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31/03/2009

n° 252 - journal de l'Afghanistan - du 22-03 au 30-03 -Début - : Obama : nouvelle stratégie pour l'Afghanistan...


n° 252 - journal de l'Afghanistan  - du 22-03 au 30-03 -Début - : Obama : nouvelle stratégie pour l'Afghanistan...



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 252 - du 22-03 au 30-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be

Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: Taliban- 'Al Qaïda'  &  Ben Laden = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance . idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Il était une fois un président…

Opposons-nous vigoureusement à l'hystérie de guerre des Etats-Unis.

Paroles & action du président...

Obama et sa nouvelle stratégie pour l'Afghanistan.

Obama veut éliminer Al-Qaïda

L’Afghanistan au cœur des débats.

Le Pentagone a dépensé 685 milliards de dollars depuis 2001

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

Suite

2) occupants 

Fin

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 La fabrication du consentement en action.



L'Afghanistan en chiffre du 22-03 au 30/03/09  

 

 

 

tués

blessés

 

 

 

 

Usboys / Autres boys

 2

 4

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs

 18

 10

 

 

 

Peuple Afghan

 18

 20 + x

 



Tiré à part :

Il était une fois un président…

Il était une fois un président qui hérita d’une guerre dans un pays lointain.

Au lieu de tenter d’y mettre fin le plus rapidement possible, il déploya des moyens de plus en plus importants pour l’emporter.

Or cette stratégie ne finit pas seulement pas éclipser son ‘généreux et ambitieux’ programme intérieur mais également par causer sa ruine politique.

D’où sa décision de ne pas briguer un deuxième mandat à la Maison-Blanche…

Voilà, j’en conviens, une façon bien sombre de traiter de la nouvelle stratégie annoncée aujourd’hui par Barack Obama pour gagner la guerre non seulement en Afghanistan mais également au Pakistan, d’où le réseau terroriste préparerait de nouveaux attentats contre les États-Unis.(…)

Le président US saura peut-être éviter les erreurs de Lyndon Baines Johnson, responsable de l’escalade américaine au Vietnam. Il semble d’ailleurs se ménager, dans cette nouvelle stratégie, des portes de sortie.

Mais il met irrémédiablement ses empreintes sur un conflit militaire lancé par George W. Bush, son prédécesseur.

Je cite quelques-unes de ses déclarations :

- «Alors je veux que le peuple américain comprenne que nous avons un but clair: perturber, démanteler et vaincre Al-Qaeda au Pakistan et en Afghanistan et empêcher son retour dans ces pays à l’avenir. C’est le but qui doit être atteint… Et aux terroristes qui s’opposent à nous, mon message est le même: nous vous vaincrons.»

- «Al-Qaeda et ses alliés extrémistes sont un cancer qui risque de tuer le Pakistan de l’intérieur… Le Pakistan doit donner la preuve de sa détermination à éliminer Al-Qaeda et tous les extrémistes violents qui se trouvent à l’intérieur de ses frontières.»

Ainsi donc, Barack Obama a ordonné l’envoi de 4 000 soldats supplémentaires en Afghanistan afin de former les forces locales.

Ces renforts viendront s’ajouter au déploiement de 17 000 militaires d’unités de combat supplémentaires déjà approuvé par la nouvelle administration.

Le président a également annoncé un triplement de l’aide au Pakistan à 1,5 milliard de dollars par an sur cinq ans.

       Richard Hétu

      30-03

blogues.cyberpresse.ca/hetu/


Opposons-nous vigoureusement à l'hystérie de guerre des Etats-Unis.

L'hystérie de guerre aux États-Unis prend de plus en plus d'ampleur.

Depuis quelques semaines le gouvernement américain s'en prend à la République démocratique populaire de Corée, avec des manœuvres militaires d'une envergure sans précédent, dans la péninsule coréenne.

Tout indique qu'une attaque préventive se prépare, bien que l'armée dise que les manœuvres ont uniquement pour objectif d'établir « une préparation au combat ».

Les États-Unis ont également menacé la Chine avec des navires d'espionnage.

Les bombardements illégaux au Pakistan visent à déstabiliser ce pays.

Les États-Unis massent d'autres soldats sur la frontière mexicaine en préparation pour une invasion au nom de la « lutte au trafic de drogue ».

Pour ajouter à l'hystérie, l'armée prétend que le Mexique et le Pakistan sont « les deux États les plus en danger de s'échouer » dans le monde. C'est une autre justification pour l'intervention militaire ouverte.

Partout, les États-Unis favorisent l'usage de la force pour régler les problèmes et recourent à l'hystérie et à des démonstrations de force pour tenter d'intimider les peuples et les forcer à se soumettre.

Nous disons : Non à l'hystérie de guerre !

L'intensification de l'hystérie de guerre est signe que nous sommes au bord de nouvelles guerres ou de l'élargissement des guerres existantes, notamment au Moyen-Orient et en Asie.

Avec l'augmentation des préparatifs de guerre et du financement de la guerre, les gens voient s'écrouler les espoirs de changement qu'a créés l'administration de Barack Obama, car elle poursuit maintenant l'édification d'empire des cercles dominants.

Le candidat « pour la paix » est devenu un président de guerre.

Son budget augmente le financement de la machine de guerre, il a refusé de mettre fin aux guerres en Irak et en Afghanistan, en dépit des promesses et du vaste sentiment populaire, et il soutient le renforcement du déploiement militaire dans la péninsule coréenne et à la frontière du Mexique.

Selon les sources militaires, Obama « explore les capacités militaires des États-Unis » pour « aider les forces mexicaines ».

Déjà, les États-Unis leur fournissent des drones capables de faire sauter des voitures et d'assassiner leurs occupants, des services de renseignement partagés et des équipements divers.

Comme en Colombie, les États-Unis sont complices du trafic de drogue et s'en servent ensuite pour justifier l'intervention militaire.

La société moderne exige qu'on cesse de recourir à la force dans le règlement des problèmes internationaux. Il faut défendre le verdict de la lutte contre le fascisme à la conclusion de la Deuxième Guerre mondiale selon lequel la propagande de guerre, y compris l'incitation à l'hystérie de guerre, est un crime contre les peuples.

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2009/Q39058.htm#4

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n° 252 - journal de l'Afghanistan - du 22-03 au 30-03 –Suite - : Obama : nouvelle stratégie pour l'Afghanistan...


n° 252 - journal de l'Afghanistan  - du 22-03 au 30-03 –Suite  - : Obama : nouvelle stratégie pour l'Afghanistan...



journal de l'Afghanistan

n° 252 - du 22-03 au 30-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.

3 Politique

b) occupants 


b) Les occupants 

1) Usa

A quelques jours de l'annonce par le chef de l'Etat de sa stratégie en Afghanistan, les Etats-uniens sont de plus en plus inquiets.

Selon un sondage Gallup Usa Today paru le 16 mars, 42 % d'entre eux pensent maintenant que les Etats-Unis ont "commis une erreur" en envoyant des troupes en Afghanistan en 2001.

Corine Lesnes : LE MONDE 

21.03.

 

Obama

24-03

Barack Obama a déclaré impensable de régler le problème afghan par les seuls moyens militaires et a suggéré l'adoption d'une "stratégie de retrait" du pays à terme.

"Je ne peux promettre un calendrier ni un succès garanti dans une région aussi difficile. Mais je peux vous garantir que cette administration fera tout ce qu'elle peut pour réussir".

Pour Barack Obama, la "frontière déstabilisante" entre l'Afghanistan et le Pakistan sera un élément difficile à résoudre mais, a-t-il dit, "il n'est pas acceptable de rester à ne rien faire en laissant des bastions de terroristes(…)  planifier et comploter", a-t-il dit.

"Nous ne pouvons pas penser que la seule approche militaire en Afghanistan sera en mesure de résoudre nos problèmes. Donc nous visons une stratégie globale. Et il y aura une stratégie de retrait (...) Il faut avoir à l'esprit que ce ne sera pas une dérive perpétuelle", a souligné le président américain.

24-03

fr.news.yahoo.com/

 

L’Afghanistan devient la guerre d’Obama.

La nouvelle stratégie vise à établir des objectifs précis pour les Etats-Unis et leurs alliés concernant le Pakistan et l’Afghanistan, afin de permettre d’éventuelles corrections à mi-parcours.

Barack Obama autorisera l’envoi de 4.000 soldats supplémentaires pour entraîner les forces de sécurité afghanes en plus des 17000 soldats en renfort déjà promis, et enverra des centaines de civils et spécialistes du développement en Afghanistan, selon les responsables.

Barack Obama avait ordonné, immédiatement après son investiture le 20 janvier, un réexamen de la stratégie en Afghanistan où se sont tramés les attentats du 11-Septembre et où l’insurrection connaît un regain alarmant.

Il va annoncer le résultat de ce réexamen quelques jours avant un sommet de l’Otan, les 3 et 4 avril à la frontière franco-allemande, largement axé sur l’intensification des violences depuis deux ans en Afghanistan malgré la présence de 75000 soldats étrangers.

AFP

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/20d97b18-1a9b-11de-8264-8ee313de9c8d/LAfghanistan_devient_la_guerre_dObama

 

Stratégie pour l’Afghanistan

Barack Obama a expliqué que son plan avait notamment pour but de venir à bout des poches de résistance au Pakistan d'où, a-t-il affirmé, de nouvelles attaques contre les Etats-Unis(…)  sont préparés.

"Je veux donc que le peuple comprenne que nous avons un objectif clair et précis ", a déclaré le président américain depuis la Maison Blanche, entouré de ses secrétaires d'Etat et à la Défense, Hillary Rodham Clinton et Robert Gates, et de responsables de la sécurité et des renseignements. "Cet objectif doit être atteint", a-t-il prévenu. "C'est une cause qui ne saurait être plus juste. Et aux ‘terroristes’ qui s'opposent à nous, mon message est le même: nous vous vaincrons."

Signalant que la plupart des attentats dans le monde entier, notamment ceux de Londres et de Bali, étaient liés "à Al-Qaïda et à ses alliés au Pakistan", Obama a souligné que la lutte contre le terrorisme dans cette région n'était "pas simplement un problème américain", et que "la sécurité des gens à travers le monde est en jeu".

Le but est clair: empêcher que les islamistes prennent le pouvoir au Pakistan ou en Afghanistan. Car "si le gouvernement afghan tombe aux mains des talibans ou ne s'oppose pas aux menées d'Al-Qaïda", "ce pays redeviendra une base pour les terroristes", a prévenu le président …

A l'heure où la résistance augmente en Afghanistan -avec un nombre des morts en hausse de 35% dans les rangs américains en 2008-, aucune date n'a été fournie pour le retrait des soldats. En échange des troupes et des fonds supplémentaires promis aux deux pays, la stratégie du chef de la Maison Blanche prévoit en revanche la pleine coopération du Pakistan et de l'Afghanistan, dont les gouvernements devront rendre des comptes de leur action.

27-03

A


Occupation de l'Afghanistan

Les Etats-Unis et l'Australie maintiendront une forte alliance  malgré leurs désaccords sur l'Afghanistan (…).

M. Obama, qui apprécie les fortes relations entre les deux  alliés traditionnels,(…)  souhaite avoir une coopération étroite avec  l'Australie en ce qui concerne e.a. l’Afghanistan.

 Obama a insisté que : "le peuple américain, tout comme le peuple  australien, est frustré par la nécessité d'envoyer nos jeunes  hommes et femmes à l'étranger pour des durées prolongées... ceci  constitue un énorme stress pour les familles et certains d'entre  eux ne renviennent pas". 

"Mais je pense que les peuples américain et australien  réalisent également que nous ne devons pas laisser faire les  abominables tueurs et que nous allons faire ce qui est nécessaire  pour assurer que ceci ne se produise pas", a poursuivi le  président Obama. 

M. Rudd, a évité de répondre directement à une  question à ce sujet, se contentant de relever : "Notre mission  reste celle de garantir que ce pays-là (lndlr : l’Afghanistan) ne devienne pas dans  l'avenir un paradis de terroristes (…)". 

25 -03

 (Xinhua)


Extension des guerres ?

Les Etats-Unis informe L'Otan de sa nouvelle stratégie en Afghanistan & Pakistan.

Les Etats-Unis ont fait part à leurs alliés de l'Otan des "grandes lignes" de leur nouvelle vision stratégique pour l’Afghanistan.

Représentant spécial du nouveau président Barack Obama pour l'Afghanistan et le Pakistan,

Richard Holbrooke en a informé à Bruxelles le secrétaire général de l'Alliance, Jaap de Hoop Scheffer, et les ambassadeurs des 26 pays membres.

Richard Holbrooke a déclaré que la priorité était de régler le problème des zones tribales à cheval entre l'Afghanistan et le Pakistan, qui servent de bases aux islamistes armés.

"C'est le message principal que nous voulons faire passer. On ne peut séparer l'Afghanistan du Pakistan", a-t-il souligné, en accusant l'ancienne administration de George Bush d'avoir négligé le problème.

"Je ne crois pas qu'ils en soient arrivés à des conclusions définitives, mais leur pensée est pratiquement finalisée", a déclaré le porte-parole de l'Otan, James Appathurai, à propos de la vision de l'administration Obama.

24-03

fr.news.yahoo.com/

27-03

Obama soutient aussi l'idée d'un renforcement de l'aide américaine au Pakistan voisin pour permettre au gouvernement en place de lutter contre la résistance sur son sol. Le projet coûtera plusieurs milliards de dollars supplémentaires, selon des sources proches de Barack Obama, affirmant qu'elles ne disposent pas du chiffre précis.

Obama a appelé Karzai, ainsi que le président pakistanais Asif Ali Zardari jeudi pour les informer de son plan. "Il s'agit d'une stratégie globale civile et militaire", "Nous sommes convaincus que les fondations les plus cruciales du succès que nous espérons obtenir avec la population et le gouvernement d'Afghanistan, reposeront sur la manière dont les travailleurs civils, humanitaires, et les soutiens techniques de tout types seront utilisés au mieux". a déclaré sa secrétaire d'Etat Hillary

AP


Dans les coulisses et au sénat

27-03

Aux États-Unis, le plan a reçu un soutien prudent de la part de parlementaires, certains critiquant une «escalade militaire», d'autres demandant plus de troupes dans la région.

http://www.cyberpresse.ca/international/


La classe politique US divisée sur la stratégie à suivre en Afghanistan

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

Tous les trois mois, le chercheur Michael O'Hanlon, de la Brookings Institution, publie un état des lieux en Irak. Nombre de victimes, production électrique...

Vendredi 20 mars, il a pour la première fois inclus l'Afghanistan dans son index. 

On ne saurait mieux illustrer le parallèle qui a émergé entre l'Irak - la guerre de George Bush - et l'Afghanistan, que le nouveau président espère ne pas voir devenir la "guerre de Barack Obama".

A quelques jours de l'annonce par le chef de l'Etat de sa stratégie en Afghanistan, les Américains sont de plus en plus inquiets.

Selon un sondage Gallup Usa Today paru le 16 mars, 42 % d'entre eux pensent maintenant que les Etats-Unis ont "commis une erreur" en envoyant des troupes en Afghanistan en 2001.

Pendant la campagne électorale, l'Afghanistan, par opposition à l'Irak, leur avait été présenté comme la "bonne" guerre par M. Obama.

Le ton a changé.

Le président ne parle plus de "victoire" mais de "stabilité".

Le 10 mars, le général Michael Maples, le directeur de la Defense Intelligence Agency, a indiqué au Congrès que la violence "initiée par l'ennemi" avait augmenté de 55 % en 2008.

Le nombre de tués américains est maintenant comparable à l'Irak : 15 (contre 16) en février.

L'escalade militaire prévue semble avoir été suspendue.

Mi-février, le président a décidé de l'envoi de 17 000 soldats en renfort, mais on ne parle plus des 30 000 hommes qui avaient été réclamés par les militaires.

A l'approche de la décision de M. Obama sur la stratégie, un vif débat se déroule par journaux interposés. Les néoconservateurs ont appelé M. Obama à rejeter "la voie minimaliste" et à ne pas se cantonner au seul "objectif étroit" de contre-terrorisme.

Les sénateurs John McCain et Joe Lieberman plaident pour "une approche globale, civile et militaire, de contre-insurrection", accompagnée d'un "engagement politique à long terme sans ambiguïté". "Soyons clairs, ajoutent-ils, la guerre peut être gagnée."

A l'opposé, Leslie Gelb, du Council on Foreign Relations, a appelé au désengagement. "Il est impossible de défaire les talibans, écrit-il dans le New York Times. Nous devrions plutôt mettre l'accent sur ce que nous faisons bien - l'endiguement, la dissuasion - plutôt que sur ce que nous ne savons pas faire - le "nation building" dans des guerres sans fin."

L'ancien candidat à la présidence John Kerry a agité le spectre du Vietnam. "Notre but initial était de réduire Al-Qaida. Pas d'adopter le 51e Etat des Etats-Unis", a-t-il lancé. Le ministre de la défense, Robert Gates, peut aussi être compté dans le camp des sceptiques. "Personne n'a le temps, la patience ou l'argent" de faire de l'Afghanistan un havre de tranquillité, a-t-il dit.

Un troisième camp plaide pour des solutions plus subtiles.

Début février, à Munich, le vice-président Joe Biden a évoqué les divisions à l'intérieur du camp taliban et la possibilité de les exploiter en offrant ici de l'argent, là une intégration dans les forces régulières ou le partage du pouvoir.

Le camp antiguerre, qui était focalisé sur l'Irak, s'est aussi adapté.

La marche sur le Pentagone, qui se tient le 21 mars, réclame cette année le retrait d'Afghanistan.

Corine Lesnes

LE MONDE 

21.03.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/03/21/la-classe-politique-americaine-divisee-sur-la-strategie-a-suivre-en-afghanistan_1170861_3216.html

24/03/0

Le représentant des Etats-Unis pour l'Afghanistan et le Pakistan, Richard Holbrooke, rencontrait hier le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, pour évoquer la stratégie américaine en Afghanistan après les déclarations du président américain.

« La priorité sera de régler la situation dans les régions tribales le long de la frontière pakistanaise. On ne peut pas séparer le cas de l'Afghanistan de celui du Pakistan », a déclaré Richard Holbrooke.

http://www.lesechos.fr/info/inter/4845601-obama-defend-un...

 24-03

Les Etats-Unis comptent réclamer à leurs alliés une augmentation de leur aide civile et financière lors du prochain sommet de l'Otan, prévu du 3 au 4 avril à Strasbourg et dans les villes allemandes voisines de Kehl et Baden-Baden.

AFP

Les Etats-Unis et l´Australie discutent de l´Afghanistan

Kevin Rudd (Premier ministre australien)  a annoncé que son pays s'engageait à faire en sorte que l'Afghanistan cesse d'être un paradis pour les terroristes.(…)  Kevin Rudd a fait cette remarque après avoir rencontré le président des Etats-Unis Barack Obama et la secrétaire d'Etat Hillary Clinton. 

l'Australie est le pays non-membre de l'OTAN qui envoie le plus grand nombre de soldats en Afghanistan.

Rudd a qualifié les USA de partenaire stratégique clé, et de pierre angulaire de la politiquede l'Australie.

http://www.cctv.com/


Sur le terrain

Des gendarmes bientôt en Afghanistan…

Richard Hollbrooke, envoyé spécial du président Obama pour l'Afghanistan et le Pakistan,a signalé que  la formation de la police doit être l'un des principaux axes de l'action ‘civile’ de la communauté internationale en Afghanistan.

Bernard Kouchner a proposé d'engager la Force de gendarmerie européenne (FGE), une structure mise en place en 2004 par les pays possédant une gendarmerie (France, Italie, Espagne, Portugal, Pays-Bas et Roumanie), auxquels pourrait se joindre la Turquie.

Ils contribueront à la formation de la police locale, jugée inefficace et corrompue.

La formation de la police afghane était jusqu'à présent confiée à l'Union européenne, dans le cadre de l'Eupol. Cette mission, dirigée par les Allemands, s'avère être un échec total.

La partie n'est pas facile, car la police afghane est formée de plusieurs corps recrutés de facto sur une base tribale et ethnique. 

Le ministre italien Franco Frattini, dont le pays a déjà des gendarmes en Afghanistan, a évoqué ces difficultés, en soulignant que le projet était "compliqué" et qu'il fallait éviter des initiatives qui ne seraient pas "coordonnées".

Son homologue suédois Carl Bildt a souligné que la difficulté était de trouver "comment coordonner (cette force) avec l'Otan et la mission de police européenne", mais s'est montré optimiste quant à la possibilité de résoudre cette question.

