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17/08/2009

n°47 5- Journal de Palestine - 08-08 au 17-08 :-Suite- : Gaza l'assiégée par les grands de ce monde, Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...

n°47 5- Journal de Palestine - 08-08  au  17-08 :-Suite- : Gaza l'assiégée par les grands de ce monde, Gaza la résistante, avait mis sa plus belle robe verte...



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

475                         08-08  au  17-08

C.De Broeder      &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne


1-4 6eme congrès

Palestine : d'Arafat à Abbas, 50 ans de combats du Fatah.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Vingt ans après le précédent, à Tunis en 1989, le sixième congrès du Fatah s'est ouvert ce mardi à Bethléem, en présence de ses 2200 délégués réunis pour la première fois en Palestine. Mahmoud Abbas, qui entend rajeunir le mouvement et surtout restaurer son autorité, a fait son mea culpa :

« En raison du blocage du processus de paix, mais aussi à cause de nos erreurs, certains de nos comportements rejetés par le public, notre faible performance, notre éloignement du pouls de la rue et notre manque de discipline, nous avons perdu les élections législatives [en 2006] et ensuite avons perdu Gaza. »

Il faut dire que la principale composante de l'OLP est en piteux état depuis la mort de son fondateur, Yasser Arafat. A tel point que 400 délégués, retenus par le Hamas à Gaza, n'ont pu assister au Congrès. Quant au processus de paix, il est au point mort. Et si Mahmoud Abbas n'a pas exclu le recours à la lutte armée, il a également tenu à préciser : « Nous ne sommes pas des terroristes. » Retour sur cinquante ans de lutte pour l'indépendance de la Palestine.

Un mouvement d'étudiants nationalistes

Fondé au Koweït dans les années 1950 par des étudiants qui pensaient que seul un mouvement autonome des régimes arabes serait à même de défendre la cause palestinienne, le Fatah est la principale composante de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

En 1969, quatre ans après le déclenchement de la lutte armée par le Fatah, l'Israélien Shimon Pérès, interrogé par la télévision française, estime que le mouvement de Yasser Arafat ne représente que 2000 à 3000 personnes et que « la population de Cisjordanie est contre le Fatah ».

De fait, le soulèvement populaire est alors un échec. (Voir la vidéo)

Ambroise Bouleis | Journaliste | 

04/08/

http://www.rue89.com/2009/08/04/palestine-darafat-a-abbas-50-ans-de-combats-du-fatah

 

Abbas reconnaît des "erreurs" du Fatah, l'exhorte à un "nouveau départ"  

"En raison du blocage du processus de paix, mais aussi à cause de nos erreurs, certains de nos comportements rejetés par le public, notre faible performance, notre éloignement du pouls de la rue et notre manque de discipline, nous avons perdu les élections législatives (en 2006) et ensuite nous avons perdu Gaza", a déclaré le président palestinien Mahmoud Abbas devant les délégués de son parti à Bethléem.

Le Fatah, qui exerçait jusqu'alors un contrôle sans partage sur l'Autorité palestinienne, avait été largement battu aux élections par le Hamas.

"Nous avons aussi failli perdre ce qui restait de l'Autorité palestinienne mais nous avons résisté, tenu bon et pris des initiatives. Nous avons préserver l'Autorité au lieu de tout laisser à l'occupation et nous avons travaillé nuit et jour pour rétablir la sécurité (en Cisjordanie) alors que cette tâche apparaissait alors comme impossible", a-t-il ajouté.

M. Abbas, qui dirige le Fatah depuis le décès(...)  de son dirigeant historique Yasser Arafat en 2004, a exhorté dans ce contexte les délégués du Congrès à en faire "une plateforme pour un nouveau départ".

"En sommes-nous capables? C'est la question qui est posée aux membres du Congrès", a-t-il ajouté.

"Ce Congrès doit constituer une plateforme pour un nouveau départ, consolidant notre lutte pour atteindre nos principaux objectifs: la libération et l'indépendance", leur a-t-il répété.

"Nous avons le devoir d'offrir à notre peuple des réponses aux défis auxquels nous sommes confrontés", a-t-il encore dit.

Il s'agit du premier congrès général du mouvement historique palestinien depuis 1989 et seulement du sixième depuis sa création à la fin des années 1950.

Au cours de cette réunion de trois jours, quelque 1.900 délégués doivent renouveler le Comité central et le Conseil révolutionnaire, principales instances du Fatah, et adopter un nouveau programme politique.

Les préparatifs du congrès ont été perturbés par le refus du Hamas d'autoriser quelque 400 autres délégués du Fatah de Gaza de se rendre en Cisjordanie.

