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21/09/2009

n°482- Dossier de Palestine - 21-09 - : (Suite) : L'arsenal nucléaire d'Israël nous met tous en danger.

                                n°482- Dossier de Palestine - 21-09 - : (Suite) : L'arsenal nucléaire d'Israël nous met tous en danger.


Dossier de Palestine

                                                   n°482                   21-09                

                                                                   C.De Broeder & M.Lemaire   



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

1 Dossier (suite)

1-3 Menaces Nucléaires : Sanctions Paralysantes contre les Deux Puissances Nucléaires Va-T-En Guerre : Israël et US....

1-4 Jérôme Anconina : « C’est Israël ici, pas la Palestine » .

1-5 Jonathan Cook : Des spots publicitaires israéliens contre le mariage mixte exhortent la jeunesse américaine “perdue” à venir en Israël.

1-6 Dror FEILER : L’amalgame entre un État et un peuple vise à empêcher toute enquête.

1-7 Israël programme de nouvelles constructions à Jérusalem-Est. 



1-3 Menaces Nucléaires : Sanctions Paralysantes contre les Deux Puissances Nucléaires Va-T-En Guerre : Israël et US....

Pour empêcher Israël et les Etats Unis - l'Axe du Mal - qui mènent depuis des décennies des guerres d'agression et menacent d'ouvrir un nouveau front contre l'Iran, les anti guerre doivent avoir le courage d'exiger des sanctions paralysantes contre deux pays qui possèdent des armes nucléaires et sont de fait jugés par l'opinion publique mondiale comme les plus dangereux pour la paix. Sans même attendre des dirigeants politiques et institutions internationales un premier geste, il faut donc engager concrètement la société civile dans cette direction. Ci dessous l'argumentaire de Paul Craig Roberts pour concrétiser mondialement une telle campagne.

Pourquoi pas des sanctions paralysantes contre Israël et les USA ?

