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06/07/2009

n°468 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 03-07 – Fin : Barak Obama « La paix » construite sur l’oppression.

 n°468 -  Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 03-07 – Fin : Barak Obama « La paix » construite sur l’oppression.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



   Les  Dossiers   'Géopolitique et    stratégie' de  Palestine 

                           n°468 du 03-07          C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

2 Déclaration courrier des lecteurs & témoignage

2-1 J’accuse.

2-2 Ouvrez les portes de Gaza !

2-3 Jonathan Cook : Israël «tabasse des enfants».

2-4 Guillaume Dorval : Netanyahou demande la démilitarisation totale et sans condition de la Palestine.

2-5 Welfare Association : Plus de 300.000 palestiniens menacés de perdre leurs maisons.

2-6 Un message de Hind Khoury, Déléguée Générale de la Palestine en France.

3 Annexe

3-1 Patrick Martin : Obama, le nouveau visage de l’impérialisme.

3-2 Eva Golinger : L’exclusion idéologique est une politique officielle des Etats-Unis.

3-3 La France humiliée par Tsahal.

3-4 Le groupe israélien Koor prêt à investir dans Carrefour.

 

 



2 Déclaration courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 J’accuse.
J’accuse l’Europe des Sarkozy et des Socio-démocrates au pouvoir d’avoir fidèlement et constamment soutenu le sionisme dans ses actes terroristes, jusqu’à se taire et être complice de ses prêches.
J’accuse l’Europe des Commissaires qui, eux, réellement gouvernent, dans l’unique but de renforcer le capitalisme vacillant et d’asseoir, sans tarder, la main mise de ce dernier sur l’ensemble des pays du Moyen Orient, avec comme gendarme un état artificiellement créé, il y a plus de soixante ans, au détriment de nos peuples.
J’accuse l’Europe qui, en juillet 2006, a soutenu l’agression et les massacres sionistes au Liban.
J’accuse l’Europe qui, à ce jour, contribue au blocus infligé à 1.500.000 âmes.
J’accuse l’Europe qui, sur son territoire, reste sourde et muette face aux atteintes aux Droits de l’Homme, lorsqu’il s’agit de la libération d’un citoyen libanais injustement détenu depuis près de trente ans.
Mais aussi, par solidarité, J’accuse l’Europe Impérialiste dont les fondements et la finalité se résument par son acharnement à conquérir les espaces vitaux qui lui sont indispensables : crise mondial du Grand Capital oblige, ceci au détriment de ses peuples et de leur épanouissement.
J’accuse cette Europe et je m’abstiendrai le 7 juin.
Cette Europe là sera tout simplement abolie par ses peuples….Une Bastille à prendre…

Publié par Liban Résistance


2-2 Ouvrez les portes de Gaza !

Encore un accrochage sanglant, ce 8 juin, à la frontière de Gaza, nous rappelant combien la situation reste explosive. Quatre tués et douze blessés chez les Palestiniens, aucune perte côté israélien.

Dans la bande de Gaza, sur une liste de 4 000 «produits autorisés» par Israël (avant le siège imposé depuis juin 2007), 30 à 40 seulement sont tolérés aujourd’hui, et un million et demi de personnes restent enfermées, soumises à l’arbitraire le plus total.

Livres, disques, vêtements, tissus, chaussures, aiguilles, ampoules électriques, bougies, allumettes, instruments de musique, draps, couvertures, matelas, tasses, verres… sont interdits et ne peuvent transiter que par les fragiles tunnels vers l’Egypte, cibles de bombardements répétés.

En 2008, plus de cinquante personnes sont mortes dans ces tunnels, par suite d’effondrements. Aucun des matériaux nécessaires à la reconstruction (ciment, portes, vitres, fenêtres…) ne sont non plus autorisés, après les effroyables bombardements de décembre 2008 - janvier 2009. Le thé, le café, la semoule, restent interdits (cf. enquête d’Amira Hass «Israel bans books, music and clothes from entering Gaza»,Haaretz, 17 mai 2009).

Cinquante-six prix Nobel, dont dix Nobel de la paix, 202 membres du Parlement européen (2004-2009, tous les eurodéputés d’Irlande et de Chypre ont signé), ainsi que des personnalités, participent avec l’ONG Peace Lines à la campagne «Ouvrez les portes» pour la levée définitive du siège de Gaza et une série de libérations selon des critères humanitaires et juridiques.

Nous demandons à tous les dirigeants politiques et aux membres du nouveau Parlement européen de tout mettre en œuvre pour ces libérations - dont celle du sergent Shalit et de l’ex-ministre de l’Education Al-Shaer, réarrêté le 19 mars, dans des conditions contraires au droit international. L’Europe et l’Union pour la Méditerranée ne peuvent continuer à tolérer à leur porte de telles conditions de privations et de suffocation.

Voilà pourquoi nous lançons l’appel suivant : Ouvrez les portes !

Israël doit mettre fin au blocus de Gaza, à toutes les tueries, et permettre à Gaza de s’ouvrir au monde, de façon à assurer la possibilité d’une économie viable. Les Palestiniens doivent mettre fin à toute attaque de roquettes sur Israël et les Israéliens. Les êtres humains ne sont pas une monnaie d’échange.

En conséquence : les Palestiniens doivent libérer le sergent Shalit qu’ils gardent prisonnier depuis presque trois ans.

Les Israéliens, qui détiennent plus de dix mille personnes dans leurs prisons, doivent libérer un nombre significatif de femmes, de malades, ceux qui sont les plus âgés, au terme de longues condamnations, ainsi que les prisonniers en détention administrative, y compris tous les membres élus de la législature palestinienne.

