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23/06/2009

n°1 - dossiers d'Iran 21-06 :-Suite - Ni Les US, Ni L'UE, Ni Sarko N'ont De Leçon A Donner, Ils qui sont passés Maître En Matière De Fraude Electorale.

n°1 - dossiers d'Iran   21-06 :-Suite -  Ni Les US, Ni L'UE, Ni Sarko N'ont  De Leçon A Donner, Ils qui sont passés Maître En Matière De Fraude Electorale.



dossiers d'Iran  n°1 du 21-06

                                      C.De Broeder & M.Lemaire

 



 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Thierry Meyssan : De Mossadegh à Ahmadinejad : La CIA et le laboratoire iranien.

4-2 Election en Iran : Ingérence Politique Occidentale, Déni De Souveraineté. Ni Les US, Ni L'UE, Ni Sarko N'ont De Leçon A Donner, Ils qui sont passés Maître En Matière De Fraude Electorale.

La 4-3 La "révolution verte" iranienne, les "fraudes" et les ingérences étrangères.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion


Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Thierry Meyssan : De Mossadegh à Ahmadinejad : La CIA et le laboratoire iranien.

La nouvelle d’une possible fraude électorale s’est répandue à Téhéran comme une traînée de poudre et a poussé dans la rue les partisans de l’ayatollah Rafsanjani contre ceux de l’ayatollah Khamenei. Ce chaos est provoqué en sous-main par la CIA qui sème la confusion en inondant les Iraniens de messages SMS contradictoires. Thierry Meyssan relate cette expérience de guerre psychologique.

En mars 2000, la secrétaire d’État Madeleine Albright a admis que l’administration Eisenhower avait organisé un changement de régime, en 1953, en Iran et que cet événement historique explique l’hostilité actuelle des Iraniens face aux États-Unis. La semaine dernière, lors de son discours du Caire adressé aux musulmans, le président Obama a officiellement reconnu qu’« en pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu » [1].

À l’époque, l’Iran est contrôlée par une monarchie d’opérette dirigée par le chah Mohammad Reza Pahlavi. Il avait été placé sur le trône par les Britanniques, qui avaient forcé son père, l’officier cosaque pro-nazi Reza Pahlavi, à démissionner. Cependant, le chah doit composer avec un Premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh. Celui-ci, avec l’aide de l’ayatollah Abou al-Qassem Kachani, nationalise les ressources pétrolières [2]. Furieux, les Britanniques convainquent les États-uniens qu’il faut stopper la dérive iranienne avant que le pays ne sombre dans le communisme. La CIA met alors en place l’Opération Ajax visant à renverser Mossadegh avec l’aide du chah, et à le remplacer par le général nazi Fazlollah Zahedi, jusque là détenu par les Britanniques. Il installera le régime de terreur le plus cruel de l’époque, tandis que le chah servira de couverture à ses exactions en posant pour les magazines people occidentaux.

L’opération Ajax fut dirigée par l’archéologue Donald Wilber, l’historien Kermit Roosevelt (le petit-fils du président Theodore Roosevelt) et le général Norman Schwartzkopf Sr. (dont le fils homonyme a commandé l’opération Tempête du désert). Elle reste un modèle de subversion. La CIA imagine un scénario qui donne l’impression d’un soulèvement populaire alors qu’il s’agit d’une opération secrète. Le clou du spectacle étant une manifestation à Téhéran avec 8 000 figurants payés par l’Agence pour fournir des photos convaincantes à la presse occidentale [3].

L’Histoire se répéterait-elle ? Washington a renoncé à attaquer militairement l’Iran et a dissuadé Israël de prendre une telle initiative. Pour parvenir à « changer le régime », l’administration Obama préfère jouer la carte —moins dangereuse, mais plus aléatoire— de l’action secrète. À l’issue de l’élection présidentielle iranienne, de vastes manifestations opposent dans les rues de Téhéran les partisans du président Mahmoud Ahmadinejad et du guide Ali Khamenei d’un côté, aux partisans du candidat malheureux Mir-Hossein Mousavi et de l’ex-président Akbar Hashemi Rafsanjani de l’autre. Elle traduisent un profond clivage dans la société iranienne entre un prolétariat nationaliste et une bourgeoisie qui déplore d’être tenue à l’écart de la globalisation économique [4]. Agissant en sous-main, Washington tente de peser sur les événements pour renverser le président réélu.

