30.06.2009
n°106 - dossiers du liban - 28-06 -Début - : En Iran comme au Liban on a assisté à une immixtion occidentale massive.
n°106 - dossiers du liban - 28-06 -Début - : En Iran comme au Liban on a assisté à une immixtion occidentale massive.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Sa diffusion est un acte de résistance.
dossiers du liban
n°106 du 28-06
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : Tiré à part : Renée de Saissandre : Liban : un scrutin très surveillé 1 Dossiers 1-1 Georges Corm. : En Iran comme au Liban on a assisté à une immixtion occidentale massive. 1-2 La démocratie à géométrie variable selon Joe Biden. 1-3 Robert Fisk : L’Occident attend le retour de ses amis « démocrates » au pouvoir. 1-4 Kharroubi Habib : Quel Liban après les élections législatives ? Suite 1-5 Nasrallah : nous nous devons d'être réalistes dans notre autocritique et ne pas nous laisser happer par l'autoflagellation. 1-6 Juan Miguel Muñoz : Face à la crise iranienne, le Hezbollah et le Hamas restent prudents. 1-7 Christian Bouchet : Le Mossad tue au Liban. 1-8 René Naba : Israël - Marwane Barghouti : Du calendrier comme fonction traumatique. 2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 2-1 Augustin Scalbert : La guerre des posters touche à sa fin. 2-2 K. Selim : La vie en commun des Libanais. 2-3 Kafr Bada: La vie est dure pour les populations palestiniennes négligées des « regroupements ». 2-4 Info-palestine : Pauvreté et marginalité, le destin des réfugiés palestiniens au Liban. |
Tiré à part :
Renée de Saissandre : Liban : un scrutin très surveillé
Extrait
Au Liban aussi on vote aujourd’hui ! Des élections législatives clefs à l’issue incertaine, surveillées de près par les Etats-Unis et Israël.
Les Libanais retiennent leur souffle. Le spectre d’un nouvel embrasement plane sur les élections législatives pour lesquelles ils votent ce dimanche. Et les dernières semaines de campagne, marquées par un durcissement du discours confessionnel et les attaques personnelles entre les différentes figures des courants de la majorité et de l’opposition, ré-ouvrant les vieilles plaies issues de la guerre civile, n’ont fait que renforcer les craintes d’une telle perspective. Au point que même le déroulement du vote a été placé sous haute surveillance, avec la présence de quelques 30 000 soldats et policiers déployés autour des bureaux de vote et 20 000 autres sur l’ensemble du territoire.
7 juin
http://www.bakchich.info/Liban-un-scrutin-tres-surveille,07944.html
1 Dossiers
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information
1-1 Georges Corm : En Iran comme au Liban on a assisté à une immixtion occidentale massive.
Georges Corm, ancien ministre libanais, économiste et professeur de sciences politiques à Beyrouth, livre ses réactions face aux événements qui ont suivi les récentes élections libanaises et iraniennes et leur influence sur la région.
Ex-ministre des Finances libanais entre 1999 et 2000, Georges Corm est économiste. Il est aussi professeur à l’institut des sciences politiques à l’université Saint-Joseph de Beyrouth et l’auteur de plusieurs ouvrages. Dernier paru : L’Europe et le mythe de l’Occident, éditions La Découverte, Paris 2009.
17 juin 2009
Peut-on dire que la victoire du Mouvement du 14 mars aux élections législatives va changer la situation libanaise ?
Georges Corm.
Cette victoire, c’est un peu un retour à la case départ, celle des élections de 2005. Nous sommes en face des mêmes problèmes quoique avec des logiques différentes.
Et encore une fois, du fait du système électoral et d’autres facteurs, nous avons une majorité populaire en faveur de l’opposition et une majorité parlementaire, celle du 14 mars.
Reste que les problèmes sont toujours là.
Pour les pays arabes dits modérés et les pays occidentaux, il s’agit de la question des armes du Hezbollah. Et pour les Libanais dont je suis, le problème économique et social reste le problème numéro un. Ce point a été complètement évacué du débat électoral essentiellement focalisé sur les armes du Hezbollah et sur l’influence iranienne au Liban.
On a vu les médias de la majorité au pouvoir ainsi que les médias arabes et occidentaux créer une atmosphère de panique en laissant entendre qu’on aurait une réédition du scénario de Cisjordanie et de Gaza de 2006, avec à la clé une communauté internationale qui se fâcherait, en prenant des sanctions politiques et financières, dans le cas où l’opposition l’aurait emportée.
D’autant que le Mouvement du 14 mars avait annoncé que si l’opposition remportait les élections, il refuserait de participer à un gouvernement d’union nationale.
On a même vu le patriarche maronite, s’érigeant en censeur spirituel, demandant à voter pour la majorité sortante. Ce qui est du jamais-vu dans l’histoire du Liban et des chrétiens maronites.
Dans ces conditions, est-ce que ce gouvernement d’union nationale est encore d’actualité ?
Georges Corm.
Oui, cette question est d’actualité puisque le courant du 14 mars dit tendre la main à l’opposition.
Mais sa conception d’un gouvernement d’union nationale exclut l’octroi d’une minorité de blocage que réclame l’opposition, de façon que ce gouvernement ne prenne pas de décisions qui pourraient entraîner une déstabilisation du pays comme ça a été le cas fin 2006 à propos du Tribunal international et le 5 mai 2008 à propos du démantèlement du réseau de communication du Hezbollah, ce qui a provoqué trois journées de violence.
Qu’en est-il du désarmement du Hezbollah que réclamait la majorité ?
Georges Corm.
Aujourd’hui, le chef de la majorité, Saad Hariri, ainsi que Walid Djoumblatt considèrent que cette question n’est plus urgente, et pas à l’ordre du jour du dialogue national entre les tendances politiques libanaises présidées par le chef de l’État pour résoudre la question des armes du Hezbollah.
À mon avis, ça peut être une position tactique en attendant une autre conjoncture pour la reposer.
Il faut rappeler qu’en 2005, Saad Hariri et Walid Djoumblatt étant alors alliés au Hezbollah dans un même gouvernement, la déclaration ministérielle considérait que les armes de la résistance étaient tout à fait légitimes. Cela n’a pas empêché, suite aux pressions américaines, que ces mêmes partis demandent le désarmement du Hezbollah.
À propos de ces armes détenues par le Hezbollah, ne pensez-vous pas, au regard des développements de la scène politique moyen-orientale (discours de Netanyahu, tensions internes iraniennes) que le Liban risque d’être entraîné dans un conflit régional ?
Georges Corm.
En réalité, le discours de Netanyahu a eu des échos très négatifs dans tous les pays arabes modérés.
Au Liban, tous les responsables ont dénoncé les propos de Netanyahu. Son discours a eu un effet contraire : il a rapproché toutes les tendances politiques libanaises pour faire face éventuellement à ce qui pourrait se passer à l’échelle régionale, notamment dans le contexte des élections iraniennes…
Précisément, quelle est votre analyse des événements iraniens ?
Georges Corm.
Les élections iraniennes se sont déroulées là encore (comme au Liban) avec des interférences médiatiques massives des pays occidentaux.
Au Liban, ça a commencé par l’Égypte, qui a prétendu avoir démantelé un réseau du Hezbollah, puis il y a eu l’article du Spiegel affirmant, sur la base d’informations glanées auprès du Tribunal international, que le Hezbollah était derrière l’assassinat de Rafik Hariri.
Puis, il y a eu les déclarations américaines, dont celles du vice-président Joe Biden, disant que si l’opposition gagnait au Liban, Washington pourrait revoir sa politique à l’égard du Liban.
On a entendu aussi des propos réduisant la compétition électorale libanaise à une compétition entre des démocrates pro-occidentaux et une opposition derrière laquelle se cacherait autour du Hezbollah une cinquième colonne iranienne.
En Iran, on assiste au même type de pressions.
Mais est-ce que la réélection contestée d’Ahmadinejad, accusé de vouloir se doter de l’arme nucléaire et dont on dit qu’il est proche du Hezbollah, ne va pas attiser les tensions régionales ?
Georges Corm.
Pour moi, ce sont des batailles de médias, de propagande, de systèmes d’informations qui font du lavage de cerveau…
Quand vous voyez qu’Israël a un arsenal atomique impressionnant, je ne vois pas pourquoi on fait tout ce raffut de l’Iran qui essaie de se doter d’une capacité de fabriquer de l’uranium enrichi.
Il y a aussi le Pakistan, un État au bord de la rupture et qui n’est pas particulièrement sympathique, qui dispose d’un arsenal atomique assez impressionnant.
Personnellement, je reste froid devant ces attaques contre l’Iran…
Vous ne redoutez pas que la réélection d’Ahmadinejad ait des conséquences régionales négatives, notamment dans les pays où vivent d’importantes communautés chiites, comme le Liban ?
Georges Corm.
Là aussi, il faut laisser les pays tranquilles. Il faut arrêter avec ces interventions massives dans leurs affaires intérieures.
Dès lors qu’il s’agit de régimes qui ne sont pas alignés sur la politique occidentale, qu’il s’agisse de la Chine, de la Russie, de l’Iran, ils sont harcelés médiatiquement.
Dans mon dernier ouvrage L’Europe et le mythe de l’Occident, je dénonce cela.
Si un pays comme le Liban se mettait à commenter toutes les cinq minutes les élections américaines ou françaises et que ses responsables donnaient des conseils aux électeurs américains ou français sur comment voter, comment l’opinion publique et les responsables occidentaux prendraient-ils une telle attitude ?
On a vu quand même les occidentaux soutenir Mir Moussavi contre Ahmedinejad tout en jouant sur les divisions inter-iraniennes ?
Georges Corm.
Je ne comprends pas d’ailleurs comment un candidat comme Moussavi peut accepter d’être adopté par des puissances extérieures, d’autant qu’il s’agit d’un candidat issu de l’establishment.
Ça rappelle ce qui s’est passé dans l’ex-URSS où des apparatchiks se sont reconvertis en libéraux pour profiter du soutien occidental. Je ne trouve pas cela très glorieux.
Pensez-vous qu’avec Obama, Israël pourrait évoluer dans le bon sens, vers la reconnaissance d’un État palestinien ?
George Corm.
Le discours d’Obama au Caire est un beau discours rhétorique, avec de belles paroles, des citations du Coran, mais sur le fond il ne constitue nullement une rupture avec la politique américaine.
Bien plus, il a été clair, expliquant que l’alliance avec Israël n’était pas une question de lobby pro-israélien américain, mais qu’elle résultait d’une sympathie profonde au niveau populaire unissant les deux peuples.
Il a quand même demandé l’arrêt des colonisations…
Georges Corm.
Soyons sérieux : quand on veut l’arrêt de quelque chose, on prend des sanctions.
La question est pourquoi des sanctions ne sont-elles pas prises contre Israël, alors que des sanctions sont prises contre l’Iran, la Chine…
Pour moi, quelque part, l’élection d’Obama a sauvé les États-Unis en tant que puissance impériale parce que Bush les a amenés au fond de l’abîme.
Une Amérique régénérée, une fois que l’on aura passé le gros de la crise économique, restera l’Amérique que nous connaissons.
Il n’y a aucune raison qu’elle change, d’autant que l’Europe est totalement alignée sur la politique de Washington.
Ne redoutez-vous pas dans ces conditions qu’Israël agresse l’Iran ?
Georges Corm.
Ça peut être des menaces destinées à déstabiliser la société iranienne.
Je ne suis pas sûr que Washington laisserait Israël bombarder les installations nucléaires iraniennes.
Je pense que l’on table plutôt sur des discordes internes qui paralyseraient le régime iranien.
Entretien réalisé par Hassane Zerrouky
Source : L'Humanité
Publié le 19 juin 2009
http://libanresistance.blogspot.com:80/2009/06/en-iran-co...
1-2 La démocratie à géométrie variable selon Joe Biden.
Joe Biden a tout simplement transmis le message injonction d’une administration américaine qui ne veut pas et n’accepte pas qu’un scrutin démocratique en pays arabe donne des résultats qui ne conforteront pas les desseins et les projets des Etats-Unis.
Le vice-président américain Joe Biden s’est rendu au Liban où il a délivré à son peuple ce que notre confrère K. Selim a justement qualifié de « sommation à bien voter » lors des élections législatives qui vont avoir lieu dans leur pays le 7 juin prochain. Et le « bien-voter » version Joe Biden consiste à barrer la route aux « parties hostiles à la paix », selon les critères de l’Amérique.
Les Libanais auxquels il a ainsi montré le « bon chemin » apprécieront la portée du conseil de l’émissaire américain en ayant présent à l’esprit qu’il s’est gardé de faire la même intervention en direction du peuple israélien, qui a lui aussi eu des élections législatives remportées par des ennemis de la paix.
L’intrusion du vice-président américain dans le débat politique libanais est éclairante de la conception à géométrie variable que l’establishment politique américain a de la démocratie. Pour celui-ci, l’expression démocratique a ses limites dans le monde arabe. Celle de ne pas légitimer les adversaires des intérêts géostratégiques des Etats-Unis dans l’un des pays arabes ou dans la région.
La sommation faite aux Libanais par Joe Biden préfigure que leur pays sera soumis aux mêmes avanies internationales qu’ont eu à subir les Palestiniens après leur vote qui a donné la majorité parlementaire au Hamas, classé par Washington à la même enseigne que les « parties libanaises » dont il leur a « recommandé » de s’éloigner.
Joe Biden traîne la casserole d’être un gaffeur impénitent, mais en la circonstance, son intervention au Liban ne doit rien à son esprit gaffeur. Il a tout simplement transmis le message injonction d’une administration américaine qui ne veut pas et n’accepte pas qu’un scrutin démocratique en pays arabe donne des résultats qui ne conforteront pas les desseins et les projets des Etats-Unis.
La menace que Joe Biden a fait sous-entendre aux Libanais est que si le Hezbollah et ses alliés remportent les élections législatives, le Liban sera mis à l’index par les Etats-Unis et leurs alliés, avec la conséquence quasi certaine que cette situation incitera leurs relais et protégés intérieurs à refuser d’admettre le résultat électoral. Ce qui ouvrirait alors la voie à tous les dérapages dans ce pays qui n’a pas encore fini avec les tentations suicidaires des confrontations communautaro-religieuses.
La sommation américaine au peuple libanais conforte et absout par avance les faucons ultra droitiers qui sont arrivés au pouvoir en Israël et auxquels l’Occident a déroulé le tapis rouge, sans songer un instant qu’il fallait « punir collectivement » le peuple israélite pour avoir fait le vote qui leur a permis d’accéder à ce pouvoir.
Pour l’Amérique en somme, celle de Bush mais celle aussi des Obama et Joe Biden, les Arabes démocrates et de paix sont exclusivement ceux qui
Kharroubi Habib –
Le Quotidien d’Oran
24 mai
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=665...
1-3 Robert Fisk : L’Occident attend le retour de ses amis « démocrates » au pouvoir.
Ndlr : La publication de L'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.
Extrait
Je suis allé jeter un oeil sur Madeleine Albright l’autre jour. Elle était en tournée à Beyrouth en tant qu’un des leaders l’Institut Démocratique National, une de ces officines de Washington qui contrôlent la liberté d’élections dans les pays à problèmes.
Toutes sortes de bonnes âmes s’activent au Liban pour cela - le vieux Jimmy Carter est attendu avant le scrutin du 7 juin — et le cirque habituel des attaques, incendies de bureaux de vote et destructions de panneaux d’affichage a déjà commencé.
Mais j’ai voulu voir la femme qui en 1996, alors que CBS News lui demandait si le coût d’un demi-million d’enfants irakiens morts valait les sanctions contre Saddam Hussein, a répondu de façon vraiment infâme : « Nous pensons que le prix en vaut la peine. » Elle était alors ambassadrice des Etats-Unis aux Nations Unies. Pour tout dire je l’avais déjà vu précédemment — elle se trouvait étalée sur le divan d’un hôtel à Londres après des discussions prolongées et désespérées avec un certain Bibi Netanyahu — mais elle s’était endormie, aussi je suppose que cette fois-là ne compte pas
Quoi qu’il arrive, correctement habillée de noir, la petite dame s’est précipitée à Beyrouth, paraissant beaucoup plus vieille, avec moins de cheveux que ce dont je me souvenais, mais aussi décidée que d’habitude quand elle a lu la feuille de son cru à côté de Joe Clark, un des ex-premiers ministres insipides et interchangeables du Canada.
Et parmi les problèmes elle a mis en avant — naturellement - on trouvait que « un des participants en lice maintient une force armée importante qui n’est pas sous le contrôle de l’état ».
Bien, nous avons tous deviné que le Hizbollah devrait finir à la niche pour cette raison, quoiqu’Albright ait été assez fine pour se rendre compte que d’« autres partis possèdent également des forces armées de diverses tailles et capacités ».
Le hic, naturellement, c’est que si le Hizbollah et les candidats qui lui sont proches remportent une majorité des voix, l’Amérique devra alors parler à un gouvernement libanais « dirigé par le Hizbollah ». Ou peut-être refusera-t-il de le faire.
L’attribution des sièges parlementaires au Liban fonctionne selon des lignes confessionnelles — le système de listes a besoin d’un véritable mode d’emploi pour y comprendre quelque chose — mais les Américains espèrent que les « démocrates » qui ont actuellement une majorité — le mouvement Futur de Saad Hariri, le mouvement sacrément ancien du druze Jumblatt et une poignée de Maronites - l’emporteront.
La plus grande probabilité est que le président et ex-militaire, Michel Sleiman, puisse façonner un bloc centriste à partir des résultats des élections de façon à empêcher les hommes de Hizbollah ou de Hariri de prendre le pouvoir. Dans tous les cas le Liban retrouvera le cirque parlementaire qu’il a toujours eu. À Beyrouth, c’est la démocratie parlementaire à la sauce de la troisième république française.
Cela pourrait être le vrai problème. Après la deuxième guerre mondiale, les démocraties européennes se sont rendues compte qu’elles pourraient plus être dirigées par les parlements. De Gaulle — et les Français eux-mêmes — a avalisé ce fait en 1958, alors qu’Adenauer inventait le principe de la « Demokratur » en Allemagne. En vérité, les parlements votent toujours, mais personne n’imagine que l’assemblée française - pas plus que Nicolas Sarkozy — gouverne réellement la France aujourd’hui, pas plus que l’on imagine que les parlementaires britanniques, avec ou sans douves, ne contrôlent la Grande-Bretagne.
Mais revenons en arrière. Quand les Français ont créé le système politique libanais dans les années 20 et les années 30, l’Europe était toujours dans la « stasis » [crise politique, morale et sociale] de l’entre-deux guerres, ses démocraties tellement corrompues qu’elles ont fait le lit de MM. Mussolini et Hitler. C’était la même Europe qui a construit le Liban - c’est pourquoi ce pays terriblement divisé reste verrouillé dans un système parlementaire que l’Europe a depuis il bien longtemps abandonné. Et compte tenu du fait qu’un président tout-puissant ne pourra jamais diriger un état confessionnel, cela ne changera pas.
Mais la question du Hizbollah ne disparaîtra pas plus que le Hamas à Gaza. Barack Obama ne devrait pas être trop inquiet au cas où il accède au pouvoir, car depuis que ses délégués font de fréquents allers-retours vers Damas, ils pourraient être en meilleure position pour influencer les alliés syriens du Hizbollah.
Mais n’en soyons pas trop sûrs. Une des grandes erreurs de l’ère de Bush a été d’exiger la démocratie pour les Palestiniens et d’approuver des élections non-faussées avant de se rendre compte que le Hamas allait l’emporter. Et une fois que les Palestiniens aient produit ce résultat surprenant, ils ont dû être punis pour cela. (C’était, je le rappelle, le journal « Ottawa Citizen » qui avait annoncé que les Palestiniens « devaient être menacés de nouvelles élections ».)
Mais la plupart de mes collègues libanais, alors qu’ils écoutaient Mme Albright, étaient profondément soupçonneux. Si les élections libanaises placent à nouveau les « démocrates » amis au pouvoir, l’Institut Démocratique National et ses autres « renifleurs de scrutin » annonceront que l’élection a été juste et libre. Mais si le Hizbollah et leurs alliés gagnent la majorité, on découvrira soudainement que le scrutin libanais était « profondément faussé ». Et je suppose alors que nous serons tous « menacés par de nouvelles élections ». Le prix à payer, je suis sûr, en vaudra la peine.
Robert Fisk
2 juin 2009
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=669...
1-4 Kharroubi Habib : Quel Liban après les élections législatives ?
La logique voudrait que pour sauvegarder l’unité et la paix civile au pays du cèdre, ses acteurs politiques parviennent à s’entendre sur un gouvernement d’union nationale.
[Mais] il est à craindre... que l’on assistera à la répétition d’un scénario des élections législatives palestiniennes...
L’enjeu des élections législatives qui ont eu lieu hier au Liban n’est pas dans leur résultat, mais dans ce que les forces politiques libanaises qui y ont pris part décideront de faire.
Avec le système complexe des quotas, marque distinctive de la démocratie libanaise, excluant que se produise une victoire éclatante et écrasante d’un des deux camps en lesquels se divise cette classe politique, la logique voudrait que pour sauvegarder l’unité et la paix civile au pays du cèdre, ses acteurs politiques parviennent à s’entendre sur un gouvernement d’union nationale. Cette solution, qui interpelle le patriotisme des forces en présence, risque malheureusement de ne pas être celle que verra le Liban post élections législatives. Et cela parce qu’il est le théâtre d’interférences étrangères qui oeuvrent à ce qu’elle ne se concrétise pas.
Il faut se souvenir que le vice-président américain, Joe Biden, a par exemple fait savoir, lors d’une visite à Beyrouth le 22 avril, soit deux semaines avant le scrutin, que « les Etats-Unis détermineront leur programme d’aide au Liban en fonction de la composition et des politiques du prochain gouvernement ». Ce qui voulait dire que Washington n’est pas près d’accepter la présence du Hezbollah dans ce prochain gouvernement.
La mise en garde du vice-président américain est donc susceptible de conforter certaines des forces politiques bénéficiant du soutien des Etats-Unis et d’autres puissances occidentales dans leur refus d’un gouvernement d’union nationale auquel participerait le Hezbollah. Les déclarations faites avant le scrutin par des leaders de ces forces ne sont pas pour entretenir l’optimisme sur ce qui pourra advenir au pays du cèdre après les élections législatives. Il est évident que la stabilité qu’apporterait au Liban un gouvernement d’union nationale, regroupant toutes les forces politiques représentatives du damier communautaire libanais, n’arrange pas les affaires des Etats étrangers qui ont fait de ce pays l’un de leurs terrains de confrontation par acteurs politiques libanais interposés.
Il est à craindre par conséquent, si les politiques libanais persistent à s’inscrire dans la stratégie du suivisme derrière leurs « sponsors » étrangers, que l’on assistera à la répétition d’un scénario des élections législatives palestiniennes, où l’on a vu les factions s’entre-déchirer et ruiner ainsi la capacité de l’Autorité palestinienne à défendre les intérêts nationaux de son peuple.
De n’importe lequel des courants qu’elles se revendiquent, les forces politiques du Liban devraient faire prévaloir d’abord et avant tout leur « libanité ». C’est-à-dire ne pas accepter leur instrumentalisation les unes contre les autres en refusant la logique de confrontation à laquelle elles sont poussées par l’étranger. Et faire donc le choix de compromis interlibanais qui sauvegarderont l’unité et la stabilité du pays.
De K. Habib : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=673...
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n°106 - dossiers du liban - 28-06 –Suite - : En Iran comme au Liban on a assisté à une immixtion occidentale massive
n°106 - dossiers du liban - 28-06 –Suite - : En Iran comme au Liban on a assisté à une immixtion occidentale massive.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .
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Sa diffusion est un acte de résistance.
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n°106 du 28-06
C.De Broeder & M.Lemaire
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Sommaire :
1 Dossiers (suite)
1-5 Nasrallah : nous nous devons d'être réalistes dans notre autocritique et ne pas nous laisser happer par l'autoflagellation.
1-6 Juan Miguel Muñoz : Face à la crise iranienne, le Hezbollah et le Hamas restent prudents.
1-7 Christian Bouchet : Le Mossad tue au Liban.
1-5 Nasrallah : nous nous devons d'être réalistes dans notre autocritique et ne pas nous laisser happer par l'autoflagellation.
Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a dit, dans un discours, « certaines vérités qui doivent être dites » car « nous nous devons d'être réalistes dans notre autocritique et ne pas nous laisser happer par l'autoflagellation ». Il a notamment dénoncé avec une très grande fermeté le communiqué de Bkerké publié au soir des élections législatives dans lequel le cardinal maronite, le patriarche Nasrallah Sfeir, avait affirmé que l'« entité libanaise et son visage arabe » sont menacés.
« Je voudrais mettre l'accent sur quelques sujets importants qui ont trait aux élections afin de corriger certaines choses parce que depuis le 7 juin, tout le monde a donné son analyse, tout le monde a dressé son bilan.
Nous sommes aujourd'hui en train de faire notre propre bilan afin de tirer les conséquences adéquates et de déterminer les étapes à venir », a d'emblée affirmé Hassan Nasrallah.
Le secrétaire général du Hezbollah a toutefois voulu préciser que ses propos « ne sont pas de nature à remettre en question l'acceptation des résultats des législatives » ni à « battre en brèche le climat d'apaisement » qui prévaut actuellement.
« Il était clair dès le début que notre objectif n'est pas d'augmenter le nombre de sièges dont nous disposons au Parlement, mais de remporter en tant qu'opposition la majorité des sièges afin que nous puissions mettre en œuvre notre programme de réformes », a indiqué le secrétaire général du Hezbollah, avant de nier en bloc les rumeurs qui ont circulé et qui avaient laissé entendre que « le Hezbollah ne désirait pas remporter la bataille électorale parce qu'il avait peur des conséquences de cette victoire ». « Je ne vous cache pas que nous nous étions préparés à cette victoire parce qu'elle aurait entraîné d'importantes responsabilités », a-t-il souligné sur ce plan.
