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22/08/2009

n° 282 - journal de l'Afghanistan - 10-08 au 22-08- : Suite : - : Obama planifie une guerre encore plus coûteuse et plus meurtrière qu’en Irak.

n° 282 - journal de l'Afghanistan - 10-08 au 22-08- : Suite : - : Obama planifie une guerre encore plus coûteuse et plus meurtrière qu’en Irak.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan n° 282- du 10-08 au 22-08

                     C.De Broeder & M.Lemaire                           



Sommaire.

1 Analyse & déclaration :

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans



b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration

USA & Coalition

Les résistants ont pris le dessus, estime l’armée américaine

Le commandant des forces américaines en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, estime que les résistants ont pris le dessus dans le pays, forçant les Etats-Unis à changer de stratégie sur le terrain.

Le général Stanley McChrystal affirme, dans un entretien au "Wall Street journal" publié aujourd’hui, que les résistants ont gagné du terrain au-delà de leurs bastions dans le sud de l’Afghanistan, pour menacer des régions qui étaient stables jusqu’ici dans le nord et l’ouest du pays.

Selon le général, les résistants montent des attaques sophistiquées qui combinent bombes artisanales et guet-apens tendus par de petites équipes de résistants lourdement armés, rapporte le Wall Street journal. "C’est un ennemi très agressif maintenant", déclare M. McChrystal au journal, dans son bureau situé dans un camp fortifié de l’Otan à Kaboul. "Nous devons stopper leur dynamique. C’est un dur labeur", ajoute-t-il.

Ces redéploiements sont la manifestation la plus évidente de la stratégie de McChrystal en Afghanistan, qui a pour priorité affichée de protéger la population afghane plutôt que de neutraliser les résistants.

L’augmentation en cours de la présence américaine en Afghanistan décidée par l’administration Obama va amener à un total record de 68.000 soldats américains dans le pays d’ici la fin de l’année.

Plusieurs responsables de l’armée américaine estiment que les résistants ont tiré profit de l’offensive américaine dans la province du Helmand (sud) pour infiltrer la ville de Kandahar, et installer des gouvernements et des tribunaux fantômes, rapporte le Wall Street journal.

Le général affirme qu’il planifie de redéployer plus de troupes à Kandahar pour soutenir les forces canadiennes en charge actuellement de la sécurité dans la région.

Le commandant des forces américaines rappelle enfin qu’il va diriger un "très important" développement de l’armée afghane et de la police nationale qui devraient doubler en taille, selon les plans de l’armée américaine en cours de finalisation, d’après le journal.

10 août 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article89916

http://www.lematin.ch/actu/monde/résistants-pris-152729

 

Le retrait du Canada de Kandahar ferait un tort considérable à l'OTAN

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Un retrait des forces canadiennes de Kandahar en 2011 ferait un tort considérable à l'OTAN dans son implication en Afghanistan, a fait savoir mardi un expert militaire américain, qui a été conseiller spécial du nouveau commandant en chef des forces terrestres, le général Stanley A. McChrystal.

Le retrait d'un petit nombre de troupes n'est pas un facteur aussi important que la perte de l'expérience et de la crédibilité gagnées au sein des populations locales dans ce qui est devenu le principal champ de bataille dans ce pays déchiré par la guerre, a déclaré Anthony Cordesman à la Presse Canadienne.

"Il ne s'agit pas simplement d'une question de nombre, a-t-il dit. C'est une question de continuité, après avoir représenté une présence sécuritaire dans l'une des provinces les plus critiques du pays."

L'opinion de M. Cordesman a été requise par le général McChrystal, qui a amorcé une révision de la stratégie de guerre et qui doit comparaître devant le Congrès américain en septembre.

L'expert estime que si on veut enrayer la violence dans ce pays, on doit inciter les pays membres de l'OTAN peu disposés à faire leur part à s'engager tout en augmentant subtantiellement le nombre de militaires américains.

A ce sujet, M. Cordesman a écrit dans un journal britannique qu'il faudrait de trois à neuf brigades de plus que les 21 000 soldats supplémentaires approuvés par le président Obama au printemps 2009. Une brigade compte environ 5000 soldats.

L'expert croit aussi qu'il faudra augmenter, et de beaucoup, le nombre de militaires afghans à part entière.

On ignore encore les intentions de M. McChrystal sur la répartition des troupes.

Dans une entrevue accordée au Wall Street Journal, celui-ci a reconnu que Kandahar devrait être renforcée et que la brigade américaine Stryker qui arrive dans cette province ne sera pas suffisante.

Il a suggéré qu'une partie des 4000 soldats additionnels qui doivent encore arriver en Afghanistan pourraient être assignés à la ville de Kandahar pour y contrer l'influence grandissante des Résistants.

Il est évident que les Etats-Unis ont suffisamment de militaires pour compenser le départ de 2800 Canadiens, mais Cordesman explique que la campagne diplomatique "pas-trop-subtile" dirigée vers Ottawa vise à rappeler à quel point la contribution canadienne a été importante.

"L'expérience acquise par le Canada et l'efficacité de ses opérations civiles et militaires ont été spécialement importantes, a-t-il dit en entrevue téléphonique. Les Etats-Unis peuvent remplacer les troupes. Mais celles-ci n'auront les compétences acquises par les Canadiens après des années passées dans cette province."

