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18/08/2009

n°476 - Dossiers de Palestine - 17-08 -Début - : 73% des enfants de Gaza souffrent de troubles psychologiques suite à la dernière agression israélienne contre Gaza.

n°476 -  Dossiers de  Palestine - 17-08 -Début - : 73% des enfants de Gaza souffrent de troubles psychologiques suite à la dernière agression israélienne contre Gaza.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                  



Dossier de Palestine

                                    N°476                                                     17-08

                                                                              C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Jonathan Cook : Israël cible les groupes militant pour les droits humains.

1-2 Philip Knightley : "Tuez Khaled", ou la pratique de la censure en démocratie libérale.

2 Les brèves
2-1 6e Congrès du Fatah

Le Fatah renouvelle ses instances.

1 Les nouveaux au Comité central et au Conseil révolutionnaire.

2 Coup de jeune sur le Fatah.

3 Lieberman répond à Tibi.

4 Israël agite l’épouvantail du Fatah.

5 Fatah : Ahmed Koreï n’a pas confiance.

suite

2-2 Marwan Barghouti : De l'homme d'action à l'action politique.

2-3 « Le problème, c'est l'Iran et non les colons juifs »...

2-4 Une étude dévoile la situation précaire des Palestiniens en dehors des camps.

2-5 Chérif Boudelal

2-6 E.B. Solomont : Blanchiment d'argent et trafic d'organes. : Trafic d'organes et blanchiment d'argent dans le collimateur du FBI.

3 Dossier

3-1 Hassan Moali : Mahmoud Abbas devant le congrès du Fatah.

3-2 Monique Mas : Un congrès du changement pour la continuité du Fatah.

3-3 Le Fatah rajeunit ses cadres et renforce la main d’Abbas.

Fin

3-4 Hassan Moali : Israël agite l’épouvantail du Fatah.

3-5 The Palestine Times : Pourquoi les Palestiniens ne devraient jamais reconnaître le droit à exister d'Israël ? 

3-6 La topologie du gruyère

3-7 Gaza sous blocus et sous des tonnes de gravas s’intensifie.

3-8 Alain Jules : Ah, la petite entreprise d’Avidgor Lieberman connaît la crise.

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Gideon Lévy : Une balle dans le ventre.

4-2 R.Jorf : 73% des enfants de Gaza souffrent de troubles psychologiques suite à la dernière agression israélienne contre Gaza.

4-3 Hannah Mermelstein : Sécurité



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Jonathan Cook : Israël cible les groupes militant pour les droits humains.
Pour essayer d’endiguer le flux de preuves l’incriminant dans les crimes de guerre qu’il a commis pendant l’assaut de l’hiver dernier contre Gaza, le gouvernement israélien a lancé une campagne afin de réprimer l’activité des groupes de défense des droits humains, tant en Israël qu’à l’étranger.

Il a tout d’abord ciblé l’une des principales organisations mondiales de défense des droits humains, Human Rights Watch (HWR), basée aux États-Unis ainsi qu’un groupe local d’anciens combattants dissidents, Breaking the Silence (Rompre le silence) qui a publié le mois dernier les témoignages de 26 soldats ayant combattu à Gaza.
En outre, selon les médias israéliens, le gouvernement compte prendre « une attitude beaucoup plus agressive » envers les groupes de défense des droits humains qui s’efforcent d’aider les Palestiniens.
Des officiels ont mis en cause les sources de financement de ces organisations et ont menacé d’adopter une loi interdisant l’aide de gouvernements étrangers, particulièrement européens.
En réponse, les militants de Rompre le silence et d’autres groupes israéliens ont accusé le gouvernement de mener une « chasse aux sorcières » afin de les intimider et de les priver des fonds nécessaires à la poursuite de leurs enquêtes.
« C’est une mesure très dangereuse » a dit Mikhael Mannekin, un des dirigeants de Rompre le silence. Israël prend une direction très antidémocratique.
La campagne proviendrait d’une initiative de Avigdor Lieberman, ministre des affaires étrangères d’extrême droite, actuellement accusé de corruption, mais qui a l’appui du premier ministre Benjamin Netanyahou.
A l’occasion d’une conférence de presse le mois dernier, M. Lieberman a accusé des organisations sans but lucratif et des organisations non-gouvernementales de se substituer aux diplomates pour déterminer l’action de la communauté internationale à l’égard d’Israël. Il a également menacé d’instituer des réformes afin de diminuer l’influence de ces groupes.
Une semaine plus tard, le bureau de M. Nétanyahou est intervenu contre Human Rights Watch, critiquant lourdement l’organisation d’avoir levé récemment des fonds en Arabie Saoudite.
HWR a répondu qu’il n’accepte que des dons privés et n’accepte pas de fonds du gouvernement saoudien, mais les officiels israéliens disent que tout l’argent saoudien est pollué et qu’il compromettra l’impartialité du rôle de chien de garde de HRW par rapport à Israël.
« Qu’une organisation de défense des droits humains mobilise des fonds en Arabie Saoudite équivaut pour un groupe de défense des droits de la femme à demander une donation aux Talibans » a dit Marc Regev, porte-parole du gouvernement, au quotidien israélien de droite, le Jerusalem post.
HRW a récemment publié des articles dans lesquels il accuse l’armée israélienne d’avoir commis des crimes de guerre à Gaza, notamment d’avoir utilisé du phosphore blanc et d’avoir attaqué des cibles civiles.

