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31/07/2009

n°448 - Journal d'Irak - 13-07 au 31-07 - : Début - : Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas (plus) besoin des USA…(coopération future ou querelles bilatérales)


n°448 - Journal d'Irak - 13-07 au 31-07 - : Début - : Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas (plus)  besoin des USA…(coopération future ou querelles bilatérales)



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°448                 du 13/07                     au 31/07/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Discussions présumées entre Américains et résistants en Turquie.

L'armée américaine augmente ses effectifs de 22'000 hommes.

Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas besoin des USA…

Paroles & action du président...

Obama plaide (également) pour la fin des sanctions de l'ère Saddam.

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

Suite

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

Fin

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Un nouveau mur de la honte.

5-2 Les murs de la honte à Bagdad.

5-3 L’obsession des murs ?

5-4 Les espions de l´or noir, par Gilles Munier

5-5 6 Vidéos 

6 Les brèves

6-1 L'Irak accuse les Etats-Unis de discuter avec des "terroristes"

 



Tiré à part :

Discussions présumées entre Américains et résistants en Turquie.

25/7

Des parlementaires irakiens ont dit vendredi enquêter sur les informations selon lesquelles des discussions auraient eu lieu l'an dernier en Turquie entre des représentants américains et des membres de groupes de résistants opérant en Irak. Abbas al-Bayati, un membre de la commission de sécurité et de Defense du Parlement irakien, a déclaré que les Etats-Unis et la Turquie devaient s'expliquer.

Seul le gouvernement irakien a autorité pour prendre des décisions sur ces questions, a-t-il rappelé.

A Washington, le porte-parole du Département d'Etat Robert Wood a déclaré vendredi que les responsables américains avaient rencontré un vaste éventail de contacts irakiens pour promouvoir la réconciliation et assuré que les Etats-Unis n'avaient pas l'intention d'empiéter sur les prérogatives du gouvernement irakien élu.

AP

L'armée américaine augmente ses effectifs de 22'000 hommes.

L'armée américaine va augmenter à titre temporaire (…)  ses effectifs de 22'000 hommes, a annoncé lundi le secrétaire à la guerre Gates.

Cette mesure est prévue pour faire face à l'effort de guerre en Irak et en Afghanistan et pour soulager les soldats dans les zones de combats.

Le chef du Pentagone a indiqué qu'avec ces soldats supplémentaires, l'armée de Terre américaine passerait à 569'000 hommes. Cette augmentation est la deuxième depuis 2007, soit peu de temps après l'entrée en fonctions de M. Gates au sein de l'administration Bush.

"Beaucoup de choses ont changé au cours des deux dernières années, nous obligeant à veiller à ce que (nos troupes) soient suffisamment importantes pour répondre aux besoins des opérations en cours", a-t-il dit. Robert Gates évoquait la poursuite des guerres en Irak et en Afghanistan, ainsi que la situation au Pakistan.

Robert Gates a précisé que ce nouvel effort était surtout nécessaire pour l'année en cours et que les besoins s'atténueraient dans les trois ans à venir.

(ats /

21 juillet

http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20090721033422850172019048000_brf006.xml 

 

Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas besoin des USA…

Le commandant des forces irakiennes à Bagdad a déclaré n'avoir pas eu à demander l'aide des troupes de combat américaines depuis leur retrait, fin juin, des centres urbains.

Le général Abboud Kanbar a expliqué dans un entretien à Reuters qu'il avait enjoint les forces américaines, retirées dans leurs bases des faubourgs de la capitale irakienne, de ne pas mener de patrouilles dans Bagdad.

Les troupes de combat américaines ont quitté le 30 juin dernier l'ensemble des grands centres urbains irakiens, première étape du retrait gradué qui doit aboutir d'ici 2012 au plus tard à leur départ définitif, comme le stipule le pacte de sécurité signé entre les deux pays.

Ce pacte autorise néanmoins le retour des troupes de combats dans les villes si le gouvernement irakien en fait la demande.

"Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu à leur demander une quelconque aide. C'est un succès pour les forces de sécurité irakiennes", s'est félicité Abboud Kanbar, qui dirige l'armée irakienne dans la capitale.

"Le nombre d'Américains dans Bagdad est très faible - une centaine - et ce sont tous des soldats non-combattants", a-t-il ajouté. Quelque 32.000 soldats américains quadrillaient encore la ville en janvier dernier.

INTERROGATIONS AMÉRICAINES

Il a précisé que huit postes de sécurité occupés par 17 soldats américains étaient encore en place pour surveiller la ville grâce à un dispositif vidéo.

Interrogé sur les ordres présumés donnés aux Américains de ne pas patrouiller dans les villes, il a répondu : "Oui. Nous avons strictement appliqué l'accord et les Américains en ont fait autant. L'accord dit qu'il ne doit y avoir aucune patrouille américaine dans les villes."

Le Premier ministre irakien Nouri al Maliki,, a déclaré le 30 juin "Journée de la souveraineté" et l'a décrété fête nationale.

Le Washington Post a rapporté que certains chefs militaires américains s'interrogeaient sur la visible détermination à les rendre invisibles - quels qu'en soient les risques - et que cela nourrissait les tensions entre armées.

Interrogé sur ce point, Abboud Kanbar s'est refusé à d'autres commentaires que la nécessité pour chaque pays de se conformer au pacte de sécurité.

Abboud Kanbar a en outre souligné que la présence des forces américaines tout autour de la capitale entravait fortement les mouvements des résistants

20-07

http://fr.news.yahoo.com/4/20090720/twl-irak-bagdad-securite-38cfb6d_1.html



Paroles & action du président...

Obama plaide (également) pour la fin des sanctions de l'ère Saddam.

22/7

Barack Obama a promis mercredi à l'Irak de l'aider à se libérer des sanctions datant de Saddam Hussein, préférant insister sur la coopération future que sur les querelles bilatérales au moment où les relations entrent dans une nouvelle phase.

Pour la première fois depuis son investiture en janvier, M. Obama a reçu le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki à la Maison Blanche.

M. Obama a réaffirmé le soutien américain aux efforts de réconciliation nationale, sans exprimer d'impatience face à la lenteur du processus.

La menace que le vice-président américain Joe Biden aurait proférée lors d'une visite en Irak (un désengagement américain en cas de reprise des violences) est mal passée chez les Irakiens, mais M. Maliki, venu chercher des investissements et une aide à la reconstruction de son pays, a surtout parlé des perspectives de coopération économique, commerciale et culturelle.

M. Obama a exprimé son soutien aux efforts de M. Maliki pour faire disparaître les sanctions imposées à l'Irak après l'invasion du Koweït en 1990.

"Continuer à faire peser sur l'Irak les péchés d'un dictateur déchu serait une erreur", a dit M. Obama.

"Le président Obama et l'administration américaine sont d'accord avec nous pour dire que l'Irak ne représente plus une menace pour la paix et la sécurité internationales", a abondé M. Maliki.

Les Nations unies ont imposé à l'Irak de Saddam Hussein de payer des réparations aux pays qui ont souffert de l'invasion du Koweït. L'Irak doit actuellement allouer 5% de ses revenus pétroliers à ces réparations, dont une grande partie va au Koweït.

M. Maliki était dans la matinée aux Nations unies pour plaider sa cause.

M. Obama a cependant rappelé que les autres membres du Conseil de sécurité avaient voix au chapitre.

Mais lui et M. Maliki ont affiché leur volonté d'une relation normalisée et élargie alors que M. Obama a promis de ramener à la maison tous les soldats américains stationnés en Irak d'ici à fin 2011.

Sous couvert d'anonymat, les responsables américains ne cachent pas qu'ils voudraient voir la réconciliation s'instaurer plus vite entre des communautés irakiennes qui ne sont toujours pas parvenues à s'entendre sur la répartition des revenus du pétrole ou sur l'équilibre des pouvoirs entre le gouvernement central et les provinces.

Le manque de sécurité, le récent accès de tensions entre Arabes et Kurdes et le conflit territorial sur la région pétrolière de Kirkouk ajoutent aux préoccupations.

"Il ne fait aucun doute pour le Premier ministre et pour moi que nous avons encore des jours difficiles devant nous", a dit M. Obama. "J'ai redit ma conviction que l'Irak sera un endroit plus sûr et aura plus de chances de réussir si tous ses citoyens, de tous les groupes ethniques et religieux, y trouvent leur place pour prospérer".

"Nous allons travailler très dur pour ne laisser aucune chance aux comportements sectaires", a répondu M. Maliki.

M. Maliki effectuera jeudi une visite, à peine concevable récemment, au cimetière militaire d'Arlington, près de Washington, où reposent des Américains tués en Irak.

http://qc.news.yahoo.com/indepth/irak/s/afp/090722/monde/usa_irak_guerre_diplomatie_onu_3



L'Irak en chiffre: du 13-07 au 31-07-09



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

1+ x

8 + x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

5

2 + x

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

26

31

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 b) Troupes d'occupation et collaborante : Analyse & déclaration

Irak

12-07

Le chef d'état-major de l'armée de terre irakienne a estimé dimanche que le nombre d'attaques allait diminuant mais qu'il faudrait s'attendre à ce que la résistance subsiste pendant quelques années encore.

Le général Babaker Shawkat Zebari a souligné lors d'une conférence de presse à Bagdad que ses troupes seraient aidées par celles des Etats-Unis si nécessaire.

Les troupes de combat américaines se sont retirées des centres urbains irakiens à la fin du mois dernier et leur retrait total de tout le pays est prévu pour la fin 2011.

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090712/twl-irak-violence-1def439_1.html



2-1 Occupation de l'Irak

Les forces en présence

Etats-Unis

Plus de 130 000 soldats us restent en Irak

Le mois de juin 2009 a été marqué par le retrait des villes des forces américaines.

Ce retrait est en passe d'être effectif puisque depuis des mois le gros des troupes occupantes avaient quitté les grandes cités irakiennes.

Ce sont les forces armées du "gouvernement" de Maliki qui prennent le relais, mais toujours sous la surveillance des Américains.

Plus de 130 000 soldats américains (et plus encore de mercenaires) restent dans le pays, au moins jusqu'en 2011.

Les intérêts américains sont plus que préservés puisque l'ambassade us en Irak est la plus grande du monde avec plus de 3 000 employés.

Des compagnies occidentales ont aussi remportées des appels d'offre dans le domaine du pétrole, enjeu de l'invasion...

Plusieurs attentats sanglants ont été perpétrés en Irak au mois de juin, la situation reste tendue dans de nombreuses régions.

Au mois de juin 15 soldats américains ont été tués, ce qui porte les pertes us à 4321 soldats tués depuis 2003.

 

Le nombre de contractuels, mercenaires et autres, par rapport aux soldats en uniforme, a atteint le ratio de 1 pour 1.

«L'administration Obama n'a pas indiqué ses intentions face à la privatisation de la guerre.

En Irak en 2007, le nombre de contractuels, mercenaires et autres, par rapport aux soldats en uniforme, a atteint le ratio de 1 pour 1.

Du jamais-vu dans l'histoire des guerres.

Et un problème pour la démocratie, puisque les contrats sont souvent opaques et que ces hommes échappent à la fois aux justices nationales et à la justice militaire.

Ce n'est pas seulement la loi du plus fort, c'est la guerre en toute impunité....

"Plus il y a de la guerre, plus il y a du mercenariat, se réjouit "Bob", un mercenaire britannique parlant sous couvert d'anonymat.

La nouveauté est qu'après le 11-Septembre, nos activités sont devenues ultralégales.

On n'a jamais gagné autant d'argent. C'est un âge d'or." Il reconnaît que "l'arrivée des gars d'Irak pose un problème, car, ici, il faut être plus discrets, ne pas mitrailler les civils comme là-bas". "Bob" admet que les intérêts de ses employeurs diffèrent de ceux de l'OTAN : "Les armées américaine et britannique et les autres sont ici pour gagner une guerre. Pour nous, plus la situation sécuritaire se détériore, mieux c'est."»

http://mai68.debithost.net/spip/spip.php?article263


n°448 - journal d'irak - 13-07 au 31-07 - : suite - : le chef d

n°448 - Journal d'Irak - 13-07 au 31-07 - : Suite  - : Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas (plus)  besoin des USA…(coopération future ou querelles bilatérales)



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°448                 du 13/07                     au 31/07/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 



3) Politique

a) des collaborateurs Irakiens

Les grandes manœuvres

28-07

Les autorités irakiennes, soucieuses(…)  de se prémunir d’éventuelles menaces étrangères après le retrait américain, notamment de l’Iran et de la Syrie(…) , envisagent l’achat d’un premier escadron de 18 F-16 cette année. Le général Anouar Ahmed, commandant de l’armée de l’air irakienne, avait déclaré à Reuters en mars que les Irakiens souhaitaient ensuite porter leur flotte à 96 appareils d’ici 2020.
Le Congrès américain a été informé du fait que les ventes d’armes à l’Irak pourraient atteindre neuf milliards de dollars : outre les F-16, elles comprendraient des chars M1A1 de General Dynamics, des hélicoptères de Boeing ou Textron et des avions-cargos de Lockheed.
Le ministre irakien de la Defense a fait savoir la semaine dernière lors d’une réunion au Pentagone que Bagdad menait des discussions avec d’autres pays fournisseurs, a précisé le responsable américain.

La France, la Chine et la Russie ont par le passé vendu des armes à l’Irak.

Al-oufok avec les agences de presse

 

Robert Gates en Irak pour parler ventes d'armes et sécurité.

L’américain Gates, est arrivé ce mardi en Irak où il doit s'entretenir avec des responsables irakiens de questions de sécurité et de ventes d'armes.

Il devrait être question lors de ces discussions de la possible acquisition par Bagdad d'avions de chasses F-16 du constructeur américain Lockheed Martin.

Les autorités irakiennes, soucieuses de se prémunir d'éventuelles menaces étrangères après le retrait américain, notamment de l'Iran et de la Syrie, envisagent l'achat d'un premier escadron de 18 F-16 cette année.

Le général Anouar Ahmed, commandant de l'armée de l'air irakienne, avait déclaré à Reuters en mars que les Irakiens souhaitaient ensuite porter leur flotte à 96 appareils d'ici 2020.

Le Congrès américain a été informé du fait que les ventes d'armes à l'Irak pourraient atteindre neuf milliards de dollars: outre les F-16, elles comprendraient des chars M1A1 de General Dynamics, des hélicoptères de Boeing ou Textron et des avions-cargos de Lockheed.

Le ministre irakien de la Défense a fait savoir la semaine dernière lors d'une réunion au Pentagone que Bagdad menait des discussions avec d'autres pays fournisseurs, a précisé le responsable américain. La France, la Chine et la Russie ont par le passé vendu des armes à l'Irak.

Robert Gates est arrivé en Irak après des visites en Israël et en Jordanie.

Reuters

28-07

http://fr.news.yahoo.com/4/20090728/twl-irak-usa-gates-38cfb6d_2.html


c) Sur le terrain

Arabes et Kurdes s'opposent dans la province irakienne de Ninive

19/7

Un différend entre Arabes et Kurdes divise la province irakienne de Ninive et exacerbe des tensions qui menacent la stabilité à long terme du pays. 

Les conseillers kurdes d'une partie de la province boycottent tout contact avec son gouverneur arabe, Assil al Noudjaïfi et ils ont menacé dimanche de former un conseil provincial dissident si leur désaccord avec le gouverneur n'est pas réglé.

Ces conseillers occupent 16 des 37 sièges de Ninive.

Les Kurdes considèrent qu'une partie de la province de Ninive, où les Arabes sont majoritaires, fait partie de leur berceau historique et ils veulent qu'elle soit incluse dans la région semi-autonome du Kurdistan.

Ils accusent Noudjaïfi de les avoir marginalisés au conseil provincial depuis son élection, en janvier.

"Si aucune solution n'est trouvée, nous serons contraints de former un conseil de Ninive pour administrer les 16 circonscriptions administratives", a déclaré le conseiller kurde Derrman Khitari, ajoutant qu'il demanderait au gouvernement central de transférer une partie du budget de Ninive.

MÉDIATION

Les tensions à Mossoul, chef-lieu de la province de Ninive, l'ont transformée en un endroit violent.

Les Kurdes refusent de participer au nouveau gouvernement provincial à dominante arabe et plusieurs villes kurdes ont annoncé qu'elles ne respecteraient pas le nouveau gouvernement de Mossoul.

Le gouverneur arabe prend soin d'éviter les régions à dominante kurdes en raison des problèmes de sécurité.

Les Arabes avaient boycotté les précédentes élections provinciales, en 2005, mais à la suite des élections du 31 janvier dernier, ils ont cessé d'être sous-représentés et détiennent à nouveau le pouvoir dans la province de Ninive.

Depuis lors, les Kurdes accusent Noudjaïfi de les marginaliser.

Ce dernier a rappelé qu'il était habilité à dissoudre tout conseil provincial qui violerait la Constitution, mais il a ajouté qu'il restait ouvert au dialogue.

Une délégation de personnalités chiites appartenant au mouvement de l'imam Moktada Sadr a ouvert une médiation mais elle n'a pas encore abouti.

Ali al Dabbagh, porte-parole du gouvernement, a lancé un appel au dialogue.

http://fr.news.yahoo.com/4/20090719/twl-irak-mossoul-38cfb6d_1.html


Politique intérieure & extérieure

Les Kurdes irakiens élisent président et parlement

Les Kurdes irakiens ont commencé à voter samedi pour renouveler le président et le Parlement de cette région autonome riche en pétrole, où le scrutin devrait confirmer la mainmise des partis au pouvoir.
Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 08h00 (05h00 GMT) et fermeront à 18h00 (15h00 GMT). Les bulletins seront ensuite collectés pour être envoyés à Bagdad et dépouillés par la commission électorale.
Le comptage officiel devrait prendre deux à trois jours si aucun recours ne vient perturber les opérations.
Les Kurdes doivent élire leur président au suffrage universel direct pour la première fois. Le candidat sortant Massoud Barzani, ancien chef de la rébellion, devrait selon toute vraisemblance l’emporter aisément face à cinq rivaux.

Pour le scrutin de samedi, il y a  2,5 millions d’électeurs inscrits pouvant se rendre aux bureaux de vote uniquement à pied ou dans les bus autorisés par le gouvernement.
Dans le scrutin parlementaire, l’alliance formée par le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Barzani et l’Union démocratique du Kurdistan (UDK) du président irakien Djalal Talabani devrait conserver la haute main sur l’assemblée régionale face à 23 coalitions de petits partis.
Les scrutins précédents se sont joués sur la capacité de résistance du gouvernement régional kurde (GRK) face au gouvernement central à dominante chiite.
A l’approche de ces élections, Massoud Barzani et d’autres dirigeants leaders kurdes ont tenté de mobiliser l’électorat en durcissant le ton sur la question des territoires dont ils disputent le contrôle aux autorités de Bagdad.
Des diplomates estiment que le contentieux sur la région pétrolifère de Kirkouk constitue la principale menace pour la stabilité à long terme du pays.
Après avoir déposé son bulletin dans l’urne, le président kurde a une nouvelle fois déclaré samedi qu’il n’entendait pas renoncer à l’annexion de la région de Kirkouk.
"Je ne ferai aucun compromis sur Kirkouk", a-t-il dit à Salahouddin, enclave montagneuse proche de la capitale provinciale Erbil, où il réside.
Son neveu et Premier ministre, Nechirvan Barzani, avait toutefois laissé entendre peu auparavant que le président kurde serait prêt à discuter avec Bagdad.
"Nous espérons qu’après l’élection, nous serons capables de nous asseoir à la table des négociations avec Bagdad et de résoudre le problème de Kirkouk (...) Nous, les Kurdes, souhaitons nous montrer flexibles", a-t-il dit à la presse.
Si la population montre son attachement à l’autonomie de cette province du Nord, jusqu’à exprimer parfois des velléités indépendantistes, beaucoup de Kurdes s’inquiètent aujourd’hui de la multiplication des problèmes endémiques.
Cette année, la corruption, les abus commis par les forces de sécurité ou les pressions sur les médias ont ainsi semblé prendre le pas sur les relations tumultueuses avec le gouvernement irakien.
L’opposition espère pour sa part faire mieux qu’en 1992 et en 2005, lorsque le PDK et l’UDK s’étaient associés à d’autres partis importants.

La liste du Changement, conduite par un candidat qui se veut indépendant, Nochouane Moustafa, entend s’adjuger un tiers des 111 sièges de députés.
"Notre priorité est de nettoyer le système et de le restituer au peuple, a déclaré Safin Malakara, son directeur de campagne. Les partis au pouvoir n’ont mis en place aucune supervision sur le budget de la région. Dieu sait où passe l’argent."

(Samedi, 25 juillet 2009 – Al-Oufok avec les agences de presse )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article737

 

L’opposition kurde dénonce des irrégularités lors des élections.
L’opposition kurde a dénoncé dimanche des irrégularités massives à l’occasion des élections présidentielles et parlementaires de samedi dans la province du nord de l’Irak.
Les résultats officiels ne seront pas divulgués avant un jour ou deux, mais les élections ne devraient pas bousculer le paysage politique du Kurdistan, autonome et riche en pétrole.
Le président sortant Massoud Barzani est donné vainqueur presque certain de la présidentielle, et la coalition formée par son Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et l’Union démocratique du Kurdistan (UDK) devrait conserver la majorité au parlement.
"Dans l’après-midi, une campagne de violations a commencé sur les ordres des responsables sur le terrain du parti au pouvoir dans toutes les villes", a affirmé dans un communiqué le parti d’opposition Réforme et services.
Cette formation a fait état d’électeurs autorisés à voter mais ne figurant pas sur les registres, de bureaux de vote interdits d’accès aux observateurs de l’opposition et de poursuites des opérations après l’heure de clôture.
La liste Changement, emmenée par un candidat qui se veut indépendant, Nochirouan Moustafa, a pour sa part accusé les autorités d’avoir exécuté un "plan prémédité en vue de modifier les résultats à leur profit".
La commission électorale a annoncé samedi soir qu’elle vérifierait ces allégations, mais a déclaré ensuite à la presse que les scrutins s’étaient globalement déroulés sans incident.
Djabbar Yaouar, haut responsable du PDK, a quant à lui rejeté les accusations de l’opposition et invité celle-ci à déposer des plaintes en bonne et due forme.
La campagne électorale avait été marquée, comme les précédents scrutins, par le conflit entre le gouvernement régional et les autorités de Bagdad au sujet de la région pétrolifère de Kirkouk, qu’ils se disputent, mais aussi par des questions endémiques, dont la corruption, largement répandue dans la province.

Elections au Kurdistan : 78% de participation
Quelque 78% des 2,5 millions d’électeurs inscrits ont voté samedi pour élire leur président et leur Parlement au Kurdistan, région autonome du nord de l’Irak, selon la commission électorale.
Hamdiyeh al-Husseini, de la haute commission électorale indépendante, a déclaré samedi soir lors d’une conférence de presse dans la ville d’Erbil que la participation la plus élevée avait été constatée dans la province de Dahuk, avec près de 86%.
Dans la province d’Erbil, 79% des inscrits ont voté, et ils étaient 74,% dans la troisième province, celle de Suleimaniyeh. Les résultats des élections devraient être annoncés dans plusieurs jours.

26 juillet 2009 - Al-Oufok  )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article739

 

Les partis au pouvoir au Kurdistan irakien reconduits
Les partis au pouvoir au Kurdistan irakien ont été reconduits à l’issue des élections législatives et présidentielle de samedi, mais un mouvement d’opposition réformiste a progressé avec 23,8% des suffrages, déclarent des responsables électoraux en se fondant sur des résultats préliminaires.
Le président Massoud Barzani a été réélu avec 69,6% des voix tandis qu’aux législatives, l’alliance formée par le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Barzani et l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) du président irakien Jalal Talabani a recueilli 57% des voix

29 juillet 2009,

http://www.aloufok.net/spip.php?article747.



b) Les occupants 

1) Usa

Obama, Gates, Clinton.

29-07

Gates a estimé mercredi qu’il existait "une chance d’accélération modeste" du retrait des troupes américaines en Irak. Il a déclaré qu’une brigade de combat pourrait quitter le pays avant la date prévue. Il n’a pas précisé de calendrier.
M. Gates a expliqué que le général Ray Odierno, commandant des troupes américaines en Irak, trouvait la situation meilleure que prévu sur le plan de la sécurité.
Obama table sur un retrait de toutes les forces de combat américaines en Irak d’ici au 31 août 2010, tandis que 30.000 à 50.000 soldats resteraient sur place pour former(…)  l’armée irakienne jusqu’à la fin 2011.

http://www.aloufok.net/spip.php?article747


Extension des guerres ?

Robert Gates en Irak

Le secrétaire américain à la Defense, Robert Gates, est arrivé mardi en Irak où il doit s’entretenir avec des responsables irakiens de questions de sécurité et de ventes d’armes.
Il devrait être question lors de ces discussions de la possible acquisition par Bagdad d’avions de chasses F-16 du constructeur américain Lockheed Martin.

Al-oufok avec les agences de presse

28 juillet 2009 -

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article744


Au Senat & a la chambre

Les sénateurs américains refusent de dépenser 1,75 milliard pour acheter 7 chasseurs F-22.

Les sénateurs américains ont suivi Barack Obama et Robert Gates, en rejetant, mardi 21 juillet, par 58 voix contre 40 un amendement au budget 2010 du Pentagone qui aurait alloué une rallonge de 1,75 milliard de dollars (1,25 milliard d'euros) pour la construction de sept chasseurs F-22.

Les parlementaires ont immédiatement reçu les félicitations du président américain, qui, ces dernières semaines, avait qualifié l'achat de ces nouveaux chasseurs de "superflu". "Au moment où nous nous battons sur deux fronts [en Irak et en Afghanistan] et que notre budget accuse un sérieux déficit, cela aurait représenté un gâchis d'argent inexcusable", a dit Barack Obama après le vote des sénateurs.

L'achat des F-22 n'est pas enterré pour autant : la version du projet de loi adoptée par la Chambre des représentants au mois de juin prévoit plusieurs acquisitions du chasseur.

Les parlementaires devront trouver un terrain d'entente en commission mixte avant transmission du texte final au président Obama, mais ce dernier menace de ne pas signer le budget du Pentagone s'il devait inclure la rallonge destinée aux avions de combat.

Le programme F-22 est également critiqué par le secrétaire à la Defense Robert Gates et le vice-président Joe Biden. Les deux hommes avaient fait campagne auprès des sénateurs pour qu'ils rejettent l'amendement.

"UN VOTE TRÈS DIFFICILE"

M. Gates s'est réjoui mardi du vote des sénateurs, estimant qu'il s'agissait d'un "pas important" vers une maîtrise des dépenses de Defense, a indiqué un porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell. "Il comprend que pour de nombreux membres du Congrès, c'était un vote très difficile, mais il estime que le Pentagone ne peut pas continuer comme avant", a ajouté le porte-parole.

Les Defenseurs de l'amendement avaient fait valoir que la fabrication des F-22 supplémentaires aurait signifié un regain de travail pour la multitude de sous-traitants qu'emploient Lockheed-Martin et Boeing, constructeurs de l'avion.

En 2009, le programme F-22 a coûté 2,9 milliards de dollars (2 milliards d'euros) au ministère de la Defense.

Conçu pendant la guerre froide, cet avion, d'une valeur unitaire de 200 millions de dollars (140 millions d'euros), est accusé par ses détracteurs de ne pas être adapté aux conflits actuels.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/07/22/les-senateurs-americains-refusent-de-depenser-1-75-milliard-pour-acheter-des-avions-de-chasse_1221318_3222.html

22.07

La Chambre des représentants demande à la CIA les documents de son programme antiterroriste secret.

La commission de renseignements de la Chambre des représentants a demandé mardi à la CIA de communiquer les documents de son programme ‘antiterroriste’ gardé secret et ayant visé à tuer ou à capturer au sol des dirigeants d'Al-Qaïda, pendant les huit années de la présidence Bush.

L'agence centrale du renseignement américain (CIA) coopérera, ont répondu certains de ses membres, sous couvert d'anonymat, ajoutant qu'une enquête serait menée sur les détails tenus secrets, ainsi que pour comprendre pourquoi le Congrès n'avait jamais été informé du programme.

Le directeur de la CIA, Leon Panetta, a d'ores et déjà ordonné une enquête interne, a expliqué le porte-parole de l'agence, George Little.

La CIA a dépensé au moins un million de dollars (720.000 euros), jusqu'à ce que le programme soit suspendu le 24 juin par Leon Panetta, dès qu'il a appris son existence, a expliqué un membre du Congrès.

Pourtant, le programme n'a jamais abouti, les attaques ayant été menées via des frappes aériennes, par des drones, des avions sans pilotes, qui ont fait de nombreuses victimes civiles.

Silvestre Reyes, le président de la commission de renseignements de la Chambre, un démocrate, devrait décider cette semaine de lancer ou non une enquête sur ce programme de la CIA. Le sénateur démocrate Russ Feingold a déclaré lundi que le fait que la CIA n'ait pas informé le Congrès représentait une violation de la loi américaine.

De son côté, Obama, qui veut regarder vers l'avenir, n'est pas favorable à ce que le pays se penche sur les pratiques de l'ère Bush, concrètement à ce que souhaite le parti démocrate.

Selon la loi, en cas d'opérations ultra-secrètes, les briefings peuvent se limiter à un groupe très restreint, qu'on appelle le Groupe des Huit, composé des patrons du groupe républicain et démocrate des deux chambres, ainsi que des Commissions du renseignement du Sénat et de la Chambre.

L'ordre avait été validé par le président George W. Bush, peu après le 11-Septembre. Et c'est son vice-président, Dick Cheney, qui avait demandé à la CIA de ne pas en informer le Congrès, avait précisé Leon Panetta. Les Etats-Unis voulaient retrouver les leaders d'Al-Qaïda, cachés dans la région frontalière entre le Pakistan et l'Afghanistan.

Parallèlement, le ministre de la Justice, Eric Holder, étudiait déjà l'opportunité d'ouvrir une enquête criminelle sur la pratique de la torture par la CIA. Et vendredi, un rapport de l'inspection générale avait mis l'accent sur le rôle joué par l'équipe de Dick Cheney dans le secret excessif maintenu autour du vaste et controversé programme d'écoutes illégales de la NSA (National security Agency).

15/7  

AP.


Politique intérieure & extérieure

Exercice national antiterroriste à partir de lundi aux Etats-Unis

25/7

Cette simulation, qui va durer cinq jours, sera menée à partir de postes de commandements et emplacements sur le terrain à Washington, dans l'Arkansas (centre-sud), en Louisiane (sud), au Nouveau Mexique (sud-ouest), en Oklahoma (centre), au Texas (sud) et en Californie (ouest).

Les exercices n'affecteront pas le quotidien de la population, qui ne les remarquera d'ailleurs peut-être pas, a expliqué M. Stevens. Il ne s'agit pas de la première simulation antiterroriste aux Etats-Unis, mais les précédentes portaient sur la réponse des autorités à des scénarios d'attentats déjà perpétrés.

AP

Robert Gates en Irak

Le chef du Pentagone se rendra dans la province autonome du Kurdistan, où le fossé entre les dirigeants locaux et le gouvernement de Bagdad semble s’accroître en raison de litiges sur le pétrole et des questions territoriales.
Les Kurdes refusent de renoncer à l’annexion de la région pétrolifère de Kirkouk qu’ils considèrent comme leur terre ancestrale.
Robert Gates aura notamment des discussions avec le président kurde Massoud Barzani, qui a signé des accords pétroliers avec des sociétés étrangères dénoncés par le ministre irakien du Pétrole, Hussein al Chahristani.
Les Etats-Unis sont soucieux d’éviter toute montée de violences dans cette région, où ils craignent de voir des résistants s’ériger en rempart contre toute tentative d’annexion kurde.
"La dimension arabo-kurde est probablement la plus urgente du moment (...) pour consolider nos gains en matière de sécurité", a déclaré un responsable américain sous le sceau de l’anonymat.

Al-oufok avec les agences de presse

28 juillet 2009 -

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article744



b) Les alliés (des Usa)

Dans le monde

France

Remise en liberté d'un Français ayant combattu en Irak.

La cour d'appel de Paris a confirmé lundi la remise en liberté d'un Français détenu depuis près de 17 mois et mis en examen dans l'un des volets de l'enquête sur les filières irakiennes, a-t-on appris mercredi de sources judiciaires.

Peter Cherif, 26 ans, mis en examen en février 2008 pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", fait partie d'un groupe de jeunes du XIXe arrondissement de Paris qui s'est rendu en Irak entre fin 2003 et début 2004, via la Syrie. Selon les enquêteurs, leur but était de se battre contre les forces de la coalition.

Il a été arrêté le 2 décembre 2004 à Falloujah. Détenu 19 mois par les Américains en Irak, notamment à la prison d'Abou Ghraïb, il a ensuite été remis aux Irakiens puis jugé en juillet 2006 pour "franchissement illégal de frontières" et condamné à 15 ans de réclusion. Il s'est évadé en mars 2007 de la prison de Badouche (nord) à l'occasion d'une attaque par des insurgés.

Lors de ses interrogatoires par le juge d'instruction antiterroriste Philippe Coirre, Peter Cherif a expliqué s'être rendu en Syrie pour y apprendre l'arabe. Puis être passé en Irak avant d'être blessé à deux reprises. Il sera arrêté sur les bords de l'Euphrate, dans un champs de dattes, par des soldats américains qui, déclarera-t-il au juge, l'ont "pris en photo comme un trophée". Il assure avoir été victime de harcèlement et de tortures par des soldats américains.

Après son évasion, il a vécu quelques mois caché en Irak, avant de regagner la Syrie et d'être exfiltré vers la France.

Lors de son premier interrogatoire devant le juge, il avait expliqué avoir voulu se rendre pour s'expliquer sur son parcours déclarant "avoir tourné la page".

En prison, il a obtenu le Diplôme d'accès aux études universitaires (DEAU) qui permet à une personne non titulaire du baccalauréat de s'inscrire à l'université, a indiqué son avocat, Me Eric Plouvier à l'Associated Press.

Son contrôle judiciaire lui interdit notamment de quitter l'Ile-de-France. Le juge d'instruction avait ordonné sa remise en liberté. Le parquet avait fait appel mais la chambre de l'instruction a confirmé cette décision.

En 2006, sa famille a déposé une plainte à Paris pour séquestration, détention arbitraire, actes de barbarie et torture. L'enquête a été confiée à un juge parisien. Me Plouvier a indiqué qu'il lui demandera d'entendre son client sur les conditions de son séjour dans les prisons américaines puis irakiennes.

En mai 2008, le tribunal correctionnel de Paris a condamné sept personnes à des peines allant de trois ans, dont 18 mois avec sursis, à sept ans d'emprisonnement pour leur participation présumée à une filière d'acheminement de djihadistes de la France vers l'Irak.

15-07

 AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090715/twl-justice-france-irak-cherif-1def439_1.html


Grande-Bretagne

La Grande-Bretagne contrainte de retirer temporairement ses dernières forces d’Irak.
La Grande-Bretagne a annoncé mardi qu’elle retirait temporairement ses dernières forces d’Irak, le Parlement de Bagdad n’ayant pas prolongé à temps le mandat des troupes britanniques dans le pays.
Avant d’ajourner ses travaux lundi pour un mois, le Parlement irakien devait adopter un accord prévoyant le maintien d’une centaine de soldats britanniques dans le pays au-delà de la fin du mois de juillet, date de l’expiration du mandat actuel.
Ces forces, les dernières déployées par la Grande-Bretagne en Irak, devaient assurer la protection des plates-formes pétrolières et former des soldats irakiens dans le sud du pays.
Le reste des forces britanniques est déjà en cours de retrait dans le cadre d’un précédent accord.
Jawwad Syed, porte-parole de l’ambassade de Grande-Bretagne à Bagdad, a minimisé mardi ce contretemps en parlant d’un simple retard de procédure. En attendant le feu vert du Parlement irakien, les dernières forces britanniques se replieront au Koweït. Le responsable britannique a évoqué un retrait temporaire et s’est dit optimiste sur un retour en Irak dès la question résolue.

Al-Oufok avec les agences de presse

28 juillet 2009 –

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article744

29-07

Les familles des otages britanniques en Irak ont été informées par le gouvernement que deux des trois agents de sécurité étaient "très probablement" morts en captivité, rapporte la BBC.

Le Premier ministre Gordon Brown a ensuite confirmé que Peter Moore, le consultant dont les agents de sécurité assuraient la protection, était quant à lui vivant. Il a appelé à sa libération.

Les cinq britanniques avaient été enlevés devant le ministère des Finances en mai 2007 par des résistants.

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090729/twl-gb-irak-otages-1def439_2.html

 

Blair amené à témoigner dans l'enquête britannique sur l'Irak

L'ancien Premier ministre Tony Blair sera amené à témoigner devant la commission d'enquête mise sur pied par son successeur Gordon Brown pour éclaircir les conditions de l'implication de la Grande-Bretagne dans l'invasion de l'Irak en 2003.

"Les gens que nous inviterons à déposer seront ceux que nous jugerons les mieux placés pour fournir l'information dont nous avons besoin pour mener minutieusement notre tâche à bien. Cela inclut naturellement l'ancien Premier ministre", a déclaré jeudi le président de la commission, l'ancien haut fonctionnaire John Chilcot.

L'enquête couvrira la période allant de l'été 2001 à la fin du mois de ce mois de juillet, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse, ajoutant que les travaux de la commission avaient déjà commencé et qu'elle avait demandé au gouvernement de produire ses premiers documents.

Chilcot a déclaré que les travaux de la commission seraient aussi ouverts autant que possibles au public, afin que celui-ci ait confiance dans son indépendance et que certaines auditions seraient publiques ou retranscrites en temps réel sur un site internet public.

Initialement, les auditions devaient se dérouler à huis clos mais, face aux accusations de tentative de dissimulation, le 10, Downing Street a reconnu que certaines séances pourraient être publiques sans risque de compromettre la sécurité nationale.

Chilcot a encore dit que la commission consulterait les familles des britanniques tués durant le conflit pour savoir à quels aspects de la guerre elles souhaitaient que les enquêteurs s'attaquent en priorité.

La décision de Blair d'envoyer 45.000 militaires aux côtés des troupes américaines pour envahir l'Irak, dont elles sont actuellement en train de se retirer, a provoqué des manifestations massives de protestation en Grande-Bretagne ainsi que la démission de plusieurs ministres de Blair.

Celui-ci avait justifié l'intervention, qui a abouti au renversement et à l'exécution de Saddam Hussein, par la présence d'armes de destruction massives dont l'existence n'a jamais été confirmée. Les adversaires de Blair l'ont accusé d'avoir fait état de faux renseignements à ce sujet.

Reuters

30-07

http://fr.news.yahoo.com/4/20090730/twl-irak-gb-blair-38cfb6d_2.html


n°448 - Journal d'Irak - 13-07 au 31-07 - : Fin - : Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas (plus) besoin des USA…(coopération future ou querelles bilatérales)


n°448 - Journal d'Irak - 13-07 au 31-07 - : Fin  - : Le chef de l'armée à Bagdad dit n'avoir pas (plus)  besoin des USA…(coopération future ou querelles bilatérales)



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°448                 du 13/07                     au 31/07/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Vidéo : Un nouveau mur de la honte.

5-2 Les murs de la honte à Bagdad.

5-3 L’obsession des murs ?

5-4 Les espions de l´or noir, par Gilles Munier

5-5 6 Vidéos 

6 Les brèves

6-1 L'Irak accuse les Etats-Unis de discuter avec des "terroristes"

 



4 Lutte pour la libération du territoire

Pertes déclarée des occupants.

Les armées répugnent à donner des chiffres officiels

17-07

"Trois soldats de la division sud multinationale ont été tués quand la base opérationnelle de Bassorah a été attaquée par des tirs indirects à environ 21H15 (18H15 GMT)", a indiqué un communiqué de l'armée.

L'armée qualifie en général les tirs d'obus de mortier de "tirs indirects".

AFP

18-07

Un hélicoptère utilisé par le département d'Etat américain en Irak s'est écrasé vendredi sur un camp d'entraînement de l'armée américaine à l'est de Bagdad, a déclaré samedi l'ambassade des Etats-Unis.

Deux membres d'équipage ont été tués et deux autres personnes ont été blessées dans l'accident, survenu dans le Butler Range Complex, a-t-elle précisé.

L’espace aérien irakien est sillonné chaque jour par des dizaines d'hélicoptères de l'armée américaine, qui assure ainsi ses transferts de troupes entre les bases ou ses besoins en ravitaillement.

Reuters



Les combats par provinces

1-1 Bagdad

21-07

Six personnes, dont trois policiers chargés de la circulation, ont été blessées mardi par l'explosion d'une bombe au passage d'un convoi transportant le ministre des Ressources en eau, Abdoul Latif Rachid. Aucun membre du convoi ministériel ne figure parmi les victimes.

http://fr.news.yahoo.com/

26-07

Quatre gardes d'un important bureau de change du centre de Bagdad ont été tués.

Les quatre gardes étaient en faction devant les locaux de la société Nibal a précisé un officier de police. Cinq civils ont selon la police été blessés lors de cette attaque, qui semble être une tentative de braquage.

26 juillet

http://www.romandie.com/ats/news/090726170507.1vk6pfvp.asp

28-07

Des hommes armés ont fait irruption tôt mardi matin dans une banque du centre de Bagdad et ont tué huit gardes avant de prendre la fuite avec un important butin, a annoncé la police irakienne. Il s’agit du deuxième braquage meurtrier à se produire dans la capitale irakienne en l’espace de trois jours.

L’un de ces responsables de la police irakienne s’exprimant sous couvert de l’anonymat a affirmé que ce hold-up sanglant serait l’œuvre de résistants cherchant à financer leurs opérations.

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article744 


1-2 Province d'Anbar (vaste territoire à l'ouest de Bagdad comprenant les villes de Amiriya, Baghdadi, Diyarah, Falloujah, Habbaniyah, Haditha, Haqlaniyah, Hawija Hit, Houssabayh, Karabilah,  Khaldiyah, Koussaïba, Mahawil, Oubaïdi, Ramadi (capitale de la province d'Al-Anbar,) Kaïm (à la frontière avec la Syrie), Sindjar & Zaidan

 

Falloudja,

27-07

Une action kamikaze a fait au moins quatre morts et neuf blessés devant une tente dressée pour des funérailles dans l’ouest de l’Irak, a annoncé dimanche la police.
Le kamikaze s’est fait exploser près de l’endroit où étaient célébrées les funérailles d’un policier tué dans un précédent attentat, près de Falloudja, à une cinquantaine de km à l’ouest de Bagdad.

Al-Oufok

Ramadi

15-07

Une attaque kamikaze à viser les forces irakiennes de sécurité à Ramadi, à l'ouest de Bagdad, dans la province d’Anbar ont indiqué des sources policières et médicale.
Selon deux responsables de la police, le kamikaze a précipité son minibus sur un barrage conjoint de la police et de l’armée irakiennes vers 8h00 du matin.

Six policiers figurent parmi les morts et 17 autres personnes ont également été blessées.

AFP

http://www.aloufok.net:

 

20/7

Trois personnes, dont deux policiers, ont été tuées lundi dans une explosion à Ramadi, à l'ouest de Bagdad, ont indiqué des sources médicales et de sécurité.

Quatre autres personnes ont été blessées dans l'attaque, menée près des locaux des autorités provinciales vers 09H30 locales (06H30 GMT), selon ces sources.

AP

21/7

Etat d'urgence décrété à Ramadi.

Les autorités de Ramadi, dans l'ouest de l'Irak, ont décrété mardi l'état d'urgence et interdit la circulation des véhicules après un double attentat, précédé lundi par une explosion qui a tué deux policiers.

"L'état d'urgence a été déclaré à Ramadi en raison de renseignements sur la présence en ville d'un troisième véhicule chargé d'explosifs", a déclaré un policier sous le sceau de l'anonymat.

La province d'Anbar était jadis un bastion des groupes de résistance dont Al Qaïda, mais le retournement d’alliance de certains chefs tribaux en 2006, a permis de mettre les résistants en déroute.

http://fr.news.yahoo.com/



L’Irak en chiffres (depuis le début de la guerre de conquête en mars 2003)


Peuple

 

Civils tués (depuis l'occupation)   

1.331586

Civils blessés (depuis l'occupation) 

71.148( chiffre très très minimum)

Civils violés (par les troupes d'occupations)

2.507     (voir Ibrahim Allousch

Civils/Résistants arrêtes : (une dizaine par jour...)

8.940   (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) tués

4.044 (chiffre minimum)

Résistants (décrit tel quel ) blessés

3.885   (chiffre minimum)

En prison

40.268. (chiffre minimum)

Embargo

750.000 enfants (chiffre minimal)

Embargo

750.000 adultes (chiffre moyen)

 

 

Militaires irakiens tués pendant l'invasion

45.596 (chiffre minimal)

Civils tués pendant l'invasion

120.200 (chiffre minimal)

 

 

Coalition

 

Nombre de Soldats tués (ou morts...) 

34.676

Soldats rapatriés (blessés ou malades)

224.410

(*) dont 10% meurent en cours de route ou à l'hopital)

 

Disparus (dans la nature)

1.014

Désertions

5.501

Mutinerie

2 corps + 25

Aide psychologique

66.108***

Suicides

Mercenaires tues                                                                                 

5.683 (chiffre très minimal)

933

non-combattants accidentés,

27 103

Policiers/soldats/miliciens irakiens  tués

13.018

Policiers /soldats/miliciens irakiens blessés

26.798 (chiffre minimal)

Policiers /soldats irakiens disparus (dans la nature)

13.916

 

 

Autres tués (collaborateur)

5.597

Autres blessés (collaborateur)

9.657

 

 

Nombre d'attaques de la résistance irakienne de 2003 à 2008:

Oléoducs, les infrastructures pétrolières & d'électricité

 

 164.000,

464 attaques (grand minimum)

Infrastructures du rail

195 attaques (idem)

Hélicoptères

104  ++              (idem)

Avions (& drone)

28 ++


Ces   totaux sont obtenus par le recoupement (si possible) des chiffres des pertes communiqué par la résistance & les médias occidentaux


Suicides en augmentation

21-07

Un des objectifs visés par l'augmentation des troupes est d'éviter que les soldats ne restent plus longtemps qu'initialement prévu en mission, en autorisant davantage de rotations, a expliqué le secrétaire à la Defense.

Les suicides dans l'armée américaine avaient atteint un chiffre record en 2008.

Ils continuent d'augmenter avec 88 cas signalés au cours des six premiers mois de l'année, contre 67 sur la même période l'an passé, selon des chiffres publiés début juillet.

(ats /

21 juillet

http://www.romandie.com/infos/ats/display2.asp?page=20090721033422850172019048000_brf006.xml 



Number Of Iraqis Slaughtered In US War And Occupation Of Iraq "1,331,578"


Cost of U.S. War and Occupation of Iraq

                                                             669.549.154.938

 

  heure : 09.27

http://www.costofwar.com/

http://www.nationalpriorities.org/costofwar_home
For more details, click here.

 

 


5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

5-1 Vidéo : Un nouveau mur de la honte.

http://www.youtube.com/watch?v=1OPqM4CsbP0&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Eagoravox%2Efr%2Factualites%2Finternational%2Farticle%2Fles%2Detats%2Dunis%2Det%2Dla%2Dfrontiere%2Dles%2D58781&feature=player_embedded

 

5-2 Les murs de la honte à Bagdad.

extrait

Autre forme d’insécurité à laquelle sont confrontés les Etats-Unis, par le biais de leur intervention militaire menée en Irak : le maintien de l’ordre dans une opération militaire. Les murs de séparation sont dotés de plusieurs objectifs : stabiliser la situation entre les communautés qui s’opposent ; empêcher les acteurs déstabilisateurs d’opérer des exactions dans les territoires appropriés par l’autre groupe (quelque soit la façon dont les groupes se définissent en tant qu’ennemi dans une guerre larvée : différenciation politique, sociale, identitaire...) ; permettre aux militaires déployés à Bagdad d’établir des points de contrôle pour canaliser les déplacements urbains... Il s’agit là de la matérialisation de lignes de fracture intraurbaines, c’est-à-dire de frontières mentales qui marquent de fortes ségrégations dans l’organisation structurelle de la ville (et ce bien avant la guerre, qui a été un accélérateur de ces processus de différenciation et de regroupement communautaires).

 

Pourtant, les murs à Bagdad, comme tant d’autres, sont éphémères : "les frontières étanches n’ont jamais existé"("A bas les murs !", Cafés géo, 4 février 2008).

Et les murs appellent également à de nouvelles territorialités entre enfermement (symbolisé par le seuil qu’il faut franchir, avec autorisation, pour pénétrer dans l’autre territoire) et transgression de l’interdit. Que ce soit par l’enclavement du territoire approprié ou par les flux transgressant cet enclavement, le mur laisse des stigmates dans les pratiques spatiales et la configuration de l’espace socioculturel (voir le billet "La guerre, la ville et le mur" du 22 janvier 2009).

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/les-etats-unis-et-la-frontiere-les-58781

 

5-3 L’obsession des murs ?

extrait

En détournant le titre de l’ouvrage du géographe Michel Foucher L’obsession des frontières, on peut revenir au questionnement à l’origine de ce billet : aux Etats-Unis, y a-t-il une obsession des murs comme réponse aux insécurités sous des formes diverses ?

Bien évidemment, on ne retrouve pas cette utilisation du mur et du barbelé comme outil sécuritaire aux seuls Etats-Unis (les murs en Israël-Palestine, les peacelines de Belfast, la ligne verte de Chypre, la frontière Liban/Israël...) : il s’agit ici de discuter un cas, mais l’étude mériterait d’être approfondie. Que ce soit dans le cas d’une séparation interétatique ou d’une séparation intra-urbaine, le mur a pour fonction de matérialiser la séparation, d’inscrire dans les paysages le cloisonnement des territoires, et de restreindre les pratiques spatiales en imposant un seuil entre deux territoires, qui ne peut être franchi sans autorisation. A l’heure de la globalisation, on assiste à un "retour" de la frontière, et tout particulièrement de la frontière matérialisée. Dans ce cas, le barbelé et le mur sont fortement chargés de symboles : celui d’un entre-soi extrême et d’un enfermement recherché ou imposé. Ainsi, par la barrière, il y a appropriation de la discontinuité entre deux territoires (que ce soient deux Etats, deux quartiers...).

Il est intéressant également de s’arrêter sur les discours qui entourent la construction des murs, et qui dépendent avant tout de l’utilisateur : concerné directement ou non ?

D’une part, les murs semblent répondre à des demandes en termes de sécurisation de la part de certains habitants : la zone qui correspond à la juxtaposition entre deux territoires identifiés comme différents (deux Etats, deux territoires communautaires) est représentée comme une zone floue et dangereuse par les habitants. La proximité entre deux populations qui s’identifient nettement comme différentes n’est donc pas recherchée, voire même le plus brutalement rejetée, parce qu’elle est assimilée à une forte insécurité. C’est le cas de la frontière Etats-Unis/Mexique du point de vue des habitants états-uniens. Le point de vue des Mexicains est différent, puisqu’il s’agit pour eux de contrer l’effet positif de la frontière (avec le système de maquiladoras, qui apportent de nombreux emplois dans le Nord du Mexique) en le transformant en grande partie en effet-barrière. D’autre part, les discours des "observateurs", c’est-à-dire de ceux qui ne sont pas concernés par ces murs dans leurs territoires du quotidien et portent un regard extérieur. Il n’est pas rare de voir des commentaires sur les "murs de la honte" que ce soit pour parler de la frontière Etats-Unis/Mexique, des murs de séparation à Bagdad ou de tout autre mur dans le monde. Ce regard condamne la fin de la proximité, et ainsi l’impossibilité d’un multiculturalisme dans toutes les zones concernées par les murs. Ces observateurs s’interrogent sur la légitimité à matérialiser la séparation, la division, les discordes intercommunautaires.