Non seulement les Canadiens ont œuvré dans l'un des environnements les plus difficiles mais ils ont aussi eu à le faire "dans un contexte politique, économique et ethnique extrêmement complexe", a-t-il ajouté.

"Je crois que l'OTAN souhaite que le Canada reste. Je crois que tous ceux qui ont œuvré en Afghanistan veulent que le Canada y reste. Le fait que vous n'ayez pas le contingent le plus nombreux ne signifie pas que votre rôle est moins important."

Le gouvernement conservateur a donné peu de signes jusqu'ici qu'il pourrait changer d'idée quant à son intention de quitter l'Afghanistan en juillet 2011, et ce en dépit des demandes de l'OTAN et des allusions de l'administration Obama, qui souhaite aussi que le Canada prolonge son implication..

"Nous avons apporté une contribution significative, a rappelé le ministre de la Defense, Peter MacKay. En 2011, ça fera 10 ans que nous sommes là-bas, soit deux fois plus longtemps que pendant la Deuxième Guerre mondiale. Nous avons payé un prix très élevé en vies humaines et en argent. Je dirais que le nouveau secrétaire général (de l'OTAN) a une longue liste de pays parmi lesquels il devrait choisir."

Cela dit, MacKay considère les commentaires de M. Cordesman comme un hommage.

11 août

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/capress/09...

 

De nouveaux renforts militaires...

James Jones, le conseiller américain à la Sécurité, n’a pas exclu l’envoi des renforts en Afghanistan, en plus de ceux déjà mobilisés par l’administration Obama, lors d’une une interview accordée à deux chaînes de télévision américaines, CBS et NBC, dimanche 9 août.

L’Afghanistan compte quelque 90 000 soldats étrangers.

Officiellement en juillet, 75 soldats sont morts, soit la perte la plus lourde du mois depuis 2001.   

Invité de CBS et NBC, James Jones a estimé que la situation en Afghanistan n’a pas atteint un niveau de crise, en dépit des progrès accomplis par les résistants. « Il faudra attendre, a t-il dit, les résultats de la nouvelle stratégie mise en place en mars, et qui repose sur trois éléments : sécurité, développement économique et un meilleur gouvernement local. »

Le conseiller présidentiel n’a pas exclu l’envoi de renforts qui seront probablement demandés par le général Mc Chrystal, commandant des forces américaines en Afghanistan. Le président de la commission des forces armées, le sénateur Carl Levin, également sur CBS, a répondu qu’il était encore trop tôt pour savoir comment le Congrès réagirait à une telle requête.  

Un article du Washington Post, citant des experts militaires, écrit que les Etats-Unis sont en train de s’engager en Afghanistan pour au moins dix ans, et à un prix qui éclipsera la guerre en Irak.  

Optimisme

James Jones et l’ambassadrice américaine à l’Onu Susan Rice, se sont par ailleurs dit « optimistes » pour les élections du 20 août.

Jean-Louis Pourtet, correspondant à Washington pour RFI

10/08

http://www.rfi.fr/actufr/articles/116/article_83497.asp

08-04

Robert Gates, a dressé jeudi un bilan mitigé de la situation dans le pays.

Gates a estimé positif le prochain déploiement de 21 mille soldats supplémentaires annoncé cette année par le Pentagone.

Il a cependant admis la présence importante de résistants dans certaines parties du pays.

Robert Gates "Dans certaines parties de l'Afghanistan, les résistants ont clairement établi une présence. Les opérations actuellement en cours et celles envisagées pour ces prochains mois sont élaborées pour faire reculer les résistants, ainsi que pour établir une sécurité durable et la présence du gouvernement. Une présence qui donnera l'assurance au peuple afghan qu'il est à l'abri de l'intimidation des châtiments."

Source: CCTV.com |

09-08

Robert Gates, a laissé entendre hier qu’il n’excluait pas l’envoi de nouveaux renforts en Afghanistan, tout en avertissant du danger d’une présence excessive et de la disponibilité limitée des troupes américaines à cause de l’Irak.

Le rapport du nouveau commandant des forces américaines en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, attendu courant septembre, « n’inclura pas de requête spécifique pour de nouvelles forces. Mais nous lui avons dit qu’il était libre de demander ce dont il a besoin », a expliqué M. Gates, alors que Washington s’attend à ce que le haut gradé réclame d’importants renforts.

Son prédécesseur, le général David McKiernan, avait demandé 10.000 hommes de plus pour 2010, en sus des 21.000 soldats supplémentaires accordés cette année par le président Obama, mais sa requête était restée sans réponse.

AFP

12-08

Le nouveau responsable américain de la force de l'Otan déployée en Afghanistan (Isaf), le général Stanley McChrystal, a récemment prévenu que les résistants sortaient de leurs fiefs traditionnels du Sud et de l'Est.

Pour ce spécialiste de la lutte contre-insurrectionnelle nommé par Barack Obama, cette montée en puissance de la résistance impose un changement de tactique aux forces étrangères.

Reuters



2 Les forces en présence

Troupes d'occupation

L’Afghanistan compte qplus de  90 000 soldats étrangers.