HRW subit maintenant une pression concertée de la part de groupes du lobby juif et de journalistes juifs importants aux États-Unis l’incitant à rompre ses liens avec les donateurs saoudiens. Selon les médias israéliens, certains donateurs juifs aux États-Unis ont également précisé que leur argent doit être utilisé pour mener des enquêtes sur les droits humains qui n’incluent pas Israël.
Entre-temps, le ministère israélien des affaires étrangères met la pression sur les gouvernements européens pour qu’ils arrêtent de financer nombre de groupes israéliens de défense des droits humains.
En prélude aux sanctions, il a émis des instructions à toutes ses ambassades dans le monde pour qu’elles demandent aux gouvernements hôtes s’ils financent de telles activités.
La semaine dernière, le ministère des affaires étrangères s’est plaint auprès des diplomates britanniques, néerlandais et espagnols de l’appui que leurs pays respectifs fournissent à Rompre le silence.
D’après les témoignages recueillis auprès des soldats, l’armée israélienne aurait commis beaucoup de crimes de guerre à Gaza, utilisant notamment les Palestiniens comme boucliers humains, et tirant des obus au phosphore blanc sur des zones civiles. Un soldat a dit que les tirs israéliens étaient « dingues ».
Le gouvernement des Pays-Bas a versé près de 20 000 € à ce groupe pour la rédaction de son rapport sur Gaza, tandis que la Grande-Bretagne finançait ce travail l’année dernière à raison de 40 000 £.
Les officiels israéliens discuteraient actuellement sur comment décréter l’illégalité du financement d’organisations politiques en Israël par des gouvernements étrangers ou comment obliger ces groupes à se déclarer « agents d’un gouvernement étranger ».
« Tout comme les gouvernements européens trouveraient inacceptable le soutien d’ONG contre la guerre aux USA, il est inacceptable que des Européens financent des ONG locales opposées aux politiques du gouvernement israélien démocratiquement élu » a dit Ron Dermer, haut fonctionnaire dans le bureau de M. Netanyahou.

Il a ajouté que nombre de groupes travaillaient à délégitimer l’État juif ».
Jeff Halper, dirigeant du comité israélien contre la démolition des maisons, a indiqué que la position gouvernementale était contraire à l’évolution de longue date de la surveillance du respect des droits humains.
« Tous les dictateurs, depuis Hitler à Milosevic, ont dit qu’il ne doit pas y avoir d’ingérence dans leurs affaires souveraines et que tous les autres doivent se tailler. Mais selon le droit international, les droits de l’homme sont universels et ne peuvent pas être laissés à l’interprétation des gouvernements individuels. Ce qui a motivé l’adoption des conventions de Genève est que la communauté internationale a le devoir d’être le chien de garde en ce qui concerne les abus des droits humains où qu’ils se produisent.
M. Halper, dont l’organisation a reçu l’année dernière 80 000 € de l’Espagne pour la reconstruction de maisons palestiniennes détruites a été arrêté l’année dernière pour être allé à Gaza avec des militants de la paix afin de rompre le siège.
Parmi d’autres groupes dans le collimateur du ministère des affaires étrangères il y aurait : B’Tselem qui fournit notamment des caméras à des Palestiniens pour qu’ils enregistrent les mauvais traitements dont ils sont victimes aux mains des colons et de l’armée ; Peace Now, qui surveille la construction des colonies ; Machsom Watch, dont les militants observent les soldats aux postes de contrôle ; et Médecins pour les droits humains qui a récemment examiné la complicité des médecins dans la torture.
M. Mannekin a ajouté : « le gouvernement ne peut pas supprimer l’information sur ce qui s’est passé à Gaza en fermant nos groupes.
« Vous ne pouvez pas envoyer 10 000 soldats dans la bataille et ne pas compter que certains détails sortiront au grand jour. Si nous ne le faisons pas, quelqu’un d’autre le fera.
La campagne actuelle du gouvernement fait suite à une descente de police en avril dans les maisons de 6 Israéliennes militantes de la paix.
Ces femmes, toutes membres de New Profile, organisation féministe qui s’oppose à la militarisation de la société israélienne, ont été arrêtées et accusées d’aider de jeunes Israéliens à se soustraire au service militaire. Ces femmes sont toujours en attente de savoir si elles seront poursuivies.
Jonathan Cook est écrivain et journaliste basé à Nazareth, Israël. Ses derniers livres sont : Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books).

