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29/08/2009

n° 112 - Journal du Liban - 13-08 au 28-08 -:Début :- Israël cherche toujours à compenser son échec au Liban.

n° 112 - Journal du Liban - 13-08 au 28-08 -:Début :- Israël cherche toujours à compenser son échec au Liban.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

      n° 112                                           13-08 au 28-08

       C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Israël cherche toujours à compenser son échec au Liban.

1 Lutte pour la libération du territoire

Suite

2  Politique Libanaise  

Fin

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Une brochure liant Hezbollah et Vatican retirée par l’armée israélienne.

7 Les brèves

7-1 La réaction du Hezbollah aux menaces d'Israël.

7-2 Hariri: "Le Hezbollah sera au gouvernement que l'ennemi le veuille ou pas".

7-3 « Le courant 14 Mars est fini »

7-4 Le FSB derrière le démantèlement des réseaux d'espionnage israéliens au Liban.

7-5 Incident de Kherbet Selm.

7-6 La démographie du Liban : La variable palestinienne.

7-7 Les Libanais «hors du Liban»

 



Tiré à part :

Tel-Aviv cherche toujours à compenser son échec au Liban.

Le 14 août est pour le Liban un jour mémorable, marquant dans ses annales le jour anniversaire de la fin d'une guerre asymétrique que le régime sioniste a mené durant 33 jours, en été 2006 contre le territoire libanais.

Déclenchée plus précisément le 12 juillet 2006, la guerre sans merci contre le Liban a pris fin le 14 août de la même année sans que ce régime ne parvienne à aucune des visées qu'il envisageait d'accéder à travers ce conflit. Or, les rebondissements de cette défaite cuisante se manifestent de temps à autre, même après trois ans, au sein du régime sioniste. A ce propos Mohammad Tei, secrétaire d'Etat libanais au Travail et aux Affaires sociales a déclaré que le régime usurpateur cherche toujours après trois ans de compenser son échec au Liban. Sans nul doute le revers que l'armée israélienne a essuyé face au Hezbollah, a brisé le mythe de l'invincibilité de ce régime et a fait tomber beaucoup de têtes par les moindres sur l'échiquier politique du régime sioniste et parmi ses hauts galonnés. L'évaluation erronée du régime sioniste de la puissance de la Résistance anti-sioniste au Liban et le soutien tous azimuts des Etats-Unis l'ont encouragé à lancer la guerre contre le pays du Cèdre. Et ce alors que le soutien des Libanais à la Résistance islamique pendant la guerre de 33 jours a donné une telle leçon aux dirigeants israéliens qu'ils ne l'oublieront pas de sitôt.. Entre temps, malgré tous les efforts des autorités américaines de l'époque comme Bush et sa secrétaire d'Etat Condoleezza Rice pour que le régime occupant Qods sorte victorieux de la guerre, elles se sont vus obligés à admettre l'échec et autoriser l'adoption de la résolution 1701 stipulant la trêve. Il va sans dire que le Liban suit depuis un chemin tortueux, jalonnés de défis de toute sorte.

L'élection du président et les législatives, et maintenant, la formation du cabinet figurent parmi les événements importants de ces trois dernières années.

En substance, la guerre de 33 jours a mis en jour la vulnérabilité de l'armée israélienne autant qu'il a montré la volonté infaillible des Libanais de résister face à l'Agresseur.

15/8

IRIB-



Résistance

Analyse

Nasrallah: nous pouvons bombarder toute ville ou village en "Israel"

Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a écarté l’éventualité que l’entité sioniste déclenche une guerre contre le Liban dans le futur proche.
Selon le commandant de la Résistance islamique au Liban qui s’exprimait lors d’un festival organisé dans la Banlieue-sud pour commémorer la victoire du Liban contre l’entité sioniste durant la guerre de juillet 2006, toutes les mises en garde et les menaces proférées dernièrement par les responsables israéliens ne sont que du bruitage émis pour d’autres objectifs, notamment pour influer sur l’intérieur libanais .
Ce faisant, en toute connaissance de cause des ambitions historiques réelles de l’entité sioniste, Sayed Nasrallah estime que le Liban devrait renforcer ses capacités militaires pour contrer une quelconque offensive qui pourrait éclater dans un futur plus lointain, car selon lui, « c’est aussi le seul moyen de dissuader Israel de déclencher sa guerre ».
Le secrétaire général du Hezbollah a également placé les dernières déclarations israéliennes dans la cadre de la guerre psychologique qui vise à harceler les habitants de la région et les mettre sur leurs gardes.
" or, elle ne peut porter ses fruits, car elle s’adresse à des gens qui se sont décidés à affronter les Israéliens et ne craignent rien".

16/08/2009

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=categories&op=newindex&catid=17

 

Le Général Aoun : « Il existe un déterminisme historique dans chaque nation qui fait qu'elle ne peut s'édifier qu'à force de sacrifices. »

À l'occasion de la commémoration de la fin de l'agression israélienne de juillet 2006, le général Michel Aoun a accordé une entrevue à la chaîne de télévision al-Manar : « Il existe un déterminisme historique dans chaque nation qui fait qu'elle ne peut s'édifier qu'à force de sacrifices. On a beau chercher à s'éloigner des chocs, il y aura toujours quelqu'un qui nous voudra du mal, d'où la nécessité de rester aux aguets, et de se préparer en vue des jours sombres. La Résistance n'a pas dormi sur ses lauriers depuis la guerre de 2006.»

« Nous sommes tous conscients que l'État hébreu est de nature vindicative et cherche toujours à prendre sa revanche, car il ne tolère pas la défaite. Il commence généralement par une guerre médiatique en accusant une tierce partie pour mieux justifier ses agressions. Quant à savoir s'il va entamer une seconde guerre, c'est une autre question. Ce qui m'inquiète toutefois face aux (récentes) accusations israéliennes contre le Liban, c'est le mutisme de la communauté internationale. Cela peut être soit un désistement face à ses responsabilités et une tentative de couvrir une action qui peut se transformer en fait accompli, soit tout simplement un acquiescement implicite sans aucune condamnation. Je favoriserais plutôt la seconde alternative car les menaces proférées par l'État hébreu sont surprenantes, illogiques et inadmissibles, même en cas d'adversité. »
« Malgré l'accord prévoyant la cessation des hostilités entre le Liban et l'État hébreu, la présence des Nations unies et une situation internationale qui prohibe les agressions, Israël poursuit quand même ses intimidations, ses incursions, ses survols aériens et ses opérations d'espionnage ».
Interrogé sur les obstacles qui font face à la formation du gouvernement et les reproches que font quelques-uns au général Aoun, accusé d'entraver le processus, le Général Aoun a répondu :
« Les responsables en charge sont impliqués dans des relations avec l'extérieur. Ils ne peuvent concrétiser la formation du gouvernement qu'après avoir obtenu le feu vert des autorités externes auxquelles ils sont liés. Par conséquent, ils ont besoin d'une couverture. S'ils ne parviennent pas à mettre sur pied le gouvernement et s'ils font face à des obstacles externes, ils doivent nécessairement trouver un bouc émissaire pour le présenter à l'opinion publique. Il n'y a rien de tel qu'un Michel Aoun. »
« Le retard mis dans le processus de formation du gouvernement a débuté bien avant les négociations. J'avais, depuis, déduit que le gouvernement ne verra le jour que d'ici à l'automne, avec la rentrée scolaire. Sur ce point précis, je n'étais pas d'accord avec le président du Parlement, Nabih Berry, qui avait fait preuve d'optimisme à ce propos. »
« L'impasse se situe au niveau de l'équipe de la majorité et je regrette de voir le Premier ministre désigné s'entourer d'une équipe folklorique dont l'attitude dénote avec les mesures qu'il tente de prendre et les ententes qu'ils cherchent à concocter ».

RPL France

Samedi 15 août 2009
http://www.rplfrance.org/...

 http://www.palestine-solidarite.org:80/dossier.Liban.rpl_france.150809.htm



1 Lutte pour la libération du territoire

Les relents de la guerre

a) Liban

Le Hezbollah célèbre sa "victoire sur Israël".