USA

13-08

30.000 soldats américains supplémentaires sont arrivés cette année en Afghanistan ce qui porte pour la première fois les effectifs occidentaux à environ 100.000 hommes, dont 62.000 Américains.

Reuters,

13-08

L’augmentation en cours de la présence américaine en Afghanistan décidée par l’administration Obama va amener à un total record de 68.000 soldats américains dans le pays d’ici la fin de l’année.

http://bellaciao.org/fr


Otan-Isaf

Troupes Afghane

Enrôlement de 10.000 membres des milices tribales.

12/8

Les autorités afghanes ont enrôlé quelque 10.000 membres des milices tribales pour participer à la protection du scrutin présidentiel du 20 août, a annoncé un responsable du gouvernement de Kaboul.

Cette annonce vient renforcer la possibilité que ces forces tribales puissent ensuite travailler aux côtés des troupes gouvernementales.

Une éventualité de plus en plus envisagée, qui rappelle ces milices tribales des provinces sunnites d'Irak enrôlées pour lutter aux côtés des Américains contre Al-Qaïda en Irak.

Selon Arif Noorzai, responsable de la Direction pour la protection des propriétés publiques et routes par le Soutien tribal, cette nouvelle force aidera dans un premier temps à assurer la sécurité des bureaux de vote dans 21 des 34 provinces du pays. "Ils seront présents là où il n'y a pas de police où là où le gouvernement manque de forces de sécurité", explique-t-il.

Embauchés dans les secteurs où ils seront déployés, les membres de cette nouvelle force seront payés 160 dollars mensuels, a-t-il ajouté.

Quant à l'avenir et l'éventuelle institutionnalisation de cette force, une décision sera prise plus tard, un mois après le scrutin, a précisé un de ses adjoints, Maqbool Ahmad.

AP


France

15-08

Près de 3.000 militaires français sont aujourd'hui engagés sur le territoire afghan, dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) de l'OTAN et de l'opération "Enduring Freedom".

La France contribue en outre à hauteur de 380 hommes à la formation de l'armée nationale afghane.

Ap


UK 

15-08

Environ 9000 soldats britanniques sont en Afghanistan, ce qui représente la deuxième contribution mondiale en termes de troupes, derrière les Etats-Unis.

(ats /



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

16-08

A une semaine du scrutin, M. Karzaï a demandé aux militaires d'éviter de "créer des problèmes aux gens qui voudront exercer leur droit de vote".

L'armée afghane a reçu l'ordre de "s'abstenir de tout type d'opération offensive" le jour des scrutins.

Le gouvernement afghan a ajouté que les résistants pourraient poser un énorme défi ce jour-là et les a prévenus que les militaires réagiraient avec vigueur s’ils s’en prenaient aux électeurs.

Ats


Elections présidentielles

Les grandes manœuvres

Elections en Afghanistan: le gouvernement confiant, mais veut un blackout sur les attaques.

Les résistants ont menacé à plusieurs reprises ces derniers jours d'attaquer les bureaux de vote jeudi, et appelé les Afghans à boycotter ce qu'ils considèrent comme "une imposture orchestrée par les Américains".
Le gouvernement afghan s'est déclaré mardi confiant dans la participation de la population aux élections de jeudi, tout en appelant les médias locaux à ne pas parler des probables attaques pour ne pas effrayer les électeurs.
Le porte-parole de la présidence, Humayun Hamidzada, lors d'une conférence de presse à Kaboul. "Nous avons toutes les raisons de penser qu'ils se déplaceront (aux bureaux de vote) le jour des élections", a-t-il ajouté.
Des millions d'Afghans se sont inscrits cette années sur les listes électorales, preuve qu'ils sont "déterminés" à voter, selon lui.

Un autre facteur va les pousser à voter: "notre préparation en matière de sécurité", a estimé le porte-parole.
Apparemment moins confiant, le ministère des Affaires étrangères a publié, également mardi, un communiqué appelant les médias locaux et internationaux à "ne pas diffuser d'informations sur les attaques entre 06H00 (01H30 GMT) et 08H00 (03H30 GMT) du matin" jeudi,

L'organisation de defense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a réagi a cet appel en dénonçant dans un communiqué "une tentative de censure de la liberté de la presse".
"La liberté d'expression est garantie par la Constitution afghane, et les Afghans ont le droit de connaître les menaces pesant sur leur sécurité, et de les évaluer eux-mêmes", a déclaré Rachel Reid, analyste de HRW en Afghanistan.
Des dizaines de journalistes étrangers sont arrivés spécialement en Afghanistan pour couvrir ces élections présidentielle, la seconde de l'histoire du pays, et provinciales.

AFP

19 août

 

Le général ouzbek Abdul Rashid Dostum est rentré.

Le général ouzbek Abdul Rashid Dostum, un redoutable chef de guerre afghan exilé en Turquie depuis l'an dernier, a regagné dimanche l'Afghanistan après avoir obtenu le feu vert du gouvernement de Kaboul.

La chaîne de télévision Tolo a annoncé son arrivée à Kaboul dans la soirée, information confirmée à Reuters par un collaborateur de l'ancien général, Sayed Noorullah.

