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20/09/2009

n°481- Journal de Palestine - 01-09 au 19-09 - : Début : La pax americana et les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes.

n°481- Journal de Palestine - 01-09  au  19-09 - : Début : La pax americana et  les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes.



          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine 

n°481                    01-09  au  19-09

C.De Broeder    &  M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part

Abdel Bari Atwane : La pax americana et  les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes.

Xavière Jardez : Israël, « Etat juif » : quelle signification pour les Palestiniens ?

Paroles & actions du  président cette semaine ...

Pierre Haski : Obama face à l'échec de son initiative au Proche-Orient.

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

Offensive israélienne à Gaza : quel est le vrai bilan humain ?

Suite

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

4 Politique internationale des territoires occupés 

Fin

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 La fabrication du consentement (vidéoS vostfr)

5-2 La Marine israélienne

5-3 Richard Silverstein : une stratégie pro-israélienne de communication.

 



01-09 au 19-09: Peuple Palestinien :  5 tués   -  0 blessés

                         Occupants              :  0 tué     - 0 blessé



Tiré a part

Abdel Bari Atwane : La pax americana et  les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes.

NbNdlr : La publication et l' analyse de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage tout  le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

 

Le président américain prépare une nouvelle initiative de paix pour régler le conflit arabo-israélien qui sera présentée à la prochaine réunion de l'assemblée générale des Nations Unies prévue pour fin septembre.
Le sénateur George Mitchell, véritable artisan de cette initiative, préfère travailler dans le secret le plus absolu et loin des médias, mais les bruits qui courent laissent entendre que cette initiative se concentre sur l'initiative de paix arabe affectée de certaines modifications essentielles telles que l'annulation du droit au retour et l'introduction d'une formule "nébuleuse" faisant de Jérusalem la capitale des deux Etats, en fait en introduisant quelques retouches à la situation actuelle.

L'application de cette initiative se fera probablement à l'inverse du planning de l'initiative arabe, de sorte qu'elle commence par la normalisation préalablement au retrait israélien des territoires arabes occupés, conformément aux conditions posées par Netanyahu. Ce qui peut expliquer les intenses pressions américaines exercées sur les Etats arabes, surtout dans le Golfe et au Maghreb, en vue de produire des "premiers pas" de normalisation, tels que l'ouverture de bureaux de représentation commerciale et l'autorisation de circulation en toute liberté dans l'espace aérien pour les avions de la compagnie aérienne israélienne El Al, en contrepartie du gel de la construction des colonies en Cisjordanie, mais pas à Jérusalem.
Ces pressions de l'administration Obama pourraient donner des résultats dans les prochaines semaines, et il ne serait pas étonnant que l'on assiste à des rencontres, des réunions et des échanges de sourires entre des responsables et des leaders arabes et Netanyahu en marge des réunions de l'assemblée générale des Nations Unies, histoire de rompre la glace, et que ces gesticulations soient suivies de démarches diplomatiques effectives.
Du côté palestinien, les préparatifs vont bon train, avec des soins et une minutie exceptionnels, conformément aux directives américaines et européennes et avec la bénédiction israélienne indirecte, de manière que la société palestinienne soit parfaitement et entièrement disposée à intégrer la nouvelle initiative.
Ces préparatifs peuvent être résumés dans les points suivants :
1) Le président de l'autorité de Ramallah, Mahmoud Abbas, a réuni le congrès du Fatah, et procédé à l'"élection" d'un nouveau comité exécutif qui comprend quatre des anciens responsables de la sécurité et dont ont été exclus, d'une manière ou d'une autre, la plupart des membres de l'ancienne garde opposée au processus d'Oslo ; il faut reconnaître cependant que certains des nouveaux membres du comité jouissent d'une bonne réputation et sont considérés comme des personnalités indépendantes et dévouées à la cause nationale.
2) Monsieur Abbas a bien réussi à convoquer le conseil national palestinien en une réunion extraordinaire "en présence des présents" pour compléter la légitimité du comité exécutif de l'OLP et l'élection de six nouveaux membres, parmi lesquels deux personnes responsables des négociations: Ahmad Qorei (Abou Ala') et Saeb Erekat. On peut en conclure qu'ils seront appelés à négocier prochainement sur la base de la nouvelle initiative de paix, non en tant que représentants de Fatah, mais au nom de l'OLP, seul représentant légitime du peuple palestinien.
3) Salam Fayad, le premier ministre palestinien, a révélé qu'il préparait un nouveau projet pour l'infrastructure de l'Etat palestinien qui sera prêt dans deux ans.