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/03/

AFP


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n° 252 - journal de l'Afghanistan - du 22-03 au 30-03 –Fin - : Obama : nouvelle stratégie pour l'Afghanistan...


n° 252 - journal de l'Afghanistan  - du 22-03 au 30-03 –Fin  - : Obama : nouvelle stratégie pour l'Afghanistan...



journal de l'Afghanistan

n° 252 - du 22-03 au 30-03

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Sommaire.

3 Politique

b) occupants 

Suite & Fin

4 Lutte pour la libération du territoire

Détails.

L'Afghanistan en chiffre. 

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 La fabrication du consentement en action.



2) Otan-Isaf

Occupation de l'Afghanistan

Certains pays membres font preuve d'une "aversion au risque".

 Le commandant suprême de l'Otan, le général  US Bantz Craddock, a prévenu : "Nous devons nous organiser mieux pour la prochaine mission, la prochaine opération pour laquelle nous envoyons nos troupes. L'Otan ne devrait pas en organiser une autre comme celle-ci", a-t-il affirmé lors d'une audition au Sénat américain, en soulignant le déséquilibre des contributions entre pays.

"Je crois qu'il existe au sein de l'Otan une aversion au risque à laquelle nous devons continuer à nous attaquer", a-t-il souligné, en évoquant les réticences à envoyer des renforts militaires, mais aussi les restrictions auxquelles sont soumises certaines troupes en Afghanistan, en matière de mobilité ou de type de mission.

"Je pense que certains pays, partenaires ou membres, vont promettre des forces au Kosovo ou pour la force de réaction rapide (NRF) de l'Otan, au lieu de fournir des troupes en Afghanistan.

En conséquence, nous avons des besoins insatisfaits sur le terrain", a-t-il déploré.

"En général, les différents chefs d'état-major veulent contribuer plus. Ils sentent qu'ils en ont la capacité. Mais politiquement ils ont les mains liées", a-t-il commenté.

"Si nous aboutissons à une Alliance à deux vitesses, cela la fragilisera", a-t-il conclu.

AFP

24-03

24-03

Le général Craddock, qui sera  prochainement être remplacé à la tête des forces de l'Otan par l'amiral américain James Stavridis, a regretté que la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) manque d'hommes dans le sud afghan, terrain des combats les plus violents.

"Nous n'avons pas suffisamment de forces actuellement, entre les forces de sécurité afghanes et l'Isaf, pour libérer le terrain puis maintenir l'ordre pour permettre le développement et la reconstruction", a regretté le général. "C'est pour cela que les renforts promis par les Etats-Unis iront dans le sud", a-t-il dit.

AFP



Les alliés

1 Onu

28-03

Kai Eide, a fait bon accueil à la nouvelle stratégie exposée par le président Obama.

"Je salue l'accent qui est mis avec plus de force sur les institutions civiles", a déclaré Eide .

"Je me réjouis du meilleur équilibre créé entre les parties militaire et civile. Je suis impatient de coopérer avec l'administration américaine."

Il a aussi appelé de ses voeux une plus grande coordination au sein de la coalition militaire internationale présente sur le sol afghan, ainsi qu'un "plus grand effort américain et un plus grand effort européen".

28/3 Reuters

 

Le Conseil de sécurité demande des élections crédibles

Jeudi devant le Conseil de sécurité, M. Eide avait appelé le gouvernement Afghan à rassurer son opposition sur le fait que les prochaines élections seront "justes et transparentes".

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une résolution affirmant la nécessité d'assurer la crédibilité des élections présidentielle et régionales d'août en Afghanistan.

Le Conseil "demande qu'aucun effort ne soit ménagé pour assurer la crédibilité, la sûreté et la sécurité des élections."

Le texte, rédigé par le Japon, reconnaît le "rôle essentiel" joué par la Manua afin "d'appuyer le processus électoral" et souligne qu'il importe de "renforcer et élargir" sa présence dans le pays ainsi que celle d'autres organismes de l'ONU.

Le Conseil affirme que la Manua et son chef, le Norvégien Kai Eide, "continueront de diriger les efforts de la communauté civile internationale" pour accroître la coopération avec la Force internationale (Isaf) dirigée par l'Otan, afin d'améliorer la coordination entre le civil et le militaire.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a salué la prorogation du mandat de la Manua et "en particulier, la réaffirmation par le Conseil de sécurité du rôle central et impartial des Nations unies dans la promotion de la paix et de la stabilité en Afghanistan," a indiqué son service de presse.

Dans sa résolution 1868, votée à l'unanimité, le Conseil a également renouvelé pour un an le mandat de la Mission d'assistance(…)  de l'ONU en Afghanistan (Manua), qui expirait lundi prochain.

AFP /

23 mars


3 UE

27-03

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne se sont, déclarés prêts à accroître leur aide financière et envoyer des unités de formation de policiers en Afghanistan, mais probablement pas de nouvelles troupes.

AFP


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30/03/2009

n°25 - La 'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan -28-03 - Début - : OTAN - Pendant longtemps encore, la stratégie de la peur ?


n°25 - La 'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan  -28-03 - Début - : OTAN - Pendant longtemps encore, la stratégie de la peur ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'OTAN et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



La 'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan 

                         n° 25- 28-03

                                                 C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire.

Tiré à part :

La ville de Strasbourg transformée en bunker pour le sommet de l'OTAN.

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Abkazie-Ossetie du Sud : Pourquoi la Russie a raison.

1-2 Pendant longtemps encore, la stratégie de la peur ?

1-3 Otan : Concepts stratégiques.

1-5 OTAN : Une arme de destruction massive…

Suite

1-6 Hélène Nouaille : OTAN : le grand malentendu.

1-7 18 ans après la fin du «péril rouge», pourquoi encore l'Otan ?

Fin

1-8 OTAN : quel nouveau concept stratégique ?

2 Annexe

2-1 Derrière le G20, c’est toujours le G8 qui est à la parade !

2-2 Le 11 septembre 2001: une provocation mondiale.

 



Tiré à part :

La ville de Strasbourg transformée en bunker pour le sommet de l'OTAN.

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs mais doit être vu comme information.
Les barrières Vauban ont disparu de Paris, et pris le chemin de Strasbourg. Cinq mille barrières métalliques, soit 50 % du stock, ont été prêtées par la préfecture de police pour la protection du Sommet de l'OTAN prévu les 3 et 4 avril, dans la capitale alsacienne. Vingt-huit chefs de l'Etat y sont attendus, dont le président des Etats-Unis Barack Obama. Mais aussi 40 000 à 60 000 manifestants associatifs, politiques et radicaux.

Jamais, pour l'organisation d'un grand événement, le dispositif de sécurité n'avait atteint ces proportions. Depuis le 20 mars, et jusqu'au 5 avril, la France, pour ce 60e anniversaire de l'Alliance atlantique, est sortie de l'espace Schengen et le contrôle aux frontières a été réintroduit.

Au total, 11 000 policiers et gendarmes vont être déployés à Strasbourg, dont 85 unités mobiles de maintien de l'ordre - 45 compagnies de CRS sur la soixantaine que compte la métropole et 40 unités de gendarmes, dont certaines rappelées de Guadeloupe -, des effectifs du renseignement, de la police judiciaire, des brigades fluviales, des laboratoires de police scientifique ambulants. Batteries anti-aériennes, murs anti-émeutes, blindés sont prévus. Il y aura même la Garde républicaine avec 75 chevaux ! Trois PC de sécurité seront mis en place.

Le dispositif devrait être confirmé par la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, sur place, lundi 30 mars. Par comparaison, le 60e anniversaire du débarquement en Normandie en 2004, en présence de nombreux chefs d'Etat et de la reine d'Angleterre, avait mobilisé 65 unités mobiles. Le G8 d'Evian en 2003, 60. "La venue d'Obama fait flipper tout le monde", remarque un responsable policier. Les Allemands, co-organisateurs du sommet à Kehl et Baden-Baden, ne sont pas en reste : ils ont annoncé une mobilisation de 14 000 policiers. Certains, d'ailleurs, travailleront sur le territoire français dans le cadre des accords de coopération.

Strasbourg est déjà sur le pied de guerre. Aucun accord n'a encore été trouvé pour le trajet de la manifestation des anti-OTAN. Le village, lieu de rendez-vous traditionnel des altermondialistes où sont attendues 6 000 personnes, a eu toutes les peines à trouver sa place, au sud de la ville. La préfecture avait demandé 20 000 euros de caution aux organisateurs...

Deux zones, rouge et orange, ont été délimitées dans le centre-ville où la circulation sera très réduite. Chaque résident, ou commerçant, devra se munir d'un badge. La police a prévu d'en distribuer 44 000. Les autoroutes A350 et A35 seront bloquées. Treize établissements scolaires vont être fermés, ainsi que 25 terrains sportifs. La collecte des déchets sera modifiée, les marchés annulés, les plaques d'égout scellées !

Un climat de guérilla s'est installé. Déjà, les drapeaux de "l'ennemi" ont été arrachés : les étendards arc-en-ciel des anti-OTAN ont été retirés par la police des balcons. "Je trouve inacceptable que l'on cherche à brider la libre expression des habitants", proteste le maire (PS), Rolan Ries, relayé sur ce point du PCF au MoDem.

Sans parcours officiel encore, la manifestation organisée côté français, avec tout ce que la gauche compte d'associations et de partis politiques, devrait partir du jardin des Deux-Rives. Le cortège allemand, lui, projetait de la rejoindre sur le pont de l'Europe. Voilà pour la partie "officielle". Pour l'officieux, une coordination anti-OTAN, rassemblant la mouvance anarchiste, libertaire et autonome (Fédération anarchiste, Confédération nationale du travail, Alternative libertaire, No Pasaran, Scalp...) se concerte depuis des mois : organisation de stages de désobéissance civile, répétition grandeur nature "d'actions directes non violentes". Une équipe médicale et un bataillon d'avocats (la "legal team") sont déjà mobilisés. Et des conseils fusent : "Apprends à reconnaître les différents types de flics... Ecris-toi sur le bras le numéro de la legal team... Evite de prendre ton téléphone plein de contacts - merci pour les camarades..." La consigne finale est passée sur Internet : "risque légal faible (...) risque de garde à vue haut."

"On a bien compris que le gouvernement voulait jouer la confrontation physique, on utilisera d'autres armes", dit un militant. Dix à vingt actions de blocage sont envisagées avec l'espoir de pénétrer dans les zones interdites. "Ça va être beaucoup improvisé par des petits groupes selon la théorie du chaos", annonce Xavier Renou, du mouvement des Désobéissants. La police s'attend à tout. Certains responsables ont même évoqué de folles actions telles que la coloration symbolique du Rhin...

Isabelle Mandraud et Sylvia Zappi

LE MONDE | 27.03.09


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n°25 - La 'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan -28-03 – Suite - : OTAN - Pendant longtemps encore, la stratégie de la peur ?


n°25 - La 'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan  -28-03 – Suite - : OTAN - Pendant longtemps encore, la stratégie de la peur ?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.



La 'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan 

                         n° 25- 28-03

                                                 C.De Broeder & M.Lemaire



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1-6 Hélène Nouaille : OTAN : le grand malentendu.

1-7 18 ans après la fin du «péril rouge», pourquoi encore l'Otan ?


1-6 Hélène Nouaille : OTAN : le grand malentendu.

“ Après tout, l’OTAN est une alliance militaire ” rappelait Geoff Morrell, porte parole du Pentagone, le 5 mars dernier, lors d’un point de presse. Une alliance militaire dont le commandement est américain. “ A la suite de la signature du Traité de l’Atlantique Nord le 4 avril 1949, les alliés de l’OTAN ont demandé au président des Etats-Unis de désigner un officier qui deviendrait SACEUR (Supreme Allied Commander Europe) et installerait un commandement militaire intégré pour la défense des nations membres de l’OTAN en Europe ” (1). Ce qui fut fait, continûment depuis 1953 (2).

On le sait, la pertinence de cette alliance militaire sous commandement américain a fait long feu avec la disparition de la menace soviétique (1991) et du Pacte de Varsovie, laissant l’Europe désemparée et les Etats-Unis soucieux de lui donner un nouveau rôle. “ A la différence de l’Union européenne, l’OTAN est un corps transatlantique (...). Les institutions politiques et militaires sont transatlantiquement intégrées, une situation qui sera plus vraie encore lorsque la France aura rejoint le commandement militaire (...).

Par contraste, les Etats-Unis regardent l’Union européenne de l’extérieur ” analyse James Joyner pour l’influent think tank Atlantic Council of the United States (3), fondé en 1961 par Dean Acheson et quatre autres Secrétaires d’Etat américains.

Son propos n’est pas la réintégration de la France dans le commandement militaire intégré de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, qui ne le passionne d’ailleurs pas plus que la presse américaine, mais de réfléchir au meilleur moyen de préserver les intérêts américains dans le futur. “ Obama doit-il abandonner l’OTAN pour l’UE ? ” demande-t-il en titre. Parce qu’il y a débat : il y a ceux, comme Paul Hockenos (4), qui pensent que “ l’OTAN aurait dû proclamer sa victoire et fermer boutique ”. Parce que l’Organisation reste “ une alliance dominée par les Américains dans un esprit de Guerre froide. Non seulement l’OTAN est mal équipée pour affronter la pluralité des nouveaux défis de l’ordre mondial de l’après Guerre froide (et aujourd’hui de l’ère post américaine), mais elle est devenue contre productive quant à la tâche pour laquelle elle a été créée – à savoir de garantir la sécurité en Europe ”.

Donc, tout en reconnaissant en l’OTAN une organisation “ qui a aidé à gagner la guerre froide sans tirer un coup de feu ”, Paul Hockenos plaide pour que la nouvelle administration américaine s’en détourne. Elle “ serait mieux servie en repensant les relations américaines avec l’Europe (...) qu’en transformant l’alliance en une agence destinée à répondre à des crises internationales de toutes sortes ”. En effet, ajoute-t-il, “ les avocats de l’OTAN ont seulement attiré l’attention sur son inadéquation pour le 21ème siècle ” outre que, “ en provoquant la Russie par son omniprésence, l’OTAN pourrait mettre à mal la première et la plus élémentaire de ses missions ” (sa raison d’être, en français dans le texte, la sécurité européenne).

Pourquoi alors les Américains ont-ils poussé, de réunions en conférences à l’élargissement de l’alliance ? Eh bien, explique Paul Hockenos, parce que “ en dépit de sa structure multilatérale, l’OTAN est devenue une chambre de compensation pour des “ coalitions de volontaires ” dirigées par les Etats-Unis que les membres de l’alliance – et des non membres - peuvent rejoindre au cas par cas ”. Il n’est donc que logique de solliciter l’Australie, le Japon ou Israël – autant d’opportunités pour des coalitions ad hoc. Pendant ce temps, “ les Européens ne portent aucun des rôles et des responsabilités – même comme partenaires juniors – comme ils l’ont fait par le passé, mais servent plutôt d’assistants occasionnels, comme cela a été le cas dans l’invasion et la pacification de l’Afghanistan ”.

Ajoutons à cela que les menaces actuelles sur l’UE, qui “ incluent les conflits ethniques sur les frontières européennes, les migrations de masse et les flots de réfugiés, les crises de l’énergie, la prolifération nucléaire et le terrorisme transnational (...) le réchauffement climatique, le trafic international, la raréfaction des ressources et les Etats en faillite ” ne peuvent être prévenues ni traitées par l’Organisation. “ Ni les instruments ni le cadre de l’OTAN ne sont adéquats pour ce type de problèmes ”. James Joyner reconnaît la force de ces arguments – et le dit. Mais puisqu’il est dans l’intérêt des Etats-Unis de travailler de façon étroite avec l’UE, être ce qu’ils sont dans l’OTAN leur offre “ un solide mécanisme pour gérer leurs relations avec Bruxelles, qui sans quoi n’existeraient pas ”.

Le propos et l’intention sont clairs. Mais James Joyner précise encore sa pensée : de sécurité européenne il n’est guère question. Mais d’intérêts économiques, oui : “ Peut-être un jour fusionnerons-nous l’OTAN et l’UE, créant une Union Nord Atlantique ou quelque chose comme ça. Lever les barrières pour commercer et voyager dans leur zone n’apporte que du sens pour les deux plus grandes économies (du monde) (...). Bien sûr, cela n’aurait du sens que si l’UE décidait de revenir sur son ambition d’être les Etats-Unis d’Europe (...) ”. En attendant, conclut James Joyner, il faut donc aux Etats-Unis continuer de travailler dans le cadre d’une l’OTAN qu’ils dominent dans une relation hiérarchique et qui offre, si nous comprenons bien, les instruments adéquats de la présence américaine en Europe et dans les affaires européennes.

C’est précisément à cela que le général de Gaulle a voulu soustraire la France en proposant, dans un mémorandum adressé le 17 septembre 1958 au président Dwight Eisenhower et à Harold Macmillan, premier ministre britannique, le projet d’une nouvelle organisation qui “ aurait, d’une part, à prendre les décisions communes dans les questions politiques touchant à la sécurité mondiale, d’autre part à établir et, le cas échéant, à mettre en application les plans d’action stratégique, notamment en ce qui concerne l’emploi des armes nucléaires ” (5).

Nouvelle organisation dont il savait qu’elle était irrecevable pour les Américains – il le confiera plus tard à Alain Peyreffite : “ Ce mémorandum n’était qu’un procédé de pression diplomatique. Je cherchais alors à trouver un moyen de sortir de l’OTAN et de reprendre ma liberté, que la IVe République avait aliénée. Alors, j’ai demandé la lune. J’étais sûr qu’on ne me l’accorderait pas. Les Anglo-Américains voudraient pouvoir employer leur force à leur guise, et ils ne veulent pas de nous pour ça. Ce qu’ils veulent, c’est nous dominer ” (5).

“ En fait, c’est ce que nous avons fait pas à pas depuis 1958 : nous n’y sommes plus vraiment, nous y sommes présents sans y être réellement intégrés ”. Tout est dit, et clairement : “ A la solidarité dans les risques encourus, ne correspond pas la coopération indispensable quant aux décisions prises et aux responsabilités (...). Il est vrai qu’on avait d’abord admis que l’armement atomique, évidemment capital, resterait pour longtemps le monopole des Etats-Unis, ce qui pouvait paraître justifier qu’à l’échelle mondiale des décisions concernant la défense fussent pratiquement déléguées au gouvernement de Washington. Mais, sur ce point également, on doit reconnaître qu’un pareil fait admis au préalable ne vaut plus désormais dans la réalité ”. Devenu puissance nucléaire, il retire la France du commandement militaire intégré en 1966, sans, bien sûr, s’affranchir de l’alliance (6).

Depuis, avec des ajustements progressifs dans les années 1990 (7), la France participe librement, et régulièrement, aux opérations de l’organisation de l’Organisation – dans un contexte remarquable de consensus politique gauche-droite et d’accord global de la population, sa position finalement acceptée par ses alliés, respectée par le reste du monde parce qu’elle offre une vision alternative à l’imperium américain. Mais le concept de défense européenne autonome, qui supposerait un rôle mondial assumé d’une Union devenue adulte peine à faire l’unanimité. L’avenir de l’OTAN après la menace soviétique se réfléchit donc à Washington, dans la perspective et la vision américaine de l’ordre mondial.

 

Lorsque Nicolas Sarkozy, qui avait été un candidat très discret sur les questions de défense, accorde un entretien au New York Times en septembre 2007, sa contribution se limite à poser des préalables (8) à une réintégration de la France au commandement militaire intégré de l’Organisation existante. Curieusement, il ne livre pas sa conception du futur de l’OTAN, ne se situe pas au niveau de la réflexion, du débat stratégique américain, n’apporte pas de réflexion personnelle à ce qui est essentiel, la redéfinition du rôle, des attributs, des missions de l’OTAN demain, dans un monde dont il ne précise pas le dessein - sauf à penser qu’il s’est rallié à la vision unilatéraliste de l’époque, celle de George Bush, ce qui est incertain.

Le 11 mars 2009, en conclusion d’un colloque de la Fondation pour la recherche stratégique (La France, la défense européenne et l’OTAN au XXIème), il confirme le retour de la France évoqué en 2007 dans un discours (9) touffu et très défensif, sans préciser davantage sa pensée sauf à plaider que ce retour n’implique pas une “guerre des civilisations”, qu’il n’est “ qu’une pierre dans un processus plus vaste qui vise à conforter et à développer l’indépendance de la nation ” ( ?) et nous assure que la France garde sa souveraineté sur ses armes, force nucléaire comprise, tout en réfutant la “polémique” qu’il a soulevée au coeur du pays, les préalables évoqués en 2007 passant au second plan. Les incertitudes de 2007 demeurent. Dommage.

