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29/06/2009

n° 105- - Journal du Liban - 31-05 au 28-06 –Fin- : Etat d'alerte militaire sur la frontière entre le Liban et la Palestine occupée

n° 105- - Journal du Liban - 31-05 au 28-06 –Fin-  : Etat d'alerte militaire sur la frontière entre le Liban et la Palestine occupée 



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

                         n° 105               31-05 au 28-06

       C.De broeder  &  M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Amérique  - Le lobby pro-israélien 2/3.

6-2 Bernard Langlois : Pour bien comprendre les médias.

6-3 L'affaire Hariri ébranle... les journalistes occidentaux.

7 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

7-1  Très Grandes Manœuvres électorales.

7-2 Rencontre de réconciliation entre le chef du Hezbollah et le leader druze Walid Joumblatt.

7-3 Dix Libanais inculpés d’espionnage au profit d’Israël.

7-4 Un secret commun liait tous les membres des réseaux d’espionnage pour le compte d’Israël.

8 Piece jointe

8-1 Sayed Nasrallah: la résistance saura contrer les défis dangereux qu'elle traverse.

 


 


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Amérique  - Le lobby pro-israélien 2/3

http://www.dailymotion.com/video/x6lgz5_amerique-le-lobby-proisraelien-23


6-2 Bernard Langlois : Pour bien comprendre les médias.

Voici, en exclusivité, les règles que tout le monde doit avoir à l'esprit lorsqu'il regarde le Journal télévisé le soir, ou quand il lit son journal le matin. Tout deviendra simple. 
Règle numéro 1 : Au Proche-Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers, et c'est toujours Israël qui se défend.

Cela s'appelle des représailles.
Règle numéro 2 : Les Arabes, Palestiniens ou Libanais n'ont pas le droit de tuer des civils de l'autre camp.
Cela s'appelle du terrorisme.
Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes.
Cela s'appelle de la légitime défense.
Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l'appellent à la retenue.
Cela s'appelle la réaction de la communauté internationale.
Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les Libanais n'ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats.
Règle numéro 6 : Les Israéliens ont le droit d'enlever autant de Palestiniens qu'ils le souhaitent (environ 10 000 prisonniers à ce jour, dont près de 300 enfants). Il n'y a aucune limite et ils n'ont besoin d'apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique 'terroriste'.
Règle numéro 7 : Quand vous dites 'Hezbollah',
il faut toujours rajouter l'expression 'soutenu par la Syrie et l'Iran'.
Règle numéro 8 : Quand vous dites 'Israël', il ne faut surtout pas rajouter après : 'soutenu par les États-Unis, la France et l'Europe', car on pourrait croire qu'il s'agit d'un conflit déséquilibré.
Règle numéro 9 : Ne jamais parler de 'Territoires occupés', ni de résolutions de l'ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève.
Cela risque de perturber le téléspectateur et l'auditeur de France Info..

Règle numéro 10 : Les Israéliens parlent mieux le français que les Arabes.

C'est ce qui explique qu'on leur donne, ainsi qu'à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9).

Cela s'appelle de la neutralité journalistique...
> A Méditer...
Bernard Langlois


6-3 L'affaire Hariri ébranle... les journalistes occidentaux.

Après une période d'attention extraordinaire, au lendemain du meurtre de Rafik Hariri, avec quotidiennement de nouvelles analyses sur l'implication syrienne, l'affaire a plus ou moins sombré dans l'oubli.

Depuis quelques semaines, une série d'événements relayés par les dépêches d'agences ont atterri dans les rédactions.

Le lecteur occidental n'aura cependant pu suivre ces nouveaux rebondissements que par de courts articles, sans qu'il soit réellement possible de les suivre avec une certaine continuité.

Mais, malgré une succession de rebondissements qui font tourner le machin au bazar le plus complet, depuis quelques jours, c'est un unique article du Spiegel que nos médias ont décidé de relayer.

1er mars 2009, le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) entame ses travaux.

Marwan Hamadé commente:

Ce tribunal est un tournant majeur pour le Liban et un exemple pour toute la région parce qu’il va démontrer que l’impunité a pris fin.

Mais, quatre jours auparavant, une information ne passionne pas les géo-stratèges de nos médias:

La justice libanaise a décidé de relâcher sous caution les frères Mahmoud et Ahmad Abdel Aal et le Syrien Ibrahim Jarjoura, soupçonnés d’avoir passé sous silence des informations et induit les enquêteurs en erreur après l’attentat qui avait coûté la vie à l’ancien premier ministre.

