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20/08/2009

n°450 - Journal d'Irak - 31/07 au 20/08/09 - : Fin - Les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue.

n°450 - Journal d'Irak - 31/07 au 20/08/09 - : Fin   - Les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°450                   du 31/07                   au 19/08/09

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

6 Les brèves.

6-1 Les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue.

6-2 Scandale d'Abou Ghraïb: la conférence de Lynndie England annulée au Capitole, après de vives protestations.

6-3 Trafic d’organes sur fond de pauvreté.

6-4 Blair ou avoir soutenu la guerre en Irak, une voie d’avenir en Europe…

6-5 Moujahidine du peuple.

1 L’armée irakienne prend le contrôle du camp.

2 Epilogue d´un face-à-face.

6-6 Des minorités visées dans la région de Mossoul...

6-7 La communauté yazidie.

1 La communauté yazidie, est une minorité kurdophone.

2 Des Yazidis pris pour cible.

6-8 Les minorités Turkmènes et Chabaks attaquées.

7 Dossier & Point de vue

7-1 Etats-Unis : le triomphe du complexe militaro-industriel.

1 Les quinze principaux budgets militaires du monde.

7-2 Jean-Didier Rosi : Privatisation de la Violence.

7-3 Un colonel us parle…

 


6 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

6-1 Les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue.

L'administration Obama a demandé à la Cour suprême des Etats-Unis d'empêcher la publication de photos montrant des soldats américains infligeant des sévices à des détenus en Irak ou en Afghanistan, pour éviter de mettre en danger les troupes sur le terrain.

"Le président des Etats-Unis et les officiers militaires les plus haut placés, responsables des opérations actuelles en Irak et en Afghanistan ont établi que la publication de ces photos constituerait un risque considérable pour la vie et l'intégrité physique des soldats et des personnels civils américains", assure l'administration dans sa requête, dont l'AFP s'est procuré copie lundi.

La Cour suprême devrait dire dans les prochains mois si elle accepte d'examiner cette requête.

Saisie en 2004 par la puissante Association de défense des libertés civiles (ACLU), la justice américaine avait finalement ordonné au printemps que le département de la Défense publie une trentaine de photos. Le Pentagone devait s'exécuter avant la fin mai et semblait même prêt à en publier des centaines.

Mais, le 13 mai, Barack Obama, après avoir longuement réfléchi, avait bloqué la parution des photos, estimant que les rendre publiques risquait d'"attiser encore davantage les sentiments anti-américains et d'exposer nos soldats à un danger plus grand".

Dans sa requête, l'avocate en chef du gouvernement américain, Elena Kagan, décrit plusieurs de ces photos, figurant des scènes de mauvais traitements violentes, souvent à connotation sexuelle, contre des prisonniers menottés et la tête recouverte de sacs.

Elle rappelle que "trois des six enquêtes ouvertes (sur ces agissements) avaient mené à des inculpations", et que "dans deux dossiers, les accusés ont été déclarés coupables et punis".

Plusieurs officiers gradés présentés comme ayant une longue expérience des terrains irakien et afghan, sont cités dans la requête pour appuyer la demande au motif de la mise en danger des troupes.

"Ces photos seraient la preuve matérielle que les sévices perpétrés par l'armée américaine à l'encontre de prisonniers n'étaient pas une anomalie mais (une pratique) largement répandue bien au delà des murs de la prison d'Abu Ghraïb", en Irak, a affirmé l'ACLU dans un communiqué.

Pour l'association, "aussi perturbantes puissent être ces photos, il est essentiel que le public américain connaisse la vérité sur les sévices qui sont perpétrés en son nom".

10 août

http://www.lematin.ch:80/flash-info/monde/usa-cour-supreme-saisie-photos-sevices-armee-americaine


6-2 Scandale d'Abou Ghraïb: la conférence de Lynndie England annulée au Capitole, après de vives protestations.

Une conférence de Lynndie England, devenue le symbole des sévices exercés sur les détenus à la prison irakienne d'Abou Ghraïb, a été annulée vendredi à la Bibliothèque du Congrès, après de multiples menaces et de vives protestations.

 La femme américaine, âgée aujourd'hui de 26 ans, soldat en Irak, avant d'être condamnée à trois ans de prison aux Etats-Unis en 2005, devait discuter, lors d'un forum d'anciens combattants organisé au Capitole, de sa biographie, écrite par Gary S. Winkler et qui s'intitule "Torturés: Lynndie England, Abou Ghraïb et les photographies qui ont choqué le monde".  

Pour le vétéran de la guerre du Vietnam, qui organisait la rencontre, cela montre que "la liberté d'expression aux Etats-Unis est bien morte". David Moore a également annulé trois autres conférences:

une sur le harcèlement sexuel au sein de l'armée,

une autre sur l'activiste anti-guerre Cindy Sheehan, dont le fils Casey a été en Irak et

une avec le procureur qui a instruit l'affaire Lynndie England et qui doit sortir un livre l'année prochaine.

Lynndie England est l'une des 11 soldats à avoir été reconnus coupables de méfaits à Abou Ghraïb.