En Israël, un pays volé aux Palestiniens, des fanatiques contrôlent le gouvernement. L'un de ces fanatiques c'est le premier ministre, Benjamin Netanyahou. La semaine dernière Netanyahou a appelé à des "sanctions paralysantes" contre l'Iran.
Le type de blocus que veut Netanyahou est qualifié d'acte de guerre. Israël menace depuis longtemps d'attaquer l'Iran par lui-même mais préfère entraîner les US et l'OTAN.
Pourquoi Israël veut-il initier une guerre entre les Etats Unis et l'Iran ?
L'Iran attaque -t-elle d'autres pays, bombarde t-elle des civils et détruit-elle les infrastructures civiles ?
Non. Ce sont des crimes commis par Israël et les US.
Iran chasse t-elle des peuples de terres qu'ils ont occupé depuis des siècles et les parquent-elle dans des ghettos ?
Non, c'est ce qu'Israël a fait aux Palestiniens pendant 60 ans.
Que fait l'Iran ?
L'Iran développe de l'énergie nucléaire, ce qui est son droit en tant que signataire du Traité de Non Prolifération (TNP). Le programme d'énergie nucléaire de l'Iran est soumis à des inspections de l'Agence Internationale à l'Energie Atomique ( AIEA) qui a constamment rapporté que ses inspections n'ont trouvé aucue diversion de l'uranium enrichi pour un programme d'armement.
La position adoptée par Israël, et par le pantin d'Israël à Washington, c'est que l'Iran ne doit pas être autorisée à bénéficier des droits de tout signataire du TNP dont bénéficie tous les autres signataires, car l'Iran pourrait détourner l'uranium enrichi pour un programme de fabrication d'armes nucléaires.
En d'autres termes, Israël et les US affirment qu'ils ont le droit d'annuler le droit de l'Iran à développer l'énergie nucléaire. La position d'Israël/US n'a aucun fondement en droit international ou en quoi que ce soit c'est le seul fait de l'arrogance d'Israël et des USA.
L'hypocrisie est à son comble. Israël n'est pas signataire du TNP et fabrique des armes nucléaires illégalement, clandestinement avec, d'après ce que nous savons, l'aide des US.
Comme Israël est illégalement en possession d'armes nucléaires et a un gouvernement fanatique capable de les utiliser, des sanctions paralysantes devraient s'appliquer à Israël et l'obliger à désarmer.
Israël se qualifie pour des sanctions paralysantes pour une autre raison. C'est un état d'apartheid, comme l'ancien président US Jimmy Carter l'a démontré dans son livre " Palestine : Peace Not Apartheid."
Les US ont mené la campagne pour imposer des sanctions contre l'Afrique du Sud à cause des pratiques d'apartheid de l'Afrique du Sud. Les sanctions ont obligé le gouvernement blanc à remettre le pouvoir politique à la population noire. Israël pratique une forme d'apartheid pire que celui du gouvernement blanc sud africain. Pourtant, Israël affirme que c'est "antisémite" de le critiquer pour une pratique que le monde entier considère comme intolérable.
Ce qui reste de
la Cisjordanie palestinienne, ce qui n'a pas été volé par Israël, est constitué de ghettos isolés. Les Palestiniens sont coupés des hôpitaux des écoles de leurs fermes et entre eux. Ils ne peuvent pas voyager d'un ghetto à l'autre sans permission d'Israël mise en place aux barrages.
L'explication du gouvernement israélien pour ces violations flagrantes des droits humains comprend la plus grande collection de mensonges de l'histoire mondiale. Personne, exception faite des "Chrétiens Sionistes" américains n'en croit un seul mot.
Les Etats Unis se qualifient également pour des sanctions paralysantes. En réalité, les US sont sur qualifiés. Le gouvernement US a envahi l'Afghanistan et l'Irak et utilisé la "guerre contre le terrorisme" que Washington a orchestré pour restreindre les libertés civiles US inscrites dans
la Constitution, en utilisant mensonges et tromperie intentionnelle du Congés US. 1 million d' Irakiens ont payé de leurs vies pour les crimes de l'Amérique et 4 millions ont été déplacés. L'Irak et ses infrastructures sont en ruine, et les élites professionnelles de l'Irak , nécessaires à une société moderne organisée, ont été assassinées ou dispersées. Le gouvernement US a commis des crimes de guerre sur une large échelle.
Personne ne sait combien de femmes, d'enfants et d'anciens des villages ont été massacrés par les US en Afghanistan. Cependant, la guerre américaine d'agression contre le peuple afghan entre maintenant dans sa neuvième année. Selon l'armée US, une victoire américaine est très loin. L'amiral Michael Mullen, qui dirige les chefs d'état major US, a déclare en Août que la situation militaire en Afghanistan est " sérieuse et se détériore".
Les adultes américains peuvent envisager la durée de cette guerre pour le reste de leur vie, tandis que les droits à
la Sécurité Sociale et à Médicare sont réduits afin de dégager plus de financements pour l'industrie de l'armement US. Bush/Cheney et Obama/Biden ont fait des munitions les seuls produits d'investissement sûrs aux Etats Unis.
Quel est le but de la guerre d'agression contre l'Afghanistan ? Peu après son inauguration, le Président Obama a promis de fournir une réponse mais ne l'a pas fait. Au lieu de cela, Obama a rapidement escaladé la guerre en Afghanistan et lancé une nouvelle guerre au Pakistan qui a déjà déplacé 2 millions de Pakistanais. Obama a envoyé 21 000 soldats US de plus en Afghanistan et le commandant US, le Gl Stanley McChrystal, en demande 20 000 de plus.
Obama escalade la guerre d'agression de l'Amérique contre le peuple afghan malgré trois sondages d'opinion de qualité qui montrent que le public américain s'oppose fermement à tout prolongement de la guerre en Afghanistan.
Malheureusement, l'accord inattaquable entre Israël et Washington pour mener une guerre contre les peuples musulmans est bien plus fort que le lien entre le public américain et le gouvernement américain. Lors d'un dîner d'adieu jeudi dernier pour l'attaché militaire d'Israël à Washington qui retourne en Israël pour devenir vice chef d'état major de l'armée israélienne, l'Amiral Mike Mullen, à la tête des chefs d'état major US, la sous secrétaire à la défense Michèle Flournoy, et Dan Shapiro, qui est en charge des affaires du Moyen Orient au Conseil de Sécurité National, étaient présents et ont présenté leur respect. L'Amiral Mullen a déclaré que les US se tiendront toujours aux côtés d'Israël. Quelque soit le nombre de crimes commis par Israël. Quelque soit le nombre de femmes et d'enfants massacrés par Israël. Quelque soit le nombre de Palestiniens qu'Israël chasse de leurs maisons villages et terres.
Si on pouvait dire la vérité, la vérité c'est que l' Axe du Mal c'est les Etats Unis-Israël.
Des millions d’Américains sont actuellement sans toit à cause des faillites. Des millions ont perdu leur travail, et encore plus de millions n'ont pas accès aux soins médicaux. Pourtant, le gouvernement US continue de gaspiller des centaines de milliards de $ dans des guerres qui ne servent aucun intérêt US. Le Président Obama et le Gl McChrystal ont adopté la position qu'ils connaissent le mieux, le public américain peut aller en enfer.
Il est on ne peu plus clair que le Président des Etats Unis et l'armée US n'ont absolument aucun respect pour la démocratie, les droits de l'homme, et le droit international. C'est une autre raison pour appliquer des sanctions paralysantes contre Washington, dont le gouvernement apparu sous Bush/Obama est celui d'un état de chemises brunes qui vit de mensonges, torture, assassinats crimes de guerre et tromperie.
De nombreux gouvernements sont complices des crimes de guerre de l'Amérique. Avec le budget d'Obama profondément plongé dans le rouge, les guerres d'agression brutale de Washington dépendent pour leur financement des Chinois, Japonais, Russes, Saudiens, Sud Coréens, Indiens et Européens. A la seconde même où l'argent étranger arrêtera de financer les crimes de guerre américains, les guerres d'agression de l'Amérique contre les Musulmans stopperont.
Les US ne seront pas pour toujours "une superpuissance" qui peut indéfiniment ignorer ses propres lois et le droit international. Les US finiront par s'effondrer, résultat de leur prétention démesurée et de leur arrogance.
Quand l'empire américain s'effondrera, est-ce que ses dirigeants auront des comptes à rendre devant un tribunal pour crimes de guerre ?
Paul Craig Roberts - 30/08/09 - www.vdare.com
Paul Craig Roberts a été Assistant Secretary of the Treasury pendant le premier mandat du President Reagan.
Il a été éditeur associé du Wall Street Journal . Il est l'auteur de "Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington"; "Alienation and the Soviet Economy" et "Meltdown: Inside the Soviet Economy", et co auteur avec Lawrence M. Stratton de "The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice".
http://www.planetenonviolence.org/Sanctions-Paralysantes-Contre-Les-Deux-Puissances-Nucleaires-Va-T-En-Guerre-Israel-Et-US-Et-Non-Pas-Contre-l-Iran_a2001.html


1-4 Jérôme Anconina : « C’est Israël ici, pas la Palestine »

Alors que l’administration américaine et les principales chancelleries semblent vouloir mettre un frein à la colonisation dans les territoires occupés ou annexés, le gouvernement israélien impose sur le terrain une fin de non recevoir.

