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28/08/2009

n° 44- Les dossiers des 'Guerres de l'Otan' - 26-08 : - Début - : La stratégie de l'OTAN.


n° 44- Les dossiers des 'Guerres de l'Otan' - 26-08 : - Début - : La stratégie de l'OTAN.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 44- au 26-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

1 Dossier & Point de vue

1-1 La Russie montre ses muscles à ses voisins.

1-2 «L’avenir de la Georgie ne doit pas s’écrire à Moscou».

L'Ossétie du Sud: une plaie toujours à vif dans la relation russo-géorgienne.

1-4 Néstor Núñez : ACN Traité nucléaire: l´obstination des États Unis. 

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

2-1 France/OTAN : la jeune recrue - France - déjà cocufiée !

Suite

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 La stratégie de l'OTAN -

1 Le Concept stratégique.

2  Nouveau concept stratégique.

3 Arnaud Ghys : Responsabilité de protéger : une approche critique.

4 Jean Bricmont : Un monde plus juste et la « responsabilité de protéger ».

Fin

3-2 F. Delorca : L'OTAN à la conquête de l'Arctique.

3-3 « J’ai signé les décrets de reconnaissance de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie ».

4 Annexe

4-1 Paul Craig Roberts : La République des insouciants.

4-2 Dmitri Kossyrev : Cinq minutes après, le bombardement ne s'était toujours pas amorcé...

 



Tiré à part 



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information. 

1-1 La Russie montre ses muscles à ses voisins.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

En visite mercredi en Abkhazie, pour la première fois depuis la guerre de l'an passé, Vladimir Poutine a assuré la province du soutien militaire de la Russie, face à la Géorgie. (REUTERS/RIA Novosti)

Ces derniers jours, la Russie se montre particulièrement présente sur le front diplomatique.

Accusant d'un côté l'Ukraine d'avoir vendu des armes à la Géorgie lors de la guerre de l'an dernier et de continuer à le faire aujourd'hui. Et menaçant la Géorgie de l'autre.

«Complexes impérialistes»

Les tensions avec l'Ukraine ne datent pas d'hier, Moscou n'ayant jamais vraiment digéré la révolution orange de 2004, et l'arrivée au pouvoir du président pro-occidental Victor Iouchtchenko. Les relations entre les deux pays n'ont cessé de se dégrader depuis, avec notamment les conflits du gaz qui animent les rudes hivers de l'ex-satellite soviétique.

La prochaine élection présidentielle ukrainienne auront lieu en janvier 2010, et Moscou semble déjà se lancer dans une campagne de déstabilisation. Ce mardi, le président russe Dmitri Medvedev a adressé une lettre à son homologue ukrainien. Il a accusé l'Ukraine de vente d'armes à la Géorgie, de vouloir adhérer à l'Otan. Il avait aussi annoncé le report sine die de l'envoi d'un nouvel ambassadeur russe à Kiev.

La diplomatie ukrainienne n'a pas laissé passer cette attaque frontale. «Malheureusement, la jeune direction russe devient l'otage de vieux complexes impérialistes qui la poussent à chérir l'image de l'ennemi extérieur», a regretté Vira Ouliantchenko, chef de l'administration présidentielle. Dmitri Orechkine, un politologue indépendant, estime que «la Russie tente de garder son influence en ex-URSS tout en utilisant le bâton». Problème, selon lui: «Faire peur pour subordonner, cela ne marche plus. La Russie n'a pas de carotte et son bâton est devenu plus court.»

Soutien militaire à l'Abkhazie

La Géorgie, est également au centre de l'attention russe. Presque un an après la proclamation de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud.

Moscou continue de faire les gros bras face à Tbilissi. Si le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a déclaré il y a peu que l'avenir des deux provinces «ne s'écrira pas à Moscou», Vladimir Poutine, en déplacement mercredi en Abkhazie, a montré, si besoin était, que le conflit était loin d'être terminé.

