Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

13/07/2009

n°445 - Journal d'Irak - 23-06 au13-07 –Début- : Obama prédit des jours difficiles …

n°445 - Journal d'Irak - 23-06 au13-07 –Début- : Obama prédit des jours difficiles …


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°445                   du 23/06                   au 12/07/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Le 30 juin,

Les troupes américaines quittent les centres urbains d'Irak.

Une force née du néant.

6 ans après l'invasion l'Irak prend le contrôle total de ses villes.

Attentats en série avant le retrait US.

Paroles & action du président...

Obama prédit des jours difficiles …

Lutte pour la libération du territoire

Abou Omar al-Baghdadi appelle à attaquer les militaires US

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

Suite

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 AntiWAR / Peace Music Video

5-2 Vidéo : Les guerres du pétrole expliquées aux enfants .

5-3 Vidéo : L'histoire secrète du pétrole - Le temps des grands rapaces.

5-5 Videos: Attack on Iraq’s Turkmens in Taze Hurmatu.

5-6 Liberté de la presse en Irak.

5-7 Livres :

1 Denis Gorteau : La guerre en Irak est-elle finie ?

2 Bradley Graham : By His Own Rule.

5-8 Doug Ireland: Télés américaines : 75 taupes du Pentagone démasquées.

Fin

6 Les brèves

6-1 Intox ? : Obama dirigeant le plus populaire du monde, selon un sondage

6-2 Bruno DRWESKI : Indignations et manifestations monstres suite au discours du Président Barack Hussein Obama sur l'état de l'Union.

6-3 Plus de visites d'écoles sur la tombe de Saddam Hussein à Tikrit.

6-4 L'armée américaine recrute de plus en plus d'immigrants pour combler un déficit de main d'œuvre chronique et les naturalises.

6-5 Les soldats US de plus en plus portés sur l'alcool.

6-6 Les serpents attaquent !

6-7 Brèves d'Irak.

6-8 Nouvelles du Kurdistan irakien.

 



Tiré à part :

Le 30 juin,

Les Etats-Unis annoncent un retrait de leurs troupes des grandes villes d'Irak. Mais pas un retrait de l'Irak. (Celui-là n'aurait lieu qu'en 2011).

Le même jour, en effet, le partage du "butin" pétrolier sera enfin réalisé.

Les grandes compagnies pétrolières internationales se taillent la part du lion (ou plutôt, de l'occupant).

La France, avec les concessions accordées à TOTAL, reçoit sa récompense pour son "retour" au commandement intégré de l'Otan.

750.000 forces armées  irakiennes (500.000 policiers et 250.000 militaires), se déploient, formées et encadrées par les très importantes forces US  restantes (dans leurs bases disséminées dans tout l'Irak) et par l'Académie de l'Otan qui, elle ne s'est pas retirée de Bagdad.

Sans oublier les quelque 180.000 Américains engagés dans les milices privées 

Le peuple irakien, lui, "reçoit" les désastreuses conséquences de l'utilisation de l'uranium appauvri pendant les bombardements de la Coalition .... (C.P.)

 

Les troupes américaines quittent les centres urbains d'Irak

130 000 militaires américains se regrouperont dans des bases hors des agglomérations.

Les unités de combat de l'armée américaine auront quitté mardi à minuit les dernières villes d'Irak où elles étaient stationnées, en cédant leur contrôle aux forces irakiennes.

Les soldats américains se redéployent sur des bases situées en milieu rural aux termes d'un pacte de sécurité bilatéral qui prévoit aussi le retrait d'Irak de toutes les troupes des Etats-Unis d'ici à la fin de l'année 2011.

Les dernières forces combattantes ont quitté lundi le centre de Bagdad pour regagner deux bases proches de l'aéroport de la capitale, et des retraits sont en cours dans d'autres villes. Des militaires auxquels sont assignés des tâches d'instruction et de conseil auprès de l'armée irakienne resteront sur place.

Bryan Whitman, porte-parole du Pentagone, a fait savoir que les Etats-Unis avaient fermé ou remis aux autorités locales 120 bases et installations en divers points d'Irak et devaient en fermer trente autres d'ici mardi soir.

"Ce jour, que nous considérons comme une fête nationale, est à mettre au crédit de tous les Irakiens", a déclaré le Premier ministre Nouri al Maliki dans un discours télévisé.

