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21/06/2009

n°271 - dossiers de l'Afghanistan - 19-06 - Suite - : A Tampa (Floride), les guerres d'Irak et d'Afghanistan sont en temps réel


n°271 - dossiers de l'Afghanistan  - 19-06 - Suite - : A Tampa (Floride), les guerres d'Irak et d'Afghanistan sont en temps réel


dossiers de l'Afghanistan n°271 du 20-06

                        C.De Broeder & M.Lemaire

 



 NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


 Sommaire :  

1 Les Brèves

1-7 Guantanamo : Les Brèves

1 Arrivée du premier détenu de Guantanamo transféré sur le sol US.

2 Néstor Núñez : “Combattant ennemi”, oui, mais…

3 Torture: Jose Padilla autorisé à poursuivre l'avocat du gouvernement Bush.

4 Guantanamo: Ahmed Khalfan Ghailani a été transféré à New York.

5 Les Ouïgours reçus aux îles Palaos.

2 Dossiers

2-1 Obama accélère les massacres en Irak et en Afghanistan.

2-2 Bill Van Auken : Le nouveau commandant US en Afghanistan rassemble une équipe d'assassins.

2-3 Michel Moutot : A Tampa (Floride), les guerres d'Irak et d'Afghanistan sont en temps réel.

 


1-7 Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 Arrivée du premier détenu de Guantanamo transféré sur le sol US.

Le premier détenu de Guantanamo transféré aux Etats-Unis est arrivé mardi sur le sol américain pour être jugé devant un tribunal fédéral de New York pour les attentats de 1998 contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie.

Le département américain de la Justice a annoncé mardi qu'Ahmed Ghailani était arrivé à l'aube sur le sol américain. L'armée américaine l'a confié aux US Marshals, qui l'ont escorté au centre correctionnel métropolitain de New York, avant sa présentation devant le tribunal fédéral.

"Avec cette présentation devant la cour fédérale, aujourd'hui, Ahmeid Ghailani doit répondre de son rôle présumé dans les attentats à la bombe contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya et le meurtre de 224 personnes", a déclaré le ministre de la Justice Eric Holder dans un communiqué, qui souligne que le Département de la Justice possède une "longue expérience" de la détention et des poursuites contre les suspects de terrorisme par le système judiciaire pénal.

Mais son transfert a aussitôt suscité des critiques des républicains, le chef de la minorité républicaine à la Chambre des représentants John Beoner dénonçant "une première étape dans le plan des démocrates pour importer des terroristes en Amérique". Certains parlementaires s'opposent à tout transfert d'anciens détenus de Guantanamo aux Etats-Unis, même incarcérés sous haute sécurité.

Le procès d'Ahmeid Ghailani fait figure de test pour l'administration Obama qui souhaite fermer le centre de détention de Guantanamo sur la base américaine à Cuba d'ici janvier 2010 et juger certains terroristes présumés sur le sol américain.

Il est accusé d'avoir organisé pour Al-Qaïda les attentats de 1998 contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, qui avaient causé la mort de plus de 224 personnes.

Les autorités américaines estiment que Ghailani a débuté ses activités terroristes en livrant en vélo des éléments de bombes, avant de progresser dans la hiérarchie d'Al-Qaïda et devenir le garde du corps d'Oussama ben Laden.

Ce Tanzanien âgé d'une vingtaine d'années aurait aidé les terroristes à fabriquer une des bombes qui a détruit les ambassades américaines, ce qu'il a toujours nié. Il avait quitté l'Afrique avant les attentats, selon les enquêteurs.

Par la suite, il a continué à travailler pour Al-Qaïda avant d'être arrêté au Pakistan en 2004, et transféré à Guantanamo en 2006.

AP

Mardi 9 juin,

http://fr.news.yahoo.com/3/20090609/twl-usa-guantanamo-prisonnier-224d7fb_2.html

12-06

Deux détenus de la base américaine de Guantanamo, à Cuba, ont été libérés et renvoyés chez eux en Irak et au Tchad, a annoncé jeudi le ministère américain de la Justice.

Jawad Jabber Sadkhan est rentré en Irak dans la nuit de mercredi à jeudi. Mohammed el-Gharani, le plus jeune prisonnier de Guantanamo, est arrivé jeudi au Tchad.

Il restait jeudi 232 détenus à Guantanamo.

AP


2 Néstor Núñez : “Combattant ennemi”, oui, mais…

L’union Européenne a décidé de se raccrocher au train de l’actuel président nord-américain en acceptant la possibilité de recevoir sur le vieux continent certains des « combattants ennemis » actuellement retenus dans l’illégale prison de la tout aussi arbitraire base de Guantanamo.

       Est-ce parce qu’ils se sentent fautifs ?

Pourquoi pas.

En fin de compte, le secret était assez mal gardé, et l’opinion publique a finalement appris qu’ils ont déjà autorisé l’escale sur leurs territoires d’avions militaires nord-américains chargés de prisonniers qualifiés de « terroristes » par leurs geôliers.

       On a ensuite tout su des tortures légalisées par l’administration de George W. Bush. On a vu les incroyables photos des prisons clandestines où les détenus étaient placés dans les situations les plus aberrantes et, après le scandale qui s’en est suivi, c’est à la Maison Blanche que les principaux responsables doivent d’avoir été finalement absous.

       Obama, qui avait pourtant promis d’effacer la tache honteuse de la prison de Guantanamo, hésite actuellement sur la conduite à tenir, d’autant plus que ses projets n’ont pas reçu l’appui qu’il aurait pu attendre d’une bonne partie des législateurs nord-américains, opposés à ce que des prisonniers qu’ils considèrent comme des « terroristes » soient placés dans les prisons de leurs États ou simplement libérés dans leur immense pays, s’ils ne sont pas déclarés coupables.

       La situation est assez semblable en Europe, car l’approbation définitive de l’envoi de « combattants ennemis » à ces pays est encore sujette à consultations au sein de chacun des pays membres. Ce n’est pas une résolution de caractère obligatoire et en fait, certains pays comme l’Allemagne n’admettront pas de prisonniers. L’Italie et l’Autriche ne se montrent pas non plus enthousiasmés par l’idée.

