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16/06/2009

n°1 - Obama & le Moyen Orient - 16-06 - :Fin - Le message d'Obama aux musulmans: une nouvelle vitrine pour une vieille marchandise.

n°1 - Obama & le Moyen Orient - 16-06 - :Fin - Le message d'Obama aux musulmans: une nouvelle vitrine pour une vieille marchandise.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



   Obama & l'islam

 n°1                             16/06/09

 C.De Broeder      &       M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be

Sommaire :

3 Les Analyses (suite)

3-6 Doug Ireland : Obama en campagne pour la présidentielle de 2012.

3-7 Sadri Khiari : Obama aux musulmans : « Je vous ai compris ! »

4 Les réactions

4-1 Réaction palestinienne.
4-1-1
1 Hamas

4-1-1-1Aïmane Taha : Le Hamas, n’a noté aucun changement dans l’approche de Washington.

4-1-1-2 Khaled Méchaal salue "le langage nouveau" de Barack Obama.

4-2-1 Fatah

4-2-1-1 Nabil Abou Rdainah : Le discours prononcé par Barack Obama à l’université du Caire est un "bon début".

4-3 Union européenne

4-4 Comment réagissent les organisations juives américaines ?

4-5 Raymond RICHA : Monsieur le Président le pivot central de notre résistance n’est nullement l’Islam.

5 Des actions

5-1 Netanyahu


3-6 Doug Ireland : Obama en campagne pour la présidentielle de 2012.

 Barack Obama a prononcé un discours plein de bondieuseries au Caire mais à l’objectif bien défini : préparer la présidentielle américaine de 2012. Et accessoirement renouer avec le monde musulman.

Le discours à l’attention du monde musulman de Barack Obama au Caire est une gigantesque opération de communication, soigneusement préparée depuis des mois et transmise en direct dans treize langues par la Maison Blanche grâce à internet. Facebook, son semblable pour l’Asie du Sud, Orkut, YouTube, Twitter, MySpace, SMS… Aucun cyber-moyen de communication n’a été négligé, histoire de faire jeune, moderne et branché. Mais sur le milliard et demi de musulmans, combien disposent d’un accès facile à internet ?

L’auteur de ce discours est sa jeune plume pour les affaires étrangères, Ben Rhodes, 31 ans, qui affiche une double casquette : plume présidentielle pour les affaires étrangères et conseiller qui a accès au Bureau ovale quand Obama refait le monde avec ses spécialistes plus expérimentés, comme l’a rapporté dans un portrait détaillé de Rhodes The Politico, le nouveau must de la classe politique washingtonienne. Rhodes est un vétéran de la campagne présidentielle d’Obama et sait garder un œil sur les résonances électorales que les discours du Président à l’étranger provoquent aux Etats-Unis.

Obama calme le jeu sur Israël

Ainsi, celui du Caire était aussi bien calibré pour une réélection d’Obama en 2012 que pour satisfaire la volonté présidentielle d’un « nouveau commencement » entre l’Amérique et le monde arabo-musulman. Et c’est la raison pour laquelle, au Caire, Obama a mis la pédale douce sur ses critiques envers Israël. Il s’est borné à réitérer son soutien à la création d’un Etat palestinien - même George W. Bush était pour - et son opposition à davantage de colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés.

Les Israéliens doivent comprendre que « le droit de la Palestine à exister ne peut être nié », a déclaré Obama, ajoutant que « les Etats-Unis n’acceptent pas la légitimité de la continuation de la colonisation israélienne (…) il est temps qu’elle s’arrête (…) Israël doit également être à la hauteur de ses obligations pour garantir que les Palestiniens puissent vivre, travailler et se développer. La crise humanitaire continue à Gaza dévaste les familles sans servir la sécurité d’Israël, comme le persistant manque d’opportunités en Cisjordanie. »