Une nouvelle fois, l’Iran est un champ d’expérimentation de méthodes innovantes de subversion. La CIA s’appuie en 2009 sur une arme nouvelle : la maîtrise des téléphones portables.

Depuis la généralisation des téléphones portables, les services secrets anglo-saxons ont multiplié leurs capacités d’interception. Alors que l’écoute des téléphones filaires nécessite la pose de bretelles de dérivation, donc des agents sur place, l’écoute des portables peut se faire à distance grâce au réseau Échelon. Toutefois, ce système ne permet pas d’interception des communications téléphoniques via Skype, d’où le succès des téléphones Skype dans les zones de conflit [5]. La National Security Agency (NSA) vient donc de démarcher les fournisseurs d’accès internet du monde entier pour obtenir leur concours. Ceux qui ont accepté ont été grassement rétribués [6].

Dans les pays qu’ils occupent —Irak, Afghanistan et Pakistan—, les Anglo-Saxons interceptent la totalité des conversations téléphoniques qu’elles soient émises par des portables ou qu’elles soient filaires. Le but n’est pas de disposer de retranscription de telle ou telle conversation, mais d’identifier les « réseaux sociaux ». En d’autres termes, les téléphones sont des mouchards qui permettent de savoir avec qui une personne donnée est en relation. Partant de là, on peut espérer identifier les réseaux de résistance. Dans un second temps, les téléphones permettent de localiser les cibles identifiées, et de les « neutraliser ».

C’est pourquoi, en février 2008, les insurgés afghans ont ordonné aux divers opérateurs de stopper leur activité chaque jour de 17h à 03h, de manière à empêcher les Anglo-Saxons de suivre leurs déplacements. Les antennes-relais de ceux qui ont contrevenu à cet ordre ont été détruites [7].

À l’inverse, —hormis un central téléphonique touché par erreur—, les forces israéliennes se sont bien gardées de bombarder les relais téléphoniques à Gaza, lors de l’opération Plomb durci, en décembre 2008-janvier 2009. Il s’agit là d’un changement complet de stratégie chez les Occidentaux. Depuis la guerre du Golfe prévalait la « théorie des cinq cercles » du colonel John A. Warden : le bombardement des infrastructures de téléphonie était considéré comme un objectif stratégique à la fois pour plonger la population dans la confusion et pour couper les communications entre les centres de commandement et les combattants. Désormais, c’est le contraire, il faut protéger les infrastructures de télécommunications. Durant les bombardements de Gaza, l’opérateur Jawwal [8] a offert du crédit à ses abonnés, officiellement pour leur venir en aide, de facto dans l’intérêt des Israéliens.

Franchissant un pas, les services secrets anglo-saxons et israéliens ont développé des méthodes de guerre psychologique basées sur l’usage extensif des portables. En juillet 2008, après l’échange de prisonniers et dépouilles entre Israël et le Hezbollah, des robots ont lancé des dizaines de milliers d’appel vers des portables libanais. Une voix en arabe mettait en garde contre toute participation à la Résistance et dénigrait le Hezbollah. Le ministre libanais des télécom, Jibran Bassil [9], avait déposé une plainte à l’ONU contre cette flagrante violation de la souveraineté du pays [10].

Sur le même modèle des dizaines de milliers de Libanais et de Syriens ont reçu un appel automatique en octobre 2008 leur proposant 10 millions de dollars contre toute information qui permettrait de localiser et de délivrer des soldats israéliens prisonniers. Les personnes intéressées pour collaborer étaient invitées à joindre un numéro au Royaume-Uni [11].

Cette méthode vient d’être employée en Iran pour intoxiquer la population en répandant des nouvelles choquantes, et pour canaliser le mécontentement qu’elles suscitent.

