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06/09/2009

n°286 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire d'Afghanistan- 21-08 au 06-09 -:Fin - : L’immaculé Hamid Karzaï, fraudeur, corrupteur, irresponsable.

n°286 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire  d'Afghanistan- 21-08 au 06-09 -:Fin - : L’immaculé Hamid Karzaï, fraudeur, corrupteur, irresponsable.




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  d'Afghanistan 

n° 286 - du 21-08 au 06-09                                             C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire.

4 Dossiers

4-1 Steven Hurst : Le souvenir des attaques du 11 Septembre s’estompant, les Américains sont en train de se lasser de la guerre.

4-2 Tanjaawi : Non à la guerre en Afghanistan.

4-3 Le dialogue avec les résistants souhaité par l’Occident reste un vœu pieux…

4-4 Dossier Karzai

1 L'abstention à la présidentielle pose la question de la légitimité du futur président afghan.

2 Alain Jules : L’immaculé Hamid Karzaï, fraudeur, corrupteur, irresponsable.

3 Steven Hurst : Karzai, =  inefficacité, corruption.

 



4 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Steven Hurst : Le souvenir des attaques du 11 Septembre s’estompant, les Américains sont en train de se lasser de la guerre.

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage cette analyse mais doit être vu comme information.

 

Les élections en Afghanistan, ont offert un plateau aux Résistants pour montrer que les Américains et les Afghans étaient las de la guerre, ceci parceque la résistance s’estt redressée et qu’ils pouvaient frapper ou ils le voulaient, après huit années de guerre.

Pour la politique du Président Barack Obama, le moment ne pouvait être pire.

Le souvenir des attaques du 11 Septembre s’estompant, les Américains sont en train de se lasser de cette guerre.

Un récent sondage montre qu’une majorité de 51% des Américains interrogés pense que la guerre n’est pas justifiée, soit 6 points de plus en un mois.

Pour répondre au scepticisme montant, Obama fait valoir que d’une certaine façon la guerre vient juste de commencer. …

L’ultime offensive pour anéantir les ennemis (…)  de l’Amérique, ne s’étend pas sur les huit ans passés, elle a commencé vraiment au moment où il a pris ses fonctions et quand il a ordonné de grossir les effectifs en Afghanistan de 17 000 hommes.

Tout de suite, il a également installé un nouveau commandement et persuadé le Pakistan de se joindre aux USA dans ce que jeudi il a appelé un mouvement en tenailles pour coincer l’ennemi à cheval sur la frontière commune.

La capacité d’Obama à remanier le débat public aux USA, pour amener l’opinion à regarder le coût et la violence meurtrière passés, influera plus sur le long terme que sur qui va gagner ou perdre la présidence afghane.

Obama est resté sur sa promesse de campagne électorale de mener le combat contre les Résistants et leurs alliés, en Afghanistan et au Pakistan.

Il soutient que le véritable danger pour les Américains se trouve dans les montagnes impressionnantes et les vastes déserts de ces pays. L’administration Bush, affirme-t-il, a perdu du temps, de l’argent et un sang précieux en Iraq.

Jusqu’à maintenant, fait-il valoir, on a laissé les problèmes s’envenimer dans les deux pays. Avec comme résultat, des Résistants qui ont repris d’énormes secteurs en Afghanistan, et al-Qaida qui s’est confortablement installée sur le côté pakistanais de la frontière montagneuse.

«  Nous devons nous assurer d’être vraiment focalisés sur la finition du travail en Afghanistan. Mais cela va prendre quelques temps, » a déclaré jeudi le Président à la radio. Il n’a accordé qu’une seconde aux élections, disant qu’elles lui « semblaient réussies » malgré les « efforts des Résistants pour les perturber ». Les premiers rapports montrent que 26 Afghans ont été tués dans des attaques de Résistants le jour des élections.

L’administration Bush s’était déjà servie des élections en Afghanistan et en Iraq pour prouver la réussite de sa politique de guerre. Cette Maison-Blanche-ci n’est pas en train d’obtenir le même coup de fouet.

