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25/07/2009

n°277- dossiers de l'Afghanistan - 23-07 - Suite - : Obama envoie des marines supprimer la population de l'Afghanistan du Sud.

n°277- dossiers de l'Afghanistan - 23-07  - Suite  - : Obama envoie des marines supprimer la population de l'Afghanistan du Sud.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°277 du 23-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2-8  Guantanamo : Les Brèves

1 Des municipalités US espèrent accueillir les prisonniers de Guantanamo…

2 Sami Al Haj ,ancien détenu et journaliste, compte porter plainte contre Bush et cie.

3 Dossiers

3-1 Après Bush, la paix ?

3-2 James Cogan : Obama envoie des marines supprimer la population de l'Afghanistan du Sud.

3-3 La Belgique interdit le financement des armes à uranium appauvri.

 


2-8  Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

1 Des municipalités US espèrent accueillir les prisonniers de Guantanamo…

Barack Obama s'est engagé à fermer la prison de Guantanamo, à Cuba d'ici le 21 janvier 2010. Le Congrès américain s'oppose à leur transfert sur le sol des Etats-Unis, et a décidé de bloquer tout financement pour ces déplacements.

"Pas chez moi!".

Si la majorité des villes américaines rechignent à accueillir d'anciens détenus du camp de Guantanamo, quelques municipalités, comme celle de Marion dans l'Illinois (nord), y voient au contraire une occasion de ‘créer des emplois’ et ‘relancer’ l'activité économique.

Certains détenus, blanchis des accusations de terrorisme, ont déjà été envoyés dans des pays étrangers. Entre les différents transferts et l'accord de principe avec l'archipel de Palau, dans le Pacifique, il reste 229 prisonniers au centre de détention militaire américain de Guantanamo à Cuba.

"Nous avons les installations. Faites-les venir", lance le maire de Marion, Robert Butler.

Le centre de détention, qui fut autrefois le plus sécurisé des Etats-Unis, a accueilli toutes sortes de détenus -espions, trafiquants de drogue colombiens ou parrains de la Mafia comme John Gotti.

La prison de Marion n'est plus classée aujourd'hui que comme établissement de moyenne sécurité et le sénateur démocrate de l'Illinois Dick Durbin a demandé à l'administration pénitentiaire d'étudier un reclassement. Robert Butler espère recréer une centaine d'emplois perdus quand le pénitencier de Marion, qui remplaça Alcatraz en 1963, a perdu au milieu des années 1990 son statut d'établissement de sécurité maximale.

Le rétablir est tout à fait possible, souligne Greg Shadowens, responsable du syndicat local des personnels pénitentiaires. "C'est une question de réarmer les miradors, y remettre du personnel, réajuster les effectifs, mais rien de plus. Nous avons détenu le pire du pire sans incidents. Je suis certain qu'on peut le faire aussi avec des gens de Guantanamo", ajoute-t-il.

Créer de nouveaux emplois à la prison de Marion, fait valoir la municipalité, constituerait une aubaine pour une ville durement frappée par la crise économique et les fermetures d'usine: un gardien de prison peut gagner, selon son ancienneté, entre 40.000 et 52.000 dollars par an (entre 28.635 et 37.220 euros), un bon salaire aux Etats-Unis.

"On a des gens qui sont des ennemis de la nation, et il faut bien les mettre quelque part, dont ils ne peuvent pas sortir", dit Robert Butler. "Ce serait tout aussi bien ici."

Marion pourrait avoir de la concurrence. D'autres municipalités, comme Thomson (Illinois), Florence (Colorado, ouest) et Hardin (Montana, nord-ouest) se sont également portées candidates pour accueillir des détenus de Guantanamo. Hardin, une petite ville sinistrée par la crise, dispose d'un centre pénitentiaire neuf, construit il y a deux ans et d'une capacité de 460 places. Conçu pour accueillir des détenus peu dangereux, l'établissement peut cependant être facilement sécurisé, assurent les responsables municipaux.

