Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

08/07/2009

n°274- dossiers de l'Afghanistan n°253 - du 06-07 - Fin- : Le général Petraeus s’inquiète ( ... ) des crimes de la CIA en Afghanistan et au Pakistan.

n°274- dossiers de l'Afghanistan n°253 - du 06-07 - Fin- : Le général Petraeus s’inquiète ( ... )  des crimes de la CIA en Afghanistan et au Pakistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°274 du 06-07

        C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 Simon Piel : Procès de Olivia Zémor la présidente de l’association CAPJPO-Europalestine, jugée pour injure à l’armée française.

4-2 Yvonne  Ridley: Dans les mains des résistants.

4-3 Les nouvelles « armes » américaines : Les étudiants et les Evangéliques.

4-4 Les Etats-Unis sauvent leur base militaire de Manas, au Kirghizstan.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Simon Piel : Procès de Olivia Zémor la présidente de l’association CAPJPO-Europalestine, jugée pour injure à l’armée française.

There is a war

Peu de monde s’est bousculé au procès de la présidente de l’association CAPJPO-Europalestine, jugée pour injure à l’armée française. Pourtant, l’audience constituait le premier débat public sur la présence française en Afghanistan.

17è chambre du tribunal correctionnel de Paris, jeudi 25 juin. L’audience n’a pas encore commencé que, déjà, Olivia Zémor, présidente de l’association CAPJPO-Europalestine [1] s’agite.

Elle comparaît ce jeudi en tant que directrice de publication du site europalestine.com, après que le ministère de la Defense a porté plainte pour apologie de crime de guerre et injure à l’armée française. Une audience qui s’annonce comme l’un des premiers débats de fond sur la pertinence de la présence française en Afghanistan.

L’hôtel de Brienne n’a que peu goûté aux articles parus sur le site au mois d’août 2008 et a décidé de porter l’affaire en justice. Titrés « Soldats français tués en Afghanistan : les risques d’un sale métier » et « Afghanistan : quel cynisme », les écrits font suite à la mort de onze soldats français, le 19 août 2008, lors d’une embuscade tendue par des résistants.

« En fait de lutte contre le terrorisme, nos gouvernements font, tout en semant la terreur, pour qu’elle se développe dans le monde entier et si des attentats se produisent en France, nous saurons qui remercier (…) Et pour quelle cause, quel est l’objectif sinon le chaos et faire marcher le commerce des armes », est-il écrit dans l’un des deux articles incriminés. « On ne peut de ce point de vue que souhaiter la multiplication des embuscades bien montées si elles aident à l’éveil des consciences et de la mobilisation ici en France contre la sale guerre », pouvait-on lire dans l’autre article qu’Olivia Zémor a retiré du site après la plainte du ministère de la Defense pour ne pas que « l’ironie de l’article soient mal interprétée. »

La cour retient son bâillement

Selon le ministère de la Defense, « les deux articles incriminés présentent des éléments qui tentent de justifier l’attaque meurtrière dont ont été victimes les soldats français tout en souhaitant la multiplication d’embuscade et justifiant la commission d’attentat et qualifiant d’invasion le déploiement des troupes françaises sous mandat international en présentant les Afghans comme une population agressée par l’armée française et le gouvernement français comme contribuant à semer la terreur dans le monde entier. »

Voilà pour le dossier. Dans la salle, l’atmosphère est plutôt calme.

La presse ne s’est pas ruée, « comme d’habitude pour ce genre d’affaires », confie Me Comte, l’avocat de Mme Zémor.

Seuls Bakchich et Clément Weill-Reynal, journaliste à France 3, venu « parce que ça l’intéresse à titre personnel », sont assis sur les bancs de la presse.

L’huissier dort à poings fermés.