C'est suffisamment énorme pour que nos médias s'en contrefichent. Pourquoi relâcher, juste avant le lancement du tribunal, ceux qui sont accusés d'avoir orienté l'enquête sur la voie syrienne par des faux témoignages, faux témoignages dont beaucoup affirment qu'ils ont été achetés par la «majorité» libanaise?

Malgré le sujet (libération d'hommes accusés d'avoir porté les faux témoignages impliquant les 4 généraux libanais et les autorités syriennes, peut-être soudoyés par des proches de Saad Hariri), l'article de Libé ne développe que les accusations contre les généraux libanais («les quatre généraux ont été mis en examen pour “meurtre par préméditation”, “tentative de meurtre par préméditation”, et “perpétration d’actes terroristes”), et répètent les accusations contre la Syrie («Les deux premiers rapports de la Commission d’enquête de l’ONU, créée deux mois après l’assassinat du richissime homme d’affaires, avaient conclu à des «preuves convergentes» sur l’implication des renseignements syriens et libanais et cité les noms de proches du président syrien Bachar al-Assad.»). Accusations dont, à ce moment, les seuls «preuves» connues sont les faux témoignages des trois hommes qui viennent d'être spectaculairement relâchés juste avant l'établissement du TSL.

Le 2 mars, plein d'assurance, Laurent Joffrin est certain de ses preuves:

Tous ceux qui ont approché un tant soit peu le dossier Rafic Hariri savent que les services secrets syriens sont impliqués, de très près ou d’un peu plus loin, dans l’assassinat du leader libanais. C’est la conviction, en tout cas, des enquêteurs qui se sont succédé pour élucider le crime. C’est la raison d’être du tribunal international qui vient de se mettre en place aux Pays-Bas. Dans cette affaire, comme dans tant d’autres événements criminels au Liban, tous les chemins mènent à Damas.

Suivant ce que Joffrin définit explicitement comme une parfaite «enquête à charge», Jean-Pierre Perrin, lui, nous pond un dossier d'accusation complet dans le même numéro: «Un attentat à la syrienne».

De manière très spectaculaire, non seulement Laurent Joffrin sait après le meurtre que les Syriens en sont les auteurs sans avoir besoin d'un tribunal international, mais Jean-Pierre Perrin explique carrément que tout le monde savait qu'ils étaient les meurtriers avant même que l'attentat ne soit commis.

Et là, patatra, le 29 avril, «Le Tribunal spécial pour le Liban ordonne la libération de quatre généraux».

Les quatre personnes concernées sont les généraux Jamil Mohamad Amin El Sayed, Ali Salah El Dine El Hajj, Raymond Fouad Azar et Mostafa Fehmi Hamdan, a précisé le tribunal dans un communiqué.

Là encore, c'est énorme, et nos médias ont du mal à synthétiser la situation. Il n'y a plus de «piste syrienne» (en tout cas publiquement connue), puisque les quatre uniques inculpés du meurtre viennent d'être relachés. Quant à ceux qui avaient porté les faux témoignages à leur encontre, ils ont été libérés par la justice libanise fin février (on ne s'interrogera donc pas plus avant sur les commanditaires et le motif de ces faux témoignages).

Les médias occidentaux ont du mal à l'écrire: il n'y a plus aucun accusé, inculpé, ou emprisonné,

dans l'affaire Hariri. Peut-on imaginer pire situation?

Laurent Joffrin et Jean-Pierre Perrin se portent candidats au suicide par le ridicule (malheureusement, c'est une forme de suicide particulièrement longue et pénible, qui peut durer toute une carrière).

Au Liban, Hamadé et Saad Hariri prétendent faire confiance à la justice internationale, et ce genre de sornettes. Mais Robert Fisk explicite, le 30 avril, la nouvelle propagande de la «majorité antisyrienne» dans The Independent.

Once more the UN donkey, clip-clopping on to the world stage after the murder of Mr Hariri, has been proved a mule. [...] Barack Obama's new friendship with President Bashar al-Assad of Syria must be going great guns. [...] So who killed Rafiq Hariri? Until yesterday, the Lebanese, whose protests after the massacre forced the Syrian army out of Lebanon, thought they knew. And who was it who wanted, as President of the United States, to open a new door to the Syrians? President Obama. And who was it who stood next to Rafiq Hariri's son, Saad, in Beirut, three days ago, to assure him of US support? Why, Mr Obama's Secretary of State, Hillary Clinton, of course.

