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11/07/2009

n° 26 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN. - 08-07 – Fin - : La Déstabilisation du Pakistan.

n° 26 - Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN. - 08-07 – Fin  - : La Déstabilisation du Pakistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n° 26 - 08-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Bushra Khaliq : Pakistan : témoignages de femmes depuis les camps de déplacés.

3 Annexe

3-1 Affaires sous-marines…

3-2 Pakistan: quand la France craignait déjà des bisbilles sur des contrats ultra-sensibles.

3-3 L'enquête de l'ONU sur l'assassinat de Benazir Bhutto débute.

3-4 Les nouvelles « armes » américaines : Les étudiants et les Evangéliques.

 

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Bushra Khaliq : Pakistan : témoignages de femmes depuis les camps de déplacés.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Avec l’aggravation de la crise dans la vallée de Swat, de plus en plus de familles déplacées affluent à Mardan, Swabi, Peshawar et d’autres zones de la Province de la Frontière du Nord-Ouest, encore appelée Pakhtunkhwa |1|.

Les médias indépendants et l’Etat reconnaissent que plus de 1,5 million de personnes ont fui le Swat, théâtre de la troisième opération militaire contre les résistants en moins de deux ans, mais le chiffre serait plutôt de 2 millions de déplacés, puisque des centaines de familles attendent encore d’être enregistrées.

J’ai récemment visité trois de ces camps installés dans le district de Mardan pour les populations déplacées de Swat : les camps de Shaikh Yasin, Shaikh Shahzad et le camp Sarhadi de l’Eglise luthérienne, situés aux alentours de la ville de Mardan. Le camp de Shaikh Yasin accueille 12 638 personnes (1 354 familles), celui de Shaikh Shahzad 8 065 personnes (1 914 familles) et celui de Sarhadi de l’Eglise luthérienne 200 personnes (42 familles). Au total il y a 32 725 personnes déplacées dans quatre camps du district.   La plupart des personnes déplacées appartiennent aux classes populaires, tandis que les riches de Swat ont pu fuir plus tôt et se réfugier soit chez des amis ou proches soit dans les bâtiments des écoles publiques, préférables aux tentes des camps. Selon le nazim (maire) du district de Mardan, 1,23 million de personnes déplacées vivent dans des familles à Mardan, et 361 bâtiments scolaires servent d’abri à des personnes déplacées.   Alors que le nombre de déplacés augmente, la Province de la Frontière du Nord-Ouest a demandé aux autres provinces d’accueillir des déplacés, mais la province du Pendjab (dirigée par le parti de Nawaz Sharif, la Ligue Musulmane du Pakistan, PML-N) et celle du Sind (dirigée par le Parti du Peuple Pakistanais, le PPP de Bhutto, et le Mouvement national Uni, MQM) se montrent réticentes. Des milliers de déplacés qui se dirigeaient vers la province du Sind ont été arrêtés il y a quelques jours à la frontière séparant le Sind du Pendjab, et n’ont pas été autorisés à entrer dans la province du Sind. Cela donnera inévitablement lieu à un nationalisme pachtoune dirigé contre les autres nationalités.   Personne ne sait réellement combien de temps ces déplacés resteront. Selon le Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), les déplacés venant des districts du Bas Dir, de Buner et de Swat resteront dans ces camps un à deux ans, avant d’être réintégrés dans leur région d’origine. Entre-temps, l’aide étrangère pour les déplacés a commencé à arriver. L’assistance comprend 110 millions de dollars des Etats-Unis, 43,5 millions du Japon, 18,54 de la Grande-Bretagne, 16,32 millions de la France, 17,67 millions de l’Allemagne, 9,52 millions de l’UE, 4,32 millions du Canada, 2,75 millions de la Norvège et 1 million de la part du Danemark et de la Chine.