Heureusement, Me Comte vient secouer l’assistance quand, avec sa voix de baryton et son œil malicieux, il interpelle la cour : « C’est un peu navrant que le premier débat public sur l’Afghanistan commence sur une mesure répressive ! », rappelant au passage qu’un seul débat a eu lieu au Parlement en 2008 sur l’envoi de renforts français. Olivia Zémor lui succède. Sa defense est soigneusement préparée. « Le cynisme n’est pas de notre côté, il est du côté de celui qui envoie des jeunes tuer et se faire tuer dans cette guerre qui ne nous concerne pas. Personne n’a versé la moindre larme sur la mort des civils afghans. » La greffière se lève et lance le visionnage d’un extrait d’une émission de France 2 où Nicolas Sarkozy, alors candidat à la présidence, assure que « la présence à long terme de l’armée française en Afghanistan ne lui semble pas décisive. » Edifiant. A rajouter sur la longue liste de promesses non tenues.

De la pertinence d’une guerre

Assis depuis une bonne heure dans une salle attenante, le premier témoin cité par la defense s’avance. Michel Collon, journaliste-écrivain, comme il se présente, auteur de nombreux ouvrages de géopolitique, décrypte les enjeux géostratégiques de cette guerre. Au bout de 30 minutes, les juges baillent, et ne s’en cachent pas. Vient ensuite Mariam Abou Zahab, enseignante à l’IEP de Paris et chercheuse reconnue sur le Pakistan et l’Afghanistan… au point d’être régulièrement consultée par les autorités américaines, britanniques et canadiennes. « Depuis le début de la guerre, on estime que le nombre de civils afghans tués oscille entre 7760 et 11000, explique-t-elle, avant d’ajouter que, après la mort des onze soldats français, il y a eu des représailles dont les médias français n’ont pas fait écho. 17 morts dont 6 femmes et 2 enfants, selon une agence de presse afghane », précise-t-elle.

Alima Boumedienne, sénatrice verte de Paris, clôt le défilé des témoins. « Le débat sur l’envoi des troupes n’a pas eu lieu », déplore-t-elle. « Je ne partage pas forcément tous les propos incriminés, mais c’est la liberté d’expression. Et la provocation permet de se poser des questions. »

Le ministère de la Defense est, lui, représenté directement par le ministère public. Après une courte suspension de séance, la jeune substitut du procureur prend la parole pour les réquisitions. Sans doute charmée par le sourire enjôleur de Me Comte (qui en a vu d’autres), elle se montre plutôt clémente. Mais estime quand même que « peut-être est-ce maladresse, peut-être est-ce provocation, mais certains extraits ont dépassé le cadre de la liberté d’expression. »

L’avocat d’Europalestine prend la parole une dernière fois. « Il ne s’agit en aucun cas d’apologie mais d’une mise en garde ! Ne peut-on pas dire : « gouvernement, votre politique nous mène à la perte ? ». Puis d’expliquer que l’infraction d’apologie de crime de guerre ne tient pas car il s’agit d’une guerre licite, conforme aux règles du droit international. « Il aurait fallu, souligne Me Comte, si on suit la logique du ministère de la Defense, viser l’apologie d’acte terroriste ».

Subtil, mais l’avocat retient l’attention de la présidente de la cour qui, après près de 4 heures d’audience, se montre très attentive. Antoine Comte demande à la cour de reconnaître à Mme Zémor le droit de critiquer le gouvernement. C’est elle qui aura le mot de la fin : « Je m’indigne du vocabulaire aseptisé du substitut qui parle d’ "action", d’ "intervention", mais jamais de "guerre" ». Délibéré le 17 septembre.

Simon Piel :

lundi 29 juin

http://www.bakchich.info/Enfin-un-debat-public-sur-l,08153.html 


4-2 Yvonne  Ridley: Dans les mains des résistants.

Extrait

Yvonne Ridley (née en 1959) est une journaliste britannique. Elle a fait une carrière à Fleet Street, le quartier des journaux de Londres, travaillant entre autres pour The Sunday Express, The Sunday Times, The Observer, le Daily Mirror et The Independent on Sunday. 

Employée par la BBC pour couvrir la guerre en Afghanistan, Yvonne Ridley est arrêtée par les résistants, puis libérée le 8 octobre 2001.

Elle se convertit à l'Islam au retour de sa détention en juillet 2003. Elle s'engage dès lors dans la defense des Musulmans, que ce soit les détenus de Guantanamo, les Tchétchènes ou les Cachmiris, sans oublier bien sûr les Palestiniens. Elle fonde avec le député George Galloway le parti Respect, dont elle est candidate à plusieurs élections. Elle travaille actuellement pour la station de télévision iranienne  Press TV. Sa conversion ne lui a rien enlevé de son humour, comme on peut le constater à la lecture de l'interview ci-dessous.