« Nous dormions encore. Je ne les ai pas entendu entrer dans la maison. J’ai ouvert les yeux, ils étaient cagoulés, vêtus de noir et ont hurlé « Lèves-toi, c’est Israël ici, ce n’est pas la Palestine ». Je n’ai eu le temps que de prendre mes deux enfants. En quelques minutes nous nous sommes retrouvés sur le trottoir. Devant notre maison. C’était fini. » Quelques mois après la famille al-Kurd, c’est au tour des familles al-Ghawy et Hannoun, expulsées de leurs maisons du quartier arabe de Sheikh Jarrah, situé dans la partie Est de Jérusalem dimanche 2 août, à 05h du matin. Une éviction brutale qui a plongé les habitants de ce quartier dans un désarroi profond, 25 maisons hébergeant chacune plusieurs familles étant sous le coup d’une procédure similaire. Ce dimanche, ils ont pu assister à ce qui les attend, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, dans les jours ou semaines à venir.

Au cœur de ces évictions quotidiennes de familles palestiniennes à Jérusalem-Est, la politique israélienne de colonisation et de judaïsation totale de Jérusalem, mise en place par la municipalité et soutenue par tous les gouvernements depuis les Accords d’Oslo de 1993. L’installation des sionistes sur ce qui constitue aujourd’hui Israël a entraîné en 1948 un exode massif de quelques 800 000 palestiniens. La plupart croupissent aujourd’hui encore dans les camps de réfugiées insalubres du Liban, de Jordanie, de Syrie, d’Irak ou de Cisjordanie. La même année, la Jordanie prend le contrôle de la partie Est de Jérusalem. Certaines habitations comme c’est le cas à Sheikh Jarrah,sont alors confiées par le royaume Hachémite à l’UNRWA, l’organisme des Nations-Unies chargé des réfugiés palestiniens, pour reloger des familles palestiniennes chassées de Jérusalem Ouest.

Depuis 1967 et l’annexion par Israël de la partie arabe de Jérusalem, un processus de colonisation n’en finit pas d’isoler les quartiers arabes de Jérusalem du reste de la Cisjordanie, coupant ainsi toute continuité territoriale entre la partie sous contrôle de l’Autorité palestinienne et la partie orientale de la ville. Objectif avoué des autorités israéliennes, rendre impossible toute partition de la ville et empêcher ainsi les Palestiniens de revendiquer Jérusalem-Est comme capitale d’un futur État palestinien. Une première vague de constructions et d’implantations juives en plein territoire palestinien autour de Jérusalem-Est avait déjà coupé en deux la Cisjordanie, rendant les déplacements des palestiniens jérusalmites au Nord (vers Ramallah) et au Sud (vers Bethlehem et Hébron) quasiment impossibles. Au Nord, un tramway, construit par la France (Véolia et Alsthom), relie Jérusalem et cette ceinture d’une trentaine de colonies entre elles, formant ainsi une véritable barrière entre la Cisjordanie et Jérusalem Est. A l’Est, enfin, c’est la colonie de Ma’ale Adumim et son potentiel d’une fois et demie Tel Aviv qui finit d’encercler et d’étouffer la partie arabe de Jérusalem. Toutes ces annexions territoriales sont également renforcées physiquement par le mur de séparation qui non seulement spolie les terres palestiniennes, mais aussi sclérose villes et villages palestiniens en les coupant de leur espace naturel.

Sheikh Jarrah au Nord comme Silwan au Sud, sont les dernières pièces du système d’étouffement des quartiers arabes qui jouxtent la vielle ville de Jérusalem-Est. En y inversant les équilibres démographiques, Israël crée ainsi des corridors de peuplement homogènes reliant l’Ouest de la ville à cette enceinte de colonies en territoire palestinien. Et la méthode est toujours la même. Arguant de prétextes archéologiques, de lieux saints, ou d’un passé juif supposé ou réel, tout est bon pour chasser, expulser et détruire les habitations palestiniennes, et les remplacer par des populations juives. Dans un premier temps ce sont des colons fanatiques, juifs orthodoxes et ultra-nationalistes qui remplissent cette mission : tenir l’espace nouvellement colonisé en attendant que l’État s’y déploie et finisse par y implanter une population moins religieuse, attirée cette fois par des avantages économiques non négligeables, bénéficiant de prestations de logement et d’infrastructures bon marché au regard de la situation de l’immobilier dans le reste du pays.

Il n’aura fallu qu’une demi journée aux habitants de Sheikh Jarrah pour assister à l’évacuation de deux immeubles familiaux, regroupant au total 9 familles soient 53 personnes et vivant dans ce quartier depuis 1958.