AP

14 août,

http://qc.news.yahoo.com/indepth/irak/s/capress/090814/monde/20090814_usa_irak_england_1


6-3 Trafic d’organes sur fond de pauvreté.

La terrible pauvreté qui sévit dans tout l’Irak alimente un commerce illégal d’organes humains alimente un commerce illégal d’organes humains.  

Des centaines de personnes sont soupçonnés d’avoir vendu des reins et autres organes par le biais de vendeurs dans la capitale, Bagdad, au cours de la dernière année. 

Karim Hussein a fait le long voyage depuis Amara, une province dans le sud de l’Irak, jusqu’à Bagdad, parce qu’il était souhaitait ardemment les 3000 dollars US qu’il y gagnerait pour la vente d’un de ses reins.

« J’ai emprunté de l’argent pour construire ma maison », a-t-il dit à Al Jazeera.

« Je pensais que je serais en mesure de trouver un travail pour pouvoir payer mes dettes, mais le montant quotidien de ce que je gagne n’est pas suffisant pour nourrir ma famille, et j’ai huit enfants. »

Environ 23% des Irakiens vivent sous le seuil de pauvreté, ce qui signifie qu’ils sont contraints de survivre avec 2,2 dollars US par jour, voir moins, selon les chiffres du gouvernement.

Le taux de chômage est également élevé, avec au moins 18% de la population sans travail, selon les chiffres des rapports de l’ONU et du gouvernement. Des estimations officieuses ont avancé le chiffre plus élevé de 30%.

Les négociants en organes qui organisent la traite entre ceux qui sont désespérément pauvres et ceux qui sont désespérément prêts à payer ce qu’il faut pour sauver la vie d’un être cher, se rassemblent le plus souvent autour des hôpitaux.

À l’hôpital privé d’Al-Khayal, une des premières cliniques spécialisées dans les transplantations d’organes à Bagdad, les vendeurs ont refusé de parler à Al Jazeera.

Profits

La législation irakienne permet aux gens de faire don de leurs organes, mais leur vente est illégale.

Toutefois, l’un des clients nous a dit qu’il avait payé plus de 15 000 dollars US à l’un des vendeurs à l’extérieur de l’hôpital.

« J’ai obtenu un rein pour mon cousin, par l’entremise de vendeurs à l’extérieur de l’hôpital », dit Hamza Sadik.

« Il nous a coûté plus de 15 000 dollars. La plupart des vendeurs prennent les deux tiers de la somme et seulement un tiers va au donateur. »

« Le gouvernement devrait faire quelque chose pour les arrêter. »

Dr Walid Al-Khayal, propriétaire et chirurgien en chef de la clinique de Bagdad, a déclaré qu’il était impossible pour eux de vérifier si le donneur et le receveur ont arrangé un financement pour l’organe qu’ils vont transplanter.

« Nous contrôlons le donateur pour voir si ses reins sont fonctionnels et sans maladie, et s’il peut se permettre de faire don de l’un d’eux », a-t-il ajouté.

« Ensuite, nous les envoyons au ministère de la santé pour des questions de compatibilité, et nous ne pouvons pas dire s’il s’agit d’un don ou s’ils sont vendus pour une certaine somme d’argent. »

Un commerce en expansion

La majorité des clients qui achètent les organes sont aussi Irakiens, mais avec les nouvelles qui circulent sur la croissance du marché dans la région, on a vu des personnes voyageant depuis une autre région du Moyen-Orient pour négocier une organe à 15 000 dollars à l’un des vendeurs stationné à l’extérieur de l’hôpital.

Al Jazeera

7 août

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7070


6-4 Blair ou avoir soutenu la guerre en Irak, une voie d’avenir en Europe…

Blair a de nouveau de bonnes chances de devenir le premier président du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement, une nouvelle fonction créée par le traité de Lisbonne.

Le fait qu’il ait soutenu la guerre en Irak n’est, en effet, plus considéré, à Bruxelles, comme un empêchement dirimant. « Il bénéficie d’un grand soutien au sein du Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement », souligne-t-on à la Commission.

De fait, la nomination d’Anders Fogh Rasmussen au poste de secrétaire général de l’OTAN montre que la page est tournée.

Rasmussen était l’un des plus fervents soutiens de George W. Bush en Europe et il n’a pas hésité à envoyer des soldats danois en Irak. Ce qui ne l’a pas empêché d’être soutenu par Barack Obama ainsi que par les gouvernements opposés à cette guerre, comme celui de l’Espagnol Zapatero.

De même, José Manuel Durao Barroso, ci-devant président de la Commission européenne, qui, Acores lorsqu’il était premier ministre du Portugal, a organisé le sommet des Açores au cours duquel fut annoncé le début de la guerre, devrait obtenir sans coup férir un second mandat en juin prochain : « il a l’unanimité du Conseil européen pour lui », note-t-on dans son entourage. Dès lors, on ne voit pas très bien pourquoi Tony Blair serait le seul à « payer » son engagement aux côtés des « néocons » américains…

En fait, la seule chose que l’on pourrait reprocher à Blair, c’est de « ne pas avoir joué le jeu européen », comme on le note dans l’entourage de Barroso, en refusant d’entrer dans la zone euro et dans Schengen et en négociant une révision à la baisse du traité de Lisbonne. Mais tout comme Barroso, il bénéficie de l’absence d’alternative crédible, Jean-Claude Juncker, le premier ministre luxembourgeois s'étant passablement grillé en défendant bec et ongles son secret bancaire : si Blair est effectivement candidat, il sera élu par le Conseil européen.

