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30/08/2009

n°113 - Dossiers du Liban - 29-08 -: Début - : Liban : Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.

n°113 - Dossiers du Liban - 29-08 -: Début  - : Liban : Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°113 du 29-08

 

                                                                    C.De Broeder     &     M.Lemaire

 



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Le mandat de la Finul prorogé d’un an sans modification.

Israël est responsable du non-respect de la résolution 1701.

1 Dossier & Point de vue

1-1  Scarlett Haddad : Nawaf Moussawi : Si on veut éviter la guerre, il faut s’y préparer…

1-2   Émile Khoury : Liban : Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.

1-3 Émile Khoury : Un dilemme : régularisé ou pas l’arsenal du Hezbollah ?

Suite 1-4 Leila Mazboudi : Une station internet israélienne au coeur du Liban: les dessous. (1ère partie).

1-5 Michel Hajji Georgiou : Hariri s’emploie à réparer les dégâts de Joumblatt.

1-6 Liban: Les réserves d'eau menacées.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Marie Nassif-Debs : Non au terrorisme de l’État d’Israël contre les peuples Palestiniens et Libanais

2-2 Le Général Aoun : « Il existe un déterminisme historique dans chaque nation qui fait

qu'elle ne peut s'édifier qu'à force de sacrifices. »

2-3 On nous prend pour des cons.

2-4 J'accuse...

Fin

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Marie Nassif-Debs : Pour le renouveau des forces de la Gauche et des forces démocratiques.

3-2 Franklin Lamb : Le Long de la Frontière Bleue entre le Liban et la Palestine.

3-3 Jean Dorna : Analyse : Sur la théorie du "choc des civilisations".


Tiré à part :

Le mandat de la Finul prorogé d’un an sans modification.
Le Conseil de sécurité a prorogé hier pour une nouvelle période d'un an le mandat de la Finul sur base de la résolution 1884, rédigée par la France et adoptée à l'unanimité de ses quinze membres. Le texte proroge jusqu'au 31 août 2010 et sans modification le mandat de la Finul, qui expirait à la fin du mois. Il salue « le rôle positif » de cette force « dont le déploiement, avec les forces armées libanaises, a aidé à instaurer un nouvel environnement stratégique dans le sud du Liban ».
La résolution « demande à toutes les parties concernées de respecter la cessation des hostilités et la ligne bleue dans sa totalité, y compris à Ghajar ». La résolution appelle également les parties à « coopérer pleinement avec le Conseil et avec le secrétaire général (de l'ONU) afin de parvenir à un cessez-le-feu permanent et à une solution à long terme, tel qu'envisagé par la résolution 1701, et insiste sur la nécessité d'aller encore de l'avant dans ce sens ».

28 août 2009

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/629466/Le_mandat_de_la_Finul_proroge_d%27un_an_sans_modification.html

 

Israël est responsable du non-respect de la résolution 1701.

L'ambassadeur du Liban, Nawaf Salam, a accusé Israël d'être responsable du non-respect de la résolution 1701. « Non seulement Israël continue de violer quotidiennement la ligne bleue et l'espace aérien libanais », mais il « continue également de refuser de se retirer du nord de Ghajar », a-t-il affirmé.

Rappelant les détails des destructions provoquées par Israël au Liban lors de la guerre de juillet 2006, M. Salam a vivement stigmatisé les récentes menaces proférées contre le Liban par le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, et a pressé le Conseil de sécurité à condamner ces menaces dans les termes les plus fermes.

28 août 2009

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/629466/Le_mandat_de_la_Finul_proroge_d%27un_an_sans_modification.html



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Scarlett Haddad : Nawaf Moussawi : Si on veut éviter la guerre, il faut s’y préparer…
Connu pour ses propos fermes, Nawaf Moussawi affiche aujourd'hui un air serein.

Rien ni personne ne semble devoir entamer sa confiance dans l'avenir.

À ceux qui s'étonnent de tant d'optimisme, il répond, par le raisonnement, que pour l'instant, les conditions objectives d'un affrontement interne ou externe ne sont pas réunies. Le nouveau député membre du bloc de la Résistance, qui a occupé longtemps les fonctions de responsable des relations extérieures du Hezbollah, est surtout sûr des capacités de son parti, de ses alliances et de l'engagement des hommes qui le constituent. Habitué des dialogues difficiles, il mise essentiellement sur la logique pour chercher à convaincre ses interlocuteurs. Quant à ceux qui s'obstinent, ils lui arrachent un simple haussement d'épaules...
À l'heure où le Liban célèbre le troisième anniversaire de la guerre de juillet et août 2006, comment explique-t-il le fait que certaines parties libanaises continuent à la considérer  comme une défaite pour le Liban ?

« Ceux qui pensent encore de cette façon, répond Nawaf Moussawi, ont un problème de discernement. Ils ne voient pas ce qui se passe. Je leur conseille d'être plus réalistes. Car si on suit cette logique, on devrait considérer que les alliés n'ont pas remporté la Seconde Guerre mondiale puisque Londres a été en grande partie détruite. En matière de guerre, la victoire ou la défaite se mesure aux réponses apportées à la question suivante : l'ennemi a-t-il atteint son objectif ? Si la réponse est non, ce qui est le cas pour 2006, c'est qu'il a perdu. La Résistance qui était en position de défense a-t-elle réussi à rester sur place et à défendre le pays ? La réponse est oui. C'est une démarche élémentaire...
De plus, dans un article publié sur son site Internet en 2008, le journaliste américain George Friedman, qui commentait l'offensive géorgienne contre l'Ossétie du Sud, a expliqué que les Russes ont failli atteindre Tbilissi. Il a invité les Géorgiens à cesser d'utiliser les moyens que leur ont appris les Israéliens et à faire plutôt appel aux hommes de Hassan Nasrallah... C'est une confirmation de plus de la victoire de la Résistance, face à l'État le plus puissant de la région, jouissant de l'appui de la communauté internationale. Désormais, les techniques que nous avons utilisées pendant la guerre de 2006 sont enseignées dans les académies militaires... Continuer à nier cette réalité s'inscrit dans le cadre des chicaneries internes. »
Dans sa réponse aux menaces israéliennes, le Hezbollah ne paraît-il pas trop sûr de lui ? « Quand l'ennemi multiplie les menaces, il faut riposter, sinon cela pourrait l'encourager à poursuivre son action provocatrice. C'est un moyen de dissuasion. En fait, si on veut réellement éviter la guerre, il faut s'y préparer », souligne Moussawi.
Y a-t-il une possibilité de nouvelle guerre avec Israël ?

Selon Nawaf  Moussawi, Israël n'a jamais mené une guerre contre les Arabes sans l'aval, le feu vert et parfois à la demande des États-Unis. La guerre de 2006 a été menée à la demande de George Bush. La question qu'il faut donc poser est la suivante : Barack Obama veut-il réellement une guerre dans la région ? « Personnellement, poursuit Moussawi, je ne le crois pas.

Au moins au cours de la première année de son mandat. » Et au cours de la seconde année ? « La guerre, répond Moussawi, n'est pas un acte de vengeance. Elle est le moyen utilisé pour atteindre un objectif. »
Pourtant, leurs propres analyses affirment qu'Israël souhaite se venger de sa défaite en 2006... Moussawi approuve, mais il fait remarquer que les Israéliens ont tenté de prendre leur revanche en lançant une agression de grande envergure contre Gaza. Ils ont aussi échoué. Ils ont effectué la première étape qui consiste dans les bombardements aériens, puis la seconde qui consiste à avancer dans les zones ouvertes, mais ils se sont arrêtés à la troisième étape, face aux régions peuplées.

Or les bombardements de loin ne modifient pas l'équation militaire.
Si on suit son développement, on peut dire qu'il n'y aura plus de guerre avec Israël. Or cela va à l'encontre des thèses défendues par le Hezbollah. « Non, car les Israéliens ne partagent pas forcément ce point de vue. Ils sont suffisamment arrogants pour se lancer dans une nouvelle aventure militaire croyant pouvoir renverser les nouveaux équilibres. »

Il répète qu'en ce qui le concerne, Obama est responsable de toute guerre israélienne contre le Liban. Il est convaincu que la décision appartient aux États-Unis.
La Résistance poursuivra ses préparatifs
Selon lui, la guerre de 2006 a-t-elle accéléré ou éloigné la possibilité d'une nouvelle agression israélienne ? « Elle a, en tout cas, rendu l'agression contre le Liban très difficile. Certains pensent même qu'il faut désormais donner la priorité à encercler politiquement la Résistance et miser sur le compromis interne qui devrait entraver son action. Personnellement, je crois que la Résistance poursuivra ses préparatifs dans toutes les circonstances. »
Finalement, à qui appartenait le dépôt d'armes qui a explosé à Kherbet Selm ? « Il faut poser la question aux autorités libanaises. Ce qui compte dans cette affaire, c'est que la souveraineté au Sud est assurée par l'armée libanaise, non par la Finul. La résolution 1701 n'a pas placé le Sud sous le mandat de la Finul. Celle-ci doit aider l'armée lorsque cette dernière le lui demande. De toute façon, ce dossier est clos depuis que les officiers de la Finul ont présenté leurs excuses aux habitants de la région. »
Justement, certains accusent le Hezbollah d'avoir utilisé les habitants pour étouffer l'explosion du dépôt d'armes... « Ce sont des propos stupides, proteste Nawaf Moussawi.

Pour reprendre l'expression de Walid Joumblatt, ils sont émis par des personnes dont la sensibilité se réveille à Kherbet Selm mais sommeille devant les fermes de Chebaa... »
Pourquoi remettre de nouveau sur le tapis le sort de Yehya Skaff ?
N'est-ce pas une façon de préparer le terrain à une nouvelle action de la part du Hezbollah ? « Les Israéliens continuent à rechercher Ron Arad. Pourquoi la dignité de celui-ci serait-elle plus importante que celle de Yehya Skaff ? Ce qui serait honteux serait de ne pas se soucier de son sort. L'époque où les dirigeants prenaient à la légère la vie des citoyens est révolue. Ceux qui protestent contre l'intérêt porté par le Hezbollah au sort de Yehya Skaff auraient-ils la même attitude s'il était leur fils ? Pour nous, c'est un dossier national et humain. »
Nawaf Moussawi estime que l'époque de l'encerclement interne de la Résistance est révolue.  Reste la Syrie. Le Hezbollah n'éprouve-t-il aucune inquiétude au sujet de la reprise possible des négociations avec Israël ? « Nous remercions la Syrie pour sa position pendant la guerre de 2006. Les Syriens ont été les seuls à se tenir à nos côtés. Et on prend pleinement conscience de l'importance de cette position lorsqu'on regarde ce qui s'est passé entre Gaza et l'Égypte pendant la dernière guerre israélienne. »
Au sujet de la reprise des négociations avec Israël, Moussawi rappelle que la Syrie a négocié avec les Israéliens de 1991 (date de la conférence de Madrid) jusqu'à la rencontre entre Assad et Clinton à Genève en 1999 et rien n'a changé dans son attitude envers la Résistance.
La Syrie et l'Occident
Pourquoi le résultat de l'enquête sur l'assassinat de Imad Moghniyé n'a-t-il pas été divulgué ?

Le Hezbollah a-t-il mené sa propre enquête ? « Oui, dans son cadre limité. La Syrie étant un État souverain, elle a mené la sienne. Nous avons une vision claire de ce qui s'est passé. Et les Syriens publieront les résultats quand ils le jugeront nécessaire. »
Mais si c'était Israël, pourquoi ne pas le dire ? « Nous l'avons dit. Et dans ce cas, ce n'était pas une accusation politique comme on le fait au Liban. Elle est basée sur des éléments concrets. »
Les tentatives d'éloigner la Syrie de l'Iran inquiètent-elles le Hezbollah ? Nawaf Moussawi sourit. Il est convaincu que cette nouvelle orientation est le fruit de l'échec de la politique occidentale à l'égard de la Syrie. Selon lui, le virage occidental en direction de la Syrie a commencé le 14 août 2006. « Mais avec beaucoup d'hypocrisie, l'Occident cache ce constat d'échec en affirmant vouloir éloigner la Syrie de l'Iran. »
En somme, ils ont payé le prix et c'est la Syrie qui récolte les fruits... « Nous avons défendu notre pays contre l'agression israélienne. Et nous avons réussi à modifier le rapport de forces dans la région. Tant mieux si cela profite à nos alliés. » Moussawi relève le fait que depuis des années, l'Occident rejette toute ingérence syrienne dans les affaires libanaises, et maintenant tout ce qui est demandé à la Syrie, c'est de s'ingérer dans nos affaires et de faire pression sur l'opposition.
Pourquoi sayyed Hachem Safieddine apparaît-il soudain dans les médias ? Sayyed Nasrallah compte-t-il se retirer ? « En cette période de célébration du troisième anniversaire de la guerre de 2006, tous les responsables du Hezbollah interviennent dans les médias. Que Dieu protège sayyed Nasrallah et arrêtez ces spéculations qui ne sont qu'une "symphonie de fausses notes". »
Nawaf Moussawi tient à rendre hommage au général Michel Aoun pour sa position pendant la guerre de 2006.

Selon lui, il a à cœur l'intérêt national et il est prêt à tout lui sacrifier. « Quand vous traitez avec des hommes libres, vous ne pouvez qu'être heureux, dit-il, et Michel Aoun en est un. » Le Hezbollah l'est-il ? « Quand on sacrifie ses enfants à une cause dans laquelle on croit, c'est qu'on a atteint le summum de la liberté », répond-il sobrement.

Scarlett HADDAD

L’Orient-Le Jour
11 août 2009
http://www.lorientlejour.com/article/627697/Nawaf_Moussawi%3A_Si_on_veut_viter_la_guerre%2C_il_faut_sy_prparer.html


1-2 Émile Khoury : Liban : Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.
Commentaire
La saison touristique d'été tiendra-t-elle ses fructueuses promesses, et l'automne qui la suivra sera-t-il tempéré ou chaud ? Cette sourde inquiétude, fille d'un certain juillet dévastateur, habite bien plus les Libanais que le souci ministériel.

D'autant qu'Israel ne cesse de tirer des menaces en rafales aussi bien contre le Liban que contre l'Iran.
Plus d'un responsable israélien affirme qu'une éventuelle nouvelle guerre signifierait la destruction totale de notre pays. Giyora Eiland, ancien président du Conseil de sécurité nationale israélien, déclare que le gouvernement libanais doit bien comprendre qu'il sera autant la cible de la suprématie militaire israélienne que la totalité de l'infrastructure libanaise. Il ajoute qu'en accordant une légitimité absolue au Hezbollah en le protégeant et en relevant son rayonnement politique, le gouvernement libanais s'expose à une guerre ouverte, visant non seulement le Hezb, mais également tous ceux qui le soutiennent. Eiland regrette, en conclusion, qu'Olmert n'ait pas ordonné en juillet 2006 suffisamment de frappes aériennes massives pour briser le Liban et le Hezbollah, avant que les réactions mondiales ne forcent l'arrêt d'une telle offensive.
Comment prévenir une agression israélienne élargie, comment s'en protéger ?

Un ancien ministre répond qu'il faut tout d'abord prendre garde à ne donner à Israel aucun prétexte d'attaque. Ce qui implique un accord dans ce sens entre toutes les parties locales, le Hezbollah inclus. On sait en effet qu'en juillet 2006, l'État hébreu a soutenu que c'est le Hezb qui avait déclenché la guerre en capturant deux soldats
israéliens.

Au cas où Israel déciderait de passer aux actes sans disposer de prétexte, le front intérieur libanais s'en trouverait bien soudé pour faire face, le cabinet d'union nationale en voie de formation gérant alors cette résistance. Toujours dans le même cas, poursuit la source citée, les pays arabes, notamment l'Arabie saoudite, l'Égypte et la Syrie, se tiendraient aux côtés du Liban et lui apporteraient
diverses assistances.

De même pour l'Iran, qui volerait au secours du Hezbollah. Mais il serait encore plus efficacement soutenu par l'Amérique et l'Europe, qui n'admettraient pas une agression israélienne injustifiée.
L'ancien ministre se demande cependant comment le Hezbollah réagirait si l'Iran était la cible d'une lourde frappe israélienne, comme il en est beaucoup question ces jours-ci dans plus d'un cercle informé. Le parti de Dieu voudrait-il, et pourrait-il, s'interdire de tirer des missiles sur Israel afin de prémunir le Liban contre une nouvelle guerre dévastatrice ? On peut, sans doute, envisager une riposte graduée du Hezb, en cas de frappe israélienne limitée, ainsi qu'une contre-riposte
israélienne, également graduée.

Mais qu'adviendrait-il si l'Iran était massivement attaqué aussi bien par les Américains que par les Israéliens, à cause de son obstination à se doter de l'arme nucléaire ?

Rien ne garantit, bien au contraire, que le Hezbollah n'ouvrirait pas alors en grand le front du Liban-Sud.
La logique de la violence, dont le parti combattant est adepte, induit, poursuit cette source, que la présence du Hezbollah au sein d'un gouvernement d'union nationale ne signifie aucune assurance antiguerre.
Il ne saurait pas, pour sa part, rester à l'écart d'un conflit armé, comme l'Iran, la Syrie et les autres pays arabes l'ont fait durant la guerre de juillet 2006. D'autant qu'il s'arroge, et usurpe, ce droit de décider de la guerre et de la paix que la Constitution réserve, en exclusivité, au Conseil des ministres, à la majorité des deux tiers.
L'ancien ministre conclut en répétant qu'il ne sert à rien de s'entendre sur le tiers de blocage et autres questions ministérielles s'il n'y a pas d'abord entre les leaderships un accord sur la nécessité de mettre le Liban à l'abri d'une nouvelle guerre contre Israel. Il reste, cependant, que les Libanais sont divisés sur le point de savoir si le Liban doit ou non s'impliquer dans une guerre israélo-iranienne ou irano-américaine.
Émile Khoury
http://www.lorientlejour.com/article/625175/Interrogations_plutt_inquites_sur_les_vises_israliennes.html


1-3 Émile Khoury : Un dilemme : régularisé ou pas l’arsenal du Hezbollah ?
La face cachée de la lune : un ancien ministre, bien informé, révèle que l'une des raisons du retard pris dans la formation du gouvernement est qu'on se perd en conjectures sur le sempiternel problème de l'arsenal du Hezbollah. Et qu'on débat en coulisses sur le point de savoir s'il vaudrait mieux le placer sous la coupe de la légalité, pour asseoir l'autorité de l'État ou le laisser hors de la sphère publique, afin que le Hezb en assume seul la responsabilité. Pour que, le cas échéant, le Liban ne soit pas tenu responsable de son utilisation, et puisse limiter l'étendue et les dégâts d'une attaque israélienne. En termes politiques, cela revient également à dire qu'on éviterait, en s'abstenant d'intégrer l'armement au potentiel public, que le Hezbollah paraisse faire corps et âme avec l'État libanais, et inversement.
Ainsi en juillet 2006, l'État avait pu se laver les mains de la responsabilité de la guerre, car le Hezbollah avait agi de son propre chef, sans en référer au gouvernement ni l'informer. Ce qu'il aurait été obligé de faire si son armement avait été légalisé, donc placé sous système de coordination avec l'armée. Conséquences manifestes : les raids de l'aviation israélienne avaient certes ciblé des ponts et des routes, mais pas les centres névralgiques de la vie civile, l'eau, l'électricité, le téléphone, les ports et les aéroports. Cette prévention est survenue à la demande des États-Unis, qui n'auraient pas pu intervenir si le Hezbollah et l'État libanais étaient bonnet blanc et blanc bonnet.
Il faut cependant souligner que la position israélienne a évolué : aujourd'hui, les dirigeants israéliens menacent de frapper tout le Liban, voire de le détruire, si le Hezbollah bouge de nouveau. La question est de savoir si le gouvernement pourrait, cette fois, se démarquer du Hezb, en cas de malheur. De plus, on se demande si la
décision d'action, pour ne pas dire de guerre, ne resterait pas aux seules mains du Hezbollah, même une fois son armement légalisé.

L'ancien ministre rappelle que le Liban a subi une série d'agressions et deux invasions israéliennes en riposte aux opérations des fedayin menées à partir du Sud. Quand le gouvernement libanais a approuvé la convention du Caire, donnant libre cours aux fedayin, Israël y a vu une dénonciation, et une résiliation, de la convention d'armistice de 1949, en faisant assumer au Liban la responsabilité des hostilités dirigées contre son territoire par les combattants palestiniens. Ironie cruelle du sort : cette convention du Caire qui a tant coûté à ce malheureux pays, les organisations palestiniennes ne l'ont même pas appliquée.
C'est là un précédent qui montre que ce pays subit les conséquences dévastatrices de la légalisation d'un armement parallèle utilisé à partir de son territoire. Et, en même temps, combien il faut se méfier d'un accord avec des parties non officielles puissamment armées. Mais est-ce que la suite éventuelle serait cette fois la même ? On sait en effet que les Libanais s'étaient divisés sur la question des fedayin, et qu'il en avait résulté une guerre civile de deux ans qui a fait bien des petits ensuite, pendant quatorze ans.
Il faut également se rappeler que si les Palestiniens de l'époque avaient pu tenir tête à l'État libanais, c'était, en bonne partie, grâce aux appuis arabes dont ils bénéficiaient. Mais ils avaient finalement tiré les marrons du feu pour la Syrie, entrée pour les mettre au pas et restée pendant près de trente ans. Cette même Syrie qui soutient actuellement l'armement du Hezbollah, mais qui ne s'est manifestée que verbalement lors de la guerre de juillet.
La question est dès lors de savoir si l'histoire va repasser les mêmes plats, si le Liban va subir à cause de l'armement parallèle ce qu'il avait enduré à cause des fedayin palestiniens et de la convention du Caire. On craint dès lors que le prochain gouvernement n'affronte, à travers un accord tacite ou pas sur l'arsenal du Hezb, les mêmes épreuves que le cabinet Karamé à travers la susdite convention.

Émile Khoury 

23 août 2009

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/628878/Un_dilemme+%3A_regulariser_ou_pas_l%27arsenal_du_Hezbollah.html



n°113 - Dossiers du Liban - 29-08 -: Suite - : Liban : Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.


n°113 - Dossiers du Liban - 29-08 -: Suite  - : Liban : Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°113 du 29-08

 

                              C.De Broeder     &     M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Dossier & Point de vue

1-4 Leila Mazboudi : Une station internet israélienne au coeur du Liban: les dessous. (1ère partie).

1-5 Michel Hajji Georgiou : Hariri s’emploie à réparer les dégâts de Joumblatt.

1-6 Liban: Les réserves d'eau menacées.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Marie Nassif-Debs : Non au terrorisme de l’État d’Israël contre les peuples Palestiniens et Libanais

2-2 Le Général Aoun : « Il existe un déterminisme historique dans chaque nation qui fait

qu'elle ne peut s'édifier qu'à force de sacrifices. »

2-3 On nous prend pour des cons.

2-4 J'accuse...

1-4 Leila Mazboudi : Une station internet israélienne au coeur du Liban: les dessous. (1ère partie).

((L'entité sioniste espionne le Liban par tous les moyens. Dernièrement le ministre des télécommunications Joubrane Bassil a révélé le démantèlement d'une centrale des services internet, relayés depuis Israël, installée dans la montagne du Barouk au Chouf. L'affaire risque d'être l'un des plus grands scandales sécuritaires  dans l'histoire du Liban. Elle devrait en principe faire tomber beaucoup de " grosses têtes"))
Selon le rédacteur du journal libanais arabophone " al-Akhbar", Jean Aziz, tout a commencé au lendemain de la décision du ministre des télécommunications Joubrane Bassil d'interrompre les activités de cette station, le 4 avril dernier, au motif qu'elle était illégale.
En démantelant ses paraboles installées sur l'antenne de diffusion de la chaîne télévisée libanaise MTV,  deux choses constatées ont mis la puce à l'oreille chez les parties concernées. À la différence avec toutes les autres, les paraboles de réceptions étaient dirigées dans le sens du sud, à partir d'un point qui devrait permettre une vision radiodiffusé directe d'Israël par le biais d'un Microwave. De plus, les appareils utilisés étaient d'une sophistication  non connue dans le marché libanais. 
 Dès son interruption, le ministre Bassil fit l'objet de sollicitations fusant de toutes parts  pour redémarrer la centrale de nouveau. Parmi les solliciteurs des responsables sécuritaires affiliés à des personnalités hauts placés et à des ministres.
S'obstinant à refuser toute concession, Bassil saisit le procureur général financier de cette affaire, exigeant une enquête et des mesures juridiques adéquates. Hélas, quatre mois sont déjà passés et l'affaire n'a pas encore été transférée à la cour de cassation.  Aucun interrogatoire n'a été effectué.  
 Signe de l'importance des personnalités qui se trouvent derrière cette société qui a entamé ses activités lorsque Marwane Hémadé (député du Parti socialiste progressiste du leader druze Walid Joumblatt) était ministre des télécommunications en 2006. Sachant que les sociétés qui bénéficient de cette centrale sont également connues dans le milieu politique.
Selon Jean Aziz, cette affaire comporte deux dimensions: financier et sécuritaire.
Concernant l'aspect financier, cette centrale israélienne du Barouk fonctionne grâce à une puissance de capacité estimée à 300 mégabits par seconde. Avec 2500$ comme tarif officiel pour le coût de 2 mégabits,  cette centrale soutirait donc du budget de l'état le montant de 375 mille dollars par mois.
Sachant que les propriétaires de cette centrale achetaient ses services par le biais d'une société située à Chypre,  pour le prix modique de 600$, et les vendaient pour la somme de  1500$, leurs gains seraient donc de l'ordre de 100 mille dollars par mois.
 S'agissant du volet sécuritaire de cette affaire, la première question se rapporte aux propriétaires de cette centrale. Selon les informations récoltées par Aziz, ils seraient nombreux, et certains d'entre eux sont hauts placés dans la fonction publique.
 Mais le pire est ailleurs. Vu qu'elle était possédée par des personnes appartenant au milieu politique libanais, et étant donné que les services qu'elle vendait étaient moins chers que ceux vendus par l'état libanais, de nombreuses personnalités officielles, politiques, militaires, et sécuritaires s'étaient contractées avec elle, pour leur procurer les services internet nécessaires. 
 La Palais présidentiel serait à fortiori l'un de ses clients. Leurs messageries risquent fort d'avoir été dévoilées, compte tenu de la sophistication des appareils confisqués et qui permettent de relayer les contacts dans les conditions climatiques les plus difficiles.
(À SUIVRE)
  

Leila Mazboudi

août 2009

Source : Al Manar TV
http://www.almanar.com.lb/...

http://www.palestine-solidarite.org/dossier.Liban.Leila_Mazboudi.180809.htm


1-5 Michel Hajji Georgiou : Hariri s’emploie à réparer les dégâts de Joumblatt.
Le Premier ministre désigné Saad Hariri a entamé ses contacts afin de réparer les dégâts causés par le repositionnement de Walid Joumblatt et de défricher le terrain pour la mise sur pied de son équipe ministérielle. Une inconnue : la formule 15-10-5 est-elle toujours valable ? Un problème à résoudre : les conditions toujours posées par Aoun.
La situation
Si le typhon Joumblatt est passé, l'heure est à l'évaluation des dégâts politiques. Et il y en a. Le chef du Parti socialiste progressiste a en effet fait vaciller l'ensemble d'un échafaudage politique resté quasiment intouché depuis quatre ans. Qui plus est, Walid Joumblatt l'a fait au moment où le Premier ministre désigné, Saad Hariri, pensait être enfin parvenu au bout de ses peines pour trouver une formule ministérielle plus ou moins satisfaisante pour l'ensemble des composantes politiques du pays.
Voici donc l'heure venue pour Saad Hariri, de retour aguerri de son séjour français, de reprendre ses contacts pour parer à tous les pièges qui lui sont tendus et mener à bien sa mission de formation du cabinet.
C'est dans ce sens qu'il s'est entretenu hier par téléphone avec le président de la République, Michel Sleiman, et avec l'ancien président Amine Gemayel, et qu'il a reçu le Premier ministre sortant Fouad Siniora, le vice-président de la Chambre, Farid Makari, et le ministre sortant des Finances, Mohammad Chatah. M. Hariri a également reçu un appel téléphonique du président français, Nicolas Sarkozy, qui lui a de nouveau exprimé son « soutien plein et entier » pour ses efforts visant à former un cabinet, ainsi que « l'appui constant de la France en faveur de l'unité, de la souveraineté et de l'indépendance du Liban ».
Cependant, le Premier ministre désigné a fait deux gestes significatifs qu'il convient de remettre dans le contexte global des événements et des discours de ces derniers jours. Il a ainsi reçu le secrétaire général du 14 Mars, Farès Souhaid, et l'ancien député Samir Frangié, dans ce qui est de toute évidence une volonté de manifester un soutien indéfectible à l'instance fédératrice que constitue le secrétariat général du 14 Mars. D'autant que la volonté syrienne de démanteler le 14 Mars et d'en isoler - par autant d'ouvertures et de « dialogues bilatéraux » - les pôles est désormais flagrante, ce qui explique les attaques répétées contre le secrétariat général, qui représente la plate-forme de rencontre entre les composantes du 14 Mars. Ce qui explique aussi l'attaque ciblée initiée dans la presse, depuis peu, contre Samir Geagea, littéralement diabolisé par Damas, parce qu'insusceptible de se laisser bercer (ou berner ?) par le chant des sirènes syrien. L'Ulysse de Meerab a mis depuis longtemps de la cire dans ses oreilles s'agissant des mélopées damascènes, et Wi'am Wahhab n'est définitivement rien d'une Pénélope, ni même d'une Circé ou de Calypso ...
Le deuxième geste important de Saad Hariri, hier, est d'avoir accordé audience au ministre sortant des Transports et des Travaux publics, Ghazi Aridi, en tant qu'émissaire de Walid Joumblatt. Un premier contact « consistant » entre MM. Hariri et Joumblatt depuis le tonitruant communiqué du Courant du futur en réponse aux déclarations du chef du PSP au Beau Rivage. Cette rencontre devrait considérablement hâter, selon des sources autorisées, une rencontre (aujourd'hui) entre les deux hommes, qui sera l'occasion de mettre les choses au clair.
Cependant, au-delà des formalités, le Premier ministre désigné doit désormais traiter avec une réalité : Walid Joumblatt ne fait plus partie du 14 Mars. Ce qui compromet en principe la formule des 15 +5 +10, transformée, dans la pratique, en 12 + 3 + 5 + 10, puisque les ministres joumblattistes ne sauraient être comptabilisés dans les rangs du 14 Mars. Cependant, Saad Hariri, au vu de l'insistance de toutes les parties - y compris de Damas et du Hezbollah, qui manifestent depuis peu leur volonté d'accélérer la formation du cabinet, en vertu de leurs propres intérêts stratégiques (des dangers qui pointent à l'horizon ?) - passerait outre cette complication. Il se dirigerait vers le maintien de cette formule, considérant que les représentants de Walid Joumblatt font partie de sa propre part au sein du cabinet, et non, stricto sensu, de celle du 14 Mars.
Une fois réglée la question du désordre créé par Walid Joumblatt - et après avoir résolu le problème de la composante druze du 8 Mars, le ministre sortant Talal Arslane, qui s'est rendu hier soir chez le chef du PSP à Clemenceau après avoir de nouveau tancé ses partenaires de l'opposition qui tentent de l'écarter de la formule ministérielle - il resterait un seul écheveau à dénouer pour Saad Hariri, selon des sources bien informées : le cas Aoun. Le chef du Courant patriotique libre continuerait, selon ses sources, de mettre des bâtons dans les roues du
Premier ministre désigné dans le seul but de lui arracher le retour de son gendre, le ministre sortant Gebrane Bassil. Lequel estime avoir enregistré un bilan positif aux Télécoms et considère qu'il mérite amplement de rempiler. Or, selon des sources proches de la majorité, même le cas Bassil serait traité dans les prochaines heures pour faciliter la formation du cabinet, soit par la réintégration de ce dernier dans l'équipe gouvernementale, soit dans l'intégration, à sa place, de l'autre gendre du chef du CPL, Roy Hachem. L'affaire ne devrait plus constituer un obstacle à la formation du cabinet, d'autant que, encore une fois, Damas semble manifester tout récemment une volonté toute particulière de voir le processus de formation du cabinet s'accélérer. C'est peut-être même la teneur du message - en amont de la prochaine rencontre Aoun-Joumblatt toujours démentie par les milieux de
Clemenceau - transmis hier par notre Hermès local aux ailerons syriens, Wi'am Wahhab, au locataire de Rabieh

Michel Hajji Georgiou.

L’Orient-Le Jour
mardi 11 août 2009
http://www.lorientlejour.com/article/627695/Hariri_repart...


1-6 Liban: Les réserves d'eau menacées.

Le Liban sera confronté à des changements considérables si les températures moyennes augmentent de 2-4 degrés Celsius au cours des 100 prochaines années, comme le prévoient la plupart des modèles de changement climatique.
D’après Wael Hmaidan, directeur exécutif d’IndyACT, la Ligue des activistes indépendants, le Liban sera le premier pays du Moyen-Orient à être touché par le changement climatique. « La répartition des pluies a changé, la densité de la neige décroît et les 
feux de forêt se multiplient », a-t-il dit.
Les précipitations annuelles moyennes du Liban sont supérieures à 800 millions de mètres cubes (m3), et permettent le maintien de plus de 2 000 sources pendant la saison sèche, qui dure sept mois. De quoi rendre jaloux les pays voisins plus arides, comme l’Irak ou la Jordanie.
Mais la situation est en train de changer. « Il y a 20 ans, nous comptions sur 80-90 jours de pluie par an au Liban. Aujourd’hui nous prévoyons 70 jours de pluie », a indiqué Bassem Jaber, expert de l’eau du Projet de mise en place des outils techniques de gestion de l'eau (MOTGE), au ministère libanais de l’Energie et de l’eau.

D’après M. Jaber, ce n’est pas la quantité de pluie qui change, mais la période à laquelle elle tombe : « Il tombe la même quantité d’eau, mais en un temps plus court, ce qui empêche l’infiltration dans le sol. L’eau coule en surface et se jette dans l’océan, sans avoir été exploitée. Sur son chemin, elle provoque l’érosion du sol, des glissements de terrain et des inondations soudaines. A long terme, ces phénomènes aboutissent à la désertification ».
M. Hmaidan, d’IndyACT, affirme que ces changements météorologiques pourraient conduire le pays au désastre : « Les seules ressources naturelles du Liban sont son climat agréable, ses forêts et son eau. L’économie du pays repose sur le tourisme, qui dépend de ces ressources. Si elles disparaissent, c’en est fini de l’économie libanaise ».
Selon les prévisions, le changement climatique devrait aussi faire décliner les chutes de neige. Au Liban, 65 pour cent de l’eau provient de la pluie, et 35 pour cent de la neige. Les pluies hivernales sont complétées par la fonte des neiges, qui dure d’avril à juillet, et qui permet aux rivières de continuer à couler tout l’été.

Les montagnes enneigées du Liban pourraient devenir un spectacle rare si les températures augmentent à cause du changement climatique

De sombres perspectives
Des études conduites par Wajdi Najem, directeur du Centre régional de l’eau et de l’environnement (ESIB) du Liban, prévoient que la quantité d’eau provenant de la fonte des neiges, qui est actuellement de 1 200 millions de m3, tombera à 700 millions de m3 si les températures s’élèvent de deux degrés, et à 350 millions de m3 si elles s’élèvent de quatre degrés.
D’après les prédictions de l’ESIB, la limite des neiges éternelles, qui est aujourd’hui à 1 500 mètres, passera à 1 700 mètres si les températures augmentent de deux degrés, et à 1900 mètres si elles augmentent de quatre degrés. Dans ces conditions, la saison de ski, si lucrative pour le pays, durerait non plus trois mois, mais une semaine seulement d’ici la fin du siècle.
La neige est également essentielle pour la survie du cèdre du Liban, arbre à la longévité exceptionnelle qui constitue le symbole du pays, et qui figure à présent sur la liste rouge des espèces fortement menacées de l’Union internationale pour la préservation de la nature.

Les cèdres du Liban, dont beaucoup ont plus de 2 000 ans,sont aujourd’hui menacés d’extinction en raison du changement climatique

Si la fonte des neiges fournit moins d’eau, la saison sèche commencera un mois plus tôt. Ce changement risque de perturber l’agriculture, en particulier dans le sud et l’est où le secteur agricole constitue la base de l’économie, mais les spécialistes de l’environnement estiment que ce sont les zones urbaines qui seront confrontées aux plus graves pénuries d’eau pendant les cinq prochaines années.
« Ce ne sont pas les régions agricoles qui subiront les conséquences les plus graves – la saison des cultures commencera plus tôt – mais nous sommes en revanche très inquiets pour les centres urbains », a déclaré M. Jaber. « Le problème, c’est que les zones urbaines auront épuisé leurs ressources d’eau douce avant la fin de la saison sèche ».
Sur une population nationale d’environ quatre millions d’habitants, dont environ 400 000 réfugiés palestiniens, plus de 80 pour cent vivent en milieu urbain, dont 1,5 million à Beyrouth.
Deux facteurs humains aggravent les problèmes de pénuries d’eau au Liban. Chaque année, la moitié des eaux de pluie est perdue par ruissellement, évaporation ou infiltration, et une grande partie des systèmes de canalisations et d’irrigation n’a pas été remise en état après la guerre civile et la guerre de juillet 2006.
Actuellement, la faible pression d’eau à la fin de l’été et en automne oblige le gouvernement à rationner l’approvisionnement. Dans certaines régions, près de la moitié des foyers vivent ainsi au-dessous du seuil de manque d’eau.
Chaque foyer reçoit en moyenne moins de 50 litres d’eau par jour, soit 20 litres de moins que la quantité définie par l’Organisation mondiale de la santé comme seuil de manque d’eau. Cette insuffisance s’aggravera certainement si la saison sèche commence plus tôt et dure plus longtemps.
Construire des barrages
Le gouvernement prévoit de construire jusqu’à 28 barrages de surface ou souterrains dans les 10 prochaines années, afin de capter jusqu’à 900 millions de m3 d’eau douce.
Ce plan, qui devrait coûter entre 2,5 et trois milliards de dollars, a été critiqué par certains activistes, qui l’estiment trop cher et néfaste pour la nature. IndyACT travaille à l’élaboration d’un plan alternatif fondé sur une meilleure utilisation des ressources disponibles.
Mais pour Fadi Comair, directeur général des Ressources hydrauliques et électriques du ministère de l’Energie et de l’eau, il est très probable que les barrages soient la seule réponse possible au problème du changement climatique au Liban.
« Etant donné la situation, ce n’est pas une question d’argent – nous n’avons pas le choix », a-t-il déclaré.

Source : IRIN

17 août 2009 (IRIN)
http://www.irinnews.org/fr/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.IRIN.170809.htm



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Marie Nassif-Debs : Non au terrorisme de l’État d’Israël contre les peuples Palestiniens et Libanais

Monsieur le Secrétaire général des Nation-Unies Messieurs les Chefs d’États membres du Conseil de sécurité,

Je condamne le terrorisme, y compris sa forme d’État. Non au terrorisme de l’État d’Israël contre le peuple palestinien.
Le terrorisme doit être condamné et combattu sous toutes ses formes, particulièrement sa forme d’État, qui est la plus conséquente vus les moyens mis en oeuvre. Aucun terrorisme n’est justifié. Tous les conflits doivent pouvoir être résolus dans le respect des droits de chaque individu, groupe d’individus ou peuple. A ce titre, il revient exclusivement aux Nations-Unies de mener la politique d’éradication du terrorisme dont les principales causes sont les injustices sociales, économiques et politiques.
Nul ne doit pouvoir s’ériger en gendarme du monde et prétendre faire justice à lui tout seul. Il y va de la sécurité de tous les peuples et de leur droit fondamental à vivre en Paix.
Aussi, je suis profondément inquiet de la situation en Palestine où, sous prétexte de sécurité et de lutte contre le terrorisme, l’État d’Israël met en oeuvre des moyens d’État au service d’une politique terroriste d’occupation des plus meurtrières contre le peuple palestinien, de ses biens, de ses moyens d’existence et de développement, visant à l’anéantissement de la mémoire et des structures de la société palestinienne elle-même.
Aussi, je réclame qu’au même titre que les individus ou groupes d’individus, l’État d’Israël soit mis sur la liste noire du terrorisme. Qu’à ce titre, Israël soit privé de tout soutien ou aide financière et économique tant qu’il ne mettra pas fin à sa politique terroriste contre le peuple palestinien et tant qu’il ne respectera pas les résolutions prises par les Nations-Unies et son Conseil de sécurité.
Bien respectueusement.

Marie Nassif-Debs

19 janvier 2009,

http://www.aloufok.net/spip.php?article2

http://www.aloufok.net/spip.php?article805


2-2 Le Général Aoun : « Il existe un déterminisme historique dans chaque nation qui fait qu'elle ne peut s'édifier qu'à force de sacrifices. »

À l'occasion de la commémoration de la fin de l'agression israélienne de juillet 2006, le général Michel Aoun a accordé une entrevue à la chaîne de télévision al-Manar : « Il existe un déterminisme historique dans chaque nation qui fait qu'elle ne peut s'édifier qu'à force de sacrifices.

On a beau chercher à s'éloigner des chocs, il y aura toujours quelqu'un qui nous voudra du mal, d'où la nécessité de rester aux aguets, et de se préparer en vue des jours sombres.

La Résistance n'a pas dormi sur ses lauriers depuis la guerre de 2006.»

« Nous sommes tous conscients que l'État hébreu est de nature vindicative et cherche toujours à prendre sa revanche, car il ne tolère pas la défaite. Il commence généralement par une guerre médiatique en accusant une tierce partie pour mieux justifier ses agressions.

Quant à savoir s'il va entamer une seconde guerre,

c'est une autre question. Ce qui m'inquiète toutefois face aux (récentes) accusations israéliennes contre le Liban, c'est le mutisme de la communauté internationale. Cela peut être soit un désistement face à ses responsabilités et une tentative de couvrir une action qui peut se transformer en fait accompli, soit tout simplement un acquiescement implicite sans aucune condamnation. Je favoriserais plutôt la seconde alternative car les menaces proférées par l'État hébreu sont surprenantes, illogiques et inadmissibles, même en cas d'adversité. »
« Malgré l'accord prévoyant la cessation des hostilités entre le Liban et l'État hébreu, la présence des Nations unies et une situation internationale qui prohibe les agressions, Israël poursuit quand même ses intimidations, ses incursions, ses survols aériens et ses opérations d'espionnage ».
Interrogé sur les obstacles qui font face à la formation du gouvernement et les reproches que font quelques-uns au général Aoun, accusé d'entraver le processus, le Général Aoun a répondu :
« Les responsables en charge sont impliqués dans des relations avec l'extérieur. Ils ne peuvent concrétiser la formation du gouvernement qu'après avoir obtenu le feu vert des autorités externes auxquelles ils sont liés. Par conséquent, ils ont besoin d'une couverture. S'ils ne parviennent pas à mettre sur pied le gouvernement et s'ils font face à des obstacles externes, ils doivent nécessairement trouver un bouc émissaire pour le présenter à l'opinion publique. Il n'y a rien de tel qu'un Michel Aoun. »
« Le retard mis dans le processus de formation du gouvernement a débuté bien avant les négociations. J'avais, depuis, déduit que le gouvernement ne verra le jour que d'ici à l'automne, avec la rentrée scolaire. Sur ce point précis, je n'étais pas d'accord avec le président du Parlement, Nabih Berry, qui avait fait preuve d'optimisme à ce propos. »
« L'impasse se situe au niveau de l'équipe de la majorité et je regrette de voir le Premier ministre désigné s'entourer d'une équipe folklorique dont l'attitude dénote avec les mesures qu'il tente de prendre et les ententes qu'ils cherchent à concocter ».

Publié le 16 août 2009 avec l'aimable autorisation du RPL

Source : RPL France
http://www.rplfrance.org/...


2-3 On nous prend pour des cons.

"Celui qui vit dans la crainte, ne sera jamais libre" Horace

Mise en garde d'Israël au Hezbollah
Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Dany Ayalon, a adressé aujourd'hui une sévère mise en garde au Hezbollah libanais à la suite d'informations de presse sur un projet d'attentat contre l'ambassadeur d'Israël en Egypte, Shalom Cohen.
"Si le Hezbollah touchait un seul cheveu d'un représentant officiel israélien à l'étranger ou même d'un touriste, il en subirait les conséquences qui seraient très graves", a déclaré le vice-ministre à la radio publique.
Le quotidien égyptien indépendant al-Masri al-yom a affirmé hier que les membres d'une cellule islamiste égyptienne liée à Al-Qaïda, récemment démantelée par les services de sécurité égyptiennes, auraient avoué qu'ils envisageaient d'assassiner l'ambassadeur d'Israël au Caire.
Note : quel rapport y aurait-il entre le Hezbollah et cette arrestation en Egypte ?
On nous ressort Al-Quaïda de la naphtaline chaque fois qu'on veut intoxiquer les médias.
Bientôt, si l'IRA tuait par hasard un "juif protestant", israel ferait payer la note au Hezbollah !

Jacques Robert GESRET

9 août 2009
www.lefigaro.fr/flash-actu

Article de l’afp

http://onnousprendspourdescons.blogspot.com/2009/08/israel-amalgame-hezbollah-al-qaida.html


2-4 J'accuse...

- La Souveraineté de la France, le principe de « Fraternité » sur lequel repose la République et l’attachement de la France à ses Droits de l’Homme, bafoués par la politique extérieure menée par Sarkozy-Kouchner
Au sujet du Liban
Ils se sont récemment attelés au sein des instances internationales à vouloir modifier la mission de la FINUL pour rendre cette dernière opérationnelle quant à la satisfaction de la stratégie de l’Occupation Sioniste qui consiste à déraciner la Résistance Libanaise, à l’éradiquer définitivement et à pérenniser une situation d’occupation de territoires libanais.
Tous les jeux et les hypocrisies sont mis en œuvre jusqu’à provoquer et faire pression sur le Gouvernement Libanais et l’Armée Libanaise, voire empêcher la formation d’un gouvernement au sein duquel la Résistance aurait ses responsabilités.
Parallèlement, bouches cousues et parfaite inertie de Sarkozy et de Kouchner quand il s’agit des multiples violations sionistes de la Résolution 1701.
24 août 2009
J’accuse le Pouvoir Français de complicité avec l’Entité Sioniste et d’avoir trahi un des idéaux du Peuple de France : le droit de tout peuple à la résistance face à l’Occupation.J’accuse le Pouvoir Français d’avoir trahi la Lettre des Droits de l’Homme.

24/8

http://libanresistance.blogspot.com/2009/08/jaccuse.html

http://nasr-moqawama.blogspot.com/



n°113 - Dossiers du Liban - 29-08 -: Fin - : Liban : Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.


n°113 - Dossiers du Liban - 29-08 -: Fin  - : Liban : Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du liban n°113 du 29-08

 

                         C.De Broeder     &     M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Marie Nassif-Debs : Pour le renouveau des forces de la Gauche et des forces démocratiques.

3-2 Franklin Lamb : Le Long de la Frontière Bleue entre le Liban et la Palestine.

3-3 Jean Dorna : Analyse : Sur la théorie du "choc des civilisations".

 


Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Marie Nassif-Debs : Pour le renouveau des forces de la Gauche et des forces démocratiques.

La situation politique au Liban et dans la région arabe a connu des développements très dangereux sur tous les plans, à la suite de la visite du président étasunien Barak Obama et du discours qu'il avait prononcé au Caire (juin 2009).
I- Sur le plan du conflit arabo-israélien
En effet, l'activité, tant politique que militaire, déployée depuis un mois par les Etats-Unis dans la région arabe montre que la nouvelle administration dirigée par Barak Obama a, non seulement, renforcé ses liens avec Israël qu'elle qualifie désormais d' « Etat des Juifs dans le monde », mais aussi que Washington fait fi des droits du peuple palestinien, en premier lieu du droit au retour de centaines de milliers de réfugiés. Et cette situation ne manquera pas d'avoir des répercussions très graves sur tout le monde arabe, surtout si nous considérons la poursuite de la politique de colonisation des terres palestiniennes en Cisjordanie, les nombreuses déclarations des membres du gouvernement Netanyahu sur la nécessité de recourir, une fois de plus, à la politique de « transfert », y compris des Palestiniens vivant dans les territoires dits « de 1948 ». Sans oublier les tentatives de supprimer la présence palestinienne dans la partie Est d'Al Qods, où plus d'un millier de familles sont actuellement menacées.
Tout cela nous conduit à dire que le discours étasunien sur la création d'un Etat palestinien signifie, en réalité, la préservation de l'état de fait existant depuis 1993, à la suite des Accords d'Oslo.
Il faudra ajouter que les Etats-Unis et Israël profitent des divisions palestino palestiniennes et, surtout, des concessions avancées par le dernier gouvernement formé par Mahmoud Abbas pour poursuivre son plan et refuser de discuter du point concernant le droit au retour.
D'ailleurs, au moment où la diplomatie étasunienne met fin à l'initiative arabe, qui fut présentée par le roi saoudien, il y a quelques années, et tandis qu'elle insiste sur la priorité de normaliser les relations arabo-israéliennes « sans poser de conditions préalables », la Ligue arabe fait la sourde oreille à propos des déclarations de certains de ses membres sur l'ouverture des airs devant les avions israéliens ou, encore, sur le passage des navires de guerre et des sous-marins israéliens dans le Canal de Suez et la possibilité d'établir des relations diplomatiques entre les Emirats Arabes Unis et Israël.

Ce qui montre que ceux qu'on appelle les « Arabes modérés » poursuivent leur obéissance aux directives de Washington, y compris celles visant à faciliter une possible agression israélienne contre les installations nucléaires iraniennes, si les pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran n'aboutissent pas en ce qui concerne les problèmes de l'Irak et de l'Afghanistan.

II- Sur le plan du conflit israélo-libanais
Le gouvernement israélien, dirigé par le tandem Netanyahu-Lieberman, se base, dans les nouvelles menaces lancées contre le Liban, sur ces positions arabes, ainsi que sur celle présentée, dernièrement, par les Etats-Unis au Conseil de sécurité à propos de la transformation de la zone libanaise au Sud du fleuve Litani (zone concernée par la résolution 1701, à la suite de l'agression de 2006) en une zone d'opérations de « Forces multinationales » (de l'OTAN ?) qui viendraient relayer la présence de la FINUL (Forces Intérimaires des Nations Unies au Liban).
Il va même jusqu'à parler d'une opération terrestre allant jusqu'à la ville de Saïda et d'un plan de destruction de toute l'infrastructure libanaise au cas où le Hezbollah est représenté dans le nouveau gouvernement, parce que cette présence constitue, d'après Tel Aviv, « un danger » politique et militaire sur ses frontières.
Il faut dire que ces menaces sont lancées au moment où l'armée de l'air israélienne continue ses violations quotidiennes contre le Liban et qu'elle se prépare à participer, à la fin du mois d'août 2009, aux plus grandes manouvres aériennes jamais organisées par l'OTAN. Fait qui remet en mémoire l'agression israélienne de 2006, préparée, longtemps à l'avance, dans les bases étasuniennes de la Méditerranée, mais aussi celle perpétrée par Ariel Sharon en 1982 et qui eut pour prétexte une attaque armée contre l'ambassadeur d'Israël à Londres ; surtout que le Mossad commence à parler d'une coordination entre l'Iran (et, donc, le Hezbollah) et le Venezuela dans le but de porter un coup aux intérêts israéliens en Amérique latine.
Ce qui nous amène à nous demander sur la présence d'une relation tangible entre le putsch au Honduras, l'accord signé avec l'Equador et les nouvelles déclarations contre le Venezuela et le Liban : les Etats-Unis préparent-ils un nouveau plan contre les points de résistance qui s'opposent à son hégémonie et à sa mainmise sur les sources de pétrole?
La réponse est affirmative. Washington vient de commencer une contre-offensive contre ceux qui avaient mis en échec son projet du « Nouveau Moyen-Orient » et d'une Amérique latine docile ; il veut contrer la nouvelle poussée à gauche sur ses frontières directes, mais aussi contre ceux qui font face à son allié principal au Moyen Orient. Mais réussira-t-il là où il avait échoué lamentablement ?

III- Sur le plan intérieur libanais
Cette situation de crise en général a empêché la formation d'un nouveau gouvernement libanais, malgré des tentatives datant de plus de sept semaines et, surtout, on assiste à des rumeurs sur une entente syro-saoudienne basée sur une tutelle équilibrée entre les deux Etats et soutenue par les Etats-Unis, l'Union européenne et l'Iran.
Il faut dire aussi que la formule agréée par l'entente syro-saoudienne, consistant à donner au président de la République libanaise la possibilité de jouer à l'arbitre entre la majorité (71 députés) et l'opposition (57 députés), a reçu un coup dur à cause des changements dans l'équilibre des forces survenus et exprimés par les propos du président du Parti Socialiste libanais, Walid Joumblatt, sur la nécessité de mettre fin au dualisme «8 mars »-« 14 mars », de redessiner un nouveau paysage politique, avec un courant centriste et de retourner à une alliance entre les forces musulmanes, afin « d'éviter » au pays un nouvelle guerre sunnite-chiite.
Ce cercle vicieux se répercute sur toute la situation politique libanaise, tant par le retour aux campagnes médiatiques virulentes que par les différends entre les « amis » d'hier sur la répartition du gâteau gouvernemental et, même, sur les ministrables.
De plus, la tension contre les Palestiniens s'est réinstallée dans certains milieux déjà hostiles et qui trouvent de nouveaux atouts, tant dans le refus d'Israël de permettre aux réfugiés palestiniens de retourner dans leur pays que dans les armes palestiniennes à l'extérieur des camps et, surtout, dans les cellules et les réseaux « fondamentalistes » arabes qui élaborent au sein des camps palestiniens leurs attaques contre la FINUL et les Libanais aussi.


IV- Sur le plan de la situation économique et sociale
Les nouveaux plans étasuniens et israéliens n'ont pas des répercussions sur la seule situation politique, mais aussi sur les plans économique et social, surtout si nous prenons en considération la crise mondiale du capitalisme qui va s'envenimant.
Et, si les forces de la bourgeoisie libanaise, présentes au pouvoir ou non, se battent entre elles afin d'améliorer leurs parts au pouvoir, elles s'unissent dès qu'il s'agit de défendre leur régime et contrecarrer les aspirations et les intérêts des masses populaires.
Ainsi, la dette publique continue à grossir, dépassant le cap des 50 milliards de dollars ; cette dette est décrite dans le rapport du Fonds monétaire international comme étant « une des dettes gouvernementales les plus élevées dans le monde, surtout par rapport au PIB et en raison de la « dollarisation » à outrance dans le système bancaire (...).

Et, avec la chute de la banque étasunienne d'investissement (Liman Brothers), le Liban a paru, tel un livre scolaire ouvert, comme un des buts de la crise des marchés financiers.
Le gouvernement sortant n'a rien fait et ne fait rien ni à propos de la fuite des capitaux, ni à propos de la baisse des investissements (plus de 8%).
Les prix enregistrent des hausses dangereuses tandis que la livre libanaise recule et que le déficit budgétaire va augmentant.
Les jeunes cadres sont dans un désarroi complet : pas de débouchées pour eux ; ils tentent d'émigrer vers des horizons lointains, à la suite de la fermeture des portes du Golfe arabique devant des dizaines de milliers d'entre eux.
Les taxes, surtout celles sur les carburants, augmentent selon une bourse hebdomadaire : elles constituent presque 50% du prix de l'essence.
La crise dans le secteur de l'électricité s'aggrave et les coupures du courant deviennent plus fréquentes, surtout dans les campagnes.
A partir de cette situation de fait, mais aussi des résultats des élections législatives qu'il a longuement étudiés, le Parti Communiste libanais trouve que le dernier semestre de l'année en cours va connaître des développements négatifs sur tous les plans et qu'il est nécessaire de prévoir des solutions rapides, afin de diminuer, autant que possible, les répercussions dangereuses de ces développements, tant sur l'économie que sur la vie des masses.
Le PCL, tout en affirmant la nécessité de sauvegarder et de développer la Résistance patriotique contre les possibilités d'une nouvelle agression israélienne et les nouveaux projets étasuniens visant à liquider la cause palestinienne et le conflit arabo-israélien contre les intérêts des peuples arabes, trouve que la mission essentielle réside, aujourd'hui, dans le renouveau des forces de la Gauche et des forces démocratiques sur la base d'un plan national et de classe pouvant mobiliser les masses et les forces syndicales dans la lutte contre le nouveau projet étasunien.
Ce renouveau est le seul capable de trouver les solutions adéquates aux problèmes nationaux (en premier lieu la solution du problème palestinien et le droit au retour des réfugiés). Enfin, il est le seul capable de mettre au point les assises d'un nouvel Etat libanais laïc et démocratique dans lequel la corruption n'a pas droit de cité et où l'économie se basera sur les seuls secteurs productifs (l'agriculture et l'industrie).

Bulletin (4) - Communiste libanais : Section des relations internationales

16 août 2009,

par Marie Nassif-Debs

http://www.aloufok.net/spip.php?article805

http://www.palestine-solidarite.org/dossier.Liban.pcl.120809.htm


3-2 Franklin Lamb : Le Long de la Frontière Bleue entre le Liban et la Palestine.

Première Partie : Cerner les menaces existentielles d'Israël.

Agitations Aux Frontières, Menaces Hystériques Israéliennes Contre Le Liban : Guerre Psychologique Ou Situation Explosive ?

Les troupes de l'UNIFIL s'entraînent à quitter d’urgence le Liban, l'armée israélienne rêve de prendre sa revanche après sa cuisante défaite de l'été 2006, et le Hezbollah promet de bombarder Tel Aviv si Israël bombarde Beyrouth.

Qui va allumer la mèche?

Obama est aussi perçu par certains Sionistes comme une menace.
John Brennan, conseiller sur le terrorisme auprès de la Maison Blanche :

"Les deux cas que vous avez cités, le Hamas et le Hezbollah, sont des cas intéressants. Le Hezbollah a significativement évolué avec le temps. Et actuellement il a des membres au parlement, au cabinet ministériel, des avocats, des médecins et d'autres font partie de l'organisation du Hezbollah. Je suis content de voir que les militants du Hezbollah renoncent en fait au terrorisme et à la violence et essaie de participer au processus politique d'une manière tout à fait légitime. Je pense que ce que nous avons fait c'est de montrer à la fois au Liban et aux Palestiniens que nous, les Etats Unis, avons la volonté de discuter et d'instaurer un dialogue avec toute organisation ou groupe qui visent en fait à trouver des solutions pacifiques à des problèmes existants. Et je pense que ces éléments à l'intérieur du Liban, que ce soit le Hezbollah ou d'autres, savent que les US ont essayé d'être un médiateur honnête, fournissant un soutien aux institutions libanaises." Obama est convaincu de cela.
Brennan m'avait dit (avant d'occuper une position dans l'administration Obama, mais alors qu'il était conseiller en chef de ce dernier pour les affaires de renseignements), que discuter avec le Hezbollah et le Hamas était ce qu'il fallait faire.

