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14/07/2009

n°446 - Les Dossiers d'Irak - 12-07 - :Fin- : L'Occident (démocratique etc.) est-il une internationale de la mort

n°446 - Les Dossiers d'Irak - 12-07 - :Fin- : L'Occident (démocratique etc.) est-il une internationale de la mort



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

N° 446                                                         12/07/09

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire : Fin

1-6 L'Occident (démocratique etc.) est-il une internationale de la mort ?

1-8 Le livre des secrets de Kelly.

1-9  Pétrole quand tu nous tiens.

1 Le lobby pétrolier carbure pour sauver son influence.

2 Les champs pétrolifères irakiens éveillent les convoitises.

3 Les pétroliers se préparent pour le grand appel d'offres irakien.

4 Appels d'offres: annonce fin juin des compagnies pétrolières retenues.

5 Irak/pétrole: début de la séance d'octroi des licences d'exploitation.

6  Le gouvernement irakien approuve l’offre de BP sur le gisement de pétrole de Roumaïla.

 


1-6 L'Occident (démocratique etc.) est-il une internationale de la mort ?

Certains dépensent beaucoup d’énergie à combattre les théories dites du complot ou de la conspiration. Tandis que d’autres se contentent de mettre à l’index ceux qui n’adhèrent pas à la version officielle de certains événements.

Pourtant, force est de constater que les dites théories du complet se frayent un chemin vers la lumière simplement parce qu’elles apportent des éléments rationnels d’explication à des faits inexpliqués pour lesquels chacun est sommé de croire.
Je vous en avais parlé ici même à propos des attentats de Londres en juillet 2005. Et voilà que le Daily Express nous parle d’un documentaire étatsunien sur la guerre bactériologique au cours duquel on voit surgir du cimetière où il repose le Dr David Kelly.
David Kelly est ce spécialiste britannique de l’armement qui avait contesté l’argumentation de M. Tony Blair visant à justifier l’entrée en guerre contre l’Irak des troupes de sa Gracieuse Majesté.
Fort heureusement pour Tony Blair, David Kelly avait eu le bon goût de se suicider en temps opportun.
L’article ci-dessous nous apporte deux informations importantes. La première est que David Kelly s’apprêtait, au moment où il a été suicidé par les services secrets britanniques, à publier un livre sur le dossier irakien mais aussi sur des programmes de guerre bactériologique auxquels il avait participé notamment avec le régime d’apartheid sud-africain.
On ne peut lire ce bref article sans penser qu’il existe une internationale de la mort, qui revêt tantôt des habits démocratiques tantôt des habits moins seyants comme le régime d’apartheid (quoique le régime d’apartheid était démocratique pour... les blancs). La caractéristique principale de cette internationale de la mort étant qu’elle correspond peu ou prou à ce qu’on appelle l’Occident.
http://www.alterinfo.net/L-Occident-democratique-etc-est-il-une-internationale-de-la-mort_a34257.html


1-8 Le livre des secrets de Kelly.
L’inspecteur en armement David Kelly était en train d’écrire un livre à haut risque pour le gouvernement avant sa mort mystérieuse.
Il avait de révéler qu’il avait averti le premier ministre Tony Blair qu’il n’y avait aucune arme de destruction massive en Irak plusieurs semaines avant l’invasion américano-britannique.
Il avait eu des discussions avec un éditeur à Oxford et cherchait des conseils sur jusqu’où il pouvait aller sans enfreindre la loi sur les secrets.
Après sa mort, ses ordinateurs avaient été saisis et on ne sait toujours pas si un quelconque brouillon avait été découvert par les enquêteurs et, si oui, ce que ce matériel est devenu.
Le Dr Kelly avait également l’intention de lever le voile sur un scandale potentiellement plus important, sa propre implication secrète dans le programme de guerre bactériologique du régime d’apartheid en Afrique du Sud.
Des journalistes d’investigation d’une télévision étatsunienne ont passé quatre ans à préparer un documentaire de 90 minutes, Anthrax War, qui suggère l’existence d’un marché noir de l’
anthrax et parle des « suicides » mystérieux de cinq savants spécialisés dans la guerre bactériologique pour le compte de leurs gouvernements à travers le monde.
«Il voulait que son histoire sorte»
Le réalisateur Bob Coen déclare : « Plus vous regardez profondément dans le monde trouble des gouvernements et de la guerre bactériologique, plus ça devient inquiétant.»
«Nous avons prouvé qu’il existe un marché noir de l’anthrax. David Kelly avait un intérêt particulier pour nous parce que c’était une sommité mondiale sur l’anthrax et qu’il était impliqué à un certain point dans le programme de guerre bactériologique de l’Afrique du Sud de l’apartheid.»
Le Dr Kelly avait été trouvé mort dans des bois près de son domicile de l’Oxfordshire le 17 juillet 2003. Son suicide apparent était intervenu deux jours après son audition par la Chambre des Communes sur son rôle en coulisses pour exposer les failles et les manipulations (sexed-up dossier) du dossier N°10 qui a justifié l’entrée en guerre de la Grande Bretagne contre l’Irak.
Daily Express (UK)