Le Hezbollah célèbrera vendredi soir le troisième anniversaire de sa "victoire sur Israël" après la seconde guerre du Liban, au cours d'un rassemblement à Dahiya, au sud de Beyrouth.

Le leader du Hezbollah, le Sheikh Hassan Nasrallah, doit s'adresser aux participants à la manifestation.

Selon les médias libanais, il s'exprimera sur les récentes "menaces israéliennes".

La semaine dernière, le ministre de la Défense, Ehoud Barak, avait en effet averti qu'Israël envisagerait une action militaire si le Hezbollah portait atteinte à l'équilibre militaire qui existe actuellement à la frontière.

Il a notamment déclaré qu'en cas de nouvelle guerre le long de la frontière libanaise, l'armée disposerait d'une plus grande liberté d'action qu'il y a trois ans dans l'attaque d'infrastructures libanaises.

Plus tôt cette semaine, le Premier ministre Netanyahou a également averti Beyrouth d'une possible entrée officielle du Hezbollah au sein du gouvernement libanais. "Nous tiendrons le gouvernement libanais pour responsable de toute agression contre Israël, le cas échéant".

Selon des rapports, Hassan Nasrallah devrait également déclarer, lors du rassemblement de vendredi soir, que le Hezbollah ne manquerait pas de viser Tel Aviv en cas d'attaque d'Israël.

14/8

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1249418607126&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FPrinter

 

Depuis la guerre israélo-libanais de 2006, l´on a enregistré peu de cas de violation de paix, mais la tension monte en ce moment dans la région.

Le Hezbollah est en train de former sa milice à l´utilisation de nouveaux missiles de longue portée qui ont la capacité de toucher Tel Aviv.

Le Hezbollah aurait stocké 40000 roquettes à la frontière, selon des informations publiées par le Times.

Source: The Jewish Chronicle

http://www.spreadthetruth.fr/wordpress27/?p=2387


b) Israël

18-08

Dans la nuit de dimanche à lundi, l'armée israélienne a démantelé le poste de surveillance qu'elle avait mis en place au début du mois de juillet sur les hauteurs de Kfarchouba. Les troupes de l'État hébreu ont également enlevé les balises de béton qui entouraient ce poste d'observation.
Le 17 juillet dernier, des dizaines de Libanais avaient coupé les fils barbelés dans la zone qui constitue un point de discorde entre le Liban et Israel. Ils avaient planté aux alentours de ce poste d'observation, pour quelque temps, des drapeaux libanais ainsi qu'un drapeau du Hezbollah.
Les hauteurs de Kfarchouba, comme les fermes de Chebaa, avaient été occupées par Israel en 1967 en même temps que le Golan.

http://www.lorientlejour.com/article/628393/L%27armee_israelienne_demantele_la_position_a_Kfarchouba_.html

 23-08

Selon un communiqué de l’Armée Libanaise, hier à 13h55 (heure locale), l’aviation de reconnaissance israélien a violé l’espace aérien libanais au-dessus de Naqoura en procédant ensuite à un survol du Sud avant de quitter à 01h10, ce matin, au-dessus de Rmeich.

Hier de minuit à 08h30 de ce matin, les forces d’occupation avaient procédé à des tirs d’entraînement à balles réelles dans les fermes de Chabaa occupées ; lors de ces entraînements elles avaient également utilisé des obus et des armes lourdes automatiques. Ces entraînements étaient accompagnés d’un survol d’hélicoptères qui dura jusqu’à l’aube de ce matin.
A partir de ce matin, à 10h, elles avaient procédé à des mouvements de troupes véhiculées dans les territoires occupés palestiniens de la région frontalière avec le Liban.