Il a déclaré que la Russie était prête, «si nécessaire», à soutenir militairement la petite province des rives de la mer Noire.

Les propos du Premier ministre donnent un écho à un projet de loi, présenté lundi au Parlement russe par Dmitri Medvedev. Ce texte prévoit que l'armée russe puisse intervenir à l'étranger en cas d'attaque contre les forces armées russes, pour repousser «une agression contre un autre Etat». Une ferme mise en garde adressée à la Géorgie.

Liberation

12/08/2009


1-2 «L’avenir de la Georgie ne doit pas s’écrire à Moscou».

Interview

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Un an après la guerre, Mikhaïl Saakachvili peut souffler.

Les tensions avec la Russie, si elles ne s’apaisent pas, semblent en rester au niveau des déclarations.

Le président géorgien a pris le pas sur une opposition qui l’accuse d’avoir cédé, il y a un an, aux provocations russes et veut sa démission.

Au bout de quatre mois de manifestations permanentes à Tbilissi, les opposants radicaux se sont temporairement retirés. Saakachvili semble désormais assuré de poursuivre son mandat jusqu’en 2013 et continue de chercher à attirer l’attention des Occidentaux sur ce petit pays qui rêve d’intégration dans l’Union européenne et l’Otan.

Dans votre discours de commémoration de la guerre, vous avez dit que l’avenir de la Géorgie s’écrira à Tbilissi, Batoumi ou Gori, mais pas à Soukhoumi ni à Tskhinvali, les capitales de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud. Avez-vous renoncé à ces régions ?

J’ai dit cela dans le sens qu’il faut éviter que l’avenir de la Géorgie ne soit écrit à Moscou. C’est vrai qu’aujourd’hui, celui de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud est écrit en Russie. C’est temporaire, je suis sûr que ça va changer. Mais d’abord, j’espère que la situation ici ne va pas mal tourner, il faut éviter le pire : une nouvelle guerre qui détruirait la Géorgie entière.

Ces régions ne sont-elles pas perdues ?

Non, pas du tout. Elles ne sont reconnues que par les Russes. Les autres pays de l’ex-Union soviétique ne l’ont pas fait. Il faut attendre un peu les changements dans l’espace post-soviétique. L’URSS n’a pas réussi à garder plus de quarante ans l’Europe de l’Est, bien que le partage de l’Europe à Yalta ait été accepté par le monde entier. Aujourd’hui, le monde n’a pas admis cette situation. Et avec la Russie et toutes ses faiblesses, je suis convaincu que la situation peut changer très vite. Les Russes ont fait quelque chose d’irrationnel : ils ont joué avec les frontières dans une région où ils ont beaucoup plus de problèmes de frontières que les Géorgiens.

Comment comptez-vous les récupérer ?

Il faut pour cela que la Géorgie continue d’exister. Notre succès majeur, c’est que la Géorgie soit toujours un pays indépendant, un an après la guerre. Ce qui intéresse Poutine, c’est tout l’espace post-soviétique. Tous les sommets de la CEI [la Communauté des Etats indépendants, ndlr] sont boycottés par la Biélorussie, l’Ukraine, l’Ouzbékistan. Le Turkménistan et l’Azerbaïdjan révisent leur politique pro-russe. La Géorgie est un test. Si notre gouvernement reste au pouvoir, tous ces pays vont devenir beaucoup plus indépendants. Et ça changera complètement l’équilibre dans la région. Pour nous, changer la situation, ça veut dire obtenir des succès ici. Il faut construire des autoroutes, des villes, se développer au sein du partenariat européen et de l’Otan. C’est un grand jeu diplomatique dans lequel, pour obtenir des résultats positifs, il faut engager l’Europe. Malheureusement, elle est occupée par ses propres problèmes. Mais d’un autre côté, elle fait des choses, avec Nabucco [le projet de gazoduc reliant la Caspienne à l’Europe en contournant la Russie] et le partenariat oriental. Et il y a aussi les Américains, qui ont signé un partenariat stratégique avec nous. Et l’administration Obama, pas celle de Bush, est vraiment très efficace : j’ai été impressionné par le comportement de Joe Biden [le vice-président américain] ici, qui s’est montré encore plus radical que ce que j’imaginais. La situation était plus tendue à l’automne et jusqu’au printemps. Maintenant, je suis beaucoup plus rassuré sur la question de la connaissance qu’ont les Occidentaux de la région et sur celle de leur engagement.

