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27/07/2009

N° 108 - Journal du Liban - 28-06 au 25-07 – Fin - : 12 juillet 2006, agression israélienne contre le Liban : on n'oublie pas.- Israël cherche à étendre son hégémonie sur le Liban.

N° 108 - Journal du Liban - 28-06 au 25-07 – Fin - : 12 juillet 2006, agression israélienne contre le Liban : on n'oublie pas.- Israël cherche à étendre son hégémonie sur le Liban.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

                                                          n° 108                                              28-06 au 25-07

        C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Sommaire

3 Politique internationale (fin)

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

7 Brèves

7 Les brèves

7-1 Nasrallah : Israël cherche à étendre son hégémonie sur le Liban.

7-2 Vers un arrangement souple sur l’arsenal du Hezbollah.

7-3 Des Libanais repoussent les provocations des Casques bleus français.

 

 


c) Europe

France

22-07

La France a exprimé hier son « inquiétude » et les craintes qu'elle éprouve face à une possible « détérioration » de la situation.

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a quant à lui qualifié d'« intolérable » le fait que la Finul soit attaquée à Kherbet Selm.

 

Lélia Mezher :
22 juillet 2009

http://www.lorientlejour.com/

 

Kouchner tance Israël et tend la main au Hezbollah.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.
Le ministre français des Affaires étrangères Kouchner a effectué, de jeudi à dimanche, une tournée diplomatique au Liban où il a rencontré les responsables du pays. Hezbollah y compris. « Il n’y a pas d’autre but à ma visite que de rendre visite à mes amis, de vous voir. Cela fait longtemps que je ne suis pas venu. Entre temps vous avez fait beaucoup de chemin». C’est un Bernard Kouchner sémillant qui est arrivé vendredi 9 juillet à Beyrouth pour livrer à ses « amis » libanais un satisfecit face au calme retrouvé.
Le ministre français des Affaires étrangère a entamé un véritable marathon diplomatique. Tour à tour, il a rencontré le président Michel Sleiman, son homologue Fawzi Saloukh, le Premier ministre sortant Fouad Siniora et le Premier ministre désigné, Saad Hariri.

L’occasion de renouveler le soutien de Paris à l’ancien mandat français.
« N'ayez pas d'arrière-pensées, a-t-il insisté à chacun de ses rendez-vous avec la presse. Nous n'avons pas, nous les Français, à former le gouvernement ». Cet activisme diplomatique prend place peu de temps après la désignation de Saad Hariri comme chef de la majorité parlementaire. Fils du Premier ministre Rafic Hariri assassiné en 2005,

celui-ci est en pleine tractation pour établir un gouvernement d’union nationale.
Le ministre français a également tenu à rencontrer les membres du Hezbollah, toujours classé au rang des organisations terroristes par Washington. « N’ont-ils pas participé aux élections comme tous les autres ? », a rétorqué Bernard Kouchner a un journaliste qui s’enquérait de cette surprenante visite.
Avant de gagner Damas, samedi, le chef de la diplomatie française s’est entretenu avec le président du Parlement, Nabih Berri ainsi qu’avec le député du Hezbollah Nawaf Moussaoui. Selon ce dernier, les discussions ont porté sur la formation du nouveau pouvoir exécutif.
Lors des élections du 7 juin dernier, le « Parti de Dieu » a subi un revers électoral. Mais Saad Hariri a décidé d’intégrer, ainsi que les chrétiens entraînés par le général Michel Aoun, au sein du nouveau gouvernement.

Cette opposition réclame aujourd’hui une « minorité de blocage ». Que la majorité pro-occidentale dite du « 14 mars » ne semble prête de lui accorder.
« C'est un Bernard Kouchner très satisfait de l'évolution des rapports entre Beyrouth et Damas qui a entamé hier une tournée auprès des dirigeants du pays ».  Selon le quotidien francophone libanais l’Orient-Le Jour, la visite du ministre français des Affaires étrangères s’est déroulée sous de bons augures. Avec une apparente bonhomie, le ministre des Affaires étrangère a salué le « vent d’ouverture » au Liban, notamment en direction de la Syrie.
« Avec l'ensemble des pays du Moyen-Orient, on a le sentiment que quelque chose bouge et avance », a fait valoir le ministre français lors d’une conférence de presse.
L’Etat juif ne reçoit pas les mêmes faveurs de la part du fondateur de Médecins sans frontière. « Avec le processus de paix et les Israéliens, cela n'avance pas, au contraire, et cette situation nous préoccupe », a-t-il expliqué.
« Le président Sarkozy a été très ferme et très clair avec le Premier ministre israélien.

