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16/08/2009

n° 29 - Journal de PAKISTAN - 28-07 au 14-08 - :Suite- : Pakistan : un territoire stratégique pour les guerres de l'Occident en Asie Centrale.

n° 29 - Journal de PAKISTAN - 28-07 au 14-08 - :Suite- : Pakistan : un territoire stratégique pour les guerres de l'Occident en Asie Centrale.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



        Journal de PAKISTAN 

            n° 29- 28-07 au 15-08

            C.De Broeder & M.Lemaire      




Sommaire.

Suite

7  Dossiers

7-1  Baïtullah Mehsud tué?

1 Point de vue de A.A. : Polémique autour de la mort de Mehsud.

2 Laura-Julie Perreault : Les résistants du Pakistan décapités?

3 "Sans les Pakistanais, les Américains ne peuvent pas vaincre les talibans"

4 Islamabad craint qu'Al-Qaïda ne soit mêlé à la succession de Mehsud.

7-2 Le Pakistan, un piège pour Obama.

7-3 "Taking on the Taliban'"

7-4 Jean-Didier Rosi : Privatisation de la Violence. Des mercenaires aux Sociétés militaires et de sécurité privées.


7  Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

7-1  Baïtullah Mehsud tué?

1 Point de vue de A.A. : Polémique autour de la mort de Mehsud.

Enjeu stratégique pour Washington et Islamabad.

Le Pakistan, jusqu’alors farouchement opposé aux attaques de drones américains sur son territoire, aura moins de latitude pour y faire objection si le chef des résistant pakistanais, Baïtullah Mehsud, a bien été tué de cette manière la semaine dernière, estimaient hier des analystes.

Le Pakistan considère en effet que l’envoi par les Etats-Unis de ces avions sans pilote pouvant tirer des missiles – plus de 50 en 2008 – dans son espace aérien viole sa souveraineté nationale. Avec pour conséquence, le risque d’alimenter davantage encore dans la population les réactions antiaméricaines violentes, elles-mêmes susceptibles de déstabiliser le gouvernement civil en place à Islamabad. « L’élimination de Baïtullah Mehsud accroît la marge de manoeuvre des drones dans les zones tribales pakistanaises » à proximité de l’Afghanistan, explique Ishtiaq Ahmed, professeur en relations internationales à l’université Quaid-i-Azam.

Les analystes jugent à cet égard que si ce décès – mercredi dans un tir de missiles par un drone dans le Waziristan du Sud (nord-ouest du Pakistan) – était confirmé, cela représenterait le plus important succès de la CIA dans sa guerre contre les militants islamistes au sein des zones tribales pakistanaises.

Pour Ishtiaq Ahmed, « l’opinion publique pakistanaise devrait maintenant dire merci à l’Amérique, parce qu’elle a éliminé la plus grande menace pesant sur le Pakistan ». « Les Etats-Unis seront désormais en mesure de frapper davantage (les islamistes, ndlr), faisant valoir que c’est efficace, et le Pakistan n’aura aucune justification pour s’opposer à ces attaques », a, quant à lui, commenté Rahimullah Yusufzai, un expert des affaires tribales pakistanaises, interrogé par l’AFP.

Le Pakistan a récemment relevé que l’intérêt des Etats-Unis s’était déplacé en direction de Baïtullah Mehsud, après s’être plaint du fait que les espions américains se concentraient sur les islamistes présents sur son territoire, susceptibles de mettre en danger les militaires américains déployés en Afghanistan.

Les analystes soulignent à ce sujet que la décision de Washington de cibler Baïtullah Mehsud avait fourni une arme aux autorités pakistanaises dans leur lutte contre les extrémistes combattant dans l’ouest du pays, désormais perçus non plus comme un contrepoids face à l’Inde, mais comme une menace intérieure. La forte réprobation des Pakistanais face aux opérations des résistant en avril dernier dans les zones tribales et leur large soutien à l’offensive déclenchée par Islamabad pour les repousser ont également changé la donne. « Les Etats-Unis et le Pakistan disent qu’ils ont un ennemi commun et un combat commun », note Ishtiaq Ahmed. « Si les renseignements en vue de frapper Mehsud ont été fournis par le Pakistan, alors nous sommes témoins d’un nouveau niveau de coopération entre les deux pays », conclut-il. Le conseiller à la sécurité nationale du président américain Barack Obama, James Jones, avait, de son côté, déclaré dimanche que l’élimination du chef des résistant pakistanais montrait que les efforts des Etats-Unis pour forger des liens plus étroits avec l’armée pakistanaise allaient « dans le bon sens ».