La Maison-Blanche s’est donc montrée particulièrement réticente à s’exprimer sur le vote afghan où le taux de participation semble avoir été de façon significative inférieur aux premières élections présidentielles de 2004. L’administration est profondément consciente de la longue série de soulèvements sanglants dirigés contre des anciens dirigeants du pays, qui avaient été perçus comme les hommes de puissances étrangères.

The Palestine Telegraph

21 août

traduction : JPP

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7146


4-2 Tanjaawi : Non à la guerre en Afghanistan.

Le sommet américain avec l’Afghanistan et le Pakistan présentement en cours à Washington marque le début d’une escalade des violences militaires dans les deux pays.

Le but de la rencontre pour l’administration Obama est d’intimider ses laquais, le président afghan Hamid Karzaï et le président pakistanais Asif Ali Zardari, pour qu’ils obéissent davantage et d’élaborer une stratégie exhaustive de guerre dans le but de pacifier de larges régions de chaque côté de la frontière pakistano-afghane qui est présentement contrôlée par des résistants islamistes. 
L’importance de ce sommet trilatéral est soulignée par la présence de hauts représentants de l’armée américaine et de l’establishment du renseignement et de la politique étrangère, dont la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le directeur de la CIA Leon Panetta, le chef du FBI Robert Mueller et le général américain du Commandement central David Petraeus, ainsi que leurs homologues de l’Afghanistan et du Pakistan. D’autres sommets trilatéraux sont prévus pour coordonner la guerre commune qui va inévitablement coûter la vie à de nombreuses autres personnes dans les deux pays.

Flanqué de Karzaï et Zardari, Obama a déclaré hier devant les médias que les Etats-Unis étaient du côté des peuples de l’Afghanistan et du Pakistan. De telles remarques doivent être rejetées avec le mépris qu’elles méritent. L’impérialisme américain intensifie ses guerres en Afghanistan et au Pakistan non pas pour « développer la sécurité, les opportunités et la justice » pour les populations locales, mais bien afin de servir l’objectif stratégique de Washington de dominer l’Asie centrale riche en énergie.

Sous les fortes pressions des Etats-Unis, l’armée pakistanaise mène actuellement une offensive dans le district de Buner impliquant 15 000 soldats qui sont appuyés par des hélicoptères et des avions de combat. L’opération, qui est applaudie à Washington, a déjà fait fuir de longues colonnes de réfugiés. Selon les officiels locaux, 40 000 personnes ont quitté la région et l’exode pourrait atteindre un demi-million de réfugiés.
En Afghanistan, les frappes aériennes américaines plus tôt cette semaine qui ont tué jusqu’à 150 personnes dans le district de Bala Baluk ne sont que la dernière atrocité d’une guerre qui vise à terroriser le peuple afghan et réprimer toute opposition à l’occupation néocoloniale. Obama a à peine fait mention de l’incident, répétant comme à l’habitude que les Etats-Unis feraient « tout en leur possible » pour éviter les victimes civiles. Il a sinistrement mis en garde que les violences augmenteraient, mais que l’engagement des Etats-Unis « n’allait pas fléchir ».

Les présidents afghan et pakistanais ont tous deux juré fidélité à Washington et sa « guerre au terrorisme ». Bien qu’Obama parle d’eux en tant que « dirigeants élus démocratiquement », les Etats-Unis n’auraient pas de remords à les retirer du pouvoir, d’une manière ou d’une autre, s’ils ne suivaient pas les ordres. Dans les derniers mois, des officiels américains ont critiqué sévèrement Karzaï, qui fait face à une élection en août, pour son administration corrompue et inefficace ainsi que pour ses critiques de l’armée américaine et des victimes civiles tombées sous ses attaques.

De hauts représentants américains ont aussi averti Zardari quant à sa réticence à déclencher une guerre totale contre les guérillas résistantes. Le New York Times a cité anonymement un officiel de l’administration déclarant que la guerre au Pakistan allait dépendre de l’armée pakistanaise, « étant donné surtout le refus du pays, jusqu’à maintenant, de permettre l’entrée des troupes américaines ». Alors que l’armée américaine intensifie ses frappes de missiles en toute impunité, Washington fait clairement pression pour un rôle militaire beaucoup plus grand à l’intérieur du Pakistan.
Le même journal a publié une série d’articles sensationnalistes depuis quelques jours qui insistaient sur le danger que l’arsenal nucléaire pakistanais puisse tomber entre les mains d’extrémistes islamistes, le même prétexte utilisé par l’administration Bush pour réaliser son « changement de régime » en Irak. L’administration Obama considère évidemment plusieurs avenues pour remplacer Zardari si jamais ce dernier ne réalisait pas les promesses qu’il a faites à Washington.