John Brennan,

03/08/09
Selon Robert Dreyfus, éditeur et contributeur du Nation Magazine,
" c'est de nouveau tendu le long de la ligne bleue, trois ans après la 5ème guerre contre le Liban. Le brigadier Gl, Alon Friedman, a dit au Times de Londres lors d'une interview cette semaine que les tensions à la frontière entre Israël et le Liban pourraient "exploser à tout moment".
Si on devait prendre en compte les myriades de menaces récentes de ces trois dernières semaines contre le Liban et contre le Président Obama des responsables israéliens et des agents d'AIPAC au sein du Congrès, essaimant récemment autour de la Palestine, cela pourrait surprendre qu'on rappelle combien les étés chauds dans cette région peuvent rapidement se transformer en fournaise.
Il y a eu des mouvements d'allées et venues de troupes israéliennes au Sud de la frontière avec le Liban et dans et en dehors du village de Ghajar et des fermes de Shabaa, ce qui a provoqué un mouvement des forces de l'armée libanaise en direction de la frontière avec Israël tandis que les forces du Hezbollah dans les parages reste en alerte maximum.

Robert Dreyfus

09/08/09 :
Selon Hilal Khashan, directeur du département d'études politiques et d'administration publique à l'Université américaine de Beyrouth, c'est clair que les Israéliens sont entrain de se préparer à une reprise des hostilités.

Pendant toute cette année passée, leurs déclarations sur le Hezbollah se sont amplifiées. Ils sont entrain de révéler à la communauté internationale leurs intentions. Ils veulent mener une autre guerre contre le Hezbollah.
Intensification des menaces
Le 13/08/09,le Président israélien Shimon Peres a intensifié les qualificatifs agressifs et les menaces, disant au colons de Kyriat Shmona, à portée de voix des villages libanais, que le Hezbollah était "un fléau".
Peres, entouré d'un puissant service de sécurité, a accusé le parti de "détruire" le Liban et "d'amener la calamité sur le pays et son peuple par son obéissance à l'Iran. Peres a bravement donné des conseils aux habitants lors du 60ème anniversaire de la ville alors qu'elle continue de perdre ses habitants qui craignent un futur incertain, leur enjoignant de ne pas fuir Kyriat Shmona car la dissuasion israélienne a été restaurée. Selon des sources des renseignements du Hezbollah, peu nombreux étaient ceux ayant assisté au discours qui se sont sentis rassurés.
Plus à l'Ouest, l'UNIFIL qui depuis qu'elle a mis les pieds au Liban le 18 Mars 1978 a perdu 272 soldats, ne veut subir ce que la direction considère comme une explosion imminente. L'UNIFIL vient juste de terminer une semaine entière d'exercices d'entraînement à faire les paquets et partir du Liban selon le quotidien kowaiti, al Rai al-Aam. Dés que les tirs commenceront, les forces de maintien de la paix ont prévu une évacuation en 96 heures maximum, si Israël s'abstient de bombarder l'aéroport Hariri de Beyrouth. Sinon, les quelques 13000 troupes de plus d'une douzaine de pays quitteront le Liban évacués par des bateaux français et allemands les américains garantissant la sécurité d'une voie de passage. Ni Israël, ni le Hezbollah ne critiqueront le départ par mer d'UNIFIL, persuadés chacun qu'ils sont à la solde de l'autre, tandis qu'ils ignorent les violations de la résolution 1701 du CSONU de l'adversaire.

L'attitude de certains villageois du Sud est résumée dans un commentaire du Muktar, Issam Majed, du village de Khirbet Silm, comme l'a rapporté la semaine dernière Robert Fisk :" quand les Israéliens nous tirent dessus à l'artillerie ou par mer, les soldats de l'ONU comptent les violations et c'est tout... Puis quand une explosion se produit ( de munitions non explosées ou d'armes cachées) cela remonte jusqu'au Conseil de Sécurité de l'ONU à New York".
La colère des villageois libanais du Sud s'est intensifiée quand comme cela est arrivé cette semaine au village de Toulin ( pour le 60ème aniversaire des conventions de Genève visant à protéger les civils des conséquences de la guerre) Abbas Aawali, 13 ans, et son frère Hussein de 10 ans ont été blessés par l'explosion d'une bombe à sous munition tandis qu'ils rassemblaient du bois de chauffage, un vestige de la guerre de Juillet 2006. Les enfants sont les dernières victimes des bombes à sous munitions au Liban qui jusqu'à ce jours ont tué et bléssé au total 273 civils et 57 démineurs.
Pour défendre l'UNIFIL, Andrea Teneti, vice porte parole d'UNIFIL a expliqué que "nous avons des violations quotidiennes du territoire libanais (par des avions israéliens) nous avons demandé maintes fois au gouvernement israélien d'arrêter de violer la résolution de l'ONU. Comment pouvons nous les forcer à arrêter ?"

Pourquoi cette hystérie d'Israël et pourquoi maintenant ?
La plupart des menaces israéliennes contre le Liban sont directement liées à sa prise de conscience qu'il a mené 5 invasions du Liban ( 1978, 1982, 1993, 1996, Juillet 2006) et que s'il en tente une autre ce pourrait être la dernière.
Certains contacts du Hezbollah prédisent que la prochaine guerre israélienne contre le Liban n'aura pas lieu avant plusieurs mois, mais admettent que personne ne peut en être sûr.

Certains stratégistes militaires du Hezbollah s'attendant à ce que des troupes israéliennes essaient d'aller jusqu'à Saida au Nord et d'occuper la région et essayer de détruire le Hezbollah dans le Sud. "Ils seront complètement détruits" m'a dit Hussein mon mécanicien moto et ami. "Comment peuvent-ils être aussi stupides ? Les Sionistes devraient avoir tirer la leçon de la guerre de Juillet 2006 que quelque soit la dureté de leur attaque contre nous, cela n'affectera pas les capacités militaires du Hezbollah et de l'armée libanaise. Moi et mes amis nous rêvons de les combattre à nouveau. Cette fois avec des armes qui vont les choquer."
Le Premier Ministre d'Israël, Netanyahou, le ministre de la défense Ehud Barak, le chef d'état major le lt Gl Gabi Ashkenazi, le commandant de l'armée israélienne le Maj Gl Ido Nehustan, le vice ministre des affaires étrangères, Danny Ayalon, et d'autres responsables israéliens continuent de lancer des salves de menaces contre le gouvernement du Liban, utilisant un langage du type : "si on touche à un seul cheveu d'un touriste ou diplomate israélien partout dans le monde, alors le gouvernement libanais portera la responsabilité des graves conséquences." Tandis que, peut être pour influencer la formation du nouveau cabinet ministériel libanais, les porte parole israéliens affirment qu'Israël n'avait pas frappé assez durement les infrastructures libanaises lors de l'été 2006, des responsables israéliens affirment que Tel Aviv utilisera toute sa force dans la prochaine guerre.
Dan Meridor le ministre des services secrets israéliens a dit à la radio israélienne cette semaine que le Hezbollah était en train d'acquérir et d'installer sous influence et avec l'aide de l'Iran des systèmes balistiques et autres systèmes de toutes sortes et nous devons détruire leurs stocks avant qu'ils ne nous détruisent.

Le quotidien israélien à grand tirage , Maariv du 12/08/09 a publié sur toute sa couverture une histoire citant un " haut responsable de la défense" comme disant qu'Israël croyait qu'une frappe militaire pourrait perturber ce qu'il a dit être un programme d'armement nucléaire iranien ayant des ramifications pour le Liban. Bien qu'on n'en parle pas publiquement, des rumeurs ont circulé comme quoi le Hezbollah possédait déjà au moins trois " bombes catastrophiques".
Sous la photographie du Premier Ministre Netanyahou assis dans le cockpit d'un F-15l, avion de combat longue distance, le Maariv a cité l'officier ( identifié par la suite comme étant le maj gl Ido Nehushtan) disant qu'Israël pourrait mener une telle frappe sans l'autorisation des US mais que le temps manquait déjà pour que l'armée de l'air israélienne soit efficace.
Pendant ce temps, le 11 Août, le ministre de l'intérieur Eli Yishai, a averti la Maison Blanche qu'Israêl continuera à développer ses plans de construction d'une enclave de colonies près de Jérusalem malgré les objections américaines avec l'assentiment de son collègue, le porte parole du parlement israélien (Knesset), Reuven Rivlin, et a ajouté que "si nous ne construisons pas là bas,les Palestiniens le ferons. Alors quel choix avons nous ?"

Des menaces visant l'opinion publique en interne ?
Des récents articles parus dans les médias israéliens maintiennent la population en alerte. Certains d'entre eux publiés il y a peu ont révélé à un public déjà capricieux les informations suivantes des "services secrets" :
Le Hezbollah a comploté des attaques contre des cibles israéliennes, le rôle politique du Hezbollah est juste une couverture, le Hezbollah peut maintenant frapper Tel Aviv, des cellules du Hezbollah essaient de semer le chaos en Egypte, le gouvernement libanais a une véritable relation de partenariat avec le Hezbollah, le Hezbollah dominera le cabinet ministériel libanais, le Hezbollah a érigé des postes de commande au Venezuela, il envoie maintenant des agents pour des missions d'espionnage dans des pays voisins, le Hezbollah a investi beaucoup de temps et d'effort à planifier des attaques contre des Israéliens et des cibles juives en Argentine, au Brésil, en Uruguay, au Paraguay, et au Perou ( Yediot Haaronot du 12/08/09), les agents du Hezbollah opére un front dans les zones industrielles en Israël liées à l'industrie du pétrole, et le Hezbollah a établi des cellules dormantes partout dans le monde, un grand nombre déguisées en organisations charitables etc....
Pendant ce temps là le bureau du contre terrorisme du conseil national de la sécurité israélien a publié des alertes pour les voyageurs mettant en garde que le Hezbollah prévoit de kidnapper des hommes d'affaires israéliens se rendant dans des pays d'Amérique Latine, pour les ramener au Liban.

Barak Obama, une cible majeure israélienne
Selon des sources à Washington, le ciblage politique et psychologique du Liban et du Hezbollah est moindre par rapport à ce qu'ils réservent au Président Barack Obama. Quelques semaines avant qu'Obama ne dévoile publiquement son plan de paix pour le Moyen Orient, certains à Tel Aviv et le Lobby d'Israël aux US paniquent et viennent juste de lancer une salve de menaces et d'initiatives politiques visant la Maison Blanche.

Ne vous y trompez pas la paranoïa israélienne toujours croissante s'alimentant de menaces existentielles place Obama devant l'Iran, le Hezbollah et le Hamas. Le Président américain est maintenant l'ennemi public N°1, selon l'ambassadeur libanais pour les droits de l'homme, Ali Khalil.
L'ambassadeur Khalil a ajouté qu'ils regardent Obama et voient Jackson, Sharpton, Farrakhan, Rev. Williams et les professeurs Khalidi, Finkelstein et Chomsky. Ils considèrent Obama comme l'ennemi majeur des plans israéliens pour continuer l'occupation et l'étendre.
Ce n'est pas parce que le candidat Obama n'a pas régulièrement encensé et fait des génuflexions devant le Lobby d'Israel pendant sa campagne présidentielle d'un an. Il a fait ce que presque tous les plus de 40 000 candidats en Amérique font régulièrement lors d'une élection, lorsqu'ils postulent pour un mandat public, de la Maison Blanche au simple poste d'agent de fourrière dans Jennings Lodge dans l'Oregon, il a félicité Israel comme étant l'indispensable allié permanent des Américains.
Le Candidat Obama et Israel :
"La relation spéciale des US avec Israel nous oblige à les aider à trouver des partenaires crédibles avec qui ils peuvent faire la paix, tout en soutenant le droit d'Israel a se défendre contre des ennemis qui ont juré de le détruire", faisant remarquer qu'Israel a de vrais ennemis dangereux.
Le Président Obama a renouvelé ceci en Avril 2009 quand il a dit qu'il espérait travailler avec Israel à la défense d'intérêts communs, dont la réalisation d'une paix raisonnable au Moyen Orient, assurant la sécurité d'Israel, et renforçant la relation bilatérale, pour les mois et années à venir.
Un mois plus tard, en Mai 2009, Obama a réaffirmé qu'Israel est un fidèle allié des US. "Nous avons des liens historiques, des liens émotionnels. comme seule exemple de démocratie au Moyen Orient, c'est une source d'admiration et d'inspiration pour le peuple américain. C'est dans l'intérêt de la sécurité nationale US de faire en sorte que soit maintenue la sécurité d'Israel comme état juif indépendant."

Certains au sein du Lobby d'Israel aux US n'en croient pas un mot.
Pratiquement depuis le début qu'il a pris ses fonctions le 31 Mars dernier, le Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahou, est dans une relation de confrontation avec l'administration Obama. Le premier but de Washington c'était d'obtenir l'acceptation par le dirigeant israélien de la création d'un état palestinien, ce dernier ayant soutenu le contrôle israélien sur la Cisjordanie et l'expansion des colonies juives là bas pendant des années. Netanyahou a fini par accepter tout en imposant des conditions telles que cela voulait dire qu'en fait il n'était pas du tout d'accord.

Franklin Lamb
Franklin Lamb est chercheur au Liban –

15/08/09 –

fplamb@sabrashatila.org
Source et Copyright : www.almanar.com.lb

http://www.planetenonviolence.org/Agitations-Aux-Frontieres,-Menaces-Hysteriques-Israeliennes-Contre-Le-Liban-Guerre-Psychologique-Ou-Situation-Explosive_a1990.html

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4603 


3-3 Jean Dorna : Analyse : Sur la théorie du "choc des civilisations".
Assalamou alaykum,
Ne soyez pas étonnés par ce titre. Il est le reflet de ce qui se passe au Moyen-Orient. Vous connaissez tous, je pense, si vous êtes habitués à altermonde, ce qu´est la monstrueuse théorie du « choc des civilisations » qui donne, schématiquement ceci : L´élimination programmée du monde musulman, puis du monde asiatique et enfin de l´Europe si celle-ci n´accepte pas l´esclavage imposé par les Etats-Unis. Cette aberration de l´esprit, ce délire « mystique », une mystique liée bien plus à la domination du monde qu´à un quelconque dieu, est en train de s´appliquer, sous nos yeux. Les acteurs du crime sont connus et identifiés...
Côté agresseurs :
Le gouvernement des Etats-Unis, composé de néoconservateurs pour qui la vie des peuples autres qu´américain n´a nulle valeur, composé aussi de sectes protestantes vivant pour et par la haine, un Président falot qui fait ce qu´on lui dit de faire. Autre caractéristique tragique, ce pays dispose de l´armée la plus puissante, donc la plus potentiellement criminelle. Point commun : Leur haine et leur mépris du monde musulman en général et arabe en particulier.
Le gouvernement et l´armée d´Israel. Gouvernement et armée sont indissociables, les uns vivent par les autres et vice-versa. Leur point commun ? La haine de l´Arabe, le mépris pour la plupart des autres peuples.
Côté « reste du monde » :
Des gouvernants de très nombreux pays qui, quoi qu´ils pensent, quelle que soit leur volonté de lutter pour la justice, ne peuvent rien faire tant l´Amérique bloque toute possibilité de sagesse et d´intelligence, toute initiative de paix.
Les complices par silence, avec, à la première place l´Europe. A mes yeux, c´est le camp des lâches.
Côté victimes :
Le peuple palestinien, le peuple libanais, le peuple irakien, et le peuple afghan. Point commun : Ils sont tous à dominante musulmane et les trois premiers sont des peuples arabes. Et puis, il y a les victimes potentielles, déjà désignées : La Syrie et l´Iran, deux pays musulmans encore....
Effets de la propagande américaine
Si l´on est un peu lucide, on se rend compte de l´avancée des thèses racistes anti-musulmanes de l´Etat américain dans le monde. Non seulement, ce gouvernement bloque les initiatives de paix, et suscite la complicité silencieuse de l´Europe, mais sa propagande de haine contre le monde musulman et arabo-musulman atteint nombre de citoyens dans les pays du monde.
C´est très visible en France, et ce fut choquant lors de la finale de la dernière coupe du monde au travers des insultes du joueur italien contre Zidane. Dire que cela n´a rien à voir revient à enfouir sa tête dans le sable pour ne surtout pas voir la réalité. L´Italie a été gouvernée plusieurs années par Berlusconi, « grand ami » de Bush et de ses « copains » néoconservateurs. .. Donc la haine raciale peut galoper au plus grand plaisir des manipulateurs du « choc des civilisations »..
Ne nous croyons pas supérieurs : Lorsque Sarkozy gouvernera la pays, si les citoyens manquent de lucidité au point de voter pour lui, la même propagande agira. N´a-t-il pas dit, en substance, lors d´un voyage aux USA qu´il se sentait plus chez lui là-bas qu´ici en France ? On sait qu´il vient de recevoir Silvio Berlusconi en privé ; on sait aussi les liens étroits qu´il a bâtis avec les dirigeants israéliens, y compris avec les forces répressives israéliennes. .. Donc...
Tout cela va dans le même sens. Peu de pays européens ont encore une politique indépendante des Américains face aux pays arabo-musulmans. Pour l´essentiel, ils ont adopté la haine de leur « maître étasunien » en se taisant et en laissant se développer, par medias interposés, les thèses racistes.
Quel sens donner à la guerre israélienne contre ses voisins ?
Dans un tel contexte, la guerre que livre Israel contre les Palestiniens n´est évidemment plus qu´un prétexte. Certes, les dirigeants du petit pays escomptent toucher les dividendes de leur complicité avec l´équipe Bush par le vol définitif de l´essentiel du territoire palestinien. C´est évident et c´est le seul lien avec les origines de ce conflit de soixante ans qui martyrise la région. Toutes les excuses officielles fournies par cet Etat ne sont que poudre aux yeux.
La véritable motivation est ailleurs : Pour les dirigeants américains, ce conflit est une merveille qui permet d´imposer et d´appliquer leur volonté de guerre contre tout le monde arabe, tout le monde musulman. La démence a saisi les dirigeants américains mystico-profiteurs et a toutes les chances de nous entraîner dans une conflagration majeure. S´ils réussissent cette abomination, il n´est pas certain que l´humanité s´en remettra. Le crime qui se prépare, là, déjà, sous nos yeux, par l´attaque simultanée contre le Liban et contre Gaza, sera à la hauteur, voire pire, que les abominations de la seconde guerre mondiale. C´est à un génocide qu´il faut nous préparer !
Peuvent sourire ceux qui veulent sourire. Qu´ils constatent simplement tout ce qui est déjà en place et tout ce qui se met en place :
Deux agresseurs majeurs, Etats-Unis et Israel, dotés d´armes de destruction massives qu´ils adaptent pour pouvoir les utiliser et sembler moins criminels ;
Une communauté internationale démunie pour certains et lâches pour les autres ;
L´ennemi désigné, le monde arabo-musulman et les musulmans en général.
Tout le scénario est en place, tragiquement en place !
Face à cela, il ne faut vraiment pas avoir peur d´être accusés d´antisémitisme. Le ridicule couvre ceux qui l´utilisent pour tout et n´importe quoi. Ce qui est important, si nos gouvernants sont complices et lâches, c´est que nous, nous n´avons pas le droit de nous taire ! C´est un devoir humain de montrer ce que nous savons, de dire ce que nous avons compris, de mettre en évidence ce qui peut l´être.
Je ne pourrais rien faire pour arrêter la monstrueuse machine des crimes contre l´humanité à venir, mais je ne serai pas complice ! Ceci, chacun de nous peut le faire, doit le faire ! C´est la démarche qui me motive et qui justifie à la fois la publication régulière d´articles concernant la Palestine et cette journée spéciale Moyen-Orient sur altermonde..
Vous découvrirez une série d´articles, plusieurs venant de citoyens juifs israéliens. Ces témoignages sont essentiels. Ne les méprisez pas et comprenez ce qui se joue, ce qui se met en place. Comprenez qu´il n´y a nul antisémitisme dans cette démarche, tout au contraire. Si Israel, l´Etat et l´armée, poursuit dans cette voie, je suis convaincu qu´au final, ce sont tous les citoyens israéliens qui le paieront et connaîtront, une fois de plus, un drame abominable. Et de cela, je ne me réjouis pas plus que des souffrances palestiniennes.
Il y a une seule perdante dans l´abomination du « choc des civilisations » : Elle se nomme « famille humaine » au-delà des ethnies, des cultures, des religions... Chaque vie est unique et précieuse !

Jean Dorna

21/8
Sources : http://www.altermon de-sans-frontier e.com/spip. php?article1358



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


29/08/2009

n° 112 - Journal du Liban - 13-08 au 28-08 -:Début :- Israël cherche toujours à compenser son échec au Liban.

n° 112 - Journal du Liban - 13-08 au 28-08 -:Début :- Israël cherche toujours à compenser son échec au Liban.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

      n° 112                                           13-08 au 28-08

       C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

Israël cherche toujours à compenser son échec au Liban.

1 Lutte pour la libération du territoire

Suite

2  Politique Libanaise  

Fin

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Une brochure liant Hezbollah et Vatican retirée par l’armée israélienne.

7 Les brèves

7-1 La réaction du Hezbollah aux menaces d'Israël.

7-2 Hariri: "Le Hezbollah sera au gouvernement que l'ennemi le veuille ou pas".

7-3 « Le courant 14 Mars est fini »

7-4 Le FSB derrière le démantèlement des réseaux d'espionnage israéliens au Liban.

7-5 Incident de Kherbet Selm.

7-6 La démographie du Liban : La variable palestinienne.

7-7 Les Libanais «hors du Liban»

 



Tiré à part :

Tel-Aviv cherche toujours à compenser son échec au Liban.

Le 14 août est pour le Liban un jour mémorable, marquant dans ses annales le jour anniversaire de la fin d'une guerre asymétrique que le régime sioniste a mené durant 33 jours, en été 2006 contre le territoire libanais.

Déclenchée plus précisément le 12 juillet 2006, la guerre sans merci contre le Liban a pris fin le 14 août de la même année sans que ce régime ne parvienne à aucune des visées qu'il envisageait d'accéder à travers ce conflit. Or, les rebondissements de cette défaite cuisante se manifestent de temps à autre, même après trois ans, au sein du régime sioniste. A ce propos Mohammad Tei, secrétaire d'Etat libanais au Travail et aux Affaires sociales a déclaré que le régime usurpateur cherche toujours après trois ans de compenser son échec au Liban. Sans nul doute le revers que l'armée israélienne a essuyé face au Hezbollah, a brisé le mythe de l'invincibilité de ce régime et a fait tomber beaucoup de têtes par les moindres sur l'échiquier politique du régime sioniste et parmi ses hauts galonnés. L'évaluation erronée du régime sioniste de la puissance de la Résistance anti-sioniste au Liban et le soutien tous azimuts des Etats-Unis l'ont encouragé à lancer la guerre contre le pays du Cèdre. Et ce alors que le soutien des Libanais à la Résistance islamique pendant la guerre de 33 jours a donné une telle leçon aux dirigeants israéliens qu'ils ne l'oublieront pas de sitôt.. Entre temps, malgré tous les efforts des autorités américaines de l'époque comme Bush et sa secrétaire d'Etat Condoleezza Rice pour que le régime occupant Qods sorte victorieux de la guerre, elles se sont vus obligés à admettre l'échec et autoriser l'adoption de la résolution 1701 stipulant la trêve. Il va sans dire que le Liban suit depuis un chemin tortueux, jalonnés de défis de toute sorte.

L'élection du président et les législatives, et maintenant, la formation du cabinet figurent parmi les événements importants de ces trois dernières années.

En substance, la guerre de 33 jours a mis en jour la vulnérabilité de l'armée israélienne autant qu'il a montré la volonté infaillible des Libanais de résister face à l'Agresseur.

15/8

IRIB-



Résistance

Analyse

Nasrallah: nous pouvons bombarder toute ville ou village en "Israel"

Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a écarté l’éventualité que l’entité sioniste déclenche une guerre contre le Liban dans le futur proche.
Selon le commandant de la Résistance islamique au Liban qui s’exprimait lors d’un festival organisé dans la Banlieue-sud pour commémorer la victoire du Liban contre l’entité sioniste durant la guerre de juillet 2006, toutes les mises en garde et les menaces proférées dernièrement par les responsables israéliens ne sont que du bruitage émis pour d’autres objectifs, notamment pour influer sur l’intérieur libanais .
Ce faisant, en toute connaissance de cause des ambitions historiques réelles de l’entité sioniste, Sayed Nasrallah estime que le Liban devrait renforcer ses capacités militaires pour contrer une quelconque offensive qui pourrait éclater dans un futur plus lointain, car selon lui, « c’est aussi le seul moyen de dissuader Israel de déclencher sa guerre ».
Le secrétaire général du Hezbollah a également placé les dernières déclarations israéliennes dans la cadre de la guerre psychologique qui vise à harceler les habitants de la région et les mettre sur leurs gardes.
" or, elle ne peut porter ses fruits, car elle s’adresse à des gens qui se sont décidés à affronter les Israéliens et ne craignent rien".

16/08/2009

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=categories&op=newindex&catid=17

 

Le Général Aoun : « Il existe un déterminisme historique dans chaque nation qui fait qu'elle ne peut s'édifier qu'à force de sacrifices. »

À l'occasion de la commémoration de la fin de l'agression israélienne de juillet 2006, le général Michel Aoun a accordé une entrevue à la chaîne de télévision al-Manar : « Il existe un déterminisme historique dans chaque nation qui fait qu'elle ne peut s'édifier qu'à force de sacrifices. On a beau chercher à s'éloigner des chocs, il y aura toujours quelqu'un qui nous voudra du mal, d'où la nécessité de rester aux aguets, et de se préparer en vue des jours sombres. La Résistance n'a pas dormi sur ses lauriers depuis la guerre de 2006.»

« Nous sommes tous conscients que l'État hébreu est de nature vindicative et cherche toujours à prendre sa revanche, car il ne tolère pas la défaite. Il commence généralement par une guerre médiatique en accusant une tierce partie pour mieux justifier ses agressions. Quant à savoir s'il va entamer une seconde guerre, c'est une autre question. Ce qui m'inquiète toutefois face aux (récentes) accusations israéliennes contre le Liban, c'est le mutisme de la communauté internationale. Cela peut être soit un désistement face à ses responsabilités et une tentative de couvrir une action qui peut se transformer en fait accompli, soit tout simplement un acquiescement implicite sans aucune condamnation. Je favoriserais plutôt la seconde alternative car les menaces proférées par l'État hébreu sont surprenantes, illogiques et inadmissibles, même en cas d'adversité. »
« Malgré l'accord prévoyant la cessation des hostilités entre le Liban et l'État hébreu, la présence des Nations unies et une situation internationale qui prohibe les agressions, Israël poursuit quand même ses intimidations, ses incursions, ses survols aériens et ses opérations d'espionnage ».
Interrogé sur les obstacles qui font face à la formation du gouvernement et les reproches que font quelques-uns au général Aoun, accusé d'entraver le processus, le Général Aoun a répondu :
« Les responsables en charge sont impliqués dans des relations avec l'extérieur. Ils ne peuvent concrétiser la formation du gouvernement qu'après avoir obtenu le feu vert des autorités externes auxquelles ils sont liés. Par conséquent, ils ont besoin d'une couverture. S'ils ne parviennent pas à mettre sur pied le gouvernement et s'ils font face à des obstacles externes, ils doivent nécessairement trouver un bouc émissaire pour le présenter à l'opinion publique. Il n'y a rien de tel qu'un Michel Aoun. »
« Le retard mis dans le processus de formation du gouvernement a débuté bien avant les négociations. J'avais, depuis, déduit que le gouvernement ne verra le jour que d'ici à l'automne, avec la rentrée scolaire. Sur ce point précis, je n'étais pas d'accord avec le président du Parlement, Nabih Berry, qui avait fait preuve d'optimisme à ce propos. »
« L'impasse se situe au niveau de l'équipe de la majorité et je regrette de voir le Premier ministre désigné s'entourer d'une équipe folklorique dont l'attitude dénote avec les mesures qu'il tente de prendre et les ententes qu'ils cherchent à concocter ».

RPL France

Samedi 15 août 2009
http://www.rplfrance.org/...

 http://www.palestine-solidarite.org:80/dossier.Liban.rpl_france.150809.htm



1 Lutte pour la libération du territoire

Les relents de la guerre

a) Liban

Le Hezbollah célèbre sa "victoire sur Israël".

Le Hezbollah célèbrera vendredi soir le troisième anniversaire de sa "victoire sur Israël" après la seconde guerre du Liban, au cours d'un rassemblement à Dahiya, au sud de Beyrouth.

Le leader du Hezbollah, le Sheikh Hassan Nasrallah, doit s'adresser aux participants à la manifestation.

Selon les médias libanais, il s'exprimera sur les récentes "menaces israéliennes".

La semaine dernière, le ministre de la Défense, Ehoud Barak, avait en effet averti qu'Israël envisagerait une action militaire si le Hezbollah portait atteinte à l'équilibre militaire qui existe actuellement à la frontière.

Il a notamment déclaré qu'en cas de nouvelle guerre le long de la frontière libanaise, l'armée disposerait d'une plus grande liberté d'action qu'il y a trois ans dans l'attaque d'infrastructures libanaises.

Plus tôt cette semaine, le Premier ministre Netanyahou a également averti Beyrouth d'une possible entrée officielle du Hezbollah au sein du gouvernement libanais. "Nous tiendrons le gouvernement libanais pour responsable de toute agression contre Israël, le cas échéant".

Selon des rapports, Hassan Nasrallah devrait également déclarer, lors du rassemblement de vendredi soir, que le Hezbollah ne manquerait pas de viser Tel Aviv en cas d'attaque d'Israël.

14/8

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1249418607126&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FPrinter

 

Depuis la guerre israélo-libanais de 2006, l´on a enregistré peu de cas de violation de paix, mais la tension monte en ce moment dans la région.

Le Hezbollah est en train de former sa milice à l´utilisation de nouveaux missiles de longue portée qui ont la capacité de toucher Tel Aviv.

Le Hezbollah aurait stocké 40000 roquettes à la frontière, selon des informations publiées par le Times.

Source: The Jewish Chronicle

http://www.spreadthetruth.fr/wordpress27/?p=2387


b) Israël

18-08

Dans la nuit de dimanche à lundi, l'armée israélienne a démantelé le poste de surveillance qu'elle avait mis en place au début du mois de juillet sur les hauteurs de Kfarchouba. Les troupes de l'État hébreu ont également enlevé les balises de béton qui entouraient ce poste d'observation.
Le 17 juillet dernier, des dizaines de Libanais avaient coupé les fils barbelés dans la zone qui constitue un point de discorde entre le Liban et Israel. Ils avaient planté aux alentours de ce poste d'observation, pour quelque temps, des drapeaux libanais ainsi qu'un drapeau du Hezbollah.
Les hauteurs de Kfarchouba, comme les fermes de Chebaa, avaient été occupées par Israel en 1967 en même temps que le Golan.

http://www.lorientlejour.com/article/628393/L%27armee_israelienne_demantele_la_position_a_Kfarchouba_.html

 23-08

Selon un communiqué de l’Armée Libanaise, hier à 13h55 (heure locale), l’aviation de reconnaissance israélien a violé l’espace aérien libanais au-dessus de Naqoura en procédant ensuite à un survol du Sud avant de quitter à 01h10, ce matin, au-dessus de Rmeich.

Hier de minuit à 08h30 de ce matin, les forces d’occupation avaient procédé à des tirs d’entraînement à balles réelles dans les fermes de Chabaa occupées ; lors de ces entraînements elles avaient également utilisé des obus et des armes lourdes automatiques. Ces entraînements étaient accompagnés d’un survol d’hélicoptères qui dura jusqu’à l’aube de ce matin.
A partir de ce matin, à 10h, elles avaient procédé à des mouvements de troupes véhiculées dans les territoires occupés palestiniens de la région frontalière avec le Liban.

FLASH LIBAN

 

« Israël doit retirer ses forces et cesser ses violations »
Concernant le village de Ghajar, Ban Ki-moon remarque que les forces israéliennes continuent d'occuper une partie du village et une zone adjacente au nord de la ligne bleue, en violation de la résolution 1701. Israël doit retirer ses forces de la zone. Israël doit également cesser ses violations aériennes et ses violations terrestres de la ligne bleue, a-t-il exigé. Quant au déminage, le Centre de coordination de la lutte antimines des Nations unies continue de jouer un rôle important dans les opérations de déminage des mines terrestres, des bombes à sous-munitions et d'autres restes d'explosifs de guerre dans la zone d'opérations de la Finul.
Après avoir noté les modifications récentes apportées et qui vont être apportées à la configuration de la Finul, le secrétaire général a rappelé qu'en ce qui concerne la force navale, depuis juin, le nombre considérablement réduit de matériel, et spécialement de frégates, a fait que le groupe d'intervention navale de la Finul utilise ses moyens au maximum pour s'acquitter de son double mandat d'interdiction maritime et de formation de la marine libanaise. En ce qui concerne la prochaine phase opérationnelle, qui commencera le 1er septembre, l'Allemagne a une nouvelle fois accepté de présider le groupe d'intervention navale, cette fois-ci pour une période de trois mois.

Sylviane Zehil

L’Orient-Le Jour
11 août 2009

http://www.lorientlejour.com/article/627696/

 

De sérieuses menaces seront exercées par Israel pour changer les règles d’engagement de la Finul au Liban-Sud
Évoquant les consultations du Conseil de sécurité relatives à la prorogation prochaine du mandat de la Finul au Liban-Sud, le quotidien syrien Techrine (officiel) a fait part hier de « sérieuses menaces israéliennes qui seraient exercées pour changer les règles d'engagement de la Finul au Liban-Sud, en vue d'un retour au texte initial de la résolution, qui avait été refusé par la Résistance, et dont la teneur accordait aux Casques bleus des prérogatives indépendantes et larges sur la base du chapitre VII ».
« Ces pressions, poursuit le quotidien, qui bénéficient d'un soutien américain, d'une compréhension européenne et d'une complicité arabe implicite sont vouées à l'échec, notamment au lendemain de la position héroïque des habitants du Liban-Sud, qui ont fait face aux tentatives visant à imposer de nouvelles règles d'engagement, d'où une révision des calculs faits par les États européens », indique Techrine.
Et de poursuivre :
« La fréquence des menaces israéliennes contre le Liban a baissé, dans la forme en tous les cas, et ce après que les responsables israéliens eurent réalisé leur impact négatif sur les colons, notamment au lendemain du discours du chef de la Résistance », le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, constate le quotidien, qui indique que, lors de son intervention, le numéro un du parti chiite a mis les points sur les i et dressé les enjeux de la nouvelle équation, à savoir
Tel-Aviv contre la banlieue sud. « C'est ce qui a amené le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à placer les déclarations qu'il avait faites dans le cadre d'une tempête médiatique, œuvrant ainsi à rassurer les Israéliens en affirmant que la paix et la stabilité règnent à la frontière avec le Liban », ajoute le quotidien.

24 août 2009

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/62898...


c) Finul

Mandat de la Finul : Le projet de résolution de  la France sera examiné.
Le projet de résolution que la France a fait distribuer, dans la nuit de vendredi à samedi, aux membres du Conseil de sécurité de l'ONU pour la prorogation du mandat de la Finul qui vient à échéance le 31 août, fera l'objet de discussions, cette semaine, au niveau des experts. Après approbation des capitales respectives des États membres du Conseil de sécurité, le texte sera adopté par le Conseil lors d'une réunion prévue à cet effet le jeudi 27 août », a indiqué à L'Orient-Le Jour une source diplomatique européenne. Parrainé par la France, ce projet de résolution est « équilibré », explique la source. « Il souligne la profonde préoccupation du Conseil face aux violations de la résolution 1701, mais sans condamnation particulière. Il répond à la lettre datée du 6 août de Ban Ki-moon adressée au président du Conseil, en recommandant la prorogation du mandat de la Finul pour une nouvelle période d'un an « sans modification », comme l'avait demandé le Premier ministre Fouad Siniora, dans sa lettre datée du 4 août au secrétaire général », a rappelé cette même source.
Dans ce projet de résolution, le Conseil de sécurité rappelle toutes les résolutions précédentes concernant le Liban, en particulier les résolutions 425 (1978), 426 (1978), 1559 (2004), 1680 (2006), 1701 (2006) et 1773 (2007), ainsi que les déclarations de son président touchant la situation au Liban. Le texte réaffirme l'attachement du Conseil « à la pleine application de toutes les dispositions de la résolution 1701, et souligne la responsabilité qui lui incombe d'aider à garantir un cessez-le-feu permanent et à trouver une solution à long terme au conflit, conformément à cette résolution. Il invite toutes les parties concernées à intensifier leurs efforts pour mettre en œuvre toutes les dispositions de la 1701, et « exprime sa profonde préoccupation » face à toutes les violations répertoriées, en particulier les récentes violations graves mises en évidence dans la lettre du secrétaire général du 6 août 2009. Le texte souligne l'importance de l'établissement, entre la ligne bleue et le Litani, d'une zone vide de tout élément armé, d'équipements militaires et d'armes autres que ceux déployés par le gouvernement libanais et les forces de la Finul, et à cette fin, il encourage une coordination plus poussée entre la Finul et les forces armées libanaises. Le projet de résolution invite aussi toutes les parties concernées à respecter la ligne bleue dans son intégralité, et les encourage à une coopération plus poussée avec la Finul, notamment pour marquer la ligne bleue et pour parvenir à un accord sur la partie nord de Gajar.
Appui aux forces armées libanaises
Le projet de résolution rappelle aussi les dispositions de la convention sur la sécurité du personnel des Nations unies et du personnel associé, tout en saluant le rôle actif et le dévouement du personnel de la Finul,notamment de son commandant. Le texte exprime sa profonde gratitude aux États membres qui contribuent à la Finul et souligne la nécessité que la force internationale ait à sa disposition tous les moyens et les équipements nécessaires pour s'acquitter de son mandat. Il réaffirme l'autorité donnée à la Finul pour qu'elle prenne les mesures nécessaires dans la zone de déploiement de ses forces, qu'elle s'assure que la zone d'opérations n'est pas utilisée pour des activités hostiles, quelle que soit leur nature et qu'elle puisse faire face aux tentatives menées pour l'empêcher de s'acquitter de son mandat.
Invitant les États membres à apporter leur appui à l'armée libanaise afin qu'elle puisse exercer ses fonctions, conformément à la résolution 1701, et constatant que la situation au Liban continue de menacer la paix et la sécurité internationales, le projet de résolution réclame une prorogation du mandat de la Finul jusqu'au 31 août 2010, et salue le rôle positif des Casques bleus, « dont le déploiement avec l'armée libanaise a contribué à créer un nouvel environnement stratégique dans le Sud du Liban ». Il se félicite aussi de l'élargissement de la coordination entre la Finul et l'armée libanaise, et les encourage à la renforcer. Il appelle fortement toutes les parties concernées à respecter la cessation des hostilités et la ligne bleue dans sa totalité, à coopérer pleinement avec l'ONU et avec la Finul, et à s'acquitter scrupuleusement de leurs obligations, à savoir de respecter la sécurité du personnel de la Finul et d'autres agences des Nations unies, notamment en s'interdisant toute action qui les mette en danger et en faisant en sorte que la Finul jouisse d'une entière liberté de circulation dans toute la zone d'opérations. Il invite également toutes les parties à coopérer pleinement avec le Conseil de sécurité et avec le secrétaire général de l'ONU afin de parvenir à un cessez-le-feu permanent et à une solution à long terme, tel que prévu par la résolution 1701.
Le Conseil « prie » le secrétaire général de continuer à lui faire rapport sur l'application de la résolution 1701 tous les quatre mois, ou toutes les fois qu'il jugera nécessaire. À cet égard, il « se félicite » de recevoir le plus tôt possible les conclusions de l'investigation - qui sera conduite durant les prochains mois, comme mentionné dans la lettre du secrétaire général du 6 août 2009 - de la capacité opérationnelle de la Finul, notamment la structure, les actifs et les requis de la force, dans un effort d'assurer, en phase avec les bonnes pratiques du maintien de la paix, que les avoirs et ressources de la mission sont bien configurés de manière à permettre l'application des obligations mandatées de la façon la plus adéquate, afin de s'acquitter des tâches qui lui ont été confiées.
En conclusion, le Conseil « souligne » combien il est important et nécessaire de parvenir à une paix globale, juste et durable au Moyen-Orient, en se fondant sur toutes ses résolutions pertinentes, notamment ses résolutions 242 du 22 novembre 1967, 338 du 22 octobre 1973 et 1515 du 19 novembre 2003, et « décide » de demeurer activement saisi de la question.

24/8

Sylviane Zehil

24/08/2009

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/628977/Mandat_de_la_Finul+%3A__le_projet_de_resolution_de+_la_France_sera_examine_jeudi__par_les_experts.html

 

Le mandat de la force de l'ONU prorogé d'un an

Le Conseil de sécurité des Nations unies a prorogé jeudi pour une nouvelle période d'un an le mandat de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul), qui veille au respect de l'arrêt des combats après la guerre d'août 2006.

Le Conseil a pris cette décision dans sa résolution 1884, rédigée par la France et adoptée à l'unanimité de ses quinze membres.

Le texte proroge jusqu'au 31 août 2010 et sans modification le mandat de la Finul, qui expirait à la fin du mois.

Il salue "le rôle positif" de cette force "dont le déploiement, avec les forces armées libanaises, a aidé à instaurer un nouvel environnement stratégique dans le sud du Liban.

La résolution "demande à toutes les parties concernées de respecter la cessation des hostilités et la Ligne bleue dans sa totalité, y compris à Ghajar". La Ligne bleue marque la frontière entre le Liban et Israël. Ghajar est un village divisé aux confins d'Israël, du Liban et de la Syrie.

L'armée israélienne a occupé la partie nord du village où vivent quelque 1.500 habitants, située en territoire libanais, durant la guerre de 2006 et y a érigé une clôture de sécurité provisoire pour empêcher l'infiltration de combattants du Hezbollah dans la partie sud où vivent entre 500 et 800 habitants

La résolution appelle également les parties à "coopérer pleinement avec le Conseil et avec le secrétaire général (de l'ONU) afin de parvenir à un cessez-le-feu permanent et à une solution à long terme, tel qu'envisagé par la résolution 1701, et insiste sur la nécessité d'aller encore de l'avant dans ce sens."

Force de paix déployée dans le sud du Liban depuis 1978, la Finul a vu son mandat et ses effectifs considérablement élargis, aux termes de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, après le conflit de juillet-août 2006 entre Israël et la milice chiite libanaise Hezbollah.

La résolution 1701 avait permis un arrêt des combats mais pas de cessez-le-feu.
La Finul compte quelque 13.000 personnels, déployés au sud du fleuve Litani, frontière naturelle du Liban sud. Elle est commandée par le général italien Claudio Graziano.

Depuis la fin des combats le 14 août 2006, l'armée libanaise s'est déployée le long de la frontière avec Israël pour la première fois depuis plusieurs décennies.

Tout en saluant la reconduction du mandat, l'ambassadrice d'Israël, Gabriela Shalev, a attiré l'attention du Conseil sur le "phénomène dangereux" constitué par les activités du Hezbollah. Celui-ci "continue de se déployer et agit activement au nord et au sud du Litani en violation flagrante de la résolution 1701", a-t-elle dénoncé

En réponse, l'ambassadeur du Liban, Nawaf Salam, a accusé Israël d'être responsable du non-respect de la résolution 1701. "Non seulement Israël continue de violer quotidiennement la Ligne bleue et l'espace aérien libanais", mais il "continue également de refuser de se retirer du nord de Ghajar", a-t-il affirmé.

28 août 2009

http://18alexterieurliban.blogspot.com/2009/08/le-mandat-de-la-force-de-lonu-proroge.html


n° 112 - Journal du Liban - 13-08 au 28-08 -:Suite :- Israël cherche toujours à compenser son échec au Liban.


n° 112 - Journal du Liban - 13-08 au 28-08 -:Suite  :- Israël cherche toujours à compenser son échec au Liban.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

      n° 112                                           13-08 au 28-08

       C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

2  Politique Libanaise  

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

 


 


2  Politique

a) Libanaise  

2a-1 La crise gouvernementale

Gouvernement cherche coalition désespérément...

Au jour le jour

Washington et Riad empêchent la formation du cabinet libanais  

Un parlementaire libanais a accusé les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite d'entraves mis devant la formation du cabinet libanais. Cité par le reporter de l'IRIB depuis Beyrouth, FAdi al-Aour, parlementaire libanais a dit jeudi que vu les interventions américaines et saoudiennes, on ne constate pas un quelconque signe de la formation dans un proche avenir du cabinet libanais.

Environ deux mois après la mission confiée par les chefs du courant pro-occidental et pro-saoudien, le Courant du 14 mars, à Saad Hariri pour former le nouveau cabinet, ce cabinet n'a pas été encore formé. Les sources proches de ce Courant, le cabinet ne peut pas être encore formé dans les mois à venir.

Israël a menacé de s'en prendre aux centres gouvernementaux et aux infrastructures libanaises, dans une éventuelle attaque contre le Liban, si le Hezbollah assistait au sein de ce cabinet.

Malgré toutes ces menaces, le Hezbollah est déterminé à avoir une présence active au sein du nouveau cabinet.

21/08/2009

 http://french.irib.ir

 

Formation du gouvernement au Liban: Quoi de neuf?

Les tractations entre les différentes parties libanaises pour la formation du gouvernement ont recommencé après le retour du Premier ministre en charge Saad Hariri d'un congé parisien de plus d'une semaine.  
La distribution des portefeuilles ministériels occupe actuellement le devant de la scène dans le cadre de la formule gouvernementale 15-10-5.  
A ce propos, le député Walid Joumblatt va inclure ses quotas au gouvernement parmi ceux des forces du 14 mars, malgré son retrait de cette coalition, tout en insistant sur sa distinction des autres partis sur le plan politique.  
Par ailleurs, le Premier ministre en charge a contacté le Président de la République Michel Souleimane pour fixer un rendez-vous dans les prochaines heures afin de discuter des dernières évolutions concernant la distribution des portefeuilles. Il a de même appelé le chef du parti des Phalanges Amine Gemayel, et a reçu le premier ministre sortant Fouad Siniora et d'autres personnalités.   
Les visiteurs de Hariri ont rapporté de lui qu'il n'y a d'obstacles sérieux à la formation du gouvernement que les demandes "irréalisables" du général Michel Aoun, refusant l'entrée au gouvernement des candidats malheureux aux législatives.   
Hariri a également exprimé son attachement au portefeuille des communications, excluant le portefeuille des finances des tractations, et réservant les portefeuilles de l'intérieur et de la défense au Président de la République. Il a par ailleurs informé ses visiteurs de son refus de la modification de la formule 15-10-5.   
Evoquant sa relation avec le député Walid Joumblatt, Hariri a assuré qu'il n'y a aucun problème avec lui. De son côté, le député druze avait révélé avoir reçu un bouquet de fleurs de ce dernier à l'occasion de son 60ème anniversaire, affirmant qu'il avait pris l'initiative de le contacter pour le remercier. Joumblatt a ajouté qu'il rencontrera Hariri dans les prochaines 48 heures.
Abordant la question de la formule gouvernementale, le chef du PSP a confirmé l'attachement de toutes les parties à la 15-10-5, dans le cadre de l'accord sur les résolutions centrales.  
Sur un autre plan, une réunion nocturne a eu lieu à Rabiyeh entre le ministre Joubrane Bassil, le conseiller politique du secrétaire général du Hezbollah Hussein Khalil et le conseiller politique du chef du Parlement Ali Hassan Khalil, qui ont discuté des dernières évolutions liées au gouvernement.
Des sources du courant patriotique libre ont indiqué au quotidien as Safir que le CPL n'exigera rien pour le moment et "attendra l'offre du Premier ministre en charge avant de se décider".
Le chef du bloc parlementaire de la résistance le député Mohammad Raad a pour sa part estimé que la formule 15-10-5 convient à la situation actuelle du pays. Dans une interview à la chaine télévisée al Manar, Raad a appelé le Premier ministre en charge à accélérer ses contacts pour parvenir à la formation du gouvernement, précisant que la proposition d'un gouvernement technocrate est irréelle dans un pays qui vit une crise politique.

Nada RAAD

Mercredi 12 Août 2009 

http://www.alterinfo.net/Formation-du-gouvernement-au-Liban-Quoi-de-neuf_a35681.html

 

Pas de véritable intention pour la formation du gouvernement tant que les accusations continuent à se diriger vers Aoun ou le CPL.

Le député Nabil Nicolas (membre du Bloc "Changement et Réforme") considère que rien n'est neuf quant à l'accusation du Général Aoun et du CPL du blocage du gouvernement au point que "le complexe d'Aoun" est devenu le plus grand complexe dans le monde, considérant qu'il n'y a pas de véritable intention pour la formation du gouvernement tant que les accusations continuent à se diriger vers Aoun ou le CPL.
Nabil Nicolas assure qu'il n'y a jamais eu de "complexe d'Aoun" mais ceci a été inventé pour cacher les autres problèmes auxquels fait face Saad Hariri, signalant que le Premier Ministre Israelien Benjamin Natanyahu et l'ex ambassadeur américian Jeffry Feltman interviennent dans la formation du cabinet, ainsi que tout le monde se mêle de cette affaire et impose ses conditions pour la constitution du gouvernement. Il a demandé dans une entrevue sur la "LBC": "Pourquoi sont-ils contre le ministre Gebran Bassil? Pourquoi il ne leur plait pas? Est-ce à cause de sa conduite au sein du gouvernement et sa découverte de la station du Barouk et les contraventions dans son ministère"?
Ajoutant: "Si nous revendiquons un autre ministère que celui des télécommuications ils vont refuser" et assurant que certains doivent s'excuser auprès du Général Aoun pour ce qu'ils ont dit depuis deux mois. Le député Nicolas a demandé: "Comment est-ce qu'une rencontre entre Aoun et Hariri pourra-t-elle avoir lieu si les accusations invalides perisisent dans les journaux et les médias"?
Pour ce qui est de la revendication du ministère de l'Interieur, il a demandé: "Le ministre Baroud a-t-il pu tout réaliser au sein de son ministère"? considérant qe lorsque le député appartient à un Bloc parlementaire sa marge de maneouvre s'élargit.  

Nabil Nicolas:

http://www.tayyar.org/Tayyar/News/PoliticalNews/fr-FR/128959399803497252.htm

 

Walid Joumblatt : « Je suis un indépendant, je ne serais affilié à aucune équipe, je rejoins le Président qui est la garantie »

Suite à l’annonce fracassante de son retrait de la coalition du 14 Mars, le député Walid Joumblatt a précisé hier que cette coalition resterait majoritaire au Liban et qu’il ne rejoindrait pas l’opposition.

Walid Joumblatt a également précisé qu’il s’alignera sur les positions de la Présidence de la République qu’il appuie pour la formation rapide du prochain gouvernement d’union nationale.

« Je suis un indépendant, je ne serais affilié à aucune équipe, je rejoins le Président qui est la garantie », a déclaré Walid Joumblatt sur les ondes de la chaine de télévision MTV avant de poursuivre qu’il donnera les consignes de votes à ses parlementaires ou à ses ministres présents au sein du prochain cabinet en temps et en heure.

Le dirigeant du PSP a déclaré qu’un certain nombre de parlementaires de son bloc parlementaires –comptant 11 députés – pourraient poursuivre de voter en faveur de la majorité actuelle tout en indiquant qu’il a reçu une invitation de l’Ambassade iranienne à se rendre à Téhéran et qu’il rencontrera le député Assaad Hardan, dirigeant du PSNS. Walid Joumblatt a également refusé une invitation à se rendre à Washington selon le journal libanais Al Akhbar.

Libnanews

 Août 4, 2009

http://mplbelgique.wordpress.com/2009/08/04/walid-joumblatt-%c2%ab-je-suis-un-independant-je-ne-serais-affilie-a-aucune-equipe-je-rejoins-le-president-qui-est-la-garantie-%c2%bb/

 

Hariri : Le Hezbollah fera certainement partie du cabinet d’union.
Le Premier ministre désigné Saad Hariri a affirmé hier au cours d'un iftar que « le cabinet d'union nationale regroupera naturellement les forces du 14 Mars, et aussi le Hezbollah. Je tiens à l'assurer à l'ennemi israélien, que cela lui plaise ou non. L'intérêt de la nation suppose que tout le monde fasse partie de ce cabinet, et que personne ne fasse de la surenchère à ce propos ». M. Hariri a ensuite rappelé que la formation du cabinet relève de ses prérogatives en collaboration avec le président de la République, conformément à la Constitution. Il a par ailleurs souhaité que « la stabilité et la sécurité règnent dans toutes les régions libanaises, sans exception, et que l'armée et les forces de l'ordre soient fortes et à même de préserver la sécurité de tous les Libanais ». Il a également souligné la nécessité de répondre aux besoins des Libanais en courant électrique et en eau, sans inégalités. « Beaucoup de défis nous guettent, et aucune partie politique ne peut y faire face seule, sans unité nationale. Aussi grande et capable soit-elle, cette partie ne peut pas faire face à ces défis seule, des menaces israéliennes aux problèmes économiques », a-t-il indiqué.
« Au Liban, nous avons toujours besoin d'unité nationale et de convivialité, mais nous avons aussi besoin de préserver la démocratie libanaise et les libertés contre vents et marées. Sans elles, il n'y a pas de Liban. L'unité nationale est nécessaire, mais la démocratie est à la base de l'unité nationale », a-t-il ajouté.
« Les élections ont eu lieu, nous avons gagné et avons tendu la main, en tant que forces du 14 Mars, à toutes les parties pour faire partie d'un cabinet d'union nationale dans l'intérêt du Liban. Cette option est née d'une conviction, parce que nous savons quelle est l'ampleur des défis, des menaces et des problèmes économiques auxquels nous allons être confrontés. Nous n'avons pas pris cette décision pour nous autoéliminer, parce que personne ne peut éliminer une majorité née des dernières élections législatives. Nul ne peut exclure l'autre », a conclu M. Hariri.
Il s'est par ailleurs entretenu en soirée avec le chef du PSP, Walid Joumblatt, en présence du député Marwan Hamadé et des ministres Waël Bou Faour et Ghazi Aridi. Selon des sources informées, il se serait entretenu lundi soir avec hajj Hussein Khalil du Hezbollah.

26 août

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/62924...


2a-2 Des Canons ... pas du beurre.

Le prolongement du mandat de la FINUL est une victoire pour le liban.

Le député Jaber " Le prolongement du mandat de la FINUL est une victoire pour le liban et une défaite pour Israël

Le député Yassine Jaber, membre du bloc de la libération et du développement a félicité la diplomatie libanaise pour le prolongement du mandat de la FINUL au sud du Liban, sans changement des régles, en signalant que ceci est considéré comme une victoire pour le liban et une défaite pour Israël.
Jaber a souhaité que la société internationale comprend la position libanaise envers ce prolongement qui est considéré un début pour l'application de tous les articles de la résolution 1701,et pousser Israël à se retirer du reste des territoires libanais et arrêter les violations israëliennes par le biais de ses espions au Liban.
" cette réalisation doit nous pousser à accélérer la formation d'un gouvernement d'union nationale" a annoncé Jaber .

http://www.tayyar.org/Tayyar/News/PoliticalNews/fr-FR/128959367893905700.htm


2a-3 Sur le terrain

26-08

Le député Hussein Hajj Hassan, membre du Hezbollah, a indiqué que le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a dépêché son conseiller Hussein Khalil auprès du Premier ministre désigné Saad Hariri afin de lui transmettre un « message très clair, dont il ressort que le Hezbollah n'est nullement impliqué dans l'attentat du 14 février 2005 ».

« Saad Hariri sait très bien que le Hezbollah n'est pas impliqué », a déclaré le député hezbollahi qui a accusé « certaines parties arabes et internationales d'œuvrer à politiser l'enquête du tribunal international pour des desseins qui sont totalement étrangers à l'assassinat de Rafic Hariri ».

http://www.lorientlejour.com/c

 

La question de l’implantation des Palestiniens en phase d’exécution.
Le chef du CPL, le général Michel Aoun, a estimé hier que la question de l'implantation des réfugiés palestiniens au Liban constitue le volet extérieur de la crise gouvernementale libanaise.
« Ce dossier n'est pas un épouvantail, comme le prétendent certains », souligne le général Aoun, dans des propos distribués par les organes du CPL. « C'est un problème que nous avons toujours gardé à l'esprit et qui est à présent au cœur des discussions internationales, et il est entré dans sa phase d'exécution définitive », ajoute-t-il.
« Ce n'est un secret pour personne que les États-Unis œuvrent en vue de l'implantation, aux côtés des pays européens et de certains États arabes, et approuvent le rejet par Israel du droit au retour des Palestiniens », dit-il, avant d'ajouter : « Tout comme nul n'ignore le soutien illimité des États-Unis à la majorité au Liban et à ses efforts pour affaiblir l'opposition qui résiste à l'implantation. »
« Ce n'est pas la première fois que l'Amérique s'ingère directement dans les affaires intérieures libanaises et formule ses diktats à l'adresse de l'État libanais », affirme-t-il.
Quant au volet intérieur de la crise gouvernementale, il réside, aux yeux du général Aoun, dans « la structure mafieuse de l'État et de son administration ».
À cela s'ajoute, selon lui, « le mépris persistant à l'égard du contexte politique chrétien et la mise à l'écart des chrétiens ».
« La majorité, qui se réduit comme peau de chagrin, poursuit sa bataille contre nous », affirme-t-il par ailleurs, estimant que les élections législatives « n'ont été qu'un épisode du grand complot ourdi contre le CPL ». « Nous continuons à être la cible de violentes agressions morales, au travers de campagnes médiatiques et de polémiques tournant autour de l'exercice de nos droits politiques naturels », ajoute encore le chef du CPL.
De son côté, le député CPL Ziad Assouad (Jezzine) a estimé, dans une déclaration à nowlebanon.com, que le Premier ministre désigné, Saad Hariri, « attend toujours une décision extérieure pour former son gouvernement ». « Peut-être aussi qu'ils attendent quelque chose du tribunal international, en espérant que le Hezbollah sera impliqué dans l'affaire », a-t-il dit.
Selon lui, « l'opposition chrétienne représente 55 % de cette communauté » et elle a donc droit à des ministères importants

25/8

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/629050/Aoun+%3A_L%27implantation_des_Palestiniens__en_phase_d%27execution.html

 

L’armée se déploie en force près du camp de Beddaoui.
Au cours des dernières 48 heures, l'armée libanaise a renforcé les mesures sécuritaires autour du camp de Beddaoui.

Des unités militaires et des tanks ont été déployés près de l'endroit dit de la « colline militaire », relevant du Front populaire de la libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG).

