Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

22/07/2009

n°470 - Dossier de Palestine - 21-07 – Suite - : Les traîtres et les forces d'occupation unifient leurs efforts pour déstabiliser Gaza.

n°470 - Dossier de Palestine - 21-07 – Suite - : Les traîtres et les forces d'occupation unifient leurs efforts pour déstabiliser Gaza.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Dossier de Palestine

N°470                                                  21-07

    C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

2 Dossier

2-1 Lettre de Cynthia McKinney depuis une prison israélienne.

2-2 Chérif BOUDELAL : Pour qui roule Amnesty international ?

2-3 Fayyad cherche à mobiliser les Palestiniens.

2-4 Fayyad annonce la légalisation des colonies juives.



2 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 Lettre de Cynthia McKinney depuis une prison israélienne.
Je suis Cynthia McKinney et je parle depuis ma cellule, dans une prison israélienne à Ramle. [Je fait partie] des 21 activistes des droits humains du Free Gaza Movement incarcérés actuellement pour avoir essayé de transporter de l’aide médicale, des matériaux de reconstruction - et même des crayons pour enfants; j’avais une valise remplie de crayons pour les enfants.

Pendant notre traversée, en route pour Gaza, les israéliens ont menacé de tirer sur notre bateau, mais nous n’avons pas fait demi-tour. Les israéliens ont arraisonné le bateau et nous ont détenus parce que nous voulions offrir des crayons aux enfants de Gaza. Nous sommes détenus et nous voulons que les citoyens du monde sachent comment on nous a traités parce que nous voulions livrer de l’aide humanitaire au peuple de Gaza.
Au début de l’opération israélienne, intitulée «Plomb Durci» [en décembre 2008], je suis montée à bord d’un bateau du Free Gaza Movement, avec un jour de préavis, et j’ai essayé, en tant que représentante des États-Unis dans une délégation multi-nationale, de livrer 3 tonnes d’aide médicale à Gaza déjà assiégée et ravagée.
Pendant "Opération Plomb Durci", des avions F-16, fournis par les États-Unis, ont lâché leurs feux infernaux sur un peuple pris au piège. Le nettoyage ethnique s’est transformé en un génocide généralisé, purement et simplement. Du phosphore blanc, de l’uranium appauvri, de la technologie robotique, des munitions DIME et des armes à sous-munitions, fournis par les États-Unis - des nouvelles armes provoquant des blessures encore jamais traités par les médecins jordaniens et norvégiens. Les médecins, qui présents à Gaza pendant le massacre israélien, m’ont dit plus tard que Gaza était devenue le vrai laboratoire d'Israël pour tester ses armes, les personnes étant utilisées comme cobayes pour tester et améliorer l’efficacité du taux de mortalité de ses armes.
Grâce à Al Jazeera, diffusée en arabe et en anglais, et à Press TV, diffusée en anglais, le monde a pu voir la violence méprisable d’Israël. J’ai vu ces transmissions, jours et nuits en direct, non pas aux États-Unis mais au Liban où ma première tentative pour rentrer à Gaza s'était terminée car les militaires israéliens avaient éperonné, dans les eaux internationales, le bateau à bord duquel j'étais... C'est un miracle si je suis ici pour écrire sur ma deuxième rencontre avec les militaires israéliens, une autre mission humanitaire avortée par les militaires israéliens.
Les autorités israéliennes ont essayé de nous faire confesser que nous avions commis un crime .. Je suis maintenant connue comme la prisonnière d'Israël numéro 88794. Comment puis-je être en prison pour avoir rassembler des crayons pour les enfants?
Le sionisme est sûrement arrivé au terme de sa légitimité si ceci est sa réponse aux personnes croyant tellement profondément dans les droits humains pour tous qu'ils mettent leur propre vie en jeu pour les enfants de quelqu'un d'autre. Israël est l'expression du sionisme à son summum, mais si Israël a peur pour sa sécurité car des enfants de Gaza ont des crayons, alors non seulement Israël a perdu son dernier lambeau de légitimité mais Israël doit aussi être déclarée un état défaillant.
Je risque d'être déportée par un état qui m'a amenée ici sous la menace des armes après avoir réquisitionné notre bateau. J'ai été amenée en Israël contre mon gré. Je suis retenue dans une prison car j'avais un rêve, celui que les enfants de Gaza puissent colorier et peindre, que les blessures de Gaza puissent être soignées et que les maisons bombardées de Gaza puissent être reconstruites.
Mais j'ai appris une chose intéressante en étant dans cette prison. Premièrement, la population est majoritairement noire: peuplée principalement par des éthiopiennes qui, elles aussi, avaient un rêve... comme mes compagnes de cellule, dont une d'elles est enceinte. Elles ont toutes une vingtaine d'années. Elles pensaient qu'elles venaient en Terre Sainte. Elles avaient un rêve, que leurs vies soient meilleures... L'Éthiopie, autrefois fière et jamais colonisée, [s'est retrouvée] sous la coupe des États-Unis et est devenue un lieu de torture, de "rendition" (transfert et détention secrète) et d'occupation. Les éthiopiens doivent libérer leur pays car les politiques des super-puissances [sont] devenues plus importantes que les droits humains et l'autodétermination.
