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16/07/2009

n°2 - Journal d'Iran - 21-06 au 16-07 – Fin - : Vous voulez la preuve de la tentative de coup d’état en Iran ? La voici !

Journal d'Iran  n°2 du 21-06 au 16-07

                           C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 L'ambassadeur iranien en France démolit la propagande anti-iranienne (1/4)

1-2 Serge Charbonneau : L’information et l’idéologie.

1-3 La propagande de guerre contre l'Iran s'emballe.

1 Natalie Nougayrède : Inquiétudes sur le rôle de l'Iran en Afghanistan

1-4 Pierre Lévy : Le Monde et le dossier iranien : Pas de tendresse immodérée envers Ahmadinejad.

2 Brèves

2-1 Les "émeutiers" ont reçu des fonds de la CIA.

2-2 Ahmadinejad promet de faire "le procès" des dirigeants occidentaux.

2-3 Ahmadinejad : "l'ère des empires est terminée".

2-4 Ahmadinejad exclut désormais toute négociation sur le nucléaire.

2-5 Les présidents iranien et russe lancent un appel pour le renforcement des relations bilatérales.

2-6 La Rand Corporation recommande au Pentagone un dialogue stratégique avec l’Iran.

2-7 Roland Marounek : Abu Dhabi, base avancée de la France en face de l'Iran.

2-8 Une attaque d’Israël contre l’Iran pourrait avoir des conséquences graves et imprévisibles, selon l’amiral Mullen.

2-9 L'Arabie saoudite serait prête à fermer les yeux sur un survol israélien pour frapper l'Iran.

2-10 Washington change de ton face au nucléaire iranien.

2-11 Projet gazier de Total en Iran: négociations "pas très avancées"

2-12 Échec d'une réunion avec les représentants de Moussavi.

2-13 Huit employés locaux de l'ambassade britannique arrêtés à Téhéran.


2 Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Les "émeutiers" ont reçu des fonds de la CIA.

Les "émeutiers" manifestant contre la réélection du président iranien Mahmoud Ahmadinejad ont reçu des fonds de la CIA américaine et de l'opposition en exil, a accusé mercredi le ministre iranien de l'Intérieur Sadegh Massouli.

"De nombreux émeutiers ont des liens avec les Etats-Unis, la CIA et les Monafeghine (appellation des Moudjahidine du peuple, principal groupe de l'opposition armée iranienne) et ont reçu une aide financière de leur part", a déclaré M. Mahsouli, cité par l'agence Fars.

AFP / 24 juin 2009 12h11

 http://www.romandie.com/ats/news/090624101130.emysutoi.asp


2-2 Ahmadinejad promet de faire "le procès" des dirigeants occidentaux.

Le président Mahmoud Ahmadinejad a de nouveau critiqué le président américain Barack Obama, accusé d'intervenir dans les affaires de l'Iran.
 Il a parlé de réformes et de changement, pourquoi alors intervient-il (dans les affaires intérieures iraniennes) et fait-il des commentaires contraires aux normes et à la politesse", a déclaré M. Ahmadinejad en parlant du président américain. 
 M. Ahmadinejad a également dénoncé les "propos insultants de certains responsables occidentaux" à l'égard de l'Iran, en affirmant qu'il allait désormais profiter de sa présence "dans toutes les instances internationales
pour faire le procès" des ces dirigeants. 
"Cela suffit. Ne vous déshonorez pas plus que ça", a lancé aux dirigeants occidentaux M. Ahmadinejad, en leur demandant de "corriger (leur) attitude". 
Les responsables américains et européens ont multiplié les critiques contre Téhéran, dénonçant ce qu'ils ont qualifié de "violence" à l'égard des émeutiers.

Samedi 27 Juin 2009

http://www.alterinfo.net/Ahmadinejad-promet-de-faire-le-proces-des-dirigeants-occidentaux_a33800.html


2-3 Ahmadinejad : "l'ère des empires est terminée".

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré mardi, dans une allusion aux Etats-Unis, que l'ère de l'impérialisme était "terminée", lors de son premier voyage à l'étranger depuis sa réélection. 
"L'ordre capitaliste international bat en retraite et ne reviendra
pas", a-t-il déclaré à Ekaterinbourg (Oural) à la tribune du sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), un forum de sécurité régionale axé sur l'Asie centrale dans lequel l'Iran a le statut d'observateur. 
"Peut-on croire qu'on va résoudre tous les problèmes avec des mécanismes et des structures obsolètes ? Des changements radicaux sont indiscutables et
inévitables", a-t-il insisté, en référence à la crise économique et financière mondiale. 
"L'Amérique est en proie à une crise économique et politique. Les alliés des Etats-Unis ne sont pas non plus en mesure de régler ces problèmes", a-t-il ajouté. "L'Irak reste un pays occupé", a-t-il également lancé. 
Le président iranien a plaidé en conséquence pour un rôle accru de l'OCS, un forum de sécurité régionale axé sur l'Asie centrale et les pays riverains. 
L'Organisation de Shanghai "possède un capital inégalé de ressources naturelles - comme le pétrole et le gaz - des religions, des cultures et des valeurs communes riches", a-t-il dit. "Elle peut vraiment jouer un rôle d'avant-garde dans la résolution des problèmes économiques et des conflits politique", a-t-il ajouté en proposant la création d'une banque coinjointe et de deux commissions, l'une politique,
l'autre économique, pour discuter des affaires du monde. 
"Prendre des décisions collectivement contribuera à la stabilisation dans tous les pays", a-t-il souligné.

 http://www.almanar.com.lb Mardi 16 Juin 2009

http://www.alterinfo.net/Ahmadinejad-en-Russie-l-ere-des-empires-est-terminee_a33401.html


2-4 Ahmadinejad exclut désormais toute négociation sur le nucléaire.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a exclu lundi toute discussion du programme nucléaire iranien avec les grandes puissances qui avaient proposé à Téhéran de reprendre le dialogue sur ce sujet.

"Nous l'avons déjà dit, (...) nous ne discuterons pas du dossier nucléaire (iranien) en dehors de l'AIEA", l'Agence internationale de l'énergie atomique, a déclaré M. Ahmadinejad dans une conférence de presse.