La position de la France ne change pas. Il faut arrêter la colonisation. Il faut un Etat palestinien. Je ne vous dis pas que l'on va y arriver tout de suite. Hélas ! Je pense même que l'on recule un peu dans ce domaine. Mais il faut s'acharner.», a indiqué le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

Constance Le Bihan

Guysen International News
12 juillet

http://www.guysen.com/articles.php?sid=10329


Kouchner : "Pas besoin de modifier le mandat de la FINUL au sud Liban" 
23 Juillet

Le ministre fdes Affaires étrangères Bernard Kouchner a nié les informations selon lesquelles son  pays cherche à modifier le mandat des forces intérimaires des nations unies (FINUL), précisant qu'il n'y a aucun besoin pour "modifier les règles d'engagement de la force internationale" qu'il a qualifiée de "forte".  
Au cours d'une conférence de presse, Kouchner a exprimé son inquiétude face à la situation au Liban Sud, et appelé à une application totale de la résolution 1701. Selon lui, "Il est inadmissible que les membres de la force internationale soient attaqués, parce que la FINUL jouit de notre totale confiance. La direction de cette force agit en parfaite coordination avec le commandement de l'armée libanaise".   
S'agissant du dossier gouvernemental libanais, le ministre français des Affaires étrangères a estimé que la formation du gouvernement prendrait des jours, des semaines ou même des mois, mais "ce sera le premier gouvernement de ce genre formé au Liban, ce qui constituera un grand progrès. J'ai également le sentiment que personne ne réclame, comme préalable, la minorité de blocage, et c'est ce que le président syrien Bachar el Assad me l'a confirmé", a-t-il ajouté. 
A propos du "processus de paix dans la région", Kouchner a indiqué: "Je n'ai pas ressenti cette exigence de négociation israélo-syrienne comme une urgence. Je sais très bien qu'Israël ne veut pas retourner à la table des négociations, surtout dans le cadre du gouvernement élargi actuel. Du côté syrien, je n'ai pas ressenti beaucoup d'empressement".

http://www.alterinfo.net/Bernard-Kouchner-Pas-besoin-de-modifier-le-mandat-de-la-FINUL-au-sud-Liban_a34859.html


4 UK

Londres assure ne pas négocier avec le Hezbollah.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a assuré hier que la reprise des contacts avec le Hezbollah ne concernait pas les dirigeants du parti mais seulement ses députés.
« Nous avons décidé l'été dernier de reprendre les contacts avec des députés du Hezbollah sélectionnés avec soin, après l'entrée du Hezbollah dans le gouvernement libanais d'unité nationale », a déclaré M. Miliband.
« Nous ne menons pas de négociations avec la direction du Hezbollah », a-t-il ajouté tandis que la presse américaine s'est fait l'écho de critiques face à la reprise des contacts entre Londres et le Hezbollah, un mouvement considéré comme terroriste par Washington.
S'exprimant lors d'une conférence de presse Miliband a répété l'engagement de Londres à la résolution 1701 des Nations unies qui exige le désarmement des milices au Liban.
« Simultanément, nous sommes disposés à écouter ce que les députés du Hezbollah ont à dire », a ajouté M. Miliband.

L'ambassadrice du Royaume-Uni au Liban, Frances Guy, a participé à deux rencontres avec des députés du Hezbollah.

Londres n'avait plus de contacts officiels avec le Hezbollah depuis 2005 et a inscrit sa branche militaire sur la liste des groupes terroristes. Mais en mars, Londres a annoncé avoir autorisé des contacts à niveau subalterne avec le Hezbollah

25-07

http://www.lorientlejour.com/



d) Les institutions

ONU

22-07

Le responsable onusien Michaël Williams a indiqué que « toute résolution, de temps à autre, est testée et contestée. Il y a eu quelques tests ces derniers jours. Je saisis cette occasion pour appeler les parties à renouveler leur engagement et à faire preuve de la plus extrême retenue ».