AFP

 04 août )

http://www.romandie.com/ats/news/090804103140.zxo8o7f5.asp

 

Réactions

Hamas : la réélection d'Abbas à la tête du Fatah est une continuation de l'effondrement politique

09-08

Le Hamas voit que la réélection du président sortant, Mahmoud Abbas, à la tête du Fatah ne va pas permettre à ce mouvement d'être dans une bonne position et montre qu'il veut continuer sur ce chemin et état de faillite politique.
Le porte-parole du Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri a déclaré, le samedi 8/8, que la réélection d'Abbas à la tête du Fatah est une affaire interne pour le Fatah, mais les dirigeants du Hamas estiment que le Fatah ne sera pas en bonne état après cette décision.

"Cela représente le choix du Fatah pour continuer sur le chemin de la faillite politique", a considéré Abou Zouhri après la réélection de Mahmoud Abbas à la tête du Fatah au cours du 5ème jour de leur 6ème congrès, à Bethléem.

CPI

15-08

Le haut membre du Front populaire de Libération de la Palestine (FPLP), Javad Aql, a déclaré en allusion à la fraude dans les élections du Fatah, que ce Mouvement était maintenant mis à l'épreuve pour mettre fin à ses problèmes internes.
" De célèbres figures du Fatah, qui ont échoué dans les dernières élections du Comité central du Mouvement à Bethléem, ont protesté contre le résultat du scrutin, mettant en doute la validité des élections. ", a-t-il souligné.  Ce haut membre du FPLP a ajouté que maintenant, le Fatah se trouvait face à un dilemme entre ses partisans et la nation palestinienne, afin de prouver sa capacité à maintenir la solidarité inter-palestinienne, pour régler la crise intérieure et adopter des positions politiques au niveau national.

IRIB

11-08

Le Hamas a affirmé que la nouvelle direction du mouvement Fatah élue lors du sixième congrès, à Bethléem, est devant un réel examen pour déterminer son engagement aux droits et principes palestiniens, ainsi que la réalisation de l'unité nationale.

Le porte-parole du mouvement Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri a dit, le mardi 11/8, que le mouvement du Hamas considère que cette direction est devant un réel examen pour déterminer son engagement aux droits et principes palestiniens, ainsi que son attachement au choix de la résistance.

Les premiers résultats du comité central sont apparus, aujourd'hui à l'aube, le mardi 11/8, plusieurs heures après des échanges d'accusation de falsification.

CPI

Le congrès du Fatah a abandonné la résistance

Le député du mouvement Hamas au conseil législatif palestinien, Mohamed Chihab, a considéré que le 6ème congrès du mouvement Fatah qui s'est tenu, à Bethléem, représente une annulation à la résistance, ainsi qu'une annonce à la continuation des négociations inutiles avec l'ennemi sioniste.

Lors de ses déclarations à la chaîne d'al Alam, Chihab a dit, le mardi 11/8, que les participants au congrès du Fatah et les leaders élus ont adopté le choix des négociations avec l'occupation et l'annulation de la résistance, en soulignant qu'ils ont éloigné les symboles de la résistance lors de ce congrès.

"Le congrès s'est tenu pour soutenir le président sortant de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas et son équipe de négociations inutiles avec l'occupation", a ajouté Chihab, tout en considérant que les participants à congrès se sont accordés contre le mouvement du Hamas et son pouvoir à Gaza et le travail pour mettre fin au contrôle du Hamas dans la Bande.

Il a déclaré que le mouvement du Fatah est devenu très faible pour demander les principes et droits palestiniens annulés depuis plus de 20 ans.

12-08

CPI


1-8 Violations colonialiste et action contre le Mur de la Honte

08-08

Des sources locales ont dit, le vendredi 7/8, que des dizaines de palestiniens ont été asphyxiés lorsque les soldats sionistes ont attaqué les participants à une marche pacifique hebdomadaire contre le mur d'apartheid, à Bilin.

Les sources ont rapporté que les habitants du village de Bilin et les solidaires étrangers se sont regroupés après la grande prière de vendredi pour organiser une marche pacifique, en portant des drapeaux palestiniens et des panneaux qui appellent à la libération des leaders populaires comme Mohamed Khatib, Adib Abou Rahma et d'autres captifs, ainsi que l'arrêt des incursions dans le village et des poursuites contre les activistes et les membre du comité populaire qui luttent contre le mur raciste sioniste.

Les manifestants ont marché dans les rues du village en répétant des slogans nationaux qui appellent à l'unité et insistent sur l'importance de la résistance populaire et la continuation des activités sans avoir peur de la politique terroriste de l'armée de l'occupation israélienne contre les Palestiniens, notamment les habitants du village de Bilin.

Les soldats sionistes ont lancé des gaz lacrymogènes sur les palestiniens et les solidaires étrangers lorsqu'ils sont arrivés à la porte du mur d'apartheid.

CPI

 

Sanâa H : Contre la colonisation, le monde se donne rendez-vous à Bil'in.