Ainsi, trois des principaux postes européens seraient occupés par des partisans de la guerre en Irak, ce qui, convenons-en, serait pour le moins amusant. Et si le Suédois Carl Bildt parvient à décrocher le poste de ministre des Affaires étrangères de l’Union, le tableau sera complet… Finalement, soutenir les Américains est toujours payant…

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/04/avoir-soutenu-la-guerre-en-irak-une-voie-davenir-en-europe.html


6-5 Moujahidine du peuple.

1 L’armée irakienne prend le contrôle du camp.

L'armée et la police irakiennes ont pris par la force hier le contrôle du camp des Moujahidine du peuple, de farouches opposants au régime de Téhéran réfugiés en Irak, après de violents affrontements.
« Après l'échec des négociations avec les Moujahidine pour y entrer pacifiquement, l'armée irakienne a pénétré en force dans le camp Ashraf et elle contrôle désormais totalement l'intérieur et les entrées du camp », a indiqué une source militaire à Baaqouba, dans la province de Diyala.

Selon un porte-parole de l'armée irakienne à Diyala qui a requis l'anonymat, « deux bataillons de 400 hommes chacun, l'un venant de Diyala et l'autre de la (province méridionale de) Bassora, sont entrés dans le camp sur ordre du cabinet du Premier ministre Nouri al-Maliki ».
Selon un responsable de la police de la province, les habitants du camp ont tenté de s'opposer avec des armes blanches et les forces de sécurité ont réagi avec le même type d'armement et en utilisant des matraques électriques. Au moins 260 personnes ont été blessées dans ces affrontements.

Selon la police de Diyala, 200 membres des Moujahidine du peuple (OMPI) ont été blessés ainsi que 60 membres des forces de sécurité, dont 20 grièvement.

Elle a précisé qu'une cinquantaine d'habitants du camp avaient été arrêtés.
Cette décision de contrôler le camp, a indiqué le porte-parole militaire, s'inscrit dans le cadre de l'accord de sécurité signé en novembre entre Washington et Bagdad et qui en transfère l'autorité aux forces irakiennes.
Pour sa part, l'Organisation des Moujahidine du peuple iranien (OMPI) a affirmé dans un communiqué que « les forces de police irakiennes ont lancé une attaque sur Ashraf en tirant des gaz lacrymogènes alors que des bulldozers de la police ont démoli le portail d'entrée et des forces ont attaqué de divers côtés le camp pour y pénétrer ». « La Résistance iranienne tient les forces américaines responsables de la protection des résidents d'Ashraf et appelle le secrétaire général de l'ONU et toutes les organisations des droits de l'homme à intervenir immédiatement pour stopper l'attaque des forces irakiennes », ajoute le communiqué.
Situé à une centaine de km au nord de Bagdad et seulement 80 km de la frontière iranienne, le camp, qui abrite 3 500 personnes, a été construit dans les années 1980 afin d'y accueillir les Moujahidine. Ils ont été désarmés en 2003 par les forces américaines lors de l'invasion de l'Irak.
Fondée en 1965 avec pour objectif d'abord de renverser le régime du chah, puis le régime islamiste, l'OMPI a été chassée d'Iran dans les années 1980. Le régime de Saddam Hussein les a utilisés durant la guerre Iran-Irak comme force d'appoint pour mener des opérations en Iran. Avec la chute de Saddam Hussein en 2003 et l'arrivée au pouvoir à Bagdad de responsables irakiens chiites, dont certains ont passé une grande partie de leur vie en exil en Iran, c'est l'armée américaine qui avait pris le contrôle du camp.
Le Premier ministre Nouri al-Maliki avait affirmé à plusieurs reprises que certains de ses membres avaient commis des crimes à l'époque de l'ancien régime et il avait souhaité s'en débarrasser.
Auparavant, les Moujahidine du peuple avaient annoncé être prêts à regagner leur pays en échange de « garanties » de ne pas être maltraités et de la liberté d'expression.

Dans un communiqué, leur chef, Maryam Rajavi, exige que le régime iranien « s'engage dans une lettre officielle », adressée au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), à l'ONU ainsi qu'aux gouvernements américain et irakien à « ne pas arrêter, torturer, poursuivre en justice et laisser jouir de la liberté d'expression » les résidents du camp d'Ashraf qui accepteraient de regagner l'Iran.

29 juillet 2009
http://www.lorientlejour.com/article/626352/Larme_irakienne_prend_le_contrle_du_camp_des_Moujahidine_du_peuple.html



2 Epilogue d´un face-à-face.

Plusieurs morts lors d´une opération menée dans un camp d´opposants iraniens, installés en Irak depuis les années 1980.