       Les autorités allemandes considèrent peu logique que soient envoyés de probables « terroristes » sur le sol européen après que les États-Unis aient refusé de les accepter dans leur propre pays. Ils considèrent donc normal qu’ils n’aient pas à en supporter les conséquences.

       C’est la raison pour laquelle Washington, qui voudrait pourtant améliorer la figure publique de son pays, a bien du mal à mettre fin à l’illégale situation de la prison de Guantanamo et à la pratique des tortures.

       Même s’il porte l’uniforme et toutes les insignes de capitaine du navire, l’occupant du Bureau Ovale est obligé de suivre la route imposée par les propriétaires du bateau.

 Néstor Núñez

ACN Agence Cubaine D´Information

Título en español

Combatiente enemigo” si, pero…        


3 Torture: Jose Padilla autorisé à poursuivre l'avocat du gouvernement Bush.

Jose Padilla, devenu un symbole des excès de la "guerre contre le terrorisme" de l'administration Bush, a été autorisé à poursuivre l'avocat de l'ex-gouvernement américain qu'il accuse d'être responsable de sa torture, rapportent des médias dimanche.

Ancien membre d'un gang de Chicago converti à l'islam, l'Américain Jose Padilla, 37 ans, avait été reconnu coupable en août de liens avec Al-Qaïda et condamné à 17 ans et 4 mois de prison, alors que l'accusation réclamait la perpétuité.

Selon le New York Times et le Wall Street Journal, les avocats de Padilla ont déposé une plainte contre John C. Yoo, avocat de l'administration de l'ancien président George W. Bush, l'accusant d'être responsable de mémos juridiques qui ont selon eux conduit à la détention de leur client et à des interrogatoires musclés.

Padilla, placé à l'isolement comme "combattant ennemi" pendant plus de trois ans dans une prison militaire de Caroline du Sud, affirme avoir été torturé à l'époque.

La plainte, qui réclame que Yoo soit tenu pour responsable des mauvais traitements présumés subis par Padilla, affirme que le détenu a souffert "d'abus physiques et psychologiques flagrants entre les mains des responsables fédéraux dans le cadre d'un programme systématique d'interrogatoires musclés visant à casser la dignité humaine de M. Padilla et sa volonté de vivre".

Yoo, qui faisait partie du Conseil de guerre de l'ancien président Bush et vice-procureur général dans le bureau de conseil juridique de 2001 à 2003, a écrit plusieurs mémos autorisant des traitements musclés.

Yoo a argumenté que la plainte devait être rejetée car il n'a pas été établi que les traitements subis par Padilla étaient inconstitutionnels.

Cependant, le juge de la cour fédérale de San Francisco Jeffrey S. White, nommé par George W. Bush, a souligné dans un jugement écrit publié vendredi soir que cette plainte pouvait être instruite.

Padilla "a apporté des faits suffisants pour soutenir la thèse que Yoo a mis en place un ensemble d'événements qui ont résulté dans la privation de Padilla de ses droits constitutionnels", a déclaré le juge White.

Tahlia Townsend, membre de l'équipe des défenseurs de Padilla, a qualifié cette décision de "victoire significative pour les valeurs américaines, la responsabilité du gouvernement et notre système de contrôle et d'équilibre".

Padilla et sa mère, Estela Lebron, réclament 1 dollar de dommages et intérêts et la déclaration par la justice que les traitements subis étaient inconstitutionnels.

Yoo, représenté par le département de la Justice, s'est refusé jusqu'à présent à tout commentaire.

A la fin des années 1990, M. Padilla est parti étudier en Egypte, où il s'est marié et a eu deux enfants, avant de gagner l'Afghanistan. Il a été arrêté à son retour aux Etats-Unis en mai 2002.

Le gouvernement avait alors affirmé qu'il prévoyait des attentats terriblement meurtriers sur le sol américain, notamment avec une bombe radiologique, et il avait passé trois ans et huit mois comme "combattant ennemi" dans une prison militaire de Caroline du Sud (sud-est).

Sans accès à un juge, il a été maintenu dans un isolement absolu, privé de la lumière du jour, soumis à des températures extrêmes et interrogé sans relâche, jusqu'à ce que le gouvernement renonce à son accusation et renvoie son cas vers une procédure fédérale.

AFP

14 juin 2009

http://www.lematin.ch:80/flash-info/monde/torture-jose-padilla-autorise-poursuivre-avocat-gouvernement-bush


4 Guantanamo: Ahmed Khalfan Ghailani a été transféré à New York.

09-06

Ghailani est le premier détenu de Guantanamo à être traduit devant la justice civile. Cette comparution découle de la décision du président Barack Obama de fermer d'ici un an le centre de détention créé par l'administration Bush sur la base navale américaine située à la pointe est de Cuba.

Ghailani transférés à Guantanamo en septembre 2006 à partir de prisons secrètes de la CIA est arrivé à New York  pour y répondre de son implication présumée dans les attentats qui ont visé en 1998 les ambassades américaines à Dar es Salaam et Nairobi, a indiqué le ministre de la Justice Eric Holder dans un communiqué.

Le détenu devait être déféré devant un tribunal fédéral dès ce mardi, précise le communiqué.

(AFP)

http://www.romandie.com/ats/news/090609105814.8artwej6.asp

(ats http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20090609132256369172194810700_brf029.xml&associate=phf0975


5 Les Ouïgours reçus aux îles Palaos.

Les 17 Chinois ouïgours de confession musulmane détenus à Guantanamo ont enfin trouvé une terre d'accueil. Les îles Palaos, archipel du Pacifique, ont annoncé mercredi qu'elles avaient accepté de les accueillir à titre temporaire.

En octobre dernier, un juge fédéral américain a statué que la détention prolongée des Ouïgours à Guantanamo était illégale et a ordonné leur libération aux États-Unis.

