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04/08/2009

n°6 - dossiers d'Iran - 02-08 - : Suite - : IRAN : CIA, MOSSAD ET NED (National Endowment for democracy) entre tulipe, roses, jeans et autres couleurs.

n°6 - dossiers d'Iran - 02-08 - : Suite  - : IRAN : CIA, MOSSAD ET NED (National Endowment for democracy) entre tulipe, roses, jeans et autres couleurs.



dossiers d'Iran  n°6 du 02-08

             C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Farah Stockman : La "Revolution Sac Gucci" ou Comment les US ont Financé Un Programme Pour Instaurer la "Démocratie" en Iran Aboutissant aux Emeutes Post Electorales .

2-2 Claude Jacqueline Herdhuin : Iran : vous avez dit contre-révolution ?

2-3 K. Selim : Le prétexte perse et la twitter zone.

2-4 Medias Net Propagande : "Neda" L'Icone De La Propagande Mediatique Pre/Pro Guerre -

Arrêts Sur Images d'une Vidéo Suspecte.

Annexe

1 Arrêts sur images de la video "Neda"

2: La police iranienne bloque une manifestation, une autre surgit.

2-5 Neda, le martyrologue iranien ou le crime de Moussavi.

2 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

2-1 Farah Stockman : La "Révolution Sac Gucci" ou Comment les US ont Financé Un Programme Pour Instaurer la "Démocratie" en Iran Aboutissant aux Emeutes Post Electorales .

Comment Rice et les US à partir de 2006 ont investi des millions pour provoquer le chaos en Iran. Extraits d'un article du Boston Globe de 2006 fournissant des détails sur le programme pour développer la "démocratie" en Iran, connu là bas sous le nom de "Révolution Sac Gucci", et qui a abouti à toute une série d'évènements récents secouant l'Iran.

Ces financements ont été augmentés et c'est 400 millions de $ qui ont été "investis" ces dernières années pour déstabiliser l'Iran. Obama a pris le relais de Bush.

Rice veut des financements pour développer la démocratie en Iran

" La secrétaire d'état Condoleezza Rice a demandé au Congrès hier de financer une vaste initiative pour promouvoir la démocratie en Iran via l'extension d' émissions diffusées par satellite pour permettre à Washington "d'établir des contacts" directement avec le peuple iranien. Cette initiative vise aussi à lever les restrictions US de financement des syndicats iraniens, des dissidents politiques et des ONG.
"La nouvelle requête qui a été faite lors d'une audition devant le comité des relations étrangères du Sénat portant sur le budget des affaires étrangères de Bush, augmenterait les dépenses pour les programmes sur la démocratie pour l'Iran cette année passant de 10 millions de $ à 85 millions de $ ....
" C'est dans notre intérêt actuellement.... de voir si nous pouvons établir des contacts avec le peuple iranien," a dit Rice aux Sénateurs. "D'une certaine manière, on pourrait avancer qu'ils en ont d'autant plus besoin maintenant qu'ils sont isolés par leur propre régime".
"L'initiative pourrait profiter à un groupe de défense des droits de l'homme de New Haven, l'Iran Human Rights Documentation Center, qui l'année dernière a reçu environ 1/3 des 3.5 millions de $ dépensés par le Département d'état pour promouvoir la démocratie en Iran.
"Hier, un haut responsable du Département d'état a reconnu lors d'une conférence de presse qu'il serait dangereux pour des groupes iraniens d'accepter des financements des US et que les activistes pourraient être tués ou emprisonner à cause de cela.
"Elle a dit que la part du lion de l'argent dépensé pour promouvoir la démocratie irait par conséquent à des groupes à l'extérieur de l'Iran qui maintiennent des contacts discrets à l'intérieur du pays, mais que le Département d'état était prêt à avoir des contacts directs et des liens pour financer des groupes en Iran éligibles pour ces financements. Elle a dit que le gros de l'activité se ferait secrètement pour protéger les identités des activistes iraniens.
"Des responsables du Département d 'état lors de la conférence d'hier n'ont pas été jusqu'à demander un changement de régime en Iran, mais ont parlé de désir de fomenter des mouvements internes pour un changement politique important, semblables aux mouvements en Ukraine, et dans l'ancienne république de l'ex Union Soviétique, La Georgie , où des financements US ont été versés pour être en contact avec des médias et la société civile. Mas ils ont dit qu'ils ne soutiendraient pas des groupes d'opposition, une restriction qui va disqualifier de nombreuses organisations d'iraniens en exil.
"Ramesh Setehrrad, présidente du National Committee of Women for a Democratic Iran, un groupe actif de Washington, a dit que l'administration aurait du mal à trouver des organisations à financer si elle rejette l'opposition politique en exil, la plupart étant affiliés aux Mujaheddeen Khalq (MEK dont les membres ont été intégrés depuis dans des forces spéciales de la CIA infiltrés en Iran et responsables de certains attentats ndt) que le Département d'état considère comme une organisation terroriste, ou avec des monarchistes liés au défunt Shah Mohammed Reza Pahlavi. (A son fils qui essaie de se placer comme alternative au régime actuel ndlt)...
" L'enveloppe de financement de Rice fournira un extra de 50 millions de $ pour émettre en Iran dans l'espoir qu'un nombre significatif d' Iraniens pourront capter via des paraboles satellitaires, répandus malgré leur interdiction.
"Une partie de l'argent ira pour une extension de l'émission en Farsi de Radio Farda, qui actuellement emet seulement 4 heures par jour et qui est co géré par Voice of America, Radio Free Europe, et Radio Liberty...
"15 millions de $ seront dévolus au financement d'organisations US qui soutiendront des syndicats iraniens et des activités civiles, et pour financer des groupes iraniens.
"5 millions de $ de plus seront consacrés aux échanges éducatifs avec des étudiants iraniens, et 5 millions de $ de plus iront pour entrer en contact avec les Iraniens qui ont internet et utilisent les messageries instantanées...."

