle.com

 24 février

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6182


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n°346 - Dossier de Palestine -25-02 –Fin -: « Obama soutient dans les faits la politique d'Israël »


n°346 - Dossier de Palestine -25-02 –Fin  -: « Obama soutient dans les faits la politique d'Israël »



                         Dossier de Palestine      

                                        N°346                          25-02

                                C.De Broeder &  M.Lemaire   



3 Dossier (fin)

3-3 Ben White : L’histoire réelle d’Israël-Palestine se passe en Cisjordanie.

3-4 Election en Israël : Rien de nouveau sous le soleil.

3-5 Noam Chomsky : « Obama soutient dans les faits la politique d’Israël »


 NB : Demain paraitra le "Analyse & Géopolitique de Palestine"    



3-3 Ben White : L’histoire réelle d’Israël-Palestine se passe en Cisjordanie.

Si on les regarde dans leur ensemble, ces événements en Cisjordanie sont bien plus significatifs que les questions qui accaparent l’attention actuellement, comme les pourparlers de trêve avec le Hamas, ou les discussions sur un éventuel accord d’échange de prisonniers.
Il est plus que vraisemblable que vous n’ayez pas entendu parler des développements extrêmement graves de cette semaine dans le conflit israélo-palestinien.

En Cisjordanie, alors que ce fut “l’occupation normale”, quelques événements sont survenus qui, mis ensemble, éclipseraient Gaza, Gilad Shalit et Avigdor Lieberman.
D’abord, il y a eu un très grand nombre de raids israéliens sur des villages palestiniens, et des dizaines de Palestiniens enlevés.

Ces sortes de raids sont, bien sûr, habituels pour la Cisjordanie occupée, mais il semble que ces derniers jours, l’armée israélienne ait ciblé des endroits où la résistance civile palestinienne contre le mur de séparation est particulièrement vigoureuse.
Pendant trois jours d’affilée la semaine dernière, les forces israéliennes ont envahi Jayyous, village qui lutte pour sa survie puisque le mur et la colonie israélienne voisine volent ses terres agricoles. Les soldats ont occupé les maisons, détenu les habitants, bloqué les routes d’accès, saccagé les biens, battu les protestataires et installé des drapeaux israéliens sur les toits de plusieurs bâtiments.
Jayyous est un des villages palestiniens de Cisjordanie qui résistent de façon non violente au mur depuis plusieurs années maintenant. Pour les villageois, il ne fait pas de doute que la dernière attaque est une tentative d’intimidation du mouvement de protestation.
Au début de cette même dernière semaine, Israël a resserré encore davantage la mobilité palestinienne et les droits à la résidence à Jérusalem Est, fermant le passage qui restait dans le mur à Al-Ram, banlieue de la ville. Ce qui signifie que des dizaines de milliers de Palestiniens sont maintenant coupés de la ville et ceux qui ont l’autorisation devront maintenant entrer dans la ville par le nord, en passant par le checkpoint de Qalandiya.
Enfin, et cette fois il y a une couverte médiatique modeste, on a appris que la colonie d’Efrat près de Bethléem va être agrandie par l’appropriation d’environ 420 acres de terre déclarée “terre d’Etat”. Selon le maire d’Efrat, le projet est de tripler le nombre de résidents de la colonie.
Si on les regarde dans leur ensemble, ces événements en Cisjordanie sont bien plus significatifs que les questions qui accaparent l’attention actuellement, comme les pourparlers de trêve avec le Hamas, ou les discussions sur un éventuel accord d’échange de prisonniers.
Le Hamas lui-même est devenu un tel sujet de focalisation, que ce soit par ceux qui poussent à des discussions et la cooptation ou ceux qui plaident pour la destruction totale du groupe, qu’on en oublie le contexte plus large.
Hamas n’est pas le début ni la fin de ce conflit, un mouvement qui n’existe que seulement depuis les trente dernières années des soixante d’Israël.

La Charte du Hamas n’est pas un manifeste palestinien, et elle n’est même pas particulièrement centrale pour l’organisation aujourd’hui. Avant que le Hamas n’existe, Israël colonisait les territoires occupés et maintenait un régime exclusivement ethnique. Si le Hamas disparaît demain, la colonisation israélienne ne disparaîtra certainement pas.
Reconnaître ce qui se passe en Cisjordanie contextualise également la discussion sur la politique intérieure d’Israël, et la question en cours sur la formation de la coalition au pouvoir. Pour les Palestiniens, cela ne fait pas beaucoup de différence, qui sera finalement assis autour de la table du cabinet israélien, puisqu’un consensus existe parmi les différents partis sur une seule chose : une position de rejet ferme vis-à-vis de l’auto-détermination et de la souveraineté palestiniennes.
Pendant la couverture des élections israéliennes, alors qu’il était clair que la plupart des Palestiniens ne se souciaient guère de savoir quel candidat gagnerait, la raison de ce désintérêt n’a pas été expliquée. Que ce soit le Parti travailliste, le Likoud ou Kadima, les gouvernements israéliens ont sans faillir continué ou intensifié la colonisation des territoires occupés, soutenu la règle “séparés et inégaux” d’Israël, une réalité masquée par la fausse dichotomie “colombes contre faucons”.
Ce qui nous amène à la troisième raison expliquant pourquoi les nouvelles venant de Cisjordanie ont plus de sens que les pourparlers de trêve à Gaza ou la rivalité Netanyahu-Livni – qui est un rappel supplémentaire que la solution à Deux Etats est passée d’un but louable (et souvent peu sincère) à un slogan vide de sens, masquant l’absorption d’Israël de toute la Palestine/Israël et le confinement des Palestiniens dans des enclaves.
Le fait que la réalité de la Cisjordanie signifie la fin du paradigme de Deux Etats a commencé à être repris par des commentateurs libéraux et du courant dominant aux USA, au lendemain des élections israéliennes. Juan Cole, professeur d’histoire et bloggeur, a récemment souligné que ne restent actuellement que trois options pour Palestine/Israël : l’apartheid, l’expulsion ou Un Etat.
Le tracé du mur, et le nombre de Palestiniens qu’il affecte directement et indirectement, continue de ridiculiser tout projet d’un Etat palestinien. Jayyous est l’exemple que les “morceaux d’Etat” palestiniens entourés de grilles projetés par Israël sont aux antipodes de l’intention affirmée du Quartet et de bien d’autres, de deux Etats viables “côte à côte”. Comme l’a souligné la Banque Mondiale, la colonisation de la terre ne conduit pas à la prospérité économique, ni à l’indépendance fondamentale.
Entre temps, à Jérusalem Est occupée, Israël continue son processus de judaïsation, par la force de la bureaucratie et des bulldozers. Le dernier resserrement du nœud coulant à Ar-Ram est un exemple du risque que courent les Jérusalémites palestiniens de perdre leur statut de résident, victimes de ce qu’on appelle poliment “la bataille démographique”.
Il est impossible d’imaginer que les Palestiniens acceptent un jour un “Etat” dessiné par les contours du mur d’Israël, déconnecté non seulement de Jérusalem Est mais même d’autres parties de lui-même. C’est pourtant l’essence de la “solution” avancée par les dirigeants israéliens, au-delà des programmes des partis.
Pour voir la direction réelle prise par le conflit, regardez ce qui se passe en Cisjordanie, pas seulement à Gaza.

Ben White

Source : The Guardian

Traduction : MR pour ISM

 http://www.alterinfo.net/L-histoire-reelle-d-Israel-Palestine-se-passe-en-Cisjordanie_a30099.html

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26/02/2009

n°345 - Journal de Palestine -13-02 au 25-02- -Début - Gaza et le Hamas : Henry Siegman veut Rétablir la vérité.


n°345 -  Journal  de Palestine -13-02 au 25-02- -Début - Gaza et le Hamas : Henry Siegman veut Rétablir la vérité.


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.



 Journal de Palestine

   N°345                          du 13-02   au  25-02

                                               C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part

Le Fatah a utilisé Google Earth pour localiser des cibles à Gaza.

Reconstruction du territoire dévasté par l'offensive israélienne : Les Etats-Unis aiderait Abbas à hauteur de 900 millions de dollars.

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

Palestinienne

Suite 1

Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5 Médias/Vidéos 

5-1 Vidéo : Gaza: brisez le siège.

5-2 Gaza et le Hamas : Henry Siegman veut Rétablir la vérité.

 

NB : Demain paraitra  "Les Dossiers de Palestine"


13-02 au 25-02 : Peuple Palestinien : 1 tué  -  5 blessés

                        Occupants             :  0 tué  - 0 blessé



Tiré a part

Le Fatah a utilisé Google Earth pour localiser des cibles à Gaza.

23/2

Le Hamas a accusé lundi l'Autorité palestinienne d'avoir espionné ses hommes au profit d'Israël pendant la guerre à Gaza, en utilisant notamment le programme Google Earth pour localiser des cibles

"Des officiers et des membres des services de sécurité de Ramallah ont chargé leurs agents (à Gaza) de surveiller les mouvements de la résistance dans la bande de Gaza",  "Ces informations ont été envoyées à Ramallah (QG de l'Autorité palestinienne), puis transmises à l'ennemi (Israël) qui a visé des cibles sur la base de ces renseignements collectés avant et pendant la guerre", a affirmé lors d'une conférence de presse à Gaza, le porte-parole du ministère de l'Intérieur du Hamas Ihab al-Ghossein.

Lors de la conférence, plusieurs vidéos "de confessions" montrant des hommes affirmant être des membres du Fatah ont été diffusées.

Selon un chef du Renseignement du Hamas à Gaza, Abou Abdallah, des cartes, réalisées avec le programme Google Earth, ont notamment été transmises pour localiser précisément plusieurs cibles frappées ensuite par l'aviation israélienne.

"A l'aide du programme Google Earth, ces groupes ont préparé des cartes pour localiser des mosquées, des institutions, des tunnels ou des ateliers. Ils les ont envoyées à leurs responsables dans les services de sécurité en Cisjordanie juste avant la guerre", a affirmé Abou Abdallah à la presse.

Selon lui, les localisations de caches d'armes à Beit Hanoun (nord de la bande de Gaza) ont ainsi été transmises ainsi que des plans du domicile du Premier ministre du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dans le quartier de Chati à Gaza, des maisons, des tunnels et des positions du Hamas aux alentours.

http://fr.news.yahoo.com/

 

Reconstruction du territoire dévasté par l'offensive israélienne : Les Etats-Unis aiderait Abbas à hauteur de 900 millions de dollars.

24/2

Les Etats-Unis vont donner plus de 900 millions de dollars pour la reconstruction de Gaza, a indiqué lundi un responsable américain, avant la conférence des donateurs prévue la semaine prochaine.

L'aide sera humanitaire et les sommes destinées à la reconstruction du territoire dévasté par l'offensive israélienne contre la population de Gaza le mois dernier seront confiées à l'Autorité Palestinienne(…) , a précisé un diplomate.

