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27/08/2009

n° 43 - Journal des Guerres de l'Otan - 05-08 au 25-08 : Début : Géorgie-Russie-Otan et le pétrole.


n° 43  - Journal des Guerres de l'Otan - 05-08 au 25-08 : Début : Géorgie-Russie-Otan et le pétrole.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan.  n° 43- 05-08 au 25-08 

                                                            C.De Broeder & M.Lemaire                                                                      



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Des manifestations anti-américaines en Russie.  

1 Au jour le jour

2 Positions

a) Ossétie 

b) des voisins.

3 Politique 

a) Russe

Fin

b) L'Otan & alliés

4 Institutions internationales

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

5-1 Vidéo : Géorgie-Russie-Otan et le pétrole.

5-2 Russie - OTAN : un partenariat difficile ?

5-3 Le site de micro-blogging a été la victime collatérale du conflit russo-géorgien.

6 Brèves

6-1 Les USA vont entraîner les soldats géorgiens pour l’Afghanistan.

6-2 Août 2008: la plupart des pays admettent la responsabilité de la Georgie.

7  Dossiers

7-1 Sergueï V. Lavrov : Un an après l’agression géorgienne.



Tiré à part :

Des manifestations anti-américaines en Russie.  

Les manifestants russes ont protesté contre le rôle des Etats-Unis dans la crise Moscou-Tbilissi.

Les protestataires russes qui s'étaient rassemblés devant l'ambassade américaine à Moscou estimaient que Washington incitait Tbilissi à lancer une nouvelle guerre.

D'autre part le parti communiste de la Russie a accusé les Etats-Unis d'armer la Georgie et la pousser vers une nouvelle guerre.

Lors d'un discours à l'occasion de l'anniversaire des affrontements militaires avec la Russie Mikhaïl Sakachvili a déclaré que Moscou devait abandonner ses ambitions impérialistes.

Depuis vendredi soir, les Géorgiens organisent des manifestations et commémorent le souvenir des victimes civiles et militaires de la guerre de l'année dernière en allumant des feux.

En Ossétie du Sud les militaires russes sont en état d'alerte.

08/08/2009

http://www.alterinfo.net/notes/?start=15

http://fr.rian.ru  

Une délégation de marines US en Géorgie

Une délégation du corps des Marines américains, conduite par le général James Conway, commandant du corps, est arrivé vendredi à Tbilissi pour discuter de la coopération avec le ministère géorgien de la Défense, rapporte l’agence News-Georgia.

« Les négociations au ministère de la Défense ont porté sur le bilan et les perspectives de la coopération américano-géorgienne, ainsi que sur la zone de sécurité autour de la Géorgie et les réformes à réaliser », a fait savoir le service de presse ministériel.

La délégation américaine sera reçue par le président géorgien Mikhaïl Saakachvili et rencontrera d’autres dirigeants du pays.

 22 août

Source : RIA Novosti

 

Les USa s'occuoent de l’entraînement des troupes géorgiennes avant leur déploiement en Afghanistan

Auparavant, un groupe d’une soixantaine de formateurs et d’instructeurs militaires (des Marines et des GI) était arrivé en Géorgie pour participer à l’entraînement des troupes géorgiennes avant leur déploiement en Afghanistan au sein de la Force internationale
d’assistance à la sécurité (ISAF) dans ce pays. Lors de ce cours d’entraînement au combat, il n’y aura pas de transfert d’armement, souligne la partie américaine.

Ce programme ne concerne que l’entraînement des soldats géorgiens appelés à combattre en Afghanistan, et ne prévoit aucune autre assistance militaire américaine, a précisé à cette occasion le Pentagone, dans un visible souci de rassurer Moscou.

Des instructeurs militaires US sont censés moderniser et former quelques bataillons d’infanterie de l’armée géorgienne. La formation d’un bataillon s’étale sur 100 jours

 22 août

Source : RIA Novosti



Guerres de l'Otan

Comment montrer plus clairement le vide du discours usuel de l'Otan "démocratie-droits de l'homme-terrorisme-nos valeurs...".

La raison d'être même de cette alliance militaire est de veiller militairement à la continuité de la prédominance  de l'Occident, en particulier sur les ressources énergétiques.