FLASH LIBAN

 

« Israël doit retirer ses forces et cesser ses violations »
Concernant le village de Ghajar, Ban Ki-moon remarque que les forces israéliennes continuent d'occuper une partie du village et une zone adjacente au nord de la ligne bleue, en violation de la résolution 1701. Israël doit retirer ses forces de la zone. Israël doit également cesser ses violations aériennes et ses violations terrestres de la ligne bleue, a-t-il exigé. Quant au déminage, le Centre de coordination de la lutte antimines des Nations unies continue de jouer un rôle important dans les opérations de déminage des mines terrestres, des bombes à sous-munitions et d'autres restes d'explosifs de guerre dans la zone d'opérations de la Finul.
Après avoir noté les modifications récentes apportées et qui vont être apportées à la configuration de la Finul, le secrétaire général a rappelé qu'en ce qui concerne la force navale, depuis juin, le nombre considérablement réduit de matériel, et spécialement de frégates, a fait que le groupe d'intervention navale de la Finul utilise ses moyens au maximum pour s'acquitter de son double mandat d'interdiction maritime et de formation de la marine libanaise. En ce qui concerne la prochaine phase opérationnelle, qui commencera le 1er septembre, l'Allemagne a une nouvelle fois accepté de présider le groupe d'intervention navale, cette fois-ci pour une période de trois mois.

Sylviane Zehil

L’Orient-Le Jour
11 août 2009

http://www.lorientlejour.com/article/627696/

 

De sérieuses menaces seront exercées par Israel pour changer les règles d’engagement de la Finul au Liban-Sud
Évoquant les consultations du Conseil de sécurité relatives à la prorogation prochaine du mandat de la Finul au Liban-Sud, le quotidien syrien Techrine (officiel) a fait part hier de « sérieuses menaces israéliennes qui seraient exercées pour changer les règles d'engagement de la Finul au Liban-Sud, en vue d'un retour au texte initial de la résolution, qui avait été refusé par la Résistance, et dont la teneur accordait aux Casques bleus des prérogatives indépendantes et larges sur la base du chapitre VII ».
« Ces pressions, poursuit le quotidien, qui bénéficient d'un soutien américain, d'une compréhension européenne et d'une complicité arabe implicite sont vouées à l'échec, notamment au lendemain de la position héroïque des habitants du Liban-Sud, qui ont fait face aux tentatives visant à imposer de nouvelles règles d'engagement, d'où une révision des calculs faits par les États européens », indique Techrine.
Et de poursuivre :
« La fréquence des menaces israéliennes contre le Liban a baissé, dans la forme en tous les cas, et ce après que les responsables israéliens eurent réalisé leur impact négatif sur les colons, notamment au lendemain du discours du chef de la Résistance », le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, constate le quotidien, qui indique que, lors de son intervention, le numéro un du parti chiite a mis les points sur les i et dressé les enjeux de la nouvelle équation, à savoir
Tel-Aviv contre la banlieue sud. « C'est ce qui a amené le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à placer les déclarations qu'il avait faites dans le cadre d'une tempête médiatique, œuvrant ainsi à rassurer les Israéliens en affirmant que la paix et la stabilité règnent à la frontière avec le Liban », ajoute le quotidien.

24 août 2009

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/62898...