Les résistants, l’armée et les Etats-Unis font partie du problème

En dépit de l’importante aide étrangère, la situation difficile des personnes déplacées dans ces camps en dit long sur le caractère creux de la rhétorique politique et morale des gouvernements provinciaux et fédéral. Un certain nombre de personnes déplacées, des hommes, des femmes et des enfants, ont partagé leur point de vue sur les résistants, l’armée et les Etats-Unis. Une majorité d’entre eux étaient d’avis que les résistants et les Etats-Unis sont tous deux mauvais, qu’ils ont fait de la vie des gens un enfer en les chassant de leurs maisons. Ils ont confié que, si la majorité des habitants de la vallée de Swat avait fui, un certain nombre de personnes y étaient toujours bloquées. L’armée a demandé à ces gens de quitter la zone dès que possible sous peine d’être traités comme des résistants. Les proches de ces personnes vivant dans les camps n’ont aucune information, l’armée ayant coupé tous les moyens de communication. Ils se sont montrés tout aussi critiques à propos de l’opération militaire dans la vallée de Swat et considèrent qu’elle a été lancée sous la pression des Etats-Unis. “L’armée est également de connivence avec certains groupes de résistants et n’a pas sincèrement l’intention de les écraser. Beaucoup de résistants se sont cachés dans des endroits sûrs pendant que des civils se font tuer, ce qu’on appelle « dommages collatéraux », ont déclaré certains hommes des camps. Ils souhaitent rentrer chez eux le plus vite possible et exigent du gouvernement qu’il donne une date de fin de l’opération. Certaines des personnes déplacées pensent que les Etats-Unis ont finalement obtenu ce qu’ils voulaient grâce à la lâcheté des autorités civiles et militaires pakistanaises, en échange de quelques dollars d’aide temporaire. Certains hommes âgés nous entouraient et voulaient que nous enregistrions leur témoignage.

Selon eux, « si l’artillerie lourde, les bombardements aériens et les hélicoptères de combat pouvaient gagner le combat pour l’Etat, les Etats-Unis auraient été victorieux au Vietnam, en Irak et en Afghanistan, et l’Etat pakistanais aurait été vainqueur dans ce qui était à l’époque le Pakistan oriental et au Baloutchistan en 1973 et 2006. Mais l’Histoire nous dit tout autre chose, et malheureusement, les leçons du passé n’ont pas été apprises ».

Positions de la gauche et de la droite

Les principaux partis politiques et groupes de droite, y compris le PLM-N de l’ancien Premier ministre Nawaz Sharif qui s’était opposé aux attaques de drones dirigées contre les résistants, sont revenus sur leurs anciennes positions et soutiennent désormais ouvertement l’opération militaire dans le Swat. On dit que ce revirement est le résultat de la pression exercée par les Etats-Unis sur le PML-N via l’Arabie saoudite.

Seuls les partis d’extrême droite comme Jammat-e-Islami et d’extrême gauche comme le Parti Travailliste Pakistanais (LPP, Labour Party of Pakistan) s’opposent clairement à l’opération militaire et aux attaques par les drones américains. Les forces de gauche pensent que l’action militaire n’est pas une solution au problème. Ils sont contre l’opération militaire et les attaques de drones. Ils suggèrent que la seule issue est d’autonomiser et d’équiper les populations locales à travers des comités de défense pour qu’elles puissent assurer elles-mêmes leur défense contre les résistants.

Le gouvernement provincial de l’Awami National Party, tout comme le gouvernement fédéral du PPP auparavant, a conclu un accord avec les résistants dans la vallée de Swat et a cédé à leur exigence d’imposer la loi islamique. Mais lorsque les résistants n’ont pas rendu les armes conformément à l’accord, l’opinion publique s’est retournée contre les résistants… ce qui a fourni au gouvernement un prétexte pour lancer l’opération militaire au Swat ?

La vie dans les camps de déplacés

Bien que des tentes aient été fournies à chaque famille et que personne ne soit sans abri, les conditions de vie sont lamentables pour ces familles dans la chaleur brûlante des camps, où le thermomètre dépasse les 40°C. Il est difficile de s’imaginer la vie dans ces camps sans électricité, avec de la nourriture de mauvaise qualité, un climat difficile et des installations médiocres. Ils ont été déplacés dans une zone au climat difficile et ils ne sont pas habitués à ces températures.

Il y a peu de pharmacies, sans médicaments de qualité et traitements adaptés. Faute de services médicaux satisfaisants et à cause de la consommation d’une eau non potable, d’installations sanitaires et de nourriture insuffisantes etc., un grand nombre de personnes, et tout particulièrement les personnes âgées et les enfants, souffrent de maladies comme la diarrhée, la dysenterie, de maladies de peau, d’irritations aux yeux, d’infections de la gorge.

L’eau n’est pas suffisamment disponible. Les familles doivent utiliser un même bidon pour la toilette et pour l’eau de boisson. Des tablettes de purification de l’eau sont fournies, mais par manque d’explication, peu de femmes les utilisent. L’état des latrines construites par l’Unicef est très mauvais, elles ne disposent pas de raccord à l’eau, et sentent mauvais. De plus, l’absence de douches et toilettes séparées pour les femmes ajoute aux misères des femmes. La présence de ces toilettes près des lieux de vie est source d’odeurs désagréables en permanence.