Le deuxième grand titre de cette intervention, a indiqué le chef du Hezb, s'articule autour du discours « médiatique et politique » parce que « l'autre partie a lancé une campagne comportant d'importantes accusations ».
Pour Hassan Nasrallah, le camp adverse ne s'est pas empêché de « mentir, de tenir des propos diffamatoires, alors que nous n'avons pas agi de la sorte parce que nous sommes tenus par une certaine ligne de conduite du fait de notre engagement religieux et moral ».
Citant certains « mensonges » qui ont circulé durant la campagne électorale, il a cité « le gouvernement des trois tiers et le raccourcissement du mandat du Président de la république.
Hassan Nasrallah a ainsi clairement et fermement indiqué « le communiqué publié par le patriarche maronite Nasrallah Sfeir à la veille des élections qui, paraît-il, a été retiré par la suite, mais qui effectivement a été publié et qui a été axé sur la menace de l'entité et du changement de l'identité du Liban ». « J'avoue ne pas avoir compris en tant que citoyen libanais comment la victoire de l'opposition aurait été susceptible de changer l'identité du Liban et son entité. Je note au passage que SaBéatitude siège au patriarcat depuis les années 80 et je ne l'ai jamais entendu dire que l'entité libanaise était menacée avec tout ce qu'Israël a commis comme méfaits. Les propos de (Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu ne méritent-ils pas que le patriarche se montre inquiet ? »
Et de poursuivre : « Dans son discours, le patriarche aborde l'identité arabe du Liban et affirme qu'elle est menacée. Nous autres, au sein de l'opposition, sommes-nous arabes ou non ? S'il insinuait la Syrie, la Syrie est arabe. Et si le Liban entretient des relations privilégiées avec la Syrie ou avec n'importe quel autre pays, est-ce que cela signifie que cette relation entretient le visage arabe plus qu'une autre ? Peut-être que c'est l'Iran qui était désigné (...) et dans ce cas, le fondateur de la République islamique est arabe. Nous exigeons une explication du patriarche sur la manière dont la victoire de l'opposition menaçait l'identité arabe du Liban, et à ce moment nous ferons un certain nombre de propositions pour renforcer le visage arabe du pays et nous demanderons à Sa Béatitude de les appuyer. »
Le cas de Zahlé
S'attardant d'autre part sur la notion de wilayet el-fakih, Hassan Nasrallah a indiqué qu'il est « permis de parler de la relation du Hezbollah avec la Syrie et l'Iran. Cela en soit ne constitue pas un problème car ces propos sont politiques. Mais je souligne ici les dispositions de la Constitution libanaise qui protège la liberté de croyance. Partant de là, personne n'a le droit d'offenser les croyances religieuses d'autrui, même s'il ne les partage pas. La wilayet el-fakih concerne notre croyance, et le fait de s'y attaquer offense notre religion (...) Je demande en toute politesse à tous les médias de ne plus attaquer notre religion (...) ».
Se prononçant par ailleurs sur les récents événements en Iran, il a « conseillé » aux membres de l'alliance du 14 Mars de « s'abstenir » de les commenter car ils ne sont pas « assez cultivés » pour le faire.
Revenant sur le nombre d'émigrés qui sont venus au Liban pour voter le 7 juin, il a commencé par indiquer que « le vote des émigrés, même ceux qui ne se sont pas rendus au Liban depuis 50 ans, est un droit et nous ne le nions pas (...) mais ce qui est clair, c'est que des dizaines de milliers d'émigrés ont été ramenés au pays, et plus précisément à Zahlé, ce qui a changé l'équation, et sans cela, nous aurions au moins obtenu un 64-64 ».
Citant des informations parues dans la revue américaine Newsweek, il a indiqué que le chiffre publié par cette revue - 750 millions de dollars - pour la campagne de la majorité était un vrai chiffre. « À Zahlé, il y a des témoins qui ont vu le prix d'une voix monter à plus de deux mille dollars au fur et à mesure que l'heure de la fermeture des bureaux de vote approchait. Cela est-il de nature à exprimer la volonté des Libanais ? Au contraire, cela est de nature à changer les résultats sur le plan de la représentativité légale, et nous suivrons cette affaire par le biais de la procédure légale. »
Les chiites et les Arméniens
L'autre point développé par Hassan Nasrallah lors de son intervention fleuve d'hier soir est « l'incitation confessionnelle, religieuse et ethnique qui a commencé avant les élections et qui se poursuit encore aujourd'hui». Cela est « plus grave que l'argent politique et l'inégalité des chances », a-t-il indiqué, car « cela ouvre des plaies historiques ». « Les deux composantes de la société qui ont été la cible de ces incitations sont les chiites et les Arméniens », a-t-il ainsi précisé, avant de relever que les Arméniens ont été libanisés il y a 100 ans de cela et « il est honteux de distinguer entre les différentes origines ethniques » des Libanais. Concernant les chiites, il a nié la victoire du « bloc chiite », rappelant que cette communauté a été marginalisée durant de longues années et qu'elle croit fermement « en la diversité libanaise et en sa spécificité ». « Il n'y a pas de bloc » chiite, a-t-il aussi ajouté, relevant qu'à l'instar de toutes les communautés, les chiites se sont entretués puis ont formé un tronc commun aujourd'hui.
« Il est sympathique pour nous d'entendre que les armes de la Résistance sont hors du débat et uniquement discutables dans le cadre du dialogue national. Nous souhaitons que ce discours rassurant se poursuive (...) À tous ceux qui demandent des garanties à la Résistance, nous leur disons : vous, la base populaire de la Résistance, constituez notre garantie », a noté le secrétaire général du Hezb.
Il est de plus revenu sur les sondages d'opinions sur lesquels l'opposition s'est basée peu avant les élections, affirmant que ces sondages n'ont pas pris en compte les émigrés et que c'est cet élément qui a provoqué la déception de l'opposition.
jun 18, 2009
1-6 Juan Miguel Muñoz : Face à la crise iranienne, le Hezbollah et le Hamas restent prudents.
Ndlr : La publication de L'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.
Les premières félicitations parviennent au mandataire réélu. « La démocratie a vaincu. »
Ce fut une victoire fulgurante, puisqu’elle a eu lieu dès le premier tour et que le pourcentage qu’il a obtenu démontre que c’est un leader aimé par son peuple », affirma Nawar al Sahili, député du parti-milice chiite libanais du Hezbollah. Fauzi Barhoum, porte-parole du Hamas, soulignait, sans allusions personnelles : nous espérons que l’Iran continuera de soutenir les droits du peuple palestinien, de respecter l’élection démocratique des Palestiniens et qu’il nous aidera à mettre fin au blocus de Gaza ».
Il est clair que les manifestations dans les rues des partisans d’Ahmadinejad et de son opposant Mir Hossein Moussavi, la querelle sur le recomptage électoral et les décisions de la hiérarchie iranienne sur les comices se sont dissipés dans les moyens de communication des deux groupes et c’est à peine s’ils reçoivent l’attention de leurs dirigeants. Durant la nuit de mercredi, le chef Hassan Nasrallah, leader du Hezbollah, réapparut à la télévision. Il parla du discours de dimanche du Premier Ministre israélien, Benyamin Netanyahu ; à propos des élections du Liban (il accusa Saad Hariri de fraude, disant qu’il aurait investi 750 millions de dollars dans l’achat de votes dans les districts où eurent lieu les dépouillages des votes), il évoqua également Barack Obama. Aucun mot sur les élections iraniennes.
On ne comprendrait pas la naissance du Hezbollah sans le soutien financier et humain que reçurent les gardiens de la Révolution iranienne, au début des années 80. Un soutien qui se poursuit, inébranlablement, jusqu’aujourd’hui. Il suffit de visiter la banlieue chiite Haret Hrek de Beyrouth, dévastée par Israël pendant la guerre de l’été 2006, pour se rendre compte que des dizaines de millions d’euros ont été investis dans la reconstruction. Nul n’a de doute quant à l’origine de la majeure partie des fonds.
Le Hamas également compte sur l’aide de l’Iran, bien que plus modeste et plus récente. Les devises et les armes qu’il envoie en Palestine sont beaucoup moins importantes que celles que reçoit le Hezbollah, en grande partie à cause du fait qu’Israël et l’Egypte empêchent que l’arsenal des islamistes palestiniens augmente au rythme auquel peut s’alimenter celui de la milice chiite, qui profite des passages de la frontière syro-libanaise afin de se fournir en armes à faible portée.
L’aide se résume à quelques centaines de millions de dollars annuels, à quelques fusées Katiusha, et à l’entraînement de centaines de miliciens du Hamas dans des camps sur le sol iranien et libanais. Mais l’Iran est l’unique soutien important pour une organisation isolée par la quasi-totalité du monde arabe. Néanmoins, le secret est de rigueur lorsque l’on interroge les chefs du Hamas sur leurs liens avec Téhéran.
Des sources proches du mouvement fondamentaliste consultées hier assurent qu’il n’y a pas d’inquiétude au sein du leadership, même s’ils aimeraient que tout continue comme jusqu’alors. L’ex-premier ministre Moussavi ( qui reconnaît le fait historique de l’Holocauste) n’a jamais été un ami de l’Etat sioniste non plus, il décrit d’ailleurs cet Etat pendant les deux dernières décennies comme « une tumeur cancéreuse ». « La peur n’existe pas », affirme la source, « mais Ahmadinejad est une valeur sûre. Cependant, les Islamistes palestiniens, se taisent. Comme rien n’est sûr, il est préférable de ne pas sortir une parole qui pourrait ne pas plaire à Moussavi.
Le Hamas ne peut se permettre de se fâcher avec ses très rares alliés.
Même si, dans le fond, et étant données les différences entre les rivaux politiques iraniens, ils coïncident avec le président des Etats-Unis : l’accès au pouvoir en Iran du candidat appelé réformiste ne supposerait pas non plus un revirement dans les relations du régime perse avec le reste du monde, ni avec le Hamas.
Juan Miguel Muñoz
28 juin 2009
El Païs
1-7 Christian Bouchet : Le Mossad tue au Liban.
De Tony Frangié à Rafik Hariri, le Mossad tue au Liban
Emprisonné pendant onze années à Beyrouth pour ses crimes durant la guerre civile (dont le meurtre du Premier ministre Rachid Karamé en juin 1987) Samir Geagea reçut alors le soutien inconditionnel d’une fraction de la droite nationale française qui, curieusement, voyait en lui un « Gandhi libanais ».
Un ouvrage récent de Richard Labévière,
La tuerie d’Ehden, ou la malédiction des Arabes chrétiens (Fayard), prouve que notre homme avait encore plus de sang sur les mains qu’on se l’imaginait et que, au lieu d’être le nationaliste libanais dont on nous faisait l’éloge, il n’était qu’un mercenaire agissant sous le contrôle du Mossad israélien pour diviser la communauté libano-chrétienne.
Le 13 juin 1978 dans les montagnes du Liban Nord, des unités de combat du Kataëb, le parti que dirige la famille Gemayel, sont engagée dans l’« opération Cèdre ». Elles assiègent le village chrétien maronite d’Ehden, fief de la famille Frangié dont le patriarche a été président de la république libanaise de 1970 à 1976. A 4 heures, elles montent à l’assaut, vingt-huit villageois sont tués. Le fils de l’ex-président Tony Frangié, par ailleurs député, sa femme Véra et leur fille Jihane, trois ans, capturés sont immédiatement assassinés de sang froid.
S’agit-il d’une opération militaire qui aurait mal tournée comme on l’a prétendue ? Que nenni ! Tout s’est bien déroulé comme prévu.
Alors serait-ce une vendetta entre deux familles féodales libanaise comme on pourrait le penser ?
Nullement, c’est tout au contraire un acte très politique qui a été longuement pensé et préparé… à Tel Aviv ! Telle est la conclusion à laquelle arrive Richard Labévière, qui a recoupé des sources israéliennes de haut niveau, qu’il a rencontré en Suisse, et des sources françaises liées aux services secrets extérieurs.
Avec cette opération, le Mossad, qui débutait ainsi sa politique des « assassinats ciblés », éliminait un dirigeant chrétien de premier plan hostile à Israël et portait à la Présidence de la République
libanaise une famille qui lui était favorable et à travers laquelle Tel-Aviv pourrait signer une paix séparée avec le Liban. De plus, il semait la zizanie dans le camp chrétien afin d’y trouver plus facilement des alliés et il privait de direction politique les chrétiens favorables à une alliance avec la Syrie.
Trente et un ans après l’« opération Cèdre », après une guerre civile et des occupations étrangères qui ont laissé un pays dévasté et faits des milliers de mort, la situation politique libanaise est, volens nolens, géopolitiquement fort semblable malgré les retournements d’alliance.
La même ligne de partage sépare, encore et toujours, la communauté chrétienne : face aux partisans de l’Occident et d’Israël, se dressent ceux qui revendiquent un destin arabe pour le Liban. Parmi les premiers, on retrouve Samir Geagea et le parti Kataëb. Dans le camp des seconds, le général Aoun et Sleimane Frangié, le fils du député assassiné, incarnent l’avenir des Arabes chrétiens et leur combat constitue un démenti au prétendu « choc des civilisations » qui voudrait voir s’affronter l’Occident et l’Orient.
Quand aux « assassinats ciblés » et aux « false-flag operations » ils n’ont pas cessés.
Il n’est pas inutile de se souvenir de l’assassinat, le 21 octobre 1990, de Dany Chamoun, fils de l’ex-président Camille Chamoun et personnalité politique en vue de la communauté chrétienne, de sa femme Ingrid et de ses deux enfants de 5 et 7 ans.
Très hostile à Israël, Dany Chamoun soutenait le général Aoun dont les troupes affrontaient alors la milice des Forces libanaises que dirigeait Samir Geagea… Il va sans dire que ce quadruple meurtre fut porté au crédit du « Gandhi libanais ».
Mais cela est déjà de l’histoire ancienne et un fait quasiment oublié alors que l’assassinat de Rafik Hariri, le 14 février 2005, fait encore la une des journaux.
L’enquête internationale n’a toujours pas aboutie et est l’occasion de manipulations politiques successives : alors qu’il a fallu renoncer à accuser la Syrie, faute de preuves crédibles, les enquêteurs - pour le moins proches des États-Unis et d’Israël - désignent maintenant l’Iran et le Hezbollah libanais…
Mais dans le même temps, le journaliste d’investigation Wayne Madsen a créé l’événement sur la chaîne de télévision Russia Today, en déclarant que l’assassinat de Rafik Hariri avait été commandité par le vice-président des États-Unis de l’époque, Dick Cheney, qui avait activé un escadron de la mort US lié à une structure israélienne équivalente.
La nouvelle n’a cependant impressionnée que ceux qui n’ont pas de mémoire, car dès le 12 mars 2005, le même journaliste se basant sur des sources issues des services d’espionnage libanais, avait affirmé que Rafik Hariri avait été assassiné à l’initiative conjointe de l’administration Bush et du gouvernement israélien, alors dirigé par Ariel Sharon, par les mêmes agents qui avaient éliminé le dirigeant chrétien libanais Elie Hobeika, assassiné alors qu’il s’apprêtait à témoigner contre Sharon devant un tribunal de Bruxelles dans un procès portant sur le rôle joué par le Premier ministre israélien dans les massacres perpétrés, en 1982, dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila.
Hariri, nationaliste tant panarabe que libanais, gênait alors les USA et Israël car il s’opposait de manière inébranlable à l’installation d’une importante base aérienne américaine dans le nord du Liban. Un base qui dans les plans du Pentagone aurait du servir de plate-forme logistique et de transit pour les forces américaines en Irak, ainsi que de centre de loisirs pour les soldats américains engagés dans la région, tout en protégeant les pipelines américains dans la région (Bakou-Tbilissi-Ceyhan et Mossoul-Kirkouk-Ceyhan) et en menaçant la Syrie et l’Iran.
Wayne Madsen, dès mars 2005, avait précisé que les assassinats de dirigeants étrangers tels Hariri et Hobeika (et on ne peut s’empêcher de penser tels ceux de Frangié, Karamé ou Chamoun) relevaient du feu vert de hauts responsables de la Maison Blanche dont le vice conseiller ès sécurité nationale Elliot Abrams, connu pour être l’agent de liaison clé entre la Maison Blanche et le cabinet de Sharon pour les « coups tordus », allant jusqu’à l’assassinat politique.
Christian Bouchet
Nation Arabe : Dimanche, 21 juin
Liban Résistance
09:00 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liban, israël, clinton, lieberman, colonialisme, obama, hezbollah, finul, etats-unis, france
n°106 - dossiers du liban - 28-06 –Fin - : En Iran comme au Liban on a assisté à une immixtion occidentale massive.
n°106 - dossiers du liban - 28-06 –Fin - : En Iran comme au Liban on a assisté à une immixtion occidentale massive.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Sa diffusion est un acte de résistance.
dossiers du liban
n°106 du 28-06
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : Tiré à part : Renée de Saissandre : Liban : un scrutin très surveillé 1 Dossiers Suite & Fin 1-8 René Naba : Israël - Marwane Barghouti : Du calendrier comme fonction traumatique. 2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage 2-1 Augustin Scalbert : La guerre des posters touche à sa fin. 2-2 K. Selim : La vie en commun des Libanais. 2-3 Kafr Bada: La vie est dure pour les populations palestiniennes négligées des « regroupements ». 2-4 Info-palestine : Pauvreté et marginalité, le destin des réfugiés palestiniens au Liban. |
1-8 René Naba : Israël - Marwane Barghouti : Du calendrier comme fonction traumatique.
Le président américain Barack Hussein Obama a prononcé jeudi 4 juin 2009 au Caire un discours fondateur sur la politique des Etats-Unis à l’égard du monde arabo musulman, assurant que l’Islam faisait partie intégrante de la civilisation des Etats-Unis.
Ce discours en forme de réconciliation a été prononcé à l’occasion du 42 me anniversaire de la 3eme guerre israélo-arabe de juin 1967. Il tranche avec le ton vindicatif du président Nicolas Sarkozy véhiculant les stéréotypes les plus xénophobes en dénonçant durant sa campagne présidentielle de 2007 «les musulmans qui égorgent leurs moutons dans leur baignoire».
Ce discours coïncide aussi avec le 5 ème anniversaire de la condamnation à la prison à vie de Marwane Barghouti, le plus emblématique des prisonniers palestiniens.
renaba.blog.fr revient sur un aspect méconnu de la guerre psychologique menée par Israël contre les Arabes en vue de le contraindre à intérioriser leur infériorité dans un papier intitulé « Du calendrier comme fonction traumatique»
Paris, 5 juin 2009 –
Cinq peines de prison à vie et une peine de sûreté incompressible de quarante ans de détention, soit, pour une durée de vie moyenne de 60 ans, un total de 340 années de détention, record mondial absolu de tous les temps. Il faudra donc à Marwane Barghouti, le chef de la jeune garde palestinienne, plus de trois siècles de vie pour purger la peine que lui a infligée dimanche 6 juin 2004 la justice israélienne.
Trois siècles pour purger un crime imprescriptible le «crime de patriotisme». La sentence est sans surprise, tant par sa lourdeur que par le choix du jour du verdict. Le patriotisme palestinien est une matière corrosive, le principal obstacle à l’expansionnisme israélien, la peine peut paraître dans ce contexte justifiée dans la logique hégémonique israélienne et de la fonction traumatique du verdict.
Il n’a échappé à personne que la sentence est tombée le jour où la planète entière ce dimanche là avait les yeux rivés sur les plages de Normandie où les anciens alliés de la Deuxième Guerre mondiale -Américains, Anglais, Français et Russes- scellaient leur réconciliation avec leur ancien adversaire allemand. Luxe de raffinement ou de sadisme? Le verdict israélien contre l’un des symboles du combat national palestinien est intervenu le jour anniversaire de Marwane Barghouti. Il singularise ainsi Israël en plaçant ce pays à contre-courant d’une tendance générale au dépassement des conflits hérités de la guerre froide.
Mais ce verdict de guerre n’est pas le fruit d’un hasard fortuit. La bataille dans l’ordre symbolique revêt une importance primordiale dans le contexte de guerre totale que livre Israël, car elle détermine, au delà d’une lecture linéaire de l’actualité, l’issue d’un combat capital, la bataille pour la captation de l’imaginaire arabe et partant la soumission psychologique de ses adversaires. Dans cette guerre psychologique, deux dates ont une fonction traumatique dont Israël en use régulièrement à l’encontre de ses ennemis à la manière d’un coup de butoir répétitif afin d’intérioriser l’infériorité arabe et d’ancrer dans l’opinion l’idée d’une supériorité permanente israélienne et partant d’une infériorité irrémédiable arabe.
La grande date traumatique est celle de la bretelle du 5-6 juin surchargée d’histoires: Sur cette date se concentre en effet la troisième guerre israélo-arabe de juin 1967, la destruction de la centrale nucléaire irakienne de Tammouz, le 5 juin 1981, ordonnée par Menahem Begin pour tester les réactions du nouveau président socialiste français François Mitterrand, le lancement de l’opération «Paix en Galilée» contre le Liban, le 6 juin 1982, visant à déblayer la voie à l’élection à la présidence libanaise du chef phalangiste libanais Bachir Gemayel, enfin le 6 juin 2004 la lourde condamnation de Marwane Barghouti.
La Guerre de juin 1967, première guerre préemptive de l’histoire contemporaine, a permis à Israël, --déjà à l’époque première puissance militaire nucléaire du Moyen-Orient et non «le petit David luttant pour sa survie contre un Goliath arabe»--, de s’emparer de vastes superficies de territoires arabes (le secteur Est de Jérusalem, la Cisjordanie, la Bande de Gaza, le plateau syrien du Golan et le désert égyptien du Sinaï) et de briser l’élan du nationalisme arabe. Mais elle a du même coup accéléré la maturation de la question palestinienne et favorisé l’émergence du combat national palestinien qui demeure encore de nos jours, 42 ans après, le principal défi qui se pose à Israël.
La guerre du Liban de juin 1982, culminant avec un siège de 56 jours de la capitale libanaise, si elle a provoqué la perte du sanctuaire libanais de l’Organisation de Libération de la Palestine et le départ forcé de Yasser Arafat de Beyrouth, elle a dans le même temps donné naissance à une résistance nationale libanaise armée symbolisée par le Hezbollah (le Parti de Dieu) qui forcera dix huit ans plus tard l’invincible armée israélienne à une retraite sans gloire du sud-liban, le 25 mai 2000, premier dégagement militaire israélien d’un territoire arabe non assorti d’un traité de paix. L’allié des Israéliens a bien accédé à la magistrature suprême, mais pour une présidence éphémère toutefois. Bachir Gemayel sera tué dans un attentat à la veille de sa prise de pouvoir et les Israéliens éclaboussés par les massacres des camps palestiniens de Sabra-Chatila qui ont suivi son assassinat.
L’autre date traumatique de la guerre psychologique anti-arabe menée par Israël est celle de la bretelle du 11-13 avril, date d’une triple commémoration: la première, celle du raid israélien contre le centre de Beyrouth, le 11 avril 1973, qui a entraîné l’élimination de trois importants dirigeants de l’OLP Kamal Nasser son porte-parole, Abou Youssef Al-Najjar, son ministre de l’Intérieur ainsi que Kamal Adwane, le responsable des organisations de jeunesse, la deuxième, celle du déclenchement de la guerre civile inter factionnelle libanaise deux ans plus tard, le 13 avril 1975, la troisième, celle du raid aérien américain sur Tripoli (Libye), le 13 avril 1986, puis ultérieurement l’imposition du boycottage de la Libye par les Nations Unies le 13 avril 1992.
La condamnation de Marwane Barghouti, un des rares dirigeants palestiniens bilingues arabo-hébraïque, a éliminé de la vie politique active l’un des plus brillants représentants de la relève palestinienne, l’antithèse des bureaucrates corrompus à la représentativité problématique. Mais elle répond surtout à une fonction traumatique. Par son excès toutefois, le verdict est lourd de conséquences en termes d’images pour les Israéliens, encombrés désormais d’un prisonnier charismatique et galvaniseur. Liant sa libération au triomphe qu’il juge inéluctable de la lutte du peuple palestinien, Marwane Barghouti n’a pas voulu se laisser enfermer dans la logique de ses adversaires. Prenant le contre argument de ses ennemis par une opération de retournement psychologique, il a salué sa condamnation comme une victoire morale des combattants palestiniens sur leurs bourreaux israéliens. En le victimisant, les Israéliens l’ont transformé en symbole et les geôliers israéliens sont devenus ainsi, au regard de ses nombreux sympathisants dans le monde, les propres captifs de leur prisonnier palestinien. Avec en prime un symbole encombrant à gérer.
Le hasard favorise parfois le calendrier, la coïncidence apparaît alors comme un signe du destin. Marwane Barghouti a été condamné à la détention à perpétuité le jour du décès de l’ancien président américain Ronald Reagan, celui-là même qui avait dit «Bye Bye l’OLP», le jour de l’évacuation des Fedayin de la capitale libanaise en septembre 1982. En 25 ans les Fedayin se sont transformés en Moudjahiddine et le fait national palestinien a survécu à Ronald Reagan.
Un clin d’oeil de l’histoire? Un symbole vit de sa propre vie en dehors de son porteur et la lutte des peuples pour leur survie obéit à d’autres paramètres que ceux engrangés dans les ordinateurs sophistiques de la guerre intelligente. Le moteur du combat d’un peuple pour sa survie est la dignité. L’honneur, la sève qui nourrit sa résistance. Ces paramètres là sont par essence non quantifiables. Ils échappent par définition à toute mise en équation. Marwane Barghouti en a fait l’éclatante démonstration lors du verdict traumatique du 6 juin 2004.
En 42 ans, les coups de butoir répétitifs israéliens ont eu donc des résultats mitigés, parfois même en contradiction avec l’objectif visé. Tout au long de ce conflit, Israël a veillé à s’assurer la maîtrise du récit médiatique et le monopole de la compassion universelle pour les persécutions dont les Juifs ont été les victimes au XIX me et XX me siècles en Europe. Mais la destruction de la ligne Bar Lev par les Egyptiens lors de la Guerre d’octobre 1973 a libéré les Arabes de la peur panique que leur inspirait l’Etat Hébreu, et, avec les volontaires de la mort, les bombes humaines qui ont fait 914 morts du côté israélien lors de la deuxième Intifada palestinienne (2000-2003), la peur est désormais équitablement répartie entre les deux camps, alors que, parallèlement, les massacres des Palestiniens de Sabra et Chatila, en 1982, ont brisé le mythe de la «pureté des armes israéliennes» et le dégagement militaire du Sud du Liban, le «mythe de l’invincibilité israélienne».