Des informations contradictoires circulent sur la mort de Baïtullah Mehsud dans le tir de deux missiles sur son fief. James Jones a ainsi affirmé dimanche qu’il avait bien été tué, tout en concédant qu’« il y a des informations en provenance de la tribu des Mehsud selon lesquelles il n’est pas mort ». C’est d’ailleurs un commandant résistant qui a mis au défi, hier, les autorités pakistanaises de prouver que son chef Baïtullah Mehsud avait été tué, comme Islamabad l’affirme avec quasi certitude. Hakimullah Mehsud, un des adjoints de Baïtullah Mehsud, a démenti au téléphone auprès de l’AFP toutes les informations données ces derniers jours par le gouvernement à son sujet et donc qu’il y ait eu des combats pour sa succession. Samedi, le ministre de l’Intérieur Rehman Malik avait fait état de possibles combats entre Hakimullah Mehsud et un autre commandant résistant, Wali-ur Rehman, pour la succession de Baïtullah Mehsud à la tête des résistant du Waziristan. L’un des deux commandants aurait été tué dans ces affrontements, avait-il ajouté sans le nommer. Plusieurs journaux pakistanais avaient ensuite indiqué qu’il s’agissait d’Hakimullah Mehsud. Ce dernier a également démenti la mort de son chef, affirmant que Baïtullah Mehsud était juste « un peu malade ».

Si les informations sur des combats meurtriers entre successeurs potentiels de Baïtullah Mesud n’ont guère été confirmées, les commandants résistant s’étaient rassemblés en fin de semaine dernière dans leur bastion du Waziristan du Sud pour désigner son successeur. Par ailleurs, le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani a promis la fin prochaine du terrorisme dans le pays, dans une déclaration retransmise hier soir à la télévision nationale. « Désormais, personne ne pourra plus empêcher nos enfants d’aller à l’école, ou imposer un ordre par la violence et les armes au nom de l’islam », a affirmé M. Gilani à Saidu Sharif, l’ancienne capitale de Swat, lors de sa première visite dans la vallée de Swat (nord-ouest) depuis le début de l’offensive militaire d’envergure contre les résistant dans la région, fin avril dernier. « Les résistants sont divisés et en fuite, et le jour est proche où ces ennemis de l’humanité rencontreront leur destin », a-t-il ajouté. « Le gouvernement allait reconstruire les propriétés détruites pendant l’opération et prendre des mesures concrètes pour réduire la pauvreté dans la région », a révélé M. Gilani. « L’existence du Pakistan et sa souveraineté sont au dessus de tout et nous ne ferons jamais de compromis en matière de sécurité », a-t-il affirmé.

A. A.

El Watan (Algérie)
Mardi 11 août 2009

http://www.elwatan.com/Enjeu-strategique-pour-Washington


2 Laura-Julie Perreault : Les résistants du Pakistan décapités?

Le chef des résistants pakistanais éliminé ?

Les États-Unis et le Pakistan se disent presque certains d'avoir éliminé le chef des résistants pakistanais, Baitullah Mehsud.

Soupçonné de la planification du meurtre de Benazir Bhutto et de dizaines d'attentats, le chef des résistants du Pakistan, Baitullah Mehsud, était depuis des années l'homme le plus recherché du Pakistan. Selon toute vraisemblance, sa fuite s'est terminée mercredi dernier alors qu'il prenait un moment de répit chez son beau-père.

Selon des sources américaines, citées par CNN hier, l'homme dans la trentaine qui dirigeait depuis 2007 le mouvement des résistants du Pakistan a été repéré par des avions sans pilote pendant qu'il se faisait masser les jambes par sa femme sur le toit d'une maison du village de Zanghara, dans le Waziristan du Sud.

La chaleur aurait poussé le no1 des résistants, dont le diabète était connu des services secrets, à se réfugier sur le toit pour recevoir des soins.

Selon les mêmes sources, le président américain Barack Obama aurait préalablement approuvé une attaque contre M. Mehsud, qui, avant de mener une guerre ouverte contre le gouvernement pakistanais, a gagné ses galons en combattant en Afghanistan.

Les missiles qui se sont abattus sur la maison de campagne auraient tué le chef de guerre, son épouse, ses beaux-parents et sept gardes du corps, selon des combattants résistants qui ont accordé une entrevue au New York Times.

Malgré les récits concordants et le fait que Baitullah Mehsud n'ait pas donné signe de vie depuis six jours, des porte-parole des résistants ont affirmé hier que leur chef est malade, mais en vie.

Prudentes, les autorités pakistanaises et américaines refusent pour leur part d'affirmer avec certitude qu'elles ont atteint leur cible. Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, Rehman Malik, a noté hier qu'il disposait d'«informations crédibles» selon lesquelles M. Mehsud serait mort, mais a promis de fournir une preuve d'ADN dans les prochains jours. Aux États-Unis, le conseiller du président Obama en matière de sécurité, Jim Jones, a dit en conférence de presse qu'il y avait «90% de chances» qu'il soit mort.