Cette mesure soudaine, qui n'a pas manqué de susciter de multiples interrogations, a provoqué une certaine tension parmi les habitants du camp et au sein des commandements palestiniens qui se sont mobilisés avant de procéder à des contacts pour tenter de comprendre les raisons de ce déploiement adjacent au poste du FPLP-CG.

Ces développements surviennent à la suite d'informations distillées par des sources au ministère de l'Intérieur sur un possible dérapage sécuritaire à Tripoli.
Selon Naharnet, ces précautions surviennent à un moment où les factions palestiniennes, qui constatent un renforcement de la collaboration entre les Forces de sécurité intérieure et l'armée, ont remis aux autorités plusieurs personnes recherchées et poursuivies notamment dans le cadre de l'affaire Fateh el-Islam, dont certains de ses membres s'étaient réfugiés à Beddaoui après l'épisode de la guerre de Nahr el-Bared.

24 août
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/629001/L%27armee_se_deploie_en_force_pres__du_camp_de_Beddaoui_.html


2a-6 Politique étrangère

Vous êtes les partenaires des victoires de la Résistance.
Un
e délégation iranienne, présidée par le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hussein Cheikh al-Islam, a été accueillie à Nabi Chit, dans la Békaa, par le président du comité politique du Hezbollah, Ibrahim Amine el-Sayed, qui a mis l'accent sur le soutien de l'Iran à la Résistance au Liban. « Vous êtes les partenaires des victoires de la Résistance.

Vous n'êtes pas seulement les partenaires de nos joies mais aussi de nos peines.

Les victoires de la Résistance ont pu être réalisées grâce aux directives de l'imam Khomeyni et du guide suprême Khamenei. Nous allons vers de nouvelles victoires, plus importantes.

Les peuples de la région ont passé outre le confessionnalisme et soutiennent désormais la Résistance », a-t-il poursuivi.

17 août 2009

http://www.lorientlejour.com/article/628291/Pour_le_Hezbollah%2C_les_victoires_de_la_Resistance_sont_le_fruit_des_directives_de_Khamenei.html

 

Sleimane réitère son refus de naturaliser les Palestiniens.
Le Président Michel Sleimane a souligné vendredi que le Liban rejette catégoriquement la naturalisation des Palestiniens, conformément au préambule de la Constitution.

Il a réaffirmé que tout projet de solution pour la crise au Moyen Orient doit se baser sur le recouvrement des droits des Palestiniens, notamment le droit de retour, sinon, le problème fondamental va persister.
Ayant reçu le chef du Parlement de la Roumanie à Baabda, Sleimane l’a appelé à soutenir la position du Liban auprès de l’Union Européenne et la communauté internationale, concernant le soutien du recouvrement des droits des refugiés palestiniens, notamment leur droit de retour
dans leur pays. Sleimane a également souhaité renforcer la coopération entre le Liban et la Roumanie aux niveaux politique, militaire, économique, culturel et touristique.
iloubnan.info –

Le 21 août 2009,

http://www.iloubnan.info/politique/actualite/id/37438


2a-14 Prisons : Déclaration 

19-08

Tahal al-Hadj Souleimane membre du Fatah al-Islam a été repris mercredi par des membres d’un commando libanais, au lendemain de sa spectaculaire évasion d’un établissement pénitentiaire.
Huit membres du Fatah al-Islam avaient cherché à s’évader mardi de la prison de Roumieh, mais Souleimane avait été le seul à échapper aux forces de police.
Des affrontements avaient opposé pendant trois mois le groupe islamiste radical à l’armée à l’intérieur du camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared dans le nord du Liban en 2007.

Des dizaines de membres du groupe avaient été arrêtés, dont Tahal al-Hadj Souleimane, accusé d’avoir tué des soldats libanais pendant les combats et soupçonné d’être impliqué dans des attentats au Liban.

(Al-Oufok avec les agences de presse )



b) Israélienne

2b-2 Des Canons ... pas du beurre.

Escalade verbale.

La tension est montée d'un cran entre le gouvernement israélien et le Hezbollah lundi. « Qu'il soit clair que le gouvernement libanais sera responsable de toute attaque provenant de son territoire, si le Hezbollah en faisait officiellement partie », a déclaré le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.

« J'espère que nous n'aurons pas à attaquer dans l'avenir des infrastructures civiles alors que nous avons évité de le faire dans le passé pour ne pas porter atteinte au gouvernement libanais », a-t-il ajouté, faisant allusion aux attaques israéliennes contre le Liban durant l'été 2006.

Cette guerre avait fait plus de 1200 morts, en majorité des civils, du côté libanais, et 160 morts du côté israélien, pour la plupart des militaires.

Cette nouvelle mise en garde intervient après celle lancée la veille par le vice-ministre des Affaires étrangères israélien, Dany Ayalon, avertissant que si « le Hezbollah touchait un seul cheveu d'un représentant officiel israélien à l'étranger ou même d'un touriste, il en subirait les conséquences qui seront très graves ».

Par la voix du président de son conseil exécutif, Hachem Saffiedine, le Hezbollah a répondu: « La guerre de 2006 ressemblera à une plaisanterie ».

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Le Monde

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/08/10/006-Liban-Israel-menaces.shtml


”World Tribune”: Israël se prépare à une frappe militaire contre le Hezbollah au Liban.

Le quotidien américain “World Tribune” révèle qu’Israël se prépare à une frappe militaire contre le Hezbollah au Liban, Israël ayant établi un programme d’entrainement intensif qui permet à l’armée de terre israélienne de traverser en toute vitesse les frontières libano-israéliennes, puis de procéder à la destruction des tunnels et caches du Hezbollah situés dans le Sud de la rivière Litani. Des responsables rapportent au quotidien qu’Israël n’était pas prêt à la guerre de Juillet 2006 et a beaucoup appris sur le plan militaire de cette offensive. Les responsables ajoutent que cette fois, Tsahal connait très bien les potentiels du Hezbollah qui a reconstruit son réseau de “maisons sécurisées”, de tunnels et de bunkers, ce qui permettra aux combattants du Hezbollah d’entrer par une maison et de sortir par une autre un kilomètre plus loin. Les responsables révèlent que le Hezbollah coopère avec l’armée libanaise au sud du Litani.

El Nashra

Posté par jeunempl

août 4, 2009

http://mplbelgique.wordpress.com/2009/08/04/world-tribune-israel-se-prepare-a-une-frappe-militaire-contre-le-hezbollah-au-liban/

 

Une brochure liant Hezbollah et Vatican retirée par l’armée israélienne.

L’armée israélienne a annoncé dimanche avoir retiré de la circulation une brochure distribuée aux soldats liant faussement le Vatican au Hezbollah associés par son auteur à une haine commune d’Israël.

La brochure intitulée "deux côtés de la frontière" se présente comme une confession d’un ex-membre du mouvement chiite libanais, sous un nom d’emprunt, qui se serait converti au judaïsme.

Elle décrit une soi-disant visite au site du camp d’extermination d’Auschwitz effectuée par le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, menée par des représentants du Vatican.

Développant la thèse de la conspiration, la brochure fait état de "gros budgets alloués par de riches individus pour encourager des journalistes et des hommes politiques à s’en prendre à Israël".

La brochure a été éditée par une association de juifs orthoxes américains en coopération avec une figure religieuse israélienne d’extrême-droite, le rabbin Smuel Eliahu.

"La brochure a été remise gratuitement à l’armée et distribuée dans un premier temps de bonne foi. Elle a été aussitôt retirée quand s’est avéré son caractère sensible", a déclaré l’armée dans un communiqué.

En janvier, l’armée israélienne avait déjà du retirer de la circulation une brochure ultra-nationaliste rédigée par le rabbinat durant l’offensive "Plomb durci" à Gaza.

La brochure distribuée aux soldats religieux par le rabbinat de l’armée israélienne appellait au nom de la Bible "à ne pas avoir pitié" des ennemis d’Israël.

(AFP)

Source : La Croix

dimanche 19 juillet 2009

http://www.jerusalem-religions.net/spip.php?article473


2b3 Les grandes manœuvres

Israël propose la réactivation de la Commission d’Armistice de 1949.

 L’État hébreu envisagerait le rétablissement de la commission d'armistice de 1949 entre le Liban et Israël comme un premier pas pour des négociations politiques entre les deux pays, a annoncé la presse Israélienne.

Cette proposition aurait été formulée par le premier ministre Israélien Benjamin Nétanyahou au ministère des affaires étrangères et présentée aux représentants des États-Unis, les Nations unies et de l'Union Européenne.

Pour rappel, l'envoyé spécial américain George Mitchell d'origine libanaise avait appelé l'État hébreu à la reprise des négociations avec l'autorité palestinienne et sur les volets syriens et libanais.

La commission d'armistice de 1949, qui se réunissait au point de passage de Metula et de Rosh Hanikra avait été dissoute en 1967 à la demande d'Israël. Elle comprenait deux représentants Israéliens et de représentants libanais ainsi qu'un représentant des Nations Unies.

La nouvelle commission, toujours selon la presse Israélienne, pourrait comprendre à la fois un représentant diplomatique et un responsable militaire, alors que le processus décisionnaire serait soumis à un vote majoritaire. La commission pourrait alors servir de voies de communication entre les deux états avant la reprise formelle  des négociations de paix. Elle pourrait ainsi résoudre le cas des fermes de Chébaa et du village de Ghajar, village à l'origine syrien qui s’est étendu en territoire libanais à la faveur de l'occupation Israélienne de 1978 à 2000 et qui a été à nouveau occupé suite au conflit de juillet 2006.

Les négociations de paix avec Beyrouth sont gelées depuis l'échec du processus de Madrid lancé en 1994. Les relations entre les deux pays ont été conflictuelles depuis, avec notamment des conflits armés comme en 1996 ou plus récemment de 2006, avec l'aile militaire du mouvement chiite Hezbollah. Le conflit de 2006 s'est achevé avec l'adoption de la résolution 1701 du conseil de sécurité, alors qu'on craint toutefois une reprise du conflit suite aux différentes violations de cette même résolution. Alors que les autorités libanaises indiquent que différentes zone dont les fermes de Sheba, le village de Ghajar et les collines de Kfarchouba n'ont pas été évacué par l'armée Israélienne,  Tel Aviv poursuit ses survols quotidiens du Liban, constituant selon les Nations Unies une infraction à la résolution 1701, accusant le Hezbollah de poursuivre son réarmement.

Libnanews

 29 Juillet

http://www.libnanews.com/index.php?option=com_content&view=article&id=298:israelliban--tel-aviv-propose-la-reactivation-de-la-commission-darmistice-de-1949-media&catid=45:libactu&Itemid=82


3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

Egypte

23/8

Le procès des espions présumés du Hezbollah libanais soupçonnés d'avoir préparé des attentats contre des touristes et le canal de Suez en Egypte s'est ouvert dimanche au Caire.

Ils sont aussi accusés d'avoir fait parvenir des agents et explosifs au Hamas au pouvoir dans la Bande de Gaza. Certains sont en outre inculpés pour avoir participé à la formation de partisans du Hezbollah dans des camps du mouvement au Liban, selon des sources judiciaires ayant requis l'anonymat.

Des responsables égyptiens de la sécurité avaient annoncé en avril la mise au jour d'une cellule du Hezbollah cherchant à déstabiliser le pays. Le chef du Parti de Dieu, Cheikh Hassan Nasrallah, a admis avoir dépêché un agent pour superviser des livraisons d'armes au Hamas mais il a nié vouloir nuire à la sécurité de l'Egypte.

Le procureur Hesham Bedawi a déclaré que 18 des 26 suspects avaient fourni au Hezbollah des informations sur les horaires du canal de Suez, la sécurité et les destinations touristiques dans la péninsule du Sinaï.

Au moins trois accusés auraient par ailleurs creusé des tunnels sous la frontière égyptienne avec la Bande de Gaza pour faire passer des personnes et des biens. D'autres auraient fourni un point de chute à des militants ayant franchi clandestinement la frontière.

Parmi les suspects figurent deux Libanais et cinq Palestiniens. Les accusés plaident non coupable, selon l'avocat de l'un des Libanais, Me Mohammed Salim al-Awa.

Le procès a été ajourné au 26 octobre.

C'est la première fois que l'Egypte juge des personnes impliquées dans la contrebande avec la Bande de Gaza. Israel a souvent reproché à son voisin de ne pas lutter suffisamment contre le trafic d'armes et de personnes sur cette frontière.

Les deux pays soumettent la Bande de Gaza à un embargo économique et ont fermé leur frontière avec l'étroit territoire côtier.

23/8

http://fr.news.yahoo.com/

 

Palestine

« La Palestine aux Palestiniens et le Liban aux Libanais »
Le président de l’Autorité palestinienne a présidé, hier à Ramallah, la première réunion de la nouvelle direction du Fateh.

Le chef de l'Autorité palestinienne a réaffirmé son attachement au « droit de retour » en déclarant que « la Palestine est la patrie des Palestiniens, tout comme le Liban est aux Libanais ».

Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas a exclu hier, après avoir présidé la 1re réunion de la nouvelle direction de son parti, une reprise des négociations avec Israël sans un arrêt de la colonisation, et souligné le droit de son peuple à la « légitime défense ». « Toute négociation doit être basée sur le respect par les parties, surtout Israël, des engagements pris dans le cadre de la feuille de route (..) et en premier lieu l'arrêt de la colonisation, sous toutes ses formes et sans exception, à Jérusalem et dans le reste des territoires occupés », a déclaré M. Abbas à l'issue d'une réunion du nouveau comité central du Fateh, la principale instance dirigeante du mouvement. « Notre peuple est attaché à l'option de la paix, mais se réserve le droit de recourir à la résistance légitime, garantie par le droit international, contre l'occupation et la colonisation et pour atteindre ses objectifs qui sont la liberté, l'indépendance et la création de son État », a-t-il ajouté.

Il a également réaffirmé son attachement au droit de retour des réfugiés palestiniens, en déclarant que « la Palestine est la seule patrie du peuple palestinien, tout comme l'Égypte est pour les Égyptiens, le Liban pour les Libanais et la Jordanie pour les Jordaniens ».
M. Abbas a aussi salué les « efforts du président (américain) Barack Obama et son insistance sur la nécessité de la création d'un État palestinien et l'arrêt total de la colonisation ».

Le gel de la colonisation, réclamé par M. Obama et rejeté par le gouvernement israélien de droite dirigé par Benjamin Netanyahu, a provoqué de sérieuses tensions entre les États-Unis et Israël.
M. Abbas a en outre affirmé que le Fateh refusait un « État aux frontières temporaires », une solution souvent évoquée pour surmonter la difficulté de parvenir à un accord définitif. Il a par ailleurs affirmé que le congrès du Fateh, qui a injecté du sang neuf dans sa direction pour la première fois en vingt ans, a été « un grand succès ».

Le congrès, qui s'est ouvert le 4 août à Bethléem, en Cisjordanie, doit officiellement s'achever après l'annonce des résultats de l'élection d'une autre instance du Fateh, le Conseil révolutionnaire, attendue aujourd'hui. « Ce congrès marque le début d'un processus de réforme et de renouvellement au sein du Fateh », a dit M. Abbas, qui a été plébiscité à la tête du mouvement fondé par le leader historique Yasser Arafat à la fin des années 1950. Le Fateh monopolisait le pouvoir au sein de l'Autorité palestinienne avant d'être battu aux législatives en 2006 par le mouvement islamiste Hamas, qui l'a ensuite délogé par la force de la bande de Gaza en 2007. Son pouvoir se limite depuis à la Cisjordanie occupée par Israël. Le parti était en outre miné par des luttes de clans et un manque de discipline qui ont accéléré son déclin depuis la mort de Arafat en 2004. M. Abbas s'en est pris dans ses déclarations au Hamas pour avoir empêché des centaines de délégués du Fateh à Gaza d'assister au congrès, dénonçant « la répression pratiquée par les putschistes ».
Les élections du Fateh ont permis une entrée en force à sa direction de cadres de la nouvelle génération au profit de caciques, avec l'élection notamment de Marwan Barghouthi, figure de proue du mouvement emprisonné à vie en Israël, et d'hommes à poigne issus des services de sécurité comme Mohammad Dahlane et Jibril Rajoub. Un ténor du Fateh, l'ancien Premier ministre et ancien négociateur Ahmad Qoreï, qui a perdu son siège, a dénoncé des « manipulations » ayant selon lui entaché le scrutin, dans une interview au quotidien al-Quds al-Arabi publié à Londres. M. Abbas a minimisé ces propos, excluant toute « scission » au sein du parti.

Abbas Momani

AFP

14/08/2009

http://www.lorientlejour.com/article/627988/%3C%3C+La_Palestine_aux_Palestiniens_et_le_Liban_aux_Libanais+%3E%3E%2C_martele_Abbas.htm


n° 112 - Journal du Liban - 13-08 au 28-08 -:Fin :- Israël cherche toujours à compenser son échec au Liban.

n° 112 - Journal du Liban - 13-08 au 28-08 -:Fin :- Israël cherche toujours à compenser son échec au Liban.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.


Journal du Liban

      n° 112                                           13-08 au 28-08

       C.De broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Tiré à part :

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales

5 Autres Pays

6 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Une brochure liant Hezbollah et Vatican retirée par l’armée israélienne.

7 Les brèves

7-1 La réaction du Hezbollah aux menaces d'Israël.

7-2 Hariri: "Le Hezbollah sera au gouvernement que l'ennemi le veuille ou pas".

7-3 « Le courant 14 Mars est fini »

7-4 Le FSB derrière le démantèlement des réseaux d'espionnage israéliens au Liban.

7-5 Incident de Kherbet Selm.

7-6 La démographie du Liban : La variable palestinienne.

7-7 Les Libanais «hors du Liban»

 


 


c) Europe

France

Tentative française d’amender la mission de la Finul au Liban-sud.

Le quotidien libanais al-Akhbar a révélé que les états qui soutiennent Israël au Conseil de sécurité des Nations Unies cherchent à exploiter l’affaire de l’explosion du dépôt d’armes de Kherbet Selem au Liban sud pour introduire certain changements dans la mission de le Force intérimaire des Nations Unies la Finul.

D’après le journal, c’est surtout la France qui s’attèle à faire adopter un nouveau paragraphe exigeant la liberté d’action de la Finul au sud du Litani. Ce que refusent plusieurs états, dont la Russie, la Chine et la Turquie.

Le journal a aussi critiqué la diplomatie libanaise à qui il reproche d’accorder peu d’importance face aux contacts israéliens effectués deux jours avant le débat qui sera lancé au sein du Conseil de sécurité, sa réaction s’étant limitée à présenter un rapport qui répertorie le nombre des violations aériennes israéliennes de la souveraineté libanaise durant le mois de juillet dernier.

Nous dénonçons l’attitude et l’irresponsabilité de la France des Sarkozy et Kouchner, au sein des instances des Nations Unies, qui s’attèlent à modifier les missions de la FINUL, voulant transformer cette dernière en une force armée dont l’action s’inscrive dans la stratégie et les tactiques de l’armée sioniste d’occupation.

Nous refusons toute modification de la mission de cette force en contradiction avec les principes et les termes de la résolution 1701 acceptés par les deux parties et nous exigeons le respect de cette résolution.

Nous exigeons de notre gouvernement une plus grande fermeté et une dynamique dans sa diplomatie et ses actions au sein des instances internationales, protégeant notre Résistance et contrecarrant toutes les manœuvres sionistes au sein de ces instances.

Vive le Liban Libre

Les signataires :

Le Rassemblement des Démocrates Libanais et des Amis du Liban,

La Section Lyonnaise du Parti communiste Libanais

21 août 2009

 

J'accuse........

- La Souveraineté de la France, le principe de « Fraternité » sur lequel repose la République et l’attachement de la France à ses Droits de l’Homme, bafoués par la politique extérieure menée par Sarkozy-Kouchner
Au sujet du Liban
Ils se sont récemment attelés au sein des instances internationales à vouloir modifier la mission de la FINUL pour rendre cette dernière opérationnelle quant à la satisfaction de la stratégie de l’Occupation Sioniste qui consiste à déraciner la Résistance Libanaise, à l’éradiquer définitivement et à pérenniser une situation d’occupation de territoires libanais.
Tous les jeux et les hypocrisies sont mis en œuvre jusqu’à provoquer et faire pression sur le Gouvernement Libanais et l’Armée Libanaise, voire empêcher la formation d’un gouvernement au sein duquel la Résistance aurait ses responsabilités.
Parallèlement, bouches cousues et parfaite inertie de Sarkozy et de Kouchner quand il s’agit des multiples violations sionistes de la Résolution 1701.
24 août 2009
J’accuse le Pouvoir Français de complicité avec l’Entité Sioniste et d’avoir trahi un des idéaux du Peuple de France : le droit de tout peuple à la résistance face à l’Occupation.
Au sujet de la Palestine
Sarkozy avait récemment émis un souhait auprès des dirigeants de l’Entité Sioniste de voir la peine d’un citoyen français, Salah Hamouri, détenu actuellement et injustement en «
Israel », allégée et d’obtenir sa libération.
Les dirigeants sionistes ont tout simplement refusé sa demande.
Depuis, Sarkozy et son ministre dévoué Kouchner, n’ont pas réagi ; pire, ils gardent à ce jour bouches cousues, inertes et surtout incapables de la moindre initiative face à une atteinte aux droits de l’Homme perpétrée contre un des leurs.
J’accuse le Pouvoir Français d’atteinte à la Souveraineté de la France.
La France
soutient le siège de Gaza qui frappe 1.500.000 habitants, privant ainsi ces populations du moindre moyen de survie ; de plus, elle soutient la Collaboration Arabe dans toutes ses franges dans sa lutte contre la Résistance du Peuple de Palestine.

J’accuse le Pouvoir Français d’avoir encore trahi cet idéal du Peuple de France : le droit de tout peuple à son autodétermination et à la résistance face à l’Occupation.
Tout récemment, grâce à quelques médias et à la Justice Américaine, une pratique digne d’une pratique néo-nazie fut révélée au monde : l’Entité Sioniste prélève des organes sur les corps de palestiniens tués par son armée, le Tsahal, organes destinés au grand trafic international :
Le corps, une fois charcuté dans le sens du bas du ventre au sommet de l’œsophage en vue de prélever les organes, puis cousu, est rendu cinq jours après à sa famille, systématiquement dans la nuit accompagnée d’une coupure d’électricité !!!
Faut-il couper le courant afin que la famille ne puisse pas découvrir les traces de pillage d’organes pratiqué sur le corps avant son total recouvrement par un linceul, généralement des couleurs de la Résistance ou de celles du drapeau de la Palestine, comme le veut la tradition palestinienne ?
http://www.ism-france.org/news/article.phpid=12547&type=communique&lesujet=Prisonniers
Kouchner, notre champion des Droits de l’Homme et son Président n’ont fait à ce jour aucune déclaration dénonçant vivement ces pratiques dignes du Néo – Nazisme et n’ont pris aucune décision concrète en vue de porter plainte contre les Autorités Sionistes et leurs trafiquants.
Décidemment, le Pouvoir Français ne se soucie guère des crimes contre l’Humanité quand il s’agit des crimes perpétrés contre le Peuple Palestinien.
J’accuse le Pouvoir Français d’avoir trahi la Lettre des Droits de l’Homme.

24/8

http://libanresistance.blogspot.com/2009/08/jaccuse.html

http://nasr-moqawama.blogspot.com/



d) Les institutions

ONU

Crédit de 589,7 millions de dollars
En ce qui concerne les aspects financiers, Ban Ki-moon a annoncé que l'Assemblée générale de l'ONU a décidé dans sa résolution 63/289 d'ouvrir, pour inscription au compte spécial de la Finul au titre de l'exercice de son mandat allant du 1er juillet 2009 au 30 juin 2010, un crédit d'un montant brut de 589,7 millions de dollars aux fins du fonctionnement de la Force. Au 31 mai 2009, les contributions non acquittées au compte spécial de la Finul s'élevaient à 86,1 millions de dollars. Ban Ki-moon a engagé tous les États membres à verser rapidement et intégralement leurs contributions.
« Compte tenu de ce qui précède, je recommande au Conseil de sécurité de proroger le mandat de la Finul pour une nouvelle période de 12 mois prenant fin le 31 août 2010, » a conclu Ban Ki-moon.
Sylviane Zehil

L’Orient-Le Jour
11 août 2009

http://www.lorientlejour.com/article/627696/

13-08

Le coordinateur spécial de l'ONU pour le Liban, Michael Williams, a déclaré espérer que le nouveau gouvernement libanais, une fois formé, "mettra en application la résolution onusienne 1701 qui a mis fin à la seconde guerre du Liban".

"Aujourd'hui, je place également tous mes espoirs en le nouveau gouvernement, qui, une fois formé, devra travailler efficacement au renouvellement de son engagement envers l'ONU et la communauté internationale", a déclaré Williams.

14/8

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1249418607126&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FPrinter


Conseil de sécurité

Ban Ki-moon : Renouvellement du mandat de la Finul,
Dans une lettre de quatre pages, datée du 6 août et rendue publique hier, adressée au président du Conseil de sécurité, Ban Ki-moon demande au Conseil de sécurité d'examiner le renouvellement du mandat de la Finul, qui vient à expiration le 31 août 2009, pour une nouvelle période de 12 mois prenant fin le 31 août 2010.

Le Premier ministre, Fouad Siniora, avait fait savoir, dans une lettre datée du 4 juillet adressée au secrétaire général, qu'il demandait au Conseil de sécurité de proroger le mandat de la Finul pour une nouvelle période d'un an, « sans le modifier».
Dans cette lettre, le secrétaire général note que la Finul qui, au 15 juillet 2009, comptait 12 000 soldats au total, continue de jouer un rôle crucial en assurant la paix et la stabilité au Liban-Sud et le plein respect de la ligne bleue. Aux termes de son mandat, la Finul continue de prendre toutes les mesures qu'elle estime nécessaires, dans le cadre de ses moyens, pour veiller à ce que la ligne bleue et le fleuve du Litani ne soient pas utilisés à des fins hostiles, a-t-il remarqué.

La Finul fournit un important moyen dissuasif à la reprise des hostilités et a mis en place les bases sur lesquelles le processus menant à un cessez-le-feu permanent peut et doit se fonder. Tant que la cessation des hostilités ne se matérialise pas par un cessez-le-feu permanent, le calme actuel au Liban-Sud demeurera précaire, a-t-il averti.

Le secrétaire général s'est félicité également de la coopération entre la Finul et les forces armées libanaises, pierre angulaire du mandat de la Finul tel que défini dans la résolution 1701 et réaffirmé dans la résolution 1832. La Finul continue d'aider l'armée libanaise dans les efforts qu'elle déploie pour que la zone située entre la ligne bleue et le fleuve du Litani soit exempte de personnels armés, matériels et armes non autorisés.

Sylviane Zehil

L’Orient-Le Jour
11 août 2009

http://www.lorientlejour.com/article/627696/

 

Évaluation globale de la capacité opérationnelle de la Finul
Faut-il procéder à des ajustements au niveau de la Finul ?

Une évaluation de la structure des forces est nécessaire, pense Ban Ki-moon.
Le secrétaire général remarque que « trois années se sont écoulées depuis l'adoption de la résolution 1701 (2006). Mes rapports sur l'application de cette résolution montrent que la situation sur le terrain s'est considérablement améliorée depuis le déploiement de la Finul élargie et que les réalisations ont été nombreuses. Cependant, il reste beaucoup à faire. Compte tenu des faits intervenus, le moment est venu de dresser un bilan de la capacité opérationnelle de la Finul et de procéder à un examen complet. Pour maintenir l'efficacité opérationnelle de la mission, conformément aux pratiques de référence dans le domaine du maintien de la paix, une évaluation de la structure des forces, des avoirs et des besoins de la Finul sera donc menée au cours des prochains mois par le département des opérations de maintien de la paix et la Finul, en mettant l'accent sur les capacités. Cet examen comprendra une évaluation globale du groupe d'intervention navale. Les pays qui fournissent des contingents seront tenus informés tout au long du processus ».
  Ban Ki-moon a aussi demandé à la communauté internationale d'aider l'armée libanaise à devenir un organisme militaire plus efficace, doté des ressources nécessaires pour assumer ses nombreuses responsabilités, notamment le long de la ligne bleue.

Il a aussi exprimé sa reconnaissance aux 31 pays qui ont fourni des contingents à la Force pour leur engagement constant qui, conjugué au partenariat solide instauré avec l'armée libanaise dans le domaine du maintien de la paix, a permis d'appliquer avec succès plusieurs aspects fondamentaux de la résolution 1701. Il a en outre exprimé ses « vifs remerciements » au commandant de la Force et chef de la mission, le général de division Claudio Graziano, et à l'ensemble du personnel.

Sylviane Zehil

L’Orient-Le Jour
11 août 2009

http://www.lorientlejour.com/article/627696/



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

6-1 Une brochure liant Hezbollah et Vatican retirée par l’armée israélienne.

L’armée israélienne a annoncé dimanche avoir retiré de la circulation une brochure distribuée aux soldats liant faussement le Vatican au Hezbollah associés par son auteur à une haine commune d’Israël.

La brochure intitulée "deux côtés de la frontière" se présente comme une confession d’un ex-membre du mouvement chiite libanais, sous un nom d’emprunt, qui se serait converti au judaïsme.

Elle décrit une soi-disant visite au site du camp d’extermination d’Auschwitz effectuée par le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, menée par des représentants du Vatican.

Développant la thèse de la conspiration, la brochure fait état de "gros budgets alloués par de riches individus pour encourager des journalistes et des hommes politiques à s’en prendre à Israël".

La brochure a été éditée par une association de juifs orthoxes américains en coopération avec une figure religieuse israélienne d’extrême-droite, le rabbin Smuel Eliahu.

"La brochure a été remise gratuitement à l’armée et distribuée dans un premier temps de bonne foi. Elle a été aussitôt retirée quand s’est avéré son caractère sensible", a déclaré l’armée dans un communiqué.

En janvier, l’armée israélienne avait déjà du retirer de la circulation une brochure ultra-nationaliste rédigée par le rabbinat durant l’offensive "Plomb durci" à Gaza.

La brochure distribuée aux soldats religieux par le rabbinat de l’armée israélienne appellait au nom de la Bible "à ne pas avoir pitié" des ennemis d’Israël.

(AFP)

Source : La Croix

dimanche 19 juillet 2009

http://www.jerusalem-religions.net/spip.php?article473


7 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

7-1 La réaction du Hezbollah aux menaces d'Israël.

Le Président du Conseil exécutif du Hezbollah, Seyyed Hashem Safiyyedine, a affirmé que les menaces proférées par le ministre de la Guerre du régime israélien témoignaient de l'existence de la crise en Israël. "Si les menaces de Ehud Barak sont sérieuses, et je pense qu'elles ne le sont pas, ce dernier doit savoir que s'il commet une erreur ou un acte stupide contre le Liban, il découvrira que les mois de juillet et août 2006 n'étaient qu'une simple plaisanterie.", a-t-il déclaré. Le dirigeant du Hezbollah a souligné que "Pas un jour nous avons cherché à provoquer une guerre, mais la règle que nous appliquons, pour empêcher la guerre contre le Liban, est d'être fort, et, aujourd'hui, parce que nous sommes puissants, grâce à la victoire de 2006, et que nous avons imposé une nouvelle équation, nous pensons que les menaces israéliennes sont insignifiantes". Ehud Barak a, dernièrement, déclaré qu'Israël aurait recours à toute sa puissance contre les infrastructures du Liban, si un conflit éclatait avec ce pays. "S'il y a un conflit, nous opérerons avec toute la puissance requise et ce qui s'est passé, durant la guerre du Liban, en été 2006, ne se reproduira pas.", a-t-il prétendu, dans un entretien avec la radio du régime israélien. En réaction aux propos de Ehud Barak, le responsable du Hezbollah au sud-Liban, Nabil Qavouq, a souligné que la résistance libanaise surveille, désormais, tous les agissements israéliens et que les menaces de ce régime n'inquiètent pas le Hezbollah. "Actuellement la réaction du Hezbollah au régime usurpateur se résume au renforcement de sa puissance militaire, populaire et politique, tandis que ce régime qui se débat toujours dans le bourbier de la défaite, est terrorisé, face à la puissance du mouvement de la résistance.", a-t-il ajouté. Par ailleurs, le Secrétaire général adjoint du Hezbollah libanais, Cheikh Naïm Qassem, a indiqué qu'Israël était un agresseur, en référence aux agressions de ce régime contre le Liban, au cours des dernières décennies, ajoutant qu'après la guerre de 33 jours, il avait violé une vingtaine de fois l'espace aérien libanais et qu'il pourrait, à tout moment, attaquer le Liban.

Il a, toutefois, précisé que le Hezbollah était, aujourd'hui, bien plus performant qu'en 2006, et paré à toute éventualité

09 août 2009

http://french.irib.ir/index.php?option=com_content&task=view&id=24003&Itemid=0

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=4554 


7-2 Hariri: "Le Hezbollah sera au gouvernement que l'ennemi le veuille ou pas".

Le Premier ministre en charge Saad Hariri a assuré que le Hezbollah fera partie du gouvernement d'union nationale, qui regroupera également la coalition du 14 mars. "Je peux confirmer que le Hezbollah sera dans ce gouvernement, que l'ennemi israélien le veuille ou pas, parce que les intérêts de la patrie exigent que nous soyons tous dans ce gouvernement".
Au cours d'un iftar à Quraytem, Hariri a réitéré que la question de la formation du gouvernement était une prérogative du Premier ministre désigné en coopération avec le chef de l'Etat, d'après la Constitution. 
Il a par ailleurs souhaité que la sécurité et la stabilité soient rétablies dans toutes les régions libanaises, sans exception, que l'armée soit forte, et que les forces de sécurité deviennent capables d'assurer la sécurité de tous les Libanais.
Et d'espérer que l'Etat subvient aux besoins des citoyens notamment au niveau de l'électricité et l'eau dans toutes les régions, sans aucune distinction. 
 Abordant les multiples défis qui menacent le Liban, le chef du Courant du Futur a souligné qu'aucune partie politique ne peut y faire face seule, sans l'unité nationale. Selon lui, "quelles que soient les capacités et l'importance de cette partie politique, elle ne peut pas faire face aux multiples défis tels les menaces israéliennes ou les problèmes économiques". 
 Le Premier ministre en charge a estimé qu' "il est vrai que nous avons toujours besoin de l'unité nationale et de la coexistence au Liban, mais nous avons aussi besoin de préserver la démocratie et les libertés, parce que sans elles le Liban ne peut pas exister. L'unité nationale est nécessaire, mais la démocratie est le fondement de l'unité nationale", a-t-il conclu.
Auparavant dans la journée de mardi, le député Saad Hariri avait reçu le chef du Parti Socialiste Progressiste Walid Joumblatt qui a assuré que le premier ministre désigné s'active pour arrondir les angles en vue d'aboutir à un gouvernement d'union. "Il a bien fait de ne pas se lancer dans des débats", a-t-il noté.
Dans une interview accordée au quotidien "Assafir", le chef druze a réclamé "un gouvernement capable de préserver la sécurité face à tous les défis, surtout une éventuelle offensive israélienne contre le Liban".
28/7

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=100717&language=fr


7-3 « Le courant 14 Mars est fini »
3 questions à Michel Aoun.

(leader du Courant patriotique libre et membre de l’opposition.)
Al-Ahram Hebdo : Comment interprétez-vous le récent revirement de Walid Joumblatt ?
Michel Aoun : Ce qu’a fait Walid Joumblatt ressemble à ce que nous avons fait en 2005. En effet, M. Joumblatt s’est rendu compte des « lacunes » de la coalition du 14 Mars, car ce qui y prévaut ce sont les intérêts personnels et non l’intérêt du peuple. La coalition du 14 Mars se comporte comme une entreprise et considère le peuple une clientèle de laquelle elle tire profit. La récente prise de position de M. Joumblatt n’est pas une surprise, elle résulte des incidents de mai dernier contre le Hezbollah (et dans lesquels ce dernier a pris le dessus). D’autant plus que M. Joumblatt n’a alors pas reçu le soutien escompté des Etats-Unis. Ce qui l’a poussé à revoir ses calculs.
— Quelles sont les conséquences de ce volte-face, notamment sur la coalition du 14 Mars ?
— Après ce revirement, la majorité n’est plus une majorité.

Désormais, elle constitue un « rassemblement de minorités ». Le courant 14 Mars est fini. Il ne se remettra de ce nouveau coup dur. Les chrétiens de la majorité en particulier ne savent plus quoi faire ni ou aller. Ils n’ont aucune vision claire pour l’avenir du pays. D’où la nécessité de parvenir à une nouvelle coalition au pays.
— Et où est-on dans les efforts pour la formation d’un nouveau gouvernement ?
— Le Liban ne peut être gouverné qu’à travers un consensus réunissant toutes les forces politiques du pays. Le seul moyen de former un gouvernement stable est de respecter la règle de la proportionnalité, en accordant au président de la République le droit de choisir un certain nombre de ministres.
Pour l’instant, les négociations entre nous et le Courant de l’avenir se sont arrêtées, car elles ont buté contre la répartition des portefeuilles. Saad Hariri nous a proposé 5 ministères de second plan, alors que nous insistons pour avoir une véritable présence, dont un ministère-clè.
— A quel genre de coalition êtes-vous prêt à prendre part ?—

Notre courant peut parvenir à un terrain d’entente avec le Courant de l’avenir de Saad Hariri ainsi qu’avec le PSP de Joumblatt, sans pour autant compromettre notre coalition avec le Hezbollah.
Propos recueillis par
M. M.

14/8
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2009/8/12/marab1.htm


7-4 Le FSB derrière le démantèlement des réseaux d'espionnage israéliens au Liban.
Des sources sécuritaires israéliennes ont révélé qu'une unité spéciale appartenant au service de sécurité russe (FSB) était derrière le démantèlement des réseaux d'espionnage israéliens au Liban. Selon ces sources, l'unité spéciale russe est arrivée en catimini à Beyrouth au début de l'année en cours en tant qu'invitée chez le service sécuritaire interne du Hezbollah, et a amené de Moscou des appareils "anti-espionnage" très sophistiqués.
Les renseignements russes auront effectivement asséné le dernier coup au Mossad israélien et aux réseaux d'espionnage au Liban, en cas de confirmation de cette information, ont estimé ces mêmes sources, qui ont prétendu que des officiers russes, en compagnie d'officiers du Hezbollah, ont visité plusieurs lieux au Liban et ont parvenu à déchiffrer les codes des réseaux d'espionnage l'un après l'autre.
Elles ont ajouté que le rôle de l'armée libanaise se limitait à arrêter les membres de ces réseaux, précisant que les appareils russes anti-espionnage ont réussi à transpercer la banque de données du Mossad, qualifiant cette réalité de très dangereuse.
Les sources israéliennes ont démenti les informations datant de quelques mois et selon lesquelles le Président français Nicolas Sarkozy avait envoyé des appareils électroniques à l'armée libanaise dans le but d'espionner le Hezbollah et la Syrie, ce qui aurait permis de démanteler les réseaux d'espionnage travaillant à la solde d'"Israël".
06/08/2009
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=98051&language=fr


7-5 Incident de Kherbet Selm.

Depuis la publication du dernier rapport sur l'application de la résolution 1701, en date du 29 juin 2009, une violation grave de cette disposition a été constatée le 14 juillet 2009, comme l'a signalé au Conseil de sécurité le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, lors de consultations à huis clos le 23 juillet.
Rappelant les incidents rapportés par M. Le Roy, Ban Ki-moon décrit l'incident du 14 juillet près de Kherbet Selm, dont on attend les conclusions finales de l'enquête, ainsi que les tentatives d'entraver la liberté de mouvement de la Finul les 15 et 18 juillet 2009. Pointant du doigt le Hezbollah, Ban Ki-moon note que « certains faits laissent à penser que le dépôt était sous le contrôle du Hezbollah et, contrairement aux armes et munitions découvertes précédemment par la Finul et l'armée libanaise, le dépôt n'avait pas été abandonné mais continuait à être utilisé.

…. ont été identifiés par la Finul comme appartenant au Hezbollah. Cette présence de biens et d'armes non autorisées entre la ligne bleue et le fleuve du Litani constitue une violation flagrante de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Cet incident souligne l'importance qu'il y a à intensifier les efforts que déploie l'armée libanaise, avec le concours de la Finul, pour repérer et enlever les armes et matériels connexes qui sont encore présents dans la zone d'opérations, veiller à ce qu'il n'y ait aucun élément armé dans la zone et empêcher la contrebande éventuelle d'armes de part et d'autre du fleuve du Litani ».

Sylviane Zehil

L’Orient-Le Jour
11 août 2009

http://www.lorientlejour.com/article/627696/


7-6 La démographie du Liban : La variable palestinienne.

Les Palestiniens au Liban sont sunnites à plus de 90 % et 9% des chrétiens; ne sont pas comptabilisés dans les statistiques démographiques au Liban. Au 31 mars 2005, 400 582 étaient enregistrés sur les listes de l'UNRWA. À la fin de 2007, ce nombre était encore
plus élevé; l'UNRWA avait enregistré environ 411,000 réfugiés palestiniens.

La plupart des réfugiés palestiniens vivaient dans 12 camps ainsi que dans d'autres refuges improvisés à travers le pays.
Une partie de ces Palestiniens ont quitté le Liban, mais aucune étude fiable ne permet de mesurer cette émigration.

Leur naturalisation est improbable en raison de l'opposition des différentes communautés : chrétiens, chiites et druzes redoutent de diluer leurs électorats.

Deplus une partie de l'opinion publique libanaise considère que la naturalisation des réfugiés est un cadeau à Israël (en cela la position du Liban n'est pas différent de la Syrie, de l'Égypte ou des pays du Golfe), car cela reviendrait à reconnaître de fait l'existence de l'état hébreu dans les frontières de la Palestine : les Palestiniens demeurent donc des « invités ». Malgré tout, leur retour dans une Palestine économiquement exsangue est incertain, même après
un accord de paix. Du reste la majorité d'entre eux sont des Palestiniens réfugiés après le conflit de 48 et non de celui de 1967, c'est-à-dire qu'ils viennent de territoires qui ne feront pas partie d'un éventuel accord de paix entre Israël et les Palestiniens.

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_du_Liban#La_variable_palestinienne


7-7 Les Libanais «hors du Liban»

L'émigration libanaise a toujours joué un très grand rôle. Les émigrés, deux fois plus nombreux que les Libanais vivant au pays, constituent une véritable diaspora, qui conserve des liens avec son pays d'origine.

Au début du XIXe siècle apparut un premier courant migratoire orienté vers les villes égyptiennes. Ce flux s’est poursuivi dans la première moitié du XXe siècle. La deuxième vague fut plus importante et demeura essentiellement chrétienne: selon diverses estimations, de 400 000 à 800 000 Libanais auraient définitivement quitté leur pays pour le continent américain entre 1850 et 1950. Avec leur descendance, ils seraient aujourd'hui plusieurs millions. À la fin du XIXe siècle, il se développa une troisième vague d'émigration, surtout chiite et dirigée vers l'Afrique noire française. Lors de la décolonisation des années soixante, la plupart des Libanais d'Afrique rentrèrent dans leur pays d'origine, favorisant ainsi l'émergence d'une classe moyenne au sein de la communauté chiite.

Depuis 1950, les migrations s’avèrent définitives vers le Canada et l'Australie, mais demeurent temporaires dans les pays arabes de la région du Golfe (Arabie Saoudite et Émirats arabes unis). Ces mouvements connaissent une ampleur considérable à partir de 1975 et concernent toutes les communautés, toutes les classes sociales et toutes les régions libanaises. Rappelons qu'environ 13 à 14 millions de ressortissants libanais vivraient à l'étranger, dont 11 à 12 millions en Amérique du Sud et en Amérique du Nord, 1,2 million en Afrique, 400 000 en Europe, 400 000 dans les pays arabes et 300 000 en Australie

http://imad.over-blog.net/article-1532175-6.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


 

28/08/2009

n° 44- Les dossiers des 'Guerres de l'Otan' - 26-08 : - Début - : La stratégie de l'OTAN.


n° 44- Les dossiers des 'Guerres de l'Otan' - 26-08 : - Début - : La stratégie de l'OTAN.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 44- au 26-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

1 Dossier & Point de vue

1-1 La Russie montre ses muscles à ses voisins.

1-2 «L’avenir de la Georgie ne doit pas s’écrire à Moscou».

L'Ossétie du Sud: une plaie toujours à vif dans la relation russo-géorgienne.

1-4 Néstor Núñez : ACN Traité nucléaire: l´obstination des États Unis. 

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

2-1 France/OTAN : la jeune recrue - France - déjà cocufiée !

Suite

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 La stratégie de l'OTAN -

1 Le Concept stratégique.

2  Nouveau concept stratégique.

3 Arnaud Ghys : Responsabilité de protéger : une approche critique.

4 Jean Bricmont : Un monde plus juste et la « responsabilité de protéger ».

Fin

3-2 F. Delorca : L'OTAN à la conquête de l'Arctique.

3-3 « J’ai signé les décrets de reconnaissance de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie ».

4 Annexe

4-1 Paul Craig Roberts : La République des insouciants.

4-2 Dmitri Kossyrev : Cinq minutes après, le bombardement ne s'était toujours pas amorcé...

 



Tiré à part 



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information. 

1-1 La Russie montre ses muscles à ses voisins.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

En visite mercredi en Abkhazie, pour la première fois depuis la guerre de l'an passé, Vladimir Poutine a assuré la province du soutien militaire de la Russie, face à la Géorgie. (REUTERS/RIA Novosti)

Ces derniers jours, la Russie se montre particulièrement présente sur le front diplomatique.

Accusant d'un côté l'Ukraine d'avoir vendu des armes à la Géorgie lors de la guerre de l'an dernier et de continuer à le faire aujourd'hui. Et menaçant la Géorgie de l'autre.

«Complexes impérialistes»

Les tensions avec l'Ukraine ne datent pas d'hier, Moscou n'ayant jamais vraiment digéré la révolution orange de 2004, et l'arrivée au pouvoir du président pro-occidental Victor Iouchtchenko. Les relations entre les deux pays n'ont cessé de se dégrader depuis, avec notamment les conflits du gaz qui animent les rudes hivers de l'ex-satellite soviétique.

La prochaine élection présidentielle ukrainienne auront lieu en janvier 2010, et Moscou semble déjà se lancer dans une campagne de déstabilisation. Ce mardi, le président russe Dmitri Medvedev a adressé une lettre à son homologue ukrainien. Il a accusé l'Ukraine de vente d'armes à la Géorgie, de vouloir adhérer à l'Otan. Il avait aussi annoncé le report sine die de l'envoi d'un nouvel ambassadeur russe à Kiev.

La diplomatie ukrainienne n'a pas laissé passer cette attaque frontale. «Malheureusement, la jeune direction russe devient l'otage de vieux complexes impérialistes qui la poussent à chérir l'image de l'ennemi extérieur», a regretté Vira Ouliantchenko, chef de l'administration présidentielle. Dmitri Orechkine, un politologue indépendant, estime que «la Russie tente de garder son influence en ex-URSS tout en utilisant le bâton». Problème, selon lui: «Faire peur pour subordonner, cela ne marche plus. La Russie n'a pas de carotte et son bâton est devenu plus court.»

Soutien militaire à l'Abkhazie

La Géorgie, est également au centre de l'attention russe. Presque un an après la proclamation de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud.

Moscou continue de faire les gros bras face à Tbilissi. Si le président géorgien Mikhaïl Saakachvili a déclaré il y a peu que l'avenir des deux provinces «ne s'écrira pas à Moscou», Vladimir Poutine, en déplacement mercredi en Abkhazie, a montré, si besoin était, que le conflit était loin d'être terminé.

Il a déclaré que la Russie était prête, «si nécessaire», à soutenir militairement la petite province des rives de la mer Noire.

Les propos du Premier ministre donnent un écho à un projet de loi, présenté lundi au Parlement russe par Dmitri Medvedev. Ce texte prévoit que l'armée russe puisse intervenir à l'étranger en cas d'attaque contre les forces armées russes, pour repousser «une agression contre un autre Etat». Une ferme mise en garde adressée à la Géorgie.

Liberation

12/08/2009


1-2 «L’avenir de la Georgie ne doit pas s’écrire à Moscou».

Interview

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Un an après la guerre, Mikhaïl Saakachvili peut souffler.

Les tensions avec la Russie, si elles ne s’apaisent pas, semblent en rester au niveau des déclarations.

Le président géorgien a pris le pas sur une opposition qui l’accuse d’avoir cédé, il y a un an, aux provocations russes et veut sa démission.

Au bout de quatre mois de manifestations permanentes à Tbilissi, les opposants radicaux se sont temporairement retirés. Saakachvili semble désormais assuré de poursuivre son mandat jusqu’en 2013 et continue de chercher à attirer l’attention des Occidentaux sur ce petit pays qui rêve d’intégration dans l’Union européenne et l’Otan.

Dans votre discours de commémoration de la guerre, vous avez dit que l’avenir de la Géorgie s’écrira à Tbilissi, Batoumi ou Gori, mais pas à Soukhoumi ni à Tskhinvali, les capitales de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud. Avez-vous renoncé à ces régions ?

J’ai dit cela dans le sens qu’il faut éviter que l’avenir de la Géorgie ne soit écrit à Moscou. C’est vrai qu’aujourd’hui, celui de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud est écrit en Russie. C’est temporaire, je suis sûr que ça va changer. Mais d’abord, j’espère que la situation ici ne va pas mal tourner, il faut éviter le pire : une nouvelle guerre qui détruirait la Géorgie entière.

Ces régions ne sont-elles pas perdues ?

Non, pas du tout. Elles ne sont reconnues que par les Russes. Les autres pays de l’ex-Union soviétique ne l’ont pas fait. Il faut attendre un peu les changements dans l’espace post-soviétique. L’URSS n’a pas réussi à garder plus de quarante ans l’Europe de l’Est, bien que le partage de l’Europe à Yalta ait été accepté par le monde entier. Aujourd’hui, le monde n’a pas admis cette situation. Et avec la Russie et toutes ses faiblesses, je suis convaincu que la situation peut changer très vite. Les Russes ont fait quelque chose d’irrationnel : ils ont joué avec les frontières dans une région où ils ont beaucoup plus de problèmes de frontières que les Géorgiens.

Comment comptez-vous les récupérer ?

Il faut pour cela que la Géorgie continue d’exister. Notre succès majeur, c’est que la Géorgie soit toujours un pays indépendant, un an après la guerre. Ce qui intéresse Poutine, c’est tout l’espace post-soviétique. Tous les sommets de la CEI [la Communauté des Etats indépendants, ndlr] sont boycottés par la Biélorussie, l’Ukraine, l’Ouzbékistan. Le Turkménistan et l’Azerbaïdjan révisent leur politique pro-russe. La Géorgie est un test. Si notre gouvernement reste au pouvoir, tous ces pays vont devenir beaucoup plus indépendants. Et ça changera complètement l’équilibre dans la région. Pour nous, changer la situation, ça veut dire obtenir des succès ici. Il faut construire des autoroutes, des villes, se développer au sein du partenariat européen et de l’Otan. C’est un grand jeu diplomatique dans lequel, pour obtenir des résultats positifs, il faut engager l’Europe. Malheureusement, elle est occupée par ses propres problèmes. Mais d’un autre côté, elle fait des choses, avec Nabucco [le projet de gazoduc reliant la Caspienne à l’Europe en contournant la Russie] et le partenariat oriental. Et il y a aussi les Américains, qui ont signé un partenariat stratégique avec nous. Et l’administration Obama, pas celle de Bush, est vraiment très efficace : j’ai été impressionné par le comportement de Joe Biden [le vice-président américain] ici, qui s’est montré encore plus radical que ce que j’imaginais. La situation était plus tendue à l’automne et jusqu’au printemps. Maintenant, je suis beaucoup plus rassuré sur la question de la connaissance qu’ont les Occidentaux de la région et sur celle de leur engagement.

Les manifestations de l’opposition se sont achevées, mais y a-t-il eu de réelles avancées démocratiques ?

Dans quel pays de la région peut-on bloquer les rues principales de la capitale et le palais présidentiel pendant trois mois sans qu’on ne disperse les manifestants ? Regardez aussi les chaînes de télévision, les représentants de l’opposition y sont très présents. Si on regarde tous les sondages, malgré la crise, plus de 60 % de gens soutiennent le gouvernement !

Comptez-vous poursuivre le réarmement de la Géorgie ?

Oui, il faut développer notre armée. Grâce à elle, nous avons pu évacuer la population l’année dernière et gagner quelques jours pour obtenir une réaction de la communauté internationale, car la plupart des leaders mondiaux étaient en vacances ou aux Jeux olympiques de Pékin. On ne peut pas vaincre la Russie, bien sûr, mais on peut retenir son avancée. De plus, nous serons utiles à l’Otan, en envoyant un contingent pour soutenir les opérations en Afghanistan. Mais franchement, nous allons mettre la priorité sur les infrastructures et sur l’économie du pays. Si nous sommes vraiment riches, nous engagerons des dépenses militaires. Mais ce n’est pas avant trois ou quatre ans. Nous n’en sommes pas encore là.

EMMANUEL GUILLEMAIN D'ECHON

11-08

http://www.liberation.fr/monde/0101584454-saakachvili-l-avenir-de-tbilissi-ne-doit-pas-s-ecrire-a-moscou?xtor=EPR-450206 


L'Ossétie du Sud: une plaie toujours à vif dans la relation russo-géorgienne.

Lorsque, dans la nuit du 7 août il y a un an, le ciel géorgien s'est embrasé sous l'effet des missiles et des tirs, personne ne pouvait imaginer l'ampleur de la crise à naître autour du sort du minuscule territoire d'Ossétie du Sud.

De litige régional couvant depuis des années, le conflit s'est métamorphosé en guerre à haute résonance géopolitique dès que les troupes russes ont envahi une partie de la Géorgie, ripostant à la tentative de Tbilissi de ramener l'Ossétie du Sud -région géorgienne séparatiste- sous son contrôle. Elles ne se sont arrêtées qu'à 30 km de la capitale.

L'armée russe n'a eu aucun mal à écraser les forces géorgiennes en un "blitzkrieg" d'à peine cinq jours, laissant la communauté internationale médusée et la Géorgie horrifiée.

Quant aux Ossètes, ils ont accueilli les Russes comme des sauveurs.

Les Russes, en se retirant suite au cessez-le-feu signé sous médiation européenne, ont gardé le contrôle non seulement de l'Ossétie mais de l'Abkhazie, autre petit territoire géorgien séparatiste pro-russe, ainsi que de portions du territoire géorgien limitrophe.

Aujourd'hui encore, la Russie défie l'Occident en interdisant l'accès des régions disputées aux observateurs européens et en s'opposant à la poursuite de la mission de ceux de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) dans la région.

Un an après, Moscou et Tbilissi continuent de s'accuser mutuellement d'être à l'origine des hostilités et de multiplier les "provocations".

L'UE doit publier d'ici fin septembre un rapport sur les causes du conflit.

Mais la guerre, si brève qu'elle ait été, a permis à la Russie de se repositionner en principale puissance dans une région où les Etats-Unis tentent d'accroître leur influence.

Et les sévères désaveux du début, notamment de la part de Washington, se sont rapidement dissipés. Ainsi la coopération Russie-Otan, suspendue après la guerre, a été renouée en juin.

Et le président américain Barack Obama a pour objectif affiché de "relancer" les relations russo-américaines.

Tbilissi de son côté a perdu un cinquième de son territoire et vu s'envoler ses chances de rejoindre les rangs de l'Otan, comme le souhaitait son président pro-occidental Mikheïl Saakachvili.

La Géorgie, si elle évité la descente aux enfers dans la crise et le chaos politique que certains lui prédisaient, a néanmoins vu son image pâtir de ce qui a fréquemment été dépeint comme de l'aventurisme militaire.

"La guerre a eu des conséquences catastrophiques pour la Géorgie", estime Giorgi Khoutsichvili, directeur du Centre international sur les conflits et les négociations, à Tbilissi.

"La perspective de rétablissement de son intégrité territoriale a été repoussée indéfiniment, peut-être pour toujours. Et l'accession de la Géorgie à l'Otan et à l'UE est devenue moins réalisable. L'Otan ne peut pas accepter un pays avec des bases militaires étrangères sur son territoire", souligne-t-il.

L'élargissement de l'Alliance à l'Ukraine et à d'autres pays risque aussi de se retrouver de fait gelé pour le moment, soulignent les experts.

Dans le Caucase, le face-à-face demeure tendu et les rancoeurs à vif, si bien qu'une nouvelle flambée de violence ne peut être exclue.

Plusieurs rounds de négociations ont eu lieu à Genève entre Russes, séparatistes et Géorgiens, sans progrès notables.

"Les incidents violents et l'absence d'un régime de sécurité fonctionnel (dans et près des zones litigieuses) créent une atmosphère dangereuse, dans laquelle des combats étendus pourraient à nouveau surgir", prévient l'International Crisis Group, une ONG basée à Bruxelles.

06-08

http://www.france24.com/fr/20090806-lossetie-sud-une-plaie-toujours-a-vif-relation-russo-georgienne


1-4 Néstor Núñez : ACN Traité nucléaire: l´obstination des États Unis. 

 Il est maintenant possible d´évaluer plus précisément la possibilité réelle que l´accord actuellement en préparation pour substituer le START1 puisse conduire à une diminution drastique des arsenaux respectifs d´armes nucléaires des deux pays concernés, la Russie et les États-Unis.

       En effet, le président de la Russie, Dimitri Medvedev, et celui des États-Unis, Barack Obama, viennent de signer une déclaration d´intention commune de diminuer plus encore les arsenaux des deux grandes puissances, grâce à un nouveau traité bilatéral qui devrait remplacer celui qui va arriver à son terme en décembre prochain.

       Le document en question devra remplacer celui qui est connu sous le nom de START 1, et qui avait été élaboré au cours des années quatre vingt dix. Il fixait des maxima pour les existences d´armes nucléaires des deux nations. Le nouveau document devra être élaboré par une commission binationale mais, selon les informations données, il existe encore des obstacles et certaines questions doivent être discutées plus profondément.

       Medvedev et Obama se sont mis d´accord sur le fait que les nouvelles réductions programmées doivent inclure le nombre futur de missiles de longue portée et fixer de 1 500 à 1 675 la quantité d´ogives nucléaires de chacun des signataires.

       Cependant, les analystes insistent sur le fait que le président nord-américain a continué de réclamer pour son pays un droit de développer d´autres systèmes défensifs en plus de ceux qui seraient contemplés dans le futur traité.

       Il est clair qu´il s´agit là d´une allusion directe au plan controversé de défense anti-missiles que Washington est en train d´installer en Pologne et en République Tchèque, et que Moscou considère comme une atteinte à sa sécurité. Une station de détection doit être installée sur le sol tchèque et des missiles intercepteurs sur le territoire de la Pologne.

       Il a justement été annoncé la présence sur le sol polonais de batteries de missiles nord-américains Patriot accompagnés du personnel militaire chargé des opérations, condition imposée par Varsovie pour accepter de se prêter aux plans du Pentagone.