Bill Ritter, le gouverneur démocrate du Colorado, a de son côté observé que la prison fédérale de très haute sécurité de Florence serait "parfaitement adaptée" pour des détenus de Guantanamo.

C'est là qu'est incarcéré le Français Zacarias Moussaoui, condamné en 2006 à la prison à vie pour complot (11-09 -2001. )

Jim Suhr

13-07

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090713/twl-usa-guantanamo-224d7fb_1.html


2 Sami Al Haj ,ancien détenu et journaliste, compte porter plainte contre Bush et cie.

Sami Al Haj un ancien détenu de Guantanamo a fait l'objet d'une arrestation en Afghanistan en 2002 alors qu'il exercait sa fonction de journaliste pour la chaine quatariote Al Jazeera.
A l'issu de sa libération en mai 2008 il a fait savoir qu'il a l'intention de poursuivre en justice l'administration Bush pour détention illégale et torture .

Sami al-Haj: «La torture continue à Guantanamo»

Le Centre de justice de Guantanamo, qui sera dirigé par l'ex-détenu britannique Moazzam Begg, une nouvelle organisation mise en place pour les anciens détenus de Guantanamo qui servira de rempart pour les futures actions en justices et dont le siège sera instauré à Genève en Suisse.

Caméraman pour Al Jazeera Sami Al Haj est aussi le co-fondateur de ce Centre.
Son avocat lui a conseillé de constituer le dossier en Europe Al-Haj a déclaré: "J'ai parlé à mon avocat, qui me conseille de le faire en Europe.

Les tribunaux n'ont pas le pouvoir de rapprocher [ voulant dire par là les responsables américains] par la force, mais au moins ils ne peuvent pas visiter les pays européens" le cas échéant ils seraient traduit devant le tribunal investi du dossier.
L'exemple du Général Pinochet arrêté au Royaume Uni en 1998 et sur la plainte d'un procureur Espagnol pour meurtre de citoyens espagnol au Chili est l'exemple qui a inspiré Sami  Al Haj.

Nous pensons qu'il faudra du temps pour récolter le plus d'informations les certificats médicaux sont déjà des premiers éléments s'en suivront d'autres afin de prouver les tortures que nous avons subi .
Lors de sa détention en mars 2002 à Khandahar Sami agé de 40 ans aujourd'hui et au cours de la même année une fois  transféré à Guantanamo des agents britanniques lui ont posé des questions au sujet de la chaine quatariote si elle avait des liens avec Al Qaïda.
Des questions notamment sur des co détenus et spécifiquement des Britanniques lui ont été posés  à leurs sujets ; ils lui ont également demandé de coopérer avec les Américains s'il venait à être libéré par la suite.
Sami Al Haj n'a fait l'objet d'aucune mesure de pression où d'intimidation au demeurant à l'issu de sa libération et est resté en contact avec d'anciens et actuel détenus.
Illizi

Posté le 20 juillet 2009 par SOULEIMAN

Traduit au mieux pour LVO
source : guardian.co.uk



3 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Après Bush, la paix ?

Extrait

"Aux terroristes qui sont contre nous, mon message est le même : nous vous vaincrons."

B. Obama, 27 mars 2009

L'élection de Barack Obama a provoqué en Europe un très grand enthousiasme, engouement et espoir. Le capital de sympathie est incontestable, et on peu difficilement échapper au symbole du premier Noir à la Maison Blanche, dans un pays ou régnait il y a peu l'apartheid.

En particulier, l'espoir est immense que la fin de l'administration Bush a réellement éloigné le monde de la guerre, et le sentiment largement répandu dans l'opinion est que Obama oeuvre pour la paix

Il y a eu, de fait, quelques belles paroles et gestes symboliques de Barack Obama, - mais si on y regarde de plus près, les éléments factuels manquent malheureusement pour alimenter l'illusion.

Change we can believe in…

….