Les partisans de Dostum avaient menacé de retirer leur soutien au président sortant Hamid Karzaï à l'élection présidentielle de jeudi prochain si leur leader n'était pas autorisé à rentrer d'exil.

L'ancien général communiste avait quitté le pays l'an dernier après la levée d'une mesure d'assignation à résidence dont il faisait l'objet.

"Le général Abdul Rashid Dostum peut voyager à l'étranger et revenir au pays en tant que citoyen afghan et sur la base de la constitution. Il a une totale liberté à cet égard", avait assuré le gouvernement afghan dans la journée.

Un diplomate américain à l'ambassade des Etats-Unis à Kaboul a déploré son retour.

"Nous avons clairement fait part au gouvernement afghan de nos sérieuses inquiétudes sur le rôle que pourrait jouer M. Dostum dans l'Afghanistan d'aujourd'hui, et particulièrement à l'occasion de ces élections historiques", a-t-il dit.

Dostum avait recueilli 10% des voix lors de l'élection présidentielle de 2004, remportée par Hamid Karzaï. Cette fois, il ne se représente pas et son clan soutient le chef de l'Etat sortant.

Karzaï est le favori des sondages avec 45% d'intentions de vote mais il lui faudra remporter une majorité absolue des suffrages exprimés pour éviter un second tour de scrutin, qui aurait lieu en octobre.

Dostum avait joué un rôle clé au sein de l'alliance qui a renversé les résistant en 2001. Réputé pour ses méthodes expéditives, il est notamment accusé d'avoir laissé massacrer plusieurs milliers de résistants résistant détenus à cette époque dans une prison du nord du pays.

Reuters

17/8

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2389260&a...

 

Ouverture des bureaux de vote en Afghanistan pour la présidentielle

20.08

(Belga) Les bureaux de vote ont ouvert jeudi matin en Afghanistan pour les élections présidentielle, la seconde de l'histoire du pays, et provinciales, selon des correspondants de l'AFP.

Les bureaux de vote sont ouverts de 07H00 (02H30 GMT) à 16H00 (11H30 GMT).

Les électeurs auront à choisir parmi 41 candidats à la présidence et 3.196 prétendants aux 420 sièges des 34 conseils de provinces, des parlements locaux chargés de faire le lien entre le gouvernement de Kaboul et la population.

Devenu président  à la fin 2001 par la volonté des Etats-Unis, puis élu en 2004, Hamid Karzaï est le favori du scrutin présidentiel, mais pourrait, selon les analystes, être contraint à disputer un deuxième tour face à son ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah. (DAD)

http://www.rtbf.be/info/

13-08

Plus de 10% des bureaux de vote pourraient rester fermés le jour des élections présidentielle et provinciales en raison des menaces de violences, a annoncé jeudi la Commission électorale indépendante afghane (IEC).
Il ne pourrait y avoir que 6.200 bureaux de vote ouverts dans le pays le 20 août, au lieu des quelque 7.000 prévus au départ, faute de pouvoir assurer la sécurité des électeurs, a déclaré à l' l'un des responsables de la Commission, Zekria Barakzai.

AFP

 

La campagne électorale officielle s'est achevée lundi à minuit

18/8

En Afghanistan, la campagne électorale officielle s'est achevée lundi à minuit au terme d'une ultime journée de rassemblements de soutien à Karzaï et à son principal adversaire, son ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah.

"LE MOINS MAL POSSIBLE"

Dans l'ultime ligne droite, Karzaï s'est assuré un soutien de poids en obtenant le ralliement de l'ancien chef de guerre ouzbek Abdul Rashid Dostum, rentré de son exil turc avec l'accord de Kaboul.

Pour les Occidentaux, c'est un motif de crainte supplémentaire: au risque de voir les résistant décrédibiliser le scrutin s'ajoute à présent l'éventuel retour au pouvoir des chefs de guerre, aux côtés d'Hamid Karzaï.

Avant de s'assurer le soutien de Dostum, ce dernier a gagné la semaine dernière celui d'Ismaïl Khan, un potentat doté d'une forte influence dans la ville de Herat, dans l'ouest. Ses deux vice-présidents potentiels sont d'anciens chefs de guerre des minorités ethniques tadjikes et hazara et il possède aussi des soutiens parmi les dirigeants pachtounes.

Les Etats-Unis comme les Nations unies ont exprimé leur inquiétude face à un possible retour au gouvernement de Dostum, que Washington soupçonne de violations massives des droits de l'homme.

http://fr.news.yahoo.com/

 

Deux millions et demi de réfugiés afghans privés de vote

Deux millions et demi d'Afghans réfugiés au Pakistan et en Iran sont tenus à l'écart des élections présidentielles et provinciales organisées jeudi dans leur pays d'origine.

Ainsi, le Pakistan compte environ 1,7 million de réfugiés afghans, dont 45% seraient habilités à voter, estime le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

En 2004, des dispositions avaient été prises pour qu'ils puissent participer au scrutin.

Mais, cette fois, cela aurait coûté trop cher, fait valoir Zekria Barakzaï, numéro deux de la commission électorale afghane.