Ce projet se compose de deux volets : le premier sécuritaire avec la mise sur pied des forces de sécurité palestiniennes sur la base des critères américains et sous la supervision du général Dayton, et les bénédictions israélienne, jordanienne, égyptienne et palestinienne. Le deuxième économique visant à améliorer le quotidien de la population de la Cisjordanie afin de lui faire oublier l'intifada et l'éloigner définitivement de la résistance considérée comme un facteur d'instabilité et de souffrance.
L'entourage du président Mahmoud Abbas a réussi, sur instructions de Tony Blair "envoyé de la paix" européen, à réduire la cause palestinienne à la "Cisjordanie", à l'amputer de son essence qui est la "cause des réfugiés" et à en faire une question purement économique gouvernée par les conditions de vie des habitants de
la Cisjordanie. Et c'est bien là sa plus dangereuse réussite.
Aujourd'hui, au lieu de comparer la situation actuelle du peuple palestinien avec celle qui prévalait lors de la première ou de la deuxième intifada, ou celle qui existait en 1965 lorsque la première balle de la résistance a été tirée et que
la Cisjordanie et Gaza étaient arabes, on oppose la dégradation des moyens de subsistance et de la sécurité à Gaza sous la domination de Hamas à la prospérité de la Cisjordanie sous le règne de l'autorité. A Gaza, la situation économique est détériorée en raison du blocus asphyxiant que tout le monde a décidé d'oublier, et la sécurité est maîtrisée sous la poigne de fer de la police du Hamas, qui s'est illustrée par l'attaque sanguinaire et sans précédent contre la mosquée Ibn Taymiyah à Rafah pour en "extraire" le mouvement Ansar Jund Allah, et par l'interdiction de toute opération de résistance et de lancement de missiles.
Quant à la prospérité économique de
la Cisjordanie, elle est surtout redevable à l'afflux dans les poches de l'autorité de milliards de dollars en provenance des Etats-Unis, de l'Europe et des pays arabes, la générosité de ces derniers résultant plus des injonctions américaines que du devoir moral de solidarité.
Mais il faut se rappeler que cette prospérité correspond à la mise en œuvre à la lettre du plan Netanyahu et du précédent plan de "paix économique" de Tony Blair. Une paix qui signifie dans la pratique l'oubli, même temporaire, des fondamentaux de la cause palestinienne.
La question à laquelle personne ne veut répondre c'est comment cet Etat palestinien qu'on nous promet, va-t-il pouvoir exister en présence de 249 colonies israéliennes où vivent un demi-million de colons, sans oublier les 600 checkpoints israéliens supposés assurer la sécurité ?
Les subtilités byzantines du discours actuel ne portent pas sur la légalité des colonies, mais plutôt sur leur croissance naturelle, sur l'admissibilité légale totale ou partielle de cette croissance et sur la contrepartie que les Arabes devront payer en termes de "normalisation".
On constate que le chantage israélien a remarquablement réussi à dicter ses conditions, et pas seulement au plan de l'évacuation du droit au retour, de la "dilution" de la question de Jérusalem occupée, mais aussi par le lien créé entre le moindre "gel provisoire" des colonies (considéré comme une énorme concession) et l'imposition d'un blocus maritime, aérien et terrestre total contre l'Iran.
De la même façon que la conférence pour la paix de Madrid avait servi en 1991 à frapper, détruire et isoler l'Irak, on veut rattacher aujourd'hui la nouvelle initiative de paix américaine à la question du nucléaire iranien et donc procéder au démantèlement des installation iraniennes par voie militaire ou par voie de sanctions, en échange de promesses, de simples promesses, d'une solution américaine à la question palestinienne et conformément à une formule qui ne fâche ni Israël ni les régimes arabes « modérés ».
Remarquez qu'au lieu de mettre en parallèle un réacteur israélien qui a produit à ce jour 300 têtes nucléaires et un réacteur iranien encore en gestation, on a établi un rapport entre le réacteur iranien et une liste d'abdications arabes sur les fondamentaux palestiniens en contrepartie de promesses de solution, qui viennent s'ajouter aux nombreuses promesses qu'on nous a fait dans le passé et qui ont disparu les unes après les autres après avoir servi les objectifs américains.
Mais le grand problème aujourd'hui c'est la faiblesse du front du refus arabe, la détérioration du camp du refus palestinien, la préoccupation syrienne par l'ouverture sur l'Amérique et la réception de ses envoyés dans le but de l'amadouer, et la concentration des efforts sur la constitution du gouvernement libanais comme si c'était la priorité des priorités au niveau régional, tandis que le Hamas est empêtré dans le "piège" de Gaza, la subsistance alimentaire d'un million et demi de Palestiniens et les ouvertures sur l'Occident pour régler le dossier de Gilad Salit.
A notre grande désolation, Hamas ne porte plus aujourd'hui la bannière de la résistance avec la force qu'on attendait du mouvement islamique jihadiste. Ajoutons qu'il existe en son sein un courant qui lui porte préjudice par les efforts qu'il déploie en vue de gagner la reconnaissance de l'Occident, en tissant des contacts et, bien plus, en participant à des conférences à Genève en présence d'Israéliens, dans le but de convaincre le monde que Hamas est un mouvement réaliste et modéré avec lequel on peut travailler et qui mérite de rester au pouvoir.
La cause palestinienne telle que nous la connaissons se trouve actuellement sous le scalpel du chirurgien "esthétique" américain, pour une opération qui va lui refaire la face, le produit sera ensuite commercialisé par des experts en communication arabes et surtout palestiniens et vendu à tous ceux qui croient à la paix économique, à la sécurité et à la prospérité de
la Cisjordanie. 
Abdel Bari Atwane