Les six grandes puissances (Etats-Unis, France, Chine, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne), qui tentent de convaincre l'Iran d'arrêter ses activités nucléaires sensibles, étaient dans l'attente d'une réponse à leur offre d'une rencontre avec Téhéran formulée début avril.

Mais pour M. Ahmadinejad, "la question nucléaire est terminée", et toute discussion en dehors de l'AIEA porterait "exclusivement sur la participation à la gestion des affaires du monde" et aux moyens d'y apporter la paix.

Cette déclaration constitue ainsi une fin de non-recevoir à l'offre formulée le 8 avril par le groupe 5+1 d?organiser une réunion rassemblant le représentant diplomatique européen Javier Solana, le négociateur iranien Saïd Jalili et des représentants de chacun des Six.

Téhéran s'était dit prêt à un "dialogue constructif" avec ces derniers, mais en insistant sur sa propre offre de négociation, consistant selon M. Ahmadinejad à "garantir la paix et la justice dans le monde".

Il est revenu sur ce sujet lundi en proposant, s'il était réélu en juin, au président américain Barack Obama "d'avoir un débat aux Nations unies pour parler des racines des problèmes et de la direction du monde".

Les grandes décisions en matière de politique étrangère restent du ressort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei. Mais les positions exprimées jusqu'ici par le président sur le dossier nucléaire n'ont jamais été démenties par la plus haute autorité de l'Etat.

Les grandes puissances souhaitaient obtenir de l'Iran qu'il suspende notamment son enrichissement d'uranium, en échange d'une offre de coopération élargie présentée dès 2006.

L'enrichissement permet d'obtenir aussi bien le combustible pour une centrale nucléaire que le matériau nécessaire à une bombe atomique.

L'Iran, qui ne dispose à ce jour que d'une centrale nucléaire en construction par la Russie, a toujours affirmé que son programme avait un objectif exclusivement civil.

L'AIEA, pour sa part, se dit toujours, après six ans d'enquête, dans l'incapacité de certifier que tel est bien le cas.

Le président iranien a répété la semaine dernière que son pays ne stopperait pas son programme nucléaire, même au risque de nouvelles sanctions internationales.

Pour sa part, Israël n'a pas exclu une opération militaire contre les installations iraniennes si l'option diplomatique ne fournissait pas rapidement des résultats.

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak, qui se rendra à Washington la semaine prochaine pour y discuter notamment de ce dossier, a rappelé qu'"Israël considère qu'aucune option ne doit être écartée".

L'Iran fait l'objet de cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, dont trois assorties de sanctions, pour suspendre notamment l'enrichissement et coopérer plus activement avec l'AIEA.

Le président américain Barack Obama a déclaré récemment que les Etats-Unis se donnaient d'ici à la fin de l'année pour juger de la volonté ou pas de l'Iran d'engager le dialogue sur son programme nucléaire.

A défaut, les autorités américaines, ainsi que certains de ses partenaires occidentaux, n'ont pas exclu de nouvelles sanctions contre Téhéran, y compris en dehors du cadre des Nations Unies.


2-5 Les présidents iranien et russe lancent un appel pour le renforcement des relations bilatérales.

Les présidents iraniens et russe lors d'une rencontre mardi ont échangé sur les moyens de renforcer les relations bilatérales tant sur le plan régional qu’international.

En marge du sommet de l'organisation de coopération de Shanghai qui se tient à Iekaterinbourg en Russie et auquel il a été convié, le président iranien Mahmoud Ahmedinadjad a déclaré que Téhéran et Moscou sont des alliés habituels ajoutant "nous devons apprécier une telle occasion et tirer profit des atouts existant en faveur des intérêts nationaux des deux nations".
Mahmoud Ahmadinejad a souligné que le monde est à la veille d'un développement énorme ajoutant que ce développement devrait être sagement contrôlé.
A Iekaterinbourg, on a déroulé le tapis rouge au président iranien. D'après la porte-parole de Dmitri Medvedev Natalia Timakova, "les chefs d'Etat de l'OCS ont félicité Ahmadinejad pour sa réélection".
Le secrétaire général de l'OCS Bolat Nourgaliyev (kazakh), les présidents Noursoultan Nazarbaïev du Kazakhstan, Hu Jintao de la Chine, Kourmanbek Bakiyev du Kirghizstan, Dmitri Medvedev de la Russie, Asif Ali Zardari du Pakistan, le Premier ministre indien Manmohan Singh, le président Mahmoud Ahmadinejad de l'Iran, Enomali Rakhmin du Tadjikistan, Islam Karimov de l'Ouzbekistan, Hamid Karzaï de l'Afghanistan, et le vice-premier ministre mongol Norovyn Altankhuyag étaient conviés à ce sommet de l’OCS.

Téhéran.Irna.

17 Juin

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-89/0906179651114122.htm


2-6 La Rand Corporation recommande au Pentagone un dialogue stratégique avec l’Iran.
.Une longue étude, réalisée par la Rand Corporation à la demande de l’U.S. Air Force, marque une rupture dans le discours stratégique à Washington. Intitulée Dangereux, mais pas omnipotent. Examen de l’influence et des limites du pouvoir iranien au Proche-Orient (Dangerous But Not Omnipotent. Exploring the Reach and Limitations of Iranian Power in the Middle East), elle conclut :
1) L’Iran se pense comme un modèle dans l’islam, mais n’a pas de prétention hégémonique sur le monde musulman. Il s’ensuit que la politique étrangère iranienne est beaucoup plus pragmatique qu’idéologique. Ainsi en Irak, Téhéran a cherché à éviter l’éclatement du pays plutôt qu’à soutenir les factions qui lui sont proches. De même, Téhéran a tissé des liens étroits avec Damas malgré le caractère séculier du régime syrien.
2) Le Hezbollah et le Hamas ne sont pas des courroies de transmission de la politique iranienne. Ce sont des alliés indépendants sur lesquels Téhéran exerce une influence, mais pas d’autorité. C’est d’autant plus évident avec le Hamas qu’il est sunnite et lié aux frères musulmans.
3) Les deux principales menaces contre l’Iran, l’Irak et les Talibans, ont été détruites par les États-Unis après le 11-Septembre. Cependant l’Iran doit faire face à d’autres dangers : le terrorisme sunnite au Khuzestan et au Balouchistan ; l’arrivée massive de réfugiés irakiens qui déstabilise son économie ; et la concurrence théologique des centres chiites irakiens.
Dans ce contexte, l’Iran ne cherche pas à se doter de la bombe atomique, ce qui ne l’empêche pas de disposer des moyens nécessaires pour lancer rapidement un programme de recherche en la matière.
La Rand Corporation recommande un changement d’attitude vis-à-vis de l’Iran : la reconnaissance claire de son rôle régional, l’abandon de toute tentative d’isolement ou de containment, un dialogue construction sur les sujets d’intérêt commun comme l’Irak et l’Afghanistan.
La Rand Corporation est le principal centre de recherche stratégique du complexe militaro-industriel US. Ses rapports ne sont pas tant des études universitaires que des argumentaires pour soutenir des conclusions écrites à l’avance. La présente étude marque le ralliement du complexe militaro-industriel à un point de vue qui avait déjà été énoncé fin 2006 par la Commission Baker-Hamilton.