Mais l'application de ce jugement a été suspendue à la suite de l'appel de l'ancienne administration Bush. En avril, la cour d'appel a jugé que le juge fédéral n'était pas habilité à prendre une telle décision.

Depuis, les détenus ouïgours sont dans une zone grise juridique et restent bloqués à Guantanamo.

En 2001, les 17 Ouïgours avaient fui la Chine et s'étaient réfugiés en Afghanistan. Craignant les bombardements, ils étaient repartis en direction de la frontière pakistanaise. C'est là qu'ils ont été arrêtés par des chasseurs de prime, qui les ont ensuite vendus aux Américains.

Le gouvernement de la République des Palaos, un des rares pays à ne pas avoir de relations diplomatiques avec la Chine, a décidé de recevoir les Ouïgours à titre humanitaire et pour aider le président Barack Obama à tenir sa promesse de fermer la controversée prison..

Selon des responsables américains s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, Washington est prêt à fournir jusqu'à 200 millions de dollars d'aide au développement et autres formes d'assistance aux Palaus en échange de la prise en charge des Ouïgours.

Cet échange s'inscrirait dans le cadre de l'accord de coopération et de défense qui doit être renégocié cette année entre les deux pays.

Ancien territoire sous contrôle américain du Pacifique, les îles Palaus, qui comptent 20 000 habitants, a gardé des liens étroits avec Washington depuis son indépendance en 1994.

L'archipel de Palau, qui compte huit îles principales et plus de 250 îlots, situé 800 km à l'est des Philippines, est une destination de plongée et de tourisme.

10 juin 2009,

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/acces/suite.asp?lien=http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/06/10/006-guantanamo-ouigours-palaos.shtml



2 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Obama accélère les massacres en Irak et en Afghanistan.

Le 5 mai, le chef de la police de la province de Farah, dans le sud de l’Afghanistan, affirmait qu’une frappe de chasseurs de l’US Air Force sur le village de Bala Buluk, pour dégager des éléments des forces afghanes pris à partie par des maquisards, avait fait lundi plus de 140 de victimes civils.

Comme à l’accoutumée, des enquêtes ont été ouvertes, par les autorités américaine et afghane, ainsi que par la représentation de l’ONU.

, et l’escalade voulue par Obama en Afghanistan ne fait que commencer, avec les premières troupes – au nombre de 17 000 – en route.

Inévitablement le nombre de morts parmi les non combattants, déjà en augmentation de 40 % par rapport à l’année dernière, va monter en flèche à mesure qu’Obama ajoute les 30 000 troupes supplémentaires promises, et puis des troupes en sus.

Le candidat Obama avait dit à un public états-unien las de guerre que le fait de transférer quelques forces de l’Irak en Afghanistan stabiliserait cette dernière et aiderait enfin à y vaincre les ‘terroristes d’al Qaeda’ et les seigneurs de guerre. Maintenant qu’il est président, ce sont les besoins des capitalistes les plus puissants des Etats-Unis, plutôt que l’opinion, qui dirigent le déploiement par Obama de la machine de guerre états-unienne.

Afin de contrer le renforcement du sphère d’influence russe, les dirigeants des Etats-Unis exigent une augmentation beaucoup plus importante du nombre de troupes en Afghanistan.

Et puisque l’Irak est crucial au racket pétrolier riche en bénéfices des dirigeants états-unien, les troupes états-uniennes doivent y rester de manière permanente, en attendant une guerre en règle au Moyen Orient.

Les banquiers et les barons pétroliers des Etats-Unis exigent davantage de soldats états-uniens et la mort de davantage de soldats et d’Afghans.

Le 12 février, Stephen Biddle, membre supérieur de l’influent groupe de réflexion Council on Foreign Relations a témoigné devant le Congrès au sujet des besoins accrus des dirigeants états-uniens dans les zones de guerre. Biddle a dit au députés de la House of Representatives que le combat en Afghanistan contre les talibans et al Qaeda nécessite une campagne longue et massive, comme autrefois au Vietnam, menée par « quelques 300 000 contre insurgés ».

Biddle prévenait que le régime corrompu de Karzai n’était pas à la hauteur de la besogne. Ainsi, des centaines de milliers de soldats états-uniens y seraient pour un bon bout de temps. « Il y a toute raison de douter que le gouvernement afghan ait jamais la capacité de fournir le nombre de troupes nécessaire. Si une fraction quelque peu importante de ce nombre doit être des troupes américaines, les ressources dont on aura besoin seront très grandes. Et l’engagement pourrait être très long : d’habitude, les campagnes anti-insurrection durent dix à quinze ans avant de réussir. »

Et ça, c’est dans le « meilleur » des cas. Des conséquences non voulues, comme en Irak, pourrait aboutir à une guerre sans fin qui ferait paraître le débâcle au Vietnam comme une escarmouche.

Biddle a calculé froidement le nombre de morts « acceptable ». Parmi les soldats états-uniens "des taux de mortalité de peut-être 50 à 100 par mois pourrait perdurer pendant de nombreux mois, sinon des années ». Quant aux Afghans, Biddle a assuré aux législateurs que le massacre des innocents perpétré par les Etats-Unis n’a pas encore atteint le point de basculement qui ferait paraître les Etats-Unis comme l’ennemi principal. « En des termes objectives, le niveau de violence en Afghanistan, bien qu’il soit en train d’augmenter, est encore très bas à l’échelle de la plupart des conflits de ce genre, dit Biddle. Le taux de mortalité en 2008 était moins de six pour cent mille ».

Il a rappelé que les impérialistes britanniques avaient tué à un rythme deux fois plus soutenu pendant leur répression « réussie » en Malaisie dans les années 1950. Peu importe les massacres comme celui de Herat, laisse entendre Biddle. En vérité, pour les dirigeants des Etats-Unis, les travailleurs et les soldats ne sont que de la chair à canon à bonne à protéger leurs bénéfices.

La possibilité d’une guerre pétrolière en règle au Moyen Orient maintient les Etats-Unis en Irak pour une durée indéfinie.