La journaliste britannique Yvonne Ridley avait fait la une de la presse internationale l’année dernière quand elle était entrée en Afghanistan et y avait été capturée par les Résistants.

Finalement, elle avait été relâchée et avait raconté son expérience dans un livre intitulé ‘In the Hands of the résistants’ publié par Robson Books au Royaume Uni.

Dans cette interview à cœur ouvert, accordée le 26 Août 2002 à Mohammed Ayub Khan d’Islam on line, elle parle de son éducation religieuse, de sa rencontre avec les Résistants et de sa décision de se convertir à l’Islam.

IslamOnline: Parlez-nous un peu de vos jours de captivité ?

Yvonne Ridley: J’étais terrifiée. Non seulement j’avais été capturée par le régime le plus brutal et le plus mauvais du monde (ce sont les mots du président Bush pas les miens) mais en plus ils haïssaient les femmes!

Je n’aurais jamais pensé que je verrais le coucher du soleil le premier jour. Il y a eu plusieurs autres fois où j’ai pensé que j’allais être fouettée ou exécutée. Une fois, quand j’ai perdu mon calme et que j’ai craché et insulté mes geôliers alors que j’étais dans la prison de Kaboul j’ai pensé que cela allait provoquer une réaction d’hostilité mais ils ont paru blessés et ils m’ont dit que j’étais leur ‘invitée’ et leur ‘sœur’!

Après quelques jours d’interrogatoire au quartier général des renseignements de Jalalabad, on m’a dit qu’ils croyaient que j’étais une espionne américaine et cela a été très énervant. Ils m’ont aussi donné une robe de mariée avant qu’un imam me demande si je voulais me convertir à l’Islam et cela a été très effrayant.

Tout ce que je peux dire c’est qu’un homme en Afghanistan y a échappé belle!

Globalement, ils m’ont traitée avec une grande courtoisie et beaucoup de respect en dépit de ma réaction hostile pour avoir été enfermée. J’était entrée dans leur pays illégalement sans passeport ni visa, oui, j’étais tout à fait en tort et je pouvais aisément être accusée et jugée. Mon traitement par le régime 'le plus brutal et le plus mauvais du monde' est en complet contraste avec le traitement que subissent ces hommes qui sont à Camp X-Ray (Guantanamo Cuba).

IslamOnline: Avez-vous pu rencontrer certaines de leurs femmes?

Yvonne Ridley: Les seules femmes que j’ai rencontré quand j’étais en prison ont été six employées d’une organisation caritative chrétienne, 3 officiers femmes de la prison  et deux femmes afghanes qui étaient enfermées pour avoir essayé de vendre un tapis à un étranger. A part les chrétiennes, deux Américaines, trois allemandes, et une australienne, aucune des autres ne parlait anglais alors je n’ai jamais eu vraiment l'occasion de communiquer avec une femme du pays. Cependant, le gouverneur de la prison, un homme qui avait l’air effrayant, faisait souvent mention de sa femme comme étant “la patronne”.

IslamOnline: Si vous deviez rencontrer à nouveau vos geôliers, que leur diriez-vous ?

Yvonne Ridley: Je l’ai fais! J’ai emmenée ma fille Daisy, âgée de 9 ans, en vacances en Afghanistan au mois de Mai et nous avons voyagé partout. Nous sommes entrées dans un ‘restaurant’ à quatre heures de routes de Kaboul et là j’ai vu des Résistants et des gens d’Al-Qaïda. J’ai reconnu trois de mes geôliers et j’ai été horrifiée. Cependant, l’un d’eux est venu parler à mon traducteur et a demandé ce que je faisais de retour en Afghanistan. Il a demandé si je reconnaissais quelqu’un et je lui ai juste demandé ce que cela pouvais leur faire d’être reconnus, autrement ce n’étais pas mon problème. Nous étions tous nerveux alors qu’il s’éloignait puis il est revenu quelques minutes plus tard et il a dit : “Nous avons aimé ce que vous avez dit de nous quand vous êtes rentrée à Londres. Merci d’avoir dit la vérité.”

