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06/09/2009

n°286 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire d'Afghanistan- 21-08 au 06-09 -:Suite - : L’immaculé Hamid Karzaï, fraudeur, corrupteur, irresponsable.

n°286 - Journal de la Lutte pour la libération du territoire  d'Afghanistan- 21-08 au 06-09 -:Suite - : L’immaculé Hamid Karzaï, fraudeur, corrupteur, irresponsable.




Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de la Lutte pour la libération du territoire  d'Afghanistan 

n° 286 - du 21-08 au 06-09                                             C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 


Sommaire.

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 La stratégie des forces internationales.

2-2 A propos de l'Afghanistan.

2-3 USA: L'armée "fiche" les journalistes désireux d'accompagner les troupes en Afghanistan.

2-4 La fabrication du consentement (vidéoS vostfr).

3 Les Brèves

3-1 « Pourquoi tous ces morts ? s’interroge Matt Jenkins,

3-2 La communauté internationale reconnait des fraudes.  

3-3 La coalition envisage l'après-scrutin. 

3-4 L'avenir de l'Afghanistan étudié à Paris.

3-5 Réunion de Paris : pas de retrait militaire sans sécurisation…

3-6 En quête d'une stratégie gagnante.

3-7 La visite de Gordon Brown illustre le malaise occidental.

3-8 Peur au quotidien dans les prisons secrètes de la CIA.

3-9 Un procureur enquêtera sur les méthodes violentes de la CIA…

3-10 Mathieu Perreault : La CIA sous la loupe du ministère de la Justice.

3-11 Les soldats de l'OTAN ont reçu l'ordre de conduire moins vite en Afghanistan.(...)  

3-12 Tortures et autres sévices : Cheney défend son héritage.

3-13 Ernesto Carmona : L'«Opération Condor» toujours active ?

3-14 Guantanamo : Les Brèves.

1 Les avocats de Khalid Cheikh Mohammed (détenu à Guantanamo) pourront presque interroger le cerveau ‘présumé’ du 11-Septembre.

2 Mohammed Jawad retourne en Afghanistan.



2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

Vidéos

2-1 La stratégie des forces internationales.

Un rapport remet en cause la stratégie des forces internationales

http://www.youtube.com/watch?v=9B4QQ2uJ-

 

2-2 A propos de l'Afghanistan.

Vous trouverez ci-dessous le lien vers la dernière intervention du Président du Parti Anti-Sioniste francais Yahia Gouasmi.
http://www.dailymotion.com/video/xa96rx_mourir-pour-qui-y_news


Cami McCormick, qui travaille pour CBS depuis 1998 et est basée à New York, accompagnait des membres de l'armée américaine lorsque leur véhicule a été touché par l'explosion d'une bombe artisanale dans la province du Logar, près de Kaboul, rapporte CBS.

La journaliste "a d'abord été soignée dans un hôpital de campagne, où elle a subi une intervention chirurgicale pour que son état se stabilise, puis a été transportée vers la base aérienne de Bagram en Afghanistan pour y subir des soins supplémentaires", indique CBS.
Cami McCormick se trouvait en Afghanistan pour y couvrir les récentes élections présidentielles et provinciales, et avait prolongé son séjour pour couvrir les combats dans la région.
Deux journalistes de l'agence américaine Associated Press ont déjà été
blessés ce mois-ci par l'explosion d'une bombe dans le sud de l'Afghanistan.

30/8

http://www.jeanmarcmorandini.com/article-30132-une-journa...


2-3 USA: L'armée "fiche" les journalistes désireux d'accompagner les troupes en Afghanistan.

L'armée américaine "fiche" les journalistes désireux d'accompagner les troupes en Afghanistan, en jugeant si leurs articles sont généralement positifs ou négatifs et s'il est possible d'influencer leur couverture, c'est ce qu'a affirmé, ce mercredi, le journal Stars and Stripes. 
Selon cette publication américaine destinée à la communauté militaire, financée par le Pentagone mais indépendante au niveau éditorial, ces "fiches" sont préparées pour les militaires par un groupe de relations publiques, Rendon, et visent à déterminer comment influer sur la production d'un journaliste intégré dans une unité sur le terrain.
D'après l'une de ces récentes "fiches", vue par le journal, "la couverture des forces armées américaines d'un reporter de l'un des plus éminents journaux américains est notée +neutre ou positive+, et ses articles négatifs +pourraient être neutralisés+ en lui fournissant des citations de responsables militaires". 
Un autre journaliste de télévision fournirait une couverture "de manière subjective", d'après sa fiche, et en l'incitant à couvrir l'aspect positif d'une opération réussie", l'armée pourrait "aboutir à une couverture favorable". 
 Un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman, a assuré mercredi que " le seul critère de jugement utilisé par le Pentagone est l'exactitude. C'est un bon article si les informations sont exactes, c'est un mauvais si elles sont fausses", avait-il déclaré lundi en réaction à un premier article de Stars and Stripes accusant l'armée de rejeter les demandes d'accompagnement ("embed") en Afghanistan de certains journalistes en fonction de l'évaluation de leur production. 
Ces informations interviennent alors que Washington commence à s'inquiéter de l'impopularité croissante de la guerre en Afghanistan. Selon un récent sondage, 51% des Américains estiment que cette guerre ne vaut pas la peine d'être mené. 
 De son coté, la Fédération internationale des journalistes (IFJ), basée à Bruxelles, a condamné mercredi les pratiques de l'armée américaine telles que rapportées par Stars and Stripes. 
 "Le +fichage+ de journalistes compromet davantage l'indépendance des médias", déclare dans un communiqué Aidan White, secrétaire général de l'organisation, qui affirme représenter 600.000 journalistes dans 123 pays. 
 "Cela balaie toute affirmation selon laquelle l'armée a la volonté d'aider les journalistes à travailler librement. Cela suggère qu'ils sont plus intéressés par la propagande que par des reportages honnêtes".