"Notre souveraineté incomplète et la présence de troupes étrangères sont l'héritage le plus lourd que nous ayons reçu (de Saddam Hussein). Ceux qui croient les Irakiens incapables de défendre leur pays commettent une erreur fatale."

30 juin,

http://fr.news.yahoo.com/4/20090630/tts-irak-usa-972e905_1.html

 

Une force née du néant

500 000 policiers et 250 000 soldats irakiens, une force née du néant après le chaos de l'invasion conduite par les Etats-Unis en 2003, ont pris progressivement possession des bases américaines et des barrages qu'ils contrôlaient avec les Américains.

La nouvelle donne oblige désormais la Force multinationale à demander l'autorisation quand elle veut intervenir hors de ses cantonnements.

Concrètement, un Comité de coordination des opérations militaires conjointes (JMOCC) devra être sollicité pour qu'une unité américaine parte en opération. Ce centre, situé dans le secteur de l'aéroport de Bagdad, à proximité du commandement des forces américaines en Irak, est placé sous l'autorité du ministre de la défense irakien.
Opérationnel depuis le 13 juin, il réunit de hauts responsables américains, des ministères irakiens de la défense et de l'intérieur, des services de renseignement, des gradés des trois armes et du représentant du bureau du premier ministre,
Nouri Al-Maliki.

"Il doit permettre aux autorités irakiennes d'organiser les opérations, de réduire le temps pour lancer une opération et d'éviter de violer la loi", selon le porte-parole du ministère de la défense, le général Mohammed Askari. Depuis plusieurs mois, les Irakiens préparent leur dispositif pour l'après-30 juin.

30-06

 

6 ans après l'invasion l'Irak prend le contrôle total de ses villes.

 Chars, blindés, transports de troupes, véhicules militaires et voitures de police arborant des drapeaux irakiens ont traversé mardi le centre de Bagdad pour marquer la journée historique où l'Irak a repris en main le contrôle total de ses villes et agglomérations.

Le Premier ministre, Nouri al-Maliki, qui a tenu à faire coïncider symboliquement ce départ des forces américaines des centres urbains avec le premier jour de la révolte contre les occupants britanniques le 30 juin 1920, a assisté à une parade militaire après avoir déposé une gerbe devant le monument du soldat inconnu, dans la "zone verte" secteur ultra-protégé de la capitale.

Il a critiqué "l'offense faite aux Irakiens par les sceptiques qui ne croyaient pas en leur capacité de prendre en charge leur sécurité et par ceux qui martelaient que les forces étrangères ne se retireraient pas et garderaient des bases permanentes dans le pays".

"Ces derniers prenaient ces faux prétextes pour justifier leur soi-disant opposition (au processus politique) et ont donné le feu vert aux terroristes pour tuer des civils", a-t-il dit lors d'une intervention télévisée.

Il a réitéré sa "demande à tous les pays arabes et islamiques d'avoir une position commune contre les fatwas (édits religieux) destructrices", dans une claire allusion au cheikh Adel al-Gilbani, mufti de la Mecque, qui avait déclaré début juin à la BBC: "les religieux chiites sont sans aucun doute des renégats".

Désormais, les Américains vont se regrouper dans des bases hors des villes et ce sont les 500.000 policiers et 250.000 militaires irakiens qui ont en charge la sécurité dans les localités.

Mais face au chaos qui s'installait, les forces américaines ont dû reconstruire ce qu'elles avaient détruit et embaucher des officiers qu'elles avaient chassés sous l'accusation d'avoir été membres du parti Baas.

"Je crois que le peuple irakien est bien mieux depuis qu'il s'est débarrassé d'un dictateur comme Saddam Hussein. Il peut maintenant aller de l'avant et avoir son mot à dire sur le gouvernement", a affirmé le chef de la force multinationale, le général Ray Odierno.

Jalal Talabani (le président)  a rendu hommage aux forces US  pour avoir renversé Saddam Hussein.

Le gouvernement a décrété un jour férié pour l'occasion et dans les rues désertes des chars et des véhicules blindés de l'armée et de la police décorés de fleurs et de drapeaux ont pris position. Des hauts-parleurs diffusaient des chants patriotiques.

"Nous sommes heureux de prendre en charge la sécurité de la ville et nous sommes tout à fait capables de le faire", a affirmé un officier de police Ibrahim al-Machhadani. Il a toutefois estimé que les rues sont désertes car les gens ont peur d'attaques.

