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25/07/2009

n°277- dossiers de l'Afghanistan - 23-07 - Début - : Obama envoie des marines supprimer la population de l'Afghanistan du Sud.

n°277- dossiers de l'Afghanistan - 23-07  - Début - : Obama envoie des marines supprimer la population de l'Afghanistan du Sud.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°277 du 23-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Al Djazira diffuse la vidéo d'un soldat US aux mains de la résistance.

1-2 Gilles Munier : Les espions de l´or noir.

2 Les Brèves 

2-1 Un F-15E américain avec deux pilotes à bord s'écrase en Afghanistan.

2-2 Des attaque à la bombe, parfois suicide, visent régulièrement les forces afghanes et internationales.

2-3 Les forces alliées prises en tenaille.

2-4 Les tenailles afghanes.

2-5 La guerre ne se prête pas à une solution militaire – l’OTAN a tardé à le comprendre.

2-6 Un programme secret de la CIA visait à tuer les chefs d'Al-Qaïda.

2-7 Les soldats américains conservent le droit de fumer au combat.

Suite

2-8  Guantanamo : Les Brèves

1 Des municipalités US espèrent accueillir les prisonniers de Guantanamo…

2 Sami Al Haj ,ancien détenu et journaliste, compte porter plainte contre Bush et cie.

3 Dossiers

3-1 Après Bush, la paix ?

3-2 James Cogan : Obama envoie des marines supprimer la population de l'Afghanistan du Sud.

3-3 La Belgique interdit le financement des armes à uranium appauvri.

3-4 Quand la CIA révèle ses méthodes de torture.

4 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

4-1 La police afghane bien plus redoutée que les ‘taliban’.

4-2 Dans le désert du Sud afghan, l’armée US s’attaque à un ennemi invisible.

4-3 «Assez de mensonges : l'Italie participe à la guerre d'occupation».

4-4 Les blessures invisibles.


Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..  

1-1 Al Djazira diffuse la vidéo d'un soldat US aux mains de la résistance.

L'armée américaine dénonce la diffusion par les résistants d'une vidéo d'un soldat capturé le mois dernier en Afghanistan, mise à l'antenne par la chaîne de télévision Al Djazira.

Le militaire américain avait été porté disparu fin juin dans la province de Paktika (sud-est). La semaine dernière, un commandant de la résistance avait affirmé que le soldat était entre les mains des résistants.

A Kaboul, l'armée US a confirmé qu'il s'agissait bien du soldat porté disparu et a condamné la diffusion de cet enregistrement, qualifié d'acte de propagande.

"Nous considérons l'utilisation de ce soldat à des fins de propagande comme contraire au droit international", a déclaré le capitaine Jon Stock, porte-parole de l'armée américaine en Afghanistan.

"Nous continuons de faire tout ce qui est possible pour récupérer ce soldat sain et sauf", a-t-il ajouté.

L'armée n'a pas divulgué l'identité du soldat aux mains des résistants. Sur cette vidéo, il apparaît le crâne rasé et semble en bonne santé. Face caméra, il évoque son état d'esprit.

"Je suis effrayé. J'ai peur de ne jamais pouvoir revenir chez moi", dit-il. "J'ai ma petite amie, qui espère se marier. J'ai ma grand-mère et mes grands-pères", continue-t-il.

A un homme qui se tient hors champ et lui demande s'il a un message à transmettre à son peuple, le soldat américain répond: "A mes compatriotes américains qui ont des êtres chers ici, qui savent ce qu'est l'absence: vous avez le pouvoir de faire en sorte que notre gouvernement les ramène à la maison."

19-07

Reuters

http://fr.news.yahoo.com/4/20090719/tts-afghanistan-usa-soldat-ca02f96_1.html


1-2 Gilles Munier : Les espions de l´or noir.

Le pétrole, « maître du monde » ?

Oui, mais comment en est-on arrivé là ?