28/8 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=100881&language=fr

27 août

Stars and Stripes.

http://www.france24.com/fr/20090827-afghanistan-etats-unis-journalistes-reporters-liberte-presse-fiches-articles


2-4 La fabrication du consentement (vidéoS vostfr).

Dans ce documentaire, Noam Chomsky et ses assistants présentent leur « modèle de propagande », véritable outil d’analyse et de compréhension de la manière dont fonctionnent les médias dominants.

Ils font la lumière sur la tendance lourde à ne travailler que dans le cadre de limites définies et à relayer, pour l’essentiel, les informations fournies par les élites économiques et politiques, les amenant ainsi à participer plus ou moins consciemment à la mise en place d’une propagande idéologique destinée à servir les intérêts des mêmes élites.

En disséquant les traitements médiatiques réservés à divers évènements ou phénomènes historiques et politiques (communisme et anticommunisme, conflits et revolutions en Amérique Latine, guerres du Vietnam et du Cambodge, entre autres, ils mettent à jour des facteurs structurels qu’ils considèrent comme seuls susceptibles de rendre compte des comportements systématiques des principaux médias et des modes de traitement qu’ils réservent a l’information.

Article rédigé le 26 juil 2009, par Mecanopolis

Mecanopolis

http://www.mecanopolis.org/?p=9001



3 Les Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

3-1 « Pourquoi tous ces morts ? S’interroge Matt Jenkins,

PS : La publication de l'article doit être vu comme information.

Toujours le même rituel.

Ce gros avion C-17 qui se pose, seul au milieu de la piste de la base aérienne RAF de Lyneham, au sud-ouest de l’Angleterre.

Ce cercueil, couvert du drapeau britannique et porté par six militaires, placé dans un corbillard aux vitres transparentes. Ce défilé morbide dans la rue principale de Wootton Bassett, petite ville où des personnes se pressent pour rendre hommage à l’un des leurs, disparu au front.

Ces fleurs déposées sur le toit des corbillards. Ces larmes, ce deuil.
Pour la Xeme fois depuis 2001, un corps de soldat britannique a été rapatrié d’Afghanistan.

Des militaires morts si loin de chez eux pour une cause que le peuple anglais ne comprend pas et remet en question.

En juillet, vingt-deux soldats ont été tués.

Et seize autres en août.

C’est l’été le plus meurtrier de l’armée britannique depuis la guerre des Malouines en 1982.

Il est imputé à l’offensive Griffe de panthère, lancée fin juin pour sécuriser la province du Helmand, bastion des résistants.

Brown ne convainc plus personne

« Pourquoi tous ces morts ? s’interroge Matt Jenkins, oncle d’un soldat tué il y a quelques semaines. Pour rien. Cette guerre n’a aucun sens. Ce fut une énorme erreur de s’y engager.
Nous pleurons des fils, des maris, des pères pour une cause perdue.

A quoi bon ?

La démocratie est irréalisable en Afghanistan. »

Les Britanniques ne veulent plus de cette guerre qu’ils jugent inutile et pour laquelle ils estiment leurs soldats mal équipés. Lors d’un récent sondage, 58 % de la population a considéré que la guerre en Afghanistan était vouée à l’échec et que les soldats devaient être rapatriés rapidement.

http://www.leparisien.fr/international/


3-2 La communauté internationale reconnait des fraudes.  

La communauté internationale, qui a d'abord salué l'élection présidentielle afghane du 20 août comme un succès, a ensuite reconnu des fraudes.

Richard Holbrooke, le représentant des États-Unis, a même dû répondre à des attaques contre son pays, soupçonné de favoriser un deuxième tour.

Les résultats définitifs de l'élection présidentielle ne seront pas connus avant la mi-septembre. Mais chaque camp crie victoire.

Selon les derniers décomptes, qui portent sur 60% des bulletins, le président sortant, Hamid Karzaï, serait en tête avec quinze points de plus qu'Abdullah Abdullah.

En Afghanistan, les bulletins n'ont pas encore été tous comptabilisés, mais on parle déjà d'intimidation, de violences, de fraude généralisée et de faible participation, ce qui n'augure rien de bon pour le pays et pour la guerre que mènent les Américains et leurs alliés là-bas.