http://www.voltairenet.org/article160337.html
http://fischer02003.over-blog.com/article-33295991.html


2-7 Roland Marounek : Abu Dhabi, base avancée de la France en face de l'Iran.

"À Paris comme à Tel Aviv et à Washington, on n'exclut pas qu'un échec des négociations ouvertes entre la nouvelle Administration américaine et Téhéran se solde un jour par un bombardement de l'Iran" "C'est là que se joue une partie de la sécurité du monde"

Cet Iran tellement menaçant... C'est certain qu'après avoir bombardé et détruit tous ces pays tellement menaçant pour la paix, la Yougoslavie, l'Irak, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Iran, la Syrie, la Somalie, le Soudan, la sécurité du monde sera mieux assurée. Mais ces petits salopiaux d'extremistes qui auraient échapées à nos bombes propres, risqueraient d'aller se réfugier au Paraguay (ils ont déja une cellule la bas), dans l'axe Vénézuela-Equateur-Bolivie-Cuba ... : A bombarder aussi, pour préserver la paix et la sécurité du monde. Mais la Chine "massacrant les Tibétains", la Russie, "menaçant la Géorgie et l'Ukraine"...? En fait on n'aura plus de menace pour cette paix que nous aimons tant, que lorsque tous les pays du globe auront été plongé dans la guerre, à l'exception du Monde Libre bien sûr: les pays de l'Otan+Israël et quelques monarchies obscurantistes modérées.

Le "Camp de la Paix" à la Orwell, coïncidant avec la pleine réintégration de la France dans l'Otan, est un pas de plus vers la guerre.

«pouvoir bénéficier d'une infrastructure capable d'accueillir des sous-marins et d'héberger dans ses eaux un porte-avions nucléaire n'est pas négligeable» : mais c'est l'Iran qui est le danger de prolifération nucléaire au Moyen-Orient... 

May 26, 2009

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2-8 Une attaque d’Israël contre l’Iran pourrait avoir des conséquences graves et imprévisibles, selon l’amiral Mullen.
Une attaque militaire d’Israël contre l’Iran, pour contrecarrer ses velléités à détenir l’arme nucléaire, est toujours à l’ordre du jour mais pourrait avoir des conséquences graves et imprévisibles, a averti mardi le chef d’état-major des armées américaines, l’amiral Mike Mullen.
"La riposte d’un pays attaqué m’inquiète beaucoup," a dit Mike Mullen. "C’est vraiment une direction vers laquelle ne pas aller, si nous pouvons l’éviter par tous les moyens possibles".
L’Iran pourrait se doter de l’arme nucléaire d’ici une à trois années, a précisé Mike Mullen, ajoutant que l’option d’une attaque s’éloignait avec le temps et insistant sur les efforts diplomatiques menés par le président américain Barack Obama.
Dimanche, le vice-président américain Joe Biden avait déclaré que les Etats-Unis ne feraient pas obstacle à Israël, si l’Etat hébreu jugeait nécessaire une action militaire en vue d’éliminer la menace nucléaire iranienne. Les Etats-Unis "ne peuvent pas dicter à un autre pays souverain ce qu’il peut ou ne peut pas faire", avait souligné M. Biden sur la chaîne de télévision ABC. L’Etat hébreu peut déterminer par lui-même "ce qui est dans son intérêt et ce qu’il décide vis-à-vis de l’Iran ou tout autre pays".
Auparavant, jeudi, Barack Obama avait estimé dans un entretien à l’Associated Press que la possession de l’arme nucléaire par l’Iran était "la recette d’une catastrophe potentielle", car cela aboutirait probablement à une course à l’armement dans toute la région.
Israël et Washington accusent l’Iran de développer un volet militaire clandestin dans son programme nucléaire, ce que Téhéran dément.

AP

Mercredi 8 juillet,

http://fr.news.yahoo.com/3/20090708/twl-usa-israel-iran-224d7fb.html


2-9 L'Arabie saoudite serait prête à fermer les yeux sur un survol israélien pour frapper l'Iran.

L'Arabie saoudite a donné son accord tacite au gouvernement israélien pour un survol de son territoire dans l'hypothèse de frappes contre les installations nucléaires iraniennes, affirme le Sunday Times, dimanche 5 juillet, citant une source diplomatique.

"Les Saoudiens ont donné leur accord tacite à ce que l'armée de l'air israélienne utilise son espace aérien au cours d'une mission qui serait dans l'intérêt d'Israël comme de l'Arabie saoudite", explique une source diplomatique citée par journal.

A Jerusalem, les services du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, ont démenti ces informations, les qualifiant de "complètement fausses et sans fondement".

Le chef du Mossad, Meïr Dagan, a assuré le premier ministre israélien que l'Arabie saoudite fermerait les yeux sur un survol de son territoire si Israël décidait d'un raid contre les installations nucléaires iraniennes, selon le Sunday Times. Le chef du Mossad a eu depuis 2002 des rencontres secrètes régulières avec les Saoudiens à ce sujet, même si les deux pays n'entretiennent pas formellement de relations diplomatique, assure le journal.