Des rivalités pour contrôler la route des Indes à l´émergence des Etats-Unis comme puissance mondiale, les pays anglo-saxons ont su étendre leur influence en Asie centrale, dans le Caucase et au Proche-Orient, avec, au final, leur mainmise sur les principales ressources pétrolières mondiales.
Gilles Munier remonte aux origines du Grand jeu et de la fièvre du pétrole pour raconter la saga des espions de l´or noir et la malédiction qui s´est abattue sur les peuples détenteurs de ces richesses. Il brosse les portraits des agents secrets de Napoléon 1er et de l´Intelligence Service, du Kaiser Guillaume II et d´Adolphe Hitler, des irréguliers du groupe Stern et du Shay - ancêtres du Mossad - ou de la CIA, dont les activités ont précédé ou accompagné les grands bains de sang du 19ème et du début du 20ème siècle.
Parmi d´autres, on croise les incontournables T.E Lawrence dit d´Arabie, Gertrude Bell, St John Philby et Kermit Roosevelt, mais aussi des personnages moins connus comme Sidney Reilly, William Shakespear, Wilhelm Wassmuss, Marguerite d´Andurain, John Eppler, Conrad Kilian. Puis, descendant dans le temps, Lady Stanhope, le Chevalier de Lascaris, William Palgrave, Arthur Conolly et David Urquhart.
« On dit que l´argent n´a pas d´odeur, le pétrole est là pour le démentir » a écrit Pierre Mac Orlan. « Au Proche-Orient et dans le Caucase », ajoute Gilles Munier, « il a une odeur de sang ». Lui qui a observé, sur le terrain, plusieurs conflits au Proche-Orient, montre que ces drames n´ont pas grand chose à voir avec l´instauration de la démocratie et le respect des droits de l´homme. Ils sont, comme la guerre d´Afghanistan et celles qui se profilent en Iran ou au Darfour, l´épilogue d´opérations clandestines organisées pour contrôler les puits et les routes du pétrole.

Gilles Munier : Les espions de l´or noir.
330 pages, avec photos, cartes et index

Editions Koutoubia - Groupe Alphée-Editplus

- 22,60 euros -



2 Les Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..  

2-1 Un F-15E américain avec deux pilotes à bord s'écrase en Afghanistan.

Un chasseur F-15E de l'aviation américaine avec deux pilotes à son bord s'est écrasé samedi dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé l'armée américaine, en soulignant qu'il s'agissait d'un accident.

Le sort des deux pilotes reste "inconnu à ce stade", indique-t-elle dans un communiqué précisant que l'avion s'est écrasé vers 03H15 (10H45 GMT vendredi).

Les montagnes de l'est, frontalières du Pakistan, sont souvent escarpées et difficiles d'accès. La région est l'un des foyers de la rébellion.

Un responsable local afghan a indiqué à l'AFP que la carcasse en flammes de l'avion a été retrouvée dans un district de la province de Ghazni, un foyer taliban du sud-est du pays.

"L'avion s'est écrasé dans la nuit dans le district de Nawur. La zone a depuis été bouclée par l'armée américaine, qui a fait venir des hélicoptères. On pouvait voir (ce matin) la carcasse de l'avion en flammes", a déclaré à l'AFP Mohammad Qasim, l'un des responsables du district.

Les résistants ont réussi ces dernières années à abattre ou provoquer l'atterrissage d'urgence de plusieurs hélicoptères des forces internationales, notamment avec des roquettes.

Mais ils ne disposent pas selon les observateurs des armes suffisantes pour pouvoir abattre les chasseurs, qui volent à des altitudes bien plus élevées.

(AFP / 18 juillet)

http://www.romandie.com/ats/news/090718085223.tuw04520.asp


2-2 Des attaque à la bombe, parfois suicide, visent régulièrement les forces afghanes et internationales.

"Quatre soldats de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf, qui dirige les troupes de l'Otan stationnées dans le pays, ndlr) ont été tués aujourd'hui (lundi, ndlr) par une attaque à la bombe artisanale dans l'est de l'Afghanistan", indique le communiqué de l'Isaf.