En premier lieu, il s’est agit de répandre par SMS durant la nuit du dépouillement la nouvelle selon laquelle le Conseil des gardiens de la Constitution (équivalent de la Cour constitutionnelle) avaient informé Mir-Hossein Mousavi de sa victoire. Dès lors, l’annonce, plusieurs heures plus tard des résultats officiels —la réélection de Mahmoud Ahmadinejad avec 64 % des suffrages exprimés— paraissait un gigantesque trucage. Pourtant, trois jours plus tôt, M. Mousavi et ses amis considéraient la victoire massive de M. Ahmadinejad comme certaine et s’efforçaient de l’expliquer par des déséquilibres dans la campagne électorale. Ainsi l’ex-président Akbar Hashemi Rafsanjani détaillait ses griefs dans une lettre ouverte. Les instituts de sondage US en Iran pronostiquaient une avance de M. Ahmadinejad de 20 points sur M. Mousavi [12]. À aucun moment, la victoire de M. Mousavi n’a paru possible, même s’il est probable que des trucages ont accentué la marge entre les deux candidats.

Dans un second temps, des citoyens ont été sélectionnés ou se sont fait connaître sur internet pour converser sur Facebook ou s’abonner à des fils de dépêche Twitter. Ils ont alors reçu, toujours par SMS, des informations —vraies ou fausses— sur l’évolution de la crise politique et les manifestations en cours. Ce sont ces dépêches anonymes qui ont répandu les nouvelles de fusillades et de morts nombreux ; nouvelles à ce jour non confirmées. Par un malencontreux hasard de calendrier, la société Twitter devait suspendre son service durant une nuit, le temps nécessaire à la maintenance de ses installations. Mais le département d’État des États-Unis est intervenu pour lui demander de surseoir à cette opération [13]. Selon le New York Times, ces opérations contribuent à semer la défiance dans la population [14].

Simultanément, dans un effort nouveau la CIA mobilise les militants anti-iraniens aux USA et au Royaume-Uni pour ajouter au désordre. Un Guide pratique de la révolution en Iran leur a été distribué, il comprend plusieurs conseils pratiques, dont :
- régler les comptes Twitter sur le fuseau horaire de Téhéran ;
- centraliser les messages sur les comptes Twitter @stopAhmadi, #iranelection et #gr88 ;
- Ne pas attaquer les sites internet officiels de l’État iranien. « Laissez faire l’armée » US pour cela (sic).

Mis en application, ces conseils empêchent toute authentification des messages Twitter. On ne peut plus savoir s’ils sont envoyés par des témoins des manifestations à Téhéran ou par des agents de la CIA à Langley, et l’on ne peut plus distinguer le vrai du faux. Le but est de créer toujours plus de confusion et de pousser les Iraniens à se battre entre eux.

Les états-majors, partout dans le monde, suivent avec attention les événements à Téhéran. Chacun tente d’évaluer l’efficacité de cette nouvelle méthode de subversion dans le laboratoire iranien. À l’évidence, le processus de déstabilisation a fonctionné. Mais il n’est pas sûr que la CIA puisse canaliser les manifestants pour qu’ils fassent eux-mêmes ce que le Pentagone a renoncé à faire et qu’ils n’ont aucune envie de faire : changer le régime, clore la révolution islamique.

Thierry Meyssan
[1] « Discours à l’université du Caire », par Barack Obama, Réseau Voltaire, 4 juin 2009.

[2] « BP-Amoco, coalition pétrolière anglo-saxonne », par Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 10 juin 2004.

[3] Sur le coup de 1953, l’ouvrage de référence est All the Shah’s Men : An American Coup and the Roots of Middle East Terror, par Stephen Kinzer, John Wiley & Sons éd (2003), 272 pp. Pour les lecteurs francophones, signalons le dernier chapitre du récent livre de Gilles Munier, Les espions de l’or noir, Koutoubia éd (2009), 318 pp.

[4] « La société iranienne paralysée », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 février 2004.

[5] « Taliban using Skype phones to dodge MI6 », par Glen Owen, Mail Online, 13 septembre 2008.

[6] « NSA offering ’billions’ for Skype eavesdrop solution », par Lewis Page, The Register, 12 février 2009.

[7] « Taliban Threatens Cell Towers », par Noah Shachtman, Wired, 25 février 2008.

[8] Jawwal est la marque de PalTel, la société du milliardaire palestinien Munib Al-Masri.

[9] Jibran Bassil est un des principaux leaders du Courant patriotique libre, le parti nationaliste de Michel Aoun.