La Maison Blanche a sciemment calculé que l’importance des grands donateurs juifs à la trésorerie du Parti démocrate et du vote juif dans des Etats comme la Floride, la Pennsylvanie, New York, la Californie ou le New Jersey est bien trop cruciale pour la campagne de 2012 pour permettre au politicien habile et prudent qu’est Obama d’aller plus loin…

51% des Américains pour la création d’un Etat palestinien

Dans le même temps, le Président savait qu’il ne risquait rien électoralement en réaffirmant son soutien à un Etat palestinien car l’électorat américain d’aujourd’hui y est plus favorable que jamais : selon un sondage Gallup pour le quotidien USA Today publié le 4 juin, 51% des Américains soutiennent « l’établissement d’un Etat palestinien indépendant sur la Cisjordanie et la Bande de Gaza » tandis qu’à peine 29% sont contre.

Obama a eu beau dire au Caire qu’il est venu « chercher » un « nouveau départ entre les musulmans et les Etats-Unis » et que « le cycle de la méfiance et de la discorde devait s’achever », seulement 48 heures plus tard le président était attendu à la base militaire américaine de Landstuhl, en Allemagne. Pour y visiter les soldats hospitalisés et blessés dans les deux guerres où les militaires américains sont toujours en train de tuer des musulmans, en Afghanistan et en Irak. La contradiction ne manquera pas d’être relevée par les musulmans du monde entier, qu’ils aient accès à internet ou pas.

Cette visite aux « boys » blessés relève aussi de mesquins calculs électoraux. Pendant la campagne présidentielle de 2008, Obama a été vivement critiqué par les républicains nationalistes pour ne pas s’être rendu au chevet des soldats hospitalisés lors de son voyage en Allemagne où il a fait un discours ultra-médiatisé à Berlin devant une foule en délire.

Rassurer l’électorat juif américain

La nouvelle visite du président Obama en Allemagne, le 5 juin, a été programmée pour inclure, toujours pour des raisons électorales, la visite du site du camp de concentration nazi de Buchenwald. Objectif : rassurer la partie de l’électorat juif troublé par la volonté d’Obama d’amadouer les musulmans. En vain car le magazine phare de la droite juive américaine, Commentary, a déjà publié sur son site une critique cinglante qualifiant le discours du Caire de « pas sérieux moralement » et ajoutant qu’il « sape la recherche de la paix aussi bien que la campagne pour reformer le monde musulman ».

Barack Obama a déclaré au Caire : « ne vous y trompez pas : nous ne voulons pas maintenir nos troupes en Afghanistan ». Mais il vient pourtant d’accroître l’effort de guerre dans ce pays en y envoyant des soldats supplémentaires. Le dispositif militaire américain sur place atteindra tout prochainement les 68 000 hommes !

Ces derniers jours, à Washington, la Maison Blanche a également quémandé au Congrès une importante rallonge budgétaire de 11 milliards de dollars pour l’Afghanistan et l’Irak, qui s’ajoutent aux 89 milliards qu’Obama a déjà demandé en avril. En comparaison, le milliard et demi qu’Obama promis pour aider le monde musulman apparaît bien dérisoire.

Des bondieuseries tirées du « Saint Coran »

En réalité, le discours du président au Caire, truffé de bondieuseries tirées du « Saint Coran » comme il l’a dit, n’apporte rien de neuf. C’était un exercice de « feeling ». Obama a déjà exprimé les mêmes sentiments lors de son voyage en Turquie, en avril dernier. Le monde arabo-musulman attendait au moins une initiative nouvelle pour forcer Israël à mettre fin à l’expansion constante de ses colonies dans les territoires occupés.

Mais le gouvernement israélien de coalition entre le Likoud et le fasciste et raciste Avigdor Lieberman et son parti Yisrael Beitenu a déjà clairement rejeté la demande d’Obama lors de la visite récente du Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche. Un rejet si catégorique qu’Obama n’a même pas renouvelé sa demande lors de la visite d’Ehud Barak, le ministre de la Défense israélien, à Washington la semaine dernière. Déjà, dans son édition du 5 juin, le quotidien de référence israélien Haaretz rapportait dans un article intitulé « Les Etats-Unis cherchent à apaiser les tensions avec Israël après le discours d’Obama au Caire » que « des sources du cabinet du Premier ministre disent que les tensions avec les Etats-Unis sur la question des colonies ont été aggravées par le discours du Caire. « Il n’y aura pas d’accord sur ce point si les Américains n’adoucissent pas leur position » disait un proche de Netanyahu jeudi ». Soit immédiatement après le discours d’Obama.