       Sur ce thème, Medvedev a déclaré que la question de la défense antimissile était un aspect délicat pour la discussion bilatérale. Il a manifesté qu´il était convaincu que la bonne foi des deux gouvernements permettra de parvenir à éliminer les possibles points de divergence.

       Cependant, les déclarations ne suffisent pas et si les nord-américains persistent dans leur obstination, il sera difficile que le remplacement du STAT1 par un nouveau traité puisse être considéré comme un véritable succès.

Título en español:

Tratado nuclear: persiste obstinación norteamericana



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage.

2-1 France/OTAN : la jeune recrue - France - déjà cocufiée !
Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Le Canard Enchaîné (13/05) révèle qu’Anglais et Américains ont entrepris toute une série de réunions secrètes pour évaluer les « enseignements à tirer de la guerre d’Afghanistan », à laquelle Paris n’a pas été convié malgré ses 2800 soldats engagés dans la région.

Or, au moment où la France décidait de revenir dans le commandement intégré de l’OTAN, côté américain on laissait entendre que la place de la France au sein de cette organisation serait aussi importante que celle de l’Angleterre.

Et cette propagande avait été fortement relayée par le gouvernement à Paris pour convaincre les réticents. Que nenni !

Pire encore, ces réunions devraient déterminer quelles seront les forces et les équipements à mettre en œuvre dans ce conflit « dans les dix années qui viennent (formule d’un interlocuteur britannique de l’état major français) ». Or, on nous avait présenté cet engagement comme devant être de durée relativement courte, juste le temps d’apprendre aux Afghans à gérer leurs propres affaires !

Ces réunions ont lieu alors que la présidence Obama opère un changement profond dans la stratégie de l’OTAN dans cette région. A la guerre conventionnelle menée jusqu’ici, qui mobilise soldats et armes lourdes, les conseillers militaires d’Obama préfèrent une guerre sale, secrète, menée par des troupes d’élites, beaucoup plus « mobiles » et capables d’être « projetées » rapidement dans les zones dominées par la guérilla. C’est la raison pour laquelle le Général américain McKierman qui dirigeait les forces en Afghanistan a été limogé récemment et remplacé par le Général Stanley McChrystal, ancien chef des « forces spéciales » américaines.

Même manque de collaboration avec le tout jeune membre du commandement intégré de l’OTAN, au Pakistan, où selon Le Canard, les Américains jouent en solo. Dennis Blair, le patron de tous les services de renseignement américains aurait décidé « de renforcer l’action des barbouzes US sur l’ensemble de cet immense pays. Et le Général David Petraeus, responsable des opérations au Proche Orient et en Asie centrale, a demandé aux états majors de l’Otan d’aider le Pakistan à livrer (…) une guerre de ‘contre-insurrection efficace’ ». Anglais et Américains auraient déjà formé 150 pakistanais pour agir dans la plus grande discrétion dans ce pays.

Et des renforts devraient arriver des Etats-Unis pour contribuer à la formation des 60.000 troupes qui protègent les 2500 kms des frontières de l’Afghanistan. »

Vieille leçon de l’histoire, toujours vraie : il n’est jamais bon de ramper devant les plus forts.

On l’a vu en juin 1940, mais on a pu aussi le constater lors de la première guerre du Golfe où les dividendes ont échappé à la France malgré sa participation honteuse à ce conflit.

Ps

Selon l’article d’Isabelle Lasserre dans Le Figaro (02/05), la France se serait vue proposer :

  1. le commandement stratégique ACT de Norfolk, en Virginie, chargé de la transformation des forces de l’OTAN,
  2. le commandement de Lisbonne qui abrite la Force de réaction rapide, et enfin
  3. une extension des responsabilités opérationnelles au sein de la structure de commandement, peut-être même au SHAPE, serait aussi à l’étude.

(http://www.solidariteetprogres.org/article5118.html)

http://www.solidariteetprogres.org/article5439.html?var_recherche=otan


n° 44- Les dossiers des 'Guerres de l'Otan' - 26-08 : - Suite - : La stratégie de l'OTAN


n° 44- Les dossiers des 'Guerres de l'Otan' - 26-08 : - Suite - : La stratégie de l'OTAN



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 44- au 26-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 La stratégie de l'OTAN -

1 Le Concept stratégique.

2  Nouveau concept stratégique.

3 Arnaud Ghys : Responsabilité de protéger : une approche critique.

4 Jean Bricmont : Un monde plus juste et la « responsabilité de protéger ».



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

3-1 La stratégie de l'OTAN

1 Le Concept stratégique.

La stratégie de l'OTAN est initialement formulée sous le nom de "Concept stratégique pour la défense de la zone de l'Atlantique Nord". Elaboré entre octobre 1949 et avril 1950, ce concept expose une stratégie d'opérations de grande envergure pour la défense de territoires. Au milieu des années 50 est établie la stratégie des "représailles massives". L'accent y est mis sur la dissuasion, l'OTAN menaçant de riposter à toute agression contre ses pays membres par tous les moyens à sa disposition, dont, en particulier, les armes nucléaires. A partir de 1967, après de nombreux débats au sein de l'Alliance, les «représailles massives» sont remplacées par la stratégie de la "riposte graduée", offrant à l'OTAN les avantages de la souplesse quant à la riposte de l'OTAN en cas de menace pour la souveraineté ou l'indépendance de l'un quelconque de ses pays membres.

1991 : un nouveau concept stratégique

Avec la fin de la Guerre froide, la situation politique en Europe et la situation militaire générale se trouvent transformées. Un nouveau Concept stratégique, prend forme au cours des deux années qui suivent la chute du mur de Berlin. Il est débattu au sein de l'Alliance et adopté à Rome en novembre 1991. Assez éloigné des concepts précédents, il met l'accent sur la coopération avec les anciens adversaires, par opposition à la confrontation. La sécurité des pays membres reste l'objectif fondamental de l'OTAN, mais vient s'y ajouter l'obligation spécifique d'œuvrer dans le sens d'une amélioration et d'un élargissement de la sécurité pour l'Europe tout entière.

Il prévoit d'importants changements concernant les forces intégrées de l'OTAN, notamment des réductions substantielles de leur taille et de leur niveau de préparation, des améliorations visant à augmenter leur mobilité, leur souplesse et leur capacité d'adaptation aux différentes circonstances ainsi qu’un plus large recours aux formations multinationales. Des mesures sont également prises pour rationaliser la structure de commandement et adapter les dispositions et procédures de planification de la défense de l'Alliance, en particulier dans l'optique des besoins futurs en matière de gestion des crises et de maintien de la paix.

1997 : un concept révisé

En 1997, les Etats membres de l'OTAN décident de réexaminer le Concept et de l'actualiser pour prendre en compte les changements intervenus en Europe tout en confirmant l'attachement de l'Alliance à la défense collective et au lien transatlantique. La version révisée du Concept, est adoptée au Sommet de Washington en avril 1999. Se situant dans la continuité du concept de 1991, il englobe des moyens politiques et militaires complémentaires, et met l'accent sur la coopération avec d'autres Etats partageant les objectifs de l'Alliance. Il prend également en compte le développement de la politique de sécurité et de défense de l’Union européenne.

Il comprend les éléments suivants :

La préservation du lien transatlantique : le Concept stratégique affirme que la sécurité de l'Europe et celle de l'Amérique du Nord sont indivisibles et souligne par conséquent l'importance d'un Partenariat fort et dynamique entre l'Europe et l'Amérique du Nord.

Le maintien de capacités militaires efficaces : la stratégie met l’accent sur l’exigence de capacités militaires efficaces dans toutes les circonstances prévisibles, sur la dissuasion et la défense collective, sur les opérations de réponse aux crises.

Le développement de l'Identité européenne de sécurité et de défense au sein de l'Alliance : le Concept stratégique confirme que l'Identité européenne de sécurité et de défense se développe au sein de l'Alliance sur la base des décisions prises par les Ministres des affaires étrangères de l'Alliance à Berlin en 1996.

La prévention des conflits et la gestion des crises : le Concept reconnaît que des opérations de réponse aux crises comme celles menées en Bosnie et au Kosovo constitueront un aspect clé de la contribution de l'OTAN à la paix et à la sécurité euro-atlantique.

Le Partenariat, la coopération et le dialogue : l'accent est mis sur la détermination de l'Alliance à poursuivre sa politique établie depuis longtemps déjà de Partenariat, de coopération et de dialogue avec tous les pays démocratiques de la région euro-atlantique. Les principaux instruments de cette politique demeurent le Conseil de Partenariat euro-atlantique, le Partenariat pour la paix, les relations spéciales avec la Russie et l'Ukraine et le Dialogue méditerranéen.

L'élargissement : le Concept confirme l'ouverture de l'Alliance à l'adhésion de nouveaux membres, conformément à l'article 10 du Traité de Washington, et réaffirme que l'OTAN compte lancer de nouvelles invitations dans les années à venir.

La maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération : finalement, le Concept stratégique énonce la politique de soutien de l'Alliance à la maîtrise des armements, au désarmement et à la non-prolifération.

Enfin, le Concept stratégique fixe des orientations pour les forces de l'Alliance. La stratégie fixée prévoit la poursuite de la mise en place des capacités militaires requises pour l'accomplissement de toute la gamme des missions de l'Alliance, de la défense collective au soutien de la paix et à d'autres opérations de réponse aux crises.

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/otan/nouveau-concept-strategique.shtml

 

2  Nouveau concept stratégique.

Le "nouveau concept stratégique" de l'Otan, pour l'élaboration duquel le nouveau secrétaire général Ronald Rasmussen a nommé 12 super-têtes pensantes, pourrait très bien incorporer le concept de "la responsabilité de protéger" chère au secrétaire général de l'ONU , Ban Ki Moon. 

Gareth Evans, qui est un des auteurs de ce concept, participait récemment à un colloque de diverses fondations internationales pro-OTAN au palais d'Egmont à Bruxelles, pour plaider la nécessité pour l'Otan d'intégrer "la responsabilité de protéger" dans ses objectifs.

Le mouvement de la paix en Belgique a également commencé à discuter de cette question.

Avec un point de vue tout différent. ci-après une communication de Arnaud Ghys, pour la CNAPD lors d'un colloque avec Gareth Evans et un exposé de Jean Bricmont, à une table ronde de l'ONU, qui mettent en évidence les ambigüités, voire même les hypocrisies fondamentales de ce "concept".. pas si nouveau que çà. (CP) 

 

3 Arnaud Ghys : Responsabilité de protéger : une approche critique.

Historique du concept

Kofi Annan dans son rapport à l’Assemblée générale en 2000 somma l’ONU de répondre à cette question épineuse: des Etats ont-ils jamais le droit de prendre des mesures coercitives - et particulièrement militaires- contre un autre Etat pour protéger des populations menacées dans ce dernier, et si oui, dans quelles circonstances ?   

Le concept de « Responsabilité de protéger » est issu du rapport daté de décembre 2001 et rédigé par la Commission Internationale de l’Intervention et de la Souveraineté des Etats, co-présidé par Gareth Evans, qui devait répondre à cette question.

Selon Gareth Evans, avant la Responsabilité de protéger, la souveraineté s’avérait un véritable « permis de tuer » : ce qui se passait à l’intérieur de frontières nationales  n’était pas les affaires de la communauté internationale et il n’existait pas de règles concernant les conflits internes (le droit international et la Charte des Nations Unies visant uniquement les rapports entre Etats).

L’avant-propos du rapport est éclairant sur les motivations de ses auteurs : Nous voulons qu’il n’y ait plus jamais d’autre Rwanda, et nous estimons que l’adoption des propositions que nous formulons constitue le meilleur moyen de nous en assurer. L’élan du document est donc donné par un regret de ne pas avoir employé la force pour empêcher le génocide rwandais.    

Selon le concept de Responsabilité de protéger, les Etats souverains ont l’obligation de protéger leurs propres citoyens contre des catastrophes évitables, mais s’ils refusent ou ne sont pas en mesure de le faire, cette responsabilité incombe à la communauté internationale.  

Cette responsabilité devait s’exprimer en trois temps, dans un continuum :

  • Prévention,
  • Réaction,
  • Reconstruction   

Le concept a été intégré dans la déclaration finale du sommet ONU de 2005

138.

C’est à chaque État qu’il incombe de protéger ses populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité. Cette responsabilité consiste notamment dans la prévention de ces crimes, y compris l’incitation à les commettre, par les moyens nécessaires et appropriés. Nous l’acceptons et agirons de manière à nous y conformer. La communauté internationale devrait, si nécessaire, encourager et aider les États à s’acquitter de cette responsabilité et aider l’Organisation des Nations Unies à mettre en place un dispositif d’alerte rapide.

139. Il incombe également à la communauté internationale, dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies, de mettre en œuvre les moyens diplomatiques, humanitaires et autres moyens pacifiques appropriés, conformément aux Chapitres VI et VIII de la Charte, afin d’aider à protéger les populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité. Dans ce contexte, nous sommes prêts à mener en temps voulu une action collective résolue par l’entremise du Conseil de sécurité, conformément à la Charte, notamment son Chapitre VII, au cas par cas et en coopération, le cas échéant, avec les organisations régionales compétentes, lorsque ces moyens pacifiques se révèlent inadéquats et que les autorités nationales n’assurent manifestement pas la protection de leurs populations contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité. Nous soulignons que l’Assemblée générale doit poursuivre l’examen de la responsabilité de protéger les populations du génocide, des

crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité et des conséquences qu’elle emporte, en ayant à l’esprit les principes de la Charte et du droit international. Nous entendons aussi nous engager, selon qu’il conviendra, à aider les États à se doter des moyens de protéger leurs populations du génocide, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité et à apporter une assistance aux pays dans lesquels existent des tensions avant qu’une crise ou qu’un conflit n’éclate.

Si le rapport initial évoquait la famine parmi d’autres « catastrophes évitable » pour lesquelles s’exerçait la responsabilité de protéger, celle-ci est donc aujourd’hui restreinte aux cas de

  • génocide,
  • crime de guerre,
  • crimes contre l’humanité
  • nettoyage ethnique

Dans un premier temps c’est à l’Etat lui-même que revient la responsabilité de protéger sa population, dans un second temps, les autres Etats peuvent l’assister dans cet exercice et finalement c’est à l’ensemble de la communauté internationale et si besoin au Conseil de sécurité d’assurer la protection de cette population.  Il n’est pas fait référence à la responsabilité de la population de se protéger elle-même, c'est-à-dire en d’autres termes à la question de la résistance. L’absence de référence au droit de résistance est surtout le signe d’une confiance un peu naïve dans la capacité de la communauté internationale à protéger les populations en souffrance et assez symptomatique d’une forme de paternalisme.

D’après Gareth Evans, le fait que l’emploi de la force soit possible à la fin de ce continuum est essentiel : une fois la « procédure » de la responsabilité de protéger enclenchée, l’Etat ou le groupe visé sait qu’il risque une intervention militaire s’il ne rétablit pas la situation. 

Pour les défenseurs de la responsabilité de protéger, il reste trois challenges selon Evans :

  • Un challenge conceptuel : une bonne compréhension internationale de ce que ce concept recouvre et de ce qu’il ne recouvre pas
    • lecture trop étroite : y voir seulement une intervention militaire alors que c’est bien plus que cela (prévention, reconstruction…)
    • lecture trop large : sur la centaine de conflits dans le monde, il n’y a qu’une dizaine de cas auxquels Gareth Evans attribuerait l’étiquette « responsabilité de protéger » 
  • Un challenge institutionnel : mettre en place un mécanisme dans les organisations internationales pour assurer qu’il y aura une capacité de réagir.
  • Un challenge politique : même s’il y a une acceptation du concept et les outils institutionnels, il faut la volonté politique pour assurer une réaction concrète.   

 

Souveraineté et sécurité

La souveraineté des Etats, considérée comme absolue depuis le traité de Westphalie, est considérée dans l’optique de la responsabilité de protéger comme conditionnée : un Etat ne peut arguer de sa souveraineté que s’il respecte la souveraineté des autres Etats (responsabilité externe) et la dignité et les droits fondamentaux des populations vivant sur son territoire (responsabilité interne). La nouveauté étant l’accent mis sur cette responsabilité interne.

Le paradoxe est que les interventions menées sous le motif qu’un Etat n’a pas assumé ses responsabilités internes seraient en contradiction… avec la responsabilité externe des Etats interventionnistes.    

Parallèlement, avec le concept de « sécurité humaine » (PNUD, 1994), le centre de gravité de la sécurité a glissé de la sécurité des Etats vers la sécurité des personnes, la première (n’)étant (qu’)un moyen de garantir la seconde.   

D’abord la prévention

La prévention est la principale dimension de la responsabilité de protéger (…) il faut lui consacrer plus de détermination et de ressources[2].

Il s’agit donc d’épuiser d’abord toute la palette des mesures non militaires (en commençant par les moins intrusives et contraignantes) pour arriver en dernier recours si elles ont toutes échoué à des mesures militaires. 

La notion du « dernier recours » est malheureusement très floue et invoquée par nombre d’acteurs, de certains mouvements pour la paix à des chefs d’Etat belliqueux. En ce sens le travail préparatoire à la Responsabilité de protéger a l’avantage d’offrir une check-list qui précise ce que l’on peut entendre par « dernier recours ».

Existe-t-il un droit d’intervention ?

La Charte des Nations Unies ne reconnaît nullement un droit d’intervention humanitaire. Mais rien n’empêche au Conseil de Sécurité d’autoriser, en application du chapitre VII de la Charte une action militaire à vocation humanitaire : la situation humanitaire dramatique est formellement assimilée à une « menace contre la paix ». Le Conseil de Sécurité a déjà par le passé, avant l’adoption du principe de responsabilité de protéger, autorisé des ingérences dans des situations de conflit interne (Rhodésie, Bosnie, Haïti, Rwanda…)

La Responsabilité de protéger n’est pas une nouvelle norme juridique. La responsabilité de protéger doit se conformer à la Charte et aux règles en vigueur.       

Y a-t-il une obligation d’intervenir?

Il n’y a pas d’obligation, notamment parce que les Etats-Unis et certains Etats européens n’en ont pas voulu ! M Bolton, qui représentait les Etats-Unis lors du sommet de l’ONU en 2005 a déclaré que l’obligation d’un Etat de protéger sa population est une obligation juridique tandis que l’obligation d’Etats tiers et de la communauté internationale à protéger cette même population (n’)est (qu’)une obligation morale.  Les Etats-Unis ne veulent pas être liés par une règle contraignante l’obligeant à intervenir.  La responsabilité de protéger reste donc un geste secourable qui dépend du bon vouloir des Etats qui en ont les moyens militaires.

Qui intervient?

Même si la décision d’intervenir est prise dans le cadre du multilatéralisme onusien, la mise en œuvre pratique de l’intervention échappe à « la communauté internationale ».   

« Les interventions les plus délicates nécessitent le recours à des armées et des moyens logistiques sophistiqués que seul un petit nombre d’Etats ont à leur disposition. L’intervention, aussi neutre et pacificatrice soit-elle, reste étroitement contrôlée par des logiques de puissance. Celles-ci, conscientes du coût que représentent pareilles actions, ont inévitablement tendance à réclamer des compensations, voire des bénéfices en échange (…) il y a beaucoup de chemin à faire pour libérer les instruments d’intervention de la tutelle des puissances. »

Les intérêts politiques sont occultés par un discours éthique sur des valeurs universelles qui ne souffre plus la discussion et ne s’ouvre plus à la critique. 

Intervenir comment ?  

Un des principaux critères d’une action humanitaire est sa neutralité, son impartialité. Il importe de s’assurer qu’une intervention militaire présentée comme humanitaire n’est pas intéressée : plutôt qu’un motif de solidarité, ne faut-il pas voir un moyen de s’implanter dans un pays, d’occuper un territoire stratégique, de mettre la main sur des ressources naturelles, d’installer des bases militaires, d’ouvrir par la force de nouveaux marchés ?

Existe-t-il dans l’histoire des exemples d’interventions militaires désintéressées et motivées par la morale ? (cfr la polémique sur l’intervention américaine lors de la deuxième guerre mondiale cfr Le mythe de la bonne guerre, Jacques Pauwels, Aden)

Même désintéressée, une intervention pourrait s’avérer inutile voire contre productive si elle suscite de nouvelles violences et un ressentiment vis-à-vis des « libérateurs » qui peut nourrir les fanatismes et autres désirs de vengeance.

Une intervention intéressée peut-elle tout de même avoir des effets positifs, sachant qu’elle ne sera pas menée en fonction d’objectifs réellement humanitaires ?

Là encore, l’intervention américaine lors de la seconde guerre mondiale peut être citée en exemple : même si ce n’est pas la « bonne guerre » qui nous est souvent présentée, n’a-t-elle pas eu le mérite de nous débarrasser des nazis ?

Mais la guerre à l’Irak nous donne un contre exemple plus récent : un courant de la gauche tout en n’étant pas dupe du désintéressement de l’intervention américaine, défendait la guerre en Irak comme une opportunité de se débarrasser de la dictature du régime baasiste. Aujourd’hui, la dictature baasiste a effectivement été renversée. Mais quel bilan six ans après pour le peuple irakien ? Les conditions de vie de Irakiens sont aujourd’hui à maints égards bien pires que sous la dictature. La « libération », devenue occupation, a un goût tellement amer qu’elle a fait le lit d’extrémistes de tous poils et augmenté en flèche le nombre de candidats aux attentats.

Contrairement à l’ingérence humanitaire qui était vue comme une opération ponctuelle visant à mettre fin à des massacres, il s’agit donc avec la responsabilité de protéger d’une ingérence sur le long terme, structurelle, qui peut aller jusqu’à la mise sous tutelle de certains territoires et de certains Etats.    

L’argument humanitaire

L’ultime argument des tenants de l’intervention militaire est celui du sauvetage de vies humaines : il s’agit d’épargner des « morts et souffrances évitables ».

L’inaction face à des massacres est alors souvent qualifiée de « criminelle ». Les interventionnistes se placent donc dans une posture morale, voire moralisatrice : ceux qui s’opposent à l’emploi de la force sont des criminels. L’alternative entre ne rien faire et déclencher une guerre constitue un faux dilemme destiné à discréditer les moyens pacifiques de règlement des conflits.  

Si une vie égale une vie, n’existe-t-il pas d’autres moyens (plus pacifiques, plus structurels, moins coûteux tant en vies humaines qu’en moyens financiers) de sauver autant si pas plus de vies ? L’ « inaction criminelle » de la communauté internationale a également été évoquée par Jean Ziegler qui parle de la faim dans le monde comme un crime contre l’humanité. 

Les moyens souvent colossaux qui sont affectés à une intervention miliaire ne permettaient-ils pas de sauver bien plus de vies s’ils étaient affectés à la satisfaction des besoins alimentaires, à la lutte contre les épidémies, à l’éducation… Et tout cela sans « dommages collatéraux », sans spirale de la violence impossible à arrêter (il est pus facile de gagner une guerre que de gagner la paix qui s’ensuit). Qu’il suffise de comparer le coût de la guerre en Irak (évalué par Joseph Stiglitz à 3000 milliards de dollars) avec les montants nécessaires pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Cette approche fait l’impasse sur les causes économiques et structurelles (pillages des ressources naturelles..) à l’origine de ces explosions de violence. On lutte ici contre des symptômes. S’attaquer aux causes structurelles reviendrait souvent à s’en prendre aux intérêts des entreprises multinationales… 

Reste donc une question presque enfantine : pourquoi protéger un nombre limité de gens avec des armes et beaucoup d’argent quand on pourrait protéger plus de gens sans armes et pour moins d’argent ?

Arnaud Ghys

Mai 2009      

http://www.cnapd.be  


4 Jean Bricmont : Un monde plus juste et la « responsabilité de protéger ».

Alors que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, milite pour la mise en œuvre du nouveau concept juridique de « responsabilité de protéger », le président de l’Assemblée générale, Miguel d’Escoto, invitait quatre intellectuels à éclairer les délégations en présentant leurs analyses. La table ronde réunissait Gareth Evans (un des auteurs du concept), Noam Chomsky, Ngugi wa Thiong’o et Jean Bricmont, dont nous reproduisons l’intervention.

"Le but de mon exposé sera de mettre en question les hypothèses sur lesquelles reposent l’idée et la rhétorique de la « responsabilité de protéger ».
En résumé, je voudrais montrer que les principaux obstacles qui empêchent la mise en œuvre d’une véritable responsabilité de protéger sont précisément les politiques et les attitudes des pays qui en sont les plus enthousiastes partisans, à savoir les pays occidentaux et en particulier les États-Unis.

Au cours de la dernière décennie, le monde a assisté, impuissant, au bombardement, par les États-Unis, de civils innocents en Irak, en Afghanistan et au Pakistan. Il est demeuré spectateur lors de l’attaque israélienne meurtrière au Liban et à Gaza. Nous avons précédemment assisté au massacre, sous la puissance de feu états-unienne, de millions de gens au Vietnam, au Cambodge et au Laos ; et bien d’autres sont morts en Amérique Centrale et en Afrique australe lors de guerres appuyées par les États-Unis. Allons-nous crier, au nom de toutes ces victimes : Plus jamais ! Dorénavant, le monde, la communauté internationale, vous protègera !

Notre réponse humanitaire est oui, nous voulons protéger toutes les victimes. Mais comment, et avec quelles forces ? Comment le faible sera-t-il jamais défendu contre le fort ?  La réponse à cette question n’est pas seulement humanitaire ou juridique, mais avant tout politique. La protection des faibles dépend toujours de la limitation du pouvoir des forts. Le règne de la loi permet une telle limitation, pourvu que la loi soit la même pour tous. Tendre vers ce but nécessite une combinaison de principes idéalistes et d’une évaluation réaliste des rapports de force existant dans le monde.
Avant de rentrer dans une discussion politique de la responsabilité de protéger, je voudrais souligner que le problème qui se pose ne porte pas sur les aspects diplomatiques ou préventifs de cette doctrine, mais sur l’aspect militaire de la « réponse rapide et décisive » et sur le défi que cela pose au principe de la souveraineté nationale.

La responsabilité de protéger est une doctrine ambigüe. D’une part, elle est vendue aux Nations Unies comme étant fort différente du « droit d’ingérence humanitaire », notion qui été développée en Occident après la chute des empires coloniaux et la défaite des États-Unis en Indochine. Cette idéologie se fondait sur les tragédies se produisant dans les pays décolonisés, afin de fournir une base morale aux anciennes politiques d’intervention et de contrôle des pays occidentaux sur le reste du monde.

Cela est parfaitement compris dans la majeure partie du monde. Le « droit » d’ingérence humanitaire a été universellement rejeté par le Sud, par exemple lors de son sommet à La Havane en 2000 ou lors de la réunion des pays non alignés à Kuala Lumpur en février 2003, peu avant l’attaque états-unienne contre l’Irak. La responsabilité de protéger tente de faire entrer ce droit dans le cadre de la Charte des Nations Unies, de façon à le rendre acceptable, en insistant sur le fait que l’option militaire doit intervenir en dernier recours et doit être approuvée par le Conseil de Sécurité. Mais alors, il n’y a rien de légalement neuf sous le soleil.

D’autre part, la responsabilité de protéger est présentée au public occidental comme une nouvelle norme dans les relations internationales, norme qui autorise l’usage de la force sur des bases humanitaires. Il y a une grande différence entre la responsabilité de protéger, envisagée purement comme doctrine juridique et sa réception idéologique dans les médias occidentaux.

Lorsque l’on envisage l’histoire états-unienne de l’après-guerre, histoire qui inclut les guerres d’Indochine, les invasions de l’Irak et de l’Afghanistan, du Panama et même de petite Grenade, il est difficile de croire que c’est le droit international ou le respect pour la souveraineté nationale qui empêche les États-Unis d’arrêter des génocides. Si les États-Unis avaient eu les moyens et le désir d’intervenir au Rwanda, ils l’auraient fait, et aucun droit international ne les en auraient empêché. Et si une « nouvelle norme » est introduite, elle ne sauvera personne nulle part, dans le contexte des rapports de force politiques et militaires existants, à moins que les États-Unis ne décident d’intervenir, pour des raisons qui leur sont propres.

De plus, il est assez incroyable de voir que les partisans de la responsabilité de protéger parler d’une obligation de reconstruire (après une intervention militaire). Combien d’argent les États-Unis ont-ils versé comme réparations pour les destructions infligées en Indochine et en Irak, ou à infligées à Gaza et au Liban par un pays qu’ils soutiennent et arment ? Ou au Nicaragua, auquel des réparations pour les destructions des Contras sont toujours impayées, malgré la condamnation des États-Unis par la Cour Internationale de Justice ? Pourquoi espérer que la responsabilité de protéger force à l’avenir les États puissants à payer pour ce qu’ils détruisent, s’ils ne le font pas en vertu du droit existant actuellement ?

Il est vrai que le XXIème siècle a besoin de Nations Unies rénovées, mais pas de Nations Unies qui justifient les interventions unilatérales avec de nouveaux arguments, mais plutôt de Nations Unies qui offrent un support moral à ceux qui cherchent à construire un monde moins dominé par les États-Unis et leurs alliés. Le but original des Nations Unies était de sauver l’humanité du « fléau de la guerre », en référence aux deux guerres mondiales. Cela devait être accompli par un respect strict de la souveraineté nationale, de façon à empêcher les grandes puissances d’intervenir militairement contre les plus faibles, quel qu’en soit le prétexte. Les guerres menées par les États-Unis et l’Otan montrent que, malgré des progrès substantiels, les Nations Unies n’ont pas encore atteint leur but originel. Les Nations Unies doivent continuer leurs efforts en direction de ce but, avant de s’assigner une nouvelle priorité, soi-disant humanitaire, qui en réalité peut être utilisée par les grandes puissances pour justifier leurs guerres futures, en affaiblissant le principe de la souveraineté nationale.

Quand l’Otan a exercé son droit auto-proclamé d’intervention au Kosovo, où les efforts diplomatiques étaient loin d’avoir été épuisés, il a été applaudi dans les médias occidentaux. Quand la Russie a exercé ce qu’elle considérait comme sa responsabilité de protéger en Ossétie du sud, elle a été universellement condamnée par les mêmes médias occidentaux. Quand le Vietnam est intervenu au Cambodge (mettant fin au régime des Khmers Rouges) ou quand l’Inde est intervenue dans ce qui est aujourd’hui le Bangladesh, leurs actions ont été sévèrement condamnées en Occident.

Tout cela indique que les gouvernements, médias et ONG occidentaux, s’autoproclamant « communauté internationale », évalueront la responsabilité de tragédies humaines très différemment, selon qu’elle se produit dans un pays dont le gouvernement est, pour une raison ou une autre, jugé hostile par l’Occident, ou dans un pays ami. En particulier, les États-Unis feront pression sur l’ONU pour faire adopter leur propre vision des évènements. Les États-Unis ne choisiront pas toujours d’intervenir, mais ils utiliseront néanmoins la non-intervention pour dénoncer les Nations Unies et pour suggérer que celles-ci devraient être remplacées par l’Otan comme arbitre international.

La souveraineté nationale est parfois stigmatisée par les promoteurs de la responsabilité de protéger comme étant une « autorisation de tuer ». Il est bon de se rappeler pourquoi la souveraineté nationale doit être défendue contre de telles accusations.

Tout d’abord, la souveraineté nationale est une protection partielle des faibles contre les forts. Personne ne s’attend à ce que le Bangladesh intervienne dans les affaires intérieures des États-Unis pour les forcer à réduire leurs émissions de CO2, en invoquant les conséquences catastrophiques que celles-ci peuvent avoir pour le Bangladesh. L’ingérence est toujours unilatérale.

L’ingérence états-unienne dans les affaires intérieures des autres États prend des formes multiples mais est constante et viole toujours l’esprit et souvent la lettre de la Charte des Nations Unies. Bien qu’ils prétendent agir en fonction de principes tels que la liberté et la démocratie, les interventions des États-Unis ont eu des conséquences désastreuses : non seulement les millions de morts causé directement ou indirectement par les guerres, mais aussi le fait d’avoir « tué l’espoir » de centaines de millions de gens qui auraient pu bénéficier des politiques sociales progressistes initiées par des personnes telles que Arbenz au Guatemala, Goulart au Brésil, Allende au Chili, Lumumba au Congo, Mossadegh en Iran, les Sandinistes au Nicaragua ou le Président Chavez au Venezuela, qui ont tous été systématiquement subvertis, renversés, ou tués avec le soutien plein et entier de l’Occident.

Mais ce n’est pas tout. Chaque action agressive des États-Unis provoque une réaction. Le déploiement d’un bouclier anti-missile produit plus de missiles, pas moins. Bombarder des civils- que ce soit délibérément ou par dommage collatéraux-produit plus de résistance armée, pas moins. Chercher à renverser ou à subvertir des gouvernements produit plus de répression interne, pas moins. Encourager les minorités à faire sécession, en leur donnant l’impression, souvent fausse, que la « seule superpuissance » viendra à leur secours si elles sont réprimées, produit plus de violence et de haine, pas moins. La possession par Israël d’armes nucléaires encourage d’autres États du Proche-Orient à posséder de telles armes. Les tragédies en Somalie et dans l’Est du Congo sont dues en grande partie à des interventions étrangères, pas à leur absence. Pour prendre un exemple extrême, qui est un des exemples préférés d’atrocités citées par les partisans de la responsabilité de protéger, il est très peu probable que les Khmers Rouges auraient pris le pouvoir au Cambodge, sans les bombardements états-uniens massifs et « secrets », suivis par un changement de régime organisé par les États-Unis qui déstabilisa complètement ce malheureux pays.

L’idéologie de l’ingérence humanitaire fait partie d’une longue histoire d’attitudes occidentales par rapport au reste du monde. Quand les colons ont débarqué sur les côtes des Amériques, de l’Afrique ou de l’Asie orientale, ils ont été horrifiés de découvrir ce que nous appellerions des violations des droits de l’homme et qu’ils appelaient des « mœurs barbares » : sacrifices humains, cannibalisme ou femmes aux pieds bandés. Ces indignations, sincères ou calculées, ont, de façon répétée, été utilisées pour couvrir les crimes des pays occidentaux : esclavage, exterminations des populations indigènes et pillage systématique des terres et des ressources. Cette attitude d’indignation vertueuse continue à ce jour et est à la base de l’idée que l’Occident a un « droit d’intervenir » et un « droit de protéger », tout en ignorant les régimes oppressifs considérés comme « amis », la militarisation et les guerres sans fin, ainsi que l’exploitation massive de la force de travail et des matières premières.

L’Occident devrait tirer des leçons de sa propre histoire. Concrètement, qu’est-ce que cela voudrait dire ? D’abord, garantir un respect strict du droit international de la part des puissances occidentales, implémenter les résolutions de l’ONU concernant Israël, démanteler l’empire des bases états-uniennes ainsi que l’Otan, cesser toutes les menaces concernant l’usage unilatéral de la force, lever les sanctions unilatérales, en particulier l’embargo contre Cuba, arrêter toutes les formes d’ingérences dans les affaires intérieures des autres états, en particulier toutes les opérations des « promotions de la démocratie », de « révolutions colorées » ainsi que l’exploitation de la politique des minorités. Ce respect nécessaire pour la souveraineté nationale signifie que le souverain ultime de chaque État-nation est le peuple de cet État, dont le droit à remplacer des gouvernements injustes ne peut pas être usurpé par des puissances étrangères supposées bienveillantes.

Ensuite, nous pourrions utiliser nos budgets militaires disproportionnés (les pays de l’Otan couvrant 70 % des dépenses militaires mondiales) pour mettre en place une forme de keynésianisme global : au lieu de demander des « budgets équilibrés » dans les pays en développement, nous devrions utiliser les ressources gaspillées en dépenses militaires pour financer des investissements massifs dans l’éducation, la santé et le développement. Si cela semble utopique, ce ne l’est pas plus que l’idée selon laquelle un monde stable sera produit par la façon dont la « guerre à la terreur » est poursuivie actuellement.

Les défenseurs de la responsabilité de protéger peuvent répondre que ce que je dis ici est à côté de la question et « politise » inutilement le débat, puisque, d’après eux, c’est la communauté internationale qui interviendra, avec, en plus, l’approbation du Conseil de Sécurité. Mais, en réalité, il n’existe pas de communauté internationale. L’intervention de l’Otan au Kosovo n’a pas été approuvée par la Russie et l’intervention russe en Ossétie du Sud a été condamnée en Occident. Aucune de ces interventions n’aurait été approuvée par le Conseil de Sécurité. Récemment, l’Union africaine a rejeté l’inculpation par la Cour pénale internationale du président du Soudan. Aucun système de justice ou de police internationale, qu’il s’agisse de la responsabilité de protéger ou de la CPI, ne peut fonctionner sans un climat de confiance et d’égalité. Aujourd’hui, il n’y a ni égalité ni confiance entre l’Ouest et l’Est, ou entre le Nord et le Sud, en grande partie à cause des politiques américaines récentes. Si nous voulons qu’une version de la responsabilité de protéger fonctionne dans le futur, nous devons d’abord construire une relation d’égalité et de confiance, et ce que je dis ici aborde le fond du problème. Le monde ne peut devenir plus sûr que s’il devient d’abord plus juste.

Il est important de comprendre que la critique faite ici de la responsabilité de protéger ne se base pas sur une défense « absolutiste » de la souveraineté nationale, mais sur une réflexion à propos des politiques des pays puissants qui forcent les pays faibles à utiliser la souveraineté comme bouclier.

Les promoteurs de la responsabilité de protéger présentent celle-ci comme le début d’une ère nouvelle. Mais, en réalité, elle signale la fin d’une ère ancienne. D’un point de vue interventionniste, la responsabilité de protéger est un recul, au moins en parole, par rapport au droit d’ingérence, et celui-ci était un recul par rapport au colonialisme classique. La principale transformation sociale du 20ème siècle a été la décolonisation. Ce mouvement continue aujourd’hui dans l’élaboration d’un monde réellement démocratique, dans lequel le soleil se sera couché sur l’empire américain, comme il l’a fait sur les empires européens du passé. Il y a quelques indications que le président Obama comprend cette réalité et il faut espérer que ses actions suivent ses paroles.

Je veux terminer par un message pour les représentants et les populations du « Sud ». Les vues exprimées ici sont partagées par des millions de gens en « Occident ». Cela n’est malheureusement pas reflété par nos médias. Des millions de gens, y compris des États-uniens, rejettent la guerre comme moyen de résoudre les conflits internationaux et s’opposent au soutien aveugle de leurs gouvernements à l’apartheid israélien. Ils adhèrent aux principes du mouvement des pays non alignés de coopération internationale, dans le respect strict de la souveraineté de chaque État, et de l ’égalité des peuples. Ils risquent d’être dénoncés par les médias de leurs pays comme anti-occidentaux, anti-américains ou antisémites. Mais, en ouvrant leurs esprits aux inspirations du reste du monde, ce sont eux qui incarnent ce qu’il y a de véritablement valable dans la tradition humaniste occidentale.

Jean Bricmont

New York, le jeudi 30 juillet 2009

 Réseau Voltaire  - http://www.voltairenet.org/...


n° 44- Les dossiers des 'Guerres de l'Otan' - 26-08 : - FIN - : La stratégie de l'OTAN.

n° 44- Les dossiers des 'Guerres de l'Otan' - 26-08 : - Fin - : La stratégie de l'OTAN



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les dossiers des ‘Guerres de l'Otan’. n° 44- au 26-08

C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-2 F. Delorca : L'OTAN à la conquête de l'Arctique.

3-3 « J’ai signé les décrets de reconnaissance de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie ».

4 Annexe

4-1 Paul Craig Roberts : La République des insouciants.

4-2 Dmitri Kossyrev : Cinq minutes après, le bombardement ne s'était toujours pas amorcé...

3-2 F. Delorca : L'OTAN à la conquête de l'Arctique.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

L'establishment canadien a récemment haussé le ton contre la Russie.

Le 1er août, le ministre de la Défense Peter MacKay a été paraphrasé comme "avertissant la Russie que les chasseurs Canuck décolleront pour accueillir tout appareil non autorisé". Pourtant aucun avion russe n'a récemment violé l'espace aérien canadien.

Ces déclarations s'inscrivent dans le cadre d'un regain d'activité de l'OTAN dans la zone.

La Norvège a récemment déménagé son quartier général de commandement opérationnel dans le Cercle Arctique et le Danemark a annoncé des plans visant à établir un Commandement Arctique tous services, une force de réaction arctique et un renforcement militaire à la base aérienne de Thulé au Groenland, à partager avec ses alliés de l'OTAN. La Grande-Bretagne, la Finlande et la Suède s'impliquent elles aussi de plus en plus. L'année dernière la Norvège a acheté 48 chasseurs Lockheed F-35 "en raison de leur aptitude à des patrouilles dans l'Arctique".

En mars, ce pays a effectué un très important exercice de pratique militaire de l'Arctique impliquant 7 000 soldats de 13 pays dans lequel un pays fictif appelé Northland s'est emparé des plateformes pétrolières offshore.

Les 28- 29 janvier derniers le secrétaire général de l'OTAN avait annoncé la couleur : “Le Grand Nord va nécessiter encore plus d'attention de la part de l'Alliance dans les années à venir." Comme la calotte glaciaire diminue, la possibilité augmente d'extraction des richesses  en minéraux et des gisements énergétiques du Grand Nord.
“ A notre sommet de Bucarest de l'an dernier, nous avons convenu de quelques principes directeurs pour le rôle de l'OTAN dans la sécurité de l'énergie....", rapporte le Directeur de « Stop NATO international » Rick Rozoff. (
La zone arctique recèlerait un quart des ressources pétrolières mondiales).

L'implication de l'OTAN dans le cercle polaire ne va pas sans rivalité entre ses membres, les USA s'arrogeant notamment une exclusivité d'accès à l'Arctique par le détroit de Béring au détriment d'une partie des eaux territoriales canadiennes;

Le lieutenant général Dana Atkins, commandant de l' US Air Force,  souligné mi-juillet que "l'Arctique deviendra de plus en plus important stratégiquement  dans l'avenir, non seulement en raison de la valeur estimé à des trillions de dollars de pétrole et de gaz naturel inexploités sous sa surface, mais aussi en raison des occasions croissantes pour des expéditions maritimes dans la zone, " ce qui pourrait permettre  "à un navire de voyager  de l'Asie à l'Europe pour diminuer de moitié ses frais en passant par cet itinéraire plutôt que via le canal de Panama". Au même moment le Pentagone a tenu ses manœuvres de guerre Northern Edge  [[(bordure nordique ]] en Alaska, situé entre la Russie et le Canada et à l'intérieur d'une bonne partie du Cercle Arctique, "avec plus de 9 000 soldats, des navires et des avions de guerre". L'Air Force, la Navy, l'Armée, le Corps des Marines et le personnel de la Garde Côtière ont participé avec des avions en combat aérien simulé.

La Russie, qui est la seule nation dans le monde à avoir une triade nucléaire - bombardiers stratégiques, missiles balistiques terrestres à longue portée et missiles balistiques lancés par sous-marins - capables de se défendre contre une première attaque nucléaire venant des États-Unis et leurs alliés, a répliqué en organisant des exercices à grande échelle de sous-marins nucléaires sous la calotte glacière arctique, exercices qui comprenaient "le déploiement de plusieurs sous-marins nucléaires d'attaque ... dans la zone de lancement pour assurer la sécurité à … deux  sous-marins stratégiques" lançant des missiles balistiques et qui ont aidé ces derniers à  éviter d'être détectés par les défenses US. Les  Etats-Unis et leur alliés s'efforcent d'anéantir cette dernière possibilité de défense russe en déployant des missiles intercepteurs et des bases de radar en République tchèque, en Pologne, en Norvège, en Grande-Bretagne, en Alaska (y compris les îles Aléoutiennes), au Japon, en Australie et partout ailleurs où cela pourrait rendre inutiles la dissuasion nucléaire et les capacités de représailles russes - et chinoises - et par conséquent préparer le terrain pour le lancement d'une première frappe nucléaire qui serait lancée avec une impunité présumée.

Comme l'explique Rick Rozoff "Le Cercle arctique est l'endroit où la Russie est en train de concentrer sa dernière ligne de défense contre une telle menace. Si les États-Unis et l'OTAN, utilisant le Canada comme leur avant-garde, affrontent et expulsent la Russie de l'Arctique, la possibilité d'un chantage nucléaire et d'attaques non-provoquées augmente de façon exponentielle." Rozoff soupçonne le vice-président d'Obama, John Biden, un fervent partisan des "révolutions colorées" à l'Esy, d'être un adepte des thèses de l'ancien conseiller de Carter et Clinton Zbigniew Brzezinski qui souhaitait faire éclater la Russie. Dans ce dispositif, le Canada pourrait jouer un rôle analogue à celui de la Géorgie dans le Caucase : celui de l'agent provocateur "victime" de la réaction d'autodéfense russe que l'on pourrait ainsi instrumentaliser pour évincer la Russie de l'Arctique.

F. Delorca

Atlas Alternatif, Mardi 18 août 2009

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-35028698.html


3-3 « J’ai signé les décrets de reconnaissance de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie ».

Déclaration à la nation russe

Répondant à l’intervention militaire géorgienne en Ossétie du Sud et en Abkhazie, le président Dmitry Medvedev a fait usage de la force pour protéger ces populations, en application de conventions internationales. Considérant qu’en attaquant des populations civiles, la Géorgie a perdu toute légitimité pour les administrer, et que ces entités, majoritairement peuplées de citoyens russes, ont depuis longtemps proclamé leur indépendance, il a décidé de les reconnaître au nom de la Fédération de Russie.

Nous reproduisons l’intégralité de sa déclaration. 

Chers citoyens de Russie !

Vous êtes au courant, sans aucun doute, de la tragédie en Ossétie du Sud.

Le pilonnage en pleine nuit de Tskhinvali par les forces géorgiennes a provoqué la mort de centaines de nos civils. Des membres des forces russes de maintien de la paix ont péri en effectuant leur devoir pour protéger femmes, enfants et vieillards.

La direction géorgienne, en violation des statuts de l’ONU, de ses propres engagements dans les accords internationaux, a déclenché — contre toute raison — un conflit armé, dont les victimes ont été les civils. Le même sort attendait l’Abkhazie. Il est évident que Tbilissi comptait sur une guerre éclair pour mettre la communauté internationale devant le fait accompli. Le moyen le plus inhumain d’atteindre ce but a été choisi, celui d’annexer l’Ossétie du Sud au prix de l’humiliation de tout un peuple.

Ce n’était pas la première tentative. En 1991, le président de la Géorgie Gamsakhourdia avait ordonné l’assaut de Soukhoumi et Tskhinvali sous le mot d’ordre « La Géorgie aux Géorgiens ». Réfléchissez juste à ces mots. Des milliers de morts, des dizaines de milliers de réfugiés, des villages saccagés, voilà à quoi tout cela mena. La Russie précisément stoppa alors l’extermination des peuples abkhaze et ossète. Notre pays devint un médiateur, une force de paix, visant à un règlement politique, tout en respectant l’intégrité territoriale de la Géorgie.

La direction géorgienne a choisi une autre voie. Sabotage des négociations, ignorance des accords acquis, provocations politiques et militaires, agressions contres les forces de maintien de la paix, tout cela a brutalement violé le régime établi dans la zone de conflit avec le soutien de l’ONU et de l’OSCE. La Russie a fait preuve de retenue et de patience. Nous avons plusieurs fois appelé à revenir à la table des pourparlers et n’avons pas trahi notre position même après la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo.

Mais nos proposition insistantes adressées à la partie géorgienne, pour conclure, avec l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, un accord sur le non-recours à la force sont restées sans réponse. Malheureusement, l’OTAN et l’ONU en ont également fait fi. Il est aujourd’hui évident : une solution pacifique du conflit n’était pas dans les intentions de Tbilissi. La direction géorgienne se préparait à la guerre et le soutien politique et matériel de protecteurs extérieurs n’a fait que renforcer la conviction de son impunité.

Tbilissi a fait son choix dans la nuit du 7 au 8 août. Saakachvili a choisi le génocide pour atteindre ses objectifs politiques. Il a ainsi lui-même fait une croix sur tous les espoirs de cohabitation pacifique des Ossètes, Abkhazes et Géorgiens dans un même État. Les peuples d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie se sont prononcés plusieurs fois, lors de référendums, pour l’indépendance de leurs républiques. Nous comprenons qu’après ce qui s’est passé à Tskhinvali et ce qui était planifié en Abkhazie, ils ont le droit de décider eux-mêmes de leur sort. Les présidents de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, en se basant sur les résultats de leurs référendums et les résolutions de leurs Parlements, se sont adressés à la Russie en lui demandant de reconnaître la souveraineté étatique de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. Le Conseil de la fédération et la Douma ont voté en faveur de ces demandes.

Dans cette situation il est indispensable de prendre une décision. Vu la volonté des peuples ossète et abkhaze, et en me basant sur les statuts de l’ONU, les déclarations de 1970 sur les principes du droit international relatifs aux relations d’amitié entre États, l’Acte final d’Helsinki de l’OSCE de 1975 et sur d’autres textes fondamentaux, j’ai signé les décrets sur la reconnaissance par la Fédération de Russie de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie.

La Russie appelle les autres États à suivre son exemple. Ce n’est pas un choix facile mais c’est l’unique option pour préserver les vies des gens.

Dmitry Medvedev

Président de la Fédération de Russie 

http://www.voltairenet.org/article157923.html



4 Annexe

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

4-1 Paul Craig Roberts : La République des insouciants.

La grande maison-close sur le Potomac

Tandis que les Américains célèbrent le 4 juillet, ils peuvent contempler que l’union « d’Etats indépendants et libres », à l’instar de l’ancienne puissance coloniale britannique, a évolué dans sa manifestation finale – une maison-close totale.

Tandis que les membres du parlement à Londres mettent en note de frais la moindre dépense personnelle, y compris la location de films X, un quotidien américain a mis aux enchères le reportage sur la politique publique jusqu’à ce que politico-com dévoile l’affaire.

A Washington, tout est à vendre, y compris l’intégrité des journalistes.

Le Washington Post, qui a abandonné le reportage d’investigation il y a des lustres, a décidé de gonfler ses revenus en baisse en écartant les cuisses. La division business du Post a publié un prospectus proposant aux lobbyistes d’accéder à ces « quelques puissants » dans l’administration d’Obama, du Congrès et parmi les rédacteurs en chef et journalistes du Post qui décident de la politique de la nation, comme la santé, dans la luxueuse demeure de la patronne du Post.
Le prospectus du Washington Post offrait un prix discount de seulement 25.000 dollars pour une « discussion de salon » afin d’interagir avec les décideurs politiques et 250.000 dollars pour 11 sessions.
Hélas, des gens dotés d’un sens démodé de l’intégrité ont attaqué le nouveau business modèle du Washington Post, et la patronne du Post, Katharine Weymouth, a dû annuler cette offre qui aurait sauvé son journal en le transformant en « facilitateur pour les rencontres privées entre lobbyistes et officiels ».
Je dis : Que les moralistes démodés aillent en enfer !

L’Amérique serait mieux servie si le Washington Post vendait des accès aux lobbyistes au lieu de vendre les Opérations Psychologiques du gouvernement des Etats-Unis en Iran, en Afghanistan, en Irak, en Géorgie, en Ukraine, en Serbie, au Venezuela, au Honduras et partout ailleurs, pour lesquelles ce journal reçoit des miettes : le journaliste peut dire à son rédac chef qu’il a une source de première main au sein du gouvernement, à peine une récompense adéquate pour les guerres qui coûtent aux contribuables américains des centaines de milliards de dollars à un moment où les Américains ne peuvent rembourser les crédits hypothécaires sur leurs maisons.
L’Amérique s’en sortirait mieux si les putes du Washington Post tapinaient pour les lobbyistes plutôt que pour l’Etat impérialiste des Etats-Unis, qui n’a pas réussi à ajuster ses ambitions impérialistes à sa faillite.

Comme exemple de tapinage pour l’impérialisme étasunien, le 2 juillet, le Washington Post a rapporté l’affirmation d’Obama selon laquelle le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, est une personne qui vit en partie dans le passé, avec un « pied dans les anciennes manières de faire des affaires et un pied dans la nouvelle manière ».
Si Poutine a « un pied dans la nouvelle [manière de faire des affaires] », il est en avance sur Obama, qui a les deux pieds dans le passé.
Obama a déclaré que Poutine a besoin d’apprendre que les « vieilles approches de la Guerre Froide » dans les relations avec les Etats-Unis sont « démodées ».
Le Post a rapporté ceci comme si un échec de Poutine mettait en danger les relations russo-américaines. Le Post n’a pas fait remarquer que c’est Obama, et non Poutine, qui a des guerres d’agression contre trois pays indépendants – l’Irak, l’Afghanistan et le Pakistan, avec une quatrième guerre qui menace avec l’Iran. Nous savons pour sûr que ces guerres trouvent leurs origines dans les mensonges et les tromperies de l’administration Bush, mais Obama poursuit ces occupations et étend ces guerres, soutenant ainsi ces tromperies.
C’est la maison-close de Washington qui a abrogé unilatéralement le traité contre les missiles anti-balistiques avec la Russie et commencé à construire des sites de missiles anti-balistiques destinés à nier la dissuasion nucléaire de la Russie. Si les armes nucléaires de la Russie peuvent être rendues inutiles, la Russie peut être soumise pour accepter la volonté hégémonique de l’Amérique et l’hégémonie des Etats-Unis avancera d’un nouveau pas.
C’est Washington qui encercle la Russie avec ses bases militaires : une base anti-balistique en Pologne, un radar de défense anti-balistique dans la République Tchèque, des « révolutions de couleur » fabriquées en Amérique, qui ont mis au pouvoir des gouvernements fantoches à la solde des Américains, en Serbie, en Ukraine et en Géorgie, avec des échecs dans les anciennes parties intégrantes de l’Asie Centrale soviétique.
L’OTAN, autrefois une alliance euro-américaine contre l’invasion soviétique de l’Europe occidentale est à présent une force mercenaire américaine combattant pour l’Amérique en Afghanistan et tentant d’encercler la Russie, de la Baltique à l’Asie Centrale.
Obama sera bientôt en route pour la Russie pour discuter si oui ou non la Russie est d’accord pour céder aux exigences étasuniennes de se prosterner devant l’hégémonie étasunienne. Obama espère monter le Premier ministre Poutine contre le Président Medvedev, à l’instar des discordes que Washington a facilitées entre les ayatollahs ambitieux qui dirigent l’Iran. Si Obama peut dresser Poutine et Medvedev l’un contre l’autre, la Russie sera neutralisée.
Cela laisserait la Chine comme unique obstacle à l’hégémonie mondiale des Etats-Unis.
Les Etats-Unis n’ont plus de presse. Mais ils ont un ministère de la propagande. Les Américains ont été programmés par des jours de propagande que l’Iran islamique, un membre de « l’axe du mal » désigné par les Etats-Unis, a volé l’élection aux électeurs iraniens. Selon le ministre étasunien de la propagande, le peuple iranien est allié au gouvernement des Etats-Unis contre le gouvernement iranien.
Même les gens qui sont considérés comme des experts sur l’Iran ont dit, sans la moindre preuve, que les élections ont été volées. L’un de leurs arguments est que trois heures ne suffisaient pas à compter tous les suffrages et pourtant il avait été annoncé qu’Ahmadinejad avait gagné. L’ignorance des « experts » a fait du vol [de l’élection iranienne] une certitude pour les téléspectateurs de la TV américaine.
Ces « experts », qui ont lancé cette affirmation, ignorent visiblement les procédures électorales iraniennes. Pour ces « experts » ignorants et les Américains trompés par eux, voici comment cela fonctionne :
Il y a plus de 45.000 bureaux de vote, ce qui veut dire moins de 1.000 bulletins de vote par bureau, un chiffre facile à compter et à rapporter en trois heures. A chaque bureau de vote il y a une douzaine ou plus d’observateurs, dont les représentants de tous les candidats, des représentants du Conseil des Gardiens et la police locale. Les bulletins de vote sont comptés en présence de tous et tous signent les documents attestant le résultat dans le bureau de vote.
Les totaux sont transmis à un bureau central dans la région qui a des représentants des candidats et du Conseil des Gardiens, où ils sont vérifiés par une douzaine ou une douzaine et demie de témoins ; De là, le décompte des voix est transmis au ministère de l’intérieur qui annonce le résultat.
A moins que ces procédures n’aient pas été suivies – et il n’y a aucune preuve que ce fut le cas – il est impossible de voler une élection iranienne. Il est beaucoup plus facile de voler une élection en Amérique, ce qui se produit régulièrement.
Il y a des milliers, en fait des dizaines de milliers de témoins, peut-être des centaines de milliers, dans les scrutins iraniens. Pourtant, Moussavi et ses supporters corrompus qui font partie de la riche élite iranienne, laquelle lutte pour le pouvoir personnel en Iran, contestent le vote. Les gosses dans les rues étaient les dupes habituels. A ce stade dans l’histoire, comment peut-on croire qu’il y a un candidat pur qui veuille amener la liberté et la justice au peuple ? Partout. Dans quelque pays que ce soit, y compris aux Etats-Unis.
Les « experts » ignorants ont fait beaucoup de bruit sur le fait que 50 villes ont eu des votes supérieurs aux électeurs enregistrés. Une fois encore, voici la démonstration de la totale ignorance des « experts sur l’Iran ». En Iran, les électeurs peuvent voter là où ils se trouvent le jour de l’élection. Les gens en vacances, les hommes d’affaires en voyage, les journaliers ; et l’absence partielle de bureaux de vote distincts peut produire un compte des suffrages excédant la population locale enregistrée.
Le Conseil des Gardiens a examiné ces différences, les ont additionnées et remarqué qui si le vote additionnel était frauduleux, le nombre était insuffisant pour affecter le résultat.
Le Conseil des Gardiens a accepté d’afficher tous les décomptes.
Avez-vous appris ces faits de Fox News, de CNN, du New York Times, de la CIA ou des bloggers du Mossad ? Bien sûr que non ! A chaque fois que « votre » média ouvre la bouche, sortent des mensonges qui servent la propagande hégémonique du gouvernement des Etats-Unis.
Le salut de l’Amérique repose sur Charles Pelton [le directeur général du Washington Post] et les managers en marge des affaires du Washington Post. Une fois les médias américains devenus, de toute évidence, des maisons-closes, ce qui est le cas, les Américains pourraient sortir de leur stupeur et apprendre à reconnaître les faits et à penser par eux-mêmes.
Mais ne rêvez pas ! De ce que j’ai vu, à quelques exceptions près, il n’y a pas plus idiots et insouciants que les Américains. Et ils pensent qu’ils sont le sel de la terre !

Paul Craig Roberts
CounterPunch, 5 juillet 2009

article original : "The Big Whorehouse on the Potomac"

http://questionscritiques.free.fr/edito/CP/Paul_Craig_Roberts/Washington-Post_lobbyistes_Iran_Obama_040709.htm 


4-2 Dmitri Kossyrev : Cinq minutes après, le bombardement ne s'était toujours pas amorcé...