Or la plupart des réfugiés sont trop pauvres pour se rendre en Afghanistan, ce qui, de fait, les exclut du vote alors que nombre d'entre eux seraient désireux de donner leur avis - à l'instar de Qutub-ud-din, un quinquagénaire afghan qui vend des légumes dans un faubourg populeux de Peshawar.

"Je gagne à peine de quoi nourrir mes cinq enfants grâce à ces oignons et tomates. Si je pars voter en Afghanistan, qui nourrira ma famille?", s'interroge-t-il.

Abdul Hadi Fazali, un Afghan qui dirige une école d'anglais à Peshawar, rapporte que les réfugiés sont mécontents d'être tenus à l'écart des élections. "Ils disent que les organisateurs les privent de leurs droits fondamentaux", explique-t-il.

La non-participation des réfugiés est susceptible de saper encore un peu plus la légitimité des élections de jeudi, que les résistant ont juré de perturber, pesant ainsi sur la participation et même sur le résultat.

Mais Zekria Barakzaï a déclaré à Reuters que la communauté internationale avait refusé aux autorités afghanes les 50 millions de dollars nécessaires pour faire voter les réfugiés au Pakistan et en Iran.

Selon lui, les craintes pour la sécurité des opérations de vote au Pakistan, où les résistant ont multiplié les attaques, a été une autre raison majeure pour ne pas s'occuper des réfugiés afghans.

Dans les camps afghans du Pakistan, rien n'indique que les réfugiés aient été incités à rentrer au pays pour voter.

"J'ai vu à la télévision que des élections avaient lieu, mais je ne sais pas qui se présente", signale Maria, une étudiante de 20 ans portant voile et tunique. "Si mon vote ne les intéresse pas, pourquoi devrais-je me préoccuper d'eux?"

Le sentiment qui prévaut, c'est surtout que participer au vote ne mettra pas fin aux violences.

"Nous aspirons à la paix mais ceux qui se présentent ne peuvent l'apporter.

18/8

http://fr.news.yahoo.com/4/20090818/twl-afghanistan-election-refugies-41953f5_1.html

 

Des observateurs craignent des actes frauduleux aux élections présidentielles

14-08

Des observateurs prédisent que des manœuvres frauduleuses marqueront les élections présidentielles du 20 août en Afghanistan et s'attendent à des actes d'escroquerie dans des bureaux de vote situés dans des secteurs isolés et dangereux, où des contrôleurs indépendants ne pourront être présents.  

Un nombre étrangement élevé de femmes - bien plus important que d'hommes - sont inscrites sur les listes électorales de provinces reconnues pour leur philosophie conservatrice, et où le président Hamid Karzaï devrait enregistrer de bons résultats, a confié un contrôleur électoral cette semaine. .

 Parmi les statistiques qui laissent perplexes, on note le nombre d'électeurs inscrits, selon la Commission électorale du pays, soit plus de 17 millions. L'organisation de l'ancien ministre Abdullah Abdullah - le plus sérieux adversaire de M. Karzaï - soutient que la liste contient les noms de gens qui n'ont pas droit de vote.

Selon la CIA, la population en Afghanistan se chiffre à 33,6 millions, dont la moitié est âgée de moins de 18 ans. Mais personne ne peut le certifier car le pays n'a pas tenu de recensement depuis 1979.  

Le nombre de femmes inscrites au cours de la dernière année dans les provinces de Paktia, Khost et Logar fait également sourciller. Selon M. Spinghar, des hommes ont fait enregistrer plusieurs femmes ayant un lien de parenté avec eux - 10 et même 15 femmes dans certains cas - et prétendu que, pour des motifs culturels, elles n'avaient pu s'inscrire en personne. On ignore si ces femmes existent vraiment.

 Les chiffres fournis par la Commission électorale indépendante de l'Afghanistan indiquent que 72 958 femmes sont inscrites à Khost, comparativement à 38 500 hommes. A Paktia, on compte 87 600 femmes et 50 250 hommes, tandis que la liste électorale à Logar fait état de 36 849 femmes mais seulement de 14 342 hommes.  

"Le nombre de femmes est tellement plus important que celui des hommes", a noté M. Spinghar. "On ne peut imaginer qu'autant de femmes se soient inscrites."

Dans d'autres régions, les données sont totalement différentes. A Herat, une province beaucoup plus libérale où les femmes ont une plus grande liberté de mouvements, 55 483 femmes sont inscrites, comparativement à 104 946 hommes. L'écart est encore plus grand à Kinduz, où l'on a enregistré 45 572 femmes, comparativement à 109 650 hommes.

Des responsables de la mission d'observation électorale de l'Union européenne, qui déléguera quelque 120 contrôleurs, craignent que les hommes tentent de voter aux noms des femmes de leur famille - une pratique interdite en vertu de la loi électorale.  

"Il s'agit d'un phénomène que nous surveillerons tout particulièrement dans les régions du sud et du sud-est du pays", a confié jeudi Dimitra Ioannou, chef adjoint de la mission d'observation. "Nous sommes inquiets parce que le nombre d'électeurs inscrits est très élevé."

Les contrôleurs électoraux ont indiqué qu'ils toléreraient un niveau minimal d'actes frauduleux lors du scrutin de jeudi.  