On se frotte les yeux. Selon la propagande haririenne, désormais: la Tribunal international est instrumentalisé politiquement par les États-Unis, et les États-Unis ont décidé de vendre le Liban à leurs nouveaux amis syriens. Évidemment, si vous aviez prétendu, quelques semaines plus tôt, que l'enquête internationale était instrumentalisée politiquement par les Américains, vous étiez un affreux propagandiste de l'axe irano-syrien.

Depuis, naturellement, toutes les théories «alternatives» ressurgissent.

La plus spectaculaire, ce sont les déclarations de Wayne Madsen sur Russia Today. Il prétend que c'est un «escadron de la mort» aux ordres de Dick Cheney qui a commis le crime. Il s'appuierait sur des révélations à venir de Seymour Hersh. Ce dernier a démenti, il y a quelques jours, avoir fait les déclarations qui lui sont imputées (ce qui semblait pourtant assez évident: Hersh n'est pas né de la dernière pluie, du genre à raconter ses scoops en «off» avant d'avoir terminé d'écrire un livre ou un article). Mais la vidéo et ces «révélations» ont déjà fait le tour des internautes libanais, par exemple sur ce site belge du mouvement aouniste.

Ignorant encore la décision du tribunal de libérer les généraux libanais, Georges Malbrunot se lance sur la piste d'«exécutants islamistes» venus d'Arabie saoudite et d'Irak (29 avril). Des exécutants qui seraient donc des islamistes sunnites, liés aux groupes déjà connus au Liban. Malgré les références à l'Arabie saoudite, à l'Irak et aux salafistes sunnites, Malbrunot se pose tout de même la question suivante:

Quels peuvent être les commanditaires du crime?

La Syrie?

L'Iran?

Les deux, aidés par le Hezbollah?

Le 15 mai, Syria Comment profite de cette «piste islamiste» pour enfoncer le clou et expliquer que «la théorie la plus simple», c'est que ces groupes islamistes avaient leurs propres motifs pour assassiner Hariri et qu'ils peuvent très bien avoir agi de leur propre chef.

Et pendant ce temps-là, au Liban, on n'arrête plus d'arrêter des espions au service du Mossad. Et «la piste du Mossad» dans l'affaire Hariri est, évidemment, incontournable au Liban (et non, comme se l'imagine Libération, pour cause de paranoïa maladive du Hezbollah).

Richard Labévière est de retour et publie La Tuerie d'Ehden ou la malédiction des Arabes chrétiens, dans lequel il accuse le Mossad d'avoir organisé le massacre du clan Frangié perpétré par Samir Geagea en 1978. Rien à voir avec l'affaire Hariri, mais puisque Geagea est toujours là, que le Mossad aussi...

Bref, c'est la curée: la thèse jusque là soutenue par les occidentaux et leurs alliés au Liban s'est (au moins apparemment) effondrée, et les théories plus ou moins opposées, plus ou moins crédibles, poussent comme des champignons. Avec les élections législatives au mois de juin.

Toutes ces théories «alternatives» ont été soigneusement éloignées des pauvres oreilles des citoyens européens (pourquoi pas à raison). On s'est déjà fait balader une fois, on va peut-être faire attention désormais.

Sauf que. Le Spiegel publie un article en allemand annonçant de nouvelles «preuves», une nouvelle «piste»: l'enquête internationale détiendrait la preuve de la culpabilité directe du Hezbollah, et refuserait de rendre ces preuves publiques pour des raisons inconnues. Le Hezbollah dément, l'AFP en fait une dépêche.

L'article est republié le 23 mai en anglais, et les médias français s'emparent de ces «révélations» (le Journal du monde, ce soir sur LCI, offrait comme chaque jour un spectacle proprement sidérant).

Libération:

La commission d'enquête chargée de faire la lumière sur l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri s'orienterait désormais vers une piste menant au mouvement chiite Hezbollah, révèle l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Quand au Figaro, il ne met aucun conditionnel dans son titre: «Assassinat d'Hariri : l'enquête accuse le Hezbollah»

Le principal souci avec cet article du Spiegel, c'est tout de même de présenter comme des preuves nouvelles, un tournant dans l'enquête, le contenu exact d'un article déjà publié par George Malbrunot dans le Figaro... le 19 août 2006, et intitulé «L'ombre du Hezbollah sur l'assassinat de Hariri».