C'est très certainement pour transformer ce vœu pieux en une réalité qu'il a rencontré tour à tour hier les responsables du Hezbollah et du mouvement Amal.

Lélia Mezher :
http://www.lorientlejour.com/

 

Le Hezbollah de violer(ait)  la résolution 1701 selon l’ONU.
Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Pour la première fois, l’ONU a accusé hier le Hezbollah de violer la résolution 1701.

Dans une démarche hors du commun, les Etats-Unis ont convoqué hier le Conseil de sécurité de l’ONU pour un débat urgent sur la situation au sud-Liban.

Cette initiative est exceptionnelle car, concernant le sud-Liban, il est d’usage de ne réunir le Conseil de sécurité que lors de la présentation des rapports périodiques officiels de l’ONU sur l’application de la résolution 1701.

Lors de la réunion du Conseil, Alain Le Roy, secrétaire général adjoint au département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, s’en est pris vivement au Hezbollah, l’accusant d’entraver l’action de la FINUL au sud-Liban.

Tous les quinze membres du Conseil, à l’exception de la Libye, ont été d’accord pour affirmer que le Hezbollah est responsable de violations flagrantes de cette résolution.

Selon des responsables diplomatiques au siège de l’ONU, la réunion d’hier indique un changement d’attitude de la part de la communauté internationale vis-à-vis des plaintes répétées déposées par Israël concernant les graves incidents qui se produisent au sud-Liban et que l’ONU comprend qu’il s’agit là d’une dangereuse détérioration qui menace le fragile équilibre instauré dans la région grâce à la résolution 1701.

Fin août, le Conseil de sécurité devrait se réunir pour débattre de la reconduction du mandat de la FINUL. Israël aimerait que les derniers incidents au Liban lui servent d’argument pour souligner la nécessité de renforcer la présence et les activités de la FINUL. Si une modification du mandat de cette force est impossible, Israël estime néanmoins que l’on peut apporter des précisions quant aux règles d’engagement de la FINUL et faire en sorte qu’elle agisse avec une plus grande fermeté, en collaboration avec l’armée libanaise.

source : Revue de la presse israélienne au service de ‘Presse de l’ambassade de France’ en Israël.

24 juillet

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=14561

 

L’explosion du dépôt d’armes au Liban-Sud est une violation de la 1701, affirme la Finul.
Suite à l'incident survenu mardi dernier au cours duquel un dépôt d'armes du Hezbollah a explosé dans le village de Khirbet Selm au Liban-Sud, le bureau de communication des forces de la Finul a publié un communiqué dans lequel il indique qu'une réunion a regroupé le commandant en chef de la Finul, le général Claudio Graziano, le Premier ministre sortant, Fouad Siniora, et le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Jean Kahwagi, à Naqoura. Lors de la réunion, le général Graziano devait informer M. Siniora et le général Kahwagi de l'affaire du dépôt d'armes découvert à la suite de la série d'explosions.
« La Finul considère cet incident comme une violation de la résolution 1701, plus particulièrement de la clause relative à l'exclusion d'armes ou d'équipements non autorisés dans la région d'opération qui s'étend du fleuve Litani jusqu'à la ligne bleue », précise le communiqué.
Le communiqué précise en outre que la Finul a informé le siège des Nations unies de l'incident, soulignant qu'elle est en contact avec toutes les parties en présence pour les tenir au courant des développements.