Extraits d'un article de Farah Stockman, Globe staff publié le 16/02/06 sur le Boston Globe

Vendredi 26 Juin 2009

Titre Traduction Mireille Delamarre

http://www.planetenonviolence.org:80/La-Revolution-Sac-Gu...&


2-2 Claude Jacqueline Herdhuin : Iran : vous avez dit contre-révolution ?

La Révolution verte iranienne serait-elle un premier pas vers une contre-révolution ?

Depuis le 12 juin, l’encre n’a cessé de couler au sujet des élections iraniennes.

Le président sortant, Mahmoud Ahamdinejad, était donné perdant et a pourtant remporté haut la main les élections devant son adversaire, Mir Hossein Moussavi. L’Iran est aujourd’hui dans toutes les discussions, ou presque, mais en lisant ou écoutant les médias occidentaux, je ne peux réprimer un moment d’irritation. En effet, les analyses sont toutes le fruit d’une réflexion occidentale, c’est-à-dire incomplète, voire orientées.

L’Iran nous est systématiquement présenté comme un pays musulman conservateur et menaçant pour notre sécurité.

Bizarre que les États-Unis apparaissent comme des sauveurs alors que leur discours ne laisse aucun doute : dominer par tous les moyens. Après l’ère Bush, dont la volonté guerrière a été prouvée, et avant d’entrer dans l’ère Obama, Hillary Clinton a tenu des propos on ne peut plus clairs dans le cadre du programme Good Morning America, diffusé par ABC le 22 avril 2008 : « Je veux que les Iraniens le sache, si je suis la présidente, nous attaquerons l’Iran. Et je veux leur faire comprendre que cela signifie qu’ils doivent examiner de très près la question, parce que quel que soit le stade de développement où pourrait être leur programme d’armement nucléaire au cours des 10 prochaines années, au cours desquelles ils pourraient envisager de lancer bêtement une attaque contre Israël, nous serions en mesure de les effacer totalement. »

Aujourd’hui, le monde vit sous Obama. Mais n’oublions pas que ce dernier représente le même parti que celui pour lequel Hillary Clinton faisait campagne. Le président américain, je devrais dire, ses conseillers, a simplement adopté un discours et une conduite plus politically correct, afin de regagner la confiance des États et de la population de la planète. La main tendue par les États-Unis aux pays musulmans cache des pièges. Les États-Unis aimeraient récupérer l’Iran, qui occupe une position stratégique au Moyen-Orient, à des fins économiques (accès aux ressources pétrolières et gazières d’Asie), et politiques (nous entrons dans une deuxième guerre froide et il est important pour les Américains que l’Iran quitte la Chine et la Russie pour se ranger de son côté). Avec les élections volées du 12 juin en Iran et la Révolution verte qui a suivi, les Iraniens sont soudain devenus sympathiques au monde et surtout à l’Occident en se battant contre un régime insupportable par sa violence et ses idées.

Nous devons toutefois « regarder » ou accueillir le soutien du « Monde » au peuple iranien avec la méfiance nécessaire. Le « Monde » pourrait facilement faire un amalgame entre le mouvement iranien actuel contre le régime et un mouvement général contre les pays islamiques. Chacun voit dans les évènements récents ce qu’il veut bien voir. Le 11 juin, veille des élections iraniennes, j’étais à New York. J’ai dit à une amie avocate que je pensais que la jeunesse iranienne pourrait opter, dans un avenir plus ou moins proche, pour une contre-révolution. Sa réponse a été brève : « Impossible. Ils croient en leur religion. » Les évènements n’ont pas tardé à me donner raison. La Révolution verte pourrait être le premier pas vers une contre-révolution qui permettrait de dissocier la religion de l’État. Les jeunes Iraniens et Iraniennes commencent à parler d’un pays où la religion retournerait dans le domaine du privé. Ils ne renient pas l’Islam, ils condamnent la place qu’il occupe au sein du gouvernement. Un ami iranien m’a déclaré de son côté : « Ce régime [le régime des mollahs] n’attend qu’une guerre pour détourner l’attention des Iraniens ainsi que celle du monde entier des problèmes sociaux, économiques, politiques… »