c) Finul

Mandat de la Finul : Le projet de résolution de  la France sera examiné.
Le projet de résolution que la France a fait distribuer, dans la nuit de vendredi à samedi, aux membres du Conseil de sécurité de l'ONU pour la prorogation du mandat de la Finul qui vient à échéance le 31 août, fera l'objet de discussions, cette semaine, au niveau des experts. Après approbation des capitales respectives des États membres du Conseil de sécurité, le texte sera adopté par le Conseil lors d'une réunion prévue à cet effet le jeudi 27 août », a indiqué à L'Orient-Le Jour une source diplomatique européenne. Parrainé par la France, ce projet de résolution est « équilibré », explique la source. « Il souligne la profonde préoccupation du Conseil face aux violations de la résolution 1701, mais sans condamnation particulière. Il répond à la lettre datée du 6 août de Ban Ki-moon adressée au président du Conseil, en recommandant la prorogation du mandat de la Finul pour une nouvelle période d'un an « sans modification », comme l'avait demandé le Premier ministre Fouad Siniora, dans sa lettre datée du 4 août au secrétaire général », a rappelé cette même source.
Dans ce projet de résolution, le Conseil de sécurité rappelle toutes les résolutions précédentes concernant le Liban, en particulier les résolutions 425 (1978), 426 (1978), 1559 (2004), 1680 (2006), 1701 (2006) et 1773 (2007), ainsi que les déclarations de son président touchant la situation au Liban. Le texte réaffirme l'attachement du Conseil « à la pleine application de toutes les dispositions de la résolution 1701, et souligne la responsabilité qui lui incombe d'aider à garantir un cessez-le-feu permanent et à trouver une solution à long terme au conflit, conformément à cette résolution. Il invite toutes les parties concernées à intensifier leurs efforts pour mettre en œuvre toutes les dispositions de la 1701, et « exprime sa profonde préoccupation » face à toutes les violations répertoriées, en particulier les récentes violations graves mises en évidence dans la lettre du secrétaire général du 6 août 2009. Le texte souligne l'importance de l'établissement, entre la ligne bleue et le Litani, d'une zone vide de tout élément armé, d'équipements militaires et d'armes autres que ceux déployés par le gouvernement libanais et les forces de la Finul, et à cette fin, il encourage une coordination plus poussée entre la Finul et les forces armées libanaises. Le projet de résolution invite aussi toutes les parties concernées à respecter la ligne bleue dans son intégralité, et les encourage à une coopération plus poussée avec la Finul, notamment pour marquer la ligne bleue et pour parvenir à un accord sur la partie nord de Gajar.
Appui aux forces armées libanaises
Le projet de résolution rappelle aussi les dispositions de la convention sur la sécurité du personnel des Nations unies et du personnel associé, tout en saluant le rôle actif et le dévouement du personnel de la Finul,notamment de son commandant. Le texte exprime sa profonde gratitude aux États membres qui contribuent à la Finul et souligne la nécessité que la force internationale ait à sa disposition tous les moyens et les équipements nécessaires pour s'acquitter de son mandat. Il réaffirme l'autorité donnée à la Finul pour qu'elle prenne les mesures nécessaires dans la zone de déploiement de ses forces, qu'elle s'assure que la zone d'opérations n'est pas utilisée pour des activités hostiles, quelle que soit leur nature et qu'elle puisse faire face aux tentatives menées pour l'empêcher de s'acquitter de son mandat.
Invitant les États membres à apporter leur appui à l'armée libanaise afin qu'elle puisse exercer ses fonctions, conformément à la résolution 1701, et constatant que la situation au Liban continue de menacer la paix et la sécurité internationales, le projet de résolution réclame une prorogation du mandat de la Finul jusqu'au 31 août 2010, et salue le rôle positif des Casques bleus, « dont le déploiement avec l'armée libanaise a contribué à créer un nouvel environnement stratégique dans le Sud du Liban ». Il se félicite aussi de l'élargissement de la coordination entre la Finul et l'armée libanaise, et les encourage à la renforcer. Il appelle fortement toutes les parties concernées à respecter la cessation des hostilités et la ligne bleue dans sa totalité, à coopérer pleinement avec l'ONU et avec la Finul, et à s'acquitter scrupuleusement de leurs obligations, à savoir de respecter la sécurité du personnel de la Finul et d'autres agences des Nations unies, notamment en s'interdisant toute action qui les mette en danger et en faisant en sorte que la Finul jouisse d'une entière liberté de circulation dans toute la zone d'opérations. Il invite également toutes les parties à coopérer pleinement avec le Conseil de sécurité et avec le secrétaire général de l'ONU afin de parvenir à un cessez-le-feu permanent et à une solution à long terme, tel que prévu par la résolution 1701.
Le Conseil « prie » le secrétaire général de continuer à lui faire rapport sur l'application de la résolution 1701 tous les quatre mois, ou toutes les fois qu'il jugera nécessaire. À cet égard, il « se félicite » de recevoir le plus tôt possible les conclusions de l'investigation - qui sera conduite durant les prochains mois, comme mentionné dans la lettre du secrétaire général du 6 août 2009 - de la capacité opérationnelle de la Finul, notamment la structure, les actifs et les requis de la force, dans un effort d'assurer, en phase avec les bonnes pratiques du maintien de la paix, que les avoirs et ressources de la mission sont bien configurés de manière à permettre l'application des obligations mandatées de la façon la plus adéquate, afin de s'acquitter des tâches qui lui ont été confiées.
En conclusion, le Conseil « souligne » combien il est important et nécessaire de parvenir à une paix globale, juste et durable au Moyen-Orient, en se fondant sur toutes ses résolutions pertinentes, notamment ses résolutions 242 du 22 novembre 1967, 338 du 22 octobre 1973 et 1515 du 19 novembre 2003, et « décide » de demeurer activement saisi de la question.