(De Bil'in) Une fumée blanche et épaisse s'empare de moi. Souffle coupé, je ne peux plus ouvrir mes yeux. D'autres, devant moi, mettent un genou à terre. Nous sommes à Bil'in, village agricole, situé à quelques kilomètres de Ramallah. Une bourgade qui compte aujourd'hui 2600 habitants. Le Mur de séparation se trouve seulement à quelques centaines de mètres. Ici, comme dans de nombreux endroits en Cis-Jordanie, la construction de colonies menace l'activité économique des villages. 

A Bil'in, un comité populaire organise chaque vendredi matin depuis 2004 des manifestations pacifistes pour dénoncer l'enferment. Des pacifistes venus des quatre coins du monde se joignent au Palestiniens. Tous marchent jusque la barrière de sécurité qui séparent les colonies du village.

La température avoisine les 40 degrés. Je rencontre un groupe de Français appartenant à l'association Génération Palestine Marseille.

L'un d'entre eux, un jeune, casquette vissée sur la tête, témoigne :

« Nous voulons montrer notre soutien au peuple palestinien et dénoncer les constructions illégales des colonies dans les territoires occupés. »

Il est accompagné de deux jeunes filles. La brune s'indigne du « manque de soutien de la communauté internationale ». La blonde répète que la situation en Palestine ressemble beaucoup à « celle qu'à vécu l'Afrique du Sud durant l'Apartheid ». On a besoin de quelques minutes pour arriver devant la barrière. Tout près, des soldats israéliens montent la garde. Le groupe s'arrête.

Un Israélien sexagénaire s'empare du micro et lance « j'ai honte d'être juif ».

Plus bas, dans le cortège, Nadia scande des slogans en français « Non au Mur et à l'occupation ». Les militaires pointent le bout de leur nez. Je m'approche à reculons. Sur nous, arrivent des rafales de gaz lacrymogènes. Pris de panique, certains courent et pleurent, ne comprenant pas ce qui arrive. On s'échange les citrons et les oignons qu'on frotte sur les yeux pour revenir à un état normal.

Le vent est éteint. Les slogans reprennent. Plusieurs personnes redescendent. Les lacrymo en ont terrorisé plus d'un. Les journalistes groupés restent à l'écart des manifestants, ils portent des gilets siglés « Press ». Ils pensent ainsi être épargnés. Ils se trompent.

Nadir Dendoune, un journaliste français, raconte que « c'est bien la première fois qu'on lui tire ainsi dessus aussi ouvertement ». Une odeur nauséabonde envahit l'espace, mélange d'excrément, d'eau des égouts et de déchets fermenté. Le leader de la manif invite tout le monde à quitter les lieux :

« La semaine dernière, ils ont arrêté deux personnes. Bienvenue dans la seule démocratie du Moyen-Orient. »

Sanâa H 

12/08/

http://www.rue89.com/proche-orient/2009/08/12/contre-la-colonisation-le-monde-se-donne-rendez-vous-a-bilin


1-9 Action & déclaration palestinienne contre la politique colonialiste en général

12-08

La ville de Toulkarem a témoigné d'un grand festival pour accueillir le leader, Mohamed Mansour, de Bala'a, à l'est de Toulkarem, et l'un des anciens captifs du mouvement Hamas qui a été libéré, hier mardi 11/8, après avoir passé plus de 25 ans dans les prisons de l'occupation.

Des centaines de personnes du village de Bala'a, ainsi que de grandes personnalités dont les députés de Toulkarem et les leaders du mouvement Hamas et du mouvement islamique en Cisjordanie se sont regroupés, dès les premières heures du matin, de mardi 11/8, dans la ville de Toulkarem pour recevoir le captif libéré, Mohamed Mansour.

Dans un entretien avec les masses médias, Mansour, a appelé les factions de la résistance palestinienne qui capturent le soldat sioniste, Gilad Chalit, à ne pas le libérer jusqu'à l'exécution des demandes du Hamas.

Il a appelé à mettre fin aux désaccords palestiniens et reprendre l'unité nationale.

CPI


1-14 Prisons: Déclaration  et situation dans les geôles palestinienne.

13-08

Les milices du président sortant de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas ont poursuivi leurs campagnes d'enlèvement contre les partisans du Hamas en Cisjordanie. Elles ont arrêté dix d'entre eux, dont un captif libéré et un fonctionnaire du département des Wakfs à Tulkarem.

Les dizaines d'éléments des milices d'Abbas ont envahi, hier soir, mercredi 12/8, la mosquée de Younes et ont arrêté sept adolescents qui attendaient la prière du soir (maghreb).

Les milices ont envahi une boutique commerciale dans la région de Garages à Tulkarem et ont enlevé un Palestinien.

Les forces des milices d'Abbas ont également enlevé un captif libéré et un fonctionnaire du département des Waqfs de Tulkarem.

CPI



b) Politique Israélienne

2-2 Des Canons ... pas du beurre.

Tsahal tente de mettre au point un système électronique capable de détecter les tunnels

Depuis des années maintenant, l’armée israélienne tente de mettre au point un système électronique capable de détecter les tunnels de contrebande situées à la frontière entre l’Egypte et la bande de Gaza. En dehors des bombardements effectués dans la zone, un certain nombre de technologies ont été testées jusqu’ici mais leur efficacité n’a été pas été jugée suffisante.