En ce qui concerne la nourriture, la municipalité de Mardan a sous-traité la fourniture des repas à des prestataires locaux. Ces prestataires préparent la nourriture dans des grandes casseroles et la distribuent aux personnes faisant la queue. Dans ces queues, on ne voit que des hommes et des enfants qui reçoivent de la nourriture. Les femmes ne sortent pas de leur tente pour avoir leur part. Le petit-déjeuner se compose généralement de thé et de chapatti (avec parfois des restes), le déjeuner de lentilles ou de bœuf avec des chapatti, tandis que le dîner est normalement composé de lentilles et de riz avec du thé. La plupart se plaignent de la qualité de la nourriture, et disent que des repas différents devraient être préparés pour les personnes âgées, les enfants et les femmes enceintes.

Une chose positive à noter est que des activités éducatives sont prévues pour les enfants. L’Unicef fournit des services d’éducation primaire à ces enfants, et leur donne des cartables et des livres. Les écoles publiques étant fermées à Mardan et les professeurs disponibles, ces derniers se sont proposés pour enseigner aux enfants dans des tentes.

Les femmes sont les premières victimes

Les problèmes des femmes sont criants à l’intérieur des camps de déplacés. Une équipe du gouvernement de 25 personnels de santé pour les femmes est présente dans ces camps. Ils nous ont confié que le manque de médicaments, et particulièrement pour les femmes enceintes, est un problème vital. Il y a une centaine de femmes enceintes dans le camp de Sheikh Yasin mais il n’y a pas assez de médicaments pour ces femmes, qui sont par ailleurs très sensibles aux conditions climatiques difficiles et à la chaleur. Elles ne disposent pas non plus d’installations de santé adaptées en cas d’urgence. Ces femmes ont plus que besoin d’un logement de meilleure qualité, de vitamines, de nourriture adaptée avec du lait et des fruits etc. Ces femmes enceintes et leurs familles devraient immédiatement être transférées à des endroits où les conditions climatiques sont meilleures, et qui disposent de meilleures installations de santé et de nourriture.

Dans les camps, on peut voir déambuler des filles jusqu’à 7-8 ans, mais aucune jeune fille ou femme au-delà de cet âge. Elles sont bien sûr là, mais invisibles, cachées dans leurs tentes. Il est encore plus difficile d’être une femme déplacée, puisque les femmes sont confinées dans les tentes fermées. Ils disent que c’est notre culture, que les femmes ne peuvent pas sortir. L’affreuse conjugaison de normes religieuses strictes et de la culture tribale oppressive ajoute encore aux malheurs de ces femmes. Cette souffrance terrible est en soi un ennemi pour ces femmes.

Les orphelines et les veuves subissent des conditions encore plus dures. Pour obtenir de la nourriture et du matériel de secours, il faut faire la queue mais les femmes et les jeunes orphelines ne sortent pas de leurs « fours ». Dans la plupart des cas, on les ignore et elles sont privées de leurs droits. Les femmes ont beaucoup à dire. Tout le monde a quelque chose à dire, mais les histoires que les femmes racontent sont déchirantes.

Jan Sultana, grand-mère d’un enfant de deux ans, nous explique qu’elle s’occupe de l’enfant car sa mère, dont elle est sans nouvelle, n’a pas pu fuir le Swat. Elle a peut-être été tuée. L’enfant en mal de mère souffre de fièvre et d’une infection de la poitrine depuis 15 jours.

Hadia, une veuve du village de Qabaal au Swat, est mère de six enfants. Mais seuls trois sont avec elle, les trois autres étant restés bloqués à Qabaal. Elle nous confie qu’il y a six moi de cela, elle et son mari ont été touchés par un bombardement de l’armée pakistanaise. Son mari est mort sur le coup, et elle a été gravement blessée à la jambe droite. Sa tente est chaude et sent mauvais. Elle crie que les Résistants et l’armée pakistanaise sont tous deux des assassins.

Naheed, du village de Tahiraabd, Mingora nous explique qu’elle est maman d’un nouveau-né de 3 jours. Elle est dans le camp depuis 12 jours. Pour rejoindre le camp depuis Mingora, elle a dû parcourir à pied une longue distance. Cela lui a pris 13 heures. “Après trois jours de couvre-feu, l’armée nous a obligés à quitter la zone, je pleurais de douleur, parcourant à pied les 15km depuis Mingora. Mes pieds étaient enflés et mes jambes me faisaient mal”, nous raconte-t-elle.

Une autre femme, Rajmeena, mère de neuf enfants, originaire de la ville de Mingora explique qu’il lui a fallu 10 heures pour arriver à ce camp avec ses 9 enfants. Elle critique la taille de la tente, la nourriture et les installations de santé. “C’est la troisième guerre en l’espace de deux ans et nous sommes inquiets par rapport à la sécurité de nos foyers. “Nous voulons rentrer chez nous, nous voulons que les résistants, l’armée et les Etats-Unis s’en aillent de notre belle vallée de Swat ».