Contacté par l'AFP, un porte-parole de l'armée américaine, le lieutenant Robert Carr, a précisé que les victimes étaient des soldats américains.

Le porte-parole ne savait pas où exactement avait eu lieu l'attaque.

Plus tôt dans la journée, le ministère britannique de la Défense avait annoncé le décès d'un soldat britannique, tué dimanche matin dans une explosion alors qu'il effectuait une patrouille dans la province du Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, partie la plus violente du pays.

Des attaque à la bombe, parfois suicide, visent régulièrement les forces de sécurité afghanes et internationales.

Les quatre décès annoncés lundi soir portent à 116 le nombre de soldats américains tués en Afghanistan depuis le début de l'année, et à 746 le nombre de militaires américains morts dans le pays depuis le renversement du régime des talibans fin 2001 par une coalition menée par les Etats-Unis, selon un décompte établi à partir du site spécialisé icasualties.org.

Le nombre de soldats étrangers tués en Afghanistan n'a jamais été aussi élevé depuis trois semaines et le début de deux vastes offensives de la force de l'Otan dans les bastions talibans du sud pour tenter de pacifier la région avant les élections présidentielle et provinciales du 20 août.

Cette tendance ne devrait pas changer au cours des prochains mois à mesure que ces offensives se poursuivront, ont prévenu de nombreux responsables occidentaux.

20-07

http://www.lematin.ch:80/flash-info/monde/afghanistan-soldats-americains-tues-bombe


2-3 Les forces alliées prises en tenaille.

«L’Amérique a remplacé les talibans par les seigneurs de la guerre

Lorsqu’il prononça cette phrase au printemps 2002, à l’issue d’une guerre ayant déjà coûté à l’époque près de 20 milliards de dollars, l’actuel vice-président américain Joseph Biden (alors sénateur) ne croyait pas si bien dire.

Sept ans après – et des centaines de milliards de dollars en plus – la relance par Barack Obama d’une enquête sur les massacres de 2000 prisonniers islamistes commis fin 2001 par le chef de guerre ouzbek Rachid Dostom a ravivé les vieux démons du conflit afghan.

Avec, d’un côté, les 70 000 hommes de la Force internationale d’assistance et de sécurité (ISAF) de l’OTAN affairés à guerroyer contre l’ennemi bien plus difficile à éradiquer.

Et, de l’autre, un champ de bataille politique afghan toujours aussi délétère, dominé par des «parrains» nourris à tous les trafics, dont le président Hamid Karzaï est tantôt le complice, tantôt l’otage.

Pas de solution militaire

Le problème est que cette tenaille doit être desserrée d’urgence.

D’où l’offensive actuelle menée par les forces de l’OTAN et celles sous commandement américain dans les régions pachtounes frontalières du Pakistan.


2-4 Les tenailles afghanes.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..  

Les forces alliées prises en tenaille.
Les forces de l’ISAF font face à des résistants toujours plus incisifs.
«L’Amérique a remplacé les ‘talibans’ par les seigneurs de la guerre.»

Lorsqu’il prononça cette phrase au printemps 2002, à l’issue d’une guerre ayant déjà coûté à l’époque près de 20 milliards de dollars, l’actuel vice-président américain Joseph Biden (alors sénateur) ne croyait pas si bien dire.
Sept ans après – et des centaines de milliards de dollars en plus – la relance par Barack Obama d’une enquête sur les massacres de 2000
prisonniers commis fin 2001 par le chef de guerre ouzbek Rachid Dostom a ravivé les vieux démons du conflit afghan.

Avec, d’un côté, les 70 000 hommes de la Force internationale d’assistance et de sécurité (ISAF) de l’OTAN affairés à guerroyer contre l’ennemi taliban bien plus difficile à éradiquer. Et, de l’autre, un champ de bataille politique afghan toujours aussi délétère, dominé par des «parrains» nourris à tous les trafics, dont le président Hamid Karzaï est tantôt le complice, tantôt l’otage.
Pas de solution militaire
Le problème est que cette tenaille doit être desserrée d’urgence.