J’ai nerveusement hoché la tête, je n’ai pas pu rester plus longtemps, mais on m’a dit plus tard que ma sécurité était assurée si jamais il m’arrivait de les rencontrer à nouveau. La personne avec laquelle j’aimerais vraiment m’asseoir et parler c’est Mullah Omar, le chef spirituel borgne des Résistants  qui a ordonné ma libération sur des bases humanitaires. Je voudrais savoir pourquoi ils traitent si mal leurs femmes.

IslamOnline: Quel est votre avis sur les droits des femmes en Islam comparée à la société athée occidentale?

Yvonne Ridley: Ce que j'ai examiné attentivement quand j’ai lu le Qur’an ce sont les lois sur les biens et le divorce. J’ai été stupéfaite. J’ai pensé que cela aurait pu être écrit par un avocat aux affaires matrimoniales de Hollywood! En fait, c’est probablement de là qu’ils se sont inspirés. J’ai été aussi satisfaite de voir que les femmes sont égales concernant l’éducation et la spiritualité, mais le Qur’an reconnaît que nous avons la charge supplémentaire de la grossesse, de l’allaitement  et des menstrues. J’aime à penser que nous sommes le modèle de luxe de la forme humaine puisque nous avons tant de fonctions supplémentaires!

 http://www.yvonneridley.org/

http://www.tlaxcala.es/detail_auteurs.asp?lg=fr&reference=1485


4-3 Les nouvelles « armes » américaines : Les étudiants et les Evangéliques.