Parmi les signataires de l’appel : Dix prix Nobel de la paix : Mgr Carlos Belo, le dalaï-lama, Shirin Ebadi, John Hume, Mairead Maguire, Mgr Desmond Tutu, Betty Williams, Jody Williams, Cora Weiss, Adolfo Perez Esquivel . Ainsi queElfriede Jelinek, Dario Fo, Wole Soyinka, Christian de Duve, Albert Fert, Baruj Benacerraf, Torsten Wiesel, Harlem Désir, Nicole Fontaine(ex-présidente du Parlement européen),général Philippe Morillon, Daniel Cohn-Bendit, Francis Wurtz, etc.

Liste complète des signataires sur www.peacelines.org.

15/06/2009

http://www.liberation.fr/monde/0101574136-ouvrez-les-portes-de-gaza


2-3 Jonathan Cook : Israël «tabasse des enfants».

Les droits des enfants palestiniens sont régulièrement violés par les forces de sécurité israéliennes, selon un nouveau rapport qui affirme que les passages à tabac et la torture sont routiniers.

En outre des centaines de mineurs palestiniens sont poursuivis chaque année par Israël sans procès décent et privés de visites de leur famille.

Les conclusions de l’association « Defence for Children International » (DCI) suivent de peu les révélations de soldats et de hauts responsables militaires israéliens selon lesquelles c’est une « procédure normale » en Cisjordanie afin de terroriser les civils palestiniens, notamment les enfants.

Le Colonel Itai Virob, commandant la Brigade Kfir, a révélé le mois dernier que pour accomplir une mission, « l’agressivité vis-à-vis de chacun des habitants du village est habituelle ». Il ajoutait que les interrogatoires comprennent gifles, coups de poing et coups de pied.

A la suite de quoi Gabi Ashkenazi, chef des services armés, a été forcé de comparaître devant le parlement israélien pour désavouer le comportement de ses soldats. Les tabassages seraient « absolument interdits », a-t-il dit aux députés.

Le Colonel Virob a formulé ses remarques au tribunal pendant un témoignage soutenant la défense de deux soldats, notamment son commandant adjoint, accusés d’avoir battu des Palestiniens dans le village de Kaddum près de Naplouse. L’un d’eux a déclaré à la cour que « dans les FDI [l’armée], les soldats sont éduqués pour l’agression ». Le Colonel Virob est venu confirmer son observation, disant que c’était une politique visant à « troubler l’équilibre » de la vie du village pendant les missions et que la grande majorité des agressions avaient lieu « contre des personnes non impliquées »

La semaine dernière, d’autres révélations sur de mauvais traitements à des Palestiniens, dont certains n’avaient que 14 ans, ont été diffusées à la télévision israélienne, montrant le matériel recueilli par des soldats dissidents faisant partie du projet « Breaking the Silence », qui braque les projecteurs sur les brutalités de l’armée.

Deux soldats servant dans le bataillon Haroub disent avoir été témoins de passages à tabac dans une école du village cisjordanien de Hares, au sud-est de Naplouse, lors d’une opération effectuée en mars pour faire cesser des jets de pierres. Beaucoup des personnes arrêtées n’étaient pas impliquées, disent les soldats.

Au cours d’une opération de 12 heures entamée à 03 heures du matin, 150 détenus, les yeux bandés, ont été menottés dans le dos avec des liens en nylon tellement serrés que leurs mains sont devenues bleues. Les pires tabassages, disent les soldats, ont eu lieu dans les toilettes de l’école.

Selon le témoignage d’un des soldats, un garçon de 15 ans environ a reçu « une gifle qui l’a jeté au sol ». Il ajoute que beaucoup de ses camarades « donnent des coups de genou [aux Palestiniens] simplement parce qu’ils s’ennuient, parce qu’on est là pendant 10 heures sans rien à faire, alors on tabasse les gens ».

Le tableau brossé par les soldats en service confirme les conclusions de DCI, qui notait que beaucoup d’enfants étaient ramassés lors de ratissages généraux après des troubles ou lors de rafles nocturnes tardives de leurs maisons.

Son rapport inclut un choix de témoignages d’enfants qu’il représentait en 2008, dans lesquels ceux-ci décrivent comment des soldats israéliens les battent ou comment des interrogateurs les torturent.

Un garçon âgé de 10 ans, identifié comme Ezzat H, a décrit une perquisition de sa maison familiale à la recherche d’un fusil. Il dit qu’un soldat l’a giflé et battu à coups de poing pendant deux heures d’interrogatoire, avant qu’un autre soldat ne pointe une arme sur lui. « Le canon de l’arme était à quelques centimètres de mon visage. J’étais tellement terrifié que je me suis mis à trembler. Il s’est moqué de moi ».

Un autre garçon, Shadi H, 15ans, dit que lui et son copain ont été forcés par des soldats de se déshabiller, dans une orangeraie près de Tulkarem, pendant que les soldats leur lançaient des pierres. Ensuite ils ont été battus à coups de crosse.

Jameel K, âgé de 14 ans, décrit comment il a été emmené dans un camp militaire où il a été agressé après quoi on lui a passé une corde au cou en un simulacre d’exécution.

Yehuda Shaul, de “Breaking the Silence”, dit que des soldats traitent tout Palestinien de plus de 12 ou 13 ans comme un adulte.

« Pour la première fois un soldat de haut grade [le col. Virob] nous a rejoints en soulevant cette question - même si ce n’était pas son intention - que l’usage de la violence physique contre les Palestiniens ne relève pas de l’exception mais d’une politique. Il y a quelques années, aucun officier haut gradé n’aurait eu le culot de le dire » ajoute-t-il.