Le temps historique n’est pas réductible au temps médiatique. Israël, durant le premier demi-siècle de son indépendance (1948-2000), a été victorieux dans toutes les guerres qui l’ont opposé aux armées conventionnelles arabes, mais la tendance s’est inversée depuis le début du XXI me siècle, avec la mise en oeuvre de la stratégie de la guerre asymétrique. Toutes ses confrontations militaires avec ses adversaires arabes se sont depuis lors soldées par des revers militaires, que cela soit au Liban, en 2006, contre le Hezbollah chiite libanais, ou en 2008 à Gaza, en Palestine, contre le Hamas sunnite palestinien.
Longtemps sous la coupe des états arabes, les Palestiniens ont livré dans leur ghetto de Gaza, en décembre 2008, leur première guerre indépendante de toute tutelle. Désastreux sur le plan humain pour les Palestiniens, ce combat solitaire et solidaire de toutes les formations de la guérilla, y compris le Fatah de Mahmoud Abbas, et les formations marxistes, a néanmoins suscité un regain de sympathie internationale envers la revendication nationale palestinienne et placé sur la défensive les gouvernements arabes. Désastreuse pour les Israéliens, sur le plan moral, l’expédition punitive israélienne continuera de produire ses effets corrosifs aussi longtemps que les pays occidentaux feront l’impasse sur les violations israéliennes au prétexte d’assurer «la sécurité d’Israël» et de le ravitailler en armes, sans prendre en compte l’insécurité que son bellicisme débridé génère à son environnement, ni brider la colonisation rampante de la Palestine. Aussi longtemps qu’ils continueront de témoigner de leur mansuétude à l’égard de leur gendarme régional, générateur en chef du Hamas par quarante ans d’occupation illégale et abusive de la bande de Gaza, anciennement sous souveraineté égyptienne.
La sophistication de la guerre psychologique menée depuis près de soixante ans par Israël ne saurait masquer la réalité. Israël vit une situation schizothymique: Un état de Droit, certes, mais exclusivement à l’égard de ses citoyens de confession juive, un état d’apartheid à l’égard de la composante palestinienne de sa population, une zone de non droit et de passe droit dans ses colonies et sur la scène régionale, au point que bon nombre d’observateurs, pas uniquement arabes, pas uniquement musulmans, tendent à le considérer comme l’état voyou N°1 sur la scène internationale.
Pour audacieuse que soit sa vision du monde et novatrice sa démarche, le président Barack Obama se devrait de savoir :
-que le monde arabo musulman n’a pas le monopole de la terreur aveugle, comme en témoigne la vitrification de Hiroshima et Nagasaki (Japon) et de Dresde (Allemagne), cibles urbaines d’innocentes victimes civiles ;
-que la «génération des lanceurs de pierre», véritable déclencheur de la première «Intifada» palestinienne en 1987, puis de la deuxième Intifada en 2000, a surgi dans la foulée de l’invasion israélienne du Liban en 1982 visant à démanteler les structures de l’Organisation de libération de la Palestine ;
-que les «volontaires de la mort» ne sont nullement animés exclusivement d’une «idéologie du mal», selon l’expression du premier ministre britannique Tony Blair, ou d’une «culture de la mort», selon la thématique saoudo américaine, mais aussi et sans doute dans les mêmes proportions d’une aversion profonde à l’égard de la morgue occidentale et que les «bombes humaines» constituent surtout une réponse inhumaine à la non-reconnaissance de l’humanité des interlocuteurs légitimes de la cause palestinienne;
-que les combattants islamiques tant du Hamas que du Hezbollah que les partisans du chef chiite irakien Moqtada Sadr appartiennent à une génération que la promesse la plus alléchante ne saurait dévier de leur trajectoire, tant en Irak qu’au Liban, qu’en Palestine, aussi longtemps que la boulimie annexionniste d’Israël n’aura pas été bridée, aussi longtemps que la dignité du peuple palestinien et des autres peuples arabes sera bafouée.
Aussi longtemps que sera proposé un état croupion palestinien pour solde de tout compte à la spoliation de la Palestine. Aussi longtemps enfin que Mme Hillary Clinton, Secrétaire d’Etat américain, en tournée au Moyen-Orient, de même que son prédécesseur républicain Condoleeza Rice, se précipiteront à Beyrouth pour fleurir la tombe de Rafic Hariri, l’ancien premier ministre libanais assassiné, tout en persistant à négliger à leur passage à Ramallah (Cisjordanie), le mausolée de Yasser Arafat, le symbole de la renaissance du peuple palestinien.
Aussi longtemps que les dirigeants occidentaux autoproclamés «amis du peuple palestinien» s’appliqueront à contourner Ramallah, siège du pouvoir légal palestinien, pour rencontrer Mahmoud Abbas à Jéricho, comme ce fut le cas de Nicolas Sarkozy lors de son voyage en juin 2008, toujours dans le même but d’éviter le Mausolée de Yasser Arafat, comme si un Prix Nobel de la Paix palestinien constituait une monstruosité infamante, comme si le porte étendard de la revendication nationale palestinienne était pestiféré même au delà de la mort. Une génération de combattants qui pense -et avec elle bon nombre d’adultes pas nécessairement uniquement arabes ou musulmans- qu’il existe un lien entre les attentats de Londres, de Madrid et d’ailleurs, --contrairement à la thèse défendue par Tony Blair--, un lien même entre les attentats de Londres et la Palestine, au-delà, un lien par ricochet avec la promesse Balfour, une promesse anglaise à l’origine de la création de l’Etat d’Israël.
Par glissement successif, Israël a été perçu dans un premier temps comme un fait colonial, le «coup de poignard» de l’Europe au coeur du Monde arabe, puis le bras armé de l’Amérique, enfin le «levier stratégique» de l’Occident dans la zone, son croquemitaine. Sauf à vouloir se vivre en forteresse assiégée, une telle image paraît difficilement compatible avec une éventuelle intégration régionale, malgré toutes les barrières de sécurité et les murs de séparation, malgré toutes les rodomontades de tous les militaires ou paramilitaires qui se sont succédés à la tête du gouvernement israélien (Menahem Begin, Itzhak Shamir, Itzhak Rabin, Ehud Barak, Ariel Sharon), malgré le soutien intempestif de leurs relais au sein de la diaspora juive et de la communauté des chrétiens sionistes, de l’ordre de 70 millions de personnes dans le monde, et la servitude résignée de bon nombre de dirigeants arabes.
Le refuge des juifs, des rescapés des camps de la mort et des persécutés, le pays du Kibboutz socialiste et de la fertilisation du désert, des libres penseurs et des anticonformistes est devenu, aussi, au fil des ans, un bastion de la religiosité rigoriste, des illuminés et des faux prophètes, de Meir Kahanna (Ligue de la Défense Juive) à Baruch Goldstein, l’auteur de la tuerie d’Hébron, le 25 février 1994, des gangs mafieux et des repris de justice, des Samuel Flatto-Sharon à Arcadi Gaydamak. Un phénomène amplifié par la décomposition de l’esprit civique, gangrené par l’occupation et la corruption affairiste des cercles dirigeants, matérialisé par le naufrage du parti travailliste, le «parti des pères fondateurs», et la cascade de démission au plus haut niveau de l’état soit pour harcèlement sexuel, soit pour des faits en rapport avec l’argent illicite.
La propulsion d’Avigor Libermann sur le devant de la scène politique israélienne constitue à cet égard une illustration caricaturale du «Droit au retour» dans son extravagance la plus criante, en ce qu’elle confère à un ancien videur de boîtes de nuit de Kiev, du seul fait de sa judéité, et, au détriment des habitants originels du pays, une part du destin du Moyen orient. Elle constitue par là même la marque de l’aberration du projet sioniste dans ses manifestations les plus extrêmes, l’échec patent du projet occidental.
Près de cent ans après sa fondation, le Foyer National Juif apparaît ainsi rétrospectivement comme la première opération de délocalisation de grande envergure opérée sur une base ethnico religieuse en vue de sous traiter au monde arabe l’antisémitisme récurent de la société occidentale.. Et la Palestine, dans ce contexte, est devenue un immense défouloir de toutes les frustrations recuites générées des bas fonds de Kiev (Ukraine) et de Tbilissi (Géorgie) au fin fond de Brooklyn (Etats-Unis), la plus grande prison du monde, le plus grand camp de concentration à ciel ouvert pour les Palestiniens, les propriétaires originels du pays. Le droit à l’existence d’Israël ne saurait impliquer un devoir d’anéantissement du peuple palestinien, ni son droit à la sécurité, l’insécurité permanente des pays arabes.
Curieux cheminement que celui des rescapés des Ghettos de Varsovie et d’ailleurs que de «s’emmurer» (2) en terre d’Orient, comme le signe d’une impasse de la société israélienne soixante ans après la transformation de son «Foyer National» en état indépendant. La mobilisation identitaire constitue la marque d’une crise interne du système politique, la ghettoïsation, la marque d’une régression car elle entraîne une éviction de l’intrus et non la reconnaissance de l’autrui. Une équation à tous égards réversible…………..tant qu’il est encore temps.
Notes:
1. Le 25 février 1994, Baruch Goldstein, un médecin, colon juif d’origine américaine installé à Kyriat Arba, colonie forteresse fief de la colonie orthodoxe implantée à l’entrée d’Hébron, pénètre dans la mosquée bondée d’Abraham, située dans la ville biblique d’Hébron en Cisjordanie. Au cri de "Joyeux Pourim", il vide trois chargeurs de 30 cartouches à l’aide de son fusil d’assaut automatique sur l’assistance constituée de quelque 800 Palestiniens en prière, tuant 29 personnes et en blessant 150 autres avant d’être battu à mort. Fidèle de longue date du groupe fondamentaliste radical juif, le mouvement "Kach", Baruch Goldstein était motivé par un mélange compliqué de ce qui ressemble à des considérations inextricables de nature politique et religieuse, alimentées par le fanatisme et par un sentiment aigu de trahison en constatant que son Premier ministre était en train de "conduire l’État juif hors du patrimoine légué par Dieu et vers un danger mortel". Le Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, s’exprimant au nom de la grande majorité des Israéliens, exprima son dégoût, sa révulsion, ainsi que sa profonde tristesse à l’égard de l’acte commis par un "fanatique dérangé", tandis qu’une grande proportion des colons orthodoxes militants ont qualifié Goldstein d’homme juste et lui ont conféré la dignité de martyr.
2. «Les Emmurés, la société israélienne dans l’impasse» de Sylvain CYPEL, journaliste au quotidien Le Monde. Editions La découverte Février 2005
Ainsi que «Destins croisés, Israéliens, Palestiniens, l’Histoire en partage» de Michel Warshawski, préface d’Avraham Burg- Editions Riveneuve Avril 2009
René Naba |
05/06/
http://renenaba.blog.fr/2009/06/05/israel-marwane-barghou...
08:57 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liban, israël, clinton, lieberman, colonialisme, obama, hezbollah, finul, etats-unis, france
29.06.2009
n° 105- - Journal du Liban - 31-05 au 28-06 -Début- : Etat d'alerte militaire sur la frontière entre le Liban et la Palestine occupée
n° 105- - Journal du Liban - 31-05 au 28-06 -Début- : Etat d'alerte militaire sur la frontière entre le Liban et la Palestine occupée
Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Sa diffusion est un acte de résistance.
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre
Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.
Journal du Liban
n° 105 31-05 au 28-06
C.De broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.
| Tiré à part Les États-Unis suspendront leur aide militaire en cas de percée du Hezbollah. Barak envisage de s'attaquer aux infrastructures civiles libanaises en cas d'arrivée au pouvoir du Hezbollah. 1 Lutte pour la libération du territoire 2 Politique Libanaise 3 Politique internationale a) Pays Arabes & voisins 4 Institutions internationales 5 Autres Pays Fin 6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 6-1 Amérique - Le lobby pro-israélien 2/3. 6-2 Bernard Langlois : Pour bien comprendre les médias. 6-3 L'affaire Hariri ébranle... les journalistes occidentaux. 7 Les brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 7-1 Très Grandes Manœuvres électorales. 7-2 Rencontre de réconciliation entre le chef du Hezbollah et le leader druze Walid Joumblatt. 7-3 Dix Libanais inculpés d’espionnage au profit d’Israël. 7-4 Un secret commun liait tous les membres des réseaux d’espionnage pour le compte d’Israël. 8 Piece jointe 8-1 Sayed Nasrallah: la résistance saura contrer les défis dangereux qu'elle traverse.
|
Tiré à part :
Les États-Unis suspendront leur aide militaire en cas de percée du Hezbollah.
L’aide militaire de Washington, un enjeu des législatives :
Les États-Unis suspendront leur aide militaire en cas de percée du Hezbollah aux élections législatives du 7 juin, tout en cherchant à garder des relations avec le Liban, selon les experts.
Ces experts s'accordent à dire que les perspectives de percée électorale du Hezbollah représentent un dilemme pour le président américain Barack Obama : d'un côté il ne pourra pas continuer à livrer des armes à un gouvernement contrôlé, même indirectement, par le parti islamiste, opposé à la paix avec Israël, de l'autre, il ne veut pas laisser le champ libre à Téhéran.
L'administration cherchera donc « un moyen de maintenir une relation avec le Liban », estime Toni Verstandig, une ancienne secrétaire d'État adjointe chargée du Proche-Orient ayant fait partie de l'équipe de transition de M. Obama.
« Le problème est de maintenir la structure de l'État libanais et de continuer à la faire progresser », ajoute Mme Verstandig, aujourd'hui chargée du Proche-Orient à l'Aspen Institute.
06/06/2009
http://www.lorientlejour.com:80/article/620761/Laide_mili...
Barak envisage de s'attaquer aux infrastructures civiles libanaises en cas d'arrivée au pouvoir du Hezbollah.
Le Liban risque de payer très cher une victoire du Hezbollah aux élections : tel est l'avertissement qu'Israël veut faire passer. À en croire, Ehoud Barak le ministre de la guerre, si le Hezbollah l'emporte, « l'armée israélienne aura une liberté d'action dont elle n'a pas disposé lors de la guerre de 2006 ». Une allusion très claire au fait que l'État hébreu en cas de nouvelles confrontations militaires avec le Hezbollah n'hésitera pas à attaquer non seulement des cibles liées au Hezbollah, mais aussi les infrastructures civiles libanaises telles que, par exemple, des ponts, des routes, des casernes…
Il y a trois ans, l'armée israélienne avait lancé une vaste opération. Au cours du mois de combats qui a suivi, Israel a massivement pilonné des quartiers du sud de Beyrouth.
05/06/2009
http://www.lefigaro.fr/international/2009/06/06/01003-200...
Liban: échanges de tirs à Beyrouth
Des échanges de tirs ont éclaté dimanche dans les rues de Beyrouth entre des partisans du Premier ministre désigné Saad Hariri et d'autres soutenant M.Berri président du Parlement allié du Hezbollah, selon des responsables des services de sécurité.
Ils ont précisé qu'ils ne disposaient d'aucune information concernant d'éventuelles victimes, mais la chaîne de télévision Al-Arabiya a rapporté qu'une femme avait été tuée et que trois autres personnes avaient été blessées.
D'après les responsables des services de sécurité qui ont requis l'anonymat, l'armée libanaise a envoyé des soldats dans le secteur pour tenter de rétablir le calme.
Al Faraby
( Dimanche, 28 juin 2009 )
Résistance
Analyse
J’accuse
J’accuse l’Europe des Sarkozy et des Socio-démocrates au pouvoir d’avoir fidèlement et constamment soutenu le sionisme dans ses actes terroristes, jusqu’à se taire et être complice de ses prêches.
J’accuse l’Europe des Commissaires qui, eux, réellement gouvernent, dans l’unique but de renforcer le capitalisme vacillant et d’asseoir, sans tarder, la main mise de ce dernier sur l’ensemble des pays du Moyen Orient, avec comme gendarme un état artificiellement créé, il y a plus de soixante ans, au détriment de nos peuples.
J’accuse l’Europe qui, en juillet 2006, a soutenu l’agression et les massacres sionistes au Liban.
J’accuse l’Europe qui, à ce jour, contribue au blocus infligé à 1.500.000 âmes.
J’accuse l’Europe qui, sur son territoire, reste sourde et muette face aux atteintes aux Droits de l’Homme, lorsqu’il s’agit de la libération d’un citoyen libanais injustement détenu depuis près de trente ans.
Mais aussi, par solidarité, J’accuse l’Europe Impérialiste dont les fondements et la finalité se résument par son acharnement à conquérir les espaces vitaux qui lui sont indispensables : crise mondial du Grand Capital oblige, ceci au détriment de ses peuples et de leur épanouissement.
J’accuse cette Europe et je m’abstiendrai le 7 juin.
Cette Europe là sera tout simplement abolie par ses peuples….Une Bastille à prendre…
Liban Résistance
Etat d'alerte militaire sur la frontière entre le Liban et la Palestine occupée
Les deux armées libanaise et israélienne étaient ce samedi en état d'alerte de part et d'autre de la frontière entre le Liban et le Palestine occupée, à hauteur de la porte de Fatima.
Selon le correspondant de la chaîne Al-Manar, l'armée libanaise a réagi à l'armée ennemie qui a pris une position de combat face à des ouvriers agricoles libanais qui travaillent à proximité de la frontière.
Les forces internationales opérant dans le sud du Liban dans le cadre de la FINUL se sont tout de suite déployés dans les environs de la région, pour réduire les tensions, alors que les travailleurs sont restés sur place pour poursuivre leurs travaux.
27/06/2009
http://www.alterinfo.net/notes/
Déploiement en masse de troupes israéliennes à proximité de la frontière libanaise
Des troupes de l’armée israélienne sont déployées en masse au niveau de la frontière au Sud Liban. Dans le cadre d’une activité militaire non usuelle, les forces israéliennes ont déployé des tanks de type Merkava ainsi que des transporteurs de troupes et d’autres véhicules militaires armés tout le long de la barrière de fils barbelés séparant les fermes de Chebaa des territoires libanais libérés, selon une dépêche de l’ANI. Des tirs sporadiques sont également entendus à ce niveau.
Des survols en masse des chasseurs israéliens renforcent ce déploiement, constituant une nouvelle violation de l’espace aérien libanais et en même temps de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Les avions israéliens ont survolé les hameaux de Chebaa, les villages d’Al-Arkoub, asbaya, Marjeyoun, la Beqaa Ouest ainsi qu’Iklim el-Touffah.
A la périphérie de la localité d’Al-Abassiyé, les troupes de Tsahal ont érigé des fortifications et des barricardes dans le cadre de leur activité militaire aux alentours du poste d’Al-Douhayra, et des machines lourdes ainsi que des bulldozers et de larges grues sont également employés. Une activité similaire a lieu également près du poste de Jabal el-Cheikh.
Libnanews
27/06/2009
Augmentation surprenante des appels téléphoniques israéliens vers le Liban
Le commandement de l'Armée Libanaise - Direction de l'orientation a révélé que nombre de citoyens et de militaires libanais faisaient l'objet d'appels téléphoniques provenant de l'entité sioniste, signalant que le rythme de ces appels avait augmenté de façon significative ces deux dernier jours.
Tous ces appels ont en commun de demander des informations sur des soldats ayant disparu au Liban en échange d'argent liquide.
L'armée a invité tous les Libanais à ne pas répondre à ces appels téléphoniques, dont la persistance constitue " une violation à la souveraineté du Liban», avertissant que «toute tentative d'établir des liens avec eux relèvera de la collaboration avec l'ennemi".
27/06/2009
http://www.alterinfo.net/notes/
1 Lutte pour la libération du territoire
Les relents de la guerre
b) Israël
Nouvelle violation israélienne : un poste militaire à 15 mètres au nord de la ligne bleue.
Une nouvelle violation israélienne de la ligne bleue et de la résolution 1701 a été observée hier. L'armée israélienne a ainsi créé un poste-frontière à 15 mètres au nord des fils barbelés marquant la frontière, face au lac Banthaïl et à la portière de Hassan, à l'est du village de Kfarchouba. Le drapeau israélien a été hissé sur le poste.
Le prétexte était tout trouvé : les Israéliens voulaient « rectifier des erreurs techniques commises en 2000, lors de la délimitation de la ligne bleue ».
Dès la création de ce poste, l'armée libanaise s'est déployée face au poste israélien de Sammaqa. Le comité conjoint entre l'armée et la Finul a effectué une opération de vérification sur le terrain à la portière de Hassan et dans les hauteurs de Kfarchouba.
Le drapeau libanais a été hissé sur les barbelés, à quelque cent mètres du nouveau poste israélien.
L'armée a aussitôt publié un communiqué qualifiant l'action israélienne de « violation » et estimant que l'armée israélienne avait « profité de la délimitation d'un tracé virtuel par la Finul pour le considérer comme la ligne marquant le point de son retrait » du Liban. L'armée a déclaré faire circuler des patrouilles dans la région depuis cet « acte de provocation ».
Par ailleurs, une source de sécurité a affirmé à l'agence al-Markaziya que « l'armée compte porter plainte contre Israël auprès de la Finul et du Conseil de sécurité de l'ONU ».
Selon notre correspondant Khalil Fleyhane, la porte-parole de la Finul, Yasmina Bouziane, s'est contentée de souligner que la zone du litige se trouve en dehors du périmètre d'intervention de la force intérimaire des
Nations unies. Selon lui, des sources diplomatiques interrogées ont estimé que l'action israélienne aurait deux explications : soit que Tel-Aviv voudrait détourner l'attention de la pression américaine en vue d'une solution fondée sur les deux États, soit que les Israéliens voudraient sonder la réaction libanaise et une éventuelle mobilisation du Hezbollah.
Par ailleurs, une autre explication des agissements israéliens serait liée aux contacts entre Israéliens et Américains pour régler l'affaire des fermes de Chebaa et mettre ce territoire sous contrôle de la Finul temporairement, jusqu'à ce qu'une solution définitive soit adoptée.
Ces mêmes sources ont assuré que le commandant de la Finul, le général Claudio Graziano, a effectué des contacts avec les Israéliens pour les convaincre de baisser le drapeau israélien, et pour, à terme, démanteler le site.
20 juin 2009
http://www.lorientlejour.com/article/622341/Nouvelle_viol...
25-06
L’armée israélienne intensifie ses violations de l’espace libanais,
ainsi que ses manœuvres militaires à Kfarchouba et à Chebaa et ses environs
FLASH LIBAN
09:06 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liban, israël, clinton, lieberman, colonialisme, obama, hezbollah, finul, etats-unis, france
n° 105- - Journal du Liban - 31-05 au 28-06 –Suite - : Etat d'alerte militaire sur la frontière entre le Liban et la Palestine occupée
n° 105- - Journal du Liban - 31-05 au 28-06 –Suite - : Etat d'alerte militaire sur la frontière entre le Liban et la Palestine occupée
Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Sa diffusion est un acte de résistance.
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre
Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.
Journal du Liban
n° 105 31-05 au 28-06
C.De broeder & M.Lemaire
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Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.
| 2 Politique Libanaise (suite ) 3 Politique internationale a) Pays Arabes & voisins 4 Institutions internationales 5 Autres Pays
|
2-4 Des Canons ... pas du beurre
09-06
l'arsenal du Hezbollah, qui fait l'objet d'un dialogue national, Hassan Nasrallah a indiqué que "ces armes ne visent pas à imposer une réalité politique" et que ce sujet doit être traité dans le cadre du "dialogue et des discussions calmes".
Plus tôt dans la journée, le député du Hezbollah Mohammad Raad a affirmé à l'AFP que le puissant arsenal du parti n'était pas un "sujet négociable".
"Il faut que la majorité s'engage à ce que la +Résistance+ soit un sujet non négociable, (à considérer) que ses armes sont légitimes et qu'Israël est un ennemi", a-t-il indiqué.
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a dit lundi qu'il "acceptait" les résultats des législatives libanaises donnant la victoire à la coalition soutenue par l'Occident.
AFP
2-5 Les grandes manœuvres
Hariri exclut toute discussion sur les négociations de paix avec Israël
Le Liban n'entreprendra pas de négociations de paix avec Israël et pourrait même bouder l'Initiative de paix arabe si celle-ci devenait la base de futures négociations régionales. Telles sont les dernières déclarations de Saad Hariri, l'homme d'affaires milliardaire et actuel favori pour reprendre les rênes du gouvernement libanais, à l'issue des élections législatives du 7 juin dernier.
"Le plan de paix arabe inclut beaucoup de pays dans le processus de paix. Et la participation libanaise sera envisagée quand cela nous semblera raisonnable", a-t-il déclaré devant les caméras de CNN.
Concernant les récentes déclarations controversées de plusieurs analystes libanais, selon lesquels le Liban sera le dernier pays à faire la paix avec Israël, Hariri acquiesce. "Les autres ne disent pas cela, mais, moi, je le dis", ajoute-t-il.
Bon nombre de ses alliés politiques ont affirmé, par ailleurs, qu'Hariri, âgé de 39 ans et leader du bloc parlementaire le plus large de la coalition gagnante, prendra bientôt la place de l'ancien Premier ministre, Fouad Siniora.
AP ET JPOST.FR
10.06.09
http://fr.jpost.com:80/servlet/Satellite?cid=124437105745...
Berry met en garde les Libanais contre les déclarations israéliennes
Le président de la Chambre, Nabih Berry, a invité hier les Libanais « à se boucher les oreilles aux déclarations des hommes politiques israéliens », soulignant que « celles-ci vont crescendo du côté israélien et qu'elles ont pour but premier de créer des problèmes entre les Libanais en faisant croire que la victoire d'une partie libanaise sert les intérêts d'Israël ».