John Bolton, l'ancien ambassadeur américain à l'ONU qui a récemment effectué une visite dans le Golfe a observé qu'il était "entièrement logique" pour les Israéliens d'utiliser l'espace aérien saoudien, selon l'hebdomadaire.

Le responsable, qui a eu des entretiens avec plusieurs dirigeants arabes, a souligné qu'"aucun d'entre eux ne le dirait publiquement, mais qu'ils donneraient certainement leur accord à un survol si les Israéliens ne revendiquaient pas un succès retentissant" par la suite. Les dirigeants arabes reconnaissent en privé qu'ils seraient soulagés de voir la menace d'un bombe nucléaire iranienne s'éloigner, assure M. Bolton.

05.07.
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/07/05/l-arabie-saoudite-serait-prete-a-fermer-les-yeux-sur-un-survol-israelien-pour-frapper-l-iran_1215452_3218.html


2-10 Washington change de ton face au nucléaire iranien.

"Si le gouvernement Nétanyahou décide de recourir à un type d'action différent de celui qui est actuellement mené, ce sera son droit souverain. Ce n'est pas notre choix", a déclaré Joe Biden, sur ABC.

Israël a un droit souverain de décider ce qui est de son intérêt face aux ambitions nucléaires de l'Iran, que les Etats-Unis soient ou non d'accord, a déclaré, dimanche 5 juillet, le vice-président américain, Joe Biden. "Nous ne pouvons dicter à une nation souveraine ce qu'elle peut ou ne peut pas faire (...) si elle considère que son existence est menacée", a-t-il dit dans une interview accordée à la chaîne ABC.

Le président Barack Obama a dit vouloir voir des progrès d'ici la fin de l'année dans sa politique d'ouverture envers l'Iran, tout en n'excluant pas "une gamme de mesures", notamment un durcissement des sanctions, si Téhéran continue son programme nucléaire controversé."Si le gouvernement Nétanyahou décide de recourir à un type d'action différent de celui qui est actuellement mené, ce sera son droit souverain. Ce n'est pas notre choix", a insisté le vice-président américain.

Une attaque contre les installations nucléaires de l'Iran pourrait s'avérer "extrêmement déstabilisante", a affirmé dimanche le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen dans l'émission "Fox News Sunday".

Israël considère qu'un Iran doté de la bombe atomique serait une menace contre son existence, d'autant que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé que l'Etat juif devait être rayé de la carte. Le premier ministre israélien dit adhérer aux efforts diplomatiques des Etats-Unis, mais n'exclut pas une possible frappe militaire. Son vice-ministre des affaires étrangères, Danny Ayalon, a répété lundi que ni Israël ni les Etats-Unis ne permettraient à l'Iran de devenir une puissance nucléaire.

Officiellement, les programmes nucléaires de la république islamique sont exclusivement destinés à un usage civil de production d'électricité, mais les Occidentaux et Israël soupçonnent Téhéran de chercher à acquérir l'arme nucléaire.
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne sont engagés dans des pourparlers pour tenter de convaincre Téhéran de suspendre ses activités d'enrichissement de l'uranium. Mais les multiples fins de non-recevoir de l'Iran ont conduit le Conseil de sécurité à adopter trois trains de sanctions contre les intérêts iraniens.

En 1981, l'aviation israélienne avait bombardé le réacteur nucléaire d'Osirak, en Irak. Plus récemment, en septembre 2007, elle a rasé un site syrien où, selon le renseignement américain, la construction d'un réacteur nucléaire avec l'aide de la Corée du Nord était en voie d'achèvement. Le Mossad  a estimé mi-juin que l'Iran pourrait disposer d'une bombe nucléaire "prête à l'emploi" en 2014. L'Arabie saoudite aurait donné son accord tacite au gouvernement israélien pour un survol de son territoire dans l'hypothèse de frappes contre l'Iran, indiquait, le Sunday Times, citant une source diplomatique, ce qui a été aussitôt démenti par Israël.

Khalid Mohammed

06.07.09 |

AP/
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/07/06/washington-change-de-ton-face-au-nucleaire-iranien_1215602_3218.html#ens_id=677013

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


2-11 Projet gazier de Total en Iran: négociations "pas très avancées"

Les négociations entre Total et l'Iran sur le développement du champ gazier de South-Pars, dans le Golfe, ne sont pas "très avancées" en raison de "problèmes politiques", a déclaré vendredi le directeur général de Total, Christophe de Margerie.

Total avait conclu un accord de principe en 2004 avec l'Iran pour le développement de la phase 11 de ce champ et pour l'usine de GNL (gaz naturel liquéfié) censée traiter sa production.

Cet accord n'a jamais été transposé en contrat.

Début juin, l'agence officielle iranienne Irna a affirmé que le contrat d'une valeur de près de de cinq milliards de dollars avait finalement été confié à la société chinoise China National Petroleum Corporation (CNPC).

"Toutes les informations qui sont sorties comme par hasard avant les élections (présidentielles en Iran, ndlr) sur les Chinois et les autres, on va les laisser là où elles sont et puis reprendre tranquillement", a déclaré M. de Margerie, en marge des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence.

Les négociations sur ce projet "ne sont pas rompues mais sont à l'état malheureusement de beaucoup de projets en Iran c'est-à-dire pas très avancé", a-t-il déclaré.

"Il y a des problèmes politiques" mais "l'Iran est un pays important", a déclaré M. de Margerie. "Nous n'avons jamais arrêté nos relations et je ne compte pas le faire", a-t-il ajouté.

"Le tout aujourd'hui est d'arriver à trouver le temps et la volonté des deux parties pour arriver à un accord", a-t-il précisé. "J'espère que ça va s'arranger rapidement".

AFP /

03 juillet

http://www.romandie.com/infos/News2/090703171747.zz5z2n6v.asp


2-12 Échec d'une réunion avec les représentants de Moussavi.

Une réunion entre la commission spéciale pour un recompte partiel des voix de la présidentielle iranienne et des représentants du chef de l'opposition Mir Hossein Moussavi n'a pas réussi à trouver une issue à la crise, a déclaré le porte-parole du Conseil des gardiens de la constitution.

