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16/08/2009

n° 29 - Journal de PAKISTAN - 28-07 au 14-08 - : Fin- : Pakistan : un territoire stratégique pour les guerres de l'Occident en Asie Centrale.

n° 29 - Journal de PAKISTAN - 28-07 au 14-08 - : Fin- : Pakistan : un territoire stratégique pour les guerres de l'Occident en Asie Centrale.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



        Journal de PAKISTAN 

            n° 29- 28-07 au 15-08

            C.De Broeder & M.Lemaire      




Sommaire.

Fin

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Jules Dufour : Pakistan : un territoire stratégique pour les guerres de l'Occident en Asie Centrale.

9-2 Non à la guerre en Afghanistan et au Pakistan.

10 Annexe

10-1 Comaguer : Affaires sous-marine.

10-2 “Les Américains vivront toujours avec les menaces résistants”.

10-3 Mahdi Elmandjra : Futurs du monde islamique.


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

9-1 Jules Dufour : Pakistan : un territoire stratégique pour les guerres de l'Occident en Asie Centrale.

 « La mort de Baitullah Mehsud, chef des résistant pakistanais, serait un succès de taille pour Washington et Islamabad .» Cette dépêche qui, encore une fois, annonce la mort d'un être humain causée par la guerre, est sensée réjouir les stratèges des pays occidentaux qui occupent illégalement un pays souverain de l’Asie centrale depuis 2001.

Cette nouvelle permet aux tenants de cette guerre de conquête de manifester, pendant quelques instants, leur joie et de démontrer  l'efficacité de leurs

Interventions meurtrières sur le terrain. Mais, il y a lieu d’ajouter une autre interprétation à cet évènement.

La disparition du chef des résistants pakistanais viendrait se joindre aux éléments qui justifient l'extension au Pakistan voisin de la guerre d'occupation qui sévit en Afghanistan.

Elle contribuerait à rendre légitimes, une fois de plus, dans l'opinion publique mondiale les actes de guerre perpétrés par Washington et l'armée nationale pakistanaise sur le territoire pakistanais proprement-dit, même si  convaincre du bien-fondé de la guerre contre les résistant est devenu pour Washington une tâche bien facile après tant d’années de fabrication de ces ennemis que constituent maintenant les résistant aux yeux de la population mondiale.

Dans ce contexte, il importe d'être conscient que le véritable motif de ces guerres n'est pas l'éradication des résistants mais plutôt la mise en place des infrastructures et des institutions nécessaires à une occupation permanente de Washington et des autres puissances occidentales dans cette région. Ces guerres prendront fin seulement au moment où le régime de Kaboul sera en mesure d'assurer un contrôle militaire total du territoire afghan et cela ne sera possible qu’avec l’aide soutenue de l’armée nationale pakistanaise, pour la maîtrise des zones tribales frontalières avec l’Afghanistan telles que le Waziristan, la province de la Frontière-du-Nord-Ouest y compris le district de Swat

Les actions guerrières pakistanaises sont présentées comme faisant partie de la « guerre contre le terrorisme » décrétée par l'ex-administration de G.W. Bush, et liées à la guerre de l’Afghanistan.

La vallée de Swat est tombée sous la domination des résistant en décembre 2008, et fait depuis l'objet d'opérations militaires afin de les déloger ou de les faire «disparaître» tout simplement.

Cette guerre conduite par l’armée nationale pakistanaise avec le concours des forces armées étatsuniennes n’a pas été officiellement déclarée.

Elle se déroule dans le cadre de la guerre «dite préventive» contre la terreur et permet aux puissances occidentales d’accroître leur contrôle dans toutes les régions du Pakistan, ce qu’elles n’avaient pas réussi à faire durant la présidence de Pervez Musharraf entre juin 2001 et août 2008.

Le bilan de cette guerre en 2009

Plusieurs rapports récents ont fait état des attaques répétées dans cette région contre les résistant et les insurgés provenant de l’Afghanistan, ce qui a entraîné par le fait même un exode massif des populations vers l’intérieur du pays. L’utilisation de drones par les États-Unis pour l’élimination des foyers soupçonnés d’abriter des résistants présumés a causé un nombre considérable de victimes. Selon des données récentes ces attaques et autres interventions auraient fait plus de 1 500 morts chez les résistant Pour l’ensemble des régions affectées par la guerre on a observé le déplacement de deux millions de personnes: « Jusqu’à maintenant, les coûts ont été très élevés; des milliers de morts, plus de deux millions de personnes déplacées à cause des combats dans la vallée de Swat et ailleurs».