L'objectif stratégique d'une guerre anti-insurrectionnelle(…)  est de renforcer la légitimité du gouvernement central.

Le raisonnement est simple. Nos forces maintiennent l'ordre.

Le régime peut offrir à la population les services de base dont elle a besoin. Les résistants perdent le soutien de la population.

Mais si la population considère que le gouvernement n'a aucune légitimité, la campagne anti-insurrectionnelle est vouée à l'échec, quel que soit le génie tactique des officiers qui dirigent les opérations.

Fred Kaplan

Traduit par Sylvestre Meininger

3 septembre

http://www.slate.fr/story/9841/afghanistan-bourbier-obama


3-3 La coalition envisage l'après-scrutin. 

Les représentants des pays engagés en Afghanistan, dont les États-Unis, se sont réunis mercredi à Paris pour envisager la période postélectorale.

Lors de cette réunion, les principales puissances présentes dans le pays se sont engagées à ne pas s'ingérer dans le processus électoral en cours, malgré les nombreuses accusations de fraudes.

Les États-Unis, en particulier, ont affirmé qu'ils n'avaient pas de préférence en ce qui concerne l'organisation d'un second tour ou une victoire dès le premier tour, et assuré qu'ils ne soutenaient aucun candidat à l'élection présidentielle qui s'est déroulée le 20 août dernier et dont les résultats ne sont pas encore connus..

Des élections considérées «comme un succès»

Des sources diplomatiques concordantes avaient indiqué récemment que les États-Unis étaient favorables à la tenue d'un deuxième tour pour faire baisser la tension, notamment en raison du grand nombre de fraudes dénoncées par les différents camps politiques.

«Les Afghans considèrent la tenue de ces élections comme un succès. Il faut les respecter», a estimé pour sa part le représentant spécial de l'ONU, Karl Eide. Nous savons qu'il y a eu beaucoup de réclamations et beaucoup de fraudes dénoncées. Les mêmes fraudes étaient souvent dénoncées plusieurs fois», a déclaré Bernard Kouchner. «Que dans cette période, les Afghans aient voté est un succès pour les Afghans et la communauté internationale», a-t-il toutefois lui aussi souligné.

La réunion de mercredi avait pour objectif de définir les grandes lignes de ce que devrait être l'action de la communauté internationale après l'annonce des résultats de l'élection, attendu le17 septembre.

«Ce que nous voulons, c'est établir avec le gouvernement futur des lignes de travail très précises, une direction et un suivi qui sera meilleur que le précédent», a déclaré le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, hôte de la réunion.

Publiquement, les participants à la réunion de mercredi ont modéré leurs critiques à l'encontre du chef de l'État sortant, Hamid Karzaï, souvent jugé insuffisamment moteur dans la lutte contre la corruption et la mise en œuvre des réformes. Selon des résultats partiels, il restait largement en tête, mercredi, du scrutin présidentiel, avec 47,3 % des suffrages déclarés valides, contre 32,6 % pour son principal adversaire, Abdullah Abdullah.

«Il n'y a pas de solution militaire. Nous ne sommes pas là pour faire la guerre», a encore déclaré Bernard ­Kouchner. Un écho aux préoccupations des opinions publiques occidentales qui sont de plus en plus opposées à cette opération mili­taire, dont elles ont du mal à comprendre les objectifs, huit ans après son lancement au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

02/09/ 

http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/03/01003-20090903ARTFIG00172-en-afghanistan-la-coalition-envisage-l-apres-scrutin-.php


3-4 L'avenir de l'Afghanistan étudié à Paris.

Vingt-sept représentants des pays impliqués sur le terrain planchent sur l'après-élection. Les principales puissances impliquées en Afghanistan s'étaient donné rendez-vous, hier, à Paris, autour de Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères.

Objectif ?

Se doter d'une nouvelle stratégie dans l'après-élection pour endiguer la menace résistante, meurtrière pour les soldats occidentaux.
Une belle ambition mais, sur le terrain, la situation est de plus en plus difficile.

Afp



3-5 Réunion de Paris : pas de retrait militaire sans sécurisation…

Les principales puissances impliquées en Afghanistan estiment qu'un retrait militaire ne peut être envisagé "sans que la région soit sécurisée", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, en marge d'une réunion de haut niveau à Paris.

"On ne peut pas envisager un retrait des troupes sans que la région soit sécurisée", a déclaré le ministre français, devant la presse.

Bernard Kouchner a ouvert mercredi à Paris une réunion de 27 pays et organisations impliqués en Afghanistan, dont le but est de définir les grandes lignes de leur action après l'élection présidentielle du 20 août. Les résultats définitifs de cette élection sont toujours attendus et la régularité du scrutin est contestée dans le pays.

Cette réunion devait se poursuivre plus tard dans la journée et s'achever par un dîner de travail.