[10] « Freed Lebanese say they will keep fighting Israel », Associated Press, 17 juillet 2008.

[11] L’auteur de cet article a été témoin de ces appels. On pourra aussi consulter « Strange Israeli phone calls alarm Syrians. Israeli intelligence services accused of making phone calls to Syrians in bid to recruit agents », Syria News Briefing, 4 décembre 2008.

[12] Cité dans « Ahmadinejad won. Get over it », par Flynt Leverett et Hillary Mann Leverett, Politico, 15 juin 2009.

[13] « U.S. State Department speaks to Twitter over Iran », Reuters, 16 juin 2009.

[14] « Social Networks Spread Defiance Online », par Brad Stone et Noam Cohen, The New York Times, 15 juin 2009.

Thierry Meyssan
http://www.voltairenet.org/article160639.html
 


4-2 Election en Iran : Ingérence Politique Occidentale, Déni De Souveraineté. Ni Les US, Ni L'UE, Ni Sarko N'ont De Leçon A Donner, Ils qui sont passés Maître En Matière De Fraude Electorale.

L'élection présidentielle iranienne a donné lieu à une véritable charge de politique coloniale occidentale, les premiers sur la ligne de front étant l'Union européenne et surtout la Sarkozie et son annexe sioniste du quai d'Orsay. Mais les US/Sionistes agissent déjà sur le terrain par le biais d'opérations clandestines de déstabilisation. On savait déjà l'élite politique occidentale prête à tout pour faire élire SES candidats, surtout au Moyen Orient, mais cette fois la ligne rouge a été largement dépassée en matière d'ingérence dans les affaires intérieures d'un pays souverain, l'Iran.
Déjà en 2007, dans les territoires palestiniens occupés, le choix du Hamas par le peuple palestinien comme majorité politique lors des élections législatives, avait donné lieu à une réaction d'ingérence politique inacceptable de la part de ceux qui se vantent de défendre la démocratie. Ces pays occidentaux inféodés aux Sionistes mécontents des résultats, ont donné leur feu vert à ces derniers pour imposer un blocus total (un acte et un crime de guerre) de la Bande de Gaza sous contrôle du Hamas, avec la complicité de la dictature de Moubarak en Egypte.
Au Liban, les élections législatives début Juin ont donné lieu à de fortes pressions venant principalement des Etats Unis avec des messages clairs prévenant que l'aide américaine serait revue à la baisse si l'opposition Hezbollah Amal Aoun l'emportait. Bien que majoritaire, cette opposition est minoritaire au parlement à cause du système sectaire communautariste non démocratique de répartition des sièges qui prévaut dans ce pays et qui est surtout favorables aux Chrétiens, encore un vestige de la colonisation française. Ainsi, les Shi'ites et les Sunnites ont eu respectivement 873 000 et 842 000 votes enregistrés, mais chaque groupe a eu chacun 27 sièges. Les Chrétiens Maronites et les Druzes ont eu respectivement 697 000 et 185 000 votes enregistrés, mais chaque groupe a eu respectivement 34 et 8 sièges une distorsion importante dans la répartition des sièges. La coalition du Hezbollah a remporté 55% des votes mais seulement 45% des sièges. La coalition d'Hariri a remporté 45% des votes mais reçu 55% des sièges. Mais, c'est ces types de "démocraties" que soutiennent les pays occidentaux, quand ce ne sont pas les dictatures comme celles d'Egypte, de Jordanie, d'Arabie Saoudite, bref celles de pays arabes dits "modérés" qui en échange de quelques miettes ramassées de la table des "grande démocraties occidentales", asservissent leurs peuples au profit d'une élite politico financière corrompue.