Selon le Pakistan Body Count, en date du mois d’août 2009, près de 10 000 victimes ont été causées soit par des bombes ou par des attaques par des drones; parmi ces victimes on compterait plus de 3 300 morts. Le site prend la peine de noter que « même s’il s’agit d’un attentat à la bombe ou d’une attaque par un drone, c’est la même résultat, un pakistanais est tué».

Le site fournit ainsi l’histoire complète et la chronologie des attentats à la bombe et des attaques par des drones. Les données proviennent des rapports de médias, d’hôpitaux et de sites internet. Toutes les données sont disponibles pour le grand public et aucune donnée n’est gardée secrète. Ce qui permet de donner une idée de l’intensité des attentats à la bombe et des attaques perpétrées par les drones.

Selon Bill Van Auken, Il importe de nous rappeler qu’en mai dernier «le gouvernement d'Obama considérait de plus en plus son intervention croissante au Pakistan comme une guerre contre-insurrectionnelle spécifique, pour laquelle il demandait le même type de pouvoirs militaires extraordinaires déjà obtenus par le gouvernement Bush en Afghanistan et en Irak.» Ces pouvoirs pourraient ainsi permettre, entre autres choses, au Pentagone de fournir au Pakistan une aide militaire de l’ordre de 400 millions de dollars.

Jules Dufour

Références 

- AFP et AP. 2009. La mort du chef des résistant pakistanais semble se confirmer. Journal Le Devoir, les 8 et 9 août 2009. En ligne: http://www.ledevoir.com/2009/08/08/262081.html  

- CTV.CA News Staff. 2009. As deaths rise, Pakistan struggles against Résistant. Le 28 juin 2009. En ligne: http://www.ctv.ca/servlet/ArticleNews/story/CTVNews/20090628/Résistant_Pakistan_090628/20090628?hub=TopStories

- DUFOUR, Jules. 2008. Les guerres d'occupation de l'Afghanistan et de l'Irak: un bilan horrifiant de portée mondiale. Le 22 juillet 2008. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). En ligne:

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9645  

- LIND, William S. et L. Rockwell. 2008. PAKISTAN. Une victime collatérale des guerres américaines. alternatives internationale. Le 17 janvier 2008. En ligne: http://www.alterinter.org/article1623.html  

- Opérations militaires contre les résistant au Pakistan: http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_au_Waziristan  

- Pakistan Body Count: http://www.pakistanbodycount.org/ 

- Pervez Musharraf: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pervez_Musharraf 

 - TISDALL and Saeed Shah. 2008. Reported US attack pushes Afghanistan war into Pakistan. Up to 20 die in attack by commandoes on village near known Résistant and al-Qaida stronghold guardian.co.uk, le 3 septembre 2008. En ligne: http://www.guardian.co.uk/world/2008/sep/03/pakistan.afghanistan1

- VAN AUKEN, Bill. 2009. Le gouvernement d'Obama cherche à obtenir des pouvoirs militaires extraordinaires au Pakistan. Le 7 mai 2009. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13528

-Waziristan: http://fr.wikipedia.org/wiki/Waziristan

Jules Dufour, Ph.D.,

Le 10 aout 2009

Mondialisation.ca

Jules Dufour, Ph.D., est président de l'Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean, professeur émérite à l'Université du Québec à Chicoutimi,   membre du cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, membre chevalier de l'Ordre national du Québec. 


9-2 Non à la guerre en Afghanistan et au Pakistan.

Le sommet américain avec l’Afghanistan et le Pakistan qui a eu lieu à Washington marque le début d’une escalade des violences militaires dans les deux pays.

Le but de la rencontre pour l’administration Obama est d’intimider ses laquais, le président afghan Hamid Karzaï et le président pakistanais Asif Ali Zardari, pour qu’ils obéissent davantage et d’élaborer une stratégie exhaustive de guerre dans le but de pacifier de larges régions de chaque côté de la frontière pakistano-afghane qui est présentement contrôlée par des résistants. 
L’importance de ce sommet trilatéral est soulignée par la présence de hauts représentants de l’armée américaine et de l’establishment du renseignement et de la politique étrangère, dont la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le directeur de la CIA Leon Panetta, le chef du FBI Robert Mueller et le général américain du Commandement central David Petraeus, ainsi que leurs homologues de l’Afghanistan et du Pakistan. D’autres sommets trilatéraux sont prévus pour coordonner la guerre commune qui va inévitablement coûter la vie à de nombreuses autres personnes dans les deux pays.
Flanqué de Karzaï et Zardari, Obama a déclaré hier devant les médias que les Etats-Unis étaient du côté des peuples de l’Afghanistan et du Pakistan.