Guerre à la succession

Malgré l'incertitude qui l'entoure, le récit de la mort de Baitullah Mehsud est, au dire des experts, une preuve flagrante de la collaboration accrue entre les services secrets pakistanais et américains. «Ça montre aussi qu'ils sont capables de s'approcher de la tête du mouvement», a expliqué hier Marc Schneider, vice-président de l'International Crisis Group, un groupe de recherche qui surveille de près les situations de conflit dans le monde.

Selon M. Schneider, la mort présumée de Baitullah Mehsud, qui était à la tête d'une constellation d'organismes indépendants des résistants d'Afghanistan, est loin de régler la question de l'extrémisme musulman armé au Pakistan. «Même si la mort du leader se confirme, il y a plusieurs commandants de deuxième rang qui sont déjà prêts à commettre des attentats», a-t-il souligné. D'ailleurs, hier, deux des successeurs pressentis de Baitullah Mehsud ont joint les médias. Ils ont nié les rumeurs selon lesquelles ils se seraient entretués lors d'une réunion convoquée pour choisir un nouveau chef.

Washington a offert une récompense de cinq millions de dollars pour la capture de Baïtullah Mehsud, mort ou vif, tandis qu'Islamabad a promis 615.000 dollars.

La Presse

11-08

http://www.cyberpresse.ca/international/200908/11/01-891447-les-résistants-du-pakistan-decapites.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention


3 "Sans les Pakistanais, les Américains ne peuvent pas vaincre les talibans"

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Le chef des talibans pakistanais, Baitullah Mehsud, a été tué, vendredi 7 août, au cours d'une frappe aérienne américaine.

Pour Washington, qui offrait une récompense de cinq millions de dollars pour sa capture, c'est une victoire. Mais selon Olivier Roy, directeur de recherches au CNRS et spécialiste des talibans, cela illustre surtout le rôle clé joué par l'armée pakistanaise dans la région.

Quel personnage était Baitullah Mehsud ?

Olivier Roy : Il était un chef plus politico-militaire que religieux : il s'était opposé militairement à l'armée pakistanaise, tout en se liant avec les réseaux djihadistes internationaux d'Al-Qaida et en soutenant les talibans en Afghanistan. Il était à la croisée de tous les conflits, alliances et oppositions de la région. De plus, Baitullah Mehsud avait une tactique très simple pour contrer les efforts américains et pakistanais : il assassinait systématiquement tous les chefs tribaux traditionnels susceptibles de se rallier à l'armée pakistanaise.

Sa mort est donc un coup important porté aux talibans pakistanais ?

Symboliquement, oui. Mais il est trop tôt pour savoir dans quelle mesure sa disparition va porter un coup à l'organisation, car on ne sait pas quelle était la part des facteurs personnels et des facteurs structurels. Sur le plan personnel, il était un personnage charismatique qui n'avait jamais hésité à entrer en conflit avec d'autres radicaux ou avec des chefs de tribu locaux. Il avait une autorité qui permettait de dépasser les tensions entre talibans, pro-talibans et pro-Al-Qaida. Il a probablement déjà un successeur qui a dû être nommé immédiatement, car Baitullah Mehsud devait s'attendre à être tué à tout moment. Mais il n'est pas certain que ce successeur aura ce même charisme.

Peut-on parler d'une victoire des forces américaines et pakistanaises ?

Oui, car Baitullah Mehsud était le symbole de la montée en puissance des talibans et de l'unification des différentes forces radicales dans la région. Cela montre notamment l'efficacité de la tactique américaine qui consiste à utiliser des drones, qui ne coûtent rien en termes de vies humaines. Pour les Américains et pour l'armée pakistanaise, c'est positif. Mais il est très peu probable que cela entraîne un renversement de situation, car il ne s'agit pas seulement d'un individu. Il y a dans cette zone une conjonction entre les solidarités tribales, claniques, ethnique et l'idéologie des talibans et c'est aussi cela qui fait la force du mouvement. D'autre part, cela montre qu'il y a une coopération dans le renseignement : il est probable que les Américains n'auraient pas pu localiser Mehsud sans l'aide des Pakistanais.

Cela illustre donc le bon fonctionnement de la coopération pakistano-américaine ?

Cela illustre surtout le fait que, quand les Pakistanais veulent coopérer, cela marche. Mais, selon moi, cela n'indique nullement un changement de fond de la politique très ambiguë de l'armée pakistanaise. Les Pakistanais jouent un jeu très complexe et très ambigu, et nous n'avons pas d'indication qu'ils soient dans une phase de pleine et totale coopération avec les Américains dans la lutte contre les talibans. Dans le cas présent, Baitullah Mehsud devenait dangereux pour les Pakistanais.

