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05/09/2009

n° 285 - journal de l'Afghanistan- 22-08 au 04-09- : Début- : La coalition débordée sur tous les fronts : Les résistants multiplient les attaques et gagnent du terrain.

n° 285 - journal de l'Afghanistan- 22-08 au 04-09- : Début- : La coalition débordée sur tous les fronts : Les résistants multiplient les attaques et gagnent du terrain.


 


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan 

                                       n° 285 - du 22-08 au 04-09

                                      C.De Broeder & M.Lemaire   



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Dominique Chablis : Mascarade démocratique et guerre sanglante.

La coalition débordée sur tous les fronts : Les résistants multiplient les attaques et gagnent du terrain.

L’ISAF détruit son propre matériel…

Légalisation de  la loi sur la « Discrimination» envers les femmes.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

 "Revoir la stratégie" ?

Les Etats-Unis seront poursuivis en justice.

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Suite

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

Fin2) occupants 



Tiré à part :

Dominique Chablis : Mascarade démocratique et guerre sanglante.

Les élections du 20 août sont considérées comme un test par les puissances occidentales, un test justifiant le bien-fondé de leur intervention militaire. Elles veulent démontrer qu'avec les 100 000 militaires des troupes d'occupation (dont 3 000 Français) le pays est sécurisé au point que des élections libres et crédibles peuvent s'y tenir !
En fait de sécurité, les résistants ont montré qu'ils pouvaient frapper au cœur de la capitale, Kaboul. Deux jours avant le scrutin, un attentat suicide devant le quartier général de l'OTAN faisait 7 morts. Le lendemain, des roquettes tombaient sur le palais présidentiel et sur le quartier général de la police. Enfin 17 personnes ont été tuées dans l'attaque d'une banque en plein centre de la capitale.
Les résistants ont appelé au boycott des élections et menacé de représailles tous ceux qui y participeraient.
C'est dire que le 20 août Kaboul était véritablement en état de siège, plus encore peut-être que d'habitude, quadrillé par les tanks, les check-points, les patrouilles de militaires.
Finalement, la série d'attentats spectaculaires contre les bureaux de vote que les autorités redoutaient n'a pas eu lieu, si l'on se fie à la presse - mais elle avait interdiction de faire état des violences, pour ne pas affoler les électeurs ! On a tout de même su qu'il y avait eu une trentaine de morts ce jour-là.
Crédibles, les élections ?
Point n'a été besoin pour les résistants de prendre d'assaut les bureaux de vote pour que la participation soit très faible.

Non seulement quelque 700 bureaux de vote n'avaient même pas pu être installés, mais de nombreux autres sont restés fermés. Il semble bien que ceux qui ont été ouverts ont été peu fréquentés. Dans le Sud, certaines estimations avancent 10 % de participation. Même dans la capitale, des témoignages sur la faible fréquentation des bureaux de vote laissent douter d'une participation globale annoncée de 40 à 50 %. Le Parisien cite « une source diplomatique anonyme » qui estime la participation de 25 à 35 %.

Bien que les premiers résultats ne doivent être connus que le 3 septembre, et les résultats définitifs le 17, Hamid Karzaï s'est déjà proclamé vainqueur avec plus de 50 % des suffrages. Manque de chance, son principal rival a annoncé la même chose et dénonce des fraudes massives : refus d'inscription sur les listes électorales, mais 5 millions d'inscrits de plus que le nombre de personnes en âge de voter, ventes de cartes d'électeur, achats de voix, abus d'identité avec les cartes d'électeur des femmes qui ne comportent pas de photos, et surtout bourrage massif des urnes, etc.
Cela n'empêche pas la commission électorale (nommée par Karzaï) et les puissances occidentales de se féliciter de la tenue de ces élections. Et ceux-là mêmes qui ont dénoncé la farce électorale en Iran se félicitent des progrès de la démocratie en Afghanistan ! Kouchner avait déclaré avant les élections que « l'important c'est que les élections aient lieu ». Peu importe pour ces messieurs qu'il s'agisse d'une tragique mascarade, dans un pays déchiré par la guerre. Peu importe que la démocratie en question consiste à garder à la tête du pays le même personnage corrompu et sanguinaire, tout aussi réactionnaire que les résistants. Il a récemment ratifié une loi imposant aux femmes « de satisfaire les pulsions sexuelles de leur mari et de recevoir leur autorisation pour sortir de chez elles » ! Dans l'espoir de l'emporter dès le premier tour, Karzaï a fait alliance avec des seigneurs de guerre tout aussi corrompus et sanguinaires, criminels de guerre et trafiquants d'opium. Quel beau progrès démocratique que la population soit appelée à voter pour de tels bandits...
Voilà les contorsions auxquelles nos dirigeants se livrent pour donner une respectabilité à la sale guerre que les puissances occidentales mènent en Afghanistan.
À bas l'intervention militaire !
Kouchner, toujours lui, justifie cette guerre en prétendant que « la sécurité de la France se joue en Afghanistan » ! Il reprend ainsi à son compte les mensonges de Bush, répétés maintenant par Obama, qui veut faire croire qu'il faut empêcher l'Afghanistan de devenir « un sanctuaire plus grand encore, d'où Al-Qaïda pourra comploter le meurtre de plus d'Américains ». On peut constater que la guerre menée depuis près de huit ans par les armées de la coalition n'a fait que répandre la terreur et la désolation, et a renforcé le camp des résistants qu'elles prétendaient combattre.

