Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

18/08/2009

n°476 - Dossiers de Palestine - 17-08 - Fin - : 73% des enfants de Gaza souffrent de troubles psychologiques suite à la dernière agression israélienne contre Gaza.

n°476 -  Dossiers de  Palestine - 17-08 - Fin - : 73% des enfants de Gaza souffrent de troubles psychologiques suite à la dernière agression israélienne contre Gaza.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources                  



Dossier de Palestine

                                    N°476                                                     17-08

                                                                              C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

3 Dossier (suite)

3-4 Hassan Moali : Israël agite l’épouvantail du Fatah.

3-5 The Palestine Times : Pourquoi les Palestiniens ne devraient jamais reconnaître le droit à exister d'Israël ? 

3-6 La topologie du gruyère

3-7 Gaza sous blocus et sous des tonnes de gravas s’intensifie.

3-8 Alain Jules : Ah, la petite entreprise d’Avidgor Lieberman connaît la crise.

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Gideon Lévy : Une balle dans le ventre.

4-2 R.Jorf : 73% des enfants de Gaza souffrent de troubles psychologiques suite à la dernière agression israélienne contre Gaza.

4-3 Hannah Mermelstein : Sécurité



3-4 Hassan Moali : Israël agite l’épouvantail du Fatah.
Le recentrage de la ligne politique du mouvement Fatah – dont les délégués au congrès élisaient hier la nouvelle direction – autour de la « légitimité de la résistance » contre Israël a, comme il fallait s’y attendre, eu l’effet d’une bombe.

Cette allusion au recours éventuel à une lutte armée et le rejet catégorique de la notion « d’Etat juif » tel que réclamé par Netanyahu a fait monter les responsables de l’Etat hébreu sur leur grands chevaux.

La classe politique israélienne a réagi unanimement, hier, contre le « nouveau » programme adopté par les congressistes du Fatah, qu’elle assimile à une copie conforme de celui de son frère ennemi, le Hamas. A Tel-Aviv, le moral est désormais en berne. « Le congrès du Fatah est décevant et non prometteur car au Proche-Orient, il n’y a pas d’autre moyen que de s’asseoir pour conclure un accord sur un programme de paix », a dit le ministre de la Défense, Ehud Barak.
Pour le ministre de l’Environnement, Gilad Erdan, le programme montre « une absence de volonté de parvenir à un accord avec Israël ». Par ces déclarations volontairement pessimistes et faussement inquiètes, les responsables du cabinet du Premier ministre tentent de justifier par anticipation le gel des négociations de paix et le recours à la méthode forte des colonisations sauvages et des instructions en territoire palestinien. C’est une manière bien subtile de signifier à la communauté internationale, aux Etats-Unis surtout, que ce sont les Palestiniens qui freinent la cadence vers la paix. Pour ce faire, il brandissent cette fois l’épouvantail d’un Fatah soudainement devenu infréquentable pour avoir adopté, pour une fois, une stratégie réaliste face à un adversaire intransigeant. Longtemps désigné comme un partenaire crédible par Israël sans pour autant lui faire de « cadeau », le Fatah de Mahmoud Abbas a choisi cette fois la voie de la raison. Et cela ne plaît pas à Israël qui surfait allégrement sur l’extrémisme du Hamas pour justifier ses dépassements et reporter à plus tard les négociations. En face, le Fatah, qui a chèrement payé ses accointances infructueuses avec les travaillistes, la droite et maintenant l’extrême droite israélienne, ne veut plus servir de faire-valoir à une paix chimérique.

Realpolitik
En s’engageant à « libérer la Palestine » pour laquelle il a été créé, le Fatah fait d’une pierre deux coups. Il coupe d’abord l’herbe sous le pied du Hamas qui revendique le monopole de la « résistance » et entend reprendre son aura perdue de mouvement de libération.

Ensuite, il signifie à l’Etat hébreu que le temps des louvoiements est révolu et que désormais, le Fatah ne signera plus de chèque en blanc à des gouvernements israéliens qui se suivent et se ressemblent dans la spoliation des droits nationaux des Palestiniens. La plateforme politique du mouvement, adoptée samedi, confirme ce changement de cap. Le Fatah rappelle ainsi « son attachement à l’option d’une paix juste, mais réitère le droit du peuple palestinien à la résistance contre l’occupation, conformément à la loi internationale ». Il indique aussi que « le Fatah reste fidèle aux martyrs et prisonniers, et exprime son attachement aux constantes du peuple palestinien, à savoir la libération de la terre et de Jérusalem, le démantèlement des colonies et le retour des réfugiés » palestiniens. « Nous refusons de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif afin de protéger les droits des réfugiés ainsi que ceux des Palestiniens de l’autre côté de la ‘ligne verte’ » entre Israël et la Cisjordanie, stipule ce texte en référence à près de 1,3 million de citoyens arabes d’Israël.

Que le Hamas critique sévèrement les résolutions adoptées par le Fatah est un signe que ce dernier lui a peut-être ravi son fonds de commerce politique.
Hassan Moali 
Sources El Watan
http://palestine.over-blog.net:80/article-34752636.html


3-5 The Palestine Times : Pourquoi les Palestiniens ne devraient jamais reconnaître le droit à exister d'Israël ? 

Israël existe.