 La recrudescence actuelle des attentats meurtriers absurdes contre la population pourrait bien être l'action des services secrets états-uniens qui ont une longue pratique, et qui ont tout intérêt à rendre leur présence indéfiniment indispensable.

Un indicateur autrement plus parlant que les belles phrases, est le budget de la "défense". Obama a demandé au Congrès de débloquer 83,4 milliards de dollars supplémentaires pour financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan, soit plus que ce que n’avait demandé le va-t-en guerre G.W. Bush.

Les Etats-Unis ont accru leur présence en Afghanistan à 56.000 hommes actuellement, et devraient arriver à près de 70.000 d'ici l'automne. Le modèle suivi pour "pacifier" l'Afghanistan est ouvertement celui du surge irakien, une "déferlante" de force censée briser toute résistance – et permettre un hypothétique retrait ultérieur. Obama a été manifestement impressionné par la politique de "surge" de son prédécesseur au point de le qualifier sur Fox News de succès "au delà des rêves les plus fous" ["beyond our wildest dreams"].

Ce rêve fou est en train de déborder sur le Pakistan, pris dans le bain de sang de la guerre au terrorisme. Les drones US bombardent désormais régulièrement les régions pachtounes, ciblant les "terroristes" désignés, massacrant en passant les civils tout autour : selon certaines sources, 6% de militants sur plus de 700 victimes1.

Les résistants taliban se montrent plus sélectifs. Ce sont de biens singulières entrées en matière pour une administration supposée œuvrer pour la paix.

Bref il est assez difficile de voir où se situe vraiment le changement dans lequel on est tenu de "croire", où est la différence concrète entre les politiques guerrières des deux administrations

Par contre et cela est beaucoup plus inquiétant, l'emballement médiatique pour Obama permet de faire beaucoup mieux passer, chez nous, l'engagement européen dans ces guerres, et dans celles qui s'annoncent. Le discours sur la nouvelle attitude de coopération des USA avec les Alliés est en fait un appel à une plus grande implication de l'OTAN dans les guerres impériales. Au moins l'arrogance de Bush et de sa bande de néo-cons nous épargnait cela.

Les effets sont tout à fait réels : Quelque 33.000 soldats supplémentaires sont déployés en Afghanistan venant de l'Otan ou des pays alliés. Les ministres des affaires extérieurs des pays de l'Otan ont avalisé sans broncher le fait que l'Isaf passe sous commandement unifié US, coordonnant la stratégie de l'Isaf et de l'opération "Enduring Freedom".

L'illusion de la force de maintien de la paix de l'Otan bien distincte de l'opération de guerre US est bien révolue..

Roland Marounek

 Alerte OTAN ! n°34, avril - juin 2009


3-2 James Cogan : Obama envoie des marines supprimer la population de l'Afghanistan du Sud.

Le gouvernement Obama a envoyé la 2e brigade expéditionnaire de marines (2 MEB) dans une offensive potentiellement très sanglante dans la province sud d'Helmand.

L'objectif est de supprimer la population de Pachtounes, qui est largement hostile à l'occupation de leur pays par les États-Unis et l'OTAN, depuis 7 ans et demi, et qui refuse la légitimité du gouvernement afghan fantoche dirigé par le président Hamid Karzaï.

Tôt le jeudi matin, la 2 MEB a commencé ce qui a été décrit comme le plus grand transport aérien de marines depuis la guerre du Vietnam. Ayant reçu le nom de code « Khandjar » — le mot pachtou pour « coup d'épée » — l'opération est la plus importante menée par les marines depuis qu'ils ont mené l'assaut contre la ville irakienne de Falludja en novembre 2004. En tout, 4000 marines et un bataillon de l'armée afghane de 600 hommes sont en action, soutenus par un ensemble d'avions, de drones sans pilotes et d'hélicoptères lourds.

Un article du New York Times de vendredi par la vétéran des correspondants de guerre Carlotta Gall, qui travaille en Afghanistan depuis 2001, expliquait pourquoi Helmand avait été choisi comme cible pour la première opération d'envergure du « renfort » (surge en anglais) d'Obama en Afghanistan.