« Ces déclarations ont pur but de rassurer les Israéliens qui ont toujours peur de l'unité des Libanais », a ajouté M. Berry, après avoir présidé une réunion du comité présidentiel du mouvement Amal.
Il a ajouté que « tout le monde sait qu'Israël est et restera notre ennemi numéro un ».
De son côté, le député Michel Moussa, qui fait partie du bloc parlementaire de M. Berry, a invité « la majorité et l'opposition à regarder vers l'avenir, à apprendre des erreurs du passé et à édifier un nouveau Liban ». Il a aussi appelé « à l'instauration d'un dialogue pour réduire les tensions et résoudre les problèmes économiques et sociaux ».
Source : RIA Novosti
http://fr.rian.ru/...
http://www.lorientlejour.com/article/621315/Berry_met_en_...
Le Premier ministre pressenti recherche un compromis avec le Hezbollah
Hariri, pressenti pour devenir le prochain premier ministre libanais, a écarté le problème épineux du désarmement de la milice du Hezbollah, affirmant vendredi qu'il rechercherait un gouvernement d'unité avec ses adversaires pour mener ce pays divisé.
Les propos que le fils de Rafik Hariri a tenu sont le reflet des choix difficiles que devra faire le prochain gouvernement, avec l'appui de l'Arabie Saoudite et des Etats-Unis.
Une victoire électorale du Hezbollah aurait gêné les projets de paix de Barack Obama dans la région.
Mais la milice du Hezbollah, résolument opposée à Israël, est une force qui compte au Liban.
Les précédentes tentatives de contraindre son pouvoir ont presque conduit le pays à la guerre civile. Cette fois, Saad Hariri a indiqué qu'il était disposé à former un gouvernement d'unité nationale avec le Heezbollah.
Hariri a adopté un ton modéré dans l'interview donné vendredi à l'Associated Press, prônant l'union plutôt que la division des factions. "Aujourd'hui, nous avons une majorité, et je tends la main à tout le monde". "Je pense qu'il vaut mieux pour le pays unir nos efforts pour être certain que ce que nous faisons est pour le bien du peuple libanais", a déclaré Saad Hariri.
Malgré la différence entre les camps, "cela ne doit pas nous empêcher de travailler et de réaliser de grands projets et d'atteindre des objectifs importants pour notre peuple".
La question de l'arsenal de la milice Hezbollah fait partie de ce dialogue national, selon lui. Elle sera sur la table au moment de définir la stratégie de défense du Liban.
Hariri s'inscrit donc dans la continuité du gouvernement de Fouad Sinora, qui n'a pas abordé le problème de front, malgré les pressions pour désarmer le Hezbollah de la communauté chrétienne, des Etats-Unis et des Nations unies.
13/6
http://fr.news.yahoo.com/3/20090613/twl-liban-hariri-hezb...
2-6 Sur le terrain
Hariri : Notre décision est de rester attachés à toutes les libertés fondamentales et à la parité islamo-chrétienne
06/06/2009
Élections « Celui qui nous insulte aurait-il rêvé d'être ici si nos martyrs n'avaient pas sacrifié leur vie ? » a lancé le chef du Courant du futur au cours du dernier meeting électoral hier.
C'est un manifeste en faveur de la liberté qu'a dressé hier le député Saad Hariri en affirmant que « la décision du Courant du futur est de rester attaché aux libertés, à toutes les libertés fondamentales et notamment à la liberté d'opinion, d'expression, de réunion et de culte ». « Nous croyons à la liberté de choix dans toute chose sauf en matière de liberté ainsi qu'à la parité absolue entre musulmans et chrétiens, quelle que soit la situation démographique », a-t-il ajouté.
Dans un discours devant les participants au meeting tenu au BIEL à l'occasion de la clôture de la campagne électorale du Courant du futur, le député Hariri a affirmé que « notre décision est de continuer à travailler, à fournir des efforts, à construire ». « À celui qui nous invective et qui injurie nos martyrs à tout bout de champ, je voudrais demander : Aurais-tu rêvé d'être ici, de dire ce que tu dis, de faire ce que tu fais, si nos martyrs n'avaient pas offert leur sang, si Rafic, Bassel, Samir, Georges, Gebran, Pierre, Walid, Antoine, François, Wissam et tous les autres n'avaient pas sacrifié leur vie pour la patrie ? » a-t-il lancé.
« Notre décision est que l'intérêt suprême du Liban est notre objectif, a-t-il poursuivi. Aussi arrogants, hautains et méprisants que se montrent certains, ils ne pourront jamais nous astreindre à commettre des actes qui menacent la paix civile ou à tenir un discours qui porte atteinte à nos constantes nationales. »
Saad Hariri a également souligné que pour le Courant du futur, « c'est l'État d'abord et la loi d'abord ». « Je voudrais exprimer tout notre respect pour l'ensemble des partis politiques du pays et des candidats aux élections, au nom de notre attachement à la démocratie et à la liberté d'expression pour tous, a-t-il ajouté. Le respect des règles les plus élémentaires de la démocratie suppose l'acceptation des résultats des élections, quels qu'ils soient. Nous respecterons la volonté des électeurs et espérons que nos adversaires en feront de même. »
« Certaines parties pensent pouvoir nous diviser sur base de considérations confessionnelles ou régionales, a aussi déclaré le chef du Courant du futur. Mais ce qui nous rassemble est bien au-delà des confessions et des régions et bien plus noble que les couleurs et les slogans. Il s'agit du Liban et de notre amour pour lui. Certains veulent que notre vote soit dicté par la peur et l'ignorance. Mais nous brandissons notre liberté de choix comme une arme face à ceux qui veulent nous empêcher même de rêver qu'un jour nous pourrions vivre à l'abri des crises, sous l'égide d'un État dirigé par un président-arbitre. »
« Certains veulent que notre vote soit un acte de violence, a-t-il ajouté. Ceux-là n'ont pas compris que si nous pensons que la violence est stérile, nous n'avons pas pour autant abandonné notre liberté de choix. Toute décision que nous prenons sans réfléchir nous mènera vers la perte. Nous forgeons aujourd'hui l'avenir du Liban avec nos propres décisions. Nous nous souviendrons des décisions que nous prendrons aujourd'hui si demain nos enfants et nos petits-enfants nous demandaient : "Comment en sommes-nous arrivés là ?". Alors, il sera inutile de leur répondre que nous avions une démocratie, une liberté de choix que nous avons dilapidées car nous ne nous sommes pas rendu compte de leur importance. »
Pour Saad Hariri, nous sommes arrivés à « l'heure de vérité ». « Il ne reste plus que 36 heures avant l'ouverture des urnes, avant que nous ayons l'occasion de dire au monde entier que nous choisissons l'espoir en un avenir que nous forgeons par nos propres choix et décisions. Il ne reste plus que 36 heures pour convaincre le monde entier que le bonheur de la patrie est ce pour quoi nous œuvrons, pour briser les murs de la peur et proclamer notre espoir dans le Liban tel que nous le voulons et non tel que veulent nous l'imposer les deals étrangers. Il ne reste plus que 36 heures pour empêcher tout putsch contre notre Constitution et notre économie de marché. Trente-six heures pour montrer que les musulmans n'ont pas d'avenir s'ils négligent les droits des chrétiens, et vice versa. Trente-six heures pour défendre la parité islamo-chrétienne.
Trente-six heures pour dire que le Liban est une nécessité pour les Arabes, pour exercer notre liberté et prouver au monde entier que nous sommes un peuple uni qui reste attaché à sa souveraineté », a-t-il conclu.
http://www.lorientlejour.com/article/620748/Hariri%3A_Not...
b) Israélienne
2-2 Des Canons ... pas du beurre.
05-06
Dan Haloutz, le chef d'état-major à l'époque de l'opération au Liban vient de reconnaître pour la première fois publiquement que l'armée israélienne avait tenté, en vain, au moins une fois d'éliminer Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah.
http://www.lefigaro.fr/international/
05-06
Les militaires israéliens redoutent(…) que les avions, les chars et autres armes que les Américains s'apprêtent à fournir à l'armée libanaise tombent dans les mains du Hezbollah, une fois au pouvoir. Les médias israéliens n'ont pas non plus manqué de mettre en avant les déclarations d'Hassan Nasrallah, qui a affirmé ces derniers jours que son mouvement va œuvrer pour une armée libanaise « forte »,.
05/06/2009
http://www.lefigaro.fr/international/
08-06
Le ministrede la guerre, Barak, a affirmé hier redouter que des armes fournies par les États-Unis au Liban ne tombent dans les mains du Hezbollah.
Barak : « Par rapport au Liban, il faut faire preuve de prudence et de sang-froid, nous n'avons pas trop apprécié la fourniture d'armes américaines ces derniers mois. Nous craignons qu'une partie de ce matériel ne tombe dans les mains du Hezbollah »,
Le ministre israélien a toutefois souligné qu'il fallait donner une « occasion politique au prochain gouvernement libanais ». « Le Liban a un potentiel pour devenir un endroit calme, seul l'avenir permettra de dire si cela est possible », a-t-il poursuivi.
08-06
Le ministère des Affaires étrangères : "Israël considère le gouvernement libanais responsable de toute activité militaire ou hostile de quelque manière que ce soit émanant de son territoire".
Le ministre israélien des Transports, Israël Katz, un proche du gouvernement Netanyahu, a pour sa part affirmé que l’Hezbollah devait "maintenant être désarmée conformément aux accords conclus dans le passé".
AFP
3 Politique internationale
a) Pays Arabes & voisins
11-06
Le président Bachar al-Assad a appelé a salué l'esprit d'entente qui règne au Liban notamment après les élections et a estimé que cet esprit de concorde est nécessaire pour faire face aux prochaines échéances.
http://www.alterinfo.net/notes/Assad-appelle-a-l-entente-...
b) Usa (le parrain)
Obama
08-06
Obama a félicité lundi les Libanais pour leur "courage" (…) et leur "engagement envers la démocratie".
Obama : "Une fois de plus, le peuple libanais a fait la démonstration au monde de son courage et de la force de son engagement envers la démocratie",
AP
Les grandes manœuvres
12-06
De source autorisée libanaise, on déclarait vouloir faire part à Mitchell du refus du Liban de naturaliser les quelque 400.000 réfugiés palestiniens que le Liban accueille, afin de ne pas modifier le délicat équilibre confessionnel du pays.
La plupart de ces réfugiés, qui représentent 10% de la population, sont de confession sunnite.
Le Liban est à 40% chrétien, le reste de la population se partageant presque également entre sunnites et chiites.
2 Processus de paix
Mitchell exclut une paix aux dépens du Liban
George Mitchell, représentant spécial de Barack Obama au Proche-Orient, dont la mission consiste à favoriser "une prompte reprise et une conclusion rapide" des négociations pour une paix globale au Proche-Orient comportant l'avènement d'un Etat palestinien, a déclaré qu'aucune solution ne saurait être conclue aux dépens du Liban.
"Le Liban a un rôle clé à jouer dans les efforts à long terme pour une paix et une stabilité durables et globales au Moyen-Orient", estimé l'émissaire US
"Il est clair qu'on ne peut obtenir de solution durable aux dépens du Liban et nous sommes impatients de continuer à oeuvrer avec le Liban pour construire cette solution", a-t-il ajouté.
"Ces élections ont marqué un tournant important pour ce pays. Les Etats-Unis restent fermes dans leur soutien à un Liban souverain libre et indépendant", a déclaré Mitchell. Il s'est dit impatient de travailler avec le nouveau gouvernement à la paix et la stabilité du Moyen-Orient.
http://www.aloufok.net:80/spip.php?article610
http://fr.news.yahoo.com/
c) Europe
1 France
23-06
L'émir du Qatar, Hamad ben Khalifa Al-Thani, a rencontré lundi 22 juin dans l'après-midi Sarkozy au cours du premier jour de sa visite d'Etat de trois jours en France, qui vise à renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays.
Cheikh Khalifa s'est penché pendant près d'une heure avec Sarkozy sur les principaux dossiers régionaux.
"Arrêtez avec le Liban"
Le cheikh Khalifa, énervé a refusé de répondre à une question sur le Liban. "Arrêtez avec le Liban. Il n'y a rien de nouveau au Liban.
Pourquoi voulez-vous qu'il y ait toujours des histoires au Liban ? Le Liban ça va", a-t-il jugé.
Nicolas Sarkozy a de son côté "rendu hommage au rôle très positif joué par le Qatar dans la région" et souligné "son souhait de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays", aussi bien en matière de défense que de coopération culturelle, a indiqué la présidence française.
L'émirat gazier du Qatar est un partenaire politique, économique, financier et militaire privilégié de la France dans la région du Golfe. (Nouvelobs.com)
NOUVELOBS.COM |
23.06.2009
2 UK
18-06
L'ambassadrice de Grande-Bretagne au Liban, Frances Guy, et le chef du groupe parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, se sont rencontrés jeudi, a indiqué le député M. Raad à l'AFP.
Il s'agit de la première rencontre au Liban entre un ambassadeur de Grande-Bretagne et des responsables du Hezbollah.
A la question de savoir si d'autres rencontres allaient suivre, M. Raad a indiqué : "Oui, je crois que les portes sont ouvertes", sans plus de précision.
AFP
Union Européenne
Javier Solana rencontre un député du Hezbollah.
En visite au Liban, le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère Javier Solana a rencontré samedi un parlementaire du Hezbollah, la première rencontre entre un responsable européen de ce niveau et un représentant du Hezbollah.
La rencontre de M. Solana avec le député Hussein Hajj Hassan fait suite à une initiative similaire de la Grande-Bretagne vis-à-vis du parti de Dieu. Hussein Hajj Hassan a dit voir dans cette rencontre un geste de bonne volonté de l'UE.
13 juin 2009
09:03 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liban, israël, clinton, lieberman, colonialisme, obama, hezbollah, finul, etats-unis, france
n° 105- - Journal du Liban - 31-05 au 28-06 –Fin- : Etat d'alerte militaire sur la frontière entre le Liban et la Palestine occupée
n° 105- - Journal du Liban - 31-05 au 28-06 –Fin- : Etat d'alerte militaire sur la frontière entre le Liban et la Palestine occupée
Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Sa diffusion est un acte de résistance.
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre
Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.
Journal du Liban
n° 105 31-05 au 28-06
C.De broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.
| 6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 6-1 Amérique - Le lobby pro-israélien 2/3. 6-2 Bernard Langlois : Pour bien comprendre les médias. 6-3 L'affaire Hariri ébranle... les journalistes occidentaux. 7 Les brèves Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information. 7-1 Très Grandes Manœuvres électorales. 7-2 Rencontre de réconciliation entre le chef du Hezbollah et le leader druze Walid Joumblatt. 7-3 Dix Libanais inculpés d’espionnage au profit d’Israël. 7-4 Un secret commun liait tous les membres des réseaux d’espionnage pour le compte d’Israël. 8 Piece jointe 8-1 Sayed Nasrallah: la résistance saura contrer les défis dangereux qu'elle traverse.
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6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos
6-1 Amérique - Le lobby pro-israélien 2/3
http://www.dailymotion.com/video/x6lgz5_amerique-le-lobby...
6-2 Bernard Langlois : Pour bien comprendre les médias.
Voici, en exclusivité, les règles que tout le monde doit avoir à l'esprit lorsqu'il regarde le Journal télévisé le soir, ou quand il lit son journal le matin. Tout deviendra simple.
Règle numéro 1 : Au Proche-Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers, et c'est toujours Israël qui se défend.
Cela s'appelle des représailles.
Règle numéro 2 : Les Arabes, Palestiniens ou Libanais n'ont pas le droit de tuer des civils de l'autre camp.
Cela s'appelle du terrorisme.
Règle numéro 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes.
Cela s'appelle de la légitime défense.
Règle numéro 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l'appellent à la retenue.
Cela s'appelle la réaction de la communauté internationale.
Règle numéro 5 : Les Palestiniens et les Libanais n'ont pas le droit de capturer des militaires israéliens, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats.
Règle numéro 6 : Les Israéliens ont le droit d'enlever autant de Palestiniens qu'ils le souhaitent (environ 10 000 prisonniers à ce jour, dont près de 300 enfants). Il n'y a aucune limite et ils n'ont besoin d'apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit juste de dire le mot magique 'terroriste'.
Règle numéro 7 : Quand vous dites 'Hezbollah', il faut toujours rajouter l'expression 'soutenu par la Syrie et l'Iran'.
Règle numéro 8 : Quand vous dites 'Israël', il ne faut surtout pas rajouter après : 'soutenu par les États-Unis, la France et l'Europe', car on pourrait croire qu'il s'agit d'un conflit déséquilibré.
Règle numéro 9 : Ne jamais parler de 'Territoires occupés', ni de résolutions de l'ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l'auditeur de France Info..
Règle numéro 10 : Les Israéliens parlent mieux le français que les Arabes.
C'est ce qui explique qu'on leur donne, ainsi qu'à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 9).
Cela s'appelle de la neutralité journalistique...
> A Méditer...
Bernard Langlois
6-3 L'affaire Hariri ébranle... les journalistes occidentaux.
Après une période d'attention extraordinaire, au lendemain du meurtre de Rafik Hariri, avec quotidiennement de nouvelles analyses sur l'implication syrienne, l'affaire a plus ou moins sombré dans l'oubli.
Depuis quelques semaines, une série d'événements relayés par les dépêches d'agences ont atterri dans les rédactions.
Le lecteur occidental n'aura cependant pu suivre ces nouveaux rebondissements que par de courts articles, sans qu'il soit réellement possible de les suivre avec une certaine continuité.
Mais, malgré une succession de rebondissements qui font tourner le machin au bazar le plus complet, depuis quelques jours, c'est un unique article du Spiegel que nos médias ont décidé de relayer.
1er mars 2009, le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) entame ses travaux.
Marwan Hamadé commente:
Ce tribunal est un tournant majeur pour le Liban et un exemple pour toute la région parce qu’il va démontrer que l’impunité a pris fin.
Mais, quatre jours auparavant, une information ne passionne pas les géo-stratèges de nos médias:
La justice libanaise a décidé de relâcher sous caution les frères Mahmoud et Ahmad Abdel Aal et le Syrien Ibrahim Jarjoura, soupçonnés d’avoir passé sous silence des informations et induit les enquêteurs en erreur après l’attentat qui avait coûté la vie à l’ancien premier ministre.
C'est suffisamment énorme pour que nos médias s'en contrefichent. Pourquoi relâcher, juste avant le lancement du tribunal, ceux qui sont accusés d'avoir orienté l'enquête sur la voie syrienne par des faux témoignages, faux témoignages dont beaucoup affirment qu'ils ont été achetés par la «majorité» libanaise?
Malgré le sujet (libération d'hommes accusés d'avoir porté les faux témoignages impliquant les 4 généraux libanais et les autorités syriennes, peut-être soudoyés par des proches de Saad Hariri), l'article de Libé ne développe que les accusations contre les généraux libanais («les quatre généraux ont été mis en examen pour “meurtre par préméditation”, “tentative de meurtre par préméditation”, et “perpétration d’actes terroristes”), et répètent les accusations contre la Syrie («Les deux premiers rapports de la Commission d’enquête de l’ONU, créée deux mois après l’assassinat du richissime homme d’affaires, avaient conclu à des «preuves convergentes» sur l’implication des renseignements syriens et libanais et cité les noms de proches du président syrien Bachar al-Assad.»). Accusations dont, à ce moment, les seuls «preuves» connues sont les faux témoignages des trois hommes qui viennent d'être spectaculairement relâchés juste avant l'établissement du TSL.
Le 2 mars, plein d'assurance, Laurent Joffrin est certain de ses preuves:
Tous ceux qui ont approché un tant soit peu le dossier Rafic Hariri savent que les services secrets syriens sont impliqués, de très près ou d’un peu plus loin, dans l’assassinat du leader libanais. C’est la conviction, en tout cas, des enquêteurs qui se sont succédé pour élucider le crime. C’est la raison d’être du tribunal international qui vient de se mettre en place aux Pays-Bas. Dans cette affaire, comme dans tant d’autres événements criminels au Liban, tous les chemins mènent à Damas.
Suivant ce que Joffrin définit explicitement comme une parfaite «enquête à charge», Jean-Pierre Perrin, lui, nous pond un dossier d'accusation complet dans le même numéro: «Un attentat à la syrienne».
De manière très spectaculaire, non seulement Laurent Joffrin sait après le meurtre que les Syriens en sont les auteurs sans avoir besoin d'un tribunal international, mais Jean-Pierre Perrin explique carrément que tout le monde savait qu'ils étaient les meurtriers avant même que l'attentat ne soit commis.
Et là, patatra, le 29 avril, «Le Tribunal spécial pour le Liban ordonne la libération de quatre généraux».
Les quatre personnes concernées sont les généraux Jamil Mohamad Amin El Sayed, Ali Salah El Dine El Hajj, Raymond Fouad Azar et Mostafa Fehmi Hamdan, a précisé le tribunal dans un communiqué.
Là encore, c'est énorme, et nos médias ont du mal à synthétiser la situation. Il n'y a plus de «piste syrienne» (en tout cas publiquement connue), puisque les quatre uniques inculpés du meurtre viennent d'être relachés. Quant à ceux qui avaient porté les faux témoignages à leur encontre, ils ont été libérés par la justice libanise fin février (on ne s'interrogera donc pas plus avant sur les commanditaires et le motif de ces faux témoignages).
Les médias occidentaux ont du mal à l'écrire: il n'y a plus aucun accusé, inculpé, ou emprisonné,
dans l'affaire Hariri. Peut-on imaginer pire situation?
Laurent Joffrin et Jean-Pierre Perrin se portent candidats au suicide par le ridicule (malheureusement, c'est une forme de suicide particulièrement longue et pénible, qui peut durer toute une carrière).
Au Liban, Hamadé et Saad Hariri prétendent faire confiance à la justice internationale, et ce genre de sornettes. Mais Robert Fisk explicite, le 30 avril, la nouvelle propagande de la «majorité antisyrienne» dans The Independent.
Once more the UN donkey, clip-clopping on to the world stage after the murder of Mr Hariri, has been proved a mule. [...] Barack Obama's new friendship with President Bashar al-Assad of Syria must be going great guns. [...] So who killed Rafiq Hariri? Until yesterday, the Lebanese, whose protests after the massacre forced the Syrian army out of Lebanon, thought they knew. And who was it who wanted, as President of the United States, to open a new door to the Syrians? President Obama. And who was it who stood next to Rafiq Hariri's son, Saad, in Beirut, three days ago, to assure him of US support? Why, Mr Obama's Secretary of State, Hillary Clinton, of course.
On se frotte les yeux. Selon la propagande haririenne, désormais: la Tribunal international est instrumentalisé politiquement par les États-Unis, et les États-Unis ont décidé de vendre le Liban à leurs nouveaux amis syriens. Évidemment, si vous aviez prétendu, quelques semaines plus tôt, que l'enquête internationale était instrumentalisée politiquement par les Américains, vous étiez un affreux propagandiste de l'axe irano-syrien.
Depuis, naturellement, toutes les théories «alternatives» ressurgissent.
La plus spectaculaire, ce sont les déclarations de Wayne Madsen sur Russia Today. Il prétend que c'est un «escadron de la mort» aux ordres de Dick Cheney qui a commis le crime. Il s'appuierait sur des révélations à venir de Seymour Hersh. Ce dernier a démenti, il y a quelques jours, avoir fait les déclarations qui lui sont imputées (ce qui semblait pourtant assez évident: Hersh n'est pas né de la dernière pluie, du genre à raconter ses scoops en «off» avant d'avoir terminé d'écrire un livre ou un article). Mais la vidéo et ces «révélations» ont déjà fait le tour des internautes libanais, par exemple sur ce site belge du mouvement aouniste.
Ignorant encore la décision du tribunal de libérer les généraux libanais, Georges Malbrunot se lance sur la piste d'«exécutants islamistes» venus d'Arabie saoudite et d'Irak (29 avril). Des exécutants qui seraient donc des islamistes sunnites, liés aux groupes déjà connus au Liban. Malgré les références à l'Arabie saoudite, à l'Irak et aux salafistes sunnites, Malbrunot se pose tout de même la question suivante:
Quels peuvent être les commanditaires du crime?
La Syrie?
L'Iran?
Les deux, aidés par le Hezbollah?
Le 15 mai, Syria Comment profite de cette «piste islamiste» pour enfoncer le clou et expliquer que «la théorie la plus simple», c'est que ces groupes islamistes avaient leurs propres motifs pour assassiner Hariri et qu'ils peuvent très bien avoir agi de leur propre chef.
Et pendant ce temps-là, au Liban, on n'arrête plus d'arrêter des espions au service du Mossad. Et «la piste du Mossad» dans l'affaire Hariri est, évidemment, incontournable au Liban (et non, comme se l'imagine Libération, pour cause de paranoïa maladive du Hezbollah).
Richard Labévière est de retour et publie La Tuerie d'Ehden ou la malédiction des Arabes chrétiens, dans lequel il accuse le Mossad d'avoir organisé le massacre du clan Frangié perpétré par Samir Geagea en 1978. Rien à voir avec l'affaire Hariri, mais puisque Geagea est toujours là, que le Mossad aussi...
Bref, c'est la curée: la thèse jusque là soutenue par les occidentaux et leurs alliés au Liban s'est (au moins apparemment) effondrée, et les théories plus ou moins opposées, plus ou moins crédibles, poussent comme des champignons. Avec les élections législatives au mois de juin.
Toutes ces théories «alternatives» ont été soigneusement éloignées des pauvres oreilles des citoyens européens (pourquoi pas à raison). On s'est déjà fait balader une fois, on va peut-être faire attention désormais.
Sauf que. Le Spiegel publie un article en allemand annonçant de nouvelles «preuves», une nouvelle «piste»: l'enquête internationale détiendrait la preuve de la culpabilité directe du Hezbollah, et refuserait de rendre ces preuves publiques pour des raisons inconnues. Le Hezbollah dément, l'AFP en fait une dépêche.
L'article est republié le 23 mai en anglais, et les médias français s'emparent de ces «révélations» (le Journal du monde, ce soir sur LCI, offrait comme chaque jour un spectacle proprement sidérant).