De ce fait, le regard porter sur les murs-frontières dépend de qui pose ce regard, des intentionnalités des acteurs, de la situation politico-économique... mais également de leur vision du monde et du rôle même de la frontière dans leur espace socioculturel : la frontière est-elle un blocage ou une sécurité ? Se construit-elle en opposition aux modes d’habiter l’espace ou est-elle une légitimation de l’espace approprié ? Dans leur ouvrage Les frontières mondiales. Origines et dynamiques, Patrick Picouet et Jean-Pierre Renard donnent des exemples particulièrement illustratifs de cette représentation différenciée de la frontière en fonction du rôle que les hommes lui attribuent : "si elle est très visible sur la carte, remarquable par sa linéarité et régularité, la frontière est en revanche, parfois beaucoup plus floue dans l’espace vécu des populations. S. Lima [Stéphanie Lima, 2003, Découpage entre espace et territoire : la fin des limites ? La fin des territoires communaux dans la région de Kayes, Mali, thèse, Université de Poitiers, 532 p. + annexes] démontre que les sociétés rurales africaines continuent de fonctionner en réseau plutôt qu’à l’intérieur de territoires finement délimités. Alors qu’un nouveau maillage communal intérieur est en cours d’élaboration dans la région de Kayes (Mali), les sociétés rurales considèrent ces nouvelles lignes-frontières comme des contraintes, des limites "appauvrissantes". Fondamentalement, l’espace vécu des populations s’inscrit dans la mobilité et les échanges ; une limite nette, tranchée, divise, sépare et appauvrit les sociétés. Telle est la représentation de ces sociétés, non imprégnées historiquement, d’une organisation socio-spatiale aussi cloisonnée et rigide que la nôtre. En France, culturellement, le territoire se conçoit à partir d’un espace approprié et délimité ; au Mali, le territoire est un espace de mobilité, d’échanges, de négociations aux limites souvent floues." (Editions du Temps, collection Une géographie, Paris, pp. 72-73).

On peut se demander si le fait d’envisager le mur comme moyen de sécurisation d’un territoire ne provient pas seulement de moyens techniques, mais également de la vision qu’entretiennent les acteurs de la construction du mur vis-à-vis du rôle de la frontière.

Le mur se construit comme une réponse à un "ennemi" perçu, qu’il soit n "ennemi" extérieur (à travers le bétonnage des frontières interétatiques, que ce soit entre les Etats-Unis et le Mexique, ou dans les enclaves européennes de Ceuta et Melilla) ou un "ennemi" intérieur. En ce sens, le mur n’est pas seulement un outil sécuritaire (dans le sens où il n’a pas pour seul but une efficacité vis-à-vis des objectifs sécuritaires qu’on lui attribue), il est également (et avant tout ?) la matérialisation d’un discours politique centré sur les enjeux sécuritaires. "Urbanisme de paix" ou "urbanisme de guerre" : la différence entre les deux conceptions accordées aux mêmes murs par des acteurs différents ne vient-elle pas de la représentation du mur comme outil sécuritaire ou outil de division ? Et derrière, se pose la question de la séparation des groupes d’hommes comme moyen de pacifier une ville, un Etat, une région... Derrière les représentations, se posent de multiples questions quant aux modalités d’intervention d’une force militaire avec ses propres représentations dans une zone où elle doit d’abord apprendre à connaître et comprendre les représentations des habitants.

 

A lire sur le cas des murs de séparation à Bagdad :

Le blog de Stéphane Taillat "En vérité", tout particulièrement les billets "Murs et mandats : maintien de l’ordre et sécurité à Bagdad" (31 décembre 2008) et "Retour à Sadr City" (15 mai 2008).

Certains articles du Centre de recherche sur la mondialisation (Mondialisation.ca en français et GlobalResearch.ca en anglais), notamment "Les barrières de sécurité à Bagdad : consécration d’un nouvel apartheid intensifié par la guerre" (Jules Dufour, 26 avril 2007) et "Walls of Apartheid : Ghettoizing Baghdad" (Felicity Arbuhnot, 25 avril 2007).


5-4 Les espions de l´or noir, par Gilles Munier

Le pétrole, « maître du monde » ? Oui, mais comment en est-on arrivé là ? Des rivalités pour contrôler la route des Indes à l´émergence des Etats-Unis comme puissance mondiale, les pays anglo-saxons ont su étendre leur influence en Asie centrale, dans le Caucase et au Proche-Orient, avec, au final, leur mainmise sur les principales ressources pétrolières mondiales.
Gilles Munier remonte aux origines du Grand jeu et de la fièvre du pétrole pour raconter la saga des espions de l´or noir et la malédiction qui s´est abattue sur les peuples détenteurs de ces richesses. Il brosse les portraits des agents secrets de Napoléon 1er et de l´Intelligence Service, du Kaiser Guillaume II et d´Adolphe Hitler, des irréguliers du groupe Stern et du Shay - ancêtres du Mossad - ou de la CIA, dont les activités ont précédé ou accompagné les grands bains de sang du 19ème et du début du 20ème siècle.
Parmi d´autres, on croise les incontournables T.E Lawrence dit d´Arabie, Gertrude Bell, St John Philby et Kermit Roosevelt, mais aussi des personnages moins connus comme Sidney Reilly, William Shakespear, Wilhelm Wassmuss, Marguerite d´Andurain, John Eppler, Conrad Kilian. Puis, descendant dans le temps, Lady Stanhope, le Chevalier de Lascaris, William Palgrave, Arthur Conolly et David Urquhart.
« On dit que l´argent n´a pas d´odeur, le pétrole est là pour le démentir » a écrit Pierre Mac Orlan. « Au Proche-Orient et dans le Caucase », ajoute Gilles Munier, « il a une odeur de sang ». Lui qui a observé, sur le terrain, plusieurs conflits au Proche-Orient, montre que ces drames n´ont pas grand chose à voir avec l´instauration de la démocratie et le respect des droits de l´homme. Ils sont, comme la guerre d´Afghanistan et celles qui se profilent en Iran ou au Darfour, l´épilogue d´opérations clandestines organisées pour contrôler les puits et les routes du pétrole.
330 pages, avec photos, cartes et index - 22,60 euros - Editions Koutoubia - Groupe Alphée-Editplus


5-5 6 Vidéos  (A ouvrir par Microsoft Word – double click sur l’adresse)

1 Vidéo : Les mercenaires s’amusent en Irak
WMV (Windows)  

 

2 Vidéo : Massacre d’irakiens depuis un hélico:

MASSACRE D'IRAKIENS DEPUIS UN HELICO

 

3 Vidéo : Ce que fait l'uranium appauvri sur les enfants IRAKIENS..

Ce que fait l'uranium appauvri sur les enfants IRAKIENS... âmes sensibles s'abstenir

 

4 Vidéo : Viol d’Irakienne par la soldatesque 

VIOL D'IRAKIENNES PAR LA SOLDATESQUE

 

5 Video : Présentation du livre de Jacques Pauwels :  Le mythe de la bonne guerre
Par worldhistoria

Video : http://www.dailymotion.com/video/x10hfx_le-mythe-de-la-bonne-guerre_politics

 

 

5 Video  Le Nouvel Ordre Mondial (5/10) 
http://www.dailymotion.com/video/x8e5xo_le-nouvel-ordre-mondial-510_news 


1 Photos

CRIMES DE GUERRE

 

2 Photos

DEMOCRATIE EN IRAK

 

3 Photos

LA LIBERTE US EN IRAK



6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6-1 L'Irak accuse les Etats-Unis de discuter avec des "terroristes"

Le gouvernement irakien a lancé un rappel à l'ordre aux Etats-Unis qu'il accuse d'avoir mené des discussions avec des groupes armés qualifiés d'organisations terroristes.

Selon le porte-parole du gouvernement irakien, Ali al Dabbagh, des responsables américains ont rencontré - dans le cadre de leurs efforts pour mettre fin à la résistance dans le pays - des représentants de groupes de resistants sans le notifier aux autorités irakiennes.

"Il faut une approbation du gouvernement irakien. Toute initiative de quelque partie que ce soit, même des Etats-Unis, qui n'a pas reçu l'accord du gouvernement irakien ne peut être acceptée", a-t-il dit, ajoutant que Bagdad rejetait toutes négociations avec des "terroristes" et des "meurtriers".

"Les discussions ne peuvent avoir lieu qu'avec des groupes qui renoncent à la violence, déposent les armes et acceptent le processus politique en cours en Irak."

A Washington, P.J. Crowley, porte-parole du département d'Etat, a dit que les discussions avaient eu lieu il y a plusieurs mois et avaient été portées à la connaissance du gouvernement irakien.

Il a précisé que ces entretiens étaient partie intégrante d'un "large dialogue que des responsables diplomatiques et militaires ont eu avec un nombre important de parties intéressées en Irak".

Dans un entretien diffusé à la télévision la semaine dernière, Ali al Djoubouri, présenté comme le chef du Conseil politique de la résistance irakienne, a déclaré que son organisation avait discuté à deux reprises avec des responsables américains, en mars et en mai.

Selon lui, les Etats-Unis avaient signé un accord reconnaissant officiellement son organisation avant que les négociations n'achoppent sur les revendications du groupe.

Celui-ci réclame une excuse officielle de Washington pour l'invasion du pays en 2003, le versement d'indemnités et la libération de tous les prisonniers irakiens.

Le gouvernement irakien pense que les pourparlers se sont tenus en présence d'un délégué turc et a demandé des explications aux ambassades de Turquie et des Etats-Unis.

"C'était un choc. Le groupe représente ce qui reste du parti Baas (de Saddam Hussein), (il réunit) les supporters de l'ancien régime et des groupes qui adoptent la violence et le terrorisme comme moyen de faire changer les choses", a déclaré jeudi le ministre des Affaires étrangères, Hochiar Zebari, à la télévision Al Hourra.

L'ambassade des Etats-Unis à Bagdad s'est refusée à tout commentaire.

A Washington, Nouri al Maliki a évoqué une "confusion" autour de ces discussions.

"Le président (Barack) Obama ne veut absolument pas entrer en contact avec ceux qui ont tué des soldats américains, des soldats ou des civils irakiens. C'est pourquoi il est complètement improbable que l'administration américaine ait tenu des discussions avec ces meurtriers", a-t-il dit devant un groupe d'experts.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, de retour d'un déplacement en Asie, doit rencontrer Maliki vendredi à Washington.

Cette polémique intervient au mauvais moment pour Maliki. Alors qu'approchent les élections nationales de janvier, il souhaite présenter l'image d'un homme fort qui a su regagner la souveraineté irakienne après des années d'occupation américaine.

Reuters

24/7

 Mohammed Abbas

 

http://fr.news.yahoo.com/4/20090724/twl-irak-usa-polemique-38cfb6d_1.html




Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

30/07/2009

N° 28 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- :Début - : Obama - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».

N° 28 - Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- :Début - : Obama   - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n° 28- 28-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :

1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Analyse par x6tenz du livre ‘Capitalisme et fascisme - “la stratégie du choc” par Naomi Klein.

1-2 Analyse par O.G. du livre ‘Capitalisme et fascisme - “la stratégie du choc” de Naomi Klein.

Suite

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Exercice national antiterroriste à partir de lundi aux Etats-Unis.

2-2 Non à la guerre en Afghanistan et au Pakistan.

2-3 Kamran Haider : Islamabad entame le rapatriement des déplacés de Swat.

2-4 Abdul Khaliq : Privatisation des terres agricoles au Pakistan.

Fin

3 Annexe

3-1 Mohawk Nation News : La route piégée vers le fascisme.

3-2 Tufail Ahmad : Le Pakistan prêt à déclencher une guerre atomique contre l'Inde

4 Pièce jointe

4-1 Nicolas Ténèze* : Le Pakistan et le mythe de la « bombe islamique »


Avant propos

·                     Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

1-1 Analyse par x6tenz du livre ‘Capitalisme et fascisme - “la stratégie du choc” par Naomi Klein.

La stratégie du chaos (première partie)

La stratégie du chaos fonctionne sur l'entretien mensonger de la terreur ; elle gère et attise le désordre, l'effroi, la crainte religieuse, la panique sociale, la haine raciale, pour mieux affirmer son contrôle liberticide.

Le cynisme de sa pratique nous informe sur son projet idéologique : celui d'un pouvoir seigneurial et sans partage.

Le mouvement de liquidation du système fédéral américain, qu'il convient maintenant d'appliquer au monde entier, s'est organisé selon un plan logique et structuré : développer un dispositif chaotique de type féodal fonctionnant sur l'ignorance, la désinformation et le crime mafieux, afin de rendre invisible et invulnérable le centre réel du pouvoir.

Ce dispositif opacifie les centres de décision (impossibilité de consolider les bilans des grandes multinationales) ; il privatise la recherche scientifique, l'enseignement et les institutions gouvernementales ou non gouvernementales de contrôle ; il tente de réduire le savoir à la seule communication permise. Tout ce qu'il finance plus ou moins visiblement, c'est ce qu'il contrôle de manière occulte.

On peut mesurer son pouvoir de corruption à la mise en place d'un circuit moderniste d'Argent-Marchandise-Argent pouvant être décliné à l'infini en Argent sale-Marchandise-Argent, ou, Argent-Marchandise-Argent sale, etc.

Ainsi, les techniques du contrôle mafieux deviennent les formes de la politique la plus moderne.

L'État entièrement sous contrôle, on assiste à son dépérissement absolu.

Une première réplique européenne de ce « coup du monde » à d'abord été donnée en Italie ces quinze dernières années. Elle a d'abord prétendu nettoyer ses institutions politiques, juridiques, journalistiques, policières, militaires. Puis, soudain, par un détournement de l'opération « mains propres », elle a légitimé la « modernité et le sens de l'État» d'une classe politique qui, après être passée par les juges et la prison, revenait, vierge de tout soupçon, à la nation. En réalité, ce détournement réussi, devant des médias aux ordres, fut la victoire de la nouvelle mafia d'affaires s'emparant des hautes sphères de l'État.

La nouvelle société mafieuse à réussi en Italie un coup d'État légal : son crime est propre. En contrôlant tout ou partie des médias, c'est elle qui édicte les critères de vérité, mais surtout, c'est elle qui possède les armes de la pensée logique. Aujourd'hui, ce que les médias montrent, c'est ce que le crime organisé produit et non ce qu'il commet.

Le but de cette stratégie du chaos, son pouvoir féodal, est profondément liberticide. La suppression préméditée des libertés civiques qu'il organise va de paire avec son projet de liquidation de l'État républicain. Cet État, qui, la plupart du temps ne respectait le citoyen que pour son vote, est trop libre pour lui. Il arrive encore, mais de plus en plus rarement, que le citoyen sache pour qui il vote. Et c'est cette liberté là qui est en cause. Il ne s'agit pas de supprimer le droit de vote, mais de le rendre virtuel : on presse ce risque dans le développement, au sein même de l'État, d'une série d'instances décisionnaires sans contrôle électif. Les commissions européennes sont comme les sigles monétaristes : plus on en parle moins ils ont de comptes à rendre.

La stratégie du chaos qui modélise si habilement des mythes, comme celui de la persistance d'une démocratie en Amérique, n'a pas ignoré l'Europe.

L'ambition de cette modélisation locale est de ruiner le respect envers la politique, et d'affirmer la primauté, nécessairement propre, de l'économie : les nouveaux juges ont condamné à la prison quelques lampistes, mais épargné avec le plus grand soin leurs donneurs d'ordres. Les maîtres des multinationales ont pu, en toute impunité, préparer l'Europe monétariste, et installer aux commandes une nouvelle génération d'hommes d'affaires instruits selon les codes de la mafia.

Après l'effondrement de l'Empire soviétique, l'Europe politique n'a pas su profiter, pour son projet d'unification, d'une opportunité historique qui ne se renouvellera plus. C'est à une collective absence d'ambition historique qu'on peut attribuer son incapacité à régler, en son seul nom, les conflits nés sur son sol. L'Europe politique n'a jamais pu imposer sa diplomatie en Europe Centrale et en Europe de l'Est comme à l'Ouest : elle ignore que cet échec, qu'elle revendique encore comme une victoire, la rend inoffensive pour les stratèges du chaos.

Aujourd'hui, chaque mesure qu'elle prend dans l'urgence, acculée par les médias, est toujours prise à contretemps.

Elle ne prévoit plus, mais survit au jour le jour, confrontée au déferlement incessant du paradoxal et de l'insolite, de l'incompréhensible et du mystérieux qu'entretient le dispositif chaotique dominant. Un tel dispositif ne laisse aucune chance à la classe politique européenne : ce qu'il désorganise le mieux est précisément ce qu'il contrôle le mieux, et l'incertitude est la matière même de sa pratique. Face à une stratégie qui fait de la dissipation une technique de guerre, les décisions des politiques sont de moins en moins dictées par la raison, mais de plus en plus par une peur teintée de superstition.

L'Europe politique s'est perdue en abandonnant le savoir à des transnationales pour qui l'instabilité et l'incertitude, la surenchère et la terreur sont les fondements théoriques de leur contrôle sur la société. C'est justement en ce point que réside la forme d'invisibilité du dispositif chaotique. On peut cependant établir des liaisons dialectiques entre certains discours énigmatiques et quelques faits effrayants.

Par exemple, entre l'accélération des mutations virales et le langage de la techno-science sur le devenir d'une médecine guérissant, dans un très proche futur, toutes les maladies. On peut établir d'autres relations logiques entre l'effondrement de l'institution sanitaire aux États-Unis et en Europe et l'apparition d'une tendance de la techno-science qui, par une perversion de la logique, veut imputer l'origine de la misère aux gènes et non à l'exploitation. On peut suggérer que la réponse apportée par la stratégie du chaos à la gestion des conflits s'apparente à un dispositif mathématique expérimental dont la sécheresse des résultats n'est pas redevable des morts. On peut encore signaler que, loin de toute génétique, certains secteurs très spécialisés de l'économie et de la politique pratiquent depuis longtemps une forme performante de clonage.

On peut, pour finir, conseiller à la classe politique européenne de méditer sur la fonction hégélienne de la synthèse, c'est mise en perspective historique de la décision, qui est devenue la propriété exclusive de la société du chaos.
x6tenz, pour Mecanopolis

redaction@mecanopolis.org

28 Juin 2009

http://www.alterinfo.net/La-strategie-du-chaos-premiere-partie_a33812.html


1-2 Analyse par O.G. du livre ‘Capitalisme et fascisme - “la stratégie du choc” de Naomi Klein.

Dans son dernier ouvrage La stratégie du choc. La montée d’un capitalisme du désastre, la journaliste canadienne Naomi Klein porte à la connaissance des citoyens du monde entier une enquête édifiante sur le dévoiement du capitalisme depuis plus de trente ans.

D’où viendrait ce dévoiement du capitalisme ?

Il faut remonter aux années 50 durant lesquelles, un universitaire américain de Chicago, Milton Friedman, avait mis au point une doctrine économique reposant sur une liberté totale du capitalisme, c’est-à-dire un capitalisme qui agirait à sa guise en niant les entraves que seraient l’Etat, les services publics et même la volonté politique si celle-ci ne le favorisait pas. Cette doctrine ne pouvait être appliquée sans une stratégie de départ, qui reposerait sur un “choc” émotionnel et brutal, volontaire ou pas, frappant les peuples et donnant un espace vital pour l’émergence d’un capitalisme libre pour certains, sauvage pour d’autres. Milton Friedman allait attendre l’année 1973 pour voir enfin sa doctrine confrontée avec la réalité économique et politique d’un pays en voie de développement, le Chili.

Le fascisme sud-américain, genèse de la stratégie mondiale du choc

Le 11 septembre 1973, le Chili subissait un coup d’Etat militaire mené par le général Augusto Pinochet (photo ci-contre, à droite de Milton Friedman). Ce dernier renversa la sociale-démocratie du président élu démocratiquement, Salvador Allende. Or, plus que la chute d’un gouvernement qui gênait les intérêts de Washington, le 11 septembre 1973 a vu débarquer une équipe de jeunes économistes sud-américains formés à l’école de Milton Friedman ; cette équipe, les “Chicago Boys” comme on les avait baptisé, allait appliquer la trinité friedmanienne ou néolibérale : privatisation – déréglementation – réduction des dépenses sociales. Les effets de cette recette économique allait entraîner des dégâts considérables pour l’économie chilienne, cela pour des décennies : inflation des prix de presque 400% avec envolée des prix sur les denrées alimentaires de base ; privatisation des entreprises publiques au profit de multinationales souvent américaines, sans condition de réinvestissement dans le pays ni obligation d’embaucher de la main-d’oeuvre locale ; explosion du chômage et émeutes de la faim ; délabrement des services comme la fourniture d’eau potable et d’électricité…

Mais le chaos économique et social qu’avait engendré l’application de la doctrine des “Chicago Boys” n’aurait jamais pu se faire sans l’aide d’un régime dictatorial, à leur écoute et pouvant utiliser sa force (police et armée) pour soumettre les citoyens à la nouvelle politique néolibérale. Les syndicats et les mouvements de gauche étaient eux-mêmes réprimés férocement pour s’être opposés au diktat des conseillers économiques formés à l’école de Friedman. Pis, au lieu de croire que ces derniers étaient des économistes mûs par une doctrine en laquelle ils croyaient sincèrement, les “Chicago Boys” furent en première ligne du détournement des fonds publics et profitèrent, avec les investisseurs étrangers et les cadres politiques du régime, de la corruption généralisée inhérente à la doctrine friedmanienne.

Bien évidemment, Milton Friedman, mis devant le fait accompli – celui de voir ses élèves contribuer à la mise en place et à l’enrichissement d’un Etat fasciste, corporatiste et ploutocratique – nia jusqu’au bout ses responsabilités et les errements de sa doctrine économique. Au contraire, l’homme soutint que Pinochet ne fut pas assez dur dans l’application de sa doctrine, ce dernier faisant finalement volte-face pour freiner le chaos économique qui commençait à menacer son propre régime. Pourtant, la doctrine néolibérale de Milton Friedman n’avait pas encore connu son “âge d’or” et des méthodes bien plus terrifiantes furent employées pour soumettre l’individu au choc capitaliste de l’éminent universitaire américain.

La torture, une stratégie du choc à l’échelle de l’homme

Le coup d’Etat d’Augusto Pinochet a été à sa façon un choc pour le peuple chilien. Mais plus qu’un choc politique, la stratégie du néolibéralisme, on l’a vu, ne pouvait réussir sans l’appui de l’outil répressif d’un régime fasciste. En conséquence, le choc national devait être reproduit à l’échelle de l’individu, c’est-à-dire par le choc physique et psychologique de celui-ci. Naomi Klein débute d’ailleurs son ouvrage sur les “expérimentations” du docteur d’origine écossaise Ewen Cameron, qui ont servi à l’élaboration des livrets pour les méthodes de soustraction de renseignements par les agents de la CIA.

En effet, dans les années 50, Ewen Cameron avait mis secrètement en place une technique dite de “confrontation psychique” du patient (généralement ayant des troubles mentaux), technique basée sur les électrochocs sur le corps, l’internement dans le noir, la soumission aux bruits et aux images entraînant la phobie générale de l’individu. Ewen Cameron croyait avec sa technique détruire les anciennes structures psychologiques du patient pour recréer un “homme nouveau”, malléable mentalement grâce à son retour brutale à une infantilisation forcée. La journaliste canadienne révèle ainsi que les méthodes du Dr. Cameron furent réutilisées par la CIA qui les enseigna à son tour aux régimes de droite et d’extrême-droite comme celui d’Augusto Pinochet. Ces régimes avaient besoin de ces méthodes pour assurer leur maintien au pouvoir, ainsi que leur mainmise sur l”économie de leur pays, elle-même offerte au pillage par les multinationales, cela par le biais des privatisations et de la déréglementation voulues par l’école de Chicago.

Ces méthodes de torture (charges électriques sur le corps, simulation de noyade, isolement par rapport à l’environnement extérieur, soumission à des bruits et à des chiens menaçants, etc.) seront appliquées jusqu’à nos jours par la CIA et l’armée américaine dans des prisons tristement célèbres comme Abou Ghraïb en Irak ou Guantanomo Bay au large de Cuba. De telles méthodes n’avaient pas seulement pour objectif de lutter contre la résistance irakienne, mais aussi et surtout de protéger les intérêts des multinationales venues exploiter les richesses de l’Irak avec le soutien très étroit du gouvernement des Etats-Unis.

Catastrophe naturelles et privatisation de la sécurité : “la croisade corporatiste”

Régimes fascistes et tortures, il ne manquait plus que des chocs beaucoup plus violents et plus marquants pour assurer l’épanouissement du capitalisme sauvage conçu par Milton Friedman : les catastrophes naturelles et les conflits armés. D’après Naomi Klein, les catastrophes naturelles auraient eu la même “utilité” que les tortures du Dr. Cameron. Ce dernier avait fait de sa méthode de choc le moyen d’anéantir mentalement et physiquement le patient, afin de le rendre d’un point de vue psychologique “vierge” de son passé et de faire de lui un homme neuf doté d’un esprit désormais modulable. Parallèlement, Milton Friedman avait prôné à ses élèves de miser sur les crises, comme par exemple celles nées de catastrophes naturelles, afin de rebâtir une nouvelle économie dans les pays touchés par ces catastrophes. En effet, la réflexion friedmanienne se focalisait sur l’anéantissement des services publics et du système social des pays qui résistaient encore à la doctrine économique néolibérale. Milton Friedman et ses élèves avaient leurs entrées à Washington, s’étaient accaparés la grande institution qu’était le Fond Monétaire International (FMI) et avaient converti à leurs vues des politiciens américains et futurs néoconservateurs comme Donald Rumsfeld, Dick Cheney ou Paul Wolfowitz. Mais cette influence de l’école de Chicago était insuffisante pour faire échouer les pays aux économies trop centristes ou sociales-démocrates.

Il fallait donc compter sur la thérapie de choc physique et psychologique que provoqueraient des cataclysmes comme le tsunami qui avait ravagé l’Asie du Sud-Est en 2004 ou les inondations de la Nouvelle-Orléans dues au passage de l’ouragan “Katrina” en 2005. Dès lors qu’une plage de rêve des Maldives s’était vue “nettoyée” de ses cabanes de pêcheurs par un tsunami, les politiciens et les hommes d’affaires qui n’attendaient que ce moment-là envoyaient la police pour empêcher les pêcheurs de revenir sur leur plage et reconstruire leurs cabanes. La plage “vierge” de son passé était totalement disponible pour bâtir de nouveaux complexes touristiques pour les vacanciers milliardaires du monde entier. Une terre volée par la force après un cataclysme qui paralysa la population locale, le tout au profit des investisseurs privés, voilà un des nombreux exemples du “capitalisme du désastre” voulu par Milton Friedman et que dénonce Naomi Klein. La catastrophe naturelle créait ainsi des “zones franches” – terme de la journaliste canadienne – au sein des démocraties, provoquant des fissures dans le consensus populaire au profit d’une mainmise immédiate des richesses d’un pays par les multinationales et par l’élite locale politique et affairiste, le tout dans un temps très court, celui du choc provoqué par la catastrophe.

Mais ce capitalisme du désastre se caractérisait aussi par “la croisade corporatiste“, qu’elle fut armée lors d’invasions militaires ou plus vicieuse lors des négociations secrètes entre les “Chicago Boys” et les gouvernements de transition démocratique :

- Dans le premier cas, l’invasion de l’Irak fut une croisade idéologique officiellement, mais officieusement elle fut surtout et avant tout un pillage en règle des richesses de l’Irak par les multinationales américaines, britanniques et celles dont les pays avaient participé à la coalition militaire qui avait violé en même temps le droit international par son agression. Outre les richesses du pays, les dollars versés généreusement par le gouvernement de G. W. Bush pour la soi-disante reconstruction de l’Irak firent l’objet de nombreux détournements et de vastes escroqueries à la chaîne. Milton Friedman, dans les dernières années de sa vie, approuvait avec enthousiasme cette nouvelle situation économique de l’Irak occupée. Mais les multinationales qui touchaient ces deniers publics du contribuable américain renvoyaient une partie de l’argent dans les poches des hommes politiques comme Dick Cheney qui avait conservé des parts dans des groupes comme Halliburton. La reconstruction fut aussi écartée au profit d’une vaste privatisation de la sécurité, supplantant les missions de l’armée américaine. Cette privatisation de la sécurité ne se retrouvait non pas seulement en Irak, mais également autour des colonies juives du Golan et de Cisjordanie, dans le centre-ville haut de gamme de Beyrouth au Liban (Naomi Klein y dénonce la mainmise corporatiste du groupe Solidere, détenu par la famille Hariri), dans la “zones verte” de Kaboul en Afghanistan ou encore autour des quartiers huppés de la Nouvelle-Orléans. Naomi Klein redoute qu’à l’avenir des banlieues futuristes pour hauts revenus se développent à l’écart des zones populaires et se retranchent entre des murs de sécurité et surveillés par des vigiles armés par des sociétés privées.

- Dans le second cas, les élèves de Milton Friedman imposèrent leur croisade corporatiste par le biais des transitions démocratiques ayant eu lieu dans des pays naguère gouvernés par des régimes autoritaires ou dictatoriaux. Les “Chicago Boys” du FMI prirent régulièrement l’initiative de négociations rapides et secrètes avec les futurs gouvernants incarnant l’espoir démocratique. Imposant des conditions financières, notamment de généreux prêts conditionnels, les futurs gouvernants devaient obligatoirement faire passer l’économie de leur pays sous les Fourches Caudines de la trinité friedmanienne. De telles réformes ultralibérales apparaissaient nécessaires aux yeux des dirigeants politiques nouvellement élus et de bonne foi. Mais ils n’avaient pas conscience qu’en acceptant les conditions du FMI, ils autorisaient l’anéantissement de leur économie nationale – un nouveau choc économique – au profit d’une nouvelle économie dans laquelle, le capitalisme serait sans entraves et donc libre de faire ce qu’il voudrait au plus grand dam des citoyens. En conséquence, les pays ayant connu la transition démocratique après la dictature furent ainsi piégés par les conditions économiques des élèves de Milton Friedman, conditions qui entraînèrent une hausse des prix, du chômage, un délabrement des services publics passés entre les mains des multinationales, un pillage des ressources naturelles au profit de ces dernières sans que les populations en tirent le moindre bénéfice, etc. L’espoir démocratique laissait ainsi place au désespoir économique, le corporatisme l’emportant sur le politique en lui imposant sa volonté. Des pays furent affectés par les exigences du FMI : la Russie de Boris Eltsine (l’âge d’or des oligarques), la Pologne de Lech Walesa (l’échec gouvernemental de Solidarnosc), l’Afrique du Sud de Nelson Mandela (les haines ethniques actuelles et attisées par la hausse du chômage), la Chine de Deng Xiaoping (la répression des étudiants sur la Place Tienanmen) ou les “Tigres” d’Asie (l’effondrement des bourses asiatiques)…

Basés sur de nombreux ouvrages, entretiens et articles de presse, les travaux de Naomi Klein sont enrichis de sa propre expérience (comme l’épisode où l’auteur est transporté dans un hôpital privé de la Nouvelle-Orléans suite à un accident de voiture) et par ses références solides à l’Histoire. On peut seulement regretter que la journaliste canadienne n’est pas orientée son enquête sur la privatisation du système de santé des Etats-Unis par le gouvernement de G. W. Bush, un scandale dénoncé par Michaël Moore dans son dernier film Sicko. (1) De même, le lecteur européen doit prendre un peu de recul pour lire cet ouvrage, mais le manichéisme (d’un côté tout est noir, de l’autre côté tout est blanc) demeure heureusement très relatif.

La thèse de Naomi Klein se défend et apparaît donc difficilement contestable, tant les éléments recoupés entre les actions de privatisations au niveau mondial et les bouleversements historiques de ces trente dernières années sont troublants de vérité. Troublants comme les décès simultanés de Milton Friedman et d’Augusto Pinochet en 2006, ainsi que l’émergence à deux reprises (1973 et 2001) d’un capitalisme du désastre à partir de la date fatidique du 11 septembre.

 Publié par : reopen911 |

 juin 2, 2008

Par OG pour Agoravox



N° 28 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- : Suite - : Obama - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».


N° 28 - Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- : Suite  - : Obama   - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

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Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n° 28- 28-07

C.De Broeder & M.Lemaire



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Sommaire :

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Exercice national antiterroriste à partir de lundi aux Etats-Unis.

2-2 Non à la guerre en Afghanistan et au Pakistan.

2-3 Kamran Haider : Islamabad entame le rapatriement des déplacés de Swat.

2-4 Abdul Khaliq : Privatisation des terres agricoles au Pakistan.

 


2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Exercice national antiterroriste à partir de lundi aux Etats-Unis.

Cette simulation, qui va durer cinq jours, sera menée à partir de postes de commandements et emplacements sur le terrain à Washington, dans l'Arkansas (centre-sud), en Louisiane (sud), au Nouveau Mexique (sud-ouest), en Oklahoma (centre), au Texas (sud) et en Californie (ouest).

Les exercices n'affecteront pas le quotidien de la population, qui ne les remarquera d'ailleurs peut-être pas, a expliqué M. Stevens. Il ne s'agit pas de la première simulation antiterroriste aux Etats-Unis, mais les précédentes portaient sur la réponse des autorités à des scénarios d'attentats déjà perpétrés.

25/7

AP


2-2 Non à la guerre en Afghanistan et au Pakistan.

Le sommet américain avec l’Afghanistan et le Pakistan qui a eu lieu à Washington marque le début d’une escalade des violences militaires dans les deux pays.

Le but de la rencontre pour l’administration Obama est d’intimider ses laquais, le président afghan Hamid Karzaï et le président pakistanais Asif Ali Zardari, pour qu’ils obéissent davantage et d’élaborer une stratégie exhaustive de guerre dans le but de pacifier de larges régions de chaque côté de la frontière pakistano-afghane qui est présentement contrôlée par des résistants. 
L’importance de ce sommet trilatéral est soulignée par la présence de hauts représentants de l’armée américaine et de l’establishment du renseignement et de la politique étrangère, dont la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le directeur de la CIA Leon Panetta, le chef du FBI Robert Mueller et le général américain du Commandement central David Petraeus, ainsi que leurs homologues de l’Afghanistan et du Pakistan. D’autres sommets trilatéraux sont prévus pour coordonner la guerre commune qui va inévitablement coûter la vie à de nombreuses autres personnes dans les deux pays.
Flanqué de Karzaï et Zardari, Obama a déclaré hier devant les médias que les Etats-Unis étaient du côté des peuples de l’Afghanistan et du Pakistan.

De telles remarques doivent être rejetées avec le mépris qu’elles méritent.

L’impérialisme américain intensifie ses guerres en Afghanistan et au Pakistan non pas pour « développer la sécurité, les opportunités et la justice » pour les populations locales, mais bien afin de servir l’objectif stratégique de Washington de dominer l’Asie centrale riche en énergie.
Sous les fortes pressions des Etats-Unis, l’armée pakistanaise mène actuellement une offensive dans le district de Buner impliquant 15 000 soldats qui sont appuyés par des hélicoptères et des avions de combat. L’opération, qui est applaudie à Washington, a déjà fait fuir de longues colonnes de réfugiés. Selon les officiels locaux, 40 000 personnes ont quitté la région et l’exode pourrait atteindre un demi-million de réfugiés.
En Afghanistan, les frappes aériennes américaines plus tôt cette semaine qui ont tué jusqu’à 150 personnes dans le district de Bala Baluk ne sont que la dernière atrocité d’une guerre qui vise à terroriser le peuple afghan et réprimer toute opposition à l’occupation néocoloniale. Obama a à peine fait mention de l’incident, répétant comme à l’habitude que les Etats-Unis feraient « tout en leur possible » pour éviter les victimes civiles. Il a sinistrement mis en garde que les violences augmenteraient, mais que l’engagement des Etats-Unis « n’allait pas fléchir ».
Les présidents afghan et pakistanais ont tous deux juré fidélité à Washington et sa « guerre au terrorisme ». Bien qu’Obama parle d’eux en tant que « dirigeants élus démocratiquement », les Etats-Unis n’auraient pas de remords à les retirer du pouvoir, d’une manière ou d’une autre, s’ils ne suivaient pas les ordres. Dans les derniers mois, des officiels américains ont critiqué sévèrement Karzaï, qui fait face à une élection en août, pour son administration corrompue et inefficace ainsi que pour ses critiques de l’armée américaine et des victimes civiles tombées sous ses attaques.
De hauts représentants américains ont aussi averti Zardari quant à sa réticence à déclencher une guerre totale contre les guérillas talibanes. Le New York Times a cité anonymement un officiel de l’administration déclarant que la guerre au Pakistan allait dépendre de l’armée pakistanaise, « étant donné surtout le refus du pays, jusqu’à maintenant, de permettre l’entrée des troupes américaines ». Alors que l’armée américaine intensifie ses frappes de missiles en toute impunité, Washington fait clairement pression pour un rôle militaire beaucoup plus grand à l’intérieur du Pakistan.
Le même journal a publié une série d’articles sensationnalistes depuis quelques jours qui insistaient sur le danger que l’arsenal nucléaire pakistanais puisse tomber entre les mains d’extrémistes islamistes, le même prétexte utilisé par l’administration Bush pour réaliser son « changement de régime » en Irak. L’administration Obama considère évidemment plusieurs avenues pour remplacer Zardari si jamais ce dernier ne réalisait pas les promesses qu’il a faites à Washington.
Des éditoriaux parus hier dans le New York Times et le Wall Street Journal ont donné un soutien entier aux nouveaux plans de guerre d’Obama. Les deux journaux ont demandé au Congrès d’accéder rapidement à la requête d’Obama pour un financement supplémentaire de plusieurs milliards de dollars pour soutenir les armées et les gouvernements afghans et pakistanais.

Le Wall Street Journal, en particulier, a demandé qu’aucune contrainte politique de la part du Congrès ne vienne « gommer les requêtes » ou restreindre la liberté d’action de l’armée américaine.
Ce consensus démontre que tout l’establishment politique américain, l’aile libérale représentée par les démocrates tout autant que sa contrepartie conservatrice représentée par les républicains, soutient la guerre d’Obama sur deux fronts. L’escalade des conflits en Afghanistan et au Pakistan montre que les critiques qu’ont faites Obama et des sections des médias au sujet de la guerre en Irak n’avaient qu’un caractère entièrement tactique. Obama a été choisi et amené à l’avant-scène dans les élections de l’an passé par des sections de l’élite dirigeante américaine qui considérait que l’Irak était une diversion désastreuse des objectifs et intérêts plus fondamentaux des Etats-Unis en Asie centrale.
Ayant gagné l’élection en faisant appel au sentiment largement répandu d’opposition à la guerre, Obama accomplit aujourd’hui la mission pour laquelle il a été choisi. Sous la supervision de membres clés de l’administration Bush (le secrétaire à la Défense Robert Gates et le général Petraeus), l’armée américaine prépare une importante offensive cet été en Afghanistan en doublant le nombre de ses soldats là-bas qui atteindra 68 000. Au même moment, le Pentagone a mis en place d’autres voies d’approvisionnement dans le cas où l’escalade de la guerre prévue dans le Pakistan voisin menacerait les voies d’approvisionnement actuellement utilisées et qui passent par les régions frontalières de ce pays.
Le Wall Street Journal conclut son éditorial en insistant auprès de l’administration Obama pour qu’elle clarifie que « l’implication des Etats-Unis à la sécurité dans cette région se prolongera longtemps », ajoutant : « Le plus grand danger est que les faibles institutions du Pakistan et ses dirigeants peu sûrs perdent leur désir de vaincre les islamistes. C’est ce qui a fait tomber le Shah d’Iran en 1979. Nous ne voulons pas que la même chose se reproduise à Islamabad. »
En fait, la dictature impitoyable d’Iran soutenue par les Etats-Unis n’est pas tombée parce que le Shah a perdu son désir d’emprisonner et d’éliminer physiquement ses opposants, mais à cause d’un soulèvement populaire duquel les religieux islamiques ont réussi à prendre le contrôle.

Il y a déjà des signes en Afghanistan et au Pakistan d’une vaste opposition politique et sociale aux Etats-Unis et à ses régimes marionnettes. L’avis que donne le Wall Street Journal à Obama est que les Etats-Unis doivent faire tout ce qui est nécessaire aussi longtemps qu’il le faut pour supprimer par la violence toute contestation à la domination économique et stratégique de la région par les Etats-Unis.
L’escalade de la guerre que prépare Obama ne pourra avoir qu’un effet profondément déstabilisateur sur toute la région et préparera des conflagrations militaires encore plus importantes et sanglantes. On ne pourra s’y opposer avec des appels au Parti démocrate ou au Congrès américain, mais seulement par la mobilisation indépendante des travailleurs aux Etats-Unis de concert avec la classe ouvrière et les masses opprimées de l’Asie du Sud, de l’Asie centrale et internationalement. Cette lutte doit être basée sur une perspective socialiste pour renverser le système capitaliste qui est la source de l’oppression et de la guerre impérialistes.

Samedi 09 Mai 2009 /

 http://www.wsws.org/

http://www.paperblog.fr/1910290/non-a-la-guerre-en-afghanistan-et-au-pakistan/


2-3 Kamran Haider : Islamabad entame le rapatriement des déplacés de Swat.

Les autorités pakistanaises ont entamé lundi le rapatriement des deux millions d'habitants de la vallée de Swat qui ont fui l'offensive gouvernementale de la fin avril contre les résistants locaux. L'état-major assure que les résistants ont été chassés de cette région située au nord-ouest d'Islamabad, théâtre de l'un des exodes les plus importants de l'histoire récente.

L'offensive, lancée pour mettre fin à la progression des résistants qui se trouvait à une centaine de kilomètres de la capitale, a fait 1.700 morts ( ndlr – exagération ?) dans les rangs de la résistance et 160 parmi les militaires, selon le bilan officiel.

Aucun dignitaire résistants ne figure parmi les tués.

Autocars et camions ont toutefois été dépêchés lundi matin dans le camp poussiéreux et étouffant de Jalozai pour entamer le rapatriement des déplacés.

La plupart des deux millions d'habitants de la vallée de Swat ayant fui les combats ont trouvé refuge chez des proches, mais 300.000 vivent toujours dans des camps de toile.

Les autorités, qui craignent d'être lâchées par une opinion jusqu'ici globalement favorable à l'offensive, semblent prendre leur sort très au sérieux.

"CONDITIONS INFERNALES"

Fawad Ali, un barbier âgé de 30 ans résident du camp de Jalozai, en chargeant ses biens dans un camion, sous le regard de ses proches. : "J'espère que les choses vont changer et que je pourrai nourrir ma famille".

Les journalistes qui ont pu se rendre dans la vallée de Swat ont fait état de quelques destructions, mais la zone n'a semble-t-il pas été dévastée par les combats.

Beaucoup de récoltes sont toutefois perdues et l'aide des pouvoirs publics sera sans doute nécessaire pendant plusieurs mois.

Personne n'a été contraint de quitter Jalozai et les 108 familles qui devaient être rapatriées lundi sont toutes volontaires, assure le responsable du camp, balayant les craintes des agences humanitaires de l'Onu.

"Ils vivaient dans des conditions infernales, ici. Ils ne sont pas habitués à ce temps", poursuit-il, évoquant la fraîcheur de la haute vallée de Swat.

Les autorités ont promis une aide de 25.000 roupies à chaque famille, mais certains déplacés de Jalozai ont assuré n'avoir rien perçu.

Reuters

13-07

Version française Jean-Philippe Lefief

http://fr.news.yahoo.com/4/20090713/tts-pakistan-deplaces-ca02f96_1.html

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N° 28 - Les dossiers 'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- : Fin - : Obama - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».

N° 28 - Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.- 28-0 7- : Fin  - : Obama   - l’engagement des Etats-Unis « ne vas pas fléchir ».


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les  dossiers  'Géopolitique, Réflexion & Stratégie' de PAKISTAN.

n° 28- 28-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 




Sommaire :

3 Annexe

3-1 Mohawk Nation News : La route piégée vers le fascisme.

3-2 Tufail Ahmad : Le Pakistan prêt à déclencher une guerre atomique contre l'Inde

4 Pièce jointe

4-1 Nicolas Ténèze* : Le Pakistan et le mythe de la « bombe islamique »


3 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Mohawk Nation News :  La route piégée vers le fascisme.
Le fascisme, c'est quand les oligarques rassemblent assez de force pour asservir la société dans l'intérêt de quelques-uns. Cela commence par un nationalisme fervent.  Des boucs émissaires sont choisis.  Un génocide est préparé.  Ont saisit des propriétés, des fonctions et des ressources.  

Le territoire est étendu.

LE LEADER est charismatique et il est soutenu par de grandes entreprises.  C'est un idéologue ayant un système de croyance intransigeant.  Il prend le pouvoir et dirige l'État pour mettre en œuvre ses idées sur la manière dont le monde devrait fonctionner.  Il devient le commandant suprême des forces armées et de la justice jusqu'à ce qu'une nouvelle élection soit déclenchée, si cela arrive.

Un gouvernement central fort est créé sous la domination d'un leader paternaliste de ligne dure.  Les personnes qu'il nomme doivent se soumettre à lui.  Les rivaux sont éliminés ou réduits au silence par des accusations sans fondement et des campagnes de dénigrement.  Les membres du gouvernement votent en faveur de ces mesures en échange de la protection.  Autrement leur participation aux sessions pourrait leur être défendue.

Le gouvernement suspend la Constitution en invoquant l'existence d'une situation d'urgence.  Les mesures de contrôle et d'équilibre sont supprimés.  On ne peut poser de questions.  Le pouvoir est exercé par le biais de décrets d'urgence sous prétexte que le Parlement ou le Congrès ne sont pas en état de fonctionner normalement.  Les lois et décrets sont adoptés pour protéger le dictateur des critiques, des accusations de corruption, d'activités criminelles et d'abus de pouvoir.  La durée de son mandat devient indéterminée.

Les autres partis sont interdits ou dissous.  Les gouvernements des États ou des provinces sont supprimés.
LE POUVOIR MILITAIRE ET PARAMILITAIRE remplace la police nationale et les militaires.  D'anciens officiers de l'armée et des réserves sont appelés au service.  Le ministre Stockwell Day a proposé que tous les agents et les employés du gouvernement portent des uniformes.

DES BOUCS ÉMISSAIRES sont créés.  Certains sont attaqués et battus, parfois presque à mort.  La colère et la frustration du public sont canalisées contre une cible, des personnes qualifiées de terroristes ou d'résistants afin de provoquer l'hystérie.  Les militaires les retire du système des tribunaux civils et les envoie à Guantanamo.  Les communautés sont boycottées.  Des agents sont envoyés pour commettre des actes de vandalisme contre leurs biens et pour leur donner une image négative.  Des peines draconiennes sont prévues pour toute personne qui sont accusées faussement de "sabotage économique" tels que la protection de l'environnement, des ressources et des territoires.

LA PROPAGANDE vise à laver le cerveau pour appuyer le point de vue des fascistes.  La conversion cachée ou forcée à une religion mondiale est encouragée pour provoquer de la confusion, une pensée conformiste et un moyen évasion.  Les non-croyants ne peuvent pas obtenir des emplois, de nourriture ou des services.
Les médias et l'accès à l'information sont contrôlés.
Les petits groupes sont infiltrés, en particulier les jeunes.  Obama a créé un corps de jeunes dont la fonction consiste à surveiller parents et voisins.  Une ligne a été mis en place comme le 911, «Crime Stoppers» et l'écoute électronique permet d'espionner clandestinement les personnes.

Des supporteurs du parti sont envoyés pour diffuser de l'information et pour recruter.  De fréquentes réunions ont lieu pour semer un état d'esprit de peur en ces temps troublés.
Des réunions publiques sont l'objet de raids. Des déclarations sont faites. La destruction des adversaires est exigée.  Des suggestions sont faites pour mettre en place ou soutenir un nouveau gouvernement strict.  Des provocateurs sont placés pour semer la discorde au sein des groupes dissidents.
Des agents créent une atmosphère de coup d'État au moyen de marches et de manifestations.  Ils épuisent ainsi la population et permettent aux policiers et aux militaires d'acquérir plus d'expérience en matière de contrôle et d'intimidation du public.

L'Etat prend des décisions sur la vie des gens et rassemble des informations sur les citoyens du berceau à la tombe.  Les micro puces de banques de données centrales contiennent des informations sur les dossiers médicaux, les permis, la formation, les services sociaux utilisés, les voyages, entre autres. Une crise économique est créée. Si le chef de la Banque du Canada ou de la «Bank of America» sont en désaccord avec l'empereur, ils sont remplacés.
Les entreprises locales sont obligées de coopérer avec les fascistes, et les grandes sociétés multinationales comme Wall Mart détruisent les petites entrepriseDes appels racoleurs sont lancés à la classe ouvrière, aux petits bourgeois, aux moyens cadres, aux ambitieux.  Ils considèrent le fascisme comme un moyen de monter dans la hiérarchie du système et de devenir des chefs au sein du nouveau régime.  Les industriels, les monarchistes et les classes aisées appuient fanatiquement le fascisme.  Des collaborateurs étrangers, les tenants de l'autoritarisme, les opportunistes, les médias, les hommes d'affaires, les bonzes financent le parti.
Les syndicats sont placés sous contrôle ou anéantis.
L'ingénierie économique comprend la dette et l'expansion militaire. Le financement est basé sur la manipulation de la monnaie et des dettes.  Le taux de chômage est maintenu élevé. La production d'armes est accélérée. On construit barrages, autoroutes, chemins de fer et des travaux tels que des prisons, des camps de travail et des centres de détention pour une durée indéterminée.Plus de policiers sont embauchés. Le nombre d'employés et des fonctionnaires de justice est accru.  L'aide juridique, l'aide sociale, le logement et autres services sociaux sont coupés. On donne aux organismes de protection de l'enfance plus de pouvoir pour saisir les enfants. Les peines de prison sont plus longues. Les mécanismes de contrôle comprennent plus d'agents de probation, de surveillance judiciaire, de condamnations avec sursis et d'ordre de la cour.
Les femmes restent à la maison. L'Etat prend les enfants. Le Führer devient leur père. Le niveau de vie est maintenu bas.  Les salaires sont réduits. Les gens sont invités à faire des sacrifices pour la patrie.
DES CAMPAGNES AGGRESSIVES EN FAVEUR "DE LA LOI ET DE L'ORDRE" sont lancées pour garder les fascistes au pouvoir.  Des manifestations régulières sont tenues comme les rassemblements de Nuremberg pour que le chef viril puisse donner de long discours publics déroutants.
L'habeas corpus est suspendu. La liberté d'expression et de réunion sont supprimés.
DES NÉGOCIATIONS sont tenues secrètes. Les gens doivent être maintenus endormis pour ne pas poser des questions.

DES ÉVÉNEMENTS DE PROVOCATION TELS QUE LE 11 SEPTEMBRE sont organisés, pour justifier l'adoption de lois soi-disant "anti-terroristes", de lois et de mesures répressives pour mettre fin à la liberté au nom de la sécurité.
Le rationnement alimentaire est établi.  Les centres de production hydroponiques produisent des aliments chimiquement pour remplacer les agriculteurs.