L´opération menée par les policiers et les militaires irakiens contre le camp d´Ashraf [mardi 28juillet], tenu par l´Organisation des moudjahidin du peuple iranien (OMPI, islamo-marxiste, créée en 1965, opposée au shah puis au régime islamique), aurait fait plus de 350 blessés et sept morts.

C´est l´épilogue d´un face-à-face qui durait depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Cette base avait été octroyée aux moudjahidin par Saddam Hussein, trop content d´utiliser ces opposants iraniens au régime des mollahs dans la guerre qu´il menait alors contre l´Iran. Mais les moudjahidin avaient alors perdu une grande partie de leur prestige au sein du peuple iranien. Avec l´arrivée des troupes américaines, en 2003, les moudjahidin du camp avaient accepté d´être désarmés à la condition d´être sous la protection américaine. Las, cette protection a fait long feu. « C´est notre territoire et nous avons le droit d´y pénétrer pour y imposer la loi irakienne et ils (les moudjahidin) doivent se soumettre à la souveraineté de notre pays », a affirmé à la télévision le porte-parole du ministère de la Défense, le général Mohammad Askari. Situé à 80 kilomètres de la frontière iranienne, le camp d´Ashraf, qui abrite 3 500 personnes, a été construit dans les années 1980 afin d´y accueillir l´OMPI.

Un porte-parole du Conseil national de la résistance d´Iran (CNRI), dont les moudjahidin du peuple sont, de fait, l´organisation armée, a accusé Bagdad d´avoir agi sur ordre du régime de Téhéran. « Il y a une similitude extrême (...) entre la violence du régime irakien et la répression en Iran. Ce sont deux faces d´une même réalité. Tout le monde sait que le guide suprême (iranien, l´ayatollah Ali Khamenei) est derrière tout ça. Il essaie de se préserver et il n´a jamais caché sa peur des Moudjahidin du peuple », selon Afchine Alavi, un représentant du CNRI installé en France. Les moudjahidin tiennent « les forces américaines responsables de la protection des résidents d´Ashraf » et en appellent à l´ONU et aux organisations des droits de l´homme pour stopper l´attaque.

Hier, les forces de sécurité irakiennes étaient toujours présentes en nombre dans le camp d´Ashraf. Selon la police irakienne, un accord est intervenu dans la nuit de mardi à mercredi entre le général de la police provinciale de Diyala et les responsables de l´organisation. Ils se disent prêts à regagner leur pays en échange de « garanties » de ne pas être maltraités et de la liberté d´expression. Leur retour en Iran reste néanmoins problématique car, à coup sûr, la potence les y attend.

Pierre Barbancey

http://www.humanite.fr/2009-07-30_International_Les-moudjahidin-iraniens-assieges-par-la-police-irakienne


6-6 Des minorités visées dans la région de Mossoul...

Le gouvernement régional kurde et les dirigeants sunnites de la province de Ninive s'accusent d'être derrière les récents attentats qui ont visés des minorités ethno-religieuses dans cette région.

En effet des Yésidis, des Chabaks, des Chrétiens et autres Turcomans sont des minorités qui vivent dans la zone entre les Kurdes (nord) et les Arabes sunnites (est).

Plusieurs attentats ont tués des centaines de civils depuis des années dans cette région...

Les nationalistes kurdes revendiquent ces territoires et sont accusés de faire pression sur les minorités pour qu'elles fuient ou demandent la "protection" de soldats kurdes.

"Nous regrettons de voir les dirigeants de la liste al-Hadba (sunnite) s'opposer aux principes de la démocratie et de la coexistence pacifique en accusant la région du Kurdistan d'être partie prenante des dernières attaques terroristes à Ninive", affirme dimanche un communiqué du gouvernement kurde. Le 10 août, deux camions piégés, garés à quelques centaines de mètres l'un de l'autre, ont ravagé à une minute d'intervalle au petit matin le village de Khaznah, faisant 28 morts et 155 blessés : 35 maisons ont été détruites dans cette localité prospère où vivent 3 500 chabaks, en majorité des commerçants et des agriculteurs. Cette secte kurdophone, chiite ou sunnite, d'environ 30 000 personnes est dispersée dans une cinquantaine de villages de cette province.

"Nous avons été patients jusqu'à présent pour préserver la tranquillité et la stabilité et pour les empêcher de nous entraîner dans une confrontation aux conséquences terribles", ajoute le porte-parole kurde.

Ces violences aux commanditaires floues se déroulent sur fond de revendications kurdes qui s'opposent aux provinces sunnites et au gouvernement de Bagdad las des manifestations d'indépendance des Kurdes.

Les Kurdes les plus extrémistes ou les plus cyniques comme les partisans du désordre peuvent être derrière ces attentats d'une rare violence...

16 août 2009

http://guerreenirak.canalblog.com/


6-7 La communauté yazidie.

1 La communauté yazidie, est une minorité kurdophone.

13-08

La ville de Kalaa se trouve dans la province de Ninive (370 km au nord de Bagdad). Il s'agit d'un des territoires disputés entre le gouvernement autonome du Kurdistan et le gouvernement central de Mossoul.