Et le monde entier, y compris les Palestiniens, reconnaissent la réalité de cette existence.

Cependant, la simple existence d'un Etat, ou de toute autre entité politique, ne lui confère pas une légitimité, en particulier une légitimité morale.

C'est pourquoi le concept de "légitimité morale", ou "le droit à exister," n'existe pas en droit international.

En effet, si la simple existence d'un État confère une légitimité morale, alors l'Allemagne nazie et l'apartheid en Afrique du Sud, pour ne citer que deux exemples, auraient dû acquérir une légitimité morale et un "droit à exister."
Mais Israël n'est pas un Etat comme les autres Etats. Israël est plus que le fruit d'une relation adultère, c'est un crime persistant contre l'humanité, tout comme l'Allemagne nazie était un crime contre l'humanité.
Israël a été une entité criminelle depuis le début, puisque son existence même s'est faite au détriment de l'existence d'un autre peuple, d’une autre nation, à savoir le peuple palestinien.
Israël est un pays qui a été volé sous la menace des armes à ses propriétaires légitimes, les Palestiniens. Les villes et villages israéliens ont été construits sur les ruines des villes et des villages palestiniens.
Les Israéliens eux-mêmes vivent sur des terres qui appartiennent à d'autres personnes et même encore aujourd'hui, de nombreux Israéliens continuent à vivre dans des maisons arrachées à leurs propriétaires palestiniens.
Ce vol est probablement sans précédent dans les annales de l'histoire, il s'agit d'un acte de viol, un viol continuel, peu importe le nombre des supporters qui glorifient la légitimité et la moralité de leurs actes criminels.
En fait, Israël peut être comparé à un homme malade qui tue une personne innocente en vue d'utiliser son cœur et ses autres organes vitaux pour une transplantation. Est-ce que cette personne a le droit d'exister ? Israël n'a pas seulement volé les organes d’une victime, mais il s’est aussi emparé de ses biens, et a ensuite nié avoir fait quelque chose de mal.
C’est vrai, l'histoire est souvent cruelle. Toutefois, la cruauté d'Israël ne s’est pas produite qu’une fois. Israël n’a pas stoppé son nettoyage ethnique meurtrier qu’il a commencé en 1948-1949 au cours duquel la majorité des Palestiniens a été expulsée aux quatre coins du monde.
En fait, Israël n'a jamais cessé d’assassiner les Palestiniens, de voler leurs terres, de détruire leurs maisons et de réduire leurs horizons. Même aujourd'hui, l’attitude d’Israël envers ses victimes, semblable à celle des Nazis, enlève à Israël toute légitimité morale.
En clair, les Palestiniens et leurs dirigeants ne devraient jamais accepter de reconnaître "le droit à exister d’Israël", car l’Etat sioniste n’a tout simplement aucun droit moral d'exister, étant donné que cette existence s’avère être au détriment de l’existence d'un autre peuple.
En effet, une reconnaissance par les Palestiniens du "droit à l'existence d'Israël " implique toute une série de "reconnaissances", dont les suivantes :
• que l’expulsion des Palestiniens de leur patrie où ils vivaient depuis des temps immémoriaux était juste et justifiée,
• que les dizaines de massacres de Palestiniens perpétrés par les forces judéo-nazies, comme Deir Yassine, Tantura, Dawayima, Kfar Qassem, Qibya, Jénine, etc, étaient aussi justes et justifiés,
• et que la plupart des Ashkenazes russes et d’Europe de l’Est qui croient en la suprématie de leur race appartenaient à la Palestine et que la Palestine leur appartenait, alors que les véritables autochtones de cette terre, les Palestiniens, sont des squatters "arabes", tandis que les véritables squatters, les colons judéo-nazis, sont les véritables autochtones de cette terre.
En d'autres termes, pour reconnaître "le droit à exister d'Israël", les Palestiniens devraient adopter totalement et sans condition le récit sioniste et se transformer en "sionistes musulmans et chrétiens."
Pire encore, Israël demande en fait que nous reconnaissions qu’Israël est un "Etat juif" qui appartient à "tous les Juifs du monde", ou, comme l’a dit récemment un dirigeant israélien, qu'Israël est "l’Etat des Juifs, aux côtés des Juifs et pour les Juifs."
En clair, Israël veut que les Palestiniens, à qui il a volé le patrimoine et cherché à mettre fin à leur survie nationale, reconnaissent que l'État sioniste a le droit d'être raciste, voleur, assassin et menteur.
Raciste, parce que l’ensemble de l’infrastructure politique et judiciaire israélienne est basé sur la supposition que les Juifs ont droit à plus de droits et de privilèges que les non-juifs, y compris ceux qui sont citoyens israéliens.
Voleur, parce qu’Israël a volé la Palestine à ses propriétaires légitimes qu’il a expulsés aux quatre coins du monde et que les victimes qui n’ont pas été expulsées ont été considérées comme des "absents" dans le but de "légaliser" le vol de leurs terres et de leurs biens.
Meurtrier, car Israël continue d'assassiner les Palestiniens qui osent s'opposer au récit sioniste et s’accrochent à leur patrie.
Et pour préserver le crime colossal, Israël recourt à l'adoption du modus operandi de mensonges et de demi-vérités, en bénéficiant des médias influencés par des Juifs dans le monde occidental.
À la lumière de ces faits, toute reconnaissance du "droit à exister d'Israël" de la part des Palestiniens, notamment du Hamas, serait un geste d'une immense bêtise proche du suicide moral car une telle reconnaissance impliquerait reconnaître que non seulement Israël a le droit d'exister, mais aussi que toutes les actions, les crimes et la conduite auxquels Israël a eu recours pour sauvegarder et préserver ce droit étaient parfaitement et moralement justes.
La reconnaissance du droit à exister d'Israël serait donc analogue à une reconnaissance des Juifs que l'holocauste était moralement justifié et que la mort des personnes dans les chambres à gaz était un acte moral.
Il ne fait aucun doute qu'Israël est une créature de Satan, une entité qui n'est pas différente du Troisième Reich. Mais il existe et il est politiquement et militairement fort, comme l'Allemagne nazie l’était autrefois. Israël n'a aucune légitimité morale parce que l'oppression ne peut être légitime, ni selon les lois des hommes, ni selon la loi de Dieu.
Nous ne prétendons pas que les Palestiniens ne doivent pas tenir compte de la réalité d'Israël. Cependant, traiter avec Israël, même négocier avec lui, est une chose, mais lui accorder une légitimité morale, c’est une toute autre chose.