L’heure n’est plus aux belles paroles

Le conflit israélo-palestinien est la clé de tout « nouveau départ » avec le monde musulman qu’Obama réclame. Mais pour ramener dans le processus de paix ce gouvernement israélien si revanchard et le plus à droite que l’Etat hébreu ait jamais connu, il va falloir bien plus que les banalités nobles qu’Obama a exprimé au Caire avec son grand talent d’orateur.

L’heure est aux actes.

Doug Ireland

5 juin

http://www.bakchich.info/Discours-du-Caire-Obama-en,07925.html


3-7 Sadri Khiari : Obama aux musulmans : « Je vous ai compris ! »
Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

On ne peut nier au nouveau président des Etats-Unis une certaine habileté.

Il sait où nous avons mal. Il sait ce qui nous fait plaisir. Obama n’ignore rien de nous.

Peut-être est-ce parce qu’il est noir et qu’il connaît les ravages de l’esclavage, de la colonisation et des inégalités raciales ; peut-être est-ce parce qu’il est un ancien musulman, que ses ancêtres étaient musulmans, qu’il a lui-même longtemps vécu dans des pays majoritairement musulmans ; peut-être est-ce tout simplement parce qu’il a de bons conseillers.

Quoiqu’il en soit, il connaît les distorsions de notre fierté. Nous sommes fascinés par la modernité occidentale toute puissante ; nous aspirons ardemment à lui ressembler et nous la haïssons parce que nous savons qu’elle s’est construite en nous écrasant.

La Modernité nous a tués et nous espérons qu’elle nous ressuscite. Nous sommes même disposés à nous suicider pour cela. Nous lui demandons seulement qu’elle reconnaisse nos mérites passées et, par conséquent, nos dispositions à avoir encore quelques mérites. Surtout le mérite d’être modernes, d’aller un jour sur la lune et d’avoir nos propres multinationales qui réduiront les peuples à la misère.

Quitte à réjouir nos adversaires, reconnaissons-le : aujourd’hui encore, plus que de libération, nous rêvons d’« intégration ».

Et Obama nous offre l’« intégration ».

A condition, bien sûr, que nous renoncions définitivement à la libération.

Quelle est la différence entre libération et intégration ?

C’est simple.

La libération consiste à libérer le monde des différentes formes d’oppression des peuples qu’a porté en elle et que continue de reproduire la Modernité. L’intégration, c’est boire du champagne hallal et en être fier. Voilà donc ce que nous promet le nouveau président des Etats-Unis si nous acceptons d’être sages. Voilà, au fond, ce que signifient toutes les paroles gentilles qu’il a prononcées en Egypte à l’égard de l’islam et des musulmans.

Est-ce à dire qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil ?

Certainement pas.