Désormais, les espoirs israéliens reposent sur un officier du prestigieux département technologique de Tsahal qui doit se rendre cette semaine aux Etats-Unis. Il a pour mission de mener des recherches dans un laboratoire spécialisé dans la localisation de gisements de pétrole.

L’officier, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a également été mandaté par le MAFAT, l’administration en charge de la recherche et le développement au sein du ministère de la défense.

Ces derniers mois, l’armée a choisi de concentrer ses efforts sur les tunnels creusés entre Israël et Gaza en plaçant près de la frontière des capteurs acoustiques et sismiques développés par les industries Rafael. Mais l’ultra sensibilité de ces systèmes de détection a trop souvent occasionné des fausses alertes.

Difficilement détectables, les tunnels de Gaza constituent l’une des préoccupations majeures de l’establishment sécuritaire israélien. Ils ont permis à plusieurs reprises l’infiltration de commandos palestiniens en territoire israélien comme ce fut le cas lors de la capture de Gilad Shalit en juin 2006. Au cours de l’opération « Plomb durci » des soldats avaient également découvert une immense structure souterraine près du point de passage de Karni, déjouant ainsi une attaque.

En attendant de trouver une solution au problème posé par les tunnels de Gaza, les forces israéliennes procèdent régulièrement à des explosions contrôlées le long de la frontière, reproduisant ainsi une technique utilisée de l’armée américaine à sa frontière avec le Mexique pour lutter contre l’immigration clandestine.

Effectuées en profondeur, ces détonations permettent de fragiliser ou d’empêcher toute construction sous terre.

Maxime Perez
Rubrique: Défense
Publié le 9 août 2009

http://www.israelvalley.com/news/2009/08/09/23831 


2-3 Sur le terrain.

Un milliard de dollars pour la judaïsation de leur « vallée sainte »

Pour mettre la main sur l’ancien bourg de la ville d'Al-Quds, les occupants israéliens consacrent un milliard de dollars pour la judaïsation de leur prétendue « vallée sainte ».

En effet, des sources juridiques palestiniennes lèvent le voile sur plusieurs décisions et lois israéliennes concernant un projet destiné à détourner quelque deux kilomètres et demi du côté sud-est de l’ancien bourg palestinien de la sainte ville d’Al-Quds.

Le projet dont la réalisation s’étale sur quatre ans comporte la construction d’un réseau de rues encerclant l’ancien bourg de la sainte ville d’Al-Quds, changeant surtout le terrain au profit d’associations coloniales sionistes, ainsi que de bureaux officiels israéliens.

Soutien financier de l’étranger

Dans un communiqué dont notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a reçu une copie, dimanche 5 juillet 2009, les sources juridiques précisent que le projet coûtera un montant dépassant un milliard de dollars. Une somme venant en partie de l’étranger, des Sionistes et des Occidentaux.

Désormais, un Palestinien, même originaire de la région, ne pourra construire dans la zone se trouvant entre la montagne Mokabber et le quartier Al-Cheikh.

Dérober des quartiers entiers

Depuis les années quatre-vingts, le ministère israélien de l’habitation et la mairie ont le projet de mettre la main sur les quartiers de la ville. Ils prétextent que le village palestinien de Salwan est une zone juive des plus sacrées.

Et pour arriver à leur fin, les autorités sionistes ont décidé de raser 88 maisons palestiniennes abritant 1500 personnes. Le quartier à raser comporte également deux cimetières islamiques et des repères historiques chers aux cœurs des Musulmans.

L'association israélienne Amine dévoile l’existence d’un plan officiel secret consistant en la coopération avec des institutions coloniales sionistes pour construire neuf parcs et quelques rues, simplement pour changer l’aspect de la ville.

C’est aussi, ajoute l’association israélienne, pour relier des sites historiques juifs aux colonies entourant la ville d’Al-Quds.

Tous ces projets, dit l’association via son directeur général, mettra fin à toute possibilité de solution équitable avec les Palestiniens. Le conflit se changera d’un conflit national en un conflit religieux.

Pour sa part, le centre des études palestiniennes contemporaines dit que le premier pas de ce projet diabolique consiste en la destruction du quartier Al-Bostane et en la déportation de ses habitants.

 Source : CPI

10 août

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7%2fuSTmjYvp6v%2fcNSEkmoOp70YXq4hXHGUU0rynQQekr6o6E9rzWHlkMcr%2fXgWQTdTV8Y58BSA20lgt0eYZ%2fbg%2b%2f6bsdG9y3t3kPCmHK9kyX8%3d


2-4 Les grandes manœuvres

Un projet de loi imposerait l'enseignement des "valeurs du sionisme" aux écoles arabes

Le comité ministériel pour les affaires légitimes a refusé une proposition de loi obligeant les écoles arabes dans les territoires occupés en 1948 et toutes les autres écoles officielles sionistes à imposer trois leçons par semaine pour étudier le sionisme et l'histoire du territoire d'"Israël" et de l'Etat occupant.