The Palestine Times

12 Août 2009

Source : http://one-state.net/pt.html

Traduction : MG pourISM

http://www.alterinfo.net/Pourquoi-les-Palestiniens-ne-devraient-jamais-reconnaitre-le-droit-a-exister-d-Israel_a35684.html


3-6 La topologie du gruyère s’intensifie.

Confiscation des terres arabes à Al Qods et expulsion de leurs propriétaires…
Creusement de tunnels sous la mosquée d’Al Aqsa, menaçant ses fondations et sa pérennité…
Incendies déclenchés par les colons faisant ainsi partir en fumée de superficies d’oliveraies appartenant à des cultivateurs palestiniens…
Intimidations et terreurs fascistes quotidiens contre les familles palestiniennes en vue de les obliger à partir…
Intensification de l’immigration et nouvelles colonisations…
Sanction de quiconque commémore la Nakba…
Approbation par la Knesset de la loi de "privatisation des terres" qui consacre le crime de confiscation de propriétés palestiniennes datant de 1948…
Judaïsation des noms de villes et villages arabes…

ET PARALLELEMENT
Soutien caché d’Obama à l’entité sioniste et à sa politique d’occupation et d’épuration ethnique…
Complicité flagrante des de l’ONU, de l’UE et des comités de défense des droits de l'homme qui n'ont jamais voulu concrétiser leur volonté de défendre les droits du peuple palestinien…
Refus quasi unanime des instances internationales de reconnaître le droit au retour des réfugiés palestiniens dans leur pays…
Silence et collaboration de régimes arabes…
ET ENFIN LE COMBLE
Intensification des manœuvres miliciennes de la Collaboration Palestinienne contre la Résistance et ses partisans…
Soutien de l’Occident et de régimes arabes à la Collaboration Palestinienne, ainsi que leurs efforts permanents de saper toute tentative d’entente nationale ou d’unité du Peuple Palestinien autour de sa Résistance…
Peu importe pour nous tout cela ; nous ferons plier et replier sur elle-même la Palestine, contracter et étirer le temps,…, jusqu’à ce que le moindre vide comblé par l’Occupation disparaisse définitivement…

8 août 2009

http://libanresistance.blogspot.com/2009/08/la-topologie-du-gruyere-sintensifie-en.html


3-7 Gaza sous blocus et sous des tonnes de gravas.

Destruction Sioniste Opération Plomb Durci Gaza

Dans un article publié dans Haaretz le 30/07/09, intitulé "Rubble Rousing" (Exhaltant Gravas) la journaliste israélienne, Amira Hass, révèle l'ampleur de la pollution créée lors de l'Opération meurtrière de l 'armée israélienne de décembre janvier dernier "Plomb Durci ".

Selon elle, ces dernières semaines environ 30 000 tonnes de blocs de béton ont été entassés entre Khan Younis et Rafah dans la Bande de Gaza sur ce qui était autrefois la colonie sioniste de Gan Or. Ce n'est que 6 mois après cette brutale opération militaire au cours de laquelle des crimes de guerre et contre l'humanité ont été commis, que le Programme de Développement de l'ONU (UNDP) a commencé à nettoyer les gravas qui encombrent le territoire surpeuplé de la Bande de Gaza.