Si nous n’avons pas la naïveté de croire que la personnalité d’Obama détermine la politique de Etats-Unis, il est clair que son discours du Caire met en lumière les nouveaux rapports de forces qui se dessinent depuis quelques années déjà. Leur fluidité mais aussi une certaine permanence. Dans le monde et aux Etats-Unis. Les deux étant inextricablement liés. Au Moyen-Orient, en Amérique et à l’échelle de toute la planète. Les trois ne pouvant être séparés. La Maison blanche réévalue ses priorités. Elle appréhende différemment ses propres enjeux. Elle balance ses stratégies. Son ambition ne cesse d’être hégémonique mais il est possible qu’elle en revisite les moyens. En tout état de cause, si Obama fait l’éloge de l’islam, c’est qu’il pense pouvoir aller à l’encontre d’une opinion américaine - et plus largement occidentale -, habituée depuis au moins une décennie à ne pas concevoir le musulman autrement que comme un terroriste potentiel. S’il n’hésite pas à contrarier les dirigeants israéliens, sans rien donner, il est vrai, aux Palestiniens, c’est qu’il pense désormais pouvoir le faire. Ou, au moins, tester les résistances au sein même des institutions américaines à une politique qui n’identifie plus les intérêts américains - ou plus largement encore occidentaux - aux intérêts de l’expansionnisme israélien. Rien n’est encore joué. Rien n’est stable. Les rapports de forces au sein même des dispositifs complexes de l’Administration américaine ne sont pas encore tranchés. Il n’est même pas sûr qu’Obama sache exactement où il veut aller et où il peut aller. Il semble espérer se détacher du foyer de tensions moyen-oriental pour avoir les mains libres ailleurs (Russie ? Chine ? Crise domestique étatsuniennes ?) mais rien n’indique encore s’il en a les moyens. Qu’il parle en bien de l’islam ne rompt que partiellement avec l’idéologie propagée par les néo-conservateurs républicains. A la guerre des civilisations prônée par ceux-ci, il substitue l’amour entre les civilisations. Mais le paradigme dans lequel il conçoit le monde est toujours celui d’un rapport conflictuel entre civilisations, prises comme des ensembles culturels immuables et homogènes. Les crises, les affrontements, les guerres ne seraient pas le produit d’enjeux politiques déterminés par des intérêts de puissances bien précis, mais le résultat d’une hostilité ou d’une incompréhension entre l’Occident et l’Islam. Sinon pourquoi ferait-il un discours aux musulmans ? Si l’islam est une composante majeure de l’identité palestinienne comme l’est également l’arabité, le dit conflit israélo-palestinien n’oppose pas musulmans et juifs ou « civilisation judéo-chrétienne », mais bien un Etat colonial et un peuple colonisé qui aspire à sa libération. Sa dimension mondiale, on ne le redira jamais assez, est celle d’une lutte des peuples dominés contre les institutions et les logiques impériales et coloniales.

Sur la question palestinienne, puisque nous y sommes, prenons garde également à ne pas nous bercer d’illusions. Incontestablement, la Maison blanche expérimente une autre voie que celle qui a été suivie par la précédente administration américaine. Cette autre voie a-t-elle trouvé sa cohérence ? A-t-elle des appuis politiques suffisamment puissants ? Fera-t-elle long feu ? Quatre mois après l’accession d’Obama au pouvoir, il est encore difficile de le dire. Surtout, nous savons tous parfaitement que, dans le meilleur des cas, la nouvelle stratégie américaine qui se cherche n’aura d’autres objectifs que d’étouffer la résistance palestinienne. Les Etats-Unis exercerons peut-être des pressions sur le nouveau gouvernement israélien pour calmer ses ardeurs militaires, mais les pressions seront encore plus grandes sur les Palestiniens (et l’ensemble des pays arabes) pour qu’ils acceptent une nouvelle « offre généreuse », c’est-à-dire un micro-Etat, dépourvu des attributs majeurs de la souveraineté, sinon d’administrer une portion infime de la Palestine, sous la surveillance étroite des soldats israéliens. C’est ce qu’ils appellent la Paix. Contentez-vous de cela, diront-ils, parce qu’avec Netanyahou-Lieberman-Barak au pouvoir en Israël, ce pourrait être pire ! Remerciez Obama parce qu’avec Bush, ce n’est pas la Charte constitutive de l’OLP qui aurait été « caduque » mais la Palestine comme nation.

Effectivement, il y a une différence entre le nouveau président et l’ancien. Bush, semblable en cela à Sharon, avait une stratégie très claire qu’on pourrait résumer en quelques mots bien connus : « Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage ». Obama, lui, semble adepte d’une autre politique que l’on peut résumer ainsi : « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » (qu’on ne nous parle pas de sa sincérité ou de son humanisme : dans l’Amérique d’aujourd’hui, un humaniste n’accède pas au pouvoir !).