Le rapport de DCI souligne également l’usage systématique de la torture par les interrogateurs de l’armée et de la police secrète, le Shin Bet, pour essayer d’arracher des confessions aux enfants, souvent dans des affaires de jet de pierres. Islam M, 12 ans, dit qu’on l’a menacé de lui verser de l’eau bouillante sur le visage s’il n’avouait pas avoir lancé des pierres, avant d le jeter dans un buisson épineux. Un autre garçon, Abed S, 16 ans, dit qu’il a eu les mains et les pieds attachés au mur d’un local d’interrogatoire en forme de croix pendant toute une journée, avant d’être mis à l’isolement pendant 15 jours.

Le mois dernier, le Comité des Nations Unie contre la Torture, un panel d’experts indépendants, a exprimé sa « profonde inquiétude » devant le traitement de mineurs palestiniens par Israël.

Selon le rapport de DCI, quelque 700 enfants sont inculpés chaque année devant des tribunaux militaires israéliens, avec des enfants de plus de 12 ans interdits de contact avec un avocat en cours d’interrogatoire.

Il ajoute que les interrogateurs ont l’habitude de bander les yeux et de menotter des enfants détenus pendant les interrogatoires et d’utiliser des techniques incluant gifles et coups de pied, privation de sommeil, détention en isolement, menaces contre l’enfant et sa famille, l’enfant étant ligoté pendant de longues périodes.

De telles pratiques ont été interdites par la Cour Suprême israélienne en 1999 mais des groupes israéliens en faveur des droits humains ont prouvé qu’elles sont toujours largement utilisées.

Dans 95% des cas, les enfants sont inculpés sur la base de confessions signées écrites en hébreu, langue que peu d’entre eux comprennent.

Une fois jugés, les enfants sont détenus, en violation du droit international, dans des prisons en Israël, où la plupart se voient interdire la visite de leur famille et où ils ne reçoivent que peu ou pas d’éducation.

« Yesh Din », un groupe israélien pour les droits de l’homme, rapportait en novembre dernier que les soldats se voient rarement infliger une mesure disciplinaire pour l’illégalité de leur conduite.

Les données de l’armée de 2000 à fin 2007 ont révélé que la police militaire n’avait inculpé des soldats que dans 78 enquêtes sur 1.268. La plupart des soldats ont reçu des sentences minimes.

Jonathan Cook

Jonathan Cook est écrivain et journaliste basé à Nazareth, Israël. Ses derniers livres sont : Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books).

Son site : http://www.jkcook.net/

Du même auteur :

  Torture : les Nations unies exigent d’accéder à la prison secrète d’Israë
  Des Palestiniens bénéficient d’une dégradation des relations turco-israéliennes
  Bataille de l’électricité avec Israël pour une petite bédouine
  Un parc israélien, leçon de l’histoire oubliée
  Un Djihad de l’armée israélienne ?

17 juin 2009 - Vous pouvez consulter cet article à : http://www.jkcook.net/Articles2/0398.htm#Top .
Traduction de l’anglais : Marie Meert

lundi 22 juin

 http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6822


2-4 Guillaume Dorval : Netanyahou demande la démilitarisation totale et sans condition de la Palestine.

Extrait

En effet, notre ami sioniste accepterait la création d'un état palestinien à la condition que celui-ci n'ait aucun contrôle sur ses frontières, sur son espace aérien, n'ait aucune possibilité d'alliance et d'import d'armes, et en plus de cela, Benyamin Netanyahou demande la démilitarisation totale et sans condition de la Palestine.

Dans le fond, il veut garder la Palestine sous sa main.

Je me demande s’il connait la définition des mots ''Indépendant'' et ''libre''.

Nous devrions peut-être acheter un dictionnaire et lui poster, car je crois qu'il manque certains mots à son vocabulaire !

Ceci étant dit, l'escalade des hostilités atteint, malgré la venue du quasi messie nommé Obama, un niveau crucial.
Guillaume Dorval

http://futurquantique.org/



2-5 Welfare Association : Plus de 300.000 palestiniens menacés de perdre leurs maisons.

Jusqu’à trois maisons sont démolies chaque jour, et dans certains cas, des villages entiers ont reçu des ordonnances de démolition des autorités israéliennes. Ces ordres menacent plus de 300.000 Palestiniens de perdre leurs maisons.