Et, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, la population ne fait pas une exception pour les soldats français. Le colonel Chanson, responsable des troupes françaises au nord-est de Kaboul, a affirmé au Journal du Dimanche : « On ne peut pas dire qu'on est plus aimé que les Américains quand on essuie des tirs tous les deux jours. Je ne conçois pas de quitter l'Afghanistan sans une amélioration pour la population. Mais il faudra encore quelques années avant de pouvoir enlever casque et gilet pare-balles et de s'asseoir avec des locaux. » Dans cette même province, un membre du Conseil provincial reconnaît que « les gens ici souffrent beaucoup de la situation, des bombardements, des patrouilles militaires, de l'insécurité. Ils se sentent abandonnés par le gouvernement. Alors ils tournent le dos aux forces étrangères et certains rejoignent les rangs des insurgés. »
C'est dire que la présence des troupes étrangères, loin de ramener le calme, alimente le désespoir et suscite des vocations de volontaires pour les attaques kamikaze.
Le retrait des troupes françaises et celles de toute la coalition est une nécessité urgente.

Dominique CHABLIS

Lutte Ouvrière n°2143 du 28 août 2009

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2...

 

La coalition débordée sur tous les fronts : Les résistants multiplient les attaques et gagnent du terrain.

Les résistants visent désormais Kaboul. La semaine dernière, neuf roquettes ont frappé la capitale afghane, à l’aube.

Dans le sud et l’est du pays, les insurgés multiplient les attaques.

Dix soldats étrangers ont été tués depuis 14 jours, selon le site iCasualties.org.

L’Afghanistan semble sur le point de basculer. «L’année 2009 pourrait bien être celle où la défaite des Occidentaux en Afghanistan devient probable», explique Gilles Dorronsoro, chercheur invité à la fondation Carnegie et professeur de sciences politiques à Paris-I. 

Plus de 90 000 soldats étrangers, sous mandat de l’Otan et au sein de la coalition américaine, sont engagés dans le pays. Face à eux, combien de résistants ? «Personne ne peut répondre à cette question, mais ils sont plus nombreux que ce que nous escomptions», s’exclame James Appathurai, le porte-parole de l’Otan.

David Kilcullen, un conseiller du général David Petraeus, le chef du commandement central américain, estime qu’il y aurait entre 8 000 et 10 000 «combattants à plein-temps», sur un total de 32 000 à 40 000. Pas de doute, en revanche, sur leur localisation : une majorité opère dans une bande qui va de la frontière pakistanaise jusqu’à l’Iran, à l’ouest, englobant les provinces du Sud.

«Pression».

Le 2 juillet, l’armée américaine a donc lancé sa plus vaste offensive depuis l’arrivée au pouvoir de Barack Obama : 4 000 marines et 650 soldats afghans ont été mobilisés pour reprendre la vallée de la rivière Helmand (voir carte page 2). Un peu plus au nord de la province, les Britanniques ont envoyé 3 000 hommes. Un mois plus tard, le bilan reste flou. Selon le ministère de l’Intérieur afghan, 150 à 200 résistants auraient été tués depuis le début de l’opération britannique «Griffe de panthère». Les insurgés ont riposté en disséminant des mines artisanales. Mais la plupart ont refusé le combat.. «Les résistants se sont dispersés ou cachés dans leurs villages. Ils reviendront dès que la pression se relâchera», explique Haroun Mir, du Centre de recherches et d’études politiques afghan.