EUGÉNISME - On invite à se débarrasser des "mangeurs inutiles", de toute personne qui refuse de travailler comme esclave.  La pression est mise sur les populations pour limiter leurs besoins.
LES GUERRES - les territoires adjacents sont pris en charge et deveniennent des protectorats dans le cadre de l'extension de l'empire. Toutes les personnes deviennent des citoyens du monde sous un seul ordre mondial. Les cultures et les langues sont anéanties.  Les citoyens des États-Unis et leurs partisans déclarent qu'ils sont en train de réaliser leur «Destinée manifeste» des États-Unis.
Le gouvernement doit sembler modéré. Toutes les personnes qui ne se conforment pas sont des personnes obstinées.  Même si les citoyens lancent des appels à la paix, ces tyrans inhumains commencent par créer de petits conflits locaux avant de déclencher une grande guerre.  Si vous pensez que ce que nous disons est une théorie de la conspiration, vous vous trompés : c'est ce qui est en train d'arriver.  Constatez-le vous-mêmes!
Kahentinetha

Mohawk Nation News –

14 juin 2009.

Internet : www.mohawknationnews.com kahentinetha2@yahoo.com


3-2 Tufail Ahmad : Le Pakistan prêt à déclencher une guerre atomique contre l'Inde.

L'Inde, accusée d'être sous l'influence du "lobby Juif", menacée de guerre atomique par des journaux pakistanais.

Le directeur d´un journal pakistanais à grand tirage : "Si, pour résoudre nos problèmes, nous devons recourir à la guerre atomique contre l´Inde, nous le ferons" : les cours d´eaux disputés entre l´Inde et le Pakistan

Introduction

L´inquiétude ne cesse de croître au Pakistan face à la poursuite présumée par l´Inde d´une politique visant à étrangler le Pakistan en contrôlant ses grands cours d´eaux. Ces préoccupations concernent en premier lieu sur le secteur agricole du Pakistan, qui se trouverait fortement affecté par la construction de digues et le contrôle extérieur de plusieurs fleuves qui affluent vers le Pakistan. (1) Trois de ces fleuves pénètrent le Pakistan par les terres indiennes du Jammu-et-Cachemire, territoire pour lequel les deux pays se sont livrés plusieurs guerres. (2)

Journalistes pakistanais, chefs religieux et politiciens articulent de plus en plus leur réflexion autour de la controverse pour l´eau, dans le cadre de la concurrence ancestrale que se livrent l´Inde et le Pakistan, et du sentiment anti-israélien encouragé depuis plusieurs années par les autorités du pays. A titre d´exemple, Ayaz Amir, journaliste pakistanais renommé, a prévenu : "La défense de notre droit à l´eau face à l´Inde doit être l´une des bases de notre politique étrangère. Les controverses à venir porteront sur l´eau." (3) Hamid Gul, ancien chef des services de renseignement pakistanais, a accusé : "L´Inde a stoppé l´[arrivée d´]eau chez nous".(4) L´IBWC pakistan ais (Indus Basin Water Council), groupe de pression qui se fait passer pour organisation gouvernementale, dont le principal objectif est de régler les problèmes relatifs à l´eau au Pakistan, contrôle actuellement le débat public sur le sujet. Zahoorul Hassan Dahir, président de l´IBWC, a affirmé que "l´Inde, qui opère en coordination avec le lobby juif", se sert de la plupart des cours d´eau, suscitant une carence en denrées alimentaires, en eau et en électricité au Pakistan. (5)

Les inquiétudes pakistanaises portent sur six fleuves qui affluent vers le Pakistan en passant par le nord de l´Inde, dont l´Etat disputé du Jammu-et-Cachemire et celui du Punjab, deux Etats idéologiquement divisés entre l´Inde et le Pakistan depuis 1947. Après la création du Pakistan en 1947, des désaccords ont vu le jour sur le partage des eaux, ce qui a conduit au traité de 1960 (Indus Water Treaty). (6) Bien que ce traité soit peut-être le pacte le plus résistant entre les deux puissances nucléaires, il subit des tensions croissantes.

[1] L´auteur du rapport tient à remercier les journalistes pakistanais Rifatullah Orakzai et Zulfiqar Ali pour les éclaircissements apportés sur la question.

[2] Les deux pays se sont battus pour le Cachemire en 1947-48, 1965 et 1999. Le Pakistan soutien en outre des organisations militantes au Cachemire depuis 1989.

[3] The News, Pakistan, 1er mai 2009.

[4] Roznama Jang, 25 mai 2009.

[5] Roznama Nawa-i-Waqt, Pakistan, 6 mai 2008. Hafiz Zahoorul Hassan Dahir apparaît comme le plus expressif au Pakistan sur la question des projets relatifs à l´eau au Cachemire. Toutefois, l´organisation qu´il dirige, l´Indus Basin Water Cou ncil, qui peut passer pour une autorité gouvernementale, est en fait un groupe de pression.

[6] Pour en savoir plus sur l´Indus Water Treaty, voir  http://siteresources.worldbank.org/INTSOUTHASIA/Resources...

24-07-

Tufail Ahmad *

Tufail Ahmad est directeur du projet sur les médias en ourdou et pachto au MEMRI.

Lire le rapport intégral en anglais : http://memri.org/bin/latestnews.cgi?ID=IA53609.

MEMRI Middle East Media Research Institute

Enquête et analyse n° 536

http://lessakele.over-blog.fr/article-34180812.html



4 Pièce jointe

4-1 Nicolas Ténèze* : Le Pakistan et le mythe de la « bombe islamique »

Le risque de voir la bombe atomique pakistanaise tomber dans les mains de « terroristes islamistes » ou autres « résistants » est évoqué par Washington pour justifier son engagement militaire en Afghanistan/Pakistan.

Or, selon l’étude de Nicolas Ténèze que nous publions, cette menace est imaginaire : la bombe pakistanaise a été développée avec l’aide technique de la Chine et des États-Unis.

Au-delà des péripéties politiques, Washington en conserverait aujourd’hui encore le contrôle.

La Coalition, engagée depuis novembre 2001 dans « le cimetières des empires », l’Afghanistan [1], doit faire face à une aggravation de sa situation depuis 2005, avec des pertes civiles et militaires en constante augmentation, une islamisation rampante, et des violences qui sont le fait d’résistants en tous genres, de Résistants, de seigneurs de la guerre récalcitrants, de trafiquants, de séparatistes ethniques ou encore de simples bandits. La guerre s’est précocement propagée vers le Pakistan (on parle de la guerre AfgPak), d’où elle était en fait partie. Ce pays oscille entre une collaboration mesurée et parfois contrainte avec la Coalition, et une volonté de ménager les Résistants, pour préserver un équilibre politique intérieur fragile. Ces derniers mois, la progression des « étudiants » les approche de la capitale, Islamabad.

Le Pakistan, État artificiel à majorité musulmane sunnite, fondé le 14 août 1947, sur la base d’une fédération de régions autonomes, possède théoriquement la bombe atomique depuis 1987 environ, mais ne l’a testée semble t-il pour la première fois qu’à l’été 1998 ; cette date étant considérée aujourd’hui comme celle du statut nucléaire du pays. Il détiendrait actuellement entre 20 et 100 têtes nucléaires, les études étant divergentes. Le pays n’a pas signé le Traité de non-prolifération (TNP,) le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), ni le Code de conduite de la Haye sur la prolifération balistique. En outre, plusieurs rapports concordants en 1996 [2] évoquent l’existence d’un programme biologique, axé sur l’anthrax, bien que la Convention sur les armes chimiques (CAC) et celle sur les armes bactériologiques (CAB) aient été signées et ratifiées. Sa présence fut une conséquence de leur emploi par les Soviétiques en Afghanistan.

Aujourd’hui les médias entretiennent la peur que cet arsenal tombe entre les mains de « terroristes », qui pourraient ainsi l’employer ou menacer de le faire contre « l’Occident », Israël, leurs alliés, ou contre l’ennemi indien. Or, beaucoup de questions se posent à propos de ce mystérieux réseau Khan, accusé d’être à l’origine de tous les maux de la prolifération et de cette « bombe islamique », selon l’expression du Président Zulfikar Ali Bhutto (1972-1977). On peut douter que le Pakistan ait réellement poursuivi ses recherches à l’insu des grandes puissances et que son arsenal échappe effectivement à leur contrôle. Pour savoir ce qu’il en est, un retour historique sur le programme nucléaire pakistanais est nécessaire.

Un programme pas si « clandestin »

Une initiative sino-occidentale

Le programme nucléaire débute dans les années 1970, officiellement en réaction à la guerre contre l’Inde de 1971 et à son test atomique de 1974. À cette époque, l’Inde est un « pays ami » de l’Union soviétique alors que le Pakistan, bien que non-aligné, « choisit »par réaction le camp états-unien. Aussi, Islamabad se lance dans un programme atomique concurrent de celui de son voisin avec la bienveillance des États-Unis. Sa bombe est appelée à jouer un rôle dans le containement de l’influence soviétique qui, après l’invasion de l’Afghanistan en 1979, menacerait le Pakistan. Washington et Pékin co-organisent cette prolifération (notamment après la visite de Nixon en Chine, en février 1972). Pékin, bien que réticent à livrer son savoir-faire, aide le « Pays des purs » en lui fournissant de la technologie et des missiles rudimentaires via la China National Nuclear Corporation. Depuis les années 60 en effet, la République populaire de Chine se dissocie du Grand frère soviétique, sous couvert de divergences idéologiques, pour se doter de sa propre politique étrangère. Si bien que sur beaucoup de points, Chinois et Occidentaux s’accordent. Dans cette perspective, Pékin et Islamabad s’allient sur la question du Cachemire, que les deux pays revendiquent en partie contre l’Inde.. Les bombes indiennes, chinoises et pakistanaises, devaient permettre donc un équilibre dans la région.

Le père de la bombe est le docteur Abdul Qadeer Khan. Celui qui est présenté aujourd’hui par les médias occidentaux comme un dangereux savant fou, est un ingénieur, formé en 1976 à Almelo (groupe Urenco), dans les laboratoires de dynamique physique FDO, aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne. Le réacteur de Kahuta, premier noyau du programme, est construit en 1979 avec la Chine et la France, et mis en service en 1984. Des médias véhiculent l’idée selon laquelle les plans d’Almelo (qui servirent à ériger Kahuta) furent volés par Khan, alors qu’en réalité Urenco les a livré secrètement avec l’approbation des États-Unis [3]. À partir de l’arrivée des Soviétiques à Kaboul, les États-Unis délèguent à la Chine le transfert des plans d’armes nucléaires au Pakistan pour protéger le pays. Mais en 1983, la tractation est dénoncée par le Washington Post et en 1985, par le sénateur Alan Cranston. Ainsi donc, il est probable que le Pakistan possède à cette date la bombe nucléaire, mais pas sa propre bombe.

Israël, pour légitimer ses « projets » nucléaires, dénonce le danger pakistanais, en alternance avec ceux de l’Irak et de la Libye, alors que très vite, les deux pays tisseront par alliés interposés (USA et Arabie Saoudite) des rapports secrets d’intérêts [4]. La notion de « bombe islamique » est alors instrumentée ; ce qui agace le Pakistan pour qui cette expression mêle deux concepts, l’un religieux, l’autre politico-stratégique, avec une connotation péjorative : le Pakistan ne serait pas un État de droit, mais un nid de terroristes. C’est à ce moment qu’apparaît l’idée que des résistants pourraient voler ou simplement employer ces bombes. Abdul Sattar, ministre des Affaires étrangères du Pakistan, rappelle que dans les années 1970, Zulfikar Ali Bhutto soulignait que les bombes atomiques occidentales n’étaient pas des « bombes chrétiennes », ni les israéliennes des « bombes juives ».

Le Pakistan acquiert ensuite la capacité d’enrichir l’uranium par ultracentrifugation à Dera Ghaza Khan. L’Arabie Saoudite et la Libye participent au financement de cette étape : Tripoli pour son propre programme (sans l’aval des USA semble-t-il), et Ryad par ordre des USA. Pour la Chine et la France en revanche, les deux principaux fournisseurs, ce sont des devises supplémentaires. Washington fait pression sur Paris, en 1976, contre la vente d’une installation de retraitement, soumise au contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). En fait, la France aurait fournit la technologie atomique sur ordre des USA, mais aurait pris certaines initiatives. Quoi qu’il en soit, la France suspend son contrat mais fournit une usine d’extraction de plutonium [5]. Après le coup d’État contre le président Bhutto en 1977, le général Zia ul Haq (1977-1988) reçoit une aide de Washington plus conséquente. Elle, passe de 5 millions à 10, puis à 35 millions, puis à 1 milliard de dollars, pour cette most favored nation, un de ses « meilleurs alliés hors OTAN ». En 1986, le pays commence à produire de l’UHE.
On prétend souvent que la livraison de missiles stingers aux rebelles afghans poussa les Soviétiques à se retirer d’Afghanistan. C’est exagéré. Si ce point explique l’enlisement de l’Armée rouge, il ne justifie pas sa retraite. Selon le directeur adjoint de la CIA, Richard Kerr, c’est parce que le Pakistan obtint sa première arme nucléaire en 1987 que l’URSS, soucieuse d’éviter une crise majeure, décida de se retirer progressivement d‘Afghanistan [
6].
Le Pakistan achète à la Chine, le 31 décembre 1990, un puissant réacteur nucléaire de 300 mégawatts dont certains éléments proviennent des États-Unis, du Japon, de la France, de l’Allemagne et de l’Italie. On parle de l’achat de trois autres réacteurs et de 5 000 aimants spéciaux.

En 1988, le président Ghulam Ishaq Khan et la Premier ministre Benazir Buttho prennent les rennes d’un pays devenu inutile dans une Guerre froide finissante. Dans la foulée, en 1990, la subvention US de 574 millions de dollars annuels est interrompue.
Mais la crainte de voir l’arsenal du Pakistan passé du défensif à l’offensif et la fuite de technologie vers la Chine et des « États voyous » suscitent bientôt l’inquiétude de Washington. Le 6 janvier, le sénateur républicain Larry Pressler, annonce que le Pakistan possède l’arme et sous-entend qu’Islamabad coopère avec Téhéran au vu des séjours de Khan dans ce pays. George H. Bush dénonce soudain la « bombe islamique », qu’il avait jusque là éludée. Accusée de corruption, Benazir Buttho est renversée au profit de Nawaz Sharif, plus proche des militaires. Le centre de recherches de Karachi est modernisé et celui de Kahuta est désormais capable de produire de l’uranium enrichi. La CIA dénonce mais laisse faire, chargeant plusieurs services de

renseignement occidentaux, dont le BVD néerlandais (une preuve de la piste Almelo !), de surveiller que le programme ne devienne incontrôlable et trop ambitieux.
En 1993, Washington favorise le retour de Benazir Bhutto au pouvoir après qu’elle eut accepté de soutenir en Afghanistan les forces pachtounes (les Résistants) contre les forces tadjiks (celles du commandant Massoud). Bill Clinton presse cependant le président Farouq Leghari de signer le TNP mais ce dernier refuse.
En 1996, Mme Bhutto est à nouveau destituée pour corruption et remplacée par son éternel rival Nawaz Sharif. Il semblerait que celui-ci ait accepté que le Pakistant ne produise plus de matières à usage nucléaire.

....

Un arsenal mis sous clé et sous surveillance ?

Si la Chine et les États-Unis ont permis à ce pays pauvre d’obtenir la bombe, une question légitime se pose : Le Pakistan est-il propriétaire de sa bombe, ou bien est-elle sous clé US ou chinoise Premièrement, les bombes de 1998 étaient-elle des mini-nukes chinoises ? Islamabad testait peut-être des bombes iraniennes ou chinoises, Pékin (allié de l’Iran) ayant observé un moratoire depuis août 1996. Cette thèse est développée par la journaliste Dominique Lorentz, dont l’ouvrage, préfacé par Jacques Attali et Alexandre Adler, estime que les tests étaient réalisés pour le compte de l’Iran ou de la Chine : « Ils avaient besoin de mener

une dernière campagne de tirs avant de s’en remettre aux seules simulations » [25].

Durant la guerre du Kargil, de mai à juillet 1999, Islamabad songe à employer l’arme nucléaire après la contre-offensive indienne dans le Cachemire [26], selon une conversation entre Bill Clinton et Nawaz Sharif, en juillet. Le projet est mis en exergue par la presse. Mais il s’agissait plutôt de faire pression pour que Washington intervienne. Car Attali nous apprend que curieusement, « ces deux pays ont passé un accord mutuel de non-agression de leurs installations nucléaires » [27]. Or, les USA et la Chine appellent à la retenue, ce qui indiquerait que la bombe n’est pas pakistanaise.

L’idée reçue d’une bombe strictement nationale se heurte à l’avis des spécialistes du renseignement qui ont par essence un peu plus de crédibilité que les experts, pour passer de l’analyse à la source. Le dispositif serait bien sous surveillance US [28]. Ainsi, selon Éric Denece, spécialiste reconnu, craignant soit une mainmise des terroristes, soit un chantage d’un État incontrôlable, le Joint Special Operations Command états-unien et le Sayeret Matkal israélien se seraient entraînés pour évacuer les bombes nucléaires pakistanaises en cas de besoin [29]. Le journaliste Rashid Zubair estime aussi : « Les États-uniens veulent déstabiliser le Pakistan. Le Pakistan doit être considéré comme un État défaillant, afin de pouvoir réquisitionner son arsenal nucléaire. L’armée US dispose déjà d’une unité spéciale pour cette tâche. […] Quant aux bombes atomiques, ce ne sont pas des pétards du Jour de l’An qu’on peut emporter dans sa poche. 80 ogives nucléaires nécessitent 70 000 hommes dont quelques milliers de scientifiques » [30].

Ce n’est qu’en 2000 qu’une Autorité nationale de commandement de gestion de l’arsenal est créée. Fin 2001, Les USA financent d’ailleurs à hauteur de 100 millions de dollars la sécurisation des installations et auraient même proposé de prendre en charge les propres codes de mises à feu. En fait, les bombes ne seraient même pas assemblées, les éléments étant dispersés justement pour éviter un emploi accidentel et abusif [31]. Même en cas de vol, il faudrait passer outre le système Permissive Action Link. En règle générale, seules trois personnes par État nucléaire en possèdent les clés et le code, comme c’est le cas par exemple en Israël. Il existe même « des codes informatiques programmés pour détruire les composants stratégiques de l’arme en cas d’intrusion non autorisée » [32]. De son côté, la synthèse des agences de renseignement présentée au Sénat des États-Unis, en février 2008, mentionne que :

« Bien que New Delhi et Islamabad ont en service une plus grande maturité stratégique nucléaire, ils ne semblent pas être engagés dans une course aux armements de type numérique comme durant la Guerre froide. Nous jugeons l’incertitude politique en cours au Pakistan ne menaçant pas sérieusement le contrôle militaire des capacités nucléaires, mais les vulnérabilités existent. L’armée pakistanaise supervise le programme nucléaire et nous jugeons que ses responsabilités, incluant la sécurité physique de l’arsenal atomique, n’ont pas été dégradées par la crise » [33].

Ainsi, si les mots ont un sens, le terme « supervisé » signifie que l’armée pakistanaise surveille une dissuasion dont elle n’est pas la propriétaire. Tout enclin à penser que la bombe n’a d’« islamique » que le nom.

Cette thèse est confirmée par de nombreuses déclarations officielles, tant états-uniennes que pakistanaises et même indiennes [34]

Ainsi, le Premier ministre du Pakistan, Raza Gilani de confirmer : « La défense du Pakistan est entre de bonnes mains. Et notre programme d’armes nucléaires est en sécurité ».

L’amiral Mike Mullen, chef d’état-major interarmes des États-Unis, déclare aussi que « l’arsenal nucléaire du Pakistan est en sécurité », bien que des Résistants soient dans le district de Buner où est situé une usine d’enrichissement. Cet aspect est d’ailleurs assuré comme très plausible par un autre spécialiste (un expert du Mossad très connu, mais controversé), qui souligne que « Benazir Bhutto avoue en effet qu’elle n’était même pas autorisée à pénétrer dans les propres laboratoires de son pays » ! [35] Tel-Aviv affirme que la position des centres pakistanais sont déjà intégrés dans ses logiciels de frappes, d‘après les données fournies par le Pakistan lui-même à la CIA ! En juin 2009, Mustafa Abou Al-Yazid, un « responsable d’Al Qaida en Afghanistan » laisse échapper ce lapsus sur Al-Jazira : « Avec l’aide de Dieu, les armes atomiques ne tomberaient pas dans les mains des Américains et les moudjahidins s’en empareraient pour les utiliser contre les Américains » [36]. Le pays n’a semble t-il pas réitéré les tests de 1998, ce qui confirme cette thèse.

...

Conclusion

Dès les attentats du 11 septembre, le Pakistan et les États-unis, en froid relatif depuis la fin de la Guerre Froide, se réconcilient.

Sa dette de 1,7 milliards est reportée sine die. Washington octroi une aide de 3 milliards de dollars pour 2004-2009, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme [48]. L’aide totale envers l’armée pakistanaise se monte à 7 milliards de dollars par an entre 2008 et 2012. En 2008, sur les 21 milliards d’aides internationales versés à Kaboul, un tiers s’est volatilisé entre les donateurs et les récepteurs, dont certains sont pakistanais. En Afghanistan, 242 000 armes ont été « perdues » par la coalition, l’armée et la police afghane, mais surtout par l’armée US, selon le Governement Accontability Office (GAO) [49]. La guerre coûte à l’heure actuelle 100 millions de dollars par jour. Ce chiffre s’explique par les désertions dans l’armée et la police afghane dont les soldats passent avec armes et bagages à l’ennemi, et renseignent sur les tactiques alliés. Il faut dire que grâce aux trafics en tout genre, les rebelles paient bien mieux que les alliés.

On imagine que dans l’enveloppe des aides, Islamabad a promis une vassalité atomique. Il est prévu la création d’un pipeline reliant l’Ouzbékistan à l’Océan Indien via le port de Gwadar.

La visite de Georges W Bush le 22 septembre 2006 poursuit le partenariat contre le terrorisme, réactualisé sous Obama, avec un effet immédiat : la contre-offensive pakistanaise [50].

Les Résistants, à l’origine formés et armés par l’ISI, viennent d’obtenir des concessions législatives dans les zones tribales et ne veulent qu’une autonomie locale et absolument pas la bombe. Cela recouvre l’avis de la chercheuse associée au CERI-Sciences Po Mariam Abou Zahab. Lorsqu’on lui demande « En cas de victoire au Pakistan, quel est le programme des résistants ? », elle répond « La question ne se pose même pas, parce que les résistants pakistanais sont un mouvement périphérique, en marge de la société et de l’État » [51].

Début 2009, Islamabad passe un accord avec les Résistants de la région de Swat, redonnant à l’ancien royaume son autonomie législative et s’engageant à ne pas y mener d’actions militaires. Le Pakistan élabore un double jeu. Officieusement, la « bombe islamique » dissuadera Russie et Chine (le pays est à l’heure actuelle disputé entre Washington et Pékin) dans un conflit futur. Mais l’Inde, devenu allié de Washington et d’Israël, pourrait remplir ce rôle. Dès lors, la Chine pourrait amplifier le rapprochement nucléaire avec le Pakistan. Islamabad fait actuellement monter les enchères entre la Chine et les USA...

Le programme dissuasif pakistanais, voulu par l’Occident et la Chine, semble être sous-contrôle et ne peut-être employé par des terroristes. Encore faudrait-il savoir où se trouvent les armes et connaître les codes et leurs fonctionnements. Même la perspective d’une bombe sale demande un minimum de connaissance, d’infrastructure et d’équipement que n’ont pas les Résistants.

D’ailleurs, qui s’oppose au nucléaire pakistanais, comme on le ferait pour l’Iran et la Corée du Nord ? Cela prouve que le Pakistan n’est en rien la menace nucléaire islamiste que Bernard Henri-Lévy veut nous décrire dans son ouvrage « Qui a tué Daniel Pearl ». Ce danger n’est tellement pas réel que les États-Unis violent fréquemment la frontière pakistanaise depuis l’Afghanistan, pour frapper les Résistants, sans craindre de représailles atomiques. Si c’était le cas de l’Inde, qu’arriverait-il (Cachemire excepté) ? Si bien que certains think-tank ne croient plus pertinent, d’une part, de parler de la menace de la « bombe islamique », et d’autre part, de considérer le pays comme puissance nucléaire indépendante comme pour la dissuasion britannique, dépendante de la volonté états-unienne.

Nicolas Ténèze

Nicolas Ténèze

Doctorat en histoire de l’Institut d’études politiques de Toulouse en avril 2009. Sa thèse, financée en partie par l’Institut des hautes études de la Défense Nationale (IHEDN), porte sur la dissuasion conventionnelle et non-conventionnelle israélienne

21 juillet 2009 

http://www.voltairenet.org:80/article160853.html

(pièce jointe : Texte sur demande  - une seule adresse : fa032881@skynet.be )


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

29/07/2009

n° 27 - Journal de PAKISTAN. - 09-07 au 28-07 :- Début- : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

n° 27 - Journal de PAKISTAN.  - 09-07 au 28-07 :- Début- : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



        Journal de PAKISTAN 

              n° 27- 09-07 au 28-07

           C.De Broeder & M.Lemaire     



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Avant propos

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

Tiré à part :

Les réfugiés reconduits manu militari dans la vallée du Swat.

Washington estime que Sa'ad ben Laden a péri au Pakistan.

Le Pakistan au cœur des débats.

Les Etats-Unis menacent l'avenir du Pakistan, selon le No2 d'Al-Qaïda.

1 Au jour le jour

2 Positions

3 Politiquea) locale

b) Usa

4 Institutions internationales

Suite

6 Brèves

6-1 Une "guerre éclair" qui promet d’être longue.

6-2 Un programme secret de la CIA visait à tuer les chefs d'Al-Qaïda.

6-3 La Chambre des représentants demande à la CIA les documents de son programme antiterroriste secret.

7  Dossiers

7-1 La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

7-2 Harinder Bajewa : Baitullah Mehsud, aussi inquiétant que Ben Laden.

7-3 Soufiane Ben Farhat : A l’Ouest, rien de nouveau.

Fin

7-4 Mohammed Hassan : Afghanistan – Pakistan: le trou noir de l’Empire.

7-5 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

Le Pakistan.


Tiré à part :

Les réfugiés reconduits manu militari dans la vallée du Swat.

17.07.2009

Le Pakistan a lancé une grande offensive militaire contre les résistants de la vallée du Swat et des zones avoisinantes, dans la Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest. Environ 2 millions de civils avaient alors fui les combats.

Le gouvernement pakistanais, qui assure avoir rétabli la paix, a maintenant commencé à renvoyer une partie des réfugiés – 31 000 en tout – chez eux, dans des camions affrétés pour l'occasion et sous escorte militaire. L’opération doit prendre quarante jours. Mais, comme le souligne le quotidien Dawn, le rétablissement de l’eau, de l'électricité et du gaz ne suffit pas. "Il faudra qu'un système de soutien soit mis en place pour les populations de retour jusqu’à ce qu'elles soient en mesure de retrouver des activités rémunérées – et cela pourra prendre des années. (...) De plus, la présence de quelques résistants, même peu nombreux, suffirait à terroriser les habitants et à perturber profondément la vie civile."

http://www.courrierinternational.com/breve/2009/07/17/les-refugies-reconduits-manu-militari-dans-la-vallee-du-swat

 

Washington estime que Sa'ad ben Laden a péri au Pakistan.

Sa'ad ben Laden, fils d'Oussama ben Laden, a probablement été tué dans l'explosion d'un missile tiré par un drone américain au Pakistan cette année, rapporte la radio publique américaine NPR, en citant des responsables américains des services de renseignement.

Sa'ad ben Laden, personnage clé dans les rapports entre l'Iran et Al Qaïda, aurait gagné le Pakistan après avoir passé un certain nombre d'années assigné à résidence en Iran, avaient déclaré en janvier des responsables des renseignements américains.

Un missile tiré par un drone (avion sans pilote) américain l'aurait tué à un moment ou l'autre de cette année, indique NPR, qui cite un responsable des services américains de ‘lutte antiterroriste’.

Le renseignement est certaine à "80 à 85%" que Sa'ad ben Laden est mort, a dit ce responsable en ajoutant que ce fils d'Oussama n'était pas suffisamment important pour avoir été visé en soi mais qu'il s'était trouvé "au mauvais endroit au mauvais moment". Il avait semble-t-il entre 25 et 30 ans.

Les forces américaines ont intensifié les raids de drones en territoire pakistanais depuis septembre dernier, en prenant pour cibles les résistants et les hommes d'Al Qaïda ou liés à Al Qaïda dans des zones limitrophes de l'Afghanistan.

 23/7

 http://fr.news.yahoo.com/


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

17-07

Malgré les protestations émises par le gouvernement d'Islamabad les Etats-Unis ont intensifié l'an dernier les attaques lancées par leurs drones sur les zones tribales limitrophes de l'Afghanistan, et aucun ralentissement ne s'observe depuis que l'administration Obama a pris la relève en janvier.

Selon un décompte réalisé à partir de chiffres fournis par les renseignements pakistanais et des responsables régionaux, les Etats-Unis ont opéré une cinquantaine d'attaques à l'aide de drones depuis le début de l'an dernier, tuant 465 personnes environs.

http://fr.news.yahoo.com/


Le Pakistan au cœur des débats.

Les Etats-Unis menacent l'avenir du Pakistan, selon le No2 d'Al-Qaïda.

Dans un message audio, le numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahri, met en garde les Pakistanais, affirmant que l'ingérence des Etats-Unis dans les affaires intérieures du pays menacent l'avenir et l'existence même du Pakistan, a-t-on appris mercredi.

Dans cet enregistrement en anglais daté du 14 juillet Al-Zawahri appelle les Pakistanais à rejoindre la lutte contre les Etats-Unis ou à la soutenir financièrement.

Sans ce soutien "nous contribuerons non seulement à la destruction du Pakistan et de l'Afghanistan, mais nous mériterons également le châtiment douloureux d'Allah le tout-puissant", prévient-il.

L'enregistrement, dont l'authenticité ne pouvait être confirmée dans l'immédiat, a été rendu public par As Sahab, la branche média d'Al-Qaïda, et posté sur des sites Web islamistes.

Selon des rumeurs persistantes, Al-Zawahri et le chef d'Al-Qaïda, Oussama ben Laden, se cacheraient dans les zones tribales pakistanaises frontalières avec l'Afghanistan. (…)

Al-Zawahri, affirme dans ce nouvel enregistrement que le Pakistan est en fait dirigé par les Etats-Unis. "La classe dirigeante actuelle au Pakistan se range sous la croix de la croisade moderne et recherche les pots-de-vin américains. Le véritable dirigeant du Pakistan est l'ambassadeur américain, qui paye les pots-de-vin et donne les ordres."

Le No2 d'Al-Qaïda estime que "le seul espoir de sauver le Pakistan de ce sort désastreux est le djihad".

Il appelle ainsi les musulmans pakistanais à rejoindre les rangs des "moudjahidines" ou au moins de "soutenir le djihad au Pakistan et en Afghanistan avec de l'argent".

L'appel d'Al-Zahwari intervient alors que selon un récent sondage, 81% des Pakistanais estiment que les activités des résistants et d'autres extrémistes musulmans constituent une "menace critique" pour leur pays, un chiffre en hausse de 34% par rapport à septembre 2007.

AP

15-07



1) Au jour le jour

Les zones tribales pakistanaises frontalières de l'Afghanistan sont considérées comme des bases arrière pour les résistants, d'où ils mènent des attaques contre les forces internationales déployées en Afghanistan.

Résistance

12-07

Cinq policiers et un agent forestier ont été tués dans une embuscade tendue par des hommes armés dans le nord-ouest du Pakistan, a annoncé la police dimanche.

Les policiers s'étaient rendus dans un secteur boisé de la région de Mansehra après avoir été informés de la découverte d'un corps criblé de balles.

Rashid Khan, un représentant des forces de l'ordre, a déclaré que des individus armés avaient pris pour cible le groupe samedi, tuant les policiers et un agent forestier qui les accompagnait avant de mettre le feu au véhicule de police.

Le corps d'un inconnu, criblé de balles, a également été découvert sur place.

La responsabilité de cette attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat mais la police est fréquemment visée par des résistants dans le nord-ouest du Pakistan.

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090712/twl-pakistan-violences-2f4e741_1.html

20/7

Des tireurs embusqués ont tué quatre policiers en patrouille dans le nord-ouest instable du Pakistan, d'après le commissaire Nisar Khan. Deux victimes sont mortes à proximité de Peshawar, tôt lundi matin, et les deux autres ont succombé à leurs blessures à l'hôpital.

Les policiers patrouillaient une route menant à la passe de Khyber, dans les zones tribales où les résistants attaquent fréquemment les convois approvisionnant les forces de l'OTAN en Afghanistan.

AP

21/7

Six soldats sont morts en trois jours de combats dans le nord-ouest du Pakistan, près de la frontière de l'Afghanistan, a déclaré l'armée mardi.

Les journalistes ne peuvent pas se rendre sur place pour vérifier ces chiffres.

La plupart des pertes sont survenues dans une opération de deux jours entamée dimanche dans le secteur de Maidan du Lower Dir, selon le commandant Fazlur Rahman, porte-parole des forces aux frontières.

AP


Assaillants US & collaborateurs.

07-07

Au moins quatorze personnes ont été tués, mardi 7 juillet, près de la frontière afghane dans un tir de missile, rapporte un responsable du renseignement et des habitants.

L'attaque s'est produite dans la région du Sud-Waziristan, bastion du chef des résistants pakistanais, Baitullah Mehsud.

Quatre ou cinq combattants se trouvaient parmi les victimes, a précisé un responsable du renseignement. Il a dit ne pas disposer de plus d'informations.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/

09-07

Le bilan des raids au missile des drones américains contre le Waziristan du sud s'est alourdi et est passé la barre des 50 victimes.

Des drones américains ont attaqué, mercredi, à deux reprises, le Waziristan du sud, au nord-ouest du Pakistan, tuant plus de 50 personnes. Les raids aériens de l'armée américaine contre les zones tribales pakistanaises ont fait, depuis août 2008, quelque 480 morts.

http://french.irib.ir/

10/7

Des affrontements entre les forces de sécurité et des résistants ont fait au moins 20 morts dans une région du nord-ouest du Pakistan, ont rapporté vendredi des représentants du gouvernement de Bajur illustrent les difficultés auxquelles les autorités pakistanaises sont confrontées à l'heure où Islamabad cherche à déloger les résistants de la ceinture située le long de la frontière avec l'Afghanistan.

Les combats les plus meurtriers ont éclaté à Chinnar, un village de la vallée de Charmang, où des résistants ont tendu une embuscade à un convoi de l'armée vendredi après-midi, a précisé Jamil Khan, un responsable des autorités locales. 4 résistants et 16 soldats ont été tués dans l'attaque.

L'accès à la région étant restreint, il n'était pas possible de vérifier ces informations de sources indépendantes.

L'attaque a été lancée moins de 24 heures après la mort de quatre policiers tués par des militants, qui avaient envahi par dizaines un poste de police à Khar, principale ville de la région de Bajur, selon un responsable gouvernemental, Adalat Khan.

AP

14-07

L'armée pakistanaise prépare une nouvelle offensive majeure contre les résistants au Sud-Waziristan, tout en gérant mal la crise humanitaire de grande ampleur née de leur précédente grande offensive plus au nord, dans la vallée de Swat.

Des déplacés ont commencé lundi à reprendre le chemin de la vallée, première journée du programme gouvernemental de rapatriement. Mais de nombreux habitants de la vallée ont refusé de repartir chez eux par craintes de nouvelles violences, alors que d'autres, qui repartaient sans autorisation officielle, se sont fait refouler par l'armée.

AP

14/7

Des échanges de tirs transfrontaliers ont eu lieu entre résistants pakistanais présumés et forces américano-afghanes, ont annoncé des responsables des services de renseignements sous le couvert de l'anonymat.. Ces affrontements ont eu lieu dans le village d'Ambar, dans la région de Mohmand, dans les zones tribales situées sur la frontière avec l'Afghanistan. Les combats faisaient toujours rage mardi, selon Syed Ahmad Jan, un haut responsable régional.

Les résistants ont tiré trois roquettes depuis le Sud-Waziristan, provoquant une riposte venue d'Afghanistan qui a blessé un civil. Ces informations étaient impossibles à vérifier de sources indépendantes, la région concernée étant d'accès contrôlé.

http://fr.news.yahoo.com

17-07

Un missile tiré par un drone américain présumé a causé la mort d'au moins quatre résistants au Nord-Waziristan, région tribale pakistanaise connue pour servir de refuge aux résistants et aux combattants d'Al Qaïda, annoncent des responsables du renseignement.

Le missile s'est écrasé sur une habitation de Razmak, à une trentaine de kilomètres au sud de Miranshah, la principale ville de la région.

"D'après les premières informations, quatre résistants ont été tués dans l'attaque d'une maison", a dit un responsable. Un autre membre des services de renseignement a fait état de cinq résistants tués.

http://fr.news.yahoo.com/

21/7

Plus de 56 résistants présumés sont morts en trois jours de combats dans le nord-ouest du Pakistan, près de la frontière de l'Afghanistan, a déclaré l'armée mardi.

Les journalistes ne peuvent pas se rendre sur place pour vérifier ces chiffres.

La plupart des pertes sont survenues dans une opération de deux jours entamée dimanche dans le secteur de Maidan du Lower Dir, selon le commandant Fazlur Rahman, porte-parole des forces aux frontières.

AP

21-07

L'armée affirme avoir tué plus de 1.700 résistants présumés dans la régionmais, mais, des contradicteurs lui reprochent de n'avoir pas éliminé les chefs de la guérilla.

Aucun bilan indépendant n'est disponible

Aucun chiffre n'est avancé pour les pertes civiles.

AP

http://fr.news.yahoo.com/

26/07

Raids menés par l'aviation pakistanaise dans le nord-ouest du Pakistan frontalier de l'Afghanistan, a affirmé aujourd'hui un responsable des services sécurité. Des raids ont été menés hier à Lower Dir, l'un des trois districts (avec ceux de Buner et Swat) où l'armée a lancé fin avril une opération d'ampleur. Au moins 13 résistants ont été tués.
Un responsable administratif local a confirmé le raid et indiqué que le bilan pourrait s'alourdir car 140 combattants étaient piégés dans le secteur au moment des frappes.

AFP



3 Politique

a) Locale

Dans les coulisses et au sénat

09-07

Le gouvernement pakistanais a toujours protesté contre les raids des drones américains contre les zones tribales, réitérant que de telles attaques ne font que monter la population contre Washington. Les drones US avaient, déjà, attaqué, à deux reprises, le 23 juin, le Waziristan du sud, y tuant une centaine de personnes.

http://french.irib.ir/


Sur le terrain

Les déplacés du nord-ouest commencent à rentrer chez eux

11/7

Les ‘autorités’ pakistanaises ont entamé le rapatriement des réfugiés et ont commencé à fermer certains camps de tentes où ils avaient provisoirement trouvé refuge.

http://fr.news.yahoo.com/4/20090722/twl-pakistan-usa-41953f5_1.html

Les premiers ont repris la route dans des fourgonnettes bondées, des ventilateurs électriques et des sacs de farines arrimés au toit. Depuis deux mois, ils s'entassaient dans des camps ou se serraient dans les maisons de proches et d'amis au sud de la zone des combats. Le gouvernement doit désormais rétablir rapidement l'électricité et l'eau, tout en empêchant les fondamentalistes armés de reprendre leurs anciens bastions.

Le retour de ces réfugié ne devrait pas mettre fin à la crise humanitaire au Pakistan car l'armée prépare une autre offensive de grande envergure dans une région voisine, ce qui devrait provoquer un nouvel exode des civils.

AP

http://fr.news.yahoo.com/


Pays corrompu 

26-07

Arrestation de Sufi Mohammad : Le religieux qui a négocié l'accord de paix de Swat a été interpellé à Peshawar.

 « Nous ne permettrons à personne de réduire à néant (les efforts pour parvenir à) la paix à Malakand et Swat », s'est justifié le ministre local de l'information.

Le ministre a précisé qu'après enquête, Sufi Mohammad serait poursuivi pour complicité avec les résistants de la vallée de Swat et sabotage des efforts du gouvernement pour rétablir localement son autorité.

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/


Dans les geôles

Deux suspects arrêtés pour l’exécution de l'otage polonais.

Un ancien député pakistanais et un résistant présumé sont détenus dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat par décapitation d'un otage polonais enlevé fin septembre dans le nord-ouest du Pakistan, près de la frontière afghane, a déclaré un responsable de la police dimanche. Ils devraient être présentés au tribunal lundi pour que leur garde à vue soit prolongée

Selon l'enquêteur Malik Tariq Awan, les deux suspects ont été arrêtés il y a un mois. Il s'agirait de Shah Abdul Aziz, ancien député d'un parti fondamentaliste pro-résistants, considéré comme celui qui a planifié l'enlèvement de Piotr Stanczak. Les trois Pakistanais qui accompagnaient le géologue ont été tués.

Dans l'enregistrement, un militant portant une cagoule affirme que le captif a été tué parce que le gouvernement pakistanais a refusé de libérer 26 prisonniers et de retirer ses troupes des zones tribales.

26/7

AP



b) Usa

Occupation du Pakistan

22-07

Richard Holbrooke, qui a rencontré le Premier ministre pakistanais Yusuf Raza Gilani, a déclaré qu'une aide était encore nécessaire pour aider les personnes déplacées à rentrer chez elles et à reconstruire leurs habitations souvent pillées ou détruites.

http://fr.news.yahoo.com/4/20090722/twl-pakistan-usa-41953f5_1.html

 

Aide des Etats-Unis pour les réfugiés pakistanais

Washington apportera(it) une aide supplémentaire de 45 millions de dollars au Pakistan pour faciliter le rapatriement des habitants de la vallée de Swat, déclare l'émissaire spécial des Etats-Unis Holbrooke.

L'aide américaine est destinée à "éviter toute catastrophe humanitaire" parmi les quelque deux millions de personnes qui ont fui l'offensive militaire de fin avril contre les résistants, rapporte le quotidien The News, qui cite Richard Holbrooke.

Cette rallonge de 45 millions de dollars (environ 32 millions d'euros) portera à 355 millions de dollars (250 millions d'euros) le montant total de l'aide américaine pour les réfugiés "de l'intérieur" au Pakistan, ce qui fait de Washington le principal contributeur.

22/7

http://fr.news.yahoo.com/4/20090722/twl-pakistan-usa-41953f5_1.html



Les alliés

1 Onu

2 Nations Unies

22-07

Les Nations unies n'ont jusqu'à présent reçu que 43% de l'appel aux dons d'un montant de 543 millions de dollars (383 millions d'euros) lancé en mai, selon un communiqué publié mardi.

Wolfgang Herbinger, coordinateur de l'Onu pour l'aide humanitaire au Pakistan, dénonce dans ce communiqué les financements "lamentablement faibles" consentis par la communauté internationale.

22/7

http://fr.news.yahoo.com/4/20090722/twl-pakistan-usa-41953f5_1.html



Dans le monde

France

13-07

Sarkozy a déclaré qu'"il y a tout le problème du Pakistan qui est une puissance nucléaire" et dont "le gouvernement mène un combat très courageux en ce moment". "C'est difficile, c'est un travail qu'on doit faire", a-t-il souligné.

13-07

Sarkozy veut coopérer avec le Pakistan

Nicolas Sarkozy confirme la volonté de la France de coopérer avec le gouvernement dans la lutte contre le ‘terrorisme’ et ‘l'extrémisme résistants’, dans une lettre de mission adressée au nouveau représentant spécial français pour l'Afghanistan et le Pakistan, le député UMP Thierry Mariani.

Dans ce courrier rendu public jeudi par l'Elysée, le président français rappelle qu'il avait fait part de cette volonté au président pakistanais Asif Ali Zardari lors de sa visite à Paris en mai dernier. "Une coopération entre la France et le Pakistan va être engagée à cette fin, qui comprendra une dimension de défense et de sécurité et une autre consacrée au renforcement des liens économiques et commerciaux bilatéraux", écrit-il.

23-07

Un accord nucléaire franco-pakistanais sera limité à … la sécurité.

23/7

Le projet de partenariat franco-pakistanais sur l'énergie nucléaire civile sera limité à la sécurité nucléaire, déclare la secrétaire d'Etat au Commerce, Anne-Marie Idrac.

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, a indiqué en mai que Paris avait offert à son pays le même genre de partenariat que celui proposé à l'Inde dans le domaine du nucléaire civil, avec notamment des transferts de technologie.

Une telle initiative risquerait d'inquiéter la communauté internationale après la mise en cause, en 2004, du Pakistan dans des affaires de dissémination de technologie nucléaire à des fins militaires.

Anne-Marie Idrac a précisé lors d'une visite au Pakistan que la France proposerait de discuter au niveau des responsables techniques ce qui peut être fait en matière de sécurité pour les centrales nucléaires civiles existantes.

Elle a ajouté que la question devrait être réglée dans le cadre des engagements internationaux auxquels la France est partie prenante et que toute coopération serait soumise aux accords internationaux.

Le Groupe des 45 pays fournisseurs nucléaires, créé après le premier essai nucléaire indien, en 1974, et qui a pour objectif d'empêcher la technologie nucléaire de tomber en de mauvaises mains, a accepté en septembre de lever une interdiction de commerce nucléaire avec l'Inde.

TRAITEMENT DE L'EAU

La levée de l'interdiction a permis la conclusion d'un accord nucléaire entre les Etats-Unis et l'Inde aux termes duquel cette dernière pourra obtenir de la technologie nucléaire sensible bien qu'elle ne soit pas signataire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).

Le Pakistan, qui n'est pas non plus signataire du TNP, assure que la sécurité de son arsenal nucléaire et les affaires de dissémination intervenues dans le passé ne doivent pas être source d'inquiétude et il réclame un traitement similaire à celui de l'Inde.

Anne-Marie Idrac a dit que la France et le Pakistan discutaient aussi d'accords dans les domaines de la défense et de la sécurité, du commerce et des investissements. Certains accords pourraient être signés lors de la visite au Pakistan du président Nicolas Sarkozy, prévue cette année, a-t-elle dit.

Elle a ajouté que les entreprises françaises étaient intéressées par des projets dans les domaines du transport, de l'énergie et du traitement de l'eau ainsi que dans le secteur alimentaire, y compris par un projet de traitement de l'eau du groupe Veolia à Lahore.

http://fr.news.yahoo.com/4/20090723/twl-pakistan-france-bd5ae06_1.html 


Grande-Bretagne

Le soutien britannique au terrorisme fait polémique dans la presse anglaise

Dans une tribune publiée par le Guardian de Londres, l’écrivain et journaliste, John Pilger, a vivement dénoncé la politique britannique de soutien au terrorisme islamique tout en soulignant l’hypocrisie du gala du Foreign Office pour les droits de l’homme.

Après avoir énuméré de nombreuses atrocités commises avec le soutien britannique en Inde, en Iran, en Irak et ailleurs, Pilger écrit :

« Dans les archives et les bibliothèques britanniques, il y a des dossiers officiels et non-classifiés qui disent la vérité sur la politique britannique et les droits de l’homme (…) En ce moment, les « experts en sécurité », qui sont d’anciens militaires britanniques, nous rebattent les oreilles d’un ton moralisateur sur les évènements de Bombay, mais nous devrions rappeler le rôle historique de la Grande-Bretagne comme sage-femme de l’extrémisme violent dans l’Islam moderne, depuis l’ascension des Frères Musulmans en Egypte dans les années 50, en passant par le renversement du gouvernement démocratique d’Iran, et jusqu’à l’équipement en armes des moudjahiddines afghans – et futurs Résistants - par le MI6. L’objectif de cette politique était, et reste, la négation du nationalisme pour les peuples combattant pour leur liberté, et particulièrement au Moyen-Orient où le pétrole est « un enjeu vital pour toute puissance désireuse d’exercer une influence et une domination mondiale », comme le dit un document secret du Foreign Office de 1947. »

Pilger s’en prend aussi au rôle de BAE Systems et la politique britannique de vente d’armes aux pays africains les plus dévastés. « Qu’est-ce que [le ministre des affaires étrangères]

Miliband va dire au gens qui souffrent de cette violence sponsorisée par la Grande-Bretagne ? Peut-être va-t-il parler, comme il en a l’habitude, d’une « meilleure gouvernance » pour les régions lointaines, alors que son propre régime a suspendu une enquête du Serious Fraud Office sur le contrat de 43 milliards de Livres entre BAE et la tyrannie corrompue d’Arabie Saoudite, avec qui les britanniques ont des « valeurs communes », comme l’a dit en 2007 Kim Howells, du Foreign Office ? ».

http://www.alterinfo.net/La-propagande-pour-une-guerre-Inde-Pakistan-se-met-en-marche_a26749.html


n° 27 - Journal de PAKISTAN. - 09-07 au 28-07 :- Suite - : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

n° 27 - Journal de PAKISTAN.  - 09-07 au 28-07 :-  Suite - : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



        Journal de PAKISTAN 

              n° 27- 09-07 au 28-07

           C.De Broeder & M.Lemaire     



Sommaire.

6 Brèves

6-1 Une "guerre éclair" qui promet d’être longue.

6-2 Un programme secret de la CIA visait à tuer les chefs d'Al-Qaïda.

6-3 La Chambre des représentants demande à la CIA les documents de son programme antiterroriste secret.

7  Dossiers

7-1 La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

7-2 Harinder Bajewa : Baitullah Mehsud, aussi inquiétant que Ben Laden.

7-3 Soufiane Ben Farhat : A l’Ouest, rien de nouveau.



6 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

6-1 Une "guerre éclair" qui promet d’être longue.

Depuis le 29 juin, l’armée pakistanaise a intensifié son offensive contre les résistants dans les zones tribales du Waziristan. Ce durcissement des positions gouvernementales est la conséquence de l’attaque contre un convoi militaire avait fait 27 morts parmi les soldats et mis fin, de facto, à l’accord de cessez-le-feu signé entre les résistants et Islamabad en février 2007.
Toutefois, selon
The News, cette guerre sera bien plus difficile à gagner que celle menée dans la vallée de Swat.

En effet, “combattre les résistants au cœur de leur bastion promet d’être une tout autre affaire que de les affronter dans le Swat ou à Bruner”, estime le quotidien de Karachi. Emmenés par leur chef, Baitullah Mehsud, les insurgés ont instauré un pouvoir islamique au Waziristan depuis 2004-2005 et ont promis de poursuivre la guérilla jusqu’au retrait total de l’armée pakistanaise.
Le Waziristan étant aux mains de plusieurs seigneurs de la guerre, l’armée était confiante quant à la rapidité avec laquelle elle gagnerait le combat contre les résistants, jugeant qu’ils ne s’associeraient pas contre le gouvernement. Mais les événements des derniers jours ont prouvé le contraire, puisque l’attaque du 28 juin a été menée conjointement par plusieurs groupes de résistants.

http://www.courrierinternational.com/breve/2009/06/30/une-guerre-eclair-qui-promet-d-etre-longue


6-2 Un programme secret de la CIA visait à tuer les chefs d'Al-Qaïda.