i 02 Septembre 2009

Source : Al Quds al Arabi

Traduction : Nadine Acoury

http://ism-france.org/news/article.php?id=12610&type=analyse&lesujet=normalisation
http://www.alterinfo.net/La-pax-americana-et-la-cretinerie-des-Arabes_a36269.html


Xavière Jardez : Israël, « Etat juif » : quelle signification pour les Palestiniens ?

Dans un dernier coup de poker destiné à couper court à l’établissement d’un Etat palestinien, tel que désiré par l’administration Obama pour relancer un processus de paix, Israël demande que les Palestiniens reconnaissent Israël comme un Etat juif, condition sine qua non de tout futur accord. Et, cette exigence semble gagner du terrain aux Etats-Unis et dans les capitales occidentales.

Mais, derrière l’innocence de cette reconnaissance de facto de ce qu’est Israël, se cache une motivation idéologique qui est d’obliger les Palestiniens à répudier leur histoire. Reconnaître le caractère juif signifierait que les terres perdues, lors de l’agression de 1948, étaient de droit la terre d’Israël. L’essence du sionisme repose sur la croyance que ces terres sont et ont toujours été le foyer du peuple juif et que l’histoire de sa dépossession a été corrigée par l’émergence d’Israël en 1948.

Toute acceptation reviendrait à  faire du peuple palestinien des sionistes… Et serait un déni absolu de son identité, de son histoire, de son appartenance et de sa lutte centenaire pour recouvrer des terres qui  furent des terres arabes palestiniennes.

Le retour des réfugiés palestiniens,-  que les propagandistes israéliens brandissent comme une menace à la survie d’Israël - et qui, en réalité, abrite une injustice historique, nécessitant reconnaissance, restitution et compensation- sous-tend également cette ultime condition qui doit s’interpréter plutôt comme un moyen d’extorquer aux Palestiniens l’absolution pour le « péché originel » commis par Israël en 1948.

Sont aussi concernés par cette nouvelle exigence les citoyens arabes d’Israël qui constituent 20% de la population et dont le statut et la présence seraient d’autant plus précarisés que l’extrême droite au pouvoir en Israël cherche déjà à leur enlever leurs droits les plus élémentaires.

Tout soutien à cette concession perverse, toute pression malavisée exercée par l’Occident sur les dirigeants palestiniens ne peut conduire qu’à des rancoeurs, d’autres conflits et de nouvelles divisions au sein de la direction politique.

Xavière Jardez

Source: A Recipe for Resentment, Ahmad Samih Khalidi, Washington Report (août 2009)

Rédaction et traduction : Gilles Munier, Xavière Jardez 



Paroles & actions du  président cette semaine ...

Pierre Haski : Obama face à l'échec de son initiative au Proche-Orient.