Vigilance, donc. Vigilance mais non pas désespoir. Car, si Obama a été élu, si Obama n’est pas Bush, c’est pour une raison et une seule : la stratégie bushienne a fait faillite. Plus exactement, les Etats-Unis ont perdu une, deux, trois batailles décisives. Et avec les Etats-Unis, Israël. En Afghanistan, en Irak, en Palestine, au Liban, les projets américains se sont écroulés. Tout le monde le reconnaît, aujourd’hui. Mais, ce qu’on oublie généralement de souligner, c’est que si l’Amérique a perdu ces batailles, c’est parce qu’elle s’est heurtée à la résistance des peuples. Si l’Administration américaine a tant de difficultés à s’unifier autour d’une nouvelle stratégie, c’est parce que la résistance des peuples ne faiblit pas. Si la contre-révolution coloniale mondiale est contrainte de trouver de nouvelles armes politiques, c’est parce que la force des armes ne suffit plus à contrer nos résistances. Nous sommes encore faibles, certes, mais bien moins faibles qu’auparavant. Obama nous achètera-t-il pour quelques « essalemou aleïkom » ?

Sadri Khiari,

 6 juin 2009

http://www.indigenes-republique.fr:80/une.php3?id_article=583



4 Les réactions

4-1 Réaction palestinienne.
4-1-1 Hamas

4-1-1-1 Aïmane Taha : Le Hamas, n’a noté aucun changement dans l’approche de Washington.
"Dire qu’il faut poursuivre la guerre contre l’extrémisme et œuvrer en faveur de deux Etats pour les peuples de Palestine ne le démarque pas de la politique de son prédécesseur, George Bush", a commenté Aïmane Taha, représentant du Hamas à Gaza

L’Autorité palestinienne a salué comme un "bon début" ce discours dans lequel il a soutenu la quête des Palestiniens pour leur Etat. "C’est un discours clair et franc. Il constitue un pas politique innovateur et un bon début sur lequel il faudra bâtir", a déclaré Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas.
Il a estimé que Obama avait rompu dans son discours avec "la précédente politique américaine partiale" en faveur d’Israël. "Ses propos sur la situation palestinienne intolérable sont un message qu’Israël doit bien comprendre", a-t-il ajouté.

Le Hamas, a relevé jeudi "un changement tangible" dans le discours du président américain, mais aussi "des contradictions". "Une des contradictions réside dans le fait qu’il a dit que le Hamas était soutenu par le peuple palestinien mais il n’a pas appelé au respect de la légitimité du Hamas qui a été démocratiquement élu", a déclaré le porte-parole du mouvement islamiste, Fawzi Barhoum.
Dans son discours, le président Obama a reconnu que le Hamas jouissait du soutien d’une partie de la population palestinienne, mais il a affirmé que pour "jouer un rôle dans la réalisation des aspirations palestiniennes" le mouvement devait "mettre fin à la violence, accepter les accords (israélo-palestiniens) passés et reconnaître le droit d’Israël à l’existence".

( Jeudi, 04 juin 2009 - Avec les agences de presse )

Al-oufok avec les agences de presse )

04 juin 2009 -

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article576


4-1-1-2 Khaled Méchaal salue "le langage nouveau" de Barack Obama.

Khaled Méchaal, chef du bureau politique du Hamas se félicite du langage nouveau adopté par Barack Obama, tout en l'incitant à renoncer à tout préalable avant l'ouverture d'un dialogue avec le Hamas.

Les Etats-Unis et plusieurs de leurs alliés occidentaux ont posé trois conditions à l'ouverture de discussions avec le Hamas. Ils demandent au mouvement palestinien de reconnaître Israël, de renoncer à la violence et de se conformer aux engagements pris par l'Autorité palestinienne.

"Le discours d'Obama au sujet du Hamas contient un langage nouveau.