Le parti extrémiste de droite Yisraël Beitenu, dirigé par le raciste Avigdor Liebermann, qui a proposé ce projet de loi, a l'occasion de le présenter devant la commission générale de la Knesset pour l'adopter comme projet d'une loi spéciale, malgré le refus du gouvernement d'adopter cette fois.
Le parti a dit que cette loi vient pour exprimer les valeurs de l'Etat d'"Israël" et son histoire comme un Etat juif et sioniste aux élèves.

CPI


2-6 Pays corrompu cherche …

À la barre ! Avigdor Lieberman.
Les chefs d’inculpation qui pèsent sur lui sont aussi lourds qu’un obus qui s’écrase sur une maison de Ghaza : corruption, fraude fiscale, subornation de témoins, blanchiment d’argent et obstruction à la justice.
De quoi envoyer le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, 51 ans, au mitard pour au moins une trentaine d’années.

Après une dizaine d’années d’enquêtes et d’investigations, la police a recommandé au procureur son inculpation. Evidemment sa mise en examen obligerait Avigdor Lieberman à démissionner de son poste de ministre des Affaires étrangères et abandonner son strapontin de député. Mais on n’en est pas encore là. Avigdor, surnommé tour à tour le Cosaque, le Diable ou le Raspoutine israélien, affirme qu’il dort la conscience tranquille. Pas pour longtemps... Barbe poivre et sel taillée au cordeau, carrure d’un dépeceur de bétail, langue de crotale, Avigdor, de son vrai nom Ivet, est un personnage aussi sulfureux qu’infréquentable. Il a tracé son chemin tel un char de Tsahal fonçant sur une bourgade de Ramallah. Né en Moldavie dans l’ex-Union soviétique, il a d’abord travaillé comme videur de boîtes de nuit, puis présentateur dans une radio de Bakou, en Azerbaïdjan, avant d’émigrer en 1978 en Israël à l’âge de 20 ans.
Service militaire dans l’artillerie, études en relations internationales à l’Université de Jérusalem, il adhère au parti raciste Kach, aujourd’hui interdit, avant de rejoindre le Likoud de Natanyahu en 1996.
Pour le récompenser, ce dernier le nomme comme directeur de son cabinet, mais il sera contraint de s’en éloigner en raison de ses positions ultranationalistes, ultraracistes, fascisantes. Il avait entre autres qualifié Yasser Arafat de « chien » et de « terroriste » à abattre sans le moindre état d’âme et demandé que soient exécutés les élus arabes au Parlement israélien au cas où ils rencontreraient des dirigeants du Hamas. Elu deux fois député sous la bannière d’Israël Beteinou (Israël notre maison), fondé en 1999, nommé deux fois ministre, des Infrastructures puis des Transports, il sera limogé par Ariel Sharon en mai 2004 à cause de son opposition à l’évacuation des colons de la bande de Ghaza. Que lui reproche la justice ? Le Cosaque aurait créé à Chypre, notamment, plusieurs sociétés dont certaines fictives au nom de sa fille Michal, avec la complicité d’hommes d’affaires russes et autrichiens.
Grâce à ses entreprises, Lieberman aurait blanchi d’importantes sommes d’argent qui auraient servi à financer sa campagne électorale. Rattrapé,
il pourrait donc être inculpé et obligé de démissionner. Qui s’en plaindrait ?!
Samy Ousi-Ali

http://www.elwatan.com/Avigdor-Lieberman-Un-facho-au


 

2-10 Politique colonialiste israélienne. (Colonisation & colonies)

Une cinquantaine de Palestiniens expulsés par la police israélienne de leurs maisons à Jérusalem