AP



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

14-02

Des incidents frontaliers se sont poursuivis samedi. Selon l'armée israélienne, des palestiniens ont fait sauter une charge explosive près d'une patrouille militaire du côté israélien de la frontière Israël-Gaza.

Reuters

22-02

Trois roquettes et deux obus de mortier ont été tirés vers le sud d'Israël par des Palestiniens depuis la bande de Gaza. Ces engins n'ont fait ni victime ni dégât. Quelques heures plus tôt, une force israélienne avait pénétré dans la ville de Gaza avant de se retirer après des échanges de tirs avec des combattants palestiniens.

http://archives.lorientlejour.com/

 

Le Hamas c’est  approprié sept tonnes d’explosifs.
Extrait

Des responsables de l’Onu ont révélé que le Hamas s’était approprié sept tonnes d’armes et de bombes du Tsahal et n’ayant pas explosé.

Ces pièces d’artillerie étaient stockées dans des entrepôts de l’Onu dans la bande de Gaza.
A l’issue de l’opération “Plomb durci”, les résistants et les responsables de l’Onu ont récupéré d’immenses quantités d’armes et de munitions n’ayant pas explosé.

L’Onu a fait garder l’entrepôt où ont été rassemblées ces pièces d’artillerie par des hommes des “forces de sécurité” du Hamas.
Une équipe d’artificiers de l’Onu se trouve dans la bande de Gaza depuis la fin de l’opération ”Plomb durci” pour détruire les armes.

Il y a deux semaines elle a reçu l’autorisation de se rendre dans l’entrepôt où elle a découvert plus de sept tonnes d’explosifs, dont trois bombes d’une tonne chacune et huit charges plus petites mais encore utilisables.

Les armes comprenaient également une grande quantité d’obus 155 mm et des bombes au phosphore.
La BBC a affirmé que les artificiers de l’Onu attendaient que Tsahal les autorise à faire entrer dans la bande de Gaza du matériel professionnel permettant de neutraliser les pièces d’artillerie.

Les hommes de l’Onu ont besoin entre autre d’explosifs permettant de détruire les bombes entreposées sur les lieux. D’après la presse anglaise, les artificiers attendent également que Tsahal leur permettent de procéder aux explosions contrôlées.

Des représentants de l’UNRWA ont examiné les armes et une délégation d’artificiers de l’Onu devait arriver dans la bande de  Gaza pour les faire exploser de façon contrôlée. Mais il y a deux jours, les hommes de l’Onu ont découvert que les armes avaient disparu.

Yael Ancri

17-02


Bande de Gaza - Au jour le jour

16/2

Un Palestinien de 25 ans a été tué et cinq autres ont blessés dans une explosion à la frontière entre Gaza et Israël, ont rapporté des responsables hospitaliers palestiniens. Selon des responsables de la sécurité palestinienne, la déflagration s'est produite à Beit Lahiya dans le nord de la bande côtière palestinienne quand des personnes qui fondaient du métal pour recyclage ont accidentellement jeté un engin explosif dans le feu.

AP

18/2

Des avions israéliens ont visé tôt mercredi matin des tunnels de contrebande dans la bande de Gaza, à la frontière égyptienne, ainsi qu'une base du Hamas, abandonnée, près de la ville de Khan Younes, de source officielle palestinienne.

La base, déjà touchée lors de l'offensive israélienne de janvier dans la bande de Gaza, était déjà en partie en ruines. Cette fois, la Mosquée, encore debout, a été détruite.

AP

19/2

Des forces israéliennes comptant des blindés ont brièvement pénétré dans la ville de Gaza durant la nuit de mercredi à jeudi et sont reparties après des échanges de tirs, ont indiqué des témoins. Les blindés, couverts par un hélicoptère, sont entrés dans le secteur oriental de Gaza où ils ont ouvert le feu, a-t-on précisé.

AFP

23/2

L'armée israélienne a mené lundi un raid aérien dans le secteur central de la bande de Gaza, selon des témoins.

Les témoins n'ont pas été en mesure de préciser dans l'immédiat si ce raid avait fait des victimes.

Le raid a été mené à l'est du camp de réfugiés de Maghazi à la suite de tirs palestiniens sur une patrouille de l'armée israélienne, ont-ils affirmé.

AFP

Shalit blessé lors de l'offensive israélienne sur Gaza

Le soldat israélien Gilad Shalit, capturé en juin 2006 lors d'une  attaque israélienne sur gaza, a été blessé lors des trois semaines  d'offensive israélienne sur la bande de Gaza, a rapporté samedi le Saudi Daily, un quotidien basé à Londres. 

 "Je peux confirmer que Shalit a été blessé durant la guerre, et Israël est entièrement responsable de sa sécurité", a déclaré Abou Abir, le porte-parole des Brigades de Sallah el-Dein, la branche  armée des Comités populaires de résistance (PRC), à Al-Hayat, un  journal saoudien publié à Londres. 

 Le porte-parole n'a pas fourni d'autres détails sur la gravité  des blessures subies par M. Shalit, se contentant d'ajouter : "toute information sur Shalit doit avoir un prix et nous ne  voulons rien révéler". 

 (Xinhua)

21 février

 http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-02/21/content_821878.htm



2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)

Civils & résistants tués                                                                            :  6.878

Palestiniens blessés                                                                               :  54.226

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.199

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6.580

                                                                                                                ( 548  militaires/policiers


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  


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n°345 - Journal de Palestine -13-02 au 25-02- -Suite 1 - Gaza et le Hamas : Henry Siegman veut Rétablir la vérité.


 n°345 -  Journal  de Palestine -13-02 au 25-02- -Suite 1 - Gaza et le Hamas : Henry Siegman veut Rétablir la vérité.



 Journal de Palestine

   N°345                          du 13-02   au  25-02

                                               C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire

Politique Israélienne

NB : Demain paraitra  "Les Dossiers de Palestine"



b) Politique Israélienne

Olmert & Tzipi Livni

Olmert

15-02

Dimanche soir, Olmert a signifié qu'Israël ne rouvrirait pas les points de passage de Gaza tant que Shalit n'était pas libéré.
"Nous ne permettrons pas l'ouverture des points de passage de Gaza qui peuvent ramener la vie à la normale, certainement pas avant que Gilad Shalit ne rentre chez lui", a assuré Olmert.

"La position du Premier ministre est qu'Israël ne parviendra à aucun terrain d'entente sur une trêve avant la libération de Gilad Shalit", indique un communiqué diffusé par le cabinet d'Ehud Olmert.
http://www.palestine-solidarite.org:

 

Trêve: Olmert nomme deux responsables pour négocier avec l'Egypte

Olmert a nommé deux responsables pour remplacer Amos Gilad, qu'il a suspendu de ses fonctions de principal négociateur avec l'Egypte sur une trêve à Gaza, a indiqué mardi la radio publique.

Ces deux responsables sont Shalom Turjeman, conseiller de M. Olmert, et le chef du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, Youval Diskin, qui sera chargé du dossier des armes passant par des tunnels entre l'Egypte et la bande de Gaza, a ajouté la radio.

Interrogé par l'AFP, Mark Regev, porte-parole de M. Olmert, s'est refusé à confirmer ces informations en affirmant "qu'aucune décision officielle" n'avait été prise.

Selon le bureau du Premier ministre cité par les médias, la mise à l'écart du général de réserve Amos Gilad "n'aura pas d'effet sur les efforts entrepris en vue d'obtenir la libération de Gilad Shalit", soldat israélien enlevé en juin 2006 et détenu par les islamistes palestiniens du Hamas dans la bande de Gaza.

AFP

24/2

Tzipi Livni,

Livni favorable à l'abandon de "la moitié de la Terre d'Israël" en échange de la paix avec les Palestiniens

17/2

Livni, a affirmé lundi qu'Israël devait faire d'importantes concessions territoriales en échange de la paix avec les Palestiniens, se démarquant ainsi nettement de Nétanyahou. "Nous devons renoncer à la moitié de la Terre d'Israël", a-t-elle déclaré, en faisant référence aux terres bibliques comprenant le territoire actuel d'Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza.

La chef du parti Kadima a expliqué qu'une telle concession serait dans l'intérêt d'Israël en permettant de préserver son existence en tant qu'Etat juif.

Mme Livni a estimé qu'Israël devait prendre l'initiative et proposer son propre plan de paix. "Tout plan mis sur la table sera dans notre intérêt", a-t-elle assuré.

AP


2-1 Processus de paix.

14-02

Les services d'Olmert ont noté que toute décision prise dans le cadre des pourparlers sur le cessez-le-feu tiendrait compte de la nouvelle donne politique résultant des législatives israéliennes, marquées cette semaine par une montée des partis de droite.

Le parti centriste Kadima de la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni a obtenu un siège de plus que le Likoud de l'ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu, mais ce dernier semble en meilleure position pour former le prochain gouvernement de coalition.

De sources politiques, on rapportait vendredi que Livni et Netanyahu étudiaient la mise en place éventuelle d'un gouvernement d'union composé de leurs partis et des travaillistes.

En cas d'échec de ces efforts, Netanyahu pourrait se tourner vers des partis religieux et nationalistes susceptibles de rejeter un accord de cessez-le-feu avec le Hamas.

Reuters

Israël pousse vers l’impasse les négociations sur une trêve avec le Hamas
Le cabinet de sécurité israélien a conditionné hier à l'unanimité la conclusion d'un accord de trêve avec le Hamas à la libération du soldat Gilad Shalit, détenu depuis 2006 à Gaza. « Le cabinet de sécurité israélien a décidé à l'unanimité que la libération du soldat Shalit était la condition à tout accord avec le Hamas et à l'ouverture des points de passage » avec la bande de Gaza, a déclaré Meïr Sheetrit, ministre de l'Intérieur et membre de ce cabinet

Le cabinet de sécurité, composé de 12 ministres, est chargé de prendre des décisions majeures pour la politique israélienne qui sont ensuite entérinées par l'ensemble du gouvernement..

Dans un communiqué, le cabinet a nuancé cette déclaration en soulignant que la question d'une ouverture « plus large » des points de passage « sera examinée avec la libération de Shalit » qui se trouve « en tête de nos préoccupations ».

Le communiqué note que l'aide humanitaire transite déjà par ces passages.
Ce vote crucial est intervenu après un durcissement de la position israélienne sur les conditions de la trêve, notamment l'ouverture des points de passage avec Gaza.
Le Hamas « rejette ces conditions » qui « entravent délibérément les efforts égyptiens ». Israël « veut utiliser la trêve et Shalit à des fins politiques dans le cadre des tractations en cours » pour la formation d'un nouveau gouvernement, a précisé un porte-parole, Fawzi Barhoum.