"En raison des atermoiements des représentants de Mir Hossein Moussavi et le fait que la réunion commune n'a pas donné de résultat, l'ordre a été donné pour un recompte de 10% des bulletins de vote à travers le pays devant les caméras de la télévision d'Etat", a déclaré le porte-parole Abbas-Ali Kadkhodaie à la télévision.

Auparavant, M. Kadkhodaie avait affirmé que des représentants de M. Moussavi et la commission spéciale créée par le Conseil pour recompter une partie des bulletins du 12 juin examinaient lundi matin une proposition du rival malheureux du président Mahmoud Ahmadinejad.

Les deux sites internet de M. Moussavi, seul moyen de communiquer de ce dernier, n'ont fait aucun commentaire sur cette "proposition" ni sur la rencontre.

M. Kadkhodaie, cité par l'agence Mehr, avait déclaré que dimanche soir "une personnalité politique avait apporté au Conseil des Gardiens une proposition de la part de Mir Hossein Moussavi" qui avait été jugée "positive".

Refusant de préciser les détails de la proposition, il avait ajouté que le Conseil des Gardiens de la constitution était "prêt à faire un recompte des bulletins de vote selon la méthode de M. Moussavi", tout en excluant un recompte total des voix du scrutin présidentiel du 12 juin.

La commission spéciale a entamé lundi matin le nouveau comptage partiel comme le lui avait enjoint le Conseil.

M. Moussavi avait exigé l'établissement d'une commission indépendante pour examiner tout le processus électoral. A défaut, il réclame l'annulation du scrutin et l'organisation d'une nouvelle présidentielle.

(AFP / 29 juin 2009 12h03)

http://www.romandie.com/ats/news/090629100337.6qtwtz7j.asp


2-13 Huit employés locaux de l'ambassade britannique arrêtés à Téhéran.

Huit employés locaux de l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran ont été arrêtés pour leur "rôle considérable dans les récents troubles" qui ont agité le pays après la réélection contestée du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, a annoncé dimanche 28 juin l'agence Fars.

Peu après le ministre britannique des affaires étrangères David Miliband a réagi en dénonçant un mode de "harcèlement" et une mesure d'"intimidation" et a exigé  que ces personnes "soient relâchés saines et sauves".
Londres et Téhéran ont expulsé en début de semaine deux diplomates chacun, les autorités iraniennes accusant la Grande-Bretagne de se mêler de ses affaires intérieures et de jouer un rôle dans la vague de contestation que connaît le pays.

Le correspondant de la BBC en Iran, Jon Leyne, soupçonné par l'Iran de soutenir les manifestations contre le pouvoir, a reçu le week-end dernier l'ordre de quitter le pays.
David Miliband a estimé jeudi que le gouvernement iranien était confronté à une "crise de crédibilité" avec son propre peuple et non avec l'Occident et dénoncé la "répression lourde" des manifestations après l'élection.
Face aux récentes déclarations de
Barack Obama sur le courage des manifestants iraniens, considérées comme autant d'ingérences, le président Ahmadinejad a adopté samedi un ton très menançant. "Sans aucun doute, le nouveau gouvernement iranien aura envers l'Occident une approche plus décisive et plus ferme", a dit le le chef de l'Etat, ajoutant : "Cette fois, la réaction de la nation iranienne sera dure et plus décisive" pour faire regretter à l'Occident son ingérence.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/06/28/huit-employes-locaux-de-l-ambassade-britannique-a-teheran-arretes_1212710_3218.html#ens_id=1190750



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


Commentaires

Energie nucléaire
Soixante ans de dissuasion nucléaire controversée Par : Y.Mérabet
La dissuasion nucléaire, dans les relations internationales, terme qui désigne une stratégie visant à décourager toute possibilité d'action hostile de la part d'une puissance ennemie. Une stratégie de dissuasion réussie implique qu'on puisse mettre l'agresseur potentiel dans un certain état d'esprit.