Notes

|1| Nom donné par les Pachtounes à la Province de la Frontière du Nord-Ouest, qui signifie « terre des Pachtounes » en pashto.

Bushra Khaliq

2 juin

Traduit par Stéphanie Jacquemont

http://www.cadtm.org/spip.php?article4437



3 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Affaires sous-marines…

Ces dernières semaines gazettes et blogs français se sont emparés de la question  des commissions et rétro-commissions dans l’affaire des sous-marins vendus par la France au Pakistan et SARKOZY lui-même a été mis dans l’embarras par un journaliste de l’AFP qui l’a interrogé sur cette affaire remontant à une période où il était Ministre du Budget dans le gouvernement BALLADUR et où il était le principal organisateur de la trahison de CHIRAC par son « ami de trente ans ».

Cette obscure affaire dont on le sait un des effets pourrait bien être, c’est au moins un hypothèse sur laquelle travaillent les juges d’instruction, l’attentat mortel dont furent victimes à Karachi des ouvriers et techniciens français qui travaillaient sur le chantier de construction des sous-marins en cache une autre dont voici quelques éléments accessibles sur divers sites Internet pakistanais :

-          La marine pakistanaise a lancé récemment une consultation pour acheter trois nouveaux sous-marins

-          La France en la personne de la DCNS, entreprise nationalisée qui a construit les trois précédents, s’est portée candidate mais elle s’est trouvée en concurrence avec l’Allemagne qui a été choisie par les militaires pakistanais.

-          Le Président pakistanais ZARDIRI, veuf de BENAZIR BHUTTO était Ministre des investissements dans le gouvernement de son épouse au moment de l’affaire des trois premiers sous-marins. Il est couramment surnommé  au Pakistan « Monsieur 10% ».

-          Le président français actuel était à la même époque Ministre du Budget et donc en capacité de virer des fonds d’Etat à l’étranger et son collègue ZARDIRI était en position de les recevoir

-          Le président ZARDIRI a été reçu par l’actuel Président Français au mois de Mai 2009 et à l’issue de cette rencontre officielle l’Elysée a publié un communiqué surprenant faisant état, dans des termes vagues, d’une future aide de  la France à l’industrie nucléaire pakistanaise

Ces éléments conduisent actuellement des journalistes pakistanais et des militaires de haut rang pakistanais qui s’expriment sur des forums Internet  à analyser ainsi la situation :

1 – La France tente par tous moyens de récupérer le contrat des sous-marins et veut pousser ZARDIRI à remettre en cause le choix de la marine pakistanaise en faveur des sous-marins allemands. Les pots de vin et les rétro-commissions font partie de ces moyens et sur ce terrain les deux présidents pourraient s’entendre comme larrons en foire.

2- Pour obtenir les faveurs  - et la commande des sous-marins - de son visiteur pakistanais, le chef de l’Etat français a joué sur une corde très sensible : la corde nucléaire. En effet, le face à face nucléaire indo-pakistanais est un souci permanent des dirigeants d’Islamabad et ils sont tous très inquiets du nouvel accord de coopération nucléaire entre l’Inde et les Etats-Unis initié par G.W. BUSH qui semble faire pencher la balance en faveur de l’adversaire historique. En soulignant qu’une future coopération nucléaire avec le Pakistan ne viendrait finalement que restaurer l’équilibre entre Inde et Pakistan rompu par les Etats-Unis, le chef de l’Etat français  mettait donc du baume au cœur des dirigeants pakistanais et jetait une pierre dans le jardin de « l’ami américain », concurrence inter-impérialiste oblige !

3- L’industrie nucléaire pakistanaise, qui s’est développée toute seule malgré l’embargo international, a-t-elle vraiment besoin de l’aide technique et scientifique de la France ? Cette question est débattue par les militaires pakistanais. Elle l’est d’autant plus qu’il est question dans les très laconiques communiqués français publiés après la visite de ZARDIRI à Paris de coopération en matière de « sécurité nucléaire ». La formule les inquiète.

En effet, au moment où la campagne de déstabilisation du régime pakistanais orchestrée par Washington et Tel Aviv  fait grand tapage sur le risque de voir les « RÉSISTANTS »  s’emparer des armes ou des combustibles nucléaires pakistanais, les militaires pakistanais  imaginent volontiers, et ils l’écrivent , des experts français visitant les sites nucléaires pakistanais, vérifiant les mesures de sécurité, testant les consignes et revendant, sitôt rentrés au pays, leurs rapports de visite directement au MOSSAD.