Non seulement la piste est la même (le Hezbollah), mais la façon de résoudre l'affaire et de débusquer les responsables sont exactement identiques. On a un cercle d'utilisateurs de téléphones portables, utilisés pour traquer les déplacements de Rafik Hariri, puis ces téléphones ne sont plus utilisés à partir du jour de l'attentat. Mais l'erreur d'un de ses membres consiste, justement, à passer un unique coup de fil, qui permet aux enquêteurs de remonter tout le réseau.

Ce scénario est strictement identique dans la version de Malbrunot dans le Figaro du 19 août 2006 (qu'il tiendrait notamment d'«un proche de Saad Hariri») et dans la version du Spiegel du 23 mai 2009.

Trois ans d'écart, le même scénario, il suffit d'ajouter les termes «New Evidence», «new and explosive results» et «Intensive investigations in Lebanon are all pointing to a new conclusion»... pour que tous les médias français reprennent, y compris le Figaro, ce que le Figaro avait déjà publié comme des révélations «de source sûre».

Et George Malbrunot, qui continue pourtant d'écrire dans le Figaro, ignorait que sa «piste du Hezbollah» allait être réchauffée par les Allemands quand il évoquait, récemment, la piste des «exécutants islamistes» (sunnites).

Je ne suis pas totalement fâché que les médias d'ici n'évoquent pas toutes les théories «alternatives» quant au meurtre de Rafik Hariri. Un peu de recul et d'enquête avant de publier n'importe quoi ne fait pas de mal.

Malheureusement, l'enthousiasme soudain pour les nouvelles «révélations» du Spiegel prouvent que ça n'était pas un souci de recul et d'enquête qui retenait nos journalistes.

25 mai

Source : Loubnan ya Loubnan
http://tokborni.blogspot.com/... 



7 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

7-1 Très Grandes Manœuvres électorales.

La soi-disant UDMO*, qui est en fait l’UEAVRMHNU**, vient de trouver une manière originale d’intervenir dans les affaires du monde, en d’autres termes de pratiquer l’ingérence dans les campagnes électorales en cours au Liban (élections législatives du 7 juin),

en Iran (élection présidentielle du 12 juin)

et

en Europe (élections du Parlement européen le 7 juin) : la guerre virtuelle.

L’ensemble de la machine de guerre sioniste est engagé toute cette semaine dans des TGM (très grandes manœuvres) visant à entretenir le SSPT (syndrome de stress pré-traumatique***).
Le but déclaré de ces manœuvres est de tester la capacité de riposte israélienne à une attaque aérienne et de missiles.

Ni le Hamas ni le Hezbollah ne disposant d’aviation, ou alors ils l’ont bien cachée, une telle attaque ne pourrait évidemment venir que de l’Iran, selon les fous furieux qui gouvernent l’UDMO.

Bon, d’accord, ce n’est pas une « vraie » guerre, c’est seulement une guerre virtuelle, mais quand même, le but est toujours le même : terroriser à la fois la population israélienne, palestinienne, libanaise, iranienne et européenne, sans oublier les Égyptiens, qui accueillent pour la première fois le néo-élu Obama, qui va tenir son grand discours aux Arabes (au grand dépit du palais royal marocain, qui avait lancé une grande campagne de lobbying à Washington pour que le nouveau président US vienne faire son discours aux Arabes à partir du Maroc, recrutant même pour cela le maire de Washington, qui a une lointaine origine marocaine).
Ces TGM sont donc aussi un message envoyé à Obama, au cas où il serait tenté de prendre quelques distances avec Israël.
À propos de guerre virtuelle : vu qu’Israël, ces derniers temps, n’arrive plus à gagner les vraies guerres qu’il mène, au Liban comme à Gaza, peut-être qu’il devrait transformer Tsahal en entreprise de production de videogames, ce qui lui coûterait moins cher et lui rapporterait bien plus.
* Unique démocratie du Moyen-Orient : c’est ce qu’ils disent
** Unique État-atomique-voyou-raciste-membre hostile des Nations unies : depuis l’assassinat du Comte Folke Bernadotte le 17 septembre 1948 jusqu’au bombardement des écoles et dépôts alimentaires des Nations Unies à Gaza en janvier 2009, en passant par le bombardement de Qanaa (Liban) le 18 avril 1996 (105 civils massacrés), Israël est le seul État membre des Nations Unies à s’être livré à des actes de guerre déclarés contre cette organisation.

