Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

30/06/2009

n°106 - dossiers du liban - 28-06 –Suite - : En Iran comme au Liban on a assisté à une immixtion occidentale massive

n°106 - dossiers du liban - 28-06 –Suite  - : En Iran comme au Liban on a assisté à une immixtion occidentale massive.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban 

n°106 du 28-06

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Dossiers (suite)

1-5 Nasrallah : nous nous devons d'être réalistes dans notre autocritique et ne pas nous laisser happer par l'autoflagellation.

1-6 Juan Miguel Muñoz : Face à la crise iranienne, le Hezbollah et le Hamas restent prudents.

1-7 Christian Bouchet : Le Mossad tue au Liban.



1-5 Nasrallah : nous nous devons d'être réalistes dans notre autocritique et ne pas nous laisser happer par l'autoflagellation.
Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a dit, dans un discours, « certaines vérités qui doivent être dites » car « nous nous devons d'être réalistes dans notre autocritique et ne pas nous laisser happer par l'autoflagellation ». Il a notamment dénoncé avec une très grande fermeté le communiqué de Bkerké publié au soir des élections législatives dans lequel le cardinal maronite, le patriarche Nasrallah Sfeir, avait affirmé que l'« entité libanaise et son visage arabe » sont menacés.
« Je voudrais mettre l'accent sur quelques sujets importants qui ont trait aux élections afin de corriger certaines choses parce que depuis le 7 juin, tout le monde a donné son analyse, tout le monde a dressé son bilan.

Nous sommes aujourd'hui en train de faire notre propre bilan afin de tirer les conséquences adéquates et de déterminer les étapes à venir », a d'emblée affirmé Hassan Nasrallah.
Le secrétaire général du Hezbollah a toutefois voulu préciser que ses propos « ne sont pas de nature à remettre en question l'acceptation des résultats des législatives » ni à « battre en brèche le climat d'apaisement » qui prévaut actuellement.

« Il était clair dès le début que notre objectif n'est pas d'augmenter le nombre de sièges dont nous disposons au Parlement, mais de remporter en tant qu'opposition la majorité des sièges afin que nous puissions mettre en œuvre notre programme de réformes », a indiqué le secrétaire général du Hezbollah, avant de nier en bloc les rumeurs qui ont circulé et qui avaient laissé entendre que « le Hezbollah ne désirait pas remporter la bataille électorale parce qu'il avait peur des conséquences de cette victoire ». « Je ne vous cache pas que nous nous étions préparés à cette victoire parce qu'elle aurait entraîné d'importantes responsabilités », a-t-il souligné sur ce plan.

Le deuxième grand titre de cette intervention, a indiqué le chef du Hezb, s'articule autour du discours « médiatique et politique » parce que « l'autre partie a lancé une campagne comportant d'importantes accusations ».

Pour Hassan Nasrallah, le camp adverse ne s'est pas empêché de « mentir, de tenir des propos diffamatoires, alors que nous n'avons pas agi de la sorte parce que nous sommes tenus par une certaine ligne de conduite du fait de notre engagement religieux et moral ».

Citant certains « mensonges » qui ont circulé durant la campagne électorale, il a cité « le gouvernement des trois tiers et le raccourcissement du mandat du Président de la république.