Les manifestations de l’opposition se sont achevées, mais y a-t-il eu de réelles avancées démocratiques ?

Dans quel pays de la région peut-on bloquer les rues principales de la capitale et le palais présidentiel pendant trois mois sans qu’on ne disperse les manifestants ? Regardez aussi les chaînes de télévision, les représentants de l’opposition y sont très présents. Si on regarde tous les sondages, malgré la crise, plus de 60 % de gens soutiennent le gouvernement !

Comptez-vous poursuivre le réarmement de la Géorgie ?

Oui, il faut développer notre armée. Grâce à elle, nous avons pu évacuer la population l’année dernière et gagner quelques jours pour obtenir une réaction de la communauté internationale, car la plupart des leaders mondiaux étaient en vacances ou aux Jeux olympiques de Pékin. On ne peut pas vaincre la Russie, bien sûr, mais on peut retenir son avancée. De plus, nous serons utiles à l’Otan, en envoyant un contingent pour soutenir les opérations en Afghanistan. Mais franchement, nous allons mettre la priorité sur les infrastructures et sur l’économie du pays. Si nous sommes vraiment riches, nous engagerons des dépenses militaires. Mais ce n’est pas avant trois ou quatre ans. Nous n’en sommes pas encore là.

EMMANUEL GUILLEMAIN D'ECHON

11-08

http://www.liberation.fr/monde/0101584454-saakachvili-l-avenir-de-tbilissi-ne-doit-pas-s-ecrire-a-moscou?xtor=EPR-450206 


L'Ossétie du Sud: une plaie toujours à vif dans la relation russo-géorgienne.

Lorsque, dans la nuit du 7 août il y a un an, le ciel géorgien s'est embrasé sous l'effet des missiles et des tirs, personne ne pouvait imaginer l'ampleur de la crise à naître autour du sort du minuscule territoire d'Ossétie du Sud.

De litige régional couvant depuis des années, le conflit s'est métamorphosé en guerre à haute résonance géopolitique dès que les troupes russes ont envahi une partie de la Géorgie, ripostant à la tentative de Tbilissi de ramener l'Ossétie du Sud -région géorgienne séparatiste- sous son contrôle. Elles ne se sont arrêtées qu'à 30 km de la capitale.

L'armée russe n'a eu aucun mal à écraser les forces géorgiennes en un "blitzkrieg" d'à peine cinq jours, laissant la communauté internationale médusée et la Géorgie horrifiée.

Quant aux Ossètes, ils ont accueilli les Russes comme des sauveurs.

Les Russes, en se retirant suite au cessez-le-feu signé sous médiation européenne, ont gardé le contrôle non seulement de l'Ossétie mais de l'Abkhazie, autre petit territoire géorgien séparatiste pro-russe, ainsi que de portions du territoire géorgien limitrophe.

Aujourd'hui encore, la Russie défie l'Occident en interdisant l'accès des régions disputées aux observateurs européens et en s'opposant à la poursuite de la mission de ceux de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) dans la région.

Un an après, Moscou et Tbilissi continuent de s'accuser mutuellement d'être à l'origine des hostilités et de multiplier les "provocations".

L'UE doit publier d'ici fin septembre un rapport sur les causes du conflit.

Mais la guerre, si brève qu'elle ait été, a permis à la Russie de se repositionner en principale puissance dans une région où les Etats-Unis tentent d'accroître leur influence.

Et les sévères désaveux du début, notamment de la part de Washington, se sont rapidement dissipés. Ainsi la coopération Russie-Otan, suspendue après la guerre, a été renouée en juin.