La fin de la dissuasion nucléaire
Avec elle, l’arme thermonucléaire nucléaire qui connaît un saut qualitatif, la fusion nucléaire permet d’atteindre des niveaux d’énergie sans commune mesure avec les intenses bombardements de la Seconde Guerre mondiale, y compris ceux d’Hiroshima et de Nagasaki. L’arme nucléaire la plus puissante jamais réalisée, la « Tsar Bomba » testée par les Soviétiques le 30 octobre 1961, dégage une énergie approchant l’équivalent de 60 mégatonnes de TNT. Avec de telles armes, il devient techniquement possible, pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité, de rayer de la carte un pays entier tel qu’Israël, la Belgique, le Danemark ou de moins importance Israël, seulement avec une seule bombe. La Russie pourrait fabriquer à nos jour la bombe ‘H’, une arme nucléaire de plus de 100 mégatonnes de TNT pouvant rayer pour l’éternité l’Allemagne, la France et l’Angleterre à la fois, une dissuasion qui a fait frémir l’humanité pendant plus de soixante années. On le sait maintenant avec l’ouverture des archives soviétiques, le monde est passé tout près de la catastrophe nucléaire. C’est le moment de la prise de conscience des dangers de la guerre nucléaire, de l’inévitabilité de la détente voire de la coexistence pacifique, et de la nécessité de la maîtrise des armements. C’est également à la même époque que le statut de l’arme nucléaire comme instrument de dissuasion commence à être conforté avec la doctrine de riposte graduée. Alors les Etats-Unis doivent mesurer les conséquences d’une attaque suicidaire israélite sur le ‘bourbier nucléaire iranien’, l’Iran maitrise et manipule le nucléaire depuis 59 ans, bien avant les français et les russes, alors les américains et les juifs savent à qui ils ont à faire. Avant la date du soit disant le désarmement nucléaire en 1987, on était dans une logique de simple maîtrise des armements. Aujourd’hui, à l’exception notable de la Chine, toutes les puissances nucléaires officielles sont dans une phase de contraction ou de stabilisation de leurs armements nucléaires, mais nulle personne ne sait ce qui se passe en douce. La rupture de l’émergence d’une vision nouvelle de l’arme nucléaire dans les années 1995-1996, qui a consacré l’idée de ce que l’on pourrait appeler une « exception nucléaire ». C’est l’époque de l’accession de l’ensemble des membres non nucléaires de l’ONU au TNP, de la prorogation du Traité pour une durée indéterminée, de la conclusion du TICE, et enfin de l’avis consultatif de la Cour internationale de justice sur la licité de l’emploi de l’arme nucléaire (qui a eu un impact politique non négligeable). C’est à partir de cette date que les signataires du TNP se sont scindés en deux groupes; en EDAN et en ENDAN, ces derniers n’auront pas droit à la dissuasion nucléaire pour se protéger, ni même à l’accès de la technologie du nucléaire, ils doivent rentre compte aux premiers par le biais de l’AIEA. D’autres Etats comme Israël, le Pakistan et l’Inde non signataires du traité de non prolifération nucléaire ont créé un groupe rebelle violant la réglementation internationale. Le TNP a été signé par tous les États du monde sauf par l'Inde, le Pakistan et Israël qui, entre-temps se sont dotés d'un arsenal nucléaire sans réaction significative des puissances nucléaires reconnues et des instances onusiennes. Il apparait injuste de menacer l'Iran de sanctions plutôt que d'essayer de l'intégrer dans le concert des États œuvrant pour une plus grande stabilité dans cette région, qui a grand besoin. Au moment où de nouvelles sanctions contre l'Iran sont envisagées par le Conseil de Sécurité, les événements de ces dernières années sous le règne de Bush et de Sharon illustrent bien les paradoxes de cette lutte contre la prolifération nucléaire. Une attitude paradoxale des pays de l’EDAN qui laisse à désirer, Sarkozy le premier opposant du programme nucléaire iranien adopte l’arsenal nucléaire français aux nouveaux missiles, laboratoires d'essais de nouvelles armes, modernisation des sous-marins lance-engins etc. La Russie qui n’a pas de position claire envers le nucléaire iranien pour des raisons économiques, vient d'annoncer non seulement un effort de 145 milliards d'euros dans le domaine de la défense, mais aussi la construction de 50 nouveaux missiles intercontinentaux. Le Royaume-Uni estime aujourd'hui indispensable l'amélioration de sa force nucléaire. La Chine fait un effort considérable dans le domaine de la maîtrise de l'espace. Quant aux Etats-Unis, les leaderships de la compagne anti-iranienne et anti-musulmane n'abandonnent pas le projet de faire de leur pays un "sanctuaire" et la pierre angulaire du néo-colonialisme, ce qui est un facteur déstabilisateur de la dissuasion. Aujourd’hui ce qu’il est convenu d’appeler le « tabou nucléaire » se renforce de plus en plus. Soixante ans sans emploi de l’arme nucléaire, est un record, cela mérite d’être souligné et de s’assurer d’une ‘paix nucléaire’ même si chaque Etat de la planète est doté de sa propre bombe nucléaire, l’évènement des 60 années mérite d’être fêté. Pour rappel la tragédie d’Hiroshima ait eu pour effet de nous immuniser contre la ‘phobie du nucléaire’ pendant 60 ans, mais si les menaces d’Israël persistent alors là le contrat d’assurance sera résilié et notre monde disparaitra, y compris les Etats-Unis et Israël. Il est temps que ces derniers prennent conscience d’une éventuelle catastrophe nucléaire et de mesurer l’intensité et le potentiel de riposte Iranien, une attaque suicidaire d’Israël sur l’Iran telle quelle est conçue par le Pentagone est à écarter définitivement, il se pourrait que les Etats-Unis soient pulvérisés bien avant qu’Israël lâchera sa première bombe sur l’Iran, ces deux pays se sont fait trop d’ennemis. Sans doute aussi avons-nous eu de la chance, notamment en 1962. A moins qu’il ne faille y voir dans l’absence de conflit Est-Ouest l’intervention de la « Divine Providence » que Jean-Paul II mentionnait dans son testament. (L’Encyclique « Pacem in Terris » avait d’ailleurs été suscitée par la crise de Cuba.) Mais les faits sont là. L’arme nucléaire n’a pas été employée alors que les tentations n’ont pas manqué. Or plus, le temps passe, plus le tabou nucléaire se renforce. C’est une bonne nouvelle: contrairement à ce que l’on pouvait penser, les nouveaux détenteurs de l’arme nucléaire ont adopté une logique de dissuasion. L’évolution des rapports indo-pakistanais depuis la fin des années 1980 est d’ailleurs parfaitement conforme à la théorie de la dissuasion! C’est l’une des raisons pour lesquelles, la dissuasion nucléaire a été toujours plus efficace que la bombe atomique elle-même, il y ait aujourd’hui un « affaiblissement du seuil nucléaire ». Contrairement à ce qui est régulièrement colporté, il n’y a pas d’évolution de la doctrine