Nous espérons (...) qu'il renoncera aux conditions posées pour des relations avec le Hamas", déclare le dirigeant palestinien dans un entretien au quotidien panarabe Achark al Aousat.

"Il a déclaré qu'il ouvrait une nouvelle page avec la région.

Les entretiens avec les Iraniens se feront sans préalable, de même avec les Syriens. Alors, pourquoi pose-t-il des conditions pour le Hamas?", a demandé Khaled Méchaal.

11 juin 2009 –

Al-Oufok a vec les agences de presse )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article606


4-1-2 Fatah

4-1-2-1 Nabil Abou Rdainah :  Le discours prononcé par Barack Obama à l’université du Caire est un "bon début"

Nabil Abou Rdainah : Le discours prononcé par Barack Obama à l’université du Caire est un "bon début" sur la voie de la réforme de la politique américaine au Proche-Orient, a jugé Nabil Abou Rdainah, proche conseiller du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
"Son appel à l’arrêt de la colonisation et à la création d’un Etat palestinien, ainsi que ses propos sur les souffrances des Palestiniens (...) signifient clairement à Israël qu’un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale est le fondement d’une paix juste", a-t-il déclaré.
"Le discours du président Obama est un bon début et un pas important vers une nouvelle politique américaine", a ajouté Nabil Abou Rdainah.

Al-oufok avec les agences de presse )

04 juin 2009 -

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article576


4-3 Union européenne
Le discours du président américain "va ouvrir une nouvelle page dans les relations avec le monde arabo-musulman" et pour le règlement des conflits au Proche-Orient, a estimé le diplomate en chef de l’UE Javier Solana.

La France a salué le discours au Caire, y voyant une déclaration "majeure" tant du point de vue "symbolique" que "politique". "Il montre des Etats-Unis d’Amérique résolument tournés vers le dialogue, la tolérance, le respect mutuel, le refus de toute perspective de tensions entre cultures, entre civilisations", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier.

Al-oufok avec les agences de presse )

04 juin 2009


4-4 Comment réagissent les organisations juives américaines ?

Même si la judaïcité américaine est loin d’être homogène, il est intéressant de voir comment les principales organisations juives ou faîtières ont réagi au discours du Président américain.

L’impression générale qui ressort des réactions déjà exprimées ou recueillies, est que « Barack Obama a dit certaines vérités importantes, mais que son discours ne présageait rien de très bon pour Israël ».

Parmi les organisations de tendance démocrate, on se dit évidemment « satisfait de l’ouverture, du souci d’équilibre et de la volonté d’aller de l’avant exprimées par le Président ». A « J-Street », organisation ouvertement très à gauche, et qui se veut concurrencer l’AIPAC, le lobby traditionnel pro-israélien, c’est un concert de louanges pour le Président américain. Jeremy Ben-Ami, Président de l’organisation « remercie chaleureusement Barack Obama d’avoir relancé l’initiative en faveur des ‘Deux Etats’, et de se montrer résolu à agir pour que cela se réalise ». Donneur de leçons, Ben-Ami déclarait « qu’il est temps que le gouvernement israélien se fasse à l’idée de la création d’un Etat palestinien, et applique les accords qui exigent de lui l’arrêt total de la construction dans les territoires ».

A droite, par contre, on estime « qu’Obama a eu des propos - ou des silences - inquiétants pour Israël sur plusieurs sujets, notamment, dans le dossier iranien ou sur l’antisémitisme dans le monde arabe».