Les Pakistanais utilisent les talibans pour saper l'autorité du régime [du président de l'Afghanistan] Hamid Karzaï, mais l'armée pakistanaise n'a aucune envie de voir les talibans pakistanais regarder du côté d'Islamabad, comme les talibans de la vallée de Swat l'ont fait il y a quelques mois. L'armée pakistanaise ne veut pas casser le mouvement des talibans, mais elle veut qu'ils ne soient pas assez forts pour menacer le gouvernement central. C'est dans le cadre de ce jeu subtil et très risqué que les Pakistanais ont aidé les Américains. Quelle que soit leur force, les Américains n'arriveront à rien sans l'aide des Pakistanais.

Propos recueillis par Hélène Bekmezian

07.08

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/08/07/sans-les-pakistanais-les-americains-ne-peuvent-pas-vaincre-les-talibans_1226717_3216.html

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14719


4 Islamabad craint qu'Al-Qaïda ne soit mêlé à la succession de Mehsud.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Islamabad craint qu'Al-Qaïda ne cherche à installer son propre "chef terroriste" à la tête des résistants pakistanais après la mort présumée de leur dirigeant dans un tir de missile de la CIA, a expliqué lundi le ministre de l'Intérieur. Lire la suite l'article

Sur les ondes de la BBC, Rehman Malik a une nouvelle fois affirmé que toutes les "informations crédibles" semblaient confirmer que Baitullah Mehsud a bien été tué dans la frappe de mercredi au Waziristan-Sud, en dépit des démentis répétés de plusieurs dirigeants fondamentalistes.

Il a jugé que les résistants se trouvaient en plein désarroi, alors que selon des informations non confirmées des responsables du mouvement se seraient entre-tués pour la succession de Mehsud. "L'autre chose qui est inquiétante est qu'Al-Qaïda se regroupe au même endroit, et ils cherchent à trouver quelqu'un pour l'installer comme chef terroriste dans cette région", a-t-il dit.

Selon les observateurs, l'ascension de Mehsud à la tête des résistants pakistanais était largement due à ses liens avec le groupe terroriste majoritairement arabe, qui aurait fourni financement et conseils à Mehsud, lequel en échange lui procurait de la main d'oeuvre.

Rehman Malik n'a pas précisé quel candidat à sa succession pourrait être le favori d'Al-Qaïda.

Trois commandants résistants, Hakimullah, Qari Hussain et le porte-parole Maulvi Umar ont affirmé que Mehsud était toujours vivant, sans en apporter la preuve. Selon d'autres informations pas plus confirmées, un affrontement aurait eu lieu au cours d'une choura (conseil tribal) sur la succession de Mehsud, et l'un ou les deux principaux candidats, Hakimullah et Waliur Rehman, auraient été tués.

Mais Hakimullah a appelé un journaliste de l'Associated Press qui connaît sa voix lundi pour assurer qu'il était bien vivant, et Mehsud aussi. Il a ajouté que le mouvement restait uni, contrairement aux informations qui circulent.

Un commandant taliban dans la région de Makeen a déclaré à l'AP qu'Hakimullah et Waliur Rahman s'étaient adressés à leurs camarades à la radio depuis un lieu inconnu dimanche soir. Selon cette source, c'est d'abord Mehsud qui avait été annoncé aux djihadistes.

Le Tehrik-e-Taliban Pakistan que dirigeait Mehsud est une alliance très souple de groupes tribaux souvent opposés et en conflit. La mort de Mehsud, l'homme qui chapeautait le tout, pourrait donc déboucher sur d'intenses querelles pour sa succession.

Selon des responsables du renseignement pakistanais s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, plusieurs chouras se seraient tenues à divers endroits du Waziristan-Sud ces derniers jours. Dimanche, des représentants des résistants afghans ainsi que des combattants arabes y auraient également participé.

AP

Lundi 10 août, 16h14

http://fr.news.yahoo.com/3/20090808/twl-pakistan-résistants-mehsud-2f4e741.html


7-2 Le Pakistan, un piège pour Obama.

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Le jeu trouble  entre les Résistants Taliban et le Pakistan
Karim Pakzad explique en quelques minutes la complexité du problème Pakistanais.