Elle y écrit que « l'état d'esprit des Afghans a évolué vers une révolte populaire dans certaines régions de l'Afghanistan ». Les gens ont « pris les armes contre les troupes étrangères pour protéger leurs foyers ou par colère après avoir perdu des proches dans un bombardement aérien ».

Gall note : « La province du sud a subi les pires pertes civiles depuis le déploiement de l'OTAN dans la région en 2006.

Des milliers de gens ont été déplacés par les combats et ont trouvé refuge dans les villes. "Maintenant il y a plus de gens qui se mettent du côté des talibans que du gouvernement" déclarait Abdul Qadir Noorzai, chef de la commission afghane indépendante des droits de l'Homme… »

Un homme interviewé par Gall en juin déclarait : « Qui sont les talibans ? Ce sont des gens du coin. » Un autre, dont la maison avait été bombardée par des avions américains deux mois plus tôt, disait des troupes étrangères : « Nous les musulmans, nous ne les aimons pas. Ce sont eux, la source du danger. »

La description que donne Gall du véritable état des choses réfute le matraquage de la propagande qui décrit cette offensive comme visant à sauver des gens de la tyrannie des talibans, de leur permettre de voter aux élections qui se préparent et de créer des conditions nécessaires au développement économique. Helmand est, en réalité, l'épicentre de la résistance populaire à l'occupation. Des milliers de soldats ont été nécessaires pour forcer la population à se soumettre.

Dans les premiers jours de l'opération, les troupes d'infanterie de marine ont été déployées en aval de la Vallée de la rivière Helmand, au Sud de la nouvelle base américaine près de la ville de Lashkar Gah. Ils ont occupé les villes de Nawa et Garmser, ainsi que Khan Nashin, à 130 kilomètres de la frontière pakistanaise, où ni les troupes d'occupation ni les troupes afghanes n'ont mis les pieds depuis plus de cinq ans.

L'assaut des marines a été précédé d'une opération britannique deux semaines plus tôt pour s'emparer de 13 ponts au nord de Lashkar Gah, afin d'empêcher l'arrivée de renforts talibans entrant à Helmand depuis la zone de la province voisine de Kandahar, aux mains des insurgés. Hier, des unités britanniques ont commencé une nouvelle offensive pour sécuriser la route entre Lashkar Gah et la ville de Gereshk au Nord de la province.

Les officiers américains ont déclaré au Washington Post que le « Khanjar » était le produit de mois de préparations. Qu'elle a été conçue pour Obama par les mêmes autorités qui ont mené le renfort de dizaines de milliers de troupes supplémentaires en Irak pour le gouvernement Bush en 2007. En particulier, le ministre de la Défense Robert Gates, le président de la conférence des chefs d'état-major, l'amiral Michael Mullen, le commandant du Centcom [Commandement central pour la région du golfe Persique et de l'Asie centrale, ndt] le général David Petraeus et le commandant récemment nommé en Afghanistan, le général Stanley McChrystal.

L'offensive a été prévue pour coïncider avec les premières étapes d'un assaut de l'armée pakistanaise dans la zone tribale du sud Waziristân. Les zones tribales pachtounes sont largement contrôlées par des mouvements islamistes ayant des liens étroits avec les talibans, qui fournissent à la guérilla afghane des lieux de replis et leurs propres combattants contre l'occupation.

Les opérations combinées ont été décrites par un officier pakistanais comme une stratégie « du marteau et de l'enclume ». L'idée est de forcer les talibans à se battre sur deux fronts, à la fois contre les forces des États-Unis/OTAN et contre les forces pakistanaises. Mahmoud Shah, officier pakistanais en retraite, a déclaré au Washington Post, le mois dernier que ses sources indiquaient que les dirigeants talibans avaient déjà « rappelé leurs troupes d'Afghanistan et les renvoient au Pakistan » pour s'opposer à l'offensive militaire attendue. L'armée pakistanaise a également déployé des troupes supplémentaires à la frontière entre Helmand et la province du Baloutchistan, pour empêcher qu'aucun taliban afghan n'échappe aux marines.