Barack Obama vient de subir son premier échec dans sa tentative de sortir le Proche Orient de son impasse mortifère. Un revers, sans doute, plus qu'un échec à ce stade, mais qui place le président américain face à des options difficiles s'il veut sauver l'une des initiatives les plus audacieuses de son mandat.

Georges Mitchell, l'émissaire d'Obama au Proche-Orient, a donc quitté la région les mains vides, laissant Israël célébrer un nouvel an juif au goût amer au lendemain des accusations du juge Goldstone de « crimes de guerre » lors de l'opération dans la bande de Gaza au début de l'année.

Pas de réunion à trois à New York

Mitchell n'a pas réussi à créer les conditions d'une rencontre tripartite -le président Obama, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas- dans les prochains jours à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

Chacun se renvoie la balle : le gouvernement israélien blâme l'« intransigeance » des Palestiniens, tandis que ces derniers font reposer l'échec sur le refus de Netanyahou de s'engager sur un véritable gel de la colonisation des territoires occupés de Cisjordanie.

Pour être honnête, il ne fallait pas être un génie en géopolitique pour savoir que les chances de succès de Georges Mitchell étaient faibles, vu la nature des positions d'un gouvernement israélien dont le centre de gravité est le plus à droite depuis la création de l'Etat hébreu il y a 60 ans, et la faiblesse de son interlocuteur palestinien, dont tout signe de faiblesse serait du pain béni pour le Hamas, le mouvement de la résistance islamique, qui contrôle la bande de Gaza et se nourrit des concessions sans résultats du Fatah de Mahmoud Abbas.

Techniquement, c'est effectivement sur la question de la colonisation qu'a buté la tentative de rencontre à trois à New York. C'est le sujet le plus explosif, puisqu'il s'agit du contrôle de la terre et des ressources, des frontières et de la viabilité d'un hypothétique Etat palestinien, et enfin de la question de Jérusalem.

Depuis l'époque des Accords d'Oslo, signés en 1993 entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat, et qui ont permis d'importantes avancées avant de sombrer dans une montée de la violence et l'impasse politique, le nombre de colons israéliens a presque triplé : de 110 000 à environ 300 000 aujourd'hui.

Un chiffre considérable atteint malgré la retrait unilatéral, en 2005, des 7 500 colons installés à Gaza, décidé par Ariel Sharon peu avant son accident cérébral. Et sans compter les 200000 Israéliens qui vivent à Jérusalem-Est, également considéré comme un territoire occupé selon les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.

Le temps joue contre la paix

Cette présence, illégale au regard du droit international, crée un fait accompli que les plus hostiles à un partage de la Palestine historique parmi les Israéliens espèrent irréversible, au fur et à mesure que leur nombre croit. Le temps, et donc tout ce qui retardera le moment d'une véritable négociation et d'une décision historique de créer ces deux Etats dont le principe est acquis depuis au moins quinze ans, joue contre la paix.

D'où la décision récente de Netanyahou d'autoriser encore de nouvelles constructions de logement en Cisjordanie, anticipant sur une éventuelle concession de gel temporaire qu'il aurait été amené à faire dans ses discussions avec Georges Mitchell. A l'arrivée, il n'y a même pas de gel temporaire décidé : Netanyahou ne voulait pas s'engager au-delà de six mois, et reste attaché à la « croissance naturelle » des colonies quand l'administration Obama réclamait un gel complet, et au minimum d'un an.

Mais au-delà de la colonisation, pour émotionnelle et brûlante qu'elle soit, n'est que le révélateur de l'inexistence des conditions de la paix aujourd'hui. Celles-ci n'existent pas dans la dynamique entre Israéliens et Palestiniens, et elles n'existent pas régionalement.

A la différence de 1993, tentative bancale et rapidement fragilisée de surmonter des décennies de haine, tout le monde s'engage à reculons dans cette initiative diplomatique ouverte par Obama. Et les peuples n'y croient pas, voire même rêvent d'en découdre après avoir vu, de part et d'autres, tous les espoirs déçus, et le capital confiance retomber à zero ou plus bas encore si c'était possible.

Comment rétablir la confiance ?

Pour renouer avec cette logique vertueuse de la confiance, l'exemple ne pourrait venir que d'en haut, mais le tandem Netanyahou-Lieberman [Avigdor Lieberman, ministre des affaires étrangères en sursis en raison du risque d'inculpation pour malversations] n'en veut pas, Mahmoud Abbas aimerait bien mais ne peut pas, et le Hamas, pas invité à la table des négociations mais troisième homme de cette partie serrée, a tout à gagner au pourrissement.