Parce que sous sa forme actuelle, l’Organisation de l’Atlantique Nord est en voie de disparition – au moins de complète mutation. Ainsi le réfléchit le principal contributeur, le chef militaire, qui n’y trouve plus son intérêt et reste réservé sur la constitution d’une Europe de la défense ardemment invoquée par un président français incantatoire, observé sans indulgence dans l’Union et avec recul outre Atlantique : “ Ceux qui craignent que la réintégration de Sarkozy dans l’OTAN marque la fin du gaullisme en France devraient prendre courage et regarder au-delà. Les buts stratégiques gaullistes et les principes de politique étrangère sont encore largement sacro-saints dans le débat politique français, comme le montre la controverse autour de la dernière décision de Sarkozy. Même dans un monde très différent du sien, Charles de Gaulle jette encore une ombre très longue sur la stratégie française et continuera de le faire dans les années à venir ”. Ainsi parle Jeff Lightfoot, directeur assistant de l’International Security Program de l’Atlantic Council of the United States, avec un peu d’agacement (10).

Les vrais changements, ceux qui exigeront décision, engagement, courage et hauteur de vue, sont à venir dans un monde en déstructuration rapide. Il serait sage de les préparer.

Alors seront levés les malentendus.

En accès libre :

n° 95/2005, L’OTAN, grand malade en phase terminale http://www.leosthene.com/spip.php ?article411

n° 298/2007 France : une boîte noire dans la campagne, la défense http://www.leosthene.com/spip.php ?article617

Notes :

(1) Site de l’OTAN en anglais, Supreme Headquarters Allied Powers Europe (SHAPE), Overview, http://www.nato.int/shape/about/overview.htm “ Le SACEUR est nommé par le Président des États Unis, sa nomination est confirmée par le Sénat des États-Unis et approuvée par le Conseil de l’Atlantique Nord ”. “ Le SACEUR, qui est d’ordinaire un amiral ou un officier général américain, exerce une double fonction, étant aussi chargé du Commandement des forces des États-Unis en Europe. Il assure son commandement à l’OTAN depuis le Grand Quartier général des puissances alliées en Europe (SHAPE) à Casteau, Mons (Belgique). L’actuel commandant suprême des Forces alliées en Europe est le général John Craddock ”. http://www.nato.int/issues/saceur/index-fr.html

(2) La liste des SACEUR depuis 1953 : http://www.nato.int/shape/bios/saceur/saceur.htm

(3) Atlantic Council of the United States, James Joyner, le 11 mars 2009, Should Obama Abandon Nato for the EU ? http://www.acus.org/new_atlanticist/should-obama-abandon-nato-eu

(4) Paul Hockenos, editor of Internationale Politik-Global Edition, asks "Is the EU Better for Obama than NATO ?", 9 mars 2009. http://www.spiegel.de/international/europe/0,1518,612105,00.html

(5) Nous donnons, sur le site de Léosthène, les Lettres et mémorandum du général de Gaulle au président Eisenhower et à Harold Macmillan, premier ministre britannique (17 septembre 1958), ainsi que l’extrait de C’était de Gaulle, Alain Peyrefitte, Tome I : La France redevient la France. Paris : Fayard, 1994, p. 352. http://www.leosthene.com/spip.php ?article553

(6) La France se retire du commandement intégré de l’OTAN, 21 février 1966, Conférence de presse du général de Gaulle, transcript et vidéo : http://www.leosthene.com/spip.php ?article821

(7) Le Monde, le 11 mars 2009 : “ La situation de la France. Elle assiste au comité militaire depuis 1992, et le chef d’état-major des armées y siège depuis 1996. En 2004, des militaires français ont été insérés dans la structure militaire intégrée. Paris n’a pas de représentant au Comité des plans de défense (DPC), ni au groupe des plans nucléaires (NPG). La France est le quatrième contributeur financier et militaire de l’Alliance atlantique ”. http://www.lemonde.fr/international/article/2009/03/12/otan-les-justifications-de-m-sarkozy_1166809_3210.html

(8) The New York Times, Excerpts From Interview With Nicolas Sarkozy (entretien du 21 septembre publié le 23 septembre 2007) http://www.nytimes.com/2007/09/23/world/europe/24excerpts.html ?_r=2&ref=europe On trouvera une traduction en français à l’adresse : http://hiram7.wordpress.com/2007/09/24/interview-de-nicolas-sarkozy-au-new-york-times/ Nicolas Sarkozy présente une réintégration de la France dans l’OTAN assortie de deux préalables : “ C’est une éventualité qui, pour être positivement envisagée, passe par deux préalables qui doivent être levés. Le premier c’est que je veux me battre pour l’Europe de la défense, quelle que soit l’importance de l’OTAN, là l’Europe doit se défendre de façon efficace et indépendante. L’Europe ne peut pas être une puissance économique sans assurer sa propre sécurité, donc je conditionnerai un mouvement dans les structures intégrées par une avancée sur l’Europe de la défense ”. Ensuite ? “ il va de soi que si nous devions envisager un tel mouvement, il ne pourrait avoir lieu que dans la mesure où une place serait faite dans les instances de direction, au plus niveau, pour des représentants de la France ”.

(9) Discours lors du colloque de la Fondation pour la recherche stratégique (La France, la défense européenne et l’OTAN au XXIème), le 11 mars 2009. http://www.elysee.fr/documents/index.php ?mode=cview&cat_id=7&press_id=2415&lang=fr

(10) Atlantic Coucil of the United States, le 13 mars 2009, Jeff Lightfoot, Does De Gaulle Still Matter ? http://www.acus.org/new_atlanticist/does-de-gaulle-still-matter

Hélène Nouaille

Collaboration Alain Rohou

14 mars 

par Comité Valmy 

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n°25 - La 'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan -28-03 – Fin - : OTAN - Pendant longtemps encore, la stratégie de la peur ?


n°25 - La 'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan  -28-03 – Fin - : OTAN - Pendant longtemps encore, la stratégie de la peur ?


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La 'Géopolitique et stratégie 'des Guerres de l'Otan 

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Sommaire. Fin

1-8 OTAN : quel nouveau concept stratégique ?

2 Annexe

2-1 Derrière le G20, c’est toujours le G8 qui est à la parade !

2-2 Le 11 septembre 2001: une provocation mondiale.

 


1-8 OTAN : quel nouveau concept stratégique ?

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Depuis la chute du Mur de Berlin, un malaise existentiel habite l’Otan. L’organisation peine à trouver un sens à son action, et même une justification à son existence.

Les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Otan se réuniront en sommet, les 3 et 4 avril 2009, à Strasbourg et à Kehl (Allemagne), pour les 60 ans de l’Alliance atlantique.

Une "Déclaration sur la sécurité de l’Alliance" y sera adoptée, premier acte de la révision du "Concept stratégique" de l’Otan, qui devrait être finalisé pour le sommet de Lisbonne, fin 2010.

Le but est de redonner un nouveau souffle à une organisation qui peine à trouver un sens à son action, et même une justification à son existence.

Le malaise n’est pas nouveau. L’Alliance atlantique, qui avait été créée en 1949 pour faire face à la "menace communiste" de l’URSS, a perdu sa raison d’être originelle, avec la chute du Mur de Berlin en 1989. Bien qu’un nouveau concept stratégique ait été adopté en avril 1999, le malaise existentiel persistera, notamment après l’entrée en guerre des Etats-Unis en mars 2003 en Irak.

Quels seront les points à l’ordre du jour des discussions sur le nouveau concept stratégique ?

La première question sera de s’entendre sur la conception du monde que les Etats membres veulent défendre.

Après les années Bush, il semble que l’administration Obama s’engagera à promouvoir la recherche d’une sécurité commune et collective avec le reste du monde, en privilégiant dialogue et coopération, les Etats-Unis devenant "Smart Power" et l’Europe "Soft Power".

La deuxième question majeure sera celle de l’usage de la force. La décennie 2000 sera considérée comme celle où les illusions sur les bienfaits des guerres se seront envolées. L’Irak et l’Afghanistan ont été qualifiés de bourbier et d’impasse. A tel point que début janvier 2009, le chef d’état-major des forces armées américaines, l’amiral Michael Mullen, a estimé qu’il faut empêcher la militarisation de la politique extérieure des Etats-Unis et privilégier la recherche de solutions non militaires.

La sortie du "bourbier irakien", entamée en 2006 avec la mise en place d’une nouvelle stratégie, a été élaborée par le général Petraeus, qui prépare un changement analogue pour l’Afghanistan.

Le président Obama, reconnaissant que les Etats-Unis n’étaient pas en train de gagner en Afghanistan, a confirmé ce changement de stratégie le 8 mars dernier, annonçant des négociations avec certains opposants armés et l’accroissement de l’aide au développement.

Une des conséquences du constat de "l’impuissance de la puissance militaire" serait que les responsables de l’Otan cessent de plaider pour l’augmentation des budgets militaires, d’autant plus que la crise économique fait apparaître d’autres besoins plus fondamentaux (relance économique, aide sociale, aide au développement...).

Le troisième point sera dès lors de privilégier les moyens non militaires de gestion des crises. Lors de la Conférence de Munich sur la politique de sécurité, début février 2009, la chancelière allemande Angela Merkel a insisté sur une "approche globale de la sécurité caractérisée par une combinaison de moyens civils et militaires" , insistant sur l’importance de la prévention des conflits et estimant que "l’Otan doit être une enceinte de débats politiques" . Egalement à Munich, le secrétaire général de l’Otan, Jaap De Hoop Scheffer, a indiqué que "le nouveau concept devrait ajouter la sécurité collective à la défense collective" et permettre la prise en compte de "la dimension humaine de la sécurité" .

Si de telles évolutions dans les préoccupations paraissent logiques en soi, on peut se demander si c’est bien le rôle de l’Otan d’assumer ces nouvelles missions. D’autres organisations plus adéquates et davantage spécialisées existent, comme les institutions régionales (OSCE) et surtout les Nations unies.

Le quatrième point sera la création d’un véritable partenariat stratégique avec la Russie.

Cela passera par une relance du "conseil Otan-Russie", créé en mai 2002, mais qui ne fonctionne plus depuis plusieurs années.

Américains et Européens devraient davantage comprendre la position de la Russie qui s’est sentie progressivement encerclée depuis la fin des années 90, avec les élargissements de l’Otan en 1999 et 2004, accueillant dix pays anciennement alliés ou membres de l’URSS, la multiplication de bases américaines dans les pays limitrophes de la Russie, et les guerres menées par les Etats-Unis aux portes de la Russie, en Irak et en Afghanistan.

Si les Occidentaux veulent avoir une influence positive sur le comportement de la Russie (démocratie interne, droits de l’homme, politique énergétique), il serait important de renouer un dialogue régulier dans le cadre d’un nouveau partenariat. L’arrêt de l’élargissement de l’Otan (Ukraine et Géorgie) tout comme l’abandon du bouclier antimissile semblent inéluctables.

La coopération avec la Russie est essentielle pour relancer les accords de désarmement (forces conventionnelles en Europe, suppression des armes nucléaires de courte portée, réduction des armes nucléaires stratégiques...), et afin de faciliter les négociations avec l’Iran, pour permettre à ce dernier d’avoir de nouvelles relations avec les pays occidentaux, ce qui ouvrirait par ailleurs de nouvelles perspectives bénéfiques au règlement du conflit israélo-palestinien.

Enfin, le dernier point à l’ordre du jour de la révision du concept stratégique sera le rééquilibrage du rôle des Américains et des Européens au sein de l’Alliance atlantique. Un véritable partenariat doit succéder à l’éternel leadership des Etats-Unis.

Mais, il faudra que les Européens puissent dégager ensemble un consensus suffisant sur le rôle qu’ils souhaitent jouer dans le contexte de la nouvelle politique extérieure des Etats-Unis, notamment entre les pays de la "nouvelle Europe", peu disposés à améliorer les relations avec la Russie, et ceux de la "vieille Europe", qui sont rassurés en voyant leurs positions approuvées par le président Obama.

Le rapprochement entre l’Union européenne et l’Otan ne se fera sans doute pas aisément après les relations difficiles avec les Etats-Unis de l’administration Bush, d’autant plus que les oppositions entre "atlantistes" et "européistes" sont tenaces en Europe. Le dernier exemple est la résolution du Parlement européen sur le rapprochement entre l’Otan et l’Union européenne, adoptée le 19 février 2009 par une très courte majorité de 293 voix contre 283.

Ici aussi, en Europe, le président Obama devra convaincre les réticents de se rallier à un nouveau partenariat euroatlantique, si l’Amérique tourne véritablement la page du militarisme et de l’unilatéralisme de la période Bush, au profit d’une nouvelle politique fondée sur la diplomatie et le multilatéralisme en acceptant la réalité d’un monde multipolaire. L’Europe, comme le monde, a bien besoin de réinventer de nouvelles relations avec cette Amérique d’un nouveau type.

Bernard ADAM

Directeur du GRIP (Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité)

Mis en ligne le 27/03/2009

http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/491569/otan-quel-nouveau-concept-strategique.html


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29/03/2009

n°24 - Journal des Guerres de l'Otan - 14-03 -28-03 - Début - : L'OTAN : une organisation sans frontières dangereuse pour l'humanité.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

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n°24 - Journal des Guerres de l'Otan - 14-03 -28-03 - Début - : L'OTAN : une organisation sans frontières dangereuse pour l'humanité.


Journal des Guerres de l'Otan.

n° 24- 14-03/28-03

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Sommaire..

Tiré à part :

OTAN = Organisation du Traité de l’Atlantique Nord.

Enfer social : G20, OMC et OTAN et "paradis fiscaux".

1 Au jour le jour

2 Positions

a) Ossétie 

b) des voisins.

3 Politique 

a) Russe

b) L'Otan & alliés

4 Institutions internationales

Suite

6 Brèves

6-1 Course au réarmement : au premier rang USA et OTAN.

6-2 Course au réarmement : la dépense militaire italienne a dépassé en 2008 les 30 milliards de dollars.

6-3 Les forces armées russe ne sont pas de taille face à un adversaire plus puissant que la Georgie.

6-4 Abkhazie, Ossétie: Lavrov appelle l'UE à ne pas "brutaliser" la Bélarus.

7  Dossiers

7-1 L’OTAN : une organisation illégitime et hors-la-loi.

7-2 La mission mondiale nauséabonde de l’OTAN.

7-3 L’OTAN : une organisation sans frontières dangereuse pour l’humanité.

(suite)

7-4 L'OTAN : nouveau "concept stratégique".

7-5 Nicolas Sarkozy triomphe aux CIA Award 2009.

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Dehors les nouveaux croisés !

8-2 L’OTAN fête son 60ème anniversaire !

8-3 Le 4 avril 2009, l'OTAN fêtera son soixantième anniversaire.

8-4 Les Strasbourgeois priés de retirer leurs drapeaux anti-Otan.

8-5 Le monde se diriger vers une période de troubles.

8-6 « Frontière, vos papiers s’il vous plaît ! ».

 Pièce jointe : (a demander)

Un enjeu géopolitique au cœur de l’Eurasie, le retour de Zbigniew Brzezinski ?



Tiré à part :

OTAN = Organisation du Traité de l’Atlantique Nord.

Voici 60 ans, le 4 avril 1949 le traité de l’Atlantique Nord était signé à Washington

Traité de l'Atlantique Nord :

Les Etats parties au présent Traité, réaffirmant leur foi dans les buts et les principes de la Charte des Nations unies et leur désir de vivre en paix avec tous les peuples et tous les gouvernements.
Déterminés à sauvegarder la liberté de leurs peuples, leur héritage commun et leur civilisation, fondés sur les principes de la démocratie, les libertés individuelles et le règne du droit.Soucieux de favoriser dans la région de l'Atlantique Nord le bien-être et la stabilité. Résolus à unir leurs efforts pour leur défense collective et pour la préservation de la paix et de la sécurité. Se sont mis d'accord sur le présent Traité de l'Atlantique Nord :

Article premier

Les parties s'engagent, ainsi qu'il est stipulé dans la charte des Nations unies, à régler par des moyens pacifiques tous différends internationaux dans lesquels elles pourraient être impliquées, de telle manière que la paix et la sécurité internationales, ainsi que la justice, ne soient pas mises en danger, et à s'abstenir dans leurs relations internationales de recourir à la menace ou à l'emploi de la force de toute manière incompatible avec les buts des Nations unies.

Le  langage pacifique de ce Traité toujours en vigueur  ne pouvait guère cacher que l’OTAN était en réalité l’instrument militaire de la guerre froide qui avait été déclarée dès 1946 par Winston Churchill ( discours de Fulton le 5 mars) et confirmée en 1947  par Harry Truman ( discours au Congrès US le 12 mars ). L’OTAN était destinée à garantir la protection militaire des Etats-Unis aux pays européens signataires du Traité face à une « menace » soviétique réelle ou supposée.

Ni la détente, ni les accords d’Helsinki, ni in fine la disparition de l’URSS n’ont conduit les signataires du traité de l’Atlantique Nord à envisager de dissoudre l’OTAN.

Au contraire, la menace soviétique disparue, l’OTAN a continué, a accueilli de  nouveaux membres en Europe,  a signé des accords de partenariat en Afrique, au Moyen-Orient et en Océanie  a mené deux guerres l’une en Yougoslavie (1999) l’autre en Afghanistan (Octobre 2001 à ......) qui constituent une violation claire  du préambule et de l’article Premier du Traité et en prépare d’autres (Géorgie ? Pakistan ? Somalie ? ..)

Aujourd’hui l’intense activité politico militaire de l’OTAN constitue une menace pour la paix du monde. Les membres de l’OTAN, Etats-Unis en tête,  représentent 70% des dépenses militaires mondiales alors qu’ils ne regroupent qu’un peu plus de 10% de la population mondiale.

L’OTAN  est devenue l’  ORGANISATION TOTALE AGRESSIVE NEOCOLONIALE         le bras armé des puissances capitalistes blanches développées qui veulent imposer leur loi au reste d’une humanité qui revendique le droit de décider librement de son avenir.

Comaguer

 

Enfer social : G20 , OMC et OTAN et "paradis fiscaux".

1) Les trois grands directoires du monde

Le G20, l’OMC, et l’OTAN forment les trois types de dictature qui se confortent pour la reproduction du système capitaliste et impérialiste. G20, OMC, OTAN, ces trois entités supranationales sont en effet composés de membres non élus . Ces oligarchies prennent des décisions qui chacune dans leur domaine a des répercussions fortes et même dramatiques contre les différents peuples-classe de la planète, y compris d’ailleurs contre la plus grande fraction du peuple des USA . Les répercussions nuisibles à l’environnement sont aussi avérées.

Pour l’altermondialisme elles symbolisent une triple domination de ces peuples-classes.
 Le G20 représente le directoire politique,
 l’OMC représente la domination marchande
 l’OTAN la domination militaire sous l’égide du commandement des USA. Une minorité seulement dans chaque pays en profite au nord comme au sud.

Au delà du partage des tâches on observe chez ces trois directoires G20, OMC, OTAN un même mode oligarchique de gouvernance qui permet ensemble d’assurer la domination des couches sociales supérieures des principaux pays de la planète à commencer par celle les USA. D’autres Etats - sous l’acronyme BRIC (1) - disputent le leader-ship aux USA mais là-encore c’est la couche sociale dominante qui profite de l’avancée en surexploitant son salariat.

Gustave Massiah, militant altermondialiste,

mars 2009

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article610

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n°24 - Journal des Guerres de l'Otan - 14-03 -28-03 – Suite 1 - : L'OTAN : une organisation sans frontières dangereuse pour l'humanité.


n°24 - Journal des Guerres de l'Otan - 14-03 -28-03 – Suite 1 - : L'OTAN : une organisation sans frontières dangereuse pour l'humanité.


Journal des Guerres de l'Otan.

n° 24- 14-03/28-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.

6 Brèves

6-1 Course au réarmement : au premier rang USA et OTAN.

6-2 Course au réarmement : la dépense militaire italienne a dépassé en 2008 les 30 milliards de dollars.

6-3 Les forces armées russe ne sont pas de taille face à un adversaire plus puissant que la Georgie.

6-4 Abkhazie, Ossétie: Lavrov appelle l'UE à ne pas "brutaliser" la Bélarus.

7  Dossiers

7-1 L’OTAN : une organisation illégitime et hors-la-loi.

7-2 La mission mondiale nauséabonde de l’OTAN.

7-3 L’OTAN : une organisation sans frontières dangereuse pour l’humanité.

 


 


6 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

6-1 Course au réarmement : au premier rang USA et OTAN.

"L’annonce, faite hier (17 mars 2009, NdT) par le Président Medvedev, que la Russie entreprendra un « réarmement massif » à partir de 2011, en réponse surtout aux « incessantes tentatives de l’OTAN de s’étendre jusqu’aux frontières de la Fédération de Russie » confirme que la course aux armements est en train de revenir aux niveaux de la guerre froide. Outre les graves conséquences stratégiques et politiques, ceci implique une augmentation ultérieure de la dépense militaire mondiale : après avoir chuté avec la fin de la guerre froide, elle a grimpé en 2007 (selon l’estimation du Sipri) à 1.340 milliards de dollars, soit 45% de plus par rapport à 1998. Cela signifie aussi que cette année  la dépense militaire mondiale est en train d’atteindre 1.500 milliards de dollars.