Dans 8 jours, ces gravas commenceront à être pulvérisés.
Selon l'UNDP, l'Opération Plomb Durci a généré 600 000 tonnes de gravas constitué principalement de blocs de béton, le reste, soit environ 10%, est fait de débris de fer, de bois, d'amiante et autres matériaux. Il va sans dire que parmi ces matériaux, certains sont toxiques et ce d'autant plus que l'armée israélienne a utilisé des armes à l'UA, au DIME, au phosphore blanc et autres matériaux militaires expérimentaux testés à Gaza sur la population civile palestinienne.
Le nettoyage de ces centaines de milliers de tonnes de gravas doit prendre un an car Israël refuse de laisser entrer des machines et camions dans la Bande de Gaza. Il se fera donc avec les moyens disponibles sur place c'est à dire du matériel non adapté à une telle quantité. De plus, il reste toujours dans Gaza les gravas des anciennes colonies sionistes dont celle de Gush Katif qui auraient du être pulvérisés et enlevés depuis longtemps. Mais le blocus et la guerre récente ont empêché la réalisation de tous ces travaux et de plus la machine à pulvériser, commandée en Italie en 2005, vient tout juste d'être autorisée à rentrer dans la Bande de Gaza. L'UNDP est responsable du recyclage de 420 000 tonnes de gravas qui pulvérisés devraient servir à la construction d'infrastructures routières. Mais le déblaiement souvent à mains nues ou avec du matériel de fortune, des matières hasardeuses et autres gravas contaminés fait courir un grave risque sanitaire à la population palestinienne. Le transport de ces tonnes de gravas, la pulvérisation sur une zone aussi petite que celle de la Bande de Gaza constituent également pour toute la population affaiblie par plus de deux ans de blocus, de privations tant de produits alimentaires de première nécessité que de soins médicaux de base appropriés, un risque sanitaire majeur et une menace pour la survie de cette population traumatisée.
Les pays occidentaux se sont réunis après l'Opération Plomb Durci sans même la condamner et la faire condamner par le Conseil de Sécurité de l'ONU, et promis de vastes sommes d'argent pour reconstruire ce que le régime sioniste avait détruit dans Gaza. Mais pour l'instant, aucune pression sérieuse n'a été faite sur le principal pollueur, Israël, pour qu'il facilite cette reconstruction. Personne non plus n'a exigé du responsable des destructions et de l'énorme pollution environnementale, Israël, de payer. Israël continue d'empêcher l'entrée des matériaux de construction et des équipements nécessaires pour démarrer cette reconstruction.
Pendant ce temps, des dizaines de milliers de Palestiniens privés de leurs maisons détruites s'entassent dans des appartements trop petits soit dans leurs familles soit dans ceux loués après la guerre. D'autres s'entassent dans des tentes, dans des conditions encore plus misérables.
Mais qui s'en soucie ?
Les environnementalistes des Cohn Bendit Bové ?
Ils se sont bien gardés d'aller sur place constater la terrible catastrophe environnementale provoquée par Israël à Gaza, sans parler de la catastrophe humaine, pour affronter les questions des victimes palestiniennes au mieux sur leur indifférence au pire sur leur complicité avec le régime sioniste.
Confrontés à l'interdiction faite par Israël de faire entrer des matériaux de construction sauf dans le cadre de petits projets de l'UNDP, les Gazaouites se sont tournés d'eux mêmes vers des solutions écologiques telles la construction de maisons en pisé. Les écologistes d'EE des Cohn Bendit Bové, claironnent partout leur solidarité avec les pays en développement et les populations vivant dans la pauvreté, les sans terre etc...
Alors pourquoi ne proposent-ils pas aux Gazaouites de mettre à leur disposition leurs compétences en matière de construction, agriculture, infrastructures durables adaptées aux besoins locaux et qui permettraient aux Palestiniens de se libérer de la dépendance écrasante de l'occupant israélien ?
Pourquoi n'envoient -ils pas sur place des ingénieurs et autres techniciens pour aider concrètement les Palestiniens ?
Pourquoi ?

Mireille Delamarre

02 Août 2009

http://www.planetenonviolence.org/Oubliees-Des-Environnementalistes-L-Irak-Confrontee-A-Une-Catastrophe-Environnementale,-Gaza-Sous-Blocus-Sous-Des-Tonnes_a1978.html


3-8 Alain Jules : Ah, la petite entreprise d’Avidgor Lieberman connaît la crise.