La commission d'enquête chargée de faire la lumière sur l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri s'orienterait désormais vers une piste menant au mouvement chiite Hezbollah, révèle l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.
Quand au Figaro, il ne met aucun conditionnel dans son titre: «Assassinat d'Hariri : l'enquête accuse le Hezbollah»
Le principal souci avec cet article du Spiegel, c'est tout de même de présenter comme des preuves nouvelles, un tournant dans l'enquête, le contenu exact d'un article déjà publié par George Malbrunot dans le Figaro... le 19 août 2006, et intitulé «L'ombre du Hezbollah sur l'assassinat de Hariri».
Non seulement la piste est la même (le Hezbollah), mais la façon de résoudre l'affaire et de débusquer les responsables sont exactement identiques. On a un cercle d'utilisateurs de téléphones portables, utilisés pour traquer les déplacements de Rafik Hariri, puis ces téléphones ne sont plus utilisés à partir du jour de l'attentat. Mais l'erreur d'un de ses membres consiste, justement, à passer un unique coup de fil, qui permet aux enquêteurs de remonter tout le réseau.
Ce scénario est strictement identique dans la version de Malbrunot dans le Figaro du 19 août 2006 (qu'il tiendrait notamment d'«un proche de Saad Hariri») et dans la version du Spiegel du 23 mai 2009.
Trois ans d'écart, le même scénario, il suffit d'ajouter les termes «New Evidence», «new and explosive results» et «Intensive investigations in Lebanon are all pointing to a new conclusion»... pour que tous les médias français reprennent, y compris le Figaro, ce que le Figaro avait déjà publié comme des révélations «de source sûre».
Et George Malbrunot, qui continue pourtant d'écrire dans le Figaro, ignorait que sa «piste du Hezbollah» allait être réchauffée par les Allemands quand il évoquait, récemment, la piste des «exécutants islamistes» (sunnites).
Je ne suis pas totalement fâché que les médias d'ici n'évoquent pas toutes les théories «alternatives» quant au meurtre de Rafik Hariri. Un peu de recul et d'enquête avant de publier n'importe quoi ne fait pas de mal.
Malheureusement, l'enthousiasme soudain pour les nouvelles «révélations» du Spiegel prouvent que ça n'était pas un souci de recul et d'enquête qui retenait nos journalistes.
25 mai
Source : Loubnan ya Loubnan
http://tokborni.blogspot.com/...
7 Les brèves
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.
7-1 Très Grandes Manœuvres électorales.
La soi-disant UDMO*, qui est en fait l’UEAVRMHNU**, vient de trouver une manière originale d’intervenir dans les affaires du monde, en d’autres termes de pratiquer l’ingérence dans les campagnes électorales en cours au Liban (élections législatives du 7 juin),
en Iran (élection présidentielle du 12 juin)
et
en Europe (élections du Parlement européen le 7 juin) : la guerre virtuelle.
L’ensemble de la machine de guerre sioniste est engagé toute cette semaine dans des TGM (très grandes manœuvres) visant à entretenir le SSPT (syndrome de stress pré-traumatique***).
Le but déclaré de ces manœuvres est de tester la capacité de riposte israélienne à une attaque aérienne et de missiles.
Ni le Hamas ni le Hezbollah ne disposant d’aviation, ou alors ils l’ont bien cachée, une telle attaque ne pourrait évidemment venir que de l’Iran, selon les fous furieux qui gouvernent l’UDMO.
Bon, d’accord, ce n’est pas une « vraie » guerre, c’est seulement une guerre virtuelle, mais quand même, le but est toujours le même : terroriser à la fois la population israélienne, palestinienne, libanaise, iranienne et européenne, sans oublier les Égyptiens, qui accueillent pour la première fois le néo-élu Obama, qui va tenir son grand discours aux Arabes (au grand dépit du palais royal marocain, qui avait lancé une grande campagne de lobbying à Washington pour que le nouveau président US vienne faire son discours aux Arabes à partir du Maroc, recrutant même pour cela le maire de Washington, qui a une lointaine origine marocaine).
Ces TGM sont donc aussi un message envoyé à Obama, au cas où il serait tenté de prendre quelques distances avec Israël.
À propos de guerre virtuelle : vu qu’Israël, ces derniers temps, n’arrive plus à gagner les vraies guerres qu’il mène, au Liban comme à Gaza, peut-être qu’il devrait transformer Tsahal en entreprise de production de videogames, ce qui lui coûterait moins cher et lui rapporterait bien plus.
* Unique démocratie du Moyen-Orient : c’est ce qu’ils disent
** Unique État-atomique-voyou-raciste-membre hostile des Nations unies : depuis l’assassinat du Comte Folke Bernadotte le 17 septembre 1948 jusqu’au bombardement des écoles et dépôts alimentaires des Nations Unies à Gaza en janvier 2009, en passant par le bombardement de Qanaa (Liban) le 18 avril 1996 (105 civils massacrés), Israël est le seul État membre des Nations Unies à s’être livré à des actes de guerre déclarés contre cette organisation.
Lire à ce sujet Le syndrome de stress pré-traumatique – Un aperçu de la psychose collective israélienne, par Gilad Atzmon
http://kayman-coupsdedent.blogspot.com/
7-2 Rencontre de réconciliation entre le chef du Hezbollah et le leader druze Walid Joumblatt.
Le chef du parti chiite Hezbollah et celui de la communauté druze libanaise se sont engagés à travailler ensemble, à l'occasion d'une réunion rarissime qui pourrait être une étape dans la réconciliation des factions en vue de la formation d'un gouvernement d'union nationale au Liban.
La rencontre, qui s'est déroulée jeudi soir, était la première depuis plus de trois ans entre le chef du parti de Dieu, cheikh Hassan Nasrallah, et le chef druze Walid Joumblatt, président du Parti socialiste progressiste (PSP) et une des principales figures du Mouvement du 14-mars, la coalition pro-occidentale ayant remporté la majorité lors des élections du 7 juin.
Dans un communiqué vendredi, le Hezbollah précise que les deux hommes ont décidé de faire passer le Liban "d'un état de crise à un état de coopération".
Les deux hommes étaient en conflit depuis fin 2005. Joumblatt accusait le Hezbollah de chercher à déstabiliser le Liban pour le compte de ses "parrains" iraniens et syriens.
La réunion devrait aplanir le terrain en vue des consultations sur la constitution d'un nouveau gouvernement dans les semaines à venir. Le sunnite Saad Hariri, dirigeant du Courant du Futur, serait prêt à devenir Premier ministre d'un gouvernement d'union nationale.
La chaîne du Hezbollah Al-Manar a diffusé des images de la réunion, sans dire où elle a eu lieu. Nasrallah est dans la clandestinité, sans doute dans les quartiers sud de Beyrouth, son bastion, depuis la guerre de l'été 2006 avec Israël.
Une réunion de réconciliation similaire avait eu lieu l'année dernière entre Nasrallah et Hariri.
Les tensions entre les partisans de Hariri et Joumblatt et les militants chiites du Hezbollah avaient débouché sur une flambée de guerre urbaine dans Beyrouth en mai 2008, qui avait fait 81 morts.
( Vendredi, 19 juin 2009 - Avec les agences de presse )
http://www.aloufok.net:80/spip.php?article635
7-3 Dix Libanais inculpés d’espionnage au profit d’Israël.
Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le magistrat Sakr Sakr, a inculpé hier dix Libanais d'espionnage au profit Israël, portant ainsi à cinquante-cinq le nombre des personnes poursuivies dans ce dossier. Seuls quatre de ces dix inculpés (Youssef Abdouche, Émile Abou Safi, Georges Abou Safi, Ali Mallah) sont en détention. Les six autres (Kaido Berro, Jaafar Halaoui, Wadih Keyrouz, Faouzi el-Alam, Élias Abou Safi, Salah Berro) n'ont toujours pas été arrêtés. Ils sont accusés de « collaboration avec l'ennemi israélien et d'avoir fourni à l'État hébreu des informations sur (des positions) civiles et militaires ». Huit parmi eux ont en outre été inculpés de trafic de drogue.
Par ailleurs, notre correspondante à New York, Sylviane Zehil, a rapporté que le représentant permanent du Liban auprès de l'ONU, Nawaf Salam, a adressé deux lettres identiques datées du 2 juin 2009 et devenues documents officiels le 4 juin, au secrétaire général et au président du Conseil des Nations unies.
Dans ces lettres, M. Salam précise que les 7, 17 et 18 mai dernier, les forces israéliennes ont autorisé des citoyens libanais recherchés pour intelligence avec l'ennemi à « franchir la ligne bleue et la clôture technique à l'intérieur du territoire palestinien occupé ».
« Mon gouvernement considère que cela constitue une atteinte flagrante à la souveraineté de mon pays et une violation des dispositions de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, écrit M. Salam. Il exige la condamnation la plus ferme sur base des principes et des dispositions du droit international et les coutumes internationales. »
Signalons en outre que le bureau d'information du ministre des Télécommunications a souligné dans un communiqué que « les équipes techniques relevant des deux compagnies de téléphonie mobile ont détecté un parasitage dans le réseau au Liban-Sud en provenance d'Israël ». M. Gebran Bassil a aussitôt discuté avec le ministre des Affaires étrangères de la possibilité d'intenter un procès contre Israël, « puisqu'il s'agit d'une atteinte à la souveraineté du pays », précise le communiqué
http://www.lorientlejour.com:80/article/620752/Dix_Libana....
05-06
http://www.aloufok.net:80/spip.php?article581
7-4 Un secret commun liait tous les membres des réseaux d’espionnage pour le compte d’Israël.
Le directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, a indiqué hier qu'il « y a un secret commun qui lie tous les membres du réseau d'espionnage au profit d'Israël. C'est grâce à ce secret qu'ils ont pu être suivis et démasqués. Pourtant, les membres de ces réseaux ne se connaissaient pas et n'étaient pas liés entre eux ». « Nous avons réussi à asséner un coup à l'infrastructure des renseignements israéliens au Liban qui a été construite au fil de longues années. Pour reconstruire ces réseaux, Israël aura besoin de beaucoup de temps », a-t-il ajouté.
Il a souligné que « c'est grâce aux FSI que les réseaux d'espionnage pour le compte d'Israël ont été découverts » et que c'est l'organisme qu'il représente « qui a mis en garde le Hezbollah, l'informant que ces réseaux ont noyauté la Résistance ».
Le général Rifi a assuré que « les cellules du réseau d'espionnage sont en train de tomber les unes après les autres. Des membres de ces cellules ont été arrêtés, certains ont pris la fuite alors que d'autres sont toujours en liberté et seront tôt ou tard arrêtés ».
Évoquant l'enquête et les interrogatoires, le général Rifi a souligné que « les enquêteurs mettent surtout l'accent sur l'assassinat de Ghaleb Awali, membre du Hezbollah, tué à Haret Hreik le 19 juillet 2004.
L'enquête a montré que c'est Nasser Nader, important membre du réseau, arrêté il y a quelques semaines, qui avait exécuté l'opération, et cela même si Nader affirme qu'il avait fait la planque et que c'étaient les Israéliens qui avaient exécuté l'opération », a-t-il dit, qualifiant d'importante l'arrestation de Nasser Nader.
Le général Rifi a souligné que jusqu'à présent, neuf réseaux ont été découverts par les FSI et six autres par l'armée libanaise. En tout, donc, quinze réseaux ont été découverts et leurs membres sont en train d'être arrêtés progressivement.
03-06
http://www.lorientlejour.com/article/620325/Rifi%3A_Un_se...
8 Pièce jointe
8-1 Sayed Nasrallah: la résistance saura contrer les défis dangereux qu'elle traverse.
Dans son troisième et dernier discours pour commémorer la neuvième célébration de la victoire de la résistance et de la libération du Liban sud en l'an 2000, le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a mis en garde que cette résistance traverse des défis dangereux et énormes.
Le plus important de ces défis étant celui de vouloir le désarmer, par la force ou par le dialogue. Inscrivant ces défis dans le cadre de la stratégie menée par l'entité sioniste contre le Hezbollah, depuis la libération, Sayed Nasrallah estime que les moyens internes et externes déployés pour cette fin n'en sont pas à leur fin. L'une d'entre elle serait celle d'accuser le Hezbollah de terrorisme interne et international, lui imputant plusieurs crimes, dont entre autre celui qui a coûté la vie à l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, comme l'a véhiculé dernièrement l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.
Et de promettre au public de cette résistance que celle-ci s'en sortira la tête haute et saura affronter ces défis.
Les idées principales du discours du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah en ce vendredi 29-05-09 lors d'un festival dans la ville de Baalbek, à l'est du Liban, pour célébrer la neuvième commémoration de la victoire de la résistance contre l'entité sioniste et le retrait israélien du Liban sud en l'an 2000, après 17 années d'occupation israélienne. ((Cette région respectable du Liban a formé avec ses habitants et ses montagnes et vallées une base pour lancer la résistance, et c'est bien ici que se sont formés les premiers combattants de la résistance dans les bras de notre frère et maître Sayed Abbas Moussaoui Dès les premiers jours la Békaa et Baalbek Hermel sont rapidement devenus l'abri de tous ceux qui, au sud du Liban, ont été amenés à quitter leurs régions occupées par l'ennemi sioniste C'est là que s'est ouverte la base de lancement de la résistance, les centres de recrutement, d'entrainement, et d'armement.. Or cette participation n'était pas seulement logistique, mais elle s'est illustrée aussi en envoyant vos fils, de la Békaa, de Rachaya, vers le Liban sud, vers Beyrouth, vers la banlieue, même après le retrait en l'an 2000. Vous avez porté le fardeau de la libération jusqu'à la fin. Même pendant la guerre de Juillet, les fils de la Békaa se trouvaient sur tous les fronts, tandis que cette région était sous le feu des bombardements israéliens, non pas parce qu'elle est l'avant-garde de la résistance, mais parce que la Békaa est le fief de la résistance. Oui la Békaa a été le frère jumeau du sud, de par la guerre dure infligée, de part les destructions qu'elle a subies, et le prix qu'elle a payé… Oui, vous n'avez jamais eu cette mentalité sectaire ou régionale, selon laquelle la Békaa devrait être perçu à l'écart du Sud, qui était lui sous occupation, alors que lui ne l'était pas.. Tout au long de l'histoire, lors de la bataille, il y a eu toujours le front des combattants, et celui qui refusent le combat, pour des prétextes diverses, entre autre des fatwas. Vous auriez pu le faire, mais vous ne l'avez pas fait Vous auriez pu prétendre que votre région était abandonnée, et que vous n'étiez pas impliqués dans ce conflit, mais vous ne l'avez pas fait Vous avez aspiré à toute la patrie Je témoigne devant Dieu et l'histoire que vous aviez une attitude religieuse, pieuse, prophétique, coranique, morale et nationale. Vous avez alors combattu avec persévérance et patience sans attendre qu'on vienne vous porter assistance, qu'on vous pousse à le faire, ou sans attendre un quelconque consensus. Non vous n'avez pas attendu un consensus national Nous aurions voulu un consensus national, bien entendu, c'est certes meilleur, Mais il faut savoir que jamais lors d'un conflit il peut y avoir de consensus. Nombreux sont ceux qui se désistent, face à chaque conflit, nombreux sont ceux qui prennent la fuite Dès le début, la résistance n'a pas fait l'objet d'in consensus national au Liban.. Est-ce qu'il y avait un consensus avant que le Hezbollah ne fasse son entrée dans la vie politique libanaise? Certains partis n'ont jamais adopté de positions qui sympathisent avec la résistance Mais en revanche il y a eu un soutien populaire de la part de tous les nationalistes, de tous ceux qui croient en la dignité du Liban. Comment lancer le crédo " le Liban d'abord" tout en admettant les violations israéliennes incessantes du Liban, tout en admettant que des territoires libanais, les hameaux de Chébaa et les collines de Kfar Chouba soient toujours sous occupation, que le Liban se trouve toujours dans une zone dangereuse, et ce sans rien faire contre, et sans broncher.. Vous étiez parmi les premiers qui ont protégé la résistance et ce malgré la négligence dont vous faites l'objet de la part de l'état, Vous n'avez pas abandonné votre devoir à l'égard de votre patrie pour autant Malgré l'avarice de l'état à votre égard, vous n'étiez pas avare en donnant votre sang Ce jour est votre fête, celle de vos martyrs, de vos blessés et des détenus libérés.. et celle de votre fils Sayed Abbas Moussaoui, d'Oum Yasser et du petit martyr Hussein. Public de la résistance, sachez que la résistance traverse des défis à l'heure actuelle et dans l'avenir, des défis grands dangereux; ce qui nous incombe de grandes responsabilités Après la libération du 25 mai, les sionistes ont adopté une nouvelle stratégie. Elle a été annoncée par la voix de l'ex-ministre israélien des affaires étrangères, Sylvain Shalom. il avait alors dit qu'Israël allait agir en sorte pour que mettre toute la communauté internationale contre le Hezbollah, et de faire décréter des résolutions internationales contre le Hezbollah pour mettre fin au Hezbollah, en le consacrant en tant qu'une organisation terroriste dans la plupart des pays Après l'an 2000, certains pays ont acquiescé la demande, comme la Hollande, d'autre ont refusé comme la France, d'autres ont une formule médiane, comme la Grande Bretagne Shalom avait en personne reconnu que c'est Israël qui a été derrière la résolution 1559. Certain libanais avait donné leur contribution, leur participation, dans cette résolution; peut-être sans être conscients de ses dimensions israéliennes. Peut être qu'il y a eu un recoupement d'intérêts, internes et externes pour confectionner la 1559 et mettre la résistance sous pression. Mais Shalom reconnaît que cette résolution a été faite par Israël. Et puis il y eu plusieurs évènements qui se sont succédés: les attentats du 11 septembre, l'invasion de l'Afghanistan, celle de l'Irak, puis il y a eu l'assassinat du Premier ministre Rafic Hariri, le départ des troupes syriennes du Liban, et l'avènement de cette équipe politique au pouvoir. Dès le début, malgré l'alliance quadripartite, malgré notre grande ouverture, c'est le thème de l'armement de la résistance qui était le plus récurent. Il a été formulé entre le terme du désarmement et celui de déposer les armes. Bien entendu, le terme désarmement insinue le recours à la force D'autres n'ont pas véhiculé cette logique, parce qu'ils savaient qu'ils ne peuvent pas désarmer la résistance par la force; alors ils ont suggéré que cet armement soit livré volontairement par la résistance. On nous a mis face à cette échéance comme s'il n'y avait aucune crise au Liban, aucun problème économique, social, comme si le Liban n'avait pas 40 à 50 milliards de dollars de dettes, comme s'il n'y avait pas d'occupation ou de violations israéliennes comme s'il si ce n'est pas cet armement qui a libéré le Liban de la plus grande invasion israélienne d'un pays arabe. Moi je leur répondais à chaque fois, allez résoudre les problèmes des gens, pour qu'ils sachent que vous êtes réellement responsables; allez renforcer l'armée, après venez nous parler d'armements Or il s'est avéré que le délai qui leur était donné n'était pas long, mais limité. En échange, nous avons proposé le dialogue et avons lancé le débat sur une stratégie défensive nationale, même après l'accord d'entente conclu avec le Courant patriotique libre, nous les avons invités à y participer; pour savoir comment protéger le Liban, libérer les territoires occupés, et les détenus dans les geôles israéliennes, faire face aux menaces et aux violations israéliennes, Nous avons senti que certains n'avaient de souci que de désarmer le Liban et rien d'autre Cette mentalité est responsable de l'impuissance du Liban face à l'ennemi sioniste, cette mentalité qui refuse de répondre à la question de savoir protéger le Liban, et qui n'a eu pour réponse pendant longtemps que de lancer:" la force du Liban réside dans sa faiblesse" Savez-vous qu'en 1967, lorsqu'un général israélien s'était demandé à quelle troupe il fallait s'attendre du Liban, la seule réponse qu'il a eu de son supérieur israélien était " une troupe musicale" . Celui qui a rendu le Liban l'équation la plus difficile face à Israël n'est pas la troupe musicale mais votre résistance, votre force, et votre persévérance. Nous avons fait l'objet de beaucoup de pressions internes et externes, mais nous sommes restés attachés à notre résistance tout de même. Après l'échec des efforts politiques, il y a eu le guerre de juillet qui voulait éradiquer cette résistance et d'écrase l'environnement populaire qui la sauvegarde; là aussi, c'est grâce à votre patience et persévérance et à celle des combattants que cette guerre a été échec cuisant Après la guerre, on est revenu à la même symphonie, celle de l'armement de la résistance.. Regardez, Israël qui a subi la défaite tente de puis trois ans de tirer les leçons de sa défaite, en effectuant des manœuvres, en apportant encore plus d'armements, en plus de l'arsenal immense qu'il détient déjà, Alors qu'ici, cette résistance qui est la seule force capable de défendre le pays se doit de répondre à ceux qui lui exigent de déposer ses armes, et refusent même de mettre au point une forte stratégie. Où est donc la justice? Israël s'apprête et le Liban ne fait rien
Vive le Liban, vive la résistance, et Salam alaykoum.
Suite pièce jointe SUR DEMANDE.
30 Mai 2009
http://www.almanar.com.lb
http://www.alterinfo.net/Sayed-Nasrallah-la-resistance-sa...
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme - Article 19
09:00 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : liban, israël, clinton, lieberman, colonialisme, obama, hezbollah, finul, etats-unis, france
28.06.2009
n° 24 - Les dossiers du Pakistan - 26-06 - Début - : Des « conseillers » américains au Pakistan.
n° 24 - Les dossiers du Pakistan - 26-06 - Début - : Des « conseillers » américains au Pakistan.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Sa diffusion est un acte de résistance.
dossiers de PAKISTAN.
n° 24- 26-06
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : Tiré à part : Pour rire dans nos chaumières... Al-Qaïda envisage une attaque contre l’Amérique. 1 Dossier & Point de vue 1-1 Marie-France Calle Pakistan : y aura-t-il un effet Obama ? 1-2 Eric Schimtt : Des « conseillers » américains au Pakistan. Suite 2 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion 2-1 Continuité entre la politique Obama et celle de son prédécesseur Bush. 2-2 Paul Craig Roberts : Obama est en train de se transformer en un Dick Cheney. 2-3 Patrick Martin : Obama au Caire : le nouveau visage de l’impérialisme U.S. 2-4 Thierry Meyssan : Obama et les arrière-pensées de la main tendue aux musulmans. 2-5 Ahmed Rashid: "Les Etats-Unis ont fait beaucoup d'erreurs". Fin 3 Annexe 3-1Thierry Meyssan : La guerre du Pakistan devra attendre. 3-2 Général Vinod Saighal : Le pouvoir nucléaire : Les généraux pakistanais sont-ils fous ou font-ils juste semblant ? 3-3 L'enquête sur l'attentat de Karachi s'oriente vers une "affaire d'Etats". 3-4 Après l’affaire Hariri, Peter Fitzgerald enquêtera sur l’affaire Bhutto. |
Tiré à part :
Pour rire dans nos chaumières...
Al-Qaïda envisage une attaque contre l'Amérique.
L'un des hauts leaders d'Al-Qaïda en Afghanistan a déclaré que dans le cas où les membres de ce réseau accéderaient aux armes nucléaires pakistanaises, le terrain serait aplani à une attaque contre les Etats-Unis et c'est le scénario qui perturbera le sommeil de l'Occident, selon l'agence de presse estudiantine, ISNA, citant le web site autrichien Die Presse.
Selon cette source, les membrs d'Al-Qaïda s'efforcent d'avoir l'accès aux armes atomiques pakistanaises pour lancer un assaut contre les Etats-Unis.
Le leader local de la nébuleuse Al-Qaïda en Afghanistan, Mustafa Abol-Yazid a explicitement affirmé espérer que son groupe pourrait accéder aux armes nucléaires pakistanaises pour s'en prendre l'Amérique.
Selon ce web site, de telles déclarations font croire à l'Occident qu'Al-Qaïda accéderait tôt ou tard aux arsenaux nucléaires pakistanais pour les utiliser contre l'Occident, les Etats-Unis à la tête.
Dans son interview, Abol-Yazid a proposé un cessez-le-feu de 10 ans aux Etats-Unis, à condition que ces derniers sortent leurs militaires des pays islamiques et qu'ils mettent fin à leurs soutiens à Israël.
Les propos de ce dirigeant d'Al-Qaïda témoigne de ce que les membres d'Al-Qaïda se sentent très faibles dans la situation en cours, car l'armée pakistanaise a ces deux derniers mois ciblé leurs alliés extrémistes dans la vallée de Swat et Boner au nord-ouest du Pakistan.
Les propos du leader d'Al-Qaïda en Afghanistan ont été faits, alors Farokh Salem, membre de l'institut de recherches stratégiques d'Islamabad a qualifié de sans importantes de telles menaces et ajouté:" Les combattants qui ne disposent que les klashinkovs, n'ont guère de chance pour vaincre l'armée pakistanaise, 6ème armée du monde.
Les éléments analphabètes d'Al-Qaïda ne disposent pas assez d'informations sur l'usage des armes atomiques."
Ce chercheur pakistanais croit que les mises en garde consécutives des Etats-Unis contre l'accès éventuel d'Al-Qaïda aux armes atomiques pakistanaises n'étaient qu'un tapage.
Dans une autre partie de ce reportage, l'auteur fait allusion aux attaques de l'armée pakistanaise aux positions des Taliban, ajoutant que l'armée pakistanaise avait organisé jusqu'à présent de vastes attaques contre les postions d'al-Qaïda et des Taliban au Waziristan du sud et que les drones américains avaient bombardé les postions des extrémistes au Waziristan du sud. Et ce de sorte que la prise d'une grande partie des positions d'Al-Qaïda ne semblait pas exclue dans les jours qui viennent.
A la fin du reportage, l'on peut lire:" Il semble que les armes nucléaires pakistanaise se sont transformées en atout dont profitent les Taliban et Al-Qaïda.
Certes, de telles menaces s'avèrent impossibles.
26 Juin 2009
1 Dossier & Point de vue
1-1 Marie-France Calle Pakistan : y aura-t-il un effet Obama ?