De telles remarques doivent être rejetées avec le mépris qu’elles méritent.

L’impérialisme américain intensifie ses guerres en Afghanistan et au Pakistan non pas pour « développer la sécurité, les opportunités et la justice » pour les populations locales, mais bien afin de servir l’objectif stratégique de Washington de dominer l’Asie centrale riche en énergie.
Sous les fortes pressions des Etats-Unis, l’armée pakistanaise mène actuellement une offensive dans le district de Buner impliquant 15 000 soldats qui sont appuyés par des hélicoptères et des avions de combat. L’opération, qui est applaudie à Washington, a déjà fait fuir de longues colonnes de réfugiés. Selon les officiels locaux, 40 000 personnes ont quitté la région et l’exode pourrait atteindre un demi-million de réfugiés.
En Afghanistan, les frappes aériennes américaines plus tôt cette semaine qui ont tué jusqu’à 150 personnes dans le district de Bala Baluk ne sont que la dernière atrocité d’une guerre qui vise à terroriser le peuple afghan et réprimer toute opposition à l’occupation néocoloniale. Obama a à peine fait mention de l’incident, répétant comme à l’habitude que les Etats-Unis feraient « tout en leur possible » pour éviter les victimes civiles. Il a sinistrement mis en garde que les violences augmenteraient, mais que l’engagement des Etats-Unis « n’allait pas fléchir ».
Les présidents afghan et pakistanais ont tous deux juré fidélité à Washington et sa « guerre au terrorisme ». Bien qu’Obama parle d’eux en tant que « dirigeants élus démocratiquement », les Etats-Unis n’auraient pas de remords à les retirer du pouvoir, d’une manière ou d’une autre, s’ils ne suivaient pas les ordres. Dans les derniers mois, des officiels américains ont critiqué sévèrement Karzaï, qui fait face à une élection en août, pour son administration corrompue et inefficace ainsi que pour ses critiques de l’armée américaine et des victimes civiles tombées sous ses attaques.
De hauts représentants américains ont aussi averti Zardari quant à sa réticence à déclencher une guerre totale contre les guérillas résistantes. Le New York Times a cité anonymement un officiel de l’administration déclarant que la guerre au Pakistan allait dépendre de l’armée pakistanaise, « étant donné surtout le refus du pays, jusqu’à maintenant, de permettre l’entrée des troupes américaines ». Alors que l’armée américaine intensifie ses frappes de missiles en toute impunité, Washington fait clairement pression pour un rôle militaire beaucoup plus grand à l’intérieur du Pakistan.
Le même journal a publié une série d’articles sensationnalistes depuis quelques jours qui insistaient sur le danger que l’arsenal nucléaire pakistanais puisse tomber entre les mains d’extrémistes islamistes, le même prétexte utilisé par l’administration Bush pour réaliser son « changement de régime » en Irak. L’administration Obama considère évidemment plusieurs avenues pour remplacer Zardari si jamais ce dernier ne réalisait pas les promesses qu’il a faites à Washington.
Des éditoriaux parus hier dans le New York Times et le Wall Street Journal ont donné un soutien entier aux nouveaux plans de guerre d’Obama. Les deux journaux ont demandé au Congrès d’accéder rapidement à la requête d’Obama pour un financement supplémentaire de plusieurs milliards de dollars pour soutenir les armées et les gouvernements afghans et pakistanais.