Dans les prochains jours, note l’AFP, le dossier pour corruption et blanchiment d'argent concernant le ministre israélien des Affaires Etrangères, sera transmit au procureur général de l'Etat Menahem Mazouz. L’homme sait tout faire : détester ouvertement les Arabes, toucher des pots-de-vin et, comble du malheur, entraver la justice. Un beau spécimen. Il ne pourra avoir la même défense que son homologue français face à Pierre Péan. En transposant la mafia russe en Israël pour construire Israël Beitenu, son parti raciste, l’homme ne se doutait pas que la police allait un jour l’avoir dans son collimateur, comme l’annonce Haaretz. Il crie aujourd’hui aux loups, accusant la police de persécution. Et pourtant.
L’ultraraciste, ou plutôt, l’ultranationaliste selon la formule consacrée, Ivet, de son vrai prénom, devenu Avidgor on ne sait trop comment, arrive en Israël à l’âge de 20 ans, lorsqu’il quitte sa Moldavie natale. Âgé de 51 ans aujourd’hui, l’ancien membre du parti raciste Kach, aujourd’hui interdit, a su tisser sa toile. En devenant tour à tour, chef de cabinet de Benyamin Netanyahou en 1996, avec qui il se brouille, suite aux accords de Wye River signés avec le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat. Il le qualifiait de "chien" et de terroriste à exécuter sans état d'âme. Puis, il devient ministre à plusieurs reprises d’Ariel Sharon. Ce dernier se sépare de lui lorsqu’il refuse d’adhérer au processus de paix, avec notamment, le retrait de Gaza.
L’homme, très apprécié par les russophones, très nombreux en Israël, et les colons en particulier, est aussi, un colon. Il vit à Noqdim, en Cisjordanie, donc en territoire palestinien, d’où bien évidemment, ses demandes incessantes pour que les arabes-israéliens fassent allégeance, en reconnaissant Israël comme Etat juif. L’homme qui vient de connaître son heure de gloire après les dernières législatives, avec 15 députés sur les 200 que compte la Knesset, n’est plus à la joie depuis hier avec cette recommandation policière. C'est vrai que Sharon, Olmert ou Katsav, sont passés par là, à croire que tous les hommes politiques israéliens sont corrompus.
Avidgor Lieberman est donc soupçonné de plusieurs chefs d’accusations et la police dit avoir accumulé assez de preuves pour qu’il soit inculpé. Entre autres, on peut rajouter l’abus de confiance, et la réception de fortes sommes d'argent en provenance de l'étranger pour financer ses campagnes électorales, a déclaré un membre de la police. Grâce à des sociétés fictives et différents comptes bancaires, notamment à Chypre au nom de sa fille Michal, « l’homme vertueux » s’est fait épingler semble-t-il, comme un bleu. Ses prête-noms au niveau de ses sociétés-écrans, hormis sa fille, on dénombre deux autres personnes : des personnes très proches.
Il ne reste plus qu’à Avidgor Lieberman, l’homme sui souille Israël de son désohonneur, d’aller faire Dragostea Din Tei (Amour sous un tilleul). Vous vous souvenez de ce tube du groupe moldave O-Zone ? Il a été repris récemment par le rappeur américain TI et la chanteuse R’n’b, Rihanna. Probablement, ça ferait bien plaisir à cet homme qui en a bien besoin après ses nombreux forfaits… 31 ans de prison pour Avidgor Lieberman ? Ce n’est pas le Gouvernement israélien ou Nicolas Sarkozy qui vont regretter cet extrémiste s’il quitte le Gouvernement. Et vous ?

Allain Jules

lundi 3 août 2009

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/31-ans-de-prison-pour-avidgor-59721



4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

4-1 Gideon Lévy : Une balle dans le ventre.

Un homme cheminait avec son fils de sept ans.

Tout à coup arrive une jeep militaire.

On chasse l’enfant, on emmène le père.

Quelques heures plus tard, les voisins racontent qu’il a été tué. On lui a tiré une balle dans le ventre alors qu’il était assis par terre, menotté. « Il a tenté de saisir l’arme d’un soldat de l’armée israélienne » constitue la version officielle. Comment un homme menotté peut-il saisir une arme ? Peut-être avec les dents. Grotesque. En tout cas, la Division d’Investigation Criminelle mène l’enquête…

A l’ombre de la guerre à Gaza, les réservistes ont dû penser que tout était permis.

Sous son inspiration, on peut, et peut-être même le faut-il, tuer des innocents, y compris en Cisjordanie. Sous le couvert de la guerre, ils ont pensé qu’il était aussi permis de tuer un Palestinien qui a les mains attachées par des menottes en plastique ; car il est toujours possible de prétendre qu’il a tenté de se saisir de leur arme, même s’il était entravé par des menottes dont il n’y a quasiment aucun moyen de se libérer. Une balle dans le ventre, tirée à bout portant. Elle a mis fin à la vie de Yasser Temeizi, qui aura travaillé en Israël durant toute sa vie d’adulte et, cette dernière année, au sein de la société Charash à Ashdod. Porteur d’un permis de travailler en Israël, ce jeune père n’avait jamais eu maille à partir avec l’armée israélienne.

Les soldats l’ont arrêté sans raison, ils l’ont frappé sans raison sous les yeux de son petit garçon, pour finalement le tuer. Un mois et demi après cet incident révoltant, la Division d’Investigation Criminelle en est toujours à mener son enquête. Une investigation qui aurait pu être bouclée en une heure et qui s’éternise. Comme d’habitude, aucun Palestinien n’a été interrogé. Comme d’habitude encore, aucun soldat n’a été arrêté, et bien sûr personne ne le sera. Une balle tirée à bout portant dans le ventre et qui tue.

Les réservistes qui ont tué Yasser Temeizi ont apparemment déjà été démobilisés. Peut-être sont-ils rentrés chez eux, le cœur léger et riches de l’expérience de leur service de réservistes. C’est vrai qu’ils n’ont pas participé à la guerre à Gaza, mais eux aussi ont tué, et comment ! Pourquoi non ? Voici, histoire de leur rendre service, le récit et le bilan de leur acte, dont de hauts officiers de l’armée israélienne ont déjà déterminé qu’il s’agissait « d’un incident grave » impliquant « une série de manquements graves ».

Âgé de 35 ans, habitant la bourgade de Idna, à l’ouest d’Hébron, époux de Haife, père de Firas, sept ans, et Hala, deux ans, Yasser Temeizi était un travailleur dévoué et diligent. Cela faisait 15 ans qu’il partait chaque matin travailler en Israël. Ces derniers mois, il travaillait à Ashdod, dans la société Charash qui assemble des structures de chargement pour camions. Sur sa dernière feuille de paie : « Catégorie de travailleur : autonomie », c’est dit dans la langue de l’occupation. Montant du paiement : 3935,73 shekels [745 €].