Broken Homes”, un nouveau rapport de Save the Children, Palestinian Counseling Centre et Welfare Association établit que les familles dont les maisons sont démolies sont prévenues avec un délai très court et que souvent, elles n’ont même pas le temps de collecter leurs affaires. L’impact de la perte de la maison a des conséquences à long terme sur la santé physique et mentale.
Les estimations de démolitions de maison depuis 1967 par les autorités israéliennes civiles et militaires donnent le chiffre de 24.000. Cependant, depuis l’année 2000, ce chiffre augmente, avec une moyenne de plus de 1.000 maisons détruites chaque année. L’année 2009 voit un accroissement massif, avec plus de maisons détruites qu’à n’importe quel autre période des 40 dernières années d’occupation israélienne. Près de 4.000 maisons ont été détruites par l’offensive militaire à Gaza au début de cette année. [Ces chiffres n’incluent pas les destructions de maison entre 1948 et 1967, ndt].
« Les démolitions de maisons dans les territoires palestiniens occupés augmentent et des milliers de famille, et dans certains cas des villages entiers, vivent sous la menace de voir arriver à n’importe quel moment les bulldozers qui détruiront leurs maisons et les obligeront à partir, » dit Salam Kanaan, le directeur de Save The Children dans les territoires palestiniens occupés.
« La majorité des démolitions sont menées pour des soi-disant raisons « administratives », ou sont le résultat d’opérations militaires, » continue-t-il. « Les familles perdent tout : leurs vêtements, la nourriture et les meubles, tout est enseveli dans les décombres. Ces familles sont sans soutien, sans protection. »
Le rapport qui a recensé les familles dont les maisons ont été démolies précise :
* Plus de la moitié de ces maisons (52%) ont été démolies lors de démolition collective où une série de maisons et de quartiers ont été rasés,
* Deux personnes ont été tuées pendant la démolition de leur maison,
* Seules 13% des familles ont pu récupérer leurs biens avant le début de la démolition,
* 97% des parents souffrent de dépression après la démolition de leurs maisons,
* Les enfants dont les maisons ont été démolies montrent une dégradation de leur santé mentale, et souffrent de signes cliniques de traumatisme, renfermement, dépression et anxiété,
* La majorité des familles dont les maisons ont été démolies ont subi des déplacements à répétition pendant de longues périodes – il a fallu à plus de la moitié des familles (61%) au moins deux ans pour trouver un lieu de vie permanent,
* Plus d’un quart des familles ont dû se séparer pour que tous puissent trouver un endroit où s’installer.
Une fois que la maison est démolie, non seulement la famille la perd, ainsi que son contenu, mais de plus elle doit régler les coûts de la démolition, ce qui peut s’élever jusqu’à plusieurs milliers de dollars.
Les habitants de Jérusalem Est, les communautés rurales de Cisjordanie, les Bédouins et les réfugiés vivant dans les camps, les communautés proches du mur de séparation ou des colonies, et les zones proches des frontières de Gaza sont les plus menacés de déplacement par démolition de maisons ou de bâtiments. Plus de 300.000 Palestiniens vivent dans ces secteurs.
Save The Children UK, le Palestinian Counselling Centre et Welfare Association exigent un arrêt immédiat de toutes les démolitions de maison et une considérable augmentation de l’aide des victimes des démolitions de maison, en particulier les enfants.
Rana Nashashibi, Directeur du PCC, dit : “Les appels à Israël de mettre un terme aux démolitions sont tombés dans les oreilles de sourds. Les familles et les enfants sont traumatisés, ils sont des problèmes psychologiques durables qui sont très difficiles à surmonter. Israël doit immédiatement cesser les démolitions des maisons palestiniennes et la communauté internationale doit faire pression sur lui. »

Welfare Association

20 Juin 2009

Traduction : MR pourISM

http://www.alterinfo.net/Plus-de-300-000-palestiniens-menaces-de-perdre-leurs-maisons_a33542.html


2-6 Un message de Hind Khoury, Déléguée Générale de la Palestine en France.

Commémoration de l’Appel du 18 juin 1940

Nos amis de l’Académie du Gaullisme, ont reçu ce beau message, de Madame Hind Khoury, Déléguée de la Palestine en France, à l’occasion de la commémoration de l’appel du 18 juin 1940.

Le Comité Valmy tient à contribuer à diffuser ce message important et d’une grande signification politique. Par la même occasion, nous renouvelons l’expression de notre solidarité avec le peuple palestinien.

Paris le 18 juin 2009

Chers amis,

En cette journée commémorative de l’appel historique du Général de Gaulle du 18 juin 1940 à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi, nous tenons passionnément à rendre hommage au Général de Gaulle et aux Français de la liberté, du courage et de l’honneur.

Pour les Palestiniens, de Gaulle en appelant les Français à la résistance est celui qui incarna le salut de la France au cours de la seconde guerre mondiale. En prononçant so n discours devant l’Assemblée générale de l’ONU le 13 novembre 1974, le Président Arafat est celui qui incarna la résistance palestinienne à l’occupation. La Croix de Lorraine envoyée accompagnée d’une reproduction de l’Appel du 18 juin par le Général, tout comme la médaille de Jérusalem, ne quittaient jamais le Président Arafat.

Aux heures les plus sombres de l’histoire de France, de Gaulle a su, alors que tout semblait perdu, dire simplement "non", car baisser les bras ne ressemblait pas à ce que la France incarnait à ses yeux, le pays des droits de l’homme, le pays de la liberté. Pour de Gaulle, la France était celle des combattants.

Dans un contexte difficile, les Palestiniens, continuent à défendre leurs droits légitimes sur le terrain en opposant une résistance héroïque à une interminable colonisation dans l’espoir de vivre un jour dans la sécurité et la dignité. Les Palestiniens ont toujours été sensibles aux positions de de Gaulle exigeant le respect du droit international, et notamment, le droit de retour (conformément à la résolution 194 des Nations Unies) et la fin de l’occupation des territoires palestiniens (conformément à la résolution 242 des Nations Unies).

L’exhortation lancée par cet appel est désormais gravée dans nos mémoires : La flamme de la résistance ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. Cet appel est devenu aussi un symbole, celui d’un pays qui ne renonce pas, d’un pays qui se bat pour la liberté.

Que l’action du Général de Gaulle soit pour la France et pour nous une source d’ardeur toujours renouvelée.

Rendons hommage à tous ceux qui ont choisi de dire non à l’occupation et à la colonisation et de résister. C’est la leçon d’histoire que nous livre cet appel.

Hind Khoury - La Déléguée Générale de la Palestine en France

Source : Académie du Gaullisme

25 juin 2009, par Comité Valmy

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article313



3 Annexe

3-1 Patrick Martin : Obama, le nouveau visage de l’impérialisme.

Le discours du président U.S. Barack Obama au Caire le 4 juin dernier était farci de contradictions.

Il s’est déclaré opposé a « l’assassinat d’hommes, de femmes et d’enfants innocents », mais a pris la défense des guerres menées en Irak et en Afghanistan, ou de celle conduite indirectement au Pakistan, tout en gardant le silence sur les derniers massacres de Palestiniens à Gaza par Israël.

Le 5 juin 2009

Ces guerres ont fait plus d’un million de morts en Irak, des centaines de milliers en Afghanistan, au Pakistan et dans les territoires palestiniens.