Le Wall Street Journal, en particulier, a demandé qu’aucune contrainte politique de la part du Congrès ne vienne « gommer les requêtes » ou restreindre la liberté d’action de l’armée américaine.
Ce consensus démontre que tout l’establishment politique américain, l’aile libérale représentée par les démocrates tout autant que sa contrepartie conservatrice représentée par les républicains, soutient la guerre d’Obama sur deux fronts. L’escalade des conflits en Afghanistan et au Pakistan montre que les critiques qu’ont faites Obama et des sections des médias au sujet de la guerre en Irak n’avaient qu’un caractère entièrement tactique. Obama a été choisi et amené à l’avant-scène dans les élections de l’an passé par des sections de l’élite dirigeante américaine qui considérait que l’Irak était une diversion désastreuse des objectifs et intérêts plus fondamentaux des Etats-Unis en Asie centrale.
Ayant gagné l’élection en faisant appel au sentiment largement répandu d’opposition à la guerre, Obama accomplit aujourd’hui la mission pour laquelle il a été choisi. Sous la supervision de membres clés de l’administration Bush (le secrétaire à la Défense Robert Gates et le général Petraeus), l’armée américaine prépare une importante offensive cet été en Afghanistan en doublant le nombre de ses soldats là-bas qui atteindra 68 000. Au même moment, le Pentagone a mis en place d’autres voies d’approvisionnement dans le cas où l’escalade de la guerre prévue dans le Pakistan voisin menacerait les voies d’approvisionnement actuellement utilisées et qui passent par les régions frontalières de ce pays.
Le Wall Street Journal conclut son éditorial en insistant auprès de l’administration Obama pour qu’elle clarifie que « l’implication des Etats-Unis à la sécurité dans cette région se prolongera longtemps », ajoutant : « Le plus grand danger est que les faibles institutions du Pakistan et ses dirigeants peu sûrs perdent leur désir de vaincre les islamistes. C’est ce qui a fait tomber le Shah d’Iran en 1979. Nous ne voulons pas que la même chose se reproduise à Islamabad. »
En fait, la dictature impitoyable d’Iran soutenue par les Etats-Unis n’est pas tombée parce que le Shah a perdu son désir d’emprisonner et d’éliminer physiquement ses opposants, mais à cause d’un soulèvement populaire duquel les religieux islamiques ont réussi à prendre le contrôle.

Il y a déjà des signes en Afghanistan et au Pakistan d’une vaste opposition politique et sociale aux Etats-Unis et à ses régimes marionnettes. L’avis que donne le Wall Street Journal à Obama est que les Etats-Unis doivent faire tout ce qui est nécessaire aussi longtemps qu’il le faut pour supprimer par la violence toute contestation à la domination économique et stratégique de la région par les Etats-Unis.
L’escalade de la guerre que prépare Obama ne pourra avoir qu’un effet profondément déstabilisateur sur toute la région et préparera des conflagrations militaires encore plus importantes et sanglantes. On ne pourra s’y opposer avec des appels au Parti démocrate ou au Congrès américain, mais seulement par la mobilisation indépendante des travailleurs aux Etats-Unis de concert avec la classe ouvrière et les masses opprimées de l’Asie du Sud, de l’Asie centrale et internationalement. Cette lutte doit être basée sur une perspective socialiste pour renverser le système capitaliste qui est la source de l’oppression et de la guerre impérialistes.

Mai 2009 /

 http://www.wsws.org/

http://www.paperblog.fr/1910290/non-a-la-guerre-en-afghanistan-et-au-pakistan/



10 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

10-1 Comaguer : Affaires sous-marine.

Ces dernières semaines gazettes et blogs français se sont emparés de la question des

commissions et rétro-commissions dans l’affaire des sous-marins vendus par la France au

Pakistan et SARKOZY lui-même a été mis dans l’embarras par un journaliste de l’AFP qui l’a

interrogé sur cette affaire remontant à une période où il était Ministre du Budget dans le

gouvernement BALLADUR et où il était le principal organisateur de la trahison de CHIRAC par

son « ami de trente ans ».

Cette obscure affaire dont on le sait un des effets pourrait bien être, c’est au moins un

hypothèse sur laquelle travaillent les juges d’instruction, l’attentat mortel dont furent

victimes à Karachi des ouvriers et techniciens français qui travaillaient sur le chantier de

construction des sous-marins en cache une autre dont voici quelques éléments accessibles sur

divers sites Internet pakistanais :
- La marine pakistanaise a lancé récemment une consultation pour acheter trois nouveaux

sous-marins
- La France en la personne de la DCNS, entreprise nationalisée qui a construit les

trois précédents, s’est portée candidate mais elle s’est trouvée en concurrence avec l’