nucléaire juive vers une « doctrine d’emploi de l’arme nucléaire» contre le monde musulman, sans exclure l’Egypte et l’Arabie Saoudite les deux principaux alliés de la cause israélite. Aucune déclaration, aucun texte officiel ne permet de dire que la doctrine américano-israélite a évolué dans ses fondements. En particulier, l’idée selon laquelle les États-Unis auraient désormais adopté une logique de « frappe préventive nucléaire » ne repose sur aucun fondement. (En revanche, la préemption a toujours fait partie des options américaines.) Quant aux soient-disant nouvelles armes nucléaires américaines, qui n’existent aujourd’hui qu’à l’état de projet, elles ne seront pas nécessairement de faible puissance, contrairement à ce que l’on a pu lire ici ou là, et surtout, elles sont destinées à une logique de dissuasion sans aucune efficacité. Mais c’est une forme de paradoxe : aux Etats-Unis, la peur du nucléaire reste intacte même si elle ne se présente pas de la même manière qu’au temps de la guerre froide, la population américaine sous tension du 11 septembre vivent dans une appréhension continuelle et comme sous la menace d'un épouvantable ouragan, capable de se déchaîner à tout instant par une attaque nucléaire sur leur sol ou une attaque spectaculaire et conventionnelle, il sont devenus vulnérables, leur dissuasion de puissance n’a pas réussi. Et non sans raison, puisque l'armement est toujours prêt.
Quand la dissuasion nucléaire perd son efficacité Qu'il y ait des hommes au monde pour prendre la responsabilité des massacres et des ruines sans nombre d'une guerre, cela peut paraître incroyable ; pourtant, on est contraint de l'avouer, une surprise, un accident suffiraient à provoquer la conflagration. » Encyclique Pacem in Terris, 11 avril 1963. En effet, la plus puissante bombe conventionnelle jamais testée, la fameuse Massive Ordnance Air Blast américaine (« Mother of All Bombs »), est d’une énergie équivalente à la plus petite arme nucléaire jamais réalisée, c’était dans les années 1960, c'est-à-dire une énergie équivalente à 10-15 tonnes de TNT. Mais cette arme miniature (qui équipait notamment le mortier Davy Crockett, ainsi que les Special Atomic Demolition Munitions, « le nucléaire dans un sac à dos » n’est plus en service depuis longtemps, et les armes nucléaires les plus petites en service aujourd’hui ont une énergie bien supérieure. Tout cet arsenal nucléaire a était testé sur les humains, aux Balkans, à Gaza sur des bébés arabes, en Afghanistan, en Irak au Liban, en Afrique noire et partout là ou il y’a une revendication populaire. Cet armement est bel et bien entre les mains de groupes de résistance arabe (l’AIEA doute beaucoup sur ça). Le retour à la dissuasion par l’arme conventionnelle, la Russie vient de tester la plus puissante bombe conventionnelle de son arsenal, et prétendument du monde. Ce qui n'a pas laissé les Américains sans voix. Côté russe, on affirme que cette bombe thermobarique, ou à effet de souffle, est comparable à une bombe nucléaire et, surtout, serait quatre fois plus puissante que celle dont disposent les Etats-Unis. Signe de cette performance, la super-bombe russe a été surnommée "Père de toutes les bombes", en référence à son homologue américaine, connue sous le sigle GBU-43/B MOAB, abréviation de Massive Ordnance Air Blast Bomb (MOAB), mais que l'on assimile aussi à "Mère de toutes les bombes" [Mother Of All Bombs] qui fut testée pour la première fois en mars 2003. En réponse à l'essai de la bombe russe, les Etats-Unis ont déclaré qu'ils en possèdent une pire, note la Komsomolskaïa Pravda. Le tabloïd rapporte les propos du général américain Thomas McInerney, ancien chef d'état-major en second de l'armée de l'air des Etats-Unis, tenus sur la chaîne Fox : "Nous avons une bombe de 14 tonnes plus destructrice que la bombe russe et capable de frapper n'importe quel bunker souterrain.", D'après le Moskovski Komsomolets, il s'agirait de la GBU-43 MOP (Massive Ordnance Penetrator), une version modifiée de la MOAB et dont deux essais ont été réalisés en 2004. Outre le fait d'être guidée par satellite, comme la MOAB, cette dernière bombe a une capacité de pénétration jusqu'à 30 mètres sous le niveau du sol, la même que celle utilisée par l’armée américain pendant la guerre d’Irak détruire des bunkers abritant des petits écoliers. Le général Thomas McInerney, qui dirige l'Iran Policy Comittee (Comité d'experts sur la politique à l'égard de l'Iran), s'exprimait sur les scénarios de frappes aériennes contre la république islamique, sans évaluer le risque en cas ou il pourrait bombarder plus d’une centaine de site abritant de grandes quantités d’uranium enrichi. Ceci, laisse à penser que l’on va combattre les armes nucléaires par des armes conventionnelles, pour déclencher une catastrophe. Alors si même le cycle du nucléaire militaire n’est pas complet, c’est ce bombardement qui va le compléter pour déclencher le ‘bourbier nucléaire iranien’ engendrant la plus grande catastrophe nucléaire de tous les temps. La dissuasion nucléaire rendue in crédible et sans efficacité depuis après la guerre froide, l’attaque israélite sur l’Iran créera la confusion dans plus dans un monde nucléarisé qui veut en finir avec les Etats-Unis et Israël. Avant même qu’Israël attaquera l’Iran, c’est des dizaines de bombes atomiques qui se déverseront sur Israël, l’Occident et les Etats-Unis, ça se sera une guerre sans revendication ou règnera la panique et la confusion. De toute façon, tout le monde profiterai de la confusion pour régler leurs propres comptes, y les résistants arabes. Bref ! la dissuasion nucléaire vient de perdre sa crédibilité auprès des pays visés par les Etats-Unis et l’Occident, il est devenu obsolète et d’aucune efficacité et c’est le conventionnel qui prendra le dessus. C’est le conventionnel qui a rattrapé par le haut le nucléaire, le spectre d’une attaque suicidaire israélite sur l’Iran s’éloigne, on se demande toujours pourquoi les Etats-Unis ne tolèrent pas leur ‘bébé Israël’ de bombarder la Corée du Nord, le Pakistan ou l’Inde? Grace à Dieu, le conventionnel reprend le dessus sur le nucléaire, c’est aussi une bonne nouvelle ravissante. Car dès lors que l’on est dans une logique d’emploi, à effets équivalent, tout chef d’État préférera toujours le conventionnel au nucléaire. Alors pourquoi les Occidentaux continuent à faire du nucléaire iranien un sujet tabou, alors qu’il y a d’autres moyens de riposte beaucoup plus efficace et plus décisive qu’une bombe atomique, si ce n’est pas Israël qui prolonge le sursis de la dissuasion nucléaire pour sa survie au milieu des arabes s’auto-régulariser à l’échelle planétaire, le sujet iranien est autre que le nucléaire. La stratégie nucléaire est une « langue morte ». En matière de dissuasion nucléaire, tous les concepts