Un problème qui concerne directement la France, en guerre contre la résistance afghane et impliquée étroitement au commandement intégré de l'Otan.
D'une part, il rappelle que
le problème taliban, principalement lié aux Pachtounes comme les résistants afghans que combat la France, concerne à peine plus de 10 % de la population Pakistanaise (qui compte 200 millions d'habitants). D'autre part il souligne bien l'importance stratégique de l'Afghanistan pour le Pakistan, dont le contrôle lui fait gagner une profondeur stratégique déterminante dans sa lutte contre l'Inde, et les manœuvres de l'ISI (Inter-service intelligence, services secrets pakistanais) pour ne pas laisser gagner l'Alliance du Nord de Massoud (pro-indienne), en favorisant le mouvement Taliban a la fin du XXe siècle.
Enfin, il explique que le mouvement Taliban Pakistanais est assez récent, dirigé par
Baitullah Mehsud. Accusé par le président Pervez Musharraf d'être responsable de la mort de Benazir Bhutto, le fils spirituel du mollah Omar dispose de 20 000 combattants fortement armés au Pakistan. Comme son mentor et maître en djihad, mollah Mohammad Omar, chef des résistants afghans, Baitullah Mehsud, le nouveau leader des taliban pakistanais, ne se laisse pas photographier (voir ci-contre). Mehsud a été choisi comme chef du Tehrik-e-Taliban Pakistan (Mouvement des résistants pakistanais) par 40 représentants de mouvements extrémistes islamistes opérant le long des 1 360 km de frontière qui sépare, dans la Province du Nord-Ouest, le Pakistan de l'Afghanistan.
Il a revendiqué l'attentat contre l'académie de police de Manawan, dans la banlieue de Lahore (capitale de la province du Penjab) en mars dernier. Il représente le plus grand des dangers pour le gouvernement d'Islamabad.
Un étrange document, d'origine inconnue et non daté (donc à prendre avec toutes les réserves qui s'imposent, je l'avais utilisé en août 2008 déjà pour illustrer
un article sur le Waziristan) circule sur le site vidéo Dailymotion, et est censé représenter le témoignage d'un combattant Pachtoune du Waziristan : Pashtun in Waziristan speaks about Evil Pakistan Army envoyé par Mehsudpashtun

Néanmoins, différents indices, ainsi que les propos du combattant, sont vraisemblables.
Le fond musical fait penser aux vidéos de la propagande islamiste.

L'homme prétend se nommer Dariya Khan, qui est effectivement le nom d'un village du Waziristan-sud, une zone de combat où étaient déjà stationnées des troupes britanniques en 1920. D'autre part, le combattant marque une très nette distinction entre les Penjabi et les Pachtounes "il y a une grande différence entre leur culture et la notre" dit-il. Il appelle clairement à une autonomie et désigne le gouvernement d'Islamabad comme un ennemi allié des américains. Evidemment, cette video aurait pu être filmée n'importe où, mais son message semble cohérent avec les événements récents, en particulier l'occupation des zones tribales par l'armée Pakistanaise.
Ce discours est à rapprocher de celui de Mullah Nazir Ahmed, émir du Waziristan-sud, qui a
déclaré le mois dernier sur la télévision d'Al Qaïda (As-Sahab) vouloir investir Islamabad.
Par ailleurs selon
un rapport d’évaluation annuel du Pakistan tout récemment préparé par le think tank américain Centre for American Progress, la majorité des Pakistanais considèrent la présence américaine en Asie comme une menace pour leur pays.
Le rapport précise : « Selon un sondage de l’
USIP effectué en février 2008, environ 84% des Pakistanais voient la présence américaine en Asie comme une menace pour le Pakistan, par rapport à environ 62% pour Al-Qaida et environ 50% pour les résistants. »Le rapport ajoute que plus de 50% des gens croient que l’objectif principal des forces américaines est d’affaiblir le monde musulman. « Environ 58% des sondés croient que la « guerre à la terreur » livrée par les Américains a pour objectif d’affaiblir le monde musulman, et 15% croient que l’objectif est d’assurer la domination américaine sur le Pakistan ».
Un résultat qui peut se comprendre comme l'explique la journaliste
Marie-France Calle sur son blog : La jeune éditorialiste pakistanaise Rafia Zakaria explique dans le quotidien The Hindu, le succès grandissant que rencontrent les résistants auprès de l'opinion publique pakistanaise. La tribune de Rafia Zakaria s'intitule : "Résistants : une réponse à la modernité". Du grain à moudre pour tous ceux qui se demandent pourquoi, alors qu'ils sèment la violence dans l'ensemble du pays, les militants islamistes ont de plus en plus prise sur la société pakistanaise. Et pas seulement dans leurs fiefs traditionnels.
Une situation difficile pour l'administration américaine qui doit payer le prix de la politique des néoconservateurs républicains et de l'image ternie des USA dans cette région hautement
géostratégique où les influences chinoises, russes et indiennes sont en concurrence. Néanmoins, ses conseillers ont demandé à M. Obama de soutenir la décision de l'administration Bush de poursuivre les frappes de drones dans les régions tribales pakistanaises (au risque de replonger dans les mêmes travers ?).
David Petraeus, commandant du commandement central américain, et le lieutenant général Douglas E Lute, conseiller adjoint de la sécurité nationale pour l'Irak et l'Afghanistan, ont clairement recommandé la poursuite de ces attaques.