7 juillet 2009

 Traduit de l’anglais par Djazaïri

http://mounadil.blogspot.com/


1-9  Pétrole quand tu nous tiens.

1 Le lobby pétrolier carbure pour sauver son influence.

Lors des dernières élections présidentielles américaines, les contributeurs du secteur industriel du pétrole et du gaz ont ainsi donné

2,359 millions de dollars au candidat John McCain

et 0,832 million au candidat démocrate Barack Obama.

Des sommes qui sont faibles au regard des dons engrangés par les deux candidats, 1,1 milliard au total. D’autres secteurs économiques, en particulier les banques et autres établissements financiers, ont largement plus contribué au financement de la campagne présidentielle que le secteur du pétrole.
Une influence ancienne

La véritable influence des lobbies de l’énergie ne se situent pas dans leur capacité à financer cette campagne présidentielle mais plutôt à influencer les prises de décision politique.

Pendant longtemps, les principales firmes pétrolières des états occidentaux étaient la propriété ou sous la tutelle de leurs propres états tant l’approvisionnement en pétrole constituait un intérêt stratégique. On retrouve en Russie, avec Gazprom, ou en Chine, avec China Oil, contrôlé par des proches des gouvernements de ces pays, cette même logique.

On se rappelle ainsi l’arrêt des livraisons de gaz russe à l’Ukraine pour des raisons contractuelles mais aussi politiques. Plusieurs projets de gazoduc sont aujourd’hui en projet pour contourner l’Ukraine et s’affranchir de sa centralité géographique pour les livraisons à l’Europe. Depuis sa découverte, le pétrole est au centre des intérêts géopolitiques comme l’indique Eric Laurent, dans son livre « La face cachée du pétrole  ».

De son côté, la Chine cherche à étendre sa zone d’influence politique à l’Afrique pour sécuriser une part de ses approvisionnements en pétrole. 

Quand les compagnies pétrolières étaient sous le contrôle direct de l’état-actionnaire, les relations entre le pouvoir et ces entreprises étaient particulièrement aisées et directes. Aujourd’hui que ce lien s’est distendu, les compagnies pétrolières se sont engagées dans des campagnes de lobbying visant à maintenir leur influence et à rappeler à quel point leur rôle est précieux dans le développement économique d’un pays. En France, c’est l’Union Française des Industries Pétrolières qui est chargée de porter la bonne parole.

Le symbole Halliburton

Ainsi, on peut subodorer les deux guerres d’Irak motivées par des raisons économiques liées à la fourniture d’énergie. Afin de disposer d’un régime politique stable dans ce pays, les Etats-Unis et leurs alliés auraient engagé leurs troupes dans ce pays sous couvert de lutte contre la tentation hégémonique de l’Irak au Koweit en 1991 et de lutte contre le terrorisme en 2003. De là y voir la seule marque du lobby pétrolier il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas en l’absence de preuves tangibles de leur unique responsabilité. Il reste que des liens forts existent entre la maison blanche, mus par ses faucons, et les intérêts pétroliers. 