Lire à ce sujet Le syndrome de stress pré-traumatique – Un aperçu de la psychose collective israélienne, par Gilad Atzmon

http://kayman-coupsdedent.blogspot.com/


7-2 Rencontre de réconciliation entre le chef du Hezbollah et le leader druze Walid Joumblatt.

Le chef du parti chiite Hezbollah et celui de la communauté druze libanaise se sont engagés à travailler ensemble, à l'occasion d'une réunion rarissime qui pourrait être une étape dans la réconciliation des factions en vue de la formation d'un gouvernement d'union nationale au Liban.

La rencontre, qui s'est déroulée jeudi soir, était la première depuis plus de trois ans entre le chef du parti de Dieu, cheikh Hassan Nasrallah, et le chef druze Walid Joumblatt, président du Parti socialiste progressiste (PSP) et une des principales figures du Mouvement du 14-mars, la coalition pro-occidentale ayant remporté la majorité lors des élections du 7 juin.

Dans un communiqué vendredi, le Hezbollah précise que les deux hommes ont décidé de faire passer le Liban "d'un état de crise à un état de coopération".

Les deux hommes étaient en conflit depuis fin 2005. Joumblatt accusait le Hezbollah de chercher à déstabiliser le Liban pour le compte de ses "parrains" iraniens et syriens.

La réunion devrait aplanir le terrain en vue des consultations sur la constitution d'un nouveau gouvernement dans les semaines à venir. Le sunnite Saad Hariri, dirigeant du Courant du Futur, serait prêt à devenir Premier ministre d'un gouvernement d'union nationale.

La chaîne du Hezbollah Al-Manar a diffusé des images de la réunion, sans dire où elle a eu lieu. Nasrallah est dans la clandestinité, sans doute dans les quartiers sud de Beyrouth, son bastion, depuis la guerre de l'été 2006 avec Israël.

Une réunion de réconciliation similaire avait eu lieu l'année dernière entre Nasrallah et Hariri.

Les tensions entre les partisans de Hariri et Joumblatt et les militants chiites du Hezbollah avaient débouché sur une flambée de guerre urbaine dans Beyrouth en mai 2008, qui avait fait 81 morts.

( Vendredi, 19 juin 2009 - Avec les agences de presse )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article635


7-3 Dix Libanais inculpés d’espionnage au profit d’Israël.

Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le magistrat Sakr Sakr, a inculpé hier dix Libanais d'espionnage au profit Israël, portant ainsi à cinquante-cinq le nombre des personnes poursuivies dans ce dossier. Seuls quatre de ces dix inculpés (Youssef Abdouche, Émile Abou Safi, Georges Abou Safi, Ali Mallah) sont en détention. Les six autres (Kaido Berro, Jaafar Halaoui, Wadih Keyrouz, Faouzi el-Alam, Élias Abou Safi, Salah Berro) n'ont toujours pas été arrêtés. Ils sont accusés de « collaboration avec l'ennemi israélien et d'avoir fourni à l'État hébreu des informations sur (des positions) civiles et militaires ». Huit parmi eux ont en outre été inculpés de trafic de drogue.
Par ailleurs, notre correspondante à New York, Sylviane Zehil, a rapporté que le représentant permanent du Liban auprès de l'ONU, Nawaf Salam, a adressé deux lettres identiques datées du 2 juin 2009 et devenues documents officiels le 4 juin, au secrétaire général et au président du Conseil des Nations unies.

Dans ces lettres, M. Salam précise que les 7, 17 et 18 mai dernier, les forces israéliennes ont autorisé des citoyens libanais recherchés pour intelligence avec l'ennemi à « franchir la ligne bleue et la clôture technique à l'intérieur du territoire palestinien occupé ».
« Mon gouvernement considère que cela constitue une atteinte flagrante à la souveraineté de mon pays et une violation des dispositions de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, écrit M. Salam. Il exige la condamnation la plus ferme sur base des principes et des dispositions du droit international et les coutumes internationales. »
Signalons en outre que le bureau d'information du ministre des Télécommunications a souligné dans un communiqué que « les équipes techniques relevant des deux compagnies de téléphonie mobile ont détecté un parasitage dans le réseau au Liban-Sud en provenance d'Israël ». M. Gebran Bassil a aussitôt discuté avec le ministre des Affaires étrangères de la possibilité d'intenter un procès contre Israël, « puisqu'il s'agit d'une atteinte à la souveraineté du pays », précise le communiqué

http://www.lorientlejour.com:80/article/620752/Dix_Libanais_inculps_despionnage_au_profit_dIsral.html.