Cependant, la majeure partie de la population, au Penjab et au Sind (75 % de la population), est bien éloignée de ces troubles, géographiquement et idéologiquement. Vu par le filtre de CNN, à Lahore, capitale penjabi frontalière de l'Inde, le rigorisme taliban semble d'un autre monde, celui des déserts et des montagnes, le pays des guerriers pachtounes. Mais l'attentat revendiqué par Baitullah Mehsud porte maintenant la guerre pachtoune au cœur du pays Penjabi.
Je vous avais préparé à cet aspect hétérogène du Pakistan dans ma
note du 28 avril.

IRIS-FRANCE

mai 2009

http://rimbusblog.blogspot.com/2009/05/le-pakistan-un-piege-pour-obama.html

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2518p063.xml0/-USA-terrorisme-Pakistan-taliban-L-Amerique-dans-le-bourbier--AfPak--.html


7-3 "Taking on the Taliban'"

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Quant à la lutte contre le terrorisme international représenté par Al Qaïda, et qui justifie la guerre menée en Afghanistan,(...)  un nouveau témoignage révélé par le Journal du Dimanche, celui du chef de l'insurrection Sirajuddin Haqqani (fils d'un des plus importants chef de guerre afghans Jalaluddin Haqqani), dont l'influence s'étend du centre de l'Afghanistan jusqu'à la vallée de Swat, au Pakistan, montre bien que c'est une justification qui n'a plus de fondement :
"C'est une erreur de penser qu'Al-Qaïda et les taliban poursuivent le même but.

Al-Qaïda cherche à étendre son influence sur le monde entier. Ça ne nous intéresse pas.

Ce qui importe aux taliban, c'est de libérer l'Afghanistan des troupes étrangères.

Pour cette raison, on accepte que nos frères musulmans, des Arabes, des Ouzbeks, des Penjabis et d'autres combattants, nous prêtent main forte. Mais on n'endosse pas la responsabilité des attaques menées par Al-Qaïda à travers le monde."
Ceci semble une réponse directe à cette déclaration de
Abdul Wakil Muttawakil de la fin avril recueillie par CNN (ci-dessous) qui rejette la responsabilité d'abriter Al Qaïda aux Taliban Pakistanais. Sirajuddin Haqqani ajoute même : "D'anciens taliban comme le mollah Muttawakil ont peut-être pris part à ce dialogue" (avec Kaboul). "Mais ils ne peuvent pas parler à notre place". Muttawakil, soumis aux américains, rejette la faute sur le Pakistan pour justifier les frappes à coup de drones sur des cibles en territoire pakistanais.
Mais le clan Haqqani qui étend son influence des deux côtés de la frontière (sur tout le pays pashtoune en fait) montre bien qu'en réalité les liens ethniques transcendent l'artificielle
ligne Mortimer Durand.
Al Qaïda est devenu bien encombrant :
Cette rupture idéologique entre les Taliban et Al Qaïda date de l'été 2003 selon Le Monde Diplomatique, qui consacre un excellent article aux chefs taliban, dont Jalaluddin Haqqani. Selon Newsweek, son fils Sirajuddin est protégé par l'ISI (Nasrullah says of his patron, Haqqani, "The ISI protects him") tant que son action se situe sur le terrain afghan.
Il est à noter que le
Daily Times (Pakistan) signale un rapprochement entre le clan Haqqani et le Hezb-e-islami de Gulbuddin Hekmatyar, autre protégé de l'ISI, (celui qui a décimé les français l'été dernier) au Nord Waziristan.
Il n'en reste pas moins qu'Al Qaïda et son internationale islamiste est bien présente au Waziristan. Les « nouveaux résistants », dont les effectifs seraient en augmentation, n'entretiennent pas les réticences de leurs « anciens » vis-à-vis des djihadistes internationalistes d'Al-Qaida. Bien adossés aux zones tribales pakistanaises où ils trouvent refuge, ravitaillement et camps d'entraînement, ils reçoivent l'aide de nombreux volontaires étrangers qui découvrent en Afghanistan une terre de djihad idéale. Ils adoptent les thèses et les méthodes de leurs alliés dihadistes qui, dans la zone, sont principalement de nationalités ouzbèke, tchétchène, tadjike, arabe ou pakistanaise. Parmi eux, de nombreux activistes pakistanais qui ont fait leurs premières armes au Cachemire ont désormais rejoint l'Afghanistan, apportant leur expérience du combat acquise contre l'armée indienne. De l'avis même des autorités américaines, des combattants internationalistes quitteraient actuellement le territoire irakien pour rejoindre l'Afghanistan. De l'aveu même des autorités pakistanaises, le nombre des combattants étrangers présents dans les zones tribales frontalières de l'Afghanistan avoisinerait les 10 000 ! Les djihadistes d'Al-Qaida en Afghanistan auraient pour chef l'Egyptien Mustafa Ahmed Muhammad Uthman Abu al-Yazid, alias « cheikh Saïd », un proche collaborateur de Ben Laden.
Alors que les Taliban contrôlent officiellement la vallée de Swat, au nord ouest d'Islamabad, et que des combats ont lieux en ce moment même avec l'armée pakistanaise en pleine offensive depuis cette semaine sous la pression de Washington, les autorités locales ont ouvert vendredi des négociations avec un religieux lié aux taliban. "On fait tout pour mettre fin à l'islamisme armé. On fait tout pour la paix", s'est justifié le ministre de l'Information de la province de la Frontière du Nord-Ouest, Mian Iftikhar Hussain.