18-02

www.wikio.fr/international/otages/guilad_shalit

23-02

Un responsable au bureau du Premier ministre a indiqué que M. Olmert avait décidé de "suspendre Amos Gilad de ses fonctions de négociateur avec l'Egypte, car il ne jouit plus de sa confiance", à la suite d'une interview accordée la semaine dernière au quotidien Maariv.

Dans ces déclarations, M. Gilad, conseiller pour les affaires politiques du ministère de la Défense, avait dénoncé la décision de M. Olmert de lier la conclusion d'un accord sur une trêve dans la bande de Gaza et l'ouverture des passages entre Israël et Gaza à la libération de Shalit.

"Je ne comprends ce qu'ils (au bureau de M. Olmert) tentent de faire.

 Insulter les Egyptiens? Nous les avons déjà insultés. C'est de la folie, c'est de la pure folie.

L'Egypte est notre dernière alliée dans la région", avait expliqué Amos Gilad.

AFP


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n°345 - Journal de Palestine -13-02 au 25-02- -Fin - Gaza et le Hamas : Henry Siegman veut Rétablir la vérité.

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4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5 Médias/Vidéos 

5-1 Vidéo : Gaza: brisez le siège.

5-2 Gaza et le Hamas : Henry Siegman veut Rétablir la vérité.

 

NB : Demain paraitra  "Les Dossiers de Palestine"



3 Politique Internationale des térritoires occupés

a) Pays Arabes & voisins

Égypte

20-02

Israël permet le passage d'aide humanitaire, mais a exclu la réouverture complète des points de passage permettant l'entrée des matériaux nécessaires à la reconstruction tant que le Hamas n'aura pas libéré le soldat franco-israélien Gilad Shalit, enlevé en 2006.

Hier, un haut responsable égyptien a exprimé « l'indignation » du Caire concernant cette condition à la trêve. « Le revirement d'Israël a démoli sa crédibilité auprès de l'Égypte », a ajouté le responsable.

http://archives.lorientlejour.com/

 

L'Egypte autorise des centaines de personnes dans la Bande de Gaza à franchir la frontière.

Les autorités du Caire ont autorisé des étudiants, des personnes qui disposent de permis de résidence et des malades à franchir la frontière entre la Bande de Gaza et l'Egypte, a déclaré dimanche un représentant de l'administration du Hamas au point de passage entre les deux territoires.

Adel Zourab a déclaré que l'Egypte avait accepté d'autoriser 500 étudiants, qui suivent des cours à l'étranger et 500 autres personnes ayant des permis de résidence pour l'Egypte ou d'autres pays, à emprunter le point de passage dimanche. D'après lui, 800 personnes suivies médicalement seront autorisées à franchir la frontière lundi.

L'Egypte a bouclé sa frontière  en juin 2007.

Le Caire a ouvert en certaines occasions le point de passage pour des périodes limitées.

Rafah est l'une des portes de la Bande de Gaza vers le monde extérieur. Israël a aussi fermé ses points de passage avec le territoire palestinien, autorisant seulement de temps à autre des acheminements d'aide humanitaire.

 22-02

AP

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article197


Maroc

Conférence internationale à Rabat pour archiver les crimes sionistes contre l'humanité.

Une conférence internationale de deux jours a commencé, le samedi 14/2, dans la capitale Marocaine, en recherchant la façon plus adéquate pour enregistrer et bien archiver les crimes de guerre sionistes qui ont été perpétrés contre les civils de Gaza durant les 22 jours horribles et très sanglants de la guerre sauvage israélienne.

La conférence a pour objectif de préparer des études et des recherches judiciaires concernant les crimes de guerre et le génocide sioniste perpétré froidement contre les habitants de Gaza, notamment les centaines d'enfants et de femmes, en utilisant des armes très puissantes et interdites au niveau international dont l'utilisation du phosphore blanc.

Cette conférence a été organisée par l'organisation islamique de l'éducation, des sciences et de la culture, avec la coopération des organisations juridiques palestiniennes, régionales et internationales, tout en appelant à unir les efforts pour arriver réellement à la condamnation des responsables sionistes devant les cours pénales internationales.

15/02- CPI



b) Le Monde

1 Usa (le parrain)

2 Les grandes manœuvres

L'avenir des relations israélo américaines sous réserves

Extrait

Se dirige-t-on vers une période de tensions diplomatiques entre Israël et son allié le plus fidèle, les Etats-Unis ?

Selon plusieurs informations parues dans la presse israélienne, l’attitude de la nouvelle administration américaine sur certains dossiers fondamentaux aurait en tout cas de quoi inquiéter Jérusalem…

Première éventuelle source de tension entre Jérusalem et Washington : la nouvelle donne politique consécutive au scrutin du 10 février dernier.

Il ne s’agit pas, naturellement, d’une ingérence directe dans les affaires internes d’Israël.
Toutefois, et ce n’est un secret pour personne, l’administration Obama aurait préféré qu’une majorité plus disposée aux compromis territoriaux soit issue des urnes.

Composant avec la réalité, le secrétariat d’Etat aurait fait part de l’espoir de Washington de voir se constituer un gouvernement d’union Likoud-Kadima. C’est en tout cas ce qu’a affirmé l’un des responsables du Likoud.
La question des implantations israéliennes en cisjordanie a de quoi, elle aussi, embarrasser le prochain gouvernement israélien. Selon certaines sources diplomatiques, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton aurait l’intention de faire pression sur Israël pour obtenir un gel total de la construction dans les implantations.

Enfin, Israël redoute un changement d’attitude des Etats-Unis concernant la seconde conférence internationale contre le racisme, qui se tiendra à Genève au mois d’avril. Des conseillers du président Obama tentent de le convaincre d’y envoyer des délégués, en dépit de l’engagement pris par son prédécesseur, George W Bush, sur le boycott américain de la conférence, baptisée ‘Durban 2’.
On se souvient que la première conférence internationale sur le racisme organisée par l’ONU en 2001 avait occasionné un véritable déferlement de déclarations et de manifestations anti-israéliennes et antisémites.
Des débordements qui avaient conduit les délégations israéliennes et américaines à quitter la conférence. Or le boycott de Durban 2 par Washington semblait jusque-là acquis.
On le voit, le prochain gouvernement israélien, quelle que soit sa composition et l’identité de son chef, aura fort à faire pour que les relations avec l’allié américain restent aussi positives qu’au cours de ces dernières années.

Nina Levy-Strauss

pour Guysen International News (Ndlr : journal extrême-droite)

16-02

http://www.guysen.com:80/articles.php?sid=9211

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25/02/2009

n°21- Dossier des Guerres de l'Otan-22-02 - 1- : Le conflit osséto-géorgien a brisé le mythe d'un monde unipolaire.


n°21- Dossier des Guerres de l'Otan-22-02 - 1- : Le conflit osséto-géorgien a brisé le mythe d'un monde unipolaire.


 Les dossiers des Guerres de l'Otan.  n° 21- 22-02

       C.De Broeder & M.Lemaire      



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Sommaire..

 

1 Dossier & Point de vue

1-1 Pour l’Occident la Géorgie est une bonne leçon !

1-2 Relations UE-OTAN : appel à une coopération renforcée.

1-3 Tous les chemins mènent à ... l’Afghanistan.

Suite 1

1-4 Rapport Anti-Empire : Obama : un changement (de rhétorique) auquel on peut croire.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Mahdi Darius Nazemroaya : Des conseillers militaires US entrainent les troupes georgiennes dans des actes de sabotage.

2-2 Non à l'OTAN et à une plus grande militarisation de l'UE.

2-3 Vers un nouveau statu quo dans le Caucase du Sud.

Suite 2

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Lavrov : Le conflit osséto-géorgien a brisé le mythe d'un monde unipolaire.

3-2 David J. Smith : le corridor est-ouest à travers le Caucase du Sud, est d'un intérêt vital pour l'occident.

3-3 Hans Christof von Sponeck : L’ONU et l’OTAN : Quelle sécurité et pour qui ?

Fin

4 Annexe

4-1 John Foster : La nouvelle « guerre » de l’énergie.

4-2 Edward S. Herman : OTAN: le Pitbull Impérial.

5 Pièce jointe (sur demande)

5-1 Ceux qui ont conçu et préparé l’attaque génocidaire contre le peuple ossète par l’armée géorgienne.

 



1 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 

1-1 Pour l’Occident la Géorgie est une bonne leçon !

De petits événements annoncent parfois un grand changement.

Le fiasco géorgien pourrait bien être l’un de ceux-là.

Il laisse présager la fin de l’après-guerre froide. Mais il ne marque pas le retour d’une nouvelle guerre froide. Il indique un retour bien plus important : celui de l’Histoire. L’après-guerre froide avait débuté sur une note de triomphalisme occidental, symbolisé par le livre de Francis Fukuyama La Fin de l’Histoire et le dernier homme [Flammarion, coll. “Champs”, 1993]. Le titre, audacieux, reflétait l’esprit de l’époque en Occident. L’Histoire s’était achevée avec le triomphe de la civilisation occidentale : le reste du monde n’avait pas d’autre choix que de capituler devant son avancée.
    En Géorgie,
la Russie a clamé haut et fort qu’elle ne capitulerait plus face à l’Occident. Après vingt ans d’humiliation, les Russes ont décidé de montrer les dents. Et, d’ici peu, d’autres feront de même. Grâce à sa puissance écrasante, l’Occident a fait intrusion dans l’espace géopolitique de pays assoupis qui émergent aujourd’hui, particulièrement en Asie.
    Les leçons de morale des Occidentaux sur la ­Géorgie laissent perplexes la plupart des pays du monde. Les États-Unis ne toléreraient jamais que
la Russie s’immisce dans leur sphère d’influence en Amérique latine. Les Latino-Américains voient donc clairement que les Américains appliquent deux poids, deux mesures. De même, tous les commentateurs musulmans notent que les États-Unis ont eux aussi envahi illégalement l’Irak. Ni l’Inde ni la Chine ne sont enclines à protester contre la Russie. Cela montre à quel point les Occidentaux sont isolés lorsqu’ils défendent le point de vue selon lequel le monde doit soutenir le plus faible, c’est-à-dire la Géorgie, contre la Russie. En réalité, la plupart des pays soutiennent la Russie contre le harcèlement de l’Occident : le fossé entre la position occidentale et celle du reste du monde ne pourrait être plus profond.
    Il est donc crucial que les Occidentaux tirent les bonnes leçons de
la Géorgie. Ils doivent réfléchir stratégiquement aux options – limitées – dont ils disposent. Après l’effondrement de l’URSS, les penseurs occidentaux ont présumé que l’Occident n’aurait plus jamais à faire de compromis géopolitique, qu’il pourrait imposer ses conditions. Il doit aujourd’hui se rendre à la réalité : la population cumulée de l’Amérique du Nord, de l’Union européenne et de l’Australasie [Australie et Nouvelle-Zélande] est de 700 millions de personnes, soit environ 10 % de la population mondiale. Les 90 % restants sont passés du statut d’objets à celui de sujets de l’histoire mondiale. Le Financial Times du 18 août 2008 titrait : “Géorgie : un front occidental uni”. Il aurait été plus juste d’écrire : “Géorgie : le reste du monde incrimine l’Occident”. Pourquoi ? En raison d’un manque de réflexion stratégique.
    Malgré tous ses défauts, Mao Tsé-toung était un remarquable stratège. Il disait que
la Chine avait toujours eu à résoudre sa contradiction première et à faire des concessions sur sa contradiction secondaire. Quand l’URSS est devenue la contradiction principale de la Chine, Mao a trouvé un accord avec les Etats-Unis, malgré l’humiliation qu’il y avait à négocier avec un pays qui reconnaissait alors Tchang Kaï-chek comme dirigeant légitime de la Chine. L’Occident devrait s’inspirer du pragmatisme de Mao et se concentrer sur sa contradiction première.
   