Pourquoi au MOSSAD ? Tout simplement parce que les services de renseignement pakistanais sont compétents et n’ignorent rien des rapports particuliers et très étroits qu’entretient l’actuel chef de l’Etat français  avec le gouvernement israélien pas plus qu’ils n’ignorent  la volonté d’Israël de faire disparaitre la « bombe nucléaire islamique » comme les stratèges sionistes appellent la bombe pakistanaise, ni les multiples coopérations indo-israéliennes en matière d’armement et de renseignement.

Voici donc une partie de poker international à haut risque dont les éventuelles retombées sous forme de commissions et de rétro-commissions sont des arbrisseaux cachant une forêt épaisse et pleine de dangers.

Camaguer

Au fil des jours et des lectures... n°49

02.07.2009


3-2 Pakistan: quand la France craignait déjà des bisbilles sur des contrats ultra-sensibles.

No Comment

L’affaire de l’attentat de Karachi de 2002, qui visait des employés de la DCN (direction des constructions navales) en train de participer à la livraison de trois sous-marins français au Pakistan, a rebondi dans l’actualité. Certains enquêteurs et même la DCN, selon les révélations de Libération, ont émis l’hypothèse de représailles pakistanaises après que la France ait stoppé, en 1995-1996, le versements de certains “bakchichs” liés à ce contrat. Dans l’ombre, des règlements de comptes auraient pu s’opérer, pour “punir” la France, via la DCN.

Le Pakistan a déjà été au coeur de bagarre sur des contrats ultra-sensibles signés avec la France. Cela se passait au milieu des années 70.

Sous la houlette du président Giscard d’Estaing, le gouvernement de Jacques Chirac  a signé début 1975, un gros contrat de construction d’une usine de retraitement d’uranium au Pakistan. Un contrat “civil” qui masquait mal les ambitions militaires nucléaires du Pakistan, soucieux de se doter d’un armement atomique, après l’explosion de la première bombe indienne en mai 1974.

D’après les documents de la CIA, de la Maison-Blanche et de l’Elysée que j’ai pu consulter, ce contrat fit l’objet d’une vraie bataille en coulisses. Les Américains, par la voie du secrétaire d’Etat Henry Kissinger, firent pression sur la France pour qu’elle stoppe ce projet d’usine, jugé dangereux, en termes de prolifération. Kissinger en parla longuement au premier ministre pakistanais Ali Bhutto en août 1976 et écrivit à Giscard dans la foulée. “Je ne vois pas de possibilités pour la France de revenir sur ses engagements” répliqua Giscard le 1er septembre 1976. Mais les Américains maintinrent la pression et firent valoir que le Pakistan voulait vraiment se servir de cette usine de retraitement pour son programme militaire. Giscard finit par en convenir et par plier aux injonctions américaines, d’autant qu’il avait besoin de l’appui de Washington sur d’autres dossiers. 

Début août 1977, un mois après la destitution du Premier ministre Ali Bhutto par le général Zia, Giscard arrêta secrètement l’exécution du contrat, sans le dire ouvertement aux Pakistanais. “Il s’agit d’une affaire extrêmement délicate. Tous les transferts sont suspendus, les Pakistanais nous interrogent de temps à autre, expliqua le ministre français des affaires étrangères, Louis de Guiringaud, à son homologue américain Cyrus Vance, fin 1977.

La France redoutait que l’affaire ne s’ébruite. Elle craignait même de s’exposer à des réactions fâcheuses des Pakistanais, lesquels exigaient le respect du contrat signé. “Dans l’instabilité actuelle, toute décision mal préparée et inopportune pourrait les pousser à des solutions extrêmes” confia Giscard en mai 1978 au président Jimmy Carter. 

Deux mois plus tard, les Pakistanais refusèrent les offres alternatives de Français et le contrat fut définitivement rompu en août 1978. Sans représailles sensibles côté pakistanais l’égard de la France. Les Américains firent en sorte de calmer les autorités pakistanaises, en leur promettant davantage d’armements conventionnels. Cela n’empêcha pas le régime d’Islamabad de poursuivre son programme nucléaire souterrain, qui déboucha sur des premiers essais en 1998. 

L’invasion de l’Afghanistan par l’URSS  en décembre 1979 rapprocha les intérêts du Pakistan, de Washington et de Paris. On parla tout de suite de financements militaires, d’aide à la résistance afghane, qui devait passer par les Pakistanais… La CIA et le SDECE se mirent à l’ouvrage.

Plus de détails sur cette histoire dans “Des secrets si bien gardés” p. 438-441

25 juin 2009 

Cet article sur le site lesinfos.com

http://www.lesinfos.com/nouzille/2009/06/25/pakistan-quand-la-france-craignait-deja-des-bisbilles-sur-des-contrats-ultra-sensibles/


3-3 L'enquête de l'ONU sur l'assassinat de Benazir Bhutto débute.