Quatre petites heures seulement à la police israélienne accompagnée des Magav (unité de police des frontières tristement célèbre par sa brutalité à l’encontre des civils palestiniens) pour mettre violemment, femmes, enfants et vieillards à la rue.

Une demi-journée pour saisir tous les effets personnels, meubles, linges, vêtements, les entasser dans des camions et aller les déverser, à même la rue, deux kilomètre plus loin, en face des bureaux de l’UNRWA. Une manière pour Israël de rappeler à cet organisme des Nations-Unies qu’il est souverain sur toute partie du territoire palestinien, qu’il ne saurait tolérer de l’ONU aucune autre prérogative que celle de gérer les conséquences économiques, sociales et sanitaires des évictions des populations palestiniennes. Un geste à mettre en écho avec le bombardement délibéré des bâtiments de l’ONU à Gaza, lors de l’offensive de l’hiver dernier, sitôt après les condamnations de l’UNRWA des massacres de civils perpétrés par l’armée israélienne dans la bande de Gaza.

Une demi-journée seulement enfin pour que les habitants de Sheikh Jarrah assistent médusés à l’arrivée d’une première famille de colons juifs prenant possession de la maison Hannoun, puis d’une seconde, s’installant chez les al-Ghawy, sous les yeux de Mayssoun al-Ghawy et de ses deux enfants. Une habitante de Sheikh Jarrah raconte : « Malgré une énorme tension et un formidable déploiement de police et de soldats, c’est un silence de plomb qui régnait dans le quartier. Le silence se brisait parfois par les sanglots des mères et les cris des enfants. Puis soudain, d’énormes scies circulaires se sont attaquées à toutes les portes d’entrée de la maison. Quelques secondes plus tard, de nouvelles portes avec de nouvelles serrures étaient installées. » Pendant la journée, gravats et déchets s’amoncelleront devant la maison, la nouvelle famille de colons réorganisant pour elle-seule un intérieur conçu pour 6 familles palestiniennes. 6 familles, chez les al-Ghawy, 4 chez les Hannoun, car il est interdit aux Palestiniens de Jérusalem de construire ou d’agrandir leurs maisons, la municipalité s’y opposant systématiquement.

Sous les caméras du service de la Sécurité intérieure israélien qui enregistre et menace toute velléités de solidarité envers familles palestiniennes, Salah, 37 ans, un habitant de Sheikh Jarrah, explique : « On assiste impuissant à une Nakbah quotidienne. Une fois mis hors de chez eux, les palestiniens savent qu’ils ne retrouveront jamais leurs maisons. Ils ont soixante ans d’expérience maintenant. Les israéliens veulent transformer ce quartier à l’image de ce qu’ils ont fait à Hébron, où une poignée de fondamentalistes juifs protégés par l’armée fait régner la terreur dans un centre ville désert pour faire un continuum sécurisé (c’est-à-dire vide de palestiniens) entre le Tombeau des Patriarches dans la vieille ville arabe et la colonie de Kiryat Arba ».

280 000 Palestiniens vivent aujourd’hui à Jérusalem-Est Près d’un millier de maisons palestiniennes y ont été détruites depuis les Accords d’Oslo. Près de 200 000 colons y sont aujourd’hui installés. L’organisation israélienne La Paix Maintenant annonçait en mars 2009 que le plan de colonisation à l’Est de Jérusalem prévoit la construction de 5 700 logements. A très court terme, la population juive sera majoritaire dans la partie arabe de Jérusalem.

Jérôme Anconina

7 septembre 2009

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=675



1-5 Jonathan Cook : Des spots publicitaires israéliens contre le mariage mixte exhortent la jeunesse américaine “perdue” à venir en Israël.
Sur la vidéo de 30 secondes, une série d’affichettes de personnes manquantes placardées aux angles de rues, dans le métro et sur les cabines téléphoniques, montre les photos de jeunes juifs, au-dessus du mot « Perdu » en différentes langues. Une voix-off demande à toute personne qui « connaît un jeune Juif vivant à l’étranger » d’appeler la téléassistance. « Ensemble, nous renforcerons leur lien à Israël, de manière à ne pas les perdre. »