Jonathan Cook –

The National
Sources
Info Palestine

http://palestine.over-blog.net/article-34750732.html


1-2 Philip Knightley : "Tuez Khaled", ou la pratique de la censure en démocratie libérale.

En 1997, les services secrets sionistes (Mossad) avaient tenté d’assassiner en l’empoisonnant Khaled Meshaal le leader du Hamas qui était l’hôte du roi de Jordanie.
Cette affaire fait curieusement l’objet d’une large amnésie dans la presse française (faites une recherche dans google si vous ne me croyez pas).

Amnésie qui sera peut être résorbée si «Kill Khalid», un livre du journaliste Australien Paul McGeough vient être proposé en langue française. McGeough traite en effet à fond de ce dossier qu’il replace d ans le contexte de l’émergence du Hamas en tant que force incontournable dans l’espace politique palestinien et international.
Justement, The First Post en Grande Bretagne s’interroge sur le sort fait à ce livre par la presse britannique car si l’ouvrage a trouvé un éditeur, il peine à trouver des journaux pour en rendre compte dans ce qu’on appelle les revues critiques et a également du mal à se frayer un chemin vers les étagères des libraires.
Or, non seulement McGeough est un journaliste réputé mais, si on en croit The First Post, le livre est de qualité. Avis d’ailleurs partagé par une critique élogieuse aux Etats Unis.

Alors que se passe-t-il au Royaume Uni ?

The First Post est magnanime car autant que les groupes de pressions sionistes, il incrimine la crise économique qui empêcherait les journaux d’assumer le travail de justifications que ne manqueraient pas de leur infliger les mêmes groupes de pression. Et ceci concernerait tous les sujets portant à polémique...
Or, nous savons bien ce qu’il en est puisque les mêmes journaux qui évitent de parler de ce sujet controversé n’hésitent pas à affronter des groupes de pression ou certains secteurs de la population comme on l’a vu au moment de la publication des caricatures de Mahomet.

En somme, nous avons là encore une illustration de la manière dont la censure opère dans les démocraties libérales.
Pourquoi la presse britannique a-t-elle tué la critique du livre ‘Tuez Khaled’ ?
Malgré des critiques élogieuses aux Etats Unis, le livre de Paul McGeough sur une tentative d’assassinat ratée du Mossad a été ignoré par les médiats britanniques.
En avril dernier, Quartet Books a publié « Tuez Khaled : l’échec de l’assassinat de Khaled Meshaal et l’ascension du Hamas » [Kill Khalid: The Failed Assassination of Khalid Mishal and the Rise of Hamas]. Il a été écrit par le correspondant de guerre Paul McGeough, un spécialiste du Moyen Orient.
La sortie du livre aux USA a été accompagnée de critiques enthousiastes. J’avais entendu parler de McGeough et même si je ne le connaissais pas, quand on m’a demandé d’écrire une citation pour la jaquette du livre, j’ai lu le manuscrit et ai été heureux de le faire.

J’ai découvert un livre exceptionnel et des plus passionnants – une histoire politique sérieuse que l’auteur a rendue sous la forme d’un thriller à rebondissements. Au coeur de l’ouvrage, se trouve le récit de la manière dont, en 1997, les services secrets israéliens du Mossad ont tenté d’assassiner Khaled Meshaal, le chef du Hamas, en plein jour dans les rues d’Ammam en Jordanie. Sous couvert d’ouvrir une canette de coca-cola, les assassins avaient pulvérisé un poison violent dans son oreille.

Mais les agents du Mossad n’avaient pas pu s’enfuir. Les gardes du corps de Khaled [Meshaal] réussirent à en capturer deux et les autres durent se réfugier dans l’ambassade israélienne. Alors que Meshaal sombrait dans le coma, des troupes jordaniennes cernèrent l’ambassade israélienne et, après les protestations d’un roi Hussein de Jordanie furieux, Bill Clinton fit pression sur le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour qu’il tente de régler le problème.

Netanyahu avait d’abord affirmé qu’il était trop tard pour annuler les effets du poison. Mais quand Hussein ajouta la menace qu’en cas de décès de Meshaal, les agents du Mossad détenus par la Jordanie seraient tous pendus, l’antidote fut rapidement fourni. Meshaal survécut, de justesse, et le cadre de son ascension politique phénoménale était mis en place.

Contenant des entretiens avec tous les acteurs importants, dont une rencontre sans précédent avec Meshaal lui-même, le livre de McGeough retrace l’histoire du Hamas à travers une décennie d’attentats suicide, de luttes politiques internes et d’accroissement du soutien populaire, culminant avec le bataille pour Gaza en 2007 et l’impasse politique actuelle.

C’est un livre sérieux avec un message important sur une des zones du monde les plus sensibles. Après deux excellentes revues dritiques – dans la London Review of Books et dans le Times Literary Supplement – il a été pratiquement ignoré.