Ces dernières semaines ont été marquées par des attentats qui ont fait au moins 200 morts et M. al-Maliki a accusé les Takfiri (sunnites extrémistes) et les baassistes d'en être les auteurs.

http://euroberbere.hautetfort.com/irak/

30.06.2009


Attentats en série avant le retrait US.

A moins d'une semaine du retrait annoncé des forces américaines des villes irakiennes, un nouvel attentat à la bombe vient d'ensanglanter le pays. Au moins 55 personnes ont été tuées et 116 blessées mercredi soir sur un marché du quartier chiite de Sadr City, dans le nord de Bagdad. Des femmes et des enfants figurent parmi les victimes.

Selon une source du ministère de l'Intérieur, un tricycle motorisé rempli d'explosifs recouverts de légumes et de fruits s'est arrêté à l'entrée du marché aux oiseaux, à une heure de grande affluence. Le conducteur a laissé son véhicule et s'est enfui avant que l'explosion ne se produise, à 19H00 (16H00 GMT), provoquant des destructions considérables. Dans ce même quartier de Sadr City, le 29 avril dernier, un triple attentat avait fait 51 morts.

«Je faisais mes courses au marché de Mraidi comme tous les deux jours. J'ai vu une boule de feu et entendu une énorme explosion qui a fait trembler le marché. J'ai vu des voitures se soulever tant l'explosion était forte. Je me suis évanoui et me suis retrouvé à l'hôpital général de Sadr City», confiait Najem Ali, un fonctionnaire âgé de 30 ans, qui souffre de blessures aux mains et au pied gauche. «Le chaos règne dans l'hôpital. Il y a des blessés partout, dont des femmes et des femmes», a-t-il ajouté.

C'est le second attentat au bilan particulièrement meurtrier en moins d'une semaine en Irak. Samedi, 72 personnes personnes avaient péri dans la province de Kirkouk, située à 250 km au nord de Bagdad. Un kamikaze avait fait exploser son camion bourré d'une tonne d'explosifs, ravageant le centre de la localité de Taza. Plus de 80 maisons ont été détruites. L'attentat a été attribué par les autorités locales au réseau Al-Qaïda.

La vague de violences a fait plus de 100 morts en trois jours, signe de défi aux autorités irakiennes, qui doivent assurer seules la sécurité des villes après le retrait américain le 30 juin.

24.06.

http://www.leparisien.fr/international/irak-attentats-en-serie-avant-le-retrait-us-24-06-2009-558912.php



Paroles & action du président...

Obama prédit des jours difficiles …

Le président Barack Obama a qualifié, mardi, le retrait des soldats d'occupation américains des villes irakiennes d'"étape importante" vers un désengagement total et un retour de l'Irak à une totale souveraineté.
Obama : "Les Irakiens considèrent à juste titre cette journée comme un jour de fête. C'est un pas important en avant puisqu'un Irak souverain et uni continue à prendre en main les rênes de sa propre destinée",.
Mais il a appelé les Irakiens à ne pas se tromper, "il y aura encore des jours difficiles. Nous savons que la violence va perdurer en Irak, nous l'avons vu dans l'attentat inepte qui s'est produit aujourd'hui à Kirkouk" (nord), a-t-il mis en garde, faisant allusion à l'attentat dans lequel au moins 27 personnes ont péri. Mais, il s'est dit confiant que "ces forces échoueront".
A l'exception d'un petit nombre qui restera dans les villes pour soi-disant "entraîner et conseiller", les soldats américains vont désormais être cantonnés à l'extérieur des villes, jusqu'à fin 2011.
Obama a répété son intention de faire rentrer tous les soldats à cette échéance et, auparavant, toutes les brigades de combat d'ici à septembre 2010.
Environ 133.000 soldats américains sont encore en Irak.
S'agissant de la réconciliation, Obama a une nouvelle fois pressé les dirigeants irakiens de faire "certains choix difficiles" en vue d'une réconciliation politique. Il a promis que les Etats-Unis seraient "un partenaire solide" dans cet effort.  
Entre-temps, son porte-parole Robert Gibbs a répondu à la presse qui lui demandait si Obama avait exclu de proclamer la victoire: "Nous empêcherons les imprimeurs de banderoles de commettre une quelconque folie". 
Il faisait allusion à la bannière "mission accomplie" devant laquelle M. Bush s'était produit en mai 2003, quelques semaines après le début de la guerre, et qui est devenue le symbole des erreurs commises en Irak.