Les marines vont reproduire à Helmand les méthodes employées par l'armée américaine en Irak et ils sont bien préparés pour cela. La plupart des soldats et des officiers de la 2 MEB, ont effectué plusieurs services dans la province d'Anbar à l'est de l'Irak. Les tactiques du renfort ont été testées en premier à Anbar, centre de la résistance sunnite à l'invasion américaine. Durant deux ans, les marines ont mis au point leurs méthodes anti-insurrection au prix de milliers de vies irakiennes et de la répression de toute la population.

Tout le monde dans la zone nouvellement occupée d'Helmand – hommes, femmes, enfants – sera traité comme un insurgé potentiel. Les bases seront établies à l'intérieur même des villes et villages, à partir de là les troupes américaines utiliseront l'intimidation pour identifier les résistants. Les Afghans seront confrontés à des barrages routiers permanents, des vérifications d'identité et des fouilles. Les hommes en âge de se battre devront subir les traitements les plus humiliants. Les chefs tribaux locaux se verront proposer de l'argent pour la collaboration de leur clan avec l'occupant. S'ils refusent, ils seront classés parmi les sympathisants des talibans.

Bien que ce soit rarement mentionné dans les descriptions auto-censurées des médias, les tactiques anti-insurrection des États-Unis s'appuient fortement sur les assassinats et la détention arbitraire. Le général McChrystal a été placé aux commandes en Afghanistan principalement pour son expertise dans la direction de telles opérations; de 2003 à 2008, il a dirigé le Joint Special Opération Command (JSOC – commandement interarmes des opérations spéciales), dont les commandos de la mort ont tué ou enlevé des centaines de présumés dirigeants ou sympathisants de la résistance irakienne. Les mêmes méthodes ont déjà été utilisées à travers l'Afghanistan par les forces spéciales américaines, britanniques et australiennes, elles seront maintenant étendues au Helmand du Sud.

Dans les premiers jours de l'offensive du Helmand, la résistance a été minime. Une compagnie de marines s'est battue contre des combattants afghans au sud de Garsmer jeudi, ce qu'un officier a décrit comme « un putain de combat ». Après des heures de tirs, un chasseur a été envoyé pour détruire la position des insurgés avec une bombe de 250 kg.

Des accrochages mineurs ont eu lieu hier. Dans la zone autour de Nawa et de Khan Neshin, il n'y a pas eu d'accrochages annoncés.

Jusqu'à présent, un seul marine a été tué et 11 autres blessés. Des dizaines, d'autres ont eu besoin de traitement pour insolation à cause des températures étouffantes de l'été afghan.

Les troupes britanniques et danoises qui opèrent dans le secteur nord du Helmand ont également subi des pertes. Mercredi, deux soldats britanniques ont été tués et six autres blessés par une bombe cachée en bord de route à la sortie de Lashkar Gah.Parmi les morts, le lieutenant-colonel Rupert Thorneloe, l'officier britannique le plus gradé à mourir au combat depuis la guerre des Malouines en 1982. Ce même jour, un soldat danois a été gravement blessé par une mine.

En dépit de l'absence de grand affrontement, des inquiétudes ont été exprimées sur le possible échec de l'opération par manque de troupes.

Selon le Washington Post, le commandant de la 2 MEB, le brigadier-général Lawrence Nicholson, s'attendait apparemment à ce que des milliers de soldats du gouvernement Afghan soient affectés à Kandjar. Il n'en a eu que 600.