Biddle, porte-parole pour Exxon, Chase et Citibank, exprime des soucis plus grands à propos de l’Irak. La continuation de la déstabilisation de ce pays « pourrait produire à terme des pressions irrésistibles pour que la Syrie, la Jordanie, l’Arabie saoudite, la Turquie ou encore l’Iran entre dans la guerre... Le résultat dans la décennie à venir pourrait être une version régionale de la Guerre entre l’Iran et l’Irak, mais certains des combattants (surtout l’Iran) aura alors probablement accès à des armes de destruction massive ».

Un événement qui échappe au contrôle des Etats-Unis pourrait « plonger l’une des régions des plus importantes pour la production de l’énergie dans le chaos ». Par conséquent, dit Biddle, au moins 60 000 troupes états-uniennes doivent rester en Irak dans un avenir prévisible, et peu importe ce que le candidat Obama a promis.

Biddle, ses patrons milliardaires, Obama, et tous les autres hommes politiques des dirigeants connaissent très bien les leçons des guerres du vingtième siècle : la conquête militaire entraînant massivement la perte de vies humaines constitue la seule remède garantie aux bénéfices réduites. Mais l’Histoire enseigne encore autre chose aux travailleurs : notre classe, organisée en partis communistes révolutionnaires, peut vaincre les tueurs-profiteurs. Pendant la première guerre mondiale et la deuxième guerre mondiale, les travailleurs ont triomphé pendant un certain temps en Russie et en Chine, quoique, à cause d’erreurs politiques sérieuses, le capitalisme et l’impérialisme ont été rétablis dans les deux pays. Notre but, c’est de construire un parti qui, un jour, éliminera les fauteurs de guerre, une fois pour toutes.

Translated from Challenge, March 11, 2009, page one:
"Obama Steps Up Afghan, Iraq Massacres"

http://www.plp.org/fr/edit031109fr.html



2-2 Bill Van Auken : Le nouveau commandant US en Afghanistan rassemble une équipe d'assassins.

Sa position officiellement confirmée mercredi en tant que nouveau commandant du président Barack Obama pour la guerre en Afghanistan et au Pakistan, le général Stanley McChrystal s’est vu accorder des pouvoirs exceptionnels pour mettre sur pied sa propre équipe.

Selon plusieurs articles publiés jeudi, McChrystal, pour la création d’un comité permanent de guerre surnommé cellule de coordination Afghanistan-Pakistan, recruterait bon nombre d’éléments d’une escouade d’assassins ultra-secrète qu’il commandait sous l’administration Bush.

Cette unité, le Joint Special Operations Command (JSOC), fut formée en décembre 1980 dans la foulée de l’opération militaire avortée qui devait libérer des otages américains en Iran. Le commandement, composé de la Delta Force et des Navy SEALs, dirige des unités spéciales dans des opérations secrètes, souvent en collaboration avec des escouades de la CIA.

Sous le commandement de McChrystal entre 2003 et 2008, on a relié JSOC à des assassinats dans plus d’une douzaine de pays ainsi qu’à des enlèvements et de la torture. Sous l’administration Bush, il aurait mené des opérations secrètes en Iran, dont l’enlèvement et l’assassinat d’officiels suspectés d’aider les groupes de miliciens irakiens.

Plus tôt cette année, le chevronné journaliste d’enquête Seymour Hersh, qui écrit présentement un livre sur le sujet, a qualifié le commandement de « département de l’assassinat de l’exécutif ». Hersh a affirmé que le JSOC avait pour tâche « de se rendre dans des pays… de trouver des gens dont les noms étaient sur une liste, de les exécuter et de sortir de là ». Il a de plus ajouté que, sous l’administration Bush, l’unité se rapportait au bureau du vice-président Dick Cheney.

Selon le New York Times, McChrystal « a obtenu carte blanche pour sélectionner une équipe rêvée de subalternes, y compris de nombreux vétérans des opérations spéciales ». Le journal a expliqué l’« extraordinaire marge de manœuvre » dont a pu bénéficier le général par l’inquiétude de l’administration Obama face à la guerre. En effet, depuis l’invasion américaine du pays en octobre 2001, les plus hauts niveaux de violence ont été enregistrés au cours de la dernière année et les talibans ainsi que d’autres groupes d’insurgés ont pris le contrôle de la majeure partie du pays.

Citant des statistiques provenant du Pentagone, McClatchy News rapporta que, « Durant les cinq premiers mois de l’année, les attaques des insurgés en Afghanistan ont augmenté de 59 pour cent, les morts dans les forces de la coalition ont grimpé de 62 pour cent et l’utilisation d’engins explosifs a augmenté de 64 pour cent par rapport à la même période l’an dernier. »

Le mois dernier, le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a annoncé le congédiement précipité du général David McKiernan et son remplacement par McChrystal, un geste qui reflétait une détresse grandissante à Washington. Le grand remaniement avait suivi les conclusions d’un détachement spécial du Pentagone mené par McChrystal en mai qui avait rapporté, concernant l’Afghanistan que la « situation de la sécurité dans les zones clés soit est médiocre, soit est dans une impasse ou bien se détériore. »

Choisi pour devenir l’adjoint de McChrystal et devant superviser les opérations quotidiennes en Afghanistan, on trouve le lieutenant-général David Rodriguez, l’ancien commandant de la 82e division aéroportée, qui avait été choisi l’année dernière par le secrétaire à la Défense Gates en tant qu’assistant pour le personnel militaire. Rodriguez est apparemment un ami de longue date et protégé de McChrystal.

McChrystal a sélectionné le major-général Michael T. Flynn comme conseiller au renseignement pour l’Afghanistan, a rapporté le Times. Flynn, qui est présentement le directeur du renseignement pour l’état-major interarmes à Washington, avait précédemment servi comme chef du renseignement pour McChrystal dans les opérations obscures du JSOC.