 «L’Otan a commis une faute stratégique majeure. Cela ne sert à rien d’envoyer autant de troupes pour tenter de reprendre le contrôle du tiers d’une province. Ils devraient sécuriser les grandes villes et les principaux axes. Plutôt que d’aller dans le Helmand, ils feraient mieux de se renforcer dans l’Est, et surtout à Khôst», estime Gilles Dorronsoro.

Les provinces du Sud-Est constituent l’autre foyer de la résistance. Outre les résistants, cette zone est le terrain d’action privilégié du réseau de Jalaluddin Haqqani. Proche d’Al-Qaeda, le mouvement, aujourd’hui dirigé par le fils, Sirajuddin, dispose de bases arrières au Waziristan, dans les zones tribales pakistanaises. Ses méthodes sont redoutables : enlèvements, assassinats et, surtout, attentats-suicides coordonnés. Le 26 juillet, sept kamikazes, dont certains cachés sous des burqas, ont attaqué cinq postes de police de Khôst. Le réseau Haqqani détient également en otage un soldat américain, enlevé le 30 juin. Plusieurs districts de Khôst, Paktia et Paktika sont désormais sous le contrôle de l’insurrection.

L’Otan et l’armée américaine ne tiennent plus les principales routes de la région. «On se fait attaquer à chaque trajet», explique, sous couvert d’anonymat, le responsable de la sécurité d’une compagnie privée qui se charge du transport de matériel militaire américain. En sous-effectif, l’armée américaine en est réduite à lancer des raids aériens contre les bases supposées de Haqqani.

Approvisionnement.

Dans le nord du pays, les soldats allemands font eux aussi face à une montée de la résistance Harcelés dans la province de Kunduz, naguère calme, ils viennent de revoir leurs règles d’engagement pour pouvoir ouvrir le feu s’ils se sentent menacés.

Auparavant, ils ne pouvaient que riposter. Selon Mohamed Omar, le gouverneur de la province, 300 résistants y seraient actifs. Signe inquiétant, les insurgés ne sont plus exclusivement pachtounes. «Les résistants recrutent désormais des combattants ouzbeks et tadjiks», explique Dorronsoro.

Leur objectif : bloquer la nouvelle route d’approvisionnement de l’Otan. En début d’année, la coalition a décidé de faire passer des convois de ravitaillement par le nord du pays, frontalier avec le Tadjikistan. Fin 2008, les résistants pakistanais avaient brûlé des centaines de camions qui arrivaient par l’est, sur la route du Pakistan. D’anciens commandants se réarment. Morcelé, le nord de l’Afghanistan n’a jamais été aussi instable depuis la chute des résistants, en 2001. Comme le reste du pays.

14/08/2009

Libération

 

L’ISAF détruit son propre matériel…

Les militaires de la Force internationale (ISAF) ont détruit un de leurs hélicoptères dans les montagnes du sud de l'Afghanistan, a annoncé lundi le service de presse de l'ISAF, sans toutefois préciser l'endroit exact du crash ni le modèle de l'appareil.

"Une enquête a été lancée pour élucider les causes de l'accident, mais une chose est sûre - le crash n'a pas été causé par le tir des résistants", lit-on dans le communiqué de presse qui précise que les militaires de l'ISAF, après avoir sauvé les pilotes qui n'ont même pas été blessés, ont détruit l'hélicoptère pour éviter qu'il ne tombe entre les mains des résistants.

De son côté, le "porte-parole" des résistants Youssouf Ahmadi a déjà annoncé aux médias que l'hélicoptère Chinook a été abattu par un missile résistant dans la province d'Helmand au sud de l'Afghanistan. Selon Ahmadi, l'équipage est mort.

Les troupes britanniques en Afghanistan servent dans la province d'Helmand.

31/8 

http://fr.rian.ru/world/20090831/122911158.html

 

Légalisation de  la loi sur la « Discrimination» envers les femmes.

L'Afghanistan a adopté une loi «légalisant la discrimination» à l'encontre des femmes de la minorité chiite, stipulant notamment qu'elles peuvent être privées de nourriture si elles refusent les relations sexuelles, a affirmé vendredi Human Rights Watch (HRW).

Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme, qui dénonce une manœuvre électoraliste du président Hamid Karzaï, candidat à sa réélection le 20 août, la loi a été publiée au Journal officiel d'Afghanistan le 27 juillet.

Aucune annonce officielle n'a été faite sur le sujet, et le gouvernement afghan n'était pas joignable pour confirmer cette information vendredi matin.

Cette loi est, selon HRW, une nouvelle version de celle qui avait été adoptée en mars par les parlementaires afghans et signée par le président Hamid Karzaï, mais n'était pas entrée en vigueur, après avoir soulevé un tollé en Occident, où l'on évoquait une légalisation du viol domestique.

HRW explique en avoir vu une copie finale, qui contient «de nombreux articles régressifs» pour les droits des femmes, même s'ils ne sont plus aussi restrictifs que dans le projet initial.

Le nouveau texte prévoit notamment qu'un mari a le droit de retirer tout soutien matériel à sa femme, y compris la nourriture, si celle-ci refuse de satisfaire ses demandes sexuelles. Il stipule également que les enfants sont toujours placés légalement sous la garde des pères et grands-pères.

Il ordonne aussi que les femmes doivent demander la permission à leur mari pour travailler, et permet à un violeur d'échapper à toutes poursuites s'il paie «l'argent du sang» à la femme violée, indique HRW.

En avril, le président Karzaï avait demandé au ministère de la Justice de revoir un projet de loi, qu'il avait signé en mars, après les protestations d'organisations afghanes et internationales l'accusant de légaliser une loi appliquant aux femmes chiites des restrictions dignes du régime des résistants.

Les protestations sont notamment venues de pays engagés militairement au sein des forces internationales qui soutiennent le gouvernement Karzaï, et qui figurent également parmi les principaux bailleurs de fonds du pays.

«Je pense que cette loi est détestable», avait notamment asséné le président américain Barack Obama lors d'un sommet de l'OTAN en avril. «Nous comptons sur le retrait de ce projet de loi», car il est «inacceptable», avait renchéri la chancelière allemande Angela Merkel.

M. Karzaï avait ensuite déclaré, en mai, que tout article violant les droits des femmes devait être banni.

Le ministère de la Justice n'a pas donné les résultats de cette révision.

«Les puissants soutiens internationaux de l'Afghanistan devraient insister pour que le président Hamid Karzaï modifie cette loi qui formalise la discrimination contre les femmes chiites», estime HRW dans un communiqué.

Fustigeant une «loi barbare», l'organisation accuse M. Karzaï d'avoir «vendu» les droits des femmes chiites à des leaders chiites «fondamentalistes» en échange de leur soutien à la présidentielle.

Les chiites représentent environ 15% de la population afghane.

Cette annonce intervient à quelques jours de l'élection présidentielle du 20 août, dont Hamid Karzaï est considéré comme le favori après avoir passé des accords avec les leaders des principales ethnies et religions du pays.

Agence France-Presse

Publié le 14 août  

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200908/14/01-892555-lafghanistan-legalise-la-discrimination-envers-les-femmes.php 


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

 "Revoir la stratégie" ?

Jeudi soir, des résistants ont saisi deux camions destinés au ravitaillement des forces internationales, sur l'autoroute à Angorbagh, dans le district de Kunduz, a expliqué à l'AFP Baryalaï Basharyar Parwani, le chef de la police locale.

"Le camion s'est embourbé dans le lit d'une rivière, il y avait des civils avec les résistants  et ils ont été bombardés, plus de 60 personnes ont été tuées ou blessées", a-t-il assuré.

Entre 200 et 250 villageois s'étaient massés autour du camion au moment du bombardement, a indiqué à Kaboul à l'AFP le porte-parole du ministère de la Santé, Farid Rahil. "Hélas, un grand nombre de civils ont été tués et blessés", a-t-il ajouté.

"Il s'agissait d'une frappe aérienne de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf)", la force de l'Otan, a déclaré à l'AFP un de ses porte-parole.

De nombreux grands brûlés étaient traités dans la matinée dans un hôpital de Kunduz, la capitale du district, a rapporté un correspondant de l'AFP sur place.

"Le directeur de la Santé de la province peut confirmer qu'une personne morte et 12 blessés ont été admis à l'hôpital de la province", a précisé en milieu de matinée Farid Rahil.