La police israélienne a expulsé dimanche deux familles palestiniennes vivant à Jérusalem-Est et laissé des colons juifs s’installer dans leurs maisons, des expulsions critiquées par l’Autorité palestinienne, l’ONU et les Etats-Unis.
La police est arrivée avant l’aube et a bouclé une partie du quartier arabe de Sheikh Jarrah avant d’expulser de force plus de cinquante personnes, selon Chris Gunness, porte-parole de l’office des Nations unies chargé des réfugiés palestiniens, l’UNRWA. Le personnel de l’ONU a ensuite vu arriver des véhicules transportant des colons venus s’installer dans les maisons évacuées, a-t-il raconté. Les familles expulsées habitaient dans ces logements depuis plus de 50 ans, selon lui.
La police israélienne a invoqué un arrêt de la cour suprême israélienne statuant que les maisons appartenaient à des familles juives et que ces familles arabes y résidaient illégalement.
Khawla Hanoun, une jeune femme de 35 ans, qui habitait dans l’un des logements évacués, a raconté que la police lui avait ordonné ainsi qu’aux 16 membres de sa famille de quitter les lieux avant le lever du jour et les avaient menacés de leurs armes quand ils ont refusé. "Maintenant, notre avenir est dans la rue", a-t-elle dénoncé. "On va rester déterminés jusqu’à ce que nous puissions rentrer chez nous. Par n’importe quel moyen, on doit revenir chez nous".
La porte-parole du Département d’Etat américain Megan Mattson a estimé que de telles actions constituaient des violations des obligations de l’Etat hébreu dans le cadre de la "feuille de route" pour la paix au Proche-Orient, élaborée par le Quartet (Etats-Unis, Russie, Union européenne, Nations unies). "Des actions unilatérales prises par l’une des parties ne peuvent préjuger de l’issue des négociations et ne seront pas reconnues par la communauté internationale", a-t-elle prévenue dans un communiqué.
Le Coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient Robert Serry, a dénoncé des expulsions "totalement inacceptables". "Ces actions renforcent les tensions et entament les efforts internationaux pour créer les conditions de négociations fructueuses pour parvenir à la paix", a-t-il dénoncé dans un communiqué.
Le principal négociateur de l’Autorité palestinienne, Saeb Erekat, a condamné ces expulsions. "Alors que les autorités israéliennes ont promis à l’administration américaine que les démolitions de maisons, les expulsions et autres provocations contre les Palestiniens de Jérusalem allaient cessé, nous voyons exactement l’inverse se passer sur le terrain", a-t-il souligné dans un communiqué.
Le statut de Jérusalem-Est, que les Palestiniens revendiquent comme capitale, est l’une des questions les plus sensibles du conflit israélo-palestinien. Israël a conquis la partie est de la ville, alors administrée par
la Jordanie, lors de la guerre des Six jours en 1967, mais l’annexion de Jérusalem-Est par l’Etat hébreu n’est reconnue par aucun autre pays. Depuis, Israël a renforcé sa présence à Jérusalem-Est, construisant des quartiers où vivent environ 180.000 juifs.
Des organisations liées au mouvement des colons juifs de Cisjordanie ont acquis des biens immobiliers au sein des quartiers palestiniens de Jérusalem pour y installer des Israéliens. Environ 270.000 Palestiniens vivent à Jérusalem-Est, soit 35% des 760.000 habitants de la ville.

Al-oufok avec les agences de presse)

02-08

http://www.aloufok.net/spip.php?article759

http://www.aloufok.net/spip.php?article2

06-08

Des sources palestiniennes dans la ville sainte d'al Qods occupée ont déclaré que des équipes de la municipalité sioniste d'al Qods ont ordonné, le mercredi 5/8, à plus de 13 familles palestiniennes de quitter leurs maisons, en leurs présentant des ordres de destruction, sous prétexte qu'elles sont  construites sans autorisation.
"Les forces occupantes ont envahi les quartiers, de Essawia, Beit Hanina, Achkaria, le mur de Bahir et Beit Safafa dans la ville d'al Qods", ont souligné ces sources.
De sa part, le bureau juridique des droits de l'homme de l'association "Maqdissi", pour l'amélioration et le développement de la société a confirmé que les campagnes agressives et racistes de l'occupation continuent de violer les droits humains des palestiniens dans la ville sainte, en soulignant que plus de 13 familles s'exposent actuellement aux pratiques sauvages et discriminatoires des forces occupantes sionistes.
Le membre du comité "Maqdissi", allié à l'association internationale d'al Qods, Essam Juihane, a condamné, selon l'agence presse, les agressions sionistes continuelles et les agendas très dangereux et progressifs  de judaïsme contre les quartiers palestiniens, ainsi que le colonialisme qui menace toute la ville, en appelant à une intervention immédiate pour arrêter les violations et crimes sionistes, sans précédents, dans la ville sacrée d'al Qods.

CPI

07-08

La guerre agressive israélienne menée contre Gaza a pris fin, mais les occupants israéliens continuent leurs agressions contre les territoires palestiniens en général et ceux de la bande de Gaza en particulier.

En effet, une force de l’occupation israélienne a fait une incursion à l’est de Gaza, hier jeudi 6 août 2009. Non loin du point de passage Al-Mintar, à l’est du quartier Al-Chojaia, à l’est de Gaza, la force s’est avancée sur plusieurs centaines de mètres.

Des témoins oculaires confirment avoir vu quatre pelleteuses, épaulées par deux engins militaires, faisant une incursion dans ladite zone. Elles se sont directement mises à raser des terrains agricoles palestiniens.

Les témoins ajoutent que les engins des occupants tiraient sporadiquement en direction de maisons civiles de la zone.