Un programme antiterroriste de la CIA, gardé secret pendant les huit années de la présidence Bush, qui fait aujourd'hui polémique aux Etats-Unis, visait à tuer ou capturer les dirigeants d'Al-Qaïda, au sol et non via des frappes aériennes, ont expliqué lundi des responsables gouvernementaux sous le couvert de l'anonymat. Ce programme de la CIA n'a jamais abouti, ont précisé ces responsables. Depuis 2001, en revanche, les Etats-Unis ont eu recours à des frappes aériennes menées par des drones, appareils sans pilote qui ont fait des victimes civiles au Pakistan et en Afghanistan.

Ce programme secret a été suspendu le 23 juin par le directeur de la CIA Leon Panetta lorsqu'il a appris son existence ainsi que le fait que le Congrès n'en avait jamais été informé après son lancement en 2001.

L'ordre de prendre pour cible les dirigeants d'Al-Qaïda avait été validé par le président Bush peu après le 11-Septembre.

Selon le Wall Street Journal, qui cite d'anciens responsables du renseignement s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, la CIA a dépensé de l'argent pour ce programme, en frais de fonctionnement et peut-être même pour des opérations d'entraînement, mais il n'est jamais devenu complètement opérationnel. L'agence de renseignement s'est refusée à tout commentaire.

Le fait que le vice-président de Bush, Dick Cheney, aurait directement donné l'ordre à la CIA de garder ce programme secret, en le cachant aux responsables du Congrès, a été révélé ce week-end par le New York Times.

Et ce alors que le ministre de la Justice Eric Holder étudie l'opportunité d'ouvrir une enquête criminelle sur la pratique de la torture par la CIA. Le président Barack Obama, qui veut regarder vers l'avenir, n'est pas très favorable à ce que le pays se penche sur les pratiques de l'ère Bush, mais ce n'est pas le cas du parti démocrate.

La sénatrice démocrate de Californie Dianne Feinstein, qui préside la Commission du renseignement, a estimé qu'avoir gardé ce programme secret est une violation de la loi et veut l'ouverture d'une enquête.

Selon la loi, en cas d'opérations ultra-secrètes, les briefings peuvent se limiter à un groupe très restreint, qu'on appelle le Groupe des Huit, soit les patrons du groupe républicain et démocrate des deux chambres du Congrès, ainsi que des Commissions du renseignement du Sénat et de la Chambre des représentants.

Mme Feinstein a raconté que l'actuel directeur de l'agence de renseignement Leon Panetta avait expliqué aux élus le mois dernier qu'il "venait d'apprendre l'existence du programme, nous l'a décrit, nous a dit qu'il l'avait annulé et (...) nous a dit qu'on lui avait dit que le vice-président avait ordonné que le Congrès n'en soit pas informé".

"On nous a laissés dans l'ignorance. C'est quelque chose qui ne devrait jamais, jamais se reproduire", a-t-elle ajouté au cours du week-end dans l'émission "Fox News Sunday".

Vendredi, un rapport de l'inspection générale avait mis l'accent sur le rôle joué par l'équipe de M. Cheney dans le secret excessif maintenu autour du vaste et controversé programme d'écoutes illégales de la NSA (National security Agency).

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090713/twl-usa-cia-al-qaida-224d7fb_1.html


6-3 La Chambre des représentants demande à la CIA les documents de son programme antiterroriste secret.

La commission de renseignements de la Chambre des représentants a demandé mardi à la CIA de communiquer les documents de son programme antiterroriste gardé secret et ayant visé à tuer ou à capturer au sol des dirigeants d'Al-Qaïda, pendant les huit années de la présidence Bush.

L'agence centrale du renseignement américain (CIA) coopérera, ont répondu certains de ses membres, sous couvert d'anonymat, ajoutant qu'une enquête serait menée sur les détails tenus secrets, ainsi que pour comprendre pourquoi le Congrès n'avait jamais été informé du programme. Le directeur de la CIA, Leon Panetta, a d'ores et déjà ordonné une enquête interne, a expliqué le porte-parole de l'agence, George Little.

La CIA a dépensé au moins un million de dollars (720.000 euros), jusqu'à ce que le programme soit suspendu le 24 juin par Leon Panetta, dès qu'il a appris son existence, a expliqué un membre du Congrès. Pourtant, le programme n'a jamais abouti, les attaques ayant été menées via des frappes aériennes, par des drones, des avions sans pilotes, qui ont fait de nombreuses victimes civiles.

Silvestre Reyes, le président de la commission de renseignements de la Chambre, un démocrate, devrait décider cette semaine de lancer ou non une enquête sur ce programme de la CIA. Le sénateur démocrate Russ Feingold a déclaré lundi que le fait que la CIA n'ait pas informé le Congrès représentait une violation de la loi américaine.

De son côté, le président Barack Obama, qui veut regarder vers l'avenir, n'est pas favorable à ce que le pays se penche sur les pratiques de l'ère Bush, concrètement à ce que souhaite le parti démocrate.

Selon la loi, en cas d'opérations ultra-secrètes, les briefings peuvent se limiter à un groupe très restreint, qu'on appelle le Groupe des Huit, composé des patrons du groupe républicain et démocrate des deux chambres, ainsi que des Commissions du renseignement du Sénat et de la Chambre.

L'ordre avait été validé par le président George W. Bush, peu après le 11-Septembre. Et c'est son vice-président, Dick Cheney, qui avait demandé à la CIA de ne pas en informer le Congrès, avait précisé Leon Panetta. Les Etats-Unis voulaient retrouver les leaders d'Al-Qaïda, cachés dans la région frontalière entre le Pakistan et l'Afghanistan.

Parallèlement, le ministre de la Justice, Eric Holder, étudiait déjà l'opportunité d'ouvrir une enquête criminelle sur la pratique de la torture par la CIA. Et vendredi, un rapport de l'inspection générale avait mis l'accent sur le rôle joué par l'équipe de Dick Cheney dans le secret excessif maintenu autour du vaste et controversé programme d'écoutes illégales de la NSA (National security Agency).

AP

15/7 

http://fr.news.yahoo.com/3/20090715/twl-usa-cia-al-qaida-224d7fb.html



7  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

7-1 La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Obama : Entre lutte ‘anti-terroriste’, ‘contre-insurrection’, stabilisation et reconstruction,

L'Amérique sonne le clairon et s'élance vers les montagnes afghanes et pakistanaises.

Le 27 mars 2009, le président Obama a dévoilé sa stratégie pour les théâtres afghan et pakistanais dont les principaux objectifs (disponibles dans ce document PDF de la Maison Blanche) peuvent être résumés ainsi :

- rompre les réseaux terroristes en Afghanistan et au Pakistan et dégrader leur capacité à planifier et lancer des opérations terroristes à l'échelle internationale;

- favoriser un gouvernement afghan plus responsable, plus compétent et plus présent : sécurité intérieure, sûreté des processus électoraux, développement d'institutions locales et d'infrastructures essentielles, réintégration sociale des anciens insurgés, lutte contre le trafic de drogue, création d'alternatives économiques au mode de vie insurrectionnel et à la culture de drogue (pavot, opium, héroïne);

- instaurer graduellement des forces militaires et policières afghanes mieux rémunérées, aptes à mener rapidement des opérations contre-insurrectionnelles et anti-terroristes - particulièrement dans le sud et l'est du pays - avec une assistance américaine réduite;

- aider le Pakistan à renforcer sa souveraineté territoriale et à dynamiser son économie : coopération bilatérale/trilatérale « Af-Pak-US », assistance aux forces de sécurité frontalières et aux brigades spéciales pakistanaises dans la lutte anti-terroriste (formation, héliportage, équipements de vision nocturne, etc) et à la contre-insurrection, refondation de la gouvernance locale dans les régions tribales fédérales et dans la province du nord-ouest, assistance budgétaire directe, investissements et création d'emplois dans les infrastructures et l'agriculture, optimisation de l'aide internationale;

- impliquer les Nations-Unies et leur fournir un rôle moteur dans la poursuite de ces objectifs.

Stabiliser deux nations en éruption, renverser une corruption ancrée dans leurs administrations, interdire et substituer la très profitable culture de drogues, élargir et démultiplier le front en combattant les réseaux de résistants et les insurrections dynamiques dans les deux pays : tout cela relève d'une mission aussi complexe qu'impossible.

 Qu'en sera-t-il de la nécessaire coordination stratégique et opérationnelle avec l'OTAN sur son seul théâtre afghan ?

Quelles répercussions politiques et sécuritaires en Inde ?

De plus, États-Unis et OTAN devront compter avec les risques déjà patents d'escalade et d'enlisement face à de possibles « guérillas accidentelles », selon l'expression employée par David Kilcullen, père spirituel de la contre-insurrection et proche conseiller du Général David Petraeus.

De par son expérience personnelle, cet ancien colonel australien a constaté que de nombreuses insurrections radicales locales dans divers pays musulmans (Afghanistan, Pakistan, Irak, Afrique orientale, Thailande, Indonésie) sont très souvent grossies à 90-95% par des d'opportunistes étrangers souhaitant surtout en découdre avec quelque corps expéditionnaire allié tout proche.

La fragile stabilisation de l'Irak par le Général Petraeus doit beaucoup à d'âpres luttes et/ou à de longues négociations avec ces outsiders.

Récemment, Kilcullen a également fait part de son opposition aux campagnes aériennes robotisées planifiées sans le concours d'Islamabad et violant de facto la souveraineté de l'état pakistanais : « si nous voulons renforcer nos alliés et affaiblir nos ennemis au Pakistan, bombarder des villages pakistanais avec des drones sera totalement contre-productif ».

L'ex-gradé venu d'Océanie affirme que « ces raids unilatéraux […] ont un effet entièrement négatif sur la stabilité du Pakistan » car ils grossissent d'autant les rangs extrémistes et entravent l'élaboration d'un partenariat solide avec Islamabad. Enfin, il recommande vivement aux États-Unis de ne recourir aux raids « aérobotisées » qu'en dernier recours et de préférer des opérations commandos classiques, de surcroît avec l'appui et la collaboration explicites du gouvernement pakistanais.

On remarquera qu'aucun membre de l'administration Obama n'a ouvertement fait mention des drones Predator opérant au Pakistan sous la direction de la CIA, dont le culte du secret défense est de loin plus poussé que dans un corps d'armes classique comme l'US Air Force.

L'agence spéciale tient fermement à ses 45 minutes maxi de délai entre détection (d'un lieutenant taliban/terroriste) et frappe aérobotisée plutot qu'attendre une autorisation du gouvernement pakistanais pendant au moins 48 heures...

Et accorder quelque confiance aux services secrets pakistanais fortement soupçonnés de collusion avec les chefs résistants et/ou les lieutenants terroristes.

http://electrosphere.blogspot.com/2009/03/la-guerre-afghano-pakistanaise-dobama.html


7-2 Harinder Bajewa : Baitullah Mehsud, aussi inquiétant que Ben Laden.

Agé d’une trentaine d’années, le chef des résistants pakistanais fait trembler toute la région et entend livrer une guerre totale à Islamabad et à ses alliés occidentaux.

Baitullah Mehsud tourne le dos aux photographes pour qu'ils ne puissent pas prendre une photo de lui alors qu'il s'adresse à des journalistes pakistanais, 24 mai 2008

On le décrit souvent comme le guérillero par excellence. Ildisposed’unarsenal meurtrier composé non seulement, comme celui de la plupart des chefs de guerre, de fidèles armés de kalachnikovs, mais aussi de kamikazes dévoués, prêts à transformer immédiatement leur corps en bombe humaine. On connaît mieux sa “vocation” (le djihad) que son enfance dans les terres troublées du Waziristan, dans la Province de la Frontière-du-Nord-Ouest, au Pakistan. Sa vision du djihad l’a propulsé aux sommets du pouvoir et de l’abjection. Baitullah Mehsud, connu bien au-delà des frontières pakistanaises, est surnommé “le nouvel Oussama”.
L’essor fulgurant de cet homme qui n’a guère plus de 35 ans, soutenu par une succession affreusement régulière d’attentats sanglants, est aujourd’hui connu dans le monde entier. Il a même trouvé sa place dans la liste des 100 dirigeants et révolutionnaires les plus influents du magazine américain
Time. Newsweek, quant à lui, le juge “plus dangereux que Ben Laden” et le département d’Etat des Etats-Unis a offert en mars une récompense de 5 millions de dollars à quiconque fournirait des informations permettant de localiser, d’arrêter ou de faire condamner le dirigeant suprême du Tehrik-e-Taliban Pakistan (Mouvement des résistants du Pakistan). La somme proposée pour la tête de l’“Oussama pakistanais” est exactement égale à celle offerte pour le chef d’Al-Qaida, en fuite depuis le 11 septembre 2001.
Qui est Baitullah Mehsud ? Qu’est-ce qui lui vaut d’être comparé à celui qui a montré qu’il avait le pouvoir de modifier le paysage new-yorkais ? On ne dispose encore que de renseignements très incomplets sur lui. On sait qu’il a été brièvement professeur de gym, qu’il est diabétique et qu’il fuit la notoriété – ce qui explique sans doute pourquoi ne circule qu’une seule photo de lui. Selon des journalistes pakistanais, Mehsud, qui n’aurait pas suivi de scolarité classique, aurait uniquement fréquenté une madrasa [école coranique] où on lui a enseigné l’idéologie talibane. Inspiré par le célèbre mollah Omar (en fuite lui aussi depuis le 11 septembre 2001), il a commencé sa carrière de djihadiste après que les Etats-Unis sont partis “en guerre contre le terrorisme” en prenant Islamabad comme allié. Non content d’être aujourd’hui le fer de lance de la guerre contre les Etats-Unis et leurs alliés de l’OTAN, il apparaît comme la plus grave menace qui pèse sur le Pakistan. Connu pour ses fanfaronnades et ses déclarations tonitruantes (“Si les Etats-Unis disposent de la force aérienne, nous, nous avons des fedayin"), Baitullah Mehsud a révélé mi-avril ses nouvelles ambitions d’organiser deux attentats par semaine au Pakistan. Et il a fait la preuve à maintes reprises qu’il disposait de cadres dévoués et de réserves de militants plus que suffisantes.
L’essor du chef des résistants pakistanais est étroitement lié au soutien ouvert apporté par l’ancien président Musharraf aux Etats-Unis. Si l’offensive contre la Mosquée rouge, à Islamabad en juillet 2007, fut le point d’orgue de l’isolement du général-président dans son propre pays, ce fut aussi un déclic pour Baitullah Mehsud. Il a alors décidé de ne plus concentrer son action sur le seul Afghanistan, mais de mettre directement en joue l’Etat pakistanais.
La pire migraine de la communauté internationale

En tant que chef officiel du Tehrik-e-Taliban Pakistan, il est sans doute, pour reprendre les mots de l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright, la pire migraine de la communauté internationale. Selon un rapport des Nations unies publié en 2007, Baitullah Mehsud serait responsable de près de 80 % des attentats suicides commis en Afghanistan. D’innombrables anecdotes entourent le personnage. Il serait à l’origine de condamnations à mort par lapidation ou flagellation, de l’interdiction de la musique, de la télévision et de la photographie, de l’envoi aux informateurs du gouvernement d’aiguilles et de fil destinés à coudre leur kafan [linceul] pour leur signifier leur mort dans les vingt-quatre heures. Mais, si terrifiantes qu’elles soient, ces histoires restent anecdotiques au regard de la puissance meurtrière du djihadiste mondialisé qu’est devenu Baitullah Mehsud.

Harinder Bajewa|

http://www.courrierinternational.com/article/2009/05/14/baitullah-mehsud-aussi-inquietant-que-ben-laden


7-3 Soufiane Ben Farhat : A l’Ouest, rien de nouveau. 

Les nouvelles du Pakistan sont désormais les nouvelles du front. Hier, des drones américains ont tiré des missiles sur des groupes d'activistes dans la région tribale pakistanaise du Sud-Waziristân, sur la frontière afghane.

De son côté, l'armée pakistanaise a annoncé il y a trois jours être dans "la phase préliminaire" d'une vaste opération anti-Résistants dans le Sud-Waziristân.

Très attendue, l’opération est observée de près par les Etats-Unis d’Amérique. Il n’est un secret pour personne que le Sud-Waziristân sert de sanctuaire aux Résistants pour leurs opérations en Afghanistan.

La phase préalable semble avoir débuté. L'armée pakistanaise a multiplié ses raides ces derniers jours dans la province. De même, des convois militaires transportant des chars et de l'artillerie lourde ont été vus à sa lisière.

Seulement, les observateurs sont circonspects. Lancée en trombe il y a un peu plus d’un mois, l’opération de l’armée pakistanaise contre les Résistants dans la vallée de Swat piétine. Elle s’est soldée jusqu’ici par un nombre élevé de morts dans les deux camps. Et surtout, elle a fait quelques deux millions et demi de déplacés. Le désastre est tel que l’Union européenne a consenti avant-hier soixante-douze millions d’euros d’aide destinée à soutenir les deux millions de personnes déplacées de la vallée de Swat. Pour ce faire, l’UE en est réduite à racler ses fonds de caisse. Elle compte débloquer immédiatement 20 millions d’euros au profit des populations déplacées par les combats dans la vallée de Swat. De son côté, la Commission européenne invitera les Etats membres à puiser 52 millions d’euros supplémentaires dans un fonds de réserve.

L’insuffisance des fonds mobilisés à cet effet pose problème. Paradoxalement, en effet, l’exode massif des populations sinistrées risque de faire le lit de l’extrémisme. Aux dires d’ONG comme Oxfam et Action Aid, l’afflux de réfugiés en situation précaire est le pain bénit des radicaux islamistes. Il risque fort bien de favoriser les organisations extrémistes promptes à aider les hordes humaines dans le besoin.

C’est dire les risques et périls de l’embrouillamini dans lequel les autorités pakistanaises se retrouvent embarquées à leur corps défendant.

La problématique de l’extrémisme taliban au Pakistan est en fait un effet pervers de la guerre d’Afghanistan. Les Pakistanais subissent les contrecoups de la navrante incurie occidentale en Afghanistan. Mobilisant plus de cent mille soldats armés jusqu’aux dents, les USA et l’Otan peinent piteusement à sécuriser l’Afghanistan et y mater l’insurrection talibane.

Dès le début, les Américains ont assimilé les Afghans à de piètres gardiens de chèvres. Or, il est communément admis que l’Afghanistan est le tombeau par excellence des empires. Et que les Afghans sont de valeureux combattants. Tous les conquérants en ont fait l’amer constat. Des armées d’Alexandre le Grand en 329-327 avant Jésus-Christ aux armées soviétiques à la fin du XXème siècle, en passant par les Séleucides, les Parthes, les Hindoues, les Perses, les Turcs, les Russes et les Anglais. Seule la greffe islamique apportée par les Arabes y a subsisté au fil des âges. Elle nourrit un sentiment national particulièrement vivace. A preuve, les Afghans se sont profondément islamisés, mais nullement arabisés.

Faisant fi des enseignements de l’histoire, les Américains ont piqué en Afghanistan la tête en avant. Confrontés aux premières résistances, ils ont appelé les troupes de l’Otan à la rescousse. Rajoutant par-là même de nouveaux déboires nord-atlantiques à une déconvenue exclusivement américaine. Ils s’imaginaient pouvoir tuer un moustique avec des nuées de bombardiers stratégiques, ils ont réussi tout au plus à élargir l’amertume de l’échec. Et comme toujours, ce qui commence dans l’équivoque, finit dans la compromission.

Aujourd’hui, les Américains forcent la main des Pakistanais. Et si les Américains et l’Otan échouent depuis huit ans contre les Résistants, comment voudrait-on que le Pakistan en vienne à bout ?

Cela rappelle la fin du chef-d’œuvre d’Erich Maria Remarque sur l’absurdité de la guerre : "Il est tombé en octobre 1918, un jour où tout était si tranquille et calme sur le front que le rapport de l’état-major tenait en une phrase : A l’ouest, rien de nouveau".

Soufiane Ben Farhat

19/06/2009

S.B.Fhttp://soufiane-ben-farhat.space-blogs.com/blog-note/127671/afghanistan-pakistan-a-l%E2%80%99ouest-rien-de-nouveau.html

n° 27 - Journal de PAKISTAN. - 09-07 au 28-07 :- Fin- : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.

n° 27 - Journal de PAKISTAN.  - 09-07 au 28-07 :-  Fin- : La guerre afghano-pakistanaise d’Obama.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



        Journal de PAKISTAN 

              n° 27- 09-07 au 28-07

           C.De Broeder & M.Lemaire     



Sommaire.

7  Dossiers

7-4 Mohammed Hassan : Afghanistan – Pakistan: le trou noir de l’Empire.

7-5 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

Le Pakistan.



7-4 Mohammed Hassan  : Afghanistan – Pakistan: le trou noir de l’Empire.

Pourquoi Bush est allé en Afghanistan.

Pourquoi Obama y va aussi.

Les routes du gaz et du pétrole.

Les causes de la remontée des Talibans et de l’effondrement de Karzaï.

Qui profite de l’opium ?

Pourquoi le Pakistan voisin risque d’éclater.

Interview de Mohammed Hassan par Grégoire Lalieu et Michel Collon

Est-il possible de gagner la guerre en Afghanistan? Non, répondent les experts. Pourtant, l’Otan poursuit ses efforts pour venir à bout des Talibans et c’est le Pakistan qui s’embrase. Quelles sont les véritables raisons de cette guerre ? Les visées hégémoniques des Etats-Unis plongeront-elles la région dans le chaos ?

Dans ce nouveau chapitre de notre série « Comprendre le monde  musulman », Mohamed Hassan répond à ces questions. Et il nous explique pourquoi c’est au peuple du Pakistan de sauver son pays d’une possible disparition…

En 2001, les Etats-Unis lançaient l’opération « Enduring Freedom » en Afghanistan car, selon eux, les Talibans refusaient de céder Oussama Ben Laden. Sept ans plus tard, plus personne ne parle de l’ennemi public numéro un. Quelles sont les raisons de cette guerre aujourd’hui?
Tout d’abord, vous devez considérer que les Talibans n’ont rien à voir avec Oussama Ben Laden. En 1996, Ben Laden, renvoyé d’Arabie Saoudite, trouvait refuge au Soudan. Les Saoudiens firent alors pression sur ce pays pour qu’il expulse le célèbre terroriste. C’est à ce moment que Ben Laden est venu en Afghanistan. Mais les attentats du 11 septembre n’avaient aucun rapport avec ce pays. Il y a juste cette réaction des Talibans lorsque Washington réclama Ben Laden : « Si vous voulez que Ben Laden soit jugé, donnez-nous les preuves et laissons-le juger par une cour islamique dans quelque pays musulman que ce soit ». En fait, les néoconservateurs de l’administration Bush ont surtout utilisé cet événement tragique comme un alibi.

Avec quelles intentions?

Trois ouvrages majeurs nous permettent de comprendre les racines de la vision des Etats-Unis. D’abord, La fin de l’Histoire de Francis Fukuyama. Il prétendait que l’Histoire de l’humanité était arrivée à son terme avec l’effondrement de l’Union soviétique et la domination de la démocratie libérale. Ensuite, Le choc des civilisations, de Samuel Huntington. Selon qui l’Histoire ne dépendrait pas de la lutte des classes mais plutôt d’un conflit entre civilisations. Huntington a donc divisé le monde entre ces différentes civilisations, décrétant que la plus agressive serait l’islamique. Le dernier ouvrage, Le grand échiquier de Zbigniew Brzezinski, considère que celui qui dominera l’Eurasie sera l’unique puissance du 21ème siècle. En effet, la majorité de l’humanité vit dans cette zone et l’activité économique y devient plus importante.
A présent, retournons à la fin de l’administration Clinton. L’année 1997 a été marquée par une sérieuse crise économique : avec l’éclatement de la bulle financière en Asie, le NASDAQ s’est effondré. Lorsque les néoconservateurs ont débarqué à la Maison Blanche avec Georges W. Bush en 2001, la situation économique n’était donc pas brillante. Malgré quoi, ils ont exposé leur objectif très clairement : personne ne doit être capable de rivaliser avec les Etats-Unis. Pour y arriver, la nouvelle administration cherchait à contrôler le monde en contrôlant les ressources les plus importantes, essentiellement le gaz et le pétrole.
Sous l’influence de Brzezinski, Clinton voulait d’abord dominer l’Europe en élargissant l’Otan, et ensuite gagner l’Asie Centrale. Mais les néoconservateurs ont dit : « Non, nous n’avons pas le temps pour cela. Vu cette crise, nous devons créer et contrôler le Grand Moyen-Orient pour disposer du pétrole ». On sent ce changement dans le discours de Bush après les attentats du 11 septembre lorsqu’il dit : « Vous êtes avec nous ou contre nous ». Avec sa conception de l’Axe du Mal, il voulait élargir la guerre.
La guerre d’Afghanistan - qui pour la première fois dans l’Histoire a été planifiée par la CIA sans la collaboration du Pentagone - n’était donc qu’un prétexte pour entraîner les troupes US et leur donner l’expérience nécessaire pour ensuite attaquer l’Irak. Vous devez savoir que le renversement de Saddam Hussein était planifié bien avant les attentats du 11 septembre.
 

Obama veut incarner le changement. Pourquoi concentre-t-il les efforts militaires en Afghanistan au lieu de l’Irak ?

D’abord, la guerre en Irak a soulevé des difficultés non prévues. Le gouvernement US pensait que c’était la cible la plus facile, car Saddam Hussein ne disposait pas d’une grande armée et une large partie de la population irakienne détestait son régime. Il n’aura fallu que quelques jours, du 20 mars au 10 avril 2003, pour que les Etats-Unis prennent Bagdad. Ensuite, ils ont uniquement protégé l’industrie pétrolière et laissé tout le reste exploser. Paul Bremer, le gouverneur US d’Irak, a détruit les bases de l’ancien régime irakien, démobilisé la police et la structure de l’armée. A ce moment, la résistance a augmenté, et aussi le coût de l’occupation US : huit milliards de dollars chaque mois, (auxquels vous pouviez ajouter un milliard et demi pour l’Afghanistan) ! Durant huit ans, l’administration néoconservatrice a dépensé tout son argent dans cette guerre, sans aucun résultat : ils ne sont parvenus ni à pacifier le pays, ni à créer le gouvernement qu’ils voulaient, ni à obtenir une base populaire, ni à contrôler le pétrole.
Lorsque la résistance irakienne a révélé la faiblesse de l’impérialisme US et son incapacité à remporter le conflit, le peuple des Etats-Unis est devenu plus attentif sur le plan politique. Le manque de soutien de l’opinion publique pour cette guerre a donc aussi poussé Obama à ce changement. D’autant que sur la scène internationale, cette guerre ne faisait pas l’unanimité : la France, l’Allemagne et d’autres pays ont refusé de partir en Irak. Bref, la décision d’Obama est aussi un moyen de maintenir l’alliance de l’Otan. Mais une défaite en Afghanistan pourrait marquer la fin de celle-ci.

Les Talibans n’ont pas toujours été les ennemis des Etats-Unis. L’ancienne secrétaire d’Etat US Madeleine Albright avait salué leur arrivée au pouvoir en 1996 comme un « pas positif ». Il semble même que ce pas ait été encouragé. Ce que l’ancienne ministre pakistanaise Benazir Bhutto résumait ainsi : « L’idée était anglaise, le financement saoudien, la supervision pakistanaise et l’armement américain ».  

A la fin des années 70, les Soviétiques vinrent en Afghanistan pour soutenir le gouvernement révolutionnaire menacé par des combats internes. Brzezinski, conseiller du président Carter, entreprit de faire de l’Afghanistan le Vietnam des Soviétiques pour porter ainsi un coup fatal à l’influence du socialisme dans la région. Pour combattre l’Union Soviétique et le gouvernement révolutionnaire d’Afghanistan, les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite soutinrent donc les moudjahidines par l’intermédiaire du Pakistan. Quand l’Armée rouge quitta l’Afghanistan en 1989, les Etats-Unis savaient que les Soviétiques traversaient une sérieuse crise. Ayant atteint leur but, ils se lavèrent les mains et quittèrent la région qui se trouva plongée dans le chaos. En fait, Washington a utilisé les moudjahidines comme un préservatif : quand ils n’étaient plus d’aucune utilité, ils les ont jetés. Qui en a souffert ? Les peuples d’Afghanistan et du Pakistan.
En effet, lorsque les services secrets pakistanais ont soutenu les moudjahidines pour combattre les communistes, ils n’ont pas unifié ce mouvement, mais ont soutenu chaque seigneur de guerre séparément. Une fois les Etats-Unis partis, une sévère compétition a opposé les seigneurs de guerre afghans. Le pays a été totalement détruit par cette guerre civile. Des millions de réfugiés ont fui vers le Pakistan, alors touché lui-même par une grave crise, son économie déclinant avec l’arrivée de nombreux Afghans et barons de la drogue.
Dans ce contexte, apparurent les Talibans, des étudiants issus de la plus jeune génération de ces réfugiés. Leur arrivée au pouvoir offrait une opportunité aux Etats-Unis et au Pakistan. Mais en fait, ces trois acteurs avaient chacun des intérêts très différents.

C’est-à-dire ?

Le Pakistan, lorsque les pays d’Asie centrale sont devenus indépendants, a réalisé que son principal ennemi, l’Inde, était fort, alors que lui-même se trouvait en position délicate. La bourgeoisie pakistanaise décida, pour se développer économiquement et concurrencer l’Inde, d’utiliser l’Afghanistan comme porte d’accès aux marchés d’Asie centrale. Elle favorisa donc l’accès au pouvoir des Talibans en Afghanistan.
L’intérêt des Etats-Unis était de contrôler et dominer les richesses d’Asie centrale. La compagnie pétrolière US Unocal voulait construire un pipeline dans la région. Mais pour cela, il fallait que l’Afghanistan soit pacifié.
Enfin, l’intérêt des Talibans était de pacifier le pays et d’instaurer une révolution islamique. Ce qui rencontrait les intérêts de l’Arabie Saoudite qui souhaitait exporter l’idéologie islamique en Asie centrale, afin d’affaiblir la Russie et de contrôler le gaz dans cette région.
Appuyés donc par des puissances étrangères, les Talibans ont combattu les seigneurs de guerre et pris le pouvoir. Fatigué, le peuple d’Afghanistan voulait la paix. Les Talibans furent bien accueillis.

Finalement, ce plan n’a pas marché : les Etats-Unis n’ont pas réussi à pacifier la région, le Pakistan n’a pu s’ouvrir un accès au marché de l’Asie centrale et les Talibans ont été renversés. Pourquoi ?

L’Afghanistan comporte différents groupes ethniques. Le plus représenté est celui des Pachtounes : presque 50% de la population. Ensuite, il y a les Tadjiks, les Hazaras et les Kazakhs autour desquels la rivalité entre les seigneurs de guerre s’articule. Enfin, il y a d’autres minorités. Les Talibans sont Pachtounes. Un trait caractéristique de ce groupe est qu’ils sont très indépendants ! Les Etats-Unis et le Pakistan voulaient les utiliser comme des mercenaires, mais les Talibans avaient leur propre vision des choses. De plus, les Pachtounes ne reconnaissent pas la frontière séparant Afghanistan et Pakistan.

Pourquoi ?

Retournons au 19ème siècle, quand l’Inde était la précieuse colonie de l’Empire britannique, qu’inquiétait l’expansion des Russes en Asie centrale. Pour protéger leur colonie, les Britanniques souhaitaient utiliser l’Afghanistan. Cela a débouché sur trois guerres anglo-afghanes. Ce qui nous intéresse particulièrement est un résultat de la seconde guerre : en 1893, le gouverneur d’Inde, Sir Durand, traça une ligne dans le territoire pachtoune, afin de protéger sa colonie en créant une zone tampon entre l’Afghanistan et l’Inde britannique. Cette ligne est la frontière actuelle entre l’Afghanistan et le Pakistan. C’est pourquoi beaucoup de Pachtounes ne reconnaissent pas l’existence du Pakistan. Quand ce pays est devenu indépendant, le seul membre à voter contre son entrée aux Nations Unies était l’Afghanistan !
Il était donc clair que les Talibans, lorsqu’ils auraient pris le pouvoir, ne se soumettraient pas à ces intérêts étrangers. En mai 2001, six mois avant l’attaque du World Trade Center, Washington allouait sans aucun résultat une subvention de 43 millions de dollars au régime taliban dans le cadre du projet

de pipeline d’Unocal. Mais avec le 11 septembre, tout le programme tomba à l’eau.

Les forces de la coalition ont facilement renversé le régime taliban mais n’ont pas réussi à prendre le contrôle du pays. Pourquoi ?
Tout d’abord, l’actuel gouvernement d’Afghanistan n’est pas reconnu par les Pachtounes. Quand les Talibans ont été renversés, les Etats-Unis ont placé Hamid Karzai comme président. Karzai, qui a travaillé pour Unocal, est un Pachtoune mais il n’a pas de base sociale en Afghanistan. En fait, les Pachtounes, premier groupe ethnique du pays, ne sont pas vraiment représentés dans ce gouvernement. Il y a juste quelques marionnettes de Washington sans aucune légitimité auprès de la population. Au départ, les Etats-Unis essayèrent bien d’acheter des Pachtounes représentatifs pour participer au gouvernement, mais ceux-ci ont pris l’argent et se sont tirés : comme je l’ai dit, les Pachtounes sont très indépendants !

Deuxièmement, les seigneurs de guerre présents au gouvernement travaillent chacun dans leur propre intérêt. Ils ne paient pas de taxes au gouvernement central, mais s’approprient les richesses. Chaque ministère est le ministère indépendant d’un seigneur de guerre. Une situation chaotique qui paralyse le gouvernement.
Troisièmement, les seigneurs de guerre ne font pas confiance aux Pachtounes. Ils pensent que si ces derniers prennent la majorité au gouvernement, ils imposeront leur vision. Bref, c’est un gouvernement où tout le monde est contre tout le monde. Tous les films que l’Occident s’est faits, ça ne marche absolument pas !
Enfin, nous pouvons dire également que les forces de l’Otan n’aident pas Hamid Karzai dans son travail en bombardant des paysans dans leurs fermes, dans les mosquées, à des mariages ou à des funérailles… L’actuel gouvernement est perçu par une grosse partie de la population comme un instrument de l’agresseur. Tous ces meurtres ont créé un soulèvement populaire et unifié la résistance des Talibans.

Conséquence de cette guerre, la production d’opium a augmenté : plus de 3.000% depuis la chute du régime taliban. Le département d’Etat US a accusé les Talibans d’utiliser la drogue pour financer la résistance…
L’opium est un produit chimique provenant du pavot. Quand la fleur de pavot éclot, vous la coupez, collectez le lait qui en coule et le vendez. C’est ce que font les paysans afghans. Ensuite, des personnes assèchent ce lait, le travaillent dans une machine en ajoutant des produits chimiques pour finalement obtenir de l’opium. Pour produire cette drogue, vous avez besoin d’un laboratoire et de connaissances en chimie. Je ne pense pas que les paysans afghans détiennent tous un diplôme de chimiste. Si c’était le cas, l’Afghanistan serait un pays très développé ! Pour tirer de l’argent du trafic d’opium, vous avez également besoin d’une certaine logistique pour pouvoir ramener le produit en Occident. Les Talibans n’ont rien de tout cela. En fait, l’opium provient des seigneurs de guerre, avec l’aide de la CIA. La plupart du temps, cette drogue vient des services secrets US qui l’utilisent comme un fonds rentable, portant la drogue dans les pays occidentaux, la vendant au prix du marché et utilisant ensuite cet argent sale pour financer leurs guerres.
En Afghanistan, la culture du pavot a commencé avec la guerre contre les Soviétiques et aujourd’hui, l’industrie de l’opium est aux mains de seigneurs de guerre. Or, pour un paysan, cultiver le pavot rapporte beaucoup plus que cultiver des tomates. Pour se constituer une base sociale, les seigneurs de guerre ont donc laissé les paysans cultiver ce qu’ils voulaient.

Par contre, lorsque les Talibans avaient pris le pouvoir dans les années 90, ils avaient brûlé les champs de pavots. Se faisant beaucoup d’ennemis au sein de la paysannerie. C’est pourquoi aujourd’hui, les Talibans n’empêchent plus les paysans de cultiver le pavot, mais interdisent la production d’opium. Ils retirent même des bénéfices grâce à la contribution financière des paysans. En fait, le gouvernement central n’a aucune possibilité de percevoir une taxe dans le Sud du pays, car tout est aux mains des Talibans. Or, un gouvernement incapable de percevoir une taxe n’est pas un gouvernement !

Beaucoup de spécialistes considèrent que la guerre en Afghanistan est impossible à gagner. Le général français Georgelin l’a même qualifiée de « merdier ingérable ». Quelles sont les difficultés rencontrées par les forces de la coalition ?  

L’OTAN tue des civils chaque jour. Dès lors, la population s’est rapprochée des Talibans. A présent, ceux-ci contrôlent le Sud du pays, avec un gouvernement de fait dans chaque village. Ils sont mélangés à la population et les forces de l’OTAN enregistrent des pertes. Du coup, dès que quelque chose de suspect bouge, les GI’s ouvrent le feu, tuant des civils par la même occasion. Donc, les Afghans font face, d’un côté, aux seigneurs de guerre impérialistes bombardant des civils et, de l’autre côté, aux seigneurs de guerre régionaux pillant le pays et vendant de la drogue. Voilà pourquoi les Talibans ont le soutien de la population. Non qu’ils aient des idées progressistes, mais elle attend d’eux qu’ils ramènent la paix dans le pays. Exactement comme ils l’ont fait en 1992.

Est-ce pour cela qu’Obama s’est dit prêt à négocier avec les Talibans modérés ?

Il essaie de protéger les Etats-Unis d’une crise qui s’est accumulée depuis les sept dernières décennies. Et c’est très difficile. Obama veut montrer qu’il n’y a pas de guerre contre les musulmans, qu’il rejette le prétendu choc des civilisations. Il s’est donc dit prêt à négocier avec les Talibans modérés. Telle est la nouvelle politique US pour de nombreux endroits du monde où il y a des mouvements musulmans : les diviser entre les bons et les méchants.
Je ne sais si ce genre de négociations pourra mettre fin au conflit. Si Washington essaie cette voie, elle devra probablement programmer une nouvelle propagande montrant les Talibans sous leur bon côté. Mais ils ont des mentalités arriérées : ils ont détruit des temples bouddhistes pour installer la révolution islamique, leurs positions contre les femmes sont primitives et leur vision du monde archaïque. D’un autre côté, pour obtenir le soutien de la population, ils ont quand même appris de leurs erreurs. J’ai évoqué la culture du pavot. Un autre exemple : contrairement à ce qu’ils avaient préconisé par le passé, les Talibans sont aujourd’hui d’accord avec le fait que les filles puissent aller à l’école. Ils ont évolué et sont plus forts pour résister. Mais ça ne veut pas forcément dire qu’ils seront ouverts pour négocier avec les Etats-Unis. Enfin, vous devez aussi tenir compte du fait que, désormais, le plus gros de la crise n’est plus en Afghanistan, mais au Pakistan.

Pourquoi la guerre afghane a-t-elle provoqué une telle crise au Pakistan ?

Comme je l’ai dit, la ligne de Durand tracée dans le territoire historique des Pachtounes est l’actuelle frontière séparant les deux pays. Ce qui veut dire que vous avez des Pachtounes des deux côtés de la frontière. Au Pakistan, ils sont le deuxième groupe ethnique après les Punjabis. C’est très important. Car l’élite pakistanaise, depuis l’indépendance du pays, a toujours soutenu l’impérialisme US. Vous pouvez travailler en tant qu’agent de votre patron quand vous accomplissez pour lui un boulot au loin, en Amérique du Sud ou en Afrique par exemple. Mais dans le cas de la guerre d’Afghanistan, c’est un suicide car les deux pays sont voisins et se partagent des groupes ethniques. 
Il y a des Talibans dans le Nord du Pakistan aussi. Chaque jour, ils attaquent et détruisent les ravitaillements des forces de la coalition supposés passer du Pakistan à l’Afghanistan par un endroit stratégique de la frontière. Pour résoudre ce problème, le gouvernement pakistanais, marionnette de Washington, autorise l’Otan à bombarder les Pachtounes sur son propre territoire. En conséquence, les Talibans pakistanais se sont développés et estiment maintenant que leur ennemi est au Pakistan. Ils ont déclaré vouloir marcher sur Islamabad.
C’est pourquoi la frontière entre les deux pays n’a plus de sens. Et le peuple pakistanais doit faire face à ce problème : où est la légitimité du gouvernement pakistanais s’il laisse l’OTAN bombarder ses propres civils ? Le peuple pakistanais a maintenant deux solutions : devenir nationaliste et refuser le diktat US ou continuer sur cette voie qui mène à la disparition de son pays.

Quelles pourraient être les conséquences de cette crise ?

La clé, c’est la stratégie des Etats-Unis pour bloquer la Chine. Quand le tsunami est survenu, Washington a envoyé une importante aide humanitaire en Indonésie. En profitant pour y construire une base militaire dans la province d’Aceh. Cette base fait face au détroit de Malacca et c’est par ce détroit que passe le pétrole provenant de l’Océan Indien et à destination de la Chine.

Aujourd’hui, les Etats-Unis sont installés à cet endroit stratégique. Au moindre problème avec la Chine, ils seront en mesure de fermer ce détroit et priver Pékin de son pétrole. Tenant compte de cette situation, le géant asiatique - qui a de plus en plus besoin de pétrole pour développer son pays - cherche d’autres voies d’acheminement. Une solution passe par la Birmanie, qui a des ressources et qui pourrait permettre un accès vers le Bangladesh.
Une autre possibilité, c’est le port de Gwandar, construit par la Chine au Baluchistan qui est la plus grande province du Pakistan : environ 48% de la superficie du pays. Mais c’est aussi la province la moins peuplée : 5% de la population totale. Cette province a d’importantes réserves de gaz et de pétrole. Pékin pourrait aussi construire un pipeline partant de l’Iran et passant par le Baluchistan avant de rejoindre la Chine occidentale. Mais les Etats-Unis veulent absolument empêcher cette province de passer dans la sphère d’influence chinoise. D’où leur soutien au mouvement séparatiste du Baluchistan, afin de prendre, eux, le contrôle du port de Gwandar.
Avec, d’un côté, le problème des Pachtounes, et, de l’autre côté, la possible sécession de sa plus grande province, le Pakistan risque une balkanisation : l’éclatement en une série de petits Etats. Aujourd’hui, le peuple pakistanais devient plus attentif. C’est à lui que revient le devoir de stopper ce désastre et de virer les Etats-Unis du Pakistan. Mais c’est aussi la responsabilité de tous les mouvements démocratiques révolutionnaires de la région. En effet, si le Pakistan connaît le même sort que la Yougoslavie, toute la région devra faire face à des très graves problèmes.

Mohamed Hassan recommande les lectures suivantes :

Ahmed Rashid, Taliban. Militant Islam, Oil and Fundamentalism in Central Asia, Yale University Press, 2001 (existe en français: Ahmed Rashid, L’ombre des Talibans, Autrement, 2001)

Antonio Giustozzi, War, Politics and Society in Afghanistan, 1978-1992, Georgetown University Press, 2000

Alfred W. McCoy, The Politics of Heroin in Southeast Asia. CIA complicity in the global drug trade, Harper & Row, 1972 (existe en français: Alfred W. McCoy, La politique de l'héroïne l'implication de la CIA dans le trafic de drogues, Ed. du Lézard, 1998)

Michel Collon, Media Lies and the Conquest of Kosovo, Unwritten History, 2007 (existe en français: Michel Collon, Monopoly, L’Otan à la conquête du monde, EPO, 2000)

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2082:afghanistan-pakistan-le-trou-noir-de-lempire&catid=1:articles&Itemid=2


7-5 Roland Marounek : Après Bush, la paix ?

Extrait

"Aux terroristes qui sont contre nous, mon message est le même : nous vous vaincrons."

L'élection de Barack Obama a provoqué en Europe un très grand enthousiasme, engouement et espoir. Le capital de sympathie est incontestable, et on peu difficilement échapper au symbole du premier Noir à la Maison Blanche, dans un pays ou régnait il y a peu l'apartheid.

En particulier, l'espoir est immense que la fin de l'administration Bush a réellement éloigné le monde de la guerre, et le sentiment largement répandu dans l'opinion est que Obama oeuvre pour la paix

Il y a eu, de fait, quelques belles paroles et gestes symboliques de Barack Obama, - mais si on y regarde de plus près, les éléments factuels manquent malheureusement pour alimenter l'illusion.

Change we can believe in…

….

Ce rêve fou est en train de déborder sur le Pakistan, pris dans le bain de sang de la guerre au terrorisme. Les drones US bombardent désormais régulièrement les régions pachtounes, ciblant les "terroristes" désignés, massacrant en passant les civils tout autour : selon certaines sources, 6% de militants sur plus de 700 victimes1. Les résistants se montrent plus sélectifs. Ce sont de biens singulières entrées en matière pour une administration supposée œuvrer pour la paix.

Bref il est assez difficile de voir où se situe vraiment le changement dans lequel on est tenu de "croire", où est la différence concrète entre les politiques guerrières des deux administrations

Par contre et cela est beaucoup plus inquiétant, l'emballement médiatique pour Obama permet de faire beaucoup mieux passer, chez nous, l'engagement européen dans ces guerres, et dans celles qui s'annoncent. Le discours sur la nouvelle attitude de coopération des USA avec les Alliés est en fait un appel à une plus grande implication de l'OTAN dans les guerres impériales. Au moins l'arrogance de Bush et de sa bande de néo-cons nous épargnait cela.

Roland Marounek

 Alerte OTAN ! n°34, avril - juin 2009



Le Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250




Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

28/07/2009

n° 109 - dossiers du liban - 26-07 - Début- : La menace d’une opération israélienne d’envergure contre le Liban se précise.

n° 109 - dossiers du liban - 26-07 - Début- : La menace d’une opération israélienne d’envergure contre le Liban se précise.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°109 du 26-07

                         C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Brèves

1-1 Des villageois du sud Liban ont empêché les casques bleus de l'ONU de fouiller un immeuble.

1-2 Après Kfarchouba et Kherbet Selm, Israël hausse le ton.

1-3 L’armée démantèle un réseau ….

1-4 Brève occupation d'une position de l'armée israélienne.

Suite

2 Dossier

2-1 Khalil Fleyhane : La menace d’une opération israélienne d’envergure contre le Liban se précise. 

2-2 Émile Khoury : Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.

2-3 Vers un arrangement souple sur l’arsenal du Hezbollah.

2-4 Sayed Hassan Nasrallah : Des milliers de palestiniens et d'arabes sont encore détenus dans les geôles israéliennes.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Rim al-Khatib : Gad al-Maleh n´est pas le bienvenu au Liban.

3-2 Le bobard du « vol du résultat.

Fin

4  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Khalil Fleyhane : Israël exploite à fond l’explosion du dépôt de munitions à Kherbet Selm.

4-2 Discours de Hassan Nasrallah : Tous les mouvements de résistance font face à un défi pour ne pas glisser dans une guerre civile.

4-3 Juan Miguel Muñoz : Face à la crise iranienne, le Hezbollah et le Hamas restent prudents.

4-4 Robert Baer : Les principales caractéristiques du comportement militaire et politique du Hamas et du Hezbollah.

4-5 Noam Chomsky : Personne n’est à l’abri... La menace d’un bon exemple…

5 Annexe.

5-1 Francis Arzalier : Le pouvoir politique et les médias qui sont capables de faire croire aux opinions n’importe quoi durant quelques temps, manipule à son gré les résultats du vote de n'importe quel pays souverain.

5-2 Raphaël Confiant : Elections au Liban et en Iran : qui est démocrate ? 


1 Brèves

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

1-1 Des villageois du sud Liban ont empêché les casques bleus de l'ONU de fouiller un immeuble.

….abandonné situé près d'un prétendu dépôt d'armes du Hezbollah qui avait explosé la semaine dernière.
Un Officiel de la sécurité libanaise a déclaré que des dizaines de personnes avaient encerclé les véhicules de la FINUL à Bir e-Salasel samedi, leur donnant l'ordre de partir.
Quatorze membres de la FINUL ont été blessés alors qu'une centaine de locaux les ont attaqués. Lorsque les troupes ont appelé des renforts, les villageois leur ont tiré dessus.
Le village se situe près de Khirbat a-Silm, tout près de là où avait explosé un immeuble abandonné mardi dernier, à 15 km de la frontière israélienne.

Les casques bleus n'ont pas immédiatement commenté l'incident survenu dans la province de Nabatya et le Hezbollah est demeuré silencieux au sujet de l'explosion de la semaine dernière.
Plus tôt, la FINUL avait augmenté ses forces le long de la frontière israélienne, quelques heures après que quinze civils libanais ont déployé des drapeaux du Liban et du Hezbollah en s'introduisant sur le territoire israélien.
Le groupe, dont plusieurs enfants faisaient partie, a pénétré Israël par une zone non sécurisée, et a récupéré le Liban après quelques minutes.
Les soldats israéliens, s'apercevant qu'aucun membre du groupe n'était armé, n'avaient alors pas réagi à l'intrusion.

19-07

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1246443844775&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull


1-2 Après Kfarchouba et Kherbet Selm, Israël hausse le ton.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

L'armée israélienne a exprimé son « mécontentement », suite à l'occupation par des villageois libanais d'une position de l'armée israélienne située non loin de la frontière libanaise. Vendredi dernier, des civils libanais avaient en effet occupé brièvement le poste d'observation israélien de Kfarchouba. « Nous considérons que l'entrée de civils libanais dans cette position de l'armée israélienne est une violation manifeste de la résolution 1701 du Conseil de sécurité », a ainsi indiqué le porte-parole de l'armée israélienne à l'AFP. « Ces civils, parmi lesquels se trouvaient des enfants, se sont exposés au danger. Nos forces se sont empêchées exprès d'intervenir lorsqu'elles ont remarqué grâce aux caméras que les civils n'étaient pas armés. » L'armée israélienne a ainsi fait savoir qu'elle avait pris la décision de tirer sur toute personne qui serait tentée de « traverser la frontière libanaise en direction de la zone israélienne, même s'il s'agit de civil non armé. Israël ne permettra pas que de tels incidents se reproduisent parce qu'elles constituent une violation grave de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU ». Parallèlement, une plainte a été déposée par Israël auprès du Conseil de sécurité de l'ONU après l'empiètement des civils libanais sur le poste-frontière israélien. Hier, le ministre israélien pour les Affaires stratégiques, Moshe Yaalon, affirmait en outre que le Hezbollah « tente de défier Israël en remettant au goût du jour la polémique autour des fermes de Chebaa et en prétendant qu'Israël continue de garder prisonnier un Libanais ». « Le gouvernement libanais assume la responsabilité du maintien de la paix dans le sud du pays », a ajouté M. Yaalon.
C'est dans ce contexte que des affrontements ont éclaté entre des habitants d'une localité appelée Kherbet Selm et située non loin de Bint-Jbeil, lorsque des Casques bleus de l'ONU ont effectué une patrouille dans le but de fouiller une maison afin de s'assurer qu'elle n'abritait pas une cache d'armes. Ces mesures prises par la Force des Nations unies au Liban (Finul) sont à placer dans le cadre de l'enquête ouverte suite à l'explosion d'un dépôt d'armement à Bint-Jbeil.

20/07

http://www.lorientlejour.com/article/625538/Aprs_Kfarchouba_et_Kherbet_Selm%2C_Isral_hausse_le_ton.html


1-3 L’armée démantèle un réseau ….
Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Dix membres de diverses nationalités arabes ont été remis hier par l'armée libanaise aux autorités judiciaires compétentes.