05-06

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article581


7-4 Un secret commun liait tous les membres des réseaux d’espionnage pour le compte d’Israël.
Le directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, a indiqué hier qu'il « y a un secret commun qui lie tous les membres du réseau d'espionnage au profit d'Israël. C'est grâce à ce secret qu'ils ont pu être suivis et démasqués. Pourtant, les membres de ces réseaux ne se connaissaient pas et n'étaient pas liés entre eux ». « Nous avons réussi à asséner un coup à l'infrastructure des renseignements israéliens au Liban qui a été construite au fil de longues années. Pour reconstruire ces réseaux, Israël aura besoin de beaucoup de temps », a-t-il ajouté.

Il a souligné que « c'est grâce aux FSI que les réseaux d'espionnage  pour le compte d'Israël ont été découverts » et que c'est l'organisme qu'il représente « qui a mis en garde le Hezbollah, l'informant que ces réseaux ont noyauté la Résistance ».

Le général Rifi a assuré que « les cellules du réseau d'espionnage sont en train de tomber les unes après les autres. Des membres de ces cellules ont été arrêtés, certains ont pris la fuite alors que d'autres sont toujours en liberté et seront tôt ou tard arrêtés ».
Évoquant l'enquête et les interrogatoires, le général Rifi a souligné que « les enquêteurs mettent surtout l'accent sur l'assassinat de Ghaleb Awali, membre du Hezbollah, tué à Haret Hreik le 19 juillet 2004.
L'enquête a montré que c'est Nasser Nader, important membre du réseau, arrêté il y a quelques semaines, qui avait exécuté l'opération, et cela même si Nader affirme qu'il avait fait la planque et que c'étaient les Israéliens qui avaient exécuté l'opération », a-t-il dit, qualifiant d'importante l'arrestation de Nasser Nader.
Le général Rifi a souligné que jusqu'à présent, neuf réseaux ont été découverts par les FSI et six autres par l'armée libanaise. En tout, donc, quinze réseaux ont été découverts et leurs membres sont en train d'être arrêtés progressivement.

03-06

http://www.lorientlejour.com/article/620325/Rifi%3A_Un_secret_commun_liait_tous_les_membres_des_rseaux_despionnage_pour_le_compte_dIsral.html



8 Pièce jointe

8-1 Sayed Nasrallah: la résistance saura contrer les défis dangereux qu'elle traverse.

Dans son troisième et dernier discours pour commémorer la neuvième célébration de la victoire de la résistance et de la libération du Liban sud en l'an 2000, le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a mis en garde que cette résistance traverse des défis dangereux et énormes.

Le plus important de ces défis étant celui de vouloir le désarmer, par la force ou par le dialogue. Inscrivant ces défis dans le cadre de la stratégie menée par l'entité sioniste contre le Hezbollah, depuis la libération, Sayed Nasrallah estime que les moyens internes et externes déployés pour cette fin n'en sont pas à leur fin. L'une d'entre elle serait celle d'accuser le Hezbollah de terrorisme interne et international, lui imputant plusieurs crimes, dont entre autre celui qui a coûté la vie à l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, comme l'a véhiculé dernièrement l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Et de promettre au public de cette résistance que celle-ci s'en sortira la tête haute et saura affronter ces défis.