Quand la guerre a éclaté à Gaza, ses employeurs lui ont demandé de ne pas venir travailler avant un cessez-le-feu. Mais il faut nourrir la famille, alors Yasser Temeizi se rendait au « marché d’esclaves » de Kiryat Gat, dans l’espoir de trouver un job d’un ou deux jours. Et c’est encore ce qu’il a fait le matin du 13 janvier.

Ehoud Barak tentait, ce jour-là, de faire avancer un « cessez-le-feu humanitaire » d’une semaine, les paras progressaient en direction de la ville de Gaza, un septième membre d’une équipe médicale palestinienne était tué par nos forces et Jimmy Carter publiait son article : « Une guerre superflue ».

Ce matin-là, à cinq heures et demie, Yasser Temeizi est parti pour Kiryat Gat, son permis de travail en poche. Aux alentours de neuf heures et demie, n’ayant pas trouvé de travail, il est revenu. Sa mère, Naife, lui a préparé un repas léger, puis il a proposé à son fils, Firas, de l’accompagner jusqu’à l’oliveraie familiale située à environ trois kilomètres à l’ouest de leur maison, à quelques centaines de mètres à l’est de la clôture de séparation, à l’intérieur des Territoires [occupés].

Ils ont chargé l’âne d’une bouteille d’eau et de nourriture puis se sont mis en route pour le lopin familial. S’il n’y a pas de travail en Israël, au moins ils s’occuperont des oliviers. Arrivés sur place, ils se sont mis au travail. Tout à coup, une jeep militaire est arrivée et quatre soldats en sont sortis. Le petit Firas les a vus s’approcher de son père. Très vite, il y a eu un échange de mots. Firas ne comprend pas l’hébreu, une langue que son père maniait très bien, et il ne savait donc pas sur quoi portait la polémique. Peu après, il a vu les soldats faire tomber son père par terre, sur le dos, puis lui attacher les mains dans le dos.

Les soldats ont ordonné à Firas de s’en aller chez lui. Son père le lui a dit aussi et le petit garçon, terrifié, s’en est allé à pied en direction de la maison, à plus d’une heure de marche de là. En chemin, dit-il, il s’est fait attaquer par des chiens et ce sont des bergers, des voisins, qui l’en ont sauvé. C’est la dernière fois que Firas a vu son père en vie. A terre et menotté, mais en vie.

Des témoins oculaires ont raconté au père de Yasser, Saker, un vieil homme portant le keffieh, avoir vu les soldats donner des coups de pieds à son fils qui était menotté et avait les yeux bandés. Les témoins ont tenté d’intervenir mais les soldats les ont chassés en les menaçant de leurs fusils. Moussa Abou-Hashhash, un enquêteur de B’Tselem, dispose de témoignages concordants. Finalement, selon les témoins, les soldats ont fait monté Yasser Temeizi dans la jeep et ils sont partis. C’était la dernière fois que des Palestiniens le voyaient en vie. Menotté, yeux bandés, mais en vie.

Entre temps, Firas était arrivé chez lui où il a raconté que son père avait été arrêté. A la maison, on ne s’en est pas inquiété outre mesure : un Palestinien qui se fait arrêter pour rien, c’est la routine. On était persuadé que Yasser serait libéré rapidement et qu’il rentrerait. Il a en effet tous les permis et jamais il n’a été impliqué dans quoi que ce soit. Les heures passaient, c’était déjà l’après-midi et Yasser n’était toujours pas rentré. Vers quatre heures, des voisins sont arrivés, racontant que Yasser avait été tué et que son corps se trouvait à l’hôpital al-Ahli d’Hébron.

Moussa Abou-Hashhash a filé à l’hôpital où il a vu le corps. Il témoigne avoir vu des marques de liens aux poignets. La balle était entrée dans le ventre et ressortie par la cuisse. Selon les experts, c’est l’indice que Yasser Temeizi a été abattu alors qu’il était assis. A bout portant. Le corps a été autopsié à l’institut de pathologie d’Abou Dis et Moussa Abou-Hashhash a obtenu les résultats de l’autopsie. La mort serait due à une hémorragie prolongée. Yasser Temeizi n’était pas mort à son arrivée à l’hôpital. Il aurait apparemment été possible de le sauver si des soins médicaux lui avaient été dispensés à temps.

Dix jours plus tard, Youval Azoulay publiait dans Haaretz un article sur ce cas. Il apparaît que peu de temps après cette mort, une enquête de l’armée a été menée avec la participation du commandant de division, le brigadier-général Noam Tivon et le commandant de la brigade, le colonel Oudi Ben-Moha, qui a amené à soupçonner « une série de manquements » de la part des soldats réservistes qui ont tué Yasser Temeizi.

Celui-ci a effectivement été amené au checkpoint de Tarkoumia et de là emmené à une base voisine. Ils l’ont tué à l’intérieur d’une pièce, sans témoins, après qu’il ait, selon leurs dires, tenté de saisir leur arme. Nul n’explique comment un Palestinien menotté peut se saisir d’une arme ni pourquoi la réaction immédiate consiste à tirer à balle réelle et à bout portant. Des responsables de l’armée ont fait savoir au journaliste Youval Azoulay que « le traitement de ce cas, en particulier au niveau de l’appel d’une assistance à un blessé, témoigne de ce qu’il y a eu des manquements graves. Il s’agit d’un incident grave et on ne peut se débarrasser de l’impression que si des soldats d’active avaient été sur place, cela ne serait pas arrivé. Les réservistes ne sont tout simplement ni compétents ni entraînés pour des scénarios de ce genre ». Des scénarios ? Entraînés ? Faut-il et est-il possible d’être entraînés à des situations pareilles ? Sur quoi doit porter l’entraînement ? Sur le fait qu’on ne tire pas sur un homme menotté ? Et qu’en présence d’un blessé, on fait immédiatement appel aux premiers soins ?