Le peuple iranien est conscient qu’il doit se rapprocher de l’Occident, mais pas à n’importe quel prix. Il a connu la monarchie, la révolution, le pouvoir religieux. S’il décide de faire une contre-révolution quelles sont les voies qui s’offrent à lui ? Une monarchie « modérée », du type Espagnol ? Ce serait faire marche arrière. Une dictature militaire semble improbable, car aucune des actions des opposants au régime ne va dans ce sens. Le même ami m’a expliqué pourquoi en quelques mots : « La raison m’est claire : tous les Iraniens ont déjà eu l’expérience de l’autocratie et de la dictature au cours des cent dernières années. C’est-à-dire la période d’après la grande révolution constitutionnelle de 1906 durant laquelle l’autorité du clergé a été soumise à la volonté du peuple (les mollahs se vengeront plus tard avec la révolution islamique de 1979 qu’ils ont détournée à leur profit) ». Reste la démocratie. Cette dernière peut s’accommoder de la religion en la replaçant dans le domaine de la vie privée, comme c’est le cas en France depuis 1905, avec la loi de séparation des Églises et de l’État, promulguée le 9 décembre 1905. Le peuple iranien est-il prêt à se battre pour la démocratie ? Les derniers évènements semblent l’indiquer. Mais advenant une contre-révolution, l’Iran pourra-t-il se protéger contre l’intervention de l’Occident, et surtout des États-Unis qui se targuent d’œuvrer pour la Démocratie tout en ponctuant les discours présidentiels d’un God Bless America, sans ambiguïté sur la mission quasi divine dont cette nation se sent investie. À une autre époque, Hitler scandait Gott Mit Uns… L’Angleterre se recueille au son de God bless the Queen… et la République islamique d’Iran use et abuse du slogan Allah Akbar (Allah est grand)…

Au-delà des intérêts économiques et politiques de l’Occident en Iran, l’Occident accueille et récupère les évènements récents à des fins de propagande idéologique. L’Iran est un pays musulman qui se lève contre l’oppression d’un régime islamique. En s’appropriant les évènements post-électoraux, l’Occident donne raison aux États-Unis et à la guerre contre le terrorisme... Demandons aux Iraniens qui ont défilé dans la rue s’ils l’ont fait sous la houlette des États-Unis. J’ai posé la question à plusieurs Iraniens et Iraniennes et leur réaction a été d’abord la stupéfaction, puis la colère. Pourquoi l’Occident, avec à sa tête les États-Unis, veut-il faire croire et se persuader qu’il peut tout contrôler. Le peuple Iranien serait-il trop stupide ou ignorant pour décider par lui-même de ses actes et de son avenir ? Certes non, car c’est un peuple extrêmement éduqué et très bien informé. Le pourcentage du groupe d’âge 18-24 ans fréquentant l’université en République islamique d’Iran est passé de 5 % en 1979 à 24 % en 1997 (1) , l’Iran compte aujourd’hui plus de 3,5 millions d’étudiants universitaires dont 60 % sont des jeunes filles.

Enfin dans cette guerre de religion qui oppose l’Occident aux pays musulmans, l’Iran occupe une place très particulière. En effet, la religion de la Perse était le zoroastrisme, avant que le peuple perse ne soit converti de force à l’Islam avec la conquête de la Perse par les Arabes à partir de 636. La défaite des Sassanides à marqué la fin du zoroastrisme dont il ne reste aujourd’hui que quelque 50 000 fidèles en République islamique d’Iran. Le zzoroastrisme était également pratiqué en Inde. Il repose sur la notion du dualisme du Bien et du Mal qui coexistent dans tous les êtres vivants. Toute personne se doit de répondre de ses actes par la bonne pensée et de chercher le Bien. Peut-être y a-t-il là quelque chose que l’Occident pourrait apprendre des Iraniens.

(1) Abbas Bazargan, L’enseignement supérieur : étude de cas iranienne, Perspectives, vol. XXXII, no 3, septembre 2002.

Claude Jacqueline Herdhuin
Scénariste, assistante-réalisatrice, auteure

27 juillet

http://www.legrandsoir.info/Iran-vous-avez-dit-contre-revolution.html

Claude Herdhuin est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14523




2-3 K. Selim : Le prétexte perse et la twitter zone.

La crise postélectorale iranienne est, cela a été dit dans ces colonnes, l’expression d’un conflit de pouvoir entre groupes antagonistes au sommet des appareils d’Etat.

L’un des deux groupes principaux est dirigé par le Guide suprême de la Révolution islamique, l’Ayatollah Khamenei, l’autre est piloté par l’Ayatollah Rafsandjani, ancien président de la république et actuellement président du « Conseil de Discernement », une structure d’arbitrage entre les institutions du pays.