Obama a déclaré soutenir la démocratie, les droits de l’Homme et même ceux des femmes, après deux journées d’entrevue avec le roi saoudien Abdullah et le président Hosni Moubarak, deux des tyrans les plus notoires du Proche Orient. Pas un mot dans son discours sur l’absence totale de droits démocratiques en Arabie Saoudite ou sur la répression que mène en ce moment la dictature militaire de Moubarak… Peu avant la visite du président à l’université d’Al-Azhar, la police secrète égyptienne a lancé un raid sur le campus et 200 étudiants étrangers ont été arrêtés.

Avant de quitter le Moyen Orient, Obama chanta néanmoins les louanges de Moubarak, notre « allié inconditionnel ».

Se posant en avocat de la paix et de l’entente universelle, Obama se dispensa très diplomatiquement d’évoquer les ordres qu’il a lui-même donnés pour une intensification des hostilités en Afghanistan, avec notamment le déploiement de 17 000 soldats U.S. supplémentaires. Il a en outre tacitement avalisé la politique de son prédécesseur en Irak, en déclarant : « Je pense qu’au bout du compte, les Irakiens se sentent tout de même mieux sans la tyrannie de Saddam Hussein ». Il a aussi préféré éluder la question du retrait des forces U.S. et de sa date butoir signée par l’administration Bush pour décembre 2012, parlant seulement d’une promesse « de retirer toutes nos troupes d’Irak d’ici 2012 ».

Dans son discours, Obama réfute l’idée qu’on puisse taxer l’Amérique « d’empire égocentrique » – ce qu’elle est effectivement – ou que les USA cherchent à obtenir davantage de bases, davantage de territoires ou davantage d’accès aux ressources naturelles du monde musulman. La guerre en Afghanistan est selon lui « une guerre par nécessité », provoquée par les attaques terroristes du 11 septembre. L’administration Bush-Cheney tenait exactement le même argument à l’époque, passant sciemment à la trappe les véritables intérêts matériels en jeu. En réalité, la guerre en Afghanistan participe de la prétention impérialiste des Etats-Unis à contrôler totalement les principales réserves mondiales de gaz et de pétrole : le Golfe Persique et le Bassin de la Caspienne.

Bien sûr, on n’était plus du tout dans le même registre rhétorique. Fini l’artillerie lourde de Bush : « Vous êtes soit avec nous soit contre nous ! », Obama nous dit d’un ton rassurant « Nous sommes tous ensembles dans cette galère ! » Mais, comme l’ont noté pas mal de commentateurs (la New Republic comparait mot à mot ce discours à celui de Bush le 16 septembre 2006 aux Nations Unies), en coupant l’image et le son et en s’en tenant au texte et à la rhétorique générale du discours, on reste toujours dans la même veine que les discours de Bush, de Condolezza Rice ou d’autres représentants de l’administration précédente.

Le propos plus vague, plus fleuri, les références de pure forme à la culture islamique ou à l’égalité des droits des nations, tout ça n’est qu’une variante réajustée du langage dont on drape habituellement les politiques impérialistes américaines ; aucun changement substantiel. Obama n’a pas fait la moindre proposition pour que soient réparés les torts faits aux populations du Proche Orient, pour la bonne et simple raison que, fondamentalement, la source même de cette oppression est le système de pillage et de domination impérialiste du monde, dont l’impérialisme américain reste la pire expression.

Obama a certes fait une petite référence en passant au colonialisme et au rôle des Etats-Unis dans le renversement de gouvernements démocratiquement élus comme celui de Mossadegh en Iran, en 1953. Mais dans sa litanie sur les « sources de tension » dans la région, il s’en est tenu à la même liste que son prédécesseur, avec au premier plan « l’extrémisme violent » – substitut purement rhétorique pour remplacer le « terrorisme » de Bush.

Dans les médias américains, la réaction au discours d’Obama fut unanimement enthousiaste. A gauche, David Corn du magazine Mother Jones claironna que les plus grands atouts d’Obama étaient « sa trajectoire personnelle, son anti-Busherie, sa reconnaissance des erreurs de l’Amérique, enfin sa volonté de dire au moins les choses comme s’il voulait se poser en honnête courtier au Proche Orient ».

Dans le magazine belliciste de gauche New Republic, Michael Crowley écrivait : « Le voir déballer sa biographie, offrir une représentation si inhabituelle du monde, c’est apprécier tous les bénéfices que l’Amérique va pouvoir tirer de ce nouveau visage qu’elle présente d’elle au monde ».

Peut-être plus révélateur encore, ce commentaire de Max Boot, néo-conservateur et fervent défenseur de la guerre en Irak : « Il m’a semblé bien plus efficace pour faire valoir la cause de l’Amérique aux yeux du monde musulman.

Pas le moindre doute : c’est un bien meilleur vendeur que son prédécesseur ».

Dans son discours au Caire, Obama jouait tout simplement le rôle pour lequel il a été engagé et promu par une portion décisive des élites américaines de la finance mais aussi de l’appareil militaire et des affaires étrangères, à savoir d’offrir un nouveau visage à l’impérialisme américain. Cela dénote un virage tactique, certes, mais non un changement de stratégie dans l’offensive de Washington pour sa domination du monde.

Il y a environ deux ans, l’ancien conseiller à la sécurité nationale U.S., Zbigniew Brzezinski, offrit publiquement son soutien à la candidature présidentielle de celui qui n’était encore qu’un obscur sénateur de l’Illinois, pariant sur le fait qu’un Afro-Américain héréditairement lié au monde musulman comme Obama, améliorerait certainement l’image des USA sur le plan international.

Brzezinski était le mentor des faucons de l’administration démocrate de Jimmy Carter. Il avait largement contribué à pénétrer les bouleversements politiques survenus en Afghanistan, dans le but de provoquer l’intervention soviétique afin d’attirer la bureaucratie de Moscou dans le piège d’un bourbier identique à celui du Vietnam. Son point de focale a toujours été ce qu’il appelle « le grand échiquier » d’Eurasie, et en particulier les riches champs pétroliers d’Asie Centrale, où la lutte d’influence fait désormais rage entre les USA, la Russie, la Chine et l’Iran.