01-07

http://www.alterinfo.net/Obama-salue-une-etape-importante-en-Irak,-et-predit-des-jours-difficiles_a33952.html



Lutte pour la libération du territoire

Abou Omar al-Baghdadi appelle à attaquer les militaires US

Abou Omar al-Baghdadi, chef de l'Etat islamique d'Irak,  exhorte à poursuivre les attaques contre les troupes américaines même après leur retrait des villes et agglomérations du pays, rapporte jeudi le quotidien irakien Al-Zaman.
Un enregistrement sonore de la voix du chef d'Al-Qaïda en Irak dont les autorités irakiennes avaient annoncé la capture il y a plus de deux mois a été diffusé une semaine après le retrait annoncé le 30 juin dernier des troupes américaines des villes et agglomérations du pays.
La voix sur l'enregistrement appelle les groupes armés irakiens qui avaient autrefois aidé les Américains à chasser les commandos d'Al-Qaïda du pays à se rallier de nouveau à la résistance pour lutter contre le gouvernement.
RIA Novosti Agence russe
9 juillet
http://fr.rian.ru/world/20090709/122282149.html



L'Irak en chiffre: du 23-06 au 13-07-09



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

287+ x

55 + x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

4

9

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

23

11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



La résistance contre l'agresseur

Analyse & déclaration

a) Résistance :

Pétrole : mission accomplie ?

La décision du régime de Bagdad de céder à des compagnies pétrolières étrangères l’exploitation de six des plus grands champs pétroliers irakiens pour une durée de 25 à 30 ans a été dénoncée par la Résistance irakienne et plusieurs personnalités et hauts fonctionnaires.

Fayad al-Nema, directeur de la South Oil Company, a déclaré que ces contrats enchaîneraient l’économie irakienne et porteraient atteinte à la souveraineté du pays pour les vingt prochaines années.

Le parti chiite Fadhilarelativement puissant à Bassora -  y est également opposé.

http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/iraqi-oil-minister-accused-of-mother-of-all-sellouts-1707906.html

04-07

Ils ont manifesté leur hostilité envers les Etats-Unis dans les rues d'un quartier de Bagdad.

Des centaines voire des milliers d'habitants de Sadr City ont défilé aux cris de "A bas les Etats-Unis" et ont brûlé des drapeaux américains. Une manifestation a également eu lieu à Kerbala, dans le sud du pays.

Reuters   



3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

a) Des collaborateurs Irakiens

Maliki

Maliki a fait du retrait une "Fête de la Souveraineté nationale" et un jour férié.

CONFIANCE ICI, APPRÉHENSION LÀ

Au programme des cérémonies prévues figurait un défilé militaire à Bagdad dans le quartier officiel et diplomatique de la Zone verte, que les Irakiens tenaient pour le principal symbole de la présence militaire étrangère jusqu'à ce que les forces locales en prennent le contrôle en janvier.

L'armée du pays a entamé ses propres cérémonies, couvrant ses blindés de fleurs et de drapeaux. Sur divers murs de la capitale, on lisait "Irak : mon pays, ma gloire, mon honneur".

Maliki a comparé le retrait américain aux rébellions de tribus irakiennes contre l'ancien Empire britannique en 1920. Beaucoup d'Irakiens en éprouvent un sentiment de fierté six ans après une invasion muée en occupation étrangère.

"Nos forces sont certainement capables de prendre le contrôle de la situation maintenant", estimait Dawood Dawood, commerçant de 38 ans tenant boutique dans le centre de Bagdad.

En revanche, certains redoutent un regain de violence sans soldats américains pour assurer le travail de police dans les rues, et ce même si leurs bases restent assez proches des villes pour qu'ils puissent au besoin s'y redéployer.

Les activistes ont intensifié leurs attaques durant la semaine écoulée, faisant 150 morts dans deux de leurs plus gros attentats depuis plus d'un an. Lundi encore, une voiture piégée a tué dix personnes près de Mossoul, dans le Nord.

"Ce sont des éléments extrémistes qui cherchent à attirer l'attention sur un mouvement qui est fractionné", a déclaré dimanche à CNN le général Ray Odierno, commandant des forces américaines en Irak. "On se situe encore à un faible niveau global de violence."

Nombre d'Irakiens partagent cet avis. "Ces explosions sont de simples bulles, elles prendront fin un de ces jours", déclare Ahmed Hamid, chômeur de 38 ans.