Nicholson a décrit le manque de troupes afghanes comme une « vulnérabilité critique. » Ses marines seront dispersées pour essayer de tenir ce qui n'est après tout qu'une assez petite zone du territoire sous contrôle des talibans, dans des conditions où les insurgés ne se mesureront probablement pas à eux en combat ouvert. Après plus de sept ans, les résistants ont appris à éviter les engagements sans objet contre l'armée d'occupation bien mieux équipée. La résistance va soit se mêler à la population qui lui est plutôt favorable ou se retrancher dans des lieux sûrs en d'autres zones de l'Afghanistan. Les marines au contraire, subiront une série ininterrompue de pertes par les bombes en bord de route, les mines et autres méthodes de la guérilla.

Il y a déjà des signes que les commandants en chef du Pentagone font pression sur la Maison-Blanche et Obama pour envoyer plus de troupes en Afghanistan.

Jusqu'à ce jour, Obama a affirmé qu'il ne déploierait pas plus que les 21 000 soldats additionnels qu'il avait envoyés dans le pays en entrant en fonction. Le général David McKiernan, l'ex-commandant américain en Afghanistan, a été renvoyé sans ménagements en mai en grande partie parce qu'il insistait sur le fait qu'il fallait plus de troupes.

Les dissensions au sein de l'armée n'ont clairement pas été réduites au silence. Le journal McClatchy rapportait mercredi que le conseiller à la sécurité nationale, James Jones, qui revenait d'Asie centrale, « commençait à entendre des rumeurs sur les nouveaux commandants et officiers envoyés en Afghanistan qui exigeraient rapidement un nouveau changement de stratégie et plus de troupes. » Un officier expérimenté sous couvert de l'anonymat aurait déclaré au journaliste Bob Woodward qu'au moins 100 000 soldats de plus étaient nécessaires.

Lorsque tous les renforts seront arrivés, il y aura 68 000 soldats américains dans le pays et 30 000 autres de divers pays de l'OTAN, dont la plupart opèrent selon des dispositions qui les empêchent de se rendre dans des zones de combat.

Mercredi dernier, l'amiral Mullen a déclaré aux journalistes que ses instructions au général McChrystal, en ce qui concerne les troupes supplémentaires, étaient de venir le voir et « demander ce dont vous avez besoin ». Il n'y a aucune raison de douter qu'Obama accepte tout ce que l'armée demandera. Dès sa campagne électorale, il dit que sa présidence consistait non seulement à « remporter » la guerre en Afghanistan, mais aussi à l'étendre au Pakistan. Derrière les déclarations de façade sur le fait d'extirper l'extrémisme et le terrorisme islamistes, le but est, et a toujours été, d'établir la domination stratégique des États-Unis sur toute l'Asie centrale.

James Cogan

Lundi 13 Juillet 2009

http://www.alterinfo.net/Obama-envoie-des-marines-supprimer-la-population-de-l-Afghanistan-du-Sud_a34435.html


3-3 La Belgique interdit le financement des armes à uranium appauvri.

Sans trop crier "Victoire!", on ne peut que se réjouir du vote de cette loi. 

Si une loi belge interdit de financer la fabrication, l'utilisation et l'entreposage des armes à uranium appauvri, notre gouvernement devrait aussi  rapatrier au plus vite les avions F-16 et les militaires belges engagés en Afghanistan aux côtés d'autres pays qui  utilisent toujours  l'uranium appauvri  et font courir  tant aux populations civiles qu'aux militaires le même danger qu'en Yougoslavie et en Irak. 

La Belgique interdit le financement des armes à uranium appauvri.

Communiqué de la Coalition Belge "Non aux  armes à uranium"

Nouvelle loi belge en primeur mondiale

 Ce jeudi 2 juillet, le Parlement belge a voté une loi interdisant d'investir dans le secteur des armes à uranium appauvri. La Belgique est à présent le premier pays interdisant le financement de la fabrication, de l’utilisation et de l’entreposage de ces armes à uranium. Cette loi suit l'interdiction de l'utilisation des armes à uranium, votée le 21 juin 2009. Ces armes sont contraires au droit humanitaire. Leur utilisation dans les conflits armés provoque la dissémination de particules chimiques invisibles, toxiques et radioactives qui constituent un danger à long terme pour la santé des humains et pour l'environnement.