"Si le niveau de corruption ou d'infractions est inférieur à 10 pour cent, ce sera acceptable à mes yeux", a déclaré le directeur exécutif de la Fondation pour des élections libres et justes de l'Afghanistan, Jandad Spinghar.

"Selon moi, il est difficile d'exiger des élections dont les normes se comparent à celles de pays tels les Etats-Unis, l'Allemagne ou la France, a ajouté M. Spinghar.

Toutefois, nous devrions avoir un processus électoral qui répond aux attentes d'un pays du tiers-monde."

Mais de sérieux doutes relativement à l'impartialité du scrutin laissent présager que les candidats défaits et leurs militants n'accepteront pas les résultats. Un tel dénouement pourrait mener à une crise politique dans un pays où le gouvernement central a de la difficulté à contrôler la situation dans plusieurs régions

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/capress/090814/monde/20090814_elections_afghanistan_2

 


Des bureaux de vote déserts

Extrait

Les journalistes et observateurs postés sur le terrain parlent de bureaux de scrutin déserts et d'un nombre d'électeurs parfois famélique.

Quelque 17 millions d'Afghans étaient invités à se rendre aux urnes hier pour le deuxième scrutin présidentiel de l'histoire du pays.

Aucun incident majeur n'a perturbé le déroulement de l'élection. Les responsables, ONU et OTAN en tête, se sont félicités du succès de la journée. Mais les bureaux de vote étaient loin d'être débordés. Et des allégations de fraude planent sur l'ensemble du processus.

Officiellement, tout s'est bien passé, les violences sporadiques n'ont fait qu'une cinquantaine de morts et le taux de participation au vote avoisine 50%.

Mais officieusement, des journalistes et observateurs postés sur le terrain parlent de bureaux de scrutin déserts et d'un nombre d'électeurs parfois famélique.

...

«Le vote a été clairement transparent», a dit Richard C. Holbrooke, émissaire américain pour l'Afghanistan et le Pakistan.

Mais cet optimisme était tempéré par des témoignages recueillis sur le terrain, hier. Exception faite du nord du pays, la participation au vote est très basse, constate Jean McKenzie, responsable du bureau du Institute for War and Peace Reporting à Kaboul.

Cette organisation a des correspondants locaux un peu partout en Afghanistan. «Peu de gens ont voté dans la province de Helmand, dans le Sud.

Dans un bureau, on attendait 4200 électeurs. Plus de trois heures après l'ouverture, il n'en était venu que 83», raconte Mme McKenzie. À Kandahar, une ville de plus 700 000 habitants, on a recensé 40 000 bulletins de vote. «C'est très peu», estime Mme McKenzie.

«Il est impossible d'estimer avec précision le taux de participation, mais je serais extrêmement choquée d'apprendre qu'il était de 50?%. Car ça ne pourrait signifier qu'une chose: la présence massive de fraude», dit-elle.

L'observateur québécois Jacques Paquette a passé la journée entre une dizaine de bureaux de vote de Jalalabad. «Le vote a commencé à 7?h, mais les électeurs n'ont commencé à arriver qu'à 10?h, et il y avait très peu de femmes», dit-il. Dans certains des bureaux de scrutin de Jalalabad, moins de 30% des électeurs ont exercé leur droit de vote.

La Commission électorale indépendante de l'Afghanistan a décidé hier de rallonger d'une heure la période de votation. Mais au bureau où M. Paquette devait surveiller le décompte des voix, ce n'était pas nécessaire: il n'y avait plus un chat.

En raison de consignes de sécurité, l'observateur québécois craignait de ne pas pouvoir rester jusqu'à la fin du dépouillement des voix. Mais il s'inquiétait pour rien: les 181 bulletins de vote ont été vite comptés.

Même Kaboul a échappé à la fièvre électorale. Les rues de la capitale étaient désertes. Le Canadien Grant Kippen, qui préside la Commission des plaintes électorales (il en a recueilli une centaine hier), a passé la journée dans un bureau en face d'un lieu de vote. «Je n'y ai jamais vu de gens faire la queue.»

Violences sporadiques

 

Agnès Gruda
La Presse

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/elections-en-afghanistan/



Confection d'un homme politique fantoche

14 août

Hamid Karzaï est considéré comme le favori après avoir passé des accords avec les leaders des principales ethnies et religions du pays.

(AFP /

 Benoit Bringer : Le paradoxe Karzaï

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

Le Président Afghan de plus en plus impopulaire a toutes les chances de remporter la présidentielle.

IL Y A CINQ ANS, Hamid Karzaï était intouchable.

Tom Ford, figure de la mode alors à la tête de Gucci, le désignait comme l’homme le plus chic de la planète.

Parlant un anglais impeccable, toujours vêtu d’une cape et de sa toque d’astrakan, Hamid Karzaï représentait pour l’occident le visage d’un Afghanistan modéré, tourné vers l’avenir et bien décidé à en finir avec les affres du passé.

À la veille des élections présidentielles, prévues le 20 août prochain, l’étoile du chef de l’État, qui concourt à 51 ans pour un nouveau mandat, a perdu de son éclat.

Les Etats-Unis (ndlr : qui l’ont mis au pouvoir) au lendemain de la chute des Talibans, le considèrent désormais comme inefficace et peu fiable.