Les idées principales du discours du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah en ce vendredi 29-05-09 lors d'un festival dans la ville de Baalbek, à l'est du Liban, pour célébrer la neuvième commémoration de la victoire de la résistance contre l'entité sioniste et le retrait israélien du Liban sud en l'an 2000, après 17 années d'occupation israélienne. ((Cette région respectable du Liban a formé avec ses habitants et ses montagnes et vallées une base pour lancer la résistance, et c'est bien ici que se sont formés les premiers combattants de la résistance dans les bras de notre frère et maître Sayed Abbas Moussaoui Dès les premiers jours la Békaa et Baalbek Hermel sont rapidement devenus l'abri de tous ceux qui, au sud du Liban, ont été amenés à quitter leurs régions occupées par l'ennemi sioniste C'est là que s'est ouverte la base de lancement de la résistance, les centres de recrutement, d'entrainement, et d'armement.. Or cette participation n'était pas seulement logistique, mais elle s'est illustrée aussi en envoyant vos fils, de la Békaa, de Rachaya, vers le Liban sud, vers Beyrouth, vers la banlieue, même après le retrait en l'an 2000. Vous avez porté le fardeau de la libération jusqu'à la fin. Même pendant la guerre de Juillet, les fils de la Békaa se trouvaient sur tous les fronts, tandis que cette région était sous le feu des bombardements israéliens, non pas parce qu'elle est l'avant-garde de la résistance, mais parce que la Békaa est le fief de la résistance. Oui la Békaa a été le frère jumeau du sud, de par la guerre dure infligée, de part les destructions qu'elle a subies, et le prix qu'elle a payé… Oui, vous n'avez jamais eu cette mentalité sectaire ou régionale, selon laquelle la Békaa devrait être perçu à l'écart du Sud, qui était lui sous occupation, alors que lui ne l'était pas.. Tout au long de l'histoire, lors de la bataille, il y a eu toujours le front des combattants, et celui qui refusent le combat, pour des prétextes diverses, entre autre des fatwas. Vous auriez pu le faire, mais vous ne l'avez pas fait Vous auriez pu prétendre que votre région était abandonnée, et que vous n'étiez pas impliqués dans ce conflit, mais vous ne l'avez pas fait Vous avez aspiré à toute la patrie Je témoigne devant Dieu et l'histoire que vous aviez une attitude religieuse, pieuse, prophétique, coranique, morale et nationale. Vous avez alors combattu avec persévérance et patience sans attendre qu'on vienne vous porter assistance, qu'on vous pousse à le faire, ou sans attendre un quelconque consensus. Non vous n'avez pas attendu un consensus national Nous aurions voulu un consensus national, bien entendu, c'est certes meilleur, Mais il faut savoir que jamais lors d'un conflit il peut y avoir de consensus. Nombreux sont ceux qui se désistent, face à chaque conflit, nombreux sont ceux qui prennent la fuite Dès le début, la résistance n'a pas fait l'objet d'in consensus national au Liban.. Est-ce qu'il y avait un consensus avant que le Hezbollah ne fasse son entrée dans la vie politique libanaise? Certains partis n'ont jamais adopté de positions qui sympathisent avec la résistance Mais en revanche il y a eu un soutien populaire de la part de tous les nationalistes, de tous ceux qui croient en la dignité du Liban. Comment lancer le crédo " le Liban d'abord" tout en admettant les violations israéliennes incessantes du Liban, tout en admettant que des territoires libanais, les hameaux de Chébaa et les collines de Kfar Chouba soient toujours sous occupation, que le Liban se trouve toujours dans une zone dangereuse, et ce sans rien faire contre, et sans broncher.. Vous étiez parmi les premiers qui ont protégé la résistance et ce malgré la négligence dont vous faites l'objet de la part de l'état, Vous n'avez pas abandonné votre devoir à l'égard de votre patrie pour autant Malgré l'avarice de l'état à votre égard, vous n'étiez pas avare en donnant votre sang Ce jour est votre fête, celle de vos martyrs, de vos blessés et des détenus libérés.. et celle de votre fils Sayed Abbas Moussaoui, d'Oum Yasser et du petit martyr Hussein. Public de la résistance, sachez que la résistance traverse des défis à l'heure actuelle et dans l'avenir, des défis grands dangereux; ce qui nous incombe de grandes responsabilités Après la libération du 25 mai, les sionistes ont adopté une nouvelle stratégie. Elle a été annoncée par la voix de l'ex-ministre israélien des affaires étrangères, Sylvain Shalom. il avait alors dit qu'Israël allait agir en sorte pour que mettre toute la communauté internationale contre le Hezbollah, et de faire décréter des résolutions internationales contre le Hezbollah pour mettre fin