Allemagne qui a été choisie par les militaires pakistanais.
- Le Président pakistanais ZARDIRI, veuf de BENAZIR BHUTTO était Ministre des

investissements dans le gouvernement de son épouse au moment de l’affaire des trois premiers

sous-marins. Il est couramment surnommé au Pakistan « Monsieur 10% ».
- Le président français actuel était à la même époque Ministre du Budget et donc en

capacité de virer des fonds d’Etat à l’étranger et son collègue ZARDIRI était en position de

les recevoir
- Le président ZARDIRI a été reçu par l’actuel Président Français au mois de Mai 2009

et à l’issue de cette rencontre officielle l’Elysée a publié un communiqué surprenant faisant

état, dans des termes vagues, d’une future aide de la France à l’industrie nucléaire

pakistanaise

Ces éléments conduisent actuellement des journalistes pakistanais et des militaires de haut

rang pakistanais qui s’expriment sur des forums Internet à analyser ainsi la situation :

1 – La France tente par tous moyens de récupérer le contrat des sous-marins et veut pousser

ZARDIRI à remettre en cause le choix de la marine pakistanaise en faveur des sous-marins

allemands. Les pots de vin et les rétro-commissions font partie de ces moyens et sur ce

terrain les deux présidents pourraient s’entendre comme larrons en foire.

2- Pour obtenir les faveurs – et la commande des sous-marins – de son visiteur pakistanais,

le chef de l’Etat français a joué sur une corde très sensible : la corde nucléaire. En effet,

le face à face nucléaire indo-pakistanais est un souci permanent des dirigeants d’Islamabad

et ils sont tous très inquiets du nouvel accord de coopération nucléaire entre l’Inde et les

Etats-Unis initié par G.W. BUSH qui semble faire pencher la balance en faveur de l’adversaire

historique. En soulignant qu’une future coopération nucléaire avec le Pakistan ne viendrait

finalement que restaurer l’équilibre entre Inde et Pakistan rompu par les Etats-Unis, le chef

de l’Etat français mettait donc du baume au cœur des dirigeants pakistanais et jetait une

pierre dans le jardin de « l’ami américain », concurrence inter-impérialiste oblige !

3- L’industrie nucléaire pakistanaise, qui s’est développée toute seule malgré l’embargo

international, a-t-elle vraiment besoin de l’aide technique et scientifique de la France ?

Cette question est débattue par les militaires pakistanais. Elle l’est d’autant plus qu’il

est question dans les très laconiques communiqués français publiés après la visite de ZARDIRI

à Paris de coopération en matière de « sécurité nucléaire ». La formule les inquiète.

En effet, au moment où la campagne de déstabilisation du régime pakistanais orchestrée par

Washington et Tel Aviv fait grand tapage sur le risque de voir les « RÉSISTANTS » s’emparer

des armes ou des combustibles nucléaires pakistanais, les militaires pakistanais imaginent

volontiers, et ils l’écrivent , des experts français visitant les sites nucléaires

pakistanais, vérifiant les mesures de sécurité, testant les consignes et revendant, sitôt

rentrés au pays, leurs rapports de visite directement au MOSSAD.
Pourquoi au MOSSAD ? Tout simplement parce que les services de renseignement pakistanais sont

compétents et n’ignorent rien des rapports particuliers et très étroits qu’entretient l’

actuel chef de l’Etat français avec le gouvernement israélien pas plus qu’ils n’ignorent la

volonté d’Israël de faire disparaitre la « bombe nucléaire islamique » comme les stratèges

sionistes appellent la bombe pakistanaise, ni les multiples coopérations indo-israéliennes en

matière d’armement et de renseignement.

Voici donc une partie de poker international à haut risque dont les éventuelles retombées

sous forme de commissions et de rétro-commissions sont des arbrisseaux cachant une forêt

épaisse et pleine de dangers.

http://socio13.wordpress.com/

Publié 4 juillet

COMAGUER Au fil des jours et des lectures… n°49


10-2 “Les Américains vivront toujours avec les menaces résistants”.

Il semble que la politique menée par Napolitano, Secrétaire Américain au "Homeland Sécurity" et éminent membre du CFR, emboite point par point le pas au nouveau programme mis en place par les "think tank" du CFR.

Voici pour rappel, l'original du document: http://www.cfr.org/content/thinktank/CFR_Global%20_Governance_%20Program.pdf
Le but étant de de faire évoluer le terrorisme d'un terrorisme islamo-salafiste "Made in USA" à un terrorisme plus multilatéral, ayant plusieurs visages. Et ainsi de pouvoir faire accepter au peuple de nouvelles lois extrêmement contraignantes pour soi-disant améliorer la sécurité nationale.

