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28/06/2009

n° 24 - Les dossiers du Pakistan - 26-06 - Début - : Des « conseillers » américains au Pakistan.

n° 24 - Les dossiers du Pakistan - 26-06 - Début - : Des « conseillers » américains au Pakistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de PAKISTAN.  

                                                                               n° 24- 26-06

                                                             C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Pour rire dans nos chaumières...

Al-Qaïda envisage une attaque contre l’Amérique.

1 Dossier & Point de vue

1-1 Marie-France Calle Pakistan : y aura-t-il un effet Obama ?

1-2 Eric Schimtt : Des « conseillers » américains au Pakistan.

Suite

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 Continuité entre la politique Obama et celle de son prédécesseur Bush.

2-2 Paul Craig Roberts : Obama est en train de se transformer en un Dick Cheney.

2-3 Patrick Martin : Obama au Caire : le nouveau visage de l’impérialisme U.S.

2-4 Thierry Meyssan : Obama et les arrière-pensées de la main tendue aux musulmans.

2-5 Ahmed Rashid: "Les Etats-Unis ont fait beaucoup d'erreurs".

Fin

3  Annexe

3-1Thierry Meyssan : La guerre du Pakistan devra attendre.

3-2 Général Vinod Saighal : Le pouvoir nucléaire : Les généraux pakistanais sont-ils fous ou font-ils juste semblant ?

3-3 L'enquête sur l'attentat de Karachi s'oriente vers une "affaire d'Etats".

3-4 Après l’affaire Hariri, Peter Fitzgerald enquêtera sur l’affaire Bhutto.


Tiré à part :

Pour rire dans nos chaumières...

Al-Qaïda envisage une attaque contre l'Amérique.

L'un des hauts leaders d'Al-Qaïda en Afghanistan a déclaré que dans le cas où les membres de ce réseau accéderaient aux armes nucléaires pakistanaises, le terrain serait aplani à une attaque contre les Etats-Unis et c'est le scénario qui perturbera le sommeil de l'Occident, selon l'agence de presse estudiantine, ISNA, citant le web site autrichien Die Presse.
Selon cette source, les membrs d'Al-Qaïda s'efforcent d'avoir l'accès aux armes atomiques pakistanaises pour lancer un assaut contre les Etats-Unis.
Le leader local de la nébuleuse Al-Qaïda en Afghanistan, Mustafa Abol-Yazid a explicitement affirmé espérer que son groupe pourrait accéder aux armes nucléaires pakistanaises pour s'en prendre l'Amérique.
Selon ce web site, de telles déclarations font croire à l'Occident qu'Al-Qaïda accéderait tôt ou tard aux arsenaux nucléaires pakistanais pour les utiliser contre l'Occident, les Etats-Unis à la tête.
Dans son interview, Abol-Yazid a proposé un cessez-le-feu de 10 ans aux Etats-Unis, à condition que ces derniers sortent leurs militaires des pays islamiques et qu'ils mettent fin à leurs soutiens à Israël.

Les propos de ce dirigeant d'Al-Qaïda témoigne de ce que les membres d'Al-Qaïda se sentent très faibles dans la situation en cours, car l'armée pakistanaise a ces deux derniers mois ciblé leurs alliés extrémistes dans la vallée de Swat et Boner au nord-ouest du Pakistan.
Les propos du leader d'Al-Qaïda en Afghanistan ont été faits, alors Farokh Salem, membre de l'institut de recherches stratégiques d'Islamabad a qualifié de sans importantes de telles menaces et ajouté:" Les combattants qui ne disposent que les klashinkovs, n'ont guère de chance pour vaincre l'armée pakistanaise, 6ème armée du monde.
Les éléments analphabètes d'Al-Qaïda ne disposent pas assez d'informations sur l'usage des armes atomiques."
Ce chercheur pakistanais croit que les mises en garde consécutives des Etats-Unis contre l'accès éventuel d'Al-Qaïda aux armes atomiques pakistanaises n'étaient qu'un tapage.
Dans une autre partie de ce reportage, l'auteur fait allusion aux attaques de l'armée pakistanaise aux positions des Taliban, ajoutant que l'armée pakistanaise avait organisé jusqu'à présent de vastes attaques contre les postions d'al-Qaïda et des Taliban au Waziristan du sud et que les drones américains avaient bombardé les postions des extrémistes au Waziristan du sud. Et ce de sorte que la prise d'une grande partie des positions d'Al-Qaïda ne semblait pas exclue dans les jours qui viennent.
A la fin du reportage, l'on peut lire:" Il semble que les armes nucléaires pakistanaise se sont transformées en atout dont profitent les Taliban et Al-Qaïda.

Certes, de telles menaces s'avèrent impossibles.