D’où l’offensive actuelle menée par les forces de l’OTAN et celles sous commandement américain dans les régions pachtounes frontalières du Pakistan, vitales pour les talibans. Car le temps presse.

L’UE, à elle seule, enverra une centaine d’observateurs dirigés par l’ancien général français Philippe Morillon.

Plus de 150 millions de dollars seront dépensés pour organiser ce scrutin. Sauf que les bulletins ne vaudront pas cher tant que perdurera l’engrenage d’une société toujours au bord du naufrage: «Il faudra toute une génération pour que les Afghans commencent à regarder les Américains et leurs alliés d’un autre œil», prédit le journaliste Ahmed Rashid, auteur du Retour des talibans (Ed. Delavilla).
Le ‘conflit ‘afghan ne se prête pas à une solution militaire – l’OTAN a tardé à le comprendre.

Le terrain et les hommes (divisés en clans) n’ont rien à voir avec l’Irak.

Or, la foi occidentale dans la supériorité guerrière n’est pas complètement effacée. L’Alliance, qui vient d’envoyer des avions de surveillance Awacs, croit encore à la possibilité de «détruire» l’ennemi. Ou, du moins, de le disperser grâce à des méthodes «dures» chères au nouveau commandant de l’ISAF imposé par la Maison-Blanche, le général des forces spéciales Stanley McCrystal. Un calcul en butte à une réalité: celle des pertes qu’elle incombe pour des Européens bien moins convaincus du bien-fondé de ce conflit. 

Richard Werly 


2-5 La guerre ne se prête pas à une solution militaire – l’OTAN a tardé à le comprendre.

Le terrain et les hommes (divisés en clans) n’ont rien à voir avec l’Irak.

Or, la foi occidentale dans la supériorité guerrière n’est pas complètement effacée.

L’Alliance, qui vient d’envoyer des avions de surveillance Awacs, croit encore à la possibilité de «détruire» l’ennemi. Ou, du moins, de le disperser grâce à des méthodes «dures» chères au nouveau commandant de l’ISAF imposé par la Maison-Blanche, le général des forces spéciales Stanley McCrystal.

Un calcul en butte à une réalité: celle des pertes qu’elle incombe pour des Européens bien moins convaincus du bien-fondé de ce conflit.

Richard Werly 

 Le Temps (Suisse),

14 juillet


2-6 Un programme secret de la CIA visait à tuer les chefs d'Al-Qaïda.

Un programme antiterroriste de la CIA, gardé secret pendant les huit années de la présidence Bush, qui fait aujourd'hui polémique aux Etats-Unis, visait à tuer ou capturer les dirigeants d'Al-Qaïda, au sol et non via des frappes aériennes, ont expliqué lundi des responsables gouvernementaux sous le couvert de l'anonymat.

Ce programme de la CIA n'a jamais abouti, ont précisé ces responsables. Depuis 2001, en revanche, les Etats-Unis ont eu recours à des frappes aériennes menées par des drones, appareils sans pilote qui ont a plusieurs reprises fait des victimes civiles au Pakistan et en Afghanistan.

Ce programme secret a été suspendu le 23 juin par le directeur de la CIA Leon Panetta lorsqu'il a appris son existence ainsi que le fait que le Congrès n'en avait jamais été informé après son lancement en 2001.

L'ordre de prendre pour cible les dirigeants d'Al-Qaïda avait été validé par le président George W. Bush peu après le 11-Septembre.

Selon le Wall Street Journal, qui cite d'anciens responsables du renseignement s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, la CIA a dépensé de l'argent pour ce programme, en frais de fonctionnement et peut-être même pour des opérations d'entraînement, mais il n'est jamais devenu complètement opérationnel. L'agence de renseignement s'est refusée à tout commentaire.