La locomotive est l’OTAN, dont la dépense est en augmentation continue du fait de la montée en puissance de la machine de guerre et de l’envoi des forces armées dans des théâtres d’opérations lointains, comme l’Afghanistan.

Selon les dernières données officielles (19 février 2009), cette dépense a dépassé en 2008 les 895 milliards de dollars, équivalents aux deux tiers de la dépense militaire mondiale. En réalité, elle est encore plus haute.

La dépense militaire étasunienne, que l’OTAN quantifie à environ 575 milliards de dollars en 2008, ne comprend pas le coût des guerres en Irak et Afghanistan.

Si l’on inclut celui-ci (comme on le fait dans le budget officiel Usa publié en février 2009), la dépense militaire des Etats-Unis se monte en 2008 à 666 milliards de dollars. Ce qui veut dire que la dépense de l’OTAN dépasse les 985 milliards de dollars, équivalents à presque trois quarts de la dépense militaire mondiale. Sur la base de ces données officielles, la dépense militaire OTAN a augmenté, même si on fait un calcul net d’inflation, à valeur constante du dollar 2000 : de 474 milliards de dollars en 2000, à 623 en 2008.

Manlio Dinucci : journaliste et géographe


6-2 Course au réarmement : la dépense militaire italienne a dépassé en 2008 les 30 milliards de dollars.
Selon l’OTAN, la dépense militaire italienne a dépassé en 2008 les 30 milliards de dollars, se plaçant ainsi à la cinquième place après les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. A l’échelle mondiale (selon le Sipri), elle est au neuvième rang, derrière la Chine, le Japon, la Russie (7ème rang) et l’Arabie Saoudite. Comme dépense militaire par tête, elle se place, par contre, au 5ème rang mondial. Malgré l’article 11 de la Constitutioni, notre pays est donc parmi les plus grands responsables de l’augmentation de la dépense militaire mondiale, qui a désormais dépassé les 2,5 millions de dollars à la minute (souligné par traductrice).

C’est une immense quantité d’argent public (provenant des impôts payés par les citoyens), qui est ainsi dépensée en armées, armes et guerres. Il suffirait de la réduire de peu et attribuer l’argent épargné à l’amélioration des conditions de vie des populations les plus pauvres, pour apporter des solutions aux plus graves problèmes mondiaux. Un exemple : pour faire face à la crise alimentaire mondiale, qui a porté à environ un milliard les personnes victimes de la faim, il faudrait 30 milliards de dollars par an, qu’on ne trouve pourtant pas, a dénoncé le directeur général de la Fao.

Or pour obtenir une telle somme, il suffirait d’épargner ce qu’on dépense en armes et armées dans le monde pendant à peine plus d’une semaine (souligné par traductrice).

Utopie ? Beaucoup le pensent sûrement.

Comme le confirme le fait qu’en Italie, que ce soit à gauche (communistes compris), comme dans les syndicats, personne pratiquement ne mène une campagne cohérente pour la réduction de la dépense militaire.

Et pourtant aujourd’hui, au plein de la crise, cette bataille est encore plus valide et nécessaire : quand on nous dit qu’il faut réduire les fonds pour la santé et l’école « parce que l’argent manque », nous devons répondre que l’argent est là. C’est l’argent public, dépensé dans le secteur militaire à hauteur d’un gros budget annuel, qui pourrait et devrait au contraire être utilisé pour améliorer les conditions de vie de notre pays.

Manlio Dinucci

Article reçu de l’auteur et traduit par Marie-Ange Patrizio
Publié dans l’édition de mercredi 18 mars 2009 de il manifesto
http://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/20090318/pagina/10/pezzo/245009


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n°24 - Journal des Guerres de l'Otan - 14-03 -28-03 – Fin - : L'OTAN : une organisation sans frontières dangereuse pour l'humanité.


n°24 - Journal des Guerres de l'Otan - 14-03 -28-03 – Fin - : L'OTAN : une organisation sans frontières dangereuse pour l'humanité.


Journal des Guerres de l'Otan.

n° 24- 14-03/28-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Sommaire.

7  Dossiers (suite)

7-4 L'OTAN : nouveau "concept stratégique".

7-5 Nicolas Sarkozy triomphe aux CIA Award 2009.

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Dehors les nouveaux croisés !

8-2 L’OTAN fête son 60ème anniversaire !

8-3 Le 4 avril 2009, l'OTAN fêtera son soixantième anniversaire.

8-4 Les Strasbourgeois priés de retirer leurs drapeaux anti-Otan.

8-5 Le monde se diriger vers une période de troubles.

8-6 « Frontière, vos papiers s’il vous plaît ! ».

 Pièce jointe :

Un enjeu géopolitique au cœur de l’Eurasie, le retour de Zbigniew Brzezinski ?


7-4 L'OTAN : nouveau "concept stratégique". 

En intervenant pour la première fois, jeudi 5 mars, devant ses homologues de l'Alliance atlantique, Hillary Clinton savait que la reprise des relations de l'OTAN avec la Russie passe mal auprès de plusieurs pays d'Europe de l'Est, notamment les Baltes et la République tchèque.

La secrétaire d'Etat a donc insisté sur le seul argument de nature à apaiser leurs inquiétudes : la réaffirmation du mécanisme de la défense collective de l'Alliance (article 5 du traité de Washington). Avec la Russie, a-t-elle insisté, "il est temps d'explorer un nouveau départ".

Cette double insistance est au cœur du projet de "Déclaration sur la sécurité de l'Alliance" que les chefs d'Etat de l'OTAN adopteront lors de leur sommet de Strasbourg et Kehl (Allemagne), les 3 et 4 avril.

Ce texte, présenté par Jaap De Hoop Scheffer, secrétaire général de l'OTAN, servira de base à l'élaboration du nouveau "concept stratégique", qui est au fond la justification de l'existence de l'Alliance, de ses missions, de sa zone d'influence et de ses partenariats.

Une fois finalisé, ce document sera adopté plus tard, probablement lors du sommet de Lisbonne, fin 2010.

C'est donc un long processus politique qui s'amorce, dont l'enjeu est de remplacer le concept stratégique de 1999, encore très marqué par la guerre froide.

Le texte dont les ministres ont débattu mercredi, porte déjà l'empreinte des priorités de la nouvelle administration Obama, et tranche parfois nettement avec la vision de celle de George Bush.

Il souligne ainsi la nécessité d'"une relation de coopération forte entre l'OTAN et la Russie", qui doivent "renforcer leur aptitude à travailler ensemble en tant que partenaires dans des domaines d'intérêt commun". Nous attachons "une grande importance au Conseil OTAN-Russie", soulignent les chefs d'Etat. "Nous invitons la Russie à exploiter pleinement ce cadre pour traiter de ses initiatives sécuritaires et nous affirmons notre intérêt particulier de voir la Russie s'engager pour assurer l'avenir du régime international de maîtrise des armements", ajoutent-ils.

Pour autant, il n'est pas question d'accorder à la Russie un quelconque droit de veto à l'adhésion de nouveaux pays à l'Alliance, comme l'ont craint les pays d'Europe de l'Est.

"La porte de l'OTAN restera ouverte à toutes les démocraties européennes désireuses et capables d'assumer les responsabilités et les obligations liées au statut de membre. Personne à l'extérieur de l'Alliance n'aura un quelconque droit de veto sur ce processus", est-il souligné. Ce rappel va dans le sens de ce que souhaitent l'Ukraine et la Géorgie, dont l'enthousiasme à rejoindre l'OTAN a été quelque peu douché par la prudence de pays tels que la France et l'Allemagne, soucieux de préserver leurs relations avec Moscou. Quant aux Baltes, ils seront rassurés par l'"engagement immuable (des chefs d'Etat) à l'égard de la défense collective", laquelle permet à chaque allié de bénéficier d'"une solidarité qui est indivisible".

En réaffirmant la pérennité des principes, "des valeurs, des objectifs et des obligations" qui fondent l'OTAN, les vingt-six en profitent pour souligner que celle-ci a été créée "pour relever tous les défis, sans exception, qui pèsent sur notre sécurité", une manière de répliquer à ceux pour qui l'Alliance atlantique, organisation de la guerre froide, n'a plus de raison d'être.

De même, le débat récurrent sur les limites de sa zone géographique est tranché : l'organisation doit faire face aux nouveaux défis, "notamment le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive, la sécurité énergétique et les cyberattaques, ainsi que l'instabilité et les menaces émanant des Etats faillis, en dehors de la zone géographique couverte par le traité".

Pour équilibrer cette vocation à intervenir tous azimuts, le projet insiste sur une approche multilatérale, laquelle est privilégiée par les Européens et, apparemment, par l'administration Obama. L'OTAN, est-il souligné, est "un élément seulement d'un réseau d'acteurs de la sécurité". Ainsi, elle "continuera d'agir dans l'intérêt et en vertu du mandat des Nations unies" et les chefs d'Etat s'engagent à oeuvrer sur la base de la déclaration commune ONU-OTAN signée en septembre 2008.

Le projet rencontre les souhaits des Européens s'agissant de la défense européenne, et tout indique qu'il tient compte en particulier de la perspective du retour de la France dans la structure militaire intégrée de l'Alliance, qui doit être entériné lors du sommet de Strasbourg.

"L'OTAN, est-il indiqué, reconnaît également l'importance d'une défense européenne plus forte et plus performante et soutient les efforts que déploie l'UE (Union européenne) pour renforcer ses propres capacités et son aptitude à relever les défis de sécurité communs. Les rôles joués par l'OTAN et par l'UE dans le maintien de la sécurité aux niveaux européen et international sont complémentaires et se renforcent mutuellement. Notre priorité sera donc de faire évoluer les relations OTAN-UE vers un véritable partenariat stratégique."

Laurent Zecchini

LE MONDE

Article paru dans l'édition du 07.03.09.

http://www.lemonde.fr/organisations-internationales/article/2009/03/06/l-otan-veut-une-cooperation-forte-avec-moscou_1164440_3220.html

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28/03/2009

n°445- Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 26-03 -Début- : De quoi la Palestine est-elle le nom ?.


n°445- Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 26-03 -Début- : De quoi la Palestine est-elle le nom ?.


L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



   Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 

         n°445 du 26-03        C.De Broeder                 &                          M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be 

Sommaire

Tiré a part

Israël a attaqué au Soudan un convoi d’armements destiné au Hamas.

1 Analyse - Géopolitique et stratégie

1 -1 Alain Gresh : De quoi la Palestine est-elle le nom ?

Suite 1

1-2 Obama Gang.

1-3 Katleen & Bill Christison : Israël - Etats-Unis : L’ampleur des liens militaires.

1-4 Chems Eddine Chitour : Les lobbys d’israël: La vraie force d'Israël.

2 Dossier 

2-1 Pour que les dernières feuilles de vigne ne tombent pas.

2-2 Un Etat terroriste.

2-3 Khalid Amayreh : Creuser sa propre tombe.

2-4 Mohamed Larbi Bouguerra  L’eau, instrument de punition collective.

Fin

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 « La mode, version Tsahal 2009 ».

3-2 Avec Israël, jamais il n´y aura de paix- Interview avec Khaled Meshaal.

4 Annexe

4-1 Claude Guibal : Lieberman, casse-tête égypto-israélien.

4-2 Claude Guibal : Normalisation interdite avec Jérusalem. 



Tiré a part

Israël a attaqué au Soudan un convoi d’armements destiné au Hamas.
La chaîne de télévision américaine CBS a indiqué jeudi qu’il y a deux mois, Tsahal a bombardé au Soudan 17 camions remplis d’armes destinées aux palestiniens de la bande de Gaza. D’après le rapport américain, dans l’attaque qui a eu lieu en janvier 39 personnes ont trouvé la mort.

Le porte-parole de Tsahal a a refusé de commenter cette information.
Le rapport de CBS est basé sur des informations fournies au Pentagone par le reporter David Martin. L’article de Martin a également été publié sur le blog du correspondant à Washington de la chaîne de télévision, Dan Raviv.
D’après un autre rapport du site Internet SudanTribune.com, les services de renseignements israéliens ont localisé le convoi au nord-ouest de la ville de Port-Soudan. Les camions rendaient vers le nord et ils ont a été bombardés à proximité du mont al-Sha’anoon.
Le rapport de la CBS mentionne également un accord signé entre Israël et les Etats-Unis après l’opération “Plomb durci” dans la bande de Gaza sur l’importance de multiplier les efforts internationaux afin d’empêcher que des armes arrive dans la la bande de Gaza.
“Les diplomates américains et israéliens ont affirmé que l’accord de janvier prévoyait la coopération entre les services de renseignements des deux pays pour empêcher l’entrée d’armes dans la bande de Gaza.

L’accord indique également que la marine sera impliquée dans l’identification de navires transportant des armes. Il prévoit un partage des technologies américaines et européennes afin de découvrir et prévenir l’utilisation des galeries souterraines servant a l’arrivée d’armes à Rafiah”, affirme le rapport qui cite SudanTribune.com.
Le site Internet soudanais signale que le secrétaire d’Etat aux Transports et aux Ponts et Chaussées, Dr Mabroul Moubarak Salim, a confirmé qu’il y avait bien eu une attaque.

Salim a affirmé : “Une importante force aérienne israélienne a bombardé et entièrement détruit des camions transportant des armes.

Dans l’attaque, des Soudanais, des Erythréens et des Ethiopiens ont été tués, et d’autres blessés.”
Au début de la semaine, la presse égyptien a pour sa part indiqué que des avions américains avaient bombardé un convoi transportant des armes
en direction de la bande de Gaza. Les bombardiers auraient décollé d’une basse américaine à Djibouti.

26 mars

http://www.actu.co.il/2009/03

 

"Deux bombardements ont eu lieu"

"Deux bombardements ont eu lieu, un à la fin janvier et l'autre à la mi-février", sur des convois dans une zone désertique au nord-ouest de Port Soudan, près de la frontière égyptienne, a déclaré à l'AFP Ali Sadiq, porte-parole de la diplomatie soudanaise, qui a établi à "environ 40 morts" le bilan des victimes.

Selon le blog d'un correspondant de la chaîne de télévision américaine CBS, qui n'a pas précisé l'identité de ses sources, le raid aurait été mené par l'aviation israélienne.

Ali Sadiq : "Nous avons d'abord soupçonné les Etats-Unis, mais nous avons reçu l'assurance que les Etats-Unis ne sont pas derrière ça. Nous considérons actuellement d'autres possibilités, y compris Israël", a dit M. Sadiq, précisant que l'enquête des autorités soudanaises n'était pas encore terminée.

Par ailleurs, M. Sadiq a à la fois condamné "toute forme de contrebande" et une agression contre la "souveraineté nationale" du Soudan.

Le Soudan va répondre "de façon diplomatique" lorsqu'il connaîtra l'auteur de ces bombardements, a ajouté le porte-parole de la diplomatie soudanaise.

(AFP / 27 -03)


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n°445-Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 26-03 –suite 1- : De quoi la Palestine est-elle le nom ?.

n°445-Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 26-03 –suite 1- : De quoi la Palestine est-elle le nom ?.                                    



   Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 

         n°445 du 26-03        C.De Broeder                 &                          M.Lemaire


Sommaire

.1 Analyse - Géopolitique et stratégie

1-2 Obama Gang.

1-3 Katleen & Bill Christison : Israël - Etats-Unis : L’ampleur des liens militaires.

1-4 Chems Eddine Chitour : Les lobbys d’israël: La vraie force d'Israël.

 


1-2 Obama Gang.

Extrait

Joe : Un Rapport du Pentagon, Israël Est Une Puissance Nucléaire - Approche Militaire US Mondiale Inséparable De La Mondialisation.

Rompant avec la traditionnelle adhésion des Administrations successives américaines à l'ambiguïté israélienne sur son arsenal nucléaire, un rapport (en pièce jointe) publié en fin d'année dernière par le US Joint Forces Command (JFCOM) dont les quartiers généraux basés à Norfolk Virginie sont en charge de préparer les forces armées US pour leurs missions à travers le monde, inclus l'Irak et l'Afghanistan, intitulé "Joint Operationing Environment" (JOE), présente Israël comme une puissance nucléaire au même titre que la Russie, la Chine, l'Inde, le Pakistan et la Corée du Nord. Le Japon, la Corée du Sud et Taïwan sont déclarés " au seuil d'être des puissances nucléaires" et l'Iran une puissance nucléaire "émergente".Le chef de JFCOM est le général 4 étoiles du Corps des Marines US, James Mattis, qui dirige aussi le Commandement de Transformation Alliée (Allied Command Transformation) de l'OTAN. Outre cette reconnaissance publique d'Israël comme puissance nucléaire, ce rapport fournit des informations vitales sur les projets militaires américains.

Les Israéliens se gardent bien depuis des décennies de mentionner leur programme nucléaire militaire, et les US ont toujours éviter dans leurs documents militaires rendus publics - parfois après de longues années de classification comme " top secret " et en réponse à des demandes d'ONG faisant intervenir le Freedom of Information Act - de le citer comme tel. Pratiquement aucun commandant militaire en poste ne se réfère à Israël comme une puissance nucléaire. En décembre 2006, lors de son discours de confirmation au poste de Secrétaire de la Défense, Robert Gates, qui est toujours Secrétaire de la Défense, avait fait référence à Israël comme l'une des puissances considérées par l'Iran comme l'encerclant avec des armes nucléaires. Mais une fois installé dans ses fonctions, il n'y a jamais plus fait allusion affirmant que lorsqu'il l'avait fait c'était en tant que "citoyen privé."
JOE, dont l'introduction a été écrite par le Général Mattis lui-même, a été réalisé par une équipe d'officiers et de fonctionnaires sélectionnés par Mattis, signé le 25 Novembre 2008, et posté sur le site du Pentagone. Mattis, qui a de nombreux amis au sein de l'establishment militaire israélien, dont un camarade du collège militaire le Major Général de réserve Shai Avital, qui a commandé les commandos de l'unité Sayeret Matkal, s'était entretenu avec le chef d'état major de l'armée israélienne, Gabi Ashkenazi, lors d'une rencontre aux quartiers généraux de l'OTAN en novembre dernier, quelques jours avant de signer ce rapport. On peut donc supposer qu'il a mis Ashkenazi au courant et que celui-ci a donné son aval.
Selon JOE Part III/ E/pge 37 : "...En fait il y a un arc d'instabilité croissant de puissances nucléaires allant d'Israël à l'Ouest passant par un Iran émergeant, Pakistan, Inde et jusqu'en Chine, la Corée du Nord, et la Russie à l'Est. Taïwan et le Japon ont tous les deux la capacité de développer rapidement des armes nucléaires, si leurs dirigeants politiques décidaient de le faire. Malheureusement, cet arc nucléaire coïncide avec des zones importantes d'instabilité - des régions qui à cause de leur puissance économique et de leurs ressources énergétiques sont d'un intérêt énorme pour les Etats Unis. De plus, certains dans la région peuvent ne pas considérer les armes nucléaires comme des armes de derniers recours...."
Il semble de plus en plus difficile pour Israël de dissimuler ses bombes atomiques sous un voile d'ambiguité dont personne n'est dupe. Il se pourrait donc que les Israéliens dans un futur proche, et dans des circonstances qu'ils auront choisies comme propices, reconnaissent être en possession d'armes nucléaires, comme moyen "d'auto défense". C'est l'argument choc Sioniste pour justifier les massacres de civils, on l'a vu une nouvelle fois récemment à Gaza. Ce qui est néanmoins à craindre c'est que, prétextant une "menace existentielle" à cause du programme nucléaire iranien qu'ils accusent sans preuve formelle d'être détourné à des fins militaires, ils ne choisissent d'utiliser des mini bombes nucléaires pour bombarder les installations nucléaires iraniennes et de révéler dans la foulée être une puissance nucléaire. Les responsables israéliens ne croient pas à la dissuasion nucléaire type Guerre Froide, et de plus le Premier Ministre bientôt en poste, Benjamin Netanyahou, et son futur ministre des affaires étrangères, le chef du parti d 'extrême droite Lieberman, sont partisans d'actions militaires préventives. Comme écrit dans JOE :
"certains dans la région peuvent ne pas considérer les armes nucléaires comme des armes de derniers recours." Une allusion peut être à une possible attaque nucléaire israélienne contre l'Iran ?
JOE, "Joint Operating Environment", " Défis et Implications pour les Futures Forces Conjointes", donne des informations précieuses pour quiconque veut comprendre et lutter contre la mondialisation impériale, militaire, coloniale des Etats Unis. Ce rapport fournit de lui-même des arguments clés pour cette lutte, c'est pourquoi il est impératif de le lire et de bâtir une stratégie pour contrecarrer ces projets et proposer une autre vision du monde.
Ce rapport se veut spéculatif et non prédicatif pour les vingt cinq prochaines années à venir, le point de départ de discussions sur le futur environnement sécuritaire à un niveau opérationnel spécifique, celui de la guerre, pour déterminer les défis à affronter dans ce contexte et leurs implications inhérentes. Il se base sur ce que l'on peut qualifier de Darwinisme militaire, lui-même basé sur un à priori déterministe que la guerre est inévitable.
" La guerre dans le cours de l'histoire a été un principal conducteur de changement et il n'y a aucune raison de croire que le futur sera différent sur ce point. De même la nature fondamentale de la guerre ne changera pas. La guerre restera essentiellement une obligation humaine..." Tout en se défendant de prévenir l'avenir, il stipule que : " on ne peut pas exclure la possibilité que les forces armées US soient engagées dans un conflit persistant pendant le prochain quart de siècle." Il définit ensuite les ennemis N° 1, les extrémistes religieux principalement islamistes et les anti mondialisations" :
" Dans les prochaines 25 ans, il continuera d'y avoir ceux qui détourneront et exploiteront l'Islam et d'autres croyances pour des fins propres extrèmistes." " Il continuera d'y avoir des opposants qui essaieront de perturber la stabilité politique et empêcher le libre accès aux richesses mondiales communes cruciales pour l'économe mondiale. Dans cet environnement, on continuera de faire appel pour protéger nos intérêts nationaux à la présence, la portée, et la capacité des forces armées US, travaillant avec des partenaires ayant le même état d'esprit." Autrement dit l'interventionnisme militaire américain est au service de ce programme d'appropriation de ce que les américains définissent comme, internationalement, des "richesses mondiales communes" , et nationalement, leurs " intérêts nationaux", en quelque sorte une espèce d'universalisme économique sous tutelle de l'Empire.
Dans un chapître intitulé "Mondialisation" (Part II pge 13 et suivant) l'interventionnisme militaire américain est clairement défini comme au service de la mondialisation présentée comme un progrès pour l'humanité et comme inévitable, donc qu'il faut défendre, y compris les armes à la main. Le lien indissoluble puissance militaire mondiale, puissance économique mondiale, y est lui aussi précisément établi, ce qui laisse supposer que si l'un de ses composants s'effondre l'autre s'effondrera aussi.
"...Un monde plus pacifique et coopératif est seulement possible si le rythme de la mondialisation continue...Dans un monde mondialisé de grandes nations, les Etats Unis n'auront pas toujours à prendre la tête des actions pour gérer les troubles qui surgiront. Dans les années 2030, chaque région du monde aura probablement des puissances économiques locales ou des organisations régionales capable de diriger. De toute façon, les US considéreront souvent comme prudent de jouer un rôle de coopération ou de soutien dans des opérations militaires dans le monde entier.... "
"..Un composant central de la position militaire mondiale de l'Amérique, c'est son énorme puissance économique. Cette puissance est fondée sur une économie domestique liée mondialement et financièrement fiable. Si ce caractère central de la puissance américaine était affaibli, il y a de fortes chances que les capacités militaires soient diminuées ou même, comme conséquence, se dégradent."