Le responsable de Quartet Books, Naim Attallah, s’en est inquiété au point de contacter les rédactions littéraires de toutes les publications importantes. La plupart lui ont dit ne pas envisager de rendre compte du livre. De plus, ses agents commerciaux l’ont informé que certaines librairies étaient réticentes à l’avoir même en stock.

Attallah a alors émis un communiqué de presse accusant les milieux du livre d’une « tactique non dite » pour limiter la circulation du livre auprès du public en raison d’une décision de « rejeter le Hamas dans la trappe des ‘organisations terroristes’ sans prendre sérieusement en considération ses aspects valables en tant que voix partie prenante au débat.»

Il a ajouté : «Quiconque espère la paix au Moyen Orient doit certainement admettre que le Hamas est complètement partie prenante de toute avancée vers un accord de paix. Aucun progrès ne peut être accompli sans son implication.»
Il est difficile d’identifier les motivations d’organisations pour leur inaction dans n’importe quelle controverse. Mais il me semble que dans ce cas, l’establishment littéraire britannique doit répondre. Je pense qu’il a développé un état d’esprit défavorable à la controverse. Le Hamas a été désigné comme une ‘organisation terroriste.’ A partir de là, rendre compte d’un livre sur une ‘organisation terroriste’ amènerait un critique littéraire à prêter le flanc à la critique.

En outre, cela pourrait provoquer les protestations d’une des nombreuses organisations qui soutiennent Israël. Il faudrait y répondre.
Des memos devraient être échangés et des lettres écrites.

Dans une époque de coupes dans le personnel et le budget, plus d’un chef de rubrique littéraire doit être tenté de décider que rendre compte d’un livre prêant à controverse tel que 'Kill Khalid'.

Philip Knightley,

The First Post (UK)

21 juillet 2009

traduit de l’anglais par Djazaïri )

 http://mounadil.blogspot.com/  

http://www.alterinfo.net/Tuez-Khaled-,-ou-la-pratique-de-la-censure-en-democratie-liberale_a34870.html 


2 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information
2-1 6e Congrès du Fatah

Le Fatah renouvelle ses instances.

Le Fatah a voté pour le rajeunissement de sa direction. Selon les premiers résultats (non encore officiels), la direction sortante a été largement battue par les représentants de la « jeune garde » qui obtiennent la majorité au Comité central du Fatah.

Les premiers résultats marquent un vote sans appel contre les dirigeants historiques du Fatah.

Au terme d’un congrès houleux, les quelque 2 300 délégués de Bethléem ont clairement voté pour le changement.

Seuls quatre des dix membres de la direction sortante qui se représentaient, dont Mahmoud Abbas, ont été élus. Ahmed Qorei, le chef des négociateurs palestiniens, considéré comme l’un des membres les plus influents du Fatah est battu.

La « jeune garde » emporte quatorze des dix-huit sièges en jeu.

Parmi les nouveaux dirigeants élus, on compte Marwan Barghouti, l’un des chefs militaires de la seconde Intifada, actuellement en prison en Israël. Saeb Erakat et Jibril Rajoub font également leur entrée au Comité central. « Coup contre une direction qui a monopolisé le pouvoir pendant si longtemps sans même présenter un seul bilan » a commenté Rajoub.

Enfin,  Mohammed Dahlan, l’ancien homme fort de la bande de Gaza, très contesté au sein du Fatah, fait son retour.

Il faut encore attendre les résultats du vote pour le Conseil révolutionnaire, la seconde instance dirigeante du Fatah pour confirmer le rajeunissement du parti de Yasser Arafat.

Karim Lebhour

envoyé spécial

Article publié le 11/08/2009 

http://www.rfi.fr/actufr/articles/116/article_83530.asp

 