La région montagneuse de Sinjar, qui compte 240.000 habitants, est située à 400 km au nord-ouest de Bagdad, près de la frontière avec la Syrie.

Les yazidis y représentent 70% de la population

La communauté yazidie, estimée à 280.000 personnes, est une minorité kurdophone qui considère le diable comme le chef des anges et le représente par le paon.

Cette secte compte trois députés sur les 275 sièges du Parlement irakien.

C'est la seconde fois en moins d'une semaine qu'une minorité kurdophone est la cible d'attentats.

Lundi, 28 membres des Chabaks avaient été tués dans l'explosion de deux camions piégés dans le village de Khaznah, à 20 km à l'est de Mossoul. Cette 'secte' kurdophone d'environ 30.000 personnes est dispersée dans 35 villages de la province de Ninive.Sa croyance est un syncrétisme entre l'islam, la chrétienté et d'autres religions.

En avril, les yazidis du Sinjar avaient manifesté pour demander leur rattachement au Kurdistan voisin pour protester contre la monopolisation du pouvoir par les arabes sunnites dans la province de Ninive.

AFP.

http://www.lematin.ch/flash-info/monde/irak-

 

2 Des Yazidis pris pour cible

Les attentats continuent de ponctuer la vie des Irakiens, particulièrement dans le nord du pays, dans les environs de la ville de Mossoul.

Le plus récent attentat est survenu jeudi, lorsque deux kamikazes se sont fait exploser dans un café du district de Sinjar, situé dans la province de Ninive, à environ 400 kilomètres au nord-ouest de Bagdad.

L'attaque a fait au moins 21 victimes, pour la plupart membres de la communauté yazidie.

Les Yazidis sont un petit groupe religieux kurdophone concentré près de la frontière syrienne.

La situation à Mossoul est particulièrement tendue en raison des relations difficiles entre Arabes et Kurdes. Ces tensions inquiètent le Pentagone, qui craint que la situation dégénère et accroisse l'instabilité dans le pays.

En vertu de l'accord de coopération militaire conclu entre Washington et Bagdad, les troupes américaines ont cessé d'assurer la sécurité dans les villes du pays à la fin du mois de juin.

13 août

http://qc.news.yahoo.com/indepth/irak/s/13082009/3/world-irak-des-yazidis-pris-pour-cible.html


6-8 Les minorités Turkmènes et Chabaks attaquées.

13/8

De nombreux attentats ont ensanglanté récemment la région de Mossoul, que l'armée américaine considère comme le dernier bastion urbain d'Al-Qaïda en Irak.

Les attaques ont frappé les minorités chiites des Turkmènes et des Chabaks ces derniers jours, faisant plus de 120 morts depuis vendredi.

Bagdad aussi a été touchée.

 

Les attaques visant principalement des minorités ethniques dans les environs de Mossoul suggèrent une volonté de s'en prendre à des cibles vulnérables, relativement peu protégées, afin de tuer autant de gens que possible pendant que l'armée irakienne concentre ses efforts sur des zones plus centrales.

Ces agressions posent la question de la capacité des forces irakiennes à protéger la population

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090813/twl-irak-attentat-1def439_3.html



7 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

7-1 Etats-Unis : le triomphe du complexe militaro-industriel.
Il y a environ 200 nations sur la planète. Une seule de ces 200 nations dépense 41,5 % des dépenses militaires.

En 2008, les Etats-Unis ont dépensé 41,5 % des dépenses militaires de toute la planète.

Les Etats-Unis ont des dépenses militaires 7,14 fois plus importantes que la Chine.

Les Etats-Unis ont des dépenses militaires 10,35 fois plus importantes que la Russie.

Les Etats-Unis sont un empire ultra-militarisé.

13 août 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article90016

 

1 Les quinze principaux budgets militaires du monde.

Voici le classement des 15 pays ayant les dépenses militaires les plus élevées dans le monde en 2008, selon le rapport annuel de l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri) publié lundi.
Dépenses (en milliards USD) / Part mondiale (%) / Changement 1999-2008
1. Etats-Unis 607,0 / 41,5 / +66,5%
2. Chine* 84,9 / 5,8 / +194,0%
3. France 65,7 / 4,5 / +3,5%
4. Royaume-Uni 65,3 / 4,5 / +20,7%
5. Russie* 58,6 / 4,0 / +173,0%
6. Allemagne 46,8 / 3,2 / -11,0%
7. Japon 46,3 / 3,2 / -1,7%
8. Italie 40,6 / 2,8 / +0,4%
9. Arabie Saoudite 38,2 / 2,6 / +81,5%
10. Inde 30,0 / 2,1 / +44,1%
11. Corée du Sud 24,2 / 1,7 / +51,5%
12. Brésil 23,3 / 1,6 / +29,9%
13. Canada 19,3 / 1,3 / +37,4%
14. Espagne 19,2 / 1,3 / +37,7%
15. Australie 18,4 / 1,3 / +38,6%
TOTAL G15: 1188 / 81% /

 non disponible
TOTAL MONDE: 1464 / 100% / +44,7%
(*): estimation Sipri (belga/th)

08/06/09 19h10

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/881898/2009/06/08/Les-quinze-principaux-budgets-militaires-du-monde.dhtml


7-2 Jean-Didier Rosi : Privatisation de la Violence.