«Comme l'a déclaré à la veille du Sommet de Riga le sénateur Richard Lugar, président de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères américaine, 'au cours des décennies à venir, la pénurie d'énergie et les manipulations de matières énergétiques constitueront la source la plus probable de conflit armé en Europe et dans les régions voisines'.

L'on peut dire sans trop s'avancer que les membres de l'OTAN se retrouveront de plus en plus impliqués dans des missions directement ou indirectement associées à la sécurité énergétique.

Si celle-ci constitue bien un 'sujet pertinent pour l'OTAN', comme l'a récemment déclaré le Secrétaire général Jaap de Hoop Scheffer, il est temps pour l'Alliance de passer de la rhétorique à l'action en recourant d'abord et avant tout à ses outils les plus importants : ses capacités navales, terrestres et de renseignement

(Gal Luft – 

http://www.nato.int/docu/review/2007/issue1/french/debate.html


2 Positions

a) Ossétie 

L'Abkhazie (capitale Soukhoumi), ex-république autonome de la Géorgie soviétique depuis 1931, a combattu les forces géorgiennes de 1992 à 1994, au lendemain de la dissolution de l'URSS en décembre 1991.

Soukhoumi ne reconnaît pas la souveraineté de Tbilissi sur son territoire et applique une politique visant à accéder à une indépendance reconnue par la communauté internationale.

Ex-région autonome de la Géorgie d'après la division administrative de l'URSS, l'Ossétie du Sud (capitale Tskhinvali) a proclamé son indépendance le 20 septembre 1990. Tbilissi a alors riposté et les opérations militaires ont fait des milliers de morts de part et d'autre de 1990 à 1992. Lors du premier référendum de janvier 1992, au lendemain de la disparition de l'URSS, l'Ossétie du Sud s'est massivement exprimée en faveur de son indépendance envers la Géorgie. Les Sud-Ossètes mettent le cap sur le rapprochement avec l'Ossétie du Nord, république du Caucase du Nord russe, notant que les Ossètes, du Nord comme du Sud, ont bénévolement intégré la Russie en 1774, une bonne trentaine d'années avant la Géorgie. Près de 99% des Sud-Ossètes ont dit « oui » au référendum organisé ce 12 novembre 2006 par les autorités séparatistes et proposant de faire de la région un Etat indépendant. Tskhinvali ne cache pas son objectif stratégique de réunification avec l'Ossétie du Nord, une république russe du Caucase du Nord, et refuse catégoriquement de reconnaître la souveraineté géorgienne sur son territoire.

http://www.pcn-ncp.com/why/pourquoi2.htm

 

Extension des guerres ?

21-08

Le potentiel militaire géorgien est actuellement beaucoup plus important qu'avant l'agression de Tbilissi contre l'Ossétie du Sud en août 2008, a déclaré vendredi aux
journalistes le président sud-ossète Edouard Kokoïty.
Selon lui, la Géorgie continue de s'armer.
"A l'heure actuelle, son potentiel militaire est beaucoup plus puissant qu'avant août 2008", a affirmé le leader sud-ossète.
Prié de commenter les affirmations de Tbilissi selon lesquelles l'Ossétie du Sud cherche à annexer des territoires géorgiens, il a déclaré: "Les dirigeants géorgiens tiennent des propos de ce genre pour détourner l'attention de la communauté internationale de la question principale: le réarmement de la Géorgie et les manœuvres qu'elle organise avec des spécialistes otaniens sur son territoire".
M.Kokoïty a souligné que les dirigeants de la république aménageaient
les frontières nationales dans les limites de l'ancien district autonome
d'Ossétie du Sud, autrefois partie intégrante de la Géorgie.

RIA Novosti
http://fr.rian.ru/world/20090821/122795918.html

 

Dans les coulisses 

Premier anniversaire de l'indépendance sud-ossète: le président remercie la Russie

Le président sud-ossète Edouard Kokoïty a remercié mardi son homologue russe Dmitri Medvedev pour la reconnaissance de l'Ossétie du Sud le 26 août 2008, a annoncé mardi la porte-parole du président sud-ossète Tamara Kelekhsaïeva.