Mes compagnes de cellule sont venues en Terre Sainte pour se libérer des exigences des politiques des super-puissances. Elles n'ont commis aucun crime à part celui d'avoir eu un rêve. Elles sont venues en Israël car elles pensaient qu'Israël leur offrait un espoir. Leur voyage pour Israël, passant par le Soudan et l'Égypte a été très ardu. Je peux seulement imaginer ce que se fût pour elles. Et il n'était pas donné. Beaucoup d'entre elles sont le symbole des efforts collectifs importants de leurs familles. Elles se sont frayées un chemin jusqu'à
la Haute Commission aux Réfugiés de l'ONU. Elles ont reçu leurs papiers d'identité jaunes. Elles ont eu leurs certificats pour la protection de la police. Elles sont des réfugiées de la tragédie et elles sont arrivées en Israël et seulement après qu'elles soient arrivées, Israël leur a dit "il n'y a pas d'ONU en Israël".
La police, ici, est libre de les attraper et de les donner en pâture à un semblant de système judiciaire. Chacune de ces femmes, superbes, diligentes et fières, est l'espoir de toute sa famille. L'image d'Israël les a bien eu et nous avec. Dans une campagne de publicité astucieuse et diffusée à grande échelle, Israël s'est représentée elle-même comme le premier lieu de refuge et de sécurité pour les juifs et les chrétiens. Moi aussi, j'ai cru en cette publicité et j'ai manqué de regarder plus en profondeur.
La vérité est qu'Israël a menti au monde. Israël a menti aux familles de ces jeunes femmes. Israël a menti aux femmes elles-mêmes qui maintenant sont prises au piège dans le centre de détention de Ramle. Et qu'allons nous faire? Une de mes compagnes de cellule a pleuré aujourd'hui. Elle est ici depuis 6 mois. En tant qu'américaine, pleurer avec elles n'est pas assez. La politique des États-Unis doit être améliorée et alors que le président Obama donne 12.8 billions de dollars aux élites financières des États-Unis, il devrait être clair que l'espoir, le changement et le "oui, nous pouvons" furent de très fortes images de dignité et d'accomplissement de soi, individuellement et nationalement en lesquelles, de partout, les personnes assiégées ont réellement crues.
C'était une campagne de publicité rondement menée, habilement vendue au monde et aux électeurs américains, tout comme la publicité d'Israël le fût au monde. Nous nous sommes tous fait avoir, mais plus tragiquement, ces jeunes femmes.
Nous devons voter en toute connaissance de cause pour de meilleurs candidats désireux de nous représenter. J'ai lu et relu la lettre du Dr. Martin Luther King Junior écrite depuis une prison de Birmingham. Jamais dans mes rêves les plus fous, je n'aurais imaginé que moi aussi, un jour je devrais en écrire une. Il est clair que les contribuables en Europe et aux États-Unis ont beaucoup à se repentir pour ce qu'ils ont fait à d'autres autour du monde.
Quelle ironie! Mon fils rentre à l'école de droit sans moi car je suis en prison, en essayant de faire de mon mieux, à ma manière, pour les enfants d'autres personnes. Pardonne moi, mon fils. Je suppose que je suis en train de connaître la dure réalité, la raison pour laquelle les gens ont besoin de rêver. [Mais] j'ai de la chance. Je sortirai de cet endroit. Est-ce qu'Israël est devenue le lieu où les rêves meurent?
Demandez-le au peuple palestinien. Demandez-le à la file ininterrompue d'hommes noirs et asiatiques que je vois arriver à Ramle. Demandez-le aux femmes de ma cellule. [Demandez-vous:] Qu'êtes-vous prêts à faire?
Changeons le monde ensemble et réapproprions-nous ce dont nous avons tous besoin en tant qu'êtres humains:
la Dignité. Je demande aux Nations Unies que ces femmes, qui n'ont rien fait de mal sinon d'avoir cru en Israël comme gardienne de la Terre Sainte, soient réinstallées dans des maisons paisibles. Je demande au département d'État des États-Unis d'inclure la situation désespérée des réfugiés certifiés par le HCR et détenus dans le rapport sur Israël lors de son rapport annuel sur les droits humains. Je demande, une fois encore, au président Obama d'aller à Gaza: dépêchez votre envoyé spécial, Georges Mitchell, là-bas pour qu'il rencontre le Hamas en tant que parti élu par les palestiniens.
Je dédicace ce message à celles et à ceux qui se battent pour une Palestine libre, et aux femmes que j'ai rencontrée à Ramle.
Je suis Cynthia McKinney, connue comme prisonnière de Ramle numéro 88794, le 2 juillet 2009.
Cynthia McKinney est une ancienne membre du Congrès américain, candidate présidentielle pour le Parti des Verts et est une avocate acharnée pour les droits humains et la justice. La première femme noire américaine a représenter l'état de Géorgie, McKinney a été élue six fois à
la Chambre des Représentants, de 1993 à 2003 et de 2005 à 2007. Elle a été arrêtée et kidnappée puis emmenée de force en Israël alors qu'elle tentait d'apporter de l'aide humanitaire et des matériaux de reconstruction à Gaza, le 30 juin.