 Pas d'argent belge pour les armes à uranium appauvri

Le sénateur Philippe Mahoux a introduit cette proposition au Sénat, où elle fut votée à l'unanimité le 2 avril 2009. La Chambre lui a emboîté le pas ce 2 juillet. La loi interdit aux banques et aux fonds d'investissement proposés sur le marché belge, d'octroyer des crédits aux producteurs de munitions inertes et de blindages contenant de l'uranium appauvri ou tout autre forme industrielle d'uranium.

En conséquence, les établissements financiers établis en Belgique devront renoncer à financer les producteurs de telles armes que sont les entreprises Alliant Techsystems (US), BAE Systems (UK) et General Dynamics (US).

Seuls les investissements via des fonds indexés et ceux liés à d'autres activités de ces producteurs, échappent au couperet. La loi enjoint également le gouvernement d'établir une “liste noire” des producteurs d'armes à uranium.

Les pionniers et les retardataires

Cela fait des années à présent que Netwerk Vlaanderen et le Réseau Financement Alternatif demandent que soient interdits les investissements dans les armements controversés, tels que ceux contenant de l'uranium. Certaines banques, comme Triodos et KBC, n'ont pas attendu cette interdiction pour prendre leurs responsabilités et exclure ces producteurs de leur univers d'investissement. D'autres banques, comme ING, les ont en partie exclus. La Deutsche Bank quant à elle, continue d'investir dans ces entreprises produisant des armes à uranium appauvri 1 . Avec la mise en oeuvre de cette nouvelle loi, l'argent de tous les épargnants belges, quelle que soit leur banque, sera donc tenu à l'écart de la production des armes à uranium appauvri.

Une internationalisation est nécessaire

La Belgique prend donc l'initiative internationale avec cette nouvelle loi, tandis que se développe au niveau mondial, la prise de conscience mondiale des nuisances à long terme de ces armes. En 2008, une résolution du Parlement européen ayant recueilli 94   % de votes favorables, appelle ainsi à un moratoire immédiat de l'utilisation des armes à uranium appauvri.

Prochaine étape   : stopper les investissements dans ce secteur en les interdisant au niveau international, comme l'a suggéré le rapport “Too Risky for Business” publié en 2007 par Netwerk Vlaanderen et la coalition internationale pour l'interdiction des armes à uranium appauvri. Ce rapport recense les investissements de 47 institutions financières internationales et leurs crédits accordés à trois producteurs d'armes à uranium.

 Contacts presse :

- Sur les effets nuisibles des armes à uranium : Willem Van den Panhuysen – Coalition Belge “Non aux Armes à Uranium!" - +32 (0)473 71 75 18 – willem@motherearth.org .

Suite à l'entrée en vigueur de la loi contre les armes à uranium appauvri, cette coalition a réalisé une exposition de photos au sein du Parlement fédéral belge. Elle montre les conséquences à long terme de l'utilisation des armes à uranium appauvri et accessible gratuitement pendant les heures de bureau jusqu'au 21 juillet 2009. Renseignements : www.dekamer.be - www.lachambre.be

 

- Questions relatives aux investissements :

Laurence Roland, Réseau Financement Alternatif – 02/340.08.65 – laurence.roland@rfa.be

Esther Vandenbroeck – 02/201.07.70 – 0498/62.98.71 – esther.vandenbroucke@netwerkvlaanderen.be

 

- La Coalition Belge “Non aux Armes à Uranium" a réalisé une exposition de photos au sein du Parlement fédéral belge. Elle montre les conséquences à long terme de l'utilisation des armes à uranium appauvri. Cette exposition sera également visible (au moins en grande partie) au Mundaneum de Mons, à l'occasion de la Commémoration du 64e anniversaire de la Tragédie de Hiroshima et Nagasaki, en août 2009. (CP)



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