"L'Ossétie du Sud n'oubliera jamais à qui elle doit son existence et la reconnaissance de sa liberté et de sa souveraineté. Je remercie la Russie et vous-même pour vos actions résolues visant à rétablir la paix en Ossétie du Sud martyre, à la veille du premier anniversaire de notre indépendance", est-il indiqué dans le message de M.Kokoïty remis à l'ambassade de Russie à Tskhinvali.

Le président sud-ossète a également exprimé sa reconnaissance à Moscou qui aide Tskhinvali à éliminer les conséquences de l'agression géorgienne d'août 2008 et défend la position sud-ossète sur la scène internationale.

RIA Novosti.

25-08

http://fr.rian.ru/world/20090825/122838687.html

 

Sur le terrain

18-08

Dans les pages du quotidien en ligne moscovite Vzgliad, les autorités d’Ossétie du Sud, affirment que Tbilissi fortifie la frontière osséto-géorgienne. "Des travaux de génie civil sont menés sur 45 points de la frontière [administrative], enfreignant ainsi les accords Sarkozy-Medvedev", a affirmé le ministre de la Défense sud-ossète, Iouri Tanaev.

http://www.courrierinternational.com/



b) Géorgie

Extension des guerres ?

Une délégation de marines US en Géorgie…
Une délégation du corps des Marines américains, conduite par le général James Conway, commandant du corps, est arrivé vendredi à Tbilissi pour discuter de la coopération avec le ministère géorgien de la Défense, rapporte l'agence News-Georgia.
"Les négociations au ministère de la Défense ont porté sur le bilan et les perspectives de la coopération américano-géorgienne, ainsi que sur la zone de sécurité autour de la Géorgie et les réformes à réaliser", a fait savoir le service de presse ministériel.
La délégation américaine sera reçue par le président géorgien Mikhaïl Saakachvili et rencontrera d'autres dirigeants du pays.
Auparavant, un groupe d'une soixantaine de formateurs et d'instructeurs militaires (des Marines et des GI) était arrivé en Géorgie pour participer à l'entraînement des troupes géorgiennes avant leur déploiement en Afghanistan au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) dans ce pays. Lors de ce cours
d'entraînement au combat, il n'y aura pas de transfert d'armement, souligne la partie américaine.
Ce programme ne concerne que l'entraînement des soldats géorgiens appelés à combattre en Afghanistan, et ne prévoit aucune autre assistance militaire américaine, a précisé à cette occasion le Pentagone, dans un visible souci de rassurer Moscou.
Des instructeurs militaires US sont censés moderniser et former quelques bataillons d'infanterie de l'armée géorgienne. La formation d'un bataillon s'étale sur 100 jours.

RIA Novosti

21 août
http://fr.rian.ru/world/20090821/122800932.html

 


Dans les coulisses 

Le gouvernement géorgien  présente un rapport sur la guerre d'août 2008.
Le gouvernement géorgien a présenté  jeudi, à la veille du premier anniversaire de la guerre d'août 2008 en Ossétie du Sud, un rapport intitulé "Compte rendu sur l'agression d'envergure effectuée par la Fédération de Russie contre la Géorgie", a rapporté l'agence News-Georgia.
"L'agression russe a commencé non pas en août mais bien plus tôt": c'est en ces termes que le vice-premier ministre géorgien et ministre chargé de la Réintégration, Temour Iakobachvili, a ouvert la cérémonie de présentation du livre, en présence des représentants du corps diplomatique, d'ONG et de différentes organisations religieuses, sur fond d'une exposition photo sur la guerre.
Paru en anglais et géorgien, le livre, qui compte neuf chapitres, s'accompagne de matériaux vidéo et audio, dont les enregistrements de conversations téléphoniques menés par des militaires russes, et des cartes.
Selon le ministre géorgien, "le livre reflète toute la vérité sur la guerre", "les autorités de la Géorgie ont toujours eu un plan de paix".

M.Iakobachili estime également que "la dé-occupation et la réintégration" des territoires de la Géorgie ne sont pas possibles par la force.
Selon le ministre, à l'approche de l'anniversaire de la guerre, les déclarations parvenant de Russie deviennent inquiétantes.
"Mais nous vivons un autre temps, des observateurs de l'UE se trouvent sur le territoire de la Géorgie et la Géorgie est au centre de l'attention de la diplomatie mondiale", a souligné le ministre géorgien.