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.
Extrait
…. 26 avril, date de la première offensive militaire contre les talibans à Lower Dir, petit district de la région de Malakand, non loin de la fameuse Vallée de Swat,
Mythe ou réalité ?
Bien des dangers guettent, au nombre desquels, l'anti-américanisme, qui ne faiblit pas au Pakistan, loin s'en faut.
Ce n'est pas pour faire plaisir à Washington. "63% des Pakistanais continuent d'être opposés à une coopération avec les Etats-Unis pour mener des opérations anti-terroristes", reconnaissait la semaine dernière le général américain David Petraeus.
Avant même l'offensive de Swat, des avocats, des professeurs, avaient quitté la région, de peur d'être pendus haut et court par les Taliban.
Soit dit en passant, il est urgent de définir le concept d'opinion publique au Pakistan. S'agit-il de l'"élite" intellectuelle ? De la classe politique ? Du peuple dans sa grande majorité ?
Bref, cette "opinion publique" est prise en tenailles entre les militants islamistes et les Américains.
Reste à savoir, aussi, de quels militants islamistes on parle.
Si nombre de réfugiés en veulent aux talibans qui ont envahi leurs villes et leurs villages, ils ne sont guère tendres avec le gouvernement pakistanais, qui ne les aide guère ou trop lentement; pas plus qu'avec les militaires, en raison du nombre élevé de victimes civiles.
En revanche, ils sont reconnaissants aux organisations caritatives islamistes de leur grande efficacité. Sauf qu'en dispensant l'aide, certaines de ces formations prêchent en même temps la "bonne parole". Elles font sans doute des recrues en vue de futurs actes de résistance. Contre l'Inde ? En Afghanistan, contre les forces de l'Otan ?
Visiblement soucieux de donner, ici aussi, une autre image de l'Amérique, Barack Obama a chargé Richard Holbrooke, son envoyé spécial pour l'Afghanistan et le Pakistan, d'expliquer aux Pakistanais qu'il avait à coeur de panser les plaies des victimes des combats.
A peine arrivé à Islamabad, mercredi, Holbrooke a annoncé qu'Obama allait demander au Congrès de débloquer 200 millions de dollars pour la réhabilitation des quelque 3 millions de réfugiés, et la reconstruction de leurs régions dévastées par les bombardements. Le 19 mai, Washington avait déjà consenti une aide de 110 millions de dollars pour les déplacés.
Aujourd'hui, le représentant américain pour l'"Af-Pak" a appelé Européens et pays musulmans à faire davantage pour aider le Pakistan. "Je voudrais souligner une fois encore que les Etats-Unis ont donné près de la moitié de la totalité de l'aide qui est parvenue au Pakistan jusqu'à présent. Ce n'est pas juste (...)
Où sont les Européens ?
Où est l'OIC (l'Organisation de la Conférence islamique, qui regroupe les pays musulmans)", a lancé Holbrooke. Oubliant peut-être que l'argent, ce n'est pas tout...
A ce sujet, l'analyste Brian Cloughley signe aujourd'hui dans le quotidien de Lahore, Daily Times, une libre opinion intéressante. Elle se termine ainsi : "Pour ce qui est du terrorisme, les problèmes du Pakistan et de l'Amérique sont très différents.
Et l'un des plus grands problèmes est l'arrogante présomption de Washington qu'Islamabad doit faire ce qu'on lui dit". Un petit tour sur son blog ne manque pas d'intérêt non plus. Pour faire court, il y compare la guerre de la coalition contre les résistants en Afghanistan à celle que menait Don Quichotte contre les moulins à vent...
1-2 Eric Schimtt : Des « conseillers » américains au Pakistan.
L’armée américaine vient de reconnaitre qu’il y aurait environ 70 « conseillers » travaillant clandestinement au Pakistan.
Leur mission ?
Entraîner l’armée Pakistanaise à combattre les Taliban et par là même, Al-Qaida dans les zones tribales.
Ils sont pour la plupart Américains, soldats des Forces spéciales, qui sont là pour former l’armée Pakistanaise et les forces paramilitaires, en leur fournissant des renseignements et des conseils sur les tactiques de combat. Ils ne procèdent pas à des opérations de combat, selon l’armée américaine.
Constitué par un groupe de travail secret, supervisé par le Commandement central des États-Unis et de Commandement des opérations spéciales, les "conseillers" ont commencés l’été dernier, avec le soutien du gouvernement du Pakistan et de l’armée, à éradiquer Al-Qaida et les Taliban qui menacent les opérations des troupes américaines entre l’Afghanistan et le Pakistan, notamment en coupant les voies d’acheminement comme la Passe de Khyber.
Une nouvelle unité de commando Pakistanais a utilisé les informations de la Central Intelligence Agency et d’autres sources, ce qui leur a permis de tuer ou de capturer plus de 60 militants dans les sept derniers mois, dont au moins cinq commandants de haut rang, selon un haut responsable militaire Pakistanais.
Il ya quatre semaines, les commandos ont capturé un militant saoudien lié à Al-Qaïda dans une ville de la Khyber Agency, une des zones tribales qui longent la frontière avec l’Afghanistan, ce qui n’a pas empêché un attentat aujourd’hui.
Pourtant, les principaux commandants des taliban Pakistanais, y compris son chef, Baitullah Mehsud, et son chef de file dans la région de Swat, Maulana Fazlullah, sont toujours en fuite.
Les hauts responsables militaires américains restent frustrés d’avoir été incapable de persuader le chef de l’armée pakistanaise, Gen Ashfaq Parvez Kayani, de former l’armée aux techniques de contre-insurrection.
Le général Kayani , qui est en visite à Washington cette semaine à la Maison Blanche pour une réunion sur la politique entre l’Afghanistan et le Pakistan, va certainement demander comment l’armée Pakistanaise peut faire pour éliminer Al-Qaida et les Taliban des zones tribales.
Les responsables américains reconnaissent, suite aux tensions entre le Pakistan et l’Inde après les attentats terroristes perpétrés à Mumbai en novembre dernier, que l’armée Pakistanaise se sente moins disposée à placer son attention sur les menaces d’Al-Qaida et des Taliban.
Les responsables Pakistanais et des États-Unis ont convenu de divulguer certains détails sur les "conseillers militaires américains" ainsi que le partage des renseignements pour aider à dissiper les rancoeurs après les frappes de missiles sur les civils.
Le Pentagone avait déjà organisé une formation avec l’aide d’instructeurs au Pakistan l’année dernière. Plus de la moitié des membres du nouveau groupe de travail sont les conseillers des forces spéciales, les autres sont des médecins, experts en communication et autres spécialistes.
"Le partage des renseignements c’est réellement amélioré au cours des derniers mois", a déclaré Talat Masood, un ancien général de l’armée et d’un analyste militaire. "Les deux parties réalisent qu’il est dans leur intérêt commun."
Par contre, les responsables Pakistanais ont vigoureusement protesté contre les frappes de missiles américains dans les zones tribales, étant pour eux la marque d’une violation de leur souveraineté et ont alors bloqué la principale demande de Washington qui était l’ envoi massif de troupes. Le président Asif Ali Zardari, qui dirige un gouvernement affaibli, tente de faire face à la flambée d’anti-américanisme parmi les Pakistanais qui voient d’un mauvais oeil le rapprochement avec Washington.
Les frappes de missiles américains, qui ont fait des victimes civiles, ont suscité un vif débat parmi les cadres supérieurs du gouvernement Pakistanais et des responsables militaires.
Plus de 30 bombardements ont été menés, par des F-16 vendus par les américains depuis le mois d’août dernier, la plupart d’entre eux après que le président Zardari ait pris ses fonctions en septembre. Un haut responsable militaire américain a déclaré que 9 des 20 hauts commandants-Qaida et les Taliban au Pakistan ont été tués dans ces raids.
"The F-16s are vital to Pakistan’s security as President Musharraf prosecutes the war on terror", pouvait-on lire en 2005.
Mais c’est Asif Ali Zardari, le veuf de l’ex-Premier ministre Benazir Bhutto, qui en fait maintenant usage.
Source Eric SCHMITT NYT.
21/06/2009
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/d...
1-3 Torture: Jose Padilla autorisé à poursuivre l'avocat du gouvernement Bush.
Jose Padilla, devenu un symbole des excès de la "guerre contre le terrorisme" de l'administration Bush, a été autorisé à poursuivre l'avocat de l'ex-gouvernement américain qu'il accuse d'être responsable de sa torture, rapportent des médias dimanche.
Ancien membre d'un gang de Chicago converti à l'islam, l'Américain Jose Padilla, 37 ans, avait été reconnu coupable en août de liens avec Al-Qaïda et condamné à 17 ans et 4 mois de prison, alors que l'accusation réclamait la perpétuité.
Selon le New York Times et le Wall Street Journal, les avocats de Padilla ont déposé une plainte contre John C. Yoo, avocat de l'administration de l'ancien président George W. Bush, l'accusant d'être responsable de mémos juridiques qui ont selon eux conduit à la détention de leur client et à des interrogatoires musclés.
Padilla, placé à l'isolement comme "combattant ennemi" pendant plus de trois ans dans une prison militaire de Caroline du Sud, affirme avoir été torturé à l'époque.
La plainte, qui réclame que Yoo soit tenu pour responsable des mauvais traitements présumés subis par Padilla, affirme que le détenu a souffert "d'abus physiques et psychologiques flagrants entre les mains des responsables fédéraux dans le cadre d'un programme systématique d'interrogatoires musclés visant à casser la dignité humaine de M. Padilla et sa volonté de vivre".
Yoo, qui faisait partie du Conseil de guerre de l'ancien président Bush et vice-procureur général dans le bureau de conseil juridique de 2001 à 2003, a écrit plusieurs mémos autorisant des traitements musclés.
Yoo a argumenté que la plainte devait être rejetée car il n'a pas été établi que les traitements subis par Padilla étaient inconstitutionnels.
Cependant, le juge de la cour fédérale de San Francisco Jeffrey S. White, nommé par George W. Bush, a souligné dans un jugement écrit publié vendredi soir que cette plainte pouvait être instruite.
Padilla "a apporté des faits suffisants pour soutenir la thèse que Yoo a mis en place un ensemble d'événements qui ont résulté dans la privation de Padilla de ses droits constitutionnels", a déclaré le juge White.
Tahlia Townsend, membre de l'équipe des défenseurs de Padilla, a qualifié cette décision de "victoire significative pour les valeurs américaines, la responsabilité du gouvernement et notre système de contrôle et d'équilibre".
Padilla et sa mère, Estela Lebron, réclament 1 dollar de dommages et intérêts et la déclaration par la justice que les traitements subis étaient inconstitutionnels.
Yoo, représenté par le département de la Justice, s'est refusé jusqu'à présent à tout commentaire.
A la fin des années 1990, M. Padilla est parti étudier en Egypte, où il s'est marié et a eu deux enfants, avant de gagner l'Afghanistan. Il a été arrêté à son retour aux Etats-Unis en mai 2002.
Le gouvernement avait alors affirmé qu'il prévoyait des attentats terriblement meurtriers sur le sol américain, notamment avec une bombe radiologique, et il avait passé trois ans et huit mois comme "combattant ennemi" dans une prison militaire de Caroline du Sud (sud-est).
Sans accès à un juge, il a été maintenu dans un isolement absolu, privé de la lumière du jour, soumis à des températures extrêmes et interrogé sans relâche, jusqu'à ce que le gouvernement renonce à son accusation et renvoie son cas vers une procédure fédérale.
AFP –
le 14 juin
http://www.lematin.ch:80/flash-info/monde/torture-jose-pa...
1-4 Noam Chomsky : La torture : cette vieille routine.
Les mémorandums sur la torture donnés à connaître par la Maison Blanche ont suscité ahurissement, indignation et surprise. Ahurissement et indignation sont compréhensibles, sentiments provoqués en particulier par le rapport du Comité sénatorial des Forces Armées sur le Traitement des détenus, récemment publié.
Au printemps 2002, ainsi que le révèle le rapport, les interrogateurs de Guantanamo furent l’objet d’une pression croissante émanant de la hiérarchie afin que soit établi un lien entre l’Irak et al Qaeda. L’application du « sous-marin », entre autres formes de torture, a permis d’obtenir d’un détenu une « preuve» : cette « preuve» fut utilisée pour aider à justifier l’invasion de l’Irak par Bush et Cheney, l’année suivante.
Mais pourquoi cette surprise à propos des mémorandums sur la torture?
Même sans qu’il y ait eu enquête, il était raisonnable de supposer que Guantanamo était une chambre de torture. Quelle autre raison y aurait-il eu d’envoyer les prisonniers dans un endroit où ils seraient hors d’atteinte de la loi ; de plus, un endroit que Washington utilise en violation d’un traité que Cuba se vit déjà obligé de signer sous la menace des armes ?
Le raisonnement selon lequel il s’agissait d’une question de sécurité est difficile à prendre au sérieux.
Une raison plus générale de ne pas être très surpris: la torture a été une pratique routinière dès les premiers jours de la conquête du territoire national par les Etats-Unis.
Et plus tard encore, quand les incursions impériales de l’« empire infant » - ainsi que George Washington appela la nouvelle république – s’étendirent aux Philippines, en Haïti et d’autres lieux encore.
Par malheur, la torture fut le moindre des nombreux crimes - agression, terreur, subversion et étranglement économique - qui ont obscurci l’histoire des Etats-Unis, comme, en bonne partie, celle des autres grandes puissances. Les révélations actuelles sur la torture mettent une fois de plus l’accent sur l’éternel conflit entre « ce que nous paraissons » et « ce que nous sommes »
Traduit par Jean-Pierre Plumat et révisé par Magali Urbain pour Investig'Action.
Source: Clarin
http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content...
09:32 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, pakistan, al qaida, talibans, résistants, occupants, usa, attentats 11-septembre, otan, militaire
n° 24 - Les dossiers du Pakistan - 26-06 – Suite - : Des « conseillers » américains au Pakistan.
n° 24 - Les dossiers du Pakistan - 26-06 – Suite - : Des « conseillers » américains au Pakistan.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Sa diffusion est un acte de résistance.
dossiers de PAKISTAN.
n° 24- 26-06
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 2 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion 2-1 Continuité entre la politique Obama et celle de son prédécesseur Bush. 2-2 Paul Craig Roberts : Obama est en train de se transformer en un Dick Cheney. 2-3 Patrick Martin : Obama au Caire : le nouveau visage de l’impérialisme U.S. 2-4 Thierry Meyssan : Obama et les arrière-pensées de la main tendue aux musulmans. 2-5 Ahmed Rashid: "Les Etats-Unis ont fait beaucoup d'erreurs". |
2 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.
2-1 Continuité entre la politique Obama et celle de son prédécesseur Bush.
La presse américaine souligne la continuité entre cette politique et celle de son prédécesseur Bush.
Karen DeYoung écrit un article dans le Washington Post (28 mars), « Obama Outlines Afghan Strategy. He Pushes Stability and Regional Partnerships » :
« Le président Obama a présenté sa nouvelle stratégie pour l’Afghanistan et le Pakistan avec l’évocation de menaces qui rappellent celle formulée par l’administration Bush. “Les terroristes qui ont planifié et organisé les attaques du 11-Septembre”, a-t-il dit, continuent à comploter pour “tuer autant de nos concitoyens que possible”. » (...)
« Mais Obama tente de séparer cette approche du problème de celle des années précédentes, marquées par l’absence de continuité et des échecs politiques alors que le président George W. Bush orientait son attention et les ressources américaines vers l’Irak. Obama s’est engagé à se mobiliser sur le Pakistan et à construire un meilleur “partenariat” avec son gouvernement et ses militaires. » (...)
« Obama a affirmé que ce qui se passait au Pakistan était “indissociablement lié” au succès en Afghanistan.
Le Pakistan, a-t-il dit, “a besoin de notre aide pour poursuivre Al-Qaida”, dont la direction, avec d’autres groupes insurgés, est installée dans les montagnes accidentées à la frontière de l’Afghanistan. “La capacité du gouvernement pakistanais de détruire ces bases sûres est liée à sa propre force et sécurité”, a poursuivi Obama.
Il s’est engagé pour une aide de 7,5 milliards de dollars, pour de nouveaux équipements militaires et une constance dans cette politique et ces efforts. »
« “Mais, a-t-il poursuivi, après des années de résultats incertains, nous n’accorderons pas un chèque en blanc. Le Pakistan doit faire la preuve de sa détermination à éradiquer Al-Qaida et les extrémistes violents qui sont le long de sa frontière. Et nous insisterons pour que des actions soient prises, d’une manière ou d’une autre, quand nous aurons des informations concernant des objectifs terroristes de haut niveau.” »
« Bien que l’administration ait intensifié les attaques de missiles d’avions sans pilote Predator contre des objectifs de l’autre côté de la frontière, il ne semble pas qu’elle ait repris les attaques terrestres par les Forces spéciales et la CIA que l’administration Bush avait autorisées l’été dernier. »
Au même moment, la presse américaine relayait des informations comme quoi des responsables des services secrets pakistanais aidaient les talibans dans leurs opérations contre l’Afghanistan (« Afghan intel chief : Pakistan spies support Taliban », International Herald Tribune, 26 mars.)
Cet effort américain supplémentaire se traduira sur le terrain : à l’issue des nouveaux déploiements, les troupes américaines représenteront deux tiers des effectifs étrangers déployés (contre seulement un tiers pour l’OTAN).
Il est peu probable pourtant que cette nouvelle ligne permette la réussite de cette « mission impénétrable » (voir « Afghanistan-Pakistan, “mission impénétrable” ») que dénonçait William Pfaff.
Nancy A. Youssef et Margaret Talev, du Miami Herald(28 mars), trouvent que le dossier pakistanais a été mal traité par le président (« Obama’s Afghan Plan Does Little To Fix Pakistan ») :
« Obama a formulé un plan bien moins ambitieux pour le Pakistan, bien que ses principaux conseillers militaires et du renseignement pensent que ce pays est au centre du problème. Dans son discours, le président a qualifié la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan de “région la plus dangereuse du monde” pour la sécurité des Etats-Unis. »
(...)
« Des responsables américains officiels affirment que des officiers des services de renseignement maintiennent des liens étroits avec les talibans afghans et pakistanais. Il semble que l’un des éléments de la stratégie d’Obama en direction de l’Afghanistan est de convaincre son armée que les Etats-Unis ne partiront pas de la région comme ils l’ont fait dans les années 1990, mais resteront jusqu’à ce que l’Afghanistan devienne un pays sûr. Un des éléments essentiels dans la recherche par Obama de la stabilité est, selon ce qu’a affirmé un officier du renseignement américain vendredi, “de convaincre les Pakistanais qu’il n’y a aucune bonne raison pour laquelle ils devraient investir dans (s’allier avec) les talibans”. »
L’éditorial du quotidien Le Monde, (28 mars) est consacré à « Obama l’Afghan ».
« Si rupture il y a dans l’approche américaine, c’est surtout dans une évaluation plus réaliste des réalités régionales : les racines du conflit afghan se situent largement au Pakistan, où les chefs d’Al-Qaida et de la mouvance talibane ont établi des sanctuaires. Or l’impunité dont ils jouissent n’existerait pas sans la complicité des services secrets d’Islamabad. La bonne solution est-elle de tripler l’aide au Pakistan, comme l’a annoncé M. Obama, et une telle approche est-elle conciliable avec un accroissement des frappes militaires contre des cibles situées au Pakistan ? »
« Le président américain a récemment reconnu que la situation sécuritaire connaissait une dérive en Afghanistan, tout en soulignant qu’il fallait songer à une stratégie de sortie. “Obama l’Afghan” est en train de mesurer à son tour que la tâche consistant à pacifier un pays qui a tenu en échec plus de 100 000 soldats soviétiques ne sera pas aisée. »
Alain Gresh
29 mars 2009,
http://blog.mondediplo.net/2009-03-29-Obama-et-l-Afghanis...
2-2 Paul Craig Roberts : Obama est en train de se transformer en un Dick Cheney.
Extrait
Au cours de sa visite au Moyen-Orient et avant tout avec son discours à l’Université du Caire, le président Obama a tenté de gagner à sa politique un large public arabe et islamique . De nombreux médias du monde entier l’ont soutenu unanimement, comme s’ils s’étaient concertés. Ceux qui se sont montrés sceptiques et ont demandé que les actes succèdent aux paroles n’ont généralement pas été pris au sérieux. Or ces demandes sont tout à fait justifiées : non seulement l’expérience que l’on a de la politique étrangère américaine au cours des dernières décennies mais également celle des déclarations d’Obama et de ce qu’il a fait jusqu’ici.
C’est ce qu’explique Paul Craig Roberts, ex-sous-secrétaire au Trésor des États-Unis.
Les États-Unis et leur président ont perdu leur âme. Un pays désespéré a élu un président qui promettait le changement. Des États-uniens étaient venus de tout le pays assister à Washington, par un froid glacial, à la cérémonie de prestation de serment. Aucun autre président n’avait attiré une telle foule. La bonne disposition du peuple à son égard et ses attentes suffisait pour qu’il mette fin aux guerres gratuites et fasse passer des réformes importantes, mais il a trahi le peuple pour favoriser d’autres intérêts. Il se fie à son attitude et à sa rhétorique modérée pour convaincre les gens que le changement est en route.
Or le changement que nous observons est en lui et non dans sa politique. Il est en train de se transformer en un Dick Cheney. Il est en fonctions depuis à peine quatre mois et l’on pourrait déjà écrire un livre entier sur les promesses qu’il n’a pas tenues.
Il avait déclaré qu’il allait fermer Guantanamo, la prison où l’on torturait, et abolir les cours illégales connues sous le nom de tribunaux militaires. Mais maintenant, il dit qu’il va réformer ces tribunaux et poursuivre les procédures, mais sans aveux obtenus sous la torture. Appuyant son adhésion à la politique de Bush/Cheney, les démocrates de la Chambre des représentants lui ont refusé le budget nécessaire à la fermeture de Guantanamo.
On continuera d’enlever des personnes (en général sur la foi de fausses informations fournies par leurs adversaires) et de les interner dans des prisons du tiers-monde pour les y interroger. Une nouvelle fois, Obama a remplacé par une « réforme » sa promesse d’abolir une pratique illégale. Selon lui, la pratique des détentions secrètes (renditions) a été réformée et n’impliquera plus la torture. Comment le savoir ?
Obama va-t-il confier à un agent du gouvernement la mission de surveiller les traitements réservés par des brutes du tiers-monde aux personnes enlevées ?
Étant donné la propension de la police états-unienne à brutaliser les citoyens états-uniens, rien ne peut garantir que les victimes ne seront pas torturées.
Obama a défendu le programme d’écoutes téléphoniques sans mandat de l’Agence de sécurité nationale (NSA) instauré par l’administration Bush/Cheney et confirmé l’argumentation juridique selon laquelle l’« immunité de juridiction » protège les fonctionnaires gouvernementaux de toutes poursuites pénales et civiles lorsqu’ils violent les lois états-uniennes et les droits constitutionnels des citoyens. Le ministère de la Justice d’Obama a pris la défense de Donald Rumsfeld dans un procès intenté par des détenus dont Rumsfeld avait violé les droits.
Par une « déclaration signée » [1], Obama a renoncé ce mois-ci à protéger les whistleblowers, ceux qui révèlent au Congrès les actions illégales de l’exécutif.
Obama revendique des pouvoirs encore plus étendus que Bush pour l’exécutif.
À ce sujet, Bruce Fein écrit : « En principe, le président Obama soutient que les victimes des agissements anticonstitutionnels du gouvernement américain ne pourront pas porter plainte, cela afin d’empêcher les Américains et le monde entier de tirer les leçons des actes illégaux perpétrés au nom de la sécurité nationale et d’exiger des responsables qu’ils répondent de leurs actes politiquement et juridiquement. »
En d’autres termes, Obama s’est engagé à couvrir les crimes du régime Bush et à assurer que son propre régime pourra continuer à agir de manière illégale et anticonstitutionnelle.
Obama s’oppose à la publication de la dernière série d’épouvantables photos de tortures qui viennent d’être découvertes. Il prétend que cette publication va susciter la colère des insurgés et les amener à tuer des GI’s. Bien sûr que c’est insensé.
Ceux qui résistent à l’occupation de leur pays par les troupes états-uniennes et les mercenaires de l’OTAN ont déjà pour vocation de tuer nos soldats et ils savent que les États-uniens torturent tous ceux qu’ils capturent. Obama s’oppose à cette publication parce qu’il sait que l’image barbare de l’armée US que donnent ces photos va saper l’appui aux guerres qui enrichissent le complexe militaro-sécuritaire, qui calment le lobby pro-Israël et récompensent ceux qui ont financé sa campagne.
Obama est également revenu sur sa promesse de retirer les troupes d’Irak. À la consternation de ses partisans, il laisse là-bas 50 000 GI’s.
Les autres sont envoyés en Afghanistan et au Pakistan où, sous les yeux d’Obama, la guerre a éclaté sur une grande échelle et où les bombardements de civils ont déjà fait un million de réfugiés.
Et la guerre contre l’Iran reste une option. Sur l’insistance de Washington, l’OTAN effectue des manœuvres sur un ancien territoire soviétique, préparant la voie à un futur enrichissement du complexe militaro-sécuritaire états-unien. Le chômage états-unien qui monte en flèche fournit les troupes nécessaires aux guerres expansionnistes d’Obama.
Le président peut faire de grands discours sans malmener la langue anglaise. Il sait sourire et amener les gens à croire à sa rhétorique. Le monde, ou du moins une grande partie de celui-ci, semble se satisfaire des paroles modérées qui font passer la politique de suprématie de l’Exécutif et d’hégémonie mondiale qui était celle de Dick Cheney.
Cet article a été publié dans Horizons et débats du 15 juin 2009.
Paul Craig Roberts
15 juin 2009
Paul Craig Roberts est l’auteur de la loi Kemp-Roth. Il fut sous-secrétaire au Trésor de l’administration Reagan. Il fut rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal et rédacteur à la National Review.
Version originale publiée par Informationclearinghouse.info.
Version française : Horizons et débats.