La Russie n’est pas près de devenir la contradiction première de l’Occident. La vraie question stratégique est de savoir si le principal défi provient du monde musulman ou de la Chine. Depuis le 11 septembre 2001, l’Occident a agi comme si c’était le monde musulman. Mais, plutôt que de concevoir une stratégie à long terme pour gagner la confiance des 1,2 milliard de musulmans, l’Occident a sauté sans réfléchir sur le monde musulman. D’où l’échec qui se profile en Afghanistan et en Irak, et l’aggravation de l’hostilité du monde musulman.
    De nombreux penseurs européens sont pleinement conscients de l’absurdité de beaucoup de décisions américaines. Mais ils répugnent à regarder en face le danger qu’il y a à ­sous-traiter leur sécurité à la puissance américaine. En matière de sécurité, la géographie l’emporte sur la culture. En raison de sa situation géographique, l’Europe doit se préoccuper de la colère du monde musulman. Grâce à l’océan Atlantique, les Américains ont moins de raisons de le faire.

<!--[if !supportEmptyParas]-->     Aux États-Unis, d’éminents penseurs néoconservateurs considèrent la Chine comme le principal rival du pays. Ils soutiennent pourtant passionnément Israël, sans se rendre compte du cadeau géopolitique qu’ils font ainsi à la Chine. C’est la garantie que les Américains récolteront l’hostilité du monde musulman, les empêchant de se concentrer sur l’empire du Milieu. La Chine est indéniablement le principal bénéficiaire du 11 septembre 2001. Elle a stabilisé son voisinage pendant que les Etats-Unis regardaient ailleurs.
    Les penseurs occidentaux doivent décider quel est le vrai problème à long terme. Si c’est le monde musulman, les États-Unis doivent cesser de s’immiscer dans la sphère géopolitique russe et travailler à un dialogue durable avec
la Chine. Si c’est la Chine, ils doivent rallier à leur cause la Russie et le monde musulman, et résoudre la question israélo-palestinienne. Cela permettra aux gouvernements des pays musulmans de collaborer plus étroitement avec les Occidentaux dans la lutte contre Al-Qaida.
Pour les Occidentaux, le plus grand paradoxe est qu’il est enfin possible de créer un ordre mondial plus sûr. Jamais autant de pays n’ont souhaité devenir des “partenaires responsables”. La plupart – en particulier
la Chine et l’Inde – souhaitent collaborer avec les États-Unis et l’Occident. Mais l’absence d’une stratégie mondiale cohérente à long terme et l’incapacité à faire des compromis géopolitiques sont les principaux obstacles pour parvenir à un ordre mondial stable. Les dirigeants occidentaux disent que le monde devient de plus en plus dangereux, mais ils sont peu nombreux à admettre que leur raisonnement bancal en est la cause.

Kishore Mahbubani

Ancien diplomate singapourien, Kishore Mahbubani (www.mahbubani.net) est doyen de l’école de politique publique Lee Kuan Yew à l’université nationale de ­Singapour.

Il vient de publier The New Asian Hemisphere – The Irresistible Shift of ­Global Power to the East [Le nouvel hémisphère asiatique : l’irrésistible déplacement vers l’est du pouvoir mondial].
Financial Times et Courrier international 28 août 3 septembre 2008

http://www.esprit-europeen.fr/etudes_geopo.html#gwot

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n°21- Dossier des Guerres de l'Otan-22-02 – Suite 1- : Le conflit osséto-géorgien a brisé le mythe d'un monde unipolaire.


n°21- Dossier des Guerres de l'Otan-22-02 – Suite 1- : Le conflit osséto-géorgien a brisé le mythe d'un monde unipolaire.


 Les dossiers des Guerres de l'Otan.  n° 21- 22-02

       C.De Broeder & M.Lemaire      




Sommaire.

1 Dossier & Point de vue (fin)

1-4 Rapport Anti-Empire : Obama : un changement (de rhétorique) auquel on peut croire.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Mahdi Darius Nazemroaya : Des conseillers militaires US entrainent les troupes georgiennes dans des actes de sabotage.

2-2 Non à l'OTAN et à une plus grande militarisation de l'UE.

2-3 Vers un nouveau statu quo dans le Caucase du Sud.

 


1-4 Rapport Anti-Empire : Obama : un changement (de rhétorique) auquel on peut croire.

J’ai toujours dit que quels que soient les changements qui pourraient se produire en matière de politique intérieure, tels que ceux que nous avons déjà constatés en matière d’environnement et d’avortement, l’administration Obama ne procédera à aucun changement significatif en matière de politique étrangère des Etats-Unis. Il en faudrait pourtant peu pour soulager les souffrances imposées régulièrement à l’humanité par l’Empire Américain. Et dans la mesure où il est possible de connaître l’opinion d’Obama sur un sujet controversé, il semblerait bien qu’il soit un partisan de l’Empire.

La bulle Obama aurait déjà du éclater avec les multiples frappes aériennes US au Pakistan au cours des premiers jours de son mandat. Le Pentagone informa la Maison Blanche de ses plans et la Maison Blanche ne formula aucune objection. Alors les bombes sont tombées – ainsi que le premier crime de guerre d’Obama.

Les dizaines de victimes étaient, bien sûr, tous des méchants, y compris les femmes et les enfants. Comme toujours avec ces bombardements, nous ne connaîtrons jamais les noms des victimes – et si ça se trouve, même au Pakistan ils n’en savent rien – ni quels étaient leurs crimes qui méritaient la peine de mort. Un pauvre Pakistanais a probablement gagné une coquette somme en racontant aux autorités qu’un méchant vivait dans la maison, là-bas. Et tant pis pour tous ceux qui avaient le malheur de vivre sous le même toit que le méchant. En admettant bien sûr que le méchant vivait effectivement dans la dite maison, là-bas.

Le nouveau secrétaire de la Maison Blanche, Robert Gibbs, refusa de répondre aux questions relatives aux frappes aériennes, en déclarant « je n’aborderai pas ce sujet. » (1) Mais où avons-nous déjà entendu ça ?

Après de nombreux bombardements ces dernières années, un porte-parole des Etats-Unis ou de l’OTAN déclara avec solennité : « nous regrettons les pertes en vies humaines. » Ce sont là les mêmes paroles que celles prononcées à maintes reprises par l’Armée Républicaine Irlandaise (IRA), mais la différence est que les actions de l’IRA sont qualifiées de « terroristes ».

J’aurais bien voulu être un Obamaniaque. J’envie leur enthousiasme. Voici, sous forme d’une lettre ouverte au Président Obama, quelques uns des « changements auxquels on peut croire » dans la politique étrangère qui réussiraient à convaincre un incroyant comme moi.

RUSSIE

Arrêtez d’encercler ce pays avec de nouveaux membres de l’OTAN. Arrêtez de fomenter de nouvelles révolutions « colorées » dans les anciennes républiques et satellites soviétiques. Arrêtez d’armer et de soutenir la Georgie dans ses tentatives de bloquer l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, régions scissionnistes sur la frontière Russe. Arrêtez de placer des systèmes anti-missiles chez les voisins de la Russie, la République Tchèque et la Pologne, sous l’absurde prétexte de décourager une attaque de missiles Iranienne. C’était aussi la Tchécoslovaquie et la Pologne que les Allemands ont utilisé pour défendre leurs ambitions impérialistes – les deux pays furent envahis sous prétexte que les Allemands qui y habitaient étaient maltraités. En tous cas, c’est ce qu’ils disaient.

« Le gouvernement des Etats-Unis a commis une grosse erreur après le démantèlement de l’Union Soviétique, » a dit l’année dernière l’ancien dirigeant Soviétique Mikhaïl Gorbatchev. « A l’époque, le peuple Russe était vraiment euphorique par rapport aux Etats-Unis et c’était vraiment le pays préféré pour beaucoup de Russes. » Mais, ajouta-t-il, les Etats-Unis ont manœuvré avec agressivité pour étendre l’OTAN et ont paru se délecter des faiblesses de la Russie. (3)

devant un tribunal américain et ont plaidé coupable pour obtenir des réductions de peines. (4)

OTAN

A l’origine créée pour protéger l’Europe contre une invasion (mythique) Soviétique, l’organisation est devenue une armée occupante en Afghanistan. Mettez fin à cet anachronisme historique, ce que le dirigeant russe Vladimir Poutine a appelé « le cadavre nauséabond de la guerre froide ». (9) Vous pouvez le faire simplement en quittant l’organisation. Sans les Etats-Unis et ses actions militaires incessantes et ses ennemis officiellement désignés, l’organisation n’aurait plus de prétexte pour exister, et c’est la seule chose qui lui reste. Quant aux autres membres, il a fallu les bousculer, les menacer et les corrompre pour leur faire envoyer des troupes en Afghanistan.

M. Le Président, il y aurait encore beaucoup de choses à faire pour réparer notre politique étrangère si vous voulez réellement être pris au sérieux en tant que leader moral, comme Martin Luther King Jr : il faudrait bannir l’usage de l’uranium appauvri, les bombes à fragmentation, et autres armes terrifiantes ; rejoindre la Cour de Justice Internationale au lieu de tenter de la saboter ; demander pardon pour des tas de raisons en plus de celle invoquée pour le Vietnam ; et beaucoup d’autres choses encore.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous désirez réellement apporter un peu de bonheur dans ce monde triste, rendre l’Amérique crédible et sympathique, arrêter de créer des armées de terroristes anti-américains et gagner le coeur de gens comme moi.

Savez-vous que vous pourriez éliminer tous les déficits aux Etats-Unis, fournir un système de santé gratuit et une éducation universitaire gratuite à chaque américain, financer un nombre incalculable de programmes sociaux et culturels, simplement en mettant fin aux guerres en Irak et en Afghanistan, en vous abstenant de déclencher de nouvelles guerres et en fermant les plus de 700 bases militaires du Pentagone ? Considérez une telle action comme la dividende de la paix promise aux Américains une fois la Guerre Froide terminée, et qu’on attend toujours...