Le gouvernement israélien a lancé une campagne de spots publicitaires, à la télévision et sur Internet, exhortant les Israéliens à informer leurs amis et parents juifs à l’étranger qui pourraient être en danger d’épouser des non-Juifs.
Les spots, qui usent de ce que les médias israéliens appellent « manœuvres d’intimidation », sont destinés à mettre un coup d’arrêt à l’assimilation par mariage mixte parmi les jeunes juifs de la diaspora (1) en encourageant leur départ vers Israël.
La campagne coûte 800.000$ et une réponse à des rapports disant que la moitié de tous les Juifs hors Israël se marient avec des non-juifs. Ce n’est qu’une des nombreuses initiatives de l’Etat et des organismes privées israéliens pour tenter d’accroître la taille de la population juive d’Israël.
Selon un de ces spots, martelé par un des présentateurs-vedette du pays, l’assimilation est « une menace nationale stratégique », mettant en garde : « Plus de 50% de la jeunesse de la diaspora est assimilée et perdue pour nous. »
Adam Keller, de Gush Shalom, un groupe israélien pacifiste, a dit que c’était une référence tant à la crainte générale en Israël que le peuple juif puisse disparaître un jour par assimilation qu’à une inquiétude plus spécifique que, s’il s’agit de survie, Israël doit recruter davantage de Juifs pour sa « guerre démographique » contre les Palestiniens.
La question de l’assimilation a été mise en vedette par une série de sondages conduits sur plusieurs années par le Jewish People Policy Planning Institute, groupe d’experts établi à Jérusalem en 2002, comprenant des responsables israéliens et de la diaspora.
La recherche de l’institut a montré qu’Israël est le seul pays au monde avec une population juive significative dont la taille ne diminue pas. Le déclin ailleurs est imputé tant aux taux de naissance bas et aux mariages mixtes très répandus.
Selon l’institut, environ la moitié de tous les Juifs d’Europe de l’Ouest et des Etats-Unis s’assimilent par mariage mixte, alors que le chiffre pour la communauté juive ex-soviétique atteint 80%.
Israël, dont la population juive de 5,6 million représente 41% de la communauté juive mondiale, s’est opposé aux mariages mixtes entre ses citoyens juifs et arabes en refusant de reconnaître de tels mariages, à moins qu’ils soient célébrés à l’étranger.
La campagne publicitaire vise en particulier les 5,7 millions de Juifs des Etats-Unis et du Canada, qui constituent la population juive la plus importante au monde. La plupart d’entre eux appartiennent au courant de la réforme libérale du judaïsme qui, contrairement aux orthodoxes, ne s’oppose pas au mariage mixte.

On pense qu’un tiers des Juifs de la diaspora ont des parents en Israël.
Selon les organisateurs de la campagne, plus de 200 Israéliens ont téléphoné à la téléassistance pour indiquer les noms de Juifs vivant à l’étranger, après la diffusion télévisée, mercredi, du premier spot de la campagne. Les appelants ont laissé les détails de leurs adresses email et de leurs comptes Facebook et Twitter.
Sur la vidéo de 30 secondes, une série d’affichettes de personnes manquantes placardées aux angles de rues, dans le métro et sur les cabines téléphoniques, montre les photos de jeunes juifs, au-dessus du mot « Perdu » en différentes langues. Une voix-off demande à toute personne qui « connaît un jeune Juif vivant à l’étranger » d’appeler la téléassistance. « Ensemble, nous renforcerons leur lien à Israël, de manière à ne pas les perdre. »
La campagne appuie un programme soutenu par le gouvernement, Masa, qui subventionne des séjours et des cours en Israël d’une durée allant jusqu’à un an, pour tenter de persuader les Juifs d’immigrer et de devenir citoyens. Environ 8.000 Juifs de la diaspora suivent ce programme chaque année.
Le gouvernement a essayé de développer Masa parallèlement à un programme rival, Birth right Israel, qui fait venir en Israël près de 20.000 jeunes de la diaspora chaque année pour un séjour de 10 jours tous frais payés pour rencontrer des soldats israéliens et visiter des sites en Israël et en Cisjordanie considérés comme importants pour le peuple juif.
Bien que l’utilité de Birth right pour promouvoir une image positive d’Israël soit reconnue, les responsables craignent qu’il n’ait qu’un effet limité pour pousser ses participants principalement nord-américains à déménager en Israël. Beaucoup le voit comme des vacances gratuites.
Les différences d’approche des deux programmes ont été soulignées en juillet lorsqu’un des directeurs de Birth right, Shlomo Lifshittz, a démissionné et est entré à Masa après avoir déclaré aux médias israéliens qu’on lui avait interdit d’exhorter les participants de Birth right à migrer en Israël et à fuir le mariage mixte.
En lançant la campagne, le directeur général de Masa, Ayelet Shilo-Tamir, a mis en garde contre le fait que l’assimilation mondiale mettait les Juifs « au bord de la croissance négative ».
Les responsables de Masa ont dit que les jeunes Juifs qui participaient à leurs projets renforçaient leur identité juive et étaient plus enclins à devenir actifs d’un point de vue politique et social sur les questions liées à Israël.
La campagne a rapidement provoqué une tempête de débats sur les blogs juifs, en particulier aux Etats-Unis, certains la considérant comme « créatrice de divisions » et une insulte à la progéniture juive des mariages mixtes. Un lien vers la campagne de Masa, « Perdu », a été retiré de la page d’accueil de son site hier, certainement en réponse au retour de manivelle.
La campagne risque cependant de toucher la corde sensible en Israël, où un sondage de 2007 révélait que 46% des Israéliens juifs pensaient que tous les Juifs devraient vivre en Israël parce que c’était « le seul moyen pour qu’Israël et le peuple juif se renforcent ».
Cette position a été reprise par les dirigeants israéliens, bien que la plupart d’entre eux aient fait attention à ne pas perturber l’équilibre délicat des relations avec les communautés de la diaspora.
On a considéré que l’ancien Premier ministre Ariel Sharon avait largement dépassé ces limites en 2004 lorsque, pendant une visite en France, il a exhorté les Juifs français à venir en Israël parce que
la France était le théâtre de la « propagation de l’antisémitisme le plus sauvage ».
Sharon voulait ouvertement qu’un million de Juifs immigre en Israël pour contrer une « menace démographique » venant de la croissance rapide de la population palestinienne tant en Israël que dans les territoires occupés. La parité numérique entre les Juifs et les Palestiniens vivant dans la région serait atteinte d’ici dix ans.
Ce thème a été repris par ses successeurs, Ehud Olmert et Benjamin Netanyahu.
L’inquiétude est croissante en Israël parce que les taux d’immigration ont régulièrement décliné depuis qu’une grande vague d’un million de Juifs soit arrivée de l’ex Union Soviétique dans les années 1990. Le chiffre d’absorption pour l’année dernière – 16.500 – est le plus bas depuis les années 1980. On pense aussi qu’il y a une tendance grandissante de Juifs nantis qui quittent Israël pour l’étranger, bien que les chiffres ne soient pas publiés.
M. Keller, de Gush Shalon, dit que peu de Juifs des Etats-Unis ou d’Europe, les principales cibles de la campagne, ont besoin de venir en Israël pour des raisons matérielles. « Ils viennent pour des motifs idéologiques et beaucoup d’entre eux sont des nationalistes de droite qui peuvent être encouragés à s’installer en Cisjordanie. »
Le gouvernement israéliens et divers organismes subventionnent l’immigration des Juifs de la diaspora en Israël.
L’année dernière, l’Agence Juive a confié la responsabilité de l’installation des nouveaux immigrants à Nefesh B’Nefesh, un organisme privé qui fait la promotion d’une dizaine de colonies en Cisjordanie sur son site en ligne, dont des communautés dures telles que Kedumin, près de Naplouse, et Efrat, près de Bethléem. « La semaine dernière, la télévision israélienne a montré un groupe d’immigrants arrivant en Israël pour aller à Efrat,» dit M. Keller. « On les a vus, accueillis et soutenus avec enthousiasme à l’aéroport par une foule d’Israéliens applaudissant et brandissant des drapeaux israéliens. »
(1) “Diaspora”... encore faudrait-il qu’il y ait « un territoire ou un pays d’origine ». Parlons-nous de « diaspora chrétienne » ? (ndt)