au Hezbollah, en le consacrant en tant qu'une organisation terroriste dans la plupart des pays Après l'an 2000, certains pays ont acquiescé la demande, comme la Hollande, d'autre ont refusé comme la France, d'autres ont une formule médiane, comme la Grande Bretagne Shalom avait en personne reconnu que c'est Israël qui a été derrière la résolution 1559. Certain libanais avait donné leur contribution, leur participation, dans cette résolution; peut-être sans être conscients de ses dimensions israéliennes. Peut être qu'il y a eu un recoupement d'intérêts, internes et externes pour confectionner la 1559 et mettre la résistance sous pression. Mais Shalom reconnaît que cette résolution a été faite par Israël. Et puis il y eu plusieurs évènements qui se sont succédés: les attentats du 11 septembre, l'invasion de l'Afghanistan, celle de l'Irak, puis il y a eu l'assassinat du Premier ministre Rafic Hariri, le départ des troupes syriennes du Liban, et l'avènement de cette équipe politique au pouvoir. Dès le début, malgré l'alliance quadripartite, malgré notre grande ouverture, c'est le thème de l'armement de la résistance qui était le plus récurent. Il a été formulé entre le terme du désarmement et celui de déposer les armes. Bien entendu, le terme désarmement insinue le recours à la force D'autres n'ont pas véhiculé cette logique, parce qu'ils savaient qu'ils ne peuvent pas désarmer la résistance par la force; alors ils ont suggéré que cet armement soit livré volontairement par la résistance. On nous a mis face à cette échéance comme s'il n'y avait aucune crise au Liban, aucun problème économique, social, comme si le Liban n'avait pas 40 à 50 milliards de dollars de dettes, comme s'il n'y avait pas d'occupation ou de violations israéliennes comme s'il si ce n'est pas cet armement qui a libéré le Liban de la plus grande invasion israélienne d'un pays arabe. Moi je leur répondais à chaque fois, allez résoudre les problèmes des gens, pour qu'ils sachent que vous êtes réellement responsables; allez renforcer l'armée, après venez nous parler d'armements Or il s'est avéré que le délai qui leur était donné n'était pas long, mais limité. En échange, nous avons proposé le dialogue et avons lancé le débat sur une stratégie défensive nationale, même après l'accord d'entente conclu avec le Courant patriotique libre, nous les avons invités à y participer; pour savoir comment protéger le Liban, libérer les territoires occupés, et les détenus dans les geôles israéliennes, faire face aux menaces et aux violations israéliennes, Nous avons senti que certains n'avaient de souci que de désarmer le Liban et rien d'autre Cette mentalité est responsable de l'impuissance du Liban face à l'ennemi sioniste, cette mentalité qui refuse de répondre à la question de savoir protéger le Liban, et qui n'a eu pour réponse pendant longtemps que de lancer:" la force du Liban réside dans sa faiblesse" Savez-vous qu'en 1967, lorsqu'un général israélien s'était demandé à quelle troupe il fallait s'attendre du Liban, la seule réponse qu'il a eu de son supérieur israélien était " une troupe musicale" . Celui qui a rendu le Liban l'équation la plus difficile face à Israël n'est pas la troupe musicale mais votre résistance, votre force, et votre persévérance. Nous avons fait l'objet de beaucoup de pressions internes et externes, mais nous sommes restés attachés à notre résistance tout de même. Après l'échec des efforts politiques, il y a eu le guerre de juillet qui voulait éradiquer cette résistance et d'écrase l'environnement populaire qui la sauvegarde; là aussi, c'est grâce à votre patience et persévérance et à celle des combattants que cette guerre a été échec cuisant Après la guerre, on est revenu à la même symphonie, celle de l'armement de la résistance.. Regardez, Israël qui a subi la défaite tente de puis trois ans de tirer les leçons de sa défaite, en effectuant des manœuvres, en apportant encore plus d'armements, en plus de l'arsenal immense qu'il détient déjà, Alors qu'ici, cette résistance qui est la seule force capable de défendre le pays se doit de répondre à ceux qui lui exigent de déposer ses armes, et refusent même de mettre au point une forte stratégie. Où est donc la justice? Israël s'apprête et le Liban ne fait rien

 

Vive le Liban, vive la résistance, et Salam alaykoum.

Suite pièce jointe SUR DEMANDE.

30 Mai 2009

http://www.almanar.com.lb
http://www.alterinfo.net/Sayed-Nasrallah-la-resistance-saura-contrer-les-defis-dangereux-qu-elle-traverse_a32904.html



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" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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