Hassan Nasrallah a ainsi clairement et fermement indiqué « le communiqué publié par le patriarche maronite Nasrallah Sfeir à la veille des élections qui, paraît-il, a été retiré par la suite, mais qui effectivement a été publié et qui a été axé sur la menace de l'entité et du changement de l'identité du Liban ». « J'avoue ne pas avoir compris en tant que citoyen libanais comment la victoire de l'opposition aurait été susceptible de changer l'identité du Liban et son entité. Je note au passage que SaBéatitude siège au patriarcat depuis les années 80 et je ne l'ai jamais entendu dire que l'entité libanaise était menacée avec tout ce qu'Israël a commis comme méfaits. Les propos de (Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu ne méritent-ils pas que le patriarche se montre inquiet ? »
Et de poursuivre : « Dans son discours, le patriarche aborde l'identité arabe du Liban et affirme qu'elle est menacée. Nous autres, au sein de l'opposition, sommes-nous arabes ou non ? S'il insinuait la Syrie, la Syrie est arabe. Et si le Liban entretient des relations privilégiées avec la Syrie ou avec n'importe quel autre pays, est-ce que cela signifie que cette relation entretient le visage arabe plus qu'une autre ? Peut-être que c'est l'Iran qui était désigné (...) et dans ce cas, le fondateur de la République islamique est arabe. Nous exigeons une explication du patriarche sur la manière dont la victoire de l'opposition menaçait l'identité arabe du Liban, et à ce moment nous ferons un certain nombre de propositions pour renforcer le visage arabe du pays et nous demanderons à Sa Béatitude de les appuyer. »

Le cas de Zahlé
S'attardant d'autre part sur la notion de wilayet el-fakih, Hassan Nasrallah a indiqué qu'il est « permis de parler de la relation du Hezbollah avec la Syrie et l'Iran. Cela en soit ne constitue pas un problème car ces propos sont politiques. Mais je souligne ici les dispositions de la Constitution libanaise qui protège la liberté de croyance. Partant de là, personne n'a le droit d'offenser les croyances religieuses d'autrui, même s'il ne les partage pas. La wilayet el-fakih concerne notre croyance, et le fait de s'y attaquer offense notre religion (...) Je demande en toute politesse à tous les médias de ne plus attaquer notre religion (...) ».
Se prononçant par ailleurs sur les récents événements en Iran, il a « conseillé » aux membres de l'alliance du 14 Mars de « s'abstenir » de les commenter car ils ne sont pas « assez cultivés » pour le faire.
Revenant sur le nombre d'émigrés qui sont venus au Liban pour voter le 7 juin, il a commencé par indiquer que « le vote des émigrés, même ceux qui ne se sont pas rendus au Liban depuis 50 ans, est un droit et nous ne le nions pas (...) mais ce qui est clair, c'est que des dizaines de milliers d'émigrés ont été ramenés au pays, et plus précisément à Zahlé, ce qui a changé l'équation, et sans cela, nous aurions au moins obtenu un 64-64 ».
Citant des informations parues dans la revue américaine Newsweek, il a indiqué que le chiffre publié par cette revue - 750 millions de dollars - pour la campagne de la majorité était un vrai chiffre. « À Zahlé, il y a des témoins qui ont vu le prix d'une voix monter à plus de deux mille dollars au fur et à mesure que l'heure de la fermeture des bureaux de vote approchait. Cela est-il de nature à exprimer la volonté des Libanais ? Au contraire, cela est de nature à changer les résultats sur le plan de la représentativité légale, et nous suivrons cette affaire par le biais de la procédure légale. »
Les chiites et les Arméniens
L'autre point développé par Hassan Nasrallah lors de son intervention fleuve d'hier soir est « l'incitation confessionnelle, religieuse et ethnique qui a commencé avant les élections et qui se poursuit encore aujourd'hui». Cela est « plus grave que l'argent politique et l'inégalité des chances », a-t-il indiqué, car « cela ouvre des plaies historiques ». « Les deux composantes de la société qui ont été la cible de ces incitations sont les chiites et les Arméniens », a-t-il ainsi précisé, avant de relever que les Arméniens ont été libanisés il y a 100 ans de cela et « il est honteux de distinguer entre les différentes origines ethniques » des Libanais. Concernant les chiites, il a nié la victoire du « bloc chiite », rappelant que cette communauté a été marginalisée durant de longues années et qu'elle croit fermement « en la diversité libanaise et en sa spécificité ». « Il n'y a pas de bloc » chiite, a-t-il aussi ajouté, relevant qu'à l'instar de toutes les communautés, les chiites se sont entretués puis ont formé un tronc commun aujourd'hui.
« Il est sympathique pour nous d'entendre que les armes de la Résistance sont hors du débat et uniquement discutables dans le cadre du dialogue national. Nous souhaitons que ce discours rassurant se poursuive (...) À tous ceux qui demandent des garanties à la Résistance, nous leur disons : vous, la base populaire de la Résistance, constituez notre garantie », a noté le secrétaire général du Hezb.
Il est de plus revenu sur les sondages d'opinions sur lesquels l'opposition s'est basée peu avant les élections, affirmant que ces sondages n'ont pas pris en compte les émigrés et que c'est cet élément qui a provoqué la déception de l'opposition.