Que diriez-vous de leur en faire cadeau maintenant, M. Président ? Il n’est pas trop tard.

Mais voilà, vous êtes dédié à l’Empire, et l’Empire se dédie à la guerre.

Dommage.

William BLUM

Notes

(1)     Washington Post, January 24, 2009
(2) Interview with al Arabiya TV, January 27, 2009
(3) Gorbachev speaking in Florida, South Florida Sun-Sentinel, April 17, 2008
(4) http://www.killinghope.org/bblum6/polpris.htm
(5) Washington Post, May 5, 2007, p.1
(6) New York Times, January 11, 2009
(7) Washington Post, January 19, 2009
(8) Newsweek, May 27, 2002
(9) Press Trust of India (news agency), December 21, 2007
(10) Washington Post, November 26, 2008
(11) (en anglais) http://www.killinghope.org/bblum6/panam.htm

William BLUM

Traduction VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

Article original : http://killinghope.org/bblum6/aer66.html

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n°21- Dossier des Guerres de l'Otan-22-02 – Suite 2 - : Le conflit osséto-géorgien a brisé le mythe d'un monde unipolaire.

n°21- Dossier des Guerres de l'Otan-22-02 – Suite 2 - : Le conflit osséto-géorgien a brisé le mythe d'un monde unipolaire.


 Les dossiers des Guerres de l'Otan.  n° 21- 22-02

       C.De Broeder & M.Lemaire      



Sommaire.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Lavrov : Le conflit osséto-géorgien a brisé le mythe d'un monde unipolaire.

3-2 David J. Smith : le corridor est-ouest à travers le Caucase du Sud, est d'un intérêt vital pour l'occident.

3-3 Hans Christof von Sponeck : L’ONU et l’OTAN : Quelle sécurité et pour qui ?

 


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Lavrov : Le conflit osséto-géorgien a brisé le mythe d'un monde unipolaire.

Le conflit armé qui s'est produit en août dernier en Ossétie du Sud a fait éclater le mythe d'un monde unipolaire, a estimé le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov.

"L'un des principaux enseignements que nous tirons des événements d'août dernier est que le mythe d'un monde unipolaire appartient irrémédiablement au passé, et les tentatives de le réanimer sont sans avenir", a-t-il déclaré dans cette interview dont le texte intégral a été rendu public sur le site Internet du ministère russe des Affaires étrangères.
"Avec l'émergence de nouveaux pôles de croissance économique et d'influence politique, on voit se former un système multipolaire fondé sur la suprématie du droit et la coopération multilatérale. C'est une réalité que la grande majorité des Etats commencent à comprendre en adoptant une politique pragmatique et tous azimuts", a souligné M. Lavrov.
Le 8 août dernier, l'armée géorgienne a lancé une offensive militaire contre l'Ossétie du Sud, détruisant Tskhinvali, la capitale, et tuant des centaines de civils et des soldats de la paix russes déployés dans cette république autoproclamée.
La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure destinée à contraindre la Géorgie à la paix avant de reconnaître le 26 août l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.
"La riposte russe face à l'agression géorgienne contre l'Ossétie du Sud a été forcée et absolument adéquate. L'agression géorgienne a entraîné de nombreuses victimes, y compris parmi les citoyens et les soldats de la paix russes. Nous n'avons pas eu d'autres objectifs que ceux dictés par la nécessité de prévenir une nouvelle agression et d'empêcher la réalisation de projets similaires à l'encontre de l'Abkhazie", a-t-il insisté.
Selon M. Lavrov, le conflit osséto-géorgien a été un sérieux "test de solidité" pour les relations avec les Etats-Unis et l'Union européenne.
"Nous sommes convaincus que les événements d'août dernier rendent on ne peut plus actuelle l'initiative avancée par le président de
la Fédération de Russie consistant à créer un système de sécurité collective transatlantique", a-t-il résumé.
"Nous avons l'intention de poursuivre la politique étrangère active et constructive fondée sur le pragmatisme, l'ouverture et la promotion ferme mais sans confrontation des intérêts nationaux", a souligné le ministre russe.

4-2

http://www.alterinfo.net/Le-conflit-osseto-géorgien-a-brise-le-mythe-d-un-monde-unipolaire-Lavrov-_a29350.html

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n°21- Dossier des Guerres de l'Otan-22-02 – Fin - : Le conflit osséto-géorgien a brisé le mythe d'un monde unipolaire.

n°21- Dossier des Guerres de l'Otan-22-02 – Fin - : Le conflit osséto-géorgien a brisé le mythe d'un monde unipolaire.


 Les dossiers des Guerres de l'Otan.  n° 21- 22-02

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Sommaire.

4 Annexe

4-1 John Foster : La nouvelle « guerre » de l’énergie.

4-2 Edward S. Herman : OTAN: le Pitbull Impérial.

5 Pièce jointe

5-1 Ceux qui ont conçu et préparé l’attaque génocidaire contre le peuple ossète par l’armée géorgienne.

 


 


4 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 John Foster : La nouvelle « guerre » de l’énergie.

Le pipeline Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde (TAPI) transportera environ 33 milliards de mètres cubes de gaz naturel par année sur 1 680 kilomètres, du champ gazier de Dauletabad, dans le sud-est du Turkménistan, jusqu’à Fazilka, en Inde, en passant par le sud de l’Afghanistan et le Pakistan.

L’Inde et le Pakistan se partageront la production également et verseront un petit pourcentage à l’Afghanistan.

Un accord général concernant le pipeline gazier – signé par les représentants des quatre nations participantes le 25 avril 2008 – engage les partenaires à en entreprendre la construction en 2010 et à fournir du gaz d’ici 2015.

La Banque asiatique de développement (BAsD) finance le projet.

Ce projet de pipeline aurait été prometteur pour le développement économique et la coopération dans la région; malheureusement, le conflit en Afghanistan ne cesse d’en retarder la construction.

De plus, les coûts estimés ont doublé depuis 2002, passant à 7,6 milliards de dollars.

Les vues des États-Unis dans la région et les rivalités avec la Russie et la Chine entraînent des manœuvres géopolitiques pour le contrôle de l’énergie, manœuvres dans lesquelles le Canada se trouve impliqué.

Les répercussions du pipeline TAPI sur les Forces canadiennes doivent être évaluées, puisqu’il traversera les grandes zones de conflit de l’Afghanistan, dont la province de Kandahar, où les Forces canadiennes tentent d’assurer la sécurité et de lutter contre les insurgés.

La construction du pipeline pourrait ouvrir d’importantes possibilités de développement économique dans la région; mais si l’on entreprend le projet sans parvenir à un accord de paix mettant fin à l’insurrection, le pipeline pourrait exacerber le conflit actuel et obliger les Forces canadiennes à revoir leurs priorités afin de protéger le pipeline.

Le gouvernement canadien devrait suivre la recommandation du rapport final du groupe d’experts de M. Manley et mieux informer les parlementaires et la population concernant le pipeline TAPI et ses répercussions sur les politiques canadiennes.

Centre canadien de politiques alternatives

http://www.policyalternatives.ca/documents/National_Office_Pubs/2008/Afghanistan_et_la_nouvelle_guerre_de_lenergie_resume.pdf 

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24/02/2009

n°20 Journal des Guerres de l'Otan -23-01./ 22-02 – Début - : L’OTAN est un obstacle croissant à la réalisation de la paix mondiale.

n°20 Journal des Guerres de l'Otan -23-01./ 22-02 – Début - : L’OTAN est un obstacle croissant à la réalisation de la paix mondiale.


    Journal des Guerres de l'Otan. n° 20  23-01- 22-02

                                           C.De Broeder & M.Lemaire                          

 



Sommaire.

Tiré à part :

L’Otan et la Russie ne renouent pas leurs relations formelles.

1 Au jour le jour

2 Positions

a) Ossétie 

b) des voisins.

3 Politique 

a) Russe

b) L'Otan & alliés

4 Institutions internationales

6 Brèves

6-1 L’OTAN est un obstacle croissant à la réalisation de la paix mondiale.

6-2 Les positions de la Russie et l'UE diverge sur la Géorgie.

7  Dossiers

7-1 Michel Chossudovsky  : Avant Gaza, il y a eu le massacre en Ossétie du sud : 1500 morts civils.

11 Pièce jointe

11-1 Michel Chossudovsky  : Le couloir eurasien : Géopolitique des pipelines et la nouvelle guerre froide

11 Pièce jointe : Consulter la piece jointe (Michel Chossudovsky) pour comprendre certains enjeux géopolitiques

Michel Chossudovsky : Le couloir eurasien : Géopolitique des pipelines et la nouvelle guerre froide.

          NB : Demain paraitra les 'Dossiers des Guerres de l'OTAN'..



Tiré à part :

L’Otan et la Russie ne renouent pas leurs relations formelles.

6 février

L'Otan et la Russie sont restés aux antipodes sur la Georgie et la question de la présence militaire russe en Abkhazie et Ossétie du Sud, et n'envisagent pas une reprise rapide de leurs relations formelles, ont reconnu les deux parties.

"Nous avons constaté notre désaccord", a déclaré à la presse James Appathurai à l'issue d'une réunion de près de deux heures du secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer avec le vice-Premier ministre russe Sergueï Ivanov en marge d'une Conférence sur la sécurité à Munich (sud de l'Allemagne).

Sur la Georgie, les conversations ont été "franches", a admis le porte-parole de l'Alliance atlantique, tandis que M. Ivanov a confirmé l'existence de "points de vue diamétralement opposés".

A l'issue d'une réunion mercredi de la Commission Otan-Georgie, l'Otan avait exprimé son inquiétude au sujet d'un projet de la Russie d'installer une base navale en Abkhazie, territoire georgien ayant fait sécession comme l'Ossétie du Sud.

La Russie qui a reconnu leur indépendance a en outre prévu d'y déployer en permanence des milliers de soldats.

M. Appathurai avait indiqué que le secrétaire général de l'Otan allait soulever la question lors de sa rencontre avec M. Ivanov à Munich.

A l'actif des relations Otan-Russie, le porte-parole a insisté sur la possibilité de renforcer leur coopération sur l'Afghanistan, où les Occidentaux se battent contre les talibans.

La reprise de relations normales et formelles entre l'Otan et la Russie, suspendues par l'alliance militaire occidentale en août dernier après le bref conflit russo-georgien, devra encore attendre, a-t-il ajouté en substance, sans se prononcer sur une échéance.

"Je ne peux pas dire quand cela se produira" a-t-il déclaré, estimant néanmoins "croire que l'intention des deux côtés est de revenir à des contacts formels". "C'est la prochaine étape".

Sur l'avenir des relations Otan-Russie, M. Ivanov s'est borné quant à lui à répondre: "Qui vivra verra".