En fin de matinée, les corps d'au moins huit personnes complètement brûlées étaient visibles dans une des salles de l'établissement, dont les responsables étaient incapables encore de dresser un bilan, a constaté le reporter de l'AFP.

Mohammad Daud, 32 ans, un rescapé, raconte à l'AFP que les résistants avaient dit aux villageois qu'ils pouvaient venir se servir dans un des camions-citerne, bloqué dans la rivière.

"Les villageois se sont rués vers la citerne avec tous les bidons et bouteilles qu'ils pouvaient emporter", se souvient-il.

"Il y avait dix à résistants  sur le toit de la citerne et c'est à ce moment qu'ils ont bombardé, tous ceux qui étaient là sont morts", assure Mohammad Daud.

"Il n'y avait pas une seule personne en un seul morceau et il y avait des morceaux de corps humains partout et ceux qui étaient un peu plus loin ont été gravement brûlés", a-t-il poursuivi.

Ce bombardement survient alors que les forces internationales, composées pour la majeure partie de troupes américaines, sont accusées de plus en plus fréquemment de bombarder sans discrimination et de tuer des centaines de civils

Cette frappe aérienne intervient quatre jours après que le chef des forces américaines et de l'Otan dans le pays, le général Stanley McChrystal, eut recommandé dans un rapport de "revoir la stratégie" des troupes internationales après huit années de conflit, notamment dans le but de gagner la confiance des populations.

04-09

AFP

 

Les Etats-Unis seront poursuivis en justice.

Mohammad Jawad, un des plus jeunes détenus jamais emprisonné à Guantanamo, rentré lundi en Afghanistan, va engager des poursuites en justice contre les Etats-Unis pour obtenir des indemnisations pour ses sept années d'emprisonnement sans jugement, a annoncé son avocat jeudi à Kaboul. 
Le jeune homme, emprisonné à l'âge de 12 ans selon sa famille, est arrivé lundi à Kaboul dans un avion militaire américain, une semaine après qu'un juge fédéral eut donné jusqu'au 24 août pour le libérer.
 "La prochaine étape est maintenant de demander aux gouvernements afghan et américain de l'argent pour l'aider à se former et le ramener à la normalité", a déclaré au cours d'une conférence de presse le commandant du corps des Marines américains Eric Montalvo, désigné comme avocat par le département américain de la Défense.
"Si vous privez quelqu'un de liberté pendant sept ans, personne ne va s'en réjouir. Et en plus, ne pas lui donner un quelconque dédommagement - un moyen quel qu'il soit pour le ramener à la civilisation - c'est inacceptable", a ajouté M. Montalvo.

"Il n'y a pas de différence entre être cloîtré à Guantanamo et être libéré dans la jungle sans assistance", a-t-il jugé. 
Montalvo a maintenu que son client était âgé de 12 à 15 ans lorsqu'il avait été arrêté. Le Pentagone affirme qu'il avait 16 ou 17 ans lorsqu'il avait été capturé en Afghanistan, accusé d'avoir lancé une grenade sur un convoi américain.  
L'avocat a indiqué que le ministre afghan de la Défense Abdul Rahim Wardak avait promis d'aider son client, soulignant que cela ne l'empêcherait pas de "poursuivre le gouvernement américain pour qu'il l'aide dans sa transition" à la vie civile.  
Une procédure pour obtenir des compensations sera engagée devant des tribunaux fédéraux américains, mais l'avocat demande aussi une aide immédiate pour les dépenses de nourriture et d'hébergement de son client, motivée par sa situation actuelle - manque d'éducation, famille pauvre, mère veuve.
"Cela ne coûtera pas beaucoup d'argent de l'aider à financer sa vie en Afghanistan. Je crois que c'est une petite somme d'argent qui ferait une énorme différence dans la vie de ce jeune homme", a assuré Montalvo, sans vouloir donner de montant.
"La procédure n'a pas encore été lancée. (...) La nature du litige est quelque chose dont nous devons encore discuter", a-t-il dit.
  Après de nombreuses procédures judiciaires, un juge militaire avait rejeté la plupart des éléments à charge présentés par le gouvernement américain contre Jawad au motif que ses déclarations avaient été recueillies à l'époque par les autorités afghanes sous la torture.  
En 2008, un procureur du gouvernement dans ce dossier, Darrel Vandeveld, avait remis sa démission de manière fracassante, en assurant que le système des tribunaux d'exception était injuste et que le dossier de M. Jawad était vide.
 27/8

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=100935&language=fr

 


Paroles & action du président...