Si pour les élections au Liban ce sont surtout les Américains qui sont intervenus, c'est à croire que l'UE, les US, La Sarkozie et la Grande Bretagne se sont partagés la tâche puisque pour l'élection présidentielle en Iran c'est l'UE, la Grande Bretagne et la Sarkozie qui sont montés au créneau les résultats à peine annoncés, alors que l'Administration Obama fait pour le moment profil bas, probablement embusquée pour saisir la moindre occasion et annoncer un repli "stratégique" dans sa politique d'"ouverture" à l'égard du régime de Téhéran. Pourtant, aucun de ces pays n'a de leçon a donner à l'Iran en matière de démocratie, et certainement pas en ce qui concerne tout problème de fraude électorale, car ils sont eux -mêmes passer maître en la matière.
Dés qu'on rapporte qu'il y a eu des fraudes (réelles ou factices) lors d'élections dans d'autres pays, Washington est prompt à dénoncer ces "fraudes" et à se poser en donneur de leçon en matière de démocratie et sur la façon de se gouverner. Les Américains oublient trop vite qu'ils n'ont que deux partis, tous deux subventionnés, et que tout parti hors ce de facto bipartisanisme n'a aucune chance de pouvoir se hisser jusqu'aux urnes. Pourtant Washington se présente comme la "plus grande démocratie au monde". De plus, lors de l'élection présidentielle aux US en 2000, G.W. Bush a volé la victoire aux Démocrates en se faisant élire par la Cour Suprême Américaine dont les juges étaient à majorité républicaine. Pourtant, pas un seul Américain n'a bougé pour défendre ses droits constitutionnels.
N'est ce point là une énorme fraude électorale ?
C'est çà la " Maxi Démocratie MacDo" ?
Qui plus est, malgré les assurances données par l' Administration Obama qu'elle est prête à négocier avec l'Iran notamment sur le point de friction que constitue son programme nucléaire, Obama n'a pas mis fin au programme d'opérations clandestines pour déstabiliser l'Iran, programme lancé par l'Administration Bush. Les Américains continuent ces opérations clandestines notamment dans les provinces est de l'Iran peuplées d'importantes minorités non perses. Les US sont-ils impliqués dans ces "combats de rue" principalement à Téhéran et cette tentative apparente de fomenter une "révolution de velours" ? Après tout, en 2007, le Congrès a voté un budget de 400 millions de $ pour déstabiliser le régime de Téhéran, et ce programme n'est-il pas entrain de porter ses fruits avec l'aide du Mossad sioniste ?
L'Union européenne n'est pas en reste qui exige de l'Iran qu'elle ouvre une enquête sur les accusations de fraude électorale. Mais la plus grande fraude électorale n'a t-elle pas eu lieu le 7 Juin dans toute l'Union européenne avec ce rejet par les peuples des 27 états membres de cette Europe ultralibérale qu'on veut leur imposer par le biais d'une abstention record ? Les chiffres parlent d'eux mêmes encore une fois :