24/8

Sylviane Zehil

24/08/2009

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/628977/Mandat_de_la_Finul+%3A__le_projet_de_resolution_de+_la_France_sera_examine_jeudi__par_les_experts.html

 

Le mandat de la force de l'ONU prorogé d'un an

Le Conseil de sécurité des Nations unies a prorogé jeudi pour une nouvelle période d'un an le mandat de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul), qui veille au respect de l'arrêt des combats après la guerre d'août 2006.

Le Conseil a pris cette décision dans sa résolution 1884, rédigée par la France et adoptée à l'unanimité de ses quinze membres.

Le texte proroge jusqu'au 31 août 2010 et sans modification le mandat de la Finul, qui expirait à la fin du mois.

Il salue "le rôle positif" de cette force "dont le déploiement, avec les forces armées libanaises, a aidé à instaurer un nouvel environnement stratégique dans le sud du Liban.

La résolution "demande à toutes les parties concernées de respecter la cessation des hostilités et la Ligne bleue dans sa totalité, y compris à Ghajar". La Ligne bleue marque la frontière entre le Liban et Israël. Ghajar est un village divisé aux confins d'Israël, du Liban et de la Syrie.

L'armée israélienne a occupé la partie nord du village où vivent quelque 1.500 habitants, située en territoire libanais, durant la guerre de 2006 et y a érigé une clôture de sécurité provisoire pour empêcher l'infiltration de combattants du Hezbollah dans la partie sud où vivent entre 500 et 800 habitants

La résolution appelle également les parties à "coopérer pleinement avec le Conseil et avec le secrétaire général (de l'ONU) afin de parvenir à un cessez-le-feu permanent et à une solution à long terme, tel qu'envisagé par la résolution 1701, et insiste sur la nécessité d'aller encore de l'avant dans ce sens."

Force de paix déployée dans le sud du Liban depuis 1978, la Finul a vu son mandat et ses effectifs considérablement élargis, aux termes de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, après le conflit de juillet-août 2006 entre Israël et la milice chiite libanaise Hezbollah.

La résolution 1701 avait permis un arrêt des combats mais pas de cessez-le-feu.
La Finul compte quelque 13.000 personnels, déployés au sud du fleuve Litani, frontière naturelle du Liban sud. Elle est commandée par le général italien Claudio Graziano.

Depuis la fin des combats le 14 août 2006, l'armée libanaise s'est déployée le long de la frontière avec Israël pour la première fois depuis plusieurs décennies.

Tout en saluant la reconduction du mandat, l'ambassadrice d'Israël, Gabriela Shalev, a attiré l'attention du Conseil sur le "phénomène dangereux" constitué par les activités du Hezbollah. Celui-ci "continue de se déployer et agit activement au nord et au sud du Litani en violation flagrante de la résolution 1701", a-t-elle dénoncé

En réponse, l'ambassadeur du Liban, Nawaf Salam, a accusé Israël d'être responsable du non-respect de la résolution 1701. "Non seulement Israël continue de violer quotidiennement la Ligne bleue et l'espace aérien libanais", mais il "continue également de refuser de se retirer du nord de Ghajar", a-t-il affirmé.

28 août 2009

http://18alexterieurliban.blogspot.com/2009/08/le-mandat-de-la-force-de-lonu-proroge.html


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