Légalisation de  loi «légalisant la discrimination» envers les femmes(en Afghanistan).

«Je pense que cette loi est détestable», avait notamment expliqué le président  Obama lors d'un sommet de l'OTAN en avril. «Nous comptons sur le retrait de ce projet de loi», car il est «inacceptable», avait renchéri la chancelière allemande Angela Merkel.

 14 août

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200908/14/01-892555-lafghanistan-legalise-la-discrimination-envers-les-femmes.php.



1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

AFP

09-08

b) Troupes d'occupation : Analyse & déclaration

USA & Coalition

24-08

L’amiral Mike Mullen, chef de l'état-major interarmes, a jugé que la situation en Afghanistan était "grave et en train de se détériorer" mais il a refusé de se prononcer sur la nécessité de renforcer encore la présence militaire américaine.

AP


Otan- Isaf 

Rapport confidentiel du nouveau commandant des forces américaines

Gates s'est vu remettre un rapport confidentiel du nouveau commandant des forces américaines en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, dressant un état des lieux de la situation et ouvrant la voie, selon les experts, à une demande de renforts.

Rejetant les arguments des partisans d'un retrait américain, le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, a de son côté affirmé jeudi que les Etats-Unis ne pourraient pas vaincre Al-Qaïda si les troupes américaines quittaient l'Afghanistan.

"Il est impossible de vaincre Al-Qaïda (...) à distance", a-t-il assuré.

"Même si l'on veut se concentrer sur l'antiterrorisme, on ne peut le faire sans forces de police locales, sans sécurité intérieure, sans renseignement", a renchéri M. Gates.

Il a rejeté les critiques de certains commentateurs qui reprochent à l'administration Obama de s'éloigner de son objectif initial en s'attelant désormais à mettre la nation afghane sur pied.

"Il me semble que nous sommes en Afghanistan pour leur donner la capacité de s'opposer à Al-Qaïda, et à lutter contre l'utilisation de leur pays par d'autres extrémistes violents", a-t-il déclaré, en rappelant que les attentats du 11 septembre 2001 avaient été fomentés depuis l'Afghanistan.

"Je ne pense pas du tout qu'il soit temps de partir" du front afghan, où le contingent américain atteindra 68.000 soldats d'ici à la fin de l'année, a-t-il conclu.

 03 septembre

http://www.lematin.ch:80/flash-info/monde/afghanistan-gates-secours-obama-defendre-guerre-impopulaire

La doctrine McChrystal

Le général Stanley McChrystal, qui dirige les 100 000 soldats déployés sur le terrain en Afghanistan, a terminé son rapport d'évaluation stratégique. Dans ce rapport, très attendu, le commandant des troupes américaines et de l'Otan en Afghanistan, plaide pour une « révision de la stratégie » des forces internationales dans ce pays,

A la veille des élections en Afghanistan, le général Mc Chrystal reconnaissait que les résistants avaient pris le dessus, et que la guérilla était de train de gagner du terrain.

Pour casser cet élan, il affirme qu’il faut à présent privilégier la protection de la population plutôt que la destruction de la rébellion. « Ce sont les Afghans qui décideront de qui gagnera la guerre, et nous devons obtenir leur soutien ». Voilà ce qui est écrit dans le nouveau « guide de la contre-insurrection » qui commence à être distribué aux troupes de l'OTAN.

Dans ce document signé de la main du général Mc Chrystal, il est demandé aux soldats de l'ISAF de faire preuve de retenue, d'évaluer la situation en se mettant à la place des Afghans, de tisser des liens personnels avec les chefs de tribus, d'affronter les responsables corrompus.

En l'absence de nouveaux renforts, la nouvelle stratégie de l'OTAN en Afghanistan devrait donc être axée sur la protection des zones à fortes densité de population, autrement dit les villes. Le risque est que les campagnes, plus difficiles à contrôler, tombent progressivement aux mains des insurgés.

Robert Gates, secrétaire à la Défense, s'interroge sur l'opportunité d'envoyer des renforts en Afghanistan

« Robert Gates a confié aux reporters qu'il avait une petite idée de ce que ce rapport contenait : ' je suspecte que le général McChrystal y souligne les défis qui nous restent à relever et la stratégie pour y parvenir...' »

01/09/

http://www.rfi.fr/actufr/articles/117/article_84226.asp

 

Nouvelle doctrine officielle  en Afghanistan : on renonce à détruire l'ennemi...