La presse occidentale qui « pense pour nous », nous a donné les étiquettes : la faction dirigée par le guide suprême est ultraconservatrice et le clan opposé est le pôle modéré.

C’est pourtant une construction théorique qui ne repose sur aucune réalité programmatique ou idéologique. Les uns et les autres n’ont en réalité aucune divergence sur la nature théocratique du régime et sur la primauté absolue de la hiérarchie religieuse sur tous les aspects de la vie sociale du pays.

Ce qui divise les protagonistes de la crise, le président-élu Ahmadinedjad et son rival malheureux Moussavi, est ce qui sépare les couches populaires défavorisées et la bourgeoisie, moyenne et haute. Les uns ont été les bénéficiaires d’une politique sociale, souvent teintée de populisme et les autres souhaitent l’instauration d’un modèle économique plus conforme à leurs intérêts.

Le bilan politique de Mir Hossein Moussavi lorsqu’il était premier ministre n’indique pas le degré d’ouverture qu’on lui prête aujourd’hui : plus de 8000 peines capitales ont été exécutées sous son autorité.

De la même manière, l’Ayotallah Rafsandjani, que les médias occidentaux dépeignent à l’heure actuelle comme un « modéré », avait été accusé de terrorisme international, il a même été inculpé par la justice argentine pour un attentat commis à Buenos-Aires en octobre 2006.

Un traitement singulier

La singularité du traitement de l’affaire iranienne par les médias occidentaux réside dans l’extrême mobilisation des européens par rapport au profil relativement bas adopté par les américains.

Le président Obama, même s’il a fini par hausser le ton sous la pression, a fait montre d’une grande prudence en déclarant en substance que l’hostilité iranienne à l’endroit des Etats-Unis prévaudrait quel que soit le candidat élu.

La presse asiatique, bien plus au fait des réalités iraniennes qu’une expertise européenne dont le militantisme discrédite bien des analyses, est infiniment plus nuancée.

La fraude, très probable comme dans tous les pays du tiers-monde, a-t-elle modifiée le résultat des élections ? Pour les asiatiques et certains américains et canadiens, cette hypothèse est purement théorique, tant la base d’Ahmadinedjad est numériquement supérieure.

La grille de lecture extrêmement réductrice et d’un manichéisme primaire proposée par les médias européens n’est pas valide. Les affrontements internes au régime n’opposent pas de bons «modérés» ou «réformateurs» à de mauvais «ultraconservateurs». Les modérés n’entendent pas changer la nature du régime ; il s’agit pour eux, essentiellement, de réorienter l’allocation de la rente pétrolière vers les couches «entrepreneuriales» susceptibles d’en faire un usage plus efficace au service du développement du pays. Les libertés démocratiques ne sont pas à l’ordre du jour et il n’est pas sur que l’extraordinaire pression médiatique contribue à en faire une priorité.

Une défaite opportune

En réalité, pour Israël et ses alliés, la défaite du camp dirigé par Rafsandjani et Moussavi est parfaitement opportune.

En termes de propagande et de stratégie de diversion, les troubles à Téhéran contribuent à relancer l’entreprise de diabolisation de ce pays et à conditionner les opinions publiques occidentales à un durcissement des sanctions. Les premiers résultats de cette campagne de grand style apparaissent déjà. De nombreux mouvements de « gauche », y compris ceux qui se réclament de la solidarité avec le tiers-monde et l’altermondialisme, rejoignent les positions des establishments politiques. Le conditionnement de l’opinion occidentale favorisera t-il l’évolution « démocratique » d’un régime autoritaire certes, mais disposant d’une légitimité populaire indiscutable ? A cette aune, aucun pays de la région ne tient la comparaison avec l’Iran. Les monarchies obscurantistes n’organisent pas d’élections et n’autorisent pas le moindre débat. Ce qui apparaît clairement est que l’indignation sélective orchestrée permet - essentiellement - à masquer les réalités moyen-orientales. Au premier chef, la politique agressive de la seule puissance nucléaire de la région. Il est bien plus simple de sanctionner l’Iran que de tenter de contraindre Israël à respecter le droit international. Dans la cacophonie savamment entretenue, la politique de colonisation et de purification ethnique se poursuit à l’ombre bienveillante du silence médiatique. Tel semble être l’enjeu d’une bataille médiatique où la solidarité avec les forces démocratiques iraniennes n’est qu’un confortable prétexte.

K. Selim

27 juin 2009

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article88199


2-4 Medias Net Propagande : "Neda" L'Icone De La Propagande Mediatique Pre/Pro Guerre -

Arrêts Sur Images d'une Vidéo Suspecte.

Analyse de ce qui pourrait se révéler être un énorme montage mediatique à partir d'une vidéo truquée mise en ligne au Pays Bas par un iranien, Mr Hamed Rad, qui est - simple coïncidence ? - CONCEPTEUR GRAPHIQUE.