Des mercenaires aux Sociétés militaires et de sécurité privées.

Le monde change, les besoins en sécurité humaine évoluent et les États industrialisés se déchargent de plus en plus de leurs missions régaliennes en nouant des partenariats avec le secteur privé. Il en va ainsi dans de nombreux domaines, y compris dans celui des affaires militaires. Pourtant, l’externalisation de missions armées n’est pas un phénomène aussi récent que l’on pourrait être tenté de le croire et si, aujourd’hui, ce sont les sociétés militaires et de sécurité privées qui tiennent le haut de l’affiche, elles ne représentent en fait qu’une forme très aboutie de la violence privée.

Auteur : Jean-Didier Rosi

Ancien sous-officier technicien de la force aérienne belge, Jean-Didier Rosi est gradué (bachelor) en Droit et licencié en Sciences Politiques.

Il s’intéresse au phénomène de la privatisation de la sécurité, thème de son mémoire universitaire, depuis plusieurs années et nous livre, dans ce premier ouvrage, une vue d’ensemble très complète de la situation actuelle.

Dans « Privatisation de la violence. Des mercenaires aux Sociétés militaires et de sécurité privées », l’auteur ne se veut ni « pro », ni « anti » SMSP.

Il analyse l’évolution de la privatisation de la violence armée et de la sécurité humaine, depuis l’antiquité égyptienne jusqu’à nos jours, il décortique les raisons qui conduisent nos États vers une externalisation de plus en plus grande de missions (opérationnelles, de sécurité ou logistiques) qui dépendaient naguère des forces armées conventionnelles ou de police. Il aborde le statut juridique des employés des sociétés militaires et de sécurité privées engagés aux côtés d’armées conventionnelles, l’éthicité de la contractualisation des missions et lance le débat sur l’avenir de la sécurité humaine, sur le rôle futur de ces partenaires privés aux côtés de l’Etat et au sein de nos sociétés civiles et par conséquent des armées et des forces de police,....etc.

Introduction

« Ces dernières années, plusieurs auteurs francophones se sont plongés, avec plus ou moins de réussite, dans le monde des mercenaires pour en réécrire l’histoire ou se pencher sur l’évolution d’un métier qui, « d’artisanal » qu’il était naguère, a subi en trois ou quatre décennies une mutation vers une profession davantage réglementée.

De tout temps, les mercenaires ont fait partie d’un certain imaginaire collectif, généralement romantique sinon romanesque. Mais comme toute activité humaine, le mercenariat est soutenu par ses partisans et combattu par ses détracteurs. Les premiers, souvent influencés par une idéologie fascisante, ne voient dans les « soldats de fortune » que des hommes libres, des « Robin des bois » qui ont versé leur sang et consacré leur vie à combattre l’injustice humaine à toutes les époques et sur tous les continents, tandis que les seconds, s’appuyant sur les faits d’armes les moins glorieux des mercenaires, les décrivent davantage comme des voyous sans foi ni loi, des « faiseurs de guerre », des rapaces dépourvus d’humanité, uniquement attirés par l’argent, le pouvoir et les honneurs « bon marché ». S’il existe une « vérité », elle se trouve probablement entre ces deux extrêmes, plus près de l’un ou de l’autre selon les hommes et les situations. En tout cas, un des seuls points sur lequel les deux camps semblent pouvoir s’accorder, c’est que l’histoire du mercenariat se confond avec celle de la guerre depuis que l’homme est homme.

En rédigeant cet ouvrage, notre propos n’est pas de poser un quelconque jugement sur le mercenariat en tant que tel, ni même sur les personnes, et donc de nous positionner d’un côté ou de l’autre. Notre démarche est plutôt d’analyser objectivement la situation actuelle en partant de l’histoire des mercenaires depuis l’Antiquité égyptienne jusqu’au 21ème siècle, de dresser des parallèles entre les différentes époques, de pointer du doigt les avantages et les inconvénients de la privatisation de la violence armée et d’ouvrir une réflexion sur l’avenir des Sociétés militaires et de sécurité privées.

Dans un premier temps, nous parcourons ensemble près de cinq mille ans d’histoire de l’humanité en essayant de comprendre pourquoi et comment le mercenariat a évolué au fil des siècles, passant d’un modèle artisanal à un modèle entrepreneurial et vice-versa. Nous verrons que, selon les époques, le terme « mercenaire » a recouvert des significations très différentes de celle qui est communément admise aujourd’hui. Nous verrons également que toutes les formes de mercenariat ne sont pas forcément néfastes et / ou criminelles. Mais n’anticipons pas ! Notre but n’étant pas de revisiter l’histoire des mercenaires dans le détail, cette première partie ne fera que résumer dans les grandes lignes quarante-cinq siècles de guerres et de conquêtes militaires.