Ces pourparlers de paix indirects avec les taliban par le truchement de Sufi Mohammad ont toutes les chances d'irriter une nouvelle fois les Etats-Unis, qui pressent Islamabad de ne pas composer avec l'insurrection.
PS : Tous les leaders taliban cités dans cet article se retrouvent sur la note 138 du Centre Français de recherche sur le renseignement du 2 août 2008, qui dresse un organigramme complet du mouvement taliban et de ses ramifications.

envoyé par CNN_International

IRIS-FRANCE

mai 2009

http://rimbusblog.blogspot.com/2009/05/le-pakistan-un-piege-pour-obama.html

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2518p063.xml0/-USA-terrorisme-Pakistan-taliban-L-Amerique-dans-le-bourbier--AfPak--.html 


7-4 Jean-Didier Rosi : Privatisation de la Violence. Des mercenaires aux Sociétés militaires et de sécurité privées.

Le monde change, les besoins en sécurité humaine évoluent et les États industrialisés se déchargent de plus en plus de leurs missions régaliennes en nouant des partenariats avec le secteur privé. Il en va ainsi dans de nombreux domaines, y compris dans celui des affaires militaires.

Pourtant, l’externalisation de missions armées n’est pas un phénomène aussi récent que l’on pourrait être tenté de le croire et si, aujourd’hui, ce sont les sociétés militaires et de sécurité privées qui tiennent le haut de l’affiche, elles ne représentent en fait qu’une forme très aboutie de la violence privée.

Auteur : Jean-Didier Rosi

Paris, Editions L’Harmattan, Collection Questions Contemporaines, mai 2009

Ancien sous-officier technicien de la force aérienne belge, Jean-Didier Rosi est gradué (bachelor) en Droit et licencié en Sciences Politiques. Il s’intéresse au phénomène de la privatisation de la sécurité, thème de son mémoire universitaire, depuis plusieurs années et nous livre, dans ce premier ouvrage, une vue d’ensemble très complète de la situation actuelle.

Dans « Privatisation de la violence. Des mercenaires aux Sociétés militaires et de sécurité privées », l’auteur ne se veut ni « pro », ni « anti » SMSP. Il analyse l’évolution de la privatisation de la violence armée et de la sécurité humaine, depuis l’antiquité égyptienne jusqu’à nos jours, il décortique les raisons qui conduisent nos États vers une externalisation de plus en plus grande de missions (opérationnelles, de sécurité ou logistiques) qui dépendaient naguère des forces armées conventionnelles ou de police. Il aborde le statut juridique des employés des sociétés militaires et de sécurité privées engagés aux côtés d’armées conventionnelles, l’éthicité de la contractualisation des missions et lance le débat sur l’avenir de la sécurité humaine, sur le rôle futur de ces partenaires privés aux côtés de l’Etat et au sein de nos sociétés civiles et par conséquent des armées et des forces de police,....etc.

http://www.armees.com/Privatisation-de-la-Violence-Des.html

Autres publications de l’auteur :

Avec Tanguy Struye de Swielande :

 « La privatisation de la sécurité au service de la politique étrangère américaine »,

Défense et Sécurité Internationales (DSI), novembre 2007.

En solo :

 « Sociétés Militaires et de Sécurité Privées : les mercenaires des temps modernes ? »,

Les Carnets du RMES, revue informatique publiée sur http://www.rmes.be, janvier 2008.

Introduction

« Ces dernières années, plusieurs auteurs francophones se sont plongés, avec plus ou moins de réussite, dans le monde des mercenaires pour en réécrire l’histoire ou se pencher sur l’évolution d’un métier qui, « d’artisanal » qu’il était naguère, a subi en trois ou quatre décennies une mutation vers une profession davantage réglementée. 