Cela s'est passé dans un autre monde et cela peut nous sembler aujourd'hui du ressort d'un conte pour certains terrible en soi et pour d'autres, même beau.

En effet, le 11 août 1984, il y a de cela exactement 25 ans, le président américain Ronald Reagan a lancé une plaisanterie. Celle-ci figure dans tous les encyclopédies et  manuels d'histoire du XXe siècle.

Ainsi, ce fameux jour, s'apprêtant à adresser son traditionnel message du samedi aux Américains, Ronald Reagan essaie donc le micro pensant être hors antenne et profère ses mots: "Mes compatriotes américains, je suis heureux de vous annoncer aujourd'hui que j'ai signé un décret proclamant la Russie hors la loi, à vie. Le bombardement commencera dans cinq minutes".

Il va de soi que ses sympathisants ont fait de leur mieux pour que cette plaisanterie soit connue du monde entier, y compris des dirigeants de l'URSS avec à leur tête Constantine Tchernenko.

A la suite de cette plaisanterie, une fois de plus, il devenait clair que l'URSS n'avait plus lieu d'être, car la propagande soviétique a réagi à cet "essai du micro" de Ronald Reagan avec un marasme pompeux qui lui était bien propre, pourtant, sans sens d'humour, les batailles idéologiques ne sont pas prêtes d'être gagnées.

Ronald Reagan était doté d'une voix formidable: basse, veloutée, profonde.

Cette voix lui a permis probablement d'accomplir la moitié de sa mission historique, en effet, grâce à lui l'Amérique a retrouvé le respect d'elle-même et s'est "relevée". Pour comprendre le phénomène de Ronald Reagan, il faut bien se représenter l'Amérique d'avant 1980, l'année ou il est venu au pouvoir. C'était un pays qui avait essuyé au milieu des années 1970 une défaite dans la guerre en Indochine, vaincu par le Vietnam (!), mais aussi par le communisme mondial qui était venu en aide à ce dernier. C'était aussi un pays avec une société divisée, car on sait bien que la défaite principale lui a été infligée de l'intérieur par des millions de ses citoyens qui refusaient de s'engager dans l'armée et de tuer les Vietnamiens. L'esprit vigoureux des années 1970, de cette protestation sociale et autre, engendra un remarquable art américain, devant lequel  le marasme hollywoodien  de nos jours fait office de carricature. Les combattants pour  la paix à cheveux longs remportèrent la victoire totale sur la "génération précédente" des héros, celle qui était venue à bout de la Grande Dépression et d'Hitler. Mais l'ancien acteur Ronald Reagan venu au pouvoir s'est rangé du côté de la moitié Américaine qui se voyait déjà vaincue.

"Acteur" est ici un mot clé, Ronald Reagan n'avait pas brillé à Hollywood, par contre, il a joué bien brillamment le rôle d'un président américain fort. Ceci dit, sa plaisanterie sur le bombardement largement diffusée a la radio  s'explique facilement, car il n'avait fait qu'imiter un cow-boy, un de ses personnages, le truc connu de chaque acteur avant de sortir sur scène.

Les initiatives politiques de Ronald Reagan étaient purement hollywoodiennes.

En général, il avait parlé et intimidé plus qu'il n'avait bombardé, car, si l'on s'en tient à ses actifs militaires, ceux-ci se restreignent a une irruption en octobre 1983 à Grenade, Etat minuscule.

Ronald Reagan, atteint par la maladie d'Alzheimer qui lui a rendu sa mémoire défaillante bien avant sa mort en 2004, n'avait pas réalisé  comment la répétition de son expérience avait tourné en farce sous George Bush Junior. Mais, en fait, qu'est-il arrivé à l'Amérique si son histoire des années 2000 est considérée dans l'optique de Reagan? Certes, George W.Bush a imité Ronald Reagan, surtout oralement ("axe du mal"), mais le fait reste qu'il lui manquait bien la retenue de ce dernier quand il s'agissait de passer aux actes. A cette époque-là, la Russie "se relevait", presque comme l'Amérique des années 1980, et elle n'avait pas peur de George W.Bush. La Chine parvenait à atteindre ses objectifs dans l'arène mondiale en faisant preuve de  maîtrise et de persévérance. Qui plus est, la bombe à retardement posée par Reagan (son reaganomie libérale) a explosé et le modèle économique américain s'est effondré.

La société des Etats-Unis s'est de nouveau scindée et l'idéologie de Ronald Reagan s'est avérée balayée de la scène pour longtemps.

Désormais, la génération à cheveux longs des années 1970 appartient au passé, l'Amérique d'Obama (à la différence de celle de Bush) est différente, elle se connaît mal, pour l'instant.

Cette incertitude est justement ce qui présente de l'intérêt dans le monde contemporain où personne ne plaisantera plus en annonçant un bombardement qui puisse commencer dans cinq minutes.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.

Dmitri Kossyrev, RIA Novosti

11/ 08/

http://fr.rian.ru/analysis/20090811/122654114.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

27/08/2009

n° 43 - Journal des Guerres de l'Otan - 05-08 au 25-08 : Début : Géorgie-Russie-Otan et le pétrole.


n° 43  - Journal des Guerres de l'Otan - 05-08 au 25-08 : Début : Géorgie-Russie-Otan et le pétrole.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan.  n° 43- 05-08 au 25-08 

                                                            C.De Broeder & M.Lemaire                                                                      



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Des manifestations anti-américaines en Russie.  

1 Au jour le jour

2 Positions

a) Ossétie 

b) des voisins.

3 Politique 

a) Russe

Fin

b) L'Otan & alliés

4 Institutions internationales

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

5-1 Vidéo : Géorgie-Russie-Otan et le pétrole.

5-2 Russie - OTAN : un partenariat difficile ?

5-3 Le site de micro-blogging a été la victime collatérale du conflit russo-géorgien.

6 Brèves

6-1 Les USA vont entraîner les soldats géorgiens pour l’Afghanistan.

6-2 Août 2008: la plupart des pays admettent la responsabilité de la Georgie.

7  Dossiers

7-1 Sergueï V. Lavrov : Un an après l’agression géorgienne.



Tiré à part :

Des manifestations anti-américaines en Russie.  

Les manifestants russes ont protesté contre le rôle des Etats-Unis dans la crise Moscou-Tbilissi.

Les protestataires russes qui s'étaient rassemblés devant l'ambassade américaine à Moscou estimaient que Washington incitait Tbilissi à lancer une nouvelle guerre.

D'autre part le parti communiste de la Russie a accusé les Etats-Unis d'armer la Georgie et la pousser vers une nouvelle guerre.

Lors d'un discours à l'occasion de l'anniversaire des affrontements militaires avec la Russie Mikhaïl Sakachvili a déclaré que Moscou devait abandonner ses ambitions impérialistes.

Depuis vendredi soir, les Géorgiens organisent des manifestations et commémorent le souvenir des victimes civiles et militaires de la guerre de l'année dernière en allumant des feux.

En Ossétie du Sud les militaires russes sont en état d'alerte.

08/08/2009

http://www.alterinfo.net/notes/?start=15

http://fr.rian.ru  

Une délégation de marines US en Géorgie

Une délégation du corps des Marines américains, conduite par le général James Conway, commandant du corps, est arrivé vendredi à Tbilissi pour discuter de la coopération avec le ministère géorgien de la Défense, rapporte l’agence News-Georgia.

« Les négociations au ministère de la Défense ont porté sur le bilan et les perspectives de la coopération américano-géorgienne, ainsi que sur la zone de sécurité autour de la Géorgie et les réformes à réaliser », a fait savoir le service de presse ministériel.

La délégation américaine sera reçue par le président géorgien Mikhaïl Saakachvili et rencontrera d’autres dirigeants du pays.

 22 août

Source : RIA Novosti

 

Les USa s'occuoent de l’entraînement des troupes géorgiennes avant leur déploiement en Afghanistan

Auparavant, un groupe d’une soixantaine de formateurs et d’instructeurs militaires (des Marines et des GI) était arrivé en Géorgie pour participer à l’entraînement des troupes géorgiennes avant leur déploiement en Afghanistan au sein de la Force internationale
d’assistance à la sécurité (ISAF) dans ce pays. Lors de ce cours d’entraînement au combat, il n’y aura pas de transfert d’armement, souligne la partie américaine.

Ce programme ne concerne que l’entraînement des soldats géorgiens appelés à combattre en Afghanistan, et ne prévoit aucune autre assistance militaire américaine, a précisé à cette occasion le Pentagone, dans un visible souci de rassurer Moscou.

Des instructeurs militaires US sont censés moderniser et former quelques bataillons d’infanterie de l’armée géorgienne. La formation d’un bataillon s’étale sur 100 jours

 22 août

Source : RIA Novosti



Guerres de l'Otan

Comment montrer plus clairement le vide du discours usuel de l'Otan "démocratie-droits de l'homme-terrorisme-nos valeurs...".

La raison d'être même de cette alliance militaire est de veiller militairement à la continuité de la prédominance  de l'Occident, en particulier sur les ressources énergétiques.

«Comme l'a déclaré à la veille du Sommet de Riga le sénateur Richard Lugar, président de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères américaine, 'au cours des décennies à venir, la pénurie d'énergie et les manipulations de matières énergétiques constitueront la source la plus probable de conflit armé en Europe et dans les régions voisines'.

L'on peut dire sans trop s'avancer que les membres de l'OTAN se retrouveront de plus en plus impliqués dans des missions directement ou indirectement associées à la sécurité énergétique.

Si celle-ci constitue bien un 'sujet pertinent pour l'OTAN', comme l'a récemment déclaré le Secrétaire général Jaap de Hoop Scheffer, il est temps pour l'Alliance de passer de la rhétorique à l'action en recourant d'abord et avant tout à ses outils les plus importants : ses capacités navales, terrestres et de renseignement

(Gal Luft – 

http://www.nato.int/docu/review/2007/issue1/french/debate.html


2 Positions

a) Ossétie 

L'Abkhazie (capitale Soukhoumi), ex-république autonome de la Géorgie soviétique depuis 1931, a combattu les forces géorgiennes de 1992 à 1994, au lendemain de la dissolution de l'URSS en décembre 1991.

Soukhoumi ne reconnaît pas la souveraineté de Tbilissi sur son territoire et applique une politique visant à accéder à une indépendance reconnue par la communauté internationale.

Ex-région autonome de la Géorgie d'après la division administrative de l'URSS, l'Ossétie du Sud (capitale Tskhinvali) a proclamé son indépendance le 20 septembre 1990. Tbilissi a alors riposté et les opérations militaires ont fait des milliers de morts de part et d'autre de 1990 à 1992. Lors du premier référendum de janvier 1992, au lendemain de la disparition de l'URSS, l'Ossétie du Sud s'est massivement exprimée en faveur de son indépendance envers la Géorgie. Les Sud-Ossètes mettent le cap sur le rapprochement avec l'Ossétie du Nord, république du Caucase du Nord russe, notant que les Ossètes, du Nord comme du Sud, ont bénévolement intégré la Russie en 1774, une bonne trentaine d'années avant la Géorgie. Près de 99% des Sud-Ossètes ont dit « oui » au référendum organisé ce 12 novembre 2006 par les autorités séparatistes et proposant de faire de la région un Etat indépendant. Tskhinvali ne cache pas son objectif stratégique de réunification avec l'Ossétie du Nord, une république russe du Caucase du Nord, et refuse catégoriquement de reconnaître la souveraineté géorgienne sur son territoire.

http://www.pcn-ncp.com/why/pourquoi2.htm

 

Extension des guerres ?

21-08

Le potentiel militaire géorgien est actuellement beaucoup plus important qu'avant l'agression de Tbilissi contre l'Ossétie du Sud en août 2008, a déclaré vendredi aux
journalistes le président sud-ossète Edouard Kokoïty.
Selon lui, la Géorgie continue de s'armer.
"A l'heure actuelle, son potentiel militaire est beaucoup plus puissant qu'avant août 2008", a affirmé le leader sud-ossète.
Prié de commenter les affirmations de Tbilissi selon lesquelles l'Ossétie du Sud cherche à annexer des territoires géorgiens, il a déclaré: "Les dirigeants géorgiens tiennent des propos de ce genre pour détourner l'attention de la communauté internationale de la question principale: le réarmement de la Géorgie et les manœuvres qu'elle organise avec des spécialistes otaniens sur son territoire".
M.Kokoïty a souligné que les dirigeants de la république aménageaient
les frontières nationales dans les limites de l'ancien district autonome
d'Ossétie du Sud, autrefois partie intégrante de la Géorgie.

RIA Novosti
http://fr.rian.ru/world/20090821/122795918.html

 

Dans les coulisses 

Premier anniversaire de l'indépendance sud-ossète: le président remercie la Russie

Le président sud-ossète Edouard Kokoïty a remercié mardi son homologue russe Dmitri Medvedev pour la reconnaissance de l'Ossétie du Sud le 26 août 2008, a annoncé mardi la porte-parole du président sud-ossète Tamara Kelekhsaïeva.

"L'Ossétie du Sud n'oubliera jamais à qui elle doit son existence et la reconnaissance de sa liberté et de sa souveraineté. Je remercie la Russie et vous-même pour vos actions résolues visant à rétablir la paix en Ossétie du Sud martyre, à la veille du premier anniversaire de notre indépendance", est-il indiqué dans le message de M.Kokoïty remis à l'ambassade de Russie à Tskhinvali.

Le président sud-ossète a également exprimé sa reconnaissance à Moscou qui aide Tskhinvali à éliminer les conséquences de l'agression géorgienne d'août 2008 et défend la position sud-ossète sur la scène internationale.

RIA Novosti.

25-08

http://fr.rian.ru/world/20090825/122838687.html

 

Sur le terrain

18-08

Dans les pages du quotidien en ligne moscovite Vzgliad, les autorités d’Ossétie du Sud, affirment que Tbilissi fortifie la frontière osséto-géorgienne. "Des travaux de génie civil sont menés sur 45 points de la frontière [administrative], enfreignant ainsi les accords Sarkozy-Medvedev", a affirmé le ministre de la Défense sud-ossète, Iouri Tanaev.

http://www.courrierinternational.com/



b) Géorgie

Extension des guerres ?

Une délégation de marines US en Géorgie…
Une délégation du corps des Marines américains, conduite par le général James Conway, commandant du corps, est arrivé vendredi à Tbilissi pour discuter de la coopération avec le ministère géorgien de la Défense, rapporte l'agence News-Georgia.
"Les négociations au ministère de la Défense ont porté sur le bilan et les perspectives de la coopération américano-géorgienne, ainsi que sur la zone de sécurité autour de la Géorgie et les réformes à réaliser", a fait savoir le service de presse ministériel.
La délégation américaine sera reçue par le président géorgien Mikhaïl Saakachvili et rencontrera d'autres dirigeants du pays.
Auparavant, un groupe d'une soixantaine de formateurs et d'instructeurs militaires (des Marines et des GI) était arrivé en Géorgie pour participer à l'entraînement des troupes géorgiennes avant leur déploiement en Afghanistan au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF) dans ce pays. Lors de ce cours
d'entraînement au combat, il n'y aura pas de transfert d'armement, souligne la partie américaine.
Ce programme ne concerne que l'entraînement des soldats géorgiens appelés à combattre en Afghanistan, et ne prévoit aucune autre assistance militaire américaine, a précisé à cette occasion le Pentagone, dans un visible souci de rassurer Moscou.
Des instructeurs militaires US sont censés moderniser et former quelques bataillons d'infanterie de l'armée géorgienne. La formation d'un bataillon s'étale sur 100 jours.

RIA Novosti

21 août
http://fr.rian.ru/world/20090821/122800932.html

 

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n° 43 - Journal des Guerres de l'Otan - 05-08 au 25-08 : Fin : Géorgie-Russie-Otan et le pétrole.


n° 43  - Journal des Guerres de l'Otan - 05-08 au 25-08 : Fin : Géorgie-Russie-Otan et le pétrole.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



  Journal des Guerres de l'Otan.  n° 43- 05-08 au 25-08 

                                                            C.De Broeder & M.Lemaire                                                                      



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

b) L'Otan & alliés

4 Institutions internationales

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

5-1 Vidéo : Géorgie-Russie-Otan et le pétrole.

5-2 Russie - OTAN : un partenariat difficile ?

5-3 Le site de micro-blogging a été la victime collatérale du conflit russo-géorgien.

6 Brèves

6-1 Les USA vont entraîner les soldats géorgiens pour l’Afghanistan.

6-2 Août 2008: la plupart des pays admettent la responsabilité de la Georgie.

7  Dossiers

7-1 Sergueï V. Lavrov : Un an après l’agression géorgienne.



b) L'Otan & alliés

Fogh Rasmussen

OTAN-Russie: Une coopération de plus en plus étroite ?A l'occasion d'une visite en Islande, le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a plaidé jeudi pour une collaboration de plus en plus étroite avec la Russie, rapportent les médias européens.

"J'aimerais beaucoup voir de nouvelles avancées dans nos relations avec la Russie. D'un point de vue stratégique, il est crucial que nous développions les partenariats stratégiques entre l'OTAN et la Russie", a notamment indiqué l'ex-premier ministre danois qui a pris les commandes de l'Alliance le 3 août dernier.

"Il n'y a pas de raisons de cacher que nous avons toujours des divergences persistantes avec la Russie sur la Géorgie et sur d'autres problèmes. Néanmoins, je pense que nous partageons un certain nombre de défis pour la sécurité, comme le terrorisme, la prolifération d'armes de destruction massive, l'Afghanistan et la piraterie", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse à Reykjavik.

"Je pense que nous devons nous concentrer sur ces domaines et assurer une coopération concrète", a indiqué le secrétaire général de l'OTAN.

Dès sa première conférence de presse au poste de secrétaire général de l'Alliance le 3 août à Bruxelles, M.Rasmussen n'a cessé de plaider en faveur d'un dialogue "revigoré" avec Moscou malgré toutes les divergences apparentes

RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20090820/122786604.html


Dans les coulisses 

L’OTAN refroidit ses relations avec la Russie sans pour autant les geler.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

Le 19 août à Bruxelles, des officiels de la Russie et de l’OTAN ont échangé des attaques verbales au sortir de la réunion ministérielle de l’Alliance sur la situation en Géorgie. Les ministres de l’OTAN ont indiqué qu’ils ne pouvaient pas poursuivre leurs relations avec Moscou comme si de rien n’était. Ils se sont toutefois retenus d’abandonner des organes établis comme le Conseil conjoint permanent OTAN-Russie.

Contexte:

Le 7 août, les troupes géorgiennes ont envahi la région séparatiste d’Ossétie du Sud.

L’Ossétie du Sud et l’Abkhazie font officiellement partie du territoire géorgien, mais sont en réalité autonomes et en grande partie sous l’influence de la Russie. On parle également de ces régions comme des zones de « conflits gelés ». Les tensions dans les deux régions se sont accrues depuis la déclaration d’indépendance du Kosovo en février dernier.

La Russie a répondu par une action militaire de grande envergure,. Suite à cette invasion, les pays occidentaux craignent que la Russie ne profite de l’occasion pour renverser Mikhaïl Saakashvili, le président géorgien pro-occidental, et ne fasse de la Géorgie un Etat vassal, comme lors de l’époque soviétique. Jusqu’à présent, les pertes géorgiennes dans les récents combats se chiffraient à 197 soldats, alors que la Russie a fait état de 74 morts.

Selon des sources officielles russes, environ 2 000 civils sont morts en Ossétie du Sud.

20 août 2008   

http://www.euractiv.com/fr/elargissement/otan-refroidit-relations-russie-geler/article-174788

 

Les réunions du Conseil OTAN-Russie suspendues jusqu’à ce que la Russie adhère au plan de paix négocié par la France

Le secrétaire général de l’OTAN Jap de Hoop Scheffer a indiqué lors d’une conférence de presse que les réunions du Conseil OTAN-Russie seraient suspendues jusqu’à ce que la Russie adhère au plan de paix négocié par la France. Il a également annoncé que l’alliance occidentale allait étendre ses relations avec la Géorgie en mettant en place une Commission OTAN-Géorgie, un mécanisme de consultation similaire à celui que l’OTAN a déjà avec l’Ukraine. 

Le dirigeant de l’OTAN a indiqué que les pays membres de l’OTAN ne « claquaient pas la porte aux discussions avec la Russie », mais qu’ils ne pouvaient « pas faire comme si de rien n’était » tant que la Russie ne se soumettait pas aux principes de ses relations avec l’OTAN. 

20 août 2008   

http://www.euractiv.com/fr/elargissement/otan-refroidit-relations-russie-geler/article-174788


Sur le terrain

Arctique: l'Otan doit s'adapter au changement climatique

L'Otan doit s'adapter aux enjeux du changement climatique dans l'Arctique, a souligné le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen lors de sa visite en Islande, la première dans un Etat membre de l'Alliance depuis sa prise de fonction.

"Nous devons adapter l'Otan au nouvel environnement en termes de sécurité et évidemment le changement climatique a un impact sur la sécurité mondiale", a dit l'ex-Premier ministre danois, à la tête de l'Otan depuis début août, lors d'une conférence de presse.

"Le fait que la fonte des glaces ouvre de nouvelles voies maritimes polaires et rende les ressources minérales dans cette partie du monde plus accessible aura bien entendu un impact sur la sécurité et nous devons nous occuper de ça", a-t-il dit.

La Russie a multiplié les démonstrations de force dans l'Arctique, région potentiellement riche en ressources énergétiques mais dont les frontières font l'objet de contentieux entre les cinq Etats riverains (Etats-Unis, Russie, Norvège, Canada, Danemark).

Outre la Russie, les Etats-Unis, le Canada et l'Union européenne, notamment, s'intéressent aux fonds de l'océan Arctique. Les services géologiques américains estiment que ces derniers pourraient receler 13% des réserves de pétrole et 30% des réserves de gaz naturel non découvertes de la planète.

Placée sur la route entre l'Europe et l'Arctique, l'Islande, où les Etats-Unis ont fermé une importante base militaire en 2006, bénéficie de la protection des forces aériennes de l'OTAN, dont elle est membre fondateur. 

"J'ai décidé de visiter l'Islande en premier, non seulement parce que je sens les forts liens nordiques, mais aussi parce que je considère l'Islande comme un allié très important et extrêmement précieux", a déclaré Anders Fogh Rasmussen jeudi. 

AFP –

20 août



c) Les alliés

1 USA

Dans les coulisses 

Echange verbal animé entre les Etats-Unis et la Russie 

La secrétaire d’Etat américaine Condoleeza Rice s’est montrée plus directe, estimant que la Russie se comportait en « hors-la-loi ». Au sujet des actions envisageables au cas où la Russie ne se soumettrait pas au plan de paix, elle a répondu que la Russie était clairement en train de s’isoler et qu’elle se mettait de plus en plus dans une position de hors-la-loi. Aussi la Russie viole-t-elle clairement l’accord de cessez-le-feu qu’elle avait signé de plein gré. Selon Mme Rice, l’attitude des forces russes chez leur voisin géorgien est tout à fait inappropriée. Elle a ajouté que l’OTAN ainsi que l’UE avait demandé des comptes à la Russie. A son avis, la situation va perdurer.

20 août 2008   

http://www.euractiv.com/fr/elargissement/otan-refroidit-relations-russie-geler/article-174788

 

Biden soutient l'aspiration de la Géorgie à l'OTAN

Le vice-président Joe Biden, a défendu hier à Tbilissi l'intégrité territoriale de la Géorgie et son aspiration à rejoindre l'Otan, un an après la guerre avec la Russie, tout en prônant plus de progrès démocratiques dans cette ex-république soviétique.

«Nous voulons une Géorgie libre, sûre, démocratique et unifiée», a déclaré Biden devant le Parlement géorgien, alors que la Russie a reconnu l'indépendance de deux régions géorgiennes séparatistes, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, juste après la guerre, en août 2008.
«Nous soutenons pleinement l'aspiration de la Géorgie à rejoindre l'OTAN», a-t-il poursuivi.
Les espoirs d'adhésion de la Géorgie à l'OTAN se sont enlisés depuis la guerre. Saakachivili a concédé lundi dans le Wall Street Journal qu'ils étaient «presque morts».
Biden avait exprimé le même soutien mardi à l'Ukraine, une autre ex-république soviétique pro-occidentale qui comme la Géorgie entretient des rapports difficiles avec la Russie, Moscou voyant d'un très mauvais oeil les Occidentaux prendre pied dans son ancien pré carré. Hier il a réitéré l'opposition américaine à la «notion de sphères d'influence qui datent du 19e siècle et n'ont rien à faire au 21e», dans une claire allusion à la Russie.
La Russie et la Géorgie se sont affrontées dans une guerre éclair en août 2008 pour le contrôle du territoire séparatiste géorgien de l'Ossétie du Sud.
«Une injustice historique a été commise contre la Géorgie [...] des nettoyages ethniques comparables à ceux de Darfour», a affirmé M. Saakachvili lors de sa rencontre avec M. Biden.
La Russie, elle, a choisi le moment de la visite de Joe Biden pour hausser le ton vis-à-vis de son voisin, qu'elle accuse de fomenter des «actes de provocation».
«Nous sommes profondément préoccupés par l'activité des dirigeants géorgiens en matière de remilitarisation du pays [...]», a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine, cité par l'agence de presse Itar-Tass.
«Nous allons continuer de nous opposer à un réarmement du régime du (président géorgien Mikheïl) Saakachvili et nous prenons des mesures concrètes pour cela», a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine.
Visant les États-Unis, il a accusé «certains pays d'agir en coulisses et de masquer la coopération militaire avec la Géorgie en 'aide humanitaire pour surmonter les conséquences du conflit».
À Washington, un porte-parole du département d'État a déclaré hier que les États-Unis n'excluent pas de réarmer la Géorgie après son humiliante défaite face à la Russie il y a un an, même si cela doit déplaire à Moscou. «La Géorgie a choisi la voie d'une adhésion à l'OTAN, ce que les États-Unis soutiennent», a rappelé le porte-parole, questionné au cours d'un point de presse sur les appels du président Saakashvili pour une aide militaire américaine.
«Il est clair qu'une des conditions fondamentales d'une adhésion à l'OTAN est de posséder des équipements militaires qui répondent aux critères de l'OTAN et qui renforceraient les capacités militaires de l'alliance», a-t-il ajouté, avant de mentionner les «capacités de défense» de cette ancienne république de l'URSS

Reuters , AFP

http://www.ledevoir.com/2009/07/24/260222.html

 

 


Sur le terrain

Washington envoie des instructeurs militaires en Géorgie.

Les Etats-Unis envoient des instructeurs militaires en Géorgie afin de préparer un bataillon géorgien aux activités au sein de la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) en Afghanistan, a déclaré le porte-parole du département d'Etat américain Philip Crowley.

"Nous annonçons aujourd'hui que le gouvernement géorgien renforcera la présence militaire de son pays (...) au sein de la Force internationale d'assistance et de sécurité en Afghanistan. Nous annonçons également qu'un groupe de fusiliers marins américains sera envoyé en Géorgie à partir du 15 août afin d'entamer, le 1er septembre prochain, les entraînements du bataillon géorgien désigné pour servir en Afghanistan", a-t-il affirmé vendredi lors d'un point de presse à Washington.

Le nombre des instructeurs qui dirigeront les entraînements sera de 60 à 70 personnes, a précisé le service de presse de la US Army.

Les autorités américaines avaient à plusieurs reprises souligné antérieurement que les Etats-Unis continueraient de soutenir la Géorgie et de renforcer leurs rapports, y compris militaires, avec ce pays.

 RIA Novosti.

15-08

http://fr.rian.ru/world/20090815/122708374.html


Extension des guerres ?

Samuel Laurent  : Les Etats-Unis vont «réexaminer» leurs relations avec la Russie.

Moscou pousse son avantage. Selon l'agence Ria Novosti, le président Dmitri Medvedev a donné de nouvelles consignes au représentant russe auprès de l'Otan, Dmitri Rogozine. «L'Otan a plus intérêt à une coopération que la Russie», a expliqué le président russe.

Dès lors, «s'ils ne veulent pas d'une coopération, cela n'aura rien de terrible pour nous», aurait-il ajouté. Avant de conclure : «Nous prendrons les décisions qui s'imposent, jusqu'à la rupture des relations dans leur ensemble» s'il le faut.

Le 21 août dernier déjà, la Norvège avait annoncé que la Russie comptait «geler toute collaboration militaire avec l'Otan». Depuis, le bras-de-fer diplomatique engagé entre Europe, Etats-Unis et Russi s'est durci, et Moscou a plusieurs fois dénoncé les manœuvres navales auxquelles se livrent plusieurs pays de l'Otan en mer Noire, non loin donc des côtes géorgiennes.

«Réexaminer» les relations avec Moscou

Officiellement retirées de Géorgie depuis vendredi, comme le prévoit l'accord de cessez-le-feu signé sous l'égide de Nicolas Sarkozy, les forces russes continuent lundi d'occuper notamment le port géorgien de Poti. La France, par la voix du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a expliqué lundi matin qu'elle «continuait d'insister» auprès de la Russie pour obtenir le retrait russe de cette zone, tandis que Washington insistait pour dire que la Russie «n'honore toujours pas l'accord».

Mais Moscou semble convaincu que cette ligne dure paye. C'est pourquoi la Russie annonce également lundi envisager de sortir de certains des accords négociés dans le cadre de son projet d'adhésion à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), «qui actuellement contredisent les intérêts de la Russie», selon les mots du vice-premier ministre, Igor Chouvalov. Ces déclarations sont peut-être destinées à couper l'herbe sous le pied à Washington, qui a déjà menacé la Russie de la priver de sa participation au G8 et de sa candidature à l'OMC.

Toujours tiraillée entre son allié géorgien et la nécessité de conserver de bons rapports avec Moscou, l'administration Bush a annoncé que le vice-président Dick Cheney se rendra la semaine prochaine en Géorgie, en Ukraine et en Azerbaïdjan. Outre cette tournée diplomatique, la Maison-Blanche a annoncé un «réexamen de l'ensemble» des relations russo-américaines «à moyen et long terme»

La Transdniestrie dans le collimateur de Moscou

L'Europe cherche également quelle position adopter face à une Russie visiblement tentée par l'isolement. Nicolas Sarkozy a convoqué, le 1er septembre prochain, un Conseil européen extraordinaire pour discuter de l'attitude à adopter, alors le parlement russe a attisé les tensions lundi en demandant au Kremlin de reconnaître les républiques séparatistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, ce que les Etats-Unis jugent «inacceptable».

Enfin, la Russie souhaite également régler une autre zone litigieuse : la Transdniestrie, une région séparatiste de Moldavie. «Une série de rencontres et de négociations se tiendront prochainement avec la participation de toutes les parties intéressées, y compris les représentants de la Trandniestrie», annonce ainsi Moscou lundi.

Samuel Laurent (lefigaro.fr) avec AFP, AP
25/08/2008fa029559@skynet.befa029559@skynet.befa029559@sk...

http://www.lefigaro.fr/international/2008/08/25/01003-20080825ARTFIG00437-la-russie-menace-de-rompre-avec-l-otan-.php


 

2 Union Européenne

Gerhard Schröder : l'adhésion de Tbilissi et de Kiev à l'OTAN affaiblira la sécurité de l'Europe

Une nouvelle de Wikinews, la source d'informations que vous pouvez écrire.

 « Loin de renforcer la sécurité d'une Europe unie, l'adhésion de Tbilissi et de Kiev à l'OTAN ne fera que l'affaiblir », a déclaré lundi à Kaliningrad l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, en visite de deux jours dans la région.

« Il faut en finir avec l'idée de l'adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine à l'OTAN. Au lieu de renforcer la sécurité en Europe, cela l'affaiblira », a-t-il estimé.

Les présidents ukrainien et géorgien, Viktor Iouchtchenko et Mikhaïl Saakachvili, sont de fervents partisans de l'adhésion de leurs pays à l'Alliance, qui la juge prématurée pour le moment.

En décembre dernier, les chefs de diplomatie des 26 pays membres de l'Alliance ont décidé de ne pas intégrer la Géorgie et l'Ukraine au Plan d'action pour l'adhésion (MAP) à l'OTAN en attendant que ces pays remplissent les conditions nécessaires. Une décision alternative a été adoptée, visant à intensifier les travaux des commissions Ukraine-OTAN et Géorgie-OTAN afin d'associer ces pays à des « plans nationaux annuels ».

Néanmoins, le secrétaire général de l'OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, a souligné que toutes les décisions de l'Alliance, réunie en sommet à Bucarest en avril 2008, restaient valables: l'Ukraine et la Géorgie adhéreront un jour à l'OTAN.

« Quand l'OTAN organise des manoeuvres en Géorgie où la guerre faisait rage tout récemment encore et quand on comprend qui a déclenché cette guerre, cela pourrait être évalué comme une bêtise », a fait remarquer M. Schröder, en qualifiant le président géorgien de « véritable aventurier ».

Le 18 mai dernier, sur la base militaire de Vaziani (environs de Tbilissi), s'est achevée la première étape d'état-major des manoeuvres multinationales placées par l'OTAN sous le nom de code Cooperative Longbow 09/Cooperative Lancer 09 dans le cadre de son programme Partenariat pour la paix (PPP), du Dialogue méditerranéen et de l'Initiative de coopération d'Istanbul (ICI).

Ces exercices devaient réunir quelque 1 300 militaires de 19 pays membres et partenaires de l'Alliance. Six pays (Arménie, Kazakhstan, Lettonie, Moldavie, Serbie et Estonie) ont toutefois renoncé par la suite à y participer.

Dès le début, Moscou s'est opposé aux exercices otaniens en Géorgie, le président russe Dmitri Medvedev les ayant qualifiés de « grossière provocation ».

Tbilissi soutient cependant qu'en tant qu'État indépendant, la Géorgie est en droit d'organiser tous les exercices qu'elle désire sur son territoire.

http://fr.wikinews.org/wiki/Gerhard_Schr%C3%B6der_:_l'adh...

 


France

Lors d’une visite à Moscou et à Tbilissi le 12 août, le président français Nicolas Sarkozy a participé à la négociation d’un accord de cessez-le-feu que les deux parties ont accepté de signer. Le président russe Dmitri Medvedev a promis à son homologue français que la Russie entamera le 18 août le retrait de ses troupes du centre de la Géorgie, mais n’a pas précisé la date de leur retour en Russie. Des sources officielles américaines ont entre-temps indiqué que la Russie avait déployé des missiles tactiques SS-21 en Ossétie du Sud, capables d’atteindre Tbilissi, ce qui a aggravé les tensions (EurActiv 18/08/08).

20 août 2008   

http://www.euractiv.com/fr/elargissement/otan-refroidit-relations-russie-geler/article-174788



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos.

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

5-1 Vidéo : Géorgie-Russie-Otan et le pétrole.

23/8

http://leweb2zero.tv/video/hugues2_0148b5


5-2 Russie - OTAN : un partenariat difficile ?

Dmitry Rogozin, Ambassadeur, représentant permanent de la Russie auprès de l’OTAN, répond à nos questions :
 Quels sont les champs de coopération entre la Russie et l’OTAN ?
 Comment le plan de sécurité du président Medvedev pourrait-il contribuer à la sécurité en Europe ?
 Quels changements la Russie attend-elle du président américain Barack Obama ?

http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article875


5-3 Le site de micro-blogging a été la victime collatérale du conflit russo-géorgien.

«This hackers was from Russian KGB.» Dans un anglais approximatif mais catégorique, le blogueur géorgien Cyxymu a désigné, vendredi, ceux qui étaient, selon lui, responsables de l'attaque qui a fait tomber Twitter.

Pendant plusieurs heures, jeudi après-midi, le site de micro-blogging, sur lequel les internautes échangent des messages courts avec un réseau d'abonnés, était indisponible. Il s'est effondré sous le coup d'un excès de requêtes envoyées par un réseau d'ordinateurs «zombis», ou botnet, dans le cadre d'une très classique attaque de «déni de service distribué» (DDoS) . La «location» d'un botnet coûte ainsi entre 50 à 60 dollars pour un déni de service de 2 heures et autour de 200 dollars pour 24 heures.

Les requêtes étaient dirigées vers le compte Twitter de Cyxymu, dont les profils sur Facebook, YouTube et LiveJournal ont également été ciblés - provoquant un ralentissement de ces plateformes. Les pirates informatiques avaient aussi usurpé son adresse e-mail pour envoyer des spams invitant les internautes à visiter les comptes de Cyxymu. Pour les experts en sécurité numérique, il n'y a donc pas de doute, l'attaque était ciblée contre ce blogueur isolé, économiste de 34 ans, et critique assidu de la politique de Moscou en Géorgie. Elle a provoqué la chute de l'étoile montante du Web 2.0.

Moins bien équipé en sécurité informatique que les autres réseaux sociaux, Twitter a succombé alors que Facebook et YouTube ont résisté à l'attaque. Faute de sondes dédiées à la traque de ces botnets, le site de micro-blogging n'a pu anticiper l'afflux de requêtes venant du Brésil (29 %), de Turquie (9 %) et d'Inde (8 %) sur ce compte géorgien de taille modeste suivi par seulement 342 personnes. Ces sondes permettent aussi de remonter vers l'origine de l'attaque. Si le point de départ des requêtes a été identifié, il faut encore localiser le poste de commande qui les a envoyées. Ce n'est qu'à ce moment-là que l'on pourra déterminer l'éventuelle implication de hackers pro-russes dans l'attaque qui a fait chuter Twitter.

Des liens piégés

Pour François Paget, chercheur de menaces chez l'éditeur de logiciels de sécurité McAfee, «Twitter est un service très intéressant qui n'est pas à l'abri de nouvelles attaques de ce type». Le site s'est ainsi récemment illustré comme outil d'information et de mobilisation de l'opposition iranienne à Téhéran et a imposé son utilité pour diffuser très rapidement des informations, comme à Bombay et en Chine. Dans ces cadres, des «patriotes» pourraient être tentés d'allumer des contre-feux en initiant de nouvelles attaques. «C'est éminemment simple de lancer ce type d'attaques, soit soi-même, soit en sous-traitant. Il y a beaucoup d'offres sur le Net», indique François Paget.

Des pirates auraient ainsi déjà placé des liens piégés sur Google autour des mots clés «Cyxymu DDoS» pour installer des programmes malveillants sur des ordinateurs qui serviront de «zombies»... lors d'une prochaine attaque.

» «Etreintes digitales», le blog de Marie-Catherine Beuth


6 Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

6-1 Les USA vont entraîner les soldats géorgiens pour l’Afghanistan.

La mission ne commencera que le 1er septembre mais les formateurs américains devraient arriver dimanche ou lundi en Géorgie. Leur rôle : préparer des militaires géorgiens à aller combattre les talibans en Afghanistan. Si pour Tbilissi il s'agit de satisfaire son allié américain, pour Washington, la mission paraît délicate : aider les Géorgiens sans provoquer les Russes.

La mission ne commencera que le 1er septembre mais les formateurs américains devraient arriver dimanche ou lundi en Géorgie.

Mais la vraie difficulté est ailleurs, plus diplomatique que militaire.

La Russie accuse les Etats-Unis de réarmer la machine de guerre géorgienne et les déclarations en provenance de Moscou se veulent très fermes sur le sujet. C'est pourquoi l'attaché de presse du Pentagone précise que son pays a pris les devants, informant les Russes du contenu de la mission afin de chasser tout malentendu : il s'agit bien de préparer les Géorgiens à combattre les insurgés afghans, pas à lutter dans leur propre pays.

Il y a un an déjà, une mission similaire était prévue pour une préparation à l'Irak.

La Géorgie avait déployé 2000 soldats sur place mais en avait rapatrié une bonne partie pendant le conflit avec la Russie.

La mission américaine avait donc été annulée.

16/08/

http://www.rfi.fr/actufr/articles/116/article_83716.asp

 

 

 


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26/08/2009

n°9 - Dossier d'Iran -21-06 au 16-07 - :Début - : Les Usa ont besoin d’un nouveau 11 septembre.


n°9 - Dossier d'Iran  -21-06 au 16-07 - :Début - : Les Usa ont besoin d’un nouveau 11 septembre.



Dossier d'Iran   n°9 du 24-08

                           C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à Part

1 Dossier & Point de vue

1-1 Dr Bashîr Mûsâ Nâfi‘ : Questions sur la crise iranienne.

1-2 Kaveh L. Afrasiabi: La Russie et l'Iran se donnent la main.

1-3 Leila Mazboudi : Les 3 Américains détenus en Iran sont tous des juifs :seraient-ils des espions ??

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Coup de Gueule d'Anna : Marre de l’intox des Clotilde Reiss et autres Roxana Saberi !

Fin

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Iran sélectionne   : Les Usa ont besoin d’un nouveau 11 septembre.

3-2 James Cogan : La crise électorale iranienne se poursuit alors que les Etats-unis intensifient leurs menaces.

3-3 Ahmed Bensaada : Téhéran-Gaza : la différence médiatique.

3-4 Le ballon de baudruche de Téhéran.

3-5 Ramzy Baroud : Israël se débat avec le problème iranien.

3-6 Abdel Bari Atwan : L’Iran lie son programme nucléaire à la question des armes nucléaires israéliennes.

3-7 Iran - Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tiré à Part

 



1 Dossier & Point de vue

1-1 Dr Bashîr Mûsâ Nâfi‘ : Questions sur la crise iranienne.

Peu à peu, l’Etat iranien rétablit sa souveraineté sur la situation politique et sécuritaire du pays.

La détermination dont a fait preuve le régime iranien à ce que les institutions constitutionnelles et juridiques aient le dernier mot dans la querelle autour des résultats des élections iraniennes a placé les forces oppositionnelles devant un choix cornélien : soit elles s’arrêtent de remuer la merde dans la rue iranienne, soit elles vont jusqu’au conflit ouvert avec l’Etat, le pouvoir et la majorité du peuple iranien (un conflit dont elles ressortiraient nécessairement perdantes et ce, très rapidement).

Mais la controverse est appelée à se poursuivre tant à l’intérieur de l’Iran qu’à l’extérieur autour de la réalité de ce dont l’Iran a été le témoin durant les deux semaines postélectorales et autour de ce que ces événements signifient pour l’avenir de la République islamique.

Voici, tout d’abord, quelques observations préliminaires :

Le fait d’extraire la crise de la rue et de la réintroduire dans les sphères du pouvoir et de l’Etat était le choix le plus logique et le plus rationnel ; c’est peut-être le choix auquel aspiraient les forces qui constituaient la plus importante faction après leur ralliement au camp des partisans du candidat oppositionnel Mir Hussein Moussavi, la faction à laquelle je fais ici allusion étant bien entendu celle de l’ex-président iranien Hashemi Rafsandjani, un des piliers du régime et de l’Etat depuis la fin des années Soixante-dix. En l’absence de la prise de parti implicite mais claire de Rafsandjani en faveur de Moussavi, cette élection ne se serait en aucun cas transformée en la crise à laquelle elle a donné lieu. Rafsandjani, en effet, n’appartenait ni à ceux qu’il est convenu d’appeler les réformateurs, ni à ceux qu’il est convenu d’appeler les conservateurs. Mais un sentiment croissant de marginalisation et les attaques acerbes et frontales d’Ahmadinejad contre lui et contre la vieille garde de la République islamique, ainsi que les insinuations de corruption et d’enrichissement personnel illicite distillées par Ahmadinejad à l’encontre de ces caciques et de leurs proches ont fini par pousser ce grand manitou de l’Iran (qu’est Rafsandjani) dans le camp de… l’opposition !

Mais Rafsandjani ne voulait ni renverser la République ni la saper. Non, ce qu’il voulait, vraisemblablement, c’était s’assurer à la fois de son influence et de ses acquis face au mouvement de changement irréfragable qu’avait annoncé la (première) présidence Ahmadinejad et ses partisans, qui aspirent à rendre à la République islamique le climat de moralité et les promesses de justice qu’elle avait laissé espérer durant ses premières années. La question tourne désormais autour de la question de savoir si la génération des néo-révolutionnaires (d’Ahmadinejad, ndt) poursuivra sa révolution jusqu’au bout et refusera de composer avec la vieille garde ou si la direction du régime tentera de resserrer les rangs et de rassurer Rafsandjani et bien d’autres personnalités du pouvoir quant à l’intégrité de leur rôle, de leur position de pouvoir et de leurs acquis. Une deuxième question (liée à la première) est celle de savoir si Rafsandjani s’est contenté de mettre en doute la légitimité d’Ahmadinejad (ce qui réduirait la capacité de celui-ci à se lancer dans une tentative à grande échelle visant à se libérer de la vieille garde, voire à s’en débarrasser) ou bien s’il reste déterminé à harceler le président réélu afin de le renverser ?

Si les forces politiques qui se sont rangées sous le parapluie de la campagne électorale de Moussavi sont nombreuses, la plupart d’entre elles étaient déjà dans la coalition Khardad qu’il est devenu par la suite plus courant d’appeler le camp des réformateurs. Ce sont ces forces qui avaient contribué à l’élection du précédent président iranien réformateur Muhammad Khatami, en 1997. Certaines de ces composantes, comme par exemple l’Organisation des Mujâhidîn de la Révolution Islamique et ce que l’on qualifie parfois de « gauche islamique » (mouvance dont font partie Karûbî, Muhtashemi, voire même Moussavi). Ce sont des partisans de la Révolution islamique initiale, et ils ont joué des rôles essentiels dans les différentes péripéties de l’histoire de la République islamique iranienne.

L’éventail des forces politiques restantes comprend le Front de la Participation, que dirige le frère de Khatami, et le mouvement Liberté de l’Iran, que dirigeait Bazargan, le premier Premier ministre de la République et dont aujourd’hui Ibrahim Yazdî est aujourd’hui un des dirigeants les plus éminents. S’y ajoutent un certain nombre de clercs musulmans (‘ulamâ’), d’hommes de culture et d’universitaires indépendants. Ce qui les rassemble tous, c’est le désir de changer le régime iranien, mais ils n’ont aucun programme unifié en vue du futur du pays. Les divergences ont même parfois été grandes, entre eux, principalement à cause de l’échec des deux mandats présidentiels de Khatami à mener à bien des « réformes » tangibles. Certains d’entre eux veulent une réforme partielle et superficielle de la Constitution et de la structure de la République islamique iranienne, tandis que d’autres ambitionnent de reverser totalement le pouvoir théocratique (wilâyat-e-faqîh) et instaurer une république démocratique et libérale. La question à laquelle la direction du régime sera confrontée à brève échéance a trait à l’évaluation de la nécessité (ou non) d’adopter une nouvelle approche dudit camp des réformateurs et de la tentative de répondre aux revendications des plus raisonnables d’entre eux. Le fait de faire des concessions politiques et constitutionnelles à cette partie raisonnable des réformateurs ne pourra que suggérer une idée de recul et de faiblesse (du régime), ce qui pourrait encourager les autres (= les réformateurs ultras, ndt) à procéder à l’escalade de leur opposition et de leurs attaques contre la République.

La question de l’immixtion étrangère dans la crise a suscité une vaste controverse, qui n’est pas terminée. En réalité, les causes premières de la crise sont d’ordre interne : une profonde division dans les rangs de l’élite au pouvoir, et d’importants secteurs de la société iranienne dans l’opposition. Nul ne saurait en douter. Mais l’existence de manipulations étrangères ayant essayé de chauffer à blanc la confrontation autour des résultats de l’élection afin de la transformer en insurrection et en violences intestines, n’est absolument pas douteuse, non plus. Il y a bel et bien une volonté politique américaine de s’immiscer dans les affaires iraniennes internes, afin de saper les fondements du régime et de l’affaiblir : les Américains, loin de s’en cacher, le chantent sur les toits ; ils ont dédié à ces manipulations un important budget de l’Etat, et c’est une armada de spécialistes qui s’en charge, dans différents services de l’administration américaine. Il y a non moins de trois millions d’Iraniens vivant à l’étranger, dont certains sont originaires de familles tout entières dans l’opposition au régime islamique, qui ont quitté le pays avant tout pour des raisons politiques.

De la même manière dont l’Irak est devenu un champ d’influence iranienne, il est devenu le prétexte d’une activité occidentale croissante contre le régime de la République islamique d’Iran. L’intérêt manifesté par l’Occident pour les élections iraniennes est d’une ampleur incomparablement supérieur à son intérêt pour les élections (par exemple) égyptiennes, tunisiennes ou algériennes. Nous devrons donc attendre de voir si les gouvernements occidentaux adopteront le même genre de position au sujet de la première élection douteuse venue dans un pays moyen-oriental ami ? Cet intérêt et cette réactivité occidentaux s’apparente davantage à une participation directe à la crise qu’à un rôle d’observateur extérieur. La question qui se pose aujourd’hui est donc celle de savoir si le mouvement réformateur oppositionnel saura affranchir ceux qui forment ses rangs des menées étrangères ou s’il considèrera le désir occidental de faire chuter la République comme un appui à son projet politique, auquel cas il pousserait le pays vers un niveau supérieur de violence interne.

C’est le fossé qui s’est creusé dans les rangs mêmes de l’élite au pouvoir qui, à n’en pas douter, est plus dangereux encore que la controverse dans les rues. Ceux qui sont sortis manifester leur soutien aux allégations de Moussavi quant aux résultats de l’élection ne représentent qu’une petite partie de ceux qui ont voté pour lui, et qu’une partie encore plus petite de ce que l’on appelle la rue iranienne.

Comme celles des forces politiques qui se sont rassemblées autour du candidat perdant, les motivations de ceux qui ont manifesté étaient diverses et parfois très divergentes. Il n’est pas douteux que les manifestants ont échoué dans leur tentative d’élargir la base sociale du mouvement de protestation. C’est ainsi que le mouvement protestataire est passé de projet d’insurrection populaire en le domaine réservé des classes supérieures de la société civile. Mais le problème auquel est confronté le régime n’a pas pour origine ces couches sociales, que la République islamique n’a à aucun moment réussi à séduire.

La plupart de ceux qui participent au mouvement protestataire voient dans le caractère islamique de la République un danger pour leurs intérêts privés et pour leur style de vie, ainsi que pour leur désir fou de recouvrer l’Iran occidentalisé auquel ils étaient habitués, ou auquel leurs parents étaient habitués. Le problème du régime, c’est l’éclatement de la jeune génération universitaire entre partisans extrémistes de la Républiques islamique et de ses principales institutions, comme le pouvoir religieux (wilât-e-faqîh), la garde nationale et les bassidjis, et les détracteurs de ces institutions appelant de leurs vœux le changement, même s’ils n’ont pas de vision très claire de ce à quoi ce changement serait censé aboutir ?...

Ce à quoi le régime doit réfléchir avec beaucoup de soin désormais, c’est à sa manière d’interagir avec ces larges couches populaires dans l’opposition, dont notamment le secteur de la jeunesse universitaire. Le fait que ces couches sociales soient peu importantes numériquement et qu’elles ne représentent pas, prises ensemble, une majorité du peuple iranien, ne signifie nullement qu’elles ne seraient d’aucun poids et incapables de générer des crises ; de la même manière, le secteur de la jeunesse, dans son ensemble, n’est pas nécessairement opposé au régime. Il existe incontestablement un fossé générationnel entre les jeunes et les sphères dirigeantes du régime iranien, un fossé généré par la qualité de l’enseignement que lui a apportée la République islamique avec grand succès au cours des trois décennies écoulées, c’est un fossé qui est lié au climat culturel mondial dominant, aux moyens de télécommunications modernes, ainsi qu’aux aspirations de la jeunesse en matière d’avenir. En Iran, comme dans les autres cercles islamiques contemporains, les musulmans n’ont pas encore examiné la relation épineuse et trouble qui existe entre la religion et la liberté, tandis qu’ils croient avoir résolu depuis des siècles la problématique de l’articulation entre la religion et la justice. Il n’existe aucun autre régime politique qui soit comparable à celui de la République Islamique d’Iran : il s’agit d’un régime de gouvernement expérimental, qui ne cherche pas à se renouveler d’une étape à la suivante. La question fondamentale qui est aujourd’hui posée est celle de savoir si Ahmadinejad sera en mesure de diriger le mouvement d’aggiornamento ou non, s’il est conscient de la nécessité du renouvellement ou non, et si les doutes d’une opposition forte en gueule quant à la la légalité de son élection ont ou non affaibli sa capacité d’initiative dans les prochaines années, ou s’il parviendra à sortir rapidement de la crise actuelle ?

Ma dernière observation, plus fondamentale, est relative aux minorités nationales (et religieuses) marginalisées par le régime de la République Islamique d’Iran : les Kurdes, les Arabes et les Baloutches, sans oublier les musulmans sunnites. Ceux des membres de ces minorités qui sont allés voter ont voté vraisemblablement en faveur de Meïr Husseïn Moussav, qui a veillé, durant sa campagne électorale, à s’adresser aux forces vives des minorités et qui leur a promis d’adopter une politique plus équitable. Ce problème, en Iran, n’est pas nouveau : il remonte aux débuts de la République. S’ajoute à cela le fait que la constitution-même de la République Islamique contient de manière implicite l’éloignement des Iraniens sunnites des principaux centres décisionnels ainsi, bien sûr, que du pouvoir central. Les choses sont allées jusqu’à une marginalisation quasi-totale des régions arabes, kurdes et baloutches. L’opposition à laquelle le régime est confronté au sein de ces minorités est une palpable, en dépit de l’omniprésence des services de sécurité du régime. D’ailleurs, les attaques des groupes armés baloutches, arabes et kurdes, n’ont jamais cessé.

De forts soupçons existent quant à un soutien étranger à ces groupes armés. Mais cela ne démentit en rien le fait que ces importantes minorités de l’Iran sont, de fait, marginalisées et que le régime a été incapable, jusqu’à aujourd’hui (même s’il n’a pas déployé tous les efforts requis) de les intégrer dans le corps de la nation et de l’Etat. Il y a de cela quelques mois, le Guide suprême Ayatollah Khameneï a effectué une visite (revêtant un caractère exceptionnel, en raison de leur rareté) au Kurdistan iranien, où il a été accueilli par de vastes foules, où il a tenu un discours positif sans aucun précédent. Cette visite était peut-être l’expression d’une politique nouvelle vis-à-vis des régions marginalisées de l’Iran et de leur population. Mais ce n’est là qu’un timide début, d’un début purement symbolique, sans rien de concret pour l’instant. La question fondamentale qui ne manquera pas de se poser, à Téhéran, est celle de savoir si la République Islamique englobe toutes les composantes ethniques de l’Iran, ou si l’approche sécuritaire demeurera le choix dominant en matière de relations avec les minorités et de traitement des plaintes émanent des populations minoritaires quant à la marginalisation des régions où elles vivent, et si la République Islamique est l’Etat exclusivement des chiites persans et azéris, ou bien si elle est l’Etat de tous les peuples iraniens, quelle que soit leur affiliation religieuse.

Dr Bashîr Mûsâ Nâfi‘, historien.

in Al-Quds al-Arabiyy,

9 juillet 2009

Traduit de l’arabe par Marcel Charbonnier

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Bashir_Musa-Nafi.090709.htm


1-2 Kaveh L. Afrasiabi: La Russie et l'Iran se donnent la main. 

Il est possible que certains aux Etats-Unis pensent à la Russie comme associé stratégique quand il s'agit de l'Iran.

En réalité, les tensions en Washington et Moscou sont suffisamment puissantes pour justifier un point de vue commun de la Russie et son voisin oriental l'Iran, concernant une stratégie dissuasive envers la superpuissance occidentale.

Un signe, petit mais significatif en a été donné cette semaine, dans les exercices militaires communs de la Russie et de l'Iran dans la Mer Caspîenne, auxquelles participent 30 navires. Exercices à peine dissimimulés derrière une cause environnementale.

La manœuvre, baptisée "collaboration régionale pour une Mer Caspienne sûre et propre", combine des objectifs de sécurité et maritimes dans ce plus grand lac du monde qui est également un centre énergétique crucial, scène de concurrence intense pour le transport d'énergie.C'est un indice d'une nouvelle tendance dans la coopération militaire entre l'Iran et la Russie, qui ira en se développant dans un proche avenir au vu du statut d'observateur de l'Iran dans l'OCS (Organisation de la Coopération de Shangai).

La disposition de l'Iran de se joindre à cet exercice représente un changement total par rapport à son attitude d'il y a 7 ans. En 2002, l'Iran réagissait énergiquement à un exercice militaire russe dans la Mer Caspienne - effectué après l'échec d'un sommet sur ce sujet, et refusait même d'y envoyer un observateur militaire. En dépit des hauts et des bas des relations entre la Russie et l'Iran, le poids des considérations géopolitiques et géo-économiques a fait pencher les deux pays vers une plus grande coopération, au grand mécontentement des Etats-Unis qui ont intérêt à isoler "l'Iran nucléaire".

La Russie se sent affectée par les projets d'oléoducs et gazoducs soutenus par les USA dans la région, et consternée par l'absence de tout compromis de l'administration Obama sur le bouclier antimissiles en Europe Orientale et  elle ne tolère aucun scénario de "changement de régime" direct ou indirect en Iran, qui est un pilier important du sentiment anti-états-unien dans la région.

Les exercices militaires de deux jours ont été observés de près par les autres Etats du littoral de la Caspienne: Azerbaidjan, Turkmenistan et Kazakhstan, ainsi que par les Etats voisins du Caucase et d'Asie centrale, dont certains sont alignés sur l'Occident et sont préoccupés du niveau actuel des liens militaires entre la Russie et l'Iran.

Si la Russie accomplit sa promesse de mettre en service la centrale nucléaire de Bushehr, dont la construction est tellement retardée, une grande partie des doutes de l'Iran envers la Russie disparaîtront. Après tout, la Russie est l'unique associé nucléaire de l'Iran, et le président Dimitrov a nettement rejeté l'intention de Obama, lors de sa visite récente à Moscou, de lier un nouveau traité de limitation des armements au thème de nouvelles sanctions contre l'Iran.

Comme il fallait s'y attendre, à la veille de l'exercice militaire russo-iranien, la secrétaire d'Etat, Hilary Clinton, a exprimé le durcissement de l'attitude des Etats-Unis envers l'Iran, en déclarant  que les USA s'opposent catégoriquement à la possession par l'Iran d'un programme "d'enrichissement complet", bien que celui-ci soit autorisé par le TNP, dont l'Iran est un signataire. Cette déclaration de Clinton est en flagrant contraste avec celle d'Obama lors de son voyage à Prague, lorsqu'il suggérait que les Etats-Unis seraient disposés à accepter le programme d'enrichissement de l'uranium de l'Iran si celui-ci était entièrement contrôlé par l'AIEA, l'organisme de contrôle atomique des Nations Unies.

(...)Cette manoeuvre commune dans la Mer Caspienne peut être le prélude d'un agenda plus large qui inclut le concept d'un cartel du gaz.

(Kaveh L. Afrasiabi, PhD, est l'auteur de "After Khomeiny: New directions in Iran's Foreign Policy".