Et le président américain Barack Obama a pour objectif affiché de "relancer" les relations russo-américaines.

Tbilissi de son côté a perdu un cinquième de son territoire et vu s'envoler ses chances de rejoindre les rangs de l'Otan, comme le souhaitait son président pro-occidental Mikheïl Saakachvili.

La Géorgie, si elle évité la descente aux enfers dans la crise et le chaos politique que certains lui prédisaient, a néanmoins vu son image pâtir de ce qui a fréquemment été dépeint comme de l'aventurisme militaire.

"La guerre a eu des conséquences catastrophiques pour la Géorgie", estime Giorgi Khoutsichvili, directeur du Centre international sur les conflits et les négociations, à Tbilissi.

"La perspective de rétablissement de son intégrité territoriale a été repoussée indéfiniment, peut-être pour toujours. Et l'accession de la Géorgie à l'Otan et à l'UE est devenue moins réalisable. L'Otan ne peut pas accepter un pays avec des bases militaires étrangères sur son territoire", souligne-t-il.

L'élargissement de l'Alliance à l'Ukraine et à d'autres pays risque aussi de se retrouver de fait gelé pour le moment, soulignent les experts.

Dans le Caucase, le face-à-face demeure tendu et les rancoeurs à vif, si bien qu'une nouvelle flambée de violence ne peut être exclue.

Plusieurs rounds de négociations ont eu lieu à Genève entre Russes, séparatistes et Géorgiens, sans progrès notables.

"Les incidents violents et l'absence d'un régime de sécurité fonctionnel (dans et près des zones litigieuses) créent une atmosphère dangereuse, dans laquelle des combats étendus pourraient à nouveau surgir", prévient l'International Crisis Group, une ONG basée à Bruxelles.

06-08

http://www.france24.com/fr/20090806-lossetie-sud-une-plaie-toujours-a-vif-relation-russo-georgienne


1-4 Néstor Núñez : ACN Traité nucléaire: l´obstination des États Unis. 

 Il est maintenant possible d´évaluer plus précisément la possibilité réelle que l´accord actuellement en préparation pour substituer le START1 puisse conduire à une diminution drastique des arsenaux respectifs d´armes nucléaires des deux pays concernés, la Russie et les États-Unis.

       En effet, le président de la Russie, Dimitri Medvedev, et celui des États-Unis, Barack Obama, viennent de signer une déclaration d´intention commune de diminuer plus encore les arsenaux des deux grandes puissances, grâce à un nouveau traité bilatéral qui devrait remplacer celui qui va arriver à son terme en décembre prochain.

       Le document en question devra remplacer celui qui est connu sous le nom de START 1, et qui avait été élaboré au cours des années quatre vingt dix. Il fixait des maxima pour les existences d´armes nucléaires des deux nations. Le nouveau document devra être élaboré par une commission binationale mais, selon les informations données, il existe encore des obstacles et certaines questions doivent être discutées plus profondément.

       Medvedev et Obama se sont mis d´accord sur le fait que les nouvelles réductions programmées doivent inclure le nombre futur de missiles de longue portée et fixer de 1 500 à 1 675 la quantité d´ogives nucléaires de chacun des signataires.

       Cependant, les analystes insistent sur le fait que le président nord-américain a continué de réclamer pour son pays un droit de développer d´autres systèmes défensifs en plus de ceux qui seraient contemplés dans le futur traité.

       Il est clair qu´il s´agit là d´une allusion directe au plan controversé de défense anti-missiles que Washington est en train d´installer en Pologne et en République Tchèque, et que Moscou considère comme une atteinte à sa sécurité. Une station de détection doit être installée sur le sol tchèque et des missiles intercepteurs sur le territoire de la Pologne.

       Il a justement été annoncé la présence sur le sol polonais de batteries de missiles nord-américains Patriot accompagnés du personnel militaire chargé des opérations, condition imposée par Varsovie pour accepter de se prêter aux plans du Pentagone.