26 Juin 2009



1 Dossier & Point de vue

1-1 Marie-France Calle Pakistan : y aura-t-il un effet Obama ?

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Extrait

…. 26 avril, date de la première offensive militaire contre les talibans à Lower Dir, petit district de la région de Malakand, non loin de la fameuse Vallée de Swat,

Mythe ou réalité ?  

Bien des dangers guettent, au nombre desquels, l'anti-américanisme, qui ne faiblit pas au Pakistan, loin s'en faut.

Ce n'est pas pour faire plaisir à Washington. "63% des Pakistanais continuent d'être opposés à une coopération avec les Etats-Unis pour mener des opérations anti-terroristes", reconnaissait la semaine dernière le général américain David Petraeus.

Avant même l'offensive de Swat, des avocats, des professeurs, avaient quitté la région, de peur d'être pendus haut et court par les Taliban.

Soit dit en passant, il est urgent de définir le concept d'opinion publique au Pakistan. S'agit-il de l'"élite" intellectuelle ? De la classe politique ? Du peuple dans sa grande majorité ?

Bref, cette "opinion publique" est prise en tenailles entre les militants islamistes et les Américains.

Reste à savoir, aussi, de quels militants islamistes on parle.

Si nombre de réfugiés en veulent aux talibans qui ont envahi leurs villes et leurs villages, ils ne sont guère tendres avec le gouvernement pakistanais, qui ne les aide guère ou trop lentement; pas plus qu'avec les militaires, en raison du nombre élevé de victimes civiles.

En revanche, ils sont reconnaissants aux organisations caritatives islamistes de leur grande efficacité. Sauf qu'en dispensant l'aide, certaines de ces formations prêchent en même temps la "bonne parole". Elles font sans doute des recrues en vue de futurs actes de résistance. Contre l'Inde ? En Afghanistan, contre les forces de l'Otan ?      

Visiblement soucieux de donner, ici aussi, une autre image de l'Amérique, Barack Obama a chargé Richard Holbrooke, son envoyé spécial pour l'Afghanistan et le Pakistan, d'expliquer aux Pakistanais qu'il avait à coeur de panser les plaies des victimes des combats.

A peine arrivé à Islamabad, mercredi, Holbrooke a annoncé qu'Obama allait demander au Congrès de débloquer 200 millions de dollars pour la réhabilitation des quelque 3 millions de réfugiés, et la reconstruction de leurs régions dévastées par les bombardements. Le 19 mai, Washington avait déjà consenti une aide de 110 millions de dollars pour les déplacés.

Aujourd'hui, le représentant américain pour l'"Af-Pak" a appelé Européens et pays musulmans à faire davantage pour aider le Pakistan. "Je voudrais souligner une fois encore que les Etats-Unis ont donné près de la moitié de la totalité de l'aide qui est parvenue au Pakistan jusqu'à présent. Ce n'est pas juste (...)

Où sont les Européens ?

Où est l'OIC (l'Organisation de la Conférence islamique, qui regroupe les pays musulmans)", a lancé Holbrooke. Oubliant peut-être que l'argent, ce n'est pas tout...

A ce sujet, l'analyste Brian Cloughley signe aujourd'hui dans le quotidien de Lahore, Daily Times, une libre opinion intéressante. Elle se termine ainsi : "Pour ce qui est du terrorisme, les problèmes du Pakistan et de l'Amérique sont très différents.

Et l'un des plus grands problèmes est l'arrogante présomption de Washington qu'Islamabad doit faire ce qu'on lui dit". Un petit tour sur son blog ne manque pas d'intérêt non plus. Pour faire court, il y compare la guerre de la coalition contre les résistants  en Afghanistan à celle que menait Don Quichotte contre les moulins à vent...  

blog.lefigaro.fr/


1-2 Eric Schimtt : Des « conseillers » américains au Pakistan.

L’armée américaine vient de reconnaitre qu’il y aurait environ 70 « conseillers » travaillant clandestinement au Pakistan.
Leur mission ?
Entraîner l’armée Pakistanaise à combattre les Taliban et par là même, Al-Qaida dans les zones tribales.

Ils sont pour la plupart Américains, soldats des Forces spéciales, qui sont là pour former l’armée Pakistanaise et les forces paramilitaires, en leur fournissant des renseignements et des conseils sur les tactiques de combat. Ils ne procèdent pas à des opérations de combat, selon l’armée américaine.
Constitué par un groupe de travail secret, supervisé par le Commandement central des États-Unis et de Commandement des opérations spéciales, les "conseillers" ont commencés l’été dernier, avec le soutien du gouvernement du Pakistan et de l’armée, à éradiquer Al-Qaida et les Taliban qui menacent les opérations des troupes américaines entre l’Afghanistan et le Pakistan, notamment en coupant les voies d’acheminement comme la Passe de Khyber.
Une nouvelle unité de commando Pakistanais a utilisé les informations de la Central Intelligence Agency et d’autres sources, ce qui leur a permis de tuer ou de capturer plus de 60 militants dans les sept derniers mois, dont au moins cinq commandants de haut rang, selon un haut responsable militaire Pakistanais.
Il ya quatre semaines, les commandos ont capturé un militant saoudien lié à Al-Qaïda dans une ville de la Khyber Agency, une des zones tribales qui longent la frontière avec l’Afghanistan, ce qui n’a pas empêché un attentat aujourd’hui.
Pourtant, les principaux commandants des taliban Pakistanais, y compris son chef, Baitullah Mehsud, et son chef de file dans la région de Swat, Maulana Fazlullah, sont toujours en fuite.