De son côté, Israël a affirmé que le Hezbollah a secrètement stocké des roquettes et d'autres armes dans le sud du Liban.
L'État hébreu en veut pour preuve l'explosion de la cache présumée d'armes dans la zone frontalière où patrouille l'ONU.
Selon une source proche de la sécurité libanaise, l'explosion survenue mardi matin dans le village de Khirbet Selim a détruit des armes du Hezbollah, sans que l'on sache de quand elles dataient.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban a déclaré qu'elle avait ouvert une enquête avec l'armée libanaise.
Israël a accusé le Hezbollah de se réarmer en violation d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur le cessez-le-feu. Israël a lui-même enfreint cette résolution en multipliant les survols de la région par des avions militaires.
Un haut responsable militaire israélien a déclaré à des journalistes que l'explosion de mardi avait détruit un bâtiment.
Assurant ignorer ce qui a provoqué l'explosion, il a dit que le site figurait parmi les dizaines de dépôts de munitions et de roquettes qui seraient selon lui disséminés au Sud-Liban.
Le Hezbollah a rapidement bouclé le site de l'explosion et en a retiré du matériel, a dit le responsable israélien, ajoutant que l'armée libanaise a laissé faire le Hezbollah et n'a pas aidé la Finul à effectuer son travail dans le secteur.
« Même quand les forces de la Finul veulent aller quelque part, les forces du Hezbollah ne les laissent pas faire. Il y a une sorte d'accord entre toutes les forces selon lequel chacun sait qui est le plus fort », a-t-il dit.
Interrogée sur l'incident, la Finul a dit qu'elle avait ouvert une enquête conformément à son mandat.
« Hier, nous n'avons pas pu accéder à la zone pour des raisons de sécurité. La zone n'était pas assez sûre parce qu'il y avait encore un risque potentiel d'incendie ou d'explosion.

Mais nous avons bouclé la zone et ce matin, nous avons pu y accéder, a dit Andrea Tenenti, porte-parole de la Finul. D'après les informations préliminaires dont nous disposons, l'incident était une explosion causée par la
déflagration de munitions. »L'armée libanaise a fait savoir dans un communiqué qu'elle avait sécurisé l'endroit après l'explosion qui s'est produite, selon elle, dans des bâtiments désaffectés de Khirbet Selm.

16 juillet 2009
http://www.lorientlejour.com/article/625168/Lexplosion_du_dpt_darmes__au_Liban-Sud_est_une_violation_de_la_1701%2C_affirme_la_Finul.html

 

La Finul souligne la coopération permanente avec l’armée libanaise.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

La porte-parole de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) Yasmina Bouziane a indiqué hier que les incidents de Kherbet Selm ont eu lieu alors que les Casques bleus avaient auparavant « coordonné leur activité avec l'armée libanaise ».

Cette action est à placer dans le contexte de l'explosion du dépôt de munitions appartenant au Hezbollah qui a secoué la localité le 14 juillet, a souligné Mme Bouziane. « La Finul et l'armée continuent d'enquêter sur les circonstances de l'incident, notamment par rapport à la résolution onusienne 1701 », a-t-elle poursuivi avant de remercier l'armée libanaise pour ce qu'elle a fait « durant ces incidents » car son action a permis « d'éviter une escalade supplémentaire ». La porte-parole a d'autre part mis en exergue le respect par la Finul du « partenariat avec l'armée libanaise qui aide à consolider la stabilité sur le terrain ».