1 Les nouveaux au Comité central et au Conseil révolutionnaire.

Un vote qui a donné lieu à des changements notables dans les noms, mais pas dans le fond.
Du sang nouveau pour relancer le parti
Les élections organisées à l’occasion du 6e Congrès du Fatah tenu une semaine durant à Bethléem ont donné lieu à un important renouvellement des instances du mouvement dirigé par le président palestinien Mahmoud Abbass. Selon les résultats préliminaires publiés mardi, Marwan Barghouthi, secrétaire général du Fatah pour la Cisjordanie, emprisonné en Israël, a été élu pour la première fois au Comité central du parti, alors qu’Ahmad Qoreï, un ancien premier ministre, en a été évincé. Quinze des 18 postes au Comité central, l’une des deux instances dirigeantes du Fatah avec le Conseil révolutionnaire, sont revenus à de nouveaux élus. Deux autres dirigeants de la même génération que Marwan Barghouthi, l’ex-chef de la Sécurité préventive en Cisjordanie, Jibril Rajoub, 56 ans, et l’ancien homme fort du Fatah à Gaza, Mohamad Dahlane, 48 ans, également chef de la Sécurité préventive dans cette région, ont été élus.
Le Comité central compte 21 membres, le Conseil révolutionnaire 120.
Dix-huit membres de la première instance et 80 de la seconde étaient soumis à l’élection, tandis que les autres seront désignés par la nouvelle direction.
Les nouveaux responsables du Fatah auront pour lourde tâche de relancer le parti historique palestinien affaibli par les luttes internes. Samedi, les délégués avaient réélu le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbass, à l’unanimité, à la tête du mouvement qu’il dirige depuis la mort, en 2004, de Yasser Arafat, fondateur du Fatah à la fin des années 1950. Or, M. Abbass a été réélu dans un vote à main levée, de sorte qu’il a été impossible de mesurer l’importance de son opposition interne. De plus, il est âgé de 74 ans et n’a pas de successeur désigné susceptible de régénérer le mouvement. Et malgré sa reconduite à la tête du parti, M. Abbass est toujours jugé faible par ses détracteurs.
Dans une telle ambiance, les membres du Fatah ont tenu à donner l’image d’unité qui leur manquait tant, et les efforts pour la réussite du Congrès ont été intenses. « Les débats du Congrès et les élections se sont déroulés dans un formidable climat démocratique. Le Congrès fut un succès au-delà de nos attentes », s’est félicité Nimer Hammad, un conseiller du président Mahmoud Abbass. « Je suis convaincu qu’il y aura des changements au sein de la direction et que le peuple palestinien ressentira ce changement dans un proche avenir », a-t-il ajouté. « Le Fatah aujourd’hui n’est plus fissuré et faible, mais fort et uni. Ceux qui se retrouvent dans une position difficile sont le Hamas d’un côté et Israël de l’autre », a-t-il ajouté.
Des déclarations qui restent à être prouvées et suivies par des changements réels. En effet, à l’heure actuelle, le Fatah cherche, avant tout, à se débarrasser d’une image de corruption et de clientélisme qui a entraîné un revers électoral au profit du Hamas en 2006 et une défaite militaire face au même mouvement islamiste l’année suivante à Gaza. Et insuffler du sang neuf au sein des organes du parti n’est peut-être pas suffisant. Les Palestiniens attendent plutôt du Fatah qu’il répare ses échecs, que ce soit face à Israël ou au Hamas. En effet, la division du mouvement national palestinien et la partitionde fait des territoires qu’il revendique paralysent le processus de paix avec Israël que défend le Fatah et combat le Hamas.
Appels à une « paix juste »
Pour ce qui est de son programme politique adopté samedi, le Fatah a rappelé « son attachement à l’option d’une paix juste » avec Israël, tout en réitérant « le droit du peuple palestinien à la résistance contre l’occupation, conformément à la loi internationale ». « Il n’y a aucun changement sur le fond. Nous avons adopté la voie des négociations pour atteindre nos objectifs, et répété que nous aurons recours à toutes les formes de lutte pour en finir avec l’occupation », a expliqué à l’AFP Hossam Khader, un délégué du Fatah. Evidemment, cette allusion à un recours à une lutte, si le processus de paix devait être enterré, doublée d’un refus de reconnaître Israël comme Etat juif, a suscité des critiques des responsables israéliens. « Le Congrès du Fatah est décevant et non prometteur, car au Proche-Orient, il n’y a pas d’autre
moyen que de s’asseoir pour conclure un accord sur un programme de paix », a dit le ministre de la Défense, Ehud Barak. Plus virulent encore, le chef de la diplomatie, Avigdor Lieberman, a considéré que cette plateforme politique avait « enterré toute chance de parvenir à une paix avec les Palestiniens dans les prochaines années ».
Le parti confirme donc ses orientations traditionnelles. Le texte adopté samedi indique ainsi que « le Fatah reste fidèle aux martyrs et prisonniers, et exprime son attachement aux constantes du peuple palestinien, à savoir la libération de la terre et de Jérusalem, le démantèlement des colonies et le retour des réfugiés ». « Nous refusons de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif afin de protéger les droits des réfugiés ainsi que ceux des Palestiniens de l’autre côté de la Ligne verte », entre Israël et la Cisjordanie, stipule ce texte en référence à près de 1,3 million de citoyens arabes d’Israël.
Or, à ce sujet, qu’il y ait rajeunissement ou non de la direction, le Fatah fera toujours face à l’obstination israélienne, pire encore au refus israélien de parvenir à la paix. Le parti se trouve donc face aux mêmes défis concernant le processus de paix. Et face aux mêmes aléas : faire davantage de concessions à Israël, au risque de ne rien obtenir, en fin de compte, et de perdre un peu plus de popularité au profit du Hamas.