 Lettre de Cynthia McKinney depuis une prison israélienne : http://www.lepost.fr/article/2009/07/05/1607940_lettre-de-cynthia-mckinney-depuis-une-prison-israelienne.html

 

Il faut sauver Cinthya Mc Kinney !

 Salut,

Je rappelle que Cinthya McKinney fut la première élue à avoir essayé de dénoncer les magouilles du 11 septembre 2001. C'est depuis cette époque que je me suis intéressé à elle. Il est essentiel que ce qui lui arrive soit dénoncé correctement à la face du monde. Parce que ça m'étonnerait que ce qu'elle a fait au sujet du 11 sept lui ait été pardonné par les maîtres des USA ! Et, connaissant les moeurs israéliennes, elle pourrait très bien disparaître tout simplement : une gêneuse de moins !

N'oubliez pas ce qui est arrivé à Daniel Pearl. Il travaillait pour le Wall Street Journal, c'est ce journal qui dénonça trois semaines après le 11 septembre 2001 que les familles Bush et Ben Laden étaient actionnaires toutes deux au même fond d'investissement, le groupe Carlyle, dont le père de George W. Bush est un des personnages les plus importants. L'ensemble des activités du Carlyle Groupe sont liées à l'armement ou à la Défense. Le Carlyle Group est un des plus importants fournisseurs du Pentagone. Quelques temps après que le Wall Street journal ait révélé les liens unissant les famille Bush et Ben Laden, le journaliste d'investigation Daniel Pearl, qui travaillait pour le Wall Street journal, part enquêter au Pakistan et s'y fait sauvagement assassiner. Par de vrais sauvages : par des Islamistes ! Vous vous rendez compte ?

En fait cela faisait un gêneur de moins, évidemment ! et l'on a pu trouver très facilement sur internet la vidéo de son égorgement : la CIA avait fait le nécessaire pour son assassinat et pour la vidéo. Ce qui a servi à éliminer un gêneur et d'avertissement aux journalistes dignes de ce nom, ce qui a aussi servi de preuve de la sauvagerie desdits islamistes et à augmenter le racisme envers le monde arabo-musulman et donc à justifier la guerre d'Afghanistan.

 Sur Daniel Pearl : http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Pearl

 Sur le Carlyle Groupe : http://www.mai68.org/ag/504.htm

Cinthya McKinney et le 11 sept 2001 : http://www.lepost.fr/article/2008/12/06/1348484_usa-la-candidate-du-parti-vert-demande-des-explications-sur-les-attentats-du-11-septembre-2001.html

Il faut sauver Cinthya Mc Kinney !