Après avoir cité les rares points positifs, telle que « l’amitié avec Israël » ou la condamnation du négationnisme », l’Organisation des Communautés Juives Orthodoxes, dans un long communiqué, a relevé plusieurs points négatifs et lourds de sens: sur la question de Jérusalem, notamment, le Président a pris une position faussement neutre, en divisant symboliquement la ville entre les trois religions monothéistes ou « les Enfants d’Abraham », remettant ainsi en cause la souveraineté israélienne sur la ville. Ensuite, sur l’Etat d’Israël lui-même, le Président a parlé d’Israël comme d’un « foyer pour les Juifs » et n’a pas précisé le caractère juif de l’Etat. Dans la même idée, plus tôt, dans son discours, il justifiait l’existence d’Israël uniquement par la Shoah et l’antisémitisme qui a frappé les Juifs durant des siècles, et non par les droits historiques de Juifs sur la terre de leurs ancêtres, comme le reconnaissait George W. Bush, lecteur assidu de la Bible, contrairement à son successeur. Après avoir lié la Shoah et la création d’Israël, le Président américain liait également dans une même phrase le « déracinement des Palestiniens » avec « la création de l’Etat d’Israël », ce qui équivaut à une reconnaissance de la « Nakba » et de l’eau au moulin de ceux qui affirment qu’Israël est un fait colonial!! Enfin, en demandant aux Palestiniens de « renoncer à la violence (et non au terrorisme), comme l’ont fait les noirs américains », il établissait, involontairement peut-être, une comparaison morale douteuse entre le combat des Palestiniens et celui des noirs américains luttant contre l’esclavage.

C’est sur le volet iranien que la déception est la plus grande, et la plus partagée parmi les grandes organisations juives américaines. Jennifer Laslo-Mizrahi, Présidente de l’organisation « Project Israel », qui lutte contre la désinformation contre Israël, regrette « que la menace iranienne n’ait pas assez été soulignée, et qu’au contraire, il s’est dit favorable au développement du nucléaire civil, sachant que les frontière entre le civil et le militaire dans ce domaine est infime. C’est inquiétant ». Pareil pour David Harris, Président du Comité USA-Israël, qui félicite le président américain « pour avoir osé prononcer des phrases importantes devant un public arabo-musulman » mais qui regrette de ne pas avoir assez brandi la menace contre l’Iran et formulé une volonté de créer un mouvement international contre les velléités de Téhéran ».

Au Bnai-Brit, la plus grande organisation existante « on se dit globalement satisfait mais en relevant plusieurs points de déception : le Président Obama a manqué une occasion de dénoncer l’antisémitisme virulent qui est enseigné et développé dans les pays musulmans ». Pour le président du B.B., Moshe Smith, « Barack Obama n’a pas dit un mot non plus sur les innombrables violations des accords de la part des Palestiniens, à commencer par ceux d’Oslo, et qui fait qu’aujourd’hui, c’est à cause d’eux qu’il n’y a pas de partenaire pour la paix avec Israël ».

06/05

http://www.actu.co.il/2009/06/discours-d’obama-comment-reagissent-les-organisations-juives-americaines/


4-5 Raymond RICHA : Monsieur le Président le pivot central de notre résistance n’est nullement l’Islam.

LETTRE OUVERTE A OBAMA.