28 juillet 2009

extrait de Asia Times Online , article de Kaveh L. Afrasiabi -

http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/KG30Ak01.html

(Kaveh L. Afrasiabi, PhD, est l'auteur de "After Khomeiny: New directions in Iran's Foreign Policy".


1-3 Leila Mazboudi : Les 3 Américains détenus en Iran sont tous des juifs :seraient-ils des espions ??

Les doutes planent autour des trois Américains arrêtés en Iran, vendredi dernier, pour avoir franchi illégalement la frontière en provenance du Kurdistan d'Irak.  Alors que les médias américains, relayés par les agences de presse internationales se contentent d'indiquer que ce sont des touristes, perdus en randonnées au Kurdistan irakien, le site internet " Israel National News" a assuré que tous les trois sont des juifs et des journalistes aussi.
Sachant que Joshua Fattal est un chercheur dans le centre américain juif, Yéshiva de Flatbush, et travaille pour le magazine juif " The Jewish Week".
Le fait d'avoir occulté leur judaïcité laisse suspect, et laisse supposer qu'ils étaient en mission d'espionnage pour le compte du Mossad israélien en particulier. Une supposition soutenue par la version intenable de leur co-équipier, Shon Meckfessel qui défend la thèse de leur égarement. Il s'était abstenu de les accompagner dans "leur randonnée", sous prétexte qu'il était malade.   
Selon Meckfessel, qui s'est exprimé ce vendredi pour la première fois publiquement,  ses collègues ont commis une  "une erreur simple et regrettable". Journaliste de vocation  aussi, il prétend que lui et ses camarades étaient venus de la Syrie, en passant par la Turquie vers cette région du Kurdistan irakien connue sous le nom " Ahmad Awwa" pour "visiter son superbe panorama et ses chutes d'eau", sans  être au courant qu'elle se trouve à la frontière avec l'Iran:"   "Il n'y a pas de (guide touristique) Lonely Planet pour le Kurdistan irakien, et Ahmed Awa ne se trouvait pas sur la carte que nous avions imprimée", écrit-il dans un communiqué diffusé sur plusieurs sites d'information sur internet, notamment The Nation, New American Media et Mother Jones, où il travaillait en tant que pigiste.    
La version ne tient pas debout, sachant que l'un d'entre eux, Shane Bauer est un fin connaisseur de la région. Journaliste pigiste dans plusieurs organes de presse en ligne, maîtrisant parfaitement l'arabe, et  installé dans le monde arabe, il a couvert  entre autre les évènements en Irak et connaît bien ce pays. Il n'est pas plausible qu'il méconnaisse cette région, et surtout sa proximité de la frontière iranienne, comme le prétend son collègue,  
De surcroît, les assertions de ce journaliste contredisent les déclarations de la police touristique de la région du Kurdistan irakien. Celle-ci assure avoir rencontré les trois américains et les avoir mis en garde de leur proximité avec la frontière iranienne, rapporte la BBC: " Vous n'êtes pas irakiens, vous êtes Américains, c'est une période très tendue" leur avait averti l'un d'eux. "La police touristique de la région leur avait demandé de ne pas grimper la montagne car la frontière iranienne était très proche", a souligné Béchro Ahmad, le porte-parole des services de sécurité du Kurdistan irakien, et qui en conclut " qu'ils ont franchi la frontière malgré les mises en garde".
Entre temps, dans son communiqué, Meckfessel semble tout essayer pour couvrir ses collègues, en les idéalisant. Indiquant qu'ils se partagent "une profonde appréciation des cultures du Moyen-Orient", il raconte avec une innocence idyllique un récit proche des contes de fée :
"Ce matin là, ils s'étaient réveillés tôt et avaient repris leur randonnée sur le même chemin. Shane semblait très calme, et satisfait, heureux d'être dans un environnement magnifique, et n'a pas évoqué le moindre danger", raconte-t-il  Shon Meckfessel.
"Shane m'a dit qu'ils prévoyaient de faire demi-tour dans peu de temps. Il pensait qu'on pourrait se retrouver près de la chute d'eau", ajoute-t-il.
  "Mais peu après, Shane Bauer n'a pas répondu à deux textos puis a appelé pour dire qu'ils avaient été arrêtés et a demandé à son ami Shon de contacter l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad" poursuit Meckfessel.
Sans expliquer les raisons pour lesquelles lui et ses collègues étaient en liaison téléphonique continue.

Leila Mazboudi 

Samedi 8 août 2009

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html
 Par Adriana Evangelizt
Sources Palestine Solidarité
http://palestine.over-blog.net/article-34709869.html



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

2-1 Coup de Gueule d'Anna : Marre de l’intox des Clotilde Reiss et autres Roxana Saberi !

On a tous et toutes entendu parler des ces pauvres Clotilde Reiss et autres Roxana Saberi, belles agnelles aux griffes des mollahs qui les accusent d’être des agents de l’occident chargées de promouvoir la subversion, ce que nos médias réfutent avant même d’avoir fait la moindre enquête.

Je tiens tout de suite à préciser que ne n’aime pas les mollahs (je suis une agnostique laïque enragée), ni leur système politique, mais je suis excédée de ces manipulations médiatiques, et pour moi, l’Iran a autant le droit de développer son nuclaire que la France, c’est l’Iran qui est encerclé et en danger, pas "nous", c’est à l’Iran de gérer SES ressources naturelles (si possible au profit des IRANIENS), l’Iran est un ETAT SOUVERAIN.

Ces précisions plantées, voilà l’objet de mon agacement :

J’aurais éventuellement pu croire les médias dominants à propos de l’innocence des agnelles précitées si le père de Clotilde Reiss ne travaillait pas dans le... nucléaire (une agence plus précisement - vous liez pas ça avec la psychose montée par l’UE, les USA et Israël pour le nuclaire iranien ?).

Cependant, comme pour l’affaire Roxana Saberi, ou d’autres comme Jennifer Lynch, les deux récentes journalistes americano-coréenes sauvées par Bill Clinton, les couveuses de Koweit City ou Ingrid Betancourt, on a TOUJOURS le même schéma médiatique :

- ce sont souvent des femmes pour respecter le cliché de l’innoncente victime féminine d’islamisto-violeurs orientaux que de preux chevaliers blancs occidentaux vont se charger de libérer (cliché d’autant plus fort, qu’on nous vend l’Iran comme l’Etat le plus mysogine au monde - quand l’Arabie Saoudite ou divers émirats accueillant notre flouss et nos bases militaires ne gènent personne),

- elles sont toutes belles et jeunes (Betancourt sans être une beauté top-modèle est une femme de belle prestance qui à + 46 ans n’a pas une seule ride malgé 6 ans passés dans la jungle aux mains de "tortionnaires moyennageux" dixit Sarko),

- elles ont toutes beaucoup de facilité pour communiquer dès qu’un micro se braque sur elles,

- elles ont le profil du Charity Business et de "l’ouverture au monde" à la Angelina Jolie Pitt, etc (Roxanna la belle métisse irano-japonaise ou Clotile la française blanche qui s’interesse tant à la culture iranienne, nous chantent ses amis et parents !).

Je range dans le même schéma les étudiants anti-chavistes polis et très comme il faut devant les caméras (que j’avais vus sur BFM TV, présentés très dignes par nos journaleux à la défaite de l’opposition lors du dernier référendum au Vénézuela - sans montrer l’écrasante majorité des étudiants bolivariens). Bref des jeunes au profil idéal (photogéniques, "ouverts", qui parlent bien, concernés par les "injustices" dans leur pays, pas comme ces irresponsables qui jouent à la playstation 3, etc). Quand je suis de mauvaise humeur, je pense aux jeunesses hitlériennes et aux principes édictés par le "Génie" de la propagande, Monsieur Joseph Goebbels.

Ce qui me désole, c’est que même l’Humanité se joint à ce concert de sensationnalisme émotionnel, mais il est vrai qu’on doit la psychose de la burqua à un député communiste, qui plutôt que d’attaquer de front le MEDEF qui opprime le plus sûrement les femmes françaises salariées par le temps partiel, les salaires tirés vers le bas et de 30 % inférieurs aux hommes malgré une qualification et une expérience similaire, l’absence de politique volontariste pour garder ses enfants dans les entreprises, le peu de femmes aux postes importants, etc, ce communiste préfère participer à la musulmanophobie ambiante en pointant du doigt quelques 300 femmes à burqua sur l’ensemble du territoire français (mais quel courage !).

Ne parlons pas des magazines féminins qui adorent louer ce genre "d’icônes féministes" qui tiennent têtes à d’affreux machos type FARC, mollahs, hamas, hezbollah et j’en passe, ce qui me donne de sacrés fous rires nerveux. Ces rédactrices ne se rendent même pas compte que ces pauvres filles, Roxana et Clotilde, ne sont que des poupées, dont le "courage" féministe est fabriqué de toutes pièces, agitées dans les médias occidentaux pour promouvoir un ordre économique impérialiste, patriarcal et colonialiste, bien plus oppresseur envers les femmes du monde entier que toutes les théocraties actuelles réunies. Je pense que ces filles ont la réelle impression qu’elles rendent service aux iraniennes, tant le bourrage de crâne doit être puissant.

Encore une fois, nous ne devons pas attaquer ces poupées même si ce sont des imposteurs, mais identifier l’imposante machine derrière, et rapeller sans cesse les intox du même genre qu’on a déjà avalées telles que les couveuses de Koweit City, premier pas vers la destructuction de l’Irak (et l’oppression des irakiennes).

Les vrais féministes restent des femmes comme Madame Marwan Bargouthi ou Arundhati Roy, qui luttent contre un ordre social injuste pour les femmes ET les hommes que leur pays.

Anna

12 août 2009

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http://www.legrandsoir.info/Marre-de-l-intox-des-Clotilde-Reiss-et-autres-Roxanna-Saberi.html

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n°9 - Dossier d'Iran -21-06 au 16-07 - : Fin - : Les Usa ont besoin d’un nouveau 11 septembre.

 

n°9 - Dossier d'Iran  -21-06 au 16-07 - : Fin - : Les Usa ont besoin d’un nouveau 11 septembre.



Dossier d'Iran   n°9 du 24-08

                           C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Iran sélectionne   : Les Usa ont besoin d’un nouveau 11 septembre.

3-2 James Cogan : La crise électorale iranienne se poursuit alors que les Etats-unis intensifient leurs menaces.

3-3 Ahmed Bensaada : Téhéran-Gaza : la différence médiatique.

3-4 Le ballon de baudruche de Téhéran.

3-5 Ramzy Baroud : Israël se débat avec le problème iranien.

3-6 Abdel Bari Atwan : L’Iran lie son programme nucléaire à la question des armes nucléaires israéliennes.

3-7 Iran - Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.

 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Iran sélectionne   : Les Usa ont besoin d’un nouveau 11 septembre. 

Voyez ce que l’ancien chef de l’unité Ben Laden de la CIA, Michael Scheuer –servant sous Clinton et Bush – en dit: ” notre seule chance en tant que pays est que Oussama Ben Laden opère une destruction de masse aux Etats-Unis !!!”
L’institution de Brookings, le Think Tank Tavistock du Nouvel Ordre Mondial
 : pas d’attaque Américaine contre l’Iran avant un nouvel 9/11.

Voici une vidéo du chef  à l’international des services de renseignements de l’armée Américaine, le vétéran Général Albert Stubblebines, sur ses propos sur le 9/11. :http://www.youtube.com/watch?v=daNr_TrBw6E

L’institution de Brookings consacre son travail à ce qu’ils appellent «l’agenda national », a écrit  le programme du Président Hoover, le « New Deal » du président Roosevelt, le «New Frontiers » de l’administration Kennedy (John F. Kennedy a payé de sa vie le fait de s’en être écarté), le «Great Society » du Président Johnson. Brookings dicte au gouvernement des Etats-Unis comment gérer ses affaires depuis plus de 70 ans et continue à le faire. » 
Si vous voulez en savoir plus sur Brookings :
http://educate-yourself.org/nwo/nwotavistockbestkeptsecret.shtml

Voici un papier très intéressant écrit par Brookings intitulé “quelle voie pour la Perse.”, aux pages 65-66 on peut y lire : “il semble hautement improbable que les Etats-Unis montent une ’invasion de l’Iran sans provocation préalable ou autres ‘habillages’.

Dans le cas d’une invasion de l’Iran,  il ne semble pas encore qu’il y ait un attribut légal pour justifier l'usage de la force. Si les Etats-Unis devaient décider de recueillir un plus large soutien international, galvaniser la classe politique Américaine à travers les médias, et/ou fournir un prétexte légal  pour une invasion, il serait mieux d’attendre une provocation de l’Iran.

A l’exception d’une seule fois, la République Islamique n’a jamais volontairement provoqué une réponse militaire Américaine. Cependant, puisqu'il appartiendrait à l'Iran d’entreprendre une démarche provocatrice, et que l'Iran s’est tenu  de le faire la plupart du temps  par le passé, les Etats-Unis ne sauraient jamais  à coup sûr  quand est-ce qu’ils obtiendraient la provocation iranienne requise. En fait, elles pourraient ne jamais venir du tout.

Avec une provocation, les besoins pour convaincre, la  diplomatie internationale  et la classe  politique Américaine,   qu’une invasion est nécessaire seraient facilités. En l'absence d'une provocation suffisamment terrifiante, répondre à ces exigences serait osé. La plupart des Européens, des Asiatiques, et des peuples du Moyen-Orient sont farouchement opposé à n'importe quelle action militaire américaine contre l'Iran sur la base actuelle des différents entre l'Iran et la communauté internationale-  sans compter les populations en Iran et aux  Etats-Unis.

A part  un nouvel 9/11 commandité par Téhéran, il est difficile d'imaginer ce qui les  changerait d'avis. Si les Etats-Unis décident d'envahir l'Iran sans qu’il y ait une  provocation Iranienne dramatique, la probabilité d’obtenir  l'appui de la communauté internationale sera mince si ce n’est nulle. On pourrait alors compter sur les Européens, les Russes, les Chinois, et l’ensemble du  tiers monde,  pour s'opposer énergiquement à un autre acte «voyou» de l’unilatéralisme Américain.

 07 Août

Texte original du texte :”quelle voie pour la Perse”

http://www.alterinfo.net/LES-ETATS-UNIS-ONT-BESOIN-D-UN-NOUVEAU-9-11,-IRAN-SELECTIONNE_a35472.html


3-2 James Cogan : La crise électorale iranienne se poursuit alors que les Etats-unis intensifient leurs menaces.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

Mahmoud Ahmadinejad sera assermenté aujourd’hui pour son deuxième mandat de quatre ans en tant que président de la République islamique d’Iran, dans des conditions où les divisions au sein de l’élite dirigeante sont aggravées par des menaces économiques et militaires des Etats-Unis.

Les différends existant dans les milieux dirigeants iraniens sont apparus symboliquement à la cérémonie de lundi lorsque le guide suprême du pays, l’ayatollah Ali Khamenei, a appuyé officiellement Ahmadinejad en tant que vainqueur de l’élection présidentielle du 12 juin.

Dans un geste sans précédent, certains des personnages les plus puissants du pays ont boycotté l’événement.

Parmi eux se trouvaient les anciens présidents Ali Akbar Hashemi Rafsanjani et Mohammed Khatami ; les candidats à la présidence défaits Mir Hossein Mousavi et Mahdi Karroubri; ainsi que Hassan Khomenei, le petit-fils et l’héritier le plus en vue du fondateur du régime, l’ayatollah Ruhollah Khomenei.

Des dizaines de clercs, de politiciens et de fonctionnaires moins en vue, mais ayant tout de même de l’influence, ont aussi indiqué qu’ils rejetaient la légitimité d’Ahmadinejad en refusant d’assister à la cérémonie.

A la suite des résultats du 12 juin, les partisans de Mousavi, qui défendent un rapprochement avec les Etats-Unis et les autres grandes puissances ainsi qu’une profonde restructuration économique néolibérale, ont organisé des manifestations durant des semaines.

Ils ont prétendu que les résultats étaient truqués et ont exigé de nouvelles élections.

Le boycott de lundi indique que la campagne de l’opposition va se poursuivre malgré les appels et les menaces de l’ayatollah Khamenei et ses partisans. La journée précédente, quelque 100 partisans de l’opposition qui avaient été arrêtés au cours des manifestations (y compris l’ancien vice-président Muhammed Ali Abtahi) ont été amenés devant un tribunal télévisé pour « avouer » et déclarer leur loyauté à l’Etat islamique.

Malgré les accusations émanant de l’opposition, il n’existe aucune preuve crédible d’une fraude électorale massive. Ahmadinejad a remporté 60 pour cent des votes, surtout parmi la classe ouvrière et les couches pauvres de la campagne. Souffrant déjà d’un chômage élevé et d’une inflation galopante, des millions d’Iraniens ont craint que les demandes de Mousavi pour d’importantes coupures dans les dépenses sociales empirent leurs conditions de vie. Ils ont voté pour Ahmadinejad en tant que « moindre mal ». Les travailleurs étaient sensiblement absents des manifestations postélectorales subséquentes.

Les partisans de Mousavi proviennent en grande majorité de couches sociales aisées qui espèrent bénéficier des politiques néolibérales et de sections de jeunes qui croient naïvement aux vagues promesses de réformes démocratiques.

Mousavi a été appuyé par la famille Rafsanjani qui détient un certain nombre d’entreprises et de vastes propriétés terriennes et par d’autres sections de la grande entreprise iranienne qui veulent mettre fin à leur isolement des marchés, des prêts et des investissements internationaux.

Les Etats-Unis et leurs alliés ont cherché à exploiter la crise politique afin faire pression sur le régime iranien en le poussant à implanter les éléments principaux du programme politique, au pays et à l’étranger, de Mousavi.

Ils tentent d’obtenir ainsi un meilleur accès aux réserves de pétrole et de gaz naturel, au marché intérieur et à la considérable main-d’œuvre éduquée et bon marché de l’Iran, ainsi que de l’aide pour consolider les occupations, dirigées par les Etats-Unis, de l’Irak et de l’Afghanistan.

L’appui des puissances impérialistes est un facteur significatif qui encourage la campagne en cours en Iran. Les groupes d’opposition appellent à des manifestations contre la cérémonie d’assermentation aujourd’hui aux principaux marchés de Téhéran et dans les autres villes. Résumant les plans de l’opposition, un candidat défait, Mahdi Karroubri, a dit à un journal espagnol hier : « Nous ne considérons pas ce gouvernement comme étant légitime. Nous allons continuer de protester. Nous ne coopérerons jamais avec ce gouvernement. Nous ne voulons pas lui faire de tort, mais nous allons critiquer ses actions. Nous n’allons l’aider d’aucune manière. »

Les menaces des Etats-Unis contre le régime s’accentuent. Lundi, le New York Times a rapporté que l’administration Obama cherche à rallier le Congrès, contrôlé par le Parti démocrate, et les principaux alliés des États-Unis internationalement afin qu’il appuie un embargo sur les produits pétroliers raffinés contre l’Iran si ce dernier refuse de mettre fin à son programme nucléaire.

Ce geste hautement provocateur menace de faire éclater une confrontation majeure avec l’Iran.

Même si l’Iran est un producteur pétrolier majeur, il importe présentement 40 pour cent de sa demande intérieure en pétrole et en essence en raison d’une faible capacité de raffinage. Sans les importations, l’Iran serait acculé au pied du mur.

Le New York Times a encore une fois fait référence à des affirmations non confirmées selon lesquelles la Maison-Blanche avait conclu une entente avec le gouvernement israélien pour que ce dernier attende que soient terminées les rencontres du Conseil de sécurité de l’ONU de septembre avant de lancer une attaque aérienne unilatérale contre les installations nucléaires iraniennes.

Le but de ce délai serait de donner à Washington plus de temps pour lui permettre d’obtenir l’endossement par l’ONU de sanctions économiques plus dures contre l’Iran. Ceci pourrait forcer Téhéran à reculer ce qui aurait pour conséquence de favoriser l’opposition iranienne. Au contraire, toute attaque de la part d’Israël galvaniserait la population de l’Iran derrière la défiance populiste de Khamenei et Ahmadinejad contre les principales puissances.

Dans la période avant le début des sessions de l’ONU, situation rappelant comment l’hystérie d’« armes de destruction massive » en Irak avait été déclenchée, des « sources occidentales des agences d’espionnage » anonymes se sont confiées au Times de Londres, affirmant sans preuve que l’Iran avait la capacité de construire une bombe nucléaire en douze mois.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, toutefois, ne supportera probablement pas un train de sanctions plus dures.

Tant le gouvernement chinois que le gouvernement russe, conscients que la question nucléaire n’est qu’un prétexte qu’utilisent les Etats-Unis pour augmenter leur influence en Iran, pourraient faire usage de leur droit de veto pour bloquer toute résolution.

De plus, les sanctions, peu importe qu’elles soient endossées par l’ONU ou unilatéralement appliquées par les Etats-Unis et les grandes puissances européennes, devront bénéficier de l’appui de l’armée.

L’Iran a menacé à plusieurs occasions de répondre à une telle agression en fermant le détroit d’Hormuz par lequel passent de nombreux pétroliers transportant d’immenses quantités de pétrole du golfe Persique vers l’Asie et d’autres marchés.

Alors que l’administration Obama a offert à l’Iran de négocier avec lui sur la question des programmes nucléaires iraniens, la crise politique à Téhéran diminue de beaucoup la possibilité de voir se réaliser cette offre.

Les efforts des Etats-Unis d’imposer des sanctions contre l’Iran ou de voir se réaliser une attaque par l’Israël des installations nucléaires iraniennes pourraient plonger le Moyen-Orient dans une autre guerre.

James Cogan

(Article original anglais paru le 5 août 2009)

Copyright 1998 - 2009 - World Socialist Web Site-
http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.James_Cogan.050809.htm


3-3 Ahmed Bensaada : Téhéran-Gaza : la différence médiatique.

Époustouflant! La blogosphère a la fièvre et la température risque de faire exploser le chaudron néo-médiatique. Twitter, Youtube, Facebook, Google, tous les grands joueurs de la toile ont décidé de voler au secours de la rue d'Iran.
Et une seule question me vient à l'esprit : mais où diable étaient-ils pendant le massacre de Gaza?
Petite clarification en guise d'introduction : loin de moi l'idée d'analyser les élections iraniennes, ni de démontrer qu'il y a eu fraude électorale ou non.

De toute façon, et contrairement à ce qu'affirment les médias occidentaux, il est très difficile d'avoir une position juste et tranchée sur le sujet.

Ce qui a attiré mon attention, c'est plutôt cette magnanimité débordante dont font preuve ces tisseurs de toiles relayés par la fébrilité des médias classiques dans la couverture des récents événements iraniens, alors qu'elle était inexistante lors du massacre de Gaza.
Pourtant, les deux situations présentent des similitudes du point de vue médiatique.

À Gaza, l'état sioniste avait interdit l'entrée aux médias occidentaux. Encore mieux, il avait «embedded » des journalistes, c'est-à-dire inclus au sein de Tsahal pour qu'ils donnent une image réaliste de la propreté du massacre.

En Iran, les journalistes en place sont «interdits» de faire leur travail et ne peuvent donner une information «fiable».

Alors, comment informer ces occidentaux si épris de justice et de liberté?

 Eh bien, en utilisant l'information communiquée par les citoyens via les sites de réseautage social.

Et toutes les informations produites par monsieur ou madame Tout-le-monde sont bonnes à prendre et à diffuser dans les plus grands journaux et canaux de télévision : CNN, TF1, France 24, Le Monde, Le Nouvel Observateur, L'Express, Radio-Canada et j'en passe.

Et dire que de vrais journalistes étaient présents à Gaza.

Mais ceux-là n'étaient que des journalistes arabes, donc non crédibles ou même incompétents, n'est-ce-pas?

Plus incompétents que le simple citoyen iranien qui, armé de son clavier, envoie les vidéos de médiocre qualité enregistrées sur son téléphone portable. Moins crédibles que les internautes iraniens alors qu'eux autres ont risqué leurs vies sous les bombes au phosphore ou les DIME, protégés par des dérisoires casques et gilets pare-balles. Certains d'entre eux ont même perdu leur vie dans l'exercice de leur fonction. «Mais non, on ne peut pas les croire». «Il faut vérifier l'information». «L'information est manipulée et les chiffres gonflés». Mais peut-on croire ce qui est transmis par le biais des sites de réseautage social?
À cet effet, on peut lire sur le site True/Slant (1) qu'une liste d'erreurs (préméditées?) a été diffusée par les utilisateurs de Twitter. Parmi elles, le fait que trois millions de personnes ont manifesté alors que la foule a été estimée à des centaines de milliers, que Mir Hossein Moussavi était assigné à résidence et que l'élection avait été invalidée, alors que c'était faux.
Autre accointance curieuse et insolite de ce site de socialisation : le ministère américain des Affaires étrangères lui a demandé de reporter une opération de maintenance qui aurait entraîné une interruption de service, ce qui aurait privé les opposants iraniens de moyen de communication (2). Et Twitter a accepté. Même la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a estimé que Twitter était important pour la liberté d'expression en Iran (3). Le Premier ministre britannique Gordon Brown y est allé, lui aussi, de sa philosophie tautologique sur les colonnes du Guardian en affirmant qu'Internet a changé la politique étrangère à jamais: « Une situation comme celle du Rwanda ne peut plus se reproduire car l'information sortirait rapidement et l'opinion publique s'amplifierait de sorte que des mesures devraient être prises » (4). Monsieur le locataire du 10 Downing Street, vous qui avez une bonne mémoire des génocides, pouvez-vous nous dire quelque chose sur celui de Gaza, bien plus récent?
Les Israéliens, comme s'ils pouvaient donner des leçons en matière de libertés individuelles, se sont aussi jetés dans la blogosphère. Un Israélien de 24 ans, du nom d'Arik Fraimovich, a créé une application permettant aux internautes utilisant Twitter de teinter les images de leur profil avec la couleur verte, symbole de la révolte iranienne. Des Israéliens qui veulent le bien des Iraniens : décidemment, le cyberespace a ses raisons que la raison ne connaît pas.
Des citoyens américains se sont joints à la révolution de l'information booléenne.
Certains d'entre eux ont mis à la disposition des internautes iraniens des serveurs proxy pour leur permettre d'accéder aux sites bloqués par les autorités. D'autres leur ont permis d'avoir accès à Tor, un service qui permet la navigation anonyme sur Internet (5).
La semaine dernière, le célèbre site suédois de téléchargements illégaux Pirate Bay, dont les fondateurs ont été récemment lourdement condamnés, ont proposé un service analogue aux blogueurs iraniens et ont mis en ligne un très grand nombre de vidéos amateurs sur les évènements de la République Islamique. Un laboratoire de recherche de l'Université de Toronto, Citizen Lab., a décidé de fournir aux internautes d'Iran le logiciel Psyphon qui est conçu pour contourner les filtres de la censure gouvernementale (6).
Le site de partage vidéo Youtube s'est transformé en média d'information en procédant à des mises à jour fréquentes et les sites Google et Facebook ont lancé des services en langue farsi spécialement conçus pour l'occasion. Comme quoi la fin justifie les moyens.
Les chaînes de télévision et les médias électroniques occidentaux se sont servis des vidéos de piètre qualité et d'origine non vérifiable pour décrire la rue iranienne alors qu'elles n'ont jamais voulu diffuser des reportages de qualité professionnelle réalisés par les journalistes chevronnés des chaînes arabes, encore moins les nombreux témoignages vidéos postés sur Youtube lors de l'hécatombe de Gaza. On est bien aux antipodes de ce qu'affirmait le « pseudo- philosophe » Alain Finkielkraut lors d'une émission diffusée en avril dernier : « Internet est une poubelle » (7) ou de la fameuse « Internet (…) c'est la planète des singes » de Philippe Val (8).
Il est bon de rappeler, qu'à l'inverse de ce qui se passe en Iran, c'est l'état israélien qui avait utilisé Twitter et Youtube pour fin de propagande pendant qu'ils bombardaient les civils Gazaouis. Son armée avait ouvert un compte sur Youtube (Idfnadesk) (9) pour y diffuser des images « propres » du génocide. À New York, le consulat d'Israël avait créé une page sur Twitter pour répondre aux questions des citoyens sur la « légitimité » du massacre (10). Le major Avital Leibovich, responsable de la presse étrangère au sein de l'armée israélienne, a déclaré, à ce sujet, que: « La blogosphère et les nouveaux médias sont une autre zone de guerre ».          Et les troupes du Shin-Bet (contre-espionnage israélien) sont depuis longtemps sur Facebook et Myspace (11).
Comme les génocidaires sionistes n'ont été ni condamnés, ni même inquiétés pour la liquidation de plus de 1400 palestiniens, il faut s'attendre à ce qu'ils recommencent sous peu. Alors, un petit conseil pour les activistes de la toile et les défenseurs de la liberté cyberspatiale: fournissez les logiciels de contournement et de navigation anonyme et consolidez, dès maintenant, l'infrastructure de vos sites de socialisation en Palestine. Vous serez minutieusement informés lorsque le prochain massacre aura lieu. À moins que Tsahal vous ait déjà contacté.


Références :
1. Joshua Kucera . (Page consultée le 22 juin 2009). What if Twitter is leading us all astray in Iran?, [En Ligne]. Adresse URL: http://trueslant.com/joshuakucera/2009/06/15/what-if-we-are-all-wrong-about-iran/
2. Technaute . (Page consultée le 22 juin 2009). Iran : Washington intervient auprès de Twitter, [En Ligne]. Adresse URL: http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200906/16/01-876173-iran-washington-intervient-aupres-de-twitter.php
3. AFP . (Page consultée le 21 juin 2009). Clinton says Twitter is important for Iranian free speech, [En Ligne]. Adresse URL: http://www.google.com/hostednews/afp/article/
ALeqM5h6iCR8fA4XQ4OHnzc0sxe3aadMxg
4.
The Guardian. (Page consultée le 20 juin 2009). Internet has changed foreign policy for ever, says Gordon Brown, [En Ligne]. Adresse URL: http://www.guardian.co.uk/politics/2009/jun/19/gordon-brown-internet-foreign-policy
5. TOR . (Page consultée le 21 juin 2009). Tor: l'anonymat en ligne, [En Ligne]. Adresse URL: http://www.torproject.org/index.html.fr
6. CBC. (Page consultée le 22 juin 2009). Iran's emerging
'netwar', [En Ligne]. Adresse URL: http://www.cbc.ca/technology/story/2009/06/16/iran-twitter-netwar-greg-walton-citizen-lab.html
7. Mefeedia. (Page consultée le 23 juin 2009). Pour Finkielkraut Internet est une poubelle, [En Ligne]. Adresse URL: http://www.mefeedia.com/entry/pour-finkielkraut-internet-est-une-poubelle/17559592
8. Le Nouvel Observateur. (Page consultée le 23 juin 2009). Charlie Hebdo ouvre son site internet, [En Ligne].  charlie_hebdo_ouvre_son_site_internet.html
Philippe Val est actuellement directeur de France-Inter (Radio-France). Ce polémiste controversé était à l'origine de la publication intégrale des caricatures du Prophète (SAWS) lorsqu'il était directeur de la rédaction de Charlie Hebdo.
9. Youtube. (Page consultée le 23 juin 2009). IDF Spokesperson's Unit, [En Ligne]. Adresse URL: http://www.youtube.com/user/idfnadesk
10. Twitter. (Page consultée le 23 juin 2009).
Hey there! Israelconsulate is using Twitter, [En Ligne]. Adresse URL: http://twitter.com/IsraelConsulate
11.
Le Figaro.fr. (Page consultée le 23 juin 2009). Les espions israéliens ouvrent un blog, [En Ligne]. Adresse URL: http://www.lefigaro.fr/international/2008/03/18/01003-20080318ARTFIG00462-les-espions-israeliens-ouvrent-un-blog.php

Ahmed Bensaada 

Docteur en physique Montréal (Canada)
Adresse URL:
http://tempsreel.nouvelobs.com/

actualites/multimedia/20080912.OBS1041/


3-4 Le ballon de baudruche de Téhéran.

Elle (la presse occidentale) voulait nous annoncer qu’il était le grand gagnant de l’élection présidentielle iranienne dont tout l’Occident en chœur crie à la fraude….sans preuve.

Etonnant.

On entend dire depuis aujourd’hui qu’il y aurait de légers soupçons de fraude mais, aucune preuve tangible.

Lorsqu’on pose la question aux forces du désordre de l’opposant Mir Hossein Moussavi, elles attestent qu’elles les ont en leur possession. Lesquelles donc ?

Je reste dubitatif. Crier, marcher, sauter, manifester est semble-t-il la panacée, la preuve irréfutable qui indique qu’on a raison ?

« Le faible gagne s'il ne perd pas. Le fort perd s'il ne gagne pas » dit l’adage.

Alors, en Iran, c’est qui le plus fort ?

Lorsqu’on voit la lâcheté de Mir Hossein Moussavi qui envoie à la mort des hommes et des femmes, tentant d’imposer une Magna Carta ridicule au peuple iranien, il y a de sérieux doutes sur ses motivations réelles.

Ce qu’on interprète en Occident comme étant du courage, c’est de l’esbroufe.

Quand on voit des pancartes en anglais « where is my vote ? » en lieu et place du farsi, on comprend aisément qu’il ne s’adresse qu’à l’étranger, pensant que la mauvaise réputation du président élu pèserait sur la balance.
L’on couvre d’oripeaux flatteurs ce Moussavi qui a pourtant dirigé ce pays comme premier-ministre. Est-ce pour mieux chloroformer la conscience et la volonté de résistance des peuples en adoubant quelqu’un qu’on pourra manipuler à loisirs pour qu’il s’oppose aux mollahs ?

Tout ça n’est pas sérieux. Tous les aboyeurs occidentaux n’ont qu’un seul problème : Ahmadinejad. C’est l’homme à abattre et, le reste leur importe peu.

J’en veux pour preuve, la sortie d’un dirigeant occidental qui a pris la poudre d’escampette hier à Libreville après avoir été hué et qui a dit son plaisir de voir les iraniens s’opposer à Mahmoud Ahmadinejad, le héraut perse et mondial. Pas de doute possible, n'en déplaise aux esprits chagrins, il restera président iranien jusqu'en 2013. Que c'est long. Néanmoins, derrière les protestations, ceux qui crient le plus, se réjouissent en silence. le prétexte est tout trouvé. Maintenant, lisais-je dans une revue martiale hypocrite et va-t-en-guerre, il est grand temps d'ayttaquer l'Iran. Tiens, juste pour un homme qui ne représente rien de surcroît ? C'est là le paradoxe, l'hypocrisie occidentale, un poker menteur insipide servi depuis des années avec un manichéisme crasse.
Certains se croient en plein film hollywoodien, se permettant de faire des déclarations tonitruantes, des projections hasardeuses.

L’Iran n’est pas le Var où, pour des historiettes familiales, on vire une haute autorité. A l’image du Gabon hier, quelqu’un dira à juste titre après avoir pris la poudre d’escampette, que, « Omar m’a tuer ». Ce serait justifié.

Passons. Que représente la vie d’un iranien en Occident ? Rien à nos yeux.

La seule déclaration sensé après l’élection iranienne est finalement encore et toujours celle du président américain qui a déclaré que ce sont les iraniens qui choisissent leur président.

Pour les autres, sans aucune preuve, ils estiment que Moussavi a gagné.

Pourquoi donc ?

Parce que la mobilisation était en sa faveur disent-ils en chœur de Paris à Tel Aviv en passant par Téhéran où, il y a effectivement eu une grande mobilisation en faveur de Moussavi qui, ne l’oublions pas est, avec Ahmadinejad, c’est simplement bonnet blanc, blanc bonnet pour les initiés. De quelles réformes parlent ces gens alors que tout est entre les mains du guide suprême ?
Le commun des mortels est encore une fois dupé, trahi. La même escroquerie, le prolongement de Durban II se joue aujourd’hui sur la scène iranienne. Prenons donc des paris. On verra bien de qui, le surfait Mir Hossein Moussavi ou le sous-estimé Mahmoud Ahmadinejad gagnera ce bras de fer. On constate simplement depuis hier que le premier nommé n’est même plus suivi par ses partisans les plus radicaux, qui n’ont pas suivi son mot d’ordre hier alors que les partisans du président sortant se mobilisaient à leur tour. Hier soir à La RAI UNO, une journaliste disait sa joie de voir aussi les provinces iraniennes s’embraser. De quoi faire du journalisme stalinien et être victime d’une déformation pavlovienne qui empêche de réfléchir soi-même face à ce mensonge abyssal qui nous assaille sur l’Iran. On apprend par ailleurs aujourd'hui que les partisans de Moussavi ne veulent pas relâcher la pression sur le régime des mollah ? Rira bien qui rira le dernier.
Ce qui se joue en Iran n’est surtout pas une révolution. Peut-être l’envie de réformes est indéniable. En revanche, le vrai coup d’état n’est pas celui de Mahmoud Ahmadinejad qui aurait truqué les élections, mais bien plus celui des
classes aisées et moyennes pro-Moussavi, qui vivent à l’américaine, rêve de retrouver ces libertés passées sous le régime du Shah Reza Pahlavi, sacrifié par les Occidentaux qui ont favorisé jadis les mollahs et aujourd’hui jouent aux vierges effarouchées. Là est la vérité. Les mêmes qui hier fustigeaient le Shah pour de sombres affaires, notamment celui sur sa mesure de nationaliser le pétrole iranien après avoir hérité du trône en faveur de son père déporté par les britanniques en Afrique du Sud où il meurt en 1944, premier pays au monde à le faire d’ailleurs. Ceci resta en travers de la gorge des faiseurs de rois occidentaux.

http://allainjulesblog.blogspot.com/

17 juin 2009


3-5 Ramzy Baroud : Israël se débat avec le problème iranien.

Les responsables israéliens sont confrontés à une énigme qui pourrait nécessiter plus que le déploiement de leurs muscles militaires pour être résolue : comment s’occuper de l’Iran ? La solution à ce dilemme ne nécessitera pas moins que du pur génie politique.

Cela doit être énervant pour les décideurs israéliens, leurs amis et leurs soutiens partout dans le monde de rester à se tourner les pouces alors que l’Iran poursuit son programme d’enrichissement nucléaire, ne faisant face à rien de plus que des bravades de la part des Américains et des Européens et à une simple menace de sanctions supplémentaires qui ne feront probablement pas plier la détermination iranienne.
Considérant l’aisance relative qui a conduit les Etats-Unis, leur timide coalition et leurs adulateurs israéliens à déclencher une guerre contre l’Irak, cela est doublement frustrant.

Hélas, ces temps sont révolus depuis longtemps !

A présent, les Etats-Unis masquent avec inquiétude leur échec en Irak en mettant la pression sur la nécessité de s’occuper de batailles plus urgentes ailleurs, à savoir, en Afghanistan.
Sans tenir compte de la raison pour laquelle les Etats-Unis ont pris l’Irak pour cible et pourquoi leurs objectifs n’ont pas été remplis, les propres calculs d’Israël ont été couronnés d’un succès surprenant, puisque la menace irakienne (fabriquée ou réelle) a été éliminée et que les fantômes du chaos hanteront probablement ce malheureux pays pour les années à venir.
Maintenant, c’est au tour de l’Iran. En fait, c’est son tour depuis des années, mais rien ne semble bouger sur ce front. Si l’expérience irakienne avait été couronnée de succès, les Etats-Unis auraient assurément sauté sur l’occasion de piétiner l’Iran, un pays riche en pétrole dont la position stratégique est cruciale. Contrôler l’Iran aurait été la pièce manquante du puzzle qui aurait repoussé les frontières du contrôle et de l’influence des Etats-Unis pour croiser le fer, si nécessaire, avec les géants asiatiques et, évidemment, la Russie.
Mais un mouvement militaire étasunien contre l’Iran, dans les circonstances actuelles, ne serait rien de moins qu’un suicide militaire. L’Irak a établi les limites de la capacité de l’armée américaine, inspirant les Taliban à établir les leurs. Juillet 2009 restera dans l’histoire le mois où les forces américaines auront enregistré le plus grand nombre de pertes. Ce mois de juillet meurtrier promet d’être répété à de nombreuses reprises alors que les audacieux Taliban et toutes sortes de milices tribales en Afghanistan émergent plus forts et plus au point qu’auparavant.
Une attaque à grande échelle des Etats-Unis contre l’Iran – et, inutile de dire, l’invasion et l’occupation qui s’ensuivraient – est tout simplement invraisemblable. Si une telle imprudence devenait réalité, un enfer absolu se déclencherait également en Irak, considérant les liens politiques et sectaires solides qui unissent les deux pays qui partagent également une frontière infinie.
C’est précisément la source de la frustration parmi les responsables israéliens, qui ont compté sur la générosité militaire des Etats-Unis pour intimider les ennemis d’Israël ou, comme ce fut le cas en Irak, pour les démanteler.
La contrariété israélienne a dû aussi se transformer en pure rage lorsque la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton a une fois de plus remis à l’ordre du jour la question d’un « parapluie défensif » sur le Proche-Orient, afin de le protéger contre une future attaque nucléaire iranienne.
« Si les Etats-Unis étendent un parapluie défensif sur la région, si nous faisons encore plus pour développer la capacité militaire de ceux dans le Golfe, il sera improbable que l’Iran soit plus fort ou plus sûr parce qu’ils ne pourront pas intimider et dominer comme ils pensent apparemment pouvoir le faire, une fois qu’ils auront une arme nucléaire », aurait-elle dit lors d’une interview à une chaîne de télévision thaï.
La réinvention par Clinton de l’idée d’un parapluie défensif – introduite par un rapport publié le 4 mars dernier par un think-tank israélien, l’Institut de Washington sur la Politique au Proche-Orient (le WINEP) – est en contradiction avec sa promesse enthousiaste « de rayer complètement de la carte » l’Iran si jamais il attaquait Israël, tout en essayant de leurrer ses supporters durant les primaires présidentielles de l’année dernière. Il semble que les Etats-Unis – malgré l’utilisation d’un langage menaçant – se dirigent vers l’idée de vivre avec et de « contenir » un Iran nucléaire, mais, comme l’on peut s’y attendre, ce n’est pas la position d’Israël.
Le gouvernement de droite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou manœuvre à présent pour inciter les Etats-Unis à adopter une position plus ferme envers l’Iran, en particulier alors que la récente déstabilisation intérieure de la République Islamique n’a pas réussi à accoucher. Les manœuvres israéliennes sont à la fois politiques et militaires. The Times a rapporté un accord donnant-donnant dans lequel des « concessions » israéliennes concernant ses colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés seraient payées de retour par une approbation des Occidentaux pour une attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes. « Israël a choisi de placer la menace iranienne au-dessus de ses colonies », a déclaré un haut diplomate de l’Union Européenne au Times, le 16 juillet.
Ce plan politique a été compété par une démonstration de force, puisque deux navires de guerre israéliens lanceurs de missiles et un sous-marin capable de lancer une frappe nucléaire auraient reçu l’autorisation de traverser pour la première fois le Canal de Suez. Ce déploiement sans précédent dans la Mer Rouge était destiné à signaler que l’Iran se trouve à portée des Israéliens. Ce message portait toutefois une signification politique plus profonde – qu’Israël est capable de frapper l’Iran avec l’aide d’alliés dans la région. Autrement dit, ce n’est pas Israël qui est le camp isolé dans ce conflit. De plus, considérant les sérieuses tentatives des Etats-Unis destinées à affaiblir l’alliance irano-syrienne, le message du Canal de Suez était encore plus chargé politiquement, bien que sa valeur militaire doive encore être déterminée.
Militairement, les choses ne sont pas très prometteuses, puisque l’exercice militaire israélien claironné sur tous les toits – mené récemment aux Etats-Unis – a enregistré peu de succès. Israël a annulé les tests sur son système antimissile Arrow à cause de problèmes techniques.

Le programme Arrow, financé à moitié par les Etats-Unis, est destiné à intercepter et à détruire les missiles iraniens, tels que les Shehab-3.
Alors que l’option militaire américaine contre l’Iran se dissipe largement, la frustration et les inquiétudes d’Israël grandissent. Si l’Iran n’est pas neutralisé militairement – comme les Etats-Unis le firent avec l’Irak – alors un Iran nucléaire est une question de temps. Si Israël frappe l’Iran, il n’y aura aucune garantie qu’une telle action – qui nuirait certainement aux intérêts stratégiques des Etats-Unis – détruirait en aucune manière ou même ralentirait le programme nucléaire iranien.
Les Etats-Unis et leurs alliés européens semblent ne plus avoir d’idée sur la manière de s’occuper de l’Iran, laissant Israël avec une énigme majeure : soit vivre dans la crainte potentielle d’un Iran nucléaire, qui serait de ce fait une puissance régionale sur le long-terme, ou frapper la République Islamique dans l’espoir que son régime perçu de façon erronée comme « branlant » se désagrègerait rapidement, laissant les Etats-Unis ramasser les morceaux et toute la région supporter le chaos qui s’ensuivrait sûrement.

Ramzy Baroud 

Asia Times Online,

le 2 août 2009

Article original : "Israel wrestles with Iran problem"

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Ramzi_Baroud/Israel_Iran_Etats-Unis_attaque_310709.htm


3-6 Abdel Bari Atwan : L’Iran lie son programme nucléaire à la question des armes nucléaires israéliennes.

Il y a près de dix ans, le gouvernement égyptien avait provoqué un tollé au niveau international lorsqu’il avait conditionné son adhésion à la reconduction du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires à l’obligation pour Israël de le signer également et d’ouvrir ses installations nucléaires aux inspections internationales.

La position égyptienne avait été accueillie favorablement sur le plan international et arabe, car elle était logique et légitime. Mais cette position courageuse n’a pas été maintenue très longtemps.

Les pressions israéliennes et américaines ont réussi à forcer le président Moubarak à changer d’attitude et à ordonner à son ministre des Affaires étrangères de signer le renouvellement du Traité de non-prolifération en abandonnant toutes les conditions relatives aux armes et installations nucléaires israéliennes.

Plus grave encore est le fait que tous les autres États arabes, sans exception, ont abandonné leur revendication pour que les installations nucléaires israéliennes soient soumises aux inspections internationales, même si au même moment ils exigeaient que l’ancien président irakien Saddam Hussein se soumette à la volonté internationale et permette aux inspecteurs internationaux de circuler librement en Irak pour rechercher et détruire des armes irakiennes de destruction massive.

Après qu’il ait été prouvé que le régime irakien ne disposait pas de ce type d’armements, qu’ils soient chimiques, biologiques ou nucléaires, les Etats arabes ont commencé à parler du programme nucléaire iranien comme étant le danger qui menace la sécurité et la stabilité de la région. Ils ont donc demandé à l’Iran de coopérer avec les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique [AIEA], sans pointer du doigt le renforcement de l’arsenal nucléaire israélien.

Les États-Unis justifient leur opposition au programme nucléaire iranien au motif qu’il pourrait conduire à une course aux armements nucléaires dans la région. Mais la question est : pourquoi commencer à parler d’une course aux armements nucléaires au moment où il est apparu que l’Iran pourrait avoir des ambitions nucléaires, mais n’avoir rien dit à ce sujet au cours des 50 dernières années lorsque le programme nucléaire israélien produisait des centaines d’ogives nucléaires ?

Le gouvernement iranien a pris conscience de l’importance de lier son programme nucléaire à celui d’Israël.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hassan Qashqavi, a annoncé il y a quelques jours que l’Iran voulait faire un ensemble de propositions au G6 - les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l’Allemagne - concernant le programme nucléaire iranien, ajoutant que : « Nous ne pouvons pas parler de la question du dossier nucléaire [iranien], sans parler de désarmement nucléaire. Nous ne pouvons pas parler d’un Moyen-Orient exempt d’armes nucléaires sans soulever la question des plus de 200 ogives nucléaires du régime sioniste ».

Cette attitude iranienne est très intelligente et mérite l’appui de tous les pays arabes et islamiques, car elle est à la fois logique et responsable. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lié tout règlement pacifique du conflit israélo-arabe à la fin des ambitions nucléaires iraniennes, alors pourquoi l’Iran ne devrait-il pas avoir recours à la même idée et littéralement renvoyer la balle aux inquisiteurs israéliens et américains ?

L’Iran doit continuer à imposer ce lien et devrait résister à toutes les pressions pour qu’il fasse marche arrière... et nous pensons qu’il va le faire. Nous avons appris par expérience que l’Iran est le seul État musulman dont la prise de décision est autonome, et qui ne reçoit pas d’aide financière ou militaire de l’Occident.

Abdel Bari Atwan

Vendredi 07 Août 2009

28 juillet 

http://www.alterinfo.net/L-Iran-lie-son-programme-nucleaire-a-la-question-des-armes-nucleaires-israeliennes_a35501.html

Abdel Bari Atwan - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.bariatwan.com/index.asp?...
Traduction de l’anglais : Claude Zurbach
http://www.info-palestine.net


3-7 Iran - Interrogations plutôt inquiètes sur les visées israéliennes.
Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

Commentaire
La saison touristique d'été tiendra-t-elle ses fructueuses promesses, et l'automne qui la suivra sera-t-il tempéré ou chaud ?

Cette sourde inquiétude, fille d'un certain juillet dévastateur, habite bien plus les Libanais que le souci ministériel.

D'autant qu'Israël ne cesse de tirer des menaces en rafales aussi bien contre le Liban que contre l'Iran.
Plus d'un responsable israélien affirme qu'une éventuelle nouvelle guerre signifierait la destruction totale de notre pays. Giyora Eiland, ancien président du Conseil de sécurité nationale israélien, déclare que le gouvernement libanais doit bien comprendre qu'il sera autant la cible de la suprématie militaire israélienne que la totalité de l'infrastructure libanaise. Il ajoute qu'en accordant une légitimité absolue au Hezbollah en le protégeant et en relevant son rayonnement politique, le gouvernement libanais s'expose à une guerre ouverte, visant non seulement le Hezb, mais également tous ceux qui le soutiennent. Eiland regrette, en conclusion, qu'Olmert n'ait pas ordonné en juillet 2006 suffisamment de frappes aériennes massives pour briser le Liban et le Hezbollah, avant que les réactions mondiales ne forcent l'arrêt d'une telle offensive.
Comment prévenir une agression israélienne élargie, comment s'en protéger ?

Un ancien ministre répond qu'il faut tout d'abord prendre garde à ne donner à Israël aucun prétexte d'attaque. Ce qui implique un accord dans ce sens entre toutes les parties locales, le Hezbollah inclus. On sait en effet qu'en juillet 2006, l'État hébreu a soutenu que c'est le Hezb qui avait déclenché la guerre en capturant deux soldats
israéliens.

Au cas où Israël déciderait de passer aux actes sans disposer de prétexte, le front intérieur libanais s'en trouverait bien soudé pour faire face, le cabinet d'union nationale en voie de formation gérant alors cette résistance. Toujours dans le même cas, poursuit la source citée, les pays arabes, notamment l'Arabie saoudite, l'Égypte et la Syrie, se tiendraient aux côtés du Liban et lui apporteraient
diverses assistances.

De même pour l'Iran, qui volerait au secours du Hezbollah. Mais il serait encore plus efficacement soutenu par l'Amérique et l'Europe, qui n'admettraient pas une agression israélienne injustifiée.
L'ancien ministre se demande cependant comment le Hezbollah réagirait si l'Iran était la cible d'une lourde frappe israélienne, comme il en est beaucoup question ces jours-ci dans plus d'un cercle informé. Le parti de Dieu voudrait-il, et pourrait-il, s'interdire de tirer des missiles sur Israël afin de prémunir le Liban contre une nouvelle guerre dévastatrice ? On peut, sans doute, envisager une riposte graduée du Hezb, en cas de frappe israélienne limitée, ainsi qu'une contre-riposte
israélienne, également graduée.

Mais qu'adviendrait-il si l'Iran était massivement attaqué aussi bien par les Américains que par les Israéliens, à cause de son obstination à se doter de l'arme nucléaire ?

Rien ne garantit, bien au contraire, que le Hezbollah n'ouvrirait pas alors en grand le front du Liban-Sud.
La logique de la violence, dont le parti combattant est adepte, induit, poursuit cette source, que la présence du Hezbollah au sein d'un gouvernement d'union nationale ne signifie aucune assurance antiguerre.
Il ne saurait pas, pour sa part, rester à l'écart d'un conflit armé, comme l'Iran, la Syrie et les autres pays arabes l'ont fait durant la guerre de juillet 2006. D'autant qu'il s'arroge, et usurpe, ce droit de décider de la guerre et de la paix que la Constitution réserve, en exclusivité, au Conseil des ministres, à la majorité des deux tiers.
L'ancien ministre conclut en répétant qu'il ne sert à rien de s'entendre sur le tiers de blocage et autres questions ministérielles s'il n'y a pas d'abord entre les leaderships un accord sur la nécessité de mettre le Liban à l'abri d'une nouvelle guerre contre Israël. Il reste, cependant, que les Libanais sont divisés sur le point de savoir si le Liban doit ou non s'impliquer dans une guerre israélo-iranienne ou irano-américaine.
Émile Khoury
16 juillet 2009
http://www.lorientlejour.com/article/625175/Interrogations_plutt_inquites_sur_les_vises_israliennes.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

25/08/2009

n°8 - journal d'iran - 02-08 au 23-08 -début - : hillary clinto

n°8  - journal d'Iran - 02-08 au 23-08 -Début - : Hillary Clinton confirme que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran.



journal d'Iran   n°8 du 02-08 au 23-08

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

L'Iran ouvre des sites nucléaires.

1 Politique

a) Collaborateurs Irakiens

b) USA & Autres

Fin

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Les protestations des mass médias, n'étaient qu’une manipulation des médias occidentaux faisant partie de la guerre de propagande menée par le New World Order.

3 Les brèves

3-1 Hillary Clinton confirme que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran.

3-2 Quant est-il de l’Iran ?

4 Dossier & Point de vue

4-1 Clotilde Reiss a bien été utilisée.

4-2 Comment peut-on négocier avec un président que l’on ne reconnaît pas et que l’on ne félicite pas selon les usages du «politiquement correct»?

 

 



Tiré à part :

L'Iran ouvre des sites nucléaires.

L'Iran a laissé des émissaires de l'Agence internationale de l'énergie atomique inspecter la semaine dernière le réacteur nucléaire à eau lourde en construction à Arak, ont dit vendredi des diplomates.

Et a en outre accepté que l'observation de sa centrale d'enrichissement de l'uranium de Natanz soit renforcée, comme le demandait de longue date l'institution onusienne, a-t-on ajouté de même source.

Le système de vidéosurveillance et les scellés installés dans celle-ci ont, eux, été renforcés, ont rapportés des inspecteurs à l'AIEA, qui déplorait en juin les entraves progressives mises à la mission d'observation.

L'AIEA doit rendre un rapport sur l'Iran la semaine prochaine,

Le rapport de l'institution onusienne doit servir d'appui aux discussions qu'auront les "six" le 2 septembre. Les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne espèrent convaincre la Chine et la Russie d'adopter à l'Onu un quatrième train de sanctions contre Téhéran.

L'Iran affirme que ses programmes nucléaires visent uniquement à la maîtrise des usages civils de l'atome

L'Iran assure que le complexe d'Arak sera équipé pour produire des atomes isotopes à destination de la médecine et de l'agriculture.

Quelque 5.000 centrifugeuses y enrichissaient alors de l'uranium et 2.400 autres étaient en cours d'installation.

21 août, 22h30

Reuters

http://fr.news.yahoo.com/4/20090821/twl-iran-nucleaire-aiea-bd5ae06_3.html

 



1 Politique

Mahmoud Ahmadinejad

Mahmoud Ahmadinejad :"changements importants" en Iran

"Nous résisterons face aux pays oppresseurs", a indiqué le président, qui prête serment devant le Parlement. 

L'épopée de l'élection présidentielle du 12 juin est le début de changements importants en Iran et dans le monde", a déclaré le président Mahmoud Ahmadinejad devant le Parlement mercredi 5 août, lors de la cérémonie de prestation de serment.

"Nous résisterons face aux (pays) oppresseurs et nous allons continuer à agir pour changer les mécanismes discriminatoires dans le monde, au bénéfice de toutes les nations", a déclaré Mahmoud Ahmadinejad.
"Ils (les pays occidentaux) ont dit qu'ils reconnaissent les élections (en Iran) mais qu'ils n'enverraient pas de message de félicitations. Cela signifie qu'ils veulent la démocratie seulement pour leurs propres intérêts et ne respectent pas les droits des peuples", a-t-il estimé. "Sachez qu'en Iran, personne n'attend vos messages de félicitations", a-t-il lancé. Mahmoud Ahmadinejad a affirmé ne pas tenir compte du refus de Washington de le féliciter.
La séance du parlement a été présidée par son président Ali Larijani. "Certains gouvernements occidentaux se sont ridiculisés par leur comportement précipité et les Iraniens, unis et d'une seule voix, répondront le moment venu à leurs calomnies
", a dit Ali Larijani dans son discours.

NOUVELOBS.COM |

 05.08.
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/international/special_iran/20090805.OBS6524/mahmoud_ahmadinejad_annonce_des_changements_importants_.html

 

Trois femmes à des postes de ministres dans le prochain gouvernement.

Le président Mahmoud Ahmadinejad, a annoncé qu'il proposerait au moins trois femmes à des postes de ministres dans son prochain gouvernement.

Jamais une femme n'a été nommée à la tête d'un ministère.

Le président, devrait par ailleurs nommer aux Affaires étrangères le négociateur principal de Téhéran dans le dossier du nucléaire iranien, Saeed Jalili.
http://www.journaldujura.ch/Nouvelles_en_ligne/Monde/57393


a) Elections présidentielles

Mahmoud Ahmadinejad : le peuple iranien a choisi le discours de la révolution

Mahmoud Ahmadinejad a déclaré lors des cérémonies de promulgation du décret de sa réélection par le guide suprême de la Révolution islamique, lundi à Téhéran que «le peuple iranien a choisi le discours de la révolution soulignant que si Dieu veut notre avenir en sera plus lumineux mais que pour autant nous ne devons pas oublier que notre responsabilité n’en est que plus lourde ».
Le président iranien a également appelé tous les Iraniens à participer, activement, aux projets de développement du pays et s’est déclaré, avec son gouvernement prêt à renforcer la participation des citoyens.
Le président Ahmadinejad, a rappelé qu’il était un enfant de la nation, avant d’affirmer que la présence massive des électeurs au dernier scrutin présidentiel avaient prouvé la victoire des valeurs de la Révolution islamique.
Le président Ahmadinejad a déclaré que le peuple iranien était désormais le porte-étendard des valeurs humaines, dans le monde, avant de souligner que les Iraniens devaient jouer un rôle plus important dans la gestion des affaires internationales.
Evoquant l'ingérence de certains pays étrangers, dans les affaires intérieures de l'Iran, le président Mahmoud Ahmadinejad a affirmé que certaines puissances étrangères avaient déployé des moyens financiers, politiques et médiatiques, à l'encontre du peuple iranien et que le temps de l'interventionnisme dans les affaires intérieures des autres pays était révolu.
Les grandes puissances ne veulent pas que notre modèle de démocratie religieuse soit connu du monde et n’ont pas hésité pour cela à détourner l'attention de l'opinion publique mondiale de la chute et de la décadence du capitalisme libéral, a poursuivi le président iranien.
Le président Ahmadinejad a conclu que l'Iran était prêt à dialoguer avec le monde entier, sur la base d’un dialogue juste et d’égal à égal, sans permettre aux grandes puissances d'intervenir dans ses affaires intérieures.