Ainsi, Halliburton un conglomérat d’entreprises liées à l’industrie du pétrole, modifie sa politique de lobbying dès que George Bush Junior, et surtout son vice-président Dick Cheney, ancien président d’Halliburton, entrent à la maison blanche à partir de 2001. A croire que l’argent devient inutile quand on dispose directement des manettes du pouvoir. De nombreux cadres dirigeants d’Halliburton font le voyage vers l’administration républicaine ou inversement, témoignage de liens tenus entre les deux organisations. Sarah Palin, la candidate républicaine à la vice-présidence était également liée aux groupes d’influence pétroliers. Elle préconisait notamment, comme l’administration Bush, l’ouverture aux forages de certaines zones de l’arctique.

A la manœuvre sur le protocole de Kyoto

Il reste que le secteur pétrolier est soumis à des variations erratiques que l’extinction progressive des réserves de pétrole, ou plutôt l’extinction progressive des réserves de pétrole en termes d’exploitation bon marché, ne suffit pas à expliquer. Le marché du pétrole est soumis à la loi de l’offre et de la demande. Par là il dépend de l’état de la croissance mondiale, aujourd’hui atone ce qui explique la chute des prix du baril ces derniers mois et ce malgré la volonté affichée des pays producteurs réunis au sein du cartel pétrolier qu’est l’OPEP de réduire leur production. Le niveau de prix dépend également du niveau des réserves de chaque pays et en premier lieu des Etats-Unis. De plus entre le prix du pétrole sur les marchés mondiaux et le prix à la pompe ou à la cuve, d’autres mécanismes fiscaux mais également liées aux capacités de raffinage entrent en ligne de compte. Et ce sans parler, des produits dérivés du pétrole, dont certains plastiques utilisés quotidiennement par la quasi-totalité des habitants de la planète.

Le pic d’Hubbert

Si les soupçons d’influence pèsent sur le lobby pétrolier à l’occasion des guerres en Irak c’est surtout sur l’évolution des réglementations internationales sur l’émission de gaz à effet de serre qu’elle se fait surtout sentir.

A l’occasion de la négociation de Kyoto 1, l’accord mondial de réduction des gaz à effet de serre, le plus grand pays émetteur du monde, les Etats-Unis, ne ratifient pas le traité. De fait, celui devient pratiquement « caduc ». Le protocole de Kyoto a mis en place le marché des droits à polluer librement cessibles sur le marché pour les entreprises les plus vertueuses et rachetables par celles qui polluent plus que leur quota d’émissions.

Les négociations de Kyoto 2 qui doivent se tenir au Danemark en décembre 2009 seront l’occasion pour le lobby pétrolier de jauger son influence, grandement contre-carrée par les groupes d’intérêts du monde de l’assurance, inquiets des conséquences du changement global sur l’espèce humaine et sur leurs comptes de résultats en fonction des catastrophes naturelles que laissent supposer l’élévation du niveau de température et des eaux sur la planète.

Reste que le lobby pétrolier n’est pas mort. L’API, qui regroupe la majeure partie des intérêts du pétrole et du gaz naturel, ne cesse de rappeler à quel point l’or noir est indispensable à la planète. « Oil and natural gas take us down the street and around the world. They warm and cool our homes and businesses. They provide the ingredients for medicines, fertilizers, fabrics, plastics and other products that make life safer, easier and better", indique les animateurs de l’organisation. Et par là de tenter de ralentir l’entrée en application des mesures réglementaires décidées au niveau mondial. A suivre et notamment sur la question du développement des énergies non-fossiles.