Le général Scott Miller a été choisi comme le commandant en chef de la Cellule de coordination Afghanistan-Pakistan. Il est depuis longtemps officier des opérations spéciales et, en tant que capitaine, avait commandé les troupes de la Delta Force dans le fiasco de « Blackhawk Down » de l’armée américaine à Mogadiscio en Somalie.

Selon le Wall Street Journal, la prétendue cellule de coordination a « pour modèle le système qu’a mis en place le général McChrystal en Irak alors qu’il commandait les Marines et d’autres forces spéciales ».

Il a été rapporté que les unités qu’il a commandées en Irak auraient mis en œuvre un programme d’assassinat dans ce pays dont l’objectif était d’éliminer ceux qui étaient soupçonnés de diriger des groupes d’insurgés irakiens hostiles à l’occupation américaine. Sous son commandement, il y avait aussi les personnels responsables d’un centre de détention et d’interrogation près de l’aéroport de Bagdad connu son le nom de Camp Nama, où les prisonniers étaient soumis à un abus systématique équivalent à de la torture. La devise de l’unité responsable de ce camp était « Pas de sang, pas de problème », pour signifier que tous les genres d’abus qui ne faisait pas saigner ses victimes étaient acceptables et ne provoqueraient pas d’enquêtes ou d’accusations. Des soldats qui ont été affectés à cette unité ont rapporté que McChrystal en était un visiteur régulier.

Etant donné son histoire, il est remarquable que le comité sur l’armée du Sénat sous direction démocrate n’ait pas soumis McChrystal à un interrogatoire sérieux ou prolongé durant son passage la semaine dernière devant le comité qui étudiait sa nomination. Le président du comité, le sénateur du Michigan Carl Levin a réglé la question de la torture en entrée de jeu en aidant McChrystal à faire porter le blâme au secrétaire de la Défense de cette époque, Donald Rumsfeld, et, ce, sous les ordres de Washington.

Dans un de ses éditoriaux, le quotidien de droite Wall Street Journal s’est réjoui de l’échec des démocrates à utiliser la question de la torture, ayant supposé le 4 juin qu’il en était ainsi parce que « le général McChrystal a été nommé par le président Obama, pas le président Bush ».

Au bout du compte, le seul obstacle à la nomination de McChrystal a été posé par les républicains qui ont laissé les procédures traîner en longueur.

Pour mettre fin au blocage des républicains, le leader de la majorité au Sénat Harry Reid a déclaré devant le Sénat mercredi dernier qu’il avait reçu un appel de l’amiral Mike Mullen, le plus haut gradé américain. Le chef de l’état-major interarmes lui avait dit, a affirmé Reid, que McChrystal devait se rendre en Afghanistan le soir même et qu’« un avion l’attendait actuellement » parce qu’il n’y avait pas de commandant sur le sol afghan.

« Approuvez donc sa nomination ce soir pour qu’il puisse partir », a dit Reid. Les républicains du Sénat ont répondu en déposant une motion recommandant McChrystal dans son poste en même temps que deux autres nominations militaires.

La couverture qu’ont faite les médias de la nomination de McChrystal et des changements de la stratégie de guerre que signifie la création de la Cellule de coordination Afghanistan-Pakistan a consisté en suggestion que la rotation prévue de ce groupe de 400 personnes entre la zone de guerre en Afghanistan et la planification de cette guerre à Washington allait permettre d’avoir un personnel « ayant développé de l’expertise ».

La carrière militaire de McChrystal et des hauts officiers qu’il a choisis comme adjoints, toutefois, suggère plutôt que se qui se prépare, c’est une importante escalade des meurtres en Afghanistan en mettant en place le même genre de méthodes qui furent employées lors de l’Opération Phoenix au Vietnam ou des escadrons de la mort lors de l’intervention américaine au Salvador.

Prenant la parole devant un groupe de journalistes lors d’un vol qui l’amenait à une réunion de l’OTAN à Bruxelles, le secrétaire à la Défense Gates a répété les avertissements donnés par de hauts responsables de l’armée selon qui l’augmentation du nombre des soldats américains qui atteindra 70 000 avant la fin de l’année signifie que le bain de sang deviendra lui aussi plus important.

« Nous avons été très ouverts pour annoncer que lorsque nous enverrons plus de soldats dans des régions qui n’ont pas encore vu de forces du gouvernement afghan ou de l’ISAF (Force internationale d'assistance et de sécurité), il y aura plus de combats et donc par conséquent plus de victimes. »

Pour son escalade de la guerre en Afghanistan et sa constante expansion au-delà de la frontière avec le Pakistan, l’administration Obama a choisi comme commandant un officier parmi ceux qui étaient le plus profondément impliqués dans les opérations criminelles réalisées sous Bush et Cheney. Cette nomination, et sa confirmation par un Sénat sous contrôle démocrate, est un signe clair qu’il y a consensus au sein de l’élite dirigeante à Washington sur la politique à suivre en Afghanistan. Cette politique signifiera encore plus de crimes de guerre contre le peuple afghan dans la campagne de Washington pour affirmer son hégémonie en Asie centrale par des moyens militaires.

Bill Van Auken 

(Article original anglais paru le 12 juin 2009)

http://www.wsws.org/francais/News/2009/jun2009/assa-j13.shtml


2-3 Michel Moutot : A Tampa (Floride), les guerres d'Irak et d'Afghanistan sont en temps réel.

La cible est en Irak ou en Afghanistan.

Mais si la frappe aérienne américaine fait des victimes civiles, c'est en Floride, sur la base de Tampa, que la décision de tirer est prise.

Les contingents américains à Kaboul et Bagdad ont bien sûr des postes de commandement et des centres opérationnels, mais c'est sur l'immense base aérienne de McDill, au sud de Tampa, que se prennent les décisions importantes ou délicates: c'est là qu'est basé le "Central Command", dirigé par le général David Petraeus, qui supervise une portion du globe allant de l'Egypte au Pakistan.

Et si, dans le cas des drones Predators armés de missiles, l'opérateur qui appuie sur le bouton est sur une autre base aérienne, près de Las Vegas, il ne le fait qu'après avoir reçu le feu vert de la salle d'opérations du CentCom, le "Joint Operations Center" (JOC).