- Dans la seconde partie, nous nous intéressons plus précisément au mercenariat entrepreneurial et industriel constitué par les Sociétés militaires et de sécurité privées (SMSP). Nous tâchons notamment d’analyser les raisons qui ont conduit les États industrialisés à s’engager dans la voie de la privatisation de la violence armée, nous nous arrêterons sur les aspects législatifs du mercenariat et sur le recours aux SMSP dans le cadre de la politique étrangère des États-Unis, particulièrement après le 11 septembre 2001.

Enfin, nous consacrons la dernière partie à tracer quelques pistes de réflexion pour l’avenir à moyen terme des Sociétés militaires et de sécurité privées et notamment de leur rôle potentiel dans le cadre de la société civile ou dans celui d’opérations humanitaires.

Puisse le lecteur, au terme de sa lecture, appréhender plus clairement les enjeux du mercenariat au 21ème siècle et comprendre combien il est devenu important de débattre de la privatisation de la violence armée aux plus hauts niveaux. »

4ème de couverture :

« Au cours des deux dernières décennies, l’environnement sécuritaire s’est largement modifié, particulièrement à cause du désengagement militaire des États occidentaux. Des Sociétés Militaires et de Sécurité Privées se sont engouffrées dans l’espace laissé vacant par l’inaction de nos sociétés et jouent aujourd’hui un rôle de premier plan dans les conflits asymétriques, notamment au Moyen-Orient. Le phénomène de la privatisation de la violence armée continuera sans nul doute de croitre dans les prochaines années.

L’analyse de Jean-Didier Rosi contribue à nourrir le débat sur la question de la privatisation de la sécurité, laquelle est encore trop souvent ignorée et occultée dans les milieux décisionnels, alors qu’elle mérite une attention certaine. In fine, il ne s’agit nullement dans cet ouvrage d’inciter à la privatisation de la sécurité, mais bien de tenir compte d’un phénomène devenu réel et incontournable qu’il serait souhaitable d’insérer dans les structures de l’État pour éviter subséquemment une privatisation aveugle et hors contrôle. »

Tanguy Struye de Swielande :

Docteur en Sciences Politiques

Chargé de cours à l’Ecole Royale Militaire (Bruxelles) et aux Facultés Universitaires Catholiques de Mons

9 août

Autres publications de l’auteur :

Avec Tanguy Struye de Swielande :

 « La privatisation de la sécurité au service de la politique étrangère américaine », Défense et Sécurité Internationales (DSI), novembre 2007.

En solo :

 « Sociétés Militaires et de Sécurité Privées : les mercenaires des temps modernes ? », Les Carnets du RMES, revue informatique publiée sur http://www.rmes.be, janvier 2008.

dimanche 9 août

http://www.armees.com/Privatisation-de-la-Violence-Des.html


7-3 Un colonel us parle…avec des amis comme Maliki, pas besoin d'ennemis...

Partons, on ne veut plus de nous!

Il y a deux semaines, j’ai écrit un article dans Le Figaro sur les problèmes rencontrés par les militaires américains, qui regrettent que leur marge de manœuvre se soit considérablement réduite, depuis leur retrait des villes irakiennes le 30 juin dernier, au profit du gouvernement de Nouri al-Maliki, qui cherche désormais à montrer que les soldats irakiens sont maîtres chez eux.

 Et cela quitte à violer les engagements que le Premier ministre a pris dans le cadre de l’accord de sécurité signé entre Washington et Bagdad, sur le calendrier de retrait des troupes américaines du pays d’ici à la fin 2011.

En fin de semaine dernière, un colonel américain, Timothy R. Reese, a mis les pieds dans le plat, en laissant filtrer dans la presse un mémo intitulé : « Il est temps que les Etats-Unis déclarent victoire et rentrent chez eux ». Fuite savamment orchestrée pour tester la réaction en Irak, ou signe d’une réelle frustration ?

Le colonel Reese, gradé de poids en Irak, a rendu public une lettre qui traduit la lassitude de nombre de soldats us en Irak 6 années après la chute de Bagdad.

Il constate la fin de la résistance organisée mais surtout critique l'attitude du "gouvernement" irakien qui n'a de relations avec les occupants que pour se fournir en armes et en matériel !

Depuis le retrait des forces us des villes, les autorités de Bagdad sont très distantes avec les occupants...

Face à cette situation, le colonel Reese propose d'accélérer le retrait, faute de quoi des incidents pourraient déraper entre "gouvernement" et occupants.

Voici quelques extraits de ce texte du Cel Reese, membre de l’équipe de conseillers américains auprès du Commandement irakien des opérations dans la province de Bagdad.

« Depuis la signature du pacte de sécurité (entre nos deux pays début 2009, ndlr), nous ne sommes plus que des invités en Irak ; et six ans après notre arrivée, nous sentons mauvais pour les Irakiens.

"Compte tenu de l’interprétation que fait le gouvernement irakien de l’accord de sécurité, les troupes américaines sont aujourd’hui en danger.

L’Irak n’est pas réputé pour bien traiter, même ses soi-disant invités. Le danger qu’un incident violent rompe notre partenariat a considérablement augmenté depuis le 30 juin.

Une telle rupture nous obligerait à un départ non planifié, qui mettrait en danger nos intérêts à long terme en Irak, et ruinerait les acquis que nous avons obtenus depuis 2003.