Sabotages, manifestations, coups d’Etat, guerres ne suffisent plus : L’Empire utilise de nouvelles stratégies pour maintenir et même renforcer son hégémonie....
Mes amis,
L’Empire euro-américano-israélien est aux abois. Son Système de prédilection, le libéralisme financier cher aux Reagan ou Thatcher, est en faillite. Les guerres impériales s’embourbent. Le vrai visage de la "démocratie" que l’Occident moderne tente d’imposer au monde, apparaît au grand jour ; Elle est de plus en plus rejetée par les peuples floués. Les nouvelles puissances nouent des liens entre elles, amicaux, humanitaires, commerciaux, militaires..., et de plus en plus de pays rejoignent ces Etats émergents futurs rivaux des USA qui prétendent, avec leurs alliés, imposer leur domination au monde.
Un Empire même moribond, même déconsidéré partout, même démasqué, ne rend pas les armes facilement. Son agonie est agressive, prête à transformer la planète en champ de ruines pour permettre à l’Oligarchie habituée à tout régenter de continuer à tout contrôler, y compris les paradis fiscaux, et à faire des bénéfices fabuleux sur le dos des peuples. Les profiteurs de guerres sont à l’affût, prêts, comme en Irak, à rafler toutes les mises, des ressources comme de la reconstruction. Et en attendant la guerre mondiale qui est à nouveau dans l’air du temps, toutes les stratégies sont tour à tour utilisées afin de diviser ou de destabiliser les Etats résistants au Désordre militaro-financier imposé, pour les soumettre, pour renverser leur gouvernement pourtant démocratiquement élu (comme en Palestine, en Russie, en Moldavie, au Vénézuela, en Bolivie, etc), pour imposer un pouvoir complaisant, aux ordres, docile - comme en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, en Georgie, en Ukraine....
Au Vénézuela, par exemple, sabotages, manifestations, coup d’Etat, se sont succédés, en vain. Que faire pour imposer son poulain formé dans les meilleurs centres américains, comme le Président georgien ou le français, et ensuite organiser le pillage des ressources via des transnationales apatrides ? 
Voici une vingtaine d’années, j’ai connu à Marseille un petit groupe de missionnaires évangéliques financés par leurs Eglises aux USA, il était si charmant, si sincère, que je me suis joint à eux. Il y avait une vingtaine de membres, et une fois par mois, pour ma plus grande joie, les habitués de la rue étaient conviés à partager le repas froid de ces zélés croyants. Repas que nous poursuivions parfois entre nous, le soir, chaud et beaucoup mieux garni. Ce qui m’avait ému, au point de demander que le meilleur repas soit réservé à ceux qui n’avaient rien, plutôt qu’à nous, les gâtés de la vie...
Deux années passèrent. Loin d’augmenter, le nombre de fidèles avait diminué. Au point d’interpeller la Communauté en question. Et dans ma résidence marseillaise, d’ailleurs, un couple s’était aussi installé, toujours pour porter la Bonne parole. Curieusement, ceux que j’envoyais n’intéressaient pas. Et la Mission piétinait. C’est alors que le missionnaire changea sa stratégie : Désormais, il mettrait en place un Centre sportif, pour atteindre les jeunes, plus réceptifs. Tiens donc...
Et que firent mes chers amis évangéliques ? Ils changèrent aussi leur fusil d’épaule. Finies les réunions de "maison", de rue, du dimanche. Et en avant l’évangélisation dans les Universités ! Les jeunes, et des jeunes intelligents, cultivés, devinrent leur public. Pour en faire de futurs leaders ? A l’époque, je n’avais pas compris la portée de ces changements.
Plus tard, je réalisai que cela entrait dans une vaste stratégie de conquête du monde, les Eglises évangéliques ayant entrepris de partir à l’assaut de la planète. Armées de leurs Bibles, travaillant de l’intérieur les opinions, les soumettant à un Dieu très américain, pour mieux prendre possession de leur vie, de leur mental, de leur emploi du temps, de leur opinion politique (Eglises soi-disant a-politiques, en réalité zélées pour Reagan), de leurs engagements, au service de l’Ordre Libéral, des croyances américaines, du mode de vie anglo-saxon, de son puritanisme étroit, et au service, aussi, d’un Sionisme intransigeant et conquérant (de façon intéressée, d’ailleurs, pour hâter, soi-disant, le retour de Jésus, et ensuite, bien sûr, imposer par la force aux chers amis israéliens, leurs propres convictions. Délicieux !).
Ainsi, les Evangéliques à la sauce américaine sont partis à la conquête du monde, et pour commencer, des esprits, même en milieu très hostile, musulman par exemple, et au risque de provoquer de violentes allergies comme en Afrique du Nord. Si l’on n’y prend pas garde, nous nous trouverons bientôt en face de cerveaux complètement destructurés, soumis, robotisés, prêts à accepter passivement les conséquences les plus extrêmes du Néo-Libéralisme et à partir en guerre contre des ennemis créés de toutes pièces, parce que vivant sur un territoire riche en ressources, ou stratégique, ou rebelle au Nouvel Ordre Mondial programmé sous l’égide de l’Elite blanche, raciste, cupide, richissime, sans scrupules.
Et les proies sont juvéniles, car plus malléables, mais aussi étudiantes, prêtes à devenir les leaders de demain, à la tête d’Etats, d’Institutions soumises, de Grandes Banques, de multinationales avides, prédatrices...
La nouvelle stratégie de l’Occident, en milieu étudiant.
Je viens d’écouter une vidéo, qui rejoint tout ce que j’ai écrit, en dépassant le cadre spécifiquement évangélique que je connais si bien pour l’avoir fréquenté pendant des années. Et que dit cette vidéo ? Que des étudiants sont formés à devenir les relais de nos chères démocraties occidentales, pour faire tomber les gouvernements en place. Et ces choses-là rejoignent ce que j’ai pu écrire, ici ou là, sur mes blogs, notamment concernant la Moldavie. Dans les Médias sous influence, on parle, au mieux, d’éléments roumains attachés à destabiliser le pouvoir en place, pour l’offrir à des tenants du Libéralisme anglo-saxon. Je me sens bien seule à entrevoir depuis le début des visées spécifiquement occidentales, des menées bien peu démocratiques mettant en scène, à l’arrière plan, des acteurs très liés aux Etats-Unis et à l’allié indéfectible, israélien.