En tout état de cause, disent les analystes, l'Irak finira par devoir assumer intégralement ses obligations du fait que le président Barack Obama compte mettre fin aux opérations de combat américaines le 31 août 2010.

"Si les Etats-Unis veulent réussir leur stratégie de sortie, il faudra tôt ou tard qu'ils cessent de tenir la main à Maliki", note Tom Ripley, de l'hebdomadaire militaire Jane's.

La situation politique, elle, n'est pas stabilisée. Des tensions se sont aggravées entre Bagdad et la minorité kurde du Nord, et les regards vont se porter sur les élections législatives de janvier prochain, qui mettront à l'épreuve Nouri Maliki et la très fragile démocratie de son pays.

30 juin,

http://fr.news.yahoo.com/4/20090630/tts-irak-usa-972e905_1.html


b) Les grandes manœuvres

Joe Biden en visite
Le vice-président Joe Biden a entamé jeudi une visite non annoncée à Bagdad afin de rencontrer des dirigeants irakiens et les commandants des forces américaines qui viennent de quitter les villes irakiennes.
Sa venue correspond à un moment clé des relations irako-américaines, l’administration Obama accentuant ses pressions sur les ‘sunnites, chiites et kurdes’ pour qu’ils règlent leurs différends sur les revenus pétroliers et les frontières régionales, qui freinent la réconciliation politique.
Joe Biden, qui effectue visite de trois jours, s’est dit "optimiste" quant à l’avenir de l’Irak mais en soulignant qu’il restait beaucoup à y faire.
Selon des responsables de la Maison blanche, Joe Biden rencontrera le président Djalal Talabani et le Premier ministre Nouri al Maliki.
"Avec les dirigeants de l’Irak, il discutera de l’importance qu’il y a à réaliser les progrès politiques nécessaires pour garantir la stabilité du pays à long terme", indique la vice-présidence américaine dans un communiqué.

( Jeudi, 02 juiller 2009 - Avec les agences de presse )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article682


c) Sur le terrain

29-06

Le ‘gouvernement irakien’ assure que les forces de sécurité locales sont prêtes et a prévu des festivités pour la journée de mardi, décrétée "jour de la souveraineté nationale" et fériée.

Les célébrations ont commencé lundi à Bagdad, des chants patriotiques étant diffusés par des hauts-parleurs installés dans les commissariats et les barrages routiers. Des véhicules de l'armée irakienne décorés de fleurs et de drapeaux irakiens patrouillaient dans les rues.

Selon l'accord de sécurité conclu entre les Etats-Unis et l'Irak, les troupes de combat américaines doivent se retirer des villes irakiennes avant le 30 juin et toutes les forces américaines doivent avoir quitter le pays à la fin 2011.

aloufok.net


d) Politique intérieure & extérieure

‘Bavures’ américaines: création d'un comité de dédommagement

Le gouvernement irakien a formé un comité pour dédommager les victimes de bavures que l'armée américaine a pu commettre depuis le début de l'année, conformément à l'accord de sécurité signé entre les deux pays en novembre.

"Le cabinet a constitué un comité chargé de recevoir les plaintes des citoyens qui ont subi des dommages matériels ou corporels de la part des forces de la coalition", indique dimanche un communiqué gouvernemental

Selon l'article 21 de l'accord de sécurité (SOFA) signé en novembre 2008 par Bagdad et Washington et entré en vigueur le 1er janvier 2009, les Etats-Unis sont prêts "à payer des compensations raisonnables" à une partie tierce pour toute action menée par les forces américaines en opération ou pas.

"Toutes ces réclamations seront réglées selon la loi et les règlements des Etats-Unis" mais les Américains prendront en compte les rapports remis par les autorités irakiennes, ajoute le SOFA.

Selon une source au sein du ministère de la Justice, le comité sera dirigé par le directeur exécutif de ce ministère et comprendra des représentants des ministères de la Défense, de l'Intérieur, des Finances et des droits de l'Homm

Il y aura douze centres à Bagdad, sept dans le nord de l'Irak, deux dans l'ouest et deux dans le sud. Ils commenceront à fonctionner après le départ des troupes américaines des villes le 30 juin.

Les plaignants devront présenter des documents soutenant leur requête, qui devra être appuyée par des photos et des certificats délivrés par les autorités irakiennes.