Jonathan Cook 

Source : Counter Punch

Traduction : MR pour ISM


1-6 Dror FEILER : L’amalgame entre un État et un peuple vise à empêcher toute enquête.

Je traduis avec plaisir cet article de l'artiste suédois d'origine israélienne Dror Feiler, qui défraya la chronique il y a quelques années, lorsque l'ambassadeur israélien attaqua physiquement une de ses œuvres exposée dans un musée de Stockholm.

Mais je me permettrai deux remarques amicales :

1-j'ignore ce qu'est le "peuple juif" dont parle Dror, et dont Shlomo Sand a expliqué dans un livre fondamental qu'il s'agissait d'une "invention";

2- Ce n'est pas depuis 42 ans (1967), comme l'écrit Dror, qu'Israël viole le droit, mais depuis 61 ans (1948). Allez, Dror, encore un effort pour devenir antisioniste ! - FG, Tlaxcala

Selon le ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor Lieberman, la Suède a un problème majeur qui appelle des mesures: la liberté d'expression.

Israël veut donc donner un coup de main  en exigeant que le gouvernement suédois, au mépris de ses lois sur la liberté de la presse, condamne un article paru dans Aftonbladet le 17 août, qui fait état de soupçons [de vols d’organes de Palestiniens par les Israéliens, NdT] que le gouvernement et l'armée israéliens rejettent.

Israël nie aussi avoir des armes nucléaires, avoir utilisé du phosphore blanc contre des civils et utiliser des Palestiniens comme boucliers humains. Je ne veux pas dire par là que toutes les accusations contre Israël sont vraies, mais qu'il faut prendre les dénégations, qui sont un réflexe naturel du gouvernement israélien, avec une certaine dose de sel. La meilleure façon de savoir si les allégations ont un quelconque fondement est d’enquêter pour chercher la vérité. Le plus tôt sera le mieux.

Mais permettez-moi de rappeler d'abord à ceux qui, bien qu’ils sachent la vérité, continuent de propager autre chose :
Depuis 42 ans (sic), Israël a ignoré les résolutions de l'ONU, les Conventions de Genève et le droit international.

Depuis 42 ans (resic), le gouvernement et les médias israéliens ont, par réflexe, estampillé les  accusations contre l'armée israélienne de crimes contre le droit international comme antisémites. Je tiens à souligner que les crimes dont je veux parler sont les colonies de peuplement illégales en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, les évictions de masse, les exécutions extrajudiciaires et les châtiments collectifs et non pas les soupçons [de vols d’organes, NdT] que les familles palestiniennes ont contre l'armée israélienne.

Mais maintenant que les médias et le gouvernement israéliens propagent des accusations fausses et vicieuses, saluées avec enthousiasme par de certains auteurs et politiciens en Suède, on a le même schéma: la chose la plus importante n'est pas ce que dit vraiment l'article, mais ce à quoi on pourra l'utiliser. Une méthode que j'ai moi-même subi dans le cadre de mon installation « Blanche-Neige et la folie de la vérité », qu’un ancien ambassadeur israélien a attaquée physiquement.
Dans l'article qui a fait voir rouge à Israël, il est certes écrit que des jeunes Palestiniens recherchés par l'armée israélienne ont été tués, et que leurs corps, recousus, ont été rendus quelques jours plus tard, si bien que leurs familles en ont conçu le soupçon qu’on avait prélevé des organes sur eux.  Il se peut que l’association faite entre les possibles agissements individuels de soldats israéliens en 1992 et le réseau de trafic d’organes  récemment découvert soit mal venue, mais cela ne doit pas nous empêcher de poser la question: Qu'est-il arrivé à ces corps ?