RIA Novosti Agence russe
6 août 2009
http://fr.rian.ru/world/20090806/122603999.html

 

Sur le terrain

Chota Malachkhia accuse Moscou d'ériger un "mur de Berlin"…

Les troupes russes stationnées en Abkhazie, "ont entrepris des travaux de renforcement de la frontière abkhazo-géorgienne", rapporte le site d’information géorgien sur l’Abkhazie Abkhazeti.info. Sur 85 kilomètres, tout le long de la rivière Ingouri qui sépare l’Abkhazie de la région géorgienne de Zougdidi, sera érigé un mur de béton doublé de barbelés.

Par ailleurs, "des groupes spéciaux seraient en train de miner des points de passage, à l’exception du pont principal", affirme la publication.

"Ce 'mur de Berlin' en Abkhazie sera le début de la désintégration de la Russie elle-même", prophétise Chota Malachkhia, président de la commission parlementaire pour le rétablissement de l’intégrité territoriale de la Géorgie. "La Russie construit un mur au moment où la communauté internationale est mobilisée pour qu’il n’y ait plus jamais de mur de ce genre nulle part.

Nous devons obtenir que ce mur sonne le début de l’isolement [international] de la Russie."

18.08.2009

http://www.courrierinternational.com/



c) Abkhazie

Extension des guerres ?

L’Abkhazie accuse la Géorgie de piraterie et fait appel à l’ONU et à l’UE.

A la suite de la troisième capture par la Géorgie de navires se dirigeant de Turquie en Abkhazie, le président abkhaz Sergueï Bagapch a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU et à l’Union européenne, ainsi qu’au président français Nicolas Sarkozy de donner une évaluation adéquate du comportement de Tbilissi.

"Le 16 août dernier, les garde-côtes géorgiens ont une nouvelle fois arraisonné un bateau de commerce se dirigeant en Abkhazie de Turquie. Le pétrolier battant pavillon turc se rendant dans le port de Soukhoumi a été arrêté dans les eaux neutres et remorqué dans le port géorgien de Poti. C’est déjà le troisième cas de piraterie géorgienne dans le courant de cette année", est-il indiqué dans la déclaration de M.Bagapch, publiée mardi.

Le président abkhaz accuse les autorités géorgiennes de déstabilisation de la situation dans la région et d’"usage de toutes les méthodes de pression économique et politique sur l’Abkhazie".

"Les autorités géorgiennes n’hésitent même pas à recourir à des attentats terroristes. Un de tels attentats a été perpétré par les services spéciaux de Géorgie le 12 août dernier dans la ville de Gagra (en Abkhazie) et a coûté la vie à deux personnes", a déclaré M.Bagapch.

"L’Abkhazie a placé de grands espoirs dans le plan Medvedev-Sarkozy du 12 août et du 8 septembre 2008, dans les Consultations de Genève sur la sécurité et la stabilité en Transcaucasie, ainsi que dans le mécanisme à cinq de prévention et d’enquête des incidents à la frontière entre l’Abkhazie et la Géorgie", dit le document.

Quoi qu’il en soit, a poursuivi le président d’Abkhazie, le comportement provocateur de Tbilissi et le silence de la communauté internationale, notamment de l’Union européenne, "nous poussent à remettre en doute l’efficacité de ces mécanismes".

18 août 2009

http://www.armees.com/L-Abkhazie-accuse-la-Georgie-de.html



Les voisins et parties prenantes

a) Russie 

Extension des guerres ?

La Russie ne renoncera jamais à l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.

La Russie ne renoncera jamais à reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, a déclaré samedi le président russe Dmitri Medvedev lors d'un entretien avec les habitants ossètes.

"Il n'y a pas de marche arrière. Nous avons fait notre choix en août 2008. A présent, il n'est plus possible que d'avancer", a indiqué le président russe.

RIA Novosti
08-08

http://fr.rian.ru/world/20090808/122627233.html

 

La Russie prête à soutenir l’Abkhazie

La Russie est prête « si nécessaire » à soutenir militairement l’Abkhazie, a déclaré hier le Premier ministre russe Vladimir Poutine, qui a pressé l’ONU de reconnaître l’indépendance de ce petit territoire.