Brzezinski déclarait dès août 2007 : Obama « reconnaît que le vrai défi c’est un nouveau visage, l’idée d’une nouvelle direction, d’une redéfinition du rôle des Etats-Unis dans le monde… Ici, Obama est incontestablement plus efficace et l’emporte haut la main. Il a le sens de ce qui est historiquement pertinent et de ce qu’on est réellement en droit d’attendre des Etats-Unis dans leur relation avec le reste du monde ».

Défenseur impitoyable des objectifs de l’impérialisme américain, Brzezinski avait averti les élites américaines au pouvoir, du danger de ce qu’il appelle le « réveil politique global ». Dans un commentaire qui a fait couler beaucoup d’encre, il expliqua au magazine allemand Der Spiegel, quelques mois à peine avant de soutenir Obama, que la grande majorité de l’humanité « trouvera bientôt intolérables les disparités béantes de la condition humaine. Cela pourrait bien être le danger collectif auquel nous serons confrontés au cours des prochaines décennies ».

Si l’on veut appeler les choses par leur nom, ce que les représentants les moins obtus de la classe dirigeante américaine redoutent réellement, c’est une révolution mondiale. C’est seulement pour empêcher un tel soulèvement social qu’ils ont jugé crucial d’installer Obama à la Maison Blanche. C’est aussi la raison de son pèlerinage au Caire.

Patrick Martin   

Le 5 juin 2009

Traduit de l’anglais par Dominique Arias pour Investig'Action

Source: World Socialist Web Site

http://www.michelcollon.info:80/index.php?option=com_content&view=article&id=2090:obama-au-caire-le-nouveau-visage-de-limperialisme-us-&catid=6:articles&Itemid=11


3-2 Eva Golinger :  L’exclusion idéologique est une politique officielle des Etats-Unis.

L’entrée aux Etats-Unis est refusée à des étrangers qui critiquent les politiques de Washington.

La Loi McCarren-Walter contient une clause qui interdit l’entrée aux Etats-Unis aux “subversifs potentiels” et qui autorise la déportation d’immigrants ou de citoyens naturalisés impliqués dans des “activités subversives”.

Venu au Venezuela pour participer à une conférence de la droite latino-américaine parrainée par le Centre de Diffusion de la Connaissance Economique [le CEDICE], organisation ultraconservatrice financée par le Département d’Etat des USA à travers l’USAID et la NED, l’écrivain péruvien et politicien de droite Mario Vargas LLosa a déclaré, à son arrivée, que «dans tout pays où règne la liberté existe le droit de penser librement », affirmant en outre qu’il pourrait, lui, « faire librement des déclarations politiques dirigées contre le gouvernement du Venezuela » durant son séjour au Venezuela.

Il en est peut  être bien ainsi au Venezuela, pays où existent une large démocratie participative et une liberté d’expression presque totale dont témoignent, à l’évidence, les agressions permanentes et la manipulation  de l’information opérées par les médias privés et les dirigeants de l’opposition au détriment de l’information authentique. Par contre,  dans ces pays qui, soi disant, représentent la « démocratie véritable » et « l’essence même de la liberté », comme les Etats-Unis, ce droit tellement cher à Monsieur Vargas LLosa n’existe pas.

Aux Etats-Unis, il existe une loi promulguée une première fois en 1952, connue sous le nom de Loi McCarren-Walter ou, aussi, Loi sur l’Immigration et les Nationalités de 1952, codifiée au Titre Huit du Code Pénal des Etats-Unis. Cette loi restreint la migration vers les Etats-Unis et impose une série de restrictions sur la quantité d’immigrants en provenance de certains pays pouvant entrer sur le territoire des Etats-Unis.

La Loi McCarren-Walter a introduit une clause additionnelle qui interdit l’entrée aux Etats-Unis des “subversifs potentiels” et qui autorise la déportation des immigrants ou des citoyens naturalisés impliqués dans des “activités subversives”. On a eu recours à cette loi  durant plus de trente ans pour exclure des membres et d’anciens membres du Parti Communiste des Etats-Unis et aussi pour interdire l’entrée, dans le pays, à toute personne qui exprimait une vision politique alternative au capitalisme nord-américain. Parmi les artistes et intellectuels de premier plan à qui on a refusé l’entrée aux Etats-Unis seulement pour des raisons idéologiques, au cours de toutes ces années, on compte le grand écrivain colombien Gabriel García Márquez, le romancier argentin Julio Cortázar, le poète chilien Pablo Neruda, l’universitaire uruguayen Angel Rama, le philosophe français Michel Foucault, le

poète palestinien Mahmoud Darwish, l’écrivain anglais Graham Greene, le Mexicain Carlos Fuentes, les écrivains Doris Lessing, anglaise, Dennis Brutus, sud-africain,  Farley Mowat, canadien, Kobo Abe, japonais, Jan Myrdal, suédois, et Pierre Trudeau, canadien, lequel devint, par la suite, Premier Ministre.