Arrêté au cours des deux dernières semaines, ce réseau est « l'un des plus dangereux », affirme un responsable de l'armée qui a requis l'anonymat. La source s'est toutefois abstenue de donner de plus amples détails sur l'affaire, « pour des considérations sécuritaires importantes ». Elle a en outre démenti l'existence d'un lien quelconque avec les récents développements au Liban-Sud.
Dans un communiqué, la direction d'orientation au sein de l'institution militaire a indiqué que ce réseau « planifiait plusieurs actes terroristes ». (…)

Les membres du réseau avaient notamment pour mission de faire fuir hors du camp de Aïn el-Héloué des personnes recherchées par la justice en leur fournissant des documents falsifiés et les fonds nécessaires.

Ils sont également accusés d'avoir abrité des éléments appartenant au groupuscule Fateh el-Islam. Ces derniers se sont infiltrés, avec leur soutien et toujours à l'aide de faux documents, dans le camp de Aïn el-Héloué.
Les membres du réseau ont en outre planifié des actes contre Israël à partir du Liban.

Ils ont mis en place à cet effet des cellules chargées de surveiller les déplacements des unités relevant de la Finul et de l'armée libanaise en vue de monter des opérations contre elles. Plusieurs bijouteries étaient également surveillées par les membres de ce groupuscule en vue de les attaquer pour pouvoir assurer les fonds nécessaires à leurs opérations.

Le communiqué de l'armée précise en outre qu'au cours de l'investigation, il est apparu clairement que certains éléments appartenant à ce réseau avaient réussi à obtenir des positions dans le secteur privé qui devaient leur servir de camouflage pour leurs opérations de surveillance.
Le commandement de l'armée prie les employeurs du secteur privé de s'assurer dorénavant de la situation juridique de leurs employés ou des nouvelles recrues, notamment les étrangers, et d'informer immédiatement les forces de l'ordre dès qu'ils se trouvent devant un cas suspicieux.
Contactée par L'Orient-Le Jour, la porte-parole de la Finul, Yasmina Bouziane, s'est contentée de dire que ce dossier, qui est un dossier de sécurité intérieure par excellence, « relève de l'autorité de l'armée libanaise et non la Finul », soulignant au passage que ce n'est pas la première fois que des menaces sont adressées aux forces onusiennes.

22 juillet 2009
http://www.lorientlejour.com/article/625682/


1-4 Brève occupation d'une position de l'armée israélienne.
L'armée israélienne a exprimé son « mécontentement », suite à l'occupation par des villageois libanais d'une position de l'armée israélienne située non loin de la frontière libanaise.

Vendredi dernier, des civils libanais avaient en effet occupé brièvement le poste d'observation israélien de Kfarchouba. « Nous considérons que l'entrée de civils libanais dans cette position de l'armée israélienne est une violation manifeste de la résolution 1701 du Conseil de sécurité », a ainsi indiqué le porte-parole de l'armée israélienne à l'AFP. « Ces civils, parmi lesquels se trouvaient des enfants, se sont exposés au danger. Nos forces se sont empêchées exprès d'intervenir lorsqu'elles ont remarqué grâce aux caméras que les civils n'étaient pas armés. »
L'armée israélienne a ainsi fait savoir qu'elle avait pris la décision de tirer sur toute personne qui serait tentée de « traverser la frontière libanaise en direction de la zone israélienne, même s'il s'agit de civil non armé. Israël ne permettra pas que de tels incidents se reproduisent parce qu'elles constituent une violation grave de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU ».

Parallèlement, une plainte a été déposée par Israël auprès du Conseil de sécurité de l'ONU après l'empiètement des civils libanais sur le poste-frontière israélien. Hier, le ministre israélien pour les Affaires stratégiques, Moshe Yaalon, affirmait en outre que le Hezbollah « tente de défier Israël en remettant au goût du jour la polémique autour des fermes de Chebaa et en prétendant qu'Israël continue de garder prisonnier un Libanais ». « Le gouvernement libanais assume la responsabilité du maintien de la paix dans le sud du pays », a ajouté M. Yaalon.
C'est dans ce contexte que des affrontements ont éclaté entre des habitants d'une localité appelée Kherbet Selm et située non loin de Bint-Jbeil, lorsque des Casques bleus de l'ONU ont effectué une patrouille dans le but de fouiller une maison afin de s'assurer qu'elle n'abritait pas une cache d'armes. Ces mesures prises par la Force des Nations unies au Liban (Finul) sont à placer dans le cadre de l'enquête ouverte suite à l'explosion d'un dépôt d'armement à Bint-Jbeil.14 blessés dans les rangs de la Finul
Quatorze soldats de la Finul avaient aussi été légèrement blessés samedi par des manifestants opposés à l'ouverture d'une enquête sur la récente explosion d'un dépôt d'armes dans le sud du pays, a-t-on appris auprès de la Finul. Selon la porte-parole, Yasmina Bouziane, une centaine de personnes au total s'étaient regroupées pour protester contre l'enquête en cours et ont tenté de s'y opposer en jetant des pierres sur les troupes.
« Quatorze soldats de la Finul ont été légèrement blessés et plusieurs véhicules endommagés, dont une ambulance », a-t-elle précisé.
La Finul a dû appeler des renforts et une patrouille a été contrainte de tirer en l'air pour s'extirper de la foule, a-t-elle ajouté.
La version des habitants diffère toutefois. À la chaîne de télévision
LBC, les habitants se sont plaints de la manière dont les Casques bleus se sont comportés sur le terrain, soulignant ainsi leur « manque de respect à l'égard des habitants ». Selon eux, les Casques bleus se sont approchés des maisons et ont voulu « y entrer pour les fouiller ». «
Cela ne fait pas partie de la 1701. Ils ont voulu entrer dans une maison où habite une femme seule », ajoute un autre témoin. Mais, interrogée par la LBC, la porte-parole de la Finul Yasmina Bouziane insiste : « Les Casques bleus ont été encerclés par les habitants avant même qu'ils arrivent dans la zone résidentielle. C'est là qu'ils ont été pris à partie par les habitants. » Des pneus ont été brûlés au niveau du croisement Kherbet Selm-Bir el-Salassel et des pierres ont été lancées sur les véhicules appartenant à la Finul, car selon les protestataires, cette tournée des Casques bleus n'avait pas été notifiée aux forces sécuritaires concernées. L'armée libanaise est ensuite arrivée sur place et s'est chargée d'éteindre le feu, d'ouvrir les routes bloquées et de disperser les gens.
Une source sécuritaire avait toutefois affirmé au quotidien an-Nahar hier que les Casques bleus français sont arrivés samedi à Kherbet Selm en compagnie de soldats libanais. Cette version a également été confirmée par Yasmina Bouziane à la LBC. La source sécuritaire citée par le quotidien an-Nahar souligne néanmoins que l'armée libanaise et les Casques bleus s'étaient mis d'accord pour fouiller une maison précise mais qu'à la dernière minute la patrouille a fait demi-tour et s'est
dirigée vers une autre maison et c'est ce qui a provoqué l'incident qui a évolué au fur et à mesure que le temps passait : d'abord ce sont des pierres qui ont été lancées puis les protestataires ont fait usage de bâtons et c'est ce qui a poussé la Finul française à demander du renfort à l'unité italienne qui a réussi avec beaucoup de difficultés à sortir les Casques bleus de la zone où s'est produit l'incident.

Ce n'est qu'aux alentours de 19h que la situation est revenue à la normale.

20-07

http://www.lorientlejour.com/article/625538/Aprs_Kfarchouba_et_Kherbet_Selm%2C_Isral_hausse_le_ton.html



n° 109 - dossiers du liban - 26-07 – Suite - : La menace d’une opération israélienne d’envergure contre le Liban se précise.


n° 109 - dossiers du liban - 26-07 – Suite - : La menace d’une opération israélienne d’envergure contre le Liban se précise.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°109 du 26-07

                         C.De Broeder & M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Dossier

2-1 Khalil Fleyhane : La menace d’une opération israélienne d’envergure contre le Liban se précise. 

2-2 Émile Khoury : Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.

2-3 Vers un arrangement souple sur l’arsenal du Hezbollah.

2-4 Sayed Hassan Nasrallah : Des milliers de palestiniens et d'arabes sont encore détenus dans les geôles israéliennes.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1 Rim al-Khatib : Gad al-Maleh n´est pas le bienvenu au Liban.

3-2 Le bobard du « vol du résultat.



2 Dossier

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

2-1 Khalil Fleyhane : La menace d’une opération israélienne d’envergure contre le Liban se précise. 

Faisant face ainsi à un véritable forcing et à des pressions accrues de l’administration US et de l’UE, le gouvernement Netanyahu pourrait être tenté de se lancer dans une opération militaire d’envergure contre le Liban...

Dans les coulisses de la diplomatie

L’explosion qui s’est produite il y a quelques jours dans un dépôt de munitions du Hezbollah dans la localité de Kherbet Selm, au Liban-Sud, risque d’être exploitée médiatiquement et politiquement par Israël afin de préparer le terrain à une opération militaire de grande envergure contre le Liban.

L’État hébreu pourrait en effet faire prévaloir que cette explosion apporte la preuve tangible et concrète du maintien, et même du renforcement, de la présence militaire du Hezbollah dans la région méridionale du pays, au sud du Litani, en violation de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Cette résolution, rappelle-t-on, interdit toute présence armée illégale au sud du Litani.

L’un des ministres européens des Affaires étrangères qui a visité Beyrouth récemment souligne dans ce cadre que l’affaire de Kherbet Selm accroît les risques d’une attaque israélienne contre le Liban du fait qu’elle rend plus difficile et plus aléatoire toute éventuelle démarche européenne ou occidentale visant à dissuader Israël de se lancer dans une nouvelle aventure militaire au Liban. Les risques sur ce plan se précisent de plus en plus du fait de la conjoncture régionale présente, relèvent les milieux diplomatiques.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu est en effet soumis à de très fortes pressions de la part de l’administration du président Barack Obama. Une fois n’est pas coutume : une certaine tension se profile même à l’horizon entre Washington et l’État hébreu au sujet de la politique d’implantation des colons israéliens dans les territoires palestiniens. L’équipe de Netanyahu s’obstine en effet à construire 20 nouvelles unités de logement dans le quartier de Cheikh el-Jarrah, à Jérusalem-Est, provoquant l’ire de l’administration américaine. Face à l’attitude intransigeante du cabinet israélien sur ce plan, le Département d’État a réagi fermement, invitant Israël à se conformer à la feuille de route du quartette pour le Proche-Orient (regroupant les USA, la Russie, l’Union européenne et l’ONU). Cette feuille de route prévoit en effet le gel de la politique d’implantation des colons israéliens.

La position ferme adoptée par la nouvelle administration US concernant cette politique d’implantation israélienne a pour but essentiellement de relancer le processus de paix globale dans la région. De source européenne haut placée, on affirme que le président Obama est très sérieux dans sa volonté de redynamiser les efforts de paix au Proche-Orient.

Et sur ce plan, l’Union européenne soutient totalement l’attitude du chef de la Maison-Blanche. Les milieux européens soulignent en effet qu’une telle détermination de la part du président américain à tout mettre en œuvre, et même à faire pression sur l’État hébreu, afin d’aboutir à une paix globale est une occasion rare, à ne pas rater. D’où l’appui sans équivoque de l’Union européenne aux démarches du président Obama.

Faisant face ainsi à un véritable forcing et à des pressions accrues de l’administration US et de l’UE, le gouvernement Netanyahu pourrait être tenté de se lancer dans une opération militaire d’envergure contre le Liban sous le prétexte de mettre un terme à l’armement sans cesse croissant du Hezbollah et à sa présence militaire au sud du Litani. Et dans ce cadre, les derniers incidents de Kherbet Selm pourraient constituer un prétexte inespéré pour l’État hébreu.

Khalil Fleyhane -

22 juillet 2009 –

L’Orient-le-Jour

http://www.alterinfo.net/La-menace-d-une-operation-israelienne-d-envergure-contre-le-Liban-se-precise_a34825.html


2-2 Émile Khoury : Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.
La saison touristique d'été tiendra-t-elle ses fructueuses promesses, et l'automne qui la suivra sera-t-il tempéré ou chaud ?

Cette sourde inquiétude, fille d'un certain juillet dévastateur, habite bien plus les Libanais que le souci ministériel.

D'autant qu'Israël ne cesse de tirer des menaces en rafales aussi bien contre le Liban que contre l'Iran.
Plus d'un responsable israélien affirme qu'une éventuelle nouvelle guerre signifierait la destruction totale de notre pays.

Giyora Eiland, ancien président du Conseil de sécurité nationale israélien, déclare que le gouvernement libanais doit bien comprendre qu'il sera autant la cible de la suprématie militaire israélienne que la totalité de l'infrastructure libanaise. Il ajoute qu'en accordant une légitimité absolue au Hezbollah en le protégeant et en relevant son rayonnement politique, le gouvernement libanais s'expose à une guerre ouverte, visant non seulement le Hezb, mais également tous ceux qui le soutiennent. Eiland regrette, en conclusion, qu'Olmert n'ait pas ordonné en juillet 2006 suffisamment de frappes aériennes massives pour briser le Liban et le Hezbollah, avant que les réactions mondiales ne forcent l'arrêt d'une telle offensive.
Comment prévenir une agression israélienne élargie, comment s'en protéger ?

Un ancien ministre répond qu'il faut tout d'abord prendre garde à ne donner à Israël aucun prétexte d'attaque. Ce qui implique un accord dans ce sens entre toutes les parties locales, le Hezbollah inclus. On sait en effet qu'en juillet 2006, l'État hébreu a soutenu que c'est le Hezb qui avait déclenché la guerre en capturant deux soldats
israéliens.

Au cas où Israël déciderait de passer aux actes sans disposer de prétexte, le front intérieur libanais s'en trouverait bien soudé pour faire face, le cabinet d'union nationale en voie de formation gérant alors cette résistance. Toujours dans le même cas, poursuit la source citée, les pays arabes, notamment l'Arabie saoudite, l'Égypte et la Syrie, se tiendraient aux côtés du Liban et lui apporteraient
diverses assistances.

De même pour l'Iran, qui volerait au secours du Hezbollah. Mais il serait encore plus efficacement soutenu par l'Amérique et l'Europe, qui n'admettraient pas une agression israélienne injustifiée.
L'ancien ministre se demande cependant comment le Hezbollah réagirait si l'Iran était la cible d'une lourde frappe israélienne, comme il en est beaucoup question ces jours-ci dans plus d'un cercle informé. Le parti de Dieu voudrait-il, et pourrait-il, s'interdire de tirer des missiles sur Israël afin de prémunir le Liban contre une nouvelle guerre dévastatrice ? On peut, sans doute, envisager une riposte graduée du Hezb, en cas de frappe israélienne limitée, ainsi qu'une contre-riposte
israélienne, également graduée.

Mais qu'adviendrait-il si l'Iran était massivement attaqué aussi bien par les Américains que par les Israéliens, à cause de son obstination à se doter de l'arme nucléaire ? Rien ne garantit, bien au contraire, que le Hezbollah n'ouvrirait pas alors en grand le front du Liban-Sud.
La logique de la violence, dont le parti combattant est adepte, induit, poursuit cette source, que la présence du Hezbollah au sein d'un gouvernement d'union nationale ne signifie aucune assurance antiguerre.
Il ne saurait pas, pour sa part, rester à l'écart d'un conflit armé, comme l'Iran, la Syrie et les autres pays arabes l'ont fait durant la guerre de juillet 2006. D'autant qu'il s'arroge, et usurpe, ce droit de décider de la guerre et de la paix que la Constitution réserve, en exclusivité, au Conseil des ministres, à la majorité des deux tiers.
L'ancien ministre conclut en répétant qu'il ne sert à rien de s'entendre sur le tiers de blocage et autres questions ministérielles s'il n'y a pas d'abord entre les leaderships un accord sur la nécessité de mettre le Liban à l'abri d'une nouvelle guerre contre Israël. Il reste, cependant, que les Libanais sont divisés sur le point de savoir si le Liban doit ou non s'impliquer dans une guerre israélo-iranienne ou irano-américaine.
Émile Khoury
16 juillet 2009
http://www.lorientlejour.com/article/625175/Interrogations_plutt_inquites_sur_les_vises_israliennes.html


2-3 Vers un arrangement souple sur l’arsenal du Hezbollah.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Le conflit intérieur au Liban sur l'arsenal du Hezbollah avait beaucoup perdu de son acuité, après le discours de Netanyahu confirmant son refus d'aller vers une paix régionale équitable. Mais l'affaire de Kherbet Selm modifie les donnes.

Du coup, on reparle de la nécessité de traiter assez vite la question de l'armement, par le dialogue, dans le cadre d'une stratégie de défense. Sinon pour le mettre à la disposition de l'État, du moins pour que le Hezb ne s'en serve pas avant d'en avoir référé aux autorités légales.
Le Hezbollah laisse entendre qu'il accepte désormais cette harmonisation entre la Résistance et l'État qu'il rejetait antérieurement. Il admet qu'avant utilisation de ses armes, dans quelle direction que cela soit, il lui faut se concerter avec l'autorité publique. De l'harmonisation à la coordination-coopération, il n'y a qu'un pas qui devrait être rapidement franchi.

Étant déjà entendu que le potentiel militaire du Hezb ne peut servir que face à l'ennemi israélien et non à l'intérieur, comme instrument purement milicien que l'État aurait le droit, et même le devoir, de contrer par tous les moyens.

D'ailleurs, la Résistance devrait s'inscrire, à la base, comme une force de soutien à l'armée nationale et non plus comme un électron libre.

On ne doit pas oublier, en effet, la primauté de la légalité internationale et de ses édits, dont la 1559, la 1680 et la 1701.

Ces résolutions donnent un ordre, il n'y a pas d'autre mot, tout à fait clair, net et précis : l'État libanais doit être en mesure d'étendre son autorité sur la totalité du territoire national par le truchement de ses forces régulières, seules autorisées à détenir un arsenal.

Les textes précisent, en référence à l'armement privé dit de poing, qu'il ne peut exister sans permis du gouvernement libanais. Il en va de même, ajoutent les résolutions onusiennes, pour les ventes ou fournitures d'armes et d'équipements militaires en rapport avec le Liban.
Ces dispositions, le Liban n'a pas été en mesure de leur donner corps. Car leur application dépend moins de lui, en réalité, que d'Israël et de la Syrie.

On sait ainsi que, pendant plus de vingt ans, Israël a réussi à bloquer la 425. En poussant le défi lancé à l'ONU jusqu'à exiger des négociations de paix séparée avec le Liban, alors que la résolution en question ordonnait un retrait israélien immédiat et sans condition. La libération du Liban-Sud ne s'est faite qu'au bout d'une longue lutte menée par la Résistance, le Hezbollah prenant le relais, sur exigence de la Syrie, de bien d'autres mouvements locaux.
La Syrie n'a d'ailleurs pas été en reste pour ce qui est de défier la légalité internationale. Elle a ainsi foulé aux pieds la 1559, en ordonnant une rallonge de trois ans pour le mandat du président Émile Lahoud. Comme Israël, elle n'a retiré ses troupes que contrainte et forcée, après la révolution du Cèdre qui a suivi l'assassinat du président Rafic Hariri et de ses compagnons.
Pour ce qui est de la 1701, la seule disposition qui en a été exécutée reste le déploiement de l'armée et de la Finul sur la bordure frontalière méridionale, après le retrait des Israéliens derrière la ligne rouge et du Hezbollah derrière la rive nord du Litani. Ce qui a entraîné un arrêt des opérations militaires, mais pas des transgressions aériennes ou maritimes israéliennes. Les autres points, dont le désarmement des milices libanaises ou autres et le verrouillage de la frontière avec la Syrie, sont restés lettre morte.
On se retrouve, en fait, avec l'histoire de la poule et de l'œuf. Israël justifie ses survols par la nécessité de surveiller le Hezbollah et l'afflux d'armes qu'il reçoit à travers la frontière syrienne, en violation de la 1701. La Syrie répond qu'elle ne peut contribuer à l'application de la 1701, en cessant d'armer le Hezbollah, tant qu'Israël transgresse cette résolution et coupe court à tout projet de paix dans la région.
À cela s'ajoute le facteur iranien. On sait en effet que Téhéran fournit le Hezbollah, via la Syrie, ou par voie de mer, tant pour en renforcer les capacités propres que pour étendre son influence régionale. Comme Israël et la Syrie, l'Iran voudrait sans doute un prix pour accepter de participer à la concrétisation de la 1701.

Émile Khoury

25/07

http://www.lorientlejour.com/article/626018/Vers_un_arrangement_souple_sur_larsenal_du_Hezbollah.html



2-4 Sayed Hassan Nasrallah : Des milliers de palestiniens et d'arabes sont encore détenus dans les geôles israéliennes.

Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a estimé qu'il était honteux pour la nation arabe et islamique d'admettre que des milliers de palestiniens et d'arabes soient encore détenus dans les geôles israéliennes.
S'exprimant dans la Banlieue sud à l'occasion de la première commémoration annuelle de la libération des détenus libanais, le commandant de la résistance libanaise s'est interrogé sur "les raisons pour lesquelles le monde entier justifient à l'entité sioniste qu'elle mène une guerre entière, qu'elle tue et blesse des milliers et détruisent des régions entières, pour restituer deux de ses détenus, alors que personne ne bronche pour libérer les détenus palestiniens et arabes":
"c'est humiliant, c'est l'humiliation même" a-t-il scandé, considérant que ceci est le signe du manque de respect que la communauté internationale exprime à l'égard de notre nation.
Par ailleurs, Sayed Nasrallah a révélé que contrairement aux assertions israéliennes, des centaines de dépouilles libanaises se trouvaient toujours chez l'ennemi israélien, et assuré que le sort du détenu Yahia Skaf n'a pas encore été élucidé, vu que les informations que le israéliens ont données sur lui ne sont pas suffisantes, ni pour sa famille, ni pour le Hezbollah. Et de conclure que Skaf a en conséquence "le statut du détenu vivant dans les prisons israéliennes" demandant au prochain gouvernement d'assumer la responsabilité d'élucider son cas.
Concernant la situation politique libanaise interne, et en l'occurrence la formation du cabinet libanais, Sayed Nasrallah a réaffirmé que le Hezbollah refuse d'obtenir de quiconque des garanties pour l'armement de la résistance, démentant les allégations de certains médias faisant état que le règlement de cette question attardait la formation du gouvernement.
Toutefois, d'après le numéro un du Hezbollah, ce dernier est profondément attaché à un véritable partenariat de l'opposition au sein du gouvernement, en vue d'une réelle collaboration pour faire face aux défis qui guettent le Liban et la région. "Même si ce partenariat devait se faire sans la participation du Hezbollah, mais avec celle des autres parties de l'opposition" a-t-il assuré. 

IDEES PRINCIPALES DU DISCOURS
LA LIBERATION DES DETENUS EST UNE RESPONSABILITE NATIONALE
 
Dans sa première partie consacrée au sujet des détenus dans les geôles israéliennes le secrétaire général du Hezbollah a présenté la notion du détenu pour expliquer les raisons qui imposent une prise en charge de leur cause de la part de leur peuple et justifient tous les efforts pour obtenir leur libération.
Selon lui, " c'est notre notion qui définit la façon avec laquelle nous nous comportons à l'égard des détenus, dans le passé et dans le futur"
" Un détenu est une citoyen pas comme les autres; c'est une personne qui a choisi de lutter pour défendre la cause juste de son peuple et ses droits usurpés, et qui choisit de faire face à l'ennemi. Certains de ces gens tombent en martyre, d'autre sont capturés par l'ennemi et deviennent en conséquent des détenus.
Ces détenus ne sont donc pas des prisonniers comme les autres non plus, parce qu'ils n'ont pas été emprisonnés pour des raisons personnelles, mais pour des raisons nationales. Raison pour laquelle c'est le peuple entier qui assume la responsabilité de ces détenus et non seulement leur famille.
Il en était ainsi pour Samir Kintar et cheikh Abdel Karim Obeid et tous les autres détenus, et il en est ainsi aujourd'hui pour Yahia Skaff aussi. Je dis ceci pour répondre à ceux qui demandent si ces détenus méritent tous ces efforts pour être libérés. Ces détenus portent en eux l'esprit du martyre et de l'abnégation, ils ont fait ce qu'ils ont fait pour la liberté, la dignité  et le bien être des autres, pour que nos familles soient en paix; ils méritent un engagement en leur faveur et en faveur de leur famille de la part de tous pour obtenir leur libération. (…)
c'est pour cela que nous au Hezbollah nous nous sentons concernés par tous les détenus, mêmes les  Palestiniens, Syriens ou Arabes dans les geôles israéliennes, quelque soient leurs appartenances politique ou religieuse.
Depuis l'invasion du Liban en 1982, nous avons fait ce que notre devoir nous inculquait de faire, celui d'affronter  l'ennemi de notre pays et continuerons à le faire tant que personne d'autre ne veut le faire".
YAHIA SKAFF A ENCORE LE STATUT DU DETENU VIVANT DANS LES PRISONS ISRAELIENNES
Dans un deuxième temps Sayed Nasrallah a exposé le cas du détenu libanais dans les geôles israéliennes, Yahia Skaf dont le sort est toujours inconnu: " les données offertes par les Israéliens ne sont pas suffisantes de point de vue juridique voire de point de vue de la législation islamique pour conclure qu'il est un martyre. Ce faisant, il faut conclure qu'il est encore vivant et se trouve toujours dans les prisons israéliennes. Cette question là, nous devons l'assumer aux côtés de sa famille.
De plus il y a un grand nombre de dépouilles de martyrs libanais chez les Israéliens, contrairement à ce qu'ils ont déclaré. Nous allons agir pour les restituer.
Concernant les disparus, certains ont été arrêtés par les israéliens ou leur ont été livrés de la part des milices libanaises qui collaboraient avec eux dans le passé. Notamment il y a l'affaire des quatre diplomatiques iraniens, non pas parce qu'ils sont Iraniens, mais parce que ce sont des personnalités diplomatiques auprès de l'état, du gouvernement et du peuple libanais.  Nous allons poursuivre notre action pour révéler leur sort.
On ne cesse de nous demander pourquoi sommes-nous si engagés dans ces affaires là. Tout le monde sait très bien comment les gouvernements libanais précédents se sont comportés avec ce dossier, c'est-à-dire avec beaucoup de négligence et donc de façon inadéquate.
C'est pour cela que nous demandons au gouvernement prochain de prendre en charge ce dossier.
Nous ne voulons pas remplacer le gouvernement libanais dans sa tâche, mais nous exigeons qu'il assume ses responsabilités, et nous sommes prêts à lui porter assistance de toutes  nos forces et possibilités.
(…)
A cette occasion, je voudrai saluer les familles des détenus qui se sont mobilisés à fond en faveur de cette cause; il en est de même pour les parties politiques, médiatiques, et autre qui ont également donné leur contribution.
Il est vrai qu'après l'an 2000, cette affaire est devenu notre principal préoccupation, et ce sont surtout les bras des résistants héros de la résistance islamique, et à leur tête leur commandant Imad Moughniyeh qui ont permis de résoudre ce problème"
LA DETENTION PAR ISRAEL DE MILLIERS D'ARABES EST UNE HONTE ET UNE HUMILIATION POUR LA NATION
Dans
un troisième temps, Sayed Nasrallah a évoqué la présence continue de milliers de détenus palestiniens, syriens et arabes dans les geôles israéliennes, s'étonnant de l'absence de toute action arabe ou islamique en vue d'obtenir leur libération, alors que le monde entier compatit avec l'entité sioniste lorsqu'elle commet des crimes horribles pour restituer ses détenus.

"   Je considère le problème des détenus comme étant le plus difficile et le plus pénible, surtout pour les familles de ces derniers. Il est certes plus pénible que pour les familles des martyrs qui savent que leurs fils sont chez Dieu et ne sont plus de ce monde.
Le fait qu'il y ait des détenus est similaire à la poursuite dela colonisation de la terre, d'al-Quds, c'est même pire pour les parents, les familles, les amis et autres. Il y a un côté sentimental plus affligeant. En ce qui me concerne, je reconnais être quelqu'un de sentimental et je suis de ceux qui pleurent lorsque je rencontre les enfants des détenus plus que les orphelins des martyrs. Il en est de même pour leurs pères et mères.
Je considère que le fait qu'il y ait encore des milliers de détenus arabes et musulmans dans les prisons israéliennes comme étant une honte pour les centaines de millions d'Arabes et les plus d'un milliard de Musulmans.
Le monde entier exprime sa compréhension pour la guerre déclenchée par Israël en 2006 contre le Liban, tuant et blessant des milliers de personnes, détruisant sans arrêt durant 33 jours sans arrêt, et provoquant le déplacement de plus d'un million de personnes, sous prétexte que deux de ses soldats avaient été enlevés à l'insu du Droit international selon eux. Le monde entier exprime sa compassion avec Israël qui impose un blocus contre plus d'un million de personnes dans la bande de Gaza parce qu'un soldat israélien a été enlevé et font pression sur le Hamas pour l'obliger à le libérer.
Israël qui est un petit état raciste, inventé, artificiel et planté dans notre région est compris par  le monde entier quand il procède aux destructions les plus ravageuses.
Alors que nous la grande nation arabe, alors que nous avons des milliers de détenus, des hommes et des femmes aussi, personne ne bronche parce que personne ne nous respecte. Où est donc l'honneur arabe??
Le paysage de ces milliers de détenus arabes constitue une honte pour la nation, nous faisons partie de cette nation et avons donc ce pressentiment.
Oui cette nation a besoin de ce genre d'hommes, de ce genre de martyrs qui luttent non seulement pour restituer les détenus mais pour aussi rendre la dignité perdue à cette nation, défendre ses droits usurpés, et refusent qu'elle ne soit humiliée. Notre nation a besoin d'hommes à l'instar d'Imad Moughniyeh, de cet exemple qu'on retrouve aussi bien chez les autres résistances, libanaise, palestinienne, irakienne et autres.
 NON AUX DETENUS INJUSTEMENT EMPRISONNES DANS LES PRISONS LIBANAISES
En parallèle aux détenus dans les prions israéliennes, Sayed Nasrallah n'a pas omis d'évoquer le cas des détenus arbitraires dans les geôles libanaises aussi, en allusion au détenu palestinien Youssef Chaabane qui vient d'être libéré après avoir été emprisonné 12 ans pour un crime dont il fut innocenté. S'inquiétant sur la présence de cas similaires, il a demandé de mettre la lumière sur les prisons libanaises, pour dévoiler les cas d'injustices, si cas est-il.
Le commandant de la résistance libanaise a entre autre évoqué les détentions sans jugement, comme c'est le cas pour de nombreux détenus islamistes dans ces prisons, exigeant que leur jugement se fasse le plus tôt possible. Il n'a pas non plus manqué d'évoquer l'affaire des détenus libanais dans les prisons syriennes, et celle des détenus syriens dans les prisons libanaises, soulignant la nécessité  de les régler.
Suite-  ME DEMANDER de vous envoyer un mail -

http://www.almanar.com.lb
http://www.alterinfo.net/Discours-de-Sayed-Nasrallah-la-detention-par-Israel-de-milliers-d-arabes-est-une-honte_a34658.html



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

3-1 Rim al-Khatib : Gad al-Maleh n´est pas le bienvenu au Liban.

La colère monte chez un public de plus en plus large au Liban, qui se retrouve en train d´accueillir un sioniste forcené au Liban même...

Alors que les massacres sionistes au Liban en juillet-août 2006 sont loin d´être oubliés et qu´une grande partie des Libanais se considère en état de guerre avec l´Etat sioniste,

alors que les destructions sionistes dans le sud du pays et dans la banlieue ne sont pas encore entièrement effacées,

alors que presque la moitié des Libanais ont voté pour le camp de la résistance lors des récentes élections parlementaires,

alors que l´Etat sioniste voyou essaie encore de grignoter, à l´heure actuelle, sous les yeux de la FINUL, des terres libanaises, croyant que cela passerait inaperçu, alors que les réseaux d´espions mis en place par les sionistes tombent les uns après les autres, sous les coups de la résistance, de l´armée et des forces de sécurité, alors qu´une grande partie des Libanais ne sait pas qui c´est ce sioniste venu de France qui porte cependant un nom aux consonances arabes,

Gad al-Maleh est invité par le festival de Beit-Eddine à deux ou trois nuits de spectacle au mois de juillet prochain parce que, soit disant, il aurait un public assuré.

Peut-être !

Puisqu´une partie des Libanais vit à l´heure européenne, mais évidemment pas dans tous ses détails. Si une maigre frange de la jeunesse libanaise connaît le nom de Gad el-Maleh, elle ne connaît ni ses virées sionistes, ni ses prises de position criminelles, ni ses participations aux concerts en France au bénéfice de l´armée criminelle de l´Etat sioniste.

Voilà qui commence à être fait. Des chaînes de télévision, dont al-Manar (chaîne du Hizbullah) et des sites internet ont commencé un travail d´information, puisant leurs informations à partir des sites français sionistes et anti-sionistes. Le palmarès de Gad al-Maleh commence à s´épaissir, entre ses déclarations d´amour à l´armée la plus criminelle dans le monde et ses visites à l´Etat sioniste, etc....

Cela ne semble pas du goût des responsables du Festival et au-delà, de ceux qui l´ont proposé et probablement de la France.

Quinze jours avant sa programmation, va-t-il être supprimé du festival ou pas ??? La colère monte chez un public de plus en plus large au Liban, qui se retrouve en train d´accueillir un sioniste forcené au Liban même, là où les avions israéliens ont bombardé il y a deux ans et détruit le pays.

Ce qui est certain, c´est que sa présence ne passera pas inaperçue, si jamais il osera venir.

Une grande partie des Libanais ne souhaite ni le voir, ni l´entendre.

Une grande partie des Libanais ne veut pas qu´il souille le sol de ce pays arrosé par le sang de milliers de martyrs, palestiniens, libanais et arabes, pour que vive la Palestine.

Il vaut mieux pour lui qu´il reste en France.

dimanche 28 juin 2009

Rim al-Khatib


3-2 Le bobard du « vol du résultat : Un commentaire posté par Chérif Boudelal sur notre blog suite à la note n°3 - dossiers d'Iran - n°3 du 16-07 - : Début - : le bobard du « vol du résultat ». :

"Il suffit de comparer entre les élections en Palestine, au Vénézuéla, au Liban et en Iran, et analyser les réactions des USA et de leurs alliés, pour ne pas dire leurs valets, pour mieux comprendre la mascarade « démocratique » occidentale.

En Palestine, ils ont boycotté le gouvernement parce qu’il ne marche pas sous leurs pieds. Au Vénézuéla les élections ne sont pas démocratiques pour eux, et ce malgré la confirmation des observateurs internationaux, car Chavez leur tient tête.

Au Liban, ils ont boycotté le président Émile Lahoud, pourtant élu démocratiquement, alors qu’ils ont soutenu pendant trois ans le gouvernement fantoche de Fouad Sinora, pourtant considéré par la constitution illégitime puisque celle-ci stipule que lorsque le tiers des députés font défaut le gouvernement est automatiquement dissout, et c’était le cas.

Les élections présidentielles en Iran sont considérées par ces donneurs de leçons de la « démocratie » comme « truquées », avec 11 millions d’écart entre les deux principaux candidats, et ce sans aucune preuve !

Enfin, ces donneurs de leçons de l’UE appellent à revoter là où le « Oui » l’a emporté lors des référendums sur le projet européen !

Avec toutes ces données on peut avoir une idée sur ces « démocraties » dites occidentales.

Avec toutes ces mascarades ces « démocraties » sont disqualifiées de parler de la démocratie chez les autres, même si on peut supposer qu’il y a eu des falsifications de votes dans ces pays du tiers-monde.

Chérif BOUDELAL


n° 109 - dossiers du liban - 26-07 - Fin- : La menace d’une opération israélienne d’envergure contre le Liban se précise.

n° 109 - dossiers du liban - 26-07 - Fin- : La menace d’une opération israélienne d’envergure contre le Liban se précise.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°109 du 26-07

                         C.De Broeder & M.Lemaire

 



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Sommaire :  

4  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Khalil Fleyhane : Israël exploite à fond l’explosion du dépôt de munitions à Kherbet Selm.

4-2 Discours de Hassan Nasrallah : Tous les mouvements de résistance font face à un défi pour ne pas glisser dans une guerre civile.

4-3 Juan Miguel Muñoz : Face à la crise iranienne, le Hezbollah et le Hamas restent prudents.

4-4 Robert Baer : Les principales caractéristiques du comportement militaire et politique du Hamas et du Hezbollah.

4-5 Noam Chomsky : Personne n’est à l’abri... La menace d’un bon exemple…

5 Annexe.

5-1 Francis Arzalier : Le pouvoir politique et les médias qui sont capables de faire croire aux opinions n’importe quoi durant quelques temps, manipule à son gré les résultats du vote de n'importe quel pays souverain.

5-2 Raphaël Confiant : Elections au Liban et en Iran : qui est démocrate ? 

5 Annexe.

5-1 Francis Arzalier : Le pouvoir politique et les médias qui sont capables de faire croire aux opinions n’importe quoi durant quelques temps, manipule à son gré les résultats du vote de n'importe quel pays souverain.

5-2 Raphaël Confiant : Elections au Liban et en Iran : qui est démocrate ? 

 


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

4-1 Khalil Fleyhane : Israël exploite à fond l’explosion du dépôt de munitions à Kherbet Selm.
Dans les coulisses de la diplomatie

Israël, toujours à la recherche d'un prétexte pour conforter ses menaces et justifier leur éventuelle concrétisation, a aussitôt saisi Ban Ki-moon. En demandant à sa déléguée à l'ONU, Gabriela Shilo, de remettre au secrétaire général une note de protestation « contre la violation flagrante et dangereuse de la 1701 » que constitue l'explosion.
Des sources diplomatiques européennes estiment, à Beyrouth, que la réaction de Tel-Aviv est hors de propos puisque l'explosion s'est produite à l'intérieur du territoire libanais, sans viser les positions frontalières israéliennes.

Après la guerre de juillet 2006, des armes et des munitions dormantes du Hezbollah sont restées, comme on le voit avec cette affaire, dans la zone de la Finul. Mais Israël prétend que le parti continue d'y alimenter ses entrepôts en armes et en équipements.
Selon les sources citées, en intervenant auprès de Ban Ki-moon, Israël tente d'instiller une méfiance entre la Finul et l'armée libanaise, codéployées sur la ligne bleue.

Pour l'occasion, Israël fait mine de défendre ces Casques bleus qu'il accuse pourtant régulièrement de laxisme dans l'application de la 1701. L'État hébreu affirme, depuis
mardi, que des militaires libanais présents à proximité du lieu de l'explosion ont entravé les déplacements de la Finul en direction du site. Pour permettre au Hezbollah, toujours selon les Israéliens, d'effacer les indices de terrain prouvant qu'il continue ses activités dans la zone qui lui est interdite. Ces assertions sont développées dans la protestation israélienne remise à Ban Ki-moon et dont la délégation libanaise à l'ONU a pu recevoir copie.
Ordre de désobéissance civile ?
Mais il n'y a pas que le bras de fer diplomatique.

Sur le terrain même, une confrontation à coups de cailloux et de bâton a opposé des Sudistes à une patrouille blindée de la Finul qui se dirigeait vers Kherbet Selm, dans le cadre d'une enquête commune avec l'armée libanaise sur l'explosion du dépôt. Le contingent français pris à partie a été soutenu par des Italiens et l'un des soldats a tiré deux balles. L'échauffourée a fait 14 blessés, selon les communiqués respectifs de l'armée et de la porte-parole de la force internationale, Yasmina Bouziane. Ces textes
précisent qu'aucun des habitants impliqués n'a été atteint et que l'enquête envisagée a été, de fait, empêchée.
L'explosion de Kherbet Selm et surtout ses suites font craindre que nombre de pays participant à la Finul ne décident de s'en retirer pour protéger leurs soldats. C'est ce que confirment nombre de dépêches diplomatiques parvenues à Beyrouth de diverses capitales occidentales. Les gouvernements concernés estiment que la mission de la Finul n'est pas de se battre contre la population, mais d'appliquer la 1559 et la 1701 pour sécuriser la région. La Finul, ajoutent-ils, n'est pas une force de frappe réprimant l'un ou l'autre des protagonistes en présence, et encore moins une force de police opérant auprès de la population dite civile.
À New York, le commandement de la Finul, hautement alarmé, multiplie les concertations avec les pays contributeurs pour prendre des mesures en vue de prévenir la répétition de l'affrontement survenu au Sud ainsi que de soudaines agressions contre les Casques bleus. Selon des informations concordantes, ces précautions pourraient entraîner une modification de la carte de déploiement, et de garnison, des contingents de la Finul.
Une des capitales les plus concernées par le dossier ne cache pas sa crainte qu'une reprise des incidents ne se solde par un lourd bilan de victimes et de blessés du côté des Casques bleus. Auquel cas beaucoup de contingents partiraient.
Ils ont d'ailleurs commencé, un peu, à y songer, il y a quelques mois, quand des Sudistes ont attaqué à coups de cailloux des Casques bleus parce qu'ils prenaient des photos. Puis quand des villageois ont bruyamment protesté contre l'entrée, dans leur localité, d'une israélienne d'exploitation de l'explosion du dépôt d'armes à Kherbet Selm est d'autant plus marquée que, selon le chef de la Finul, le général Claudio Graziano, comme selon les rapports semestriels de Ban Ki-moon au Conseil de sécurité, la coopération entre les deux
commandements est excellente.
Du côté des officiels libanais, on se préoccupe de tenter de rétablir la confiance entre la population sudiste et les Casques bleus, qui se sentent désormais pris pour cible. Des responsables recommandent que l'on organise des rencontres entre les contingents et des représentants de la population pour rétablir le climat positif qui régnait, globalement, avant l'affaire de Kherbet Selm. Ils soulignent qu'il ne faut pas faire le jeu d'Israël, qui ne cesse de violer l'espace aérien libanais et la 1701, et de jouer sur une discorde libano-onusienne.
Cela étant, les pôles locaux, englués dans les dédales ministériels, devraient se rendre compte que le Sud, de nouveau en ébullition, redevient une poudrière que nombre de contingents de la Finul risquent de fuir bientôt, ce qui rendrait la situation encore plus explosive.

Khalil Fleyhane

20-07
http://www.lorientlejour.com/article/625542/Isral_exploite__fond_lexplosion_du_dpt_de_munitions__Kherbet_Selm.html


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27/07/2009

N° 108 - Journal du Liban - 28-06 au 25-07 – début - : 12 juillet 2006, agression israélienne contre le Liban : on n'oublie pas.- Israël cherche à étendre son hégémonie sur le Liban.

N° 108 - Journal du Liban - 28-06 au 25-07 – début - : 12 juillet 2006, agression israélienne contre le Liban : on n'oublie pas.- Israël cherche à étendre son hégémonie sur le Liban.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

                                                          n° 108                                              28-06 au 25-07

        C.De broeder & M.Lemaire



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Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Sommaire

Editorial

12 juillet 2006, agression israélienne contre le Liban : on n'oublie pas.

Tiré à part :

"Une troisième guerre contre le Liban aura les mêmes résultats que la deuxième".

Nasrallah a accusé Israël d'être un état "raciste"

1 Lutte pour la libération du territoire

Suite

2  Politique Libanaise  

Fin

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

7 Brèves

7 Les brèves

7-1 Nasrallah : Israël cherche à étendre son hégémonie sur le Liban.

7-2 Vers un arrangement souple sur l’arsenal du Hezbollah.

7-3 Des Libanais repoussent les provocations des Casques bleus français.

 



Editorial

12 juillet 2006, agression israélienne contre le Liban : on n'oublie pas.

Convaincus qu'ils appartiennent à une race supérieure, face à une résistance inattendue, les sionistes sont saisis de haine et de rage et décident de détruire le pays qui ose tenir tête à l'unique puissance nucléaire du Moyen-Orient, et de tuer un maximum de civils et surtout d'enfants pendant 33 jours et 33 nuits.
Ces crimes de guerre restent à ce jour impunis et n'ont jamais été dénoncés par le "gouvernement Siniora" de l'époque résolument à la botte des Etats-Unis et d'Israël.

Ils se sont même répétés avec la même sauvagerie en décembre 2008 et janvier 2009 contre la population de Gaza, toujours dans l'impunité la plus absolue.

ISM et Al Manar 

13-07

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12341&type=analyse

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=94375&language=fr


Tiré à part :

20-07

L'État hébreu a menacé de « tirer sur tout civil qui chercherait à traverser la frontière même s'il n'est pas armé ».

Cette montée de la tension inquiète au plus haut point les observateurs politiques occidentaux et arabes qui craignent un « dérapage militaire(...) ».

http://www.lorientlejour.com/

 

"Une troisième guerre contre le Liban aura les mêmes résultats que la deuxième".

C'est l'avis de l'ex-chef du Conseil de sécurité national israélien, Giora Eilenad, qui intervenait lors d'une conférence à laquelle ont participé plusieurs responsables militaires sur la deuxième guerre perdue contre le Liban, organisée par l'Institut des études sur la sécurité nationale, à l'Université de Tel Aviv.
"Si une troisième guerre devait être déclenchée, ses résultats ne seraient pas tellement différents de ceux de la seconde guerre ; les deux parties ayant tiré les conclusions de cette dernière," a-t-il signalé, estimant toutefois qu'au cas où le feu était ouvert du côté libanais, "Israël" n'a d'autres moyens que de combattre l'Etat libanais, et de s'attaquer à tout ce qui est en lien avec ses capacités opérationnelles de guerre.
Diagnostiquant les causes de l'échec israélien, Eiland a perçu "un clivage structurel de taille entre les prévisions du niveau politique et les capacités au niveau exécutif" signalant également que "les objectifs de cette guerre n'étaient pas clairs".
Sachant toutefois que le ministre de la guerre israélien Amir Peretz avait, durant l'offensive, affirmé haut et fort qu'elle visait à éradiquer le Hezbollah.
Cette fausse allégation a également été émise par l'ancien chef d'Etat-major Dan Haloutz, lors de son intervention à la conférence, dans laquelle il a également défendu la décision de la guerre prise en 2006, révélant pour la première fois que les plans de la guerre avaient été conçus bien avant la capture des soldats israéliens et le déclenchement des hostilités : "La théorie de la guerre visait à adresser une frappe douloureuse au Hezbollah, dont l'intensité n'était pas estimée, et dont le coût aurait dû être au dessus des intentions de gain," a précisé ce général de l'armée de l'air qui conduisait la opérations de la guerre en 2006.
Assurant que "si c'était à refaire, il le referait".
Pourtant Haloutz avait été l'un des premiers responsables à avoir démissionné de son poste en raison des déboires de cette guerre, et dont les raisons sont dues, selon lui, "à la convocation tardive des unités de réserve, qui aurait dû se faire plus tôt pour être accompagnée d'une menace d'une expédition terrestre". Haloutz a également évoqué "un disfonctionnement qui a eu lieu dans la coordination et dans le transfert des ordres entre les différents niveaux de commandement, et un manque d'entraînement". Selon un autre chef militaire israélien, s'exprimant pour la même tribune, l'ex-chef d'état major Moshé Kaplanski, l'échec est dû aux réductions du budget, aux opérations en cours dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, et au manque d'entraînement : "Les commandants des brigades n'avaient pas subi les entrainements adéquats, les officiers ont dirigé des unités de chars sans expérience préalable" signalant que les unités de réserve n'avaient pas été entrainés aux balles réelles depuis six années.

 Al Manar 

13-07

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12341&type=analyse

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=94375&language=fr

 

Nasrallah a accusé Israël d'être un état "raciste"
Dans la journée de vendredi, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah a accusé Israël d'être un état "raciste".

Dans un discours télévisé, il a déclaré qu'Israël avait été "placé au cœur du Proche-Orient" et a condamné le "respect que le monde entier lui porte"."Le monde entier comprend et soutient la brutalité israélienne, et ses tueries" a-t-il ajouté. "Les pays du G8, le Conseil de sécurité de l'ONU, et le monde entier comprennent les abus israéliens".

19-07

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1246443844775&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

19-07

A-Siyassa, le journal koweitien, a rapporté samedi que l'explosion de la semaine dernière avait tué plusieurs hommes du Hezbollah et n'avait pas détruit de cache d'armes, comme cela avait été pensé initialement.
"La topographie de la région et sa relative proximité avec la frontière israélienne montre qu'il ne peut pas y avoir de dépôt d'armes mais plutôt un avant-poste sur la ligne de front" a expliqué une source militaire qualifiée de "crédible" par le journal koweitien.

19-07

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1246443844775&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull 



Résistance

Analyse

Au sujet de la souveraineté du Liban.
Elle devra assumer ses responsabilités en mettant fin à l'occupation israélienne de la partie libanaise du village de Ghajar, des collines de Kfarchouba et des Hameaux de Chebaa.
Elle devra réagir aux quotidiennes violations israéliennes terrestres, aériennes et maritimes de la souveraineté du Liban.
Elle devra réagir pour que cessent enfin, tantôt l’inertie de la FINUL face aux violations israéliennes de la résolution 1701, tantôt les tentatives de quelques membres de la FINUL, dans leurs provocations de nos populations et leur atteinte à notre dignité.
Elle devra exiger de la France la libération de notre concitoyen Georges Ibrahim Abdallah.

Concernant notre choix de résistance
La Communauté Internationale devra enfin comprendre que l’acte de résistance est et restera notre choix et qu’aucune force, quelle que soit sa technicité et son ampleur de destruction, ne pourra nous le confisquer.
Il faudra qu’elle sache que ce choix est fait
à la lumière des résistances des peuples à travers l’Histoire qui ont réussi à préserver et consolider la Paix Mondiale.

Liban Résistance

20-07

Dans les jours, les semaines ou les mois qui viennent, l’Occident, à travers le tribunal International pour le Liban, après ses échecs répétés, quatre années durant, dans ses tentatives d’inculper la Syrie, ainsi qu’après la libération par ce même tribunal de quatre responsables militaires libanais, prépare une nouvelle offensive avec ses lots de désinformations et de mensonges, dans le seul objectif de déstabiliser notre pays et de le faire replonger dans la violence interconfessionnelle.

Anonyme.



1 Lutte pour la libération du territoire

Les relents de la guerre

a) Liban

27-06

Le commandement de l'Armée Libanaise - Direction de l'orientation - a révélé que des citoyens et de militaires libanais faisaient l'objet d'appels téléphoniques provenant de l'entité sioniste, et signale que le rythme de ces appels avait augmenté de façon significative ces deux dernier jours.

Tous ces appels ont en commun de demander des informations sur des soldats ayant disparu au Liban en échange d'argent liquide.
L'armée a invité tous les Libanais à
ne pas répondre à ces appels téléphoniques, dont la persistance constitue une violation à la souveraineté du Liban, avertissant que toute tentative d'établir des liens avec eux relèvera de la collaboration avec l'ennemi.

AP

 

Etat d'alerte militaire sur la frontière entre le Liban et la Palestine occupée.

Les deux armées libanaise et israélienne étaient ce samedi en état d'alerte de part et d'autre de la frontière entre le Liban et le Palestine occupée, à hauteur de la porte de Fatima.

Selon le correspondant de la chaîne Al-Manar, l'armée libanaise a réagi à l'armée ennemie qui a pris une position de combat face à des ouvriers agricoles libanais qui travaillent à proximité de la frontière.
Les forces internationales opérant dans le sud du Liban dans le cadre de la FINUL se sont tout de suite déployés dans les environs de la région, pour réduire les tensions, alors que les travailleurs sont restés sur place pour poursuivre leurs travaux.