 02 septembre

http://www.romandie.com/infos/News2/090902144438.urije4ql.asp


3-6 En quête d'une stratégie gagnante.

Sans attendre les résultats définitifs de la présidentielle en Afghanistan, la communauté internationale s'est réunie hier à Paris pour réfléchir à l'après-élection.

Refusant de polémiquer sur la régularité du scrutin malgré les soupçons de fraudes, les 27 représentants spéciaux pour l'Afghanistan ont mis l'accent sur la nécessité de sécuriser l'Afghanistan. Car l'insurrection gagne du terrain malgré la présence sur place de 100 000 soldats de la coalition internationale (dont 3 700 Français).

Le mois d'août a été le plus meurtrier pour l'armée américaine depuis 2001 et, hier encore, une attaque kamikaze dans l'est du pays a fait au moins 23 morts, dont le numéro 2 des services secrets afghans.

Pour éviter de perdre la guerre, la coalition tente donc d'avoir une approche commune.

Dans un rapport paru lundi, le général Stanley McChrystal, commandant des troupes américaines, plaide pour un rapprochement avec la population et avec les résistants « modérés ».

Une stratégie soutenue par la France et la Grande-Bretagne.

Mais « les Russes, Indiens et Chinois ont de grandes réserves sur les négociations, explique un haut diplomate. Il est donc difficile de savoir jusqu'où la communauté internationale sera prête à aller. » Outre une approche régionale incluant les pays voisins, McChrystal semble également plaider pour l'envoi de nouveaux renforts militaires, en plus des 21 000 soldats américains déployés au printemps dernier.

Reste à convaincre les opinions publiques face à une guerre de plus en plus impopulaire : 57 % des Américains et 64 % des Français y sont défavorables. W

3/9

http://www.20minutes.fr/article/344783/Monde-En-quete-d-une-strategie-gagnante.php


3-7 La visite de Gordon Brown illustre le malaise occidental.

La visite samedi du Premier ministre britannique Gordon Brown illustre le malaise des pays occidentaux impliqués en Afghanistan, qui doivent justifier leurs engagements militaires et financiers face à des opinions publiques de plus en plus rétives, selon les experts.

Pour Haroun Mir, du Centre de recherches et d'études politiques à Kaboul, la visite du dirigeant britannique "envoie un message très fort" au président sortant Hamid Karzaï et l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah: "sitôt le résultat final de la présidentielle annoncé" mi-septembre, "ils devront trouver une solution politique pacifique".

Depuis le scrutin, le camp Karzaï clame sa victoire au premier tour, tandis que M. Abdullah dit être en tête et prévient qu'il n'acceptera pas un résultat dicté par les fraudes organisées par le sortant. Selon un dépouillement partiel, M. Karzaï serait en tête. Surtout, le déplacement de M. Brown "visait à convaincre les Britanniques que l'Occident ne peut rester inactif dans la crise politique actuelle", dans laquelle "ses soldats meurent chaque jour", ajoute M. Mir.

Les attaques en Afghanistan ont considérablement augmenté depuis deux ans, pour atteindre dernièrement un paroxysme malgré les 100.000 soldats étrangers présents. 2008 avait déjà battu des records en termes de victimes civiles et militaires, mais 2009 s'annonce pire.

En Grande-Bretagne comme en France, en Allemagne ou aux Etats-Unis, la majorité de la population est désormais opposée à la participation au conflit, jugeant le prix trop élevé - cadavres de militaires régulièrement rapatriés, 20 milliards de dollars injectés depuis 2002 dont personne ne sait vraiment ce qu'ils deviennent, perdus dans la corruption ambiante.

Le problème devient politiquement brûlant aux Etats-Unis, qui pourraient annoncer prochainement l'envoi de nouveaux renforts, après avoir déjà dépêché récemment 21.000 soldats supplémentaires sur le terrain. Lundi dernier, un sénateur américain avait demandé pour la première fois une date de retrait d'Afghanistan. Il reprend un message distillé depuis plusieurs mois par des dirigeants occidentaux, qui évoquent un retrait, au moins du champ de bataille, à moyen terme - trois à cinq ans en général, lorsque les forces de sécurité afghanes pourront tenir le pays.

La formation des forces afghanes est devenue la priorité occidentale. 4.000 instructeurs militaires américains sont arrivés récemment, et Gordon Brown a évoqué samedi "50.000 soldats afghans supplémentaires formés d'ici un an". L'armée et la police afghanes comptent moins de 200.000 hommes. En Irak, l'autre guerre américaine, les forces de sécurité affichent 615.000 hommes à population et superficie comparables et peinent à tenir un pays à la géographie beaucoup moins tourmentée que le montagneux Afghanistan. Ce processus nécessitera néanmoins à court terme plus de soldats étrangers, donc plus de pertes, préviennent les militaires occidentaux. Nasrullah Stanakzaï, enseignant en droit à l'Université de Kaboul, estime que pour le moment, "les gouvernements occidentaux et l'Otan sont impliqués dans un jeu dont ils ne peuvent se retirer" et doivent donc "soutenir par tous les moyens le gouvernement afghan". "S'ils retirent leurs soldats ou cessent leur aide à l'Afghanistan sous la pression de leurs opinions publiques, les dirigeants occidentaux savent que la guerre contre le terrorisme va s'étendre à l'Europe", affirme-t-il.