Des Medias et "Réseaux Sociaux" qui jouent à 100% sur l'emotionnel et l'imagerie d'horreur

Les médias occidentaux refusent de montrer des vidéos d'enfants et de femmes massacrées par les Américains, les Israéliens et leurs alliés depuis des années sous prétexte que ces images seraient trop dures, et soit disant par respect pour les victimes. Pourtant une vidéo, à l'origine très incertaine, d'une jeune iranienne qui aurait été tuée lors des émeutes récentes à Téhéran a fait la Une des sites web des médias de masse et est passée en boucle sur les nouveaux circuits de propagande que sont devenus Twitter, Facebook, YouTube...
La ruée des médias occidentaux, BBC en tête, sur une vidéo "non identifiée", aux images sanglantes, est pour le moins surprenante.
Les gouvernements occidentaux sont passés maître dans l'art d'exploiter les histoires à forte charge émotionnelle afin de convaincre les opinions publiques de soutenir des guerres dites de "libération" ou pour apporter la "démocratie" dans des pays qui sont, comme par hasard, riches en pétrole, gaz et autres ressources naturelles convoitées par les puissances coloniales occidentales
"Neda Agha-Sultan" - "Neda" le nom que les médias lui donnent - est devenu l'effigie des "manifestations de rues" iraniennes, sacrifiée sur l'autel de la propagande médiatique occidentale. Ces médias propagandistes font appel aux instincts humains les plus bas, attisant par la vue du sang le besoin de vengeance contre un pays, et finalement contre tout un peuple qu'ils revendiquent pourtant soutenir avec un cynisme éhonté - voir La Voix De Son Maître Rothschild/Sioniste : Libération - alors même qu'ils conditionnent l'opinion publique pour la vraie boucherie à venir, qui sera dissimulée derrière l'écran de fumée d'un champignon nucléaire.
Cette vidéo, dont l'origine reste mystérieuse, ne prouve rien quant à l'identité du ou des tueurs de même que de la victime. La BBC, toujours elle, en première ligne de cette campagne de propagande médiatique, a cité la déclaration de son "fiancé" :
"des témoins oculaires et prises de vue vidéo montrent clairement que ce sont probablement des milices paramilitaires Basij en tenue civile qui l'ont délibérément ciblée".
Ces accusations avancées par le "fiancé" de "Neda", prises pour argent comptant par la BBC et allègrement colportées, ne sont étayées sur aucune preuve, aucune photo, ni vidéo. Dans cette vidéo de "Neda" rien ne permet de telles affirmations. Tous les médias se sont empressés de relayer cette "information" ayant auparavant amplement colporté la rumeur d'une "fraude électorale" du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui pour l'heure n'a toujours pas été prouvée.
Ce que l'on peut faire remarquer, si cette histoire est véridique, c'est qu'elle aurait été tuée d'une balle en pleine poitrine, par un tireur d'élite membre de qui ? De la police iranienne, des milices Basij, d'un commando infiltré de la CIA, du Mossad, du services secrets britannique, comprenant probablement des membres de la secte iranienne MKO ( Mujahedin Khalq Organization) travaillant, c'est connu, pour le compte de ces services secrets étrangers, sous l'oeil bienveillant de ceux de la Sarkozie ?
Le chef de la police iranienne, Azizallah Rajabzadeh, a affirmé lundi que la police n'avait rien à voir avec les tirs mortels sur lesquels se sont focalisés les médias étrangers. La police accusent des "éléments terroristes" du MKO - recrutés par la CIA et entraînés en Irak puis passés clandestinement en Iran par les Britanniques) d'avoir infiltré les manifestations, d'avoir mis le feu à une mosquée, deux stations d'essence, et un poste militaire dans Téhéran ouest.
Qui peut profiter de cette histoire dramatique, si elle est véridique ?
Ce serait complètement stupide de la part de la police ou des milices Basij d'avoir tiré sur une jeune femme, simple spectatrice, sachant que tous les médias occidentaux n'attendaient que ce genre d'évènement tragique pour amplifier la campagne anti iran. De plus ce tir, s'il a effectivement eu lieu, était visiblement un tir fait pour tuer et non pas pour effrayer et faire fuir. La police iranienne a affirmé avoir tiré en l'air. Et puis c'était vraiment très pratique d'avoir juste au moment du tir quelqu'un muni d'un appareil photo ( portable ) pour pouvoir relayer pratiquement en direct cette tragédie.
Diffusée "ad nauséum" depuis samedi dernier, cette vidéo a été mise en ligne pour la première fois par Hamed Rad, un jeune iranien de 34 ans vivant aux Pays Bas qui aurait reçu la vidéo d'une de ses amies habitant à côté de chez lui à Téhéran. Puis, comme la vidéo de l'attentat du 11 Septembre, elle a fait le tour des médias surtout sur le net, et passe et repasse en boucle depuis.
Hamed Rad est CONCEPTEUR GRAPHIQUE, une information non divulguée
Pour voir la version inédite sur Prison Planet http://www.prisonplanet.com/neda-death-footage-poster-chi...