La Moldavie est un petit pays, certes, mais fort bien situé, et que ne ferait-on pas pour amputer le crédit des Russes, et même leur influence ? N’étaient-ce pas les organisations charitables juives qui, en Ukraine (et alors que les manifestants endoctrinés au préalable piétinaient devant le Parlement pour le renverser et installer un Gouvernement "démocratique" ayant la faveur de Washington), apportaient, "généreusement", des soupes chaudes aux ventres refroidis ? Ce qui avait si bien réussi en Ukraine pouvait se reproduire en Georgie et, maintenant, en Moldavie. Ou ailleurs. Tant d’ailleurs, si bien situés, ou si riches en ressources susceptibles d’intéresser les multinationales les plus exigeantes, ou les Banques les plus dynamiques !
Bref, les étudiants manifestent contre le Vénézuela de Chavez, présenté comme totalitaire (tiens donc !), exactement comme ceux de Moldavie.

Qu’y-a-t-il derrière ces jeunes enflammés pour des causes qui dépassent le cadre de leur Etat ? 

Et qui d’ailleurs, il faut le dire, sont la plupart du temps issus eux-mêmes de milieux privilégiés, totalement ignorants des souffrances du bon peuple...
Pour résumer, les Universités se voient offrir des "projets", dûment financés de l’Etranger, des accords sont signés avec des Associations pour promouvoir la Démocratie, encore et toujours elle (comme en Irak), des liens sont tissés entre étudiants locaux et agents d’Outre-Atlantique - exactement comme avec mes missionnaires évangéliques. Les créneaux varient, mais ils aboutissent tous au même résultat : Changer les gouvernements pourtant... démocratiquement élus !
A Gaza, les Israéliens ont divisé pour mieux régner, dressant une muraille d’incompréhension entre le Hamas élu et le Fatah rejeté, afin de trouver un prétexte tout trouvé pour ne rien changer et poursuivre la colonisation. En Georgie ou en Ukraine, la stratégie a réussi : Des marionnettes appliquent avec zèle les consignes américano-israéliennes ! En Moldavie ou dans le Vénézuela de Chavez, ce sont les étudiants qui sont utilisés pour, de l’intérieur, orchestrer le changement si profitable à la City ou à Wall-Street. Diviser pour régner, encore et toujours. Le scénario est identique, les acteurs changent.
Au Vénézuela, quatre groupes se rejoignent pour tenter de renverser le Président démocratiquement élu, et plébiscité par les catégories populaires : L’Eglise Catholique, les milieux d’affaires, les Médias - tentative de coup d’Etat, sabotage, rien n’a marché pour abattre le populaire Chavez ; c’est alors que les étudiants entrent en scène, pour d’une part propager les idées qui leur ont été inculquées de l’extérieur, présentant le Libéralisme sous son meilleur jour (!), et surtout la démocratie comme un idéal à atteindre. Deux canaux principaux : L’USAID, l’Agence américaine d’Aide au développement, et la NED, la Nacional Endowment for Democracy. Et des Instituts de formation, le Centre Albert Einstein et la Flatcher School, sensibilisant les étudiants aux techniques "geene sharp", des actions non-violentes mais néanmoins très efficaces et fort persuasives.
Et puisque les Médias sont de zélés relais des agents de l’Etranger, ils seront bien évidemment là pour saisir l’instant "magique", celui qui accuse le Pouvoir qu’on souhaite abattre, celui qui discrédite la Police de Chavez, ou encore celui qui montre en action les étudiants fidèles au Président, acculés à se défendre. Les partisans de Chavez sont présentés comme violents, alors qu’ils sont provoqués, agressés, comme à l’Université du Travail Social, et cela, on ne le montre pas ! Par contre, les jeunes adeptes du changement sont dépeints comme non-violents, ardents démocrates, moraux, etc... alors qu’ils sont le jouet des grandes Puissances financières qui veulent soumettre le monde à leurs plans, et des provocateurs qui, sur place, les relaient, agents d’étranges ONG ou d’Institutions officiellement à visées humanitaires ou démocratiques.
OTPOR : Des mots que les jeunes serbes connaissent bien. Un mouvement étudiant d’opposition, une invitation à se soulever contre les gouvernements en place, pro-russes par exemple, conduisant aux célèbres Révolutions de couleur qui ont fleuri en Georgie ou en Ukraine, un scénario qui a induit le changement, aussi, en Serbie, avec désormais un gouvernement plus proche de Washington que de Moscou. 
Une stratégie reposant sur des éléments extérieurs pour faire tomber un gouvernement en place, élu, est-ce si démocratique ? Et pourtant, ces changements se font toujours au nom de la démocratie, celle-là même que les peuples rejettent de plus en plus, parce que fallacieuse. 
Ainsi, les étudiants sont désormais instrumentalisés à des fins hégémoniques. C’est la nouvelle stratégie de Washington pour substituer aux gouvernements démocratiquement élus, des pouvoirs à leur solde, servant de relais aux multinationales et leur permettant de piller, tout à loisir, les ressources des pays convoités. Et ces projets "étudiants" sont bien évidemment sinon sponsorisés, du moins encouragés, par les alliés européens dociles, en piorité italiens, ou à Bruxelles, notamment au Parlement. Le Vatican n’est pas en reste, avec un Cardinal très actif et hyper conservateur, Renato Martino. 
Il est temps d’alerter les étudiants, pour qu’ils ne deviennent pas, à leur insu, les plus fidèles agents du Libéralisme militaro-financier anglo-saxon qui ravage la planète. Puisque nous ne pouvons pas compter sur les Médias pour faire leur travail, il convient de les remplacer et d’informer les jeunes pour qu’ils ne soient pas pris au piège du Grand Désastre Planétaire en gestation. S’il en est encore temps !