« La Russie fournit et va fournir un soutien économique et politique systématique, et si nécessaire, militaire à l’Abkhazie », a-t-il déclaré lors de son premier déplacement dans cette région géorgienne séparatiste depuis que Moscou en a reconnu l’indépendance le 26 août 2008. M. Poutine a ajouté que les observateurs de l’ONU ou de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) ne seraient admis à patrouiller dans la région que si leurs organisations acceptaient de reconnaître l’indépendance du territoire. « En Abkhazie comme en Russie, nous ne sommes pas contre le fait qu’il y ait des observateurs étrangers de différentes organisations et de l’ONU, et de l’OSCE, mais il faut être réaliste, les accords avec l’Abkhazie doivent être conclus une fois son indépendance reconnue », a-t-il dit.

La visite de M. Poutine intervient moins d’une semaine après les célébrations liées au premier anniversaire du conflit russo-géorgien sur l’Ossétie du Sud.

M. Medvedev avait accusé Kiev de vente d’armes à la Géorgie, de vouloir adhérer à l’OTAN.

18.08.2009

http://www.elwatan.com/

 

Poutine assure l'Abkhazie de son soutien militaire

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a promis à l'Abkhazie tout le soutien militaire et financier dont elle pourrait avoir besoin.
Poutine y effectuait "sa première visite" depuis le 26 août 2008, date à laquelle Moscou avait reconnu l'indépendance des territoires rebelles d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud dans la foulée de la guerre entre la Russie et la Géorgie pour le contrôle de l'Ossétie du Sud, a indiqué un de ses porte-parole.
Elle intervient aussi moins d'une semaine après les célébrations liées au premier anniversaire du conflit ossète, sur fond de tensions exacerbées entre Moscou et Tbilissi, qui s'accusent mutuellement de "provocations" à la frontière.
Poutine y a employé un ton offensif à l'encontre de la Géorgie, prévenant à l'issue de ses entretiens avec les responsables locaux qu"'il n'y aura pas de retour à la situation des années précédentes".

Il a fait savoir que les observateurs de l'ONU ou de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) ne seraient admis à patrouiller dans la région que si leurs organisations acceptaient de reconnaître l'indépendance du territoire.
13 août 2009

www.almanar.com.ib

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4580


Sur le terrain  

Des Ukrainiens ont combattu en Géorgie en 2008.

Des soldats et des volontaires ukrainiens ont combattu l'an dernier aux côtés des troupes géorgiennes lors du conflit ayant opposé Tbilissi à Moscou à propos de l'Ossétie du Sud.

La Russie avait déjà accusé l'Ukraine d'avoir fourni des armes à la Géorgie durant la guerre éclair d'août 2008.

Des enquêteurs russes ont dit avoir trouvé des uniformes et des documents émanant de l'UNA-UNSO, ainsi que des preuves montrant que la Géorgie avait fourni des moyens de transport aux paramilitaires ukrainiens.

"Des soldats des détachements réguliers du ministère ukrainien de la Défense et au moins 200 membres de l'organisation nationaliste UNA-UNSO ont participé à l'agression armée contre l'Ossétie du Sud", dit le bureau du procureur général de Russie dans un communiqué rendu public le jour de l'anniversaire de l'indépendance de l'Ukraine.

Des dizaines de membres du groupe paramilitaire UNA-UNSO ont combattu dans les années 1990 aux côtés des tchétchènes mais l'organisation s'était faite plus discrète ces dernières années.

Le président ukrainien Victor Iouchtchenko avait ouvertement soutenu son homologue géorgien, Mikhaïl Saakachvili, après le conflit mais les autorités ukrainiennes ont toujours démenti avoir fourni des armes à la Géorgie durant les hostilités.

24/8

http://fr.news.yahoo.com/4/20090824/twl-russie-ukraine-georgie-bd5ae06_1.html


Dans les coulisses 

Russie-Ossétie Sud: la réhabilitation de la république au menu de la rencontre Poutine-Kokoïty.

Le premier ministre russe Vladimir Poutine discutera avec le président sud-ossète Edouard Kokoïty, en visite à Moscou, du soutien de la Russie à la restauration de l'infrastructure de la république, détruite lors de l'attaque géorgienne de 2008, annonce mercredi le service de presse du gouvernement.