Myriam Abraham

 

Annexe

1 Arrêts sur images de la video "Neda"

Patrick Henry a posté un commentaire le 22 Juin 2009 a 6.40 pm dans les commentaires sur l'article de www.prisonplanet.com montrant la vidéo et présentant certaines informations sur celle-ci.
Patrick Henry, qui se présente dans un autre post comme un professionnel spécialiste en software, et en technologie informatique introduit en bas de son commentaire des notes dont il nous paraît plus informatif de publier la traduction avant les commentaires techniques. Patrick Henry trouve dans la vidéo des inconsistances dont il fait part, et émet un avis s'appuyant sur une analyse technique. Pour lui, cette vidéo pourrait avoir été fabriquée à des fins de propagande.
Notes
1. Pour observer cette vidéo objectivement, vous devez vous en détacher émotionnellement.
2. Regarder CHACUNE et TOUTE vidéo avec scepticisme. Spécialement celles vues sur internet.
3. Quand une vidéo est floue, avec des pixels voyants, et saccadée, cela devient plus facile de la vendre comme réelle.
4. Adobe After Effects peut faire pratiquement TOUT et N'IMPORTE QUOI, JE LE SAIS. Le "sang" coulant sous "Neda" par exemple.
5. Le son est également suspect; très propre et clair, sachant combien tout est chaotique, la vidéo fournit des séquences sonores de bonne qualité.
6. aucune agence d'information, dont celle-ci, ne prend le temps d'analyser cette vidéo. Infowars vend le côté déstabilisation de la CIA ( ce qui est correct) et les médias de masse vendent le côté fraude électorale d'Ahmadinejad.
7. Les prises de vue sous deux angles manipulent nos systèmes de perception au point que les gens diront " NOUS devons faire quelque chose" " Où est notre Président ?!", " Obama est conciliant avec l'Iran" ect..
8.A venir bientôt, un sondage d'opinion pour voir votre position sur une action militaire contre l'Iran.
9.J'espère et je prie pour que cette vidéo ne soit PAS réelle. C' EST truqué.
Souvenez vous simplement de rester sceptique sur toute et chaque information diffusée pour le moment.
Arrêts sur images
"j'ai travaillé avec ALLOT ( Allot Communications ltd/Peer App - USA ) secteur video...
celle ci est quelque peu cinglée...
Au début : 001 "Neda" est assise, il n'y a pas du tout de "sang" par terre.
A 02 l'homme avec la chemise blanche ( sur la droite) montre la position de la caméra alors que la caméra fait un travelling..
"Neda" se penche en arrière de 01à 02 du "sang" est maintenant visible et coule sous elle.
L'homme à la chemise rayée bleu et blanc sur la gauche se penche sur "Neda" tandis que la camera tourne autour et nous voyons son visage, elle regarde la camera à environ : 08 jusqu'à à peu prés un peu après : 11.
Il n'y a pas de "sang" sur son visage jusqu'à ce que l'homme avec la chemise rayée bleu et blanc mette sa main droite prés de ses lèvres à : 11.2.
A: 11.2 " du "sang" jaillit brusquement de ses lèvres vers la caméra à l'extérieur de la main de l'homme à la chemise à rayures bleues et blanches.
A ce moment là, à : 12, un autre homme avec une chemise blanche et des jeans grisâtres, intervient penché dans le champ de la caméra.
A : 13 - :13.5 il étend sa main droite vers "Neda" et du "sang" apparaît sur son nez.
De: 14 à 15 il y a un mouvement des mains, et l'oeil gauche de "Neda" bouge, il y a du sang maintenant dans cet oeil.
Puis la caméra trésaute un peu.
Puis l'homme à la chemise blanche et aux jeans grisâtres bloque le visage de "Neda" à :16 il se penche en arrière et sort du champ à :17.
A 17.5 - :18 un homme portant une chemise à damiers verts, blancs et bleus entre dans le champ de la camera à droite.
La camera se fixe et fait des va et vient dans cette position montrant des aperçus de "Neda" derrière l'homme avec la chemise blanche et les jeans grisâtres et l'homme à la chemise à damiers verts blancs et bleus.
On a de nouveau une pleine vue de "Neda" à : 20 - :21.5 puis la camera démarre ses prises de vue en va et vient commençant à : 22. L'homme avec la chemise blanche et les jeans grisâtres nous empêche de voir "Neda".
La camera se promène autour de lui et à : 24 on a la prise de vue horriblement spectaculaire d'elle, la tête détournée de la caméra et l'homme à la chemise blanche et aux jeans grisâtres se lamentant "Neda" Neda".
Dans le plan : 16 de la vidéo (qui est même encore plus dramatique) il y a un pouce qui empêche de la voir puis le pouce est enlevé et il y a un rush vers "Neda".
A noter la couleur du "sang" sur ses chaussures qui est plus brillante que le même "sang" dans :40.
Il y a également un problème continuel avec les mains posées sur la gorge/poitrine de "Neda".
Cela ne s'accorde pas avec la position des mains dans la séquence vidéo :40
De même l'image "iconique" de "Neda" avec du sang sur le visage fixant l'air absent le mystère de la mort est la partie la plus probante de la séquence vidéo :16, parfaite pour une prise de vue pour écran.
Autre chose, c'est un film tourné avec deux cameras, sous DEUX angles différents."
Patrick Henry fait ensuite remarquer qu'il y a quelque chose de louche dans cette vidéo qui lui semble être une vidéo tournée avec des acteurs. Parlant en tant que professionnel, Il dit que le problème avec les acteurs amateurs c'est qu’ils regardent directement la caméra lors d'une prise de vue. Dans la : 40 il y a même une légère hésitation, chaque acteur attendant son tour.
Comme nous l'avons écrit plus haut, Hamed Rad, l'Iranien qui vit aux Pays Bas qui a mis la vidéo en ligne est concepteur graphique. Il a pu grâce à son expérience professionnelle participer à ce montage truquage, ou bien tout simplement de par ses activités professionnelles il est en contact avec ceux qui l'ont réalisé. Ce qui semble tout particulièrement étonnant c'est la rapidité avec laquelle il a pu obtenir cette vidéo et la mettre en ligne. Pour qu'un tel document puisse aussi rapidement sortir d'un pays il fallait une complicité au niveau ambassade ou consulat, la "voix royale" ( britannique, hollandaise ?) pour faire sortir clandestinement des documents, inclus par le net.
Ce n'est pas la première fois que les Américains ont recours à de fausses vidéos pour influencer l'opinion publique. Souvenez vous lors de la Première Guerre Du Golfe cette vidéo ou on voit une jeune femme au Koweït pleurer en accusant les soldats de Saddam Hussein d'avoir jeter les bébés hors des couveuses. Plus tard on a appris que cela était faux, et que la fille en question était membre de la famille royale Koweitienne. Mais la diabolisation de Saddam Hussein et la victimisation du Koweït s'étaient ainsi incrustées dans les esprits occidentaux, l'opposition à la guerre contre l'Irak affaiblie, voire présentée comme complicité avec le "Bourreau d'enfants".