Des éditoriaux parus hier dans le New York Times et le Wall Street Journal ont donné un soutien entier aux nouveaux plans de guerre d’Obama. Les deux journaux ont demandé au Congrès d’accéder rapidement à la requête d’Obama pour un financement supplémentaire de plusieurs milliards de dollars pour soutenir les armées et les gouvernements afghans et pakistanais. Le Wall Street Journal, en particulier, a demandé qu’aucune contrainte politique de la part du Congrès ne vienne « gommer les requêtes » ou restreindre la liberté d’action de l’armée américaine.

Ce consensus démontre que tout l’establishment politique américain, l’aile libérale représentée par les démocrates tout autant que sa contrepartie conservatrice représentée par les républicains, soutient la guerre d’Obama sur deux fronts. L’escalade des conflits en Afghanistan et au Pakistan montre que les critiques qu’ont faites Obama et des sections des médias au sujet de la guerre en Irak n’avaient qu’un caractère entièrement tactique. Obama a été choisi et amené à l’avant-scène dans les élections de l’an passé par des sections de l’élite dirigeante américaine qui considérait que l’Irak était une diversion désastreuse des objectifs et intérêts plus fondamentaux des Etats-Unis en Asie centrale.

Ayant gagné l’élection en faisant appel au sentiment largement répandu d’opposition à la guerre, Obama accomplit aujourd’hui la mission pour laquelle il a été choisi. Sous la supervision de membres clés de l’administration Bush (Gates et le général Petraeus), l’armée américaine prépare une importante offensive cet été en Afghanistan en doublant le nombre de ses soldats là-bas qui atteindra 68 000.

Au même moment, le Pentagone a mis en place d’autres voies d’approvisionnement dans le cas où l’escalade de la guerre prévue dans le Pakistan voisin menacerait les voies d’approvisionnement actuellement utilisées et qui passent par les régions frontalières de ce pays.
Le Wall Street Journal conclut son éditorial en insistant auprès de l’administration Obama pour qu’elle clarifie que « l’implication des Etats-Unis à la sécurité dans cette région se prolongera longtemps », ajoutant : « Le plus grand danger est que les faibles institutions du Pakistan et ses dirigeants peu sûrs perdent leur désir de vaincre les islamistes. C’est ce qui a fait tomber le Shah d’Iran en 1979. Nous ne voulons pas que la même chose se reproduise à Islamabad. »
En fait, la dictature impitoyable d’Iran soutenue par les Etats-Unis n’est pas tombée parce que le Shah a perdu son désir d’emprisonner et d’éliminer physiquement ses opposants, mais à cause d’un soulèvement populaire duquel les religieux islamiques ont réussi à prendre le contrôle. Il y a déjà des signes en Afghanistan et au Pakistan d’une vaste opposition politique et sociale aux Etats-Unis et à ses régimes marionnettes. L’avis que donne le Wall Street Journal à Obama est que les Etats-Unis doivent faire tout ce qui est nécessaire aussi longtemps qu’il le faut pour supprimer par la violence toute contestation à la domination économique et stratégique de la région par les Etats-Unis.
L’escalade de la guerre que prépare Obama ne pourra avoir qu’un effet profondément déstabilisateur sur toute la région et préparera des conflagrations militaires encore plus importantes et sanglantes. On ne pourra s’y opposer avec des appels au Parti démocrate ou au Congrès américain, mais seulement par la mobilisation indépendante des travailleurs aux Etats-Unis de concert avec la classe ouvrière et les masses opprimées de l’Asie du Sud, de l’Asie centrale et internationalement. Cette lutte doit être basée sur une perspective socialiste pour renverser le système capitaliste qui est la source de l’oppression et de la guerre impérialistes.