Mais personne n'a parlé - ou écrit – de soldats juifs, ni les familles palestiniennes ni l'auteur de l’article Donald Boström. Non, les soupçons se portent sur des soldats de l'armée israélienne qui ont pu être impliqués dans des incidents spécifiques.

L'armée d'Israël n'est pas une armée juive. Elle comprend des personnes d'ethnies et de religions différentes: les Druzes et les Bédouins, par exemple, ne sont pas juifs (20 pour cent des citoyens israéliens ne sont pas juifs). En outre, plus de juifs vivent hors d'Israël qu'en Israël. Par conséquent, il est évident pour la plupart des gens, dont Donald Boström, qu’il serait erroné et aussi raciste d'associer le peuple juif avec les crimes dans lesquels des soldats israéliens sont soupçonnés d'être impliqués, ce qui n’est d’ailleurs pas fait dans l'article. Ou d’incriminer le peuple juif pour les crimes avérés commis par l'État et l'armée israéliens pendant 42 ans (reresic). Seuls en sont responsables ceux qui les ont commis et ceux qui sont politiquement responsables de ces actes.

Le fait que certains, ici ou là, insistent pour faire un tel amalgame erroné et déplaisant ne doit pas empêcher une critique sérieuse ou une enquête. Sinon, un tel tabou serait une restriction non-dite à la liberté d'expression. Curieusement, ceux qui assimilent automatiquement Israël avec le peuple juif et vice versa, sont deux groupes diamétralement opposés: d’une part le gouvernement israélien, soutenu par ceux qu’on appelle les amis d'Israël, racistes, d’autre part divers groupes racistes/antisémites.

Et voilà qu’on voudrait maintenant que la Suède prenne exemple sur Israël en matière de vraie démocratie et de liberté d'expression.

Maintenant que des voix s'élèvent en Israël pour restreindre la liberté d'expression pour tous ceux qui sont considérés comme des «diffamateurs» d'Israël comme l'universitaire israélien Neve Gordon, qui dans le Los Angeles Times du 20 août, a écrit qu’Israël remplit tous les critères pour être défini comme un État d'apartheid parce que certaines lois y donnent des avantages aux juifs et discriminent les Palestiniens.

La Suède doit préserver la liberté d'expression au lieu d’adopter la vision arbitraire qu’a le gouvernement israélien de la liberté de la presse et de la démocratie.

Mais le climat beaucoup plus rude du débat israélien a contaminé dans notre pays [la Suède, NdT], ceux des faiseurs d'opinion qui, comme Gunnar Hökmark sont heureux d'aider Israël à poursuivre sans ingérence ses violations du droit international. Par conséquent, toute tentative d’ébranler l’image qu’Israël veut donner de lui-même sera la cible d’attaques sans scrupules et d’ accusations infondées d’antisémitisme.

Il est frappant que, au moment même où Israël exige que le gouvernement suédois condamne un article dans Aftonbladet, il multiplie les obstacles à une commission internationale d'enquête , sous mandat de l'ONU,  pour enquêter sur les éventuelles violations par Israël du droit international dans les territoires occupés en général et les abus de l'armée israélienne à Gaza en particulier.

Faire automatiquement le black out et jouer les innocents, que ce soit suite à un « article à sensation » ou face à une mission sérieuse de l’ONU, nuit gravement aux intérêts du peuple israélien et fait honte à Israël.

Dror FEILER

Traduit par  Fausto Giudice

Source : L'auteur et Aftonbadet - Israels armé är inte judisk - Stat och folk blandas ihop för att stoppa seriös granskning 
Article original publié le 27/8/2009

Sur l’auteur
Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur et la source.
URL de cet article sur Tlaxcala : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=8578&lg=fr


1-7 Israël programme de nouvelles constructions à Jérusalem-Est.