La commission d'enquête de l'ONU sur l'assassinat en 2007 de l'ancienne première ministre pakistanaise Benazir Bhutto a officiellement commencé, mercredi 1er juillet, ses travaux. "Le mandat de six mois de la commission débute aujourd'hui. Elle se rendra au Pakistan, mais les dates ne sont pas encore fixées", a précisé un porte-parole de l'ONU au Pakistan.

La commission, composée de trois personnes, et dirigée par l'ambassadeur du Chili à l'ONU, Herald Munoz, est chargée "d'enquêter sur les faits et circonstances de l'assassinat", non de déterminer "la responsabilité criminelle des auteurs", qui reste du ressort des seules autorités
pakistanaises, selon l'ONU. Elle remettra son rapport au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui à son tour le communiquera à Islamabad et au Conseil de sécurité de l'ONU.

L'enquête de l'ONU répond à une requête du gouvernement pakistanais issu des législatives de février 2008, remportées par le parti de Mme Bhutto. Alors grande figure de l'opposition, Benazir Bhutto se trouvait à Rawalpindi pour un meeting de son parti PPP (Parti du peuple pakistanais) quand elle a été tuée par un kamikaze qui a ouvert le feu sur elle, la manquant de peu, avant de faire exploser la bombe qu'il portait sur lui, le 27 décembre 2007, en pleine campagne électorale pour les législatives.

01.07.09
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/07/01/l-enquete-de-l-onu-sur-l-assassinat-de-benazir-bhutto-debute_1213800_3216.html#ens_id=1162505


3-4 Les nouvelles « armes » américaines : Les étudiants et les Evangéliques.

Sabotages, manifestations, coups d’Etat, guerres ne suffisent plus : L’Empire utilise de nouvelles stratégies pour maintenir et même renforcer son hégémonie....
Mes amis,
L’Empire euro-américano-israélien est aux abois.

Son Système de prédilection, le libéralisme financier cher aux Reagan ou Thatcher, est en faillite.

Les guerres impériales s’embourbent.

Le vrai visage de la "démocratie" que l’Occident moderne tente d’imposer au monde, apparaît au grand jour ; Elle est de plus en plus rejetée par les peuples floués. Les nouvelles puissances nouent des liens entre elles, amicaux, humanitaires, commerciaux, militaires..., et de plus en plus de pays rejoignent ces Etats émergents futurs rivaux des USA qui prétendent, avec leurs alliés, imposer leur domination au monde.
Un Empire même moribond, même déconsidéré partout, même démasqué, ne rend pas les armes facilement. Son agonie est agressive, prête à transformer la planète en champ de ruines pour permettre à l’Oligarchie habituée à tout régenter de continuer à tout contrôler, y compris les paradis fiscaux, et à faire des bénéfices fabuleux sur le dos des peuples. Les profiteurs de guerres sont à l’affût, prêts, comme en Irak, à rafler toutes les mises, des ressources comme de la reconstruction. Et en attendant la guerre mondiale qui est à nouveau dans l’air du temps, toutes les stratégies sont tour à tour utilisées afin de diviser ou de destabiliser les Etats résistants au Désordre militaro-financier imposé, pour les soumettre, pour renverser leur gouvernement pourtant démocratiquement élu (comme en Palestine, en Russie, en Moldavie, au Vénézuela, en Bolivie, etc), pour imposer un pouvoir complaisant, aux ordres, docile - comme en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, en Georgie, en Ukraine....
Au Vénézuela, par exemple, sabotages, manifestations, coup d’Etat, se sont succédés, en vain. Que faire pour imposer son poulain formé dans les meilleurs centres américains, comme le Président georgien ou le français, et ensuite organiser le pillage des ressources via des transnationales apatrides ? 
Voici une vingtaine d’années, j’ai connu à Marseille un petit groupe de missionnaires évangéliques financés par leurs Eglises aux USA, il était si charmant, si sincère, que je me suis joint à eux.

Il y avait une vingtaine de membres, et une fois par mois, pour ma plus grande joie, les habitués de la rue étaient conviés à partager le repas froid de ces zélés croyants. Repas que nous poursuivions parfois entre nous, le soir, chaud et beaucoup mieux garni. 

Ce qui m’avait ému, au point de demander que le meilleur repas soit réservé à ceux qui n’avaient rien, plutôt qu’à nous, les gâtés de la vie...
Deux années passèrent. Loin d’augmenter, le nombre de fidèles avait diminué. Au point d’interpeller la Communauté en question. Et dans ma résidence marseillaise, d’ailleurs, un couple s’était aussi installé, toujours pour porter la Bonne parole.