Semaine du 12 au 18 Août 2009, numéro 779

Abir Taleb

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2009/8/12/marab2.htm


2 Coup de jeune sur le Fatah.

  • Les instances dirigeantes du Fatah rajeunissent. A l'occasion du son premier Congrès en 20 ans, le parti fondé par Yasser Arafat a élu de nouvelles têtes, donnant priorité aux Palestiniens "de l'intérieur" sur ceux de l'exil et évinçant la "vieille garde" historique accrochée aux commandes.

Quatorze des 18 sièges (sur 23) du Comité central mis aux voix vont à des nouveaux, désormais majoritaires: seuls quatre membres de la direction sortante sont réélus.

Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne et chef du Fatah, qui préside également cet organe exécutif du parti, doit désigner les quatre autres. "Abou Mazen" a lui-même été reconduit sans hésiter à la tête du mouvement, juste par acclamation, personne ne s'étant présenté contre lui.

Après une semaine d'un Congrès marqué par les bisbilles, intrigues et claquements de porte caractéristiques du parti, les résultats définitifs du vote de quelque 2.300 délégués devaient être connus plus tard mardi, tout comme ceux du vote pour le Conseil révolutionnaire (80 sièges étaient en jeu sur les 120 que compte cette instance, chargée de fixer les orientations politiques aux côtés du comité central).

Parmi les principaux nouveaux élus, on trouve l'étoile montante du mouvement: Marwan Barghouti, 50 ans, l'ancien chef de file de l'Intifada en Cisjordanie et le plus populaire des responsables palestiniens, bien qu'emprisonné à perpétuité en Israël. Ou bien le modéré Saeb Erekat, négociateur vétéran de la partie palestinienne pour les pourparlers de paix avec les Israéliens. Ou encore Nasser al-Kidwa, représentant palestinien à l'ONU.

Mais aussi les deux hommes chargés de la sécurité des Territoires palestiniens du temps de la toute-puissance d'Arafat: Mohammed Dahlan, 47 ans, ancien homme fort de Gaza avant la prise du pouvoir par le Hamas, et Jibril Rajoub, 56 ans, rentré de Tunis dans les bagages du "Vieux" pour prendre la tête de la Sécurité préventive en Cisjordanie, qui mena à ce titre nombre d'opérations de répression contre le Mouvement de la résistance islamique.

Le scrutin, dont les résultats définitifs n'étaient pas encore connus, marque donc la victoire de la jeune génération du Fatah. Celle qui n'a jamais quitté les territoires palestiniens, a fréquenté les prisons d'Israël et parle hébreu, sur la "vieille garde", la direction historique qui fonda le parti autour d'Arafat, ces "fedayine" vétérans vivant toujours en exil en Syrie, en Jordanie ou au Liban, et attachés au credo d'antan prônant la destruction d'Israël.

Pour Rajoub, ce premier Congrès en terre palestinienne occupée est donc "un coup contre une direction qui avait monopolisé le mouvement depuis longtemps sans même avoir présenté un bilan de son travail".

"Cette élection prépare un nouvel avenir pour le mouvement, une nouvelle ère démocratique", s'est réjoui Dahlan. Nasser al-Kidwa a jugé pour sa part que la nouvelle direction "réflète la véritable nature de l'organisation" et "la situation actuelle en son sein".

Ce coup de jeune intervient à un moment crucial, à quelques semaines de la présentation par le président américain Barack Obama de ses projets pour la paix dans la région.

En outre, le nouveau programme adopté par le Fatah reconnaît la nécessité de négocier pour aboutir à la création d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël, tout en conditionnant les pourparlers au gel de la colonisation. Et, dernière concession à la "vieille garde", le Fatah se réserve le droit de reprendre les armes si les négociations échouent.

Le tout sonne donc comme une victoire pour le modéré Mahmoud Abbas, qui avait réclamé un rajeunissement des instances. "Abou Mazen", qu'Israël considère comme seul interlocuteur valable pour la paix, voit sa crédibilité et sa légitimité renforcés.

Reste l'épine du conflit interpalestinien. Alors que toutes les tentatives de réconciliation Hamas-Fatah menées depuis 2007 ont échoué, un dirigeant du mouvement islamiste a glissé une note d'optimisme lundi: en visite en Egypte, Mahmoud Zahar a dit "souhaiter une nouvelle direction au Fatah, pour que nous puissions poursuivre le dialogue".

En attendant de voir, la population, elle, est fatiguée. "Vieille garde ou nouvelle génération, ils sont tous pareils", soupire Abu Qusei Asaf, 35 ans, libraire à Béthleem. "Le combat, pour eux, ça ne rime à rien, juste des papiers sur la table. Ils se battent pour des sièges mais n'aident pas le peuple."

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090811/twl-palestiniens-fatah-congres-synthese-1be00ca_3.html


3 Lieberman répond à Tibi.

« Notre principal problème n'est pas les Palestiniens mais Ahmed Tibi et ses acolytes. Ils sont plus dangereux que le Hamas et le Jihad islamique réunis », s'est prononcé mercredi le ministre des Affaires étrangères Avigdor Leberman, en référence au discours du député arabe lors de la conférence du Fatah à Béthléem.