Rompant avec la traditionnelle adhésion des Administrations successives américaines à l'ambiguïté israélienne sur son arsenal nucléaire, un rapport (en pièce jointe) publié en fin d'année dernière par le US Joint Forces Command (JFCOM) dont les quartiers généraux basés à Norfolk Virginie sont en charge de préparer les forces armées US pour leurs missions à travers le monde, inclus l'Irak et l'Afghanistan, intitulé "Joint Operationing Environment" (JOE), présente Israël comme une puissance nucléaire au même titre que la Russie, la Chine, l'Inde, le Pakistan et la Corée du Nord. Le Japon, la Corée du Sud et Taïwan sont déclarés " au seuil d'être des puissances nucléaires" et l'Iran une puissance nucléaire "émergente".Le chef de JFCOM est le général 4 étoiles du Corps des Marines US, James Mattis, qui dirige aussi le Commandement de Transformation Alliée (Allied Command Transformation) de l'OTAN. Outre cette reconnaissance publique d'Israël comme puissance nucléaire, ce rapport fournit des informations vitales sur les projets militaires américains.

Les Israéliens se gardent bien depuis des décennies de mentionner leur programme nucléaire militaire, et les US ont toujours éviter dans leurs documents militaires rendus publics - parfois après de longues années de classification comme " top secret " et en réponse à des demandes d'ONG faisant intervenir le Freedom of Information Act - de le citer comme tel. Pratiquement aucun commandant militaire en poste ne se réfère à Israël comme une puissance nucléaire. En décembre 2006, lors de son discours de confirmation au poste de Secrétaire de la Défense, Robert Gates, qui est toujours Secrétaire de la Défense, avait fait référence à Israël comme l'une des puissances considérées par l'Iran comme l'encerclant avec des armes nucléaires. Mais une fois installé dans ses fonctions, il n'y a jamais plus fait allusion affirmant que lorsqu'il l'avait fait c'était en tant que "citoyen privé."
JOE, dont l'introduction a été écrite par le Général Mattis lui-même, a été réalisé par une équipe d'officiers et de fonctionnaires sélectionnés par Mattis, signé le 25 Novembre 2008, et posté sur le site du Pentagone. Mattis, qui a de nombreux amis au sein de l'establishment militaire israélien, dont un camarade du collège militaire le Major Général de réserve Shai Avital, qui a commandé les commandos de l'unité Sayeret Matkal, s'était entretenu avec le chef d'état major de l'armée israélienne, Gabi Ashkenazi, lors d'une rencontre aux quartiers généraux de l'OTAN en novembre dernier, quelques jours avant de signer ce rapport. On peut donc supposer qu'il a mis Ashkenazi au courant et que celui-ci a donné son aval.
Selon JOE Part III/ E/pge 37 : "...En fait il y a un arc d'instabilité croissant de puissances nucléaires allant d'Israël à l'Ouest passant par un Iran émergeant, Pakistan, Inde et jusqu'en Chine, la Corée du Nord, et la Russie à l'Est. Taïwan et le Japon ont tous les deux la capacité de développer rapidement des armes nucléaires, si leurs dirigeants politiques décidaient de le faire. Malheureusement, cet arc nucléaire coïncide avec des zones importantes d'instabilité - des régions qui à cause de leur puissance économique et de leurs ressources énergétiques sont d'un intérêt énorme pour les Etats Unis. De plus, certains dans la région peuvent ne pas considérer les armes nucléaires comme des armes de derniers recours...."
Il semble de plus en plus difficile pour Israël de dissimuler ses bombes atomiques sous un voile d'ambiguité dont personne n'est dupe. Il se pourrait donc que les Israéliens dans un futur proche, et dans des circonstances qu'ils auront choisies comme propices, reconnaissent être en possession d'armes nucléaires, comme moyen "d'auto défense". C'est l'argument choc Sioniste pour justifier les massacres de civils, on l'a vu une nouvelle fois récemment à Gaza. Ce qui est néanmoins à craindre c'est que, prétextant une "menace existentielle" à cause du programme nucléaire iranien qu'ils accusent sans preuve formelle d'être détourné à des fins militaires, ils ne choisissent d'utiliser des mini bombes nucléaires pour bombarder les installations nucléaires iraniennes et de révéler dans la foulée être une puissance nucléaire. Les responsables israéliens ne croient pas à la dissuasion nucléaire type Guerre Froide, et de plus le Premier Ministre bientôt en poste, Benjamin Netanyahou, et son futur ministre des affaires étrangères, le chef du parti d 'extrême droite Lieberman, sont partisans d'actions militaires préventives. Comme écrit dans JOE :
"certains dans la région peuvent ne pas considérer les armes nucléaires comme des armes de derniers recours." Une allusion peut être à une possible attaque nucléaire israélienne contre l'Iran ?
JOE, "Joint Operating Environment", " Défis et Implications pour les Futures Forces Conjointes", donne des informations précieuses pour quiconque veut comprendre et lutter contre la mondialisation impériale, militaire, coloniale des Etats Unis. Ce rapport fournit de lui-même des arguments clés pour cette lutte, c'est pourquoi il est impératif de le lire et de bâtir une stratégie pour contrecarrer ces projets et proposer une autre vision du monde.
Ce rapport se veut spéculatif et non prédicatif pour les vingt cinq prochaines années à venir, le point de départ de discussions sur le futur environnement sécuritaire à un niveau opérationnel spécifique, celui de la guerre, pour déterminer les défis à affronter dans ce contexte et leurs implications inhérentes. Il se base sur ce que l'on peut qualifier de Darwinisme militaire, lui-même basé sur un à priori déterministe que la guerre est inévitable.
" La guerre dans le cours de l'histoire a été un principal conducteur de changement et il n'y a aucune raison de croire que le futur sera différent sur ce point. De même la nature fondamentale de la guerre ne changera pas. La guerre restera essentiellement une obligation humaine..." Tout en se défendant de prévenir l'avenir, il stipule que : " on ne peut pas exclure la possibilité que les forces armées US soient engagées dans un conflit persistant pendant le prochain quart de siècle." Il définit ensuite les ennemis N° 1, les extrémistes religieux principalement islamistes et les anti mondialisations" :
" Dans les prochaines 25 ans, il continuera d'y avoir ceux qui détourneront et exploiteront l'Islam et d'autres croyances pour des fins propres extrèmistes." " Il continuera d'y avoir des opposants qui essaieront de perturber la stabilité politique et empêcher le libre accès aux richesses mondiales communes cruciales pour l'économe mondiale. Dans cet environnement, on continuera de faire appel pour protéger nos intérêts nationaux à la présence, la portée, et la capacité des forces armées US, travaillant avec des partenaires ayant le même état d'esprit." Autrement dit l'interventionnisme militaire américain est au service de ce programme d'appropriation de ce que les américains définissent comme, internationalement, des "richesses mondiales communes" , et nationalement, leurs " intérêts nationaux", en quelque sorte une espèce d'universalisme économique sous tutelle de l'Empire.
Dans un chapître intitulé "Mondialisation" (Part II pge 13 et suivant) l'interventionnisme militaire américain est clairement défini comme au service de la mondialisation présentée comme un progrès pour l'humanité et comme inévitable, donc qu'il faut défendre, y compris les armes à la main. Le lien indissoluble puissance militaire mondiale, puissance économique mondiale, y est lui aussi précisément établi, ce qui laisse supposer que si l'un de ses composants s'effondre l'autre s'effondrera aussi.
"...Un monde plus pacifique et coopératif est seulement possible si le rythme de la mondialisation continue...Dans un monde mondialisé de grandes nations, les Etats Unis n'auront pas toujours à prendre la tête des actions pour gérer les troubles qui surgiront. Dans les années 2030, chaque région du monde aura probablement des puissances économiques locales ou des organisations régionales capable de diriger. De toute façon, les US considéreront souvent comme prudent de jouer un rôle de coopération ou de soutien dans des opérations militaires dans le monde entier.... "
"..Un composant central de la position militaire mondiale de l'Amérique, c'est son énorme puissance économique. Cette puissance est fondée sur une économie domestique liée mondialement et financièrement fiable. Si ce caractère central de la puissance américaine était affaibli, il y a de fortes chances que les capacités militaires soient diminuées ou même, comme conséquence, se dégradent."

http://www.planetenonviolence.org/Pour-JOE,-Un-Rapport-du-Pentagon,-Israel-Est-Une-Puissance-Nucleaire-Approche-Militaire-US-Mondiale-Inseparable-De-La_a1843.html?preaction=nl&id=8073564&idnl=46677&


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n°445-Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 26-03 –suite 2- : De quoi la Palestine est-elle le nom ?.


n°445-Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 26-03 –suite 2- : De quoi la Palestine est-elle le nom ?.                                    



   Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 

         n°445 du 26-03        C.De Broeder                 &                          M.Lemaire


Sommaire

2 Dossier 

2-1 Pour que les dernières feuilles de vigne ne tombent pas.

2-2 Un Etat terroriste.

2-3 Khalid Amayreh : Creuser sa propre tombe.

2-4 Mohamed Larbi Bouguerra  L’eau, instrument de punition collective.



2 Dossier 
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

2-1 Pour que les dernières feuilles de vigne ne tombent pas.

Depuis que Avigdor Lieberman est pressenti pour occuper le poste du ministre des Affaires étrangères dans le nouveau gouvernement israélien en formation, les médias et les milieux diplomatiques occidentaux et arabes (notamment ceux dits modérés) font part de leurs inquiétudes quant à l’avenir de la « paix » en Palestine et au Moyen Orient.

A mon modeste niveau, je pense qu’ils ont absolument raison.

Cependant Lieberman incarne le « rêve sioniste israélien », car, lui, il a débarqué sur les terres de la Palestine en 1978 alors qu’il avait 20 ans, en arrivant de la Moldavie (rien d’étonnant nous disent les sionistes, car la Moldavie est une province de la Palestine et les Moldaves sont en vérité des Palestiniens, ndt) où il fut videur de boîte de nuit.

Et le voilà propulsé en haut de l’affiche au sommet du pouvoir dans le gouvernement d’occupation de la Palestine.

Cela rappelle un certain Arnold Schwarzenegger qui est parti s’installer à 21 ans sur les terres des Amérindiens pour finir gouverneur de l’état de la Californie.

Là bas, on appelle cela le « rêve américain ». Il ne manquerait plus qu’un Obama à la tête de ce qu’on devrait appeler l’état sioniste ashkéNazi, et l’on verra mieux alors la similitude entre ces deux « rêves »...

Alors pourquoi les maîtres du monde ont-ils raison de s’inquiéter ?

Est-ce parce que Lieberman est le chef d’un parti qualifié d’extrême droite, qu’il est considéré comme un sioniste raciste (mais peut-on l’être autrement ?) qui est pour le « transfert » des Arabes « israéliens » et pour préserver la pureté de l’état juif ?

Ce qui par conséquent entraverait le processus de « paix » en Palestine et menacerait la stabilité de la région etc. etc. Ou est-ce parce que les chancelleries occidentales ou arabes « modérées » préfèrent avoir affaire au « visage d’ange »

Tzipi Livni et à son toucher féminin dans le traitement des bombardements, des destructions et des humiliations infligés aux Arabes de la Palestine ?

La raison me semble t-il et toute autre. C’est pour que le masque, ou plutôt les masques ne tombent pas. La raison est que la ligne politique adoptée par l’état sioniste ashkéNazi est d’avancer toujours à visage couvert, de prétendre vouloir la « paix » et de faire traîner les choses, de pourrir les négociations tout en continuant les colonisations, les destructions, les expulsions et les arrestations, en s’appuyant sur arabes « modérés » qui jouent le jeu en échange de la « reconnaissance internationale ».

Or, le grand défaut de Lieberman c’est qu’il avance à visage découvert et qu’il fait tomber le masque, pire encore, il fait tomber les masques, ou les dernières feuilles de vigne, de tous ceux, Arabes et Occidentaux, qui participent à cette mascarade, et qui seront obligés de lui serrer la main, de boire le verre de l’amitié et de fumer le « calumet de paix » avec lui. Après ce qui vient de sa passer à Gaza, cela ne peut que renforcer tous les mouvements de résistance qui sont en train de se former un peu partout.

On veut nous faire croire que dans l’état sioniste ashkéNazi il y aurait une différence entre la Gauche, le Centre, la Droite et l’Extrême Droite, et que le combat à mener c’est de faire gagner des gens du Centre ou des gens de la Gauche. Car dans ces courants il y a des intellectuels israéliens remarquables auxquels il faut croire, des intellectuels reçus et applaudis en Occident comme des hommes « de paix » qui ont souffert dans leurs vies et qui se battent pour que les Palestiniens ne souffrent pas comme eux.

Le 18 mars 2004, alors que c’était l’autorité palestinienne qui dominait encore à Gaza, l’écrivain sioniste israélien A.B. Yehoshua, connu comme un homme de « gauche » et un homme de « paix » qui aime la France et qui est apprécié par quelques uns de nos grands « intellectuels, philosophes et humanistes » français, il accorda une interview intitulée « A nations that knows no bounds » au supplément du weekend du journal Haaretz,  une interview qui n’est autre que le scénario imaginé, presque cinq ans à l’avance,  des crimes commis par l’armée sioniste qui viennent d’avoir lieu à Gaza.

Dans cette interview citée par l’écrivain israélien Yitzhak Laor en octobre 2004 dans un article publié sur le site Counterpunch, on peut lire :

« Il est possible qu’il y ait une guerre avec les Palestiniens.

Elle n’est pas nécessaire mais elle n’est pas à exclure.

Mais s’il y a une guerre, elle sera très courte. Peut-être une guerre de six jours. Parce qu’après avoir démantelé les colonies, et après avoir cessé d’être une armée d’occupation, les règles de la guerre seront différentes. Nous exerceront toutes nos forces. Nous n’aurons plus à courir derrière tel terroriste ou tel instigateur--nous utiliserons la force contre la population toute entière. Nous allons utiliser toute la puissance. Car à partir du moment où nous nous retirons, je ne veux plus connaître leurs noms. Je ne veux plus avoir affaire à eux. Je ne suis plus dans une situation d’occupation, de maintien de l’ordre et de B’Tselem [L’organisation des droits de l’homme]. Non, je serai là en face d’eux dans une logique de peuple contre peuple, d’état contre état (lequel ???, ndt). Je ne vais pas commettre des crimes de guerre pour leurs propres intérêts, mais je vais utiliser toute ma puissance contre eux. S’il y a des tirs contre Ashkelon, il n’y aura pas d’électricité à Gaza. Nous utiliserons la force contre la population toute entière. Nous utiliseront toute la puissance. Ce sera une guerre complètement différente. Ce sera beaucoup plus dur pour les Palestiniens. S’ils tirent des roquettes al-Qassam contre Ashkelon, nous couperons l’électricité à Gaza. Nous couperons les communications à Gaza. Nous empêcherons l’approvisionnement en fuel. Nous utiliserons toute notre puissance comme nous l’avons fait contre les villes égyptiennes au long du canal de Suez en 1969. Et alors quand la souffrance des Palestiniens sera toute différente, bien plus grave, ils élimineront la terreur, par eux-mêmes. Le peuple palestinien vaincra le terrorisme par lui-même (Il l’a effectivement vaincu, le terrorisme d’état sioniste, ndt). Il n’aura pas d’autre choix. Qu’ils arrêtent les tirs. Peu importe si c’est l’Autorité Palestinienne ou le Hamas. Quand ceux qui assument la responsabilité du fuel, de l’électricité et des hôpitaux, quand ils constatent que rien ne marche, ils agiront en quelques jours pour que les tirs d’al-Qassam s’arrêtent. Cette nouvelle situation changera complètement les règles du jeu. Ce n’est pas une guerre souhaitée, mais elle sera définitivement une guerre de nettoyage. Une guerre qui fera comprendre aux Palestiniens qu’ils sont souverains. La souffrance qu’ils vont subir après la fin de l’occupation leur fera comprendre qu’ils doivent arrêter la violence, car maintenant ils sont souverains. A partir du moment où nous nous retirons, je ne veux plus du tout connaître leurs noms. Je ne veux plus avoir affaire à eux, et je ne vais pas commettre des crimes de guerre pour leurs propres intérêts. »

Après cette démonstration limpide, voyez-vous toujours une différence entre Lieberman, Netanyahu, Livni, Olmert, Barak ou Peres le prix Nobel de la paix ?

Croyez-vous qu’il y a une différence entre Gauche et Droite dans l’état sioniste ashkéNazie ?

 L'Espresso, 26/2/2009.

Traduit par Esteban G., révisé par Fausto Giudice, Tlaxcala
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/p...


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n°445-Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 26-03 –Fin- : De quoi la Palestine est-elle le nom ?.

n°445-Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 26-03 –Fin- : De quoi la Palestine est-elle le nom ?.                                    



   Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine 

         n°445 du 26-03        C.De Broeder                 &                          M.Lemaire


Sommaire

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 « La mode, version Tsahal 2009 ».

3-2 Avec Israël, jamais il n´y aura de paix- Interview avec Khaled Meshaal.

4 Annexe

4-1 Claude Guibal : Lieberman, casse-tête égypto-israélien.

4-2 Claude Guibal : Normalisation interdite avec Jérusalem. 


 

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

3-1 « La mode, version Tsahal 2009 ».

21-03-

Des cadavres de bébés palestiniens, des mères éplorées sur la tombe de leur enfant mort, des mosquées réduites en cendres : voilà un aperçu des « décorations » ornant les T-shirts des soldats de l’armée israélienne, qui font la fortune d’une entreprise textile de Tel-Aviv.