 30/08

http://tageblatt.editpress.lu/international/31654.html


3-8 Peur au quotidien dans les prisons secrètes de la CIA.

Attaché debout, vêtu d'une couche-culotte, les bras menottés sur sa poitrine: un suspect d'Al-Qaïda pouvait être empêché de dormir pendant quatre jours entiers.

Enfermé dans les prisons secrètes de la CIA, la peur devait envahir tout son quotidien et alors il parlait.
Des dizaines de pages de documents classés, révélées cette semaine aux États-Unis, dessinent pour la première fois avec autant de détails la réalité des détentions et interrogatoires des hommes arrêtés par les Américains après le 11 septembre 2001 et soupçonnés d'être des "détenus de grande importance", de grosses pointures d'Al-Qaïda."L'efficacité du programme dépend de la manière dont on parvient à persuader le détenu, tôt (après son arrestation) qu'il est dépendant de ses interrogateurs et qu'il n'a plus le contrôle de sa situation", résumait en 2007 Steven Bradbury, un haut responsable du ministère américain de la Justice sous George W. Bush, dans une note interne adressée à la CIA.
 Selon les documents, au lendemain du 11-Septembre, les Etats-Unis ont mis au point un "programme anti-résistant" global. Dans ce cadre, ils ont théorisé une liste de "techniques d'interrogatoires améliorées" qui ont été par la suite justifiées par le ministère au plan légal, pour certaines jusqu'aux dernières heures de l'administration Bush.  
La CIA n'a que tardivement formé ses agents à ces "techniques" qui ont été dans les premiers temps parfois conduites par des contractuels.  
Parmi elles figuraient: jeter le détenu à plusieurs reprises contre un faux mur, en fait mou, le gifler, le placer deux heures dans un espace trop étroit pour lui et dans l'obscurité, le forcer à se tenir immobile, penché, les mains appuyées sur un mur à 1,50 m de ses pieds.  
Si on n'obtenait rien, on pouvait alors attacher longuement le détenu assis, jambes étendues, mains au dessus de la tête, ou à genou le dos penché en arrière, l'empêcher de dormir ou, en dernier ressort, lui placer un tissu sur le visage et verser de l'eau pendant plusieurs secondes, afin qu'il ait l'impression de se noyer. 
Appelée "simulation de noyade" et assimilable à de la torture, cette méthode a été pratiquée sur trois détenus dont le cerveau auto-revendiqué des attentats du 11-Septembre, Khalid Sheikh Mohammed. 
Mais, d'après un rapport de l'inspecteur de la CIA portant sur la période allant de septembre 2001 à octobre 2003, une "série d'actes improvisés" ont aussi été observés: pastiches d'exécution sommaire, menaces avec une perceuse électrique, menaces de tuer les enfants, de violer la mère, corps frotté à la brosse dure, mains serrées autour du cou jusqu'à évanouissement, etc.
Au point que certains agents de la CIA ont commencé à s'inquiéter du risque d'être poursuivis "devant un tribunal international", écrit l'inspecteur général.
   "Mesurer la performance des +techniques d'interrogatoires améliorées+ est très subjectif et ne peut se faire sans susciter l'inquiétude", conclut-il.  
Dans d'autres documents, on apprend que la plupart de ces pratiques, dont la privation de sommeil, étaient encore à l'ordre du jour en 2006 et 2007.
   Steven Bradbury explique ainsi dans plusieurs notes internes que les méthodes d'interrogatoires et de détention sont en conformité avec les engagements internationaux des Etats-Unis.
Pour lui notamment, le fait que cheveux et barbes des prisonniers soient systématiquement rasés au début de leur détention, en contradiction avec les principes musulmans, "n'est pas utilisé comme une forme d'humiliation ou d'avilissement". .

27/8http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=100879&language=fr


3-9 Un procureur enquêtera sur les méthodes violentes de la CIA…

Jusqu'à présent, Barack Obama s'était toujours refusé à des poursuites judiciaires de ce type, jugeant qu'il valait mieux «aller de l'avant».

Plusieurs informations de presse en faisaient état, le ministre américain de la Justice Eric Holder a confirmé lundi la nomination d'un procureur pour enquêter sur les méthodes violentes utilisées par la CIA dans le cadre des interrogatoires antiterroristes.

C'est la lecture d'un rapport de l'Inspecteur général de la CIA datant de 2004, dont des extraits ont été rendus publics lundi, qui a convaincu le ministre de rouvrir plusieurs dossiers de violences contre des détenus que ses prédécesseurs avaient classés.