Bien à vous,

do

http://mai68.org


2-2 Chérif BOUDELAL : Pour qui roule Amnesty international ?

Les victimes de Gaza assassinées une seconde fois … Mais cette fois-ci par les « humanistes »

Dans son rapport, « Amnesty international » fait un amalgame cynique qui fait rougir les crocodiles, mais pas les auteurs de ce torchon, car leur carapace est beaucoup plus « endurcie » que celle des auteurs du « plomb endurci ». Les pratiques barbares, que même des Israéliens qualifient de pratiques nazies, ont montré au monde le vrai visage d’Israël, n’ont pas suffit à ces « enquêteurs » de qualifier de crimes contre l’humanité malgré l’emploi des armes prohibés, les exécutions sommaires de familles entières, les destructions massives de quartiers entiers et l’utilisation des civiles comme boucliers humain.

Comme l’a dit, dans une conférence de presse, le porte-parole du gouvernement légitime palestinien, Sami Abou Zouhri, « ce rapport met bourreaux et victimes sur le même pied d’égalité ». Le contenu de ce rapport disqualifie cet organisme de sa mission dont l’objectif ne devrait pas être celui de donner un jugement de valeur, mais de constater les faits et déterminer les crimes pratiqués par l’agresseur et les circonstances qui ont justifié la résistance du peuple attaqué.

Un amalgame honteux

« Amnesty international » accuse la résistance palestinienne d'avoir « installé des positions militaires près d'habitations, mettant ainsi en péril la vie des civils ». Où voulait-elle que les Palestiniens se mettent pour défendre leurs villes, leurs villages, leurs quartiers, leurs maisons et leurs populations ? Elle aurait voulu peut-être que les résistants se soient exposés devant les chars israéliens et les laisser passer sur leurs corps afin de permettre à l’armée israélienne d’occuper tout Gaza ? Par cette affirmation cynique, cette organisation considère comme légitime l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, mais comme illégitime la résistance des Palestiniens !

Par ailleurs elle reproche aux Palestiniens d’avoir tiré des « centaines de roquettes contre le territoire israélien, tuant trois civils et provoquant l’exode des centaines de milliers d'habitants du sud d'Israël » !

Trois Israéliens morts contre 1.400 tués côté palestinien et plus de 6.000 blessés, sans compter les milliers de logements et toute l’infrastructure de Gaza détruits n’est pas une preuve suffisante pour cet organisme de déclarer Israël comme le principal agresseur et le responsable de toutes les horreurs commises.

Et pour « équilibrer », cet organisme accuse Israël de ne pas avoir coopéré pour faire l’enquête sur les « dépassements » de ses armées ; et dans le même temps accuse le Hamas, non seulement de ne pas avoir fait l’enquête sur les missiles tirés sur Israël, mais aussi de justifier ses attaques contre les civils, les obligeant à fuir leurs maisons ! Quelle horreur de tuer trois israéliens et faire fuir d’autres de leur paradis conquis ? Encore « un génocide » contre les victimes éternelles de « l’antisémitisme » ?

Pour faire allégeance aux lobby sioniste mondial qui finance une partie de ses fonds, cette organisation doit mettre Palestiniens et Israéliens dos à dos, car il ne peut pas l’innocenter carrément (par pudeur). Et malgré les pratiques les plus barbares du monde moderne commises ses armées contre les populations civiles, elle ne charge pas Israël plus qu Hamas ! Par ailleurs, elle demande aux différents Etats du monde de ne plus vendre des armes à Israël et aux mouvements de la résistance palestinienne, comme si ces derniers avaient des fournisseurs d’armes parmi ces Etats ! En réalité, la mention de cette vente d’armes sert à justifier les bombardements quotidiens de l’aviation israélienne contre les Palestiniens qui creusent des tunnels aux frontières entre Gaza et l’Égypte. Sachant que c’est le seul moyen pour les Palestiniens d’alléger leur malheur dû à l’embargo imposé aux habitants de Gaza par l’Etat d’Israël et le régime égyptien, avec la complicité de « la communauté internationale ».