Votre discours bien affiné sur l’Islam grâce à la touche finale des dirigeants arabes de la Collaboration et de l’abandon de la Cause est hors des temps ; pire, il est déjà refoulé au fin fond de la poubelle de l’Histoire.
Sachez, Monsieur le Président, que le pivot central de notre résistance n’est nullement l’Islam ; en effet, nous revendiquons à travers notre acte de résister, seulement et à la fois la libération de notre terre volée, le droit de notre peuple au retour dans sa patrie, ce droit que l’Occident, aveugle par son repenti au regard des atrocités d’une guerre mondiale que lui-même avait provoquée, nie, ainsi que la reconnaissance d’un droit absolu d’un peuple à l’autodétermination.
C’est notre grande fierté que l’Islam nous permette de décliner une théologie de la Libération, comme d’ailleurs l’avait fait et le fait encore le Christianisme Sud Américain en lutte contre l’impérialisme des États-Unis.
C’est encore notre fierté que l’Islam prêche la résistance, comme d’ailleurs l’avaient fait dans un passé récent les instances religieuses de votre pays prêchant la résistance face à l’intolérance fasciste ou raciste ou encore comme l’avaient fait les mêmes instances en Afrique du Sud contre l’Apartheid.
C’est également notre fierté que, lorsqu’il s’agit de la Justice, de notre Identité et de notre Droit de Vivre dignement, la Lettre Divine s’identifie aux discours de nos philosophes, comme Amine Al RIHANI ou Khalil JOUBRANE.
Mais dites-nous alors et franchement, quelle est l’intention de votre discours ? N’est-ce pas pour nous rabâcher la thèse des deux états, comme si l’Histoire reconnaît la légitimité d’un état autre que la Palestine ? N’est-ce pas également pour asseoir solidement et durablement une entité policière préservant les intérêts, dans notre région, d’un ordre économique déjà vacillant, mais cette fois-ci plus intelligemment que votre prédécesseur ?
Il se pourrait aussi qu’à travers le choix de l’instant de votre intervention en Égypte, vous chercheriez l’ingérence directe dans les législatives du 7 Juin au Liban, car selon vous, il est inadmissible que le peuple du Pays des Cèdres puisse amener au sein de son parlement le moindre souffle de résistance et d’un réel changement démocratique.
Si c’est le cas, Monsieur le Président, je dois vous confirmer avec certitude, que votre discours aura l’effet contraire : celui de renforcer la détermination de nos peuples à résister et leur fermeté quant à leurs exigences pour des lendemains de justice, de paix et de progrès.
Vanité est de croire que nos peuples, par bourrage de crâne, choisiraient le chemin opposé à celui emprunté par le vôtre lors des luttes pour la libération et l’indépendance de son pays.
Il se pourrait également que votre discours ait pour ultime objectif de venir au secours des régimes arabes de la Collaboration et de l’Abandon National, de ces régimes qui ne se sont jamais souciés des souffrances de leurs peuples respectifs, ni des aspirations et revendications légitimes. Mais alors là aussi je peux vous confirmer la stérilité des mots que vous prononcerez, mots maintes fois revus, corrigés, rabâchés et souvent très largement applaudis par ceux qui, hier s’agitant jusqu’à baver, souhaitaient la défaite en 2006 de la Résistance Libanaise et celle de la Résistance du Peuple de Palestine à Gaza, tout récemment.
Bref, nous ne sommes pas dupes et nous pointerons chaque phrase de votre discours en la situant pleinement dans les sillons de l’Histoire qui, à la fois nous enseigne, nous éclaire et surtout nous apprend simultanément la lucidité de l’analyse et la justesse de l’acte.

4 Juin 2009
Raymond RICHA

Liban Résistance



5 Des actions

5-1 Netanyahu

04-06

Netanyahu a réuni ses proches conseillers à Jérusalem pour préparer une réaction au discours un haut responsable gouvernemental. Selon un haut responsable gouvernementa qui a requis l’anonymat, Netanyahu a ordonné à ses ministres de ne pas s’exprimer pour l’instant. La présidence du Conseil doit publier en guise de réaction un communiqué vers 16H00 locales (13H00 GMT).
Les relations entre les Etats-Unis et Israël traversent une phase très délicate en raison du refus du gouvernement de Benjamin Netanyahu de geler la colonisation et du principe de l’Etat palestinien.

En dépit de l’interdit de Netanyahu, le ministre israélien des Sciences Daniel Herschkowitz, du parti Foyer Juif (nationaliste religieux) a déclaré que "nos relations avec les Américains sont fondées sur l’amitié et non sur la soumission. Sur la question de la croissance naturelle dans les implantations, il faut dire aux Américains de ne pas dépasser les bornes".
"Ce discours nous fait craindre une remise en question de l’équilibre entre les Etats-Unis et Israël", a indiqué le chef du parti Foyer Juif Zevoloun Orlev. "J’ai le sentiment douloureux que nous sommes entraînés vers une dégradation des engagements traditionnels américains pour la sécurité, l’avenir et l’indépendance d’Israël", a-t-il dit.

( Jeudi, 04 juin 2009 - Avec les agences de presse )

Al-oufok avec les agences de presse )

04 juin 2009 -

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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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