jun 18, 2009

http://www.lorientlejour.com/


1-6 Juan Miguel Muñoz : Face à la crise iranienne, le Hezbollah et le Hamas restent prudents.

Ndlr : La publication de L'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Les premières félicitations parviennent au mandataire réélu. « La démocratie a vaincu. »

Ce fut une victoire fulgurante, puisqu’elle a eu lieu dès le premier tour et que le pourcentage qu’il a obtenu démontre que c’est un leader aimé par son peuple », affirma Nawar al Sahili, député du parti-milice chiite libanais du Hezbollah. Fauzi Barhoum, porte-parole du Hamas, soulignait, sans allusions personnelles : nous espérons que l’Iran continuera de soutenir les droits du peuple palestinien, de respecter l’élection démocratique des Palestiniens et qu’il nous aidera à mettre fin au blocus de Gaza ».

Il est clair que les manifestations dans les rues des partisans d’Ahmadinejad et de son opposant Mir Hossein Moussavi, la querelle sur le recomptage électoral et les décisions de la hiérarchie iranienne sur les comices se sont dissipés dans les moyens de communication des deux groupes et c’est à peine s’ils reçoivent l’attention de leurs dirigeants. Durant la nuit de mercredi, le chef Hassan Nasrallah, leader du Hezbollah, réapparut à la télévision. Il parla du discours de dimanche du Premier Ministre israélien, Benyamin Netanyahu ; à propos des élections du Liban (il accusa Saad Hariri de fraude, disant qu’il aurait investi 750 millions de dollars dans l’achat de votes dans les districts où eurent lieu les dépouillages des votes), il évoqua également Barack Obama. Aucun mot sur les élections iraniennes.

On ne comprendrait pas la naissance du Hezbollah sans le soutien financier et humain que reçurent les gardiens de la Révolution iranienne, au début des années 80. Un soutien qui se poursuit, inébranlablement, jusqu’aujourd’hui. Il suffit de visiter la banlieue chiite Haret Hrek de Beyrouth, dévastée par Israël pendant la guerre de l’été 2006, pour se rendre compte que des dizaines de millions d’euros ont été investis dans la reconstruction. Nul n’a de doute quant à l’origine de la majeure partie des fonds.

Le Hamas également compte sur l’aide de l’Iran, bien que plus modeste et plus récente. Les devises et les armes qu’il envoie en Palestine sont beaucoup moins importantes que celles que reçoit le Hezbollah, en grande partie à cause du fait qu’Israël et l’Egypte empêchent que l’arsenal des islamistes palestiniens augmente au rythme auquel peut s’alimenter celui de la milice chiite, qui profite des passages de la frontière syro-libanaise afin de se fournir en armes à faible portée.

L’aide se résume à quelques centaines de millions de dollars annuels, à quelques fusées Katiusha, et à l’entraînement de centaines de miliciens du Hamas dans des camps sur le sol iranien et libanais. Mais l’Iran est l’unique soutien important pour une organisation isolée par la quasi-totalité du monde arabe. Néanmoins, le secret est de rigueur lorsque l’on interroge les chefs du Hamas sur leurs liens avec Téhéran.