Sous le titre, « La mode, version Tsahal 2009 », le journaliste Uri Blau a publié vendredi dans le Haaretz (version électronique en langue anglaise http://www.haaretz.com/hasen/spages/1072466.html) un reportage dévastateur sur les mœurs de "l’armée la plus morale du monde".

La firme Adiv, spécialisée dans l’impression de T-shirts, casquettes et pantalons « à la carte », réalise une bonne moitié de son chiffre d’affaires avec les commandes personnalisées de militaires.

Il y a encore peu, les productions de la maison Adiv restaient « classiques », d’un point de vue militariste s’entend.

Un lieutenant ou un sergent passait au magasin, et demandait l’édition, pour toute une section de soldats démobilisés, de T-shirts arborant les armoiries de l’unité concernée.

Comme cela, les camarades du soldat Shalit –que l’armée israélienne n’a apparemment pas réussi à tuer, pendant le pilonnage de Gaza- pouvaient prolonger dans la vie civile leur statut d’hommes, de vrais, pas comme ces mauviettes de gauchistes qui refusent de porter les armes.

Mais un tank, un canon, un fusil orphelin au milieu du T-Shirt, c’est un peu ringard pour impressionner copines et copains, et un nombre croissant de militaires se sont découverts des talents créatifs.

L’imagination la plus morbide a alors pris le pouvoir. Les conscrits ayant subi la formation à la spécialité de « sniper » (tireurs équipés de fusils de haute précision, pour tirer de loin) ont apparemment été les plus enthousiastes, selon les résultats de l’enquête conduite par Uri Blau.

Un des T-shirts imprimés pour les snipers d’un régiment d’infanterie porte l’inscription « Pensez au préservatif », à côté du dessin d’une maman palestinienne pleurant devant le corps de son bébé. Un autre montre une femme palestinienne enceinte, dans la mire du fusil, et cette inscription : « Une balle, deux morts ».

Ou encore, cette bande dessinée où l’on voit un nourrisson palestinien, devenant ensuite un garçon lanceur de pierres, puis un adulte en armes, avec cette inscription : « Peu importe comment cela commence, c’est nous qui sifflons la fin de la partie ».

Il y a aussi un grand nombre de T-shirts illustrant les dérangements sexuels de ces hommes.

Par exemple, le bataillon Lavi s’est fait faire un maillot où l’on voit un soldat israélien, à côté d’une femme au visage tuméfié, et la légende : « J’parie que tu t’est fait violer ».

D’autres illustrent la pratique, démentie par l’Etat-major au mépris d’innombrables témoignages, qui consiste à achever les blessés dits ennemis (c’est-à-dire n’importe quel humain ayant le malheur d’être palestinien).

La pratique en vigueur consiste à tirer une balle dans la tête, à bout portant ou touchant, de la victime, et de rapporter ensuite à l’échelon supérieur « mort confirmée ! ».

Dans de nombreux cas, écrit Uri Blau, la commande des T-shirts est un processus collectif, conduit au sein même de l’armée, sous la supervision de sous-officiers ou d’officiers subalternes (du sergent au capitaine), et les dénégations de l’Etat-major manquent complètement de crédibilité, peut-on constater à la lecture du reportage.

Par exemple, le slogan “Toute mère arabe doit savoir que le sort de son propre fils est entre mes mains” avait été officiellement refusé dans une caserne. Mais un soldat de la brigade d’élite Givati confirme à Haaretz que sa section a acheté des dizaines de T-shirts, pantalons et vestes de treillis arborant la courageuse devise.

"On a aussi fait faire un modèle montrant un de nos soldats en Ange de la Mort, au-dessus d’un village arabe”, ajoute le soldat, rigolant encore au souvenir que l’ouvrier chargé d’imprimer ces horreurs chez Adiv était lui-même palestinien.

Et ce T-Shirt, édité en 2007, où l’on voit un enfant et la légende, « Plus c’est petit, plus c’est difficile », que doit-on en penser ? demande Blau.

“Ben, c’est un gosse, alors forcément, c’est un peu plus difficile moralement, mais cela veut aussi dire que la cible étant plus petite, elle est plus difficile à atteindre”, répond l’intéressé, sans malice.

Les militaires religieux, c’est-à-dire ceux des élèves des écoles rabbiniques qui acceptent de faire l’armée, ne sont pas en reste.

Y., que Blau a interrogé, est tout fier de son œuvre : un soldat ressemblant au gorille géant King-Kong du cinéma hollywoodien, tenant dans sa patte une mosquée écrabouillée.

« J’ai peiné sur ce dessin. Je voulais un personnage qui ressemble à King-Kong, mais pas trop quand même. Je voulais pas que son visage soit trop monstrueux, pour pas qu’il ressemble à une caricature antisémite. Je l’ai montré à des gens, qui étaient contre, parce que cela donnait une mauvaise image de l’armée. Mais moi, j’ai fait Gaza, et on n’a pas arrêté de nous dire que l’objectif de l’opération, c’était bien de démolir les infrastructures, alors je ne vois pas ce qu’il y a à redire à mon inscription ‘On est venus ici pour détruire’ », dit le soldat Y, avant de s’énerver contre le journaliste.

Et ainsi de suite. Incapables de triompher de la résistance palestinienne, y compris après les horreurs de Gaza, des soldats se sont “vengés” en éditant un T-shirt où l’on voit un vautour en train de violer le Premier ministre palestinien Ismael Haniyeh. « Le capitaine de notre compagnie n’était pas d’accord. Alors, on se contente de porter ce truc à l’intérieur de notre peloton », précise un des soudards.

Information complète obligeant, Uri Blau a également interrogé divers responsables, à commencer par le patron d’Adiv, Haim Yisrael.

“Le secteur militaire de mon activité s’est beaucoup développé au fil des ans. Maintenant, le moindre séminaire avec une quinzaine de participants génère une commande particulière », indique-t-il.

« C’est vrai, il arrive que des officiers froncent les sourcils, pour me dire que j’y vais quand même un peu fort avec toutes ces monstruosités sur les Arabes. Moi je leur réponds tranquillement que je dirige une entreprise privée, et que le client est libre de mettre ce qu’il veut sur les vêtements, ce n’est pas à moi de le censurer ».

Evyatar Ben-Tzedef, un ancien militaire de carrière, s’en tire avec une pirouette, et botte en touche. “De mon temps, ce n’était pas comme ça. Mais les temps changent, il y a aujourd’hui un manque de respect pour les êtres humains et leur environnement, c’est ainsi”.

L’officier Kaufman, responsable de la modération sur un site web de l’armée, fournit à Blau quelques descriptions supplémentaires, dont ce T-shirt montrant un garçonnet palestinien fuyant les soldats : « Arrête de courir, tu vas mourir fatigué », ou ce dessin d’un soldat israélien violant une fillette, avec le slogan « Pas de vierges, pas d’attentats terroristes ». « C’est moche, mais je dois avouer que cela m’a bien fait rire », se lâche Kaufman, avant de vaquer à ses occupations.

Passons rapidement sur les tremolos du porte-parole de l’armée, qui condamne, bien entendu, toutes ces atteintes à “l’éthique” de Tsahal, avant d’affirmer que les soldats font cela dans le cadre de leurs activités civiles. En substance, donc, « cela ne nous regarde pas ».

On laissera le dernier mot à un curieux personnage, le colonel de réserve Ron Levy.

L’homme avait fait son service militaire dans le Sayeret Matkal, une force spécialisée dans les assassinats (le Sayeret Matkal a ainsi participé directement au massacre de Sabra et Chatila), avant de devenir … chef du service de santé mentale de l’armée.

Pour ce « psychologue » couleur kaki, pas de doute, ce que font les soldats avec ces T-shirts, c’est un défoulement, parfaitement sain, de la violence et de la colère qui est en eux, généralement en dessous de la ceinture. « Cela reflète aussi le fait que ce qui est anormal aujourd’hui ne le sera pas forcément demain ».

La civilisation, on vous dit !

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article3937

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27/03/2009

n°444 - Dossier de Palestine- 25-03 – Début - : Crimes de guerre : « A présent, jugeons Tel Aviv ».


n°444 - Dossier de Palestine- 25-03 – Début - : Crimes de guerre : « A présent, jugeons Tel Aviv ».    



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et fermant les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

N°444                                           25-03

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire

1 Dossier

1-1 John Mearsheimer : Le Lobby vacille.

1-2 Crimes de guerre : « A présent, jugeons Tel Aviv ».

1-3 Gaza, un tremblement de terre politique.

Suite

1-4 Michel Warschawski : Israël : « Le monde entier est contre nous. Qu’importe, nous vaincrons »

1-5 La marche vers un Etat unique en Palestine.

1-6 La survie d'Israël en danger selon la CIA.

1-7 Construire sur d’impudents mensonges.

1-8 Rapport confidentiel de l’Union européenne sur Jerusalem-Est.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Gaza : L'ONG Médecins pour les Droits de l'Homme (PHR) accuse l'armée d'avoir violé l'éthique médicale.

Fin

2-2 Des soldats israéliens ayant combattu à Gaza parlent d'exactions.

2-3 Amos Harel : Gaza: des jeunes conscrits parlent.

3 Annexe

3-1 Appel aux citoyens du monde pour briser le siège de Gaza.

 



1 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

1-1 John Mearsheimer : Le Lobby vacille.
À propos de la démission de Charles Freeman

Beaucoup d’observateurs, à Washington, ont été surpris de voir l’administration Obama nommer Charles Freeman à la tête du National Intelligence Council, l’organisme qui supervise la production des expertises des services américains du renseignement.

M. Freeman avait une remarquable carrière de trente années au service de la diplomatie et du ministère de la Défense, mais il a critiqué publiquement la politique israélienne et la relation spéciale que les Etats-Unis entretiennent avec ce pays, disant, par exemple, au cours d’un discours prononcé en 2005, qu’« aussi longtemps que les Etats-Unis continueraient à lui fournir de manière inconditionnelle les financements et la protection politique qui rendent l’occupation israélienne et la politique violente et autodestructrice [pour Israël ndt] que cette occupation génère, il y aura très peu de raisons, voire strictement aucune raison, d’espérer que quoi que ce soit qui pût ressembler au défunt processus de paix puisse être ressuscité ». Des mots tels que ceux-là sont rarement prononcés à Washington, et quiconque les utilise est quasi certain de ne pas accéder à une responsabilité gouvernementale de haut-niveau. Mais l’amiral Dennis Blair, le nouveau directeur du renseignement national, admire beaucoup Freeman, qu’il estimait être exactement le genre de personne capable de revitaliser les milieux du renseignement, qui avaient été extrêmement politisés, durant les années Bush.

Mis en émoi, comme c’était prévisible, le lobby israélien a lancé une campagne de diffamation à l’encontre de Freeman, dans l’espoir que, soit il démissionnerait de lui-même, soit serait renvoyé par Obama. Le Lobby tira sa première salve sous la forme de l’affichage d’un texte, sur un blog, par Steven Rosen, un ancien responsable de l’Aipac, l’American Israel Public Affairs Committee, aujourd’hui mis en examen pour avoir transmis des secrets à Israël. L’opinion de Freeman sur le Moyen-Orient, disait-il, « est celle que vous attendriez du ministre des Affaires étrangères saoudien, auquel il est, du reste, très lié ». Des journalistes pro-israéliens de grand renom, comme Jonathan Chait et Martin Peretz, du quotidien New Republic, et Jeffrey Goldberg du quotidien The Atlantic, se joignirent très vite à la meute, et Freeman fut pilonné par des publications qui défendent en permanence Israël, comme The National Review, The Wall Street Journal et Weekly Standard.

Le véritable coup de chaud, toutefois, provint du Congrès, où l’Aipac (qui se qualifie lui-même de Lobby pro-israélien de l’Amérique) détient un pouvoir écrasant. Tous les membres républicains de la Commission sénatoriale du Renseignement sont tombés à bras raccourcis sur Freeman, comme l’ont fait des Sénateurs démocrates tels que Joseph Lieberman et Charles Schumer. « J’ai exhorté je ne sais pas combien de fois la Maison Blanche à l’écarter », a dit Schumer, « et je suis heureux qu’ils aient fini par faire la seule chose qu’il y avait à faire ». Même histoire à la Chambre, où la charge fut menée par le Républicain Mark Kirk et le Démocrate Steve Israel, qui poussa Blair à déclencher une enquête impitoyable au sujet des finances de Freeman. Finalement, la Présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, déclara que la nomination de Freeman était abusive. Freeman aurait pu survivre à cette curée, si la Maison Blanche l’avait soutenu. Mais les basses flatteries qu’avait faites Barack Obama au lobby israélien durant la campagne électorale et son silence assourdissant durant la guerre contre Gaza montrent que le Lobby n’est pas, pour lui, un opposant qu’il s’aviserait d’affronter. Donc, sans surprise, il resta silencieux, et Freeman n’eut d’autre choix que de se démettre.

Depuis lors, le lobby a déployé d’énormes efforts pour dénier son rôle dans la démission de Freeman. Le porte-parole de l’Aipac Josh Block a dit que son organisation « n’avait pas pris position sur cette question et qu’elle n’avait exercé aucune action de lobbying auprès de la Colline [du Capitole] à son sujet ». Le Washington Post, dont la page éditoriale est dirigée par Fred Hiatt, un homme totalement voué à la pérennisation de la « relation spéciale » [entre les Etats-Unis et Israël, ndt] a publié un éditorial affirmant que le fait de mettre en cause le lobby dans la démission de Freeman relevait des seuls rêves « de M. Freeman et de théoriciens du complot du même acabit ».

En réalité, les preuves de la profonde implication de l’Aipac et d’autres partisans fanatiques d’Israël dans la campagne visant Freeman sont surabondantes. Block a reconnu avoir parlé de Freeman à des journalistes et à des bloggers, et leur avoir donné des informations, toujours après s’être mis d’accord avec eux afin que ses commentaires ne lui soient jamais attribués à lui personnellement, ni à l’Aipac. Jonathan Chait, qui a nié qu’Israël ait été à l’origine de la controverse, avant le limogeage de Freeman, a écrit, après coup : « Bien sûr, je reconnais que le lobby israélien est puissant et qu’il a été un élément clé dans la curée contre Freeman, et que ce lobby n’est pas toujours une puissance bénéfique ». Daniel Pipes, qui dirige le Middle East Forum, où Steven Rosen travaille aujourd’hui, a envoyé prestement une lettre circulaire par mél, portant aux nues le rôle joué par Rosen dans l’éviction de Freeman.

Le 12 mars, soit le jour où le Washington Post a publié son éditorial raillant quiconque ayant suggéré que c’était le lobby israélien qui avait grandement contribué à évincer Freeman, ce même journal a publié un article en première page, décrivant le rôle central que le lobby avait joué, dans cette affaire. Il y avait aussi un commentaire d’un journaliste chevronné, David Broder, qui commençait ainsi : « L’administration Obama vient de subir une défaite embarrassante de la part de ces lobbyistes-mêmes que le Président a juré de remettre à leur place. »

Les détracteurs de Freeman maintiennent que son opinion concernant Israël regardait d’autres que lui. On dit de lui qu’il a des relations particulièrement étroites, voire peut-être même inappropriées [pour un diplomate, ndt] avec l’Arabie saoudite, où il a été, par le passé, ambassadeur des Etats-Unis. Cette charge n’a pas porté, toutefois, car il n’existe aucune preuve pour l’étayer. Les supporters d’Israël ont dit, aussi, qu’il avait fait des remarques dépourvues de toute compassion à propos du sort qu’avaient connu les manifestants chinois sur la Place Tiananmen de Pékin [en 1989, ndt], mais cette accusation, que les défenseurs de Freeman contestent, a été tirée du sac uniquement parce que les détracteurs pro-israéliens de Freeman étaient en quête de n’importe quel argument leur permettant de salir sa réputation.

Pourquoi le lobby se préoccupe-t-il à ce point d’une nomination à un poste, certes important, mais certainement pas suprême ? Voici une raison, parmi d’autres : Freeman aurait été responsable de la publication des évaluations des services de renseignement nationaux. Israël et ses partisans américains ont été fous de rage après que le National Intelligence Council eut conclu, en novembre 2007, que l’Iran ne construisait pas la bombe nucléaire, et ils avaient travaillé d’arrache-pied afin de saper ce rapport, ce qu’ils continuent à faire jusqu’à ce jour. Le lobby veut s’assurer que la prochaine évaluation des capacités nucléaires de l’Iran [par les Etats-Unis, ndt] parvienne à la conclusion diamétralement opposée, et cela avait bien moins de chances d’arriver, avec Freeman aux manettes. Mieux vaut avoir quelqu’un qui soit dûment estampillé Aipac, pour mener la danse.

Une raison – encore plus importante -, pour le lobby, de chasser Freeman de son poste, c’est la faiblesse de l’argumentation susceptible de justifier la politique actuelle de l’Amérique vis-à-vis d’Israël, qui rend impératif d’intimer le silence ou de marginaliser quiconque oserait critiquer la relation spéciale [américano-israélienne, ndt]. N’eût Freeman été puni, d’autres auraient vu qu’on pouvait critiquer ouvertement Israël et faire carrière brillamment à Washington. Et aussi que, dès l’instant où quelqu’un obtiendrait qu’un débat ouvert et libre s’instaure autour d’Israël, la relation spéciale serait sérieusement compromise.

Un des aspects les plus remarquables de l’affaire Freeman, ce fut le fait que les médias consensuels lui ont accordé très peu d’attention. Ainsi, par exemple, le New York Times n’a pas publié le moindre article au sujet de Freeman jusqu’au lendemain de sa démission, alors qu’une bataille féroce autour de sa nomination avait commencé à faire rage dans la blogosphère, dès la date de ladite nomination. Mais quelque chose s’est produit, dans ladite blogosphère, qui ne se serait jamais produit dans les médias consensuels : le lobby a été confronté à une réelle opposition. De fait, tout un éventail de bloggers, énergiques, bien informés et hautement respectés, défendit Freeman, dans toutes les péripéties, et ils auraient vraisemblablement emporté le morceau, si le Congrès n’avait pas pesé de tout son poids contre eux. Bref : Internet a permis un débat sérieux aux Etats-Unis, sur une question impliquant Israël : ce fut une première absolue. Le lobby n’a jamais eu grand-mal à faire observer la ligne du parti par le New York Times et le Washington Post, mais il a peu de moyens de faire taire les critiques s’exprimant sur Internet.

Lorsque les forces pro-israéliennes étaient entrées en conflit avec une personnalité politique majeure, par le passé, cette personnalité, généralement, avait reculé. Jimmy Carter, traîné dans la boue après qu’il eut publié son livre Palestine : la Paix, pas l’apartheid, a été le premier Américain éminent à tenir bon et à répliquer. Le lobby n’a pas pu le faire taire, et ça n’est pas faute, pour lui, d’avoir essayé. Freeman marche dans les brisées de Carter, mais avec plus de pugnacité. Après s’être démis, il a publié une dénonciation au vitriol de « gens dénués de scrupules entièrement dévoués à défendre les vues d’une faction politique d’un pays étranger » dont le but est « d’empêcher par tous les moyens que des opinions un tant soi peu différentes des siennes ne puissent être diffusées ». « Il y a », avait-il poursuivi, « une ironie particulière dans le fait de se voir accusé d’appréciation inappropriée au sujet des positions de gouvernements et de sociétés étrangers, par un clan si manifestement voué à imposer l’adhésion à la politique d’un gouvernement étranger » [en l’occurrence, le gouvernement israélien, ndt].

La remarquable déclaration de Freeman est parvenue au monde entier, elle a été lue par des personnes innombrables. Cela n’est pas bon, pour le lobby, qui aurait préféré briser dans l’œuf la nomination de Freeman sans laisser d’empreintes digitales. Mais Freeman continuera à s’exprimer au sujet d’Israël et du lobby pro-israélien, et peut-être que certains de ses alliés naturels, à l’intérieur du Beltway, finiront par le rejoindre.

Lentement, mais sûrement, un espace commence à s’ouvrir, aux Etats-Unis, où il sera possible de parler sérieusement d’Israël.

John Mearsheimer

John Mearsheimer est professeur émérite R. Wendell Harrison de science politique à l’Université de Chicago

in London Review of Books, 26 March 2009

http://www.lrb.co.uk/v31/n06/mear01_.html

Source et traduction : Marcel Charbonnier

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.John_Mearsheimer.200309.htm

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n°444 - Dossier de Palestine- 25-03 –Suite - : Crimes de guerre : « A présent, jugeons Tel Aviv ».


n°444 - Dossier de Palestine- 25-03 –Suite - : Crimes de guerre : « A présent, jugeons Tel Aviv ».    



Dossier de Palestine

N°444                                           25-03

C.De Broeder & M.Lemaire



 

Sommaire –Suite -

1 Dossier

1-4 Michel Warschawski : Israël : « Le monde entier est contre nous. Qu’importe, nous vaincrons »

1-5 La marche vers un Etat unique en Palestine.