Tanjaawi

/ http://www.wsws.org/

http://www.paperblog.fr/1910290/non-a-la-guerre-en-afghanistan-et-au-pakistan/ 


4-3 Le dialogue avec les résistants souhaité par l’Occident reste un vœu pieux…
Les résistants n'ont aucune confiance dans le gouvernement et n'ont aucune raison de mettre fin aux combats, préviennent les analystes.
De plus en plus évoqué par un Occident qui redoute un sanglant enlisement de ses troupes en Afghanistan, le dialogue avec les résistants reste un vœu pieux.

Le président Karzaï a fait de l'ouverture de négociations avec les insurgés l'une des promesses phares de sa campagne présidentielle. Et les dirigeants occidentaux, qui n'ont jamais autant perdu de soldats en Afghanistan depuis leur arrivée pour chasser les’Talibans’ du pouvoir à la fin 2001, soutiennent l'idée d'un dialogue avec les résistants « modérés ».
Mais les observateurs peinent à voir le début d'une possibilité de dialogue avec les résistants, qui multiplient les attaques contre le gouvernement de Kaboul et ses alliés internationaux. M. Karzai les a lui-même appelés plusieurs fois ces dernières années à déposer les armes et négocier, en vain. Le président afghan a récemment relancé cette idée en proposant la médiation du roi Abdallah d'Arabie saoudite.

Mais M. Karzai, favori de l'élection du 20 août, « est faible et entouré de chefs de guerre et d'autres personnalités qui n'aiment pas les résistants, et que les résistants n'aiment pas », explique à l'AFP l'universitaire afghan Wadir Safi, en doutant que M. Karzai soit l'homme de la situation.
Pour sa réélection, le président afghan a choisi pour colistiers et potentiels vice-présidents deux anciens chefs de guerre ayant combattu les résistants dans les années 1990, Mohammad Qasim Fahim et Karim Khalili. Il est également allié au chef de guerre ouzbek Abdul Rashid Dostom, accusé d'avoir tué des milliers de combattants résistants, y compris en massacrant ceux qui s'étaient rendus après l'invasion américaine de la fin 2001.
Reconstitués notamment à partir de leurs repaires des zones tribales pakistanaises, de l'autre côté de la poreuse frontière, les résistants ont redoublé leurs attaques ces dernières années.

Ceux que beaucoup d'Occidentaux jugeaient finis après 2001 ont aujourd'hui une influence plus ou moins forte sur plus de la moitié du pays, selon les observateurs.
Une situation qui ne place guère le gouvernement en position de force pour négocier, soulignent les analystes. Or « s'il n'y a pas de négociations, la rébellion peut continuer pendant des décennies », souligne M. Safi. Mais « les résistants n'ont pas confiance dans le gouvernement », note lui aussi l'analyste Waheed Mujda, qui fut fonctionnaire sous leur régime (1996-2001), et « les informations non confirmées annonçant un début de négociation n'ont été qu'une tentative de Karzai de semer le trouble dans leurs rangs ». Selon M. Mujda, toute réconciliation prendra au moins cinq ans. Encore faut-il que les résistants, qui continuent à opérer normalement depuis le Pakistan, soient poussés à négocier par une pression militaire, souligne un autre analyste, Haroun Mir.
Les résistants n'ont jusqu'ici pas dévié de la ligne qu'ils défendent depuis 2001 : pas de négociation sans départ préalable des quelque 100 000 soldats étrangers déployés dans le pays pour soutenir le gouvernement. « Nous ne parlerons jamais au gouvernement de marionnettes de Karzai », a déclaré à l'AFP l'un de leurs porte-parole, Yousuf Ahmadi, en démentant toutes divergences internes à ce sujet. « Le concept de résistant modéré n'est qu'une invention des envahisseurs étrangers », a-t-il souligné.

Les responsables occidentaux n'en restent pas moins convaincus du contraire. « La rébellion est résistante et sait s'adapter. Mais elle a également des faiblesses. C'est une coalition d'intérêts larges, mais superficielle », estime un diplomate britannique.

11 août
http://www.lorientlejour.com/article/627682/Le_dialogue_a...