Curieusement, ceux que j’envoyais n’intéressaient pas. Et la Mission piétinait. C’est alors que le missionnaire changea sa stratégie : Désormais, il mettrait en place un Centre sportif, pour atteindre les jeunes, plus réceptifs. Tiens donc...
Et que firent mes chers amis évangéliques ?

Ils changèrent aussi leur fusil d’épaule. Finies les réunions de "maison", de rue, du dimanche. Et en avant l’évangélisation dans les Universités ! Les jeunes, et des jeunes intelligents, cultivés, devinrent leur public. Pour en faire de futurs leaders ? A l’époque, je n’avais pas compris la portée de ces changements.
Plus tard, je réalisai que cela entrait dans une vaste stratégie de conquête du monde, les Eglises évangéliques ayant entrepris de partir à l’assaut de la planète. Armées de leurs Bibles, travaillant de l’intérieur les opinions, les soumettant à un Dieu très américain, pour mieux prendre possession de leur vie, de leur mental, de leur emploi du temps, de leur opinion politique (Eglises soi-disant a-politiques, en réalité zélées pour Reagan), de leurs engagements, au service de l’Ordre Libéral, des croyances américaines, du mode de vie anglo-saxon, de son puritanisme étroit, et au service, aussi, d’un Sionisme intransigeant et conquérant (de façon intéressée, d’ailleurs, pour hâter, soi-disant, le retour de Jésus, et ensuite, bien sûr, imposer par la force aux chers amis israéliens, leurs propres convictions. Délicieux !).
Ainsi, les Evangéliques à la sauce américaine sont partis à la conquête du monde, et pour commencer, des esprits, même en milieu très hostile, musulman par exemple, et au risque de provoquer de violentes allergies comme en Afrique du Nord. Si l’on n’y prend pas garde, nous nous trouverons bientôt en face de cerveaux complètement destructurés, soumis, robotisés, prêts à accepter passivement les conséquences les plus extrêmes du Néo-Libéralisme et à partir en guerre contre des ennemis créés de toutes pièces, parce que vivant sur un territoire riche en ressources, ou stratégique, ou résistant au Nouvel Ordre Mondial programmé sous l’égide de l’Elite blanche, raciste, cupide, richissime, sans scrupules.
Et les proies sont juvéniles, car plus malléables, mais aussi étudiantes, prêtes à devenir les leaders de demain, à la tête d’Etats, d’Institutions soumises, de Grandes Banques, de multinationales avides, prédatrices...
La nouvelle stratégie de l’Occident, en milieu étudiant.
Je viens d’écouter une vidéo, qui rejoint tout ce que j’ai écrit, en dépassant le cadre spécifiquement évangélique que je connais si bien pour l’avoir fréquenté pendant des années. Et que dit cette vidéo ? Que des étudiants sont formés à devenir les relais de nos chères démocraties occidentales, pour faire tomber les gouvernements en place. Et ces choses-là rejoignent ce que j’ai pu écrire, ici ou là, sur mes blogs, notamment concernant la Moldavie. Dans les Médias sous influence, on parle, au mieux, d’éléments roumains attachés à déstabiliser le pouvoir en place, pour l’offrir à des tenants du Libéralisme anglo-saxon. Je me sens bien seule à entrevoir depuis le début des visées spécifiquement occidentales, des menées bien peu démocratiques mettant en scène, à l’arrière plan, des acteurs très liés aux Etats-Unis et à l’allié indéfectible, israélien. La Moldavie est un petit pays, certes, mais fort bien situé, et que ne ferait-on pas pour amputer le crédit des Russes, et même leur influence ? N’étaient-ce pas les organisations charitables juives qui, en Ukraine (et alors que les manifestants endoctrinés au préalable piétinaient devant le Parlement pour le renverser et installer un Gouvernement "démocratique" ayant la faveur de Washington), apportaient, "généreusement", des soupes chaudes aux ventres refroidis ? Ce qui avait si bien réussi en Ukraine pouvait se reproduire en Georgie et, maintenant, en Moldavie. Ou ailleurs. Tant d’ailleurs, si bien situés, ou si riches en ressources susceptibles d’intéresser les multinationales les plus exigeantes, ou les Banques les plus dynamiques !
Bref, les étudiants manifestent contre le Vénézuela de Chavez, présenté comme totalitaire (tiens donc !), exactement comme ceux de Moldavie. Qu’y-a-t-il derrière ces jeunes enflammés pour des causes qui dépassent le cadre de leur Etat ? Et qui d’ailleurs, il faut le dire, sont la plupart du temps issus eux-mêmes de milieux privilégiés, totalement ignorants des souffrances du bon peuple...
Pour résumer, les Universités se voient offrir des "projets", dûment financés de l’Etranger, des accords sont signés avec des Associations pour promouvoir la Démocratie, encore et toujours elle (comme en Irak), des liens sont tissés entre étudiants locaux et agents d’Outre-Atlantique - exactement comme avec mes missionnaires évangéliques. Les créneaux varient, mais ils aboutissent tous au même résultat : Changer les gouvernements pourtant... démocratiquement élus !
A Gaza, les Israéliens ont divisé pour mieux régner, dressant une muraille d’incompréhension entre le Hamas élu et le Fatah rejeté, afin de trouver un prétexte tout trouvé pour ne rien changer et poursuivre la colonisation.