Le commandement de la Finul, a-t-elle ajouté, « restera en contact étroit avec l'armée libanaise pour toutes les actions ayant trait à l'application de la 1701, pour le bien des habitants du sud » du pays.
Il convient de rappeler par ailleurs que lundi dernier, des blindés israéliens s'étaient dirigés de l'intérieur des fermes de Chebaa vers le lieu de la violation de la ligne bleue à hauteur de la porte de Hassan.
Dans les faits, plusieurs blindés israéliens type Merkava se sont postés à l'endroit où un remblai avait été érigé sur la colline de Kfarchouba, à quelques dizaines de mètres de la porte de Hassan. L'armée libanaise et la Finul se sont tenues prêtes pour toute forme d'escalade. « Les fermes de Chebaa ne se situent pas dans la zone de compétence de la Finul, qui, elle, s'étend du fleuve Litani jusqu'à la ligne bleue », a-t-elle aussi relevé, avant d'ajouter que les Casques bleus n'avaient eu de cesse d'œuvrer en vue de réduire la tension qui commençait à monter lorsque « l'armée israélienne a érigé des remblais à Kfarchouba, puis lorsque les citoyens libanais se sont rendus sur le site afin d'y hisser le drapeau libanais ». « La Finul a rappelé aux deux parties leurs engagements respectifs pour que la ligne bleue soit respectée dans cette région. Nous sommes en contact avec les deux parties pour éviter toute escalade, et cette région ne tombe pas sous le coup de notre compétence ni sous la résolution 1701 », a-t-elle indiqué. Interrogée sur un éventuel changement des règles d'engagement dans la région sud du Litani, Mme Bouziane a déclaré que les Casques bleus œuvrent
conformément au mandat qui leur a été délivré par la résolution 1701. « C'est le Conseil de sécurité qui décide dans ce cas, et les règles d'engagement doivent être discutées au niveau de ce Conseil et au niveau des parties concernées. La Finul ne se mêle pas de cela. »
Williams souligne la « fragilité de la situation »
C'est dans ce contexte que le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU Michaël Williams a indiqué, à l'issue d'une réunion avec le président de la Chambre Nabih Berry, que « les Casques bleus coopèrent avec sérieux afin de garder la situation sous contrôle ». L'ONU a demandé à toutes les parties de « respecter la résolution 1701 (...)
J'ai discuté avec M. Berry et le Hezbollah pour examiner ce que le Liban peut faire ainsi qu'Israël afin d'éviter d'autres incidents. Au vue de la fragilité de la situation, nous exhortons toutes les parties à faire preuve de retenue et ne pas être à l'origine d'actions susceptibles de donner lieu à des conséquences indésirables. J'ai également discuté de la nécessité de respecter toutes les dispositions de la 1701 hier (lundi) avec le Premier ministre désigné Saad Hariri et Fouad Siniora ».
M. Williams s'était auparavant réuni avec le responsable de liaison du Hezbollah, Wafik Safa, qui avait fait valoir que le texte de la 1701 ne permet pas aux Casques bleus d'effectuer « une quelconque perquisition à l'intérieur des habitations ». MM. Safa et Williams se sont aussi entendus pour renforcer « les rencontres de coopération avec les unités de la Finul de manière à instaurer de nouveau un climat de confiance entre la Finul et les habitants du Sud ». Lundi chez Siniora, M.
Williams n'a pas hésité à exprimer son inquiétude par rapport à la situation qui prévaut dans le Sud, et a mis l'accent sur la nécessité de « faire diminuer la tension » dans cette région car « l'escalade sera
néfaste pour la 1701 et le Liban ». Lundi également, Michaël Williams s'était réuni avec le Premier ministre désigné Saad Hariri avec lequel il a longuement examiné la situation qui prévaut au Sud. Il a appelé dans ce cadre « toutes les parties » à « renouveler leur engagement à l'égard de la 1701 » ainsi qu'à une coopération « permanente entre les Casques bleus et l'armée » dans le cadre de l'application de la 1701.
À Aïn el-Tiné hier, et après avoir rencontré le responsable des relations internationales du Hezbollah Ammar Moussaoui, l'ambassadeur de France au Liban, André Parant, a estimé quant à lui que « toutes les parties se doivent de respecter la décision 1701 et de coopérer avec la Finul et l'armée » libanaise. « J'ai exprimé l'intérêt que portent la France, les Nations unies et un grand nombre de nos partenaires pour la situation au Sud ». Chez Moussaoui, M. Parant a donc surtout discuté de
la 1701, et le responsable du Hezbollah lui a indiqué qu'il fallait « œuvrer dans le cadre des procédures de la 1701 » et que le Hezb était prêt à « toute coopération ».

22 juillet 2009
http://www.lorientlejour.com/article/625685/La_Finul_souligne_la_coopration_permanente_avec_larme.html


Conseil de sécurité

L’incident de Kherbet Selm devant le Conseil de sécurité
Le Conseil de sécurité de l'ONU va se saisir du double incident deKherbet Selm : l'explosion d'un dépôt d'armes du Hezbollah et des soldats de la Finul caillassés.

Il en discutera lundi. Tenants et aboutissants de cet incident feront l'objet d'un rapport conjoint armée-Finul. Daniel Shapiro, directeur des Affaires du P-O au Conseil national de sécurité américain, qui a été reçu hier par Sleiman, Sinioraet Hariri, et que Berry a refusé de rencontrer, a demandé à en prendre connaissance.