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-nouvelles-armes-americaines-54759 


4-4 Les Etats-Unis sauvent leur base militaire de Manas, au Kirghizstan.

Le colonel américain Blaine Holt vivait, jusqu'au lundi 22 juin, des journées étranges.

Commandant de la 376e aile expéditionnaire aérienne qui assure, à partir du Kirghizstan, d'importants approvisionnements de l'OTAN en Afghanistan, il flottait dans l'incertitude la plus totale. Ses quelque mille hommes allaient-ils devoir plier bagage de la base de Manas avant le mois d'août et quitter ces contrées d'Asie centrale où les Etats-Unis ont pris pied en 2001 lors du renversement du régime à Kaboul ?

L'actuelle offensive de l'armée pakistanaise contre les groupes djihadistes dans les zones tribales qui bordent l'Afghanistan pourrait pousser des groupes résistants vers l' Asie centrale menaçant ainsi les routes d'approvisionnement de l'OTAN en Afghanistan.

Des groupes extrémistes armés ont été signalés ces dernières semaines dans la région de Kunduz, au nord de l'Afghanistan, près de la frontière tadjike par laquelle passent de nombreux convois. Certains auraient même pénétré au Tadjikistan, selon des services de renseignement occidentaux, et se sont heurtés à l'armée tadjike.

Le point de passage de Termez-Hairaton entre l'Ouzbékistan et l'Afghanistan, autre voie de transit pour le ravitaillement de l'OTAN, est également très exposé, faisant de la "route du nord", selon les analystes, une zone aussi vulnérable aux attaques djihadistes que le col de Khyber, au Pakistan.

La réponse est tombée : c'est non. Lundi, les Etats-Unis et le Kirghizstan sont parvenus à un accord permettant de préserver Manas, base aérienne cruciale pour les opérations en Afghanistan. Ce tournant constitue un revers pour la Russie, qui avait obtenu en février que le président kirghize ordonne l'évacuation par les Américains, sous un délai de 180 jours. Moscou avait offert en échange une aide financière de 2 milliards de dollars au Kirghizstan.

Le "sauvetage" de Manas représente un succès pour l'administration de Barack Obama, qui a érigé l'Afghanistan en front "numéro un" de la guerre contre le terrorisme djihadiste. Dans le cadre du renfort des troupes américaines (21 000 hommes supplémentaires à déployer d'ici la fin de l'année), la base jouait un rôle considérable.

D'intenses tractations se déroulaient ces dernières semaines pour tenter de préserver ce point d'appui stratégique sur la "route du Nord" qui permet, à partir des territoires de l'ex-URSS, d'envoyer en Afghanistan d'énormes quantités de matériel et de carburant pour les troupes combattant les résistants. Une route qui offre une alternative stratégique à celle du Sud, passant par le Pakistan, pays instable.

Le président Obama et son homologue afghan avaient chacun écrit une lettre au dirigeant kirghize, Kourmanbek Bakiev, pour l'inciter à revenir sur sa décision de fermeture. Washington était aussi discrètement entré en pourparlers sur le montant de nouveaux versements financiers.