1-6 La survie d'Israël en danger selon la CIA.

1-7 Construire sur d’impudents mensonges.

1-8 Rapport confidentiel de l’Union européenne sur Jerusalem-Est.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Gaza : L'ONG Médecins pour les Droits de l'Homme (PHR) accuse l'armée d'avoir violé l'éthique médicale. 


1-4 Michel Warschawski : Israël : « Le monde entier est contre nous. Qu’importe, nous vaincrons »

Il y a un mois, des millions de personnes sont descendues dans les rues pour manifester leur colère contre les actions militaires israéliennes à Gaza, et de tous les continents un même cri s’est élevé, exigeant l’arrêt de cette tuerie.

De la gauche à la droite, la réaction en Israël a été : « C’est une guerre existentielle, et qu’importe ce qu’en disent les non juifs ! Après tout, tous sont antisémites de toute façon. » Et ce qui a encouragé cet hermétisme israélien fut le soutien - ou pour le moins le silence délibéré - des Etats-Unis, de l’Europe et des Etats arabes, d’abord et avant tout, de l’Egypte.

Quand on met un pays en position au-dessus des lois et au-dessus de tout ce qui fait un comportement civilisé, quand on accepte de sa part un comportement barbare, il n’est pas étonnant que ce pays outrepasse toutes les règles, et morde même ceux qui lui veulent du bien. C’est ce qu’ont appris la semaine passée, et d’une brutale façon, les Etats-Unis et l’Egypte.

Le chef des Renseignements égyptiens, le général Omar Suleiman, avait œuvré dur pour aller à la création d’un gouvernement d’union palestinienne et, à ce titre, il était parvenu non seulement à faire cesser les tirs de roquettes sur le sud d’Israël, mais aussi à sauver le gouvernement Fatah en Cisjordanie. De plus, Suleiman avait sacrifié de longues nuits pour arriver à un accord sur un échange de prisonniers qui aboutisse à la libération du soldat israélien Gilad Shalit. Et pourtant, les responsables du gouvernement israélien, d’Olmert à Livni, ne se sont préoccupés que de la formation d’un gouvernement israélien et ont ignoré le travail de Suleiman, le sort de Gilad Shalit, et même celui de Mahmoud Abbas.

Et même à leur allié le plus important dans la région, la Turquie, les dirigeants israéliens ont réussi à causer des problèmes ! C’est comme s’ils voulaient dire, « Qu’avons-nous à faire de nos ennemis, qu’avons-nous à faire de nos amis, nous ferons comme nous le souhaitons et si vous nous cherchez, rappelez-vous Gaza et ce que nous sommes capables de faire quand nous décidons d’outrepasser toutes les règles ! ». Il ne faut se tromper : il s’agit là d’une politique insensée qui va attirer la catastrophe sur Israël, et dans un avenir pas si lointain. Quand un pays part sur l’hypothèse que le monde est de toute façon contre lui et qu’il ne peut compter que sur sa force militaire, quand il n’y a aucune opposition israélienne pour crier « Arrêtez immédiatement, vous nous mettez en guerre contre le monde entier, vous nous isolez dans l’opinion publique internationale comme dans la communauté des nations, et vous fermez la porte à toute possibilité d’existence pacifique dans la région. », alors le compte à rebours a commencé.

Une véritable folie, la folie du pouvoir s’est emparée de la société israélienne tout entière, et non seulement du duo Lieberman/Netanyahu sur lequel il est trop facile de projeter nos craintes. Si les gens l’ignorent, nous devons leur suggérer de lire sur le sort des Empires qui se sont crus capables de gouverner le monde entier, d’instaurer un règne de mille ans, d’implanter des colonies sur trois continents. Qui se souvient de l’Empire français en Afrique, à part les descendants de ses victimes ? Qui se souvient de l’Empire britannique dans l’Asie du sud ? De l’Indochine française ?

Se moquer de la Turquie, dénigrer le chef des Renseignements égyptiens, mettre en colère l’émissaire américain pour une cargaison de pâtes alimentaires (oui, même ça) pour Gaza, sont les signes d’une perte structurelle des sens à laquelle les trois grands partis d’Israël collaborent (si le Parti travailliste peut encore être appelé grand parti), outre l’élite israélienne tout entière et une grande majorité des électeurs.

Le consensus national général israélien qui règne en dépit d’une position mondiale presque unanime est un problème terrifiant, et le millier de dirigeants qui ont exprimé leur émotion et leur horreur devant les crimes israéliens dans Gaza ne cesse de parler d’un « autre Israël », comme il existait lors de la guerre du Liban en 1982 et la première Intifada [1987].

Mais s’il y a effectivement d’autres Israéliens, il n’y a malheureusement pas d’autre Israël au-delà de cet Etat de criminels de guerre, et de la société qui leur a apporté son soutien.

Michel Warschawski

19 mars 2009


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n°444 - Dossier de Palestine- 25-03 –Fin- : Crimes de guerre : « A présent, jugeons Tel Aviv ».


n°444 - Dossier de Palestine- 25-03 –Fin- : Crimes de guerre : « A présent, jugeons Tel Aviv ».    



Dossier de Palestine

N°444                                           25-03

C.De Broeder & M.Lemaire



 

Sommaire –Fin -

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-2 Des soldats israéliens ayant combattu à Gaza parlent d'exactions.

2-3 Amos Harel : Gaza: des jeunes conscrits parlent.

3 Annexe

3-1 Appel aux citoyens du monde pour briser le siège de Gaza.

 


2-2 Des soldats israéliens ayant combattu à Gaza parlent d'exactions.

Après les "ratés" de la guerre du Liban, l'institution militaire israélienne est maintenant secouée par les récits d'exactions de ses soldats à Gaza.Des militaires ayant combattu à Gaza parlent de meurtres de civils palestiniens sans défense et d'actes de vandalisme.

Certains d'entre eux se répandent jeudi dans les colonnes du quotidien libéral Haaretz, évoquant des meurtres de civils de sang-froid et des actes de vandalisme durant le 22 jours de l'offensive israélienne à Gaza, en décembre et janvier derniers.

Ces soldats, des anciens d'une même école militaire, se sont réunis en février pour échanger leurs expériences personnelles lors de cette opération, qui a fait plus de 1.400 morts, en majorité des civils, parmi les Palestiniens. (ndlr : 960 civils morts sur 1.434),

Un certain nombre d'organisations de défense des droits de l'homme ont parlé de "crimes de guerre" de la part d'Israël durant cette offensive qui visait officiellement à réduire les activistes du Hamas tirant des roquettes sur le territoire israélien.

Selon le directeur de l'école militaire, Danny Zamir, il régnait au sein de l'armée un climat de "mépris débridé" et un "sentiment de supériorité" envers les Palestiniens.

"Ils ont parlé de tirs non justifiés sur des civils palestiniens. Ils ont aussi parlé de déprédations", a confié Danny Zamir à la radio de l'armée israélienne.

Le ministre de la Défense, le travailliste Ehud Barak, a répondu à ces mises en cause en réaffirmant que Tsahal était une des armées les plus éthiques du monde.

Néanmoins, l'avocat général des Forces de défense israéliennes (IDF) a décidé d'ouvrir une enquête sur ces allégations.

Selon Haaretz, qui évoque cette affaire en "une", la divulgation de ces "sales secrets" rend difficile pour l'Etat juif de réfuter ces faits comme de la pure propagande palestinienne.

Un des témoignages, émanant d'un chef de section d'infanterie, fait état d'un tireur d'élite de l'armée qui a abattu une mère et ses deux enfants parce qu'ils avaient pris la mauvaise direction quand les militaires leur avaient ordonné de sortir de chez eux.

"Le commandant du détachement a sommé la famille de s'en aller par la droite. Une mère et ses deux enfants n'ont pas compris et s'en sont allés vers la gauche.

"Le tireur d'élite les a vus s'approcher, au-delà des lignes qu'on lui avait dit que personne ne devait franchir. Ils les a simplement abattus."

Ce chef de section a encore rapporté que les hommes sous son commandement estimaient que "la vie des Palestiniens était bien moins importante que celle de nos soldats, donc que ceci justifiait cela".

Un autre chef de section rapporte qu'un officier a ordonné d'abattre une femme âgée alors qu'elle marchait sur la route à une centaine de mètres d'une maison dont les soldats venaient de prendre possession.

Il fait en outre état d'actes de vandalisme commis par les soldats. "Ecrire 'Mort aux Arabes' sur les murs, se saisir de photos de famille pour cracher dessus, simplement parce qu'on en a le pouvoir... Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que cela dénote à quel point l'éthique des IDF s'est dégradée."

Danny Zamir a déclaré avoir transmis à l'état-major les témoignages des anciens de son école ayant servi à Gaza, qui n'auraient pas eux-mêmes commis de crimes de guerre mais "sont mal à l'aise de n'avoir pu en empêcher".

21-03

www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6320


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26/03/2009

n°443 - Journal de Palestine-16/03 au 25/03 - 1 - Obama : la paix avec les Palestiniens n'est pas devenue «plus simple»


n°443 - Journal de Palestine-16/03 au 25/03 - 1 -  Obama : la paix avec les Palestiniens n'est pas devenue «plus simple»


 

          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

               N°443                                                     16-03   au   25-03

C.De Broeder & M.Lemaire



NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

Tiré a part

Khaled Méchaal salue le "nouveau ton" d'Obama.

Haniyeh appelle Obama à convertir ses paroles en actes.

Paroles & actions du président cette semaine ...

Obama réaffirme l'espoir d'une paix au Moyen-Orient

Obama : la paix avec les Palestiniens n'était pas devenue «plus simple»

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

Palestinienne

Suite 1

Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6 Les brèves

5-1 Les sionistes démasqués restent bouche bée face à l'éloquent Michel colon

5-2 Le vrai visage du sionisme :

5-3 Comment fonctionne la ‘Machine De Propagande’ d'Israël.

5-4 L’Union européenne a fait fuiter, vers la presse, un rapport dit "confidentiel", qui admet le caractère criminel des agissements israéliens…

Fin

6 Les brèves

6-1 Ben Laden accuse des pays arabes de complicité avec Israël.

6-2 Des aumôniers juifs de l’armée israélienne prônaient une guerre sainte à Gaza. 

6-3 Les renseignements israéliens attirent des jeunes adolescents pour travailler avec eux.

6-4 Arrestations de militants et d’élus du Hamas par l’armée israélienne en Cisjordanie.

6-5 L'occupation refuse de répondre aux conditions du Hamas et ignore son soldat capturé à Gaza.  

7 Dossier

7-1  La marche vers un état unique en Palestine.

7-2 Des juges internationaux appellent à une enquête sur les crimes de guerre commis à Gaza.



16-03 au 25-03: Peuple Palestinien : 6 tués   -  x blessé

                          Occupants              : 2 tués    -  0 blessé



Tiré a part

Khaled Méchaal salue le "nouveau ton" d'Obama.

Khaled Méchaal, chef du bureau politique du Hamas, "Le président Obama emploie un ton nouveau pour évoquer la région.

Le défi est, pout tout le monde, de faire en sorte que ce soit le prélude à un véritable changement de la politique américaine et européenne. Une ouverture officielle en direction du Hamas n'est qu'une question de temps", dit-il, réagissant au "nouveau départ" que le président des Etats-Unis a proposé à l'Iran.

"Les grandes puissances ont besoin de nous pour régler le conflit israélo-arabe.

Notre poids dans la question palestinienne tient à notre enracinement dans la société, dans la population qui a voté pour nous et le fera encore", ajoute Méchaal.

22/3 Reuters

 

Haniyeh appelle Obama à convertir ses paroles en actes.

Le premier ministre Ismail Haniyeh avait appelé la nouvelle direction US à réaliser ses promesses concernant son programme de changement total, surtout qu'Obama a promis le monde d'une politique américaine juste et indépendante et que les palestiniens souhaitent également qu'elle ne soit pas soumise au Lobby sioniste, tout en aspirant à  l'appui américain pour  pouvoir récupérer les droits légaux palestiniens

Le porte-parole du gouvernement palestinien d'entente, Taher Al Nounou a affirmé que l'appel du premier ministre Haniyeh est le représentant de  tous les palestiniens qui appellent la nouvelle direction Obama à changer ses paroles et tenir ses promesses qu'il avait prononcé durant ses campagnes électorales à des actes réels accomplis sur le terrain.

Al Nounou a insisté sur à la nécessité que la nouvelle direction US change la politique des anciens dirigeants qui ont généralement maltraité la question palestinienne qui représente la principale cause au Moyen-Orient.

En appelant Obama à renoncer à l’ancienne politique fausse, notamment celle qui a été pratiquée par George W.Bush, le porte-parole du gouvernement d'entente a invité Obama à ouvrir un dialogue directe avec le Hamas et les autres factions palestiniennes, et sans conditions, afin de débattre les questions en désaccords sur la table de négociation.

En le conseillant d'abandonner le langage de menacer le peuple palestinien par un blocus sévère, Al Nounou a fait rappeler Obama dans son communiqué que le peuple palestinien avait espéré un changement remarquable de la politique américaine, notamment après les promesses électorales d'Obama.

CPI  23/03



Paroles & actions du président cette semaine ...

Obama réaffirme l'espoir d'une paix au Moyen-Orient

 Obama a affirmé mardi soir qu'il croyait toujours possible d'arriver à la paix au Moyen-Orient.

Interrogé sur le futur gouvernement d'un premier ministre (Benyamin Nétanyahou) qui a déclaré que les Palestiniens ne sont pas prêts à avoir leur Etat, Barack Obama a répété que les Etats-Unis recherchent une solution comprenant deux Etats. Selon lui, Israéliens et Palestiniens peuvent vivre "côte à côte", dans "la paix et la sécurité".

Le président a souligné que son choix de George Mitchell comme envoyé spécial au Moyen Orient est un signal du sérieux avec lequel il tente d'amener les deux parties à rejoindre ses positions.

Barack Obama a fait référence à la Saint Patrick, la fête des Irlandais, qui a réuni à la Maison Blanche cette année des anciens belligérants, autrefois opposés en Irlande du Nord, pour démontrer que la paix n'est pas impossible, les divergences pouvant être aplanies par la patience...

24-03

AP

 

Obama : la paix avec les Palestiniens n'était pas devenue «plus simple»

Le président  a estimé que la paix avec les Palestiniens n'était pas devenue «plus simple» avec l'arrivée du conservateur à la tête de l'Etat hébreu. Mais il insistera pour l'option du «deux Etats pour deux peuples».

Prudent Barack Obama. Après les dernières évolutions dans la composition du gouvernement israélien, le président américain a estimé que la paix avec les Palestiniens n’allait pas être «plus simple» à obtenir.

Avant d’ajouter que c’était cependant «tout aussi nécessaire».

Même si le «faucon» Benyamin Nétanyahou, opposé à la création d’un Etat palestinien, va sans nul doute prendre la tête du nouveau cabinet, Obama a relevé que le gouvernement israélien n’était pas encore constitué, et qu’on ignorait à quoi ressemblerait la direction des Palestiniens à l’avenir. «Mais ce que nous savons, c’est que le statu quo est intenable.»

Et le locataire de la Maison Blanche de rappeler que les USA ferait pression en faveur du «deux Etats pour deux peuples», que le gouvernement israélien le veuille ou non: «Il est crucial que nous progressions vers une solution à deux Etats où Israéliens et Palestiniens puissent vivre en paix côte à côte, dans leurs Etats, en paix et en sécurité.»

Contrairement à Bush qui avait promis de parvenir à un accord sur la création d’un Etat palestinien avant la fin 2008, Obama s’est abstenu de se fixer des échéances.

(Source AFP)



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

15-03

Deux policiers israéliens ont été tués par balles dans une attaque près de la colonie de Mesoa, dans le nord de la vallée de Jourdain, (Cisjordanie) a indiqué le porte-parole de la police.

Cette attaque a été revendiquée, dans un appel téléphonique à l'AFP, par un "groupe Imad Moughnieh", du nom du responsable militaire du Hezbollah tué en février 2008 à Damas, un meurtre attribué à Israël par le mouvement libanais.

La vallée du Jourdain, qui s'étend sur 70 kilomètres le long de la frontière avec la Jordanie, représente un tiers de la superficie de la Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967.

Depuis le début de l'Intifada, en septembre 2000, Israël a limité les mouvements des Palestiniens dans ce secteur, leur interdisant notamment d'utiliser la route 90, le principal axe routier nord-sud traversant la Cisjordanie.

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article312


Bande de Gaza - Au jour le jour

19-03

Jeudi matin, des Palestiniens de Gaza ont aussi affirmé qu'une frappe de l'aviation israélienne avait tué deux personnes.

D'après Reuters, les Brigades des martyrs d'al-Aqsa ont affirmé qu'il s'agissait de membres du Fatah.

http://fr.jpost.com/

25-03

Le centre israélien d'information des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés, "B'Tslem" a affirmé que les témoignes rassemblés par le centre depuis la fin de la guerre israélienne contre la Bande de Gaza montrent une augmentation des attaques des soldats et des éléments de la police de l'occupation contre les civils palestiniens.

Le centre a dit dans un rapport publié, aujourd'hui mercredi 25/3, qu'il a présenté au procureur et à la police militaire plusieurs  plaintes concernant ce sujet.

CPI


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 

Kamal Medhat assassiné 

 23 mars

Kamal Medhat (numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine au Liban) a été tué lundi dans un attentat près d’un camp de réfugiés du sud du pays.

Deux gardes du corps ont été tués, ainsi que le responsable de la Jeunesse au sein de l’OLP au Liban, Akram Daher, également dans le convoi, d’après M. Zaki. Trois autres passagers de la seconde voiture ont été légèrement blessés.

Kamal Medhat, adjoint du représentant de l’OLP et ancien proche du leader historique palestinien Yasser Arafat, a été "tué lorsqu’une bombe placée au bord de la route a explosé au moment du passage du convoi près de l’entrée du camp et d’un barrage de l’armée libanaise", a affirmé à l’AFP Mounir Makdah, responsable de la sécurité dans les 12 camps palestiniens du Liban.
"Ceux qui sont derrière cet attentat travaillent d’une manière ou d’une autre dans l’intérêt d’Israël", a analysé Abbas Zaki. Il a ensuite indiqué que ce "lâche" attentat aurait "des répercussions dangereuses sur les scènes libanaise et palestinienne", précisant que les responsables palestiniens "tentaient de calmer les esprits dans les camps".
Mahmoud Abbas, chef de l’OLP et du mouvement Fatah, a dénoncé un "crime terroriste".
Le représentant du Hamas au Liban, Oussama Hamdane, a condamné l’attentat qui vise à "déstabiliser la situation dans les camps"..

Kamal Medhat est le plus haut responsable de l’OLP à être assassiné au Liban depuis 1982.

 http://www.aloufok.net:80/spip.php?article347



2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)

Civils & résistants tués                                                                            :  6.912

Palestiniens blessés                                                                               :  54.242

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.201

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6.580

                                                                                                                ( 548  militaires/policiers



23-03

Le nombre des victimes palestiniennes a atteint 311 morts, après le décès de 3 autres malades, le dimanche 22/3, à cause du blocus sioniste injuste et la fermeture des passages limitrophes de la Bande de Gaza, dont le point frontalier de Rafah.

Le ministère palestinien de la santé a déclaré dont un communiqué dont le centre palestinien d'information a reçu une copie que le nombre de victimes malades s'est élevé à 311 morts, à cause du blocus arbitraire sioniste et la fermeture durable des passages de la bande de Gaza.

Le ministère a appelé la direction égyptienne à améliorer la situation sur le passage de Rafah, en confirmant que les soldats Égyptiens continuent de violer, d'une manière honteuse, les droits des palestiniens, notamment les malades de cas critiques qui nécessitent un soin exceptionnel.Le ministère de la santé a exhorté les hommes libres au monde entier à intervenir immédiatement pour sauver la vie des malades palestiniens menacés de mort par l'occupation israélienne et ses alliés, tout en appelant également à l'ouverture du passage de Rafah qui est la seule issue des palestiniens vers le monde extérieur.

[CPI


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  



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n°443 - Journal de Palestine-16/03 au 25/03 – Suite 1 - Obama : la paix avec les Palestiniens n'est pas devenue «plus simple»


n°443 - Journal de Palestine-16/03 au 25/03 – Suite 1 - Obama : la paix avec les Palestiniens n'est pas devenue «plus simple»




Journal de Palestine

               N°443                                                     16-03   au   25-03

C.De Broeder & M.Lemaire



 

Sommaire

Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6 Les brèves

5-1 Les sionistes démasqués restent bouche bée face à l'éloquent Michel colon

5-2 Le vrai visage du sionisme :

5-3 Comment fonctionne la ‘Machine De Propagande’ d'Israël.