       Sur ce thème, Medvedev a déclaré que la question de la défense antimissile était un aspect délicat pour la discussion bilatérale. Il a manifesté qu´il était convaincu que la bonne foi des deux gouvernements permettra de parvenir à éliminer les possibles points de divergence.

       Cependant, les déclarations ne suffisent pas et si les nord-américains persistent dans leur obstination, il sera difficile que le remplacement du STAT1 par un nouveau traité puisse être considéré comme un véritable succès.

Título en español:

Tratado nuclear: persiste obstinación norteamericana



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

2-1 France/OTAN : la jeune recrue - France - déjà cocufiée !
Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Le Canard Enchaîné (13/05) révèle qu’Anglais et Américains ont entrepris toute une série de réunions secrètes pour évaluer les « enseignements à tirer de la guerre d’Afghanistan », à laquelle Paris n’a pas été convié malgré ses 2800 soldats engagés dans la région.

Or, au moment où la France décidait de revenir dans le commandement intégré de l’OTAN, côté américain on laissait entendre que la place de la France au sein de cette organisation serait aussi importante que celle de l’Angleterre.

Et cette propagande avait été fortement relayée par le gouvernement à Paris pour convaincre les réticents. Que nenni !

Pire encore, ces réunions devraient déterminer quelles seront les forces et les équipements à mettre en œuvre dans ce conflit « dans les dix années qui viennent (formule d’un interlocuteur britannique de l’état major français) ». Or, on nous avait présenté cet engagement comme devant être de durée relativement courte, juste le temps d’apprendre aux Afghans à gérer leurs propres affaires !

Ces réunions ont lieu alors que la présidence Obama opère un changement profond dans la stratégie de l’OTAN dans cette région. A la guerre conventionnelle menée jusqu’ici, qui mobilise soldats et armes lourdes, les conseillers militaires d’Obama préfèrent une guerre sale, secrète, menée par des troupes d’élites, beaucoup plus « mobiles » et capables d’être « projetées » rapidement dans les zones dominées par la guérilla. C’est la raison pour laquelle le Général américain McKierman qui dirigeait les forces en Afghanistan a été limogé récemment et remplacé par le Général Stanley McChrystal, ancien chef des « forces spéciales » américaines.

Même manque de collaboration avec le tout jeune membre du commandement intégré de l’OTAN, au Pakistan, où selon Le Canard, les Américains jouent en solo. Dennis Blair, le patron de tous les services de renseignement américains aurait décidé « de renforcer l’action des barbouzes US sur l’ensemble de cet immense pays. Et le Général David Petraeus, responsable des opérations au Proche Orient et en Asie centrale, a demandé aux états majors de l’Otan d’aider le Pakistan à livrer (…) une guerre de ‘contre-insurrection efficace’ ». Anglais et Américains auraient déjà formé 150 pakistanais pour agir dans la plus grande discrétion dans ce pays.

Et des renforts devraient arriver des Etats-Unis pour contribuer à la formation des 60.000 troupes qui protègent les 2500 kms des frontières de l’Afghanistan. »

Vieille leçon de l’histoire, toujours vraie : il n’est jamais bon de ramper devant les plus forts.

On l’a vu en juin 1940, mais on a pu aussi le constater lors de la première guerre du Golfe où les dividendes ont échappé à la France malgré sa participation honteuse à ce conflit.

Ps

Selon l’article d’Isabelle Lasserre dans Le Figaro (02/05), la France se serait vue proposer :

  1. le commandement stratégique ACT de Norfolk, en Virginie, chargé de la transformation des forces de l’OTAN,
  2. le commandement de Lisbonne qui abrite la Force de réaction rapide, et enfin
  3. une extension des responsabilités opérationnelles au sein de la structure de commandement, peut-être même au SHAPE, serait aussi à l’étude.

(http://www.solidariteetprogres.org/article5118.html)

http://www.solidariteetprogres.org/article5439.html?var_recherche=otan


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