[1] Signing statement : acte par lequel le président modifie la signification d’un texte de loi.
http://www.voltairenet.org/article160613.html
2-3 Patrick Martin : Obama au Caire : le nouveau visage de l’impérialisme U.S.
Le discours du président U.S. Barack Obama au Caire le 4 juin dernier était farci de contradictions. Il s’est déclaré opposé a « l’assassinat d’hommes, de femmes et d’enfants innocents », mais a pris la défense des guerres menées en Irak et en Afghanistan, ou de celle conduite indirectement au Pakistan, tout en gardant le silence sur les derniers massacres de Palestiniens à Gaza par Israël.
Ces guerres ont fait plus d’un million de morts en Irak, des centaines de milliers en Afghanistan, au Pakistan et dans les territoires palestiniens.
Obama a déclaré soutenir la démocratie, les droits de l’Homme et même ceux des femmes, après deux journées d’entrevue avec le roi saoudien Abdullah et le président Hosni Moubarak, deux des tyrans les plus notoires du Proche Orient.
Pas un mot dans son discours sur l’absence totale de droits démocratiques en Arabie Saoudite ou sur la répression que mène en ce moment la dictature militaire de Moubarak…
Se posant en avocat de la paix et de l’entente universelle, Obama se dispensa très diplomatiquement d’évoquer les ordres qu’il a lui-même donnés pour une intensification des hostilités en Afghanistan, avec notamment le déploiement de 17 000 soldats U.S. supplémentaires.
….
Dans son discours, Obama réfute l’idée qu’on puisse taxer l’Amérique « d’empire égocentrique » – ce qu’elle est effectivement – ou que les USA cherchent à obtenir davantage de bases, davantage de territoires ou davantage d’accès aux ressources naturelles du monde musulman. La guerre en Afghanistan est selon lui « une guerre par nécessité », provoquée par les attaques terroristes du 11 septembre. L’administration Bush-Cheney tenait exactement le même argument à l’époque, passant sciemment à la trappe les véritables intérêts matériels en jeu. En réalité, la guerre en Afghanistan participe de la prétention impérialiste des Etats-Unis à contrôler totalement les principales réserves mondiales de gaz et de pétrole : le Golfe Persique et le Bassin de la Caspienne.
Bien sûr, on n’était plus du tout dans le même registre rhétorique. Fini l’artillerie lourde de Bush : « Vous êtes soit avec nous soit contre nous ! », Obama nous dit d’un ton rassurant « Nous sommes tous ensembles dans cette galère ! » Mais, comme l’ont noté pas mal de commentateurs (la New Republic comparait mot à mot ce discours à celui de Bush le 16 septembre 2006 aux Nations Unies), en coupant l’image et le son et en s’en tenant au texte et à la rhétorique générale du discours, on reste toujours dans la même veine que les discours de Bush, de Condolezza Rice ou d’autres représentants de l’administration précédente.
Le propos plus vague, plus fleuri, les références de pure forme à la culture islamique ou à l’égalité des droits des nations, tout ça n’est qu’une variante réajustée du langage dont on drape habituellement les politiques impérialistes américaines ; aucun changement substantiel. Obama n’a pas fait la moindre proposition pour que soient réparés les torts faits aux populations du Proche Orient, pour la bonne et simple raison que, fondamentalement, la source même de cette oppression est le système de pillage et de domination impérialiste du monde, dont l’impérialisme américain reste la pire expression.
Obama a certes fait une petite référence en passant au colonialisme et au rôle des Etats-Unis dans le renversement de gouvernements démocratiquement élus comme celui de Mossadegh en Iran, en 1953. Mais dans sa litanie sur les « sources de tension » dans la région, il s’en est tenu à la même liste que son prédécesseur, avec au premier plan « l’extrémisme violent » – substitut purement rhétorique pour remplacer le « terrorisme » de Bush.
Dans son discours au Caire, Obama jouait tout simplement le rôle pour lequel il a été engagé et promu par une portion décisive des élites américaines de la finance mais aussi de l’appareil militaire et des affaires étrangères, à savoir d’offrir un nouveau visage à l’impérialisme américain. Cela dénote un virage tactique, certes, mais non un changement de stratégie dans l’offensive de Washington pour sa domination du monde.
Il y a environ deux ans, l’ancien conseiller à la sécurité nationale U.S., Zbigniew Brzezinski, offrit publiquement son soutien à la candidature présidentielle de celui qui n’était encore qu’un obscur sénateur de l’Illinois, pariant sur le fait qu’un Afro-Américain héréditairement lié au monde musulman comme Obama, améliorerait certainement l’image des USA sur le plan international.
Brzezinski était le mentor des faucons de l’administration démocrate de Jimmy Carter. Il avait largement contribué à pénétrer les bouleversements politiques survenus en Afghanistan, dans le but de provoquer l’intervention soviétique afin d’attirer la bureaucratie de Moscou dans le piège d’un bourbier identique à celui du Vietnam. Son point de focale a toujours été ce qu’il appelle « le grand échiquier » d’Eurasie, et en particulier les riches champs pétroliers d’Asie Centrale, où la lutte d’influence fait désormais rage entre les USA, la Russie, la Chine et l’Iran.
Brzezinski déclarait dès août 2007 : Obama « reconnaît que le vrai défi c’est un nouveau visage, l’idée d’une nouvelle direction, d’une redéfinition du rôle des Etats-Unis dans le monde…
Ici, Obama est incontestablement plus efficace et l’emporte haut la main. Il a le sens de ce qui est historiquement pertinent et de ce qu’on est réellement en droit d’attendre des Etats-Unis dans leur relation avec le reste du monde ».
Défenseur impitoyable des objectifs de l’impérialisme américain, Brzezinski avait averti les élites américaines au pouvoir, du danger de ce qu’il appelle le « réveil politique global ». Dans un commentaire qui a fait couler beaucoup d’encre, il expliqua au magazine allemand Der Spiegel, quelques mois à peine avant de soutenir Obama, que la grande majorité de l’humanité « trouvera bientôt intolérables les disparités béantes de la condition humaine. Cela pourrait bien être le danger collectif auquel nous serons confrontés au cours des prochaines décennies ».
Si l’on veut appeler les choses par leur nom, ce que les représentants les moins obtus de la classe dirigeante américaine redoutent réellement, c’est une révolution mondiale. C’est seulement pour empêcher un tel soulèvement social qu’ils ont jugé crucial d’installer Obama à la Maison Blanche. C’est aussi la raison de son pèlerinage au Caire.
Traduit de l’anglais par Dominique Arias pour Investig'Action
Source: World Socialist Web Site
Le 5 juin 2009
2-4 Thierry Meyssan : Obama et les arrières-pensées de la main tendue aux musulmans.
Extraits
Le président des États-Unis a tendu la main aux musulmans lors d´un discours très médiatisé au Caire. Il entendait ainsi tourner la désastreuse page de la « croisade » bushienne au Grand Moyen-Orient. Toutefois, dans cet exercice de relations publiques, les envolées lyriques ont remplacé les clarifications nécessaires, tandis qu´apparaissaient les nouveaux appétits de Washington.
Le discours que le président Obama a prononcé le 4 juin au Caire [1] a été présenté à l´avance par les services de communication de la Maison-Blanche comme « fondateur d´une nouvelle ère ». Il a fait l´objet d´une intense campagne promotionnelle qui s´est conclue par un mail adressé par David Axelrod aux dizaines de millions d´abonnés de la liste de la Maison-Blanche [2]. Le conseiller en image de Barack Obama y invite les États-uniens à visionner la vidéo du discours qui, selon lui, marque un nouveau départ dans les relations de l´Amérique avec le monde musulman [3]. On l´a bien compris, ce discours s´adresse tout autant, sinon plus, aux électeurs US qu´aux musulmans.
Son message principal peut être résumé ainsi : les États-Unis ne considèrent plus l´islam comme l´ennemi et souhaitent établir des relations d´intérêt mutuel avec les États musulmans. Ce message doit être pris pour ce qu´il est : un slogan de relations publiques.
Examinons point par point ce discours.
Préambule : aimez-nous !
Dans une longue introduction, l´orateur a développé son message principal de main tendue.
Barack Hussein Obama a justifié la rupture avec son prédécesseur par sa propre personnalité. Il a offert un moment d´émotion à son auditoire, comme on les aime dans les films hollywoodiens. Il a raconté son père musulman, son adolescence en Indonésie -pays musulman le plus peuplé du monde-, et son travail social à Chicago auprès de populations noires musulmanes.
Ainsi, après nous avoir fait croire que la politique extérieure des États-Unis était fondée sur la couleur de peau de son président, on veut nous convaincre qu´elle reflète son parcours individuel. Pourtant personne ne pense que M. Obama est un autocrate en mesure d´imposer ses états d´âme. Chacun est conscient que la politique de Washington est le fruit d´un difficile consensus entre ses élites. En l´occurrence, le changement de rhétorique est imposé par une succession d´échecs militaires en Palestine, au Liban, en Irak et en Afghanistan. Les États-Unis ne considèrent plus les peuples musulmans comme leur ennemi parce qu´ils ne sont pas parvenus à les écraser.
Ce réalisme avait conduit en 2006 à la révolte des généraux autour de Brent Scowcroft, déplorant la colonisation ratée de l´Irak et mettant en garde contre un désastre militaire face à l´Iran. Il s´était poursuivi avec la Commission Baker-Hamilton appelant à négocier avec la Syrie et l´Iran pour sortir la tête haute du fiasco irakien. Ce réalisme avait contraint le président Bush à limoger Donald Rumsfeld et à le remplacer par Robert Gates, le fils spirituel de Scowcroft et membre de la Commission Baker-Hamilton. Ce réalisme s´était incarné dans la publication du rapport des agences de renseignement attestant l´inexistence d´un programme nucléaire militaire iranien et détruisant ainsi toute justification possible d´une guerre contre l´Iran.
Toujours à propos du grand amour retrouvé, le président Obama s´est présenté comme féru d´histoire et a égrené les apports de la civilisation musulmane au monde. Dans les films hollywoodiens, il y a toujours une séquence sur la diversité culturelle qui nous enrichi. Cependant le scénario misait sur l´affligeante ignorance du public US. M. Obama et son équipe ont réduit l´apport des peuples aujourd´hui musulmans aux inventions postérieures à leur islamisation. N´ont-ils rien créé avant ?
En choisissant de réduire l´histoire des peuples musulmans à leur seule période islamique, Barack Obama a nié quelques millénaires de civilisation et a repris à son compte la rhétorique des islamistes les plus obscurantistes. Nous allons voir qu´il ne s´agit pas là d´une erreur, mais d´un choix stratégique.
Enfin, le président Obama a abattu sa carte principale en appelant ses auditeurs à repenser leur image des États-Unis. « Nous sommes façonnés par chaque culture, issus des quatre coins du monde et acquis à un concept simple : E pluribus unum : « De plusieurs peuples, un seul » », a-t-il déclaré. Cette devise, qui devait exprimer l´unité des colonies nouvellement indépendantes d´Amérique, devient aujourd´hui celle de l´Empire globalisé. Nous seulement les États-Unis ne considèrent plus les peuples musulmans comme des ennemis, mais ils entendent les intégrer dans l´Empire global. C´est d´ailleurs la raison pour laquelle l´establishment washingtonien a soutenu la candidature de Barack Hussein Obama. Le prénom musulman du président, comme sa couleur de peau, sont des arguments pour convaincre les peuples de l´Empire que le pouvoir qui les domine leur ressemble. Lorsqu´elle avait étendu son empire, la Rome antique avait fait de même en choisissant ses empereurs dans des contrées lointaines, tel Philippe l´Arabe [4]. La sauvagerie des légions n´en avait pas été changée.
1- La guerre globale au terrorisme
Après ce sirupeux morceau de violon, le président Obama s´est attaché à recoller son introduction avec la « guerre globale au terrorisme ». Il a donc établi une distinction entre l´islam, qui n´est pas mauvais comme le pensaient Bush et Cheney mais bon, et les extrémistes qui s´en réclament à tort, qui restent eux toujours mauvais. La pensée reste manichéenne, mais le curseur s´est déplacé.
Le problème, c´est que depuis huit ans, Washington s´efforce de construire un adversaire à sa taille. Après l´URSS, c´était l´islam. A contrario, si ni les communistes, ni les musulmans ne sont les ennemis, contre qui les États-Unis sont-ils en guerre ? Réponse : « Al-Qaïda a choisi de les tuer sans merci, de revendiquer les attentats et il réaffirme aujourd´hui encore sa détermination à commettre d´autres meurtres à une échelle massive. Ce réseau a des membres dans de nombreux pays et il essaie d´élargir son rayon d´action. Il ne s´agit pas là d´opinions à débattre - ce sont des faits à combattre ». Et bien non, Monsieur le président, ce ne sont pas là des faits avérés, mais des imputations qui doivent être débattues [5].
Barack Obama continue : « Nous ne demanderions pas mieux que de rapatrier tous nos soldats, jusqu´au dernier, si nous avions l´assurance que l´Afghanistan et maintenant le Pakistan n´abritaient pas d´éléments extrémistes déterminés à tuer le plus grand nombre possible d´Américains. Mais ce n´est pas encore le cas. »
À ce stade, le président apparaît enfermé dans un cercle vicieux. Il explique que les ennemis ne sont pas les musulmans en général, mais une poignée d´individus non représentatifs, puis il affirme que cette poignée d´individu doit être combattue en livrant des guerres contre des peuples musulmans. C´est tout le problème : Washington voudrait être l´ami des musulmans, mais a besoin d´un ennemi pour justifier ses actions militaires, et pour le moment, il n´a pas trouvé de bouc-émissaire de remplacement.
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire.
Dernier ouvrage paru : L´Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban)
Source :
http://www.voltairenet.org/article160476.html
2-5 Ahmed Rashid: "Les Etats-Unis ont fait beaucoup d'erreurs".
Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.
Le journaliste pakistanais, éminent spécialiste des 'talibans', évoque la stratégie US dans la région...
La bombe pakistanaise peut-elle tomber aux mains des islamistes?
Non, c'est très improbable. Personne ne sait combien il y a d'armes nucléaires au Pakistan.
Même Barack Obama doit l'ignorer. Mais ce qui est sûr, c'est qu'elles sont étroitement contrôlées par l'armée et que des mécanismes sûrs empêchent tout vol.
Quelles erreurs les Américains ont-ils commis dans la région?
Le président Bush avait promis de reconstruire l'Afghanistan après la chute des talibans fin 2001. Mais il s'en est aussitôt détourné pour l'Irak, lui réservant tous les moyens militaires et de renseignements. La traque d'Al-Qaida et la reconstruction en Afghanistan en ont pâti. Sans compter la corruption de certaines compagnies américaines, comme Halliburton. A peine l'argent versé, la moitié s'était déjà envolée ! Ce manque d'intérêt des Américains pour l'Afghanistan n'a pas échappé à la population. Désillusionnés, beaucoup de gens ont rejoint les talibans.
Comment les talibans pakistanais ont-ils accru leur influence?
Ce sont des combattants pachtounes qui s'étaient battus pour les talibans pendant la guerre civile en Afghanistan.
Ils sont devenus importants fin 2001 lorsqu'ils sont venus au secours des talibans afghans dans les zones tribales. Al-Qaida les payait cher pour qu'ils leur offrent leur protection. Pendant quatre ans, personne ne s'est penché sur leur cas, alors même qu'ils se radicalisaient. Devenus riches, ils ont organisé leurs propres milices et se sont fixé comme objectif de talibaniser tout le Pakistan !
Et les talibans afghans?
Leur situation est différente. L'armée de l'ex-président Mucharraf et les renseignements pakistanais leur ont donné un sanctuaire. Ils pensaient en effet que les Etats-Unis quitteraient bientôt l'Afghanistan et ils avaient besoin de garder leur soutien pour que le prochain gouvernement à Kaboul soit propakistanais. Le Pakistan a joué un double jeu envers Washington. Il l'aidait à traquer Al-Qaida, mais ne faisait rien pour attraper les talibans afghans. Et les Américains ne le demandaient même pas, car ils pensaient que les talibans étaient finis ! C'était une grosse erreur de Bush.
Que pensez-vous de la nouvelle stratégie américaine?
En Afghanistan, Barack Obama fait ce qui aurait dû l'être depuis huit ans. Mais l'insurrection a pris de l'ampleur, donc la tâche va être difficile. Au Pakistan, la situation a beaucoup changé depuis 2001. Les Etats-Unis devront renforcer l'aide civile, soutenir le gouvernement, et faire pression sur l'armée pour aller chasser les talibans, comme ils l'ont fait dans la vallée de Swat.
Pourquoi l'armée pakistanaise semble-t-elle échouer dans la lutte contre les talibans?
C'est une question de motivation. Il y a beaucoup d'antiaméricanisme. L'armée se demande : «Je le fais pour mon pays ou pour faire plaisir à l'Amérique?» Elle va devoir y répondre.
Recueilli par Faustine Vincent
20 Minutes.fr
http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&...
09:27 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, pakistan, al qaida, talibans, résistants, occupants, usa, attentats 11-septembre, otan, militaire
n° 24 - Les dossiers du Pakistan - 26-06 – Fin - : Des « conseillers » américains au Pakistan.
n° 24 - Les dossiers du Pakistan - 26-06 – Fin - : Des « conseillers » américains au Pakistan.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Sa diffusion est un acte de résistance.
dossiers de PAKISTAN.
n° 24- 26-06
C.De Broeder & M.Lemaire
Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be
| Sommaire : 3 Annexe 3-1Thierry Meyssan : La guerre du Pakistan devra attendre. 3-2 Général Vinod Saighal : Le pouvoir nucléaire : Les généraux pakistanais sont-ils fous ou font-ils juste semblant ? 3-3 L'enquête sur l'attentat de Karachi s'oriente vers une "affaire d'Etats". 3-4 Après l’affaire Hariri, Peter Fitzgerald enquêtera sur l’affaire Bhutto. |
3 Annexe
Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.
3-1Thierry Meyssan : La guerre du Pakistan devra attendre.
Comment la DGSE a déjoué une nouvelle vague d’attentats d’Al-CIA en Europe
Une vaste campagne d’attentats islamistes aurait dû terroriser l’Europe entre le 20 et le 28 janvier. Elle a été déjouée in extremis par la DGSE française et son homologue espagnole, le CNI, sous la supervision de José Luis Rodríguez Zapatero.
Mais ces attentats étaient attendus par l’OTAN pour pouvoir intervenir militairement au Pakistan. Thierry Meyssan révèle les dessous de cette machination avortée.
Menaces sur l’Europe
La presse européenne a largement rendu compte du démantèlement d’un réseau terroriste islamiste, le 18 janvier 2008. Sur les instructions de l’émir pakistanais Baitullah Mehsud, six kamikazes et cinq complices s’apprêtaient à commettre trois attentats en 48 h à Barcelone, dans deux wagons de la ligne 3 du métro, dans un centre commercial non-identifié et à la mosquée de Ciutat Vella.
Cette opération aurait marqué le début d’une nouvelle vague d’attentats au Portugal, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. La nouvelle a été annoncée par le ministre de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, qui a placé toutes les forces de sécurité de son pays en état d’alerte [1]. L’Espagne a déjà été marquée, le 11 mars 2004, par une série d’attentats dans des trains de banlieue à Madrid, faisant 191 morts et plus de 1 800 blessés.
Le coup de filet [2] a été rendu possible grâce aux informations données par un jeune homme, destiné à se sacrifier au cours d’un attentat, qui a échappé à ses camarades et s’est spontanément présenté à la police. Trois complices se sont enfuis vers la France où ils sont activement recherchés [3]. Des moyens exceptionnels ont été déployés pour trouver une seconde équipe, qui aurait été chargée de fabriquer les explosifs [4].
Le chef de la cellule catalane, Maroof Ahmed Mirza, avait été formé durant quatre années dans une madrasa (école coranique) extrémiste au Pakistan. Il était suivi par plusieurs services de renseignement occidentaux. Les « services » français avaient observé son arrivée sur leur territoire et prévenu leurs homologues espagnols du Centro Nacional de Inteligencia (CNI) de son installation en Catalogne. Ceux-ci avaient retrouvé sa trace dans une banlieue déshéritée, Raval, où il était devenu imam de la mosquée de la rue de l’hôpital. Pour donner le change, il évoluait avec ses hommes au sein d’une petite communauté musulmane non-violente à Barcelone [5]. Ils se réclamaient du Jamaat Al-Tabligh Wal-Dawa (Congrégation pour la propagation et la prédication), une organisation apparue en 1927, en Inde britannique, rattachée au courant théologique deobandi.
Selon le témoignage du jeune repenti (désigné dans les procés-verbaux d’enquête sous le pseudonyme de « F-1 »), il aurait été choisi pour mourir avec deux autres compagnons dans un attentat à Francfort, mais au dernier moment, les plans auraient été modifiés. Il aurait dû participer à l’opération de Barcelone et aurait été remplacé à Francfort par un certain Akeel Abassi. Le juge Ismael Moreno, chargé de l’affaire, a également entendu les autres interpellés. Au total, il s’agit de neuf Pakistanais et d’un Indien (ou peut être huit Pakistanais, un Bengali et un Indien [6]), présentant des profils similaires à ceux des jeunes gens accusés d’être responsables des attentats de Londres, qui firent 52 morts, le 7 juillet 2005 [7].
La presse a abondamment reproduit l’extrait suivant des procès-verbaux.
— Un des jihadistes s’adressant à F-1 : « Pourquoi n’as tu pas achevé ta formation au Pakistan ? »
— F-1 (témoin protégé) : « Parce que j’étais malade et j’ai du revenir ».
— Le jihadiste : « Tu plais beaucoup à l’émir Baitullah Mehsud. Tu lui plais tant que si tu avais terminé ta préparation, il aurait fait de toi un expert en explosifs plutôt qu’un kamikaze ».
— F-1 : « Quelle différence y a-t-il entre un kamikaze et un expert en explosifs ? »
— Le jihadiste : « Il y a trois groupes différents : les planificateurs, ceux qui fabriquent les bombes et les kamikazes » [8].
En réalité, F-1 serait un agent des services de renseignement extérieur français (DGSE), infiltré dans les réseaux jihadistes. Les militaires français auraient tenu une réunion d’urgence avec leurs homologues espagnols, à Noël à Madrid. Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, aurait été personnellement informé du danger, mais l’Élysée n’aurait été tenu au courant qu’en termes vagues pour éviter les interférences [9]. Le coup de filet aurait été décidé au vu de la prière collective des membres du commando et de leur purification rituelle, indicateurs d’un passage à l’acte imminent [10].
Six autres individus, pistés par le Centro Nacional de Coordinación Antiterrorista espagnol, ont été arrêtés le 24 janvier à l’aéroport britannique de Gatwick, tandis que le Centre for the Protection of National Infrastructure du service de contre-espionnage (MI5) lançait un avis d’alerte : cette équipe de planificateurs devait déclencher une autre cellule kamikaze qui aurait commis un attentat dans le tunnel sous la Manche [11].
Tous les services de renseignement européens ont été placés en état d’alerte, d’autant que ces événements coïncidaient avec le périple européen du président pakistanais, Pervez Musharraf (Bruxelles, Paris, Londres, Davos) [12]. Un voyage à hauts risques au cours duquel l’ancien chef d’état-major, entouré d’une nuée de spin doctors états-uniens, devait se construire une image de leader polissé et fréquentable. Malheureusement ses réflexes autoritaires ressurgissaient chaque fois qu’on l’interrogeait sur l’indépendance des juges de son pays ou la possible implication de son parti politique —la PML-Q— dans l’assassinat de Benazir Bhutto.
En outre, les événements de Barcelone prenaient place dans un contexte de nombreuses menaces :
Le 3 janvier, un certain Murabit Muwaded (c’est-à-dire « le combattant pour l’unité ») a posté en arabe sur le forum du site islamiste al-ekhlaas.net un message promettant de « mettre un terme à la poursuite des ambitions du président Sarkozy dans les pays du Maghreb » et de provoquer « un effondrement de l’économie française au niveau international ».
Le 5 janvier, un centre états-unien chargé de surveiller les communications du réseau d’Oussama Ben Laden a repéré sur Internet des menaces « contre Paris et contre son maire Bertrand Delanoë » afin d’entraîner « la chute de Nicolas Sarkozy ».
Le 10 janvier des contrôleurs aériens portugais ont intercepté un message sur les ondes courtes faisant état de menaces terroristes sur Paris [13].
Le 21 janvier, Le Parisien a oublié en « une » un entretien avec « la veuve noire », une ancienne dirigeante d’Al Qaïda, annonçant que La France serait punie pour son allégeance à l’Amérique [14].
Le 24 janvier, un message posté sur le forum du site internet al-ekhlaas.net, cette fois signé « Al Qaïda en Grande-Bretagne », exigeait un retrait des troupes britanniques d’Afghanistan et d’Irak, ainsi que la libération des « musulmans captifs » de la prison de haute sécurité de Belmarsh. Il désignait Gordon Brown et Tony Blair comme cibles.
Baitullah Mehsud
Le 5 février, Nigel Inkster, l’ancien directeur adjoint des services secrets extérieurs britanniques (MI6) présentait à Londres le très attendu rapport annuel de l’International Institute for Strategic Studies (IISS). À cette occasion, il a « confirmé » que Baitullah Meshud avait organisé l’assassinat de l’ancien Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto, en décembre 2007. M. Inskter a désigné le chef néo-taliban comme le nouvel ennemi public n°1 de l’Occident en remplacement d’Oussama Ben Laden et d’Abou Moussab Al-Zarkaoui [15].
Retenez bien ce nom : Baitullah Mehsud. Il animera vos cauchemars médiatiques durant les prochaines années.