Malgré le tollé provoqué par le projet de nouvelles constructions juives en Cisjordanie, Israël poursuit son programme de développement immobilier à Jérusalem-Est. Le gouvernement a expliqué mercredi que les restrictions à la colonisation ne concernaient pas la Ville sainte.
Deux jours après le feu vert donné par le cabinet israélien à la construction de 455 nouveaux logements en Cisjordanie, l’organisme public chargé des terres a réactivé mardi un programme immobilier, pourtant enlisé depuis un an, dans le quartier juif de Pisgat Zeev, hors des limites nord-est de Jérusalem.
Ce programme avait déjà été approuvé par le gouvernement, mais il était retardé depuis un an en raison de divergences avec les entreprises de BTP sur les tarifs. Mardi, l’organisme public a décidé de relancer son appel d’offres pour la construction de 486 nouveaux appartements dans ce quartier de Jérusalem-Est. Si ce projet voit le jour, il rapprocherait Pisgat Zeev des quartiers palestiniens voisins.
Les Etats-Unis, principal allié d’Israël, et l’Union européenne, son principal partenaire commercial, réclament le gel de la colonisation juive dans les territoires palestiniens occupés par Israël en Cisjordanie et à Jérusalem-Est afin de favoriser la relance du processus de paix au Proche-Orient. Les Palestiniens refusent de reprendre les négociations tant que la colonisation se poursuivra.
Mercredi, l’Union européenne a une nouvelle fois réclamé l’arrêt total de la colonisation juive dans tous les territoires palestiniens, exprimant sa "grave préoccupation" après le feu vert donné aux nouvelles constructions à Jérusalem-Est. "L’Union européenne réitère son appel à Israël à mettre fin immédiatement aux activités de colonisation, y compris à Jérusalem-Est", a souligné l’UE dans un communiqué.
Mais l’Etat hébreu, gouverné actuellement par une coalition de droite pro-colons, reste sourd aux pressions internationales. Il se dit prêt à limiter les nouvelles constructions en Cisjordanie, mais il refuse de les geler totalement, et surtout, il exclut Jérusalem de cette politique.
"Si le gouvernement israélien, dans l’intérêt du processus de paix, veut bien envisager de strictes limitations aux constructions en Cisjordanie, cela ne s’applique pas à Jérusalem", a expliqué mercredi le porte-parole du gouvernement, Mark Regev, interrogé par l’Associated Press. "La position du gouvernement est que Jérusalem-Est et restera la capitale unifiée d’Israël."
L’Etat hébreu a conquis Jérusalem-Est -partie arabe de Jérusalem- lors de la Guerre des Six-Jours en 1967 et l’a immédiatement annexé, contrairement à la Cisjordanie qu’il s’est contenté d’occuper. Cette annexion suivie de la proclamation de la ville unifiée comme capitale d’Israël n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.
L’appel d’offres pour Pisgat Zeev permet au Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou de "s’engager activement dans la colonisation à Jérusalem, tout en affirmant sournoisement que ce n’est pas nouveau", a dénoncé Danny Seidemann, conseiller juridique d’Ir Amim, un mouvement israélien favorable à la coexistence entre Israéliens et Palestiniens dans la Ville sainte. "Dans les déclarations, (Nétanyahou) va dans la direction d’Obama. Mais, dans les faits, il vide tout futur engagement sur un gel de la colonisation de l’essentiel de sa signification."
Quelque 300.000 Israéliens vivent dans des colonies juives en Cisjordanie aux côtés de 2,5 millions de Palestiniens. Et 180.000 autres vivent dans des quartiers juifs à Jérusalem-Est. Les Palestiniens veulent faire de la partie orientale de Jérusalem la capitale de leur futur Etat.

Plus de la moitié des Palestiniens morts dans l’offensive israélienne étaient des civils, selon l’ONG B’Tselem
Plus de la moitié des 1.387 Palestiniens qui ont perdu la vie lors de l’offensive israélienne "Plomb durci", du 7 décembre 2008 au 18 janvier 2009, étaient des civils, a expliqué mercredi matin B’Tselem, une ONG israélienne de défense des droits de l’Homme.
L’ONG s’appuie sur les documents, les photos et les témoignages qu’elle a rassemblés pendant plusieurs mois, raconte sa porte-parole Sarit Michaeli. Ces chiffres pourraient pousser le gouvernement israélien à lancer une enquête indépendante sur les trois semaines de guerre menée contre le Hamas dans la bande de Gaza.
Selon B’Tselem, 773 civils palestiniens, dont 252 enfants âgés de moins de 16 ans, 330 militants, dont 19 mineurs et 248 officiers de police ont été tués. Ce bilan inclut 36 cas, pour lesquels B’Tselem ne sait pas s’ils sont liés aux hostilités qui étaient en cours. Dans 20 autres cas, B’Tselem dénonce des violations avérées des droits de l’Homme par les soldats israéliens présents : tirs sur civils identifiés ou civils qui servent de boucliers humains.
De son côté, l’armée israélienne a établi dans son bilan que 709 militants ont trouvé la mort, 1.166 Gazaouis en tout. Les organisations palestiniennes parlent de plus de 1.400 décès en tout.

Tunisie : deux opposants modérés candidats à la présidentielle d’octobre
Ahmed Inoubli, chef de l’Union démocratique unioniste (UDU), une formation de l’opposition légale en Tunisie, a officiellement déposé mercredi sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 25 octobre.
C’est le deuxième opposant modéré à entrer dans la course face à l’actuel chef de l’Etat, Zine El Abidine Ben Ali, après le dirigeant du Parti de l’unité populaire (PUP), Mohamed Bouchiha.
Il a affiché la détermination de son parti, d’obédience nationaliste arabe, de "lutter contre toutes les forces de régression et toutes les formes d’acculturation et de déracinement".
Agé de 51 ans, M. Inoubli entend s’opposer à "tous ceux qui tentent de porter atteinte à la souveraineté nationale", sans les nommer.
Quant à M. Bouchiha, 60 ans, il estime que sa candidature offre à ses "concitoyens l’opportunité de choisir entre les programmes et les concepts proposés dans toute leur diversité", ce qui, considère-t-il, est l’essence même de la démocratie".
L’un et l’autre ne se font pas cependant d’illusions quant à l’issue du scrutin que l’actuel président, au pouvoir depuis 1987, est quasiment assuré de remporter vu le déséquilibre des forces.
Fort du soutien du puissant parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), qui, selon ses dirigeants, compte plus de deux millions d’adhérents sur une population de 10 millions d’habitants, M. Ben Ali briguera un cinquième mandat de cinq ans.

mercredi 9 septembre 2009, par La Rédaction

http://www.aloufok.net/spip.php?article865 


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