Dans cette salle aveugle, où on été exceptionnellement admis mardi pendant quelques minutes des journalistes français, une quarantaine d'officiers suivent 24 heures sur 24, sur leurs ordinateurs et des écrans géants, tout ce qui se passe en Irak, en Afghanistan, mais aussi ailleurs au Moyen-Orient et sur les côtes de Somalie.

Sur le grand écran mural de gauche, les images captées et retransmises en direct par les drones de combat ou les avions-espions. Les flux vidéo de reconnaissance et les attaques sont suivis en temps réel.

Pendant la visite de la presse, ce ne sont que des archives filmées en Irak il y a plus de quatre ans.

A droite, un autre écran est assigné en permanence à la chaîne d'information en continu Al Jazira, dans sa version anglaise. Au centre, un écran Powerpoint, sur lequel sont résumées en permanence les données et informations importantes de la journée. Au mur, des horloges à l'heure de Tampa, "Zulu" (GMT), Qatar, Irak, Afghanistan, Pakistan.

"Dans cette salle" explique le capitaine de vaisseau Todd Schappler, commandant de la JOC, "nous surveillons toutes les opérations qui se déroulent dans notre zone de responsabilité. Nous donnons des ordres, rassemblons les informations pour notre patron, le général Petraeus, et aidons les gars sur le terrain dans la visée des cibles".

Parmi les simples écrans d'ordinateurs, deux stations de travail Sun, ultra-puissantes. "Elles sont utilisées pour les calculs de visée des bombardements", explique Todd Schappler.

"Ils déterminent quelles armes employer. C'est fait en même temps, par exemple, à Kaboul. En cas de désaccord, ils en discutent entre eux. Mais en dernier ressort, l'ordre de tir vient d'ici...

Souvent, entre-temps la cible a disparu..."

En dépit des ‘bavures’, comme celle qui a fait (selon les autorités afghanes) 140 morts civils lors d'un bombardement aérien le 4 mai dans l'ouest du pays, le capitaine Schappler assure que tout est fait pour réduire au minimum ce qu'il qualifie de "dommages collatéraux".

"Si nous détectons une +personne mauvaise+, nous lui assignons un numéro de priorité", dit-il. "Nous tentons de savoir où il vit, ce qu'il fait. S'il est sous une tente tout seul au milieu du désert, c'est une décision facile pour le commandant sur place".

"Mais s'il vit dans un hameau avec des femmes et des enfants, ou près d'une mosquée, d'un site historique, nous faisons une +estimation des dommages collatéraux+, que nous voulons toujours tenter de limiter au maximum. Si le risque est trop grand, nous arrêtons tout".

En cas d'événement important et imprévu, nuit et jour, le chef du JOC prévient l'adjoint opérationnel du général Petraeus ("Nous le réveillons une dizaine de fois par mois"), qui transmet au patron, en déplacement de par le monde la plupart du temps.

Michel Moutot

 (AFP)

16 Juin 2009 14:11 

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2093:la-torture-cette-vieille-routine&catid=6:articles&Itemid=11


2-4 Entretien avec Thierry Meyssan : L’évolution des rapports de force internationaux.

Dans un entretien accordé à l’association Égalité et Réconciliation, Thierry Meyssan décrit les composantes et les projets de la nouvelle administration états-unienne. Selon lui, après la parenthèse Bush-Cheney de la guerre en Irak, Washington revient aujourd’hui au consensus post-11-Septembre et à ses contradictions des années 2001-02. Mais l’épuisement militaire en Irak et la crise financière à Wall Street obligent l’Empire à repenser les stratégies et les délais pour poursuivre la globalisation

E&R : Thierry Meyssan, on ne vous voit plus en France, que devenez-vous ?

Thierry Meyssan : Je vis actuellement au Liban. Après l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, j’ai été directement menacé par de hauts fonctionnaires français. Des amis au ministère de la Défense, m’ont informé que les États-Unis me considèrent comme un danger pour leur sécurité nationale. Dans le cadre de l’OTAN, ils ont demandé aux services alliés de me neutraliser et certains Français semblaient vouloir faire du zèle. J’ai donc pris la décision non seulement de quitter la France, mais la zone OTAN. Après avoir erré de Caracas à Damas en passant par Moscou, je me suis fixé à Beyrouth où je me suis placé au service de la Résistance.

E&R : Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?

Thierry Meyssan : Je travaille actuellement à un livre d’analyse sur l’administration Obama, ses origines, sa composition, ses projets etc. Une première édition, limitée à quelques exemplaires, sera adressée à quelques leaders le mois prochain. Puis une édition grand public sera publiée dans diverses langues à l’automne. Je vis exclusivement de ma plume et je collabore à des journaux ou magazines dans le domaine de la politique internationale, au Proche-Orient et en Russie.

E&R : Quelle analyse faite vous de l’évolution de la politique américaine ?

Thierry Meyssan : Aujourd’hui se dégage un relatif consensus sur le constat d’échec de la politique Bush, le surdéploiement militaire, les conséquences néfastes de l’unilatéralisme sur les relations avec les alliés et la perte de leadership. À partir de 2006, James Baker et Lee Hamilton, qui présidaient une commission créée par le Congrès pour évaluer la stratégie en Irak, ont milité en faveur d’un retour à une position plus sage. Ils ont préconisé un retrait d’Irak et un prudent rapprochement avec les pays riverains (Syrie, Iran) indispensable pour éviter que le départ des GI’s ne tourne à la débâcle, comme au Vietnam. Ils ont fait tomber la tête de Donald Rumsfeld, et ont imposé un membre de leur commission, Robert Gates, pour lui succéder. Mais s’ils ont gelé la politique de « remodelage du Grand Moyen-Orient », ils ne sont pas parvenus à y faire renoncer George Bush et Dick Cheney ; raison pour laquelle il a fallu organiser une rupture avec Barack Obama.