27/06

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4360

 

Notre armée a réagi aux manœuvres de l'ennemi.

 

04-07

L'armée libanaise était ce samedi en état d'alerte, à la hauteur de la Porte de Fatima. Notre armée a réagi aux manœuvres de l'ennemi  qui a pris une position de combat face à nos ouvriers agricoles qui travaillent leurs terres à proximité de la frontière.
Les forces internationales opérant dans le sud du Liban dans le cadre de la FINUL se sont tout de suite déployés dans les environs de la région, pour réduire les tensions, alors que les travailleurs sont restés sur place pour poursuivre leurs travaux.

http://www.discoverlebanon.com/en/panoramic_views/el_nabatieh/marjehyoun/view_fatima_gate.php

 

Explosion dans un dépôt d’armes du Hezbollah au Liban-Sud
Un incident a secoué le Liban-Sud hier.

Vers 8h, des explosions successives se sont produites dans le village de Kherbet Selm, caza de Bint Jbeil, sans faire de victimes. Il s'est avéré que ces explosions ont eu lieu dans un dépôt d'armes du Hezbollah, qui se trouve dans un bâtiment abandonné.
Selon une source sécuritaire citée par la LBCI, les explosions auraient été causées par une masse d'électricité à l'intérieur du dépôt.

Dès que l'incident s'est produit, l'armée a bouclé le secteur et effectué, en même temps que des véhicules du contingent italien de la Finul, des patrouilles dans le secteur.

Dans un communiqué, l'armée précise qu'une commission conjointe avec la Finul a été formée pour enquêter sur l'incident.
Pour sa part, le porte-parole adjoint de la Finul, André Tenanti, a confirmé que « les forces armées libanaises, en coopération étroite avec la Finul, ont procédé à boucler le secteur afin de garantir la sécurité de la population ». Il a indiqué que « la Finul enquête avec l'armée sur les causes de l'accident et sa nature ».
Plusieurs médias et sites Internet ont affirmé que le dépôt d'armes datant de 2006 appartient au Hezbollah, mais aucune confirmation officielle n'a été faite dans ce sens.

Un porte-parole de l'armée a indiqué cependant au Liban-Sud qu'« il s'agit d'un dépôt datant de la guerre de juillet 2006 ».
Interrogé sur l'identité du propriétaire du dépôt, il s'est contenté de répondre que « seul le Hezbollah se trouvait dans cette zone » avant le déploiement de l'armée dans le Sud.
15-07
http://www.lorientlejour.com/article/625036/Explosion_dans_un_dpt_darmes_du_Hezbollah_au_Liban-Sud.html


b) Israël

Dérapage Israélien au Liban-Sud.

L'État hébreu a menacé de « tirer sur tout civil qui chercherait à traverser la frontière même s'il n'est pas armé ».

Cette montée de la tension inquiète au plus haut point les observateurs politiques occidentaux et arabes qui craignent un « dérapage militaire ».
http://www.lorientlejour.com/article/625534/Craintes_dun_drapage_militaire_au_Liban-Sud.html

 


c) Finul

19-07

La force de l'ONU, en coordination avec l'armée libanaise, enquête depuis plusieurs jours sur l'explosion d'un dépôt d'armes à Kherbet Selm, dans une zone considérée comme un bastion du Hezbollah
Évoquant cette explosion, la Finul l'avait qualifiée de « sérieuse violation » de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU qui, à l'été 2006, a mis fin à la guerre entre le Liban et Israël.

Pour rappel, cette résolution exige le strict respect d'un embargo sur les armes à destination des milices libanaises ou étrangères présentes au Liban.

http://www.lorientlejour.com/

19-07

Des militaires français ont été pris à partie par une centaine d'habitants de ce village, situé à trois kilomètres au nord-est de Bint Jbeil, alors qu'ils enquêtaient sur la récente explosion. 

Les militaires français agissant dans le cadre de la Finul, ils auraient assièger une maison du quartier résidentiel".

Liberation

19-07

Un autre incident aurait eu lieu dans le village voisin de Bir el-Salesel.

Les routes ont été bloquées par des manifestants qui ont lancé des pierres sur les casques bleus.

Un porte-parole de la Finul parle de 14 blessés parmi les soldats de l'Onu et reconnait que les casques bleus ont dû tirer en l'air pour se désengager. Parmi les blessés, huit français qui l'ont été très légèrement.

Liberation

 

« La Finul sert les intérêts d’Israël ».
À la suite des incidents de Kherbet Selm entre des Casques bleus français et des libanais le « rassemblement des ulémas de Tyr » a tenu à Tyr une réunion sous la présidence de cheikh Ali Yassine.
Le communiqué publié à l'issue de la réunion critique la Finul, affirmant que la force onusienne est présente au Liban-Sud « pour servir les intérêts d'Israël et non pas ceux du Liban ».

Invitant la Finul à « mettre un terme aux violations israéliennes » (de la résolution 1701 et de la souveraineté libanaise), les ulémas ont demandé à l'ONU de « condamner Israël », accusant la Finul de faire preuve de « partialité ».
« Lorsqu'il se produit des violations israéliennes à Kfarchouba, comme c'est le cas actuellement, la force de l'ONU, par le biais de son porte-parole, affirme que Kfarchouba ne fait pas partie de la zone d'action de la Finul. »
Et le communiqué des ulémas de Tyr d'ajouter : « Le dépôt de munitions dont l'existence à Kherbet Selm a été considérée par la force de l'ONU comme une violation de la résolution 1701 se trouvait vraisemblablement dans cette région avant la guerre de juillet (2006).

Nous faisons face, par contre, à des violations terrestres, maritimes et aériennes israéliennes de la résolution 1701 qui sont passées sous silence par la force de l'ONU, ce qui sert les intérêts d'Israël. »
Le communiqué invite par ailleurs le gouvernement libanais à « préserver la résistance et renforcer l'armée ».

En conclusion, le communiqué souligne la nécessité de « verser aux habitants du Sud les indemnités relatives à la guerre de juillet » et de « soutenir la résistance car elle constitue un acquis inestimable ».

20 juillet 2009
http://www.lorientlejour.com/article/625547/La_Finul_sert_les_intrts_dIsral%2C_affirment_les_ulmas_de_Tyr.html 

N° 108 - Journal du Liban - 28-06 au 25-07 – début - : 12 juillet 2006, agression israélienne contre le Liban : on n'oublie pas.- Israël cherche à étendre son hégémonie sur le Liban.

N° 108 - Journal du Liban - 28-06 au 25-07 – début - : 12 juillet 2006, agression israélienne contre le Liban : on n'oublie pas.- Israël cherche à étendre son hégémonie sur le Liban.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

                                                          n° 108                                              28-06 au 25-07

        C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Sommaire

2  Politique Libanaise  

3 Politique internationale

 


 


2  Politique

a) Libanaise  

 Michel Sleimane & Nasralah & Hariri

Netanyahou menace : pas de Hezbollah au gouvernement, Sleïmane répond  

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou n'a pas manqué de marquer son intervention, une fois de plus dans la vie politique libanaise.
D'un ton menaçant, il a mis en garde contre la participation du Hezbollah au prochain gouvernement:

"Si le Hezbollah rejoint le nouveau gouvernement, Israël lui imputera toute opération de tirs que celui-ci commettrait, avec tout ce qui en découle", a-t-il affirmé.
Au Liban, la riposte à cette position est venue du Président de la république Michel Sleïmane qui a qualifié ses propos "d'immixtion dans les affaires libanaises et d'agression contre la souveraineté du Liban".
Selon Sleïmane, " le nous a montré que c'est Israël qui agresse le Liban, notamment en violant la résolution 1701, à travers les  réseaux d'espionnage, les violations aériennes de l'espace aérien libanais, en plus de son refus de l'initiative de paix arabe".

30/06/2009

http://www.almanar.com.lb

http://www.alterinfo.net/notes/

 

Saad Hariri désigné Premier ministre.

Saad al Hariri, désigné samedi comme Premier ministre par le président libanais Michel Souleïmane, veut former un gouvernement d'union nationale mais n'a pas caché la difficulté de la tâche.

Son père Rafic, qui avait également dirigé le gouvernement libanais, a été assassiné le 14 février 2005 à Beyrouth, un attentat qui avait conduit au retrait des forces syriennes du pays.

"Conformément à nos engagements de campagne sur la création d'un gouvernement d'union nationale où tous les principaux groupes parlementaires sont représentés (...), nous allons commencer nos consultations avec tous ces groupes", a dit Saad Hariri après avoir rencontré le chef de l'Etat.

"Nous savons que le chemin vers ce but est semé d'embûches, peut-être encore plus nombreuses que ce qui paraît, ce qui n'est pas peu dire", a ajouté le Premier ministre désigné.

Hariri, 39 ans, a souligné que ce qui était en jeu, bien plus que la formation d'un gouvernement et la distribution de portefeuilles, c'était le destin même du Liban dans cette période critique pour le Proche-Orient.

Vendredi, il avait obtenu le soutien d'une majorité des députés pour occuper le poste de Premier ministre, réservé à un sunnite - 86 élus sur 128.

27 juin 2009 –

http://www.aloufok.net/spip.php?article666


2-1 La crise gouvernementale

Joumblatt justifie une sorte de néoalliance quadripartite par la lutte pérenne contre Israël.
« Il faut créer un regroupement de forces duquel je ferais partie aux côtés du Hezbollah, du Courant du futur et du président Berry. »
Cet appel a été lancé hier par Walid Joumblatt dans une interview accordée à un journal koweïtien. Un appel qui ressemble étrangement à une volonté de reformer l'alliance quadripartite qualifiée il y a quelques années d'« erreur » par le chef du PSP lui-même, mais qu'il inscrit cette fois dans le cadre de la lutte contre Israël. Rappelant que la scène musulmane « à Beyrouth et dans sa banlieue » reste « la base » de tout, il a demandé à « la scène chrétienne de ne pas se sentir gênée ou dérangée par cela, parce que la politique des conservateurs américains et des Israéliens vise à arracher le volet palestinien du cœur du conflit avec l'État hébreu dans le but de diviser le monde arabe. Il n'y a pas de solutions au conflit avec Israël, cela va durer avec les générations futures », a-t-il prédit.
Enfin, il a estimé que les accusations lancées contre le Hezbollah concernant sa participation à l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri et publiées par le Der Spiegel sont « un piège ».

16 juillet 2009
http://www.lorientlejour.com/article/625184/Joumblatt_justifie_une_sorte_de_noalliance_quadripartite_par_la_lutte_prenne_contre_Isral.html

 

Le processus gouvernemental au point mort.

Trois semaines après le début du processus de formation d'un gouvernement d'union nationale, le blocage semble entier.

Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, a rencontré hier à Baabda le chef de l'État, le président Michel Sleiman, sans que cet entretien marque un quelconque jalon dans le processus en cours.

Une déclaration terne et sans horizon de M. Hariri a ponctué, négativement, cette rencontre.
De source proche de Baabda, on affirme que le président Sleiman aurait souhaité que la formation du gouvernement soit achevée avant le 1er août, fête de l'Armée. Mais on ne voit pas comment cet objectif pourrait être atteint, compte tenu des désaccords actuels sur la composition du gouvernement et l'attribution des portefeuilles.

En ce qui concerne la composition du gouvernement, il est désormais établi que les deux formules envisagées sont rejetées.

La formule accordant à la majorité la moitié des portefeuilles ministériels, plus un, est rejetée par l'opposition.
En échange, la majorité refuse que l'opposition jouisse du tiers de blocage, fût-ce de façon camouflée. Ce serait le cas si l'opposition obtient dix portefeuilles, plus un, qui relèverait en apparence des cinq qui seraient attribués au chef de l'État, mais dont le titulaire serait choisi en accord avec l'opposition.
Par ailleurs, le désaccord porte aussi sur l'attribution des portefeuilles, notamment les portefeuilles dits « souverainistes » : Défense, Intérieur, Affaires étrangères et Justice.
Ainsi, le camp de la majorité a des réserves sur l'attribution des ministères de la Défense et des Affaires étrangères à des personnalités de l'opposition.
Par ailleurs, les portefeuilles de l'Intérieur et de la Justice sont convoités par tous. Selon certaines sources, le Premier ministre désigné voudrait que l'Intérieur, qui relève dans le cabinet actuel d'un ministre proche du chef de l'État, soit attribué à un ministre du 14 Mars.

… Le nouveau gouvernement devra-t-il donc attendre une réconciliation entre le Fateh et le Hamas ? C'est ainsi qu'après mille et un détours, on constate que la crise au Liban est, qu'on le veuille ou non, toujours liée à la crise régionale.

20/07

http://www.mediaf.org/fr/

 

16-07

Walid Joumblatt a indiqué que le Premier ministre désigné Saad Hariri se rendra à Damas en présence du roi saoudien Abdallah « après la formation du gouvernement ». Il a qualifié ce processus de « positif », refusant de donner une date pour la naissance du prochain cabinet.
http://www.lorientlejour.com/article/625184/Joumblatt_justifie_une_sorte_de_noalliance_quadripartite_par_la_lutte_prenne_contre_Isral.html

 

Le volet sécuritaire a volé la vedette au processus de formation du nouveau gouvernement.

La situation
Sans vraiment prévenir, le volet sécuritaire a volé la vedette au processus de formation du nouveau gouvernement. Même si la raison de ce chamboulement de priorités reste obscure, il n'en demeure pas moins réel.

À Baabda, tous les efforts jusque-là fournis pour parvenir à mettre sur pied un nouveau gouvernement ont cédé la place à un examen approfondi de la situation dans le sud du pays et à son évolution sur le terrain. D'ailleurs, et en ce qui concerne le désormais très hypothétique nouveau cabinet, les sources de Baabda indiquent qu'aucune formule pratique n'a jamais été couchée sur le papier car « chaque partie attend l'autre pour commencer à poser des formules concrètes ».
De plus, il apparaît aujourd'hui de plus en plus évident qu'un nœud « invisible » vient entraver la mise en place rapide d'un nouveau gouvernement : le tiers de blocage auquel semble désormais tenir
l'opposition et que refuse toujours la majorité.

D'ailleurs, la chaîne de télévision al-Manar a souligné hier que le processus de formation du gouvernement est passé de la « tergiversation » à la « stérilité » pure et simple.

Comme pour conforter publiquement cette thèse, le député Hussein Hajj Hassan a indiqué hier, lors d'un entretien télévisé, que l'intérêt de l'opposition est de « participer dans le cadre d'une formule "garantie" au sein du gouvernement, une formule qui pourrait dépasser le tiers » du nouveau cabinet. Une déclaration qu'il conviendrait de ne pas prendre à la légère à l'heure où pas un jour ne se passe sans qu'un incident, même mineur, vienne secouer la frontière sud.

Pour le Hezbollah, il est évident qu'Israël cherche désormais à « étendre son hégémonie au Liban », si l'on en croit les récents propos du secrétaire général du Hezb, Hassan Nasrallah.

Or, entre cette déclaration et l'accueil réservé la semaine dernière à Kherbet Selm aux Casques bleus de la Finul qui effectuaient une tournée de perquisition dans la région, réside immanquablement un paradoxe.

Celui-ci consiste à dénigrer systématiquement l'action de la Finul, à déclarer que les Casques bleus ne respectent ni la procédure habituelle de perquisition ni, encore plus grave, la lettre de la résolution 1701. Ce point, le chef du parti Kataëb Amine Gemayel n'a pas pu s'empêcher de le soulever hier : « Nous avons tout fait pour obtenir de l'ONU la résolution 1701 et le déploiement de la Finul dans le Sud. Or aujourd'hui, nous mettons tout en œuvre pour compliquer sa mission. »

Même si Hussein Hajj Hassan a affirmé que « le Hezbollah respecte la 1701 », le député Ali Fayyad a de son côté fait valoir que « la Finul se doit de respecter la spécificité des villages » du Sud et « les propriétés privées ».

Le ministre des Affaires étrangères sortant Faouzi Salloukh a quant à lui clairement déclaré que « tout ce qu'Israël désire n'est pas forcément réalisable » et que l'État hébreu cherche en ce moment à « changer les règles d'engagement de la Finul » alors qu'il ne respecte même pas la 1701.
De gouvernement (certains ne le prédisent pas avant janvier), il ne sera donc point question dans l'immédiat, maintenant que la question du tiers de blocage est clairement revenue sur le devant de la scène et que même cette exigence semble être passée inaperçue hier face à la rapidité avec
laquelle les tensions sécuritaires vont crescendo au Sud.

Lélia Mezher :
22 juillet 2009

http://www.lorientlejour.com/article/625679/Le_Sud_raye_la_formation_du_gouvernement_de_la_liste_des_priorits.html


2-3 Sur le terrain

07

Walid Joumblatt concernant son propre déplacement en Syrie, a affirmé que rien n'avait encore été décidé. « Il faut d'abord que le gouvernement soit sur pied, et, comme je l'ai déjà dit, je réglerai mon problème avec la Syrie à ma manière », a-t-il précisé.
Accordant peu d'importance au livre de l'ancien envoyé spécial pour la paix au P-O Dennis Ross, le chef du PSP a relevé que la Syrie « a besoin des États-Unis et vice versa », prédisant au passage une défaite des Américains en Afghanistan, comme avant eux les Britanniques et les Soviétiques.
Interrogé ensuite sur ceux, au sein du 14 Mars, que certains de ses propos et autres prises de position agacent, Walid Joumblatt a cité l'écrivain Amine Rihani : « Dis ce que tu as à dire et avance.

Je refuse que des pays utilisent le Liban afin de servir leurs intérêts ou pour un dialogue, fût-il froid ou chaud, avec l'Iran », a-t-il dit, écartant pour l'instant une frappe contre l'Iran en raison de la politique israélienne du président US Barack Obama, mais se demandant combien ce dernier allait pouvoir continuer à exercer des pressions sur l'État hébreu.

16 juillet 2009
http://www.lorientlejour.com/article/625184/


2-4 Des Canons ... pas du beurre

Naim Qassem incombe à la Finul la responsabilité des derniers évènements.

Le vice Secrétaire général du Hezbollah Naim Qassem a affirmé dans une interview accordée au quotidien qatarie al-Watan  que « ce qui s'est passé dans la commune  de Khirbet Selem, (au Liban-sud), soit l'explosion qui a eu lieu est la conséquence  naturelle  des quelques missiles qui ont été rassemblés après la guerre de 2006 pendant et après le départ de l'occupation israélienne du Liban, il s’agit d’un cas isolé qui a été résolu en coordination  avec l'armée libanaise ».
Kassem a souligné « qu'il n'y a pas de violation de la résolution 1701 »,  notant « qu’il est normal et ordinaire qu’un tel incident ait lieu , il est résolu de façon appropriée », ajoutant « que le fait de dramatiser la situation à l’israélienne n’est qu’une  tentative pour  détourner l'attention de l’ occupation des forces israéliennes de  Kfar Chouba, et couvrir les violations aériennes israéliennes quotidiennes sans oublier  les violations de la souveraineté de l’Etat libanais  par le biais des réseaux d'espionnage, par conséquent, il ne serait question  de soustraire l’entité sioniste de ses responsabilités  et donc ce n'est pas le Hezbollah qui se trouve  dans le banc des accusé d'accusation ».
Kassem a noté « qu’une erreur a été commise et la  FINUL en est responsable , surtout qu’elle a tenté de perquisitionner une maison, de son propre arbitre , sans coordination avec l'armée libanaise, sachant, que la résolution a exclusivement octroyée  une telle  autorité à l'armée libanaise, et que les forces internationales n’interviennent que pour la soutenir ».
Kassem a rappelé « que le communiqué de  l'armée libanaise était clair :  un problème a surgi  et il a été traité, les forces internationales ont une mission qu’elles sont tenues de respecter, le Hezbollah respecte  la résolution 1701, et il n'ya pas de changement pour nous et l'armée libanaise est chargée de la sécurité de la région, soutenue par les forces internationales, et non vice versa ».
 

 http://www.almanar.com.lb

 

Des pneus enflammés à Beyrouth.

Une fusillade a éclaté dimanche entre partisans du Premier ministre désigné Saad Hariri, chef de la majorité anti-syrienne chargé ce week-end de former un gouvernement, et les soutiens du président du Parlement Nabih Berri.

Une femme a été tuée et trois hommes blessés. La victime, une passante âgée de 30 ans, a été mortellement touchée par une balle devant sa maison dans le quartier d'Aïcha Bakkar.

Au lendemain de la mort d'une femme lors d'affrontements dans la banlieue de Beyrouth, des proches de la victime ont incendié des pneus et brièvement bloqué une route lundi, signe des tensions persistantes au pays du Cèdre.

Des renforts ont été déployés lundi dans les quartiers de la capitale libanaise pour éviter la répétition des heurts de la veille.

Des véhicules blindés ont été déployés dans les principaux carrefours des quartiers mixtes sunnites et chiites. Des patrouilles étaient visibles dans les rues et les véhicules étaient fouillés à des barrages routiers.

Selon des responsables de la sécurité libanaise, l'armée a arrêté 12 personnes soupçonnées d'être impliquées dans les violences de dimanche.

AP

28/6

http://fr.news.yahoo.com/3/20090629/twl-liban-violences-2844f0d_1.html

 

Avertissement de l'armée après l'accrochage à Beyrouth.

28 juin

L'armée libanaise a prévenu dimanche qu'elle ouvrirait le feu sur toute personne armée qui surgirait dans les rues après la mort d'une personne au cours d'un bref accrochage entre des partisans de factions politiques rivales dans l'ouest de Beyrouth.

Des coups de feu ont éclaté dans le quartier d'Aïcha Bakkar entre des sunnites soutenant le Courant du futur (antisyrien) de Saad Hariri et des partisans du Mouvement Amal pro-syrien qui a pour dirigeant le chiite Nabi Berri, président du parlement.

Dans les milieux de la sécurité, on rapporte qu'une femme a été tuée et que deux autres personnes ont été blessées.

"Des instructions ont été données (à l'armée) pour qu'on ouvre le feu sur toute personne armée apparaissant dans les rues, et elle ne tolérera aucune atteinte à la sécurité", fait savoir un communiqué de l'état-major militaire.

Reuters

http://fr.news.yahoo.com/


2-5 Les grandes manœuvres

Nabih Berri refuse de rencontrer l’émissaire US.

25-07

Le Président du parlement libanais, Nabih Berri a refusé la rencontre avec le directeur du Moyen-Orient du Conseil de la sécurité nationale à la Maison Blanche (National Security Council (NSC). Daniel Shapiro avait demandé vendredi de rencontrer le Président du parlement libanais, Nabih Berri qui la lui a refusée cette rencontre, faute de temps. Nabih Berri a, toutefois, autorisé son conseiller, Ali Hamdan à rencontrer avec Shapiro.

L'émissaire américain, Daniel Shapiro s'est aussi entretenu avec le Président libanais, Michel Sleimane et le Premier ministre désigné, Saad Hariri. Michel Sleimane a affirmé que toute solution, sans la reconnaissance et l'assurance des droits des Palestiniens notamment le droit au rapatriement des réfugiés, serait inéquitable et provisoire.

http://french.irib.ir

http://www.alterinfo.net/notes/Liban-Nabih-Berri-refuse-de-rencontrer-l-emissaire-americain_b1508522.html


2-6 Les grandes manœuvres

Peine de mort requise contre Marwan Kamel el-Faqih,  l’un des agents israéliens
Le premier juge d'instruction de Beyrouth, Rachid Mezher, a publié hier son acte d'accusation dans l'affaire des réseaux d'espionnage œuvrant pour le compte d'Israël, dans lequel il requiert la peine de mort à l'encontre de Marwan Kamel el-Faqih, sur base des articles 278, 283 et 284 du code pénal.

Le juge Mezher a émis un mandat d'arrêt contre lui et l'a déféré devant le tribunal militaire.
Marwan Kamel el-Faqih est accusé d'espionnage pour le compte d'Israël et d'avoir fourni des renseignements relatifs à certains responsables du Hezbollah. Il est également accusé d'avoir donné des indications sur la localisation de centres relevant de l'armée libanaise et des FSI. Il est aussi accusé de s'être rendu en Israël pour y rencontrer des responsables du Mossad et pour bénéficier de formation sur l'utilisation d'équipements de télécommunications. L'accusé aurait pris la relève de
son père qui était également un agent israélien avant de confier ses tâches à son fils en 2005.

16 juillet 2009
http://www.lorientlejour.com/


2-6 Rafic Hariri: Tribunal international de l'ONU

Joumblatt aurait informé Nasrallah de la véracité des arguments soulevés par le « Der Spiegel »

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.
Le quotidien al-Quds el-Arabi a indiqué hier que, selon une source informée, la réunion entre le secrétaire général du Hezbollah et le chef du Parti socialiste progressiste Walid Joumblatt a en fait permis à ce dernier d'informer Hassan Nasrallah de la direction que compte prendre le procureur général du Tribunal spécial pour le Liban Daniel Bellemare dans l'acte d'accusation.

La source précise que ce document irait dans le sens de l'article publié récemment dans le quotidien allemand Der Spiegel, sur l'affaire de l'assassinat de Rafic Hariri.

L'article en question innocente la Syrie et fait assumer la responsabilité de l'attentat perpétré contre l'ancien Premier ministre au Hezbollah.
La source précitée poursuit en faisant part de l'extrême inquiétude de M. Joumblatt concernant la tournure que prendrait le procès et son impact au niveau libanais, comme la possibilité d'une confrontation sunnito-chiite dont Israël pourrait tirer profit. L'article poursuit que l'inquiétude de Joumblatt est fondée sur des informations provenant de plusieurs sources, ce qui l'a d'ailleurs poussé à revoir quelques-unes
de ses anciennes positions et à conclure la trêve entre ses sympathisants et ceux du Hezbollah. L'article souligne en outre que les informations de M. Joumblatt ont été recoupées avec celles détenues par le Hezbollah, et c'est ce qui explique aujourd'hui sa position sur la formation du gouvernement.

Erich Follath

05/23/2009

http://www.lorientlejour.com/article/625188/Joumblatt_aurait_inform_Nasrallah_de_la_vracit_des_arguments_soulevs_par_le_Der_Spiegel.html
http://www.spiegel.de/international/world/0,1518,626412,00.html



b) Israélienne

2-1 Processus de paix.

Le système anti-roquettes israélien testé avec succès.

Le système d'interception mis au point pour détruire les roquettes de courte portée utilisées par les activistes palestiniens ou libanais a été testé avec succès en conditions réelles, a déclaré un responsable de la défense israélienne.

Le résultat de cet essai pourrait favoriser la cession future de parties de la Cisjordanie aux Palestiniens, que les autorités israéliennes conditionnent au déploiement d'une défense antimissile fiable.

Mis au point par la société israélienne Rafael Advanced Defence Systems, le dispositif "Iron Dome" ("Dôme de Fer") utilise de petits missiles téléguidés pour intercepter des roquettes de type Katioucha.

Israël prévoit d'installer la première unité d'intercepteurs l'année prochaine aux abords de la bande de Gaza et voit Iron Dome comme le niveau le plus bas d'un bouclier anti-aérien.

"C'était la première fois que l'on testait le système Iron Dome avec pour objectif un résultat 'métal contre métal'", a dit sous le sceau de l'anonymat un responsable de la défense israélienne. "La roquette a été entièrement détruite."

Le système Iron Dome devrait être capable d'intercepter des roquettes d'une portée allant de 5 km à 70 km, a précisé ce responsable.

Le projet a été lancé à l'issue de la guerre menée contre le Hezbollah libanais durant l'été 2006. Quelque 4.000 roquettes s'étaient abattues sur le territoire israélien pendant ce conflit.

L'Etat juif essuie également des tirs depuis la bande de Gaza, territoire palestinien contrôlé par le Hamas, que ses forces ont quitté en 2005.

L'intensification des attaques avait conduit l'armée israélienne à lancer en décembre une offensive de trois semaines qui a fait plus de 1.400 morts dans le petit territoire côtier, dont de nombreux civils.

"Lorsque vous n'avez pas de système comme celui-ci, vous pouvez être entraîné dans des guerres qui s'avèrent beaucoup plus coûteuses", a observé Alon Ben-David, analyste israélien des questions stratégiques.

15-07

Reuters

http://fr.news.yahoo.com/4/20090715/twl-israel-defense-38cfb6d_1.html


2-2 Des Canons ... pas du beurre.

"Israël planifie une guerre d'annihilation du Hezbollah"

Israël aurait dernièrement renforcé ses 5 unités de combats positionnées à la frontière avec le Liban ainsi que son action renseignementale au Liban, selon des sources diplomatiques européennes citées par le quotidien "Addiyar."
Ces sources ont noté que ces actions font prélude à une guerre contre le Liban, qui inclura une invasion terrestre (comme celle de 1982), dans le but de mettre un terme à la présence du Hezbollah au Liban-Sud et de déplacer plus de 700.000 Libanais chiites.
Selon elles, une telle guerre pourrait durer de 2 à 3 mois. Elle viserait également l'infrastructure, les sites militaires, et les caches d'armes du Hezbollah.

Addiyar

24-07

http://www.alterinfo.net/notes/Addiyar-Israel-planifie-une-guerre-d-annihilation-du-Hezbollah_b1507295.html?com#com_900022

http://www.almanar.com.lb

24-07

Incident lors de l’essai : L’essai du système anti-missiles Arrow qui s’est déroulé avant-hier dans la nuit aux Etats-Unis n’a pu être mené à son terme, le dispositif automatique de blocage ayant été mis en route au dernier moment.

« Toutes les conditions pour le lancement de la fusée interceptrice n’étaient pas réunies et c’est pourquoi elle n’a pas été tirée », a fait savoir le porte-parole du ministère de la Défense.

24 juillet

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=14561 


2-4 Les grandes manœuvres

Israël accuse le Liban de violer la résolution 1701 du conseil de sécurité de l'ONU.

Ces accusations surviennent après l'explosion accidentelle d'un stock d'armes du Hezbollah dans le sud Liban, mardi.

L'explosion a eu lieu dans le village de Hirbet Selm situé à une vingtaine de kilomètres de la frontière israélienne au sud de la rivière Litani. Cette zone est surveillée par la FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban).
D'après certaines sources du ministère de la Défense, l'arsenal se trouvait dans un

hangar et contenait des dizaines de roquettes Katyousha ainsi que des mitrailleuses lourdes. Certaines roquettes se seraient envolées dans l'explosion.
Selon les médias libanais, les armes se trouvaient déjà dans le village avant la deuxième guerre du Liban de 2006. Israël dément formellement ces allégations, indiquant que les armes avaient été placées dans le hangar plus récemment.
"Ceci est une violation outrancière de la résolution 1701. Les armes étaient cachées dans un village. Cela fait longtemps que nous accusons le Hezbollah d'utiliser des bâtiments civils pour mener leurs opérations. En voila la preuve", ajoute une responsable de la défense.
La semaine dernière, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait exprimé son inquiétude concernant le cessez-le-feu entre Israël et le Liban, qu'il considère trop fragile.
Les allégations libanaises portant sur des réseaux d'espionnage israéliens et les inquiétudes israéliennes concernant l'existence de "milices" libanaises opérant hors de tout contrôle étatique sont, pour lui, des obstacles majeurs à une entente entre les deux pays.

15.07.09
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1246443813595&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

Israël veut une « action plus énergique » de l’ONU contre le Hezbollah.
Israël réclame une « action plus énergique » de la Finul contre les dépôts d'armes du Hezbollah, suite aux explosions mardi dans un village du sud du Liban, a indiqué hier l'AFP, dans une dépêche datée de Jérusalem.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a appelé l'ONU ainsi que la France, l'Italie et l'Espagne, trois pays participant à la Finul, à « agir plus énergiquement suite aux informations sur des stocks d'armes du Hezbollah », selon un communiqué officiel israélien. Le ministère a également demandé au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de lui transmettre les « résultats de l'enquête de l'ONU suite à cette explosion », d'autant qu'un haut responsable militaire israélien a estimé qu'il ne s'agissait pas d'un dépôt remontant à la guerre de juillet 2006 mais d'un « nouveau stock de roquettes à courte portée du Hezbollah ».

19-07

http://www.lorientlejour.com/article/625283/Isral_veut_une_action_plus_nergique__de_lONU_contre_le_Hezbollah.html 



3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

Egypte

Inculpation de 26 membres présumés de la "cellule Hezbollah"
Vingt-six personnes, dont cinq Palestiniens, deux Libanais et un Soudanais, ont été inculpées en Egypte d’espionnage pour le compte du Hezbollah, de complot terroriste et de trafic d’armes vers la Bande de Gaza.
Hassan Nasrallah, a démenti toute tentative de déstabilisation de l’Egypte mais a reconnu y avoir dépêché un agent pour superviser les livraisons d’armes à destination de la Bande de Gaza.

Le procureur Abdel-Meguid Mahmoud a renvoyé les suspects devant la Cour d’urgence pour la sûreté de l’Etat, un tribunal spécial où les procédures sont rapides et sans appel. Il a également émis un mandat d’arrêt contre trois Egyptiens toujours recherchés et Mohammed Qabalan, un haut responsable du Hezbollah. Les autorités libanaises affirment pour leur part ne pas avoir encore reçu de demande d’extradition pour Mohammed Qabalan.
La date du procès n’a pas encore été fixée.
Dix-huit personnes sont inculpées pour avoir fourni au Hezbollah depuis 2005 des informations sur les horaires du Canal de Suez ainsi que sur les déplacements des touristes dans le Sinaï.
Les deux Libanais sont accusés d’avoir fourni de l’argent et une expertise technique pour acquérir des explosifs en vue "d’actions pour déstabiliser la sécurité et l’ordre public".
Au moins trois des inculpés se voient reprocher d’avoir creusé des tunnels entre l’Egypte et la Bande de Gaza à des fins de contrebande. D’autres sont accusés d’avoir trouvé des hébergements pour des activistes ayant franchi la frontière.
C’est la première fois que des personnes sont inculpées en Egypte pour leur implication dans la construction de tunnels et le transport entre l’Egypte et la Bande de Gaza.

 26 juillet 2009 - Al-Oufok  )

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article739


N° 108 - Journal du Liban - 28-06 au 25-07 – Fin - : 12 juillet 2006, agression israélienne contre le Liban : on n'oublie pas.- Israël cherche à étendre son hégémonie sur le Liban.

N° 108 - Journal du Liban - 28-06 au 25-07 – Fin - : 12 juillet 2006, agression israélienne contre le Liban : on n'oublie pas.- Israël cherche à étendre son hégémonie sur le Liban.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

                                                          n° 108                                              28-06 au 25-07

        C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Sommaire

3 Politique internationale (fin)

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

7 Brèves

7 Les brèves

7-1 Nasrallah : Israël cherche à étendre son hégémonie sur le Liban.

7-2 Vers un arrangement souple sur l’arsenal du Hezbollah.

7-3 Des Libanais repoussent les provocations des Casques bleus français.

 

 


c) Europe

France

22-07

La France a exprimé hier son « inquiétude » et les craintes qu'elle éprouve face à une possible « détérioration » de la situation.

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a quant à lui qualifié d'« intolérable » le fait que la Finul soit attaquée à Kherbet Selm.

 

Lélia Mezher :
22 juillet 2009

http://www.lorientlejour.com/

 

Kouchner tance Israël et tend la main au Hezbollah.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.
Le ministre français des Affaires étrangères Kouchner a effectué, de jeudi à dimanche, une tournée diplomatique au Liban où il a rencontré les responsables du pays. Hezbollah y compris. « Il n’y a pas d’autre but à ma visite que de rendre visite à mes amis, de vous voir. Cela fait longtemps que je ne suis pas venu. Entre temps vous avez fait beaucoup de chemin». C’est un Bernard Kouchner sémillant qui est arrivé vendredi 9 juillet à Beyrouth pour livrer à ses « amis » libanais un satisfecit face au calme retrouvé.
Le ministre français des Affaires étrangère a entamé un véritable marathon diplomatique. Tour à tour, il a rencontré le président Michel Sleiman, son homologue Fawzi Saloukh, le Premier ministre sortant Fouad Siniora et le Premier ministre désigné, Saad Hariri.

L’occasion de renouveler le soutien de Paris à l’ancien mandat français.
« N'ayez pas d'arrière-pensées, a-t-il insisté à chacun de ses rendez-vous avec la presse. Nous n'avons pas, nous les Français, à former le gouvernement ». Cet activisme diplomatique prend place peu de temps après la désignation de Saad Hariri comme chef de la majorité parlementaire. Fils du Premier ministre Rafic Hariri assassiné en 2005,

celui-ci est en pleine tractation pour établir un gouvernement d’union nationale.
Le ministre français a également tenu à rencontrer les membres du Hezbollah, toujours classé au rang des organisations terroristes par Washington. « N’ont-ils pas participé aux élections comme tous les autres ? », a rétorqué Bernard Kouchner a un journaliste qui s’enquérait de cette surprenante visite.
Avant de gagner Damas, samedi, le chef de la diplomatie française s’est entretenu avec le président du Parlement, Nabih Berri ainsi qu’avec le député du Hezbollah Nawaf Moussaoui. Selon ce dernier, les discussions ont porté sur la formation du nouveau pouvoir exécutif.
Lors des élections du 7 juin dernier, le « Parti de Dieu » a subi un revers électoral. Mais Saad Hariri a décidé d’intégrer, ainsi que les chrétiens entraînés par le général Michel Aoun, au sein du nouveau gouvernement.

Cette opposition réclame aujourd’hui une « minorité de blocage ». Que la majorité pro-occidentale dite du « 14 mars » ne semble prête de lui accorder.
« C'est un Bernard Kouchner très satisfait de l'évolution des rapports entre Beyrouth et Damas qui a entamé hier une tournée auprès des dirigeants du pays ».  Selon le quotidien francophone libanais l’Orient-Le Jour, la visite du ministre français des Affaires étrangères s’est déroulée sous de bons augures. Avec une apparente bonhomie, le ministre des Affaires étrangère a salué le « vent d’ouverture » au Liban, notamment en direction de la Syrie.
« Avec l'ensemble des pays du Moyen-Orient, on a le sentiment que quelque chose bouge et avance », a fait valoir le ministre français lors d’une conférence de presse.
L’Etat juif ne reçoit pas les mêmes faveurs de la part du fondateur de Médecins sans frontière. « Avec le processus de paix et les Israéliens, cela n'avance pas, au contraire, et cette situation nous préoccupe », a-t-il expliqué.
« Le président Sarkozy a été très ferme et très clair avec le Premier ministre israélien.

La position de la France ne change pas. Il faut arrêter la colonisation. Il faut un Etat palestinien. Je ne vous dis pas que l'on va y arriver tout de suite. Hélas ! Je pense même que l'on recule un peu dans ce domaine. Mais il faut s'acharner.», a indiqué le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

Constance Le Bihan

Guysen International News
12 juillet

http://www.guysen.com/articles.php?sid=10329


Kouchner : "Pas besoin de modifier le mandat de la FINUL au sud Liban" 
23 Juillet

Le ministre fdes Affaires étrangères Bernard Kouchner a nié les informations selon lesquelles son  pays cherche à modifier le mandat des forces intérimaires des nations unies (FINUL), précisant qu'il n'y a aucun besoin pour "modifier les règles d'engagement de la force internationale" qu'il a qualifiée de "forte".  
Au cours d'une conférence de presse, Kouchner a exprimé son inquiétude face à la situation au Liban Sud, et appelé à une application totale de la résolution 1701. Selon lui, "Il est inadmissible que les membres de la force internationale soient attaqués, parce que la FINUL jouit de notre totale confiance. La direction de cette force agit en parfaite coordination avec le commandement de l'armée libanaise".   
S'agissant du dossier gouvernemental libanais, le ministre français des Affaires étrangères a estimé que la formation du gouvernement prendrait des jours, des semaines ou même des mois, mais "ce sera le premier gouvernement de ce genre formé au Liban, ce qui constituera un grand progrès. J'ai également le sentiment que personne ne réclame, comme préalable, la minorité de blocage, et c'est ce que le président syrien Bachar el Assad me l'a confirmé", a-t-il ajouté. 
A propos du "processus de paix dans la région", Kouchner a indiqué: "Je n'ai pas ressenti cette exigence de négociation israélo-syrienne comme une urgence. Je sais très bien qu'Israël ne veut pas retourner à la table des négociations, surtout dans le cadre du gouvernement élargi actuel. Du côté syrien, je n'ai pas ressenti beaucoup d'empressement".

http://www.alterinfo.net/Bernard-Kouchner-Pas-besoin-de-modifier-le-mandat-de-la-FINUL-au-sud-Liban_a34859.html


4 UK

Londres assure ne pas négocier avec le Hezbollah.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a assuré hier que la reprise des contacts avec le Hezbollah ne concernait pas les dirigeants du parti mais seulement ses députés.
« Nous avons décidé l'été dernier de reprendre les contacts avec des députés du Hezbollah sélectionnés avec soin, après l'entrée du Hezbollah dans le gouvernement libanais d'unité nationale », a déclaré M. Miliband.
« Nous ne menons pas de négociations avec la direction du Hezbollah », a-t-il ajouté tandis que la presse américaine s'est fait l'écho de critiques face à la reprise des contacts entre Londres et le Hezbollah, un mouvement considéré comme terroriste par Washington.
S'exprimant lors d'une conférence de presse Miliband a répété l'engagement de Londres à la résolution 1701 des Nations unies qui exige le désarmement des milices au Liban.
« Simultanément, nous sommes disposés à écouter ce que les députés du Hezbollah ont à dire », a ajouté M. Miliband.

L'ambassadrice du Royaume-Uni au Liban, Frances Guy, a participé à deux rencontres avec des députés du Hezbollah.

Londres n'avait plus de contacts officiels avec le Hezbollah depuis 2005 et a inscrit sa branche militaire sur la liste des groupes terroristes. Mais en mars, Londres a annoncé avoir autorisé des contacts à niveau subalterne avec le Hezbollah

25-07

http://www.lorientlejour.com/



d) Les institutions

ONU

22-07

Le responsable onusien Michaël Williams a indiqué que « toute résolution, de temps à autre, est testée et contestée. Il y a eu quelques tests ces derniers jours. Je saisis cette occasion pour appeler les parties à renouveler leur engagement et à faire preuve de la plus extrême retenue ».

C'est très certainement pour transformer ce vœu pieux en une réalité qu'il a rencontré tour à tour hier les responsables du Hezbollah et du mouvement Amal.

Lélia Mezher :
http://www.lorientlejour.com/

 

Le Hezbollah de violer(ait)  la résolution 1701 selon l’ONU.
Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Pour la première fois, l’ONU a accusé hier le Hezbollah de violer la résolution 1701.

Dans une démarche hors du commun, les Etats-Unis ont convoqué hier le Conseil de sécurité de l’ONU pour un débat urgent sur la situation au sud-Liban.

Cette initiative est exceptionnelle car, concernant le sud-Liban, il est d’usage de ne réunir le Conseil de sécurité que lors de la présentation des rapports périodiques officiels de l’ONU sur l’application de la résolution 1701.

Lors de la réunion du Conseil, Alain Le Roy, secrétaire général adjoint au département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, s’en est pris vivement au Hezbollah, l’accusant d’entraver l’action de la FINUL au sud-Liban.

Tous les quinze membres du Conseil, à l’exception de la Libye, ont été d’accord pour affirmer que le Hezbollah est responsable de violations flagrantes de cette résolution.

Selon des responsables diplomatiques au siège de l’ONU, la réunion d’hier indique un changement d’attitude de la part de la communauté internationale vis-à-vis des plaintes répétées déposées par Israël concernant les graves incidents qui se produisent au sud-Liban et que l’ONU comprend qu’il s’agit là d’une dangereuse détérioration qui menace le fragile équilibre instauré dans la région grâce à la résolution 1701.

Fin août, le Conseil de sécurité devrait se réunir pour débattre de la reconduction du mandat de la FINUL. Israël aimerait que les derniers incidents au Liban lui servent d’argument pour souligner la nécessité de renforcer la présence et les activités de la FINUL. Si une modification du mandat de cette force est impossible, Israël estime néanmoins que l’on peut apporter des précisions quant aux règles d’engagement de la FINUL et faire en sorte qu’elle agisse avec une plus grande fermeté, en collaboration avec l’armée libanaise.

source : Revue de la presse israélienne au service de ‘Presse de l’ambassade de France’ en Israël.

24 juillet

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=14561

 

L’explosion du dépôt d’armes au Liban-Sud est une violation de la 1701, affirme la Finul.
Suite à l'incident survenu mardi dernier au cours duquel un dépôt d'armes du Hezbollah a explosé dans le village de Khirbet Selm au Liban-Sud, le bureau de communication des forces de la Finul a publié un communiqué dans lequel il indique qu'une réunion a regroupé le commandant en chef de la Finul, le général Claudio Graziano, le Premier ministre sortant, Fouad Siniora, et le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Jean Kahwagi, à Naqoura. Lors de la réunion, le général Graziano devait informer M. Siniora et le général Kahwagi de l'affaire du dépôt d'armes découvert à la suite de la série d'explosions.
« La Finul considère cet incident comme une violation de la résolution 1701, plus particulièrement de la clause relative à l'exclusion d'armes ou d'équipements non autorisés dans la région d'opération qui s'étend du fleuve Litani jusqu'à la ligne bleue », précise le communiqué.
Le communiqué précise en outre que la Finul a informé le siège des Nations unies de l'incident, soulignant qu'elle est en contact avec toutes les parties en présence pour les tenir au courant des développements.

De son côté, Israël a affirmé que le Hezbollah a secrètement stocké des roquettes et d'autres armes dans le sud du Liban.
L'État hébreu en veut pour preuve l'explosion de la cache présumée d'armes dans la zone frontalière où patrouille l'ONU.
Selon une source proche de la sécurité libanaise, l'explosion survenue mardi matin dans le village de Khirbet Selim a détruit des armes du Hezbollah, sans que l'on sache de quand elles dataient.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban a déclaré qu'elle avait ouvert une enquête avec l'armée libanaise.
Israël a accusé le Hezbollah de se réarmer en violation d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur le cessez-le-feu. Israël a lui-même enfreint cette résolution en multipliant les survols de la région par des avions militaires.
Un haut responsable militaire israélien a déclaré à des journalistes que l'explosion de mardi avait détruit un bâtiment.
Assurant ignorer ce qui a provoqué l'explosion, il a dit que le site figurait parmi les dizaines de dépôts de munitions et de roquettes qui seraient selon lui disséminés au Sud-Liban.
Le Hezbollah a rapidement bouclé le site de l'explosion et en a retiré du matériel, a dit le responsable israélien, ajoutant que l'armée libanaise a laissé faire le Hezbollah et n'a pas aidé la Finul à effectuer son travail dans le secteur.
« Même quand les forces de la Finul veulent aller quelque part, les forces du Hezbollah ne les laissent pas faire. Il y a une sorte d'accord entre toutes les forces selon lequel chacun sait qui est le plus fort », a-t-il dit.
Interrogée sur l'incident, la Finul a dit qu'elle avait ouvert une enquête conformément à son mandat.
« Hier, nous n'avons pas pu accéder à la zone pour des raisons de sécurité. La zone n'était pas assez sûre parce qu'il y avait encore un risque potentiel d'incendie ou d'explosion.

Mais nous avons bouclé la zone et ce matin, nous avons pu y accéder, a dit Andrea Tenenti, porte-parole de la Finul. D'après les informations préliminaires dont nous disposons, l'incident était une explosion causée par la
déflagration de munitions. »L'armée libanaise a fait savoir dans un communiqué qu'elle avait sécurisé l'endroit après l'explosion qui s'est produite, selon elle, dans des bâtiments désaffectés de Khirbet Selm.

16 juillet 2009
http://www.lorientlejour.com/article/625168/Lexplosion_du_dpt_darmes__au_Liban-Sud_est_une_violation_de_la_1701%2C_affirme_la_Finul.html

 

La Finul souligne la coopération permanente avec l’armée libanaise.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

La porte-parole de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) Yasmina Bouziane a indiqué hier que les incidents de Kherbet Selm ont eu lieu alors que les Casques bleus avaient auparavant « coordonné leur activité avec l'armée libanaise ».

Cette action est à placer dans le contexte de l'explosion du dépôt de munitions appartenant au Hezbollah qui a secoué la localité le 14 juillet, a souligné Mme Bouziane. « La Finul et l'armée continuent d'enquêter sur les circonstances de l'incident, notamment par rapport à la résolution onusienne 1701 », a-t-elle poursuivi avant de remercier l'armée libanaise pour ce qu'elle a fait « durant ces incidents » car son action a permis « d'éviter une escalade supplémentaire ». La porte-parole a d'autre part mis en exergue le respect par la Finul du « partenariat avec l'armée libanaise qui aide à consolider la stabilité sur le terrain ».

Le commandement de la Finul, a-t-elle ajouté, « restera en contact étroit avec l'armée libanaise pour toutes les actions ayant trait à l'application de la 1701, pour le bien des habitants du sud » du pays.
Il convient de rappeler par ailleurs que lundi dernier, des blindés israéliens s'étaient dirigés de l'intérieur des fermes de Chebaa vers le lieu de la violation de la ligne bleue à hauteur de la porte de Hassan.
Dans les faits, plusieurs blindés israéliens type Merkava se sont postés à l'endroit où un remblai avait été érigé sur la colline de Kfarchouba, à quelques dizaines de mètres de la porte de Hassan. L'armée libanaise et la Finul se sont tenues prêtes pour toute forme d'escalade. « Les fermes de Chebaa ne se situent pas dans la zone de compétence de la Finul, qui, elle, s'étend du fleuve Litani jusqu'à la ligne bleue », a-t-elle aussi relevé, avant d'ajouter que les Casques bleus n'avaient eu de cesse d'œuvrer en vue de réduire la tension qui commençait à monter lorsque « l'armée israélienne a érigé des remblais à Kfarchouba, puis lorsque les citoyens libanais se sont rendus sur le site afin d'y hisser le drapeau libanais ». « La Finul a rappelé aux deux parties leurs engagements respectifs pour que la ligne bleue soit respectée dans cette région. Nous sommes en contact avec les deux parties pour éviter toute escalade, et cette région ne tombe pas sous le coup de notre compétence ni sous la résolution 1701 », a-t-elle indiqué. Interrogée sur un éventuel changement des règles d'engagement dans la région sud du Litani, Mme Bouziane a déclaré que les Casques bleus œuvrent
conformément au mandat qui leur a été délivré par la résolution 1701. « C'est le Conseil de sécurité qui décide dans ce cas, et les règles d'engagement doivent être discutées au niveau de ce Conseil et au niveau des parties concernées. La Finul ne se mêle pas de cela. »
Williams souligne la « fragilité de la situation »
C'est dans ce contexte que le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU Michaël Williams a indiqué, à l'issue d'une réunion avec le président de la Chambre Nabih Berry, que « les Casques bleus coopèrent avec sérieux afin de garder la situation sous contrôle ». L'ONU a demandé à toutes les parties de « respecter la résolution 1701 (...)
J'ai discuté avec M. Berry et le Hezbollah pour examiner ce que le Liban peut faire ainsi qu'Israël afin d'éviter d'autres incidents. Au vue de la fragilité de la situation, nous exhortons toutes les parties à faire preuve de retenue et ne pas être à l'origine d'actions susceptibles de donner lieu à des conséquences indésirables. J'ai également discuté de la nécessité de respecter toutes les dispositions de la 1701 hier (lundi) avec le Premier ministre désigné Saad Hariri et Fouad Siniora ».
M. Williams s'était auparavant réuni avec le responsable de liaison du Hezbollah, Wafik Safa, qui avait fait valoir que le texte de la 1701 ne permet pas aux Casques bleus d'effectuer « une quelconque perquisition à l'intérieur des habitations ». MM. Safa et Williams se sont aussi entendus pour renforcer « les rencontres de coopération avec les unités de la Finul de manière à instaurer de nouveau un climat de confiance entre la Finul et les habitants du Sud ». Lundi chez Siniora, M.
Williams n'a pas hésité à exprimer son inquiétude par rapport à la situation qui prévaut dans le Sud, et a mis l'accent sur la nécessité de « faire diminuer la tension » dans cette région car « l'escalade sera
néfaste pour la 1701 et le Liban ». Lundi également, Michaël Williams s'était réuni avec le Premier ministre désigné Saad Hariri avec lequel il a longuement examiné la situation qui prévaut au Sud. Il a appelé dans ce cadre « toutes les parties » à « renouveler leur engagement à l'égard de la 1701 » ainsi qu'à une coopération « permanente entre les Casques bleus et l'armée » dans le cadre de l'application de la 1701.
À Aïn el-Tiné hier, et après avoir rencontré le responsable des relations internationales du Hezbollah Ammar Moussaoui, l'ambassadeur de France au Liban, André Parant, a estimé quant à lui que « toutes les parties se doivent de respecter la décision 1701 et de coopérer avec la Finul et l'armée » libanaise. « J'ai exprimé l'intérêt que portent la France, les Nations unies et un grand nombre de nos partenaires pour la situation au Sud ». Chez Moussaoui, M. Parant a donc surtout discuté de
la 1701, et le responsable du Hezbollah lui a indiqué qu'il fallait « œuvrer dans le cadre des procédures de la 1701 » et que le Hezb était prêt à « toute coopération ».