4-4 Dossier Karzai

1 L'abstention à la présidentielle pose la question de la légitimité du futur président afghan. 

À cause d'une participation annoncée faible par les observateurs, certains posent déjà la question de la légitimité du futur président afghan, pendant que les résultats de l'élection du 20 août, entachée de fraudes, tombent au compte-gouttes.
Les résultats partiels déjà annoncés, peu significatifs car portant sur 17% des suffrages exprimés, placent le président sortant Hamid Karzaï en tête, suivi par son ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah. Les résultats finaux devraient être connus mi-septembre.
Selon plusieurs diplomates occidentaux, la participation ne dépasserait pas 30% à 35%.

La Commission électorale afghane n'a fourni aucun chiffre.

Les scrutins présidentiel et provinciaux du 20 août se sont déroulés sous les appels des résistants au boycott.
Dans ces conditions, certains observateurs jugent que si 5 ou 6 millions d'électeurs sur 17 millions d'inscrits ont voté, cela prouve l'attachement des Afghans au processus démocratique. "Les Afghans ont montré clairement aux résistants qu'en dépit de la terreur créée avant les élections (...), ils voulaient voter", assure Nader Nadery, de la principale organisation d'observateurs électoraux afghans, la FEFA. "

D'autres jugent qu'une aussi faible participation "pose question" sur l'autorité qu'aura un président mal élu, comme l'expert afghan Haroun Mir. "Cette élection visait à donner une légitimité au gouvernement, et cela a échoué.

Pour M. Mir, l'annonce très lente des résultats donnera le temps au président Karzaï et ses soutiens étrangers (États-Unis, Union européenne, OTAN et ONU) d'arriver à un compromis avec Abdullah Abdullah.

AFP/
28/08


2 Alain Jules : L’immaculé Hamid Karzaï, fraudeur, corrupteur, irresponsable.

Ils vont nous annoncer sans vergogne qu’il est le grand gagnant de l’élection présidentielle afghane dont tout l’Occident parle en chœur en termes élogieux.

Ils disent qu’il est en avance après le dépouillement des bulletins dans la moitié des bureaux de vote, sans toute fois insister sur les fraudes massives et les intimidations des équipes Karzaï sur le terrain.….

Ah, sans preuve, Mahmoud Ahmadinejad était l’homme à abattre, jugé comme un tricheur, ou encore traité de petit Hitler.

Étonnant.

N’est pas Karzaï qui veut, mais qui peut.

On entend dire depuis quelques temps qu’il y a, en Afghanistan, de légers soupçons de fraude pour l’élection présidentielle. De légers soupçons bien entendu. Abdallah Abdallah n’est pas bien sûr Moussavi qui, lui, avait raison de dénoncer les "fraudes massives" de Mahmoud Ahmadinejad. Mais, aucune preuve tangible renchérissent les médias, trouvant en cet homme, Hamid Karzaï, le président sortant, le père de la rectitude. On reste bien évidemment dubitatif devant ce laisser-faire abscons, ce silence assourdissant. Point de cris d’orfraie ni de plainte car, l’Iran n’est pas l’Afghanistan, ce dernier acceptant que ses ressources soient une propriété occidentale, notamment l’héroïne. Non, ils disent que ce sont les Résistants qui contrôlent ce commerce.
L’on couvre d’oripeaux flatteurs ce malfrat de Karzaï, pourvu qu’il fasse la volonté des forts. Est-ce pour mieux chloroformer la conscience et la volonté de résistance des peuples en adoubant quelqu’un qu’on pourra manipuler à loisirs pour qu’il s’oppose soi-disant aux Résistants ? Tout ça n’est pas sérieux. Tous les aboyeurs occidentaux n’ont qu’un seul problème : Ahmadinejad. Le reste leur importe peu. Pour preuve, les sorties prudentes des uns et des autres qui refusent volontairement d’égratigner leur chouchou. Heureux comme Karzaï tu meurs ! C’est le héraut afghan, le héros de tout un peuple qui veut en finir avec la mainmise résistante sur le pays dit-on ici et là sans vergogne. Il veut éradiquer le terrorisme mondial, préserver la sécurité dans le monde.
« Le faible gagne s’il ne perd pas. Le fort perd s’il ne gagne pas » dit l’adage. Sans avoir été plongé dans les fonts baptismaux de ses chers ayatollahs et autres mamamouchis de la pensée inique et unique, Karzaï va droit vers une deuxième victoire contestée et contestable dans la présidentielle afghane. Alors, c’est qui l’homme le plus fort d’Afghanistan ? Karzaï bien sûr. Lorsqu’on voit la lâcheté avec laquelle les pays de l’OTAN envoient les leurs à la mort, des hommes et des femmes qui n’ont rien demandé, on ne peut que se poser des questions. L’irréfragable ami des Etats-Unis, agent de la CIA disent ses détracteurs et homme fort de Kaboul ne perdra point.
Compte tenu de la Magna Carta ridicule qu’on impose au peuple afghan, il y a de sérieux doutes sur les motivations réelles de ceux qui ne disent rien sur l’immaculé Hamid Karzaï. Ce qu’on interprète en Occident comme étant du courage, c’est de l’esbroufe. Karzaï n’a pas hésité par peur, à tendre la main aux Résistants en vue de la constitution d’un gouvernement d’union nationale. Eh bien, il semble bien qu’il pactise avec eux quelque part. D’ailleurs, cet aspect de sa personnalité est vue comme s’il était le représentant du dialogue...