Les hauts responsables militaires américains restent frustrés d’avoir été incapable de persuader le chef de l’armée pakistanaise, Gen Ashfaq Parvez Kayani, de former l’armée aux techniques de contre-insurrection.

Le général Kayani , qui est en visite à Washington cette semaine à la Maison Blanche pour une réunion sur la politique entre l’Afghanistan et le Pakistan, va certainement demander comment l’armée Pakistanaise peut faire pour éliminer Al-Qaida et les Taliban des zones tribales.
Les responsables américains reconnaissent, suite aux tensions entre le Pakistan et l’Inde après les attentats terroristes perpétrés à Mumbai en novembre dernier, que l’armée Pakistanaise se sente moins disposée à placer son attention sur les menaces d’Al-Qaida et des Taliban.
Les responsables Pakistanais et des États-Unis ont convenu de divulguer certains détails sur les "conseillers militaires américains" ainsi que le partage des renseignements pour aider à dissiper les rancoeurs après les frappes de missiles sur les civils.

Le Pentagone avait déjà organisé une formation avec l’aide d’instructeurs au Pakistan l’année dernière. Plus de la moitié des membres du nouveau groupe de travail sont les conseillers des forces spéciales, les autres sont des médecins, experts en communication et autres spécialistes.
"Le partage des renseignements c’est réellement amélioré au cours des derniers mois", a déclaré Talat Masood, un ancien général de l’armée et d’un analyste militaire. "Les deux parties réalisent qu’il est dans leur intérêt commun."

Par contre, les responsables Pakistanais ont vigoureusement protesté contre les frappes de missiles américains dans les zones tribales, étant pour eux la marque d’une violation de leur souveraineté et ont alors bloqué la principale demande de Washington qui était l’ envoi massif de troupes. Le président Asif Ali Zardari, qui dirige un gouvernement affaibli, tente de faire face à la flambée d’anti-américanisme parmi les Pakistanais qui voient d’un mauvais oeil le rapprochement avec Washington.

Les frappes de missiles américains, qui ont fait des victimes civiles, ont suscité un vif débat parmi les cadres supérieurs du gouvernement Pakistanais et des responsables militaires.

Plus de 30 bombardements ont été menés, par des F-16 vendus par les américains depuis le mois d’août dernier, la plupart d’entre eux après que le président Zardari ait pris ses fonctions en septembre. Un haut responsable militaire américain a déclaré que 9 des 20 hauts commandants-Qaida et les Taliban au Pakistan ont été tués dans ces raids.

"The F-16s are vital to Pakistan’s security as President Musharraf prosecutes the war on terror", pouvait-on lire en 2005.

Mais c’est Asif Ali Zardari, le veuf de l’ex-Premier ministre Benazir Bhutto, qui en fait maintenant usage.
Source Eric SCHMITT NYT.

21/06/2009

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/des-conseillers-americains-au-56350 


1-3 Torture: Jose Padilla autorisé à poursuivre l'avocat du gouvernement Bush.

Jose Padilla, devenu un symbole des excès de la "guerre contre le terrorisme" de l'administration Bush, a été autorisé à poursuivre l'avocat de l'ex-gouvernement américain qu'il accuse d'être responsable de sa torture, rapportent des médias dimanche.

Ancien membre d'un gang de Chicago converti à l'islam, l'Américain Jose Padilla, 37 ans, avait été reconnu coupable en août de liens avec Al-Qaïda et condamné à 17 ans et 4 mois de prison, alors que l'accusation réclamait la perpétuité.

Selon le New York Times et le Wall Street Journal, les avocats de Padilla ont déposé une plainte contre John C. Yoo, avocat de l'administration de l'ancien président George W. Bush, l'accusant d'être responsable de mémos juridiques qui ont selon eux conduit à la détention de leur client et à des interrogatoires musclés.

Padilla, placé à l'isolement comme "combattant ennemi" pendant plus de trois ans dans une prison militaire de Caroline du Sud, affirme avoir été torturé à l'époque.