A noter que le lobbying des pétroliers inspire l’industrie du divertissement. Canal Plus vient de diffuser la première partie d’une série longue consacrée à l’Arrow Oil, une firme du pétrole, peu soucieuse des contingences environnementales, dont voici le trailer.

         seule marque du lobby pétrolier il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas en l’absence de preuves tangibles de leur unique responsabilité. Il reste que des liens forts existent entre la maison blanche, mus par ses faucons, et les intérêts pétroliers. »
Vous auriez peur pour votre crédibilité ? Tourné de cette façon, cela revient à nier les motifs qui ont conduit les US en Iraq, au terme d’une propagande officielle que l’on connaît bien désormais. Le système veut que les gens qui sont au pouvoir sont aussi ceux qui ont des intérêts dans le pétrole, dès lors il s’agit beaucoup plus que de simples « liens forts », il s’agit d’un grave conflit d’intérêt pour les pays démocratiques qu’ils représentent. Ce n’est donc pas la « seule marque » mais la principale.
par  RFI

         Le blog de Mikaël Cabon

28/06/

http://www.mikael-cabon.com/

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-lobby-petrolier-carbure-pour-57649


2 Les champs pétrolifères irakiens éveillent les convoitises.

Addax est un spécialiste de la prospection pétrolière dans les zones à risque, c'est-à-dire là où les grandes compagnies occidentales se sentent mal à l'aise. L'Irak, où les contrats d'extraction de Shell et de ses consoeurs ont été déclarés non conformes à la loi, est une de ces zones. Le Nigeria en est une autre. Il a fallu fermer des sites suite à des attaques armées. Mais pour la Chine, qui s'est appliquée à conserver une certaine neutralité sur le plan politique, ce sont des lieux de premier choix pour investir.

L'Irak constitue le gros lot. D'après l'Energy Information Administration, ce pays se place au troisième rang mondial des détenteurs de gisements avérés. Addax est implanté sur un tiers du gisement de Tak Tak, au Kurdistan, où 40 000 barils sont actuellement produits chaque jour ; mais pour certains officiels, le site pourrait se révéler très riche et produire 2 millions de barils.

La plupart des grandes compagnies pétrolières occidentales ont préféré se concentrer sur les champs géants plutôt que de s'occuper des petits gisements du Kurdistan. Ces derniers ont donc été laissés à des acteurs de moindre envergure, comme Addax ou le norvégien DNO. Il est très judicieux pour Sinopec de s'intéresser à ces cibles plus modestes. Alors que les contrats signés pour l'exploitation des plus grands sites sont basés sur un tarif de prestation fixe, Addax et DNO perçoivent entre 10 % et 20 % des bénéfices. Cela signifie pour les propriétaires que leur revenu ne sera pas plafonné et qu'ils peuvent mettre une partie du pétrole en réserve pour leur propre compte....

 17 juin,

http://fr.news.yahoo.com/64/20090617/twl-les-champs-ptrolifres-irakiens-veill-acb1c83_1.html


3 Les pétroliers se préparent pour le grand appel d'offres irakien.

Les grands groupes pétroliers se préparent à soumettre mardi leurs candidatures à l'appel d'offres pour l'exploitation de six des plus vastes champs pétrolifères irakiens, en espérant que le niveau de violences dans le pays ne reviendra pas à son niveau des dernières années.

Il s'agit du premier grand appel d'offres en Irak depuis l'invasion menée par les Etats-Unis en 2003. Trente-deux entreprises doivent participer, dont Total, Exxon Mobil et Royal Dutch Shell.

Les réserves irakiennes sont estimées à 115 milliards de barils, et plusieurs gisements ne sont pas encore exploités. Mais cette situation alléchante pour les pétroliers est contrebalancée par un contexte politique et sécuritaire particulièrement délicat.

Pour de nombreux Irakiens, les entreprises étrangères ne sont là que pour piller les ressources nationales, affirme Hugh McManners, porte-parole d'Erinys, une entreprise de sécurité chargée en 2003 par le gouvernement américain de rebâtir les services de protection des infrastructures pétrolières irakiennes.

"On peut dire que cette façon négative de voir les entreprises pétrolières internationales (...) est exploitée assez durement par les terroristes et les agitateurs nationaux. C'est un signal de ralliement assez efficace."

Le niveau de violences a fortement diminué en Irak depuis deux ans, mais les attentats sanglants restent monnaie courante et ont même connu une recrudescence depuis que l'armée américaine commence à se désengager des villes.