22 juillet 2009
http://www.lorientlejour.com/article/625685/La_Finul_souligne_la_coopration_permanente_avec_larme.html


Conseil de sécurité

L’incident de Kherbet Selm devant le Conseil de sécurité
Le Conseil de sécurité de l'ONU va se saisir du double incident deKherbet Selm : l'explosion d'un dépôt d'armes du Hezbollah et des soldats de la Finul caillassés.

Il en discutera lundi. Tenants et aboutissants de cet incident feront l'objet d'un rapport conjoint armée-Finul. Daniel Shapiro, directeur des Affaires du P-O au Conseil national de sécurité américain, qui a été reçu hier par Sleiman, Sinioraet Hariri, et que Berry a refusé de rencontrer, a demandé à en prendre connaissance.

25-07
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7 Les brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

7-1 Nasrallah : Israël cherche à étendre son hégémonie sur le Liban.
À l'occasion d'une cérémonie de commémoration du décès du chef du Front de l'action islamique, cheikh Fathi Yakan, emporté par la maladie depuis plus d'un mois, le secrétaire général du Hezbollah a prononcé un discours dans lequel il a salué l'engagement du défunt en faveur de la cause arabe et palestinienne, et son soutien continu à la résistance.
Dans son intervention, Hassan Nasrallah a rendu hommage à celui « qui a fait preuve d'une compréhension approfondie de la réalité de la crise libanaise et de la lutte engagée dans la région et dans le monde islamique ». Rappelant son rôle actif durant et après la guerre de juillet 2006, Hassan Nasrallah a rappelé les circonstances qui ont abouti à « des développements dangereux » au lendemain de l'agression israélienne contre le Liban, illustrés notamment par les clivages qui ont marqué la scène politique intérieure.
« Nous avons toujours affirmé et nous continuons à dire que les divisions sont de nature politique et non confessionnelle », a-t-il dit en allusion à ceux qui avancent la thèse d'un conflit sunnito-chiite.
S'adressant « aux musulmans en particulier », le secrétaire général du parti chiite a indiqué que certains continuent de tabler sur le clivage interne en nourrissant la haine communautaire « dans l'espoir d'aboutir à provoquer des zizanies confessionnelles », a-t-il ajouté.
Évoquant les rumeurs faisant état d'une nouvelle guerre israélienne contre le Liban, Hassan Nasrallah a relevé que le ton s'est effectivement élevé du côté israélien, soulignant que l'État hébreu essaye, depuis la guerre de juillet 2006, de pallier ses lacunes grâce à des manœuvres et des entraînements militaires, et en définissant de nouvelles stratégies. « Ils font part de leur intention d'éradiquer la résistance alors que c'est le Liban qu'ils ciblent dans la réalité. Ce qu'ils veulent en fait, c'est étendre leur hégémonie sur le pays, sur son territoire et ses ressources hydrauliques. » Et de conclure en se demandant ce que feront le Liban et le monde arabe si ces pronostics viennent à se concrétiser.

22 juillet
http://www.lorientlejour.com/article/625686/Nasrallah%3A_Isral_cherche__tendre__son_hgmonie_sur_le_Liban.html


7-2 Vers un arrangement souple sur l’arsenal du Hezbollah.
.Extrait

Le conflit intérieur sur l'arsenal du Hezbollah avait beaucoup perdu de son acuité, après le discours de Netanyahu confirmant son refus d'aller vers une paix régionale équitable.

Mais l'affaire de Kherbet Selm modifie les donnes. Du coup, on reparle de la nécessité de traiter assez vite la question de l'armement, par le dialogue, dans le cadre d'une stratégie de défense.

Sinon pour le mettre à la disposition de l'État,du moins pour que le Hezb ne s'en serve pas avant d'en avoir référé aux autorités légales.
Le Hezbollah laisse entendre qu'il accepte désormais cette harmonisation entre la Résistance et l'État qu'il rejetait antérieurement. Il admet qu'avant utilisation de ses armes, dans quelle direction que cela soit, il lui faut se concerter avec l'autorité publique.

De l'harmonisation à la coordination-coopération, il n'y a qu'un pas qui devrait être rapidement franchi. Étant déjà entendu que le potentiel militaire du Hezb ne peut servir que face à l'ennemi israélien et non à l'intérieur, comme instrument purement milicien que l'État aurait le droit, et même le devoir, de contrer par tous les moyens.
D'ailleurs, la Résistance devrait s'inscrire, à la base, comme une force de soutien à l'armée nationale et non plus comme un électron libre. On ne doit pas oublier, en effet, la primauté de la légalité internationale et de ses édits, dont la 1559, la 1680 et la 1701. Ces résolutions donnent un ordre, il n'y a pas d'autre mot, tout à fait clair, net et précis : l'État libanais doit être en mesure d'étendre son autorité sur la totalité du territoire national par le truchement de ses forces régulières, seules autorisées à détenir un arsenal. Les textes précisent, en référence à l'armement privé dit de poing, qu'il ne peut exister sans permis du gouvernement libanais. Il en va de même, ajoutent les résolutions onusiennes, pour les ventes ou fournitures d'armes et
d'équipements militaires en rapport avec le Liban.
Ces dispositions, le Liban n'a pas été en mesure de leur donner corps. Car leur application dépend moins de lui, en réalité, que d'Israël et de la Syrie. On sait ainsi que, pendant plus de vingt ans, Israël a réussi à bloquer la 425. En poussant le défi lancé à l'ONU jusqu'à exiger des négociations de paix séparée avec le Liban, alors que la résolution en question ordonnait un retrait israélien immédiat et sans condition. La libération du Liban-Sud ne s'est faite qu'au bout d'une longue lutte menée par la Résistance, le Hezbollah prenant le relais.
Pour ce qui est de la 1701, la seule disposition qui en a été exécutée reste le déploiement de l'armée et de la Finul sur la bordure frontalière méridionale, après le retrait des Israéliens derrière la ligne rouge et du Hezbollah derrière la rive nord du Litani. Ce qui a entraîné un arrêt des opérations militaires, mais pas des transgressions aériennes ou maritimes israéliennes.

Les autres points, dont le
désarmement des milices libanaises ou autres et le verrouillage de la frontière avec la Syrie, sont restés lettre morte.
On se retrouve, en fait, avec l'histoire de la poule et de l'œuf. Israël justifie ses survols par la nécessité de surveiller le Hezbollah et l'afflux d'armes qu'il reçoit à travers la frontière syrienne, en violation de la 1701.

Émile Khoury |

 25/07/2009
http://www.lorientlejour.com/article/626018/Vers_un_arrangement_souple_sur_larsenal_du_Hezbollah.html


7-3 Des Libanais repoussent les provocations des Casques bleus français.

Parce que les maisons des habitants du Liban-sud sont inviolables voire sacrées, parce que la FINUL a agi derrière le dos de l’armée libanaise, la réaction a été de la taille de la provocation à laquelle il est difficile de garder son sang-froid.
En effet, surprenant tout le monde, et sans même avertir ou même coordonner avec l’armée libanaise, les forces françaises opérant dans le cadre de la FINUL ont tenté d’assiéger une maison du quartier résidentiel dans la ville méridionale de Khirbat Silm, un prélude à un raid sur un certain nombre de maisons voisines.
Un acte qui a provoqué la colère des habitants de la région, qui dans un geste spontané, sont sortis de leur maisons protestant contre ce qu’ils estiment une violation de leur maisons sacrées, obligeant la force internationale à rebrousser chemin sous une grêle de pierres d'autant plus que l'armée libanaise n'était pas au courant de cette démarche.
Après le retrait de la force internationale, une autre force onusienne a tenté de pénétrer le village Bir el-Salesel, sauf qu’elle a été mal accueillie par les habitants du village qui ont organisé un sit-in, coupant la route avce des pneus, empêchant l'entrée de la FINUL, les soldats ont tiré en l'air pour intimider les manifestants, et l'un de ses véhicules a écrasé un de ses éléments avant de heurter une voiture garée sur le côté de la route.
L'armée libanaise est alors intervenue, calmant les habitants et réouvrant la route après le retrait de la force internationale en dehors de la ville.
Commentant les faits, Yasmina Bouziane, porte-parole de la FINUL, a affirmé que suite aux explosions signalées dernièrement au village Khirbit Selem, Liban Sud, une patrouille de la FINUL était présente, à une distance de un kilomètre de l'endroit des explosions, pour poursuivre l'enquête, lorsqu'une centaine de personnes se sont rassemblées et ont lancé des pierres sur les soldats de la FINUL.
La porte-parole poursuit et ajoute que la FINUL a déployé des forces supplémentaires lorsque le nombre de protestataires a augmenté, et ce pour contenir la situation. Une des patrouilles de la FINUL a même tiré en l'air avant de quitter le village pour disperser les manifestants

Al Manar

19-07-2009

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12373&type=communique&lesujet=Collabos



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


26/07/2009

n°278 - Les dossiers - 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan - 23-07 - Début - La guerre d’Obama.

n°278 -  Les  dossiers - 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan - 23-07 - Début - La guerre d’Obama.



                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers   'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan

   n°278                                                                                                                             23-07/09

      C.De Broeder            &               M.Lemaire                       

 



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Sommaire :

Tiré à part :

Bill Van Auken : La guerre d’Obama.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Marie Nassif-Debs:  Analyse objective du discours de Barak Obama : « La paix » construite sur l’oppression.

1-2 Obama exige le droit d’emprisonner des « combattants » acquittés au cours de procès.

Suite

1-3 Jean Glavany : Ouvrir un chemin vers la paix en Afghanistan. ?

2 Annexe

2-1 Obama : jeune, élégant...et toujours plein d'humour !

2-2 Olga Chetverikova : Une crise utilisée comme moyen pour instaurer un État totalitaire mondial.

2-3 Leuren Moret : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.

Bruno DRWESKI : Commentaire sur : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.

 



 Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants ...



Tiré à part :

Bill Van Auken : La guerre d’Obama.

Au fur et à mesure qu’Obama s’approche de la fin de son sixième mois à la Maison Blanche, les preuves s’accumulent qui montrent que son gouvernement n’en est qu’au début de ce qui ressemble de plus en plus à une escalade durable et majeure de la guerre américaine en Afghanistan.

Élus en grande partie en raison de l’hostilité des travailleurs américains envers la politique militariste du gouvernement Bush, Obama et le Pentagone mènent une brutale campagne anti-insurrection de plus en plus intense qui pourrait dépasser le carnage commis en Irak et se prolonger encore pour dix ans.

Le mois de juillet, à peine plus qu’à moitié entamé, est déjà le mois le plus mortel pour les forces sous commandement américain depuis que la guerre a commencé, il y a presque huit ans.

Un total de 46 soldats des troupes d’occupation a été tué, dont 24 américains.

Ce taux de mortalité – approximativement trois par jour – équivaut à celui des combats les plus intenses en Irak.

Pour les troupes gouvernementales afghanes, ce taux est encore plus élevé, le régime de Kaboul annonce qu’entre six et dix membres de la police nationale sont tués chaque jour.

Comme à chaque fois, le prix le plus élevé est payé par les Afghans eux-mêmes, ils sont de plus en plus nombreux à se faire tuer et subissent directement les conditions de l’occupation étrangère lorsque les troupes américaines mènent leurs opérations de « nettoyage ».

Une indication révélatrice de la violence employée contre les Afghans a été donnée la semaine dernière par l’armée de l’air américaine ; elle a annoncé qu’elle avait largué 437 bombes sur l’Afghanistan en juin. Toujours selon l’armée de l’air, le nombre des missions de soutien des troupes au sol menées pour l’année 2009 par des avions américains s’élevait à 17 420 à la fin juin. À comparer aux 19 092 missions pour la totalité de l’année 2008.

L’utilisation croissante des bombardements aériens est symptomatique de troupes au sol dangereusement dispersés. Ses effets sur la population civile ont été une succession de massacres horribles, dont la mort en mai dernier de plus de 140 personnes déchiquetées par un raid américain contre deux villages de la province de Farah à l’ouest de l’Afghanistan.

L’amplification initiale de l’intervention sous contrôle américain fera plus que doubler le nombre de soldats américains dans le pays, de 32 000 à 68 000. Ils s’ajoutent aux 36 000 soldats d’autres pays de l’OTAN.

L’aspect le plus visible de cette augmentation des effectifs est le déploiement de 4 000 marines américains, ainsi que des centaines de soldats anglais, dans une offensive dans la province d’Helmand au sud de l’Afghanistan, considérée comme un bastion de la résistance.

L’opération Kandjar, comme elle est nommée, prends la tournure d’un fiasco, l’importante force américaine ne parvenant pas à engager le combat avec les insurgés. Ces derniers se sont fondus dans la population, tout en menant des attaques de guérilla qui ont prélevé un lourd tribut, particulièrement sur les troupes britanniques.

Dans les zones où la force américaine opère au Helmand, les insurgés retournent dans la population civile ou se retirent en lieux sûrs derrière la frontière du Pakistan. Mais la taille de la force d’occupation est totalement inadaptée pour tenir ces zones ou empêcher les insurgés de revenir une fois qu’elle est partie.

La menace d’une guerre bien plus sanglante s’est fait très précise dans les déclarations récentes des commandants militaires américains de haut rang.

Parmi les plus directs, il y a eu l’amiral Michael Mullen, président de la conférence des chefs d’état-major, qui a visité le quartier général américain de la base aérienne de Bagram, près de Kaboul, mercredi. Mullen a prévenu que les forces américaines devraient mener des « combats très difficiles » et a déclaré qu’il ne savait pas combien de temps la guerre continuerait.

« Je sais que les choses se sont détérioré progressivement au cours des trois ans, trois ans et demi, depuis 2006, » a-t-il déclaré à la BBC. « Et les Talibans sont devenus bien meilleurs, ils sont bien plus violents, ils sont bien plus organisés et il va donc y avoir des combats correspondant à cela. »

Si après huit années, les conditions pour les troupes d’occupation américaines se sont « détériorées progressivement » et si les insurgés sont devenus « meilleurs, » « plus violents » et « plus organisés, » ce ne peut être qu’une indication de l’hostilité des Afghans à l’occupant, qui garantit un nombre croissant d’insurgés et un large soutien populaire à leur lutte.

L’intensification de la présence américaine a été sévèrement limitée dans sa portée par son incapacité à mobiliser une force afghane significative pour se battre aux côtés des troupes américaines. Alors que les commandants américains prévoyaient un soldat afghan pour chaque Américain dans l’offensive du Helmand, seulement 650 afghans ont été déployés aux côtés des 4 000 américains.

Cette intensification américaine a également échoué à obtenir le soutien espéré de la part de l’armée pakistanaise, qui était censée être déployée pour bloquer les combattants Talibans qui essayaient de passer la frontière. Les troupes pakistanaises restent empêtrées dans la campagne lancée par les États-Unis dans le nord-est du pays, laquelle a fait 2,5 millions de réfugiés internes.

Tandis que les commandants américains décrivent cette escalade en Afghanistan comme un effort pour gagner la population à leur cause, en réalité la violence militaire à grande échelle est déchaînée contre un peuple appauvri pour le pousser à se soumettre.

Les prétextes d’origine donnés pour mener la guerre en Afghanistan ont été abandonnés en cours de route. La loi sur l’autorisation de l’usage de la force militaire passée par le Congrès américain à la suite des attaques du 11 septembre 2001 contre Washington et New York était censée permettre à l’armée américaine de poursuivre ceux qui étaient accusés de ces atrocités – Al Quaida et Oussama Ben Laden, des noms qui, actuellement, ne sont quasiment plus mentionnés dans les cercles dirigeants de Washington.

Quant au désir attribué à Bush d’exporter la démocratie au peuple Afghan, Obama a explicitement rejeté un tel but comme quelque chose d’irréaliste. À la place, l’Afghanistan aura des élections le 20 août, pour lesquelles tout le monde admet que le président Hamid Karzai, immensément impopulaire, sera réélu grâce au réseau de corruption qui le lie aux seigneurs de guerre et aux milieux criminels. Le résultat inévitable en sera une colère populaire renforcée contre le régime de Kaboul et les troupes américaines qui le protègent.

La seule raison qui subsiste pour ce qui est maintenant une guerre qu’Obama a repris à son compte, c’est la seule véritable depuis le début – l’utilisation de la puissance militaire américaine pour garantir la domination de Washington sur cette région d’Asie Centrale riche en pétrole et vitale d’un point de vue géostratégique.

Les galonnés américains militent ouvertement pour l’envoi de plus de troupes pour réaliser cet objectif. Les implications de ces demandes sont apparues clairement jeudi lorsque le ministre de la défense Robert Gates a dit qu’il envisageait de proposer d’augmenter la taille de l’armée américaine de 30 000 soldats pour alléger les tensions causées par l’envoi de renforts en Afghanistan et l’occupation de l’Irak qui se poursuit.

Il ne pourrait y avoir de charge plus accablante contre le gouvernement d’Obama. Élu sur une vague de sentiment anti-guerre, son gouvernement se prépare à augmenter les effectifs de l’armée des États-Unis pour mener une sale guerre coloniale qui s’éternise. Pendant ce temps, les officiers de haut rang exercent leur influence politique considérable sur le gouvernement d’une manière encore plus directe et ouverte que sous le gouvernement Bush.

Le militarisme américain sous Obama bénéficie du soutien de l’ensemble de l’establishment politique. Le congrès démocrate vote le financement des guerres, les grands médias répètent la propagande de guerre de la Maison Blanche et du Pentagone, et les prétendues organisations « de gauche » qui se tournaient par le passé vers les actions de protestation ont mis un terme à leurs manifestations et acceptent tacitement la guerre d’Obama.

Néanmoins, il reste une profonde hostilité envers la guerre parmi les masses de travailleurs américains, qui en fin de compte devront payer le prix du militarisme, par des atteintes de plus en plus profondes à leur niveau de vie, de plus en plus de soldats morts et blessés, et, finalement, le retour de la conscription pour remplir les rangs d’une armée en expansion. La lutte contre la guerre ne peut être menée que par la mobilisation indépendante de la classe ouvrière contre le gouvernement Obama et le système de profit capitaliste qui nourrit le militarisme.

WSWS, paru le 17 juillet 2009.(Article original en anglais,

source : www.mondialisation.ca ,

Comité Valmy

23 juillet 2009

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article337



1  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Marie Nassif-Debs:  Analyse objective du discours de Barak Obama : « La paix » construite sur l’oppression.

Extrait

Nous ne pensons pas aller à l’encontre de la vérité si nous disons que le discours tenu par le président étasunien Barak Obama, le 4 juin à l’université du Caire, n’a pas avancé une nouvelle position dans la politique extérieure des Etats-Unis. En effet, ce discours, qui fut précédé, quelques jours plus tôt, par un retour à la « Feuille de route », préparée à Oslo il y a plus de seize ans et dont l’exécution n’a jamais dépassé la première clause de « Gaza et Jéricho », a constitué la suite logique de la politique suivie par toutes les administrations étasuniennes depuis Richard Nixon et son ministre des Affaires étrangères, Henry Kissinger.

Indépendamment du langage fleuri et aussi des fréquentes citations du Coran, qui s’étendit longuement sur la nécessité du dialogue entre l’Occident « chrétien » et l’Islam, le discours s’appuya sur le raisonnement sophiste qui, sous couvert de logique, visait réellement à tromper. Voilà pourquoi, nous dirons que le président des Etats-Unis n’a pas « prononcé une parole juste », contrairement au premier verset (ayat) cité par lui. Et voilà pourquoi nous avons décidé de mettre à nu les idées contenues dans son discours, selon la traduction officielle qui nous est parvenue.

Obama, l’Islam et l’Arabité

Dans sa première partie, le discours s’est appuyé sur une toile de fond disant que la guerre menée contre l’Occident vient d’une seule direction, celle des musulmans. C’est pourquoi, prêche le discours, c’est une guerre de religion basée sur d’autres guerres de religions très anciennes dans le temps, mais aussi sur la période du colonialisme qui « priva les musulmans de certains droits et de certaines chances », pour arriver, enfin, à l’incapacité des musulmans à s’habituer « au changement extrême dû à la mondialisation et au modernisme, ce qui poussa certains musulmans à considérer l’Occident comme ennemi des traditions islamiques » !!!

Cette logique renferme deux grandes erreurs. La première consiste à vider les croisades et, plus tard, le colonialisme de leur contenu économique et de leurs deux caractéristiques d’oppression et d’exploitation ; surtout que les Croisés et les colonialistes n’avaient fait aucune différence entre musulmans et chrétiens d’Orient. Nous nous contenterons, à ce propos de parler des événements historiques qui avaient accompagné la chute de Constantinople et le rôle joué par certains Etats chrétiens, dont Gênes, afin de faciliter la prise de cette ville par les Ottomans du Sultan Mohammad V et de supprimer, par là, une concurrence gênante. Quant à la seconde erreur, elle consiste à vouloir dire que la lutte menée par les peuples arabes est une lutte « religieuse » ou, plutôt, une lutte menée par quelques obscurantistes « qui sèment la haine et la préfèrent à la coopération qui pourrait aider nos peuples à réaliser le progrès », comme le dit si bien le discours…

Ajoutons à tout cela que cette théorie à propos de l’Occident et de l’Islam et du dialogue qui doit avoir lieu entre eux nie la présence des nations et des Etats dans la régions ; il bannit le concept de l’arabité et la présence d’un monde arabe que Barak Obama n’a cité l’existence qu’une seule fois, en passant, parce qu’il voulait attribuer à la lutte des peuples arabes contre l’occupation israélienne la cause seconde de la tension dans la région. D’ailleurs, en niant l’arabité des peuples de notre région, le président des Etats-Unis préparait le terrain à ce qu’il allait dire, un peu plus loin, à savoir que nous devons tous « admettre que le désir des juifs d’avoir une patrie à eux est un désir ancré dans une histoire dramatique que personne ne peut nier ». Ainsi, il transformait les juifs en une nation, contrairement à tout ce qui est à ce propos, y compris par des historiens israéliens, et ouvrait la porte toute grande devant ce qu’il avait déjà promis, lors de sa campagne électorale : Israël est l’Etat des juifs dans le monde. Ce qui nous ramène aux enseignements des conservateurs appelés « zionist christiens », amis de Georges W. Bush, et à leur mot d’ordre concernant le « transfert » des Palestiniens, y compris ceux qui n’ont pas quitté leurs terres en 1948.

Les erreurs et les justifications

Nous mettons en avant quelques exemples de ces erreurs contenues dans le discours :

1-En ce qui concerne l’agression étasunienne en Afghanistan, Barak Obama dit : »Nous ne sommes pas allés par libre choix mais par nécessité », mettant ainsi en avant les événements sanglants du 11 septembre 2001 et la responsabilité reconnue par l’organisation Al-Qaëda. Cependant, il a oublié de dire que la présence de son pays en Afghanistan revient à quelques vingt ans plus tôt, aux années quatre-vingts, quand la CIA, avec Oussama Ben Laden et le groupe des Talibans (alors appelés « moudjahiddins »), organisait les campagnes militaires contre la présence armée soviétique. D’ailleurs, la CIA a bien su utiliser ces mêmes groupes afin de propager la culture de l’opium qui lui avait servi à financer ses actions subversives ainsi que celles de ses amis « Contras » et autres en Amérique latine. Enfin, M. Obama a oublié de préciser qu’au moment où une campagne de protestation couvrait le monde contre la répression des femmes, les assassinats des militants et la destruction des statues bouddhistes et autres vestiges des civilisations anciennes en Afghanistan, Washington fut la seule capitale, ou presque, à reconnaître le gouvernement des Talibans et à lui présenter aide et assistance.

D. Marie NASSIF-DEBS 

(Article paru dans le bimensuel An-Nidaa)

Comité Valmy


1-2 Obama exige le droit d’emprisonner des « combattants » acquittés au cours de procès.

(Vastes pouvoirs extra constitutionnels)

Lors de dépositions faites devant le Sénat américain la semaine dernière, les responsables légaux du gouvernement Obama ont non seulement défendu le système des tribunaux militaires bidons mis en place par l’administration Bush, mais ils ont encore proclamé le droit de l’actuel gouvernement de maintenir des prisonniers en détention illimitée même si ceux-ci ont été acquittés au cours d’un procès et si les soupçons de crimes relevant du terrorisme ne pèsent plus sur eux.

Cette exigence de vastes pouvoirs extra constitutionnels n’est que la plus récente d’une longue suite de décisions prises par l’administration démocrate et démontrant la continuité de cette administration avec celle de Bush pour ce qui est du militarisme et des attaques sur les droits démocratiques.   

La déposition faite devant la Commission du Sénat pour les forces armées par le principal avocat du Pentagone et par le chef de la division pour la sécurité nationale du département de la Justice eut lieu dans le contexte d’une tentative du Congrès de reconfigurer le système des tribunaux militaires mis en place sous l’administration Bush.

En 2006, le Congrès avait passé le Military Commissions Act (Loi sur les commissions militaires) pour essayer de donner une apparence légale aux cours martiales mises en place pour juger les soi-disant « combattants ennemis » et qui avaient été jugées non constitutionnelles par la Cour suprême américaine. La Haute Cour avait ensuite également passé un jugement en opposition au système des tribunaux militaires révisé par le Congrès.   

Les efforts actuels, tout comme ceux d’il y a trois ans, ont pour but de parer à des remises en cause réussies du système en question par les tribunaux. La Commission du Sénat pour les forces armées avait introduit une nouvelle législation sur les « commissions militaires » le mois dernier dans le cadre de la loi budgétaire militaire pour 2010.

Comme le dit le président démocrate de la commission sénatoriale, Carl Levin du Michigan, le but de cette législation était de substituer aux anciennes « de nouvelles procédures et un nouveau langage » qui « restaurerait la confiance dans les commissions militaires ».

Mais comme l’ont montré les avocats de l’administration, tout changement reviendra à un pur changement de décor dans un système digne de George Orwell où le gouvernement détermine qui est apte à juger, si les accusés sont envoyés devant un tribunal militaire ou un tribunal civil et même si on libère ceux qu’on aura innocentés. 

L’avocat du département de la Justice, David Kris, dit à la Commission sénatoriale que les procureurs civils et militaires débattent encore sur la question de savoir si de nombreux détenus qu’on a décidé de juger le seront devant un tribunal militaire ou civil.

« Il s’agit là d’un jugement impliquant un grand nombre de faits et qui exige une appréciation soigneuse de toutes les preuves » dit Kris. Il admit qu’une forme de jugement quelle qu’elle soit était préférable à une situation où on poursuivait la détention des prisonniers en tant que « combattant illégal ».

Mais ce qui est clair, c’est que ce processus « impliquant un grand nombre de faits » a pour but de déterminer quels prisonniers peuvent passer devant un tribunal civil, lesquels doivent être envoyés devant un tribunal militaire étant donné la faiblesse des preuves contre eux et lesquels seront simplement détenus sans procès parce qu’il n’y a pas de preuve utilisable dans l’un ou dans l’autre type de tribunal. Dans un tel système, tous doivent être trouvés coupables, la seule question est par quels moyens.

Une autre inquiétude de l’administration est sans aucun doute celle de maintenir hors des séances publiques les affaires qui pourraient faire connaître les crimes haineux commis par l’appareil militaire et l’appareil de renseignement américain dans la « Guerre contre la terreur » parmi lesquels il y a la torture, la « restitution extraordinaire » et les meurtres. 

La Maison-Blanche d’Obama a montré à maintes reprises sa détermination à couvrir ces crimes, en s’opposant, entre autres, à une décision de justice selon laquelle le Pentagone devait rendre publiques les photos de torture. Cela comprend aussi la tentative du département de la Justice de faire annuler les défis légaux contre les pratiques de l’administration Bush, y compris la restitution extraordinaire, la torture et l’espionnage intérieur illégal.

Avec Kris témoignait aussi Jeh Johnson, l’avocat en chef du département de la Défense. Celui-ci, argumenta en faveur du supposé pouvoir du président de maintenir en prison des détenus sans qu’ils soient jugés par un tribunal quel qu’il soit et de faire retourner des hommes en prison sans nouvelle accusation ou sans nouveau procès.   

« Il y aura à la fin de cette revue une catégorie de gens dont nous pensons, dans cette administration, qu’ils doivent rester en prison pour des raisons de sécurité publique et nationale » dit Johnson. « Et ce sont des gens à qui on ne fera pas forcément un procès. »

Il continua ainsi: « La question de ce qui se passe s’il y a un acquittement est une question intéressante ; nous parlons de cela souvent au sein de l’administration. Si pour une raison ou pour une autre, la personne ne reçoit pas une longue peine de prison, alors pour une question d’autorité légale, je pense que c’est notre opinion que nous devrions avoir la capacité de détenir cette personne ».

Johnson indiqua que de tels pouvoirs extraordinaires, qui sont la continuation de la répudiation de l’habeas corpus (un droit-clé, celui permettant de s’opposer à l’emprisonnement arbitraire) par l’administration Bush, vient de l’autorisation de la législation d’« usage de la force militaire » passée en 2001 à la suite des attaques terroristes du 11 septembre. C’est là le même prétexte légal fourre-tout utilisé par l’administration Bush pour justifier ses mesures anti-constitutionnelles.

Un membre du Congrès décrivit, de façon juste, comme des « parodies de procès » un système dans lequel des poursuites sont entreprises devant des tribunaux militaires ou civils selon l’endroit où elles sont assurées d’aboutir à une condamnation et dans le cas, peu probable, où un accusé parviendrait à échapper à la condamnation, le système peut, dans tous les cas, le renvoyer en prison. 

« Ce qui me tracasse est qu’ils semblent dire, "nous disposons de preuves suffisamment solides contre certaines personnes, alors on leur fera un procès en bonne et due forme" », dit le représentant au Congrès Jerrold Nadler (démocrate, New York) au Wall Street Journal. Poursuivant, il dit : « Pour certaines personnes, le dossier n’est pas si convaincant, alors on leur fera un procès un peu moins en bonne et due forme. On leur donnera juste assez de bonne et due forme pour garantir une condamnation parce que nous savons qu’ils sont coupables. Ceci n’est pas un procès en bonne et due forme, c’est une parodie de procès. » Nadler préside un sous-comité judiciaire du Parlement qui a tenu une audience sur les commissions militaires la semaine dernière.

Dans sa déposition, Kris, du département de la Justice, reconnut que le fait de savoir si des accusations de « soutien matériel au terrorisme » peuvent  faire l’objet d’un procès devant un tribunal militaire, qui, selon Obama n’existera que pour poursuivre des violations du droit de guerre, soulevait de « sérieuses questions ».

Mais il montra clairement que les avocats de l’administration avaient décidé que l’accusation de « soutien matériel » pouvait faire l’objet d’un procès devant une commission militaire et, dans la plupart des cas, être associées à des accusations de conspiration qui aideraient à faire tenir les condamnations en cas d’appel.

Ce point est significatif étant donné que la grande majorité de ceux qui sont détenus à la prison de la marine à Guantanamo Bay (Cuba) ainsi que les milliers de personnes qui ont été jetées en prison en Irak et en Afghanistan et dans des « sites noirs » de la CIA dans le monde entier, n’ont été accusés d’aucun acte terroriste spécifique. Ils sont bien plutôt accusés, sur la base de très peu de preuves ou pas de preuves du tout, de soutien à, ou d’association avec, des terroristes.

Le « soutien matériel au terrorisme » a aussi été le principal chef d’accusation dans toute une suite de machinations judiciaires aux Etats-Unis mêmes et dans lesquelles des dizaines d’individus ont été piégés par des agents provocateurs du gouvernement au cours d’opérations « complot terroriste » montées par le FBI. 

Les avocats du  Pentagone et du département de la Justice ont affirmé que l’administration et la commission sénatoriale étaient du même avis pour ce qui était d’interdire l’usage de confessions obtenues sous la torture pour condamner ceux qui passaient devant des tribunaux militaires. Des divergences sont cependant apparues entre l’avocat du département de la Justice Kris et un responsable légal de haut rang en uniforme qui faisait également une déposition.  

Tandis que Kris avertissait de ce que l’usage de confessions « involontaires » pouvait conduire à ce que des condamnations pouvaient être cassées en appel, le vice-amiral Bruce MacDonald, avocat général de la marine, arguait qu’un juge militaire devait être capable d’évaluer la « fiabilité » de « déclarations forcées » en décidant si elles pouvaient être retenues en tant que preuve.

Les avocats de l’administration ont aussi soutenu une disposition dans la législation passée par la Commission sénatoriale, qui permet l’usage de preuves basées sur le « on-dit » et qui serait exclu dans un tribunal civil. Comme le dit Kris, l’usage de ce genre de preuve est nécessaire « étant donné les circonstances uniques des opérations militaires et de renseignement ».

Le témoignage de l’avocat du Pentagone Jeh Johnson a aussi remis en cause l’engagement d’Obama de fermer la prison de Guantanamo jusqu’au 22 janvier 2010. Il accepta le fait que de nombreux dossiers ne seraient pas près d’ici janvier prochain et refusa de dire où les tribunaux militaires seraient installés, disant que l’administration considérait « différentes options ». Il y a quelques mois, le Congrès avait bloqué le financement du transfert de détenus vers les Etats-Unis.

Dans son témoignage devant la commission parlementaire mercredi, un ancien procureur à Guantanamo fit une condamnation cinglante du système des tribunaux militaires, y compris celui, proposé sous forme rénovée, par l’administration Obama.

Le lieutenant-colonel Darrel Vandeveld, parlant devant une commission juridique de la Chambre, dit qu’il était le septième procureur militaire de Guantanamo à démissionner parce qu’il ne pouvait pas « moralement ou légalement poursuivre l’accusé dans le cadre du système des commissions militaires ». 

La législation du Sénat, accusa-t-il, laissait en place un système qui est « illégal et anti-constitutionnel » et qui sert à « saper les valeurs fondamentales de justice et de liberté ».

Disant qu’il était allé à Guantanamo comme un « vrai croyant », Vandeveld précisa que sa conception avait été radicalement changée par le cas du jeune Afghan qu’il avait pour tâche de poursuivre, Mohammed Jawad.

Il décrivit ainsi les éléments de base de l’accusation contre Jawad qui pouvait avoir 12 ans lors de son arrestation par les troupes américaines en Afghanistan : « Une confession obtenue sous la torture, deux tentatives de suicide de la part de l’accusé, des interrogatoires injurieux, la retenue de preuves à décharge vis-à-vis de la défense, l’incompétence juridique et des tentatives hideuses de couvrir les fautes d’un système irrémédiablement ruiné ». 

L’administration Obama continue de détenir ce jeune qui fut confronté à la détention, à la torture et aux injures pendant près de sept ans, sur la base d’aveux extraits sous la torture.

Ce qui devient de plus en plus évident, c’est que l’actuelle administration maintient et étend l’infrastructure d’Etat policier créée par son prédécesseur avec l’affirmation bidon qu’un « procès en bonne et due forme » a été rétabli et qui ne sert qu’à donner à ce système hors de la légalité une apparence de légitimité. 

Ce système n’affectera pas seulement les 229 détenus de Guantanamo, bien que ce ne soit pas là une mince affaire, étant donné que des hommes innocents y ont été emprisonnés et torturés pendant sept années. Il sera aussi en place pour les détenus qui seront kidnappés à l’avenir dans le monde entier par l’armée américaine et la CIA, ainsi que pour quiconque sera considéré par le président des Etats-Unis (que ce soit Obama ou ses successeurs) comme une menace pour la sécurité nationale, y compris des citoyens américains.

Peu importe que ce « combattant ennemi » puisse prouver son innocence devant un tribunal ! Le président tout puissant peut tout simplement ignorer le verdict et le maintenir en prison. Cela correspond à la définition standard d’une dictature.

http://www.alterinfo.net/Obama-exige-le-droit-d-emprisonner-des-combattants-acquittes-au-cours-de-proces_a34528.html

http://www.wsws.org/


n°278 - Les dossiers - 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan - 23-07 - Suite - La guerre d’Obama.

n°278 -  Les  dossiers - 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan - 23-07 - Suite - La guerre d’Obama.



                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers   'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan

   n°278                                                                                                                             23-07/09

      C.De Broeder            &               M.Lemaire                       

 



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Sommaire :

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-3 Jean Glavany : Ouvrir un chemin vers la paix en Afghanistan. ?

2 Annexe

2-1 Obama : jeune, élégant...et toujours plein d'humour !

2-2 Olga Chetverikova : Une crise utilisée comme moyen pour instaurer un État totalitaire mondial.

 



1-3 Jean Glavany : Ouvrir un chemin vers la paix en Afghanistan. ?

 Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

L'Afghanistan est un pays complexe et la guerre d’occupation est parfois difficile à comprendre, tant ses implications régionales sont nombreuses, notamment avec l'Inde et le Pakistan.

Les répercussions internationales sont également considérables et touchent d'autres dossiers, comme les négociations avec l'Iran sur l'enrichissement d'uranium et les missiles balistiques de ce pays. Comme le rappelait le 8 juin dernier le chercheur et essayiste Gilles Kepel, «c'est le djihad dans l'Afghanistan des années 80, financé par les Etats-Unis et les Etats arabes du Golfe persique pour vaincre l'armée rouge, mais aussi pour offrir une ‘alternative’ antisoviétique et philo-américaine à la révolution iranienne en pleine expansion, qui a intégré cette région au Moyen-Orient au sens large.

Et ce sont Oussama Ben Laden et Ayman Al Zawahiri, enfants de l'Arabie et de l'Egypte, passés par ce djihad, qui ont relié à leur manière l'Afghanistan, le Golfe, la Palestine avec les Etats-Unis dans le cataclysme du 11-Septembre».

L'histoire de l'Afghanistan incite à l'évidence à la modestie. Elle révèle la permanence des problèmes et des concepts stratégiques qui ont eu cours chez les responsables civils et militaires qui ont abordé ce pays. «Engagement durable, nécessaire afghanisation du conflit, construire des écoles et des routes», sont des termes utilisés sous la Grande-Bretagne impériale comme sous l'ère soviétique.

La lecture de Churchill fait ainsi résonner en nous bien des analogies avec la situation actuelle dans cette région du monde, notamment au Pakistan. Correspondant de guerre à l'âge de 23 ans auprès de la Malakand field force dans la vallée de Swat, Churchill écrivait pour le compte du Daily Telegraph, à la fin du XIXe siècle, les quelques lignes qui suivent: «Sur près de 400 miles en largeur et 1600 miles en longueur, cette région montagneuse (les territoires du Nord-Ouest du Pakistan, ndlr) sépare les grandes plaines du Sud de celles d'Asie centrale... ». Après avoir décrit la luxuriance de la nature, Churchill ajoute : « Sous ce ciel bleu se met en scène un théâtre de guerre... Les habitants de ces contrées sauvages, mais riches, vivent dans des conditions similaires. Les récoltes abondantes provenant d'un sol fertile abritent une population nombreuse dans un état de guerre permanent.

A l'exception des temps de semence et de récolte, querelles et dissensions prévalent à travers tout le territoire.

Tribus contre tribus... Gens d'une vallée contre gens d'une autre vallée... Aux conflits communautaires s'ajoutent les conflits entre particuliers... Chacun a une querelle de sang avec son voisin. La main de chacun est l'ennemie de l'autre... Mais tous sont unis contre les étrangers ».

Après avoir décrit un code de l'honneur «à peine moins pointilleux que celui des Espagnols, soutenu par des vendettas aussi implacables que celles ayant cours en Corse», le futur Premier ministre britannique insiste sur le fait «que dans une telle société, toute propriété est détenue par la force. Chaque homme est l'obligé d'un Khan, à l'instar de nos barons féodaux. S'il soumet deux ou trois khans voisins, il devient un pouvoir...

Sans doute, après tout, les Etats se sont ainsi constitués, et c'est par de telles étapes, souvent pénibles, que la civilisation a émergé des premiers âges. Mais dans ces vallées, la nature belliqueuse des gens et leur haine de tout contrôle a arrêté la marche du progrès. Le Khan qui s'est constitué un pouvoir sera bientôt détruit par une coalition qui se forme contre lui... ».

S'il est dangereux de faire de la psychologie des peuples, le texte de Churchill constitue toujours une référence quant à l'émiettement des pouvoirs dans un Afghanistan et un Pakistan du Nord constitués de hautes montagnes et de vallées jalouses de leurs particularismes, cimentées toutefois par une lecture de l'Islam «fondée sur l'épée» et peuplées d'hommes pour lesquels la guerre est un mode de vie si commun que leur aptitude au combat est une seconde nature.

Plus récemment, le général Aouchev, ancien officier soviétique en Afghanistan, tenait des propos qui ont la même résonance que les écrits de Churchill: «Nous ne nous attendions pas à ce que la guerre prenne cette tournure... A un certain moment, nous avons commis une erreur militaire qui a conduit à une erreur politique...». Le général juge que l'expérience soviétique pourrait être utile aux occidentaux: «Si nous voulons un Afghanistan stable, nous devons donner aux Afghans l'opportunité de construire leur propre Etat».

La modestie est renforcée par la rapidité d'évolution de la situation. Lorsque nous avons commencé nos travaux, Henri Plagnol et moi, en octobre 2008, le lien entre le conflit afghan et la situation du Pakistan faisait déjà l'objet d'études de la part d'éminents spécialistes pakistanais, indiens, anglo-saxons et dans une moindre mesure français, mais n'avait pas débouché sur la mise en place d'une stratégie globale, telle qu'elle apparaît notamment depuis l'élection du Président Barack Obama. Ce dernier a clairement pris acte de l'échec de l'administration Bush dans cette région (cette dernière avait bien perçu la nécessité de tenir compte du Pakistan dans ce conflit, mais trop tard pour initier un changement de stratégie) et s'est mis à l'écoute de ses partenaires pour poser toutes les bonnes questions... Il reste à apporter les bonnes réponses, mais de ce processus peuvent naître des initiatives qui pourraient rapidement rendre obsolète le présent rapport.

Pour autant, humilité et modestie ne signifient pas résignation. Le conflit en Afghanistan et plus largement en Asie du Sud engage la paix du monde. C'est pourquoi, plutôt que de rédiger une «énième analyse» destinée aux nobles étagères des vieilles institutions républicaines, avons-nous préféré prendre le risque d'émettre des propositions qui dégagent une logique de paix. Il s'agit peut-être de notre part d'une forme d'utopie, mais notre conviction est que le précepte «si tu veux la paix, prépare la guerre» doit être complété par un précepte parallèle: «Quand tu es en guerre, prépare la paix».

C'est pourquoi après 8 mois de travail et plusieurs missions dans la région pour le compte de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée Nationale, avec mon collègue  Henri Plagnol, nous livrons au débat 25 propositions: Certaines sont à portée générale - les grandes orientations diplomatiques - d'autres sont plus particulières, précises et concrètes qui forment un ensemble afin de tracer un chemin pour la paix dans cette région du monde à la fois complexe et dangereuse.

Ces propositions s'organisent autour de 6 grands thèmes:

1- La nécessité de tenir un discours politique clair sur le sens de l'intervention militaire, que ce soit pour l'opinion afghane ou pour les opinions des pays de la coalition: nous ne sommes ni une armée d'occupation ni une force en croisade pour je ne sais quelle guerre de civilisation; nous voulons contribuer à l'avenir de l'Afghanistan dans la paix

2 - Réorienter la stratégie militaire pour éviter au maximum les victimes civiles, lier présence militaire et soutien concret au développement, et former l'armée afghane pour qu'elle puisse «prendre le relais» au plus vite.

3- Encourager le processus de réconciliation nationale qui doit être l'affaire des afghans eux-mêmes mais est une étape incontournable préalable au processus de paix

4- Créer un groupe de contact des pays frontaliers de l'Afghanistan (notamment l'Iran et le Pakistan!) pour préparer une grande conférence régionale

5 - Réorienter l'aide au développement de l'Afghanistan pour la rendre coordonnée transparente, rigoureuse, concrète. Aider en particulier à la constitution d'un Etat fort.

6 - Sans imposer à l'Afghanistan quelque standard occidental que ce soit, imposer un socle minimum de droit et de démocratie dans lequel, en particulier, la situation des droits de la femme afghane sera l'indication majeure de la réussite politique.

Ouvrir la perspective de paix est une urgence pour Afghanistan. Pour éviter l'enlisement et préparer l'avenir.

C'est aussi une nécessité pour la France et pour nos militaires engagés sur ce terrain périlleux et qui ont besoin d'une visibilité à leur action; et pour le rétablissement du consensus politique autour de l'intervention de nos forces armées. Celui-ci était total en 2001 quand la France s'est portée aux côtés des USA, en situation de légitime défense après les attentats du 11 septembre.(…)  Mais il s'est effrité au cours des ans avec l'enlisement. Et il a disparu totalement en 2008 avec le jugement sévère de la gauche sur le suivisme de Sarkozy derrière Bush.

Le reconstruire autour de nos soldats ne serait pas négligeable. On le peut si on s'engage sur la voie de la paix.

Jean Glavany

13-07-2009

http://www.afghana.org/1015/index.php?option=com_content&task=view&id=435&Itemid=42 



2 Annexe

2-1 Obama : jeune, élégant...et toujours plein d'humour !

Le plus drôle de la déclaration est à la fin...
Le président américain Barack Obama a tendu mardi la main aux Russes pour leur offrir une nouvelle ère de coopération sur les ruines de la guerre froide, tout en affirmant la nécessité du respect des règles de la démocratie.
Dans un grand discours devant la Nouvelle école économique qui forme une partie des futures élites russes, M. Obama s'est adressé, non plus seulement aux gouvernants comme la veille, mais à toute la société russe pour l'appeler à remettre les relations à zéro et à surmonter les vieilles conceptions d'un "jeu à tout ou rien" entre les Etats-Unis et la Russie.
"Cela doit être plus qu'un nouveau départ entre le Kremlin et la Maison Blanche, même si cela aussi est important. Cela doit être un effort soutenu entre les peuples américain et russe pour identifier les intérêts communs, étendre le dialogue et la coopération et paver la voie du progrès", a-t-il déclaré.
M. Obama effectuait sa première visite de président en Russie, destinée précisément à rompre avec des tensions qui, à la fin de la présidence Bush, ont renvoyé aux décennies de paix armée entre les deux puissances.
Dans ce discours exposant sa vision de l'avenir devant les représentants de la "dernière génération née quand le monde était divisé", M. Obama s'est livré à un exercice délicat.
Il a exprimé son "profond respect pour l'héritage immémorial de la Russie", exalté le sacrifice soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale, et s'est employé à ne pas prêter le flanc au reproche souvent fait en Russie aux Américains de se poser en donneurs de leçons.
Mais il a aussi entendu ceux qui le pressaient de ne pas occulter les sujets qui fâchent : peu avant de rencontrer les dirigeants de l'opposition dans l'après-midi, il a appelé au respect des règles de la démocratie, il a pressé le gouvernement russe de combattre la corruption dans l'économie et de respecter la souveraineté des anciens satellites de l'URSS, comme la Géorgie et l'Ukraine.
"La courbe de l'histoire nous montre que les gouvernements qui sont au service du peuple survivent et prospèrent, pas les gouvernements qui ne sont au service que de leur propre puissance", a-t-il dit.
Mais "que les choses soient claires dès le départ : l'Amérique veut une Russie qui soit forte, pacifique et prospère", a-t-il dit dans ce discours qui s'inscrit dans la lignée de ceux déjà prononcés à Prague (sur la prolifération) et au Caire (à l'adresse des musulmans) sur la vision que M. Obama a du monde.
Il a exposé la multitude des intérêts communs, de la lutte contre la prolifération à l'environnement.

Il a appelé une Russie jusqu'alors résistante à s'allier aux efforts américains face aux défis nucléaires iranien et nord-coréen.
Tous "ces défis réclament un partenariat mondial, et ce partenariat sera plus fort si la Russie occupe le rang de grande puissance qui doit être le sien", a-t-il dit.
Il a opposé cette vision à celle du 20è siècle dans laquelle "les Etats-Unis et la Russie (étaient) voués à être antagonistes", ou celle du 19è siècle dans laquelle ils étaient condamnés "à rivaliser pour des sphères d'influence et où les grandes puissances (devaient) forger des blocs concurrents pour se contrebalancer l'un l'autre".
"Malheureusement, on a parfois l'impression que les vieux présupposés doivent prévaloir, une conception de l'exercice du pouvoir enracinée dans le passé plutôt que le présent", a-t-il déploré.
Remettre les relations à zéro "ne sera pas facile. Forger un partenariat durable entre d'anciens adversaires, changer des habitudes ancrées dans nos gouvernements pendant des décennies est difficile", a-t-il dit.
Mais "le temps où des empires pouvaient manipuler des Etats souverains comme les pièces d'un jeu d'échec sont révolus", comme ceux où Roosevelt, Churchill et Staline pouvaient redessiner le monde en une rencontre, a-t-il dit.
On est rassuré : le récent coup d'Etat au Honduras, celui de 2002 contre le Président Chavez, les événements en Iran ou au Liban, les guerres en Irak, en Afghanistan, dans les Balkans, en Géorgie, dans la Corne de l'Afrique et aussi maintenant au Pakistan, sans oublier la "construction" européenne, parfaitement parallèle au développement de l'OTAN, les révolutions colorées, etc, tout ça n'a strictement rien à voir avec la stratégie globale d'un empire qui possède 800 bases militaires dans le monde et dont le budget de la "défense" représente plus de la moitié des dépenses militaires de la planète !
Le Monde, Libé, Le Figaro avaient donc vu juste (qu'est ce qu'ils sont forts ces journalistes !) :

TOUT VA BIEN ! Les gentils sont aux commandes et les méchants n'ont qu'à bien se tenir.
Mais parce ce que moi, je suis un vrai rebeeeeeeeeeelle et qu'on ne me la fait pas, je vais quand même me replonger dans la lecture du poil à gratter officiel (et autorisé) de la presse française, le Voici de la politique, j'ai nommé l'excellent Canard Enchaîné (tout est dans le titre)

Anonyme

(AFP)

07/07


2-2 Olga Chetverikova : Une crise utilisée comme moyen pour instaurer un État totalitaire mondial.