« Nous, arabes citoyens d'Israël, sommes indissociables du peuple palestinien. Nous sommes les habitants d'origine, nous ne partirons jamais. Nous possédons les terres ici », s'est exprimé le député, qui a par ailleurs appelé les implantations à quitter les terres palestiniennes.

"Quiconque arrive le dernier devrait partir le premier", a ajouté Tibi. Le député arabe a annoncé que le fait de geler l'avancée des constructions dans les implantations n'était pas suffisant et qu'Israël devait « les démanteler ». « La paix ne pourra se faire avec les colonies ou les colons. Sortez de nos terres palestiniennes, sortez de chez nous, dégagez ! », s'est-il enflammé sous un tonnerre d'applaudissements.

« Je propose à Tibi que ce soit lui qui s'en aille », a répondu le ministre des Affaires de la diaspora Yuli Edelstein (Likoud).

« Ces gens qui discourent sur leur appartenance au peuple palestinien tout en siégeant à la Knesset et en profitant de tous les bénéfices de la démocratie israélienne me rendent malade et me fatiguent. »

« Quiconque écoute ces porpos réalise que le problème ne vient pas du président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas mais plutôt de Tibi, qui contredit complètement la déclaration d'indépendance ayant instauré l'Etat juif sur la terre d'Israël. Notre pays doit décider s'il souhaite se défendre ou courir à sa perte », a-t-il continué lors d'une visite à Ghajar, ville du Nord à cheval sur la frontière libanaise.

Récemment, Lieberman a été chargé par le premier ministre Binyamin Natanyahu de définir des règles de sécurité pour la ville, fréquemment déchirée entre Israël et le Liban.

Plus tôt dans la journée de mercredi, le député Ophir Akunis (Likoud) a demandé au président de la Knesset Reuven Rivlin de démettre Tibi de ses fonctions. Rivlin a répondu par la négative en arguant qu'il regrettait les déclarations du député, pouvant être interprétées comme des provocations, mais que son rôle n'était pas de censurer les membres de la Knesset.

La sixième conférence du Fatah s'est ouverte mardi. 2.000 délégués provenant de tout le monde arabe ainsi que des députés arabes l'ont suivie.

JPOST.FR
05.08.09

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4 Israël agite l’épouvantail du Fatah.

Le recentrage de la ligne politique du mouvement Fatah – dont les délégués au congrès élisaient hier la nouvelle direction – autour de la « légitimité de la résistance » contre Israël a, comme il fallait s’y attendre, eu l’effet d’une bombe.

Cette allusion au recours éventuel à une lutte armée et le rejet catégorique de la notion « d’Etat juif » tel que réclamé par Netanyahu a fait monter les responsables de l’Etat hébreu sur leur grands chevaux.

La classe politique israélienne a réagi unanimement, hier, contre le « nouveau » programme adopté par les congressistes du Fatah, qu’elle assimile à une copie conforme de celui de son frère ennemi, le Hamas. A Tel-Aviv, le moral est désormais en berne. « Le congrès du Fatah est décevant et non prometteur car au Proche-Orient, il n’y a pas d’autre moyen que de s’asseoir pour conclure un accord sur un programme de paix », a dit le ministre de la Défense, Ehud Barak.

Pour le ministre de l’Environnement, Gilad Erdan, le programme montre « une absence de volonté de parvenir à un accord avec Israël ». Par ces déclarations volontairement pessimistes et faussement inquiètes, les responsables du cabinet du Premier ministre tentent de justifier par anticipation le gel des négociations de paix et le recours à la méthode forte des colonisations sauvages et des instructions en territoire palestinien. C’est une manière bien subtile de signifier à la communauté internationale, aux Etats-Unis surtout, que ce sont les Palestiniens qui freinent la cadence vers la paix. Pour ce faire, il brandissent cette fois l’épouvantail d’un Fatah soudainement devenu infréquentable pour avoir adopté, pour une fois, une stratégie réaliste face à un adversaire intransigeant. Longtemps désigné comme un partenaire crédible par Israël sans pour autant lui faire de « cadeau », le Fatah de Mahmoud Abbas a choisi cette fois la voie de la raison. Et cela ne plaît pas à Israël qui surfait allégrement sur l’extrémisme du Hamas pour justifier ses dépassements et reporter à plus tard les négociations. En face, le Fatah, qui a chèrement payé ses accointances infructueuses avec les travaillistes, la droite et maintenant l’extrême droite israélienne, ne veut plus servir de faire-valoir à une paix chimérique.