04 Août

http://www.alterinfo.net/Mahmoud-Ahmadinejad-le-peuple-iranien-a-choisi-le-discours-de-la-revolution_a35347.html


b) Les grandes manœuvres

Le journal du ‘réformateur’ Mehdi Karoubi suspendu par la justice

La justice iranienne a interdit la publication lundi du quotidien de Mehdi Karoubi, Etemad Melli.

"La nuit dernière (dimanche soir, ndlr) un représentant du parquet s'est rendu à l'imprimerie d'Etemad Melli et a ordonné une suspension temporaire du journal", a dit un fils de M. Karoubi, Hossein, cité sur le site internet du parti du candidat réformateur.

La durée de cette suspension n'a pas été précisée.

Le procureur de Téhéran, Saïd Mortazavi, a démenti que la non-parution eut été due à une interdiction, laissant entendre ainsi que le journal pourrait reparaître très prochainement.

"La raison de la non-parution vient de problèmes à l'imprimerie, le journal n'a pas été interdit", a dit M. Mortazavi, cité par l'agence Mehr.

Ahmad Khatami : "M. Karoubi a accusé le régime et ses allégations ont été réfutées par les deux branches du régime", législative et judiciaire.

De nombreux responsables conservateurs ont accusé M. Karoubi de mentir et de fournir des arguments aux gouvernements étrangers qui ont critiqué l'Iran à cause de son traitement des manifestants.

Le candidat à la présidentielle du 12 juin a répété : "Les autorités ont créé un tel climat que personne n'ose parler. Mais ces comportements et ces intimidations ne me réduiront pas au silence et je dirai les choses que je juge nécessaires", a dit M. Karoubi dans un communiqué.

Il a exigé à nouveau que les autorités enquêtent sur les incidents qu'il a rapportés.

M. Karoubi avait formulé ses premières accusations le 29 juillet dans une lettre à l'ex-président Akbar Hashemi Rafsandjani. Il affirmait que des détenus avaient été "sauvagement violés" en détention.

Dans des propos publiés samedi dans son journal Etemad Melli, M. Karoubi a affirmé que certains détenus étaient morts en prison après avoir été "battus et torturés".

Base : AFP / 17 août

 

Les Gardiens de la révolution veulent faire juger Moussavi

nb : Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

Un haut responsable des Gardiens de la révolution a appelé dimanche 9 août à "juger et punir" l'ancien président réformateur Mohammad Khatami et les deux candidats de l'opposition, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, pour leur rôle dans la contestation post-électorale.  

Selon Yadwollah Javani, chef du bureau politique de cette force d'élite du régime, un complot en vue de faire une "révolution de velours" contre la République islamique a été fomenté en Iran et il conviendrait de s'interroger sur les responsabilités de ces trois responsables. "Quel est le rôle de Khatami, Moussavi et Karoubi [...] dans ce coup d'Etat ? S'ils en sont les instigateurs, et c'est le cas, les responsables de la justice et de la sécurité doivent les arrêter, les juger et les punir pour éteindre les feux de ce complot", affirme M. Javani dans un article publié dans Sobhe Sadegh l'hebdomadaire du bureau politique des Gardiens de la révolution.

CONTRÔLER LES MÉDIAS ET LES AMBASSADES

Un autre responsable militaire a également demandé dimanche des mesures contre "les chefs du complot". "Les citoyens, mais aussi les éléments vendus [aux étrangers] et les instigateurs de ce complot, attendent de voir comment [le pouvoir] agira contre les dirigeants de ce complot et les chefs du coup d'Etat", a déclaré le général Massoud Jazayeri, adjoint du chef de l'état-major chargé des questions culturelles et de la propagande.

M. Jazayeri a aussi souhaité "plus de contrôle sur les ambassades" au lendemain du procès de la jeune française Clotilde Reiss et de deux employés locaux des ambassades britannique et française. Il a enfin estimé que les médias étrangers devaient être davantage contrôlés pour protéger le régime. "Après l'échec de la révolution de velours en Iran [...], dans laquelle des personnes étrangères ont joué un rôle-clé [...] les pays préparent la deuxième phase de leur plan pour affaiblir le régime. L'utilisation des médias en fait partie. Donc, ils doivent être mieux contrôlés", a-t-il déclaré.

WASHINGTON A SOUTENU LA CONTESTATION

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a pour sa part confirmé que les Etats-Unis avaient fait "beaucoup en coulisses" pour soutenir les contestataires en Iran, dans un entretien avec la chaîne de télévision CNN diffusé dimanche. "Nous ne voulons pas nous placer entre les autorités et les Iraniens qui protestent de façon légitime. Car si nous intervenons trop tôt et trop fort [...] les autorités voudront nous utiliser pour unifier le pays contre les protestataires", a-t-elle déclaré. "Nous avons fait beaucoup pour renforcer les contestataires sans nous mettre entre eux et le régime. Et nous continuons [...] de soutenir l'opposition", a affirmé Mme Clinton.

9/8

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/08/09/le...

 

Rafsandjani appelle les Iraniens à écouter le guide suprême

L'ancien président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani a exhorté samedi le peuple à suivre les directives du "guide suprême" de la Révolution, Ali Khamenei, qu'il avait mis en cause lors des troubles post-électoraux. 

"Le président du Conseil de discernement a renvoyé à la nécessité dans les conditions actuelles de suivre les directives données par le guide suprême et de combattre ceux qui enfreignent la loi", a écrit l'agence Irna.

Rafsandjani a fait du "soutien entre les responsables et le public une nécessité pour que le pays traverse les problèmes domestiques actuels et pour affronter les problèmes créés par les étrangers", a ajouté Irna.

"Toutes les personnes doivent se considérer comme ayant le devoir de respecter ces critères, et ceux qui contrôlent les tribunes, les médias et qui ont l'influence (...) doivent prendre des initiatives pour la création de cette unité", a encore dit l'ancien président.

Ces déclarations d'apaisement contrastent avec le sermon qu'il avait délivré le 17 juillet lors des prières du vendredi à l'université de Téhéran.

Il y avait vivement critiqué Ali Khamenei - qui avait ouvertement soutenu le président  réélu Mahmoud Ahmadinejad - en parlant d'un pays "en crise" et demandé au régime de cesser les arrestations de partisans du camp modéré.

Peu après 50 des 86 membres du Conseil des experts, (organe qui désigne le guide suprême), l'avaient appelé à montrer davantage de soutien à Ali Khamenei.

Rafsandjani est toujours très influent en Iran, où il préside le Conseil des experts et le Conseil de discernement, qui fait office de conseil constitutionnel.

23/8

Reuters


c) Sur le terrain

19-08

Clotilde Reiss, Française de 24 ans accusée d’espionnage et lectrice de français à l’université d’Ispahan, a été libérée sous caution dimanche après un mois et demi de prison.

Elle est hébergée à l’ambassade de France à Téhéran, en attendant le jugement de la justice iranienne.
Al-Oufok (Avec les agences de presse )

22-08

Un employé iranien de l'ambassade de Londres à Téhéran a comparu ce samedi devant un tribunal pour espionnage et a mis en cause la Grande-Bretagne dans les troubles ayant suivi l'élection présidentielle contestée du 12 juin, rapporte l'agence Fars.

"Hossein Rassam est en procès pour espionnage.

Aujourd'hui devant le tribunal, il a parlé des ingérences évidentes de diplomates britanniques dans les troubles récents, de ses contacts avec des hommes politiques modérés et le quartier général (du candidat battu à la présidence Mirhossein) Moussavi", ajoute l'agence.

Parisa Hafezi,

version française Philippe Bas-Rabérin

http://fr.news.yahoo.com/4/20090808/twl-iran-gb-proces-espionnage-38cfb6d_1.html

 

L'Iran a proposé une liberté surveillée pour la Française Clotilde Reiss

 L'Iran a proposé que la jeune Française Clotilde Reiss bénéficie d'une mesure de liberté conditionnnelle si elle réside à l'ambassade de France à Téhéran d'ici à la fin de son procès, mais Paris n'y a pas répondu, a déclaré mardi l'ambassadeur d'Iran en France, Seyed Mehdi Miraboutalebi.

"Notre ministère a donné un engagement au pouvoir judiciaire iranien pour que cette demoiselle, jusqu'à la fin de son procès et à condition qu'elle réside à l'ambassade de France à Téhéran, puisse bénéficier d'une liberté conditionnelle", a-t-il affirmé sur Radio France Internationale (RFI).

"Jusqu'à présent, nous n'avons pas eu de réponse de l'ambassadeur de France", a ajouté le diplomate, dont les propos étaient traduits du persan en français.

Clotilde Reiss, une universitaire de 24 ans, est détenue en Iran depuis le 1er juillet. Elle est accusée d'espionnage pour avoir notamment participé à des manifestations post-électorales dans la ville d'Ispahan, où elle était lectrice de français.

L'étudiante a comparu samedi dernier devant un tribunal de Téhéran, en compagnie de personnes ayant participé aux manifestations consécutives à la réelection du président Mahmoud Ahmadinejad.

(AFP / 11 août)

 

L'ambassadeur d'Iran Seyed Mehdi Miraboutalebi, met en cause la France dans le dossier Reiss.

L'ambassadeur d'Iran en France a reproché mardi à la France de ne pas avoir répondu à une proposition de mise en liberté surveillée de Clotilde Reiss, détenue pour espionnage en Iran, le temps de son procès.

Sur RFI, Seyed Mehdi Miraboutalebi, a également regretté que Paris ait surmédiatisé l'affaire, compliquant ainsi la situation de l'étudiante arrêtée début juillet après les troubles qui avaient fait suite à la réélection controversée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence iranienne.

Interrogé par Reuters, le ministère français des Affaires étrangères n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Depuis que le procès de Clotilde Reiss a commencé, en fin de semaine passée, "nous essayons d'intervenir", a déclaré Seyed Mehdi Miraboutalebi.

"Notre vice-ministre des Affaires étrangères a donné un engagement au pouvoir judiciaire iranien pour que cette demoiselle, jusqu'à la fin de son procès et à condition que le gouvernement et l'ambassadeur de France à Téhéran acceptent et s'engagent officiellement à ce qu'elle réside à l'ambassade de France à Téhéran jusqu'à ce que le processus judiciaire arrive à son terme, (puisse) bénéficier d'une liberté conditionnelle", a-t-il dit.

"Jusqu'à maintenant, on n'a pas eu des réponse de la part de l'ambassadeur de France", a ajouté le diplomate.

Il a expliqué que les autorités iraniennes avaient demandé, avant le procès, au gouvernement français de voir comment une solution pouvait être trouvée "dans le calme" et "sans médiatiser."

"Malheureusement, nos amis français n'ont pas voulu avoir la patience nécessaire et ont prétendu que cette demoiselle était totalement innocente, autrement dit, ils ont pris la place des juges en Iran", a-t-il ajouté.

Selon Seyed Mehdi Miraboutalebi, les autorités iraniennes ont prévenu la France que si l'affaire était médiatisée, "on ne pourra plus rien faire, parce que, comme en France, le pouvoir judiciaire en Iran est totalement indépendant."

"Malheureusement, quelle que soit la raison, les autorités françaises n'ont rien voulu entendre", a-t-il ajouté.

Jean-Baptiste Vey,

édité par Gérard Bon

12/8

http://fr.news.yahoo.com/4/20090811/tts-iran-france-reiss-ambassadeur-ca02f96_1.html

 

Sayed Khamenei accuse les Occidentaux de semer le doute entre les pays golfiques.

Le guide suprême de la République islamique d'Iran Sayed Ali Khamenei a accusé " les États-Unis  et d'autre pays interventionnistes de semer le doute" dans les relations entre les pays du Golf. 
Sayed Khamenei s'exprimait lors de son entrevue avec le roi d'Oman le sultan Qabous en visite à Téhéran a signalé qu'il "incombe toutefois aux pays de la région de la sécuriser à travers l’élargissement de leur coopération et leur unité."
"La sécurité est une question essentielle dans le golfe Persique.", a poursuivi le guide suprême de la Révolution islamique, compte tenu de l'existence entre l'Iran et le Sultanat d'Oman, d'un des plus sensibles points de passage du monde.

 06/08/2009

http://www.almanar.com.lb


d) Prisons, exactions & torture

La police iranienne reconnaît avoir maltraité des manifestants.

La police iranienne a reconnu jeudi que des manifestants détenus dans la prison de Kahrizak (sud de Téhéran) avaient été maltraités en détention, dans un communiqué publié par l'agence de presse Isna.

Le communiqué de la police ajoute qu'après enquête, il s'est avéré qu'il y a eu «négligence et infraction de la part d'un certain nombre de responsables et d'employés du centre de détention de Kahrizak».

2 officiers ont été punis pour avoir infligé des «punitions corporelles» à des manifestants détenus par erreur dans une prison de Téhéran.

Le texte affirme également que les responsables du centre ont été «démis de leurs fonctions et punis pour avoir accepté des détenus au-delà des capacités du centre, ne pas avoir rapporté les problèmes, ne pas avoir contrôlé les conditions de détention des détenus».

(Source AFP)

06/08/

http://www.liberation.fr/monde/0101584017-la-police-iranienne-reconnait-avoir-maltraite-des-manifestants?xtor=EPR-450206

 

Le pouvoir iranien nie l'accusation de viols dans les prisons

"Selon les investigations effectuées par notre assemblée, les détenus n'ont pas été l'objet de viols ou d'abus à caractère sexuel dans les prisons de Kahrizak et d'Evin", a déclaré Ali Larijani cité mercredi par la télévision publique.

"Semblables allégations sont dénuées de tout fondement".

Dimanche, Mehdi Karoubi, candidat des modérés au scrutin officiellement remporté par Mahmoud Ahmadinejad, avait affirmé que plusieurs manifestants - hommes et femmes - arrêtés au lendemain du 12 juin avaient été violentés en prison.

Un autre candidat le conservateur Mohsen Rezaï, a déclaré, selon l'agence de presse officieuse Ilna, que les responsables devraient être déférés devant les tribunaux si les accusations de viols étaient avérées. "Si vos informations sur les mauvais traitements et abus sur la personne de détenus et de manifestants étaient prouvées, tous les responsables compétents devraient pour le moins être révoqués et jugés devant les tribunaux (...) et un deuil national devrait être proclamé", a déclaré cet ancien chef des "pasdaran" (Gardiens de la révolution) à une délégation de défenseurs des droits de l'homme.

En juillet, Ali Khamenei, avait ordonné la fermeture de la prison de Kahrizak, construite pour abriter ceux qui enfreignent les lois sur la moralité publique.

Les autorités ont reconnu que certains manifestants avaient été torturés dans cet établissement du sud de la capitale dont le directeur a lui-même été emprisonné.

Mehdi Karoubi affirme avoir écrit il y a une dizaine de jours à l'ancien président Akbar Hachemi Rafsanjani pour lui demander d'enquêter, sans avoir reçu de réponse.

A Londres, Amnesty International a demandé aux autorités iraniennes d'autoriser la présence d'observateurs internationaux au procès d'opposants en cours.

La secrétaire générale d'Amnesty, Irene Khan. : "Il est essentiel, en conséquence, qu'il y ait une présence internationale pour suivre ce procès et assurer le respect des droits des accusés. J'appelle les autorités iraniennes à autoriser cette présence".

12 août

http://fr.news.yahoo.com/



4 Politique Internationale

1) Usa

Obama - Clinton

Clinton à propos des manifestations en Iran
« Les USA ont fait beaucoup en coulisses »
La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a déclaré que les Etats-Unis avaient fait « beaucoup en coulisses » pour soutenir les contestataires en Iran, dans un entretien avec la chaîne de télévision CNN diffusé hier.
« Nous ne voulons pas nous placer entre les autorités et les Iraniens qui protestent de façon légitime. Car si nous intervenons trop tôt et trop fort (...) les autorités voudront nous utiliser pour unifier le pays contre les protestataires », a déclaré Mme Clinton dans un entretien enregistré au cours de la semaine écoulée. « Mais, en coulisses, nous avons fait beaucoup », a-t-elle ajouté. « Nous avons fait beaucoup pour renforcer les contestataires sans nous mettre entre eux et le régime. Et nous continuons (...) de soutenir l’opposition », a affirmé Mme Clinton. Interrogée

sur le cas du journaliste irano-canadien Maziar Baharia, détenu en Iran depuis le 21 juin pour avoir « pris part à une campagne orchestrée par les médias occidentaux », Mme Clinton s’est dite « consternée par la façon dont lui et d’autres sont traités ». « Ce sont des procès-spectacles (...). C’est un signe de faiblesse qui démontre que le pouvoir en Iran a peur de son propre peuple, peur que les faits soient dits », a ajouté Mme Clinton. La secrétaire d’Etat a redit que les Etats-Unis considéraient comme « inacceptable » la perspective d’armes nucléaires en Iran. Si les autorités iraniennes « pensent que cela va rendre leur position plus forte (...), que cela va intimider les voisins, les aider à répandre leur idéologie, ils se trompent », a déclaré Mme Clinton. « Nous n’avons pas l’intention d’accepter des armes nucléaires fabriquées par l’Iran. Nous pensons que c’est inacceptable », a-t-elle poursuivi. « Ils doivent réfléchir à cela, parce qu’ils vont affaiblir leur position, provoquer une course aux armements dans la région et vont certainement augmenter la pression sur les Etats-Unis pour qu’ils étendent un parapluie militaire », a-t-elle conclu.
Par R. I.

10 août 2009

http://www.elwatan.com/Les-USA-ont-fait-beaucoup-en

 

Les USA ont soutenu les opposants
Hillary Clinton a reconnu que les Etats-Unis avaient fait "beaucoup en coulisses" pour soutenir les contestataires en Iran. "Nous ne voulons pas nous placer entre les autorités et les Iraniens qui protestent de façon légitime. Car si nous intervenons trop tôt et trop fort [...] les autorités voudront nous utiliser pour unifier le pays contre les protestataires", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine dans un entretien enregistré par CNN.
"Mais, en coulisses, nous avons fait beaucoup", a-t-elle ajouté. "Nous avons fait beaucoup pour renforcer les contestataires sans nous mettre entre eux et le régime. Et nous continuons [...] de soutenir l'opposition", a affirmé Hillary Clinton.
Sources Le Figaro

http://palestine.over-blog.net:80/article-34739359.html


Politique intérieure & extérieure

Bachar al Assad s’entretient avec Mahmoud Ahmadinejad.
Le président syrien Bachar al Assad,
salué par la France pour sa contribution à la libération de l’universitaire Clotilde Reiss, retenue en Iran, s’est entretenu à Téhéran avec son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad.
Les deux hommes, dont les Etats sont de proches alliés, ont discuté des principales questions bilatérales, régionales et internationales, a rapporté l’agence de presse officielle Irna.
L’agence Irna n’a pas précisé si le cas de Clotilde Reiss, Française de 24 ans accusée d’espionnage, a été évoqué durant l’entretien.
Après sa libération, le président français Nicolas Sarkozy avait remercié plusieurs pays, dont la Syrie, pour leur soutien dans ce dossier.

Al-Oufok (Avec les agences de presse )

 19 août 2009 


Guerre ?

L’ex-général Charles Wald juge " techniquement faisable " de frapper l'Iran.

Des frappes contre les installations nucléaires et militaires iraniennes sont une éventualité "crédible et techniquement faisable" pour l'armée américaine, assure un général à la retraite dans un article publié vendredi. 
Le général de l'armée de l'air Charles Wald, ancien commandant adjoint des forces américaines en Europe, estime que Washington doit mettre au point un "plan B", fondé sur une attaque militaire, en cas d'échec de la voie diplomatique.
"Une résolution pacifique de la menace posée par les ambitions nucléaires de l'Iran serait certainement la meilleure issue," écrit-il dans une tribune publiée dans le quotidien Wall Street Journal.
"Mais si les pressions diplomatique et économique devaient échouer, une attaque militaire des Etats-Unis contre l'Iran est une option crédible et techniquement faisable".
Selon M. Wald, le simple fait de se préparer militairement pour des frappes en Iran pourrait suffire à persuader Téhéran de mettre fin à son défi nucléaire
"sans tirer un seul coup de feu"
Si ce n'est pas le cas, la marine américaine pourrait imposer un blocus des ports iraniens dans le Golfe afin de couper les importations d'essence qui constituent un tiers de la consommation du pays.
Si ces mesures ne convainquent toujours pas Téhéran, l'armée américaine "est en mesure de lancer une attaque dévastatrice contre les installations nucléaires et militaires iraniennes", écrit-il.
M. Wald reconnaît que cette option comporte le risque de voir la population iranienne se souder autour du régime et de déstabiliser le Proche-Orient.
Mais ce risque "
doit être mis dans la balance avec celui de ne rien faire", note-t-il.
La thèse défendue par ce général semble en décalage avec la vision du Pentagone selon laquelle une action militaire contre l'Iran serait très déstabilisante.
Dans la même veine, la branche du renseignement du département d'Etat américain confie dans un rapport diffusé au Congrès qu'il est peu probable que l'Iran soit en mesure de produire de l'uranium enrichi destiné à équiper des engins nucléaires avant 2013.
Dennis Blair, le directeur du renseignement national auprès du président Barack Obama avait avancé en février que la République islamique pourrait posséder l'arme nucléaire "dès 2010 et en 2015 au plus tard".

08 Août 

http://www.almanar.com.lb



3 ) Les voisins

Israël

Israël teste avec succès un nouveau missile antimissile.

Samedi, le commandant du corps des Gardiens de la révolution iranienne déclarait que "l'ensemble du territoire israélien est à portée de nos missiles. Nous disposons d'une telle capacité et pouvons sans aucun doute répondre à toute attaque" de la part d'Israël, a-t-il averti

La marine israélienne a testé avec succès, la semaine dernière, un système amélioré de son missile antimissile "Barak", annonce, dimanche 26 juillet, un communiqué militaire.

Un missile "Barak" tiré à parti d'une vedette Saar-5 a réussi à intercepter un missile la visant et tiré à partir d'un navire de la marine israélienne. Le nouveau missile "Barak" a été développé conjointement par des experts de l'armée et de la marine israéliennes, par ceux de l'Institut Rafael pour le développement des armements et du Centre pour la recherche spatiale d'Israël.

Cette réussite intervient à l'issue d'une semaine marquée par par trois échecs successifs de tests du système de défense anti-balistique israélien destiné à protéger le pays d'éventuelles attaques venues d'Iran ou de Syrie, selon des fonctionnaires du ministère de la défense. Dernier en date, un test au large des côtes californiennes d'une version améliorée du missile Arrow 2 (ou Hetz 2), mis au point conjointement par une firme israélienne et la division défense de l'avionneur américain Boeing, a été annulé en raison de défauts de communication entre le missile et les radars de la défense américaine.

ESSAIS CONCLUANTS POUR LE "DÔME D'ACIER"

Ce système de défense est développé en complément du "Dôme d'acier", voué à l'interception de roquettes d'une portée allant de 4 à 70 km.

Mi-juillet, le système a pour la première fois réussi à détruire en vol des roquettes similaires à celles tirées de la bande de Gaza ou du sud du Liban. Selon la chaîne privée de télévision "10", l'objectif du ministère de la défense est d'être en mesure de déployer la première batterie de ce système près de la ville de Sdérot début 2010.

Selon les analystes, la réussite de l'essai du "Dôme d'acier" pourrait favoriser la cession future de parties de la Cisjordanie aux Palestiniens, que les autorités israéliennes conditionnent au déploiement d'une défense antimissile fiable. .

LEMONDE.FR avec AP et AFP |

26.07.09 |
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/07/26/israel-teste-avec-succes-un-nouveau-missile-antimissile_1222971_3218.html#ens_id=1106055

 

Israël se débat avec le problème iranien.

Les responsables israéliens sont confrontés à une énigme qui pourrait nécessiter plus que le déploiement de leurs muscles militaires pour être résolue : comment s’occuper de l’Iran ?

La solution à ce dilemme ne nécessitera pas moins que du pur génie politique.

Cela doit être énervant pour les décideurs israéliens, leurs amis et leurs soutiens partout dans le monde de rester à se tourner les pouces alors que l’Iran poursuit son programme d’enrichissement nucléaire, ne faisant face à rien de plus que des bravades de la part des Américains et des Européens et à une simple menace de sanctions supplémentaires qui ne feront probablement pas plier la détermination iranienne.
Considérant l’aisance relative qui a conduit les Etats-Unis, leur timide coalition et leurs adulateurs israéliens à déclencher une guerre contre l’Irak, cela est doublement frustrant. Hélas, ces temps sont révolus depuis longtemps ! A présent, les Etats-Unis masquent avec inquiétude leur échec en Irak en mettant la pression sur la nécessité de s’occuper de batailles plus urgentes ailleurs, à savoir, en Afghanistan.
Sans tenir compte de la raison pour laquelle les Etats-Unis ont pris l’Irak pour cible et pourquoi leurs objectifs n’ont pas été remplis, les propres calculs d’Israël ont été couronnés d’un succès surprenant, puisque la menace irakienne (fabriquée ou réelle) a été éliminée et que les fantômes du chaos hanteront probablement ce malheureux pays pour les années à venir.
Maintenant, c’est au tour de l’Iran. En fait, c’est son tour depuis des années, mais rien ne semble bouger sur ce front. Si l’expérience irakienne avait été couronnée de succès, les Etats-Unis auraient assurément sauté sur l’occasion de piétiner l’Iran, un pays riche en pétrole dont la position stratégique est cruciale. Contrôler l’Iran aurait été la pièce manquante du puzzle qui aurait repoussé les frontières du contrôle et de l’influence des Etats-Unis pour croiser le fer, si nécessaire, avec les géants asiatiques et, évidemment, la Russie.
Mais un mouvement militaire étasunien contre l’Iran, dans les circonstances actuelles, ne serait rien de moins qu’un suicide militaire. L’Irak a établi les limites de la capacité de l’armée américaine, inspirant les Taliban à établir les leurs. Juillet 2009 restera dans l’histoire le mois où les forces américaines auront enregistré le plus grand nombre de pertes. Ce mois de juillet meurtrier promet d’être répété à de nombreuses reprises alors que les audacieux Taliban et toutes sortes de milices tribales en Afghanistan émergent plus forts et plus au point qu’auparavant.
Une attaque à grande échelle des Etats-Unis contre l’Iran – et, inutile de dire, l’invasion et l’occupation qui s’ensuivraient – est tout simplement invraisemblable. Si une telle imprudence devenait réalité, un enfer absolu se déclencherait également en Irak, considérant les liens politiques et sectaires solides qui unissent les deux pays qui partagent également une frontière infinie.
C’est précisément la source de la frustration parmi les responsables israéliens, qui ont compté sur la générosité militaire des Etats-Unis pour intimider les ennemis d’Israël ou, comme ce fut le cas en Irak, pour les démanteler.
La contrariété israélienne a dû aussi se transformer en pure rage lorsque la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton a une fois de plus remis à l’ordre du jour la question d’un « parapluie défensif » sur le Proche-Orient, afin de le protéger contre une future attaque nucléaire iranienne.
« Si les Etats-Unis étendent un parapluie défensif sur la région, si nous faisons encore plus pour développer la capacité militaire de ceux dans le Golfe, il sera improbable que l’Iran soit plus fort ou plus sûr parce qu’ils ne pourront pas intimider et dominer comme ils pensent apparemment pouvoir le faire, une fois qu’ils auront une arme nucléaire », aurait-elle dit lors d’une interview à une chaîne de télévision thaï.
La réinvention par Clinton de l’idée d’un parapluie défensif – introduite par un rapport publié le 4 mars dernier par un think-tank israélien, l’Institut de Washington sur la Politique au Proche-Orient (le WINEP) – est en contradiction avec sa promesse enthousiaste « de rayer complètement de la carte » l’Iran si jamais il attaquait Israël, tout en essayant de leurrer ses supporters durant les primaires présidentielles de l’année dernière. Il semble que les Etats-Unis – malgré l’utilisation d’un langage menaçant – se dirigent vers l’idée de vivre avec et de « contenir » un Iran nucléaire, mais, comme l’on peut s’y attendre, ce n’est pas la position d’Israël.
Le gouvernement de droite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou manœuvre à présent pour inciter les Etats-Unis à adopter une position plus ferme envers l’Iran, en particulier alors que la récente déstabilisation intérieure de la République Islamique n’a pas réussi à accoucher. Les manœuvres israéliennes sont à la fois politiques et militaires. The Times a rapporté un accord donnant-donnant dans lequel des « concessions » israéliennes concernant ses colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés seraient payées de retour par une approbation des Occidentaux pour une attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes. « Israël a choisi de placer la menace iranienne au-dessus de ses colonies », a déclaré un haut diplomate de l’Union Européenne au Times, le 16 juillet.
Ce plan politique a été compété par une démonstration de force, puisque deux navires de guerre israéliens lanceurs de missiles et un sous-marin capable de lancer une frappe nucléaire auraient reçu l’autorisation de traverser pour la première fois le Canal de Suez. Ce déploiement sans précédent dans la Mer Rouge était destiné à signaler que l’Iran se trouve à portée des Israéliens. Ce message portait toutefois une signification politique plus profonde – qu’Israël est capable de frapper l’Iran avec l’aide d’alliés dans la région. Autrement dit, ce n’est pas Israël qui est le camp isolé dans ce conflit. De plus, considérant les sérieuses tentatives des Etats-Unis destinées à affaiblir l’alliance irano-syrienne, le message du Canal de Suez était encore plus chargé politiquement, bien que sa valeur militaire doive encore être déterminée.
Militairement, les choses ne sont pas très prometteuses, puisque l’exercice militaire israélien claironné sur tous les toits – mené récemment aux Etats-Unis – a enregistré peu de succès. Israël a annulé les tests sur son système antimissile Arrow à cause de problèmes techniques. Le programme Arrow, financé à moitié par les Etats-Unis, est destiné à intercepter et à détruire les missiles iraniens, tels que les Shehab-3.
Alors que l’option militaire américaine contre l’Iran se dissipe largement, la frustration et les inquiétudes d’Israël grandissent. Si l’Iran n’est pas neutralisé militairement – comme les Etats-Unis le firent avec l’Irak – alors un Iran nucléaire est une question de temps. Si Israël frappe l’Iran, il n’y aura aucune garantie qu’une telle action – qui nuirait certainement aux intérêts stratégiques des Etats-Unis – détruirait en aucune manière ou même ralentirait le programme nucléaire iranien.
Les Etats-Unis et leurs alliés européens semblent ne plus avoir d’idée sur la manière de s’occuper de l’Iran, laissant Israël avec une énigme majeure : soit vivre dans la crainte potentielle d’un Iran nucléaire, qui serait de ce fait une puissance régionale sur le long-terme, ou frapper la République Islamique dans l’espoir que son régime perçu de façon erronée comme « branlant » se désagrègerait rapidement, laissant les Etats-Unis ramasser les morceaux et toute la région supporter le chaos qui s’ensuivrait sûrement.

Ramzy Baroud 

Asia Times Online,

2 août

Article original : "Israel wrestles with Iran problem"

http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Ramzi_Baroud/Israel_Iran_Etats-Unis_attaque_310709.htm



Le Monde

France

L'ambassade de France ouverte aux manifestants "poursuivis"

Extrait

Là aussi Kouchner dit ce qu'il veut en occultant beaucoup de choses.

Mais on notera l'ingérence au nom de la "tradition démocratique".

Imaginons un peu que des manifestants d'un pays quelconque soient poursuivis par la police, se réfugient dans leur ambassade et refusent d'en sortir protégés par le personnel de l'ambassade au nom de la "tradition démocratique".

Il faut arrêter un peu de nous prendre pour des imbéciles !

L'ambassade de France à Téhéran avait pour consigne d'accueillir des manifestants iraniens "poursuivis" si ceux-ci lui demandaient refuge, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner dans un entretien publié lundi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France.
Le chef de la diplomatie française fait référence aux aveux attribués à une employée franco-iranienne de l'ambassade, Nazak Afshar, lors de son procès aux côtés de l'universitaire française Clotilde Reiss et d'autres manifestants contre le régime, devant un tribunal de Téhéran samedi.
"Celle-ci a dit samedi, ce qui est juste, que si des manifestants poursuivis cherchaient refuge à l'ambassade de France, la consigne était d'ouvrir la porte", a déclaré M. Kouchner au Parisien, ajoutant: "C'est une consigne de tous les Européens. C'est notre tradition démocratique".
Sources AFP

09-08

http://palestine.over-blog.net:80/article-34758638.html

 

Le père de Clotilde Reiss reconnaît l'échange d'informations avec sa fille. Rémy Reiss, le père de Clotilde Reiss, ressortissante française arrêtée, en Iran, a déclaré avoir remis, il y a deux ans, aux autorités françaises les informations nucléaires de l'Iran reçues de sa fille Clotilde. Selon l'IRNA, Rémy Reiss est le Directeur d'une unité de l'Organisation de l'Energie atomique française.

Sa fille a été arrêtée sous l'accusation d'espionnage. Clotilde Reiss a déclaré, lors de son procès, qu'elle avait remis, il y a deux ans, aux autorités françaises, des informations sur le nucléaire iranien. Depuis 1990 et conformément à des circulaires à l'adresse des centres sensibles, comme l'Organisation de l'Energie atomique, les services de renseignements et les centres scientifiques, en France, tous les membres des familles des employés de ces centres doivent être surveillés de près, et lors de leurs déplacements dans des pays, comme l'Iran, la Libye et l'Irak, les services de renseignements du ministère de l'Intérieur français, la DST, doivent en être informés.

12 Août

http://www.alterinfo.net/Le-pere-de-Clotilde-Reiss-reconnait-l-echange-d-informations-avec-sa-fille_a35661.html

 

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n°8 - journal d'Iran - 02-08 au 23-08 – Fin - : Hillary Clinton confirme que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran.

n°8  - journal d'Iran - 02-08 au 23-08 – Fin - : Hillary Clinton confirme que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran.



journal d'Iran   n°8 du 02-08 au 23-08

C.De Broeder & M.Lemaire



 Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Les protestations des mass médias, n'étaient qu’une manipulation des médias occidentaux faisant partie de la guerre de propagande menée par le New World Order.

3 Les brèves

3-1 Hillary Clinton confirme que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran.

3-2 Quant est-il de l’Iran ?

4 Dossier & Point de vue

4-1 Clotilde Reiss a bien été utilisée.

4-2 Comment peut-on négocier avec un président que l’on ne reconnaît pas et que l’on ne félicite pas selon les usages du «politiquement correct»?

 


2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

2-1 Les protestations des mass médias, n'étaient qu’une manipulation des médias occidentaux faisant partie de la guerre de propagande menée par le New World Order.

Il y a eu beaucoup de pas en avant et en arrière sur la question de la politique à poursuivre pour régler le cas d’un Iran nucléaire.

En Juin 2008, les Israéliens se sont prêtés à des exercices de répétitions en vue d’une attaque sur l'Iran, - mais ont été retenus par l'administration Bush – et le Président Obama, a exprimé son souhait de se prêter à des négociations peu réalistes, comme une dernière chance.

 - En mai 2009, le Premier Ministre Israélien, Netanyahu, a rendu visite à Obama à Washington et a déclaré qu’'Israël a un droit de se défendre contre un Iran nucléaire, un droit auquel Obama et Joe Biden ne se sont pas opposés. Le patron de la CIA, Panetta, a visité Israël juste avant cette réunion pour demander des garanties contre une attaque surprise israélienne pour le reste de cette année. Israël a dû l’accepter en grinçant des dents.

Alors sont venues les élections présidentielles Iraniennes du 12 juin.

Les Etats-Unis ont publiquement avoué avoir massivement interféré lors de cette compagne.

Les accusations contre le régime Iranien pour fraudes électorales quant à la victoire massive d'Ahmadinejad (2/3 des voix) sur Moussavi, aussi bien que les protestations des mass médias, n'étaient qu’une manipulation des médias occidentaux faisant partie de la guerre de propagande mené par le New World Order contre le régime abominable et sanglant des mollah - comme préconisé par le Ministère des Affaires Etrangères Israélien - bien qu'il y ait eu quelques irrégularités. Cependant, Ahmedinejad a sans nul doute été choisi par une majorité d'Iraniens.

Cette campagne de propagande est très probablement montée pour exposer le régime Iranien au mépris des peuples du monde et pour justifier une attaque sur le pays ou un changement de régime.

Dans le Wall Street Journal du 24 juin 2009 : Le Président Barack Obama a fourni sa critique la plus acerbe au sujet du résultat des élections et du resserrement politique en Iran, remettant en question sa politique d’ouverture diplomatique envers Téhéran, qui empêche les Etats-Unis de mettre en oeuvre leur plan pour le Moyen-Orient. Après avoir encaissé les critiques des Républicains pendant plusieurs jours, M. Obama a donné une conférence de presse à la Maison Blanche disant qu'il était « consterné et outragé » par les violences et les protestations dans les rues de la  capitale Iranienne. Il a refusé de confirmer si l’offre des États-Unis pour des négociations directes avec l'Iran tenait toujours, au lieu de cela, il a déclaré qu’il attendra de voir comment la crise de l’après-élection  « va se jouer dehors. »
Article de Wall Street Journal du 24 Juin 2009 :
http://online.wsj.com/article/SB124575867345041295.html

Les commentaires de M. Obama pourraient marquer le début d'un changement significatif dans la stratégie de politique étrangère de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient, qui a été en grande partie encadrée autour d'un désir de tenir des négociations directes avec Téhéran au sujet de son programme nucléaire et de son soutien aux groupes militants (Hamas, Hezbollah).

Le Secrétaire d’Etat Gates, a également exprimer des doutes sur l’issue des négociations avec le gouvernement Iranien en place et a accusé Téhéran d’être derrière les soulèvements au Moyen-Orient et en particulier en Irak.

Washington craint que Moscou et Pékin puissent prétexter l'instabilité politique en Iran pour ne pas imposer de nouvelles sanctions économiques sur l'Iran. « C'est l’un des sujets les plus préoccupant du moment, » a déclaré un fonctionnaire sénior Européen travaillant sur le dossier Iranien.

The Times 5 juillet 2009 : Le chef du Mossad, le Service des Renseignements à l’international Israélien, a assuré à Benjamin Netanyahu, son Premier Ministre, que l'Arabie Saoudite fermerait les yeux quant au survol de son territoire par les chasseurs de l’Armée de l’Air Israélienne dans le cadre d’une future frappe contre les sites nucléaires Iraniens. Plus tôt cette année,  Meir Dagan, directeur du Mossad depuis 2002, a mené des discussions secrètes avec les officiels Saoudiens quant à cette possibilité.

http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/middle_east/article6638568.ece

La presse Israélienne a déjà rapporté des informations non officielles affirmant que de hauts fonctionnaires, parmi eux Ehud Olmert, l'ancien Premier Ministre, ont tenus des réunions secrètes avec leurs collègues Saoudiens. Informations démenties par les officiels Saoudiens.

« Les Saoudiens ont tacitement donné leur accord pour le survol de leur territoire par l'Armée de l'Air Israélienne afin effectuer une mission censée satisfaire les intérêts communs d'Israël et de l'Arabie Saoudite, » rapporte une source diplomatique la semaine dernière. Le démenti catégorique par le gouvernement Israélien au sujet de  l'accord avec les Saoudiens indiquerait que les Saoudiens ont donné leur feu vert ! !

http://www.presstv.ir/detail.aspx?id=99921&sectionid=351020101

John Bolton, l'ancien ambassadeur des Etats-Unis  aux Nations Unies a parlé à plusieurs leaders arabes, et il ajoute : « Aucun d’entre eux ne dira quoique ce soit à ce sujet en public, mais ils approuveraient certainement un survol de leurs territoires si les Israéliens ne crient pas leur succès sur les toits. Les Saoudiens sont très préoccupés au sujet de la bombe nucléaire Iranienne, bien plus que les Israéliens, » a indiqué un ancien chef de la recherche des services secrets Israéliens.

L'Armée de l'Air Israélienne s'était exercée, pendant 4 années, en vue d’une éventuelle attaque sur le site nucléaire Iranien de Natanz, au centre du pays, et sur d'autres zones.

http://www.brookings.edu/~/media/Files/rc/papers/2009/06_iran_strategy/06_iran_strategy.pdf



3 Les brèves

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. .

3-1 Hillary Clinton confirme que les USA ont manipulé la « révolution verte » en Iran.

Les articles de James Petras et Thierry Meyssan, publiés par le Réseau Voltaire, dénonçant la « révolution verte » en Iran comme une manipulation des États-Unis pour déstabiliser ce pays ont fait le tour du monde et soulevé bien des polémiques.

De nombreux médias se sont indignés de leurs analyses qui, par « anti-américanisme primaire », ne sauraient pas apprécier le grandiose soulèvement des Iraniens luttant pour leur liberté.

Aux États-Unis, le département d’État a nié avoir connaissance de quelque ingérence que ce soit (photo : à Téhéran, les manifestants brandissent des pancartes… en anglais).

Sur cette base, l’opposition républicaine a vivement critiqué la passivité de l’administration Obama.

Or, dans un entretien accordé à Farred Zacharia, le 9 août 2009 sur CNN, la secrétaire d’État US, Hillary Clinton, a confirmé ce que ses services niaient jusque là : les États-Unis ont joué un rôle très important dans la pseudo « révolution verte » en Iran et ont fabriqué de faux messages d’Iraniens sur Twitter.

En voici le script :

Fareed Zakaria : À propos de l’Iran, comme vous le savez, beaucoup de gens disent que le président et vous-même avez été trop lents à condamner ce qui paraît avoir été des élections frauduleuses ; trop lent à offrir un soutien aux gens d’en-bas parce que vous vouliez préserver l’option de négociations avec l’Iran. Pouvez-vous réellement négocier avec l’Iran dans cette situation ?
Je comprends, qu’en général, on négocie avec toutes sortes de régimes. mais en pratique, maintenant, avec Ahmadinejad intronisé dans une atmosphère très conflictuelle, n’allez vous pas le légitimer en négociant avec lui ?

Hillary Clinton : laissez-moi répondre à la première partie de votre question sur notre réaction.

Il y avait un autre aspect très important. Nous ne voulions pas nous ne voulions pas nous trouver entre les protestations et manifestations légitimes du peuple iranien et le pouvoir.

Et nous savions que si nous intervenions trop tôt, trop fort, l’attention aurait pu basculer et le pouvoir aurait essayé de nous utiliser pour unifier le pays contre les protestataires.

C’était une décision difficile à prendre, mais je pense que, rétrospectivement, nous nous en sommes bien sortis. Ceci dit, en coulisses, nous avons beaucoup fait. Comme vous le savez, la jeunesse…, un de nos jeunes du département d’Etat a été twitté « Continuez », malgré le fait qu’ils avaient planifié un arrêt technique. Ainsi nous avons fait beaucoup pour renforcer les protestataires sans nous afficher. Et nous continuons à parler avec et à soutenir l’opposition

12 août

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Reseau_Voltaire.120809.htm


3-2 Quant est-il de l’Iran ?

Interview de Yulyi Kvitsinsky, membre du PCFR

Yulyi Kvitsinsky est un éminent diplomate russe, ancien ambassadeur de Russie en Norvège et en Allemagne, ancien ministre adjoint russe des Affaires Etrangères, spécialiste des négociations sur le contrôle de l’armement, député à la Douma d’Etat (pour le Parti communiste de la Fédération russe - PCFR). Sur le site du Parti Communiste de la Fédération de Russie (PCFR), il a commenté la visite du président américain Obama en Russie (6-8 juillet 2009).

Yulyi Kvitsinsky. Les Etats-Unis ont délibérément conduit la question iranienne sur une voie de garage, entravant la conclusion d’un accord équitable avec l’Iran sur un usage pacifique de l’énergie nucléaire dans ce pays, visant un changement du régime existant.

Si l’Iran adopte des positions proaméricaines, tout le tapage autour des programmes nucléaires iraniens et leurs prétendues conséquences menaçantes pour les Etats-Unis, la Russie, l’Europe cesseront immédiatement. Il est grand temps que ces Etats qui ne veulent absolument pas des armes nucléaires de l’Iran entament des négociations sérieuses avec Téhéran de manière à ce que le respect des obligations qui en découlent puisse être soumis à un strict contrôle international. Sinon les Etats-Unis nous accuseront d’être derrière la création des armes nucléaires iraniennes ou de déclencher une nouvelle guerre au Moyen-Orient. Soulignons que récemment [5 juillet 2009], le vice-président américain Biden a laissé entendre qu’une attaque de l’Iran était une décision souveraine d’Israël. En réalité, il s’agit d’une incitation à la guerre. Il est temps de mettre fin à tout cela et de ne plus suivre l’actuelle politique américaine peu prometteuse et très dangereuse qui consiste à forcer l’Iran à capituler purement et simplement. Ce sont d’ailleurs de vains calculs.

Le site du PCFR est kprf.ru

Ce texte a été publié en Anglais sur le site : www.solidnet.org

30 juillet



4 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

4-1 Clotilde Reiss a bien été utilisée.

Un classique!

Clotilde Reiss a bien été utilisée, à son insu de son plein gré, comme intérimaire de la DGSE dans le cadre d'une tentative de déstabilisation soutenue par les Usraéliens, et donc Sarkozy

Les spécialistes du farsi et de l'Iran se comptant sur les doigts d'une seule main à la DGSE, il lui faut bien, comme dans bien d'autres pays, utiliser la main d'œuvre disponible sur place, étudiants, chercheurs et ONG francophones.

La procédure est banale.

Chaque ONG française a son correspondant à la DGSE. Cela a commencé en Afghanistan, à l'époque de l'occupation soviétique, n'est-ce-pas AB?...
La petite Clotilde Reiss, de part son milieu social, sa connaissance de la langue et ses fréquentations sur place était une proie toute désignée, à la fois pour le résident de la DGSE via le service culturel de l'ambassade, mais aussi pour les services iraniens qui l'avaient donc à l'œil.
Bonne pioche, puisqu'oubliant le "devoir de réserve" qui aurait dû être le sien, comme celui de tout étranger au pays, sa participation à des manifestations, officiellement interdites, constituait, comme dans n'importe quel autre pays, un délit parfaitement répréhensible.

De plus, elle s'était métamorphosée en reporter photographe, prenant des centaines de clichés. Bien imprudente la gamine, car si ses films et clichés ont pu donner au résident de la DGSE un aperçu des manifestations et du type de manifestants (une majorité d'enfants de la moyenne et haute bourgeoisie iraniennes avides de jouissances "à l'occidentale"), cette "iconographie" se trouve également aujourd'hui entre les mains des services iraniens qui en feront le meilleur usage!
Elle participait donc aux manifestations contre le régime légal d'Iran, elle photographiait, elle filmait, mais aussi elle écrivait, deux courriels en fait: un anecdotique, sans intérêt, c'est celui auquel il a d'abord été fait allusion pour déclarer qu'elle était blanche comme neige, et un autre, plus détaillé, dans lequel elle rend compte de ce qu'elle a vu et entendu en tant que participante. Ce courriel destiné au directeur de l'Institut Français de Recherche en Iran, sous tutelle de l'ambassade.
Tous ces faits sont aujourd'hui établis, comme il est clair que Melle Reiss est une "occasionnelle", pas une professionnelle du renseignement, ce qui explique la mansuétude des autorités iraniennes à son égard qui, dès le début, ont conseillé à la France de ne pas envenimer une affaire au demeurant modeste.
Mais c'était oublier la méthode Kouchmerde-Sarkozy, toute de criailleries et de rodomontades.
Il faut se féliciter de la juste libération de Nazak Afshar qui a beaucoup parlé, et qui n'était apparemment que la "concierge" de l'ambassade, chargée d'ouvrir les portes de celle-ci aux manifestants! Ce que le politicien véreux Kouchmerde a donc été obligé de reconnaître, toute honte bue.
Melle Reiss regagnera sous peu l'ambassade, mise en "liberté surveillée", et devra s'expliquer avec le résident de la DGSE, ce que les services d'écoutes iraniens attendent avec gourmandise. Il faut en effet savoir que notre ambassade est parfaitement "sonorisée", et depuis de longues années...(ne pas confondre "sonorisée" et "sécurisée"!).

12/8

Tout sauf Sarkozy

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkVppAVpEVTYtUIxuj.shtml


4-2 Comment peut-on négocier avec un président que l’on ne reconnaît pas et que l’on ne félicite pas selon les usages du «politiquement correct»?

L’Iran règle ses comptes avec l’Occident : un procès pour l’exemple «Ils [les pays occidentaux] ont dit qu’ils reconnaissent les élections, mais qu’ils n’enverraient pas de message de félicitations. (...) Sachez qu’en Iran, personne n’attend vos messages de félicitations.»
Mahmoud Ahmadinejad

Comment peut-on négocier avec un président que l’on ne reconnaît pas et que l’on ne félicite pas selon les usages du «politiquement correct»?
Sarkozy attend le feu vert au même titre que les pays européens, de l’Amérique. La France a beau exiger-message à consommation interne-elle a été obligée et c’est normal de faire intervenir des intercesseurs (Syrie et autres).

Dans ce bras de fer, l’Iran joue avec les nerfs des Français, il ne libère pas celle qui est demandée : Clotilde Reiss mais l’autre, la lampiste, la Franco-Iranienne qui n’intéresse apparemment pas les autorités françaises puisque seule la première semble constituer la priorité du président.

Cela nous rappelle étrangement le deux poids deux mesures que nous avions pointé du doigt à propos de Salah Amouri et de Gilad Shalit, deux Français binationaux : l’un palestinien, l’autre israélien.

Qu’en est-il au juste de ce minifeuilleton de l’été en France? Voilà une universitaire férue de persan, Clotilde Reiss, qui est emprisonnée en Iran depuis le 1er juillet, à la suite des manifestations contre la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad. 
 La jeune femme, âgée de 24 ans, lectrice à l’université d’Ispahan, était jugée samedi en compagnie d’une employée locale de l’ambassade de France, Nazak Afshar. Clotilde Reiss aurait reconnu, selon l’agence Irna, avoir participé aux manifestations et rédigé un rapport pour un institut de recherche dépendant de l’ambassade française. Un second e-mail «trop précis» serait à l’origine de l’arrestation de Clotilde Reiss en Iran, révèle RTL mardi 11 août. La jeune universitaire française est accusée d’espionnage et «d’avoir rassemblé des informations et encouragé les émeutiers», selon l’agence de presse officielle Irna. Clotilde Reiss aurait reconnu alors, avoir participé à des manifestations et rédigé un «rapport» pour un institut dépendant de l’ambassade de France, précise l’agence.
Clotilde Reiss y «décrit les manifestations à Ispahan» avec beaucoup de détails, précise la radio. L’e-mail à l’Ifri devient un «rapport» à l’ambassade de France en Iran. 
  Accusée d’«avoir rassemblé des informations et encouragé les émeutiers», elle a pris la parole en persan pour confirmer s’être rendue à deux manifestations. «J’ai écrit un rapport d’une page que j’ai remis au patron de l’Institut français de recherche en Iran qui dépend du service culturel de l’ambassade de France», dit-elle encore avant de conclure en demandant «pardon au pays, au peuple et au tribunal d’Iran» et en espérant «être graciée». «Pour Clotilde Reiss, l’Iran, c’est avant tout une histoire de coeur.» «C’est sa deuxième maison», souffle une de ses amies.
Élevée en France par une nourrice d’origine persane, au rythme des douces syllabes de la langue farsi, la jeune fille s’intéresse très vite à ce pays qu’elle ambitionne de mieux découvrir. (...) La jeune femme a aussi reconnu avoir écrit un rapport sur le nucléaire il y a deux ans : «Dans le cadre d’un stage au CEA, où mon père travaille comme expert, j’ai rédigé un rapport sur les politiques en Iran en lien avec l’énergie nucléaire (...) J’ai utilisé des articles et des informations qu’on trouve sur Internet et il n’y avait rien de secret. «Son père, Rémi Reiss, n’a pas souhaité réagir à ces déclarations.»(1) 
 Nous y voilà !

 Une fois de plus les Occidentaux devraient jouir d’une impunité partout où ils sont. Ce tintamarre concernant somme toute une affaire en pénal a mobilisé en France le ban et l’arrière-ban. Comment «un minus», il faut entendre par là un pays qui ose remettre en cause l’ordre établi ose-t-il juger une Occidentale -à qui on impose un foulard - que l’on présente comme une sainte? Les images de France2 zoomant sur le foulard sont particulièrement symptomatiques d’un parti pris honteux, jouant sur le refoulé du téléspectateur lambda qui juge au premier degré dans un contexte de procès de la burqua. Mais alors, pourquoi avoue-t-elle qu’elle a fait un rapport au CEA sur le programme nucléaire iranien elle qui ne devrait s’occuper que de farsi et de français. Malgré cela et, comme signe de «bonne volonté», Téhéran a proposé que l’universitaire française puisse bénéficier d’une mesure de liberté conditionnelle si elle réside à l’ambassade de France d’ici à la fin de son procès. 
 De quoi s’agit-il?

En fait, l’Occident n’a toujours pas pris la mesure de la donne iranienne, obnubilé par le discours sioniste sur la possession de la bombe. Souvenons-nous même du temps de Bush, les experts de la CIA avaient montré que l’Iran n’avait pas de programme nucléaire à usage militaire.
Rien n’y fit, Bush et après lui Obama tombent dans le même piège de la diversion israélienne. Dans l’impunité la plus totale, personne ne demande des comptes à Israël sur son arsenal atomique avec même des sous-marins nucléaires fournis par l’Allemagne au nom de la dette de la Shoah, qui narguent les Arabes en traversant le canal de Suez. Quand Benyamin Netanyahu pose comme condition d’arrêt de la colonisation, l’arrêt du programme civil nucléaire d’enrichissement d’uranium de l’Iran, Mahmoud Ahmadinejad pose comme condition, la dénucléarisation totale du Moyen-Orient, notamment d’Israël.   
 Ce jeu de ping-pong -procès d’opposants et d’Occidentaux -cache en fait une partie de poker planétaire ; le monde se recompose en bloc et l’Iran veut en être contrairement aux pays arabes qui ont perdu la partie s’ils continuent cet à-plat-ventrisme envers l’Occident- Voilà 300 millions de tubes digestifs qui instrumentalisent la religion, sacrifient aux «chahaouate», aux plaisirs de la vie, au farnienta, sans rien produire scientifiquement et qui dorment sur 2/3 des réserves d’énergie du monde qui n’arrêtent pas de faire subir des humiliations multiformes à leurs peuples.
L’Iran pays musulman veut échapper à la spirale de la fatalité en se battant au quotidien pour construire, produire, innover.  
 Ce n’est pas demain qu’un pays arabe sera capable d’envoyer dans l’espace, par ses propres moyens, un satellite, technologie ô ! combien pointue. Ce n’est pas demain qu’un pays arabe construira ses avions, ses armes bref lutter pour «exister» et non pas végéter au nom du même Islam dont se réclament les monarques paresseux. Naturellement, l’Occident fera tout pour déstabiliser l’Iran et ce n’est pas fini ; les ingérences sont continuelles de la part des pays occidentaux.

Ecoutons ce qu’en pense Alain Gresh grand connaisseur du Moyen-Orient : «Et pourtant...Sans revenir sur tout ce que les femmes iraniennes ont gagné depuis 1979 -notamment l’éradication de l’analphabétisme -, ni sur les progrès faits dans le domaine de la lutte contre la pauvreté ou de l’accès à l’eau et à l’électricité -concentrons-nous sur le système présidentiel. L’Iran est le seul pays de la région (à l’exception du Liban et de la Palestine et, bien sûr,
d’Israël) pour lequel nous ne savons pas à l’avance qui sera élu.»(2) 
 «La participation a été massive en Iran, comme le remarque Reuters le 11 juin au soir. Tous les observateurs l’ont noté, la campagne électorale présidentielle a été très animée, Les débats télévisés entre les principaux candidats ont passionné les téléspectateurs. (Le second débat, entre Mahmoud Ahmadinejad et son principal concurrent, Hussein Moussavi, début juin, a été suivi par plus de 40 millions de téléspectateurs. Comme le rapporte le correspondant à Téhéran du Los Angeles Times, Borzou Daragahi, le
4 juin, "Iranian president, rival spar in debate" : Ahmadinejad a décrit Moussavi comme appartenant à une cabale qui comprend Hashemi Rafsandjani, un influent ayatollah et un ancien président, et il a affirmé que Moussavi cherchait à le défaire pour garantir des intérêts privés.»(2)  
 Concernant le nucléaire, Rasool Nafisi, sur le site de Radio FreeEurope, «In Iran, The Election Is Being Televised» (12 juin) écrit : «Malgré certains échanges très vifs durant les débats, les candidats ont été attentifs à ne pas franchir les ´´lignes rouges´´ du régime. Tous les candidats ont soutenu le programme d’enrichissement d’uranium et aucun n’a utilisé l’argument que poursuivre cette politique malgré les résolutions de l’ONU et la politique de sanctions internationales ébranlait les fondements de l’économie et de la société.. (...) Pour la droite américaine et israélienne, comme le rappelle Helana Cobban Ahmadinejad est le meilleur candidat ! Par ailleurs, un important dirigeant démocrate américain vient d’affirmer, dans un entretien avec le Financial Times du 10 juin, ("US senator opens Irans nuclear debate" par Daniel Dombey), que l’Iran avait le droit d’enrichir son uranium et que l’argument en sens contraire avancé par l’administration Bush était "ridiculous".»(2)   
 Si le nucléaire iranien devait se poursuivre quel que soit le président élu, Ahmadinejad ou Moussavi, pourquoi alors cet acharnement des pays occidentaux à vouloir déstabiliser l’Iran quand bien même et selon toute vraisemblance les élections n’ont pas été honnêtes et propres. Combien de fois l’Occident a fermé les yeux pour les élections des potentats africains (le président nigérien s’est intronisé à vie et El-Gueddafi est toujours là depuis quarante ans sans que cela n’émeuve les chantres des droits de l’homme pourvu qu’il laisse les multinationales piller le pays.
L’explication de cet acharnement est peut-être à trouver dans le langage d’Ahmadinejad vis-à-vis de la Shoah, de la nécessité d’en débattre mais aussi de sa conviction qu’il faut abattre le sionisme pour arriver à un Etat laïc où les juifs et les musulmans vivraient ensemble dans la Palestine originelle comme le font les juifs d’Iran à l’ombre des lois de la République islamique. 
 Selon Paul Joseph Watson, au début de son discours devant le Council of Foreign Relations, prononcé le 15 juillet 2009, la secrétaire d’Etat US, Hillary Clinton n’a fait que confirmer tout haut et publiquement ce qu’un grand nombre d’opposants à la domination mondiale des élites dénoncent depuis des années, tout en étant accusés de «théorie de la conspiration», à savoir la mainmise du CFR sur la politique des Administrations US successives. Je suis ravie d’être ici dans ce nouveau QG. (...) «Nous recevons beaucoup de conseils du Council, donc cela veut dire que je n’aurai pas à aller loin pour qu’on me dise ce que nous devons faire et comment nous devons envisager le futur (...)...La question ce n’est pas si notre nation peut ou doit diriger, mais comment elle doit diriger le XXIe siècle. (...) Nous avons besoin d’un nouvel état d’esprit pour savoir comment l’Amérique utilisera sa puissance pour protéger notre nation, étendre une prospérité partagée, et aider d’autres peuples dans plus d’endroits afin qu’ils puissent réaliser leur potentiel, un don de Dieu.»(3) 
 On l’aura compris, l’objectif c’est de saper la souveraineté nationale des nations par une ingérence directe reconnue voulue et admise publiquement comme étant «la politique étrangère américaine» pour le XXIe siècle. La «technique», s’adresser directement aux différentes composantes de la société civile, les soutenir par des financements via des échanges culturels, inter-entreprises, partenariats public, privé, des contacts et financements directs avec des ONG, des aides au développement technologique, bref, un programme américain, qui existe déjà comme l’ont démontré les révolutions colorées, et plus récemment les révolutions Twitter (Macédoine, Iran), mais qui, jusqu’à présent, se matérialisait discrètement, voire clandestinement. Avec Hillary Clinton et l’administration Obama tout est fait au grand jour, sans complexe. L’interférence américaine dans les affaires intérieures des autres pays pour en détruire la souveraineté nationale, est devenue la priorité des priorités, reflétant totalement la soumission au programme du CFR/ Bilderberg et Cie. La gouvernance mondiale sous contrôle américain se révèle au grand jour, les adeptes de la «théorie de la conspiration» peuvent prendre leur retraite.(3)  
 S’agissant des pays arabes, là aussi pas d’équivoque : «...Et nous savons que le progrès vers la paix ne peut être la responsabilité des US - ou d’Israël - seuls.