Les manœuvres stratégiques bien coordonnées

« Amnesty international » ne fait pas cet amalgame de façon innocente. Ses « enquêteurs » le font délibérément en obéissant à leur direction, qui est infiltrée par les cryptos sionistes au service d’Israël. Dans son rapport, cet organisme fait porter le chapeau à la résistance palestinienne, donc aux victimes, de la manière la plus subtile dont la présentation des arguments pourrait paraître aux naïfs comme équitable ! Le but est de justifier les crimes de cet Etat de l’apartheid pour lui éviter quelque condamnation que ce soit par les instances juridiques internationales.

Cet organisme n’a pas tenu compte du fait qu’Israël occupe les terres des Palestiniens, lesquels résistent aux armées d’occupation ; il n’a pas tenu compte du blocus qu’Israël leur impose pour les affamer, ni des agression au quotidien qu’ils subissent chez eux de la part des armées israéliennes qui utilisent les moyens militaires les plus sophistiqués. Il n’a pas tenu compte non plus du fait que la loi internationale donne la légitimité à tout peuple occupé de se défendre contre ses occupants.

De son côté, Israël fait semblant de protester contre ce rapport « déséquilibré » dans le but de faire diversion en faisant croire à l’opinion mondiale que ceux qui ont fait ce rapport sont « pro palestiniens ». C’est la diversion adoptée par Israël de concert avec ses défenseurs qui tirent les ficelles au sein de ce genre d’organismes « humanitaires » de façade.

Nous constatons ce genre de manœuvres politiques même dans les activités associatives « pour la paix » que ces organismes encadrent ici et là. Ils interdisent à leurs partenaires certains langages tel le mot « lobby sioniste » en tant que bailleurs de fonds d’Israël, ou le fait de dire que les sionistes agissent de l’intérieur des institutions des sociétés occidentales pour empêcher les gouvernements de sanctionner Israël. « On le sait mais il ne faut pas le dire publiquement, car cela ne peut que compliquer les choses ». Certaines de ces organisations parlent même au nom de la Palestine et des Palestiniens, en se disant « pacifistes ».

Leurs invités, qui sont généralement israéliens ou sionistes déguisés, sont présentés comme « progressistes de gauche » agissant pour la paix, à l’image du criminel Pérès (le « travailliste », de surcroît « prix Nobel de la paix ») ! Ces derniers sont en réalité des portes parole d’Israël en Occidents, entretenus et financés par le lobby sioniste mondial pour qui les moyens ne sont pas un problème, mais sponsorisés par les associations de relais ayant un masque de colombe. Lors de leurs prestations on découvre le vrai visage du sionisme derrière ce masque « de gauche », car leur fidélité à l’idéologie sioniste et à « Eretz Israël » les trahit malgré leur prudence. Et si vous les démasquez publiquement, vous êtes taxé d’« antisémites » et inscrits sur la liste de ceux qu’il faut boycotter si vous faites partie d’une association.

Si une enquête sérieuse pouvait se faire sur les activiste de ces associations et organismes, soi-disant défenseurs des droits de l’Homme, on découvrirait que ceux qui ont les pouvoirs de décision en leur sein ont le même but : la protection d’Israël. S’agissant d’Amnesty international, si l’on tient compte juste du registre de Gaza, le fait de mettre sur le même pied d’égalité les bourreaux et leurs victimes est une preuve suffisante pour se rendre compte que cet organisme est noyauté par les israélophiles.

Jusqu’à quand le monde doit-il accepter d’être « roulé dans la farine » par ces hypocrites qui le manipulent au nom de l’humanité ? Jusqu’à quand les peuples occidentaux doivent payer les dégâts que commet Israël. Et jusqu’à quand ces peuples pourront accepter d’être complices des crimes qu’ils n’ont pas commis ?

5 juillet 2009

Chérif BOUDELAL


2-3 Fayyad cherche à mobiliser les Palestiniens.

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

A 57 ans, cet ancien économiste de la Banque mondiale n'a personnellement pas de base politique, mais il jouit du soutien des Occidentaux alors que les Palestiniens sont divisés face au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui leur offre une solution bien en deçà de leurs aspirations à un Etat pleinement indépendant.

.Le Premier ministre Fayyad affiche sa volonté de mobiliser les Palestiniens pour édifier l'Etat auquel ils aspirent en dépit de l'occupation israélienne.