Alors que nous sommes frappés de plein fouet par la crise économique et financière mondiale, les dirigeants politiques et l’élite des pays occidentaux essaient d’inculquer à l'humanité entière que la crise actuelle finira par «transformer le monde en quelque chose de différent».

Même si l’image d’un « nouvel ordre mondial » reste vague et floue, l'idée principale est assez claire. L’argument central : un seul gouvernement mondial doit être instauré pour contrer le chaos général qui s’installe.
Comme toujours, les politiciens occidentaux en appellent à un « nouvel ordre mondial », une « nouvelle architecture financière mondiale », ou une sorte de «contrôle supranational », qu’ils décrivent comme étant un « New Deal » mondial. Nicolas Sarkozy a été le premier à le dire devant l'Assemblée générale des Nations unies en septembre 2007 (alors que nous étions encore avant la crise).

Ce thème a été repris par Gordon Brown, lors d’une rencontre préparatoire au sommet du G20 à Berlin en février 2009, alors qu’il déclarait qu’un New Deal mondial était indispensable. Nous sommes conscients, a-t-il ajouté, que les flux financiers internationaux sont en cause, [et que] nous ne serons pas en mesure de nous sortir de cette situation uniquement avec l'aide des autorités nationales à elles seules. Nous avons besoin que les autorités et que les organismes de surveillance permettent aux activités des institutions financières d’opérer dans un marché mondial qui soit totalement ouvert. Sarkozy et Brown sont des protégés des Rothschild. Les déclarations faites par certains représentants de « l'élite mondiale » nous indiquent que la crise actuelle est utilisée comme instrument pour provoquer l’aggravation de certains bouleversements sociaux qui entraîneraient l'humanité - plongée dans le chaos et déjà effrayée par le fantôme d'une violence totale – à demander par elle-même qu'un arbitre « supranational » avec des pouvoirs dictatoriaux intervienne dans les affaires du monde.

Les événements suivent le même chemin que la Grande Dépression de 1929-1933: une crise financière, une récession économique, des conflits sociaux, la mise en place de dictatures totalitaires, l'incitation à une guerre pour centraliser le pouvoir et les capitaux entre les mains d'un cercle restreint. Cependant, cette fois-ci, il s’agit de l’exemple typique de l’étape finale au « contrôle stratégique mondial » où un coup décisif doit être donné aux institutions souveraines des États nationaux et qui par la suite, fera place à une transition vers un système de pouvoir privé de l'élite transnationale.
Dès la fin des années 1990, David Rockefeller, l'auteur de l'idée d’un pouvoir privé qui doit remplacer les gouvernements, a dit que nous (le monde) étions à l’aube de changements mondiaux. Tout ce qu'il nous faut, a-t-il ajouté, c’est une crise à grande échelle qui amènera les gens à accepter le nouvel ordre mondial.

Jacques Attali, le conseiller de Sarkozy et l’ancien chef de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), a fait valoir que les élites ont été incapables de faire face aux problèmes monétaires dans les années 1930. Il est effrayé, dit-il, que la même erreur soit répétée à nouveau. Au début, nous allons mener des guerres, a-t-il dit, et laisser 300 millions de personnes périr. Après cela suivront les réformes et un gouvernement mondial. Ne serions-nous pas mieux de penser dès cette étape-ci à un gouvernement mondial, a-t-il alors demandé?

La même chose a été dite par Henry Kissinger: « En dernière analyse, la tâche principale est de définir et de formuler les préoccupations générales de la majorité des pays, ainsi que de tous les grands États à l'égard de la crise économique, compte tenu de la peur collective d’un djihad terroriste. Ensuite, tout cela devrait être réaménagé en une action stratégie... Ainsi, les États-Unis et ses partenaires potentiels se donneront une chance unique de transformer cet instant de la crise en une vision d'espoir. »
Le monde est amené à accepter étape par étape l’idée d’un « nouvel ordre », afin d’éviter de provoquer des événements qui sont susceptibles d’engendrer des protestations universelles contre la détérioration des conditions de vie humaine qui se dirige « sur la mauvaise voie » et qu’elles deviennent incontrôlables. La principale chose que la Première Étape a réussi à franchir était de lancer un vaste débat sur le « gouvernement mondial » et sur «l’inadmissibilité du protectionnisme » en mettant l’accent sur le «désespoir » du modèle de l'État national pour se sortir de la crise.

Cette discussion se déroule dans un contexte où les campagnes d’information font pression tout en contribuant ainsi à intensifier l'anxiété, la peur et l'incertitude. Quelques-unes de ces campagnes d'information sont les suivantes: les prévisions de l'OMC voulant que 1,4 milliards de personnes risquent de sombrer sous le seuil de pauvreté en 2009, un avertissement du directeur général de l'OMC à l’effet que la plus grande dégringolade du commerce mondial dans l'histoire de l'après-guerre soit imminente; une déclaration de Dominique Strauss-Kohn du FMI (un protégé de Nicolas Sarkozy) à l’effet que le krach économique mondial soit imminent, qu’un krach déclenche non seulement de l'agitation sociale mais aussi une guerre, à moins qu’une réforme en profondeur du secteur financier de l'économie mondiale soit instaurée.
Dans ce contexte, l'idée d'introduire une monnaie unique mondiale en tant que pierre angulaire du « nouvel ordre mondial » a été proposée. Les véritables cerveaux de ce projet de longue date demeurent encore inconnus. Notons ici que des représentants de part et d’autres de la Russie sont poussés à l’avant scène. Cela nous rappelle la situation d'avant la Première Guerre mondiale, où les cercles anglo-français qui possédaient des plans bien élaborés pour une nouvelle répartition du monde, en informaient le ministre russe des Affaires étrangères afin d’élaborer un cadre général à l'Entente Cordiale. L’histoire en a retenue le « Sazonov programme », même si la Russie n’a pas joué un rôle indépendant dans cette guerre et que cette guerre était élaborée depuis le début autour du système des intérêts de l'élite financière britannique.

Le 19 mars, Henry Kissinger est venu à Moscou en tant que membre du Comité des Sages [The Wise Men] (James Baker, George Schultz, et autres) et il a eu des entretiens avec les dirigeants russes avant le sommet du G20. Dmitry Trenin, directeur du Centre Carnegie de Moscou et à la fois participant à la dernière réunion des Bilderbergers tenue aux États-Unis, a qualifié cette rencontre comme ayant été un « signe positif ». Le 25 mars, le [journal russe] Moskovsky Komsomolets a publié un article intitulé « La crise et les problèmes mondiaux », par Gavriil Popov (actuellement président de l'Union internationale des économistes), qui parlait ouvertement des sujets qui sont normalement discutés à huis clos.
L'article faisait référence à un parlement mondial, à un gouvernement mondial, à des Forces armées mondiales, à des forces policières mondiales, à une Banque [centrale] mondiale, à la nécessité de placer les armes nucléaires sous contrôle international, de même que les capacités de production d'énergie nucléaire, l’ensemble de la puissance nucléaire, l’ensemble de la technologie de la « guerre des étoiles », les minerais de la planète, l’imposition d’une limite au taux de natalité, un nettoyage génétique de l'humanité, l'encouragement des gens à l’intolérance face à l'incompatibilité culturelle et religieuse, et autres sujets semblables.
Popov a ajouté que les « pays qui n'accepteront pas ces perspectives mondiales devront être expulsés de la communauté mondiale. »
Bien sûr, l’article [du journal] Moskovsky Komsomolets ne dévoile rien de nouveau qui nous permettrait de comprendre la stratégie de l'élite mondiale. Une autre chose est importante. Le déploiement d'un ordre policier totalitaire de même que l'élimination des États nationaux nous sont proposés comme solutions. Qu’ont donc à dire les libéraux, les socialistes de même que les conservateurs qui sont depuis si longtemps considérés comme de « nouveaux fascistes »? Que recommandent-ils comme planche de salut à l'humanité toute entière? Quelqu'un souhaite que ces projets dont il est question deviennent la norme. Dans ce contexte, certaines personnes «dignes de confiance » représentants la Russie ont démontré que la Russie allait devenir la principale victime de la politique du pillage généralisé lorsque le « gouvernement mondial » deviendra réalité.

Le G20 n'a pas abordé les questions relatives à la monnaie de réserve mondiale, ce n’était pas encore le temps pour cela. Le sommet lui-même était un pas de plus vers le chaos, car les décisions prises ne serviront qu’à exacerber la situation socioéconomique ou autrement dit, et tel que le disait Lyndon LaRouche, n’ont pas d’autre but que « d’en finir avec le patient. »
Entre-temps, la crise s’aggrave, et les analystes prédisent une grave période de chômage. Les plus pessimistes prévisions nous viennent de LEAP/Europe 2020, qui les publie mensuellement dans leurs bulletins, et qu’ils ont même publié dans une lettre ouverte adressée aux dirigeants du G20 dans les jours qui ont précédés le sommet de Londres.
Dès février 2006, LEAP était étonnamment précis dans la description des événements à venir de la « crise systémique mondiale », une conséquence directe à la maladie financière engendrée par l’endettement états-unien. Les analystes du LEAP voient les événements actuels dans un contexte de crise générale, qui a débuté à la fin des années 1970 et qui est maintenant dans sa quatrième étape, la dernière et la plus grave, que l'on appelle la « phase de décantation », où débute l'effondrement de l'économie réelle. Selon Frank Biancheri du LEAP, il ne s'agit pas simplement d'une récession, mais de la fin d’un système où le principal pilier, l'économie états-unienne, s'effondre. «Nos yeux voient la fin d’une époque. »
La crise pourra engendrer des conséquences plus sévères. LEAP prévoit une hausse du taux de chômage de l’ordre de 15 à 20% en Europe et qui atteindrait les 30% aux États-Unis. Si le principal problème que représente le dollar US n’est pas résolu, les événements mondiaux vont prendre une tournure dramatique. La chute du dollar pourrait survenir dès juillet 2009 avec le potentiel d'une crise qui perdurera plusieurs décennies déclanchant « une dislocation géopolitique à travers le monde » avec les bouleversements sociaux et des conflits civils, la division du monde en blocs séparés, le retour à l’Europe de 1914, avec des affrontements militaires, etc. Les plus grands troubles civils auront lieu dans les pays où les systèmes de sécurité sociale sont moins développés et où se trouve la plus grande concentration d'armes, soit principalement en Amérique latine et aux États-Unis, où la violence sociale est d'ores et déjà manifeste dans les activités des gangs armées. Les experts ont noté le début d'une fuite de la population états-unienne vers l'Europe, où la menace directe à la vie n’est, pour le moment, pas si grande. Outre les conflits armés, les analystes du LEAP prévoient des pénuries d’énergie, de nourriture et d'eau dans des zones qui dépendent des importations alimentaires.
Les experts du LEAP décrivent le comportement des élites occidentales comme étant totalement inadéquat: « Nos dirigeants n'ont pas réussi à comprendre ce qui s'est passé et, à ce jour, ils fons toujours montrent d’autant d’ignorance. Nous sommes au sein d'une longue période de récession et il est nécessaire de s'engager dans la mise en place de certaines mesures à long terme pour amortir les coups, alors que nos dirigeants ont toujours l'espoir d'éviter une récession prolongée ... Tous ont été formés autour du pilier états-unien et ne peuvent pas voir que le pilier est un désastre... »

Tout cela n’est pas connu des leaders de niveau intermédiaire, tandis que les gestionnaires mondiaux de haut niveau sont, au contraire, très bien informés. Ce sont eux qui mettent en œuvre le « chaos contrôlé » et la politique de désintégration généralisée, y compris une guerre civile et la désintégration des États-Unis prévue pour la fin de 2009, un scénario qui est largement discutée par les médias états-uniens et les médias internationaux.
À l’aube des conflits prévues dans différentes régions de la planète, un système est mis en place afin de créer un centre supranational reposant sur une énorme machine punitive totalitaire politique, militaire, juridique et de contrôle électronique de la population. Ce système utilise le principe de gestion de réseaux qui permet d'intégrer dans toute société des structures parallèles à l'autorité qui s’en remettent à des centres de décision et qui sont légalisées par le biais de la doctrine de la prévalence du droit international sur le droit national. La coquille demeure nationale, alors que le pouvoir devient transnational. Jacques Attali appelle cela un « un État de droit planétaire ».

Le centre de décision de l’État de droit planétaire est situé aux États-Unis. Bien que ses fondements aient commencé à apparaître dans les années 1990, la lutte contre le terrorisme qui a suivi les événements du 11 septembre 2001 a engendré des phénomènes radicalement nouveaux. L’adoption du Patriot Act de 2001 a non seulement permis aux Services de sécurité de contrôler la population états-unienne et les suspects étrangers, mais a également accéléré le transfert des responsabilités de l’État entre les mains de compagnies transnationales.
Les activités de renseignement, le commerce de la guerre, le système pénitentiaire et le contrôle de l'information sont en train d’être transférés à des mains privées. Cela se fait par le biais de soi-disant sous-traitance, un phénomène relativement nouveau qui consiste à transférer certaines fonctions à des entreprises privées qui agissent à titre d’entrepreneurs et en s’en remettant à des personnes externes à l’organisation pour trouver les réponses à ses fonctions internes.

En 2007, le gouvernement états-unien a découvert que 70% de ses budgets consacrés aux services secrets étaient dépensés à des contrats privés et que « la bureaucratie des services de renseignements de la guerre froide se transforme en quelque chose de nouveau, où dominent les intérêts des entrepreneurs. » Pour la société états-unienne (le Congrès inclus), leurs activités demeurent confidentielles, ce qui leur permet de s’approprier toujours plus d’importantes fonctions entre leurs mains.
D’anciens employés de la CIA disent que près de 60% de leur personnel de soutien son à contrat. Ces gens analysent la plupart des informations, rédigent les rapports pour ceux qui prennent les décisions au sein du gouvernement, ils maintiennent les communications entre les différents services de sécurité, ils viennent en aide aux [pays ou aux organisations] satellites étrangers et ils analysent les données interceptées. Par conséquent, la National Security Agency (NSA) des États-Unis est de plus en plus dépendante des compagnies privées qui ont accès à des informations classifiées. Pas étonnant, alors, que l’on soit en train de faire du lobbying au Congrès au sujet d’un projet de loi qui soit censé donner l'immunité aux compagnies qui ont collaboré avec la NSA au cours des cinq dernières années.
La même chose arrive actuellement aux compagnies militaires privées, qui assument de plus en plus les fonctions de l'armée et de la police. À grande échelle, cette situation a débuté dans les années 1990 dans l'ex-Yougoslavie, mais les travailleurs à contrat ont été plus particulièrement utilisés notamment en Afghanistan et dans d'autres zones de conflits. Ils ont fait le «sale » boulot, tel que ce fut le cas au cours de la guerre en Ossétie du Sud, où près de 3,000 mercenaires étaient impliqués. Pour le moment, les compagnies militaires privées sont de véritables armées, chacune comptant jusqu’à 70,000 soldats, qui opèrent dans plus de 60 pays, avec des revenus annuels pouvant atteindre jusqu'à 180 milliards de dollars (selon Brookings Institution, USA). Par exemple, plus de 20,000 employés de compagnies militaires privées états-uniennes travaillent en Irak avec le contingent de 160,000 militaires états-uniens.
Le système carcéral privé connaît également une croissance rapide aux États-Unis. Le complexe industriel carcéral, qui utilise les travaux forcés et des pratiques d’exploitation, est en pleine expansion, et ses investisseurs sont basés à Wall Street. L'utilisation de la main-d'œuvre carcérale par des compagnies privées a déjà été légalisée dans 37 États, et elle est utilisée par de grandes compagnies telles que IBM, Boeing, Motorola, Microsoft, Texas Instrument, Intel, Pierre Cardin, et d'autres. En 2008, le nombre de détenus dans les prisons privées aux États-Unis était d'environ 100,000 et il s’accroît rapidement, pareil au nombre total de détenus dans le pays (surtout des Afro-américains et des Latino-américains), lequel est de 2,2 millions de personnes, soit 25% de tous les prisonniers au monde.

Après l'arrivée au pouvoir de Bush, la privatisation du système de transport et de rétention des migrants dans des camps de concentration a commencé. En particulier, une succursale de la 'célèbre' firme Halliburton, Kellog Brown and Root (auparavant dirigée par Dick Cheney), a fait exactement cela.
Les plus grands progrès ont été réalisés au cours des dernières années dans le domaine du contrôle électronique de l’identité des personnes, menés sous le prétexte de la lutte contre le terrorisme. Actuellement, le FBI est en train de créer la plus grande base de données biométriques (empreintes digitales, la numérisation de la rétine, les formes des visages, les formes de cicatrices et leur répartition, la manière de parler, de bouger, etc.) qui contient actuellement 55 millions d'empreintes digitales. Les dernières nouveautés comprennent la mise en place de système de balayage du corps dans les aéroports des États-Unis, le dépistage de la littérature lue par les passagers qui prennent l’avion, et ainsi de suite. Une nouvelle occasion de rassembler des informations détaillées sur la vie privée des gens se retrouve dans la directive de la NSA « N59 », adoptée à l'été 2008, « L'identification et le dépistage biométrique dans le but de renforcer la sécurité nationale », et dans la loi classifiée « la Loi préparatoire au terrorisme intérieur. »
En évaluant la politique des autorités des États-Unis, l’ex-représentant au Congrès et candidat à la présidentielle de 2008, Ron Paul, dit que les États-Unis se transforment progressivement en un État fasciste, « Nous nous approchons non pas d’une forme de fascisme hitlérien, mais d'une forme plus douce, qui se perçoit dans la perte des libertés civiles, lorsque des compagnies s’occupent de tout et ... le gouvernement partage le même lit que les grandes entreprises. » Permettez-nous de vous rappeler que Ron Paul est l'un des rares hommes politiques états-uniens qui parlent de la fermeture de l’organisation inconstitutionnelle clandestine, la Réserve fédérale.

Avec l'arrivée au pouvoir d’Obama, l’ordre policier aux États-Unis se ressert de plus en plus, renforçant la sécurité intérieure et la militarisation des institutions civiles. Pourtant, après avoir condamné les atteintes aux libertés individuelles faites par l'administration Bush, Obama a mis son propre personnel sous contrôle total en leur faisant remplir un formulaire de 63 questions qui, pour la plupart, concernent les détails de leur vie privée.

En janvier, le président états-unien a signé des projets de loi qui permettront de continuer la pratique illégale d'enlèvement de personnes, de les garder secrètement dans des prisons, et de les déplacer dans des pays où la torture est utilisée. Il a également proposé un projet de loi appelé la loi constituant le Centre d'aide d'urgence nationale, qui prévoit la création de six de ces centres sur des bases militaires des États-Unis dans le but d’aider les personnes qui sont évacuées lors d'une situation d'urgence ou d’une catastrophe, les faisant ainsi passer sous juridiction militaire. Les analystes associent ce projet de loi aux éventuelles perturbations et ils considèrent qu’il s’agit de la preuve que l'administration états-unienne se prépare à un conflit militaire qui pourrait survenir suite à une provocation que l’on est en train de concocter.


Le système de contrôle policier états-unien est activement mis en oeuvre dans d'autres pays, principalement en Europe - grâce à la création de la loi états-unienne d'hégémonie sur son territoire comme moyen de conclure plusieurs accords. La majeure partie des pourparlers étatsuno-européens se sont déroulés sans publicité concernaient la création de la « zone de contrôle de la population » qui se sont tenus au printemps 2008, lorsque le Parlement européen a adopté la résolution qui a ratifié la création d’une zone commune de marché transatlantique et de l'abolition de toutes les barrières aux échanges et aux investissements d'ici 2015. Les pourparlers ont abouti à un rapport classifié établi par les experts de six pays participants. Ce rapport décrit le projet visant à créer « une zone de coopération » dans « les domaines de la liberté, de la sécurité et de la justice. »
Le rapport insiste sur la réorganisation du système de la justice et des affaires intérieures des États membres de l'Union européenne (UE) de manière à ce qu’il ressemble au système états-unien. Il ne concerne pas seulement la possibilité de transférer des données à caractère personnel et de coopération des services de police (qui est déjà en cours de réalisation), mais aussi, par exemple, l'extradition des immigrants originaires de l'UE aux autorités états-uniennes, conformément au nouveau mandat qui a aboli toutes les garanties européennes de procédure d’extradition. Aux États-Unis, la Loi concernant les commissions militaires (Military Commissions Act) de 2006 est en vigueur et elle permet la persécution ou l'emprisonnement de toute personne qui est identifiée comme « ennemie combattant illégalement » par les autorités exécutives et elle s'étend à tous les immigrants en provenance de pays qui ne sont pas en guerre avec les États-Unis. Ils sont persécutés à titre d’« ennemis » sans s’appuyer sur des éléments de preuve, mais parce qu'ils ont été identifiés par les agences gouvernementales. Aucun gouvernement étranger n’a protesté contre cette loi qui a une portée internationale.
Bientôt, ils vont signer l'accord sur la communication des données à caractère personnel, conformément à laquelle les autorités états-uniennes seront en mesure d'obtenir de telles informations personnelles comme les numéros de carte de crédit, les comptes bancaires, les investissements, les voyages ou les communications effectuées par Internet, ainsi que les informations concernant la race, les convictions politiques et religieuses, les coutumes, etc. C'est sous la pression des États-Unis que les pays de l'UE ont introduit des passeports biométriques. Le nouveau règlement de l'UE implique que l'ensemble des citoyens de l'UE devra passer au passeport électronique à partir de la fin juin 2009 jusqu’à 2012. Les nouveaux passeports contiendront une puce qui contiendra non seulement les informations et la photo du passeport, mais également les empreintes digitales.
Nous assistons à la création d’un camp de concentration électronique mondial et les crises, les conflits et les guerres sont utilisés pour le justifier.

Tel qu’écrivait Douglas Reed : « Les gens ont tendance à trembler face à un danger imaginaire, mais ils sont trop paresseux pour déceler celui qui est réel. »

r Olga Chetverikova
Strategic Cultural Foundation (Russie)
avril 2009

Traduction libre de Dany Quirion pour Alter Info
Source : http://en.fondsk.ru/article.php?id=2070

Samedi 02 Mai 2009


n°278 - Les dossiers - 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan – Fin - Début - La guerre d’Obama.

n°278 -  Les  dossiers - 'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan – Fin  - Début - La guerre d’Obama.



                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les  dossiers   'Géopolitique, Réflexion et stratégie' de l'Afghanistan

   n°278                                                                                                                             23-07/09

      C.De Broeder            &               M.Lemaire                       

 



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Sommaire :

Tiré à part :

Bill Van Auken : La guerre d’Obama.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Marie Nassif-Debs:  Analyse objective du discours de Barak Obama : « La paix » construite sur l’oppression.

1-2 Obama exige le droit d’emprisonner des « combattants » acquittés au cours de procès.

Suite

1-3 Jean Glavany : Ouvrir un chemin vers la paix en Afghanistan. ?

2 Annexe

2-1 Obama : jeune, élégant...et toujours plein d'humour !

2-2 Olga Chetverikova : Une crise utilisée comme moyen pour instaurer un État totalitaire mondial.

2-3 Leuren Moret : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.

Bruno DRWESKI : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.

 

 

2-3 Leuren Moret : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.
Interview de Leuren Moret, spécialiste des sciences de la Terre par W. Leon Smith et Nathan Diebenow, journalistes au « Lone Star Iconoclast », Texas
Leuren Moret est une spécialiste des sciences de la Terre qui passe tout son temps à informer les citoyens, les médias, les membres des parlements et du Congrès ainsi que d´autres responsables sur les problèmes posés par la radioactivité.
Elle a commencé à tirer la sonnette d´alarme en 1991 au Livermore Nuclear Weapons Lab après avoir été témoin d´une fraude scientifique importante sur le Yucca Mountain Project.
Elle travaille actuellement en tant que scientifique indépendante spécialiste de la radioactivité dans différents groupements de par le monde.
Elle a participé à la sous-commission des Nations Unies qui a enquêté sur l´uranium appauvri (UA).
Elle a été témoin au Tribunal pénal pour l´Afghanistan au Japon en 2003, présenté un exposé à la Conférence mondiale sur les armes à l´uranium, à Hambourg, en octobre 2003, et est intervenue en janvier 2004, à Bombay, au Tribunal mondial des femmes sur les crimes de guerre des Etats-Unis ainsi qu´au Forum social mondial.

Iconoclast : Quels sont les derniers développements en matière de réduction de l´exposition des troupes américaines à l´UA ?
Leuren Moret : Une jeune ancienne combattante, Melissa Sterry, a déposé dans son Etat du Connecticut un projet de loi demandant des examens médicaux indépendants pour les vétérans des guerres du Golfe et d´Afghanistan jusqu´en 2001. Elle a dit l´avoir fait parce qu´elle était malade et que ses amis étaient morts pour avoir servi lors de la guerre de 2003. Je me suis intéressé à cette loi et je lui ai parlé. Hier, elle a témoigné deux fois aux Nations Unies. J´ai dit : « Pourquoi ne pas introduire cette loi dans la législature de tous les Etats américains, car elle informe le public et incite les médias à en parler ? »
Les USA refusent toute responsabilité aux niveaux international ou national. Ils ont totalement étouffé l´affaire, comme pour l´agent Orange, les « vétérans atomiques »1 et le projet Mkultra.2 C´est le même phénomène, mais le problème est beaucoup plus grave, parce qu´il concerne l´avenir génétique de tous ceux qui ont été contaminés. Maintenant, de vastes régions du globe sont contaminées par l´UA. On en a utilisé une telle quantité ! En nombre d´atomes libérés dans l´atmosphère - un professeur japonais a fait le calcul - cela représente plus de 400 000 bombes de Nagasaki. Et ce nombre est sous-estimé.
La plus grande tragédie de l´histoire du monde
Je suis allée en Louisiane en avril 2005, invitée à parler pendant trois jours à l´université de la Nouvelle-Orléans. Un des vétérans présents m´a demandé de participer à leur manifestation dans les rues de la ville. Il a présenté la loi du Connecticut aux législateurs, appuyé par deux d´entre eux, et il leur a dit : « Il vous suffit de remplacer Connecticut par Louisiane. » Eh bien, vous n´allez pas me croire, la loi a été adoptée hier par 101 voix sans oppositions ni abstentions.
Je souhaite que vous en parliez, car nous avons besoin de cette loi au Texas. Le Nevada est sur le point de la proposer. Le député au Congrès Jim McDermott va l´introduire dans la législation de l´Etat de Washington. Nous voulons que le gouverneur du Montana le fasse également car c´est le premier gouverneur à demander le retour de sa Garde nationale. Je crois que la moitié de ses membres est de retour. Il a dit : « J´en ai besoin dans mon Etat. »
Le problème de l´UA est vraiment épouvantable. Je ne crois pas qu´il y ait une plus grande tragédie dans l´histoire du monde.
Y a-t-il un risque que les armes à l´UA utilisées ailleurs contaminent l´atmosphère ici ?
L´atmosphère est contaminée partout dans le monde. Il suffit d´une année pour que le mélange se fasse complètement. Je suis une spécialiste des poussières atmosphériques, une spécialiste des sciences de la Terre, une géologue, et c´est pourquoi j´ai étudié la question. C´est vraiment un sujet fascinant. Nous avons de gigantesques tempêtes d´un million de miles carrés qui transportent des millions de tonnes de poussières et de sable chaque année dans le monde.
Le principal centre de ces tempêtes est le désert de Gobi, endroit où les Chinois ont fait des essais atomiques si bien que tout est contaminé par la radioactivité. Les poussières vont directement au Japon, traversent le Pacifique et viennent se déposer aux Etats-Unis. Elles contiennent des isotopes radioactifs, des suies, des pesticides, des produits chimiques, des champignons, des bactéries, des virus, etc.
Le désert du Sahara est une autre énorme zone de poussières qui montent en Europe, traversent l´Atlantique, arrivent aux Caraïbes et de là sur la côte Est des Etats-Unis. Bien sûr, elles parviennent au Texas avec les ouragans.
La troisième région est l´Ouest des Etats-Unis, où est située la zone d´essais du Nevada. Les Américains y ont fait 1200 essais d´armes nucléaires si bien que cette radioactivité, qui est toujours là, a provoqué une épidémie mondiale de cancers depuis 1945. Le total de ces radiations représente l´équivalent de 40 000 bombes de Nagasaki. Aujourd´hui, il doit être dix fois plus élevé.
En avril 2003, l´Organisation mondiale de la Santé (OMS) a déclaré qu´elle s´attendait à ce que le taux mondial de cancers augmente de 50% d´ici à 2020. La mortalité infantile, indicateur de la pollution radioactive, augmente de nouveau dans le monde. Lorsque les Etats-Unis et la Russie eurent signé le Traité d´interdiction partielle des essais nucléaires en 1963, la mortalité infantile recommença à baisser, ce qui est normal.
Cancers, malformations, atteintes du cerveau
Un de nos correspondants m´a envoyé une série de photos de la tempête de sable Al-Asad du 28 avril en Irak.
C´est justement de ces poussières que je parle.
On y voit une gigantesque muraille de sable.
Je possède 16 photos de cette tempête qu´on m´a envoyées avec celles d´enfants atteints de cancer et de leucémie prises par des médecins irakiens. Qu´est-ce que vous avez pensé de cette tempête ?
J´ai pensé que c´était spectaculaire.
Cela déplace toute la radioactivité, mais ce sont les plus grosses particules. L´UA brûle à des températures très élevées. Les projectiles de gros calibre sont déjà en feu quand ils sortent du canon parce qu´ils sont enflammés par le frottement à l´intérieur du canon. 70% de l´UA se transforme en vapeur métallique. Il s´agit là en réalité d´armes à gaz radioactif qui contamine le terrain. Je vais vous indiquer le site Internet où vous trouverez la note de 1943 adressée au général Leslie Grove dans le cadre du Projet Manhattan. Ils ont largué les bombes atomiques mais ils n´ont pas utilisé les armes à l´UA parce qu´ils les trouvaient trop effroyables. J´ai voyagé dans tout le Japon avec un pédiatre de Bassora et un oncologiste. Ces malheureux médecins, leurs familles tout entières sont en train de mourir d´un cancer. Et il ne s´agit là que des effets de la première guerre du Golfe, mais les Forces
armées en ont utilisé beaucoup plus en 2003, dans tout le pays.
A quoi les soldats peuvent-ils s´attendre quand ils rentrent chez eux ?
S´ils se trouvaient dans des blindés Bradley, ils rentrent chez eux avec des cancers du rectum parce qu´ils étaient assis sur des caisses de munitions. Les jeunes femmes souffrent de graves endométrioses et elles n´arrêtent pas de saigner. Certaines d´entre elles ont un cancer de l´utérus, des filles de 18, 19, 20 ans. L´Armée ne veut même pas les examiner ni les traiter. Elle les renvoie sur les champs de bataille. 20 soldats ont été transférés du Koweït à Bagdad en 2003 : ils souffrent tous de tumeurs malignes.
Est-ce que le fait d´avoir été exposés à l´UA affecte leur psychisme quand ils rentrent chez eux ?
L´UA forme, à des températures très élevées, des particules d´oxyde d´uranium qui ne sont pas solubles. Elles sont au moins 100 fois plus petites qu´un globule blanc. Les soldats les absorbent en respirant. Elle traversent le nez, puis le bulbe olfactif et pénètrent dans le cerveau où elles s´attaquent aux processus cognitifs. Cela affecte les mécanismes de contrôle de l´humeur. Quatre soldats de Fort Bragg rentrés d´Afghanistan ont tué leur femme dans un délai de deux mois.
Selon une étude de l´Association des Vétérans, sur un groupe de 251 vétérans de la première guerre du Golfe originaires du Mississipi, 67 avaient à leur retour de l´UA dans leur équipement, leur organisme, leur sperme. En outre, alors qu´ils avaient eu des bébés sains avant de partir, ceux nés après la guerre présentaient de graves malformations congénitales - absence de cerveau, d´yeux, de bras, de jambes, d´organes internes - et souffraient de terribles maladies de sang. C´est horrible.
Le magazine Life a publié un article illustré de photos intitulé « Les toutes petites victimes de Tempête du Désert. Vous devriez voir ça, ces enfants d´après la guerre du Golfe jouant avec leurs frères et soeurs normaux. Au fond, c´est comme fumer du crack, sauf qu´ici la substance est radioactive. Elle pénètre directement dans la circulation sanguine et atteint les os, la moelle épinière, le cerveau et également le foetus. C´est un poison systémique et radiologique.
L´UA tue tous les êtres vivants
Qu´en est-il des gens ici, aux Etats-Unis ? Vous dites que l´UA se mélange et se répand dans le monde entier.
Oui, il se mélange dans le monde entier. Nous respirons ici la fumée secondaire, comme les non-fumeurs, dans une pièce, respirent celle des fumeurs.
Est-ce que cette fumée secondaire s´épaissit tandis que nous parlons ?
Oui, la concentration de particules d´UA dans l´atmosphère dans le monde entier est en train d´augmenter. On a des raisons de penser que les Etats-Unis ont l´intention de bombarder l´Iran. Nous surveillons les usines d´armement américaines. Elles ont reçu d´importantes commandes de ces énormes bombes antibunker dont les têtes contiennent 5000 livres d´UA.
Donc le pronostic pour l´Amérique n´est pas vraiment bon. Non, il est vraiment mauvais.
Et si ça continue ?
Cela tuera la population du monde entier. Cela a déjà commencé, et cela n´affecte pas seulement les hommes, mais aussi les plantes, les animaux, les bactéries, tout.
Ainsi, notre nourriture, par exemple, si elle contient de l´UA, celui-ci va pénétrer dans notre organisme puis cela va polluer les océans et affecter toute la vie sous-marine ?
Oui, l´UA est dans l´air, l´eau et le sol. La demi-vie de l´UA, l´uranium 238, est de 4,5 milliards d´année, l´âge de la Terre.
Pouvons-nous revenir en arrière en ce qui concerne les dommages déjà causés ? Peut-on procéder à une décontamination ?
Non. C´est impossible. Ce qui se passe, c´est que ces toutes petites particules flottent dans l´atmosphère tout autour du globe. Il y a déjà des particules de plutonium et d´uranium qui flottent depuis les essais de bombes atomiques. Elles sont si petites que les molécules qui viennent les heurter les maintiennent en suspension dans l´air si bien que seuls la pluie, la neige, le brouillard et la pollution en débarrassent l´atmosphère en les déposant dans l´environnement. La surface de ces particules devient humide, elles tombent sur les matières et y collent comme de la glu. Vous ne pourrez jamais détacher ces particules. Avez-vous jamais essayé de faire tomber une goutte d´eau sur une autre goutte d´eau se trouvant sur la lame porte-objet d´un microscope ? Vous ne pouvez plus les séparer. C´est ce qui se produit avec les particules radioactives. Une fois qu´elles ne circulent plus dans l´atmosphère, elles collent à
toutes les surfaces sur lesquelles elles atterrissent. On ne peut pas les laver. S´il pleut continuellement ou qu´elles se trouvent dans une rivière, sur un rocher, sur une pierre, etc. elles y resteront. Vous ne pensiez pas que c´était aussi grave.
Non, pas à ce point. Je croyais que c´était un phénomène assez isolé.
Non. Ce qui était là-bas, en Irak, un jour donné apparaît chez nous au bout de quatre jours environ. Je ne sais pas si vous avez suivi la catastrophe de Tchernobyl. Ce gros nuage radioactif a fait plusieurs fois le tour du globe, il fait partie maintenant de la poussière atmosphérique. Elle va partout, comme la poussière de la tempête que vous voyez sur cette photo.
Se trouve-t-elle dans la couche supérieure ou inférieure de l´atmosphère ?
Dans la partie inférieure de l´espace orbital. Ils ont ramené à terre la station orbitale Mir quand ils eurent fini de l´utiliser. Il y avait une sorte de filet qui recouvrait l´électronique à l´extérieur de la station qui la protégeait de la radioactivité solaire car l´électronique y est très vulnérable. Ils ont analysé la surface de ce filet et ont trouvé de l´uranium et des produits de désintégration de l´uranium. Ils ont dit qu´ils provenaient des essais nucléaires atmosphériques ou de stations orbitales ayant des matériaux nucléaires ou des réacteurs nucléaires à bord et qui avaient brûlé. L´uranium peut également provenir de supernovae mais on a pensé que l´origine la plus probable étaient les essais dans l´atmosphère et la matière nucléaire que nous y mettons.
Des armes utilisées depuis 1973
Vous voulez dire avant tout que nous sommes en train de mener une guerre nucléaire.
Oui, exactement. Depuis 1991, nous avons mené 4 guerres nucléaires. L´UA est une arme nucléaire.
A votre avis en tant que scientifique, que faut-il faire pour remédier à cela ?
Il faut cesser de l´utiliser. Nous avons créé un mouvement international pour faire cesser la fabrication, le stockage, le commerce et l´utilisation des armes à l´UA.
Les munitions que nous vendons aux autres pays contiennent-elles de l´UA ?
Oui. Le premier système d´armes à l´UA pour lequel nous ayons trouvé un brevet est apparu soudain en 1968 au Bureau américain des brevets. Il était destiné à la marine. C´était une sorte de canon Gatling à monter sur des navires. Il tirait rapidement environ 2000 projectiles à la minute.
Il en tire plus de 3000 maintenant, car on l´a amélioré. Puis, en 1973, les Etats-Unis ont donné des armes à l´UA aux Israéliens et ils en ont surveillé l´emploi. Ces derniers les ont utilisées dans la guerre israélo-arabe et ils ont anéanti leur adversaire en cinq jours. Et c´était parti. C´était la première véritable démonstration de cette nouvelle arme sur un champ de bataille.
Hughes Aircraft a mis au point le système destiné à la marine, le canon Gatling, qui est encore utilisé. Il a été fabriqué et testé en 1974. En l´espace de 6 mois, le gouvernement américain avait vendu ces armes à l´UA à de nombreuses divisions des Forces armées notamment. Il en a vendu en outre à environ une douzaine de pays ou peut-être un peu plus. Normalement, elles auraient dû être vendues à 80, 100, 120 pays. Or la bonne nouvelle, c´est que, en raison des risques radiologiques, biologiques et environnementaux, des quantités de pays ne les achètent pas et que ceux qui les ont achetées ont peur de les utiliser. Les seuls pays dont nous savons qu´ils les ont utilisées sont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël.
En 1996, les Nations Unies ont adopté une résolution aux termes de laquelle les armes à l´UA sont des armes de destruction massive, des armes illégales au regard de la totalité des lois et des traités internationaux.> En 2001, le Parlement européen a adopté une résolution sur l´UA. C´est que les force de l´OTAN, en 1998 et 1999, avaient effectué en Yougoslavie 39 000 attaques aériennes qui avaient laissé des amas de décombres radioactifs. Ce sont les Etats-Unis et l´Allemagne qui ont réalisé le plus de profits avec ces armes et qui se sont arrangés pour qu´on envoie dans les régions les plus contaminées les soldats des pays qui ignoraient tout de l´UA, comme l´Italie et le Portugal. Ils envoyèrent leurs propres troupes dans les régions les moins contaminées. Ces malheureux soldats rentrèrent chez eux et moururent au bout de quelques jours, de quelques semaines ou de quelques mois. Leurs parents, furieux,
s´adressèrent aux Parlements et aux médias et il y eut un déluge d´articles au sujet de l´UA.
Le pot aux roses fut découvert à la suite de l´invasion de la Yougoslavie par l´OTAN, mais les troupes japonaises d´autodéfense furent envoyées à Samawa, zone la plus contaminée parce que c´est là qu´avaient eu lieu les combats les plus violents. On peut supposer que ces soldats sont très malades.
Des pays inhabitables
Qu´en est-il de l´Irak même. Qu´est-ce qui a été fait jusqu´ici ?
Il est inhabitable. La Yougoslavie, l´Irak, l´Afghanistan sont totalement inhabitables.
Mais il y a des gens qui y vivent, qui y vivront et souffriront ?
Quand on est au courant des maladies et des malformations congénitales des bébés, on se rend compte que c´est grave. Chaque année, le nombre des malformations et des maladies croîtra parce que le niveau de contamination total chez tous les êtres vivants augmentera étant donné qu´ils respirent un air contaminé, boivent de l´eau contaminée et mangent de la nourriture provenant de sols contaminés. Nous sommes condamnés à une mort lente, comme en Yougoslavie et en Afghanistan.
L´UA est une arme biologique extrêmement efficace. C´est d´ailleurs la raison principale de son utilisation. Marion Falk, un physicien-chimiste à la retraite qui a construit des bombes nucléaires pendant plus de 20 ans au laboratoire Lawrence Livermore, scientifique du Projet Manhattan avec qui j´ai travaillé, m´a presque tout appris sur la radioactivité, les particules et l´UA. Il m´a dit que l´objectif des armes utilisées par l´armée n´est pas seulement de blesser et de tuer les soldats ennemis, mais de tuer, de mutiler et de rendre malade la population civile parce que cela diminue la productivité du pays et qu´il ne tardera pas à utiliser une quantité importante de ses ressources pour soigner ses malades. Il y a de moins en moins de travailleurs en bonne santé.
Evidemment, une fois que vous provoquez des mutations de l´ADN, les dommages affectent les générations futures, et cela concerne aussi bien les animaux et les plantes que les êtres humains. L´ADN ne se répare pas lui-même. Les maladies sont transmises à toutes les générations futures.
Un génome endommagé à jamais
Ainsi les mutations seraient probablement plus destructives que constructives.
Ce sont les mutations qui provoquent ces malformations congénitales.
Alors si la radioactivité m´a prédisposé aux maladies cardiaques, mes descendants auront le même problème ?
Si vous endommagez la cellule ou des parties de cellules ou si vous portez atteinte au fonctionnement des cellules, cela n´endommage pas forcément l´ADN. Il y a deux sortes de dommages. Les premiers concernent les cellules des organismes vivants et cela peut ne pas se transmettre aux descendants ; les autres concernent l´ADN dans l´ovule ou le sperme et ceux-là se transmettent. Ainsi, le sperme des soldats qui reviennent de la guerre est probablement ...Détérioré. Ils ont de l´UA dans leur sperme et lors des rapports sexuels, ils contaminent leur partenaire. Les femmes tombent également malades. Elles ont de l´UA dans leur organisme. On appelle ça « syndrome du sperme brûlant ». C´est horrible. µ
David Rose a écrit un article à ce sujet dans le numéro de novembre 2004 de Vanity Fair que l´on peut lire sur Internet. Il est intitulé Weapons of self-destruction. Une amie à moi est la veuve d´un ancien combattant de la première guerre du Golfe. Dans une interview accordée à David Rose, elle s´est plainte du sperme brûlant : « J´avais constamment 20 préservatifs remplis de pois gelés dans mon congélateur et après les rapports sexuels, j´en introduisais un dans mon vagin. C´était le seul moyen de supporter les douleurs provoquées par le sperme brûlant. Ajoutons que ce sperme brûlant passe à travers les préservatifs.
Ça alors !
Oui, vous devriez voir les réactions des classes de high schools lorsque je leur parle du sperme brûlant et de la contamination interne. Les bouches des filles forment un O et les garçons sont paniqués, eux qui s´imaginent ne jamais tomber malades.
Conséquences des essais nucléaires
Quelle quantité d´UA faudra-t-il pour tuer toute vie sur cette planète ?
La quantité de radioactivité va certainement avoir un effet global extrêmement important. Ainsi, la mortalité infantile augmente déjà dans le monde. Le foetus est ce qu´il y a de plus vulnérable à la radioactivité parce que toutes les cellules se divisent rapidement, que le corps se développe, si bien que si vous commencez à introduire des substances toxiques et des radiations, cela affecte le processus naturel du développement foetal.
C´est à cause de l´augmentation de la mortalité infantile que l´on a pu convaincre le Sénat de signer le Traité d´interdiction partielle des essais nucléaires en 1963. Elle avait diminué de 3 à 4% par année pendant une longue période en raison de l´amélioration des soins prénataux et de l´éducation des mères. Elle avait recommencé à augmenter après Hiroshima et Nagasaki et particulièrement dans les années 50 lorsque commencèrent les grands essais atomiques.
En 1963, il était devenu évident que les essais avaient, dans le monde entier, des effets sur les enfants à naître. Les Etats-Unis et la Russie signèrent le Traité et mirent fin aux essais dans l´atmosphère. Le taux de mortalité infantile baissa tout de suite. Mais maintenant, il croît de nouveau. C´est une pollution radioactive planétaire. Personne ne sait combien de temps il faudra pour éliminer toute vie, mais il est certain que l´UA est une arme biologique extrêmement efficace.
Je le répète, l´utilisation des armes vise deux objectifs : le premier est de tuer les soldats ennemis et le second, tout aussi important, de détruire la population ennemie. En provoquant des maladies, de longues maladies, on s´attaque à la productivité et à l´économie d´un pays. C´est Tchernobyl et d´autres catastrophes nucléaires qui ont en réalité provoqué l´effondrement de l´Union soviétique parce que ses habitants étaient très malades à la suite de toute la radioactivité dégagée. Ils ont été beaucoup plus négligents que nous.
J´ai une enquête sur la santé dans le monde que l´OMS a publiée dans le Journal of American Medical Association en juin 2004. Les effets des essais atmosphériques apparaissent de manière très nette quand on considère le pourcentage de personnes souffrant de maladies mentales dans les différents pays étudiés. Par exemple 8,8% au Japon, mais 4,7% au Nigeria, ce qui est très bas. Il n´y a presque pas de radioactivité au Nigeria. En Ukraine, où s´est produit l´accident de Tchernobyl, le taux est de 20,4%. Il est de 9,2% en Espagne et de 8,2% en Italie. Ces deux derniers chiffres sont relativement bas, car ces pays n´ont pas de centrales nucléaires. La France dépend à 75% de l´énergie nucléaire et son taux de maladies mentales est de 18,4%. Le Mexique se situe à 12, 2% et les Etats-Unis à 26%. C´est le taux le plus élevé au monde.
George W. Bush et ses frères et soeurs ont tous été exposés in utero aux retombées des essais atomiques effectués aux Etats-Unis. Il avait une petite soeur qui est morte d´une leucémie vers l´âge de trois ans.
J´ai travaillé dans une équipe appelée Radiation and Public Health Projet (cf. www.radiation.org). Nous sommes tous des scientifiques indépendants, des spécialistes renommés. Nous avons recueilli 6000 dents de bébés à proximité de centrales nucléaires et avons mesuré leur radioactivité. Et l´un de nos membres est le voisin de la femme qui a aidé les enfants Bush, y compris le Président, parce qu´ils avaient tous de graves problèmes d´apprentissage.
Comment savons-nous que les enfants Bush ont été exposés ?
D´après l´année où leur mère les ont portés. Vous n´avez qu´à voir combien de matières radioactives ont été dégagées dans l´atmosphère et vous trouverez une corrélation directe entre les résultats aux tests d´intelligence SAT auxquels on soumet les adolescents et l´année où leur mère les a portés. Ce sont des effets différés de l´exposition in utero aux radiations.
Vivant dans le Connecticut, ils ressentaient les effets des radiations du Nevada ?
Il y a deux ans, le gouvernement américain a reconnu que tous ceux qui avaient vécu aux Etats-Unis entre 1957 et 1963 avaient été exposés de manière interne aux radiations. Le foetus de toutes les femmes enceintes était donc exposé
Pas un génocide, un « omnicide ».
De quels niveaux de radiations parlons-nous ?
Ce sont de bas niveaux et les principaux vecteurs sont l´eau potable et les produits laitiers. Cela a suffi à tuer des petits poissons dans l´Atlantique. Le strontium-90 est un isotope artificiel dégagé par les bombes et les réacteurs nucléaires. En Norvège, on a mesuré les taux de strontium-90 dans le lait des années 1950 aux années 1970 et le volume de pêche durant la même période. A mesure que le taux de strontium-90 augmentait dans le lait, le volume de pêche diminuait.
En 1963, lorsque les Etats-Unis testaient la bombe nucléaire (ils ont effectué 250 essais en une année parce que le Traité allait être signé), le volume de pêche a diminué de 50%. Dans le Pacifique, il a diminué de 60% parce que c´est là que les Russes, les Chinois, les Français et les Américains ont procédé à leurs essais.
Source : Bernard Batt

9 juillet

http://www.grainvert.com/IMG/jpg/du...

 

Bruno DRWESKI : Commentaire sur : Un holocauste nucléaire mondial nous menace.

Dossier d’un ancien combattant de l'uranium appauvri :

Eh oui, c'est pas le "réchauffement climatique" qui menace l'Humanité

C'est pas non plus le h1n1(pour enrichir l'industrie pharmaceutique? pour crouler la sécu?)

Ce sont les guerres incessantes menées par l'Occident , US en tête

Des guerres de domination sur le monde très polluantes celles-là d'une pollution dont on ne parle jamais sans doute parce que cette pollution-là, eh bien, elle est "bonne pour la planète"?

La responsabilité des USA,premier et seul pays à avoir lancé (dès août 1945) la bombe nucléaire contre un peuple, à n'avoir jamais cessé, pour dominer le monde et conserver leur hégémonie, leur course à l'armement (qui oblige les autres pays à se lancer dans la course pour être en mesure de se défendre, les USA n'attaquant que les pays faibles et désarmés)et leurs guerres innombrables...cette responsabilité est énorme;

La responsabilité de l'OTAN créée par les USA ...contre l'URSS et pour leur lutte contre le communisme est énorme

(Le Pacte de Varsovie est bien postérieur à l'OTAN et constitue une réponse à l'OTAN, et pas l'inverse comme on dit souvent)

Bruno DRWESKI

July 10,


Provinces Afghanes

Carte cliquer dans l'image : http://en.wikipedia.org/wiki/Image:AfghanistanNumbered.png 

 

AfghanistanNumbered.png‎ (181KB, MIME type: image/png 

 


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


25/07/2009

n°277- dossiers de l'Afghanistan - 23-07 - Début - : Obama envoie des marines supprimer la population de l'Afghanistan du Sud.

n°277- dossiers de l'Afghanistan - 23-07  - Début - : Obama envoie des marines supprimer la population de l'Afghanistan du Sud.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan n°277 du 23-07

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Al Djazira diffuse la vidéo d'un soldat US aux mains de la résistance.

1-2 Gilles Munier : Les espions de l´or noir.

2 Les Brèves 

2-1 Un F-15E américain avec deux pilotes à bord s'écrase en Afghanistan.

2-2 Des attaque à la bombe, parfois suicide, visent régulièrement les forces afghanes et internationales.

2-3 Les forces alliées prises en tenaille.

2-4 Les tenailles afghanes.

2-5 La guerre ne se prête pas à une solution militaire – l’OTAN a tardé à le comprendre.

2-6 Un programme secret de la CIA visait à tuer les chefs d'Al-Qaïda.

2-7 Les soldats américains conservent le droit de fumer au combat.

Suite

2-8  Guantanamo : Les Brèves

1 Des municipalités US espèrent accueillir les prisonniers de Guantanamo…

2 Sami Al Haj ,ancien détenu et journaliste, compte porter plainte contre Bush et cie.

3 Dossiers

3-1 Après Bush, la paix ?

3-2 James Cogan : Obama envoie des marines supprimer la population de l'Afghanistan du Sud.