En réalité Obama avait été lancé dans la course au Sénat fédéral et à la présidence dès 2004. Il a fait son entrée en scène lors de la convention démocrate pour l’investiture de John Kerry. Il n’était alors qu’un obscur parlementaire de l’Assemblée de l’Illinois, mais il était déjà encadré et entrainé par Abner Mikva et ses hommes (Jews for Obama) et soutenu par la finance anglo-saxonne (Goldman Sachs, JP Morgan, Excelon…). Les multinationales inquiètes de perdre des parts de marché au fur et à mesure de la montée de l’anti-impérialisme (Business for Diplomatic Action), les partisans de la Commission Baker-Hamilton, les généraux en révolte contre les aventures erratiques des néo-conservateurs, et d’autres encore, se sont progressivement ralliés à lui.

Les Français croient souvent que le président des États-Unis est élu au second degré par de grands électeurs. C’est faux. Il est élu par un collège dont les membres sont désignés par des notables. En 2000, la Cour suprême a rappelé que le vote des citoyens n’était que consultatif et que le gouverneur de Floride pouvait nommer les délégués de son État au collège électoral présidentiel sans même attendre le dépouillement du scrutin général.
Dans ce système oligarchique, il y a un parti unique avec deux courants : les républicains et les démocrates. Juridiquement, ils ne forment pas des entités distinctes. Ainsi, ce sont les États qui organisent les primaires, pas les pseudos-partis. Il n’y a donc rien de surprenant à ce que Joe Biden et Barack Obama soient l’un et l’autre de vieux amis de John McCain. Ainsi, McCain préside l’Institut Républicain International, un organe du département d’État chargé de corrompre les partis de droite dans le monde ; tandis qu’Obama travaille au sein de l’Institut Démocrate National, présidé par Madeleine Albright et chargé de la corruption des partis de gauche. Ensemble, Obama, McCain et Albright ont participé à la déstabilisation du Kenya, lors d’une opération de la CIA pour imposer un cousin d’Obama comme Premier ministre.

Tout ceci pour dire qu’Obama n’est pas sorti de nulle part. C’est un spécialiste de l’action secrète et de la subversion. Il a été recruté pour faire un travail bien précis.

Si les objectifs de la coalition hétéroclite qui le soutient sont globalement les mêmes, il n’existe pas de consensus dans le détail entre ses composantes. Ceci explique l’incroyable bataille à laquelle ont donné lieu les nominations et l’aspect toujours équivoque des discours d’Obama.

Quatre pôles se livrent bataille :

Le pôle Défense, autour de Brent Scowcroft, des généraux opposés à Rumsfeld et bien sûr de Robert Gates, aujourd’hui le véritable maître à Washington. Ils préconisent la fin de la privatisation des armées, une sortie « honorable » d’Irak mais la poursuite de l’effort états-unien en Afghanistan pour ne pas donner l’impression d’une débandade, et enfin un accord avec les Iraniens et les Syriens. Pour eux, la Russie et la Chine restent des rivaux qu’il faut isoler et paralyser. Ils abordent la crise financière comme une guerre au cours de laquelle ils vont perdre des programmes d’armement et diminuer le format des armées, mais doivent maintenir une supériorité relative. Peu importe qu’ils perdent en puissance, s’ils restent les plus forts.

Les départements du Trésor et du Commerce, autour de Tim Geithner et Paul Volcker, les protégés des Rockefeller. Ils sont issus de la Pilgrim’s Society et s’appuient sur le Groupe des Trente, le Peterson Institute et la Commission trilatérale. Ils sont soutenus par la reine Elizabeth II et veulent sauver à la fois Wall Street et la City. Pour eux la crise est un coup dur puisque les revenus de l’oligarchie financière sont en chute libre, mais c’est surtout une occasion rêvée de concentrer le capital et de piétiner les résistances à la globalisation. Ils sont obligés temporairement de réduire leur train de vie pour ne pas susciter de révolutions sociales, mais ils peuvent simultanément s’enrichir en rachetant des fleurons industriels pour une bouchée de pain. Sur le long terme, ils ont le projet d’instaurer —non pas un impôt mondial sur le droit de respirer, ce serait grossier—, mais une taxe globale sur le CO2 et une Bourse des droits d’émission —ce qui revient à peu prés au même en paraissant écolo—. Contrairement au Pentagone, ils militent pour une alliance avec la Chine, du fait notamment qu’elle détient 40 % des bons du Trésor US, mais aussi pour empêcher l’émergence d’un bloc économique extrême-asiatique centré sur la Chine et drainant les matières premières africaines.

Le pôle du département d’État autour d’Hillary Clinton, une chrétienne fondamentaliste, membre d’une secte très secrète, la Fellowship Foundation (dite « La » Famille). C’est le refuge des sionistes, l’ultime réserve des néo-conservateurs en voie de disparition. Ils préconisent un soutien inconditionnel à Israël, avec une pointe de réalisme car ils savent que l’environnement a changé. Il ne sera plus possible de bombarder le Liban comme en 2006, car le Hezbollah dispose maintenant d’armes anti-aériennes performantes. Il ne sera plus possible de pénétrer dans Gaza comme en 2008 car le Hamas a acquis des missiles anti-char Kornet. Et si les États-Unis ont du mal à payer les factures de Tel-Aviv, il est peu probable que les Saoudiens pourront y suppléer sur le long terme. Il faut donc gagner du temps, au besoin par quelques concessions, et trouver une utilité stratégique à Israël.
La principale mission de Madame Clinton, c’est d’améliorer l’image des États-unis, non plus en faisant des relations publiques (c’est-à-dire en justifiant la politique de Washington), mais par la publicité (c’est-à-dire en vantant les qualités réelles ou imaginaires du modèle US). Dans ce contexte, les sionistes devraient pousser le projet Korbel-Albright-Rice de transformation de l’ONU en un vaste forum impotent et de création d’une organisation concurrente, la Communauté des démocraties, appuyée sur son bras armé, l’OTAN. Pour l’heure, ils sont occupés à saboter la conférence de Durban II qui, au lieu de célébrer la « seule démocratie du Proche-Orient », dénonce le régime d’apartheid au pouvoir à Tel-Aviv.
Avec le secrétaire d’État adjoint, James Steinberg, ils envisagent la crise financière comme un Blitzkrieg. Il va y avoir beaucoup de casse, mais c’est le moment de détruire des rivaux et de s’emparer par surprise de leviers de commande. Leur problème n’est pas d’accumuler des richesses par des achats et des fusions, mais d’imposer leurs hommes partout dans le monde aux ministères des Finances et à la tête des institutions bancaires.