Realpolitik

En s’engageant à « libérer la Palestine » pour laquelle il a été créé, le Fatah fait d’une pierre deux coups. Il coupe d’abord l’herbe sous le pied du Hamas qui revendique le monopole de la « résistance » et entend reprendre son aura perdue de mouvement de libération. Ensuite, il signifie à l’Etat hébreu que le temps des louvoiements est révolu et que désormais, le Fatah ne signera plus de chèque en blanc à des gouvernements israéliens qui se suivent et se ressemblent dans la spoliation des droits nationaux des Palestiniens. La plateforme politique du mouvement, adoptée samedi, confirme ce changement de cap. Le Fatah rappelle ainsi « son attachement à l’option d’une paix juste, mais réitère le droit du peuple palestinien à la résistance contre l’occupation, conformément à la loi internationale ». Il indique aussi que « le Fatah reste fidèle aux martyrs et prisonniers, et exprime son attachement aux constantes du peuple palestinien, à savoir la libération de la terre et de Jérusalem, le démantèlement des colonies et le retour des réfugiés » palestiniens. « Nous refusons de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif afin de protéger les droits des réfugiés ainsi que ceux des Palestiniens de l’autre côté de la ‘ligne verte’ » entre Israël et la Cisjordanie, stipule ce texte en référence à près de 1,3 million de citoyens arabes d’Israël. Que le Hamas critique sévèrement les résolutions adoptées par le Fatah est un signe que ce dernier lui a peut-être ravi son fonds de commerce politique.

Hassan Moali

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5 Fatah : Ahmed Koreï n’a pas confiance.

Le président Abbas a rejeté jeudi des propos de l’ancien Premier ministre Ahmed Koreï, qui avait estimé avoir perdu son siège au comité central du Fatah à l’issue d’un vote interne contestable.
Koreï (alias Abou Ala), qui a été durant des années l’un des principaux négociateurs du mouvement palestinien avec Israël, a porté cette accusation un jour après l’annonce des résultats définitifs du processus de renouvellement du comité central du Fatah, qui tenait à Bethléem son premier congrès depuis 20 ans.
Abbas : "Notre peuple et le monde ont pu voir le Fatah procéder à un processus électoral démocratique et transparent", "Quant à ceux qui ont manqué de chance dans cette élection, c’est la démocratie. Mais ils continueront de jouer un rôle dans le parti."
Ahmed Koreï avait auparavant déclaré à Reuters que la procédure électorale du Fatah n’avait, "dès le départ (...), pas respecté les critères minimum de la transparence".
Agé de 72 ans, Koreï faisait partie des dix membres de la "vieille garde" qui briguaient leur réélection au comité central, auquel il appartenait depuis des années. Il avait contribué à l’organisation de ce VIe congrès, dont il a présidé la séance d’ouverture le 4 août à Bethléem.
Seuls quatre "vétérans" ont retrouvé leur place parmi les 22 membres de l’exécutif, qui était censé comprendre 18 membres élus et quatre nommés.
Selon certains, le Fatah a contourné son règlement pour que Tayyeb Abdel-Rahim, autre vétéran et collaborateur d’Abbas, obtienne un siège au comité.
Il a été battu de deux voix, mais le Fatah a annoncé après un nouveau comptage qu’il arrivait à égalité avec le 18e de la liste des élus et qu’il occuperait donc son siège - en échange de quoi le nombre des membres nommés serait réduit à trois.
Abbas a déclaré qu’il n’y avait "aucun risque que le Fatah se divise, surtout pas à cause d’Abou Ala, (qui) ne songerait même pas à faire ça". Un peu plus tôt, Koreï avait dit : "La situation n’est pas simple (...) Il y a beaucoup de protestations en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Mais je ne soulève pas de questions au sujet de ceux qui ont gagné."
Parmi les irrégularités qui auraient eu lieu, il a cité la présence de dix urnes au lieu d’une seule pour le comité central, un retard de 24 heures dans l’annonce des résultats, des inscriptions de la même main portées sur de nombreux bulletins, et la présence d’agents de sécurité armés alors que le dépouillement se poursuivait.
Ahmed Koreï a dit s’attendre à une contestation des résultats des opérations de vote concernant le Conseil révolutionnaire - parlement du mouvement nationaliste - qui devaient être annoncés vendredi. "Les résultats n’inspireront pas confiance", a-t-il dit.
Le congrès a élu mardi un comité central dont la composition a été largement rajeunie au détriment des anciens du mouvement, ouvrant les portes à la jeune garde sur laquelle il avait misé.
Il y a aussi de fortes chances pour que la nouvelle génération entre en force au "Parlement", qui compte 128 membres. Sept cents candidats, dont une cinquantaine de femmes, postulaient aux 80 sièges à pourvoir Mahmoud Abbas, soutenu par les pays occidentaux, a encouragé le Fatah a "prendre un nouveau départ" afin de reconquérir l’électorat palestinien et, à défaut de se réconcilier avec le Hamas qui contrôle la bande de Gaza, de récupérer sa suprématie politique perdue.

Al-Oufok avec les agences de presse

13 août 2009, par La Rédaction

http://www.aloufok.net:80/spip.php?article793

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