CPI

14-08

Le ministre israélien de l'Intérieur, Eli Yishaï, s'est prononcé hier pour la poursuite d'un projet immobilier qui ferait la jonction entre la grande colonie juive de Maale Adoumim et Jérusalem, malgré l'insistance de Washington pour qu'Israël gèle toute activité de colonisation.
« On ne peut nous dire que nous ne devons pas construire dans les colonies de peuplement », a-t-il dit à Radio-Israël sur le site du projet connu sous le nom de « zone E », ajoutant que celui-ci était « juste et nécessaire » ainsi que « vital pour la sécurité et les intérêts nationaux ».
Les propos de Yishai, membre du parti religieux Shass, illustrent les pressions que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu subit de la part de ses partenaires de coalition pour l'inciter à résister aux pressions américaines.

http://www.lorientlejour.com/article/627688/


2-14 Prisons & tortures : Déclaration 

Les troupes israéliennes infligent des sévices aux enfants

"Un ex-commandant de l’armée israélienne a déclaré à la BBC que des jeunes Palestiniens subissaient régulièrement des mauvais traitements de la part des soldats israéliens durant leur détention," écrit Katya Adler, de la BBC, depuis Jérusalem et la Cisjordanie.

Israël a arrêté 9 000 Palestiniens l’année dernière, dont 700 enfants.
« Vous prenez l’enfant, vous lui bandez les yeux, vous lui mettez les menottes, il tremble vraiment... quelquefois, vous lui attachez les jambes aussi. Ca peut parfois lui couper la circulation.

« Il ne comprend pas un mot de ce qui se passe autour de lui. Il ne sait pas ce que vous allez faire de lui. Il sait juste que nous sommes des soldats, avec des fusils. Que nous tuons les gens. Peut-être que les gosses pensent alors que nous allons les tuer.

« Très souvent, ils font pipi dans leurs pantalons, simplement en se tenant là, ils pissent dans leurs pantalons, en pleurant. Mais habituellement, ils restent très calmes. »

Eran Efrati est un ancien commandant de l’armée israélienne. Il a servi en Cisjordanie occupée.

Dans un parc discret de Jérusalem, nous nous sommes rencontrés pour discuter des allégations portées contre les soldats, comme lui, qui auraient fréquemment maltraité des mineurs palestiniens, soupçonnés de leur avoir jeté des pierres.

Mr Efrati - qui a quitté l’armée il y a cinq mois - me dit que ces allégations sont vraies :

« Je n’ai jamais arrêté un jeune de moins de 9 ou 10 ans, à 14, 13, ou 11 ans, pour moi ce sont encore des gosses. Pourtant, ils sont arrêtés comme des adultes.

« Chaque soldat qui est allé dans les territoires occupés peut vous raconter la même histoire. Les premiers mois après que j’ai quitté l’armée, je rêvais tout le temps de ces gosses. Des enfants juifs. Des enfants arabes. Qui poussaient des hurlements.

«  Peut-être [que l’enfant a] les yeux bandés pour qu’il ne voit pas la base et la façon dont nous agissons... mais je crois que si nous lui mettons un bandeau c’est sans doute parce que nous ne voulons pas voir ses yeux. Vous ne voulez pas qu’il vous regarde - vous savez, qu’il nous demande d’arrêter, ou qu’il pleure devant nous. C’est beaucoup plus facile si nous ne voyons pas ses yeux.

« Quand l’enfant est arrivé à la base, ça je ne l’ai pas fait, mais personne ne pense à lui comme à un enfant ; vous savez, s’il y a quelqu’un avec un bandeau sur les yeux et les menottes, c’est qu’il a probablement fait quelque chose de vraiment mal. Alors pas de problème pour le gifler, pas de problème pour lui cracher dessus, pas de problème pour lui balancer parfois des coups de pieds. Ca n’a pas vraiment d’importance. »

Les jeunes Palestiniens sont la plupart du temps arrêtés pour des jets de pierres sur les colons juifs ou les soldats israéliens.

C’est, disent-ils, leur seul moyen pour évacuer leur colère contre l’occupation militaire par Israël de leur terre, la Cisjordanie.

Chaque semaine, dans le village de Bil’in en Cisjordanie, une manifestation est organisée par des Palestiniens contre le mur d’Israël en Cisjordanie.

Israël dit que ce mur est nécessaire pour arrêter les attaques contre ses citoyens.

Les Palestiniens disent que c’est un vol de leur terre.

 

Les troupes israéliennes utilisent fréquemment des gaz contre les manifestants à Bil’in.

Arrestations nocturnes

Lors d’une récente manifestation, j’ai vu une bande de garçons palestiniens qui filaient entre les oliviers, ramassant des cailloux et des rochers pour les lancer sur les soldats.

Certains avaient des lance-pierres. Beaucoup portaient un foulard ou un châle [keffieh] enroulé autour de leur visage pour cacher leur identité.

Les soldats ont réagi avec des grenades lacrymogènes et des assourdissantes. Parfois, ils utilisent aussi des balles d’acier recouvertes de caoutchouc.

Souvent, après un incident comme celui-ci, les soldats israéliens lancent un raid sur un village de Cisjordanie.

Généralement, dans le milieu de la nuit. Les arrestations peuvent être brutales.