Baitullah Mehsud est connu de longue date comme un chef de guerre pashtoun opérant au Waziristan (zone tribale pakistanaise, frontalière de l’Afghanistan). Il y a deux ans, il avait négocié le cessez-le-feu local et était alors présenté par ses amis états-uniens comme un « artisan de paix » [16]. Changeant d’image, il a fait irruption sur la scène mondiale, le 28 décembre 2007, lorsque le porte-parole du ministre de l’Intérieur pakistanais a déclaré : « Nous avons des rapports de renseignement indiquant que le leader d’Al Qaïda, Baitullah Meshud, est derrière l’assassinat [de Benazir Bhutto]. Nous venons juste de recevoir une interception de renseignement qui a été enregistrée ce matin et dans laquelle Baitullah Meshud félicite ses gens pour avoir réaliser cet acte lâche » [17]. Consécration suprême, le général Michael V. Hayden, directeur de la CIA, déclarait à son tour : « [l’assassinat de Mme Bhutto] a été perpétré par un réseau autour de Baitullah Meshud. Nous n’avons aucune raison d’en douter » [18].
On ne sait pas grand chose de Meshud, sauf la brève biographie que la lui a consacrée le mois dernier la Jamestown Foundation [19]. Si sa période pro-US y est passée sous silence, on y apprend qu’il aurait juré allégeance au mollah Omar, chef historique des talibans, et qu’il serait à la tête d’une armée de 20 000 hommes, pour la plupart issus de son clan, dont on n’avait jusque là jamais soupçonné l’ampleur. Il prohiberait les images, ce qui expliquerait que l’on ne dispose d’aucune photographie de lui. Il a cependant eu la bonne idée d’accorder en janvier une interview à Shahid Nadeem d’Al-Jazeera. D’où l’on sait qu’il aurait commencé ses classes dans l’armée soviétique avant de se rallier aux talibans [20].
L’agence texane Statfor a établi quant à elle un lien entre la secte des suspects de Barcelone et de précédentes affaires de terrorisme [21]. La Jamaat Al-Tabligh Wal-Dawa compterait aujourd’hui 70 à 80 millions de membres ce qui en ferait la plus importante confrérie musulmane dans le monde. Deux dizaines de ses membres seraient impliqués dans les attentats de Londres de juillet 2005 [22], les projets d’attentats à l’explosif liquide d’août 2006 [23], et dans les attentats manqués de Glasgow de juillet 2007.
L’envers du décor
L’affaire de Barcelone est exceptionnelle et l’on imagine que les gouvernements espagnol et britannique ont chaleureusement remercié la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) française —et particulièrement leur audacieux agent F-1— pour avoir déjoué ces complots et sauvé tant de vies innocentes.
Il n’en est rien. Car il y avait un deuxième niveau de manipulation.
Le lecteur attentif est peut-être déjà devenu soupçonneux devant la campagne médiatique alarmiste qui précédait ces projets d’attentat. Il aura remarqué la confusion entre courant wahhabite et déobandi. Il aura peut-être souri devant les menaces de « la veuve noire », prétendûment ancienne dirigeante d’Al-Qaïda, alors que cette mouvance —affirment les mêmes médias— refuse tout rôle politique aux femmes. Il se sera interrogé sur ce Mashud qui passe du jour au lendemain de statut d’« artisan de paix » à celui d’« ennemi public n°1 ». Et s’il a vu son interview sur Al-Jazeera, il se souviendra de ces commentaires du journaliste : « C’est un homme très simple. Il a une garde lourdement armée, mais il ne se comporte pas comme un chef inaccessible. Dans son village, il est chez lui. Contrairement à certains combattants étrangers d’Al-Qaida, il ne se cache pas ». Bref, il semble ignorer son nouveau rôle de méchant planétaire et ne craint pas de faire l’objet d’une attaque des forces spéciales états-uniennes.
Vient le moment où le masque tombe.
Les six terroristes de la cellule de planification arrêtés par Scotland Yard à l’aéroport de Gatwick, le 24 janvier, ont été longuement interrogés par le contre-espionnage britannique (MI5) au centre de haute sécurité de Paddington Green.
Surprise : l’un était le frère cadet, trois autres les neveux, et les deux derniers des collaborateurs directs de Chaudhry Shujaat Hussain, président de la Pakistan Muslim League Quaid-i-Azam (PML-Q), le parti politique du président Pervez Musharraf. Tout ce petit monde rejoignait la suite de Pervez Musharraf, attendu à Londres. Ils n’avaient aucun éclaircissement à apporter sur leur passage à Barcelone. Après les vérifications d’usage, la raison d’État a prévalu. Ils ont été discrétement expulsés vers Islamabad (Pakistan) par le premier vol disponible tandis que Scotland Yard évoquait une méprise (mais alors, pourquoi les expulser ?) [24].
S’il n’avait pas été déjoué le 19 janvier, le scénario de la terreur aurait été le suivant : les deux premiers jours du voyage de Pervez Musharraf en Europe (les 20-21 janvier à Bruxelles et Paris), la première cellule faisait 48 heures de carnage à Barcelone. Le 22 janvier, le président pakistanais étant toujous à Paris, une seconde cellule y opérait. Entre le 23 et le 25, alors que M. Musharraf pérorait au Forum économique de Davos, des bombes explosaient à Francfort. Et lors de son séjour à Londres (du 26 au 28), un attentat dévastait le tunnel sous la Manche.
Du Pakistan, Baitullah Mehsud revendiquait cette campagne de terreur. Accordant des interviews à la presse européenne, Pervez Musharraf dénonçait le tueur de Benazir Bhutto et appelait les forces armées US à l’aide. Déjà secrètement rendu sur place, l’amiral Mike McConell, directeur général du renseignement US, et le général Michael Heyden, directeur de la CIA, dirigeaient une opération contre Meshud. Malheureusement, ils le manquaient de peu, mais tuaient son adjoint, le Libyen Abu Laith al-Libi, le 31 janvier (ce dernier point a été quand même mené à bien à la date prévue, question de rentabiliser le déplacement). Le même jour, George W. Bush battait le tambour en prononçant un discours à Las Vegas sur la guerre globale au terrorisme. Le 1er février, à Paris, Nicolas Sarkozy appelait à un sursaut de l’Occident en recevant le secrétaire général de l’OTAN. Le lendemain à Londres, Gordon Brown et Dick Cheney répondaient à cet appel depuis la résidence des Chequers.
Le 5 février l’International Institute for Strategic Studies publiait un rapport qui venait à point pour évaluer l’ampleur de la menace Meshud. Les ministres de l’OTAN, réunis les 7 et 8 février à Vilnius (Lituanie), décidaient d’étendre les opérations de l’Alliance de l’Afghanistan au Pakistan.
Politique fiction ? Non. Outre que l’agenda des personnalités ci-dessus est exact, souvenez-vous comment, en 1978, le conseiller national de sécurité des États-Unis, Zbignew Brzezinski [25] vint enrôler à Beyrouth un jeune golden boy, Oussama Ben Laden, pour en faire le chef de l’insurrection anti-communiste en Afghanistan [26] ; comment ce dernier recruta des mercenaires dans les milieux sunnites extrémistes pour mener la guerre contre les Soviètiques ; comment il constitua une véritable mouvance autour de lui avec l’aide conjointe des États-uniens, des Britanniques, des Saoudiens, puis des Pakistanais. Souvenez-vous aussi du rôle des services secrets pakistanais (ISI) dans la formation des moujahiddines, puis des talibans, et du personnel d’Al Qaïda [27]. Souvenez-vous du rôle du général Mahmoud Ahmad (directeur de l’ISI) dans l’organisation des attentats du 11 septembre 2001, alors même qu’il était présent à Washington ce jour-là [28].
Notez que l’International Institute for Strategic Studies de Londres avait été le seul organisme non-gouvernemental à rédiger un rapport accréditant la fable des armes de destruction massive en Irak et qu’il est passé maître dans l’art de l’intoxication [29].
Notez que la Fondation Jamestown qui diffuse l’essentiel des informations sur Baitullah Mehsud est dirigée par l’inoxidable Zbignew Brzezinski, par ailleurs conseiller spécial de Barack Obama, le seul candidat à la présidence des États-Unis qui appelle à une intervention militaire au Pakistan.
Ainsi, les services secrets militaires français et espagnols, et José Luis Rodríguez Zapatero, n’ont pas seulement empêché des attentats en Europe, ils ont empêché (ou au moins différé) une opération militaire de l’OTAN au Pakistan à laquelle ils sont viscéralement opposés.
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).
25 janvier 2008.
[1] « L’Espagne en état d’alerte après un coup de filet antiterroriste », par Harold Hecke, Associated Press, 19 janvier 2008.
[2] Les dix personnes interpellées sont : Hafeez Ahmed, Maroof Ahmed Mirza , Mohammad Ayud Elahi Bibi, Imran Cheema, Shaib Iqbal, Mehmooh Khalib , Roshan Jamal Khan, Qadeer Malik, Mohammed Shoaib et Mohamed Tarik.
[3] Tres de los islamistas dispuestos a atentar en Barcelona han huído y su objetivo no era España, ABC [4] « Sospecha de la presencia en España de un comando proveedor », par Enrique Figuerdo et Eduardo Martin de Pozuello, La Vanguardia, 29 janvier 2008.
[5] « El jefe del grupo se formó cuatro años en una ’madrasa’ paquistaní », El Pais, 3 février 2007.
[6] « Spain terror plot : MEA in dark over arrest of Indians », Times of India, 26 janvier 2008.
[7] « Los detenidos tienen idéntico perfil que los autores del 7-J », El Pais, 27 janvier 2008.
[8] "¿Por qué vamos a atacar en el metro de Barcelona y no en otro lado ?", preguntó..., El Pais, 26 janvier 2008.
[9] « Islamistas.- El servicio secreto francés convocó de urgencia al CNI en Navidad para informarle del plan terrorista », Europa Press, 2 février 2008.
[10] « Terrorisme : le kamikaze infiltré changera d’identité en France », par Joana Viusà, L’Indépendant de Perpignan, 1er février 2008.
[11] « Suicide bomb suspects held at Gatwick after tip-off », par David Leppard, The Sunday Times, 3 février 2007.
[12] « Les services européens redoutent des attentats », par Arnaud De La Grange, Le Figaro, 21 janvier 2008.
[13] « Un appel terroriste visant la tour Eiffel a été intercepté au Portugal », par Yves Bordenave, Le Monde, 12 janvier 2008.
[14] « La « veuve noire » d’Al-Qaïda : « La France sera bientôt punie », propos recueillis par Jean-Marc Ducos, Le Parisien, 21 janvier 2008.
[15] « Abou Moussab al-Zarkaoui, super-héros du Mal », par Vladimir Alexe, Réseau Voltaire, 19 juillet 2005.
[16] « Le chef taliban Mehsud, principal ennemi d’Islamabad », par Nadia Blétry et Pir Zubair Shah, Le Temps, 7 février 2008.
[17] Déclaration en ourdou de Javed Iqbal Cheema sur PTV News, le 28 décembre 2007.
[18] « CIA Places Blame for Bhutto Assassination ; Hayden Cites Al-Qaeda, Pakistani Fighters », par Joby Warrick, The Washington Post, 18 janvier 2008.
[19] « Baitullah Mehsud – The Taliban’s New Leader in Pakistan », par Imtiaz Ali, Terrorism Focus, Volume 5, Issue 1 (January 8, 2008), Jamestown Foundation éd.
[20] « Baitullah Mehsud, nouveau chef taliban, défie l’armée pakistanaise », par Françoise Chipaux, Le Monde du 1er février 2008.
[21] « Tablighi Jamaat : An Indirect Line to Terrorism », Statfor, 23 février 2008.
[22] « Londres renoue avec la stratégie de la tension », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 13 juillet 2005.
[23] « Complot terroriste au Royaume-Uni : que se passe-t-il vraiment ? », par Craig Murray ; « Londres : terrorisme fictif, guerre réelle », par Jürgen Elsässer ; « Fabriquez vous-mêmes votre bombe au TATP », par Thomas C. Greene ; « L’alerte terroriste inquiète les Britanniques, sauf Tony Blair » ; « Les certitudes de Nicolas Sarkozy : “Un faisceau d’éléments permet de penser que la nébuleuse Al Qaïda n’est pas très éloignée de ce qui aurait pu se passer” » ; « Le mensonge des attentats à l’explosif liquide », par James Petras, Réseau Voltaire, 29 août 2006.
[24] « España tomó por terroristas a cargos del partido de Musharraf », El Pais, « El CNI confundió a familiares de un colaborador de Musharraf con islamistas », par Nando Garcia, El Mundo, 6 février 2008.
[25] « La stratégie anti-russe de Zbigniew Brzezinski », par Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 22 octobre 2004.
[26] « La Ligue anti-communiste mondiale, une internationale du crime », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 mai 2004.
[27] On trouvera un exposé détaillé de cette affaire dans l’ouvrage que lui a consacré le sous-directeur du renseignement indien qui fut chargé, pendant des années, de l’observer : Fulcrum of Evil : ISI-CIA-Al Qaeda Nexus par Maloy Krihna Dhar, Manas Publication, Delhi, 2006
[28] Lire L’Effroyable imposture 1, par Thierry Meyssan, mars 2002, réédition Demi-lune 2007.
[29] « Les experts qui ont donné raison à la CIA », Réseau Voltaire, 4 février 2004.
http://www.voltairenet.org/article155002.html
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27.06.2009
n° 23 - Journal de PAKISTAN - 10-06 au 26-06 - Début - : Rumsfeld a aidé « al-Qaïda » à établir un bastion dans le nord-ouest du Pakistan.
n° 23 - Journal de PAKISTAN - 10-06 au 26-06 - Début - : Rumsfeld a aidé « al-Qaïda » à établir un bastion dans le nord-ouest du Pakistan.
Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.
Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .
Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!
Sa diffusion est un acte de résistance.
Journal de PAKISTAN.
n° 23- 10-06 au 26-06
C.De Broeder & M.Lemaire
Avant propos
· Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes
| Sommaire. Tiré à part : Selon Panetta, Cheney voudrait un nouveau 11-Septembre Les USA planifient leur réarmement en 2010 pour une guerre en 2012. Et voici la justification …. Ben Laden (ndlr : qui semple t’il mort depuis plus de 5ans) serait toujours au Pakistan, selon le patron de la CIA, Leon Panetta. Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge Javaid Iqbal, emprisonné pendant 5 mois puis expulsé... car aucune Le Pakistan au cœur des débats. Baitullah Mehsud travaillerait pour le Mossad et la CIA. 1 Au jour le jour 2 Positions 3 Politiquea) locale b) Usa 4 Institutions internationales Suite 5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos 5-1 AntiWAR / Peace Music Video 5-2 Propagande neo-con sur Arte 5-3 Ahmed Rashid : Le retour des talibans". 6 Brèves 6-1 Iran/Afghanistan/Pakistan : Ensemble contre les talibans. 6-2 Rappel : La guerre secrète contre les villageois du Waziristan. 6-3 Une nouvelle arme états-unienne pour bombarder en toute discrétion. 6-4 Le général Petraeus s’inquiète des crimes de la CIA au Pakistan. 6-5 Baitullah Mehsud travaillerait pour le Mossad et la CIA. 6-6 40.000 réfugiés de plus au Pakistan par crainte d'une offensive. Fin 7 Dossiers 7-1 Michel Chossudovsky : Rumsfeld a aidé « al-Qaïda » à établir un bastion dans le nord-ouest du Pakistan. 7-2 Mohamed Hassan : Pakistan- Afghanistan : le trou noir de l’Empire.
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Tiré à part :
Selon Panetta, Cheney voudrait un nouveau 11-Septembre
Dans un dossier sur l’histoire secrète du conflit entre l’administration Bush sortante et l’administration Obama entrante, le New Yorker (édition datée du 22 juin 2009) cite le nouveau directeur de la CIA, Léon Panetta.
Celui-ci dénonce les critiques virulentes de l’ancien vice-président Cheney qui accuse Barack Obama de négliger la sécurité des États-Unis en envisageant des mesures telles que la fermeture du centre de torture de Guantanamo. Mais Léon Panetta va plus loi, il assure que Dick Cheney « voudrait une nouvelle attaque contre le pays, pour avoir raison ».
http://www.voltairenet.org/article160614.html
Les USA planifient leur réarmement en 2010 pour une guerre en 2012.
Alors que Washington diminue son déploiement de troupes à l’étranger et opère des coupes sombres dans les programmes militaires, il anticipe une nouvelle guerre en 2012.
Les diverses commissions parlementaires qui débattent du budget 2010 de la Défense prévoient d’augmenter les effectifs de l’Armée de terre, non de 40 000 hommes comme annoncé précédemment, mais de 70 000 hommes. Le Congrès souhaite également augmenter le budget du Commandement des opérations spéciales (SOCOM) et celui du Centre de coordination des opérations spéciales de l’OTAN en Belgique. L’ensemble du dispositif permettrait à l’OTAN d’ouvrir un nouveau front avant la fin du mandat du président Obama.
http://www.voltairenet.org/article160593.html
Et voici la justification ….
Ben Laden (ndlr : qui semple t’il mort depuis plus de 5ans) serait toujours au Pakistan, selon le patron de la CIA, Leon Panetta.
Le directeur de la CIA, Leon Panetta, a déclaré qu'Oussama ben Laden se trouverait encore au Pakistan où il pourrait être capturé à la faveur de l'offensive menée par l'armée pakistanaise dans la zone tribale (nord-ouest).
M. Panetta, a réaffirmé que débusquer le chef d'Al-Qaïda restait l'une des priorités de la centrale américaine de renseignement.
Selon lui, la possibilité d'une capture de l'homme le plus recherché au monde est plus forte du fait de l'activité conjuguée de la CIA et de l'armée pakistanaise.
"L'un de nos espoirs est que la progression de l'armée pakistanaise, combinée avec nos opérations, nous donne une chance plus grande de l'attraper", a-t-il expliqué.
Dans son discours, M. Panetta a indiqué que son agence avait augmenté le nombre de ses agents et informateurs au Pakistan pour réunir le maximum d'éléments sur le réseau Al-Qaïda et ses forces dans le pays.
"Nous avons un certain nombre de gens sur le terrain au Pakistan, qui nous aident à déterminer les objectifs et nous fournissent les informations dont nous avons besoin pour traquer Al-Qaïda", a précisé le patron de la CIA, ajoutant que l'offensive en cours de la vallée de Swat progressait de manière satisfaisante, l'armée ayant repris aux talibans et à leurs alliés l'essentiel de la région.
AP
11-06
http://fr.news.yahoo.com/3/20090611/twl-usa-cia-ben-laden...
Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge
Javaid Iqbal, emprisonné pendant 5 mois puis expulsé... car aucune charge n'a été retenue contre lui.
C'est un Pakistanais, Javaid Iqbal, arrêté pour infraction à la loi sur l'immigration peu après le 11-Septembre, emprisonné 5 mois dans une prison de haute sécurité puis expulsé vers son pays d'origine sans qu'aucune charge n'ait été retenue contre lui, qui avait présenté cette requête devant la Cour suprême.
Javaid Iqbal a été maltraité, enfermé 23 heures sur 24 dans une cellule de confinement où la lumière était allumée en permanence, et avoir été sujet à des fouilles au corps à répétition et à des brimades. Il demandait à neuf sages de reconnaître que l'attitude et les déclarations des responsables de la police et de la justice fédérales après les attentats ouvraient la voie aux arrestations au faciès et aux interrogatoires musclés de musulmans dans le cadre de la politique antiterroriste mise en place par le gouvernement Bush.
http://tf1.lci.fr/infos/monde/ameriques/0,,4416853,00-la-justice-n-inquietera-pas-les-figures-de-l-ere-bush-.html
Le Pakistan au cœur des débats.
Baitullah Mehsud travaillerait pour le Mossad et la CIA
Dans un article publié il y a un peu plus d’un an, Thierry Meyssan présentait Baitullah, militant pashtoun pakistanais désigné par la CIA comme organisateur de l’assassinat de Benazir Bhutto et d’une série d’attentats manqués sur le sol européen, comme le futur épouvantail public numéro un d’ « al-CIA » servant d’alibi aux frappes aériennes US en territoire pakistanais.
Cela s’est depuis vérifié, celui-ci ayant récemment revendiqué une série d’attaques meurtrières contre des civils, des centres religieux et les forces de sécurité pakistanaises dans la région du Waziristan, suscitant un fort ressentiment contre les Talibans parmi la population.
Considérant que Baitullah Mehsud et ses hommes « travaillent contre l’Islam », Turkistan Bittani et Qari Zainuddin, qui combattaient à ses côtés, viennent de faire défection.
Ces derniers ne mâchent pas leurs mots : ils le qualifient d‘ « agent états-unien » embrigadant de jeunes kamikazes pour le compte de la CIA et du Mossad afin de déstabiliser le seul pays musulman doté de l’arme nucléaire. Ils affirment en outre que les nombreuses frappes US réalisées par des drones ont soigneusement évité de le prendre pour cible.
22 Juin 2009
http://www.alterinfo.net/Pakistan-Baitullah-Mehsud-travai...
1) Au jour le jour
Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan.
Assaillants US & collaborateurs.
L'état-major pakistanais assure avoir repris l'essentiel de la vallée de Swat, au terme de combats qui aurait fait 1.300 morts dans les rangs des résistants et 105 parmi les militaires.
Elle reconnait toutefois l'existence de quelques poches de résistance.
L'offensive a fait 2,5 millions de déplacés, regroupés dans la région de Mardan, dont les autorités devront prendre soin au risque de perdre le soutien naissant de l'opinion.
Richard Holbrooke, émissaire des Etats-Unis dans la région, s'est lui-aussi félicité lundi de ce soutien, tout réclamant la mobilisation de la communauté internationale en faveur des déplacés.
"Nous avons invité d'autres pays à s'associer à nos efforts. En fin de compte, nous aurons besoin de plusieurs milliards de dollars pour cette petite partie du Pakistan", a ajouté la diplomate.
9 juin,
Version française Jean-Philippe Lefief
12-06
Un kamikaze a fait sauter sa bombe, faisant deux morts dont Sarfraz Naeemi et six blessés, selon la police. Aux dires de ses proches, Sarfraz Naeemi recevait des menaces de mort depuis qu'il s'opposait ouvertement aux résistants talibans Pakistanais
AP
l'armée poursuivait ses opérations dans la vallée de Swat. Elle a affirmé avoir pris la ville de Chuprial à l'issue d'une violente bataille qui a fait 39 morts côté talibans et huit côté soldats.
AP
12-06
Des hommes ont attaqué la maison du général Masood Aslam à Peshawar (nord-ouest) vendredi. Il n'a pas été blessé mais deux militaires auraient péri.
AP
18-06
Des drones ont tiré des missiles sur des supposés résistants d'un village situé à l'ouest de Wana dans la région tribale pakistanaise du Sud-Waziristan, sur la frontière afghane, faisant au moins cinq morts, rapportent des responsables du renseignement.
Les Etats-Unis font usage d'avions sans pilote pour attaquer dans les enclaves du Nord-Ouest pakistanais, d'où les résistants lancent des attaques en Afghanistan.
"Trois missiles ont touché un camp d'entraînement commandé par un chef local, Malang Wazir", a dit un responsable qui a requis l'anonymat en se référant à l'attaque d'un village situé à l'ouest de Wana, principale ville de la région.
Reuters,
http://www.lexpress.fr/actualites/
21-06
Les combats entre l'armée pakistanaise et les résistants s'intensifiaient lundi dans les instables zones tribales frontalières du nord-ouest, selon des responsables de sécurité, qui affirment qu'au moins 13 insurgés ont été tués.
A la limite entre les deux districts du Waziristan du Nord et du Sud, l'armée a également bombardé la maison d'un commandant taliban local, tuant quatre personnes, deux résistants et deux femmes, et blessant huit autres, a indiqué un officier de la police tribale, Amanullah Wazir.
Tous ces bilans ne pouvaient être vérifiés de source indépendante.
AFP
23-06
"Un missile a été tiré par un drone présumé américain dans la zone montagneuse reculée de Neej Narai", a déclaré à l'AFP un responsable pakistanais de sécurité sous couvert de l'anonymat.
Un autre responsable a confirmé ce bombardement, ajoutant craindre des victimes et ne pas savoir quelle était la cible de l'attaque.
AFP
23-06
Le chef d'une faction opposée aux résistants pakistanais,Qari Zainuddin, a été tué par un inconnu mardi dans le nord-ouest du Pakistan, a annoncé la police.
Cette exécution survient alors que l'armée pilonne chaque jour le bastion de Mehsud, dans le district tribal du Waziristan du Sud, frontalier avec l'Afghanistan, et assure préparer l'assaut terrestre contre ‘Al-Qaïda’.
Qari Zainuddin, était membre de la même tribu des Mehsud mais sont groupe a quitté il y a neuf mois le Mouvement des Talibans du Pakistan (TTP) de Baïtullah qui a fondé le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) en décembre 2007, une fédération de groupes de résistants qui ont fait allégeance à Al-Qaïda et soutiennent les talibans afghans dans leur résistance contre les forces internationales présentes en Afghanistan, américaines pour la grande majorité.
24-06
Des tirs de drones contre un centre d'entraînement des talibans dans le Sud Waziristan, puis sur une cérémonie funèbre à laquelle assistaient plusieurs hauts responsables talibans, montre une coopération étroite entre services américains et pakistanais, même si le gouvernement d'Islamabad s'en défend.
C'est probablement la plus meurtrière des attaques de drones jamais menées par l'armée d’occupation US sur le sol pakistanais, mais contrairement à l'habitude, le Pakistan n'a pas réagi à cette atteinte à sa souveraineté.
L'attaque ciblée de mardi a tué 70 personnes, d'après les services de renseignement pakistanais, mais elle a raté sa cible principale, le résistant en chef Baitullah Mehsud.
Cinquante-cinq des 70 tués participaient aux funérailles des victimes d'une précédente atttaque américaine. Les résistants reconnaissent 65 tués.
AP - Reuters
24-06
Des drones continuaient à survoler le Sud-Waziristan, territoire pakistanais bordant l'Afghanistan.
Des coups de feu ont également été tirés en direction des drones américains qui poursuivent leur survol de cette région isolée et montagneuse.
Depuis le début 2008, les drones américains ont mené 43 raids, dont le rythme s'est intensifié depuis septembre dernier. Ces attaques ont fait près de 400 morts,
AP - Reuters
10:11 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afghanistan, pakistan, al qaida, talibans, résistants, occupants, usa, attentats 11-septembre, otan, militaire