 (AFP)

21 juin

http://qc.news.yahoo.com/indepth/irak/s/afp/090621/monde/irak_usa_retrait_villes_2



b) Les occupants 

1) Usa

Obama

02-07

Le président Barack Obama a chargé Biden de contribuer à coordonner la politique irakienne de Washington..

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article682

 

Obama charge Biden d'un nouveau rôle pour l'Irak

Obama a chargé son vice-président Joe Biden de superviser l'effort de réconciliation politique en Irak, c'est ce qu'a indiqué, mardi, le porte-parole d'Obama, Robert Gibbs. Il coopèrera pour cela avec l'ambassadeur des Etats-Unis à Bagdad Christopher Hill et le commandant des forces américaines, le général Ray Odierno, a-t-il dit.
Gibbs n'a guère fourni plus de précision sur l'action qui sera celle de Biden, sinon pour dire qu'il répugnait à employer le mot de "médiateur" entre les différentes communautés irakiennes.
Il a souligné que Biden était "parfaitement" indiqué pour ce nouveau rôle, "étant donné sa connaissance de la région, le nombre de fois où il y est allé". http://www.almanar.com.lb


Extension des guerres ?

Biden : l'Irak a un long chemin à parcourir avant de parvenir à une paix durable.

Joe Biden. : « L'Irak a franchi une grande distance au cours de l'année écoulée, mais la route à venir est ardue qui mènera l'Irak à la paix et à la stabilité; ce n'est pas terminé »,"Il reste des étapes politiques à franchir. Les Irakiens doivent se servir du processus politique pour résoudre leurs différences. Nous sommes prêts - si on nous le demande et si cela peut être utile - à apporter notre contribution à ce processus".

D'après son entourage, Biden a profité de ses rencontres pour souligner que les progrès dépendraient de la recherche par les Irakiens eux-mêmes de leurs propres solutions, alors que Maliki est régulièrement accusé de traîner des pieds sur les questions liées à la réconciliation.

"C'était direct et honnête", a rapporté un responsable américain.

Parmi les sujets abordés figuraient notamment les litiges territoriaux, l'intégration des milices pro-gouvernementales à la vie politique et l'équilibre entre le pouvoir central et les gouvernements régionaux.

"Le Premier ministre a insisté sur l'engagement de son gouvernement en faveur du projet de réconciliation nationale.

Mais le Parti baassiste dissous (ndlr, ex-formation de Saddam Hussein) n'est pas lié à la réconciliation nationale et est interdit parce qu'il est responsable de la destruction que l'Irak a vécue(…) ", a fait savoir Maliki.

Le vice-président est en outre critiqué à titre personnel par de nombreux Irakiens pour avoir rédigé en 2006 un projet de division du pays en trois entités chiite, sunnite et kurde autonomes.

Ce projet a ensuite été mis sous l'éteignoir.

04-07

Reuters  

Version française Grégory Blachier et Henri-Pierre André

http://fr.news.yahoo.com/4/20090704/twl-irak-usa-biden-38cfb6d_1.html

 


Les grandes manœuvres

Le nombre de contractuels, mercenaires et autres, par rapport aux soldats en uniforme, a atteint le ratio de 1 pour 1.

«L'administration Obama n'a pas indiqué ses intentions face à la privatisation de la guerre.

En Irak en 2007, le nombre de contractuels, mercenaires et autres, par rapport aux soldats en uniforme, a atteint le ratio de 1 pour 1.

Du jamais-vu dans l'histoire des guerres.

Et un problème pour la démocratie, puisque les contrats sont souvent opaques et que ces hommes échappent à la fois aux justices nationales et à la justice militaire.

Ce n'est pas seulement la loi du plus fort, c'est la guerre en toute impunité....

"Plus il y a de la guerre, plus il y a du mercenariat, se réjouit "Bob", un mercenaire britannique parlant sous couvert d'anonymat.

La nouveauté est qu'après le 11-Septembre, nos activités sont devenues ultralégales.

On n'a jamais gagné autant d'argent. C'est un âge d'or." Il reconnaît que "l'arrivée des gars d'Irak pose un problème, car, ici, il faut être plus discrets, ne pas mitrailler les civils comme là-bas". "Bob" admet que les intérêts de ses employeurs diffèrent de ceux de l'OTAN : "Les armées américaine et britannique et les autres sont ici pour gagner une guerre. Pour nous, plus la situation sécuritaire se détériore, mieux c'est."»

http://mai68.debithost.net/spip/spip.php?article263


Les commentaires sont fermés.