L'abstention, en %, dans les 27 états membres de l'Union européenne, en 2009

Allemagne...... 56,7 %
Autriche.......... 57,6 %
Belgique.......... 9,6 % (vote obligatoire)
Bulgarie.......... 62,5 %
Chypre............ 40,6 %
Danemark....... 40,5 %
Espagne.......... 54,0 %
Estonie............ 56,8 %
Finlande.......... 59,7 %
France.............. 59,5 %
Grèce................ 47,4 %
Hongrie........... 63,7 %
Irlande.............. 42,4 %
Italie.................. 33,5 %
Lettonie............ 47,4 %
Lituanie............ 79,1 %
Luxembourg.... 9,0 % (vote obligatoire)
Malte................. 21,2 %
Pays-Bas............ 63,5 %
Pologne............. 75,5 %
Portugal............ 63,0 %
Tchéquie........... 71,8 %
Roumanie......... 72,6 %
Royaume-Uni... 65,7 %
Slovaquie.......... 80,4 %
Slovénie............ 71,8 %
Suède................ 56,2 %

(Source : Résultats des élections européennes 2009, Parlement européen.)


La plus grande fraude électorale n'est t-elle pas en cours dans l'UE qui veut imposer le Traité de Lisbonne à plus de 500 millions de citoyens européens alors que les Hollandais, les Français, les Irlandais ont dit NON et que les technocrates de Bruxelles, Cohn Bendit en tête, veulent à tout prix que les Irlandais revotent pour leur imposer le oui ?
En Sarkozie, la plus grande fraude électorale n'a-t-elle pas été d'agir dans le dos des Français qui avaient dit NON à 54% à ce Traité de Lisbonne en le faisant ratifier par un parlement croupion avec des larbins UMPPS plus soucieux de préserver leurs privilèges d'élus que de représenter honnêtement ceux qui les ont élus ? Sans parler du Quai d'Orsay devenu une annexe du gouvernement de Tel Aviv qui a convoqué l'ambassadeur d'Iran à Paris, une première dans le cadre d'une élection nationale dans un pays souverain. C'est le grand branle bas de combat pour les agents sionistes de l'Elysée et du Quai d'Orsay qui profitent de cette élection en Iran pour lancer une vaste campagne contre le régime iranien pour le délégitimiser après avoir contribuer pendant plusieurs années à diaboliser, sans grand succès tout du moins dans le Monde arabo musulman, le président iranien Ahmadinejad.
Que ces fossoyeurs de la démocratie dans leurs propres pays, de la liberté d'expression, des libertés tout court , commencent donc à balayer devant leurs portes avant de vouloir prétendre donner des leçons de démocratie au monde entier.
Les huées, les sifflets qui ont accueilli Sarkozy au Gabon aujourd'hui ne sont que la juste rétribution face à un pouvoir occidental arrogant faisant preuve d'une ignorance crasse en matière d'histoire, de diplomatie, de respect du droit international et tout simplement du respect de la volonté des peuples. Pas étonnant, après les propos puants du colonisateur Sarkozy, que le quai d'Orsay ait demandé à l'ambassadeur d'Iran à Paris à ce que l'ambassade de France à Téhéran soit protégée !
Avec une telle ingérence dans les affaires nationales d'un pays, la violation flagrante de sa souveraineté politique , la Vraie France a de quoi se faire du souci. Il faudra des années pour réparer les dégâts causés en matière de politique extérieure par le nain de jardin qui joue au président camembert.

http://www.planetenonviolence.org/Election-en-Iran-Ingerence-Politique-Occidentale,-Deni-De-Souverainete-Ni-Les-US,-Ni-L-UE,-Ni-Sarko-N-ont-De-Lecon-A_a1937.html


La 4-3 La "révolution verte" iranienne, les "fraudes" et les ingérences étrangères.

Quelques précisions factuelles pour aider à se faire une opinion au moins sur la sincérité du scrutin qui s'est tenu dimanche dernier en Iran et sur les éventuelles ingérences extérieures.
Sur le plan factuel deux camps s'affrontent, l'un et l'autre en principe fidèles à l'idéologie de la République islamique et l'héritage de l'Ayatollah Khomeiny puisque c'est une condition sine qua non pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle dans ce pays (ce qui a fait dire à Obama que les deux candidats se valaient du point de vue des USA, mais ce peut être là un propos qui cherche à masquer le intérêts réels de Etats-Unis). D'un côté le président sortant Mahmoud Ahmadinajed, parfois qualifié de "populiste", radical dans sa politique à l'égard d'Israël, et qui 'appuie sur le groupe des Gardiens de la révolution (anciens combattants de la guere Iran-Irak comme lui qui contrôlent des secteurs importants de l'économie iranienne). De l'autre Mir Hossein Moussavi, ancien premier ministre de 1981 à 1989, qui, selon l'universitaire Yann Richard aurait réalisé l'union des réformateurs derrière lui quand Ahmadinejad a mis en cause l'ancien président Hachemi Rafsanjani, patron d'une multinationale, soupçonné de corruption (alors que Moussavi dans les années 1980 était uun "radical" hostile à Rafsanjani). Moussavi paraît plus ouvert aux Occidentaux en politique internationale, il a notamment proposé de reprendre les pourparler sur le nucléaire.

La réalité des fraudes prête à débat. Le quotidien français Le Figaro explique, le 16 juin 2009, que selon certaines sources internes, « la commission électorale aurait d'abord prévenu Moussavi de sa victoire, dans la soirée du vote, vendredi, tout en lui demandant d'attendre pour annoncer le résultat Mais, le soir même, les rumeurs circulent selon lesquelles la réélection d'Ahmadinejad fera la une du journal conservateur Keyhan, dès le lendemain.