La plainte, qui réclame que Yoo soit tenu pour responsable des mauvais traitements présumés subis par Padilla, affirme que le détenu a souffert "d'abus physiques et psychologiques flagrants entre les mains des responsables fédéraux dans le cadre d'un programme systématique d'interrogatoires musclés visant à casser la dignité humaine de M. Padilla et sa volonté de vivre".

Yoo, qui faisait partie du Conseil de guerre de l'ancien président Bush et vice-procureur général dans le bureau de conseil juridique de 2001 à 2003, a écrit plusieurs mémos autorisant des traitements musclés.

Yoo a argumenté que la plainte devait être rejetée car il n'a pas été établi que les traitements subis par Padilla étaient inconstitutionnels.

Cependant, le juge de la cour fédérale de San Francisco Jeffrey S. White, nommé par George W. Bush, a souligné dans un jugement écrit publié vendredi soir que cette plainte pouvait être instruite.

Padilla "a apporté des faits suffisants pour soutenir la thèse que Yoo a mis en place un ensemble d'événements qui ont résulté dans la privation de Padilla de ses droits constitutionnels", a déclaré le juge White.

Tahlia Townsend, membre de l'équipe des défenseurs de Padilla, a qualifié cette décision de "victoire significative pour les valeurs américaines, la responsabilité du gouvernement et notre système de contrôle et d'équilibre".

Padilla et sa mère, Estela Lebron, réclament 1 dollar de dommages et intérêts et la déclaration par la justice que les traitements subis étaient inconstitutionnels.

Yoo, représenté par le département de la Justice, s'est refusé jusqu'à présent à tout commentaire.

A la fin des années 1990, M. Padilla est parti étudier en Egypte, où il s'est marié et a eu deux enfants, avant de gagner l'Afghanistan. Il a été arrêté à son retour aux Etats-Unis en mai 2002.

Le gouvernement avait alors affirmé qu'il prévoyait des attentats terriblement meurtriers sur le sol américain, notamment avec une bombe radiologique, et il avait passé trois ans et huit mois comme "combattant ennemi" dans une prison militaire de Caroline du Sud (sud-est).

Sans accès à un juge, il a été maintenu dans un isolement absolu, privé de la lumière du jour, soumis à des températures extrêmes et interrogé sans relâche, jusqu'à ce que le gouvernement renonce à son accusation et renvoie son cas vers une procédure fédérale.

AFP –

le 14 juin

http://www.lematin.ch:80/flash-info/monde/torture-jose-padilla-autorise-poursuivre-avocat-gouvernement-bush


1-4 Noam Chomsky : La torture : cette vieille routine.  

Les mémorandums  sur la torture donnés à connaître par la Maison Blanche ont suscité ahurissement, indignation et surprise. Ahurissement et indignation sont compréhensibles, sentiments provoqués en particulier par  le rapport du Comité sénatorial des Forces Armées sur le Traitement des détenus, récemment publié.

Au printemps 2002, ainsi que le révèle le rapport, les interrogateurs de Guantanamo furent l’objet d’une pression croissante émanant de la hiérarchie afin que soit établi un lien entre l’Irak et al Qaeda. L’application du « sous-marin », entre autres formes de torture, a permis d’obtenir d’un détenu une « preuve» : cette « preuve» fut utilisée pour aider à justifier l’invasion de l’Irak par Bush et Cheney, l’année suivante.

Mais pourquoi cette surprise à propos des mémorandums sur la torture?

Même sans qu’il y ait eu enquête, il était raisonnable de supposer que Guantanamo était une chambre de torture. Quelle autre raison y aurait-il eu d’envoyer les prisonniers dans un endroit où ils seraient hors d’atteinte de la loi ; de plus, un endroit que Washington utilise en violation d’un traité que Cuba se vit déjà obligé de signer sous la menace des armes ?

Le raisonnement selon lequel il s’agissait d’une question de sécurité est difficile à prendre au sérieux.

Une raison plus générale de ne pas être très surpris: la torture a été une pratique routinière dès les premiers jours de la conquête du territoire national par les Etats-Unis.

Et plus tard encore, quand les incursions impériales de l’« empire infant » - ainsi que George Washington appela la nouvelle république – s’étendirent aux Philippines, en Haïti et  d’autres lieux encore.

Par malheur, la torture fut le moindre des nombreux crimes - agression, terreur, subversion et étranglement économique - qui ont obscurci l’histoire des Etats-Unis, comme, en bonne partie, celle des autres grandes puissances. Les révélations actuelles sur la torture mettent une fois de plus l’accent sur l’éternel conflit entre « ce que nous paraissons » et « ce  que nous sommes »

Traduit par Jean-Pierre Plumat et révisé par Magali Urbain pour Investig'Action.

Source: Clarin

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2093:la-torture-cette-vieille-routine&catid=6:articles&Itemid=11



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