"Il faut faire bouger les choses", a expliqué Salam Fayyad dans une interview accordée ce week-end à Reuters dans son bureau de Ramallah. "Ce que je propose, c'est une nouvelle manière de procéder. Commençons par créer des faits positifs sur le terrain et à partir de là progressons".

Salam Fayyad note que l'occupation israélienne peut pour le moment rendre impossibles certains gros projets pour les Palestiniens, mais, dit-il, ils doivent entreprendre tout ce qu'ils peuvent là où Israël ne peut s'y opposer afin de faire avancer la vision d'un Etat palestinien.

Le gouvernement Fayyad a enregistré des progrès dans d'importants domaines.

Les finances publiques sont maintenant aux normes internationales, assure-t-il. Il y a aussi eu de gros progrès en matière de sécurité, "ce qui paraissait mission impossible il y a quelques années".

Toutefois, les progrès ont été inégaux et insuffisants.

Les normes judiciaires doivent être relevées et les services de santé, d'éducation, de sécurité sociale et de collecte des impôts doivent être améliorées.

Les Palestiniens doivent "s'adapter à la réalité sur le terrain" et accepter que ne pas pouvoir monter de gros projets en raison de l'occupation israélienne ne signifie pas qu'ils ne peuvent rien faire.

Des piliers du Fatah du président Mahmoud Abbas considèrent Salam Fayyad avec suspicion, même parfois avec ressentiment.

Le Hamas le traitent de marionnette des Occidentaux.

Mais il estime que ces considérations ne doivent pas le détourner de sa mission.

Il faut que les Palestiniens oublient leurs divergences politiques et s'unissent pour bâtir leur Etat au cours des deux prochaines années, de sorte que leurs institutions soient aux normes internationales d'ici 2011, prouvant qu'ils sont prêts, quoi qu'en dise alors Israël, dit-il.

"Mon ambition est que lorsque cette tâche sera accomplie, on nous regarde de n'importe où dans le monde, de la Chine au Brésil, en disant : 'Les Palestiniens ont vraiment un Etat".

Salam Fayyad estime que "contrer le défaitisme" est l'une des meilleures choses qu'il puisse apporter. Il s'agit, dit-il, "d'amener les gens à croire qu'ils peuvent effectivement agir" et ne sont pas "complètement impuissants".

Lorsque Salam Fayyad a présenté cette vision dans un discours prononcé ce mois-ci à l'université Al Qods, en Cisjordanie, certains membres du Fatah lui ont reproché d'être présomptueux et vague.

"Qu'entend-il par délai de deux ans?", ont demandé des commentateurs. Qui est-il pour fixer des objectifs nationaux? Ne tente-t-il pas de court-circuiter l'Organisation de libération de la Palestine et le Fatah?

Un journal a titré "La promesse de Fayyad". Mais, rétorque ce dernier, "il ne s'agit pas de promesse, je ne suis pas en position de promettre quoi que ce soit. C'est un défi que nous nous lançons à nous-mêmes".

"Et qu'est-ce qu'un plan sans échéancier?", poursuit-il. "Ce n'est rien.

Une absence d'échéancier signifie que l'on risque de croire que nous acceptons une 'période intérimaire' illimitée", souligne-t-il en faisant allusion aux étapes envisagées par les accords d'Oslo, au début des années 1990.

"Nous avons déjà dépassé de dix ans la fin de la 'période intérimaire' qui aurait dû se terminer en mai 1999 après Oslo. Je pense que deux ans est un échéancier raisonnable".

(29 juin 2009 – Al-Oufok avec les agences de presse )


2-4 Fayyad annonce la légalisation des colonies juives.
Aprés avoir rencontré à Washington la secrétaire d’État Hillary Clinton, le secrétaire au Trésor Timothy Geithner, et le secrétaire à
la Défense Robert Gate, le Premier ministre de facto de l’Autorité palestinienne [1], Salam Fayyad, a participé au forum annuel de l’Institut Aspen [2] dans le Colorado. Le samedi 4 juillet 2009, il a participé à une table ronde avec Madeleine Albright et la sénatrice Dianne Feinstein.

Puis il a été interrogé en public par l’ancien directeur de la CIA James Woolsey, par l’ancien ambassadeur US en Israël Martin Indyk, et par le journaliste du New York Times Tom Friedman.