5-4 L’Union européenne a fait fuiter, vers la presse, un rapport dit "confidentiel", qui admet le caractère criminel des agissements israéliens…

 


b) Politique Israélienne

Olmert

Olmert ne pardonne pas à Barak d’envisager de rejoindre la coalition de Binyamin Netanyahou.

Il l’a clairement exprimé dimanche, lors du conseil des ministres qui aura été sans doute le dernier de son mandat, accusant Barak de soutenir une coalition qui risque de “provoquer l’isolement d’Israël”.

“Ceux qui pensent qu’on peut reprendre les vieux slogans ne fait qu’induire le public en erreur, a-t-il encore scandé, et peut provoquer des dégâts irréparables”. Il faisait bien sûr allusion à la fameuse rencontre entre Netanyahou et Livni et au refus du leader du Likoud d’accepter le principe de “deux Etats pour deux peuples” que lui proposait son interlocutrice, nouvelle dirigeante du parti Kadima.

Olmert a ajouté: “Le vrai choix consiste à opter soit pour la solution de “deux Etats pour deux peuples” soit pour “un Etat pour deux peuples”. Celui qui n’accepte aucun de ces deux principes se leurre et à mon avis, risque de causer un tort considérable à l’Etat d’Israël”.  

Dans l’entourage de Barak, on ne semble pas s’émouvoir outre mesure des propos du Premier ministre sortant, qualifiés de “tentatives pathétiques d’Olmert de porter atteinte par tous les moyens et à tout prix au ministre de la Défense”.  Et d’ajouter: “M. Olmert ferait mieux de se retirer discrètement et de laisser la classe politique fonctionner pour le bien de l’Etat”.

22-03

http://www.actu.co.il/2


2-5 Gouvernement cherche coalition désespérément...  

Barak et Netanyahu ont conclu un accord de coalition

Selon l'accord, le Parti travailliste rejoindra la prochaine coalition gouvernementale autour du Likoud.

En échange, Benjamin Netanyahu s'engage notamment à respecter les accords diplomatiques signés dans le passé avec les Palestiniens.
Respect des accords diplomatiques
En vertu de l'accord, Barak conserverait le portefeuille de la Défense qu'il détient dans le gouvernement sortant d'Ehoud Olmert. Selon la radio de l'armée israélienne, l'accord comporterait en outre une clause engageant Benjamin Netanyahu à respecter "tous les accords diplomatiques et internationaux passés à ce jour" avec les Palestiniens.
 
(Avec Reuters)

25-03

"Le Likoud a entamé des négociations avec le Foyer juif (3 députés) en vue de son ralliement à la coalition gouvernementale", a indiqué un responsable sous couvert de l'anonymat.

Le Likoud (27 élus) a déjà conclu des accords de coalition avec Israël Beiteinou (extrême droite nationaliste - 15), le parti travailliste (13) et le Shass (orthodoxe sépharade - 11) et peut en conséquence déjà s'appuyer sur une assise de 66 députés sur les 120 de la Knesset.

Netanyahu doit en principe présenter son gouvernement à l'approbation du parlement, en principe au début de la semaine prochaine.

Selon les médias israéliens, ce cabinet, un des plus larges dans l'histoire d'Israël, devrait compter 27 ministres, y compris le chef du gouvernement.

MM. Barak et Netanyahu avaient paraphé un accord de coalition dans la matinée. Cet accord donne au parti travailliste cinq portefeuilles ministériels, dont celui de la guerre destiné à Ehud Barak.

En revanche, l'accord est très vague sur une relance du processus de paix israélo-palestinien, en principe voulue par les travaillistes.

Il ne fait aucune mention d'un règlement basé sur la création d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël et se borne à indiquer que le futur gouvernement ¨respectera les accords signés" par ses prédécesseurs.

M. Netanyahu est hostile à la création d'un Etat palestinien souverain et envisage uniquement pour les Palestiniens une autonomie élargie, alors que la colonisation israélienne se poursuivrait en Cisjordanie occupée.

Le négociateur palestinien Saëb Erakat a affirmé que tout gouvernement israélien "doit s'engager à oeuvrer pour une solution basée sur deux Etats pour être un partenaire dans de futures négociations" de paix.

Selon la loi, M. Netanyahu doit former son gouvernement d'ici le 3 avril pour obtenir l'aval du Parlement.

AFP & AP


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n°443 - Journal de Palestine-16/03 au 25/03 – Fin - Obama : la paix avec les Palestiniens n'est pas devenue «plus simple»


n°443 - Journal de Palestine-16/03 au 25/03 – Fin - Obama : la paix avec les Palestiniens n'est pas devenue «plus simple»



Journal de Palestine

               N°443                                                     16-03   au   25-03

C.De Broeder & M.Lemaire



 

Sommaire

6 Les brèves

6-1 Ben Laden accuse des pays arabes de complicité avec Israël.

6-2 Des aumôniers juifs de l’armée israélienne prônaient une guerre sainte à Gaza. 

6-3 Les renseignements israéliens attirent des jeunes adolescents pour travailler avec eux.

6-4 Arrestations de militants et d’élus du Hamas par l’armée israélienne en Cisjordanie.

6-5 L'occupation refuse de répondre aux conditions du Hamas et ignore son soldat capturé à Gaza.  

7 Dossier

7-1  La marche vers un état unique en Palestine.

7-2 Des juges internationaux appellent à une enquête sur les crimes de guerre commis à Gaza.


 


6 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Ben Laden accuse des pays arabes de complicité avec Israël.

Oussama ben Laden a accusé des pays arabes de "complicité" avec Israël et ses alliés occidentaux lors de la récente offensive israélienne dans la bande de Gaza, dans un enregistrement sonore diffusé samedi par la chaîne du Qatar Al-Jazira.

"Il était clair que certains dirigeants arabes ont été complices avec l'alliance croisée et sioniste (dans la guerre) contre notre peuple (à Gaza). Ce sont les dirigeants des pays que l'Amérique qualifie de +modérés+", dit la voix présentée comme celle de ben Laden.

L'Arabie saoudite et l'Egypte, alliés de Washington, avaient dirigé le camp hostile au Hamas, lors de l'offensive israélienne, face au Qatar et à la Syrie notamment qui s'étaient placés aux cotés du Hamas.

Cette vaste opération militaire, du 27 décembre au 18 janvier, avait dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 1.300 Palestiniens.

Dans son message, le chef d'Al-Qaïda s'en est aussi pris à l'ensemble des dirigeants des pays islamiques qui "de l'Indonésie à la Mauritanie  n'ont rien à voir avec l'islam", dénonçant par ailleurs des groupes islamistes armés, qu'il n'identifie pas, pour "avoir trahi Gaza et ses habitants".

"L'holocauste de Gaza après un long blocus est un événement historique important, qui nécessite une rupture entre les musulmans et les hypocrites", a-t-il ajouté en référence au blocus du territoire palestinien par Israël.

"Il faut mener une action sérieuse et préparer le jihad pour faire valoir les droits" des Palestiniens comme "il faut renier ceux qui ont été complices des ennemis contre notre peuple" à Gaza, a encore ajouté le chef d'Al-Qaïda, dont le message n'a pas été encore authentifié de source indépendante.

Dans les extraits diffusés par Al-Jazira, ben Laden n'a fait aucune référence au Hamas, dont il semble minimiser le rôle.

"La route pour la libération de Gaza a besoin de véritables dirigeants sincères, indépendants, forts, honnêtes et qui soient à la hauteur de ces événements majeurs", a-t-il dit.

Pour y parvenir, il propose la création "d'un comité d'orientation avec des branches dans les pays musulmans".

AFP / 14 mars


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25/03/2009

n°251 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan - 23-03 Début : Le bourbier afghan sera-t-il le Vietnam d'Obama?

n°251 - Les  dossiers 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan - 23-03  Début : Le bourbier afghan sera-t-il le Vietnam d'Obama?


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers   'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan

n°251                                                                                                                           23/03/09

                   C.De Broeder    &   M.Lemaire                       



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire : 

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 OTAN : C'est TOUJOURS Washington Qui Décide.

1-2 Obama, le « changement dans la continuité »

1-3 L’Afghanistan, le talon d’Achille d’Obama.

 Suite

1-4 Le bourbier afghan sera-t-il le Vietnam d'Obama?

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Retrait unilatéral de la France de l'OTAN !

3 Annexe

3-1" Les Etats-Unis sont des criminels de guerre de première classe"

1 "La réponse islamique aux neuf accusations du gouvernement US ",

2 Un rapport de la Croix-Rouge évoque des "tortures" dans les prisons secrètes de la CIA.

3 Rapport confidentiel sur «la torture» dans les prisons secrètes de Bush.

4 De la torture, conclut le CICR.

Fin

5 Diego García, pire que Guantánamo - L’embryon de la mort..

6 Un rapport secret fait état de tortures dans les prisons de la CIA.

7 Guantanamo: «les soldats prenaient leur revanche»

8 -Un rapport secret indique que les États-Unis violent le droit international.

Conclusion de la Croix-Rouge sur les accusations de torture dans les prisons de la C.I.A.


 



Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 OTAN : C'est TOUJOURS Washington Qui Décide.

La Sarkosie voudrait nous faire avaler la couleuvre qu'en réintégrant l'OTAN la France pourra participer aux décisions.

Mensonge.

En choisissant Lellouche comme "conseiller spécial" pour l'Afghanistan et le Pakistan, le ton est donné : cautionner l'intensification et l'élargissement de la guerre voulue par l'Administration Obama dans la région et y impliquer encore plus la France comme le propose Lellouche, en allongeant la durée des missions des soldats français déployés, en négociant un poste d'adjoint au commandant des forces de l'OTAN (un Américain) confié à un officier supérieur français en contrepartie de l'envoi de plus de soldats.

Washington continue de dicter la politique de l'OTAN

Malgré les sourires et la rhétorique du multilatéralisme et du "dialogue", Washington continue de dicter seul la politique adoptée par l'OTAN notamment en ce qui concerne les relations OTAN Russie et l'intensification de la guerre en Afghanistan et son élargissement au Pakistan.
Hillary Clinton, Secrétaire d'Etat US, a lancé cette semaine, lors de sa première visite aux quartiers généraux de l'OTAN à Bruxelles, le coup d'envoi d'un rapprochement OTAN Russie, alors que les relations avaient été mises à mal l'été dernier lors de la guerre en Georgie. Certains états d'Europe de l'Est membres de l'OTAN, dont la Lituanie, qui s'étaient jusqu'à présent opposés à la réouverture des discussions dans le cadre du Conseil OTAN Russie, se sont pliés aux exigences de la nouvelle Administration US. Clinton a néanmoins réaffirmé la volonté de Washington de garder la porte de l'OTAN ouverte à l'adhésion de l'Ukraine et de la Georgie, ce à quoi continue de s'opposer Moscou. L'Administration Obama s'oriente vers une position plus pragmatique, proche de celle de l'Allemagne, en ce qui concerne La Russie. Le chef de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer a dit aux journalistes que le Conseil OTAN Russie doit être utilisé pour discuter de "tout" inclus le stationnement des troupes russes en Ossétie du Sud et en Abhkazie. Un sujet de friction en perspective.
Autre décision unilatérale américaine annoncée par Clinton lors de sa première visite à l'OTAN, celle d'une conférence sur l'Afghanistan prévue le 31 mars à laquelle elle a convié l'Iran en tant que voisin pour concrétiser la politique de la "main tendue" de Washington vis à vis de Téhéran. Selon Clinton, cette rencontre doit inclure non seulement les membres de l'OTAN qui participent à la guerre en Afghanistan mais également les donateurs et voisins. L'Iran a fait savoir qu'elle réfléchissait à la proposition mais ne donnerait pas de réponse avant fin Mars. En décembre de l'année dernière, Téhéran s'était tenu à l'écart d'une conférence similaire. Les dirigeants iraniens ont été échaudés à plusieurs reprises par le passé. Quand l'Iran a coopéré avec les Américains en Irak, en soutenant le gouvernement en place, et en Afghanistan, notamment contre les Talibans, en retour les US ont augmenté leur pression sur le nucléaire iranien et ont fait en sorte que la question soit traitée devant le Conseil de Sécurité et continue de l'être et ont été à l'origine des sanctions contre Téhéran. Cette fois les Iraniens ne seront pas prêts à coopérer avec les US s'ils ne sont pas traités d'égal à égal par l'Administration Obama et si cette dernière n'abandonne pas sa politique de "la carotte et du bâton" mentionnée par le Vice Président Joe Biden lors d'une visite récente à Munich, politique qui ne fait que poursuivre celle de l'Administration Bush, et qui s'est avérée complètement inefficace . L'Iran a besoin de voir du concret, et les sourires d'Obama et Clinton n'ont aucun impact sur le dirigeant suprême Khamenei, le seul a décidé de la politique étrangère de l'Iran.
En fait, ces déclarations de Clinton visent en premier lieu à créer une atmosphère positive en prélude à la visite d'Obama à l'OTAN le mois prochain. Le Vice Président Joe Biden en visite à l'OTAN mardi prochain pour discuter de la stratégie sur l'Afghanistan les confirmera. Obama doit se rendre à Londres le 1er Avril pour la réunion du G 20 , le lendemain de cette conférence sur l'Afghanistan, et ensuite au soixantième anniversaire de l'OTAN. L'objectif est de solidifier une alliance stratégique plus "réaliste" en ce qui concerne la mission de l'OTAN en Afghanistan que les partenaires européens des US considèrent comme floue et pour laquelle ils rechignent à envoyer plus de troupes. Selon des sources au Département d'Etat, la nouvelle stratégie se concentrerait sur une approche régionale plus étendue incluant Afghanistan et Pakistan, avec des objectifs moins idéologiques (democratie, liberté) plus réduits et portant sur "l'efficacité" pour "établir" une certaine stabilité, mais qui necessiterait néanmoins une "lourde montée en puissance", autrement dit un renfort conséquent en soldats, pour réaliser un équilibre entre l'aide militaire et l'aide civile. L'approche régionale vise aussi à inclure l'Inde, l'Iran, La Russie et même la Chine.
Selon un diplomate américain en poste en Europe, " Si vous êtes l'Europe et que vous ne croyez pas dans la stratégie, vous offrez une aide cosmétique, mais vous ne prenez pas de décision et engagement type - vie ou mort - en Afghanistan." Concernant la position américaine il ajoute : " Vous avez besoin d'une stratégie que les alliés peuvent acheter". On ajoutera surtout une stratégie que les gouvernement alliés peuvent vendre à leurs populations majoritairement hostiles à l'engagement de leurs troupes en Afghanistan. Il faut savoir que l'intervention militaire de la France en Afghanistan coûte aux contribuables français environ 200 millions d'euros par an, cela sans compter l'argent déboursé pour la reconstruction du pays, soit quelque 10 millions d'euros en plus, après les destructions occasionnées par l'aviation américaine et britannique.
Charles Kupchan, du Council on Foreign Relations de Washington a fait les remarques suivantes : " les Européens ont encore sous le charme de l'élection d'Obama. Les US lancent des ballons d'essai et font des gestes de bonne volonté. ill reste à voir s'il y aura réciprocité. Envoyer 17 000 soldats en Afghanistan en fait partie. On a besoin de ce déploiement pour obtenir des voisins qu'ils donnent un coup de main."
Pour Ulrike Guerot, du European Council on Foreign Affairs (clone du CFR), "l'engagement européen pour une guerre qui pourrait se transformer en Vietnam est à minima".
Peut être est-ce pour cela que Sarkozy a décidé de donner un coup de pouce et d'organiser une opération médiatique type "Débarquement" d'Obama en Normandie le 3 Avril, juste après le G 20 de Londres, et avant le sommet de l'Otan à Strasbourg-Kehl qui doit se tenir les 4 et 5 Avril.

Pierre Lellouche, Un Va-T'En Guerre Atlantiste

Sarkozy vient de nommer Pierre Lellouche, avocat, 57 ans, député UMP, Au poste de "conseiller spécial pour l'Afghanistan et le Pakistan" un poste hors norme dans les structures de la République. Sa mission : "renforcer le rôle de la France dans la définition et la mise en oeuvre de l'engagement international". Ce poste rentre dans le cadre de la présidentialisation à l'américaine entreprise par Sarkozy depuis son arrivée au pouvoir en 2007 et sa volonté de tout contrôler sans être contrôlé. En effet, le ministre des affaires étrangères peut avoir des comptes à rendre devant le parlement. Ce "conseiller spécial" lui n'aura de compte à rendre à personne si ce n'est à Sarkozy. L'Elysée a justifié la création de ce poste au prétexte que les Allemands et les Britanniques ont crée un poste identique. La question qui se pose c'est de savoir pourquoi les trois plus grandes puissances de l'UE créent ce type de poste ? La réponse c'est que les UE 3 ont l'intention d'un commun accord de suivre les US dans leur programme d'intensification de la guerre en Afghanistan et son extension au Pakistan voisin et ces "conseillers spéciaux" auront pour tâche principale de synchroniser les décisions des UE 3 avec Les US/OTAN. Dans ce rôle, le choix de Pierre Lellouche par Sarkozy est parfaitement approprié.
Pierre Lellouche connait parfaitement les rouages OTAN, dont il a longtemps présidé l'assemblée parlementaire. Très Atlantiste, (et Sioniste) il a la confiance des Américains. Il a déjà rempli une mission diplomatique délicate pour l'Elysée: il a été envoyé en Turquie (dont il est partisan de l'entrée dans l'UE) afin d'apaiser les tensions entre Paris et Ankara suite à la reconnaissance officielle du génocide arménien par la France pour faciliter le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan. Il a aussi été le conseiller international du candidat Sarkozy (après avoir été celui de Jacques Chirac à la Mairie de Paris). Pierre Lellouche est un spécialiste de la région où il s'est rendu à plusieurs reprises. En octobre dernier, il a remis un rapport parlementaire sur la guerre en Afghanistan rédigé avec le député socialiste François Lamy (le document est en pièce jointe). Il y faisait entre autres comme propositions :
Allonger la durée des missions des soldats français sur place. Actuellement elle est de six mois, alors qu'elle est de douze à vingt quatre mois pour les militaires américains, ce qui, écrit-il " leur permet de consolider leurs liens avec la population," entendez par là le but, comme dans toute entrepris de contre insurrection, c'est de gagner les coeurs des Afghans alors que ces derniers souhaitent majoritairement voir partir les troupes d'occupations étrangères.
Négocier la création d'un poste d'adjoint au commandant des forces de l'Otan (un Américain) et le confier à un officier supérieur français. Lellouche écrit : "aucun officier français (ou allié) n'a, à ce jour, de vision globale des opérations militaires en Afghanistan. Le seul responsable militaire disposant de cette vision est le commandant en chef des forces de l'OTAN et des troupes américaines."
L'une des missions principales de Lellouche pourrait être de convaincre Holbrooke, l'envoyé spécial US pour l'Afghanistan et le Pakistan de créer ce poste, du donnant donnant : l'accroissement du contingent français en Afghanistan contre la création de ce poste de numéro deux.
Pierre Lellouche est un va-t-en guerre. Il avait soutenu l'attaque des Etats Unis contre l'Irak. sa nomination comme "conseiller special" est la preuve que Sarkozy entend bien aligner totalement la politique étrangère de la France en ce qui concerne l'Afghanistan et le Pakistan sur celle des Etats Unis et, sous prétexte de la réintégration du pays dans l'OTAN, suivre les US dans ses aventures militaires post coloniales, sans lendemain, coûteuses en vies humaines mais aussi financièrement ruineuses. Comme le définit sa mission : "renforcer le rôle de la France dans la définition et la mise en oeuvre de l'engagement international", Lellouche sera chargé de cette dérive atlantiste. Membre de l'association des députés plongeurs puisque lui-même plongeur de niveau 3, il risque de faire plonger la France dans un bourbier dont elle ne sortira ni grandie ni respectée sur la scène internationale.
Il est encore temps pour les parlementaires de tous bords d'arrêter Sarkozy dans cette dérive. Fillon a décidé d'engager son gouvernement devant le parlement sur le vote pour la réintégration de la France dans l'OTAN. Les députés de droite feront-ils passer les intérêts de la Nation avant ceux de la Sarkosie ? Vont-ils rentrer dans le rang et filer doux en trahissant l'honneur et l'indépendance de la Nation et laisser Sarkozy ruiner le pays, en proie à une recrudescence choquante du chômage et à un déficit budgétaire monstre, en participant à des guerres désastreuses qui ne sont pas les nôtres ?
Sources de certaines informations : The Times, The Christian Monitor, Nouvel Obs
http://www.planetenonviolence.org/OTAN-C-est-TOUJOURS-Washington-Qui-Decide-Lellouche,-Un-Va-T-En-Guerre-Atlantiste-Conseiller-Tres-Special_a1842.html

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