En 1990, lorsque prend fin la Guerre Froide, la section idéologique de la Loi Ley McCarren-Walter fut retirée. Cependant, en 2001, le Congrès des Etats-Unis autorisa à nouveau l’exclusion idéologique en tant que  politique officielle suite à l’adoption du Patriot Act. La section 411(a) (1) (A)(iii) du Patriot Act USA autorise le gouvernement à refuser l’entrée aux Etats-Unis  à toute personne qui « a utilisé sa position prestigieuse dans un quelconque pays pour assumer ou soutenir des activités terroristes, ou pour encourager d’autres personnes  à soutenir des actions ou organisations terroristes de quelque sorte que ce soit si le Secrétaire d’Etat juge que ces actions ou organisations sapent les efforts des Etats-Unis pour réduire ou éliminer  des activités terroristes ». La section 411 a été utilisée depuis lors pour refuser des visas à d’éminents universitaires critiques envers la politique extérieure des Etats-Unis comme l’intellectuel musulman Tariq Ramadan qui avait pourtant été invité par  l’Université Notre Dame pour occuper un poste de professeur durant l’année 2004. Dans ce cas,  le gouvernement  de George W. Bush déclara que Ramadan, universitaire suisse connu, d’origine palestinienne, avait versé de l’argent à une organisation suspecte d’avoir des liens avec le terrorisme. Il faut remarquer que Ramadan avait visité les Etats-Unis à plus de 24 reprises au cours des trois années précédentes et qu’il avait déjà fait des conférences dans les universités d’Harvard, Princeton, Dartmouth et, même, au Département d’Etat.

Parmi les autres intellectuels célèbres, exclus des Etats-Unis pour des raisons idéologiques, ces dernières années, on compte la professeur nicaraguayenne Dora María Téllez à qui la prestigieuse université d’Harvard avait proposé un poste et à qui fut refusé un visa d’entrée dans le pays. Téllez avait été fonctionnaire durant le premier gouvernement sandiniste, au Nicaragua, dans les années 80. Egalement un groupe de 61 universitaires cubains se sont vus  refuser leur entrée sur le sol des Etats-Unis, en octobre 2004, pour participer à une conférence sur des thèmes  latino-américains, à Las Vegas. Et, plus récemment, au début de 2009, l’écrivain colombien Hernando Calvo Ospino, a appris qu’il avait été inscrit sur la fameuse liste "No-Fly" (pas de vol),  des Etats-Unis, parce que se trouvant à bord d’un vol Air-France  Paris/Managua (Nicaragua) son avion dut faire une escale d’urgence et l’aéroport le plus proche se trouvant aux Etats-Unis, le droit de se poser en urgence fut refusé au pilote avec pour seule raison la présence à bord de Calvo Ospino classé [à son insu] en tant que  personne « exclue » des Etats-Unis sous la Section 411 du Patriot Act.  Calvo Ospino, Colombien domicilié  en France, est un critique très connu de la politique  extérieure des Etats-Unis en Amérique latine et il a dénoncé avec force, dans ses livres, les liens qui existent entre Washington et les groupes terroristes des Cubains exilés à Miami.

En vertu de cette loi, ont été arrêtés et traduits en justice deux entrepreneurs de Brooklyn, New York, accusés d’avoir retransmis les programmes d’une chaîne de télévision du groupe libanais Hezbolah à travers leur service de télévision par satellite. Leur crime? La diffusion de matériel « anti Etats-Unis » et contraire aux « valeurs des Etats-Unis ». Or Globovision, chaîne de télévision privée, au Venezuela, occupe le spectre radioélectrique public et retransmet des programmes de diverses chaînes des télévisions d’Amérique Latine comme RCN, de Colombie, et Todo Noticias (Informations en Continu) d’Argentine, ouvertement hostiles au gouvernement  du Venezuela sans aucune retenue. Et la chaîne Globovision elle-même émet quotidiennement des programmes qui incitent à la violence dans le pays, manipulent les faits et prêchent la déstabilisation, en toute liberté. Cependant, lorsque les organismes publics en charge de  faire respecter la loi, intentent une action en justice contre la chaîne de télévision privée suite à ses nombreuses infractions, les patrons et les journalistes de la chaîne hurlent que le gouvernement viole la liberté d’expression. Et ils ont toujours recours aux Etats-Unis comme référence  de cette « liberté » ; alors que s’il existait, aux Etats-Unis, une chaîne de télévision  diffusant une information de la qualité de celle que diffuse Globovision cette chaîne aurait été fermée depuis bien longtemps en application des lois de ce pays.

Plusieurs avocats et associations qui défendent les Droits de l’Homme ont protesté contre cette Loi d’Exclusion Idéologique aux Etats-Unis et ils ont même intenté des actions en justice contre le gouvernement des Etats-Unis à cause de cette loi. Mais les le tribunaux fédéraux ont toujours statué en faveur du gouvernement. En 2009, dans deux procès, les plaignants ont fait appel de la sentence, bien qu’il soit difficile de nourrir un peu d’espoir.

Depuis l’exclusion de militants socialistes et communistes, au début du XXº siècle et peu après l’époque du célèbre "blacklisting" du sénateur Joseph McCarthy, et jusqu’à ce jour, les Etats-Unis ont toujours appliqué une politique  d’exclusion idéologique. L’élite politique et économique ne veut pas que le public en général ait accès à des voix critiques ni à une opinion alternative. C’est aussi pour cette raison qu’ils ont maintenu le blocus contre Cuba durant cinquante ans.

Alors, souhaitons à Monsieur Vargas LLosa et à ses collègues de l‘extrême droite réactionnaire de bien profiter de la liberté dont nous jouissons dans un pays véritablement démocratique comme le Venezuela, car lorsqu’ils retourneront aux Etats-Unis ou lorsqu’ils iront dans d’autres pays semblables, il ne pourront pas exercer si largement ce droit sacré à penser librement. Jamais ils ne pourraient entrer aux Etats-Unis - leur modèle de démocratie  - s’ils n’étaient pas d’accord avec les politiques de Washington et ils pourraient y entrer encore moins pour participer à une conférence avec des organisations impliquées dans des activités subversives comme des coups d’Etat, des sabotages économiques et des actes terroristes.

Source: Rebelión

28 Mai 2009

Traduit par Manuel Colinas pour Investig'Action.