ont été formulés avant 1975. Avant même Hiroshima l’essentiel était dit. Les physiciens américains – au premier rang desquels Joseph Rotblat, qui fut le seul à quitter le projet Manhattan – avaient déjà conceptualisé l’idée de la dissuasion nucléaire dès le début de la Seconde Guerre mondiale. Et les débats de 1944-1945 sur l’emploi de l’arme future avaient déjà fait apparaître les principaux éléments (dissuasion, démonstration, coercition…) et les principaux débats (faut-il délibérément cibler les populations civiles ?). Rien de nouveau n’est apparu après le milieu des années 1970. En outre, hormis le cas extrême d’un affrontement militaire total entre deux puissances nucléaires majeures, les crises de demain ne se prêteront guère à la mise en œuvre des grilles conceptuelles développées au cours de la Guerre froide. Ainsi peut-on dire que si l’arme nucléaire est moderne, parce qu’elle continue à empêcher la guerre entre deux de ses détenteurs, la stratégie nucléaire, en revanche, est une « langue morte », alors que la fin du conflit Est-Ouest a permis la redécouverte des guerres de manœuvre et de bouclier nucléaire, la stratégie conventionnelle est aujourd’hui redevenue une « langue vivante ». Nous voyons les crises iraniennes et nord-coréennes comme l’avant-garde d’une nouvelle vague de prolifération nucléaire, qui cherchent à affirmer leur identité nationale mais aussi à se prémunir contre la supériorité militaire occidentale et de ses agressions. Le nucléaire rend les nations libres, pour le meilleur et le pire. Mais l’ordre international est contesté par l’arme nucléaire. Cela a été le cas dès les origines. L’ONU est une organisation pré nucléaire, la Charte de l’ONU est un document pré nucléaire. C’est en petite une coïncidence si les cinq membres permanents du Conseil de sécurité sont aussi les cinq puissances nucléaires au sens du TNP. L’ordre actuel est aujourd’hui contesté et rejette par l’opinion publique internationale. D’abord, la notion de puissance nucléaire a volé en éclat en 1998 avec les essais indien et pakistanais, qui révélaient au grand jour une capacité acquise une dizaine d’années auparavant. Ensuite, des pays non nucléaires revendiquent un statut de membre permanent au Conseil. Enfin, certains (l’Inde) ont espéré que leur statut nucléaire leur ouvrirait les portes du Conseil. Et ce sont les États de l’EDAN qui, au nom d'un TNP qu'ils ne respectent pas, refusent aux autres États du monde l'accès au nucléaire civil et militaire et même dans le cas de l'Iran, l'accès à la maîtrise du processus complet d'enrichissement de l'uranium à des fins civiles parce que celle-ci lui permettrait d'avoir accès facilement au nucléaire militaire. Plus paradoxale encore est l'attitude des membres du Club nucléaire vis-à-vis des trois États rebelles l’Inde, le Pakistan et Israël qui ne veulent plus signer le TNP, parc qu’ils deviennent dissuasifs et sont dotés d'un arsenal nucléaire. Les Etats-Unis viennent de signer un accord avec l'Inde qui prévoit une dissociation entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire de cet Etat. En fait, l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) contrôlera le nucléaire civil suivant les règles du TNP, ce qui permettra à l'Inde de satisfaire à terme ses immenses besoins énergétiques civils, mais l'Inde gardera son autonomie vis-à-vis du nucléaire militaire c'est-à-dire son indépendance, dans le développement des bombes atomiques. S'inscrire dans le réseau mondial nucléaire civil permet à l'Inde d'acquérir de l'uranium sur le "marché" et à quelques grands pays fournisseur d’uranium enrichi notamment : Israël, les Etats-Unis, le Canada, la France et la Russie, et bien d’autres non répertoriés par l’AIEA de profiter de quelques contrats intéressants (centrales nucléaires, etc.) sans oublier quelques juteux contrats d'armements classiques. Notons que quelques spécialistes indiens de la dissuasion n'étaient pas très partisans de cet accord qui freine, d'après eux, l'accès de l'Inde à une "dissuasion minimum crédible". Il est bon de souligner ici que l'accès à celle-ci signifie essentiellement "capacité de contre-frappe" c'est-à-dire capacité de riposter à un agresseur en lui infligeant des pertes intolérables. Cela est bien autre chose que de disposer de quelques armes nucléaires et exige un effort considérable et de longue haleine non seulement dans le domaine des armes mais aussi dans les domaines des vecteurs et de la maîtrise de l'espace. Inutile d'évoquer le cas israélien. Aucun membre du Club nucléaire n'a jamais critiqué l'accès d'Israël au rang de puissance nucléaire, pour de nombreuses raisons d'ailleurs. Le Pakistan pose plus de problèmes pour le Club, mais comme il est devenu un allié des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme international, il est aujourd'hui considéré comme un acteur "responsable" dans le concert des puissances nucléaires. Voilà pourtant un Etat qui non seulement n'a pas signé le TNP est en outre le seul, connu à ce jour, à avoir fait commerce de technologies nucléaires avec... la Corée du Nord ! Et voilà que le Premier ministre pakistanais qui estime, bien entendu, que l'Iran ne désirait pas posséder d'armes nucléaires à l'avenir. Il pense quand même qu'une action militaire contre l'Iran serait catastrophique pour la région et il prône le dialogue entre les parties, comme si le Pakistan avait des leçons de sagesse et retenue à donner aux autres comme Israël. Et c'est ainsi que ces trois États nucléaires entourant l'Iran bénéficient eux de l'amicale compréhension, si ce n'est l'appui total, des membres du Club nucléaire départagé sur la question iranienne. L’avenir de l’arme nucléaire se joue en Asie et au Moyen-Orient. C’est là que se trouvent les arsenaux nucléaires incontrôlables en puissance et en nombre (Israël possède plus de 300 têtes nucléaires) ainsi que les principaux risques de prolifération, et les risques d’emploi (Israël un Etat rebelle au TNP, menace l’Iran signataire du TNP), c’est dans ces pays qu’on peut s’approvisionner en produit nucléaire à bon prix, sans emmerdement. La prolifération nucléaire est assuré par la vulgarisation des armes nucléaires sans risque d’être utilisées quant à la dissuasion elle a tendance de disparaitre. D’autres armes sont beaucoup plus destructives que le nucléaire et qui font peur. Le nucléaire n’a plus le monopole de dissuasion, bien qu’aucune technologie envisageable aujourd’hui n’ait les mêmes effets physiques et psychologiques.
Conclusion L’arme nucléaire reste le monopole des Etats, quant à la dissuasion elle deviendra la propriété du terrorisme.
Expert en énergie
Déposé sur presse le 05/08/2009
Algerian Society For International Relations

Écrit par : Abramhs Moussa | 11/08/2009

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