Le risque d'enlèvement est également élevé, que ce soit du fait d'activistes islamistes ou de criminels en quête de rançons.

Les groupes pétroliers ont déjà signé des contrats avec des entreprises de sécurité pour se préparer, et devraient contourner les risques en s'appuyant sur des prestataires de services et des sous-traitants.

Ils éviteront ainsi de circuler dans les rues de Bagdad en construisant des terrains d'aviation près des sites pétroliers reculés, qui permettront de faire venir directement les employés de l'étranger sans passer par la capitale.

La main d'oeuvre locale sera également largement employée, en partie pour gagner l'appui des autorités locales.

"La sécurité représente une lourde dépense pour les groupes pétroliers, mais nous avons l'habitude. Nous travaillons dans des endroits difficiles, comme le Nigeria. J'estime que les dépenses de sécurité ajouteront 10% à 15% au coût du projet", déclare un cadre dirigeant du secteur pétrolier, dont l'entreprise prévoit de soumettre une offre.

Ces frais pourraient être compensés par le faible coût de l'extraction en Irak, où certaines entreprises ont déjà réussi à travailler sans problème en se faisant discrètes.

Mais les difficultés peuvent également être de nature politique.

"L'aspect physique de la sécurité est surmontable", estime un consultant.

Ce n'est pas forcément le cas du fonctionnement politique, administratif et juridique de l'Irak.

Les autorités du Kurdistan semi-autonome, dans le Nord, ont passé des contrats avec des entreprises dont Bagdad avait rejeté les candidatures. Elles ont en retour condamné les contrats passés par le gouvernement central pour les gisements des environs de Kirkouk, ville revendiquée par les Kurdes.

Les tensions entre Arabes et Kurdes ont en outre retardé l'adoption d'une loi sur le pétrole et la légalité des contrats pétroliers est contestée des deux côtés.

"Si (les entreprises étrangères) investissent fortement en Irak, vont-elles en tirer un bénéfice en retour ? C'est la grande question", s'interroge le consultant en sécurité.

( Lundi, 29 juin 2009 - Avec les agences de presse )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article670


4 Appels d'offres: annonce fin juin des compagnies pétrolières retenues.

L'Irak rendra publique les 29 et 30 juin la liste des grandes compagnies pétrolières retenues pour exploiter six grands champs pétroliers et deux champs gaziers, a déclaré mercredi le ministre irakien du Pétrole, Hussein Chahristani.
"Sur 120 compagnies candidates, nous en avions pré-sélectionné 35 pour travailler et investir dans six grands champs pétroliers et deux champs gaziers. Les 29 et 30 juin, nous invitons la presse à venir assister à la publication des résultats", a dit M. Chahristani lors d'une conférence de presse.
En juin 2008, 35 sociétés pétrolières avaient été pré-sélectionnées, dont la totalité des majors occidentales et quelques grosses compagnies d'Etat.
Depuis, le ministère du Pétrole a reporté à plusieurs reprises l'annonce de la liste définitive et M. Chahristani a été accusé par des parlementaires d'avoir par sa "mauvaise gestion" fait perdre 10 milliards de dollars au budget de l'Etat qui en a cruellement besoin.
"Les contrats se feront selon la loi irakienne, le pétrole restera sous le contrôle des Irakiens. Nous donnerons l'opportunité aux Irakiens d'y travailler et ils bénéficieront de programmes de formation. Les compagnies devront payer des impôts sur leurs revenus", a-t-il ajouté.
L'Irak produit actuellement 2,2 millions de barils par jour et peine à augmenter sa production. Il vise un objectif de 6 millions d'ici quelques années.
"L'Irak a besoin des compagnies (internationales, ndlr) et d'importants investissements car nous ne disposons pas de dizaines de milliards de dollars", a souligné le ministre.
"Ce seront des contrats de service, ce qui veut dire que les compagnies ne
prendront pas une part de profit dans la production du pétrole mais elles percevront de l'argent pourles services rendus et la quantité de pétrole produite", a souligné M. Chahristani.
Dans la stratégie de Bagdad, les sociétés étrangères doivent être associées aux Irakiens dans des contrats de service, rémunérant les compagnies pétrolières au baril extrait plutôt que par un partage des bénéfices tirés de l'exploitation des ressources.
A l'inverse, le gouvernement du Kurdistan irakien verse 12% des profits aux
compagnies qui exploitent le pétrole.Concernant les contrats signés par le gouvernement autonome kurde, le porte-parole du gouvernement Ali al-Dabbagh a souligné mercredi que "ces contrats doivent être approuvés par le gouvernement fédéral et qu'ils ne sont pas pour le moment complètement légaux."
Il a cependant noté que les exportations à partir de cette région "étaient un pas dans la bonne direction".
Le Kurdistan irakien a en effet commencé le 1er juin à exporter du pétrole pour la première fois de son histoire et a accepté de reverser les bénéfices au gouvernement fédéral.