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2094:lexclusion-ideologique-est-une-politique-officielle-des-etats-unis&catid=6:articles&Itemid=11


3-3 La France humiliée par Tsahal.

Analyse

Les soldats israéliens ont agressé plusieurs fois des diplomates français.

Si Nicolas Sarkozy fait beaucoup d’efforts pour se rapprocher de l’Etat hébreu, on ne peut pas dire que la réciproque soit vraie. A preuve la multiplication des «bavures» commises par les forces de sécurité israéliennes à l’encontre de ressortissants français en mission et soigneusement étouffées par le Quai d’Orsay. Lundi, la directrice du centre culturel français de Naplouse (Cisjordanie) a été sortie de son véhicule, jetée à terre et rouée de coups par des militaires israéliens près de Jérusalem. «Je peux te tuer», a lancé en anglais l’un des soldats. Sa voiture portait pourtant des plaques diplomatiques. Depuis, on lui a déconseillé de porter plainte pour ne pas «gêner» la visite de Nétanyahou. Mardi, c’est le directeur du centre culturel de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, qui, à bord d’un véhicule pourvu de plaques consulaires, a été insulté par des policiers.

Miette. D’une façon générale, le corps consulaire français se plaint de la violation régulière par les policiers et les soldats israéliens des usages consulaires. Le 11 juin 2008, Catherine Hyver, consule adjointe à Jérusalem, avait été retenue dix-sept heures sans une goutte d’eau ni une miette de pain par la sécurité israélienne à un point de passage de la bande de Gaza.

Excréments. Mais l’incident le plus choquant est l’occupation du domicile de l’agent consulaire français, Majdi Chakkoura, à Gaza pendant l’attaque israélienne de janvier. En son absence, les soldats israéliens ont complètement ravagé les lieux - pourtant signalés à l’armée israélienne -, volé une grosse somme d’argent, les bijoux de son épouse, son ordinateur et détruit la thèse sur laquelle il travaillait. Et ils ont souillé d’excréments le drapeau français. Le Quai d’Orsay n’a là encore élevé aucune protestation. Une occupation semblable s’est produite au domicile d’une professeure palestinienne du centre culturel français. Avec ce tag écrit en français sur la bibliothèque dévastée : «Sale arabe, ont va revenir te tuer». C’est, dit-on à Gaza, la faute de français - le «t» en trop - qui a choqué l’enseignante.

http://www.liberation.fr/monde/0101576075-la-france-humiliee-par-tsahal


3-4 Le groupe israélien Koor prêt à investir dans Carrefour.

Le groupe israélien Koor Industries annonce son intention d'investir dans le capital de Carrefour un montant qui pourrait atteindre 3,5 milliards de shekels, soit environ 640 millions d'euros.

Koor a précisé dans un communiqué qu'il détenait déjà 1,76 million d'actions du groupe français, soit 0,25% de son capital, des titres pour lesquels il a déboursé au total 284 millions de shekels.

Nochi Dankner, P-DG d'IDB Holding, maison mère de Koor Industries, a expliqué à Reuters que son groupe étudiait le dossier Carrefour depuis près d'un an et que le secteur de la distribution alimentaire était défensif et abrité de la volatilité d'autres secteurs.

"J'apprécie le développement de Carrefour dans les pays émergents, en Amérique du Sud, en Chine et en Inde", a-t-il dit.

Il a ajouté que son groupe serait un soutien solide du fonds Blue Capital, qui allie l'homme d'affaires Bernard Arnault au groupe de capital-investissement Colony Capital et qui détient un peu plus de 17% des droits de vote de Carrefour.

"Je suis sûr que, sous la conduite de Bernard Arnault et son équipe et du groupe Colony Capital, Carrefour va continuer de développer ses activités dans le monde et d'améliorer sa rentabilité", a-t-il dit.

Il a rappelé qu'IDB connaissait le secteur de la distribution grâce à sa filiale Super-Sol, première chaîne de supermarchés d'Israël.

Une source de marché, qui a requis l'anonymat, a indiqué que l'investissement de Koor dans Carrefour pourrait aller au-delà des 3,5 milliards de shekels votés par le conseil d'administration.

A la Bourse de Paris, l'action Carrefour gagnait 1,48% à 29,8750 euros vers 13h00 GMT, bénéficiant notamment d'un relèvement de la recommandation de Banc of America-Merrill Lynch. Au même moment, l'indice CAC 40 cédait 2% et le DJ Stoxx paneuropéen de la distribution abandonnait 0,68%.

A ce cours, Carrefour est valorisé un peu moins de 21 milliards d'euros.

Koor a ajouté avoir conclu un accord de principe avec la banque HSBC sur l'octroi d'une ligne de crédit de 300 millions d'euros pour l'achat d'actions du numéro deux mondial de la grande distribution. Koor investira sur ses ressources propres un montant égal à celui tiré sur cette ligne, explique-t-il.

"Le recours à l'accord de crédit et l'investissement dans les actions Carrefour dépendront de plusieurs conditions, parmi lesquelles les estimations de la société en matière d'évolution du marché", poursuit-il.

"La société souligne qu'elle réalisera cet investissement en tirant profit des opportunités d'achat et de vente liées à la situation du marché (...) et il n'y a aucune garantie concernant le montant de l'investissement."

Koor était entré l'an dernier au capital de Credit Suisse et sa participation a atteint un temps 3,4%, ce qui faisait le troisième actionnaire du groupe bancaire helvétique.

Il a depuis ramené sa participation dans Credit Suisse à 0,7%, engrangeant une plus-value de plus de deux milliards de shekels. Mais Dankner a expliqué vouloir reconstituer sa participation.

"Credit Suisse est l'un des gagnants de la crise financière et je suis sûr que la banque va renforcer sa position grâce à son modèle économique solide et robuste", a-t-il dit.

Al-oufok

22 juin

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article647



 Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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