Mettre fin au conflit nécessite une action de toutes les parties. Les Palestiniens ont la responsabilité d’améliorer et d’étendre les actions positives prises en matière de sécurité, d’agir avec force contre toute incitation, et d’éviter toute action qui diminuerait les chances de négociations sérieuses». «...Et les Etats arabes ont une responsabilité pour prendre des mesures pour améliorer les relations avec Israël, et pour préparer leurs opinions publiques à adopter la paix et accepter Israël dans la région. La proposition saoudienne, soutenue par plus de 20 nations, était un pas positif. Mais nous croyons qu’on a besoin de plus que cela. Donc, nous demandons à ceux qui ont accepté cette proposition de faire des pas significatifs maintenant. Anouar el Sadate et le roi Hussein ont franchi des étapes importantes, et leurs courage et vision ont mobilisé des éléments pour la paix en Israël, et ont pavé le chemin pour des accords durables.»(3) 
   Pour en revenir à l’Iran, depuis son installation, l’Administration Obama n’a pas cessé de marteler sa volonté de commencer des discussions directes avec l’Iran.

Or, à ce jour, aucun contact sérieux n’a été pris publiquement ou clandestinement. Les seules actions clandestines américaines en territoire iranien sont celles menées par la CIA via les groupes terroristes du MEK, Jundallah et Kurdes iraniens, ainsi que via des ONG majoritairement situées hors d’Iran mais ayant des contacts à l’intérieur et soutenant des activistes iraniens des droits de l’homme, des femmes etc. En fixant un ultimatum alors même qu’aucune démarche sérieuse de négociation n’est entamée, l’Administration Obama, Clinton en tête, ne cherche qu’une chose
: affirmer sur la place publique : nous avons tenté de négocier mais cela n’a pas marché alors passons aux sanctions voire à une attaque militaire.
Nous sommes avertis : rien de nouveau sous le soleil !

Chems Eddine CHITOUR 
 1.Delphine Minoui, Clotilde Reiss, une passionnée d’Iran Le Figaro
 2.Alain Gresh : L’Iran tel que nous ne le connaissons-pas Le Monde Diplomatique 13 juin 2009
 3.Paul Joseph Watson-Discours d’Hillary Clinton : site www.prisonplanet.com

 
Pr Chems Eddine CHITOUR 
 Ecole Polytechnique Alger

 10/08/2009

http://www.alterinfo.net/L-IRAN-REGLE-SES-COMPTES-AVEC-L-OCCIDENT-Un-proces-pour-l-exemple_a35702.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

24/08/2009

n°284 - dossiers de l'Afghanistan - 21-04 – Début - : Inutile élection : Le peuple afghan pris au piège.

n°284 - dossiers de l'Afghanistan - 21-04 – Début - : Inutile élection : Le peuple afghan pris au piège.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan                                        n°284 du 21-04

                                 C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

1 Dossier & Point de vue

1-1 Le dialogue avec les résistants souhaité par l’Occident reste un vœu pieux.

1-2 La grande désillusion des Afghans.

1-3 Opposition populaire grandissante à la guerre en Afghanistan en Europe et aux Usa.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 L’Afghanistan - un problème commun russo-américain

2-2 Sami El Haj fonde la Guantánamo Justice Centre.

Suite

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Inutile élection : Le peuple afghan pris au piège.

3-2 Jean Dorna : Sur la théorie du "choc des civilisations".

4 Annexe

4-1 « Nous avons utilisé Ben Laden jusqu’au 11-Septembre »

4-2 Le peuple Américain vivra toujours avec des menaces terroristes”. 

4-3  Etats-Unis : le triomphe du complexe militaro-industriel.

Fin

4-4 Julien Teil : Les ONG, instruments des gouvernements et des transnationales ?

4-5 Les médias, une arme de destruction massive.

4-6 Vincent Jauvert : Comment la France écoute le monde.



1 Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

1-1 Le dialogue avec les résistants souhaité par l’Occident reste un vœu pieux.

Les résistants n'ont aucune confiance dans le gouvernement et n'ont aucune raison de mettre fin aux combats, préviennent les analystes.
De plus en plus évoqué par un Occident qui redoute un sanglant enlisement de ses troupes en Afghanistan, le dialogue avec les résistants reste un vœu pieux.

Hamid Karzaï a fait de l'ouverture de négociations avec les résistants l'une des promesses phares de sa campagne présidentielle. Et les dirigeants occidentaux, qui n'ont jamais autant perdu de soldats en Afghanistan depuis leur arrivée pour chasser les résistants du pouvoir à la fin 2001, soutiennent l'idée d'un dialogue avec les résistants « modérés ».
Mais les observateurs peinent à voir le début d'une possibilité de dialogue avec les résistants, qui multiplient les attaques contre le gouvernement de Kaboul et ses alliés internationaux.

M. Karzai les a lui-même appelés plusieurs fois ces dernières années à déposer les armes et négocier, en vain. Le président afghan a récemment relancé cette idée en proposant la médiation du roi Abdallah d'Arabie saoudite. Mais M. Karzai, favori de l'élection du 20 août, « est faible et entouré de chefs de guerre et d'autres personnalités qui n'aiment pas les résistants, et que les résistants n'aiment pas », explique à l'AFP l'universitaire afghan Wadir Safi, en doutant que M. Karzai soit l'homme de la situation.
Pour sa réélection, le président afghan a choisi pour colistiers et potentiels vice-présidents deux anciens chefs de guerre ayant combattu les résistants dans les années 1990, Mohammad Qasim Fahim et Karim Khalili. Il est également allié au chef de guerre ouzbek Abdul Rashid Dostom, accusé d'avoir tué des milliers de combattants résistants, y compris en massacrant ceux qui s'étaient rendus après l'invasion américaine de la fin 2001.
Reconstitués notamment à partir des zones tribales pakistanaises, de l'autre côté de la poreuse frontière, les résistants ont redoublé leurs attaques ces dernières années.

Les affrontements ont au total tué plus de 2 000 civils en 2008 selon l'ONU. Ceux que beaucoup d'Occidentaux jugeaient finis après 2001 ont aujourd'hui une influence plus ou moins forte sur plus de la moitié du pays, selon les observateurs.
Une situation qui ne place guère le gouvernement en position de force pour négocier, soulignent les analystes. Or « s'il n'y a pas de négociations, la rébellion peut continuer pendant des décennies », souligne M. Safi.

Mais « les résistants n'ont pas confiance dans le gouvernement », note lui aussi l'analyste Waheed Mujda, qui fut fonctionnaire sous leur régime (1996-2001), et « les informations non confirmées annonçant un début de négociation n'ont été qu'une tentative de Karzai de semer le trouble dans leurs rangs ». Selon M. Mujda, toute réconciliation prendra au moins cinq ans. Encore faut-il que les résistants, qui continuent à opérer normalement depuis le Pakistan, soient poussés à négocier par une pression militaire, souligne un autre analyste, Haroun Mir.
Les résistants n'ont jusqu'ici pas dévié de la ligne qu'ils défendent depuis 2001 : pas de négociation sans départ préalable des quelque 100 000 soldats étrangers déployés dans le pays pour soutenir le gouvernement. « Nous ne parlerons jamais au gouvernement de marionnettes de Karzai », a déclaré à l'AFP l'un de leurs porte-parole, Yousuf Ahmadi, en démentant toutes divergences internes à ce sujet. « Le concept de résistant modéré n'est qu'une invention des envahisseurs étrangers », a-t-il souligné.

Les responsables occidentaux n'en restent pas moins convaincus du contraire. « La rébellion est résistante et sait s'adapter.

Mais elle a également des faiblesses. C'est une coalition d'intérêts larges, mais superficielle », estime un diplomate britannique.

http://www.lorientlejour.com/article/627682/Le_dialogue_a...


1-2 La grande désillusion des Afghans..

Le processus politique qui n'a pas amené la paix et la prospérité espérée est considéré de plus en plus en Afghanistan comme imposé de l'étranger.

La campagne électorale afghane est terminée mais une large ombre plane sur ce deuxième scrutin présidentiel qui se déroule, huit ans après l'arrivée des troupes étrangères, dans un environnement sécuritaire de plus en plus dégradé. L'explosion samedi 15 août  dans la zone les plus protégées de Kaboul, capitale déjà en état de siège, et une nouvelle attaque meurtriere mardi 18 août sont venus rappeler que les résistants peuvent agir quasiment quand et où ils veulent.

Les résistants qui contrôlent plus ou moins les campagnes du sud et sud-est de l'Afghanistan dénoncent comme une «farce américaine» et des doutes sérieux pèsent sur la capacité à voter des habitants de ces zones, pashtouns dans leur immense majorité.

La défection d'un grand nombre de pashtouns menacerait les chances de succès du candidat pashtoun et président sortant Hamid Karzai et la légitimité de l'élection.

Les pashtouns qui historiquement s'attribuent un droit divin à gouverner l'Afghanistan risqueraient alors de réagir très violemment.

Certains craignent que pour éviter ce piège, un recours frauduleux aux bourrages des urnes soit utilisé et ce dans un environnement où compte tenu de l'insécurité les observateurs internationaux seront peu nombreux et ne se déplaceront pas au delà des centres urbains.

La grande désillusion des Afghans vis à vis d'un processus politique qu'ils considèrent imposé par l'étranger et qui ne leur a pas amené la paix et le développement promis, risque aussi de faire baisser significativement la participation.

Alors que plus de 70% des votants avaient pris part au premier scrutin présidentiel de 2004, la participation aux élections législatives de 2005 était déjà tombée à 55%, beaucoup d'électeurs potentiels expliquant qu'ils avaient compris que leur vote ne changeait rien.

A tort ou à raison mais en Afghanistan la perception est tout aussi importante que les faits, les électeurs ont le sentiment que la communauté internationale soutient le président sortant et donc que celui-ci sera élu. Or les alliances du président Karzai avec tous les ex chefs de guerre aux mains couvertes de sang que la population honni ne sont pas faites pour encourager les électeurs à prendre des risques pour s'exprimer. Le retour dimanche 16 août à Kaboul, du chef ouzbek Abdul Rashid Dostom n'est que la dernière illustration en date des compromis du président Karzai pour assurer sa réélection. Les multiples promesses qu'il a faite à tort et à travers en échange de soutien sont en contradiction directe avec la nouvelle stratégie américaine qui prône la bonne gouvernance et le règne de la loi et du mérite comme moyen de gagner la population à la cause gouvernementale.

Vraies ou fausses, beaucoup sont déjà avérées, les accusations de fraudes risquent de peser lourd sur l'après scrutin. En déclarant lundi 17 août devant une foule en délire à Kaboul qu'il gagnerait l'élection «s'ils ne volent pas vos votes», le Dr Abdullah, ancien ministre des affaires étrangères, ancien porte-parole de l'Alliance du Nord de feu Ahmed Shah Massoud et principal concurrent du président Karzai ne fait que mettre de l'huile sur le feu. Le premier scrutin présidentiel avait déjà souligné le caractère ethnique du vote et il est clair que de la même façon que le président Karzai représente les pashtouns, le Dr Abdallah représente les tadjiks. Si l'une des ethnies se sentait flouée l'Afghanistan pourrait vite retourner à ses vieux démons. Surtout si un deuxième tour devait avoir lieu. Compte tenu du Ramadan celui-ci ne pourrait se dérouler que dans environ huit semaines ouvrant ainsi un dangereux vide politique que les opposants de tous bords pourraient exploiter à leur profit.

Dans cet environnement à hauts risques, la marge de manœuvre de la communauté internationale est étroite. Quoi qu'il arrive elle sera tenue responsable par les Afghans.

Les efforts militaires déployés à un coût humain très élevé sont loin de répondre aux besoins et les interrogations se multiplient sur la possibilité ou non de gagner cette guerre.

La communauté internationale et les Etats-Unis en particulier ont besoin d'un scrutin réussi pour montrer que l'Afghanistan va dans la bonne direction et convaincre les opinions publiques que cette guerre est légitime.

Le scrutin ne sera pas toutefois suffisant pour remettre le pays sur les rails et il pourrait au contraire achever de convaincre les Afghans de l'inanité d'un processus politique qu'ils ne ressentent pas comme leur.

http://www.slate.fr/story/9303/la-grande-desillusion-des-afghans


1-3 Opposition populaire grandissante à la guerre en Afghanistan en Europe et aux Usa.

Une série de sondages d’opinion récents ont montré une opposition populaire grandissante à la guerre menée en Afghanistan par les Etats-Unis et l’OTAN

Un sondage récent en Allemagne a fait état de 85 pour cent d’opposition aux troupes allemandes en Afghanistan.

Le dernier sondage effectué en France a montré que 55 pour cent étaient contre la guerre et en faveur d’un retrait immédiat des soldats français.

En Grande-Bretagne, selon le dernier sondage ComRes, plus de la moitié des gens (52 pour cent) réclament un retrait immédiat des troupes tandis que 64 pour cent disent que les forces britanniques devraient se retirer « le plus rapidement possible. »

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Kim Howells, avait dernièrement mis en garde que le vent était en train de tourner définitivement contre la guerre. « Je pense que le public n’en veut plus, » avait-il dit à la BBC.

De la même façon, le secrétaire américain à la Defense, Robert Gates, avait dit le mois dernier lors d’une interview : « Après l’expérience irakienne, personne n’est prêt à supporter une longue corvée sans voir des progrès visibles. Les soldats sont fatigués et le peuple américain est plutôt fatigué. »

Le sentiment populaire anti-guerre ne trouve toutefois pas d’expression dans la politique des gouvernements ou, en la matière, des partis d’opposition au sein de l’establishment politique bourgeois.

Les gouvernements américain et européens montrent clairement que leur intervention militaire dans ce pays ravagé par la guerre est à durée indéterminée. Dans le cadre de la politique officielle et des médias, ils sont critiqués par leurs adversaires politiques pour ne pas mener la guerre avec suffisamment de rigidité.

Lors d’une visite surprise en Afghanistan quelques jours à peine après son investiture au poste de nouveau secrétaire général de l’OTAN, l’ancien premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, était apparu aux côtés du président afghan méprisé, Hamid Karzaï, en déclarant, « Nous resterons en soutien aussi longtemps qu’il faudra pour terminer notre travail... » Les propos de Rasmussen suivaient les remarques faites le mois dernier par le secrétaire à la Defense Gates selon lesquelles la victoire en Afghanistan était une « perspective à long terme. »

L’insensibilité de la politique officielle à la volonté de la population concernant la guerre est l’expression d’un déclin terminal de la démocratie bourgeoise. La grande masse de la population est officiellement aliénée.

La guerre en Afghanistan a déjà duré deux ans de plus que la guerre menée par les Etats-Unis contre l’Irak, et elle se révèle être de plus en plus ouvertement une tentative minable et brutale de la part des principales puissances dans le but de prendre le contrôle d’un pays situé stratégiquement en Asie centrale riche en pétrole.

Lancée en 2001 après les attaques aux avions suicides du 11 septembre aux Etats-Unis, l’opération en Afghanistan avait initialement servi de justification aux représailles menées contre Oussama ben Laden et al-Qaïda tenus pour responsables des attaques terroristes de New York et de Washington. Le renversement du régime résistant fut visé au motif d’avoir repoussé un ultimatum américain d’extrader vers les Etats-Unis Ben Laden et ses lieutenants.

En fait, l’invasion menée par les Etats-Unis avait été la concrétisation de projets existant déjà pour l’établissement de l’hégémonie américaine en Afghanistan et pour laquelle le 11 septembre fut un prétexte pratique. La guerre actuelle est l’apogée de machinations remontant au moins 30 ans en arrière, à commencer par le financement de moudjahiddins antisoviétiques par la CIA et dont ben Laden faisait partie.

Washington et ses alliés de l’OTAN ont depuis longtemps cessé de justifier la guerre avec la chasse de Ben Laden. On le mentionne rarement, tout comme al-Qaïda. Au lieu de cela, l’ennemi polyvalent est le résistant, et le nom sert de fourre-tout pour tous ceux qui en Afghanistan et au Pakistan résistent à l’intervention étrangère.

Le gouvernement Obama a, de plus, abandonné directement l’affirmation faite à l’époque de Bush comme quoi la guerre était une croisade pour la démocratie en Afghanistan. Une semaine à peine après la prise de fonction d’Obama, Gates avait cyniquement dit devant un comité du Sénat que les Etats-Unis ne s’étaient pas fixé comme objectif d’établir dans le pays occupé une sorte de « Valhalla en Asie centrale »

Enfin, le régime fantoche de Kaboul est présidé par un président dont le nom est devenu un synonyme de clientélisme, de népotisme et de corruption.

Un autre argument avancé par les defenseurs gauchistes de la guerre, tels les Verts allemands, était la nécessité de libérer les femmes afghanes de la tyrannie des résistants. Le fait est, cependant, que la situation des femmes afghanes a empiré sous l’occupation.

Dans une déclaration publiée en mai, l’Association révolutionnaire des Femmes en Afghanistan (RAWA) disait, « La soi-disant “nouvelle” stratégie du gouvernement Obama » n’a apporté que « davantage de meurtres gratuits et d’oppression toujours plus horrifiante », en « s’avérant être bien plus belliqueuse que le gouvernement Bush ».

Après avoir mis de côté les prétextes juridiques et idéologiques utilisés pour démarrer la guerre, il ne reste rien d’autre au gouvernement Obama que d’exploiter les sentiments de peur, l’affirmation que, faute de débarrasser l’Afghanistan et le Pakistan de terroristes, ces régions serviront de bases pour de nouvelles attaques sur le sol américain. En réalité bien sûr, les crimes perpétrés par les Etats-Unis et l’OTAN contre le peuple afghan et pakistanais ne font qu’accroître la probabilité de représailles contre les Américains et les Européens.

Ce qui reste, c’est la réalité d’une guerre de style colonial pour réprimer la résistance populaire contre la domination impérialiste et la pauvreté et la tyrannie qui l’accompagne.

Alors que l’establishment politique exclut toute expression de sentiment populaire anti-guerre, il est renforcé par la décision des groupes gauchistes petits-bourgeois et les publications qui organisent les manifestations anti-guerre contre Bush de mettre fin à leurs activités anti-guerre sous Obama.

C’est un fait que malgré qu’Obama maintienne 140 000 troupes américaines en Irak en projetant d’y garder des dizaines de milliers indéfiniment, et qu’il simplifie la violence militaire américaine en Afghanistan en l’étendant au Pakistan, et qu’en dépit de l’opposition populaire de masse aux guerres aux Etats-Unis et en Europe, il n’existe littéralement aucune expression organisée de sentiment anti-guerre. La couche sociopolitique qui pendant longtemps avait orchestré la politique contestataire de la classe moyenne a profité de l’élection d’Obama pour parachever son passage dans le camp de l’impérialisme américain. Elle soutient tacitement ou, dans certains cas, ouvertement les guerres d’agression d’Obama.

Pour tous ceux qui sont sincèrement opposés à la guerre et qui veulent mettre fin à la guerre impérialiste, il en reste à tirer des leçons politiques essentielles. En février 2003, des millions de personnes étaient descendues dans les rues dans le monde entier pour s’opposer à l’invasion américaine imminente en Irak. Il s’agissait de la plus importante manifestation internationale anti-guerre.

Cette opposition de masse avait pourtant été dirigée par les dirigeants des manifestations vers divers partis bourgeois prétendant être opposés à la guerre ou disposant en leur sein de factions « anti-guerre ». Aux Etats-Unis, l’opposition de masse à la guerre fut déviée vers des campagnes destinées à l’élection de démocrates au Congrès ou à la Maison-Blanche.

En Europe, les organisations pacifistes, les groupements gauchistes, le mouvement Attac et le Parti du socialisme démocratique (Partei des Demokratischen Sozialismus, PDS, prédécesseur du Parti de la Gauche) en Allemagne a cherché à encourager des illusions identiques dans les partis sociaux-démocrates et les Verts qui, en Allemagne et dans d’autres pays européens, avaient émis des réserves sur la guerre en Irak.

Le mouvement anti-guerre échoua en raison de sa subordination politique aux partis et aux politiciens capitalistes. Ceux qui l’avaient conduit ont depuis en grande partie rejoint le camp de la guerre impérialiste.

Quelles conclusions doit-on en tirer ? Premièrement : la désertion des groupes opportunistes de la classe moyenne signifie que la classe ouvrière émergera plus directement et plus ouvertement comme la force sociale dirigeante contre la guerre impérialiste. Deuxièmement : La lutte contre la guerre ne peut être développée que sur la base de la mobilisation indépendante de la classe ouvrière contre toutes les factions de l’élite dirigeante et du système capitaliste lui-même qui est à l’origine de la guerre. Le lien entre la lutte contre la guerre et la lutte contre le capitalisme deviendra de plus en plus évident au fur et à mesure que la classe ouvrière entrera en lutte contre l’impact de la crise économique la plus profonde depuis la grande dépression.

World Socialist Web Site

8 août 2009 –

 Vous pouvez consulter cet article à : http://www.wsws.org/francais/News/2...

16 août

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7113 



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 L’Afghanistan - un problème commun russo-américain.

Salut à toutes et à tous,

À propos de la guerre d'Afghanistan, voici les liens vers les deux articles les plus importants du moment :

1 — 29/ 06/ 2009 : L’Afghanistan - un problème commun russo-américain : http://mai68.debithost.net/spip/spip.php?article305

Extrait : « Les Etats-Unis ont déjà conclu des accords sur le transit du fret non militaire avec la Russie, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan.

Depuis mars dernier, pour acheminer ces cargaisons par le rail jusqu’en Afghanistan, ils utilisent l’itinéraire du Nord, passant par la Lettonie, la Russie, le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. Autant dire que Moscou aide réellement Washington à régler le ‘problème’ afghan. »

2 — 07/ 07/ 2009 : Afghanistan - accord sur le transit militaire américain par la Russie : http://mai68.debithost.net/spip/spip.php?article306

Extrait : « Au terme de négociations russo-américaines au sommet, un accord sur le transit de fret militaire et de soldats américains vers l’Afghanistan via la Russie a été conclu lundi. »

Commentaires de do :

Depuis le 8 aout 2008, jour de paix s'il en fut puisque jour d'ouverture des jeux olympiques, la Géorgie a entamé en traitre (jeux olympique = guerre interdite) une guerre contre la Russie en Ossétie du sud avec l'aide de conseillers militaires israéliens (donc américains) et d'armement ukrainien (donc américain).

Depuis cette date, les Russes interdisaient aux Américains que la logistique nécessaire à leur guerre contre l'Afghanistan passe par les territoires encore contrôlés par la Russie.

Le cordon ombilical qui nourissait les armées de l'OTAN était rompu par le nord. Il ne restait plus aux Américains qu'à en établir un autre par le sud.

Mais le sud, cela signifiait passer par le Pakistan, passer par les zones de hautes montagnes totalement contrôlées par les alliés de la résistance afghane.

Cela impliquait de faire passer tout le matos de guerre (la bouffe, les vêtements, les armes, les putes, les munitions, les véhicules de guerres, etc.) dans des camions par la Khyber pass en pleines "zones tribales".

C'est pourquoi des centaines de camions de l'OTAN brûlaient sans arrêt.

C'est pourquoi la guerre s'est étendue au Pakistan.

C'est pourquoi il y a eu tous ces attaques terroristes commandités par les Américains au Pakistan (hôtel Marriott d'Islamabad, par exemple), et attribués aux "Résistants" venus des "zones tribales", afin de justifier la guerre contre les "zones tribales". Bref, les Américains avaient dors et déjà perdu la partie.

Mais avec les accords américano-russes, la partie peut se retourner en faveur des Américains. Aussi je pose la question suivante :

LES RUSSES SONT-ILS DEVENUS FOUS ?

J'aimerais une réponse sérieuse.

Car si les Afghans ont pu virer les Russes, c'est grâce à l'aide américaine. Notamment les trop fameux missiles stinger. Comment la résistance afghane va-t-elle gagner, si elle a tout le monde contre elle ?

Pourtant, on aurait pu croire que les Russes aimeraient se venger des Américains en Afghanistan.

Pourtant, on aurait pu croire que l'alliance Russie - Chine - Iran était définitivement scellée contre l'impérialisme américain depuis que la Russie et la Chine avaient soutenu Ahmadinedjad contre la récente tentative américaine de révolution colorée en Iran.

C'est à cause de la trahison de Mao en 1971-72 que l'URSS a été vaincue au point de disparaître.

Les USA avaient en effet réussi à profiter de la division de la zone "communiste" en deux camps ennemis en s'alliant avec le camp le moins dangereux, la Chine "communiste", pour détruire l'autre, l'URSS. Mao vieillissant n'avait pas su voir que son ennemi principal n'était pas l'URSS mais l'impérialisme américain ; il avait par conséquent accepté l'alliance proposée par Nixon.

Depuis le 8 aout 2008, il est visible que la Chine est la première puissance mondiale : http://mai68.debithost.net/spip/spip.php?article107

Extrait : « Si la crise est essentiellement un spectacle mis en scène par les capitalistes afin de justifier aujourd’hui toutes les saloperies qu’ils nous faisaient déjà avant, mais qu’on commençait à ne plus supporter, elle est aussi le grincement de dents provoqué par le changement de leadership mondial ; les USA ne pouvant faire autrement que passer le relais à la Chine, puisque c’est à elle qu’il faudra rembourser l’essentiel des subprimes américaines, et puisque, ironie du sort, la Chine "communiste" est en train d’acheter le capitalisme US ; par exemple, il y a environ un an, la Chine a racheté 10% de Blackstone, l’un des principaux fonds de pension américain. »

La Chine est donc aujourd'hui la première puissance mondiale. Ce qui déplaît fortement à l'impérialisme américain (et peut-être aussi à la Russie, ce qui expliquerait peut-être que la Russie ait accepté cette alliance incongrue avec l'impérialisme américain)

L'histoire ne servirait donc à rien puisque personne n'en tire les leçons ?

À la place de la Chine "communiste", je ferais très attention.

Surtout que les Américains cherchent très visiblement à la détruire en procédant comme pour la Yougoslavie : en provoquant ou en soutenant des indépendantismes (Tibet et Ouigoure).

Le même procédé avait été utilisé contre les restes de l'URSS lors de son effondrement. Il reste à espérer que les Chinois aient compris la leçon et financent divers indépendantisme aux USA, par exemple au Texas ou en Californie espagnole, etc. histoire de faire en sorte que le destructeur soit lui-même détruit !

Voilà, pour se justifier, les dirigeants russes prétendent que les islamistes seraient dangereux pour la Russie elle-même s'ils revenaient au pouvoir en Afghanistan. Mais si les Russes les aidaient dans leur guerre contre l'envahisseur américain, les résistants afghans leur en seraient éternellement reconnaissants et ne seraient en aucun cas un danger pour les Russes. Et ce serait ensuite aux Afghans eux-mêmes de se libérer de leur obscurantisme religieux. De toute façon, ce genre de libération ne vient jamais par la force depuis l'extérieur.

Faire circuler ce message auprès des Russes.

Car Il faut à tout prix que les Russes comprennent que l'impérialisme américain est toujours leur ennemi. C'est depuis le "Grand" jeu", comme disait Kipling, c'est donc depuis le 19° siècle, que les Anglo-saxons font la guerre à la Russie en Afghanistan (les Américains ont pris le relais des Anglais). Et cela continue en fait aussi aujourd'hui, car cette guerre des Anglo-saxons contre les Russes est indépendante du fait que la Russie soit ou non "communiste" puisqu'elle a commencé avant le "communisme" russe et s'est prolongée après lui en favorisant les indépendantismes de régions qui étaient auparavant dans la sphère russe, comme l'Ukraine par exemple. Et cela continuera tant qu'existera l'impérialisme anglo-saxon ! même s'il y a de ci de là quelques pauses stratégiques à cette guerre. Les Russes ne le comprennent-ils pas ? sont-ils paumés à ce point ?

Les Russes doivent rompre le plus vite possible ces accords militaires avec les Américains contre les Afghans !

Ce n'est pas contre la Chine ni contre les Afghans que les Russes doivent se venger, mais contre les Américains !

Car ce sont les Américains qui ont manipulé Mao pour qu'il s'allie aux USA contre l'URSS !

Car ce sont les Américains qui ont aidé (ou même manipulé) les Afghans pourqu'ils virent l'URSS !

Les Russes ne doivent pas se laisser tromper par Obama : les USA ont mis un masque noir sur l'impérialisme américain pour le déguiser, pour le camoufler, en faisant oublier que la grrrrande Amérique fut contruite par l'esclavage des Noirs dans un pays qui fut volé aux Indiens en exterminant ceux-ci à 99,99% !

On nous avait pourtant prévenu : « On vous fera aimer l'Amérique ! »

Lors de son investiture, Obama a fait un discours de guerre :

http://mai68.debithost.net/ag/1555.htm

Obama est un Blanc ! : http://mai68.org/ag/1480.htm

Party of the Italian Communists

http://www.solidnet.org 


2-2 Sami El Haj fonde la Guantánamo Justice Centre.
Nous avons eu le privilège de rencontrer, le 29 juillet 2009, Sami al-Haj, ce journaliste et cameraman d’Al Jazeera emprisonné durant plus de 6 ans à Guantánamo, qui était de passage à Genève.

Il a annoncé, à cette occasion, la création de l’Organisation humanitaire « Centre Guantánamo pour la justice », (Guantánamo Justice Centre) qu’il préside, et dont le siège sera basé à Londres, comme il le dira dans la conférence de presse qu’il tiendra le 30 juillet dans cette capitale. Cette ONG sera dirigée par l’ancien détenu britannique Moazzam Begg en qualité de Secrétaire général et aura une représentation à Genève et à Paris.
Pourquoi cette nouvelle ONG ?
Le « Centre Guantánamo pour la justice », a pour objectif d’obtenir la fermeture de Guantánamo, la libération de tous les prisonniers qui y sont encore détenus, et la reconnaissance de leur innocence et des abus que l’administration des États-Unis leur a fait subir.

Elle a également pour objectif d’obtenir réparation pour les dommages financiers et moraux subis par les anciens détenus et de leur apporter un soutien psychologique.
Parallèlement, cette ONG se prépare à lancer, avec d’anciens détenus de Guantánamo,, une « action légale conjointe » (joint legal action) contre l’ancien président George W. Bush et d’autres membres de son administration pour les détentions illégales et les tortures subies.
À ce sujet, Sami El Haj [1] précise : « Le but de notre organisation est d’ouvrir une action en justice contre l’administration Bush. Nous sommes en train de collecter des informations, notamment des attestations médicales, auprès de tous ceux qui en détiennent. Cela prend du temps. »
Mais dans l’immédiat, il y a selon Sami El Haj la nécessité d’apporter une aide matérielle et un soutien moral à toutes ces victimes laissées sans solutions, qui ont cru en janvier aux promesses d’Obama et ont pensé que leur sort s’améliorerait :
« Obama avait promis de supprimer les commissions militaires, mais il a battu en retraite en disant que les commissions militaires seraient maintenus avec quelques changements. Il avait promis de rendre publiques les photos des sévices exercés sur les prisonniers des deux guerres en cours, en Irak et en Afghanistan, mais il s’est ravisé en disant que cela porterait préjudice à l’image des États-Unis. Il avait dit qu’il traduirait en justice ceux qui s’étaient rendus coupables de tortures, mais là aussi il a reculé.
Et nous avons maintenant la preuve que les tortures n’ont jamais cessé à Guantánamo (projections contre des murs privations de sommeil et de nourriture, waterboarding et autres techniques dites « d’interrogatoire poussé », nda).
Obama n’a pas tenu ses promesses. Nous aurions besoin qu’il tienne au moins celle de fermer Guantanamo. Nous croyons qu’il le fera. Mais la question n’est pas seulement celle de la fermeture. Le problème le plus difficile est devant nous.
Il y avait environ 256 prisonniers à Guantánamo quand Obama est arrivé au pouvoir. Aujourd’hui, plus de six mois après sa promesse de fermer cette prison dans un délai d’une année, elle héberge encore 229 détenus. C’est-à-dire qu’en six mois, seuls 27 détenus ont été libérés. Ce faible nombre de détenus libérés nous effraie.
L’administration US va-t-elle libérer les 229 détenus qui se trouvent encore à Guantánamo ? J’en doute. Parce que nous avons des informations fiables, de gens qui vivent sur place, selon lesquelles les États-Unis sont en train de construire un camp de prisonniers à Bagram, en Afghanistan. Et ce camp serait destiné à y enfermer des prisonniers transférés de Guantánamo.
Cela indique que le problème ne sera pas résolu par la simple fermeture de Guantánamo ; il ne sera résolu que quand les détenus libérés auront recouvré leur entière liberté. Et c’est dans ce but, pour aider ces détenus, que notre organisation dénommée « Centre Guantánamo pour la justice », (Guantánamo Justice Centre) va travailler.
L’administration Obama affirme : "personne ne coopère avec nous, personne ne nous aide à fermer Guantánamo".

Je ne pense pas que cela corresponde aux faits. Cela dit, la libération des prisonniers implique qu’ils puissent obtenir une aide à leur sortie. Par exemple, sur les 229 détenus encore à Guantánamo, beaucoup sont Yéménites, et jusqu’ici le Yémen n’a pas réglé les choses avec les États-Unis pour accueillir ses ressortissants.
Pour les quelque 500 détenus qui ont déjà été libérés, leurs souffrances ne sont de loin pas terminées une fois de retour chez eux. Ils se heurtent à des difficultés d’insertion du fait qu’ils sont étiquetés comme "terroristes", laissés sans aucun soin, alors qu’ils ont des traumatismes et ont besoin de soutien psychologique.
C’est pour toutes les raisons indiquées que nous avons créé cette organisation humanitaire, pour rappeler au monde que ces prisonniers de Guantánamo sont innocents et qu’il faut les aider, que Guantánamo était une erreur des États-Unis et qu’il leur revient de résoudre ce grave problème. »
En présence de Sami El Haj, on a peine à croire que des êtres aussi exquis aient pu être associés au « terrorisme », enfermés dans des cages, soumis à des sévices inimaginables, sous prétexte qu’ils menaçaient nos sociétés...

11 août 2009

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Silvia_Cattori.300709.htm
http://fischer02003.over-blog.com/article-34707394.html


n°284 - dossiers de l'Afghanistan - 21-04 – Suite - : Inutile élection : Le peuple afghan pris au piège.

n°284 - dossiers de l'Afghanistan - 21-04 – Suite - : Inutile élection : Le peuple afghan pris au piège.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers de l'Afghanistan                                        n°284 du 21-04

                                 C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Inutile élection : Le peuple afghan pris au piège.

3-2 Jean Dorna : Sur la théorie du "choc des civilisations".

4 Annexe

4-1 « Nous avons utilisé Ben Laden jusqu’au 11-Septembre »

4-2 Le peuple Américain vivra toujours avec des menaces terroristes”. 

4-3  Etats-Unis : le triomphe du complexe militaro-industriel.

3 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Inutile élection : Le peuple afghan pris au piège.

 « La guerre en Afghanistan ne réduit pas le risque terroriste et, loin d’améliorer la vie des Afghans, sème la mort et la désolation dans tout le pays. La Grande-Bretagne n’a rien à faire dans ce pays. » 
Joe Glenton, un jeune déserteur britannique

Ce jeudi l’Afghanistan, nous dit-on, a rendez vous avec l’histoire. Elle va élire « démocratiquement » à la magistrature suprême le candidat désigné par Les Etats-Unis, en l’occurrence l’inamovible Karzaï. Hamid Karzaï, né le 24 décembre 1957 à Kandahar. Depuis décembre 2001, il est président de la République islamique d’Afghanistan. Il fait ses études en Inde. Il fait partie d’un petit mouvement de résistance afghan pro-royaliste, et est nommé vice-ministre des Affaires étrangères lorsque les moudjahidins prennent Kaboul en 1992. Il collabore ensuite avec les talibans mais, après la prise de Kaboul en 1996, il refuse le poste de représentant des talibans à l’ONU proposé par le mollah Omar. Hamid Karzaï est repéré dans les années 1990 par Zalmay Khalilzad, un afghan naturalisé aux États-Unis à l’époque ambassadeur des États-Unis en Afghanistan. Le Département d’État décide de le promouvoir comme futur président. Le 13 juin 2002, il est élu président pour deux ans par la Loya Jirga (assemblée coutumière des chefs de clans). Le 9 octobre 2004, soutenu par les États-Unis, il remporte le scrutin. Son autorité se limite à la capitale Kaboul.

« Malgré le foisonnement de candidatures à la présidentielle (41), écrit Zafar Hilaly, la compétition devrait vraisemblablement se résumer à un duel entre le président sortant et l’ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah. (…) Voilà pourquoi le Pachtoune Hamid Karzai, issu de la plus importante communauté ethnique afghane (40 % de la population), les poches garnies de billets qu’il peut distribuer à loisir et flanqué d’une administration locale à ses ordres, est le favori incontestable.(…) Pour les Pakistanais, Hamid Karzai est une vieille connaissance. Son parti pris contre le Pakistan, d’abord contenu, s’est épanoui sous l’influence des Tadjiks de l’Alliance du Nord, qui vouent au voisin la même haine que les extrémistes hindous. Son rapprochement avec l’Inde en témoigne.(…) L’actuel chef de l’Etat afghan a forgé une alliance militaire avec l’Inde qui, selon certains, représente une menace non négligeable pour la sécurité du Pakistan. Intelligent, habile, corrompu et capable de tirer profit de toutes les situations, Hamid Karzai n’en est pas moins un dirigeant faible, un homme flexible comme un roseau, doté, pour reprendre les mots d’un président américain [Theodore Roosevelt], de “la colonne vertébrale d’un éclair au chocolat” – ce qui explique probablement pourquoi Washington l’a choisi pour en faire son représentant en Afghanistan. Le Pakistan et l’Afghanistan sont pourtant condamnés à coopérer. Le président pakistanais Asif Ali Zardari a eu, semble-t-il, raison de traiter Hamid Karzai en ami ». (1)

« Tout le monde s’accorde à penser que les Américains ne tiendront en Afghanistan guère plus de deux ou trois ans. Et, à moins qu’il ne parte avec eux, comme le président Thieu du Vietnam [en 1975], c’est l’homme que les Afghans se choisiront comme chef de l’Etat, le 20 août, qui présidera aux destinées du pays après leur départ. (…) A Washington non plus, personne ne retient son souffle : l’identité du vainqueur importe peu, car ce sont les Etats-Unis qui mèneront la barque afghane dans le futur proche ». (1)

Que devient le peuple afghan dans cette tragédie qui dure depuis plus de trente ans avec l’invasion de l’URSS ? On sait que les talibans avaient jusqu’ici appelé au boycott de ces élections, invitant les Afghans à prendre les armes contre les « envahisseurs » étrangers, les troupes internationales qui ont renversé le régime taliban fin 2001. Aujourd’hui, fortes de 100 000 hommes, les troupes de la coalition de l’Otan sont chargées avec les forces afghanes de veiller à la sécurité des élections. Les Afghans oseront-ils défier ces menaces directes pour aller soutenir des politiciens souvent discrédités ou corrompus ? Risqueront-ils leur vie pour voter pour le président Hamid Karzaï, dont la réélection semble déjà garantie de toute façon mais dont l’autorité s’affaiblit ? Un chiffre : en mars 2008, après plus de six ans de combat, selon les données de l’Afghanistan Conflict Monitor se référant au total de ceux qui ont péri dans cette guerre, il dépasse les 8000 personnes en 2007. Nous aurions un total estimé entre 20.000 et 25.000 morts entre octobre 2001 et juin 2008. (2)

Ajoutons à cela les bavures appelées pudiquement « dommages collatéraux » par drones interposés. D’ailleurs, obnubilé par la doctrine « zéro américain mort » on apprend que dans un article paru dans le Washington Post, que le Pentagone avait publié une proposition pour embaucher des « agents de sécurité », c’est-à-dire des mercenaires, pour accomplir certaines tâches pour lesquelles l’armée américaine ne dispose pas de personnel suffisant. Comme si cela ne suffisait pas, l’armée américaine réfléchit, en plus des drones qui font des ravages, au développement de robots sophistiqués pour être déployés sur les terres de conflits à la place des hommes. Pour les questions éthiques on verra plus tard… « A la prison de Bagram, écrit Mireille Delamarre, sont enfermés de nombreux détenus afghans, souvent pendant des mois voire des années, sans qu’ils puissent bénéficier de l’aide d’un avocat ou sans même savoir le motif de leur incarcération. Bagram est l’équivalent de Guantanamo en Afghanistan ». (3)

Dans la première année de guerre en Afghanistan, le coût financier de la guerre s’élèverait à $1 milliard par mois. Les États-Unis ont déjà envoyé 6000 missiles et bombes sur le sol afghan. Le coût de certains missiles s’élève à $1 million pièce. L’argent coule à flot et le peuple n’en voit pas la couleur. Une nouvelle faune détourne les ressources provenant principalement des Etats Unis. Cette nouvelle élite est en fait constituée des personnels d’agences d’aide étrangères gouvernementales ou non gouvernementales. « Cela pose une nouvelle fois, écrit Patrick Cockburn, la question de la complicité active à une guerre coloniale de ces agences et de leur personnel, dans un pays touché par une pauvreté extrême et ravagé par des années de conflits armés. Le mode de vie style "cage dorée" dévoile la vérité dans toute sa laideur concernant l’aide étrangère en Afghanistan. De vastes sommes d’argent sont gaspillées par des agences d’aide occidentales pour leur propre personnel en Afghanistan alors que l’extrême pauvreté poussent de jeunes afghans à combattre pour les Talibans. Actuellement les Talibans paient 4$ pour une attaque contre un barrage de police dans l’ouest du pays, mais les consultants étrangers à Kaboul, dont les salaires sont payés avec les budgets des aides pour l’étranger, peuvent bénéficier de salaires compris entre 250000$ et 500000$ par an.

« Les dépenses élevées pour payer, protéger et loger dans des conditions luxueuses les responsables occidentaux gérant les aides permet de comprendre pourquoi l’Afghanistan occupe la 174 ème place sur 178 sur une liste de l’ONU classant les pays selon leur richesse. En 2006, Jean Mazurelle, le directeur de la Banque Mondiale de l’époque, a calculé qu’entre 35 et 40% des aides ont été "mal dépensées". Il y a eu de nombreuses attaques contre des étrangers à Kaboul et des attentats suicide ont été selon les Talibans efficaces pour concentrer la plupart des expatriés dans des quartiers sécurisés où les conditions de vie peuvent être luxurieuses mais où on mène une vie aussi confinée que dans une prison. "J’étais dans la province du Badhakshan dans le nord de l’Afghanistan où vivent 830 000 Afghans, la plupart dépendant pour leur subsistance de l’agriculture," a dit Matt Waldman, directeur politique et conseil d’Oxfam à Kaboul. "La totalité du budget du bureau local de l’agriculture, irrigation et bétail, qui est extrêmement important pour les paysans au Badakhstan, est juste de 40 000$. C’est le salaire d’un consultant expatrié à Kaboul pendant quelques mois." (…) « Le programme d’aide international est plus important en Afghanistan car le gouvernement a peu de sources de revenus. Les dons des gouvernements étrangers constituent 90% des dépenses publiques. L’aide est bien plus importante qu’en Irak, où le gouvernement a des revenus pétroliers. En Afghanistan, le salaire mensuel d’un policier est seulement de 70$ ce qui n’est pas suffisant pour vivre sans toucher des pots de vin ». (4)

Alors qu’un attentat-suicide a frappé samedi 15 août le centre de Kaboul, les rebelles islamistes harcèlent les forces de sécurité afghanes et les troupes de l’Otan pour terroriser la population et empêcher les élections de jeudi Le spectaculaire attentat-suicide commis à Kaboul samedi 15 août révèle en tout cas de sérieuses brèches dans la sécurité de la capitale afghane. L’Otan et les Américains se rendent compte que la partie ne sera pas facile. Les Talibans se battent bien et occasionnent des pertes sérieuses. Dans une interview au quotidien de Wall Street, le 11 aout 2009, le général Stanley McChrystal, commandant des forces américaines en Afghanistan, estime que les talibans ont pris le dessus sur les troupes de la coalition.

Dans un entretien à CNN dimanche 9 aout, Susan Rice, l’Ambassadrice états-unienne à l’ONU, a confirmé pleinement cette perspective : « Je m’attends à dix années supplémentaires d’engagement des Etats-Unis, et je prévois que le coût de [cet engagement] sera bien plus grand que celui de la guerre d’Irak. Nous voulons investir ce qui sera nécessaire pour atteindre cet objectif ». D’ailleurs le président Obama a encore répété que la guerre ne sera ni facile ni rapide. Il a annoncé vouloir « gagner les cœurs et les esprits » des Afghans afin de retourner la population contre les insurgés. En clair, réduire les frappes aériennes, notamment dans les zones peuplées. Une stratégie qui n’a pas échappé aux talibans. Ils ont remis en circulation leur petit guide de conduite du combattant islamiste, datant du mois de mai, dans lequel il est recommandé de préserver les civils pour gagner leurs coeurs. Depuis Bruxelles, le 28 juillet, David Miliband, le ministre des Affaires étrangères britannique, a envoyé au président afghan un message "sans équivoque", narre le quotidien anglais Times. Alors que des élections générales doivent avoir lieu le 20 août en Afghanistan, il a appelé Hamid Karzai pour lancer le dialogue avec les talibans modérés. Réponse du berger à la bergère : « Nous ne parlerons jamais au gouvernement de marionnettes de Karzai », a déclaré le porte-parole des talibans, Yousuf Ahmadi, cité par l’AFP.

Quel serait en définitive la raison de cette guerre ? Ecoutons ce plaidoyer : « Motif principal de la guerre en Afghanistan en 2001, la guerre au terrorisme en Afghanistan est devenu un objectif secondaire mais préalable à la réalisation des enjeux militaro-pétrolier de la région. Il en est de même pour la démocratisation, la sécurisation et la stabilisation du pays. Ces objectifs secondaires auxquels s’ajoutent la reconstruction et l’aide humanitaire forment la base de la propagande de justification de l’intervention militaire occidentale en Afghanistan. (…) La majorité des gens normaux dans le monde sont sincèrement préoccupés par le sort fait aux femmes en Afghanistan mais il serait naïf de penser que l’administration Bush et les généraux de l’OTAN en ait fait un enjeu stratégique. C’est le dernier de leurs soucis sauf que c’est un motif vertueux très commode pour manipuler l’opinion publique. Donc la démocratie et la libération des femmes afghanes sont des motifs très secondaires, mais des arguments vertueux utiles pour la propagande de guerre ». (5)

Que dire en conclusion ? L’Otan, dit-on, est désarmée face à l4emprise talibane. L’analyse suivante nous parait pertinente : « (…) La vraie question est : quelle histoire l’Afghanistan est-elle en train d’écrire ? Il suffit de parcourir les rues de Kaboul, la capitale, et d’interroger les habitants sur la signification que le mot démocratie a pour eux. Les plus âgés disent qu’ils n’en savent rien, que ce mot n’évoque rien pour eux. D’autres, plus jeunes, observent que cette démocratie correspond à une augmentation de l’insécurité, et à une licence des mœurs qui, s’ils ne la réprouvent pas ouvertement, les gêne, car elle ne colle pas avec leurs traditions, même celles qui sont antérieures à l’époque talibane. En réalité, le problème le plus important de l’Afghanistan réside dans la méthode. On a voulu plaquer sur ce pays aux traditions, spécificités et fonctionnement très particulier, des recettes types, éprouvées mais adaptées à nos sociétés occidentales. Un fait tout simple : l’organisation de l’Afghanistan repose sur un système tribal et de pouvoirs locaux, villageois même. Il ne s’agit pas là des fameux chefs de guerre, mais de chefs de village, de tribus… Pas forcément talibans, ou fondamentalistes. Comment, alors, un président élu, même démocratiquement pourrait-il avoir une légitimité ? Mixer le respect de ces traditions avec une dose de démocratie peut permettre aux Afghans d’écrire leur propre histoire, tout en donnant un rôle d’acteur aux Occidentaux » (6)

Les Afghans forment une vieille civilisation. Ils sont harassés et fatigués de mourir tous les jours pour un pouvoir aussi pourri que les précédents. A Florence Aubenas qui les a côtoyés, ils avouent : « On ne touche que la poussière des 4x4, pas les milliards. » Sept ans après la chute des talibans, ni la communauté internationale ni le gouvernement afghan n4ont été à la hauteur des espoirs qu4ils avaient suscités. Et les Afghans souffrent toujours autant des rivalités claniques, de l4incompétence de leurs dirigeants, et surtout de la corruption. « Ils regrettent le temps des talibans. C4est tout dire »( 7)

A n’en point douter, ces élections ne changeront rien à la donne. On aurait cru que la grandeur des Etats-Unis sous l’ère Obama aurait permis l’avènement de la paix. Il ne faut pas oublier que les talibans, quand ils étaient en odeur de sainteté, avaient un bureau de recrutement à New York pour drainer l’internationale islamique contre « el kouffar » - les soviétiques - et disposaient des fameux lance-roquettes Stinger qui avaient fait des ravages dans les chars russes.

C.E. Chitour

1. Zafar Hilaly : Hamid Karzai prêt pour un second mandat The News18.08.2009

2. C.E. Chitour : Afghanistan La mort d4enfants au nom des valeurs de l4Occident 1 09 2008

3. Mireille Delamarre Les US ont de plus en plus recours aux sociétés sous traitanteshttp://www.planetenonviolence.org 18 Septembre 2008

4. Patrick Cockburn Profiteurs : De Guerre A Kaboul .The Independent 01/05/09

5. http://objection_votre_honneur.monb...

6. Storytelling : Quelle histoire pour l’Afghanistan ? http://storytelling.over-blog.fr/

7. Florence Aubenas. Voyage dans un pays en miettes : Le Nouvel Observateur N° 31 07 2008

URL de cet article :

http://www.legrandsoir.info/Inutile-election-Le-peuple-afghan-pris-au-piege.html


3-2 Jean Dorna : Sur la théorie du "choc des civilisations".
Assalamou alaykum,
Ne soyez pas étonnés par ce titre. Il est le reflet de ce qui se passe au Moyen-Orient.

Vous connaissez tous, je pense, si vous êtes habitués à altermonde, ce qu´est la monstrueuse théorie du « choc des civilisations » qui donne, schématiquement ceci : L´élimination programmée du monde musulman, puis du monde asiatique et enfin de l´Europe si celle-ci n´accepte pas l´esclavage imposé par les Etats-Unis. Cette aberration de l´esprit, ce délire « mystique », une mystique liée bien plus à la domination du monde qu´à un quelconque dieu, est en train de s´appliquer, sous nos yeux. Les acteurs du crime sont connus et identifiés...
Côté agresseurs :
Le gouvernement des Etats-Unis, composé de néoconservateurs pour qui la vie des peuples autres qu´américain n´a nulle valeur, composé aussi de sectes protestantes vivant pour et par la haine, un Président falot qui fait ce qu´on lui dit de faire. Autre caractéristique tragique, ce pays dispose de l´armée la plus puissante, donc la plus potentiellement criminelle. Point commun : Leur haine et leur mépris du monde musulman en général et arabe en particulier.
Le gouvernement et l´armée d´Israël. Gouvernement et armée sont indissociables, les uns vivent par les autres et vice-versa. Leur point commun ? La haine de l´Arabe, le mépris pour la plupart des autres peuples.
Côté « reste du monde » :
Des gouvernants de très nombreux pays qui, quoi qu´ils pensent, quelle que soit leur volonté de lutter pour la justice, ne peuvent rien faire tant l´Amérique bloque toute possibilité de sagesse et d´intelligence, toute initiative de paix.
Les complices par silence, avec, à la première place l´Europe. A mes yeux, c´est le camp des lâches.
Côté victimes :
Le peuple palestinien, le peuple libanais, le peuple irakien, et le peuple afghan. Point commun : Ils sont tous à dominante musulmane et les trois premiers sont des peuples arabes. Et puis, il y a les victimes potentielles, déjà désignées : La Syrie et l´Iran, deux pays musulmans encore....
Effets de la propagande américaine
Si l´on est un peu lucide, on se rend compte de l´avancée des thèses racistes anti-musulmanes de l´Etat américain dans le monde. Non seulement, ce gouvernement bloque les initiatives de paix, et suscite la complicité silencieuse de l´Europe, mais sa propagande de haine contre le monde musulman et arabo-musulman atteint nombre de citoyens dans les pays du monde.
C´est très visible en France, et ce fut choquant lors de la finale de la dernière coupe du monde au travers des insultes du joueur italien contre Zidane. Dire que cela n´a rien à voir revient à enfouir sa tête dans le sable pour ne surtout pas voir la réalité. L´Italie a été gouvernée plusieurs années par Berlusconi, « grand ami » de Bush et de ses « copains » néoconservateurs. .. Donc la haine raciale peut galoper au plus grand plaisir des manipulateurs du « choc des civilisations »..
Ne nous croyons pas supérieurs : Lorsque Sarkozy gouvernera la pays, si les citoyens manquent de lucidité au point de voter pour lui, la même propagande agira. N´a-t-il pas dit, en substance, lors d´un voyage aux USA qu´il se sentait plus chez lui là-bas qu´ici en France ? On sait qu´il vient de recevoir Silvio Berlusconi en privé ; on sait aussi les liens étroits qu´il a bâtis avec les dirigeants israéliens, y compris avec les forces répressives israéliennes. .. Donc...
Tout cela va dans le même sens. Peu de pays européens ont encore une politique indépendante des Américains face aux pays arabo-musulmans. Pour l´essentiel, ils ont adopté la haine de leur « maître étasunien » en se taisant et en laissant se développer, par medias interposés, les thèses racistes.
Quel sens donner à la guerre israélienne contre ses voisins ?
Dans un tel contexte, la guerre que livre Israël contre les Palestiniens n´est évidemment plus qu´un prétexte. Certes, les dirigeants du petit pays escomptent toucher les dividendes de leur complicité avec l´équipe Bush par le vol définitif de l´essentiel du territoire palestinien. C´est évident et c´est le seul lien avec les origines de ce conflit de soixante ans qui martyrise la région. Toutes les excuses officielles fournies par cet Etat ne sont que poudre aux yeux.
La véritable motivation est ailleurs : Pour les dirigeants américains, ce conflit est une merveille qui permet d´imposer et d´appliquer leur volonté de guerre contre tout le monde arabe, tout le monde musulman. La démence a saisi les dirigeants américains mystico-profiteurs et a toutes les chances de nous entraîner dans une conflagration majeure. S´ils réussissent cette abomination, il n´est pas certain que l´humanité s´en remettra. Le crime qui se prépare, là, déjà, sous nos yeux, par l´attaque simultanée contre le Liban et contre Gaza, sera à la hauteur, voire pire, que les abominations de la seconde guerre mondiale. C´est à un génocide qu´il faut nous préparer !
Peuvent sourire ceux qui veulent sourire. Qu´ils constatent simplement tout ce qui est déjà en place et tout ce qui se met en place :
Deux agresseurs majeurs, Etats-Unis et Israël, dotés d´armes de destruction massives qu´ils adaptent pour pouvoir les utiliser et sembler moins criminels ;
Une communauté internationale démunie pour certains et lâches pour les autres ;
L´ennemi désigné, le monde arabo-musulman et les musulmans en général.
Tout le scénario est en place, tragiquement en place !
Face à cela, il ne faut vraiment pas avoir peur d´être accusés d´antisémitisme. Le ridicule couvre ceux qui l´utilisent pour tout et n´importe quoi. Ce qui est important, si nos gouvernants sont complices et lâches, c´est que nous, nous n´avons pas le droit de nous taire ! C´est un devoir humain de montrer ce que nous savons, de dire ce que nous avons compris, de mettre en évidence ce qui peut l´être.
Je ne pourrais rien faire pour arrêter la monstrueuse machine des crimes contre l´humanité à venir, mais je ne serai pas complice ! Ceci, chacun de nous peut le faire, doit le faire ! C´est la démarche qui me motive et qui justifie à la fois la publication régulière d´articles concernant la Palestine et cette journée spéciale Moyen-Orient sur altermonde..
Vous découvrirez une série d´articles, plusieurs venant de citoyens juifs israéliens. Ces témoignages sont essentiels. Ne les méprisez pas et comprenez ce qui se joue, ce qui se met en place. Comprenez qu´il n´y a nul antisémitisme dans cette démarche, tout au contraire. Si Israël, l´Etat et l´armée, poursuit dans cette voie, je suis convaincu qu´au final, ce sont tous les citoyens israéliens qui le paieront et connaîtront, une fois de plus, un drame abominable. Et de cela, je ne me réjouis pas plus que des souffrances palestiniennes.
Il y a une seule perdante dans l´abomination du « choc des civilisations » : Elle se nomme « famille humaine » au-delà des ethnies, des cultures, des religions... Chaque vie est unique et précieuse !
Jean Dorna
Sources : http://www.altermon de-sans-frontier e.com/spip. php?article1358
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4 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 « Nous avons utilisé Ben Laden jusqu’au 11-Septembre »