Le porte-parole de l’armée nous a communiqué cette semaine, un mois et demi après l’incident : « L’affaire fait l’objet d’une enquête menée par la Division d’Investigation Criminelle. Dès sa clôture, ses conclusions seront soumises à l’avis de l’Avocat Militaire. »

A Idna, le petit Firas rentre chez lui, portant sur le dos un sac bleu de l’UNICEF. De sa petite voix douce, il déroule l’histoire du dernier jour de papa.

L’enfant raconte le trajet à dos d’âne jusqu’à l’oliveraie, les soldats qui jettent papa à terre sous ses yeux et son retour, seul, à la maison, avec les chiens qui lui aboyaient dessus et le fait qu’il avait peur. « Après, on m’a dit que papa était mort », dit froidement l’enfant chez qui les signes de traumatisme sont encore parfaitement reconnaissables.

Pour information aux soldats qui tuent un homme menotté et pour information à leurs commandants et à leurs enquêteurs.

Gideon Lévy,
Haaretz, 27 février 2009

(Traduction de l’hébreu : Michel Ghys)

http://www.aloufok.net/spip.php?article250


4-2 R.Jorf : 73% des enfants de Gaza souffrent de troubles psychologiques suite à la dernière agression israélienne contre Gaza.

Gaza / 73% des enfants de le bande de Gaza souffrent de troubles psychologiques dus à la dernière agression israélienne contre Gaza, a affirmé une étude menée par le centre palestinien pour les droits de l'Homme.

Citant le rapport du centre, le site internet palestinien /Qods –Net/ a rapporté que plus de /4000/ enfants palestiniens souffrent de problèmes et de douleurs psychologiques et organiques dus à la dernière agression israélienne barbare contre la bande de Gaza, leur provoquant des maladies chroniques, telles que des maladies liées à la pression sanguine, le diabète, la faiblesse et la mollesse des os, et d'autres troubles tels que les cauchemars et l'énurésie nocturne.

Le centre palestinien des droits de l'Homme a abordé aussi, dans son rapport, l'errance des enfants de Gaza qui se sont trouvés obligés de travailler à cause de la pauvreté et de la propagation des troubles sociaux.

Le directeur de l'hôpital des maladies psychologiques de Gaza, Dr. Ayech Samour a souligné qu'environ 30% des enfants de Gaza souffrent de l'énurésie involontaire et inconsciente à cause de la peur, ajoutant qu'ils souffrent d'autres problèmes neurologiques, or ils se rongent les ongles, ils pleurent et ils ont souvent des cauchemars nocturnes, et tout cela est dû à l'agression israélienne contre la bande.

Dans le même contexte, une étude menée par le programme de Gaza pour la santé psychologique a fait noter que chaque enfant gazaoui a subi, au moins, neuf choques tout au long de sa vie, ajoutant que 33.3% des enfants palestiniens ont été traumatisés psychologiquement ce qui a affecté leur vie.

Selon le directeur du Programme, M. Iyad Sarraj, l'enfant palestinien a perdu deux des éléments de la stabilité de sa vie, à savoir la sécurité et la présence d'un père capable de le protéger et de lui assurer ses besoins et ce, à cause de l'agression israélienne et de la destruction matérielle et morale que cette dernière a provoquée.

"15% des enfants de Gaza souffrent de désordres mentaux dus à la détresse et à la violence accumulée dans leurs âmes", a ajouté M. Sarraj, tout en estimant que ceci aura des répercussions négatives sur leur avenir et leur créativité.

N.S. / R.Jorf

SANA

Samedi 8 août 2009

http://www.palestine-solidarite.org:80/actualite.Sana.080809.htm


4-3 Hannah Mermelstein : Sécurité

Quel que soit le nombre de murs qu’ils construiront, de personnes qu’ils jetteront en prison, de maisons qu’ils détruiront, de plaques de rue qu’ils effaceront et de personnes qu’ils expulseront, ils n’auront pas de véritable sécurité et finalement le sionisme échouera.

 « C’est la guerre contre les Arabes »

J’ai vu ce panneau en entrant à Naplouse, la semaine dernière ; je l’ai revu en faisant route vers Ramallah et ensuite près de Bethléem. On présume que ce sont des colons israéliens qui ont écrit la phrase en hébreu sur d’énormes panneaux dans toute la Cisjordanie. Le racisme israélien a pratiquement cessé de me choquer, mais la manière dont il s’étale brutalement me coupe quand même le souffle quand je le transpose dans d’autres contextes. Imaginez-vous, qu’en traversant un quartier majoritairement noir dans une ville étasunienne, vous tombiez sur un panneau énorme qui dise « C’est la guerre contre les Noirs ».