L'entretien entre MM. Poutine et Kokoïty marquera le premier anniversaire de la reconnaissance par la Russie de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et "un accord intergouvernemental sur le soutien au développement social et économique de la république d'Ossétie du Sud devrait être signé", lit-on dans le communiqué de presse.

Cette année, le gouvernement russe débloquera 85 milliards de roubles (1,9 milliards d'euros) pour rétablir l'infrastructure de la république.

Il est également prévu de lancer le gazoduc Dzuarikau -Tskhinvali qui permettra d'alimenter la république en gaz russe en direct et non plus via le territoire de la Géorgie.

RIA Novosti.

26 août

http://fr.rian.ru/world/20090826/122844273.html

 

La Russie rejette la résolution de l’ONU

A New York, la France a présenté un nouveau projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU sommant la Russie de se conformer au cessez-le-feu, notamment par rapport au retrait complet des troupes. Mais la Russie a déclaré mardi que c’était inacceptable.

L’ambassadeur russe à l’ONU Vitaly Churkin, dont le pays détient le droit de veto au Conseil de sécurité, a fait comprendre que sa délégation n’accepterait pas le texte car il n’inclut que deux des six points figurant dans l’accord de paix négocié par M. Sarkozy. 

Positions:

Dans une chronique pour le New York Times, l’ancien chef d’Etat russe Mikhaïl Gorbatchev a signalé que la Russie n’est pas l’instigatrice de la crise actuelle en Géorgie. D’après lui, le gouvernement russe détient une position suffisamment forte en Russie et il n’a pas besoin d’une petite guerre victorieuse pour l’asseoir. Il estime que c’est l’imprudence du président géorgien Mikheïl Saakachvili qui a poussé la Russie à engager le combat. A son avis, la Géorgie n’aurait pas osé attaquer sans soutien extérieur : mais puisqu’elle l’a fait, la Russie ne pouvait pas se permettre de rester de marbre. 

Alastair Cameron, chef de la sécurité européenne au Royal United Services Institute de Londres, a déclaré que la réponse de l’OTAN reflète autant ses possibilités limitées que les divisions au sein de l’alliance par rapport aux actions russes. L’OTAN ne peut et ne devrait pas faire grand-chose, a-t-il affirmé. Nous ne voulons pas que la situation se transforme en conflit international. Selon lui, il s’agit plutôt de privilégier le processus d’engagement qui est en train d’émerger entre les deux parties. Il estime que l’alliance, qui ne détient pas de véritable mandat dans la région, serait dans tous les cas incapable de fournir une aide militaire efficace aux Géorgiens. 

Dans une analyse, Merab Pachulia du Georgian Opinion Research Business International affirme que la réputation de la Russie s’effrite. D’après lui, ce serait une grave erreur de défendre l’invasion comme s’il s’agissait d’une tentative pour améliorer l’image de l’armée russe. Se référant à des images disponibles sur Internet, M. Pachulia a indiqué que des soldats et officiers ont volé les bottes de soldats géorgiens morts, leurs habits et à peu près tout ce qui leur tombait sous la main. Il a également mentionné la destruction d’hôpitaux, de théâtres, de piscines, de ponts, d’églises et d’écoles ainsi que l’assassinat de civils et de journalistes innocents. Selon lui, le décompte des morts fourni par la Russie inscrit les enfants et les personnes âgées tués au nombre des dommages collatéraux inhérents à la guerre.

20 août 2008   

http://www.euractiv.com/fr/elargissement/otan-refroidit-relations-russie-geler/article-174788

 

La déclaration approuvée lors de la réunion de l’OTAN est arbitraire et partiale.

A Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov a répliqué en affirmant que la déclaration approuvée lors de la réunion de l’OTAN était arbitraire et partiale.

Il a accusé l’OTAN de chercher à sauver ce qu’il a appelé le « régime criminel » du président géorgien Mikhaïl Saakashvili, un allié proche de l’Occident qui ne ménage pas ses efforts pour obtenir une adhésion à l’alliance. 

M. Lavrov a indiqué : « Il me semble que l'Otan tente de faire d'un agresseur une victime, de blanchir un régime criminel » et de sauver un régime défaillant.