En Israël, où l'introspection est un sport national et la dissension plus tolérée qu'en Palestine, le quotidien libéral Haaretz a résumé vendredi l'humeur nationale à la veille du nouvel an juif, et émis un espoir en direction des dirigeants du pays :

« Israël est un pays émotionnel, au sang chaud, chargé du fardeau de profonds traumatismes et de peur justifiées. Mais on doit attendre de ses dirigeants qu'ils agissent rationellement, la tête froide et intelligemment lorsqu'ils font face à des crises réelles, sans encourager la peur et l'amertume comme le font Netanyahou et son ministre des affaires étrangères, inspirés par une approche pessimiste et auto-justificatrice.

Espérons que le gouvernement israélien utilise plus sa tête, et moins ses tripes ».

Comment Barack Obama réagira-t-il après avoir « débriefé » son émissaire Georges Mitchell ? Il rencontrera sans doute mercredi Netanahou et Abbas, qui seront tous deux à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU, et réussira peut-être même à la réunir pour une « photo op » sans substance. Mais pour aboutir à de nouvelles négociations sur le fond, il lui faudra trouver autre chose.

Hillary Clinton, la Secrétaire d'Etat, a déclaré vendredi qu'il ne fallait pas faire d'erreur :

« Je peux vous assurer que le président Omaba et moi sommes très patients et très déterminés ».

Mais elle n'a pas dit, évidemment, quels seraient les prochains pas de l'administration, et en particulier, -question clé- si elle est prête à en passer par une crise avec son allié israélien pour obtenir ce gel de la colonisation réclamé avec insistance par le président américain. C'est le véritable test de l'attitude d'Obama, celui qui marquerait une rupture claire avec l'époque Bush.

Obama doit faire face, cet automne, à l'heure de vérité qui approche sur le dossier iranien sans que le moindre progrès ait été accompli entre Washington et Téhéran, et au risque d'enlisement avant même de démarrer dans le dossier israélo-palestinien. Il lui faudra effectivement être « patient » et « déterminé » pour ne pas subir, dans cet Orient compliqué, un échec définitif qui plomberait son action diplomatique globale

Pierre Haski |

 Rue89 | 

19/09/2009 

http://www.rue89.com/2009/09/19/obama-face-a-lechec-de-son-initiative-au-proche-orient



1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Résistance

04-09

Des résistants Palestiniens ont tiré cinq obus de mortier de la bande de Gaza contre les colonies israéliennes, selon un porte-parole de l'armée israélienne.
(PNN)

 

Bande de Gaza - Au jour le jour

01-09

Un adolescent palestinien âgé de 15 ans est mort des suites de blessures par balles après un accrochage avec des soldats israéliens, a annoncé mardi le centre médical israélien Hadassah de Jésuralem qui ne donne aucune autre précision sur cet adolescent.

(PNN)

2-9

Deux résistants ont été tués mardi soir quand l'armée israélienne a ouvert le feu sur eux, dans l'est de la ville de Gaza, a-t-on appris de sources médicales.

Les chars israéliens ont tiré sur un groupe de combattants qui se trouvaient près du cimetière des Martyrs, à l’est de la ville de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza.
Les tués, Faraj Najar et Ismat Mohara, étaient âgés de 30 ans. Ils ont été transportés à l'hôpital Adwan dans le camp de réfugiés de Jabaliya.
(PNN)

04-09

L'aviation israélienne a mené dans la nuit de jeudi à vendredi un raid aérien dans le sud de la bande de Gaza, près de Khan Younès, selon des sources concordantes palestiniennes et israéliennes.
"Cette attaque, survenue quelques heures après des tirs d'obus de mortier sur Israël, a visé un tunnel creusé près de la clôture de sécurité, qui devait servir à l'infiltration de combattants palestiniens en territoire israélien (…) a précisé une porte-parole de l'armée.
Des responsables des services de sécurité palestinien ont confirmé qu'un raid aérien israélien avait eut lieu, en indiquant qu'il n'avait pas fait de victime.

(PNN)

06-09

Des sources médicales palestiniennes ont fait savoir samedi matin que Maher Ghazi Za’anin (13 ans) est mort à la suite de sa blessure causée par des tirs en provenance des troupes israélienne dans le nord de la bande de Gaza.