Je pense à la sécurité. La manière dont Israël a abusé de ce mot jusqu’à en vider presque le sens dans la région ; l’importance de la sécurité au niveau de l’individu et à celui des communautés ne peut être sous-estimée. Néanmoins, tout ce que je lis dans les médias au sujet de la sécurité fait fi du droit pour le peuple palestinien à ladite sécurité. « C’est la guerre contre les Arabes » est un nouveau signe pour autant que je sache, mais pendant des années en Cisjordanie j’ai vu des étoiles de David gribouillées sur des magasins et des maisons palestiniennes disant « mort aux Arabes » et « Kahane avait raison » (Kahane était un dirigeant politique extrémiste qui préconisait le nettoyage ethnique du peuple palestinien ; cette phrase est essentiellement équivalente à « Hitler avait raison » dans un quartier juif).

Les panneaux ne sont pas seulement créés, il en est aussi qui sont détruits. Depuis 1948, les Palestiniens vivant en Israël ont vu leur identité effacée et niée sans doute plus fortement que n’importe quel autre groupe de Palestiniens. J’ai visité un ami à Lyd, la semaine dernière ; il vit dans la rue Giborai Yisrael ("Héros d’Israel"). En traversant les quartiers palestiniens de Lyd nous sommes passés par des rues portant les noms de Herzl, Jabotinsky et d’autres dirigeants sionistes. Aucun des vieux noms arabes de ces rues n’a survécu. Même dans les grandes villes comptant de nombreux Palestiniens, les noms arabes sont maintenant officiellement effacés sur les plaques de rue. Écrit en lettres arabes, « Yaffa » deviendra « Yafo », « Nasra » deviendra « Natzeret » et « Al Quds » deviendra « Yerushalayim ».

L’absence de sécurité va au-delà du refus de l’identité et de l’histoire exprimée visuellement au moyen de plaques. Un ami palestinien, de nationalité israélienne, m’a dit que la rumeur court qu’une immense étendue en Jordanie est actuellement déblayée en vue de l’arrivée de la population palestinienne d’Israël quand elle aura été déplacée. « Cela relève peut-être d’une théorie de conspiration » dit-il « mais je ne sais pas ».

« J’ose espérer qu’Israël ne va pas s’en tirer comme ça » ai-je répondu.

« Bien sûr qu’il peut s’en tirer » m’a dit un autre ami de Lyd « et si les conditions sont favorables, il s’en tirera ».

Imaginez-vous vivant au jour le jour en pensant que vous pouvez être expulsés de votre pays très bientôt. Ou à Gaza , vous demandant si vous allez être tué demain ou s’il vous sera jamais possible d’aller et venir dans votre pays librement. Ou en Cisjordanie, vous demandant si votre fils va se faire arrêter ou si vous arriverez à traverser le poste de contrôle le matin pour aller au travail. Ou à Jérusalem, si ils vous enlèveront votre permis, ou s’ils détruiront votre maison.

Imaginez qu’il n’y pas de rapport entre le choix et la conséquence, que le rapport est arbitraire entre cause et effet. Si vous avez les mêmes chances d’être descendus et tués en buvant le thé sur le pas de votre porte ou sur les bancs de l’école, ou quand vous participez à une manifestation ou que vous rejoignez la résistance armée, est-il surprenant que certains choisissent toutes les éventualités ?

Une amie à moi de Cisjordanie m’a dit un jour qu’elle ne se sent jamais en sécurité. Donc la sécurité n’entre pas en ligne de compte dans les décisions qu’elle prend. J’ai beau essayer, je ne peux pas imaginer cette absence de contrôle.

À Jérusalem, j’ai rencontré une femme qui avait été déplacée de sa maison par des colons, enlevée physiquement de sa maison par des douzaines de soldats israéliens au milieu de la nuit. Deux fois réfugiée (en 1948 et en 2008), Oum Kamel vit actuellement sous une tente qu’elle a déplacée six fois au cours des six derniers mois. Ceci est peut-être le comble de l’insécurité et pourtant Oum Kamel reste forte et déterminée. En Palestine beaucoup parleraient de soumoud ou de fermeté.

Ce type de force on le rencontre souvent en Palestine et elle dénote une sécurité plus profonde qui vient en partie de la foi. Foi en Dieu, parfois, mais aussi foi les uns dans les autres, dans la justice de la cause, dans la marée de l’histoire qui a montré qu’aucune occupation en Palestine ne dure pour toujours. Ceci bien entendu est ce que les Israéliens craignent le plus. À savoir que quel que soit le nombre de murs qu’ils construiront, quel que soit le nombre de personnes qu’ils jetteront en prison, quels que soient le nombre de maisons qu’ils détruiront, le nombre de plaques de rue qu’ils effaceront et le nombre de personnes qu’ils expulseront, ils n’auront pas de véritable sécurité et finalement le sionisme échouera. Comme beaucoup de vieux Palestiniens me l’ont dit au sujet de la sécurité, « nous avons survécu à beaucoup d’occupations. Celle-ci aussi disparaîtra ».
Hannah Mermelstein
Hannah Mermelstein est une militante et une bibliothécaire engagée vivant à Brooklyn NY.

Elle a créé avec d’autres Birthright Unplugged et Students Boycott Apartheid et collabore à la campagne de New York pour le boycott d’Israël et le projet d’éducation palestinienne.

 03 août 2009

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=arti...



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

Les commentaires sont fermés.