La secrétaire d’État Hillary Clinton a déclaré qu’il était à la tête d’un « narco-État », tandis que plusieurs rapports classent son gouvernement parmi les plus corrompus de la planète.
Dans son pays, sa côte de popularité est au plus bas.

Ses portraits qui un temps ornaient les façades des salons de thé à travers le pays ont aujourd’hui pour la plupart disparu. Les Afghans lui reprochent l’absence d’avancées économiques et  la corruption des autorités. « Il n’a jamais fait le bon choix, critique Ashraf  Ghani, ancien ministre des finances, aujourd’hui l’un de ses concurrents dans la course à la présidentielle. J’ai travaillé avec lui et j’ai toujours pensé qu’il n’aurait jamais dû être plus qu’un simple ministre ».
Hamid Karzaï est accusé d’avoir fait le jeu des chefs de guerre afghans dont les luttes avaient plongé le pays dans le chaos.

 « Il a nommé à la tête de mon administration un directeur totalement incompétent, raconte Mohammad Amin Farhang, ancien ministre du commerce. Cétait un accord politique qu’il avait passé avec un chef jihadiste et cela a créé de nombreux problèmes. » Pour beaucoup, le chef de l’État est trop faible pour refuser quoique ce soit aux personnes qui l’entourent. « C’est un mauvais manager, explique Shahir Zahine, éditorialiste et directeur du groupe de média afghan Killid, il est trop conciliant et ne sait pas dire non face aux pressions. »
Mais les accusations ne s’arrêtent pas là. Selon certains experts, Hamid Karzaï porte sa part de responsabilité dans l’inefficacité de la lutte contre la culture du pavot en Afghanistan, premier pays producteur d’opium au monde. Des rumeurs persistantes, qui ne sont pas démenties par la Maison Blanche, affirment que l’un de ses frères Ahmed Wali Karzaï, chef de l’assemblée provincial de Kandahar, grande ville du sud du pays, serait (est)  impliqué dans le trafic de drogue.
 

Il est passé de pion à celui de bouc émissaire
Tous les observateurs s’accordent pourtant à dire qu’il devrait remporter pour la deuxième fois consécutive l’élection présidentielle.

Dans un sondage, réalisé au début de l’été par l’Institut Républicain International, une organisation américaine sans appartenance politique, 31% des Afghans affirmaient vouloir voter pour le candidat Karzaï, bien en deçà des 54% qu’il avait réuni à la dernière présidentielle en 2004.

Mais ses adversaires les plus sérieux sont encore plus bas.

Le Docteur Abdullah Abdullah recueillait 7% des intentions de vote et Ashraf Ghani 2%.

Car Hamid Karzaï reste le politicien le plus puissant du pays. Il a à sa disposition les ressources de l’État, la police et l’armée et bénéficie des milliards de dollars versés par les Etats-Unis et la communauté internationale. Ces moyens lui ont permis de neutraliser l’opposition en passant des accords avec des personnalités, parfois peu fréquentables, pour gagner leur soutien et celui de leurs supporters. Il a ainsi récemment réinstallé à la tête de l’état major des armées le général et chef de guerre Abdul Rashid Dostom, connu pour sa brutalité et suspendu après avoir menacé avec un arme un adversaire politique.
Mais pour l’éditorialiste Shahir Zahine, Hamid Karzaï a surtout pour principal atout dans cette campagne d’avoir réussi à éviter les divisions ethniques. « Les Hazaras, les Ouzbeks, les Turkmènes le soutiennent, explique-t-il. Il a évité l’affrontement des communautés et c’est très important pour les Afghans car les guerres ethniques ont plongé notre pays dans le chaos pendant des années. »

Pour lui, Hamid Karzaï n’est pas le premier à blâmer.

On a mis toutes les fautes sur le dos d’un incapable car ça arrange la communauté internationale qui n’arrive pas à assurer la sécurité en Afghanistan.

Benoit Bringer

14 août 2009

http://benoitbringer.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/08/14/le-paradoxe-karzai.html

 

L'adversaire principal de Hamid Karzaï séduit les foules.

L'ancien ministre afghan Abdullah Abdullah, principal rival de Hamid Karzaï à l'élection présidentielle du 20 août, a attiré plusieurs dizaines de milliers de personnes pour un meeting dont l'affluence est sans précédent depuis le début de la campagne. "Ne pensez pas que c'est terminé.

N'écoutez pas ce que d'autres pourraient vous dire, cette élection sera très serrée", a dit l'ancien ministre des Affaires étrangères de Karzaï à ses partisans réunis dans son fief de Mazar-i-Sharif, dans le nord du pays.

Pour être élu au premier tour, un candidat doit réunir plus de 50% des voix.

Mais selon un sondage diffusé par la semaine dernière par un institut américain et financé par les Etats-Unis, Karzaï ne franchirait pas ce seuil.

Avec 45% des intentions de vote mesurées, il serait contraint à un second tour face à son ancien ministre, crédité lui de 25%.

La poursuite des opérations dans le Sud pourrait jouer en faveur d'Abdullah: son électorat se trouve essentiellement parmi les Tadjiks du nord du pays, où le niveau d’attaques sont moins importantes et moins susceptible de faire baisser la participation.