25-07
http://www.lorientlejour.com/



7 Les brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Nasrallah : Israël cherche à étendre son hégémonie sur le Liban.
À l'occasion d'une cérémonie de commémoration du décès du chef du Front de l'action islamique, cheikh Fathi Yakan, emporté par la maladie depuis plus d'un mois, le secrétaire général du Hezbollah a prononcé un discours dans lequel il a salué l'engagement du défunt en faveur de la cause arabe et palestinienne, et son soutien continu à la résistance.
Dans son intervention, Hassan Nasrallah a rendu hommage à celui « qui a fait preuve d'une compréhension approfondie de la réalité de la crise libanaise et de la lutte engagée dans la région et dans le monde islamique ». Rappelant son rôle actif durant et après la guerre de juillet 2006, Hassan Nasrallah a rappelé les circonstances qui ont abouti à « des développements dangereux » au lendemain de l'agression israélienne contre le Liban, illustrés notamment par les clivages qui ont marqué la scène politique intérieure.
« Nous avons toujours affirmé et nous continuons à dire que les divisions sont de nature politique et non confessionnelle », a-t-il dit en allusion à ceux qui avancent la thèse d'un conflit sunnito-chiite.
S'adressant « aux musulmans en particulier », le secrétaire général du parti chiite a indiqué que certains continuent de tabler sur le clivage interne en nourrissant la haine communautaire « dans l'espoir d'aboutir à provoquer des zizanies confessionnelles », a-t-il ajouté.
Évoquant les rumeurs faisant état d'une nouvelle guerre israélienne contre le Liban, Hassan Nasrallah a relevé que le ton s'est effectivement élevé du côté israélien, soulignant que l'État hébreu essaye, depuis la guerre de juillet 2006, de pallier ses lacunes grâce à des manœuvres et des entraînements militaires, et en définissant de nouvelles stratégies. « Ils font part de leur intention d'éradiquer la résistance alors que c'est le Liban qu'ils ciblent dans la réalité. Ce qu'ils veulent en fait, c'est étendre leur hégémonie sur le pays, sur son territoire et ses ressources hydrauliques. » Et de conclure en se demandant ce que feront le Liban et le monde arabe si ces pronostics viennent à se concrétiser.

22 juillet
http://www.lorientlejour.com/article/625686/Nasrallah%3A_Isral_cherche__tendre__son_hgmonie_sur_le_Liban.html


7-2 Vers un arrangement souple sur l’arsenal du Hezbollah.
.Extrait

Le conflit intérieur sur l'arsenal du Hezbollah avait beaucoup perdu de son acuité, après le discours de Netanyahu confirmant son refus d'aller vers une paix régionale équitable.

Mais l'affaire de Kherbet Selm modifie les donnes. Du coup, on reparle de la nécessité de traiter assez vite la question de l'armement, par le dialogue, dans le cadre d'une stratégie de défense.

Sinon pour le mettre à la disposition de l'État,du moins pour que le Hezb ne s'en serve pas avant d'en avoir référé aux autorités légales.
Le Hezbollah laisse entendre qu'il accepte désormais cette harmonisation entre la Résistance et l'État qu'il rejetait antérieurement. Il admet qu'avant utilisation de ses armes, dans quelle direction que cela soit, il lui faut se concerter avec l'autorité publique.