05 Août

La chef du “Homeland Security”, Janet Napolitano, a appelé à un état de constante préparation au vue des problèmes grandissant auxquels fait face l’Amérique en ce 3ième millénaire.   
 Lors de son interview dans le journal USA Today, Napolitano a abordé un certain nombre de problèmes de sécurité qui menacent la sécurité nationale des Etats Unis.   
 Napolitano a commencé avec des mots mettant en garde les citoyens Américains en leur conseillant d’être vigilants face aux menaces résistants quelque soit leur origines.   
 “Nous avons besoin d’être préparés face à toute sorte de risques réalistes. Nous savons, par exemple, qu’il y a des risques associés avec le secteur des transports. Nous savons que certaines parties du pays présentent de plus grand risques que d’autres, ” a-t-elle déclaré.   
 “Nous essayons donc d’insister sur cette notion de responsabilité partagée. Tout le monde a une responsabilité sur soit même, sa famille, sa communauté, son Etat, sa localité, sa tribu, son territoire – une responsabilité partagée avec toutes nos agences fédérales et même avec nos partenaires internationaux“ 
 “Je suis venu à la conclusion que nous vivrons toujours sous la menace d’un environnement terroriste que représente al-Quaida, mais aussi d’autres groupes et aspirants, et que cet environnement  est en constante évolution, et c’est quelque chose avec lequel on doit être préparé à vivre. Nous devons être dans un état de préparation et d’alerte – pas un état de peur. Nous devons faire tout ce que l’on peut pour atténuer ce risque. Mais cela signifie que chaque individu doit en même temps en supporter tous les inconvénients, “ a déclaré Napolitano, rejetant les allégations de l’inauguration d’un climat de peur lancé par les Etats Unis. 
 La chef suprême à la sécurité des Etats-Unis a aussi averti de l’augmentation des cyber-crimes qui ont des impactes réels sur la société et a demandé que le niveau de sécurité actuel pour les cyberespaces soit multiplié par trois.   
 "Nous devons faire évoluer la Cyber-sécurité rapidement de la version 1.0 à 3.0. Nous avons désigné un nouveau sous secrétaire  au cyber espace. La mission que je lui ai donnée est : engager les meilleurs et les plus brillants pour booster le centre de cyber-sécurité ; nous avons besoin d’interactions plus robustes avec le secteur privé parce que 85% de nos infrastructures critiques sont pris en charge par le secteur privé. Nous avons besoin de faire plus de recherches – ou s’allouer les services de plus de chercheurs – pour protéger les réseaux existant de type .org, .gov, .com visibles par le cyber monde."
 A propos des équipements navals notoires de la prison de Guantanamo situés sur les territoires Cubains loués, où des résistants présumés sont détenus, l'ancien Gouverneur de 52 ans de l'Arizona a parlé d’arrangements imminents prévus pour transférer les détenus de cette structure vers les territoires Américains
 “Avant de transférer le moindre détenu sur le sol Américain, il y aurait une évaluation des risques faite au sujet de la sûreté de ce transfert. Sous l’administration Obama, cela sera une top priorité. ”  
 Le président Américain Barack Obama avait pris l’engagement de fermer ce complexe pénal infâme d’ici 2011.  
 Napolitano a évoqué les problèmes majeurs liés à la sécurité  parmi une myriade de points abordés lors de son interview avec le quotidien Américain.  
 Le Secrétaire Américaine a déclaré qu’elle ne peut pas donner un ‘classement’ des menaces résistants qui infestent l’Amérique, mais elle a maintenu que le pays n’a pas de meilleures mesures de protection en ces premières années du 21ième siècle.  
Traduction Alter Info 
 Article Original: http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=102591&sectionid=3510203

http://www.alterinfo.net/Les-Americains-vivront-toujours-avec-les-menaces-résistants_a35422.html


10-3 Mahdi Elmandjra : Futurs du monde islamique.
Etude du futur : nécessités, réalités et horizons*

Etude présentée au Symposium sur Les futurs du Monde islamique, 
Alger, 4 - 7 mai, 1990.
 

C'est un grand honneur pour moi de me trouver au milieu d'une telle assemblée d'hommes et de femmes distingués qui ont tant contribué à la clarification des problèmes que le monde islamique confronte. Notre sujet est très stratégique pour l'avenir du monde musulman surtout à un moment où toute la planète est secouée par des ruptures et des mutations que ceux qui font de la prospective prévoyaient depuis quelques années. Je suis donc très conscient de la difficulté de notre tâche collective et encore plus conscient de mes limites face à la complexité du thème qui nous concerne à cette réunion.