Lois fédérales violées

Ce rapport raconte comment des agents de la CIA ont menacé le cerveau autorevendiqué des attentats du 11-Septembre, Khaled Cheikh Mohammed, de tuer ses enfants s'il ne parlait pas. Il détaille également comment le principal suspect dans l'attentat contre le navire américain USS Cole en 2000, Abdel Rahim al-Nachiri, a été menacé d'un revolver puis d'une perceuse électrique en marche avant que les interrogateurs lui laissent entendre qu'ils pourraient violer sa mère en sa présence.

«Les informations que j'ai en ma possession justifient l'ouverture d'une enquête préliminaire pour savoir si les lois fédérales ont été violées dans le cadre des interrogatoires de certains détenus hors des Etats-Unis», a expliqué le ministre de la Justice, Eric Holder, dans un communiqué.

Pas de poursuites automatiques

Il a précisé avoir décidé de confier cette «enquête préliminaire» à John Durham, un procureur nommé par son prédécesseur en 2008 pour enquêter sur la destruction par la CIA de 92 vidéos d'interrogatoires.

Celui-ci lui fera des recommandations quant à l'éventuelle nécessité de mener une «investigation complète», sans pour autant présumer que «des poursuites suivront automatiquement», a assuré le ministre.

Le président américain Barack Obama s'est toujours dit opposé à des poursuites judiciaires contre les politiques antiterroristes pratiquées sous l'administration Bush, estimant qu'il valait mieux «aller de l'avant que regarder en arrière».

«Histoire ancienne»

«La décision finale de savoir si quelqu'un a violé la loi est prise en toute indépendance par le ministre de la Justice», a assuré peu après l'annonce Robert Gibbs, porte-parole de la Maison Blanche, dans un communiqué laconique. «Je me rends totalement compte que l'ouverture de cette enquête va être contestée», a reconnu Eric Holder.

Dès avant la révélation de ce rapport, le directeur de la CIA, Leon Panetta, nommé par Barack Obama dès son arrivée à la Maison Blanche, avait estimé que les faits relatés étaient de l'«histoire ancienne».

Un peu plus tôt lundi, des hauts responsables de l'administration ont annoncé que le président Obama avait approuvé la création d'une nouvelle unité transversale chargée de conduire les interrogatoires de terroristes présumés.

(Source AFP)

http://www.liberation.fr/monde/0101586870-un-procureur-enquetera-sur-les-methodes-violentes-de-la-cia?xtor=EPR-450206


3-10 Mathieu Perreault : La CIA sous la loupe du ministère de la Justice.

Vexations, sévices corporels, menaces...

Un rapport qui remonte à 2004, mais rendu public hier, révèle que la CIA ne reculait devant rien pour faire parler les présumés résistants qu'elle détenait en Irak et en Afghanistan. Au courant de ce rapport, Barack Obama avait préféré tourner la page sur ces méthodes peu glorieuses pour plutôt préparer l'avenir.

Or, le secrétaire américain à la Justice a annoncé hier qu'il ferait enquête, bien que la majorité des Américains ne souhaite vraisemblablement pas remuer toute cette boue. Chose certaine, le président ne peut plus faire l'économie d'une enquête qu'il aurait préféré éviter.

Le secrétaire américain à la Justice, Eric Holder, a annoncé qu'il rouvrait l'enquête sur les agents de la CIA qui ont utilisé des «techniques d'interrogation améliorées», que plusieurs assimilent à de la torture. Un rapport du bureau d'éthique du département de la Justice a dénoncé hier la décision prise l'hiver dernier de ne poursuivre aucun de ces agents, dont les agissements ont été détaillés dans un rapport datant de 2004 aussi rendu public hier.

La nouvelle est une tuile pour l'administration Obama, qui avait pesé de tout son poids dans la décision de ne pas poursuivre les agents.

Un porte-parole du président, en vacances à Martha's Vineyard, a indiqué que la décision relevait exclusivement de Me Holder. «Le président pense qu'on doit regarder en avant, pas vers l'arrière», a indiqué le relationniste.

Le rapport de 2004 dévoilé hier, qui avait été signé par l'inspecteur général de la CIA, confirme plusieurs cas dévoilés au fil des ans par les médias. Il décrit en détail la technique de torture dite du waterboarding, noyade simulée à répétition qui peut durer une vingtaine de minutes, ainsi que d'autres «techniques d'interrogation améliorées». Le rapport de 150 pages, dont environ la moitié est censurée, fait aussi état de méthodes «non autorisées», comme menacer de violer la mère d'un détenu ou d'exécuter ses enfants, actionner une perceuse électrique devant un détenu nu et aveuglé par une cagoule ou encore simuler des exécutions.

Les hauts dirigeants ont affirmé au vérificateur général que plusieurs attentats avaient été évités - à l'aéroport Heathrow, sur des ponts de New York, sur des voies ferrées et des stations d'essence aux États-Unis -, mais le rapport indique qu'aucune preuve n'appuie leurs affirmations.

Le nouveau chef de la CIA, Leon Panetta, a immédiatement envoyé à ses employés une note interne dans laquelle il qualifie le rapport de 2004 d'«histoire ancienne». «L'utilisation de techniques d'interrogation améliorées a commencé quand notre pays réagissait aux horreurs du 11 septembre 2001 et s'est terminée en janvier», écrit M. Panetta.