Ayant, semble-t-il, eu vent de l'affaire, Moussavi convoque alors, juste avant minuit, une conférence de presse, en dévoilant toute une liste de fraudes : le manque de bulletins de vote dans certaines grandes villes comme Chiraz, Ispahan et Téhéran, la fermeture anticipée de certaines urnes, malgré la prolongation annoncée des horaires de vote. Il évoque aussi l'impossibilité, pour ses représentants, d'assister au dépouillement, comme prévu par les autorités. Mais ses appels restent sans réponse./Pire. Le lendemain, un cordon de voitures de police empêche les journalistes d'accéder à un nouveau point presse, organisé par Moussavi dans les locaux du journal Etelaat. Furieux, ses partisans commencent alors à organiser des manifestations spontanées à travers la capitale, qui ont dégénéré en minicombats de rue face aux miliciens islamiques pendant le week-end». Selon Libération en date du même jour, selon des fuites obtenues auprès d'experts du ministère de l'Intérieur, « les vrais scores des candidats sont radicalement différents de ceux annoncés officiellement : le réformateur Mir Hussein Moussavi serait ainsi arrivé en tête avec 19 millions de voix (sur 42 millions de votants), devant le second candidat réformateur, Mehdi Karoubi, qui a recueilli 13 millions de suffrages, Ahmadinejad n'arrivant qu'en troisième position avec 5,7 millions.
Ces chiffres rappellent les résultats contradictoires qui furent avancés lors de l'élection présidentielle yougoslave de septembre 2000 à l'issue de laquelle les résultats finaux n'ont finalement jamais été connus, le président sortant ayant capitulé devant le pouvoir de la rueIci, la thèse de la fraude se fonde sur des arguments qui tous pour le moment peuvent paraître contestables

1) Des sondages ont donné M. Moussavi gagnant.
Selon la BBC, un sondage réalisé du 3 au 4 mai, indiquait que 58,6 % des Iraniens allaient voter en faveur d'Ahmadinejad, alors que 21,9 % pour Moussavi. Quelques jours plus tard, selon une autre étude, ils étaient 44,8 % à choisir le président sortant, contre 29 % à Mir-Hossein Moussavi
Toutefois déjà le 12 mai un sondage d'opinion mené à Téhéran ainsi que dans 29 autres capitales provinciales et dans 32 villes importantes du 3 au 4 mai, indiquait que 58,6% personnes interrogées voteraient en faveur d'Ahmadinejad, alors que 21,9% choisiraient Moussavi
2) Les résultats ont été proclamés très vite, ce à quoi les partisans d'Ahmadinejad répondent que les partisans de Moussavi eux aussi s'étaient proclamés vainqueurs avant même la cloture du scrutin.
3) M. Moussavi qui est un azéri est donné perdant en Azerbaïdjan iranien. Toutefois Ken Ballen and Patrick Doherty dans un article du Washington Post ont révélé récemment que leur propre sondage avait donné Ahmadinejad vainqueur das les circonscriptions azéries (selon leur sondage du reste Moussavi ne l'emportait que dans la bourgeoisie urbaine diplômée). L'idée selon laquelle les Azéris ne votent que pour un azéri apparaît à beaucoup trop "communautariste" pour être appropriée à a situation de l'Iran.
4)  Des irrégularités mineures ont été relevées
Des absences de bulletins ont été constatées. On reproche aussi au système de ne pas favoriser le secret du vote car les illettrés ont besoin de l'aide de tiers pour écrire le nom de leurs candidats sur les bulletins. Mais ce genre de carence qui se constate aussi dans d'autres pays n'a pu, de l'avis de nombreux observateurs, ne peut jouer qu'à la marge. Selon Al Manar-TV (la chaîne du Hezbollah, mais c'est une source qui peut prêter à caution) le chef du service de renseignements israélien Meïr Dagan, a lui-même aurait déclaré mardi à la Knesset que "la fraude électorale en Iran n'est pas différente de ce qui se passe dans les États libéraux lors des élections". Un observateur russe Pavel Zarifoulline, rédacteur en chef du portail analytique Geopolitika a déclaré " A titre d'observateur, j'ai participé à bien des élections, notamment en Biélorussie et en Moldavie, mais je n'ai vu nulle part d'élections aussi démocratiques qu'en Iran". Selon lui seule la capitale Téhéran soutenait Moussavi.