Des sources proches du mouvement fondamentaliste consultées hier assurent qu’il n’y a pas d’inquiétude au sein du leadership, même s’ils aimeraient que tout continue comme jusqu’alors. L’ex-premier ministre Moussavi ( qui reconnaît le fait historique de l’Holocauste) n’a jamais été un ami de l’Etat sioniste non plus, il décrit d’ailleurs cet Etat pendant les deux dernières décennies comme « une tumeur cancéreuse ». « La peur n’existe pas », affirme la source, « mais Ahmadinejad est une valeur sûre. Cependant, les Islamistes palestiniens, se taisent. Comme rien n’est sûr, il est préférable de ne pas sortir une parole qui pourrait ne pas plaire à Moussavi.

Le Hamas ne peut se permettre de se fâcher avec ses très rares alliés.

Même si, dans le fond, et étant données les différences entre les rivaux politiques iraniens, ils coïncident avec le président des Etats-Unis : l’accès au pouvoir en Iran du candidat appelé réformiste ne supposerait pas non plus un revirement dans les relations du régime perse avec le reste du monde, ni avec le Hamas.

Juan Miguel Muñoz

28 juin 2009
El Païs


1-7 Christian Bouchet : Le Mossad tue au Liban.

De Tony Frangié à Rafik Hariri, le Mossad tue au Liban
Emprisonné pendant onze années à Beyrouth pour ses crimes durant la guerre civile (dont le meurtre du Premier ministre Rachid Karamé en juin 1987) Samir Geagea reçut alors le soutien inconditionnel d’une fraction de la droite nationale française qui, curieusement, voyait en lui un « Gandhi libanais ».
Un ouvrage récent de Richard Labévière,

La tuerie d’Ehden, ou la malédiction des Arabes chrétiens (Fayard), prouve que notre homme avait encore plus de sang sur les mains qu’on se l’imaginait et que, au lieu d’être le nationaliste libanais dont on nous faisait l’éloge, il n’était qu’un mercenaire agissant sous le contrôle du Mossad israélien pour diviser la communauté libano-chrétienne.

Le 13 juin 1978 dans les montagnes du Liban Nord, des unités de combat du Kataëb, le parti que dirige la famille Gemayel, sont engagée dans l’« opération Cèdre ». Elles assiègent le village chrétien maronite d’Ehden, fief de la famille Frangié dont le patriarche a été président de la république libanaise de 1970 à 1976. A 4 heures, elles montent à l’assaut, vingt-huit villageois sont tués. Le fils de l’ex-président Tony Frangié, par ailleurs député, sa femme Véra et leur fille Jihane, trois ans, capturés sont immédiatement assassinés de sang froid.

S’agit-il d’une opération militaire qui aurait mal tournée comme on l’a prétendue ? Que nenni ! Tout s’est bien déroulé comme prévu.
Alors serait-ce une vendetta entre deux familles féodales libanaise comme on pourrait le penser ?
Nullement, c’est tout au contraire un acte très politique qui a été longuement pensé et préparé… à Tel Aviv ! Telle est la conclusion à laquelle arrive Richard Labévière, qui a recoupé des sources israéliennes de haut niveau, qu’il a rencontré en Suisse, et des sources françaises liées aux services secrets extérieurs.
Avec cette opération, le Mossad, qui débutait ainsi sa politique des « assassinats ciblés », éliminait un dirigeant chrétien de premier plan hostile à Israël et portait à la Présidence de la République

libanaise une famille qui lui était favorable et à travers laquelle Tel-Aviv pourrait signer une paix séparée avec le Liban. De plus, il semait la zizanie dans le camp chrétien afin d’y trouver plus facilement des alliés et il privait de direction politique les chrétiens favorables à une alliance avec la Syrie.