Dans un communiqué, l'ONG Human Rights Watch, de son côté, a réclamé une «enquête criminelle complète sur les crimes»commis par la CIA.

Le rapport de 2004 confirme que les techniques de noyade simulée étaient plus dures que celles qui étaient utilisées par l'armée américaine dans son programme SERE, qui visait à préparer les soldats aux interrogatoires de l'ennemi. Les défenseurs de la CIA ont souvent avancé qu'il était légitime d'appliquer à des ennemis des techniques utilisées contre ses propres soldats dans le cadre de leur entraînement.

L'inspecteur général de la CIA a aussi décrit quelques mesures prises par l'agence de renseignement contre les agents ayant commis des excès.

Un employé civil d'un sous-traitant militaire, qui a battu à mort un détenu pendant quatre jours en 2003 à la base d'Asabad, en Afghanistan, a été renvoyé et son employeur a vu son contrat révoqué. Un agent de la CIA qui, devant 200 élèves d'une école islamique, a frappé avec la crosse de son fusil un professeur qui souriait «de manière inappropriée»à ses questions, a été rapatrié et affecté à des dossiers intérieurs.

Mathieu Perreault

25 août

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200908/25/01-895508-la-cia-sous-la-loupe-du-ministere-de-la-justice.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention


3-11 Les soldats de l'OTAN ont reçu l'ordre de conduire moins vite en Afghanistan.(...)  

C'est l'une des rencontres les plus intimidantes qu'on puisse faire en Afghanistan: un convoi militaire, lourdement armé et blindé, qui fonce à vive allure en plein centre de la route, acheminant soldats et vivres vers des recoins du pays.

Piétons, motocyclistes, voitures et camions n'ont d'autre choix que de céder le passage, fréquemment en plongeant dans le fossé. Tous ceux qui ne le font pas et qui semblent dangereux risquent qu'on leur tire dessus.

Mais tout ça serait en voie de changer.

Pour tenter de gagner la sympathie de la population, le commandant des soldats de l'OTAN en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, demande dorénavant à ses militaires de se comporter de manière civilisée sur les routes du pays.

Les membres de la Force internationale d'assistance à la sécurité en Afghanistan devront dorénavant respecter les règlements de circulation en vigueur, ne pas conduire trop vite et conduire de manière défensive.

Des règles similaires avaient été imposées aux soldats canadiens en avril par le général Jonathan Vance.

Un porte-parole de l'armée canadienne, le major Mario Couture, a expliqué qu'il n'est pas nécessaire de conduire de façon agressive en tout temps et qu'il faut démontrer au peuple afghan que l'opération militaire est respectueuse.

Le major Couture reconnaît toutefois que la nouvelle directive n'est pas sans problèmes, puisque les soldats sont fréquemment la cible de kamikazes qui font exploser leur véhicule près d'eux. Il ajoute ensuite qu'on ne peut malgré tout se permettre de traiter toute la population comme un ennemi potentiel.

 2 sep

http://qc.news.yahoo.com/indepth/afghanistan/s/capress/090902/monde/20090902__canada_afghanistan_conduite_1


3-12 Tortures et autres sévices : Cheney défend son héritage.

Dans une entrevue préenregistrée diffusée dimanche sur les ondes du réseau Fox, l'ex-vice-président républicain s'est dit outré de la décision.

Je crois que c'est un dangereux précédent de se pencher d'une façon que j'estime partisane sur une administration passée. C'est un geste politique qui, à long terme, causera de grands torts.

L'éminence grise de l'administration Bush s'est dite très fière du travail des interrogateurs de la CIA et estime que c'est grâce à eux qu'il n'y a plus eu d'attaques résistants en territoire américain après le 11 septembre 2001.

Il ne trouve pas qu'il soit justifié de mener une enquête afin de déterminer si les agents de la CIA ont dépassé, lors d'interrogatoire de résistants présumés, les limites imposées pourtant par l'administration pour laquelle il travaillait. Il se dit d'ailleurs prêt à monter au créneau pour défendre les éventuels fautifs.

Il avance pour sa part qu'il verra, selon les « circonstances », s'il collaborera ou non avec le procureur chargé de l'enquête.

Des démocrates mal à l'aise

La présidente de la commission du Renseignement du Sénat, la sénatrice démocrate Dianne Feinstein, déplore que le département de la Justice n'ait pas attendu que sa commission termine son propre examen, entamé en mars, des pratiques d'interrogation de la CIA.

Plusieurs élus démocrates craignent par ailleurs que cela donne l'occasion aux républicains de polariser l'opinion publique, au moment où l'administration Obama tente de dégager un consensus en faveur d'une réforme du système de santé.

L'ex-candidat démocrate à la présidentielle de 2004, le sénateur John Kerry, se plaît néanmoins à souligner que cette décision du département de la Justice, prise à contre-courant de la volonté de l'administration Obama, est un bel exemple de l'indépendance de la justice.