Communiqué AFP 10 juin 2009
 http://www.romandie.com/ats/news/090610131846.2vmfht3y.asp


5 Irak/pétrole: début de la séance d'octroi des licences d'exploitation.

Le Premier ministre Nouri al-Maliki a démarré la réunion au cours de laquelle doit être attribuée l'exploitation de six grands champs pétroliers et deux champs gaziers aux compagnies étrangères, une première depuis 37 ans.

"Cette initiative servira à la reconstruction du pays et elle sera au bénéfice de l'Irak et des compagnies", a-t-il affirmé dans un grand hôtel où étaient présents les différents concurrents en lice.

Il a promis d'accorder "toute la sécurité et les facilités aux compagnies pour mener à bien leur travail".

L'Irak choisira parmi 31 sociétés pétrolières, dont les majors occidentales qui participent à ces appels d'offres pour exploiter six champs pétroliers géants, dans le sud et le nord du pays, aux réserves estimées à environ 43 milliards de barils.

Les contrats d'exploitation de deux champs gaziers, à l'ouest et au nord-est de Bagdad, seront également attribués.

Il s'agit d'une initiative inédite depuis la nationalisation de la compagnie pétrolière nationale en 1972.

BP

CNOOC

CONOCOPHILLIPS

EDISON

ENI

GAZPROM

TOTAL

AFP /

30 juin

http://www.romandie.com/ats/news/090630063434.67pxf62l.asp


6  Le gouvernement irakien approuve l’offre de BP sur le gisement de pétrole de Roumaïla.
Pour la première fois depuis plus de 30 ans et malgré l’opposition de nombreux députés, l’Irak avait ouvert des enchères internationales pour l’exploitation de six gisements de pétrole et deux de gaz, mais l’enthousiasme attendu n’a pas été au rendez-vous.

Le gouvernement irakien a approuvé mercredi l’offre du consortium conduit par le Britannique BP pour l’exploitation du gigantesque gisement de pétrole de Roumaïla, dans le sud du pays.

L’Irak, en manque de fonds pour financer la reconstruction, n’a que ce contrat en vue pour l’instant car le gouvernement a refusé de relever la part des compagnies étrangères sur les recettes.
BP et son partenaire chinois CNPC ont obtenu les droits pour le gisement de 17,8 milliards de barils de Roumaïla, mais seulement après avoir revu leurs prétentions à la baisse : ils demandaient 3,99 dollars par baril vendu et ont finalement accepté les 2 dollars proposés par le ministère du Pétrole.
La seule concurrence, un consortium conduit par le géant américain Exxon Mobil, a refusé de transiger sur son offre de 4,80 dollars par baril sur la base d’une production de 3,1 millions de barils par jour.
La promesse d’avoir accès à environ 43 des 115 milliards de barils des réserves de brut de l’Irak n’a semble-t-il pas suffi à apaiser les réticences des groupes étrangers à investir dans un pays encore fragile. Des députés jugent illégal de ne pas demander l’approbation des contrats par le Parlement, et de nombreux Irakiens redoutent, eux, qu’ouvrir la porte à ces grandes compagnies n’aboutisse à une forme d’occupation économique de leur pays.

Al-Oufok

1er juillet

http://www.aloufok.net/spip.php?article678



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