Alors que la Commission des plaintes électorales a reçu plus de 2500 plaintes au bas mot, alors que les résultats arrivent au compte-gouttes, alors que les résultats finaux truqués ne seront connus que d’ici le 3 ou le 7 septembre prochain, l’opinion publique internationale est déjà flouée car préparée à une seule éventualité.

C’est Hamid Karzaï qui mène la danse. Il surpasse actuellement son principal adversaire. Le coude à coude n’est qu’une illusion lit-on dans des magazines plutôt sérieux sur la façade, mais hypocrite dans le fond...

Alain Jules 

1/9

http://allainjulesblog.blogspot.com/


3 Steven Hurst : Karzai, =  inefficacité, corruption.

Alors qu’Obama, quand il est arrivé au pouvoir, avait manifesté publiquement sa déception à l’égard du président Hamid Karzai, pour son inefficacité et la réputation de corruption qui entoure son administration, il n’a exprimé aucune préférence pour les résultats de ce jeudi.

Le plus grand rival de Karzai est son ancien ministre des Affaires étrangères, Abdullah Abdullah, qui pourrait être bien placé au dépouillement des voix en raison d’une participation plus forte dans la partie nord, ethniquement Tajik, du pays.

Le taux de participation a été irrégulier dans le sud Pashtun où Karzai bénéficie d’un soutien important. Si Karzai, Abdallah, ou aucun des 34 autres candidats n’obtient 50% des voix au premier tour, il y aura ballottage. Les résultats définitifs du vote de ce jeudi ne seront connus que le 3 septembre.

Quels que soient le résultat du vote ou la baisse du soutien à la guerre aux USA, on s’attend à une révision de la stratégie de la Maison-Blanche à la mi-septembre, et le général Stanley McChrystal, commandant US en Afghanistan, devrait certainement faire pression en faveur d’une autre augmentation importante des effectifs pour sa nouvelle campagne contre-insurrectionnelle.

Il y a juste trois ans, les USA avaient environ 20 000 hommes dans le pays. Aujourd’hui, les effectifs ont triplé de sorte qu’ils atteindront 68 000 à la fin de l’année quand les 17 000 nouvellement déployés seront en place.

Un sondage réalisé conjointement par le Washington Post et la chaîne de télévision ABC-News cette semaine, montre cependant que seulement 24% des Américains soutiennent ces renforcements d’effectifs, et que 45% estiment qu’il faut les réduire. Le cap de la politique intérieure pour une stratégie globale d’Obama et pour de nouveaux renforts va donc être de plus en plus difficile à tenir.

Et par une pétillante pointe d’humour politique, c’est chez les Républicains et les conservateurs que le soutien en faveur de la guerre reste le plus fort, respectivement à 70% et 58% pour le conflit.

Steven R. Hurst écrit de la Maison-Blanche pour Associated Press et couvre la politique étrangère depuis 30 ans ; il s’est rendu 12 fois en Afghanistan.

The Palestine Telegraph

21 août

traduction : JPP

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7146



5 Provinces Afghanes

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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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