30 août

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/acces/suite.asp?lien...


3-13 Ernesto Carmona : L'«Opération Condor» toujours active ?

● Le gouvernement Bush disposait d'un «réseau de direction d'assassinats», placé directement sous les ordres du vice-président Cheney.

● Les assassins n'avaient de contacts ni avec les ambassadeurs ni avec le chef de la centrale locale de la CIA : ils se limitaient à consulter une liste de personnes à abattre, à aller les trouver, à les tuer et s'en aller.  On ignore si cette pratique se poursuit sous Obama.

● L'unité qui a fonctionné sous les ordres du Commandement d'opérations spéciales, hors de son siège en Floride et est connue sous le nom de «Joint Special Op-JSOC», un groupe spécial d'élite, connu également sous le nom de «Unité noire».

● Les activités de l'Opération Condor se poursuivent, en quelque sorte, à Guantánamo et dans les prisons flottantes des bateaux de guerre des États-Unis.

Ernesto Carmona

(*) Ernesto Carmona, journaliste et écrivain chilien, est un survivant des activités de l'«Operación Cóndor» menées à Buenos Aires, Argentine, en 1974, quand elle se nommait encore «Convenio Sudamericano de Policía», Accord sud-américain sur la police).

http://web.mac.com/izalco/accueil/Vide_16.html

http://www.amproradio.blogspot.com/


3-14 Guantanamo : Les Brèves.

1 Les avocats de Khalid Cheikh Mohammed (détenu à Guantanamo) pourront presque interroger le cerveau ‘présumé’ du 11-Septembre.

Les avocats d'un détenu de Guantanamo pourront interroger par mail l'homme soupçonné d'avoir dirigé les attentats du 11-Septembre, a décidé un juge fédéral samedi.

La reconnaissance du droit des défenseurs à correspondre avec le prisonnier, Khalid Cheikh Mohammed, est un coup dur pour le parquet, qui tentait de contenir la portée de leur action.

Mohammed est considéré comme le plus important détenu parmi les 229 personnes restant incarcérées sur la base américaine.

Dans un arrêt, le juge Ricardo Urbina écrit que les avocats du détenu Abdul Rahim Ghulam Rabbani peuvent soumettre des questions écrites concernant leur client au cerveau présumé du 11-Septembre, Khalid Cheikh Mohammed.

Le ministère public accuse Rabbani d'avoir travaillé pour Mohammed, mais les défenseurs du détenu affirment qu'il n'était qu'un simple exécutant, et non un membre d'un réseau résistant.

L'argument du parquet était qu'en contactant Mohammed, les avocats de Rabbani risquaient d'avoir accès à des informations d'importance pour la sécurité nationale, argument rejeté donc.

L'interrogatoire de Khalid Cheikh Mohammed avait déjà été demandé par les défenseurs du Français Zacarias Moussaoui, et accepté sur un nombre de points limités.

23/8

http://fr.news.yahoo.com/3/20090823/twl-usa-guantanamo-justice-224d7fb_2.html


2 Mohammed Jawad retourne en Afghanistan.

L'un des plus jeunes détenus de Guantanamo, Mohammed Jawad, a pu rejoindre sa famille en Afghanistan.

Une juge américaine avait ordonné sa libération, le 30 juillet.

Elle avait notamment estimé qu'une grande majorité des éléments d'abord retenus contre lui avaient été extorqués sous la torture.

Mohammed Jawad, qui a maintenant retrouvé sa famille, avait été accusé d’avoir lancé, en 2002, à Kaboul, une grenade contre deux soldats américains et leur traducteur afghan. Tous les trois avaient été grièvement blessés.

Mais Jawad était-il véritablement coupable ? L’armée n’a jamais pu le prouver. Le jeune garçon, qui avait alors 14 ans selon ses avocats et 17 selon le Pentagone, avait d’abord démenti avant de faire des aveux qui, dira-t-il par la suite, avaient été obtenu par la force. La sécurité afghane ayant menacé de le tuer s’il n’avouait pas.

Les ambitions de Mohammed Jawad

Le tribunal militaire n’a jamais pu le juger faute de preuves irréfutables. Le mois dernier, une juge fédérale a exigé que le gouvernement, soit le libère, soit le juge devant une cour américaine. Elle s’était indignée du sort réservé à Jawad. Le ministère de la Justice a renoncé à le poursuivre au pénal et le détenu à donc été transféré de Guantanamo à Kaboul, par avion militaire.

Le transfert s’est effectué en étroite coopération avec les autorités afghanes et les Etats-Unis entendent assurer le suivi de l’affaire, afin que Jawad ne rejoigne pas le Jihad, comme l’ont fait un certain nombre d’anciens prisonniers après leur libération. Toutefois, selon l’un de ses avocats, le garçon, maintenant âgé de 21 ans, a d’autres ambitions. Il veut devenir médecin.

 25/08/ 

http://www.rfi.fr/actufr/articles/116/article_83991.asp


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