Les mêmes sources ont indiqué que Maher Ghazi Za’anin, a été amené à l’hôpital grièvement blessé à la tête après avoir été pris pour cible par des forces de l’occupation stationnées à l’est de la ville de Beit Hanoun dans le nord de la bande de Gaza. .

Palestine Telegraph

 

 Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour 

13-09

Hebron : un Palestinien qui avait été blessé voici deux semaines par des soldats israéliens à un poste de contrôle militaire, a succombé dimanche à ses blessures, a-t-on rapporté de source médicale.

13/9

http://fr.news.yahoo.com/4/20090913/twl-po-netanyahu-38cfb6d_1.html



2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)


Civils & résistants tués                                                                            :  7.022

Palestiniens blessés                                                                               :  54.631

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 32

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.201

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6606


Offensive israélienne à Gaza : quel est le vrai bilan humain ?

Une ONG israélienne révèle des chiffres : près de 1400 Palestiniens sont mort l'hiver dernier lors de l'opération «Plomb durci», dont plus de la moitié n'ont pas pris part aux hostilités. Des chiffres différents de ceux avancés par l'armée.

L’offensive israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza l’hiver dernier a fait près de 1.400 morts palestiniens dont plus de la moitié n’a pas pris part aux hostilités, a annoncé mercredi l’ONG israélienne B’Tselem qui a publié un bilan révisé du conflit.

B’Tselem, qui a mené ses propres recherches, affirme que 1.387 Palestiniens ont été tués au cours des trois semaines de conflit. Parmi elles, «773 n’ont pas pris part aux hostilités, y compris 320 mineurs et 109 femmes».

L’ONG précise que parmi les personnes tuées, «330 ont pris part aux hostilités, et 248 étaient des agents de police palestiniens, pour la plupart tués dans des bombardements aériens de postes de police le premier jour de l’opération» israélienne.

B’Tselem, la principale organisation israélienne de défense des droits de l’homme pour les territoires palestiniens, ajoute ne pas avoir été en mesure de déterminer les causes de la mort de 36 personnes.

L’armée israélienne s’est refusée à tout commentaire dans l’immédiat.

Selon B’Tselem, les Palestiniens ont tué neuf personnes pendant la guerre: trois civils et un membre des services de sécurité israéliens sont morts dans des tirs de roquettes de groupes armés palestiniens contre le Sud d’Israël à partir de la bande de Gaza, et cinq soldats ont été tués dans la bande de Gaza.

Quatre soldats israéliens ont par ailleurs été tués par des «tirs amis» de leur propre camp, écrit B’Tselem.

Cette dernière souligne que ses chiffres «contrastent» avec ceux avancés par l’armée israélienne, qui chiffre le nombre de morts à 1.166. Tsahal avait précisé que 295 Palestiniens non impliqués dans les combats avaient été tués, dont 89 âgés de moins de 16 ans, et 49 femmes.

L’ONG n’a pas été en mesure de comparer sa liste de victimes avec celle de l’armée, celle-ci ayant refusé de la révéler.

Mais B’Tselem assure avoir visité les foyers des victimes et récolté des certificats de décès, des photos et des témoignages concernant l’ensemble des 252 enfants de moins de 16 ans tués ainsi que des éléments concernant les 111 femmes de plus de 16 ans qui ont trouvé la mort au cours de l’opération.

Interrogés par l’AFP, les services d’urgence palestiniens ont avancé le bilan de 1.382 morts, dont 447 enfants et 117 femmes. Ils ont précisé que celui-ci s’élevait à 1.503 morts en tenant compte des victimes décédées après le conflit à la suite de blessures.

De son côté, le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR), qui publie également un bilan actualisé des victimes, affirme que 1.419 Palestiniens sont décédés durant l’opération, dont 1.167 étaient non combattants: 918 des civils (parmi lesquels 111 femmes et 318 enfants) et 249 des policiers non impliqués dans les hostilités.

La bande de Gaza a été la cible d’une offensive dévastatrice de l’armée israélienne, du 27 décembre 2008-18 janvier 2009, baptisée opération «Plomb durci», censée faire cesser les tirs de roquettes par les groupes armés palestiniens contre son territoire.

(Source AFP)

Monde 09/09/2009 à 07h47

http://www.liberation.fr/monde/0101589772-offensive-israelienne-a-gaza-quel-est-le-vrai-bilan-humain?xtor=EPR-450206


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  



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