Karzaï compte lui sur l'électorat pachtoun, qui vit dans des zones plus exposées (…)  à l'insurrection.

13 août,

http://fr.news.yahoo.com/4/20090813/twl-afghanistan-election-41953f5_1.html

 

Les candidats à la présidentielle s'inspirent des méthodes d'Obama.

Pour la première fois dans l’histoire politique du pays, les candidats à la présidentielle, ainsi qu’un nombre croissant d’Afghans, se tournent vers le Web en vue des élections générales qui se tiendront le 20 août.
A peine huit ans après la chute des Talibans, Internet étend sa toile dans le pays.

D’après des estimations du gouvernement américain, l’Afghanistan comptait quelques 580 000 internautes en 2007.

Avec plus de 70 % d’analphabètes (sur une population estimée à 31 millions d’habitants), l’accès à Internet semble toutefois loin de se démocratiser. 
Face à une demande toujours plus pressante, les cafés internet se sont multipliés dans le pays. Aujourd’hui, de nombreux jeunes Afghans, qu’ils viennent des grandes villes ou des régions les plus reculées, surfent avec autant d’aisance que les internautes des pays industrialisés.

Presque chaque jour, cet étudiant en sciences politiques âgé de 22 ans ne peut s’empêcher de se connecter sur Facebook, et d’autres sites web, afin de se procurer sa dose d’informations sur la course à la magistrature suprême.
"Je me rends sur le Net, et en particulier sur Facebook, afin de me tenir au courant du programme et des stratégies des candidats en lice… Je veux pouvoir déterminer qui sera le meilleur président pour le pays", affirme à FRANCE 24 le jeune étudiant de Kaboul.
"Je viens de parler avec un ami afghan qui était surpris de recevoir des mails en provenance des provinces les plus éloignées, affirme Thomas Ruttig, diplomate onusien et co-directeur de l’Afghanistan Analysts Network, un centre de recherche basé à Kaboul.

À l'instar de l'ancien candidat à la Maison Blanche, Barack Obama, plusieurs prétendants à la présidence afghane profitent de l'essor du Net pour mener campagne.

Avec un succès mitigé.
Cyberstars de demain ?
Quand, au début d’avril, il a officiellement lancé sa campagne présidentielle, Ramazan Bashardost, 44 ans, était considéré comme un "gomnaam", c'est-à-dire un candidat qui n’a aucune chance de gagner 
Faute de moyens financiers et de soutiens au sein de la classe politique afghane, la candidature de Bashardost n’avait, a priori, que peu de chance de se faire remarquer. Surfant sur la vague qui a porté le premier Noir à la tête des Etats-Unis, le jeune candidat n’a pas hésité à se présenter comme "l’Obama afghan". Avec un succès certain.
Au cours des derniers mois, Bashardost s’est donc inspiré des méthodes de l’ex-candidat à la présidentielle américaine. Et s’il n’est toujours pas possible de faire des donations online sur son site officiel, Bashardost a mis au point un dispositif permettant aux membres de la diaspora afghane de déposer des chèques en dollars américains sur son compte de campagne.
Mais davantage que sur les sites officiels, c’est sur Facebook que le véritable affrontement virtuel se déroule. Bashardost bénéficie ainsi d’une douzaine de pages "Supportez Bashardost" sur le célèbre réseau social. Certaines d’entre elles comptabilisent jusqu'à 700 membres.
Son rival Ashraf Ghani, ex-ministre des Finances, peut quant à lui se targuer d’avoir inspiré 15 groupes Facebook, dont certianes d'entre elles possèdent 800 membres. La page "Un million (de personnes) pour Ashraf Ghani" en totalisait plus de 740 au dernier décompte. 
Méfiance envers les médias privés
Bien que populaires sur le Web, Ghani et Bashardost peinent à obtenir la même audience que les poids-lourds politiques du pays. Fort de ses soutiens au sein d’une société afghane encore traditionnelle et tribale, le président sortant de l’Afghanistan, Hamid Karzaï, reste le grand favori du scrutin. Selon un rapport publié par le Comité électoral indépendant, le numéro un afghan bénéficie, en outre, d’une plus large couverture médiatique que ses rivaux.
Il faut dire que les nombreux journaux, stations de radio et chaînes de télévision qui ont vu le jour ces dernières années ne font pas preuve de la plus grande impartialité.

Détenus principalement par des leaders religieux et des chefs de tribu, ces nouveaux médias privés consacrent la grande majorité de leurs informations aux hommes politiques pour lesquels ils ont jeté leur dévolu. Et c’est précisément ce manque d’objectivité flagrant qui a poussé Tooryalai Totakhil à se tourner vers le Web.
"Il a y une grosse différence entre ce que vous voyez dans les journaux et à la télé, et ce que vous pouvez trouver sur Internet, explique le jeune afghan. Je ne fais pas confiance aux chaînes de télévision. C’est pour cela aussi que beaucoup de mes amis préfèrent utiliser Internet.

Et avoir accès à une plus grande variété d’opinions."

Ndlr : Toute ressemblance avec la situation occidentale est totalement fortuite…

13 août 2009

http://www.france24.com/fr/20090813-afghanistan-presidentielle-election-internet-campagne-karzai-hamid-web-obama


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