Myriam Abraham

Mercredi 24 Juin 2009

http://www.planetenonviolence.org:80/Neda-L-Icone-De-La-P...&

 

2: La police iranienne bloque une manifestation, une autre surgit .
La police iranienne a étouffé dans l'œuf jeudi le rassemblement prévu par l'opposition dans un cimetière de Téhéran.
Celui-ci, le Grand Mossala, était le lieu initialement prévu pour la démonstration de force des leaders de l'opposition, l'ancien Premier ministre Mirhossein Moussavi et l'ex-président du Majlis Mehdi Karoubi, mais le ministère de l'intérieur avait interdit ce rassemblement.
Du coup, Moussavi et Karoubi, candidats réformistes malheureux face au sortant Mahmoud Ahmadinejad à l'élection présidentielle contestée du 12 juin, avaient donné rendez-vous à leurs partisans au cimetière de Behesht-e Zahra.
Il s'agissait de rendre hommage, à l'invitation de sa mère, à Neda Aghan-Soltan, une étudiante de 26 ans tuée il y a quarante jours lors d'affrontements avec des policiers et miliciens, et devenue le symbole de la contestation contre le régime.
Les autorités assurent que la jeune femme, dont la mort a été filmée et les images ont été diffusées sur internet, n'a pas été tuée par des balles des forces de sécurité et insinuent que l'incident pourrait être le fruit d'une manipulation destinée à discréditer le pouvoir.

Les centaines de contestataires se sont ensuite rabattus sur un immense lieu de prière du centre de la capitale
(Reuters)


2-5  Neda, le martyrologue iranien ou le crime de Moussavi.

Les professionnels du « choquage » à géométrie variable sont unanimes pour lancer des cris d’orfraie. Tous les mamamouchis de la bien-pensance qui n’osaient dire un mot pendant l’offensive israélienne à Gaza, ce crime contre l’humanité qui terrassait par jour plus de 100 gazouis, s’offusquent aujourd’hui, marchent, appellent à manifester contre la « répression » iranienne.

Même Barack Obama demande que cesse cette répression. Pourtant, on ne l’a pas entendu sur Gaza. C’est vrai, il était encore candidat. « Nous appelons le gouvernement iranien à mettre fin à tous les actes de violence et d’injustice contre sa propre population » dit-il fièrement. 

Les vertus démocratiques dont se pare Mir Hossein Moussavi, qui, rappelons-le, fut premier-ministre iranien, se passe de commentaire.

Connaissant le régime qu’il a servi depuis belle lurette, l’homme se drape subitement d’une virginité absolue, aidé dans celà par tous les détracteurs de Mahmoud Ahmadinajad. Il poursuit indubitablement, la fracture de la société iranienne, entre ses partisans issus de la bourgeoisie, ces riches commerçants de la capitale, et le reste de la société, faisant croire qu’il a des millions de supporters. Or, samedi dernier à Téhéran, ils n’ont pas dépassé les 3000 manifestants mais, sans vergogne, la presse occidentale continue de nous désinformer.