La réalité des ingérences étrangères aussi prête à débat. Si la "révolution verte" peut être comparée aux révolutions colorées de Serbie, d'Ukraine et de Géorgie par les thèmes qu'elle invoque (l'attrait du mode de vie occidental, la mise en valeur des jeunes) et par les brouillages idéologiques auxquels elle se livre (Moussavi se veut par moment plus fidèle à l'esprit du Khomeinysme qu'Ahmadinejad... tout en prônant une intifida électronique en Palestine plutôt qu'une intifida réelle), le preuves sont pour le moment rares.
Ce que l'on sait avec certitude c'est que les actions de la CIA en Iran sont effectives depuis mai 2007, mais on ignore si elles ont pris une ampleur particulière à  l'occasion de ce scrutin.
Depuis quelques jours, les Etats-Unis donnent des petits signes discrets de soutien à Moussavi. Selon Associated press par exemple Washington a demandé à Twitter (un outil de réseau social et de microblogage par messagerie et SMS) de reporter une opération de maintenance prévue pour lundi, qui aurait privé les jeunes Iraniens de l'un de leurs moyens de communication privilégiés en pleine contestation de l'élection présidentielle, selon trois responsables américains ayant requis l'anonymat.

Le département d'Etat américain (Affaires étrangères) est intervenu auprès de la direction de Twitter afin d'éviter l'interruption d'une heure et demie initialement prévue sur le réseau, qui permet de publier des messages au format SMS (140 signes) sur un forum en ligne, par ordinateur ou par téléphone portable (AFP).
La demande de l'administration a apparemment été satisfaite, et les Iraniens privés d'accès Internet qui pouvaient encore se connecter au réseau téléphonique ont ainsi continué d'envoyer des SMS sur la situation sur place.
Est-ce à dire que les partisan de Moussavi sont "téléguidés" par des lobbies occidentaux, ou du moins fortement appuyés par eux à l'intérieur même des frontières iraniennes ?
Les dirigeants occidentaux connus pour être les plus favorables aux intérêts d'Israël, sont parmi les plus ardents à dénoncer les soi-disant fraudes électorales : tel est le cas en France de M. Kouchner qui peu de temps avant que l'armée américaine ne force G. W. Bush à modérer ses positions avait suggéré que l'Iran devait se préparer à la guerre, et de M. Sarkozy (lequel semble songer à placer Abu Dhabi sous le parapluie nucléaire français face à l'Iran), qui trouve "intéressant" le réveil de l'opposition à Ahmadinejad. L'Union européenne a demandé lundi 15 juin à l'Iran qu'une enquête soit réalisée sur les accusations de fraude électorale. Les principaux leaders ont condamné la répression qui s'abattait sur les partisans de Moussavi. Selon le diplomate indien M K Bhadrakumar, seuls les Européens peuvent être en première ligne sur le dossier iranien, vu l'impopularité des ingérences américaines en Iran depuis 1953, mais les Européens ne sont pas aussi habiles que les néo-conservateurs étatsuniens pour organiser des "révolutions de couleur"...
Dès le 10 juin le responsable des gardiens de la Révolution Yadollah Abbasi avait parlé d'un risque de "révolution de velours" ou de "révolution orange" à Téhéran du fait que Moussavi voulait accaparer le "vert" (couleur de l'Islam) pour mener à bien son projet de renverser Ahmadinejad.
Est-ce à dire que les organismes autrefois accusés d'avoir organisé des révolutions de couleur  (la Fondation Soros, USAID, le National Endowment for Democracy, la Albert Einstein Institution, voire la CIA) sont impliqués de façon directe dans les événements des derniers jours ? Comme c'est souvent le cas, Thierry Meyssan depuis son exil proche-oriental fait partie de ceux qui mettent en cause plus précisément la CIA : en reprenant la nouvelle ci-dessus concernant l'intervention des Etats-Unis auprès de Twitter, Meyssan accuse la CIA de semer systématiquement la confusion dans l'opinion publique iranienne "en inondant les Iraniens de messages SMS contradictoires". Twitter aurait déjà été utilisé dans l'insurrection moldave d'avril dernier. Mais la thèse de Meyssan pourrait n'être qu'une extrapolation.
Pour l'heure le soupçon d'une "révolution orange" comparable à celles d'Europe de l'Est demeure hypothétique.
F. Delorca

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-32770866.html

19-06 


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