Trente et un ans après l’« opération Cèdre », après une guerre civile et des occupations étrangères qui ont laissé un pays dévasté et faits des milliers de mort, la situation politique libanaise est, volens nolens, géopolitiquement fort semblable malgré les retournements d’alliance.
La même ligne de partage sépare, encore et toujours, la communauté chrétienne : face aux partisans de l’Occident et d’Israël, se dressent ceux qui revendiquent un destin arabe pour le Liban. Parmi les premiers, on retrouve Samir Geagea et le parti Kataëb. Dans le camp des seconds, le général Aoun et Sleimane Frangié, le fils du député assassiné, incarnent l’avenir des Arabes chrétiens et leur combat constitue un démenti au prétendu « choc des civilisations » qui voudrait voir s’affronter l’Occident et l’Orient.
Quand aux « assassinats ciblés » et aux « false-flag operations » ils n’ont pas cessés.
Il n’est pas inutile de se souvenir de l’assassinat, le 21 octobre 1990, de Dany Chamoun, fils de l’ex-président Camille Chamoun et personnalité politique en vue de la communauté chrétienne, de sa femme Ingrid et de ses deux enfants de 5 et 7 ans.
Très hostile à Israël, Dany Chamoun soutenait le général Aoun dont les troupes affrontaient alors la milice des Forces libanaises que dirigeait Samir Geagea… Il va sans dire que ce quadruple meurtre fut porté au crédit du « Gandhi libanais ».
Mais cela est déjà de l’histoire ancienne et un fait quasiment oublié alors que l’assassinat de Rafik Hariri, le 14 février 2005, fait encore la une des journaux.
L’enquête internationale n’a toujours pas aboutie et est l’occasion de manipulations politiques successives : alors qu’il a fallu renoncer à accuser la Syrie, faute de preuves crédibles, les enquêteurs - pour le moins proches des États-Unis et d’Israël - désignent maintenant l’Iran et le Hezbollah libanais…
Mais dans le même temps, le journaliste d’investigation Wayne Madsen a créé l’événement sur la chaîne de télévision Russia Today, en déclarant que l’assassinat de Rafik Hariri avait été commandité par le vice-président des États-Unis de l’époque, Dick Cheney, qui avait activé un escadron de la mort US lié à une structure israélienne équivalente.

La nouvelle n’a cependant impressionnée que ceux qui n’ont pas de mémoire, car dès le 12 mars 2005, le même journaliste se basant sur des sources issues des services d’espionnage libanais, avait affirmé que Rafik Hariri avait été assassiné à l’initiative conjointe de l’administration Bush et du gouvernement israélien, alors dirigé par Ariel Sharon, par les mêmes agents qui avaient éliminé le dirigeant chrétien libanais Elie Hobeika, assassiné alors qu’il s’apprêtait à témoigner contre Sharon devant un tribunal de Bruxelles dans un procès portant sur le rôle joué par le Premier ministre israélien dans les massacres perpétrés, en 1982, dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila.
Hariri, nationaliste tant panarabe que libanais, gênait alors les USA et Israël car il s’opposait de manière inébranlable à l’installation d’une importante base aérienne américaine dans le nord du Liban. Un base qui dans les plans du Pentagone aurait du servir de plate-forme logistique et de transit pour les forces américaines en Irak, ainsi que de centre de loisirs pour les soldats américains engagés dans la région, tout en protégeant les pipelines américains dans la région (Bakou-Tbilissi-Ceyhan et Mossoul-Kirkouk-Ceyhan) et en menaçant la Syrie et l’Iran.
Wayne Madsen, dès mars 2005, avait précisé que les assassinats de dirigeants étrangers tels Hariri et Hobeika (et on ne peut s’empêcher de penser tels ceux de Frangié, Karamé ou Chamoun) relevaient du feu vert de hauts responsables de la Maison Blanche dont le vice conseiller ès sécurité nationale Elliot Abrams, connu pour être l’agent de liaison clé entre la Maison Blanche et le cabinet de Sharon pour les « coups tordus », allant jusqu’à l’assassinat politique.

Christian Bouchet

Nation Arabe : Dimanche, 21 juin

Liban Résistance 


Les commentaires sont fermés.