Les pays de l'Otan s'étaient accordés le 2 décembre, lors d'une réunion de leurs ministres des Affaires étrangères à Bruxelles, pour une reprise "conditionnelle" et "progressive" des contacts de l'alliance avec la Russie.

A la suite de quoi l'ambassadeur russe à l'Otan Dimitri Rogozine avait déjeuné avec M. de Hoop Scheffer le 19 décembre, et pris un café le 26 janvier avec ses collègues des 26 pays de l'alliance, mais toujours sur une base informelle.

Le sujet des relations Otan-Russie sera encore discuté les 19 et 20 à Cracovie par les ministres de la Defense des 26 pays alliés et sans doute encore par leurs collègues des Affaires étrangères en mars à Bruxelles, voire au sommet du 60e anniversaire de l'Alliance atlantique début avril à Strasbourg (France) et Kehl (Allemagne), a indiqué M. Appathurai .

AFP

06-02

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/otan-et-russie-aux-antipodes-sur-la-georgie-ne-renouent-pas/924/0/314755



1) Au jour le jour

a)  Abkazie

26-01

Zakan Djougueliya, vice-ministre de l'Intérieur d'Abkhazie a été tué par balles par des inconnus à Soukhoumi, (la capitale) a déclaré le dirigeant abkhaze Sergueï Bagapch

"Z. Djougueliya a succombé à des blessures à la tête et à la poitrine", a ajouté Bagpach selon Interfax.

Reuters


b) Ossétie 

Tensions en Ossétie du Sud: deux observateurs européens brièvement retenus

10/2

"Deux représentants de l'OSCE ont franchi mardi à 10H20 (07H20 GMT) la frontière entre la Georgie et l'Ossétie du Sud et ont été appréhendés par les services de police d'Artsevi. Après une discussion avec la police, les deux représentants de l'OSCE ont été relâchés", a indiqué un porte-parole du ministère ossète cité par l'agence russe RIA-Novosti.

Interrogée par l'AFP, la porte-parole de la mission de l'OSCE en Georgie, Martha Freeman, a confirmé que les deux observateurs avaient été libérés et que "l'affaire était close".

AFP


c) Géorgie

11-02

La Géorgie a affirmé que des soldats russes basés dans la république d'Ossétie du Sud avaient pénétré mercredi en fin de matinée en territoire géorgien avant de s'en retirer dans l'après-midi. Une cinquantaine de soldats et un transport de troupes blindées se sont installés près du village de Kvemo Nikozi à 12H20 (08H20 GMT), a annoncé le ministère géorgien de l'Intérieur.

Les militaires russes se sont mis à construire des "fortifications",(...)  a ajouté le ministère dans un communiqué, sans autres précisions.

Quelques heures plus tard, le porte-parole du ministère Chota Outiachvili a déclaré à l'AFP que vers 15H00 (11H00 GMT), le petit contingent russe avait "quitté la zone près de Kvemo Nikozi qu'il avait illégalement occupée".

AFP


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n°20 Journal des Guerres de l'Otan -23-01./ 22-02 -Fin- : L’OTAN est un obstacle croissant à la réalisation de la paix mondiale.


n°20 Journal des Guerres de l'Otan -23-01./ 22-02 -Fin- : L’OTAN est un obstacle croissant à la réalisation de la paix mondiale.


    Journal des Guerres de l'Otan. n° 20  23-01- 22-02

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Sommaire.

 

4 Politique - Institutions internationales

6 Brèves

6-1 L’OTAN est un obstacle croissant à la réalisation de la paix mondiale.

6-2 Les positions de la Russie et l'UE diverge sur la Géorgie.

7  Dossiers

7-1 Michel Chossudovsky  : Avant Gaza, il y a eu le massacre en Ossétie du sud : 1500 morts civils.

11 Pièce jointe

11-1 Michel Chossudovsky  : Le couloir eurasien : Géopolitique des pipelines et la nouvelle guerre froide

11 Pièce jointe : Consulter la piece jointe (Michel Chossudovsky) pour comprendre certains enjeux géopolitiques

Michel Chossudovsky : Le couloir eurasien : Géopolitique des pipelines et la nouvelle guerre froide.

          NB : Demain paraitra les 'Dossiers des Guerres de l'OTAN'..



4 Institutions internationales.

a) Onu

L'Onu proroge le mandat des observateurs en Abkhazie

13 février

Le Conseil de sécurité des Nations unies a prolongé vendredi de quatre mois le mandat des observateurs du cessez-le-feu déployés dans la région sécessionniste georgienne d'Abkhazie.

La totalité des 15 membres du Conseil de sécurité, y compris la Russie qui soutient les séparatistes abkhazes, ont voté la résolution prorogeant le mandat, qui aurait, sinon, expiré dimanche.

Reuters

 

Ban demande une liberté de circulation totale pour l’ONU

La zone de responsabilité de la MONUG depuis la prorogation de son mandat le 9 octobre 2008 a besoin d’une liberté de circulation complète, affirme le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans un rapport :  « Je continue de croire que la Mission contribue à la stabilisation de la situation, mais en raison des faits nouveaux, sa position est devenue précaire et risque de devenir rapidement intenable »,

La MONUG (Mission d’observation des Nations Unies en Géorgie) a continué, sans obstacle majeur, d’effectuer des patrouilles et d’autres tâches des deux côtés de la ligne de cessez-le-feu. Toutefois, le contexte dans lequel elle exécute son mandat a considérablement changé : « le moins qu’on puisse dire est que l’état de l’Accord de Moscou, qui constitue la base du mandat de la Mission et du régime de cessez-le-feu, n’est plus très clair, et la force de maintien de la paix de la CEI, qui observait la Mission et sur laquelle celle-ci comptait pour assurer sa propre sécurité, n’est plus en place ».

L’opération et la sécurité de la Mission dépend à présent dans une large mesure de la bonne volonté des parties, selon le rapport.

En conséquence, et en premier lieu, la Mission des Nations Unies sur le terrain devrait bénéficier d’une « totale liberté de circulation ainsi que [de] toutes les garanties de sécurité nécessaires ».

En second lieu, le Secrétaire général appelle les parties à « redoubler d’efforts pour parvenir à un accord sur les principaux éléments d’un régime de sécurité, notamment un mécanisme pour prévenir et gérer les incidents, ainsi que sur un certain nombre de questions encore en suspens relatives à la situation des réfugiés et des personnes déplacées ».

Ban Ki-moon propose aussi un accord de séparation des forces, sur la base du « strict respect du cessez-le-feu sur terre, en mer et dans les airs et abstention de tout acte d’hostilité », la définition d’une « zone, équivalant en superficie à la « zone de sécurité » prévue dans l’Accord de Moscou, des deux côtés de la ligne de cessez-le-feu, où il ne doit y avoir ni force armée ni matériel militaire », et une interdiction de survol par des appareils militaires et des drones.

S’agissant de l’évolution de la situation, « il y a eu un nombre considérable d’incidents de sécurité, qui ont fait des victimes des deux côtés, et le peu de communication qu’il y avait entre les parties a pour l’essentiel été rompu. Il n’est pas exclu que la situation se détériore encore davantage », prévient Ban Ki-moon.

« Dans la partie contrôlée par l’Abkhazie, les forces de la Fédération de Russie ont repris les positions occupées précédemment par la force de maintien de la paix de la CEI et construit de nouvelles positions fortifiées dans la zone de conflit. Par ailleurs, des armes lourdes et du personnel militaire abkhazes ont été positionnés dans la zone de conflit ».

« Parallèlement, le personnel du ministère géorgien de l’intérieur a installé de nouvelles positions et déployé des véhicules blindés légers dans la zone de sécurité ».

À part ces faits nouveaux, les deux parties ont continué, dans l’ensemble, de respecter les limitations qui leur ont été imposées en vertu de l’Accord de Moscou. Les contraintes subies actuellement par les populations locales, en particulier les entraves de plus en plus nombreuses à leur liberté de circulation, constituent également un sujet de préoccupation.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=18378&Cr=G%E9orgie&Cr1=Abkhazie


b) L'union Européenne

Abkhazie-Ossétie du Sud : l’UE préoccupée par la construction de bases militaires russes

 « L’Union Européenne est sérieusement préoccupée par les plans de la Fédération de Russie d’établir sa présence militaire dans les régions géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud sans le consentement du gouvernement géorgien. Cela concerne notamment l’intention russe de construire une base navale en Abkhazie », lit-on dans un communiqué de presse mis en ligne par la présidence tchèque.

« L’UE considère la réalisation de ces projets russes comme une violation flagrante du principe de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Géorgie. [...] La création d’ouvrages militaires en Abkhazie et en Ossétie du Sud serait contraire à l’esprit des accords de cessez-le-feu signé en août et en septembre 2008 et menacerait la stabilité et la sécurité de la région faisant monter la tension », selon le communiqué.

Rappel :

Le 8 août 2008, l’armée géorgienne a lancé une offensive militaire contre l’Ossétie du Sud, détruisant Tskhinvali, la capitale, et tuant des centaines de civils et des soldats de la paix russes déployés dans la région.

La Russie a opposé une riposte militaire de grande envergure destinée à imposer la paix à la Géorgie avant de reconnaître le 26 août l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, deux républiques autoproclamées sur le territoire géorgien.

Tbilissi a rompu les relations diplomatiques avec Moscou.

Les pays occidentaux, y compris des États membres de l’Alliance de l’Atlantique Nord (OTAN), ont accusé la Russie d’usage disproportionné de la force.

Toutefois quelques mois après, certains hommes politiques européens ont reconnu que la Géorgie était aussi responsable de l’aggravation de la situation dans le Caucase.

8 février 2009

RIA NOVOSTI.

Relations avec la Russie.

Le Parlement estime que l'UE et l'OTAN doivent entretenir un dialogue "réaliste et franc" avec la Russie, y compris sur la sécurité régionale, l'énergie, la défense antimissiles, la non-prolifération des armes de destruction massive, la limitation des forces armées et la politique spatiale, les droits de l'homme et l'état de droit. Il estime enfin que lorsque la Russie deviendra une véritable démocratie abandonnant la menace militaire comme moyen de pression politique sur ses voisins - si cela se produit -, la coopération entre ce pays et l'UE pourrait s'approfondir pour atteindre des niveaux inégalés, y compris avec la perspective d'une participation de la Russie à toutes les structures euro-atlantiques.

News Press 2009

20-02-2009 émis par : Parlement Européen
http://www.tv5.org/TV5Site/info/communiques-de-presse-article.php?NPID=FR212577


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23/02/2009

n°12 - Dossiers ' Géopolitique et stratégies de Pakistan' 21-02 – Début -: 1-1 La vraie raison de la guerre : l'expansion de l'empire étasunien.


n°12 - Dossiers  ' Géopolitique et stratégies de Pakistan' 21-02 – Début -: 1-1 La vraie raison de la guerre : l'expansion de l'empire étasunien.



Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de PAKISTAN 

     n° 12-   21-09

     C.De Broeder &M.Lemaire                                                                             



 Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: Taliban- 'Al Qaïda'  &  Ben Laden = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance.

idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 La vraie raison de la guerre : l'expansion de l'empire étasunien.

1-2 Les Etats-Unis sont-ils une menace pour l’Europe ?

Suite

1-3 John Foster : L’Afghanistan, le Pakistan et la Nouvelle « GUERRE » de l’énergie.

1-4 L’ONU et l’OTAN : Quelle sécurité et pour qui?

Fin

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

2-1 Peshawar est un autre monde.

2-2 Le camp de Jalozaï grossit, la crise de déplacement s'amplifie au Pakistan.

3 Annexe

3-1 Section 3 : La vraie raison de la guerre : l'expansion de l'empire étasunien.

3-2 Le cimetière des empires.

3-3 Obama, l’armée et la menace de la dictature aux Etats-Unis.



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 La vraie raison de la guerre : l'expansion de l'empire étasunien.

Question 10 : Quels sont les véritables motifs du déclenchement de cette guerre en Afghanistan et, plus généralement, de la « guerre contre le terrorisme » ?

La guerre en Afghanistan visait des objectifs immédiats et des objectifs stratégiques.

objectifs immédiats : renverser un gouvernement hostile aux É.-U. et mettre en place un gouvernement afghan favorable aux intérêts étasuniens dans la région.

Les Talibans refusaient notamment d’octroyer à des intérêts étasuniens – la compagnie UNOCAL, dont le président Hamid Karzai avait déjà été un consultant – la construction du pipeline trans-afghan devant transporter le gaz naturel du Turkménistan vers le Pakistan. 

Selon Michael Meacher, ex-ministre britannique de l’environnement dans le gouvernement Blair de mai 1997 à juin 2003, les États-Unis envisageaient déjà une intervention militaire contre l’Afghanistan avant le 11 septembre 2001 :

La BBC rapportait (le 18 septembre 2001) que Niaz Niak, ancien secrétaire aux Affaires étrangères du Pakistan, s’était fait confier par des hauts responsables du gouvernement étasunien, lors d’une rencontre à Berlin à la mi-juillet 2001, qu’une "intervention militaire contre l’Afghanistan aurait lieu d’ici la mi-octobre ". Jusqu’en juillet 2001, le gouvernement des États-Unis considérait le régime des Talibans comme une source de stabilité en Asie centrale qui permettrait la construction de pipelines, traversant l’Afghanistan et le Pakistan, pour amener le pétrole et le gaz naturel du Turkménistan, de l’Ouzbékistan et du Kazakhstan vers l’Océan indien. Mais, face au refus des Talibans d’accepter les conditions des États-Unis, les représentants étasuniens leur ont dit : ‘ou bien vous acceptez notre offre d’un tapis d’or, ou bien nous vous enterrons sous un tapis de bombes’ (Inter Press Service, 15 novembre, 2001). [32]

Le 27 décembre 2002, une entente est finalement signée entre Hamid Karzai et des représentants des gouvernements turkmène et pakistanais : un projet de 3,2 milliards de dollars...

objectifs stratégiques : installer non seulement en Afghanistan, mais dans plusieurs autres pays d’Asie centrale des bases militaires étasuniennes d’où les États-Unis pourront « projeter leur force » dans toute cette région, jadis la chasse gardée de l’URSS et située dans l’arrière-cour de la Chine...  En ce moment, par exemple, alors que le ton de l’administration Bush monte face à l’Iran, l’armée étasunienne peut compter sur des bases militaires de chaque côté de l’Iran...

En ce qui concerne la « guerre contre le terrorisme » plus généralement, nous en comprenons ainsi les grandes lignes [33]:

  • suite à la fin de la guerre froide, les ressources naturelles et les marchés des régions du globe qui étaient auparavant sous le contrôle ou l’influence de l’URSS deviennent maintenant ‘ouvertes’ à la convoitise des grandes forces économiques du monde : USA, Europe, Japon, Chine, avec la Russie qui cherche quand même à préserver ce qu’elle peut...
  • La compétition sur le strict plan économique est féroce et les États-Unis ne sont pas assurés de l’emporter sur ce terrain. 
  • Par ailleurs, la supériorité étasunienne sur le plan militaire est absolument incontestable et sans rivale; la tentation est ainsi très forte d’aller chercher par la force des armes ce que la seule compétition économique ne leur permettrait pas toujours de gagner.  Le pétrole irakien étant l’exemple majeur de la dernière période.
  • Les idéologues néo-conservateurs du Project for a New American Century ont clairement pressenti le rôle clé de la suprématie militaire étasunienne pour la réalisation de leur ‘projet’.  Dans Rebuilding America’s Defenses[34], ils ont indiqué que les États-Unis devraient accroître de façon spectaculaire leurs dépenses militaires pour rendre leur avance insurmontable sur ce plan; se placer ainsi dans la position de mener parallèlement plusieurs fronts de guerre majeurs, etc.  Le seul problème :  à défaut d’un nouveau Pearl Harbour, la population étasunienne ne serait jamais prête à accepter un détournement aussi majeur de ressources vers le secteur militaire.  Surviennent alors les attentats du 11 septembre qui constitueront le prétexte idéal pour gonfler les dépenses militaires de façon incroyable pour être en mesure de mener la « guerre sans fin » contre les forces de l’Axe du Mal.
  • Cette guerre bien réelle, dans laquelle nos gouvernement engouffrent de plus en plus de ressources publiques, s’accompagne de tout un train de mesures et de lois, dites sécuritaires ou anti-terroristes, qui portent gravement atteinte aux libertés civiles et remettent en question des principes de justice fondamentale tels la présomption d’innocence, le droit à un procès juste et équitable, l’interdiction de la torture, etc.[35]
  • Elle se mène aussi sur le terrain du langage, créant de nouvelles expressions pour tenter de justifier ses violations flagrantes du droit international, des libertés civiles et des principes de justice fondamentale : ‘guerre préventive’, ‘combattant ennemi’, ‘islamo-fascisme’, etc.  Dans le but de faire oublier à notre population que cette guerre tue et blesse un grand nombre de civils qui ne sont pas partie prenante aux combats, les compte-rendu officiels des opérations militaires ne font état que de « terroristes », d’« insurgés » ou de « Talibans» tués.  En Afghanistan, d’emblée, tout mort est « un Taliban »...

Bref, la « guerre contre le terrorisme » est l’écran de fumée qui sert à camoufler la poussée ultime d’expansion de l’empire étasunien dans le monde, principalement par la force des armes.  La guerre en Afghanistan a été le coup d’envoi officiel de cette « guerre sans fin » et ne devrait certainement pas en être dissociée dans nos analyses.

http://www.aqoci.qc.ca/ceg/index.php?id=51

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n°12 - Dossiers ' Géopolitique et stratégies de Pakistan' 21-02 – Suite -: 1-1 La vraie raison de la guerre : l'expansion de l'empire étasunien.


n°12 - Dossiers  ' Géopolitique et stratégies de Pakistan' 21-02 – Suite -: 1-1 La vraie raison de la guerre : l'expansion de l'empire étasunien.



Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de PAKISTAN 

     n° 12-   21-09

     C.De Broeder &M.Lemaire                                                                             



Sommaire.

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-3 John Foster : L’Afghanistan, le Pakistan et la Nouvelle « GUERRE » de l’énergie.

1-4 L’ONU et l’OTAN : Quelle sécurité et pour qui?.


1-3 John Foster : L’Afghanistan, le Pakistan et la Nouvelle « GUERRE » de l’énergie.

Le pipeline Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde (TAPI) transportera environ 33 milliards de mètres cubes de gaz naturel par année sur 1 680 kilomètres, du champ gazier de Dauletabad, dans le sud-est du Turkménistan, jusqu’à Fazilka, en Inde, en passant par le sud de l’Afghanistan et le Pakistan. L’Inde et le Pakistan se partageront la production également et verseront un petit pourcentage à l’Afghanistan.

Un accord général concernant le pipeline gazier – signé par les représentants des quatre nations participantes le 25 avril 2008 – engage les partenaires à en entreprendre la construction en 2010 et à fournir du gaz d’ici 2015.

La Banque asiatique de développement (BAsD) finance le projet.

Ce projet de pipeline aurait été prometteur pour le développement économique et la coopération dans la région; mais le conflit en Afghanistan ne cesse d’en retarder la construction.

De plus, les coûts estimés ont doublé depuis 2002, passant à 7,6 milliards de dollars.

Les vues des États-Unis dans la région et les rivalités avec la Russie et la Chine entraînent des manœuvres géopolitiques pour le contrôle de l’énergie, manœuvres dans lesquelles le Canada se trouve impliqué.

Les répercussions du pipeline TAPI sur les Forces canadiennes doivent être évaluées, puisqu’il traversera les grandes zones de conflit de l’Afghanistan, dont la province de Kandahar, où les Forces canadiennes tentent d’assurer la sécurité et de lutter contre les insurgés.

La construction du pipeline pourrait ouvrir d’importantes possibilités de développement économique dans la région; mais si l’on entreprend le projet sans parvenir à un accord de paix mettant fin à la guerre, le pipeline exacerbera la guerre actuelle et obliger les Forces canadiennes à revoir leurs priorités afin de protéger le pipeline.

Le gouvernement canadien devrait suivre la recommandation du rapport final du groupe d’experts de M. Manley et mieux informer les parlementaires et la population concernant le pipeline TAPI et ses répercussions sur les politiques canadiennes.

John Foster

Centre canadien de politiques alternatives

http://www.policyalternatives.ca/documents/National_Office_Pubs/2008/Afghanistan_et_la_nouvelle_guerre_de_lenergie_resume.pdf


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n°12 - Dossiers ' Géopolitique et stratégies de Pakistan' 21-02 – Fin -: 1-1 La vraie raison de la guerre : l'expansion de l'empire étasunien.


n°12 - Dossiers  ' Géopolitique et stratégies de Pakistan' 21-02 – Fin -: 1-1 La vraie raison de la guerre : l'expansion de l'empire étasunien.



Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de PAKISTAN 

     n° 12-   21-09

     C.De Broeder &M.Lemaire                                                                             



Sommaire.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

2-1 Peshawar est un autre monde.

2-2 Le camp de Jalozaï grossit, la crise de déplacement s'amplifie au Pakistan.

3 Annexe

3-1 Section 3 : La vraie raison de la guerre : l'expansion de l'empire étasunien.

3-2 Le cimetière des empires.

3-3 Obama, l’armée et la menace de la dictature aux Etats-Unis.



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 

2-1 Peshawar est un autre monde.