De l'harmonisation à la coordination-coopération, il n'y a qu'un pas qui devrait être rapidement franchi. Étant déjà entendu que le potentiel militaire du Hezb ne peut servir que face à l'ennemi israélien et non à l'intérieur, comme instrument purement milicien que l'État aurait le droit, et même le devoir, de contrer par tous les moyens.
D'ailleurs, la Résistance devrait s'inscrire, à la base, comme une force de soutien à l'armée nationale et non plus comme un électron libre. On ne doit pas oublier, en effet, la primauté de la légalité internationale et de ses édits, dont la 1559, la 1680 et la 1701. Ces résolutions donnent un ordre, il n'y a pas d'autre mot, tout à fait clair, net et précis : l'État libanais doit être en mesure d'étendre son autorité sur la totalité du territoire national par le truchement de ses forces régulières, seules autorisées à détenir un arsenal. Les textes précisent, en référence à l'armement privé dit de poing, qu'il ne peut exister sans permis du gouvernement libanais. Il en va de même, ajoutent les résolutions onusiennes, pour les ventes ou fournitures d'armes et
d'équipements militaires en rapport avec le Liban.
Ces dispositions, le Liban n'a pas été en mesure de leur donner corps. Car leur application dépend moins de lui, en réalité, que d'Israël et de la Syrie. On sait ainsi que, pendant plus de vingt ans, Israël a réussi à bloquer la 425. En poussant le défi lancé à l'ONU jusqu'à exiger des négociations de paix séparée avec le Liban, alors que la résolution en question ordonnait un retrait israélien immédiat et sans condition. La libération du Liban-Sud ne s'est faite qu'au bout d'une longue lutte menée par la Résistance, le Hezbollah prenant le relais.
Pour ce qui est de la 1701, la seule disposition qui en a été exécutée reste le déploiement de l'armée et de la Finul sur la bordure frontalière méridionale, après le retrait des Israéliens derrière la ligne rouge et du Hezbollah derrière la rive nord du Litani. Ce qui a entraîné un arrêt des opérations militaires, mais pas des transgressions aériennes ou maritimes israéliennes.

Les autres points, dont le
désarmement des milices libanaises ou autres et le verrouillage de la frontière avec la Syrie, sont restés lettre morte.
On se retrouve, en fait, avec l'histoire de la poule et de l'œuf. Israël justifie ses survols par la nécessité de surveiller le Hezbollah et l'afflux d'armes qu'il reçoit à travers la frontière syrienne, en violation de la 1701.

Émile Khoury |

 25/07/2009
http://www.lorientlejour.com/article/626018/Vers_un_arrangement_souple_sur_larsenal_du_Hezbollah.html


7-3 Des Libanais repoussent les provocations des Casques bleus français.

Parce que les maisons des habitants du Liban-sud sont inviolables voire sacrées, parce que la FINUL a agi derrière le dos de l’armée libanaise, la réaction a été de la taille de la provocation à laquelle il est difficile de garder son sang-froid.
En effet, surprenant tout le monde, et sans même avertir ou même coordonner avec l’armée libanaise, les forces françaises opérant dans le cadre de la FINUL ont tenté d’assiéger une maison du quartier résidentiel dans la ville méridionale de Khirbat Silm, un prélude à un raid sur un certain nombre de maisons voisines.
Un acte qui a provoqué la colère des habitants de la région, qui dans un geste spontané, sont sortis de leur maisons protestant contre ce qu’ils estiment une violation de leur maisons sacrées, obligeant la force internationale à rebrousser chemin sous une grêle de pierres d'autant plus que l'armée libanaise n'était pas au courant de cette démarche.
Après le retrait de la force internationale, une autre force onusienne a tenté de pénétrer le village Bir el-Salesel, sauf qu’elle a été mal accueillie par les habitants du village qui ont organisé un sit-in, coupant la route avce des pneus, empêchant l'entrée de la FINUL, les soldats ont tiré en l'air pour intimider les manifestants, et l'un de ses véhicules a écrasé un de ses éléments avant de heurter une voiture garée sur le côté de la route.
L'armée libanaise est alors intervenue, calmant les habitants et réouvrant la route après le retrait de la force internationale en dehors de la ville.
Commentant les faits, Yasmina Bouziane, porte-parole de la FINUL, a affirmé que suite aux explosions signalées dernièrement au village Khirbit Selem, Liban Sud, une patrouille de la FINUL était présente, à une distance de un kilomètre de l'endroit des explosions, pour poursuivre l'enquête, lorsqu'une centaine de personnes se sont rassemblées et ont lancé des pierres sur les soldats de la FINUL.
La porte-parole poursuit et ajoute que la FINUL a déployé des forces supplémentaires lorsque le nombre de protestataires a augmenté, et ce pour contenir la situation. Une des patrouilles de la FINUL a même tiré en l'air avant de quitter le village pour disperser les manifestants

Al Manar

19-07-2009

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12373&type=communique&lesujet=Collabos



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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