"Le conflit sera gagné en persuadant la population, pas en détruisant l'ennemi" : voilà la nouvelle doctrine officielle des Américains et de l'Otan en Afghanistan, telle qu'on peut la lire (en anglais) dans un récent document baptisé "Guide de contre-insurrection" et signé par le général Stanley McChrystal, nouveau patron des forces alliées en Afghanistan.

En sept pages synthétiques, illustrées de contre-exemples, la ligne de conduite est fixée : "Protéger la population est la mission. L'Isaf aura gagné lorsque le gouvernement de la république islamique d'Afghanistan obtiendra le soutien de la population".

Cette doctrine s'inspire des modèles de contre-insurrection développés notamment par le français David Galula. Le "Schwerpunkt" (centre de gravité) cher à Carl von Clausewitz a donc changé. Les Alliés ne sont plus en Afghanistan pour détruire les résistants qui menacent la paix mondiale, mais pour sécuriser et convaincre la population. Vaste programme.

Concrètement, les troupes alliées devraient être concentrées là où vivent les Afghans, c'est-à-dire dans les agglomérations et les zones les plus peuplées, le reste du pays étant livré à lui-même... c'est-à-dire aux insurgés qu'il n'est donc plus prioritaire de détruire.

Est-ce la bonne stratégie ?

Il est sans doute bien trop tôt pour le savoir.

On peut quand même avoir quelques doutes.

29/08/2009

http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2009/08/afghanistan-quand-on-renonce-%C3%A0-d%C3%A9truire-lennemi.html


France.

03-09

Les principales puissances impliquées en Afghanistan s'étaient donné rendez-vous, mercredi 2 septembre à Paris, autour de Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères.

Elles ont réfléchi à une nouvelle stratégie dans l'après-élection pour endiguer la menace résistante, de plus en plus meurtrière pour les soldats occidentaux.

 

L'objectif stratégique d'une guerre anti-insurrectionnelle(…)  est de renforcer la légitimité du gouvernement central.

Le raisonnement est simple. Nos forces maintiennent l'ordre. Le régime peut offrir à la population les services de base dont elle a besoin. Les résistants perdent le soutien de la population.

Mais si la population considère que le gouvernement n'a aucune légitimité, la campagne anti-insurrectionnelle est vouée à l'échec, quel que soit le génie tactique des officiers qui dirigent les opérations.

Fred Kaplan

Traduit par Sylvestre Meininger

3 septembre

http://www.slate.fr/story/9841/afghanistan-bourbier-obama


Grande- Bretagne

Brown, tente toujours de justifier cette guerre…
02-09

Brown, tente pourtant toujours de justifier cette guerre dans laquelle 9 100 soldats sont encore engagés.

nb « Nous ne devons jamais oublier pourquoi nous sommes en Afghanistan…

Les trois quarts des complots résistants qui touchent la Grande-Bretagne puisent leur origine dans les régions montagneuses du Pakistan et d’Afghanistan et c’est pour la sécurité de la Grande-Bretagne et du reste du monde que nous devons honorer notre engagement en vue de stabiliser l’Afghanistan. » (…)

Mais il ne convainc plus personne. « Nous soutenons un gouvernement afghan corrompu et faisons de la Grande-Bretagne un endroit encore plus dangereux », rétorque ainsi Lindsey German, de la coalition Stop the war (Arrêtez la guerre).
Cette association est de plus en plus active et de plus en plus suivie. C’est elle  qui soutiendra le caporal Joe Glenton, 27 ans, qui va prochainement passer en cour martiale pour avoir refusé de retourner servir en Afghanistan.

Dans la lettre qu’il a écrite au Premier ministre, Glenton raconte son séjour d’un an dans le Helmand. « Je ne voyais pas ce qu’on apportait à ce pays, j’avais honte. La guerre en Afghanistan ne réduit pas le risque terroriste et elle sème la mort et la désolation dans tout le pays.

La Grande-Bretagne n’a rien à faire là-bas », a-t-il expliqué. Le caporal est devenu le porte-drapeau des opposants à un conflit de plus en plus controversé et contesté. 

02.09.

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