Le fait que le vice-président de Bush, Dick Cheney, aurait directement donné l'ordre à la CIA de garder ce programme secret, en le cachant aux responsables du Congrès, a été révélé ce week-end par le New York Times.

Et ce alors que le ministre de la Justice Eric Holder étudie l'opportunité d'ouvrir une enquête criminelle sur la pratique de la torture par la CIA. Le président Barack Obama, qui veut regarder vers l'avenir, n'est pas très favorable à ce que le pays se penche sur les pratiques de l'ère Bush, mais ce n'est pas le cas du parti démocrate.

La sénatrice démocrate de Californie Dianne Feinstein, qui préside la Commission du renseignement, a estimé qu'avoir gardé ce programme secret est une violation de la loi et veut l'ouverture d'une enquête.

Selon la loi, en cas d'opérations ultra-secrètes, les briefings peuvent se limiter à un groupe très restreint, qu'on appelle le Groupe des Huit, soit les patrons du groupe républicain et démocrate des deux chambres du Congrès, ainsi que des Commissions du renseignement du Sénat et de la Chambre des représentants.

Mme Feinstein a raconté que l'actuel directeur de l'agence de renseignement Leon Panetta avait expliqué aux élus le mois dernier qu'il "venait d'apprendre l'existence du programme, nous l'a décrit, nous a dit qu'il l'avait annulé et (...) nous a dit qu'on lui avait dit que le vice-président avait ordonné que le Congrès n'en soit pas informé".

"On nous a laissés dans l'ignorance. C'est quelque chose qui ne devrait jamais, jamais se reproduire", a-t-elle ajouté au cours du week-end dans l'émission "Fox News Sunday".

Vendredi, un rapport de l'inspection générale avait mis l'accent sur le rôle joué par l'équipe de M. Cheney dans le secret excessif maintenu autour du vaste et controversé programme d'écoutes illégales de la NSA (National security Agency).

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090713/twl-usa-cia-al-qaida-224d7fb_1.html


2-7 Les soldats américains conservent le droit de fumer au combat.

Les soldats américains déployés en Afghanistan et en Irak ont bien failli se voir interdire de tirer sur leur cigarette !

Selon une étude américaine très sérieuse, l'usage du tabac est dramatique pour eux, qu'ils soient des combattants ou des vétérans.

D'après ce document d'une commission d'études de l'Institute of Medicine, dont un résumé est accessible ici : ombating Tobacco in Military and Veteran Populations , le tabac affecte les capacités opérationnelles de la troupe, notamment en réduisant ses performances physiques, son acuité visuelle et en provoquant des pertes d'audition. 20 % des Américains fument, mais la pratique tabagique concerne un tiers des militaires en activité, le taux des vétérans tirant sur la clope étant proche du taux moyen (22 %).

Plus inquiétant : le taux des militaires fumant au retour d'Iraq et d'Afghanistan est de moitié supérieur à celui de leurs collègues restés aux États-Unis, et les soins à apporter aux fumeurs malades coûtent des milliards au budget de la Défense.

La commission recommande donc purement et simplement la prohibition du tabac dans toutes les installations militaires, sans exception. Il fallait, de ce fait, s'attendre à ce que le Pentagone interdise la clope jusque sur les champs de bataille, mais cela ne se fera pas.

Le secrétaire Robert Gates a déclaré qu'il n'avait pas l'intention de proscrire la chique, la cigarette ou le cigare en zones de combat.

Le porte-parole du Pentagone Geoff Morrell déclare : "Nous combattons dans deux guerres et nous demandons à nos forces plus que nous l'avons jamais fait.

Les combattants sont soumis à des contraintes et à un stress énormes, que le secrétaire à la Défense ne veut pas aggraver en leur retirant l'une des rares choses qui peuvent le réduire."

Jean Guisnel :

16/07/2009 à

 Le Point.fr

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-07-16/les-soldats-americains-conservent-le-droit-de-fumer-au-combat/1648/0/361680



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