A 400 kilomètres au nord-ouest de Lahore, Peshawar est un autre monde. C'est ici, dans l'une des plus anciennes villes du pays, à l'extrémité orientale de la passe de Khyber, que les résistants talibans et les services secrets des pays de la région ont élu domicile.
On y trouve aussi, depuis quelques mois, une bonne partie des réfugiés
qui ont fui la guerre sans spectateur en cours dans les zones tribales du Pakistan.

Ils sont là, rassemblés sous l'abri fragile et précaire des tentes du Haut-Commissariat aux Réfugiés, victimes collatérales de la guerre contre la terreur qui ne cesse de s'étendre depuis l'occupation de l'Afghanistan par les troupes de l'Otan. Les autorités estiment que près de 200 000 personnes ont fui les combats qui font rage dans la région de Bajaur, frontalière du Konar afghan.
Dans les quelques villages qu'ils ont pu reprendre aux talibans, aux Ouzbeks, aux Tadjiks et aux «volontaires» arabes d'Al-Qaida, l'armée pakistanaise a découvert un incroyable entrelacs de galeries souterraines munies de système de ventilation qui expliquent largement la résistance des combattants islamistes à cette opération militaire, la plus importante depuis que les Etats-Unis ont fait du Pakistan leur allié en 2001 dans leur combat contre «la terreur».

Les récits des hommes qui viennent tout juste d'arriver de leur village de Bajaur, lucides et désespérés, expliquent clairement ce qu'a été jusqu'ici le double jeu du Pakistan. Comme celui de Mohamed Zaer, l'imam de la mosquée du village de Charmang : «Les talibans de mon village, il aurait été si facile de les arrêter. Mais jusqu'ici ils étaient soutenus et financés par le gouvernement... et puis les Etats-Unis ont augmenté leurs pressions : tout ce que vous voyez ici, c'est une représentation destinée aux Américains : les tentes de l'ONU et moi nous faisons partie du décor !»
Babar Sharmaz, un paysan de Bakhtiar qui vient d'arriver dans la nuit à Peshawar, a les mains en sang. Avec un groupe de villageois, il a détruit un pont pour couper la route aux talibans : «Nous sommes allés trouver les gardes-frontières pour leur demander de nous aider à nous débarrasser d'eux, mais ils n'ont rien fait !»
Comme la plupart des habitants des zones tribales, Sharmaz juge que les Pachtounes sont victimes d'une conspiration du gouvernement pakistanais : «Lorsqu'il y a un petit attentat à Islamabad contre le Marriott, toutes les télévisions du monde le montrent en boucle, mais personne ne s'intéresse à la mort et à la désolation qui règnent partout dans les zones tribales...» Dans sa maison cossue de Peshawar, le général de brigade Mehmud Shah, qui a été le chef de la sécurité pour les zones tribales jusqu'à ce que des différends l'opposent aux tout-puissants services secrets, reconnaît que la situation dans les zones tribales est sur le point d'atteindre un point de non-retour : «Les Américains doivent comprendre que c'est la souveraineté du Pakistan qui se joue en ce moment.»
Comment les choses en sont-elles arrivées là ? «Jusqu'en 2006, j'ai réussi à contrôler plus ou moins la situation dans les zones tribales en m'appuyant sur les tribus, confie le général. Mais à partir de 2006, le président Musharraf s'est tellement affaibli qu'il a dû donner des gages aux religieux pour obtenir leur soutien électoral et la situation est devenue incontrôlable...» Le brigadier décrit une situation ex-traordinairement complexe où les différentes directions des services secrets et de l'armée passent des marchés de dupes avec les différents groupes extrémistes, sans aucune concertation et souvent dans un simple souci d'avancement. «Pendant ce temps, pour se battre contre nos soldats, les Iraniens arment les chiites; le chef de guerre Rachid Dostom mobilise les Ouzbeks et les Indiens soutiennent d'autres groupes pour nous entraîner dans la guerre civile.»
La pacification des zones tribales est-elle encore possible ? Oui, répond l'officier. A condition que les Américains cessent de bombarder les villages dès qu'ils croient avoir un renseignement : «Depuis le mois d'août 2008, les Américains ont mené plus de vingt bombardements aériens sur les zones tribales et au moins une opération terrestre. Dans la majorité des cas, ils n'ont pas atteint leur cible mais des civils...»
Selon le général Mehmud Shah, le président Zardari n'a pas d'autre choix que de collaborer avec les Américains. La question est aujourd'hui de savoir si sa faiblesse politique n'est pas en train de contraindre le nouveau président, comme son prédécesseur, Pervez Musharraf, à passer quelques accords avec les fondamentalistes, qui le haïssent. Déjà, Zardari a autorisé la reconstruction de la Mosquée rouge, rasée en juillet 2007 parce qu'elle était devenue, au coeur de la capitale, un bastion des combattants du djihad, un centre d'études coraniques dont les étudiants n'hésitaient pas à kidnapper des citoyens au nom de la guerre sainte.
Aujourd'hui, le dôme de la mosquée est blanc, mais le mémorial aux martyrs de la Mosquée rouge, qu'il abrite, et le discours des fidèles, qui sont tous restés en contact avec l'ancien maulana de la mosquée (un ami de Ben Laden), montrent clairement qu'on protège toujours, ici, les talibans et Al-Qaida contre un gouvernement dont on annonce la disparition prochaine.

LE NOUVEL OBSERVATEUR,

Sara Daniel

18-02-2009 

http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=392&Itemid=1


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22/02/2009

n°11- Journal de PAKISTAN.- 03-02 au 21-02.- Début- : Le Pakistan et les contradictions d'Obama….


n°11-  Journal de PAKISTAN.-  03-02 au 21-02.- Début- : Le Pakistan et les contradictions d'Obama….



        Journal de PAKISTAN.  

                                          n°11 - 03-02 au 21-02

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part 

Le terrorisme (...)  menace les USA, l'Inde et le Pakistan, selon Holbrooke

Paroles & action du président...

Obama veut un changement d'approche.

L'Afghanistan au cœur des débats.

Obama veut un réexamen de la stratégie avant avril

1 Au jour le jour

2 Positions

3 Politique 

a) locale

Suite

b) Usa

4 Institutions internationales

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Le secret et le contrôle total de l’information sont devenus la politique officielle du gouvernement Harper.

6 Brèves

6-1 Le Pakistan sous pression indo-américaine.

6-2 Combien de combattants européens ?

Fin

7  Dossiers

7-1 Le Pakistan et les contradictions d'Obama….

7-2 William Blum : Le rapport qui accable l’Empire.

7-3 Pakistan : «Al-Qaida est en train de réussir au-delà de ses espérances..»

7-4 Syed Saleem Shahzad : Afghanistan, Pakistan, l’irruption des « néotalibans »

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Un nouveau type de combattant, bien entraîné et ultraradical dans les zones tribales.

.



Tiré à part :

Le terrorisme ( ...)  menace les USA, l'Inde et le Pakistan, selon Holbrooke

L'émissaire US Holbrooke : "Pour la première fois en 60 ans, depuis l'indépendance, votre pays (l'Inde), le Pakistan et les Etats-Unis sont tous confrontés à un ennemi qui fait peser une menace directe sur nos gouvernements, nos capitales et nos populations",

L'émissaire américain pour le Pakistan et l'Afghanistan avait passé toute la semaine dernière à Islamabad et à Kaboul dans le cadre de la nouvelle approche voulue par le président Barack Obama pour combattre les talibans et Al-Qaïda, notamment sur la frontière pakistano-afghane, la ligne de front dans la "guerre contre le terrorisme".(…)

M. Obama, qui en a fait une des priorités de son mandat, a promis une nouvelle approche dans la lutte contre la résistants en la liant notamment à celle contre leurs bases arrières et celles d'Al-Qaïda dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan.

Afp

 17 février, 08h11


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n°11- Journal de PAKISTAN.- 03-02 au 21-02.- Suite - : Le Pakistan et les contradictions d'Obama….


n°11-  Journal de PAKISTAN.-  03-02 au 21-02.- Suite - : Le Pakistan et les contradictions d'Obama….



        Journal de PAKISTAN.  

                                          n°11 - 03-02 au 21-02

C.De Broeder & M.Lemaire


·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

3 Politique 

b) Usa

4 Institutions internationales

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Le secret et le contrôle total de l’information sont devenus la politique officielle du gouvernement Harper.

6 Brèves

6-1 Le Pakistan sous pression indo-américaine.

6-2 Combien de combattants européens ?

7  Dossiers

7-1 Le Pakistan et les contradictions d'Obama….

7-2 William Blum : Le rapport qui accable l’Empire.

7-3 Pakistan : «Al-Qaida est en train de réussir au-delà de ses espérances..»

7-4 Syed Saleem Shahzad : Afghanistan, Pakistan, l’irruption des « néotalibans »

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Un nouveau type de combattant, bien entraîné et ultraradical dans les zones tribales.

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b) Usa

Obama 

Diplomatie: recul d'Obama

La nouvelle est passée inaperçue en Europe. 

Mais certainement pas en Asie.

Lorsque Barack Obama a nommé Richard Holbrooke émissaire pour le Pakistan et l'Afghanistan, il était entendu que celui-ci s'occuperait aussi du conflit au Cachemire, qui oppose Indiens et Pakistanais depuis plus de soixante ans.

La logique était la suivante:

L'armée pakistanaise ne sera pas totalement disponible pour combattre les résistants Talibans sur son sol (dans ses zones tribales principalement) tant qu'une partie importante de ses troupes sera mobilisée sur la frontière avec le Cachemire, par crainte d'un affrontement avec l'Inde.

 Résoudre le vieux contentieux pakistano-indien est donc une ardente obligation pour la nouvelle diplomatie américaine, qui a fait de l'Afghanistan sa priorité numéro un.

Seulement voilà:

Les Indiens ne veulent pas d'une ingérence de Washington dans l'affaire du Cachemire.

Ils redoutent que Richard Holbrooke, surnommé "le bulldozer", n'emploie avec New Delhi les mêmes méthodes - musclées - qui ont fait plier Milosevic et ses ennemis pendant la négociation de Dayton sur la Bosnie.

Et comme l'Inde est un allié stratégique de l'Amérique dans son bras de fer présent et à venir avec la Chine, Barack Obama a dû reculer. 

Jeudi, le porte parole du département d'Etat a fait savoir qu'à la réflexion le "bulldozer" ne traiterait pas le dossier du Cachemire.

C'est donc un premier échec de la Maison Blanche.

Comment interpréter ce revirement du nouveau président américain?

Est-ce une preuve de son pragmatisme?

Il se dit qu'en réalité Holbrooke conserverait secrètement le portefeuille du Cachemire et qu'il mènera bien des négociations sur le sujet, mais seulement en coulisses afin de ménager la susceptibilité indienne.

Mais ce n'est pas du tout certain.

http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/01/31/le-premier-recul-diplomatique-d-obama.html?idfx=RSS_notr&xtor=RSS-17


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