Cela fait vingt cinq ans que je mène des recherches dans le domaine de la prospective. Je pense avoir participé à plus de deux cents conférences et séminaires internationaux traitant du futur, mais c'est la première fois, à ma connaissance, que se tient un colloque international exclusivement consacré à la prospective des problèmes concernant l'Islam et aux méthodes de recherche à envisager dans ce domaine. C'est un signe de maturité, espérons qu'il sera suivi d'autres initiatives de ce genre et de programmes de recherches concrets avec des moyens adéquats.

J'espère que l'origine géographique des participants dépassera, lors des prochaines activités du Centre, l'espace du Monde arabe qui, après tout, ne représente que 20% des musulmans qui se trouvent aux cinq coins de la terre. Il faut éviter tout risque d'éthnocentrisme lorsqu'il s'agit d'Islam car il est contraire à son esprit qui ne nie pas l'importance de la diversité -mais une diversité qui mène à l'unité. "O vous, les constitués en peuples et en tribus pour que vous connaissez entre vous. le plus noble d'entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux d'entre vous". (Al Hojorate : 13).

Le symposium est donc à mes yeux comme une répétition pour d'autres rencontres beaucoup plus représentatives des réalités et des potentialités du Monde musulman. Evitons donc de généraliser, comme le font consciemment les occidentaux, à l'ensemble des pays musulmans la problématique spécifique du Monde arabe. Ceci n'est pas une critique mais une simple réserve quant à la validité universelle de nos propos et conclusions éventuelles.

Mon exposé comprendra trois parties :

I. - Importance des études du futur 
II. - Les réalités : a) du monde ; b) du monde islamique 
III. - Les horizons futurs du monde islamique

II. Réalités contemporaines 
A. Réalités mondiales

De nos jours, plusieurs phénomènes caractérisent le monde dont les plus importants sont :

1. L'accélération de l'histoire -la connaissance totale mondiale double actuellement tous les 7 ou 8 ans. Un article scientifique est publié toutes les deux minutes quelque part dans le monde.

2. La complexité croissante que cette accélération engendre.

3. Le rétrécissement du temps et de l'espace.

4. La transition d'une société de production à une société du savoir où les ressources humaines deviennent plus importantes que les matières premières (baisse de 25% en 1989) et où le capital n'est plus rentable sans ressources humaines, matière grise et innovation. Pour illustrer le principe de l'accélération de l'histoire et la rapidité du changement et ses implications au niveau des ressources humaines, par exemple, il suffit de se référer à l'étude entreprise par le Ministère de l'Enseignement de l'Espagne selon laquelle on ne trouve pas de formation correspondante dans les institutions post-secondaires pour la moitié des emplois dont on aura besoin en l'An 2000.

5. Le rôle accru de la culture -il y a 22 ans, lors de la première table ronde Nord-Sud, organisée par la Société Internationale pour le Développement (SID) à Rome en mai 1978, j'avais insisté sur le fait que l'aspect le plus politique et le plus déterminant dans les rapports Nord-Sud était d'ordre culturel car il concernait les valeurs,

"Il faut accorder une priorité aux systèmes de valeurs pour démontrer que la crise actuelle entre le Nord et le Sud ne peut être surmontée par simple adaptation. C'est une crise du système dans son ensemble. Toute solution doit passer par une nouvelle définition des objectifs, des fonctions et structures, et une redistribution du pouvoir et des ressources selon une échelle de valeur différente de celle qui a causé la crise et l'effondrement du système actuel".

7. La croissance démographique et jeunesse de la population au Sud, et stabilisation ou baisse de la population accompagnées d'un vieillissement au Nord. (Dans le monde musulman 50% de la population a moins de 16 ans et plus des deux tiers ont moins de 30 ans).

8. Le rôle des technologies avancées : informatique, télématique, robotique, intelligence artificielle, sciences de l'espace, biotechnologies, nouveaux matériaux... L'industrie dans ces secteurs consacre entre 8% et 12% de son chiffre d'affaires à la recherche et un montant presque égal à la formation de son personnel.