Les remarques qui vont suivre se fondent sur mon expérience dans la province de Bagdad, mais ce que je sais de la situation ailleurs suggère que le même constat peut y être dressé.

L’absence de progrès dans la fourniture des services à la population et en matière de bonne gouvernance est maintenant si manifeste qu’il est clair que notre présence ne nous permet plus de conduire les Irakiens dans la bonne direction.

Les principaux problèmes sont :

- L’inefficacité et la corruption dans les ministères. La campagne anti-corruption n’est guère plus qu’un outil de propagande pour Maliki.

- L’échec du gouvernement pour améliorer l’infrastructure électrique, l’exploration, la production et l’exportation du pétrole.

- Une violence et des intimidations rampantes aussi bien dans les institutions civiles que chez les militaires.

- Notre vice-président, Joe Biden, a reçu début juillet un accueil plutôt froid lorsqu’il s’est entendu dire publiquement que les affaires intérieures de l’Irak n’étaient plus du domaine des Américains.

Le renforcement des forces de sécurité irakiennes (FSI) est beaucoup plus lent que ce que nous attendions, compte tenu des efforts et de tout l’argent que nous avons investi. A partir de 2004, nous avons modelé les FSI en une force de combat. Elles sont arrivées au point où elles ont vaincu l’insurrection organisée, même si elles sont à peine auto-suffisantes. C’est un succès remarquable, dont beaucoup doivent être fiers.

(...)

- La corruption parmi les officiers est grande.

- Le népotisme est rampant dans les nominations. La paresse est endémique. Il en résulte un manque d’initiative généralisé.

Depuis le début des renforts américains en 2007, le ministère de la Défense et le Commandement des Opérations à Bagdad sont incapables de garantir l’accord du Premier ministre sur leurs actions. Ils sont incapables d’affronter les partis politiques chiites.

Incapables de faire régner la discipline parmi leurs troupes.

Enfin incapables d’honorer leurs engagements vis-à-vis de nous.

Comme l’a dit Maliki, le 30 juin représente « une grande victoire » sur les Américains et « un changement fondamental » dans leur partenariat avec nous.

De récents événements le montrent :

- Le commandement irakien impose unilatéralement des restrictions aux forces américaines, même si c’est en violation du pacte de sécurité.

- Des incidents dans la « Zone internationale » ont eu lieu récemment.

Les FSI n’ont pas hésité à passer en force à un barrage, dont elles ont pris le contrôle entre le 1er et le 4 juillet.

- La froideur soudainement manifestée vis-à-vis des conseillers américains, tandis que d’autres ne sont plus invités à participer à des réunions.

- La justice qui se dit prête à libérer des individus détenus, qui avaient attaqué des soldats américains.

Nous sommes face à la quadrature du cercle. Nous faisons des opérations de soutien à un gouvernement qui ne réclame plus notre aide, tandis que dans le même temps ces opérations continuent de générer une opposition de la part de groupes qui les utilisent comme un joker pour la conquête du pouvoir, dans un Irak post-occupation.

Certes, le gouvernement et les FSI vont continuer de « presser » les Américains pour qu’ils leur fournissent ce dont ils ont besoin jusqu’à la fin 2011. Mais ils vont tout faire pour réduire notre soutien à la sécurité et aux réformes politiques pourtant indispensables au redémarrage du pays.

Ils vont nous tolérer aussi longtemps qu’ils vont pouvoir sucer les glandes mammaires de l’Oncle Sam.

Aujourd’hui, le potentiel de violence irakienne contre nous est élevé, et il va augmenter de jour en jour. De part et d’autre, le ressentiment va enfler, jusqu’à ce qu’un violent incident vienne crever l’abcès. Si cela devait arriver, cela ruinerait notre partenariat avec les Irakiens, et nous forcerait à partir dans des conditions très défavorables.

La réalité a changé plus vite que nous le prévoyons depuis la signature de notre accord de sécurité avec les Irakiens. Nous avons maintenant un gouvernement Maliki qui a trouvé son équilibre et pense qu’il peut conduire le tandem tout seul. Notre présence sur le siège arrière leur cause du ressentiment. On doit descendre avant que nous chutions, tous les deux.

Par conséquent, les Etats-Unis doivent déclarer leur intention de retirer toutes leurs forces militaires d’Irak, d’ici à août 2010. Ce ne serait pas un changement radical, mais une accélération de nos plans de quinze mois seulement. Le gouvernement irakien ne serait pas pour autant renversé par la guérilla, comme ce pouvait être le cas entre 2006 et 2008.

Al-Qaida est devenu très faible, et il n’y a plus dde résistance organisée.

Pendant cette période de retrait, les Etats-Unis et l’Irak doivent définir un nouvel accord de partenariat stratégique, qui prévoirait une présence militaire américaine durable dans une à trois bases (d’entraînement, aériennes, et près de centres stratégiques). Cela nous éviterait les complications liées aux effets résiduels de l’invasion et de notre occupation de l’Irak. »

 

Source : http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2009/08/irak-le-ressentiment-dun-colon.html

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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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