Au cours de cette rencontre, James Woolsey lui a demandé :
« Si le [futur] État palestinien est un État de droit, et si des juifs veulent vivre dans un lieu comme Hébron, ou n’importe où dans l’État palestinien, pour quelque raison que ce soit ou par attachement historique, pourquoi ne seraient-ils pas traités comme les Arabes israéliens le sont [actuellement en Israel où ils représentent un sixième de la population]. C’est-à-dire qu’ils pourraient être un sixième de la population. Ils pourraient élire de vrais députés dans une authentique Assemblée palestinienne, jouir de la liberté de religion, d’expression, et le plus important, ils pourraient dormir la nuit sans craindre que quelqu’un force leur porte et les tue ».
Salam Fayyad a répondu :
« Je ne vais pas vous contredire. Et je ne suis pas quelqu’un qui dira qu’ils seront ou devraient être traités d’une manière différente que les Arabes en Israël.

En fait, le genre d’État que nous voulons avoir, que nous aspirons à avoir, est un État qui épousera définitivement les hautes valeurs de tolérance, de co-existence, de respect mutuel et de respect de toutes les cultures et religions. Aucune discrimination quelle qu’elle soit, sur aucune base quelle qu’elle soit. Les juifs, pour autant qu’ils choisissent de rester et de vivre dans l’État de Palestine jouiront de ces droits et certainement, ils n’en jouiront pas moins que les Arabes israéliens en jouissent maintenant dans l’État d’Israël » [3]

Cette déclaration, longuement applaudie par le public, a soulevé de vives réactions en Palestine. Au-delà des belles phrases, elle implique que les colonies juives seront légalisées. Dès lors, on ne voit plus très bien pourquoi l’administration Obama en demande le gel.

Par ailleurs, si dans une période idéale, les Palestiniens de l’État d’Israël et les juifs de l’État palestiniens doivent avoir les mêmes droits que les autres citoyens, on ne comprends pas pourquoi avoir privé soixante ans durant des millions de Palestiniens de nationalité et vouloir créer aujourd’hui deux États plutôt qu’un État binational comme préconisé jadis par l’ONU. Sauf, bien entendu à ce que toutes ces belles paroles n’engagent que ceux qui y croient.

===

[1] Selon la loi fondamentale palestinienne, le Premier ministre doit être confirmé par l’Assemblée. Cependant, M. Fayyad, qui a été nommé Premier ministre par le président Mahmoud Abbas en juin 2007, ne s’est jamais présenté devant le Parlement.

De son côté, le Hamas a constitué un autre gouvernement à Gaza dirigé par le Premier ministre Isamel Haniyeh.

Ce dernier n’a pas non plus été confirmé par l’Assemblée. Non pas qu’il ne l’ait pas souhaité, mais parce que les députés du Hamas ont été enlevés avec l’aide du gouvernement Fayyad et sont retenus en otage en Israël.

[2] Sur l’institut Aspen, lire « L’Institut Aspen élève les requins du business ». Sur le rôle de l’Institut Aspen en Palestine, lire « La "solution à deux États" sera bien celle de l’apartheid », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 2 septembre 2004 et 13 janvier 2008.

[3] Texte original
James Woolsey : « Now, if there is to be the rule of law in a Palestinian state, and if Jews want to live in someplace like
Hebron, or anyplace else in a Palestinian state, for whatever reasons or historical attachments, why should they not be treated the same way Israeli Arabs are ? (…) That would be, there could be a sixth of the population consisting of them. They could vote for real representatives in a real Palestinian legislature, freedom of religion, freedom of speech, and most importantly, be able to go to the sleep at night without worrying someone is going to kick down the door and kill them »
Salam Fayyad : « I’m not going to disagree with you. And I’m not someone who will say that they would or should be treated differently than Israeli Arabs are treated in
Israel. In fact the kind of state that we want to have, that we aspire to have, is one that would definitely espouse high values of tolerance, co-existence, mutual respect and deference to all cultures, religions. No discrimination whatsoever, on any basis whatsoever. Jews to the extent they choose to stay and live in the state of Palestine will enjoy those rights and certainly will not enjoy any less rights than Israeli Arabs enjoy now in the state of Israel ».

http://www.voltairenet.org:80/article160917.html


Les commentaires sont fermés.