Il ne faut pas fonder l'espoir sur ce que l'on appelle le "transfert de technologie" -on ne transfert que des produits dépassés à des prix injustifiés. La maîtrise des technologies est le résultat d'un travail et d'une recherche endogènes. Ce processus là ne se vend pas et ne s'achète pas -il s'acquiert par le savoir et la créativité.

9. Le nouveau rôle prépondérant de l'information et de la communication -ce nouveau secteur représente maintenant 40% de la production industrielle mondiale et plus de 60% des emplois dans le monde industrialisé. Il y a un énorme déséquilibre entre le Nord et le Sud dans ce domaine car le premier contrôle près de 85% des activités concernant ce secteur avec des conséquences politiques, économiques, sociales et culturelles dont on commence à peine à mesurer l'impact.

10. L'intégration économique et la constitution de grands ensembles: aucun ensemble économique de moins de 150 millions d'habitants ne pourra faire une entrée digne dans le XXIème siècle (Grande Europe : 350 millions; Amérique du Nord : près de 300 millions ; Sud-Est Asiatique : 350 millions).

11. La culture dans le sens large du terme est maintenant le point le plus stratégique dans les rapports entre les Etats. Les problèmes que posent la communication culturelle seront les sources possibles des conflits de l'avenir bien plus que les questions politiques ou économiques.

12. L'équation : modernité = occidentalisation s'est avérée fausse. L'expérience du Japon en est la meilleure preuve. Dans un rapport publié en 1989 par le NIRA (Nippon Institute for Research Advancement) intitulé "Ordre du jour pour le Japon des années 1990", on peut lire,

"il faut désormais voir le monde différemment, mettre de côté le vieux préjugé d'un ordre mondial stratifié sous l'Empire américain. Le nouvel ordre mondial, qu'on pourrait appeler l'âge de la diversité des civilisations repose sur la coexistence de multiples civilisations... Si l'occidentalisation a fait progresser le monde sur le plan matériel, la modernisation du Japon témoigne de la distinction entre modernisation et occidentalisation".

13. L'"immatérialisation" du matériel et la "matérialisation" de l'immatériel : les produits industriels requièrent de moins en moins de matières premières et de plus en plus de valeur ajoutée sous forme de matière grise. Un exemple de cette immatérialisation est le recours au fibre optique qui a énormément réduit la quantité de matière utilisée en comparaison avec le cuivre, miniaturisation, micro-processeurs et puces électroniques. On parle ainsi de l'immatérialisation de l'économie.

Par ailleurs, grâce au progrès dans les "nouvelles" sciences, physique des particules, biologie moléculaire, neurophysiologie,... la physique classique de Newton est remise en cause parce qu'elle est essentiellement mécanique et n'explique plus tous les phénomènes observables au niveau de l'Univers. Toujours dans la même ligne de pensée, on trouve que le rationalisme de Descartes peut être un obstacle à la compréhension scientifique de phénomènes qui échappent à la rigidité d'un tel cadre. C'est ainsi qu'on parvient à ne plus établir mécaniquement des frontières entre le monde du matériel et celui de l'immatériel dont l'appréhension scientifique se dessine dans un futur lointain.

Pour une plus ample explication de ces nouvelles tendances on pourra se référer à la "Déclaration de Vancouver sur la survie au XXIème siècle" adoptée en septembre 1989 à la suite d'un colloque interdisciplinaire organisé par l'UNESCO. En voici des extraits,

"Dans cette vision scientifique nouvelle, les valeurs humaines s'élargissent en conséquences. C'est dans le contexte des images convergentes de l'homme proposées par les progrès récents de la science et de la culture que nous cherchons les modèles d'un avenir qui permette à l'homme de survivre dans la dignité et en harmonie avec son environnement...

"Ces idées modifient la conception de la place de l'homme dans la nature et appellent une transformation radicale des modèles de développement..."

14. Le reflux du spirituel dans toutes les régions du monde était prévisible et même nécessaire compte tenu des excès du matérialisme philosophique du communisme et du matérialisme concret du capitalisme. Ce reflux a été à la base et au coeur même des mutations que vit l'Europe de l'Est. Il est également la source d'importantes secousses dans les sociétés musulmanes mais avec des populations beaucoup moins instruites et plus susceptibles d'être exploitées à d'autres fins assez éloignées de ce nouvel élan universel. Cela ne pourra pas affecter à long terme une soif pour les valeurs spirituelles à un moment où le monde entier traverse une grande crise éthique et morale.

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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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