De tout temps, les mercenaires ont fait partie d’un certain imaginaire collectif, généralement romantique sinon romanesque. Mais comme toute activité humaine, le mercenariat est soutenu par ses partisans et combattu par ses détracteurs. Les premiers, souvent influencés par une idéologie fascisante, ne voient dans les « soldats de fortune » que des hommes libres, des « Robin des bois » qui ont versé leur sang et consacré leur vie à combattre l’injustice humaine à toutes les époques et sur tous les continents, tandis que les seconds, s’appuyant sur les faits d’armes les moins glorieux des mercenaires, les décrivent davantage comme des voyous sans foi ni loi, des « faiseurs de guerre », des rapaces dépourvus d’humanité, uniquement attirés par l’argent, le pouvoir et les honneurs « bon marché ». S’il existe une « vérité », elle se trouve probablement entre ces deux extrêmes, plus près de l’un ou de l’autre selon les hommes et les situations. En tout cas, un des seuls points sur lequel les deux camps semblent pouvoir s’accorder, c’est que l’histoire du mercenariat se confond avec celle de la guerre depuis que l’homme est homme.

En rédigeant cet ouvrage, notre propos n’est pas de poser un quelconque jugement sur le mercenariat en tant que tel, ni même sur les personnes, et donc de nous positionner d’un côté ou de l’autre. Notre démarche est plutôt d’analyser objectivement la situation actuelle en partant de l’histoire des mercenaires depuis l’Antiquité égyptienne jusqu’au 21ème siècle, de dresser des parallèles entre les différentes époques, de pointer du doigt les avantages et les inconvénients de la privatisation de la violence armée et d’ouvrir une réflexion sur l’avenir des Sociétés militaires et de sécurité privées.

Dans un premier temps, nous parcourons ensemble près de cinq mille ans d’histoire de l’humanité en essayant de comprendre pourquoi et comment le mercenariat a évolué au fil des siècles, passant d’un modèle artisanal à un modèle entrepreneurial et vice-versa. Nous verrons que, selon les époques, le terme « mercenaire » a recouvert des significations très différentes de celle qui est communément admise aujourd’hui. Nous verrons également que toutes les formes de mercenariat ne sont pas forcément néfastes et / ou criminelles. Mais n’anticipons pas ! Notre but n’étant pas de revisiter l’histoire des mercenaires dans le détail, cette première partie ne fera que résumer dans les grandes lignes quarante-cinq siècles de guerres et de conquêtes militaires.

Dans la seconde partie, nous nous intéressons plus précisément au mercenariat entrepreneurial et industriel constitué par les Sociétés militaires et de sécurité privées (SMSP). Nous tâchons notamment d’analyser les raisons qui ont conduit les États industrialisés à s’engager dans la voie de la privatisation de la violence armée, nous nous arrêterons sur les aspects législatifs du mercenariat et sur le recours aux SMSP dans le cadre de la politique étrangère des États-Unis, particulièrement après le 11 septembre 2001.

Enfin, nous consacrons la dernière partie à tracer quelques pistes de réflexion pour l’avenir à moyen terme des Sociétés militaires et de sécurité privées et notamment de leur rôle potentiel dans le cadre de la société civile ou dans celui d’opérations humanitaires.

Puisse le lecteur, au terme de sa lecture, appréhender plus clairement les enjeux du mercenariat au 21ème siècle et comprendre combien il est devenu important de débattre de la privatisation de la violence armée aux plus hauts niveaux. »

4ème de couverture :

« Au cours des deux dernières décennies, l’environnement sécuritaire s’est largement modifié, particulièrement à cause du désengagement militaire des États occidentaux. Des Sociétés Militaires et de Sécurité Privées se sont engouffrées dans l’espace laissé vacant par l’inaction de nos sociétés et jouent aujourd’hui un rôle de premier plan dans les conflits asymétriques, notamment au Moyen-Orient. Le phénomène de la privatisation de la violence armée continuera sans nul doute de croitre dans les prochaines années.

L’analyse de Jean-Didier Rosi contribue à nourrir le débat sur la question de la privatisation de la sécurité, laquelle est encore trop souvent ignorée et occultée dans les milieux décisionnels, alors qu’elle mérite une attention certaine. In fine, il ne s’agit nullement dans cet ouvrage d’inciter à la privatisation de la sécurité, mais bien de tenir compte d’un phénomène devenu réel et incontournable qu’il serait souhaitable d’insérer dans les structures de l’État pour éviter subséquemment une privatisation aveugle et hors contrôle. »

Tanguy Struye de Swielande

Docteur en Sciences Politiques

Chargé de cours à l’Ecole Royale Militaire (Bruxelles) et aux Facultés Universitaires Catholiques de Mons

http://www.armees.com/Privatisation-de-la-Violence-Des.html


Commentaires

En ce moment, il semble que Movable Type est la plateforme de blogs top là-bas en ce moment. (à partir de ce que j'ai lu) Qu'est-ce que vous utilisez sur votre blog ?

Écrit par : maxosize en pharmacie | 08/10/2014

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