Enfin le Conseil National de Sécurité sur s’exerce l’influence de Zbignew Brzezinski, qui fut le professeur d’Obama à Columbia. Celui-ci devrait abandonner son rôle traditionnel de coordination pour devenir un véritable centre de commandement. Il est dirigé par le général Jones, qui a été suprême commandeur de l’OTAN et a porté l’Africa Command sur les fonds baptismaux. Pour eux, la crise financière est une crise de la stratégie impériale. C’est l’endettement faramineux souscrit pour financer la guerre en Irak qui a précipité l’effondrement économique des États-Unis. Contrairement à 1929, la guerre ne sera pas la solution, c’est le problème. Il faut donc mener trois desseins simultanés : forcer les capitaux à rentrer aux États-Unis en cassant les paradis fiscaux concurrents et en déstabilisant les économies des pays développés (comme cela a été testé en Grèce) ; maintenir l’illusion de la puissance militaire US en poursuivant l’occupation de l’Afghanistan ; et étouffer les alliances naissantes Syrie-Iran-Russie, et surtout Russie-Chine (Organisation de coopération de Shanghai). Le Conseil va privilégier toutes les formes d’action clandestine pour donner au Pentagone le temps nécessaire à sa réorganisation.

Obama essaie satisfaire tout le monde d’où la confusion ambiante.

Propos recueillis par Égalité et Réconciliation, fin mars 2009

http://www.voltairenet.org/article159698.html  




3-2  « George Bush, criminel de guerre ! ».
1 500 personnes réclament l'arrestation des criminels de guerre Bush et Clinton à Toronto
Plus de 1 500 personnes ont manifesté devant le Centre des Congrès du Toronto métropolitain le 29 mai pour dénoncer la présence des présidents Bush et Clinton à une conférence sélecte et pour exiger leur arrestation en tant que criminels de guerre.
Alors que Bush et Clinton s'adressaient aux riches participants à l'événement à l'intérieur, dans la rue les gens scandaient : « George Bush, criminel de guerre ! », « Emprisonnez George Bush », « Bill Clinton, criminel de guerre », « Stephen Harper, criminel de guerre » et « Renvoyez Bush chez lui, laisser les résistants de guerre rester ! » pendant plus de trois heures durant les heures de pointe au centre-ville.
Les nombreuses pancartes condamnant Bush comme criminel de guerre étaient visibles partout et il y avait une grande bannière suspendue portant le portrait de George Bush en uniforme de prisonnier. Avant le départ de la manifestation, les participants ont été invités à lancer des chaussures à la tête de Bush comme l'a fait le journaliste irakien Muntadar al-Zaidi, arrêté et condamné à trois ans de prison pour avoir lancé son soulier à Bush en signe de colère face aux crimes commis contre le peuple irakien.
Les manifestants ont exprimé la demande du peuple canadien que le Canada défende la primauté du droit international et s'acquitte de son devoir en tant que membre de la communauté des nations en traduisant les criminels de guerre en justice, quels qu'ils soient.
Rolf Gerstenberger, président de la section local 1005 du syndicat des Métallos, était un des nombreux intervenants à la manifestation. Il a dit que cette action était très importante parce que la communauté internationale a déclaré que le crime suprême contre l'humanité est celui de la guerre d'agression contre un pays souverain, un crime contre la paix. Il a dit que les travailleurs et le peuple du Canada ne toléreront pas que le gouvernement canadien et les riches laissent des criminels de guerre comme Bush et Clinton se promener librement au Canada et essayer de justifier leurs crimes auprès du public canadien et du public international.
Khaled Mouammar de la Fédération canado-arabe a parlé des millions de personnes qui ont été tuées ou déplacées en Afghanistan et en Iran sous le régime Bush, et des plus d'un million d'Irakiens qui sont morts à cause des sanctions économiques de l'administration Clinton. Il y a là suffisamment de preuve pour inculper Bush et Clinton de crimes contre l'humanité, a-t-il dit. Lui et d'autres intervenants ont condamné le gouvernement Harper pour avoir permis à ces criminels de guerre de venir au Canada alors qu'il a refusé l'entrée à l'activiste anti-guerre George Galloway et qu'il a expulsé des résistants américains qui ont refusé de participer à une guerre immorale en Irak, une guerre justifiée par le mensonge.
L'activiste autochtone Decajeweiah (Splitting the Sky) a raconté sa tentative de faire une arrestation de simple citoyen lorsque Bush était à Calgary en mars dernier. Il avait formellement demandé à la GRC de mettre Bush en état d'arrestation dès son arrivée au Canada aux termes de la loi canadienne sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité. Voyant que les autorité n'allaient rien faire, il a décidé d'aller l'arrêter lui-même. Mais au lieu de le laisser exercer son droit de faire une arrestation de citoyen, les policiers l'ont arrêté et c'est lui qui doit maintenant répondre à des accusations.

Son procès n'aura pas lieu avant mars 2010. Decajeweiah a fait remarquer que lorsque l'État canadien refuse d'arrêter des criminels de guerre comme Bush et Clinton, c'est le peuple qui doit prendre les choses en main et défendre le droit international.
À la conclusion de la manifestation, la foule a scandé : « Arrêtez Bush », « Arrêtez Clinton » et « Faites votre travail » face aux nombreux policiers déployés derrière les barricades dressées pour protéger les criminels de guerre de la colère du peuple.

5 juin 2009

http://fischer02003.over-blog.com:80/article-32297101.html

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2009/Q39106.htm#1



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

 


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