« Les visages des soldats étaient peints quand ils sont venus pour lui. C’était effrayant. Tous ces soldats pour un garçon. Ils ont placé des poids en acier sur son dos dans la jeep, ils l’ont frappé pendant tout le chemin vers la prison. Il n’a pas pu se lever pendant une semaine. »

Le fils de Mohammad Ballasi, qui a 15 ans et s’appelle aussi Mohammad, a été arrêté par les soldats israéliens pour avoir jeté des pierres.

Nous avons rencontré le père et son épouse, juste à l’extérieur de la base militaire israélienne, en Cisjordanie. Les jeunes Palestiniens sont jugés par des tribunaux militaires.

Pour les tribunaux, sont considérés comme mineurs les Palestiniens âgés de 16 ans et moins. Pour les tribunaux civils en Israël, on est mineur en dessous de 18 ans.

La première fois que les parents de Mohammed l’ont vu après son arrestation, deux semaines auparavant, c’était à son procès. Il a plaidé coupable.

«  Quand vous avez été frappé comme ça, vous pouvez dénoncer votre propre mère,  » dit Suad Ballasi, retenant ses larmes.

«  C’est un enfant. Ses copains jouent dans le rue et lui il est menotté. Je ne pouvais m’arrêter de pleurer au tribunal. Je sentais comme si mon cœur allait exploser. »

L’Organisation des droits de l’homme pour la Défense des enfants - International (DCI (Palestine) a rédigé un rapport accusant l’armée israélienne de ce qui est décrit comme des mauvais traitements et des tortures, systématiques et institutionnalisées, contre les enfants palestiniens par les autorités israéliennes.

Gerard Horton est avocat international pour DCI. Il dit que l’histoire de Mohammad Ballasi est coutumière.

« Nous entendons ces récits encore et encore. Israël est signataire de la Convention des Nations unies contre la torture. Il est aussi signataire de la Convention des Nations unies sur les droits de l’enfant - et selon le droit international coutumier, il n’est pas permis d’infliger des mauvais traitements et des tortures, en particulier aux enfants qui sont évidemment plus vulnérables que les adultes. »

Il m’a dit qu’Israël avait arrêté 9 000 Palestiniens l’année dernière. 700 d’entre eux étaient des enfants.

Pour Mr Horton, les tribunaux militaires ont besoin de traiter les affaires rapidement.

DCI estime que le système est conçu de sorte qu’il est dans l’intérêt de l’adulte ou de l’enfant de plaider coupable.

Selon Gerard Horton, la tendance est que les Palestiniens se retrouvent plus longtemps en prison s’ils essaient de défendre leur affaire.

Mohammad Khawaja venait d’avoir 13 ans quand il a été arrêté.

«  Ils m’ont tiré de mon domicile par la peau du cou. Plus je pleurais, plus ils m’étouffaient, » dit-il.

«  Ma maman hurlait. Ils m’ont tiré par le ventre. Mes genoux saignaient. Ils m’ont frappé avec leurs armes et donné des coups de pieds jusqu’à leur jeep.

« Ils m’ont menotté les mains et les jambes, bandé les yeux et ils m’ont laissé là pendant 24 heures. Je croyais que j’allais mourir.

« Plus tard, les interrogateurs ont voulu me faire parler sur d’autres personnes. Je ne l’ai pas fait. Ils m’ont frappé avec des chaises en plastique. Ils m’ont dit de signer un papier écrit en hébreu. Je ne sais pas lire ni parler l’hébreu. Et parce que j’ai signé, ils m’ont mis en prison. »

L’armée israélienne nie toute allégation selon laquelle les sévices contre des jeunes Palestiniens seraient habituels, mais l’armée dit qu’elle doit se prémunir contre les enfants palestiniens impliqués dans ce qu’elle décrit comme des « actes de terrorisme ».

Pour Israël, les pierres sont des armes meurtrières.

Cauchemars

La lieutenante-colonelle Avital Leibowitz est porte-parole pour l’armée israélienne.

« Même s’il s’agit d’un pierre ou d’un cocktail Molotov, ce sont des armes meurtrières. Peu importe qui le fait, ce sont des armes meurtrières, » dit-elle.

« Presque chaque semaine, nous trouvons un jeune de 14 ou 15 ans qui porte sur son corps une ceinture d’explosifs ou une grenade, à l’un ou l’autre des passages [frontaliers].

« C’est la situation que nous vivons, et étant donné que nous assurons notre propre défense et que nous voulons punir ces terroristes, nous n’avons pas le choix, il nous faut les trouver, les punir - et espérer que nous n’en reviendrons pas là. »

Mohammad Khawaja n’a plus bien dormi depuis que les soldats sont venus. Il dit que les cauchemars ne vont pas le quitter.

Les groupes pour les droits humains appellent la communauté internationale à lancer des enquêtes sur ce qu’ils appellent les violations par Israël des droits des enfants.

15 août

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7116


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