Le ministre russe a également insisté sur le fait que son pays n’occupait pas la Géorgie et qu’il n’avait aucun projet d’annexion de la région séparatiste d’Ossétie du Sud.

M. Medvedev promet le retrait des troupes

Entre-temps, le président russe Dmitri Medvedev a réitéré son engagement de retirer la quasi-totalité des troupes russes de Géorgie avant le week-end. Lors d’une conversation téléphonique avec son homologue français Nicolas Sarkozy, dont le pays occupe actuellement la présidence de l’UE, M. Medvedev a promis de retirer la totalité de ses troupes de l’ex-république soviétique les 21 et 22 août, à l’exception d’un contingent de 500 soldats. Selon l’accord de cessez-le-feu, toutes les troupes de combat doivent se retirer à l’exception d’un effectif indéterminé de soldats chargés du maintien de la paix. Toutefois, la nature de leur mandat ainsi que leur marge de manœuvre restent peu claires. 

20 août 2008   

http://www.euractiv.com/fr/elargissement/otan-refroidit-relations-russie-geler/article-174788

 

La guerre a défini pour de bon la carte du Caucase, dit Medvedev

La guerre, qui a éclaté lorsque la Géorgie a tenté de reprendre par la force le contrôle de sa région sécessionniste d'Ossétie du Sud, s'est soldée par une humiliation militaire pour le gouvernement de Tbilissi.

Dans la foulée, Moscou a reconnu l'indépendance autoproclamée de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, autre région séparatiste géorgienne. "C'était la seule solution possible. On ne reviendra pas sur cette décision", a dit Medvedev.

Le président russe a tenu ces propos à Vladikavkaz, capitale de la république russe d'Ossétie du Nord, lors d'une cérémonie de remise de médailles à des hommes de la 58e armée russe, qui a mené la contre-offensive contre les forces géorgiennes.

Les Etats occidentaux, qui laissent entrevoir à la Géorgie son admission à terme au sein de l'Otan, ont accusé Moscou d'avoir réagi de façon disproportionnée.

A l'époque, Otan et Union européenne avaient gelé leurs consultations avec la Russie, mais celles-ci ont repris depuis.

8 août,

http://fr.news.yahoo.com/4/20090808/twl-russie-georgie-medvedev-bd5ae06_1.html

 

Poutine veut la reconnaissance de l'indépendance

Le Premier ministre russe a signalé que les observateurs de l'ONU ou de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) ne seraient admis à patrouiller dans la région que si leurs organisations acceptaient de reconnaître l'indépendance du territoire.
"En Abkhazie comme en Russie, nous ne sommes pas contre le fait qu'il y ait des observateurs étrangers de différentes organisations et de l'ONU, et de l'OSCE, mais il faut être réaliste, les accords avec l'Abkhazie doivent être conclus une fois son indépendance reconnue", a-t-il dit.
(Nouvelobs.com avec AFP)

12.08.2009

 

Vladimir Poutine se rend en Abkhazie pour cimenter l'influence russe.

Le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a effectué une visite surprise en Abkhazie, mercredi 12 août, pour promettre une aide "économique et politique systématique, et si nécessaire, militaire" en cas de nouveau conflit avec la Géorgie, alors que les tensions avec la Géorgie sont à leur comble.

M. Poutine promettant notamment "un système de gardes-frontières moderne" d'environ 15 milliards de roubles (328 millions d'euros).

En outre, Moscou, qui a exhorté les hommes d'affaires russes à investir dans l'économie abkhaze, financera le budget abkhaze à hauteur de 2,5 milliards de roubles.

12.08.09

LEMONDE.FR avec AFP, Reuters |

 

Missions d'observation de l'ONU et de l'OSCE
Pour ce qui est des missions d'observation de l'ONU et de l'OSCE dans la région, le premier ministre russe a estimé qu'elles pourraient être déployées uniquement une fois que les deux organismes auraient reconnu l'indépendance de l'Abkhazie.

La Russie s'était opposée à la mi-juin au renouvellement de ces missions d'observation.

Interrogé sur la possibilité d'un nouveau conflit militaire avec la Géorgie, M. Poutine a déclaré que rien n'était à exclure"avec les autorités actuelles en Géorgie".

12.08.09

LEMONDE.FR avec AFP, Reuters |


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