Twitter s’embrase.

Le pseudo Barack Obama perse aka Mir Hossein Moussavi communique sur Facebook, insistant sur le fait que, il ira jusqu’au bout de sa logique guerrière, faisant semblant hypocritement d’appeler ses partisans à la modération alors qu’en filigrane il manipule honteusement les foules. Comment peut-on expliquer que ces soi-disant démocrates avides de réformes brûlent-ils tout sur leur passage ? Evidemment sur ces faits, la presse occidentale garde un silence complice. Les manifestations toujours violentes de ces gens se résument à casser, cramer, crier à tue-tête en brandissant des slogans en anglais, puisqu’ils ne s’adressent pas aux iraniens mais aux Anglais et aux Américains.

Prêts à brader leur pays pour un plat de lentilles, Moussavi et ses partisans multiplient les bévues. Demain, sans aucune surprise, il appellera sans doute ses amis occidentaux à intervenir. C’est ainsi que cet apprenti sorcier a déjà envoyé à la mort, un peu plus de 17 iraniens. C’est beaucoup et peu à la fois mais, il est grand temps que les autorités iraniennes mettent hors d’état de nuire cet homme qui n’aime pas son pays. Voir ces monstres brandir aujourd’hui la mort de Neda, cette jeune iranienne tuée par balle, personne ne sait surtout d’où vient cette balle, des partisans de Mahmoud Ahmadinejad ou de ceux de Moussavi que déjà, la presse s’emballe, attribuant de facto, et sans la moindre enquête ni preuve, en désignant le coupable, le grand méchant loup que vous connaissez.

Là, aussi, comme par enchantement, entre le voyeurisme et la frayeur, les mensonges et les indignations, bizarrement, les amis de Moussavi saluent « ces iraniennes voilées » qui luttent pour leur patrie. Rien n’est inventé, simplement, une lecture « internétique » entre les réseaux sociaux Twitter, Facebook, Youtube, blogs et médias traditionnels depuis hier. Après 8 jours de mensonges éhontés, les psittacidés crient au scandale, affirmant désormais que, après avoir bien répétés leur propagandastaffel tels de bons élèves de Goebbels, les journalistes ne pourront plus faire leur travail sur place. Bonne nouvelle enfin, dans ce torrent invraisemblable d’ineptie où, on voit des personnes à qui l’ont accorde de l’hospitalité et qui se permettent, d’insulter leurs hôtes...Que diable !

En nous prenant pour des ânes avec une violence inouïe, certains médias qui veulent nous abêtir et nous crétiniser avec de faux-semblants insipides, ne seront certainement pas au bout de leur peine quand, enfin, tout le monde comprendra leur jeu. Ce n’est pas du journalisme, c’est finalement de la daube, du sarcasme, de la couardise puérile. C’est dans l’air du temps, plus personne ne réfléchit, Pierre reprend Paul qui reprend Jean ainsi de suite. Tel article, ou tel mensonge si vous préférez, repose sur les dires d’un tiers, qui deviennent des paroles d’Evangile pour peu qu’elles soient anti-Ahmadinejad. Soutenir le président iranien ? Non, mais, dénoncer le mensonge ambiant relève d’une salubrité des esprits pollués, chaque jour davantage. Ils ne doivent et ne peuvent faire de leurs pensées nauséabondes, un paradigme sociétal.

Dans ce concert de klaxon, la voiture sans frein de Moussavi qui lutte pour lui et sa petite caste de nantis se crashera bientôt. Lutter d’ailleurs pour soi-même et non pour son peuple comme on le constate de plus en plus, ne peut que conduire à sa propre fin, avant même que les forces de l’ordre ne s’occupent rapidement de ses forces du désordre. Et, bien sûr, la vieille technique épurée des adversaires de ceux qui essayent un tant soit peu de penser, recouper et chercher à comprendre, est de les traiter de fous. Belle façon de décrédibiliser les arguments des autres, en jouant les vierges effarouchées baptisées dans les fonts baptismaux d’une vertu mensongère.

En se fourvoyant dans une cause perdue d’avance, encouragé par ceux qui de loin cherchent par tous les moyens illégaux à déstabiliser l’Iran, Moussavi dans une ostentation ridicule, veut sans doute jouer le rôle de martyr de la cause iranienne mais, c’est peine perdue car, les réseaux sociaux ont fait de Neda, le martyrologue iranien. Il est plus que jamais disqualifié, après avoir déjà envoyé à la mort, 17 iraniens.

Beau palmarès pour quelqu’un qui semble aimer son peuple. Balivernes. Il ne sera jamais Gandhi, Patrice Lumumba et autre Steve Biko. C’est un loser.

Allain-Jules

lundi 22 juin

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/neda-le-martyrologue-iranien-ou-le-57931

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