Mais un acteur relativement inattendu a aussi joué un rôle. La France menait, en effet, ces derniers jours, une mission de bons offices en Asie centrale. L'émissaire spécial de Nicolas Sarkozy pour l'Afghanistan et le Pakistan, Pierre Lellouche, qui effectue une tournée dans la région, s'était entretenu dimanche avec le président kirghize. Les consultations étaient également étroites avec le représentant spécial de M. Obama pour l'"AfPak", Richard Holbrooke.

Les Kirghizes semblaient sensibles à une implication européenne. La France est, pour sa part, concernée au premier chef par le sort de Manas, puisqu'elle entretient depuis 2001 sur cette base un détachement (33 militaires aujourd'hui) chargé d'assurer les opérations d'un avion ravitailleur C-135 soutenant l'ensemble des bombardiers et des appareils de renseignements survolant en permanence le théâtre des opérations en Afghanistan.

Le nouvel accord entre les Etats-Unis et le Kirghizstan devait être rapidement validé - peut-être mardi - par le Parlement de la République ex-soviétique dont le jeu diplomatique a consisté, ces dernières années, à jouer de la rivalité entre Washington et Moscou en Asie centrale pour faire monter les enchères. Il comporte, selon nos informations, trois volets principaux, reflétant les doléances kirghizes ayant mené en février à l'annonce de l'éviction des Américains.

 Washington devrait nouer un "partenariat" plus large avec le Kirghizstan et doubler la somme versée pour l'utilisation de Manas (elle sera portée à près de 150 millions de dollars). Des discussions pourraient s'engager pour aboutir à un accord sur le statut des forces américaines stationnées dans le pays, comme en Irak. 

La mort d'un Kirghize, voilà deux ans, abattu par des gardes américains alors qu'il s'était aventuré dans le périmètre de sécurité de la base, était brandie par le pouvoir local comme une illustration du "peu de considération" que les Etats-Unis réservaient au pays.

"Bienvenue sur la frontière de la liberté", dit un panneau à l'entrée des bureaux du commandant Holt, à Manas. La base étale sous un soleil de plomb ses rangées de baraquements en préfabriqué, blancs et sans fenêtres. Cantine, salles de sports et jeux vidéos, hangars volumineux, centre de renseignements. L'étendue des installations, qui peuvent accueillir jusqu'à 5 000 hommes, donne la mesure de l'importance de la base pour l'opération militaire qui se poursuit plus au sud.

C'est, dit le colonel Holt, "le premier point d'entrée pour nos troupes se rendant en Afghanistan, et le premier point de sortie". Des dizaines de milliers de soldats américains ont transité ici. C'est de Manas que l'armée américaine fait décoller ses gros avions ravitailleurs KC-135 vers l'Afghanistan. Pour des raisons logistiques (longueur de la piste, situation géographique), elle était difficilement remplaçable.

Le pouvoir kirghize a donc opéré un virage à 180 degrés. En février, il avait cédé aux pressions que la Russie exerçait depuis des mois, arc-boutée sur sa logique de reprise de contrôle des territoires de l'ex-URSS. Le Kirghizstan, dont l'économie va à vau-l'eau - victime notamment du pillage auquel se livre la famille du président Bakiev -, était particulièrement vulnérable.

En 2005, Moscou avait poussé l'Ouzbékistan voisin à expulser les militaires américains basés à Khanabad. Récemment, les régimes de la région se sont employés à retrouver une marge de manoeuvre. Moscou et Washington se sont en outre engagés dans de grandes discussions stratégiques à l'approche du voyage de M. Obama, prévu début juillet.

L'Ouzbékistan envisage désormais d'élargir sa coopération avec Washington, en développant le site de Termez, par lequel transitent de longs convois de camions, avec notamment une partie du combustible destiné aux forces de l'OTAN.
Natalie Nougayrède
Article paru dans l'édition du 24.06.09

LE MONDE | 23.06.09
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/06/23/les-etats-unis-sauvent-leur-base-militaire-de-manas-au-kirghizstan_1210271_3216.html 


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

Les commentaires sont fermés.