En Georgie ou en Ukraine, la stratégie a réussi : Des marionnettes appliquent avec zèle les consignes américano-israéliennes ! En Moldavie ou dans le Vénézuela de Chavez, ce sont les étudiants qui sont utilisés pour, de l’intérieur, orchestrer le changement si profitable à la City ou à Wall-Street. Diviser pour régner, encore et toujours. Le scénario est identique, les acteurs changent.
Au Vénézuela, quatre groupes se rejoignent pour tenter de renverser le Président démocratiquement élu, et plébiscité par les catégories populaires : L’Eglise Catholique, les milieux d’affaires, les Médias - tentative de coup d’Etat, sabotage, rien n’a marché pour abattre le populaire Chavez ; c’est alors que les étudiants entrent en scène, pour d’une part propager les idées qui leur ont été inculquées de l’extérieur, présentant le Libéralisme sous son meilleur jour (!), et surtout la démocratie comme un idéal à atteindre. Deux canaux principaux : L’USAID, l’Agence américaine d’Aide au développement, et la NED, la Nacional Endowment for Democracy. Et des Instituts de formation, le Centre Albert Einstein et la Flatcher School, sensibilisant les étudiants aux techniques "geene sharp", des actions non-violentes mais néanmoins très efficaces et fort persuasives.
Et puisque les Médias sont de zélés relais des agents de l’Etranger, ils seront bien évidemment là pour saisir l’instant "magique", celui qui accuse le Pouvoir qu’on souhaite abattre, celui qui discrédite la Police de Chavez, ou encore celui qui montre en action les étudiants fidèles au Président, acculés à se défendre. Les partisans de Chavez sont présentés comme violents, alors qu’ils sont provoqués, agressés, comme à l’Université du Travail Social, et cela, on ne le montre pas ! Par contre, les jeunes adeptes du changement sont dépeints comme non-violents, ardents démocrates, moraux, etc... alors qu’ils sont le jouet des grandes Puissances financières qui veulent soumettre le monde à leurs plans, et des provocateurs qui, sur place, les relaient, agents d’étranges ONG ou d’Institutions officiellement à visées humanitaires ou démocratiques.
OTPOR : Des mots que les jeunes serbes connaissent bien. Un mouvement étudiant d’opposition, une invitation à se soulever contre les gouvernements en place, pro-russes par exemple, conduisant aux célèbres Révolutions de couleur qui ont fleuri en Georgie ou en Ukraine, un scénario qui a induit le changement, aussi, en Serbie, avec désormais un gouvernement plus proche de Washington que de Moscou. 
Une stratégie reposant sur des éléments extérieurs pour faire tomber un gouvernement en place, élu, est-ce si démocratique ? Et pourtant, ces changements se font toujours au nom de la démocratie, celle-là même que les peuples rejettent de plus en plus, parce que fallacieuse. 
Ainsi, les étudiants sont désormais instrumentalisés à des fins hégémoniques. C’est la nouvelle stratégie de Washington pour substituer aux gouvernements démocratiquement élus, des pouvoirs à leur solde, servant de relais aux multinationales et leur permettant de piller, tout à loisir, les ressources des pays convoités. Et ces projets "étudiants" sont bien évidemment sinon sponsorisés, du moins encouragés, par les alliés européens dociles, en piorité italiens, ou à Bruxelles, notamment au Parlement. Le Vatican n’est pas en reste, avec un Cardinal très actif et hyper conservateur, Renato Martino. 
Il est temps d’alerter les étudiants, pour qu’ils ne deviennent pas, à leur insu, les plus fidèles agents du Libéralisme militaro-financier anglo-saxon qui ravage la planète. Puisque nous ne pouvons pas compter sur les Médias pour faire leur travail, il convient de les remplacer et d’informer les jeunes pour qu’ils ne soient pas pris au piège du Grand Désastre Planétaire en gestation. S’il en est encore temps !

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-nouvelles-armes-americaines-54759



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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